DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. EMA-38a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION F î Ce rapport ne peut être utilisé que par le Groupe de la Banque et les organisations ou personnes spécialement autorisées, et i des fins officielles seulement. Il ne peut étre ni publié ni cité sans l'autorisation du Groupe de la Banque, lequel ne garantit en aucune manière son exactitude ou son caractère exhaustif. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DE LA TUNISIE le 18 aout 1971 De'partement Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord Taux de conversion 1 dinar 1 1,905 dollar EU l dollar EU -,525 dinar TABLE DES PATIERES Pages CAR?TE DONNEES DE BASE ?ESUME ET CONCLUSIONS ........... ............................ i I. TENDANCES ECONOMIQUES ET PROBLEMES DE DEVELOPPEIENT .. i Croissance économique ............................. Investissement et épargne ........................... 2 Gestion de la demande ........... ..... . ............. 5 Balance des paiements ...... ... ....... ............. 7 Possibilités de développement ....................... 9 il. R?EORIENTATION ECONOMIQUE ............................ 10 Planification économique ....... .................. l Finances publiques ........ ........................ 12 Politique du crédit ................... ... ........... 15 Politiques du commerce, des prix et des salaires .... 16 Population, main-d'oeuvre et emploi ................ 19 III. PRINCIPAUX SECTEURS ECONOMIQUES ..................... 24 A. Agriculture ........ 0..........0........0.......... 24 B. Industrie .............. ....... ......... ... 31 C. Tourisme ............... ....... ..... .. . ... 38 D. Transports .......... ................ ..... . . . ho E . Enseignement ............................ . * . . h2 IV. PERSPECTIVES DDEEVELOPPEMENT ....................... 6 Perspectives pour 1971 .............. .............. . 6 Perspectives à plus long terme ...................... h8 Dette extérieure .............. ......................... 51 ANNEXE STATISTIQUE Ce rapport a été préparé par une mission qui s'est rendue en Tunisie en mars 1971, et qui était composée de Lessieurs 0. 1aiss (chef), B. Schmutz (économiste général), G. Sciolli (spécialiste en finances publiques), B. Szabo (économiste agricole), J. Casati (économiste indus- triel), 1. Thias (spécialiste des questions de main-d'oeuvre). fi. I. Smith a préparé le chapitre sur les transports au siège de la Banque. TUNISIA F E D / T E R R A A E A NV 5 E A - ze rt aturGULF OF tUN/S5 -Tob,,rla Di Ab.od CAP BON A Teborb. To Annaba B.l. Mediez TUNI jo 2 3o Q 5GEl B.b Soliman -36- odéoun Ebb Ks3ours LES - n THdebous Sf LAN ISLF D G h o rdn e m o uG a o r o A a a ' ehs a m a e JA B nEnf daviie _________ Cein ria GLIJ F 0, A 5WVE Lie Srs - 34 - - on s i N e lL bsa n alo DSnn O- - JhdiA Had e.... M E rale A,, Kse 1n1eho.in Fneraira ainort SenedpMpeores Ne~P) pil To eu - -s 1971LAN OF D 46 DONNEES DE BASE Superficie 164.000 km2 63.380 miles carrés Pbpulation (estimation à mi-1970) 5,1 millions Taux annuel d'accroissement (1965-1970) 2,8 pour cent Densité 31 hab. par km2 Produit intérieur brut (1970) j/ 565,1 millions de dinars Par habitant (1970) 1/ 211 dollars E.-U. Taux annuel de croissance (1965-1970) 0/ O,6 pour cent par habitant Origine du PIB par secteur d'activité Taux annuel Répartition (aux prix de 1966) de en croissance pourcentage 1965-197o(C) 2/ 1970 Agriculture -3,9 l,9 Industries extractives, eau et énergie 18,6 8,9 Industries de transformation 5,1 15,3 Bâtiment et travaux publics 2,0 8,7 Transports et communications 1,3 8,3 Services 2,7 25,5 Traitements et salaires des fonctionnaires _.4 18,4 PIB au coût des facteurs 3,4 100,0 Impfts indirects nets des subventions _. 17,1 PIB aux prix du marché 3,5 117,1 Emploi du PIB (aux prix courants) Consommation privée 3,9 63,8 Consommation publique 10,6 19,9 Investissement brut 1,2 22,2 Exportations de biens et services non facteurs 8,7 22,7 moins: Importations de biens et services non facteurs 2,2 -28,6 Dépense imputée au PIB 5,9 100,0 Epargne intérieure brute 9,8 16,3 Déficit en ressources, en pourcentage de l'in- vestissement (1970) 26,8 Monnaie, crédit et prix Taux d'augmen- Fin 1970 tation 1965-1970 (en millions (en % par an) de dinars) Masse monétaire 9,0 198,8 Dép6ts à terme et comptes d'épargne 11,7 56,0 Crédits bancaires à lfEtat, net 2,9 91,1 Crédits bancaires aux autres secteurs 12,5 271,6 Indice des prix à la consommation (1962=100) 2,9 134,7 Indice des prix de gros (1962=100) 3,1 lh,o (ii) Opérations des administrations publiques Taux d'augmen- 1970 tation 1965-1970 (en millions (en % par an) de dinars) Recettes ordinaires 9,8 196,1 Dépenses ordinaires 11,2 173,8 Excédent du budget de fonctionnement 1,4 22,3 Formation brute de capital fixe -0,7 45,7 Autres dépenses en capital 6,8 24,9 Déficit global 2,2 48,3 Financement intérieur, net -22,0 3,0 Financement extérieur, net 6,6 45,3 Balance des paienents Exportations de biens et de services 10,2 171,4 Importations de biens et de services h,2 229,4 Déficit en compte courant -58,0 Capitaux publics, net 5o,8 Capitaux privés, net 1,2 Variations des réserves de change -7,0 Avoirs extérieurs nets (fin 1970) -0,6 Dette extérieure 1970 (millions de dollars) Encours de la dette publique en fin dgannée 768.0 Coefficient du service de la dette totale (en %) 22 Situation FMI (g millions de dollars) au 31 décembre 1970 Quote-part 35,0 Encours des ttrages 19,5 Situation BanweflDA (en millions de dollars) au 31 décembre 1970 Pr9ts de la Banque (nets d'annulations) 70,1 Remboursements Encours total des prgts 67,8 Crédits de l'IDA (nets d'annulations) 40.0 Total Banque/IDA 107,8 dont: partie déboursée 4h,h partie non déboursée 63,4 1/ Au coût des facteurs et au taux de change offie Lue _r. 2 On a comparé l'année 1970 à la moyenne des trois années 196h-1965-1966 afin d1éliminer lteffet de la saison exceptionnelle dont a bénéficié lgagriculture en 1965. RESUME ET CONCLUSIONS i. La Tunisie dispose de bonnes possibilités de développement. Son potentiel agricole est loin d'être pleinement utilisé; elle pos- sède une abondante main-d'oeuvre excédentaire; sa population est douée, industrieuse et désireuse de s'instruire; en outre, il existe une infra- structure bien établie et des marchés prometteurs s'ouvrent aux produits agricoles et industriels aussi bien dans le pays qu'à l'étranger. La proximité de l'Europe et la stabilité politique dont jouit la Tunisie en font un pays attrayant pour les investisseurs étrangers éventuels et pour les touristes. Une aide extérieure importante à des conditions favorables lui est fournie et les perspectives d'accroftre davantage la production pétrolière se sont améliorées. ii. Cependant, durant la seconde moitié des années soixante, la croissance économique a été lente, malgré le taux élevé des investissements; la consommation par tête a baissé et le chômage s'est maintenu à un niveau élevé. Des crédits commerciaux ayant été contractés en plus de l'aide pu- blique étrangère, la charge de la dette extérieure est devenue importante. iii. L'effort de développement a accordé une importance particulière au progrès social et il en est résulté une transformation profonde de la société tunisienne depuis l'indépendance en 1956. Cependant, la Tunisie a éprouvé des difficultés à investir ses ressources de façon productive. En outre,la gestion des entreprises publiques nouvellement créées s'est souvent révélée déficiente alors que le secteur privé ne recevait guère d'attention et de soutien de la part de l'Etat pour pouvoir se développer. Enfin les investissements étrangers étaient découragés d'abord par des nationalisations puis par des règlements imprécis et des obstacles administratifs. iv. Les remaniements ministériels de l'automne 1969 amenaient un réexamen en profondeur des politiques passées. Un sérieux effort était entrepris en vue d'élaborer un ensemble de mesures économiques plus satis- faisantes. En novembre dernier, le Premier Ministre présentait une nouvelle stratégie économique en vue d'accélérer la croissance de la production, en particulier dans le secteur agricole, et des exportations; de multiplier les possibilités d'emploi; de contenir l'expansion démographique; enfin de maintenir la stabilité financière de l'économie. v. Pour atteindre ces objectifs, diverses mesures étaient envisagées: réduction de la participation directe de l'Etat aux décisions économiques; décentralisation des responsabilités économiques; encouragement de l'ini- tiative et de l'entreprise privées; attribution d'un rôle plus important aux forces du marché pour orienter les investissements et la production; accroissement de l'épargne du secteur public; expansion des programmes de planning familial. Ces réorientations de la politique générale devaient être assorties de révisions des politiques sectorielles afin d'augmenter l'efficacité des exploitations agricoles et industrielles. - ji - vi. Au cours des deux dernières années, certaines modifications dans ce sens ont déjà été apportées à la politique de développement. Ainsi les tentatives visant à organiser en coopératives les agriculteurs et négociants privés ont été arr9tées. Il a été également décidé de décen- traliser les pouvoirs économiques concentrés au sein d'un m6me ministère en séparant la planification des fonctions fiscales et sectorielles. Les règlements en matière de commerce intérieur ont été assouplis et le com- merce extérieur a été quelque peu libéralisé. Une commission spéciale a été> chargée d'examiner la situation 'conomique et financière des entre- prises publiques, dont beaucoup se sont heurtées à de sérieuses difficultés. vii. Certaines de ces mesures - et en particulier le renoncement par- tiel à l'organisation en coopératives - ont eu des répercussions favorables sur la production et le commerce; cependant, d'autres démarches restent nécessaires pour réaliser les réformes de structures envisagées par le Gouvernement. S'il importe d'améliorer l'efficacité de l'économie, encore faut-il apporter des modifications d'ordre institutionnel et, en particu- lier, redéfinir les responsabilités en matière de planification incombant aux services de l'Etat, aux entreprises et aux banques. L'encouragement des exportations et une réglementation des changes plus souple sont néces- saires pour renforcer la position du commerce extérieur. En outre, il convient de réexaminer les politiques sectorielles. viii. La population tunisienne s'accroit actuellement d'environ 2,8 pour cent par an. Un tel taux pose un certain nombre de problèmes écono- miques graves. A court terme, la proportion élevée d'habitants âgés de moins de 15 ans nécessitera pour la Tunisie d'utiliser une part croissante de ses ressources pour nourrir, éduquer et soigner cette classe d'ge de la population. Par ailleurs, la création de nouveaux emplois pose un problème tout aussi grave. Bien que l'information statistique manque, des estimations provisoires montrent que le pourcentage de chômage masculin s'est maintenu à un niveau proche de 14 pour cent de la main- d'oeuvre active depuis 1968. ix. Les perspectives économiques à court terme apparaissent assez favorables. D'après le budget économique annuel de l'Etat pour 1971, le PIB au colt des facteurs, à prix constants, devrait augnenter à raison de 7 à 8 pour cent; ce taux paraît pouvoir 9tre atteint. La principale augmentation se situera dans le secteur agricole, où les fortes pluies de 1969 ont permis d'obtenir une récolte d'olives extrgmement abondante. Selon le résultat des autres récoltes, et notamment des céréales, il est possible que, dans l'ensemble, la production agricole augmente de 13 à 16 pour cent. Cet accroissement de la production agricole aura des répercus- sions sur l'industrie alimentaire, qui constitue la branche la plus impor- tante des industries de transformation. La production totale de ces industries pourrait ainsi s'accroître d'environ 10 pour cent. Le secteur - iii - des phosphates progressera sans doute aussi. Les dégâts pro- voqués par les inondations de 1969 ont été réparés l'année dernière et les programmes d'expansion prévus pour ce secteur se poursuivent. Enfin, la production dans le secteur du bâtiment, à la suite de l'extension du pro- gramme d'investissements, et dans les services, notamment le tourisme et les transports, devrait augmenter. x. Pour remarquable que soit le taux de croissance, il sera dépassé par l'augmentation encore plus rapide de la demande. Les investissements atteindront vraisemblablement 172 millions de dinars, soit 18 pour cent de plus qu'en 1970. La majeure partie de l'augmentation se situera dans le secteur public, notamment dans les entreprises publiques, et servira à de nouveaux projets d'adduction d'eau, d'électricité, de transports et de tlécommunications. Dans les autres secteurs, les investissements reste- ront à peu près au même niveau que l'année dernière. A l'origine, la consommation publique et privée devait augmenter, selon les prévisions,de moins de cinq pour cent; à la suite des relèvements récents des salaires et traitements, il est prévu que ce taux atteindra environ 10 pour cent. xi. Dans une certaine mesure, l'actuel excédent de la demande sera absorbé par l'augmentation des importations, notamment des biens d'équipe- ment, des matières premières industrielles et des produits intermédiaires. Par ailleurs, il est probable que les recettes en devises soient nette- ment plus élevées en 1971 (15 à 17 pour cent), ce qui emp9cherait un nou- vel accroissement du déficit de la balance des paiements courants. Les entrées de capitaux allant probablement augmenter, en partie en raison de l'importance de la participation financière étrangère à de nombreux projets d'investissement, il est probable que les réserves de change continueront à s'améliorer progressivement. xii. Les perspectives à plus long terme pour la balance des paiements sont essentiellement fonction de la situation du secteur pétrolier. Après le relèvement de 30 pour cent des cours du pétrole, intervenu cette année, une autre augmentation des revenus pétroliers dépendra essentiellement de la réussite des nouvelles recherches. Il semble exister des réserves supplémentaires sur le territoire national ou au large des c8tes, mais leur importance et la date de leur exploitation éventuelle restent encore très incertaines. En toute probabilité, les autres exportations ne vont pas augmenter rapidement; seuls, le tourisme et les transferts de fonds des travailleurs tunisiens à l'étranger continueront à gonfler les recettes en devises. La demande d'importation pourrait augmenter modérément, plus ou moins en parallèle avec la croissance économique. xiii. Jusque vers 1975, les besoins en assistance extérieure resteront dans l'ensemble importants. Sauf éventualité d'importantes découvertes dans le domaine pétrolier, le déficit de la balance des paiements courants sera au moins du m9me ordre de grandeur que durant la période 1965-1970 (é0 millions de dinars par an) et pourrait m8me dépasser ce chiffre. Une faible partie seulement du déficit devrait être financée par des capitaux privés, - iv - au moins durant les deux ou trois prochaines années, et les capitaux publics resteront la source principale d'apports étrangers. Compte tenu des paiements d'amortissement et d'une nouvelle augmentation modérée des réserves de change, les besoins bruts d'aide à fournir par des orga- nismes publics bilatéraux et multilatéraux atteindraient donc en moyenne 50 à 6o millions de dinars par an. Une proportion importante de ce mon- tant devra continuer à se présenter sous la forme d'une aide non affectée à des projets. Au cours des dernières années, cette aide - aui consiste essentiellement en produits alimentaires et autres - a représenté Drès de la moitié du total des décaissements d'aide publique. Il faudra peut-être obtenir un pourcentage analogue à l'avenir, car le montant des prêts-projets ne devraient guère augmenter; en effet, l'expérience passée montre qu'il faut choisir plus soigneusement les projets d'investissement susceptibles d'être financés. xiv. Compte tenu des nouveaux emprunts, il est probable que la charge de la dette extérieure va augmenter au cours des prochaines années. A la fin de 1970, le montant total de la dette publique extérieure à moyen terme et à long terme était de 768 millions de dollars, dont 522 millions avaient été déboursés, Les paiements effectués au titre du service de la dette publique ont atteint, estime-t-on, 62 millions de dollars l'année dernière, soit l'équivalent de 19 pour cent des rentrées brutes de devises. Compte tenu des paiements effectués au titre de la dette privée, le coef- ficient du service de la dette s'est établi à environ 22 pour cent en 1970. Si, tout en étant assez élevée, la dette est désormais mieux structurée, c'est grâce à la modération dont les autorités tunisiennes ont fait preuve, au cours des dernières années, dans l'utilisation de crédits-fournisseurs coûteux, et aux conditions favorables auxquelles a été offerte à la Tunisie la plus grande partie de l'aide étrangère. Néanmoins, le fardeau de la dette est lourd et le restera pendant des années. Dans ce contexte, il sera indispensable de continuer à pratiquer une gestion prudente de la dette et de n'avoir qu'un recours très limité aux emprunts privés à court et moyen terme. Avec le temps, les efforts visant à renforcer le secteur d'exportation et à augmenter le volume des investissements étrangers privés devraient rendre le pays moins tributaire de l'aide extérieure provenant de sources publiques. Entre-temps, et bien qu'il soit encore possible de contracter des emprunts à long terme aux conditions du marché, il est probable que l'aptitude de la Tunisie à emprunter à l'étranger dépendra encore, pour une large part, de la possibilité d'obtenir une aide à des conditions avantageuses. I. TENDANCES ECONOMIQUES ET FROBLEMES DE DEVELOPPEMENT 1. Durant la seconde moitié des années soixante, la croissance de l'éconoie a été lente en dépit d'investissements importants; le chômage, s 'est maintenu à un niveau élevé; la consommation privée par ha- bitant a baissé, et le recours à des crédits commerciaux extérieurs en plus de l'aide d'origine publique, a alourdi sensiblement la charge de la dette extérieure. Croissance économique 2. De 1965 à la fin de 1970, le PIB réel a augmenté à un taux an- nuel d'environ 3,h pour cent 1/. Les traitements et salaires de la fonc- tion publique, qui ont augmenté en moyenne de 7,h pour cent par an, ont représenté plus du tiers de la croissance enregistrée au cours de cette période, alors que la valeur ajoutée relative aux biens et aux services non gouvernementaux n'a augmenté que de 2,5 pour cent par an. Si lion considère que quarante trois pour cent de cette augmentation provenait de la production de pétrole brut - laquelle exigeait de la part du pays peu d'efforts de développement - le taux de croissance moyen, pour lien- semble des autres secteurs (77 pour cent du PIB en 1970), ne dépassait pas 1,5 pour cent par an. La production agricole a en fait diminué au cours de cette période (de h pour cent par an), tandis que la production manu- facturière a progressé de quelque 5 pour cent par an et que le tourisme (comme le secteur pétrolier) s'est révélé le secteur le plus dynamique. Tableau A: Croissance économique, 1964/66 ýl1970 Taux de croissance Participation des moyen divers secteurs à (pourcentage la croissance annuel) (PIB = 100) 1. PIB 3,4 100 2. Services administratifs 7,4 36 3. Autres secteurs (1-2) 2,5 64 h. Pétrole brut 66,5 27 5. Autres secteurs (3-4) 1,5 37 6. Agriculture -3,9 -22 7. Industries de transformation 5,1 22 8. Tourisme 25,7 13 9. Divers b/ 1,7 24 a/ Moyenne de trois ans. b/ Principalement commerce, construction, transports, services divers, phosphates et énergie. 1/ Afin d'éliminer l'effet de conditions atmosphériques particulièrement favorables à la production agricole en 1965, on a comparé le PIB pour 1970 au produit moyen pour 1964/66. -2- 3. Il convient d'examiner la croissance économique dans le con- texte d'un taux d'expansion démographique moyen dienviron 2,8 pour cent par an. Il apparaît alors que, si lion ne tient pas compte des services administratifs et de la production de pétrole brut, la pro- duction par habitant a diminué d'environ 1,5 pour cent par an. En même temps, le ch6mage s'est maintenu à un niveau proche de 14 pour cent de la main-d'oeuvre masculine. Investissement et épargne h. La lenteur du développement de la production intérieure ne peut pas 6tre imputée à une insuffisance diefforts dans le domaine des investissements. Bien au contraire, au cours de la dernière dé- cennie, l'Etat a pris des mesures énergiques destinées à mobiliser les ressources intérieures et extérieures en faveur du développement. Au cours des six dernières années, la formation brute de capital fixe a représenté en moyenne 2h pour cent du PNB. 5. C'est surtout grâce aux restrictions imposées à la consomma- tion privée, ainsi qufà lafflux massif de capitaux étrangers, que la Tunisie a réussi à maintenir un niveau d9investissement aussi élevé. Depuis 1965, l'épargne nationale a représenté en moyenne 13 pour cent du PNB contre 9 pour cent seulement au cours des cinq années précé- dentes. Cependant, en dépit dtun taux d9imposition fiscale élevé, l'épargne des administrations publiques nia pas atteint un niveau aussi satisfaisant et nra fourni que 26 pour cent du financement des dépenses en capital des administrations. L'épargne nationale a été complétée par d'importants dons et prêts étrangers, provenant pour la plupart de sources officielles; ces apports extérieurs ont financé 45 pour cent des investissements bruts de la Tunisie au cours de la période l965/70. -3- Tableau B: Investissement et Financement, 1965-70 En millions En pourcentage de dinars a/ du PNB Formation brute de capital fixe 805 2h Dont: Agriculture 156 5 Industries extractives 100 3 Industries manufacturières 96 3 Tourisme 75 2 Transport,s et Energie 138 )A Education 56 2 Divers b/ 18h 5 Variation des stocks 9 0 Financement de l'investissement brut 81h 2h Epargne nationale 453 13 Administrations publiques 109 3 Entreprises publiques 180 Divers 164 5 Capitaux étrangers nets 361 il Officiels 265 8 Divers c/ 96 a/ Prix courants b/ Principalement logement, commerce, santé et administration c/ Y compris la variation des réserves de change. 6. La formation brute cumulative de capital fixe au cours des six années 1965-70 stest élevée au total à 805 millions de dinars aux prix courants. La part la plus importante de l'investissement global a été attribuée à llagriculture (environ 20 pour cent); llindustrie manufacturière et l'industrie extractive (y compris le développement de la production de pétrole brut) ont bénéficié chacune d'environ 12 pour cent. Au cours de cette période, près de 10 pour cent du montant total des investissements ont été affectés au tourisme, et près de 50 pour cent, soit 378 millions de dinars, ont été attribués à l'infra- structure économique, notamment l'énergie et les transports, le domaine social de la santé, de l'éducation et de l'assistance sociale, la cons- truction de logements et de bâtiments administratifs. Durant les cinq années 1965-69, la formation brute de capital fixe à prix constants (1966), stest élevée au total à environ 650 millions de dinars, alors que de 196h- 66 à 1970 la croissance du produit réel à prix constants nta atteint que 77 millions de dinars. 7. Investir ses ressources de façon productive a constitué un sujet permanent de préoccupation pour la Tunisie, comme l'indique le niveau particulièrement élevé du coefficient différentiel global de capital, lequel est de 8,4 (10,6 si l'on exclut le secteur du pétrole). Ce coefficient résulte en partie de l'importance des investissements à caractère social, qui n'ont pas un impact immédiat sur la production mais qui contribuent à la transformation de la société tunisienne et sont donc un important facteur de développement à long terme. Cette situation est aussi due en partie à des phénomènes naturels. En 1966 et 1967, la sécheresse qui a sévi durement dans le pays a eu des répercussions défavorables sur l'agriculture, les industries alimentaires, ainsi que les revenus et activités connexes dans l'ensemble de l'économie. De même, les inondations catastrophiques de 1969 ont nui non seulement à l'agriculture mais aussi à l'industrie extractive et aux transports. Cependant, de nombreux investissements dans l'agriculture, notamment dans l'irrigation et la conservation des sols, sont destinés à atténuer l'effet des variations atmosphériques et, même si l'on exclut le secteur agricole du produit intérieur brut, on constate que la croissance de la production a été très faible par rapport du volume des investissements. 8. Ce problème s'explique essentiellement par le recours à une poli- tique dfinvestissement fondée sur des décisions administratives, plutôt que sur des décisions prises en présence de perspectives d'investissemeni, intéressantes. Dans l'industrie, des investissements importants ont été effectués en vue de la création d'entreprises publiques, sans que lfon ait une connaissance suffisante de l'ampleur des marchés, des prix auxquels les produits peuvent être vendus, ou des coûts de production. Une fois les entreprises établies, on staperçut de la difficulté fondamentale de concilier les impératifs de rentabilité et le maintien des emplois nou- vellement créés. Dans l'agriculture, l'Etat a procédé à des investisse- ments considérables dans des travaux d'irrigation et dans l'équipement de base des exploitations agricoles, à un coût excessif et avec peu de chances d'utilisation efficace dans llimmédiat. En même temps, des investissements importants effectués dans l'éducation et l'infrastructure du secteur public, ont entraîné des coûts de fonctionnement élevés tout en n'offrant qutune perspective incertaine de rentabilité à long terme. -5- 9. A l'exception du tourisme et de la prospection pétrolière, le développement du secteur privé a été peu favorisé. Les investis- seurs étrangers ont été découragés, d'abord par les nationalisations à grande échelle, ensuite par une réglementation confuse et des ob- stacles d'ordre administratif. Les banques ont joué un rôle secondaire dans la sélection des investissements, étant donné que l'allocation de la plupart des cr6dits à long terme stest faite dans le cadre du budget de l'Etat, et qu'une partie des prets à plus court terme accordés aux entreprises étaient garantis par l'Etat. 10. Par ailleurs, lfutilisation des capacités de production existantes a été gênéepar des contrôles généralisés et répétés de 1'Etat et par une pénurie de cadres et de main-dfoeuvre spécialisée; l'on a fait appel que dans une trop faible mesure à un personnel de gestion étranger. Des me- sures visant à contr6ler les salaires et les prix, un régime généralisé de licences dfimportation, le recours à des autorisations d'exportation et les restrictions de change, ont contribué à décourager les initiatives, à favoriser le stockage excessif et à maintenir des réglementations rigides. Les difficultés créées par ce système ont été aggravées du fait que les pouvoirs publics ont expérimenté diverses formes d'organi- sation économique, telles que les entreprises d'Etat et les coopératives obligatoires dans l'agriculture et le commerce. Gestion de la demande 11. Alors que l'accroissement du produit réel restait modeste, la demande globale progressait plus rapidement, sous la poussée dfune aug- mentation importante de la consommation publique ainsi que, à un degre moindre, des exportations. De l965 à 1970, la demande globale, aux prix courants, a progressé de 5 pour cent en moyenne par an. La consommation publique a augmenté de plus de 10 pour cent et les exportations de biens et services de près de 9 pour cent. D'autre part, le taux d'augmentation de la consommation privée, aux prix courants, n'a été que légèrement su- périeur au taux d'accroissement du PIB réel, tandis que le niveau de lfin- vestissement a progressé lentement. Ceci témoigne d'un effort délibéré des pouvoirs publics tendant à freiner la demande réelle et empêcher une pression excessive sur les ressources. Cependant, ces efforts ont en même temps entraîné une diminution de la consommation privée réelle par habi- tant. -6 - Tableau C: Dépense imputée au PIB, 1965-1970 AuRmentation 9_6. 1968 1970 1965/70 1968/70 (en millions de dinars) j (pourcentage annuel) Consommation 428 484 553 5,3 6,9 Privée 3h9 372 h22 3,9 6, Publique 79 112 131 10,6 8,2 Investissement 138 118 147 1,3 11,6 Exportations 99 132 150 8,7 6,6 Demande totale 665 734 850 5,0 7,3 PIB réel - - - 3,5 2,9 a/ Aux prix courants 12. Cependant, la croissance restant lente, les pouvoirs publics ont éprouvé de plus en plus de difficulté à contenir la pression de la demande. En 1969 et 1970, lfécart entre la demande globale et la pro- duction réelle stest élargi, la première enregistrant un taux de crois- sance moyen de 7,3 pour cent alors que la seconde n'augmentait que de 2,9 pour cent. Les dépenses d'investissement, qui avaient été comprimées jusqu'en 1968, ont augmenté à un rythme particulièrement rapide (11,6 pour cent par an) et la progression de la consommation privée s lest aussi ac- célérée (6,5 pour cent). La consommation publique a continué de progresser rapidement (plus de 8 pour cent) alors que la demande d texportations s 'est ralentie. L'augmentation importante des investissements révèle le souci croissant des pouvoirs publics de stimuler l'activité économique et de fournir des emplois à une population en expansion. Cependant, la pour- suite de ces objectifs s'est heurtée de plus en plus au souci des pouvoirs publics de maintenir la stabilité financière de l'économie. 13. Par suite de l'écart croissant entre la demande et l'offre, les importations ont progressé rapidement et les prix intérieurs ont eu ten- dance à augmenter. De 1968 à 1970, les importations totales de biens et services se sont accrues de 25 pour cent, traduisant en partie la progres- sion des investissements. Dfautre part, les prix intérieurs ont progressé assez lentement pendant la plus grande partie de la période-. De 1965 à 1970, le taux moyen de hausse des prix, tel qu'il ressort de l'ajustement apporté à ce titre au PIB, a été d8environ 3,2 pour cent par an. Cependant, au S>urs de 1970 et au début de 1971, la hausse des prix stest accé]érée -7- rapidcment, et en février 1971 l'indice du coût de la vie avait progressé de 13 pour cent par rapport à février 1970. Dans une certaine mesure, on peut interpréter cette rapide montée des prix comme une réaction différée à l'accumulation de la demande au cours des années précédentes, et qui, du fait du contrôle généralisé des prix, n'apparaissait pas dans les in- dices de prix officiels. En 1970, à la suite drun certain relâchement de ce contrôle (notamment en ce qui concerne les produits alimentaires) cette demande excessive a entraîné des ajustements dans les prix, dont le niveau actuel semble mieux traduire les disparités existant entre la demande et l'offre. Balance des paiements 1h. L'écart substantiel et persistant entre le montant total des in- vestissements et l'épargne nationale a eu pour contre-partie des déficits importants de la balance des paiements en compte courant. Au cours des six dernières années, ces déficits se sont élevés en moyenne à 60 millions de dinars par an, soit environ 11 pour cent du PNB. Bien que des mesures de contrôle très strictes aient réussi, jusqu'en 1968, à limiter la crois- sance des importations, notamment des importations de biens de consomma- tion, la demande d'importations a nécessairement subi l'influence de la situation économique. Depuis 1968, les importations ce biens d'équipe- ment ont augmenté sous l'effet d'investissements plus élevés; les impor- tations de produits agricoles ont progressé à la suite de mauvaises ré- co]tes, et les importations de biens intermédiaires se sont accrues elles aussi en raison de la demande des industries. Les pouvoirs publics con- tinuent de limiter strictement les importations de biens de consommation. 15. Etant donné que la croissance économique s'est concentrée dans les secteurs d'exportation (pétrole et tourisme), les recettes en devises ont augmenté plus rapidement que le PIB réel. Néanmoins, en matière d'ex- portation, la Tunisie n'a pas encore exploité entièrement ses possibilités. Les exportations traditionnelles de produits agricoles et miniers n'ont pas jusqu'ici contribué au développement, et l'industrie n'a guère fourni des nouveaux produits exportables. En outre, un certain ralentissement s'est manifesté dernièrement dans les secteurs du tourisme et du pétrole. -8- Tableau D: Récapitulation de la balance des paiements 1965-1970 Augmentation 196 1968 1970 1965-70 1968-70 (en millions de dinars) (pourcentage annuel) 1. Recettes courantes a/ 106 146 171 10,0 8,3 2. Dépenses courantes a/ 187 18 229 4,1 11,6 3. Déficit courant (1-2) -81 -38 -58 -6,5 23,5 4. Entrées nettes de capitaux 77 h 65 -3,3 21,5 Publics 46 38 51 2,1 15,8 Privés 31 6 14 -11,3 52,8 5. Variation des réserves de change (augmentation = -) 4 - 6 - 7 6. Paiements au titre du service de la dette 18 34 37 7. Coefficient du service de la dette, en pourcentage (6/1) 17 23 22 a/ Biens, services et transferts 16. Bien que les exportations aient progressé plus rapidement que les importations, cet avantage ne s'est pas traduit par une réduction sensible du déficit en compte courant en raison du retard que les exportations avaient au départ. La majeure partie de ces déficits a été financée grâce à des prêts publics et privés, et les engagements au titre de la dette extérieure ont aug- menté rapidement et atteint des niveaux élevés à la fin de la dernière décennie. A la fin de 1970, le montant total de la dette publique extérieure à moyen et long terme atteignait 768 millions de dollars, dont 522 millions étaient ver- sés. On estime qu'en 1970 les paiements effectués au titre du service de la dette publique et privée ont atteint 71 millions de dollars, soit 22 pour cent des recettes brutes en devises; en 1965, ces paiements s'étaient élévés à 33 millions de dollars, soit un coefficient de service de la dette de 17 pour cent. -9- Possibilités de développement 17. Bien que des progrès considérables aient été accomplis dans certains domaines au cours des cinq dernières années, notamment le dé- veloppement des secteurs touristique et pétrolier, l'accroissement de l'épargne nationale, et plus récemment, un certain renforcement de la situation financière extérieure, l'évolution générale de l'économie n'a pas été remarquable. Cependant, cette progression lente de l'écono- mie n'est pas imputable à un manque de possibilités économiques. Il est vrai que le pays n'est pas richement doté de ressources naturelles facilement accessibles. Les réserves de pétrole connues actuellement sont relativement modestes et les importants gisements de phosphate présentent une valeur économique limitée. Cependant, le potentiel agricole de la Tunisie est loin d'être entièrement exploité. Le pays possède un excédent de main-d'oeuvre important, sa population est douée, laborieuse et désireuse de s'instruire. Son infrastructure est bien conçue et il existe des débouchés intérieurs et extérieurs intéressants pour ses produits agricoles comme pour ses produits industriels. La proximité de l'Europe, et le calme politique dont jouit la Tunisie, sont de nature à attirer les investisseurs étrangers éventuels et les touristes. Etant donné cette combinaison de possibilités et de facteurs d'expansion ainsi que la disponibilité d'une aide extérieure importante à des conditions favorables, la croissance pourrait être accélérée si des politiques économiques appropriées étaient appliquées. -10- Il. REORIENTATION ECONOMIQUE 18. Les remaniements ministériels de l'automne 1969 amenaient un réexamen en profondeur des politiques passées. Un sérieux effort était entrepris en vue d'élaborer un ensemble de mesures économiques plus satisfaisantes. En novembre dernier, le Premier Ministre présentait une nouvelle stratégie économique en vue d'accélérer la croissance de la production, en particulier dans le secteur agricole, et des exportations; d8accroftre les possibilités d'emploi, de contenir l'expansion démogra- phique; enfin de maintenir la stabilité financière dans l'ensemble de l'économie. 19. Pour atteindre ces objectifs, diverses mesures étaient envisagées; réduction de la participation directe de l'Etat aux décisions économiques; décentralisation des responsabilités économiques; encouragement de l'initia- tive et de l'entreprise privées; attribution d'un r6le plus important aux forces du marché pour orienter les investissements et la production; accrois- sement de l'épargne du secteur public; expansion des programmes de planning familial. Ces modifications de la politique générale devaient être assorties de révisions des politiques sectorielles afin d'augmenter l'efficacité des exploitations agricoles et industrielles. 20. Au cours des deux dernières années, certaines modifications dans ce sens ont déjà apportées à la politique de développement. Ainsi les tentatives visant à organiser en coopératives les agriculteurs et commer- çants privés ont été arrêtées. Il a été également décidé de décentraliser les pouvoirs économiques concentrés au sein d'un même ministère en séparant la planification des fonctions fiscales et sectorielles. Les règlements en matière de commerce intérieur ont été assouplis et le commerce extérieur a été quelque peu libéralisé. Une commission spéciale a été chargée d'exa- miner la situation économique et financière des entreprises publiques, dont beaucoup se sont heurtéesà de sérieuses difficultés. 21. Certaines de ces mesures - et en particulier le renoncement à de nombreuses coopératives - ont eu des répercussions favorables sur la production et le commerce; cependant, d'autres ont été moins efficaces et beaucoup reste encore à faire pour appliquer les réformes de structures envisagées par le Gouvernement. S til importe d'améliorer l'efficacité de l'économie, encore faut-il apporter des modifications d'ordre institution- nel et, en particulier, redéfinir les responsabilités incombant aux services de l'Etat, aux banques, et aux entreprises. L'encouragement des exporta- tions et une réglementation des changes plus souple sont nécessaires pour renforcer la position du commerce extérieur. En outre, il convient de réexaminer les politiques sectorielles. -11- Planification économique 22. L'expérience tunisienne en matière de planification économique remonte à 1956, année de la création du premier Office de planification. En 1957 fut créé le Conseil national de la planification, chargé de dé- terminer les priorités et les politiques à suivre en matière de dé- veloppement. En 1961, le Gouvernement approuva un programme décennal de développement économique et social pour la période 1962-71, lequel a servi ultérieurement de cadre à trois plans opérationnels à moyen terme couvrant respectivement les périodes 1962-64, 1965-68 et 1969-72. Des ajustements à court terme ont été apportés à ces plans par le truchement de budgets économiques annuels tenant compte de la répartition effective des crédits dans le budget annuel de l'Etat. 23. Les principaux objectifs de la planification étaient la "tunisi- fication" de l'économie; l'octroi à tous les citoyens des mêmes chances; une répartition équitable des revenus et des richesses; l'accélération des in- vestissements et de la production; et la réalisation d'une croissance au- tonome de l'économie à partir de 1972. Bien que le secteur privé ett à contribuer à l'effort de développement, ctest surtout au secteur public qu'en incombait la responsabilité. Etant donné la situation de l'économie tunisienne au début des années soixante, il était nécessaire de procéder à d'importantes réformes de structures pour réaliser le programme de dé- veloppement envisagé. L'achat sur une grande échelle et la nationalisation des biens étrangers eurent pour effet d'éliminer pratiquement le contrôle étranger étendu exercé sur des secteurs clés tels que l'agriculture, les mines et le commerce, et l'Etat étendit son influence sur l'économie. La responsabilité en matière d'investissements fut confiée à des organismes publics et des efforts soutenus furent accomplis en vue de mobiliser les ressources internes et externes pour le développement. En même temps, de grandes entreprises publiques ou d'économie mixte étaient créées, qui dominent à ltheure actuelle le secteur industriel et jouent un rôle im- portant dans l'agriculture et le secteur des services. 24. Au cours des dix dernières années, certains des objectifs de la planification ont été atteints. L'emprise étrangère sur les ressources économiques tunisiennes est devenue négligeable; les objectifs d'investis- sements très ambitieux ont été réalisés; un système scolaire étendu offre à la jeunesse des possibilités égales d'accès à l'enseignement; enfin, la société tunisienne a subi des transformations considérables. Par contre, en ce qui concerne la production, l'emploi et l'épargne, les objectifs du plan n'ont pas été atteints. La lenteur de la croissance et l'insuffisance de l'épargne ont engendré des difficultés financières qui ont affecté le secteur public aussi bien que la balance des paiements, et entraîné un res- serrement des contrôles exercés par l'Etat sur l'économie. 25. Bien qutau cours des années, des améliorations aient été apportées aux méthodes de planification ainsi qu'à la qualité du personnel chargé de l'élaboration et de l'exécution des programmes de développement, la situa- tion économique de la Tunisie semble indiquer qu'un réexamen des méthodes actuelles de planification et de contr8le administratif stimpose. La nou- velle stratégie économique de l'Etat accorde plus de place à l'initia- -12- tive privée et au libre jeu de l'offre et de la demande, et prévoit une décentralisation et une réduction de l'intervention directe des pouvoirs publics en matière de décisions économiques. Elle implique également une modification des buts et du rôle de la planification. 26. L'Etat pourrait ainsi confier davantage de responsabilité en matière d'investissements aux entreprises et aux banques, qui seront orientées par la situation du marché et la recherche d'un profit. Les pouvoirs publics pourraient ainsi se concentrer sur l'évaluation et l'élaboration de la politique économique générale et la planification du secteur public. 27. L'évaluation des programmes et projets dépendant du Gouvernement serait laissée aux Ministères techniques appropriés, qui pourraient également être char- gés des analyses de secteurs particuliers. Le Ministère du Plan pour sa part, devrait mettre au point le cadre macroéconomique dans lequel se situent les décisions de politique économique générale du Gouvernement, et conseiller celui-ci au sujet des priorités intersectorielles. Il continuerait également à coordonner les activités d'investissement des différents Ministères techniques et à préparer le programme d'investisse- ments publics dans son ensemble. 28. La planification et la réalisation des projets agricoles, in- dustriels et de la plupart des projets dans le secteur des services devraient être confiées de plus en plus aux entreprises, que celles-ci soient privées ou publiques, locales ou étrangères. Il conviendrait de réduire considérablement 1'intervention de l'Etat en ce qui concerne les opérations courantes des entreprises publiques. Les entreprises aux- quelles seraient transférées les fonctions de planification et de gestion assumeraient dès lors également llentière responsabilité de leurs décisions. Finances publiques 29. Augmenter le niveau de l'épargne administrative afin d'assurer une sta- bilité financière raisonnable au sein de l'économie est devenu un objectif majeur de la politique en matière de finances publiques. Le taux d'impo- sition étant déjà très élevé, cet objectif exige tout d'abord une plus grande efficacité dans la programmation et le contrôle des dépenses budgé- taires. En outre, il convient que des mesures fiscales encouragent la crois- sance de la production et des exportations. Dans une certaine mesure, ces divers objectifs sont interdépendants car il est difficile de mobiliser une épargne supplémentaire dans une économie dont la croissance est lente; d'autre part, ie développement du pays, et plus particulièrement de ses exportations, dépend en partie de la stabilité financière. L'accélération de l'activité économique est donc l'une des conditions préalables de la réalisation des objectifs en matière de finances publiques. -13- 30. L'épargne administrative a été insuffisante jusqu'ici, à la fois en valeur absolue et par rapport aux investissements de l'Etat. Depuis 1965 environ, le volume de cette épargne est resté plus ou moins stationnaire et, en proportion du PIB, il a baissé d'environ h pour cent à 3 pour cent. Le niveau relativement bas de l'épargne administrative est particulièrement frap- pant si l'on considère que la Tunisie possède non seulement l'un des taux d'imposition les plus élevés parmi les pays en voie de développement ayant un revenu par habitant comparable, mais encore que le montant des dépenses militaires est relativement faible. Le fait est que les efforts considé- rables déployés en vue d'accroître les recettes publiques ont été dépassés par l'augmentation rapide des dépenses courantes. Par conséquent, l'épargne administrative n'a fourni au'un peu plus du quart du financement de l'ensemble des dépenses en capital de l'Etat. Tableau E: Recettes et dépenses des administrations publiques (en pourcentage du PIB) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971/ Recettes courantes 24,7 27,4 26,9 25,h 29,2 29,7 29,2 Dépenses courantes 20,5 23,2 24,0 24,7 25,1 26,3 26,1 (défense) (0,9) (0,9) (0,8) (1,3) (1,1) (l,5) (l,5) Epargne 4,2 4,2 2,9 0,7 4,1 3,h 3,1 Dépenses en capital 12,9 12,9 12,1 12,4 12,2 10,7 10,h 1/ Sur la base des prévisions budgétaires révisées en mai 1971. 31. La situation peu satisfaisante de l'épargne ne traduit pas né- cessairement une politique inadéquate de l'Etat. Au contraire, les pouvoirs publics ont fait des efforts au cours des dernières années pour pré- lever de nouveaux impôts et pour freiner l'augmentation des dépenses publiques. Cependant, dans une économie progressant lentement, l'augmentation des re- cettes publiques est forcément limitée alors que se manifeste une forte ten- dance à satisfaire les besoins sociaux d'une population en expansion rapide au moyen de vastes programmes publics. En outre, le niveau élevé des inves- tissements a créé des besoins constants pour des dépenses de fonctionnement supplémentaires destinées à l'exploitation des nouvelles réalisations. Le problème de l'épargne administrative ne peut par conséquent être résolu que dans le cadre d'une économie plus dynamique, qui assurerait les ressources néces- saires pour accélérer la croissance du revenu, et permettrait un contrôle minutieux des dépenses de l'Etat. 32. Bien que la croissance de la production et des exportations dépende principalement d8autres facteurs, l'adoption de certaines me- sures budgétaires pourrait favoriser une accélération de l'expansion économique. Dans le domaine fiscal en particulier, il est possible de stimuler l'activité des agriculteurs et des entrepreneurs grâce à des mesures d'encouragement. Les pouvoirs publics se sont déjà engagés dans cette voie; une commission des impfts, instituée en septembre 1970, vient de faire une série de recommandations, dont l'une porte sur l'in- troduction de limpft sur la valeur ajoutée. Un tel impft serait un instrument utile pour encourager les industries d'exportation car il pourrait permettre le remboursement intégral des montants versés par les fabricants de produits d'exportation. Cependant, les difficultés d'ordre administratif qu'entraîne l'adoption de ce nouvel impft et le problème que soulève le choix des taux à appliquer ont fait apparaître la nécessité d'une réforme graduelle. Dans l'intervalle, cependant, les pouvoirs pub- lics ont supprimé toutes les taxes à l'exportation, lesquelles constitu- aient de plus en plus un obstacle à l'exportation de certains produits, notamment des phosphates. En outre, les impfts frappant la valeur brute de la production agricole ont été réduits. Ces impôts, qui frappent les céréales, le vin et les olives, seront éventuellement remplacés par un impôt sur le revenu net, mais il faudra attendre pour cela qu'un système de comptabilité satisfaisant ait été mis au point. 33. Outre les mesures fiscales d'encouragement, l'Etat peut également stimuler la production locale par sa politique des dépenses. Citons, par exemple, les services de vulgarisation agricole ou les programmes d'infra- structure dans les régions touristiques où il existe un besoin urgent de systèmes d'adduction dieau et d'assainissement. 34. Cependant, il convient d'évaluer soigneusement les avantages dé- coulant des dépenses publiques en les comparant à leurs coûts. Cela nia pas toujours été le cas dans certains domaines où les dépenses publiques ont augmenté rapidement; citons, par exemple, les dépenses au titre de l'enseignement et les subventions aux entreprises publique4 qui représentent ensemble quelque 35 pour cent des dépenses publiques totales et offrent de nombreuses occasions de réexamen. 35. Les pouvoirs publics se sont inquiétés depuis quelque temps de l'importance des subventions accordées aux entreprises publiques, et à l'heure actuelle il est sérieusement envisagé de diminuer l'aide budgé- taire directe à certaines de ces entreprises et de les orienter vers les banques pour leurs besoins financiers. Il faudra cependant au préalable réorganiser complètement les entreprises, notamment reconstituer leur ca- pital, assurer la formation de directeurs qualifiés et redéfinir leur poli- tique d'investissement. Toute mesure prématurée aurait pour résultat d'obli- ger les banques - demander à l'Etat de refinancer les prêts consentis aux entreprises. -15- Politique du crédit 36. Jusqu'ici, les banques tunisiennes ont joué un rOle essentielle- ment secondaire en acheminant des fonds publics à long et moyen terme vers les utilisateurs finals des crédits, sans avoir à examiner la solvabi- lité des emprunteurs éventuels ou à prendre en charge les risques inhérents aux opérations de prêts. Même les crédits à court terme octroyés par les banques sur leurs ressources propres ont souvent été garantis par l'Etat, lequel en contrepartie, en dictait l'utilisation. Un certain nombre de ces prêts ont servi à financer des investissements d'entreprises publiques.. 37. La centralisation de la plupart des décisions d'investissement au niveau du gouvernement a diminué la marge d'initiative laissée aux banques, devenues en grande partie des organes d'exécution obéissant aux directives de l'Etat. Un tel système avait également pour effet de nuire au bon fonctionnement des banques. En effet, étant donné qu'un grand nombre des investissements décidés par les pouvoirs publics n'avaient pas une rentabilité satisfaisante, les emprunteurs étaient souvent dans l'impossibilité de rem- bourser les prêts que les banques leur avaient consentis, ce qui réduisait d'autant les liquidités de ces dernières. La Banque Nationale de Tunisie, notamment, qui est la deuxième banque commerciale en importance et qui est spécialisée dans les prêts agricoles, a éprouvé de sérieuses difficultés à la suite de défauts dans le remboursement des dettes. 38. La récente évolution vers un système économique plus décentralisé, où les secteurs non gouvernementaux joueront un rôle plus important dans l'économie, porte à croire que les banques assumeront aussi une respon- sabilité plus grande en ce qui concerne l'évaluation de la situation finan- cière de leurs clients et le choix des projets à financer. Par la même occasion, des dispositions devraient être prises en vue de fournir aux banques des fonds supplémentaires qui leur permettraient d'élargir le champ de leurs opérations de prêts. En outre, les banques devraient s'efforcer de recueillir davantage de dép8ts du public. 39. L'établissement d'un système de crédit plus indépendant aurait également pour effet de renforcer le contr6le indirect exercé par la Banque centrale sur les opérations des banques commerciales. Jusqulici, et tout en disposant des instruments classiques d'une politique de crédit - tels que les modifications du taux d'escompte, la fixation de plafonds de réescompte et de réserves obligatoires minima - la Banque centrale a sur- tout exercé des contr6les directs et quantitatifs. 40. En même temps, il conviendrait de relâcher le contrôle exercé sur les taux dtintérêt. Les taux plafonds actuels, qui s'élèvent de 3-à 4 pour cent pour les prêts à long terme financés par l'Etat à 7 à 8 pour cent pour les crédits à court et à moyen terme octroyés par les banques sur leurs ressources propres, devraient être ajustés en fonction de la demande et de l'offre de crédit. Au fur et à mesure que le r5le des forces du marché s'accroît, les taux d'intérêt devraient assumer leur fonction en tant que coût de l'emprunt, et fluctuer plus ou moins librement de manière à faciliter une répartition optimale des fonds disponibles et à attirer l'épargne du public. Le gouvernment envisage d'accroître les taux d'intéret sur les dépôts, y compris les dépôts en dinars convertibles par les travailleurs tunisiens à l'étranger. Politiques du commerce, des prix et des salaires hi. Avant les remaniements ministériels de 1969, la réglementation du commerce visait à réduire le nombre des intermédiaires en fixant des montants minima pour le capital et le chiffre d'affaires des entreprises. D'importantes sections du commerce de gros et du commerce de détail furent ainsi regroupées en coopératives et en sociétés de distribution, et un r6le prédominant fut octroyé aux entreprises publiques ou semi-publiques en ma- tière de commerce extérieur. Mais en 1970 cette réglementation fut consi- dérablement assouplie. La plupart des coopératives et des groupements com- merciaux furent dissous et on a assisté à un renouveau dtintérêt des in- vestissements privés pour le commerce. Seuls quelques monopoles d'Etat furent maintenus, tels que l'Office tunisien du commerce, pour l'importa- tion des biens de consommation de masse; l'Office de l'huile, pour l'ex- portation de l'huile d'olive; et l'Office des céréales, pour l'importation et l'exportation des céréales. 42. La libéralisation de la réglementation du commerce s'est accom- pagnée d'un certain nombre de mesures destinées à assouplir le contrôle des prix, notamment en ce qui concerne les produits agricoles. Néanmoins, les dernières mesures arrêtées en mai 1970 ont confirmé le maintien d'un système de contr8le généralisé des prix. Les prix des principaux produits alimentaires continuent à être fixés par les pouvoirs publics qui homologuent, en outre, les prix de la plupart des produits manufacturés (généralement sur la base des prix de revient majorés d'une marge bénéficiaire). Grâce ' ce système, lequel s'accompagne d'une protection totale de la production face à la concurrence étrangère, et d'une politique d'investissement visant à prévenir la création de "capacités excédentaires", les producteurs locaux sont assurés d'une position monopolistique confortable sur le marché in- térieur. Certains produits de consommation tels que les chaussures, les vêtements et des articles de ménage échappent cependant à ces contr6les et les fabricants peuvent fixer eux-mêmes les prix à la production, mais pas toujours les prix à la distribution. Le Gouvernement doit en recevoir noti- fication et peut intervenir s'il le juge nécessaire (liberté des prix con- tr6lée). Seuls ltartisanat et un certain nombre de produits agricoles ne sont assujettis à aucun contrôle. 43. La réglementation des prix intérieurs staccompagne d'un contrôle sévère des importations. Pour toutes les importations, il est nécessaire d'obtenir une licence. Des contingents globaux sont fixés chaque année -17- pour l'importation des produits de consommation de masse, et des con- tingents bilatéraux sont établis en accord avec la CEE, la plupart des autres pays européens et les pays avec lesquels la Tunisie a conclu des accords de paiements. Les pouvoirs publics viennent dtinstituer un sys- tème de licences annuelles pour les importations effectuées par des entre- prises industrielles, notamment celles dont la production est destinée à l'exportation, ainsi que par des organismes important des matières pre- mières industrielles et des prôduits intermédiaires. 44. La réglementation actuelle des prix et du commerce est incompa- tible avec le désir de l'Etat d'accroltre l'efficacité, d'étendre le r8le du marché et d'orienter davantage l'économie vers l'exportation. Elle empêche une concurrence qui permettrait de réduire les couts de production locaux et incite peu à l'exportation. L'exportation a en outre été entravée par la procédure embarrassante des déclarations de change qui a souvent retardé l'autorisation d'expédition des marchandises. Une certaine accéla- ration a été apportée à l'octroi des licences d'importation à mesure que la position de la balance des paiements s'est améliorée. Néanmoins, et jusqu'à récemment, beaucoup d'entreprises ont encore éprouvé des difficultés à se procurer des matières premières, des produits intermédiaires ou des pièces de rechange par suite des délais intervenant,/dans l'octroi des licences; ces délais ont entrainé l'accumulation excessive de stocks et provoqué aussi des arrêts dans la production. 45. Pour atteindre les objectifs économiques que l'Etat s'est fixés, il convient d'atténuer ces mesures de contr8le et de rendre les marchés extérieurs plus attrayants pour les producteurs locaux. La limitation des investissements nuit à l'économie car elle empêche la modernisation d'installations vétustes, et limite la capacité de production aux dimen- sions des marchés intérieurs. Une concurrence plus vive ne peut qu'amé- liorer l'efficacité des producteurs tunisiens et les obliger à rechercher des débouchés à l'étranger. 46. Jusqu'à présent, la promotion des exportations a peu retenu l'at- tention. Un certain nombre d'institutions qui sien occupent recueillent surtout des renseignements sur les marchés étrangers; cependant, leurs ac- tivités ne sont pas suffisamment coordonnées, ce qui entrafne une disper- sion des connaissances techniques et des moyens financiers. La Tunisie a bénéficié à cet égard d'une assistance technique du Centre CNUCED-GATT pour le Commerce International et elle vient de décider la création d'un centre de promotion des exportations. Ce centre aura pour fonction prin- cipale de réunir des informations et de les diffuser; cependant, il pour- rait également encourager les projets industriels axés sur les exportations, conseiller les entreprises en matière de problèmes de production et coor- donner la demande et l'offre de transport. Il est essentiel qu'une coor- dination et une coopération s'établissent entre le Centre et la Direction du commerce, la Fédération des exportateurs, l'Office tunisien du commerce, le Centre des études industrielles et l'Institut de la productivité et de la gestion des entreprises. Une assistance technique sera sans doute encore nécessaire. -18- 47. En mars 1971, la fraction des recettes en devises que les ex- portateurs peuvent conserver a été augmentée de 2 à 6 pour cent pour les paiements à échéance jusqu'à 30 jours, et de 1 à 4 pour cent pour les paiements à échéance plus longue; le plafond annuel, jusque là fixé à 1.000 dinars, a été supprimé. Ces mesures, quoique plus généreuses que le régime antérieur, n'encouragent que faiblement les exportations. Un pourcentage plus élevé des recettes en devises que les exportateurs sont autorisés à conserver pourrait cependant contribuer à stimuler réellement les ventes à l'étranger de produits tunisiens. D'autre part, l'adoption de nouvelles mesures de libéralisation des importations, notamment en ce qui concerne des éléments de production essentiels tels que les pièces de rechange, permettrait d'améliorer l'affectation de ressources peu abondantes, sans imposer une charge trop lourde à la balance des paiements. 48. En 1969, la Tunisie a conclu avec la CEE un accord d'associa- tion d'une durée de cinq ans, destiné à compenser llinterraption du régime préférentiel que la France lui avait accordé jusque là. Environ 90 pour cent des exportations industrielles de la Tunisie à des- tination de la CEE pouvaient dès lors entrer en franchise dans le terri- toire de la Communauté, et environ 50 pour cent des exportations agri- coles, notamment lthuile d'olive, les agrumes et un certain nombre de produits alimentaires, obtenaient des réductions tarifaires allant jus- qu'à 40 pour cent. Pour sa part, la Tunisie a accordé aux pays de la CEE des réduction tarifaires allant de 20 à 30 pour cent. En ce qui con- cerne les produits non inclus dans l'accord passé entre la CEE et la Tunisie, cette dernière continue de bénéficier, dans ses échanges avec la France, de _tarifs préférentiels. Des négociations sont prévues en vue d'élargir l1association avec la CEE pour y inclure une assistance finan- cière et technique, mais elles n'ont pas encore commencé. D'autre part,la Tunisie a renforcé ses liens politiques et commerciaux avec les pays arabes voisins. li9. Les traitements et salaires sont dans une large mesure influencés par l'Etat. Ce dernier fixe les salaires minima pour la plus grande par- tie de la main-dfoeuvre non spécialisée et semi-spécialisée employée dans les entreprises publiques et privées. Les salaires effectifs pour la main- d'oeuvre non spécialisée sont restés proches des salaires minima légaux, alors qu'ils ont augmenté au-delà des directives légales pour les niveaux de qualification supérieurs. 50. Au cours des années soixante, le niveau moyen des traitements et salaires est resté relativement stable. Des augmentations modérées ont été accordées de temps en temps à divers groupes de travailleurs, la der- nière en date ayant été l'augmentation accordée en 1970 aux enseignants et à certains autres fonctionnaires. Cependant, la récente hausse rapide -19- du coût de la vie a obligé l'Etat à ajuster les revenus en fonction du niveau des prix, et en mai 1971, le salaire moyen des fonctionnaires a été relevé d'environ 5 pour cent et les salaires minima de la main- d'oeuvre dans les entreprises publiques et privées, d'environ 20 pour cent (sur une base annuelle). Dans l'ensemble, les revenus salariaux devraient augmenter d'environ 8 pour cent (sur une base annuelle). Population, main-d'oeuvre et errploi 51. La population tunisienne est passée de 1,9 million dthabitants en 1926, date du premier recensement, à 4,5 millions dfhabitants en 1966. Au cours de cette période, le taux de croissance démographique est passé de moins de 2 pour cent par an, de 1926 à 1936, à 2,3 pour cent par an de 1956 à 1966. LfEtude démographique nationale de 1969 fait apparaître un taux brut de natalité de 43,2 pour mille et un taux brut de mortalité de 15,6 pour mille, ce qui représente un taux de croissance démographique (non ajusté) de 2,8 pour cent par an. D'après ces chiffres, la population tunisienne aurait été, au début de 1971, dfenviron 5,2 millions dfhabitants (Tableau 1.1, Appendice statistique). 52. L'accélération de la croissance démographique pose un certain nombre de problèmes économiques. A court terme, le fait qu'environ ron h6 pour cent de la population totale soit âgée de moins de 15 ans, soit le double de la proportion correspondante dans les pays industria- lisés d'Europe occidentale, signifie qu'une partie de plus en plus im- portante des ressources du pays devra être utilisée pour assurer à ce groupe d'âge l'alimentation, les soins sanitaires et l'éducation qu'il requiert. En outre, le problème de la création d'emplois suffisants se pose également. Bien que les données statistiques dont on dispose soient insuffisantes, des estimations provisoires indiquent que l'emploi total n'a que faiblement augmenté au cours des trois dernières années et que le pourcentage du chômage masculin est resté proche de 14 pour cent de la main-d'oeuvre. 53. LtEtat est depuis longtemps conscient de ces problèmes. Dès 1961, la vente de contraceptifs a été autorisée. En 1964 a été lancé un projet pilote - le premier projet de cette nature en Afrique - qui est devenu en 1966 un programme national de planning familial. D'autres mesures impor- tantes ont été prises: en 1964, l'âge minimum au mariage a été fixé à 19 ans pour les hommes et à 17 ans pour les femmes, et, en 1965, la sbérilisa- tion et lavortement des mères ayant plus de quatre enfants vivants ont été autorisés par la législation. En janvier 1968, une division de planning familial a été créée au sein du inistère de la Santé. 5h. Dans ce domaine, laide étrangère a été considérable; les princi- pales contributions ont été celles de 1 ' USAID, de lagence dfaide suédoise (SIDA), de la fondation Ford et du Gouvernement hollandais, et le montant total de liaide étrangère destinée au planning familial ainsi qutà la pro- tection maternelle et infantile au cours de la période de 1963-71 a dépassé quatre millions de dollars. La dernière opération consiste en un projet dont -20- le coût total est de 7,7 millions de dollars, et qui est financé en partie par la Banque et lIDA; il porte sur la construction de quatre grandes maternités urbaines, de deux petits centres ruraux de maternité et de 29 centres de protection maternelle et infantile, ainsi que sur lea- grandissement de la principale école de formation paramédicale du pays; il prévoit également une assistance technique en matière de planification et d'enseignement, et la formation à l'étranger dfun personnel paramédical tunisien. 55. Si les statistiques tunisiennes de 18état civil contiennent une large marge dferreur, en raison dfune sous-évaluation de la population féminine et de lacunes dans l'enregistrement des naissances et des décès, il semble néanmoins (d1après, il est vrai, des données incomplètes et qui ne sont pas strictement représentatives), qu'actuellement, le taux de natalité soit de lordre de 40à4lpour mille et le taux de mortalité quel- que peu inférieur à 15 pour mille; cela correspondrait à un taux de crois- sance démographique légèrement inférieur au taux de 2,8 pour cent par an mentionné. 56. Ce ralentissement apparent de la croissance démographique (qui ne se rapporte dfailleurs ni à plusieurs années consécutives ni à lfen- semble du territoire) peut être imputé à diverses influences, les unes autonomes, dtautres résultant de mesures prises par les pouvoirs publics. Parmi les premières, il faut mentionner le degré croissant dturbanisation de la population tunisienne (40 pour cent de la population, en 1966, vi- vaient dans des agglomérations dtau moins 2.000 habitants, contre 30 pour cent en 1946), le relèvement de 1#9ge moyen au mariage tant pour les hommes que pour les femmes et, dans une moindre mesure, 1témigration croissante des jeunes Tunisiens. 57. Parmi les influences résultant de mesures prises par les pouvoirs publics, certaines se rattachent à la politique dtemancipation des femmes plut6t qu'au planning familial; telles sont ltinscription dtun grand nombre de filles dans les écoles primaires et secondaires ou l'abolition de la polygamie, dont lteffet sur la fécondité est incertain. La plupart, cepen- dant, résultent des mesures se rattachant directement au problème de l'ex- pansion démographique. 58. Il est peut-être encore trop t6t pour évaluer les effets de la politique de planning familial poursuivie en Tunisie. Cependant, selon une étude récente, on pourrait leur attribuer environ un tiers de la réduction apparente de la natalité intervenue depuis la mise en vigueur du programme de planning familial. 59. En l'absence de renseignements démographiques récents et complets, il est difficile d'établir des projections, ne serait-ce que pour les pro- chaines années. Les sept projections dont on dispose à l'heure actuelle (quatre d'entre elles ont été établies par le Centre international des statistiques démographiques, du Bureau of the Census américain, et les trois autres par le Ministère du Plan tunisien) diffèrent principalement -21- dans le choix des hypothèses concernant l'évolution du taux de fécon- dité, ce qui entraîne des disparités considérables dans l'estimation du taux d'accroissement de la population (Tableau 1.2 de ltAppendice statistique). En se fondant sur les données les plus récentes dont on dispose, il semble que lion puisse espérer que le taux d'expansion dé- mographique fléchira légèrement durant les prochaines années. Selon les résultats du programme de planning familial et l'évolution socio- économique générale du pays, il est possible qutun taux encore inférieur soit atteint dans les années quatre-vingt, le chiffre de la population tunisienne se situant en 1986 entre 7,3 et 7,8 millions et son taux d'accroissement à environ 2,3 pour cent par an. 60. Même si les pouvoirs publics appliquent un programme efficace et progressif de planning familial, l'expansion démographique continuera de poser au pays des problèmes d'ordre économique, tant sur le plan des biens et services essentiels à la subsistance que sur celui de l'emploi. En 1970, le groupe dfâge de la population active (de 15 à 6h ans) comprenait 1,3 million d'hommes et autant de femmes. Etant donné que la main-d'oeuvre féminine, en dehors de l'agriculture, représente un peu moins de 10 pour cent du total, l'analyse qui suit ne portera que sur la main-d'oeuvre masculine. 61. En 1970, sur 1.310.000 hommes âgés de 15 à 6h ans, on estime à 210.000 le nombre de ceux qui ont été exclus de la main-dfoeuvre locale pour cause de maladie ou d'invalidité, d'émigration ou de participation aux divers programmes dtenseignement et de formation (Tableau 1.3 de l'Ap- pendice statistique). Sur les 1.100.000 restant, environ 500.000 étaient employés dans le secteur primaire (agriculture, pêche, mines), 200.000 dans le secteur secondaire (industrie, construction, énergie) et 300.000 dans le secteur tertiaire (transports, commerce, tourisme, fonction publique et services divers); environ 100.000 étaient chbmeurs. Cependant, les emplois saisonniers sont assez nombreux, surtout dans l'agriculture, stélevant à 250-280.000 sur un total d'emplois dfun million pour la main-dfoeuvre mas- culine. On ne dispose d'aucun renseignement permettant de déterminer le coefficient de plein emploi correspondant à ces derniers chiffres, mais en supposant un coefficient d'emploi de 0,75 (ce qui représente uneestimation optimiste), on obtiendrait un niveau de plein emploi correspondant à 910- 925.000, et par conséquent un ch6mage apparent correspondant à 175-190.000, selon lthypothèse quant aux coefficients de l'emploi permanent et de l'em- ploi saisonnier dans ltagriculture. 62. Les pouvoirs publics se sont préoccupés du SOUS-emploi depuis assez longtemps. Outre la politique de l'enseignement, qui a pour ef- fet indirect de retarder ltaccès des jeunes au marché du travail, ils se sont efforcés de lutter contre le chômage au moyen de deux séries de me- sures. Tout dfabord ils ont organisé un programme d'emploi vaste et di- versifié, portant sur 24,6 millions d'hommes-jours (soit environ 80.000 hommes-années) en 1970, représentant un coût total de 7,85 millions de -22- dinars (plus des paiements en nature équivalant à 3,64 millions de dinars), soit un coût total de l'ordre de un dollar par homme-jour. Ce programme, qui comporte des activités telles que la conservation des sols, l'irrigation, le reboisement, l'ensilage, la construction d'hôpi- taux et de centres de services sociaux, et des activités artisanales, est organisé à l'échelle nationale et régionale. Le but de ce programme étant de répartir les paiements sur le plus grand nombre possible de chômeurs, les périodes d'emploi varient beaucoup suivant les régions, la moyenne étant légèrement inférieure à 15 jours par mois; pour la même raison, les notions de production et de productivité n'entrent pas encore en jeu. 63. La deuxième série de mesures prises par les pouvoirs publics concerne l'émigration. Le nombre des départs d'ouvriers tunisiens vers l'étranger a augmenté au cours des dernières années, passant d'environ 6.000 par an avant 1969 au chiffre officiel de 13.800 en 1970. Cepen- dant, les statistiques françaises de l'immigration semblent indiquer que les chiffres fournis par la Tunisie sont très au-dessous de la réa- lité (11.000 immigrants tunisiens contre un chiffre de 7.900 fournis par la Tunisie). Si cette remarque s'applique également à l'Allemagne (qui, avec la France, a absorbé plus de 93 pour cent de l'émigration tunisienne en 1970), le chiffre total des émigrants tunisiens approche- rait de 20.000. Llémigration enregistrée durant le premier semestre de 1971 laisse prévoir un effectif annuel supérieur à ce chiffre. Le plupart des émigrants trouvent à s'employer dans le bâtiment et dans les industries métallurgiques (h5 et 40 pour cent respectivement), et la plupart dIentre eux (55 pour cent) sont des ouvriers spécialisés. 6h. Les pouvoirs publics reconnaissent explicitement l'importance du débouché qu'offre (même à titre temporaire) l'émigration, laquelle permet d'alléger la pression exercée sur le marché de l'emploi. Outre les activités portant sur la formation professionnelle, lesquelles pour- raient être davantage orientées en fonction de la demande de main-d'oeuvre à l'étranger, les pouvoirs publics envisagent un système d'information qui permettrait de faire correspondre mieux et plus rapidement les demandes particulières provenant de l'étranger avec les qualifications disponibles. 65. Les perspectives de l'emploi au cours des prochaines années ne font pas apparaître d'amélioration. En 1976, la population masculine âgée de 15 à 64 ans atteindra le chiffre de 1.590.000. Eri supposant que le nombre des personnes qui seront dans l'incapacité de travailler dépasse légèrement celui de 1970 et atteigne 27.000, que le nombre total des travailleurs à l'étranger passe à 180.000 (ce qui semble être le maximum pouvant être atteint en une période de temps aussi courte) et que le nombre des garçons se trouvant dans les écoles passe à 180.000, la main-d'oeuvre tunisienne passerait à 1.200.000. -23- Tableau F: Main-dFoeuvre et emploi masculins, 1970 et 1976 (en milliers de personnes) 1970 1976 Groupe d'âge 15-64 ans 1.310 1.587 Dont: en état d'incapacité de travail 25 27 écoliers 121 180 émigrants 64 180 Main-d'oeuvre locale 1.100 1.200 Emploi 920 980 Dont: dans l'agriculture a/ 420 420 en dehors de liagriculture i/ 500 560 Ch6mage résiduel b/ 180 220 a/ Estimations correspondant au plein emploi. b/ Y compris au titre du chSmage saisonnier. 66. On ne prévoit pas d'augmentation de l'emploi (en termes de plein emploi) dans l'agriculture, l'accroissement prévu de la production devant être réalisé grâce à l'amélioration de la productivité. La progression de l'emploi en dehors de l'agriculture serait de l'ordre de 60.000 au total, ce qui laisserait un chômage résiduel d'environ 220.000 travailleurs masculins (supérieur au niveau actuel). Pour fournir à ces chSmeurs un emploi à plein temps dans des programmes de travaux publics semblables aux programmes en cours de réalisation, il faudrait disposer d'un budget annuel de plus de 30 millions de dinars (60 millions de dollars). -2h- III. PRINCIPAUX SECTEURS ECONONIQUES A. Agriculture 67. Résultats antérieurs. Bien que son importance diminue progressi- vement, l'agriculture demeure la principale activité de l'économie tuni- sienne. En 1970, le secteur agricole a fourni près de la moitié du volume total de l'emploi, ses exportations ont représenté le quart des marchan- dises exportées et il a contribué pour 15 pour cent au PIB. Etant donné la prédominance des cultures céréalières extensives et de l'élevage, aux- quels s'ajoutent 1' arboriculture fruitière et les cultures maratchères, sa productivité est assez faible (environ 400 dollars par an et par ouvrier du sexe masculin), bien que des écarts sensibles existent entre les secteurs moderne et traditionnel. 68. Il est difficile de dégager des tendances en ce qui concerne. la production du fait de l'amplitude des fluctuations d'une année sur l'autre. Il semble toutefois que la production agricole totale n'ait pas augmenté sensiblement au cours de la dernière décennie. Un accroissement d'environ 25 pour cent a bien été enregistré entre le début et le milieu des années soixante, mais il s'est trouvé à peu près annulé ensuite par une diminution analogue au cours de la seconde moitié de la décennie. Seules les cultures marafchères ont marqué une tendance nettement ascendante, et cela probable- ment à cause de l'accroissement des surfaces irriguées. La production de viande a également augmenté; mais cette augmentation peut s'expliquer en partie par les abattages abusifs pratiqués pendant la période de collecti- visation forcée. Les céréales sont demeurées,à peu près stationnaires, tandis que la production fruitière a fléchi. Tableau G : Principaux indicateurs agricoles Moyenne annuelle 1960/62 1964/66 1968/70 a! 1. Production totale 73,4 91.5 79,5 Dont : Céréales 21,2 26,3 22,3 Viande 17,4 22,8 25,O Fruiýts 27,2 32,7 21,6 Légumes 6,6 8,5 9,h 2. Production par habitant 1 165 c/ 3. Commerce extérieur - Exportations agricoles 30,0 34,i 26,8 Importations agricoles 21,3 22,3 33,6 Exportations nettes 8,7 11,8 - Importations nettes - - 6,8 a/ Valeur ajoutée, en millions de dinars aux prix de 1966. b/ Valeur ajoutée, en dinars aux prix de 1966. C/ En millionsde dinars, aux prix courants. -25- (9. La stagnation de la production agricole a coincidé avec une période de forte expansion démographique. L'écart croissant entre la production et la consommation intérieures s'est traduit par une dimi- nution des exportations et par une rapide progression des importations de produits alimentaires. Par suite de ces tendances divergentes, tendances particulièrement marquées au cours de la seconde moitié de la décennie, la Tunisie est devenue un pays importateur net de produits agricoles alors qu'elle était auparavant exportatrice nette pour ces produits. 70. Au cours des dix dernières années, plus de 200 millions de dinars - ce qui représente trois fois la valeur annuelle de la produc- tion d'une année récente - ont été investis dans le secteur agricole (Tableau 7.5 de l'Appendice statistique). Bien que la plupart de ces investissements aient servi à l'exécution de projets à rentabilité différée (par example, des projets de conservation du sol, de reboise- ment ou des travaux d'irrigation), il est surprenant qu'ils aient eu aussi peu d'effets apparents sur la production agzicole. Toutefois, ces 200 millions de dinars investis dans l'infrastructure agricole signifient qu'il existe maintenant des possibilités de développer plus rapidement ce secteur à l'avenir et que le rendement des dépenses destinées à améliorer l'utilisation des capacités installées pourrait 8tre substantiel. 71 Par ailleurs, il apparait bien qu'au cours des dix prochaines années, les marchés tant intérieur qu'extérieur pourraient absorber près de deux fois la production actuelle, laquelle est d'environ 80 millions de dinars. Depuis 1960, la consommation intérieure de produits agricoles s'est accrue d'environ un tiers, du fait surtout de l'augmentation de la population mais aussi de l'accroissement de la demande touristique. En 1980, la population de la Tunisie atteindra environ 6,7 millions d'habi- tants, ce qui représente une augmentation de 70 pour cent par rapport à 19»60. Si l'on tient compte de ce chiffre, ainsi que de l'élévation du niveau alimentaire de la population et de l'augmentation de la demande touristique, la consommation intérieure devrait 9tre de l'ordre de 110 à 120 millions de dinars aux prix constants, soit un accroissement de 8U pour cent par rapport à 1960. En outre, étant donné les débouchés qui s'ouvrent à la Tunisie aussi bien en Europe que dans les pays africains limitrophes (notamment en Libye), les exportations pourraient également être sensiblement accrues. 72. Facteurs de production et contraintes. Il n'est guère douteux que la Tunisie a un potentiel naturel suffisant pour doubler sa production agricole au cours de la présente décennie. Bien que des conditions naturelles ne soient pas particulièrement favorables, une bonne gestion devrait permettre une production suffisante pour couvrir les besoins alimentaires du pays et dégager également un excédent appréciable pour l'exportation. Les sols sont de qualité variable tandis que le climat varie des zones tempérées méditerranéennes au nord aux zones arides du sud où l'on pratique la culture -26- en oasis, ce qui permet une gamme étendue de cultures. La pluviométrie moyenne est supérieure à 1.000 mm. dans les régions c8tières nord-ouest et tombe à moins de 200mm. dans le sud. Des difficultés résultent des importantes fluctuations d'une année à l'autre, lesquelles proviennent dans une certaine mesure de l'état d'érosion des montagnes qui, si elles étaient boisées, pourraient exercer un effet régulateur naturel. Mais dans beaucoup de régions, on peut suppléer aux précipitations par l'irrigation, en utilisant soit l'eau des rivières soit des sources d'eau souterraines. 73. La superficie totale du pays représente 16 millions d4hec- tares, dont environ 9 millions peuvent être productifs (Tableau 7.6 de !'Àppen- dice statistique). Des forêts et surtout des pâturages extensifs en recouvrent la plus grande partie (5,7 millions d'hectares). Le reste est consacré à l'ar- boriculture fruitière (1,3 million d'hectares),A des cultures d'assolement, notamment des céréales (2 millions d'hectares), et l'on estime à plus de 200.000 hectares la superficie irrigable. 7h. Pour pouvoir réaliser son potentiel agricole, la Tunisie doit surmonter les obstacles à la production, constitués principalement par le manque d'expérience et de formation agricole, l'insuffisance d'organisation et la pénu- rie de matériel et d'inputs modernes. En dépit d'une récente tendance à l'ur- banisation, la main-dioeuvre ne manque pas dans les régions rurales, mais cette main-d'oeuvre nfa ni la formation ni l'expérience voulues. A part la culture déjà ancienne des agrumes, des olives et des dattes dans les régions c6tières, l'élevage des ovins et des bovins par des pasteurs nomades est demeuré jusquià ces derniers temps l'occupation traditionnelle de la grande majorité de la popu- lation rurale. 75. Les efforts en vue d6améliorer le régime foncier demandent à être intensifiés. àur les 9 millions d'hectares de terre utilisable, 3,8 millions d'hectares environ sont recouverts de forêts et de piturages communau- taires, environ 4,5 millions d'hectares sont classés comme exploitations agri- coles privées, et 0,7 millions d'hectares appartiennent à l'Etat. Une loi promulguée en 1964 a rendu obligatoire la recherche des titrec et l'enregistrement des propriétés foncières. Presque la moitié de la superficie des terres privées est actuellement couverte par des titres de propriété normalement établis et le reste est en partie couvert par des titres notariés permettant les transactions. Dans le cas des terres communautaires, l'Etat accorde des titres à ceux qui cul- tivent effectivement la terre et, dans le cas des terres qui ne sont pas cultivées par des particuliers, il encourage la transformation de ltancien système de pro- priété en groupements fonciers et des titres sont délivrés à ces groupes lorsqu'ils ont été dûment constitués. Une loi de février 1971 fixe des dimensions maximum et minimum pour les exploitations à l'intérieur des périmètres irrigués et prévoit des remembrements parcellaires. 76. La plupart des exploitations agricoles sont de taille trop petite pour que leur exploitation puisse être rentable. sur les 320.000 ex.- ploitations privées qui existent en Tunisie, seulement 12.000 comptent au moins 50 hectares. Leur superficie globale représente toutefois 1,5 million d9hectares. DIautre part, les terres prises aux colons en vertu de la Loi de -27- Nationalisation de 1964 représentent 784.000 hectares, dont 60.000 ont été transférés à un organisme para-étatique, l'Office de Mise en Valeur de la Vallée de la Medjerda (qui, à son tour, a distribué une partie de ces terres à des agriculteurs privés) et 724.000 à lOffice des Terres Domaniales (OTD). L'OTD a créé des fermes d'Etat sur 68.000 hectares et il exploite lui-même plusieurs fermes pilotes et centres d'enseignement agricole sur 48.000 hectares. Environ 400.000 hectares appartiennent à 565 coopératives, dont 218 sont des coopératives de production dans le nord du pays et 347 des coopératives de services dans le centre et le sud; ces dernières se chargent surtout de l'encadrement des agriculteurs et de la mise en valeur des terres, en particulier par lParboriculture et lam6- lioration des parcours. Enfin, 180TD dispose encore de 206.000 hectares répartis sur 1lensemble du pays et qui sont réservés à la vente, dont 112.000 hectares doivent être vendus à des jeunes exploitants. 77. Aux difficultés soulevées par le-manque de qualification de la main-dfoeuvre agricole, il convient également d'ajouter celles créées par un manque manifeste de cadres de gestion agricole disposant dfune formation et d'une expérience suffisantes, difficultés qui se font sentir pareillement dans le secteur privé, dans les coopératives et dans le secteur public. Au cours des six dernières années, les efforts en vue de combler le vide laissé par le départ des colons au début et au milieu des années soixante ont donné peu de résultats. En outre, le secteur privé s'est senti découragé par les menaces de collectivisation et par les changements de politiques agri- coles jusquien 1969. Lassistance technique extérieure a été très limitée dans ce domaine: on compte à ltheure actuelle environ 200 experts agricoles étrangers. 78. Les experts agricoles tunisiens disposant d'une bonne formation et expérimentés sont relativement peu nombreux. Bien que le système d Ien- seignement actuel fournisse une formation technique aux niveaux secondaire et supérieur, couvrant notamment 1'agriculture générale, l'irrigation, le génie rural, l'horticulture et la sylviculture, peu de Tunisiens, par rapport aux besoins, ont jusqutà présent suivi ces cours ou fréquenté ces établisse- ments. 79. Les services de vulgarisation agricole souffrent énormément du manque de cadres. Ceci stexplique non seulement par la pénurie générale d'experts tunisiens et étrangers, mais également par le fait que les ad- ministrations publiques, les organismes para-étatiques, les coopératives, les agro-combinats et les grandes exploitations agricoles privées absorbent la plupart de la main-d'oeuvre qualifiée du pays. Par suite de l'impact limité des agents polyvalents de vulgarisation agricole, le Gouvernement a entrepris la création de services spécialisés dans divers domaines, tels que les cultures céréalières, ltélevage, etc.; mais là encore, le manque de con- naissances techniques se fait durement sentir. Toutefois, l'utilisation d'agents spécialisés dotés d'une solide formation à l'échelon gouvernemental auxquels on adjoindrait des agents de district alertes, munis de connaissances générales, pourrait donner des résultats satisfaisants. Le pays a obtenu de bons résultats avec le programme de blé mexicain qui a amené la création dfun petit groupe d'agents de vulgarisation spécialisés dans la production céréalière. -28- 80. L'Etat joue un rôle important dans l'agriculture tunisienne. Sans compter les terres qui lui appartiennent en propre, la nécessité dientre- prendre des travaux dfirrigation et de conservation du sol a souvent amené les autorités à prendre dfimportantes décisions en matière d'investissement. Ctest ainsi qu'au cours de la période 1965/68, les investissements directs de l'Etat ont représenté 71 pour cent de la formation brute de capital fixe dans l'agri- culture, contre 14 pour cent pour les entreprises publiques et seulement 15 pour cent pour les entreprises privées, coopératives comprises. Ainsi, le dixième au maximum des investissements réalisés dans ce secteur a été le ré- sultat de décisions prises par les exploitations agricoles privées. Toutefois, par suite de la confiance croissante qutinspire au public la politique du nouveau Gouvernement, on peut s'attendre à ce que les agriculteurs privés accroissent leurs investissements et dtaprès certaines estimations récentes, il semble déjà que la part du secteur privé ait augmenté en 1970. Par contre, la part de l1Etat et des entreprises publiques dans le montant total des investissements agricoles a diminué ltan dernier et on s'attend à une nouvelle diminution en 1971. Paral- lèlement à ces tendances, les pouvoirs publics prévoient des changements dans l'affectation des fonds dfinvestissement, qui se traduiront par une diminution des travaux d'irrigation au profit des moyens de production des exploitations agricoles. 81. Depuis 1969, le Gouvernement a également accordé davantage d'impor- tance à laugmentation du volume des facteurs de la production agricole en adoptant diverses mesures destinées à faciliter l'importation des pièces détachées, à aug- menter les distributions de semences et à encourager l'utilisation des engrais azotés. Les prix des engrais ont été abaissés et des conditions spéciales de cré- dit ont été consenties aux agriculteurs. On a enregistré de ce fait une augmen- tation des importations dlengrais azotés, qui sont passées de 23.000 tonnes en moyenne par an de 1963 à 1968 à 40.000 tonnes en 1969 et 1970. Ces mesures demeurent toutefois insuffisantes. Il faut à l'agriculture au moins 25.000 tonnes d'engrais azotés par an pour les cultures maraîchères et les autres cultures irrigées, ce qui laisse environ 20.000 tonnes pour les céréales. Cette quantité représente celle qui est nécessaire pour une superficie de 100.000 hectares, soit le cinquième seule- ment de la superficie nécessitant llutilisation d'engrais si la Tunisie voulait produire suffisamment de céréales pour suffire entièrement à ses besoins. 82. Les deux principales sources de crédit agricole en Tunisie sont la Banque Nationale de Tunisie (BNT) et lEtat. La ENT fournit principalement du crédit à court terme aux grandes exploitations sur ses propres ressources, alors que les prêts à long et moyen terme aux grandes exploitations, ainsi que tous les prêts supérieurs à 250 dinars consentis aux petits agriculteurs, sont financés par l'Etat par l'intermédiaire d'un fonds spécial pour l'agriculture (FOSDA). La BNT gère également les fonds de contrepartie provenant des ventes effectuées dans le cadre de l'aide américaine au titre de la loi PL 480, ainsi que la fraction en espèces du Rogramme Alimentaire Mondial; elle participe également avec la BIRD a la gestion de projets de crédit agricole. En octobre 1970, de nouveaux textes législatifs ont été promulgués, prescrivant des mesures tendant à allQuer des cr(- dits à ce fonds, destinés à l'encouragement des investissements privés. Toutefis, les crédits qui ont été jusquià présent disponibles semblent avoir été bien infé- rieurs aux besoins. -29- 83. Les contrôles exercés par l'Etat et les opérations des organismes officiels de commercialisation ont assuré la stabilité des prix des principaux produits agricoles (céréales, huile d'olive) durant la plus grande partie de la décennie passée. Quelques ajustements furent apportés à partir de 1967, mais ils ne représentèrent que peu d'incitations matérielles pour les producteurs. Les prix des autres produits agricoles (principalement les fruits et les légumes) ont fluctué plus librement en fonction de l'offre et de la demande sur les marchés intérieur et extérieur. Vers la fin de 1969 et au début de 1970, le Gouvernement a décidé d'apporter des modifications à sa politique des prix agricoles en vue d'encourager la production. Certains prix ont été libérés, notamment ceux des pro- duits de l'élevage, mais cette nouvelle politique demande à être précisée davantage. 84. L'agriculture tunisienne a reçu une aide étrangère importante au cours des dix dernières années. Bien qu'il soit difficile de déterminer la contribution des capitaux étrangers aux investissements agricoles, il semble qu'elle ait repré- senté près de la moitié du total. Les Etats-Unis, l'Allemagne, l'URSS, le Kowel't et la Banque Africaine de Développement ont financé des travaux d'hydraulique agri- cole tandis que des projets de conservation des eaux et du sol et ltétablissement de nouvelles plantations d'arbres fruitiers ont été entrepris principalement avec l'aide du Programme Alimentaire Mondial. Des prêts et crédits du Groupe de la Banque Mondiale ont aidé les coopératives de production céréalières ainsi que des exploitations privées, des fermes laitières et des plantations de dattiers. Cer- tains pays industrialisés octroient des crédits-fournisseurs pour l'achat de matériel agricole. Enfin, les Etats-Unis, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, la France. l'Italie et le Danemark, et principalement le PNUD/FAO, financent des projets d'as- sistance technique destinés notamment à améliorer l'élevage des bovins et des ovins, les méthodes d'irrigation et la gestion agricole. 85. Perspectives. Les modifications apportées à la politique gouverne- mentale, et notamment la dissolution d'un grand nombre de coopératives, l'encourage- ment des agriculteurs privés, l'augmentation des importations d'engrais, les efforts déployés en vue d'étendre l'utilisation de semences à rendement élevé et la poursuite de l'extension du réseau d8irrigation, commencent à donner des résultats. Ces di- verses mesures, ainsi que le retour à des conditions atmosphériques plus normales, semblent avoir eu pour résultat d'arrêter le fléchissement de la production constaté depuis 1965, et les conditions devant permettre un accroissement modéré de la pro- duction agricole au cours des prochaines années paraissent maintenant réunies. On peut s'attendre à des accroissements de productivité pour le blé et les cultures maraichères et, à plus long terme, pour llélevage et les fruits. Toutefois, des mesures supplémentaires sont nécessaires pour surmonter les obstacles à la produc- tion actuels, et accélérer la croissance à long terme. Le taux de croissance de plus de 10 pour cent prévu pour cette année constitue une exception due à la récolte exceptionnellement importante d'olives, et il n'indique pas à lui seul le début diune nouvelle période de croissance accélérée. 86. Les efforts destinés à accélérer l'accroissement de la production devront porter principalement sur les exploitations agricoles les plus importantes, car c'est dans ces exploitations que l'utilisation des techniques modernes est la plus facilement applicable. On pourra ainsi enregistrer un important accroisse- ment de la productivité à court et moyen terme en ce qui concerne les céréales, l'agriculture irriguée et l'élevage. La production de blé et d'autres céréales pourrait être augmentée relativement vite en fournissant aux grandes exploitations agricoles pratiquant la culture sèche dans le nord du pays, les facteurs de produc- tion qui leur sont nécessaires (équipement mécanique, pie'ces de rechange, nouvelles semences, engrais et insecticides). La production par irrigation pourrait également -30- être augmentée en restaurant des périmètres existants dans lesquels l'infra- structure a déjà été mise en place mais qui ne sont pas encore totalement utilisés. On estime que, rien que dans le centre du pays, les périmètres de ce genre comprennent environ 15.000 hectares. D'autres part, la création de centres d'embouches permettrait d'accroftre sensiblement la production de viande étant donné que la plupart des animaux abattus actuellement ont un poids trop faible. A plus long terme, on pourrait prévoir l'application de meilleures méthodes pour la reproduction des troupeaux pour augmenter leur ration alimentaire, accroître les surfaces irriguées et augmenter le rendement des vignes et de l'arboriculture fruitière. 87. Pour réaliser ces accroissements de productivité, il convient que le Gouvernement simplifie son administration agricole. Il convient notam- ment de décentraliser le crédit agricole. Les organismes chargés de la commer- cialisation des légumes, des fruits, des fleurs, de la viande et autres denrées périssables, pour lesquels il existe des possibilités d'exportation intéressantes, doivent pouvoir mieux répondre à ces possibilités du marché. Les efforts des- tinés à surmonter les difficultés causées par le manque de techniciens et de cadres de gestion seront particulièrement décisifs. A court et à nwyen terme, cet obstacle ne pourra être écarté qu'en ayant recours dans une plus grande mesure à ltassistance technique étrangère, soit en engageant des experts étran- gers soit en autorisant des entreprises étrangères à exploiter des terres en Tunisie, tout au moins pendant une période limitée. A plus long terme, il faut envisager une formation suffisante pour renforcer les cadres tunisiens. 88. Sylviculture. Bien que les statistiques officielles indiquent que la forêt tunisienne recouvre près de 10 pour cent de la superficie totale (1,2 million dthectares), en fait environ la moitié seulement de cette superficie re- présente un potentiel productif. Le reste consiste essentiellement en montagnes soumises à l'érosion et recouvertes de broussailles pratiquement sans valeur du point de vue forestier. Au cours des années passées, la politique dans le domaine forestier a porté principalement sur le nord du pays oÙ, entre 1956 et 1970, 122.000 hectares de nouvelles plantations, principalement d'eucalyptus et de pins d'Alep, ont été réalisées. Malheureusement, la plupart des plantations d'eucalyp- tus ont commencé à manifester des signes de faible croissance après la cinquième ou la sixième année. L'Institut pour le Reboisement et, plus récemment, l'Insti- tut National de la Recherche Forestière, en collaboration avec le PNUD/FAO, s'ef- forcent avec la Direction des Forêts du Ministère de l'Agriculture, de résoudre ces problèmes et d'élaborer une politique rationnelle à long terme. Alors que nombre de régions, notamment dans le nord, semblaient se prêter particulièrement à l'établissement de forêts, on estime maintenant que ces terres seraient mieux utilisées sous forme de pâturages et, qu'au lieu d'eucalyptus, il vaudrait mieux planter des pins d'essence locale (Pin d'Alep, Pin Maritime et Pin Pignon). 89. Pêche. La Tunisie compte 1.300 kilomètres de côte sur la Méditer- ranée et ses prises sont de l'ordre de 30.000 tonnes de poisson par an. La plu- part du poisson est consommé dans le pays. L'équipement actuel est relativement inefficace et la modernisation de l'industrie de la pêche pourrait accroître les prises à environ 50.000 tonnes par an. Le Gouvernement a entrepris un tel programme de modernisation, avec llassistance du PNUD/FAO et de l'IDA. Si ces efforts sont fructueux, la consommation intérieure ainsi que les exportations pourront s'accroltre sensiblement. Les services de commercialisation, qui dépendent conjointement de l'Office National des Pêches (ONP) et de la Eirection des Pêches du Ministère de l'Agriculture, semblent être bien organisés. -31- B. Industrie 90. Structures et résultats. En 1970, l'industrie - industries de transformation, mines et pétrole - a représenté environ 27 pour cent du PIB au coût des facteurs, 16 pour cent de l'emploi et près de 70 pour cent des exportations de marchandises. A part quelques importantes réalisations dans l'industrie chimique, le raffinage du pétrole et l'acier, l'industrie tuni- sienne se compose encore principalement d'industries légères fabriquant des produits de consammation pour le marché intérieur. Les industries alimentaires, les textiles, l'habillement, le cuir et l'industrie du bois, représentent en- semble plus des deux-tiers de la production manufacturée. L'intégration de ces industries, tant horizontale que verticale, est limitée étant donné que la plupart des produits manufacturés ne demandent que peu de transformation en Tunisie (par exemple, produits alimentaires, objets en céramique, matériaux de construction, pâte à papier et plomb), ou sont fabriqués à l'aide principalement de produits intermé- diaires importés (par exemple, produits des industries mécanique et électrique, articles en matière plastique, textiles synthétiques et sucre raffiné). 91. L'activité industrielle est largement concentrée à Tunis et dans les environs (60 pour cent). Le reste est réparti à peu près également entre Sfax, Bizerte et Gabès. Gafsa, situé au centre ouest du pays, est le principal centre des mines de phosphate, tandis que la plupart du pétrole brut provient d'El Borma, situé au sud, près de la frontière algérienne. Tableau H: Principaux Indicateurs Industriels 1965 1970 Production a/ 71 112 Dont: Pétrole brut 1 23 Autres produits miniers 9 1l Industries de transformation 61 78 Exportations b/ 34 62 Dont: Pétrole brut - 23 Autres produits miniers 15 12 Industries de transformation 19 17 1964/69 Investissements b/ 196 Dont: Pétrole brut 73 Autres produits miniers 21 Industrie de transformation 102 a/ Valeur ajoutée en millions de dinars aux prix de 1966. b/ En millions de dinars, aux prix courants. -32- 92. En dépit d'importants investissements, la production industrielle a augmenté relativement lentement. Entre 1964 et 1969, environ 123 mil- lions de dinars furent investis dans les industries de transformation et dans les industries extractives (développement du pétrole excepté) mais la production aux prix constants de 1966 n'a augmenté que de 19 millions de dinars durant la période 1965/70, indiquant un coefficient marginal de capital supérieur à 6. La croissance des industries de transformation fut en moyenne de 5 pour cent par an et concentrée surtout dans les tex- tiles et l'habillement dont la production a servi, dans une large mesure, à remplacer des articles auparavant importés. Les industries alimentaires ont fléchi au cours de cette période par suite de mauvaises récoltes, tandis que les industries chimiques (engrais principalement) ont progressé jusqu'en 1968 pour plafonner ensuite par suite de difficultés de commer- cialisation et d'approvisionnement. Les industries de l'acier et du montage expliquent le triplement de la production des industries mécaniques et électriques, tandis que les autres branches n'augmentaient que modé- rément (Tableau 2.2,Appendice statistique). Dans les industries extrac- tives, la production est demeurée à peu près stationnaire, contribuant pour environ 2 pour cent au PIB, tandis que celle du pétrole brut, qui a démarré en 1965, a enregistré une rapide expansion, représentant 5 pour cent du PIB l'an dernier. 93. Abstraction faite du pétrole qui, en 1970,a représenté 26 pour cent des exportations totales de marchandises, les résultats enregistrés par l'industrie en matière d'exportations sont demeurés médiocres. Les exportations d'engrais, de minerais de phosphate et d'autres produits miniers, ont marqué une diminution ces dernières années et la justifica- tion économique d'exportations subventionnées de fonte et de fer en barres, lesquelles ont augmenté considérablement ces dernières années, est contestable. Les exportations des industries légères n'ont pas aug- menté et l'on n'a pas introduit de nouveaux produits sur le marché. Par contre, l'augmentation des exportations de matériaux de construction, principalement à destination de la Libye, de pâte à papier à partir de l'alfa, de plomb et de tapis semblent correspondre au développement de potentiels économiques valables. 9h. Il existe peu d'informations sur la dimension et la propriété des entreprises industrielles, l'utilisation de leurs capacités de production, la structure.des coûts, la productivité du travail, les profits et pertes. Les statistiques disponibles sont sommaires, même en ce qui concerne la production. Il semble cependant que beaucoup d'entreprises occupent une main-d'oeuvre trop nombreuse, ce qui entraîne une faible productivité du travail, et que les béné- fices soient en moyenne, relativement bas, malgré une forte protection douanière. Au fait, de nombreuses entreprises réalisent des pertes qui sont couvertes par des subventions gouvernementales et des crédits bancaires. L'insuffisance de données comptables et l'existence de monopoles rendent difficile un jugement quant à la justification économique des activités industrielles et l'efficacité de leur gestion, même pour les entreprises indiquant un bénéfice. -33- 95. Politiques industrielles. Le développement industriel a été réalisé essentiellement dans le secteur public. Près des trois-quarts des investissements réalisés depuis 1960 dans les industries extractives et dans les industries de transformation ont été entrepris par des entre- prises publiques (Tableau 8.3, Appendice statistique); à l'exclusion des recherches pétrolières, la part des investissements publics s'est élevée à 85 pour cent. En plus de son activité d'investissement, par l'intermé- diaire des entreprises publiques, le Gouvernement a étendu son contrôle du secteur industriel par la nationalisation d'une grande variété d'exploi- tations appartenant auparavant à des firmes étrangères. En conséquence, la majeure partie de la capacité de production industrielle appartient maintenant au secteur public. 96. Dans sa politique d'investissement industriel, le Gouvernement a donné la priorité aux activités destinées à la fabrication de produits des- tinés à remplacer des importations (vêtements, produits pétroliers raffinés, ciment, acier, véhicules et équipement), à l'expansion des activités liées à l'exploitation des ressources naturelles (phosphates et autres minéraux, alfa) et plus récemment, au développement de la partie sud du pays, en particulier de Gabès. 97. Les pouvoirs publics sont intervenus dans la plupart des décisions d'investissements, qu'elles relèvent des secteurs public ou privé. Les dé- cisions initiales concernant la création d'importantes entreprises publiques conformément aux directives susmentionnées ont été prises directement par l'Etat, en tenant insuffisamment compte des considérations économiques ou techniques. Les décisions d'investissements des entreprises publiques existantes sont exa- minées conjointement par la Direction de l'Industrie au Ministère de l'Economie Nationale, par le Ministère du Plan et par le Ministère des Finances, dans le cadre d'une Commission des Investissements, qui est composée essentiellement de fonctionnaires de l'Etat. Cependant, aucune des administrations susmentionnées n'a été vraiment en mesure de procéder à des évaluations adéquates en ce qui concerne les marchés, les coûts, la rentabilité ou les facteurs techniques. Lorsque les résultats d'exploitation se sont ensuite révélés inférieurs aux prévisions, comme cela a été souvent le cas, les entreprises publiques ont fait appel aux subventions de l'Etat. 98. Les projets d'investissement des entreprises privées sont également subordonnés à l'agrément de la Commission des Investissements, conformément aux dispositions du Code des Investissements. Ce code prévoit l'octroi éventuel de divers avantages fiscaux et autres encoura- gements, essentiellement à titre individuel. Comme la Commission manque de personnel et qu'il lui est difficile d'obtenir des données sûres en ce qui concerne les coûts, les techniques envisagées ou les plans de financement des investissements projetés, le principal cri- tère apparemment appliqué jusqu'ici a été d'éviter la concurrence avec des entreprises déjà agréées. En outre, le manque de personnel a en- traîné des retards importants dans l'octroi des autorisations, ce qui a constitué un obstacle à l'investissement privé. -34- 99. Le Gouvernement a fourni, directement ou indirectement, la plus grande partie des fonds destinés aux investissements industriels. A l'origine, il a fourni aux entreprises publiques des capitaux propres auxquels s'est ajouté le capital souscrit par les banques sous contrôle de l'Etat et par quelques entreprises privées et des particuliers. En outre, les entreprises publiques ont eu recours dans une très large me- sure au crédit bancaire, crédit généralement avalisé par l'Etat. Du financement supplémentaire a été obtenu auprès de fournisseurs étrangers, là encore avec la garantie de l'Etat, expresse ou tacite. La princi- pale source intérieure de crédits à moyen et à long terme pour les in- vestissements industriels privés en Tunisie est la Société Nationale d'Investissement (SNI). Au cours des quatre années passées, les inves- tissements privés dans les industries de transformation ont été en moyenne de l'ordre de 4 millions de dinars par an, dont environ 35 pour cent ont été financés par la SNI. Les prêts de la SNI sont accordés pour une durée de 5 à 12 ans et leur taux d'intérêt est de 8,1/2 à 9 pour cent. Grâce aux transferts et aux garanties de l'Etat, ainsi qu'à la conversion de prêts à court terme en prêts à long terme, le coût effectif des emprunts effectués par un grand nombre d'entreprises publiques a été abaissé sensiblement. 100. Outre les procédures administratives destinées à orienter les investissements industriels, l'implantation de nouvelles entreprises concurentielles ainsi que l'exploitation des entreprises existantes ont été gênées par les réglementations concernant les importations et les exportations, 1-a disponibilité des recettes de change, et la fixation des prix. Les restrictions à l'importation protègent les producteurs déjà établis, tandis que l'approbation par l'Etat des prix intérieurs (sur la base contestable du prix de revient majoré du taux de profit) a virtuellement écarté la nécessité d'améliorer les rendements. L'in- tervention directe de l'Etat dans l'exploitation des entreprises publiques a empêché le développement et l'application de saines méthodes de gestion. La possibilité d'avoir recours aux subventions de l'Etat a eu tendance à décourager, dans ces entreprises, l'application de méthodes prudentes de gestion financière. Dans un certain nombre d'in- dustries, la responsabilité de la commercialisation a été confiée à des organismes autonomes et ces entreprises ne s'occupent donc que de la production. Dans certains cas, il n'a pas été possible aux direc- teurs d'entreprises de choisir leurs collaborateurs tandis que dans d'autres, ils ont été obligés d'employer un personnel trop nombreux. Si les contr8les exercés sur les traitements et salaires ont permis de maintenir à un bas niveau le coût unitaire de la main-d'oeuvre, ils ont par- fois emp9ché ¯_utilisation rationnelle de cette main-d'oeuvre, de sorte qu'il est possible qu'ils aient en fait contribué au niveau élevé de la masse salariale globale. Par suite des facteurs susmentionnés, des déficits ont été enregistrés chaque année dans un grand nombre d'entreprises publiques industrielles et, à part quelques rares exceptions, très peu de progrès scant rélevés. -35- 101. Dans le secteur privé, la meilleure gestion des entreprises consta- tée en général vient du fait des responsabilités qui leur incombent en matière de rentabilité. Bien qu'étant aux prises avec les mêmes difficultés que les entreprises publiques en ce qui concerne le manque de main-d'oeuvre qualifiée, de connaissances techniques et de moyens de commercialisation, beaucoup de directeurs d'entreprises privées font preuve d'une compétence et diune effi- cacité remarquables. 102. Le Gouvernement s'est heurté à des difficultés dans ses efforts destinés à promouvoir les investissements directs étrangers. Ces difficultés ont ré- sulté en grande partie des procédures compliquées déjà mentionnées, d'un manque de confiance dans la politique industrielle du Gouvernement, et dfincertitudes quant aux avantages octroyés. Bien que le Code des Investissements promulgué en juin 1969 ait indiqué l'intention d'accueillir les investissements directs étrangers et de leur accorder un certain nombre d'avantages, l'application du Code est restée discrétionnaire. Les investissements directs étrangers dans l'industrie se sont élevés à 10 millions de dinars par an en moyenne au cours des quatre dernières années, mais ils ont été affectés dans une large proportion à la recherche et à l'exploitation pétrolières. 103. Evolution récente. Conscient du grand nombre de difficultés auxquelles se heurte l'industrie tunisienne, le Gouvernement a procédé récemment à un réexamen de ses politiques dans ce domaine en vue de limiter désormais son rôle à la planification générale, à la promotion et à la coordination des activités industrielles; en matière de ges- tion, il n'interviendrait que dans les secteurs de base tels que l'in- dustrie extractive et l'énergie. La protection douanière serait rendue plus sélective et la concurrence intensifiée en accordant un rôle accru au mécanisme du marché. Le Gouvernement désire rétablir la confiance des investisseurs locaux et étrangers, encourager les petites et moyennes entreprises, et libérer le secteur privé des entraves administratives. Une importance spéciale sera accordée à l'exportation ainsi qu'à la création d'emplois. Enfin, les entreprises du secteur public doivent faire l'ob- jet d'une enqugte en vue de renforcer leur structure financière, d'améliorer leur gestion et d'accroftre leur rentabilité. 10. La mise en oeuvre de telles politiques a été amorcée mais des mesures plus précises seront nécessaires si le Gouvernement entend mener à bien la réorientation des activités industrielles. La procédure d'agrément des investissements a été accélérée; on a réalisé un début de libéralisation dans l'importation de certains éléments de production; et une commission effectue actuellement une enqugte auprès des entreprises pu- bliques. Certains services de commercialisation ont été renforcés. Une im- portance plus grande est maintenant accordée aux études de projets. Cependant, l'ensemble des réglementations, des contrôles et des interventions directes demeurent encore presque intacts. Les transferts du budget de l'Etat aux entreprises publiques restent élevés; d'importants investissements sont réalisés ou projetés dans ces entreprises; et les investissements privés dans l'industrie restent insuffisants. -36- 105. Il convient de réduire encore davantage l'intervention des pouvoirs publics si l'on veut développer un secteur industriel vigoureux. Pour as- surer Ja viabilité des investissements, les décisions de l'administration en matière d'investissements devraient graduellement disparaître, le Gouverne- ment n'intervenant dans le financement d'activités industrielles que lorsque les entreprises le demandent et cela uniquement suivant des modalités claire- menb définies. Sous cet angle, les dépenses d'investissements prévues dans le secteur industriel public devraient être réexaminées. La dissolution de la Commission des investissements et l'établissement d'un service unique pour aider les investisseurs et autoriser lapplication de la lé- gislation et des règlements de manière équitable et uniforme, répondraient au souci d'accroftre la confiance des investisseurs. 106. De même, i] convient de procéder à une évaluation réaliste des activités des entreprises publiques. Sans une étude des marchés et de la rentabilité, mettre l'accent sur la révision des structures financières et l'abaissement des coûts unitaires serait vain. Il est nécessaire d'é- tudier, cas par cas, les actions à entreprendre pour rendre les entreprises rentables, en faisant appel au besoin, aux services de consultants étran- gers. Dans certains cas, une réorganisation de l'entreprise pourra s'avérer possible. Dans d'autres, il n'est pas exclu qu'il faille envisager une liquidation.- Les objectifs sociaux devront être dissociés des fonctions productives des entreprises. L'intervention directe dans les opérations financières courantes, la commercialisation, le recrutemeet de personnel, et les traitements et salaires devrait être réduite au minimum; et les organes de gestion des entreprises publiques devraient recevoir plus de responsabilités et d'autonomie. Obtenir une crois- sance industrielle rentable peut être atteint par des actions indirectes, laissant à ceux qui demeurent en contact étroit avec l'entreprise et qui sont responsables de sa bonne marche, le soin de prendre eux-mêmes les décisions courantes. 107. Pour minimiser toute crainte de discrimination et soumettre les entreprises publiques à la discipline de la concurrence, les entre- prises publiques et privées devraient être traitées pareillement. Ceci signifie qu'elles aient le même accès aux crédits et aux marchés, et que l'application des mesures de protection, des allègements fiscaux et des autres encouragements soit uniforme. En plus, la Tunisie bénéficierait d'un recours plus large à des cadres et capitaux étrangers. En admettant l'application effective d'une règlementation limitée en matière de divulgation des comptabilités, de fiscalité, et de pratiques commer- ciales loyales, et en garantissant le transfert des bénéfices réalisés, la Tunisie risquerait peu et aurait tout à gagner d'une collaboration avec l'étranger,pour le développement de ses ressources naturelles et économiques. -37- 108. Perspectives. L'accélération de la croissance et le développement d'un secteur individuel dynamique et compétitif dépendent de la mise en oeuvre de la nouvelle politique industrielle, 4tant donné que les occasions de substitutions aux importations diminuent. A court terme, il pourrait y avoir une baisse tempo- raire de la production et de l'emploi du fait que les entreprises non rentables seraient assainies. Cependant, une base serait établie pour permettre de soutenir une croissance rapide et durable de l'industrie. 109. Les principaux avantages dont dispose la Tunisie en matière de dévelop- pement industriel sont : le faible coût de sa main-d'oeuvre, la qualité de cette main-d'oeuvre lorsqu'elle est suffisamment formée; l'esprit d'initiative de ses cadres, qui pourraient en partie passer du secteur commercial au secteur indus- triel; la proximité de l'Europe pour les échanges de produits et de services et enfin, un climat politique stable. Parmi les branches d'activité offrant des possibilités de développement, figurent les industries légères telles que les textiles, l'habillement et les articles en matière plastique; les industries mé- caniques et électriques; le conditionnement; les conserves alimentaires; les objets d'artisanat, à l'intention surtout de la clientèle touristique; les activités de sous-traitance; les industries chimiques et la recherche et le développement du pétrole. 110. Il convient d'accorder une attention particulière aux perspec- tives du secteur minier et du pétrole brut. Pour les mines, les plans actuels visant à accroître la production de phosphates doivent être examinés de très près sous l'angle de leur viabilité économique et fi- nancière. Les conditions du marché dans les pays à monnaie convertible n'apparaissent pas très favorables pour les minerais de qualité analogue à celle du minerai tunisien et leur enrichissement est d'un coit élevé. La production sera capitalistique, et la plupart des équipements proviendront des pays à monnaie convertible; peu d'emplois seront créés. Les perspec- tives de marché semblent plus favorables pour les autres minerais, notam- ment le plomb, le spath fluor et le mercure, dont la production s'est développée de manière satisfaisante. Toutefois, les réserves prouvées de ces minernis sont limitées et la production pourrait bientôt diminuer, a moins que plus de moyens soient affectés à la prospection et nu développe- ment. 111. Pétrole. La production de pétrole brut a dépassé 4 millions de tonnes en 1970. La prospection a été réalisée par des compagnies italienne et françaises, principalement dans le centre et le sud du pays. Le gisement d'El Borma fut découvert en 1965, et la production s'est élevée à environ 3,9 millions de tonnes en 1970; les réserves connues exploitables sont d'en- viron 5n millions de tonnes. Un autre gisement fut découvert à Douleb (centre-ouest de la Tunisie) en 1967, qui produit environ 160,000 tonnes par an. La production tend à plafonner depuis 1969, étant donné l'absence de nouvelles découvertes. -38- 112. La Tunisie n'entreprend pas elle-même la prospection pétrolière mais les permis de recherches octroyés aux compagnies étrangères prévoient une participation tunisienne à l'exploitation en cas de succès. Le Gou- vernement tunisien détient 43 pour cent de la SEREPT (Société de Recherches et d'Exploitation des Pétroles en Tunisie), en association avec la compagnie française SNPA (Société Nationale des Pétroles d'Aquitaine) à Douleb; la SITEP (Société Italo-Tunisienne d'Exploitation Pétrolière) qui exploite El Borma, est pour moitié la propriété de la Tunisie, l'autre moitié appar- tenant à une filiale de la compagnie italienne ENI (Ente Nazionale Idrocarburi). La fiscalité sfélève à 50 pour cent de la valeur de la production aux prix d8exportation effectifs ($1.82-$1.86 par baril f.o.b. Cekhira en 1970). Une partie est versée sous la forme de livraisons à la raffinerie de Bizerte, qui est également la propriété conjointe de la Tunisie et de l'ENI. 113. Des permis de recherches ont été accordés pour environ la moitié du territoire national et pour une part importante du plateau continental au-delà des côtes est. La SNPA dispose des permis les plus étendus (40,000 km2) suivie de 18ENI et de la CFP (Compagnie Française des Pétroles). Des indices de gisements ont été découverts par l1ENI au sud d'El Borma et, plus récemment, la CFP (opérant sous le nom Compagnie Franco-Tunisienne des Pétroles) a réalisé des forages positifs dans la région de Sfax où il est maintenant prévu de produire environ 300,000 tonnes de brut par an dès l'an- née prochaine. Les perspectives dfautres décauvertes sont favorables dans cette dernière région et dans dfautres. Trois nouveaux permis de recherches ont été accordés en avril dernier conjointement à la Canadian Industrial Gas and Oil Ltd. et à la compagnie allemande T.H. Weisser-K.G.; ils portent sur des superficies situées dans le golfe de Tunis, dans le golfe de Gabès et au sud de Chott-El-Djerid. C. Tourisme 1l4. Partant d'un faible miveau de développement, le tourisme a marqué un essor rapide au cours des années soixante. En 1970, le nombre des touristes étrangers ont dépassé 400.000 (Tableau 8.h de 1Appendice statistique), les nuitées dthStel 3,8 millions ; le tourisme est devenu la source de devises la plus importante pour le pays (29 millions de dinars). Près de 80 pour cent des touristes viennent d'Europe occidentale, la plupart par avion et dans des voyages organisés. L'expansion de cette forme de tourisme stest accompagnée d'une augmentation de la durée de séjour moyenne a plus de neuf jours, mais elle a aussi contribué à accentuer les fluc- tuations saisonnières dans le secteur. Près de 50 pour cent des nuitées d'hôtel sont concentrées durant la période de juillet-septembre et, de ce fait, le taux d'occupation moyen des hâtels a été inférieur à 30 pour cent. 115. L'expansion de la demande touristique stest ralentie en 1969 et en 1970 par suite des dégàts causés par les inondations, de la situation poli- tique dans la partie orientale du bassin méditerranéen, et de difficultés dans lforganisation de la commercialisation. Bien qutil puisse s'agir là de facteurs temporaires, les réservations pour la saison de 1971 sont satis- faisantes, ils mettent en doute la réalisation des 8 millions de nuitées prévues pour 1972 par le Plan quadriennal. -39- 116. A l'origine, l'Etat a encouragé le tourisme par l'intermédiaire d'une chaîne hôtelière publique et les investissements publics ont re- présenté environ 90 pour cent de l'investissement total dans le secteur durant 1962-64. Ensuite, les pouvoirs publics ont recouru davantage à des encouragements financiers indirects et à l'octroi d'une assistance en matière de planification au secteur privé. la proportion des investisse- ments privés est ainsi devenue progressivement prédominante et, en 1970, représentait près de 90 pour cent; la proportion des investissements directs étrangers s'est élevée jusqu'à 10 pour cent. 117. Jusqu'à présent, les investissements dans le tourisme ont été rentables, bien qulen certain nombre d'hôtels aient été construits selon des normes trop luxueuses pour la demande disponible. Toutefois, la dimi- nution récente du taux d'occupation ainsi que la hausse des prix intérieurs, ont diminué l'attraction des investissements hôteliers alors que d'autres secteurs tels que l'agriculture, le commerce et le secteur immobilier s'ouvrent à nouveau à l'investissement privée . Ilest prévu queenviron 7.000 lits seront terminés en 1971, ce qui portera la capacité d'héberge- ment à environ hh.000 lits; mais le désintérêt des investisseurs privés à l'égard du secteur pourrait en compromettre l'expansion; il est vraisem- blable que la capacité d8hébergement effective en 1972 sera sensiblement in- férieure aux 65.000 lits prévus par le plan. Cependant, malgré l'écart par rapport aux objectifs tant en matière de capacité d'hébergement que de nuitées, les recettes en devi3es dépasseront le montant prévu au Plan, du fait d'une dépense quotidienne par touriste plus élevée que prévu. 118. Le Gouvernement étudie actuellement un plan directeur pour le développement du tourisme jusqu'en 1985. Des études de pré-inves- tissement en vue d'évaluer les besoins du secteur en infrastructure, seront prochainement terminées. Les objectifs pour 1985 ont été ar- rêtés provisoirement à 1 million et demi de visiteurs et une capacité hôtelière à 125.000 lits. Il s'agit là d'objectifs relativement modestes, qui représenteraient une diminution plutôt qulune augmentation de la part de la Tunisie dans le tourisme méditerranéen. Le développement touris- tique serait centralisé dans sept zones, de façon à intensifier l'utili- sation de l'infrastructure. Cette concentration permettrait également d'améliorer les loisirs offerts aux touristes, amélioration nécessaire si l'on veut allonger la saison touristique et la durée moyenne de sé- jour des touristes. La réalisation de taux de croissance plus élevés nécessiterait une révision du système actuel d'encouragement au secteur, de l'organisation de la commercialisation, ainsi qu'une intensification de la formation professionnelle. 119. Les encouragements actuels au tourisme comprennent: des subven- tions sur les taux d'intérêt (jusqulà 3 pour cent), la fourniture de l'infrastructure, le remboursement du coût de la préparation des projets, et des avantages fiscaux en matière de revenus et d'achats d'équipement. Toutefois, ces avantages doivent être négociés à titre individuel et, jusqu'à présent, ils nfont été que rarement accordés. Une plus grande automaticité et aussi, le cas échéant, des avantages supplémentaires, peuvent s'avérer nécessaire si l'on veut susciter un niveau plus soutenu des investissements. Il convient également d'envisager la possibilité d'établir une distinction entre zones géographiques et catégories d'hôtels en fonction des priorités ressortant du plan directeur. En outre, il serait utile d'assouplir les restrictions frappant les importations, lesquelles retardent souvent la construction des hôtels, et ceci notamment si l'on veut attirer les investissements étrangers. -4o- 120. La commercialisation est habituellement entreprise sur une base individuelle, dfoù la grande dépendance vis-à-vis des agences de tourisme étrangères. De nouveaux encouragements au tourisme devraient par conséquent s'accompagner dlefforts plus systématiques en vue d une meilleure organisa- tion de la commercialisation, et peut-être d'une certaine centralisation. Ceci peut exiger une classification h6telière plus stricte et une publicité plus intense à l'étranger. 121. Le manque de personnel qualifié représente une difficulté majeure. A l'heure actuelle, les six écoles h6telières créées avec l'aide de l'é- tranger forment environ 700 employés par an. Le secteur a cependant besoin d'environ 2.000 nouveaux employés par an, et il convient donc d'intensifier les efforts de formation, et d'étendre celle-ci à des niveaux plus élevés ainsi qufà des activités connexes comme lfentretien h6telier. D. Transports 122. La Tunisie a hérité d'un système de transports relativement bien développé lors de l'indépendance en 1956. L'étendue de ce sys- tème est en général adéquate compte tenu des besoins prévus pour les prochaines années, bien qu'une augmentation de la capacité sur cer- tains parcours soit nécessaire. Toutefois, l'entretien, notamment en ce qui concerne les routes, nfa pas suivi le développement du trafic de sorte que la qualité du système a baissé. Le Gouvernement est conscient de ce problème et s test engagé, en partie conformément aux conditions dont était assortis certains prêts et crédits octroyés récemment par la Banque, à remédier à cette situation. 123. Le secteur des transports est caractérisé par une grande centra- lisation du contr8le. Les chemins de fer, les ports et les transports aériens sont chacun placés sous le contr8le d fun organisme para-étatique -unique, et les transports routiers font l'objet dfune réglementation stricte en ma- tière de capacité, d'exploitation et de tarifs. En dépit de cet ensemble de réglements, il y a eu, jusqutici, peu de coordination dans lutilisation et le développement des différents modes de transport. En vue de rectifier cette situation, le Gouvernement prévoit la création, au sein du Ministère de l'Economie Nationale, d'un service chargé d'une telle coordination .La création d'un Conseil National des Transports, ayant des fonctio-ns co-sul- tatives,est également envisagée, 124. Les 2.000 km de voies ferrées servent principalement au transport de marchandises en vrac sur de longs trajets, de sorte qu'ils complètent le réseau routier plut8t qu'il ne lui font concurrence. La ligne principale relie Bizerte au nord à Gabès au sud, et cinq lignes transversales est-ouest relient la ligne principale et les ports principaux aux mines de phosphates et de fer dans le centre et l'ouest du pays, ainsi qutà l'Algérie. Ce sys- tème est exploité entièrement par la Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens qui est une société d'Etat; le réseau sud a été repris d'une so- ciété privée en 1967. Avant l'incorporation de cette portion sud, -41- l'entretien des voies et du matériel dans le réseau nord laissait à dé- sirer, mais la mise en application des recommandations formulées par des consultants concernant la réorganisation des ateliers de réparations, et les récents prêt et crédit consentis par le Groupe de la Banque Mondiale pour financer le remplacement de certaines voies et l'achat de locomotives et de matériel roulant vont permettre d'améliorer l'exploitation et l'en- tretien. Les études en matière de gestion, d'organisation, de coûts, et les diverses études techniques prévues par ce prêt et ce crédit devraient fournir les directives propres à améliorer l'efficacité du système et à ori- enter les investissements futurs. .125. Le réseau routier comprend environ 15.500 km de routes, dont la moitié sont des routes bitumées. Tunis est relié aux autres aggloméra- tions principales par des routes primaires et secondaires. La densité moyenne du système est dfenviron 91 km pour 1000 km2, c'est-à-dire 3,3 kn pour 1000 habitants, ce qui est comparable aux autres pays d'Afrique du Nord. La densité du réseau diminue à mesure qu'on s'avance dans les régions de moins en moins fertiles du sud. la plupart des routes ont été construites selon des normes insuffisantes pour le volume actuel de la circulation. Etant donné que leur entretien a été négligé, leur état s'est progres- sivement détérioré. 126. Les transports routiers ont gagné régulièrement en importance par rapport aux autres modes de transport, et on estime qu'ils assurent maintenant prés de 40 pour cent de tous les transports de marchandises. la progression continue du tourisme contribue à cette expansion. Les transports routiers assurent surtout le transport sur de courtes distances de toute une gamme de marchandises pour lesquelles la route concurrence avantageusement le rail. En 1969, le parc automobile comprenait environ 55.000 véhicules, dont environ 11.500 véhicules utilitaires pour le trans- port des marchandises et 2.000 véhicules de transports publics. 127. Les transports routiers sont soumis à une réglementation stricte concernant les capacités et l'exploitation. Ils comprennent les transports publics comptant une quinzaine d'entreprises opérant à la demande, et les transports privés formés d'entreprises non spécialisées se chargeant du trans- port des marchandises pour leur propre compte. Ces deux secteurs représentent respectivement environ 30 et 70 pour cent de la capacité totale des trans- ports. Le pourcentage élevé des transports privés est probablement dg dans une certaine mesure,aux réglementations strictes d'admission dans les trans- ports publics. Des propositions sont actuellement à l'étude en vue dfas- souplir les conditions d'exploitation, tant en ce qui concerne les parcours que les tonnages, et qui réglementent l'octroi de licences tant pour les transports publics que privés, mais la structure essentiellement centralisée du secteur demeurera. L'efficacité des transports routiers bénéficierait d'une plus grande libéralisation. 128. La Tunisie est desservie par quatre ports principaux: Tunis - La Goulette, Bizerte, Sfax et Sousse. De 1963 à 1966, le trafic de ces quatre ports est passé de 5,6 millions de tonnes à 8,2 millions de tonnes, pour se stabiliser ensuite. Depuis 1965, l'exploitation, le développement et l'entretien de ces quatre ports ont été assurés par une régie autonome, l'Of- fice des Ports Nationaux Tunisiens (OPNT). En 196h, la Banque a octroyé un prêt destiné à financer des travaux d'extension à La Goulette et, en 1968, un nouveau prêt a été accordé en vue d'apporter des améliorations et de prendre les mesures propres à augmenter l'efficacité des principaux ports tunisiens. La construction dfun nouveau port en eau profonde a été entre- prise dés 1969 à Gabès, dans le sud, en vue de l'exportation des phosphates. Bien que ce projet présente certains avantages du point de vue régional, sa justification économique est douteuse étant donné la possibilité d'agrandir les installations portuaires de Sfax dans ce but. 129 La Tunisie possède trois aéroports internationaux et une trentaine de terrains d'aviation. Le développement du tourisme s'est traduit par une forte augmentation du trafic aérien international, dont le taux annuel a été de llordre de 25 pour cent entre 1965 et 1969. On procède actuellement à des améliorations des aéroports internationaux et de quelques terrains d'aviation en prévision de l'accroissement prévu du trafic touristique. La compagnie aérienne nationale dispose de moyens courriers à réaction qutelle exploite conjointement avec Air-France, essentiellement sur les lignes entre la France et la Tunisie. Les transports aériens à l'intérieur du pays demeurent peu importants, mais ils se développent rapidement. 130. Un pipeline de 775 km et d'une capacité annuelle d'environ 15 millions de tonnes fut construit en 1960 pour relier les champs de pétrole d'In Amenas, dans l'est de l'Algérie, à Cekhira sur le golfe de Gabès. Une bretelle vers le gisement pétrolier tunisien dEl Borma fut ajoutée en 1965. Le pipeline et le port sont exploités par la TRAPSA, qui est une filiale du groupe public français ERAP. Les re- cettes en devises de la Tunisie provenant des taxes sur le transport et l'em- barquement du pétrole se sont élevées en moyenne à 5 millions de dinars par an. La nationalisation par l'Algérie, en février 1971, des com- pagnies pétrolières étrangères créa un conflit quant à la propriété des installations de transport situées en territoire tunisien. En conséquence, le transport du pétrole à partir de l'Algérie fut interrompu, résultant en un manque à gagner pour la Tunisie. La Tunisie construit actuellement un gazoduc dfenviron 200 km, reliant El Borma à Gabès sur l'approvisionnement d'une nouvelle centrale électrique. E. Enseignement 131. Depuis l'indépendance, l'enseignement stest développé rapide- ment en Tunisie: de 1956 à 1971, c'est-à-dire en quinze ans, le nombre des élèves du primaire est passé d'environ 200.000 à plus de 900.000, tandis que, durant les années soixante uniquement, le nombre des élèves du secondaire passait dtenviron 35.000 à 180.000 et celui des étudiants de l'Université de Tunis plus que quadruplait, de 2.200 à 9.800. Par ailleurs, la politique suivie par l'Etat a tendu à garantir à tous l'acces à l'enseignement, quel que soit le niveau social ou l'origine géographique, ainsi quten témoigne l'existence d'écoles primaires et secondaires sur l'ensemble du territoire; cette politique a assuré la gratuité de l'en- seignement et ltoctroi de bourses d1études. -43- 132. Bien que ce résultat soit remarquable, son coût a été élevé: d'une part, le développement accéléré du système d'enseignement a affai- bli son efficacité. Les taux de redoublements et d'abandon durant les six ans du cycle primaire sont de 30 et 5 pour cent; ils sont de 12 et 7 pour cent dans l'enseignement secondaire; et h0 pour cent des étudiants entrant à liUniversité échouent en première année. Une récente étude a souligné que cette faible efficacité de l'enseignement majorait le coût d'un diplômé à raison de 40 pour cent au niveau primaire et de 60 pour cent au niveau secondaire; d'autre part, il semble que le nombre actuel des diplCmés dépasse les besoins de l'économie dans ltimmédiat. Cette constation ne s'applique pas à l'enseignement ment primaire, qui peut être considéré comme un service social dont les raisons principales ne sont pas de nature économique. Cette constatation ne s'applique pas non plus encore à l'enseignement supérieur, bien que, pour certaines disciplines, les dipl6més puissent bientôt voir se raréfier le nombre des occasions d'emploi. Clest donc au niveau de l'enseignement se- condaire que les problèmes de l'emploiapparaissent. Les statistiques de ch8mage ne permettent pas, dans leur forme actuelle, une analyse de ce problème. 133. Les effectifs actuels dans l'enseignement secondaire supposent qu'en 1976, le nombre de personnes ayant une formation supérieure au niveau primaire aura augmenté d'au moins 150.000. En retenant les hypothèses du Chapitre II en matière de croissance de l'emploi et d'émigration (soit 60.000 nouveaux emplois et une émigration de 116.000 durant 1971-1976)>et en tenant compte des besoins à titre de remplacement, il apparait probable que l_'excédent de main-d'oeuvre va encore s'accroître. 134. Sans compter les conséquences sociales qu'une telle situation pourrait avoir à la longue, l'expansion rapide de l'enseignement secondaire représente aussi une lourde charge pour les ressources économiques du pays. 135. Un indice de la surexpansion de l'enseignement par rap- port aux ressources dont dispose la Tunisie et aux autres possibilités d'investissement, est le pourcentage élevé des dépenses d'éducation dans le budget de l'Etat et par rapport au PNB. Le Ministère de l'Education Nationale absorbe actuellement près diun tiers du budget de fonctionne- ment de l'Etat, et 19 pour cent du budget d'investissement. Si l'on in- clut les dépenses diéducation et de formation des autres Ministères (no- tamment les Ministères du Travail et des Affaires Sociales, de l'Agri- culture, et de la Santé Publique), les dépenses d'tducation absorbent encore un pourcentage plus élevé des ressources budgétaires. Exprimées en pour cent du BNB aux prix du marché, les dépenses d'éducation dépassent 8 pour cent, ce qui, même pour des pays plus développés, représenterait un pour- centage extrêmement élevé. 136. Bien que les pouvoirs publics s'inquiètent de plus en plus de la cnarge financière imposée par l'enseignement, aucun effort systéma- tique nua encore été entrepris pour élaborer et appliquer les réformes de l'enseignement nécessaires pour diminuer les déperditions actuelles et rendre la production du système scolaire plus conforme aux besoins du pays en main -d9oeuvre qualifiée. 137. Diune manière générale, il existe trois possibilités de faire face à ces problèmes: i) Liabaissement des coûts unitaires en utilisant avec plus de parcimonie le corps enseignant et l'équipement (ce qui ne veut pas dire plus efficacement); ii) Le transfert diune partie de la charge financière de l'Etat au secteur privé, par exemple, en percevant des frais de scolarisation; ceci permettrait probablement un allègement du budget de l'Etat, à la fois directement - les bénéfici- aires de l'enseignement finanZant une partie des coûts - et indirectement; iii) Une politique dfinscriptions scolaires plus restrictive (rendant plus sévères les normes de promotion et rédui- sant les possibilités de redoublement), qui abaisserait le taux d'expansion des effectifs. 138. Les options s'offrant à la Tunisie sont moins nombreuses que ne le semble sugg6rer la liste précédente. Il convient d'examiner les méthodes destinées à réduire les coûts, en fonc- tion des répercussions possibles sur la qualité de l'enseignement. Deux mesures récentes appartiennent à cette catégorie de méthodes: l'augmen- tation du rapport élèves/maitres au niveau primaire et le remplacement graduel, au niveau secondaire, des enseignants français par des Tunisiens. La première mesure, qui a permis dtaugmenter les effectifs de 20.000 tout en maintenant à peu près le même nombre dfinstituteurs, devait absorber en partie le relèvement général des traitements des instituteurs intervenu il y a quelques mois; on ne peut envisager dfaugmenter encore le rapport élèves/maîtres, et partant la charge de travail hebdomadaire de ces der- niers, sans affecter leur productivité. Si l'on exclut lapplication à grande échelle des nouveaux moyens d'enseignement permettant de réduire le nombre de maîtres (et qui, jusqu'à présent nfont guère permis une réduc- tion des coûts unitaires là où ils ont été expérimentés), le seul domaine où des économies semblent être possibles est celui des bourses, en par- ticulier au niveau universitaire où cette forme diaide aux étudiants représente 60 pour cent des dépenses totales de fonctionnement. Mais en toute probabilité, des tentatives en vue de réserver les conditions très généreuses actuelles vont se heurter à un mécontentement général de la part du public et à une résistance ouverte des étudiants. 139. En ce qui concerne la deuxième possibilité, il est peu probable que le Gouvernement se résigne à introduire des frais de scolarisation étant donné son attachement profond au principe dlégalité dfaccès à l'en- seignement. Des systèmes de prêts aux étudiants, tels qu'ils sont expérimentés dans un certain nombre de pays, pourraient être envisagées. Toutefois, il se pourrait qu'à court terme, l'économie pour le budget de l'Etat soit négli- geable. .1hD. Un contr8le plus stricte des effectifs par un moyen ou un autre semble donc demeurer le seul instrument pouvant être utilisé. Il devra l1être avec discrétion. Le fait qu'il n'ait pas été possible d'abaisser, comme prévu, de 40 à 30 pour cent le taux à3faccès à l'enseignement secondaire en 1970 (le taux effectif semble avoir été de lfordre de 37 pour cent) et, d'autre part, l1opposition à laquelle on s'est heurté récemment lorsqu'on a voulu limiter le nombre d'échecs successifs à l'Université indiquent les fortes pressions sociales sous-jacentes à 3.8expansion de l'enseignement. 1]41. Une politique de sélection plus restrictive constitue probable- ment le moyen le plus acceptable. La diminution du nombre des élèves admis au niveau secondaire et de la proportion de candidats reçus au baccalauréat (lequel donne automatiquemenb accès à lienseignement supérieur), de 62 pour cent en 1969 à 41 en 1970, semblent annoncer une tendance vers une -45- telle politique. De même, on peut voir dans les diverses réformes de l'enseignement secondaire en matière de structures, de programnes et de durée des études (trois réformes ont eu lieu depuis 1968), toutes destinées à produire plus de diversité et de souplesse, un effort pour encourager les élèves à aller jusquyau bout du cycle scolaire où ils se trouvent, plutôt que d'abandonner. Dans l'enseignement supérieur, on envisage une mesure analogue qui permettrait aux étudiants moins doués dyentreprendre diverses études dyune durée de deux ans, leur permettant d'obtenir un dipl6me susceptible d'augmenter leurs chances d'emploi (et leur productivité ultérieure) par rapport aux étudiants qui abandonnent en première année. 142. Bien que ces mesures devraient permettre d'anliorer l'effica- cité de l'enseignement (aussi bien interne que par rapport au marché du travail), elles ne peuvent évidemment remplacer un effort de plani- fication. A l'heure actuelle, la politique de l'enseignement en Tunisie vise surtout à faire face à des problèmes et des besoins immédiats, ne se préoccupant qu'accessoirement de la planification à plus long terme. Ainsi, à part un ensemble de prévisions d'effectifs du primaire en 1980 aucune estimation officielle des effectifs scolaires et des besoins futurs n'a été réalisée. Le renforcement des services de la planification au Ministère de lfEducation Nationale et l'établissement dfune coordination étroite avec les services correspondants pour les autres secteurs sont donc prioritaires. -46- IV. PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT 143. La Tunisie dispose d'un bon potentiel de croissance économique. Des débouchés intéressants aussi bien dans le pays qu'à l'étranger ainsi que l'existence de facteurs de production supplémentaires et non utilisés - en particulier sous forme de main-d'oeuvre excédentaire et de terres - peuvent permettre une accélération importante de la production et des exportations dans les principaux secteurs. Cependant, l'utilisation de ce potentiel dépend largement de l'application de politiques économiques nou- velles. Des révisions sans doute importantes apparaissent nécessaires; aussi leur impact sur le type et le rythme de la croissance économique prendra du temps; cet impact peut cependant 8tre considérable à long terme. Perspectives pour 1971 144. Sur le plan de la production, l'année 1971 semble offrir des pers- pectives relativement favorables. D'après le budget économique préparé par le Gouvernement, le PIB au coût des facteurs et à prix constants devrait augmenter de 7 à 8 pour cent, taux qui apparaft effectivement réalisable. Le principal accroissement sera enregistré dans le secteur agricole, l'bondance des pluies de 1969 ayant donné une récolte d'olives exceptionnelle 1/. Selon les autres récoltes, notamment de céréales, la production agricole totale pourrait augmenter de 13 à 16 pour cent. L'augmentation de la production agricole aura des répercussions sur l'industrie alimentaire, principale bran- che d'activités des industries de transformation. Compte tenu des dévelop- pements des autres branches d'activité, la production totale de ces indus- tries pourrait augmenter de 10 pour cent environ. La production dans le secteur des phosphates augmentera sans doute. Les dommages causés dans ce secteur par les inondations de 1969 ont été réparés l'an dernier et les pro- grammes d'expansion se poursuivent. En outre, la production dans l'industrie du bâtiment va s'accroitre du fait de l'extension du programme d'investis- sements et une progression est également prévue dans les services, notamment le tourisme et les transports. 1454 Pour remarquable que soit ce taux de croissance, il sera dépasse par une augmentation encore plus rapide de la demande. Les dépenses d'in- vestissement atteindront vraisemblablement 172 millions de dinars, soit 18 pour cent de plus qu'en 1970. La plus grande partie de cet accroissement concernera le secteur public, notamment les entreprises publiques, et consistera en projets dans les domaines de l'adduction d'eau, de l'énergie électrique, des transports et des télécommunications. Dans les autres secteurs, les investissements demeureront à peu près au même niveau que l'an dernier, bien qu'ils puissent fléchir dans l'agriculture; leur niveau sera maintenu dans l'industrie de transformation grâce en partie aux im- portants versements effectués pour l'usine chimique de Gabès (ICM). Alors que, selon les prévisions, la consommation publique et privée augmenterait 1/ Dans les comptes nationaux, l'ensemble de la production d'olives au cours de la campagne novembre 1970/janvier 1971 est comptabilisé en 1971. -47- de moins de 5 pour cent, son taux de croissance va maintenant probable- ment 4tre plus élevé à la suite du relèvement récent des traitements et salaires. Enfin, l'importante récolte d'olives et plus encore l'aug- mentation des prix d'exportation de pétrole brut,_provoqueront une forte augmentation de la demande d'exportations. Tableau I : Croissance de la production et de la demande (Pourcentages) Taux de croissance annuelle Année Productiona/ Demandeb/ 1965 5,5 16,7 1966 -2,7 1,6 1967 1,1 h,7 1968 10,2 3,9 1969 2,1 9,5 1970c/ 3,8 5,7 1971C/ 7-8 12-13 a/ PIB au coût des facteurs, à prix constants. / Consommation publique et privée; investissements bruts et exporta- tions de biens et services aux prix courants. c/ Estimations. 146. Bien qu'il puisse être difficile de faire face à certains des facteurs à l'origine de l'accroissement de la demande effective - en particulier l'augmentation des recettes d'exportations, mais également, dans une certaine mesure, la récente augmentation des traitements et salaires consécutive à la très forte hausse des prix -- cette tendance à l'accélé- ration indique que le Gouvernement a relâché quelque peu les contr8les exercés les années passées sur le pouvoir d'achat intérier. En fait, la forte progression des dépenses d'investissements représente un effort délibéré de la part des pouvoirs publics en vue d'encourager la demande intérieure afin d'accro'tre le niveau de l'activité economique. Compte tenu du taux élevé de chômage, cet effort est compréhensible. Il convient toutefois de ne pas oublier qu'une gestion expansionniste de la demande dans une économie où la production est freinée par des obstacles d'ordre structurel ne peut produire qu'un soulagement passager, tout en provoquant en même temps de nouvelles hausses de prix, lesquelles mettent en danger les exportations du pays ainsi que son potentiel de développement à long terme. 147. La portée limitée des moyens de contr8le de la demande est devenue apparente dans le budget ajusté de l'Etat pour 1971 où l'excédent courant ressort à 24jidllions-de dinars, soit un montant légèrement inférieur à celui de -h8- l'année dernière (26 millions de dinars). Il est prévu que les dépenses cou- rantes augmenteront d'environ 9 pour cent, et les recettes courantes de moins de 7 pour cent. Le ralentissement de la progression des recettes s'explique par l'adoption d'une série de mesures destinées à alléger la charge fiscale pour le secteur agricole et les entreprises, et à l'élimination de taxes à l'ex- portation. Du c6té des dépenses, environ un quart de l'augmentation est causé par le relèvement récent des traitements et salaires. Il est évi- dent que ce fléchissement de l'épargne administrative ne pèut être toléré que momentanément et qu'il faudra renforcer les contrôles, tant sur les dépenses de fonctionnement que sur les dépenses d'investissement, afin de maintenir un degré suffisant de stabilité financière. 1h8. Le présent excédent de demande sera absorbé, dans une certaine mesure, par l'accroissement des importations, notamment celles de biens d'équipement, de matières premières destinées à l'industrie et de biens intermédiaires. Suivant le budget économique pour 1971, les importations de marchandises et de services non facteurs augmenteront d'environ 7 à 8 pour cent. Etant donné les développements récents, il se peut que ce taux soit sous-estimé. D'autre part, ainsi qu'il a été mentionné précédemment, il est vraisemblable que les recettes en devises seront sensiblement plus élevées en 1971 (15 à 17 pour cent), ce qui empêchera un nouvel ac- croissement du déficit en compte courant de la balance des paiements. Comme on prévoit des entrées plus importantes de capitaux, notamment parce qu'un grand nombre de projets d'investissements comportent un pour- centage élevé de financement extérieur, l'amélioration progressive des réserves de change se poursuivra vraisemblablement. Perspectives à plus long terme 1h9. Il est possible que l'application intégrale des nouvelles poli- tiques économiques demande du temps, et ceci rend difficile l'évalua- tion des perspectives à plus long terme de l'économie tunisienne. Ce- pendant, dans l'hypothèse où seules des mesures marginales seraient prises, il est probable que les obstacles rencontrés actuellement par la produc- tion et les exportations persisteront, notamment dans les industries de transformation. La situation des entreprises publiques ne s'améliorera pas, à moins d'une application de mesures strictes en vue de renforcer leur gestion, de simplifier leur programme de production, d'améliorer leur structure financière et d'augmenter leur rentabilité. Dans les in- dustries de transformation, l'accroissement de la production dépendra en partie des résultats enregistrés par le secteur agricole. Ces résultats se sont améliorés, mais demeurent bien inférieurs au taux d'expansion possible. Bien que la production et les ventes de phosphates puissent encore augmenter, il se peut que les cours baissent et, dans ce cas-là, leur rentabilité deviendrait problématique. Seuls le tourisme et peut- être le pétrole semblent alors devoir enregistrer un taux soutenu d'ex- pansion rapide. Le taux global de croissance économique pourrait dépasser la moyenne des cinq dernières années (3-h pour cent), mais une croissance accélérée ne peut pas être envisagée. Il se pourrait même que l'an prochain, la production diminue par rapport à 1971 si la récolte d'olives s'avérait inférieure à la moyenne. -49- 150. La gestion de la demande continuera à causer des difficultés par suite du faible taux de croissance de l'économie. Etant donné la charge fiscale déjà très élevée et les pressions sociales continues exercées sur le Gouvernement pour qu'il augmente ses programmes de dé- penses, celui-ci s'attelle alors à une tâche difficile en voulant accroi- tre l'épargne publique et freiner le volume des investissements. La marge de manoeuvre sera encore limitée par les charges budgétaires per- sistantes au titre de l'aide aux entreprises en difficulté. La récente accélération des prix aggravera encore les problèmes rencontrés dans la lutte contre les pressions inflationnistes. 151. En ce qui concerne la balance des paiements, la situation va dépendre dans une large mesure de l'évolution du secteur pétrolier. Après la hausse de 30 pour cent du prix du pétrole cette année, les recettes n'augmenteront que dans la mesure où les nouvelles recherches s'avéreront positives. Bien qu'il semble que de nouveaux gisements puissent exister tant dans le pays qu'au large des côtes, la date et l'ampleur d'éventuelles découvertes demeurent encore très incertaines. Une rapide expansion des autres exportations n'est pas prévisible, et seuls le tourisme et les transferts des Tunisiens travaillant à l'étran- ger continueront à accroître les recettes en devises. En revanche, un accroissement modéré de la demande d'importation peut être prévu, suivant à peu près la croissance économique. 152. Le rythme de développement pourra toutefois être accéléré si des modifications substantielles sont apportées aux contrôles actuellement exercés par l'Etat, si une place plus grande est accordée à l'initiative privée, et si la collaboration avec les capitaux extérieurs et les experts étrangers est intensifiée. Il est difficile, à l'heure actuelle, de déterminer quelle serait l'incidence de tels changements sur l'économie. Il semble toutefois qu'ils puissent permettre d'atteindre un taux de croissance de près de 6 pour cent par an, vers le milieu des années soixante-dix,et supérieur ensuite. Le prochain plan (1973-1975), dont l'élaboration vient de commencer, pourrait jouer un rôle directeur dans la mise en oeuvre des réformes économiques nécessaires. 153. Le chômage va continuer à représenter pour la Tunisie l'un des problèmes sociaux les plus graves. Même une accélération de la crois- sance économique ne créerait pas beaucoup d'emplois nouveaux étant donné qu'elle s'accompagnerait d'une augmentation de la productivité par ouvrier et tendrait, tout au moins initialement, à absorber l'excédent de main- d'oeuvre existant actuellement dans beaucoup d'entreprises. Etant donné l'augmentation de la population et de la main-d'oeuvre, les besoins en nouveaux programmes en matière d'emploi vont probablement s'accroitre au cours des prochaines années et il convient que les donateurs d'aide extérieure envisagent de soutenir le Gouvernement dans l'extension des programmes d'emploi actuels. -50- 154. Les besoins globaux en aide extérieure vont rester importants jusque vers le milieu des années soixante dix. Si l'on exclut l'éventua- lité d'importantes découvertes de pétrole, le déficit en compte courant de la balance des paiements sera au moins du même ordre qu'au cours de la seconde moitié des années soixanbe (60 millions de dinars par an) et pourrait m4me être supérieur. Seule une faible part de ces déficits sera financée à l'aide de capitaux privés, tout au moins durant les deux ou trois prochaines années, et les entrées de capitaux consisteront principalement en capitaux publics. Compte tenu des paiements au titre de l'amortissement de la dette et d'un nouvel accroissement modéré des réserves de changes, le montant brut des capitaux publics fournis au titre de l'aide bilatérale et multilatérale devra donc 6tre de l'ordre de 75 millions de dinars par an. Un pourcentage élevé de ces montants sera encore requis sous forme d'aide non liée à des projets. Durant les dernières années, ce type d'aide - essentiellement sous forme de produits alimentaires et autres - a représenté près de la moitié des versements effectués au titre de l'aide publique. Un pourcentage tout aussi important peut s'avérer nécessaire à l'avenir étant donné que le montant des prêts- projets ne devrait guère augmenter; en effet, l'expérience passée montre qu'il faut choisir soigneusement les projets d'investissement susceptibles d'être financés. Tableau_K : Opérations en capital avec l'étranger 1965-1970 (En millions de dinars) 1965-67a/ 1968 1969 1970 I. Capitaux publics, brut h5 hh 58 57 Dons il 1h 23 2h Prdts bilatéraux 32 25 29 26 Prêts internationaux 2 5 6 7b/ Dont: Aide-projets 16 17 19 19 Aide-programmes 29 27 39 38 Amortissements - 3 - 6 - 7 - 9 Capitaux publics, net h2 38 51 48 II. Capitaux privés, brut 36 33 29 30 Investissements directsc/ 3 0 5 3 Prospection pétrolière il 10 7 Crédits fournisseurs et financiers 22 23 18 20 Amortissements -1 -19 -20 -16 Crédits à court terme, net 2 - 8 - 2 - Capitaux privés, net 2h 6 7 1h III. Apport financieâ total, brut 81 77 87 87 Amortissements .. -15 -33 -29 -25 Apport financier total, net 66 hh 58 62 a/ moyenne annuelle b/ Non compris les DTS S! Principalement dans le tourisme / Y compris crédits à court terme nets -51- Dette extérieure 155. Du fait de l'importance des nouveaux emprunts, il faut prévoir un accroissement de la charge de la dette extérieure au cours des pro- chaines années. A fin 1970, l'encours total de la dette publique exté- rieure à moyen et à long terme s'élevait à 768 millions de dollars, dont 522 millions avaient été déboursés (Tableau 4.1,Appendice statistique). On estime que les paiements au titre du service de la dette publique ont atteint 62 millions de dollars l'an dernier, soit l'équivalent de 19 pour cent des cecettes brutes en devises. Si l'on inclut le service de la dette privée, ce pourcentage passe à 22 pour cent en 1970. Bien que la dette soit relativement%élevée, son calendrier est maintenant mieux établi grâce à l'usage modéré que les pouvoirs publics ont fait ces der- nières années des crédits-fournisseurs onéreux, et grâce aussi aux condi- tions avantageuses dont a été assortie la majeure partie de l'aide extérieure. Les paiements au titre du service de la dette actuelle seront à l'avenir répartis de façon assez égale sur une longue période; ils atteindront en moyenne 61 millions de dollars par an de 1971 à 1973 et diminueront ensuite progressivement à 36 millions de dollars en 1980 et à 2D millions de dollars en 1985 (Tableau 4.2, Appendice statistique). Ces charges sont toutefois très lourdes et vont le demeurer pendant bien des années. Etant donné cette situation, les pouvoirs publics devront continuer à poursuivre une gestion prudente de la dette en n'ayant recours que de façon très limitée à des emprunts à court et à moyen terme. Les efforts en vue de renforcer le secteur des exportations et d'accroÎtre les investissements directs étrangers devraient à la longue diminuer la dépen- dance du pays vis-à-vis de l'aide publique étrangère. Dans l'intervalle, bien qu'il existe certaines possibilités de contracter des emprunts à long terme de type conventionnel, la mesure dans laquelle la Tunisie pourra emprunter à l'étranger dépendra dans une large mesure de la disponibilité de prêts à des conditions avantageuses. ANNEXE STATISTIQUE 1.1 Données démographiques, 1956-1971 1.2 Prévisions démographiques, 1971-1986 1.3 Main-d'oeuvre masculine et emploi, 1968-1970 2.1 Produit intérieur brut par secteur d'activité, 1965-1970 (prix courants) 2.2 Produit intérieur brut par secteur d'activité, 1965-1970 (prix de 1966) 2.3 Emploi du produit intérieur brut, 1965-1970 (prix courants) 2.h Investissement brut et son financement, 1965-1970 (prix courants) 3.1 Balance des paiements, 1965-1970 3.2 Exportations en valeur, 1965-1970 3.3 Principales exportations en quantité, 1965-1970 3.h Importations en valeur, 1965-1970 3.5 Répartition géographique du commerce extérieur, 1965-1970 3.6 Ventilation des recettes et des paiements au titre des services, 1965-1970 3.7 Ventilation des prêts publics et des investissements privés, 1965-1970 3.8 Aide sous forme de dons, 1965-1970 3.9 Tirages sur prêts publics, 1965-1970 3.10 Service de la dette extérieure, 1965-1970 3.11 Avoirs et engagements extérieurs, 1965-1970 J.1 Encours au 31 décembre 1970 de la dette publique extérieure 4.2 Opérations au titre de la dette publique extérieure en cours au 31 décenbre 1970 5.1 Budget de fonctionnement des administrations publiques, 1965-1971 5.2 Budget d'équipement des administrations publiques, 1965-1971 5.3 Comptes de l'Etat, 1965-1971 5.h Recettes courantes de l'Etat, 1965-1971 5.5 Dépenses courantes de l'Etat, 1965-1971 6.1 Evolution de la situation monétaire, 1965-1970 6.2 Répartition des crédits bancaires par secteur, 1964-1970 7.1 Production agricole, 1960-1970 7.2 Valeur ajoutée de la production agricole, 1960-1970 7.3 Formation brute de capital fixe dans l'agriculture, 1960-1970 7.h Principaux intrants agricoles, 1960-1970 7.5 Commerce extérieur en produits agricoles, 1960-1970 7.6 Régime foncier (1970) et utilisation des terres (1968) 8.1 Valeur des principaux produits industriels, 1966-1970 8.2 Exportations de produits industriels, 1965-1970 8.3 Formation brute de capital fixe dans l'industrie, 1960-1970 8.4 Tourisme, 1965-1970 8.5 Réseau routier, 1970 8.6 Effectifs de l'enseignement primaire par degré, 1966/67-1970/71 8.7 Effectifs de l'enseignement secondaire par degré, 1966/67-1970/71 8.8 Effectifs de l'Université par faculté, 1966/67-1970/71 9.1 Indices des prix, 1962-1970 Tableau 1.1 DONNEES DEMOGRAPHIQUES 1956-1971 196 1966 1971 Population au milieu de llannée (en milliers)1/3.602 h.529 5.223 Taux de natalité brut (pour 1.000 habitants) 2/ 48,0 h,3 h2,8 Taux de mortalité brut (pour 1.000 habitants) 2/ 28,0 16,3 14,6 Taux d'accroissement naturel 2_/ (en %, non ajusté) 2,0 2,3 2,8 Répartition par âge (%) 0-14 ans 40,9 46,3 45,6 15-64 ans 54,6 50,2 51,0 65-+ ans 4,5 3,5 3,h 1/ Population tunisienne uniquement 2/ Taux pour les cinq ans précédents (dix ans pour la période 1956-1966) Source: Ministère du Plan Tableau 1._2 FREVISIONS DEMGRAHIQUES 19 1-1986 (population en milliers 1971 1976 1281 1286 Série A 5.413 6.299 7.197 8.6h7 Série B 5.413 6.299 7.197 8.602 Série C 5.hii 6.256 7.032 8.1Uh Série D 5.331 5.940 6.475 7.238 Série Hl 5.223 6.073 7.133 8.438 Série H2 5.223 5.988 6.844 7.785 Série H3 5.223 5.931 6.651 7.347 TAUX D'ACCROISSEMENT NATUREL M0YEN DE LA IOPULATION (en % par an) 1966-71 1971-76 1976-81 1/ 1981-86 1/ Série A 2.9 3.1 3.h 3.7 Série B 2.9 3.1 3.4 3.6 Série C 2.9 2.9 2.9 3.0 Série D 2.3 2.2 2.1 2.3 Série Hl 2.8 3.1 3.3 3.4 Série H2 2.8 2.8 2.7 2.6 Série H3 2.8 2.6 2.3 2.0 1/ Les séries A, B, C, D se réfèrent à 1980 et 1985. Sources: Séries A, B, C, D: International Demographic Statistice Center, U.S. Bureau of the Census Séries H1, H2, H3: Ministère du Plan Tableau 1 MAIN-D IOEUVRE MASCULINE ET EMPIDI 1968-1970 (en milliers) 1968 1969 17 Fbpulation masculine fgée de 15 à 6h ans 1.227 1.269 1.310 effectifs scolaires 85 109 121 invalides 25 25 25 émigrants 25 45 64 Main-d'oeuvre masculine en Tunisie 1.092 1.090 1.100 Emploi non agricoles par secteur: Industrie extractive 26 27 28 Industries de transformation 123 127 128 Bâtiment 66 66 66 Energie 9 9 9 Transports 41 h2 h2 Commerce 71 71 71 Administration publique 90 95 100 Tourisme 13 17 19 Autres services 64 6h 6h Total 503 518 527 Source: Ministère du Plan Tableau 2.1 PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR SECTEUR DIACTIVITE 1965-1970 (en millions de dinars, aux prix courants) 1965 1966 1967 1968 1991970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées Agriculture 98,0 74,5 70,0 86,6 80,6 87,3 Industries extractives 11,h 15,7 23,3 28,2 38,5 42,7 Pétrole brut 0,7 h,2 12,5 17,0 28,7 31,9 Autres 10,7 11,5 10,8 11,2 9,8 10,8 Energie et eau 7,h 8,2 8,8 11,0 12,0 12,7 Industries de transformation 59,1 63,7 67,1 73,0 82,0 84,5 Industries alimentaires 28,5 26,3 25,5 29,4 30,1 30,1 Textiles, vêtements et cuir 10,8 13,8 15,1 14,6 19,2 20,1 Constructions mécaniques et électriques 2,0 3,5 h,3 h,3 6,6 7,4 Matériaux de construction et verre 4,6 5,2 6,1 6,5 7,3 7,1 Bois h,3 5,1 5,1 5,3 6,3 7,0 Produits chimiques 2,h 2,3 2,7 3,3 3,2 3,1 Raffinage de pétrole 2,3 2,5 2,6 3,1 2,5 2,7 Papier; divers 4,2 5,0 5,7 6,5 6,8 7,0 Bâtiment et travaux publics ho,0 4-1,5 42,0 42,0 48,5 48,5 Transports et communications 37,0 4,3 43,0 h,7 h0,6 45,6 Services 116,3 113,2 121,5 129,5 136,8 141,4 Commerce 66,5 60,0 65,0 70,0 74,8 77,9 Tourisme h,8 7,0 9,1 11,1 13,6 15,1 Logement 16,9 17,8 19,0 20,0 20,0 20,0 Divers 28,1 28,h 28,h 28,h 28,h 28,h Traitements et salaires des fonctionnaires 58,8 71.8 77,8 87,2 93,4 102.U PIB au coût des facteurs h28,0 h29,9 453,5 502,2 532,h 565,1 Imp&ts indirects nets de subventions 67.9 77,6 77,7 80,h 94,8 95,9 PIB aux prix du marché h95,9 507,5 531,2 582,6 627,2 661,0 Source: Ministère du Plan Tableau 2.2 PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR SECTEUR D'ACTIVITE 1965-1970 (en millions de dinars, aux prix de 1966) 1970 1965 1966 1967 1968 1969 Estima- Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres tions effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs revisées Agriculture 102,5 74,5 63,8 82,9 75,5 75,h Industries extractives 10,1 15,7 21,4 28,h 30,7 34,2 Pétrole brut 0,7 4,2 12,5 18,1 20,6 23,0 Autres 9,h 11,5 8,9 10,3 10,1 11,2 Energie et eau 7,5 8,2 8,8 9,5 10,5 11,1 Industries de transformation 60,8 63,7 65,2 69,0 76,8 77,8 Industries alimentaires 28,5 26,3 2h,6 27,9 27,8 26,8 Textiles, vêtements et cuir 12,0 13,8 lh,7 13,1 17,3 18,h Constructions mécaniques et électriques 2,3 3,5 4,1 4,1 6,3 6,8 Matériaux de construction et verre 4,5 5,2 6,1 6,5 6,8 6,6 Bois h,h 5,1 h,9 5,o 5,8 6,2 Produits chimiques 2,3 2,3 2,7 3,3 3,2 3,3 Raffinage de pétrole 2,3 2,5 2,6 3,0 3,3 3,5 Papier; divers 4,5 5,o 5,5 6,1 6,3 6,2 Bâtiment et travaux publics 40,6 41,5 ho,5 h0,2 44,1 hh,o Transports et communications 40,5 41,3 41,5 41,7 38,3 41,9 Services 116,2 113,2 118,0 124,5 127,2 129,4 Commerce 65,9 60,0 61,5 65,o 65,2 66,0 Tourisme 4,8 7,0 9,1 11,1 13,6 15,1 Logement 16,9 17,8 19,0 20,0 20,0 20,0 Divers 28,6 28,h 28,h 28,h 28,h 28,3 Traitements et salaires des fonctionnaires 63,5 71.8 75,5 82,7 85,8 6 PIB au coût des facteurs hl,7 429,9 434,7 478,9 588,9 507,4 Imp6ts indirects nets de subventions _.7,75,0 78,3 86987 PIB aux prix du marché 511,2 507,5 509,7 557,2 575,8 59,h Source: Ministère du Plan Tableau 2.3 EMPLOI DU PRODUIT INTERIEUR BRUT 1965-1970 (en millions de dinars, aux prix courants) 1965 1966 1971968 1969 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées Consommation 428,5 428,3 459,3 483,8 506,7 553,4 Privée 349,2 337,1 359,3 372,2 385,5 422,0 Publique 79,3 91,2 100,0 111,6 121,2 131,4 Formation brute de capital fixe 132,3 128,9 126,8 127,3 144.,7 144,9 Administrations publiques 47,5 48,2 46,1 48,1 51,2 45,7 Entreprises publiques et mixtes 60,4 55,5 47,6 37,7 43,6 49,5 Entreprises privées 15,1 16,9 22,8 30,8 34,2 33,7 Ménages 9,3 8,3 10,3 10,7 15,7 16,0 Variation des stocks 6,1 3,1 0,1 -9,3 7,1 2,0 Exportations 98,7 114,3 120,4 132,4 145,7 150,0 Biens 62,9 73,5 78,4 82,8 87,0 90,0 Services non facteurs 35,8 40,8 42,0 49,6 58,7 60,0 Moins: Importations 169,7 167,1 175,4 151,6 177,0 189,3 Biens 123,3 127,0 137,3 114,2 135,0 145,0 Services non facteurs 46,4 4o,1 38,1 37,h _h2,O _43 PIB aux prix du marché 495,9 507,5 531,2 582,6 627,2 661,0 Moins: Paiements nets au titre des revenus de facteurs -12,2 -14,2 -20,0 -23,9 -23.3 -2h.3 PNL aux prix du marché 483,7 493,3 511,2 558,7 603,2 636,7 Epargne nationale brute 57,1 67,6 57,7 80,0 101,6 88,9 Source: Ministère du Plan Tableau 2. INVESTISSEMENT BRUT ET SON FINANCEMENT 1965-1970 (en millions de dinars, aux prix courants) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées Formation brute du capital fixe 132,3 128,9 126,8 127,3 lhh,7 144,9 Dont, par secteur d:activité: Agriculture 27,6 25,6 24,1 25,4 27,6 25,6 Industries extractives 20,2 20,7 16,1 16,2 12,2 14,6 Energie et eau 7,8 6,2 10,5 6,4 6,5 9,7 Industries de transformation 26,7 12,6 13,0 11,5 17,0 15,4 Transports et communications 7,5 16,6 11,6 l4,3 21,0 20,1 Logement 13,5 10,2 11,7 12,7 19,1 20,5 Services 7,7 12,3 15,h 16,5 18,2 18,9 Infrastructure 21,3 24,7 24,4 24,3 23,1 20,1 Variation des stocks 6,1 3,1 0,1 -9,3 7,1 2,0 Investissement brut 138,h 132,0 126,9 118,0 151,8 146,9 Financement: Epargne nationale 57,1 67,6 57,7 80,0 101,6 88,9 Administrations publiques 20,8 21,5 15,3 3,8 25,6 22,3 Entreprises publiques 21,8 21,6 25,4 3h,9 37,3 38,5 Autres 14,5 24,5 17,0 41,3 38,7 28,1 Financement extérieur 77,6 56,0 62,7 4h,1 57,7 65,0 Public 48,6 34,0 52,4 44,1 57,8 60,0 Privé 42,1 37,7 33,6 25,4 26,6 30,5 Moins: remboursements -13,1 -15,7 -23,3 -25,4 -26,7 -25,5 Variation des réserves de change (nette) 3,7 8,4 6,5 -6,1 -7,5 -7,0 Total 138,4 132,0 126,9 118,0 151,8 146,9 Source: Ministère du Plan Tableau L BALANCE DES PAIEMENTS 1965-1970 (en millions de dinars) 1965 196 1967 1968 1969 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées COMPTE DES OPERATIONS COURANTES Recettes, total 1o5,7 122,7 133,2 146,4 164,o 171,4 Marchandises, f.o.b. 62,9 73,5 78,h 82,8 87,0 90 0 Services non facteurs 35,8 h0,8 42,0 49,6 58,7 60,0 Services facteurs 4,5 5,5 6,6 8,6 13,5 15,5 Transferts 2,5 2,9 6,2 5,h h,8 5,9 Paiements, total 187,0 187,1 202,h 184,h 21h,2 229,h Marchandises, f.o.b. 123,3 127,0 137,3 114,2 135,0 145,0 Services non facteurs h6,h h0,1 38,1 37,h h2,0 44,3 Services facteurs 16,7 19,7 26,6 32,5 36,8 39,8 Transferts 0,6 0,3 0,h 0,3 0,h 0,3 Déficit en compte courant (-) -81,3 -64,h -69,2 -38,o -50,2 -58,o Balance commerciale -60,4 -53,5 -58,9 -31,4 -48,0 -55,o Services non facteurs, net -10,6 0,7 3,9 12,2 16,7 15,7 Services facteurs, net -12,2 -1h,2 -20,0 -23,9 -23,3 -2h,3 Transferts, net 1,9 2,6 5,8 5,1 h,h 5,6 COMPTE DES OPERATIONS EN CAPITAL 77,6 56,o 62,7 h,1 57,7 65,o Capitaux publics, net h6,1 31,0 48,h 37,7 50,7 50,8 Dons 13,1 8,1 10,6 1h,h 22,7 2h,0 Prêts 35, 25,9 h,8 29,7 35,1 36,0 Mins: remboursements -2,5 -3,0 -h,O -6,h -7,1 -9,2 Capitaux privés, net 31,5 25,0 14,3 6,h 7,0 14,2 Crédits à court terme, net -0,2 4,5 0,2 -8,1 -2,1 - Investissements directs 16,5 15,9 9,6 10,7 10,5 10,0 Crédits-fournisseurs 18,9 10,2 7,7 9,3 12,6 14,5 Autres crédits à l'importation et financiers 6,9 7,1 16,1 13,5 5,6 6,0 Moins: remboursements -10,6 -12,7 -19,3 -19,0 -19,6 -16,3 Erreurs et omissions - -0,2 0,5 - - - Variation des réserves (augmen- tation = -) 3,7 8,6 6,0 -6,1 -7,5 -7,0 Source: Ministère du Plan Tableau 3.2 EXPORTATIONS EN VALEUR 1965-1970 (en millions de dinars) l26I 1966 1967 1969 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées Céréales 0,3 4,3 - - - 0,3 Agrumes 2,6 2,9 3,3 1,6 3,6 2,5 Dattes 0,3 O,9 0,6 0,6 1,0 0,6 Amandes 1,1 1,3 1,l 1,7 0,7 1,6 Autres fruits 0,4 0,2 0,3 0,2 0,2 0,h Bétail sur pieds et viande 1,4 1,6 2,2 2,0 1,7 2,6 Poisson et crustacés 0,6 0,5 o,8 0,6 0,6 1,0 Huile d'olive 13,5 13,4 8,0 11,9 10,5 8,2 Vins et liqueurs 2,8 4,4 5,3 3,6 3,5 2,7 Légumes en boîte 1,6 1,4 1,8 1,7 1,1 1,3 Fruits en boîte 0,8 0,9 0,7 0,5 0,7 0,8 Poisson en bolte Q3l 2 2 2.t Q3l Total partiel 25,7 32,3 24,4 24,6 23,9 22,3 Phosphate brut 11,4 12,5 12,5 12,2 9,2 10,0 Minerai de fer 3,1 2,9 2,4 2,0 1,7 1,5 Plomb et dérivés 2,h 1,8 1,h 1,6 2,2 3,3 Sel et minéraux divers 0,8 0,9 1,0 0,6 0,8 0,7 Pétrole brut - 4,2 l0,5 14,1 21,2 23,5 Superphosphates 8,6 5,2 11,2 10,0 8,2 8,5 Hyperphosphates 1,1 0,6 0,1 0,2 0,5 0,3 Barres de fer - 0,4 1,8 2,0 3,3 Gueuse 0,3 1,5 0,6 0,6 Pâte à papier 1 8 18 1. 1.Q Total partiel 28,5 30,2 42,8 44,8 48,3 53,5 Autres exportations 8,7 11.0 11.2 1i. 14.8 l4.2 Total des exportations 62,9 73,5 78,4 82,8 87,0 90,0 Source: Ministère du Plan Tableau l PRINCIPALES EXPORTATIONS EN QUANTITE 1965-1970 (en milliers de tonnes métriques) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées Céréales 9 113 - - - 3 Agrumes 46 44 49 26 46 35 Dattes 2 5 3 3 h h Amandes 2 5 2 3 1 3 Autres fruits 2 3 3 2 3 h Bétail sur pieds et viande 6 h 5 h 3 5 Poisson et crustacés 1 1 1 1 1 1 Huile d'olive h6 4l 22 33 30 23 Vins et liqueurs 71 71 108 68 68 47. Légumes en botte 7 7 10 9 5 6 Fruits en boîte 5 6 7 5 7 9 Poisson en botte 1 1 1 1 1 1 Phosphate brut 2.261 3.324 2.300 2.422 1.877 2.200 Minerai de fer 910 876 775 653 568 5oo Plomb 1 13 12 13 15 20 Sel 378 276 278 323 265 175 Pétrole brut - 16 1.566 2.135 2.864 3.200 Superphosphates 257 169 382 347 302 370 Hyperphosphates - - - 22 57 30 Barres de fer 9 h0 h2 'ueuse 81 27 31 20 Pâte à papier 12 20 20 18 21 20 Source: Ministère du Plan Tableau L. IMPORTATIONS EN VALEUR 1965-1970 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 196 62 197 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées Biens d'équipement 40,6 33,9 29,6 30,h 30,5 36,5 Produits semi-finis et matières premières 42.6 5h0. ,2,5 Soufre brut 1,h 3,0 3,3 3,7 3,0 2,3 Huile de soja 2,0 3,9 h,o 3,5 3,7 6,5 Tabac brut 0,5 0,8 0,7 0,9 1,6 o,6 Coton brut 0,8 0,8 1,3 1,5 0,9 1,7 Fil de coton 2,7 2,8 2,5 1,9 3,7 3,0 Fibres artificielles 0,7 0,5 0,6 0,6 1,0 1,3 Barres de fer et d'acier 0,8 3,2 0,8 0,3 - - Tubes de fer et d'acier 1,9 2,3 1,6 0,9 2,5 1,2 Profilés, feuillards et t6les 2,8 2,1 3,1 1,6 2,7 h,5 Fils de fer ou d'acier 0,2 0,3 O,h 0,6 0,h O,h Divers 28,8 30,6 34,2 28,2 32,9 35,0 Combustibles $_1 6,7 4 5 5.0 Pétrole brut 5,1 5,1 2,0 - 3,1 2,5 Coke 0,3 1,2 1,5 1,3 1,6 2,0 Divers 0,5 0,h 0,5 0,5 0,3 0,5 Biens de consommation 22,0 20,8 21,6 17,6 21,1 21,0 Céréales 8. 82 17,4 12.0 lL 1,0 Blé 6,7 6,9 13,1 10,9 15,7 15,8 Orge 1,3 0,7 2,7 0,6 1,7 0,7 Divers 0,6 0,6 1,6 0,5 - 0,5 Boissons et produits alimentaires 9,3 11,3 12,0 11,5 12,7 13,0 divers Importations diverses 5. L-0 6. L_5 Total des importations c.a.f. 13h,8 136,6 146,1 123,h 145,0 155,5 Moins; fret et assurance 11.5 9,6 8.8 9,2 10.0 10.5 Total des importations f.o.b. 123,3 127,0 137,3 114,2 135,0 lh5,0 Source: Ministère du Plan Tableau 3.5 REPARTITION GEOGRAPHIQUE DU COMMIERCE EXTERIEUR, 1965-1970 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Exp. Imp. Exp. Imp. Exp. Imp. Exp. Imp. Exp. Imp. Exp. Imp. CEE 30,9 70,8 hi,5 68,4 ho,9 66,8 38,2 61,6 47,7 73,6 54,8 87,3 'rance 19,6 50,6 25,5 45,l 22,0 43,5 19,2 38,0 23,2 46,2 23,4 55,6 Rép. Féd. d'Allemagne 2,1 6,9 5,l 7,7 7,5 10,5 9,1 10,0 12,1 10,5 9,3 13,6 Italie 7,6 8,8 9,5 10,7 10,5 8,5 8,8 11,1 11,7 12,5 19,8 11,6 Benelux 1,6 4,5 1,4 4,9 O,9 4,3 1,1 2,5 0,7 4,4 2,3 6,5 Algérie, Maroc 2,3 1,6 1,7 1,h 0,8 2,5 1,7 0,6 2,5 1,5 4,7 1,5 Libye 1,6 2,3 3,6 o,h h,7 0 6,5 O,1 6,4 1,2 8,9 0 Autres pays zone convertible 18,5 2,1 l14,5 h2,5 19,o h9,7 18,9 39,0 17,5 48,l 16,3 58,1 rtats-Unis 1,o 20,9 1,0 21,5 2,2 34,8 1,5 23,3 0,8 28,2 0,9 27,1 Royaume-Uni 3,3 5,h 3,2 3,9 2,5 2,h 3,0 4,1 2,7 4,1 2,5 4,6 Autres 14,2 15,8 10,3 17,1 14,3 12,5 14,4 11,6 14,0 15,8 12,9 26,4 Pays avec accords de clearing 9,6 12,3 12,4 18,5 13,0 18,1 17,5 13,2 12,9 15,4 11,1 13,5 TOTAL 62,9 129,1 73,7 131,2 78,4 137,1 82,8 114,5 87,0 139,8 95,8 160,4 Source : Statistiques du Commerce Extérieur. Les chiffres diffèrent légèrement des estimations des comptes nationaux. Tableau t VENTILATION DES RECETTES ET DES PAIEMENTS AU TITRE DES SERVICES 1965-1970 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées RECETTES Services non facteurs 35,8 h0,8 42,0 49,6 58,7 60,0 Tourisme et voyages 10,1 14,6 17,7 22,2 26,1 29,0 Transports et assurances 8,9 8,h 8,8 10,2 11,5 12,0 Oléoduc 5,2 5,1 h,9 h,5 7,7 h,9 Gouvernement, nia. 9,4 10,2 8,2 9,3 9,7 10,4 Divers 2,2 2,5 2,h 3,h 3,7 3,7 Services facteurs h,5 5,5 6,6 8,6 13,5 15,5 Travaux publics - - - 0,2 0,9 1,0 Revenu du capital 0,7 0,8 0,7 0,7 1,2 1,5 Traitements et salaires 3,8 4,7 5,9 7,7 11,4 13,0 PAIEMENTS Services non facteurs 46,h 40,1 38,1 37,4 h2,0 44,3 Tourisme et voyages 6,7 6,8 8,1 8,0 10,4 11,0 Transports et assurances 22,0 19,5 21,2 21,0 2h,9 26,5 Gouvernement, nia. 3,0 h,5 2,6 3,4 3,3 3,1 Divers 14,7 9,3 6,2 5,0 3,h 3,h Services facteurs 16,7 19,7 26,6 32,5 36,8 39,8 Intérêts 4L,h 6,1 8,0 8,9 9,6 11,0 Autres revenus du capital 0,7 0,6 1,0 1,7 2,7 3,5 Assistance technique 5,6 7,0 8,5 8,5 10,6 10,7 Autres traitements et salaires h,6 5,4 6,2 6,5 6,0 6,5 Travaux publics et divers 1,h 0,6 2,9 6,9 7,9 8,1 Source: Ministère du Plan Tableau 3j VENTILATION DES PRETS PJBLICS ET DES INVESTISSEMENTS PRIVES 1965-1970 (en millions de dinars) 1965 1166 _267 1968 969 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées Prêts publics Projets de ltadministration 5,5 7,8 7,7 9,3 7,h 6,1 Projets des entreprises 10,8 9,1 8,0 8,2 11,2 12,5 Prêts non-affectés 13,5 h,h 15,8 4,5 7,h 9,2 PL h80 remboursable en dinars 5,7 4,6 6,h 3,7 3,1 0,2 PL h80 remboursable en dollars - - 3,9 h,0 6,0 4,9 Droits de tirage spéciaux - - - - _11 Total 35,5 25,9 1,8 29,7 35,1 36,0 Capitaux privés Investissements directs 3,1 2,8 2,1 0,5 h,3 2,9 Recherche pétrolière 13,h 13,1 7,5 10,2 6,2 7,1 Crédits fournisseurs 18,9 10,2 7,7 9,3 12,6 14,5 Autres crédits à limportation - 3,9 11,3 2,8 3,3 5,6 Crédits financiers 10,7 Total h2,3 33,2 33,4 33,5 28,7 30,5 Source: Ministère du Plan Tableau 3.8 AIDE SOUS FORME DE DONS 1965 -1970 (en millions de dinars) _965_67 1968 1969l_ Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs revisées Denrées alimentaires PL h80 titre II 3,0 0,1 0,h 1,7 3,6 1,7 PAM - - 0,2 1,2 3,8 France - 0,9 0,9 Autres 1,2 2,8 à,3 Equipement E.-U. 0,7 0,3 0,1 0,3 0,5 0,h Autres pays et organismes internationaux 1,0 0,2 1,6 2,0 1,5 1,6 Assistance technique 6,7 6,6 8,1 8,5 10,6 10,7 Dons en espèces 1, 0 __t -.:16 0.6 TOTAL 13,1 8,1 10,6 14,4 22,7 24,0 Source: Ministère du Plan Tableau . TIRAGES SUR PRETS PUBLICS 1965-1970 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Europe Rép. Fédérale dtAllemagne h,1 1,0 1,1 3,3 3,1 h,2 France 3,h 0,8 0,9 1,1 3,8 5,9 Italie 0,3 0,0 8,h - 2,1 1,0 Pays-Bas - 0,9 0,3 - 0,3 0,8 Danemark 0,1 0,4 0,1 0,1 0,1 0,5 Suède 0,1 0,6 0,5 0,3 0,5 1,0 Amérique du Nord Canada - - - 0,5 0,3 0,7 E.-U. 20,7 l,8 20,8 15,6 18,2 11,4 Koweit 2,3 1,2 3,1 2,9 0,5 0,6 Pays de l'Est 1,9 3,6 3,9 1,3 0,6 0,2 Organisations internationales Groupe de la Banque Mondiale 1,1 2,5 2,6 4,6 5,5 6,0 Banque Africaine de Développement - - - - 0,1 0,5 Autres 1,5 - - - - TOTAL 35,5 25,9 41,8 29,7 35,1 32,9 l/ l/ DTS non compris Source: Ministère du Plan Tableau 3 SERVICE DE LA DETTE EXTERIEURE 1965-197o (en millions de dinars) j6II 1966 1267 168 1969 Estimations révisées Prêts à l'administration Lj 12.0. ? 1l.2 Intérêts 1,4 1,7 3,0 3,3 4,2 5,9 Crédits publics (1,2) (1,5) (2,1) (2,6) (3,0) (3,5) Crédits privés (0,2) (0,2) (0,9) (0,7) (1,2) (2,4) Amortissement 2,6 3,4 9,0 9,0 9,0 9,3 Crédits publics (1,5) (1,8) (2,4) (4,0) (4,4) (6,2) Crédits privés (1,1) (1,6) (6,6) (5,o) (4,6) (3,1) Prêts aux entreprises 1L.5I. 18.32 22.0 23. 1i.3 Intérêts 3,0 4,4 5,0 5,6 5,4 5,1 Crédits publics (0,6) (1,3) (1,4) (l,5) (2,1) (2,4) Crédits privés (2,4) (3,1) (3,6) (4,1) (3,3) (2.7) Amortissement 10,5 11,1 13,2 16,4 17,7 16,2 Crédits publics (1,0) (1,2) (1,6) (2,4) (2,7) (3,0) Crédits privés (9,5) (9,9) (11,6) (14,0) (15,o) (13,2) Indemnisation des anciens colons - L2 1_- TOTAL SERVICE DE LA DETTE 17,5 21,8 31,3 34,3 36,3 36,5 Crédits publics 4,3 5,8 7,5 10,5 12,2 15,1 Crédits privés 13,2 16,0 23,8 23,8 24,1 21,4 Source: Ministère du Plan Tableau 3.11 AVOIRS ET ENQAGEMENTS EXTER;EURS 1965-1970 (en millions de dinars) A fin ... 1965 1966 1_67 l268 1262 12,0 Banque Centrale Avoirs extérieurs 20,8 16,3 2l 21,1 21.6 32,1 Or 2,0 2,0 2,2 2,2 2,3 2,3 Devises convertibles 14,5 10,9 18,0 16,h 17,1 25,9 Accords de paiement 1,8 1,7 0,3 2,5 2,2 0,8 Prêts croisés 2,5 1,7 0,8 - - - DTS - - - - - 3,1 Engagements extérieurs ,8., 20,7 22,0 19, 1.; 20,3 Position nette F.M.I. 7,h 10,1 10,8 9,1 7,0 7,0 Accords de paiements 2,5 2,1 3,1 1,1 0,7 2,h Banque de France h,6 2,9 h,6 3,7 h,3 3,3 Dép6ts de devises à court terme 0,6 3,0 2,0 1,8 2,1 1,1 Prêts croisés 2,5 1,7 0,8 - - - Autres - court terme 0,h 0,9 0,7 3,7 5,0 6,5 Disponibilités nettes 2.8 - 2. _1. _2 11.8 Banques de dép6ts Avoirs extérieurs _2. . _a _,-¿ _.0 J.7 Engagements extérieurs Q,,8 ;l., 2.2 20..0 l._0 _ 2 Comptes privés 5,h 7,8 9,2 11,4 11,9 13,2 Banques étrangères 6,h 7,0 16,2 8,6 1,1 1,0 Disponibilités nettes -9.5 -10.5 -20,3 -16,6 -100 -25 DISPONIBILITES NETTES TOTALES -6,7 -14 -21,0 -l4.9 -L 2,3 Dont: total des avoirs extérieurs 2J,1 20,6 26¿ 24i5 2I,6 36 Dont: total des engagements extérieurs 22 , L .41 Q.i 32.1 I., 5 Source: Ministère du Plan Tableau 4.l TUNISIE - ETCOURS AU 31 DECEMBRE 1970 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Page 1 Encours de la dette au 31 décembre 1970 Partie Partie déboursée non déboursée Total Pays créditeurs Type de créditeurs Autriche 176 176 Belgique 821 - 821 France 36.772 25.295 62.067 Allemagne (Rép. fédérale d') 4.283 118 4.401 Italie h.357 370 4.727 Suède 3.215 1.779 4.994 Suisse 370 - 370 Royaume-Uni 41 - 41 Espagne 3.934 1.134 5.068 Algérie 500 - 500 Etats-Unis h.162 - 4.162 Fournisseurs 58.631 28.696 87.327 France 8.044 8.897 16.941 Italie 57.195 - 57.195 Pays-Bas 5.414 1.081 6.495 Royaume-Uni h.277 - 4.277 Etats-Unis 2.938 - 2.938 Banques privées 77.868 9.978 87.846 France 1.973 - 1.973 Emissions publiques d'obligations 1.973 - 1.973 France 54 - 5h Emissions privées d'obligations 54 - 5h France 5.892 - 5.892 Nationalisation 5.892 - 5.892 BIRD 26.270 h2.362 68.632 IDA 16.220 23.743 39.963 Banque Africaine de Développement 1.296 1.454 2.750 Prêts des organismes internationaux 43.786 67.559 111.345 Tableau 4.1 TUNISIE - ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1970 DE L& DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Page 2 Encours de la dette au 31 décembre 1970 Partie Partie déboursée non déboursée Total Autriche 2.574 - 2.574 Danemark 3.154 1.939 5.093 France 65.830 26.580 92.410 Allemagne (Rép. fédérale d') 31.633 39.594 71.227 Italie 22.240 - 22.240 Pays-Bas 1.322 1.053 2.375 Suède 4.786 15.505 20.291 Yugoslavie 1.506 - 1.506 Tchécoslovaquie 850 - 850 Allemagne (Rép. démocratique d') 862 - 862 Hongrie 673 - 673 Pologne 182 - 182 U.R.S.S. 11.088 1.260 12.348 Canada 2.034 4.498 6.532 Etats-Unis 132.704 28.901 161.605 Kuweit 35.529 9.786 45.31' Prêts des gouvernements 316.967 129.116 446.0u' Indéterminés 16.866 10.919 27.785 Non classés 16.866 10.919 27.785 Total de la dette publique extérieure 522.037 246.268 768.305 Note: dette dont l'échéance dépasse une annéej y compris les arriérés d'amortissement: France 2.830 Allemagne (Rép. fédérale d') 19 Prêts des gouvernements 2.849 TOTAL 2.849 Division des Statistiques Economiques et Sociales Département des Programmes Ec onomiques le 3 août 1971 Tableau h.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Total Page1 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de pêriode) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 282.527 365.251 66.152 63.360 21.501 10.811 32.312 -1.120 1967 324.o51 4o8.782 181.562 127.026 36.370 11.339 47.709 -12.835 1968 406.069 Sl.139 135.773 90.250 46.504 13.791 60.295 -5.506 1969 450.764 624.902 128.026 85.464 44.237 15.175 59.412 -12.848 1970 480.757 695.842 120.425 82.788 44.889 17.312 62.201 -5.922 1971 472.901 673.543 - 69.053 45.939 15.560 61.500 -89.306 1972 h97.350 630.211 - 36.234 48.432 15.146 63.578 2.370 1973 487.523 584.149 - 28.105 4.066 14.107 58.173 1.585 1974 473.147 541.668 - 24.117 39.816 13.716 53.533 1.836 1975 459.283 503.689 - 17.543 35.296 12.880 48.176 - 1976 441.530 468.392 - 10.291 31.486 12.046 43.533 - 1977 420.335 436.906 - 7.307 30.417 11.310 41.726 - 1978 397.225 406.489 - 5.263 29.589 10.686 40.275 - 1979 372.899 376.900 - 3.342 28.538 10.256 38.794 - 1980 347.704 3h8.363 - 658 26.42h 9.370 35.794 - 1981 321.939 321.939 - - 25.549 8.427 33.976 - 1982 296.390 296.390 - - 21.878 7.570 29.449 - 1983 274.512 274.512 - - 17.888 6.863 24.750 - 1984 256.62h 256.624 - - 16.531 6.231 22.761 - 1985 240.094 240.094 - - 14.639 5.673 20.312 - Voir note à la fin du tableau. Tableau h.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Algérie Page 2 Encours de la dette opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérdts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1969 - - 600 600 - 1970 600 600 - - 100 - 100 1971 00 500 - - 88 88 - 1972 412 412 - - 77 - 77 1973 335 335 - - 68 - 68 - 197h 267 267 - - 60 60 - 1975 207 207 - - 53 - - 1976 154 154 - - 46 - 46 - 1977 108 108 - - hi - hi - 1978 67 67 - - 36 - 36 - 1979 31 31 - - 31 - 31 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTRIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Det,e remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Aurtiche Page 3 Encours de la dette 3perations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 69 69 - - 69 1 70 - 1967 - - 58 58 - - - - 1968 58 58 106 106 12 3 15 - 1969 152 152 - - 23 6 29 1 1970 130 130 99 99 53 7 60 - 1971 176 176 - - 74 10 84 5 1972 107 107 - - 74 5 79 - 1973 33 33 - - 22 2 24 - 1974 1l 11 - - 1l - l1 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMB1RE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Belgique Page h Encours de la dette Operations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Pr incipal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 279 279 - - 135 5 140 - 1967 144 14 1.019 1.019 120 h 124 -1 1968 1.042 1.042 - - 35 7 42 -1 1969 1.006 1.006 - - 67 54 121 1 1970 9h0 9h0 - - 118 69 187 -1 1971 821 821 - - 652 3 655 h 1972 173 173 - - h 45 - 1973 130 130 - - 19 - 19 - 197h 111 111 - - 19 - 19 - 1975 93 93 - - 19 - 19 - 1976 7h 7h - - 19 - 19 1977 56 56 - - 19 - 19 1978 37 37 - - 19 - 19 1979 19- 19 - - 19 - 19 Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Danemark Page Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 241 241. - - 7h - 74 2 1967 169 169 - - 54 - 5h -10 1968 105 105 - - 42 - h2 -1 1969 62 62 - - 43 - h3 - 1970 19 19 - - 19 - 19 - 1971 - - - - - - - - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en-devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs France Page 6 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 35.628 36.061 8.046 6.174 4.807 2.081 6.888 -2 1967 36.993 39.298 14.231 14.081 4.965 1.940 6.905 -91 1968 46.111 48.473 28.608 8.626 7.178 2.521 9.699 -11 1969 47.548 69.892 15.612 6.685 8.634 2.082 10.716 -7.616 1970 4o.476 69.253 2.131 5.611 9.336 1.877 11.213 19 1971 32.195 4l.945 - 9.750 8.878 1.995 10.872 -20.122 1972 33.067 33.067 - - 8.950 1.884 10.835 2.370 1973 26.487 26.487 - - 8.586 1.458 10.Oh 1.585 1974 19.487 19.487 - - 7.891 1.054 8.945 1.836 1975 13.432 13.432 - - 4.373 708 5.082 - 1976 9.059 9.059 - - 2.315 500 2.816 - 1977 6.743 6.743 - - 1.931 379 2.310 - 1978 h.813 4.813 - - 1.472 270 1.742 - 1979 3.341 3.341 - - 1.322 184 1.506 - 1980 2.019 2.019 - - 1.063 107 1.169 - 1981 956 956 - - 956 42 997 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Det-e remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Allemagne (Rèp. féd. d') Page 7 Encours de la dette Operations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intértts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 893 2.763 3.139 2.370 666 25 691 - 1967 2.597 5.236 1.504 3.340 1.131 213 1.344 3 1968 4.808 5.612 1.751 1.168 1.006 199 1.205 8 1969 4.978 6.365 143 986 1.307 238 1.545 586 1970 5.115 5.787 - 555 1.390 260 1.650 h 1971 4.283 4.401 - 122 875 255 1.130 137 1972 3.663 3.663 - - 761 198 959 - 1973 2.902 2.902 - - 655 156 811 - 1974 2.247 2.247 - - 655 118 773 - 1975 1.592 1.592 - - 603 81 683 - 1976 989 989 - - 263 50 313 - 1977 726 726 - - 182 37 219 - 1978 545 545 - - 182 27 209 - 1979 363 363 - - 182 17 199 - 1980 182 182 - - 182 7 189 - Tableau h.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE ETERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Italie Page Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 10.035 12.885 4.525 5.138 3.082 2.949 6.031 -1 1967 12.089 14.327 961 1.180 3.402 478 3.880 -8 1968 9.859 11.878 36 1.440 4.076 459 4.535 - 1969 7.223 7.838 .301 458 1.624 376 2.000 -2 1970 6.055 6.513 - 88 1.785 394 2.179 -1 1971 4.306 h.676 - 370 1.604 221 1.825 -164 1972 2.959 2.959 - - 991 144 1.135 - 1973 1.969 1.969 - - 823 84 907 1974 1.1h6 1.146 - - 771 35 806 1975 37h 374 - - 187 21 208 - 1976 187 187 - - 187 10 197 Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Det7e remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Espagne Page 9 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1969 - - 5.386 4.252 106 - 106 - 1970 4.146 5.280 - - 212 - 212 - 1971 3.934 3.934 - - 342 192 535 -1.134 1972 3.592 3.592 - - 342 175 517 - 1973 3.250 3.250 - - 342 158 500 - 1974 2.908 2.908 - - 342 141 483 - 1975 2.566 2.566 - - 342 124 466 - 1976 2.22h 2.224 - - 342 107 449 - 1977 1.881 1.881 - - 342 90 432 - 1978 1.539 1.539 - - 3k2 73 415 - 1979 1.197 1.197 - - 3h2 56 398 - 1980 855 855 - - 342 38 381 - 1981 513 513 - - 342 21 363 - 1982 171 171 - - 171 h 175 - Tableau h.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PTJBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Det,e remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Suède Page 10 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérfts Total ajustements (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) 1966 8.597 8.597 547 547 168 174 342 -67 196! 8.909 8.909 - - 1.840 481 2.321 -1 1968 7.068 7.068 3.176 300 1.813 371 2.184 -2 1969 5.553 8.429 - 621 1.587 333 1.920 1 1970 4.588 6.843 - 476 1.849 326 2.175 - 1971 3.215 h.99h - 1.186 1.263 157 1.420 1972 3.138 3.731 - 593 983 14h 1.127 1973 2.747 2.747 - - 1.076 145 1.221 1974 1.671 1.671 - - 186 98 283 - 1975 1.486 1.486 - - 186 86 272 1976 1.300 1 300 - - 186 75 261 - 1977 1.114 l141h - - 186 64 250 1978 929 929 - - 186 53 239 - 1979 743 743 - - 186 42 227 - 1980 557 557 - - 186 31 216 - 19ß1 371 371 - - 186 19 205 - 1982 - 186 186 - - 186 8 19h - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Suisse Page 11 Encours de la dette Operations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 - - 263 263 89 - 39 - 1967 17h 17h 8 5 172 - 172 -2 1968 8 8 1.478 1.478 2 - 2 -1 1969 1.161 1.161 66 66 993 92 1.085 -h 1970 552 552 4lO 410 593 69 662 1 1971 370 370 - - 23 - 23 -322 1972 25 25 - - 13 2 15 - 1973 12 12 - - 12 2 14 Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 DetT,e remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Royaume-Uni Page 12 Encours de la dette opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérCts Total ajustements (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) 1966 4.124 4.482 - 358 896 205 1.101 1 1967 3.587 3.587 17 - 832 160 992 -452 1968 2.306 2.320 60 74 777 84 861 1 1969 1.604 1.604 48 48 810 55 865 - 1970 842 842 - - 801 33 834 - 1971 41 41 - - 33 2 35 - 1972 8 8 - - 8 - 8 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Etats-Unis Page 13 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 1.529 1.546 713 380 481 76 557 2 1967 1.430 1.780 - 349 365 91 h56 2 1968 1.16 1.417 - 1 390 83 473 1 1969 1.028 1.028 1.943 1.943 354 59 413 - 1970 2.617 2.617 2.823 2.823 1.278 155 1.433 - 1971 1.533 1.533 - - 697 103 800 -2.629 1972 836 836 - - 624 56 680 - 1973 212 212 - - 110 13 123 - 1974 102 102 - - 6h 6 70 - 1975 39 39 - - 39 2 hi - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTER]IURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Fournisseurs Page 14 Encours de la dette operations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) 1966 61.395 66.923 17.233 15.230 10.467 5.516 15.983 -65 1967 66.092 73.624 17.798 20.032 12.881 3.367 16.248 -560 1968 72.781 77.981 35.215 13.193 15.331 3.727 19.058 -6 1969 70.637 97.859 24.099 15.659 15.548 3.295 18.843 -7.033 1970 66.080 99.376 5.463 10.062 17.534 3.190 20.724 22 1971 51.052 63.069 - 11.428 14.528 2.938 17.467 -24.225 1972 47.981 48.574 - 593 12.867 2.611 15.478 2.370 1973 38.077 38.077 - - 11.713 2.018 13.730 1.585 1974 27.950 27.950 - - 9.998 1.452 11.451 1.836 1975 19.788 19.788 - - 5.801 1.022 6.823 - 1976 13.987 13.987 - - 3.358 743 4.101 - 1977 10.629 10.629 - - 2.700 571 3.270 - 1978 7.929 7.929 - - 2.236 423 2.659 - 1979 5.693 5.693 - - 2.081 299 2.379 - 1980 3.613 3.613 - - 1.772 183 1.955 - 1981 1.840 1.840 - - 1.484 83 1.566 - 1982 357 357 - - 357 13 369 - Tableau 4.1 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Det".e remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Banques privées France Page 15 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1967 - - 9.006 8.741 613 161 774 - 1963 8.128 8.393 - 265 1.583 391 1.974 - 1969 6.810 6.810 4.590 467 1.439 289 1.728 -760 1970 5.078 9.201 10.465 5.691 2.726 419 3.145 1 1971 8.o44 15.645 - 7.601 3.265 656 3.921 -1.296 1972 12.380 12.380 - - 3.h8 686 4.135 - 1973 8.932 8.932 - - 2.977 483 3.460 - 1974 5.955 5.955 - - 2.505 320 2.825 - 1975 3.449 3.449 - - 1.436 169 1.605 - 1976 2.01h 2.014 - - 366 U5 481 - 1977 1.647 1.647 - - 366 93 459 - 1978 1.281 1.281 - - 366 71 437 - 1979 915 915 - - 366 49 416 - 1980 549 549 - - 366 27 394 - 1981 183 183 - - 183 5 189 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Banques privées Italie Page 16 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 29.711 29.711 7.069 7.069 1.573 369 1.942 2 1967 35.209 35.209 27.553 21.073 4.238 2.136 6.374 1 1968 52.045 58.525 19.000 25.480 11.260 2.802 14.062 1 1969 66.266 66.266 - - 4.607 3.845 8.452 372 1970 62.031 62.031 - - 4.836 3.784 8.620 - 1971 42.195 42.195 - - 6.088 2.001 8.090 -14.864 1972 36.243 36.243 - - 7.951 1.705 9.657 - 1973 28.292 28.292 - - 5.625 1.255 6.880 1974 22.667 22.667 - - 3.452 980 h.h32 - 1975 19.215 19.215 - - 3.452 820 h.272 1976 15.763 15.763 - - 2.619 670 3.288 1977 13.144 13.144 - - 2.619 545 3.16h 1978 10.525 10.525 - - 2.56h 421 2.986 - 1979 7.960 7.960 - - 2.216 305 2.521 - 1980 5.745 5.745 - - 1.963 212 2.175 - 1981 3.782 3.782 - - 1.891 132 2.023 - 1982 1.891 1.891 - - 1.891 57 1.948 - Le Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Banques privées Pays-Bas Page 17 Encours de la dette opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie dêboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursêe ments ments Principal intérOts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 - 1.381 - 1.243 - 76 76 - 1967 1.243 1.381 5.000 5.138 - 55 55 - 1968 6.381 6.381 - - - 330 330 - 1969 6.381 6.381 1.989 - 625 349 974 - 1970 5.756 7.745 - 908 1.250 287 1.537 - 1971 5.h14 6.495 - 183 1.250 249 1.499 56 1972 4.385 5.301 - 183 1.324 192 1.516 - 1973 3.245 3.977 - 183 699 131 829 - 1974 2.729 3.278 - 183 74 116 190 - 1975 2.838 3.204 - 183 74 118 191 - 1976 2.947 3.131 - 183 74 119 193 - 1977 3.057 3.057 - - 180 117 298 - 1978 2.876 2.876 - - 180 110 290 - 1979 2.696 2.696 - - 180 103 283 - 1980 2.516 2.516 - - 180 95 276 - 1981 2.335 2.335 - - 180 88 268 - 1982 - 2.155 2.155 - - 180 81 261 - 1983 1.975 1.975 - - 180 73 253 - 1984 1.794 1.79h - - 180 66 246 - 1985 1.614 1.614 - - 180 58 239 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Banques privées Royaume -Uni Page 18 Encours de la dette lperations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) 1966 12.922 12.922 - - 1.202 493 1.695 1 1967 11.721 11.721 7.576 7.576 8.021 657 8.678 -1.885 1968 9.391 9.391 - - 5.189 372 5.561 - 1969 4.202 4.202 - - 410 307 717 - 1970 3.792 3.792 931 931 446 293 739 - 1971 4.277 4.277 - - 670 248 918 - 1972 3.607 3.607 - - 1.118 200 1.318 - 1973 2.489 2.489 - - 892 136 1.028 - 1974 1.597 1.597 - - 775 82 857 - 1975 822 822 - - 557 l 598 - 1976 265 265 - - 265 8 273 - Tableau h.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Det-ze remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Banques privées Etats-Unis PagRe 19 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principa,l intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 6.75o 6.750 - - 1.500 298 1.798 - 1967 5.250 5.250 - - 2.500 h12 2.912 - 1968 2.750 2.750 2h6 - 1.500 lho 1.640 - 1969 1.250 1.h96 - 2h6 1.332 12h 1.456 - 1970 16h 16h 2.856 2.856 82 l 93 - 1971 2.938 2.938 - - 1.034 187 1.221 - 1972 1.904 1.904 - - 952 121 1.073 - 1973 952 952 - - 952 61 1.013 - Tableau h.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEUE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Banques privées Pa ge 20 Encours de la dette perations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 49.383 50.764 7.069 8.312 4.275 1.236 5.511 3 1967 53.423 53.561 49.135 42.528 15.372 3.421 18.793 -1.884 1968 78.695 85.44o 19.246 25.745 19.532 4.035 23.567 1 1969 84.909 85.155 6.579 713 8.413 4.914 13.327 -388 1970 76.821 82.933 14.252 10.386 9.3ho 4.794 14.134 1 1971 62.868 71.550 - 7.784 12.307 3.341 15.648 -16.104 1972 58.519 59.435 - 183 14.793 2.904 17.698 - 1973 43.909 44.642 - 183 11.145 2.066 13.211 - 1974 32.947 33.497 - 183 6.806 1.498 8.304 - 1975 26.324 26.690 - 183 5.519 1.148 6.666 - 1976 20.988 21.172 - 183 3.324 912 4.236 - 1977 17.848 17.848 - - 3.165 756 3.921 - 1978 14.682 14.682 - - 3.111 603 3.713 - 1979 11.572 11.572 - - 2.762 457 3.219 - 1980 8.810 8.810 - - 2.509 334 2.844 - 1981 6.300 6.300 - - 2.254 226 2.480 - 1982 4.046 4.046 - - 2.071 137 2.208 - 1983 1.975 1.975 - - 180 73 253 - 1984 1.794 1.794 - - 180 66 246 - 1985 1.614 1.614 - - 180 58 239 Tableau h.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRPE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Emissions publiques d'obligatios France Page 21 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 3.415 3.415 - - 252 304 556 -2 1967 3.161 3.161 - - 263 175 438 -1 1968 2.897 2.897 - - 266 162 428 1 1969 2.632 2.632 - - 200 131 331 -249 1970 2.183 2.183 - - 210 120 330 - 1971 1.973 1.973 - - 212 101 313 - 1972 1.761 1.761 - - 225 89 313 - 1973 1.536 1.536 - - 235 76 311 - 1974 1.301 1.301 - - 192 62 254 - 1975 1.110 1.110 - - 203 51 253 - 1976 907 907 - - 159 39 198 - 1977 748 748 - - 120 30 150 - 1978 628 628 - - 127 23 150 - 1979 501 501 - - 93 16 109 - 1980 407 407 - - 40 il 51 - 1981 367 367 - - 40 9 49 - 1982 328 328 - - 33 7 40 - 1983 295 295 - - 34 6 hO - 1984 261 261 - - 36 h hO - 1985 225 225 - - 40 3 42 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Emissions privées d'obligations France Page22 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 82 82 - - h 5 9 1 1967 79 79- - - h 5 9 - 1968 75 75 - - h 5 9 -1 1969 70 70 - - h h 8 -8 1970 58 58 - - h h 8 - 1971 54 5h - - 5 h 8 - 1972 49 49 - - 5 3 8 - 1973 h hh - - 5 3 8 - 197h 39 39 - - 6 3 8 - 1975 34 34 - - 6 2 8 - 1976 28 28 - - 6 2 8 - 1977 21 21 - - 7 1 8 - 1978 15 15 - - 7 1 8 - 1979 7 7 - - 7 - 8 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Nationalisation France Page 23 Encours de la dette ipérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) 1969 - - 6.796 6.796 - - - - 1970 6.796 6.796 - - 905 658 1.563 1 1971 5.892 5.892 - - 453 295 748 - 1972 5.439 5.439 - - 453 272 725 - 1973 4.986 4.986 - - 453 249 703 - 1974 4.532 4.532 - - 453 227 680 - 1975 4.079 4.079 - - 453 204 657 - 1976 3.626 3.626 - - 453 181 635 - 1977 3.173 3.173 - - 453 159 612 - 1978 2.719 2.719 - - 453 136 589 - 1979 2.266 2.266 - - 453 113 567 - 1980 1.813 1.813 - - 453 91 544 - 1981 1.360 1.360 - - 453 68 521 - 1982 906 906 - - 453 45 499 - 1983 453 453 - - 453 23 476 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prdts des organismes internationaux Banque Africaine de Développement Page 24 Encours de la dette Dpérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Pr incipal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1968 - 2.750 - - - - - 1969 - 2.750 - 275 - 29 29 - 1970 275 2.750 - 1.021 - 64 64 - 1971 1.296 2.750 - 582 - 72 72 - 1972 1.878 2.750 - 582 - 101 101 - 1973 2.459 2.750 - 291 89 130 219 - 1974 2.661 2.661 - - 177 131 308 - 1975 2.484 2.48 - - 177 122 299 - 1976 2.306 2.306 - - 177 113 291 - 1977 2.129 2.129 - - 177 10h 282 - 1978 1.952 1.952 - - 177 95 273 - 1979 1.774 1.774 - - 177 86 264 - 1980 1.597 1.597 - - 177 78 255 - 1981 1.419 1.419 - - 177 69 246 - 1982 1.242 1.242 - - 177 60 237 - 1983 1.065 1.065 - - 177 51 228 - 1984 887 887 - - 177 42 220 - 1985 710 710 - - 177 33 211 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prdts des organismes internationaux BIRD Page 25 Encours de la dette Opérations en cours Paierents (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (W (5) (6) (7) (8) 1966 1.068 7.000 5.000 3.373 - - - - 1967 4.442 12.000 22.000 3.605 121 196 317 - 1968 7.927 33.879 8.500 5.431 400 293 693 -15 1969 12.958 41.964 34.350 5.897 618 933 1.551 - 1970 18.237 75.696 - 9.197 1.163 1.396 2.559 -5.901 1971 26.270 68.632 - 11.236 1.660 1.859 3.519 - 1972 35.846 66.972 - 10.559 2.675 2.075 4.750 - 1973 43.731 64.297 - 8.535 3.405 2.411 5.816 - 1974 48.861 60.891 - 7.018 4.260 3.187 7.447 - 1975 51.619 56.631 - 3.148 4.481 3.151 7.632 - 1976 50.286 52.150 - 1.140 4.400 2.939 7.339 - 1977 47.026 47.750 - 455 4.018 2.671 6.690 - 1978 43.462 43.731 - 192 3.623 2.686 6.309 - 1979 40.031 40.108 - 63 3.130 2.711 5.841 - 1980 36.964 36.978 - 14 2.661 2.498 5.159 - 1981 34.317 34.317 - - 2.582 2.29h 4.876 - 1982 31.735 31.735 - - 2.526 2.10h 4.630 - 1983 29.209 29.209 - - 2.531 1.912 4.443 - 1984 26.673 26.673 - - 2.634 1.711 h.3h5 - 1985 24.044 24.044 - - 2.330 1.508 3.338 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Pr8ts d'organismes internationaux IDA. Page 26 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) 1966 3.494 5.000 13.000 1.268 - 1967 4.762 18.000 6.000 1.489 - 20 20 -137 1968 6.251 23.863 - 3.631 - 53 53- 1969 9.882 23.863 8.500 3.464 57 57 1970 13.346 32.363 10.500 2.874 - 98 98 -2.900 1971 16.220 39.963 - 4.465 - 137 137 1972 20.685 39.963 - 2.876 24 164 188 1973 23.536 39.939 - 2.900 49 185 234 - 1974 26.387 39.890 - 6.340 49 220 268 - 1975 32.678 39.841 - 5.662 9 264 313- 1976 38.291 39.793 - 1.333 114 292 405 - 1977 39.511 39.679 - 168 210 297 506 1978 39.470 39.470 - - 210 296 505 1979 39.260 39.260 - - 252 294 546 1980 39.008 39.008 - - 397 292 689 1981 38.61 38.6u - - 500 289 788 1982 38.111 38.111 - - 548 285 833 1983 37.563 37.563 - - 597 281 877 1984 36.966 36.966 - - 597 276 873 1985 36.369 36.369 - - 597 272 869 Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prgts d'organismes internationaux Pag 27 Encours de la dette operations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêt Total ajustements (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) 1966 4.562 12.000 18.000 4.641 - - - - 1967 9.204 30.000 28.000 5.094 121 216 337 -137 1968 14.178 57.742 11.250 9.062 hoo 346 746 -15 1969 22.8ho 68.577 42.850 9.636 618 1.019 1.637 - 1970 31.858 110.809 10.500 13.092 1.163 1.558 2.721 -8.801 1971 43.786 111.345 - 16.283 1.660 2.068 3.728 - 1972 58.409 109.685 - 14.017 2.700 2.3h0 5.oho - 1973 69.726 106.985 - 11.726 3.543 2.726 6.269 - 1974 77.909 103.443 - 13.358 4.486 3.537 8.024 - 1975 86.781 98.956 - 8.810 4.707 3,537 8.245 - 1976 9o.88h 9h.2h9 - 2.h73 h.691 3.344 8.035 - 1977 88.666 89.558 - 623 h.ho5 3.072 7.477 - 1973 84.88h 85.153 - 192 h.010 3.077 7.087 - 1979 81.o65 81.142 - 63 3.56o 3.091 6.651 - 1980 77.569 77.583 - 14 3.236 2.867 6.103 - 1981 74.347 7h.347 - - 3.259 2.652 5.911 - 1982 71.088 71.088 - - 3.252 2.449 5.701 1983 67.836 67.836 - - 3.305 2.244 5.549 1984 64.531 64.531 - - 3.408 2.030 5.438 1985 61.123 61.123 - 3.104 1.813 4.917 Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prêts des gouvernements Autriche Page 28 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 - - 2.860 2.860 115 - 115 1967 2.745 2.745 - - 171 - 171 1968 2.57h 2.57,4 - - - - 1969 2.574 2.574 - - - 1970 2.574 2.574 - - - - - - 1971 2.574 2.574 - - 491 153 645 127 1972 2.210 2.210 - - 491 12h 615 1973 1.719 1.719 - - 491 95 586 1974 1.228 1.228 - - 491 66 557 1975 737 737 - - 491 37 528 1976 2h6 246 - - 2h6 7 253 Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prdts des gouvernements Canada Page 29 Encours de la dette Operations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principa.l intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1968 - - 2.405 hol - - - - 1969 hol 2.405 1.027 1.353 - - - - 1970 1.755 3.432 2.870 146 - - - 230 1971 2.03h 6.532 - 1.108 - - - - 1972 3.142 6.532 - 412 - - - - 1973 3.554 6.532 - 412 - - - - 1974 3.965 6.532 - 412 - - - - 1975 4.377 6.532 - 412 - - - - 1976 4.789 6.532 - 412 - - - - 1977 5.201 6.532 - 412 - - - - 1978 5.612 6.532 - 412 32 32 - 1979 5.992 6.500 - 357 78 - 78 - 1980 6.271 6.422 - 151 129 - 129 - 1981 6.293 6.293 - - 167 - 167 - 1982 6.125 6.125 - - 167 - 167 - 1983 5.958 5.958 - - 167 - 167 - 1984 5.791 5.791 - - 167 - 167 - 1985 5.624 5.624 - - 167 - 167 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) PrOts des gouvernements Tch6coslovaquie Pa ge 30 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 437 437 - - 155 5 159 1 1967 284 284 - - 102 5 107 -1 1968 181 181 95 - 101 2 103 1 1969 81 176 951 951 81 1 82 - 1970 951 1.046 - 95 196 hi 237 - 1971 850 850 - - 207 39 246 - 1972 643 643 - - 185 30 215 - 1973 458 458 - - 179 21 200 - 1974 279 279 - - 175 12 186 - 1975 104 104 - - 96 3 99 - 1976 8 8 - - 8 - 9 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE P'JBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) PrOts des gouvernements Danemark Page 31 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principa,l intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) 1966 176 1.448 - 673 - l 11 - 1967 849 1.448 - 77 - 28 28 -115 1968 858 1.333 1.866 208 - 40 ho - 1969 1.065 3.199 2.000 833 - 44 44 -1 1970 1.899 5.198 - 1.362 107 48 155 2 1971 3.154 5.093 - 1.444 107 47 153 - 1972 4.491 4.986 - 110 240 44 284 - 1973 4.361 4.746 - 110 240 39 279 - 1974 4.231 4.506 - 110 240 35 275 - 1975 4.101 4.266 - 110 240 31 271 - 1976 3.971 4.026 - 55 294 27 321 - 1977 3.732 3.732 - - 348 22 370 - 1973 3.384 3.384 - - 348 18 366 - 1979 3.036 3.036 - - 348 14 362 - 1980 2.688 2.688 - - 348 10 358 - 1981 2.340 2.340 - - 348 5 353 - 1982 1.992 1.992 - - 295 1 296 - 1983 1.697 1.697 - - 241 - 241 - 1984 1.456 1.456 - - 241 - 241 - 1985 1.214 1.214 - 241 - 241 - Tableau h.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) PrOts des gouvernements (Rép. démocratique d') Page 32 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 810 810 - - 125 16 141 - 1967 685 685 1.075 - 128 17 145 - 1968 557 1.632 - 1.075 294 20 314 - 1969 1.338 1.338 - - 254 38 292 - 1970 1.084 1.084 - - 222 12 234 - 1971 862 862 - - 141 11 152 - 1972 721 721 - - 11. 13 154 - 1973 580 580 - - 97 15 112 - 1974 h83 483 - - 97 17 114 - 1975 386 386 - - 97 20 117 1976 289 289 - - 97 23 120 s1977 192 192 - - 96 26 122 1978 96 96 - - 96 29 125 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) PrOts des gouvernements France Page 33 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Pr incipal intérCts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 63.000 65.664 - 1.540 2.826 1.475 h.301 -449 1967 61.711 62.389 5.481 6.159 3.384 1.508 4.892 -26 1968 64.h60 64.460 25.518 3.126 3.456 1.722 5.178 -4.458 1969 6h.129 82.064 11.737 10.514 7.248 1.561 8.809 -8.745 1970 60.651 77.808 21.205 9.922 4.342 1.788 6.130 -5.091 1971 58.825 68.731 - 4.067 4.173 1.578 5.750 -20.849 1972 58.719 64.558 - 2.151 4.001 1.576 5.577 - 197 56.869 60.557 - 1.881 4.680 1.55 6.231 - l974 54.070 55.877 - 1.807 5.106 1.6 6 6.752 - 1975 50.771 50.771 - - 5.134 1.552 6.686 - 1976 45.637 45.637 - - 5.239 1.405 6.643 - 1977 40.399 40.399 - - 4.967 1.260 6.227 - 1978 35.432 35.432 - - 4.671 1.125 5.796 - 1979 30.761 30.761 - - 4.72h 986 5.710 - 1980 26.037 26.037 - - 4.718 847 5.565 - 1981 21.319 21.319 - - 4.138 710 h.848 - 1982 17.181 17.181 - - 3.955 581 4.536 - 1983 13.226 13.226 - - 3.434 453 3.887 - 1984 9.793 9.793 - - 2.650 333 2.984 - 1985 7.142 7.142 - - 1.645 245 1.889 Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Det%e remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prêts des gouvernements Allemagne (Rép. féd. d') Page 34 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) 1966 8.953 20.000 2.250 1.320 230 374 604 -612 1967 10.043 21.408 9.250 2.018 290 395 685 -4.828 1968 11.771 25.540 19.467 4.520 317 524 841 -312 1969 15.926 44.378 4.098 5.240 660 742 1.L02 4.117 1970 21.981 51.933 12.076 7.279 1.252 1.031 2.283 8.451 1971 31.614 71.208 - 1l.557 1.609 905 2.514 2.215 1972 45.545 71.814 - 10.914 1.609 1.152 2.762 - 1973 54.850 70.205 - 6.519 2.307 1.348 3.655 - 1974 59.061 67.897 - 2.648 3.039 1.403 4.442 - 1975 58.670 64.858 - 2.430 3.400 1.480 4.880 - 1976 57.700 61.459 - 1.570 3.902 1.612 5.51- 1977 55.367 57.557 - 1.364 4.015 1.552 5.567 1978 52.716 53.541 - 825 3.961 1.467 5.h29 - 1979 49.580 49.580 - - 4.247 1.419 5.666 - 1980 45.333 45.333 - - h.247 1.289 5.536 - 1981 41.086 41.086 - - 4.157 1.160 5.317 - 1982 - 36.929 36.929 - - 3.690 1.035 4.725 - 1983 33.239 33.239 - - 3.307 931 4.238 - 1984 29.932 29.932 - - 3.275 834 4.109 1985 26.657 26.657 - - 3.051 738 3.789 Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) PrOts des gouvernements Hongrie Page 35 Encours de la dette Oprations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1969 -- 78 7h8 - - - - 1970 748 748 - - 75 25 100 - 1971 673 673 - - 135 26 161 - 1972 538 538 - - 135 20 155 - 1973 h03 403 - - 123 15 138 - 1974 279 279 - - 112 10 122 - 1975 167 167 - - 112 6 117 - 1976 56 56 - - 56 i 57 - Tableau k.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prets des gouvernements Italie Pa ge 36 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 16.000 16.000 - - 2.000 843 2.843 - 1967 14.000 14.000 9.600 9.600 2.000 753 2.753 - 1968 21.600 21.600 - - 2.00 720 3.120- 1969 19.200 19.200 7.80 2.L400 2.400 636 3.036 - 1970 19.200 24.640 - 5.440 2.hoo 536 2.936 - 1971 22.240 22.240 - - 2.400 478 2.878 - 1972 19.840 19.8h0 - - 3.499 408 3.907 - 1973 16.341 16.341 - - 1.526 422 1.94q - 197h 14.815 14.815 - - 1.526 385 1.911 - 1975 13.288 13.288 - - 1.526 348 1.874 - 1976 11.762 11.762 - - 1.526 311 1.837 - 1977 10.236 10.236 - - 1.526 274 1.800 - 1978 8.710 8.710 - - 1.526 236 1.762 - 1979 7.184 7.184 - - 1.526 199 1.725 - 1980 5.658 5.658 - - 1.526 162 1.688 - 1981 4.132 4.132 - - 1.526 125 1.651 - 1,982 2.606 2.606 - - 1.526 88 · .614 - 1983 - 1.080 1.080 - - 653 51 704 - 1984 427 427 - - 427 14 440 - Tableau h.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prets des gouvernements Kuweit Page 37 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérits Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 23.206 28.000 - 2.627 - 468 h68 - 1967 25.833 28.000 12.880 5.995 - 389 389 -392 1968 31.828 o.488 - 5.h65 1.000 796 1.796 - 1909 36.293 39.488 - 1.022 1.061 932 1.993 - 1970 36.254 38.427 8.960 1.182 1.907 938 2.8h5 -165 1971 35.529 h5.315 - 2.204 3.186 1.377 h.563 - 1972 34.547 42.129 - 1.378 3.222 1.309 h.531 - 1973 32.70h 38.907 - 1.378 3.287 1.223 h.510 - 1974 30.795 35.619 - 1.378 3.35h 1.13h h.488 - 1975 28.819 32.265 - 1.378 3.395 1.0h3 4.h38 - 1976 26.802 28.870 - 1.378 3.437 950 h.387 - 1977 2h.74à 25.433 - 689 3.705 856 h.561 - 1978 21.728 21.728 - - h.030 719 h.79- 1979 17.698 17.698 - - 4.13h 564 4.697 1980 13.564 13.564 - - 2.055 hh 2.h69 - 1981 il.5O 11.509 - - 2.101 339 2.441 - 1982 9.408 9.408 - - 7h8 276 1.060 - 1983 - 8.624 8.624 - - 812 253 1.065 - 1984 7.812 7.812 - - 8ho 228 1.068 - 6.q72 6.972 - - 8ho 203 1.0h3 - Tableau h.2 3/8/71 - TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prets des gouvernements Libye Pa ge 38 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 3.464 3.h6 959 959 - - -- 1967 h.h23 4.423 41 hi - - - -1.030 1968 3.434 3.434 - - - 62 62 1969 3.434 3.434 - - 3.434 3h 3.468 1970 - - - - - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prgts des gouvernements Pays-Bas Page 39 Encours de la dette O5érations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Pr incipal intérfts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 - - 552 549 - - - - 1967 549 552 829 - - 13 13 - 1968 549 1.381 - - - 16 16 - 1969 549 1.381 - 705 - 25 25 -1 1970 1.254 1.380 994 67 - 39 39 1 1971 1.322 2.375 - 164 - 2 2 40 1972 1.508 2.415 - 164 - 5 5 - 1973 1.672 2.415 136 - 8 8 - 1974 1.808 2.415 - 135 30 12 42 - 1975 1.912 2.384 - 135 74 56 129 - 1976 1.973 2.310 - 135 74 57 131 - 1977 2.03h 2.236 - 135 74 58 132 - 1978 2.095 2.163 - 67 97 59 156 - 1979 2.065 2.065 - - 121 57 178 - 1980 1.944 1.944 - - 121 53 174 - 1981 1.82h 1.82h - - 121 50 171 - 1982 1.703 1.703 - - 121 47 167 - 1983 1.582 1.582 - - 121 43 164 - 1984 1.h61 1.461 - - 121 ho 161 - 1985 1.340 1.340 - - 121 36 157 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTER]IURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) PrOts des gouvernements Pologne Page 40 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) 1966 1.135 1.135 - - 187 20 207 - 1967 676 916 - - 188 10 198 -1 1968 487 759 - - 166 12 178 - 1969 321 593 12 284 302 21 323 - 1970 303 303 - - 121 4 125 - 1971 182 182 - - 124 3 127 - 1972 58 58 - - 56 2 58 - 1973 2 2 - - 2 - 2 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) PrLts des gouvernements Suède Page 41 Encours de la dette Operations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 223 1.159 739 841 - 7 7 2 1967 1.06h 1.900 2.900 659 - 31 31 -1 1968 1.722 h.799 - 538 - 26 26 -1 1969 2.260 4.798 6.118 2.079 - 55 55 - 1970 4.338 10.916 9.375 448 - 53 53 - 1971 4.786 20.291 - 3.214 172 54 226 - 1972 7.828 20.119 - 3.21h 172 79 251 - 1973 10.870 19.947 - 2.662 172 103 275 - 1974 13.360 19.775 - 987 172 124 296 - 1975 14.175 19.603 - 987 172 136 308 - 1976 1-.990 19.430 - 987 190 147 338 - 1977 15.786 19.240 - 987 302 231 533 - 1978 16.h72 18.939 - 987 302 240 542 - 1979 17.157 18.637 - 987 296 249 545 - 19B0 17.848 18.341 - 493 467 259 726 - 1981 - 17.874 17.874 - - 639 253 892 - 1982 17.235 17.235 - - 639 241 880 - 1983 16.596 16.596 - - 581 229 811 - 1984 16.014 16.014 - - 523 219 743 - 1985 15.491 154.91 - - 523 210 733 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prets des gouvernements Etats-Unis Page h2 Encours de la dette Operations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Pr incipal intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 40.386 76.339 15.000 17.757 504 485 989 -1 1967 57.639 90.834 42.240 24.532 hhh 591 1.035 -?o.hh4 1968 81.709 130.186 20.h12 25.596 1.516 1.092 2.608 -1.079 1969 106,430 148.003 13.004 25.743 2.319 1.271 3.590 -540 1970 129,201 158,148 6.410 5.883 2.379 1-587 3.966 -574 1971 130.954 159,801 - 5.5hh 1.828 1.796 3.624 -1.804 1972 13h.670 157,973 - 3.098 1.50i 1.847 3.348 - 1973 136,267 156,472 - 3.098 1.790 1-877 3.667 - 1974 137.574 15h.681 - 3.098 2.365 1.904 4.269 - 1975 138.308 152.317 - 3.098 2.705 2.050 4.756 - 1976 138,700 149.611 - 3.098 3.308 2.166 5.474 - 1977 138.490 146,303 - 3.098 3.451 ?356 5,807 _ 1978 138.136 142.852 - 2.780 3.755 2.477 6.231 - 1979 137.162 139.097 - 1.936 3.721 2.762 6.48h - 1980 135.376 135.376 - - 4.415 2.832 72h7 1981 130,961 130.961 - - 4.475 ?.742 7.217 iZ82 126,486 126,486 -- .536 ?.650 7,186 1983 - 121.951 51 - - .598 2.557 7.155 1984 117.353 117.353 -- .661 ?.463 7.125 L985 112,691 112.691 - - 4.726 2.367 7.094 Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prets des gouvernements U.R.S.S. --grtion en oursPaze 4~3 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérdts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 4.573 13.571 1.401 5.150 59 30 89 2 1967 9.666 14.915 2.333 9.2h5 hi 362 773 -lQ413 1968 13.355 15.h2h 299 907 1.045 423 1.468 364 1969 13.580 15.042 85 265 977 396 1.373 - 1970 12.868 14.150 hl 64 1.8h 369 2.213 1 1971 11.057 12.313 - 1.256 2.060 328 2.388 -35 1972 10.253 10.253 - - 2.001 303 2.303 - 1973 8.253 8.253 - - 1.943 242 2.185 - 1974 6.310 6.310 - - 1.087 184 1.270 - 1975 5.223 5.223 - - 1.086 151 1.236 - 1976 4.138 4.138 - - 1.076 118 1.195 - 1977 3.062 3.062 - - 1.076 86 1.162 - 1978 1.985 1.985 - - 826 5h 879 - 1979 1.160 1.160 - - 387 29 416 - 1980 773 773 - - 387 17 hh 1981 387 387 - - 387 6 392 Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Prêts des gouvernements Yugoslavie Page 4 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début ee période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérêts Total ajustements (i) 2) 3) (4) (5) (6)(7(8 1966 1.327 4.040 89 901 303 16 319 - 1967 1.925 3.826 - 1.046 611 53 664 -2 1968 2.358 3.213 - 414 676 61 737 -1 1969 2.095 2.536 82 523 718 56 774 - 1970 1.900 1.900 - - 394 30 424 - 1971 620 620 - - 1141 19 160 -886 1972 479 479 - - 135 14 149 - 1973 344 3U - - 134 10 144 1974 210 210 - - 81 6 87 1975 129 129 - - 80 h 84 1976 49 49 - - 42 1 >43 1977 7 7 - - 7 - 7 Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Pr8ts des gouvernements Encours de la dette Opérations en cours Paiements Page 45 (en début de période) de période au titre Partie dêboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérgts Total ajustements (1) (2) (3) (h) (5) (6) (7) (8) 1966 163.690 232.067 23.850 35.177 6.503 3.750 10.253 -l.057 1967 192.092 248.357 86.629 59.372 7.729 4.155 11.884 -10.253 1968 237.443 317.004 70.062 42.250 10.971 5.516 16.487 -5.486 1969 269.676 370.609 47.702 52.660 19.454 5.812 25.266 -5.170 1970 296.961 393.687 61.931 31.888 15.239 6.501 21.740 2.855 1971 307.276 419.660 - 33.558 16.774 6.814 23.588 -21.192 1972 325.193 405.268 - 21.441 17.389 6.926 24.316 - 1973 329.245 387.879 - 16.196 16.973 6.969 23.942 - 1974 328.467 370.906 - 10.575 17.874 6.938 24.812 - 1975 321.168 353.032 - 8.550 18.607 6.915 25.523 - 1976 311.111 334.425 - 7.634 19.495 6.826 26.321 - 1977 299.250 314.930 - 6.684 19.566 6.721 26.288 - 1978 286.368 295.363 - 5.071 19.644 6.424 26.069 - 1979 271.795 275.719 - 3.279 19.581 6.279 25.860 - 1980 255.493 256.138 - 644 18.413 5.884 24.297 - 1981 237.724 237.724 - - 18.059 5.390 23.449 - 1982 219.665 219.665 - - 15.712 4.919 20.631 - 1983 203.953 203.953 - - 13.915 4.517 18.432 - 1984 190.038 190.038 - - 12.906 4.131 17.037 - 1985 177.132 177.132 - 11.314 3.799 15.114 - Tableau 4.2 3/8/71 TUNISIE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Dettes non classées Types indetermines Pa ge h6 Encours de la dette Opérations en cours Paiements (en début de période) de période au titre Partie déboursée Y compris partie Engage- Débourse- du service Annulations et Année seulement non déboursée ments ments Principal intérdts Total ajustements (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) 1970 - 28.279 17.360 494 487 981 - 1971 - - - - - -27.785 Tableau 2 3/8/71 TUNISIE - ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1970 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Dette remboursable en devises Page 47 Note: Y compris le service de toutes les dettes figurant au Tableau .1, préparé en août 1971, à l'exception des suivantes: a) Dettes dont les modalités de remboursement ne sont pas disponibles. (en milliers de dollars EU) Partie Y compris déboursée partie seulement non déboursée Fournisseurs 7.579 24.258 Institutions financières 15.oo0 6.296 Prêts des gouvernements 6.842 23.574 France 4.175 20.849 Etats -Unis 1.750 1.804 U.R.S.S. 31 35 Yugoslavie 886 886 Dettes non classées 16.866 27.785 b) Arriérés d'amortissement Prêts des gouvernements 2.849 2.8h9 France 19 19 Allemagne 2.830 2.830 TOTAL 49.136 94.762 Division des Statistiques Economiques et Sociales Département des Programmes Economiques le 3 août 1971 Tableau 5 BUDGET DE FONCTIONNEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES 1965-1971 (en millions de dinars) 12.6 1966 197 1968 1969 1970 127.1 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations Prévisions effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées budgétaires RECETTES ORDINAIRES 122,5 139,3 143.0 148,0 183,3 19611 2ï5.8 1. Par catégorie de recettes Impfts 104.2 121,h 121,5 125,0 156,2 162,2 167,2 Intérêts et dividendes 1,1 1,1 2,1 3,9 5,0 10,6 11,5 Cotisations sécurité sociale 12,5 1h,8 16,1 17,5 20,7 22,0 24,3 Transferts divers 4,5 1,6 2,8 1,3 0,8 0,5 1,7 Dons extérieurs 0,2 0,5 o,h o,h 0,6 0,8 1,1 2. Par administration: Etat 103,8 116,3 120,1 123,0 152,4 163,8 170,5 Collectivités locales 5,8 7,5 5,9 6,5 9,2 8,7 9,2 Sécurité sociale 12,7 15,o 16,5 18,0 21,1 22,6 2h,8 Recettes extra-budgétaires 0,2 0,5 0,5 O,h 0,6 1,o 1,3 DEPENSES ORDINAIRES 101,7 117,9 127,7 l44,l 157,7 173,8 185,3 1. Par catégorie de dépenses Consommation (biens et services) 20,6 19,h - 22,2 24,4 27,0 29,3 30,3 Traitements et salaires 58,7 71,8 77,8 87,2 94,3 102,1 106,6 Prestations sécurité sociale 8,1 9,3 9,7 10,9 12,3 13,2 15,0 Paiements d'intérêts (à l'inté- rieur) 1,7 2,5 1,8 h,1 5,2 5,1 6,2 Paiements d'intérêts (à l'étran- ger) 1,3 1,9 2,5 2,9 h,2 5,7 7,2 Bourses 1,4 2,5 2,9 3,5 3,5 4,8 h,8 Autres transferts au profit des ménages 1,0 2,3 2,3 2,1 2,2 2,7 3,8 Subventions ordinaires 5,8 5,8 6,5 6,7 7,0 8,3 8,6 Transferts divers 3,0 2,3 2,1 2,3 2,0 2,6 2,8 2. Par administration: Etat 78,9 92,7 100,0 113,7 122,6 138,1 148,2 Collectivités locales 7,1 8,2 8,4 9,7 10,1 10,8 11,2 Sécurité sociale 8,7 9,9 10,3 11,8 13,2 lh,1 15,8 Dépenses extra-budgétaires 7,0 7,1 9,0 8,9 11,8 10,8 10,1 EXCEDENT DU BUDGET DE FONCTIONNEMENT 20,8 21.5 25.6 22.3 2Q. Dont: Etat 24,9 23,6 20,1 9,3 29,8 25,7 22,3 Collectivités locales -1,3 -0,7 -2,5 -3,2 -0,9 -2,1 -2,0 Sécurite sociale h,o 5,1 6,2 6,2 8,5 Solde extra-budgétaire -6,8 -6,6 -8,58, - -9 Source: Ministère du Plan Tableau 2 BUDGET D'EQUIPEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES 1965-1971 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations Prévisions effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées budgétaires Dépenses en capital Travaux urbains d'hydraulique 2,l 2,h 2,3 1,3 1,3 1,5 1,7 Education 11,2 12,0 9,2 9,3 10,9 9,2 9,9 Santé publique et sports 4,8 3,6 1,9 2,1 3,1 Bâtiments et matériel pour l'adminis- tration 7,9 10,3 8,1 10,1 9,0 7,3 8,4 Agriculture 20,2 18,2 17,3 18,1 21,9 16,5 14,5 Transports 2,7 4,7 3,9 5,2 5,5 7,7 14,8 Logement 3,3 0,6 0,5 0,5 0,7 0,5 - Tourisme - - - - - 0, 1.0 Total partiel (F.B.C.F.) 47,h 48,2 46,1 48,1 51,2 45,7 53,4 Subventions aux entreprises 14,8 14,3 13,9 19,8 22,4 19,0 17,4 Subventions aux ménages 0,7 0,2 0,6 0,6 o,h 0,5 1,5 Achats de terrains 0,2 0,1 0,2 0,3 0,3 0,1 0,5 Prêts et avances 1,1 2,6 3,5 3,4 2,3 2,3 2,3 Prêts aux entreprises - - - - - - Total 64,2 h5,6,3 72,2 7 70,6 7352 Financement extérieur Dons 12,0 8,1 10,9 13,8 19,4 21,7 22,3 Prêts 23,5 25,h 46,9 36,7 25,5 32,9 37,0 Moins: remboursements -2,6 2 - Q -10,7 -12,9 Total, net 32,9 31,2 48,8 41,5 35,9 43,9 46,4 Financement intérieur Excédent ordinaire 20,8 21,5 15,3 3,8 25,6 22,3 20,5 Ventes de terrains 0,1 0,3 0,1 0,1 0,3 1,2 0,5 Fonds transférés par les entreprises 0,8 2,1 0,7 0,3 3,0 1,2 2,2 Prêts et avances - 0,9 0,9 2,3 2,2 1,6 1,5 Emprunts à long terme 4,7 3,1 9,3 6,6 5,1 2,6 9,8 Moins: remboursements -0,5 -0,6 -1,3 -2,0 -2,4 -3,9 -7,6 Dép6ts auprès du Trésor, net 8,1 3,6 -5,2 18,7 7,1 7,6 7,7 Comptes à recevoir, net -2,2 0,1 -1,3 1,6 0,6 5,4 -0,2 Crédits bancaires à court terme, net 2,6 5,4 -0,6 0,9 5,1 -6,7 - Encaisse, net -, - -2,4 -1.8 _6 l -4,6 -5 Total, net 311 30,5 ,5 26.7 29 Financement total, net 64,0 65,3 64,3 72,0 76,h 70,6 758 Erreurs et omissions 0,2 0,1 - - 0,2 - -0,7 Source: Ministère du Plan. Tableau 5 COMPTES DE L'fETAT 1/ 1965-1971 (en millions de dinars) 1965 96 1967 1968 1991970 i271 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations Prévisions effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées budgétaires Recettes ordinaires 103,8 116,3 120,1 123,0 152,4 163,8 l70,5 Dépenses ordinaires 78,9 92,7 100,0 113,7 122,6 138,1 148,2 Excédent du budget de fonctionnement 24,9 23,6 20,1 9,3 29,8 25,7 22,3 Dépenses en capital 57,7 54,5 60,1 65,8 72,1 69,6 79,6 Formation brute de capital fixe 39,3 39,0 36,0 35,6 36,5 32,5 34,8 Transferts aux entreprises 14,7 12,5 13,8 19,1 22,4 19,0 17,14 Amortissement de la dette 2,8 2,7 9,9 10,8 11,2 114,3 20,2 Divers 0,9 0,3 0,4 0,3 1,0 3,8 7,2 Déficit de trésorerie 32,8 30,9 40,0 56,5 42,3 43,9 57,3 Financement intérieur 10,9 11,8 -1,5 23,9 19,9 10,7 22,8 Banque centrale, net 2,6 5,h -0,6 0,9 5,1 -6,7 - Prêts divers, net 12,9 6,4 3,1 7,3 7,6 9,8 10,8 Autres sources, net 2/ -4,6 - -4,0 l5,7 7,2 7,6 12,0 Financement extérieur 21,9 19,1 41,5 32,6 22,4 33,2 34,5 l/ Non compris les transferts entre lEtat, les collectivités locales et la sécurité sociale. 2/ Modifications des comptes à recevoir et des encaisses du Trésor, net. Source: Ministère du Plan Tableau RECETTES COURANTES DE LIETAT 1965-1971 (en millions de dinars) 1965 1966 l967 1968 1969 19_0 191_ Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations Prévisions effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées budgétaires Imp'ts directs _l38 20.0 12j 21.0 28.9 3.. la Imp6ts sur les revenus 11,9 18,3 18,9 19,5 26,1 29,5 28,2 Impfts agricoles 1,9 1,7 1,0 1,5 2,8 2,h 3,1 Impfts indirects 62.9 69.1 69_.8 6_._ 80,6 Î. 84. Droits sur les produits et les transports 8,7 8,8 8,9 9,6 9,2 10,4 11,1 Droits à l'importation 9,6 9,7 8,6 6,7 8,3 10,0 9,2 Taxes à ltexportation 3,5 3,7 2,3 2,7 1,8 1,2 l,h Taxes sur les formalités douanières 2,9 3,0 3,1 3,0 3,6 4,2 2,4 Taxes sur le chiffre dtaffaires 2&,1 28,7 29,8 28,7 37,1 41,7 38,5 (Importations pour la production) (13,5) (15,9) (15,5) (13,h) (17,5) (20,9) (19,3) (Importations pour la consommation) (2,3) (2,5) (2,6) (2.7) (3,8) (h,1) (h,) (Production intérieure) (5,1) (6,2) (6,7) (7,1) (8,h) (9,2) (8,0) (Consommation intérieure) (1,0) (1,3) (1,7) (1,9) (3,3) (2,6) (2,2) (Services) (2,0) (2,8) (3,1) (3,6) (4,) (h,9) (5,) Taxe d'enregistrement 3,7 3,9 3,7 4,3 4,9 5,h 5,1 Monopoles fiscaux 10,4 12,0 13,4 14,9 15,7 14,8 16,3 Revenus dtorigine pétrolière 52 _,1 L210.6 15 18.6 22,7 Redevances pétrolières 5,3 5,1 4,9 4,5 7,6 4,9 4,9 Bénéfices de ltexploitation pétrolière - - 2,3 6,1 9,9 13,7 17,8 Autres impfts et revenus 6,3 7,6 8,7 11,8 l4,8 15,7 l5,9 Total (Titre 1) 88,3 101,8 105,6 113,3 141,8 153,9 154,0 Autres recettes courantes du Trésor 15,5 14,5 14,5 9,7 10,6 9,9 16,5 Total des recettes courantes 1/ 103,8 116,3 120,1 123,0 152,4 163,8 170,5 1/ Non compris les transferts Source: Ministère du Plan Tableau L.1 DEPENSES COURANTES DE L'ETAT 1965-1971 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 M27J Administration Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimaticms Prévisions effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées budgétaires Défense 4,3 4,5 h,3 7,3 7,0 9,8 10,5 Intérieur et Justice 8,7 10,1 10,6 12,5 12,5 12,8 13,4 Finances et Economie Nationale 28,0 32,3 34,0 39,4 41,o 39,2 4h,h Education Nationale 20,3 24,3 26,9 30,1 36,1 43,4 44,8 Santé 8,0 9,0 9,6 11,8 12,4 13,7 14,3 Affaires sociales h,2 5,6 7,0 8,1 8,2 10,6 11,6 Travaux Publics 5,0 5,9 5,8 6,h 6,3 6,5 6,7 Autres 5,8 6,3 6,9 7,2 8,0 9,h 8,1 Moins: dépenses en capital comprises ci-dessus -14,6 -17,0 -17,h -18,6 -18,2 -15,2 -14,9 Sous-total 69,7 81,0 87,7 104,2 113,3 130,2 138,9 Dépenses extra-budgétaires 9,2 11,7 12,3 9,5 9,3 7,9 9,3 TOTAL 1/ 78,9 92,7 100,0 113,7 122,6 138,1 148,2 1/ Non compris les dépenses de transferts Source: Ministère du Plan Tableau 6.1 EVOLUTION DE LA SITUATION MONETAIRE 1965-1970 (en millions de dinars) 196h 1965 1966 1967 1968 169 l_7 1. Situation monétaire en fin de période Créances sur les administrations, net 71,97 78,86 85,37 84,26 87,37 94,23 91,09 Créances sur les entreprises 129,39 l49,48 188,04 205,22 227,73 241,00 271,58 Crédit intérieur 201,36 228,34 273,41 289,48 315,10 335,23 362,67 Avoirs extérieurs, net -3,13 -6,83 -16,14 -21,73 -15,03 -7,57 -,57 Monnaie 126,94 129,52 142,90 149,22 167,27 182,18 198,80 Quasi-monnaie 22,80 32,24 41,61 44,58 49,41 5o,5o 56,00 Ressources monétaires 149,74 161,76 184,51 193,80 216,68 232,68 254,80 Fonds de contrepartie 17,64 23,17 21,50 20,47 25,54 29,42 34,28 Fonds de prêts gouvernementaux 8,78 9,98 11,60 12,16 15,04 16,17 20,22 Comptes capital 15,20 17,30 19,86 22,97 23,14 27,80 32,20 Autres postes, net 6,87 9,30 19,80 18,35 19,67 21,59 20,60 2. Variations en cours de période Créances sur les administrations, net 6,89 6,51 -1,11 3,11 6,86 -3,14 Créances sur les entreprises 20,09 38.56 1718 22 13,27 30,58 Crédit intérieur 26,98 45,07 16,07 25,62 20,13 27,44 Avoirs extérieurs, net -3,70 -9,31 -5,59 6,70 7,46 7,00 Monnaie 2,58 13,38 6,32 18,05 14,91 16,62 Quasi-monnaie 9.h) 9,37 29 4,83 1,09 5,5 Ressources monétaires 12,02 22,75 9,29 22,88 16,00 22,12 Fonds de contrepartie 5,53 -1,67 -1,03 5,07 3,88 4,86 Fonds de prêts gouvernementaux 1,20 1,62 ,56 2,88 1,13 h,o5 Comptes capital 2,10 2,56 3,11 ,17 4,66 h,ho Autres postes, net 2,43 10,50 -1,b5 1,32 1,92 -0,99 3. Augmentations annuelles en % Crédit intérieur 13,1 19,7 5,9 8,9 6,h 8,1 Monnaie 2,0 10,3 h,h 12,1 8,9 9,1 Quasi-monnaie l,h 29,1 7,1 10,8 2,2 11,5 Ressources monétaires 8,0 14,1 5,0 11,8 7,h 9,6 Source: FMI, Statistiques Financières Internationales; Ministère du Plan Tableau 6.2 REPARTITION DES CREDITS BANCAIRES PAR SECTEUR 1964-1970 (en millions de dinars, fin d'année) 1964 1965 1966 1967 1968 196_ 1970 Agriculture 6,80 8,02 11,10 16,h0 21,50 22,18 24,78 Energie et transports 7,34 8,57 9,49 9,23 9,30 9,09 10,39 Industries extractives 3,56 h,56 9,25 10,41 10,70 9,53 10,23 Métallurgie et industrie mécanique 5,74 6,43 11,25 13,81 14,84 16,05 18,75 Bâtiment et travaux publics 9,71 11,09 11,86 12,30 13,69 14,83 13,23 Chimie 1,79 2,50 h,97 5, U 5,35 5,79 h,89 Industries alimentaires 26,70 31,45 31,73 28,63 28,96 25,77 25,07 Textiles 8,36 10,55 12,47 13,89 12,65 15,56 17,96 Industrie du cuir 0,5) 0,51 0,71 0,67 0,6h 0,88 0,88 Divers 22,h9 27,4O 34,4O 44,29 48,50 57,02 70,93 Total 93,01 111,07 137,22 155,05 166,13 176,71 197,11 Dont: Court terme 66,42 79,16 103,33 120,55 124,87 129,44 145,74 Long terme 26,59 31,91 33,89 34,50 hi,26 47,27 51,37 Source: Ministère du Plan Tableau 7.1 PRODUCTION AGRICOLE 1960-1970 (en milliers de tonnes) Produits 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 I. Blé dur h68,o 260,0 417,0 688,0 455,o 547,U 390,0 364,0 403,) 286,0 390,0 Blé tendre 88,0 h7,0 80,0 137,0 90,0 111,0 55,o 56,0 81,0 88,0 166,0 Orge 189,0 70,0 143,0 363,0 181,0 250,0 110,0 97,0 180,o 111,0 209,0 II. Artichauts 13,6 13,4 10,4 14,1 13,0 18,3 16,5 16, lo,h 10,3 8,3 Tomates 90,0 83,0 124,0 100,0 133,0 135,0 164,0 118,0 96,0 153,0 170,0 Pommes de terre 50,0 54,u 48,o 61,o 51,4 57,7 73,6 75,5 68,8 61,o 64,6 Poivrons 53,0 60,0 64,o 6h,0 77,6 95,1 89,1 78,2 73,7 85,0 88,2 ï,elons et pastèques 41,0 47,0 64,0 76,0 70,0 68,3 75,4 59,9 85,1 75,3 106,0 III. Agrumes 90,0 94,0 71,0 104,0 98,3 102,0 103,6 l09,5 82,7 o,2 93,0 Olives 161,0 554,0 174,0 228,0 443,0 430,0 272,0 92,0 268,0 275,0 125,0 Dattes h8,0 36,3 14,8 30,0 42,0 54,0 42,3 39,3 47,6 31,4 h7,0 Raisin de vin 203,0 164,o 240,0 253,0 239,0 218,0 147,0 130,0 123,0 117,5 82,0 Raisin de table 22,9 26,4 31,2 18,0 16,3 21,7 19,4 18,6 20,1 22,5 14,4 Abricots 14,0 9,2 12,0 13,4 11,0 15,6 14,7 16,3 l, 15,4 18,0 IV. Alfa 92,4 102,5 92,9 95,0 90,1 112,0 66,0 109,0 86,0 100,0 105,0 Tabac brut 2,0 1,0 0,6 0,9 1,6 1,8 2,2 2,3 2,8 2,7 2,7 Liège 8,5 7,9 8,4 8,5 7,3 6,9 7,h 6,7 8,6 7,6 8,0 Betteraves à sucre - - 33,0 45,u 49,0 37,0 56,0 40,0 28,0 35,0 35,0 V. Produits d'origine animale: Bovins 24,5 25,7 22,3 27,6 25,0 25,7 32,0 31,4 28,3 27,h 2h,7 moutons 39,9 30,6 26,7 36,9 36,3 43,0 54,9 53,6 57,7 5o,8 53,1 Chèvres ( ) 2,7 4,5 5,9 4,7 4,1 3,1 6,8 Porcs ( ) 0,3 0,3 0,2 0,3 0,2 0,2 0,2 chevaux ( 8,6 7,0 9,8 9,3 2,2 2,7 1,8 2,1 1,6 , 1,7 "'hameaux ) h,0 5,7 5,h 3,3 2,0 2,3 2,2 Source : ministère du Plan Tableau 7.2 VALEUR AJOUTEE DE LA PRODUCTION AGdICOLE, 1960-1970 (en milliers de dinars aux prix de 1966) Produits Prix: D/t 1960 1961 1962 1963 196h 1965 1966 1967 1968 1969 1970 I. Blé dur 62,0 19.656 10.920 17.516 28.896 19.110 22.976 16.380 15.288 16.926 12.012 16.380 Blé tendre 34,5 3.036 1.622 2.760 6.727 3.105 3.830 1.898 1.932 2.795 3.036 5.727 Orge 20,8 3.931 1.656 2.976 7.550 3.765 5.200 2.288 2.018 3.744 2.309 ù..3Li7 Sous-total 26.623 13.998 23.268 61.173 25.980 32.00 20.566 19.238 23.665 17.357 26.656 II. Prtichauts 35,1 677 670 365 695 456 642 579 576 365 362 291 Tomates 17,1 1.539 1.619 2.120 1.710 2.274 2.309 2.806 2.018 1.662 2.616 2.907 Pommes de terre 26,3 1.315 1.420 1.262 1.606 1.352 1.518 1.936 1.986 1.809 1.604 1.699 Poivrons 32,0 1.696 1.920 2.068 2.u68 2.683 3.u63 2.851 2.5u2 2.358 2.720 2.822 ielons et pastèques 24,5 1.005 1.152 1.568 1.862 1.715 1.673 1.847 1.668 2.085 1.865 2.597 Sous-total 6.032 6.381 7.363 7.719 8.28u 9.185 10.017 8.550 8.259 9.147 10.316 III. Agrumes 61,3 3.717 3.882 2.932 4.295 6.060 6.213 4.279 4.522 3.16 4.303 3.861 Olives (53,23) 8.570 29.689 9.262 12.136 23.581 22.889 14.679 4.897 16.266 16.638 6.656 Dattes 36.6 1.757 1.329 562 1.098 1.537 1.976 1.568 1.438 1.742 1.149 1.720 Yaisin de vin 23,17 6.706 3.800 5.561 5.862 5.538 5.051 3.606 3.012 2.850 2.722 1.900 Oaisin de table 56.u 1.282 1.678 1.767 1.008 913 1.215 l.u86 .042 1.126 1.260 806 Abricots 56.u 786 515 672 75o 616 874 823 913 806 862 1.u88 Sous-total 20.816 6u.693 20.716 25.149 36.245 36.218 25.621 15.824 26.206 26.934 15.929 IV. Alfa 5 h62 513 )65 175 651 56u 330 545 43U 500 525 Tabac brut 163.8 328 166 98 167 262 295 360 377 459 442 h2 Liège 32.7 278 258 275 278 239 226 242 219 281 269 262 Betteraves à sucre 6.5 - - 215 293 319 241 364 260 182 228 228 Sous-total 1.u68 935 1.053 1.193 1.271 1.322 1.296 1.01 1.352 1.419 1.457 V. Produits d'origine animale: bovins 227 5.562 5.836 5.062 6.265 5.675 5.834 7.264 7.128 6.426 6.220 5.6u7 outons 318 12.688 9.731 8.691 11.734 11.543 13.676 17.658 17.065 18.369 16.156 16.886 Chèvres 267( ) 721 1.202 1.575 1.255 1.095 828 1.816 Porcs 259( ) 78 78 52 78 52 52 52 Chevaux 163(190 1.636 1.330 1.862 1.767 ) 315 386 257 300 229 215 263 Chameaux 156( ) 632 901 853 521 316 363 348 Sous-total 19.884 16.895 15.615 19.766 18.966 22.075 27.459 26.327 26.465 23.332 26.952 TOTAL 7h.421 73.702 67.795 95.000 90.740 lio.8o4 84.959 71.340 83.767 76.689 79.108 l1 es estimations ne sont pas entièrement comparables à celles des comptes nationaux Source : Éinistère du Plan Tableau 7.3 FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE DANS L'AGRICULTURE 1960-1970 I. Investissement total annuel (en millions de dinars) 1960 11,1 1961 12,0 1962 13,5 1963 20,h 1964 23,3 1965 27,6 1966 25,6 1967 24,1 1968 25,h 1969 27,6 1970 25,6 1960/70 236,2 II. Type d'investissement 1960-1970 (en pour cent) Forêts et conservation des sols 27 Irrigation 36 Elevage 6 Matériel 10 Plantations d'arbres fruitiers 15 Divers 6 100 Source: Ministère du Plan Tableau L.4 PRINCIPAUX INTRANTS AGRICOLES 1960-1970 1960 1961 1962 1963 196 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Engrais azotés (en 10ot.) 12 13 1h 26 25 17 20 22 28 43 42 Engrais azotés (en 1000 dinars) 276 292 338 582 611 570 694 645 935 1hoo ... Autres engrais (essenbiellement potassiques) (en 1000 t.) 5 h 6 8 9 2 h 8 3 9 Autres engrais (essentiellement potassiques) (en 1000 dinars) 113 112 176 226 266 69 122 271 113 193 ... Engrais phosphatés (en 1000 t.) ... ... ... ... ... ... 5o 48 6o 61 57 Engrais phosphatés (en 1000 dinars) ... ... 926 ... ... ... ... ... 1390 Insecticides (en 1000 t.) 3 2 2 2 2 2 1 3 1 1 ... Insecticides (en 1000 dinars) 399 312 318 34 458 412 hol 709 373 353 ... Pièces de rechange, réparations (en 1000 dinars) ... ... 2h20 ... ... ... ... ... 3500 ... ... Essence et lubrifiants (en 1000 dinars) ... ... 2650 ... ... ... ... ... hoh5 Fourages concentrés (en 1000 dinars) ... ... 1900 ... ... ... ... ... 2352 ... Fourages verts ... ... 3780 .. ... ... ... ... 5200 Semences (en 1000 t.) ... ... hooo ... ... ... ... ... hhoo ... ... Outils et matériel de traction animale (en 1000 dinars) . ... 3100 ... ... ... ... ... 3100 ... ... Entretien des bâtiments et canalisations (en 1000dinars) ... ... 780 ... ... ... ... ... 990 ... ... Source: Ministère du Plan Tableau 7.5 COMMERCE EXTERIEUR EN PRODUITS AGRICOLES 1960-1970 (en milliers de dinars) 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 / I. Fxportations 1. 9étail et viandes 973 699 907 989 1.029 1.925 2.081 2.70 2.542 2.210 2.800 ?. Produits de la pêche 329 378 284 h25 472 602 502 769 561 696 875 3. 'éréales 6.970 1.619 1.425 4.022 3.335 336 4.321 97 67 115 613 b. 1,ruits et légumes 3.346 2.989 3.593 3.554 4.804 4.599 6.154 6.362 h.878 6.431 h.315 9. îraisses, huile d'olive, vins 13.499 17.730 20.572 20.225 20.908 16.369 17.892 13.402 15.628 14.056 9.544 . Alfa, autres plantes 1.529 1.198 1.25h 1.242 924 1.101 617 90h 969 883 918 7. Produits alimentaires 3.Oh 2.643 3.759 3.403 h.039 3.638 4.302 h.247 3.hh7 3.683 2.889 A. Autres 391 342 494 636 674 870 858 800 766 1.047 591 Total 30.081 27.598 32.288 3h.96 36.185 29.hhO 36.727 29.285 28.858 29.121 22.545 II. Importations 1. Bétail et viandes 1.221 1.676 1.953 2.103 1.852 1.571 2.512 2.573 3.238 4.865 3.895 ?. Produits de la pêche 69 52 7 60 35 113 74 61 86 79 5 3. Céréales 5.o54 13.h43 11.031 4.991 2.748 8.637 8.222 17.4oo 17.301 15.h93 13.802 . 'ruits et légumes 1.260 1.309 1.012 729 640 579 933 626 616 1.416 715 E. Graisses, huile d'olive, vins 725 675 751 3.541 2.310 2.746 5.312 7.584 3.928 6.383 5.857 F. Plantes 470 782 786 494 369 378 396 386 370 238 345 7. Produits alimentaires 998 795 639 687 608 640 534 645 605 780 996 P. Divers (sucre, tabac, épices) 6.568 6.118 6.490 7.153 11.992 9.326 7.277 8.062 6.043 7.490 6.308 Total 16.365 2h.850 22.669 19.758 20.54 23.990 25.260 37.337 32.187 36.753 31.923 III. Exportations nettes 13.716 2.748 9.619 lh.738 15.631 5.45o 11.467 - - - - IV. Importations nettes - - - - - - - 8.052 3.329 7.632 9.378 1/ Janvier-Novembre Source : iinistère du Plan Tableau 7.6 REGIME FONCIER (1970) ET UTILISATION DES TERRES (1968) Régime foncier Utilisation des terres dont : Nord dont Centre et Sud Nombre Surface Secteur Secteur Secteur Secteur 1. Terres agricoles d'exploitations (1000 ha) Cultures Surface Moderne Traditionnel Semi-moderne Traditionnel A. Privées 1-5 ha. 131.600 30 Céréales 1.562 650 650 82 580 5-10 ha. 72.300 507 10-20 ha. 63.300 879 Légumineuses 76 h0 32 2 2 20-50 ha. I1.500 1.287 50-100 ha. 8.000 541 Divers (y compris jachère) 324 162 162 - - 100-200 ha. 2.600 372 200-500 ha. 1.150 356 Sous-total, principales o00- ha. h00 271 cultures 1.962 652 6hh 8h 582 .517 B. Publiques Légumes 51 51 Agro-combinats 25 68 Arbres fruitiers 1.308 h70 838 Fermes pilotes, écoles - h8 Coopératives du nord 218 202 Pâturages privés 1.920 1.200 720 Coopératives du centre et du sud 347 200 Destinées à la vente à de jeunes agriculteurs - 112 Destinées à la vente aux enchères - 94 7 2T Sous-total A + B 5.241 5.241 3.017 2.22h 2. Forêts 1.240 3.Ptrags extensifs terres tribales) 2.550 Sous-total 1 + 3 (terres productives) 9.031 4. Terres non utilisables 6.969 Surface totale du pays 16.000 Source : Ministère de l'Agriculture Tableau 8.1 VALEUR DES PRINCIPAUX PRODUITS INDUSTRIEIS 1966-1970 (en milliers de dinars, aux prix de 1966) Secteurs/Produits 1966 1967 1968 1969 1970 Est. Industries extractives - Pétrole brut 4.222 14.780 20.805 24.700 27.800 - Phosphate brut 16.890 15.200 17.981 13.541 16.037 - Minerai de fer 4.760 3.420 3.837 3.534 3.906 - Concentré de plomb l.086 1.040 1.15 1.853 1.634 - Plomb (métal) 2.024 1.910 1.904 2.176 2.924 - Concentré de zinc 490 490 644 710 679 - Sel 980 1.050 1.15h 920 796 Industries alimentaires - Sucre 8.200 7.980 7.872 6.463 9.852 - Bière 1.829 2.100 2.18h 1.54 1.837 - Conserves de fruits et de légumes 4.827 3.420 3.596 4.990 5.529 - Conserves de poisson 519 885 573 602 45o - Huile d'olive 15.775 6.556 15.710 16.942 7.700 - Vins 3.200 3.398 4.040 2.971 2.020 - Biscuits, chocolat 1.671 1.780 1.694 1.771 1.700 - Farine 30.000 31.000 34.071 35.363 36.955 - Pâtes alimentaires 17.062 17.610 19.314 20.054 21.098 - Boulangerie 10.960 11.350 12.400 12.950 13.535 Textiles, habillement, cuir - Filés 1.816 2.290 2.489 3.740 3.946 - Produits tissés 10.951 12.642 11.133 14.963 15.796 - Habillement 4.169 3.725 3.118 3.893 3.893 - Cuir 1.293 1.24h 1.14 1.468 1.705 - Chaussures 1.746 2.197 2.096 2.769 2.675 Industries mécaniques et électriques - Produits en fonte 602 800 800 800 1.000 - Structures d'acier, ouvrages en métal, meubles en métal 1.s52 1.400 1.h00 1.500 1.600 - Emballages métalliques 2.811 2.100 1.700 1.800 2.600 Matériaux de construction - Ciment 3.1160 3.080 3.378 3.976 3.595 - Ouvrages en ciment 2.037 2.000 2.142 2.207 1.567 - Briques 1.07h 1.360 1.296 1.532 1.871 Bois et meubles - Meubles en bois 1.h81 1.400 1.1400 1.500 1.500 Tableau 8.1 (suite) 1966 1967 1968 1969 1970Q Chimie - Superphosphate triple 6.889 8.350 9.701 8.591 9.597 - Savon 972 880 1.399 1.510 1.290 - Détergents h86 900 1.105 1.137 2.165 - Peintures 1.050 1.130 1.116 1.270 1.225 - Pneux - 371 1.519 2.138 2.010 Raffinage du pétrole - Pétrole raffiné 8.098 9.155 11.153 11.604 12.5o0 Papier; industries diverses L/ - Pâte à papier 1.676 2.100 2.000 2.900 2.700 - Papier d'emballage 886 900 1.000 1.100 1.100 - Impression 1.276 1.500 1.800 2.100 2.200 / Estimation Source: Ministère du Plan Tableau 8.2 EXPORTATIONS DE PRODUITS INDUSTRIELS 1965-1970 (en millions de dinars) i261 1966 1967 1981969 1970 Industries extractives 15Q 20. 288 2 Pétrole brut - h,2 10,5 14,l 21,2 23,5 Phosphate 11,4 12,5 12,5 12,2 9,2 10,0 Minerai de fer 3,1 2,9 2,h 2,0 1,7 1,5 Sel 0,5 o,h o,h 0,5o,h 0,3 Industries de transformation 12- 16.6 23.8 2. 2. 271 Conserves de légumes 1,5 1,h 1,8 1,7 1,1 1,3 Conserves de fruits 0,7 0,9 0,7 0,5 0,7 0,8 Conserves de poisson 0,3 0,5 0,3 0,2 0,3 0,3 Son 1,2 1,2 1,3 1,3 1,3 1,3 Cotonnades - - 0,3 0,3 0,h 0,3 Vtements et chaussures 0,6 0,5 0,3 o,h 0,2 0,h Peaux 0,5 o,h 0,3 0,3 0,5 0,6 Fonte 0,3 1,5 0,6 0,6 o,5 Barres en fonte - 0,h 1,8 2,0 3,3 Autres métaux 0,3 0,5 0,6 0,1 o,h 2,h Plomb 2,h 1,8 1,4 1,6 2,2 3,3 Matériaux de construction 0,2 0,1 0,2 0,7 1,6 1,1 Superphosphates 8,6 5,3 11,2 10,0 8,2 8,5 Hyperphosphates 1,1 0,6 0,1 0,2 0,5 0,3 Essences végétales 0,5 0,h 0,3 0,3 0,5 0,6 Pétrole raffiné 0,1 0,5 1,1 2,3 1,5 1,1 Pâte à papier 1,1 1,8 1,8 1,7 1,9 1,9 Tapis 0,3 0,h 0,5 0,7 0,8 1,1 TOTAL 1/ 57362 62, 1/ Non compris les autres exportations Source: Ministère du Plan Tableau 8.3 FOATION BRUT'E DE CAPITAL FIXE DANS L'INDUSTRIE, 1960-1970 (en millions de dinars aux prix courants) 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1960/70 1965/70 I. Industries extractives 2 8 3 7 6 20 2 6 6 2 131 6 loo h Public 0 , 7 O' ý ý ýttt -ý -e7T Privé 2,0 2,9 4,5 2,8 3,5 7,1 3,3 2,3 7,7 6,2 7,1 49,4 33,7 1. Pétrole 2, 0 2,9 7 3 7 0 5 2 15 5 158 12 8 13 6 9 7 89g 100 7 76 3 Public - - 3 Privé 2,0 2,9 h,5 2,8 3,5 7,1 3,3 2,3 7,7 6,2 7,1 49,4 33,7 2. Divers 08 0 2 6 2 5 7 30,9lic Public 0 0,9' 0,7 2,0- 7* 3,3 ý2, !'2, 30,9 2L Privé - - - - - - - - - - II. Industries de transformation 1,7 6 3 6 9 7 h 21 3 26 7 12,7 12,9 il h 17,0 15 4 139 7 96,1 Public 1, l'i 1, , 11,9 1,371 Privé 0,6 0,6 0,8 1,8 3,0 0,1 1,6 3,6 3,5 5,1 h,1 24,8 18,0 1. Industries alimentaires 0 h 5 2 2 0 M 0 3 2 2,3 1 h 22 3 2 Public 0,2 ,2 1,0 1,3 0,9 1,3 1,7 2,7 2,0 1,5 , 17, 10,0 Privé 0,1 0,3 0,2 1,1 0,1 - 0,3 0,h 0,8 0,8 0,6 4,7 2,9 2. Textiles, habillement, chaussures 0 6 1,1 0 7 j , 3 _ 9 7 3 1 1 l2 3 019 27 h 20 2 Public 0,5 0,9 0, 1,0 3,2 ý9,o 2, 1,1 0,9 1,9 0,3 22 Privé 0,1 0,2 0,3 0,3 0,3 0,1 0,5 0,7 0,3 1,6 0,6 5,0 3,8 3. Industries mécaniques et électriques 012 0,1 0 5 1,3 12,3 1h 5 2 7 2 0 1 2 1 3 h ho 8 26 h Public - 0,05 0J 1,2 12,0 -1, 2;-, 1,2 0,7 .2j7 .3 7ý, Privé 0,2 0,06 0,1 0,1 0,3 - 0,3 0,6 0,5 1,3 0,9 h,h 3,6 h. Matériaux de construction 0,1 0,1 0,2 0 6 2 1 0 3,1 3,h 2 9 2j h 3 15 9 12,8 Public 0,09 0,o5 0,1 1,8 0,7 3,1 3,3 2, 2,1 0,1 12,1 Privé 0,01 0,06 0,1 0,2 0,3 - - 0,1 0,1 0,3 0,2 1,4 0,7 5. Chimie Oj2 0,3 0h 0,3 2,3 013 1 1 1 0 1 2 2,3 5 1 1,1 il O Public 0,2 0,3 0,3 0,15 0,3 0,3 0,9 0,4 à,6 2,0 10,2 Privé - - 0,1 0,15 2,0 - 0,2 0,6 0,6 0,3 0,4 4,3 2,1 6. Bois et ameublement - O 1 - 0h 4 0 02 0 2 3 2 Public - - 0,2 0,1 - 0,1 0,2 - - - 0,7 0,3 Privé - - - - - - 0,2 0,5 0,4 0,2 0,h 1,7 1,7 7. Papier, industries diverses 0,3 O2 3,7 1 h 0,1 0 1 0 3 1 1 1 2 4 2 16L5 10 8 Public 0,3 0,2 3,7 , 0,1 0, 0 0, 0,U 3,6 2,9 13,3 Privé - - - - - - 0,1 0,7 0,8 0,6 1,0 3,2 3,2 TOTAL !,5 10 1 1h 9 16 h 28 9 46 9 33,8 29,0 27 6 29,2 30 0 271,3 196,5 Public 1,9 , 9 22,h 39,7 2 23,1 1 , 17,9 17, 197,1 Privé 2,6 3,5 5,3 4,6 6,5 7,2 h,9 5,9 11,2 11,3 11,2 74,2 51,7 Source Ministère du Plan Tableau 8 TOURISME 1965-1970o 1965 1966 1967 1968 1969 1_70 Estim. Investissement annuel (millions de dinars) 6,5 10,6 12,8 13,8 14,5 16,1 Capacité d'hébergement totale (lits) 9.616 17.061 18.786 24.709 31.691 37.185 Nombre de visiteurs (milliers) 166 219 231 330 373 411 Nuitées (milliers) 1.129 1,639 2.030 3.082 3.406 3.819 Durée moyenne de séjour (jours) 6,8 7,5 8,8 9,3 9,2 9,3 Recettes en devises (millions de dinars) 9,2 13,6 16,4 22,2 26,1 29,0 Dépense quotidienne par touriste (dinars) 8,1 8,3 8,1 7,2 7,7 7,6 Source: Direction du Tourisme et Ministère du Plan Tableau 8.ý RESEAU ROUTIER 1970 Classification officielle Routes de Routes de Routes Largeur des Longueur % du grand par- moyennes vicinales routes totale total cours communications d'Etat (m) (km) (km) (km) (km) Routes entretenues Revêtues 6,5 et plus 639 (h%) 5,5 - 6,5 1.909 (12%) 4,5 - 5,5 2.886 (19%) moins de 4,5 1.872 (12%) 7.306 (47%) 3.198 3.02h 1.08h Empierrées 5,5 - 7 882 (6%) ho 271 571 En terre 4,5 - 6 2.3 (19%) 311 1.135 1.527 Ensemble des routes entretenues 11.161 (72%) Pistes non entretenues 3 - 5 3 (28%) 502 1.224 2.608 ENSEMBLE DU RESEAU ROUTIER 15.495 (100%) 4.051 5.654 5.790 Source: SCET-BCEOM "Etude de l'Entretien Routier", octobre 1970 Tableau 8.6 EFFECTIFS DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE par degré, 1966/67-1970/71 (en milliers) 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 remière année (degré) 178,2 169,9 192,2 191,8 ... Dont: nouveaux arrivants) (128,0) (117,1) (1-4,h) (137,9) ... euxième année 149,4 15h,0 152,9 168,7 ... roisième année 138,h 147,5 149,h 153,1. uatrième année 119,0 128,2 131,2 139,7 inquième année 105,8 115,3 117,3 127,7 ixième année 87,0 95,8 101,9 119,6 ... Total 777,7 810,8 85,0 900,5 924,8 ource: Ministère de i Education Nationale Tableau 8. EFFECTIFS DE LI'ENSEIGNTEMENT SECO-AIRE nar degré, 1966/67-1970/7l (en milliers) 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 A. &seignement secondaire général Première année (degré) 22,3 23,8 26,7 43,9 Deuxième année 17,3 19,9 21,7 41,5 Troisième année 11,3 14,4 17,6 34,5 Quatrième année 8,6 10,0 16,4 12,4 Cinquième année 7,2 8,5 11,1 13,0 Sixième année 3,6 4,0 4,9 8,0 Autres 0,4 - - - Total 70,8 80,6 98,5 153,2 160,9 B. Enseignement secondaire professionnel Première année 12,1 14,0 18,2 0,1 Deuxième année 8,8 10,4 12,9 1,9 Troisième année 6,6 7,7 10,2 0,1 Quatrième année - - 7,9 Autres 4,3 4,4 0,2 - Total 31,9 36,5 41,6 10,0 20,9 TOTAL GENERAL 102,7 117,1 139,4 163,4 181,8 Source: Ministère de 1'Education Nationale Tableau 8.8 EFFECTIFS DE L'UNIVERSITE PAR FACULTE, 1966/67-1970/71 Facultés 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 Droit 1.307 1.552 1.868 2.136 2.065 Lettres 1.435 1.530 1.775 2.368 2.697 Sciences 1.597 1.779 2.141 2.505 2.242 Médicine 185 231 347 453 602 Théologie 528 539 527 923 952 Agronomie - 20h 272 330 2/ Ecole Nationale d'Ingénieurs - - - - 251 Ecole Normale Supérieure _/ (113) (107) (6h8) (216) (280) Ecole Supérieure de Droit 286 245 163 137 219 Institut des Hautes Etudes Commerciales 86 73 83 99 160 Ecole Normale des Professeurs Adjoints 470 _j 492 76 623 Total 5.903 6.686 7.668 9.413 9.811 (Dont: étudiants étrangers) (498) (435) (544) (393) (361) J/ Effectifs déjà inclus sous les Facultés des Lettres et des Sciences. 2/ Devint autonome. Source: Ministère de l9Education Nationale Tableau 9.1 iNDICES DES PR 1962-1970 (1962 - 100) Prix de g-ros Coût de la vie 1/ Produits Entretien Indice Alimen- indus- Produits Produits Indice Alimen- Habi- Trans- Habil- Hygiène Distraction Années Général tation triels locaux imortés Général tation tation ports lement et soins et divers 1962 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 1963 105,3 107,0 102,8 104,1 107,1 102,7 101,7 100,1 100,5 113,4 105,0 100,5 1964 110,6 109,0 112,7 104,8 119,0 107,0 106,9 103,9 109,7 14L,6 107,6 103,9 1965 124,7 117,h 135,0 115,3 138,4 14, 115,2 109,6 116,9 120,5 111,8 107,6 1966 129,0 120,0 142,3 119,h 143,4 118,5 119,3 113,6 122,0 126,3 118,5 111,2 1967 133,8 127,3 143,4 127,2 143,5 122,0 123,0 113,2 127,6 127,5 122,0 110,8 1968 138,1 133,9 lJhh,2 133,0 145,5 125,0 125,9 116,1 139,8 128,7 132,2 116,9 1969 139,9 136,1 145,7 134,7 147,6 130,2 132,6 122,5 150,1 129,0 129,5 117,8 1970 145,5 139,h l54,4 140,8 153,3 131,6 134,5 121,6 151,o 130,6 131,4 125,0 1970 (fév.) . . . . . 129,1 129,6 123,2 l50,h 129,9 130,9 123,6 1971 (fév.) . . . . 145,9 157,8 125,h 151,h 13h,7 132,9 128,1 1/ Ville de Tunis Source: Institut National de la Statistique
Группа Всемирного банка · Pre-2003 Economic or Sector Report
Tunisia - Current economic position and prospects : Situation et perspectives economiques de la Tunisie
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Основные сведения
Организация
Группа Всемирного банка
Тип документа
Pre-2003 Economic or Sector Report
Страна
Тунис
Источник
Всемирный банк