Группа Всемирного банка · Pre-2003 Economic or Sector Report

Senegal - The current economic situation and prospects of Senegal (Vol. 5 of 7) : Industrie

Сенегал Всемирный банк
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FILE COPY DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. AW- 1 5a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'tá prépare' 'a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affliés n'acceptent aucune responsabilite' quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publie ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DU SENEGAL (en sept volumes) VOLUME V INDUSTRIE le 30 juin 1970 Departement Afrique de l'Ouest TAUX DE CONVERSION Unité monétaire: Franc CFA (FCFA) Avant le 11 août, 1969: 1,00 dollar E.U. - 246,85 FCFA 1.000 FCFA - 4,05 dollar E.U. Après le 11 août, 1969: 1,00 dollar E.U. 277,71 FCFA 1.000 FCFA = 3,60 dollar E.U. POIDS ET MESURES 1 tonne métrique (t) - 2.205 livres 1 kilogramme (kg) = 2,2 livres 1 kilomètre (km) = 0,62 mile 1 mètre (m) = 3,28 pieds COMSITION DE LA MISSION Le présent rapport a été établi sur la base de renseignements recueillis par une mission économique qui a séjourné au Sénégal en octobre et novembre 1969. La composition de la mission était la suivante: Cornelis J. Jansen Chef de Mission Heinz B. Bachmann Economiste en chef Carlos Merayo Economiste Jacques Baldet Economiste, Spécialiste des questions fiscales Michel Palein Economiste agricole Pietro Rava (Consultant) Ingénieur agronome Alain Thys Ressources hydrauliques et assainissement Robert A. Moal (Consultant) Spécialiste des questions de la pêche Wybold van Warmelo (Consultant) Spécialiste des questions induatrielles Abdallah El aaroufi Spécialiste du tourisme Ce volume a été rédigé par Wybold van Warmelo. INDUSTRIE AU SENEGAL TABLE DES MATIERES CONCLUSIONS ET RECOMMENDATIONS ................................. (i) I. CONTEXTE INDUSTRIEL ....................oee.... ...... . 1 Historique ....................................... l Structure industrielle . ................................. 4 Communauté artisanale ....... ....... ... .................. 6 Esprit d'entreprise . .... ... ................... 6 Répartition géographique des industries ................. 9 Technologie, gestion et organisation industrielle ....... 10 Coût de la main-d'oeuvre étrangère ................... 12 Situation de l'emploi.............. ................. 14 Qualité de la main-d'oeuvre . ............................ 1h Le Code du travail ...................................... 16 Exportation des produits manufacturés ................... 17 Relations entre l'Etat et l'industrie ................... 19 Restriction des importations ........................... 19 Le Code des investissements ............................. 20 Société nationale d'études et de promotion industrielle.. 21 Participation financière de l'Etat dans l'industrie ..... 21 II. EXPANSION INDUSTRIELLE FUTURE ............................. 22 L'industrie dans le troisième Plan de développement (1969/70 - 1972/73) .................................. 22 Développement du marché ....................... ..... . 23 Le remplacement des importations dans n .......... 2h Facteurs de croissance industrielle .................... 25 Objectifs et moyens d'action de la politique industrielle 26 Recherche de chefs d'entreprise ............. ......... 27 Crédit nécessaire aà la petite industrie ................. 28 Programme relatif aux domaines industriels .............. 3h Elargissement de la participation sénégalaise à la direction des usines ................................. h Nécessité de l'assistance technique et des études de préinvestissement .................................... 40 ANNEXE A - Note sur les statistiques industrielles. ANNEXE STATISTIQUE CARTE - Zones industrielles de Dakar. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS 1. Le Sénégal a édifié un secteur industriel relativement important. L'industrie - y compris le traitement de l'arachide - représente environ 15% du PIB, proportion supérieure à celle qui est enregistrée dans la plupart des pays de l'Afrique de l'Ouest. Ce stade d'industrialisation relativement avancé est attribuable en grande partie à la position centrale qu'occupait le Sénégal dans l'ancienne Afrique occidentale française. Comme lindustrie a dû se rabattre sur un marché inférieur restreint, elle n'a guère progressé depuis l'indépendance en dépit de certains gros investissements qui ont intéressé principalement la fabrication de produits de substitution. 2. La partie moderne du secteur industriel est presque entièrement dans les mains d'étrangers. Les étrangers occupent non seulement les postes de direction, mais aussi, dans une grande mesure, les postes de gestion intermédiaires et les postes techniques. 3. La productivité de la main-d'oeuvre au Sénégal se compare à celle des pays industrialisés lorsqu'il s'agit d'opérations mécanisées et standardisées comportant un petit nombre de mouvements répétés qu'on peut demander à un personnel formé à ces tâches plutôt que réellement qualifié. En revanche, la productivité est inférieure, parfois même très inférieure, à celle des industries européennes dans les cas où les qualifications exigent des années de formation professionnelle ou la coordination des activités des travailleurs. 4. Certains indices portent à penser que si, ces dernières années, l'industrie sénégalaise a accru sa productivité, c'est davantage en raison d'un équipement plus poussé que diume organisation meilleure ou d'une main-d'oeuvre plus qualifiée. De 1962 à 1967, l'industrie manufacturière sénégalaise a augmenté ses investissements de 14% par an, ce qui semble bien montrer que cette industrie devient de plus en plus profondément capitalistique. 5. A moins que cette prédilection que le secteur privé parait témoigner aux procédés capitalistiques ne fasse place à la tendance contraire dans les années à venir, l'emploi industriel n'augmentera pas très vite, et certainement beaucoup plus lentement que la production industrielle d'ensemble. Les causes de cette tendance à l'équipement résident d'une part dans le fait que l'industrie dispose de grandes fa- cilités d'emprunt auprès du système bancaire et d'autre part dans le niveau des salaires qui, pour être bas, ne l'est cependant pas au point d'encourager le recours aux solutions faisant appel de préférence à la main-d'oeuvre comme c'est le cas dans plusieurs pays d'Extrême-Orient. - i - 6. L'industrie sénégalaise, créée à l'origine pour desservir exclusivement les pays de la zone franc, ne semble pas s'appliquer avec beaucoup d'énergie à trouver de nouveaux débouchés, ne serait-ce que dans les pays de la CEE oÙ ses produits entrent en franchise. Cela s'explique peut-être par le fait que la pénétration de nouveaux marchés apparaît a priori peu rentable à l'industriel moyen, bien abrité dans son marché intérieur, et jouissant d'un accès relativement facile dans les pays de la zone franc. 7. Lorsque des restrictions à l'importation sont décidées dans l'intérêt d'une usine ou d'un groupe d'usines, le gouvernement et l'industrie intéressée s'entendent sur le prix auquel les produits en cause seront commercialisés. Comme les niveaux de prix convenus tendront évidemment à assurer à l'industrie une marge bénéficiaire appréciable, ce système influe sérieusement sur la répartition des ressources et risque d'entrainer la création d'entreprises anti- économiques. 8. Les moins-values résultant des exonérations accordées aux entreprises en vertu du Code des investissements sont probablement assez considérables. Pour savoir si ce sacrifice est justifié, il convient de se demander surtout si les investissements n'auraient pas eu lieu même en l'absence du Code et si l'industrie n'aurait pas reçu la même impulsion d'autres politiques. Cette question demande à être approfondie. 9. En ce qui concern la promotion industrielle, le gouvernement s'est appuyé jusqu'ici exclusivement sur un système de protection et d'incitations monétaires aussi bien que financières dont les premiers bénéficiaires ont été les entreprises étrangères. La fondation récente de la Société nationale d'études et de promotion industrielles (SONEPI) marque un changement important dans l'attitude du gouvernement qui se lance désormais avec vigueur dans une politique de création de débouchés et d'incitations propres à encourager l'esprit d'entreprise indigène. 10. Jusqu'ici, le développement industriel reposait presque exclusivement sur l'esprit d'entreprise des étrangers, sur leurs capacités administratives et techniques. Les autorités s'attachent maintenant à développer les ressources humaines du pays dont dépend, en fin de compte, l'avenir économique national. Il sera nécessaire, à cet effet, de mettre sur pied des programmes bien conçus propres à encourager les Sénégalais à prendre des participations et des emplois, lesquels programmes devront être définis avec le concours des milieux d'affaires existants. 11. Si le gouvernement désire accroître aussi rapidement que possible ses effectifs de personnel qualifié, à tous les niveaux, il devra agir dans trois directions: - iii - (a) Rendre les écoles techniques plus utiles à l'économie sénégalaise en introduisant dans leurs programmes des cours de gestion élémentaire des affaires mettant l'accent sur le fonctionnement de la petite entreprise. (b) En collaboration avec les autorités civiles responsables de la main-d'oeuvre et la SONEPI, adapter les programmes de formation de l'armée de façon à offrir aux jeunes un enseignement administratif et technique nécessaire en affaires. (c) Inciter le public à s'intéresser aux débouchés offerts par l'industrie, par le moyen d'une campagne prolongée. 12. Les facilités de crédits peuvent jouer un rôle décisif dans la transformation d'entreprises artisanales en petites entreprises indus- trielles. Les services que pourront fournir des techniciens ou des consultants pour l'amélioration des opérations du secteur des petites entreprises seront sans effet s'ils ne s'accompagnent pas de facilités de crédit. Le succès du programme de promotion industrielle de la SONEPI sera en grande partie conditionné par l'introduction d'un plan de crédit parallèle. La mission est elle aussi d'avis qu'il est nécessaire de prendre des dispositions spéciales pour faire face aux besoins des petites manufactures sénégalaises en matière de crédit, faute de quoi ce secteur ne se développera que très lentement, comme le prouve le peu de petites industries sénégalaises actuellement en existence. 13. Ce programme de crédits pour les petites entreprises pourrait être mis en oeuvre par un organisme spécialisé ou par le service spécialisé d'une institution existante. Il convient de retenir à cette fin une institution relativement indépendante dont les opérations soient conformes à des critères économiques objectifs. La SONEPI apporterait ses connaissances techniques et son soutien avant et après l'examen de la demande de prêt. 14. Il importe, pour leur croissance, que les petites entreprises soient logées dans des bâtiments modernes; cependant, la mission émet des réserves concernant le programme de domaines industriels tel qu'il est actuellement conçu. 15, Ce programme est ambitieux, compte tenu de la dimension actuelle du secteur industriel et de ses possibilités de croissance. Outre qu'il est trop vaste, il place un espoir excessif dans les possi- bilités de développement de la petite industrie dans les provinces où sept des dix domaines seraient situés. Le domaine envisagé à Dakar (iv) pour les -petites entreprises doit être ramené à des proportions plus modestes. 16. L'industrie pourrait instaurer, avec l'appui du gouvernement, un service chargé de former du personnel de gestion, de développement et de surveillance. Afin d'éviter la prolifération des organismes, il conviendrait que ce service soit créé au sein de la SONEPI même, et travaille en étroite collaboration avec elle. I. CONTEXTE INDUSTRIEL Historique 1. L'industrie moderne a été introduite au Sénégal bien avant la deuxième guerre mondiale. Outre la mise en place d'installations d'entre- tien et de réparation destinées àl'assistance technique pour le port de Dakar et pour les chemins de fer, la période de l'avant-guerre a vu- la création d'usines de traitement des arachides et d'usines de fabri- cation de sacs de jute, de savonneries, et la naissance dtune industrie légère de biens de consommation, notamment de produits alirentaires. Toutefois, c'est pendant et après la dernière guerre qu'ont été jetées les fondations du secteur industriel moderne qui a fait de Dakar l'une des villes industrielles les plus importantes de l'ancienne Afrique Occidentale Française (AOF). Comme il était alors coupé de son fournisseur traditionnel, la France, le gouvernement colonial de l'époque a encouragé la création d'industries complémentaires telles que les cimen- teries et les fabriques de chaussures. Cette tendance stest fortement accélérée dans le début des années 1950 lorsque des sciétés françaises - ont implanté des usines à Dakar et dans les environs - région du Cap Vert - pour desservir non seulement le territoire qui constitue le Sénégal actuel mais aussi toute ltancienne AOF. Capitale et centre commercial principal de l'ancienne AOF, la ville de Dakar offrait le site le plus avantageux pour les industries manufacturières en raison de son infrastructure et de ses installations excellentes: port, chemins de fer, services publics, bureaux administratifs, établissements d'enseignement, banques, établissements commerciaux, etc. Iakar était également le lieu de résidence d'un grand nombre de consommateurs à revenu élevé, puisqu'en 1960 plus de 50% des 60.000 Français habitant dans l'ancienne AOF y résidaient, sans compter le personnel militaire. 2. Depuis lors, l'industrialisation du Sénégal s'est sensiblement ralentie. Le processus de décolonisation entamé dans les dernières années 1950 a, dans ses débuts, diminué la confiance des investisseurs industriels français dans l'avenir politique de l'ancienne AOF. Fait plus grave encore, Dakar a perdu des fractions importantes du marché de l'AOF qui étaient autre- fois ouvertes à son industrie. On pourra mieux juger de l'importance de ce marché sur lequel était fondée une grande partie de l'industrie de Dakar si l'on considère qu'en 1958 l'AOF avait une population de quelque 20 millions de personnes et un revenu total d'environ 2.300 millions de dollars et qu'en comparaison le Sénégal avait à l'époque un PNB de quelque 480 millions de dollars. Le marché intérieur assez étroit du Sénégal était ainsi sensiblement élargi par les facilités et la liberté d'accès à l'en- semble de cette région. 3. La première amputation de ce marché est intervenue en 1958 lorsque la Guinée, client important du Sénégal du fait de sa proximité, a proclamé son indépendance et quitté la zone franc. A partir de cette époque, l'AOF -2- s'est fragmentée progressivement en un ensemble d'Etats indépendants, le Sénégal, le Mali et la 4auritanie restant liés pour former une entite politique et économique séparée, la Fédération du Mali. Celle-ci obtint son indépendance au début de 1960, pour éclater la même année quelques mois plus tard et seuls le Sénégal et la Mauritanie sont restés en pleine union douanière avec libre circulation des biens entre les deux pays. Une union douanière partielle, 11UDOA (Union Douanière Ouest-Africaine), est entrée en vigueur en 1960 et relie entre eux tous les pays de llancienne AOF à l'exception de la Guinée. Si aucun droit d'importation ntest perçu sur les biens achetés par les pays membres de l'UDOA, la circulation de ces biens au sein da l'Union reste néanmoins soumise c diverses autres taxes et charges fiscales. Cette politique d'imposer aux biens d'importation des charges fiscales autres que des droits de douane a évidemment limité les exportations de produits sénégalais vers ces pays. Qui plus est, les pays de lUDDA ont commencé à appliquer une politique de promotion des industries de substitution aux importations interdisant l'importation de certains produits, ce qui restreint davantage encore les débouchés de l'industrie sénégalaise. En Côte d'Ivoire, Abidjan est devenu un concurrent sérieux de Dakar comme fournisseur industriel des pays de l'UDOA. Un autre élément nuisible à l'écoulement des produits industriels sénégalais a été le départ dans les premières années 1960 d'une grande partie de la population euro- peenne. 4. Cet amenuisement du marché a entraîné un ralentissement considé- rable de la croissance industrielle. Pendant cette période drévolution politique, la production des industries existantes n'a augmenté que très lentement et dans certains cas a même diminué. De 1956 à 1961, la pro- duction industrielle s'est accrue de 41,5, ce qui représente un rythme annuel de 7% contre 24% pour les années 1949 à 1956. Il faut toutefois souligner que ces pourcentages annuels ont été calculés sur la base des prix courants et ne sont donc pas le reflet exact de l'accroissement du volume de production. On ne dispose pas de statistiques à prix constants. Toutefois, comme les prix français sont restés relativement stables pendant les années 1950 jusqu'aux environs de 1957 et qu'ils avaient alors encore plus que maintenant une forte influence sur les prix sénégalais, il est probable que ces chiffres illustrent assez fidèlement ltévolution des taux de croissance. 5. Ce ralentissement de la croissance industrielle stest poursuivi jusqu'en 1962-1964. Par la suite, un certain nombre d'autres entreprises industrielles se livrant à des fabrications de substitution ont été créées a mesure que se rétablissait la confiance des investisseurs français, et les pouvoirs publics ont inaugure une politique active de remplacement des importations. Cette même époque a vu une progression considérable de l'extraction et du traitement des phosphates, les débuts des conserveries de poisson, un accroissement important de la capacité de l'industrie tex- tile stimulée par un récent développement de la culture locale du coton, et la création d'une raffinerie de pétrole. De plus, l'augmentation lente mais régulière de la consommation intérieure de marchandises telles que la farine de blé et le ciment dont la production était auparavant exportée dans une proportion appréciable a entrainé une meilleure utilisation de la capacité de certaines industries. Toutefois, des secteurs industriels - 3 - continuaient et continuent encore à connaître des problèmes de capacité excédentaire (voir Tableau 2). En effet, les derniers renseignements (voir Tableau 3) indiquent que seules les industries de la chaussure et du ciment utilisent de façon satisfaisante leur capacité, celle de la plupart des autres industries étant employée à moins de 50%. Le taux assez faible d'utilisation de la capacité de production des peintures, vernis et produits à base d'argile reflète le déclin des activités de la construction au cours des dernières années. 6. Pendant la dernière décennie, la croissance industrielle du Sénégal a atteint un rythme annuel de 6,3% pour ltensemble de l'industrie (extraction, fabrication et services), et un rythme annuel dlenviron 5,5% pour ltindustrie manufacturière seule (voir Tableau 4-B). Une étude plus détaillée des rythmes annuels de croissance par période (voir Tableau 5-B) rév%le que certains des secteurs d'activit' inclus dans le groupe des industries diverses ont enregistré des taux de croissance annuels supé- rieurs à la moyenne, progressant même parfois régulièrement au fil des ans. C'est ainsi que, principalement du fait de la création de la raffine- rie de pétrole, le groupe des industries chimiques a atteint un taux d'accroissement supérieur à la moyenne et en progression constante, de même que le groupe des industries diverses, c'est-à-dire des industries manufacturières non détaillées dans le tableau statistique. Il y aurait donc eu généralisation du processus de substitution des importations; ce qui revient à dire que la consommation d'un nombre sans cesse croissant de denrées déterminées aurait évolué dans le temps et atteint le seuil au-delà duquel il devient rentable d'en entreprendre la fabrication sur place et dans les conditions régnant sur le marché sénégalais où s'exerce une certaine protection douanière. 7. La situation actuelle des industries manufacturières au sein de l'économie nationale peut être résumée de la manière suivante. Les industries manufacturières proprement dites contribuent à concurrence de 14,7% au PIB, un accroissement de 29% par rapport à 1959 où l'apport de ces industries ntétait que de 11,h% du PIB. Sans tenir compte dfun arti- sanat fort d'environ 50.000 personnes, l'industrie moderne fournit des emplois à quelque 18.000 personnes contre 13.000 dix ans auparavant. Les effectifs actuels de l'industrie représentent 17% de la main-d'oeuvre des secteurs modernes de l'économie, et 25% du personnel employé dans les entreprises privées modernes. 8. L'industrie ranuZacturière légère couvre une gamme assez large de produits en mati,3re d'alimentation, d'habillement et de logement, encore que dans de nombreux cas, cette industrie soit fortement tributaire des importations de mati3res premières et de produits internédiaires. Le Sén gal est pauvre en ressources rin'rales et possède peu d'industries de transformation dans ce domaine. Il di.ffire sous ce rapport de plusieurs autres pays africains dont les importantes ressources hydro- électriques ou minérales ont donné naissance à des industries hautement capitalistiques de traitement des produits minéraux. Structure industrielle 9. A côté du secteur moderne, le Sénégal possède une grande commu- nauté artisanale dont les activités couvrent une large gamme d'opérations de transformation, de fabrication et de service. Par définition, l'indus- trie artisanale se distingue du secteur des entreprises modernes par ce trait que le maitre artisan et ses ouvriers restent généralement attachés aux méthodes, matériels et produits traditionnels. C'est pourquoi d'ailleurs on note une absence presque totale d'équipement motorisé. Les renseignements statistiques sur la classe artisanale sont malheureuse- ment insuffisants. D'une façon générale, les entreprises artisanales n'emploient guère plus de dix ouvriers chacune. Au-delà, l'entreprise se modifie naturellement d'une façon assez fondamentale: l'augmentation de son effectif oblige le propriétaire à porter plus d'attention à la gestion de son entreprise par opposition aux activités directement productives, et à consacrer ainsi plus de temps à la planification, à l'organisation et au contrôle, même s'ils restent sous une forme très rudimentaire. Cette évolution s'accompagne habituellement de l'adoption de nouvelles technologies et le cas échéant d'un matériel mécanisé. D'une manière très générale, on pourrait dire que les entreprises perdent alors progressivement leur caractère artisanal et leur optique tradition- nelle, et qu'elles entrent dans le secteur des entreprises manu- facturières modernes grâce au dynamisme dont doit faire preuve leur direction. Cette évolution de la communauté artisanale revêt ainsi une certaine importance dans toute étude générale de la croissance indus- trielle du Sénégal. 10. Résumant les caractéristiques générales de l'industrie manufacturière sénégalaise, on peut distinguer quatre grandes catégories d'entreprises: (a) Les entreprises artisanales, c'est-à-dire les entreprises familiales employant un maximum de dix ouvriers et situées au domicile ou à proximité immédiate du domicile du propriétaire qui, en tant que maitre-artisan, travaille dans l'atelier avec les membres de sa famille et quelques employés salariés et dispose d'un matériel très limité; l'objectif principal d'une telle entreprise est de fournir un gagne-pain au propriétaire et à sa famille. La très grande majorité des établissements de cette catégorie appartient à des Sénégalais; en effet, lorsque le propriétaire èt gérant d'une telle entreprise est libanais ou d'une autre nationalité étrangère (surtout française), il est fréquent qu'elle perde son caractère artisanal, même lorsque ses effectifs sont assez restreints du - f ait que ses propriétaires ont accès plus facilement aux renseigne. ments techniques et autres, comme du reste aux sources de financement. -5 - (b) Entreprises industrielles rudimentaires de 10 à 20 personnes, dont les ateliers sont souvent séparés du domicile du propriétaire; ces entreprises sont caractérisées par un cloisonnement sommaire entre - la gestion et les activités techniques proprement dites, le proprié- taire restant généralement une personne techniquement qualifiée. Si l'objectif principal de ce type d'entreprise est toujours de fournir un gagne-pain au propriétaire et à sa famille, un certain nombre de -petits propriétaires commencent à penser en termes de bénéfices. Une petite minorité des établissements de cette catégorie sont sous contrôle sénégalais, la grande majorité appartenant à des Libanais. (c) Petites entreprises employant de 20/30 à 50/100 travailleurs, où l'esprit d'initiative et la qualité de la gestion, sans sortir du cadre d'une technologie appliquée, jouent un rôle de plus en plus décisif dans la réussite de l'entreprise; le propriétaire- directeur continue à s'occuper de très près de la technologie de la production, mais attache une importance croissante à la maximisation des bénéfices et à la croissance de sa firme. Cette catégorie comprend quelques entreprises sénégalaises, mais dans sa grande majorité est formée d'étrangers et d'un nombre plus restreint de résidents libanais. (d) Moyennes et grandes entreprises modernes (100 ouvriers et plus) qui ne diffèrent pas sensiblement de celles des pays industrialisés quant aux niveaux de la technologie appliquée et à la qualité de la gestion. Cette partie du secteur industriel, presque entièrement sous le - contrôle d'intérêts étrangers, comprend notamment quelques entre- prises qui ne sont pas d'origine française. 11. Il est impossible d'exprimer quantitativement la répartition des entreprises par taille et par nationalité. En effet, les données statistiques concernant leur importance sont rares et périmées (Tableau 8) et le recensement industriel s'est jusqu'à présent abstenu de rassembler - des données sur la nationalité des propriétaires industriels. Le recense- ment industriel organisé par le Bureau de statistique du Ministère du Plan et de l'Industrie ne couvre qu'une partie du secteur moderne. Le nombre -- réel des entreprises est certainement supérieur aux-quelque 250 établisse- ments sur lesquels portent les recensements annuels. Selon un sondage effectué par un expert du BIT en 1967 parmi les entreprises manu- facturières enregistrées par le Ministère de la fonction publique et du travail afin de déterminer le rapport entre la taille de la société et la nationalité du propriétaire, 450 des 830 entreprises manufacturières ainsi enregistrées1/ en 1968, soit 55% environ des établissements, employaient moins de 10 ouvriers salariés (Tableau 11). Dans notre 1/ Tous -les employeurs doivent être enregistrés en vertu du Code du tra- vail. Commel ressort du Tableau 9 de l'Annexe statistique, la variation du nombre d'entreprises enregistrées d'une année sur l'autre est assez importante et irrégulière,-ce qui laisse à penser que ces renseignements ne sont pas très sûrs. -6 - classification grossière des catégories d'entreprises, le secteur moderne (catégories -c et d) peut comprendre très approximativement environ 400 entreprises. Parmi celles-ci, on peut estimer à environ 25 le nombre des établissements sous contrôle sénégalais. Quatre cents autres entre- prises pourraient être classées parmi les établissements industriels "paramodern3s" (catégorie b de notre classification); ce sont celles dont les propriétaires ne sont plus des artisans à proprement parler et manifestent de plus en plus d'esprit d'initiative et de compétence. Toujours sur la base des résultats de ce sondage, quelque 200 de ces entreprises appartiennent à des Sénégalais. Compte tenu de l'accroisse- ment annuel des immatriculations d'entreprises en vertu du Code du travail, et d'un certain nombre de disparitions d'entreprises de moindre importance, on peut raisonnablement évaluer que tous les ans 10 à 20 nouvelles entreprises entrent dans la catégorie b (paramodernes); environ 5 à 10 d'entre elles sont des entreprises sénégalaises évoluant de l'artisanat à l'industrie rudimentaire sous la poussée du dynamisme de certains maîtres artisans. Sur ce nombre, une ou deux sociétés sénégalaises ont des chances d'atteindre le secteur moderne proprement dit. Il est évident que ces estimations, très approximatives, sont essentiellement destinées à fournir une indication de l'ordre de grandeur du processus d'industrialisation. Communauté artisanale 12. On ne dispose d'aucun renseignement récent sur l'importance de la population artisanale (catégorie a de notre classification) et sur sa répartition par branche d'activité. Un recensement effectué en 1959 en dehors de la région du Cap Vert fait état de quelque 25.000 artisans, ouvriers et apprentis compris. En fonction de ces résultats et de renseignements supplémentaires fournis par l'Office s'négalais de l'artisanat (OSA), on peut évaluer la population artisanale actuelle à environ 50.000 personnes y compris les membres de la famille non salariés (Tableau 12). Cependant la production est faible, du fait de sa productivité médiocre, imputable à la présence d'une main-d'oeuvre familiale à temps partiel et à l'insuffisance de l'équipement et des compétences (Tableau-12) Pour donner un ordre de grandeur, on peut chiffrer à quelque 1.800 millions de francs CFA la valeur ajoutée totale de cette production, ce qui représente moins de 1% du PIB aux prix courants. Cela correspondrait à une valeur ajoutée moyenne de 36.000 francs CFA (130 dollars EU) par an et par personne travaillant dans l'artisanat, et à un revenu familial moyen de l'artisan proche de hoo dollars, chiffre sensiblement inférieur à l'indemnité minimale afférente au salaire minimium garanti. Esprit d'entreprise 13. L'existence d'un secteur industriel moderne est presque entière- ment due à des initiatives étrangères, prises par des particuliers tels que les Français qui sont arrivés au Sénégal après la deuxième guerre - 7 - mondiale (y compris de nombreux "Petits Blancs") et les Libanais qui ont créé des entreprises moins importantes, ou par des sociétés étrangères d'origine essentiellement française. Certaines de ces dernières opèrent à une échelle internationale et peuvent avoir des unités de fabrication semblables dans d'autres pays, surtout dans ceux d'Afrique occidentale de la zone de l'UDOA. 14. Si l'industrie du Sénégal doit presque tout aux intérêts étrangers, c'est surtout parce qu'à l'heure actuelle, le pays est pauvre en initiatives locales, c'est-à-dire en personnes entreprenantes ayant des ressources financières, des qualités de gestion et des connaissances techniques suffisantes assorties du désir de se lancer dans l'industrie. L'absence presque totale d'un tel esprit d'entreprise dans l'industrie sénégalaise s'explique de nombreuses façons. Dans les pays en voie de développement, les petites entreprises manufacturières sont généralement créées par des personnes issues de quatre grands groupes sociaux: (a) les artisans et ouvriers qualifiés tels que le maréchal-ferrant et le menuisier du village, ou le mécanicien de garage de la ville qui associent les qualifications techniques et le sens des affaires à une certaine aptitude à persuader leurs parents, leurs amis et des prêteurs à leur avancer l'argent nécessaire pour transformer leurs ateliers d'artisan en petites industries; (b) les propriétaires fonciers et les commerçants ruraux qui contrôlent la production agricole et étendent leurs activités aux industries de transformation telles que la meunerie, les huileries et l'égrenage du coton; (c) un groupe très composite oÙ l'on pourra trouver: des retraités de la fonction publique nantis de certaines aptitudes techniques et d'une certaine expérience en matière d'administration et d'organisation; ces gens ont fait des économies au moyen desquelles ils fonderont une petite industrie qui deviendra une entreprise à léguer à leurs enfants; de jeunes diplômés des écoles techniques qui se sont monté une petite affaire indépendante; des ouvriers qualifiés et des contremaîtres employés par des sociétés d'une certaine importance et qui veulent s'installer à leur compte, etc.; (d) des commerçants du secteur moderne de l'économie, qui sont familiarisés avec la vente des produits manufacturés, qui sont conscients des bénéfices que l'on peut tirer de la production du pays, et qui ont accumulé un capital suffisant pour se lancer dans l'industrie manufacturière. C'est probablement ce groupe qui sera pour un pays en voie de développement la source la plus riche d'esprit d'entreprise car c'est le seul qui ait des aptitudes commerciales. Il lui est loisible de prendre une part impor- tante dans les activités manufacturières qui nécessitent rela- tivement peu de connaissances techniques pour exploiter avanta- geusement une petite usine; sinon, ces commerçants peuvent ex- ploiter une .entreprise rapportant suffisamment pour leur permettre d'employer un directeur technique. - 8 - 15. Aucun de ces groupes n'est représenté très largement dans la population sénégalaise, ce qui restreint la réserve de ressources humaines d'où peuvent sortir des initiatives capables de créer des petites industries. Cette pénurie est dans une certaine mesure due à la domination des intérêts étrangers pendant la période coloniale, qui a entraîné la disparition presque totale de la classe dirigeante sénégalaise qui avait commencé à se constituer au cours du 19ème siècle. Comme la propriété foncière est entre les mains des communautés, on constate au Sénégal la quasi-inexistence de propriétaires indépendants capables d'accumuler un certain capital et de l'investir dans l'industrie. On aurait pu trouver une source prometteuse d'esprit d'entreprise chez les marabouts, les chefs religieux de villages qui dans le cadre de sociétés coopératives le cas échéant contrôlent la collecte et la distri- bution des produits agricoles et des biens de consommation simples. Jusqu'à présent, toutefois, la plupart des marabouts n'ont pas encore fait preuve d'un sens des affaires suffisamment progressif, surtout dans l'industrie manufacturière. D'autre part, il est vrai que les écoles techniques produisent des techniciens diplômés mais en nombre insuffisant, et la majorité de ces diplômés semblent préférer la sécurité d'un emploi dans l'administration ou dans des entreprises existantes aux incerti- tudes de l'indépendance d'autant plus que jusqu'à une date récente il n'existait aucun organisme public (tel que la SONEPI ou Société Nationale d'Etudes et de Promotion Industrielles, créée en 1968) susceptible d'aider et de guider les jeunes gens dynamiques. Aucun Sénégalais doué de l'esprit d'entreprise ne se manifeste dans les entreprises que possèdent et gèrent des étrangers, ni même dans les établissements libanais moins importants, qui ont encore un .ncadre- ment essentiellement étranger, jusqu'à l'échelon des contremaîtres. Même si ces derniers sont de plus en plus souvent des Sénégalais, il est évident qu'eux aussi ne tiennent pas, dans les conditions actuelles, à troquer un emploi sûr contre les incertitudes qu'impliquent la création et l'exploitation d'une petite entreprise indépendante. La mission a eu l'occasion de rencontrer quelques petits entrepreneurs sénégalais du secteur moderne qui étaient précédemment employés dans de grandes sociétés étrangères ou qui avaient servi dans l'armée française et y avaient acquis des connaissances techniques. Enfin, le secteur commercial, mis à apart le petit commerce, n'a pas non plus constitué- une pépinière d'entrepreneurs étant donné qu'il est presque exclusive- ment entre les mains d'étrangers, de descendance européenne pour les grandes entreprises commerciales y compris l'import-export, et - libanaise pour les entreprises de distribution moins importantes. 16. Ei conséquence, la plupart des petites firmes modernes dont le propriétaire-directeur est sénégalais paraissent avoir progressé hors du secteur artisanal sous l'impulsion d'ex-artisans qui, peu à peu, ont fait de leur entreprise une petite industrie. C'est ce qui s'est produit dans certaines activités manufacturières où l'homme qui dé- sire accéder à la propriété de son affaire ne se voit pas bloquer par des mises de fonds qui dépassent très largement sa capacité d'épargne ou par une technologie qui ne pourrait s'apprendre qu'à l'école ou "sur le tas". -9 - Les petites entreprises sénégalaises fleurissent donc essentiellement dans des branches d'activité aussi cormunes -que la menuiserie, la petite mécanique, l'imprimerie, l'habillement, etc. Outre qu'il peut accéder facilement à des sources de renseignements techniques, l'artisan ayant de l'initiative peut accroître progressivement la production de son entreprise en y investissant de petites sommes qui viendront s'ajouter à son maigre apport initial et en s'entourant de quelques ouvriers qui seront probablement des parents plus ou moins éloignés acceptant de travailler pour des salaires de subsistance. On trouvera au Tableau 13 une indication du type d'activités artisanales capables de se hausser au niveau d'une industrie manufacturière. Les renseignements qu'il contient montrent qu'environ un tiers de l'artisanat (boulangerie, tannerie, menuiserie, mécanique automobile, imprimerie, etc.) s'adonne à des activités qui par une gestion dynamique et entreprenante pourraient évoluer vers la petite industrie. 17. Il faut ajouter que le contexte socio-culturel du Sénégal décourage plus ou moins l'épargne individuelle. La solidarité qui lie les membres d'une même famille et notamment les obligations qu'ils ont d'offrir nourriture et logement limitent manifestement la capacité d'épargne de ceux qui dans un cadre différent seraient---tentés de se lancer dans la petite entreprise. Ce facteur est peut-être celui qui entrave le plus le développement de la petite industrie sénégalaise. Seules les personnes entreprenantes, décidées et prêtes à renier leurs obligations d'entraide envers leur famille peuvent espérer économiser de quoi fonder une petite affaire dans le secteur industriel moderne. Répartition géographique des industries 18. Nous avons déjà expliqué que depuis sa création, l'industrie sénégalaise s'est implantée principalement à Dakar et dans la région du Cap Vert où sont concentrées environ 801 des entreprises industrielles (Tableau 114). Cette forte densité répond à des impératifs d'implantation propres aux divers types d'industries. 19. La première catégorie groupe les industries de traitement des matières premières locales et plus particulièrement des arachides, les usines d'égrenage et de filage du coton, les tanneries et les conserve- ries de poisson. Ces industries sont réparties assez également entre la région du Cap Vert et l'intérieur. 20. La deuxième catégorie englobe les industries de substitution aux importations. Nombre d'entre elles importent une proportion substantielle de leurs matières premières et autres fournitures (Tableau 15), surtout dans le secteur de l'alimentation, des boissons, du tabac, du bois et du papier, dans la métallurgie et dans diverses industries manufactu- rières. Il est donc compréhensible que de telles entreprises préfèrent s'installer à proximité du port de Dakar, point de passage obligé des maté- riaux et fournitures importés à desination des consommateurs industriels. De - 10 - plus, fait peut4tre plus important encore, ces industries bénéficient de la concentration du pouvoir d'achat dans la région du Cap Vert. On estime que la PFB par tête y atteint 550 dollars contre une moyenne nationale de 160 dollars et seulement 70 à 80 dollars dans li'arrière- pays. 21. La troisième catégorie enfin est celledes industries lég'res de biens de consommation qui doivent être situées à proximité du consommateur ultime pour diverses raisons telles que la nature périssable du produit (cas de certaines industries de traitement des produits alimentaires), la nécessité de conserver des liens personnels avec le client (impressions, ateliers d'entretien et de réparation automobile), les fabrications difficilement transportables (mobilier), etc. D'une manière très générale, la concen- tration géographique de ce type d'entreprise est déterminée fonctionnelle- ment tant par la densité de population que par le PNB par habitant. C'est pourquoi le nombre d'entreprises de cette catégorie implantées dans la région du Cap Vert est, toutes proportions gardées, important. 22. Rien ne permet de supposer que cette répartition géographique a changé au cours des dernières années ni même qu'elle changera dans un ave- nir prévisible. Bien au contraire, tout semble indiquer que la.- croissance industrielle continuera à se concentrer dans la région du Cap Vert, avec un certain débordement sur les communautés urbaines de Thiès et Kaolack et peut-être même de Saint-Louis et Ziguinchor. Les entre- prises sénégalaises ne feront pas exception à la règle générale qui veut que les industries modernes cherchent à s'implanter près des grands centres urbains dont l'infrastructure est bien développée et où l'on trouve d'au- tres avantages difficilement chiffrables tels que la préférence naturelle des employeurs et des employés à vivre dans la capitale, mieux équip3e que l'intérieur du pays. Technologie, gestion et organisation industrielle 23. Le niveau de la technologie appliquêe varie considérablement entre les .industries modernes et "1paramodornes1l. Lec 400 petites entreprises qui constituent le secteur paramoderne et qui appartiennent à des Libanais et des Sénégalais présentent généralement un niveau de techno- logie assez bas et leur gestion est assez quelconque. On ne dispose pas de renseignements sur la structure du capital de ces entreprises, sur les rapports capital..travail, sur leur diension, ni sur la nationalité de leurs propriétaires. Cependant, des visites d'usines dans un nombre d'ontreprises certes assez restreint donnent a penser que le secteur moderne (surtout .lorsqu'il est sous contrôle étranger) utilise du matériel rwderne; c'est le cas not,ment pour cartaines usines récemment créées dans l'industrie textile. - il - 24. Il est également digne de remarquer que les usines de ce dernier type sont convenablement organisées et gérées. Les postes de haute direc- tion sont confiés à des cadres et à un personnel technique qualifiés dont la plupart des éléments sont étrangers, et il en va de même, dans une large mesure, des cadres moyens et inférieurs. Il s'ensuit que le personnel de commandement moyen et inférieur, qui est immanquablement le point faible de la hiérarchie industrielle des pays en voie de développement, est de bonne qualité dans les entreprises en question du Sénégal. Il y a là une nette différence avec les entreprises manufacturières de nature et d'importance comparables que l'on trouve dans d'autres pays en voie de développement, notamment en Asie et en Amérique latine. 25. La proportion de main-d'oeuvre étrangère dans l'industrie varie évidemment selon les compétences demandées (Tableaux 16 et 16-A). Les pourcentages sont élevés au niveau de la direction puisqu'en 1968 on comptait dans les états-majors de l'ensemble de l'industrie 92% d'é- trangers. Ce chiffre tombe à une moyenne de 51% pour l'ensemble des cadres moyens et inférieurs, de la maîtrise et des techniciens. Enfin, il n'a- teint que 1,2% dans la catégorie du personnel d'exécution comprenant les ouvriers qualifiés, les ouvriers spécialisés et les manoeuvres. Même dans ce dernier groupe cependant, un nombre élevé d'étrangers est employé à l'exécution de tâches hautement spécialisées. Ainsi la proportion d'étrangers dans la catégorie des ouvriers qualifiés atteint 4% en moyenne: de 3% dans le traitement des huiles végétales,elle est de 33% dans l'in- dustrie du bois et du papier (Tableau 16-A). En revanche, il n'y a aucun étranger parmi les ouvriers semi-qualifiés et les manoeuvres. 26. La présence des étrangers varie sensiblement suivant les branches d'activité. Au niveau des cadres supérieurs et du haut personnel technique, les étrangers détiennent entre 100% des postes dans les industries du bois et du papier et dans les conserveries, et 50% dans le groupe des industries manufacturières diverses. Toutefois, ces indications de pourcentages doivent être utilisées avec prudence car ce sont des moyennes statistiques qui peuvent déformer sensiblement la part réelle de la participation étrangère dans un secteur industriel qui couvre une grande variété d'ac- tivités manufacturières. Il semblerait que trois facteurs déterminent les taux de la présence étrangère parmi les cadres de direction, les cadres moyens et les cadres subalternes: (a) l'importance de l'entreprise: moins une firme est grande, plus il est probable qu'elle sera dirigée par son propriétaire, ce qui implique au Sénégal que la plupart des postes de direction et d'encadrement sont occupés par des étrangers, y compris des Libanais; (b) la technicité du secteur consid3ré, c'est-à-dire la mesure dans la- quelle la bonne marche de l'entreprise exige un effectif important de spécialistes hautement qualifiés; - 12 - (c) la politique de l'emploi pratiquée par l'entreprise, qui peut à son tour dépendre de sa rentabilité; en effet, les en- treprises faisant des bénéfices intéressants ont tendance à garder un personnel étranger coûteux plutôt que d'engager des Séné- galais i»oins bien payés mais qui posent des problèmes d'assimila- tion et de formation. Coût de la main-d'oeuvre étrangère 27. Au Sénégal, la main-d'oeuvre étrangère apparaft chère non seulement en termes absolus, mais surtout lorsque l'entreprise compare ses bénéfices à ceux que d'autres obtiennent avec un personnel analogue dans des pays industrialisés, particulièrement en Europe occidentale. On trouvera dans le tableau 17, une indication à ce sujet sous forme d'une comparaison entre les traitements et salaires des industries manu- facturières au Sénégal et aux Pays-Bas. Ce tableau montre que les cadres de direction touchent au Sénégal un traitement plus de deux fois supé- rieur à celui de leurs homologues hollandais. Il est d'ailleurs probable que la différence de revenu réelle est bien plus importante encore du fait qu'au Sénégal le personnel étranger bénéficie habituellement d'un cer- tain nonùmre d'à c5tés coût£-ux pour l'employeur tels que gratuité du lQgement (eau, gaz, électricité compris), assurance-maladie, parfois une voiture, des domestiques, des congés payés, des congés dans les foyers tous les vingt mois s'étendant à la famille de l'employé, etc. 1/ Le petit personnel technique et le personnel de maîtrise étrangers perçoivent des salaires supérieurs de 50 à 100% à ceux de leurs homologues néerlandais. Par contre, les mêmes personnels s'ils sont sénégalais ont un salaire qui représente seulement 2/5 ou 3/5 du salaire aux Pays-Bas, celui des ouvriers qualifiés en représente 1/5, et celui des manoeuvres, probable- ment 1/7 . Ces comparaisons indiquent dans l'ensemble, que du point de vue international au Sénégal,le personnel technique et de gestion étranger revient cher, alors que le personnel ouvrier est bon marché, en règle générale. 28. Il est probable que le salaire moyen des étrangers augmente régulièrement au fil des ans. Si l'on ne dispose d'aucun renseignement précis sur cette augmentation, son importance peut néanmoins être évaluée approximativement en chiffrant la différence croissante du PNË par habitant du Sénégal et de la France, fournisseur principal de personnel étranger au cours des 10 dernières années (Tableau 18). En effet, alors qu'en 1958 le PUB par habitant au Sénégal (161 dollars Ef) représentait 16,0% de celui de la France (1.003 dollars EU), ce pourcentage est tombé à 11,1% en 1966, les valeurs respectives devenant 182 et 1.634 dollars E.U. 1/ Guy Pfeffermann, Industrial Labor in the Republic of Senegal, New York, 1969, p. 67. - 13 - 29. Ce déséquilibre croissant des revenus se marque nnn seulement au niveau de l'encadrement supérieur,intermédiaire et subalterne et à celui de la maîtrise, mais aussi à celui de la main-d'oeuvre hautement spécialisée. D'après le tableau 19, les traitement et salaires de l'industrie manufacturière française ont doublé de 1959 à 1968 alors qu'au Sénégal ils ont progressé de moins d'un tiers. Il en résulte que la main-d'oeuvre étrangère qualifiée au niveau de l'atelier est devenue de plus en plus chère, et il est donc compréhensible que ce soit à ce niveau particulier que l'on trouve la plus grande sénégalisation de la main- d'oeuvre. 30. L'augmentation générale du coût de la main-d'oeuvre étrangère est soulignée également par l'accroissement des charges salariales par employé (Tableau 20). Les traitements et salaires par employé ont progressé de 41% entre 1962 et 1966, soit de 8,2% par an. Pendant le même intervalle, ceux de la main-d'oeuvre d'atelier n'ont augmenté que de 9%, soit de 2% par an (Tableau 19). Les salaires versés au personnel d'encadrement, y compris les techniciens, auraient donc progres- sé plus rapidement que ceux des ouvriers et ce serait surtout les étrangers qui auraient bénéficié de la hausse générale. Toutefois, ces renseignements doivent eux aussi être interprétés avec une certaine réserve. En effet, il se peut que des modifications de la structure industrielle aient plus contribué à aggraver cette divergence des revenus entre étrangers et Sénégalais que ne l'ont fait les traitements et salaires effectivement versés. Le tableau d'ensemble peut donc avoir été déformé par la création de nouvelles grandes usines nécessitant une proportion élevée de personnel de gestion et de techniciens hautement qualifiés. 31. En raison de la structure de l'emploi propre à l'industrie sénégalaise, il est évident que l'on trouvera également un écart consi- dérable des revenus entre les diverses catégories d'emplois. D'après le tableau 17, les coÛts annuels de la main-d'oeuvre (salaires plus avan- tages des ouvriers et employés) s'élèvent à environ 130.000 FCFA (470 dol- lars EU) pour le personnel non qualifié contre 4,5 millions de FCFA (16.200 dollars EU) pour le technicien hautement qualifié et le cadre moyen, ce qui donne un rapport de 1/34 entre les revenus les plus faibles et les revenus les plus élevés de l'industrie. Ce rapport est très dif-, férent dans l'industrie européenne: aux Pays-Bas par exemple, le cadre moyen gagnera environ trois fois autant que le personnel ouvrier (pas nécessairement qualifié) ayant reçu une formation professionnelle. Les données exposées dans le tableau 21 sont fondées sur un certain nombre de nouveaux projets industriels au Sénégal et indiquent que le personnel étranger, qui ne représente que 4% de la main-d'oeuvre totale, touche près de 31% de la masse salariale. 32. Une grande partie des revenus des étrangers quitte le Sénégal directement ou indirectement. Il ressort du tableau 21, qui compare les caractéristiques de consommation des ménages sénégalais à celles des ménages étrangers (français) quant à l'origine géographique des marchandises consommies, que les 2/3 des achats d'une famille sénégalaise se composent - 14 - des produits transformés ou fabriqués localement alors que les marchandises d'importation représentent les 2/3 des achats des ménages étrangers. Plus significatif encore est le fait qu'une partie substantielle des revenus étrangers est économisée et transférée a l'étranger. Situation de ltemploi 33. Plus de 18.000 personnes sont employées actuellement dans le secteur industriel moderne. Les renseignements statistiques disponibles manquent de précision; pourtant, il semble bien que le nombre des emplois industriels (y compris les industries manufacturières) a augmenté à un rythme plus lent que la production. Une comparaison des effectifs de l'industrie entre 1959 et 1967 révèle qu'ils sont passés d'environ 13.000 en 1959 a 17.000 en 1967, l'augmentation étant donc d'environ 4.000 (voir Tableaux 23 et 24). D'une manière très approximative, cela signifierait que la main-d'oeuvre industrielle a progressé d'un tiers pendant cet intervalle, soit à un taux annuel de 3,5%. 34. Etant donné que la production des industries manufacturières (à prix constants) a augmenté au cours de cette période de 5,5% par an, la productivité de la main-d'oeuvre a dû progresser d'environ 2% par an. 35. L'accroissement de la productivité de la main-d'oeuvre industrielle dépend d'une part de l'amélioration de la gestion, de l'organisation et de la qualité technique du personnel (ainsi que de ses motivations) et d'autre part, d'une mécanisation plus poussée des fabrications. L'effet de ces deux paramètres sur le taux de productivité varie considérablement selon les branches d'activité. Toutefois, certains signes sembleraient montrer qu'au cours des dernières années, l'augmentation de ltéquipement a plus contribué au relèvement de la productivité de l'industrie sénégalaise que l'amélioration de son organisation et de son personne. Les chiffres du tableau 26 indiquent que les investissements ont progressé fortement depuis 1962. Ainsi, le total investi par ouvrier en 1967 a presque doublé par rapport à 1962. Dans cet intervalle, les sommes investies dans l'industrie chimique ont été particu- lièrement importantes du fait de la création de la raffinerie de pétrole. Si l'on ne tient pas compte de cette industrie, on constate qu'entre 1962 et 1967 les capitaux engagés dans l'industrie manufacturière peuvent avoir augmenté de 14% par an ce qui suppose une progression sensible de la composante capital de l'industrie. 36. Rien ne semble indiquer que cette préférence que le secteur privé parait accorder aux processus manufacturiers relativement capitalistiques se modifiera dans les années à venir; il s'ensuit que les emplois industriels n'augmenteront probablement pas très rapidement et que leur progression sera beaucoup plus lente que celle de la production industrielle globale. Des investissements dans des industries capitalistiques ont été encouragés par les prêts de la BNDS et des sources d'aide étrangère et par le fait que les salaires tout en étant au Sénégal nettement faibles en valeur absolues, sont élevés par rapport à la rentabilité et ne favorisent pas la création d'industrie à fort coefficient de main-d'oeuvre, les mêmes qui en Extrême-Orient ont assuré l'essor industriel présent de certains pays. Qualité de la main-d'oeuvre 37. Les avis divergent sur la qualité et la productivité de la main- d'oeuvre sénégalaise. Des observations portant sur un nombre, certes assez limité, d'entreprises plus ou moins importantes dans le secteur moderne et - 15 - paramoderne, et des entretiens ultérieurs avec le personnel étranger et les propriétaires-directeurs sénégalais donnent à penser que la productivité de la main-d'oeuvre dans l'industrie sénégalaise peut éaler celle des pays industri- alisés lorsque le travail de l'ouvrier se limite a une série d'opérations industrielles mécanisées et normalisées impliquant un nombre restreint de mouve- ments répétés qui nécessitent un entraînement plut8t qu'une spécialisation de la main-d'oeuvre. En revanche, il semble que cette productivité serait plus faible (parfois même considérablement plus faible) que dans l'industrie européenne lorsque le personnel doit avoir une formation professionnelle de plusieurs année et que l'instruction sur le tas doit être doublée par une instruction acquise dans des écoles techniques ou des centres de formation professionnelle. Cette constatation s'applique tout particulièrement à certaines branches de la métal- lurgie et aux professions qui dans l'industrie en général impliquent l'entretien et la réparation du matériel et dans lesquelles une main-d'oeuvre hautement qua- lifiée et "motivée" est à la base de toute efficacité. L'importance d'une qua- lification poussée pour la productivité de ces industries manufacturières est démontrée par le fait que la métallurgie a enregistré le taux d'accroissement de la productivité le plus faible de toutes les branches industrielles pour lesquelles on dispose de renseignements statistiques (Tableau 25). Il semble également que la productivité de la main-d'oeuvre soit faible lorsqu'il s'agit des opérations de transformation qui exigent une étroite coordination des tâches effectuées par les exécutants et lorsque le rendement dépend en grande partie de l'initiative de chaque ouvrier et de son aptitude à travailler en équipe avec le minimum d'encadrement. 38. Dans ce contexte, il faut souligner le rôle important du contremaître et du cadre subalterne. En plus de leur r6le de surveillance, il leur faut normale- ment dispenser aux ouvriers un enseignement portant sur les connaissances tech- niques qui leur manquent ou qui doivent être améliorées et ajustées aux besoins d'une fabrication particulière. A l'inverse des pays industrialisés, cette fonc tion spéciale de l'encadrement revêt évidemment une importance extrême dans les pays en voie de développement. Là, en effet, un fort pourcentage de la main- d'oeuvre est illettrée et seule une faible proportion des ouvriers a reçu un enseignement et une formation professionnels préalablement à son entrée dans l'industrie. Il semble malheureusement que dans la plupart des sociétés étran- gères, les chefs subalternes tant sénégalais qu'étrangers n'aient reçu qu'une formation pédagogique peu poussée. Il est évident que cet état de choses n'est pas favorable à l'amélioration de la main-d'oeuvre sénégalaise sans l'exécution d'un travail qui exige des connaissances techniques particulières. 39. L'absentéisme et l'instabilité de la main-d'oeuvre sont deux autres facteurs qui influent sur le niveau de productivité. En raison du sous-emploi et du ch8mage qui caractérisent la région du Cap Vert et l'ensemble du pays, les ouvriers qui ont réussi à obtenir un emploi industriel régulier, assorti d'un salaire intéressant, s'efforcent en général de le conserver. Les renseignements sont rares à ce sujet, mais la mission a appris au cours d'un certain nombre de visites d'usines que les taux d'absentéisme et d'instabilité sont généralement faibles dans l'industrie sénégalaise. 40. Le coÛt de la main-d'oeuvre d'atelier, compte tenu du total des rémuné- rations et de la productivité du travail, est sensiblement plus faible que dans les pays industrialisés pour des procédés de fabrication relativement simples tels que ceux des industries de transformation agricole qui représentent une grande partie de la production industrielle sénégalaise. Par contre, il augmente dès qu'il faut un encadrement important. Comme nous l'avons déjà montré, la - 16 - productivité de la main-d'oeuvre diminue rapidement dans les industries où le procédé de fabrication exige une spécialisation poussée ou des initiatives personnelles, ou nécessite une action coordonnée entre groupes d'ouvriers. Dans de telles conditions, il pourrait se révéler nécessaire d'augmenter le nombre de contremaîtres et de cadres de maîtrise afin d'améliorer le rendement des ouvriers. Nombre de ces postes étant occupés par des étrangers, les coûts totaux de production s'en trouveront accrus. 41. Une autre caractéristique de l'emploi industriel au Sénégal mérite d'être signalée: c'est la quasi-inexistence de main-d'oeuvre féminine dans les entreprises manufacturières. En effet en 1967, le total des effectifs industriels ne comprenait que 5 pour cent de femmes. Le personnel féminin est concentré dans quelques industries, surtout les conserveries de poissons qui groupent près de 60 pour cent de toute cette main-d'oeuvre, presque toute sous forme saisonnière. Les industries telles que les textiles et l'habillement, qui dans les pays industrialisés et dans la plupart des pays en voie de developpement comptent essentielle- ment sur une main-d'oeuvre féminine, emploient au Sénégal un personnel masculin. Il ne semble pas que cela soit dû au comportement religieux d'une population essentiellement musulmane; la raison en est probable- ment que le Code du travail insiste sur une igalité de la main-d'oeuvre masculine et féminine quant aux traitements et conditions d'emploi. Etant donné l'abondance d'une main-d'oeuvre non qualifiée mais susceptible de le devenir, les employeurs semblent préférer le personnel masculin. Le Code du travail 42. Bien qu'il ne soit entré en vigueur qu'en 1961, le Code du travail sénégalais contient essentiellement les dispositions intro- duites par l'administration française. En conséquence, la politique suivie actuellement en matière de main-d'oeuvre comporte un certain nombre d'éléments caracté5ristiques de ceux de l'ancienne métropole. Il en est ainsi des dispositions contenues dans les conventions collectives conclues entre représentants des ouvriers et des employeurs avec la collaboration active de l'inspection du travail; une fois conclus, ces accords sont étendus par décret à tous les ouvriers employés à titre régulier, y compris le personnel administratif, dans le commerce, les industries manufacturières, les transports, etc. L'Etat a mis en place un système assez complet de "Salaire minimum interprofessionnel garanti" (SMIG) qui fixe en détail la hiérarchie des salaires depuis la main-d'oeuvre d'atelier et les employés de bureau jusqurà la maîtrise. Le Code garantit une semaine de travail de 40 heures, un jour et demi de congé payé par mois de présence pour la main-d'oeuvre sénégalaise, une assurance-maladie, des allocations familiales, etc. En moyenne, les charges sociales gonflent d'environ 15 à 20 pour cent le compte des traitements et salaires de l'employeur (Tableau 20). 43. Ce Code est beaucoup plus avancé que les législations sociales actuellement en vigueur dáns la plupart des pays en voie de développement. Il semble qu'il ne tienne pas suffisamment compte du caractère dualiste de l'économie sénégalaise, où les secteurs traditionnels et modernes- sont séparés par une "zone grise" importante ("secteur paramoderne"). Le Code ne s'applique pas aux entreprises artisanales tant qu'elles emploient une main-d'oeuvre familiale ou intermittente, mais entre en vigueur dès que le personnel y est employé de manière régulière, même dans les entreprises les moins importantes. En pratique toutefois, un nombre assez important de petites entreprises qui seraient normale- ment justifiables du Code ne l'appliquent pas, surtout en raison de la pénurie d'inspecteurs du travail chargés de le faire respecter. Le Code ne fait pas de véritable distinction entre les entreprises de dimensions différentes, bien qu'au sein d'une êconomie dualiste de telles entités puissent opérer à des niveaux sensiblement différents de productivité et de rentabilité. Par définition, un pays en voie de développement est en pleine évolution; en visant tout aussi bien des entreprises qui varient de l'artisanat à la société moderne hautement efficace sous contrôle étranger, le Code introduit dans l'économie industrielle une certaine rigidité qui n'est pas favorable à son évolution structurelle. hh. Nous avons déjà signalê que la politique de la main-d'oeuvre ne distingue pas entre les hommes et les femmes quant aux conditions d'emploi et que cela entrave le recrutement des ouvrières pour des postes qui leur conviendraient parfaitement. Un autre problème provient du fait que la politique de salaire minimum détermine les salaires par grandes catégories d'emplois et ne fait pas de distinction entre les divers secteurs de l'économie. Ainsi, le SMIG fixe le minimum que peuvent percevoir les mêmes catégories professionnelles aussi bien en atelier que dans les bureaux. Le travail industriel étant beaucoup plus pénible que le simple travail administratif, il est naturel que ceux qui quittent l'école préfèrent travailler dans des bureaux plutôt qu'en usine, mise à part toute considération de prestige social associé aux emplois de bureaux. Enfin, le Code du travail soulève un autre problème en ce sense qu'il protège trop des travailleurs qui ont acquis de l'ancienneté lorsque leurs employeurs cherchent à les remplacer par des jeunes qui ont reçu une instruction plus étendue et pourraient donc être recrutés comme contremaitres et cadres subalternes. Exportation des produits manufacturés 45. Les exportations représentent en moyenne 50% environ de la valeur brute de la production industrielle (Tableau 26), mais ce pour- centage assez élevé est presque entièrement constitué par des quantités considérables d'arachides traitées, de phosphates naturels et de conserves de poissons. Les exportations "véritablement" industrielles sont principalement constituées par de petites quantités de piles électriques, de bière, de tabac et de chaussures. Le Sénégal exporte également de la farine de blé dans le cadre de ses accords commerciaux avec d'autres pays africains. h6. L'étude rapide de la destination des exportations suligne l'importance extrême de la zone franc pour le commerce s 'négalais (Tableau 29). Les exportations de produits manufacturés sénégalais en dehors des pays de la zone franc sont très limitées. 167. Pendant les dix dernières années, les pays moins avancés ont sensiblement augmenté leurs exportations de produits manufacturés à destination des pays industrialisés: pays d'Eýurope occidentale, Etats-Unis, Canada, Japon, fustralie, Nouvelle-Zélande et Afrique du Sud. Certaines de leurs exportations (voir Tableau 30) ont progressé à un rythme annuel élevé et sans cesse croissant, dépassant souvent le rythme d'expansion des échanges entre pays industrialisés pour des produits semblables. Cette tendance semble indiquer une division inter- nationale du travail de plus en plus poussée dans l'industrie manufactu- rière mondiale. De 1961 à 1966, l'accroissement annuel moyen des exportations de produits manufacturés des pays en voie de développement à destination des pays industrialisés a progressé de 12,21 contre 11,4% en moyenne pour le total des importations des pays industrialisés. La tendance générale des exportations est toutefois moins favorable lorsque l'on examine la situation des échanges avec la CEES et surtout la France, principal partenaire commercial du Sénégal. En effet, pour la même période de 1961 à 1966, les exportations de produits manufacturés des pays en voie de développement vers la CEE ont augmenté en moyenne de 9,6v par an, alors que les exportations à destination de la France ont en fait diminué. 48. Lorsque l'on compare les exportations sénégalaises avec celles des autres pays en voie de développement, deux constatations importantes s'imposent (Tableau 31). En premier lieu, les exportations de conserves de poisson sont les seules, mises à part celles d'arachide, à avoir large- ment contribué à l'accroissement des exportations des pays en voie de développement à destination des pays industrialisés. En 1966, les exportations sénégalaises représentaient environ 8% de toutes les con- serves de poisson des pays en voie de développement. En moyenne, les exportations de cette denrée ont augmenté de 3% par an de 1962 à 1966, contre 6,9% pour l'ensemble des pays en voie de développement. En second lieu, le Sénégal a exporté une part négligeable des autres produits fournis par les pays en voie de développement aux pays industrialisés. Le Sénégal exporte déjà un certain nombre de marchandises telles que le cuir, les cotonnades, le ciment et les chaussures dont les pays en voie de développement font un commerce croissant avec les pays industrialisés; cependant, à l'exception du cuir et des sacs en jute, les exportations sénégalaises de ces produits sont destinées aux pays africains au lieu d'être écoulées sur les marchés des pays industrialisés. 49. La faiblesse des exportations sénégalaise à destination de pays n'appartenant pas à la zone franc est imputable au coût élevé de la main-d'oeuvre industrielle et du personnel de gestion. Au niveau actuel des traitements et salaires, et de la productivité de la main-d'oeuvre, le Sénégal est incapable de faire face à la concurrence internationale pour l'un quelconque des multiples produits à fort coefficient de main-d'oeuvre énumérés dans le tableau 30 et dont l'exportation par les pays en voie de développement à destination des pays industrialisés va en augmentant rapidement. Tout accroissement des exportations indus- trielles sera impossible tant que les coûts ne seront pas ramenés à un niveau compétitif. - 19 - 50. nl est fort possible que la faible rentabilité des exportations soit à l'origine de ce que l'on s'accorde à appeler une situation "intangible" dans le climat industriel du pays. L'industrie sénégalaise, qui était initialement destinée à desservir exclusivement les pays de la zone franc, ne semble pas rechercher activement de nouveaux débouchés pour sa production, même dans les pays de la CEE où elle bénéficie d'une totale liberté d'accès. Cela provient peut-être du fait que l'implantation sur de nouveaux marchés semble a priori sans grand intérêt pour l'industriel moyen dont les produits sont bien protégés sur le marché intérieur et qui peut facilement accéder aux pays de la zone franc. Relations entre l'Etat et l'industrie 51. Soucieux de favoriser l'expansion industrielle, l'Etat a eu principalement recours, depuis l'indépendance, à des mesures de protec- tion contre la concurrence étrangère, et à l'octroi de stimulants monétairss aux entreprises industrielles de création ancienne ou récente. En 1969, il a pris dans ce sens une nouvelle série de mesures en créant une société d'économie mixte pour le développement industriel, la Société Nationale d'Etudes et de Promotion Industrielle (SONEPI). Restriction des importations 52. Un régime de droits, de taxes et d'autres impôts prélevés sur les marchandises importées assure au marché intérieur une certaine protection. Les renseignements fournis dans le tableau 32 donnent une idée du niveau de ces droits en indiquant leur montant total sous forme de pourcentage de la valeur c.a.f. de divers produits manufacturés. Du fait de la perception de ces droits, la protection accordée à l'industrie nationale s'élève approximativement à 50% de la valeur c.a.f. des produits en cause. L'industrie est aussi protégée par l'interdiction totale ou partielle frappant l'importation d'un certain nombre de marchandises (filés de coton, couvertures et tissus du type fabriqué localement; lits métalliques; sucre en morceaux; certains articles d'habillement), ou par l'octroi préalable d'autorisations d'importation spéciales. Ce type de protection peut également être étendu aux importations de pièces détachées. C'est ainsi que, dans le secteur moderne, l'industrie de la chaussure est protégée indirectement par l'interdiction d'importer des parties de chaussure (empeigne et semelles) qui autrement pourraient être utilisés par de petits artisans dans des ateliers de montage. Lorsque la restriction des importations est décidée dans l'intérêt d'une usine particulière ou d'un groupe d'usines, l'Etat passe des accords avec l'industrie intéressée pour fixer le niveau des prix auquel les produits en cause seront mis sur le marché. Ces niveaux de prix assurent habituellement à l'industrie des marges bénéficiaires intéressantes. Naturellement, ce système d'inter- vention ad hoc dans le mécanisme des prix a de graves répercussions sur l'affectation des ressources et introduit le risque de créer des entre- prises non rentables. - 20 - Le Code des investissements 53. Pour stimuler davantage l'industrialisation, le gouvernement a pro- mulgué en 1962 un Code des investissements qui a été révisé et élargi en 1965. Ce Code assure un traitement équitable de toutes les entreprises, indépendamment de la nationalité du propriétaire et garantit aux investisseurs étrangers le libre rapatriement des investissements et des gains. Les entreprises d'un in- térêt particulier pour le développement économique et social du aYs peuvent bénéficier d'un "certificat de priorité" leur donnant droit à: a) l'exonération des impts sur les bénéfices pendant leurs cinq premières années d'existence si elles sont implantes dans la région du Cap Vert, et pendant les huit premières années si elles sont implantées dans d'autres régions. Pour avoir droit à ces avantages les entreprises doivent investir au moins 40 millions de FFA (144.000 dollars) ou employer 40 cadres et ouvriers sénégalais au minimum. Afin de pro- mouvoir le développement industriel de l'arrière-pays, l'Etat a ramené les normes relatives à l'investissement et à l'emploi respectivement à 20 millions de FCFA (72.000 dollars) -et 20 employés pour les entreprises créées au dehors de la région du Cap Vert. Les avantages additionnels qui peuvent être accordes aux entreprises prioritaires comprennent l'exemption ou la réduction provisoire des droits et taxes d'importation applicables aux équipements, matériaux et four- nitures nécessaires à la fabrication, et une exonération temporaire des taxes sur le chiffre d'affaires. Le Code distingue une deuxième catégorie d'entre- prises, les "entreprises conventionnées", considérées encore plus importantes - pour l'économie nationale. Ces firmes doivent soumettre un programme assez dé- taillé de développement à long terme, et leur programe doit être d'une impor- tance particulière en fonction des montants investis, des emplois créés, et de son incidence sur le développement du pays. Si elles sont agréées, ces firmes passent alors une convention d'établissement avec l'Etat. Cette convention - stipule a) la durée de son application; b) les engagements de la firme concer- nant en particulier les programmes d'équipement et de production; la proportion de la production réservée pour le marche intérieur ou les besoins publics, avec, s'il y a lieu, déterrination des prix; les conditions techniques d'exploitation; l'emploi et la formation de la main-d'oeuvre nationale; la création d'infra- structures sociales pour le personnel, etc.; c) les garanties accordées par l'Etat en ce qui concerne les conditions financières, économiques et légales de l'exploitation de la firme; l'écoulement des produits; les transferts de fonds; l'accès et la circulation de la main-d'oeuvre étrangère; le choix des fournis- seurs et prestataires de services; et, s'il y a lieu, l'utilisation des res- sources hydrauliques, électriques, ou autres nécessaires à l'exploitation. Ces entreprises peuvent être accordées les mêmes avantages que les entreprises prioritaires, parfois pour des durées plus longues. En outre, si leurs investis- sements ne sont pas inférieurs à 500 millions de FCFA (1,8 millions dollars) sur trois ans, elles peuvent bénéficier d'une stabilisation du régime fiscal pour trente ans au plus. A ce jour, 21 entreprises ont été déclarées "prioritaires" et 6 "conventionnées" (Tableau 33). Pour juger si les pertes fiscales impor- tantes qu'entrainent de telles dispositions sont justifiées, il convient de se demander si ces investissements n'auraient pas eu lieu en l'absence du Code et si l'industrie n'aurait pas tout aussi bien été stimulée par d'autres moyens. Ce sont là des problèmes importants sur lesquels le gouvernement devrait se pencher. - 21 - Société Nationale d'Etudes et de Promotion Industrielle 54. La création de la SONEPI au début de 1969 a marqué un net revire- ment de la politique officielle en matière de promotion industrielle. Jusqu'à cette époque, l'Etat avait compté exclusivement sur un système de protection et de stimulants monétaires qui bénéficiait surtout aux entreprises étrangères. La création de la SONEPI a représenté un nouvel effort pour fournir des possibilités et des stimulants aux entrepreneurs sénégalais. Etablie sous la forme d'une société d'économie mixte avec participation financière du secteur privé, la SONEPI a pour objectif principal le développement des entreprises sous contrôle sénégalais. Dans ce dessein, elle a lancé un programme permettant aux propriétaires- directeurs de petites entreprises manufacturières d'origine sénégalaise de suivre des cours pratiques de gestion élémentaire; ce programme se déroule de facon très satisfaisante. A partir du début de 1970, la SONEPI sera aidée par une équipe internationale d'experts sous l'égide du Fonds spécial du PNUD, l'ONUDI en étant l'organe d'exécution. Cela permettra à la SONEPI de fournir à l'industrie une gamme plus large de services consultatifs. De plus, la SONEPI effectue actuellement des études de justification portant sur certains projets industriels et s'efforce en particulier de déterminer si ces projets pourraient être confiés à des entrepreneurs sénégalais. Elle collabore étroitement avec l'Institut de technologie alimentaire (ITA) sur des projets intéressant l'industrie des conserves alimentaires. On trouvera dans le tableau 3h la liste des projets en cours d'étude par la SONEPI. Cette société prévoit enfin l'aménagement d'un réseau national de domaines industriels et met sur pied un programme qui lui permettra d'étendre son assistance financière aux petites et moyennes entreprises sous contrôle sénégalais. Ces deux programmes sont analysés dans]a deuxième partie du présent rapport. Participation financière de l'Etat dans l'industrie 55. Il convient de mentionner enfin un autre aspect de la politique industrielle du Gouvernement sénégalais: sa participation financière dans certaines industries. Par l'intermédiaire de la Banque Nationale pour le Développement du Sénégal (BNDS), l'Etat détient à ce jour une partici- pation au capital de huit entreprises privées bénéficiant de son aide au titre du Code des investissements, à concurrence d'un total nominal de 272 millions de FCFA, soit près d'un million de dollars EU (Tableau 33). Le but de cette participation essentiellement minoritaire est d'une part d'encourager les investisseurs étrangers indécis à implanter au Sénégal des industries de substitution, et d'autre part d'intervenir dans les décisions de politique générale des entreprises et de prendre place financièrement dans des complexes sous contrôle essentiellement étranger. Certaines prises ae participation, purement symboliques, correspondent à moins de h du capital social total. Par contre, dans un cas particulier, l'Etat finance une part importante du projet afin d'assurer au Sénégal une capacité de production dont la justification économique est très douteuse. - 22 - II. EXPANSION INDUSTRIELLE FUTURE L'industrie dans le troisième Plan de développement (1969/70 - 1972/73) 56. Le gouvernement envisage de stimuler l'industrie du pays pendant le troisième Plan par le moyen d'une industrialisation plus poussée de l'agriculture, en intensifiant la production de substituts aux importations, et en favorisant les entreprises possédées et gérées par des Sénégalais. 57. Le troisième Plan de développement attache une importance particulière à la promotion et au soutien des petites et moyennes entreprises du pays et envisage de prendre toute une série de mesures à cet égard. Il s'agit, entre autres, de faciliter à ces entreprises l'accès au crédit, de leur réserver un traitement préférentiel dans les adjudications officielles et de les faire bénéficier des exoné- rations fiscales prévues dans le Code des investissements. Par ailleurs, il est prévu de créer dans tout le pays des domaines indus- triels offrant aux entreprises nationales des installations bien conçues, à des prix avantageux. Le Plan envisage également de perfectionner et d'étendre les moyens de formation et les services consultatifs à la disposition de l'industrie. 58. Parallèlement à la consolidation et au renforcement de ce secteur, le Plan table sur un accroissement plus rapide de la valeur ajoutée que du PIB. Le taux de croissance de l'industrie a été projeté à 6,8%¿ par an, chiffre jugé raisonnable par la mission. Si cet objectif est atteint, la valeur ajoutée de la production indus- trielle - secteur du bâtiment et des travaux publics non compris - atteindra presque 40 milliards de francs CFA (14 millions de dollars) en 1973, contre 28 milliards de FCFA (100 millions de dbllars) en 1969. 59. Le programme d'investissemenle envisagé pour la période quadriennale s'élève à environ 21 milliards de francs CFA (75 millions de dollars). Le Plan ne contient toutefois que des indications concernant le secteur privé. L'investissement public représente quelque 25°/ des investissements industriels prévus. If Les chiffres rapportés dans le présent rapport sont tirés de la version préliminaire du Troisième Plan en date d'avril 1969 et diffèrent donc de ceux du Rapport Principal qui sont tirés de la version finale du Plan. Les conclusions détaillées dans ce rapport ne sont pas sensiblement affectées par la différence, cependant. - 23 - Programme d'investissement industriel pendant le Troisième Plan (en millions de francs CFA) Troisième Plan Invest. privés Invest. publics TOTAL Etudes générales 110 110 Services publics 3.060 - 3.060 Mines et matériaux de construction 3.460 - 3.460 Industries alimentaires 3.550 2.510 6.060 Industries textiles et industries du cuir 2.27- 270 2.540 Industrie chimique 1.300 400 1.700 Industries transformatrices des métaux 825 675 1.500 Industries manufacturières diverses 1.292 68 1.360 Artisanat - 1.083 1.083 TOTAL 15.757 5.16 20.873 (75%) (25%) (100%) Deuxième Plan 19.036 1.564 20.600 (92%) (8%) (100%) SOURCES: Documents du Plan. 60. La plus grande partie des investissements publics envisagés est déjà mise de côté pour des entreprises dans lesquelles le gouvernement aura une participation: laiteries, huileries utilisant les graines de coton et les palmes, entrepôt frigorifique, usines de tissage du nylon et d'autres fibres synthétiques, laboratoire de produits pharmaceutiques et usine fabri- quant des aciers spéciaux par voie électrique. 61. En dehors des 1.083 millions de francs CFA affectés à l'artisanat, il ne reste en fait que des crédits modestes pour les programmes de soutien aux petites et moyennes entreprises. La somme réservée à cette fin doit aller presque 3ntièrement à l'une des deux zones qui seront aménagées près de Dakar au titre du progrmme concernant les domaines industriels. Toutefois, il convient de noter que les petites entreprises ne peuvent se développer qutavec lc temps et que cet objectif ne peut être atteint uniquement au moyen d'investissements publics élevés. Développement du marché 62. La développement du marché intérieur restera lent en raison de la faible densité dámographique du pays, de sa pauvreté et de son manque d'unité géographique. En dehors du triangle compris entre Dakar, Diourbel et Kaolack, où l'on enregistre une certaine concentration de la population, la densité de peuplement de l'ensemble du pays est faible et diminue pro- gressivement au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la côte en direction de l'est et de l'intérieur. Cette faible densité, alliée au pouvoir d'achat - 2h - modestes des populations rurales, augmente sensiblement les coûts de dis- tribution. Plus du quart de la population en moyenne habite des localités qui ne disposent d'aucun magasin ouvert tous les jours et sont desservies par des colporteurs; ou encore, les consommateurs doivent s'approvisionner à des marchés éloignés.1/ Le tableau 35 fait ressortir le niveau 'levé des coûts de distribution qui grèvent les prix de détail et les écarts qui caractérisent les prix de détail de quelques articles manufactur's identiques vendus à Dakar et à Kedougou, ville intérieure du sud-est. Il convient de faire observer que les prix de détail pratiqués à l'intérieur peuvent être jusqu'à 100% plus élevés. 63. En ce qui concerne les marchés étrangers, il convient de distin- guer les marchés africains (UDOA) et les marchés européens. Les pays africains sont tous d'avis que la coopération régionale est indispensable à l'expansion industrielle; 2/ néanmoins, la mise en pratique de ce principe soulève d'immenses difficultés. Pour un temps, les pays de l'Afrique occidentale continuezont probablement à s'efforcer de remplacer dans toute la mesure du possible leurs importations par des produits locaux. Il n'y aura donc pas lieu d'escompter pendant le troisième Plan une amélioration sensible des perspectives du marché des pays de l'UDOA. 64. En ce qui concerne le marché de la CEE et les autres marchés européens, l'industrie a jusqu'à présent négligé un certain nombre de possibilités d'exportation qui pourraient être utilisées notamment si le gouvernement veut s'engager dans une politique active d'exportations. Les exportations des produits provenant des industries de transformation dépendront de l'accroissement de la production primaire. L'existence d'un ensemble d'industries assez considérable, en partie largement sous- exploité, donne à penser que l'offre de produits industriels au Sénégal sera beaucoup plus élastique qu'elle ne l'est habituellement dans les pays en voie de développement, et que les coûts unitaires pourraient diminuer sensiblement si la capacité de production était plus complètement utilisée. Le remplacement des importations dans l'avenir 65. Si les revenus n'augmentent pas rapidement, il sera de plus en plus difficile pour le pays de remplacer les produits manufacturés importés par des produits sénégalais. Comme nous l'avons déjà dit, la plupart des produits vitaux nécessaires à l'individu en matière d'aliments, de logement et de vêtements sont déjà fabriqués dans le pays. Ces secteurs continueront à 1/ Ministère du commerce, de l'artisanat et du tourisme, La distribution des produits de consommation au Sénégal, Dakar, 1968 (miméo), p. 143. 2/ Nations Unies, Economic cooperation. and integration in Africa, New York, ~ 1968, p. 50-74. progresser si les revenus persistent à augmenter. Toutefois, la "deuxième génération" de substituts, c'est-à-dire les produits intermédiaires ou les biens de consommation non essentiels, demandera un seuil de revenu par habitant plus élevé si l'on veut que les entreprises en cause réalisent des bénéfices et pratiquent des prix raisonnables. 66. Cette manière de voir est corroborée par les résultats d'une étude exhaustive effectuée en 1966 par une 'quipe d'experts de la CEE chargés d'évaluer le potentiel de développement industriel des Etats francophones associés au Marché commun..i Dans la région de l'Afrique occidentale (qui comprend le Dahomey, la Côte d'Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Togo et la Haute-Volta), l'étude a retenu 31 projets susceptibles d'être exécutés avant 1975 à condition que les pays intéressés intensifient leur coopération économique en vue d'étendre leur marché. Ces projets, qui intéressent la fabrication de 24 produits différents dans 31 usines, exigeraient des investissements allant de 26.600 à 31.300 millions de francs CFA (107 à 126 millions de dollars aux prix de 1966) et entraineraient la création d'environ 9.500 emplois, ce qui mettrait le ratio capital/travail moyen à 12.000 dollars. Pour 15 de ces projets, ce sont le Sénégal ou la Côte d'Ivoire qui offrent les meilleurs sites, ce dernier pays faisant pencher la balance en sa faveur grâce à son expansion économique rapide. Ces projets devraient être de plus en plus capitalistiques étant donné que pour les industries créées au Sénégal au cours des années 1960 sous le régime du Code des investissements, l'investissement par ouvrier était de 7.000 à 11.000 dollars. Facteurs de croissance industrielle 67. Les facteurs qui commanderont l'expansion industrielle du Sénégal sont les suivants: (a) Facteurs purement nationaux: (i) nombreuse main-d'oeuvre non qualifiée; main-d'oeuvre qualifiée moins abondante; main-d'oeuvre spécialisée, cadres de gestion et personnel technique encore plus rares. (ii) assez peu de matières premières, principalement agricoles (arachides, coton, cuirs et peaux), y compris des produits de la mer (poissons) des phosphates et des matériaux de construction extraits des carrières. I/ CEE, Possibilités d'industrialisation des Etats africains et malgache associés, Rapport de synthèse, Bruxelles, 1967 (miméo), p. 67-ô7. - 26 - (b) Facteurs nationaux et e étrangers: (i esprit d'entreprise; (ii) cadres supérieurs de gestion; (iii) savoir-faire industriel et connaissan- ces technologiques; (iv) capitaux; (v) matières premières, fournitures et pro- duits intermédiaires pour les industries de transformation, et notamment celles qui fabriquent des produits de substitu- tion. 68. C'est en valeurs relatives plutôt qu'en valeurs absolues qu'il convient de considérer les contraintes qui pèsent sur le Sénégal du fait que ce pays est fortement tributaire de l'assistance étrangère pour assurer sa croissance industrielle. Si, à l'heure actuelle, le secteur moderne de l'industrie se trouve presque totalement aux mains d'entreprises (sociétés), de personr.el de gestion, de personnel technique et du capital étrangers, des facteurs Ce production du même ordre, mais d'origine sénégalaise, donnent déjà naisaance à des entreprises industrielles, si peu importantes et si rudiment.ires qu'elles soient. La pénurie de matières premières et l'exiguité du marché, dans lesquelles il ne faut d'ailleurs pas voir des variables inamovibles, ne laissent toutefois pas aux pouvoirs publics la possibilité d'intervenir rapidement: l'accroissement de la productivité agricole et l'élargissement du marché par le biais de la coopération régionale exigent nécessairement du temps. En revanche, il semblerait que les pouvoirs pu- blics soient en meilleure position pour alléger, puis éliminer, la forte dépendance du Sénégal à l'égard des trois plus importants facteurs de pro- duction étrangers: l'esprit d'entreprise, la capacité de gestion et les aptitudes techniques. Objectifs et moyens d'action de la politique industrielle 69. Pour mener à bien son programme d'industrialisation, le gouverne- ment a jusqu'à présent compté presque exclusivement sur l'esprit d'entre- prise, les capacités de gestion et les compétences techniques de l'élément étranger. De l'avis de la Mission, la politique officielle doit mainte- nant se tourner vers le développement des ressources humaines du pays dont dépend, en fin de compte, . son avenir économique. Il faut pour cela mettre en oeuvre un programme d'action bien conçu destiné à intéresser les Sénégalais à acquérir des entreprises et à y travailler. Dans une certaine mesure, ces objectifs peuvent être atteints tout naturellement: le processus normal de la croissance des petites entreprises donnera naissan- ce à un cadre de chefs d'entreprise et de personnel de gestion sénégalais qui assumera peu à peu de plus larges responsabilités; par ailleurs, l'appa- rition de petites usines créera une réserve de main-d'oeuvre qualifiée et d'employés de maîtrise où la grande industrie pourra puiser. Toutefois, il est souhaitable que le gouvernement prenne délibérément des mesures desti- nées à accélérer ce processus (en se gardant d'assombrir le climat d'in- vestissement favorable du pays). Recherche de chefs d'entreprise 70. Rien ne permet de croire que le Sénégal manque d'hommes d'initiatie ·qui seraient prêts e prendre des risques. Il en existe dans toute société, et comme l'a démontré l'existence éphémère d'une classe de marchands modernes à la fin du 19ème siècle, le Sénégal n'échappe pas à la règle. Ce qui lui fait défaut, ce sont des hommes nantis de hardiesse d'esprit,de connaissances techniques et d'aptitudes de gestion, ayant accès au crédit, et qui, en même temps, veulent se lancer dans l'industrie. Pour augmenter le plus rapidement possible le nombre des hommes possédant ces qualités au plus haut degré, les pouvoirs publics doivent faire preuve de dynamisme et d'imagination: dans une société traditionnaliste comme celle du Sénégal, la mise en valeur des ressources humaines pour le bénéfi- ce de l'industrie exigera du temps et appelle donc des mesures promptes et de longue haleine. Le gouvernement dispose de trois moyens pour dépister et mettre en valeur l'esprit d'entreprise. 71. Deux institutions pourraient jouer un rôle utile: les écoles techniques et l'armée. _/ Au Sénégal, comme dans tous les pays en voie de développement, les écoles techniques sont modelées sur celles des pays industrialisés. Tel qu'il est conçu, l'enseignement technique ne tient pas assez compte du fait que les élèves sont issus d'une société traditionnelle sans passé industriel; il semble en outre méconnaître le fait que la plus grande partie de la production industrielle provient de petites usines où l'efficacité appelle l'intégration des compétences techniques et de gestion. Pour que les écoles techniques répondent mieux aux besoins de l'économie sénégalaise, il faut envisager d'inscrire à leurs programmes d'études concernant la gestion des affaires un enseignement élémentaire mettant l'accent sur les affaires de petite envergure. A l'intention des étudiants manifestant des aptitudes et de l'intérêt pour les affaires, l'enseignement théorique pourrait être complété et étayé par des travaux pratiques poursuivis dans des entreprises au titre de programmes d'appren- tissage spéciaux. Le travail des métaux et du bois, la fabrication des meubles sont les branches qui se prêteraient le mieux à de tels programmes. Après avoir obtenu leur diplôme, les élèves les plus doués pourraient com- pléter leur instruction par un stage d'apprentissage dans une entreprise, et recevoir, plus tard, l'aide de la SONEPI pour créer et gérer leur propre entreprise. 72. La deuxième institution qui pourrait contribuer efficacement au repérage et à la formation des jeunes sujets prometteurs est l'armée. Celle- ci dispose en effet d'installations permettant de former ses recrues à 1/ BIT, Ressources humaines pour le développement industriel, Genève, 1967. - 28- certains métiers, tels ceux de mécanicien et d'électricien, pour son propre compte; elle est déjà de ce fait une pépinière de jeunes gens quali- fiés. En consultation avec les organismes civils chargés de la planifi- cation de l'emploi et avec la SONEPI, il devrait être possible de mettre au point des programmes permettant à de jeunes sous-officiers ayant le sens de l'organisation et de l'autorité pourraient recevoir une formation à la fois technique et commerciale qui -les préparerait à monter et gérer leur propre entreprise ou à occuper des postes de maîtrise dans de grandes entreprises. 73. Etant donné l'importance du chômage et la lenteur de la croissan- ce de la production industrielle, il est essentiel que de tels programmes soient adaptés à la demande de personnel de gestion et de personnel tech- nique, afin qu'il n'y ait pas de laissés-pour-compte. Il faut donc commen- cer modestement. En outre, il faut, par une campagne publicitaire prolon- gée, susciter chez les Sénégalais un certain goût pour les emplois indus- triels et notamment pour les situations de propriétaire-gérant de petites entreprises. C'est, dans une mesure appréciable, à l'intérêt que les hom- mes au pouvoir accordent aux propriétaires des moyennes et petites entre- prises en qui ils voient des facteurs du développement économique national, qu'est due l'expansion considérable enregistrée ces dernières années par la moyenne industrie de l'Inde. La campagne qu'ils ont menée et qui a duré plusieurs années a imposé une image favorable de la place du petit indus- triel dans la société en général; il s'attache maintenant au propriétaire d'usine un prestige qui suffit à attirer vers cet état des hommes hautement qualifiés. Crédit nécessaire à la petite industrie 74. Ni l'assistance technique ni les services consultatifs,qui ont pour objet d'aider les petites entreprises à adopter des procédes de gestion modernes, ne sauraient être efficaces sans le soutien et l'action du crédit. La plupart des industriels des pays en voie de développement comme des pays industrialisés estiment que le manque de moyens financiers est le principal et unique obstacle au progrès; ils envisagent favorable ment en général l'amélioration de leurs méthodes de travail si des prêts leur sont accordés au préalable. Les activités de la SONEPI seront donc jugées dans le cadre du programme de crédit à la petite indus- trie, notamment pour l'aménagement de domaines industriels. Le crédit peut jouer un rôle décisif dans la transformation des entreprises artisanales en petites industries. Lors de cette mutation, l'ou- tillage et le matériel deviennent plus chers; il se produit des ruptures d'échelle qui appellent d'importants investissements; la plus grande enver- gure des opérations exige d' importants stocks de matières premières et/ou de produits finis; et la main-d'oeuvre familiale, aux revenus souplement structurés, est peu à peu remplacée par de la main-d'oeuvre rémunérée qui impose des frais fixes et plus élevés - notamment la cotisation à la sécuri- té sociale et requiert davantage de capital d'exploitation. Les entreprises artisanales qui se transforment en petites entreprises - 29 - perdent peu à peu leur autonomie et leur souplesse de croissance et deviennent de plus en plus tributaires des institutions de crédit. Cette dépendance est d'autant plus marquée que, comme nous l'avons déjà dit, la structure socio-culturelle de la société sénégalaise n'est guère propice à l'épargne. 76. Actuellement, les petites industries ne peuvent pratiquement pas se procurer auprès des banques les capitaux à moyen terme (1-5 ans) qui leur manquent, et ils se heurteraient à bien des difficultés pour emprunter même à court terme (3 à 12 mois) afin d'alimenter leur fonds de roulement. Au Sénégal, de même que dans tous les pays en voie de développement, les milieux bancaires ne prêtent qu'avec réticence aux petites entreprises, pour des raisons compréhensibles. L'octroi de crédits à ce secteur est considéré comme une opération onéreuse, difficile et risquée, étant donné l'absence de renseignements dignes de foi sur la nature des opérations que doit accomplir le futur emprunteur, sur la valeur de son actif et sur la capacité actuelle et future qu'a son entreprise de réaliser des bénéfices dans une conjoncture difficile à déterminer. 77. En dehors de cette réticence explicable des milieux bancaires à étendre leurs activités de prêt à un domaine inconnu, un autre obstacle entrave l'instauration de relations bancaires normales avec les petites - entreprises, c'est le fait que 60 à 8o% des prêts bancaires sont normale- ment réescomptés par la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Les banques commerciales ne disposent pas de moyens financiers suffisants pour satisfaire les besoins de crédit de l'économie; elles doivent donc faire réescompter leurs effets. Or, la politique de réescompte de la Banque centrale oblige les banques de prêts à imposer certaines conditions aux emprunteurs. En premier lieu, ceux-ci doivent fournir des renseignements sur leurs opérations passées et leurs gains présents et futurs; malheureusement, la plupart des petites entre- - prises ne sont pas en mesure de satisfaire cette exigence. Deuxième- ment, la banque de prêt doit s'assurer que 35% au moins des crédits nécessaires seront financés par les fonds propres de l'entreprise, les 65% restants étant couverts par ses biens meubles et immeubles. Les prête à court terme destinés à alimenter le fonds de roulement sont plus faciles à obtenir, du fait qu'il s'agit de sommes moins élevées qui peuvent être-nanties par les stocks; il existe en outre des crédits- fournisseurs. Le réescompte ainsi imposé par la Banque centrale empêche la plupart des petites et moyennes entreprises d'obtenir des -crédits à moyen terme par l'intermédiaire du système bancaire en place. Etant donné .cette situation et le rôle essentiel que le prêt joue dans tout plan de promotion des petites entreprises, les pouvoirs publics, et plus particulièrement la SONEPI, étudient l'instauration d'un régime de crédit spécial destiné à soutenir et accélérer le développement des petites et moyennes entreprises manufacturières. - 30 - 78. A l'époque où laiLission se trouvait au Sénégal, la SONEPI étudiait la création d'un Fonds de participation et de garantie au capital des petites entreprisos industrielles. Selon les plans, 'qui n'étaient pas encore -fixés, le Fonds constituerait un service distinct au sein de la SoeL?PI. Il serait destiné à aider les petites et moyennes entreprises manufacturières présentant un bon potentiel de croissance à moderniser leur équipement ou à accroitre leur capacité de production en procédant à des prises de participation pouvant atteindre 35, des - capitaux nécessaires et en garantissant le principal et les intérêts du prdt bancaire servant à financer le solde. De cette façon, les banques seraient en mesure de réescompter leurs prêts à la Banque centrale. 79. Le fonds serait géré et contrôlé par un conseil composé des repré- sentants des principaux intéressés au développement des petites entreprises en général et au financement de l'industrie en particulier: Ministères des Finances, de la Planification et de l'Industrie, Caisse centrale pour la coopération économique (C.C.C.E.) et Banque centrale, ainsi que banques privées. Le Conseil, dont l'organe exécutif serait la SONEPI, fixerait les modalités détaillées de sa politique de prêt, telles que la catégorie et la dimension des établissements à aider, la priorité à accorder à certaines activités manufacturières en vue de renforcer la politique gouvernementale de création d'emplois, de promotion des exportations, de répartition géogra- phique plus uniforme des industries, etc. L'administration réelle des 1 prêts serait toutefois confiée à la banque qui octroierait effecti- vement le prêt à la petite entreprise. La banque servirait ainsi d'admi- nistrateur au fonds moyennant le versement d'une redevance. Le fonds tire- rait son capital d'exploitation d'un prêt du Trésor public ou d'un prêt à faible intérêt et à long terme de la C.C.C.E. Les estimations très provi- soires faites de la première mise de fonds nécessaire pour que le fonds puisse fonctionner situent cette somme entre 60 et 75 millions de francs CFA (215.000 à 270.000 dollars des Etats-Unis). Avant de statuer sur les demandes de prêt, la SONEPI ferait des études de justification sur les projets. Si les conclusions sont favorables, l'emprunteur éventuel s'en- gagerait à pratiquer une gestion et à tenir une comptabilité convenable et accepterait en outre de participer aux stages de formation offerts par la SONEPI au chef d'entreprise et à ses collaborateurs. A supposer que ces préliminaires soient concluants, la SONEPI fixerait les modalités de la participation au capital,de la garantie du prêt, et adresserait l'in- téressé à une banque commerciale. 80. La Mission partage l'opinion selon laquelle des dispositions spé- ciales sont nécessaires pour satisfaire les besoins de crédit des petites entreprises manufacturières sénégalaises. Si les modalités de crédit ne sont pas spécialement axées sur les besoins de ces établissements, la croissance des petites industries possédées et gérées par des Sénégalais - 31 - sera très lente, comme en témoigne le nombre encore peu élevé de petits éta- blissements'sénégalais. Bien que le plan actuellement en cours d'élabôration- présente certaines caractéristiques neuves et attrayantes, il convient d'exa- miner la question plus en détail pour trouver la meilleure solution eu égard à la situation qui règne au Sénégal. On trouvera ci-après quelques indications qui pourraient être utiles lorsqu'il s'agira de mettre défini- tivement au point le système de crédit. 81. Premièrement, il conviendra d'étudier attentivement la possibili- té d'étendre le projet de prêt à de petits établissements non manufactu- riers, comme les petites entreprises de construction, de transport, les petits magasins de vente en gros et au détail et autres entreprises de services dont les perspectives de croissance sont favorables. Comme nous l'avons déjà dit, le commerce attire de nombreux hommes entreprenants et la naissance d'une classe marchande fonctionnant bien stimulera donc la croissance des petites entreprises manufacturières. En outre, l'industrie manufacturière n'opère pas dans le vide. Son expansion et le succès de ses activités dépendent manifestement non seulement de l'efficacité avec laquelle les opérations sont menées à l'usine mais également de facteurs exogènes, notamment de l'existence de réseaux de transports et de commercialisation efficaces. 82. Mais surtout, dans quelque secteur d'activité économique que ce soit, les petites unités se heurtent aux mêmes problèmes que les petites entreprises manufacturières: elles aussi sont désavantagées par le manque d'information sur les meilleures méthodes d'opération, par la mauvaise position négociatrice qui résulte de leur petite taille, par le manque de capitaux et par les contraintes inhérentes à la structure socio-culturelle traditionnelle qui est présentement celle de l'entreprise sénégalaise. Elles ont donc essentiellement besoin de la forme d'aide et de soutien publics que la SONEPI élabore actuellement pour stimuler le secteur des petites entreprises manufacturières: études de justification préalables à l'exécution de plans de crédit destinés à promouvoir et à étendre leurs opérations, stages visant à améliorer leur fonctionnement et soutien constant leur permettant de résoudre les problèmes quotidiens que pose la marche d'une entreprise. Compte tenu de l'interdépendance des divers secteurs du commerce et de l'industrie, les organismes d'aide offi- ciels courraient pour finir à un échec s'ils se préoccupaient exclusive- ment du secteur des industries manufacturières. Nous n'avons d'ailleurs pas l'intention de prétendre que la SONEPI, qui n'a commencé à opérer que depuis peu de temps, doive déjà assumer des charges supplémentaires en se lançant dans un domaine d'aide commerciale encore inconnu de la plupart des pays en voie de développement. A mesure toutefois que l'activité de la S01NEPI en vue de promouvoir la petite entreprise progressera de façon satisfaisante, cette société devra envisager sérieusement d'étendre son assistance aux établissements non manufacturiers. 83. Deuxièmement, pour mettre au point un programme de prêts efficace à l'intention des petites et moyennes entreprises, il importe de déterminer et de définir nettement les buts, les marches à suivre et les critères précis à appliquer à l'examen et au choix des candidatures à l'emprunt, ainsi qu'à la gestion des prêts. L'examen des candidats à l'emprunt doit non seulement s'appuyer sur la recherche de leur capacité financière future mais aussi sur l'analyse des opérations passées de façon à déterminer et situer clairement les lacunes du fonctionnement de l'entreprise. Une étude approfondie de la marche de l'entreprise dans le passé constitue une première étape importante préalable à la mise au point et à l'exécution de programmes très précis de formation et d'aide destinés à-mettre l'emprunteur en mesure d'améliorer la marche de son entreprise. 84. Les résultats des programmes de formation à la direction et à la gestion des entreprises organisés à l'intention des pays en voie de développement ont été jusqu'à présent assez décevants. Dans l'ensemble, ces programmes s'inspirent des matières enseignées dans les pays indus- trialisés, qui ne présentent pas beaucoup de leur intérêt pour des étudiants de pays en voie de développement; de même, les cours ne sont pas suffisamment axés sur les servitudes particulières à la technologie des entreprises manufacturières telle qu'elle est pratiquée par les participants aux cours. Au Sénégal non plus, l'expérience passée dans ce domaine n'a pas été concluante. Un programme organisé en 1966 à l'intention de 30 chefs de petites entreprises de construction et de travail du bois a dû être abandonné à mi-chemin, les participants ayant jugé que le cours leur faisait perdre du temps et que les matières - enseignées, utiles en elles-mêmes, ne répondaient pas à leurs besoins.i! Toutefois, le cours de gestion de l'entreprise, récemment organisé par la SONEPI-à l'intention des chefs de petites entreprises, a été mené à bonne fin. 85. En outre, l'analyse approfondie de la marche d'une entreprise préalablement à l'octroi de crédits a en général un résultat accessoire utile, à savoir que la production peut être accrue et/ou les coûts - diminués sans investissements supplémentaires. En aidant les entre- prises à mieux employer les ressources productives dont elles disposent déjà, on peut arriver à diminuer le montant de l'emprunt et, en même temps, à mottre l'entreprise à même de tirer un meilleur parti des fonds supplémentaires qui lui sont octroyés. Il ressort de ce qui précède que, dans la majorité des cas, la SONEPI doit effectuer un travail considérable avant qu'un emprunteur éventuel ne soit prêt à recevoir et à utiliser des fonds de la façon la plus efficace. 86. Troisièmement, la situation des pays en voie de développement, notamment des pays africains et plus particulièrement du Nigéria, laisse à penser que des programmes de crédits à l'intention des petites entreprises peuvent être exécutés avec succès et avec de faibles taux de pénalités si les procédures administratives sont appliquées avec rigueur BIT, Rapport au Gouvernement de la République -du-Sénégal sur le Développement de l'Artisanat, Genève, 196d, p.12. - 33 - et si l'emploi du prêt est sévèrement surveillé. Une cause importante de mauvaise exécution des programmes de crédit aux petites entreprises tient au fait que les réglementations régissant les prêts ne sont pas effectivement appliquées, ce qui se traduit par une absence de discipline dans les relations entre l'emprunteur et le prêteur. La réussite du plan de prêts proposé dès sa mise en oeuvre est des plus importantes pour son avenir, du fait que l'élan et l'enthousiasme des débuts tomberont si l'exécution aboutit à des résultats décevants. 87. Il conviendrait que ce plan soit exécuté par une institution bancaire existante, comme la Banque nationale de développement du Sénégal (BNDS) ou l'Union sénégalaise de banques (USB), ou par un service spécialisé indépendant appartenant à une institution existante et non par un conseil d'administration spécial et par la SONEPI, ce qui ferait des banques privées de simples organismes d'administration des prêts, Tout comme dans le plan proposé, les fonds obtenus auprès des institutions financières étrangères pourraient être mis à la disposition d'une banque sénégalaise en vue de lui permettre de prendre des participations et d'assurer la garantie des prêts, ce qui faciliterait ainsi les opérations de réescompte. Une commission représentant les différentes parties intéressées pourrait définir des directives générales destinées aà harmoniser les politiques officielles avec les pratiques des banques privées, et étudier périodiquement l'état d'avancement des opérations. La procédure normale devrait comporter une coopération étroite entre la Banque ou les banques et la SONEPI. De même que dans le plan proposé à l'origine par la SONEPI, cette dernière fournirait les compétences et le support ichniques nécessaires avant et après étude de la demande de prêt: avant, pour aider le demandeur à se préparer à bien utiliser le prêt, et après, pour l'aider à résoudre les problèmes qui se posent normalement aux entreprises en expansion grâce à l'octroi de crédits. 88. La recommandation tendant à confier la pleine et entière respon- sabilité du plan à une institution bancaire existante et à ne pas la disperser entre divers organismes, comme le proposait le plan original, tire argument du fait que la banque responsable disposera probablement sur diverses activités de renseignements qui pourront servir à améliorer et étendre les opérations de petites entreprises encore débu- tantes. De même que dans les pays industrialisés, le banquier fera dans une certaine mesure office de conseiller pour ses clients, donnera en cas de besoin des directives aux fournisseurs et clients éventuels et favorisera l'établissement de nouvelles relations d'affaires. Comme dans tous les pays en voie de développement, le système bancaire du Sénégal procède des besoins du secteur moderne de l'économie et s'occupe principalement de ces besoins; dans ce secteur, des comportements bien établis et une éthique acceptée par les parties en présence dictent le ton des relations entre les milieux d'affaires et leurs clients. Un premier pas serait fait dans cette direction si le plan de crédit envisagé était Éis aà exécution. Il faudrait effectuer une autre étude pour évaluer le montant du prêt qui serait nécessaire pour lancer un pro- gramme d'aide financière efficace. Comme nous l'avons déjà observé, il n'existe pas de statistiques sur le nombre des artisans ni sur le secteur de la petite industrie, ce qui rend difficile la détermination du nombre de clients éventuels; il existe aussi de graves lacunes dans les informa- tions concernant les usages des petites industries dont des Sénégalais sont propriétaires. 89. Aux besoins de crédit des petites entreprises, qui jusqu'à présent ont été insuffisamment financés par les institutions existantes, s'ajoutent les besoins de crédit des grandes entreprises industrielles. Il semble que celles-ci aient été jusqu'à présent en meilleure posture que les petites entreprises pour obtenir des fonds sur le marché français des capitaux et auprès des institutions bancaires du Sénégal. Il ne s'ensuit pas que le montant des crédits qu'elles peuvent obtenir de ces sources soit suffisant, par leur volume, leur composition et leurs conditions, pour promouvoir l'expansion industrielle du Sénégal. Il convient donc d'étudier en profon- deur et de toute urgence les besoins de crédit de ce secteur, bien plus im- portant actuellement, de l'industrie sénégalaise. Programme relatif aux domaines industriels 90. Comme nous l'avons déjà fait observer, les activités manufactu- rières du pays sont pour l'essentiel concentrées dans la région du Cap Vert. Il en est ainsi des entreprises modernes comme des industries artisanales traditionnelles. Ce dernier secteur est essentiellement concentré dans les villes et les grandes agglomérations, Dakar en particulier. Alors que quelques artisans se regroupent dans certains quartiers de la ville, la plupart d'entre eux sont dispersés dans les zones d'habitation, en parti- culier les plus pauvres.. Par contraste, les grandes industries modernes sous contrôle étranger sont situées dans des zones industrielles équipées (voies d'accès, électricité, eau, enlèvement des déchets), et sont abri- tées dans des bâtiments construits par les entreprises elles-mêmes. Ces zones industrielles bordent la côte entre Dakar et Rufisque sur quelque 30 kilomètres le long de la voie ferrée et des routes qui relient la capi- tale à l'intérieur (voir carte). Dans ces zones sont implantées égale- ment quelques petites entreprises notamment celles qui sont aux mains de Sénégalais. Il n'existe aucune information permettant de déduire un plan d'ensemble dans le cadre duquel les entreprises se rangeraient par tailles et nationalités de sorte qu'on pourrait en tirer des indications quantita- tives sur les besoins en locaux se prêtant à un usage industriel moderne. En ce qui concerne l'artisanat, l'Office Sénégalais de l'Artisanat (OS a pris il y a quelques années l'initiative louable de construire un village artisanal aux environs de Dakar. Cet ensemble se compose de plusieurs petits b9timents conçus comme des versions modernisés des habitations tribales africaines traditionnelles où les artisans,. moyennant le versement d'un faible loyer, omt )Iespace qu'il leur faut pour travailler et pour vandre leuis. produits. Ce village, avec son restaurant, est destiné à attirer les touristes et a faciliter la vente des objets d'art fabriqués dans ce secteur (Tableau 36). Un deuxième village artisanal est en cours de construction à Diourbel, et l'OSA projette de créer d'autres centres semblables dans les grandes villes de l'intérieur, tant pour attirer les touristes que pour amorcer une activité culturelle locale. 92. Le gouvernement, dans son désir d'amener de plus en plus les Séné- galais à posséder et gérer des entreprises industrielles, se préoccupe, ce qui est compréhensible, de l'amélioration du cadre matériel où se réalisera l'expansion industrielle. A cette fin, la SONEPI, en collaboration avec l'OSA, a mis au point un programme ambitieux de domaines industriels, c'est- à-dire d'unités manufacturières groupées dans des sites spécialement aménagés- à cette fin etdotés de l'infrastructure indispensable (voies d'accès, écoule- metnt, Ves. de chargement, électricité, eau, communications-), où les petits entrepreneurs trouvent des bâtiments d'usine normalisés, de différentee di- mensions, construits préalablement à la demande et où leur sont offerts divers services techniques (ateliers communs, centres d'enseignement et service con- sultatif pour l'industrie) ainsi que des salles d'exposition, deý venta et de réunion, un bureau de poste, une banque, une cantine, etc. Le programme a trois objectifs: (a) créer, étendre et moderniser les entreprises arti- sanales et les petites et moyennes industries; (b) soutenir les plans de reconstruction des villes et d'urbanisme, en particulier dans la région de Dakar, parallèlement à l'élimination des taudis; et (c) agir sur l'im- plantation des industries afin de parvenir à une répartition plus uniforme des activités manufacturières dans le pays. En vertu de ce programme, 10 domaines industriels seraient construits au cours des 10 prochaines années. Ces domaines auraient des superficies allant de 3 à 32 hectares; 3 d'entre eux seront situés dans la région du Cap Vert, dont un à Dakar, et 7 autres seraient aménagés dans les centres administratifs provinciaux. 93. Ce programme, qui n'est encore que très provisoire, exigerait un investissement d'environ 2 milliards de francs CFA (7 millions de dollars des Etats-Unis). Le gouvernement espère que la plus grande partie de cette - somme lui sera fournie sous forme de subventions que lui verseront des pays dona- teurs,et de prêts à long terme à faible taux d'intérêt. Le projet 1UD/Fonds spécial destiné à fournir une assistance technique à la SONEPI s'attachera particulièrement à la mise en oeuvre du programme relatif aux domaines industriels. Dans l'ensemble, les domaines sont conçus pour offrir environ treize mille emplois. Comme ils sont destinés en particulier aux artisans et aux petites et moyennes entreprises qui se consacrent à des activités manufacturières légères, telles que le travail des métaux, du bois et du cuir, la production de matériaux de construction, et à divers services d' installation, d' entretien et de réparation . Des établissements employant da 5 à 5o travailleurs pourraient être iinplantés dans les domaines, -ainsi que quelques unités plus importantes employant jusqu'a 100 ouvriers. A supposer que les entreprises emploient en moyenne une vingtaine d'ouvriers, les domaines pourraient accueillir quelque 650 entreprises, y compris ~ 36 - des ateliers artisanaux. ·Les principales caractéristiques techniques et financières du programme sont résumées dans le tableau 37. 94. Jusqu'à présent, l'un de ces domaines, encore à l'état embryon- naire, est en cours d'aménagement à Thiès où quelques anciennes casernes de l'armée française ont été mises à la disposition de la SONEPI et de l'OSA. Le projet est encore en grande partie expérimental. Dans la section confiée à la SONEPI, une douzaine de petites entreprises occupent des ca- sernes quelque peu réaménagées à cette fin; outre les activités proprement manufacturières, le complexe abrite quelques entreprises de services de type artisanal, comme des ateliers de réparation (plomberie et électricité). Dans la section du complexe réservée à l'OSA, quelques artisans se livrent à des activités traditionnelles comme le tissage, la cordonnerie et la pote- rie. Ni la SONEPI ni l'OSA n'avaient encore réclamé de loyers ni de charges à l'époque de la visite de la Mission, bien que l'ensemble fonctionnât depuis les derniers mois de l'année 1968. 95. La SONEPI et l'OSA viennent de terminer une étude de justification concernant la construction à Dakar d'un domaine de dimension moyenne, fai- sant partie du programme global. Le domaine serait aménagé dans un site couvrant environ 32 hectares dont 8 seraient réservés à des ateliers d'arti- sans, ce qui ferait 383 ateliers offrant une superficie totale de 30.000 e et 12 hectares seraient destinés à des petites et moyennes industries (110 unités offrant une superficie de plancher de 25.000 m2); la superficie restante serait réservée à la construction de routes d'accès, de services communs, d'espaces verts, etc. Les bâtiments devant abriter les industries artisanales et les industries modernes sont conçus d'après des modules de construction normalisés d'une superficie de 40 m2, afin de faciliter l'adaptation de l'espace de travail aux besoins de chacun des occupants grâce à l'utilisation de cloisons amovibles. Quelques emplacements seront réservés à un nombre limité d'usines construites selon les spécifications du client. L'emplacement des ateliers réservés aux artisans est conçu comme faisant partie intégrante du domaine industriel et aucune distinction particulière ne sera établie entre les bâti- ments dtusine et les ateliers d'artisans. Le domaine industriel de Dakar, modèle de démonstration donnant une idée de ce que sera l'ensemble, exige- rait un investissement de 1 milliard de francs CFA (3,5 millions de dollars des Etats-Unis) répartis entre: (a) infrastructure, 277 millions de francs CFA; (b) bâtiments d'usine et ateliers, 660 millions de francs CFA; et (c) services communs, 150 millions de francs CFA. L'aménagement serait étalé sur une période de dix ans et le domaine serait construit par tranches, à mesure que les industries auraient besoin d'espace. Lorsqu'il serait entièrement occupé, il offrirait quelque h.000 emplois, ce qui représente un investissement de 250.000 francs CFA par ouvrier (900 dollars des Etats- Unis par ouvrier). Les occupants seraient tenus d'acheter les bâtiments selon une formule de location-vente prévoyant des paiements d'environ 1.100 francs CFA par m2 et par an, soit l'équivalent de 18.600 francs CFA (63 dollars des Etats-Unis) par ouvrier et par an. Il s'agirait d'un taux sub- ventionné qui correspondrait non seulement à l'achat des bâtiments et du . terrain, mais également à l'utilisation des services communs. 96. La Mission admet qu'un élément important de tout programme de promotion des petites industries est la construction d'installations mo- dernes. Dans quelques pays en voie de développement comme Hong Kong, certaines régions de l'Inde et du Pakistan et de Formose, la petite in- dustrie peut être très productive et fabriquer des articles de qualité tout en fonctionnant dans un cadre qui ne respecte pas les normes; mais certains indices montrent que des bâtiments modernes et fonctionnels par leur disposition, leur éclairage, etc, permettent d'accroître la produc- tivité des petites entreprises qui emploient beaucoup de main-d'oeuvre spécialisée, comme les industries mécaniques légères. Il semblerait que cet- te constatation s'applique tout spécialement à l'industrialisation de l'Afrique. Etant donné que les plans de la SONEPI visent à concentrer l'ai- de au développement sur un groupe limité de petites industries plutôt qu'à mettre en oeuvre un programme plus diffus de promotion intéressant un grand nombre de petites unités, une action gouvernementale s'impose dans ce do- maine particulier. De ce point de vue, le programme de crédit et d'assis- tance technique envisagé pourrait être utilement étayé par des mesures ten- dant à ménager un espace de travail suffisant aux chefs d'entreprise et d'ateliers. Ce trait est particulièrement important du fait que l'industrie sera de plas en plus équipée d'un matériel hautement productif et toujours plus onéreux. Cependant, tout en s'associant pleinement à l'intention qu' ont les pouvoirs publics de mettre à la disposition de l'industrie des bâtiments améliorés, la Mission formule des réserves sur le programme rela- tif aux domaines industriels, tel qu'il est actuellement conçu. 97. Premièrement, le programme est très ambitieux eu égard au nombre des emplois dans l'industrie actuelle et à l'ampleur de l'expansion future de ce secteur. En 1968, les emplois du secteur industriel (para) moderne étaient évalués à quelque 18.000. A supposer que l'augmentation de 2% par an du nombre d'emplois soit assortie d'un accroissement estimé à 3,5% par an de la productivité du travail, ce qui mettrait à 5,5% par an le taux de croissance industrielle, les effectifs de la main-d'oeuvre industrielle croîtraient d'environ 5.000 personnes d'ici à 1980. Ce chiffre est sensi- blement inférieur aux 13.000 emplois sur lesquels tablent les auteurs du programme des domaines industriels. Un taux de croissance élevé de la main-d'oeuvre, soit 5% par an (correspondant à une expansion industrielle de 8,5% par an),aboutirait à porter l'accroissement des emplois industriels à 14.000 d'ici à 1980. De toute évidence, tous les emplois à créer au cours des années 1970 ne le seront pas dans les usines des domaines. Une propor- tion substantielle de ces emplois supplémentaires, sinon leur majorité, pro- viendrait de lagrandissement des usines existantes et de la création de nouvelles entreprises d'une taille supérieure à celle des établissements qui sont habituellement implantés dans les domaines industriels. Les entre- prises existantes sous contrôle étranger ont leurs propres locaux, cons- truits selon leurs besoins,et il est probable que même les petites unités de ce groupe ne s'instaleronit pas toutes dans les domaines. L'enver - gura du programme relatif aux domaines industrielb est donc manifest.Drant trop vaste. - 38 - 98. Comme nous l'avons déjà signalé, il se pourrait bien que la production et l'emploi industriels se portent essentiellement à Dakar et dans une moindre mesure à Thiès. Dans ces conditions, le programme relatif aux domaines industriels est beaucoup trop axé sur les petites industries de province, où 7 des 10 domaines seraient aménagés. La superficie de travail prévue pour quelque 6.530 personnes dépasse largement le besoin apparent de bâtiments nouveaux destinés aux petites entreprises d'après le programme. 99. On peut se demander également s'il est en fait nécessaire de créer, eu égard aux conditions qui prévalent actuellement au Sénégal, un type de domaines industriels qui serait exclusivement conçu pour les petites entreprises. Ce type de domaines est utile lorsqu'un grand nombre de petits entrepreneurs recherchent activement - ou peuvent être facilement amenés à rechercher activement - un emplacement dans des domaines qui leur offrent des usines préfabriquées et des services communs. Toutefois, le Sénégal est loin de remplir les conditions nécessaires au succès d'un tel programme. Offrir des usines prêtes à .être occupées immédiatement ne suffit pas à soi seule à stimuler l'expansion des entreprises et la croissance industrielle. Eu égard à l'importance des sommes réclamées par l'exécution d'un tel programme, ce plan a des chances d'entrainer un gaspillage des ressources. 100. La troisième réserve, en particulier le projet relatif à Dakar, vise la proposition tendant à grouper dans un seul et même domaine les ateliers d'artisans et les petites et moyennes entreprises. Les uns comme les autres ont besoin de crédits, de moyens de formation et d'assistance technique; néanmoins il est manifeste que les industries artisanales, en tant que telles, tireraient un profit médiocre sinon nul des moyens techniques et services compliqués mis à leur disposition sur ces domaines. Il en résulte que le tarif à prévoir pour l'utilisation du domaine, selon la formule soit de la location-vente soit du bail, devra être différent pour chacun des deux groupes de locataires. La gestion du domaine s'en trouverait compliquée: la fixation des loyers et leur modification sont fréquemment une source de mécontentement parmi les locataires. De son côté, le mélange d'industries manufacturières et de services, qui sont des activités assorties d'une intensit' de capital et d'une productivité de la main-d'oeuvre différentes, posera des problemes lorsqu'il s'agira de .dterminer les loyers en proportion cie la superficie occupée. La capacité de gain par unité de surface de travail varie considérablement, d'une part pour les activités artisanales qui emploient beaucoup de main-d'oeuvre, et de l'autre, pour les petites et moyennes entreprises qui emploient davantage d'équipement. Par conséquent, un tarif uniforme, même à des taux subven- tionnés, qui pourrait être raisonnable pour des usines, risque d'être beau- coup trop élevé pour des ateliers artisanaux. Il en résultera probalement - 39 - que les artisans se montreront peu enclins à venir s'établir dans les domaines industriels, et laisseront vide l'espace qui leur était réservé. 101. Le dernier problème que ne manquera pas de poser un programme visant à grouper dans un seul domaine industriel des ateliers d'artisans et des petites et moyennes entreprises, est lié à l'incidence des relations du travail et de la situation sociale des ouvriers sur la capacité de gain de l'industrie. Comme nous l'avons déjà indiqué les ateliers artisanaux et de nombreux petits industriels sénégalais échappent en pratique aux dispositions du Code du travail. Ces entreprises sont donc en mesure de survivre malgré leur faible productivité, car elles ne sont pas tenues de verser le salaire minimum, de cotiser à la sécurité sociale, etc. Ces petites unités peuvent donc ainsi compenser leur faible productivité en pratiquant des conditions de travail non conformes aux normes; salaires inférieurs au SIG, absence d'installatiorsde repos et sanitaires dans l'usine, non-affiliation à la sécurité sociale, etc. Cette situation, qui peut se prolonger tant que l'industrie est dispersée, est difficile a contrôler. Mais lorsque quelques milliers de travailleurs se côtoient chaque jour dans le même complexe industriel, les conditions de travail sont vouées à s'aligner sur celles qu'énonce le Code du travail. L'action syndicale qui jusqu'à présent est restée étrangère au secteur des petites industries manufacturières sénégalaises se fera probablement plus active, tandis que les inspecteurs du travail pourront plus facilement faire appliquer le Code. Dès lors, de nombreuses petites unités ne pourront peut-être plus faire face à l'accroissement des coûts de la main- d'oeuvre. Cette situation, à son tour, retiendra certainement les candidats locataires de s'installer dans le domaine. 102. Au lieu de mettre au point dès maintenant un programme en règle de domaines industriels, la Mission recommande au gouvernement et à la SONEPI d'envisager un programme plus modeste en attendant d'avoir acquis une certaine expérience des activités de promotion qui conviennent aux indus- tries sénégalaises, notamment en ce qui concerne leurs besoins de bâtiments préfabriqués et de services communs. A cette fin, il serait peut-être bon d'exécuter le domaine industriel prévu à Dakar à une échelle moins ambi- tieuse. Il y aurait lieu. de creuser cette question. 103. Touchant les industries artisanales qui pour fonctionner efficace- ment, doivent être situées au centre des villes, nous voudrions signaler ce qu'on appelle en anglais le "flatted industrial estate" (domaine d'immeu- bles divisés en appartements). Ce genre de domaine se construit depuis quelques années dans nombre de grandes villes d'Europe et d'ailleurs pour loger les industries artisanales. Il comporte des immeubles ne comptant pas plus de quatre stages afin de limiter les frais de construction et de faciliter les mouvements d'hommes et de matériaux verticaux et horizontaux. Ils bénéficient des commodités essentielles: électricité, gaz et eau, sans avoir les services communs complexes prévus à Dakar. Les raisons qui jus- tifient la construction de ces domaines à appartements diffèrent. De nom- breuses industries artisanales, en particulier celles chez lesquelles la production et la fourniture de services sont étroitement imbriquées, comme la confection, la maroquinerie de fantaisie, la bijouterie, la petite im- primerie et la mécanique de précision où la conception est une composante importante, la réparation des biens de consommation durables comme les montres et les appareils ménagers et d'autres industries artisanales exigeant une grande habileté s'implantent de préférence dans les grandes agglom6rations où affluent les cliehts; en outre, les ateliers .situés dans les centres des villes permettent aux artisans d'habiter près de leur lieu de travail. Or les domaines industriels organisés en appartements a3Mègent la congestion urbaine -*en permettant aux entreprises artisanales d'abandonner des locaux insalubres et insuffisants et des zones résidentielles où elles sont un fléau public. Elargissement de la participation sénégalaise à la direction des usines 104. Jusqu'à présent, la plupart des postes de direction et même de maîtrise de l'industrie sont détenus par des étrangers. Comme il ressort du tableau 16, plus de 90 des cadres supérieurs et environ 55% des cadres ordinaires sont étrangers. Le gouvernement se propose de faire progressive- ment accéder à ces postes un plus grand nombre de Sénégalais, mais il souhaite en même temps éviter toute détérioration du climat de l'investisse- ment. Jusqu'à présent, il y a peu d'exemples en Afrique d'actions gouvernementales ayant réussi à remplacer délibérément les étrangers par le personnel local. Récemment, le gouvernement a manifesté le vif intérêt qu'il porte à l'accélération du processus en distribuant aux entreprises non sénégalaises un questionnaire leur demandant de lui fournir des renseignements sur les postes occupés par des étrangers et d'élaborer des plans prévoyant leur attribution à des Sénégalais. Pour éviter que ces mesures aient des répercussions défavorables sur l'expansion industrielle, les pouvoirs publics devraient mettre au point les programmes de sénégalisation en étroite et constante coopération avec les industries intéressées. En même temps, ils pourraient aussi étudier avec les entre- prises les besoins en formation du personnel de direction et la façon dont pourraient être conçus des programmes destinés à linstruction accélérée du personnel. Il y aurait lieu de mettre à l'étude la création par l'industrie avec l'appui de l'Etat, d'une unité de formation de personnel de direction et de personnel cadre. Enfin, à l'occasion de la négociation des avantages prévus par le Code des investissements, les pouvoirs publics pourraient favoriser cette évolution en insistant sur la nécessité d'une formation et d'une promotion des Sénégalais plus rapides que jusqu'ici. Nécessité de l'assistance technique et des études de préinvestissement (i) Le gouvernement collabore avec le PNU à la création et à l'exploitation de la SONEPI et de l'Institut de Technologie Alimentaire (ITA) dont l'OIUDI et la FAO sont respectivement les "agents chargés de l'exécution". On pourrait envisager une assistance technique supplé- mentaire au cas où le gouvernement mettrait en oeuvre la recommandation formulée auparavant à l'effet de créer une unité de formation à la direction de l'entreprise; afin d'éviter la multiplication des organismes, cette unité pourrait être formée au sein de la SONEPI ou fonctionner en étroite association avec elle. - 11- (ii) Il est nécessaire de mettre au point un programme qui offrirait aux petits industriels sénégalais la possibilité de bénéficier d'une formation pratique dans des entreprises analogues aux leurs situées en Europe. (iii) Il conviendrait aussi de réviser les avantages octroyés aux industries en vertu du Code des investissenents et la contribution nette de ces industries à l'économie. Pour procéder à cet examen et pour obtenir des conseils sur la révision du Code, le gouvernement souhaitera peut-être faire appel à des consultants de l'extérieur connaissant la question. (iv) Le programme relatif aux domaines industriels devrait être réétudié par des experts à qui l'on demanderait de le ramener à des proportions plus modestes. (v) Le gouvernement souhaitera peut-être obtenir des conseils sur la nécessité d'un financement à moyen et à long terme de l'expansion industrielle et sur la question de savoir si les institutions financières existantes sont techniquement et financièrement capables de répondre à ce besoin. (vi) Il conviendra d'étudier en profondeur les mesures à prendre pour favoriser les exportations industrielles. (vii) L'amélioration des statistiques industrielles serait très utile à la mise au point d'une politique industrielle. La note de l'annexe A indique certaines des faiblesses qui caractérisent actuelle- ment les informations disponibles. Une assistance technique serait souhaitable pour améliorer les statistiques industrielles du Sénégal. ANNEXE A Note sur les statistiques industrielles Il convient de considérer avec prudence les données statistiques contenues dans le présent rapport. Les statistiques relatives à la structure, à l'investissement, à la production, à l'emploi et à d'autres indicateurs économiques destinés à mieux saisir le fonctionnement d'une industrie dans le temps, semblent avoir été rassemblées sans égard à la continuité, ce qui permet difficilement de tirer des informations des séries chronologiques relatives à l'industrie. Les recensements de l'in- dustrie effectués par l'Office statistique du Ministère de la planifica- tion et de l'industrie en 1962, 1964 et chaque année depuis 1966, se fondent sur des questionnaires distribués à un petit nombre d'entreprises, notamment à celles qui appartiennent au secteur étranger (français). La participation aux recensements est facultative, aucune mesure n'étant appliquée lorsque les employeurs s'abstiennent de répondre à l'enquête En conséquence, le nombre des réponses peut varier sensiblement d'une année à l'autre: ainsi, en ce qui concerne les recensements de 1962, 196, 1966 et 1967, les réponses reçues et traitées ont concerné respectivement 165, 114, 153 et 221 entreprises. Etant donné le petit nombre d'entreprises recensées, en particulier lorsqu'elles sont classées par branches industrielles, de graves déformations risquent de se produire si, pour une raison ou pour une autre, une ou plusieurs entreprises s'abstiennent d'envoyer leur réponse. La comparaison diachronique de plusieurs résultats est donc pleine d'incertitudes. Le champs d'étude du recensement est lui aussi défini sans cohérence: ainsi, alors que le recensement de 1962 exclut le secteur des matériaux de construction, cette activité figure dans le recensement de 1966. Pour compliquer davantage le problème, dans aucun recensement effectué jusqu'à présent on n'a indiqué clairement selon quels critères les entreprises sont exclues de l'enquête. De même, il existe peu de renseignement sur la répartition de l'ensemble des entreprises d'après leur taille ou la nationalité du propriétaire, deux omissions particulière- ment graves lorsqu'il s'agit d'analyser les problèmes de l'industrie en économie dualiste. Les statistiques citées dans le présent rapport sont donc uniquement destinées à donner des ordres de grandeur et des tendances générales; elles ne prétendent aucunement être exactes. L'industrie, telle qu'elle s'entend dans le présent document, comprend les mines, les manufactures et les services publics (CTCI 1, 2-3, 5); lorsqu'il existe des renseignements statistiques, une mention spéciale a été faite du secteur manufacturier proprement dit. ANNEXE STATISTIQUE Tableau 1 PNB des pays africains de l'ancienne Afrique française 2 Evolution de la production de divers produits manufacturés fabriqués par des industries créees pour desservir l'ancienne Afrique occidentale française, 1955/1967 3 Utilisation de la capacité dans les industries de transformation: Diverses branches, 1967 h-A Croissance de l'industrie à prix constants, 1959-1968: Valeur ajoutée en milliards de FCFA h-B Croissance de l'industrie, 1959-1968: Taux de croissance annuelle calculé à prix constants pour les périodes indiquées 5-A Croissance de diverses industries, 1959-1968: Valeur de la production brute calculée aux prix courants 5-B Croissance de diverses industries, 1959-1968: Taux de croissance annuelle calculé aux prix courants pour les périodes indiquées 6 Consommation d'électricité dans l'industrie de 1961 a 1968 7 Comparaison internationale de la composition de la production brute des industries de transformation 8 Répartition des emplois par branches des industries de transfor- mation, 1962 9 Croissance des entreprises du secteur moderne, 1960-1968 10 Répartition géographique des entreprises d'après les dimensions,19e 11 Industrie de transformation: Répartition par dimension et natio- nalité des propriétaires, 1967 12 Valeurs estimatives de la production brute des entreprises artisanales, 1969 13 Pourcentage estimatif de la répartition des artisans entre les diverses activités manufacturières 1h Situation des industries de transformation, 1962-1968 15 Origine des matières premières et des fournitures industrielles, 1962 et 1966 -2- Tableau 16 Emplois détenus par des étrangers et des Sénégalais dans l'indus- trie, par branche et par statut professionnel, 1968 16-A Sénégalisation des emplois dans les industries de transforma- tion, 1968 16-B Emplois occupés par des étrangers et par des Sénégalais dans les industries de transformation, par statut professionnel, 1962 17 Salaires et rémunérations dans les industries de transformation au Sénégal et aux Pays-Bas 18 Croissance du revenu national par habitant en France et au Sénéga 19 Augmentation des salaires dans les industries de transformation en France et au Sénégal 20 Salaire et rémunération moyens par employé en 1962 et 1966 21 Proportions des salaires et rémunérations versés au personnel sénégalais et au personnel étranger 22 Consommation finale des ménages, 1959 23 Nombre d'entreprises et d'emplois dans les industries de trans- formation, 1959 24 Effectifs de la main-d'oeuvre dans diverses branches des industri de transformation, 1967 25 Accroissement de la productivité du travail dans divers secteurs industriels, 1962-1968 26 Industries de transformation: Investissements et nombre d'emploi total pour diverses années 27 Main-d'oeuvre dans l'industrie de transformation: Absentéisme et rotation du personnel dans divers pays 28 Destination de la production manufacturière dans divers secteurs, 1969 29 Destination des principales exportations industrielles, divers produits manufacturés, 1962 à 1966 30 Importations de produits manufacturés par pays développés à économie de marché, 1966 -3 Tableau 31 Potentiel d'exportation de certains produits sénégalais 32 Taxes d'importation frappant divers produits manufacturés au Sénégal, 1966 33 Etat synthétique de la mise en oeuvre du Code des investisse- ments 34 Projets industriels étudiés par la SONEPI, octobre 1969 35 Ecart des prix de détail de divers articles manufacturés à Dakar et à Kédougou 36 Chiffre d'affaires estimatif des ventes d'objets d'artisanat en 1968 37 Synthèse du programme relatif aux domaines industriels - 1969-1980 ANNEXE STATISTIQUE Note Interprétative Les symboles suivants ont été utilisés dans les tableaux de l'annexe statistique: n.d. - donnée non disponible ou non rapportée séparément (un blanc dans le tableau); rubrique non appropriée. - (trois pointe): le montant est nul ou négligeable. - - (signe négatif): indique un déficit ou une diminution. Tableau 1 - PNB DES PAYS AFRICAINS DE L'ANCIENNE AFRIQUE FRANCAISE Taux de croissance PNB en million de dollars du PNB annuel moyen PaL 1958(a) 1963(a) 1967(b) par habitant 1961-196h(b) aeroun 383 51 711 0,6 .. 101 134 175 -1,0 Tchad 146 192 239 -0,6 Congo (Brazzaville) 106 136 163 1,7 Dahomey lf 122 143 200 0,2 Gabon 6' 91 19h 3,5 Guinée lf 241 312 333 2,5 Côte-d'Ivoire 1f 379 596 922 5,4 Madagascar 422 516 635 -0,5 Mali 1/ 224 283 376 0,7 Mauritanie 5 95 14 6,9 Niger if 17h 233 354 0,1 Sénégal 1/ 473 560 817(c) -0,1 Togo 2f 87 113 172 0, Haute-Volta l/ 149 203 252 -0,6 PNB global de l'ancienne Afrique française 3.133 4.118 ".567 (Indice) (100) (131) (173) PNB global de l'ancienne Afrique occidentale française 2.284 3.134 4.380 (Indice) (100) (137) (192) PNB du Sénégal h78 56o 697 (Indice) (100) (117) (16) lf Pays appartenant à l'ancienne Afrique occidentale française. 2f Le Togo, ancien territoire sous tutelle des Nations-Unies et administré par la France, n'appartenait pas en fait à l'ancienne Afrique occidentale française. Toutefois, pour les questions économiques et financières, le territoire était économiquement intégré à l'ancienne Afrique occidentale française. source: (a Nations-Unies, Annuaire Statistique 1968, pp. 585-586. b BIRD, World Bank Atlas, 1969. c) Estimation de la mission. Tableau 2 - EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE DIVERS PRODUITS MANUFACTURES FABRIQUES PAR DES INDUSTRIES CREERS POUR DESSERVIR L'ANCIENNE AFRIQUE OCCIDENTALE FRANCAISE, 1955/1967 Produit l_55 l_59 l_64 19 Farine de blé (millier de tonnes) 51 91 90 71 Bière (millier d'hl) 97 103 104 74 Ciment (millier de tonnes) 129 171 205 172 Allumettes (millier d'unités) 6,5 18,h 9,7 8,6 Source: Ministère du Plan et du Développement, Situation Economique du Sénégal (divers volumes); ib., Rapport annuel de la Direction de l'Industrie (divers volumes). Tableau 3 - UTILISATION DE LA CAPACITE DANS LES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION : DIVERSES BRANCHES, 1967 Utilisation de la capacité Branche (Position de la CITI) Pourcentage de la capacité nominale Conserves de thon (204) 48 Raffinage du sucre (207) 67 Chaussures (241) 81 Vêtements (243) 50 Peintures et vernis (313) 50 Ciment (334) 92 Produits minéraux divers (339) 39 Piles (370) 36 Source: Ministère du Plan et de l'Industrie, Rapport Annuel de la Direction de l'Industrie, 1967, pp. 18-68 Tableau h-A - CROISSANCE DE L'INDUSTRIE A PRIX CONSTANTS,1959-1968 : VALEUR AJOUTEE EN MELLIARDS DE FCFA Secteur 199 1960 1961 1962 1963 196 1965 19 1967 _68 Industries extractives 0,14 0,20 0,h3 0,h9 0,46 0,59 0,74 0,83 0,94 0,92 Indice 100 143 307 350 329 421 529 593 671 657 Industries alimentaires 8,07 8,30 8,90 9,0h 9,38 9,89 9,76 10,22 9,66 10,60 Indice 100 103 110 112 116 123 121 127 120 131 Textiles et cuir 1,40 1,71 2,03 1,89 2,28 2,50 2,76 3,18 3,57 3,51 Indice 100 122 15 135 163 179 197 227 255 251 Industries diverses h,25 h,58 h,80 5,23 5,48 5,79 6,33 6,80 7,13 8,17 Indice 100 108 113 123 129 136 1h9 160 168 192 Services publics: électricité et eau 1,74 1,98 2,17 2,38 2,49 2,81 2,96 3,23 3,50 3,72 Indice 100 114 125 137 143 161 170 186 201 214 Industrie, Total 15,60 16,77 18,33 19,03 20,09 21,58 22,55 24,26 24,80 26,92 Indice 100 107 17 122 129 138 145 156 159 173 Industries de transformation, Total 13,72 14,9 15,73 16,16 17,14 18,18 18,85 20,20 20,36 22,28 Indice 100 106 15 18 125 133 137 147 148 162 Source : Estimations faites par la mission Tableau h-B - CROISSANCE DE L'INDUSTRIE, 1959-1968 : TAUX DE CROISSANCE ANNUELLE CALCULE A PRIX CONSTANTS POUR LES PERE CDES INDIQUEES Branche 1959/64 1961/66 1963/68 1964/68 1965/68 1966/68 1967/68 1959/68 Industries alimentaires 4,2 2,8 2,5 1,8 2,7 1,8 9,7 3,1 Textiles et cuir 12,3 9,4 9,0 8,9 8,3 5,l -1,7 10,8 Industries diverses 6,4 7,2 8,3 7,1 8,9 9,6 14,6 7,5 Industries de transformation, Total 5,8 5,l 5,4 5,2 5,7 5,0 9,4 5,5 Toutes les industries, y compris les industries extractives et les services publics 6,7 5,8 6,2 5,7 6,1 5,3 8,6 6,3 Source: Les estimations de la mission se fondent sur les chiffres du Tableau 4-A Tableau 5-A - CROISSANCE DE DIVERSES INDUSTRIES, 1959-1968 : VALEUR DE LA PRODUCTION BRUTE CALCULEE AUX PRIX COURANTS Production 1j 1960 1961 1962 1963 196 1965 166 _96 1968 Industries mécaniques et électriques 5,45 5,83 5,99 6,35 6,81 7,75 8,18 8,67 9,19 9,74 Indice 100 107 10 117 12h 12 150 159 169 179 Industries chimiques, y compris le raffinage du pétrole 1,16 1,22 1,18 1,21 1,35 1,26 1,35 1,50 1,64 3,23 Indice 100 105 102 104 n6 109 116 129 141 278 Tabac et allumettes 1,88 1,80 1,77 2,18 1,99 1,61 1,80 1,86 1,74 1,60 Indice 100 96 94 16 105 86 96 99 93 85 Matériaux de construction 1,44 1,23 1,24 1,28 1,20 1,20 1,10 1,16 1,03 1,16 Indice 100 85 86 89 83 83 76 81 72 81 Autres industries de trans- formation relevant du groupe des industries diverses 2,57 3,16 3,43 3,50 3,63 3,71 4,24 h,53 h,83 5,23 Indice 100 123 133 136 iJ41 16h 165 176 188 20h Total 12,50 13,24 13,61 14,52 14.,98 15,53 16,67 17,72 18,43 20,96 Indice 100 106 109 U6 U9 12h 133 142 147 168 Source: Estimations faites par la mission Tableau 5-B : CROISSANCES DE DIVERSES INDUSTRIES, 1959-1968 : TAUX DE CROISSANCE ANNUELLE CALCILE AUX PRIX COURANTS POUR LES PERIODES INDIQUEES Production 1959/64 1961/66 1963/68 1964/68 1965/68 1966/68 1967/68 1959/68 Industries mécaniques et électriques 7,6 7,7 7,h 5,9 6,0 6,0 6,0 6,7 Industries chimiques, y compris le raffinage du pétrole 1,7 h,9 19,1 26,5 24,4 46,7 97,0 12,1 Tabac et allumettes 3,2 1,0 -4.,5 -0,2 -4,0 -7,8 .8,8 -1,8 Matériaux de construction -3,7 -1,3 -0,7 -0,8 1,3 0,0 12,6 -2,h Autres industries de trans- formation relevant du groupe des industries diverses 7,6 5,7 7,6 8,8 5,h 7,5 8,3 8,2 Source: Les estimations de la mission se fondent sur les chiffres du Tableau 5-A Tablau-6: CONSOMMATION D'ELECTRICITE DANS L'INDUSTRIE de 1961 à 1968 ANNEE MILLIONS -DE 1H INDICE l] 1961 111,5 100 1962 128,5 115 1963 127,0 114 196h 144,4 129 1965 151,3 136 1966 165,7 149 1967 181,7 163 1968 188,5 169 1/ L'indice indique un taux de croissance annuelle de 7,3% de 1961 à 1968. La croissance a été assez soutenue: au cours des périodes quinquennales successives 1961/66, 1962/67 et 1963/68, les accroisse- ments annuels ont été respectivement de de 7,4%, 7,1% et 7,%. Source: Ministère du Plan et de l'Industrie, Situation économique du Sénégal, 1968, p. 75. Tableau 7 : COMPARAISON INTERNATIONALE DE LA COMPOSITION DE LA PRCOUCTION BRUTE DES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION Pourcentage Secteurs Seénéal Afrique Pays en voie de 1962(a) 1963(b) développement 1/ 1963 (b) Industries alimentaires, y compris les corps gras d'origine végétale 76,h 26 24 Textiles et cuir 13,1 13 il Produits chimiques et pétroliers et charbon h,1l 26 15 Métaux communs - 8 7 Produits en métaux 3,6 13 16 Produits manufacturés divers 2,8 14 27 100l 100% 100% 1 Les "pays en voie de développement" sont les pays qui appartiennent à la Classe II définie par les Nations -Unies, c'est-à-dire tous les pays n'appartenant pas à la Classe I, à savoir : Etats-Unis et Canada, Europe occidentale, Japon, Australie, Nouvelle Zélande et Afrique du Sud, ni à la Classe III, qui coprend : URSS et Europe orientale moins Yougoslavie, Chine (continentale), Mongolie, Corée du Nord et Viet-Nam du Nord. Sources: (a) Nations-Unies, Economic Cooperation and Integration in Africa, New York, 1968, p. 53. (b) ONUDI, Industrial Development Survey, doc. ID/Conf. 1/h6, 1967, (raneo), p. 146. Tableau 8: REPARTITION DES EPLOIS PAR BRANCHES DES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION, 1962 Entreprises de moins Entreprises de plus Toutes entreprises de 50 employés de 50 employés Branche Nombre Nombre moyen Nombre Nombre moyen Nobre Nombre moyen d'entre- d'eploy6s d'entre- d'employés d'entre- d'employés prises par entre- prises par entre- prises par entre- prise prise prise Industrie Extractive 3 26 9 153 12 122 Industrie alimentaires, boissons, 25 22 30 232 55 130 et tabac Minouerie 3 31 3 207 6 119 Boulangerie et diverses 1h 19 3 85 17 30 industries alimentaires Traitement huile végétale - - 7 398 7 398 Conserverie, y compris conserves 2 h 5 259 7 197 de poisson Boissons 6 1h 2 229 8 67 Tabac - - 1 173 1 173 Vêtements 13 20 12 251 25 131 Textile, filature, tissage et h 22 8 250 12 17h et apprêtage Vêtements 9 19 4 107 13 h6 Chaussures - - 1 589 1 589 Produits en bois et en papier 8 32 5 129 13 60 Produits en bois ... ... 3 159 3 159 Produits en papier h 16 1 85 5 30 Traitement du papier et du carton ... ... 1 85 1 85 Imprimerie h 16 ... ... h 16 Produits chimiques 7 20 4 191 1l 82 Produits pétroliers ... - 1 200 1 200 Matériaux de construction 6 12 h 121 10 56 Produits en métaux ( y compris le 21 17 7 100 28 33 matériel de transport) Services publics: eau et électri- 2 12 2 786 h 399 cité TOTAL 81 19 65 222 1h6 110 Nombre total d'employés 1.525 (10%) l.h35 (90%) 16.009 (100%) (pourcentage) Source: Ministère du Plan et du Développement, Situation Economique du Sénégal, 1963. Tableau 9 : CROISSANCE DES ENTREPRISES DU SECTEUR MODERNE, 1960-1968 1nployeurs ayant 20 Enployeurs ayant moins Nombre total Proportion de Année employés au plus 1/ de 20 employés 2/ d' employeurs lf petites entreprises 2 1960 400 100 1.975 100 2.375 100 83% 1961 439 110 2.183 110 2.622 110 83% 1962 450 112 2.352 119 2.802 118 84% 1963 482 120 2.746 139 3.228 136 85% 1964 508 127 2.966 150 3.474 146 85% 1965 488 122 2.963 150 3.451 145 86% 1966 448 112 2.874 145 3.322 140 86% 1967 385 96 3.422 173 3.807 160 90% 1968 387 97 2.760 140 3.147 132 88% 1/ Le terme "employeurs" ne s'applique pas aux personnes employant des domestiques 2] "Petites entreprises" s' entend des entreprises occupant moins de 20 employés. Source: Caisse de Compensation des Prestations Familiales et des Accidents au Travail de la République du Sénégal, Statistiques Exercice Budgétaire 1967-1968. Tableau 10: REPARTITION GMGRAPHIQUE DES ENTREPRISES D'APRES LES DIMENSIONS, 1968 Toutes Entreprises Entreprises Manufacturières Petites Grandes Total Foureentage d'entrepris entreprises l/ entreprises 2/ manufacturières dans Nombre Total Pourcentage Total l'ensemble des entreprises de petites () () () entreprises % () Cap Vert 1.880 (68) 339 (88) 2.219 (70) 85 683 (82) 31 Thiès 234 (9) 7 (2) 241 (8) 97 37 (5) 15 Fleuve 122 (4) 12 (3) 144 (5) 85 27 (3) 19 Diourbel 102 (4) 3 (1) 105 (3) 97 13 (2) 12 Sine Saloum 269 (10) 17 (4) 286 (9) 94 43 (5) 15 Sénégal 19 (...) 1 (...) 20 (...) 95 1 (...) 5 Oriental Casamance 134 (5) 8 (2) 142 (5) 94 26 (3) 18 Total 2.760 (100%) 387 (100%) 3.147 (100%) 88 830 (100%) 26 Entreprises de moins de 20 employés 2/ Entreprises de 20 employés ou plus Sources: Caisse de Compensation des Prestations Familiales et des Accidents du Travail de la République du Sénégal, Statistiques Exercice Budgétaire 1967-1968. Tableau il : INDUSTRIE DE TRANSFOIMATION : REPARTITION PAR DIMENSION ET NATIONALITE DES PROPRIETAIRisS, 1967 Dimension des entreprises Nombre total Nombre d' entreprises dont les d'après le nombre d'employés d'entreprises propriétaires sont sénégalais 1 - 10 83 (54%) 38 (469) 11 - 50 48 (31%) 8 (17%) 51 - 240 17 (11%) 1 ( 6%) 240 et plus 6 ( 4%) - - Toutes entreprises 154 (100%) 47 (31%) Source : Bureau International du Travail, Rapport au Gouvernement de la République du Sénégal sur le Développement de l'Artisanat, Genève, 1968, p. 12. Les chiffres sont empruntés à un sondage effectué en 1966 par le service statistique du Département du Travail; les industries chimiques ont 6té exclues de l' enquête. Tableau 12 VALEURS ESTIMATIVE DE LA PRODUCTION BRUTE DES ENTREPREES ARTISANALES, 1969 .Secteur artisanat et Nombre estimatif Production Valeur,ajoutée: produits et services d'entreprises annuelle brute % de la valeur de la qui l'assure Illions de production brute FCFA Artisanat d'art Bijoux h00 200 - h00 20% pour les bijoux en or 80% pour les bijoux en argent Articles de tissage 200 150 - 200 33 - 45 Broderies 100 80 - 100 50 Sculptures sur bois 80 33 - 60 Maroquinerie fantaisie 60 60 - 30 50 Divers (15 catégories) 760 300 - 500 -- Sous total 1600 860 - 1380 -- Artisanat utilitaire Travaux d'aiguilles 600 150 - 200 20 - 33 Taille des pierres 600 120 - 200 10 - 25 Travail du bois 300 120 - 200 30 - 33 Boulangerie 150 190 - 300 50 Tapisserie 150 50 - 70 30 Ameublement métallique 120 70 - 120 30 - 40 Divers (18 catégories) 1930 500 - 700 -- Sous total 3850 1200 - 1790 -- Artisanat de services Barbiers 300 56 - 80 90 Réparation et entretien 250 168 - 200 90 Pose, entretien et répartition 150 lho - 180 90 d'installations électriques Photographie 150 45 - 60 80 Peinture en bâtiment 100 84 - 120 80 Réparations d'horlogerie 100 28 - 40 90 Cordonnerie 80 6 - 10 80 Plomberie 80 28 - 4o 80 Divers (29 catégories) 13h0 285 - 420 -- Sous total 2550 940 - 1150 -- Total général 8000 3000 - h320 ho - 50 Source: Tableau établi d'après les estimations préliminaires de l'Office Sénégalais de l'Artisanat et revues le cas échéant par la lEssion Tableiu 13 : POURCENTAGE ESTIATIF DE LA REPARTITION DES ARTISANS ENTRE LES DIVERSES ACTIVITI MANUFACTURIERES Groupe professionnel et possibilité d'accès à l'industrie de Pourcentage de Grounp-_rofessionnel transformation l'ensemble des groupes durie alimentaire soulangerie X 3,; boucherie X industrie du cuir 11 T'inneurs X 2 Chiusseurs X 8 Selliers a/ Construction (y compris le bois) X 14 Ch-rjoentiers (et ,ienuisiers) X 3 la ons Lbénistes, sculpteurs sur bois Peintres Le2ctrîicins Tilleurs de pierre a/ _Lutres métiers a] Scanique 13 i,orgerons X 10 Maréchal -ferrand a/ Lcaniciaens de garage (entretien, réparations) X a] ýutres nétiers a/ Textiles et vêtements 34 Brodeuses 1 Couturières 1 Tailleurs X 15 Teinturiers Tisserands 11 Chapeliers af 'étiers divers 23 Po'iers X 6 Cordiers 4 Fabricants de filets de pêche 4 Fabricants de paniers Bijoutiers 3 _htelassiers 1 Fabricants d'instruments de musique a/ Imp. -eurs X -u'res métiers - w 100 oins de 0,-5 Source: Les estimations de la Mission reposent sur des chiffres fournis par l'Office s5négalais de l'Artisanat. Les pourcentages de répartition sont empruntés au recensement de la population artisanale exerçant son activité en dehors de la région du Cap Vert (1959). Au cours de la décennie passée, la répartition des métiers a certainement changé (le nombre de fabricants de filets de pêche par exemple, est probablement moins élevé actuellement qu' en 1959 et avec la dis - parition progressive de l'analphabétisme le nombre de petites imprimeries a dû augmenter), néanmoins, il semble que la répartition par grands groupes de métiers soit encore applicable à l'industrie artisanale actuelle, y compris dans la région du Cap Vert. Il convient de noter que la population artisanale actuelle (maîtres- artisans, compagnons et apprentis, à l'exclusion des travailleurs familiaux à temps partiel) est estimée à 40.000 et 50.000 personnes. Tableau 14: SITUATION DES IMDUSTRIES DE TRANSFORMATION, 1962 - 1968 Année Nombre d'entreprises Nombre d'entreprises situées recensées dans la région dans le reste du Cap Vert du paya (Pourcentage) (Pourcentage) (Pourcentage) 1962 (a) 165 (100%) 128 (78%) 37 (22%) 1964 (b) 11h (100%) 103 (90%) il (10%) 1966 (c) 153 (100%) 129 (84%) 24 (16%) 1967 (d) 221 (100%) 203 (92%) 18 ( 8%) 1968 (e) 830 (100%) 683 (83%) 147(18%) Sources: (a) République du Sénégal, Les industries du Sénégal, Paris, 1965, p. 19. (b) Assance Seck, Les grandes villes d'Afrique et de Madagascar: Dakar, 1968, p. 91. (c) Ministère du Comerce, de l'Industrie de de l'Artisanat, Rapport Annuel de la Direction de l'Industrie, 1966, p. 62. (d) Ministère du Plan et de l'Industrie, Recensement des activités industrielles 1966-1967. (e) Caisse de Compensation des Prestations Familiales et des Accidents du ftavail de la République du Sénégal, Statistiques Exrcice Budgétaire 1967-1968. Tableau 1 : ORGINE DES MATIERES PRMIERES ET DES FOURNITURES INDUSTRIELLES, 1962 ET 1966 CITI Branche Origine nationale (pourcentage) 1962 1966 1 Industries extractives 56 39 204 Conserves de poisson 32 71 205 Travail des grains 19 15 206 Boulangerie et p9tisserie 97 93 208 Confiserie 18 6 213, 214 Boissons 19 36 20 Industries alimentaires et diverses 18 51 312 Traitement des huiles végétales 96 90 231,232 Textiles et bonneterie 37 26 241, 243 Habillement : chaussures et vêtenents 40 39 25, 26, 272, 28 Produits en bois et en papier 17 34 31 Produits chimiques 25 21 34, 38 Industries métallurgiques 13 27 Toutes industries (à l'exclusion des services publics de la branche 5 de la CITI) 62 50 Source: République du Sénégal, Les IndustrieBdu Sénégal, Paris, 1965. Ministère du Plan et de l'Industrie, Recensement des activités Industrielles, 1966/1967 Tableau 16: P'IlOIS DETENUS PAR DES ETRANGERS ET DES SENmALAIS DANS L'INDUSTRIE PAR BRANCHE ET PAR STATUT PROFESSIONL19 Cadres supérieurs Techniciens supé-- Exécutants quali- Effectifs Totaux de direction et rieurs,techniciens, fiés, employés ou assimilés agents techniques ouvriers spécia- ou de maîtrise et lisés et employés cadres moyens assi- ou ouvriers man- milés oeuvres Personnel étran- Personnel étran7 Personnel 6tran- Personnel etran- ger: ger: ger: ger: Branche Pourcen- Pourcen- Pourcen- Pourcen- tage du tage du tage du tage du personnel personnel pergonnel personnel total Nombre total Nombre total Nombre total Nombre Industries Extractives 89 33 69 117 2 20 13 170 Textiles et Cuirs 97 33 35 52 0,h 15 2 100 Matériaux de construction 83 15 64 28 0,8 5 7 48 Industrie chimique 79 26 55 49 ... 17 10 91 Bois et papier 100 5 79 19 1,9 12 5 37 Boissons 100 7 48 21 1,5 7 7 35 Industries alimentaires 95 57 54 72 16 35 9 164 (y compris les huiles végétales etles conserves) Traitement de l'huile 98 39 48 158 0,6 14 7 211 vegétale Conserves 100 13 49 18 O,4 5 3 36 Industries mécaniques 86 25 54 215 4,7 79 15 319 Service Publics: Electricité 97 35 94 29 o,8 13 10 168 et eau Industries diverses 5o 2 46 18 1,2 h 1 24 Toutes industries 92 290 51 796 1,2 210 7 1.403 Source? MLnistère du Plan et de l'Industrie, Situation Economique du Sàn al, 1969. Tableau 16-A : SBEGALISATION DES SllLOIS DANS LES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION, 1968 Toutes indus. Textiles Matériaux de Produits Bois & Indust. Huiles vé- Indust. de transfor- Echelon professionnel et cuir construction chimiques papier Boissons alimen. étlaes Conserves mécani. mation NS S 1 NS S NS S NS S NS S NS S NS S NS S US S NS S Cadres supérieurs de direction et assimilés (a) Techniques 100 - 83 17 7h 26 100 - 100 - 94 6 100 - 100 - 78 22 90 10 (b) Administratifs 95 5 83 17 86 14 100 - 100 - 96 h 94 6 100 - 100 - 94 6 Total partiel 97 3 b3 17 79 11 100 - 100 - 95 5 95 5 100- 86 14 92 8 Cadres de maîtrise et assimilés (a) Techniques 91 9 73 22 89 1l 100 - 100 - 92 8 98 2 86 14 loo - 94 6 (b) Administratifs 55 45 h3 57 87 13 loo - 100 - 67 33 100 - 100 - 97 3 83 17 Total partiel 75 25 63 37 89 11 100 - 100 - 80 20 98 2 91 9 98 2 90 10 Agents de maltrise et assimilés (a) Techniques 24 76 60 ho 29 71 64 36 46 54 49 51 35 65 32 68 73 27 h 56 (b) Administratifs 48 52 75 25 39 61 75 25 37 63 42 58 37 63 29 71 h 56 h 56 Total partiel 29 61 64 36 33 67 71 29 42 48 48 52 35 65 31 69 45 55 44 56 Exécutante qualifiés h 96 3 97 6 94 33 67 9 91 16 34 3 97 9 91 5 95 4 96 Ouvriers spécialisés et manoeuvres - 100 - 100 - 100 - 100 - 100 - 100 - 100 - 100 - - - 100 TOTAL 2 98 6 9h 10 90 5 95 7 93 10 90 7 93 3 97 14 86 9 91 (nombre réel de NS) (100) (83) (91) (37) (35) (164) (211) (36) (319) (16o4) 1/ NS - Non Sénégalais; S - Sénégalais Source: Ministère du Plan et de l'Industrie, Situation Economique duSéngal, 196 Tableau 16-B: EMPLOIS OCCUPES PAR DES ETRANGERS ET PAR DES SERALAIS DANS LES INDUSTRIES DE TANM)RMATION, PAR STATUT PROFESSIONNEL, 1962 Statut Professionnel Personnel Total Pourcentage d'Etrangers Direction, cadres, 279 99 ingénieurs Agents de maltrise, techniciens 803 64 Employés 1.016 23 Ouvriers 6.037 1 Manoeuvres 3.196 ... Total 11.331 10 Source: A. Hauser, Les Ouvriers de Dakar, 0.R.S.T.O.M., Paris, 1968, p.h. Tableau 17: SALAIRES ET REMUNERATIONS DANS LES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION AU SENM3AL ET AUX PAYS-BAS Sénégal Pays-Bas Ecart salaires/rMIunérations Catégorie professionnelle lf charges annuelles charges annuelles Indice : Pays-Bas 100 FCFA $ E.U. Fl. N. $ E.U. 1. Travailleurs manoeuvres 130.000 480 )11.500 )3.200 ) à ) à 13à15 )15.500 )h.300 2. Travailleurs spécialisés 156.oo 580 3. Eécutants qualifiés ou 183.000 680 11.900 3.300 hautement qualifiés à à à à 21 à 33 470.000 1.740 18.700 5.200 h. Techniciens, agents techniques ou maîtrise et cadres moyens assimilés 460.o00 1.700 13.320 3.700 à à h6 a 62 (a) Sénégalais 1 million 3.700 a a (b) Etrangers 1.270.000 7.400 à à 200 à 153 2.500.000 9.200 21.600 6.000 5. Techniciens supérieurs et cadres assimilés 3.000.000 11.100 16.200 4.500 247 à a a a - Etrangers 4.500.000 16.600 31.000 8.600 193 1] Les chiffres concernant les catégories professionnelles sénégalaises sont ceux des salaires et rémunérations minima établis par le Gouvernement, majorés de 25% du prix de base pour tenir compte des avantages marginaux accordés aux employés conformément aux dispositions 1 à 3 du Code du Travail. Les ch:,ffres se rapp rtant aux Pays Bas sont ceux des salaires et rémunérations incluant les avantages marginaux versés en 1965; ils ont mjoré d'un tiers pour tenir compte des augmentations de salaires intervenues depuis cette année. Source! Renseignements fournis par la Sonepi, Société Nationale d'Etudes et de Promotion Industrielle, et CBS, Bureau central de statistiques des Pays-Bas, Résumé Statistique pour 1968. Tableau 18 : CROISSANCE DU REVENU NATIONAL PAR HA.BITANT EN FRANCE ET AU SENEGAL 1958 1963 1965 1966 1967 France, dollars des Etats--Unis 1.003 1.321 1.4h8 1.634 1.738 Sénégal, dollars des Etats-Unisi/ 161 168 177 182 n.d. Revenu national par habitant au Sénégal, exprimé en pourcentage du revenu français 16,0 12,7 12,2 1,1 n.d. 1/ Il est à noter que le revenu national par habitant rapporté dans l'Annuaire statistique des Nations Unies pour le Sénégal est inférieur à celui rapporté ailleurs dans ce rapport (voir Rapport Principal). Le chiffre rapporté dans l'Annuaire a été retenu pour assurer une comparabilité avec celui pour la France. Source: Nations Unies, Annuaire statistique (diverses éditions). Tableau 19 - ALMIENTATION DES SALAIRES DANS LES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION EN FRANCE E' AU SEAL l 199 1960 1962 1964 1965 1966 1967 1968 France (FF) 2 1,99 2,09 2,44 2,84 3,00 3,18 3,37 3,89 Indice (1959 = 100) 100 107 125 146 154 163 173 199 Sénégal (FCFA) 73,95 70,36 76,77 82,07 82,50 84,1 3 85,85 3 95,00 31 Indice (1959 = 100) 100 95 104 U2 112 Uh 116 128 Indice d'accroissement des salaires en France exprimé en pourcentage des augmen- tations de salaires au Sénégal (1959 = 100) 100 113 120 130 137 143 149 155 1 Salaire horaire 2 En nouveaux frami depuis janvier 1960 3f Estimations de la mission Source: OIT, Annuaire des statistiques du travail, 1968 Tableau 20 - SALAIRE E' REMUNERATION MOYENS PAR EMPLOYE EN 1962 ET 1966 1/ CITI Branche 1962(a) 1966(b) Indice FCFA FCFA 1962 = 100 1 Industries extractives 596.987 697.527 117 204 Conserves de poisson 138.445 82.707 60 20 Travail des grains 461.095 538.700 117 206 Boulangerie et pltisserie 410.000 352.025 86 203 Confiserie 256.I477 357.968 140 312 Fabrication d'huile végétale 420.977 639.876 152 213, 214 Bières et boissons 390.424 429.6$8 110 20 Industires alimentaires 331.924 416.520 109 231, 232 Testiles et bonneterie 330.195 403.h93 122 2)1, 243 Articles d'habillement et chaussures 3h.357 401.682 116 25, 26 272, 23 Articles en bois et en papier, Imprimerie 442.164 351.608 80 31 Produits chimiques 49h-485 66.023 115 34/3- Industries métallurgiques 398.818 639.645 160 Services publics et sanitaires 404.645 690.900 171 Toutes industries 392.687 554.690 141 Salaire/rénunération moyens 336.759 472.330 140 ($EU 1.363) lf ($EU 1.912) lf M5oyenne des charges sociales 25.928 82.359 147 ($EU 226) ($EU 333) CoUt mo,en de la main-d'oeuvre par eployé 392.687 554.689 141 ($EU 1.389) ($EU 2.245) 1 Les chiffres indiqués se rapportent aux salaires et rémunérations bruts, y compris les charges sociales. 2/ Les charges sociales comprennent les cotisations aux caisses d'assurances familiales, aux caisses de retraite et d'assurances et les autres charges perçues en vertu du Code du Travail; elles ne comprennent pas les avantages spéciaux, non prévus par le Code du Travail, accordés par les euployeurs à leur personnel, en particulier au personnel étranger. Les chiffres indiquent qu'en 1962 les charges sociales représentaient 16,6% du coût de la main-d'oeuvre et en 1966 17,4%. Sources: (a) République du Sénégal, Les industries du Sénégal. Paris, 1965 (b) Ministère du Plan et de l'Industrie, Recensenent des Activités Industrielles 1966-1967 Tableau 21 - PROPORTIONS DES SALAIRES ET REMUNERATIONS VERSE AU PERSONNEL SENHGALAIS ET AU PERSONNEL ETRAM[ER Nombre total de projets industriels 23 Main-d' oeuvre totale 313h Main-d'oeuvre sénégalaise totale 3017 Main-d' oeuvre étrangère totale 117 Proportion de personnel sénégalais et de personnel étranger (96% : h%) Total des salaires FCFA 13hh,h millions Total des salaires sénégalais 928,0 millions Total des salaires étrangers 416,4 millions Proportion des salaires sénégalais et des salaires étrangers (69% : 31%) Sources: Cf. SEDES, Petites et Moyennes Industries : Marchés, et Perspectives d'implantation, Paris, 1965. CEE, Possibilités d'Industrialisation des Etats Africains et Malgache Associés - Volume 2, le et 2e Partie, Bruxelles, 1966 (mi.meo ). Les chiffres sont oalculés d'après des propositionsdétaillées concernant des projets industriels. Tableau 22 - CONSCMMATION FINALE DES MENAGES, 1959 Consommation des ménages Consommation des ménages Produits sénégalais étrangers ('000 million FCFA) ('000 milli on FCFA) Produits Produits Produits Produits nationaux importés nationaux importés Corps gras et huiles 2,43 0,09 0,05 0,15 Céréales et farine 4,30 3,67 0,03 0,15 Sucre, sucrerie, boissons 1,38 1,00 0,09 0,91 Viande et conserves h,h9 0,32 1,10 0,47 Produits chimiques 0,13 0,h - 0,10 Articles de bois et ameublement 0,74 - 0,20 0,04 Textiles et cuir 5,27 2,42 -2,40 Tabac et allumettes 1,08 - - 0,07 TOTAL 19,82 7,94 1,47 4,29 (71 %) (29%) (26%) (74%) 27,76 5,76 (100 Z) (100%) Source: La Planification en Afrique Noire (Paris : Ministère de la Coopération, 1964) Vol. V,Tab]eaux27 et 28, cité par Guy Pfeffermann, Industrial Labor in the Republic of Senegal, New York, 1968, p. 216. Tableau 23 - NOMBRE D'ENTREPRISES ET D'MOPLIS DANS LES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION, 1959 Nombre Nombre total Nombre moyen d' emplois Branche d' entreprises d' mplois par entreprise Industries alimentaires Minoteries 2 543 271 Boulangeries 31 420 1h y compris pâtisseries et biscuiteries 35 724 21 Confiserie 10 409 4l Boissons 11 557 51 Conserveries 7 1.106 158 Produits laitiers 5 25 5 Divers Fabrication de l'huile végétale 8 2.516 314 Textiles 18 2.039 265 Chaussures et cuir 2 673 336 Industries du bois 20 408 20 Fabrication du carton et du papier 1 74 74 Imprimerie 8 133 17 Industries chimiques 11 411 37 Tabac et allumettes 2 530 265 Produits en métaux 45 1.893 h2 Matériel de transport h9 1.287 26 TO'AL GENERAL 214 12.734 59 Source: Rapport général sur les perspectives de Développement du Sénégal, Ie partie, Janvier 1963 (miméo) p. 11-7 (13). Tableau 24 - EFFECTIFS DE LA MAIN D' OEUVRE DANS DIVERSE BRANCHES DES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION, 1967 Branche m3pois Industries alimentaires 3.062 Boissons 525 Textiles et cuir 5.536 Produits en bois lf 246 Produits en papier lf 433 Huiles végétales 2.863 Produits chimiques y compris peintures et vernis 876 Matériaux de construction 1.326 Produits en métaux 2.112 Total général 16.979 lf Estimation de la mission Source: Ministère du Plan et de l'Industrie, Situation économiique du Sénégal, 1968 Tableau 25 - ACCROISSEMENT DE LA PRODUCTIVITE DU TRAVAIL DANS DIVERS SETEJRS INDUSTIUEIS, 1962 - 1968 Secteurs Valeur ajoutée par employé (million de FCFA) Accroissement de la productivité du travail 1962 (a) 1968 (b) 1962 = 100 Industries extractives 0,h2h 1,600 377 Industries alimentaires 1,339 1,604 120 Textiles 0,625 0,849 136 Produits chimiques 1,118 3,276 293 Produits en métaux 0,564 0,616 109 Services publics : électricité et eau 1,199 2,000 167 Toutes industries 1,084 1,383 128 Source: (a) République du Sénégal, Les industries du Sénégal, Paris, 1965, pp. 14 et 16 (b) Les estimations de la mission se fondent sur les chiffres indiqués dans Ministère du Plan et de l'Industrie, Rapport Annuel de la Direction de l'Industrie, 1967. Tableau 26: INDUSTRIES DE TRANSFORMATION: INVESTISSEMENTS ET NOMBRE DIEMPLOIS TOTAL POUR DIVERSES ANNEES Montant de l'investisse- Montant de l'investisse- Acroissements de l'in- ment ment par employé vestissement par Secteur ¯Ï¯llions de FCFA) Nombre d'emplois total (millions de FCFA) employé (1969 = 1oo) 1962 1966 1967 1962 1966 1967 1962 1966 1967 1962 1966 1967 Itdustries alimentaires 563 494 1.052 5.989 5.057 5.290 94,056 97.686 198.866 100 93 189 ($379) ($353) ($718) Textiles 129 249 413 1.h78 2.288 2.378 87.280 108.829 173.675 100 112 178 ($352) ($393) ($627) Habillement;chaussures 120 158 139 1.497 1.477 1.519 80.160 106.974 91.5o8 100 119 102 et vètements ($323) ($386) ($330) Industrie du bois et 52 142 12h 536 512 532 97.015 277.344 233.083 100 256 215 du papier ($391) ($1,001) ($841) Industrie chimique y h 2.983 h.529 544 896 1.013 80.882 3.329.21h4.470.878 100 3.686 h.951 compris le pétrole ($326)(12.018)(16.lho) Industrie métallurgique 28 229 283 677 1.172 1.042 4l.359 195.292 271.593 100 1.021 301 ($167) ($705) ($980) Diverses industries de 936 4.225 6.54o 10.721 11.402 11.774 87.305 373.180 555.h61 100 383 570 transformation: ensemble ($352) (1.3h7) (2.005) des activités Diverses industries de 892 1.272 2.011 10.177 1o.5o6 10.761 87.649 121.07h 186.878 100 12h 191 transformation: Total, ($353) ($h37) (675) moins les industries chimiques Sources: 1962 data: République du Sénégal, Les Industries du Sénégal, Paris 1965. 1966 and 1967 data: Ministère du Plan et de l'Industrie, Pro jet du IIIe Plan Quadriennal de Développement Economique et Social, 1969-1973, le partie; ib, Rapport Annuel de la Direction de l'Industrie, 1967. Tableau 27 - LAIN D'OEUVRE DANS L'INDUSTRIE DE TRANSFORMATION : ABSENTE[SME ET' ROTATION DU PERSONNEL DANS DIVERS PAYS Nombre brut Rotation d'absences brute SENRIAL - Moyenne dans six établissements d'industries légères, possédés et gé- rés par des sénégalais (a) < 1 < 2 NIGERIA - Cinq établissements d'industries légères sous contrôle nigérian (b) 1-6 0-10 ROYAUME-UNI - Total des industries de transformation (c) 35 ETATS-UNIS - Total des industries de trans- formation (c) h 47 Source: (a) Chiffres recueillis par la Mission (b) Peter Kilby, Industrialization in an Open Economy, Nigéria, 1945-1966, p. 21C (c) IdEm., p. 213 Tableau 28: DESTINATION DE LA PRODUCTION MANUFACTURIERE DANS DIVERS SECTEURS, 1969 Pourcentage Branche de consommation Exortation intérieure Industries extractives h 96 Conserves de poisson 2 98 Minoterie 58 42 Huile d'arachides 5 95 Huile d'arachides raffinée l/ 51 49 Tourteaux d'arachides 10 90 Bière,boissons non alcoolisées, 86 14 tabacs Boulangerie 29 71 Cigarettes et tabacs 53 47 Textiles 79 21 Articles en fibres divers 70 30 Chaussures 66 3h Articles de bois et ameublement 80 20 Produits en papier et en carton 89 11 Ciment 89 il Piles 45 55 Produite des industries 9h 6 mécaniques et électriques Diverses industries de transformation 96 h Toutes industries de transformation 50 50 1/ Estimations de la mission Source: Ministère du Plan et de l'Industrie, Rapport Annuel de la Direction de l'Industrie, 1968. Tableau 29: DESTINATION D!S PRINCIPAL EXPORTATIONS INDUSTRIELLE DITER jUSMNFATRS 92 à 1966 Produit EXPORTATION VES (Position de la CTCI) Monde Pays industriass ,j Paye en voie de développement 2 C E E France Dinrs Afrique Divers Préparations et conserves de poissons (032,01), Mllions de $ E.U. 2/ 1962 h,h 4,14 4,4 1963 7,1 7,0 7,0 1964 h,6 h,5 h,5 1965 4,5 4 ,5 h,h 1966 5,3 5,3 5,2 Farine de froment ou de méteil (0h6,01, 07,012) 2 5 Mllions de $ E.U. 1962 2,5 2 1963 2,3 •2,3 1964 2,7 ... . 2 7 1965 2,8 ... ..6 1966 2,6 ... ... Boissons et tabacs (122), o,6 ... nlliore de $ E.U. 1962 o,6 ... 0, 6.. 1963 0,h ... 1964 0,1 . .. 1965 0,1 ... 1966 0,2 0,2 • •. Arachides -décortiquées (221,12), millions de $ E.U. 1962 47,7 47,7 47,2 1963 35,3 35,3 35,2 .. 1964 36,9 35,9 35,9 0,5 1965 37,3 36,0 35,3 1,3 1966 52,2 IL5,3 38,7 6,5 Huile d'arachide, raf- finée et brute(421,40), millions de $ E.U. 1962 44,h 41 ,5 41,5 ... ·. 1963 38,9 38,4 38,4 ... --. ..• 1964 h7,9 47,6 47,5 ... 1965 3,2 52,8 52,8 1966 53,5 52,3 51,5 ... ... Tourteaux d'arachides (01,30), 14llions de $ E.U. 1962 8,6 6,2 5,7 2,4. 1963 7,7 5,0 h,8 2,7 1964 9,7 6,0 5,3 3,7 1965 10,4 6,9 6,5 3,5 1966 10,2 7,3 7,3 2,9 ... Cuir (611), Yllions de $ E.U. 1962 24h 134 13h ... 110 ... 1963 163 84 84 .- 79 1964 215 2 42 ... 173 1965 188 50 50 ... 138 .•• 1966 24h 61 61 ... 183 Ciment (661,20), Millions de $ E.U. 1962 ...... ... . 1963 1 .•• 1964 30 ... 30 1965 1 .- -. · 1966 88 88 Textiles de coton (652,13 and 652,29), mllions de $ E.U. 1962 37 ... ... . 37" 1963 19 19 1964 7 ... 7 1965 311 .- . 311 1966 360 ... ... ... 360 . Sacs de jute (656,10), illions de $ E.U. 1962 743 671 634 ... 72 ... 1963 347 283 223 ... 64 ... 1964 291 180 128 ... ini . 1965 384 52 29 ... 332 ... 1966 612 10 10 ... 602 ... Chaussures (85) Millions de $ E.U. 1962 334 ... ... ... 334 ... 1963 421 ... ... ... 421 ... 196 889 ... ... ... 889 ... 1965 287 ... ... ... 287 1966 932 ... ... ... 932 ... 1/ Les pays industrialisés sont ceux qui appartiennent à la Classe I et à la Classe III définies par les Nations Unies, A savoir: Etats-Unis et Canada, Europe occidentale, Japon, Australie, Nouvelle Zlande et Afrique de sud(Classe I); et URSS et Europe orientale, moins Yougoslavie, Chine (Continentale), %ngolie, Corée du nord et Viet Nam du nord. 2/ Les pays en voie de développement sont ceux qui ne sont pas inscrits dans les Classes I et III. 2/ De 1962 A 1967 inclus, le taux de change était de 1 dollar des Etats-Unis pour 246,85 FCFA. Source: Office statistique de la CEE, Statistiques du commerce extérieur de la République du Sénégal, 1959- 1966. Tableau 30 - IWflAIt[1NS DE PHODUITS EUT 3 PAR PAY3 DEVLOP1_3 0J(Y11E DE MA1U 166 Pays PDEl (a) Pays de la CEE France Variation du Variation du Variation du pourcentage pourcentage pourcentage Importations en 1966 annuel moyen Importations en annuel moyen Importations en annuel moyen des importa- 1966 des importa- 1966 des importations Produit tions tions (Position de la CTCI) 1961-1966 1961-1966 1961 - 1966 Du nde Des Des Du mde Des A Des Du monde Des % Des Du (million PVD monde (b) PVD PVD monde (b) PVD monde (milin e) P~(mil- (c) PVD)Qi (c) PV]) $ EU) at (c) lion . I II III IV V VI VII VIII IX X xi XII XIII XIV XV XVI Viandes contenues dans des récipients fermés hermétiquement et prépa - rations de viande (013) 597,9 156,2 26,1 1,8 7,8 U9,0 40,0 33,6 17,3 22,1 18,7 5,9 31,4 23,7 26,6 Poisson contenu dans des récipients fermés hermé- tiquement, et produits à base de poisson (032) 396,9 64,3 16,2 6,9 ',6 119,1 30,8 2-,9 -0,3 5,3 45,6 21,6 47,4 1,2 6,9 Fruits séchés (0ý2) 171,7 17,9 10,h -3,2 3,6 96,5 5,7 10,0 -11,2 3,7 10,5 0,9 8,9 -15,6 5,6 Préparations et conserves de fruits (053) 599,4 176,7 29,, 12,2 3,1 199,3 l,,2 27,7 12,0 13,1 36,2 2h,h 67,6 9,8 13,h Légumes en conserve et préparations à base de légumes (0-9) 352,1 97,1 27,6 12,0 11,7 l7,2 38,4 37,1 11,3 14,8 17,5 11,3 65, 8,3 10,4 Extraits ou essences de café et préparations si- milaires du café (071.3) 43,1 12,7 29,- 1E,h 7,i 10, 0,9 d,h d, 18,0 2,7 - - - - Beurre de cacao et pâte 121,2 33,4 Uh,0 ld,- 6,3 32,j 13,0 39,7 9,h 16,0 7,1 6,1 86, 9,9 12,8 de cacao (072.3) -2 - II III IV V VI VII VIII IX X xi XII XIIIXIV XV XVI Boissons alcooliques 1.277,1 206,7 16,2 -5,3 6,7 442,7 185,0 41,8 -6,3 3,0 208,4 170,8 82,C -7,3 -4,7 (112) Tabacs manufacturés (122) 131,0 9,0 6,9 2,6 14,3 74,7 1,7 2,3 7,2 17,6 16,5 1,5 8,9 6,5 7,7 Bois d'oeuvre (243) 1.814,7 222,1 12,3 7,9 4,8 651,7 81,7 12,5 11,5 5,3 100,8 14,8 14,7 34,2 14,3 Pâte à papier et déchets de papier (251) 1.595,5 16,8 1,1 30,7 6,8 578,1 9,0 1,6 24,6 7,6 139,0 2,0 1,h 23,4 4,9 Huileanimales ou végé- tales cuites, oxydées, déshydratées, sulfurées, soufflées ou standoli- sées (h31) 94,9 16,6 17,5 -5,7 7,7 44,3 4,2 9,6 -4,6 13,5 17,4 1,1 6,4 -3,3 18,0 Produits chimiques organiques (512) 1.870,6 72,3 3,9 19,4 15,4 832,8 18,6 2,2 10,3 13,2 228,7 2,7 1,2 27,6 19,3 Produits chimiques inor- ganiques: éléments, oxydes et sels allo- génés (513) 653,7 125,0 19,1 21,9 13,3 202,3 17,0 8,4 4,2 7,5 50,2 2,6 5,1 -23,2 6,3 Goudron minéral et pro- duits chimiques bruts dérivés du charbon, du pétrole et du gaz(521) 77,6 2,ý 3,2 -8,0 -6,2 35,9 1,o 2,9 16,9 0,9 9,8 0,3 3,5 - 6,5 Extraits utilisés pour la teinture et le tannage et produits tannants synthé- tiques (532) 45,6 15,6 34,2 -1,4 2,3 14,7 5,6 37,9 -1,4 4,7 3,4 1,7 48,5 - 5,5 Produits médicinaux et pharmaceutiques (S41) 82c,2 55,0 6,7 25,2 13,6 335,0 19,1 5,7 31,h 15,3 75,7 4,4 5,8 1,7 19,1 Huiles essentielles et produits utilisés en parfumerie (551) 228,7 30,2 21,9 2,3 10,2 90,5 19,1 21,2 -0,3 10,5 40,6 16,3 10,2 0,8 7,9 Eigrais manufacturés(561) 539,9 18,3 3,h 8,3 6,0 159,3 5,7 3,6 -2,7 10,4 50,6 1,8 3,5 -15,4 17,0 II III IV V Vi VII VIII IX X XI XII XIII XIV XV XVI hatières et produits 1.020,d 26,3 2,6 -3,0 6,0 443,1 ,0 1,1 -12,7 l,3 d2,9 1,8 2,2 -O, 24,0 Cuir (611) 474,J 137,6 29,0 14,3 9,1 225,0 -8,6 26,1 21,3 10,9 44,6 20,9 46,8 2',3 20,2 Placage et contre- plaqués (631) 607,8 143,4 23,6 25,h l4,6 140,2 l,2 10,1 17,8 17,1 16,3 3,7 22,9 h,8 21,5 Articles en bois manu- facturés, n.d.a.(632) 233,5 20,0 Ô,6 11,9 6,5 65,7 h,2 6,h 15,7 16,3 13,5 0,5 3,5 h,9 23,0 Papier et carton (641) 2.469,0 d,1 0,3 -0,7 8,2 d09,7 5,7 0,7 --,1 12,1 149,7 2,5 1,7 -16,9 21,8 Filés et fils textile (651) 1.306,9 77,4 5,9 13,7 10,3 687,7 18,6 2,7 3,6 10,3 81,3 1,6 1,9 5,1 29,4 Tissus de coton (652) 823,2 201,9 24,5 11,4 2,3 227,4 26,d 11,8 32,9 6, 5 41,8 3,7 8,9 34,7 24,1 Tissus autres que les tissus de coton (653) 1.918,9 283,5 14,8 10,2 15,5 794,6 12,8 1,6 7,5 12,8 106,8 0,8 0,7 32,2 25,1 Textiles spéciaux et produits connexes (655) 435,2, 25,8 5,9 0,2 11,9 185,0 2,6 1,4 21,0 18,9 35,1 0,5 l,h 20,1 29,3 Articles façonnés entiè- rement ou principalement en textiles (656) 33h,5 99,4 29,7 7,5 8,5 123,3 28,9 23,4 1h,6 12,9 19,6 4,0 30,6 14,2 18,8 Tapis et tapisseries, etc (657) 508,7 145,4 28,6 13,5 12,9 250,5 76,0 30,4 20,h 23,9 26,8 4,6 17,2 21,4 30,1 Chaux, ciment et maté- riaux de construction fabriqués (661) 205,2 10,9 5,3 15,5 10,9 127,3 1,8 1,ý 8,h 13,7 19,7 0,1 0,6 -12,9 36,1 Fonte (671) 640,7 55,0 d,6 8,7 11,7 201,5 30,8 15,3 21,0 0,3 26,9 14,3 52,9 8,0 3,5 Barres et profilés en pluscb fer et en acier (673) 1.351,8 -,9 0,h 29,8 8,9 632,7 3,5 0,6 100,0 6,h 159,0 - - - 8,1 Larges plats et t6les en fer et acier (67h) 1.92h,3 16,3 0,8 100,0 19,h 797,7 1,h 0,2 92,3 7,h 219,8 - - - 11,6 II III IV V VI VII VIII IX X xi XII XIII XIV XV XVI Tubes, tuyaux et acces- soires de tuyauterie(673) 768,3 12,9 1,6 l9,6 13,J 275,6 3,1 1,1 27,1 15,5 7 - - 18,0 Argent, platine et autres métaux de la mine du platine (681) 534,4 72,9 13,6 13,6 1',9 22h,3 'h, 2h,3 17,2 15,6 1,7 7,h 14,h , 20,2 Cuivre et alliage de cui- vre, travaillés (682.2) 'ý90,3 36,7 6,2 68,4 23,4 221,0 12,4 5,6 69,2 21,4 33,4 1,2 3,6 14,5 38,0 Aluminium (684) 1.141,4 42,3 3,7 12,9 16,2 386,7 27,4 7,1 5,6 14,6 72,0 11,9 16,ý -7,6 23,7 Articles de ménage et d'éconoaie domestique en métaux comuns(697) 223,2 9,3 4,2 38,9 15,1 10,8 2,2 2,l 34,3 16,9 28,3 0,5 1,7 - 19,9 Articles manufacturés ps de en métal, n.d.a. (698) 757,2 16,2 2,1 16,7 8,2 289,4 5,2 1,8j 51,6 17,4 70,1 3,0 4,3 100,0 26,0 Appareils de télécom- munications (724) 1.420,7 68,3 4,8 46,9 15,9 400,ô 3,5 0,9 66,4 8,2 73,0 - - - 21,8 Appareils sanitaires et appareillage de plombe- rie, de chauffage et d'éclairage c/ 12) 294,3 14,2 4,8 20,0 9, 145,2 3, 2,6 24,0 19,8 38,0 0,2 0,6 - 32,2 Meubles (821) 485,6 31,3 6,4î 11,7 22,7 2,54, 11,2 4,h 32,1 27,7 73,3 2,1 2,9 78,8 36,5 Articles de vorage, sacs à main et articles simi- laires (831) l58,h 22,9 14,5 46,4 17,2 46,9 2,Oý 4,2 12,0 22,5 7,5 0,3 h,h - 27,7 Vêtements, à l'exclusion des vêtEments de fourrure (dhl) 2.393,1 r22,3 21,8 24,1 1à,3 1.C69,3 130,1: 12,2 41,0 24,9 122,3 2,2 1,81 52,2 35,1 Chaussures (851) 6,0,7 58, 9,0. 20,1 13,92 2,9 23, 33,9 1,6 4,8 22,2 8 Appareils e. instruments scientifiques (861) 1.458,2 l,1 1,0 19,5 16,2 3, 2,9 06 5,c 19,9 141,5 0, D,3 - III IV V VI VII VIII IX X XI XII XIII XIV XV XVI Imprimés (892) 793,h 11,2 1,h 19,3 12,7 257,4 0,, 0,2 10,a 100,0 111,6 0,3 0,2 à,4 22,7 Articles en matières plastiques artificiel- les n.d.a. (893) 384,2 24,h 6,h 60,3 26,2 16o,d 1,1 0,7 27,3 30,0 39,2 - - - 47,0 Jouets et jeux, articles pour divertissEments(894) 629,9 78,9 12,5 30,6 19,2 195,7 11,6 5,9 34,3 22,3 43,9 0,9 2,0 36,1 31,4 Objets d'art, de collec- tion et d'antiquité(896) 309,9 13,7 4,4 23,3 11,9 54,9 2,3 4,1 23,6 10,1 12,3 0,8 6,2 32,0 15,8 Bijouterie et orfèvrerie (897) 208,1 15,1 7,3 13,3 8,9 76,4 1,6 2,1 13,9 21,8 13,3 0,2 1,7 0,9 18,2 Articles manufacturés, n.d.a. (899) 481,6 98,2 20,4 16,5 b,7 137,8 10,5 7,6 17,9 16,9 32,2 2,4 7,3 21,1 23,2 Monnaies (autres que les pièces d'or) n'ayant pas cours légal (961) 6,8 4,3 63,2 70,3 -2,5 4,7 2,6 55,3 53,7 39,2 - - - - - (a) Les pays développés à économie de marché (PDE4) sont les 19 pays énumérés ci-après : pays membres de la CEE et de l'AELE (y compris la Finlande) et l'Australie, le Canada, le Japon, La Nouvelle Zélande et les Etats-Unis d'Amérique. (b) Les produits visés sont ceux qu'ont importé les pays intéressés, pour une valeur de 5 millions de dollars ou plus en moyenne pendant la période 1961-1966, hormis ceux de la section 7 où seuls les produits des groupes 711, 724 et 735 sont visés. (c) Valeurs f.o.b. pour l'Australie, le Canada et les Etats-Unis et valeurs c.a.f. pour les autres pays. (d) Valeurs c.a.f. (e) Les pays en voie de développement (PVD) sont ceux qui appartiennent à la Classe II définie par les Nations-Unies, c'est-â- dire tous les pays n'appartenant pas à la Classe I (Etats-Unis et Canada, Eirope occidentale, Japon, Australie, Nouvelle Zélande et Afrique du Sud) ni à la Classe III, qui groupe URSS et Europe orientale, moins Yougoslavie, Chine (Continen- tale), Mongolie, Corée du nord et Viet Nam du nord. Source:CNUCED, Review of recent trends and developments in trade in manufactures and semi-manufactures doc. TD/B/C.2/51l Tableau 31: POTENTIEL D'E)XORTATION DE CERTAINS PRODUITS SENEGALAIS Produit (position de la CTCI) Sénégal Pays développés à économie de marché (a) Valeur annuelle Variation Valeur des Part des pays Variation du pourcentage moyenne des ex- nnuelle importations en voie de annuel moyen des impor- portations moyenne de totales en développement tations, 1961 - 1966 la valeur des 1966 dans les im- Millions de dollars exportations portations En provenance des pays (1962-1966) -wi pourcentpge Millions de totales en en voie de développement (1962-1966) dollars 1966 (b) Millions de dollars (i ii ii)(iv) (v) (vi) (vii) Poisson contenu dans des ré- 5,2 3% 397 64 6,9% 5,6% cipients fermés hermétiquement (032) Cuirs (611) 0,2 (c) 475 138 14,3% 9,1% Tissus de coton (652) 0,1 (c) 823,2 201,9 11,4% 2,3% Ciment (661) 0,02 (c) 205 11 15,5% 10,9% Sacs de jute (6-6) 0,5 (c) 334,5 99,h 7,5% 8,5% Chaussures (851) 0,6 (c) 651 59 20,1% 13,9% Bijouterie et orfèvrerie (897) ... 208 15 13,3% 8,9% (a) Les "pays développés à économie de marché" sont ceux de la Classe I définie par les Nations Unies, à savoir Etats-Unis et Canada, Europe occidentale, Japon, Australie, Nouvelle Zélande et Afrique du sud. (b) Les "pays en voie de développement" sont ceux de la classe II, à savoir tous les pays n'appartenant pas à la Classe I ni à la Classe III; ce dernier groupe comprend: URSS et Europe orientale, moins Yougoslavie,Chine(continentale),Mongolie, Corée du nord et Viet Nam du nord. (c) La variation annuelle moyenne de la valeur des exportations est de 14% pour les chaussures et 78% pour le ciment; comme les valeurs des exportations sont minimes et portent sur une période restreinte, le tableau ntindique aucun pourcentage d'accroissement. Source: Colonnes (ii) et (iii): Office statistique de la CEE, Statistiques du commerce extérieur de la République du Sénégal, 1959-1966. Colonnes (iv) et (vii): CNUCED, Review of recent trends and developments in trade in manufacture. Tableau 32: TAXES D'IMPORTATION FRAPPANT DIVERS PRODUITS MANFACTURES AU SEmAL, 1966 Produits (CITI) Total des taxes exprimé en pourcentage de la valeur c.a.f. Importés des pays Autres pas ex- de la CEE térieurs à l'UDAO Sardines (204) (a) 61,62 71,10 Farine de blé (205) (a) (b) 46,46 53,31 Sucre raffiné (207) (a) (c) 14,64 28,26 Margarine (209) 74,26 n.d. Malt (213) h6,h6 53,31 Filature et tissage du jute 47,83 53,31 (231/24) (a) Bonneterie (232) (a) (d) 61,51 82,05 Fabrication de filets (233) 24,90 42,00 Couvertures de coton (2hh) 55,68 - 68,37 (e) 75,21 - 88,90 (e) (a) (c) Pneus de bicyclettes (300) 68,36 102,58 Réfrigérateurs (360) 53,90 60,70 Ampoules électriques (370) 54,70 62,80 Montage des bicyclettes et 68,51 75,21 fabrication des pièces detachées (a) Le produit est fabriqué au Sénégal. (b) A l'époque (1969), les importations étaient assujetties à l'autorisation des pouvoirs publics intéressés; un régime de contingentement annuel était en vigueur. (c) A l'époque (1969), les importations étaient provisoirement interdites. (d) A l'époque (1969), les importations de divers articles étaient assujettis à des restrictions administratives; les importations de produits similaires en provenance de Hong Kong étaient interdites. (e) Le droit de douane dépend de la qualité du produit. Sources: Communauté économique européenne, Possibilités d'industrialisation des Etats africains et mal gaches associés, Volume II, Ière et MI&me parties, Bruxelles, 1966 (mimo) R 1publique du Sénégal, Douanes sénégalaises, Tarif des douanes, 1969. Tableau )3: FrAT SYNTHETIQU DE LA MISE EN OEUVRE DU CODE DES INVeTISsMENmTS A. Entreprises prioritaires () Nombre total d'entreprises. 21 (ii) Nombre d'entreprises admises à béné- 5 ficier du statut prioritaire, et créées avant l'entrée en vigueur du Code des investissements. (iii) Nombre d'entreprises situées dans la 13 région du Cap Vert. (iv) Nombre d'entreprises situées dans 8 l'intérieur du pays. (V) Capital nominal total investi FCFA 5.826 millions (18 réponses reçues). (dollars 20,9 millions) (vi) Nombre total d'emplois créés (chiffres 2.969 personnes nominaux obtenus d'après les réponses de 19 entreprises). (vii) Ratio capital/min d'oeuvre (entre- FCFA 2,03 milliors prises totalement achevées uniquement). (dollars 7.300) (viii) Nombres de sociétés mixtes (a). 6 (ix) Montant approximatif du capital nominal FCFA 121 millions souscrit par l'Etat (pour trois entre- (dollars 435.000) prises). B. Entreprises conventionnelles (i) Nombre total d'entreprises. 6 (ii) Nombre d'entreprises admses à béné- 5 ficier du statut prioritaire et créées avant l'entrée en vigueur du Code des investissements. (iii) Nombre d'entreprises situées dans la 3 région du Cap Vert. (iv) Nombre d'entreprises situées dans 3 l'intérieur du pays. (V) Capital nominal total investi FCFA 9.650 millions (6 réponses reçues). (dollars 3h,7 millions) (vi) Nombre total d'emplois créés (chiffres 2.785 personnes nominaux obtenus d'après les réponses reçues de 5 entreprises). (vii) Ratio capital/main d'oeuvre (entre- FCFA 3,10 millions prises totalement achevées uniquement). (dollars 11.150) (viii) Nombre de sociétés mixtes (a). 2 (ix) Montant approximatif du capital nominal FCFA 151 millions souscrit par l'Etat. (dollars 543.000) Source: Ministère du Plan et de l'Industrie, Direction de l'Industrie (a) Participation par l'intermédiaire de la BNDS. Tableau 34: PROJETS INDUSTRIELS ETUDIES PAR LA SONEPI, OCTOBRE 1969 Projet Montant estimatif Etude de ustification de l'investissement de la SONEPI a (dollars) Projets devant être confiés à des ressortissants sénégalais Raffinerie de sucre 1.500.000 xx Traitement des tomates xx Minoterie xx Usines frigorifiques Traitement de la viande (saucisses) 26,000 xxx Pdtisserie et boulangerie xx Conserves de poisson xx Préparations de poisson xx Beurre de cacahouète 37.000 xx Bandages de gaze médicaux x Tricotage (Chaussettes) xx Lames de rasoir 200.000 x Tuyaux en CPV x Produite pharmoceutiques 740.o00 xx Panneaux de particules PapZterie 1.050.000 XXX Embarcations légères 45.000 x Traitement et tannage des cuirs x Fabrication de carreaux et taille du marbre xx Projets auxquels doivent collaborer des intérOts étrangers et le Gouvernement Produite laitiers x Conserve de viande xx Traitement des abats xx Traitement des ordures ménagères x Autres projets devant Otre mis en oeuvre par des intérOts étrangers Traitement des tomates xx Huile de palme obtenoepar pression xx Décorticage de noix de cajou x Traitement de crevettes x Fabrication de linge de maison (industrie de vêtement) xx Tissage de fibres synthétiques Tissage de batiste Laminage de ferraille x T6le ondulée Tubes métalliques (a) x: Etude de justification devant être entreprise; xx: Etude de justification en cour; xxx: Etude de justification achevée. Source: Renseignements fournis par la 3)NEPI. Tableau 35: ECART DES PRIX DE DETAIL DE DIVERS ARTICLES MANUFACTURES A DAKAR ET A KEDOUGOU ¡L Produit Prix de détail en FCFA Ecart de prix Dakar Kédougou (Dakar - 100) Sel, 1 kg. 15 20 133 Cigarettes, paquet de 20 45 60 133 marque Job Bière, 1 bouteille, marque 62 100 161 Stork Ciment, sac de 50 kg. 350 750 214 Sucre, 1 kg. 70 80 11 Pair de sandales en plastique 200 250 125 Purée de tomate, botte de 150 190 127 850 gr., marque Delsa 1/ Kédougou se trouve A environ 700 km. par route au sud-est de Dakar. Source: Renseignements recueillis par la mission. Tableau 36: CHIFFRE D'AFFAIRES ESTIWTIF DES VETES D'OBJETS D'ARTISANAT DW 1968 Catégorie d'articles Millions de FCFA Bijouterie 6 - 8 Maroquinerie fantaisie 4,5 - 6 Sculptures en bois 3,75 - 5 Articles divers o,75 - 1 Total 15 -20 Source: Office Sénégalais de l'Artisanat; les estimations comprennent un montant de 5 millions de FCFA reßré- sentant le chiffre d'affaires des ventes effectuées au magasin de l'OSA à l'aéroport de Toff (Dakar) 1968. Tableau 37: SYNTHESE DU PROGRAMME RELATIF AUX DOMADTES INDUSTRIE=S - 1969-1980 Situation Dimension Emplois Investis- Calendrier: (ha) nouveaux(a) sements dates de mise totaux en oeuvre et (million d'achévement de FCFA) Région du Cap Vert (i) Dakar 32,4 4.000 805.000 1970-1979 (ii) Thiaroye 17 2.100 210.000 1970-1980 (iii) Pikine 6 750 100.000 1974-1979 Total partiel 55,4 6.850 1.115.000 Reste du pays (iv) Thiès: 10 domaine 2,8 150 20.000 1969-1970 ib. : 20 domine 4 500 90.000 1971-1975 (v) Ziguinchor: 10 tranche 7 850 ) ) 130,000 1973-1980 ib. : 20 tranche 7 850 ) (vi) Diourbel 8 (b) 1.000 130.000 (c) (vii) Kaolack 8 (b) 1.000 130.000 (c) (viii) St.-Louis 10 (b) 1.250 250.000 (c) (ix) Tambacounda 6 (b) 750 80.000 (c) Total partiel 52,8 6.350 830.000 Total général 108,2 13.000 1.945.000 (dollars 7 Bmilons) (a) Estimations de la mission (b) Chiffre indicatif (c) Calendrier à établir Source: SONEPI, Requête pour le Financement de la Zone Artisanale et d'Industrie de Dakarj 1969. Yeumbeul Camberene Dagoudane SPikine N'Gor Ouakam Be/Air Bargny SENEGAL ZONE INDUSTRIELLES DE LA DA A deGREGION DE DAKAR Zones industrielles OCEAN Zones baties ATLANT/QUE capMonuel Routes Jf -4-I--+Chemin de fer KILOMETRES Miles MARS 1970 BIRD 2931

Основные сведения
Тип документа Pre-2003 Economic or Sector Report
Дата принятия
Страна Сенегал
Источник Всемирный банк