E~rDIFFUSION RESTREINTE L GR~' D REPORTS DESK Rapport No. EMA-42 (D ONE WA, TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport ne peut être utilisé que par le Groupe de la Banque et les organisations ou personnes spécialement autorisées, et à des fins officielles seulement. Il ne peut être ni publié ni cité sans l'autorisation du Groupe de la Banque, lequel ne garantit en aucune manière son exactitude ou son caractère exhaustif. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT EVOLUTIONS RECENTES ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DU MAROC -Le 9 septembre 1971 Departement Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord TAUX DE COnvRSION 1 Din: ( ), 1 rillion de DH $197.h00 $1 - D1 5,o6 $1 million a DH 5 .060.000 AB1EVIATIONS BNDE - Banque Nat ionalc pour le D6veloppenent Econordque CDG - Caisse de D5p6t et de Gestion CIH - Crédit Im,bilier et Htelier CNCA - Caisse Nationale de Crgdit Agricole CNSS - CcIsce Nationale de Sécurité Sociale COSUMAR - Compagnie Sucriåre Marocaine et de Raffinage COTEF - Complxe Textile de Fås CT - Cntra d3 Travaux DERRO - I>lopznt Eco-nordque Rural du Rif Occidental OCE - Offici r3 Comercialisation et d l-portation rC.0C - OffIc C1hr-_flen Intorproes oel des C= alar OCP - Oiffic Chrifirn des Phophate3 ONCF - Of fic,-::ii onal dai Chemins do Far ONE - Offico Nztion-a dz,lectricité ONT - Offico National P.arocain de Tourism ONT - fic %. National de Transport ONTS - Offico Nationil du Th et du Sucre ORtVA - Of1ics R ionaux d Mice en Valgur Ågricolo REI - Rgte ds loicis Indtriolle SAMIR - Socét6 ?zriynrt Z'rocaino3 Italierne de Raffinage SOCAP - Scciét6 d, 3r Alt Agrieole et de Pr6voyrnce SUBM - Surcreie de B1-Mollal ) SUNAB - Sucrorie Natiorlo du Beht SUAG - Sucrerio Nati.onale du Gharb SUTA - SucrerIe du Tadla TPS - Taxo sir ler produiot et taxe our leo servicse n.r.a. - non repris ailleurs T BLE DES MATIERES Page DONNEES DE BASE LISTE DES TABLEAUX DE TEXTE RESUME E' CONCLUSIONS I. EVOLUTION ET POLITIQUE ECCNOMIQUES RECENTES ............... 1 II. POPULATION ET EMPLOI ...................... ... 14 III. AGRICULTURE ............... ............ ... ........ 19 IV. INDUSTRIE, EXPLOITATION MINIERE ET ENERGIE................. 35 V. TOURISME oo...................... 45 VI. FINANCES PUBLIQUES 54 VII. COMMERCE EXTERIEUR ET BALANCE DES PAIEMENTS ................ 66 ANNEXE STATISTIQUE Le présent rapport a été établi par une mission de la Banque qui a séjourné au Maroc du 12 avril au 9 mai 1971. Cette mission était composée de MM. E. Asfour (chef de mission), J. de Leede et A. Ballereau (économistes), A. Odone (spécialiste du tourisme), E. Riezebos (économiste agricole) et W. Stolber (spécialiste des finances publiques). LISTE DES TAILEAUX gT CARTES DE TEXTE Tableau Page 1. Taux moyen annuel de croissance de la production.................... 2 2. Investissement et épargne bruts ................................... .. h 3. Formation brute de capital fixé par l'état, 1968-1972 ............... 6 4. Formation brute de capital fixe par les secteurs public et privé, 1961-1970 ........... 0.......... *................. ........ ....... 7 5. Facteurs influant sur la masse monétaire ........................... 6. Importations et Exportations de produits agricoles .................. 19 7. Rendements de blé dans le cadre du programme d'engrais et en dehors de ce programme ............................................ 29 8. Investissements dans les industries manufacturières et extractives approuvés par la cormission des investissements ................... 42 9. Estimations des investissements dans l'industrie manufacturière, les mines et l'énergie electrique, 1966-1970......................... 43 10. Epargne publique brute .............................................. 54 11. Epargne brute des entreprises publiques ....... ............. 57 12. Formation brute de capital fixe dans le secteur public .............. 58 13. Dépenses d'équipement du gouvernment central, 1966-1971 ............. 59 1h. Investissements fixes des entreprises publiques ..................... 60 15. Dépenses d'équipement des collectives locales ....................... 60 16. Opérations budgétaires et extrabudgétaires de l'état, 1965-1971 . 62 17. Projection des recettes, des dépenses et de l'excédent du budget de fonctionnement du gouvernement central ......................... 63 18. Récapitulation de la balance des paiements, 1966-1970 ............... 67 19. Projection de la balance des paiements pour 1971 ........ .... 76 20. Projection des exportations et des importations de marchandises ..... 78 21. Coefficients du service de la dette, 196h-1970 ...................... 81 Carte Maroc - Zones irriguées et précipitation ............................ après 26 DONi,;.S DE BASE Superficie: 447.000 km2 Population: 15,5 millions d'habitants (1970) Taux d'accroissement (1960-70) : 2,9% par an actuel : 3,3% par an Produit national brut 1970 1) : 16,9 milliards de dirhams par habitant: 215 dollars EU Taux de croissance moyen annuel 2) 1963-67 1968-70 1970 Produit intérieur brut 2 ~,0~ 9 Composition du PIB (en % du total): 1963 1970 Agriculture 29 27 Electricité 2 3 Industries extractives 5 5 Industrie et artisanat 12 13 Bfttiment et travaux publics 5 5 Sérvicès (à l'exclusion des administra- ~ tions publiques) 37 36 Services des administrations publiques 10 l Total 100 100 Investissement et déficit de financement (en 5 du PIB) 1963-66 1967-68 1970 3) Investissement brut 1,l4 13,5 15,5 Variations des stocks -0,2 1,3 -0,05 Epargne intérieure brute 10,9 12,9 10,3 Impasse des ressources -0,3 -1,9 -4,7 Opérations du gouvernement central (en millions de DH) 1967 1968 1969 1970 Excédent du budget ordinaire 200 260 -400 530 Dépenses budgétaires de développement -860 -920 -1020 -150 Amortissement de la dette à long terme -50 -110 -90 -110 Comptes divers -140 -230 -100 10 Déficit total - - -il0 -UlO 70 Financement d'origine extérieure 290 220 250 30- Financement d'origine intérieure 560 780 560 370 Balance des paiements (en millions de DH) 1967 1968 1969 1970 3) Exportations (f.o.b.) 215 2280 2450 2460 Importations (f.o.b.) 2430 2590 2640 3160 Balance commerciale (marchandises) =-20 -310 -190 -700 Services et transferts (dons exclus) -190 -150 - 30 - 60 Compte courant -4i70 --ViZ -2 0 77Z Rentrées nettes de capitaux +380 +330 +330 +840 Variations des réserves -90 -130 +110 =+O 1) Aux prix courants du marché et au taux de change officiel 2) A prix constants 3) Ohiffres provisoires Masse monétaire en millions de DH 1967 Augmentations annuelles en fin 1970 1968 1969 1970 Avoirs extérieurs (net) 598 -17% - 32% +34% +44% Créances sur le secteur public 2963 +22% + 17% +23% + 7% Créances sur le secteur privé 2570 + 5 + 22 - 2 - Monnaie fiduciaire 557+ + 13 17% Quasi-monnaie 408 +20% + 42% +20% - 5% Indice du codt de la vie .(1958/5c-100) 1967 1968 1969 1970 126,0 126,6 130,3 132,0 Réserves (en millions de dollars EU, en fin d'année Muntant brut des réserves officielles 76 85 114 141 Position au FMI (en millions de dollars EU) 31 décembre 1970 Quote-part 113 Tirages en cours 56 Position vis-à-vis du Groupe de la Banque Mondiale (en millions de dollars EU) 31 décembre 1970 Banque IDA Montant total des emprunts (net des montants annulés) 151,7 18,3 Remboursements 13.5 - Montant total des emprunts (Y compris les montants 138, 18~3 non versés) Montant non versé 81,9 15,4 Montant versé 56,3 2,9 dont: à la Banque 55,6 2,9 auprès des autres organismes 0,7 - Service de la dette, 1970 8,6 - Dette publique (en million de dollars EU) 31 décembre 1970 Montant-total des emprunts (y compris les montants non versés) 854,8 Montant non versé 218,3 Montant total versé 636,5 Service de la dette publique, 1970 62,1 Ratio du service de la dette publique par rapport aux recettes d'exportation pour 1970 7.7% i. A la faveur de la ré:cte exceptionnelle de 1968 et des récoltes de 1969 et 1970 qui ont été galement supérieures à la moyenne, l'économie marocaine a acquis un élan suffisant pour s'affranchir de la stagnation économique dont elle a souffert les années précédentes. L'augmentation des investissements a également contribué à la croissance. De 1968 à 1970, le PIB a augmenté en termes réels au rythme annuel de 6 pour cent, alors que ce taux n'a été que de 2 pour cent de 1963 à 1967. La récolte de cette année qui s'annonce favorable devrait imprimer un nouvel élan à l'économie. En 1970, le produit intérieur brut a augmenté de 5 pour cent; les secteurs les plus dynamiques ont été le bâtiment, le tourisme, les industries manufacturières et l'énergie électrique; le commerce et les transports ont suivi la même évolution. La stagnation a principalement affecté l'industrie minière (la concurrence a été sévère pour les phosphates sur les marchés extérieurs, tandis que d'autres ressources minières ont été d'un faible rendement). Indépendamment des variations imnutables aux conditions atmosphériques, la production agricole a augmenté à un rythme à peu près égal au taux de croissance démographique au cours de ces dernières années. En 1971, la croissance de la production en valeur réelle devrait être supérieure à 5 pour cent selon lies prévisions. ii. Le montant des investissements bruts, imputables dans une large mesure au secteur public, a augmenté progressivement depuis 1967, pour atteindre 15,5 pour cent du PIB en 1970. Le secteur privé' a également donné de nouveaux signes de dynamisme, et a manifesté un intérêt accru pour les investissements dans l'industrie du bâtiment et le tourisme, ainsi que dans le domaine de l'agriculture. Toutefois, la consommation augmentant légèrement plus rapidement que la production, l'épargne in- térieure brute a été ramenée à 10 pour cent du PIB en 1970, bien que la nrogression de l'épargne publique se soit poursuivie; le déficit de financement a atteint le niveau sans précédent de h,7 pour cent. Pour que la progression des investissements se maintienne au même rythme, soit un accroissement d'environ 30 nour cent par an de manière à porter à 5 pour cent le taux de croissance au PIB au cours de ces prochaines années, sans que pour autant le déficit de financement ne devienne incon- trôlable, il serait nécessaire de freiner le taux de croissance de la consommation actuellement élevé, et de s'efforcer de stimuler et de mobiliser l'épargne privée tout en maintenant la nrogression de l'épargne publique. iii. A cette fin, il est indisoensable de coordonner les politiques fiscale, monétaire et commerciale, ainsi que la politique des investissements. O, pourrait à cet égard prévoir sur le plan fiscal les mesures suivantes: augmenter les impôts directs frappant les revenus agricoles, maintenir en vigueur les impôts indirects importants applicables aux produits non- essentiels et créer de nouveaux impôts sur les gains en capitaux et les successions; en matière commerciale: restreindre les importations de produits de luxe et encourager les exportations; en ce qui concerne les investisse- ments: utiliser plus complètement la capacité de production existante, concentrer les investissements en faveur de quelques projets moins nom- breux et susceptibles de porter leurs fruits à plus bref délai, et encourager les investissements de nature à accroître la valeur ajoutée et le volume des exportations; en matière monétaire: restreindre les crédits à la consommation et augmenter les taux d'intérêt sur les dép8ts en banque. - i - îv. Après plusieurs ar-ées de sta ité, les prix ont augmenté de 2,9 pour cent en 1969 et de 3 our -eoe en 197C. En avril 1971, les prix ont été supérieurs de ?,9 7oo ce-, - ceux d'avril 1970. Bien que l'adoption de nolitiques monét?.er et de crédit appropriées ait permis de maintenir la hausse des-nx (en partie importée) à un niveau inférieur à celui au'elle a atteint d 7' les pays industriels, l'exis- tence de pressions inflatiornistes est id, n;able et nécessite le maintien des restrictions fiscales et monétaires. v. La pression qu'exercent, sur l'infrastructure et les services publics une progression démograohique rapide (3,2 pour cent par an) et la croissance de la population urbaine (plus de 5 pour cent) a amené le Gouvernement à consacrer des crédits plus importants à l'enseignement, à la production de l'énergie électrique et à la distribution d'eau. Conscient également de l'insuffisance des crédits réservés aux régions rurales, le Gouvernement se propose, dans le cadre du prochain Plan Quinquennal (1973-1977), de donner plus d'importance au développement régional. En revanche, le beeoin de logements urbains à loyer modéré n'est pas considéré comme étant prioritaire. La population porte un intérêt croissant aux services de planification familiale, mais le modeste programme qui a été adopté dans ce domaine est loin d'atteindre ]es objectifs prévus; il est nécessaire d'en étoffer les structures administratives, d'accélérer la formation du personnel et de prévoir de nouvelles installations. vi. Le nombre deschômeurs est estimé à 13 pour cent de la population active en 1970, alors qu'il était de 7 pour cent en 1960,. et le sous- emploi est considérable, notamment dans les régions rurales. En 1970, l'accélération de l'émigration des travailleurs (31.000 en 1970 au lieu de 23.500 en 1969) et ]a reprise constatée dans le secteur du bâtiment ont réduit quelque peu la pression que présentent chaque année 150.000 nouvelles demandes d'emploi. Néanmoins, il est possible que le chômage se soit aggravé parmi les travailleurs urbains non-qualifiés; d'autre part, l'effort de productivité consenti dans certaines industries, et dans le secteur minier, a réduit le nombre des nouveaux emplois. Aucun emploi nouveau n'a été créé en 1970 dans le cadre du programme de la promotion nationale, mais une expansion considérable est prévue pour 1971. Le recensement de la population qui était prévu pour juillet 1971 devrait permettre d'obtenir à l'avenir des informations plus précises concernant le marché du travail et de faciliter la mise au point de programmes d'emploi. Des investissements plus importants consacrés à un programme intégré d'enseignement et de formation peuvent, en prolongeant la durée de la scolarisation après l'enseignement primaire, permettre de réduire dans une certaine mesure la pression due à l'accroissement de la population active et de satisfaire la demande croissante en main-d'oeuvre qualifiée. D-ns cet effort, de même qu'en ce qui concerne les programmes à caractère social, il faudrait particulièrement s'attacher à améliorer les services administratifs et à augmenter l'épargne intérieure. vii. Le niveau des investissements et de Ilépargne a continué d'aug- menter dans le secteur public. En 170, les investissements publics ont augmenté de 5 pour cent pour a'-eindre 1,6 milliards de DH, et ont été consacrés principalement à l'irrigation et à l'agriculture, aux mines de phos- phate, à l'énergie électrique et aux transports. En 1970, les deux tiers en- viron des investissements publics ont été financés par l'épargne publique, alors que la proportion était de 52 pour cent en 1969 et h0 pour cent en 1968. Cet accroissement de l'épargne a été dû princiDalement à l'amélioration du ren- dement des impôts indirects, à la limitation des dépenses courantes et à l'aug- mentation du bénéfice des compagnies des phosphates et du sucre. viii. Les prévisions pour 1971 indiquent que le montant des investissements publics devrait augmenter de 10 pour cent (ceux du Gouvernement central aug- mentant de 25 pour cent) et des sommes plus importantes seront affectées à l'enseignement et à l'industrie. Toutefois, il est possible que l'augmenta- tion de l'épargne publique ne soit pas très importante; une nouvelle augmenta- tion de la taxe sur le chiffre d'affaires et de la taxe sur l'essence est partiellement compensée par une augmentation de 15 pour cent des traitements de base. Un accroissement graduel de l'épargne nécessite une continuation de l'effort de restriction des dépenses courantes ainsi que de l'effort de taxation. Ce dernier nécessite une augmentation des impfts agricoles et de l'ensemble des impôts directs; on pourrait également envisager une augmentation des droits de douane applicables aux produits non-essentiels, et une remise en vigueur des droits de succession et un impôt sur les gains en capitaux. Tl est par ailleurs essentiel que l'épargne des grandes entreprises publiques continue de s'améliorer. En août 1971, le prix du sucre au détail a été réduit et une décision d'introduire un impôt progressif général sur les revenus avec effet rétroactif a été prise. ix. La balance des paiements en 1970 a enregistré une augmentation des importations de 22 pour cent, tandis que les exportations n'augmentaient que de 0,6 pour cent et que la balance des services ne changeait guère. Les importations ont augmenté sous la pression de la demande de biens d'investis- sement et autres intrants, tandis que la chute des prix des phosphates et des agrumes a eu des répercussions sur les recettes d'exportation. L'augment.- tion des recettes du tourisme et du montant des remises des travailleurs résidant à l'étranger a été compensée dans une large mesure par l'accrois- sement des dépenses des ressortissants marocains et des administrations à l'étranger. En conséquence, le déficit de la balance courante est passé de 219 à 757 millions de dirhams. Cependant, l'augmentation sans précédent du montant net des rentrées de capitaux publics et privés (qui est passé de 325 à 41 millions de dirhams) a comblé ce déficit et a permis d'obtenir un excédent de 8h millior de dirhams. Cette évolution jointe à l'emploi d'Iune tranche de.15 millions de dollars au titre des DTS, a eu pour effet de porter à 118 millions de dollars le montant net des réserves à la fin de 197û, ce qui ne représente qu'un mois et demi d'importations. x. En 1971, l'augmentation des importations devrait se rapprocher de la moyenne de 9 pour cent, atteinte au cours de ces dernières années, tandis que les exportations devraient s'accroître de 5 à 6 pour cent. On ne prévoit guère de changement en ce qui concerne la balance des services. Quant au compte de capital, l'augmentation nette des rentrées - 1v - de capitaux pub]ics pourrait éventuellement être compensée par une chute des rentrées de capitaux privés, oui avaient atteint un niveau exception- nel en 1970. Dans l'ensemble, on peut s?attendre à une nouvelle augmen- tation des réserves. A la fin avril 1971, le montant des réserves offi- cielles avait augmenté de h3 millions de dollars par rapport à la fin 1970. xi. A la fin de 1970, le montant total déboursé de la dette extérieure était estimé à 9h1 millions de dollars dont 250 millions remboursables en dirhams, et un montant estimé à 55 millions représentant la dette privée. Le montant de la dette remboursable en devises et garantie par l'Etat s'élevait à 636 millions de dollars (un accroissement de 12 pour cent depuis 1969), les principaux créanciers étant la France, les Etats-Unis, l'Allemagne, Koweit, l'URSS, ainsi que la Banque/IDA. Les subventions représentaient 37 pour cent du total. Le service de la dette publique a atteint en 1970 un montant de 62 millions de dollars (comme en 1969), qui représentent 7,7 pour cent de la valeur des exportations totales de biens et services (au lieu de 8 pour cent en 1969). Le coefficient du service de la dette pourrait atteindre 12 pour cent en 1977, et selon le rythme de croissance des exportations et l'évolution des besoins en capitaux, il pourrait atteindre 20 pour cent à partir de 1980. Si le Maroc est capable d'absorber une augmentation considérable du service de la dette, la poursuite d'une aide assortie de conditions favorables est indispensable pour contenir la croissance rapide du montant de la charge financière à long-terme. Principaux secteurs xii. Au cours des dernières années, l'augmentation de la production agricole a probablement été légèrement plus rapide que la croissance démographique. Il est probable que la récolte de 1971 sera également supérieure à la moyenne. Le développement de la production des cultures irriguées, notamment de la betterave à sucre, des agrumes,et du mais (à l'exclusion du coton) a été considérable, et le régime des précipitations a été favorable à la culture des céréales. La production de lait et de viande de boeuf a également augmenté très sensiblement, en particulier dans certaines zones irriguées. Si les résultats généralement favorables sont dus principalement au climat, les mesures prises par le Gouvernement ont également eu une incidence positive dans un certain nombre de domaines, notamment en ce qui concerne l'extension des zones irriguées, l'adoption d'un programme encore modeste d'utilisation d'engrais et de sélection des semences dans les zones ou se pratique la culture en sec, et une politique des prix favorable à la production de la betterave a sucre, des graines oléagineuses et, plus récemment, des céréales. L'augmentation récente de la production s'est traduite par une amélioration de la balance commerciale du secteur agricole; les exportations agricoles en 1970/71 ont été de 30 pour cent supérieures à celles de 1965-67, tandis que les importations sont demeurées stables. En 1970/71, les exportations d'agrumes ont bénéficié de l'affaiblissement de la concurrence espagnole, mais la concurrence demeure sévère. Les perspectives paraissent favorables en ce qui concerne les exportations de divers autres produits de base, à l'exception du vin, mais dans un certain nombre de cas, l'offre est insuffisante. Les résultats de premiers essais d'exportation vers l'Europe hors-saison de fruits et légumes à prix élevés ont été encourageants. -v - xiii. Cependant, la poursuite de l'expansion rapide de la production est compromise par divers problèmes. Sur le plan technique, la culture des céréales nécessite unAéveloppement plus rapide des programmes d'utilisation d'engrais et de semences sélectioninées; en ce qui concerne le lait et la viande, les problèmes sont essentiellement d'ordre commercial, mais l'irrégularité de l'approvisionnement enTmrrages et l'insuffisance du soutien apporté par les pouvoirs publics provouýent également des diffi- cultésI la production de coton est demeurée stagnante. Pour ce qui est des institutions, le Ministère de l'Agriculture continue de rencontrer des difficultés sur le plan du recrutement et de l'organisation, y còtpris l'absence d'un service central de planification et de programmation et l'insuffisance des services de vulgarisation, particulièrement dans les zones ou se pratique la culture en sec; la mise en oeuvre de la réforme du régime foncier progresse lentement, tant en ce qui concerne la redis- tribution des anciens lots de colonisation que le bornage des terrains à redistribuer dans les zones irriguées. Dans le domaine des investisse- ments, la concentration en faveur des travaux d'irrigation a permis d'ob- tenir de meilleurs résultats sur le plan technique, mais l'extension des superficies cultivées demeure insuffisante; priorité est souvent accordée à la construction de nouveaux ouvrages alors que la capacité installée n'est pas entièrement utilisée; les programmes visant à développer la culture en sec et l'élevage sont de portée trop limitée en dépit de résultats encourageants; enfin, les crédits institutionnels à moyen et à long-terme, notamment en faveur des exploitations privées les plus modestes, sont loin d'être suffisants. xiv. La production manufacturière a augmenté de plus de 9 pour cent en 1970 et celle de l'énergie électrique de 8 pour cent; cependant, la production minière est demeurée stationnaire. Les industries qui ont enregistré la croissance la plus élevée sont le bâtiment, le traitement des produits alimentaires, la transformation des métaux (y compris le montage des automobiles) et les textiles, tandis que la production de l'industrie du cuir et celle d'engrais de superphosphates ont diminué. Les exportations de phosphates ont augmenté de 12 pour cent en volume (et les stocks ont diminué), mais l'augmentation en valeur n'a été que de h pour cent en raison de la chute des prix à l'exportation. D'impor- tants investissements ont été consacrés à l'industrie des phosphates, et des mesures ont été prises pour accroître la productivité, afin de lutter contre une sévère concurrence due à l'augmentation rapide de l'offre mondiale. xv. Les investissements des secteurs de l'énergie électrique, des mines et autres industries ont augmenté rapidement au cours des trois dernières années, notamment en 1970 où ils ont atteint 1 milliard de dirhams ou hO pour cent de la formation brute de capital fixe. L'augmen- tation enregistrée avant 1970 était imputable dans une large mesure au secteur public (sucreries, phosphates et électricité), mais en 1970, le montant des investissements privés et semi-publics a augmenté consi- dérablement. L'intérêt que montre le secteur privé s'est traduit par une multiplication des projets approuvés par la Commission des Investisse- ments et devrait conduire à une augmentation du montant des investissements à l'avenir. Un grand nombre des proJets approuvés,les plus importants, sont financés conjointement par des. capitaux publics et des capitaux étrangers, notamment dans les domaines de Le: action du fer et du plomb, du raffinage - vi - du pétrole, de la fabrication des pneus, du montage de voitures auto- mobiles et des transports aériens et maritimes. Un examen de l'ensemble des mesures destinées à stimuler les investissements est actuellement en cours, et devrait aboutir à favoriser les industries a valorisation marocaine importante et les industries dirigées vers l'exportation , ainsi que la régiona- lisation et les industries nécessitant une main-d'oeuvre importante. xvi. L'augmentation des investissements n'est pas une condition suffisante pour assurer le développement rapide e optimum d'industries faisant face à d'importants problèmes de structure. Ceux-ci incluent le faible montant de la valeur ajoutée (par exemple dans les usines de montage), l'utilisation insuffisante de la capacité de production et l'irrégularité des approvisionnements (notamment pour les produits ali- mentaires) et, dans certains cas, l'accroissement trop rapide de la capacité de production (principalement dans l'industrie textile). Tandis que l'in- dustrie moderne n'utilise pas un fort coefficient de main-d'oeuvre, l'artisanat et l'industrie légère ont encore d'éventuels débouchés commer- ciaux a exploiter dans les pays de la CEE. Par conséquent, il est aussi important d'améliorer la gestion et les qualifications des travailleurs, d'accentuer l'intégration de la production et de favoriser les exportations que d'accroître le montant des investissements. xvii. Le tourisme a pris une importance économique croissante au Maroc au cours des cinq dernières années, principalement en tant que source de devises (136 millions de dollars en 1970) mais également dans le domaine de l'emploi. Depuis 1967, le nombre des arrivées a augmenté en moyenne de plus de 20 pour cent par an, pour atteindre 747.000 en 1970. L'offre, c'est-à-dire la capacité d'accueil, qui avait augmenté pendant les années 1965 à 1967, plus rapidement que la demande, c'est-i- dire le nombre de touristes, a progressé depuis lors a un rythme inférieur a celui de la demande, en dépit des investissements considérables consacrés à la construction d'hôtels et de villages de vacances. Les investissements effectués de 1968 à 1970, de l'ordre de 300 millions de dirhams, ont augmenté la capacité hôtelière de 8.000 lits, pour un coût moyen de 7.500 dollars par lit, pour la porter à 31.000 en 1970. Une capacité d'accueil supplémentaire de 15.000 lits est actuellement en construction. La lenteur du développement de l'infrastructure dans les régions touristiques et le manque de sélectivité des mesures pourtant généreuses d'encouragement des investissements, ont favorisé l'apparition d'hôtels de luxe dans certains centres, et retardé la construction d'établissements de classe moyenne dans des régions déjà développées touristiquement et dans le reste du pays. La stabilité relative des prix a amélioré, au cours de ces dernières années, la position concurrentielle du Maroc par rapport à l'ensemble du bassin méditerranéen. Les perspectives de croissance de la demande dans le secteur touristique paraissant favorables, il est probable que c'est du côté de la capacité d'accueil que se trouvera le goulot d'étranglement, notamment en ce qui concerne les facilités s'adressant au tourisme de masse. Il sera également indispensable d'accélérer la formation et de poursuivre le dévelop- pement des moyens de transport routiers, maritimes et aériens. Il est en particulier nécessaire d'entreprendre des études économiques portant sur les divers aspects du tourisme à la fois pour évaluer convenablement la situation et pour disposer d'une base de départ en vue de la planification. EVOLUTION ET POLITIQUE ECONOMIQUES RECENTES Production et Dépenses 1. La première décennie qui s'est écoulée depuis l'accession à l'in- dépendance en 1956 a été marquée par la stagnation économique, une série de mauvaises récoltes, des sorties de capitaux étrangers et le départ de la plupart des colons français. Le taux d'augmentation du PIB a été en moyenne de 1.3 pour cent, et s'est élevé à 3,5 pour cent de 1960 à 1965. De 1965 à 1967, le Gouvernement s'est lancé dans un programme de développe- ment modeste prévoyant des investissements publics de 1 milliard de DH par an, dont 68 pour cent ont été effectivement dépensés. Cependant, les mauvaises récoltes de 1966 et 1967 ont entrainé un fléchissement de la pro- duction, et la croissance moyenne n'a pas dépassé 2, pour cent par an (cf. Tableau 2.1). . L'accélération des dépenses d'investissement prévue dans le Plan de Développement de 1968-73 (plan qui fixait pour objectif des investisse- ments annuels de plus de 1 milliard de DH et une croissance de la production de 4,8 pour cent en 1973), ainsi qu'une série de bonnes récoltes ont contri- bué à relever le taux de croissance moyen du PIB à 6 pour cent par an à partir de 1967. La récolte exceptionnellement bonne de 1968 a entrainé une augmentation de la production agricole de 30 pour cent en termes réels tandis que la production des autres secteurs progressait de 6 pour cent. En 1969 et 1970, en dépit du retour de la production agricole à un niveau plus normal, le reste de l'économie a conservé le même rythme de développe- ment, puisque les taux de croissance ont été respectivement de 5 et 6 pour cent. 3. L'industrie minière mise à part, la croissance de la production dans les autres secteurs a dépassé les objectifs du Plan au cours des trois années écoulées, les meilleurs résultats ayant été obtenus dans l'industrie, et l'énergîe, sous l'impulsion des investissements publics et privés. La production agricole accuse des variations marquées d'une année à l'autre selon les conditions atmosphériques, encore que le développement régulier (e L'irrigation atténue quelque peu l'importance de ce facteur. Si l'on pkend comme indice de référence des périodes apparemment "Normales" comme 1963-65 et 1969-70, la croissance moyenne de la production agricole a été de 3, pour cent par an, taux égal à près de la moitié de celui enregistré de 1968 à 1970, tandis que le Plan prévoyait 2,1 pour cent. La croissance de la production minière, égale à 2,3 pour cent par an, reste bien en decà de l'objectif du Plan qui était de 8 pour cent. Tableau 1 TAUX ýMYEN ANNUEL DE CROISSANCE DE LA PRODUCTION (en pourcentage) Chiffres Objectifs Chiffres Prévisions effectifs du effectifs 1971 l968-1970 Plan 1970 Agriculture 662.1 1.9 4 Energie 7.7 5.4 6.1 9 Industrie minière 2.3 7.9 - 2 Industrie minière et artisanat 6.2 4.3 7.6 7 Bâtiment et travaux publics 6.5 8.5 14.8 l Services (à l'exclusion des administrations publiques) 5.6 6.o Total 6.0 4.3 5.1 5 h. En 1970, la production agricole a augmenté de 1,9 pour cent, celle de l'industrie minière est demeurée inchangée, celle de l'industrie et de l'artisanat a augmenté de 7,6 pour cent et la production d'énergie, de 6,1 pour cent. Ce sont le bâtiment et les travaux publics qui ont enregistré le taux de croissance le plus élevé, soit 14,8 pour cent, parceque, d'une part, le montant des investissements dans le bâtiment s'est accru de 23 pour cent et que, d'autre part, l'exécution des projets de développement du secteur public a progressé à un rythme plus rapide. Le commerce et les transports (y compris la rubrique "divers") ont suivi la courbe générale ascendante de l'activité économique, avec des augmentations respectives de 7,1 et de 4,8 pour cent. Le plan ne comporte aucun objectif ayant trait aux traitements et salaires dans les administrations publiques; au cours des cinq dernières années, ceux-ci ont augmenté de 5,7 pour cent par an (à prix constants), avec toutefois un ralentissement marqué en 1970, (2,8 pour cent) où un blocage des traitements a été décidé dans le cadre d'une politique générale d'austérité budgétaire. 5. En 1971, les services officiels escomptent que l'amélioration des résultats obtenus dans le domaine de l'agriculture (5 pour cent), de l'énergie (9 pour cent) et des services autres que les administrations publiques (6 pour cent) permettra d'obtenir une croissance générale de la production de 5 pour cent. On prévoit que dans le bâtiment, la progression va se maintenir à un niveau très élevé (11 pour cent) mais cependant légèrement inférieur à celui de 1970. Le taux d'accroissement du coût des services publics, estimé à 5 pour cent, apparaît bien faible par rapport à la hausse de 15 pour cent des traitements et salaires entrant en vigueur en juillet 1971. Dans l'ensemble, on reste probablement en deçà de la réalité en prévoyant un taux de croissance du PIB égal à 5 pour cent en 1971. 6. Au cours de ces cinq dernières années, la cansommation privée a augmenté à un rythme sensiblement plus rapide que la production, bien que certaines années (en particulier 1968) aient enregistré quelques écarts (cf. Tableau 2.2). La consommation par habitant, mesurée en termes réels, avait accusé un léger déclin de 1960 à 1966, et s'est depuis lors élevée d'environ 3 pour cent par an. En 1970, l'augmentation de la production est demeurée proche de la tendance à long terme, tandis que la consommation privée (y compris la consommation des ressortissants marocains à l'étranger) a augmenté de 7,7 pour cent à prix courants et d'environ 6,h pour cent à prix constants, 3 - soit une augmentation de 3,2 pour -Ent par habitant en termes réels. Toute erreur statistique mise à part, ce taux élevé de consommation reflète, d'une part, l'incidence de l'expansion économique sur le revenu et, d'autre part, la faible propension à épargner des titulaires de revenus élevés. L'accroissement des voyages à l'étranger et des importations d'automobiles, d'appareils ménagers, et d'autres biens de consommation durables représente 10 pour cent de l'augmenta- tion totale de la consommation de 1966 à 1970. La consommation publique s'est également accélérée comme le reste de l'économie. De 1967 à 1970, la consommation de biens et services a progressé au rythme de 11,8 pour cent par an à prix courants, en re- vanche, pendant cette période, les traitements et salaires n'ont augmenté que de 7,2 pour cent par an, en raison essentiellement du ralentissement enregistré en 1970 où la hausse des salaires n'a pas dépassé 3,9 pour cent. En 1971, compte tenu de la libéralisation du commerce extérieur et des changes et de l'augmenta- tion de 15 pour cent des traitements du secteur public, le taux de croissance de la consommation privée et publique aura tendance à se maintenir à un niveau élevé. 7. La croissance relativement rapide de la consommation s'est reflétée dans le niveau de l'épargne (cf. Tableau 2). Le taux d'épargne intérieure brute a fluctué entre 10 et 12 pour cent (à l'exclusion de l'année 1968 où la récolte a été exceptionnelle) et a atteint le niveau relativement bas de 10,3 pour cent en 1970. S'il est indéniable que, dans l'ensemble, l'épargne n'a pas augmenté comme elle aurait dû le faire, il convient cependant d'interpréter avec une certaine réserve le déclin effectivement enregistré en 1970, surtout en ce qui concerne l'épargne privée, évaluée de façon résiduelle dans les comptes nationaux et dont le montant risque d'être sous-estimé (c'est ainsi que l'on n'enregistre les variations de stocks que pour le blé; or, il semble que des stocks de biens importés aient été constitués). - 4 - Tableau 2 INVESTISSEMEMff ET EPARGNE BRUTS l96ý 1966 1967 1968 1969 1970 1971 En valeur (en millions de DH à prix courants) Formation brute de capital fixe 1140 153o 1890 l_70 2180 26 2880 Public 1140 890 1120 1380 1500 1570 1720 Privé 300 640 770 590 680 1040 1160 Variations des stocks - -50 30 720 -160 -80 - Impasse des ressources 190 -90 -3140 -300 -210 -790 -670 Epargne intérieure 1630 1290 1580 2390 1810 1740 2210 brute Publique n.d. 400 550 550 780 1040 950 Privée n.d. 890 1030 1840 1030 700 1260 En pourcentage du produit intérieur brut Formation brute de 11.0 11.9 13.9 12.9 13.7 15 .7 capital fixe Public 8.7 6.9 8.? 9.0 9.4 9.3 9.4 Privé 2.3 5.0 5.7 3.9 4.3 6.2 6.3 Variations des stocks 0.0 -1.2 0.2 4.7 -1.0 -0.5 - Impasse des ressources 1.j4 -0.7 -2. -2.0 -1. -14.7 -3.6 Epargne intérieure brute 12.4 10.0 11.6 5.6 11.14 10.3 12.1 Publique n.d. 3.1 4.0 3.6 4.9 6.2 5.2 Privée n.d. 6.9 7.6 12.0 6.5 4.1 6.9 Néanmoins, l'épargne du secteur public a augmenté de manière appréciable puisqu'elle a plus que doublé entre 1965 et 1970 et que sa part du PIB a atteint le niveau de 6,2 pour cent. 8. De 1963-65 à 1968-70, la formation brute de capital a augmenté de 10 pour cent par an, ce qui a porté le niveau des investissements de 11,3 pour cent du PIB en 1963-65 à 14 pour cent en 1968-70. En 1970 les investissements ont atteint 15,6 vour cent du PIB. Pour maintenir une croissance économique de f pour cent par an, il est nécessaire que les investissements continuent de s accroftre. Cependant, l'épargne n'a pas suivi la courbe ascendante de l'investissement et l'impasse des revenus (le déficit de financement) s'est accru, en particulier en 1970 où il a atteint 790 million de DH, soit h,7 pour cent du PIB. Selon les projections établies à titre provisoire par le Secrétariat au Plan les investis- sements fixes continueront de progresser au rythme d'environ 9 pour cent par an. Afin d'atteindre ces objectifs, tou= en maintenant l'impasse des revenus dans des limites raisonnables, il sera nécessaire de mettre un frein à la croissance rapide de la consommation, d'encourager et de mobiliser l'épargne privée, ainsi que de maintenir la croissance de l'épargne publique. A cette fin il sera également nécessaire de poursuivre une politique économique coordonnée dans le domaine fiscal, monétaire, commercial et industriel. (Voir plus loin "Politiques Economiques"). Investissements Les efforts du Gouvernement marocain pour accroftre le niveau des in- vestissements a entraîné au cours des cinq dernières, une augmentation régulière de leur proportion à l'intérieur du PIB. Avant l'exécution du plan 1965-67, la formation brute de capital fixe ne représentait que Il pour cent du PIB. La part du secteur privé était particulièrement faible, car les sociétés étrangères hésitaient à accroftre leurs investissements et les entrepreneurs marocains s'interessaient surtout au commerce. Le plan de 1965-67 visait à augmenter les investissements et à stimuler la production. Selon le plan, le budget de dévelop- pement annuel de l'Etat se montait à 1.045 millions de dirhams, l'objectif étant d'obtenir un volume annuel d'investissement de 2.100 millions de dirhams. Le démarrage a été très lent, mais, en 1967, les investissements ont augmenté dans des proportions considérables, soit de 2h pour cent. Dans le cadre du budget de développement de l'Etat, la priorité a été accordée à l'agriculture; cependant, le montant effectivement investi n'a été que de 195 millions de dirhams par an (soit 59 pour cent de l'objectif du Plan). L'industrie, les mines et l'énergie viennent en second rang; le montant effectivement dépensé ayant été de 183 ril- lions de dirhams par an (6h pour cent de l'objectif du Plan). Le montant des dépenses effectivement consacrées à l'infrastructure économique, administrative et sociale s'est élevé à 315 millions de dirhams par an (79 pour cent de l'objectif du Plan) tandis que 13 millions seulement ont été consacrés au tourisme, ce qui porte le montant total des dépenses de développement de l'Etat à une moyenne de 711 millions de dirhams par an, soit 68 pour cent des sommes prévues par le Plan. Le montant global des investissements, y compris ceux des entreprises d'Etat et du secteur privé, a atteint une moyenne annuelle de 1.620 millions de dirhams (soit 77 pour cent des prévisions) et a représenté 1h pour cent du PIB en 1967. 10. Le nouveau Plan de 1968-72 a été assorti d'objectifs plus modestes; le montant des dépenses d'équipement prévues par l'Etat, soit 1.010 millions de dirhas par an, a été fixé à peu près au même niveau que dans le cadre du Plan pi cédent, tout en représentant une augmentation de h2 pour cent par rapport au montant effectif des dépenses des années précédentes. En 1970, ces pré- visions ont été augmentées, de façon à porter la moyenne annuelle des investis- sament de l'Etat à 1.160 millions de dirhams, et le montant total des investis- nements à 2.U0 millions de dirhams. En conséquence, on prévoit que les inves- tissements seront de 3 milliards de dirhams en 1972, soit 16 pour cent du PIB. Tableau 3: FORYATION BRUTE DE CAPITAL FIXE PAR L' ETAT, Année Plan Plan révisé Montants effectifs 1968 1100 1100 917 1969 950 1010 1970 970 1161 1075 1971 1000 1340 - 1972 1030 1276 Total 5ù57 5827 11. De 1968 à 1970, c'est-à-dire pendant les trois premières années du Plan, le montant effectif des investissements de l'Etat s'est établi en moyenne à 1 milliard de dirhams, soit 93 pour cent des objectifs révisés (Tableau 3). Le montant des investissements du secteur public imputables aux collectivités locales et aux entreprises d'Etat a porté la moyenne annuelle à 1.480 millions de dirhams, soit presque les deux tiers de la formation totale de capital fixe au cours de la période. 12. La répartition et la croissance du montant effectif des investissements par secteur au cours des cinq dernières années, indiquées au Tableau h, montrent que les investissements du secteur public se sont accrus à un rythme plus rapide que ceux du secteur privé (et que ceux du secteur semi-public) jusqu'en 1968, mais que le secteur privé a enregistré une importante reprise en 1969 et 197C. On constate également que depuis 1966, la croissance des investissements a été beaucoup plus rapide dans lesdomainesdu logement, de la construction et de l'industrie hôtelière, et en ce qui concerne les projets ayant trait aux travaux publics d'irrigation, à l'extraction minière, à l'énergie électrique et aux transports. 13. La proportion des investissements du secteur public consacrée à l'agriculture s'est accrue de 21 pour cent en 1965-67 à 32 pour cent en 1970, progression qui reflète la priorité accordée à ce secteur dans le cadre du Plan Quinquennal. Cette expansion est presque totalement imputable à l'irriga- tion et à la construction de barrages (principalement destinés à l'agriculture); ces postes ont augmenté de 100 pour cent par rapport à la moyenne de 1965-1967. Les investissements du secteur public consacrés à l'énergie ont été exceptionel- lement élevés en 1970, dû à la construction d'une importante centrale électrique. L'importance des investissements dans les mines de phosphates a entraîné, au cours des trois dernières années, une rapide croissance des investissements publics dans le secteur minir portant ainsi à 1h pour cent la part de ce secteur dans les investissements publics, bien que les investissements consacrés à l'extraction minière, à l'exclusion des phosphates, n'aient pas atteint les objectifs fixés. La diminution de la formation de capital industriel par le secteur public en 1970 est imputable au ralentissement de l'activité du secteur public dans le do- maine de la construction de nouvelles sucreries, mais la participation de l'Etat aux investissements du secteur privé s'est accrue considérablement. La priorité dont bénéficie le tourisme s'est manifestée par le soutien apporté au secteur privé plutôt que par la progression des investissements publics qui sont demeurés inférieurs aux objectifs du Plan déjà modestes. Les investis- sements consacrés aux divers moyens de transport ont enregistré une progression sensible en conformité avec les besoins d'une économie en expansion. Les autres dépenses d'équipement du secteur public, principalement consacrées à l'infra- structure administrative et sociale, se sont maintenues au cours des trois dernières années; leur valeur relative cependant a été ramenée à 2h pour cent du total des investissements publics en 1970. - 7 - Tableau 4: FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE PAR LES SECTEUR PUBLIC ET PRIVE, 1961-1970 (millions de DHI 1966 l9_7 1968 126 1970 Agriculture 220 Q 00_ 610 592 Barrages et irrigation (public) T5U) (220) (250) (3~65) (370) Autres investissements du secteur public (80) (130) (170) (160) (130) Secteur privé (à l'exclusion des immeubles) (50) (60) (80) (90) (90) Energie - secteur public 5. 120 90 90 180 Extraction minière 200 1 150 2 Secteur public (1i7) (70) (il1) (10) (220) Secteur privé (y compris les i. mixtes) (60) (60) (40) (50) (90) Industriesi/ 30 2_9 80 420 àLQ Secteur public (10) (130) (20) (100) (100) Secteur privé (y compris les i. mixtes) (200) (260) (240) (240) (370) Tourisme 40 80 90 1 140 Secteur public (10) (Zi) (30) 0) (30) Secteur privé (y compris les i. mixtes) (30) (40) (60) (110) (110) Logement - secteur privé i90 190 190 220 230 Transports publics 90 100 110 140 170 Divers 280 M]0 380 380 370 Secteur public (290) (310) (¯366) ( 3ýU) (370) Secteur privé n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. Total 1420 1730 1970 2210 2 60 Secteur public ~90 '1120 -1306o 150070 Secteur privé (y compris les i. mixtes) 530 610 590 710 990 (Secteur prive - source: comptabilite nationale) (640) (770) (590) (680) (1040) (Total - source: comptabilité nationale) (1530) (1890) (1970) (2180) (2610) l/ Les primes d'e'uipemet seSt incluses dans le secteur public. 1t4. ~ Les nvestissements privds, y compris ceux qui ont beneficié de la participation de l'Etat, sont demeurés stationnaires jusqu'en 1968 et ont aug- mente rapidement par la suite, pour atteindre un montant d' 1 milliard de dirhams en 1970. La croissance a été particulièrement rapide dans le domaine du logement, de l'industrie et du tourisme, et, dans une moindre mesure, dans les mines et l'agriculture. Les investissements privés consacrés au tourisme - 8 - ont été stimulés par la croissance rapide de la demande d'origine étrangère, les mesures d'encouragement fiscales accordées à ce secteur, les subventions d'équipement et les crédits d'investissement assortis de conditions de faveur (voir Chapitre V). Les investissements consacrés à l'agriculture se sont accrus en même temps qu'augmentait la superficie des terres irriguées apparte- nant à des particuliers de nationalité marocaine, et ils ont été favorisés par le niveau relativement bas des impôts, le soutien dont les prix de certaines cultures sélectionnées ont fait l'objet et la fourniture à bon marché de services de vulgarisation et de divers facteurs de production (Chapitre III). La progression spectaculaire enregistrée d'autre part dans le domaine du logement est essentiellement imputable à la croissance relativement rapide des revenus (y compris les remises en provenance pour l'étranger) et au développement rapide des centres urbains; l'augmentation de la demande a entraîné une hausse des loyers, provoqué la spéculation foncière et augmenté la rentabilité des investissements immobiliers. 15. Le bond enregistré en 1970 par les investissements du secteur privé dans l'industrie et les mines s'explique plus difficilement. L'accélération de la procédure d'étude des projets par le Comité des Investissements a peut- être contribué à cette évolution, mais il semble également que les capitaux étrangers aient surmonté leurs hésitations initiales; l'augmentation des in- vestissements a été due en grande partie à des projets de grande envergure, financés conjointement par l'Etat (voir Chaptire IV). L'intérêt accru porté par les capitaux étrangers se reflète dans l'importance des entrées de capitaux privés, qui ont atteint 260 millions de dirhams en 1970 (dont 98 mil- lions de dirhams à long terme), tandis que l'augmentation totale des investis- sements privés a été de 360 millions de dirhams. 16. Outre les avantages fiscaux dont ont bénéficié les investisseurs privés en vertu du Code des Investissements et les facilités de crédit ac- cordées par la BNDE (voir le rapport de la Banque du 30 septembre 1970, EMA 27a "Note sur les Stimulants Accordés à l'Investissement Privés"), les investissements étrangers ont peut-être été stimulés au cours de ces dernières années par la relative stabilité des prix et des salaires, et par le rétablis- sement progressif de la balance des paiements: la stabilité des prix et salaires a comparativement réduit les coûts de production tandis que le raffermissement du dirham et la libéralisation des échanges ont réduit les appréhensions en ce qui concerne les transfers de fonds. Il convient également de noter que les sorties de cpaitaux non enregistrées dans les statistiques officielles ont probablement été réduites à un montant relativement faible. Masse monétaire, crédit et prix 17. Depuis le milieu des années 1960, le coefficient de liquidité (rapport de la masse monétaire au PIB) a progressé au taux moyen de 0,8 pour cent par an pour atteindre 35,4 pour cent en décembre 1970. Vu sa relative régularité - même pendant les années de récession et de quasi-stabilité des prix - cette augmentation des liquidités peut-être imputée à un renforcement de la tendance à thésauriser et à la monétisation croissante de l'éconamie. La masse monétaire a augmenté de 17 pour cent en 1968 (alors que la croissance du PIB à prix courants était de 13 pour cent) et de 9 pour cent en 1969 (contre 4 pour cent pour le PIB). En raison de cette augmentation de la masse monétaire la demande a exercé de fortes pressions sur les ressources disponibles. Après plusieurs années de stabilité (cf. tableau 9.1) -9- la hausse des prix (mesurée par les variations de l'indice du coût de la vie) a été de 2,9 pour cent en 1969. En 1970, l'accroissement de la masse monétaire a été réduite à 5 pour cent, soit 1,1 pour cent de moins que l'augmentation du PIB à prix courants. 18. En 1970, comme au cours des années précédentes, la principale cause d'augmentation de la masse monétaire a été l'accroissement des créances du système monétaire sur l'Etat. Cette augmentation (de 211 millions de DH) a cependant été nettement inférieure à celle de 1969; elle a consisté surtout en emprunts nouveaux contractés auprès de la Banque Centrale pour un montant de 170 millions de DH au lieu de 200 millions de DH en 1969 (cf. Tableaux 5 et 6.1); les ventes nettes d'obligations à d'autres banques n'ont représenté qu'une faible part de l'augmentation des emprunts. Le recours à ces différentes sources de financement conjugué avec une diminution (de 95 millions de DH) du déficit global du Trésor, ont permis à l'Etat de réduire son endettement net à l'égard du secteur privé à l'exclusion des instituions monétaires. Les avoirs extérieurs du système bancaire ont augmenté de 55 millions de DH, soit moins de la moitié de l'augmentation enregistrée en 1969 (sans compter le passif et les variations de passif résultant des tirages effectués sur le FMI). Les créances sur le secteur privé n'ont augmenté que faiblement en 1970. Tableau 5: FACTEURS INFLUANT SUR LA MASSE MONETAIRE (variations en millions de DH) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 dec. dec. dec. dec. dec. dec. Monnaie fiduciaire +108 +h3 +185 +245 +263 +139 Dépôt +227 -65 +17 + 10 +20 +148 Masse monétaire +33 -22 +3 +75 + 7 Avoirs extérieurs (net) +231 -63 -100 +39 +122 +55 Créances sur l'Etat -63 -2 +327 +389 +520 +211 Créances sur le secteur privé +46 -2 +142 +503 -57 +7 Divers (net) +212 +45 -9 -176 -117 +14 +33ý -22 77366 +6 +287 19. Depuis le milieu des années 1960, les autorités contrôlent la masse monétaire en fixant des plafonds de réescompte, en imposant aux banques un taux marginal de réserves obligatoires élevé; plus récemment, elles ont limité en valeur absolue l'augmentation des crédits à court terme consentis par les banques commerciales. En 1969, pour contenir les pressions inflationnistes, les avoir nets de la Banque Centrale à l'intérieur du pays ont été assortis d'un plafond (avec des variations saisonnières en période de moisson). L'obli- gation des banques commerciales de virer au crédit de comptes bloqués 25 pour cent des nouveaux dépôts au-delà du montant atteint au ler juillet 1968 fut maintenue; à la fin de 1970, un montant d'environ 100 milliort de DH s'était accumulé au crédit de ces comptes. Il semble que depuis l'été 1970, la de- mande de liquidités se soit un peu ralentie; cependant en 1971 les autorités maintiendront la croissance du crédit à court terme octroyé par les banques commerciales en-dessous d'une limite de 6 pour cent (10 pour cent pendant les mois de moissons) en accordant des exonérations spéciales pour les crédits à l'agriculture et à l'exportation. En mai 1971 on a envisagé de remplacer le système du taux marginal de réserves obligatoires par un système consistant - 10 - à bloquer 4 pour cent du total des dépôts bancaires afin d'éviter de pénaliser les banques dont la croissance est rapide. L'adoption en 1971 de nouveaux modèles de billets de banque destinés à remplacer ceux qui sont actuellement en circulation devrait provoquer le raDatriement d'une certaine quantité de billets actuellement détenus à l'étranger. 20. Le montant total des crédits non-remboursés (y compris ceux qui émanent d'institutions non-monétaires) est passé de 1736 millions de DH en 1966 à 27h8 millions de DH en 1969, puis à 2839 millions de DH en 1970, soit une augmentation moyenne de 13 pour cent par an (cf. Tableau 6.2). Il s'agissait dans 77 pour cent des cas de crédits à court terme, les crédits à moyen et à long terme étant surtout destinés à l'industrie et à l'hôtellerie. Sur tous les nouveaux crédits en cours, l'accroissement des crédits a été destiné à l'industrie (36 pour cent), au commerce (16 pour cent) et à l'hôtel- lerie (12 pour cent). De 1966 à 1970, le montant des crédits en cours accordés au secteur agricole a augmenté de 270 millions de DH, cette augmentation consistant presque uniquement en crédits à court terme; le niveau de ces derniers a d'ailleurs décliné en 1970, la diminution des stocks de blé ayant entrafné une réduction des besoins de financement. A la fin de 1970 les crédits agricoles à moyen et à long terme octroyés par les banques ne se chif- fraient qu'à 60 millions de DH, montant presque exclusivement fourni par la CNCA (le total consenti par l'ensemble des institutions a été d'environ 100 millions de DF). Ce montant est faible à la fois par rapport au volume des investissements du secteur privé dans l'agriculture et par rapport aux besoins, surtout ceux des petits agriculteurs qui ne peuvent bénéficier des services d'autres institutions financières. Les plafonds actuellement en vigueur ne s'appliquent pas aux crédits à l'agriculture, dont l'augmentation traduit une modification de la demande. De 1966 à 1970, les volumes des crédits en cours à l'industrie a augmenté de 400 millions de DH, dont 108 représentaient une augmentation des crédits à moyen et à long terme; les principaux bénéficiaires de cette augmentation ont été l'industrie du bâtiment (72 millions de DH), les industries alimentaires (146 millions de DH) et l'industrie textile (85 millions de DH). Les crédits à l'hôtellerie sont essentiellement des crédits à long terme, qui, de 20 millions de DH en 1966, sont passés à 151 millions de DH en 1970; cette expansion reflète l'augmentation des ressources mises à la disposition de ce secteur, ainsi que les divers crédits et les mesures d'encouragement dont il bénéficie. Les crédits à la consommation qui étaient de 82 millions de DH à la fin de 1968, ont évolué parallèlement au chiffre des ventes de l'industrie automobile, pour atteindre 229 millions de DH en décembre 1970. L'analyse de la composition et de la croissance des crédits bancaires à moyen et à long terme fait ressortir, d'une part, le rôle important joué par ceux-ci dans le développement de l'industrie manu- facturière et de la construction hôtelière, et, d'autre part, leur insuffisance dans le domaine agricole. Par ailleurs, compte tenu du niveau de l'épargne et de la situation de la balance des paiements, il apparaÎt nécessaire de restreindre le crédit à la consommation. 21. Après une longue période de stabilité des prix, l'indice du coût de la vie à Casablanca a augmenté de 2,9 pour cent en 1969, puis de 1,3 pour cent en 1970. En avril 1971, le niveau des prix a été supérieur de 3,9 pour cent à celui d'avril 1970. L'indice du coût de la vie a été établi sur la base des résultats fournis en 1958-59 par une enquête portant sur les budgets des ménages; il est reconnu que cet indice ne rend pas entièrement compte de la - il - hausse réelle des prix (le nouvel indice sera établi à la suite d'une autre enquête dont les budgets des mânages feront l'objet en 1971). Cette légère inflation, en partie importée, oaraît cependant modérée par rapport à celle qui sévit dans la plupart des pays européens ou aux Etats Unis. Les pressions inflationnistes de plus en plus fortes ont incité le Gouvernement à préparer une ncuvelle législation actuellement à l'étude; elle vise à confier au Premier Ministre la responsabilité principale de la politique des prix, et à définir le rôle qui incombe aux différents ministères et aux collectivités locales dans l'exécution de cette politique. Politiques économiques 22. Les projections à moyen terme montrent que la poursuite de la croissance sur le modèle actuel jusqu'en 1977 aurait pour effet de doubler le déficit de financement et le montant net des rentrées de capitaux, et, par conséquent, d'alourdir rapidement le fardeau de la dette au cours des années ultérieures. Il est donc indispendable que l'épargne intérieure contribue dans une plus large mesure au financement des investissements afin d'éviter que la dette n'augmente de manière trop accentuée. Cela néces- siterait de mettre un frein à la croissance de la consommation au cours des années à venir. Ces restrictions pourraient toutefois s'exercer de manière sélective. Au cours des dernières années, la consommation de produits locaux dont la valeur ajoutée est faible et les importations de biens de consom- mation ont augmenté rapidement, de même que les dépenses des ressort ssants marocains à l'étranger. Cette augmentation a été stimulée par la libéralisa- tion des importations, la réduction des impôts indirects applicables à de nombreux biens de consommation durables et un relâchement sensible des mesures de restrictions concernant les voyages à l'étranger. Parmi les mesures fiscales et monétaires de nature à limiter la consommation et à augmenter l'épargne intérieure figurent l'augmentation des impôts directs sur les re- venus élevés et la fortune (en particulier les revenus agricoles, les gains en capitaux et successions), la limitation des crédits à la consommation (en particulier pour les biens de consoSmmation durables), le maintien d'impôs indirects sur les dépôts en banque. 23. De telles mesures ont leur complément logique dans la politique des investissements et dans la politique commerciale. Dans le cadre des mesures d'encouragement des investissements, actuellement en cours de révision, il faudrait accorder plus d'importance à l'élément de valeur ajoutée des industries appelées à écouler leur production sur le marché intérieur, en raison de l'incidence que peut exercer la croissance de ces industries sur la progression des importations de matières premières et de produits semi-finis. I 'adoption de mesures plus strictes sur le plan fiscal et monétaire pourrait décourager la croissance d'industries dont la valeur ajoutée est actuellement faible, à moins que ces denièixs ne parviennent à augmenter le montant de leurs réexportations. Une politique d'encouragement devrait donc favoriser Les industries dont le degré d'intégration au sein de l'économie marocaine est particulièrement élevé, ainsi que celles qui destinent leur production à l'exportation. 2h. La politique des investissements devrait, en étant plus sélective, viser à augmenter la production sans provoquer une poussée de la consommation et des importations de produits semi-finis. Dans le domaine agricole, par exemple, l'adoption de programmes d'utilisation d'engrais et de sélection des semences dans les zones de culture en sec aurait Dour effet d'augmenter la production et, par là-même, de réduire les besoins en blé importé, aux prix d'une légère augmentation des autres importations. Plus généralement, il est possible d'augmenter sensiblement la production en utilisant plus rationnellement la capacité de production existante, et avec un faible accrois- sement des dépenses d'équipement. En ce qui concerne l'agriculture, il im- porte également de réduire les délais qui séparent le moment de l'investis- sement de celui où la productivité des terres irriguées atteint son maximum, ce résultat pouvant être obtenu en affectant l'ensemble des capitaux disponibles et des ressources administratives à l'exécution de projets moins nombreux pendant une période donnée. De même, dans l'industrie, bien que des progrès considérables aient été réalisés en ce qui concerne l'utilisation de la capacité existante (par exemple dans les sucreries), il reste beaucoup à faire; dans l'industrie alimentaire, pour compenser le faible taux d'utilisation de la capacité de production et réduire le prix de revient unitaire actuel qui est élevé, il est nécessaire de réorganiser cette industrie et d'accentuer l'in- tégration verticale avec les sources d'approvisionnement, dans l'industrie chimique, l'amélioration de la structure des coûts et l'adoption d'une politique commerciale plus dynamique pourraient permettre de réemployer la capacité de production non utilisée. 25. Pour ce qui est des exportations, il ne faut pas s'attendre à ce que l'accord d'association conclu avec le marché commun aboutisse rapidement à des résultats. L'établissement de liens organiques avec des sociétés déjà bien établies sur le marché européen pourrait avoir des résultats positifs dans ce domaine. On pourrait assouplir le régime des importations de matières premières et de produits semi-finis en faveur des industries d'exportations, mais une réduction générale des droits applicables à ces produits risque de provoquer, comme au cours de ces dernières années, une augmentation rapide des importations sans qu'il en résulte pour autant une augmentation comparable des exportations. 26. Un nouveau plan de développement quinquennal, couvrant les années 1973 à 1977, est actuellement en cours de préparation. Les grandes lignes de ce Plan indiquent que la politique actuelle, accordant la plus haute pri- orité à l'agriculture, au tourisme et à la formation de la main-d'oeuvre, sera maintenue. L 'industrie figurera désormais sur cette liste, notamment les industries d'exportation, en raison des nouveaux débouchés créés par l'accord d'association conclu avec le marché commun. Le développement régional recevra également une attention particulière, et un plan d'action détaillé sera spé- cialement élaboré à cet effet (y compris les aspects sociaux et ceux ayant trait à l'organisation). Afin de maintenir l'équilibre entre le progrès éco- nomique et social plus d'attention sera accordée à l'enseignement, à l'emploi, - 13 - à la santé publique et au lo;-cmant. Les nouveaux investissements, notam-- ment ceux du secteur public, seront sélectionnés compte tenu du nombre d'emplois qu'il permettront de créer. Une large participation à la détermi- nation des objectifs du Plan a été prévue dans le cadre des assemblées régionales et des comités sectoriels. - 1 - CHAPITRE II POPULATION ET EMPLOI Population et planification familiale 27. Au milieu de 1970, on évaluait la population totale du Maroc à 15,5 millions d'habitants, y compris quelque 150.000 étrangers et 220.000 Marocains travaillant à l'étranger (Tableau 1.1). Le taux d'accroissement naturel, qui était de 2,7 pour cent en 1962, est estimé actuellement à 3,3 pour cent. En litabsence dlune planification familiale, il pourrait atteindre 3,5 pour cent en 1975 et 3,9 pour cent en 1985, à cause des tendances à la baisse du taux de mortalité (17 pour mille en 1969 contre 19 pour mille en 1962) et à l'élévation du taux de natalité (50 pour mille en 1969 contre 46 pour mille en 1962). 28. Un nouveau recensement, prévu pour juillet 1971 (le dernier recen- sement date de 1960), devrait couvrir les caractéristiques démographiques essentielles, les mouvements de population, la main-d'oeuvre, l'enseignement et le logement. Ces renseignements devraient donner une image plus fidèle que les estimations actuelles sur la population et l' emploi et serviront de base pour la planification future. 29. Malgré la progression des revenus et des possibilités d'emploi au cours des dix dernières années, l'accroissement rapide de la population a eu pour conséquence globale la stagnation du revenu par habitant jusqu'en 1966, et l'augmentation du ch8mage. Le taux relativement plus élevé de l'accroissement de la population urbaine (plus de 5 pour cent par an en raison de l'exode rural) a entraîné dans les villes des problèmes de logement, d'infrastructure, de santé et d'enseignement. 30. Le Gouvernement marocain est de plus en plus conscient des consé- quences économiques et sociales à long terme de cette vive croissance démo- graphique. En 1966 a été lancé un programme pilote de planification familiale et qui comprenait, entre autres, deux enquêtes, et la suppression des res- trictions imposées sur la vente et l'importation des contraceptifs. Un programme de planification familiale fut inclus dans le Plan quinquennal de 1968-1972 ayant pour objectif la réduction du taux brut de natalité de 10 pour cent (soit de 50 à h5 pour mille). Le programme comprenait la mise en place de 500.000 stérilets, et ltutilisation de la pilule pour 100.000 femmes, ainsi que divers moyens contraceptifs fournis gratuitement ou à prix réduit et destinés à 100.000 autres personnes. Des crédits d'un montant de 18 mil- lions de dirhams ont été prévus à cette fin, 12 millions de dirhams étant destinés à couvrir les frais d'exploitation et 6 millions de dirhams pour ltinvestissement dans l'équipement, les enquêtes, le matériel éducatif et pour la formation de quelque 120 employés spécialisés par an. 31. L'application de ce Prigramme a été extrêmement lente et elle est restée loin en-deçà des objeu-ifs fixés. L'insertion des stérilets (environ 10.000 par an) n'a atteint que 30 pour cent de l'objectif prévu pour 1968 et seulement 8 pour cent de celui de 1970, tandis que les autres moyens contraceptifs (6-15.000 par an) ont atteint 56 pour cent et 32 pour cent respectivement des objectifs annuels. 25 pour cent seulement du programme de formation fut réalisé chaque année. Les dépenses effectives d'investis- sement afférentes à l'ensemble du programme n'ont représenté que 30 pour cent du budget prévu durant la période 1968-1970. 32. Ces résultats peu satIsf.isants sont imputables principalement à une pénurie de personnel qualifié et d'installations adéquates ainsi qu'à des insuffisances de l'organisation administrative. Le Centre national de planification familiale prévu n'a pas encore été mis sur pied et c'est la Direction des services techniques du Ministère de la santé qui est actuel- lement chargée de l'exécution du programme Mais d'autre part, il semble que la population s'intéresse de plus en plus aux services de planification familiale : le nombre des premières visites aux Centres de planification est passé de 11.000 en 1968 à 64.000 en 1970 et le nombre des adeptes des moyens contraceptifs autres que le stérilet est passé de 6.000 à 15.000; en 1971 a été créée l'Association marocaine de planification familiale, et plusieurs conférences se sont réunies récemment pour traiter de la pla- nification familiale. Main-d'oeuvre, emploi et émigration 33. On ne dispose pas de données précises sur la situation actuelle de l'emploi. Les estimations pour 1970 n'indiquent pas deinuveaux emplois dans le secteur de l'énergie et des industries extractives, mais montrent une progression des emplois dans le bàtiment, l'agriculture, les services et le commerce (Tableau 1.2). On évalue à 50 pour cont la progression annuelle de l'emploi dans l'agriculture (secteur qui représente envircn 70 pour cent de l'emploi total). Dans a.e nombreuses industries, particu- lièrement dans les entreprises publiques, il existe une tendance à ralentir ou à réduire l'emploi afin d'abaisser les coûts de production (ONE, OCP, sucrerie, textiles). En ce qui concerne les industries extractives, notamment les phosphates, les nouveaux investissements fixes concernant l'extraction et l'expédition devraient permettre d'augmenter la production sans crée- de nouveaux emplois. Les 35 bureaux de placement du Ministère du travai, ainsi que les employeurs signalent un fléchissement constant des placements et de l'embauche au cours des deux dernières années. De 1968 à 1973, l'accroissement annuel de la population active a té évalué à environ 150.000 personnes mais la création d' emplois ne depasserait pas le chiffre de 100.000 nouveaux emplois par an. Les esti- mations montrent que de 1968 à 1970, le nombre des chômeurs s'est accru de 100.000, pour atteindre environ 800.000, ce qui représente plus de 13 pour cent de la population active, contre environ 7 pour cent en 1960 (Tableau 1.2). Le nombre de chômeurs - i6- pourrait s'élever en 1973 à 900.000, soit une proportion dépassant 14 pour cent de la population active. Au chômage s'ajoute le sous-emploi qui est fréquent parmi les travailleurs salariés, particulièrement dans l'agriculture. Le Maroc a plus de màin d'oeuvre non qualifiée qu'il ne peut en employer, mais il manque d'ouvriers spécialisés et de cadres. Le Plan ne comporte ni objectif précis ni mesures spécifiques visant à augmenter llemploi permanent, mais l'accent y est mis sur la formation. A l'heure actuelle, la prolongation de la durée de la scolarité, l'émi- gration et un programme de travaux publics représentent une solution provisoire de ce problème. Toutefois, il convient d'appliquer d'autres mesures spécifiques pour freiner la progression du ch8mage. Pour un examen plus détaillé de la question, voir Chapitre II du rapport écono- mique de la Banque EMA-27a du 30 septembre 1970. 35. L'érigration a progressé rapidement au cours des dernières années et l'on prévoit qu'elle continuera à augmenter dans les quelques années à venir. En 1970, les travailleurs émigrants enregistrês au Ministère du travail étaient au nombre de 31.000 contre 23.500 en 1969 et 12.500 en 1968 (Tableau 1.3). (Cependant, l'émigration non contr8lée était importante dans le passé; par exemple, d'après l'Office National Fran- çais de l'Immigration (ONI), le nombre de travailleurs permanents marocains en France dépassait celui qui ressort des statistiques marocaines de quelque 3.800 travailleurs pour 1969, 5.900 pour 1968 et 7.100 pour 1967). On ne dispose pas de statistiques concernant les travailleurs qui retournent au Maroc. A ltheure actuelle, on évalue le nombre des travailleurs marocains à l'étranger à quelque 220.000 personnes, dont les deux tiers se trouvent en France, un tiers étant réparti entre les Pays-Bas, l'Allemagne, la Libye, le Royaume-Uni et la Belgique. Le Maroc a conclu avec cinq pays des accords d'émigration selon lesquels les demandes des employeurs doivent être adres- sées au Ministère marocain du Travail. Des conventions de sécurité sociale ont en outre été conclues avec la France et la Belgique en vue du transfert des allocations destinées à l'entretien des familles restées au Maroc. Les autorités marocaines ont également nommé auprès des ambassades marocaines dans plusieurs pays des attachés sociaux dont le rÔle consiste à faciliter le recrutement et à veiller au bien-être des émigrés marocains. Les au- torités marocaines encouragent l'émigration des travailleurs non qualifiés, particulièrement de ceux qui viennent des régions les plus pauvres. Cependant, les pays d'accueil ont tendance à accepter les travailleurs les plus dyna- miques et les plus qualifiés. Les émigrants qui retournent au Maroc ne peuvent généralement pas utiliser localement les compétences qutils ont acquises à l'étranger. 36. La prolongation de la scolarité au-delà de l'êcole primaire a pour effet, non seulement dtaméliorer la qualité de la main-d'oeuvre, mais de réduire le ch!5mage en ralentissant la croissance de la population active. Les écoles secondaires et les établissements d1enseignement supérieur sont relativement développés et de 196h à 1968. le nombre des étudiants en âge - -1~7 - de travailler a augmenté d'environ 85.000 personnes (passant de 136.000 à 221.000), soit près de 1 pour cent de l'accroissement de la population en âge de travailler. Cependant, l'insuffisance des installations scolaires et la pénurie dienseignants qualifiés limitent l'accélération de cette évolution dans les villes, tandis que les niveaux de revenu et la structure sociale ne favorisent pas la prolongation de la scolarité dans les zones rurales. De plus, l'accroissement du nombre des élèves des écoles secondaires est limité du fait que, depuis 1964, le nombre des élèves des écoles primaires n'augmente pas. La formation technique est également limitée; on ne compte que 2.000 adultes suivant les cours donnés dans quelque 22 centres de formation du Ministère du travàil et les élèves sortant des écoles primaires n'ont dlautres possibilités de formation professionnelle que l'apprentissage dans l'artisanat traditionnel. 37, L'emploi dans le cadre du programme de travaux publics "Promotion nationale" (mis en oeuvre en 1961 et dont les principaux bénéficiaires sont les chômeurs des campagnes) n'a pas augmenté depuis 1968. Le programme a permis de créer de l'emploi pour 19,7 millions d'hommes-jour ou 79.000 hommes- année en 1970, alors qu'on avait enregistré 19,2 millions d'hommes-jour en 1969 et 19,7 millions d'hommes-jour en 1968 contre un objectif de 2h,6 millions d'hommes-jour par an visé par le Plan. Les pouvoirs publics prévoient pour 1971 la création de 25 millions d'hommes-jour de travail dans le cadre du programme, ainsi que de nombreuses améliorations en matière de gestion et de surveillance. Le coût du programme "Promotion nationale" s'élève en moyenne à 123 millions de dirhams par an (soit environ 10 pour cent du programme d'investissement annuel du Plan quinquennal), dont le quart environ est repré- senté par la fourniture de 100.000 tonnes de blé au titre du programme améri- cain d'aide alimentaire aux travailleurs (Food for work program). Les autorités ont décidé de renforcer la gestion au niveau central et provincial et d'amé- liorer la planification et la surveillance des projets. 38. Les projets de travaux ruraux comprennent la conservation des sols, les petits travaux d'irrigation, le reboisement, la construction de routes tertiaires et de logements à prix modéré, la construction d'écoles, la mise en place de systèmes d'assainissement, de marchés et de centres collectifs. Le salaire journalier est de h dirhams dont 2,h0 dirhams sont versés en espèces, le reste étant fourni en nature (quatre kilos de blé). Ces salaires étant relativement bas, il est difficile en pratique d'exécuter dans les villes, du fait de l'absentéîsme des travailleurs, des projets de construction d1écoles, d'hôpitaux ou de suppression des bidonvilles. 39, Il semble que le problème du chômage doive rester important au cours des années à venir. Les autorités devront attacher plus d'importance, dans la préparation du nouveau plan quinquennal de développement, aux problèmes de l'emploi ainsi qu'aux qiestions relatives à l'emploi dans les projets dlin- vestissements. Elles accorderont sans doute une attention accrue aux inves- tissements afférents au développement social et régional (logements à prix modéré, programmes municipaux d'aménagement, centres de formation de jeunes chômeurs). Toutefois, la poursuite de ces objectifs, qui se révèle néces- saire exigera un effort spécial de renforcement des services administratifs intéressés et de mobilisation de l'épargne intérieure. - 18 - Salaires 40. Lessalaires marocaine traduisent l'abondance de la main-dioeuvre non qualifiée et la rareté du personnel qualifié. De bas salaires compa- rables à ceux des pays de lExtréme-Orient sont payés par exemple dans les textiles et les services, mais les salaires marocains peuvent être supérieurs aux salaires européens dans le commerce, les banques et les industries chi- miques. Les travailleurs salariés bénéficient de nombreux avantages marginaux, notamment de la sécurité sociale (pour laquelle l' employeur verse une cotisa- tion équivalant à 12,5 pour cent des salaires et le travailleur une fraction représentant 2,5 pour cent). hl. Le niveau des traitements et salaires stest élevé très lentement pendant la décennie écoulée. Les salaires minima légaux (SMIG), qui nt ont pas changé depuis 1962, sont de 177 dirhams par mois, soit environ 35,h0 dollars, pour Casablanca. Une enquête récente sur les salaires indique une élévation généra]e des salaires de quelque 14 pour cent de 1962 à 1970, contre une progressiond l'indice du coût de la vie de 17 pour cent. La montée des salaires varie de 23-25 pour cent dans les industries métallur- giques et chimiques, à 9-15 pour cent dans les textiles, les industries de transformation des denrées alimentaires et les industries des matériaux de construction, et à moins de 6 pour cent dans les servicea, les transports, l'industrie h8telière, les industries du cuir et du papier. Dans l'ensemble, l'augmentation des salaires a été particulièrement sensible à Casablanca où les principaux bénéficiaires ont été les hommes et les ouvriers spécialisés, les femmes et les ouvriers non qualifiés ntayant obtenu que des augmentations plus réduites. Au début de 1970, les traitements des enseignants ont été relevés de 10 à 5o pour cent, portant sur il ensemble des avantages directs et indirects qui leur sont attribués. Depuis juillet 1971, les salaires de base de tous les fonctionnaires (qui niavaient pas varié depuis 1956, sauf pour certaines catégories) ont été relevés de 15 pour cent. CHAPITRE III AGRICULTURE Production et Commerce h2. Mise à part une étude relative à 1969, on ne dispose d'aucune donnée indiquant la valeur globale de la production. Comme le montre cette étude (Tableau 7.1), le secteur lui-même utilise environ 10 pour cent de la valeur de la production. Les facteurs de production achetés auprès d'autres secteurs représentent lh,h pour cent de la production finale. Cette étude révèle également que près de 58 pour cent de la valeur ajoutée proviennent de la production agricole, 35 pour cent environ de la production de l'élevage et 7 pour cent de l'exploitation forestière, de la pêche et de diverses autres activités. 43. En 1969 et 1970, la part du secteur agricole dans le PIB a été de 28 pour cent. Pendant ces deux années, les produits agricoles ont représenté environ 58 pour cent du total des exportations, et 23 pour cent du total des importations. L'excédent net des échanges de produits agricoles, qui s'explique par l'abondance des récoltes qui se sont succédées depuis 1968, a été nettement plus important en 1969 et 1970 que les années précédentes, puisqu'il a atteint respectivement 800 et 600 millions de dirhams, comme le montre le tableau suivant (chiffres exprimés en millions de dirhams): Tableau 6. IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS DE PRODUITS AGRICOLES Importations Exportations Excédent Moyenne 1965-67 8hLL 1206 362 1968 819 1303 1969 619 1l23 8o 1970 81 h15 601 44. On peut avoir une idée de la croissance générale de l'agriculture en examinant les estimations de la valeur ajoutée brute aux prix de 1960 (Tableau 2.1). Ces chiffres révèlent qu'en 1969 la production a été infé- rieure de 8 pour cent au niveau exceptionnel atteint en 1968 mais 22 pour cent au-dessous de la moyenne de 1965-67. En 1970, elle a augmenté de 2 pour cent par rapport à 1969, et les chiffres provisoires dont on dispose pour la campagne de 1971 donnent à penser que, depuis, elle s'est encore accrue sensiblement. Par comparaison avec la moyenne enregistrée pour les années 1965-67 (qui comprennent une mauvaise récolte), les résultats obtenus en 1970 font apparaître une croissance annuel]e moyenne de 5,5 pour cent. L'évolution satisfaisante enregistrée ces dernières années est imputable en grande partie à des conditions météorologiques favorables, mais dans un certain nombre de cas, cette tendance ascendante a été soutenue par des actions particulières des pouvoirs publics. Cependant il existe encore un certain nombre d'obstacles structurels à une croissance plus rapide: certains proviennent de la pénurie de personnel et de la médiocre organisation du Ministère de l'Agriculture et de ses services dans les campagnes, d'autres sont la conséquence du recours aux méthodes cultura]es traditionnel]es et de la sous-utilisation des ressources (voir ci-après). - 20 - C'est ainsi que la production de cultures irriguées a relativement peu progressé (la production de coton a même diminué) avec toutefois quelques exceptions notables, telles que la production de betteraves sucrières et de mais, ainsi que la Droduction de lait et de boeuf qui en sont tributaires; par ailleurs, l'utilisation d'engrais et de divers autres facteurs de production artificiels n'a eu qu'un effet négligeable sur les rendements, généralement faibles, des zones de culture en sec. a) Céréales 45. La récolte céréalière, qui représente environ la moitié de la production enregistrée Dour l'ensemble des cultures, s'est maintenue depuis 1968 à un niveau nettement plus élevé qu'auparavant (cf. Tableau 7.2). Pour 1971, on estime que la récolte des quatre principales céréales sera d'environ h,3 millions de tonnes, soit 20 pour cent de plus qu'en 1970, et seulement 12 nour cent de moins que la récolte exceptionnelle enregis- trée en 1968. La surface cultivée ne variant que légèrement aux environs de h millions d'hectares, la croissance récente de la production est due essentiellement à une augmentation des rendements. Ceux-ci sont eux-mêmes imputables à des conditions météorologiques favorables, et, dans une cer- taine mesure, à un recours accru aux engrais, aux semences améliorées et à la mécanisation (voir paragraphe ci-après). Dans les régions où l'on a toujours pratiqué la culture en sec, les rendements sont extrêmement faibles si on les rapproche, par exemple, de ceux que l'on obtient dans certaines régions d'Espagne recevant des quantités de pluies comparables, voire inférieures. Le secteur moderne de l'agriculture marocaine enre- gistre pour le blé dur des moyennes de rendement supérieures de 70 pour cent à cel]es du secteur traditionnel, et pour le blé tendre, de pres de 90 pour cent. La majeure partie de la production céréalière est consommée sur place, et 10 à 25 pour cent passent par les circuits commerciaux. Les variations sensibles des quantités commercialisées, qui peuvent aller de 300.000 à 1 million de tonnes, créent de graves pro- blèmes de stockage et de commercialisation. La production nationale de blé tendre est complétée par des importations, et l'excédent d'orge est exporté, le cas échéant. Sur le marché intérieur les prix sont garantis à un niveau considérablement supérieur aux cours mondiaux, de sorte que les pertes enregistrées par l'Office Chérifien Interprofessionnel des Céréales (OCIC) ont été particulièrement élevées les années de bonne récolte. En mai*1971, les prix garantis ont été portés de ho DH/ql à h3 DH/ql pour le blé tendre, de U à h7 DH pour le blé dur, et de 25 à 27 DH pour l'orge. Le prix de la farine de blé a été relevé de 6h à 67 DH/ql et même la subvention de 7,70 DH/ql à la production de farine de blé a été supprimée La suppression de cette subvention entraînera une augmentation du prix du pain, que ressentira en particulier la population urbaine. Elle permettra en outre au Maroc de réaliser une économie budgétaire (quoique l'augmentation des prix de l'orge risque de réduire cette épargne les années où les expor- tations seront bonnes). L'augmentation des prix à la production, annoncées en guise de stimulant à la production, permettra peut-être de développer les cultures et d'obtenir des rendements plus élevés. Cependant, la plu- part des céréales commercialisées étant produites par de grandes exploi- tations modernes (sauf les années de récoltes exceptionnelles) ces avantages ne s'étendront peut-être pas aux petits exploitants qui pratiquent des méthodes culturales traditionnelles. - 21 - b) Betterave sucrière h6. La production de betterave sucrière a continué de se développer rapidement, passant de 360.000 tonnes en 1966 à 1,1 million de tonnes en 1970 (Tableau 7.). Le niveau intéressant des prix (60 DH/tonne) et l'organisation relativement efficace du système de ramassage ont incité les agriculteurs a accroitre la superficie des terres consacrées à cette culture. Quelque 35.000 ha de terrain ont été plantés en betterave sucrière en 1970; il s'agit le plus souvent de terres irriguées, situées dans les régions de Tadla et de Doukkala; les zones de culture en sec (équipées en partie d'un système d'irrigation d'appoint) se trouvent plutôt dans le Gharb et couvrent une superficie de quelque 15.000 ha depuis plusieurs années. La production de canne à sucre en est encore au stade expérimental. La production nationale de sucre a atteint 1lu.000 tonnes en 1970 ce qui a permis de satisfaire à 35 pour cent les besoins du pays. Après une forte baisse en 196h (une augmentation de 70 pour cent des prix à la consommation ayant entraîné une réduction de la consommation par habitant de quelque 20 pour cent) la consommation totale s'accroit au rythme de 3 pour cent par an, ce qui est légèrement inférieur au taux de croissance démographique. Les prévisions établies par le Ministère de l'Agriculture pour 1985 font état d'une croissance de la consommation égale à 2,7 pour cent par an, mais aussi d'une augmentation de la produc- tion nationale de 9 pour cent. D'ici à 1985, la production de sucre atteindra 538.000 tonnes (dont un tiers de sucre de canne) soit 87 pour cent de la consommation projetée. L'augmentation prévue de la production de betterave devrait permettre une mei]leure utilisation des six sucreries existantes, dont la capacité annuelle est d'environ 1,5 million de tonnes, mais qui ne produisent que 1,1 million de tonnes. On prévoit de construire deux autres sucreries (d'une capacité de 0,5 million de tonnes), l'une à Tadla et l'autre à Moulouya, cette dernière étant capable de traiter aussi bien la betterave que la canne à sucre. c) Produits d'exportation 47. Les exportations agricoles ont continué de se développer modé- rément ces dernières années. Si la croissance enregistrée en 1969/70 peut être imputée à une augmentation du volume des exportations d'agrumes et de vin, ainsi qu'à une hausse des prix des conserves alimentaires et de la farine de poisson, la croissance observée pendant la campagne en cours est due essentiellement aux prix élevés des agrumes. Une nouvelle montée du prix de la farine de poisson, la hausse du prix des conserves de poisson et des condiments, ainsi que la progression des exportations de légumes y ont également contribué, ce qui a compensé les problèmes posés par la commercialisation du vin et la diminution de l'approvisionne- ment en sardines (cf. Tableaux 3.1 et 7.5). A quelques exceptions près, les marchés d'exportation sont favorables et les obstacles à la poursuite de l'expansion se situent plutôt du côté de la production insuffisante de l'approvisionnement et la cherté du conditionnement. 48. La majeure partie des exportations agricoles passe par le circuit de l'Office de Commercialisation et d'Exportation (OCE) qui, en outre, contrôle la qualité des produits et les entrées de devises. A l'exception du vin et du coton (et jusqu'en 1969, des agrumes), l'OCE exporte pour le compte des producteurs et perçoit une commission de service. Bien qu'il ait fait preuve d'efficacité dans ses opérations, il y aurait peut-être - 22 - avantage, à l'heure actuelle, à laisser certains planteurs et expor- tateurs privés participer au développement des débouchés. D'autre part, il y aurait avantage à confier à l'OCE la surveillance, au stade de la production, de certains produits, notamment des "nouveaux produits" tels que les fraises, les fleurs, les melons, les asperges, etc., dont l'ex- portation est susceptible de se développer s'ils sont d'une certaine qualité et opportunément commercialisés. 49. Les agrumes restent, après les phosphates, le principal produit d'exportation. En moyenne, et selon les conditions du marché et la qualité des fruits, les trois-quarts environ des produits sont exportés frais. Plus de la moitié de ces exportations est dirigée vers les pays de la CEE, en particulier la France. Le reste est vendu pour la consommation locale ou la préparation de jus de fruits. Les efforts de commercialisation sur les marchés de l'Allemagne, du Royaume-Uni et d'Europe Orientale ont été fructueux, de sorte que le Maroc est aujourd'hui moins tributaire du marché français qu'il n l'était autrefois. Simultanément, la structure des exportations d'agrumes s'est modifiée, les clémentines et les manda- rines représentant aujourd'hui 20 pour cent du total, contre 6 pour cent seulement il y a dix ans; les oranges restent au premier rang, tandis que la production aussi bien que les exportations de pamplemousses et de citrons sont négligeables. 50. Le Maroc est l'un des principaux pays méditerranéens fournisseurs d'agrumes, puisque sa part représente 18 pour cent environ des exportations totales de ce produit, soit une proportion à peu près égale à celle des exportations d'Israel, et à la moitié des exportations d'Espagne. Les prix payés pour ces exportations dépendent surtout de l'offre d'exportation des concurrents du Maroc, en particulier l'Espagne. Ainsi, en 1969/70, année oÙ la récôlte espagnole a été importante, les prix à l'exportation ont considérablement baissé. Inversément, les fortes gelées qui ont détruit une partie des cultures espagnoles d'agrumes en janvier 1971 ont entraîné une forte progression du cours d'exportation des oranges marocaines. Les prix payés par l'OCE ont fluctué entre 0,71 DH et 0,74 DH/kg de 1965 à 1968; ils sont tombés à 0,65 DH/kg en 1969/70, mais vont probablement s'établir en moyenne à 0,80 DH/kg pendant la campagne actuelle. Les prix à la production varient entre 0,25 et 0,40 DH/kg, la différence corres- pondant au coât du tri, du conditionnement et de la commercialisation. D'après l'OCE, les coûts moyens à la production sont de l'ordre de 0,30 DH/kg. 51. Bien que l'Espagne soit avantagée par la proximité du marché européen et la possibilité de liaisons par voie de terre, les producteurs d'agrumes marocains ont en leur faveur un certain nombre d'atouts. Les conditions naturelles sont généralement plus favorables que dans la prin- cipale région productrice d'oranges en Espagne, les coûts de la main- d'oeuvre sont sensiblement moins élevés, et les droits d'importation perçus par les pays de la CEE sur les oranges marocaines sont de h pour cent ad valorem, contre 8 pour cent dans le cas de l'Espagne. S'il continue de contrôler attentivement la qualité de ses produits, le Maroc doit, dans l'ensemble, être à même de conserver sa part actuelle - 15 pour cent - du marché mondial d'exportation des agrumes frais, en dépit du fait que le rythme du développement actuel des plantations dans les pays exportateurs dépasse nettement celui de l'augmentation projetée de la demande. Dans les principaux pays importateurs d'&rope occidentale, la consommation par habitant est proche du point de saturation, en raison notamment de la concurrence d'autres fruits et des jus d'agrumes, mais de nouveaux marchés (comme ceux d'Europe de l'Est) sont en train de se développer. Si le Maroc conserve sa part du commerce mondial d'agrumes, ses ex- portations atteindront quelque 950.000 tonnes d'ici à 1980, alors qu'elles sont actuellement de 600.000 tonnes environ. 52. Les perspectives d'exportation de jus et de concentrés d'agrumes semblent bonnes dans la plupart des pays européens, en particulier pour ce qui est du jus d'orange et du jus de pamplemousse. Cependant, la production de pamplemousse est insuffisante, et l'approvisionnement en oranges pour la production de jus est irrégulière. Les prix payés par l'industrie de transformation étant bien inférieurs à ceux que les pro- ducteurs peuvent normalement obtenir pour les fruits frais, l'approvision- nement de l'industrie n'est satisfaisant que les années où les fruits frais sont difficiles à exporter. On pourrait par conséquent envisager d'établir entre les producteurs et les industriels des conventions garan- tissant un approvisionnement annuel minimal; l'industrie pourrait ainsi fonctionner à une capacité moyenne supérieure, ce qui diminuerait peut- être les coCts moyens, et permettrait éventuellement aux producteurs d'oranges d'obtenir un prix légèrement supérieur au prix actuel de 11 à 15 francs le kilo. C'est tout naturellement à l'OCE que reviendrait le rôle d'organiser de telles conventions. 53. Les principales exportations de légumes frais sont les tomates et les pommes de terre, qui sont presque exclusivement écoulées sur le marché français. D'autres légumes exportés ainsi qu'un certain nombre de produits nouveaux - asperges, fraises et fleurs - se prêtent peut-être de la meilleure façon à un développement des exportations. Les enquêtes de marché préliminaires effectuées par l'OCE ont donné des résultats en- courageants, en particulier pour ce qui est des exportations vers les pays européens autres que la France. 5h. Les conserves de légumes doivent soutenir une forte concurrence française, italienne et espagnole, mais la hausse du coût de la main-d'oeuvre dans ces pays pourrait se traduire par une amélioration des possibilités d'exportations du Maroc, en particulier pour les produits relativement nouveaux commes les tomates pelées. L'industrie des confitures (essentiel- lement les abricots) qui connaît des difficultés d'approvisionnement et doit payer le sucre fort cher, est sur le déclin. L'exemption de la taxe sur le sucre pourrait peut-être lui donner une nouvelle impulsion; par ailleurs, il existe un bon marché d'exportation pour les conserves de cerises et de poires. Les exportations d'olives de table et de câpres se main- tiennent à un niveau satisfaisant et leur avenir paraît excellent. Pour ce qui est des olives de table, les questions de qualité et l'irrégularité de la production ne manquent pas de poser certains problèmes qui ne peuvent être résolus que par l'amélioration des méthodes de cueillette. Enfin, le Maroc est en train de devenir rapidement l'unique producteur de câpres (3.000 tonnes sur un total de 5,000 tonnes par an), la hausse des coûts du ramassage en Espagne et en Italie ayant entraîné une forte augmentation des prix appliqués par ces pays. -2h 55. les exportations de vins continuent de diminuer en raison de la suppression du contingent spécia7 d'un million d'hectolitres importé par la Flance. Ce pays a acheté en 1969 o,5 million d'hectolitres en vue de procéder à des mélanges, mais n'a rien importé en 1970. Des tentatives faites en vue d'exporter des vins de marque à destination de la Suède, de la Suisse et de la Belgique ont eu des résultats encourageants, et les exportations vers les pays non européens continuent d'absorber de 250.000 à 300.000 hectolitres. La consommation locale, y compris la production de vinaigre, s'élève à 200.000 hectolitres et continue d'aug- menter, notamment en raison du nombre croissant de touristes. On estime donc que la demande totale se situera à l'avenir entre 1 et l,5 million d'hectolitres, soit l'équivalent de la production normale actuelle. La production n'a pu se maintenir au niveau de 3,h millions d'hectolitres, qu'elle avait atteint en 1965, par suite des dégâts causés par le mildiou, des déficiences de la gestion, et de la suppression des plants peu pro- ductifs. 56. Les exportations de coton longues-fibres pourraient également se développer de manière appréciable si l'approvisionnement et la qualité étaient adéquats. La production, qui s'établit actuellement à 6.000 tonnes est d'une qualité médiocre dont se plaignent les pricipaux acheteurs. La culture du coton n'est pas assez encouragée au moyen d'incitations appro-, priées. La commercialisation intérieure est compliquée et co6teuse, les agriculteurs ne sont payés qu'avec beaucoup de retard et les services de vulgarisation et de lutte contre les insectes ne sont pas adaptés aux besoins. Actuellement, le Tadla est la principale région productrice de coton, mais l'on pourrait, en établissant des incitations appropriées et en choisissant des variétés de semences bien adaptées aux conditions locales, porter de 6000 à 12.000 hectares la surface cultivée en coton dans d'autres régions telles que Doukkala, Moulouya et Gharb. Une part de plus en plus impor- tante du coton produit au Maroc est filée avant d'être exportée. 57. Les exportations de conserves de poisson (le plus souvent de sardines) souffrent d'un approvisionnement insuffisant. Depuis quelques années les bancs de sardines se déplacent vers le sud: c'est ainsi qu'après s'être éloignés du Portugal, ils quittent aujourd'hui les eaux marocaines. La flotte marocaine n'étant pas équipée pour les suivre, on envisage de la moderniser. Le coCt du conditionnement, qui représente 80 pour cent du coût total, est élevé du fait que les 80 conserveries existantes sont vétustes, généralement de petites dimensions, et que leur capacité est sous- utilisée. Le problème des coûts deviendra plus délicat lorsque la politique commune des pays de la CEE en matière de pêche prendra effet - probable- ment vers la fin de 1971 et que le Maroc perdra l'avantage dont il dispose actuellement sur le rarché français avec un contingent d'importation de 630.000 caisses (vendues là 15 dollars la caisse, contre un prix de 8 à 9 dollars sur le marché marocain). Il serait toutefois possible d'élargir le marché d'exportation vers la France, a condition de vendre des produits moins coûteux. P:r ailleurs, les cours mondiaux vont sans doute atteindre 1l à 12 dollars la caisse dans les années à venir, ce qui correspond au prix plancher envisagé par la CEE; en outre, les marchés du.Royaume-Uni, de l'Europe de l'Est et des Etats-Unis (pour les sardines sans peau ni arêtes) offrent de bonnes perspectives. 58. Les exportations d'autres produits de la pêche tels que le maquerau, le thon et les anchois sont entravées - comme dans le cas des sardines - par des problèmes d'approvisionnement et par le coût élevé de la mise en conserve. Par ailleurs, le prix des exportations de farine de poisson et d'huile de poisson, qui dépend de la production péruvienne de ces denrées, est en hausse depuis quelque temps. 59. Ces dernières années, le prix des exportations de liège a fortement fléchi en raison de la concurrence des produits arti- ficiels mais il a quelque peu repris récemment. La convention de la CEE ne s'applique pas au liège, et le Maroc doit subir la concurrence des exportations de l'Espagne qui sont subventionnées. Les exporta- tions de pâte à papier de bonne qualité sont facilement écoulables sur le marché. d) Elevage et produits laitiers 60. L'élevage représente environ un tiers de la valeur totale de la production agricole. Ces dernières années, la production de bovins (viande de boeuf, lait, cuirs) a quelque peu progressé, tandis que le 'nombre de têtes de bétail s'est accru au taux d'environ 7 pour cent par an depuis 1968 (cf. Tableau 7.3). En revanche, la production d'ovins et de caprins, qui constitue environ la moitié de la production totale de lait et de viande et un tiers des quantités commercialisées, est demeurée stagnante. Le développement de l'élevage n'a guère préoccupé le Gouvernement jusqu'à présent. Depuis le début du plan de développe- ment en cours (1968-72), moins de la moitié des fonds alloués au dévelop- pement de l'élevage ont été utilisés. Il est pourtant généralement reconnu que le Maroc possède un certain potentiel de développement dans ce domaine, que le marché intérieur est loin d'être saturé et qu'il existe certaines possibilités d'exportation. En dehors des zones irriguées, ou le dévelop- pement de l'é]evage - orienté en particulier vers les produits laitiers - a déjà commencé, la bande c8tière semi-humide de Tétouan, Tanger et Casa- blanca semble offrir des possibilités en matière d'élevage, à condition que l'on y améliore l'organisation des pâturages, en particulier en re- distribuant les terres qui appartiennent actuellement à des collectivités. Dans les zones semi-arides, il est possible d'augmenter le potentiel d'élevage en remplaçant dans le cycle de rotation la jachère par des cultures de fourrage. Dans certaines zones arides, même (moins de 300 mm de pluis), des améliorations sont possibles en ce qui concerne la produc- tion d'ovins, par l'apport de fourrage pendant la saison sèche des régions irriguées voisines. 61. Certains des problèmes qui entravent le développement de l'élevage sont d'ordre structurel et ne pourront être résolus avant longtemps. C'est ainsi ove dans les régions de culture en sec, la pénurie de fourrage oblige, certaines années, les agriculteurs a vendre une partie de leur bétail à des prix extrêmement bas. D'autres problèmes, d'ordre institutionnel, tlennent à l'insuffisance des services vétérinaires (alors que les services d'insémination arti- ficielle ont doublé), au manque de'puits, à l'insuffisance de la production de graines de fourrage; leur solution dépend en premier lieu de l'amélioration de l'organisation des services chargés du développement de l'élevage au sein du Ministère de l'Agriculture. Plusieurs lois, comportant notamment des mesures d'encouragement de l'élevage, ont été promulguées en 1969, mais il n'existe aucun programme de développement de l'élevage à proprement parler. 62. Si la production de produits laitiers a quelque peu progressé ces dernières années, un certain nombre d'obstacles empêchent un dévelop- pement pus rapide. le bas niveau actuel de la consommation par habitant de produits laitiers (environ )0 litres de lait par an) permet en effet de penser qu'il existe une marge appréciable de développement dans ce domaine. La concurrence que représentent les importations bon marché s'est quelque peu relchée ces derniers temps (le prix du beurre importé ayant doub]é pendant la seconde moitié de 1970) mais les problèmes de production et de commercialisation n'en demeurent pas moins sérieux. En raison de l'irrégularité des velages, l'approvisionnement en lait est très abondant pendant sept mois de l'année, et insuffisant pendant le reste de l'année; cela décourage la consommation régulière de lait et crée des problèmes d'approvisionnement pour !!industrie iaitière. Jusqu'à présent, la plus grande parti'e du lait commercialisée est ramassée et vendue par de petits négociants, tandis que 70 pour cent du reste de la production est traité par une laiterie, la Centrale Laitière de Casablanca, qui dessert la plupart des grandes villes. En outre, il existe trois coopératives laitières et une laiterie d'Etat implantées, respectivement à Casablanca, Marrakech, Kenitra et Meknès. Ces coopératives pâtissent de l'irrégilarité de l'approvision- nement et de la forte concurrence de la Centrale Laitière; de plus, elles se heurtent à des problèmes plus ou moins graves de capacité et de mauvaise organisation financière, administrative, technique et commerciale. Il conviendrait, pour y remédier, de supprimer la concurrence des petits marchands de lait en les intégrant au système de ramassage et de vente. A long terme, il serait possible de pallier l'irrégularité ce l'approvisionnement en établissant des prix différents pour les deux périodes de production; une solution à court terme con- sisterait à uillisîer du lait coupé d'eau pendant la période de pénurie. - 27- Programmes de développement 63. Durant les trois premières années d'application du Plan Quinquennal actuel de développement (1968-1972), les engagements / ont atteint une proportion de 86 pour cent des objectifs fixés concernant les investissements agricoles lesquels représentent près de la moitié de l'ensemble du programme d'investissement public (y compris les travaux hydrauliques). Dans certains cas, les réalisations physiques sont restées plus éloignées des objectifs, par suite d'une sous-estiiation des coûts. La mise en oeuvre du programme a été généralement satisfaisante en ce qui concerne les travaux hydrauliques et l'irrigation, mais elle a.été moins rapide dans les domaines de la mise en valeur des zones de culture en sec et du développement de l'élevage (Tableau 7.6). 6h. Les investissements publics dans les travaux d'irrigation (construction de barrages et de réseaux d'irrigation et autres installations) est de loin le poste le plus important du programme agricole. La construction des barrages et de la plupart des prin- cipaux canaux relève du Ministère des Travaux Publics; le Ministère de l'Agriculture est chargé de la construction des canaux de dis- tribution, de l'équipement interne des terres ainsi que de la cons- truction de certains canaux principaux. Au terme du Plan actuel, vingt-trois barrages auront une capacité d'irrigation de hOO.000 à 450.000 hectares. Cependant, le Plan ne prévoit l'équipement que de 117.000 hectares, et la mise en culture de 60.000 hectares seulement. En 1970, une nouvelle zone de 16.000 hectares, soit un peu plus de la moitié de 50 pour cent de l'objectif prévu, a été équipée d'un réseau d'irrigation, en grande partie dans les zones d'irrigation de Tadla, Moulouya et Doukkala (Tableau 7.7). La superficie des zones équipées en 1968 et 1969 avait atteint 1L.000 hectares par année tandis qu'elle était d'environ h.0 ha par an au début des années 1960. On ne sait pas dans quelle proportion la nouvelle zone a été en fait mise en culture; environ 5.000 hectares avaient été cultivés en 1968, 6.500 hectares en 1969 et 9.000 hectares doivent l'être en 1970. L'objectif visé n'a pas été atteint du en partie aux inondations survenues dans le Gharb, et aux problèmes tenant au régime foncier dans la Moulouya, mais aussi par suite d'un défaut 1/ Ces déboursements sont inférieurs aux engagements; en 1970, les déboursements représentaient 59 pour cent du montant prévu tandis que les engagements atteignaient 82 pour cent. d'organisation et d'un ralentissement des travaux durant la saison de la croissance. La majeure partie de l'expansion future (qui devrait s'effec- tuer a raison de 32.000 hectares par an) se situe dans deux bassins fluviaux, le Sebou et l'Oum er R'bia, qui comprennent les zones de Tadla, Haouz et Doukkala. En ce qui concerne les projets de petite et moyenne hydraulique, les travaux d'équipement couvrent environ 1.000 hectares pnar an, soit un dixième de l'objectif fixé par le Plan. 65. Comme dans le cadre du Plan actuel de développement, le prochain Plan Quinquennal (actuellement en préparation) accorde une priorité absolue à l'agriculture. Etant donné le nombre et les dimensions des barrages et des projets d'hydraulique en cours d'exécution, il est presque certain que les dépenses d'irrigation continueront à représenter la majeure partie des investissements dans l'agriculture. La dépense d'investissement importante que représentent la construction de barrages et les travaux d'hydraulique se trouve encore accrue du fait que la gesta%Cn de ces projets est longue. Le coefficient marginal de capital du type actuel d'investissements agricoles, calculé par le Secrétariat du Plan, s'éta- blit à un chiffre aussi élevé que six, alors qu'il est en moyenne de 3,2 pour l'ensemble des investissements au Maroc. Si les ressources limitées doivent être utilisées judicieusement, il est nécessaire de réduire autant que possible la période de développement de ces projets et dutiliser les zones irriguées à des cultures à rentabilité très élevée. Seuls les projets à rentabilité très élevée devraient être entrepris, et l'on devrait s'efforcer par tous les moyens de réduire la période qui sépare la construction de la production. Les ressources limitées dont on dis- pose en matière d'études techniques, d'organisation et de vulgarisation devraient par conséquent être utilisées pour un petit nombre de projets à rentabilité élevée et non s'étaler sur de nombreux projets ayant des taux de rentabilité disparates. Pour les grands projets d'hydraulique, le laps de temps qui sépare la construction des principaux canaux de l'équipement interne a été en fait réduit, mais il est possible de le réduire encore davantage. Il y a lieu en outre de réexaminer avec soin la répartition actuelle des cultures dans les zones irriguées à mesure que se créent de nouvelles zones d'irrigation. Les installations hydrauliques existantes devraient être exploitées intégralement et il conviendrait d'ac- corder la priorité à la remise en état relativement peu coûteuse des zones existantes telles que la zone de Beni Amir (25.000 hectares) - pour la- quelle on dispose actuellement de plans définitifs- et aux problèmes de drainage de la zone de Peth (20.000 hectares). On obtiendrait également de bons résultats à un coÜt relativement peu élevé en consacrant plus d'efforts et de crédit à la culture en sec et à l'élevage. 66. Le programme de culture en sec représente 28 pour cent de l'en- semble du programme agricole. Il consiste en un certain nombre d'activités dont certaines n'ont que peu de rapports avec la culture en sec, telles que les prcjets d'adduction d'eau dans les villages, de reboisement et de petite hydraulique. Ces derniers projets devaient porter sur 50.000 hectares d'ici à la fin de la période du Plan, mais, en 1970, 3.000 hec- tares seulement avaient été exploités, faute de personnel et de projets bien définis. Au norbre des autres activités, citons le programme d'engrais, MED /TERRANEAN S EA AJ Hoceno LorBche\ KINGDOM OF MOROCCO IRRIGATION AREAS AND RAINFALL Kentro h Sobo, RABAT Cosoblonce o 0 F K- E'ouk Rhoe 0 foud 0 ~issani urzazate 8e O \Go Agad, Modern irrigated area Traditional irrigated area Rainfall over 400mm per year Rivers o Towns AFRICA 50 0 50 100 150 MILES PARALLEL 27'40 N NOTE ONLY THE BORDERS WHICH WERE THE SUBJECT OF AN INTERNATIONAL -OT,ndouf TREATY ARE INDICATED. THE BORDER BETWEEN FIGUIG AND TINDOUF IS OMITTED. AUGUST 1971 BIBD 3553 "e programme de mécanisation et les programmes de sélection des semences, des plantes et des animaux de reproduction par l'intermédiaire de COMAGRI (voir plus loin). Le programme d'équipement interne dans les zones de culture en sec, contrairement à celui concernant les zones d'irrigation, est assez restreint. L'ensemble de ces activités pourrait avoir une incidence considérable sur l'augmentation de la production dans les zones de culture en sec, si elles pouvaient être entreprises a une plus grande échelle. 67. L'utilisation des engrais a peu progressé au Maroc au cours des dernières années. Elle est en moyenne de 22 kg par hectare de terre cultivable, ce qui reste instffisant même si l'on tient compte des conditions climatiques. En 1966-67, a été inauguré un programme visant à'approvisionner en engrais les petites exploitations de blé de moins de 20 hectares, dans certaines zones de culture en sec, à un prix inférieur de 15 pour cent au prix du marché. De plus, des semences sélectionnées sont fournies a un prix réduit de 30 pour cent. La super- ficie ainsi approvisionnée chaque année (dont 70-75 pour cent le sont pour la première fois) a atteint un maximum de 3h5.000 hectares en 1968/69, mais elle a diminué depuis et n'a représenté que 310.000 hectares en 1969/70 et 270.000 hectares en 1970/71. On prévoit qu'elle diminuera encore en 1971/72 (2h0.000 hectares). Cette diminution ne serait pas dûe à un manque d'intérêt de la part des exploitants mais plut6t à des difficultés d'organisation et à l'insuffisance des services de vulgari- sation. Pour étendre le champ d'application de ce programme, les pouvoirs publics envisagent de desservir les grandes exploitations. 68. D'après des évaluations effectuées sur des champs adjacents par le Ministère de l'Agriculture, les rendements bruts de blé dans la zone relevant du programme ont augmenté au cours des trois dernières années (les précipitations ayant été abondantes) de >3 à 52 pour cent par suite de l'application d'engrais, comme le montre le tableau suivant: Tableau 7. RENDEMENTS DE BLE DANS LE CADRE DU PROGRAMME D' ENGRAIS E' EN DEHORS DE CE PROGRAMME (en ql/ha) Dans le cadre du En dehors du programme d'engrais programme d'engrais Acéroissement % 1967/68 20.5 13.5 7.0 52% 1968/69 11.8 8.0 3.8 h8% 1969/70 1h.9 10 .h h.5 h3% Le coût des engrais par hectare (sans subvention) étant d'environ DH 95, son application est rentable pour une augmentation du rendement de 2 ql/ba, c'est-à-dire que l'accroissement net des rendements a été de plus de 20 pour cent au cours de ces deux dernières années. Compte tenu du coût relativement peu élevé de ce programme (3,8 millions de dirhams en 1969/70) et des conséquences considérables qu'il peut avoir sur la produc- tion de céréales (particulièrement dans les zone où les précipitations - 30- sont plus abondantes), i] apparaît souhaitable de le développer. il conviendra de s'efforcer s-pécialement de suorimer les principaux obsta- cles à son développement, c'est-à-dire d'améliorer son organisation ainsi que les services de viigarisation. 69. L'insuffisance des services de vulgarisation constitue l'un des principaux goulots d'étranglement dans ce domaine, particulièrement dans les régions de culture en sec. Actuellement, ces services comptent 1.600 employés, mais ce nombre pourrait en fait être multiplié avec profit. Les centres de formation exdstants forment annuellement 300 adjoints et agents techniques; les services de plus de la moitié d'entre eux sont chaque année absorbés par l'expansion de la zone irriguée. On obtiendrait de bons résultats en procédant à une certaine révision des méthodes de formation (en augmentant les travaux pratiques), du recrutement en faisant appel aux fils des agriculteurs des zones ou ils seront employés et en augmentant les primes à la production. 70. Jusqu'à ces derniers temps, la recherche agricole était effectuée par un institut semi-autonome, l'INRA, dont les ressources et les acti- vités étaient considérables et qui enregistrait des résultats satisfaisants. Depuis qu'il a été intégré au Ministère de l'Agriculture, le budget et les activités de l'INRA ont été réduits. Récemment, on a enregistré de- résultats intéressants en ce qui concerne la culture de la canne à sucre, du soja, du thé, et l'amélioration de certaines cultures telles que le blé dur, les agrumes, les tomates et les fourrages. Cependant, comme dans de nombreux pays, les activités de recherche s'éloignent quelquefois trop des problèmes pratiques propres à l'agriculture et les relations entre le personnel de la recherche et celui de la vulgarisation sont trop limitées. COMAGRI, une entreprise contrôlée par le Ministère de l'Agri- culture, et établie en 196h, a la responsabilité de la multiplication et de la distribution des animaux de reproduction (bovins et ovins de race), des semences et des arbres fruitiers. Bien que ses activités se soient développéen rapidement, COMAGRI n'a pas été en mesure de satisfaire la demande croissante. Sa situation financière a en outre été compromise du fait qu'elle a été chargée d'un certain nombre d'activités non rentables et extérieures a son champ d'action propre, et parce qu'elle disposait d'un crédit limité. Compte tenu de son rôle en matière de développement, il conviendrait peut-être de réviser son organisation et d'accroître ses ressources financières. 1. Les investissements relatifs au reboisement visent principalement a assurer une protection contre l'érosion; ils permettent en outre de protéger les réservoirs d'irrigation. Ce problème concerne en particulier le Rif mais aussi d'autres parties de l'Atlas; on estime qu'environ 2 pour cent des terres cultivables du Rif disparaissent chaque année par érosion. Si l'on tient compte d'un déficit croissant en bois et en cellulose, un reboisement orienté vers la production devrait prendre plus d'importance; il semble ouià cette fin, le production de certaines essences sur des terres irriguées soit économique. Le reboisement absorbe une quantité considérable de main-d'oeuvre non qualifiée ("Promotion Nationale") et entraîne en outre, au stade de la roduction, la création d'un nombre con- sidérable d'emßbis. En raison de ces diverses considérations, le programme actuel de reboisement de 11i.000 hectares par an apparaît trop limité, car il ne compense pas la perte des terres cultivables par l'érosion. 72. Le projet DERRO intègre un certain nombre d'activités visant au développement du Rif occidental, (région spécialement dépouvue et comptant 1,5 million d'habitants); l'accent y est mis sur l'agriculture, en particulier sur la plantation d'arbres fruitiers, le développement des paturages et la petite hydraulique. En 1970, ces diverses activités ont porté sur 20.000 hectares et elles se sont accrues en 1971 pour couvrir 25.000 hectares. L'Etat dépensera 80 millions de dirhams à ce titre durant la période du Plan en cours, mais un certain nombre de pays fournissent une aide bilatérale sous forme d'assistance technique et de dons en capital. Ce projet se caractérise notamment par le fait que les agriculteurs sont rémunérés pour leur travail sous forme d'un crédit qui sert à payer leur part de l'investissement. Investissements privés et crédits 73. Les investissements bruts privés dans l'agriculture sont relativement peu importants mais ils ont augmenté ces dernières années. Une grande quantité d'arbres fruitiers ont été plantés (agrumes, olives, pommes, poires et cerises dans le Moyen-Atlas), des étables ont été construites pour le bétail, les troupeaux se sont beaucoup accrus et l'achat de matériel agricole a augmenté. 74. De 1961 à 1965, quelque 2.600 tracteurs ont été vendus, soit une moyenne de 520 par an. Depuis, la moyenne est passée à environ 1.600 par an, avec un record de 2.300 enregistré en 1968 à la suite d'une abon- dante récolte de céréales. L'Etat en achète un petit nombre qui va di- minuant (200 en 1967, 95 en 1970). La réduction du rôle des stations de tracteurs de l'Etat et l'attribution de subventions à l'investissement (voir plus loin) ont eu pour effet d'inciter les exploitants particuliers et les groupes d'exploitants à acquérir des tracteurs. On estime actuelle- ment le nombre total des tracteurs à Lh.000, ce qui est encore insuffisant par rapport à la superficie cultivable totale qui est d'environ 5 millions d'hectares. De 1967 à 1970, le nombre des moissonneuses-batteuses utilisées s'est accru en moyenne de plus de 200 unités par an. 75. En 1970, l'investissement privé en matériel a été estimé à 70-75 millions de dirhams, se répartissant de la façon suivante: - tracteurs (1.806) DH 39 millions - moissonneuses-batteuses (144) DH 7,5 millions -autre matériel (charrues, etc.) DH 18 millions - pompes d'irrigation DH 8 million 76. Le système des subventions à l'investissement a été maintenu jusque vers la fin de 1969 en vertu d'une disposition du Code des Investissements Agricoles, selon laquelle l'achat de matériel est subventionné à concurrence de 10 pour cent pour les exploitants particuliers et de 15 pour cent pour les groupes d'exploitants. Pour les uns et les autres, la subvention est portée à 20 pour cent si les bénéficiaires souscrivent un contrat de rotation des cultures. En 1970, environ 200 tracteurs ont été ainsi achetés et l'on prévoit l'achat de 450 autres en 1971. Jusqu'ici, cette subvention n'est accordée qu'à des exploitants ou des groupes d'exploitants disposant de plus de 20 hectares, dans des zones recevant au moins L00 mm de pluie. Les petits exploitants pa:ticuliers qui possèdent moins de 20 hectares reçoivent une subvention de 30 pour cent sur l'acquisition du petit -matériel; la subvention est portée à LO pour cent lorsqu'ils participent au prograrme d'engrais. Les mesures d'encouragerent en faveur des groupes d'exploitants sont particulièrement intéressantes car elles permettent aux petits ex- ploitants de se familiariser avec l'agriculture mécanisée, d'étendre la superficie cultivable dont ils disposent, de labourer en temps opportun et d'augmenter leur production par unité de travail. A la fin de 1970, quelque 150 groupes de mécanisation, comprenant en moyenne cinq exploitants et une superficie de 22.000 hectares avaient été établis. Un petit nombre de groupes seulement ont été fonés 'en 1971; la raison semble en être que le crédit de la CNCA n'était obtenu que difficilement et avec beau- coup de retard. 77. L'investissement (non-inclus dans les comptes nationaux) que représente la croissance du cheptel (environ 200.000 têtes en 1970) se chiffre approximativement à 200 millions de dir- hams, tandis que le désinvestissement correspondant à la diminution des troupeaux d'ovins serait & l'ordre de 100 millions de dirhams. On ne connaît pas exactement la valeur de la construction de bâtiments agricoles (elle dépasse peut-être hO millions de dirhams) ni le montant de l'in- vestissement dans les plantations d'arbres fruitiers (au moins 5 millions de dirhams par an). Ces estimations, qui sontpréliminaires mais également minimum, montrent ainsi que les investissement privés dans leur ensemble sont actuellement de l'ordre de 200 millions de dirhams par an et qui n'ont pas cessé d'augmenter depuis le début de la décennie écoulée. Ce niveau représenterait moins de 30 pour cent de l'ensemble des investissements privés et publics dans l'agriculture. 78. On ne connaît pas le volume du crédit provenant d'autres sources que les établissements bancaires mais il semble qu'ilsoit important. Les activités de la Caisse Nationale de Crédit Agricole (CNCA) se sont dévelop- pées considérablement ces dernières années, passant de 206 millions de dirhams en 1966 à 315 millions de dirhams en 1970, mais elles n'intéressent qu'une très petite proportion d'exploitants et ne satisfont qu'une petite partie de la demande de crédit à moyen et long-terme. Environ les trois quarts de l'ensemble des prêts sont consentis à court-terme et plus de la moitié du crédit total est accordé à des institutions publiques, telles que les fermes exploitées par l'Etat sur les anciens lots de colonisation. Les prêts à moyen et long-terme accordés à des exploitants particuliers et à des groupes d'exploitants ont atteint un montant de 50 millions de dirhams pour l'exercice financier 1970. Il convient d'y ajouter 29 millions de dirhams de prêts à moyen et long-terme consentis par la filiale de la CNCA, la Caisse Locale de Crédit Agricole (CLCA). Le nombre des exploi- tants qui empruntent à ces deux institutions est assez réduit - soit 8.000 à la CNCA et 30.000 à la CLCA. Cela tient à ce que la CNCA ne prête qu'à des exploitants particuliers dont le revenu fiscal dépasse h.000 dirhams (ce qui correspond à 10.000 dirhams de revenu réel) et la CLCA à des agriculteurs dont le revenu fiscal se situe entre 1.L00 et h.000 dir- hams (et récemment, 3.000 dirhams). On ne compte au Maroc que 30.000 ex- ploitants de la première catégorie et 135.000 exploitants de la seconde, alors que le nombre total des familles agricoles est estimé à 1,h million. La plupart des exploitants n'ont pas de revenu imposable mais, en principe, ceux qui ont un revenu fiscal inférieur à 1.h0 dirhams (correspondant à des exploitations de 5 ha dans les périmètres d'irrigation ou de 10-15 ha en culture sèche) ont accès à une autre source de crédit, la Société de Crédit Agricole et de Prévoyance, SOCAP. Les prêts de la SOCAP sont limités a 300 dirhams; la société manque de personnel et de ressources et le taux de remboursement des prêts qu'elle consent n'est que de 60 Pour cent. - 33 - Régime foncier et réforme agraire 79. On ne dispose pas de statistiques récentes concernant la propriété foncière. Un nouveau recensement agricole est prévu pour 1972. Des données remontant approximativement à sept ans montrent qu'environ 90 pour cent des familles d'agriculteurs possèdent moins d'un tiers de la surface cultivée et que les deux tiers de la surface cultivée sont composés d'exploitations de moins de 10 ha (Tableau 7.8). Depuis, le nombre des familles agricoles s'est sans doute considérablement accru. 80. Ta réforme agraire décrétée en vertu des lois de 1966 et de 1969 s'applique aux anciens lots de colonisation qui n'appartenaient pas mais qui étaient exploités par les colons européens. De 1963 à la fin de 1966, ces exploitations ont été gérées par un service du Ministère de l'Agriculture et, depuis lors, elles relèvent du Ministère de l'Intérieur. La gestion publique s'est heurtée à plusieurs problèmes: l'insuffisance de l'équipement, le manque de connaissances techniques et une pléthore de travailleurs. Tes résultats financiers ne sont pas satisfaisants mais on ne dispose pas de renseignements précis à ce sujet. A la fin de 1966, ces exploitations couvraient une superficie de 2h0.000 ha, dont 2l0.000 ha représentaient des terres agricoles, se répartissant de la façon suivante: Cultures annuelles 157.000 hectares Pâturages 18.500 " Vignobles 1L.800 " Agrumes 10.900 " Autres cultures 9.700 " Terres non agricoles 31.0O 2h2.300 hectares Depuis 1966, environ 35.000 ha ont été mis à la disposition d'organisations d'Etat (COMAGRI, INRA), tandis que quelque 37.000 ha étaient vendus (les paiements étant échelonnés sur vingt ans), en princine, à des travailleurs non propriétaires, par parcelles de 5 ha en moyenne dans les périmètres d'irrigation ou de 20 ha dans les zones de culture en sec. Vingt-quatre mille hectares ont été ainsi vendus de 3966 à 1969 et 13.000 ha en 1970. Les pouvoirs nublics estiment que les 170.000 ha restants seront distribués d'ici à 1975. 1Is ont l'inten- tion d'augmenter la dimension moyenne des parcelles dans les zones de culture en sec. En outre des plans sont en préparation en vue de la vente à des particuliers ou à des groupes d'agriculteurs, de terres déjà p]antées d'agrumes, par narcelles de 50 ha. En août le Gouvernement a décicé d'accélérer le programme de redistribution avec 58.000 ha en 1971 et la grande partie de ce qui reste en 19.72. 81. Outre les anciens lots de colonisation, environ 500.000 ha de terres appartenaient à des étrangers à l'époque de l'indépendance (1956). De nombreux propriétaires ont vendu leur propriétés à des Marocains, mais ces ventes ont cessé après 1963. sauf autorisation spéciale, et elles ont été officiellement interrompuesen septembre 1970, en attendant une décision quant à la répartition future des terres. Environ la moitié de ces terres a été vendue jusqu'ici et, actuellement, ?'¢0.000 ha environ (dont 60.000) se situent dans les régions irriguées) aapartiennent à des étrangers. Les propriétaires étrangers ont hésité à réinvestir ou à augmenter la capacité de production de leurs terres. 82. En 1969, des lois irortantes concernant la réforme agricole furent promulguées. Publié le 25 juillet 1969, le Code des Investissements Agricoles est un ensemble de -ois définissant les obligations de l'Etat et des agriculteurs lorsqu'ils unissent leurs efforts pour développer l'agriculture dans les régions irriguées et celles de culture en sec. Il définit également lies subventions offertes pour les divers investisse- ments agricoles; ces subventions sont déjà accordées par le Ministère de l'Agriculture. Dans les nérinètres irrigués, les producteurs assument une partie des dépenses de dévelopnement par le versement d'une contribution de 1.500 DH l'hectare et nar le naiement annuel de redevances d'eau (ces dispositions ne sont pas applicables dans les régions du Tafilalet et de Ouarzazate ni pour les petits exoloitants dont les propriétés ne dépassent pas 20 ha). Certaines règles sont obligatoires concernant l'utilisation des terres aménagées dans les zones irriguées et les zones de crues. Le Code définit sept périmètres d'irrigation: Basse Moulouya, Gharb, Doukkala, Tadla, Haouz, Tafilalet, Oued Mellah (superficie totale: 500.000 ha) et une zone de protection contre les inondations ou zone d'assainssement dans le Gharb (superficie: 150.000 ha); il est également possible qu'on définisse dans les actuelles zones de culture en sec de nouveaux réri- mètres d'irrigation, des zones d'assainissement et de drainage, et des zones de remembrement parcellaire. Dans les zones irriguées, la réforme agraire est un des principaux objectifs déclarés du Code; elle vise a "créer le maxi.mum de parcelles viables msceptibles d'utiliser au mieux les eaux d'irrigation et d'en faire profiter le plus grand nombre possible de familles agricoles". La loi autorise dans ces zones l'expropriation contre indemnité de terres privées qui sont identifiées par décrets. Elle autorise le transfert des habous à l'Etat et prévoit la redistribu- tion des terres collectives (environ 550.000 ha) aux ayants-droits en parcelles d'au moins 5 ha. 83. En 1971, l'application de ces dispositions était amorcée dans la zone du projet de Sébou (dans le Gharb), ou h.000 ha environ avaient été identifiés pour faire l'objet d'expropriations et d'un transfert à une collectivité d'exploitants dans le courant de l'année; en outre, plus de 100 petites exploitations ont été agrandies de manière à constituer une superficie de 5 ha chacune. Des décrets définissant les zones de redistribution dans d'autres régions d'irrigation sont en cours de préparation mais ils n'ont pas encore été publiés. 34. Bien que la redistribution et le remembrement des terres ne puissent manifestement pas constituer par eux-mêmes une solution des problèmes fondamentaux que représentent les petites dimensions et la faible rentabilité des exploitations, particulièrement dans les zones de culture en sec, l'application des lois de 1966 et de 1969 peut avoir une importance considérable par ses conséquences sur le revenu et l'emploi. Particulièrement importante à cet égard sera l'accélération de la redis- tribution, à une cadence prévue de quelque 30.000 à hO.000 ha par an, des 170.000 ha des anciens lots de colonisation, des 550.000 ha de terres collectives et surtout, à moyen terme, de la redistribution des terres nouvellement irriguées dans les zones (grandes et petites) du projet. On peut également envisager de limiter les dimensions maximales des parcelles de terres déjà mises en valeur dans les zones irriguées pour en faire profiter le plus grand nombre possible de familles agricoles, conformément aux objectifs définis dans la loi de 1969. CHAPITRE IV INDUSTRIE., EXPLOITATION MINIERE EI ENERGIE 85. Au cours de la décennie écoulée, l'importance relative dans l'économie marocaine du secteur de l'énergie, de l'exploitation minière et des industries manufacturières n'a pas changé. En 1970, ce groupe d'activités représente encore environ 20 pour cent du PIB, dont une contribution de 2,6 pour cent du secteur de l'énergie, 4,6 pour cent de l'exploitation mi- nière et 12,5 pour cent des industries manufacturières et de l'artisanat (Tableau 2.1). La valeur ajoutée a augmenté à la cadence annuelle moyenne de h pour cent de 1963 à 1970 (6 pour cent pour l'énergie, 2 pour cent pour l'exploitation minière et h pour cent pour les industries manufacturières). L'indice de la production industrielle fait apparaître en 1970 une augmenta- tion de 7 pour cent de la production d'énergie (égale à celle de 1969), de 9,5 pour cent de la production des industries manufacturières (contre 7,5 pour cent en 1969) et une progression nulle dans l'exploitation minière (Tableau 8.1). En 1970, ces trois secteurs ont employé près de 500,000 travailleurs, soit 10 pour cent de la main-d'oeuvre active; sur ce chiffre, 200.000 travailleurs seulement étaient employés dans l'industrie moderne (entreprises de plus de 10 ouvriers), l'artisanat et de petits ateliers groupant le reste. Cette même année, l'exploitation minière a représenté 32 pour cent des exportations de produits de base et les industries manu- facturières 21 pour cent (dont 11 pour cent pour les produits alimentaires). Industries extractives 86. Ce secteur a employé environ 36.000 travailleurs et contribué à 4,6 pour cent du PIB de 1970; cependant, il a fourni 32 pour cent des expor- tations. Le phosphate naturel a constitué plus de 70 pour cent de la valeur de la production et des exportations de produits minéraux. L'Etat,est pro- priétaire de la plupart des mines, ou y détient une participation importante par le truchement du Bureau de recherche et de participation minières (BRPM), souvent en association avec des intétêts européens. 87. En 1970, le volume de la production minière n'a accusé aucune aug- mentation globale. La production de plomb a progressé de 12 pour cent, celle de minerai de fer de 19 pour cent. Tous les autres minerais ont enregistré des baisses, notamment les phosphates (-6 pour cent), le zinc (-54 pour cent), le cobalt (-59 pour cent), le manganèse chimique (-7 pour cent). La pro- duction de manganèse métallurgique a complètement cessé (Tableau 8.3). 88. La production des phosphates, qui est un monopole d'Etat (OCP), a été ramenée en 1970 à 10,7 millions de tonnes (contre 11,4 millions de tonnes en 1969) afin d'écouler les stocks importants accumulés au cours des années précédentes. Toutefois, les exportations ont augmenté de 12 pour cent , passant de 10,3 millions de tonnes à 11,5 millions de tonnes, soit 27 pour cent des exportations mondiales, de sorte que le Maroc a repris sa place de premier exportateur mondial de phosphates. La concurrence sévère, en particulier celle des Etats Unis (qui, eux aussi, ont accumulé des stocks), a entrainé un abaissement des prix moyens à l'exportation de 10,50 dollars la tonne en 1969 à 9,80 dollars en 1970 (contre 11,50 dollars en 1967). En 1970, les exportations ont été évaluées à 115 millions de dollars; elles ont été écoulées vers la France, l'Espagne, la Belgique, le Royaume-Uni, la Pologne, l'Italie, le Japon, la Chine continentale et 27 autres pays. Les ventes intérieures, qui ont porté sur 360.00Q tonnes, ont enregistré un recul de 20 pour cent par rapport à 1969 surtout à cause de la chute des exportations de superphosphates par Maroc Chimie, filiale de l'OCP. 89. Pour atteindre un objectif minimal d'accroissement annuel de pro- duction, fixé à 6 pour cent pour les six années à venir (contre 9,2 pour cent prévu dans le Plan quinquennal) et pour comprimer les coûts de production, l'OCP a effectué d'importants investissements pour acquérir du matériel d'extraction et aggrandir les installations de chargement du port de Casablanca, dont la capacité actuelle est de 5.000 tonnes par heure. L'extraction à ciel ouvert, qui permet de réduire le coût moyen de production s'est également peu à peu généralisée depuis 1956 et, avec l'ouverture de la mine à ciel ouvert du Grand Daoui, devrait en 1971 assurer 50 pour cent de la production. En outre, une usine de calcination doit être construite à Youssoufia afin d'enrichir le phosphate de qualité médiocre. Les investis- sements se sont chiffrés à 92 millions de dirhams en 1968, 141 millions en 1969 et 212 millions en 1970. Les investissements prévus au cours de la période 1973-1975 sont de l'ordre de 320 millions de dirhams. 90. Le progrès technique et des compressions de personnel doivent permettre à l'OCP de réduire les coûts et de soutenir la concurrence mondiale toujours plus vive. Toutefois, il convient de poursuivre les efforts de commercialisation y compris la conclusion d'autres accords et de rechercher des moyens propres à faire baisser les coûts défavorables du fret maritime. Un projet en cours d'étude prévoit le traitement d'environ 1.100.000 tonnes de phosphate de qualité relativement médiocre de la mine de Youssoufia en vue de produire dès 1975 environ 650.000 tonnes d'acide phosphorique par an. Ces exportations remplaceraient probablement celles du phosphate naturel qui est actuellement tranformé à l'étranger et devraient redresser la situation concurrentielle relative des exportations de phosphate marocain. Le commerce international d'acide phosphorique est limité à l' heure actuelle (700.000 à 800.000 tonnes par an), mais il a de fortes chances de connaitre un essor rapide au cours des cinq prochaines années étant donné qu'une proportion croissante des exportations de phosphates est transformée en acide phosphorique. 91. Le fléchissement de la production de minerais, mis à part les phosphates, est imputable en grande partie à l'épuisement des gisements. Cette année, un nouveau gisement de plomb situé dans la Haute Moulouya, pouvant produire 25.000 tonnes de métal, et de petites mines de cuivre et d'argent devraient commencer à produire. Une usine d'enrichissement et de pellétisation de minerai de fer (SEFERIF) est en cours de construction à Nador et devrait produire 850.000 tonnes par an de pellets d'une teneur de fer de 65 pour cent; toutefois, pour extraire le minerai nécessaire, il faudra transformer l'exploitation à ciel ouvert en mines souterreaines. Les pouvoirs publics encouragent la prospection et la modernisation des mines. Les avantages consentis par le Code des investissements, à l'exception de la prime à l'équipement, ont été étendus cette année aux exploitations minières. En outre, la taxe à l'exportation frappant les produits minéraux a été ramenée de 5 à 0, pour cent en 1970 sauf pur les phosphates. Plusieurs - 37- accords relatifs à la prospection minière et pétrolière ont été signés avec des sociétés étrangères. En 1970, le ERPM a continué de developper ses opéra- tions de reconnaissance et de recherche et a repéré des indices importants de nickel, de plomb et de sel. Le Maroc a poursuivi son dialogue avec l'Algérie afin d'exploiter en commun les importants gisements de fer algériens situés à Gara-Djebilet, à proximité de la frontière sud-est du Maroc. Energie 92. La consommation d'énergie a augmenté de 7 pour cent en 1970, contre 9,6 pour cent en 1969 et 1,8 pour cent en 1968. Les centrales hydrau- liques et thermiques assurent environ 80 pour cent de la production intérieure d'énergie; le reste provient du charbon et d'une très petite quantité de pétrole. Les importations de pétrole brut, raffiné au Maroc, représentent environ 40 pour cent de la consommation totale d'énergie. La production ayant augmenté de 10 pour cent en 1969, les deux raffineries locales ont fonctionné à peu près à plein rendement et les plans actuellement à l'étude prévoient le doublement de leur capacité en 1972. 93. La production d'électricité a atteint 1,9 million de kWh en 1970, soit une augmentation de 8,4 pour cent par rapport à 1969, contre 10 pour cent l'année précédente; l'objectif annuel fixé dans le Plan quiquennal était de 7 pour cent. L'Office national d'électricité (ONE), qui est une entreprisepublique, assure environ 97 pour cent de la production et prévoit un accroissement continu de la production de 7 pour cent jusqu'en 1978. Les centrales hydro-électriques produisent 68 pour cent de l'énergie électrique, mais elles sont appelées à jouer un rôle plus effacé au fur et à mesure de la mise en oeuvre de l'important programme d'investissements pour la création et l'expansion de centrales thermiques. Le plus important projet est la construction en trois tranches de la centrale de Jerada, qui est financée et réalisée avec l'aide de l'URSS. Une fois achevée, elle utilisera la plupart de la production prévue à la mine de charbon de Jerada et fera augmenter la capacité existante de production d'énergie électrique de 30 pour cent. Le premier des trois groupes de 55 MW prévus a été mis en service en avril 1971; le deuxième et le troisième groupes doivent être construits en 1972 et 1975 respectivement. Un réseau de distribution de 225.000 volts serait construit de Jerada à Casablanca. Une augmentation de quelque 60 MW de la capacité de production de la centrale thermique Roches-Noires est maintenant presque achevée et une deuxième extension du même ordre est prévue pour 1975. Les principales centrales hydro-électriques prévues comprennent Ait Aadel (2h MW) qui devrait être prise en service en 1973 et Dechra el Oued (60 MW) qui devrait être terminée en 1976. 94. En 1970, l'ONE a investi environ 192 millions de dirhams et a un programme d'investissement qui s'élève à 550 millions de dirhams pour la période du Plan 1968-1972. Ces dernières années, son expansion a été financée par des capitaux publics (50 pour cent), des excédents de trésorerie (25 pour cent) et par des crédits fournisseurs et quelques crédits locaux (25 pour cent). Grâce à ce programme, elle a pu satisfaire la demande crois- sante des régions urbaines et industrielles, mais la majeure partie des régions rurales n'a pas encore bénéficié de l'électrification. 95. La production de charbon a atteint 433.000 tonnes en 1970, soit un accroissement de 20 pour cent par rapport à 1969 (année de fermeture temporaire des mines), mais un recul de 4 pour cent sur 1968. Le charbon es' surtout consommé dans le pays par les centrales électriques et les cimen- teries; l'exportation, surtout à destination de l'Algérie et de l'Italie, a atteint 14 pour cent de la production. Néanmoins, la pauvreté du minerai, l'éloignement et les difficultés d'extraction se traduisent par des prix de revient élevés et les pouvoirs publics doivent subventionner les ventes r-_- térieures à concurrence de 30 dirhams la tonne ou de l'équivalent du coût du fret entre la mine et Casablanca. L'achèvement de la première tranche de travaux de la centrale thermo-électrique de Jerada se traduirait par une consommation de 250.000 tonnes et celui des deuxième et troisième tranches aurait pour effet d'augmenter la demande totale à 720.000 tonnes en 1975. Cela devrait rendre nécessaire l'accroissement de la capacité de production, risquant ainsi de faire augmenter encore le prix de revient moyen. Ces considérations font valoir la nécessité de rechercher d'autres sources d'énergie plus rentables, notamment le gaz naturel provenant dtAlgérie. L'extraction du pétrole brut a de nouveau diminué d'environ 22 pour cent en 1970 et n'a atteint que h9.000 tonnes. Des concessions étendues de prospection pétrolière, en particulier au large des côtes, ont été accordées en 1970-1971, mais jusqu'à présent aucune découverte de pétrole n'a été annoncée. Industrie de transformation: Production et Commercialisation 96. L'industrie de transformation marocaine comprend un secteur tra- ditionnel qui compte environ 300.000 travailleurs; les deux tiers de ceux-ci sont employés dans le textile, et le reste dans le cuir et d'autres activités artisanales ainsi que dans la transformation des métaux. Le secteur moderne, né avant l'indépendance, a été surtout lancé par les Français et comprend les industries alimentaires, la conserverie, les textiles, le papier et d'autres industries légères. Depuis l'indépendance, acquise en 1956, les pouvoirs publics ont créé leurs propres entreprises ou ont participé avec des capitaux étrangers à certaines firmes importantes telles que des usines de superphosphates et d'engrais, des raffineries de pétrole, des sucreries, des usines de montage de voiture et de camions et des fabriques de pneumatiques. Les entrepreneurs privés ont investi dans les textiles, le tannage et les petites industies. Les grandes industries se concentrent sur la côte Atlantique, entre Tanger et Safi, et les sucreries sont implantées dans les zones irriguées. 97. L'essor industriel, très lent au début des années 1960, s'est quelque peu accéléré ces dernières années. En 1969 et 1970, la valeur ajoutée par les industries de transformation et l'artisanat a augmenté de de 6 et 7.6 pour cent respectivement contre 3 pour cent entre 1964 et 1968 (Tableau 2.1). La production industrielle !/indique des taux de crois- sance plus élevé soit 7,5 pour cent en 1969 et 9,5 pour cent en 1970 (Tableau 3.]). L'écart des taux de croissance (sauf erreur statistique) donne à penser que la valeur ajoutée de la production industrielle a pro- bablement dimiýnué et que la croissance de l'artisanat s'est ralentie. I/ Mesurée à l'aide d'un indice de production qui exclut l'artisanat, la meunerie, -a conserverie et d'irportantes industries telles les sucreries, le montige de voitures et les pneumatiques. - 3Q - 98. Certaines branches de l'industrie se sont développées rapidement en 1970: la production des matériaux de construction a augmenté de 20 pour cent, contre 11 pour cent en 1969, traduisant ainsi l'essor exceptionnel de la construction, et les industries alimentaires, à l'exclusion de la con- serverie, ont accru leur production de 15 pour cent. La transformation des métaux et l'industrie textile (8 pour cent) ainsi que les huiles et corps gras (7 pour cent) ont continué à progresser. En revanche, la pro- duction de cuir et de chaussures a diminué de 12 pour cent, exception faite du cuir lourd dont la production a augmenté de 62 pour cent. Les produits chimiques (dont la production a été perturbée par la baisse des exportations de superphosphates et d'engrais) et le papier n'ont pas progressé. En exa- minant certains produits déterminés, on enregistre pour 1970 des accroisse- ments de production atteignant ou dépassant 20 pour cent pour le matériel ferroviaire, la minoterie, les articles ménagers, le mobilier métallique, le montage des automobiles, le ciment, les tuiles et briques, l'amiante- ciment, la bière, les produits laitiers, les filés de coton. Cependant, le matériel agricole, le tannage, les chaussures, les sulfates et les super- phosphates ont accusé des reculs sensibles, dépassant 20 pour cent (Tableau 8.2). 99. L'augmentation du revenu au cours des dernières années a contri- bué à stimuler la demande nationale de produits industriels et à amoindrir les difficultés auxquelles se heurtaient de nombreuses industries. Néanmoins, l'industrie de transformation souffre encore de divers points faibles et problèmes de structure qui ralentissent l'essor de ce secteur. Il est fréquent de constater une sous-utilisation de la capacité de production, notamment dans les industries alimentaires comme les sucreries, les minoteries, les conserveries de poisson, les usines de traitement des fruits et légumes. Ces déficiences sont dues, en général, à l'insuffisance ou à l'irrégularité des approvisionnements; celles-ci à leur tour sont imputables en partie au climat ainsi qu'au manque de coordination avec les unités de production agricole. De ce fait, les coÛts de production sont re]ative- ment élevés et l'accès aux marchés d'exportation difficile. Lorsque l'in- dustrie est protégée, ce sont les consommateurs nationnaux qui supportent les frais supplémentaires. Il faut noter les efforts déployés pour améliorer les conditions d'approvisionnement et la productivité des sucreries. 100. Dans certaines autres branches, en particulier, les textiles, le surinvestissement a créé une capacité excédentaire. Ces dernières années, les petites usines textiles non rentables se sont multipliées et la production totale a dépassé la demande nationale; il en est résulté une accumulation des stocks et une sous-utilisation du matériel. La promotion des exportations a été acceptées en principe mais les autorités n'ont pas encore mis au point des mesures précises à cet effet. Une importante entreprise moderne de textiles, qui est en cours de construction (COTEF), fera augmenter la capacité de production d'environ 30 pour cent et stimulera les exportations. 101. Les exportations de produits manufacturés ont augmenté au rythme d'environ 7 pour cent par an depuis 1965 pour atteindre, en 1970, 526 millions de dirhams, soit 21 pour cent des exportations totales (Tableau 3.1). La moitié de ces exportations se composaient de denrées alimentaires, notamment, de poisson en conserve, de jus et de conserves de fruits et de légumes, ainsi que de vin dont les exportations ont diminué considérablement. Les - 40 - exportations d'autres produits manufacturés (notamment les textiles, l'artisanat, le cuir, les vêtements, les engrais) n'ont augmenté que de 1,5 pour cent, contre 16 pour cent en 1969 et 23 pour cent en 1968; le recul des exportations d'engrais et de tissus a été compensé par l'accrois- sement d'autres exportations, en particulier les tapis, les articles d'arti- sanat et les vêtements. Les exportations d'engrais ont diminué (et la production a été interrompue pendant trois mois à Maroc-Chimie) à la fois à cause de prix non concurrentiels (en raison des couts de pro- duction élevés du soufre obtenu à partir de la pybrrotine locale de médiocre qualité, et de l'achat de phosphates aux prix d'exportation) et de l'absence de diversification du marché (il se composait notamment de la Bulgarie, de Cuba - en vertu d'un accord de clearing - et de la Turquie). La récente campagne de commercialisation a permis à Maroc-Chimie de relancer ses exportations et de trouver de nouveaux débouchés. 102. Les perspectives ouvertes à l'exportation des produits manufacturés par l'association partielle à la CEE ne se sont pas jusqu'à présent concré- tisées. Ce régime offre au Maroc, comme aux autres pays associés, la pos- tibilité d'accroÎtre leur production industrielle pour l'e:xporter vers les pays de la Communauté, sans droits de douane ni contingentment (à l'exclusion des produits visés dans l'Annexe II du Traité de Rome, notamment les produits à base de poisson, l'huile d'olive raffinée et les articles de liège). Il conviendrait de développer en particulier les efforts d'information afin de renseigner les entrepreneurs nationaux et étrangers de ces avantages et des atouts que représentent une main-d'oeuvre abondante et bon marché pour le Maroc et sa proximité des marchés européens et des avantages accordés aux investisseurs. 103. De plus, bon nombre d'industries se caractérisent par la faible valeur ajoutée de leur production. Les usines de montage de biens durables produisent seulement pour le marché national, qui est de petite envergure, et font venir la majeure partie des pièces détachées de l'étranger. Les industries utilisant les produits agricoles ou minéraux ne se livrent pas à des opérations de transfromation très poussées. Il ressort de l'étude sur l'industrie effectuée en 1969 que la valeur ajoutée par le montage des véhicules automobiles représente 16 pour cent du chiffre d'affaires, que cette valeur s'établit à 1h pour cent pour les motcyclettes et bicyclettes, et à 2h pour cent pour les appareils de radio et de télévision. Elle est de 15 pour cent pour les engrais, de 1h à 27 pour cent pour le raffinage du sucre, la conserverie des fruits, légumes et poissons, la fabrication d'huile et corps gras. D'autres industries, corne la fabrication de mobilier métallique et de boÎtes de conserves, de machines et d'outils, de tracteurs d'appareils ménagers électriques et de produits chimiques et matières plas- tiques, enregistrent une valeur ajoutée de 30 à 35 pour cent. 10h. Ces faiblesses de structure donnent à penser qu'il importe tout autant d'améiiorer la gestion, d'accentuer l'intégration du processus de production en accroissant la part de la valeur ajoutée et d'élargir le marché par la réduction des prix de ievent et la promotion des exportations que de favoriser le développement des investissements (voir ci-après). Dans le secteur privé, étranger ou marocain, les restrictions étendues qui entravent les investissements et l'esprit d'initiative (par le truchement des prises de participation, du contr6le des changes, de l'octroi de licenses d'importation, de l'institution de monopole d'exportation, de réglementation des prix, etc.) ne sont pas toujours compensées par les avantages libéralement - 4l - accordés (tels que les subventions, les prêts à des taux de faveur, l'exemption de droits de douane, les exonérations et garanties fiscales, les droits protectionnistes, etc). Par ailleurs, la construction, l'agri- culture moderne et le tourisme disputent à l'industrie les capitaux et les chefs d'entreprise dynamiques. Dans les entreprises du secteur public, c'est en 1970 seulement que les sucreries ont amélioré leurs résultats alors que l'usine d'engrais connaissait des difficultés accrues; !moyenne échéance, l'usine textile et l'usine de pellétisation de l'acier n'auront sans doute pas une rentabilité élevée. Il convient de signaler que les pouvoirs publics révisent leur système de stimulants, en particulier ceux qui sont inscrits dans le Code des Investissements, en vue de le rendre plus sélectif et de l'harmoniser à la politique de développement conçue pour relancer l'industrie lourde, favoriser le développement régional, l'emploi et les exportations. En outre, une commission pour la promotion des exportations a été créée réýcem- ment pour proposer des mesures fiscales et autres pour encourager les exportations industrielles. 1nc0. Le Bureau d'études interministérielles (BEI), qui remplace l'ancien Bureau d'études et de participation industrielles (BEPI) effectue ou fait exécuter des études et des enquêtes en vue d'accentuer l'intégration de la production, de promouvoir les exportations et de rechercher des débouchés à l'exportation. L'une de ces études recherche les possibilités d'implanter des usines locales de sous-traitance pour l'industrie automobile, qui pour- raient ensuite exporter des pièces détachées. Une autre étude, portant sur les produits pharmaceutiques, vise à determiner les possibilités de concen- tration et d'intégration des unités de production, ainsi que les perspectives d'exportation. Plusieurs autres études sont en cours d'exécution ou sont prévues concernant la réorganisation et les perspectives d'expansion de divers secteurs industriels. Investissement 106. Si l'on peut se fier aux estimations des investissements publics fixes, celles des investissements privés, en particulier dans les industries de transformation, doivent être étudiées avec circonspection. Les approba- tions données par la Commission des investissements indiquent approximative- ment leur répartition et leur ampleur (avec un certain décalage dans le temps); mais ces indications ne portent que sur les décisions en matière d'investissement et ne concernent pas en général les investissements effectués dans l'artisanat, les petites industries et, depuis 1967, dans les minoteries et l'industrie de l'huile végétale. En 1970, la valeur des investissements approuvés a presque sextuplé; elle a atteint le chiffre sans précédent de 6h0 millions de dirhams dans les industries de transformation et les mines, contre 112 millions en 1969 et dépassé un précédent record de h9h millions de dirhams en 1967 (Tableau 8.h). La même progression caractérise également les prêts approuvés par la BNDE (Tableau 8.5). Le montant des investissements privés approuvés s'est accru considérablement pour atteindre 330 millions de dirhams, soit plus de la moitié de l'investissement total, le reste étant constituté par des investissements publics et semi-publics. - h2 - Tableau 8. INVESTISSEMEMflS DANS LES INDUSTRIES MANUFACTURIERES ET EXTRACTIVES APPROUVES PAR LA COMMISSION DES INVESTISSEMENTS 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Public et semi- n.d. - 105 - 360 105 - 310 publics Privés n.d. 161 122 180 134 114 112 330 Total 183 161 227 180 49h 219 112 6h0 107. Cet essor est dû à l'approbation de quelques grands projets qui doivent être financés dans une large mesure par l'Etat avec la partici- pation de capitaux étrangers; ce sont entre autres l'expansion des raffine- ries de pétrole, la construction d'une usine de pellétisation de fer et l'exploration d'une mine de plomb. Les projets privés, qui doivent être financés pour la plupart à la fois par des capitaux étrangers et des capitaux locaux, comprennent notamment la création d'une importante sucrerie-raffinerie traitant la betterave et la canne, l'agrandissement d'une usine de pneu- matiques et la création d'une deuxième usine, ainsi que de nombreux petits projets dans les industries alimentaires, mécaniqueset pharmaceutiques. Le mcntant des approbations a augmenté dans toutes les branches, sauf celle des textiles. 108. Les chiffres réels des investissements effectués dans les industries manufacturières, extractives et l'énergie électrique ont été obtenus pour 1969 en utilisant les résultats d'une enquête industrielle portant sur plus de 1.500 entreprises des secteurs privé et public et des renseignements concernant.les investissements publics. Il ressort de ce calcul que le montant brut des immobilisations dans ces trois secteurs s'est élevé en 1969 à environ 732 millions de dirhams, donth2Lmillions ont été investis dans les industries manufacturières, 225 millions dans les mines et 86 millions dans l'énergie électrique (Tableau 8.6). Ce montant re- présentait environ 34 pour cent des estimations des immobilisations brutes apparaissant dans les comptes nationaux (20 pour cent dans les industries manufacturières, 10 pour cent dans les mines et 4 pour cent dans l'énergie électrique) correspondant à 20 pour cent du PIB (12,5 pour cent dans les industries manufacturières, 4,6 pour cent dans les mines, et 2,6 pour cent dans l'énergie électrique). Les investissements publics ont représenté environ 57 pour cent des investissements fixes et figurent, en outre, avec des capitaux privés, en majorité étrangers, dans une tranche supplémentaire de lL pour cent des investissements semi-publics. Les investissements privés au sens strict n'ont constitué que 29 pour cent. Les investissements publics ont porté pour l'essentiel sur les mines (principalement les phosphates), les sucreries et l'électricité (effectués par l'ONE). Les investissements des entreprises mixtes ont consisté. principalement à la création ou extension d'une sucrerie, de deux raffineries de pétrole et de sociétés mixtes d'extrac- tion minière. Les investissements privés, qui prédominent dans les industries de transformation, ont porté principalement sur les industries alimentaires, les textiles, les matériaux de construction, les produits chimiques, le caout- chouc et les matières plastiques ainsi que diverses industries de transformation des métaux. - 43 - 109. Au cours de la période 1966-1970, les immobilisations des secteurs privé et public peuvent être évaluées avec une exactitude raison- able à l'aide des chiffres connus pour les industries manufacturières, les mines et l'énergie électrique i. La projection des investissements des petites entreprises manufacturières arbitrairement établie à l'aide des estimations pour 1969 et de l'indice de la production manufacturière, permet de dresser dans le tableau ci-après les investissements des entre- prises privées, mixtes et publiques par secteur d'activité pour la période 1966-70. Tableau 9. ESTIMATIONS DES INVESTISSEMENTS DANS L'INDUSTRIE MANUFACTURIERE, LES MINES ET L' ENERGIE ELECTRIQUE, 1966-1970 (millions de DH) INDUSTRIE MANUFACTURIERE 1966 1967 1968 1969 1970 Privé 175 23h 217 196 221 (dont investissements des grandes entreprises) (60) (113) (92) (62) (7) Mixte 21 27 25 71 183 Public 1 125 237 152 6h Total partiel 34l 386 479 419 467 MINES Privé 21 32 12 18 32 Mixte 37 30 29 31 61 Public 137 70 1]3 176 220 Total partiel 195 132 15h 225 313 ENERGIE ELECTRIQUE Public 7 124 88 86 176 Total 3 66? 721 730 957 _/ Les investissements effectués par les grandes industries de transformation ont été obtenus à partir de leurs comptes grace au concours de la BNDE (Tableau 8.7) et les investissements des pouvoirs publics ont été établis à l'aide de données fournies par les autorités. 110. Il ressort de ces estimations que les investissements ont connu en 1968 et 1969 un essor rapide qui a été suivi par un accroissement considérable en 1970. La progression enregistrée en 1968/1969 est essentiel- lement imputable à l'augmentation des investissements publics effectués dans les industries de transformation et les mines; l'accélération intervenue en 1970 provient de l'accroissement des investissements mixtes dans le secteur des industries de transformation, auquel s'ajoute un relèvement des investis- sements publics dans les mines et !'électricité. Il convient de signaler que les investissements privés dans les industries de transformation et les mines ont augmenté en 1970, mais essentiellement avec la participation de l'Etat. Le regain d'intérêt du secteur privé dans l'investissement in- dustriel (que traduit le nombre nettement plus élevé d'approbations données par la Commission des investissements) devrait vraisemblablement conduire au gonflement du volume des investissements au cours des prochaines années. iii. Les investissements dans l'industrie sont financés à parts à peu près égales par des capitaux nationaux et des fonds étrangers. Les fonds extérieurs consistent en prêts de la Banque Mondiale à la BNDE, d'autres prêts à long terme octroyés par divers pays et organismes et en crédits- fournisseurs. Le financement local est assuré au moyen de capitaux privés et publics, de crédits bancaires et de subventions d'équipement consenties par l'Etat en faveur de projets approuvés. Le marché des valeurs n'intervient que d'une façon négligeable. Les efforts déployés pour animer la bourse de Casablanca n'ont eu qu'un succès limité en raison d'une rentabilité moyenne de 6 pour cent (de la valeur moyenne en bourse des actions négociées) en 1970 et de la concurrence d'autre forme d'investissements tel que la construction et la propriété foncière. Les transactions ont porté au total sur 50 millions de dirhams en 1970, contre 53 millions en 1969. La vente en bourse par la Société nationale d'investissement (SNI) d'actions détenues par I'Etat dans les entreprises publiques n'a guère été plus dynamioue. - 45 - "HAPITRE V TOURISME Développement de la demande 112. Au cours de la période 1967-1970, le nombre de touristes étran- gers se rendant au Maroc a augmenté de h00.000 à 747.000, atteignant ainsi l'objectif fixé par le Plan pour 1970 (7h0.000). Les augmentations an- nuelles, qui comptent parmi les plus élevées du bassin médit6rran4en,ont été de 20 pour cent en 1968, 22,5 pour cent en 1969 et 20,3 pour cent en 97 Le nombre des touristes en croisière n'a guère changé, environ 100.000 m.r an, alors que le Plan fixait un objectif de 130.000 (Tableau 8.8). L. - jorité (environ 60 pour cent en 1970) des touristes étrangers se re"i,a e:: Maroc étaient encore des Européens, venus principalement de la Fr.nce (23 pour cent), du Royaume-Uni (13 pour cent) et de l'Allemagne occidentale (7 pour cent) (Tableau 8.9). Ces dernières années, les touristes des Stats-Unis et du Canada furent netteent ilus nombreux (passant de 7,5 pour cent en 1965 à 18,1 pour cent en 7970), tandis que ceux des pays voisins, tels que l'Espagne et l'Algérie diminuaDolt pour la mAme période de 27,2 à 13,6 mour cent. La ventilation du trafic touristique par mode de transport nfa guère changé: en 1970, h0 pour cent des touristes sont arrivés par mer, 31 pour cent par air et 29 pour cent par la route. 113. La croissance de la demande correspond dans une large mesure à l'augmentation du nombre de vacanciers plutôt qufaux voyages dfaffaires et pour raisons familiales. Ces catégories représentent probablement encore plus d'un tiers du total et constituent un flot régulier de visiteurs pendant toute lyannée. L'importance croissante des voyages dfagrément est confirmée par l'accentuation du caractère saisonnier du tourisme étranger dans son en- semble, par l'accroissement du nombre des entrées au Maroc par Tanger et par l'intensification des voyages aériens de groupe. C'est ainsi qu'en 1970,6 pour cent des touristes sont arrivés durant les mois d'été (juillet, août et septembre) contre seulement 43 pour cent en 1964 (et 39 pour cent durant l'été troublé de 1967) (Tableau 8.10). De même, la proportion de touristes qui sont entrés au Maroc par Tanger (voie naturelle d'accès au Maroc pour les automobilistes européens qui prennent le bac à Gibraltar ou à Algésiras) est passée de 42 à 50 pour cent (Tableau 8.10). Pendant la même période, le petit nombre des touristes arrivant par Agadir a triplé. En outre, les vols de groupe représentent une part grandissante des touristes arrivant par avion (36 pour cent en 1969 contre 29 pour cent en 1968). Développement de la capacité d'hébergement 11h. En 1965, pour la première fois depuis l'indépendance, la capacité dthébergement marocaine a accusé une augmentation sensible. De 1965 à 1967, alors que le nombre des touristes étrangers demeurait stable, celui des lits des hôtels et villages de vacances s'est accru d'environ 57 pour cent. Toutefois, au cours des années 1968-1970, le nombre des touristes étrangers a augmenté plus rapidement que la capacité d'hébergement, rétablissant ainsi le rapport. Nobre (en milliers) Taux de croissance (f) 91967 1970 196h-67 90 Nombre de lits d'hôtels et villages de vacances (milliers) .h,l 22,5 / 31,3 59,6 39,1 Nombre d'arrivées de voyageurs étrangers (milliers) 383,h h00,1 7h7,0 4,3 86,7 Rapport entre le nombre de touristes et de lits 27,2 17,8 23,7 115. Sur les 8.774 lits nouveaux achevés en 1968-1970, 772 représentaient une tranche d'aménagement entreprise par le secteur public avant 1968; les 8.002 autres ont été construits à la fois par des entreprises semi-publiques et par des entreprises privées. 1.753 lits ont été mis en service en 1968, 2.294 en 1969 et 3.855 en 1970; de plus 7.31h lits étaient en cours de construction (Tableau 8.12). La ventilation des lits par catégorie révêle que plus de la moitié des lits construits ou en cours rentrent dans la caté- gorie des hôtels à h ou 5 étoiles (luxe) mais que la catégorie des hôtels à 3 étoiles a enregistré - ou enregistre actuellement - un développement rapide. 116. A cours des trois premières années d'exécution du Plan (1968-1970), le total des dépenses d'investissements dans l'industrie hôteliére fut très proche du niveau prévu. Toutefois, la construction proprement dite, exprimée par le nombre de lits mis en service, est restée bien en deça de l'objectif: Rapport ObjectIf du Plan Réalisations réalisations/obiectif 1968-70 5 Nombre de lits installés 15.865 8.002 50,5 Investissement (millions de dirhams) 303,6 300,6 99,0 Sur un total de 303.6 millions de dirhams investis au cours de la période 1968-1970, le secteur public a consacré 22,2 millions de dirhams à la ré- fection de ses propres hôtels et à la construction de nouveaux hôtels qui doivent être achevés en 1971 et 1972. Pendant la même période, les inves- tissements effectués dans des projets hôteliers semi-publics et privés se sont élevés à un montant estimé à 278,4 millions de dirbams 2/ se décomposant 1/ Y compris 2.000 lits qui n'avaient pas été classés en.1967. 2/ Sur ce total, 29,8 millions de dirhams ont été dépensés pour des hôtels dont la construction avait cormencé avant 1968, 101,0 millions de dirhams pour des hôtels dont la construction a comencé et a été achevée au cours de la période 1968-1970 et 138,3 millions de dirhams pour des hôtels dont la construction a commencé au cours de la période 1968-1970 et qui doivent être achevés en 1971 et 197?. - 47 - comme suit: 55,1 millions en 1968, 110,7 millions en 1969 et 112,6 mil- lions en 1970 (Tableau 8.12). 117. Le retard de la capacité d'hébergement par rapport à la demande touristique a eu très probablement pour conséquence d'élever le taux moyen d9occupation des hôtels et des villages de vacances. Un échantillonnage aléatoire (ayant faible valeur statistique) effectué par le Ministère du tourisme révèle qu'en 1970 le taux global d'occupation des h6tels marocains se situait à 57 pour cent. Il n'est pas surprenant de trouver les taux d'occupation les plus élevés dans des villes, comme Agadir et Marrakech, où la saison touristique siétale sur toute l'année, et dans des centres d'af- faires comme Rabat et Casablanca. Ltétude révèle également que les hôtels de une à trois étoiles ont un taux d'occupation plus élevé que les hôtels à quatre ou cinq étoiles. Le taux global d'occupation de 57 pour cent est élevé par rapport à celui d'autres pays méditerranéens, néanmoins des calculs fondés sur des hypothèses raisonnables confirment que 70 pour cent seulement des touristes étrangers ont séjourné dans des hôtels ou des villages de va- cances en 1970 et que la durée moyenne de leur séjour a été de 12 jours. Les taux d'occupation relativement élevés au Maroc peuvent également être imputés en partie à l'étalement relativement plus grand des arrivées des visiteurs pendant toute l'année; celui-ci s'explique à la fois par de bonnes conditions climatiques et par l'importance des voyages d'affaires. Dépenses des touristes et coût de la vie 118. Les estimations de la balance des paiements montrent qu'au cours des années 1967-1970 les recettes en devises imputables au tourisme sont passées de 400 à 682 millions de dirhams et que leur part des recettes en devises provenant des biens et services est passée de 1h à 19 pour cent. Ces chiffres dépassent nettement l'objectif du Plan de 488 millions de dir- hams pour 1970; on pense néanmoins qu'ils sont en deça de la réalité. 1/ En 1970, l'industrie hôtelière employait environ 8.000 personnes. Ce chiffre ne donne toutefois quiune idée partielle des répercussions que le développe- ment du tourisme exerce sur l'emploi; en effet, il a permis la création de nombreux autres emplois dans divers secteurs de l'économie. Le Ministère du tourisme estime que les voyageurs étrangers dépensent 30 pour cent de leur budget pour l'hébergement, 35 pour cent pour leur nourriture, 25 pour cent pour des achats, 5 pour cent respectivement pour les transports locaux et les divertissements. / Le Plan établit les prévisions de recettes sur la base dfun séjour moyen de neuf jours par touriste (ce qui est la moyenne pour le bassin méditerranéen) et de dépenses quotidiennes moyennes tombant de 80 à 55 dirhams au cours de la période 1968-1972. Les estimations de la balance des paiements sont fondées sur l'hypothèse dsun. séjour moyen de 12 jours et de dépenses quotidiennes moyennes d'environ 80 dirhams. L'ampleur du pays, le grand nombre de voyages motivés par des raisons de famille et le nombre croissant de touristes provenant de pays riches supportent l'estimation la plus élevée. 119. Un certain nombre d'études publiées il y a cinq ou six ans con- cluaient toutes qutau Maroc le tourisme était relativement coûteux par rapport à lPensemble du bassin méditerranéen. Il est fort possible qu'au moment oÙ ces 6tudes furent réalisées, le Maroc avait des prix peu con- currentiels, mais il nten est plus ainsi aujourd'hui. La stabilité rela- tive des prix de consommation au Maroc au moment où des hausses de prix étaient enregistrées dans la plupart des autres pays méditerranéens (voir Tableau 8.13) explique pour une large mesure cette transformation. 120. La mission a mis au point un indice basé sur les tarifs en vi- gueur en 1971 pour les voyages à forfait, les circuits organisés de groupe, le Club méditerranée, les hôtels Hilton, les indemnités journalières de lONU et celles du gouvernement des Etats-Unis. Cet indice montre, quvà Itheure actuelle, les prix marocains se situent aux alentours de la moyenne, par rapport aux autres pays méditerranéens en voie de développement. Par exemple, un séjour au Maroc colte plus cher quten Espagne, en Yougoslavie et en Turquie, moins cher quten Libye, au Liban, en Israbl et en Algérie et à peu près aussi cher quten Grèce et en Tunisie (Tableau 8.14). 121. Il est possible en outre que la stabilit4 relative des coûts de la construction hôtelière ait renforcé la position concurrentielle du Maroc sur le plan des prix de revient. Etablie dtaprès une étude récente du CIH, une nouvelle grille révisant les plafonds des coûts unitaires d'investisse- ment de diverses catégories dthôtels et qui sont susceptibles de bénéficier de subventions de lfEtat révèle que ces coûts unitaires d'investissement se sont accrus en moyenne de 5 pour cent seulement par rapport à 1967. 122. Les tarifs maxima des hôtels des catégories d'une à quatre étoiles (12 à 40 dirhams pour une chambre double avec salle de bains) sont fixes et n'ont pas changé depuis juin 1967. Cependant, les tarifs des hôtels à cinq étoiles (de 80 à 130 dirhams) et des villages de vacances ne font 1ltob- jet dtaucune limitation. Toutefois, les renseignements fournis aux touristes concernant les hôtels et leurs tarifs sont très insuffisants. Ils indiquent les tarifs maxima mais non les tarifs saisonniers et ne mentionnent que rare- ment les tarifs de la pension complète et de la demi-pension. Politique et promotion du tourisme 123. Le gouvernement marocain donne au tourisme la priorité parmi les secteurs de l'activité économique juste après l'agriculture. Outre les investissements directs dans les h6tels du secteur public, les pouvoirs publics étendent leur action aux domaines de l'infrastructure et des trans- ports touristiques, des mesures d'encouragement financières et fiscales, de la formation professionnelle, de la promotion et des études. - 49 - 124. Le Plan vise à développer le tourisme et à réduire les prix de revient selon deux lignes directrices: la "démocratisation" de 1'héberge- ment touristique et la concentration des nouveaux centres duhébergement dans les zones d'aménagement prioritaire (ZAP). Toutefois, h5 pour cent seulement des nouveaux lits d'h8tels construits en 1968-1970 et h9 pour cent des lits en cours de construction en 1971 relèvent des catégories de 1 à 3 étoiles, alors que le Plan prévoyait pour ces catégories une proportion de 60 pour cent (Tableau 8.12). De même, les villages de va- cances, qui sont de plus en plus recherchés au Maroc et dans les autres pays méditerranéens par les touristes des classes moyennes, n'ont repré- senté que 24 pour cent de l'augmentation dans la catégorie 3 étoiles. Toutefois, la tendance à agrandir les unités d'hébergement (155 lits par unité en 1970 contre 70 en 1967) montre que le Maroc adopte progressivement des normes d'hébergement de plus en plus industrialisées. En outre, un modeste crédit public de 1,8 million de dirhams a permis, en 1970, dfamoncer ltexécution dfun programme visant à augmenter la capacité des terrains de camping et des parcs de caravanes. 125. L'application du programme de développement de l'infrastructure dans les zones d'aménagement prioritaire (ZAP) est également en retard. Le Plan de 1965-1967 comportait un programme visant à développer les zones d'aménagement de Tanger, de Snir, dfAl Hoceima et d'Agadir; cependant, les 57 millions de dirhams que prévoyait le Plan se sont révélés insuffisants et un total de 82 millions de dirhams furent dépensés en fait. Aucune dis- position précise ne fut prise ni aucun travaux relatifs aux extensions pré- vues n'avaient été entrepris à la fin de 1970. Ce sont les retards dtexé- cution des travaux d'infrastructure dans ces zones, plutôt qutun manque dfintérêt de la part des investisseurs, qui expliquent dans une large mesure l'écart de 1968 à 1970 entre les réalisations et les prévisions relatif au développement de la capacité d'hébergement. Au cours de cette période, la proportion des nouvelles installations construites dans ces zones a été probablement de 50 pour cent,contre une proportion prévue de 69 pour cent par le Plan. 126. A Agadir, tous les tarrainsdotés d'infrastructure ont été retenus par des investisseurs en vue de la construction d'h8tels et de villages de vacances; à ltheure actuelle, une trentaine de demandes de terrains n'ont pas encore été satisfaites. Malgré cet intérêt manifeste des investisseurs et en dépit de ltabondance des terres non aménagées, ltextension de cette zone en reste à ltétat de projet. Dans la zone dfaménagement proche de Tanger, le réseau routier secondaire et le réseau des télécommunications nfont pas encore été installés, et le reboisement nta porté que sur une petite fraction de la superficie. Le bassin naturel qui, selon le Plan, doit être transformé en port de plaisance, nfest toujours pas aménagé. Jusqu'ici, la zone nta guère attiré de projets malgré la beauté exceptionnelle du site et les efforts de promotion de la Société d taménagement de la baie de Tanger. Dans la zone d'aménagement de Smir, qui cormprend les développements de Smit, Restingua M'Diq et Taïfor, les dépenses n'ont atteint Queun montant de 4,1 millions de dirhams et elles ont servi surbout à améliorer le réseau routier. Comme la région ne fait pas lf'objet dtun plan global de mise en valeur, la capa- cité h8telière s'y est développée de façon désordonnée. L'aménagement est entravé par l'actuelle route principale qui, à de nombreux endroits, se rapproche trop de la plage. Dans la zone d'aménagement dfAi Hoceima, il n'y a pas de travaux à signaler, à part la construction d'une petite route de desserte vers Cala Iris et il ntexiste pas de plan de développement. 127. Dans le domaine des transports, les années 1968-1970 ont vu notam- ment: la création de Royal Air Inter, nouvelle compagnie dtEtat, qui assure les liaisons intérieures; l'achat du premier Boeing 727 par Royal Air Maroc; le renforcement des voies ferrées existantes, le remplacement dtune partie du matériel roulant de l'ONCF, et une augmentation sensible des investisse- ments approuvés dans les services de deuxième classe. En outre, une nouvelle piste est en construction à l'aéroport de Tanger et devrait être mise en ser- vice, comme prévu, à la fin de 1971. On a également commencé les travaux ctallongement et de renforcement des pistes des aéroports de Fès et d'Agadir. Toutefois, comme l'indique une enqudte récente de la Commission des transports, il reste à résoudre deux grands problèmes. Le premier concerne le Monopole dont jouissent Air France et Royal Air Maroc pour les vols organisés au départ de la France à destination du Maroc; le deuxième a trait au tarif élevé des transports de voyageurs et de véhicules entre Algésiras/Gibraltar et Tanger qui freine le développement du tourisme, notamment en ce qui concerne les campeurs et les caravaniers (particulièrement sensibles aux questions de prix). 128. De 1968 à 1970, la Commission des investissements a approuvé 57 nouveaux projets hôteliers qui représentent au total un investissement de 263 millions de dirhams, et bénéficient de diverses subventions et exoné- rations fiscales prévues par le code des investissements. Ces avantages comprennent notamment des primes d'équipement (20 pour cent du coût de l'équipement et des bâtiments dans la province de Tanger et 15 pour cent ailleurs), ltexonérabion de droits de douane, de la taxe de licence et de la taxe sur les produits et services (TPS), la réduction des droits d'enre- gistrement, l'amortissement accéléré et des garanties fiscales. En outre, des prêts à long terme (10-20 ans) sont consentis par le CIH (Crédit Immobilier et H6telier) depuis 1966 à des taux d'intéret de faveur de 4,5 pour cent, et par la BNDE (Banque Nationale de Développement Economique) à 7 pour cent. De 1968 à 1970, le CJI a approuvé 127 projets hôteliers représentant un total dfinvestissements de ltordre de 110 millions de dirhams. Durant la même période, la BNDE a approuvé 23 autres prêts, d'un montant total de 45 mil- lions de dirhans, pour des projets touristiques. 129. Au cours des années 1968-1970, lfEtat a accordé des subventions dont le montant total a été estimé à 56,8 millions de dirhams. Sur ce mon- tant, 23,2 millions de dirhams représentent des primes d'équipement (contre un montant de 25 millions de dirhams prévu par le Plan) 20,3 millions de dirhams (soit environ 7,3 pour cent des investissements) couvrent des - 51 - exonérations de droits de douane et autres taxes TPS; et 13,3 millions de dirhams la subvention de l'Etat sur les prêts consentis par le CIH. Dans 11ensemble, en ce qui concerne le CIH, les prêts consentis aux taux subventionnés, et les primes d'équipement représentaient respectivement environ 49,5 pour cent et 18,4 pour cent des fonds nécessaires pour la construction de lth8tel type moyen, les fonds propres correspondant au solde, soit 32,1 pour cent. 130. Bien que le Plan ait prévu une différentiation des primes d'équipement en fonction de l'emplacement et de la catégorie des instal- lations, les subventions ont été en fait accordées uniformément partout, à l'exception de la province de Tanger qui a été favorisée. Lfabsence d'un système sélectif de subventions a empêché l'Etat d'atteindre pleine- ment l'objectif du Plan, qui était de transformer rapidement la répartition géographique et les caractéristiques de l'infrastructure h6telière. 131. Pour intensifier la formation des cadres, le Plan quinquennal prévoyait la construction de trois nouvelles écoles hôtelières à Fés, Marrakech et Agadir. Llécole de Marrakech est achevée, mais les travaux n sont pas encore commencé pour les deux autres qui ne vont donc probable- ment pas être prêtes pour l'année scolaire 1971-1972, comme on lsavait prévu. Au cours de la période 1968-1970, 179 élèves ont terminé leurs études aux écoles hàtelières de Rabat et de Tanger. En outre, à la fin de 1970, 83 boursiers effectuaient des stages dans des écoles h6telières à l'étranger. En ce qui concerne le personnel hôtelier, subalterne, on peut signaler qu'en 1969 les centres de formation de Ben Guérir et dfIfrane ont décerné 376 "diplàmes" et que 970 autres élèves devraient recevoir leur "diplôme" à l'achèvement de leurs études en 1972. A cette date, l'effectif total du personnel h6telier formé dans le cadre du Plan sfélèverait donc à 1.344 employés, c'est-à-dire à peu près la moitié du nombre prévu. 132. Les dépenses de propagande effectuées par l'Office national marocain du tourisme (ONMT) ont augmenté de 57 pour cent au cours de la période 1968- 1970, passant de 4,85 à 7,6 millions de dirhams, ce qui représente la pro- portion normale de 1 pour cent des recettes en devises provenant du tourisme. Le réseau des bureaux marocains de tourisme à l'étranger semble satisfaisant; l'ouverture récente du bureau de l'ONMT au Canada, complète ce réseau qui couvre désormais tous les principaux marchés touristiques. 133. A ltheure actuelle, les renseignements dont on dispose concernant la demande étrangère pour le tourisme au Maroc sont insuffisants ou périmés; on manque par exemple "d'indicateurs" de base tels que le nombre de nuitées, la durée moyenne du séjour, le budget quotidien et les motifs des voyages. En outre, les statistiques concernant le tourisme intérieur font défaut. Ces carences vont sans doute être comblées dans une large mesure au cours des deux prochaines années lorsque seront achevées les études entreprises en 1970 à la demande du Ministère du tourisme. Ces études portent sur la demande touristique étrangère, les prix des services touristiques au Maroc, le tourisme intérieur et ltincidence du touri.sme sur l'économie marocaine. D'autres études seront entreprises en 1971; un crédit de 3,5 millions de dirhams a été prévu à cette fin en 1970 et en 1971. Perspectives et besoins 134. Dans la plupart des pays méditerranéens en voie de développe- ment, la demande touristique internationale s'est développée rapidement. De 196h à 1969, la croissance annuelle moyenne a atteint, par exemple, 11 pour cent en Grèce, 12 pour cent en Espagne, 15 pour cent au Maroc, 16 pour cent en Yougoslavie, plus de 20 pour cent en Turquie et en Tunisie et le double de ces taux à Malte et à Chypre. Cette progression semble devoir se poursuivre. La plupart des touristes viennent des pays européens, qui sont susceptibles de constituer des marchés importants. Le nombre d'Euro- péens en mesure de passer des vacances dans la région méditerranéenne est actuellement limité mais il va probablement augmenter au fur et à mesure que stélevera le niveau des revenus. 135. Dans ce contexte, des perspectives particulièrement favorables stouvrent au Maroc: par rapport aux autres pays de 1'Afrique du Nord, il a l'avantage dfune diversification plus grande des ressources touristiques et dlun accès plus facile par automobile - moyen de transport préféré de la grosse majorité des vacanciers européens; par rapport à lEspagne, il a l'avantage dtune "saison" plus longue, de plages moins encombrées et d'une atmosphère nettement plus exotique. 136. Comme la demande ne pose pratiquement aucune contrainte, le dé- veloppement touristique du Maroc aura tendance à s'ajuster en principe, avec un certain décalage, à l'expansion de lioffre d'hébergement et d'instal- lations touristiques. A court terme, on prévoit un développement relative- ment rapide de la capacité hôtelière marocaine. Compte tenu des h6tels ac- tuellement en cours de construction, cette capacité devrait accuser une aug- mentation d'environ 50 pour cent au cours des deux prochaines années. Dans les conditions normales, et avec une croissance écono- mique en Europe, les arrivées de touristes étrangers atteindront probablement, sinon dépasseront, l'objectif fixé par le Plan à un million pour l'année 1972. Si la durée moyenne du séjour et le budget journalier moyen des visiteurs étrangers restent à leurs niveaux actuels (ce qui nfest pas improbable), les rentrées de devises imputables au tourisme atteindront environ un milliard de dirhams en 1972. 137. A moyen terme, toutefois, le retard de trois ans qu'enregistre l'exécution des programmes d'infrastructure dans les zones d'aménagement pourrait entraîner un ralentissement de llexpansion de la capacité h6telière au cours des prochaines années, à moins que l'on accélère rapidement le rythme de construction pour achever les programmes des zones de Tanger, de Smir et dfAl Hoceima et pour élargir la zone d'Agadir. Si le Maroc veut utiliser au mieux les ressources financières limitées dont il dispose pour le tourisme, il devra concentrer ses efforts sur les zones dRaménagement existantes; il est inutile de créer de nouvelles zones avant que les zones actuelles ne soient -.leinement mises en valeur. 138. Pour poursuivre la politique de "démocratisation" de lioffre afin de capter un marché plus large, il convient d'encourager l'expan- sion des villages de vacances, notamment sur la côte méditerranéenne où la saison étant plus courte, ils représentent moins de risques finan- ciers qu'un hôtel onéreux du type classique. 139. L'élimination totale des subventions hôtelières et des avan- tages fiscaux nuest pas jugée réalisable à l'heure actuelle; elle provoquerait une augmentation des prix de revient et de vente et risquerait d'affecter la demande. Toutefois, il est possible dlabaisser le niveau général des sub- ventions tout en les rendant plus sélectives. La diversification des sub- ventions en fonction de l'emplacement, du type et de la catégorie de l'éta- blissement est le principal outil pratique qui permette de réaliser les ob- jectifs de démocratisation et de concentration territoriale des installations dlaccueil. Dans ce contexte, il peut être particulièrement opportun de ré- duire la subvention sur le taux d'intérêt du CIH (de 4,25 pour cent) et de la faire varier en fonction de critères déterminés à l'avance. Iho. Il serait possible, en outre, de stimuler la demande en procédant à une révision du guide officiel des hôtels du Maroc de façon à y faire figurer les tarifs réels (avec et sans repas) des divers hôtels et leur variation saisonnière; en adoptant une attitude plus libérale à l'égard des compagnies de transport aérien se spécialisant dans les tours organisés qui désirent exploiter les relations entre le Maroc et la France. Dans le domaine des études, il convient non seulement de terminer les études commandées par le Ministère du tourisme, mais duentreprendre la révision des tarifs pour les services de bac entre Algésiras et Tanger, et entre Gibraltar et Tanger. CHAPITRE VI FIlCCES PUBLIQUES Introduction T=_. Lafmobilisation des ressources du secteur public a continué de s'amé- liorer. En 1970, l'épargne pub]ique a dépassé DH 1 milliard alors qu'elle s'est élevée à DH 776 millions en 1969 et à DU 550 millions en 1968. Exprimée en pourcentage du PIB, elle est passie de 3,6 pour cent en 1968, à 4,9 pour cent en 1969 et à 6,2 pour cent en 1970. Cette mime année, environ les deux tiers des investissements réalisés dans le secteur public ont été financés grtce aux ressources propres de ce secteur, contre 52 pour cent en 1969 et 40 pour cent en 1968. Une telle amélioration s'explique essentiellement par les faits suivants: (i) un dynamisme accentué des recettes budgétaires, qui se sont dé- veloppées en dépit d'un manque d'élasticité interne du système fiscal; (ii) un accroissement des exportations et des recettes en devises, dont les recettes budgétaires sont largement tributaires; (iii) l'application d'une discipline stricte en matre de dépenses publiques courantes; et (iv) ca création d'excédents croissants dens les entreprises publiques, notanent les entreprises de phospiates et de sucre. Tableau 10 EPARýGJ.E PUBLIQUE BiUTE Ten millions de dirhams) istiaticns 196S 196 110 1968 1969 170 1971 Gouvernement central/ -49 22 197 259 395 528 57 Collectivités locales 30 29 28 39 4 27 25 Entreprises publiques n.d. 345 325 252 335 ayo 33 n.d. 39! 550 70 776 1045 955 En pourcentage du PIB - 3.1 4.0 3.3 1.9 6.2 5.3 1/ Excédent des recettes ordinaires sur les dépenses ordinaires, à l'exclusion des comptes extrabudgétaires. 12. A la suite d'une série de réformes fiscales, dont la première et la plus importante a été appliquée en 1962, le pourcentage des recettes fiscales par rapport au PïB, qui était de 14 pour cent seulement, est passé i 1 pour cent en 1970. Cette augmentation indique un dynamisme de 00'inpt correspondant à un coefficient d'élasticité de ,35. De 1960 à 1969, les recettes publiques ont augnenié de 9,7 pour cent par an, alors que le PIB augmentait de 6,9 pour cent par an, aux cots des facteurs 2 2/ Compte tenu du revenu par habitant à l'exclusion des exportations, du coefficient d'exportation et de la part de l'industrie minière dans le PNB, le Maroc se place au quinzime rang de 50 pays en voie de développement en ce qui concerne les progris réalisés en matière d'impCts. Voir Roy b. Bahl, "A Regression Approach to Tax Effort and Tax Ratio Analysis", Staff Papers du FMI, 2 février 1971. Recettes publiques courantes 143. Les recettes budgétaires sont passées de DH 2.842 millions en 1969 à DE 3.145 millions en 1970 (Tableau 1), ce qui correspond à une augmentation de 10,6 pour cent, alors qu'au cours de la m9me période le PIB augmentait de 5,6 pour cent. Une telle progression témoigne non seulement de l'expansion de l'économie mais également d'une amélioration du recouvrement des imptts et des arriérés d'imp8ts; il faut également y voir le résultat différé des mesures fiscales prises en 1969. - 144., En 1970, la structure des recettes publiques a continué d'indiquer la regression, amorcée l'année précédente, de l'importance relative des imptts directs (Tableau 5.2). Cette régression aurait pu 9tre atténuée si l'Etat avait procédé à. l'augmentation des impits sur les produits agricoles qui avait été envisagée (les recettes provenant de l'impet agricole se sont élevées à DH 47 millions seulement, au lieu des DE 80 millions prévus). Le secteur agricole marocain fournit près de 30 pour cent du PIB mais contribue pour moins de k pour cent aux recettes fiscales. En outre, il bénéficie de près de la moitié des investissements publics, ainsi que d'un certain nombre de subventions et inci- tations d'ordre financier. Les recettes fiscales provenant de 1'agriculture sont aujourd'hui inférieures à. ce qu'elles étaient il y a 10 ans. Cette situation semble justifier un élargissement de l'assiette de l'impôt - au moyen d'une réévaluation des revenus imposables - ainsi qu'une plus grande progressivité. 145. Les droits d'importation n'ont augmenté que de 18 pour cent, alors que les importations enregistraient une forte progression de 22 pour cent. Les importations de biens d'équipement industriel, de produits semi-finis et de matières premières, pour lesquelles les droit sont relativement peu élevés, ont augmenté plus rapidement que les importations des biens de consomnation qui sont plus lourdement imposés (20-26 pour cent contre 17 pour cent); d'autre part, pour divers biens de consommation, les droits de douane ont été considérablement réduits par rapport à 1969 (Tableau 5.3). Les taxes à l'exportation, qui repré- sentent 2 pour cent de l'ensemble des recettes fiscales, sont restées inchangées. Afin d'encourager les exportations, l'imp8t de 5 pour cent sur les minéraux a été réduit à 0,5 pour cent à partir de janvier 1970, à l'exception des phosplates (ainsi que du plomb, du zinc et du cuivre de qualité supérieure). En 1971, le remboursement de la taxe sur les produits et les services (TPS) a été étendu à. l'ensemble des exportations; certaines exportations, telles que les articles d'artisanat, les agrunes et les primeurs, étaient exonérées. On estime que la perte de recettes fiscales, engendrée par l'application des mesures de promotion des exportations (environ D 30 millions),sera compensée par l'augmentation des recettes à attendre de la libéralisation des importations. 146. La majeure partie de l'augmentation des recettes publiques est imputa3le aux taxes à la consommation, lesquelles sont passées de DE 526 millions en 196 à Di 1080 millions en 1970. Cette dernière année, les recettes publiques ont aug- menté de DH 135 millions, gr9ce à un accroissement du rendement de la taxe sur les produits et les services, lui-même imputable au développement des imporba- tions et à l'expansion de l'économie. En 1971, les taux de la taxe sur les produits et les services ont été relevés et ils sont actuellement de 15 pour cent pour les produits et de 7,5 pour cent pour les services (contre 12 pour cent et 6 pour cent respectivement l'année précédente). Afin d'éviter que cette mesure n'entraîne une hausse trop importante du coût de la vie, un grand nombre de produits dits de première nécessité (tels que le riz, le thé, le café, le fromage, le charbon, les bicyclettes et le cinéma) ont été exo érés, cerbains autres produits bénéficiant déjà de cette exonération pour des raisons sociales (pain, lait, sucre, poisson, viande et journaux), ou économiques (exportations). Il est prévu que le relèvement des taxes sur les produits et les services entraînera en 1971 une augmentation des recettes publiques d'environ DH 110 m,illions. En avril 1971, le prix de vente de l'essence a augmenté de 0.1 dirham par litre è la suite d'une hausse du prix du pétrole brut, ce qui pourra entraîner un accroissement des recettes fiscales à attendre à ce titre. "7- 7, Les préoccupations éprouvées au sujet du coût de la vie et le nombre croissant des produits exonérés rendent toujours plus difficile l'augmentation des revenus à partir des imp8ts indirects, à l'exception des taxes à l'importa- tion de produits de luxe, et donnent une importance croissante à la hausse des impôts agricoles et autres impCts directs, comme moyens de maintenir l'augmenta- tion des revenus. Deautre part, il convient aussi, pour des raisons de justice et financières, d'envisager l'imposition des capitaux et/ou des gains en capital, notamment des importants bénéfices fortuits résultant des opérations foncières et immobilières, Le rétablissement des droits de succession et la lutte contre la fraude fiscale, contribueraient également à augmenter les recettes dérivées des i npt dirscta, Un août y/,- u,,ouvernement a reauit le prix au sucre au 1etaiL 0, 0-35 irh:/ g) qu fait aïminuer les recettes de quelques 14C mi1lions da dirhas par an. Il a aussI décLdë d'introduire dans le budget de 117? ui impôt génér1 progressif sur les r-rnï ayant effet rétroactif et devrait accroître les recaties de 100 millions de dirhams par an. Dépenses publiques courantes Depuis 1965, l'Etat a suivi en matière de. dépenses une politique d'eustérité relative. Les dépenses courantes ont augmenté de 6,7 pour cent par an, alors que le PIB, au prix du marché, progressait de 5 pour cent par an. En 1970, les dépenses se sont accrues de 5,9 pour cent, contre 6,3 pour cent au cours de l'année précédente (Tableau 5.). 149. Au cours de la d'ernière décennie, les dépenses effectuées au titre de la défense et de la sécurité ont presque constrient représenté environ 31 pour cent des dépenses publiques. Quant à la part des dépenses courantes au titre des services économiques (notamment agriculture et travaux publics),. elle n'& presque pes cessé de décroftre. Cette catégorie de dépenses pourrait constituer un sujet de préoccupation notamaent en raison de la lenteur de sa progression au cours des dernières années. La catégorie la plus importante des dépenses courantes est représentée par les activités sociales, en particulier l'éducation et la santé; leur part des dépenses totales à quelque peu augnenté, atteignant 38 pour cent en 1970. Le budget consacré ài l'éducation représentait à lui seul 28 pour cent du total des dépenses courantes. Il est passé de D; 629 millions en 1969 à Di 717 millions en 1970 -ce qui représente environ les deux tiers de l'augmentation globale des dépenses courantes - notaiment par suite du relèvemrient des traitements des enseignants dans une proportion de 10 à 50 pour cent,. Ce relèvement témoigne de l'intérêt croissant des pouvoirs publics concernant l'éduca tion, et avait pour but de réduire la marge qui, au cours des années, s'était créée entre les traitementsdes enseignants marocains et ceux des ensei- gnants français (les premiers avaient été bloqués en 1962 alors que les trFLe- ments de la plupart des enseignants français étaient indexés sur l'indice des prix à la consommation en France). - 57 - 150. Malgré le blocage général des traitements de la fonction publique, et bien que le recrutement des fonctionnaires se soit ralenti depuis 1967, les dépenses budgétaires au titre du personnel n'ont pas cessé de crottre. Tandis que le nombre des fonctionnaires augmentait de 10,6 pour cent en 19t?, do 3,9 pour cenb en 1969 et de 1,7 pour cent en 1970, elles ont progresse respoc- tivement de o,6, 10,3 et 7,6 pour cent. Cet accroissement est imputable , des promotions, è un recrutement portant sur des traitements relativement plus élevés que par le passé, ainsi qu'au rel,vement du traitement des ensei'nants. Dn prévoit une nouvelle progression de ces dépenses à la suite de J 'entrée en vigueur, le ler juin 1971, d'un relèvement des traitements de 15 pour cent, intéressant les 350,000 foncticnnaires et membres des forces armées. Cetbe seule mesure entraSnera une augmentation des dépenses courantes d'environ Dl 125 mil- lions en 1971 et d'environ DE 250 millions en 1972 1» Ce dernier chiffra repré- sente un accroissement de l'ensemble des dépenses publiques courantes de D'ordre de 10 pour cent. Epargne brute des entreprises publiques et des collectivités locales 151. L'amélioration de la situation de l'épargne publique n'est pas imputable uniquement ila politique suivie par le gouvernement central en matière d'imposi- tion et de dépense; elle reflète également un assainissement de la situation des entreprises publiques, notamment de l'Office chérifien des phosphates qui est de toutes les entreprises marocaines celle qui réalise l'épargne la plus importante. Bien que les statistiques soient moins dignes de foi à cet égard qu'en ce qui concerne le budget de l'Etat, les renseignements qu'il a été possible de réunir indiquent que l'épargne des entreprises publiques représente près de la moitié de l'épargne totale du secteur public (Tableaux10 et 11). Tableau 11 EPARGNE BIUTE DES EIIER-ISES PUBLIQUES, n.i.a. a/ (en millions de Dii) Prévisions 1966 1967 1968 1939 1970 1971 Office chérifien des phosphates 209 194 107/b 160/c 278 132/b Office National des Chemins de Fer (OIC?) - 5 9 ie 19 16 Office lational du thé et du sucre (ONITS) 45 10 13/d 19/e 131f Caisse nationale de la sécurité sociale (CuSS) 35 38 27 25 29 oI :égie des Tabacs k3 2$ 28 $1 52 Sucreries (SUnAB, SUTA, SU3PG, SUS33) /i 10 22 46 58 81 107/h Office de comercialisation et d'exportation (OCE) - 30 16 27 31 30 Office national d'électricité (oE) - - 9 - - 30 Caisse nationale de crédit agricole (CNICA 5 3 - D n.b. Réegie des exploitations indus- trielles (REI) 5 5 15 5 17 9 Divers (net) - -10 - -28 -26 -70 Tobai: 345 325 252 335 490 363 (Total, y compris transferts): (345) (325) (381) (403) (495) (493) a/ A l'exclusion des transferts au budget de l'Etat ou en provenance de ce dernier. ,A l'exclusion d'un montant de DE 120 millions transféré au budget de l'EtUt. a l'exclusion d'un montant de Di: DU millions transféré au budget de l'Etat. y compris la variation des stocks. g/A L'exclusion d'un montant de DH 9 millions transféré Eu budget de l'Etat. e/ i l'exclusion d'un montant de DU 8 millions transféré au budget de l'Etat. f/ A l'exclMsion d'un montant de DE 5 millions transféré au budget de l'Etat. / A l'exclusion d'un montant de DH 10 millions transféré au budget de l'Etat. h/ Les derniers chiffres dont on dispose pour 1970, DR 22 millions (SUB.:) et DH 12 millions (SUTA) ont été inclus dans les prévisions pour 1971. i/ La SUBW a commencé en 1969 avec un montant de DE 12 millions. / ontant estimatif. k Après paiement des imp8ts indirects. Source : D'après des données fournies par le ministère des finances. 1/ Les autorités ont annoncé une réduction de DH 3 par quintal de la subvention accordée è la production de farine, qui permaettra de faire face a une partie de ces engagements supplémentaires; elle représentera pour le Trésor une épargne de DE 10 millions en 1971 et de D- 20 millions en 147. 152. Les chiffres inscrits au Tableau 11 indiquent qu'une partie considé- rable et variable des excédents des entreprises publiques a été transférée au budget du gouvernement central, notamment dans le cas de l'Office chérifien des phosphates et pour les années 1968 et 1969, ainsi que pour les prévisions de 1971. Les excédents bruts avant transfert témoignent donc d'une croissance presque continue qui, en 1970, est résultée en majeure partie d'une augmenta- tion des excédents réalisés par l'Office chérifien des phosphates et les sucreries. La Caisse nationale de la sécurité sociale et l'Office de commer- cialisation et d'exportation (OCE) ont contribué aussi dans une large mesure à cette épargne, tandis que la majorité des autres entreprises publiques ont enregistré une épargne faible ou inexistante. Selon les prévisions, les excé- dents bruts des entreprises publiques resteront stables en 1971. 153. Si l'épargne du gouvernement central et des entreprises publiques s'est accrue presque constamment, le montant estimatif de l'épargne relative- ment peu importante des nombreuses collectivités locales a enregistré en 1970 une diminution qui, selon les prévisions, se poursuivra en 1971. Il convient cependant de souligner que les chiffres fournis ne sont pas tout à fait dignes de foi (Tableau 5.5). Les méthodes comptables appliquées dans plusieurs des 21 provinces et préfectures, des 28 municipalités, des 46 centres autonomes et des 731 collectivités rurales sont encore peu satisfaisantes et le gouvernement central n'a qu'une connaissance limitée de l'utilisation des ressources. Il sera nécessaire d'entreprendre une réorganisation profonde de ces méthodes, afin d'élargir et d'améliorer le r6le des autorités locales (voir chapitre sui- vant). Investissements publics 154. La majeure partie des investissements du secteur )ublic est constituée par les dépenses en capital du gouvernement central. Alors qu'en 1970 les investissements publics dépassaient de quelque DH 400 millions leur niveau de 1965, leur taux de croissance (qui en 1968 et 1969 était respectivement de 22 et 10 pour cent) est tombé à 4,5 pour cent. Ce ralentissement provient, en partie, d'une réduction en valeur absolue des investissements effectués par les collectivités locales et en partie d'une diminution du taux de croissance de la formation de capital du gouvernement central, laquelle n'était pas contre- balancée par les investissements des entreprises publiques. Tableau 12 FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE DANS LE SECTEUR PUBLIC (en millions de DH) Prévisions 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 Gouvernement central 634 521 862 918 1,011 1,075 l,340 Collectivités locales 195 103 108 124 149 118 125 Entreprises publiques 310 270 153 3346 342 377 257 1,139 894 1,123 1,376 1,502 1,570 1,722 155. En 1970, les investissements réalisés dans les secteurs prioritaires de l'agriculture et du tourisme ont été légèrement inférieurs aux investissements de l'année précédente et très au-dessous des prévisions revisées du Plan; - 59 - en revanche, les investissements réalisés dans les secteurs des transports et de l'éducation ont dépassé les projections du Plan (Tableaux 13 et 5.6). Le léger fléchissement des investissements agricoles a affecté surtout l'exploitation forestière et la conservation de la nature. Les dépenses afférentes à la construction de barrages ont au contraire beaucoup augmenté. Les investissements réalisés en agriculture ont représenté 47 pour cent du montant total des investissements publics. L'importante différence constatée- entre les prévisions revisées du Plan en 1970 et les réalisations, en ce qui concerne l'industrie et l'artisanat, est imputable à une modification des méthodes comptables. Certains de ces investissements (BRPi) ont été inscrits à la rubrique des transferts divers). A l'avenir, les pouvoirs publics attacheront plus d'i'portance à l'éducation, afin de lutter contre l'analphabétisme, qui est très répandu au i'aroc et estimé à 75-80 pour cent de la population, et de satisfaire une demande croissante d'inscriptions scolaires. Tableau 13 DEPENSES D'EQUIPE IT DU GOUEEEMlT CEKTLL, 1966-1971 (en millions de DE) Istimations 1966 1967 1968 1969 1970 1971 Agriculture 170 347 2 o 523 503 487 Transports (y compris chemins de fer) 90 100 135 162 150 CoSunications 22 33 28 25 31 3à Logement et prestations sociales 21 27 27 2o 26 15 Education, sports et santé oublique 4 33 53 54 . 116 Tourisme . 14 37 28 37 30 28 dquipeieni du tourisne et de l'industrie 5 5 20 26 ) Industrie, artisanat et ) 97 239 divers 61 125 82 45) Industries extractives 13 14 15 39 7 lectricité 17 59 a7 42 70 78 3tir,ents publics 26 53 53 46 66 52 Reconstruction d'Agadir 19 15 17 2 - 66 Dépenses militaires 22 25 27 7 5 - Total: 521 862 918 1.011 1.075 1.340 156. L'élaboration du nouveau Plan quinquennal (1973-1971) et l'adoption ý)rochaine d'un système Planning-rograrniig-Dudgeting (PPB) permettront de se livrer è un examen plus approfondi des taux de rentEbi~lité des investissements dans les divers secteurs et d'intégrer plus étroitent le budeet d'équipement et le bud~et de fonctionnement, ce qui est essentiel pour assurer une répartition plus efficac- des ressources. L'exemple du port de Casablanca a démontré que l'effi- cacité peu- être accrue sans recours à des investissements supplémentaires, moyennant toutefois une certaine au:mentation des dépenses courantes; au lieu c 'investir des sormes importantes dans l'm(nagement du port, les autorités ont décidé de procéder à. un transfert supplémentaire de fonds, permettant ainsi d'utiliser è d'autres fins un budget d'équipenent limité. Le chapitre sur ricultue fournit d'utres exemiles. - 60 - 157. Parmi les entreprises puliques, les investissements effectués par 'Office cWérifien des phosphetes - DIL 212 MAilIons en 1970 comme en 1969 - sont de loin les plus importants; viennent ensuite ceux de l'Office national de l'é]ectricité. Les investissemenås dans les nouvelles sucreries apparte- nent i lätat ont cess. Les tableeuxlh and 15 présentent une ventilation des investissenents des entreprises publiques et des collectivités locales. Tableu l l I:IVST]SSIENT FIE DES &TREP?ISES PUBLIQU, n.i.e. a, 106 1967 1961 1909 1970 Wrvisjqw- Offt ce chkrifien des phosphates (ocP) 121392 :l 21 3 Office national des cle.rins de fer (oix) - 10 7 5 8 Ofice nalional de l'électricité (OMlE) 30 65 L,i 10 i8 Sucre (SUHiB, SUn, jOul-, SUJ 85 - 155 107 66 b Office de conercialisation et dlexporttion (033) 9 2 11 6 3 Ä6gie des entreprises indus~ trielles (REI ) 5 6 11 15 21 Caisse nationale de la sécurité sociale (CAS) 2 4 n.b. Divers 14 13 18 19 23 23 Total: 270 153 334 3h2 377 257 a/ Non coimpris les investissements figurant au budget d'équipement du gouvernerent central b/ Pour 1971, les investissements de SUBi et de SUTA ont été évalués respectiverent A DY 2 millions et Db 1 million. Source: données fournies par le ministre des Finances. Tableau 15 DöPSES D'EQUIPEIET DES COLLECTIVITES LOCALES (en millions de DI) 1965 1966 1967 1965 1969 1970 ufonicipalités 95 36 343 47 ü7 56 Routes 22 11 11 13 13 15 Eau et électricité 17 9 6 8 8 4 Btirents public 56 16 26 26 26 13 Projets divers - - - - - 24 Provinces e préfectures 82 h 41 5h 79 39 Routes 30 l2 Eau et électricité 29 12 10 10 16 1 Projets divers. 23 16 26 38 45 36 Centres autonomes et communes rurales (chiffres esAiratifs) 18 23 23 23 23 22 Total: 195 103 107 12h 149 118 Source: ministre de l'Intérieur et rinistre des Finances. - 61 - Financement des dépenses publiques 158. Comme le montre le Tableau 16,les dépenses publiques d'équipement (sur la base de la comptabilité de caisse) ont augmenté de 12,5 pour cent, pour atteindre DE 1.145 millions. En raison de l'existence d'un important excédent du budget ordinaire, le montant du déficit global, qui était de DH 812 millions en 1969 est tombé en 1970 à DH 712 millions, soit une dim.i- nution de près da DH 100 millions. Près de la moitié de ce déficit a été financée gr9ce à des prêts extérieurs, d'un montant total de DE 349 nillions, soit près de DH 100 millions de plus que l'année précédente. L'augmentation des prêts extérieurs s'est accompagnée d'une réduction des emprunts intérieurs, les- quels sont passés de DP 345 millions en 1969 à DI 220 millions en 1970, et d'une diminution du concours de la Banque dentrale au financement du développement (DH 35 millions). La réduction des emprunts intérieurs s'est traduite par une diminution sensible des emprunts à moyen terme, du fait que les banques privées ont échangé les valeurs à moyen terme qu'elles détenaient contre des effets 2 court terme moins onéreux , sans effectuer d'autres emprunts à court terme. 159. En 1971, le financement du déficit budgétaire sera plus difficile à assurer, étant donné que les dépenses publiques d'équipement doivent au-ienter de 12,2 pour cent tandis que l'épargne publique ne s'accroitrait que légèrement, d'environ D-I 50 millions, pour atteindre asi o40 millions. Ces chiffres esti- matifs ont été ajustés pour tenir compte à la fois des effets produits par les augmentations de salaires sur les dépenses courantes et de la sous-estimation traditionnelle des recettes publiques dans les documents officiels, ces deux éléments se compensant rnutuellement, de sorte que les bénéfices restent inchangés. Une augmentation des emprunts intérieurs à d'autres sources que la Banque centrale (de DYT 120 millions) et des emprunts extérieurs (de D. 30 mil- lions) permettrait de finEncer le déficit et de réduire de D, 70 millions les emprunts à la Banque centrale. Afin de mobiliser l'épargne privée, il a été décidé de maintenir un programme d'épargne obligatoire établi en 1968 et qui devait se terminer le 31 mai 1971; cette mesure permettra de recueillir, en 1971, une épargne nette de DH 8,7 millions (les contribuables ayant un revenu de plus de DE 6.000 par an doivent verser de 0,5 pour cent à 1,5 pour cent de leurs revenus, et reçoivent en échange des bons du Trésor non négociables è h pour cent et à écLéance de cinq ans. En outre, les sociétés privées sont tenues d'utiliser une partie de leurs réserves d'investissement pour l 'achat de bons du Trésor à 5 pour cent et à échéance de dix ans,(à concurrence de 30' des réserves d'investissement pour les entreprises du secteur industriel, et de 80g pour celles du secteur des services), ces bons portant intérêt à 5 pour cent pour des montants allant de D 50.001 à 150.000, à 8 pour cent au-delà de Dl- 150.000. Des bons à moyen terme d'un montant de DE l4 millions et des bons à 10 ans d'un montant de DH 90 millions avaient été ainsi émis à la fin de 1-70. Il convient cependant de souligner que cette épargne représente un transfert de fonds en provenance du secteur privé et non une augmentation nettý de l'épargne globale. Perspectives et politique à Moyen terme 160 Une projection des recettes publiques ordinaires pour l'année 1977, établie d'a'rè's l 'hypothèse d'un baux réel de croissance du PI3 de 5,5 pour cent, et d'une él&sticité persistante de l'imp8t de 1,35, fait ressortir que ces recettes au'- menteraient de 7,' pour cent par an et qu'elles passeraient de DH 3,3 milliards en 1970 à DH 5,4 milliards en 1977. Les projections des dépenses courantes fondées sur le taux constaté ,our la période 1965-1970, corrigé pour tenir commte - 62 - Tableau 16:0PERATIONS BUDGETAIRES ET EXTRABUDGETAIRES DE L'ETAT, 1965-1971 (Comptabilité de caisse) (en millions de DH) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 a/ 1971 b/ 1. Racettes ordinaires 1.889 1,975 2,132 2,585 2,813 3.141 3.232 Imp8ts directs 471 520 548 698 658 730 729 Droits de douane 375 453 475 453 513 599 566 Impdts indirects 526 574 604 693 c/ 943 c/ 1,080 c/ 1,129 c/ Droits de timbre et d'enregistrement 110 .119 126 137 173 210 200 flomaine 48 41 50 49 58 62 60 Monopoles d'Etat 142 172 191 d/ 388 311 e/ 313 e/ 364 e/ dont :CP (-) (-) (-) d/ (120) (60) (-) (60) Regie des tabacs (127) (134) (147) (168) (172) (185) (190) Divers n.i.a. 217 96 138 167 157 147 184 2. Taxe sur le sucre et excédent PTT 33 78 167 121 183 142 178 3. Dépenses courantes 1.971 2.031 2,102 2,447 2,601 2,755 2843 Service de la dette publique: intérêt f/ 129 148 138 187 197 213 228 Personnel 1,185 1,247 1,340 1,438 1,586 1,707 1,786 Matériel et fourniture 480 464 488 536 555 c/ 591 c/ 620 c/ Entretien 39 37 37 41 41 42 36 S½bventions et divers 92 78 61 169 127 155 106 LIste civile 46 57 38 76 95 47 67 4, Excédent ou deficit (1+2-3) -49 +22 +197 +259 +395 +528 +567 5. REcfboursements de capital f/ -53 -97 - 54 -111 -91 -111 -126 6. Lénanses d'équipement g/ -634 -521 -862 h/ -918 i/ -1,018 -1,145 -1.285 7. Excade.t ou deficit budgetaire global -736 -596 -719 -770 -812 -725 -844 8. Divers, y compris erreurs (excédent -) (deficit +) -53 +61 -47 -46 -42 +12 - 9. Comptes extrabudgétaires n.i.a. (net) j/ -18 +11 -83 -184 -65 -4 + 7 I C,fict global -807 -524 -849 -1,000 -812 -717 -837 .Flnancmnt 807 524 849 1,000 812 717 837 Iréscr et comptes cheques postaux (augmentation) 193 146 160 269 13 -20 42 Ercp-rnnts intérieurs 179 95 96 238 345 220 286 don: Long terme (50) (64) (76) (107) (75) (109) (-88) Meyen terme (net) (120) (-30) (-15) (22) (57) (-13) (64) .carc terme (net) (9) (61) (35) (109) (213) (241) (134) Prêts extérieurs 527 259 291 220 252 349 382 donc: Long terme (435) (264) (186) (305) (302) (270) (320) Moyen terme (net) (25) (11) (2) (5) (3) (38) (12) Court terme (net) k/ (67) (-16) (103) (-90) (-53) (41) (50) Crédit de la Banque centrale -46 3 303 273 202 168 127 Comptes du Tresor auprès de la Banque centrale 54 21 -1 - - - - Cifres provisoires D/ Chiffres estimatifs Sans compter 16â raillions de DH en 1968 et 1969, 156,8 millions de DH en 1970 et 155 millions de DH en 1971, qui correspondent à la par: revan&nt aux collectivites locales dans la taxe sur les produits et les services (TPS). Depuis 1968, cette part est versée par le Mhins- cère de l'intérieur (au lieu d'être tranférée directement par le Trésor).et inscrite dans les dépenses buidgétaires de ce ministère. Sans compter 160 millions de DH qui, en 1967 et 1968, ont été inscrits au budget de fonctionnement au titre des recettes réalisées par l'Office chérifien des phosphates (OCO) et au budget d'investissement au titre de la participation de l'Etat à l'augmentation de capital de 1OCP (100 millions de DH en 1967 et 60 millions de DH en 1968). e/ Y compris les recettes enregistrées avant 1969 comme bénéfices de la Regie des tabacs ainsi que des monopoles et exploitations, trans- férés au Fonds de développement régional; 119,1 millions de DH en 1969, 77,9 millions de DH en 1970 et 166 millions de DH en 1971. fi Y compris les paiements au titre de la dette interieure et de la dette exterieure a long terme seulement, c'est-a-dire sans compter les recettes et les paiements au titre de la dette à court terme, dont le montant net figure dans l'aide extérieure. Paements effectués au cours de l'exercice, dans le cadre du budget d'investissement. Le total ne correspond pas exactement au montant globai des depenses autorisées pour les travaux effectués pendant l'année en raison du délai qui s'écoule entre l'autorisation de paiement e leurs encaissements. h/ Sans compter 100 millions de DH correspondant à la participation de l'Etat à l'augmentation de capital de l'OCP (cf d.) / Sans compter 60.millions de DH correspondant à la participation de l'Etat à l'augmentation de capital de l'OCP (cf d.) / Excédent ou déficit net des comptes de la "Promotion nationale" (projet de travaux publics), des projets d'exploitation forestière, de l'Opération engrais" (projets agricoles) et autres. A l'exclusion des recettes provenant de la taxe sur le sucre et de l'excédent des PTT, qui figurent séparement au poste 2. k/ Y compris les recettes nettes au titre de crédits a' court terme, ou les sommes versées en remboursement de tels crédits (essentiellement prêts des Etats-Unis et de la France pour l'achat de bld). Scurce: Ministère des finances - 63 - du relèvement net des salaires intervenus en 1971, montrent que le montant total des dépenses passerait de DH 2,8 milliards en 1970 à D4 4,7 milliards en 1977 (Tableau 6). L'excédent budgétaire qui progressait rnidement depuis 1965 n'augmenterait que légèrenent, de D1 528 millions en 1)70 à DE 7î8 mil- lions en 1977. Tableau 17 PROJECTION DES R11ECEMTTES, DES DEPENSES ET DE L' XCEDT DU BJDGET DE FOIUCTICiEilENT DU GOUVERNEMEUT CE1RAL (en millions de DE) Recettes ordinaires 1/ Dépenses courîntes 2/ Excédent 1970 3283 2755 528 1971 3525 2959 566 1972 376 3261 525 1973 1066 3511 555 1974 4267 3780 587 1975 4690 4047 643 1976 5037 4345 692 1977 5410 4662 748 1/ Y compris la tace sur le sucre et les excédents des PTT / - compris le versement des intérêts afférents à la dette publique. Il convient de souligner que ces projections des recettes sont fondées sur l'hypothèse selon laquelle l'Etat pourra continuer è maintenir une élasticité de son revenu global de 1,35; en d'autres ternes, les chi-ffres indiqués dans la projection des recettes publiques et de l'épargne ne seront atteints que si les pouvoirs publics réussissent à au-Qenber le revenu de l'Etat gr9ce à des modifications autonomes des taux et de l'assiette de l'imposition, etc.. 163. La faible augmentation de l'excédent budgétaire s'accompgnerait d'un accroissement des remboursements au titre du service de la dette publique- d' environ _1Y 200 millions pour atteindre DE )00 millions en 1977), l-issant i I'Etat un volume de ressources proche du niveau actuel pour financer ses inves- tissements. Pour financer un niveau olus élevé d'investissements, I'Etat devrait compter davaýntage sur les emprunts à l'étranger et les emprunts intérieurs nets. L'ampleur des besoins financiers dépendra, bien entendu, de l'augmentation des investissements publics. 16h. Il est évident que la poursuite du double objectif qui consiste à. ne pas ralentir le rythme du programme de développement entrepris par il'Eat eü n maintenir la stabilité des prix exige, outre une intensification de la mobilisation de l'épargne intérieure et des emprunts à l'étranger, un effort soutenu visant à augnenter les recettes publiques provenant des imp8ts actuels et à élargir le système fiscal lui-même. Le recouvrement des arriérés d'impôts, en ce qui concerne certains imp8ts direts par exemple, n'a pas donné des résultats entièrement satis- faisants, malgré une amélioration sensible. En outre, comme il a déjà été dit plus haut, l'Etat aurait du depuis longtemps prendre des mesures visant à imposer le plus efficacement le secteur agricole, et il devrait, à la fois pour des raisons de Justice et pour le bien du budget public, imposer les capitaux et/ou les gains en capital. D'autre part, tout en tenant compte du problème que pose la hausse du cout de la vie, la mission estime qutil convient de ne pas réduire l'assiette des imp8ts indirects par des concessions trop généreuses. Il semble possible de relever encore les taux des im-p8ts indirects frappant certains produits locaux et imorté et d'élargir leur assiette. - 64 - 161. Les entreprises publiques peuvent également jouer un r8le important dans la mobilisation de ressources suprpléentaires destinées au développement, en au entant leurs bénéfices ou en réduisant leurs pertes. Le inistre des finances seble décidé à amliorer l 'efficacité des entreprises existantes. Cependant, il conviont de remarquEr que l1'épar-ne dec entreprises publiques est larement tri- butairro de celc dc l 'OCF, laquelle d.éend A son Lour, dans une grnde mesure, ces cours mondiaux du niosphate. Ces derniers sont en régression et sont en proie î. une concurrence de plus en plus forte. Yéanmoins, dans un certale nonbre d'autres entreprises, l'application d'une politique des prix plus dyna:ique et une meilleure utilisation de la capacité de production pourraient entraîner une augmentation des recettes. Il scrait ranifesteient utile d'entreprendre des études détaillées concernant le potentiel d'épargne des entreprises publique. 162. En ce oui concerne les collectivités loeales, il est indispens(ble de nelre au point un plan de développement et de le faire reposer sur une réorganisation fiscale. En delors des nunicipalités, les collectivités locales ne disposent praticquement pas de ressources propres. Leurs budgets sont en -rande partie alimentés par des transferts du vouvernement central ou par des contributions fiscales qu'elles parta;ent avec ce dernier. Il conviendrait de crécr des irmts locaux tels qu'un iônt sur J es terres non utilisées ou sur la propriété foncire, ce qui permettrait do réduire de facon sensible la part des recettes fiscales du gouvernement centrîl affectée aux budgets des collectivités locales. Bien entendu il convLeit d'assurer au préalable la formation d'un personnel loca. . d'aéliorer les Té hodes comptab.as pour procéder de façon plus efficace au recouvrement des impôts eb gérer un inoortant volume d'investissemients - condi-ions nécessaires du développement réional que l'on cherche à promiouvoir. Les projets préliminaires portent notammî-ent sur cinq points: (i) les liens nécessai.res entre le programme d'investissement local et le transfert aux collectivités locales dos recettes provenant i - taxe sur les produits eLt les services; (ii) un nouvel exnen des responsabi ités inco,bant au couvernement central et aux collectivils localos3 (iii) a rore dos i(is locnux; (iv) lramélioration des métodes comptables; (v) ie renforcement du contrlc exerc- Dar le gouvernement; centra sur l'e-mploi des D bransfér s aux co ec iviLts locales. 65 Il est innEble qu'il faut s'efforcer de Trouver une soLution au probi'me de le pauvreté et du sous-développement dans les zones rurales. A cet effet, les nouvoirs -Wblics ont 'ris des mesures en vue d'affecter les fonds provenant de l'impt agricol ù et les revenus du domaine au Fonds de développement régional. Peu importanlb à l'heure actue]le, ces crédits permiettront sans doute, à long tere, d'accroître les investissements destinés au développement régional. 166. A la nécessité d'améliorer les perspectives relatives à l'épargne du secteur publ c, s'ajoute celle de mobiliser de façon plus efficace l'épargne intérieure privée. 'L population marocaine est en fait davantage axée sur la conso Lation que sur la production. En 1970, la consommation privée et publique s'est accrue de 7,9 pour cent, alors que la production n'augmentait que de 3 mour cent. Il convien t de conléter par d'autres iesures de promotion de L 'épargne les programes d'épargne obligatoire déjà mentionnés, et le relûvement des intérêts afférents aux com2tes d'épargne. On -ourrait envisager, par exemole, de vendre une partie des participations inpcr'antes de 11tc et la CDC dans !es entrerises corierciaies et de relever encce ics intireCs efférents Lux cc -Ibs d'lipre. 167. infin, il convient de souligner i nouveau 2Fii:1or;,rnce vilale que revêt ir Dolitique suivie en mattire de dépenses publiquos. S ceS éEprd, 'attitude des pouvoirs publics 2aca aux revendications des fonc-ionnaires toucAmnt les traitemenïs et les salaires, est extrêieneit irnortante. Pour des raisons de ustice et pour des raisons écono,iiques, il est bon de veiller à ce que les traiWteents et salaires du secteur public ne souffreni Pas troc d'un décelce par renori au secteur privé. Cepen?n , il est indnALAe Ou'uno auUrenbation tron rie de ces traitenents et salaires conduirait intaitiblement ? une rccW¯n :as taux de croissnce éconoÈrun, car 'es ressources serviraient de plus en plus f financer un reliveneni imcdipt lu niveau de consa.dation, Vlutôt qu't effectuer des invasbissements vicent ? Pssurer dans l'0venir un nivecu de conso-riation encore plus élevé. 168. cn conclusion, les résultats obtenus ces dernres années, en ce qui concerne la nobilisation des ressources du secteur nublic trduiseni les undFnces f:verrbles du P lcon: dns son enseuble. Il nien restpts p oins ue l'écon n, et nocrieni le secteur public, deAeurent assez vulnérables. En :enors du riscue toufours prisent d'une meuvaise récolte, d'une détérioration -les cours "ondicux du phospl EY, ou d'une ivoluLion difavorable du tourisme (Crois facteurs externes qui échappent en 7rende nrie au conirôlo irect ,Ms cutoritès ccroccines et qui sont esseniels P lr prospritC du secteur p)rivé cO ý 13 u sec teur public de D'SconoMfS), i 'QvoAlion Je l'éPar7ne cubliyuc dhaeno rincieiliient de ]a volonté des pouvoir'ublics pe coursuivre, en crtirc d'impôts et de dé7onses, les nro;ranes stricis cvi ont caractérisé 'évolubion budgétaire des dernitres années Caos cue de leur cptitude Luprenter la rentabiliti Ces invesissenents Dublics existents ou de ceux qui sont envisagés pour l'avenir. Chapitre VII COMERCE EXTERIEUR ET BALANCE DES PAIEMENTS 169. En 1970, la balance des paiements s'est améliorée en dépit d'une montée en flèche des importations (22 pour cent), d'une très faible pro- gression des exportations (0,6 pour cent), et d'une variation négligeable du solde net des opérations sur services. Les importations ont répondu à la forte demande de biens d'investissement et de biens de production alors que les exportations ont subi le contrecoup de la chute des cours des phos- phates et des agrumes. En conséquence, l'accroissement des recettes pro- venant du tourisme et des envois de fonds des travailleurs a été presque totalement absorbé par l'augmentation des dépenses effectuées à l'étranger par les voyageurs marocains et les pouvoirs publics. Le déficit du compte courant est passé de 219 millions de dirhams à 757 millions de dirhams. La hausse sans précédent enregistrée par les apports nets de capitaux pub- lics et privés (qui sont passés de 325 millions de dirhams à 841 millions de dirhams) a permis de financer le déficit et de disposer d'un excédent de 84 millions de dirhams (Tableaux 18 et 3.h). Exportations de marchandises 170. Au cours de la décennie écoulée, les exportations de marchandises n'ont augmenté qu'à la cadence de 2,5 pour cent par an, sans que leur com- position soit profondément modifiée. Les produits aFicoles, qui repré- sentaient en moyenne 15 pour cent et les phosphates (25 pour cent) en constï- tuent llessentiel. En 1970, les phosphates ont constitué 23 pour cent des exportations, les agrumes 15 pour cent, les légumes frais et secs 16 pour cent et les conserves de poisson et d'autres denrées environ 9 pour cent. La part des produits métallurgiques qui a diminué peu à peu a représenté 6 pour cent, cependant, celle des produits manufacturés s'est élevée à 11 pour cent. 171. Après avoir progressé de 7 pour cent par an pendant deux ans, les exportations ne se sont accrues en 1970 que de 0,6 pour cent (Tableau 3.1). Les exportations de produits agricoles se sont maintenues à leur niveau de 1969. L'augmentation des ventes de légumes frais (en particulier de tomates et de pommes de terre) et de légumes secs a été contrebalancée par le recul des exportations d'huile dfolive et de coton qui avaient atteint des niveaux records et celui des exportations d'agrumes, qui ont subi le contrecoup d'une baisse des prix et de la concurrence des fruits espagnols. Les exportations de conserves de poisson, et de conserves et jus de fruits et de légumes nfont pas varié. 172. Les exportations de phosphates ont progressé de 12 pour cent par rapport à 1969, pour atteindre 11,5 millions de tonnes. Néanmoins, cette hausse a été absorbée largement par la diminution des cours imputable à l'excédent de la capacité mondiale, de sorte que les recettes ont augmenté de moins de h pour cent. Les exportations modestes d'une large gamme de - 67 - Tableau 18. RECAPITULATION DE LA BALANCE DES PAIEMENTS, 1966-1970 (en millions de dirhams) 1966 1967 1968 1969 1970 A. Biens (f.o.b.) -73 -28 -309 -191 69 Exportations 21E 21 2277 270 23 Importations 2241 2431 2587 2641 3156 B. Serv:ices (net) -248 -161 -157 -59 -83 Voyages 215 211 21 37 372 Transactions gouverne- -24 -4h 43 -114 -194 mentales Autres service non fournis -206 -222 -252 -253 -275 par des facteurs Revenu des investissements -128 -113 -110 -115 -128 privés Intérêt de la dette publique -82 -70 -112 -91 -81 Traitements et pensions -23 77 59 167 223 C. Transferts courants (net) -90 -26 7 31 19 Compte courant -h11 -472 -h59 -219 -757 D. Mouvements de capitaux (net) 350 377 332 325 841 Capitaux publics 380 U2E W 352 2' Subventions officielles (153) (124) (171) (154) (126) Capitaux à long terme (101) (103) (206) (126) (142) Crédits comerciaux (186) (214) (20) -(118) (336) Avoirs étrangers en dirhams (-60) (-19) (7) (-46) (-23) Capitaux privés -30 -45 -72 -27 260 Capitaux à long terme (37) (58) (37) (34) (100) Crédits commerciaux (90) (10) (6) (84) (260) Autres capitaux privés (-157) (-113) (-115) (-145) (-100) Balance globale des paiements -61 -95 -127 lo6 84 Allocations de DTS - - - - 77 Erreurs et omissions -1 -7 -9 -1 20 E. Mouvements monétaires 62 102 136 -105 -181 Banque du Maroc 7h E iz3 = -57 Situation nette au FMI (-5) (-5) (236) (17) (-51) Banques commerciales 10 -2 13 -36 -23 - 68 - minerais métalliques ont enregistré une baisse, étant donné que certaines mines sont épuisées et que les nouveaux investissements effectués ne sont pas encore productifs (voir chapitre IV). Les exportations de produits manufacturés autres que les denrées alimen- taires n'ont augmenté que de 1,6 pour cent; les faibles augmentations ac- cusées par les articles d'artisanat, les tapis et les vêtements ayant été absorbées par le recul des exportations des engrais. 173. Les exportations se présentent sous un jour plus favorable en 1971. La récolte d'agrumes du principal concurrent du Maroc, l'Espagne, a souffert de gelées tardives et la hausse des prix et l'augmentation du volume des exportations d'agrumes marocaines pourraient bien se traduire par un accroissement appréciable des recettes. Les autres exportations de produits agricoles (hormis les conserves) pourraient rester inchangées ou accuser dans l'ensemble un léger fléchissement: le vin ne rapportera qu'un peu plus de la moitié des recettes enregistrées en 1970 et les exportations de tomates et de légumes secs ne dépasseront pas sensiblement le niveau record atteint en 1970. Le volume des exportations de phosphates devrait augmenter de 6 pour cent en 1971, mais leur progression serait plus faible en valeur en raison d'une tension constante des cours. En ce qui concerrm les autres produits des industries extractives, le recul des exportations de certains minerais sera probablement compensé par une augmentation des exportations de minerai de fer. Quant aux exportations des industries de transformation des produits alimentaires, il ne faut guère s'attendre que les problèmes de structure dont elles souffrent actuellement soient résolus rapidement, de sorte que leur taux de croissance sera probablement faible. Les exportations d'engrais devraient reprendre et atteindre le niveau enre- gistré en 1968/69. La croissance récente des exportations des autres pro- duits manufacturés devrait se poursuivre. En définitive, ces estimations font ressortir pour l'ensemble des exportations de marchandises, un taux moyen d'accroissement annuel de 5 à 6 pour cent par rapport à 1970. Importations de marchandises 17h. Au cours des dix dernières années, les importations de marchan- dises ont progressé au rythme annuel moyen de 5,8 pour cent, et ont enre- gistré une profonde modification de structure (Tableau 3.2). L'application de mesures favorisant le remplacement des importations et de sévères res- trictions à l'importation ont eu pour effet de stabiliser pratiquement la valeur des importations de biens de consommation (exception faite des fluc- tuations découlant de récoltes irrégulières de blé). Ces biens, qui re- présentaient presque la moitié des importations en 1960, n'en constituaient plus que le tiers en 1970. Depuis 1967, néanmoins, les restrictions frap- pant les importations ont été quelque peu allégées et les importations de biens de consomrmation ont repris. A titre d'exemple, les importations d'automobiles, de pièces détachées, et des principaux appareils ménagers, ont augmenté de 28 pour cent par an. Cette progression a été toutefois atténuée par un recul des importations de blé et de sucre qui s'explique pour la première denrée, par une succession de bonnes récoltes, et pour la seconde, par une expansion rapide de la production nationale. Les importa- tions de matières premières, de combustibles et de produits semi-finis, - 69 - sont passées de 38 pour cent en 1960 à h3 pour cent en 1970. Jusqu'en 1967, les importations de biens de production ont augmenté au taux de 3 pour cent par an, soit approximativement au même rythme que celui de la production globale. Depuis lors, les importations de ce groupe de produits ont fortement progressé, à une cadence annuelle moyenne de 15,3 pour cent, traduisant l'augmentation rapide de la demande d'énergie et la baisse probable de la valeur ajoutée par ce complément de produc- tion. (Chapitre IV). En revanche, par suite de l'accroissement des dépenses d'investissement, les importations de biens d'équipement qui avaient augmenté de 5,3 pour cent par an de 1960 à 1966, ont poursuivi leur progression au rythme accéléré de 21 pour cent par an. La part des biens d'investissement dans le total des impor- tations est alors passée de 1h pour cent en 1960 à 24 pour cent en 1970. 175. Ei 1970, les importations (caf) ont augmenté de 22 pour cent par rapport au niveau relativement limité qu'elles avaient atteint en 1969 en progressant de moins de 2 pour cent. Ce bond en avant a intéressé toutes les catégories de produits, la progression étant plus marquée pour les biens d'équipement de production que pour les biens de consommation, excepté le blé. L'accroissement de 20 pour cent de la formation de capital a consti- tué un élément important dans le cas des premiers et la libéralisation des importations, conjugée à la réduction des droits de douane a peut-être stimulé les importations de biens de consommation autres que les denrées alimentaires. Les importations de blé ont été relativement importantes. Par ailleurs, l'accroissement escompté de la taxe sur les produits et les services à dater de janvier 1971, a dû en outre entraîner une certaine formation de stocks en fin d'année. Les importations de denrées alimen- taires, à l'exception du blé tendre (et dans une moindre mesure, du sucre et du café) n'ont guère augmenté. Les importations de-biens de consommation durables se sont accrus de 17 pour cent, à la faveur de la libéralisation des importations et de la baisse appréciable des droits de douane, mais leur progression a été limitée par le ralentissement (croissance de 8 pour cent) des importations d'automobiles ( y compris les pièces destinées aux usines de montage). Les importations de produits pétroliers ont augmenté de 15 pour cent, représentant de loin la plus importante quantité traitée par les raffineries nationales. Les importations de matières premières se sant accrues de 25 pour cent pour diverses raisons: la demande de bois d'oeuvre a été forte en raison d'un développement exceptionnel de la cons- truction, les stocks d'huile de soja ont été reconstitués, et la tendance à la hausse des importations de pâte à papier et d'autres matières premières traduit l'accélération des activités industrielles. L'essor de l'industrie explique également l'augmentation de 18 pour cent des importations de pro- duits semi-finis, les principales exceptions étant les filés de textiles synthétiques (ce qui pourrait traduire un ralentissement de la production) et les engrais. Les importations de biens d'équipement, principalement de matériel industirel, ont augmenté de 26 pour cent. Celles de matériel agricole, qui ont constitué un dixième des biens d'équipement, sont retombées à leur niveau d'avant 1968. - 70 - 176. Les importations libérées (non soumises à des contingentements ou à la délivrance de licences d'importation) se sont accrues constamment, leur part dans le total des importations passant de 37 pour cent en 1967 à h3 pour cent en 1968, puis 49 pour cent en 1969. L'accord avec le Marché Commun, qui a pris effet en septembre 1969, a renforcé les mesures de li- béralisation et d'allègement des droits de douane. En 1970, les importa- tions libérées ont représenté 70 pour cent des importations globales, elles- mêmes nettement accrues; elles comprenaient notamment des filés et fibres de textiles synthétiques, des automobiles et des pièces détachées, et divers biens de consommation. En 1970, la valeur des importations de filés de textiles a en fait diminué de 14 millions de dirhams, alors que par rapport à 1969, celle des importations d'automobiles et de pièces détachées (qui ont été simultanément frappées de droits plus élevés) a augmenté de 13 mil- lions de dirhams, celle des importations de sucre de 29 millions de dirhams et celle des importations d'appareils ménagers de 11 millions de dirhams. Par rapport à 1969, les produits libérés ont augnenté en 1970 de 23 pour cent et les importations réglementées de 20 pour cent. Il ressort de ces chiffres que si les mesures de libéralisation ne constituent pas en elles- mêmes l'origine de la vague d'importation, elles peuvent néanmoins expliquer en partie son apparition. Par ailleurs toutefois, les droits d'importation frappant un grand nombre d'articles ont diminué (Tableau 5.3); les importa- tions de ces produits ont augmenté de 17 pour cent, ce qui est supérieur à la moyenne relative aux importations de biens de consommation à l'exception du blé, mais inférieur à celles de biens d'équipement et de production. 177. En 1971, les importations devraient poursuivre leur essor, à une cadence plus lente toutefois qu'en 1970, qui approcherait le taux ordinaire de 9 pour cent par an. Pendant le premier trimestre de 1971, les importa- tions ont dépassé de 9 pour cent celles du premier trimestre de 1970 et en avril elles ont accusé 25 pour cent de plus qu'en avril dernier. Le taux d'accroissement des importations de 5 pour cent prévu par les autorités marocaines pour 1971 semble être trop en deçà de la réalité, Les importa- tions de blé tendre pour lesquelles les marchés sont déjà conclus et qui doivent servir à reconstituer les stocks, engendreraient à elles seules une hausse de 2 pour cent des importations totales. D'autres denrées alimen- taires enregistreront peut-être une baisse, mais la politique plus libérale stimulera l'essor des importations de biens de consommation. Le progrès considérable des investissements, tel qu'il est prévu, exigera également une poussée considérable des importations de biens d'équipement. Orientation des échanges et CEE 178. La répartition géographique des échanges a peu varié entre 1969 et 1970 (Tableau 3.3). Jusqu'à présent, d'après les statistiques de commerce extérieur. 3'accorcd d'association avec le Marché Commun qui est entré en - 71 vigueur en septembre 1969 ne semble pas avoir eu d'incidence bien nette à cet égard. La proportion des exportations à destination des pays du Marché Commun s'est légèrement accrue (de 59 pour cent en 1969 à 61 pour cent en 1970), mais cette avance est entièrement due à la progression des échanges avec la France qui, en pourcentage du total, ont augmenté de 2 points (soit de 35 à 37 pour cent), et non pas avec les autres pays membres, comme on aurait pu s'y attendre. La dévaluation du franc français ne parait pas avoir eu d'incidence sur les exportations à destination de la France. La proportion des importations en provenance du Marché Commun a même accusé un léger fléchissement (de 52 à 51 pour cent); en revanche, les importations de produits français ont légèrement augmenté (pour atteindre 31 pour cent des importations en 1970); mais, si l'accord d'association a donné si peu de résultats concrets, cela peut sans doute s'expliquer par le peu de temps qui s'est écoulé depuis son entrée en vigueur. En outre, le Maroc ne saurait tirer de la clause autorisant l'entrée en franchise des produits industriels dans les pays du Marché Commun des avantages substantiels étant donné que les industries orientées vers l'exportation (exception faite de la conserverie et des industries de transformation qui font l'objet des dispositions spé- ciales) ne sont que peu développées. L'accord n'est assorti d'aucun régime préférentiel en ce qui concerne les produits minéraux et quelques grands produits d'exportation agricoles (tomates, pommes de terre et légumes hors saison). Quant aux agrumes, la réduction de 80 pour cent des droits frap- pant les exportations marocaines est en partie compensée par la baisse de hO pour cent consentie aux pays concurrents, en particulier l'Espagne, qui a bénéficié d'une excellente récolte en 1970 et tire avantage de sa proxi- mité du marché; (les droits d'importation sont actuellement de h pour cent ad valorem pour les agrumes marocains et de 8 pour cent pour les agrumes espagnols). Certaines dispositions de l'accord, en particulier celles qui touchent aux conserves de poisson, n'ont pas encore été appliquées. Services et transferts 179. Le compte des services et le compte des transferts de la balance des paiements se sont améliorés ces dernières années; le déficit a été ramené de 338 millions de dirhams en 1966 à 6h millions en 1970 (Tableau 3.4). Le solde net des services non facteurs a accusé un déficit qui a atteint 97 millions de dirhams en 1970. Ce sont les recettes du tourisme qui ont le plus augmenté, mais comme les dépenses au titre des voyages effectués à l'étranger par des Marocains ont augmenté à une cadence encore plus rapide, le gain est resté limité; le déficit des transactions gouvernementales, qui comprennent notamment le paiement des entrepreneurs et des consultants étrangers, s'est considérablement alourdi; par ailleurs, l'accroissement des importations a eu pour effet d'augmenter de 30 pour cent, le montant des dépenses de fret et d'assurance. Le solde des services facteurs et des transferts s'est au contraire redressé. Ce sont les envois de salaire des Marocains travaillant à l'étranger qui ont enregistré le plus fort gain; simultanément, les paiements effectués en devises aux ressortissants étran- gers occupant un emploi au Maroc ont diminué. Le déficit relativement - 72 - important enregistré au titre du revenu des investissements (209 millions de dirhams) n'a guère varié entre 1966 et 1970; au cours de cette même période, les paiements du secteur privé ont été très nettement supérieurs aux recettes, et le montant net des intérêts versés par le secteur public a légèrement fléchi. Le montant net des recettes au titre des pensions nla guère varié et les transferts courants sont restés légèrement excéden- taires. 180. Le nombre de touristes a augmenté l'année passée de 22 pour cent et les recettes de change (calculées d'après la durée moyenne du séjour et les dépenses moyennes des touristes, donc de manière très approximative) n'ont progressé que de 12 pour cent. Elles ont atteint 667 millions de dirhams, soit plus du quart des recettes imputables aux exportations de produits de base. Les recettes des voyages d'affaires (15 millions de dirhams) en re- présentent une très petite fraction. En revanche, les dépenses encourues à l'étranger par des ressortissants marocains ont augmenté de 16 pour cent (pour atteindre 310 millions de dirhams), les voyages "non touristiques" enregistrant un bond étonnant de 47 pour cent, ce qui représente un peu moins de la moitié des dépenses totales. Cette hausse est imputabl, en partie à l'augmentation du contingent des devises alloué aux voyageurs et aux hommes dlaffaires ainsi qu'à l'assouplissement des contrôles. La ba- lance des voyages nla ainsi rapporté que 25 millions de dirhams de plus que llannée passée. Ces prochaines années, l1accroissement de la capacité hô- telière et les perspectives favorables de la demande permettent de tabler sur une hausse annuelle de 15 à 20 pour cent des recettes du tourisme, à condition que la stabilité politique se maintienne et queaucune récession majeure ne survienne dans les pays industriels; en revanche, les dépenses des ressortissants marocains voyageant à l'étranger sont appelées à pour- suivre leur mouvement ascendant; en effet, l'allègement du contrôle des changes à la frontière a eu pour effet de réduire l'efficacité de la régle- mentation limitant les dépenses des touristes à l'étranger. 181. En ce qui concerne les transactions gouvernementales, la situation a continué à se dégrader, le déficit passant de 11h à 194 millions de dir- hams. Près de la moitié des dépenses sont imputables aux prestations de services des entrepreneurs et des consultants étrangers, dont le montant a doublé pour atteindre 121 millions de dirhams en 1970. Or, il est pro- bable que les programmes de développement appelleront à l'avenir un ac- croissement des dépenses de cette nature. 182. Chiffré à 312 millions de dirhams, le coût du fret et des assu- rances a augmenté bien plus rapidement que les importations en raison de la hausse des taux de fret. Les recettes, qui sont à peine égales au tiers des dépenses, ont augmenté à peu près à la même cadence, de sorte que le déficit net s'est accru de 30 pour cent pour atteindre 197 millions de dir- hams. Il se peut qu'à moyen terme, les taux de fret diminuent, mais l'ex- pansion des échanges aggravera probablement le déficit. - 73 - 183. Les envois de fonds des travailleurs employés à l'étranger n'ont augmenté que de 5 pour cent en 1970, pour atteindre 317 millions de dir- hams après la poussée exceptionnelle de 50 pour cent enregistrée en 1969. Cette progression peut s'expliquer par l'augmentation du nombre de tra- vailleurs émigrants, par les efforts déployés par les pouvoirs publics pour faire passer ces transferts par l'intermédiaire des banques et par le rapprochement des taux du dirham sur le marché officiel et sur le marché libre. Cette tendance à la hausse devrait se poursuivre au cours des années à venir. Du point de vue des paiements, les transferts de traitement effectués par les étrangers occupant un emploi au Maroc ont baissé de 231 millions de dirhams en 1969 à 184 millions de dirhams en 1970. Les mesures de "marocanisation", qui accélèreront à l'avenir la relève des étrangers par des Marocains, accentueront probablement ce recul. Le montant net des recettes au titre des pensions ne devant guère varier, les ressources nettes au titre des traitements et pensions devrait continuer à augmenter. Le compte de capital 184. De 1966 à 1969, le montant net des entrées de capitaux s'est établi en moyenne à 350 millions de dirhams par an; il résultait d'un apport net de capitaux publics de 390 millions de dirhams et de sorties nettes de capitaux privés de hO millions de dirhams. Les capitaux publics étaient constitués par le flux assez constant des dons (150 millions de dirhams par an) et par des montants variables de capitaux à long terme et de crédits fournisseurs. En 1970, la structure et le volume de ces flux se sont profondément modifiés. Le montant net des importations de capitaux s'est gonflé de 516 millions de dirhams pour atteindre un niveau record de 84l millions,.ce qui a largement couvert le déficit du compte courant, qui était de 757 millions de dirhams. Tous les principaux postes de ce compte ont enregistré des gains nets, à l'exception des dons. 185. Le flux de capitaux privés ont enregistré des fluctuations notables. Les sorties de fonds survenues en 1969, dont le montant net était de 27 mil- lions de dirhams, ont été suivies en 1970 par des rentrées qui ont atteint 260 millions de dirhams. Dans ce flux, les capitaux à long terme avaient gagné 66 millions de dirhams par rapport à l'année précédente. Sur les ap- ports bruts de capitaux à long terme destinés au secteur privé, et qui se sont élevés à 132 millions de dirhams, 33 pour cent provenaient de France, 27 pour cent des Etats-Unis, 11 pour cent d'Allemagne et 8 pour cent d'Union Soviétique. Les investissements directs en constituaient environ les 91 pour cent, le reste étant des prêts à long terme. La répartition entre les différentes branches d'activités s'est établie comme suit: industrie 45 pour cent, extraction 9 pour cent, agriculture et tourisme h pour cent chacun, les 38 pour cent restant étant allés aux services, à la construction et à divers autres secteurs. Le montant net des crédits commerciaux a également augmenté, passant de 84 millions de dirhams en 1969 à 260 millions de dirhams en 1970. Plus de la moitié de cette hausse était imputable à la diminution de la durée des crédits à l'exportation. Les crédits fournisseurs ont gagné - 74 - en importance avec l'essor des importations de biens d'équipement et de produits semi-finis ainsi que par le biais des échanges contrôlés par l'Etat. Enfin, le déficit enregistré par tous les autres mouvements de capitaux privés s'est établi à 45 millions de moins que les années pré- cédentes, grâce au résultat net de l'accroissement des rentrées de capi- taux privés, qui a été supérieur à la hausse des capitaux rapatriés; ce déficit reste néanmoins au niveau appréciable de 247 millions de dirhams. 186. Le montant net des apports de capitaux publics a également augmenté, passant de 352 millions de dirhams en 1969 à 581 millions de dirhams en 1970. Cette progression a été possible en dépit de la diminution de 28 millions de dirhams du montant des dons, ce qui a ramené leur importance relative dans l'apport net de capitaux de 47 pour cent en 1969 à seulement 15 pour cent en 1970. Néanmoins, en valeur absolue (126 millions de di-hâms) les dons sont restés un poste important; les Etats-Unis ont versé ainsi 48 millions de dirhams (principalement du blé) et la France 42 millions de dirhams (prin- cipalement pour l'enseignement et l'assistance technique). Les prêts à long terme se sont accrus de 28 millions de dirhams, mais les remboursements ont de nouveau été plus importants que ceux de l'année précédente, de sorte que l'apport net (1142 millions de dirhams) nta été que légèrement supérieur à celui de l'année précédente. Le gain le plus important a été enregistré par le poste des crédits-fournisseurs qui est passé de 118 millions de dirhams nets en 1969 à 336 millions de dirhams en 1970. L'apport brut de capitaux publics s'est accru de 26 pour cent pour atteindre le chiffre record de 786 millions de dirhams (Tableau 3.5). Il provient principalement des Etats- Unis (39 pour cent), de la France (18 pour cent), de l'Allemagne occidentale (11 pour cent), de la Banque Mondiale (10 pour cent) et de 1#Union Soviétique (8 pour cent). Réserves de change 187. De 1966 à 1968, de mauvaises récoltes et l'accroiësement des dépenses de développement, alliés à la stagnation des exportations et des rentrées de capitaux, ont gonflé les importations nécessaires et sont à l'origine des dif- ficultés de balance des paiements qu'a connues le Maroc en 1968. Les pouvoirs publics ont dû utiliser totalement les 50 millions de crédit "stand by" du FMI pour maintenir leurs réserves officielles, ce qui stest traduit pour le Maroc par une position déficitaire nette de 34 millions de dollars à l'égard du FMI. En 1969, la balance des paiements est devenue excédentaire; le compte courant a repris 240 millions de dirhams, grâce en partie au recul des impor- tations de blé, et l'apport global de capitaux est resté à peu près le même que l'année précédente;i1 a dépassé de 106 millions de dirhams (21 millions de dollars) le déficit du compte courant. Ce redressement, auquel s'ajoute le tirage de 3 millions de dollars nets sur le FMI, a permis au Maroc de por- ter le montant brut de ses réserves officielles de 85 millions de dollars à 114 millions de dollars à la fin de 1969, de sorte que les avoirs net extérieurs de l'ensemble du système monétaire ont atteint 82 millions de dollars, soit l'équivalent de cinq semaines d'importation de biens et services. En 1970, l'accroissement du déficit du compte courant, qui a atteint 757 millions de dirhams, a été entièrement épongé par l'augmentation des importations de capitaux, ce qui a par ailleurs créé un nouvel excédent de 8 millions de dirhams (17 millions de dollars). Si l'on ajoute les tirages sur l'allocation de 15,1 - 75 - millions de DTS, diminués des remboursements nets de 5 millions de dol- lars en faveur du FMI, les réserves officielles brutes ont été portées à 11 millions de dollars et les avoirs nets extérieurs à 118 millions de dollars, soit six semaines des importations moyennes de biens et services en 1970. Le montant brut des réserves officielles a continué à augmenter pendant les premiers mois de 1971, en partie grâce aux tirages sur la nouvelle allocation de 12,1 millions de dollars de DTS. Le montant brut des réserves officielles (sans les avoirs en monnaie non convertible) a gagné 43 millions de dollars de décembre 1970 à avril 1971. (L'accord de crédit "stand-by" conclu avec le FMI pour un montant de 30 millions de dollars, et qui n'avait pas encore été entamé par de nouveaux tirages, a également été prorogé.) 188. La création de réserves et l'atténuation de la décote qui frappait la valeur officielle du dirham sur les marchés libres ont paru renforcer sensiblement la situation de la balance des paiements. Toutefois, le mon- tant net des réserves est resté très modeste en regard des importations et la balance des paiements continue d'être très vulnérable à de mauvaises récoltes (ou à un ralentissement de la vague de touristes). La progression des importations de biens d'équipement aura probablement une incidence sur l'alourdissement de la dette extérieure et une dépendance trop marquée sur les crédits-fournisseurs devrait être évitée. Le Maroc doit continuer à se constituer des réserves de change (ainsi que des stocks de céréales) et à comprimer les importations de biens de consommation non essentiels. Perspectives à moyen terme 189. L'accroissement du PIB ces dernières années, au taux de 6 pour cent par an, a été assorti d'une progression moyenne des importations à la cadence de 10 pour cent, tandis que la hausse des exportations s'établissait à environ 4.8 pour cent. Une extrapolation des tendances récentes ne fait apparaitre aucune amélioration du taux de l'épargne et laisse prévoir une pénurie plus grave de ressources, dont le déficit passerait de 430 millions de dirhams en 1968-70 à.environ 1.500 millions de dirhams en 1977. D'après les projec- tions figurant ci-après (Tableau 19), le changement d'orientation de la poli- tique économique devrait pouvoir contenir la consommation et faire passer l'épargne de son niveau actuel de 10 à 12 pour cent du PIB à 14 pour cent en 1977; par ailleurs, il doit endiguer les importations de biens et de services des non facteurs et en ramener la croissance à 7 pour cent par an (sans compter les importations rendues nécessaires par de mauvaises récoltes). Les projec- tions relatives aux accroissements d'exportations permettent d'envisager un accroissement d'un peu moins de 5 pour cent par an pour les marchandises et de 10pour cent par an pour les services. Dans ces conditions, l'objectif du gouvernement est d'accroître les investissements de 10 pour cent par an comme au cours des années précédentes (ce qui les porterait à 17,3 pour cent du PIB en 1977) le déficit des ressources atteindra 1.000 millions de dirhams en 1977. Le tiers environ pourrait provenir des opérations de services assurés par des facteurs, dont le solde serait positif si la main-dsoeuvre migratoire et les envois de fonds des travailleurs continuent à augmenter., ramenant - 76 - ainsi le déficit du compte courant à 600 millions de dirhams. Pour financer ce déficit et en autre pour amortir la dette publique de 400 millions de dirhams tout en trouvant environ 100 millions de dirhams supplémentaires pour les réserves destinées à atténuer les conséquences des mauvaises récoltes périodiques, l'apport brut de capitaux devrait dépasser 1.100 millions de dirhams; sur ce montant, 1.000 millions de dirhams seraient sûrement destinés au secteur public et un montant net de 100 millions de dirhams iront au secteur privé. De plus amples détails sur les hypothèses sous-jacentes à ces projections sont indiquées ci-après. 190. L'ensemble de la dette publique ou de la dette garantie par l'Etat augmenterait d'après ces projections de 850 millions de dollars au cours des sept prochaines années pour atteindre 1.500 millions de dollars à la fin de 1977. Sur la base d'un taux d'intérêt de 5 pour cent en moyenne, conjugué avec des amortissements se chiffrant à 80 millions de dollars, le service de cette dette atteindrait 155 millions de dollars en 1977; il représenterait alors 12 pour cent environ des exportations prévues de biens et services marocains. Tableau 19: PROJECTIONS DE LA BALANCE DES PAIEMENTS POUR 1977 (millions de dirhams) Moyenne 1968-70 1977 Exportations de biens et services 3814 6525 Exportations de marchandises (fob) 7937 77l Services des non facteurs 924 2015 Revenu des f?cteurs 493 1000 Importations de biens et services 4311 7100 Importations de marchandises (fob) 279 7 Services des non facteurs 961 1750 Paiements des facteurs 555 650 Transferts courants 19 25 Solde du compte courant -478 -600 Amortisseme,nt des capitaux publics -230 -400 à moyen et long termes Capitaux publics à moyen et long 675 1000 termes (montant brut) Capitaux privés à long terme (montant net) 48 100 Autres mouvements de capitaux (montant net) 6 Excédent de la balance des paiements 21 100 - 77 - 191. L'accroissement des exportations de marchandises devrait pouvoir augmenter de h,8 pour cent par an entre 1968-70 et 1977, soit près de deux foix plus rapidement que de 1963-65 à 1968-70 (Tableau 20). Les exporta- tions de produits agricoles pourraient progresser de 3,5 pour cent, contre 2,8 pour cent précédemment; mais ce sont les produits industriels qui enregistreront le gain le plus important: leur taux de croissance pourrait atteindre 5,7 pour cent par an, contre 2,3 pour cent auparavant. Le Maroc devrait pouvoir conserver les 15 pour cent du marché mondial des agrumes qu'il détient actuellement, maintenant ainsi le taux de croissance des ex- portations à 5,6 pour cent. La projection des exportations de fruits et légumes frais repose sur un ralentissement des exportations de tomates et une progression des ventes de légumes hors saison sur le marché européen, sur un nouveau recul des exportations de vin et sur un taux de croissance moyen pour les autres produits. Au nombre de ces dernier figurent les lé- gumes secs (qui ont enregistré un bond en avant en 1970), l'huile d'olive (qui devrait progresser au moment où les nouvelles oliveraies vont commencer à produire en 1977) et le coton. On prévoit une augmentation de 6 pour cent par an des exportations de phosphates, mais il faut envisager au cours de cette période un nouveau recul des cours, qui pourrait atteindre 15 pour cent; c'est pourquoi il ne faut pas prévoir que les recettes d'exportations progresseront de plus de 3,h pour cent par an, contre 0,7 pour cent par an précédemment. Il est probable que les exportations des autres produits miniers continueront d'être en stagnation. Les perspectives sont bonnes pour les industries alimentaires, bien qu'aux termes du traité d'association au Marché Commun ces produits soient exclus du bénifice de l'entrée en fran- chise de droits. Pour que le taux de croissance puisse atteindre h pour cent par an pour les conserves de poisson, 8,5 pour cent pour les conserves de fruits et légumes et 19 pour cent pour les jus de fruits, il faudra que le système d'approvisionnements et l'organisation soient adaptés aux quantités croissantes de produits entrant dans les circuits commerciaux. En 1977 l'on devrait pouvoir utiliser la totalité de la capacité de production d'engrais, ce qui porterait à 12 pour cent l'augmentation annuelle des exportations. Les autres produits industriels d'exportation et les exportations de fabri- cations de l'artisanat devraient maintenir leur taux de croissance, voire même le dépasser, si le Maroc sait exploiter les débouchés ouverts par le Marché Commun. - 78 - Tableau 20: PROJECTION DES EXPORTATIONS ET DES IMPORTATIONS DE MARCHANDISES (Valeur en millions de dirhams) Taix de variation annuel () moyenne moyenne prévision 1963-65 à projection 1963-65 1968-70 1977 1968-70 1968-70 !968-70-77 PORTATIONS Produits agricoles 1016 1163 158 2_8 5,7 3, Agrumes 294 388 600 5,7 1,1 5,6 Tomates 12h 157 185 4,9 0.9 2,1 Pommes de terre ho 35 ho -2,8 -5,2 2,9 Légumes frais 3h 43 80 h,8 5,5 8,0 Vin 9h 35 30 -18,0 -10,5 -1,8 Divers 430 505 650 3,3 15,5 3,2 Produits industriels Phosphates 537 556 725 0,7 1,5 3,h Autres produits miniers 256 219 225 -3,1 o,6 O,1 Conserves de poisson 103 127 175 h,3 3,4 4,1 Fruits et légumes en conserve 45 57 110 5,0 -1,8 8,5 Jus de fruits et de légumes 14 33 130 19,2 26 18,8 Biens de consommation divers 56 92 205 10,5 28 10,4 Engrais 96 52 130 -14,6 12,2 Divers 102 225 ) ' 17,2 10,4 Exportations totales 2123 2401 3510 _44 1ORTATIONS Denrées alimentaires 576 552 480 -1,h -6,9 -4,6 Blé tendre (68) (129) (100) (13,7) (-24,8) (-3,2) Sucre (260) (122) (80) (-14) (-2,5) (-5,1) Divers (248) (301) (300) (4,0) (-) Biens de consommation durables 476 495 620 0,8 12,6 2,9 Combustible et matières premières hoL 551 1000 6,h 13,8 7,7 Produits semi-finis 462 743 1550 10,0 16,3 9,7 Biens d'équipement 356 694 1404 16,3 9, importations totales (caf) 227h 3035 51O0 6,o 9,8 6,7 - 79- 192. Il faudra appliquer des mesures soigneusement étudiées pour en- diguer la croissance rapide des importations qui a caractérisé ces der- nières années et contenir le déficit croissant des ressources. Les pro- jections des importations de marchandises se fondent sur les hypothèses sui- vantes: a) le relèvement des droits d'importation et des impôts directs sur le revenu contiendront la poussée des importations de biens de consommation; b) les investissements en faveur de l'industrie nationale dont la valeur ajoutée se situe à un niveau élevé seront encouragés et c) la composante en monnaie nationale des programmes d'investissements sera relevée. Les impor- tations de marchandises devraient alors progresser de 6,7 pour cent par an seulement, contre 9,8 pour cent en 1967-70. 193. La projection des importations de blé tendre, fixée à 100 millions de dirhams par an, constitue un minimum à condition qu'il n9y ait aucune mauvaise récolte en raison des intempéries et que la productivité staméliore de façon sensible (grAce à l'utilisation d'engrais et à la sélection des semences) ramenant ainsi le déficit de 600.000 tonnes approximativement en 1970 à 300.000 tonnes en 1977. Si l'on retient à cet égard une hypothèse plus pessimiste, les importations de blé tendre pourraient facilement atteindre 350 millions de dirhams en 1977. La production nationale de sucre devrait progresser plus rapidement qu'il n'est actuellement prévu, ce qui mettra toute- fois les importations indispensables à 80 millions de dirhams. Les importa- tions des autres denrées alimentaires diminueront s'agissant de produits pouvant être fabriqués dans le pays (par exemple, les produits laitiers), mais elles augmenteront dans le cas des produits non originaires du Maroc (par exemple, le thé et le café). Les importations de biens de consommation durables, notam- ment les automobiles en pièces détachées, qui pourraient aisément atteindre 750 millions de dirhams si la tendance cctuelle persiste, pourraient être maintenues à 620 millions de dirhams grâce à des mesures de restruction. Les importations de produits pétroliers augmenteront au rythme de croissance ac- céléré de la demande de combustible pour automobiles et d'énergie électrique pour l'industrie, à moins que des gisements de pétrole ne soient découverts. L'hypothèse retenue pour les autres facteurs de production importés est qu'ils progresseront dans le sens de l'évolution récente. Pour ce qui est des biens d'équipement importés, le ratio des importations aux investissements globaux n'augmentera pas davantage; il a progressé régulièrement ces dernières années de 25 pour cent en 1965 pour atteindre 32 pour cent en 170. 19h. Le revenu des services des non facteurs est surtout constitué par les recettes du tourisme. L'accroissement de la capacité hôtelière au rythme actuel permet de tabler pour l'avenir sur une augmentation de 15 à 20 pour cent du nombre des touristes mais par la suite, il faut s'attendre à une diminution des dépenses par touriste et à la stabilisation des activités de ce secteur; les recettes en devises qu'il fournit devraient pouvoir atteindre 1.500 millions de dirhams en 1977, soit une augmentation annuelle de 12 pour cent entre 1970 et 1977, contre 16 pour cent au cours des quatre dernières années. Les revenus des facteurs progresseront avec les envois de fonds des travailleurs marocains qui seront toujours plus nombreux à émigrer. En effet, - 80 - il ne faut pas s'attendre à moyen terme que le chômage diminue au Maroc ni que la pénurie de main-d'oeuvre se résorbe en Europe, de sorte que les revenus des facteurs pourraient bien passer de 556 millions de dirhams en 1970 à 1.000 millions de dirhams en 1977; leur taux d'accroissement annuel serait alors de 9 pour cent contre 19 pour cent de 1966 à 1970. Les paie- ments au titre des services des non facteurs se composent essentiellement des voyages à l'étranger et des transactions gouvernementales. L'assouplis- sement du contrôle des changes permettra difficilement de vérifier les dépenses des Marocains à l'étranger. Par extrapolation des tendances actuelles, l'on doit envisager que les sorties de capitaux de cette nature atteindraient 750 millions de dirhams en 1977, montant de sortie que le pays ne peut se permettre. Si des mesures restrictives modérées sont appliquées, ce montant pourrait être ramené à 500 millions de dirhams. Les transactions de l'Etat à l'étranger sont en partie liées aux dépenses consacrées au développement; or celles-ci continueront à augmenter. Draprès les projections, elles seraient de 580 mil- lions de dirhams en 1977, soit un accroissement de 10 pour cent, taux très modeste par comparaison aux résultats précédents. Le coût des transports progressera à un rythme modéré seulement, les taux de fret étant appelés à baisser à moyen terme. Au cours des premières années de la présente décennie, la moyenne des paiements au titre des services des non facteurs pourrait se situer à un niveau comparable à celui des cinq dernières années, étant donné que la hausse des versements dtintérêt et des transferts de.bénéfices sera absorbée par le recul des virements de salaires des étrangers, consécutif à la politique de "marocanisation". Pendant la deuxième moitié de la décennie, les versements d'intérêt au titre de la dette publique pourraient néanmoins atteindre 350 millions de dirhams environ, ce qui porterait au total les paie- ments des facteurs à 100 millions de dirhams de plus qu'en 1970. Dette extérieure 195. La dette extérieure totale (sommes déboursées uniquement) aurait at- teint 941 millions de dirhans à la fin de 1970 (Tableaux 4.1 et 4.2). Les apports considérables de capitaux privés ont fait à peu près doubler la dette extérieure privée, qui s'est élevée à environ 55 millions de dirhams. Sur la dette publique détenue par des étrangers, un montant de 250 millions de dol- lars est exigible en dirhams et ne grève pas directement la balance des paie- ments. La dette publique et la dette privée garantie par 1'Etat ont augmenté de 12 pour cent en 1970 pour atteindre 636 millions de dolars, dont 75 pour cent étaient détenus par des gouvernements étrangers. Le Groupe de la Banque a fourni 9,3 pour cent des prêts (56,3 millions de dollars de la Banque et 2,9 millions de dollars de l'IDA), les 16 pour cent restant provenant de sources privées (obligations émises en souscription publique, crédits-four- nisseurs et créances détenues par des institutions financières étrangères). Les principaux pays créanciers se classent dans l'ordre ci-après: France 31 pour cent de la dette extérieure, Etats-Unis 23 pour cent, Allemagne 16 pour cent, Kowett 6 pour cent et URSS 4 pour cent. Les subventions inscrites dans la nouvelle dette (au taux d'actualisation de 10 pour cent) représentaient 34 à 40 por cent de son montant total pour la période 1965-1970; elles en - 81 - constituaient 37 pour cent en 1970. Le service de la dette est passé de 3 pour cent en 1964 à 8 pour cent en 1969. Il n'a pas varié en 1970, grâce surtout à une importante diminution de l'amortissement des prêts consentis par la France qui a compensé l'augmentation des autres paiements. Les exportations de services ayant repris activement, le coefficient du service de la dette est retombé à 7,7 pour cent. En 1971 toutefois, ce coefficient est appelé à s'alourdir de manière très'sensible. Tableau 21: COEFFICIENTS DU SERVICE DE LA DETTE, 1964-1970 (en pourcentage des exportations de biens et services) 196h 1965 1966 1967 1968 1969 1970 3,0 h,9 6,8 6,6 7,2 8,0 7,7 196. A la fin de 1970, les prêts non déboursés se chiffraient à 218 millions de dollars, soit légèrement moins qu'à la fin de 1969. L'importance relative de ces engagements a toutefois diminué; ils sont passés d'un montant correspondant à environ trois fois les apports nets de capitaux publics de 1969 à un montant qui représentait deux fois le chiffre atteint en 1970. Les prêts non déboursés du Groupe de la Banque se chiffraient à 97 millions de dollars (dont 15 millions de crédits de 10IDA); ceux des Etats-Unis à 40 millions de dollars, ceux de l'Union soviétique et de l'Allemagne à 30 mil- lions et 20 millions de dollars respectivement; le Koweït avait consenti un engagement de prêt de 12 millions de dollars et la Banque africaine de développement a pris un premier engagement de 3 millions de dollars. 197. En 1971, le Groupe de la Banque a consenti des prêts qui s'élevaient à 43,5 millions de dollars (dont 8,5 millions de crédits de 1'IDA) à la fin de juillet. Les accords cadres conclus avec la France portent sur une aide de 9h millions de dollars (dont 25 millions sous forme d'aide à la balance des paiements), soit presque le double de l'année précédente. La République fé- dérale d'Allemagne, qui avait déboursé 16 millions de dollars en 1970, va également augmenter le montant de ses prêts. L'allocation consentie par 1'USAID n'a pas encore reçu l'approbation du Congrès; son montant est sub- ordonné aux livraisons de blé, qui doivent être sensiblement supérieures en 1971. Les nouveaux engagements des principaux pays donateurs, alliés aux prêts non encore déboursés, laissent à penser que l'apport de capitaux publics ap- prochera en 1971 le niveau sans précédent de 581 millions de dollars qui était le sien en 1970; quant aux projections à moyen terme indiquées plus haut, elles permettent de prévoir que la dette extérieure pourrait atteindre 1.500 millions de dollars en 1977, même dans l'hypothèse favorable où les exporta- tions de marchandises progresseraient de 5 pour cent par an, celles des ser- vices de 9 pour cent,et où les importations pourraient être maintenues à 7 pour cent par an. A supposer que les conditions auxquelles sont prêtés les capitaux publics restent inchangées dans l'ensemble, en 1977 le service de - 8 - la dette serait d'environ 155 millions de dollars, soit à peu près 12 pour cent des exportations prévues de biens et services. A Mogen terme, le Maroc est encore en mesure de rembourser les nouvelles dçtte$ qu'il contracte, sous réserve que ses exportations s'améliorent r6galibrement, que l'épargne s'accroisse et que les conditions de faveur dont est assortie cette dette ne se détériorent pas. A long terme, à moins que la situation des exportations ne se redresse ou que ne s'assouplissent les conditions moyennes des prêts, le coefficient du service de la dette montera en flêche pour approcher les 20 pour cent au début des années 1980. ANNEXE STATISTIQUE 1.1 Population 1.2 Emploi par secteurs, 1960-1973 1.3 Emigration des travailleurs, 1965-1970 2.1 Produit intérieur brut par principaux secteurs aus prix du marché de 1960 , 1965-70 et prévisions pour 1971 2.2 Produit national brut aux prix du marché, 1965-1970 et prévisions 1971-197? 3.1 Exportations de marchandises - valeur en douane 1965-1970 3.2 Importations de marchandises - valeur en douane 1965-1970 3.3 Répartition géographique du commerce extérieur 3.4 Balance des paiements, 1966-1969 et prévisions officielles pour 1970 3.5 Aide extérieure publique, 1966-1970 h.1 Maroc - En cours de la dette publique extérieure au 31 décembre 1970 h.2 Maroc - estimation du service de la dette publique extérieure y compris les montants non décaissés au 31 décembre 1970 5.1 Recettes ordinaires du gouvernement central (1965-1971) 5.2 Ventilation des recettes de l'Etat, 1960-1971 5.3 Importations et modifications tarifaires 1969/1970 5.h Dépenses de fonctionnement de l'état 5.5 Comptes des collectivités locales 5.6 Dépenses d'investissement de l'état (et estimations): 1965-1972 6.1 Situation monétaire 6.2 Montant total des crédits bancaires en cours - ventilation par secteur et selon la durée 1966-1970 7.1 Structure de la production agricole en 1969 7.2 Production des principales cultures 7.3 Production de l'élevage et effectifs 7.4 Betterave sucrière: superficie, rendement et production, 1966-1970 7.5 Exportations de produits agricoles par l'OCE 7.6 Exécution du programme d'investissement dans l'agriculture 7.7 Travaux d'irrigation effectués par le ministère de l'agriculture et plan pour 1968-1972 7.0 Répartition de la superficie culturelle dans les débuts des années soixante 8.1 Indice de la pro-uction industrielle par secteurs et branches 1963-1970 8.? Production de certaines industries de transformation 8.3 Production et exportations minérales - 1965-1970 3.h Approbations nettes par la commission des investissements des projets d'industries de transformation et extractives 8.5 Aide approuvée par la BNDE 8.6 Formation de capital fixe dans les industries manufacturières, les mines et l'énergie électrique en 1969 8.7 Formation de capital fixe dans 111 grandes entreprises de transformation des secteurs privé et mixte, de 1966 à 1970 8.8 Arrivées de touristes étrangers - 1965 8.9 Touristes étrangers par nationalité 8.10 Nombre d'arrivées de touristes étrangers par mois 8.11 Nombre d'arrivées de touristes étrangers par point d'entrée 8.12 Investissements et nouveaux hébergements touristiques par catégorie et par région, 1968-1970 8.13 Indices des prix dans certains pays méditerranéens 8.1 Indice composé du cout des vacances dans les pays méditerranéens en voie de développement 9.1 Indice du cout de la vie Tableau 1.1 POPULATION (en milliers de personnes, au milieu de l'année) 1952 1ý6O 1966 1970 Marocains 8.803 11.230 13.550 15.3h5 Etrangers 539 396 175 150 Total 9.342 11.626 13.725 15.495 Estimation de la distribution, par ages, 1970 (en pourcentage de la population totale) U-9 10-l 15-19 2ü-24 25-h 5-5 - 55-64 65+ 33,9 12,1 10,2 8,6 22,h 6,3 3,9 2,6 Sources: Bureau central de la statistique, Résultats du recensement de 196C; Ministère du Plan; et Division de la population de l'ONU. Tableau 1.2 EMPLOI PAR SECTEURS, 1960-1973 (en milliers de personnes) Recensement Estimations Estimations Estimations Prévisions Accroissement de 1960 pour 1958 pour 1968 pour 1970 pour 1973 de 1968 a V973 Agriculture 3065 3250 3400 3500 3675 275 Energie et eau 10 17 19 19 2u 1 Industries extractives 39 32 36 36 37 1 Industrie et artisanat 399 420 436 446 458 22 Textiles, métiers traditionnels (141) (160) (173) (185) Bâtiments et travaux publics 56 66 77 82 83 5 Transports et communications (198 87 110 122 146 36 Services ( 148 225 250 282 57 Commerce 230 25q 287 297 332 45 Secteur public 183 200 215 222 258 43 Total 4470 IlT 97¯ 5290 185 "Promotion nationale" 2f - 19 80 80 150 70 Emploi total B89 n73 507 5440 555 Population active 4485 1056 5575 585o 6340 765 Y Chômage (résiduel) 305 467 690 795 900 210 y _/ Le Plan quinquennal (Vol. 1, p. 92) évalue l'accroissement de la population active à 710.000 personnes seulement et l'augmentation du chSmage à 155.000 ch4meurs. 2j Dans l'hypothèse de 250 hommes-journée de travail par an, Source: Recensement de 1960 et données fournies par le Secrétariat du Plan. Tableau 1.3 EMGRATION DES TRAVAILLEURS 1965-1970 Date de l'accord Pays d'immigration 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Algérie1/ 21 6 23 13 31 25 Allemagne 1/ (21 juin 1963) 36 14 23 27 1826 881 Royaume-Uni 9 19 44 169 1692 2046 Belgique 1/ 2/ (17 février 1964) 55 8 4 2 21 123 Espagne 1/ 46 18 47 26 47 112 France 1/ 2/ (ler juin 1963) 5742 5972 6443 7456 15551 24673 Pays-Bas (14 mai 1969) 30 il 2 5 661 2608 libye 1/ (17 septembre 1965) 9 889 2717 4683 3651 433 Suisse 4 2 34 60 3 44 Autres pays il 4 16 38 36 61 5959 6943 9353 12479 23519 31-006 1/ Pays où résident des attachés d'affaires sociales marocains. 2/ Pays avec lesquels ont été conclus des accords de sécurité sociale. Sources: Ministère du travail et diverses ambassades. Tableau 2.1: PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR PRINCIPAUX SECTEURS AUX PRIX DU MARCHE DE 1.960 1965-1970 ET PREVISIONS POUR 1971 (en millions de dirhams) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 L1 1971 _ Agriculture 3150 2780 3070 3980 3650 3720 3850 Energie 260 280 280 310 330 350 380 Mines 590 580 580 580 620 620 630 Industrie et artisanat 1320 1370 1420 1490 1580 1700 1820 Bâtiment et travaux publics 460 500 580 570 610 700 780 Commerce 2130 2140 2280 2hh0 2550 2730 286o Transports et autres services du secteur privé 1780 1820 1890 2010 2090 2190 2320 Traitements et salaires du secteur public 1120 1190 1250 1370 14o 1480 1560 Produit intérieur brut 2 10810 10660 11350 12750 12870 13490 14200 e/Chiffres provisoires 2/ Prévisions Correspond à la Production intérieure brute plus les traitements et salaires du secteur public Source: Secrétariat du Plan. Tableau 2.2: PRODUIT NATIONAL BRUT AUX PRIX DU MARCHE 1965-1970 Er PREVISIONS 1971-1972 (en millions de dirhams) 1/ 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1972 Consommation privée 9730 9670 10090 10790 11790 12700 13500 14220 InLerieure (9550) (9!±90) (98BO) (10540) (1190) (123L0) (13110) (13820) A lrétranger (180) (180) (210) (250) (300) (360) (390) (hoo) Ccnsommation publique 1800 1880 1930 2130 2320 2h50 2600 2750 Biens et servtes (U0) (450) (h30) (-80) (sho) (6Co) (600) (620) TraitermenUs et salaires(1360) (130) (1500) (1650) (1780) (1850) (2000) (2130) Fonnaion de cpital fixe luo' 1530 1890 1970 2180 2610 2880 310 Variations des sLocks - -150 30 720 -160 -80 - - ExportatLions de biens et services 2170 2780 2800 3060 3380 3530 3780 4050 Moins Importations de biens et services -2520 -2870 -3Lho -3360 -3590 -4320 -kh5o -4520 Produit intérieur brut 136o 128ho 13600 15310 15920 16890 1831O 19610 Revenu net de facteurs a l'étranger J -170 -230 -110 -160 -40 +10 - +30 Produit national brut 12990 12610 13490 15150 -15880 16900 18310 196-40 lf Chiffres provisoires 2- Prévisions Y compris les paiements et les recettes au titre des pensions. Sources: D'apr;s les comptes de la nation, et du Secrétariat du Plan. Après 1965,.on a utilisé les estimations effectuées par lOffice des Changes en ce qui. concerne les importations et les exportations. Tableau 3.1: EXPORTATIONS DE MARCHANDISES VALEUR EN DOUANE 1965-1970 (Millions de dirhams) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 TOTAL 2207 2168 2146 2278 2455 2h70 Denrées alimentaires, boissons et tabacs 1050 1052 1062 1169 U85 1249 Agrumes 3l 335 346 420 389 357 Tomates Pommes de terre 49 59 47 39 25 40 Autres légumes frais 48 30 40 41 42 47 Conserves de poisson 73 122 115 130 124 127 Légumes secs 89 54 50 94 94 132 Conserves de fruit et de légumes 50 51 59 51 65 56 Vin 86 69 60 24 37 43 Jus de fruits et de légumes 14 22 19 24 36 38 Fruits secs 34 23 30 18 27 25 Divers 156 138 121 184 200 204 Matières premières agricoles 140 174 141 13h 238 166 Huile d'olive 3 Z -~ 7 91 ~7; Coton 29 29 40 16 44 28 Liège 16 16 18 20 22 21 Crin végétal 27 26 21 19 19 21 Alfa 5 5 h 5 6 h Laine, pelleteries, cuirs et peaux 9 9 7 6 3 1 Divers 51 45 45 61 53 75 Produits des mines et des carrières 864 784 764 754 776 794 Phosphates 77 573 77 3Z 4 51 3772 Plomb 100 76 59 66 65 71 Fer 38 32 35 25 32 29 Manganèse 51 52 41 34 30 28 Zinc 33 26 27 21 24 14 Cobalt 10 1h 12 15 13 7 Charbon 13 6 7 6 5 5 Divers 46 h 37 43 56 68 Produits manufacturés non alimentaires 153 158 179 221 257 261 Cuir. 13 ¯Z ~17 ¯21 -27 ~0 Produits semi-finis en liège 7 7 6 5 6 6 Engrais (73 40 53 69 53 33 Autres produits semi-finis ( 49 47 61 61 77 Produits finis pour l'industrie et l'agriculture 6 5 2 8 3 13 Tapis ( 10 l 12 18 28 Artisanat (52 3 8 9 9 14 Vêtements ( 3 4 5 16 21 Autres biens de consommation ( 27 31 31 66 49 Source: Secrétariat du Plan et Office des Changes Tableau 3.2: IMPORTATIONS DE MARCHANDISES VALEJR EN DOUANE 1965-1970 (iillions de dirhams) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 TOTAL 2172 2418 2621 2790 2844 3471 Denrées alimentaires (à l'exception des huiles et graines oléagineuses), boissons et tabacs 571 660 723 619 452 583 Blé tendre 79 202 303 216 40 130 Sucre 262 191 149 119 109 138 Thé 56 64 68 82 103 90 Beurre et fromages 25 25 32 40 46 hh Café 30 33 36 35 31 49 Lait 23 20 26 26 26 27 Tabac 15 18 17 18 26 23 Farine de froment 23 12 15 10 il 2 Divers 58 95 77 73 65 80 Combustibles et matières premières hhl 435 418 529 507 616 Pétrole brut 73 7 ~ 107 1 Lubrifiants 18 14 14 22 27 27 Essence et diesel h 2 8 7 8 17 Produits pétroliers divers - 22 25 30 28 31 Bois 64 76 69 80 83 102 Huiles de table 118 94 60 86 47 81 Pâte à papier - 30 32 34 37 48 Divers - 118 130 163 175 196 Produits semi-finis 458 522 554 621 738 872 Produits métalliques non électriques 135 IE1 172 -1- 207 90 Filés de coton et de fibre synthétique 56 90 76 86 122 108 Produits de papier intermédiaires 27 30 32 34 37 48 Engrais 27 27 35 42 30 24 Autres produits chimiques 48 50 47 60 61 76 Or industriel 10 6 h 5 7 8 Divers 155 178 188 213 274 318 Produite finis pour l'agriculture et l'industrie 353 385 529 588 663 833 Equipement industriel M 15 30 3h7 ý7I 1-1 Equipement agricole 24 27 23 5' 54 43 Véhicules automobiles et pièces détachées 16 22 12 13 17 44 Divers 148 178 154 177 177 235 Biens de consommation 349 416 397 433 48h 567 Automobiles et pièces détachées -5 71 T7 13 169 l12 Equipement et principaux appareils ménagers 20 32 35 48 59 70 Produits pharmaceutiques 56 62 48 53 49 50 Textiles 52 97 71 24 25 26 Divers 167 164 156 173 182 239 Source: Secrétariat du Plan et Office des Changes Tableau 3.3: REPARTITION GEOGRAPHIQUE DU COMMERCE EXTERIEUR (Millicis de dirhams) 1964 1969 0 Valeur Pour- Valeur Pour- Valeur Pour- centage centage' ce Ma 2Eortations f_,(.o.b.) a destination de: France 958 h3 863 35 90h 37 République fédérale d'Allemagne 239 l 209 9 227 9 Benelux 156 7 171 7 203 8 Espagne 90 h 100 h 93 h Royaume-Uni 104 h 143 6 137 6 Algérie 36 2 71 3 66 3 Italie 57 3 200 8 163 7 Cuba 56 3 43 2 20 1 Etats-Unis 29 1 47 2 40 2 URSS - - 73 3 71 3 Divers 494 22 535 21 546 20 Total 2.219 2 100 2.470 100 Importations (c.a.f.) en provenane de: France 911 39 866 30 1.075 31 Etats-Unis 231 214 8 392 11 Cuba 243 10 68 2 62 2 Répu'b'lique -fédérale d'Allemagne 132 6 279 10 304 9 Bénélux 102 4 191 7 197 6 Italie 64 3 152 5 187 5 Royaume-Uni 69 3 148 5 161 5 URSS - - 159 6 166 5 Divers 593 25 767 27 927 26 Total 2.35 100 2.8Z 10 3~7 T00 Source: Secrétariat du Plan> Office des Chnnges Tableau 3.h: BAIANCE DES PAIEMENTS, 1966-1969 ET PREVISIONS OFFICIELLES POUR 1970 (Millions de dirhams) 1966 1967 1968 1969 1970 Sec. Dép. Solde Rec. Dép. Solde Rec. Dép. = -n Roc. Dï p Solde Rec. ep. Solde Biens et services Biens (y compris l'or non monétaire) 2168 22h1 -73 2146 2h31 -285 2278 2587 -309 2h50 26h1 -191 2h63 3156 -693 Services ¯13 "2 77 ¯77 ~70 57 777 ~772 - ~927 955 -79 T)Z7 113 --f Fret et assurance ¯1 177 -IE 76 191 -17 ~E 7M 3 -113 ¯E 737 --IM J77 312 -197 Autres transports 8 56 -48 10 58 -h8 13 70 -57 26 7h -hd 31 82 -51 Voyages 379 164 215 h00 189 211 h50 235 215 616 267 3h7 682 310 372 Transactions gouvernementales 113 137 -2h 126 170 -h 187 144 43 151 265 -11h 158 352 -19h Autres services 52 9h -h2 51 100 -49 h0 120 -80 h7 101 -5h 82 109 -27 Revenu des facteurs 337 570 -233 381 h87 -1o6 395 558 -163 527 566 -39 556 5h2 1h Revenu des investissements ~~3 7 - -210 29 212 -183 EE a 23e 17W7 ~9 2 -06 -7E 73 -27 Privés (15) (143) (-128) (15) (128) (-113) (28) (138) (-110) (20) (135) (-115) (23) (151) (-128) Intérêt sur la dette publique (20) (102) (-82) (14) (8h) (-70) (16) (128) (-112) (39) (130) (-91) (51) (132) (-81) Traitements (transferts des travailleurs) 158 266 -108 209 213 -h 200 225 -25 302 231 71 317 18h 133 Pensions 1"1 59 85 143 62 81 151 67 8h 166 70 96 165 75 90 Privées (16U) (-) (144) (143) (-) (163) (151) (-) (151) (166) (-) (166) (165) (-) 165 Publiques (-) (59) (-59) (-) (62) (-62) (67) (67) (-67) (-) (-70) (-) (-) (75) (-75) Total des biens et services 3118 3h39 -321 3180 3626 -hh6 3h51 3917 -h66 3903 h153 -250 h087 h863 (-776) Transferts courante 31 121 -90 h 70 -26 62 55 7 6h 33 31 59 h0 19 Prives 3 IIE 8 17 Z 3 8 70 2 Ug lu7 «6 33 39 3 7 Publics - 5 -5 - 6 -6 - 7 -7 - h -h - 8 -8 Mouvements de capitaux 837 h87 350 803 426 377 871 539 332 803 h78 325 1327 h86 8h1 Capitaux publics 36 27 380 357 n7 1 22 773 265 9 5U 377 223 372 JW 2ÔS ei Dons 13 - 173 17E - 17 ~171 ~- 171 73 - 15 in - 12M Crédits commerciaux 227 hl 186 269 55 26 167 67 20 193 75 118 h02 66 336 Prêts en devises 173 167 6 125 57 68 253 92 161 155 88 67 198 100 98 Prêts en dirhams 88 8 80 43 l4 29 63 20 h3 71 16 55 57 16 41 Avoirs étrangers en dirhams (nets) - 60 -60 - 19 -19 7 - 7 - h6 -h6 - 23 -23 Divers 15 - 15 6 - 6 2 - 2 4 - h 3 - 3 dircautx prfvés 181 211 -30 236 281 -h5 208 280 -72 226 253 -27 541 281 260 7! _ 7 JE Uý3 -7 51 J;3 -7 UE 77 J7 19 ) )-; ); Invs et directe effectués par des étrangers "El f2 ~34 ¯98 K ~E ~¯ I Prêts à long terms 17 20 -3 7 il -h 5 S - 12 6 6 Prêts et investissements effectués par des Marocains- 9 3 6 17 6 -11 15 6 9 9 - 9 ? - 2 Crédits commerciaux (nets) 90 - 90 55 h5 10 66 60 h - 8h 26C 260 Comptes bloqués (nets) - 15 -15 - il -11 3 - 3 13 - 13 6 - 6 Divers 2h 166 -lh2 98 200 -102 8h 202 -113 51 209 -158 141 2h7 -106 Total de la balance des paiements 3986 407 -61 h027 4122 -95 h38h j511 -127 h770 h66h -106 5h73 5389 8 Allocation DTS -= == ~=- _ --=" - _- _ -r =77 - 77 Erreurs et omissions 1 - -7 -_20 70 Mouvements monétaires 68 6 62 120 1J 102 257 121 136 118 223 -105 h 18h -181 Banque du Maroc J7 3 7 15 E E10 2-36 Z3 12-3 177 717 _-79 - 5U 13E Avoirs extérieurs (43) (-) (h3) (118) (-) (118) (-) (-83) (-33) (-) (187) (-187) () (82) (-82) Engagements extérieurs (1h) (-) (1h) () (9) (-9) () (-30) (-30) (101) (-) (101) (-) (25) (-25) Position nette au FMI (-) (5) (-5) (-) (5) (-5) (236) (-) (236) (17) (-) (17) (-) (51) (-51) Banques commerciales il 1 10 2 h -2 21 8 13 - 36 -36 5 28 -23 Avoirs extérieurs (11) (-) (11) (-) (4) (-h) (-) (3) (-8) (- (27) (-27) (-) (28) (-28) Engagements extérieurs (-) (1) (-1) (2) (-) (2) (21) () (21) (-) (9) (-9) (5) (-) (5) Roc.- Recettes; Dép. Dépenses a Les transferts de salaires et les versements de pension cnt été inclus sous la rubrique 9evenus des facteurs alors que dans le tableau récapitulatif du texte et les statistiques officielles, ces transferts sont consideres comme des transferts courants. la présentation adoptée ici a pour objet de faciliter les comparaisons avec les comptes na- tionaux. C'est ainsi que le déficit du compte courant est calculé sans tenir compte des recettes et paiements de transfert autres que ceux qui constituent des revenus des facteurs b/ Comprend les crédits à l'exportation, consistant en effets sur l'étranger escomptés par le système bancaire marocain; dans les comptes officiels, ces crédits entrent sous la rubrique des mouvements monétairesý Tableau 3.5: AIDE EXTERIEURE PUBLIQUE-1966-70 (Millions de dirhams) 1966 1967 1968 1969 1970 Pr6ts Dons Prêts Dons Prêts Dons Prêts Dons Prêts Dons Etats-Unis- 137 104 135 69 164 113 177 88 258 48 France . 226 44 161 46 62 46 81 38 102 42 Rpublique fédérale d'Allemagne 7 -- 105 -- 167 7 23 8 84 -- BIRD/IDA 61 -- 41 -- 61 -- 67 -- 75 -- URSS -- -- -- -- -- -- 10 --64 Koweit 57 -- -- -- 24 -- 30 -- 23 -- Iran -- -- -- -- 1 -- 29 -- 15 -- Italie -- -- -- -- -- -- 2 -- 34 -- Autres sources d'aide officielle et divers transferts publics 15 5 1 9 13 5 h 20 5 36 Total 503 153 443 12h 492 171 423 660 126 Total des prêts dons 656 567 663 577 786 1/ Ces prêts comprennent des crédits pour l'achat de blé. / Classé avant 1969 avec les "autres sources" d'aide officielle. Source: Office des changes Tableau h.1: MAROC - ENCOURS DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1970 1/ Dette remboursable en devises (Milliers de dollars E.U.) Encours de la dette au 31 décembre 1970 S o u r c e Montants Y compris les décaissés montants non seulement décaissés Total de la dette publique extérieure 636.500 854.773 Dette envers le secteur privé 99.988 99.988 Obligations émises en souscription publique 32.059 32.059 Fournisseurs 52.141 52.141 France 29.573 29.573 Allemagne (République Fédérale di) 22.063 22.063 Pays-Bas 188 188 Royaume-Uni 317 317 Institutions financières 15.788 51.788 Belgique 10.891 10.891 France h.897 h.897 Prêts accordés par des organisations internationales 59.162 159.263 Banque africaine de développement - 2.800 BIRD 56.311 138.163 IDA 2.851 18.300 Prêts accordés par des gouvernements étrangers 477.350 595.521 Belgique 392 392 Danemark 364 3.333 France 163.896 167.563 Allemagne (République Fédérale dt) 79.696 101.144 Hongrie 636 636 Iran 9.189 13.800 Italie 6.832 9.725 Koweit 39.672 52.140 Pologne 2.110 2.110 U.R.S.S. 28.041 58.124 Etats-Unis 146.040 186.072 Yougoslavie h82 482 _/ Dette à échéance initiale ou prolongée, de plus d'un an. Division des Services statistiques Département des Etudes économiques 21 mai 1971 Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS LES MONTANTS NON DECAISSES AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (Milliers de dollars EU) Page 1 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMENTS PENDANT (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERIODE Y COMPRIS LES M0NTANTS ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL TOTAL DE IA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE 1971 801. 570 46 .375 24 .767 71.,142 1972 755 -194 45 .411 25 .224 70- 635 1973 709.784 46.423 25.411 71.835 1974 663. 360 46 .484 24 .414 72.898 1975 614. 876 48.179 22.556 70.735 1976 566. 697 48.019 20.743 68.762 1977 516. 678 45-678 18.961 64.639 1978 473- 000 44-333 17-400 61.733 1979 428. 666 40-204 15.831 56.035 1980 388. 463 35.922 14.372 50.294 1981 352- 541 33-256 12 .964 46-220 1982 319. 285 30-428 11 .702 42. 130 1983 288. 856 29-506 10.581 40.087 1984 259.350 28.220 9.503 37.723 1985 231. 131 24.377 8.490 32.867 1986 206. 754 21.622 7.600 29.222 1987 185- 132 19-692 6.835 26.527 1988 165. 440 16.421 6.123 22.544 1989 149. 019 12-764 5.501 18.265 1990 136· 255 10.687 5.000 15.687 Note: Comprend le service de toutes les dettes énumérées au Tableau 4.1, à l'exception des: a) obligations émises en souscription publique et remboursables à la demande du porteur 717.000 b) prêts pour lesquels on ne dispose pas des conditions de remboursement: Fournisseurs 1.440.000 Banque Africaine de Développement 2.800.000 Prêts accordés par des gouvernements étrangers France 16.205.000 Hongrie 186.000 U.R.S.S. 31.855.000 Total $53.203.000 T4bjeau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS LES MON TANTS NON DECAISSES AU 31 DEC0BFIBRE 1970 Dette remboursable en devises (Milliers de dollars EU) age 2 ENCOURS DE LA DETTE PAIE.ENTS PEWDANT (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERIODE Y COMPRIS LES MONTANTS ANNEE NON_DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL DETTE ENVERS LE SECTEUR PRIVE 1971 97831 12.572 5-775 18-347 1972 85*259- 11-489 5-248 16.737 1973 73770 1C.862 4-415 15.337 1974 62-9c9 10-032 3.753 13-785 1975 52.877 9.656 3-C75 12-731 1976 43à221 8-613 2-432 11.045 1977 34-607 61806 1-87ý 8.676 1978 27-802 7-316 1-409 8.725 1979 20486 3-093 977 4-071 1980 17i392 1832 795 2-627 1981 15-560 913 657 1-57t 1982 14-641 350 616 965 1983 14èP97 366 600 966 1984 13à932 381 584 965 1985 13550 398 567 965 1986 1152 416 550 965 1987 1 1-37 537 532 1.06Q 1988 12'200 493 506 999 1989 11-706 416 485 900 1990 116291 433 467 900 OBLIGATIONS EMISES EN SOUSCRIPTION PUBLIQUE 1971 31-342 3.443 1.450 4-893 1-972 216$99 169r05 1287 3-193 1973 254993 1-424 1-186 2-610 1974 24.569 1,416 1-116 2.532 1975 2b153 1.301 1.047 2.347 1.976 21-853 1-208 981 2-189 1977 20645 1-i.9 918 2-107 1978 19t456 2.756 857 3-613 1979 16-699 823 711 1.54C 1980 15-076 820 675 1495 1981 19-56 409 633 1-043 1982 14'647 350 616 965 1983 14e97 366 600 966 1984 13-932 381 584 965 1985 13'550 398 567 965 1986 13st52 416 550 965 1989 12'137 537 532 1.06Ç 1988 120c 493 506 999 1989 11106 416 485 900 1990 11i91 433 467 900 scrir note de bas de page 1 du Tableau Tableau h.2: tMBOC - ESTIATION DU SER-ICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS LES MON TANTS NON DECAISSES AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (Milliers de dollars EU) Page 3 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMENTS PENDAUT' (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERIODE Y COMPRIS LES MONTA1NTS ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL DETTE ENVERS LE SECTEUR PRIVE 1971 50-700 7-847 3.744 11591 1972 42-853 7-690 3172 10-862 1973 35-164 7544 2.607 10-151 1974 27-620 6-723 2.060 8-783 1975 20.897 6-462 1-559 5-020 1976 14*435 5-512 1.088 6-600 1977 6-923 3-723 695 4-419 1978 5-200 2-666 401 3.067 1979 2-534 1.018 215 1&233 1980 1-516 1.012 120 1.132 1981 504 504 24 527 INSTITUTIONS FINANCIERES 1971 15-788 1.281 581 1.863 1972 14507 1@893 789 2.682 1973 124614 1.893 683 2·576 1974 10&720 1-893 576 2-47C 1975 8-827 1-893 470 2-363 1976 6933 1#893 364 2-257 1977 5040 1-893 257 2.151 1978 3·146 1-893 151 2·044 1979 1-253 1.253 45 1-297 Voir note de bas de page 1 du Tableau Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SER7CE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS LES MONTANTS NON DECAISSES AU 31 DECEMlE 1970 Dette remboursable en devises (Milliers de dollars EU) Page 4 ENCOURS DE LA DETTE -AIEiMNTn PMDAlT (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERIODE Y COMPRIS LES MONTANTS ANNEE NON DECAISSES AMORTISSE1ENT INTERET TOTAL PRETS ACCORDES PAR DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES 1971 156-463 5-153 4-035 9.188 1972 151-310 5-418 5-95 10-513 1973 145"892 6-266 6.004 12-270 1974 139-626 6-659 6390 13-057 1975 132-967 6-534 6-297 12-831 1976 126-433 7359 6-249 13-608 1977 119-074 7-284 6'132 13-416 1978 111-790 7-259 6.050 13-309 1979 104531 6.883 5.855 12-738 1980 97-648 6-542 5-407 11-949 1981 91·106 6-384 4,984 11-36P 1982 84-722 5-8C3 4-573 10-376 1983 78919 5,268 4i212 9-480 1984 73»651 5-129 3-874 9-005 1985 68-522 5-329 3-547 8.876 1986 63'193 4-484 3-223 7-707 1987 58-709 4.453 2.957 7-410 1988 54-256 4-743 2.687 7-430 1989 49-513 4.733 2.401 7.134 1990 44-78C 2-614 2-150 4.834 1971 138-163 5-153 4-006 9.159 1172 133010 '5-41e 5,024 10-442 1973 127-592 6·266 5-887 12-153 1974 121-326 6-659 6,264 12·923 1975 114f667 6-534 6.159 12-693 1976 100-133 7249 6,112 13-361 1977 100-4f8k 7174 5-995 13-169 1978 93l710 7-149 5914 13-063 1979 86-561 6-773 5-721 12-494 1980 79-788 6-359 5-274 11-633 1981 73'429 6-201 4-d52 11-053 1982 67.228 5-620 4-442 10-062 1983 61-608 5-085 4-G83 9-168 1984 5,-523 4o946 3748 8-694 1985 51-577 5.146 3-421 8-567 1986 46e431 4-081 3-c98 7-179 1987 42-350 4-050 2.835 6.865 1988 3A-30C 4-340 2.568 6-908 1989 33,96C 4-330 2-285 6-615 1990 29o630 2-135 2-37 4-172 Voir note de bas de page 1 du Tableau Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS LES MONTANTS NON DECAISSES AU 31.DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (Milliers de dollars EU) Page 5 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMTS PDARIT (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERIODE Y COMPRIS LES MONTANTS ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL PRETS ACCORDES PAR DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES I D A 1971 18-300 1 29 29 1972 18-300 71 71 1973 18 300 118 1974 18-300 133 133 1975 18-300 137 137 1976 18-300 110 137 247 1977 18-190 110 136 246 197B 18-080 110 135 245 1979 17-970 110 135 245 1980 17-860 IP3 134 317 1981 17-677 183 132 315 1982 17,494 13 131 314 1983 17-311 183 129 312 1984 17-128 183 12b 311 1985 16-945 183 127 310 1966 16-762 403 125 528 1987 16-359 4e3 122 525 1988 15.956 403 119 522 1989 15-553 403 116 519 1990 15-150 549 113 662 PRETS ACCORDFS PAR DES GOUVERNEMENTS 1971 547-276 28-651 14-957 43.608 1972 518-625 23-504 14-881 &3-385 1973 490-121 29-296 14-932 44-227 1974 460-826 31-793 14-263 46-057 1975 ;29-032 31-9e9 13-164 45-173 1976 397-043 32-046 12-062 44-109 1977 364,997 31-589 IC-956 42-547 1978 333-408 29-758 9941 39-700 1979 303-650 30-227 8998 39-226 1980 273,422 27-548 8-170 35-718 1981 245-875 25-959 7-323 33-282 1982 219-916 24-276 6-513 30-789 1983 195-640 23-873 5-769 29641 1984 171-768 22-7C9 5-043 27-752 1985 149-058 18-650 4-375 23-025 1986 130-408 16-722 3-827 20*549 1987 113-686 14-702 3-346 18-04t 1988 98-984 11-185 2-930 14-115 1989 87-799 7-615 2-616 110-231 1990 80-184 7-570 2-383 9-953 loir note de bas de païe 1 du Tableau Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA D-EITE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS LES MONTANTS NON DECAISSES AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (Milliers de dollars EU) Page 6 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMENTS PENDANT (DEBUT DE- LA PERIODE) LA PERIODE Y COMPRIS LES MONTANTS ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL PrETS ACCORDES PAR DES GOUVE%TEENTS BELGIQUE 1971 392 98 20 117 1972 294 98 15 113 1973 196 98 10 108 1974 98 98 5 103 DANEMARK 1971 3.333 1972 3.333 - - - 1973 3.333 - - 1974 3.333 - - 1975 3.333 - - . 1976 3.333 185 - 185 1977 3.148 185 - 185 1978 2.963 185 - 185 1979 2.778 185 - 185 1980 2.593 185 - 185 1981 2.407 185 - 185 1982 2.222 185 - 185 1983 2.037 185 - 185 1984 1.852 185 - 185 1985 1.667 185 - 185 1986 1.481 185 - 185 1987 1.296 185 - 185 1988 1.111 185 - 185 1989 926 185 - 185 1990 741 185 - 185 Voir note de bas de page i du Tableau Tableau ).2: MAROC - ESTIMATION DU SEPVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS LES MONTANTS NON DECAISSES AU 31 DECEMIBRE 1970 Dette remboursable en devises (Milliers de dollars EU) Page 7 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMMJTS PENDANT (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERIODE Y COMPRIS LES MONTANTS ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL PRETS ACCORDES PAR DES GOUVERNEMENTS FRANCE 1971 151-359 9-321 4-953 14-274 1972 142-038 9-361 4-624 13-985 1973 132-677 9'412 4-299 13-711 1974 123-264 9·553 3-969 13-523 1975 113-711 9743 3-636 13-372 1976 103-968 9-935 3-296 13-231 1977 94-033 IC-115 2,95U 13.065 1978 83-918 9,983 2.611 12-594 1979 73935 9 -808 2-278 12-085 198c 64-128 10-015 1-960 11-975 1981 54-113 10-120 1·639 11759 1982 439993 Ir-373 1s317 11-690 1983 33-619 9-982 987 10-969 1984 23-638 8.883 673 9-556 1985 14-755 5-974 409 6.383 1986 8-781 4-444 237 4t68* 1987 4-337 3-077 119 3-195 1988 1q261 700 51 75r 1989 561 367 23 390 1990 194 194 7 201 ALLMAGNE (REPUBLIQUi FEDERALE D ý) 197 1 101-144 2.693 2-548 5-241 1972 9fa451 2-780 2517 5o298 1973 95-671 36174 2-483 5.657 1974 92· 497 4·002 2.425 6.427 1975 86-494 4-002 2-342 6-344 1976 84*492 3o589 2-259 5-847 1977 80904 3-175 2-213 5-387 1978 77-729 4-082 2*179 6.261 1979 73 à 647 6-634 24069 81,703 198C 67-013 6-634 1-873 8-507 1981 60-380 6-124 1-680 7-803 1982 54-256 6-124 1-498 7.622 1983 48132 6-124 1-317 7.44r 1984 42.008 6-12A 1-135 7o259 1985 35-884 4-856 963 5.819 1986 31C28 4-851 319 5-670 1987 26-177 4-236 681 4-917 1988 21941 3-537 557 4-095 1989 18,404 1-9d6 469 2,454 1990 16,419 1,986 411 2,397 Voir note de bas de bage 1 du Tableau Tableau 4.2: MAROC - ESTINATION DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS LES MONTANTS NON DECAISSES AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (Milliers de dollars EU) Page 8 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMENTS PE aeANT (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERIQDE Y COMPRIS LES MONTANTS ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET. TOTAL PRETS ACCORDES PAR DES GOUVERNEMENTS HONGRIE 1971 450 129 21 149 1972 321 129 14 143 1973 193 129 8 137 1974 64 64 2 66 ITALIE 1971 9.7?5 884 413 1.198 1972 8.41 884 339 1.233 1973 7.957 884 348 1.232 1974 7.073 884 308 1.192 1975 6.189 884 269 1.153 1976 5.305 884 229 1.113 1977 4,421 884 189 1.073 1978 3.534 884 149 1.033 1979 2-4? 884 109 994 1980 1,768 884 (70 954 1981 884 884 30 914 Voir note de bas dç page 1 du Tableau Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS LES MONTANTS NON DECAISSES AU 31 DECE24BRE 1970 Dette remboursable en devises (Milliers de dollars EU) Page 9 ENCOURS DE LA DETTE PAIeIENTS PEDANT (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERIODE Y COMPRIS LES MONTANTS ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL PRETS ACCORDES PAR DES GOUVERNEMENTS KOWEIT 1971 52.140 2.947 1.469 4.416 1972 49.193 3.024 1.549 4.572 1973 46.169 3.103 1.578 4.681 1974 43.066 3.186 1.465 4.650 1975 39.880 3.272 1.347 4.619 1976 36.608 3.798 1.224 5.022 1977 32.810 3.891 1.086 4.978 1978 28.919 3.988 946 4.933 1979 24.931 4.088 801 4.889 1980 20.843 .4.193 652 4.845 1981 16.650 2.823 497 3.320 1982 13.826 1.770 402 2.171 1983 12.057 1.826 348 2.174 1984 10.?31 1.826 293 2.119 1985 8.406 1.826 238 2.064 1986 6.580 1.316 188 1.504 1987 5.264 1.316 148 1.464 1988 3.948 1.316 109 1.425 1989 2.632 1.316 69 1.385 1990 1.316 1.316 30 1.346 POLOGNE 1971 2.110 1.234 60 1.295 1972 876 641 17 658 1973 235 47 6 53 1974 188 47 5 52 1975 141 47 h 51 1976 9h 47 2 49 1977 47 47 1 48 Voir note de bas de page 1 du Tableau · Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DIrTE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS LES MONTANTS NON DECAISSES AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (Milliers de dollars EU) Page 10 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMENTS PENDANT (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERIODE y COMPRIS LES MONTANTS ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL PRETS ACCORDES PAR DES GOUVERNEMTS U R S S 1971 26.269 21.87 668 2.855 1972 24&082 2.616 596 3.212 1973 21.466 2.794 571 3.365 1974 18.672 2.972 538 3.510 1975 15.700 2.972 449 3.421 1976 12.728 2.972 360 3.332 1977 9.756 2.972 270 3.242 1978 6.784 2.972 181 3.153 1979 3.812 2.566 79 2.645 1980 1.246 35 391 1981 890 24 380 1982 534 13 369 1983 178 3 181 ETA TS-UNIS 1971 186.072 9.087 4.893 13.980 1972 176.985 8.901 5.199 14.100 1973 168.085 9.123 5.345 14.468 1974 158.961 9.996 5.016 15.012 1975 148.966 10.078 4.646 14.724 1976 138.888 9.645 4.239 13.885 1977 129.242 9.344 3.833 13.177 1978 119.899 6.745 3.497 10.242 1979 113.154 5.142 3.322 8.464 1980 108.012 4.361 3.278 7.638 1981 103.651 4.547 3.187 7.734 1982 99.104 4.548 3.053 7.601 1983 96.557 4.658 2.921 7.579 1984 89.899 4.772 2.785 7.557 1985 85.127 4.889 2.645 7.534 1986 80.238 5.006 2.500 7.507 1987 75b231 4.969 2.352 7.321 1988 70.263 4.987 2.204 7.191 1989 65.276 3.762 2.056 5.817 1990 61.514 3.889 1.935 5.824 Voir note de bas de pfl ' du Tableau Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DE1'TE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS LES MONI'ANI'S NON DECAISSES AU 31 DECEMBRE 1970 Dette remboursable en devises (Milliers de dollars EU) Page 11 Encours de la dette Paiements (début de la période) pendant y compris les montants la période; Année non décaissés Amortissement intérêt Total Prêts accordés par des gouvernements Divers 1 1971 lh.282 71 il 82 1972 1h.211 71 10 81 1973 14.140 531 284 815 1974 13.609 991 531 1.522 1975 12.618 991 492 1.483 1976 11.627 991 5 1.445 1977 10.636 976 415 1.391 1978 9.660 920 377 1.297 1979 8.7ho 920 340 1.260 1980 7.820 920 30h 1.22h 1981 6.900 920 267 1.187 1982 5.980 920 230 1.150 1983 5.060 920 193 1.113 198h h.1ho 920 156 1.076 1985 3.220 920 120 1.ohO 1986 2.300 920 83 1.003 1987 1.380 920 h6 966 1988 h60 h6o 9 h69 Voir note de bas de page 1 du Tableau 1/ Comprend Iran et Yougoslavie. Division des Services statistiques Département des Etudes économiques 21 mai 1971 Tableau 5.1: RECETTES ORDINAIRES DU CUVERNEMENT CENTRAL (1965-1971) (En millions de DH) 1970 1971 1965 1966 1967 1968 1969 Estimées Actuelles Estimees Impot agricole 43,2 34,5 36,9 62,5 46,o 80,0 47,0 50,0 d/ Irmp6t des patentes 53,1 57,6 54,6 58,8 74,1 62,0 76,1 70,1 Impôt sur les bénèfices professionnels 293,8 317,5 339,3 406,4 412,3 ho,0 h30,h 440,0 Imp8t sur les traiterents et salaires 77,6 101,3 103,7 122,8 135,7 132,5 154,6 150,0 Taxe urbaine 2,4 9,0 13,2 19,3 16,3 16,0 20,5 17,5 Taxe de licence sur les débits de boisson 0,6 0,6 0,7 0,5 1,3 0,8 1,3 1,2 Total des imp>ts directs 470,7 520,5 548,h 670,3 685,7 701,3 729,9 728,7 Droits et taxes à l'importation 328,1 400,6 404,2 395,2 456,8 455,0 5ho,h 502,0 Taxes 'a l'exportation 43,1 48,2 66,6 54,0 52,5 58,0 54,2 61,o Autres recettes douanieres 3,9 4,1 4,1 4,2 3,8 h,0 4, 3,0 Total des recettes douanières 375,1 452,9 h74,9 L53,4 513,1 517,0 599,0 566,o Droits de consommation 2/ 320,9 352,5 379,h ho ,5 439,6 b/ h38,5 b/ 474,5 b/ 459,0 b/ Taxe sur les produits et taxe sur les services 2/ 205,o 222,0 22h,5 291,2 a/ 50311 a/ 483,2 a/ 605,4 Z/ 670.0 Z/ Total des taxes a la consommation 525,9 574,5 603,9 692,7 942,7 921,7 1.079,9 1.129,0 Droits de timbre et d'enregistrement 110,5 118,9 125,5 137,3 173,h 187,7 209,9 200,0 Revenus des domaines de l'Etat 68,o 41,1 49,8 49,2 58,0 56,6 61,8 60,2 e/ Monopoles, exploitations et participations financières de l'Etat 2/ 142,2 171,8 191,3 387,7 311,0 c/ 336,0 c/ 312,8 c/ 363,5 7/ Autres activités de l'Etat 59,1 49,h 67,9 70,2 93;2 75,8 91,8 85,7 Transferts 157,1 h6,6 70,3 96,5 64,3 56,0 59,7 58,9 Total des recettes diverses 516,9 427,8 504,8 740,9 699,9 712,1 736,0 768,3 Recettes totales 1.888,6 1.975,7 2.132,0 2.557,3 2.842,h 2.852,1 3.144,8 3.192,0 1/ Chiffres provisoires. 2/ Les chiffres officiels pour 1968-1972 ont éte ajustes pour permettre la canparaison avec ceux des annees precedentes. 7/ Les recettes tirees de la taxe sur les produits et de la ta-xe sur les services ont éte diminuees de 160 millions de DH pair 1968/1969 et 1972, de 156,8 millions de DH pour 1970 et de 155 millions ,de DH pour 1971. b/ Depuis 1969, les benéfices realisés par la Regie des Tabacs sont inscrits dans la rubriqie des Monopoles et exploitations. Ces benefices se sont eleves, en 1969, a 171,9 millions de DH, en 1970, a 185,2 millions de DH, en 1971, a 190 millions de DH et en 1972 a 190 milliorE de DH. c/ Y compris les recettes enregistrées avant 1969 sous les rubriques: benefices de la Regie des Tabacs (cf note b); transferts des Monopoles et exploitations aux comptes extrabudgetaires; caisse de developpement regional, ;19,1 millions de DH en 1969, 77,9 millions de DH en 1970, 166 millions de DH en 1971, et 140 millions de DH en 1972. d/ Depuis 1971, le montant de l'impt agricole est verse au Fondg de developpeirent legional. e/ Depuis 1971, les revenus du domaine sont verses au Fonds de developperent regional. Sou-ce: i-stère des Finances Tableau 5.2: VENTILATION Dff REETTES DE L'ETAT 1960-1971 Taxes sur lan produits et les service- Tas Drolta Impot. Iepits directs et droits Droits de douane a 14~xpsrtation d'~mprta~ Impe par habitant Recettes 1/ Recett.s fiscles Impåts directs 3/ Lpts indirects h/ Rettes, 9 du total de cons ation du total % de la ~aeur % ds la valar per hahtat as prix de 1960 (en uillions le DM) (en millions de DM) (en millions de UH) (en million de DR) % du PIR des ispot. % du totsi des impote des ifpft, de Ma portati,n des imortatin (es DR) (en DN) 1960 1.269 1.065 265 8wo 1,0 21,9 33,0 34,6 1,8 16,9 92 92 1961 1.359 1.145 310 835 15,0 22,8 32,5 33,3 1,8 16,2 95 93 1962 1.512 1.202 279 923 1b,2 18,4 36,1 33,6 1,8 17,7 97 91 1963 1.613 1.385 316 1.039 13,8 25,0 34,8 33,5 1,8 19,5 109 96 1961 1.637 1.394 321 1.070 13,1 23,2 36,7 32,8 1,7 19,2 107 91 1965 1.889 1.182 171 1.011 ib. 31,8 35,5 25,3 2,0 16,1 111 ' 91 1966 1.976 1.667 520 1.117 15,1 31,1 31,1 27,2 2,2 17,9 122 101 1967 2.132 1.752 518 1.20 15,7 31,2 34,5 27,1 3,1 16,6 124 iak 1968 2.557 1.953 670 1.283 16,7 34,3 35,5 23,2 2,1 15,3 131 111 1969 2.842 2.314 685 1.629 17,9 29,6 10,7 22,2 2,1 17,3 153 124 1970 3.115 2.618 730 1.888 18,8 27,9 11,2 22,9 2,2 17,1 169 136 1971 2/ 3.192 2.621 729 1.895 17,8 27,7 43,0 21,6 2,3 15,1 165 129 1/ Non compris le ~ontant de la taxe sur le ere et l'excedent des PTT. 2/ Estiwation fournie pr le Ministire des finances. Les chiffres ont ete roajustes dam l'analyse des projections faite par la miston. 3/ Non oempris les cotisations de securite soiale. Y/ Y compris les recettes doanfrres. Tableau 5.3: IMPORTATIONS ET MODIFICATIONS TARIFAIRES 1969/1970 T a r i f s I m p o r t a t iï c s 1969 1970 1969 1970 en milliers en milliers de DH de DH Sucre 120 80 498 883 Chocolat 120 80 626 673 Bière 50, 120 30, 90 5.923 2.917 Plaques sensibles 15, 20 10 1.594 1.960 Films 15, 30 10 2.231 2.988 Papier photo 30 10 3.085 3.351 Produits chimiques pour photographie 25, 30 10 h50 662 Produits finis en matière plastique 50 h7,5 6.2h3 8,699 Pneus 25, ho 10, 47,5 7.638 9.59O Bois d'oeuvre 30 20 223 23 Articles en bois 25, 45 20, ho 921 885 Papier, carton (transformé) 25, 50 25,5 h7,5 h.969 6.293 Papier à cigarette 30 20 650 737 Papier peint 30 20 300 491 Papier d'emballage 30 25 1.823 740 Papier de bureau 30 25 62h 541 Papier à lettre 50 45 115 62 Autres produits papetiers 30, h0 27,5, 37,5 733 784 Couvertures de livres h0 37,5 - 612 Cahiers 75 70 52h 753 Billets 45 42,5 573 165 Autres articles en papier 25, h5 20, h2,5 1.300 960 Fils et filés 25, 30 25,5, 27,5 10.825 ll.hh8 Tapis 50, 150 ho, 140 1.h62 1.722 Bonneterie 60 57,5 1.270 2.209 Bonneterie pour hommes 80 77,5 791 526 Couvertures 80 77,5 2h6 251 Porcelaine 80 60 2.233 3.372 Verrerie 25 22,5 2.h3 2.986 Vitres 25, 30 22,5, 27,5 383 h87 Bouteilles 50, 100 67,5, 75 1.231 1.385 Ustensiles de cuisine en verre 50, 150 47,5, 110 2.750 3.921 Rasoirs 30, 35 10 2.793 ho Glacières 30, 80 27,5, 70 7.355 8.457 Rasoirs électriques 30, 65 15, 35 72 203 Microphones et autres appareils de la mê-^me catégorie 20, 30 15 3.13h 2.766 Installations de radio et de téléphone 30, 50 25, 47,5 3.929 h7.262 Motocyclettes 17,5, 35 10, 25 13.089 19.476 Instruments de musique, postes de radio et de télévision, pièces détachées 60 20 320 303 Armes à feu 60, 70 20, 35 866 1.764 Appareils ménagers 20, 35 35, 70 1.h35 1.550 Appareils de chauffage électrique 20, 30 -- 1.011 9h8 Source: Ministère des Finances Tableau 5.h: DEPWNSES DE FONCTIONNGENT DE L'ETAT 1/ (Valeurs exprimees en millions de DH) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 Resultats T Résultats R esultats Réultats Rsultats % Résultats 2/ % Estimatioir % 1. Services economiques 261,3 1J, 265,2 lh. 281,h lh.3 297,7 13.2 310,8 12,9 318,3 12,5 323,5 12,L Commerce 16,6 9,5 9,2 9,8 10,8 8,6 9,9 Industrie et Mines - 7,h 8,0 8,1 8,1 8,3 8,6 Travaux publics 101,9 10L,5 105,h 111,0 114,6 117,8 115,1 Agriculture 142,0 1L3,3 158,3 167,9 178,1 183,6 189,9 Developpement o,8 0,5 0,5 - - - 2. Services sociaux 659,2 35,8 691,5 36,7 739,5 37,6 791,9 35_L 871,1 36,2 963.7 379 983,6 37,6 Education h5o,5 L77,1 511,9 577,7 628,6 717,0 729,9 Jeunesse et sports 17,h 17,L 18,0 19,1 18,6 20,0 21,6 Travail 10,3 10,5 11,0 11,9 13,0 1,1 15,1 Santé publique 181,0 187,5 198,6 203,2 210,9 212,6 217,0 3. Services d'ordre et de securite 566,3 30,7 595,9 51,6 613,9 31,3 695,5 30,8 755,1 31,h 785,h 30,9 787,9 30.1 Defense 287,3 298,9 318,7 381,1 L20,7 hhh,7 h42,4 Gendarmerie 32,h 33,3 36,8 38,0 L3,1 65,0 68,3 Forces auxiliaires 94,0 96,h 96,6 99,0 99,1 97,6 101,5 Interieur 3/ 48,6 51,9 L9,3 56,6 63,8 71,6 66,5 Securite nationale 1o4,o 115,h 112,5 120,8 128,h 126,5 129,2 h. Divers 1/ 355,1 19,3 330,7 17.6 329,1 16,8 476,0 21,0 L76,2 19,5 h7h,8 18,7 520,9 19.9 5. Total _/ 1.8h1,9 loo,0 1.883,3 100,0 1.963,9 100,0 2.261,1 100,0 2.LoL,2 loo,0 2.5h2,2 100,0 2.615,9 1co,C 1/ Non compris le remixursement de la dette publique et le paiement des interets y afferents. 2/ Chiffres provisoires. 3/ Les chiffres officiels pour 1968-1972 ont ete ajustes pour permettre la comparaison avec ceux des annees precedentes. Les iepensts du Ministere de Iinterieur ont ete diminuees de 160 millions de DH pour 1968, 1969 et 1972, de 156,8 millions de DH pour 1970, et de 155 millions de DH pour 1971, sommes correspondant aux montants versés aux collectivites locales. Source: Ministere des finances Tableau 5.5: COMPTES DES COLLECTIVITES LOCALES (en millions de DH) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Recettes Recettes ordinaires 1/ 266 0 294 2 31h 1 327,2 340,2 Provinces et préfectures 29,0 2 30,2 31,6 Municipalités 225,0 233,0 2h8,2 257,0 262,7 Centres autonomes 12,0 12,9 14,6 15,9 17,4 Communes rurales n.d. 20,3 22,7 24,1 28,5 Dont: Transferts du budget de ltEtat (192 1) (206 0) (223,7) (235,0) (230,8) Provinces et prefectures (290) ( 0 (28,6) (30,0) (29,8) Municipalités (156,9) (160,2) (175,4) (183,6) (184,2) Centres autonomes (6,2) (7,3) (6,8) (7,1) (7,9) Communes rurales (i.d.) (10,5) (12,9) (1h,3) (8,9) Emprunts 9,5 2, 16, 8 20,9 21,9 Provinces et préfectures - - - - - - Municipalités 9,5 11,4 16,4 16,6 20,7 19,5 Centres autonomes - 1,0 - 1,51 - 2,h Communes rurales - - - 0,2 - Dépenses ordinaires 237,2 266,0 275,4 281,2 338,6 Provinces et préfectures 2 30,1 31,6 Municipalités 198,h 207,h 212,4 214,4 239,3 dont: transfert au budget de l'Etat (2h,h) (24,5) (24,8) (24,8) (24,8) Centres autonomes 10,h 11,0 12,4 12,8 14,5 Communes rurales n.d. 20,0 22,h 23,9 28,4 Dépenses d'investissement 194 6 102 7 107 0 123 5 148,8 117,7 Provinces et préfectures 88,8 39,0 Municipalités 95,1 36,5 43,3 47,0 47,5 56,5 Centres autonomes 2 7,5 7,5 7,5 7,5 7,5 7,2 Communes rurales _/ 10,0 15,0 15,0 15,0 15,0 15,0 Epargne brute (n.i.a.) 30,0 / 28 8 28 2 38 7 46,0 27.h Provinces et préfectures 0,6 0, 0,1 - Municipalités 26,6 25,6 35,8 42,6 24,4 Centres autonomes 1,6 1,9 2,2 3,1 2,9 Communes rurales n.d. 0,3 0,3 0,2 0,1 A l'exclusion de recettes du "budget supplémentaire", il s'agit de budgets d'inves- tissement, qui comportant certaines recettes ordinaires. 2/ Chiffre estimatif. Source: Ce tableau est dérivé des données fournies par les autorités marocaines. Tableau 5.6: DEPENSES D'INVESTISSEMENT DE.L'ETAT (ET ESTIMATIONS): 1965-1972 ten millions de DH) Resultats Plan a/ 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1970 1971 1972 Agriculture 159 170 347 420 523 503 50 487 577 Barrages - 10 84 123 172 193 2C1 185 266 Irrigation 96 81 136 129 188 b/ 180 b/ 169 b/ 154 b/ 151 b/ Culture en sec et elevage il 33 64 114 66 b/ 91 b/ 7ý b/ 103 b/ 92 b/ Conservation et exploitation forestiere 32 39 54 33 29 5 40 9 il Recherche 18 13 1? 6 9 Promotion nationale d/ 28 5 5 15 - Divers 20 7 10 21 22 e/ 16 c/ 51 c/ 15 c/ 48 c/ Transports 72 67 78 72 109 120 9) 116 147 Ports 14 16 13 13 27 20 22 18 34 Routes 47 39 51 38 42 66 55 64 101 Transports aériens il 12 14 22 40 34 13 34 12 Logements et prestations sociales 36 21 27 27 29 26 29 45 43 Urbanisme et habitat 12 15 lE 18 27 Adduction d'eau 7 3 20 15 Promotion nationale d/ 10 8 E 7 - Services sociaux 65 44 33 53 54 68 73 116 115 Education et sports 47 28 23 43 46 62 52 102 77 Sante 18 16 10 10 8 6 21 14 38 Communications 35 22 33 28 25 41 62 34 38 Tourisme e/ 6 14 37 28 37 30 43 28 48 Hotels 2 4 24 16 18 16 2 20 46 Autres équipements touristiques 4 10 13 12 19 14 22 8 2 Industrie et artisanat 36 33 45 23 53 13 63 50 72 Recherche minière 14 13 14 15 39 f/ 7 63 45 70 Complexe chimique de Safi 22 17 23 3 4 3 - - Divers - 3 8 5 10 3 - 5 2 Batiments publics 27 26 53 53 46 66 76 52 22 Dépenses militaires g/14 22 25 27 66 - Reconstruction d'Agadir 27 19 15 17- Transferts 156 82 168 170 125 203 167 346 214 Chemins de fer (ONCF) 20 19 12 28 26 42 39 34 30 Electricité 23 17 59 47 42 70 86 78 105 Sucre (SUTA, SUNAB, SUNAG, SUBM) ) 30 49 51 ) Produits chimiques (Maroc Chimie) ) 113 3 10 10 ) 57 ) 91 ) 43 ) 234 ) 79 Dons a' l'é'quipement (BNDE) ) (13) 6 6 20 ) (2)) Divers (OCP exclu) ) 8 33 13 ) TOTAL 634 521 862 918 1,011 1.075 1,161 1,340 h/ 1.276 a/ Estimations revisées b! A dater de 1969, certains e'lèments du poste "Culture en sec et élevage" sont inscrits à la rubrique "Irrigation". c/ Y compris le projet de Derro, amorç4 en 1968/69 avec 4 millions de DB. Chiffres prévus: pour 1970, 17 millions de DH; pour 1971, 17 millions de DH et pour 1972, 19 millions de DH. d/ Projet visant à créer de nouveaux emplois. e/ Subventions aux institutions publiques. f/ Y compris les travaux de recherche dans la Moulouya (plomb), le Rif (fer) et la prospection. g/ Construction de casernes et transports. h/ Y compris le transfert de 181 millions de DH avancés par le Tresor les années précédentes (procédure comptable). Source: Ministère des finances Tableau 6.1: SITJATIOJ IJONETAIRE (en millions de dirhams) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Déc. Déc. D'c. D'c. Déc. Déc. Monnaie fiduciaire 1.386 1.429 1.614 1.859 2.122 Dépôts à vue 2.472 2.371 2.523 2.915 3.076 Autres dépôts 272 308 331 h49 493 Total de la masse monétaire 4.130 4.108 4.468 5.223 5.691 Avoirs extérieurs (nets) a/ 611 548 448 487 609 Crédits accordés à l'Etat (Trésor) dont: 1.5h3 1.541 1.868 2.257 2.777 Crédit par la Banque Centrale b/ (456) (449) (880) (1.191) (1.392) Obligations détenues par les banques (667) (673) (536) (618) (829) Dépôts du secteur privé auprès du Trésor et des Chèques Postaux (420) (419) (452) (448) (556) Crédits accordés à l'économie par: 1.978 1.976 2.118 2.621 2.564 la Banque Centrale (h24) (454) (486) (658) (680) les autres banques (1.554) (1.522) (1.632) (1.963) (1.884) Ajustements -2 43 34 -142 -259 Total des ressources 4.130 4.108 4.468 5.223 5.691 a/ A l'exception des dettes correspondant aux tirages sur le F.M.I., mais y compris les traites escomptées en devises. bf Y compris, jusqu'en 1968, les avances sur titres du FEC. Source: Banque du Maroc vTable6.2 MONTANT TOTAL DES CREDITS BANCAIRES EN COURS Ventilation par secteur et selon la duree 1966-1970 (en millions de dirhams) fin 1966 fin 1969 fin 1970 court moycn long total court moyen long total court moyen long total Agriculture 174,4 ,l 3,6 215,1 462 56 7 ý25 25 L 6 485 Agriculture et peche 97,7 3h,9 3,6 136,2 24l 53 7 301 295 47 6 348 Autres activites connexes 76,7 2,2 - 78,9 221 3 - 22h 130 7 - 137 Industrie 679,8 57,8 115,$ 853,2 _97 120 148 1,215 972 125 156 1,253 Eau et energie 48,6 19,8 30,5 98,9 46 17 33 96 34 12 30 76 Industries extractives 16,h 0,5 0,1 17,0 39 7 2 68 23 l 2 36 Industrie metallurgique et construction metallique 68,7 3'2 6,4 78,3 97 h 3 10h 118 3 2 123 Materiaux de construction, batiment et travaux publics 91,2 2,0 0,7 93,9 167 5 7 179 149 5 12 166 Produits chimiques, caoutchouc, matieres ceramiques, verre et matieres plastiques 61,9 2,9 7,5 72,3 93 2 9 104 90 2 8 100 Industrie alimentaire - graisses et huiles 199,5 17,6 28,1 2U5,2 233 74 38 345 266 78 47 391 Textiles 121,2 1O,5 30,2 161,9 188 8 43 239 191 10 46 2h7 Divers 72,3 1,3 12,1 85,7 84 3 13 100 101 h 9 114 Commerce 421,7 3,5 1,4 426,6 568 6 7 581 593 3 8 604 Transports 63,6 2 11,2 Mh, 56 19 2 77 61 26 6 93 Hotels 1,5 18,5 20,0 8 - 137 1_5 6 - 1h5 151 Biens immeubles 12,0 O0_ 23,5 36,0 12 i 67 80 14 - 71 85 Credit a la consommation 1/ 29,6 - - 29,6 57 - - 57 62 - - 62 Divers (finances, loisirs et professions) 50,5 0,2 20,0 70,7 36 2 30 68 55 3. 8 105 TOTAL 1.433,1 1082 193,8 1.735,6 2.1h6 204 398 2.748 2.188 211 _44o 2.839 l/ Cette rubrique comprend uniquement les credits enregistres a la Centrale des risques; sort exclus les credits accordes par la CDG, qui sont importants dans le domaine des credits a la consommation. Source; Banque du Maroc Tableau 7.1: STRUCTURE DE LA PRODUCTION AGRICOLE EN 1969 (en pourcen- (en millions tage de la pro- de DH ) duction finale) Valeur totale de la Production 4.146 110,6 - produits utilisés comme facteurs 399 10,6 de production par le secteur agri- cole lui-même Valeur de la production finale 3.747 100,0 - valeur des facteurs de production 540 14,4 achetés d'autres secteurs Valeur ajoutée agricole brute 3.207 100,0 - dont: production des cultures 1.857 57,8 production de l'élevage 1.113 34,6 exploitation forestière 49 1,5 pêche 51 1,6 autres activités 137 4,5 Source : Secretariat au Plan: Valeur Ajoutée Agricole 1969, mars 1971. Tableau 7.2: PRODUCTION DES PRINCIPALES CULTURES (en milliers de tonnes) Chiffres provisoires 1966 1967 1968 1969 1970 1971 Blé dur 923(615) 933(850) 2.069(1.775) 1.225(1.192) 1.418(1.400) (1.605) Blé tendre 226(199) 335(240) 709 (636) 369 (421) 383 (470) (605) Orge 1.195(506) 1.541(1.100) 3.49h(2.224) 2.205(1.309) 1.953(1.477) (1.640) Mais 157(154) 236 (255) 415 (24o) 450 (337) 320 (276) (450) Autres céréales 103 117 202 122 272 43 Total partiel 2.604 3.162 6.869 4.371 h.3h6 Légumes 198 216 396 29h 394 Betterave sucrière 382 36h 748 899 1.11h Pommes de terre 130 205 94 n.a. n.a. Vin (en milliers d'hl) 2.110 1.369 1.750 700 1.252 Agrumes 621 701 811 7h2 887 Coton 30 17 20 22 20 Tomates 143 277 117 n.a. n.a. Olives 267 155 492 n.a. n.a. Sources: Secretariat au Plan; les chiffres relatifs aux céréales et figurant entre parenthèses sont des estimations revisées du Ministère de l'Agriculture. Tableau 7.3: PRODUCTION DE L'ELEVAGE ET EFFECTIFS Moyenne Quantités 1950-59 1960-64 1965 1966 1967 1968 1969 1970 obtenues PRODUCTION, en milliers de tonnes Boeuf et veau 64 66 71 78 80 87 92 96 61 Mouton 30 37 37 40 42 47 45 42 24 Viande de chèvre 18 19 21 20 22 24 24 21 7 Volaille 24 25 25 26 26 25 24 28 17 Autres viandes 8 8 6 5 5 6 7 9 8 Production totale de viande La 144 155 160 169 175 189 192 196 117 Lait de vache 327 3h2 377 410 415 435 476 480 152 Lait de brebis 220 196 204 222 237 256 262 254 26 Lait de chèvre 245 223 213 230 252 262 270 260 78 Production totale de lait Lb 792 '761 794 862 904 953 1.008 994 256 Fromage 3,6 3,5 3,3 3,4 3,9 4,0 4,0 4,1 O,9 Beurre 8,1 7,5 7,8 8,2 8,4 8,5 8,2 8,0 3,0 Oeufs 38 34 36 40 40 36 36 37 22 Cuirs et peaux 13 12 12 13 14 16 16 17 15 CHEPTEL, en milliers de têtes Bovins 2.308 2.772 3.002 3.252 3.350 3.315 3.580 3.790 Ovins 12.770 11.225 11.497 12.526 13.364 14.750 16.000 15.200 Caprins 7.792 6.780 6.540 6.980 7.630 8.176 8.750 8.570 Chameaux, ânes, etc. 1.733 1.963 1.604 1.848 2.179 1.855 2.027 2.115 a/ Poids abattuleprdisates ba y compris le lait utilisé dans les produits laitiers Source: Ministère de l,Agriculture Tableau 7.4: BETTERAVE SUCRIERE: SUPERFICIE, RENDEMENT ET PRODUCTION, 1966-1970 Superficie Rendement Production (en milliers d'ha) (en tonnes/ha) (en milliers de tonnes) 1966 14,1 27,1 382 1967 20,2 18,0 364 1968 25,6 29,2 748 1969 32,0 28,0 899 1970 35,o 31,8 1.11h Source: Ministère de l'Agriculture TFnbenu 7-.. EXPORTATIONS DE PRODUITS AGRICOLES PAR L'OCE Previ sions Unite 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 !/ Volume A grumes 000 tonnes 449 522 609 532 618 575 LÎgumes 000 tonnes 205 214 199 19h 226 245 Conserves de fruits et de legumes 000 tonnes 53 71 69 79 77 78 Vin b/ 000 hl (1.595) (1.595) (1.223) (793) 1.227 700 Coton 000 tonnes 6,7 5,9 9,6 5,5 5,9 6,0 Sardines 000 caisses n.d. 2.176 2.049 2.142 2.167 2.000 Autres conserves de poisson 000 tonnes n.d. n.d. 10,6 8,0 7,4 8,0 Farine et huile de poisson 000 tonnes n.d. n.d. 35 23 32 37 Total Valeur Agrumes millions de DH 332 374 449 380 400 h50 Legumes millions de DH 229 214 158 2h0 2h6 255 Conserves de fruits et de legumes millions de DHI 60 87 81 91 100 105 Vin b/ millions de DH (95) (77) (62) (32) 63 35 Coton millions de DH 30 25 42 25 29 30 Sardines millions de DH n.d. 112 10h 109 103 10h Autres conserves de poisson millions de DH n.d. n.d. 23 18 19 21 Farine et huile de poisson millions de DH n.d. n.d. 23 15 25 37 Total millions de DH n.d. n.d. 942 910 985 1.037 Prix moyen f.o.b. Agrumes DH/kg 7h 0,71 0,74 0,71 0,65 0,78 Legumes DH/kg 111 1,00 0,77 1,24 1,09 1,0 Conserves de fruits et de legumes DH/kg 11h 1,22 1,17 1,16 1,29 1,35 Vin b/ DH/hl n.d. n.d. n.d. n.d. 51,00 50,00 Coton DH/kg 454 h,16 4,42 4,52 4,85 5,00 Sardines DH/caisse n.d. 51,00 51,00 51,00 h8,00 52,00 Autres conserves de poisson DH/kg n.d. n.d. 2,14 2,18 2,51 2,62 Farine et huile de poisson DH/kg n.d. n.d. 0,66 0,66 0,76 1,00 Total a/ Previsiom etablies eri mai 1971 / les c,hiffres entre parenlieses se rapportent aux annees civiles: IQ65/66 = 1Q65, etc. Source: OCE; les chiffres entre prentheses ont ete fairnis pr le Ministere de l'Agriculture. Tableau 7.6: EXECUTION DU PROGRAMME D'INVESTISSEMENT 1ANS L'AGRICULTURE (PLAN DE DEVELOPPEMENT 1968-72) (en millions de DH) 1968 1969 1970 1968-1970_ Montants Montants Taux Montants Taux Montants Taux engages Taux Budget engagts d'engagement Budget _enga.és diengagement Budget engagés d'engagement Budget fin 1970 d'engagement Ministère de l'agriculture 430 345 80% 69 hil 88% 548 416 76% 1.447 1.172 81% Zones d'irrigation a/ 207 185 89% 208 226 109% 260 225 86% 675 636 93% Zones de culture en sec b! 142 111 78% 155 118 76% 165 113 68% 462 342 74% Developpement de l'levage 35 20 59% 43 27 62% 5h 30 54% 132 97 58% Mesures de soutien 46 29 62% 62 ho 64% 69 48 69% 177 117 66% Ministère des travaux publics Travaux hydrauliques c! l54 143 93% 203 17 85% 231 221 96% 588 538 91% Total 5814 88 8_% 672 _85 87% 779 637 82% 2.035 1.710 84% a/ Une proportion inconnue mais probablement faible concerne des travaux hydrauliques effectués a d'autres fins que l'irrigation. b/ Environ un cinquième du budget relatif à la culture en sec se rapporte en fait à de potits travaux d'irrigation. c/ Les chiffres du budget sont tels qu'ils ont été prévus par le Plan; certaines modifications sont intervenues depuis. Sourea: Données fournies par le Secretariat du Plan, le Ministère de l'agriculture et. le Ministère des travaux publics. Table-u 7.7:TPAVAUX D-IRRIGATION EFFECTUES PAR LE MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET PLAN POUR 1968-1972 (Superficie en hectares) Défrichage des Zone d'irrigation Réseau terres Nivellement Remembrement Moulouyaý ex5cuté en 197C 4.000 (1.000) (2.000) h.600 ro n a/ 1970 7L000 5.000 6.000 6.000 =rD-7rne T968-72 27.500 18.500 21.000 26.ooo Gharo-Sebou exécuté en 1970 - - - 12.000 programme 1970 2.000 - 2.000 15.000 a/ programme 1968-72 19.900 - - 36.00' c/ e tcuté e-nl 1970 3.200 hoo 3.500 11.700 pgr~a-mme 1970 3.200 1.000 a/ 3.800 af 11.700 a/ prog-amme 1968-72 6.200 bf 2.500 4.750 13.000 Tadla exécuté en 1970 8.000 800 7.500 9.000 programe 1970 6.500 - 6.500 3.000 progrwrzne 1968-72 22.300 4.500 20.800 13.300 Hlaouz exécuz en 1970 - 2.400 1.600 - programme 1970 4.000 4.500 a/ 3.300 4.000 programme 1968-72 16.200 5.000 16.200 16.200 Tafilalet exé3Uté en 1970 1.000 - - - p97_ 1.500 - programme 1968-72 3.600 - - - Ouarzazate exécutè en 1970 - - - - programme 1970 1.000 - 1.000 - programe 1968-72 3.600 - - - Loukkos programme 1970 1.000 - - 1.000 prograrime 1968-72 3.500 - - 5.000 Souss-Massa exécuté en 1970 - - - - programme 1970 - 2.000 programme 1968-72 - - - Total exécuté en 1970 16.200 c/ h.600 14.600 37.300 programme 1970 30.200 10.500 21.600 39.700 programme 1968-72 116.800 34.500 95.000 116.500 a/ Chiffres majorés par rapport au programme prévu pour inclure un report de l'année précédente. b/ Y compris des travaux de drainage sur une superficie non connue. c/ A laquelle s'ajoutent des travaux de drainage sur quelque 5.000 ha. Tableau 7.8: REPARTITION DE LA SUPERFICIE CULTIVEE DANS LES DEBUTS DES ANNEES SOIXANTE a/ Superficie Catégorie d'exploitants Nombre d'exploitants totale (milliers) (milliers d'hectares) Non propriétaires 300 Possédant moins de 2 ha 680 550 Possédant de 2 à h ha 205 627 Possédant de 4 à 10 ha 165 1.086 Possédant de 10 à 20 ha 41 586 Possédant plus de 20 ha 15 538 Total partiel 1.306 3.387 Autres terres privées b/ n.d. 170 Exploitations étrangères C/ n.d. 350 Terrains collectifs d/ n.d. 550 Total n.d. 4.457 a/ A l'exclusion des vergers (300.000 ha) et de la jachère (2.200.000 ha en moyenne par an). b/ En majorité des exploitations modernes appartenant à des Marocains. 2/ Y compris les anciens lots de colonisation. d/ Y compris les "habous", c'est-à-dire les terres appartenant à des communautés religieuses. Source: Ministère de l'agriculture. Tableau 8.1 INDICE DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE PAR SECTEURS ET BRANCHES 1963 - 1970 (1958 : 100) Pond- ration 1 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 / Enérgie 110 139 147 153 162 165 181 194 208 Mines 375 i 125 126 123 124 123 131 131 Industries de trans- formation 515 128 130 128 136 142 147 158 173 dont 81 86 90 93 100 109 métaux 145 102 107 103 102 114 124 136 17 -éramique et matérïaux de construction 58 137 143 139 145 145 168 186 224 produits chimiques 68 111 117 13h 152 15h 170 17h 172 corps gras 39 145 121 125 130 136 140 121 129 produits alimen- taires 417 121 127 127 138 14h 136 141 162 textiles 107 183 18h 181 190 196 22h 267 289 cuir 49 121 102 100 10h 96 112 121 107 papier et carton 29 134 138 133 143 147 157 178 178 divers 88 138 129 117 125 133 128 137 1h7 Total partiel 1000 Indice général 123 130 130 13h 138 1h2 152 161 Source: Secrétariat dL Plan 3/ Chiffres provisoires Tableau 8.2: PRODUCTION DE CERTAINES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION I/ Unité 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Minoterie industrielle 1000 tonnes 636 696 830 643 625 818 Tabacs " " 5,2 5,3 5,3 5,6 5,8 6,2 Raffinage du sucre " " 334 358 340 384 409 399 Sucrerie 2/ 3/ " " 21 47 37 9h 106 150 Produits laitiers 1000 hctltr. 239 253 268 292 356 397 Bière " " 221 225 248 302 333 hoh Boissons gazeuses " 259 28h 291 352 h07 467 Textiles de coton (moderne) tonnes 7156 7237 9302 9711 12126 12018 Textiles de laine (moderne) 688 767 572 793 1005 1084 Textiles synthétiques (moderne) 1338 1822 1887 221h 295h 3160 Tannerie,peausserie 576 540 355 h60 478 771 Tannage, cuir lourd mill. pieds carrés 17,1 22,3 20,4 23,0 27,0 22,7 Chaussures en cuir mill. de paires 1,77 1,56 1,51 1,82 1,78 1,70 Autres chaussures Il 3,22 3,21 2,90 3,31 3,76 2,80 Pâte à papier 1000 tonnes 33,9 30,5 29,5 38,8 42,3 h,2 Papier et carton " t 37,7 U,3 43,5 44,0 55,2 54,8 Liège " " 10,h 13,1 11,3 10,3 12,6 11,h Ciment " " 788 856 875 1011 1165 1h21 Briques rouges " " 96 93 102 120 126 151 Acide sulfurique " " ho 40 29 30 28 28 Engrais 77 65 120 111 78 7h Superphosphates " " 160 249 2h7 253 282 180 Peintures " " 6,2 6,7 7,1 8,3 9,7 11,2 Pétrole raffiné " " 1100 1211 1247 1322 1470 15o6 Accus. en plomb " " 1,3 1,3 1,5 1,7 1,8 1,9 Produits moulés en fonte " " 6,6 5,9 6,6 7,1 8,0 8,1 Produits métalliques: Mobilier " " 2,1 2,7 2,9 3,2 3,1 3,3 Boîtes de con- serve et autres 21,3 23,6 27,0 27,3 27,3 28,6 Ferronnerie et charpentes d'acier " " 21,6 15,7 20,5 17,h 21,h 24,0 Pneumatiques 2/ 3/ 1000 2h3 245 268 308 363 i1 Montage de voitures 2/ nombre 5360 5lh6 9538 12162 18210 20009 Véhicules industriels 2/ " 1709 1800 2326 n.d. 4709 4805 Conducteurs isolés 1000 14,6 lh,8 14,3 17,7 18,9 18,1 Source: Secrétariat au Plan, sauf indication contraire. l/ Cor«prend seulement les établissements inclus dans l'indice de production industrielle; sauf indication contraire. 2/ Non compris dans l'indice. 7/ Source: Ministère de l'industrie jusqu'en 1969. Tableau 8.3: PRODUCTION ET EXPORTATIONS MINERALES - 1965-1970 (milliers de tonnes métriques) 1965 1966 1967 1968 1969 2970 Production Minerai de phosphate 9.825 9.128 9.922 10.325 11.396 10.111 Kinerai de fer 951 1.017 893 809 749 812 Uierai de manganèse 395 372 286 160 131 122 Minerai de plomb 113 120 116 121 117 130 Minerai de zinc 95 94 83 68 71 3 Cobalt 17 18 18 15 15 6 Charbon L19 h51 482 h5. 361 433 Pétrole brut 103 103 99 89 59 46 Pyrrhotine 128 282 353 417 391 292- Minerai de cuivre 6. 9 8 10 9 12- Exportations Minerai de phosphate 9.481 9.203 -9.3)46 10.096 10.297 11.537 Minerai de fer 991 837 918 658 868 801 Minerai de manganèse 347 335 215 169 132 13s' Minerai de plomb 89 89 86 6 76 is- Minerai de zinc 95 90 87 80 76 3g Cobalt 14 19 19 18 16 Source: Chiffres concernant la production fournis par le Ministère du commerce, de l'industrie et des mines, et par OCP; chiffres se rapportant aux exportations fournis par l'Office des changes. Tableau 8.h.: APPROBATIONS NETTES PAR LA COMISSION DES INVESTISSEMENTS DES PROJETS D'INDUSTRIES DE TRANSFORMATION ET EXTRACTIVES I/ (En millions de DH) % du total 1965 1966 1967 1968 1969 1970 (1965-70) Suere 105,5 - 263,3 105,0 - 88,6 30,0 Produits alimentaires 18,8 29,7 16,3 9,3 16,5 49,5 7,5 Textiles 57,5 103,0 157,6 19,6 1.,6 26,1 21,6 Industries mécaniques 10,1 3,5 7,h 5,8 9,0 42,5 h,2 Produits pétroliers 3,6 21,8 10,h 33,6 6,6 130,h 11,0 Cuir et bijouterie 1,1 1,9 1,3 1,h 3,3 9,8 1,0 Plastiques 3,2 1,.8 0,8 5,1 6,5 h,l 1,1. Articles ménagers 2,5 1,1 0,9 2,1 0,2 3,6 0,6 Papier 2,7 2,h 1h44 1,9 8,4 15,5 2,h Produits pharmaceutiques 0,1 1,7 3,6 0,2 1,7 16,7 1,3 Divers (y compris les mines) 24,1 13,6 18,l 35,1 18,1 252,8 19,3 229,2 180,5 194,1 219,4 111,9 639,6 100,0 Exception faite des investissements dans le tourisme et les transports. 2/ Dont 152,6 pour les mines et 63,7 pour les projets concernant le caoutchouc. Source: Secrétariat de la Commission des investissements Tableau 8.5: AIDE APPROvE PAR LA BNiE (En millions de DH) % du total 1959-1965 1966 1967 1968 1969 1970 1959-1970 Type d'assistance Prêts directs Jusqu'à 3 ans 0,3 0,h 0,5 - 0,7 1,9 0,7 de >, à 5 ans 22,3 8,3 10,7 5,8 19,6 42,7 19,5 de 6 à 8 ans 53,2 34,9 19,3 18,0 21,3 35,9 32,6 de 9 à 12 ans 22,3 10,9 12,7 10,h 2,0 80,3 2h,8 de plus de 12 ans 61,8 1, 6,6 29,9 21,9 3,9 22,4 Total 159,9 56,0 9,9 64,2 65,5 164,7 100,0 51,2 Réescomptes, 244,1 22,1 70,6 39,2 5,4 96,6 43,7 Participations au capital, 9,5 5,5 2,1 - 0,1 3,0 1,8 Garanties, etc. 30,1 - 0,2 7 - - 3,2 Total â 83 6 122,8 108,1 710 2 100,0 But Nouvelle entreprise 212,3 h8,h 81,9 91,0 29,7 33,2 45,4 Expansion 231,3 35,2 40,9 17,1 41,3 231,2 54,6 Régi:ne de propriété Contr8le public 129,h 11,3 h9,0 25,0 - 86,o 27,5 Contr8le privé 31h,2 72,3 73,8 83,1 71,0 178,h 72,5 Nationalité Contrôle marocain 264,5 51,8 94,5 62,1 39,1 194,6 64,6 Contr6le étranger 179,1 31,8 28,3 h6,0 31,7 69,8 35,h Secteur Energie et mines 100,7 7,2 1,o 5,5 - 33,1 13,5 Pétrù,e et dérivés 61,4 - 18,h 1,9 - 77,0 14,5 Textiles h9,2 43,9 10,3 2,7 16,0 h2,9 15,1 Aliments et boissons 65,3 8,7 56,2 48,6 8,2 33,0 20,1 Industrie mécanique h8,7 0,8 3,0 1,6 1,5 0,3 h,8 Industrie chimique 35,1 - 6,4 1,6 0,1 9,0 h,8 Agriculture h,1 7,2 o,5 0,h - - 1,1 Transports 36,8 - 5,2 - 6,3 9,0 5,2 Tourisme - 6,2 7,0 3h,9 21,9 2,9 6,7 Divers 45,0 9,5 14,9 10,8 17,0 57,1 14,2 Source: ENDE Tableau 8.6: FORMATION DE CAPITAL FIXE DANS LES INDUSTRIES MANUFACTURIERES, LES MINES Er L'ENERGIE ELEC- TRIQUE EN 1969 (millions de DH) Privé Mixte Public Total Industries manufacturières Minoterie 5 - 5 Tabac -h h Sucreries - h2 110 2/ 152 Industries alimentaires 41 - - 41 Matériaux de construction 30 - - 30 Produits chimiques, caoutchouc et plastiques 27 1 14 42 Textiles 44 - - 44 Transformation des métaux 28 - 28 Papier 10 - - 10 Raffinerie de pétrole - 28 - 28 Industires diverses 1l - 24 35 TOTAL PARTIEL 196 71 152 h19 MU nJl c s18 31 Energie électrique - - 86 3/ 86 TOTAL 214 102 L14 733 1/ Y compris éventuellement certains investissements pouvant être inscrits sous la rubrique investissements mixtes. 2/ Dont 2,8 millions de DH provenant du budget général de l'Etat. 3/ Dont 42 millions de DH provenant du budget général de l'Etatr. Sources: Ce tableau est dérivé des chiffres fournis par le Ministère du commerce, de l'industrie, des mines et de la marine marchande, la BNDE et le Ministère des finances. Tableau 8.7: FORMATION DE CAPITAL FIXE DANS 111 GRANDES ENTREPRISES 1/ DE TRANSFORMATION DES SECTEURS PRIV7t ET MIXTE, DE 1966 à 1970 (En millions de DH) Nombre Secteur privé 1966 1967 1968 1969 1970 d'entreprises Minoterie 1,0 6,6 5,9 4,7 7,2 114 Industries alimen- taires 14,8 10,3 9,7 8,0 8,7 17 Matériaux de construction et produits chimiques 5,8 6,0 36,2 17,5 16,1 12 Textiles 36,3 75,5 28,1 19,2 25,8 39 Transformation des métaux 0,6 2,3 7,3 8,3 6,8 15 Papier 1,3 12,0 5,1 ,8 9,5 6 Total partiel 59,8 112,7 92,3 62,5 7, 103 Secteur mixte Sucreries - - - 41,9 18,6 1 Produits chimiques 5,6 1,5 2,1 1,2 2,1 2 Transformation des métaux - 0,1 0,1 0,3 126,5 2 Raffineries de pétrole 15,1 25,8 22,5 27,3 35,5 3 Total partiel 20,7 27,4 24,7 70,7 182,7 8 1/ Ces entreprises sont clientes de la BNDE. Source: ENDE Tableau 8.8- ARRIVEES DE TOURISTES ETRANGERS - 1965-1970 (en milliers) Touristes - Touristes en croisière Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage Année (milliers) d'augmentation (milliers) d'augmentation 1965 379 -1,0 103 30,3 1966 424 11,8 98 -4,8 1967 400 -5,6 10h 6,1 1968 481 20,2 106 1,9 1969 621 29,1 95 -10,3 1970 747 20,1 105 l0,5 1/ Passant au mip#ns une nuit dans le pays. Source : Ministère du Tourisme Tableau 8.9- TOURISTES ETRANGERS PAR NATIGNALITE (Nombre en milliers) 1965 1967 1970 Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage EUROPE (sauf Espagne et Scandinavie Belgique 6,9 1,9 12,9 3,2 21,6 2,8 France 94,2 24,9 100,4 25,0 173,8 23,2 Allemagne 22,h 5,9 27,9 7,0 55,4 7,h Italie 8,1 2,1 10,3 2,6 18,5 2,4 Pays-Bas 5,6 1,5 11,9 3,0 25,5 3,5 Suisse 6,2 1,6 9,0 2,2 9,8 1,3 Royaume-Uni 44,0 11,6 58,h 14,7 91,3 12,2 Divers 22 0,6 _2._ _Q7 _, 0Q. 203,0 53,6 257,4 64,3 432,9 58,7 ALMERIQUE DU NORD Canada 3,2 0,8 5,2 1,3 17,1 2,3 Etats-Unis 2__ 6I à,1 10.7 1178 15.8 28,5 7,5 h8,3 12,0 134,9 18,1 PAYS VOISINS Algérie 69,2 18,3 24,2 6,1 60,3 8,1 Espagne 8 u 41.9 102,8 27,2 58,0 14,5 102,2 13,6 AUTRES _4l 1.L IL.L __ 77.0 _6 TOTAL GENERAL 378. 100.0 400.2 100 0 747., 1l0, Source: Mýinistère du Tourisme Tableau 8.10-NOMBRE D'ARRIVEES DE TOURISTES ETRANGERS PAR M0IS (en pourcentage du total) Mos1966 16 Janvier 4,9 5,5 4,3 Février 4,,2 4,5 4,2 Mars 6,3 8,2 6,7 Avril 8,6 7,5 5,9 Mai 7,6 9,0 7,5 Juin 8,3 7. 7,6 Juillet 14,0 12, 16,5 Août 17,.0 14,5 18,8 Septembre 12,2 11,6 10, Octobre 7,9 8,3 7,5 Novembre 4,2 5,h 4,5 Décembre 4,8 5,7 6,1 Total annuel 1QQ ) Source: Ministère du tourisme Tableau ,l- NOMBRE D'ARRIVEES DE TOURISTES ETRANGERS PAR F)INT D'ENTREE (en pourcentage du total) Point d 'entrée I966 _161 ilo Tanger h2 45 50 Casablanca 23 29 12 Bab Sekta il 12 17 Oujda 13 6 9 Rabat-Salé 2 3 4 Agadir 1 1 3 Autres _8- 6 Total: 100 100 100 Source: Miist re du tourisme Tableau 8.12-INVESTISSEMENTS ET NOUVEAUX HEBERGEMENTS TOURISTIQUES PAR CATEGORIE ET PAR REGION, 1968-1970 Catégorie 1 Catégorie 2 Catégorie 3 Catégorie 4 Catégorie 5 Total INVESTISSEMENTS (millions de dirhams) Par année, Total 2.O 193.0 110,0 1u3,1 405.0 Avant 1968 0,5 0,8 1,9 12,7 21,6 37,5 1968 0,7 0,9 10,2 14,7 28,6 55,1 1969 0,6 2,8 31,9 34,9 4o,5 110,7 1970 0,2 2,3 43,8 31,8 34,5 112,6 Achèvement 1970-1972 - 0,1 55,2 15,9 17,9 89,1 Hébergement achevé 22 l43,0 110,0 13,1 405.0 en 1968 0,6 1,4 0,5 12,0 24,8 39,3 en 1969 0,9 0,1 14,7 17,1 25,6 58,4 en 1970 0,5 5,1 27,4 33,0 11,7 77,7 en 1970-1972 - 0,3 100,4 47,9 81,0 229,6 HEBERGEMENT Nombre d'hâtels et villages nouveaux 9 14 30 22 10 85 Nombre de lits 2_666j2. 082 O 1 4l 6 achevé 1968 80 F167 210 / 7 822 753 achevé 1969 146 26 862 660 600 2294 achevé 1970 51 447 1699 1192 566 3955 achevé 1970/71 - 30 3578 1756 1950 7314 Nombre moyen de lits par unité LA 212 186 1. 180 achevé 1968 27 42 105 118 205 103 achevé 1969 36 26 172 132 600 143 achevé 1970 25 56 212 199 566 158 achevé 1970/71 - 30 239 251 487 271 Nombre de lits par région Agadir 78 155 1840 1462 io 3685 Marrakech - - 657 452 600 1709 Fès - 44 150 g 120 750 1064 Tanger 56 - - 748 864 1668 Casablanca - 42 - 456 600 1098 M'Diq - - 1254 - - 1254 Taifor - - 456 - 268 724 Al Hoceima - - 300 - - 300 Restingua - - 256 218 - 474 Beni Mellal - - 168 120 - 388 Rabat - 69 255 - - 324 Meknès - - 248 22 - 270 Autres _1 Y compris 150 chambres rénovées au coat de 200.000 dirhams seulement Source: Renseignements fournis par le CIH Tableau 8.1 '-INDICES DES PRIX 1/ DANS CERTAINS PAYS MEDITERRANEENS 1965 - 100 1966 196 1968 1969 ~1 Grèce 105 107 107 110 113 Israë1 108 110 112 115 122 Italie 102 106 108 110 16 Liban 103 108 107 112 116 Libye 108 112 117 126 128 g/ Espagne 106 113 119 121 128 Tunisie 10h 107 109 11h 15 Turquie 109 124 131 138 147 R.A.U. 109 110 114 118 121 Z/ Yougoslavie 123 133 139 153 167 Moyenne 108 113 116 122 Maroc 99 98 99 102 103 1/ Prix de gros pour le Liban et prix à la consommation dans tous les autres cas. Moyenne janvier-septembre Source: FMI, International Financial Statistics, juillet 1971 Tableau 8.1h INDICE CDMPCSE DU COUT DES VACANCES DANS IES PAYS MEDITERRANEENS EN VOIE DE DEVELOPPENlT/ Voyages Voyages Voyages à forfait a forfait à forfait par vols Etats-Unis ONU Club Airtcurs Touropa à la demande Indemnité Indemnité Méditerraree de de de journalière Indice journaliere Indice Hilton Indice de Paris Indice Francfort Indice Francfort Indice Francfort Indice Moyenre 2/ Maroc 19 150 18 150 25 100 315 100 3h0 100 295 100 252 100 12k Algérie 21 167 21 176 - - 311 99 - - - - - - 147 Chypre 16 126 13 108 18 72 - - 377 111 - - 273 108 105 Grece 19 150 15 125 30 120 253 80 375 110 341 116 250 99 11L Israel 24 189 16 134 - - 311 99 4h9 132 - - - - 139 Liban 23 182 18 150 - - - - - - 30h 103 - - 145 Libye 25 198 21 176 - - - - - - - - - - 187 Malte 16 126 15 125 - - - - 302 89 - - - - 113 Espagne 17 13h 15 125 - - 290 92 325 96 268 91 212 86 10h Tunisie 23 182 17 141 18 72 262 83 - - 277 9h 230 91 111 Turquie 16 126 12 101 2h 96 331 105 342 101 - - - - 106 R.A.U. 12 95 12 101 16 64 - - - - - - - - 87 Yougoslavie 17 13h 19 159 - - 24h 77 333 98 238 81 177 70 103 Mone gnerale 121 1/ C-e indice a été établi ,n fixant a ]0 ^e cot des vacances au Maroc. / c,LL( moyenne a ete calculée en afiectnL, les indemnites journalières des Etats-Unis et de l'ONU d'une pondération r.galr a une fois et demie celle des autis indicateurs. Tableau 9- INDICi£ DU COUT DE LA VIE (100 = 1958-1959) .1 9 1966 1967 2968 161970 i97 Jarivier 130,2 128,3 129,0 128,2 132,0 132,3 13,8 Février 131,9 127,5 128,8 128,1 131,0 133,> 137,2 Mar s 131,7 126,5 128,3 128,9 130,7 133,8 138,2 Moyenne 131,3 127,h 128,7 128,4 131,2 133,2 136,7 Avril -129,2 125,6 126,2 126,2 129,7 131,9 137>0 Mai 127,7 123,9 122,9 124,1 128,8 133,7 Juin 126,3 12 1,0 122,3 124,7 129,4 128,9 Moyenne 127,7 124,5 123,8 125,0 129,3 -30,4 Juillet 125,2 125,2 122,1 12h,8 129, 1296 Août 125,0 125,8 123,4 125,0 130, 130,h Scptembre 126 3 127,9 126,0 125,7 131À Moyenne 125,5 126,3 123,8 125,2 130,2 Octobre 127,7 128,7 127,8 125,8 13<,6 Novembre 129,0 130,5 127,6 127,2 DAcembre 126,s 129,6 127,7 130,0 133,6 Moyenne 123,5 129,6 127,7 127,7 -30,- Moyenne annuelle 128,2 126,9 126,0 126,6 133,3 Source: Secrátariat da Plan
Группа Всемирного банка · Pre-2003 Economic or Sector Report
Morocco - Current economic position and prospects : Evolutions recentes et perspectives economiques du Maroc
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