ILE COPY DIFFUSION RESTREINTE RapportNo. AW-21a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a 'té prépare' 'a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont offiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publii ou citd comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN (en cinq volumes) VOLUME I RAPPORT PRINCIPAL Le 2i decembre 1970 Departement Afrique de l'Ouest TAUX DE CVERSION Unité monétaire: Franc CFA (FCFA) Avant le 11 aout, 1969: 1,00 dollar E.U. = 246,85 FCFA 1.000 FCFA = h,05 dollar E.U. Après le 11 aoit, 1969: 1,00 dollar E.U. = 277,71 FCFA 1.000 FFA = 3,60 dollar E.U. POIDS ET MESURES 1 tonne métrique (t) = 2.205 livres 1 kilogramme (kg) = 2,2 livres 1 kilomètre (km) = 0,62 mile 1 mètre (m) = 3,28 pieds PRINCIPAUX SINGLES UTILISES DANS LE RAPPORT BCEAEC - Banque centrale des Etats de l'Afrique équatoriale et du Cameroun BCD - Banque camerounaise de développement BEI - Banque européenne d'investissement CAMDEV) CDC ) - Cameroon Development Corporation CCCE - Caisse centrale de coopération économique CEE - Communauté économique européenne CFDT - Compagnie française pour le développement des fibres textiles EDC - Electricité du Cameroun ENELCAM - Energie électrique du Cameroun FAC - Fonds d'aide et de coopération FED - Fonds européens de développement (de la CEE) GICAM - Groupement interprofessionnel pour l'étude et la coordination des intérfts économiques IRHO - Institut de recherches pour les huiles et oléagineux OCAM - Organisation des Etats africains et malgache REGIFERCAM - Société des chemins de fer du Cameroun SNI - Société nationale d'investissement UCCAO - Union des coopératives de café arabica de l'Ouest UDEAC - Union douanière et économique de l'Afrique centrale Membres de la Miqsimn Le présent rapport est fondé sur les constatations faites par une mission au Cameroun (Mars-Avril 1970). La mission comptait les membres suivants: Cornelis J. Jansen Chef de mission Frédy R.G. Holin Economiste Antoine Marot Economiste Guenther Weinschenck Agriculturaliste (consultant) Constant de Troyer Agronomiste - Mission permanente en Afrique de l'Ouest J.L. Gilles Lessard Economiste forestier (consultant) Christopher Lethbridge Spécialiste en financements à long terme Hans 0. Schulte Economiste transport - Mission permanente en Afrique de l'Ouest Le rapport comprend les volumes suivants: I - Rapport principal II - Agriculture III - Forêt IV - Transports V - Industries REPUBLIQUE DU CAMEROUN TABLE DES MATIERES Pages DONNEES DE BASE CARTE RESUME ET CONCLUSIONS I. INTRODUCTION ................................. l-4 II. EVOLUTION ECONOMIQUE RECENTE .................. 5 A. Origine et affectation du PIB ............. 5 B. Emploi et salaires ........................ 9 C. Monnaie, crédit et taux d'intérêt ......... 10 D. Balance des paiements ..................... 12 Commerce extérieur ..................... 12 Aide étrangère ......................... 15 III. FINANCES PUBLIQUES ............................ 16 A. Opérations budgitaires courantes de la Fédération et des Etats fédérés .......... 16 B. Investissements publics .................. 20 C. Financement des investissements publics ... 21 IV. LES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE .. 23 A. Introduction ............................. 23 B. Evolution et perspectives sectorielles..... 25 1. Agriculture ......................... 25 2. Forêts ............................. 32 3. Mines ............................... 33 4. Industrie manufacturière et finan- cement de l'investissement ........ 34 5. Transports .......................... 37 6. Energie électrique .................. 39 7. Enseignement ....................... 40 . Tourisme ....................... 44 C. Perspectives générales de croissance ...... 45 V. PERSPECTIVES FINANCIERES ...................... 48 A. Finances publiques ........................ 48 B. Epargne privée ............................ 51 C. Ressources provenant de l'extérieur ....... 52 APPENDICE STATISTIQUE 10ke Chad REPUBLIQUE FEDERALE DU CAMEROUN R 1:IET-LA.Y ..7: 2u u a - ýL :- .:,OU".\ . . ' I 200 -l-E ;Ak -_____ý. Tchollirå COTYONP CAMEROON -' Toubouro NGAOUNDEREEAGE Nko-å ELVAGEi elEVgE Tibaoi BANANES M-fe BAMENDA ~qn om en.fGaroua Bouloj C.A FOUMBAN Berare-Oy L4 c BAFOUSSAM NK NGSAMBA BOIS BAFIA CACA -ýlb j Kumb. Bertoua £ j BNAES ALMIERS BATOURI lk. BerbéraN Vrctor"a- UAL A CACAO dYAOUNDE ABONG MBANG EDEA PALMIERS ESEKA CCOAoo,g CAOUTCHONC CACAAAkoobMA Tlfi Mb lmayo Baie de Biafro TIBRBSLaé OS KRIBI SANGMELIMA EBOLOWA COPRA GOLFE de BOISDJU ibreilleoloundou R IO MUNI G A B 0 N C 0 N G 0 (Brazzaville) JANVIER 1.969 BIRD 248g DONNEES DE BASE Superficie: 4,75.50 kilomètres carrés Population (1970): 5.8 millions (dont environ 15.oo non-Africains) Taux d'accroissement: 2.2 pour cent Densité: 12 au kilomètre carré Situation politique: Cameroun oriental devenu indépendant le 1er janvier 1960; Cameroun occidental devenu indépendant le 1er octobre 1961; Fédération constituée le 20 octobre 1961; Membre de l'Union monétaire de l'Afrique équatoriale et de la zone franc, membre de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale; membre associé de la CEE. Produit intérieur brut * (estimation 1968/69): 921 millions de dollars (dont 19% de subsistance) Par habitant 163 dollars Agriculture 35,9 pour cent Industrie de transformation et construction 19,2 pour cent Services publics et transports 9,7 pour cent Autres services 35,2 pour cent Taux de croissance, 1964/65-1968/69 6,9 pour cent (prix courants) 5,3 pour cent (prix constants) Composition du PIB (en p2ourcentage) aux prxd acé:ý 1964/65-196667 1967/68-1968/69 Investissement brut 15,2 14,6 Epargne brute 10,0 10,4 Importations nettes de biens et services "non-facteur" 2,1 1,9 Déficit du compte courant 5,2 4,3 Recettes courantes de l'Etat (1964/65-et 1968/69) 15,6 16,9 * Sur la base du taux de change avant la date du 10 août 1969. Au taux de change actuel le PIB par habitant de 1968/69 équivaudrait à 145 US dollars. Accroissement Monnaie, crédit et prix Annuel moyen (en milliards de francs CFA) Decembre 1964 Decembre 1969 1964-1969 Masse monétaire totale 20,99 35,68 11,2% Quasi monnaie 2,04 h,h7 17,0% Crédit des banques commer- ciales au secteur privé 26,77 41,97 9,4% Taux de hausse des prix environ 2,5% Opérations du secteur public 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 (en milliards de FCFA) Recettes courantes de l'Etat 31,9 35,6 38,h h3,8 Dépenses courantes de l'Etat 30,6 33,h 34,1 38,5 Excédent/Déficit 1,3 2,2 h,3 5,4 Dépenses d'équipement de l'Etat 3,8 3,5 3,6 5,9 Dépenses d'investissement public 11,8 13,1 13,5 Dette publicue extérieure (en millions de dollars) Dette totale (y compris les moitants non déc&issés) au 31 décembre 196G avec additions jusqu'au 27 mars, 1970 183 Service de la dette totale (1969) 7 Ratio du service de la dette 3% des exportations Balance des paiements * (en millions de dollars) 1968 1969 Exportations totales de biens 196,9 229,1, Importations totales de biens 167,6 20,6 Déficit du compte courant -23,5 Versements de l'aide étrangère 43,l 35,5 Exportations des principaux produits 1964 1969 Café, cacao, aluminuum 26%,l9%,1% 20%,38%.,11% Réserves brutcs de devises l96 (déc) 1970 (mai) En millions de dollars 35,9 74,2 Situation au FM4I 31 miai, 1970 Quote-parts 18,2 Prélèvements néant * Sur la base du taux de change de l'année. RESUTH ET COrCLUSIOS A. Introduction i. Le Cameroun est un pays étendu couvrant 475.000 km2 (environ la surface de la France) et qui ne compte que 5,8 millions d'habitants. Une diversité écologique considérable y permet la culture d'une grande variété de produits agricoles: café, cacao, palme, caoutchouc et banane dans le sud et, dans le nord, coton, arachide, riz et autres céréales. Le haut plateau entre ces deux zones présente de bonnes potentialités d'élevage, cependant que le sud-est compte des forêts étendues de bois dur qui ne sont encore qu'incomplètement exploitées. Grâce à de bonnes conditions de culture, la nutrition se situe généralement à un niveau satisfaisant. Il y a des indices de pétrole, de cuivre et de vastes gisements de bauxite, mais pas encore de perspectives précises d'ex- ploitation commerciale. ii. Le Cameroun a célébré cette année le dixième anniversaire de son indépendance, et le neuvième de la fédération entre le Cameroun Oriental, francophone, qui compte les quatre-cinquième de la population, et le Cameroun de l'Ouest, anglophone. La première décennie de l'indépendance a vu le renforcement de l'unité nationale et une centralisation progres- sive des fonctions gouvernementales sous la ferme direction du président Ahidjo. Depuis que l'insurrection Bassa et Bamiléké a été matée au mi- lieu des années soixante, le pays a vécu dans une large mesure en paix, bien oue les difficultés socio-économiques de ces régions n'aient pas été complétement résolues, Le gouvernement a, cette année, reçu un soutien populaire étendu dans une élection où le président était le can- didat unique. La structure fédérale du gnuvernement et l'existence de deux langues officielles imposent une lourde charge à l'administration nationale dont l'efficacité semble cependant augmenter progressivement. Les relations politiques et économiques du Cameroun sont bonnes sur le plan extérieur. Le Cameroun appartient à un certain nombre d'or- ganisations régionales africaines à caractère politique et économique. On y compte notamment l'UDEAC, Union douanière et économique qui groupe la République Centrafricaine, le Congo (B) et le Gabon. L'UDEAC est une tentative de coopération régionale sur une base constructive, bien que cette initiative ait jusqu'ici donné des résultats modestes sur le plan pratique. Le Cameroun partage une banque centrale commune avec les mem- bres de l'UDEAC et le Tchad, et une même monnaie, le franc CFA. Ce der- nier est intégralement convertible avec le franc français. Les liens avec la France sont particulièrement étroits. La France prodigue une aide et une assistance technique appréciables et la plupart des compé- tences et des capitaux étrangers du secteur privé du Cameroun sont origi- naires de France. Depuis son association avec le Marché Commun Européen, le Cameroun a vu s'accroitre ses échanges commerciaux avec les autres pays membres de la CEE et a, de surcroît, obtenu une assistance finan- cière considérable du Fonds Européen de Développement. B. Croissance économique récente iv. La mission estime que la croissance du PIB durant les cinq dernières années s'est élevée à 5,3 pour cent par an à prix àcnstants,soit à un taux nettement supérieur à la croissance de la population estimée à 2,2 pour cent par an. Durant les deux à trois dernières années le taux de croissance a même dépassé cette moyenne et s'est probablement établi à quelque 7 pour cent, en raison principalement des prix favorables à l'exportation. Le PIB par habitant en 1968/69 était évalué à l'équiva- lent de 164 dollars EU mais n'équivaudrait qu'à 146 dollars EU au taux de change existant depuis le mois d'aoilt 1969. L'agriculture demeure de loin le secteur productif le plus important de l'économie. Environ 80 pour cent de la population vit encore en milieu rural, et pour la plu- part tient directement sa subsistance de l'agriculture. La contribution de l'agriculture au PIB a néanmoins progressivement décr, de 47 pour cent en 1959 à 36 pour cent en 1968/69. Ce déclin relatif est dd prin- cipalement au développement industriel rapide, stimulé par la politi- que libérale du gouvernement à l'égard des investissements privés étrangers. La réalisation d'un certain nombre de projets de substitu- tion d'importations et une attitude plus bureaucratique des autorités vis-à-vis des investissements privés a conduit à un ralentissement très net du nombre de projets nouveaux du secteur privé dans les dernières années 1960, bien que la production industrielle ait connu une augmen- tation rapide en fonction de la capacité existante. v. Le montant brut de la formation de capital intérieur est estimé à environ 15 pour cent du PIB, financé approximativement pour les deux-tiers par l'épargne brute nationale. Un flux d'aide étran- gère a permis de financer le solde déficitaire, représentant un tiers de la formation de capital. Cette aide s'est élevée en moyenne à quel- que 37 millions de dollars par an sous forme de décaissements dans les cinq années qui se sont terminées en 1969. La plus grande partie de cette aide a été consentie à titre de dons ou à des conditions très favorables; la France, le Marché commun européen et, plus récemment, le Groupe de la Banque Mondiale en ont été les sources les plus importantes. vi. Les cinq dernières années ont vu une expansion rapide de la masse monétaire et du crédit privé, approximativement au même rythme que la croissance, soutenue, du secteur moderne de l'économie, Les prix in- térieurs ont cependant augmenté à un taux relativement faible de quelque 2 pour cent par an. vii. Les taux d'intérêt sont restés faibles sous l'influence d'un taux d'escompte de la Banque centrale de 3,5 pour cent seulement. Les facilités de réescompte de la Banque centrale constituent le facteur principal qui détermine le volume du crédit. Le crédit réescompté s'é- lève à quelque ho à 50 pour cent de l'encours total du crédit bancaire. Des taux d'intérêt plus réalistes seraient utiles au développement éco- nomique du Cameroun, encore que les liens monétaires avec d'autres pays limitent la liberté d'action du Cameroun en la matière. Actuellement des taux d'intérêt faibles sur les dépôts bancaires encouragent les entre- prises à maintenir leur volant de trésorerie au Cameroun à un niveau aussi faible que possible dans le cadre des exigences en matir e de réescompte et à emprunter, autant que faire se peut, auprès des banques existants au Cameroun. Les banques, quant à elles, limitent pratiquement leur crédit réescomptable à leurs clients importants disposant d'une assise financière solide et ne s'intéressent que très peu aux entreprises autochtones plus petites. La structure des taux d'intérêt et, en particu- lier, le faible taux payé par les banques sur les dépôts n'encouragent pas l'épargne privée. La possibilité de mettre des crédits à faible taux d'intérêt à la disposition d'un nombre limité d'entreprises encourage un mode de production exigeant une plus forte proportion de capital que ne le justifierait la pénurie des facteurs de production au Cameroun et dé- courage la création d'entreprises industrielles et agricoles de faible dimension. viii. On dispose de très peu de renseignements sur la balance des paiements. La mission estime que le compte courant a accusé un déficit approchant en moyenne 5 pour cent du PIB au cours des cinq années s'é- tant terminées en 1968/69. Ce déficit résulte principalement d'une sortie importante de paiements au titre de revenus des facteurs, essentiellement ceux des entreprises sous contrôle étranger et d'une communauté impor- tante d'expatriés. Ces sorties de capitaux apparaissent, dans une large mesure, inévitables, compte tenu de la rareté du capital privé intérieur et de la pénurie de cadres et autre personnel technique. Le gouvernement camerounais, qui en a conscience, poursuit avec modération une politi- que à long terme de camerounisation progressive dans le domaine de la propriété et de la gestion des entreprises privées. xix. Grâce à des prix à l'exportation favorables mais, également, a un volume accru d'exportations, le commerce extérieur s'est développé à un rythme satisfaisant. Les exportations et les importations ont aug- menté au cours des trois dernières années à un taux annuel de 11 pour cent. Les postes des exportations et des importations représentent à eux deux 21 pour cent du PIB, les exportations accusant un pourcentage supérieur ces lernières années. Les exportations~ de catures de rapport ont augmenté, à l'exception des exportations de bananes, qui elles ont continué à décroÎtre de façon notable. L'exploitation plus poussée des importantes ressources forestières du Cameroun a conduit à l'accroissement rapide des exportations de bois durs tropicaux. Les ex- portations d'aluminium ont marqué un léger recul par suite de la créa- tion d'une industrie locale utilisatrice d'aluminium. La composition des importations continue d'évoluer dans le sens d'importations croissantes de matières premières, de produits semi-manufacturés et de biens d'équi- pement, lesquels représentent maintenant les trois-quart des importa- tions. Cette évolution s'inscrit dans le cadre de l'augmentation de la production industrielle et de la formation totale de capital. Une pro- duction intérieure accrue de produits alimentaires et de biens de con- sommation manufacturés a, dans le même temps, contribué à réduire la proportion de ces biens dans les importations totales. - iv - C. Principaux problèmes de développement x. Le facteur le plus important qui influencera le cours de l'évolution économique durant les années 1970 sera d'une part l'accrois- sement rapide attendu de la population totale, et, d'autre part, l'exode rural et l'urbanisation accélérée liés à cette expansion. Pays essentiel- lement rural il y a une décennie, on prévoit que le Cameroun atteindra un taux d'urbanisation de 3)4 pour cent vers 1980 et plus élevé encore dans les décennies suivantes. Ce fait important change complètement la configuration du pays. La faible pression démographique a jusqu'ici per- mis au Cameroun d'assurer et de maintenir une stabilité politique, so- ciale et économique. Dans la décennie a venir, ces conditions risquent de se détériorer sérieusement à moins de créer un nombre important d'em- plois urbains et d'améliorer les conditions économiques dans les zones rurales. Dans le troisième Plan quinquennal (1971/72 - 1975/76), actuel- lement en préparation, la création d'activités directement productives, dans l'agriculture, l'industrie, le commerce et les domaines connexes, devrait par conséquent mériter la plus haute priorité. xi. Cependant, les motifs et les caractéristiques des individus qui composent le mouvement de migrations vers les villes ne sont encore que trop peu connus. Une étude des plus importantes régions d'origine des migrations est nécessaire pour connaître le type de personne qui se déplace et pour quelles raisons. Cette enquête devrait permettre au gouvernement de déterminer les mesures susceptibles d'être prises pour influer sur ce processus de migration interne. xii. Le besoin de recourir à la limitation des naissances cons- titue un aspect connexe de la question. Jusqu'à une époque récente, les autorités du Cameroun n'estimaient pas que la croissance démographique soit une source de graves problèmes économiques et sociaux. Cette posi- tion n'est certes plus justifiée actuellement. Il est urgent d'assurer le démarrage du planning familial, au moins dans les villes. La nomina- tion récente d'un ministre de la santé et de la population est peut-être révélatrice de l'attitude plus positive que manifeste le gouvernement à ltégard de ce problème. xiii. Le taux de croissance de la population urbaine ne manquera pas d'être élevé même si les efforts visant à contrôler les migrations et la croissance démographique sont couronnés de succès. Le problème de l'emploi qui en résulte ne peut être pleinement résolu durant les années 1970, mais, pour le rendre moins aigu et contribuer en même temps à la croissance économique générale, il est nécessaire de mettre en oeuvre une politique générale propre à stimuler la croissance rapide d'indus- tries et d'activités agricoles exigeant une main-d'oeuvre abondante de même que des activités auxiliaires dans d'autres secteurs. Dans le passé le gouvernement s'est essentiellement satisfait, pour stimuler le secteur privé, de la création d'un climat propice aux investissements. Cette poli- tique a été couronné de succès au début des années soixante, mais récem- ment, l'intérêt manifesté par les investisseurs parait avoir décru. Le - V - besoin d'une politique plus active à l'égard du secteur privé et qui conserve les caractéristiques libérales de la politique suivie dans le passé, sera discuté plus loin. xiv. En dépit de la nécessité de mettre l'accent, dans le plan de développement, sur la mise en valeur agricole et l'industrialisation, il n'y a pas lieu de douter que les investissements d'infrastructure de- vront, comme ce fut le cas dans les années soixante, représenter la frac- tion la plus importante des investissements publics. Le réseau des trans- ports est inadapté au trafic existant, ralentissant ainsi la croissance de la production et des exportations. Il existe également, en matière d'électricité, de télécommunications, d'aménagement urbain et d'éduca- tion des besoins pressants. Cependant, les investissements d'infrastruc- ture qui supposent l'application de technologies connues sont, sur de nombreux points moins compliqués que ne l'est l'encouragement efficace du développement industriel et agricole. Ces derniers ne réclamen . seulement une décision de la part de l'Administration mais exigent éga- lement des modifications de comportement, de connaissances, et de motiva- tions de larges secteurs de la population. Chaque pays présente à ces pro- blêmes une solution différente. Les planificateurs auront, au Cameroun, à se consacrer dans une large mesure à trouver la méthode d'approche qui convienne le mieux à leur pays. D. Problèmes et perspectives sur le plan sectoriel xv. Agriculture. L'accroissement de la production agricole dans la période de cinq ans qui s'est terminée en 1968/69 eot évaluée, en vo- lume, à trois pour cent annuellement. La production des cultures de rap- port s'est accrue de près de quatre pour cent par an, cependant que l'ac- croissement de la production des produits vivriers est estimé, à priori, à 2,2 pour cent, soit un pourcentage équivalent au taux de croissance de la population. Il s'agit peut-être là d'une estimation prudente si l'on tient compte du déclin relatif des importations de produits alimentaires mais l'absence virtuelle de statistiques de production rend impossible une évaluation plus précise. Le développement agricole souffre d'un man- que de concertation dans l'action gouvernementale, en ce qui concerne l'élaboration des projets et leur mise en oeuvre. Ceci est du^, au moins partiellement, au fait que le développement agricole est, en vertu de la constitution, confié aux Etats. Une coordination accrue des efforts de politique agricole au niveau national apparait extrêmement souhaitable. Il existe de surcroit, un besoin de renforcer les activités de recherche, pour la plupart des produits agricoles, et de parvenir à une meilleure coordination des nombreux organismes d'intervention. xvi. La production agricole est largement le fait de petits ex- ploitants agricoles qui se consacrent à la fois aux cultures de rapport et aux produits vivriers. Bien que le revenu monétaire moyen ne soit que de 90 dollars par exploitant, les prix versés aux producteurs offrent probablement un stimulant adéquat pour permettre un accroissement re la produc- tion, si toutefois le èrédit et les concours techniques sont disponibles de - vi - manière suffisante. Ceci a été démontr' par l'exemple des cultures du cacao et du coton. Cependant, si le crédit n'est pas lié à des program- mes de productivité soigneusement suivis, les résultats seront vraisem- blablement médiocres. Pour cette raison, l'institution d'un crédit agri- cole généralisé, envisagé au second plan, n'apparait pas souhaitable. xvii. L'accroissement en matière de culture vivrières devrait porter sur les rendements, grâce à des modes culturaux et des semences améliorées et à un plus large recours aux facteurs de production. L'IRAT, organisme de recherche en matière de produits vivriers, ne peut à ce jour encore fournir une orientation adéquate. Il faudrait qu'il lui soit demandé d'étudier la question plus à fond et d'améliorer le concours qu'il est appelé à fournir aux organismes de vulgarisation. La société d'Etat à qui il est envisagé de confier le monopole de la commercialisation des produits vivriers connaîtrait vraisemblablement des pertes financières et sa création ne parait donc pas souhaitable. Il serait préférable d'étudier l'utilité d'un projet d'amélioration des capacités de stockage des produits vivriers. Un tel projet permet- trait une amélioration notable des conditions de commercialisation. La consommation du riz est faible encore mais, selon toute vraisemblance, augmentera rapidement. Outre le projet rizicole proposé dans le Nord, le gouvernement devrait également étudier les possibilités d'implanter la culture du riz dans le Sud du pays. xviii. Pour permettre au pays de continuer à se suffire à lui- même en viande et accroître les revenus des propriétaires de bétail, le gouvernement devrait étudier l'utilisation des sous-produits agricoles (sous-produits du coton, de l'huile de palme et du cacao) pour l'alimen- tation des animaux et, également, les possibilités d'amélioration des soins vétérinaires. Une étude des eaux territoriales est recommandée pour déterminer les possibilités offertes par la pêche maritime. De même, devrait-on étudier l'établissement d'un système de crédit pour permettre la motorisation des petites embarcations de pêche. L'institu- tion d'un tel système de crédit ne devrait cependant pas être entre- prise à moins que l'on ne puisse assurer un contrôle sérieux du crédit et disposer d'un concours technique. xix. Cultures d'exportations.Le déclin attendu des prix mondiaux de la quasi totalité des produits agricoles d'exportation accentue le besoin de réduire les couts de production et de stimuler la diversifi- cation des cultures, malgré les résultats déjà obtenus dans ce dernier domaine, deux produits, café et cacao, représentent un pourcentage encore trop élevé du total des exportations (58.%). Le gouvernement devrait en outre étudier de plus près avec le secteur privé les possibi- lités de réalisation d'un projet de plantation industrielle qui serait un complément utile au mode, actuellement prédominant, de culture en petites exploitations. xx. Une fraction importante des cacaoyères est constituée d'arbres âgés dont la productivité est en baisse. En raison d'une pré- paration et d'une organisation insuffisantes, l'ambitieux projet de régénération (360.000 ha en 20 ans) prévu par le gouvernement au Cameroun oriental, n'a pas pris un bon départ. La lenteur des progrès réalisés a ce jour tient dans l'absence d'une étude de préinvestissement permet- tant d'établir un projet économiquement et techniquement réalisable pour la définition des zones les mieux adaptées et prévoyant l'organisa- tion requise pour la mise en oeuvre de ce projet. La mission estime qu'une telle étude devrait être entreprise sans délai. xxi. La production de café dépassant déjà le quota alloué en vertu de l'Accord international du café, le rythme d'accroissement fu- tur de la production ne devrait pas dépasser le taux de croissance assez lent prévisible pour la consommation mondiale. L'action à entre- prendre dans ce domaine devrait par conséquent tendre principalement à améliorer les résultats économiques de la production caféière ou des superficies actuellement plantées en caféiers, ou à réduire ces derniè- res. A cette fin, une étude de préinvestissement devrait être effectuée en vue de déterminer celles des superficies plantées en café arabica qui méritent de faire l'objet d'une régénération. Il conviendrait éga- lement d'étudier un programme général visant à améliorer la qualité de l'arabica comme du robusta grâce à de meilleures méthodes culturales et à l'utilisation accrue de facteurs de production. xxii. Il est peu vraisemblable que la production bananière re- trouve son niveau antérieur, compte tenu des perspectives incertaines du marché et des difficultés de conversion en variétés améliorées. La production, principalement celle de plantations étrangères relative- ment limitées dépassera probablement peu son niveau actuel. xxiii. Le Cameroun présente des conditions propices à la culture de l'hévéa; le gouvernement devrait prendre contact avec le secteur privé pour l'identification éventuelle de zones de culture favorables au Cameroun Oriental. Compte tenu des perspectives du marché mondial il n'apparait pas souhaitable d'accroître davantage la surface des plantations industrielles consacrée au palmier à l'huile. On devrait cependant étudier les possibilités offertes par la production villa- geoise en tirant parti des installations de traitement et de commer- cialisation des plantations actuelles, en vue d'écouler cette produc- tion sur le marché intérieur. xxiv. L'accroissement de l'exploitation forestière est handicapé par les difficultés de transport actuelles. N'était le goulot d'étran- glement des transports la production pourrait en peu de temps passer de son niveau présent de 700.000 tonnes à 1.500.000 tonnes au cours du Troisième Plan. Cependant le manque de routes forestières dans la région du sud-est, le manque de matériel roulant et le mauvais état de la voie ferrée entre Yaoundé et Douala, les insuffisances tant tech- niques que d'organisation du port de Douala limiteront étroitement la croissance de la production. La production réelle pendant la durée du Troisième Plan restera vraisemblablement inférieure à son niveau potentiel. Les études de préinvestissements suivantes apparaissent d'une importance fondamentale: i) inventaires forestiers dans la - viii- région sud-est; ii) étude de trois routes forestières principales dans les régions de Bélabo-Yokadouma, Yaoundé-Abong M.bang, Mbalmayo-Moloundou; iii) études concernant les amélig,rations à .apporter au port de Douala et a l'aménagement de ports grumiers au sud de Douala. xxv. Industrie. La production industrielle a augmenté annuelle- ment de 13 pour cent pendant les cinq années qui se sont terminées en 1968/69. La contribution au PIB est passée pendant la décennie de 6 à 7 pour cent à près de 13 pour cent. Il y a place pour une croissance industrielle continue durant le Troisième Plan grâce à la substitution d'importations en matière de produits de consommation et de produits semi-manufacturés et au traitement accru des produits agricoles d'ori- gine locale et de produits forestiers pour l'exportation. Cependant, le désintérêt récent des investisseurs dénote la nécessité d'apporter des améliorations à la politique industrielle ainsi qu'aux institutions. La création récente d'un ministère du Développement du Commerce et de l'Industrie recèle la promesse que ces questions bénéficieront d'un intérêt accru. La mission a formulé des recommandations provisoires suivantes pour une intervention du gouvernement dans le domaine du dé- veloppement.industriel. xvi. Le gouvernement devrait déterminer le type et la locali- sation des industries prioritaires, le degré de protection à leur ac- corder, le rôle des institutions de l'Etat dasle financement industriel et le degré d'intervention direct dans les projets industriels. Il con- vient de donner la priorité aux industries exigeart une main-d'oeuvre abondante et consommatrice d'une forte proportion de matières pre- mières d'origine nationale. Il y aurait lieu de créer un bureau spécia- lisé qui rechercherait et étudierait les possibilités industrielles, établirait les contacts, et entretiendrait des relations avec le secteur privé au Cameroun et à l'étranger. Le Code des investissements devrait faire l'objet d'un examen critique compte tenu de l'expérience acquise dans le cadre du Code. Le système de contr6le des prix demande également à être revu. Lorsque les prix ne peuvent être vérifiés de façon adé- quate, les contrôles devraient probablement être abandonnés; s'ils sont conservés, les contrôles devraient tenir dûment compte des variations des coûts de production. xxvii. Pour remédier au manque de main-d'oeuvre qualifiée et de techniciens à tous les niveaux, la formation technique et commerciale devra être améliorée et étendue. De surcroît, des services consultatifs en matière de production, une aide dans le domaine des achats et la com- mercialisation des moyens de formation et des conseils concernant la comp- tabilité devraient être fournis aux jeunes industriels camerounais. Un bureau spécial devrait être créé à cette fin. Le programme de zones in- dustrielles a besoin d'être revu. Les parties les plus importantes de ce programme (les zones de Douala et de Yaoundé) sont vraisemblablement prioritaires, mais le besoin de créer des zones de ce genre dans d'au- tres centres ne présentera vraisemblablement aucune urgence avant plu- sieurs années. - ix- xxviii. En ce qui concerne le financement industriel, il faudrait éviter tout double emploi dans les interventions de la Banque Camerounaise de Développement (BCD) et de la Société Nationale d'Investissement (SNI). L'établissement d'une distinction entre les crédits de campagne à court terme de la BCD et ses crédits à long terme devrait également être envi- sagé. Les deux banques ont besoin de renforcer leur capacité d'évalua- tion des projets industriels et il leur faut également faire preuve de plus d'agressivité dans leur politique de prêt, notamment en ce qui con- verne l'encouragement de l'esprit d'entreprise parmi les Camerounais. xxix. Transports. Dans le passé, le gouvernement a, à juste titre, consacré à l'infrastructure des transports une proportion des investis- sements publics plus importante que celle accordée à n'importe quel autre secteur de l'économie. Les p6les de l'activité économique sont fort éloignés les uns des autres et, à l'avènement de l'indépendance, étaient mal reliés entre eux. Les efforts de développement déployés dans ce secteur au cours de la décennie écoulée avaient pour objectif la construction d'un réseau destiné à la desserte des cinq principaux pôles de l'activité économique: la région câtière avec le port de Douala et Tiko-Victoria ou se situe la majeure partie de l'activité industrielle; la riche zone agricole Bamiléké densément peuplée; la région aux alentours de Yaoundé, la capitale fédérale; le nord, au peuplement également dense et au potentiel agricole considérable; et enfin la vaste région de la forêt tropicale du sud-est avec ses énormes ressources en bois. En outre, le Cameroun assure le transit des marchan- dises en provenance de pays enclavés comme le Tchad et, dans une bien moindre mesure, la République Centrafricaine. Bien qu'une grande partie de l'infrastructure des transports destinée à desservir les diverses région soit maintenant en place, d'importants investissements sont encore nécessaires dans ce domaine. L'accroissement de la capacité du port de Douala constitue le besoin le plus pressant. Des études de solution à long terme sont en cours. Il est en fait nécessaire de procé- der à la fois à l'extension matérielle du port et à l'amélioration de son organisation. Le manque de voie de transport dans la zone forestière du sud-est a été précédemment mentionné. Un programme routier, ailleurs que dans la zone forestière a été identifié; son coit atteindrait 10 milliards de FCFA. La plupart des projets font déjà l'objet de pourpar- lers avec les donateurs d'aide intéressés. L'entretien des routes a été amélioré depuis l'établissement d'un service central de matériel d'en- tretien. Il y aurait cependant lieu, compte tenu du trafic croissant, d'accroitre les crédits budgétaires dévolus à l'enizetien. Le gouverne- ment s'est jusqu'ici abstenu de réglementer l'activité des compagnies de transport par camions. Toutefois, il conviendrait d'étudier soigneu- sement toute proposition visant à introduire une telle réglementation du fait qu'elle pourrait conduire à restreindre la concurrence entre usagers de la route., et ce au détriment du reste de l'économie. - x - x. En ce qui concerne le chemin de fer, la tâche la plus impor- tante réside dans l'amélioration de la liaison Yaoundé-Douala. Une étude économique de la rectification du tracé sinueux de ce tronçon sera finan- cée dans le cadre du premier projet ferroviaire de la Banque au Cameroun. La solution économique consistera probablement en desaaméliorations loca- lisées plutôt qu'en la rectification complète du tracé. Un financement de cinq milliards de francs CFA pour le dernier trançon du Transcamerou- nais a été obtenu, cependant que sont encore recherchés 8 milliards de francs CFA pour l'infrastructure sur d'autres lignes, le matériel rou- lant, etc. Des investissements envisagés s'élevant au total à 27 mil- liards de francs CFA pour la modernisation et l'extension (Yaoundé- Yokadouma) du réseau existant apparaitraient prématurés. En fait, les solutions routières paraissent offrir davantage de promesses que l'ex- tension projetée du réseau. xxxi. Energie électrique. Les cours d'eau du Cameroun ont un po- tentiel hydro-électrique non négligeable. Ceci a amené l'implantation, près d'Edea, de l'usine d'aluminium ALUCAM qui utilise de la bauxite importée. Cette usine comsomme 80 pour cent de l'électricité produite au Cameroun. Le doublement éventuel de sa capacité et la rapide expan- sion des autres consommations (de 1 pour cent par an) a conduit à un programme d'électrification considérable. Le premier projet, dont on étudie actuellement le financement, vise à la régularisation du débit et permettrait une pleine utilisation de la capacité de production exis- tante d'ALUCAM, tout en satisfaisant la demande croissante d'électrici- té dans d'autres secteurs. L'accroissement de capacité des lignes prin- cipales de transport du courant, et la construction de petites usines thermiques dans certains centres secondaires sont également à l'étude. Pour couvrir les besoins â long terme d'électricité, deux importants projets hydro-électriques: Nachtigal (250 MuJ) et Song Loulou (125 MT) font l'objet d'une étude. L'urgence de ces projets dépend dans une large mesure de la question de savoir si ALUCAM doublera effectivement sa ca- pacité de production. Le gouvernement devra étudier soigneusement l'ordre dans lequel ces deux projets peuvent être entrepris afin de con- duire à un meilleur étalement des investissements dans le temps. xxxii. Enseignement. Les écoles camerounaises ne sont pas encore en mesure de satisfaire les demandes de l'économie en personnel qualifM . Les étrangers occupent la moitié des fonctions de direction dans le secteurpublic et les deux tiers des postes de responsabilité du secteur pri'vé ainsi que de nombreux postes à l'échelon intermédiaire. En outre, tous les secteurs de l'économie connaissent une pénurie de main- d'oeuvre qualifiée. Le gouvernement a déployé de grands efforts pour dé- velopper tout d'abord l'emseignement primaire, ce qui s'est traduit par des taux de scolarisation relativement élevés, à savoir 64 pour cent du groupe d'âge intéressé au Cameroun oriental et 57 pour cent au Cameroun occidental. Les dépenses consacrées à l'enseignement constituent 19 pour cent des dépenses ordinaires de l'Etat. Cette proposition serait de beau- coup plus élevée si le pays ne bénéficiait pas des concours de l'assis- tance technique étrangère et des missions. Malgré l'importance de ces dépenses, la qualité et le nombre des sujets formés par le système d'en- seignement constituent un résultat décevant. Comme c'est le cas de - xi - plusieurs autres pays africains, le Cameroun est victime des insuffi- sances d'un système d'éducation importé qui offre un enseignement qui ne répond pas aux besoins économiques et sociaux du pays et qui, de surcroît, compte un taux élevé d'abandons et de redoublements. Etent donné l'importance des effectifs totaux des élèves fréquentant l'éco- le, le nombre annuel de diplômés de l'enseignement secondaire et supe- rieur est faible et les dépenses par diplômé sont par conséquent, extre- mement élevées. Un choix fondamental doit intervenir dans le cadre de la stratégie du développement du Cameroun. Toute nouvelle augmentation des taux de scolarisation revêtirait un caractère prohibitif en raison de l'importance croissante des groupes d'âges les plus jeunes, alors que les besoins essentiels de l'économie en main-d'oeuvre qualifiée ne seraient pas pour autant mieux satisfaits qu'à l'heure actuelle. De l'avis ae là mission,'la politique de l'éducation devrait viserà l'amélioration de l'efficacité du système, et plus spécialement à l'accroissement du nombre des diplômés de l'enseignement secondaire et supérieur disposant de la formation technique, commerciale et professionnelle nécessaire au Cameroun. L'augmentation des offectifs des élèves ne devrait pas être le but recher- ché. L'action à entreprendre dans l'enseignement primaire devrait en con- séquence se borner à accroître les moyens de formation des maîtres et à adapter les programmes aux besoins du Cameroun en matière culturelle, sociale et économique. On devrait, par ailleurs, faire porter les ef- forts sur la construction d'installations répondant aux besoins de l'enseignement secondaire et supérieur tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Il s'agit là d'une esquisse sommaire de l'action à entre- prendre. Il y aurait lieu de mettre ces idées au point dans le cadre d'un plan soigneusement étudié mettant l'accent sur l'amélioration de la qualité et la réforme de l'enseignement. E. Perspectives générales de croissance xxxiii. Le troisième Pplan quinquennal (1971/72-1975/76) est actuel- lement en voie d'élaboration, et l'on a donc qu'une notion incomplète de l'évaluation des perspectives par le gouvernement et des intentions de celui-ci dans le domaine du développement. xxxiv. Il ressort des calculs de la mission que la croissance économique durant la première moitié des années 70 sera vraisemblablement de quelque 4 pour cent l'an contre un taux réel de 6 à 7 pour cent obtenu à la fin des années 60. Ce ralentissement de la croissance provient du ralentissement de la croissance de la valeur des exportations, suite à la chute prévue des prix à l'exportation et de l'absence de projets agricoles et industriels. Il est également le résultat du goulot d'é- tranglement des transports. La mission a évalué à seulement 2 pour cent le taux de croissance annuel de la valeur des exportations totale au cours des années 1969/70-1975/76. Cependant, des investissements impor- tants sont en cours ou sur le point d'être entrepris dans les domaines routier et ferroviaire, de la production d'électricité, des télécom- munications, de l'éducation et de l'administration publique, qui tous stimuleront la croissance économique. La mission a estimé., à titre - xii - provisoire, que durant la période du Troisième Plan des investissements de 200 milliards de francs CFA ($720 millions) seraient néceasaires pour obtenir un taux de croissance économique réalisable, à comparer à un ni- veau d'investissement effectif d'environ 140 milliards de FCFA, ($504 millions) pendant le Deuxième Plan. Compte tenu des besoins en infrastruc- ture, particulièrement importants, de l'intérêt décroissant du secteur privé, la moitié à peu près de l'investissement total - soit quelque 100 milliards de FCFA ($360 millions) devra intervenir dans le secteur public, contre environ 40 pour cent durant le Deuxième Plan. F. Les perspectives financières xxxv. Le manque de ressources financières n'a pas jusqu'ici consti- tué dans le secteur privé un frein sérieux au développement. Grâce aux liens étroits avec le monde des affaires en France, et grâce aussi a la facilité avec laquelle les fonds peuvent être transférés au Cameroun et hors du Cameroun, les possibilités d'investissement ont généralement été satisfaites par un financement national ou étranger. Cependant, le flux de capital privé s'est ralenti ces derniers temps, de sorte qu'il ntest plus aussi évident que par le passé qu'une épargne privée intérieure insuffi- sante sera compensée par un flux suffisant de fonds provenant de létran- ger. Ceci met en relief le besoin, précédemment mentionné, dïune politique industrielle plus active et de l'instauration d'un climat d'entente entre le gouvernement et le secteur privé. Cet état de choses souligne également la nécessité d'envisager dans quelle mesure un relèvement de la structure du taux d'intérêt pourrait encourager la mobilisation d'un montant accru d'épargne privée. xxxvi. La réalisation d'un programme de développement du secteur public de 100 milliards de FCFA durant le Troisième Plan dépend, de fa- çon cruciale, de l'aptitude avec laquelle le gouvernement pourra accroître l'épargne publique. Etant donné que la contribution des Caisses de stabi- lisation et des entreprises publiques au financement de l'investissement public sera, pour diverses raisons, vraisemblablement limitée, le fac- teur le plus important réside dans les perspectives d'un accroissement de l'épargne budgétaire. xxxvii. Les chances d'une augmentation des excédents budgétaires ne sont cependant pas brillantes. La croissance rapide des recettes et de l'épargne budgétaire intervenue récemment était due dans une large mesure au niveau élevé du commerce extérieur et des activités connexes. Le taux de croissance des recettes diminuera vraisemblablement, compte tenu de la chute attendue des prix à l'exportation après 1970 et d'un ralentissement concomitant de l'activité du secteur moderne. Cependant, les dépenses or- dinaires connaissent une augmentation rapide. Si on laisse se poursuivre les tendances que manifestent les recettes et les dépenses, l'épargne budgétaire escomptée au cours du Troisième Plan sera vraisemblablement très faible, voire nulle. Une partie essentielle du Troisième Plan devrait stat- tacher résolument à renverser ces tendances. - xiii - La nécessité de déployer de telles efforts est peut-être estompée dans une certaine mesure par la croissance très favorable des recettes enre- gistrées ces dernières années et l'augmentation des réserves extérieures (lesquelles sont passées de l'équivalent de2 mois d'importations en 1965 à h mois en mai 1970). Mais, de l'avis de la mission, cette situation financière favorable est temporaire. Des améliorations fondamentales doivent être apportées à la politique fiscale et aux dépenses pour con- tribuer au financement de la croissance économique au cours des années 70. xxxviii. La mission n'est pas compétente pour offrir plus que des suggestions à l'égard des mesures éventuelles à prendre pour accroître les recettes. En ce qui concerne les revenus des personnes, il est pos- sible d'abaisser la limite actuelle d'exonération de l'impôt qui est assez élevé. Il est également possible d'augmenter la progressivité du taux et de réduire les nombreuses exemptions fiscales. Le taux de l'im- pôt sur les sociétés au Cameroun Oriental qui n'est, à présent, que de 25 pour cent (35 pour cent au Cameroun Occidental) peut de même être re- levé. Les exonérations fiscales généreuses qu'accorde le Code des inves- tissements ont également besoin d'être revues. Une procédure simplifiée pour l'obtention du bénéfice du Code, conjuguée à des avantages fiscaux restreints aboutirait probablement à une progression plus rapide des recettes. Les droits de douane, élément le plus important des recettes de l'Etat pourraient, grâce à un recouvrement plus rapide et plus exact, fournir des recettes plus élevées. La mécanisation de l'administration des douanes devraient y contribuer. La simplification de la structure des tarifs douaniers et l'abandon de la "valeur mercuriale", maintenant dépassée, pour les exportations, pourraient également conduire à un recouvrement plus efficace et contribuer à un revenu net plus élevé provenant des droits de douane. A titre d'hypothèse, la mission émet l'opinion selon laquelle la croissance globale des recettes pourrait avoisiner 5,5 pour cent par an au début des années 70 si des mesures appropriées sont prises. Ce pourcentage dépasserait les prévisions de la mission pour le taux de croissance globale du PIB qui s'établi- rait à un peu plus de 4 pour cent par an. Bien que par le passé les recettes aient parfaitement suivi la croissance économique, il se peut qu'il n'en soit pas ainsi pendant le Troisième Plan. De nouvelles mesures d'ordre fiscal seront donc nécessaires pour atteindre le but fixé. xxxix. La croissance des dépenses ordinaires dans le passé a été dans une très large mesure le résultat de dépenses de personnel accrues. La progression annuelle de 12 pour cent des effectifs de fonctionnaires apparaît de loin supérieure aux besoins de l'Etat en personnel et, en conséquence, s'avère très largement inutile. Une compression de la croissance des dépenses, de quelque dix pour cent pendant l'ensemble des années soixante, à environ 4,5 pour cent annuellement, devrait pouvoir être réalisable sans pour autant mettre en danger le développement éco- nomique ou l'efficacité administrative générale du gouvernement. A titre d'hypothèse, nous suggérons que l'administration générale, la défense et la justice, qui entrent maintenant pour moitié dans le total des - xiv - dépenses budgétaires et des affectations de personnel sont, à leur ni- veau actuel, suffisamment pourvues. Il est, de surcroÎt, nécessaire de revoir, de façon systématique, les allocations généreuses de tous types qui rajoutent 60 pour cent aux traitements versés par le gouvernement. Un effort de modération en ce domaine devrait permettre cependant une croissance non négligeable (d'au moins 6 pour cent par an) des dépenses ordinaires intéressant le développement économique et social. Xi. Si ces objectifs provisoires de recettes et de dépenses préconisés par la mission sont atteints, l'épargne publique durant le Trdsième Plan atteindrait 50 milliards de FCFA ($180 millions). Le ser- vice de la dette extérieure existante et prévue, durant cette période, s'établirait vraisemblablement à 17 milliards de FCFA ($61 millions), ce qui laisserait une contribution intérieure nette de 33 milliards de FCFA $139 millions) pour le financement de l'investissement public durant le Troisième Plan. Encore que ceci ne soit pas une proportion très éle- vée, des mesures fiscales et une austérité résolues seront nécessaires pour atteindre cet objectif. Si l'on tient compte du fait que certains types d'investissements ne bénéficieront vraisemblablement pas d'une as- sistance extérieure en matière de financement de projets et qu'ils ne devront par conséquent compter que sur un financement intégralement as- suré sur fonds publics nationaux, il ressort de la prévision établie par la mission que le gouvernement ne sera probablement pas en mesure de prendre en charge la totalité des dépenses locales afférentes à l'ensemble de ceux des projets qui bénéficieront d'une assistance ex- térieure. En d'autres termes, les donateurs d'aide étrangers devraient être disposés à assumer une partie des dépenses locales, notamment à l'égard de projets dont la proportion du coût payable en devises n'est pas élevée. xli. Financement extérieur et solvabilité. La politique générale de développement poursuivie par le Cameroun et les efforts qu'il déploie dans ce domaine méritent de bénéficier d'un soutien accru de la part de l'assistance extérieure. On prévoit qu'au cours de la première moitié des années 1970, les investissements continueront de représenter 14 à 15 pour cent du PIB et qu'environ un tiers des investissements devront être financés au moyen de ressources extérieures. Sur la base de ce qui a été exposé, une dépense de ressources étrangères atteignant un total de 67 milliards de FCFA (soit 24 millions de dollars EU) paraîtrait né- cessaire durant le Troisième Plan. Ce chiffre est à comparer à des dé- penses au titre de l'aide étrangère de 46 milliards de FCFA ($166 mil- lions) pendant les cinq années se terminant en 1969. Le flux d'aide extérieure non déboursée au début de 1970 atteignait 38 milliards de FCFA ($137 millions). Il comportait essentiellement le financement non débour- sé du second tronçon du chemin de fer Transcamerounais et des parties non décaissées de récents emprunts de la Banque et de l'IDA. L'aide actuelle- ment à l'étude pour de nouveaux projets dans les domaines de l'électri- cité, des transports, de l'agriculture et de l'éducation totalisera peut- tre 25 à 30 milliards de FCFA ($90 à 108 millions). Le montant des fonds qu'il reste à obtenir au cours du Troisième Plan dépend du volume de - xv - l'aide qui sera jugée nécessaire à la fin du plan, c'est-à-dire du vo- lume des projets en cours de réalisation ou raisonnablement avancés à ce moment-là. Les incertitudes principales concernent actuellement les investissements importants envisagés dans le secteur énergétique, les besoins d'investissements du port de Douala, et l'infrastructure des transports dans le sud-est du pays. Si l'on suppose que le flux d'aide qui sera acquise devrait, à la fin du Troisième Plan, être aussi impor- tant qu'à son comencement et qu'aucune réduction notable des réserves en devises (réserves équivalentes à h mois d'importations en mai 1970) n'est souhaitable, il serait nécessaire d'obtenir durant le Troisième Plan un montant d'aide au titre des projets de 37 à 42 milliards de FCFA ($133 à 151 millions). Pour aboutir à des engagements de cette envergure, des efforts.intenses devront être déployés pour l'identification et l'élaboration des projets, particulièrement dans l'agriculture, les forêts, les routes, l'énergie électrique et les ports. xlii. La dette extérieure publique du Cameroun s'est accrue rapi- dement. Elle atteignait 183 millions de dollars à la fin de mars 1970. Le Coefficient du service de la dette, selon toute vraisemblance, passera de 3 pour cent en 1969 à 6,5 pour cent en 1975/76, en prenant en ligne de compte le service tant de la dette existante que de la dette publique envisagée. Dans l'établissement de ces prévisions on a retenu l'hypothèse selon laquelle les dépenses au titre de l'aide accordée sous forme de dons resteront au niveau de 5 milliards de FCFA par an, soit près de 40 pour cent du flux total, que les donneurs d'aide traditionnels du Cameroun continueront à offrir des conditions relativement favorables pour les prêts d'origine publique et que le Cameroun, de façon à éviter un épuisement rapide de son aptitude à assurer le service de la dette, maintiendra dans d'étroites limites le recours au financement sur cré- dits fournisseurs. Le coefficient du service de la dette prévu n'est pas encore très élevé et un accroissement modeste des emprunts conclus à des conditions classiques apparaîtrait en conséquence justifié. Cependant, compte tenu de la pauvreté du pays et des perspectives modestes de crois- sance, on estime que le Cameroun aura besoin pendant très longtemps de capitaux d'origine extérieure. Il conviendra d'éviter que la dette exté- rieure ne staccroisse d'une façon rapide et continue et il sera par con- séquent souhaitable que la plus grande partie de l'aide étrangère soit consentie à des conditions favorables. I. INTRODUCTION l. La République fédérale du Cameroun a une superficie de 475.000 km2 et son territoire se développe de l'océan Atlantique au sud-ouest jusqu'au lac Tchad au nord, sur une longueur de 1.200 km. Elle compterait d'après les estimations 5,8 millions d'habitants environ et sa population croîtrait à un rythme annuel approximatif de 2,2 pour cent. Les plus fortes densités s'observent dans la région Bamiléké, dans les provinces du Nord, et autour de Douala, la capitale économique, et de Yaoundé, la capitale fédérale. L'existence, au milieu du pays, d'un plateau à population clairsemée a freiné l'intégration du nord à l'économie camerounaise. Dans l'ensemble, le Cameroun est un pays pauvre, essentiellement agricole, la production intérieure brute y était estimée à 164 dollars par tête en 1968/69. Le pays jouit d'une grande diversité écologique qui permet une agriculture très variée. Les régions c6tière et méridionale sont couvertes de forêts pluviales tropicales qui se prêtent à la production du bois et à celle de denrées arboricoles telles que le café, le cacao, l'huile de palme, le caoutchouc, la banane. Dans le nord, près du lac Tchad, les conditions sont propices à la culture du coton, de l'arachide, du riz et d'autres céréales. Entre ces deux zones, le haut plateau pourrait offrir de bons pâturages. 2. Grâce à la valeur agricole de ce territoire, la population n2est pas mal nourrie et ne connaît pas la famine. Les ressources minérales du pays font actuellement l'objet d'une prospection systématique qui n'a abouti jusqu'ici à aucune exploitation importante. La présence de pétrole, de bauxite et de cuivre a été relevée, ce qui autorise certains espoirs pour l'avenir. Les cours d'eau présentent un bon potentiel hydro-électrique mais peu d'intérêt pour la navigation. 3. Le Cameroun est un Etat fédéral depuis 1961; il englobe les Etats fédérés du Cameroun oriental et occidental, précédemment sous tutelle fran- çaise et britannique. L'Etat du Cameroun oriental comprend 91 pour cent du territoire total et environ 79 pour cent de la population. Le français et l'anglais sont l'un et l'autre langues officielles. Grâce à son régime de parti unique, le Cameroun jouit d'une grande stabilité politique depuis 1964-"5, époque à laquelle ont cessé les troubles de la région Bamiléké (pays montagneux, densément peuplé, dans la partie occidentale du Cameroun oriental). Le Président de la République, El Hadj Ahmadou Ahidjo, est au pouvoir depuis l'indépendance. La très forte participation électorale, lors du vote qui 11a récemment confirmé dans ses fonctions et où il était le candidat unique, atteste la stabilité du régime. En matière législative, l'initiative appartient au président à qui il revient notamment d'élaborer le budget et de le soumettre à l'approbation de la chambre unique de l'Assem- blée nationale. Le président nomme également les ministres qui forment le cabinet fédéral ainsi que les premiers ministres des deux Etats fédérés. Son souci primordial est d'unifier la nation, dans l'indépendance politique et économique. h. Le régime fédératif du Cameroun a pour contrepartie une structure administrative très onéreuse pour les finances du pays. Le fait qu'il existe deux langues officielles gêne les communications entre les deux parties du pays et complique la rédaction des documents officiels. Circonstance plus grave encore, les deux Etats ont débuté avec une organisation administrative, juridique et financière différente. On est déjà parvenu à harmoniser dans une certaine mesure les pratiques administratives et fiscales des deux Etats mais il existe encore bien des divergences à éliminer. Un tarif douanier uniforme a été introduit en 1966. Pour l'instant, les fonctions propres des Etats semblent perdre de leur importance. La police est devenue fédé- rale en 1969-70 et il en ira de même des travaux publics dans un proche avenir. 5. Le Cameroun fait partie de la zone franc et sa monnaie, le franc CFA, est librement convertible en francs français. Il existe une banque centrale, la Banque centrale des Etats de l'Afrique équatoriale et du Cameroun (BCEAEC), qui est commune au Gabon, au Congo (Brazzaville), au Tchad et à la République centrafricaine et dont le siège est à Paris. Elle a, auprès du Trésor français, un compte d'opérations qui est crédité des versements qui lui sont faits en devises étrangères et par l'intermédiaire duquel les conver- sions de francs CFA en francs français sont garanties sans limites de montants. En principe, ce compte peut comporter un découvert non plafonné mais, en pareil cas, le Conseil de la BCEAEC dispose de mesures de redressement (re- lèvement du taux d'escompte, abaissement des plafonds de réescompte). Jusqu'ici, la Banque centrale a maintenu un solde positif pour l'ensemble de ses membres et pour le Cameroun en particulier. Les liens étroits qui existent avec la France se manifestent aussi dans l'importance de l'assistance financière et technique française, qui a joué un rôle déterminant dans le développement économique du Cameroun. En matière de commerce, de banque et d'industrie, les liens avec la France restent également très puissants. La proportion de ressortissants français dans les postes de direction et de cadres du secteur moderne privé demeure très élevée et la plupart des entreprises sont aux mains d'intér8ts français ou contr6lées par eux. Liassociation du Cameroun à la CEE a eu pour conséquence liétablissement de liens plus tangibles avec d'autres pays européens. L 'aide accordée par les autres pays membres de la CEE et les exportations vers ces pays se sont développées considérablement ces dernières années. Le Cameroun fait partie de 1'OCAM (Organisation commune africaine et malgache) et a formé, en 1966, une "Union Douanière et économique de l'Afrique centrale" (UDEAC) avec la République centrafricaine, le Congo (Brazzaville), le Gabon et le Tchad (qui sien est retiré en janvier 1969). Cette organisation a adopté un tarif extérieur commun et cherche à harmoniser les politiques d'investissement de ses membres. Elle n'a pas encore entrafné un fort accroissement des relations économiques de la région mais n'en témoigne pas moins d'un effort nettement constructif. En raison de sa stabilité politique intérieure, le Cameroun a pu se consacrer activement à son développement économique. Des progrès substantiels ont été accomplis, durant la première décennie d'indépendance, en matière d'infra- structure (en dépit de graves goulots d'étranglement présentés par les trans- ports et de besoins non satisfaits concernant l'énergie électrique et les télécommunications) et de l'enseignement. Certains résultats ont également été enregistrés par l'agriculture d'exportation et l'industrie manufacturière - .3 - surtout en ce qui concerne les substitutions aux importations. Des plans de développement successifs ont ét6 établis par le gouvernement. Le deu- xième plan quinquennal qui viendra à terme en 1970/71 est réalisé à une cadence satisfaisante dans la plupart des secteurs, infrastructure, trans- ports, énergie électrique et enseignement compris. La production agricole a cependant pris du retard et n'atteindra vraisemblablement pas ses objec- tifs. Le développement du secteur privé a été stimulé par le climat d'in- vestissement favorable qui s'est établi. Il semble en revanche, que le développement du secteur manufacturier soit en passe de se ralentir et ce en partie à cause d'une immixtion croissante de la bureaucratie dans le secteur privé, immixtion qui a provoqué un certain désintérêt de la part des investisseurs. 6. Les besoins les plus impérieux de l'économie dans la décennie à venir seront ceux de la modernisation de l'agriculture et d'une action concertée en vue de résoudre les nombreux problèmes sociaux et économiques posés par une urbanisation rapide. Le Cameroun était naguère encore un pays presque entièrement rural où les activités commerciales ou de service, peu importantes, étaient circonscrites dans d'assez petites villes. Or, en raison dlun exode rural très marqué, la situation évolue rapidement et les problèmes liés au ch6mage urbain aussi bien qu'au manque de logements et dtinstallations urbaines se font plus manifestes. Certes cette migra- tion devrait être enrayée dans toute la mesure du possible, mais il n'est pas douteux que les villes continueront à grandir rapidement. L'expansion du secteur industriel devrait être l'un des objectifs les plus importants de la planification du développement camerounais des dix années prochaines. Etant donné l'étroitesse du marché intérieur, l'industrialisation devrait être axée non seulement sur les substitutions mais aussi sur les possibi- lités d'exportation qu'il s'agit d'ailleurs de déterminer. Une action ef- ficace de la part du gouvernement pour résoudre les problèmes ardus que posent la modernisation de l'agriculture et l'industrialisation ne sera possible que si l'administration publique est fortement améliorée et beau- coup mieux coordonnée, que si des efforts plus intenses sont déployés pour mettre au jour des projets et mener des études de pré-investissement, appuyées au besoin par une assistance technique étrangère, que si la préparation des projets et leur surveillance en cours d'exécution sont conduites de façon plus active et plus compétente et que si, enfin, des relations meilleures sont instaurées avec le secteur privé. 7. La tâche qui consiste à énoncer puis à mettre à exécution les mesures destinées à accélérer la croissance agricole et industrielle est fort complexe. Actuellement, l'administration publique y semble mal pré- parée, encore que l'importance de cette tâche soit maintenant mieux perçue par les autorités auxquelles appartiennent les décisions. Le Cameroun aura besoin de déployer des efforts de développement dans d'autres domaines encore, l'infrastructure et l'enseignement notamment. C1est à juste titre que ces secteurs ont bénéficié d'une large part des investissements publics, dans le passé et devraient en bénéficier encore dans le futur. Les transports, particulièrement, réclament une attention immdite. Il _st en matière d'éducation, de la plus haute importance de forrer des Camierourais ins- truits, à tous les niveaux. L'économie devra tant que l'on maniuera de personnel autochtone suffisamment qualifié, continuer à compter dans une large mesure sur des éléments étrangers couteux pour assurer la direction des affaires, 11administration publique, la recherche, etc. Le gouverne- ment n'ignore nullement que cette situation est inéluctable pour le présent et, malgré une certaine pression populaire, il met quelque modération dans la poursuite de son objectif à long terme de camerounisation. II. EVOLUTION ECONOMIQUE PdCENTE A. Origine et affectation du PIB 8. Depuis quelques années, l'économie du Cameroun progresse plus rapidement que sa démographie. Diaprès les calculs auxquels la mission a procédé2, le taux de croissance du PIB en prix courants durant les cinq dernières années enregistrées (1964/65 - 1968/69) se serait élevé à 6,9 pour cent par an contre un taux d'accroissement estimé de la population de 2,2 pour cent. Lfaccroissement annuel à prix constants pendant la même période se serait élevé à 5,3 pour cent. La part des principaux secteurs économiques dans le PIB ressort du Tableau 1 ci-dessous. 9. Le taux de croissance favorable enregistré ces dernières années est surtout dd aux résultats de l'agriculture, de l'industrie manufactu- rière et à l'augmentation du volume des investissements consacrés à l'in- frastructure (par comparaison avec les cinq années précédentes). L'agri- culture s'est remise des suites des sécheresses et de la baisse des prix du cacao qui avaient pesé sur sa production en 1965/66 pour progresser à partir de cette époque de 6 pour cent par an. Comme on le verra plus loin, la majeure partie de ce gain est due à une vive reprise des prix à liexpor- tation de la plupart des denrées vendues à l'étranger plutôt qu'à une aug- mentation rapide de la production. Malgré ce rythme relativement rapide de croissance, la part de l'agriculture dans le PIB décline lentement; elle était de 35,9 pour cent en 1969/70 contre environ 48 pour cent en 1959. La transformation progressive de l'économie que traduit cette dimi- nution, est due, en grande partie, à la croissance rapide de la production manufacturière. En dépit des défauts présentés par les données statisti- ques, la croissance relativement rapide de ce secteur ne fait guère de doute. La part du PIB de 1968/69 qui lui est imputable, estimée à 12,6 pour cent, marque les progrès accomplis par l'industrialisation depuis l'accession à l'indépendance, époque à laquelle un secteur manufacturier peu important ne comptait, peut-être, dans le PIB, que pour 6 à 7 pour cent. Les comptes préliminaire.s de la nation pour 1967/68 et 1968/69 paraissent surestimer la croissance de l'agriculture, de lindustrie manufacturière et du commerce. La mission a pris pour base les comptes relatifs à 1966/67 en corrigeant les données agricoles d'après les statistiques de produc- tion fournies au volume II - Agriculture. Les chiffres afférents à l'in- dustrie manufacturière ont été ajustés en fonction d'irformations statis- tiques provenant du secteur privé. Pour ce qui est du commerce, on a supposé que sa valeur ajoutée avait crû à la même cadence que le PIB. Ces modifications nécessairement très approximatives ayant été faites, la croissance annuelle du PIB, de 1964/65 à 1968/69, apparaît beaucoup plus lente que ne l'indique la comptabilité nationale: 6,9 pour cent contre 9,5 pour cent. Les séries à prix constants se fondent sur l1hy- pothèse d'une augmentation annuelle de 2 pour cent des prix intérieurs. En ce qui concerne les exportations, les valeurs constantes ont été ob- tenues en appliquant les prix moyens f.o.b. de 1966/67 (tels qu'ils ap- paraissent dans les statistiques du commerce) aux volumes exportés durant les années étudiées. - 6 - Tableau 1: PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR INDUSTRIE (aux prix courants du marché, en milliards de FCFA) 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 Agriculture, élevage, forets, pêche 70,3 68,7 71,0 76,4 81,8 35,9% Industrie manufacturière 16,2 18,6 20,8 23,9 28,6 12,6% Constructions 11,0 11,9 12,0 l4,8 15,0 6,6 Electricité, gaz, eau, bois de chauffage 6,1 6,5 6,9 7,5 8,6 3,8% Transports, emmagasinage et communications 10,8 11,8 12,9 14,3 13,5 5,9% Commerce 33,3 3h,7 36,7 h0,h 43,5 19,1% Administration publiqueLa 19,7 20,9 22,5 24,4 26,h 11,6% Services diversL 6,8 8,3 9,0 9,6 10,2 h,51 PIB aux prix courants du marché 17h,2 181,4 191,8 211,3 227,6 100,0 Taux de croissance annuel h,1% 5,7% 10,2% 7,7% PIB à prix constant 1966/67 176,9 185,6 191,8 205,9 217,8 Taux de croissance annuel h,9% 3,3% 7,h% 5,8% /a En dehors de toute imputation correspondant aux loyers d'immeubles ap- partenant à l'Etat. /b En dehors, semble-t-il, de toute imputation correspondant aux loyers d'immeubles appartenant à l'occupant. Sources: Comptes nationaux ajustés par la mission. 10. Grâce à la diversification de son secteur d'exportation, le Cameroun est moins sensible aux fluctuations des cours mondiaux que nombre d'autres pays exportateurs de produits primaires. En outre, ces dernières années, il a tiré un bénéfice substantiel de l'évolution favorable des prix payés pour les principaux produits qu'il vrend à l'étranger, le cacao notamment. La mission a cherché à calculer un indice de ces -7 - prix 1/. D'après cet indice, les prix à l'exportation auraient augmenté de 1971/65 à 1968/69, à un rythme annuel de 6,5 pour cent. Comme les prix à l'importation n'ont pas beaucoup bougé, en moyenne, pendant les années en question g/, les termes de l'échange du Cameroun pour ce laps de temps se sont améliorés. Le tableau qui va suivre contient l'évaluation, faite par la mission, de l'influence directe exercée par les termes de l'échange sur le PIB. On constatera que cette influence explique une bonne part (22 pour cent) de l'accroissement du PIB. L'influence indirecte sur la croissance du PIB a été certainement beaucoup plus importante, puisque les conditions du secteur exportations déterminent, dans une très large mesure, le niveau d'activité économique dans la plupart du secteur privé. Toute- fois, le manque de données statistiques concernant les relations indus- trielles empêche une analyse approfondie. Tableau 2: EFFETS DES TERMES DE L'ECHANGE SUR LE PIB (en milliards de FCFA) Indices des prix Indice des prix Termes de PIB aux prix courants à l'exportation à l'importation l'échange du marché Corrigé par Réel les termes de l'échange 1965/66 90,0 99,0 90,9 181,4 18h,9 1966/67 100,0 100,0 100,0 191,8 191,8 1967/68 107,4 101,o 106,3 211,3 208,7 1968/69 119,3 102,0 117,0 227,6 220,2 Source: Evaluation de la mission l/ En multipliant les quantités vendues annuellement à l'étranger de quinze grands produits d'exportation par leurs prix moyens f.o.b. de 1966/67. / Il serait difficile d'établir un indice des prix à l'importation sur la base des statistiques de commerce camerounaises. Des sources statistiques non-Camerounaises donnent les indications suivantes: L'indice des prix à l'importation, calculé par les Nations Unies pour les régions moins déve- lopées, ne révèle aucun changement pour les années considérées. L'indice des prix à l'exportation, établi par le FMI, pour l'Europe industrialisée, de laquelle le Cameroun tire le plus gros de ses importations, ne fait res- sortir qu'un changement très minime pour la même période. Toutefois, l'in- dice des prix à l'exportation de la France aux pays de la zone franc accuse une augmentation annuelle de 1,5 pour cent pendant les années 1964-1968. Or, la France délivrait 53 pour cent du total des importations camerounaises pendant ces années. Nous admettons donc, d'une façon un peu arbitraire, l'hypothèse d'un taux d'augmentation de un pour cent par an pour l'ensemble des prix à l'importation pendant la période 1964/65-1968/69. - 8 - 11. Les statistiques sur l'affectation des ressources et le finance- ment des investissements sont encore moins sûres que celles qui concernent la croissance de la production, ce en raison du fait, surtout, qu'on ne pos- sède que des renseignements très incomplets sur les dépenses du secteur privé, notamment sa consommation, son épargne et ses transferts à llétranger. Les données figurant au Tableau 3 ne représentent, dans ces conditions, que des approximations assez grossières. Tableau 3: A. AFFECTATION DES RESSOURCES (EN % DU PIB) Moyenne Moyenne 196J/_11966/67 1967/68-1968/69 1. PIB aux prix courants du marché 100,0 100,0 2. Solde du commerce et 1,9 des services non facteurs 2,1 1,9 3. Ressources (1 + 2) = Affectation (4 + 5) 102,1 101,9 h. Consommation 86,9 87,3 Publique 16,7 16,3 Privée 70,2 71,0 5. Investissements 15,2 14,6 Publics 5,8 6,1 Privés 9,h 8,6 B. FINIUCEMENT DES INVESTISSEMENTS (EN % DU PIB) 1. Investissements (formation de capital intérieure brute) 15,2 14,6 2. Déficit courant 5,2 h,3 Entrées nettes de fonds étrangers h,3 h,8 Réserves utilisées 0,9 - 0,5 3. Epargne nationale brute 10,0 10,4 Epargne publique 1,3 1,8 Caisses de stabilisation agricole 0,5 2,h Epargne privée 8,2 6,2 Source: Comptes nationaux, ajustés par la mission. 12. Au cours des deux dernières années dont les chiffres sont connus, la part des investissements dans le total des ressources affectées a légè- rement diminué. Les investissements publics afférents à ces exercices ont représenté un pourcentage du PIB en progrès léger tandis que les investis- sements privés baissaient. Le ralentissement de ces investissements semble s'être poursuivi et même accentué en 1969/70, bien que la production de la plupart des entreprises industrielles ait continué de s'accroître. En ma- tière diépargne, l'épargne publique a enregistré une augmentation sensible. Les prix ont été au cours de ces années pour beaucoup dans l'accroissement substantiel de l'épargne publique. Particulièrement importantes ont été les augmentations de l'épargne courante des Caisses de stabilisation agricole. En revanche, il semblerait que le taux de l'épargne privée ait récemment décliné, plus encore que n'a décliné en valeur relative, l'investissement privé. 13. Les données figurant dans notre tableau ne sont que des estima- tions mais il est cependant clair que le taux de l'épargne nationale came- rounaise est encore très faible et qu'en dépit des quelques progrès réalisés par l'épargne publique, le manque, à combler par appel à des ressources ex- térieures, reste très important. Nous examinerons plus loin la question de savoir si la politique suivie par le gouvernement à l'égard de l'initiative privée - laquelle semble avoir atteint un étiage - est de nature à encourager suffisamment la mobilisation des ressources propres du pays. B. Emploi et salaires 1h. Le récent accroissement du secteur moderne de l'économie: industrie manufacturière, constructions, commerce, services publics, a entraîné un ac- croissement substantiel de l'effectif des salariés. Par rapport à la popula- tion en âge de travailler, cet effectif est encore minime, six pour cent en- viron employés de l'Etat inclus. Les statistiques dont on dispose n'en mon- trent pas moins que le nombre des emplois du secteur moderne privé a augmenté depuis 1962/63 à des taux variant entre 10 et 17 pour cent, les taux les plus élevés ayant été enregistrés dans les débuts des années 60. Plus récemment, ce taux a fortement diminué: le nombre des salariés des entreprises industriel- les les plus importantes groupées dans le "Syndustricam", n'a augmenté que de h pour cent en 1969. En 1967/68, l'effectif des salariés africains était estimé, pour l'ensemble du Cameroun, à 115o000, celui des salariés étrangers atteignant, pour la même année, près de 7.000 personnes. Relativement faible, l'effectif étranger bénéficie cependant d'une très large part de la masse salariale. En 1965/66, dans les entreprises industrielles et commerciales touchées par le recensement industriel de cette année cette part était de ho pour cent. Ce sont ces étrangers qui continuent à assurer le plus clair de la gestion du secteur moderne; ils détiennent: 80 pour cent environ des emplois de direction et jusque h0 pour cent des postes de cadres du secteur moderne. 15. La croissance du secteur moderne a attiré vers les villes plus de personnes que d'emplois offerts. Le ch8mage fait l'objet d'estimations variées. D'après les statistiques officielles, le nombre des chCmeurs aurait été, en 1968, de 42.000 personnes pour la plupart à Douala et à Yaoundé. Ce chiffre est vraisemblablement sous-estimé, de nombreux sans-travail ne se faisant pas inscrire. - 1~0 - 16. Les rémunérations sont régies par une réglementation diEtat relative au sUlaire mtinimui, restée inchangée pendant la plus grande partie de la décennie 1960-1969. Le salaire minimum a été relevé de h pour cent en mars 1969, puis de 3 pour cent en janvier 1970. Les salaires réels éga- lement sont vraisemblablement restés constants durant les premières années 1960. Le recensement industriel précité fait mention d'un accroissement annuel de h pour cent des rémunérations moyennes de 1962/63 à 1965/66. Cependant ce pourcentage a été affecté par le relèvement du traitement des étrangers, qui augmenterait à un taux voisin des taux européens et notamment français. On peut donc en conclure que les salaires des travailleurs afri- cains ont peu augmenté, si même ils ne sont pas restés inchangés pendant cette période. Au cours des années suivantes (1965/66-1967/68) en revanche, les salaires des travailleurs africains ont monté d'environ 5 pour cent par an. En 1967/68, le salaire moyen effectif des travailleurs africains s'est élevé à 197.000 FCFA (800 dollars). C. Monnaie, Crédit et Taux d'intérêt 17. La masse monétaire reste faible, au Cameroun, par rapport au PIB. Les cinq dernières anmées n6anmoins, son accroissement et celui du crédit dans le secteur privé ont été plus rapides que l'augmentation du PIB, leur rythme ayant, en gros, suivi celui du secteur moderne de l'économie, qui se développe rapidement. Les prix ont cependant monté de quelque 2 pour cent par an, renchérissement iodeste qui n'est pas totalement attribuable à des facteurs monétaires. L'expansion rapide de la masse monétaire a donc sans doute été essentiellement épongée par une monétisation plus complète de l'économie. Le fait monétaire le plus intéressant a été en 1969 liac- croissement continu des réserves nettes de devises étrangères, ce grâce à la montée récente des prix à lexportation. Ce même facteur a continué à améliorer sensiblement la position nette de l'Etat vis-à-vis du système bancaire. Le tableau ci-après résume l'évolution monétaire. Tableau h: EVOLUTION MONETAIRE (en milliards de FCFA) 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Taux de crois- sance annuel 30 septembre 196h-69 Masse monétaire 18,15 18,9 21,61 23,88 27,14 29,35 10,1% % du PIB 10,h 10,2 11,3 11,3 11,9 Dépôts à terme 3,11 2,00 2,37 2,76 3,20 h,27 6,6% Crédit intérieur 12,79 14,36 19,31 25,45 26,81 27,72 16,7% à l'Etat -8,03 -1o,o6 -7,44 -6,46 -5,64 8,50 1,2% au secteur privé 20,82 2h,h2 26,75 31,91 32,45 36,22 11,7% Avoirs en devises (nets) 9,13 7,54 5,83 3,31 5,34 6,67 -6,0% Sources: IFS et Services camerounais. - il - 18. Le volume du crédit au secteur privé est, plus que dans la plupart des autres systèmes monétaires, fonction des possibilités de réescompte of- fertes par la banque centrale. Le réescompte à court et à moyen termes re- présente environ 40 pour cent de l'encours des crédits des banques au 30 septembre de chaque année et environ 50 pour cent en mars lorsque le crédit atteint sa pointe saisonnière. La position dominante qu'occupe la banque centrale au sein du système de crédit vient du fait que les banques sont tenues de conserver l'équivalent de 73 pour cent de leurs engagements à court terme en espèces, créances sur l'Etat et papier réescomptable. Cette disposition est tout à lavantage du crédit réescomptable. Seules en fait les entreprises solidement établies disposent de suffisamment de liquidités et de valeurs de nantissement pour prétendre au réescompte; c'est donc vers ces entreprises, les plus importantes, en général propriétés étrangères, que le crédit est canalisé. 19. Le taux de l'escompte à court terme demandé par la banque centrale est de 3,5 pour cent pour le papier d'Etat, les récoltes monnayables et le financement des exportations, et de h,25 à 4,50 pour cent pour les effets de commerce. C'est sur la base de ces chiffres que s'est établi un régime général de taux d'intérêt peu élevés pratiqués par les banques de commerce. Ces dernières réclament en effet des taux qui se situent généralement à deux ou trois points au-dessus des taux de réescompte. Les intérêts versés sur les dépôts sont d'une modicité correspondante et, en conséquence, le public n'est guère tenté par les comptes d'épargne. Il est d'autant moins enclin à ouvrir de tels comptes que les banques ne versent d'intérêts qu'à compter d'un avoir minimum de 200.000 FCFA. Les banques préfèrent au total traiter avec de gros clients à qui elles peuvent accorder des crédits assortis de peu de risques et susceptibles d'être réescomptés. Les entreprises et les particuliers qui jouissent d'une forte position financière trouvent par ail- leurs profitable (étant donné les faibles intérêts des dépôts au Cameroun) de placer leurs liquidités à l'étranger, ce dans la mesure où elles n'en ont pas besoin afin de se qualifier pour le réescompte, et tout en empruntant le maximum possible aux banques camerounaises. Cette situation s'est encore tendue ces dernières années du fait de la hausse des taux d'intérêt dans le monde. Le taux d'escompte au cours de la plus grande partie de la période qui va de 1956 à nos jours sJest maintenu à un niveau égal ou légèrement inférieur à celui qui était pratiqué en France mais l'écart est actuellement très considérable (le taux d'escompte français était de 8 pour cent fin 1969). D'une façon générale, la structure actuelle des taux d'intérêt ne se prête pas à une mobilisation maximum des ressources intérieures. Il existe de surcroft un risque sérieux d'utilisation non optimum des ressources dans la mesure où le coút d'opportunité du capital est au Cameroun bien évidemment plus élevé que les taux très faibles d'intérêts officiels. C'est là une situation propre à inciter les entreprises privilégiées bénéficiant de crédits bancl.res à un surinvestissement en capital que ne justifie à l'évi- dence pas la rareté relative des facteurs de production camerounais. - 12 - D. Balance des Paiements 20. On ne peut en raison du manque c e statistiques sûres, dresser qu'une ébauche de balance des paiements.1/ Voici quels en sont les carac- téristiques et les mouvements récents les plus saillants. En premier lieu, la balance du commerce extérieur qui avait accusé un déficit considérable en 1967 est devenue en raison de la hausse des prix a l'exportation, largement excédentaire les années suivantes. En 1969, l'excédent commercial se mon- tait à 6,h milliards de FCFA (3 pour cent environ du PIB). En second lieu, le déficit du compte des services et notamment les sorties de revenus fac- teurs sont considérables et engendrent un déficit substantiel du compte cou- rant. En troisième lieu, le Cameroun continue à bénéficier en compte de capital, d'une généreuse assistance financière étrangère. Les montants encaissés 1 ce titre atteignent annuellement, en moyenne, de 4 à 5 pour cent du PIB. En quatrième lieu, la dette extérieure publique demeure minime parce que la plus grande partie de l'aide reçue était et continue d'être sous forme de don. Le ratio du service de la dette n'était que de 3 pour cent en 1969. En cinquième lieu, le redressement de la balance commerciale a permis de re- dresser la situation des réserves nettes en devises. En dépit de l'augmen- tation des engagements à court terme des banques commerciales, l'ensemble des avoirs nets est passé de l'équivalent de 9,8 millions de dollars à fin 1967 à 29,9 millions de dollars à fin 1969. La part camerounaise des avoirs bruts de la banoue centrale se montait en mai 1970 à 74.,2 millions de dollars, ou l'équivalent de quatre mois d'importation. Commerce extérieur 21. Les exportations et les importations s'élèvent, les unes et les autres, en moyenne, à environ 21 pour cent du PIB, les exportations tendant ces dernières années à dépasser légèrement ce chiffre. Comme précédemment indiqué, l'augmentation de 8 pour cent environ des recettes à l'exportation, augmentation enregistrée annuellement depuis 1964/65, s'explique surtout par le haut niveau des cours mondiaux. Les accroissements en volume de la plupart des produits exportés ont été plus modestes et certains articles ont même accusé une régression comme le fait ressortir le tableau ci-dessous. 1/ L'établissement d'une balance des paiements a été essayé pour la première fois; les chiffres obtenus pour certains postes restent cependant sujets à caution. La mission a rais à jour sur la base de données officielles relatives au commerce, à l'aide et aux ressources extérieures les esti- mations du rapport économique précédent (voir Appendice statistique, tableau 3-1). Les évaluations relatives aux autres postes sont très approximatives; elles sont fondées sur une information qui n'est que partielle et sur la balance des paiements officielle afférente à 1968. - 13 - Tableau 5: AUGIENTATION DU VOLUME EXPORTE, 1964/65-1968/69 Taux annuel d'augmentation Composition en valeur (moyenne 1967/68-1968/69 en 1968/69 sur moyenne 1964/65-1966/67) (en l des exportations totales) Fèves de cacao - 5,8 ) ) 33,5 Produits du cacao 12,7 ) Café 4,0 22,0 Aluminium - 4,5 9,8 Grumes 11,7 6,7 Coton 3,6 5,6 Bananes -25,0 2,3 22. La baisse des exportations de fèves de cacao s'est trouvée com- pensée par l'augmentation des produits dérivés du cacao, du beurre de cacao surtout. L'accroissement des exportations de café provient surtout d'une production accrue d'arabica. Le Cameroun exportant des quantités de café supérieures au quota de base de 60.000 tonnes attribué par l'Ac- cord international sur le café, ce sont les ventes aux pays non parties à cet accord qui ont augmenté. En raison d'une conjoncture générale favo- rable ces ventes se sont opérées > des prix assez élevés. Les exporta- tions d'aluminium ont légèrement fléchi, suite à l'ouverture d'usines fabriquant des articles légers de ce métal (ustensiles de cuisine, cou- vertures de toits, etc.). L'augmentation rapide des ventes à l'étranger de grumes est la plus belle réussite en matière d'exportations; toute- fois, en raison de la situation difficile des transports ces exportations n'augmenteront que faiblement en 1969/70 si même elles ne restent pas étales. Les Gxportations de coton continuent de croître régulièrement; une récolte très abondante entraînera un bond considérable des exporta- tions en 1969/70. Les exportations de bananes, qui ont sérieusement décru, semblent maintenant se stabiliser et se remettront, peut-être, à progresser lentement. 23. Les importations de denrées alimentaires et des autres biens de consommation continue de décroître en valeur relative tandis qu'augmente celle des matières premières et des biens d'équipement. Cette évolution est en harmonie avec l1augmentation rapide de la production industrielle pendant les années 1960 et le remplacement consécutif de biens de consom- mation importés par des biens produits sur place. Tableau 6: COMPOSITION DES IPORTATIONS (en pourcentage des importations totales) 1962-1964 196/6J5-l966/67 1967/68-1968/69 Denrées alimentaires 17 12 il Autres biens de consommation 24 18 17 Matières premières et intermédiaires 40 48 50 Machines et équipements 19 22 23 100 100 100 2h. Un aspect favorable du commerce extérieur est la diversification croissante des débouchés. La proportion des exportations sur la France, qui était de plus de la moitié, est tombée au tiers durant les années 60. Dans le même temps, les exportations à destination des autres pays, de la CEE et de la zone franc notamment, augmentaient. La perte du régime préférentiel dont jouissaient les exportations camerounaises sur les marchés français et une amélioration conjuguée de l'accès des marchandises camerounaises à d'autres marchés européens (amélioration consécutive à l'affiliation du Cameroun à la CEE comme membre associé)en sont cause. L'origine des importations a beaucoup moins évolué: celles qui proviennent de France continuent à représenter plus de la moitié du total. Il en est résulté un progrès considérable de l'excédent com- mercial du Cameroun avec le reste du monde, passé d'un montant annuel de 0,4 milliard de FCFA en 1962/64 à 8,6 milliards en 1967/68-1968/69. En revanche, dans le même temps, le commerce avec la Fr&nce, qui était en excédent de 2 milliards de FCFA, enregistr&it un déficit de 8,9 milliards de FCFA. Tableau 7: REPARTITION DES ECHANGES (en pourcentage du total) 1962-1964 1964/65-1966/67 1967/68-1968/69 Exportations vers: la France 52,0 41,0 34,8 le reste de la CEE ) 30,2 35,3 le reste de la zone franc) 48,O 4,0 7,3 les Etats-Unis d'Anérique) 11,2 6,2 le reste du monde ) 13,6 14,4 Total 100,0 100,0 100,0 Importations en provenance de: la France 50,0 53,6 53,1 le reste de la CEE 16,4 18,9 le reste de la zone franc 50,0 D,6 8,6 les Etats-Unis d'Arérique 5,5 5,4 le reste du monde 18,9 l,0 Total 100.0 100,0 100.0 Aide étrangdre 25. L'aide étrangère joue un r6le capital dans le financement du dé- veloppement économique camerounais. Les versements effectués à ce titre, de 1965 à 1969, se sont élevés à 37 millions de dollars, soit à 7 dollars par personne. Les versements effectués au titre des projets et programmes d'aide étrangers ont financé 50 pour cent des investissements publics des années 1966-68. C'est de France et du Marché Commun que le Cameroun, comme la plupart des autres pays francophones d'Afrique, a reçu la plus grande partie de cette aide. La part de la France est de la moitié des versements annuels et celle du Marché Commun (Fonds européen de développement - FED, et Banque européenne d'investissement - BEI) de près de 30 pour cent. Néan- moins, les versements de la Banque et de l'IDA augmentent rapidement, à la suite d'engagements substantiels pris ces dernières années. En matière d'engagement, le Groupe de la Banque est devenu le bailleur de fonds le plus important du Cameroun. Les conditions de cette aide sont devenues quelque peu moins favorables. La part des subventions a décru de 85 pour cent du total versé en 1965, à 65 pour cent en 1969. Il faut cependant noter que la plupart des prêts (y compris ceux de lIDA) du Groupe sont consentis à des conditions avantageuses. En résultat, et comme précédem- ment indiqué, le service de la dette du Cameroun est peu onéreux. 26. La moitié environ de l'aide française est fournie sous forme d'assistance technique. Le personnel français d'assistance technique comprend quelque 1.000 personnes dont plus de la moitié sont des ensei- Gnants, y compris des professeurs à l'Université de Yaoundé. Le solde compte des conseillers techniques et, parfois, des cadres supérieurs exerçant dans le secteur public. Un grand nombre d'agronomes travaillent au Cameroun pour le compte de diverses organisations de recherche françaises. 27. L'aide française à des projets ou des programmes est accordée par l'intermédiaire du Fonds d'aide et de coopération (FAC), surtout sous forme de subventions, et de la Caisse centrale de coopération économique (CCCE) qui octroie des prêts à des conditions de faveur. Les engagements annuels contractés par le FAC sont tombés progressivement de 1,9 milliard de FCFA dans les premières années 1960 à 1,1 - 1,2 milliard, niveau atteint ces dernières années. Ils ont surtout concerné, ces dix dernières années, les transports (36 pour cent), l'agriculture (22 pour cent), l'éducation et les autres secteurs sociaux (24 pour cent). Les prêts CCCE ont été consentis principalement à des entreprises publiques (chemins de fer, électricité, télécommunications). III. FINAN4CES PUBLIQUES!/ 28. Le secteur public camerounais comprend l'administration fédérale, l'administration des Etats oriental et occidental, les communes, les entreprises publiques (transports, énergie électrique et banques de dé- veloppement, principalement) et les caisses de stabilisation agricole. Comme dans les autres Etats francophones, toutes les transactions finan- cidres du secteur public passent par le Trésor. Les réserves du Trésor sont conservées, pour la majeure partie, en France, en francs français. Les liquidités du secteur public se sont fortement accrues ces dernières années. Les réserves du Trésor sont passées de 4,7 milliards de FCFA à fin 1968 à 13,1 milliards de FCFA au 28 février 1970. Cette augmentation est due, pour une large part, à la hausse des cours du cacao qui a entraîné une brusque élévation de l'actif de la Caisse de stabilisation du cacao. Nous étudierons d'abord les opérations budgétaires en compte courant de la Fédération et des Etats fédérés puis les investissements du secteur public et leur financement. A. Opérations budgétaires courantes de la Fédération et des Etats fédérés 29. Le budget de la Fédération est beaucoup plus important que ceux des deux Etats fédérés. Il couvre plus de 70 pour cent des recettes et 60 pour cent des dépenses courantes. La compétence des Etats est res- treinte à l'administration locale, à l'agriculture, à l'éducation et aux travaux publics. La direction des services de police est passée de la compétence des Etats à celle du gouvernement fédéral à compter de l'exer- cice 1969/70 et les travaux publics le feront à compter de 1970/71. En ressources, les Etats disposent essentiellement du produit de l'ensemble des impôts directs. Ces recettes permettent de faire face à la plus grande partie des dépenses du Cameroun oriental mais à 37 pour cent seulement (en 1968/69) de celles du Cameroun occidental. Le solde est couvert par des subventions au budget fédéral. Depuis les récents trans- ferts de compétences, le besoin de ces subventions fédérales a légère- ment décru. On trouvera ci-dessous un tableau consolidé de l'évolution des budgets des trois gouvernements. 1/ L'exercice financier va du ler juillet au 30 juin. - 17 - Tableau 8: BUIDETS CONSOLIDES DE LA FEDERATION ET DES ETATS FEDERES (en milliards de FCFA) 1962/63 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 (Estimat.(Budget) (Valeurs réelles) mission) Recettes courantes 20,24 25,37 27,24 29,70 31,89 35,57 38,38 43,84 Impôts directs 4,80 5,68 5,72 6,32 7,44 7,64 8,67 9,78 Impôts indirects 12,29 16,69 18,15 19,84 20,49 22,52 2h,40 28,07 Redevances 0,88 0,95 1,10 1,22 1,35 1,47 1,43 1,49 Recettes non-fiscales 2,27 2,05 2,25 2,32 2,61 3,94 3,87 4,50 Dépenses courantes 19,61 21,68 24,41 26,70 30,64 33,36 34,09 38,45 Excédent courant 0,63 3,69 2,83 3,00 1,25 2,21 4,29 5,39 Service de la dette 0,52 0,47 o,41 0,41 0,40 o,53 0,71 1,01 Solde 0,11 3,22 2,42 2,59 o,85 1,68 3,58 4,38 Dépenses d'équipement 1,61 2,16 2,07 4,13 3,77 3,50 3,56 5,94 Excédent ou Déficit -1,50 1,06 0,35 -1,54 -2,92 -1,82 +0,02 -1,56 30. Le tableau ci-dessus témoigne de l'amélioration sensible qui a marqué l'activité budgétaire de ces dernières années. En 1966/67, l'excé- dent courant avait connu un minimum de 1,25 milliard de FCFA, en raison surtout d'un gonflement des dépenses courantes. Un contrôle plus serré des dépenses et, fait plus important encore, une vive reprise des recettes liée à une hausse des prix à l'exportation ont entraîné un accroissement de cet excédent. Celui-ci a été estimé par la mission i 4,29 milliards de FCFA pour 1968/69 et inscrit au budget de 1969/70 pour 5,39 milliards de FCFA, soit un tout petit peu plus de 2 pour cent du PIB. - 18 - 31. Les recettes courantes se sont révélées très sensibles a' la croissance de l'assiette fiscale. Le ratio: recettes courantes/PIB est passé progressivement de 15,6 pour cent ei 1964/65 â 16,9 pour cent en 1968/69 pour atteindre probablement près de 18 pour cent en 1969/70. L'augmentation des recettes escomptée en 1969/70 s'explique en partie par les effets de la dévaluation du franc CFA d'août 1969 qui a gonflé la valeur CFA des exportations et des importations. Son influence sur le produit des droits d1importation est difficile à apprécier en raison de l'abaissement qu'ont subi ces droits pour un certain nombre d'articles. Le produit des droits à l'exportation ne s'est pas traduit immédiatement par un accroissement des recettes de la Fédération: la "1vabur mercuriale" sur laquelle la plupart d'entre eux était fondée n'a pas été relevée avant le début de 1970 (de 8,3 pour cent, en moyenne globale sur l'ensemble des produits agricoles). Dans ces conditions, le plus clair de la plus-value CFA des exportations résultant de la dévaluation est allée alimenter, au départ, les caisses de stabilisation agricole. Comme les avoirs de ces caisses sont déposés auprès du Trésor, la liquidité générale du secteur public s'en est cependant trouvé renforcée et, mais dans une moindre mesure, celle aussi du budget fédéral. 32. La source principale de revenu demeure, pour le gouvernement, les impfts indirects qui lui procurent environ 60 pour cent de ses recettes. Le produit des droits et taxes sur les importations est égal approximati- vement à 36 pour cent de la valeur c.a.f. des importations, niveau auquel il ne semble pas devoir se maintenir suite aux importations croissantes des entreprises bénéficiant dlexonération en vertu du "Code des investis- sements" (actuellement 7,5 pour cent des importations entrent dans cette catégorie). Les droits à l'importation rapporteraient davantage si les formalités douanières étaient moins lentes et plus exactes. L'introduc- tion prochaine de la mécanographie dans la comptabilité des douanes devrait contribuer à accélérer et à augmenter les perceptions. 33. La prépondérance des impôts indirects, assortie d'une progressi- vité très modeste des impâts directs aboutit à un régime fiscal qui est dans l'ensemble de caractère régressif. Dans la mesure o li'impft indirect a pour effet d'élever le coiut des activités économiques, comme c'est le cas pour les charges considérables qui frappent les usagers de la route (voir volume IV: Transports), il peut nme exercer une influence défavorable sur le développement économique. Cette régressivité est encore accentuée par le rôle para fiscal des caisses de stabilisation agricole qui, les années favorables, retiennent des fonds importants, les années où les cours mon- diaux sont bas, abaissent les prix à la production pour n'avoir pas à pro- céder à des décaissements en faveur des agriculteurs. Il n'est probable- ment pas possible, au stade de développement oà se trouve le Cameroun, d'effacer rapidement ces traits régressifs raais une augmentation accélérée de l'impSt direct et une plus forte progressivité de celui-ci semblent souhaitables et réalisables. - 19 - 34. Les impôts directs produisent très légèrement plus de 20 pour cent du total des recettes. Le recouvrement est effectué par les Etats mais le gouvernement central envisage de transférer aux autorités fédé- rales la perception des impôts sur les sociétés du Cameroun oriental. Les taux d'imposition ne sont pas encore pleinement uniformisés dans les deux Etats. Au Cameroun oriental, oû s'exerce le principal de l'ac- tivité commerciale et industrielle, l'impôt sur les sociétés s'élève à 25 pour cent; au Cameroun occidental, ce même impôt a été ramené de hO à 35 pour cent. Afin d'accélérer et d'augmenter les perceptions concernant les sociétés, un impft de 0,75 pour cent a été créé sur le chiffre d'affaire et les versements effectués au titre de cet impôt seront déduits des con- tributions dues par les sociétés. Le rapport de l'impôt sur le revenu des personnes est toujours peu élevé mais il augmente rapidement. Au Cameroun oriental, d'où provient la majeure partie du produit de cette contribution, les recouvrements ont marqué, en 1968/69, un accroissement de 3h pour cent, et se sont élevés à 3 milliards de FCFA. E-i dépit de ces données favorables, l'incidence de l'impôt personnel reste très faible. Un homme marié ayant deux enfants à charge et un revenu de 3 millions de FCFA (10.000 dollars environ), revenu très élevé pour le Cameroun, n'en céderait que les 10 pour cent à titre d'impôt sur le revenu, et de multiples exonérations lui per- mettraient sans doute de payer beaucoup moins encore. Le taux d'imposi- tion marginal n'est que de 30 pour cent pour les revenus les plus impor- tants. / Il y aurait donc place pour un relèvement sensible de l'impft sur les personnes. En outre, et même avec les taux actuels, il est possible d'augmenter le rendement de l'impôt sur le revenu par une collecte plus rapide et plus efficace. La mécanisation, actuellement en cours, de l'appa- reil fiscal devrait contribuer à un tel résultat. Dans les années à venir, avec la disparition des exonérations découlant du code des investissements, le produit des impôts directs devrait augmenter, de surcroft. 35. Les dépenses courantes ont augmenté au cours des années 1960 à une cadence annuelle moyenne de 10 pour cent, beaucoup plus rapidement que le PIB. Les dépenses d'entretien et de matériel se sont accrues à peu près au meme rythme que l'ensemble des dépenses courantes, comme d'ailleurs les dépenses d'éducation et de santé. Le gouvernement béné- ficie pour l'éducation d'un appui substantiel de l'assistance technique française (qui n'apparaît pas dans le budget) et, en outre, une bonne partie du système d'enseignement est privée. Un facteur qui a beaucoup contribué à grossir les dépenses courantes est l'accroissement du nombre des fonctionnaires qui, entre 1966 et 1969, a progressé annuellement de 12 pour cent; les dépenses de personnel représentent environ 50 pour cent des dépenses courantes totales. Le barème de base des salaires du personnel de l'Etat a été relevé en 1969, pour la première fois depuis 1958, de h pour cent. Néanmoins, dans l'intervalle, les sommes perçues par employé avaient augmenté par le jeu des promotions et des majorations des allocations pour enfants et de logement. Les allocations représentent près de 40 pour cent du total des émoluments du personnel. Pour rendre plus attrayants les postes situés hors des grandes villes, le gouvernement a récemment supprimé les zones d'abattement des salaires en vertu desquelles les fonctionnaires des régions rurales étaient précédemment moins rémunérés. I/ Récemment le gouvernement a élevé ce taux à 35 pour cent. - 20- 36. Il y a eu certes, ces dernières années, un accroissement des t9ches assumées par l'Etat, notamment en matière d'enseignement, mais l'augmentation de l'effectif des fonctionnaires n'en apparai't pas moins comme relativement trop importante encore. Afin de réserver, au sein de la fonction publique, une place plus grande aux jeunes gens munis de diplômes secondaires ou universitaires, le gouvernement envisage d'abaisser de cinq années l'âge de la retraite. Cette mesure représenterait un ac- croissement net des dépenses de personnel - en raison du plus grand nombre de retraites à payer - et n'améliorerait qu'assez peu le rendement de la fonction publique; elle ne semble pas très souhaitable d'un point de vue fiscal. B. Investissements publics 37. Durant les deux premières années du second plan quinquennal (1966/67-1970/71), les investissements publics ont atteint un niveau considérablement plus élevé que durant le premier plan - où ils avaient été, en moyenne de 5,2 milliards de FCFA par an. Les investissement des deux premières années du second plan se sont élevés à plus du double de ce chiffre: 11,8 et 13,1 milliards respectivement. Ces montants sont à rapprocher de la moyenne envisagée par le plan actuel: 17 milliards. La répartition sectorielle n'est pas exactement celle qui était prévue au plan, lequel accordait, en valeur relative, une importance plus grande aux transports et communications et très sensiblement moindre à l'enseignement, à la santé et à l'administration publique. Le tableau suivant donne un aperçu de cette situation. Tableau 9: INVESTISSEMENTS PUBLICS, 1966/67 et 1967/68 (en milliards de FCFA) A. Par Administrations 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Fédération et Etats 3,77 3,50 3,56 5,94(budget) Collectivités 0,74 0,32 Entreprises publiques 1,25 2,05 Banques de développement de l'Etat 0,59 0,28 Projets sur aide étrangère 5,41 6,98 7,05 7,61 Total 11,76 13,13 B. Par secteurs de l'économie (en % du total) en % du Plan Etudes 1,9 1,4 2,7 Agriculture 14,0 21, 17,8 Mines, manufactures, électricité et constructions 2,5 10,5 4,6 Transports et communications 35,6 31,9 47,6 Education 16,1 9,0 9,1 Santé 6,3 8,2 4,4 Logement et aménagement urbain 11,7 6,9 9,4 Administration publique 12,0 10,7 4,2 Total 100,0 100.0 100,0 - 21 - 38. Les données existantes pour 1968/69 et 1969/70 sont insuffisantes pour permettre l'analyse des tendances des investissements publics durant ces exercices. On sait toutefois que le niveau global de ces investisse- ments s'est encore accru bien que assez lentement. Les dépenses d'équipe- ment de la Fédération et des Etats sont en augmentation, encore que le très fort accroissement prévu dans le budget de 1969/70 ne sera probablement pas complètement réalisé. C. Financement des investissements publics 39. Les sources principales de financement des investissements publics sont les excédents courants du gouvernement central et des gouvernements des Etats, des entreprises publiques, des caisses de stabilisation agricole du Cameroun oriental et les versements de l'aide étrangère. Le plus clair du reliquat déficitaire est généralement couvert par prélèvement sur les réserves du Trésor. Si les excédents courants des caisses de stabilisation agricole du Cameroun oriental sont ici assimilés à une épargne publique, c'est parce que les liquidités de ces caisses sont déposées auprès du Trésor et, de ce fait, utilisables dans des opérations de finances publiques même en l'ab- sence de tout engagement financier précis à cet effet. L'importance de l'é- pargne courante réalisée par ces caisses varie très fortement d'un exercice à l'autre. De 1964/65 à 1966/67, elle a été en moyenne de o,85 milliards de FOFA mais, en 1967/68, elle s'est élevée e h,58 milliards et en 1968/69 à 5,69 milliards. C'est de ces variations que dépend la position excéden- taire ou déficitaire de l'ensemble du secteur public. Le financement des investissements publics en 1966/67-1967/68 est présente dans le tableau ci-après. Tableau 10: FIUd!CEMET DES INVESTISSEMENTS PUBLICS, 1966/67 et 1967/68 (en milliards de FCFA) 1966/67 1967/68 Investissements publics 11,76 13,13 financés par: I. L'pargne publique (les excédents courants des entités ci-après) Gouvernement central et gouvernement des Etats 1,25 2,21 Collectivités - Entreprises publiques: 1,86 1,98 Chemins de fer 0,56 0,69 Electricité du Cameroun o,50 0,59 "Cameroun Development Corporation" 0,36 0,30 Ports et voies navigables 0,hh 0,40 Caisses de stabilisation agricoles 0,77 4,58 Epargne publique 3,88 8,77 Services de la dette 1,77 1,86 Epargne publique moins service de la dette 2,11 6,91 II. Les Banques nationales de développement 0,59 0,28 Il. Les encaissements au titre de l'aide étrangère 5,hi 6,98 Excédent ou déficit global -3,65 +1,04 - 22 - 40. Le déficit général enregistré par le secteur public en 1966/67 (après encaissement de l'aide étrangère) a provoqué une brusque chute des réserves du Trésor, partiellement redressée l'exercice suivant. On ne possède encore que des données incomplètes sur les investissements du sec- teur public et leur financement en 1968/69 et 1969/70, mais il est clair que le secteur public a dans son ensemble, accusé un excédent de caisse pendant ces deux années. On en voit la preuve dans la brusque remontée des réserves du Trésor, passées de 8,1 milliards de FCFA en juin 1968 à 13,1 milliards en février 1970. IV. LES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEIEUT ECONOIQUE A. Introduction 4l. Les principaux problèmes économiques avec lesquels le Cameroun est aux prises sont: l'état arriéré de son agriculture, le chômage qui cro£t rapidement dans les villes et les contraintes apportées au déve- loppement par une infrastructure (de transports notamment), déficiente. En matière de ressources humaines, le pays manque encore de cadres qualifiés en nombre suffisant. La camerounisation de la fonction.-publique a beaucoup progressé, encore que la coopération technique étrangère con- serve une importance vitale. Le secteur moderne privé est toujours en grande partie dirigé par des non-camerounais. 42. L'agriculture est le pivot de l'économie du Cameroun. Près de 80 pour cent de la population vivent encore en milieu rural et la plupart tirent leur subsistance de l'agriculture (élevage, pêche et forêts y compris). C'est aussi l'agriculture qui fournit près de 80 pour cent des recettes d'exportation. En dépit de la croissance rapide récemment accusée par d'autres secteurs économiques et des perspectives de le voir s'accentuer encore, l'absorption des travailleurs par les secteurs non agricoles ne saurait résoudre le problème économique posé par les régions rurales. La politique agricole devrait tendre à relever les revenus agri- coles, à assurer l'indépendance du Cameroun en ce qui concerne les articles qu'il est bien placé pour produire, à diversifier et accroftre les recettes d'exportation et à enrayer autant que possible l'exode rural actuel. 43. La migration des ruraux vers les villes pose maintenant un des problèmes économiques et sociaux les plus graves. Le taux d'accroisse- ment de la population urbaine se situe aujourd'hui autour de 7 pour cent par an et ce rythme a quelque chance de se maintenir sensiblement à ce niveau pendant la décennie à venir. Ce pourcentage est à rapprocher d'un taux de croissance démographique annuel de 2,2 pour cent pour l'ensemble du pays et de 0,6 pour cent escompté pour les campagnes. En conséquence, la population urbaine, passée de 0,8 million d'habitants en 1963 à 1,3 million en 1970, devrait atteindre 2,5 millions en 1980. Tout récemment encore, le Cameroun ne comptait que quelques villes, et c'étaient de pe- tites villes; les deux plus importantes, Douala et Yaoundé, comptaient respectivement 275.000 et 175.00o âmes environ. Dans dix ans, leur popu- lation sera probablement de 500.000 et 300.000 habitants. Cette brusque montée de la population urbaine a déjà conduit à une augmentation du chômage malgré le rapide essor pris par le secteur moderne de 1960 à 1969. Durant les années 1970, toutefois, il faut s'attendre à ce que le problème du chômage urbain atteigne des proportions beaucoup plus vastes. 44. L'intensité de l'exode rural est évidemment fonction inverse de la réussite dss efforts de développement agricole car, et ceci souligne l'importance de ce développement, cette réussite peut inciter le paysan à ne pas quitter la terre. Afin de réduire au minimum possible l'écart entre revenus urbains et ruraux et par là l'attrait des villes, il - 24 - appartient à l'Etat de maintenir les prix payés au producteur agricole à un niveau aussi élevé que le permettraient des finances équilibrées. A l'occasion de leurs interventions dans les transactions agricoles, les Caisses de stabilisation agricole prélèvent un large tribut sur la valeur ajoutée de l'agriculture. Comme déjà signalé dans notre chapitre sur les finances publiques, ce r6le quasi fiscal des Caisses de stabilisation ajoute au caractère régressif du système fiscal camerounais. A mesure que progresseront les autres sources de revenus, cette fonction fiscale des Caisses de stabilisation devrait passer au second plan, au bénéfice du revenu des agriculteurs. 45. Etant donné l'incidence de l'exode rural sur le développement futur du Cameroun, une étude des facteurs qui sont à son origine s'impose. En dehors de cette notion générale que l'exode est lié à la recherche de rémunérations supérieures, à de plus grandes facilités de services publics qu'offrent les villes, on sait peu de choses sur les motivations des migrants. Si l'on désire influencer leurs décisions, il est nécessaire de connaftre leurs caractéristiques les plus importantes: âge, sexe, composition de la famille, origine ethnique, instruction, métier et revenu avant migration, éloignement de la ville - autant de points qui sont encore mal connus et qui appellent une étude approfondie des plus grandes aires de migration. 46. Une autre question à étudier serait la planification familiale. Une faible densité démographique, une urbanisation peu poussée portaient il y a peu de temps encore beaucoup de responsables à penser que la crois- sance démographique du pays (évaluée à 2,2 pour cent par an) ne posait pas de problème économique grave. En conséquence, les pouvoirs publics ne se sont pas encore attelés à l'élaboration d'une politique de contrale des naissances. Or l'évolution démographique et économique qui se poursuit actuellement ne justifie plus pareille attitude et de toute évidence il serait urgent qu'on entreprenne une campagne de planification de la famille, ne serait-ce que dans les villes. La situation risquerait de devenir plus sérieuse encore si une amélioration des soins médicaux, et notamment de la médecine préventive, aboutissait à réduire un taux de mortalité qui demeu- rera assez élevé. Ainsi que cela slest produit dans nombre de pays peu développés, l'on pourrait assister à un brusque accroissement du taux de croissance démographique qui passerait probablement à plus de trois pour cent. Nous avons déjà eu l'occasion, dans notre précédent rapport économique, de signaler qu'en pareil cas le taux d'épargne de l'économie tendrait à s'abaisser en raison de l'augmentation tant du nombre des per- sonnes à charge que des dépenses afférentes à des activités à fort coeffi- cient de capital telles l'éducation et l'administration publique. Tout cela ralentirait sensiblement les progrès du PIB, lequel se répartirait alors entre un beaucoup plus grand nombre de parties prenantes. Les pers- pectives économiques de la nation s'en trouveraient gravement compromises, d'od la nécessité, pour les pouvoirs publics, d'entreprendre dès que pos- sible l'étude de la tâche difficile que constituera l'organisation d'un programme efficace de contr6le des naissances. 47. Même dans le cas oû les efforts déployés pour enrayer l'exode rural seraient raisonnablement récompensés, le taux de croissance de la population urbaine ne pourra être que très élevé. Dans ces conditions, le problème que posera le chômage ne sera probablement pas entièrement résolu pendant les années 1970. Même au mieux, il est vraisemblable que s'aggravera le taux de chômage. Pour y obvier, dans la mesure du possible, et donner un certain élan à la croissance économique en général, il est de la plus extrême importance d'élaborer et de mettre en oeuvre une politique d'industrialisation efficace. Ainsi, non seulement l'industrie absorberait- elle un premier afflux de travailleurs mais d'autres encore trouveraient à se placer dans les activités de transport, de commerce, de banque et autres, suscitées par l'essor industriel. Par le passé, le gouvernement a surtout compté sur l'établissement d'un climat d'investissement libéral pour stimuler l'industrie. C'est une politique qui a eu du succès dans les premières années 1960 mais il semblerait que depuis peu l'on observe un certain désintérêt de la part des investisseurs. La t9che plus vaste qu'il faut accomplir mainte- nant para't exiger une politique industrielle plus combative et qui conser- verait les traits libéraux de l'ancienne. Nous proposerons dans la suite de ce chapitre quelques éléments, partie d'une telle politique. 48. Une promotion efficace du développement agricole et industriel pose des problèmes qui dépassent largement, en complexité, ceux qu'engendre l'extension de l'infrastructure et même de l'enseignement, du moins de l'en- seignement habituel. Infrastructure et enseignement présentent néanmoins un aspect d'urgence en ce sens qu'ils sont une condition préalable de réus- site pour l'expansion des activités directement productrices. Nous examine- rons dans la suite de ce chapitre également les besoins du développement de l'infrastructure et de l'enseignement. B. Evolution et perspectives sectorielles Agriculture 49. Quelle qu'ait été la migration vers les villes durant la dernière décennie, 80 pour cent environ de la population vivent encore à la campagne oû ils tirent leurs subsistance principalement de l'agriculture, élevage et pêche compris. La part de ce secteur dans le PIB est en déclin mais il de- meure de loin le plus important de l'économie et le restera pendant bien des années encore. La diversité des conditions climatiques et géographiques du Cameroun explique la grande variété qui caractérise la production agricole de ce pays. Deux produits, café et cacao, y prédominent néanmoins (58 pour cent des exportations de 1968). 5o. La production agricole est assurée, pour une large part, par de petits exploitants qui combinent les cultures de rapport et de subsistance sur des superficies qui vont de un à trois hectares. Les grandes productions d'exportation (café, cacao, arachides, coton) sont écoulées par le négoce privé mais à des prix à la production fixés par l'Etat. La concurrence que se livrent les acheteurs fait que les prix versés aux producteurs sont un peu plus élevés que les cours officiels. La rivalité entre négociants se traduit aussi parfois par de meilleures conditions de crédit offertes aux - 26 - exploitants pour leurs achats. La commercialisation par l'intermédiaire des coopératives n'a réussi que pour le café arabica. Au Cameroun oriental, la grande agriculture n'est représentée que par la SOPAME, récemment créée grâce à une assistance étrangère à laquelle le Groupe de la Banque a parti- cipé (ses plantations produisent de l'huile de palme), par une plantation d'hévéas étrangère et par quelques plantations de bananes. Au Cameroun occidental, l'agriculture de plantation est plus développée parce que l'Etat est propriétaire de la Cameroon Development Corporation (CMDEV) dont les plantations, qui couvrent environ 2h.000 hectares, produisent surtout du caoutchouc, de l'huile de palme et du thé. 51. Les revenus des petits exploitants sont faibles à cause de l'exiguité des terres cultivées et des mauvais rendements généralement obtenus. L'équipement agricole est primitif et, dans beaucoup de régions, les adjuvants ne sont que peu utilisés encore que, ces dernières années, certains progrès aient été accomplis dans l'emploi des engrais et autres additifs chimiques pour la culture du cacao, du café et du coton. En 1968/69, le revenu moyen en espèces du petit cultivateur se situait autour de 25.000 FCFA (90 dollars) par an, environ la moitié de celui de l'ouvrier le moins rémunéré travaillant 2.000 heures par an. Cette faiblesse du revenu agricole encourage certainement 1'exode rural sans être pour autant la cause unique des taux de migration élevés. En dépit des bas revenus agricoles, les prix payés à la production sont probablement assez attrayants pour inciter les petits exploitants à étendre et intensifier leurs cultures pourvu qu'on mette à leur disposition les crédits et l'aide technique nécessaires. C'est ce qui a été démontré, notamment, par le succès qu'a rencontré dès le début le programme de pulvérisation des cacaoyers et par la production cotonnière soigneusement supervisée du Nord. 52. L'on ne possède pas assez de détails pour déterminer l'évolution, durant ces dernières années, des termes de l'échange du petit exploitant, c'est-à-dire du rapport entre les prix qu'il paie et ceux qu'il perçoit. Ceux qu'il paie doivent avoir augmenté parallèlement au renchérissement général annuel de 2 pour cent environ constaté depuis quelques années. Ceux qu'il perçoit ont très peu augmenté pour le café, sont restés stables pour les palmistes et ont légèrement baissé pour les arachides. En revanche, les prix payés aux producteurs de cacao ont beaucoup progressé apràs le point très bas qu'ils avaient atteint en 1965/66, et les prix à la production ont également monté pour le coton. On peut donc dire que les termes de l'échange se seraient détériorés légèrement pour la plus grande partie du secteur agri- cole à l'exception des deux postes importants du cacao et du coton. La marge dont dispose l'Etat pour relever les prix à la production est minime dans le cas du café pour lequel le planteur reçoit 85 pour cent du prix f.o.b. s'il s'agit d'arabica et 75 pour cent s'il s'agit de robusta. Les producteurs de cacao niont touché que hl pour cent du prix f.o.b. extrêmement élevé pra- tiqué en 1968/69 mais, depuis cette époque, les prix à la production ont aug- menté tandis que les cours mondiaux fléchissaient. Il est probable que les prix à la production s'établiront, pour le cacao, entre 55 et 60 pour cent des prix f.o.b. en 1969/70. Comme les cours mondiaux du cacao varient à l'extrême, la marge laissée à une augmentation des prix à la production de cette denrée est probablement inférieure à ce qu'on croirait à première vue - 27 - en comparant la proportion du prix f.o.b. accordée aux producteurs du café et aux producteurs de cacao. Le gouvernement entend à juste titre éviter un nouvel épuisement rapide de la Caisse de stabilisation du cacao semblable à celui qui avait été enregistré en 1965/66 lorsque les cours du cacao s'étaient effondrés. 53. Les données sont rares en ce qui concerne les cultures de subsis- tance et présentent de sérieuses lacunes en ce qui concerne les cultures de rapport. Dépourvue d'informations sûres, la mission est partie de lihypo- thèse - arbitraire - que les cultures de subsistance avaient augmenté au même rythme annuel que la population totale, soit 2,2 pour cent. Les chiffres de production des cultures de rapport comportent de larges écarts de taux d'accroissement, comme on le verra dans le tableau suivant. L'augmentation de l'ensemble de la production agricole, pendant la période quinquennale ayant pris fin le 30 juin 1969, est évaluée à 3 pour cent par an. CROISSANCE DU VOLME DE PROIUCTION DE CERTAINES CULTURES DE RAPPORT (taux de croissance annuel moyen) 1958/1l961-1966/1969 1964/1965-1968/1969 Cacao 3,3% 2,8% Café arabica 12,9% 12,2% Café robusta 8,3% 8,2% Coton graine 9,1% 5% Caoutchouc 6,8% 4,0% Palmistes -2,0% Bananes -22,0% Tabac (chappe) 2,1% Arachides 13,9% 54. Le manque de coordination à l'échelon fédéral retarde le dévelop- pement de l'agriculture. Actuellement, lagriculture relève des Etats, qui ne semblent pas à même d'assurer la direction de ce secteur important. L'élaboration des projets qui doivent bénéficier d'une aide étrangère revient, dans une large mesure, au ministère national du Plan qui ne dispose malheu- reusement pas du personnel qu'exigerait une tâche aussi essentielle. Le Cameroun devrait posséder un effectif considérable de fonctionnaires capables de préparer des projets ou d'en surveiller la préparation par les consul- tants. Et la question se pose de savoir s'il ne serait pas possible de concentrer en matière agricole la prise des décisions entre les mains d'un ministère fédéral de 11agriculture et de liélevage lequel aurait droit de contrôle sur les activités dans les états fédérés. - 28 - 55. Les perspectives de la production agricole seront fonction, au premier chef, de l'accroissement possible de l'action gouvernementale. Non seulement le travail de préparation des projets mais encore la qualité du personnel et l'équipement des services de vulgarisation doivent être amé- liorés. Plut6t qu'une extension des fonctions de vulgarisation, c'est une concentration des nombreux services chargés de ces fonctions qu'il faudrait rechercher, ceci pour éviter qu'au niveau du village les cultivateurs ne reçoivent des conseils contradictoires. On devrait tendre à une certaine spécialisation régionale des cultures, qui ne sera possible que si les pouvoirs publics s'attachent à suivre une politique nationale cohérente en la matière. 56. L'amélioration du crédit agricole est une autre nécessité impor- tante. Les résultats du passé, en matière de crédit aux petits exploitants ntont pas été heureux, à l'exception toutefois de deux réussites notables: le programme de réhabilitation du cacao en vertu duquel les planteurs ont bénéficié de crédits pour l'achat de pulvérisateurs et l'autre, la remise d'engrais, à titre d'avance en nature consentie par les coopératives, durant la saison de la croissance, aux planteurs de café arabica. Il semble donc être démontré que les systèmes comportant un crédit agricole qui soit lié à l'exécution de programmes de productivité étroitement contr6lés ou qui soit fourni par des organismes de commercialisation efficaces soient de beaucoup préférables à l'établissement d'un organisme de crédit général tel que celui qui a été envisagé dans le second plan. Cultures vivrières 57. Même au regard de la faible densité générale de la population, les bonnes terres n'abondent pas dans l'ensemble et sont même parfois rares en pays bamiléké et dans le nord par exemple. Il faudrait, dans ces conditions, augmenter le rendement des cultures vivrières en amélio- rant les méthodes, les semences et en faisant un usage plus intensif des engrais. Or l'IRAT, l'organisme de recherche chargé de mettre au point les cultures vivrieres, niest pas encore en mesure de fournir les direc- tives nécessaires dans ce domaine. Il devrait être invité à étudier la question plus à fond et à defelopper ses relations avec les services de vulgarisation. Dans la région cotonnière, les agents de la CFDT (Compa- gnie française des fibres textiles) devraient être invités à conseiller les exploitants au sujet non seulement de la culture du coton mais de celle aussi des plantes vivrières. 58. Une régie d'Etat comme celle qui a été proposée pour la commer- cialisation des récoltes vivrières au Cameroun pourrait bien être une source de pertes financières. Il conviendrait plutôt d'envisager la création, financée par lEtat, d'installations de stockage suffisantes. Notons que c'est d'abord l'emmagasinage du millet et du sorgho qui aurait besoin d'être amélioré dans le nord. - 29 - 59. Tant la production que la consommation du riz restent faibles: 8.000 et 15.000 tonnes par an, respectivement. Une rapide augmentation de sa consommation devrait comme dans d'autres contrées d'Afrique, être le corollaire de lurbanisation au Cameroun. En supplément au plan pro- posé de culture du riz, dans le nord, qui intéresse 5.000 hectares, le gouvernement devrait examiner les possibilités de production existantes de cette denrée au voisinage des centres de consommation. Il faudrait étudier d'abord les perspectives de culture du riz dans la zone fores- tière du sud, naturellement arrosée par les pluies, et ensuite peut-être sous irrigation dans d'autres régions. Elevage et pêche 60. La consommation de la viande et celle du poisson sont assez élevées au Cameroun, qui se suffit à lui-même pour ces produits, sous réserve de certaines qualités supérieures qu'il doit importer. Le trou- peau est important mais l'élevage n'a qu'un rendement faible car les bêtes sont mal nourries et accusent une forte mortalité. Pour conserver son autarcie en ce qui concerne la viande, le Cameroun devra faire preuve d'une attitude plus dynamique. La recherche sur ce point est encore beau- coup trop limitée. Le pays dispose des sous-produits agricoles du coton, du palmier à huile, du cacao, qui pourraient être utilisés à l'engraisse- ment. En outre, une meilleure médecine vétérinaire réduirait la mortalité des veaux. 61. La production de poisson, évaluée à quelque 75.000 tonnes en 1967, provient par parties à peu près égales des eaux salées et des eaux douces. Les perspectives de la production maritime sont incertaines car on manque de données sur les ressources offertes par les lieux de pêche. Il serait utile d'étudier celles du littoral camerounais encore que ces ressources ne se révéleront, probablement pas très abondantes. La vente du poisson de mer congelé a commencé à l'intérieur du pays et devrait être intensifiée. Douala semble devoir disposer d'une capacité de fabrication de glace suffisante. Pour les petits pecheurs du littoral, il y aurait lieu de mettre sur pied un plan de crédit pour la motorisation de leurs barques. Ce plan devrait allier des conseils techniques à un contr6le attentif du crédit. Eafin, il conviendrait de mettre à l'étude l'amèlio- ration des installations du port de pêche de Douala. 62. La surpopulation du pays Bamiléké a amené le gouvernement à entreprendre des opérations de réinstallation rurale dans la région de Yabassi-Bafang oà existent de bonnes terres. Bien que l'exécution de ce projet se poursuive dans d'assez bonnes conditions, il serait indiqué de soumettre ses coûts et avantages à une critique serrée avant de décider son extension. Il semblerait possible de lancer un plan régional de mise en valeur agricole dans la région orientale que parcourt le chemin de fer transcamerounais en partie achevé, région oi sont réunis les conditions propices à plusieurs cultures et les moyens de communications améliorés résultant de la construction de cette voie ferrée. - 30 - Cultures d'exportation 63. Les perspectives du secteur de l'exportation sont assombries par la prévision d'un fléchissement des cours de tous les principaux produits, lesquels ne se maintiendraient pas aux niveaux élevés que la quasi totalité d'entre eux ont atteints en 1969/70. La mission prévoit bien une vigoureuse progression de l'ensemble de la production de 4,8 pour cent par an, en volume, de 1969/70 à 1975/76, mais l'augmentation en valeur du total des exportations sera probablement minime> 0,6 pour cent d'après nos calculs. Ce sombre pronostic s'explique en grande partie par les prix exceptionnellement élevés qui ont été pratiqués pendant l'année de comparaison. Les taux de croissance de 1968/69 à 1975/76 se présente- raient sous un jour relativement plus favorable: 4,l pour cent en volume mais h,9 pour cent en valeur pour les exportations. Nos calculs des va- leurs à l'exportation sont fondés sur un essai d'analyse par la Banque des perspectives du marché mondial. Etant donné la difficulté d'appré- hension exacte, en pareil cas, nos estimations ne valent que comme indi- cation de la tendance générale que suivrait l'évolution des cours. 64. Les cours mondiaux ayant tendance à fléchir, la politique agricole devrait viser en premier lieu à réduire les coîts de production et il y a de larges possibilités de le faire dans le cas de la plupart des produits. Le Cameroun devrait en outre slefforcer d'atténuer l'inci- dence générale des fluctuations des prix pratiqués sur le marché en pous- sant encore la diversification de sa production exportable. Il dépend encore trop exclusivement de ses exportations de café et de cacao. Une troisième orientation qu'il importerait de donner à la politique agricole serait l'amélioration de la coopération avec le secteur privé, notamment en ce qui concerne les perspectives de production en plantations. 65. La production de cacao devrait augmenter de près de 7 pour cent par an de 1969/70 à 1975/76. A plus long terme, il importerait surtout de remplacer les arbres trop vieux et peu productifs. Un vaste projet de replantation, comportant le remplacement de 360.000 ha de cacaoyers en vingt ans, faisait partie intégrante du second plan, et se retrouvera probablement dans le troisième plan. Les progrès en sont très limités. Il n'a pas été fait d'étude de préinvestissement qui eat établi éventuel- lement la justification économique du projet, déterminé les régions les plus propices et permis de proposer une organisation agricole capable de mener une entreprise aussi importante ce qui explique, dans une large mesure, la lenteur des résultats enregistrés. Une telle étude devrait être lancée sans délais. 66. Les perspectives de la production du café paraissent également assez bonnes. La mission prévoit que les exportations progresseront à raison de 3,2 pour cent pour l'arabica et de 2,9 pour cent pour le robusta. Dans ces prévisions sont comprises certaines quantités à mettre en réserve car les stocks actuels paraissent très faibles. Récemment le Cameroun s'est vu payer des prix favorables pour ses ventes hors quota (le quota de base prévu par l'Accord international sur le café est de 60.0C tonnes) mais, si les cours tombent comme on le pressent., le produit des ventes - 31 - aux pays non parties à l'accord tombera davantage encore. L'action à exercer en ce qui concerne le café devra tendre à augmenter les rendements en faisant usage d'engrais, par reconstitution des plan- tations, émondage des arbres et replantation plutôt qu'en extension dcs superficies cultivées. Dans le cas de l'arabica, l'on devrait procéder à une étude des zones qui vaudraient d'être reconstituées. Un plan tendant à l'amélioration de la qualité du robusta, actuelle- ment à l'étude auprès de l'IFC, paraît se justifier également. 67. La production de bananes s'est littéralement effondrée ces dernières années. La mission doute qu'il soit possible de retrouver les niveaux de jadis ou a fortiori de les dépasser. Il serait techni- quement, possible de convertir les plantations à la culture de la variété Poyo, plus robuste et qui résiste mieux a' la maladie. Toute- fois, une telle opération ne pourrait slopérer, dans les petites ex- ploitations objet d'un projet, que si les plantations étaient dirigées ou,du moins, soigneusement surveillées. Il est douteux que les sociétés banannières internationales s'intéressent à un tel projet de plantation en petites exploitations tant que les conditions institutionnelles et sociales garantissant le succès d'une telle entreprise resteront, comme cela parait être le cas, non remplies. Sans vouloir s'engager sur ce point, la mission pronostique une croissance modérée de la production de bananes par rapport aux niveaux très réduits atteints vers la fin des années 1960. La majeure partie des exportations serait réalisée par les plantations étrangères, de taille assez modeste qui existent actuellement et n'ont aucun projet notable d'expansion. 68. Caoutchouc. Le Cameroun présente des conditions favorables à la production du caoutchouc mais celle-ci n'a pas augmenté rapidement. La plantation étrangère qui existe au Cameroun oriental a des frais consi- dérables, elle est de surcroît mal entretenue. La CAMDEV a planté de nou- veaux hévéas au Cameroun occidental et sa production prendra de l'impor- tance après 1975. Il appartiendrait au gouvernement d'étudier, avec le secteur privé l'existence éventuelle, au Cameroun oriental, des terres propres à l'installation de plantations d'hévéa. 69. Arachides. Devant l'incertitude des débouchés sur le marché mondial et les frais de transport élevés qu'elle doit acquitter, des lieux de production du nord vers les ports, il n'est pas à conseiller, semble-t-il, de chercher à augmenter sa production pour l'exportation, ce d'autant plus que les besoins du pays en huiles et graisses seront couverts par la production accrue d'huile de coton et de palme. Nous recommandons néanmoins qu'il soit procédé à une étude de préinvestisse- ment des frais de production et de commercialisation d'un projet d'ara- chide comestible. 70. Le coton a rencontré un succès remarquable comme culture de petite exploitation sous le contrôle et la direction compétents de la Compagnie française des fibres textiles (CFDT). L'expansion de cette culture serait encore facilitée si les petits exploitants réussissaient à augmenter le rendement de leurs terres à plantes vivrières et pouvaient., - 32 - en conséquence, consacrer de plus larges superficies à la production du coton. Nous avons déjà recommandé, à cette fin, que les agents de la CFDT qui travaillent sur le terrain et connaissent la production vivrière soient chargés d'instruire ces exploitants. Nous proposons également qu'il soit procédé à la recherche de terres nouvelles se prêtant à la culture du coton. 71. Les plantations SOPAME et CAM4DEV qui reçoivent l'assistance, l'une et l'autre, de la Banque IDA, vont avoir un effet marqué sur la production d'huile de palme. Les deux projets visent essentiellement à satisfaire les besoins du pays mais il est prévu un excédent exportable. Nous ne conseillons pas d'entreprendre d'autres plantations mais il appartiendrait aux pouvoirs publics de stimuler l'intérêt que, sur la base des facilités de transformation et de commercialisation existant dans le cadre des projets actuels les petits exploitants pourraient témoigner pour cette culture. 72. Le thé est cultivé dans deux petites plantations du Cameroun occi- dental. Deux projets de taille modeste font l'objet d'études du FED et de la Banque. Comme la plus grande partie de la production de thé devrait être exportée et que les perspectives du marché mondial de cette denrée ne sont pas très encourageants, la justification économique des projets susmentionnés n'est pas encore très bien établie. 73. Parmi les produits d'exportation nouveaux qui resteraient à examiner figurent les avocats et le manioc. La consommation, en Europe, de ces denrées pourrait augmenter moyennant une publicité appropriée. Le Cameroun se prête excellement à la culture des avocats et devrait se mettre dès maintenant en contact avec les importateurs européens pour s'assurer une place sur le marché. Le manioc séché pour la nourriture du bétail trouverait peut-être en Europe des débouchés qu'il vaudrait la peine d'explorer. Forêts 74. L'exploitation des riches ressources forestières du Cameroun est encore relativement peu développée mais prend de l'importance. Ces cinq der- nières années, le taux de croissance annuel a été de 8 pour cent pour la pro- duction et de 9 pour cent pour les exportations. La production annuelle est actuellement de quelque 700.000 tonnes dont la moitié environ est exportée. C'est surtout en grumes que le bois est vendu à l'étranger mais les exporta- tions de bois scié et de contre-plaqué sont également en augmentation. La valeur d'ensemble des exportations représentait 9,h pour cent du total des ventes à l'étranger de 1968/69. Les perspectives de l'exploitation fores- tières au Cameroun sont bonnes si l'on en juge par les ressources disponibles, l'intérêt des sociétés forestières et l'avenir du marché des bois durs afri- cains. Les ressources disponibles permettraient une production continue an- nuelle de 2 millions de tonnes de bois en grumes. Pour ce qui est de l'abat- tage et de la demande de bois, la production pourrait augmenter à un taux annuel de 15 pour cent jusqu'à 1975/76 et, quant aux exportations, elles pourraient plus que doubler en valeur d'ici là. De graves difficultés de transport contrarient cependant l'activité de ce secteur. Ces dernières - 33 - années, la production s'est trouvée arrêtée de façon intermittente par le manque de matériel roulant des chemins de fer et d'installations de manu- tention du port de Douala. L' exécution des projets en cours d'étude qui prévoient l'amélioration du port de Douala et l'augmentation de la capacité de transport des chemins de fer devrait permettre à la production et aux exportations de se développer. Il faudra cependant prévoir de nouveaux investissements ferroviaires ou routiers desservant les zones forestières et une solution à long terme du problème posé par le port si l'on veut que l'exploitation forestière progresse au rythme de 15 pour cent l'an men- tionné plus haut. Il paraît peu vraisemblable, dans les conditions pré- visibles, que les productions et les exportations croissent plus rapidement que par le passé. Il en résulte une perte de recettes d'exportation, de rentrées fiscales et d'emploi qui ne laisse pas d'être grave. Nous exa- minerons plus loin, dans un paragraphe consacré aux transports, comment il pourrait être remédié à ce goulet d'étranglement. Mines 75. L'extraction minière est encore peu importante au Cameroun mais un certain nombre de gisements y ont été découverts qui pourraient s'avérer intéressants. Une prospection aérienne couvrant une bonne partie du pays est en cours de réalisation avec l'assistance technique du Canada. Le Cameroun a demandé l'aide du PNUD pour la suite des opérations sur le terrain. Des prospections d'ordre commercial sont effectuées par un cer- tain nombre de sociétés étrangères. On a mis à jour des gisements de bauxite à faible teneur d'alumine d'un milliard de tonnes à Minim Martap dans le nord. Si l'on y repère assez de minerai suffisamment riche, l'exploitation commerciale du gisement pourrait commencer vers la fin de la décennie en cours, ou plus tard. On pourrait s'attendre a un volume de production très considérable si l'exploitation est commercialement rentable de l'ordre d'au moins deux. à trois millions de tonnes par an. Une partie de ce minerai pourrait être utilisée par l'usine d'Alucam qui est installée près d'Edea dans le sud et qui, pour le moment, importe chaque année n0.000 tonnes dioxyde daluminium (chiffre qui pourrait atteindre 200.000 tcnnes après 1975) de Guinée. Le transport de ce minerai exigerait bien entendu plus de ratériel roulant ferroviaire et plus d'installations de r.uatention dans le port. On recherche également des gisements de cuivre dans le nord. Un gisement de gaz naturel estimé à 400 millions de mètres c.ubes a été découvert près de Douala; les pouvoirs publics étudient l'in- térêt que pourrait présenter la construction d'une usine d'Engrais azotés tirés de ce gaz. Les recherches de pétrole dans le bassin sédimentaire de Douala n'ont encore rien donné d'imaportant.Des gisements de 600.000 tonnes de pierre à chaux près de Figuil, dans le nor , constitue une autre ressource minérale à signaler. On construit actuellement une usine de ciment d'une capacité de 46.ooo tonnes. Une seconde usine qui desservirait le Cameroun méridional sera peut-être créée dans la région de Douala, si le bassin sé- dimentaire recèle suffisamment de pierre à chaux. Il conviendrait de dresser un inventaire méthodique de l'argile, du kaolin et des autres matières premières existantes avant de décider la construction de la fabrique de céramique diversifiée qui devrait servir à approvisionner le marché de l'UDEAC., - 34 - Industrie manufacturière et financement de l'investissement 76. Le secteur industriel assure essentiellement la transformation des produits agricoles locaux et la fabrication de biens de consommation qui, sur le marché local, se substituent à des marchandises d'importation. Une exception notable à cette règle est toutefois à signaler: la production à Edea d'aluminium à partir d'oxyde d'aluminium importé. L'industrie se concentre à Douala, où elle trouve l'infrastructure nécessaire, et qui est le centre de la région économique la plus populeuse du Cameroun. La pénurie de ter- rains et de main-d'oeuvre qualifiée, conjuguée avec des transports et des installations portuaires surmenées, pose toutefois un problème à Douala. Les zones industrielles régionales pré-aménagées envisagées pendant la pé- riode d'exécution du second plan n'ont pas encore été créées. L'industrie est presque entièrement propriété étrangère. La participation des Came- rounais aux investissements ou à la gestion est jusqu'ici minime. 77. La stabilité politique et une croissance économique régulière ont suscité un climat de développement industriel rapide au début et au milieu de la décennie 1960-1969. L'initiative privée a été favorisée par les dispositions d'un code d'investissement assurant une large protection doua- nière et des avangages fiscaux ainsi que par l'extension du marché consé- cutive à la création de l'UDEAC. Près de la moitié des entreprises ayant bénéficié d'avantages spéciaux sous le bénéficie du traité de l'UDEAC sont implantées au Cameroun. 78. On note depuis 1967 un ralentissement des investissements indus- triels. Un grand nombre des objectifs d'investissement sectoriel du second plan ne seront probablement pas atteints. Durant les deux premières années du Plan (1966/67 - 1967/68), les investissements de l'industrie lé- gère, avec un chiffre de 7,9 milliards de FCFA, ont légèrement dépassé les prévisions; cependant, bien que l'on ne possède pas sur ce point de données officielles, de toute évidence, ils ont, postérieurement à cette époque, accuse un très net déclin. Il n'a été enregistré en 1968 qu'une seule crátion d'entreprise manufacturière. Presque tous les investissements sont venus, comme on s'y attendait, du secteur privé, sous forme de capital- actions étranger ou camerounais, ou de financement accordé par les banques de crédit commercial. Malgré ce ralentissement des investissements, la production manufacturière des principales entreprises s'est accrue, en valeur, de 27 pour cent en 1969. Ce résultat est dû, en grande partie, à une utilisation plus complète de la capacité existante et, dans le cas de certains produits importants, comme le cacao et l'aluminium, aux prix à l'exportation. 79. Il fallait s'attendre à un fléchissement des investissements puisque le premier stade de la croissance industrielle touchait à son terme. Leur ralentissement prolongé s'explique toutefois par l'absence d'une poli- tique active de l'Etat en faveur du développement industriel, le "libé- ralisme planifié" s'étant révélé incapable de soutenir l'élan du secteur privé. L'application inefficace et peu cohérente du code des investissements- instrument d'ailleurs compliqué- , de l'institution de pesants contrôles des prix, aussi la lenteur des formalités douanières et portuaires ont détérioré les relations entre le secteur industriel et les pouvoirs publics. En outre, un chômage croissant, particulièrement à Douala et à Yaoundé, fait que des pressions s'exercent sur le gouvernement pour l'inciter à intervenir dans l'industrie à un moment où le manque de confiance du secteur privé se trýhit déjà par la baisse du volume de l'in- vestissement. Cette situation appelle d'urgence de nouvelles initia- tives propres à rétablir la bonne entente. 80. Les deux institutions de développement de l'Etat: la Banque ca- merounaise de développement (BCD) et la Societé nationale d'investissement (SNI) ne jouent qu'un rôle mineur dans l'investissement. Handicapée par un passé de prêts non remboursés dans les délais et par une gestion mé- diocre, la BCD a vu ses crédits .éduits depuis 1965 par la Caisse Centrale, sa source principale de financement à long terme. Elle s'est alors can- tonnée dans le financement à court terme des récoltes, qui représentait plus de 70 pour cent du total de ses prêts durant les trois exercices antérieurs au 30 juin 1969. Les prêts à l'industrie se sont élevés à 48 pour cent de ses opérations à moyen et à long terme de l'exercice 1968/69 contre 43 pour cent en 1 67/68. Les progrès sont freinés par le manque de bons projets et la pénirie d'agents d'investissement expérimentés. 81. La SNI, qui prend des articipations dans les entreprises indus- trielles, connaÎt également des ifficultés financières et de gestion. Elle tire le plus clair de ses r ssources de l'émission de bons d'équi- pement à deux ans et 3,5 pour ceit auxquels les banques et d'autres éta- blissements sont tenus de souscr.re. La responsabilité du remboursement de ces bons est passée depuis peu du Trésor à la SNI elle-même, ce qui a encore obéré sa situation fina.cière, laquelle souffrait déjà de dé- ficits de fonctionnement dus à s frais élevés et à un portefeuille dont le rendement était faible. Jusq'à mars 1970, la SNI a pris des parti- cipations auprès de 27 sociétés, pour un montant total de 1,96 milliard de FCFA. Elle se satisfait nor+lement de participations minoritaires, mais les participations majorita*res (notamment dans des hôtels) prises souvent par ordre du gouverneme forment une part importante de son portefeuille. 82. Il existe des possibil tés de croissance industrielle plus ra- pide au Cameroun, encore que la seconde étape de l'industrialisation du pays sera peut-être plus lente e la première. Il est encore des biens de consommation qui peuvent se abriquer à partir de matières premières camerounaises (peaux, coton, ca ao, fruits, etc.). L'industrie manufac- turière pourrait produire plus e textiles et de vêtements, du café so- luble, plus d'huile de palme, d savon et de cosmétiques, de la farine de poisson et des jus de fruits. Une fabrique d'engrais et une autre de sacs, toutes deux prévues par 1 second plan, en sont encore au stade des études., de même que la construc ion d'une raffinerie de pétrole à Douala. 36 - Les perspectives de croissance 1 s plus sûres résident probablement dans une transformation plus complète du bois qui se trouve en abondance au Cameroun. Un vaste projet conce ant la fabrication de papier et de pâte à papier, qu'étudie actuell ment le gouvernement, ne semble pas devoir être rentable, mais les p rspectives d'exportation du contre- plaqué, des panneaux de bois rec nstitué et celles du développement de la fabrication locale des meuble et des caisses apparaissent favorables. 83. Il nous a été indiqué fficiellement que le troisième Plan, en ce qui concerne l'industrie manu acturière, mettra une fois de plus l'accent sur le rôle dominant de l'entreprise privée mais que la politique officielle encouragera les indus ries tournées vers l'exportation, em- ployant beaucoup de main-d'oeuvre et une transformation plus poussée des matières premières du pays. Il favorisera également le développement de l'esprit d'entreprise autoch ne. On ne possède pas de renseignement sur les prévisions d'investisse nt inscrites dans ce plan mais les éva- luations de la mission, fondées sur ce qu'on sait des possibilités d'expansion des principaux sec eurs, font état d'investissements (en dehors des projets concernant l bauxite, le raffinage du pétrole, le papier et la pâte à papier) qui pourraient être de l'ordre de 13 à 15 milliards de FCFA (à rapprocher de l'objectif de 17,4 milliards retenu dans le second Plan). Ces inve tissements aboutiraient probablement à accroître l'emploi industriel d quelque 7.000 postes d'ici à 1975/76, soit d'environ 18 pour cent par rapport au niveau actuel. Toutefois, une amélioration rapide et pron ncée des transports, l'adoption par le Goavernement d'une politique d'Industrialisation clairement formulée et efficacement appliquée perme trait d'obtenir des résultats plus favorables. 84. Les indications en fa eur d'une telle politique sont claires. Le capital et l'initiative du s cteur privé doivent être les facteurs principaux de l'industrialisati n mais c'est à l'Etat qu'il appartient de fixer les types et sites d'indu trie devant bénéficier d'un statut prio- ritaire, le degré de protection à assurer et le rôle que joueront les institutions officielles dans 1 financement de l'industre. L'appareil administratif de développement ndusti-iel et d'application du Code d'in- vestissement est â reviser. Un ministère spécial de la promotion indus- trielle devrait être mis sur pi d, dont la mission serait de faire démarrer aussi promptement que possible train continu de projets étudiés, réa- lisables et rentables. Les dro ts de douane applicables aux matières premières et aux produits inte édiaires, qui sont souvent plus élevés qu'il ne serait souhaitable d'un poin de vue économique, de même que les lourdes formalités de contrôle des prix sont à revoir. 85. Outre l'amélioration es installations mises à la disposition de l'industrie (y compris la révis on du programme des zones industrielles), le pays a besoin d'un programme de formation dont le but serait de le doter d'un plus grand nombre d'ouvrie s qualifiés. On devrait s'attacher tout spécialement à encourager les C erounais à participer à la propriété et a la gestion industrielles, et étudier les mesures à prendre pour les y inciter. Pour aider au finance ent de cette participation accrue, il conviendra de développer l'épar ne locale et de l'orienter vers les inves- tissements productifs. C'est 1 un objectif dont la recherche est - 37 - contrariée par les minima élevés fixés pour l'ouverture de comptes d'é- pargne et les faibles taux des i térêts versés sur les dépôts. De même, les exigences de la banque centr le en matière de réescompte favorisent les grandes sociétés, bien assis s, au détriment de la petite entreprise camerounaise. 86. Il siérait que la BCD t la SNI prennent une part plus importante au financement industriel. Leur fonctions respectives sont à réexaminer afin de voir notamment si leurs ôles dans le financement à long et à moyen termes ne chevauchent pas t s'il n'y aurait pas lieu de séparer les transactions saisonnières à ourt terme de la BCD des opérations de crédit de développement à plus 1 ngue échéance. Une fois leurs rôles respectifs déterminés, il y aurait lieu d'étudier le problème consistant à doter ces deux institutions de ressources appropriées. Transports 87. La dépendance où se t ouve le Cameroun à l'égard du commerce extérieur et les distances qui éparent les uns des autres ses principaux centres d'activité économique c nfèrent une importance vitale à la né- cessité d'avoir des transports déquats. Le gouvernement ne l'ignore pas et a su accorder la plus ha te priorité à l'infrastructure des transports dans sa planification de l'investissement public. Quarante- cinq pour cent environ de cet i estissement, tel que prévu dans le second Plan, devaient aller à 'ensemble des modes de transport. 88. Les principaux sont 1 s routes et les chemins de fer. Il existe environ 21.500 kilomètre de routes principales dont 1.270 km sont revêtus. Le réseau ferrov*aire qui compte actuellement 840 km, dessert principalement l'axe no d-sud. On lui ajoute actuellement 335 km de voies. Les transport fluviaux intérieurs sont peu importants. Les transports aériens complète t utilement les transports de surface. Le réseau de transports a son c ntre à Douala, la capitale économique du pays et son plus grand port. 89. Toutes les subdivisio s du secteur des transports auraient certes besoin d'améliorations m is on peut discerner deux grands problèmes. Tout d'abord, le port de Douala ne peut plus, dans smn état actuel, écouler le trafic extérieur cro ssant du pays. L'augmentation de la ca- pacité de ce port est un object f hautement prioritaire parmi les projets de transports. La Banque étudi en ce moment un petit projet qui ré- pondrait aux besoins les plus p essants. D'autres études en cours portent sur une solution à plus long te me. Dans l'intervalle il devrait être possible de mieux utiliser les nstallations existantes en rationalisant leur gestion et en améliorant 1 s relations entre les autorités portuaires et douanières et le secteur pri é. Le second problème est celui des liaisons dans les régions fore tières et le sud-est du pays qui laissent à désirer, comme précédemment signalé. Il existe à ce problème nombre de solutions, routières et ferr viaires, qui sont actuellement étudiées dans le cadre d'une enquête sur les transports régionaux, enquête financée par le PNUD'. En tout état de c use, même si une solution ferroviaire - 38 - devait prévaloir, il serait nécessaire de prévoir des constructions routières pour permettre l'exploitation des forêts jusqu'au moment où la voie ferrée sera achevée. Il importe donc au premier chef de déterminer les grands pro- jets routiers à entreprendre dans 10 région. La mission a arrêté en la ma- tière un certain nombre d'options pcssibles qui ont encore besoin d'être vérifiées. 90. Les autres conclusions de la mission peuvent se résumer ainsi qu'il suit: Grandes routes. Amélioration urgente de larges tronçons du réseau des grandes artères. Une li te de projets routiers amplement jus- tifiés a été établie (dans laquelle ne sont pas comprises les routes fo- restières du Sud-Est), à entrepren e durant la période diexécution du troisième Plan. La plupart de ces rojets sont à l'étude et des contacts ont été pris avec des bailleurs d'i de. Les investissements à consentir à ce titre se monteraient à quelque 10 milliards de FCFA. L'état des routes est en progrès grâce à la cr ation, avec l'assistance financière et technique de l'étranger, d'un or anisme central de l'équipement d'en- tretien. Il n'en sera pas moins né essaire d'augmenter les allocations budgétaires pour faire face à un tr ic en rapide accroissement. Le gouvernement étudie la réorganisati n des transports routiers mais il semble que les solutions proposées rocèdent d'un esprit rigide assez peu économique qui pourrait conduir à étouffer la concurrence entre usagers de la route, ce au détrimen des autres secteurs de l'économie. 91. Chemins de fer. Il convi ndrait d'améliorer la liaison Douala- Yaoundé dont la capacité et le rend ment doivent être accrus. On a entre- pris d1augmenter le matériel roulan , d'améliorer les gares et de refaire des voies, en partie avec l'assist ce de la Banque. Le redressement de l'ancien tracé vétuste, très sinueux, sera étudié, du point de vue écono- mique du moins, en relation avec le projet ferroviaire de la Banque. La solution la plus économique consistera probablement dans la réfection de parties de la voie plut6t que de la voie tout entière. 92. De gros investissements de complément (5 milliards de FCFA) seront nécessaires, durant la période d'exécution du troisième Plan, au titre du dernier tronçon (Belabo-lN aoundéré) du Transcamerounais, pour lequel un financement international (FAC, FED et USAID) a été mis sur pied. Les investissements d'infrastructure, de matériel roulant, de re- nouvellement, etc. s'élèveront à quelque 8 milliards de FCFA. Des pro- positions concernant la modernisation et l'extension du réseau actuel pendant la période du Troisième Plan, pour un total de 27 milliards de FCFA, nous ont paru soit antiéconomiques soit prématurées. Si l'on suppose que ces investissements ntont pas lieu durant la période en question, l'investissement total, consacré aux chemins de fer de 1971/72 à 1975/76, s'éléverait à 13 milliards, chiffre à rapprocher de celui de 20,8 milliards de FCFA qu'atteindront, selon les estimations, les inves- tissements effectivement réalisés dirant la période du second Plan. - 39 - Energie électrique 93. Deux grandes sociétés semi-publiques, l'Energie électrique du Cameroun (ENELCM) et l'Electricité du Cameroun (EDC) exploitent la plus grande partie du réseau électrique du Cameroun oriental. ENELCAM ne s'occupe que de la production de l'électricité tandis que l'EDC se charge surtout de la distribuer au public. POWERCAM exploite le secteur élec- trique de la plupart des centres du Cameroun occidental. 94. Les cours dleau du Cameroun se prêtent à la production d'élec- tricité. Il a été construit jusqu'ici une grande centrale hydro-électrique à Edea, dont la capacité installée est actuellement de 156 vM. C'est elle qui alimente l'usine d'aluminium ALUCAM laquelle compte pour plus de 80 pour cent de toute l'électricité consommée au Cameroun. Toutefois, en vertu d'un accord passé avec l'Etat, la centrale d'Edea réserve 20 MW de sa capacité de production à Douala et Yaoundé, villes auxquelles elle est reliée par un réseau de distribution de 90 kv. A cause de cet accord et de la retenue insuffisante ménagée sur la Sanaga pour la centrale d'Edea, ALUCAM ne travaille qu'à 85 pour cent environ de sa capacité annuelle. C1est là une situation qui s'améliorera lorsqu'auront été effectués, dans le cadre du troisième Plan, les travaux de régularisation de la Sanaga (construction d'un barrage à Bamendjin et exhaussement du barrage de lqbakaou) et installées des génératrices supplémentaires (achèvement d'Edea III). L'exécution de ces projets portera la capacité d'Edea de 1c6 à 258 iW. La Caisse centrale et la Banque européenne d'investissement étudient en ce moment leur financement qui s'éldvera à un total de 4 milliards de FCFA. ALUCAM sera alors en mesure de tourner * pleine capacité (56.000 tonnes d'aluminium) durant toute l'année et les fournitures d'électricité garanties à Douala et Yaoundé seront portées à 80 MW. 95. Un autre gros investissement envisagé par le Cameroun est celui qui permettra le doublement du débit des lignes alimentant Douala et Yaoundé pour une dépense de 4,9 milliards de FCFA. EDC estime que la consommation de ces villes et des onze centres secondaires qu'elle dessert croftra durant les années 1970 à la cadence de 1 pour cent par an, la même à peu près qui avait été enregistrée de 1963/64 à 1968/69. Est éga- lement à l'étude un projet concernant la fourniture d'électricité d'origine thermique à un certain nombre d'autres centres secondaires, qui reviendrait, d'après les estimations, à 2,9 milliards de FCFA. Si le Cameroun peut réu- nir à l'étranger les fonds nécessaires pour ces deux projets, le chiffre global des dépenses consacrées durant la période du troisième Plan à ces projets pourrait atteindre quelque 5 milliards de FCFA. 96. Eh prévision de l'augmentation future de la consommation publique d'électricité et du doublement éventuel de la capacité de production de ALUCAM vers 1975, ENELCAM et EDC envisagent un très important programme d'expansion de leurs capacités de production d'ici à 1990. ENELCAM a achevé les études relatives à la construction d'une centrale hydro-électrique à Song Loulou sur la Sanaga, à 90 km en amont d'Edea. Cette centrale dont la capacité installée serait de 125 MvW et coûterait 11,5 milliards de FCFA - 40 - fournirait à ALUCAM l'électricité supplémentaire dont elle aurait besoin si elle décidait de doubler sa capacité de production. EDC vient d3entamer l'étude d'une autre centrale hydro-électrique à Nachtigal, également sur la Sanaga, à quelque 250 km en amont d'Edea. Le prix de revient total serait d'environ 9 milliards de FCFA pour une capacité installée de 250 MJ. Les travaux commenceraient en 1975 pour s'achever en 1978. La capacité de la centrale serait portée graduellement à son maximum qu'elle atteindrait en 1988. 97. Aucun financement n'a été obtenu jusqu'ici pour l'un ou l'autre de ces projets. Avant qu'une décision définitive ne soit prise à leur sujet, il y aura lieu de songer à deux points importants: 1. Les intentions de ALUCAM touchant l'expansion de sa production n'ont pas encore été clairement définies. 2. L'ordre des travaux proposé dans le programme d'EiELCAM et de EDC suscite des doutes sérieux. La mise en oeuvre de ce pro- gramme exigerait de gros investissements (17 milliards de FCFA, soit 83 pour cent du devis total des deux projets) entre 1971 et 1978. Si l'on tient compte de la demande d'énergie prévue, il serait peut-être préférable d'intervertir l'ordre des travaux en achevant Nachtigal entre 1973 et 1976 et de différer la construction de Song Loulou jusqu'à 1983-1986. ALUCM4 resterait en mesure de doubler sa production d'ici à 1976, la future demande d'électricité serait satisfaite et les dépenses afférentes à la seconde centrale (11,5 milliards de FCFA) seraient remises à 5 années plus tard au moins, ce qui permettrait d'étaler ltinvestissement sur un nombre d'exercices considérablement plus élevé. Cette solution devrait être examinée de près, quitte à reviser le programme d'investissement d'ENELCAM et d'EDC si la chose apparaissait nécessaire. Si ALUCAM ne doublait pas sa capacité de production, Nachtigal desservirait la clientèle "non-aluminium", comme il était prévu à l'origine dans le programme d'EDC, et la construction de Song Loulou ne serait pas nécessaire pendant de longues années encore. 96. Un autre projet est à Ilétude, dont la réalisation serait envisa- gée dans les dernières années 1970. Il s'agit de la construction d'instal- lations hydro-électriques et d'irrigation à Lagdo sur la Bénoué et dont le devis s'élèverait à 3,5 milliards de FCFA. La justification économique de ce projet n'est pas encore démontrée. Enseignement Main-d'oeuvre et système d'enseignement 99. Le système d'enseignement camerounais, bien qu'il ait été consi- dérablement renforcé ces dix dernières années, n'est pas encore en mesure de fournir le personnel de niveaux moyen et supérieur dont le pays a besoin. En raison surtout de la pénurie de main-d'oeuvre autochtone qualifiée un grand nombre d'étrangers occupent les postes de commande et techniques du secteur privé notamment. C'est ce qui ressort du tableau ci-dessous: - 41 - Tableau 11: PERSONNEL ETRANGER DANS CERTAINES CATEGORIES D'EMPLOIS EN 1965 Secteur public Secteur privé Total % diétrangers Total 7 d'étrangers Main-d'oeuvre qualifiée et emplois de bureau 23.610 1% 9.680 8% Agents de maîtrise et jeunes cadres administratifs 284 31% 2.349 37% Techniciens 3.180 19% 940 54% Direction 1.592 48% 939 65% Total 28.666 6% 13.908 19.9% 100. La main-d'oeuvre du secteur moderne devra être renforcée d'ici à 1975 des 21.000 travailleurs sortis du premier cycle de l'enseignement secondaire ou d'un enseignement plus poussé.I/ Grâce à cet appoint diau- tochtones qualifiés, le pourcentage des étrangers dans la main-d'oeuvre camerounaise se trouverait modérément abaissé, ce qui s'accorderait avec les vues du gouvernement, lequel poursuit une camerounisation progressive. En chiffres absolus cependant, le nombre de ces étrangers augmenterait. Un accroissement plus rapide d'autochtones dans les effectifs du travail est irréalisable à cause des lacunes que présente l'enseignement actuel. Il ne sJagit d'ailleurs pas seulement du nombre des travailleurs mais aussi de leur qualité, et de l'adéquation de l'enseignement dispensé. Un crédit IDA (No 161 - CM) signé en aoú't 1969 a pour but en lui apportant les réformes nécessaires de rendre le système éducatif compatible avec une expansion réaliste. Expansion de l'enseignement 101. Les efforts énergiques déployés pour développer lienseignement se reflètent dans les données ci-dessous concernant les effectifs scolaires. Tableau 12: EFFECTIFS SCOLAIRES Augmentation Augmentation Effectif annuelle Effectif annuelle 1968/69 1964/65-1968/69 1968/69 1964/65-1968/69 Primaire 683.000 4,3i 180.000 11,4/z Secondaire classique 37.237 12,6%6 4.531 16,2% Secondaire technique 11.553 1h,3% 1.788 12,4% Supérieur, effectif en 1968/69: 3.176~ lf Voir "Appraisal of an Education Project in Cameroun", chapitre 4, Rapport de la BIRD No PE - 5 (a) juillet 1969. Cette évaluation est fondée sur un taux de croissance annuel de 6,1 pour cent du PIB. 102. La population scolarisable dans le primaire l'a été,en 1968/69, à 64 pour cent au Cameroun oriental et 57 pour cent au Cameroun occidental. Il existe cependant de grandes différences de région à région. Dans la ré- gion nord, le taux de scolarisation n'est que de 25 pour cent. Ces diffé- rences régionales se marquent encore plus fortement dans le secondaire, pour lequel les principales villes du Cameroun du Sud-Ouest s'attribuent environ les trois quarts du total des effectifs. Coût de l'enseignement présent et futur 103. Les dépenses dienseignement courantes constituent 19 pour cent environ du total des dépenses courantes.j/ Celles auxquelles l'Etat aurait à faire face seraient d'au moins un tiers plus élevées s'il ne bénéficiait pas pour cette tache d'une assistance technique étrangère et de l'aide d'or- ganismes privés comme les missions, par exemple. Le coût élevé de l'ensei- gnement par rapport à l'ensemble du budget de l'Etat limite à l'évidence l'expansion prévisible du système. Le gouvernement aura à prendre une dé- cision d'importance fondamentale en ce qui touche l'instruction primaire notamment. Si les effectifs de l'enseignement primaire continuent de s'accroître approximativement au même rythme que par le passé, et si les ratios: élèves/maîtres et élèves/classes devaient être maintenus à leurs chiffres actuels, les investissements intéressant les écoles primaires publiques à consentir durant le troisième Plan se monteraient, selon les calculs préliminaires de la mission, à 9 milliards de FCFA, y compris les crédits nécessaires à l'extension des écoles normales dlinstituteurs. Par ailleurs, la nécessité de former suffisamment de personnel de quali- fication moyenne ou supérieure, pour satisfaire aux besoins des secteurs public et privé, entrainerait également des besoins d'investissement très considérables dans le secondaire et l'universitaire. A titre provisoire également, nous avons évalué les besoins, pour la période du troisième Plan, à 10 milliards de FCFA. Quant aux besoins d'investissement rela- tifs à l'enseignement supérieur technique et commercial, ils pourraient atteindre 2 milliards de FCFA. L'ensemble des investissements à prévoir pour lenseignement dans le cadre du troisième Plan serait donc de 21 milliards de FCFA, chiffre oui dépasserait largement ce qui peut être attribué à ce secteur pour cette période. On ne dispose pas des éléments d'appréciation nécessaires, évidemment, mais il semble que les investisse- ments publics ne pourraient pas être très supérieurs, au total, à 100 milliards de FCFA (voir paragraphe 113 ci-dessous). Etant donné les besoins urgents à satisfaire dans les autres secteurs, nous sommes d'avis que l'investissement destiné à l'enseignement ne devrait pas constituer une fraction beaucoup plus importante des investissements publics totaux que dans le second Plan, oû cette fraction était de 8,5 pour cent. Il serait donc peu réaliste apparemment de prétendre, pour l'enseigne- ment, à un investissement supérieur à 10 à 12 milliards de FCFA. Nous en concluons que le Cameroun n'arrivera pas à mener de pair le maintien du taux de croissance passé de l'instruction primaire (qui aboutirait à une scolarisation de 75 pour cent en 1975/76) et le développement de l'enseignement secondaire et supérieur nécessaire pour assurer la crois- sance de l'économie. Sur ce point un choix fondamental s'impose. 1/ Cette estimation tient compte du fait qu'une proportion importante des dépenses locales des assistants techniques étrangers qui travaillent dans l'enseignement est fournie par le budget de l'état. - 43 - Evaluation du système d'enseignement et de la stratégie de développement 104. Les considérations qui vont suivre peuvent avoir leur utilité pour fixer la stratégie de développement la plus appropriée. Le système d'enseignement semble se caractériser, à tous les niveaux, par une forte proportion d'abandons et de redoublements et par le petit nombre dIélèves qui finissent par obtenir les qualifications qu'ils sont censés obtenir dans l'établissement fréquenté. Au Cameroun oriental, la probabilité qu'un élève qui entre en première année du primaire termine convenable- ment la classe terminale est de 20 pour cent environ, et la probabilité qu'il entre dans l'enseignement secondaire, de 8 pour cent seulement. De même, parmi les élèves de l'enseignement secondaire, 47 pour cent seulement obtiennent le certificat délivré à la fin de la quatrième année et 11 pour cent seulement le baccalauréat qui ouvre les portes de l'uni- versité. Le petit nombre de jeunes gens qui se qualifient pour suivre l'enseignement supérieur (environ 400 par an seulement, dont une certaine proportion ne désirent pas pousser leurs études plus loin) limite grave- ment l'utilité de l'enseignement supérieur. Il résulte de cette situation, qui témoigne du peu d'efficacité de l'enseignement dispensé, un niveau élevé de dépenses courantes par élève. Au Cameroun oriental, ces dépenses sont estimées à 6.100 FCFA par année/élève pour liécole primaire et à 21.500 FCFA par année/élève pour l'enseignement secondaire. Ces valeurs sont à rapprocher du montant total des dépenses courantes que l'Etat con- sent par habitant au Cameroun, qui est de 6.000 FCFA. Il y a plus: si ces dépenses sont comparées au petit nombre des sujets qui achèvent con- venablement leurs études, c'est à un multiple de ces chiffres que s'éta- blissent les coats en question. l05. Le petit nombre de sujets qui sortent des enseignements secon- daires et supérieur - malgré les très grosses dépenses consenties - n'est pas suffisant pour fournir à l'économie les éléments qualifiés dont elle a besoin. Dans des conditions idéales, la stratégie du développement devrait tendre à améliorer le rendement du système et plus spécialement à augmenter le nombre des sujets formés par les enseignements secondaire et supérieur munis des qualifications techniques, commerciales et profes- sionnelles nécessaires au Cameroun. L'augmentation du nombre des élèves ne serait pas le but final. En matière d'enseignement primaire, les efforts se limiteraient à une amélioration de la qualité. Pour cela, il conviendrait de développer les moyens de formation des instituteurs et d'adapter les programmes d'études aux besoins culturels, sociaux et économiques du pays. Les investissements dans la construction à part ce qui est destiné aux écoles normales d'instituteurs seraient concentrés sur les enseignements secondaire et supérieur. La nécessité d'une réforme des programmes et d'un accroissement des moyens de formation des maîtres de ces niveaux est évidente et exige qu'on s'y arrête. Etant donné le bref séjour qu'elle a fait au Cameroun, la mission ne peut qu'esquisser sommairement l'action à entreprendre. Il y aurait évidemment lieu de procéder à un complément d'étude, affecté d'une haute priorité, qui permettrait de dresser, en matière d'enseignement, un plan d'investisse- ment et de réforme satisfaisant. - 44 - Tourisme 106. Les attraits touristiques du Cameroun comprennent les plages de Kribi (Cameroun oriental) et de Victoria (Cameroun occidental), la faune de la partie septentrionale et un folklore interessant dans di- verses régions. On a compté quelque 18.000 touristes en 1969/70 sur lesquels 6.000 participaient à des voyages organisés par diverses agences (en majorité allemandes) qui depuis plusieurs années affrètent des avions pour le Cameroun et mettent sur pied des excursions dans les régions ci- dessus mentionnées. Depuis 1967, le nombre des touristes en visite au Cameroun a augmenté de 3.000 chaque année, malgré le peu de chambres d'hôtel disponibles et la qualité à peine satisfaisante des transports à l'intérieur du pays. Les dépenses effectuées par les touristes se sont élevées à un total d'environ trois millions de dollars en 1969/70. Le gouvernement est conscient de l'intérêt croissant porté par les touristes au Cameroun et a l'intention d'accentuer les efforts qu'il déploie en faveur du tourisme. 107. Il était prévu, dans le second Plan, pour l'ensemble du secteur du tourisme, un investissement d'environ 2 milliards de FCFA qui servirait surtout à développer la capacité hôtelière. Les investissements effectués jusqu'ici dans la construction et l'équipement des hôtels dépassent les projections retenues dans le plan en raison de la construction à Yaoundé et à Garoua de deux hôtels qui ont coaté, respectivement, 1,7 milliard et 220 millions de FCFA. 108. Les mesures à prendre pour développer le tourisme seraient les suivantes: amélioration des statistiques du tourisme, qui sont actuelle- ment insuffisantes; coordination des activités du bureau central du tou- risme, des bureaux régionaux, des directions d'hôtels et des agences de voyages; développement de la capacité hôtelière notamment à Douala, à Kribi, à Waza (parc d1animaux sauvages), à Bafoussam et à Maroua; coor- dination des horaires des vols à destination et en provenance de Douala. 109. Avant de se livrer à de gros investissements, il y aurait lieu de dresser un plan général du développement du tourisme. Une attention par- ticulière devrait être dévouée aux investissements actuellement envisagés pour les aéroports de la partie septentrionale du pays. Les touristes qui ont l'intention de visiter cette région ont maintenant l'habitude de dé- barquer à Fort-Lamy où existe un aéroport international cui ré:ond aux besoins actuels. La question plus importante est de savoir si le développe- ment du tourisme et d'autres secteurs économiques justifie un aéroport in- ternational au nord. Il conviendrait également de mettre à l'étude la proposition récemment faite par Air Afrique en vue du développement du tourisme régional (Propositicn H.tafrique) et ses avantages et inconvénients du point de vue camerounais. C. Perspectives générales de croissance 110. La croissance du PIB risque dtêtre un peu plus lente au cours de la première moitié de la décennie 1970 que durant les cinq dernières années, tout an restant très supérieure à l'accroissement démographique. Le pro- nostic repose sur le fait que les recettes d'exportation n'augmenteront que lentement après 1970 en raison de la baisse des cours, que l'on manque de projets agricoles et industriels et qu'il existe un goulot d'étranglement dans les transports. En analysant les tendances de la production pour cha- cune des grandes cultures, on aboutit à la conclusion que le taux de crois- sance global de la valeur ajoutée agricole sera de 3,6 pour cent. Dans ce calcul, nous avons compté les grandes exportations agricoles à leurs prix courants tels qutils ressortent des essais d'analyses de produits de base faites par la Banque. Dans l'ensemble, ces cours, pour 1975/76, ne seraient que légèrement inférieurs à ce qu'ils étaient en 1968/69, d'où une projec- tion de l'accroissement en valeur ajoutée qui ne différerait pas trop de la projection de l'accroissement en volume. Néanmoins, il faut s'attendre à une forte baisse des cours par rapport au niveau très élevé qu'ils ont connu en 1969/70. Il s'ensuit que les revenus procurés par l'exportation devraient plus ou moins stagner après 1970. Ce phénomène ne manquera pas, pendant les années en question, d'exercer un effet dépressif sur l'activité des autres secteurs de l'éconorie, qui avaient bénéficié ces cinq derniares années de la vive progression des recettes d'exportation. 111. Etant donné le peu dlintérêt que les investisseurs témoignent à l'industrie et que bien peu de projets semblent être prêts à prendre corps, le taux de croissance industriel sera probablement beaucoup plus faible qutentre 1964/69. Les difficultés dTordre portuaire gêneront aussi sans doute l'activité économique, à moins que de grandes améliora- tions ne soient apportées à l'organisation et à la gestion des services du port. On peut s'attendre en revanche à ce que la croissance économique soit favorablement influencée par la grande importance des projets actuel- lement en cours d'exécution ou sur le point d'être entrepris en ce qui concerne les constructions de routes et de voies ferrées, la production d'électricité, les télécommunications, l'enseignement et l'administration publique. Les projections, qu'on trouvera dans le tableau ci-dessous, ne résultent pas d'une analyse rigoureuse pour laquelle nous manquions d'ail- leurs d'éléments. Il s'agit plut6t de données illustrant grossièrement les tendances économiques prévues. La même réserve vaut pour les projec- tions concernant la balance des paiements. Ces dernières indiquent, ap- proximativement, qu'en se fondant sur les tendances récentes, il est probable que la balance commerciale sera de nouveau un solde modérément passif et celle des services, un déficit plus important. Il s'ensuivrait que le solde passif de l'ensemble des comptes courants augmenterait nettement par rapport au PIB. - 46 - Tableau 13: ESSAI DE PROJECTIONS PRESEITE PAR LA MISSION (en milliards de FCFA) A. PRODUIT INTERIEUR BRUT Taux de croissance réel 1968/69 1975/76 1966/9-1975/6 196ý5-l968/9 Agriculture, élevage, fordts, p9ches 81,8 104,8 3,6 3,9 Industrie manufacturière 28,6 45,9 7,0 13,1 Constructions 15,0 22,6 6,o 6,o Electricité, gaz, eau, bois de chauffage 8,6 13,8 7,0 6,8 Transports, emmagasinage, communications 13,5 19,0 5,0 3,6 Commerce 43,5 60,4 4,8 4,8 Administration publique 26,4 35,9 4,5 5,5 Services divers lo,2 14,2 4,8 8,3 PIB 227,6 316,6 4,8 5,3 B. BALANCE DES PAIEIITS, COMPTE COURANT Exportation 51,9 70,2 4,4 Produits agricoles 36,5 48,3 4,1 10,1 Produits forestiers 4,8 8,2 8,0 22,0 Aluminium 5,1 5,9 2,2 0,5 Produits divers 5,5 7,8 5,0 8,3 Importations 49,o 72,6 5,8 7,1 Denrées alimentaires 5,5 ) 4,6 ) Biens de 19,O k,5 consommation divers 8,5 ) 2,5 ) Matières premières, produits intermédiaires 24,3 37,6 6, h,9 Machines et équipement 10,7 16,0 5,9 8,9 Services -8,9 -13,6 -6,2 -3,9 Solde du compte courant -6,0 -16,o -15,o 3,7 % du PIB 2,6% 5,1% 112. Le peu que nous savons à l'heure actuelle des intentions du gouvernement et des principaux bailleurs d'aide dans le cadre de la troi- sième période de plan (1971/72-1975/76) ne nous permet pas de présenter une évaluation des investissements secteur par secteur. Afin de mainte- nir la croissance prédite de l'économie pendant le troisième Plan et de la prolonger durant le plan suivant, un niveau global dIinvestissenent annuel moyen d'environ 4o milliards de FCFA serait nécessaire. On com- mencerait, approximativement à 38 milliards en début de période pour ter- miner à 46 milliards. Ces chiffres sont à rapprocher des investissements inscrits au deuxième Plan (1966/67-1970/71) qui s'établissent à 33 milliards de FCFA par an et de ceux qui ont effectivement été réalisés, de l'ordre, probablement, de 25 à 30 milliards. Ainsi que le cas s'était déjà présenté pour les investissements du deuxième Plan, la moitié environ de ceux prévus par le troisième Plan - quelque 100 milliards de 1971/72 à 1975/76 - serait en raison des besoins particulièrement lourds de l'infrastructure et du man- que d'intéret témoigné par le secteur privé, à demander au secteur public et à l'aide étrangère. Les résultats tout provisoires de nos calculs nous apportent une base assez grossière pour l'examen des besoins financiers auxquels nous allons nous livrer dans le chapitre suivant. - 48 - PET?SPECTIVES FINANCIERES A. Finances publiques 113. Les possibilités de réalisation d'un programme de développe- ment du secteur public de 100 milliards de FCFA durant la période du troisième Plan, tel que celui que nous suggérons au chapitre précédent, dépendent essentiellement du montant de l'épargne publique que le Gouvernement pourra consacrer à cet objet. Dans l'ensemble, l'aide étrangère a tendance à décliner et, si ce phénomène n'est pas encore ressenti au Cameroun, il n'en souligne pas moins la nécessité pour le Gouvernement non seulement de fournir les fonds de contrepartie réclamés par l'exécution des projets bénéficiant d'une assistance étrangère mais encore de financer les projets d'investissement pour lesquels il n'existe aucun concours extérieur. 114. La contribution de 1'épargne publique au financement du développement a été faible par le passé; elle a oscillé autour du quart de l'investissement public total, sauf pour les années au cours desquelles les prix élevés obtenus pour les produits exportés ont été, pour les caisses de stabilisation agricole, la source d'excédents d'exer- cice plus importants. Etant donné que les prix à l'exportation con- naîtront probablement de fortes fluctuations, on ne peut compter exagérément sur les excédents pour financer un programme de développe- ment. Au surplus, en voulant trop demander aux caisses de stabilisa- tion, on risque de toucher aux incitations qui stimulent les producteurs agricoles, ce qui est à éviter. Pour la période d'application du troisième Plan, le déclin général des cours à l'exportation auquel il convient de s'attendre porte à penser que ces excédents, fonctions des prix à la production, seront au maximum de l'ordre de 1 à 2 milliards de FCFA par an. Certaines entreprises de l'Etat se trouvant dans une situation financière difficile (l'administration du port et la CAMDEV), il est également peu probable que l'on assiste à un rapide accroisse- ment du volume global de l'épargne courante engendrée par les établisse- ments publics. A titre tout L.fit provisoire, nous estimerons l'excé- dent courant global accusé par les entreprises publiques à 2 milliards de FCFA par an, soit en gros au même montant que ces dernières années. 115. Cela nous amène à conclure que le volume de I'épargne publique camerounaise se réduira presque entièrement, durant la période d'appli- cation du troisième Plan, aux excédents budgétaires. En dépit des aug- mentations qu'ils ont récemment accusées, il ne faut pas s'attendre à les voir croître spécialement. Pour ce qui est des recettes., il semble - 49 - probable que leur rythme de croissance fléchira durant le troisième Plan. Jusqu'ici, elles avaient suivi la croissance économique, non pas tant en raison d'un relèvement des taux d'impôts ou d'un recouvrement plus efficace (encore que des progrès aient été accomplis dans ce domaine), qu'à cause plutôt du développement des échanges extérieurs et de l'acti- vité du secteur moderne. Le ralentissement, pronostiqué sur ces points, freinera la croissance des recettes fiscales. La mission a essayé de calculer la croissance des recettes afférentes aux différents types d'impôts et elle est arrivée à ce résultat que, durant le troisième Plan, la progression des recettes globales sera probablement de très peu supérieure à celle de l'ensemble du PIB. 116. Ces calculs - aléatoires - partent de l'hypothèse que les taux des impôts resteront à leur niveau actuel et que rien ne viendra améliorer sensiblement le recouvrement. En réalité, il y aurait beau- coup à faire dans ces deux domaines. Nous avons déjà parlé du bas niveau de l'impôt sur le revenu tant des personnes que des sociétés. Les revenus personnels sont, à la vérité, très peu imposés et nous avons le sentiment que ce poste de recettes pourrait très facilement être doublé en relativement peu de temps. La chose pourrait se faire, une fois le recouvrement des impôts suffisamment amélioré, par l'abaissement du seuil d'exonération, conjugué avec une progressivité plus forte (elle est à présent très faible) et une réduction des très nombreuses exemp- tions. Outre les pertes de recettes qu'elles occasionnent ces exemp- tions alourdissent oonsidérablement les frais de recouvrement. La réforme de l'impôt sur le revenu personnel puurrait à elle seule aug- menter les recettes annuelles d'au moins h à 5 milliards de FCFA d'ici à 1975/76. On pourrait aussi relever le taux de l'impôt frappant les sociétés du Cameroun oriental qui ne paient actuellement que 25 pour cent de leurs bénéfices imposables contre 35 pour cent pour les sociétés du Cameroun occidental. Là encore, on pourrait atteindre un supplément de recettes considérable, proche de 3 milliards de FCFA d'ici à 1975/76. Par rapport aux taux pratiqués dans le monde, 35 pour cent ne serait pas particulièrement lourd et n'émousserait sans doute pas sérieuse- ment l'incitation à investir. 117. Autre question qu'il faudrait réexaminer: les généreuses exonérations fiscales prévues par le code des investissements. Le peu d'empressement que le Gouvernement met aujourd'hui à accorder ces exo- nérations est peut-être un indice de son désir de réduire ses pertes fiscales. Comme la lenteur des formalités d'approbation peut être ici une cause de découragement pour les investisseurs, mieux vaudrait que le Gouvernement revise, en premier lieu, les dispositions du code et peut-être modère les exonérations, pour établir enfin des critères d'approbation simples. 118. La perception des droits de douane, qui constituent le poste le plus important des recettes de l'Etat, doit être améliorée au plus vite. Elle est lente, les marchandises font souvent l'objet de désigna- tions inexactes et les valeurs, de déclarations minorées. Nous ne sommes pas en mesure d'évaluer les pertes subies de ce fait mais - 50 - soupçonnons qu'elles sont considérables. La mécanisation des opéra- tions douanières a laquelle nous avons déja'fait allusion permettrait des perceptions plus exactes, plus rapides et augmenterait leur pro- duit. Il conviendrait d'ailleure de la compléter par des modifications de structure. L'existence de quatre taxes d'importation différentes et de plusieurs "régimes" en vertu desquels l'importateur paie tous les droits, une partie des droits ou est complètement exempté, complique les opérations et rend les perceptions onéreuses. Une simplification aurait pour effet d'augmenter le produit net des droits. En ce qui concerne les taxes à l'exportation, la "valeur mercuriale", une valeur fixe d'après laquelle ces taxes sont calculées, devrait faire place à un dispositif plus souple. Lorsque les prix f.o.b. sont au-dessous de la valeur mercuriale, le système décourage les exportateurs marginaux et, lorsqu'ils sont au-dessus de cette valeur, l'Etat supporte d'inutiles pertes fiscales. Le système de la valeur mercuriale avait sa raison d'être lorsque les prix à l'exportation étaient stables, ce qui était le cas lorsque la France achetait, à prix fixes, la plupart des expor- tations camerounaises; il est maintenant périmé. 119. Les dépenses courantes ont progressé par à-coups et malgré quelques tentatives faites par le Gouvernement pour les freiner, rien n'indique qu'elles aient été ralenties. En dépit de ce qui en a été consacré a l'enseignement, à la santé publique, à la vulgarisation agricole et aux travaux publics, une bonne partie de la croissance passée de ces dépenses ne semble pas avoir de rapport avec une augmen- tation d'activités officielles utiles et aurait donc représenté un gaspillage. La très rapide augmentation de l'effectif des fonctionnaires (12 pour cent par an) a très nettement dépassé les besoins de l'Etat. Ces dernières années, les effets financiers néfastes de l'accroisse- ment excessif des dépenses courantes ont été masqués par des recettes qui se développaient plus rapidement encore mais cela ne sera plus le cas durant le troisième Plan, période pendant laquelle, selon les pronos- tics de la mission, les recettes croîtront à une cadence moitié moins rapide environ que celle de ces dernières années. 120. De l'avis de la mission, il serait parfaitement possible de ralentir la croissance des dépenses courantes sans porter préjudice à la fonction de développement économique assumée par le Gouvernement. Sans qu'il s'agisse là d'une opinion définitive, nous pensons qu'il n'est nul besoin de laisser croitre ces dépenses de plus de 4,5 pour cent par an durant le troisième Plan. Elles pourraient être contenues dans ces limites de la façon suivante. Tout d'abord, il nous semble que les crédits budgétaires de matériel et de personnel de la défense nationale et la justice (24 pour cent du total des dépenses courantes inscrites au budget)ainsi que l'administration publique (25 pour cent) dont l'ascension a été très rapide, sont largement suffisants en l'état actuel des choses et qu'ils ne devraient guère appeler d'augmentation dans le cours du troisième Plan. En second lieu., il conviendra de - 51 - soumettre à un examen minutieux tous les chefs de dépenses courantes. En particulier les allocations généreuses pour charges de famille, logement, transport, frais de représentation, etc. des fonctionnaires sont à reviser. Ces allocations ajoutent plus de 60 pour cent à la charge salariale de l'Etat. D'après certaines estimations, les indemnités de loyer accordées aux hauts fonctionnaires se montent, aà elles seules, à 2,3 milliards de FUFA par an. 121. Un croissance des dépenses courantes de 4,5 pour cent par an, et un accroissement dans les dépenses d'administration général et de défense d 'au maximum 3 pour cent permettraient aux dépenses de développement social et économique de croître d'environ 6 pour cent. Ce n'est pas un taux de croissance très élevé pour ce type d'activité et peut-être sera-t-il nécessaire de limiter plus strictement encore la croissance des dépenses d'administration générale et de défense. 122. Sur la base de ce qui précède, les perspectives de l'épargne publique durant le troisième Plan sembleraient les suivantes. Si les recettes et les dépenses croissent comme par le passé, cette épargne sera très faible et peut-être même négative. On pourrait alors se demander s'il sera vraiment possible d'exécuter un programme d'investissement compatible avec la capacité d'absorption du Cameroun. Dans ces conditions, la mission recommande que, dans le cadre de la préparation du troisième Plan, le Gouvernement (a) examine la possibilité d'une réforme fiscale, (b) adopte une politique visant délibérément à contenir la montée des dépenses et à réduire les frais inutiles. Elle estime que l'objectif du troisième Plan devrait être de réaliser une épargne d'au moins 50 milliards de FCFA dans le secteur public. Le service de la dette publique extérieure (existante et à venir, en admettant que cette dernière soit contractée à des conditions analogues à celles qui ont été appliquées aux emprunts de ces dernières années) s'élèvera à 17 milliards de FCFA environ. Elle laisserait donc 33 milliards de FCFA de fonds proprement camerounais disponibles pour les investissements publics prévus au troisième Plan, soit un tiers de leur total. Ce ne sera pas là une très forte proportion, encore faudra-t-il pour l'atteindre, nous l'avons déjà dit, consentir un effort résolu d'austérité finan- cière. B. EPARGNE PRIVEE 123. On ne sait que fort peu de choses du volume et de l'origine de l'épargne privée au Cameroun. De l'analyse de la comptabilité nati- onale à laquelle nous nous sommes livrés, il semblerait que le taux de cette épargne ait récemment fléchi, parallèlement au ralentissement des investissements privés. C'est là un phénomène très décevant. La croissance du secteur moderne privé, et particulièrement l'expansion industrielle rapide que le pays a connues au début et au milieu des années 1960, comptaient au nombre des éléments essentiels de la croissance économique du pays à cette époque. Il importerait donc au plus haut point, dans l'intérêt du développement économique du Cameroun, de voir renaître un investissement privé et avec lui une épargne privée. Nous avons souligné la nécessité d'améliorer le climat d'investissement dans le pays et de poursuivre une politique combative d'industrialisation. Une autre nécessité que nous avons eu aussi l'occasion d'évoquer, consiste en l'augmentation généralisée des taux d'intérêt. La liberté des trans- ferts qui caractérise le système du franc CFA est cause qu'un fort volume de revenus-facteurs part chaque année pour l'étranger. Cet exode est du partiellement au taux d2intérêt très faible qui prévaut au Cameroun. Un relèvement de l'ensemble des taux d'intérêt contribuerait donc a maintenir dans le pays une plus forte proportion des bénéfices et revenus privés qui y sont réalisés. Eh tirant du niveau peu attray- ant auquel ils se situent actuellement, les taux d'intérêt sur dépot et en abaissant le seuil d9acceptation des dépôts en compte d'épargne privés, on encouragerait l'épargne et l'on inciterait les sociétés privées à conserver au Cameroun, plutôt qu'à l'étranger, une propor- tion plus considérable de leurs liquidités. Cela leur permettrait de financer leurs activités avec leurs propres fonds sans avoir re- cours au crédit bancaire qui, étant donné les taux d'intérêt actuels, est déraisonnablement bon marché. Certes le secteur privé accueille- rait sans plaisir un relèvement des taux d'intérêt mais il est peu probable qu'une telle mesure entraînerait une baisse quelconque de l'activité économique. 124. La pénurie de moyens financiers n'a pas sérieusement con- trarié le développement du secteur privé au Cameroun. Les occasions d'investir ont trouvé une contrepartie adéquate dans les fonds présents au Cameroun ou offerts de l'extérieur. Cette particularité s'explique par la facilité assez grande avec laquelle peuvent s'opérer les trans- ferts de fonds à destination et en provenance du Cameroun et par les liens étroits qui unissent ce pays au monde des affaires français. Le raidissement de l'attitude du Gouvernement vis-à-vis du secteur privé a amenuisé le flux du capital privé et ne permet plus de penser avec autant de certitude que toute insuffisance de l'épargne intérieure sera pleinement compensée par des apports de l'extérieur. Il conviendra d'apporter de nettes retouches à la pratique suivie par le Gouverne- ment à l'égard du secteur privé pour que s'améliorent les perspec- tives financières de ce secteur pendant la période d'application du troisième Plan. C. RESSOURCES PROVENANT DE L'EXTERIEUR 125. Les accords relatifs à des projets s'étant accumulés en 1968 et 1969, les engagements d'assistance étrangère sont passés de quelque 75 millions de dollars au début de 1968 à 137 millions de dollars dans les premiers mois de 1970. Ce montant correspond à environ quatre années de dépenses de llaide extérieure. L'essentiel des engagements récemment souscrits se rapporte au financement de la deuxième tranche du Transcamercunais (49 millions de dollars) et à la partie non entamée (54 millions de dollars environ) des prêts et crédits accordés par la Banque et l'IDA ces deux dernières années. Le Transcamerounais doit être achevé en 1974. Les prêts et crédits de la Banque et de l'IDA devraient également être utilisés avant la fin du troisième Plan. L'importance que devra revêtir l'aide acquise à l'issue de ce Plan dépend très étroitement des décisions d'investissement qui restent à prendre au sujet du secteur de la production électrique (Nachtigal, Song Loulou) ainsi, encore que, dans une moindre mesure, du résultat des études concernant les besoins en matière de desserte maritime et d'infrastructure des régions forestières du sud-ouest camerounais. A l'issue du troisième Plan, lorsque la plupart de ces décisions auront été prises, il se pourrait bien que le montant de l'aide acquise soit aussi conséquent qu'à pré- sent. 126. Dîaprès nos estimaticns, l'apport intérieur (service de la dette déduit) au financement de l'investissement public laissera un re- liquat d'environ 67 milliards de FCFA à couvrir par des ressources d'origine étrangère. Si le flux d'aide extérieure ne diminue pas durant le Plan, ce chiffre sera égal aux engagements d'assistance afférents à cette période. Ce flux est à présent déjà en grande partie promis, ou en bonne voie de négociation avec les bailleurs d'aide les plus impor- tants du Cameroun. Des engagements plus ou moins fermes ont été obtenus pour un total d'au moins 25 '30 milliards de FCFA, relatif à l'énergie électrique, aux transports, à l'agriculture et à l'enseigne- ment. Toutefois, de nouveaux et très sérieux efforts sont encore à déployer dans l'identification et la préparation de projets dans tous les domaine mais surtout lvagriculture, les routes forestières, lténergie électrique et les ports, afin de mettre les bailleurs d'aide étrangers en mesure de souscrire des engagements sur projets pour un montant complémentaire de l'ordre de 37 à 42 milliards de FCFA. 127. Les besoins d'aide extérieure sont donc plus élevés qu'auparavant. Un apport de 67 milliards de FCFA afférent à la période du troisième Plan serait à rapprocher des 47 milliards de FCFA auxquels se sont montés les versements effectués durant la période quinquennale ayant pris fin en 1969. L'obtention de cet apport est dans une large mesure suspendue aux décisions qui seront prises pour le troisième FED et du programme d'assistance français. Situation précaire donc qui souligne la néces- sité, que nous avions déjà évoquée, pour le Cameroun, de réduire sa dépendance à l'égard de l'aide étrangère, en prenant de vigoureuses mesures fiscales et financières. En ce qui touche les conditions et modalités de cette aide, nous avons supposé: que les versements effec- tués à titre de subventions à des projets ne dépasseront pas le chiffre annuel de 4,5 à 5 milliards de FCFA atteint par le passé; que les bailleurs d'aide traditionnels du Cameroun continueront à lui consentir des conditions assez favorables pour leurs prêts officiels et que, dans dans le même temps, le Cameroun s'abstiendra virtuellement duavoir recours aux crédits-fournisseurs. Si cette dernière condition n'était pas remplie, la possibilité, pour le Cameroun, d'assurer le service de sa dette s'épuiserait très rapiderient. 128. En raison du niveau peu élevé auquel se maintient ltépargne publique et de la nécessité qui s9impose au Gouvernement de procéder à certains investissements pour lesquels il n'y. a habituellerSent pas d'aide à attendre de l'extérieur, la contribution de l'Etat aux pro,jets assistés par l'étranger ne sera probablement pas très considérc7ble. Svagissant de plans qui ne mettent pas en jeu de -gros montants de devises, tels que ceux concernant lgagriculture, cela revient à dire que les pouvoirs publics ne seront peut-être pas à m6me de faire face à toutes les dé- penses en monnaie du pays qu'ils impliquent. Même si le gouvernement exerce un maxiimum d'effort fiscal, comme recommandé en al. 122, los bailleurs d'aide étrangers do,ivent se priparer à couvrir ure forte pro- portion du prix de revient total des projets, y compris, le cas échéant, une portion des frais payables en monnaie locale. 129. La dette extérieure du Cameroun a cru rapidement et, quoi- que, pour l'essentiel, elle ne comporte que des taux d'intérêt modiques et de longues échéances, son service devient de plus en plus onéreux. D'ici à 1975/76, ce service, calculé sur la dette publique actuelle et à venir, svélèvera à 15,5 millions de dollars, soit à 6 pour cent des recettes duexportation projetées pour cet exercice. Ce pourcentage neestpas encore très élevé et justifierait un accroissement relativement modeste des emprunts conclus à des conditions classiques. Toutefois, comme le Cameroun est un pays pauvre et aux perspectives de croissance modestes, c'est à des conditions de faveur que devrait lui être consentie la plus grande partie de l'assistance étrangère qu'il reçoit. Il le mériterait d'ailleurs en raison des sérieux efforts qu'il déploie pour promouvoir son développement économique. CeÎEROUN RAPPORT ECONOMIQUE, 1970 LISTE DES TABLEAUX Nos POPULATION, EMPLOI, ENSEIGNEHENT - Evolution démographique de 1963 à 1970 1-1 - Ventilation de la population par régions urbaines et rurales, 1963 - 1980 1-2 - Caractéristiques démographiques des régions du Cameroun 1-3 - Répartition de la population par groupes d'âge 1-4 - Evolution de l'emploi permanent dans les secteurs modernes public et privé 1-5 - Evolution de l'emploi permanent par secteurs et masses salariales 1-6 - Emploi des Africains dans le secteur privé 1-7 - Effectifs de l'enseignement primaire, secondaire et technique 1-8 - Effectifs de l'enseignement supérieur 1-9 - Ecoles normales d'instituteurs 1-10 COMPTABILITE NATIONALE - Affectation du PIB 2-1 - Exécution du deuxième Plan quinquennal 2-2 BALANCE DES PAIEMENTS, COMMERCE EXTERIEUR, AIDE ETRANGERE - Balance des paiements 3-1 - Principales exportations, en valeur et en volume 3-2 - Importations 3-3 - Commerce extérieur avec l'UDEAC 3-4 - Balance commerciale par zones monétaires 3-5 - Aide étrangère: versements effectués 3-6 - Aide étrangère: assistance financière émanant du ler et du 2ème FED (Crédits) 3-7 - Aide étrangère: versements émanant du ler et du 2ème FED 3-8 - Aide étrangère: crédits ouverts FAC local Titre VI 3-9 - Aide étrangère: versements émanant du FAC 3-10 - Aide étrangère: assistance émanant de la CCCE - Crédits 3-11 Nos. IV. DETTE EXTERIEURE - Dette publique extérieure en cours 4-1 - Dette publique extérieure: ventilation entre amortis- sement et intérêt 4-2 - Dette publique extérieure: ventilation par sources de financement 4-3 V. STATISTIQUES FINANCIERES - Budgets consolidés fédéral et fédérés 5-1 - Recettes, dépenses et excédents consolidés des budgets fédéral et fédérés 5-2 - Chiffres consolidés des dépenses prévues et définitives des budgets fédéral et fédérés 5-3 - Dépenses courantes effectives des budgets fédéral et fédérés, 1967/68 et 1968/69 5-h - Recettes et dépenses effectives des collectivités locales - Exercice 1967/68 5-5 - Code des investissements 5-6 VI. STATISTIQUES MONETAIRES - Monnaie 6-1 - Avoirs du Trésor 6-2 - Ventilation par industries cs prêts et avances déclarés 6-3 - Banque camerounaise de développement analyse des prêts accordés par secteur - 1er juillet 1961 - 30 juin 1969 6-4 La "West Cameroon Development Agency", analyse des prêts accordés de 1954 à 1966 6-5 VII. STATISTIQUES AGRICOLES - Production des principales cultures de rapport 7-1 - Production des principales cultures vivrières de subsistance 7-2 - Production agricole et objectifs du plan 7-3 - Cheptel et pêches 7-4 - Recettes encaissées par les producteurs 7-5 - Principales exportations agricoles 7-6 - Production annuelle de bois 7-7 - Exportation de bois 7-6 VIII. PRODUCTION INDUSTRIELLE, SERVICES PUBLICS, TRANSPORTS - Production industrielle 8-1 - Production d'électricité: réseau EDC, ENELUAM et Cameroun occidental 8-2 - Consommation d'électricité 8-3 - Eaux de la SNEC: production et capacité 8-h Nos. - Consommation d'eau dans les centres desservis par la SNEC 8-5 - Réseau routier 8-6 - Immatriculations annuelles des véhicules au Cameroun oriental 8-7 - Trafic de la Régifercam 8-8 - Total du trafic portuaire 8-9 - Principales marchandises manutentionnées dans le port de Douala 6-10 - Evolution du trafic de l'aéroport 8-11 I. PRIX ET SALAIRES - Indice des prix à la consommation 9-1 - Salaires minimums 9-2 - Situation de la fonction publique en 1968 9-3 TABLEAU 1-1: CAusROUN - .VOLUTI N DEOGRAPHIQU7, DE 1963 A 1970 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 cameroun oriental 3.985 4.056 4.140 4.225 4.312 4.402 4.495 4.586 Cameroun occidental 1,020 1,059 1.087 1.118 1.148 1.178 1.215 1.250 F-dération 5.005 5.115 5.227 5.343 5.460 5.580 5.710 5.836 Sources: a) Ministère du Plan et du développement (Direction de la Statistique, Division des ressources humaines). b) Direction de la Statistique: "Demographic Survey of Cameroon" (1960-1965); "Note sur l'estimation de la population camerounaise du Cameroun oriental (F. Turlot). c) INSEE: "Démographie comparlet 1966/67 ("Afrique noire, Madagascar, Comores"). TABLEAU 1-2: CAMEROUN - VENTILATION DE LA POPULATION PAR REGIONS URBAINES/ ET RURJLES, '1963-1980 (en milliers d'habitants, à la mi-année) 1')70 Taux de croissance anuel Taux de croissance annuel 13o 9egions 1963 1963-19702/t prévg3/ 1970-80 qu Urbaine urale Total Urbaine Rurale Total Urbaine Rurale Total Urbaine Rurale Total Urbaine Rural Total Centre-Sud 150 900 1050 286 916 1202 9.6 0,25 1,9 7 O 2,05 563 915 1478 Côte 300 20 540 461 219 680 8,1 -1 .3 3,35 6 -2,2 3,95 826 176 1002 Ouest 90 620 710 155 685 840 7,4 1,4 2,45 7 -0,55 1,3 305 649 954 Est 1022 12 1,8 3,0 7 0 1,15 _6 $5 .3 Septentrional 100 1350 1450 i34 1421 13275 6,4 0,75 1 .2 6 0,8 1,4 2l6 1531 1813 I. Total Cameroun orient. 650 3335 3985 1.090 3.496 4.586 7,6 o,65 2,05 6.45 0,1 2 2037 3534 5571 II. Total 2.95 Cameroun occid. 13$ 8 1020 09 1- j_12 5,4 2,55 8 1,8 3 2 12 III. Total Fédération 785 &220 5005 1 .285 4.551 5.836 7,3 1,1 2,2 6.7 0,55 2,2 2458 4797 7255 1/ La population urbaine comprend les habitants des villes de plus de 5.000 Ames. 7/ Taux de croissance effectif, compte tenu des migrations inter-régionales. 7/ Estimations de la mission. Taux de croissance prévu, compte tenu des migrations inter-régionales. Sources: a) Ministère du Plan et du développement (Direction de la statistique, Division des ressources humaines). b) Direction de la statistique - "Demographic Survey of Cameroon": - North (1960-61) - South East (1962-64) - Bamileke country (1965) - West Cameroon (1964) - "Enquête sur le niveau de vie à Yaoundé (196h-65) - La niveau de vie des populations de l'Amadaoua (1963-6h). c) INSEE: Démographie comparée, 7966/67 ("Afrique Noire, Madagascar, Comores"). d) Estimation de la mission. TABLAU 1-3: CARACTZRI3TIQUE3 DEMOGRAPHIQUES D_S REGIONS DU CAMEROUN Taux de Taux de 1970-1980 Proportion Densité croissance croissance Migration R',gions de popu- d'en- Densité Taux de Taux de démogra- démogra- inter- lation semble rurale natalité mortalit( phiquo na- phiquc rAgionalei urbain3 (par km2) (par jan2) (_) (f) turelle ( ) reelle ) Centre-Sud 23,8 10,3 7,8 3,7 1,6 2,1 2,05 -0,05 Côte 67,8 33,6 10,8 3,7 1,6 2,1 3,95 +1,85 Ouest 18,h 60,h 48,7 4,9 2,3 2,6 1,3 -1,3 Est 11,8 2,6 2,3 3,7 1,6 2,1 1,15 -0,95 Nord 9,8 9,6 8,7 4,1 2,3 1,8 1,h -o,h I Cameroun orient. 23,8 10,8 8 2 h,06 1,97 2,09 2 O -0,08 II Cameroun occid. 15,6 29,5 24,9 5,0 2,4 2,6 3,0 +0,4 III F4dération 22,0 12,5 9,7 4,26 2,06 2,2 2,2 O 1/ En supposant que la migration en provenance et à destination du pays est négligeable. Sources: a) Ministère du Plan et du Développement (Direction de la statistique, Division des ressources humaines). b) Direction de la statistique - "Demographic survey of Cameroon" (1960-1965). c) INSEE: "Démographie comparée", 1966/67 ("Afrique Noire, Madagascar, Comores"). d) Estimations de la mission. T2ABLT7AU 1-4: CATROUN - RSPAYTITION DY LA POPULATION PAR GROUPES D'AG7 A LA NI-1970 (en milliers) Cameroun oriantal Cameroun occidental Fédération Hommes Femms Total Hes Fs Femmes otal Hommes Femmes Total Population totali 2.290 2.350 4,640 592 604 1.196 2.882 2.954 5.836 Par groupes d'âge: Moins de 15 999 1.000 1.999 276 289 565 1.275 1.289 2.564 15-29 568 575 1.143 160 170 330 728 745 1.473 30-49 452 471 923 120 111 231 572 582 1.154 50-64 194 217 411 30 88 58 224 245 469 Plus de 64 77 87 164 6 6 12 83 93 176 n âge de tra- 1.214 1.263 2.477 310 309 619 1.524 1.572 3.096 vailler (i15-60) Sources: a) Ministère du Plan et du développement (Direction de la statistique, Division des ressources humaines). b) Direction de la statistique - "Demographic Survey of Cameroon," (1960-1965). c) INSEE: "Démographie compar-e," 1966/67 ("Afrique Noire, Madagascar, Comores"). d) 7stimations de la mission. TABLIU 1-5: o OUv - 'VOLUTI2N T L' WPLUI FR ' DAE L-,S SöcU' KoDT 1 PUBLIC "T PITV? A. F'édération et Etats fAd'rés Total Fédéral FédAré oriental Fédéré occidental gý'néral Journaliers 'Ion Non Budget Titulaires Forces Titulaires Total Titulaires Titulaires Total Autres Total Budget Fédéré civils Armées civils _ civils civils _ Police _ Fédéral Oriental Octobre 1966 3.600 6.ooo 1,600 11.200 4,202 3.500 7.700 ... ... #3.100i/ 22.000 8.7006/ ... Octobre 1967 4.300 6.500 3.700 14.500 4.800 4.400 9.300 ... ... #3.3001/ 27.100 ... ... Octobre 1968 4.8oo 7.000 ,100 15.900 5,800 5.ooo 10.800 9002/ 2,6oo-/ 3,5002/ 30.200 9,9006/ 5.80&/ Octobre 1969 7,600 7.100 3,900 18.600 4.1oo 5.200 9,300 ... 2.800-/ 2.800d/ 30.7001/ 10.3006/ 6.5006/ B. Secteur moderne privé Alimentation Textiles, chaussures, Produits chimiques, MA-caniqiue et Autres Total et boissons vêtement ciment, plastiques métallurgie industries 1967 1 .858 3,178 741 2.127 485 5.389 1968 2.452 3.496 789 2.450 506 6.693 1969 2.622 3,975 822 2,526 527 10.472 2/ xercice budg,taire comprenant le mois d'octobre en question. 3/ La police est fédérale depuis juillet 1969. E7/ îxercice budg-Itaire. / A ajouter: 2.000 employ,s pour tenir compte de l'absent,isme, comme pour les exercices préc'dents. 7/ Exercice budg$taire - Loi de finances. Sources: Pr-sidence de la Ré1ublique, Services rattach5s; 7Y)rDUSTRICAM. TABLEAU 1-6: CAMEROUN - EVOLIi'TION DE L:EMPLOI PERMANENT PAR SECTEURS ET MASSES SALARIALES 1964 1965 1966 Salaire Salaire Salaire Travailleurs % du Masse annuel Travailleurs % da Masse amnmel Travailleurs % du Masse annuel Secteur permanets total salariale myen per ne total salariale moyen permanents total salariale Moje Public 27.097 26,1 n.d. n.d. 26.601 25,1 n.d. x.d. 27.490 25,0 n.d. n.d. Privé s PrimaIre 21.645 20,9 1.5615 72.000 19.916 18,8 1.492,3 75.ooo 20.871 19,0 2.075,4 99.000 Secondaie 17.787 17,1 3,919,0 220.000 20.393 19,3 4.580,8 225.000 24.911 22,7 5.239,4 210.000 Tertiaire 37.202 35,9 6.747,9 181.000 38.970 36,8 7.056,7 181.000 36.571 33,3 8.061,2 220.000 Total partiel 76.63h 73,9 12.228,t 160.000 79.279 74,9 13.129,8 166.000 82.353 75,0 15.376,0 187.000 Total 103.731 100 n.d. n.d. 1o5.880 100 n.d. n-d. 1o9.843 100 n.d. n.d. Source: Rapport sur les Statistiques du Travail pour le Cameroun Oriental Année 1966, Ministère du Travail et des Lois Sociales. TABLEAU 1-7: CAMEROUN - EMPLOI DES AFRICAINS DANS LE SECTEUR PRIVE 1965/66 1966/67 1967/68 Agriculture 34.400 36.900 38.600 Industrie manufacturière 14.600 21.200 21.200 Constructions 15.300 17-100 17.4oo Electricit4, gaz et eau 2.100 2.200 2.200 Transports, emmagasinage et communications 2.000 2.100 2.100 Commerce 18.600 25,200 26.4oo Autres services 5.200 6.800 7.300 Total 92,200 111.400 115.200 Source: Direction de la statistique. TABLEAU 1-8: CAMEROUN - EFFECTIFS DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, SECONDAIRE ET TECHNIQUE (1968/69) PRIMAIRE SECONDAIRE GENERAL SECONDAIRE GENERAL SECONDAIRE TECHNIQUE SECONDAIRE TECHNIQUE (premier cycle) (second cycle) (premier cycle) (second cycle) Régions Public Privé Total Public Privé Total Public Privé Total Public Privé Total Public Privé Total Centre-Sud 111-C l. 55ý 260,362 3,632 10 ,6IL, 236 670 972 1.642 922 2149 3.071 282 - Côte ý. .237 769 9 1,1 2.918 7-771 10.6S9 868 701 1.589- 939 h-971 5,910 414 248 Ouest 33, .237 167.76. 2.133 3,52h 5,65 311 3h9 66o 1h2 630 772 - - Est 25,630 C.L75 7 5ù6 6io 1,686 - 21 21 - 395 395 - - Nord *.5 17,369 76-22 1.C52 367 1,19 93 h8 141 163 - 163 17 - I Total Camieroun - - oriental 2333.66 662,758 1G,278 22,906 33 iS 4 962 2,091 4.053 2.166 8 145 10.311 713 248 961 II Total Cameroun n.d. n.d. :3o.co 637i 3.89h 1331L / .1/1,788/ / / L occidental III Total Fédération n.d. n.<d. 362,835 Secondaire général: l.768 Secondaire technique: 13060 1/ Il n'est pas fait de distinction entre premier et second cycles au Cameroun occidental. Sources: Secrétariat d'Etat à l'enseignement du premier degré: "Statistiques des écoles priaires". Ministère de l'éducation, de la jeunesse et de la culture "Annuaire statistique 1968/69". TABLEAU 1-9: CAMEROUN - EFFECTIFS DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (1968/69) Enseignement public Université de Yaoundé: Droit: 881 Lettres: 314 Sciences: 3h1 E.N.S.1/: 20h E.F.S.A2/.: 69 ENAMK3 ... 199 I.N.S.ý ...4 Total, public 2.012 Enseignement privé Grand Séminaire (N'kol-Bisson) 75 Faculté de théologie protestante il Total, privé 86 Total, enseignement supérieur: 2.098 Etudiants camerounais à l'étranger 1.300 1/ E.N.S.: Ecole normale supérieure (pour la formation de maîtres de l'enseignement secondaire). 2/ E.F.S.A.: Ecole fédérale supérieure d'agriculture. E.N.A.M.: Ecole nationale d'administration et de Magistrature. _ I.N.S.: Institut national des sports. Source: Ministère de l'éducation, de la jeunesse et de la culture: "Annexe statistique 1968/69". TABLEAU 1-10: CAMEROUN - ECOLES NORIMALES D'INSTITUTEURS 1967-68 Nombre d'institutions Effectifs, par niveaux Pour Pour 1Estimation du nombre Noniteurs Inst. Adj. Ipstitute Total Moniteur Adj. Inst. Total d'instituteurs formés- CAMEROUN Public h 3 1(+1) 8(+1) 207 58 138 h03 20 ORIENTAL Privé i - - n 980 - - 980 - Total partiel 15 3 1(+l) 19(+1) 1187 58 138 1383 20 CAMEROUN Public - 1 - - 5 - 15 ho OCCIDENTAL Privé5/ 10 1(+h) - 11(+h) 1464 331 - 1795 140 Total partiel 10 2(+4) - 12(+h) 1464 446 1910 180 CAMEROUN Public h h 1(+1) 9(+1) 207 173 138 518 60 Privé 21 1(+4) . 22(+4) 244 331 . 2775 140 Total 25 5(+h) 1(+1) 31(+5) 2651 504 138 3293 200 1/ Instituteurs-adjoints ou "Grade II qualified teachers". Instituteurs ou "Grade I qualified teachers". (+) signifie institutions déjà comprises dans des données précédentes. II/ Non compris les instituteurs non diplômés se préparant à des examens extérieurs. / Non compris les "Grade III emergency Teacher Training Colleges". Source: Bank Appraisal Report., Cameroon Education - August 19, 1969. TABLEAU 2-1: CAMEROUN - AFFECTATION DU PIB A. Utilisation des ressources (en milliards de FCFA) 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1. Production intérieure brute 174,2 181,4 191,8 211,3 227,6 2. Commerce et services non-facteurs 1,h 5,h h,6 7,1 1,o 3. Ressources (1+2) 175,6 186,8 196,4 218,h 228,6 h. Consommation 150,6 158,9 166,4 186,7 196,2 Publique 28,4 31,0 31,9 34,6 36,9 Privée 122,2 127,9 13h,5 152,1 159,3 5. Investissement 25,0 27,9 30,0 31,7 32,h Public 8,5 11,h 11,8 13,1 13,5 Privé 16,5 16,5 18,2 18,6 18,9 6. Utilisations (h+5 = 1+?) 175,6 186,8 196,4 218,4 228,6 B. Financement de l'investissement (en milliards de FCFA) 1. Investissements (formation brute de capital intérieur) 25,0 27,9 30,0 31,7 32,h 2. Déficit du compte courant 6,7 10,9 10,h 12,4 6,0 Flux net de fonds Atrangers 5,0 8,0 10,2 10,3 10,6 Réserves utilisées 1,7 2,9 0,2 2,1 - 4,6 3. Epargne nationale brute 18,3 17,0 19,6 19,3 26,h Epargne publique 2,8 3,0 1,3 2,4 5,5 Caisses de stabilisation agricole (15,5 14,0 18,3 ) h,6 6,0 Epargne privée ( ) 12,3 14,9 1/ Y compris le 'West Cameroon Marketing Board" en pourcentage de la PIB. Source: Comptabilité nationale ajustée par la mission. TABLEAU 2-2: CAMEROUN - EXECUTION DU DEUXIEME PLAN QUINQUENNAL 1966/67 ET 1967/68 (en milliards de FCFA) Execution 1966/7 et 1967/8 i du Public Privé Total C Dépenses Plan Etudes générales 2,28 - ?,98 1,5 0,39 1,9 Production Rgrieu.Iture 11,56 10,83 22 ,39 13,5 4.,31 19,2 Elevage 1,85 o,06 1,91 1,1 0,27 14,1 Pêche 0,37 1,69 2,06 1,2 o,06 - Forêts 1,09 h,90 5,99 3,6 0,58 9,8 Energie, mines, indus trie _8 8 39,41 2 9 13,61 31 Total 18,71 3, 71,76 l3 26,2 Infrastructure Routes, ponts 15,55 1,00 16,55 10,o 3,39 20, 5 Ports, voies navigables 1,62 - 1,62 0,9 0,22 13,5 Aviation., mitéorologie 2,37 2,37 1,h 1,11 46,8 PTT 1,75 1,05 2,80 1,7 0,34 12 5 Chemins de fer 18.44 - 18 11 2 .3 18 1 Total 39,72 2,0 ,77 207 e,21 201 Services sociaux Sant 3,70 0,35 h,05 2, 2,27 ý6,0 Enseignement 7,19 2,73 9,92 6,0 3,16 31,9 Jeunesse et sports 0,47 0,47 0,3 0,11 23,4 Logement, services 7 8 3 70 8 urbains 7,88 3,t115 7 o ,1 18 6 Total 26,02 l,9 Information 0,85 - o,85 0,5 0,11 12,9 Equipement administratif 2,65 - 2,65 1,6 2,66 100, Total 83,h4 61,89 145,34 88,0 38,09 26,2 Commerce, tourisme o,96 2,70 3,66 2,2 V-hicule à moteur 0,15 16,03 16,18 9,8 Total g'n-ral 8h,56 80,62 165,18 100,0 Source: République fldérale du Cameroun, The Second Five Year Plan et Rapport d'exécution des deux premières années du Plan. TABLEAU 3-1: CAMEOUN - BALANCE DES PAIMENTS (en milliards de FCFA) 1961j 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Exportations2./ +24,8 +30,0 +34,8 +36,1 +35,4 +36,9 +39,1 +48,6 +59,4 Importations -23,7 -28,3 -31,6 -32,9 -37,4 -36,1 -h6,4 -46,3 -53,0 Balance commerciale + 1,1 + 1,7 + 3,2 + 3,2 - 2,0 + 0,8 - 7,3 + 2,3 + 6,4 Frets/assurances - 0,h - 0,7 - 0,8 - 1,0 - 1,2 - 1,h - 1,5 - 1,7 - 2,0 Voyages - 0,h -0,5 - 0,6 - 0,7 - 0,8 - 0,9 -1,0 - 1,1 - 1,2 Revenus-facteurs - 6,1 - 5,6 - 5,2 - 5,2 - 5,h - 5,6 - 5,9 - 4,6 - 5,4 Autres + 0,5 +0,1 - 0,0 - 0,3 - 0,7 - 0, - 0,6 - 0,7 - 0,8 Solde du compte courant - 5,3 - 5,0 - 3,4 - 4,0 -10,1 - 7,6 -16,3 - 5,8 - 3,0 Transferts officiels + 5,5 + 6,6 + 5,7 + 5,1 + 6,7 + 6,7 + 5,0 + 7,7 + 5,9 Transactions de capital Remboursement de la dette - 0,2 - 0,h - 0,h - 0,4 - 0,h - 0,5 - 0,5 - o,h - 0,h Officielles + 0,9 + 0,8 + 0,8 + 0,7 + 1,3 + 1,9 + 1,6 + 3,0 + 3,3 Privées et E. et 0. - 0,1 - 0,3 - 3,1 - 0,2 + 0,3 - 2,2 + 6,6 - ',6 - 3,2 Mouvement des avoirs en devises 3/ -0.9 - 2,3 + 0,2 - 1,5 + 1,9 - 1,2 + 3,6 -2,9 -2,6 1/ Ne se rapporte qu'au Cameroun orientil. T/ Chiffres officiels corrigés pour comp3nser la sous-estimation des exportations de bananes et de tabac. 7/ (-) = augmentation, (+) = diminution. Sources: a) Exportations et importations d'après chiffres officiels, voir tableaux 3-2 et 3-3; b) Mouvement des avoirs en devises, voir tableau 6-1; c) Pour toutes les autres rubriques: estimations faites par la mission d'après des données fournies par les autorités camerounaises et par celles des principaux pays bailleurs d'aide. TABLEAU 3-2: CAMEROUN - PRINCIPALES EXPORTATIONS, EN VALEUR ET EN VOLUME (en milliards de FCFA et milliers de tonnes métriques) -5 19'> 19,_ 12 .j 19551 197 196- 19 -3 . Volw¯Vaeur 101¯¯¯- 'kou 7olu¯¯ Valer / uro Q.e: Volu7 Voleu Jolur' 'alen Ilorr 7 'aal Valeur en Vole alr-ur Volre I,lu. Valeu e.nI a n £Ivos brutes E 58,3 5,21 59.9 6.h21 71,2 B.028 V 5-293 69,2 5.197 71,1 6.k15 65.5 8.879 - st 7 3 197 5.4 557 12 6 9L2 5,1 093 8 5 812 Zy 4 t 3 592 -a-ion - 5.7! s¯2 6.W7 3 975 59,) 5.Éi 7T 7517 77,9 7.9 s 9,7-!T 24,2 65,6 1.724 73,8 16.519 27,9 Autres et s/s produits (fkration) 16, 1,e3L 4.7 13,? 4.203x 29,9 6.31 150 35,5 5,121 38,1 5.216 4.,1 5.889 Jh,7 8.f.3 42,9 6 653 59, 9,527 56,6 9,597 us r.3 659 3,2 529 7 2 6. 5. 1.,46 5 5 1.139 7 1 1.71 6 6 1,235 39r99n 33 5,779 fl, 5. 777 , 6.77 - o, 9 X9 Lt , 7, 6Y7W 6 fl3 13,2 12,32 27,7 73,5 12.603 58,5 11.826 19, 51,3 '821 52,4 842 55,3 887 61,1 979 58.8 1.102 16,8 749 31,4 550 a 88,ý 1.989 81,3 1.577 47É 771 54, 90,2 17 3 182 1,1 166 rf on139,7 2.:1 1 133.7 2.719 122,9 1.57 11;,-, 119,2 .0 -,)3 D" I 1,8 3B,B 1.086 L6,5 1 .5L, 2.5 14,8 40 12. 32L 14,6 4U6 13,1 629 15,5 585 12,2 12B 12,6 1,97 or 51 2 5 58 1 5 150 6,1 192 6 0 209 4.9 125 1.7 129 ro:'r ton 17,3 1- 1t -59 1t j9 15 621 2T 79 13 i17 31 1,1 20,&3 16,1 5,9 du.ile c, Valme brute Ouest 6.2 267 3,6 119 4,8 191 3,7 41 12,9 755 5,7 228 9,8 457 1,2 7,3 288 6,3 23 9.4 Bois d'oeuvre (brut) Est 1148.1 1.351 141,L 1.217 179,5 1.531 n5,2 1..EO 200,7 1 .873 211, 2, 2LL 258,4 2,589 ouest 116,9 911 89 3 636 45 3 325 521 ) 450 31 1 288 19 5 176 1 2 10 eraion 26, 2137 239,1. 1 '3 2t2- i.5 2t?1 2.290 21 " 2.J1 23Y3 2.1.7 257: 2,597 6,7 321,5 2.974 380,8 3.939 5,6 o.t -ouc (naturel) Ev,t l,9 663 3,9 518 4,2 517 3,7 129 4,0 137 4,3 460 1.9 43 4j 592 4,1 542 33 98 5 686 55 783 5 5 595 6 8 663 Feo.eration 9,1 1.933 23 1 7,6 133 9,21.I"Ö 145 1.22 9 1.o3 11,7 1,997 2,8 8.4 733 10, 1,111 1,9 Goton Est 10,3 1.IL5 12,5 1.583 14,9 2.253 17,3 2,291 15,9 2,232 18,6 2.356 17,2 1,755 1,5 18,3 2.022 22,6 2.897 1,9 Arachides Est 9,9 387 7,8 317 17,7 717 18,1 162 19,6 4123 5,. 230 3,1 131 FYd4ratioD .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 8,9 358 9,9 6,5 271 16,7 750 113 Al" i."2 et a/s pro<,it, Est 15,0 4.798 51,0 5.29 52,3 5.171 S,? 5.;16 46,1 5,933 16.6 5.296 18,0 5,323r 13.6 37,8 5.190 15,0 6.151 10,9 Autres sx,ortations 3.178 3.776 3.785 3,90 - ..87 5.327 4,0, 10,5 7.927 7.271 12,2 EPTATIONS TOTALES Est 2L.223 25.125 29.117 3.137 29,27S 32.415 0uest iA52 5.5: bl 1. A6 5.01 C1.56 4 Péc6ration 2).3dl 255 3.27- 723 37,37 35.52 f o r r523' 1C Exoortatiors a-ust4s /1 (=t7 (9.95) ( 71 (") ( (") 39.972 10- ra hifrs officiels ajuste's pmw tenir capte de la va~r rålls st n paa ds La ld.eur aarcur~sl. de bans (sn 1968 et 1969) - du ta (an 1968), et en 1967 decorrections s etats initimm ds exportatins sur lee autroc stats de 'UDEAC, et das expurtstins d'alulminim. / rportationa totales ajustees par la aLskin pour la prisa en compte de eos divers simnts. Source: Bulletin économique trimestriel et statistique douaniåres. TABLEAd 3-3 CAMRDUN - IMPORTATTONS (en millards de FCFA et en milliers de tormes måtriques) r:c 1<, '* 'a. l edprat' , VaS' u '1o Valr ValLeu q - V r. sacr Quant « aee .,znt i Va Ileu,, .0cr-ecs ali: st>Irot, boisso.i tOaac ,1,i 5,60 1,33 117 -,3 . .1 l¯,3 91 3,6 91 4, .P1iå0 , U0,W,e 5,15 Icnt stockfk; 0. ,11 0,75 0,13 110 0,22 Lait Glantra et solide 1 0,5 h,32 0,19 3,03 3,39 Riz n,32 0,25 5,97 3,39 10,23 0,L2 farine de fromont 23,5 0,67 11,16 0,33 10,80 0,28 Sucr raffine' 12,85 0,61 13,08 0,355 8,60 0,37 bieros li,33 0,23 7,72 0,59 7,56 0,59 Sels,autre 25,14 0,19 18,91 0,16 18,72 0,15 hergie et lubrifiants 1,83 1,79 1,59 1,50 201,15 2,05 ... 2,01 222,34 2,32 245,11 2,62 dont essences ordinaires 57,92 0,52 62,56 0,56 64,52 0,58 super carburant 6,11 0,93 9,31 0,09 12,68 0,12 carbure'eteur 37,09 0,32 43,59 0,39 48,72 0,43 gaz oil 62,77 0,48 69,10 0,57 69,16 0,58 . uel oil 15,85 0,06 15,81 0,09 25,73 0,17 lubrifiant autres 5,99 0,33 6,37 0,36 6,73 0,41 Produits bruts drorigine vé&etale 0,32 . 0,30 0,42 0,35 15,82 0,55 ... 0,56 39,41 - 1,05 36,12 1,02 dont Produits bruts d'origine mine'rale .2,43 1,95 1,81 0,91 78,70 1,31 78,70 1,36 85,86 1,49 91,69 1,5 dont oyde d'aluminium 73,70 1,28 79,78 1,38 87,55 1,36 Demi-produits 3,/8 5,6$ 5,19 5,11 294,51 6,9) ... 6,55 291,35 5,76 241,25 5,92 dont melt 6,85 0,29 7,10 0,28 8,10 0,30 ciments hydrauliques 127,39 0,65 144,36 0,74 95,25 0,48 fluorures et sels 5,14 0,35 4,61 0,31 5,34 0,12 engrais azotés autre 27,14 0,39 36,58 0,43 41,23 0,52 tolcz zinque'es, ou plombe'es li,71 0,33 6, 5i 0,1{2 3,70 0,23 Materiel de traneport ct tacotion 2,19 2,h3 3,56 3,32 12,0n 5,26 ... 4,16 12,72 5,19 13,36 5,60 dont voiture2 particulieros 3,28 1,40 3,68 1,55 3,93 1,82 camions 5,35 2,03 5,82 2,23 4,85 1,95 Equipement agricole 0,18 0,18 0,27 C3,22 0,57 0,20 ... o,18 0,95 0,32 1,08 0,35 Equipesent industriel 2,69 2,98 4,52 5 2 21,21 >,60 ... 5,53 15,8 5,11 15,),7 7,12 dont machine3 de forage 1,12 0,35 1,2' 3,58 1,5 3,83 machines generatrices 0,5) 0,hh 0,51 0,40 0,10 0,,5 Consomniation des menages 7,8& 7,22 7,69 5,67 26,58 7,50 ... 6,86 20,73 7,5 23,1 9,37 dont medicaments 1,25 1,13 1,23 1,14 1,52 1,39 desinfectant au détail 1,7) 0,31 1,02 0,25 1,12 0,25 chaussures 1.23 0,81 1,00 0,59 1,L3 0,93 piles elentriques 9 1,Jl , 1 0,2" Consorration dus entrprizes 5,81 5,93 7,59 9. b7 ... 1, l 1; dont 7nu11 de + de 21 -s ,57 2, 0,71 papiers et cartons (scolaires) 9,72 0,97 11,28 1,11 13,2, 1,15 coton 6cru, blanchi ou teint 1,87 0,55 1,93 0,79 I30 0,69 coton imiprine 1.73 2,89 1,15 3,1 1,11 1,09 tissu :ynthtiques et artificiels 1,19 1,? 1,10 1, 7 1i, 1,1 31,57 32, 37,39 .il7 '1,2 I ',7 "I i, , 822,91 53,32 Source: Buletin économique trimestriel et statistiquesdouaniåres. TABLEAU 3-4: CAMEROUN - COMMERCE EXTERIEUR AVEC L'UDEAC (en milions de FCFA) 1967 Exportations Importations Balance Tchad 176 23 153 RCA 43 90 -46 Gabon 220 U3 113 Congo (B) 97 621 -525 TOTAL 536 847 -311 1968 Tchat 734 53 681 RCA 812 114 698 Gabon 1.030 1.359 -329 Congo (B) __535 631 _-96 TOTAL 3.111 2.156 955 1969 Tchad 465 40 425 RCA 879 241 638 Gabon 1.226 1.782 -555 Congo (B) 710 687 23 TOTAL 3.280 2.749 531 Source: Statistiques du commerce extérieur du Cameroun. TABLEAU 3-5: CAMEROUN - BALANCE COMMERCIALE PAR ZONES MONETAIRES (en milliards de FCFA) 1m U51 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Exportations France 7,9 14,2 16,6 18,6 14,8 13,5 12,0 17,7 19,1 Zone sterling 2,5 3,4 2,7 2,0 1,6 1,4 0,9 --- Zone dollar 1,9 2,8 1,8 2,3 3,3 5,2 4,9 --- --- CEE (sauf France) 4,7 6,1 9,6 2,0 11,3 10,5 13,7 15,2 24,2 Autres 2.8 5,5 2,6 2.6 3à 5,3L 6.0 Total 1 19,8 32,0 33,3 34,5 34,4 35,9 37,5 48,6 59,L Importations France 11,4 12,3 15,7 17,3 19,4 19,2 25,9 24,3 25,9 Zone sterling 1,7 1,8 3,0 2,3 2,6 1,1 1,5 --- --- Zone dollar 1,6 1,8 2,5 2,4 3,2 2,5 2,1 -- -- CEE (sauf France) 1,6 2,3 3,6 4,7 5,9 6,7 7,3 8,4 10,3 Autres 3,0 6.8 6,2 666 --- Total 19,3 21,9 31,6 32,9 37,4 36,1 46, ¯6¯¯ 530 Balance France -3,5 +1,9 +0,9 +1,3 -4,6 -5,7 -13,9 -6,6 -6,8 Zone sterling +0,8 +1,6 -0,3 -0,3 -0,1 +0,3 -0,6 --- Zone dollar +0,3 +0,1 -0,7 -0,1 +0,1 +2,7 +2,8 --- - CEE (sauf France) +3,1 +3,8 +6,0 +4,3 +5,4 +3,8 +6,4 +6,8 +13,9 Autres ,2 +1.8 -4,2 -3,6 -2,9 -1.3 -,6 Total 1/ +,5 +10,0 +1,7 +1,6 -3,0 -0,2 -8,9 +2,3 +6,4 i/ Les chiffres des exportations se fondent sur les chiffres officiels non ajustés, sauf en ce qui concerne la révision du chiffre relatif aux exportations d'aluminium en 1967 (voir le Tableau 2). De ce fait, la balance commerciale totale ne correspond pas exactement à celle qui est donnée au tableau 3-1. ources: fflletin de la statistique generale zarterly Economis Lulletin ipports de tuteile ienseignements fournis par la Direction de la statistique TABLEAU 3-6: CAMEROUN - AIDE ETRANGERE: VERSEMENTS EFFECTUES (en milliards de FCFA) A. Subventions FAC 1965 1966 1967 1968 1969 Soutien budgétaire O07Õ 1,00 - - - Assistance technique 2,00 2,00 2,00 2,00 2,D0 Autres 1,30 1,48 1,h6 1,63 1,08 Total 3,80 h,8 3,46 3,63 3,08 FED ler FED 2,59 2,28 1,62 1,97 0,63 2ème FED 0,36 0,h0 o,57 1,34 0,61 Total 2 95 2,68 2,19 2,hh 1,24 AID0 0,37 0,40 0,26 0,26 ONU 0,20 0,18 0,17 0,31 0,31 Royaume Uni 0,07 0,08 0,09 0,10 0,10 Suisse --- --- --- 0,38 0,38 Allemagne --- --- --- 0,56 0,56 Total 7,37 7,79 6,31 7,68 5,93 B. Prêts Caisse centrale 0,31 0,99 0,48 0,98 1,56 FED - - 0,07 0,05 0,19 BEI 0,30 0,30 0,30 0,22 - AID 0,70 0,50 0,26 0,84 - KFW - 0,30 0,40 0,21 - IDA - 0,12 0,64 1,47 IBRD - - - 0,05 Total 1ßl 2,09 1,63 2,95 3,27 Aide totale 8,68 9188 7,94 10,63 9,20 Source: Renseignements fournis par le Gouvernement Camerounais, par les principaux donateurs et estimations de la mission. TABLitU 3-7: CAIMEROUN - AIDE ETRANGLR. ASSISTANCE FINANCIRE MANANT DU 1er ET DU 2ème FED. CRDITS (en équivalents de 1.000 $ E.U.) Investissements./ ;TEULs 1960 1961 1962 1963 1964 Total ler 1965 1966 1967 1968 1969 Total 2 re FED To e n.ral - G~EERALES - - 2h7 920 - 1.167 - - - - - - 1.167 1,3 aicti jon: :raulique 249 - - 1h2 - 391 - - - 3 - - /3 391 culture - 717 - - - 717 - - 6.482 - - 6.j82 .9 1- 0o - 335 - 835 :. _ 3 _ _'3 oi s- che- -- -- -- - - - /3 --- /3- Tori " -Industrie - - - - - - - - 1.640 - 1.6h0 1.6/0 -T.ux ?roduction 249 1.217 2h? h77 - 1.943 - - 6.82 1.6h0 - 8.122 10.065 1,6 r:<ASTitUCTUYRE i-outes .- 5.789 4.865 453 - 11.107 2.937 - - /3 /P 2.937 W14.;6 Chen%ins de fer - 729 75 15.000 - 15.804 - 1.130 1.4or~ 20.Wi 22.531 38.335 Acrodres - - - - - -- - - - diécou.,.unications - - - - - Ports 1 3.565 892 - - - .57 71174 Energie - - - - - - Totaux 3.565 7.4lo 4.9h0 15.453 - 31.368 2.937 1.130 - 1.517 20.001 25.585 56.953 66,ü i-UI_ENTS SOCIAUX bli7cignement-Fonnmation - 1.069 6.hEi 85 1.203 8.798 - 8.798 santé 82 2.107 - - - 2.189 6.158 547 6.705 8.894 Jeunesse et sports - - - - - - Information - - - - - - Urbanisme - - 227 - - 227 - - 227 Totaux 82 3.176 o.668 85 1.203 11.21 6.158 Sh7~ - - - 6.705 17.'919 20.8 ETJPEN:s:rr A!EINIS-- fs. - - .- - --. ·· -- 2h7 - . - - 247 24ý 0.3 TZ01AUX GERMAUX 3.896 11.803 11.608 16.935 1.203 45.692 2/ 9.095 1.92h 6.482 1.517 20.001 4o.659 86351L2 100, 1/ Les: "Aide à Production, Aide à la diversification, Assistance Technique liée, et Coopération Technique ne sont pas reprises dans ce tableau. Elles se montent (2ème FED) à un total de 9,887 millions U.C. au 31 décembre 1969. 2/ Sont inclus les projets, pour un montant de 864.000 U.C. dans le 1er FED, relevant de la procédure accélérée ou d'une direction commune à plusieurs projets. Ils sont recensés sous l'année de leur premier marché. 3/ Prêts. i_/ Dont prêt 5 millions U.C. Source: FED, Situation semestrielle des projets en exécution, 1er et 2ème FED, date de mise à jour: 31 décembre 1969. TABLEAU 3-8: CAMEROUN - AIDE ETRANGERE. VERSENTS MANANT DU er ET DU Pème FED AU 31 DECEMBRE, 1969 PRETS ET DONS (en équivalents de 1.000 $ E.U.) 1er FED 2ème FED Dépenses Dépenses Etudes générales (Invest.) 1.159 e Production(totale) 2.072 6.970 Investissement: hydraulique h 28 - agriculture 726 élevage 918 - Amélioration des structures Agricoles - 5.389 Soutien des prix agricoles - 173 Assistance technique - 138 Prêt au secteur agricole - 1.270 à l'industrie - Infrastructure (total) 31.830 1.980 Investissement: route 10.148 74 chemin de fer 16.969 1.130 Ports 4.723 - Aide à la diversification 719 Assistance technique 57 Pre^t Construction de la voie ferrée - - matériel roulant et équipement - - Equipements sociaux (total) 12.160 4.549 Investissement: enseignement 9.009 4.478 santé 2.852 - urbanisme - - Assistance technique - 71 Equipement administratif (total) - Investissement - 9 Assistance technique - 28 Contr5le technique - 980 Total 47.231 l4. T1 Investissement sur subvention 77.231 5.691 Amélioration des structures - et aide à la diversification 6.108 Soutien des prix 173 Assistance technique et contr8le 1.274 Prêt 1.270 Source: FED. Situation des Projets en exécution au 31 décembre 1969. TABLEAU 3-9: CAMEROUN - AIDE ETRANGERE. CREDITS OUVERTS FAC LOCAL Titre VI (en millions de FCFA) 1959/60 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 TOTAUX LTUES GENE 53,30 214,J SjI,-) 91,55 i1,95 (1,bu - 9 - - Production Hydraulique 136 129 85,6 68 100 - - - - - 518,6 Agriculture 642,8 343,95 76,7 114,6 8 171,4 236,39 624,39 6,3 627,6 2.852,13 Elevage 18,2 13,8 22,5 13 - - - - 118 - 185,5 Forets - Peche 86 54,9 98,5 110,1 - - - 110 - - 459,5 Tourisme - Industrie - - 57 - - 34,5 - 136 70 133,5 431 Totaux Production 883 541,65 340,3 305,7 108 205,9 236,39 870,39 194,3 761,1 4.446,73 INFRASTRUCTURE Routes 295 443,8 305,5 128 899,5 986,1 462 202 - 23 3,744,9 Chemins de fer 165 355,4 315 185 - - 500 - 691,2 - 2.211,6 Aerodromes 39,8 65 32,2 19 - - - 5 - - 151 Telécommunications - 37,5 - 48 - - 20 - 275 - 380,5 Ports - - - - 50 - 2,5 - - - 52,5 Energie - - - 84 35,5 - - - - - 119,5 Totaux 499,8 891,7 652,7 464 985 986,1 984,5 207 966,2 23 6.660 EQUIPEMENTS SOCIAUX Enseignement-Formation 172 17,5 12 523,78 540,75 544 325 104,93 - 320 2.019,96 Sante 186 186,5 104,6 185,08 - - 82 64 20 10 838,18 Jeunesse et sports - - - 58,2 - - - - - - 58,2 Information - 117,85 70,5 22,3 54 - 16 69 30 - 379,45 Urbanisme 100 93,8 133,6 94,75 30 21,6 - 251 14,7 - 739,45 Totaux 458 415,75 320,7 884,11 84,75 565,6 423 488,93 64,7 330 4.035,44 EQUIPEMENTS ADMINIS- TRATIFS - - 2 58 - 22,3 - 13,7 13,2 - 109,2 TOTAUX GENERAUX 1.894,1 2.059,85 1.7514,5 1.803,36 1.324,7 1.851,5 1.643,89 1.675,17 1.238,4 1.114,1 .15,359,57 Crédits depensés 762,22 973,57 1.301,54 1.364,23 1.317,49 1.239,36 1.368,24 1.316,38 1.535,24 1.062,9 12.241,17 Paiements directe - 40 73 150,75 50 65 107,5 148,5 94,13 20 748,88 TOTAUX PATlY' TTS 7(2,22 1.013,57 1.374,54 Il., 9 1.367,49 1.3014,36 1.475,74 1.464,88 1.629,37 1.082,9 12.990,05 Source: FAC, Paris. Note: Voir note tableau 3-10. TABLEAU 3-10: CAMEROUN - AIDE ETRANGERE. VElRSEMENTS EMANANT DU FAC (en millions de F.F.) Annee de sigmture de la convention Total 1969 1968 1967 1966 1965 i L 1963 Annee de versement % valeur 1968: D'penses gene'rales 6,5 2,0 0 1,5 0 - 0,5 - Produ:tion 28,1 8,6 0 6,6 1,1 0,h 0,2 0,3 Infrastructure 44,8 13,7 0 1,5 8,0 3,7 0,5 0 Equipemeni> Sociaux 20,5 6,3 0,6 0,7 2,1 2z7 0,1 0,1 Total (en valeur) 30,5 0,6 10,3 11,2 6,8 1,3 0,h Total (en %) 100,0 1,8 33,7 36,7 22,3 4,3 1,2 1969: Dpenses génerales 10,0 2,5 - 0,3 2,0 0 0 0,2 0 Production 23,.7 5,9 0,1 0,7 h,3 0,6 0,1 e 0,1 Infrastructure 46,4 11,6 - 1,0 5,8 3,3 0,6 0,3 0,5 Equipemente Sociaux 19,9 5,0 0,1 0,3 0,1 4 2 3 0,4 0,4 Total (en valeur) 25,0 0,2 2,3 12,2 5,3 3,0 0,9 1,0 Total (en %) 100,0 0,9 9,3 48,9 21, 12,0 3,5 4,0 Source: FAC, PARIS. Note: Ces montants concernent exclusivemnt les versements sur opérations irdividualisées, sur convention de financenerit et transitant par la CCCE. Sont exclus les versements directs et les versements 'a des organismes pluri-nationaux. Il existe une légere diffe'rence avec le tableau "Versements effectue's par 1: CCCE", de 0,6 millions FF en 1968 et 0,1 en 1969 qui n'a pu etre expliqu'e. TABLEAU 3-11: CAMEROUN - AIDE ETRANGERE - ASSISTANCE EMANANT DE LA CCCE - CREDITS (en millions de F.F.) 1965 1966 1967 1963 19t9 Prêts à l'Etat 3,8 0,8 5.3 22,7 4,2 Prêts aux organismes publics - - 10.0 - 14,o Prêts aux sociétés à participations publiques; participations e 2h,0 10.9 - 12.3 Avance à la B.C.D. (globale - ) -) -) -) 2,0) (secteur public (collectivités, OCEAC) 2,0) - ) 7.3 0,7)1.7 0,2)2,2 - ) 5,3 (secteur para public - ) 8,5 1,3) 1,0) 0,9) - ) (secteur privé 6.5) 6,o) - ) l,0) 3s3) 12,3 32,1 27,9 24,9 35,8 Prêts : 1960: 4,h0 1961: 5,41 1962: 12,56 1963: 12,25 1964: 13,69 Source : Caisse centrale de coopération économique - Paris. TABLEAU 4-1: CAMEROUN - DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 IECEMBRE 1968, AVEC ADDITIONS AU ?7 MARS 19701/ (en milliers de $ E.U.) Dette au 31 décembre 1968 Additions du Tirages Y compris ler janv. 1969 exclusivement reliquats au 27 mars 1970 DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE TOTALEP/3/7/ 13)4,578 zý 786 Dettes envers créanciers privés,/3 /7 77h8 Bons (émissions publiques) Fournisseurs L37 i France2/ Allemagne (R.F. d')/ - 7 Prêts d'organisa irons internationales-/ 7?? 5>C? BIRD 29 7.07 24,9W0 IDA 2,723 11.550 17.500 FED - 6.682 - BEI_/ 4,025 7.626 - 2/3/ Prêts cons ntis par des Etats- - 7132 101-1h7 5.266 France---3 53.653 ÏM 2é Allemagne (R.F. d')- 3.279 10.109 Italie - k-148 Royaume-Uni 1.734 2.574- Etats-Unis 8.279 17.563 - URSS 4.444 h,h. 1/ Dette à échéance initiale ou prorogée de plus d'une année. / Comprend des dettes réglables en francs français ou CFA qui ont été convertis en dollars E.U. au taux de change en vigueur après la dévaluation d'août 1969. 3/ Comprend des dettes remboursables en marks allemands qui ont été convertis en dollars E.U. au taux de change en vigueur après la réévaluation d'octobre 1969. h/ De nouveaux emprunts d'un montant total équivalent à 9.459.000 dollars E.U. ont été déclarés par le Cameroun. Toutefois il n'a pas été encore précisé si la composition de ce montant répond à notre définition de la dette publique. Source: BIRD - Division des services statistiques. TABLEAU h-2: CAMEROUN - SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE INTERIEURE (Y COMPRIS RELIQUATS NON TIRES) AU 31 DECEMBRE 1968 AVEC ADDITIONS AU 27 MARS 1970: EVALUATION DES VERSEMENTS A INTERVENIR Ventilés entre amortissement et intérêt Dette remboursable en devises étrangères (En milliers de dollars E.U.) Dette en cours Années (En début de période) Amortisse- Y compris reliquats ment Intérêt Total 1969 120.503 5.060 1.288 6. 33 1970 14.702 3.192 1.712 Î. 9: 1971 160.516 4.219 2.126 6.355 1972 156.297 6.h12 2.761 9.176 1973 219.35 5.ui8 2,961 8.hoc 1974 ih.h37 5.I33 3.27h 8.712 1975 133.99) 5.907 3.274 9.i1 1976 133.022 5.838 3. 200 9. C33 1977 127.2-h 5.9 9 3.193 9.192 1973 121.210 5.3(J 3.283 6 1979 115.906 5·583 3-260 8. E 3 1930 110.323 5.967 3.117 9.08 1981 1C.356 5.760 2.693 8.653 1932 98.596 5.053 2.680 7.733 1933 93.5h3 5.506 2.h93 7.919 Note: Comprend le service de toutes les dettes figurant au tableau h-1 à l'exception des suivants dont on ne connaît pas les modalités de remboursement. Banque européenne d'investissements $ 2.881.000 Emprunts auprès des Etats suivants France 1.6h2.000 Italie h.488.ooo Royaume-Uni 84o.000 URSS 4.hh.ooo $ 1h.295.00 Source: BIRD: Division des services statistiques. TABLEAU 4-3: SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE (I COMPRIS RELIQUATS NON TIRES) AU 31 DECEMBRE 1968 AVEC ADDITIONS AU 27 MARS 1970: EVALUATION LES VERSE24ENTS A INTERVENIR. DETTE REBOURSABLE EN DEVISES ETRANGERBES (EN MILLIERS 1p flLL P i U) VENTILATION PAR SOURCES DE FINANCEMENT DETTE EN COURS 1969 1970 1971 1972 197' 1971 1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 (en début de période, Y coris relicuata) VERSIRMTS 1969 1983 1969 1983 Valeur Pourcentage 6.348 4.90 6.345 9.175 8.509 8,71? 9.181 9.088 9-192 8.787 8.853 9.085 8.653 7,733 7.999 120.508 93.543 - Dettes envers créanciers privés 152 152 25 35 17-Î 3 774 2 à-s Bons (émissions publiques) 5 4 4 4 5 4 4 4 3 3 3 3 3 3 2 38 2 e e Fournisseurs 147 17 250 330 325 175 170 83 - - - - - - - 736 - (0,6) - Prêts d'organisations internationales 116 501 750 1.532 1.832 2.33h 2.519 2.810 3.195 3,500 3-890 5,526 .,99 4.283 4,036 29.777 57.812 21,7 6D_9 FE- - - - - L- 19 378 501 583 655 688 692 6.582 5.149 (5,4) (44) BEI 116 118 185 67 ',7L 674 s74 574 675 590 590 490 590 255 - 4.745 237 (3,9) (0,3) BIRD - 210 46 813 1,>35 1,L62 1,553 1,935 2.073 2.209 2.52L 2.857 2.861 2.859 2.855 I 7.000 26.315 (5,8) (28,1) IDA - 73 110 145 173 198 201 201 297 323 375 496 494 591 489 11.550 27-318 (9,6) (29,1) Prêts consentis par des Etats 6,o80 4.352 5.361 7.210 5 192 s.200 5.488 6.191 6.025 5.183 4.950 4,656 5.1 3.47 3.962 89,957 35.735 7 38.2 France 5.372 2,906 3.792 5.129 4.1s8 4,071 4.266 4.023 3.911 3.301 3.150 2.906 2.552 2.258 2.786 60.551 24.395 (50,3) (26,1) Allemagne 363 1.012 1.059 1.083 1.059 1,035 1.010 986 961 607 534 520 507 493 479 10.109 911 (8,3) (1,0) Royaume-Uni 145 173 199 195 199 185 181 177 173 169 164 160 156 151 157 1.735 566 (1,5) (0,,) Etats-Unis 200 261 321 803 780 908 1.032 1.006 981 1.106 1,102 1.069 1.037 555 550 17.563 9,859 (15,6) (10,5) Note: Comprend le service de toutes les dettes figurant au tableau 4-1 dont on connait les modalités de remboursement. Source: BIRD: Division des services statistiques. TABLEAU 5-1: CAMEROUN - BUDGETS CONSOLIDES FEDERA ET FEDERES RECETTES ET DEPENSES EFFECTIVES (en miflions de FCFA) Budget du 1963/6L 196/65 1965/66 1966/67 1967/'b 1968/69 I. CAlUN FMERAL 1. Recettes fiscales totales 16.802 18.292 19.965 20.797 21.717 ?à.00J- dont: taxes sur les transactions T20) (7 ) " per%ues par les douanes (16¯93) (1r~163) (1978[2) (20.L91) (22.r17 (T¯3L5) Ehregistrenent, timbre, divers (109) (129) (123) (186) (121) 2. Revenus du Domaine (20) (28) (28) (10) (14) 3. Recettes des exploitations et services 1.500 1.623 1.685 1.679 2.L17 3.20e dont: Postes et Telecom. (878) (862) (1.030) (878) (1.114) (1.78) L. Contribution, Subv., Fonds de Concours 30 52 96 1 191 .. Total Recettes propres ardinaires 18-352 19.995 21.77L 22.87 25.339 21,800( Prélèvenent Caisse de Réserve 650 2.02 2.2C0 2,1S0 -_ Subventions exterieures ¯1 501 1.000 __ Total des Recettes 18,353 21.1146 2L.799 24.737 27.89 27,800 II. CAMEROUN ORIEITAL 1. Recettes fiscales totales 6.101 6.282 6.891 7.786 8,058 ... dont: Impts directs et taxes assinilées(5,278) (5.337) (5.866) (6.756) (6.889) (7,822) Droits d'Enregistrement > > (992) (1.149) Taxes diverses )(823) )(965) )(l.025) (38) (20) ... 2. Revenus du Domaine 1L9 173 179 227 )79 ... 3. Recettes des Exploitations et Services 102 140 l2 L62 632 ... L. Divers [ 11 2 39 19 ... Total des Recettes propres ordinaires 6.356 6,606 7.21 851l4 9.188 ... Prelèvement Caisse de Réserve 600 416 70 69/ Subvent-on Fedérale 350 875 1.220 1.?80 1.000 (v0 Total des Recettes 7.3o6 7.897 8,43L 9.864 10.188 ... :. CAMEROUN OCCIDENTAL Recettes fiscales L18 L06 ý2ý 692 8LU8 8 dont F Fiscales Directes (h02) (381) ([t[) (56C) (665) (7> Enregistrement, Timbre, divers (16) (25) (71) (137) (183) ) Recettes des Exploitations et services 230 235 191 117 127 Recettes diverses 76 64 Total des Recettes propres ordinaire 648 641 716 885 1.039 1.2L8 Pre'l-evment Caisse de Riserve 16s h02 73 13C So . ..<9 Subvention Fedérai° 1.355 1.200 1.350 1.9¢0 1.800 1.6, T,tal des Recettes 2.168 2,2L3 'l 3 2.970 2.91 q .8E '3SE"t! TS? TROIS qrUr"TS otal des Recettes Propres Ordinaires ?¢.3¢6 27.242 29.701 31 .86 3,,6 . Total des Prélevements Caisse de Reserve 76S 1.468 .098 2./5C 2.230 Subventios de l'Exterieur 1 01 1,000 - _ T:tal des Recettes 2.122 29.211 32.802 31.31l 37.796 Afpenses ,urantes a,yget Fédéral 12,95 1,86 16,2b 19,39 21,52 20,t7 Fédéré Oriental 6,93 7,65 8,3h 8,96 9.3L 10,00 Fédéré Occidental 1,80 1.90 2,12 2,29 2,50 2,62 21,68 2,1 25,70 30,6h 33,36 3ù,09 Dénenses d'Investissement Budget Fédéral 1,4L 1,50 2,93 2,81 2,48 2,66 Fédéré Oriental 0,35 0,23 0,78 0,68 0,75 0,S1 - Fedére Jccider tai 03 0 2,07 up1î -177 ýý2 L- Dette Pub1iq,e 0,47 0.41 G,L1 0,L0 O,3 0,71 Tatal 2u,31 26,89 31,24 3L,81 37,39 yi, 'ote ,' 2ertaines donn4es de 196/69 sont estimées. 7/ Valeur estim4e. 3/ Valeur acquise. II/ Estimation sur la base de Recette des PT en Y du twtal Recettes des Exploitations. 5/ Estimation sur la base de 2/ et L leur relle prAvue au buIget. 7/ Valeur prvue au budget. 3/ Valeur estim-e. ' 7aleur des prilèvements sur la Caisse de serae privue nulle au budget. TABLEAU 5-2: CAMEROUN - RECETTES, DEPENSES ET EXCEDENTS CONSOLIDES DES BUDGETS FEDERAL ET FEDERES (En milliards de FCFA) 1964/65 1965/66 1966/67 66/67 1967/68 67/68 1968/69 68/69 1969/70 Pecettes courantes Comptes définitifs C.d. Pr. C.d. Pr. C.d. Pr. C.d. - Imp6ts directs 5,72 6,32 7.44 7,66 7,64 8,30 8.63 9.01 9.78 - Impôts indirectsi 18.15 19,8 20.49 20.13 22.52 21,18 2h.35 2I. 3 28.07 -Droits à l'importation_./ 13,44 15.20 15.7 -- 16,75 (15,58) 17.74 (18.07) 20,19 -Droits à l'exportation 3,41 3,35 3,34 -- 3,00 (3.38) 3.23 (3,0 4.36 -Taxes intérieures 1,31 1,29 1,68 -- 2,77 (2,22) 3,38 (2,67) 3,52 - Redevances 1,10 1,22 1,35 1,2b 1.47 1,h0 1.43 1,34 1Â4 - Autres recettes 2,25 2,32 2,61 2.64 3.94 3.55 4.75D 4,05 45 (y compris P.T.T.) 'otal 27.24 29,70 31.89 31,69 35,57 34,43 39,16/3 38.73 L3.84 Dépenses courantes 24,bl 26,70 30,64 29,76 33,36 32b50 34.09 35,07 38.45 Exc'dents des comptes courants 2,83 3,00 1,25 1.93 2,21 1,93 5.16 3,66 5,39 Service de la dette 0,41 0,41 o.4o 0,1 0,53 0,57 0,71 0,85 1,01 Solde 2,42 2,59 0,85 1.52 1,68 1.36 4.45 2,81 4,38 Dépenses d'équipement 2,07 4,1 3.77 3,85 3à50 3.71 2,95 3,0 , ?xcýdnt budg-taire 0.35 -1.54 -2,92 -2,33 -1,82 -2,35 0,89 -0,88 -1,56 1/ Ventilation des impôts indirects au pro-rata des prévisions budgétaires pour les trois premières années. 2/ Y compris la T.C.A. (Taxe sur le chiffre d'affaires); la presque totalité du produit de cet impôt provient des opérations d'importations. 3/ Partiellement estimé, le total pour l'année pourrait, au maximum, être de 0,3 milliard de FCFA supérieur (Recette du Cameroun oriental). Y compris 0,26 milliard FCFA en renouvellement de moyens de transport et 0,22 milliard FCFA participation au capital de sociétés d'Etat. 5/ Y compris 0,34 milliard FCFA au titre du Budget d'équipement 1967/68. / Comptes hors budget alimentAs par les reliquats de la Caisse d'investissements, et supposés dépensés dans l'année. Source: Budgets et comptes définitifs des Gouvernments fédéral et fédérés. Tableau 5-3: CAM1EROUJN - CHIFFRES CONSOLIDES DES DEPENSES PREVUES ET DEFINITIVES DES BUDGETS FEDERAL ET FEDERES. VENTILATION PAR SECTEUR (En milliards de F CFA) P7étision Prévision Comp. def. Prévisp?p Comp- def. Prévision 1966/67 1967/68 1967/68 rP$}9O S 1968/69 1969/70 Dep. ordinaires Valeur % Valeur % Valeur Valeur V z Valeur Valeur % Adm. générale 2,43) 2,50) 2,29) 2,67) 2,;36) 3,02) Dép. Communes 4.95) 25 5,69) 25 7,17) 6,31) 26 6,75) 7,16) 27 Pension 0,16) 0,13) 0,19) 0,34 0,32) 0,39 Aff. étrangères 0,58 2 0,61 2 0,55 0,63 2 0,42 0,65 2 Défense,Justice 7,25 24 7,85 24 7,75 8,37 23 8,19 9,15 23 Services sociaux 2,60 9 2,72 8 2,82 2,89 8 2,97 3,04 8 Services culturels 4,80 16 5.06 15 5,07 5,56 16 5,53 6,00 15 Economie 6,79 23 7.73 24 7,31 8,25 23 7,50 8,92 23 Divers 0,20 1 0,21 1 0,20 0,07 e 0,09 0,11 e Total 29,76 100 32,50 100 33,36 35,07 100 34,09 38,45 100 Personnel 15,85) 17,08) 18,29) 21,09) ) 53 ) 53 ) 53 ) 56 Pension 0.16) 0,13) 0,34) 0,39) Matériel 4,91 17 5,70 18 6,11 17 6,07 16 Entretien 1.43 5 1,46 5 1,61 5 1,70 4 Subv. etc... 5,39 18 6,29 19 7,19 20 7,27 19 Report Budg. 0,24) 0,26) 0,13) 0,10) ) 7 ) 5 ) 5 ) 5 Divers 1,80) 1,57 1,39) 1,82) Dép. d'Investissement Travaux d'infra- structure ) 2,52 59 0,65 15 ) 1,33 34 0,72 1,75 26 Constr.,Equipment ) ) 2,23 Aménagement d'immeubles) 1,72 40 ) 0,75 19 0,92 2,08 31 Dette Publique 0,41 10 0,57 13 0,33 0,85 22 0,71 1,01 15 Participation Capital So d'Etat 0,31 7 0,22 5 0,22 0,40 10 0,40 0,40 6 Autres et non ventilés 1,02 24 1,12 27 1,05 0,62 15 0,91 1,40 22 Total Investissement 4,26 100 4,28 100 3,83 3,94 100 3,66 1/ 6,64 1/ 100 Total Général 34,02 36,78 37,19 39,01 37,75 1/ 45,09 1/ Source: Budget fédéral et fédérés-Lois de finances et Comptes définitifs, et ajustements de la Mission 1/ Comptes hors budgets exclus: 0,60 milliards F CFA en 1968/69 et 0,32 milliards F CFA en 1969/70. TABLEAU 5-h: CAMEROUN - DEPENSES COURANTES EFFECTIVES DES BUDGETS FEDERAL ET FEDERES, 1967/68 ET 1968/69 VENTILATION PAR SECTEURS (En milliards de FCFA) 1967/681968/69 Fédéral Féd OR Féd OC Total Fédéral Féd OR Féd OC Total 1. Administration générale 1,56 0,58 0,15 2,29 1,61 0,57 o,16 2,36 Dépenses communes 5,26 1,67 0,25 7,17 3,80 2,73 o,22 6,75 dont Personnel (0,70) (0,13) (-) (0,83) (0,77) (0015) (-) (0,92) Reversement et ristourne (o,hh) (0,85) (-) (1,29) (o,41) (,8 (-) (1,25) Contributions (1,30) (0,07) (0,19) (1,56) (1.07) (0,07) (0,12) (1,26) Pensions 0,09 0,10 - 0,19 0,19 0,13 - 0,32 2. Affaires étrangères o,55 - - o,55 o,42 - - u,h2 3. Dýfense, Justice 5,56 1,80 o,ho 7,75 5,87 1,91 o,4î 8,19 dont Forces armées (4,67) - - (h,67) (4,93) - - (,993) 4. Services sociaux 2,82 - - 2,82 2,97 - - 2,97 ý.ervices culturels 1,98 2,33 o,77 5,07 2,15 2,53 o,85 5,5ý dont Subventions (o,59) 0,63) (o,68) (1,90) (o,78) (O,63) o,68) (2,01 Salaires (0,61() (1,55> (0,06) (2,25) (o,79) (1,82) (û,)6 ,«7 .conomie 3,60 2,77 o,9h 7,31 3,79 2,71 0,9b 7,. dont Transport et télécommunications (1,02) (1,26) (0,50) (2,78) (1,03) (1,16) (o,5) (2, 5 Agriculture, élevage, etc. (-) ( 14) (o,?5) (1539) (1) ( 0( ,27) (1,39) Finances (1,61) (0,37) (0,07) (2,05) (1,67) (0,42) (o,10) (2,19) 7. Divers 0,15 0,05 - 0,21 0,03 o,o - 0,07 Total 21,52 9,34 2,50 33,36 20,87 10,60 2,62 34,07 ource: Comptes dAfinitifs et Situations des crédits. TABLEAU 5-5: CAMEROUN - RECETTES ET DEPENSES EFFECTIVES DES COLLECTIVITES LOCALES - EXERCICE 1967/68 (En millions de FCFA) Recettes Dép. de Autres Total dep. eDC Remb des Total dep. Total dép, Total Total Achat Total Total des et sub- pers. dép. de de fonc. Equip. emprunts infras. produc. Equip Admin. Materiel Investis. dépenses ventions fonction sociaux Urba- Equip. fédérales nisme Centre-Sud 1.005,6 331,5 396,8 '28,3 1,2 29,4 33,8 1,3 11,9 41,9 19,1 108,0 866,9 Nord 811,6 112,0 383,4 495,4 12,7 10,2 (5,9 23,1 28,7 57,5 22,1 207,9 726,2 Ouest 356,5 124,7 165,6 290,3 9,0 12,4 6,0 5,1 22,5 10,0 56,0 355,3 Est 142,0 41,8 74,0 115,8 - 4,2 0,1 3,0 2,1 0,7 10,1 125,9 Littoral 913,9 330,4 480,4 810,8 18,3 26,2 0,l 18,1 13,8 23,0 81,2 910,3 (dont Doua- la) (572,6) (225,1) (323,2) (548,3) - (15,5) (5,2) - (4,0) (0,6) (12,7) (22,5) (586,3) Cameroun Occidental 647,7 370,4 164,5 534,9 - 25,8 29,8 11,1 31,4 12,6 21,3 106,2 666,9 Total 3,877,3 1.310,8 1.664,7 2.975,5 13,9 92,7 182,3 42,3 98,2 150,4 96,2 569,4 3.651,5 Recettes 3.88 dt Subventions 0.86 Recettes propres 3.02 Dep. fonctionnement 2.98 Déficit/Excédent Courant 0.04 Investissement 0.57 Déficit global -0. Source: Ministere du P1aL. TABLEAU 5-6: CAMEROUN - RESUME DES DISPOSITIONS DU CODE DES INVESTISSEYENTS- LOI No. 6o/6h DU 27 JUIN 1960 ET LOI No. 64-LF-6 du 6 AVRIL, 1969 DISPOSITIONS SPECIALES EN FAVEUR DES REGIMES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES Exonérations A B C D fiscales Droits à Exemption pour Exemption pour Exemption pour Exemption pour Exemption pour marchandises l'importation marchandises marchandises marchandises marchandises spécifiées jusqu'à 10 années spécifiées spécifiées spécifiées spécifiées jusqu'à 10 an- jusqu'à 10 an- jusqu'à 10 an- nées nées nées Droits à Pas d'exemption Réductions Réductions Réductions Réductions possibles l'exportation possibles possibles possibles Impôt unique Pas d'exemption Exemption: 3 Exemption: 3 Exemption: 3 Exemption: 3 années mais bénéficient années années années éventuellement des avantages du régime de l'impôt unique Impôt sur le Pas d'exemption Pas d'exemption Exemption: 5 Exemption: 5 Exemption: 5 années revenu années années (En outre, sous réserve d'autorisation, une clause de dépréciation (amortissement) afférente aux cinq premières années peut être invoquée pendant les trois années suivantes.) Patente Pas d'exemption Pas d'exemption Exemption: 5 Exemption: 5 Exemption: 5 années années années Redevances Pas d'exemption Pas d'exemption Exemption: 5 Exemption: 5 Exemption: 5 années fonciêres, années années minières et forestiðr's TABLEAU 5-6 DISPOSITIONS Page 2 SPECIALES EN FAVEUR DES REGIMES PETITES ET MOYENNES Garanties ENTREPRISES A speciales Stabilité Pas de garantie Exempt de tout Exempt de tout Exempt de Pas de modification de fiscale droit nouveau droit à l'im- tout droit nou- l'assiette, des taux ou à l'importation portation où veau à l'impor- modes de perception ou l'expor- à l'exporta- tation ou à pendant 25 ans, plus délai tation pendant tion pendant l'exportation de carence pouvant aller 10 ans 10 ans pendant 10 ans jusqu'à 5 ans Transferts des Pas de restrictions actuellement, mais aucune Transférabili- Transférabilité garantie bénéfices et garantie contre des restrictions futures té garantie rapatriement des capitaux LibertA dans Pas de restriction actuellement mais aucune Garantie contre toutEsrestrictions autres le recrute- garantie contre des restrictions futures que celles visées par les "obligations ment du spéciales" (ci-dessous) personnel (aucune re- striction visant les étrangers) Autres Néant Néant Néant 1) Stabilité juridique, économique et fin. 2) Stabilité des conditions de commer- cialisation. 3) Libre choix des fournisseurs. 4) Renouvellement des permis d'exploitation forestière et minière. 5) Facilités pour l'utilisation des ressources hydrauliques électriques et autres nécessaires à l'exploitation. 6) Facilités pour le transport des produits au lieu d'expédition et pour l'utilisa- tion des installations existant à cet endroit. Obligations spéciales Néant Néant Néant Programmes prévoyant un minimum d'équipement et de production; formation professionnelle; dévelo emnt du personnel local; programmes Page 3 DISPOSITIONS SPECIALES EN REGIMES FAVEUR DES PETITES ET MOTENNES ENTREPRISES A B C D Règlement des litiges Aucune Aucune Aucune disposition Arbitrage Arbitrage disposition disposition Durée de l'accord Pas spécifiée Pas plus de Pas plus de 10 ans Pas plus de Pas plus de 25 ans 10 ans 25 ans TABLEAU 6-1: CAMEROUN - MONNAIE (En milliards de FCFA) - j51 2 VA 1953 193: 1 9 1.2 1957 1968 1969 M s.nMars Juin s.rt Dec Mars JuLn sp : +.-s extéri~eurs totax 3,!2 ~,71 5,57. 7,7, , 31 2.72 3 3l 5,3 ,6 ,1 8.39 667 8,29 is du ! 9ege 2entale (nets) 5,i 5, s 8,33 -,77 s,43 8,3, 13,15 6,23 6,19 5,57 7,19 6,92 8,54 10,05 11,01 11,34 10,43 13,29 tn-s d han-es cod-.eiales -1,9 -,39 -2,79 -1,75 -1,31 -1,98 -2,5 -2,22 -2,67 -3,15 -3,76 -3,11 -3,20 -4,39 -2.87 -2,96 -3,77 -5,00 ,et de d5velopper.ent (nets) ::cit int- 12,1 15,39 1,2 17,38 19,77 23 25_- 2L,97 23,65 2n,,5 3 3005 26,81 30bl 31.02 28,00 27,72 3,13 or'=nes sur l- Itat (not) -3,6 -3,82 -7,33 -9,39 -7,56 -5,13 -7,91 -5,8 -6,6 -5,62 -7,25 -6,57 -5,64 -5,30 -7,67 -9,26 -8,50 -7,86 iréice, sur le secteur rie 15,i0 19,71 23,3 25,77 27,33 29,73 33,22 31 ,85 31,91 35,13 38,62 36,02 32,45 35,71 38,69 37,26 36,22 41,97 Meongv,ie 1L,39 18,18 18,90 20,99 21,2'> 25,91 22,27 26,03 23,88 27,98 30,10 29,03 27,14 31,14 36,39 30,67 29,35 35,68 Yonnaic en circulation 8,38 10,07 11,2t 11,83 19,77 1L,LS 15,70 13,85 12,33 14,6L 16,80 14,71 16,06 17,09 18,30 15,70 14,65 18,28 "C^ts 6,01 8,11 7,62 9,16 10,43 11,15 12,57 12,18 11,55 12,66 13,30 14,32 13,0W 14,35 16,09 14,97 14,70 17,60 Q-ua! .onrnaIe 0,52 1,29 1,75 2,95 2,29 2,35 2,52 2,76 2,76 2,9 2,96 3,05 3,20 3,21 3,68 3,92 6,27 6,67 Latrcs éi.enta (ne-s) 0,55 2,13 9,38 1,36 1,37 1,68 2,17 2,16 2,12 1,31 1,75 1.79 1,83 1.42 1,09 1,83 ,76 2,27 1/ T co=prig lee depots faits dana le syst'me des comptes cheques postaux. Source: Statatiqiues finan 1es internationales, TABLEAU 6-2: CAMEROUN - AVOIRS DU TRESOR (En millions de FCFA) Caisse Compte CCP D6pôt Spécial Compte bloqué Compte de Ce ;pte de Total Courant bloqué Trésor placement placement Cameroun France 31 janvier 1969 Direction du Trésor - 319 171 100 500 291 2521 3902 Trésoreries Cameroun 521 656 211 1388 " Paris 1 84 - B5 P.P. Cameroun 53 216 10 279 Autres prostes 169 - 4 17 - Total 74- 1275 396 100 500 291 2521 5327 28 février 1969 Direction du Trésor - 548 323 100 500 491 2635 4597 Trésoreries Cameroun 411 777 262 1450 " Paris 1 62 - 63 P.P. Cameroun 43 172 10 225 Autres postes 241 - 8 249 Total 696 1559 603 100 500 491 2635 658h 31 janvier 1970 Direction du Trésor - 430 224 100 500 675 6000 7929 Trésoreries Cameroun h74 1272 86 1832 " Paris 3 104 - 107 P.P. Cameroun 22 177 13 212 Autres postes 928 - 14 942 .Total 1h27 1983 337 100 500 675 6000 11022 28 février 1970 Direction du Trésor - 414 706 100 500 875 7600 10195 Trésoreries Cameroun 1/ 281 1454 96 1831 Paris 3 107 - 110 P.P. Cameroun 38 89 12 139 Autres postes 837 - 17 854 Total 1159 206h 831 100 500 875 7600 13129 1/ Il convient de rajouter une centaine de millions en Caisse et sensiblement autant entre: Compte Courant et CCP, les comptes de disponibilités manquant pour l'une des Trésoreries. Source: Ministère des Finances, Direction du Trésor. TABLEAU 6-3: CA1EiROUN - VENTILATION PAR INDUSTRIE DiES PR-TS ET AVANCES DECLARES31/ (En millions de FCFA) Au 31 décembre 196 / 1965 1966 % 1967 1968 1969 Court-terme Agriculture 419 2,1 621 3,0 1.139 5,1 1.054 3,8 1.182 4,0 708 2,2 Electricité-Eau 4 0,o - - - - - - - - 25 - Industrie - Textiles 549 2,8 724 3,5 469 2,1 603 2,2 953 3,3 1.011 3,3 - Bois 299 1,5 387 1,8 455 2,0 305 1,1 326 1,0 450 1,4 - Divers 359 1,8 596 2,9 882 4,0 1.162 4,2 2.123 7,3 2.512 7,9 Constructions, T.I. 1.190 6,0 1.507 7,3 1.435 6,4 1.885 6,8 1.747 6,0 1.921 6,0 Transports 1.105 5,6 983 4,8 1.353 6,1 1.528 5,5 1.249 4,3 1.585 5,0 Exportations 5.514 27,9 5.033 24,5 5.942 26,7 8.627 31,2 9.333 32,2 11.020 35,0 Commerce général 9.507 48,1 10.186 49,6 10.069 45,2 11.472 4.1,4 11.422 39,2 11.545 36,4 Services 3,2 h,1 51 2,5 51 _J 1. L 3_3 818 2,7 905 2,8 Total 19.758 100,0 20.551 100,0 22.278 100,0 27.680 100,0 29.153 100,0 31.682 100,0 Moyen et long termes Agriculture 1.150 18,4 1.184 18,5 1.124 17,0 1.020 14,0 550 8,1 490 6,8 Mines et industrie 2.983 47,7 3.163 49,5 3.235 49,0 4.165 56,4 2.897 42,5 3.129 43,5 Construction 2.065 33,0 1910 30,0 2.052 31,1 1,851 25,3 1.692 24,8 1.538 21,4 Divers _57 0,9 126 2,0 186 2,8 269 37 1.685 24.6 2.025 28,3 Total 6.255 100,0 6.393 100,0 6.597 100,0 7.305 100,o 6.824 100,0 7.182 100,0 l/ Déclaré à la "entrale des Risques". Source: Banque Centrale-Ttudes et Statistiques. TABLEAU 6-L: CAMEROUN - BANQUE CAMERUUNAISE DE DEV7OPPsrE4NT Analyse des prêts accordés par secteur 1er juillet 1961 - 30 juin 1969 (En millions de FCFA) 1er ,uillet, 1961- TOTAL 30 juin, 1965 1965-66 1966-67 1967-68 1968-69 1961-69 Montant %^ Montant 5 Montant $ Montant % Montant % Montant $ Agriculture 1.532 16,9 110 3,1 110 3,1 183 5,6 254 6,2 2.189 9.3 Financement des récoltes 3,881 42,9 2.283 64,7 2.166 61,4 2.117 64,2 2.363 57,6 12,810 54, 5 Immobilier 2.129 23,6 501 14,2 433 12,3 236 7,1 308 7,4 3.607 15,3 Prêts à artisans 249 2,8 25 0,7 7 0,2 26 0,8 67 1,6 374 1,6 Industrie 676 7,4 444 12,6 647 18,3 505 15,3 800 19,5 3,072 13>0 Crédit-consommateur(a) 408 4,5 56 1,6 32 O,9 90 2,7 255 6,2 841 3,7 Divers 173 1,9 108 3,1 134 3,8 140 4,3 61 is5 616 2,6 TOTAL 9.048 100,0 3-527 100,0 3.529 100,0 3-297 100,0 4.108 100,0 23.509 100,0 (a) Y compris le prêt auto-mobile. Source: Banque camerounaise de Développement - Rapports annuels. TABLEAU 6-5: LA "WUEST CAMEROCN DEVELOMENT AGENCY" Analyse de prêts accordés de 195h à 1966 Nombre Total % des Total en ' de Catégories d'emprunteurs de accordé montants cours au l'encours prêts (in mil- accordée 30 juin 1966 lions de FcF1 (en millions de FCFA) Particuliers 74 36,24 13,0 214,49 12,2 Firmes il 5,79 2,0 3,15 1,6 sociétés 24 223,83 79,0 165,98 83,0 Divers 1 17,30 6,0 6,49 3,2 Total -110 283,16 100,0 200,11 100,0 Secteur de l'emprunteur Agriculture 72 43,63 15,4 23,79 11,9 Commerce 2h 110,19 38,9 83,57 41,8 Industrie 6 9,49 3,4 8,94 44,h Divers 8 119,85 42,3 83,81 41,9 Total 110 283,16 100,0 200,11 10C00 Source: "Report of Commission of Inquiry into the Activities ofWest Cameroon Development Agency" - Buea, 1969. TABLEAU 7-1: PRODUCTION DES PRINCIPALES CULTURES DE RAPPORT 1958/59 1959/60 1960/61 1961/62 1962/63 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Cacao (1.000 t) Est 6o,4 64,1 72,5 70,2 69,5 78,2 82,9 72,5 79,4 86,14 95,4 Ouest 5,49 ,7 9,1 4,9 6,5 6,8 8,3 6,3 7,1 6,6 6,6 Fédération 66.,3 69 8 81,6 75,1 76,0 85,o 91,2 78,8 86y5 93,0 102,0 Café Arabica (1.000 t) Est 7,7 5,3 10,3 8b 10,4 14,4 1ib2 13,9 14,8 Ouest 219 3 h 317 - 318 3,9 6A8 5,9 7.4 6,3 Féd4ration 10,6 8,7 11,0 11,3 13,3 21,2 20,1 21,3 21,1 Café Robusta (1.000 t) Est 19,6 26,0 30,1 33,1 34,9 36,8 35,5 47,4 42,2 53,1 48,8 Ouest 1,1 1,6 1,5 041 - 2,0 2,1 2,3 1,5 2,9 2,8 Fédération 20,7 27,6 31,6 33,2 34,9 38,0 37,6 h9,7 437 56,0 51,6 Huile de palme (1.000 t) Est a) Production totale 19,0 18,1 27,0 36,4 35,4 294 22,5 b) Production des plantations 1,2 1,3 1,4 1,3 1,7 1,8 1,4 1,6 1,3 c) Production commercialisée 9,5 16,9 16,9 8,9 n.d. n.d. 18, 7 12,2 23I Ouest 18,3 16, 9 19,3 17,9 16,6 19,1 21,6 12,7 Fédération (production commercialisée) 35,2 33,8 28,2 n.d. n.d. 37, 8 33,8 36,1 Palmistes (1.000 t) Est 22,3 32,2 35,8 43,1 32,2 29,9 31,4 Ouest 4,6 6.0 6,4 n.d. 7,0 7,2 7,4 F -d,Aration 26 9 38,2 42,2 n.d. 3S,2 37,1 39,2 A suivre... TABLEAU 7-1 Page 2 Bananes (1.000 t) 1958/59 1959/60 1960/61 1961/62 1962/63 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 (exportations seulement) E xSat 38,3 52,0 53,6 57,4 62,4 n.d. 49,6 44,9 42,4 Ouest 87,3 82,8 80.5 ý- 60,1 52,6 n.d. 17,4 16,2 15,9 F4d-'ration 125,50 135,4 134,2 117,5 115,0 85,0 57,0 45,1 43,8 Coton graine (1.000 t) 22,3 21,0 29,2 25,1 41,4 45,8 43,9 57,5 55,8 49,1 68,0 93,4 Caoutchouc (1.000 t) Est 4,o 4,3 4,6 4,1 4,2 4,5 4,67 3,7 14,8 3,8 Ouest 2,5 2,5 2,9 :1,2 41 5,3 4,9 n.d. 8,21 8,31 7,22 F-dération 6,5 7,2 8,8 8,2 9,5 9,4 n.d. 11,9 131 11,0 Tabac (1.000 t) (enveloppe) 0,480 0,920 0,909 1,046 1,200 1,1434 1,284 1,557 1,611 1,556 Tabac (1.000 t) ) (cigarettes) 0,538 0,389 0,304 0,471 0,465 0,380 Ananas (1.000 t) 2,37 2,8 2,81 2,54 3,22 n.d. L.d. Arachides (1.000 t) Cameroun oriental 66,3 74,3 78,3 81,8 96,3 110,14 1316 Riz (paddy (1.000 t) (Cameroun oriental) 6,9 9, 9,1 10,8 14 L, 13 ,3 15,8 15, 6 12,0 1/ Dont 150 t i transformer sur place. à suivre... TABLEAU 7-1 Page 3 1960 1961 1962 1963 19Q.. 1965 1966 1967 196 1969 Thé (t) Cameroun occid. Tolé 46,1 83,4 101,3 145,2 19% 9 320,8 428,0 478,0 62250 445,0 (3-meroun occid. N'du 97,2 14j,O 2U5,2 222,5 27 0 449,0 530,0 Féd9ration 46,1 834 101,3 242,2 34I 9 566,o 651e5 649pel 1071,0 975,0 Poivre (t) - 44.,0 33,0 3 6 59,9 31,0 46,0 Sources Cacao: Cameroun oriental 1958/66 Estimations de différentes sources 1965/67-1968/69 Statistiques agricoles Cameroun occidental "Marketing Board" Fédération Direction de l'Agriculture (Cameroun oriental) Café arabica: "Caisse de stabilisation" et "Marketing Board" Café robusta: Cameroun oriental 1958/63 Statistiques agricoles 1963/69 Caisse de stabilisation Cameroun occidental 1958/69 "Marketing Board" Bananes: Statistiques agricoles et Ministère du Plani/ Coton: C.F.D.T. Caoutchouc: Statistiques agricoles Tabac (enveloppe): Statistiques agricoles Tabac (cigarettes): Bastos Th é: Etude de justification concernant le thé dans la région des Bamilékés (Rapports annuels BDPA et CDC) Poivre: Rapports annuels CDC Autres produits agricoles: Statistiques agricoles et Ministère du Plan 1/ Les chiffres de ces deux sources ne concordent pas. TABLEAU 7-2: PRODUCTION DES PRINCIPALES CULTURES VIVRIERES DE SUBSISTANCE (In milliers de ha et milliers de tonnes métriques) 1962/63 1963/'6h 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 SupE- Produc- Supen- Produc- Supei- Produc- Supei- Produc- Supe> Produc- Supei- Produc- Supei- Produc ficie tion ficie tion ficie tion ficie tion ficie tion ficie tion fioie. ti« Mil et sorgho h81 336 416 377 422 484 486 554 329 209 362 299 377 277 Maîs 186 175 232 216 174 170 221 246 260 286 195. 189 229 252 Riz paddy 10 9 14 il 13 14 il 13 1 16 16 16 12 12 Arachides décortiquées 120 66 150 75 130 78 168 82 188 96 217 110 212 132 Ignames macabo-taro 102 51h 150 676 127 450 89 395 97 437 165 525 154 507 Manioc 63 h7 60 417 111 h6 87 461 100 54o 106 621 106 509 Patates douces 29 166 35 100 33 91 44 171 33 96 39 108 36 117 Ignames 27 126 42 130 36 147 36 149 39 162 59 246 39 134 Bananes (plantain) 72 661 105 696 163 965 106 585 118 641 i4o 903 153 975 Graine de melon 18 6 19 9 17 5 19 7 28 14 36 20 28 13 Source: Direction de l'agriculture. Observations: 1) D'après la Direction de l'agriculture, ces chiffres sont fondés sur des estimations fournies surtout par les chefs des régions agricoles et n'indiquent que des ordres de grandeur; ils ne doivent pas être considér,s comme exacts. 2) Il n'existe pas de statistiques des cultures vivrières pour le Cameroun occidental. TABLEAU 7-3: PRODUCION -RCOLE ET OBJSCTIFS DU FLAN Production en l'36 Prévue Production Adoptés Taux de croissance annuels moyens Produits Pr-vue Diaprès les au Plan effecti dans Statistiques/ Statistiques u Plan statistiquosi/ 1970/71 1968/69 le Plan 1963/64-1968/69 1958/61-1966/6 Cacao 93,2 85,c 130 102 4,9 3,7 3,3 Café arabica l,3 11,3 20 21,1 4,9 13,3 12,9 Café robusta 37,8 38,8 64 51,6 7,8 5,8 8,3 Huile de palmel/ 26,2 28,2 44,7 36,1 7,9 5,1 0,6 Thé 0,33 0,341 0,98 0,975 16,8 23,4 - 7/ Bananes (Exportation seulement) 117,5 117,5 130,0 43,8 1,5 (21,8) (17,6) Graine de coton 45,6 45,8 75,0 68,0 7,4f 8,2 9,1 Caoutchouc 9,8 9,5 17 n 8,2 3,0 6,8 Tabac 2/ (Enveloppe) 1,1 1,2 1,5 1,6 5,5 599 - Tabac (Cigarettes) 0,34 0,54 W 1,2 0,148 17, 7 (2,14) - Arachides3/ - 17,5 - 14,3 - (5,2) 6,7 Riz (Cameroun oriental)!/ 11,9 10,8 27,8 12,0 12,9 2,1 6,3 (14,6) (34) (12,8) 1/ Voir Tableau 1. 7/ 1960/63 à 1966/69. 3/ Commercialisé. ~/ 1964/65. 3/ Fédération. 7/ Il n'est pas tenu compte, dans ces chiffres de production, des variations annuelles qui peuvent cependant être considérables. Par exemple, le taux de croissance du coton 1963/64-1969/70 serait de 12,20% 7/ Une plantation sur deux est entrée en production en 1963. 7/ Aucun chiffre pour la période 1958/61. TABLEAU 7-4: CAMEROUN - I. CHEPT (En milliers de têtes) A. Animaux vivants Por- Asi- Bovins Ovins Caprins cins niens Equins Volaille Ventes sur les marchés 196h 222 21 373 151 13 6 882 1965 213 320 162 143 il 3 1.515 - 1966 266 201 290 165 15 3 1.568 1967 138 133 202 119 7 1 891 1968 252 205 293 96 14 3 934 Abattages/ 1963 87 21 - 18 - x 1964 109 29 7 20 - x 1965 110 2h h 21 - x 1966 119 21 8 20 - x 1967 127 21 13 21 - x 1968 145 28 12 2h - x Importations3/ 1964 13 h - - - - 1965 20 1 - - - - 1966 17 1 x - - - 1967 13 3 - - - - 1963 19 2 x - - - Exportationsi/ 1964 2 x - - - - 1965 2 - - - - x 1966 3 x - - - - 1967 3 2 1 - - - 1968 5 2 x - x x Nombre de têtesh/ 1966/67 1,700 à 1.850 3.000 a 3.500 250 à 300 51 20 7.000 à 7.500 1968 1.870 ... 2.668 ... 359 n.d. n.d. 7.660 B. Viande fraîche Importations Exportations (en tonnes) (en tonnes) 1966 201 431 1967 305 761 1968 166 1,000 1/ Animaux contrôlês par le Service vAtérinaire seulement. AbPttages contrôlés seulement. / Importations et exportations contrôlés seulement. 1i/ D'après les chiffres officiels. x: Moins de 1.000 têtes. TABLEAU 7-4: CEFnUN - II. PECHES A. Pêche en mer industrielle 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Nombre de chalutiers (1 ) basés à Douala 16 16 17 16 20 21 21 33 Poisson frais débarqué à Douala (en milliers de tonnes)2/ 5,4 7,6 8,1 8,3 11,2 11,4 11,1 n.d. Poisson congelé débarqué à Douala (en milliers de tonnes) - - - - - - .1,2 6(est.) B. Petite pêche en mer - D'après les estimations Cameroun occ.: 3.800 T du FAC (1967) et du Ministère du Plan Cameroun or.: 11 .600 T Total Féd. 15.00 T - D'après la Direction des pêches Total Féd. 35.000 T C. Pêche J'eau douce - D'après les estimations Cameroun occ.: 580 T du FAC (1967) et du Ministère du Plan Cameroun or.:35-5oo T Total Féd.: 36,080 T - D'après la Direction des pêches Total Fed.: h0.000 T 1/ dont 9 crevettiers. 7/ En outre, un chalutier basé à Victoria débarque 130 tonnes de poisson frais par an. Source: 1) FAC: "Etude technique et économique comparée de la distribution du poiuson de mer dans les pays de l'Afrique centrale atlantique" (juillet 1969). 2) Ministère du Plan. 3) Direction des pêches. TABLEAU 7-5: CAMEROUN: RECETTES ENCAIssEES PAR LS PRODUCTEURS Prix à la Recettes Culture RentMent production encaissées %g/h4 FrA ITFA/ha CACAO Bas . ........................... 200 82 16.400 Moyen ,...,....,............. 300 82 2L.600 Haut ........................... 500 82 41.000 (A déduire: 3.000 à 3.500 FICA pour la lutte contre CAF ARABICA le phytophthora faberi) B s ........................... 2 01 03 , 0 Bas 200 170 34,OO0 Moyen ................... ...... 300 170 51.000 (A déduire: 2.000 à 3.000 FCFA pour engrais) Haut............................. h50 170 76.500 (A déduire: 5.000 à 6.000 FCRA pour engrais) CAFE ROBUSTA Bas ........................... 300 117 35.100 Moyen ... ......................... . 80 117 56,200 (A eduire: 2.000 à 3.000 FOFA pour engrais), Haut ........................... 600 117 (A dédure:70 200 (déur:5'.000 à 6.ooo FCFA pour engrais). BANANES Bas ......................... .. 8,000 6-10 48- 80.000 Moye . .......................... 10,000 6-1o 60-100,000 Hautf r....................... 12,000 6-10 72-120.000 012.80 W ,« ..............-.........,.. 00 32 12.800 Moyen ........................... 700 32 22.L.00 (A déduire: 2.000 FCFA pour engrais) Haut . .......................... 1.100 32 35.200 (A déduire: .OOO FCFA pour engrais) I_Z(SEMR) Bas ........................... 1,200 16 19.200 (A déduire:5.500 FCFA pour frais de production) Moyen .......................... 2,000 16 3 000 (A déduire: .000 FCFA pour frais de production) Haut ........................... 2,500 16 40.000 (A déduire: 10.000 FCFA pour frais de production) Bas ............-........... 700 10-12 7.000- 8.400 Moyen: .......................... 1,200 10-12 12.00-14.000 Haut ............................. 1,500 10-12 15.0OC-18.000 ARACHIDES A Bas ............................ . 00 23 9.200 Moyen ............................ 550 23 12.650 Haut . ........................... 700 23 16.100 MAIS Bas .... ....................... 600 12-20 7.200-12.000 Moyen ............................ 1,000 12-20 12.000-20.000 Haut ........................... 1,500 12-20 16.OCO- 30.000 B0% qualités 1 et 2. - c C en-dessous des normes. /Normes des petits exploitants. TABLEAU 7-6: CAMEROUN - PRINCIPALES EXPORTATIONS AGRICOLES (quantités en tonnes métriques - Valeurs FOB en millions de FCFA) Pourcentage Pourcentage 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 (en valeur) 1968/69 (en valeur) des exporta- des exporta- Quan- Va- Quan- Va- Quan- Va- Quan- Va- tions de Quan- Va- tions de tité leur tits lui titA leur tité leur 1967/68 tit4 leur 1968/69 Cacao 76.107 7.804 81.170 7.281 69.500 8.630 65.970 9,866 21,9 70.494 12.400 23,3 Café arabica 12.873 3.023 17.470 4.011 19.890 3.999 ZL.695 4.339 9,6 19.622 3.869 7,3 Café robusta 34.766 5.185 44.380 6,424 49.200 7.898 41.588 6.886 15,3 55,173L 8.601 16,2 Bananes 126.893 2.066 84,970 1.644 57.020 1.311 45.125 1.101 2,4 43.874L 1.324 2,5 Arachides 19.560 751 8.790 349 5.390 227 12.696 523 1,16 13.688 596 , i,1 Caoutchouc 10.435 1.227 11.110 1.242 12.550 1.249 12.025 1.008 2,2 10.311 982 1,9 Tabaci/ 1.258 620 1.450 842 1.460 856 1,265 1.296 2,87 1.498 1.135Zà 2,1 Lint de coton 17.277 2.348 21.085 2.773 21,060 2.801 16.597 2,373 5,26 24,550 2,877 5,4 Huile .de nalme et pamste e 9.989 506 8.205 488 8.810 339 6.967 353 0,8 9.645 367 0,7 Thi 355 74 333 71 131 32 209 41 - 376Z' 79 0,2 Pâte de cacao 5.791 120 5,514 34 8,426 57 6,678 209 0,5 8.931 927 1,7 Beurre de cacao 6,019 1,461 5.516 1,085 3.208 903 6.935 2.176 4,8 8.477 3.324 6,2 1/ D'après la Caisse de stabilisation du café. l/ Chiffres revisés après conditionnement. 3/ Chiffres des exportations effectives, non compris ventes au Tchad, consid4rées comme locales. 17/ Provisoire. 7/ Poste probablement sous-estimé. Source: Ministère du Plan. TABLEAU 7-7: CAMEROUN - PRODUCTION ANNUTLLE DE BOIS (en m3) Cameroun Cameroun Années oriental occidental Total 1963/61 h57.ooo 67 J484 524-484 1964/65 475..0oo 69.oo8 5 .000 1965/66 472.729 44.663 517.392 1966/67 537-304 ho.187 577,491 1967/68 a/ 460. 882 52.563 513,45 1968/69 a/ 620.000 51.448 671,O48 1969/70 a/ 700.000 5o.ooo 50,0O0 a/ Chiffres ou estimations préliminaires. Source: Direction àes Eaux et Forêts, Yaound6. TABLEAU 7-8: CAMEROUN - EXPORTATIONS DE BOIS ( En millions de tonnes et en millions de FCFA) 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Va- Va- Va- Va- Va Va- Va- Va- Tonnes leur Tonnes leUr Tonnes leur Tonnes leur Tonnes leur rPonnes leur Tonnes leur Tonnes leur Grumes 140,7 1.853 178,4 1.956 21h,h 2.174 231,7 2.168 265,9 2.407 269,6 2.596 321,5 2.974 308,>4 3,939 Bois scié 10,9 11,0 11,9 234 11,6 232 18, 3 424 16,2 340 10,7 221 10,7 237 Traverses 7,9 4,9 6,2 104 5,>4 101 3,9 70 7,7 123 17, 4 344 2Ù4,3 427 Equarri 0,h 5 1,6 29 0,7 13 0,5 13 0,7 13 0,7 15 Placages et 6,2 8,5 8,1 209 8 8 229 7,1 204 8,1 296 15,2 533 19,0 752 contre-placages Total 241 0 2,727 259 1 2.760 295 9 3.120 302 1 3,358 365 5 4.105 435 1 5.370 Source: Direction de la statistique et de la comptabilité nationale, Yaoundé. TABLEAU 8-1: CAMEROUN - PRODUCTION INDUSTRIELLE Sélection de secteurs industrielsl/- 1967-69 2iL 1968 1969 Valeur de la production (en milliards de FCFA) a. Alimentation et boissons 9,95 13,29 17 ,12 b. Textiles, chauPsures, vêtement 4,79 4,64 - 5,78 c. Produits chimiques, ciment, plastlqueal,96 1,92 2,25 d. Industrie mécanique et métallurgique 6,52 7,22 8,76 e. Autres industries 0.86 0,84 _i2l_ TOTAL 24,08, 27, 91- 34,70 Valeur de la production et pourcentage de la production totale vendue aux pays de 1UDEAC et au Tchad (en milliards de FCFA) .. a. Alimentation et boissons 0,31 3,1 0,16 1,2 0,24 1,4 b. Textiles, chaussures, vêtement 1,01 20,7 1,10 23,8 1,15 20,0 c. Produits chimiques, cimert, plastiques 0,17 8,7 0,24 12,5 O,29 12,9 d. Industrie mécanique et métallurgique 0,20 3,. 0,48 0,6 0,63 0,7 e. Autres industries - - - - TOTAL 1,69 1,98 2,31 1/ D'après les sociétés faisant partie du Syndicat des industriels du Cameroun (SYNDUSTRICAM). Source: SYNDUSTRICAM. TABLEAU 8-2: CAMEROUN - PRODUCTION DIELECTRICITE AU CAMEROUN, ESEAU -M, ENELCAM, ET CAMEROUN OCCIDENTAL (Production brute en milliers de kwh) Augmentation annuelle Centrales électriques et centres de 1963/64 (1963/6- Capacité distribution 1968/69) installé %(kvA) 0DC: Douaial/ 55.946 60.000 67.078 75-742 85.569 77.051 11.7 7.950 Yaoundéi/ 15,658 17.374 18.882 22.h23 26.068 30.5h8 14.3 13.h50 Centrales secondaires Bafoussam (T) 322 507 665 723 1.131 1.326 33 1.092 Dschang (H,"T) 653 69h 775 627 593 631 - 500 'bolowa (T) 135 438 hhh h77 563 7h3 40.5 350 'dea2/ 3.089 3.210 3.369 3.852 h.0h8 h.hoo 7.3 - Foumban (H,T) 199 177 201 237 248 321 10 160 Kribi (T) 290 338 389 448 463 751 21 333 Maroua (T) 1.054 1.300 1.513 1.730 1.519 2.089 14.7 1.465 N'kongsamba (T) 1.hho 1.477 1.h51 1.51h 1.707 1.896 5.7 1.052 Bafang (T) - - 248 298 hoh 413 18.h/ 9h N'gaoundéré/(T) - - - - - 526 - 480 Total, centrales secondaires 7.182 8.1h 9.055 9.906 10.676 13.096 12.0 5,672 Total, centrales primaires et 78-786 85.515 95.015 108.071 122.313 140.695 12.3 27.072 secondaires Centraletertiaire: M'balmayo - - - 238 289 367 24W 2ho nelcam: Edea (Hydro) 1.042.442 1,037.550 1.069.319 97h.h2h 981.342 1,029.773 - Fourni à Alucam 981.277 97n.607 997.5hh 87h.581 882.519 888.21b - Fourni à EDC n.d. n.d. 70 300 76.500 88,575 129.251 2 Cameroun occidental: Production 7.372 9.436 9.190 9.08 n.d. n.d. - 1/ Energie achetéo à l'ENELCAM1 (Edoa) ot vonduo aux consamateurs finals par l'EDC. Leu oentrales thermo-4lectriquos de Douala et de Yaoundé ne sont utilisées qu'en cas d'urgence. ?/ Energie achetée à l'ENELCAM (Edea) et vendue aux consommateurs finals par l'EDC. 3/ Exploitée par l'EDC depuis 1968. / Gérée par l'EDC depuis juillet 1966. 3/ Accroissement annuel de 1965/66 à 1968/69. / Accroissement annuel de 1966/67 à 1968/69. Légendes: T: Centrale thermo-électrique. H: Centrale hydro-électrique. Source: Electricité du Cameroun (EDC); Bulletin de l'Afrique Noire, No. 239 (2/5/1970). TABLEAU 8-3: CAMEROUN - CONSOMMATION DIELECTRICITE (Réseau EDC; en milliers de kwh) Eclairage des Autres Consom- foyers usages Moteurs et mation Total, et des Eclairage domes- petites propre basse Haute Total bureaux public tiques entreprises de l'EDC tension tension 196z/1965 - Douala 7.811 2.039 20,359 1.944 n.d. (32.153) 18,986 (51,139) Yaoundé 5.109 510 2.789 1.440 n.d. (9,848) 3.706 (13,554) Centres secondaires 1,749 421 2,595 528 n.d. (5,293) 1,189 (6.h821 Total 14.669 2.970 25.743 3.912 n.d. (47.294) 23.881 (71.175) 1965/1966 - Douala 7.248 2.212 21.253 1.849 1.234 33,796 23,135 56,931 Yaoundé 5.704 487 3.132 1.781 114 11.218 3.936 15,154 Centres secondaires 1.870 463 1,817 935 138 5.223 2,660 7,883 Total 1i,82Z 3.162 26.202 4,565 1,486 50.237 29.731 79,968 1966/1967 - Douala 7,628 2,511 20.994 1,983 1,681 34,797 28,931 63,728 Yaounde 6.347 567 3.790 2,237 131 13,072 5,348 18,420 Centres secondaires 1.964 551 785 970 158 4,428 4,260 8,688 Centre tertiaireî/ 99 24 - 46 7 176 - 176 Total 16.038 3.653 25,569 5.236 1,977 52,473 38.539 91,012 1967/1968 - Douala 8.871 3.718 3.400 2,6ry 1.747 40,344 33,781 74.125 Yaound' 7.080 808 4.505 2,531 164 15,088 6.893 21.981 Centres secondaires 2.157 636 930 1,065 191 4.979 4.493 9,472 Centre tertiairel/ 139 16 1 81 10 247 - 247 Total 18.247 5.178 28.836 6.285 2,112 6o,658 45,167 105.825 1968/1969 - Douala 9,752 3,736 27.088 2.746 1.939 45,261 39.948 85.209 Yaound4 8.830 1,035 5,586 2.960 147 18,558 8.726 27,284 Centres secondaires 2.592 1.117 969 1.396 246 6.320 5.236 11.556 Centre tertiairel/ 147 22 2 42 35 248 45 293 Total 21.321 ~5.91o 33.645 7.144 2.367 70.387 53.955 124.342 / nxp1oit.' par 1'EDC depuis juillet 1966 (M'balmayo). TABLEAU 8-4: CAMEROUN - EAUX DE LA SNEC: PRODUCTION ET CAPACITE Production brute Capacité de production (en milliers de '3 (en m3/jours) Centre 1967/68 1968/69 1968/69 1970/711/ Douala 6,290 7,018 22,200 44.,700 Yaoundé h.2h0 5.221 16.000 32.000 Centres secondaires Bafoussam 310 412 1.000 - Dschang 200 214 1.000 - Ebolowa 160 213 1.000 - Edea h80 539 2.000 - Foumban 120 134 1.000 - Kribi 90 125 600 - Maroua 250 291 1.000 - M'balmayo 80 88 800 - N'kongsamba 1.050 1,100 n.d. - (sources) I/ Une fois achevé le projet de la Banque. Sources: Société Nationale des Eaux du Cameroun (SNEC). Evaluation relative au projet d'adduction d'eau de Douala et Yaoundé, Cameroun, 1h avril 1969. TABLEAU 8-5: CAMEROUN - CONSOMMATION D'EAU DANS LES CENTRES DESSERVIS PAR LA SNEC (en milliers de m3) Centre Foyers Etat Robinets Indus- Total publics tries 1965/66 Douala 1.825 899 1.005 210 3.939 Yaoundé 1,217 1.061 545 93 2.916 Centres secondaires 395 493 861 225 1.974 Total 3.437 2,453 2,411 528 8.829 1966/67 Douala 1.969 1.093 1.057 663 4.782 Yaoundé 1.483 1.072 582 166 3.303 Centres secondaires 401 438 895 115 1.849 Total 3,853 2,603 2,534 944 9.934 1967/68 Douala 965 1,192 1,043 1.678 4.878 Yaoundé 1.537 1.054 213 586 3.390 Centres secondaires 447 648 898 146 2.139 Total 2,949 2,894 2,154 2.h10 10,407 1968/69 Douala 1,930 992 1.223 1.h27 5.572 Yaoundé 1.664 1.306 746 191 3.907 Centres secondaires 610 744 946 126 2,426 Total 4.204 3.042 2.915 1.744 11,905 Source: Société nationale des eaux du Cameroun (SNEC). TABLEAU 8-6: CAMEROUN - RESEAU ROUTIER Dépendant des Ministères des travaux publics et des collectivités locale3 (en km) I. CAMEROUN ORIENTAL A. Dépendant du Ministère des travaux publics Caractéristiques Trafic .Y' .1.967 1 963 (1 " Asphalté plus de 150 91]6 91G 95 9:3 Gravier ou latérite A plus de 150 1,041 1,061 1.334 2.355 B 5-150 2.432 2,869 3,008 2,13 C 10-50 - -l43 1. 455 1.258 1,41 Total partiel 5.32 6.281. 6 >3.2 B. Dépendant des collectivités locales Gravier ou latérite C 10-50 3.524 3748 3.913 4,059 Terre moins de 10 4,66 4.732 6,41.5 Total partiel 32 - Longueur totale du réseau 14 7 ( 881 6. 385 II. CAMEROUN OCCIDENTAL 1967 1968 1969 Asphalté 285 293 313 Latérite ou gravier 777 830 933 Total par Ministère des T.P. 1.0'2 1.13 1 Sources: Ministèrs des travaux publics des Cameroun oriental et occidental. * Véhicules par jour. TABLEAU 8-7: CAMEROUN - IMMATRICULATIONS ANNUELLES DES VEHICULES AU CAMEROUN ORIENTAL 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Voitures particulières 865 1362 1986 2265 2205 2426 2563 3263 3227 3772 Véhicules commerciaux 65 54 41 12 9 5 7 - 6 14 Autobus 230 302 280 240 286 285 219 214 306 334 Voitures de livraison 505 780 885 863 859 999 868 1000 1182 1164 Camions 456 879 926 585 675 553 565 1170 1056 969 Véhicules spéciaux 4 8 8 4 1 14 10 4 1 - Tracteurs 18 32 28 34 31 24 53 20 59 63 Remorques 23 23 62 33 49 69 41 121 88 68 Matérial lourd 1 4 15 7 23 14 73 31 L9 119 TOTAL 2167 3444 4222 4043 4138 4389 4409 5823 5974 6503 Source: Ministère des T.P. du Cameroun oriental. TABLEAU 8-8: CAMEROUN - TRAFIC DE LA REGIFERCAM I. Trafic voyageurs 19616/65 1965/66 1966/67 1967/68 1.968/69 a) Réseau du nord: Nombre de voyageurs 450.039 449,093 508.040 526.225 568.756 Millions de voyageurs-km 24,2 24,2 29,5 32,0 31,8 b) Réseau central: Nombre de voyageurs 831,174 841.197 891.197 876.l65 934,10 Millions de voyageurs-km 90,2 _ 95,1. .106,4 110,6 121,0() c) Total Régifercam: Nombre de voyageurs 1.201.P13 1.290.295 1.399.:37 1.403,616 1.502.936 Millions de voyageurs-km 124,4 119,3 135,9 142,6 II. Trafic marchandises a) R'seau du nord: Tonnes 195,305 155.330 162,167 1ck872 155.52 Millions de tonnes-km 22,8 18, 3 19, 4 19,7 t18,,P b) Réseau central: Tonnes 761.695 769.900 768.465 826.895 826,028 Millions de tonnes-km 150,1 157,4 161,2 183,5 186,6 c) Total Regifercam: Tonnes 957.000 925,280 930.652 995.767 981.620 Millions de tonnes-km 172,9 175,7 1E80,6 203,2 205,3 Source: Régifercam. TABLEAU 8-9: CAMEROUN - TOTAL DU TRAFIC PORTUAIRE (En milliers de tonnes) .965 1966 126Z 126. 1969 Donla-Banaberi 1.183 1.169 1.385 1.536 1.652 Victoria-Tiko 180 134 96 105 ? Kribi 52 60 60 75 80 Garoua 62 62 néant néant néant Campo ? 10 15 25 25 Ndian ? 10 10 10 ? Total 1449 1.566 1.751 TABLEAU 8-10: CAMERUN - PRINCIPALES MARCHANDISES MANUTENTIONNEES DANS LE PORT DE DOUALA (en milliers de tonnes) 1966 1967 1965 Importations Produits pétroliers 155 177 231 Ciment 80 113 139 Alumine 94 93 86 Acier, tôle ondulée 54 63 47 Engrais 14 35 53 Divers 251 450 353 Total 648 932 909 Exportations Grumes 206 226 251. Bois sci4 26 29 40 Café 67 57 67 Cacao 44 46 49 Bananes 53 36 32 Aluminium 51 47 33 Coton 15 30 31 Divers 59 82 124 Total 521 553 627 Source: Administration du port. TABLEAU 8-11: CAMEROUN - EVOLUTION DU TRAFIC DES AEROPORTS Nombre d'aterrissages Total du trafic Total du tr afic et de décol1ages marchandises (en tonnes) passagers 1967 1962 i9O Q- 1967 15% 1969 1967 ] Ç68 i69 Douala 2 0.83 2974 34.X: 12.9 14.2 24 79':6 94. 534 1. Yaound- 5.927 5.979 4/.985 1.107 1.787 1.424 75.816 89!.419 73; Garoua 2.433 2.222 2.060 1.071 - 1l228 907 21.578 24.385 "0.7. N'gaoundéré 2.276 2.079 1.881 1.223 1.373 1.291 15.432 14.333 13.95 Maroua 1.451 1.529 1.406 849 1.019 987 12.768 15 08 11.,'63 Tiko 7.492 5.498 2.087 111 72 17 20.912 19.G9 7.iG Poumban .7o 788 551 125 91 60 3.508 2.739 :1. V Batouri 2/1 312 260 15 18 10 1701 ?.;n 9 1/ Ces chiffres comprennent les transporte commerciaux et privée. 2/ De janvier à septembre (compris). Source: Ministère de l'aviation civile. TABLEAU 9-1: CAMEROUN - INDICE DES PRIX A LA CONSOMMATION A . Familles camerounaises de condition moyenne à Yaoundé 1969 Articles achetés dans les boutiques 100 103,8 Articles achetés au marché 100 96,6 Services 100 101,2 Indice d'ensemble 100 100,8 B. Familles non originaj,es à Douala 1966 1.967 1968 1969 Articles importés 100 IéB 1 05 Articles locaux 100 103,1 10498 107O, Services 100 101,6 102,2 104,1 Indice d'ensemble 100 103,2 104o 105o,8 Source: Bulletin mensuel de statistique. TABLSAU 9-2: CAMEROUN - SALAIMS MINIMUM (FCFA par heure) 1. Salaire minimum pour les professions non agricoles (SMIG = Salaire minimum interprofessionnel garanti) Zones de salaires 1er juillet, 1963 1er août, 1968 1er janvier, 1970 I 36 37 39 II 29 30 31,50 III 23,50 24 25 2. Salaire minimum agricole (7AG = Salaire minimum agricole garanti) I 26,50 28 29,50 II 22,15 24 25 III 17,85 19 20 Source: Direction de la statistique. TABLEAU 9-3: CAMERoUN - SITUATION DE LA FONCTION PUBLIQUE EN 1968i/ CLASSIFICATION PAR TRAITEMENTS MENSUELS (NETS DE LA COTISATION DE PENSION) (En milliers de FCFA) Budget fédéral Budget Total gén4ral oriental Effectifs Gendarmes et civils militaires Total civils) n A) Classement par salaire mensuel net Salair aoin7! de 33 5.300 66% 5.200 80% 10.500 72% 8.600 90% 19.100 79,3 33 à 66 2.100) 1.200) 3.300) 900) 4.200 17,4 66 à 100 h00) 34% 100) 20% 500) 28% 100) 10% 600 2,5 100 et plus 200) e ) 200) e ) 200 O', Total B.000 6.500 1.500 9.600 24.100 100 1/ Cameroun occidental exclu B) Classement par nombre d'enfants selon le salaire Budget fe-déral Budget fédéré oriental Nombre total n. total n. moyen n. total n. total n. moyen de famille d'enfants d'enfants de famille d'enfants d'enfants par famille par famille Salaire moins de 33 10.200 19.100 1,9 8.h00 17.900 1 33 à 66 1.200 11.700 3,6 900 3.700 66 à 100 500 1.700 3.5 100 600 100 et plus 200 600 3, e e ... Total 14.100 33.100 2,h 9.400 22.200 2,, C) Classement par nombre d'enfants Budget Zedéral et fédéré Oriental Nombre d'enfants Nombre de familles % 0 11.600 49,5 11-4 6.600 28,2 5-9 4.40o 18,6 10-IL 700 2,9 15 200 0,3 23.500 100 Source: Présidence: Services rattachés,
Группа Всемирного банка · Pre-2003 Economic or Sector Report
Cameroon - Current economic situation and prospects of the Republic of Cameroon (Vol. 1 of 5) : Rapport principal
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Pre-2003 Economic or Sector Report
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Источник
Всемирный банк