FILE COPY DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. AF-83a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION *1 Ce rapport a eté prépare' 'a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affilie's n'acceptent aucune responsabilite' quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publie' ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEV'ELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT L'ECONOMIE DE LA REPUBLIQUE MALGACHE 8 octobre 1968 Departement Afrique TAUX DE CONVERSION 1 dollar EU = 247 FMG 1 franc francais = 50 FMG 4, 05 millions de dollars EU = 1 milliard de FMG POIDS ET MESURES Systeme metrique TABLE DES MATIERES Page DONEES GEY<EPA LES - j- RESUME ET CONCLUSIONS - iii . I. INTRODUCTION A. Géographie et population B. Evolution politique 3 C. Relations avec la France 4 D, Cadre institutionnel 5 II. STRUCTUEE ET EVOLUTION FECEITE DE L'ECOPOMIE A. Produit intérieur brut 7 B. Commerce extérieur 8 C. Balance des paiements 13 D. Epargne et investissement (estimations) 15 E. Financement de l'investissement 17 F. Aide étrangère 19 G. Structure de l'investissement public et exécution du Premier Plan 22 H. Monnaie et Banque 25 I. Population active et emploi 27 III. PRINCIPAUX SECTEURS DE L'ECONOMIE: EVOLUTION AU COURS DES DERNIERES ANIEES ET PE-SPECTIVES A. Agriculture et élevage 30 B. Industrie et mines 33 C. Transports 36 r. Electricité et eau 39 E. Télécommunications 4i F. Education h2 Table des.matières (suite) IV. FINANCES PUBLIQUES A. Structure du système budgétaire 45 B. Mesures budgétaires récentes 45 () Recettes de l'Etat 45 (ii) Dépenses de l'Etat 48 (iii) Autres budgets 49 C. Composition des dépenses publiques 51 D. Résultats globaux des comptes du secteur public, 1961-66 52 E. Le budget 1967 54 F. Perspectives financières de l'Etat 55 V. PLANS ET PERSPECTIVES DE DEVELOPPUENT P. Organisation de la planification 59 B. Priorités sectorielles 59 C. Programme de grandes opérations 61 D. Le budget d'équipement de 1968 62 E. Le financement des investissements publics 67 F. Perspectives macro-économiques 67 G. L'aide extérieure 69 H. Dette publique extérieure 70 PÎF EXE: PTJECT IONS DES EXPORTATIONS 72 ANNEXE STATISTIQUE 74 CAPTES DE MIPDAGASCAR Le présent rapport a été préparé par une mission composée de MM. Harold Larsen, Reo P. Basoah, Hans Kordik, Christopher R. "ilkinson et L. Uribe (FAO) qui s'est ren- due en République Malgache en février-mars 1968. LISTE DES T.ALEAUX DU TEXTE Page 1. Produit national brut 7 2. Produit intérieur brut 8 3. Exportations 10 4. Importations 12 5. Résumé de la balance des paiements 14 6. Epargne et investissement 16 7. Investissement public 18 8, Engagements du FAC 20 9. Engagements du FED 22 10. Investissement public prévu dans le Plan 23 11. Investissements de l'Etat 24 12. Evolution monétaire 27 13. Emploi 28 14. Production d'énergie électrique 40 15. Nombre d'élèves dans l'enseignement 43 16. Recettes fiscales 46 17. Dépenses ordinaires de l'Etat 48 18. Excédent du budget de fonctionnement de l'Etat 49 19. Budgets des provinces et budgets annexes 50 20. Composition des dépenses publiques 51 21. Déficit budgétaire global 53 22. Opérations de financement 54 23. Projections du budget de l'Etat 57 24. Programme de grandes opérations 62 25. Le budget d'équipement de 1968 64 26. Projections de l'investissement public 65 27. Projections de la balance des paiements 69 28. Projoction dos exportations 72 29. Exportations de produits agricoles (projections) 73 - 1 - DONNEES GENERALES Superficie: 590.000 km2 Population: (milieu 1966) 6,2 millions d'habitants Taux de croissance: 2,1% (en augmentation) Densité moyenne: 11 habitants au km2 Statut politique: Indépendant depuis juin 1960 Produit intérieur brut (aux prix du marché) En 1966: 170 milliards de FMG dont: Agriculture 32% Industrie 11% A dministrati on 20% Services 37% Taux de croissance du PIB (1960-1966): 4,5% PNB (au coût des facteurs) en 1966, par habitant: 97 dollars EU En pourcentage du PIB aux prix du marché 1962-66 1966 Investissement brut 10% 10% Epargne intérieure brute 7% 5% Déficit du compte courant 10% 9% Paiements au titre du revenu des facteurs 7% 4% Recettes fiscales de l'Etat 18% 17% Déficit en ressources, en pourcentage de l'investissement 1962-66 1966 31% 47% Monnaie et Crédit La République Malgache fait partie de la zone franc et le franc mal- gache est librement convertible en franc français. Taux d'accroissement Fin 1967 1962-67 Milliards de FMG Masse monétaire 34,9 6,2% Dépôts à terme et comptes d'épargne 1/ 7,6 17,5% Crédit à court et moyen terme au secteur privé 36,h 9,0% Taux de hausse des prix - 3,2% 1/Y compris les comptes de chèques postaux et les caisses d'épargne. - i - Opérations du secteur publicL" (milliards de FMG) Taux d'acroissement 1966 1960-66 Recettes ordinaires 36,4 8,3% Dépenses ordinaires 1/ 7,7% Excédent 3,6 Investissement s 5,8 16,5% Dette publique extérieure -Au 31 décembre 1967 (millions de dollars EU) Dette totale (y compris le montant non décaissé) 102,7 Service annuel de la dette en 1966 3,7 Coefficient du service de la dette 1966 2,5% Balance des paiements Millions de Variation dollars EU en pourcentage 1966 1960-66 Exportations (f.o.b.) 97,7 4,6% Importations (f.o.b.) - 122,7 5,1% Services nets - 9,5 - 3,0% Paiement des facteurs - 30,0 1,0% Balance courante - 64,4 0,7% Prédominance de certains produits dans les exportations: 1967 Moyenne 1960-67 Café 32% 30% Position au FMI Quota - 19 millions de dollars EU Tirages - néant Pide étrangère déboursée (en millions de dollars EU) 1965 1966 1967 (estimations) Dons 46 8 45,h 45,8 dont: projets du FAC 6,8 7,2 7,3 subvention budgétaire 7,0 6,9 6,9 Prêts 7,h 7,3 4o_8 TOTAL 54,3 52,8 50,6 2/ Gouvernement central, administrations provinciales et entreprises publiques 3/ A l'exclusion du service de la dette. - iii - RESUME ET CONCLUSIONS 1. La République Malgache, ancienne colonie française, est un pays indépendant qui occupe l'île de Madagascar située dans l'Océan In- dien au large de la côte sud-est d'Afrique. Cette île, la quatrième du monde par ses dimensions, est peuplée de 6,2 millions d'habitants dont 40 o/o environ sont d'origine malaise et habitent la région du pla- teau central. La population est très inégalement répartie, certaines régions du sud et de llouest étant quasiment inhabitées tandis que la densité démographique est relativement élevée dans les parties centrale et orientale du pays. La médiocre qualité du réseau intérieur de trans- port freine gravement le développement économique. 2. Le Président de la République, M. Philibert Tsiranana, est au pouvoir depuis l'indépendance du pays. Le gouvernement qu'il dirige, formé par le parti de la majorité - Parti Social Démocrate (PSD) - a adopté sur le plan des relations internationales, une position modérée et applique a l'intérieur une politique économique conservatrice. La République Malgache est membre de la Comuffnauté Française; elle est as- sociée a la Communauté Economique Européenne. La France et la CEE sont les principales sources d'aide extérieure à Madagascar, la France four- nissant une grande partie du personnel d'assistance technique qui joue un rCle important dans l'enseignement et dans les ministères techniques. 3. La plus grande partie du secteur privé de l'économie moderne est entre les mains d'étrangers. Dtimportantes sociétés et banques françaises dominent le secteur commercial et les entreprises industriel- les d'une certaine dimension appartiennent à des Français. Les commer- çants indiens et chinois prennent une part très active au commerce de gros et de détail. 4. Le Gouvernement s'efforce d'orienter le développement économi- que du pays au moyen d'un certain nombre d'institutions publiques, en particulier le Ministère des Finances, le Commissariat Général au Plan et la banque publique de développement; au moyen de l'investissement public qui, depuis quelque temps, est concentré sur la construction de routes; enfin, en encourageant litentreprise privée, notamment par des avantages substantiels accordés dans le cadre du code des investissements. 5. Le cadre institutionnel est peut-être inutilement compliqué mais il paraît généralement suffisant et relativement bien pourvu en personnel. Il conviendrait de mieux coordonner les différents organis- mes, en particulier ceux qui sont responsables de l'agriculture. L'in- vestissement public prévu dans le premier plan quinquennal (1964-68) n'a pas atteint un niveau très élevé mais on pense qu'il augmentera ra- pidement au cours des deux ou trois prochaines annéees. Jusqu'a pré- sent, les investissements qui auraient augmenté les exportations agri- - iv - coles ont été insuffisants mais il y aera probabJement remédié à l'avenir dans le cadre du Programme de Grandes Opérations. Néanmoins, pour les cinq prochaines années, les perspectives dlexportation demeurent médiocres. Le développement du secteur privé a été décevant: vais il faut dire que l'Etat n'a pas de moyen d'action sur les causes de cet état de choses, parmi lesquelles on peut citer notamment l'exiguité du marché monétarisé dans le pays. 6. L'agriculture est le principal secteur d'activité économique, la principale culture étant le ria qui est aussi l'aliment de base. Les exportations sont constituées en majeure partie de produits agricoles; ce sont surtout: le café, le riz, la vanille, le sucre et les produits à base de viande. Il devrait être possible dlaccroitre les exportations de produits animaux dans l'avenir, mais les programmes qui pourront avoir une incidence notable sur la production et les exportations commencent seulement à être mis en route. 7. Le secteur industriel se limite à quelques usines produisant quelques-uns des biens de grande consommation dont la plupart néanmoins,doivint encore 4tre importés de 1étranger. Il nly a guère de ressources miné- rales importantes¿ des forages sous-marins sont en cours sans que l'on ait trouvé jusquia présent de pétrole en quantité notable. 8. Au cours des dernières années, la croissance globale de l'éco- nomie a été lente et les revenus par habitant sont restés stationnaires. Le taux global de l'investissement a été d'environ 10% du PIB et a été financé surtout par un apport de capitaux étrangers. L'épargne inté- rieure se forme au taux d'environ 7% du PIB, mais la majeure partie en est transZérée à l'étranger et l'épargne nationale est très faible. Ceci se reflète dans la balance des paiements: au déficit régulier et important de la balance des biens et services stajoutent des paiements de facteurs étrangers plus importants encore. Ils sont financés prin- mipalement par do grosscs antrées de fonds publics et par un montant mo- déré de capital à long terme. La lenteur de la croissance de l'économie et la faiblesse de l'investissement dans l'industrie ont ou notamment pour effet que le nombre des travailleurs salariés ne s'accroit guère. 9. Jusqu'à présent, le Gouvernement central applique une politique budgétaire et monétair9 très prudente. Le Trésor détient des soldes cré- diteurs importants aupùs de lfInstitut d'Emission, mais il n'a effectué de tirages sur ces fonds que deux fois au cours des cinq dernières années et le budget de fonctionnement de l'Etat a toujours été excédentaire de- puis 1960/61. Le gouvernement central n'a jamais eu recours au crédit de l'Institut d'Emission pour financer ses activités. Ses réserves de change sont déposées au Compte d'opérations auprès du Trésor Français, et sont maintenues a un niveau suffisant. Les recettes fiscales augmen- tent de façon satisfaisante depuis 10 ans. - v - 10. On s'attend que l'investissement public augmente rapidement au cours des trois prochaines années. Le Gouvernement a lancé un Pro- gramme de Grandes Opérations grâce auquel il espère attirer un plus grand volume de capital étranger et financer ainsi un certain nombre de projets importants, surtout dans le secteur agricole. Ces projets ne sont pas tous au même stade d'élaboration: un ou deux d'entre eux pour- raient être mis en route au cours de l'année 1968 mais la plupart seront exécutés pendant la période du second plan qui doit commencer vers 1970 et que prépare actuellement le Corinissariat Général au Plan. U. Il y a tout lieu de croire que l'excédent du budget de fonc- tionnement, très faible en 1967, disparaitra au cours des années à venir. Certes, pour financer en partie une hausse de l'investissement, le Gou- vernement pourrait d'abord procéder à des tirages sur ses propres soldes (l'expansion du crédit étant limitée par les statuts même de l'Institut d'Emission). Mais, après 1969, il lui faudra des fonds supplémentaires assez considérables. Ceux-ci pourraient provenir en partie d'emprunts extérieurs, mais cet apport serait compensé dans une certaine mesure par la diminution probable de l'aide sous forme de done. La plus grande partie de ce capital devra donc provenir d'une augmentation de l'épar- gne publique. Même si l'on veille à limiter l'augmentation des dépenses ordinaires de l'Etat, il sera probablement nécessaire diaccroÎtre les impôts en vue de maintenir un niveau satisfaisant de l'investissement public. 12. Madagascar devrait obtenir les emprunts extérieurs dont elle a besoin a des conditions spéciales, en dépit du fait que le coefficient du service de la dette est actuellement tout à fait raisonnable. La République Malgache semble remplir les conditions nécessaires pour avoir droit à un financement mixte Banque/IDA. I. INTRODUCTION A. Géographie et population 1. Madagascar est une ile vaste, d'une superficie de 590.000 km2, située au large de la côte orientale dtAfrique, au sud de l'Equateur. Elle forme avec ce continent le canal de Mozambique qui, à son point le plus étroit, n'atteint guère que 400 km. L'ile est plus longue que large; la longue côte orientale est exposée et ne comporte que peu de ports na- turels, tandis que la côte occidentale est plus abritée et découpée. 2. Par suite des dimensions de l'île et de toute la gamme de latitu- des sous lesquelles elle s'étend, on trouve à Madagascar une variété con- sidérable de climats; on peut toutefois y distinguer quatre zones princi- pales. La région centrale connue sous le nom de haut plateau, s'étend sur presque toute la longueur de l'Île et se compose de nombreuses mon- tagnes séparées par de petites plaines et vallées cultivées. Les régions cultivées se trouvent à une altitude comprise entre 900 et 1.100 m. Les précipitations qui se produisent exclusivement en été atteignent une moyenne annuelle d'environ 1500 mm. Les hivers sont froids mais il nfy a jamais de gel rigoureux et prolongé. La température reste moyenne sur l'ensemble de l'année. 3. Retombant des hauts plateaux jusqu'à la côte ouest se trouve une vaste zone composée de larges plaines coupées par des régions de pays accidenté que traversent de nombreuses rivières. Les précipitations se produisent pendant les mois d'été (de novembre à avril). Elles attei- gnent environ 1.500 mm au nord de cette région mais sont beaucoup moins importantes au sud où, en certains points, elles ne dépassent pas 300 mm environ de moyenne. Les températures sont plus élevées dans cette zone que dans les hauts plateaux. h. A l'est des hauts plateaux se trouve une étroite ceinture de régions très accidentées, qui retombent en pente abruptes jusqu'à l'Océan Indien. On y trouve beaucoup de petites rivières et la culture y est pra- tiquée le long des vallées et sur des plaines disséminées le long de la côte. Les précipitations atteignent 2000 mm par an au nord et 1.500 mm au sud, mais par suite du nombre élevé d'heures d'ensoleillement, la ré- gion est particulièrement adaptée a certaines cultures. Les températures sont comparables à celles de la zone ouest, si ce n'est que les hivers sont ici légèrement plus froids. 5. Enfin on trouve au nord une zone relativement petite, très arrosée et très fertile. Les températures y sont uniformément tropicales toute l'année et c'est là que sont cultivés certains des produits exotiques de l'île. Actuellement, cette zone est coupée du reste de l'fle au point de constituer presque une entité économique à part. - 2 - 6. La population totale a été estimée à 6,2 millions d'habitants au milieu de 1966. Le taux de croissance annuel est de 2,2% mais la ' structure de la population permet do prévoir que ce taux de croissance augmentera et passera aà environ 2,3% en outre, si le taux de morta- lité actuellement assez élevé diminue, le taux de croissance de la popu- lation devrait encore augmenter. 7. Les habitants des hauts plateaux représentent environ 40% de la population du pays et sont d'origine malaise. Leurs ancêtres y auraient émigré pendant une période que l'on situe entre 2000 et 500 ans avant aujourd'hui. Ils ont apporté avec eux la technique de la culture irriguée du riz que pratique maintenant la quasi-totalité de la population. La présence des autres habitants, c'est-à-dire ceux des régions côtières d'origine principalement. africaine et arabe, est le résultat d'un certain nombre de mouvements migratoires, probablement plus récents que l'immigra- tion malaise. On compte a l'heure actuelle 17 groupes ethniques distincts vivant sur l'ile, mais la langue malgache, d'origine malaise et indoné- sienne, est parlée dans toute l'ile avec toutefois d'importantes diffé- rences entre dialectes. 8. La densité moyenne de la population est très basse: environ 11 habitants au km2. Dans la région des hauts plateaux, elle atteint environ 30 habitants au km2, densité élevée si lton tient compte de la de la faible proportion de superficie effectivement cultivée. En re- vanche, de vastes zones de l'ouest et du sud sont quasiment inhabitées. La principale région, dtun point de vue économique, est la partie cen- trale la plus élevée des hauts plateaux comprise entre Finarantsoa et le Lac Alaotra, et qui à l'est s'étend jusqu'à Tamatave. Cette région est non seulement la plus peuplée et la plus importante zone de culture du riz, mais elle regroupe aussi presque toute l'activité industrielle du pays; c'est aussi dans cette région que se trouvent le port princi- pal, la voie ferrée la plus importante et presque tout le réseau de rou- tes carrossables par tous les temps. Tananarive, la capitale, est, avec une population de 320.000 habitants, le plus vaste marché de consom- mation du secteur moderne de l'économie pour les produits industriels importés et de fabrication locale. Selon les estimations disponibles, environ 550.000 personnes vivent dans des villes de plus de 25.000 habi- tants et 85% de la population sont employés dans l'agriculture. 9. Le culte des ancêtres joue un grand rôle dans la société mal- gache. Il est important pour un Malgache d'être enterré dans la tombe familiale, si bien qu'il n'aime pas se fixer loin de son village. Les funérailles sont l'occasion de réunions familiales qui entrainent des dépenses considérables et nécessitent l'abattage de bétail. Ces coutumes sont la principale cause de l'endettement rural improductif. De plus, une grande partie du bétail abattu est consommée à cette occasion et n'en- tre pas dans le circuit du marché. - 3- B. Evolution politique 10. Madagascar a fait son unité politique au début du l9èime siècle, sous la domination de la monarchie Merina qui avait déjà unifié les po- pulations des hauts plateaux, vers la fin du 18e%me siècle. Le contact avec les Européens, limité jusque l2 au commerce c^tier s'étend alors jusqu'au centre du pays et marque le début de la modernisation de la so- ciété malgache. Suit une période de réaction contre la lutte que se livraient la France et la Grande-Bretagne pour s'assurer la prépondéran- ce dans l'océan Indien. Finalement, le pays devient protectorat fran- çais en 1895 et est annexé l'année suivante. A cette époque, l'influence britannique est également très forte, grace aux activités de la Société Missionnaire de Londres en particulier. 11. Les mouvements nationalistes malgaches commencent au début du 20ème siècle et en 1947 les régions orientales du pays se soulèvent con- tre le Gouvernement français. Plus tard, des élections provinciales ont lieu en vertu de la loi cadre de 1957: elles resteront la base de la structure politique actuelle du pays. Un gouvernement de coalition des partis de la majorité provenant des régions côtières se forme alors contre une opposition constituée essentiellement de représentants de Tananarive. De ces élections sort un conseil de gouvernement dont le Vice-Président est Philibert Tsiranana, fondateur du Parti Social Démocrate (PSD), et futur Président de la République. Le pays se prononce en 1958 pour le rattachement de la République Malgache a la Communauté Française. Il obtient sa pleine indépendance politique en 1960. 1/ 12. L'unité et la stabilité que connalt la Réptblique Malgache depuis son indépendance sont dues en grande partie A un équilibre délicat entre intérêts et aspirations des différents groupements régionaux. Le pouvoir politique est entre les mains de représentants des régions catià- res où se trouve la plus grande partie de la population. Les habitants des hauts plateaux, traditionnellement groupe minoritaire mais dominant, fournissent la plupart des fonctionnaires et du personnel qualifié car d'une part la capitale est à Tananarive, d'autre part l'enseignement a longtemps été concentré dans cette région. Les quatre principales pro- vinces c6tières sont largement représentées dans le Cabinet, et le Minis- tre de l'Agriculture est assisté de trois Secrétaires d'Etat responsa- bles chacun d'une région. 13. Le parti au pouvoir (PSD) est censé s'inspirer d'une philoso- phie socialiste. La politique économique qu'il applique est cependant très conservatrice et liopposition politique, limitée, émanant de Tanana- rive, se situe à gauche du gouvernement et ses tendances sont probablement un peu plus nationalistes. 1/ Histoire de Madagascar, Edouard Ralaimibroatra; Imprimerie Société Malgache dIEdition, Tananarive 1966. 14. La composition politique complexe du gouvernement est proba- blement l'une dos causes de l'immobilisme relatif de la politique qu'il applique, en particulier dans le domaine de l'agriculture. Il semble, par exemple, que le gouvernement a eu de la difficulté à décider dei investissements agricoles, face aux pressichs concurrentiell,es des diffé- rentes régions du pays. Pour les mêmes raisons, les investissements rou- tiers semblent avoir été faite en grande partie sur la base de considé- rations politiques. Certains indices permettent cependant de penser que cet- to situation se modifiera progressivement à mesure que le Gouvernement attachera plus d'importance aux priorités du développement. On prévoit une rapide croissance de l'investissement agricole, ce qui exigera quel- ques décisions difficiles en matière de répartition des projets entre les régions. C. Relations avec la France 15. Lorsqu'elle a accédé à l'indépendance, la République Malga- che a signé un certain nombre d'accords avec la République Française qui, en même temps qu'ils sanctionnaient l'indépendance du pays, main- tenaient d'étroites relations avec l'ex-puissance métropolitaine. Ces accords, auxquels s'ajoute la forte influence actuelle des Français à Madagascar, en particulier dans le secteur privé de l'économie, constituent un ensemble intégré dont les dispositions portent non seulement sur les questions politiques et financières mais également sur toute une série d'autres questions dont la défense, l'enseignement, les communications, la justice et les réseaux de transport aérien et maritime. 16. Les accords économiques prévoyaient en particulier que la Répu- blique Malgache demeurerait dans la zone franc, qu'elle frapperait sa pro- pre monnaie, le franc malgache, et aurait son propre institut d'émission (la Banque Centrale). La nouvelle monnaie serait librement convertible en francs français au taux de change en vigueur et l'institut d'émission garderait ses réserves de change dans un compte auprès du Trésor Français, connu sous le nom de Compte d'Opérations. La France acceptait d'aider Madagascar, financièrement et sous forme d'assistance technique, et d'ap - puyer sa demande d'association au Marché Commun Européen,ce qui lui permet- trait d1obtenir les subventions d'équipement du FED. Ces accords pré- voient des régimes préférentiels mutuels pour le commerce extérieur entre la France et la République Malgache,mais actuellement ils font place progressivement aux préférences tarifaires accordées par le Marché Commun. 17. Comme ce sont des Français qui possèdent et gèrent une grande partie du secteur privé de Madagascar, en particulier les entreprises industrielles et commerciales d'une certaine importance, il s'ensuit que l'importante aide étrangère sous forme de dons et les avantages de la convertibilité et des préférences tarifaires dont bénéficie le pays, font que la demande supplémentaire créée dans le secteur public se tra- duit dans sa majeure partie par des importations et des bénéfices ap- paraissant dans la balance des paiements sous forme de paiements visibles -5 - et invisibles. Il est arrivé plus d'une fois que le paiement des facteurs étrangers pour une année ait été presque aussi important que les recettes provenant de transferts publics; le gain net pour Madagascar résultant de ces accords en a été diminué d'autant. 18. Ces accords comprennent plusieurs éléments aà caractère protecteur. Ainsi, pour ses achats de matériel militaire, le seul fournisseur de Mada- gascar est la France. De même, Madagascar accorde la priorité à la France pour la vente de ses matières premières stratégiques; enfin, la préférence doit être donnée aux pavillons français et malgache pour le commerce exté- rieur de Madagascar. Le système n'a plus aujourd'hui de caractère res- trictif, mais les importations en provenance de pays autres que ceux de la zone franc obéissent à un système de contingentement des achats de de- vises. Enfin, la Convention d'Etablissement conclue entre la République Française et la République Malgache prévoit que chaque Etat accordera aux ressortissants de l'autre Etat les mêmes privilèges qu'à ceux qu'il ac- corde à ses propres ressortissants en matière de création d'entreprises, d'exercice des professions libérales, de législation sur l'emploi, des droits des minorités etc. Ces clauses jouent surtout en faveur de l'im- portante communauté française de Madagascar. D. Cadre Institutionnel 19. La République Malgache dispose d'une gamme suffisante d'organismes au moyen desquels l'Etat s'efforce d'orienter le développement économique du pays. Dans l'ensemble, ils sont bien gérés et leur personnel est compé- tent mais, dans les domaines de la promotion industrielle et de l'agricul- ture, il semble que les rrganismes chargés du développement soient plutôt plus nombreux que nécessaires et que la coordination laisse à désirer. 20. Les deux principaux organismes sont le Trésor du Ministère des Finances qui a pris une participation dans un certain nombre d'entreprises et à travers lequel il est possible d'orienter la politique de tous les établissements publics et la Banque Nationale Malgasy (BlM), banque pu- blique de développement. La BM4 finance une large gamme d'activités dans toute l'économie,principalement dans les secteurs de l'agriculture, dans l'industrie et de la construction de logements. 21. La BMY a un capital souscrit de 1 milliard de FMG, soit 650 mil- lions par l'Etat et 350 millions par la Caisse Centrale de Coopération Economique (CCCE), organisme français. Les principales sources de finan- cement local sont: les réescomptes effectués par l'Institut d'Emission pour les prêts d'équipement et de construction de logement, un certain nombre de prêts aà moyen terme, et un prêt aà long terme accordé par le Trésor. Les ressources en devises de la BNM proviennent exclusivement de prêts de la CCCE, qui depuis 1963 fait passer exclusivement par la BNM ses prêts a Madagascar. Ils ne peuvent être utilisés que pour des achats dans la zone franc ce qui représente pour la BNM une limitation de ses activités dont elle serait heureuse d'être débarrassée. - 6 - 22. Les deux autres organismes importants dans le domaine de la promotion industrielle sont la Société Nationale d'Investissement (SNI) et le Bureau de Développement et de Promotion Industriels (BDPI). La première est une petite société d'investissement, créée pour orienter l'épargne privée vers l'investissement en actions industrielles. Plus de 80% du capital social de la SNI, lequel s'élève à 1 milliard de FHG, a été souscrit grâce à une petite retenue sur les traitements des fonc- tionnaires en 1963 et en 1964; on a également donné aux entreprises privées la possibilité pendant les années 1963-65 de souscrire des actions de la SNI en remplacement d'un impôt de 50% sur les bénéfices dépassant 12% de leur capital. 23. La SNI souffre actuellement d'une pénurie de fonds et son person- nel est insuffisant. Un autre fait vient limiter ses activités: elle est tenue statutairement d'obtenir un minimum de 4,1% par an sur chaque prise de participation qu'elle fait et un dividende déterminé est négocié dans chaque cas. C'est là une charge pour les sociétés nouvelles, que n'ont pu accepter les promoteurs de la raffinerie de pétrole et de la mine de chrome, qui ont obtenu un investissement direct de lEtat dans ces entre- prises. Actuellement la SNI emprunte au Trésor, mais draprès ses direc- teurs, il y aurait des possibilités d'expansion notable de ses activités si elle pouvait accorder des fonds pour les prêts à long terme. 24. Le Bureau de Développement et de Promotion Industriel (BDPI) est un organisme de consultants industriels, patronné par l'Etat, qui assure l'étude et le lancement des projets industriels. Il travaille en étroite liaison avec la SNI et la BNM, et accorde également son assis- tance technique mais seulement pour aider a la gestion de sociétés à la création desquelles il a participé. Il parait très efficace et bé- néficier d'un personnel compétent, dont quatre étrangers sur six person- nes composant les cadres supérieurs. Certains des investissements que le PDPI a aidés commencent à porter leurs fruits: industrie textile, industrie du verre, minoterie, savonnerie; il étudie en ce moment les possibilités qu'offrent notamment la pulpe de bois, la fabrication de vêtements et la conserve des fruits et légumes. - 7 - II. STRUCTURE ET EVOLUTION RECENTE DE L'ECONOM[E A. Produit Intérieur 3rut 25. Le produit intérieur brut aux prix courants nla augmenté qu'à un rythme assez lent au cours de la période étudiée. De 1953 à 1960, le taux de croissance globale paraît avoir été légèrement supérieur à 6% mais ce taux pourrait être dû à une sous-estimation au cours des années précédentes. Depuis 1960, le taux de croissance a été d'environ 4,5% par an, la majeure partie de l'augmentation stétant produite en fait en 1964 et en 1966. De 1962 à 1966, les impôts indirects ont augmenté de 3 mil- liards de FEG et le paiement des facteurs étrangers a diminué environ du même montant ; ainsi, tandis que le produit intérieur brut (aux prix du marché) est passé de 147 milliards de FiYG à 17h milliards de FMG, le PNB (au coût des facteurs) est passé de 122 milliards de FHG à 149 milliards de FLL, soit un taux dtaugmentation tout juste supérieur à 5% par an. 26. Pendant la même période, le taux de croissance de la population a été d'environ 2b par an, et, depuis 1964, l'indice des prix de détail à Tananarive a augmenté au taux d'environ 3% par an. Le revenu par habi- tant en termes réels a donc été plus ou moins stationnaire au cours des h ou 5 dernières années. Le PNB par habitant en 1966 était légèrement inférieur à 100 dollars EU. Au cours des dernières années et à l'excep- tion de 1965 et de 1966, les termes de l'échange ne se sont pas beaucoup modifiés et ce facteur en lui-même nta pu avoir dleffet sur les niveaux de vie. Les chiffres ci-dessous sont fondés sur des estimations très ap- proximatives effectuées par ltInstitut National de Statistique et de Recherche Economique (INSRE). On ne dispose pas depuis 1962 de comptes de la nation détaillés, et ltévolution sectorielle du PIB pour les an- nées ultérieures a été estimée. Tableau 1 : Produit National Brut (aux prix courants) (en milliards de FG) 1962 1963 1964 l965~ 1966 PIB (aux prix du marché) 147 150 160 165 174 Impôts indirects a/ 15 15 18 18 18 PIB (au coit des facteurs) 132 135 142 147 156 Paiement des facteurs 10 10 10 9 7 PNB (au coût des facteurs) 122 125 132 138 149 Population (millions dthab.) 5,71 5,83 5,94 6,07 6,20 PNB par habitant (en dollars EU) 87 87 90 92 97 a/ les subventions ne sont pas comptabilisées séparément mais elles ne sont pas assez importantes pour modifier notablement le PIB (au coût des facteurs) - 8 - 27. La raison la plus importante de la lenteur apparente de la croissance se trouve dans le secteur agricole ou la production, aux prix courants parait, draprès les comptes de la nation, augmenter au taux d'un peu plus de 1% par an. Mais ce chiffre implique 1thypothèse que l'agriculture de subsistance soit restée stationnaire; or on sait que les superficies plantées en riz ont augmenté ; il se pourrait donc que la croissance ait été un peu plus élevée. Avant 1960, les secteurs des trans- ports et du commerce et l'administration publique ont augmenté drun peu plus de 10% par an. Depuis cette date la croissance a été beaucoup moins rapide dans le secteur commercial mais l'industrie et les services ont augmenté respectivement au taux de 6,5% et 5,5% par an. Le taux de crois- sance de 11administration publique s'est maintenu à environ 11%. L'impor- tance des transports a augmenté régulièrement, passant de 7% en 1953 à 9a en 1960 et 10% en 1966. Les autres secteurs ont peu changé, l'industrie qui représentait 12% du PNB en 1956 a recul à 11% en 1966. Pendant la même période les services n'ont que très peu augmenté, passant de 8% à 8,6%. Tableau 2 : Produit Intérieur Brut (aux prix courants) (aux prix du marché) 1953 1960 1962 1964 1966 (estimations) PIB (Milliards de FIG) 88 134 147 160 174 Structure en pourcentage a/ (100) (100) (100) (100) (100) Agriculture 48 38 35 34 32 Industrie l 10 10 10 l Transports 7 9 9 10 l Commerce 15 21 20 19 18 Services 9 8 8 8 9 Administration publique 10 1h 18 19 20 af Les chiffres ayant été arrondis, des différences pourront être consta- tees. Source : INSRE -9- 28. Compte tenu de 1limportance du secteur commercial étranger à Madagascar, il est intéressant de noter que, depuis 1960, l'expansion du commerce a été nettement moindre que celle du PIB dans son ensemble. Dtautres signes indiquent la stabilité de ce secteur, tels que la lenteur de ltaugmentation des importations de biens de consommation, et la dimi- nution des montants rapatriés provenant soit de ltépargne, soit du reve- nu des investissements dans le secteur privé. Si lexpansion du commerce avait été plus rapide, les transports auraient presque certainement suivi. L'investissement public a été concentré sur ce dernier secteur et il au- rait été normal que l'augmentation de la valeur ajoutée dans les trans- ports soit quelque peu supérieure, compte tenu surtout de ce que les lon- gues distances et la médiocre condition de la plupart des routes se traduisent par des coûts unitaires élevés. Toutefois, le rendement écono- mique n'a pas été le principal élément pris en considération lors de la détermination des investissements routiers dans le passé. B. Commerce Ectérieur 29. le commerce extérieur de iadagascar présente de façon très nette plusieurs des traits qui caractérisent fréquemment le commerce des pays ex-coloniaux en voie de développement. Les exportations, qui repré- sentent environ 1L% du PIB, sont surtout agricoles et jusqu'en 1964 plus de la moitié du commerce d'exportation se faisait à destination de la France. Ce chiffre est descendu à environ 37% en 1967, principalement grâce à l'augmentation des exportations à destination des Etats-Unis et dans une plus faible mesure de La Réunion. les exportations vers les pays de la C,E,E. autres que la France n'ont pas augmenté très rapidement. 30. Le taux de croissance globale des exportations de 1962 à 1967 a été légèrement inférieur à 2l par an. Les exportations des produits agricoles primaires ont diminué pendant cette période tandis que les ex- portations d 'autres produits primaires et les exportations de denrées alimentaires marquaient une légère augmentation. - 10 - Tableau 3 : Exportations (milliards de FNG) 1962 1964 1966 1967 Exportations totales 23,3 22,7 2hl 25,7 Café 7,h 6,1 7,6 8,1 Riz 2,2 1,5 1,1 1,9 Vanille 2,2 1,6 2,2 1,7 Sucre 1,6 2,3 1,5 2,1 Sisal 1,1 2,1 1,0 0,7 Viandes et produits a base de viande 1,1 1,2 1,6 1,3 (en pourcentage) dont : France 53,8 54,3 45,8 36,7 Autres pays de la C,E.E, 5,7 6,0 7,2 h,9 Réunion 5,3 5,1 6,6 10,6 Sénégal 1,3 2,1 2,3 4,5 Algérie 5,5 - 0,1 0,9 Etats-Unis 15,4 18,4 22,3 2,6 31. Les exportations agricoles qui représentent 90% des exportations totales sont bien diversifiées mais plusieurs des principaux produits ex- portés se sont heurtés simultanément à des difficultés de commercialisa- tion. Dans le cas du café, le contingent actuel de Madagascar est de 50.000 tonnes. Ce contingent est presque atteint, mais il y a eu un défi- cit en 1966. Toute augmentation ultérieure ne pourra avoir lieu que si la demande mondiale justifie un relèvement du contingent. Le marché de la vanille a été sapé par l'apparition sur le marché d'un produit syn- thétique de substitution très proche du produit naturel ; enfin il y a actuellement surproduction de poivre. Dans le cas du sucre, la perte du marché français protégé a été partiellement compensée par un accord avec 1'OCAî 1/ qui a fourni à idagascar un marché préférentiel, principale- ment au Sénégal. Le sisal a été frappé de façon particulièrement dure par l'effondrement des prix mondiaux tandis que le marché du raphia est en expansion. 32. Pour deux autres exportations importantes, le riz et la viande, les difficultés proviennent davantage de la production intérieure. Le riz est l'aliment de base de presque toute la population et, si les agricul- teurs ne réagissent pas rapidement aux nouveaux investissements et aux activités de vulgarisation, la plus grande partie de la croissance pré- visible de la production sera absorbée par les marchés locaux. La varié- té exportée est surtout le riz de qualité a long grain, et il devrait 1/ Organisation Commune Africaine et Ialgache - il - être possible de maintenir les exportations à leur niveau actuel. Les possibilités d1exportation de viande sont considérables, car les produits obtenus sont de haute qualité; mais, du fait de la croissance de la po- pulation et de la lenteur de 11augmentation du cheptel national, il sera difficile au cours des quelques années à venir de maintenir les exporta- tions de viande à leur niveau actuel. 33. Jusqutà présent, les exportations non agricoles ont été de faible importance. On extrait du graphite et du mica en vue de 1 'exporta- tion mais ces dernières années on nta enregistré aucune augmentation de cette production. la chromite était extraite en.petite quantité au début des années 60 ; cette production a cessé pour le moment mais une société française vient dfentreprendre d timportants investissements dans ce do- maine : la production de la chromite devrait donc s'améliorer à ltavenir. le seul nouveau poste de quelque importance est la réexportation de cer- tains produits pétroliers ; inexistante en 1965, elle a presque atteint un milliard de FIÂG en 1967, à la suite de la construction d'une petite raffinerie par une société italienne. 34. Les importations, qui comptent pour environ 2110 du PIB, consis- tent surtout en denrées alimentaires, produits de consommation, voitures, équipement industriel, et quelques produits primaires. Les importations de denrées alimentaires ont été particulièrement élevées en 1965, années de mauvaise récolte. Jusqu'en 1964, les importations en provenance de France représentaient près des 3/h des importations totales et s 'éle- vaient à environ 2h milliards de FIG sur 33,5 milliards de Fi,!G. Cette proportion a brusquement diminué en 1965, année ou les importations de riz ont été exceptionnellement importantes, et reste inférieure depuis lors, un grand nombre de pays, notamment les Etats-Unis, ayant amélioré leur part du marché malgache. Il en va de même pour les pays du Marché Commun autres que la France : les importations de Madagascar en prove- nance de ces pays sont passées de 7,a en 1961 à 8,8i en 1964 et 11,55 en 1967. La destination et la provenance du commerce extérieur malgache sont très fortement influencées par les routes maritimes existantes, ex- ploitées surtout par des sociétés françaises et scandinaves qui desser- vent les ports français. Si bien que le commerce avec les marchés rela- tivement proches tels que ceux du Kenya, d tAfrique du Sud et même dIAustralie de 110uest nla guère étz développé. Ce serait pourtant là une possibilité intéressante car les très longs délais de livraison des produits en provenance de France sont pour Madagascar une source de difficulté. - 12 - Tableau h : Importations (c.a.f.) (milliards de 111IG) 1962 1964 1966 1967 Importations totales 30,0 33,_ 3ß_al 35,9 Dont : Produits primaires 5,9 6,7 7,2 7,4 Energie 1,1 1,3 1,8 1,5 Equipement 5,1 7,5 7,5 8,7 Denrées alimentaires 3,9 4,1 h,8 3,8 Biens de consommation 14,0 13,9 13,8 14,5 (en pourcentage) Dont : France 74,3 72,0 63,0 64,7 Autres pays de la C.E.E. 7,0 8,8 104, 11,5 Etats-Unis 2,3 4,5 6,4 6,8 35. De 1962 à 1967, les importations sont passées de 30 milliards de ri à 35,9 milliards de FIL, soit une augmentation ani..uelle de 3,6%. Il s 'agit d 'un taux global mais les importations de denrées alimentaires et de biens de consommation ont à peine augmenté, ce qui. fait apparaître des taux de croissance nettement élevés pour les importations d'autres produits, en particulier biens d'équipement et véhicules automobiles dont les importations ont augmenté au taux moyen d'environ 10% pendant la pé- riode étudiée et dont la part dans les importations totales est passée de 17% en 1962 à 24"? en 1967. La proportion des biens de consommation, très élevée, a reculé de 47P en 1962 à 1% en 1967. A première vue, il semble qu'il y ait à Hadagascar des possibilités considérables de substi- tution de .produits locaux aux importations : malgré les-limites que leur imposent l'exigulté du marché moderne de consommation et les difficultés de transport intérieur, ces possibilités n'ont peut-être pas été complè- tement épuisées. 36. Les résultats des efforts actuels de substitution de produits locaux aux importations sont déjà tangibles : ainsi les importations de certaines catégories de denrées alimentaires et de produits de consomma- tion ont diminué, en particulier celles de denrées alimentaires transfor- mées, de boissons et de vêtements. Le seul bien de consommation intermé- diaire pour lequel la substitution a été notable est le ciment. Dans le cas des importations agricoles, liadagascar pourrait suffire à ses propres besoins en blé et en produits laitiers et les importations de bière pour- raient être encore réduites. Les autres biens qui pourraient facilement être produits sur place pour remplacer les importations sont le coton, le bois et les articles en bois. - 13 - 37. En ce qui concerne les importations de produits manufacturés, le ï1nistère de l'Industrie et des 1Enes a entrepris une étude détaillée de la structure des importations en vue de déterminer quels biens actuel- lement importés pourraient être produits sur place. Jusqu'à ces dernières années, l'Etat a hésité à protéger par des dispositions efficaces les en- treprises manufacturières de création récente. D tautre part, d 'importants éléments du secteur privé malgache ne s 'intéressent guère à l'investisse- ment industriel : pour ces deux raisons, très peu dlusines ont été construites. 38. Les restrictions purement techniques mises à part, les seuls biens soumis a contingentement des importations sont les huiles comesti- bles, les batteries, le ciment et les sacs. Les importations d'un certain nombre de produits moins importants doivent faire 1'objet d'une autori- sation préalable du UEnistère des Finances. Les importations en provenan- ce de pays autres que ceux de la zone franc sont, pour chaque produit, soumises à des contingents globaux dtachat de devises , dans le cadre desquels, les pays de la C.E.E. autres que la France bénéficient dlun contingent chacun. Les contingents globaux sont fixés chaque année et répartis entre les six provinces ou ils sont subdivisés entre importa- teurs par une commission provinciale sur la base des demandes déposées par les importateurs. On estime que ces contingents globaux n'ont pas dteffet pratique restrictif. Les importations en provenance de la zone franc ne sont soumises a aucun contrôle. Le niveau des droits de douane sur les importations et le degré de préférence accordé aux produits de la C.E.E. sont décrits dans la section consacrée aux finances publiques, C. Balance des Paiements 39. Une estimation de la balance des paiements de Nadagascar pour la période de 1962 à 1966 est donnée dans le Tableau 25 de ltAnnexe, et des estimations plus détaillées pour 1966 figurent dans le Tableau 26 de l'Annexe. Le Tableau 5 ci-dessous en regroupe les principaux éléments, classés de façon à être comparables avec les chiffres des comptes de la nation que l'on trouvera dans le Tableau 6 et le Tableau 5 de l'Annexe. La seule différence entre le Tableau .5 et le Tableau 25 de l'Annexe est que les revenus des investissements, classés sous la rubrique Biens et Services et les mouvements de capitaux a court terme -en fait il s'agit de l'épargne rapatriée- ont été regroupés sous le nom de paiement des facteurs étrangers. h0. En dehors des mouvements de marchandises, plusieurs éléments de la balance des paiements font apparaître la forte influence des tran- sactions étrangères sur léconomie malgache, en particulier les transac- tions avec les pays de la zone franc, en fait avec la France. En 1966, le déficit du compte courant, avant les paiements de transfert, s télevait à 16 milliards de FI:G ; il a été financé par des paiements de transfert - 14 - de 10,5 milliards, un apport de capitaux à long terme de 3 milliards de FI et un poste "erreurs et omissions" d'environ 3 milliards de FvIG. Les avoirs extérieurs ont augmenté dIenviron 0,5 milliard de FIG. Le déficit du compte courant consiste en 8,5 milliards de FMU pour les biens et ser- vices, et 7,h milliards de FrMG pour le paiement des facteurs. Ce dernier poste tire son origine du rapatriement des épargnes sur salaires et acti- vités commerciales, estimé à environ 3 milliards de FMG et au revenu des investissements de h,h milliards de FHG. L'apport de capitaux se compose d'investissements privés à Madagascar s rélevant à environ 2 milliards de FIG et de prêts étrangers de 2,5 milliards de FIIG dont il faut retirer certains paiements en capital a titre public. Les investissements publics et privés venaient surtout de la zone franc mais pour la première fois en 1966 une part importante des prêts étrangers venait de sources autres que celles de la zone franc. Tableau 5 : Résumé de la Balance des Paiements a/ (milliards de FUG) 1962 1963 1964 1965 1966 Biens et Services + 0,1 - 5,2 - 5,7 - 5,3 - 8,5 Paiement des facteurs -10,2 -10,2 -1020 - 9,1 - Solde du ccmpte d'exploi- tation avant transferts -10,1 -15,4 -15,7 -14,4 -15,9 Transferts +11,3 +11,9 +12,9 +10,2 +10,5 Solde du compte d'exploitation + 1,2 - 3,6 - 2,8 - 4,2 - 5,h Solde du compte de capital + 1,5 + 2,1 + 3,2 + h,9 + 3,1 Mouvements monétaires ) 1,8 - 0,3 0,5 0,5 ) - 2,7 Erreurs et omissions ) - 0,2 - 0,1 - 1,2 + 2,8 a/ Définitions des Comptes de la Nation Source : Tableau 25 de l'Annexe. 4l. A l'exception de l'année 1964 ou elle était presque en équili- bre, la balance commerciale a toujours été excédentaire avec les pays autres que ceux de la zone franc ce qui compensait, dans une certaine me- sure, le déficit considérable qu'elle présentait avec les pays de la zone franc. Le déficit global est passé de 2,3 milliards de FIG en 1962 a 6,2 milliards de FMG en 1966. Du fait des longues distances et du coût élevé des frets, iadagascar effectue des paiements nets importants pour assurance maritime et transport international. Ces paiements se font presque entièrement au bénéfice de la France. 42. Le seul poste créditeur important de la balance des biens et services est celui des transactions gouvernementales non classées. En de- hors des dépenses généralement regroupées sous ce titre., dépenses des ambassades étrangères et activités des autres organismes publics étrangers à Madagascar, les dépenses militaires françaises à adagascar y sont comp- tabilisées et en sont le chapitre le plus important. Ces transactions ont représenté un poste créditeur de 6 milliards de FMG dans le compte d1ex- ploitation en 1966, soit un peu moins que les années précédentes. 43. les principaux postes positifs de la balance des paiements sont les paiements de transferts très importants effectués surtout à titre pu- blic. Ils consistent en paiements du Gouvernement français au titre de l'assistance technique, en dons en capital au titre de l'aide étrangère accordés dtune part par le Fonds d'Aide et de Coopération (FAC) du Gou- vernement français et d autre part par le Fonds Européen de Développement (FED) du Marché Commun ; par la subvention de la France au budget de fonc- tionnement malgache et par le montant de 1 'impZt sur le revenu dû par le personnel militaire français. Les transferts en provenance de pays autres que ceux de la zone franc sont quasiment limités aux sommes provenant du FED. Les recettes des transferts privés consistent en pensions et bourses versées aux résidents malgaches par le Gouvernement français. Enfin, les paiements de transferts à titre public effectués par le Gouvernement mal- gache représentent la contribution qu'il fait à 1'assistance technique française, laquelle est payée en francs français. Au total, les recettes (nettes) au titre des transferts se sont élevées de 11,3 milliards de FMG en 1962 à 12,9 milliards de FMG en 1964, puis ont reculé à 10,5 milliards de FMG en 1966. la diminution des transferts publics entre 1964 et 1965, qui apparaît dans les chiffres de la balance des paiements, ntapparaît pas dans les données relatives à l'aide étrangère et la prudence s 'impose ici. 44. A l'exception de l'année 1962 où la balance des biens et ser- vices ne présentait aucun déficit et faisait même apparaître un léger excédent, la structure d'ensemble de la balance des paiements a été très stable au cours de la période pour laquelle on dispose de données. 45. Les entrées de capitaux privés ont été dtenviron 2 milliards de FMG par an depuis 1963 et même si la totale convertibilité du franc malgache a pu contribuer à ce flux, il est évident que le principal effet de cette convertibilité a été de faciliter un mouvement en sens inverse sous forme de rapatriement du revenu des investissements et de l'épargne privée. En conséquence, ltépargne nationale a été très faible. Aussi long- temps que le franc malgache sera convertible, l'équilibre des comptes ex- térieurs de la République Malgache dépendra étroitement de la continuité de paiements de transfert considérables à titre public. D. Epargne et Investissement (estimations) 46. Les estimations concernant l'épargne et llinvestissement de 1962 à 1966 sont fondées sur les estimations du produit intérieur brut et de la formation brute de capital fixe faites par l'Institut de Statis- - 16 - tiqueZ et sur les chiffres de la balance des paiements relatifs au paie- ment a l'étranger du revenu des facteurs et au déficit extérieur des opé- rations courantes avant paiement du revenu des investissements. Il faut souligner que ces chiffres sont très approximatifs et que le montant de l'épargne ainsi calculé est nécessairement un reste. 47. Le déficit du compte d1exploitation (avant transfert) étant chaque année à peu près aussi important que l'investissement brut, 1'é- pargne nationale est en fait très faible 1/. Une très grande partie (en- viron 80%) de liépargne intérieure va 'à létranger sous forme de paiements des facteurs. Presque chaque année, le déficit en ressources entre pour moins de la moitié dans le déficit du compte d'exploitation, les paiements de facteurs représentant un montant plus élevé. Tableau 6 : Epargne et Investissement (milliards de FEG) 1962 1963 1964 1965 1966 Formation brute de capital fixe 12 15 17 16 17 Muvements des Stocks O 1 1 1 1 Déficit du compte d1exploita- tion avant transferts 10 15 16 14 16 Epargne nationale 2 1 2 3 2 Paiements des facteurs 10 10 10 9 7 Epargne intérieure 12 il 12 12 9 Déficit en ressources 0 5 6 5 9 Source : Tableau 5 de l'Annexe 48. Le taux de formation de l'épargne intérieure a donc été d 'en- viron 7% au cours des dernières années et le taux d'investissement d'en- viron 10%. Le taux de l'épargne nationale n'a été apparemment que d'en- viron lf et, abstraction faite de l'épargne non monétaire, elle a été surtout réalisée dans le secteur public. Cn ne peut déduire aucune ten- dance précise de ces relations. Le paiement des facteurs a diminué en 1966 -l'économie était déprimée et l'épargne intérieure plus faible- mais, en dehors de cela, les rapports entre ces agrégats ntont pas beaucoup chan- gé au cours de la période étudiée. Le taux dfinvestissement n'a pas aug- l/ L'épargne nationale est définie comme la formation brute de capital fixe plus les mouvements des stocks moins le déficit du compte d'ex- ploitation avant paiements de transfert. - 17 - à.nté, et 1 'épargne intérieure a été constante, baissant légèrement par rapport au PIB. Par contre, la consommation a augmenté plus vite que le PNB, puisque une proportion croissante de l'investissement a été financée par des capitaux extérieurs. La consommation publique ayant augmenté à un taux relativement faible depuis 1962, la croissance de la consommation a été surtout le fait du secteur privé. E. Financement de l'investissement 49. Les estimations de la formation brute de capital fixe dans le secteur public que lion trouve dans les Comptes de la Nation correspondent étroitement a l'investissement public total tel qu'il est estimé d1après les différentes sources de financement, sauf en 1966 ou la formation brute de capital fixe paraît sous-estimée. 5o. Ces dernières années, un peu moins de la moitié de l'investis- sement public a consisté en projets du FED et du FAC et en projets finan- cés par des prêts extérieurs. Les investissements de llEtat ont été fi- nancés en partie grâce à l'excédent du budget de fonctionnement et par la subvention budgétaire de la France et par quelques prêts pour des pro- jets inclus dans le budget d'investissement. Certaines années, le solde a été financé par des opérations expansionnistes du Trésor, qui ont consis- té surtout en réductions des soldes du Trésor mais en.1962, 1964 et 1966 lassistance budgétaire extérieure a été plus que suffisante pour combler lécart entre les investissements globaux du Gouvernement et l'excédent du budget de fonctionnement ; de ce fait, le Gouvernement et le secteur public dans son ensemble ont eu un effet déflationniste net sur ltécono- mie et les soldes du Trésor ont été augmentés. 51. Llinvestissement privé au cours des dernières années, y compris l'augmentation des stocks, s'est situé, d'après des estimations, entre 8 et 9 milliards annuellement. Un quart environ de cet investissement a été réalisé dans le secteur non monétaire. L'investissement extérieur di- rect dans le secteur privé a été d 'environ 2 ou 3 milliards de FMG par an et le solde a été financé à la fois par des avances et des prises de participation dans le secteur privé, des prêts de la BNM et quelque épar- gne privée. - 18 - Tableau 7 : Investissement public (milliards de 1G) 1962 1963 1964 1965 1966 1967 Investissements de llEtat 2,2 3,7 h,5 h,l 5,8 5,8 Projets FED 0,8 2,1 2,7 2,h 2,1 2,0 Projets FAC ( 2,2 1,7 1,8 1,8 ) 2,9 2,2 ( Autres prêts (_1 09 _ _08 Investissement Public total 5z9 8,0 10,5 9 11,1 _0,h Financement Excédent du compte d'exploitation 2,8 1,6 3,7 1,5 3,1 0,2 Subvention budgétaire 1,h 1,9 1,8 1,7 1,7 1,7 Prêts du budget 0,3 - 0,7 0,5 3,0 a/ 1,2 Opérations du Trésor b/ -2,3 0,2 -1,7 0,4 -2,0 2,7 Prêts du FED, du FAC et autres prêts M 4,3 6j 0 5,0 5_ h, 6 Investissement public total _59 8,0 10,5 91 11,1 l0, FBCF Publique 6 8 10 9 9 a/ Ce chiffre apparaît dans les données budgétaires mais ne figure ni dans la balance des paiements ni dans les données relatives aux ver- sements au titre de la dette. b/ Chiffre résiduel. Ce chiffre est équivalant au déficit total moins le financement étranger qui apparaît dans les tableaux des finances publiques. (cf. Tableau 18 de l'Annexe) 52. Les investisseurs privés les plus importants sont probable - ment : Electricité et Eau de Madagascar, Air Madagascar et quelques unes des Sociétés mixtes telles que la Société d'Equipement et d'Immobilier (SEIMAD) et les Sociétés dtaménagement. - 19 - F. Aide Etrangère 53. La République Valache a reçu un montant substantiel d laide étrangère au cours des dernieres années. Le montant total de 1taide dé- caissée a été de l'ordre de 13 milliards de FID soit environ 50 millions de dollars EU par an. Près de 90%0 de cette aide ont été accordés à titre de don. Le Tableau 11 de 1tAnnexe donne la décomposition estimée de l'aide étrangère selon les sources et selon les types dtaide. Une proportion con- sidérable de l'aide sous forme de dons n lest pas destinée à l'investisse- ment en capital mais à lassistance technique. Quant à l'aide française, qui atteint couramment le niveau dtenviron 8,5 milliards de FHG par an, les décaissements au titre des projets FAC représentent moins de 2 mil- liards de FID et environ 4,5 milliards de FIG sont accordés au titre de l'assistance technique. Ces sommes représentent surtout la contribution française à la rémunération des personnels français travaillant au titre de l'assistance technique auprès du Gouvernement malgache. La plupart de ces experts reçoivent en outre du Gouvernement malgache l'équivalent du traitement d'un ressortissant malgache. 54. Les décaissements au titre de ltaide du FED, destinée dans une très grande mesure à l'investissement en capital, ont reculé d'environ 2,5 milliards de FG en 1964 à 2 milliards de FID en 1967 mais ces décais- sements s'accélèrent maintenant à mesure que les projets sont mis en-route. Les autres sources d'aide sous forme de dons sont : l'Organisation des Nations-Unies, en particulier les projets du PNUD, l'USAID et la Républi- que Fédérale d 'Allemagne. 55. les différentes sources auxquelles des prêts ont été obtenus sont les suivantes : la Caisse Centrale (CCCE) qui a accordé des prêts à la fois à des organismes publics et au secteur prive par 1tinterméO' diaire de la BEM ; le FAC, pour un petit montant, et la République F6d6- rale d'Allemagne, qui a accordé des prêts pour la construction de routes et la construction dlune fabrique d tallumettes. Deux prêts, récemment, ont été contractés auprès des Etats-Unis mais ils ont à peine commencé à être décaissés. Il en va de même pour l'IDA et pour la BIRD qui ont ac- cordé respectivement un crédit en 1966 et un prêt en 1967. 56. Les Tableaux 8 et 9 ci-après indiquent la composition des en- gagements cumules du FAC et du FED, par secteur d'activité ou les inves- tissements sont réalisés. La composition des investissements du FAC nta guère changé durant la période 1959-1967 ; le principal secteur dfinves- tissement a été l'agriculture en faveur de laquelle ont été consentis près de 45% des engagements. Les investissements d'infrastructure, prin- cipalement les investissements routiers, viennent ensuite, pour la p6- riode 1959-1963, mais depuis 1964 le poste des dépenses dtenseignement et de formation professionnelle est devenu beaucoup plus important. La proportion des capitaux consacrés à l'infrastructure a reculé d'environ - 20 - 2hý pour la période 1959-1963 à 17% pour la période 1964-1967 ; en même temps la part de l'enseignement s 'est élevée de 16% a 24%. Cette augmen- tation est imputable en grande partie à la croissance des dépenses renou- velables d'enseignement et de formation professionnelle, elles-mêmes élé- ment important des dépenses renouvelables de ltUniversité de Tananarive. Tableau 8 : Engagements du FAC (millions de FiI.G) 1959-63 1964-67 Total Agriculture 6.903 4.862 11.765 Industrie et IUnes 1.513 815 2.329 Infrastructure 3.828 1.793 5.621 Santé publique, services sociaux 486 352 838 Enseignement et Formation professionnelle 2.523 2.600 5.124 Etudes générales et divers 690 442 1.132 Total 15.9h3 l0.865 26.819 Source : Evolution sectorielle des crédits affectés par le Comité Direc- teur du FAC. 31 décembre 1967. 57. Les investissements du FAC vont en grande partie à de petits projets qui, dans d tautres pays, sont normalement pris en charge par le Gouvernement Central sur son propre budget. Le nombre des Français pré- sents 'à Madagascar au titre de l'assistance technique siélève à environ 1.eOO ; le Gouvernement français souhaite réduire ce nombre à mesure que les homologues malgaches seront disponibles. Il est prévu aussi que la subvention budgétaire diminuera jusqu'au moment ou elle sera complète- ment supprimée en 1975. 58. La France n'a pas encore clairement défini sa politique à ce sujet, mais il est possible que l'aide sous forme de dons accordés pour des projets soit elle aussi diminuée dans les années à venir. 59. En ce qui concerne le FED, la situation est assez différente. Ia répartition des investissements par secteur a beaucoup changé entre le premier et le second fonds, du point de vue de l'agriculture et des routes en particulier. En effet., dans le second fonds, des ressources spé- - 21 - ciales ont été affectées à l'aide à la production et à la diversification, mais en outre, la part des investissements routiers a beaucoup diminué. Lors du premier fonds, 20% environ des engagements étaient destinés à l'a- griculture et 55i aux routes, tandis que l'enseignement ne recevait que 8%. Depuis la mise en train du second fonds, les engagements agricoles normaux du FED se sont élevés à un peu moins de 20, mais si l'on y ajoute les fonds de diversification, 33% des engagements vont 'à lagriculture. Une autre tranche de 33% consiste en aide à la production dont une grande partie sera dépensée sous forme d'équipement pour l'assistance technique et dlachat de facteurs de production dans le domaine agricole ; 15% du second FED sont destinés aux routes et 1% seulement à l'enseignement. 60. Ces chiffres représentent probablement le niveau final des en- gagements du second FED qui se sont maintenus à un niveau particulièrement élevé pour la raison, principalement, que le Gouvernement malgache a été capable de proposer toute une série de projets acceptables. Madagascar . est l'un des principaux bénéficiaires de ltaide du FED, près de la moitié des fonds d'aide à la production et à la diversification n'ont pas encore été répartis à titre définitif, mais ils sont implicitement destinés, du moins en ce qui concerne les fonds de diversification, à labattoir de Tananarive et à un projet de culture du thé à Fianarantsoa. Ainsi l'im- portance du financement du FED pour les projets routiers qui a contribué à la réalisation des objectifs d'investissement dans ce secteur au cours de la période du premier Plan quinquennal va diminuer car les décaisse- ments du FED pendant les 2 ou 3 prochaines années seront déterminés par les engagements déjà contractés au titre du second fonds. - 22 - Tableau 9 : Engagements du FED a/ (millions de FMG) Premier Second FED FED Total Agriculture 2.987 3.058 6.045 Routes 7.773 2.h86 l0.259 Enseignement 1.156 163 1.319 Santé publique 315 1.678 1.993 Autres dépenses d'infra- structure 1.584 1.052 2.636 Aide à la production - 5.529 c/ 5.529 Aide à la diversification b/ - 2.468 d/ 2.468 Autres engagements e/ 207 _33h 5l Total 14.022 16.768 30.790 a/ Chiffre révisé pour tenir compte du coût final des projets terminés et des coûts plafonds pour les projets en cours. b/ Principalement agricole. 7/ Dont 2.762.000 F.JG non encore répartis. d/ Dont 1.393.000 FEG non encore répartis. / Principalement frais généraux administratifs. Source : Contrôleur Délégué du FED à Iadagascar. G. Structure de 1linvestissement public et exécution du Premier Plan 61. Le premier Plan quinquennal couvre la période de 1964 à 1968 et il est maintenant possible de porter sur son exécution un premier ju- gement. Le niveau de linvestissement public a été très proche de celui qui avait été prévu par le plan, mais les coûts des projets, tant finan- cés par une aide étrangère que financés à l'aide de fonds locaux, se sont trouvés beaucoup plus élevés qu'on ne llavait escompté. Ce fait, joint à la grande proportion d'investissements dtinfrastructure, explique en partie que l1effet de ces investissements sur la croissance de ltéconomie ait été décevant. En termes réels, les investissements réalisés représen- tent beaucoup moins que ce sur quoi l'on avait tablé lors de l'élabora- tion du plan. ~ 23 - 62. En termes de production, les objectifs du plan n'ont pas été atteints. Le taux de croissance global du PIB aux prix courants est d'en- viron 1; inférieur à l'objectif et il se situe encore plus bas en termes réels. Jusqu'en 1966, la production de la plupart des denrées agricoles n'a pas augmenté, mais les exportations de riz, de café, de.sisal et de viande ont été conformes, en volume, aux pr6visions du plan. En ce qui concerne la production industrielle, les objectifs initiaux du plan sont sur le point d'être réalisés dans plusieurs secteurs mais ils n'étaient pas particulièrement ambitieux ; d'autre part la situation de lemploi est très préoccupante car malgré les quelque 4.200 emplois créés par les nouveaux investissements, ltemploi salarié total a diminue. Tableau 10 : Investissement public pr6vu dans le Plan (milliards de FNG) Prévisions du Plan Exécution a/ (1964-68) (1964-66) Agriculture 20,6 12,0 Industrie et Mines 2,2 1,0 Transports et Infrastructure 33,7 20,7 Services sociaux 10,h 2,9 Autres investissements Total 6 39,3 a/ Y compris les sommes provenant du FED et du FAC, d'après leurs engagements. Source : Troisième Rapport sur l'exécution du Plan quinquennal. 1964-1968. 63. Le Tableau 10 permet de faire une comparaison sommaire entre les investissements entrepris pendant les trois premières années de la période du Plan et les prévisions du Plan. Le Plan insistait surtout sur les investissements dans les transports et l'infrastructure, l'agriculture et les services sociaux. En ce qui concerne ces derniers, l'exécution est beaucoup plus en retard que dans le cas de l'agriculture et de l'infra- structure. Le chiffre total de 39 milliards de FHG pour la période de 1964 à 1966 nfest comparable ni avec les chiffres globaux des investissements du Gouvernement repris dans le Tableau 10, ni avec les données relatives à la formation de capital : en effet, les chiffres des investissements fi- nancés grâce a l1aide étrangère, en particulier celle du FED et du FAC, sont ceux des engagements et non ceux des décaissements. - 24 - 64. Le Tableau il regroupe les investissements en capital du GouverneSent central, des administrations provinciales et des six entre- prises dIEtat qui sont classées dans les budgets annexes. Ce tableau mon- tre que pour les trois premières années du Plan, le Gouvernement a inves- ti 1h,4 milliards de FKG et que 5,8 milliards de FID étaient en outre inscrits au budget de 1967. Ce tableau montre à l'évidence ltimportance très grande des investissements dans les transports pendant cette période. De 196h à 1966, 605 des dépenses en capital du Gouvernement ont été faites en faveur des transports et des communications alors que la.part allant à l'agriculture n'était que de 105. Tableau 11 : Investissements de l lEtat (millions de FEG) - 1964 1965 1966 1967 Budget Agriculture 317 53h 746 969 Energie et ?Inéraux 2 16 56 20 Transports et Communications 2.79h 2.377 3.634 3.635 Enseignement 52 12 133 112 Santé publique 28 5 65 - Administration 377 255 256 268 Autres investissements 909 909 897 812 Total 4.479 4.108 5.786 5.816 Source : Tableau 17 de l'Annexe. 65. La répartition des investissements du Gouvernement se caracté- rise également par la faiblesse des investissements consacrés à la santé publique et à l'enseignement, pour lesquels l'assistance extérieure est également assez limitée. Les services sociaux dans leur ensemble obtien- nent beaucoup moins que la part des investissements qui était considérée comme souhaitable lors de la préparation du Plan et les investissements du Gouvernement en matière de santé publique sont pour ainsi dire négligeables. - 25 - H. Mvonnaie et Banque 66. Les établissements monétaires de Madagascar sont quatre ban- ques commerciales françaises, dans deux desquelles le Gouvernement a une participation minoritaire ; la banque de développement appelée Banque Nationale 1alagasy (BNi) ; ltInstitut d'Emission (IEIJ) ; les comptes de chèques postaux et la caisse d'épargne. Le Trésor remplit également cer- taines fonctions bancaires à légard dfinstitutions publiques qui ont pour la plupart leur compte auprès du Trésor. 67. la République ialgache est membre de la zone franc. L'institut d'Emission détient un compte auprès du Trésor français, connu sous le nom de Compte dlOpérations et, abstraction faite de quelques petits inves- tissements dans d'autres pays, l'Institut d'Emission dépose toutes ses réserves de change a ce compte en francs français. 68. Les principaux instruments de contrile du crédit sont les pla- fonds quantitatifs imposés à l'Institut d'Emission dans les réescomptes qu'il consent aux banques commerciales. Les réescomptes à court terme sont soumis à un plafond global dans le cadre duquel un plafond est fixé pour chaque banque commerciale, d1après le volume de ses dépôts. Des pla- fonds sont également imposés à chaque entreprise. Ces derniers ont été utilisés efficacement pour améliorer la structure financière de certaines entreprises, en particulier pour garantir une proportion satisfaisante d1autofinancement. En revanche, les premiers n'ont jamais eu vraiment à jouer car le besoin total de crédit a toujours été inférieur au plafond. L'Institut d'Emission, depuis deux ans, a eu pour politique de ramener ces plafonds à des niveaux plus objectifs. Les crédits à moyen terme (jusqu'à 5 ans) pour les investissements rentables sont aussi soumis à un plafond global qui nla pas eu non plus à jouer et lyInstitut encou- rage l'expansion du crédit à moyen terme. 69. L'Institut d'Emission peut réescompter les bons du Trésor dé- tenus par les banques commerciales et qui ont moins de 6 mois a courir ; il peut aussi faire des avances au Trésor pour une période maximale de 240 jours par an. Le montant total de ces deux derniers types de prêt (1/) au secteur public ne peut dépasser ni 10% de la moyenne des dépôts pri- vés dans les banques au cours de la période de douze mois précédente ni 10% des recettes fiscales de llannée civile précédente. En fait, ces li- mitations n'ont jamais eu vraiment à jouer car le Trésor nla jamais em- prunté à l'Institut d'Emission auprès duquel au contraire il détient d'im- portants soldes créditeurs. 70. On ne dispose pas de répartition détaillée du crédit à lféco- nomie par branches et secteurs, mais on sait que la plupart des crédits a court terme sont accordés en vue du financement du commerce extérieur. 1/ Les réescomptes de traites de douane ne sont pas compris dans ce plafond. - 26 - La commercialisation des produits agricoles est presque entièrement entre les mains dtentreprises privées, et les sociétés exportatrices qui sont aussi importatrices de biens de consommation accordent à leur tour du crédit à leurs agents pour l'achat des cultures d'exportation. Ces mêmes agences sont souvent des détaillants qui obtiennent du crédit sur leurs propres stocks. Le crédit à l'économie a donc un caractère cyclique net- tement marqué. les crédits à court terme atteignent un maximum en janvier ou en décembre, à la fin de la récolte, lorsque les stocks de produits locaux sont à leur maximum et diminuent ensuite rapidement d'environ 20% pour atteindre un minimum a la fin du premier trimestre. Ensuite, la de- mande de crédit augmente régulièrement pendant le reste de 1tannée. 71. Le Tableau 12 ci-après résume les données monétaires figurant dans le Tableau 23 de lAnnexe. C'est un solde net de llactif et du pas- sif de llInstitut d'Emission et des banques commerciales y compris les opérations à court et moyen terme de la BNi. De 1962 à 1967 la masse mo- nétaire est passée de 26 milliards de FIIG à 35 milliards de FMG soit un taux moyen de croissance de 61. Cette croissance s'est produite principa- lement en 196h et en 1966-67. Les traits qui se dégagent de l'ensemble de la période sont laugmentation du crédit accordé par les banques com- merciales au secteur privé ; la croissance rapide des dépôts à terme, a partir il est vrai d 'un niveau très bas, une diminution des dépôts de 1'Etat et une diminution des avoirs à liétranger. 72. Cn peut dire, à étudier ces mouvements, que l'augmentation glo- bale de la masse monétaire peut s 'expliquer presque entièrement par le crédit accordé par les banques commerciales au secteur privé. En 1965, llInstitut d'Emission a réduit d'environ h milliards de FM.G le volume de ses réescomptes qui, en 1967, venait à peine de revenir au niveau de 1964. La diminution des avoirs à llétranger dans leur ensemble s texplique éga- lement surtout par la diminution en 1967 des avoirs à liétranger de l'Ins- titut d'Emission, qui s'est chiffrée à 2 milliards de FMG. En 1965, les dépôts de llEtat ont été diminués dlenviron 2 milliards de FlG afin de financer le déficit du compte d1exploitation de cette année, mais depuis ils sont demeurés à peu près constants au niveau d'environ 6 milliards de F-i2. 73. De 1962 à 1967, les dépôts à vue sont passés, en pourcentage de la masse monétaire, de 40 à 42% ce qui traduit une tendance assez lente au recours à la monnaie scripturale. Pendant la même période les dépôts à terme ont augmenté rapidement, passant de 0,5 milliard de FlG à )4,2 mil- liards. 74. Depuis 1966, llEtat a prêté à la BNH des fonds provenant du Trésor et du Compte de Chèques Postaux, que la BNIH devait rétrocéder aux fins de divers programmes autorisés par l'Etat, y compris le programme Ras-du-Sol. l/ Ces chiffres apparaissent seulement en 1967. Pendant cette 1/ Petit programme d'aide coopérative des villages. - 27 - période, les soldes des Chèques Postaux ont été stationnaires au niveau dIenviron 2 milliards de FIIG. Les dépÔts à la Caisse dIEpargne stélèvent a environ 1,5 milliard, de FIG mais la plupart ne sont pas investis à I-dagascar. Tableau 12 : Evolution monétaire (milliards de fG) 1962 1964 1965 1966 1967 Avoirs à létranger (nets) 1h,7 13,2 12,7 13,2 11,6 Créances sur llEtat (nettes) -9,8 -9,3 -5,8 -6,1 -5,7 Créances sur le secteur public 23,9 29,5 27,9 31,2 36,h (nettes) dont : crédit à court terme (21,5) (27,2) (26,0) (28,3) - Iasse monétaire 26,0 29,0 29,2 31,7 34,9 Quasi-monnaie 0,5 1,3 1,6 2,h 4,2 Source : Tableau 23 de lfAnnexe I. Population active et emploi 75. Les données les plus récentes relatives à 1emploi se rappor- tent à l'année 1965 où l'on estimait que 187.000 personnes environ, soit 3% environ de la population, occupaient un emploi salarié. Ce nombre baisse depuis environ 1958 et il n'y a eu aucun changement notable au cours des deux dernières années. On ne dispose, quant à la structure de la population active par emploi occupé, d 'aucune information s-1re sur laquelle fonder une politique de l'emploi. Le Tableau 13 ci-après donne une répartition approximative par secteur d'activité. 76. Lioffre de main-d oeuvre non-qualifiée est surabondante mais jusqu'a présent ces travailleurs ont pu retourner facilement à des occu- pations agricoles en cas de besoin ; en revanche, un nombre croissant de travailleurs, qui souvent ont une certaine instruction et n'ont plus aucune attache avec leur origine rurale, dépendent de l'emploi salarié. Beaucoup sont insuffisamment qualifiés pour des postes dans l'industrie et une forme de recyclage est nécessaire pour les adapter aux exigences de l'é- conomie et éviter la création d'un prolétariat urbain en chômage. - 28 - Tableau 13 : Emploi (1965) dont : Femmes non-qualifiés Agriculture 50.200 14% 76% Industrie et construction 57.300 9% 55% Services 79.500 26% 60% Total 187.000 17I 63o Source : inistère des Affaires Sociales. 77. Les taux de salaire sont fixés par la loi à partir du salaire minimum connu sous le nom de SMIG 1/. Les salaires minimum sont détermi- nés par emploi et par région du pays, les taux étant un peu plus élevés dans les grandes villes et les régions a% forte densité de population. Le salaire minimum pour un travail non qualifié est compris entre 20 FELG et 25 FIG ltheure, soit un peu moins de 10d des Etats-Unis. Pour les travail- leurs qualifiés, ces salaires stélèvent a environ 50 FIG a 60 FlMG l'heure et 150 à 200 FIG l1heure pour les contremaîtres. Un salaire horaire de 50 FHG correspond approximativement, pour un ouvrier travaillant a plein temps, à un revenu annuel de 400 dollars EU. Les employeurs paient envi- ron 125 de charges sociales pour les allocations familiales, les assurances- accident, les retraites et les soins médicaux. 78. Les salaires payés au personnel non-qualifié du secteur public sont comparables a ceux des manoeuvres du secteur privé ; mais les trai- tements du personnel administratif sont sensiblement plus élevés, du fait que 1Administration est le principal débouché ouvert aux personnes ayant reçu une certaine instruction et a la main-d oeuvre qualifiée. Les gains effectifs sont très supérieurs au traitement de base du fait des avanta- ges dus a lancienneté. Une part importante de la rémunération des hauts fonctionnaires est payée en nature (service domestique, transport et lo- gement). Un grand nombre de postes supérieurs de direction, tant dans le secteur public que dans le secteur privé sont occupés par des étrangers, en particulier de nationalité française. Le niveau de rémunération pour ces postes est relativement élevé. 79. La structure des traitements et salaires a idagascar, qui n'a rien d'exceptionnel pour un pays a ce niveau de développement, explique dans une large mesure la faiblesse de lépargne privée. Tres rares sont 1/ Salaire linimum Interprofessionnel Garanti. - 29 - les personnes en mesure de ealiser une épargne personnelle notable sur leur revenu qui la gardent à Madagascar. 80. Un autre trait du marché du travail, qui peut devenir un ris- que grave a mesure que l'enseignement secondaire se répandra, est la pré- férence marquée des !,hlgaches pour l'enseignement général au détriment de l'enseignement technique. Il y a à cette attitude des raisons sociolo- giques mais également des causes d'ordre économique. L'enseignement se- condaire général est considéré comme une garantie de cette sécurité que constitue un emploi dans la fonction publique ; il en a certainement été ainsi au cours des dernières années, mais le nombre des emplois dans la fonction publique augmentera plus lentement désormais. Les traitements de départ dans la fonction publique, pour un niveau donné d'instruction, sont notablement plus élevés que dans le secteur privé. Le titulaire dtun dipl8me de l'enseignement secondaire général reçoit un traitement consi- dérablement plus élevé dans la fonction publique que celui d un diplômé de l'enseignement technique dans une entreprise privée. Il nty a pas si longtemps, une discrimination jouait à l'intérieur même de la fonction publique contre les dipl8més d1écoles techniques, mais les traitements de départ ont été égalisés en 1967. L'enseignement technique ne joue donc pas le rôle qu'il devrait jouer. Le nombre des élèves y est actuellement très faible car les parents ntattachent pas d'intérêt à ce genre de for- mation et lEtat hésite par conséquent à créer de nouveaux établissements dtenseignement technique. Mais le risque est maintenant grand de se trou- ver en face de diplômés de l'enseignement secondaire général qui seront inemployables. - 30 - III. PRINCIPAUX SECTEURS DE L'ECONONIE : EVOLUTION AU COURS DES DERNIERES ANNEES ET PERSPECTIVES A. Agriculture et élevage 81. Au cours des 5 dernières années la production agricole a aug- menté d'environ 2,4% par an, dans 1thypothèse où la production des cul- tures de subsistance qui représente environ 65% du secteur agricole a augmenté presqu'au même rythme que la population. Le riz entre pour près de 40% dans la valeur de la production agricole et intervient comme fac- teur principal dans l'accroissement de la production. L'élevage et le café viennent en deuxième et troisième positions et représentent respec- tivement 13 et 9% de la production en 1967. Le sucre, les épices et les huiles essentielles sont des produits dont la vente présente une certaine importance sur le marché et la culture du manioc et des fruits joue un grand rôle dans le secteur de subsistance. 82. Pour ces diverses cultures, les résultats obtenus ces dernières années ont été très inégaux. La production de riz a augmenté régulièrement sauf en 1965 où elle a brusquement baissé en raison de conditions clima- tiques défavorables ; la production animale a été améliorée par un relè- vement de 9 à l0,5% du taux d'extraction du bétail et par une augmentation de l'élevage des porcins et des volailles. Il va de soi que l'accroisse- ment du taux d'extraction a ralenti la croissance du cheptel du pays qui n'augmente actuellement que de 1' par an. 83. Les exportations de café sont contingentées, en application de lAccord international sur le café ; mais la production ayant été as- sez inégale par le passé, il nta pas toujours été possible d'exporter la quantité fixée par llaccord. iais Madagascar a bénéficié de l'augmentation des prix et la valeur des exportations de café a atteint un chiffre sans précédent en 1967. la production de sucre a augmenté jusqu'en 1965, puis les exportations ont fléchi, Madagascar perdant sa position préférentielle sur le marché français ; ce n'est que vers la fin de 1966 que ceci a été compensé par un accord passé entre les pays de l'OCAi permettant à Nadagascar d'exporter vers le Sénégal et la Cbte-dtIvoire à des cours pré- férentiels. Nalgré l'augmentation rapide des exportations dtépices et dthuiles essentielles il y a surproduction de vanille et de poivre. Dans son ensemble, le volume des produits agricoles d'exportation a augmenté au taux annuel de 5% au cours des 5 dernières années. Par contre, les prix ont baissé et la valeur des exportations ne s'est accrue que de 2,8% par an. Cette chute des prix a été particulièrement sensible dans le cas du sucre, du sisal et, jusqu'au milieu de 1967, du riz. 84. Malgré la diversité de ces exportations, Madagascar éprouve des difficultés à trouver des débouchés et à conserver ses marchés et il est probable que ce problème ira en s'amplifiant. En effet, les produits - 31 - synthétiques tendent à remplacer plusieurs de ces exportations et certains des pays ou Madagascar exportait de tradition commencent à produire eux- mêmes suffisamment, ce qui se répercutera particulièrement sur les expor- tations de sucre et d'arachides. 85. Les exportations de Madagascar se dirigent en très grande ma- jorité vers le marché français qui continue à absorber plus de 50% des produits agricoles. A lui seul, le café représente environ le tiers de toutes les exportations à destination de la France, les autres produits d lune certaine importance étant la viande, le riz, le sucre et le tabac. Le volume des exportations vers la France a varié, mais leur proportion dans le total ne cesse de diminuer. Par contre, les exportations vers les Etats-Unis progressent régulièrement, surtout par l'augmentation des ven- tes de café, de vanille, de girofle et de sucre. De même, la vanille a constitué la source principale de l'accroissement des exportations vers la République Fédérale d'Allemagne. Enfin, La Réunion importe également une quantité croissante de produits alimentaires malgaches. 86. Une part non négligeable des denrées, essentiellement agri- coles, qui sont importées pourrait être produite dans le pays. Depuis 1963, les importations annuelles de produits alimentaires et agricoles s'établissent aux environs de 4,3 milliards de MD, les deux principaux articles étant les produits laitiers et le blé. Les importations de tex- tiles sont considérables, mais tendent à baisser car la production locale de coton augmente de même que celle des fabriques textiles. 87. Bien que l'agriculture soit le secteur le plus important de lléconcmie malgache, seulement 23% du total des investissements publics et privés lui ont été consacrés dans le premier Plan quinquennal de dé- veloppement (1964 à 1968). A 1'intérieur même du secteur agricole, la priorité a été donnée à laugmentation de la production du riz par une amélioration de la productivité, et à la concentration des efforts de dé- veloppement dans certaines régions déterminées. Des institutions semi- autonomes intitulées "Sociétés d'Aménagement" jouent un rôle important dans 1application de ce plan. De plus, la réorganisation des circuits de conmercialisation des produits agricoles et des facteurs de production constituent un stimulant supplémentaire pour les cultivateurs. 88. Le premier Plan n'explicitait pas la manière d'atteindre les objectifs de production et particulièrement n'indiquait pas quels devaient être les projets d'investissement correspondants. Le développement de la culture du riz a bénéficié de plus de la moitié des investissements pré- vus pour l'agriculture, alors que des secteurs à grand potentiel d1accrois- sement, tels que l'élevage et les produits d'exportation, recevaient des allocations relativement insuffisantes. Jusqu'à présent, l'exécution du Plan a donné des résultats assez divers, les difficultés majeures ayant été l'absence de projets bien conçus et la pénurie de personnel local spécialisé. - 32 - 89. Les investissements agricoles se feront, surtout à l'avenir, dans le cadre du Programme de Grandes Opérations lancé par le Gouvernement au début de 1968. L'exécution de certains des projets démarrera dans un proche avenir alors que d'autres seront entrepris au cours de la période du deuxième Plan qui débutera vers 1970. Les objectifs de production pour la fin du deuxième Plan ntont pas encore été déterminés, et, en tout état de cause, il faudra sensiblement modifier les objectifs décennaux fixés en 196h, la situation du marché ayant changé. En particulier, à moyen ter- me, les perspectives d'exportation des bananes sont médiocres et il sera matériellement impossible d taugmenter les exportations de bétail et les cultures arbustives aussi rapidement qu'on l'avait espéré. 90. Le développement de ltélevage est primordial pour l'avenir du secteur agricole et de l'économie en général, aussi bien pour satisfaire aux besoins croissants de la consommation locale que pour augmenter dans les années à venir les exportations de viande. L'tle dispose de vastes prairies et le cheptel est exempt des graves maladies qui sévissent sur le continent africain. Au début, le développement de cette activité con- sistera à réduire la mortalité chez les veaux et donc à augmenter le cheptel 1/, et aussi à créer les premières exploitations de reproduction et d'embouche. Le Gouvernement a négligé le secteur de l'élevage par le passé, surtout en ce qui concerne la recherche. Il fait maintenant de plus.gros efforts, mais il sfécoulera longtemps avant que les résultats s 'en fassent sentir. 91. Pour toute une gamme de produits agricoles, les prix sont fi- xés par les Caisses de stabilisation. Bien qu'en principe elles doivent se suffire à elles-mêmes, les caisses pour la vanille et le poivre ont été subventionnées par le Gouvernement. Jusqu'à présent, le prix produc- teur minimal nta été annoncé qu'avant la récolte, mais on envisage main- tenant de le rendre public avant la période de plantation afin de stimu- ler la production de certaines cultures. Il n texiste aucune organisation du marché du bétail et de la plupart des produits laitiers, et il fau- drait revoir le système actuel qui est inefficace et défavorable aux producteurs. 92. Les avantages spéciaux consentis aux cultivateurs à titre de stimulant se composent essentiellement de subventions pour l'achat des facteurs de production. les principaux en sont une subvention financée par le FED pour la fourniture d'engrais pour la culture du riz, et les pesticides subventionnés. Sauf pour le riz dans la région du lac Alaotra ou l'entreprise a été couronnée de succès, il ne semble pas que l'on se soit vraiment efforcé de créer de meilleurs circuits de commercialisation, garantissant au producteur des prix stables et équitables. 93. L'application de la politique agricole relève de nombreuses organisations qui opèrent sans grande coordination. Cette situation semble l/ Le cheptel actuel de 10 millions de têtes ne s 'accroit que de l5 par an., ce qui ne permet pas d'augmenter le taux d 1extraction actuel. - 33 - être due en partie à des facteurs dfordre politique. En effet, le Inis- tère de l'Intérieur est chargé de l'exécution du programme des Syndicats de Cortmunes 1/ et du programme Ras-du-Sol, ce qui lui donne la haute main sur une grande partie des investissements agricoles dans les diverses re- gions. Le ULnistère des Finances, quant à lui, a une influence prépondé- rante dans 1 tagriculture par le contrôle qu il exerce sur la BlIW et les Caisses de stabilisation des prix ; enfin, le Coiiissariat Général à la Coopération dirige les activités dîenviron 380 coopératives agricoles. les contacts officiels entre ces trois organismes semblent être très li- mités ; en particulier la politique des prix, de la commercialisation et du crédit agricole semble échapper pour 1 'essentiel au IMinistère de 1'Agriculture. Par contre, il dispose d 'un peu plus de moyens dans le domaine de la recherche ou il reste néanmoins bridé par le fait que les fonds et le personnel de nombreux organismes de recherche viennent presque entièrement de ltétranger. 94. Il faudrait améliorer l'organisation des services de vulgari- sation qui font double emploi aussi bien à l'intérieur même du Ninistère de l'Agriculture qutavec ceux assurés par les Offices de stabilisation de l'arachide et du café, par les Sociétés d'aménagement et par certaines sociétés privées. Le programme propre du nanistère de 1 'Agriculture est inefficace parce que le personnel est insuffisant et que les activités sont mal organisées. le Gouvernement a maintenant décidé à juste raison de concentrer les activités de vulgarisation dans les zones prioritaires et de ne conserver qutun service minimal en dehors de ces régions. On a pu constater qutune forte densité d'agents de vulgarisation, concentrant leurs opérations sur certaines cultures peuvent rapidement relever la pro- ductivité et la production ; il y a donc là la preuve que fondamentalement les cultivateurs sont tout prêts à réagir favorablement, lorsque le travail se fait dans de bonnes conditions. 95. Le principal organisme de crédit agricole est la BN. Elle dis- pose d'un personnel cor,pten,. composé d1environ 14 étrangers et 300 Mal- gaches, et sa gestion financière est satisfaisante. le nombre des créan- ces irrécouvrables est peu élevg, car elle limite l'octroi de ses crédits dans les secteurs prioritaires a des entreprises dont elle suit de près les opérations. L'agriculture est de loin le secteur le plus important de ses activités, .mais la majorité des prêts n'est accordée qu'à court terme, ce qui témoigne du manque de capitaux privés dans 1 tagriculture à I-dagascar. B. Industrie et mines 96. L'industrie, qui englobe les activités manufacturières, léner- gie et la construction, a contribué au PIB en 1966 pour 19 milliards de francs malgaches, soit ll et ce secteur se développe au taux dtenviron 1/ Projet mis en oeuvre par les groupements de communes au niveau des provinces. - 34 - 6,5' l'an depuis 1960. Les statistiques industrielles sont quasiment in- existantes, aucun recensement n sayant été fait dans ce domaine ; cependant on sait qu'environ 300 sociétés -ont plus de 100 employés. 97. Le développement de l'industrie manufacturière ces dernières années nla pas été ce que l'on espérait, mais il semble s'améliorer à l'heure actuelle. les investissements privés ont été particulièrement faibles en 1966, ainsi qu'en témoignent les activités de la BNii et de la SI. Dans ce secteur les choses semblent s 'être légèrement améliorées en 1967 malgré quelques déceptions, tel l'abandon du.projet de construction d'une grande cimenterie à Antsirabe. Par contre, la nouvelle raffinerie de pétrole construite récemment à Tamatave a commencé à produire et plu- sieurs concessions ont été accordées à des sociétés pétrolières pour l'exploration en mer. 98. Tout semble indiquer qu'en 1968 et 1969, les investissements dans ltindustrie manufacturière augmenteront notablement ; en particulier la construction de cinq grandes usines prévues dans le Programme de Gran- des Opérations parait être assurée. Il s'agit d'une grande usine textile à Hajunga pour laquelle l'investissement prévu est de 2,5 milliards de FIIG, une verrerie, une minoterie et une tannerie à Tamatave, et une sa- vonnerie a Tananarive. la valeur totale de ces usines est d'environ 4,5 milliards de FMG et elles représenteront en outre, une fois entrées en service, une valeur ajoutée annuelle d'environ 2 milliards de FiG. La savonnerie est celle des cinq qui exige l'investissement le plus faible, mais elle présente un intérêt particulier en ce que, fait presque unique jusqu'ici, elle sera gérée par un entrepreneur malgache qui en est le propriétaire. 99. D'autres projets actuellement à l'étude au Bureau de Dévelop- pement et de Promotion Industriels (BDPI) portent sur la pâte de bois, la fabrication de vêtements, les jus et conserves de fruits. Le Gouver- nement espère également qutune raffinerie de chromite sera montée, pour transformer la production de la mine qui doit être ouverte sous-peu, mais il n'est guère probable que ce projet puisse être réalisé dans un proche avenir. En remplacement partiel du projet de cimenterie à Antsirabe qui a été abandonné, on envisage la construction d'une usine de clinker a Tamatave. 100. Dans le domaine de l'industrie extractive, le seul fait nouveau est l'accord cité plus haut aux termes duquel la Société française UGINE doit produire environ 100.000 tonnes de chromite par an pour l'exportation. la République ialgache exporte traditionnellement le graphite et le mica, mais rien ne laisse penser que ces ventes doivent beaucoup augmenter dans les années à venir. Il existe de petits gisements de bauxite et de mine- rai de nickel, mais rien n'indique qu'ils attireront des investissements dans un avenir prévisible. 101. Dien que les perspectives de l'investissement industriel soient beaucoup plus encourageantes pour les deux années à venir que par le pas- sé, elles ne laissent prévoir cependant qu'un niveau d'activité tout à fait modeste. Les raisons majeures de cet état de chose sont sans aucun doute l'exigui'té du marché monétarisé à 'adagascar, due en partie aux re- venus monétaires relativement restreints provenant des exportations et la dispersion du marché entre plusieurs centres très éloignés les uns des autres. la région de Tananarive représente probablement environ la moitié du marché monétarisé, le reste étant dispersé sur la côte dans les ports principaux. Les coûts de la distribution et la petite taille des usines que l'on peut construire font que les possibilités d'investissement in- dustriel rentable sont très rares. 102. En dehors de ces considérations, plusieurs autres facteurs ont nui à l'amélioration de la situation. En effet, les intérêts privés a Madagascar, aussi bien étrangers que nationaux, ne sont pas disposés a entreprendre des investissements industriels aléatoires. les lialgaches qui en avaient les moyens ont préféré presque sans exception investir dans l'immobilier et le commerce. De leur côté, les capitaux étrangers représentent en majorité des sociétés commerciales pour qui les inves- tissements industriels ne pourraient que remplacer leurs propres impor- tations déjà suffisamment rentables. 103. Jusqu'à ces dernières années, le Gouvernement n'accordait pas volontiers de protection importante aux nouvelles industries. Il syeffor- çait d'éviter que les produits de remplacement des importations n'empiè- tent sur les recettes qui lui valent les droits d'importation, et restait sensible à l'argument que cette substitution s'effectuerait au détriment d'intérêts acquis. Cn pense maintenant que le Gouvernement a sensiblement modifié sa position puisque la nouvelle savonnerie bénéficiera d'une pro- tection exceptionnelle. Cependant il reste à voir si l'application pra- tique de cette politique aura les résultats escomptés. 104. Le Gouvernement a un code d'investissement particulièrement favorable qui lui permet d'offrir une gaime étendue d'avantages fiscaux et autres aux bailleurs de fonds qui envisageraient dlinvestir à 1adagascar. Le code semble avoir été appliqué avec largesse aux capitalistes qui ont choisi cette solution, mais il est probable que le code lui-même n'a con- tribué qu'assez peu à attirer les capitaux, des avantages similaires pou- vant être obtenus dans la plupart des pays africains en voie de dévelop- pement. Le cout fiscal des avantages accordés au titre du code d'investis- sement n'a pas été chiffré et il niest donc pas possible de fournir une évaluation quantitative des avantages du code tel qu'il se présente à l'heure actuelle. Les milieux bien informés de Tananarive estiment que la garantie pour les sociétés d'obtenir rapidement l'eau et l'électricité dont elles ont besoin, et l'amélioration du réseau de transports inté- rieurs sont des facteurs plus importants que les avantages fiscaux accor- dés aux nouveaux investisseurs au titre du code d'investissement. - 36 - C. Transports 105 Le réseau de transports intérieurs se compose d'environ 850 kilomètres de voies ferrées et 30.000 kilomètres de routes dont un réseau primaire de 8.500 kilomètres. Il manque toujours à Madagascar un réseau suffisamment dense de transports intérieurs, l'île étant coupée en un certain nombre de régions quasiment isolées, reliées surtout par le cabotage. La ligne principale de chemin de fer relie Tamatave, premier port du pays,à Tananarive. Toutes les autres lignes ont un trafic très faible et les transports y coûtent plus cher que par la route. 106. Le pays dispose de 23 ports ou rades ouvertes dont 4 seulement ont un volume de trafic de quelque importance. Il existe aussi un réseau de transports aériens assez dense, reliant 45 terrains dont 13 sont uti- lisables quel que soit le temps. La concurrence entre les divers moyens de transport est très limitée et sur les rares itinéraires où le cas se présente, le Gouvernement réprime énergiquement tout transport routier en concurrence même lointaine avec le chemin de fer. Le Tableau 30 de l'Annexe résume les statistiques de transports pour les 4 dernières années. 107. La planification et l'exécution des investissements dans le secteur des transports incombent au linistère de l'Equipement et des Com- munications qui est bien organisé et dispose d'un personnel compétent. Dans leur grande majorité, les postes techniques supérieurs sont.occupés par des étrangers fournis au titre de l'assistance technique française ; le gouvernement a fermement l'intention de les remplacer progressivement par des Malgaches, mais il est vraisemblable que la situation actuelle existera encore pendant un certain temps. Dans lensemble, le problème du personnel ne constitue pas une entrave au développement du secteur des transports. 108. Le trafic ferroviaire qui est assez faible dans son ensemble (2,2 millions de voyageurs et 571.000 tonnes de marchandises en 1967) aug- mentera sans doute sensiblement dans les années à venir, surtout en raison de certains projets d 'envergure tels que la mine de chromite et les usines de clinker et de pâte à papier qui doivent être construites. 109. Les chemins de fer appartiennent à l'Etat et sont exploités en tant que service du Ministère de l'Equipement et des Communications ; ils sont donc soumis au contrUle budgétaire de 1fEtat, n tont aucune autonomie financière et ne peuvent être gérés comme une entreprise com- merciale. Des experts-conseils du PNUD ont récemment recommandé que les chemins de fer soient détachés du 1Ministère des Communications.et fonc- tionnent en tant quiorganisme public indépendant. Ces dernières années l'exploitation des chemins de fer s'est soldée par un petit excédent, in- suffisant toutefois pour financer les frais du capital et les investis- sements qui ont été couverts par des avances de l'Etat et par des emprunts. - 37 - Il semble n'exister aucun projet dlextension des voies ferrées qui soit rentable et les investissements se borneront sans doute encore aux seuls remplacements ordinaires des immobilisations. En fait, certaines des li- gnes, celle reliant ianarantsoa à Lanakara par exemple, paraissent suf- fisamnment peu rentables pour justifier un désinvestissement. 110. Le réseau routier est peu dense, insuffisant et mal entretenu et, à l'exception des quelques tronçons construits ces dernières années, les normes de construction sont médiocres. Les statistiques de circula- tion ne sont pas tenues systématiquement, mais les statistiques cumulées des immatriculations progressent d'environ 6% l'an, ce qui permet de pen- ser que le parc automobile ne s'accroit pas. Par contre, la consommation d'essence et de diesel augmente, ce qui montre que le trafic s faccroit néanmoins. Les deux tiers des véhicules se trouvent à Tananarive. Les den- sités de circulation sont extrêmement faibles sau- sur le tronçon Tananarive-Fianarantsoa. Mll. Le transport routier est assuré par deux ou trois sociétés assez importantes et une multitude de petits transporteurs entre lesquels la concurrence est très vive. Il est relativement facile pour n'importe qui de devenir transporteur et il y a une forte capacité excédentaire. 112. Un problème particulier à iàdagascar dans l'état actuel de son développement est que la pénurie de bonne latérite exige le bitumage des routes à des densités de circulation plutôt faibles qui n'auraient pas justifié des routes de qualité. Les possibilités d'économiser se réduisent donc essentiellement à la construction de routes à chaussée relativement étroite et à tracé conçu pour de faibles vitesses. 113. Le réseau routier primaire est entretenu par la Direction des Ponts et Chaussées, et les routes secondaires et tertiaires par le service des travaux publics des autorités administratives locales sous le contrôle du Directeur des Ponts et Chaussées. Tout l'entretien courant est assuré par la main-d'oeuvre du service des ponts et chaussées. Des experts du 3CEON viennent d'effectuer une étude approfondie sur l'entretien des grandes routes et, conformément à ses recommandations, le Gouvernement a augmenté les crédits budgétaires pour ce poste. Depuis les premières années 60, le Gouvernement porte une attention croissante aux investis- sements routiers et le niveau des dépenses a progressé régulièrement de 1,4 milliard de F-i-G environ avant 1960 à quelque 2,2 milliards en 1964. Depuis lors, les investissements se sont stabilisés aux alentours de 3,5 milliards de FLG par an. 114. Le choix des priorités d 'investissement et, paitant, la répar- tition des investissements ont surtout été guidés par la nécessité d'as- surer des liaisons utilisables entre les diverses régions du pays (un ré- seau primaire bitumé a été jugé indispensable en dehors de toute considération d'ordre économique) et., dans le même ordre d'idées, par le - 38 - souci de donner priorité au développement économique des régions côtières moins développées. Un autre élément des décisions, nous liavons dit, a été le souci de protéger le réseau ferroviaire. C 'est ainsi que les con- sidérations dfordre purement économique sont passées à l'arrière plan. 115. Ainsi qu'il a été indiqué dans la partie consacrée à lexécu- tion du Plan et aux perspectives en matière d'investissement public, l'aide financière à la construction de routes va probablement baisser dans les années à venir, la diminution des engagements du FED dans ce secteur n'étant que partiellement compensée par le crédit de l'IDA. En conséquence, lors de liétablissement du deuxième Plan quinquennal, il est probable qutil faudra sérieusement réduire les objectifs ambitieux qui avaient été proposés dans le premier Plan quinquennal pour le déve- loppement à long terme du réseau routier. 116. Un Comité national pour la coordination des transports a été mis en place sous la présidence du Ilnistre de lêquipement et des commu- nications. Bien que le mandat initial du Comité ait été assez étendu, les résultats qu'il a obtenus ont été assez limités et à l'avenir les autori- tés malgaches devraient apporter une attention croissante à ce problème. Le manque actuel de coordination des transports intérieurs a coûté rela- tivement cher à léconomie du fait du monopole détenu par les chemins de fer et des taxes pesant sur les usagers de la route. 117. La politique du gouvernement est de concentrer peu à peu tout le commerce extérieur dans les quatre ports principaux et de développer le cabotage. Cela permettrait de réduire sensiblement les dépenses por- tuaires et d'augmenter quelque peu la navigation côtiere. La mise en oeu- vre de cette politique et l'accroissement normal des échanges devraient imposer une charge croissante aux installations de Tamatave. La Banque a financé un programme diassistance technique pour l'établissement d'un plan d iensemble de modernisation du port en vue de faire face aux besoins sur les vingt-cinq années à venir. Les autres ports de Madagascar ne né- cessitent aucun investissement majeur, mis à part Majunga qui semble sten- vaser et devra peut-être être remplacé dans llavenir prévisible. Cette question doit être examinée dans une étude financée par le PNUD. La navi- gation citière qui reste le seul moyen de transport entre de nombreuses régions du pays pourrait être développée plus encore et conservera un rôle important dans l'ensemble des transports du pays. Les transports fluviaux sont négligeables. 118. Air 1adagascar dispose d'un Boeing 707 qui est utilisé environ à mi-potentiel sur les vols internationaux vers Paris et loué à Air France le reste du temps, ainsi que de plusieurs petits appareils pour les lignes intérieures. Le réseau intérieur très dense sert surtout de facteur d'u- nification politique du pays et n'est pas rentable. Les bénéfices sur les vols internationaux ccmpensent largement les pertes sur les vols intérieurs. Le premier Plan quinquennal prévoyait que 30 millions de dollars seraient - 39 - investis dans le transport aérien, dont 7 millions pour liaéroport inter- national de Tananarive et 14 millions pour l'achat de deux Boeings 707 pour Air Madagascar. Entre 1964 et 1966, 16 millions de dollars ont été utilisés pour améliorer 11aéroport et l'on a acheté le premier Boeing 707. D. Electricité et eau 119. Liénergie électrique commerciale est fournie par deux sociétés qui assurent également la distribution de teau : L'Electricité et Eaux de iadagascar (EEII) et la Société d'Energie de Madagascar (SEN). Il existe aussi un certain nombre de producteurs privés indépendants qui ne sont pas rattachés aux réseaux d1électricité normaux. 120. Ia ESJ, société privée, a commencé à opérer à 11adagascar peu après le début du siècle et détient actuellement des concessicns encore en vigueur dans 11 villes principales. Sa puissance installée totale s'é- lève à 40.000 kVA environ et en 1966 sa production a atteint 96 millions. de kWJh. La SEIJ a produit 20 millions de kWh en 1966 et dispose d'une puis- sance installée d'environ 28.000 kVA dont la quasi totalité est fournie par la centrale hydraulique de Mandraka a 1l'est de Tananarive, inaugurée en 1956. La SEI1 a droit à' exploiter toutes les nouvelles concessions, au- tres que celles qui sont détenues par la EEH. De ce fait, elle n'alimente directement que les petits centres de population et quelques entreprises. Ia EEN est client principal de la SEN avec laquelle elle a passé un con- trat pour la distribution d'énergie a Tananarive. 121. Ia EE2M fournit 1eau de quatre grandes villes, la SEN pour sa part créé une administration de l'eau à l'échelon national qui alimente en eau toutes les autres communes sauf les quelques-unes qui sont restées indépendantes sous ce rapport. - 40 - Tableau 1h : Production d'énergie électrique (en millions de kWh) 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 a/ Total 107,3 113,2 119,6 128,2 139,4 153,5 132,3 dont : lVdraulique 61,2 66,3 70,6 74,6 81,5 85,0 86,9 Thernmique 46,1 46,9 49,0 53,7 57,9 68,6 45,4 dont : SEM et EE1I1 77,0 81,8 86,8 93,0 102,1 106,8 114,5 Sociétés privées b/ 30,3 31,3 32,8 35,2 37,3 46,8 17,7 a/ Chiffres provisoires b/ Producteurs indépendants Source : Service diElectricité et d fEau. 122. Toute la fourniture d'eau et dlélectricité relève du Service dIElectricité et dlEau. Cet organisme rattaché au lnistère de l'Industrie et des Unes est chargé au premier chef d1approuver et de contrler du point de vue technique les investissements en capital, ainsi que de fixer les tarifs. Il fournit également une aide aux autres services publics pour tout ce qui concerne ltélectricité et exerce un contrôle dlensemble sur le déroulement des programmes à long terme de ltélectricité. En fait, cet organisme dont le personnel est restreint a des-moyens très limités. 123. L'évolution future du secteur de l'électricité n'est pas encore définie très clairement. La EEN prévoit une augmentation de la demande dlenviron 5% ian et envisage pour 1968 et 1969 l'investissement d'une puissance thermique supplémentaire d1environ 8.000 kVA ; elle estime que par la suite la mise en service de la minoterie et de lusine de clinker à Tamatave pourrait nécessiter 2.000 kVA en plus. En 1968-69, les inves- tissements pourraient atteindre environ 1 milliard de FÎ dont une partie pourrait être financée par les bénéfices. 124. Après plus de dix ans, la centrale hydraulique de Nandraka ntest encore utilisée qu'à un facteur de charge de 20 ou 30% ; comme il est peu probable que la construction de lignes de haute tension supplé- mentaires se justifie dans un proche avenir, il ne faut pas stattendre a un accroissement rapide de la demande. la construction dlune ligne haute tension entre Tananarive et Antsirabe a été étudiée, puis elle a été jugée inutile., lorsqula été abandonné le projet de cimenterie à - 41 - Antsirabe. La SEN examine maintenant la possibilité de modifier la concep- tion de la ligne pour le transport d1une puissance moindre. Si la chromite, qui sera extraite dans un proche avenir, était réduite en silicochrome ou en ferrochrome, l'opération exigerait une grande quantité d lénergie électrique et le gouvernement malgache a l'intention de poursuivre l'étude dans ce sens. lais il semble peu probable que l'énergie puisse etre four- nie à liusine à des tarifs qui lui paraissent intéressants. 125. Le FAC finance une étude de justification économique de la mise en valeur de la plaine de Tananarive, qui portera notamment sur 1futili- sation de l'eau d'irrigation pour produire de l'électricité. On pense que ces études débuteront vers la fin de 1968. 126. Le PIIUD vient d'entreprendre une étude des besoins à long terme en énergie ; cette étude sera suivie de recommandations sur les mesures à prendre pour y faire face. Pour l'instant, il semble qu'en raison de la dispersion de la demande et des grandes distances à franchir, le coût de 1'énergie soit obligatoirement élevé ; le courant est en effet fourni par des stations diesel pour la plupart assez isolées et le carburant coûte cher dans l'intérieur de lille. A mesure que la demande augmentera dans les régions centrale et orientale, la construction de lignes à haute ten- sion supplémentaires se justifiera peut-être, ce qui permettrait de rele- ver le coefficient de charge de la centrale de liandraka et donc de réduire les tarifs qui sont actuellement très élevés. E. Télécommunications 127. A Madagascar les liaisons téléphoniques sont assurées par la Direction des Postes et Télécommunications rattachée au Ministère de l'Equipement et des Communications. Quatre-vingt pour cent des abonnés privés se trouvent dans les quatre villes principales . Tananarive, Tamatave, Fianarantsoa et ,iajunga. Le nombre des abonnés privés augmente régulière- ment d'environ 6;J llan et est légèrement supérieur à 6.000 à l'heure actuelle. 128. Dans le reste du paysZ toutes les liaisons se font par lignes téléphoniques à longue distance a circuit simple ou double. Ces liaisons ne sont pas sûres en raison de la difficulté de llentretien dans les ré- gions isolées et de la fréquence des gros orages pendant llété. 129. La Direction des Postes et Télécommunications a finance la ma- jeure partie de ses investissements sur ses propres ressources pour un montant équivalant à environ 100 de ses recettes annuelles. Lc complément a été couvert par des emprunts et une aide de l'étranger. L'un des prêts de 1'AID américaine est destiné a liachat de matériel permettant dfamélio- rer les câbles grande longueur et le FAC finance un supplément d'équipe- ment téléphonique pour Tananarive. Le projet majeur de ce secteur consiste en la mise en place dtune liaison haute fréquence entre Tamatave et - >42 - Tananarive, qui sera financé par une partie de 1lémission d tobligations lancée sur le marché de Parisau courant de 1968. Selon une étude effec- tuée par la SOFRECOHI, le coût total du projet s télèvera a environ 500 mil- lions de FMG. La SOFRECOM a aussi effectué une étude préliminaire d lun projet de liaison entre Tananarive et Diego-Suarez à la pointe nord du pays. La liaison téléphonique actuelle est extrêmement aléatoire, mais le projet ne se matérialisera sans doute pas dans 1limmédiat du fait de la faible densité du trafic. F. Education 130. Le système d1enseignement malgache est très proche de celui qui était en vigueur en France avant llindépendance de Madagascar. Lien- seignement public dépend de la Direction des services académiques du inistère des Affaires Culturelles. Ltenseignement primaire comporte un premier cycle de 4 ans suivi diun second cycle de 2 ans menant a l'entrée dans les écoles secondaires. Le nombre total des élèves dans les écoles primaires slélevait à 633.000 en 1964-65, dont 178.500 dans des écoles privées partiellement subventionnées par 1lEtat. Le nombre total des élè- ves dans llenseignement primaire a progressé dlenviron 9% par an, et re- présente environ 601 des groupes d1âges correspondants en 1966-67. Il y a pénurie grave de maîtres dans 1'enseignement primaire et surtout dans les écoles publiques ou le nombre moyen dtélèves par maître est de 88. 131. L'enseignement secondaire est dispensé dans plusieurs sortes d'établissements dont les principaux sont les lycées, quelque 15.000 élè- ves en 1967-68, et les collèges d'enseignement général (CEG), 9.200 élè- ves en 1966-67. Lenseignement secondaire technique est très peu dévelop- pé ; en 1966-67 les élèves ne dépassaient pas 2.700 dont 1.500 suivaient les cours dlenseignement "moderne" qui ne sont pas très différents de l'enseignement donné dans les C.E.G. La formation des enseignants se fait à deux niveaux : les Collèges normaux où l'enseignement, dlune durée de six ans, est du niveau du premier cycle de L'enseignement secondaire, comp- taient 1.700 élèves en 1966-67 ; les Ecoles normales, où les élèves, 450 en 1966-67, reçoivent un enseignement du niveau du second cycle du secon- daire. Depuis 1961, le nombre des élèves du secondaire augmente d'environ 10,51 par an. Le personnel enseignant dans les écoles secondaires est presque entièrement fourni par l'assistance technique française ; les professeurs recrutés à ce titre sont environ 1.200. 132. L'enseignement agricole incombe au Ninistère de l'Agriculture et les chiffres correspondants ne sont pas compris dans les statistiques données ci-dessus. Ces statistiques ne couvrent pas non plus une partie importante de l'enseignement secondaire général dispensé dans les éta- blissements privés. La trans.:nssion des statistiques de liéducation semble défectueuse ; elle est excessivement lente et les chiffres fournis sont incomplets, toutes choses qui empêchent le iinistère de planifier conve- nablement pour ltavenir. - >43 - 133. L'enseignement post-secondaire et universitaire est dispensé par l'Université de Eadagascar à Tananarive (dotée de facultés des Scien- ces, des Lettres et de Droit), par l'Ecole Nationale dtAdministration, par plusieurs établissements post-secondaires formant le personnel mé- dical et les agents de vulgarisation agricole, et par ltInstitut Péda- gogique National. En 1967, le nombre des inscrits à l'université stéle- vait à 3.200 dont 1.000 préparaient la capacité en droit qui est un diplôme incomplet. Environ 500 des étudiante sont Français. Les Facultés des Sciences et des Lettres n'ont produit qu'environ 25 diplimés complets par an. En plus des 3 facultés principales, l'enseignement supérieur com- prend une école de médecine avec 240 étudiants, l'Ecole Nationale Supé- rieure Agronomique qui compte 200 étudiants, et l'Ecole Nationale des Travaux Publics avec près de 80 étudiants. Sur les 180 professeurs de l'université, 40 seulement sont de nationalité malgache. On ne dispose que de très peu de renseignements sur les débouchés que peut offrir lté- conomie aux diplômés des diverses disciplines, mais il est certain que l'enseignement secondaire pourra absorber un grand nombre de diplômés pendant de nombreuses années encore. Le seul secteur de l'enseignement supérieur où l'on peut craindre une surproduction est celui du droit. 134. L'Université de Madagascar constitue l1un des plus grands pro- jets financés par le FAC dans ce pays. Les bâtiments très importants sont maintenant presqu'à moitié terminés et les dépenses s'élèvent actuelle- ment à quelque 400 millions de FG par an. Le Gouvernement français fi- nance également les dépenses de fonctionnement à concurrence d'environ 750 millions de FI par an, le Gouvernement malgache ne se chargeant que de 30l des frais d'entretien. 135. Les dépenses totales pour l'enseignement augmentent d'environ 9t par an, c lest-à-dire à peu près au même rytine que le nombre des élèves. Tableau 15 : Nombre d'élèves dans lIenseignement 1959/60 1961/62 1963/64 1965/66 Primaire 407,8 494,8 595,5 675,0 b/ Secondaire a/ - 23,7 34,0 39,0 b/ a ïon compris une partie de l'enseignement secondaire général privé. En 1963/64, le nombre total des élèves dans le secondaire s'élevait à 41.600. b/ Estimations. 136. Les investissements dans llenseignement ont pour but de porter à 78 le taux de scolarisation des groupes d'âges correspondants d'ici la fin du deuxième Plan et d'améliorer la répartition géographique des écoles primaires. L'enseignement secondaire doit se développer assez ra- pidement et le nombre des élèves devrait pouvoir être triplé come prévu entre 1964 et 1973 si les taux d'accroissement actuels se maintiennent. Actuellement environ 6 nouveaux C.E.G. sont ouverts chaque année. Les renseignements disponibles donnent à penser que le développement envisa- gé de l'enseignement secondaire général n'est pas bien adapté aux be- soins de l'économie et qu'il faudrait accorder une importance beaucoup plus grande à la formation technique aussi bien pour 1'agriculture que pour l'industrie. - 45 - IV. FINIANCES PUBLIQUES A. Structure du système budgétaire 137. Le système budgétaire de Madagascar comprend le budget général de l'Etat, les budgets des six provinces, les budgets annexes de sept organismes publics autonomes et les budgets de 36 municipalités ur- baines. Ces budgets ne sont pas publiés séparément mais conjointement, à l'exception du budget de l'Etat. Le Trésor est chargé de l'établis- sement de lrensemble des budgets. Il s'occupe également d'autres transactions financières: il accorde des prêts aux organismes publics, gère les deniers du Fonds de stabilisation, des organismes de la Sécurité sociale, de la Caisse d'épargne postale et de quelques épar- gnants privés. De ce fait sa comptabilité ne rend pas compte des seules opérations financières de l'Etat. L'exercice budgétaire correspond à l'année civile, et les crédits attribués pour les dépenses courantes ne sont pas reportés dtune année sur l'autre; pour chaque budget, le paiement de toutes les dépenses autorisées et llencaissement de toutes les recettes doivent avoir lieu avant le 31 janvier de l'année suivante. B. Mesures budgétaires récentes (i) Recettes de ltEtat 138. Les recettes perçues par ltEtat depuis ltindépendance figurent au Tableau 1h. Pour la période de 1961 à 1966, le total des recettes ordinaires a augmenté d'environ 55) (ce qui correspond à un taux de croissance annuel de 95), passant de 17 milliards de FMG à 26,3 mil- liards de FMG, dont 15,3 milliards de FMG de recettes fiscales en 1961 et 24,8 milliards en 1966. Ainsi la part des impôts dans le revenu national a augmenté de 90% à 94% pendant cette période de cinq ans, ce qui représente un taux dtaccroissement annuel d'environ 10%. Pendant la même période le PIB a augmenté en moyenne de 4,5% par an aux prix courants. 139. Après l'accession à l'indépendance, la structure des impôts a été pronfondément modifiée. Le pourcentage des impôts directs dans le revenu total a augmenté tandis que celui des impôts indirects a diminué. Dans les impôts indirects, la part que représentaient les impôts prélevés sur le commerce extéri en général a diminué, tandis que celle des impâts indirects frappant les produits locaux a augmenté. Le tableau suivant donne une idée de cette évolution: - 46 - Tableau 16: Recettes fiscales 1961 1963 1965 1966 -PUUrcentaîe-des recEtes fiscales- EMpôts directs 14,6 16,9 19,8 22,h Dont: Impôts sur le revenu (5,7) (7,h) (9,6) (11,9) Impôts indirects sur le commerce extérieur a/ 66,2 62,6 5h,9 h9,6 Dont: Droits d'importation (43,7) (45,o) (39,0) (36,6) Taxes à1exportation (12,3) (9,7) (8,7) (6,3) Impôts indirects sur le commerce intérieur b/ 15,7 15,9 21,0 22,6 af Droits d'importation, taxes à lexportation, droits de consommation et droits sur les produits importés et exportés. b/ Impôts sur les transactions et impôts indirects sur les produits locaux. 140. L'amélioration du système de perception des impôts est la raison majeure de l'augmentation du pourcentage des impôts directs, particulière- ment de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. Avant l'indépen- dance les Français avaient jugé prudent, pour des raisons politiques, de ne pas exiger trop strictement de la population malgache le paiement des impôts sur le revenu, de sorte qu'une grande partie de la population y échappait. Après l'indépendance, l'administration malgache a réussi à appliquer la loi avec plus de rigueur. Cependant l'augmentation des recettes fiscales résulte surtout des récentes mesures prises en ce qui concerne l'impôt sur le revenu. Ces mesures comprennent notamm.ent l'ap- plication de l'impôt sur le revenu à tous les travailleurs, l'abolition de certains abattements de base (par exemple l'abattement de 50o sur les impôts payés l'année précédente qui était accordé avant 1966), l'augmentation de l'impôt forfaitaire sur le revenu, et l'aug- mentation de l'impôt sur les bénéfices des sociétés privées, qui passe de 28% à 3le. (L'impôt sur les bénéfices payé par les sociétés autres que les sociétés par action est de 16%). De plus, dtautres impôts tels que l'impôt sur le bétail et sur les véhicules ont été relevés. - h7 - 1lu. Dans le cas des impSts indirects la diminution du pourcentage des impfts sur les échanges extérieurs est due principalement à la baisse des recettes provenant des impôts à l'exportation par suite des difficul- tés auxquelles se heurte depuis quelques années la République Malgache pour écouler ses produits sur le marché mondial; inversement la part des impôts sur les échanges intérieurs, a augmenté. La recette des impôts à l'exportation est passée de 1.876 millions de FMG en 1961 à 1.660 millions de FMG en 1966, ramenant le taux moyen des taxes à l'exportation de 105 à h,22% et la recette des exportations de 12,3% A 6,3% des recettes fiscales totales. En ce qui con- cerne les importations, les recettes provenant des droits de douane et des autres taxes à l'importation ont augmenté et sont passées de 6,7 milliards de FMG en 1961 à 9,1 milliards de FMG en 1966. Cette augmentation est le résultat de plusieurs facteurs qui ont joué simul- tanément: les droits de douane ont été relevés en 1963 et en 1966 mais un changement dans la structure des importations a maintenu à 26%, c'est-à-dire à son niveau de 1961 le taux moyen des droits d'im- portation en 1966. A la suite de son association avec les pays de la CEE, la République Malgache a dû abaisser ses droits de douane sur les produits en provenance des pays de la CEE. En même temps la structure des importations s'est modifiée, la part des biens de consommation bais- sant au profit des matières premières et des biens d'équipement qui sont soit exempts de droits d'importation soit soumis à des tarifs douaniers plus bas. Par exemple, 11imnortation des biens de consommation est tomb6e de 58% à 53% du total tandis que celle des matières pre- mières est passée de 23,8% à 25,5% et celle des biens d'équi- pement de 18% à 21,5%. Toutefois, sauf pour ce qui est du sucre, du tabac, des textiles et des allumettes, rien ne semble indiquer que la production nationale se soit sensiblement substituée à ltimportation. On peut trouver à cette modification de la structure des importations deux explications, du moins partielles: l'une est que le prix des produits importés autres que les biens de ,consommation a augmenté plus vite que le prix des biens de consommation; l'autre qu'il était indispensable d'augmenter les:.importations de matières premières et de biens d'équipement pour donner au secteur des industries d'ex- portation les facteurs de production nécessaires. 1h2. Les taxes de consommation sur les biens importés ont également diminué, passant de 1.387 millions de FMG en 1961 à 1.210 millions de FMG en 1965, mais en 1966 elles se sont relevées à 1.309 millions de FMG. Un grand nombre de biens de consommation importés sont exempts de la taxe de consommation, bien que l'assiette de cette taxe soit très limitée à Madagascar. 1h3. Bien que peu de produits locaux se soient substitués aux im- portations, il existe un secteur industriel encore peu important mais qui se développe (sucre, textiles, tabac, allumettes, bière) et qui depuis peu fournit des recettes fiscales supplémentaires. L'imp't sur le chiffre - 48 - dtaffaires (actuellement de 2 pour cent), introduit en 1961, procure à l'Etat des recettes substantielles qui sont passées de 250 millions de FMG en 1961 à 2.240 millions de FMG en 1966. Les imp8ts indirects qui frappent essentiellement le sucre, le tabac et les allumettes sont pas- sés de 762 millions de FMG à 1.083 millions de FMG, tandis que dtautres taxes de consommation sur les produits locaux ont augmenté d'environ 66%. Dans l'ensemble, les taxes de consommation et les imp8ts sur le commerce des produits locaux ont augmenté et sont passés de 15,7% des recettes totales en 1961 a 22,6% en 1966. La partici- pation de la production locale aux recettes fiscales de ltEtat a donc augmenté. (ii) Dépenses de ltEtat 1hh. Les dépenses ordinaires de l'Etat ont augmenté, passant de 19,3 milliards de FMG en 1961 à 24,l milliards de FMG en 1966 (ce qui corres- pond à un taux annuel d'augmentation de 4,5%) mais les dépenses totales du secteur public ont augmenté de 6% par an. La crois- sance a été irrégulière, mais d'une manière générale, elle s'accélère, surtout si l'on inclut les chiffres pour les années 1967 et 1968. L'ac- croissement enregistré pendant la période 1963-1966 est dû en particulier à l'augmentation des traitements et salaires qui représentent environ 46% des dé-penses ordinaires totales.- Il correspond à peu près aux promotions normales des fonctionnaires et des employés du Gouvernement. Les dépenses engagées pour l'achat de matériel et les travaux d'entretien n'ont pas beaucoup augmenté depuis 1963, et les transferts et subventions accordés aux provinces, municipalités et organismes publics ont en fait diminué, comme le montre le tableau suivant. Tableau 17: Dépenses ordinaires de l'Etat 1961 1962 1963 196h 1965 1966 a/ Dette publique 879 h71 528 508 816 - Traitements et -salaires 8.530 7.691 8.107 9.761 10.995 - Matériel et entretien 2.751 2,861 3.659 3.809 3.760 - Transferts et subventions 3.701 3.012 3.19h 2.10h 2.500 - Divers 3.h79 h.331 h.750 5.417 5.590 - Dépenses ordinaires totales 19.3h0 18.366 20.238 21.599 23.661 24.109 a/ Cette classification des dépenses nta pas été maintenue après 1965, de sorte que nous n'avons pas les chiffres de 1966. - >49 - 145. Ces dernières années, à l'exception de 1961 oÙ le budget de l'Etat fut en déficit, le taux d'accroissement des recettes publiques s'est élevé, ce qui stest traduit par d'importants excédents du compte d'exploitation. Tombés à 600 millions de FMG en 19631/, les excédents budgétaires ont atteint un sommet de plus de 3 milliards de FM en 1964. En 1965, l'activité économique de Madagascar s'est ralentie, et l'excé- dent budgétaire a nettement diminué. Voici dans le tableau suivant la situation budgétaire de l'Etat pendant les dernières années (déduction faite du service de la dette): Tableau 18: Excédent du budget de fonctionnement de itEtat (en millions FMG) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Recettes ordinaires 16.967 19.714 20.804 24.612 24.826 26.250 Dépenses ordinaires 19.338 18.366 20.238 21.599 23.661 24.109 Excédents -2.371 1.348 566 3.013 1.125 2.11 146. Les dépenses publiques en biens d'équipement ont été relati- vement faibles. En 1962 elles ne représentaient que 1,1% du PIT., 2,21 en 1965, et 2,8% en 1966, ce qui constitue tout de même une augmentation puisqu'elles sont passées de 1,7 milliard de FM en 1962 à 4,9 milliards de FMG en 1966. Le Tableau 17 de l' Annexe lonne une ventilation des dépenses d'equipement qui fait l'objet d'une ana- lyse ci-après. (iii) Autres Budgets 147. Les autres budgets sont ceux des six provinces et les budgets annexes de sept organismes publics autonomes parmi lesquels l'Imprimerie Nationale, le Port de Tamatave, la Radiodiffusion, l'Office des Postes, la Régie des Chemins de Fer, le Garage Administratif et le Parc atelier des Travaux Publics. Les résultats des budgets des provinces et de ceux des organismes publics autonomes sont groupés avec les résultats du bud- get d'Etat. 1/ En 1963 la baisse de l'excédent du budget de fonctionnement résulte d rune forte augmentation des traitements et salaires, ainsi que d'une hausse des coûts du matériel et de l'entretien. Pendant la même année, les recettes n'ont pas beaucoup augmenté, les mesures fiscales adoptées en 1963 n'ayant porté effet que l'année suivante. - 50 - 148. Les provinces à elles seules ont un budget de dépenses totales s'élevant en 1964 à 5.,6 milliards FMIG, en 1965 à 6,4 milliards FMG, et en 1966 à 6 milliards FMG, ce qui représente respectivement 22,6, 23,6% et 20,8' des dépenses totales de l'Etat. En gé- néral, environ 70 des dépenses des provinces sont couvertes par les taxes locales, principalement la capitation et limp^t immobilier. Le reste est couvert par les transferts de fonds que l'Etat opère pour les dépenses de l'enseignement et de la santé publique. Quant aux organismes publics autonomes, ils couvrent leurs dépenses de fonctionnement et finan- cent une partie de leurs investissements avec les fonds provenant de leurs recettes d'exploitation. Pour l'année 1965, prise à titre d'exemple, leurs dépenses totales stélevaient à environ 14% des dépenses de l'Etat. Chaque organisme possède un fonds de réserve alimenté par les excédents budgétaires annuels et qui sert à financer les déficits. Au- dessus d'un certain plafond, ces réserves sont transférées mi Trésor public malgache. 149. Le tableau ci-dessous montre la situation du budget des pro- vinces et celle des budgets annexes. Tableau 19: Budgets des provinces et budgets annexes 1961-66 a/ (en millions FMG) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Recettes ordinaires 7.937 8.832 8.880 8.516 9.833 10.163 Dépenses ordinaires 5.931 7.413 7.824 7.871 9.503 9.193 Excédents 2.ôô6 1.419 1.056 645 330 970 a/ Le calcul des recettes et dépenses des budgets des provinces et des budgets annexes se fait par simple déduction des.recettes et dépenses de l'Etat du total des recettes et des dépenses du secteur public. 150. Les excédents des comptes d'exploitation des budgets des pro- vinces et des budgets annexes, qui avaient atteint environ 2 milliards de FMG en 1961, n'ont cessé depuis lors de décroître. En 1966 cepen- dant ils se sont stabilisés, mais les premières évaluations budgétaires pour 1967 laissent craindre un déficit d'environ 400 millions de FMG. Cette baisse continue des excédents budgétaires résulte du fait que les dépenses augmentent plus rapidement que les recettes; par exemple entre 1961 et 1966 les recettes ont augmenté en moyenne de 5% par an tandis que les dépenses augmentaient d'environ 95 par an. - 51 - C. CoMpition des dépenses publiques 151. La ventilation des dépenses publiques se présente ainsi: Tableau 20: Composition des dépenses publiques 1961 1962 1963 1964 1965 1966 -------------p-our cen)------- - 1. Dépenses de fonctionnement Administration 298 30, 30,0 31,7 30,9 32,2 Services sociaux 26,2 27L2 27,5 27,6 28,0 28,0 Education (13,0) (14,1) (1h.,7) (15,2) (15,6) (16,1) Santé publique (10,1) (9,9) (9,6) (9,5) (9,5) (9,5) Services économiques 33 0 33,3 33 0 32 2 32 7 33 5 Agriculture 7, ) T7,6) 7, ) ,2) ,3) , ) Transports et communications (21,2) (20,7) (21,0) (19,1) (20,2) (20,8) Dette publique 3L5 1,8 1,9 1e 2,5 Divers 7,5 7,4 7,6 68 5,9 4,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 2. Dépenses dtéquipement Administration 2 6 9.1 6,4 8 4 6,2 4,4 Services sociaux 26,6 11,0 9,1 6,7 32 5,3 Education (9,5) (3,9) (L,7) (1,2) (0,3) (2,3) Santé publique (h,4) (0,6) (1,6) (o,6) (0,1) (1,1) Services économiques 70 4 78 2 80 2 78 3 86 8 837, Agriculture C , ) 3,2) ,3) (7,1) (Î3,0) (12,9) Transports et communications (64,0) (51,9) (44.,4) (62,4) (57,9) (62,6) Divers 0 1,7 40 6,6 3,8 6. Total 100,0 100.,0 100.,0 100.,0 100.,0 100,0 - 52 - 152. L'ordre de grandeur des dépenses de fonctionnement pour ltad- ministration, les services sociaux et les services économiques est à peu près le même, environ 30% du total, pour chacun de ces services. Cepen- dant, alors qutentre 1961 et 1966 les dépenses de l'administration ont augmenté de 7,3% par an, les dépenses des services sociaux et des ser- vices économiques n'ont augmenté que de 7,1% et de 6% respectivement. Pendant cette période, les postes, ou l'augmentation a été notable, sont l'éducation (10,2%), l'agriculture (8,2%), les transports et communications (5,3%) et la santé publique (4,5%). La part de l'é- ducation dans le total des dépenses de fonctionnement est passée de 13% en 1961 à 16,1% en 1966, et celle de l'agriculture de 7,5% à 8,5%. Les dépenses consacrées à la défense nationale ont représenté 3,3% des dépenses totales de fonctionnement en 1966. Pour la santé publi- que et les transports et communications, les dépenses sont en général restées stationnaires. La dette publique, 3,5% des recettes de fonc- tionnement en 1961, est tombée à 1,6% en 1966. 153. La plus grande partie des dépenses dtéquipement est destinée aux services économiques, principalement aux transports et communica- tions et à l'agriculture qui ensemble ont absorbé environ 75,7% du total en 1966. De plus, la presque totalité de l'augmentation des dépenses d'équipement de 1964 à 1966, provenait de ces postes; alors qu'ils représentaient 74,10% des dépenses totales d'équipement en 1961, ils sont passés à 86,8% en 1965 et à 83,7% en 1966. Les dé- penses d'équipement pour ltéducation, la santé, la défense et la justice sont minimes. D. Résultats globaux des comptes du secteur public 1961-66 154. Le tableau suivant montre pour le secteur public les excédents du compte drexploitation et les déficits budgétaires généraux. Ltépargne publique n'a cessé dtêtre importante depuis 1962. - 53 - Tableau 21: Déficit budgétaire global 1961 1962 1963 1964 1965 1966 ----------------Tén millions de FIî)-------- Recettes de fonction- nement 24,90h 28,ý5h6 29.684 33.128 34.659 36.413 Dépenses de fonctionne- ment avant déduction du service de la dette -2h.390 -25.308 -27.534 -28.962 -32.353 -32.753 Excédent du compte dexploitation avant déduction du service de la dette 541 3.238 2.150 h.166 3.306 3.660 Service de la dette -879 -471 -528 -508 -816 -549 Dépenses d'équipement -2.631 '-2.24l' -3.738 -h.h79 -h.lo8 -5.786 (dont les c4eenses cbltat) (-1.226) (-1.656TC-2.981) (-3.328)(-3.619)(-4.924) Déficit total -2.996 -=526 -2.116 - b21 -2.618= -2=.75 155. Ainsi, depuis quelques années, les opérations financiares de ltEtat se sont soldées par un déficit total assez important. Sauf en 1965, ce déficit a été largement couvert par l'aide étrangère et par les emprunts, notamment les subventions budgétaires accordées par la France et qui ont été d'environ 1,7 milliards de FMG de 1964 à 1966. Le tableau suivant montre les opérations du Trésor et les moyens utilisés pour finan- cer les déficits pendant la période 1964/1966: P/ 1/ Voir également le Tableau 18 de l'Annexe. - 54 - Tableau 22: Opérations de financement 1964 1965 1966 Déficit budgétaire total - 821 -2.618 -2.675 Opérations du Trésor - 627 - h68 - 777 Mouvements des fonds dépensés par le Trésor + il -1.924 - 3 Déficit total du Trésor -:.M7 -5.010 73 55Z Financement Sources étrangères 2.576 +2.237 4.718 Subvention budgétaire de la France (1.639) (720) (I70) Emprunt à l'extérieur (737) (517) (3.018) Participation nationale -1.139 +2.773 -1.363 Emprunts intérieurs (6) (-) (140) Mouvements des soldes du Trésor (a/) (-1.145) (2.772) (-1.503) a/ Le signe moins signifie une augmentation des soldes du Trésor. 156. Alors qu'en 1964 et 1966 les déficits du Trésor ont été large- ment couverts par les prêts et subventions de l'étranger, en 1965 le Trésor a été obligé de prélever environ 2,8 milliards de FMG sur ses soldes de trésorerie. Le déficit - qui était de 1,4 milliard de FMG en 1964 - est passé à 5 milliards de FlMD en 1965. Cette augmentation considérable a pour cause la forte diminution de l'excédent du budget de fonctionnement de l'Etat, ainsi que les importants retraits faits sur leurs dèpâts par les particuliers et les organismes publics (prin- cipalement les fonds de stabilisation) à la suite du ralentissement de l'activité économique cette année-là. E. Le budget 1967 157. Si les premières estimations du budget de l'Etat de Madagascar s'avèrent exactes, la situation financière ne paraÎt pas devoir être aussi bonne en 1967 qutau cours des années précédentes. En effet, l'é- pargne publique qui en 1966 était déjà modeste sera presque inexistante en 1967. 1966 (Chiffres effectifs) 1967 (Estimat.) Variations --------------------(en millions de FNG>----------- Recettes 26.250 27.h20 4,5 Dépenses de fonctionnement 2h.109 27.173 12,7 Excédent du budget de fonctionnement 2.141 247 158. Les comptes pour ltexercice 1967 ne sont pas encore connus en juin 1968, mais les prévisions du budget sont inquiétantes. On a pu constater dans le passé qu'au cours de ltannéé les dépenses effectives de ltEtat ne stécartent guère des prévisions budgétaires. Par contre, les recettes sont la plupart du temps plus importantes que prévu, mais cette sous-estimation stest atténuée régulièrement; - en fait, en 1966 les recettes de ltEtat avaient été légèrement surestimées. Dépenses ordinaires Recettes ordinaires Estimations Chiffres eff. Estimations Chiffres eff. (en millions de FMÎ) 196h 21.351 21.599 21.776 24.612 1965 22.681 23.661 23.8h2 24.826 1966 2h.986 2h.109 26.688 26.250 159. Les premières estimations de 1967 donnent une image plus pes- simiste des budgets des provinces et des budgets annexes que du budget de lfEtat. Elles font état d'une baisse des recettes et d'un accrois- sement important des dépenses de fonctionnement. Il se peut que les recettes effectives atteignent le niveau de 1966, mais en tout état de cause ltexcédent ne sera certainement pas important. 1966 1967 Variations (en%) -------en millions de FMG)- Recettes 10.163 9.720 - h,h Dépenses de fonctionnement 9.193 10.123 10,1 Excédent 970 - h03 F. Perspectives financières de ltEtat 160. Au cours des dernières années., les recettes ont été assez satis- - 56 - faisantes en raison de l'amélioration di système de perception des impôts sur le revenu, de la création d'un impft sur le chiffre d'affaires, du relèvement des taux, et surtout d'une volonté de la part des autorités de limiter la hausse des dépenses publiques renouvelables. Si tout per- met de croire que la structure actuelle des impôts sera encore améliorée dans ltavenir, on ne peut s tattendre à aucune augmentation des revenus dans les prochaines années comparable à celles des trois années écoulées. (L'impôt sur le revenu et les impôts indirects sur les produits locaux avaient doublél. La création d'un impft sur le chiffre d'affaires et l'élargissement de l'assiette de l'impôt sur le revenu, que les Français n'avaient pas voulu appliquer avant lindépendance (tous les travailleurs sont maintenant soumis à l'impôt sur le revenu) sont des mesures à carac- tère exceptionnel qui ne peuvent être renouvelées de sit^t. D'autres part, les dépenses d'équipement vont certainement aller en augmentant. Les prévisions du budget de l'Etat pour 1968 sont révélatrices à cet égard. Cn stattend à une augmentation des recettes de l'ordre de 35 (de 27,4 milliards de FMG en 1967 à 28,2 milliards de FMG en 1968). Par contre, on prévoit une hausse des dépenses d'environ 8" (de 27,2 milliards de FMG à 29.,4 milliards FMG), ce qui implique un déficit du budget de fonctionnement en 1968, le premier depuis 1962. En outre, les dépenses d'équipement seraient au moins trois fois plus élevées (passant de h milliards de F4G à 13,5 milliards de FMG). 161. Les Tableaux 19 et 20 de l'Annexe présentent pour la période 1969-1972 des projections des recettes et des dépenses de ltEtat dres- sées à partir des prévisions budgétaires pour 1967 et 1968. Les pro- jections n'ont bien sûr rien de définitif, mais les résultats sont néanmoins instructifs. - 57 - Tableau 23: Projections du budget de ltEtat (En milliards de FMG) 1967 1968 l968./l969 1970 1971 1972 Recettes b/ 27,h 28,2 28,2 29,7 31,2 32,9 3h,6 Dépenses de fonctionnement c/ 2 28,5 28,5 29,9 30,8 319 33,0 Excédent du budget de fonc- tionnement avant déduction du service de la dette 0,8 -0,3 -0,3 -0,2 0,h 1,0 1,6 Service de la dette -0,6 -0,9 -0,9 -1,h -1,5 -1,6 -1,7 Dépenses d'équipement 0 Z12j7 -9,9 1 -12,0 -12,0 -12,0 Déficit global -3,8 -13,9 -11,1 -12,6 -13,1 -12,6 -12,1 a/ Les dépenses d'équipement sont moins importantes que celles du budget ~ 1968 b/ Imp8ts inchangés è/ Avant déduction du service de la dette. 162. Il est probable que les recettes ordinaires augmenteront de h,6% par an seulement entre 1966 et 1972, aux taux d'imposition actuels. La substitution de produits locaux aux produits importés se traduira par une lente augmentation des impôts indirects, et on ne peut s'attendre non plus à un accroissement rapide des recettes des impôts sur les bénéfices et les revenus. D'après la projection, les dépenses de fonctionnement avant dé- duction du service de la dette augmenteraient en moyenne de Va par an pendant cette période. C'est là une moyenne qui se décompose ainsi: aug- mentation annuelle de 6" des dépenses renouvelables pour l'éducation et la santé publique, les autres dépenses ordinaires n'augmentant que de 3% par an, ce qui est nettement inférieur au taux des années précédentes. Mais, comme nous le verrons plus loin, les difficultés financières du secteur public seraient beaucoup aggravées si le Gouvernement ne réus- sissait pas à obtenir une épargne publique suffisante pour financer le développement économique, et c'est pourquoi il est très important de limiter strictement la hausse des dépenses de l'Etat. 163. L'accroissement rapide des investissements, qui avait été prévu pour 1968, est irréalisable, ne serait-ce qu'à cause du retard apporté à leur exécution, et l'augmentation ne pourra se faire que progressivement pendant les deux années suivantes, à condition bien entendu que les grands projets agricoles nouveaux soient mis en train aux dates prévues. Faute de renseignements sur les plans d'investisse- ment au-delà de 1969, les projections ne font que reprendre les chiffres moyens de l'investissement de lEtat, soit environ 12 milliards de FMG par an; de même le service de la dette représente les échéances dues au titre des dettes contractées jusqu'en 1967; on a supposé que les emprunts futurs n'auraient aucun effet sur le service de la dette à partir de 1972. 164. Il ressort de toutes ces hypothèses que lfEtat devra faire face à un déficit global important pendant les années à venir. Cette situation sera étudiée au chapitre suivant dans le cadre de 1tensemble du secteur public. V. PLANS ET PERSPECTIVES DE DEVEIOPPEIRNT A. Organisation de la Planification 165. Ie premier plan quinquennal a êté préparé par le Commissariat Général au Plan. Cet organisme n'a jamais été très important, mais il a été encore affaibli par le départ du dernier Commissaire, nommé à un autre poste en octobre 1967 et qui n'a pas encore été remplacé. Le poste est occupé provisoirement par le Commissaire Général à l'Animation Rurale; la plupart des assistants techniques ont été remplacés, et presq'ue tous ceux qui vont travailler au deuxième Plan viennent seulement d'arriver. 166. Il semble que les membres du personnel du Commissariat Général au Plan considèrent leur tâche d'un point de vue pragmatique, et mettent l'accent sur leur r6le de coordination. L'appareil de planification paraÎt être déjà en place. Il se compose principalement de plusieurs comités in- termainistériels, tels que les comités d'investissement agricole, du program- me Ras-du-Sol et de l'énergie électrique, que président des membres du Com- missariat Général au Plan. En l'état actuel des choses, l'efficacité du système est discutable, mais il en serait autrement, semble-t-il, si le Com- missariat Général au Plan avait la capacité technique et l'influence politi- que nécessaires. Ce fait est particulièrement important à Madagascar où les considérations politiques inter-régionales jouent un grand rôle et où certains ministères jouissent d'une influence prépondérante. 167. Bien que les travaux du deuxième Plan quinquennal ne fassent que commencer et qu'aucune directive officielle n'ait encore été arrêtée, les grandes lignes du Plan sont connues. Il consistera probablement en un cer- tain nombre de projets qui seront exécutés pendant la période en question, et sera moins sur les objectifs de production que ne l'était le premier Plan. L'investissement du secteur public sera en grande partie utilisé pour conti- nuer les programmes déjà existants, du moins pendant les premières années du deuxième Plan qui commence en 1970. Les éléments les plus importants seront le Programme de Grandes Opérations et celui des investissements routiers, qui est assez ambitieux. B. Priorités sectorielles 168. Etant donné les résultats économiques assez limités obtenus ces dernières années, le Commissariat Général au Plan devra examiner soigneuse- ment l'ordre de priorité à donner aux investissements futurs. Bien qu'en principe l'agriculture soit, de l'avis général, le secteur le plus important, une grande partie des investissements est allée à l'équipement routier afin de créer un bon réseau initial, ce qui a couté fort cher. Les investissements dans le secteur agricole ont été très dispersés et n'ont pas été accompagnes des mesures qui auraient été nécessaires pour mettre pleinement à profit l'in- frastructure agricole. Cela est particulièrement vrai des travaux d'irriga- tion exécutés ces dernières années pour la production du riz. Il est égale- ment probable qu'on a accordé trop de place au riz dans le programme agricole. Bien qu'il soit très important que le pays évite de dépenser ses devises pour l'importation du riz, les efforts de l'Etat ont probablement eu un effet limi- té compte tenu des aptitudes traditionnelles de la population agricole. - 60 - 169. Il semble que l'Etat ait fait tout son possible, dans le cadre dfune économie libérale, pour stimuler l'investissement privé dans l'in- dustrie. Le climat politique, après 8 ans de stabilité, depuis l'indépen- dance, semble être le meilleur que l'on puisse trouver en Afrique, mais ce secteur souffre de l'exigurté du marché monétarisé et de l'insuffisance du réseau de transports intérieurs. Ce qui probablement stimulerait le plus la croissance des industries de transformation serait un développement ra- pide du marché intérieur; or, le seul moyen d'y parvenir est d'accroître les cultures de rapport et donc de généraliser les revenus monétaires dans la population rurale. L'Etat devra se résigner à ce que l'investissement privé dans le secteur industriel ne soit pas pendant longtemps encore, l'élément principal de la croissance économique. 170. De gros investissements privés dans le secteur agricole semblent également improbables; si l'Etat entend accroître les activités encore em- bryonnaires de transformation des produits agricoles, il devra selon toute vraisemblance le faire dans le cadre des coopératives. Le développement du secteur le plus crucial dépend donc presque entièrement de l'initiative pu- blique. 171. Sans vouloir critiquer l'irportance accordée ces dernières années à l'équipement routier, surtout puisqu'il a été financé par une aide exté- rieure sous forme de dons et qu'on ne disposait pas de projets agricoles, il semble que le moment soit venu de reviser ce programme d'investissement. A l'exception de quelques secteurs critiques dans le nord-ouest et le sud- est du pays, les principales régions d'importance économique sont à présent pourvues de bonnes routes principales. Il faudrait maintenant se préoccuper de l'importance économique des routes secondaires et des voies de desserte afin de compléter le réseau principal déjà construit et de continuer le dé- veloppement du secteur agricole. Il ne faut pas oublier non plus que dans de vastes régions situées près des côtes, la forme la plus économique de transport reste le cabotage. 172. Les perspectives d'exportation 1/ sont très médiocres pour les cinq prochaines années. Ceci et l'absence de dynamisme dans le secteur industriel amènent à penser que la meilleure façon d'augmenter les revenus et le -oten- tiel d'épargne serait de concentrer tous les fonds d'investissement disponi- bles sur des projets garantissant un accroissement continu du niveau des ex- portations. Il faut donc, à l'avenir, et certainement plus que dans le passé, affecter aux projets agricoles axés sur l'exportation une très forte propor- tion des ressources disponibles pour l'investissement, notamment l'aide exté- rieure. Certains de ces projets sont examinés dans les paragraphes suivants. Une remarque générale s'impose ici: comme les coûts des investissements on été très élevés dans le passé à Vadagascar, tous les efforts doivent être faits pour maintenir au minimum les frais généraux de l'infrastructure et de l'administration des projets. Í/ Voir page 73 de l'Annexe. - 61 - 173. En ce qui concerne les autres secteurs, les ordres de priorité des investissements apparaissent moins clairement. La pose des lignes de raccordement d'électricité à haute tension peut attendre que le développe- ment industriel soit plus avancé dans la région d'Antsirabé, et une fois construite la ligne de télécommunications qui doit relier Tananarive à Tamatave, il faudrait probablement ne pas envisager d'autre investissement dans ce secteur. 174. Aucune évaluation des conséquences économiques des dépenses enga- gées dans le secteur de l'enseignement n'a été faite, mais l'information disponible n'est pas très encourageante: il semble que l'enseignement se- condaire contribue très peu au développement économique du pays, car la plupart des diplômés aspirent à entrer dans la fonction publique et les offres d'emplois n'augmentent pas aussi vite que par le passé. C. Programme de Grandes Opérations 175. L'Etat a décidé d'augmenter ses investissements dans le secteur de l'agriculture sans attendre la mise à exécution du deuxième Plan qui doit commencer en 1969 ou en 1970. Ce changement dans la politique gouvernemen- tale va stopérer au moyen du Programme de Grandes Opérations. Le Programme est divisé en trois phases: 1968, 1969 et les années suivantes. Les années cruciales seront 1968 et 1969 car les opérations qui n'auront pas été termi- nées à ces dates seront incorporées dans le second plan. Dans l'intervalle, les principaux investissements, en plus de ceux prévus dans le budget normal d'équipement, et de ceux qui sont déjà financés par l'aide étrangère, seront ceux prévus au Programme. C'est le Ministère des Finances et non pas le Commissariat Général au Plan qui a été à l'origine du Programme et qui l'a préparé pour l'essentiel. 176. Il est presque certain que le niveau des investissements prévus au programme (Tableau 24) dépasse ce qui peut être effectivement exécuté. Il faut noter toutefois que les objectifs d'investissement ont été délibérément grossis afin de bien faire sentir l'urgence des travaux aux divers ministères techniques et notamment au Ministère de l'Agriculture, d'accroitre le nombre des projets présentés et de justifier l'accroissement des emprunts extérieurs. 177. Pour ce qui est du Secteur Public, l'incidence du Programme de Gran- des Opérations se fera sentir chaque année sur le budget d'équipement annuel. On prévoit que la contribution du secteur privé au Programme se fera dans l'industrie manufacturière pendant les deux premières années et dans l'agri- culture ensuite, mais la situation ici est assez problématique. Les investis- sements industriels prévus consistent en un petit groupe d'usines dont la construction est à peu près assurée, et les investissements privés corres- pondant aux montants indiqués seront presque sqrement effectués en 1968 et 1969. Mais le désir de l'Etat d'obtenir du secteur privé une forte partici- pation au développement de l'agriculture et des industries de transformation des produits agricoles dès les premières années 1970 semble bien optimiste. - 6p - Tableau 2h: Programe de Grandes Opérations (en millions de FFG) 1968 1969 1970 et années suivantes Agriculture 3,575 5,O54 11,364 Industrie 2,825 2,235 250 Equipement et communications 788 1,590 892 Syndicats de communes 1,128 253 - Total 8,316 9,132 12,506 Financé par: Emprunts à l'étranger 1,855) (2,936) 2,352) Ressources locales (2,597) 1,645) 15,122) Subventions ( 784) (1,723) (1,937) Sources privées (3,080) (2,828) (3,095) Source: Programme de Grandes Opérations. 178. Le programme agricole met l'accent sur la création de larges unités économiques, grandes fermes d'élevage ou plantations, organisées initialement en fermes d'Etat. La liste des projets proposés n'est pas exhaustive, car de l'avis général plusieurs projets agricoles potentiellement rentables n'ont pas été incorporés dans le Programme actuel. Les projets de travaux publics du Programme portent eseentiellement sur les routes qui semblent remplir les conditions pour justifier un financement extérieur, mais ils ne représentent qu'une petite fraction de l'équipement routier envisagé. Les projets concer- nant les Syndicats des Communes consistent en une série de petits projets de développement locaux dont l'exécution est placée sous l'autorité du Ministre de ltIntérieur et qui sont considérés comme des investissements agricoles bien que certains d'entre eux comportent des éléments d'infrastructure rurale. On ne pense pas que les gros investissements faits dans ce genre de projet seront maintenus après 1968. D. Le budget d'équipement de 1968 179. Le budget d'équipement figurant au "Budget Général de l'Etat" de 1968 a été arrêté avant la mise au point du Programme de Grandes Opérations. Un budget d'investissement assez large, et dont environ la moitié n'a pas d'af- fectation spécifique, a été attribué au Ministère des Finances pour lui per- mettre de disposer de sommes suffisantes quand les projets seront identifiés et évalués. Le Ministère de l'Agriculture a lui aussi bénéficié d'un budget d'investissement important, alimenté à la fois par des fonds d'erprunt et des - 63 - ressources locales, et affecté en majeure partie aux grandes opérations. 180. Au moment de la publication du Programme de Grandes Opérations, le budget d'équipement de 1968, correspondant à la première phase du Pro- gramme, a dû être remanié en conséquence et ces modifications feront l'objet le moment venu d'un "Budget Rectificatif". Elles touchent uniquement les projets agricoles, pour lesquels les investissements destinés à de grandes opérations ont été réduits. De plus, on s'attend dès maintenant que les emprunts pour les grandes opérations de 1968 soient inférieures à ce qui avait été prévu, ce qui sera en partie compensé par le recours à l'aide sous forme de dons. 131. Tel qu'il est présenté actuellement, le Programme de Grandes Opérations représente 4,2 millions de FMG sur un investissement agricole total .1/ de 6 milliards de FMG en 1968. Les autres postes du budget de 1968 sontù 4,7 milliards de FMG pour les transports et les communications: près de 800 millions destinés aux Grandes Opérations, et un peu plus de 2 milliards d'investissements divers, dont une grande partie destinée à des bâtiments purement administratifs. Le Tableau 20 de l'Annexe donne une ven- tilation plus détaillée du budget de 1968. 182. Ce qu'il sera possible d'investir sur le budget 1968 dépend surtout de la cadence des Grandes Opérations entreprises dans le secteur de l'agricul- ture. Compte tenu de la capacité d'absorption de ce secteur et de l'état de préparation des projets, il semble que les travaux de reboisement et les pro- jects concernant le coton et la noix de coco seront réalisés à peu près aux dates prévues, alors que les projets concernant les anacardes et les agrumes seront peut être mis en train avec un an de retard, le projet concernant les bananes sera abandonné, et à l'exception de l'abattoir de Tananarive et du progranme d'hygiène animale, tous les projets concernant le bétail seront re- tardés d'un an. S'il en est ainsi, les grands projets compris dans les Grandes Opérations agricoles représenteront 1,5 milliard de FMG en 1968. Au total, si l'on ajoute le programme d'investissement dans l'agriculture tradi- tionnelle, 1,8 milliard de F4G, et les projets des Syndicats de Communes, 1,1 milliard de FIG, l'investissement agricole total est de l'ordre de 4,1 milliards de FMG. L'Etat n'envisage pas la possibilité d'un emprunt à l'é- tranger en 1963 pour financer les grandes opérations agricoles, mais une sub- vention du FED pour la construction de l'abattoir est probable. 183. En ce qui concerne les transports et les communications, il serble- rait également que l'investissement de 4,7 milliards de FMG prévu pour 1968 soit lui aussi légèrement ambitieux, étant donné les résultats obtenus dans le passé. Cependant, il semble que ce secteur ait la plus grande capacité d'absorption et il pourrait certainement augmenter très rapidement son niveau d'équipement, s'il n'était limité par les disponibilités financières. Le Gouvernement estime qu'il sera possible d'investir 3,8 milliards de FI-G en 1968. Pour tous les autres secteurs, il n'y a aucune raison de penser que 2/ Dans l'investissement agricole total sont compris les Syndicats des Commu- nes, les Coopératives et le Programme Ras-du-Sol, ainsi que les Grandes Opérations agricoles et les programmes agricoles traditionnels. - 64 - les investissements proposés ne seront pas réalisés. La construction d'un grand nombre de bâtiments est prévue au programme et pourra être assurée par l'industrie du b6timent locale. Tableau 25: Le budget d'équipement de 1968 (en millions de FMG) Investissement Budget Budget revisé probable 1968 mars 1968 1968 Agriculture 6,76h 5,96h 4,100 dont: Grandes Opérations (h,998) (h,197) (2,600) Transportset Communications h,746 4,746 3,800 dont: Grandes Opérations ( 788) ( 788) ( 800) Investissements divers 2,022 2,022 2,000 dont: Grandes Opérations ( 250) ( 250) ( 250) Total 13,532 12,732 9,900 dont: Grandes Opérations (5,878) (5,236) (3,650) 184. Il semble donc, à en juger sur la capacité d'absorption des secteurs, qu'il soit possible d'exécuter environ 80% du budget d'équipement de 1968, ce qui correspond à un investissement total de l'Etat de 9,9 milliards de FM4G auxquels il faut ajouter les investissements des sept budgets annexes, notam- ment les Postes et Télécommunications et les Chemins de fer, et les budgets des provinces. Ces derniers représentent 1,7 milliard de FMG supplémentaires et seront certainement exécutés comme prévu puisque une grande partie de ces sommes, provenant de l'aide étrangère, est déjà disponible. L'investissement total du secteur public s'éléverait alors à 11,6 milliards de FMG alors qu'il était de 5,8 milliards de FMG en 1967. E. Le financement des investissements publics 185. Un problème de financement des investissements publics peut se poser dans les années à venir puisqu'il y a tout lieu de craindre que les excédents du budget de fonctionnement de lrEtat ne soient faibles et qu'ils ne soient totalement absorbés par le service de la dette (ne laissant aucun fonds budgétaire disponible pour de nouveaux investissements publics) à moins que des mesures ne soient prises pour rémédier à cet état de choses. Le Ta- bleau 26 a été préparé pour mettre en évidence cette situation, et ne prétend pas présenter des projections ou des prévisions définitives. - 65 - Tableau 26: Projections de l'investissement public (en milliards de FMG) 1967 1968 1969 1970 1971 1972 Investisserent Etat h.0 -9.9 11.0 12.0 12.0 12.0 Projets FED et FAC a/ 3.8 3.5 3.5 3.0 3.0 2.5 Autres éléments du ~ secteur public, 2.6 b 1.7 . 1. 1.5 _1. 10.h 15.1 16.0 16.5 16.5 16.0 Financement Contribution de la France 1.7 1.8 1.5 1.3 1.2 1.1 au budget FED et FAC a/ 14.0 h.o h.0 4.0 h.5 4.5 Excédent de~l'Etqt C/ 0.2 - 1.2 - 1.6 - 1.1 - 0.6 - 0.1 Excédent des prôvinces et des budgets annexes - O.h 0.3 O.h 0.6 0.7 0.9 Emprunts à l'étranger d/ 2.0 h.8 6.2 8.1 6.2 5.6 Emprunts intérieurs et uti- lisation des soldes e/ 2.9 5.0 3.0 1.0 1.0 1.0 Déficit - 0.h 2.5 2.6 3.5 3.0 10.4 15.1 16.0 16.5 16.5 16.0 a/ La différence entre ces deux lignes représente les projets FED/FAC inclus dans le budget d'équipement, b Y compris 800.000 FMG de prêts extérieurs consentis au secteur public et ne figurant pas au budget 1967. c Après paiement du service de la dette. d/ Y compris les engagementsde la BIRD/IDA et de l'USAID au milieu de l'an- née 1967 et le recours au marché financier français. e/ Recettes des douanes, soldes des postes et télégraphes et de la caisse d'6pargne, soldes du trésor, etc. 186. Avant d'étudier ce qu'impliquent les chiffres de ce tableau, il peut Ctre utile de rappeler les hypothèses sur lesquelles il est construit. Les voici: a) un postulat (assez simpliste) selon lequel les investissements de l'Etat et des autres organes du secteur public resteront constants à partir de 1970; b) taux d'imposition invariables; c) augmentation de h% par an seu- lement des dépenses de fonctionnement de l'Etat; d) lente augmentation des excédents des budgets des provinces et des budgets annexes (par opposition à la tendance de la période 1961-1967); e) lente baisse des subventions au bud- get faites par la France; f) peu de changements dans l'aide financière du FED - 66 - et du FAC; g) utilisation massive des soldes en 1968 et en 1969 (qui ne pourra se répéter). 187. Le Tableau 26 montre que si les sommes provenant des prêts ex- térieurs restent aux niveaux indiqués et si les investissements du secteur public demeurent virtuellement inchangés en chiffres absolus à partir de 1969 (c'est-à-dire, qu'ils représentent un pourcentage toujours plus faible du PIB, hypothèse qui se révélera probablement fausse), il reste un solde à financer d'environ 15 à 20% de l'investissement total nécessaire. Ce défi- cit ne peut être comblé que par un supplément d'aide extérieure ou de res- sources financières intérieures; en dernier recours, il faudra se résigner a réduire l'investissement du secteur public. 188. Il serait imprudent que le Gouvernement fonde sa politique sur le postulat qu'il sera possible de compter sur l'aide extérieure pour combler ce déficit, c'est-à-dire pour financer la plus grosse partie du programme d'investissement du secteur public à Madagascar; si nous regardons le ta- bleau, cette aide devrait alors représenter 87% en 1969 et 97% en 1970 du total des besoins. 189. Il vaudrait la peine de rechercher s'il est possible d'obtenir des ressources locales plus importantes par une augmentation des emprunts intérieurs obtenus pour la totalité, ou en majeure partie d'organismes autres que les banques. Une des caractêristiques de la balance des paiements de 1adagascar est l'importance des transferts privês au titre du paiement des facteurs vers l'extérieur. Des taux d'intérêt compétitifs sur le plan inter- national et des accords garantissant la liquidité à l'investisseur au moyen par exemple d'un marché actif des obligations de l'Etat pourraient fort bien retenir une partie de ces fonds dans le pays. 190. En tout état de cause, si le Gouvernement entend mettre au premier rang des priorités l'investissement pour le développement financé sur des bases saines, il est indispensable qu'il obtienne une épargne publique plus élevée, ce qui se fera en majeure partie au moyen de l'excedent du budget de fonctionnement. Il faut pour cela que les recettes du secteur public (recettes de l'Etat, des rrovinces, ou des organismes -ublics) augmentent beaucoup plus que les dépenses ordinaires, et que la lifference procure une .épargne suffisante pour financer le développement. 191. Les recettes fiscales représentaient en 1966, 15% du PIB. Ce ré- sultat est assez modeste et on pourrait envisager de prendre des mesures pour essayer de l'améliorer. Tout d'abord l'impôt personnel (minimum fiscal) qui ne frappe que les hommes egés de 21 ans ou plus pourrait être aussi appliqué aux femmes du même gge. Ensuite, bien qu'en principe tous les travailleurs soient soumis à l'impôt sur le revenu, en fait 80.000 travailleurs seulement l'ont payé en 1966; le nombre de personnes bénéficiant d'exonérations et d'abattements reste en effet élevé. Par exemple toute personne gagnant moins de 90.000 FI'G par an (368 dollars EU) est exerptée de l'impôt sur le revenu; or le PIB par habitant n'est que de 28.000 FMG (115 dollars EU); en outre le contribuable marié est autori.6 à déduire de sa déclaration d'irpôt 40.000 FKG pour sa femne et pour chacun de ses enfants. Ainsi, un homme marié, avec deux enfants, ne paie l'impôt progressif sur le revenu que s'il gagne plus de - 67 - 210.000 FMG par an (858 dollars EU). Il serait bien entendu assujetti à l'impôt général sur le revenu qui ne monterait qu'à 8.800 FMG (36 dollars EU). Presque tous les contribuables, gagnant moins de 370.000 FMG (1.500 dollars EU) s'ils ont 6 enfants, sont exemptés de l'impôt progressif sur le revenu. Deux mesures pourraient être prises: relever le taux de l'impôt général sur le revenu sans toucher aux abattements actuels; réduire les abattements afin d'augmenter la matière imposable. 192. Des modifications pourraient être apportées à l'assiette de l'im- pôt sur le revenu, mais également aux droits d'importation dont la base ira diminuant au fur et à mesure que les produits locaux se substitueront aux produits ini ortés. La moyenne des droits d'importation en 1966 n'était que de 19,h% 1 (inférieure à celle de nombreux autres pays en voie de développe- ment) ce qui est dû en partie au fait que la plupart des produits importés ne paient pas de droit de douane. Le droit de douane est un impôt discrimina- toire perçu sur les importations en provenance des pays n'appartenant pas à la CE, et comme la plupart des produits importés à Madagascar viennent de France, la base de cet impôt est très limitée. En même temps, le taux de l'impft sur l'importation proprement dit est peu élevé. Voici par exemple quelques taux d'impôts sur l'importation perçus sur des produits que l'on peut classer parmi les produits de luxe: automobiles 40%, machines à laver 22%, réfrigérateurs et autres appareils ménagers 31%. Les taux frappant les autres biens de corsommation sont beaucoup plus bas. De plus, les produits importés ne sont assujettis qu'à la taxe de consommation, et ne sont pas frappés par exemple par l'impôt sur le chiffre d'affaires alors que les pro- duits locaux sont soumis à plusieurs impôts sur les transactions. 193. En tout état de cause, d'ailleurs, même si d.es mesures étaient prises pour combler le déficit indiqué au Tableau 26 par la création d'une épargne du secteur public suffisante (ou par l'emprunt dans le secteur privé), les ressources locales (y compris l'emprunt intérieur et l'utilisation des soldes) n'arriveraient pas à couvrir plus de 30% de l'investissement total; en 1970, les ressources locales pourraient n'en couvrir que 20%. En d'autres termes, le programme d'investissement oublic de M1adagascar serait encore lar- gement tributaire d'un flux suffisant d'aide extérieure. Cela certes serait facilité par la préparation et la présentation en temps voulu de projets ac- ceptables, mais il ne faut pas oublier, qu'en dernier ressort, l'octroi de cette aide dépend de facteurs sur lesquels le Gouvernement malgache n'a pas de prise. C'est pourquoi il est indispensable que Madagascar mette tout en oeuvre pour rechercher et exploiter plus largement ses propres ressources en vue de son développement. F. Perspectives macro-économiques 194* Les recettes d'exportation et la formation brute de capital fixe détermineront les perspectives économiques des cinq prochaines années. Celles des exportations de produits agricoles sont très sombres, et l'on prévoit une baisse des exportations d'un certain nombre de produits importants. Les bases sur lesquelles sont dressées les projections des exportations sont ex- posées dans l'Annexe ci-jointe. On ne peut s'attendre à une augmentation des exportations minérales traditionnelles de sorte qu'une augmentation des re- cettes d'exportation ne peut venir en majeure partie que de la nouvelle mine 1/ Yon compris la taxe de consommation sur les produits importés: - 68 - de chromite, d'un accroissement des réexportations de pétrole et d'autres exportations mineures; l'augmentation des exportations de devrait pas dé- passer 2,5%, c'est-à-dire légèrement plus que le taux actuel. Elle aura donc un effet très limité sur l'augmentation de la production totale. Le taux de croissance du PIB ne devrait guère dépasser le taux actuel pendant les 5 prochaines années, à cause de l'augmentation très lente des exporta- tions, de l'importance du secteur de subsistance et des perspectives de dé- veloppement très limitées de l'industrie manufacturière. Ce n'est que dans quelques années que se feront sentir les effets de l'augmentation prévue des investissements productifs. 195. Si le Programme de Grandes Opérations est exécuté, et si l'inves- tissement privé augmente légèrement, la formation brute de capital fixe devrait passer de 17 milliards de FleG en 1966 à environ 28 milliards de FMG en 1972, ce qui élèverait le taux d'investissement d'environ 10% a environ 14% du PIB. Ce relèvement ne devrait guère se répercuter sur les importa- tions, puisque jusqu a présent les importations de biens d'équipement ne représentent même pas 40% de la formation brute du capital fixe. Selon les projections, les importations passeront d'environ 30 milliards de FIG en 1967 (f.o.b.) à près de 33 milliards de FIG en 1972. Les importations pour- raient se stabiliser à partir de 1970, à condition que la production locale des textiles se substitue aux importations à concurrence d'environ 3 mil- liards de FMG. 196, Les projections de la balance de paiement jusqu'en 1972 sont ré- sumées au Tableau 27 ci-après. Le déficit en compte courant avant transferts pourrait passer de 15,9 milliards de FMG en 1966 à 17,9 milliards de FMG en 1972; c'est le déficit des services autres que l'assurance et le fret qui pourrait en être la cause; en effet, c'est le poste le plus incertain de la balance en compte courant et les estimations font état d'une baisse régulière des dépenses militaires françaises à Madagascar. 197. Si dans les années à venir les entrées de capitaux privés se main- tiennent aux alentours de 3 milliards de FMG et si les recettes provenant des transferts diminuent graduellement, l'Etat aura besoin d'environ 6 milliards de FMG par an en devises à partir de 1972. Pour l'essentiel, il s'agirait des sommes que l'Etat devrait emprunter pour financer le Programme de Grandes Opérations et les projets qui en découleront et il aura peut-être des diffi- cultés à se procurer des montants aussi gros. Au cas où les exportations resteraient en dessous des prévisions, ou si les recettes de transfert dimi- nuaient plus rapidement, des sommes encore plus importantes seraient néces- saires. Tout bien considéré, la position extérieure de Madagascar sera de toute évidence assez difficile mais pas inextricable, si l'on tient compte particulièrement que très peu d'efforts ont été faits jusqu'ici pour écono- miser les devises. - 69 - Tableau 27: Projections de la balance des paiements (en milliards de FMG) 1966 1967 1970 1972 Exportations, f.o.b. 2h.1 26.3 27.7 29.0 Importations, f.o.b. 30.3 31.8 32.6 32.6 Balance commerciale -6.2 -5.5 -h.9 -3.6 Assurance et fret -h.8 -5.8 -5.8 -5.8 Autres services +2.5 +1.5 +0.5 -0.5 Biens et services ~7.7 ~9~8 -10.2 -9.9 Paiement des facteurs a/ -7. 8 - 8._0 -8.0 Solde en compte courant -15.9 -17.8 -18.2 -17.9 Transferts publics +10.5 +11.0 +10.0 +9.0 Capitaux privés (nets) + 1.9 + 3.0 + 3.0 +3.0 Besoins en devises + 0.7 + 3.8 + 5.2 +5.9 Erreurs et omissions + 2.8 - - - a/ Y compris les transferts privés. 198. Les projections ci-dessus impliquent une amélioration du taux de l'épargne nationale qui passe d'environ 1% à 4% du PIB, dans l'hypothèse bien entendu que le niveau du paiement des facteurs n'augmentera pas. G. L'aide extérieure 199. Le volume des décaissements d'aide extérieure à Madagascar au cours des trois ou quatre années à venir sera largement fonction des engagements contractés, notamment par le FED et le FAC. Il est impossible d'établir une comparaison précise entre les engagements pris et les versements déjà effec- tués à la fin de 1967, car les définitions différent entre ces deux séries de données; mais il semble que, les versements du FAC suivant d'assez près les engagements qu'il souscrit, dans les années à venir les sommes effectivement versées correspondront aux engagements que le FAC prendra. Par contre, dans le cas du FED, en dehors du fonds d'aide à la production et de diversification, les montants du deuxième FED ont été presque entièrement engagés, mais très peu de versements ont ké faits à ce jour. L'explication semble être que dans un grand nombre de cas, les engagements financiers ont été pris à la phase ini- tiale de préparation des projets. Il ne faut pas oublier par ailleurs que pen- dant les deux années à venir les nouveaux engagements seront très limités tant que n'aura pas été créé le troisième FED dont les fonds pourraient commencer à être engagés vers la fin de 1969. Cependant, les fonds non encore employés du FED semblent suffisamment importants pour qu'il soit possible de maintenir, voire même de dépasser, le niveau actuel des versements qui est d'environ 2 milliards de FMG par an jusqu'au moment où commenceront les versements du troi- sième FED, on l'espère dans le courant de l'année 1970. - 70 - 200. Pour ce qui est des autres sources d'aide en capital, le montant des fonds engagés mais non encore versés, est beaucoup moins importants comme le montre le Tableau 1 de l'Annexe. Alors que les engagements non décaissés du FED sont de 30 à 40 millions de dollars EU, les autres prin- cipaux éléments de la réserve disponible sont le prêt de la BIRD pour l'en- seignement, 4,8 millions de dollars EU, le premier crédit de l'IDA pour les routes, 10 millions de dollars EU, et les prêts de l'USAID pour la mo- dernisation des télécommunications et des chemins de fer, 4,7 millions de dollars EU. La Caisse Centrale Française dispose également de 6 millions de dollars EU pour des prêts éventuels. 201. Les deux seuls prêts qui doivent se matérialiser sont, en 1968, une émission d'obligations pour un montant de 4,05 millions de dollars EU, placée sur le marché financier français avec la garantie du Gouvernement français, et un deuxième projet routier. Dernièrement, la République Fédé- rale d'Allemagne a entièrement versé un prêt pour la construction d'une route et d'une fabrique d'allumettes, et ce pays n'a jusqu'à présent souscrit aucun autre engagement; de même les Etats-Unis vont probablement mettre fin à leur prograrae d'aide bilatérale à Madagascar. Seules donc la Banque et l'IDA semblent être des sources possibles d'un accroissement des prêts de ca- pitaux à Madagascar. 202. Il se peut aussi que l'assistance technique financée de l'extérieur baisse lentement dans l'avenir prévisible; cela dépendra en grande partie des décisions que prendra le gouvernement français et de l'aptitude de Mada- gascarà trouver des solutions de remplacement. Le programme de projets de PNJD pourrait prendre de l'ampleur dans l'avenir, mais en dehors de la France aucun autre pays ne semble vouloir appliquer un prograrme bilatéral de quel- que importance en République malgache. H. Dette publique extérieure 203. La dette publique extérieure de la République malgache n'est pas très élevée. Au début de 1968 le total non amorti se montait à 95,h millions de dollars EU et le service de la dette s'élevait à 5,8 millions de dollars EU ce qui correspond à environ 4% des exportations de biens et services. Au total, le service de la dette en cours devrait s'élever en 1972 à environ 6,7 millions de dollars EU et correspondrait alorsà environ 4,5% des projec- tions des exportations de biens et services. Si Madagascar contracte de nou- veaux emprunts à l'extérieur, uniquement aux conditions classiaues et sans délai de grâce, le taux annuel passant de quelque 10 millions de dollars EU en 1968 à 20 millions de dollars EU en 1972, le service de la dette s'éleverait au total à environ 10% des projections des exportations de biens et services pour 1972. Les paiements du service de la dette imputables au budget Dublic seraient supérieurs aux projections du Tableau 20 de l'Annexe, et en 1972 le déficit financier serait plus élevé d'environ 2 milliards de FMG. - 71 - 204. Bien que le ratio d'endettement projeté ne soit pas trop élevé en ce qui concerne les emprunts aux conditions normales et puisse même baisser si des délais de grâce étaient accordés pour les dettes nouvelles, la République malgache devrait s'interdire d'avoir uniquement recours aux emprunts aux conditions normales si elle veut éviter d'accumuler un service de la dette qui à long terme s'avèrerait trop lourd. Il ne faut pas oublier que la solvabilité actuelle de l'économie malgache est liée en partie à la garantie française de conversion du franc malgache en franc français, ce qui implique l'absence de problèmes de liquidité à court terme et une politique intérieure monétaire prudente. A long terme, également, l'absence de problè- mes de balance des paiements exige que le pays continue à recevoir une impor- tante aide sous forme de dons. - 72 - ANNEXE: PROJECTIONS DES EXPORTATIONS Les projections d'exportations jusqu'en 1972 ont été établies à partir d'évaluations distinctes portant sur chacun des principaux produits agricoles, sur le mica, la chromite et les produits pétroliers, et sur la projection du taux actuel draugmentation des exportations pour tous les autres produits. Pour les années intermédiaires, on a procêdé par interpolation sur la base du taux de croissance moyen implicite. Seules les exportations de chromite pourraient avoir une croissance qui ne serait pas uniforme, car on ne sait pas avec certitude comment se fera la croissance de la production dans le temps. Le Tableau 28 donne la composition des exportations totales projetées en 1972, et le Tableau 29 présente une ventilation détaillée des 19 principaux produits agricoles exportés par Madagascar. Tableau 28: Projections des Exportations (en millions de FMG) 1967 1972 Dix-neuf produits agricoles 21,243 21,563 Graphite a/ 432 450 Mica a/ 260 250 Chromite b/ - 880 Produits pétroliers C/ 983 1,250 Divers d/ 2,793 h,75o 25,711 29,193 a/ Pas d'augmentation. b Production et exportations s'élevant à 120.000 tonnes à 30 dollars EU par tonne. c/ Hypothèses. / 11,5% par an. - 73 - Tpbleau 29: Exportations de Produits Agricoles 1967 1972 Volume Valeur Volume Valeur (tonnes) (millions (tonnes) (millions de FMG) de FMG) Café 49,90 8,122 55,000 8,933 Riz h0,031 1,854 ho,000 1,854 Vanille 666 1,672 8ho 1,756 Girofle 5,259 876 5,600 920 Poivre 1,451 259 1,h70 260 Haricots 11,616 537 21,200 700 Arachides 5,682 364 - - Sucre 76,7h2 2,138 79,000 2,10 Manioc, Tapioca 16,918 392 20,000 450 Tabac 2,5h3 711 3,500 710 Bananes 21,517 26h 20,000 250 Huiles essentielles 995 555 1,000 560 Sisal 20,151 721 25,500 1,000 Raphia 7,229 918 8,000 1,000 Viande 2,682 528 600 14 Conserves de viande 3,361 800 - - Poisson 1,280 160 1,300 176 Peaux et cuirs 2,266 372 3,000 10 Bois - - 100,000 m3 300 21,2h3 21,563 ANNEXE STATISTIQUE 1. Dette publique extérieure à moyen et long terme. 2. Prévisions des versements futurs au titre du service de la dette publique. 3. Estimations des versements, autorisations et dêcaissements au titre du service de la dette publique, 1965-1967. 4. Produit intérieur brut - Estimations. 5. Estimations des recettes et dépenses. 6. Principaux produits exportés. 7. Principaux produits importés. 8. Classification économique du commerce extérieur. 9. Répartition géographique du commerce extérieur. 10. Indices du commerce extérieur. 11. ontants décaissés de l'aide extérieure, par source. 12. Production agricole. 13. Production industrielle et minérale. 14. Recettes budgétaires courantes de l'Etat. 15. Recettes de fonctionnement. Budget de l'Etat, budgets provin- ciaux et budgets annexes. 16. Dépenses de fonctionnement. Budget de l'Etat, budgets provin- ciaux et budgets annexes. 17. Dépenses en capital, Budget de l'Etat, budgets provinciaux et budgets annexes. 18. Opérations de financement. 19. Bud-et de l'Etat: projections des recettes de fonctionnement. 20. Dudget de l'Etat: Projections des dépenses. 21. Bilan de l'Institut malgache d'émission. 22. Bilan consolidé des banques commerciales. 23. Evolution monétaire. 24. Mouvements de la masse monétaire. A-îýN=, STATISTIQUE Page 2 25. Balance des paiements 1962-66: Estimations. 26. Balance des paiem.ients pour 1966: !stimations. 27. Indices des prix de détail. 2B. Population. 29. Utilisation des terres. 30. Statistiques des transports. 31. Inscriptions dans l'enseignement primaire. Tableau 1: 4ADAGASCAR - ENCOURS DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN ET LONG TERME l Y COMPRIS SOLDE NON VERSE AU 31 DECEMBRE 1967 Dette remboursable en devises /2 (En milliers de dollars E.U.) Encours de la dette 31 Décembre 1967 Poste Sommes Y compris versées le solde non versé TOTAL DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE 77.218 102.691 Emissions publiques d'obligations 886 886 Emprunts dans le secteur privé - Crédits-fournisseurs 189 189 Prêt de la B.I.R.D. - 4.800 Crédit de l'I.D.A. 371 10.000 Prets consentis par les E.U. 37 4.701 Prêts consentis par les autres Etats membres de la B.I.R.D. 75.735 82.115 France 64.231 70.233 Allemagne 11.301 11.679 Israel 203 203 / 1 Dette à échéance d'un an ou plus. 2 Y compris le franc malgache qui est librement convertible en franc français. Division des services statistiques Département des études économiques 25 Mars 1968 Tableau 2: MADAGASCAR - PREVISIONS DES VERSEMENTS FUTURS DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN Er LONG TERME, Y COMPRIS LE SOLDE NON VERSE AU 31 DECEMBRE 1967 Q Dette remboursable en devises (En milliers de dollars E.U.) Page 1 Dette non amortie (début de période) Versements effectués pendant la période y compris les montants Amortis- Année non décaissés sement Intérêt Total TOTAL GLOBAL 1968 95.365 4.320 1.500 5.821 1969 91.044 h.286 1.502 5.789 1970 86.758 h.437 1.556 5.993 1971 82.321 4.956 1.571 6.527 1972 77.365 5.1h6 1.550 6.696 1973 72.219 5.165 1.481 6.646 1974 67.o54 h.731 1.351 6.081 1975 62.323 3.998 1.216 5.214 1976 58.326 3.332 1.109 4.441 1977 54.994 3.305 1.020 4.326 1978 51.689 3.033 935 3.968 1979 48.656 2.769 857 3.626 1980 45.886 2.643 790 3.433 1981 h3.243 2.447 72h 3.171 1982 4o.796 2.1h9 668 2.817 EMISSIONS PUBLIQUES D'OBLIGATIONS 1968 886 h8 33 81 1969 837 50 31 81 1970 787 51 29 79 1971 737 51 27 78 1972 686 53 25 78 1973 63h 55 23 78 1974 579 57 21 78 1975 522 59 19 78 1976 46h 61 17 78 1977 403 63 14 78 1978 340 66 12 78 1979 27h 68 9 78 1980 206 71 7 78 1981 135 61 h 66 1982 7h 51 2 54 Voir note au bas du tableau. Tableau 2: MADAGASCAR - PREVISIONS DES VERSEMENTS FUTURS DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN ET LONG TERME, Y COMPRIS LE SOLDE NON VERSE AU 31 DECEMBRE 1967 A (suite) Dette remboursable en devises (En milliers de dollars E.U.) Page 2 Dette non amortie (début de période) Versements effectués pendant la période y compris les montants Amortis- Année non décaissés sement Intérêt Total CREDITS-FOURNISSEURS 1968 189 93 8 101 1969 96 93 3 97 1970 3 3 - 3 PRET DE LA B.I.R.D. 1968 4.800 - 30 30 1969 4.800 - 80 80 1970 h.800 - 128 128 1971 h.800 - 178 178 1972 4.800 - 226 226 1973 4.800 - 276 276 197h h.800 - 288 288 1975 h.800 - 288 288 1976 h.800 - 288 288 1977 h.800 125 286 hil 1978 h.675 130 278 h08 1979 4.545 140 270 hio 1980 4.405 150 262 412 1981 h.255 155 253 408 1982 h.100 165 2h 409 Voir note au bas du tableau. Tableau 2: MADAGASCAR - PREVISIONS DES VERSEMENTS FUTURS DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN ET LONG TERME, Y COMPRIS LE SOLDE NON VERSE AU 31 DECEMBRE 1967 l (suite) Dette remboursable en devises (En milliers de dollars E.U.) Page 3 Dette non amortie (début de période) Versements effectués pendant la période y compris les montants Amortis- Année non décaissés sement Intérêts Total CREDIT DE L'I.D.A. 1968 10.000 - 1969 10.000 - - - 1970 10.000 - 75 75 1971 10.000 - 75 75 1972 10.000 - 75 75 1973 10.000 - 75 75 197h 10.000 - 75 75 1975 10.000 - 75 75 1976 10.000 50 75 125 1977 9.950 100 74 17h 1978 9.850 100 74 174 1979 9.750 100 73 173 1980 9.650 100 72 172 1981 9.550 100 71 171 1982 9.h50 100 71 171 PRETS CONSENTIS PAR LE GOUVERNEMENT DES E.U. 1968 h.701 - 1969 h.701 - - 1970 h.701 - 14 14 1971 h.701 h8 57 105 1972 h.653 85 101 185 1973 h.568 87 Ih 200 1974 4.482 89 111 200 1975 4.393 91 109 200 1976 4.301 9h 107 200 1977 4.208 96 105 200 1978 4.112 98 102 200 1979 4.014 101 100 200 1980 3.913 103 97 200 1981 3.809 106 95 200 1982 3.703 109 92 200 Voir note au bas du tableau. Tableau 2: MADAGASCAR - PREVISIONS DES VERSEMENTS FUTURS DU SERVICE DE LA DE'TE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN ET LONG TERME, Y COMPRIS LE SOLDE NON VERSE AU 31 DECEMBRE 1967 / (suite) Dette remboursable en devises (En milliers de dollars E.U.) Page 4 Dette non amortie (début de période) Versements effectués y compris les pendant la période montants Amortis- Année non décaissés sement Intérêt Total PRETS ACCORDES PAR LES AUTRES ETATS MEMBRES DE LA B.I.R.D. 1968 74.789 4.179 1.430 5.609 1969 70.610 4.1h3 1.388 5.531 1970 66.467 4.384 1.310 5.694 1971 62.083 4.857 1.234 6.091 1972 57.226 5.009 1.123 6.132 1973 52.217 5.024 994 6.017 197h 47.193 4.585 855 5.hho 1975 42.608 3.848 725 4.573 1976 38.761 3.127 623 3.750 1977 35.634 2.921 541 3.462 1978 32.712 2.639 469 3.108 1979 30.073 2.360 405 2.765 1980 27.713 2.219 351 2.571 1981 25.493 2.024 301 2.326 1982 23.469 1.724 259 1.983 PRETS CONSENTIS PAR LA FRANCE 1968 62.907 3.416 1.086 4.502 1969 59.491 3.380 1.061 4.142 1970 56.111 3.554 1.007 4.560 1971 52.557 4.027 955 h.982 1972 48.530 4.178 868 5.047 1973 44.352 4.261 763 5.02h 1974 ho.091 3.822 648 4.470 1975 36.269 3.085 S41 3.626 1976 33.184 2.364 L61 2.825 1977 30.820 2.158 402 2.561 1978 28.661 1.876 353 2.229 1979 26.785 1.598 312 1.910 1980 25.187 1.456 281 1.738 1981 23.731 1.367 254 1.621 1982 22.364 1.171 230 1.101 Voir note au bas du tableau. Tableau 2: MADAGASCAR - PREVISIONS DES VERSlE>WTS FUTURS DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN ET LONG TERME, Y COMPRIS LE SOLDE NON VERSE AU 31 DECEMBRE 1967 A (suite) Dette remboursable en devises (En milliers de dollars E.U.) Page 5 Dette non amortie (début de période) Versements effectués y compris les pendant la période montants Amortis- Année non décaissés sement Intérêt Total PRETS ACCORDES PAR L'ALLEMAGNE 1968 11.679 763 339 1.102 1969 10.916 763 322 1.085 1970 10.153 763 299 1.062 1971 9.391 763 276 1.039 1972 8.628 763 253 1.016 1973 7.865 763 230 993 197h 7.102 763 207 970 1975 6.34o 763 18h 947 1976 5.577 763 162 924 1977 h.814 763 139 901 1978 h.051 763 116 879 1979 3.288 763 93 856 1980 2.526 763 70 833 1981 1.763 658 47 705 1982 1.105 553 29 582 PRETS ACCORDES PAR ISRAEL 1968 203 5 5 1969 203 - 5 5 1970 203 68 5 72 1971 135 68 3 71 1972 68 68 1 69 1 Y compris les paiements du service de toutes les dettes figýurant au Tableau 1 dressé le 25 Mars 1968, à l'exception d'un prêt équivalant à 7.326.000 dollars consenti par la France et pour le remboursement duquel nous ne disposons d'aucun calendrier d'éché- ances. Division des services statistiques Département des études économiques 25 Mars 1968 Tableau 3: MADAGASCAR - ESTIMATIONS DES VERSEMENTS, AUTORISATIONS ET IECAISSEMENTS AU TITRE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN ET LONG TERME 1965-1967 Dette remboursable en devises (En milliers de dollars E.U.) Page 1 Dette non amortie début de période Transactions effectuées pendant la période Y compris Montants Paiements les montants Montants non Auto- Montants Amortis- Année non décaissés décaissés décaissés risés décaissés sement Intérgt Total TOTAL GIDBAL 1966 71.287 64.513 6.774 19.607 7.3h0 2.322 1.282 3.604 1967 95.006 75.960 19.046 11.234 4.807 3.550 1.471 5.021 1968 102.691 77.218 25.474 EMISSIONS PUBLIQUES D'OBLIGATIONS 1966 977 977 - - 45 36 81 1967 932 932 - - 46 34 81 1968 886 886 - EMPRUNTS DANS IE SECTEUR PRIVE 1966 376 376 - - 93 17 110 1967 282 282 - - 93 29 122 1968 189 189 - Tableau 3: MADAGASCAR - ESTIMATIONS DES VERSEMENTS, AUTORISATIONS ET DECAISSEMENTS AU TITRE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN ET LONG TERME 1965-1967 Dette remboursable en devises (En milliers de dollars E.U.) Page 2 Dette non amortie début de période Transactions effectuées pendant la période Y compris Montants Paiements les montants Montants non Auto- Montants Amortis- Année non décaissés décaissés décaissés risés décaissés sement Intére^t Total PRETS DE LA B.I.R.D. 1966 - 1967 - - 4.800 - - - 1968 h.800 - 4.800 CREDITS DE L'I.D.A. 1966 - - 10.000 - - - - 1967 10.000 - 10.000 - 371 - - - 1968 10.000 371 9.629 PRETS DU GOUVERNEMENT DES E.U. - AID 1966 - - - 2.700 - - - - 1967 2.700 - 2.700 2.000 37 - - - 1968 h.701 37 4.664 Tableau 3: MADAGASCAR - ESTIMATIONS DES VERSEMENTS, AUTORISATIONS ET DECAISSEMENTS AU TITRE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN ET IDNG TERME 1965-1967 Dette remboursable en devises (En milliers de dollars E.U.) Page 3 Dette non amortie début de période Transactions effectuées pendant la période Y compris Montants Paiements les montants Montants non Auto- Montants Amortis- Année non décaissés décaissés décaissés risés décaissés sement Intéret Total PRETS ACCORDES PAR LES AUTRES ETATS MEMBRES DE LA B.I.R.D. 1966 69.934 63.160 6.774 6.907 7.3h0 2.18h 1.229 3.412 1967 81.091 74.746 6.346 4.434 4.399 3.410 1.408 4.818 1968 82.115 75.735 6.381 FRANCE 1966 61.568 57.189 4.379 3.392 3.421 2.184 995 3.178 1967 69.209 64.856 4.353 4.434 2.785 3.410 1.053 4.463 1968 70.233 64.231 6.003 ALIEMAGNE 1966 8.163 5.971 2.192 3.516 3.716 - 232 232 1967 11.679 9.687 1.992 - 1.614 - 344 344 1968 11.679 11.301 378 Tableau 3: MADAGASCAR - ESTIMATIONS DES VERSEMENTS, AUTORISATIONS ET DECAISSEMENTS AU TlTRE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIET-RE A MOYEN ET LONG TERME 1965-1967 Dette remboursable en devises (En milliers de dollars E.U.) Page h Dette non amortie début de période Transactions effectuées pendant la période Y compris Montants Paiements les montants Montants non Auto- Montants Amortis- Année non décaissés décaissés décaissés risés décaissés sement Intéret Total ISRAEL 1966 204 - 204 1 203 - 2 2 1967 203 203 - - - il il 1968 203 203 - Division des services statistiques Département des études économiques 28 Mars 1968 Tableau h: PRODUIT INTERIEUR BRUT - ESTIMATIONS (En milliards de FMG) Taux de croissance 1953 1956 1960 1962 1963 196h 1965 1966 1953-60 1960-66 (chiffres provisoires) Agriculture, forêts et pêcheries h2 h3 51 52 52 5h 5h 55 2,8 1,3 dont: autoconsommation e. (36) (36) (37) (36) (36) - - Industrie 10 12 13 1h 1h 16 17 19 3,8 6,5 Transports 6 6 12 13 14 15 16 18 10,4 8,5 Commerce 13 20 28 29 29 31 31 32 11,6 2,2 Services 8 8 ll 12 13 13 1h 15 4,7 5,3 Administration 9 12 19 27 28 35 11,3 , PIB (prix du marché) 88 100 13h 1h? 150 160 165 17h 6L2 4.,5 Décomposition ($) Agriculture 47.,7 h3,0 38,1 35,h 34,7 33,8 32,7 31,6 Industrie 11,4 12,0 9,7 9,5 9,3 10,0 10,3 10,9 Transports 6,8 5,0 9,0 8,8 9,3 9,h 9,7 10,3 Commerce l,8 20,0 20,9 19,7 19,3 19,h 18,8 18,h Services 9,1 8,0 8,2 8,2 8,7 8,1 8,5 8,6 Administration 1)2 12,0 14,2 18,4 18,7 19,4 20,0 20,1 PIB 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Source: I.N.S.R.E. Tableau 5: ESTIMATIOMS DES REVENUS ET DEPENSES (en milliards de FMG) 1962 1963 196h 196 1966 PIB (prix du marché) 147 150 160 165 174 Paiement des facteurs Zl_ 10 10 10 9 7 PiB (prix du marché) 137 lhO 150 156 167 Déficit du compte d'exploitation 10 15 16 14 16 Dépenses nationales 1h7 155 166 170 183 Formation brute du capital fixe 12 15 17 16 17 dont: Public 6 8 10 9 9 Privé 6 7 7 7 8 iouvements des stocks O l 1 1 1 Consommation 135 139 148 153 165 dont: Publique 36 35 36 38 38 Privée /2 98 10h 112 115 127 Epargne intérieure /2 12 il 12 12 9 Epargne nationale /2 2 1 2 3 2 Taux d'investissement 8% 11% 11% 10% 10% Taux d'épargne -Epargne intérieure 9% 7% 8% 7% 5% Epargne nationale 2% l% l% 2% 1% l_ Transferts à i'extérieur de l'épargne privée, classés dans la balance des paiements comme mouvements de capitaux à court terme, et des revenus des investissements. /2 Résiduel. Source: Estimations officielles du PIB et des dépenses nationales (IBSRE) et données de la balance des paiements. Tableau 6 PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTES (Valeur f.o.b. en millions de FMG) 1955 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 Café 6.192,5 5.813,4 5.546,6 7.416,6 5.865,0 6.061,0 7.132,9 7.593,3 8.121,9 Riz 1.226,6 1.171,8 1.186,5 2.216,2 1.334,5 1.474,7 675,7 1.052,2 1.854,2 Vanille 714,1 1.642,3 1.885,2 2.161,1 1.048,5 1.582,9 2.436,7 2.216,0 1.672,0 Girofle 324,2 303,3 852,9 703,7 385,9 813,2 743,6 579,2 875,6 Poivre 212,2 344,9 457,5 334,1 202,7 335,1 316,8 259,8 259,3 Haricots 310,1 571,7 736,2 806,3 691,9 613,1 847,4 708,0 537,0 Arachides 305,0 466,9 531,1 669,5 540,2 359,5 393,8 295,0 363,7 Sucre 369,7 1.384,1 1.036,5 1.576,6 2.179,1 2.349,2 1.161,8 1.485,4 2.137,8 Manioc et Tapioca 298,0 377,0 418,8 482,7 429,7 356,1 338,5 450,7 391,5 Tabacs et Cigarettes 957,0 751,0 722,9 776,2 969,3 1.265,9 1.037,0 1.266,6 711,0 13ananes - - 7,1 34,7 129,8 175,3 221,1 403,0 263,6 uiles essentielles 399,3 504,7 394,0 483,6 480,6 486,5 487,9 593,7 554,5 Sisal 344,9 608,2 535,3 1.110,5 1.810,2 2.057,0 1.339,6 972,1 721,3 Raphia 503,2 789,7 733,0 515,3 58L,2 641,5 682,4 811,5 918,4 Viandes 393,5 1.058,9 954,8 1.0864,3 808,1 1.177,6 1.698,2 1.587,4 1.327,5 8étail .. 111,9 129,2 19h,7 166,9 192,8 169,3 240,9 295,8 Cuirs et Peaux 201,4 520,2 529,0 372,8 372,9 364,7 351,4 585,9 372,3 Graphite 454,6 350,6 354,9 412,1 393,5 359,5 461,9 454,8 432,3 Mica 127,1 286,5 404,8 321,8 252,3 247,6 241,4 258,2 259,6 Chromite - - 17,2 60,4 43,6 23,5 26,1 - - Pétrole - - - - - - 0,3 166,3 982,6 Divers 929,9 1.447,6 1.704,2 1.552,3 1.572,6 1.716,8 1.862,5 2.151,5 2.654,4 Total 14.267,7 18.484,7 19.137,7 23.285,5 20.261,5 22.653,5 22.632,3 24.131,5 25.711,3 (Quantités exprimées en tonnes métriques) Café 47.437 40.193 39.808 56.081 44.391 37.955 50.063 45.654 49.90L Eiz 44.670 23.630 25.125 L9.686 27.488 27.623 10.888 19.560 40.031 Vanille 298 270 585 640 292 628 984 885 666 Girofle 2.305 1.826 5.420 4.491 2.056 4.848 4.423 3.373 5.259 Poivre 770 1.045 1.288 1.069 902 1.912 1.543 1.109 1.-51 Haricots 15.853 14.805 17.h03 14.983 12.074 17.006 20.208 19.555 11.(16 Arachides 8.749 8.129 9.378 12.292 10.303 6.383 6.008 3.973 5.682 Sucre 10.705 41.542 36.238 58.916 67.776 66.796 34.961 89.770 76.742 Marioc et Tapioca 12.279 15.558 19.559 20.421 19.137 13.215 13.234 19.699 16.918 Tabacs 3.919 3.112 2.950 3.544 3.941 5.288 4.201 5.153 2.53 Bananes - - 587 2.803 10.818 14.458 18.302 33.218 21.517 Huiles essentielles 722 808 662 798 834 916 924 1.071 995 Sisal 10.297 11.235 10.976 21.806 22.822 28.034 28.676 23.302 20.151 Raphia 5.819 6.412 6.830 5.517 6.385 6.79b 6.669 6.719 7.229 Viandes 2.517 5.048 4.613 L.846 4.085 5.463 7.480 7.255 6.043 9étail .. 2.363 2.976 4.244 4.060 5.084 4.036 5.500 7.000 Cuirs et Peaux 2.350 2.857 2.832 2.857 2.678 2.545 2.931 3.623 2.266 Graphite 16.772 15.824 14.890 16.463 15.797 14.055 17.9h 16.815 16.199 Mica 652 994 1.232 1.086 842 964 952 957 1.017 Chromite - - 5.004 19.007 13.000 7.003 7.800 1 - Pétrole - - - - - - 2 22.676 142.579 Divers 29.625 39.465 27.656 28.045 34.3L9 37.479 45.116 48.860 53.594 Total 215.739 235.116 246.012 329.605 304.030 304-449 287.345 378.728 489.402 1/ Pour le bétail les chiffres exprimant les quantités en tonnes sont approximatifs. Source: Institut National de la Statistique et de la Recherche Econonique. Tableau 7: PRINCIPAUX PROLUITS IMPORTES (Valeur C.A.F. en millions de FMG) 1955 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 Produits d'origine animale 385,0 737,1 593,8 654,7 706,1 825,1 879,4 826,4 893,3 Farine de blé 356,6 545,6 534,8 530,5 640,4 597,7 710,5 814,5 640,1 Aliments et boissons traités 1.895,4 2.150,9 1.933,h 2.225,4 2.2h0,2 2.172,5 1.942,8 1.924,6 1-875,9 Tabac et cigarettes 377,2 277,0 367,0 265,9 258,3 320,1 290,2 296,2 296,5 Textiles 2.713,2 2.938,8 2.859,8 4.987,0 4.520,9 3.981,5 3.312,9 3.236,7 3.963,0 Habillement et accessoires 1.152,2 1.883,2 1.459,4 1.574,6 1.759,9 1.577,1 1.291,0 1.481,, 1.207,1 Prochits pharmaceutiques et chimiques 1.317,6 2.547,6 2.638,1 3.011,6 3.082,2 3.253,7 3.476,4 3.904,3 4.201,9 pois et produits en bois 109,2 1h9,2 133,0 208,1 213,2 195,6 1hh,6 138,7 215,8 Papier et produits en papier 466,6 802,7 855,7 1.098,7 1.058,7 1.152,0 1.285,9 1.468,8 1.181,7 Produits pétroliers 962,5 1.119,4 1.010,6 1.041,2 1.123,9 1.138,4 1.641,9 1.513,3 1.894,0 Ciment 748,4 526,0 h63,3 547,3 435,2 416,9 487,6 403,9 318,5 Pneumatiques et chambres 294,3 560,2 h92,1 525,2 551,2 582,1 609,2 573,1 624,4 Métaux et produits en métal 2.470,7 2.905,5 2.656,6 2.956,9 3.480,5 3.544,1 3.615,6 3.526,3 3.752,0 Machines et équipements 2.490,2 3.210,h 3.317,2 3.407,4 h.091,0 5.175,6 4.776,3 6.141,4 5-814,0 Automobiles et autres véhicules 1.846,6 3.122,9 2.843,8 3.236,7 3.375,1 h.105,1 3.762,1 3.783,2 5.264,2 Autres biens 3.682,0 4.062,8 3.372,3 3.756,6 3.942,9 4.414,1 5.900,2 5.040,8 3.742,9 Riz - - - - (59,5) (170,3) (2.383,9) (413,1) - Divers - - - - (3.883,4) (4.243,8) (3.516,3) (4.627,7) (3.742,9) Total 21.417,6 27.539,3 25.530,9 30.027,8 31.479,7 33.451,6 34.166,4 35.073,6 35.885,3 (Volume en tonnes métriques) Produits dtorigine animale 3.200 5.011 4.519 5.190 5.988 6.371 6.455 6.250 6.827 7arine de blé 13.498 19.358 15.287 16.241 19.111 16.240 18.572 21.335 16.034 Aliments et boissons traités 44.697 31.h43 32.200 32.032 29.873 28.582 25.956 25.009 24.994 Tabac et cigarettes 2.571 1.110 1.481 945 786 857 913 1.061 735 Textiles 7.189 7.634 6.298 11.689 11.533 9.961 7.8L0 7.728 10.478 Habillement et accessoires 1/ 3.099 5.h91 2.062 1.457 2.612 740 653 1.196 602 Produits pharmaceutiques et7chimiques 19.304 21.683 22.245 23.305 22.627 25.342 27.836 29.172 37.292 Bois et produits en bois 3.570 2.633 2.097 2.690 2.627 1.912 1.680 1.337 2.015 Papier et produits en papier 3.222 7.017 7.424 7.797 9.460 9.189 10.619 11.215 7.695 rroduits pétroliers 105.072 117.992 115.870 125.857 132.866 140.883 177.830 167.508 351.206 Ciment 143.529 81.316 80.389 103.768 84.232 70.803 79.628 65.970 50.245 Pneumatiques et chambres 1.068 1.442 1.293 1.419 1.529 1.597 1.632 1.494 1.624 Métaux et produits en métal 53.621 38.783 36.709 39.214 50.961 45.479 42.472 43.119 45.900 Machines et équipements 9.035 5.50h 5.244 5.916 6.842 7.945 7.642 9.493 8.330 Au:itomnobiles et autres véhicules 6.550 8.722 7.386 7.552 8.402 10.853 8.884 8.032 11.041 Autres biens 31-397 71.667 37.604 42.403 55.285 59.199 121.994 202.827 48.992 Riz - - - - (1.912) (5.295) (77.961) (12.790) - Divers - - - - (53.373) (51.904) (hh.303) (190.037) (48.992) Total 452.128 426.806 378.108 427.475 44.734 435.953 540.6o6 602.746 624.010 l/ A l'exclusion des chaussures. Source: Institut National de la S+atistique et de la Recherche Fconomique. Tableau 8: CLASSIFICATION ECONOMIQUE Ul COMMERCE EXTERIEUR (millions de francs malgaches) 1962 1963 196h 1965 1966 1967 M FMG 16M FMG M FMG 7 M FMG 1M FMG 16M FMG Exportations Produits primaires h.862,2 20,9 5.697,1 28,1 6.356,5 28,0 5.565,8 24,6 5.894,1 24,h h.731,1 18,h Dont: Origine animale et végétale 3.119,9) 13,4) 4.086,0) 20,2) 4.692,2) 20,7) 3.708,0) 16,4) 3.912,1) 16,2) 2.90,2) 11,3) Autres 1.742,3) 7,5) 1.611,1) 7,9) 1.664,3) 7,3) 1.857,8) 8,2) 1.982,0) 8,2) 1.826,9) 7,1) Energie 2,1 - 0,3 - 0,1 - 0,3 - 165,6 0,7 982,0 3,8 Equipements 200,2 0,9 121,3 0,6 137,9 0,6 164,0 0,7 262,4 1,1 673,7 2,6 Denrées alimentaires 18.047,4 77,5 1h.249,7 70,3 15.916,6 70,3 16.629,4 73,5 17.501,7 72,5 18.871,2 73,h 3iens de consommation 173,6 ,7 193,1 1,0 242,h 1,1 272,8 1,2 307,7 1r3 h53,3 1,8 Total 23.285,5 100,0 20.261,5 100,0 22.653,5 100,0 22.632,3 100,0 24.131,5 100,0 25.711,3 100,0 Importations Produits primaires 5.892,4 19,6 6.711,8 21,3 6.691,7 20,0 6.365,1 18,6 7.156,9 20,4 7.376,6 20,5 Energie 1.122,3 3,7 1.228,8 3,9 1.256,9 3,8 1.382,1 h,1 1.849,8 5,3 1.528,8 h,3 Equipements 5.122,7 17,1 5.951,2 18,9 7.460,2 22,3 7.052,7 20,6 7.534,9 21,5 8.681,5 24,2 Dont: Agricoles 193,7) 0,7) 254,0) 0,8) 256,1) 0,8) 26h,o) 0,8) 269,7) 0,8) 293,7) 0,8) Industriels 4.929,0) 16,4) 5.697,2) 18,1) 7.204,1) 21,5) 6.788,7) 19,8) 7.265,2) 20,7) 8.387,8) 23,h) Denrées alimentaires 3.902,3 13,0 3.953,4 12,6 4.120,1 12,3 6.360,6 18,6 4.778,2 13,6 3.759,5 10,5 Biens de consommation 13.988,1 46,6 13.634,5 43,3 13.922,7 h1,6 13.005,9 38,1 13.753,8 39,2 1h.539,9 40,5 Total 30.027,8 100,0 31.479,7 100,0 33.451,6 100,0 34.166,4 100,0 35.073,6 100,0 35.885,3 100,0 Source: I.N.S.R.E. Tableau 9 : REPART.ON GEORAPHIQUE DUCCORRCE rETEIEUR (millions de francs malgaches) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 Exporta- Importa- Exporta- Importa- Exporta- Importa- Exporta- Importa- Exporta- Importa- Exporta- Importa- Exporta- Importa- tions tions tions tions tions tions tions tions tions tions tions tions tions tions PAYS France 1O.h25,2 18.536,5 12.585,0 2509,1 10.596,8 21.735,h 12.31h,7 2h.0h5,5 18.121,7 21,397,9 11.o56,6 22.095,9 9.h28,h 23.206,3 Allemagne (R.F.) 500,8 935,1 753,9 908,5 790,8 1.077,h 802,h 1.270,6 1.036,2 1.h0h,8 792,5 1.775,3 730,6 1.933,1 Autres C.E.E. 170,? 938, 2L 582,9 1.223,1 957,h 1.317,5 573,7 1.660,3 700,2 1.753,5 951,h 1.8h7,8 5h9,h 2.188,6 Réunion 939,0 26,7 1.222,6 .. 3.118,9 1.161,1 .. 1.310,0 .. 1.588,6 12,5 2.715,3 17,9 Kenya . .. . .. .. 153,2 .. 165,1 ,2 2h1,9 183,0 '57,8 Sénégal .. .. 302,h 96,h 23h,6 33,8 h73,2 292,6 200j9 670,h 5h9,0 720,3 1.156,h 528,1 Algérie 1.129,6 500,7 1,276,9 381,3 331,7 316,5 h9,2 275,8 73,6 2h6,5 32,8 388,9 229,9 275,6 Etats-Unis 2,808,1 518,h 3.590,1 706,3 3.71,7 1.065,5 h.16h,6 1.501,0 6.092,3 1.507,5 5.503,5 2.236,5 6.3114,6 2.h57,b Royaume-Uni 516,h 395,h 616,h 3hh,8 557,h 516,1 h22,5 397,8 603,2 h03,5 657,6 5oh,o h36,7 568,1 Japon .. h63,3 132,3 h6,6 132,1 h3h,7 129,7 h15.2 229,3 510,9 252,8 872,5 386,o 960,3 Divers 2.6h8,h 3.216,6 2.223,0 3.396,7 2.070,1 3.382,8 2.562,1 3-h39,6 2.26h,9 6.106,3 2.700,9 h.378,0 3,561,2 3,592,2 TCrAL 19.137,7 25.530,9 23.285.5 30.027,8 20.261,5 31.h79,7 22.653,5 33.451,6 22.632,3 3L.166,h 2L.131,5 35.073,6 25.711,3 35.885,3 /l Italie seulemet Sauf Belgique et Inxembours. Source : I.N.S.R.E. Tableau 10 INDICES DU COMMERCE EXTERIEUR L 1962 1963 1964 1965 1966 1967 Indice de valeur Exportations 100,0 87,0 97,3 97,2 102,9 106,2 Importations 100,0 104,8 111,4 113,8 116,8 115,7 Indice de volume Exportations 100,0 83,9 92,5 99,1 104,5 100,2 Importations 100,0 105,7 109,9 110,5 109,5 107,7 Indice de prix Exportations 100,0 103,7 105,6 98,0 98,5 105,9 Importations 100,0 99,1 101,5 103,2 106,7 107,4 Termes de l'échange 100,0 104,7 104,4 95,1 92,3 98,6 A A l'exclusion des exportations de produits pétroliers et des importations de pétrole brut. Source : I.N.S.R.E. Tableau 11 : MONTANTS DECAISSES DE L'AIDE EXTERIEURE PAR SOURCE (millions de francs malgaches) 1964 l965 1966 1967 Dons France 8.240 8.486 8.377 8.500 FAC =1. 1.790 1.00 Subvention budgétaire 1.839 1.720 1.700 1.700 Assistance technique 3.6L5 4.600 4.387 4.500 Autres L 530 480 500 500 FED 2.693 2.385 2.055 2.010 Nations Unies / 373 448 5U 551 Autres 3 200 250 250 250 Total des dons 11.506 1i.569 11.226 11.321 Prêts et Crédits CCCE 800 736 758 636 FAC - - 87 53 BIRD - - - - IDA - - - 92 USAID - - - 9 République Fédérale d'Allemagne 371 1.103 917 399 Israel - - 50 - Total des prêts 1.171 1.839 1.812 1.189 Total de l'aide extérieure 12.677 13.408 13.038 12.510 Y compris l'Université de Madagascar Dont les projets du PNUD représentent environ 1964 : 100 millions FMG, 1965 : 200 millions FMG, 1966 et 1967 300 millions FMG. 1 Surtout l'USAID et la République Fédérale d'Allemagne Sources : Autorités malgaches, institutions d'aide, données sur la dette extérieure et évaluations de la Mission. Tableau 12 : PRODUCTION AGRICOLE (en milliers de tonnes métriques) 1954 l95 1 959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 Riz naturel 1.000,0 1.170,0 1.050,0 1.212,0 1.167,0 1.237,0 1.242,0 1.300,0 1.240,0 1.353,0 1.365,0 Mals et sorgho 63,0 75,4 72,4 83,5 92,0 88,5 94,0 85,0 91,0 100,0 106,0 Manioc 700,o 75O,O 680,0 740,0 800,0 830,0 850,0 850,0 836,0 870,0 896,0 Pommes de terre 290,0 306,0 308,0 337,0 355,0 365,0 347,0 350,0 357,0 335,0 350O,0 Haricots 35,0 3 32,8 40,1 43,6 15,8 45,5 41,0 23,7 23,4 25,0 Canne à sucre 450,0 800,0 760,0 950,0 963,0 980,0 1.000,0 1.000,0 1.050,0 1.300,0 1.300,0 Fruits tropicaux 53,0 61,0 60,0 62,3 76,0 63,0 65,o 67,0 68,0 68,0 69,5 Autres fruits 14,0 18,0 18,0 18,6 22,0 18,5 20,0 21,0 23,0 23,5 24,0 Bananes 110,0 125,0 120,0 124,0 127,0 137,0 140,0 150,0 155,0 145,0 140,0O Arachides 25,5 31,2 27,0 23,8 27,1 28,0 32,0 31,0 27,4 28,5 28,0 Coton (graines) - 0,7 1,4 2,2 2,2 2,6 4,0 4,9 5,8 5,4 9,1 Café 43,0 51,0 45,0 55,8 45,0 50'Y 54,0 48,0 55,7 50,0 45,5 Vanille 0,4 0,5 0,4 0,6 0,6 0,6 0,8 1,o 1,2 1,2 1,3 Girofle 2,2 4,7 1,6 5,2 7,6 4,4 3,5 4,8 4,5 6,0 0,5 Poivre 0,5 0,7 1,0 1,1 1,3 1,1 1,4 1,6 1,4 - 1,6 Tabac 4,8 4,9 4,7 4,0 4,4 4,2 4,6 5,9 4,4 3,2 - Raphia 6,2 6,1 6,5 7,1 8,5 8,0 8,0 8,5 9,0 10,5 - Sisal 7,7 11,2 11,0 13,2 16,0 20,0 22,8 27,0 28,8 24,2 - Aleurite (graines) 3,4 4,2 5,9 3,3 5,7 3,2 6,2 7,5 1,0 1,3 1,5 Cacao 0,3 0,4 0,3 0,4 o,5 0,4 0,5 0,5 0,4 0,5 Huile de palme - - - - - - - - - - - Coprah - - - - - - - 2,5 2,6 - - Noix d'acajou - - - - - - - 0,4 0,7 0,6 - 1/ Chiffre provisoire. Source : Ministère de l'Agriculture et INSRE. Tableau 13 : PRODUCTION INDUSTRIELLE ET MINERALE (en tonnes métriques) 195(D 1958 1960) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Cigarettes et tabac (tonnes) 933 1.537 1.679 1.791 1.862 1.886 2.110 1.892 2.063 Savon . 2.252 2.689 1.869 1.567 1.138 862 910 1.322 1.268 Bière (hl) 6.627 9.844 9.531 12.519 19.359 25.121 32.660 34.611 49.929 Sucre 44.859 67.377 85.292 85.793 85.354 108.904 113.040 105.000 109.175 Huile d'arachide 1.912 2.731 1.222 2.104 2.332 3.886 3.450 4.380 2.410 Coton tissé 840 1.194 961 1.208 1.785 2.020 2.410 2.613 3.030 Sacs 2.607 2.929 2.586 2.645 3.000 3.176 3.305 2.742 2.723 Ciment - 7.943 18.450 20.964 16.918 40.736 42.686 39.192 50.714 Graphite 15.831 12.180 14.445 14.944 17.484 19.244 13.173 17.014 16.365 Mica 538 1.083 1-010 1.009 1.343 965 681 639 716 Uranothorite 360 540 511 417 535 481 560 Monazite - - 42 456 637 615 964 1.085 850 Beryl industriel 153 404 636 758 674 bl1 212 20 12 Chromite - - - 10.000 18.454 11.200 11.710 2.383 - Granite 163 236 - 51 103 4 68 - - Quartz 32 21 il 9 13 29 28 88 100 Autres pierres précieuses et minerais industriels 26 55 363 26 1 8 15 21 19 Phosphates 3.258 5.000 9.582 - - - - - - Source : Institut National de la Seatistique et de la recherche économique; Service des Mines. Tableau 1 : RECETTES BUDGETAIRES COURANTES DE L'ETAT 1961-1968 (millions de francs malgaches) 1966 1967 1968 Ipts directs 1961 1962 1963 1964 1965 (Provisoire) (Est._) E st. ont: 2.233 2.868 3.265 4.113 4.541 5.572 5.789 .787 Impôt sur le revenu des personnes physiques 877 1.176 1.428 2.038 2.193 2.969 3.030 3.215 Impôt sur les bénéfices 733 1.073 1.140 1.325 1.608 1.745 1.889 1.970 Impôt sur les dividendes 16b 179 217 253 246 214 370 300 Patentes 456 4ho 480 497 494 644 500 500 Impôts indirects 13.039 15.679 16.o64 18.898 18.381 19.137 20.237 20.834 dont: Droits de douane 129 232 420 370 449 437 500 450 Taxes à l'importatimn 6.550 8.006 8.281 8.880 8.498 8.647 9.803 9.353 Taxes à l'exportaticn 1.876 2.307 1.866 1.911 2.155 1.660 1.500 1.667 Droits divers sur le commerce extérieur 163 182 175 267 272 260 290 101 Taxes de ccnsommation sur les impartations 1.387 1.426 1.360 1.221 1.210 1.309 1.440 1.420 Taxes de consommatin sur les produits locaux .380 1.402 1.658 1.758 1.634 2.296 1.960 2.505 Autres taxes de ccnsommatim sur les produits locanç:/ 762 776 462 1.429 1.027 1.083 1.110 1.240 Taxes de transaction 250 632 947 2.010 2.147 2.240 2.hoo 2.556 Enregistrement 472 638 791 969 900 1.113 1.083 1.275 Autres impôts indirects 70 78 103 88 96 230 151 267 Total des impôts 15.272 18.547 19.329 23.011 22.928 24.849 26.026 26.819 Recettes non-fiscal 2f 1.695 1.167 1.475 1.601 1.898 1.hol 1.39h 1.390 Total des recettes 16.967 19.714 20.804 24.612 24.826 26.250 27.420 28.209 Surtout les taxes sur le tabac, les allurettes et le sucre A l'exclusion des subventions budgétaires françaises. Table&u 15: RECETTES DE FDNCTIONNEMENT - BUDGET DE L'ETAT, BUDGETS PROVINCIAUX ET BUDGETS ANNEXES 1960 68 (millions de FMG) Budgets Est. Est. 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 A. Impôts directs a. Impôt sur le revenu 4.2ho 4.562 5.131 5.170 5.504 5.935 7.572 7.033 7.885 b. Impôt sur les bénéfices 689 733 1.073 1.140 1.325 1.608 1.745 1.889 1.970 c. Impôt sur les dividendes 204 167 178 218 253 246 214 370 300 d. Patentes 459 456 440 480 497 772 644 500 500 Total impôts directs 5.592 5.918 6.822 7.008 7.579 8.561 10.175 9.792 10.655 B. Impôts indirects a. Droits de douane et taxes à l'importation 7.554 8.14h 9.664 10.061 10.h80 10.156 10.393 11.743 11.223 b. Taxes à l'exportation 1,795 1.881 2.307 1.866 1.911 2.155 1.660 1,500 1.667 c. Droits divers sur commerce extérieur 166 246 217 175 257 273 260 290 101 d. Taxes de consommation à l'intérieur 1.152 1.380 1.h02 1.658 1.758 1.633 2.296 1.960 2.505 e. Taxes de transaction 9h 8h 597 947 2.011 2.13h 2.240 2.hOO 2.556 f. Droits divers sur marchés intérieurs 905 930 951 657 1.638 1.161 1.457 1.39h 1.636 g. Enregistrement 398 472 638 791 1.222 1.146 1.113 1.083 1.275 Total Impôts indirects 12.06h 13.137 15-776 16.155 19.277 18.658 19.h19 20.367 20,963 Total ressources fiscales 17.656 19.055 22-598 23.163 26.856 27.219 29.594 29.812 31.618 C. Ressources non fiscales - Entreprises publiques a. Imprimerie Nationale 140 241 236 231 214 237 224 266 273 b. Garage adninistratif 8h 110 98 95 113 96 62 11h 11h c. Parc atelier des travaux publics 67 242 334 407 193 3h3 295 ho 39h d. Port de Tamatave 1 2 h h 5 5 il 9 317 e. Radiodiffusion - - 45 19 20 22 50 23 31 f. Office des Postes 1.h35 1.h98 1.530 1.654 1.791 1.955 2.150 2.057 2.173 g. Régie des Chemins de Fer 1.890 2.052 2.203 2.351 2.099 2.393 2.385 2.821 2.769 Total Entreprises Publiques 3.617 7.1T5 4.450 7.761 -U35 5.051 177 5. 691 6.071 Autres recettes non fiscales 1.265 1.70h 1.h98 1.760 1.837 2.389 1.6L2 1.287 1.632 Total recettes non fiscales h.882 5.8h9 5.9h8 6.521 6.272 7.hho 6.819 7.328 7.703 Total recettes de fonctionnement 22.538 21.904 28.5h6 29.68h 33.128 3h.659 36.h13 37.1h0 39.321 Tableau 16: DEPENSES DE FONCTIONNEMENT - BUDGET DE L'ETAT, BUDGETS PROVINCIAUX ET BUDGETS ANNEXES (millions de FMG) Estimptions 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 196d A. Services Généraux 5.770 7.539 7.806 3.433 9.353 10-259 10.735 11.141 11.988 a. Administration générale 3.848 4.128 4.205 4.525 5.049 5.510 5.697 5.836 6.359 b. Justice et Police 1.778 2.334 2.792 2.953 3.133 3.424 3.616 3.697 3.922 c. Défense - 377 609 744 886 1.017 1.142 1.261 1.375 d. Autres dépenses de l'administration 144 200 200 211 285 308 280 347 332 B. Services sociaux et communautaires 5.763 6.626 7.008 7.705 8.131 9.290 9.328 10.453 11.401 a. Enseignement 2.729 3.296 3.646 4.122 4.465 5.134 5.363 5.869 6.909 b. Santé 2.369 2.555 2.555 2.686 2.805 3.161 3.180 3.347 3.627 c. Autres dépenses des services sociaux 665 775 807 897 861 945 785 1.237 865 C. Services énonomiques 7.7 8.347 8.595 9.252 9.504 10.852 11.168 12.576 13.203 a. Agriculture et ressources non minérales 1.774 1.897 1.949 2.051 2,410 2.744 2.816 3.072 3.145 b. Energie et autres ressources minières 412 470 545 517 597 523 476 632 852 c. Transports, entrepÔts et communications 4.251 5.354 5.334 5.904 5.615 6.685 6.930 8.042 7.994 d. Autres services économiques 1.336 626 767 780 882 900 946 830 1.212 D. Dette publique 800 879 471 528 508 816 549 692 981 a. Extérieure - - - - . - . b. Intérieure - - - - - - - - - E. Ristournes sur communes 966 1.050 1.346 1.242 1.230 1.252 946 1.575 1.697 F. Non réparti 732 828 553 902 744 700 576 856 922 Total Dépenses de fonctionnement 21.804 25.269 25.779 28.062 29.470 33.169 33.302 37.293 ho.192 Tableau 17: DEPENSES EN CAPITAL - BUDGET DE L' ETAT, BUDGETS PROVINCIAUX ET BUDGETS ANNEXES (millions de FMG) Estimations 1960 1961 192 193 9 64 19596 16 1968 A. Services Généraux 71 70 204 241 377 26 268 ___ a. Administration générale 65 64 148 141 233 188 218 151 400 b. Justice et Police 6 6 h2 65 93 b9 22 34 99 c. Défense - - 14 35 - 6 13 63 38 d. Autres dépenses de l'Administration - - - - 51 12 3 20 20 B. Services Sociaux et Communautaires 499 701 246 301 308 304 533 a. Enseignement 196 250 88 65 52 12 133 112 2b6 b. Sante 120 117 14 61 28 5 65 - 62 c. Autres dépenses des services sociaux 189 334 1hh 213 221 116 110 192 225 C. Services économiques 1-983 1.81 1.752 2 3.507 2 4.8&2 0 14.122 a. Agriculture et ressources non minérales 119 118 72 199 317 534 746 969 6.893 b. Energie et autres ressources minières 57 12 h3 h7 2 16 56 20 412 c. Transport, entrepôts et communications 1.775 1.683 1.162 1.659 2.794 2.377 3.634 3.635 6.137 d. Autres services économiques 32 38 475 1.094 394 638 h06 469 68o D. Non réparti 138 9 39 159 29h 155 380 151 159 Total Dépenses en capital 2.691 2.631 2.2h1 3.738 h.h79 h.108 5.786 5.816 15.371 Tableau 18: OPERATIONS DE FINANCEMENT 1964-1968 (millions de FMG) 1964 19651966 19671968 Estimations 1. Déficit global -821 -2618 -2675 -5969 -16262 2. Opérations du Trésor -627 -468 -777 -1 0 -- dont: Prêts et avances (-252) 7 -) 7 ) -2M6) ( Participations (-134) (-490) (-973) (-420) (-400) Autres opérations (-241) (+591) (+272) (526) (1221) 3. Mouvements des fonds détenus par le Trésor 1/ +11 -192- -- -- h. Déficit total du Trésor -1437 -5010 -3455 -6109 -16262 Fînancerment a. Extérieur 2576 2237 4718 2931 6170 Subvention budgétaire de la France (1839) (1720) (1700) (1700) (1820) (737) (517) (3018) (1231) (4350) b. Intérieur -1145 +2773 -1363 -- 5747 dont. emprunt local (6) - (140) (--) (--) Mouvement des soldes du Trésor 2/ (-1145) (+2773) (-1503) (--) (--) Y compris les dépôts des Chèques Postaux, de la Sécurité Sociale et des caisses de stabilisation. Un signe négatif indique une augmentation des soldes du Trésor Source: Données fournies par les autorités malgaches. Tableau 19: BUDGET DE L'ETAT - PROJECTIONS 1967-72 DES RECETTES DE FONCTIONNEMENT (millions de FMG) Estimations budgétaires P r o j e c t i o n 1. Impôts directs Impôt sur le revenu des personnes physiques 3.030 3.215 3.478 3.749 4.049 4.373 Impôt sur les bénèfices et dividendes 2.259 2.270 2.h06 2.550 2.703 2.865 Autres impôts directs 500 500 530 562 596 631 Total Impôts directs 5.789 5.985 6.h1 6.861 7.348 7.869 2. Impfts indirects Taxes à l'exportation 1.500 1.667 1.725 1.785 1.848 1.913 Droits de douane et taxes à l'importation 10.593 9.904 10.548 11.23h 11.96h 12.742 Taxes de consommation sur les produita importés 1.,40 1.420 1.491 1,566 1.644 1.726 Taxes de consom, sur produits origine intérieure 3.070 3.7h5 h.138 4.572 5.052 5.582 Taxe de transaction 2.400 2.556 2.760 2.981 3.219 3,476 Autres impôts indirects 1.23à 1.542 1.696 1.86$ 2.051 2.256 Total impôts indirects 20.237 20.834 22.358 24.003 25.778 27.695 3. Recettes non fiscales 1.39h 1.390 1.h59 1.532 1.609 1.689 Recettes totales 27.420 28.209 30.231 32.396 34.735 37.253 Tableau 20: BUDGET DE L'ETAT - PROJECTIONS 1967-72 DES DEPENSES (millions de FMG) Ftimations budgétaires P r o 1 e c t i o n 1967 1968 1969 1970 1971 1972 Dépenses de fonctionnement Services généraux 1o.hhh.4 10.980.0 11.529 12.105 12.711 13.347 Services sociaux et communautaires 5,321.8 6,112.7 6.h80.0 6.869.0 7.282.0 7.719.0 Enseignement (2.880.3) (3.511.2) (3.722) (3.9h5) (.182) (h.h33) Santé (1.721.4) (1.912.0) (2.027) (2.149) (2.278) (2.415) Autres dépenses des services sociaux (720.1) (689.5) (731) (775) (822) (871) services économiques 6.72h.1 7.239.3 7.782.0 8.366 8.995 9.672 Agriculture (2.808.3) (3.139.6) (3.391) (3.662) (3.955) (h.271) Transport et communications (2.288.6) (2,307.8) (2.692) (2.691) (2.906) (3.139) Autres dépenses des services éconanique.a(1.627.2) (1.792.0) (1.899) (2.013) (2.13) (2.262) Dette publique 573.0 869.0 90 9_0 978 1.017 R.stournes 3.320.0 3.381.5 3.382 3.382 3.382 3.382 Divers 789.7 810.4 900 900 200 900 Total dépenses de fonctionnement 27.173.0 29.392.9 30,977.0 32,562.0 34.348 36.037 Dépenses en capital 1967 1968 1968 i/ 1969 1,70 1971 1972 Services généraux 230.0 l00 2.0 21_ 6_ Services sociaux et communautaires 308.9 515.2 515.2 543 573 60 637 Enseignement (112.0) (239.2) (239.2) (251) (26h) (277) (291) (10.0) (53.0) (53) (56) (59) (62) (65) Autres dépenses des services sociaux (186.9) (223.0) (223) (236) (250) (265) (281) Services économiques 3.376.1 12.403.7 8.790 10.780 .1L52 12,370 13.260 Agriculture (978.7) (6.764.1)2/ (4.100) (5.600) (6.160) (6.780) (7.50) Transport et communications (1.930.h) (4.745.9) (3.800) (4.200) (4.300) (h.hOO) (4.500) Autres dépenses des services économ. (467.0) (893.7) (890) (980) (1.080) (1.190) (1.310) Divers 85.0 79.8 79.8 86 93 101 105 Total dépSeO en capital ..000.0 13.532.2 2/ 9.918.5 11.909 1?.726 13.616 14.560 1/ Les estimations de dépenses en capital en 1968 pour l'agriculture, les transports et les communications paraissent certai- nement trop élevées, notamment, parce que la préparation de certains projets n'est pas encore achevée et les estimations y relatives ont donc été réduites d'autant. 2I Ies grands travaux agricoles ont été considérablement réduits, d'un montant d'environ 800 millions de FMG. Les dépenses en capital inscrites au budget sont actuellement de 12.732.000 FMG. Service de la dette de 1.438 millions de FM. Tableau 21: BILAN DE L'INSTITUT MALGACHE D'EMISSION (millions de FMG) 1967 1962 1963 1964 1965 1966 I 11 111 IV Actif Avoirs à l'étranger 11.854 11.12h · 12.620 12.316 12.708 12.071 11.723 10.186 10.602 Créances sur les banques 15.0h3 15.363 16.1ho 12.h91 13.575 11.h02 11.90h 15-173 15.h71 à court terme .. .. 15.316 11.717 12.023 9.583 10.351 13.786 13.554 à moyen terme .. .. 611 h31 1.021 1.316 1.311 952 1.300 avances .. .. 212 3h2 116 - 23 137 2h2 autres créances .. ..- - hi 5o 219 298 377 Avoirs non classés 1.855 797 721 h07 8h3 h37 509 5h9 1.090 Actif = Passif 28.752 27.28h 29.480 25.214 27.125 23.911 2h-136 25.908 27-163 Passif Masse monétaire 14.8h2 15.018 16.377 15.766 16.771 15.622 16.706 18.331 19.145 Dépôts des banques 178 289 29 56 39 123 2h1 72 29 Dépôts de l'Etat 12.572 10.717 11.336 8,027 8.399 6.363 5.168 5.638 5.702 Créances à l'étranger 100 53 95 1 2 1 2 - - Comptes en capital 500 584 702 831 963 1.108 1.108 1.108 1.108 Passif non classé 560 623 844 530 9h7 689 910 759 1.179 3ources: 1962-63, FMI. 1964-67., IEM. Tableau. 22: BILAN CONSOLIDE DES BANQUES COMMERCIALES Al (millions de FMG) 1962 1963 1964 1965 1966 1 9 6 7 Avril 2 II III IV Actif Trésorerie 365 238 180 233 317 226 398 242 220 Monnaie 193 164 149 174 265 143 223 197 207 Soldes à l'IFM 172 74 31 59 52 83 175 h 13 Avoirs à l'étranger r 4.019 2.674 1.657 1.119 1.470 1.727 1.722 1.899 2.535 Créances sur l'état 1.235 1.577 1.855 1.922 2.347 2.026 2.250 2.337 2.366 Créances sur le secteur privé 23.892 26.261 29.h99 27.937 31.232 29.542 31.095 34.996 36.358 Avoirs non classés 2.56o 2.894 3.808 3.650 4.474 2.964 3.613 4.010 4.954 Actif = Passif 32.071 33.644 36.999 34.861 39.840 36.485 39.079 43.484 46.433 Passif Dépôts à vue 9.361 10.227 10.963 11.725 13.316 12.005 12.553 12.423 13.930 Dépôts à tene 549 760 1.293 1.583 2.398 3.389 3.705 3.620 4.153 Dépôts de l'Etat 482 1.h37 1.647 1.638 1.836 1.756 J.1755 2.230 1.865 Fonds de prêts de l'Etat 13 - - - - .. 2.010 2.063 2.563 2.564 dont: Trésor - - - - .. 1.010 1.063 1.563 1.564 CCP - - - - .. 1.000 1.000 1.000 1.000 Créances de l'étranger 1.110 837 975 779 1.015 1.082 1.484 1.209 1.489 Créances de l'IEM 15.550 15.241 16.249 12.4Uh 13.625 11.51h 12.029 15.221 15.629 Comptes en capital 1.532 1.788 1.941 2.031 2.115 2.148 2.154 2.316 2.340 Passif non classé 3.487 3.35h 3.931 4.661 5.535 2.581 3.336 3.903 4.462 Dépôts de la Poste 1.975 1.746 1.849 1.916 1.830 1.990 2.046 1.965 2.027 /l Quatre banques commerciales et la BNM (opérations à court et moyen terme). /?_ Les chiffres de mars ne sont pas disponibles. Pour 1967 les chiffres sont disponibles séparément. Auparavant ils n'étaient pas classés. Ils consistent en avances du Trésor et des CCP à la BNM. Sources: FMI., IEM Tableau 23: EVOLUTION MONETAIRE (millions de FMG) 1 9 6 7 1962 1963 1964 1965 1966 April V/ II III 17 Avoirs à l'étranger (nets) 14.663 12,908 13.207 12.655 13.161 13.017 11.960 10,875 11.648 Créances intérieures 1,.048 17.976 20.220 22.110 25.174 23.263 26,482 28.942 30.679 Créances sur l'Etat (nettes) 1/ -9,844 -8.285 -9.279 -5.827 -6.058 -6.279 -4.689 -6.130 -5.738 Créances sur le secteur privé 23.892 26.261 29.499 27.937 31.232 29.542 31.171 35.072 36.417 dont: crédit à court terme 21.546 24.079 27.208 26.036 28.330 26.375 crédit à moyen terme 2.346 2.182 2.291 1.901 2.902 3.167 Masse monétaire 25.985 26.827 29.00 29.233 31.652 29.633 31.082 32-522 34.895 Quasi-monnaie 549 76o 1.293 1.583 2.398 3.389 3.705 3.620 4,153 Autres avoirs (nets) 2.177 3.297 3.094 3.949 4.285 3.258 3.654 3.677 3.277 Pour 1967 ce chiffre inclut les fonds de prêts de l'Etat,c'est-à-dire les avances à court, moyen et long terme du Trésor et de la Poste à la BNM. Ce détail n'était pas disponible précédemment. 2/ Les chiffres de mars ne sont pas disponibles. Source: FMI Tableau 2h: MOUVEMENTS DE LA MASSE MONETAIRE (millions de FMG) 1963 1964 1965 1966 1967 Avoirs à l'étranger (nets) -1.755 299 -552 5o6 -1.513 IEM - 683 1.454 -210 391 -2.lo Banques -1.072 1.155 -342 115 591 Crédit au secteur privé 2.369 3.238 -1.562 3.295 5.18o Financé par l'IEM 309 1.008 -3.805 1.181 2.004 Financé par les Banques 2.678 2.230 2.243 2.114 3.176 Créances sur l'Etat (nettes) 1.559 - 994 3.452 - 231 320 Dépôt à terme - 211 - 533 - 290 - 815 -1.755 Autres avoirs -1.120 203 - 855 - 336 1.008 Total 842 2.213 193 2.419 3.243 Mouvements de la masse monétaire 842 2.213 193 2.419 3.243 Taux d'augmentation (f) 3,2 8,2 0,6 8,3 10,2 Source: Evolution monétaire (Tableau 24) Tableau 25: BATANCE DES PAIEMENTS 1962-66 (ESTIMATIONS) (millions de FMG) 1962 1963 1964 1965 1966 Zone Autres Zone Autres Zone Autres Zone Autres Zone Autres Globale Franc pays Globale Franc pays Globale Franc pays Globale Franc pays Globale Franc pays 1. iens et services Exportations (fob) 23.183 16.407 6.776 20.459 13.081 7.378 22.700 15.236 7.466 23.314 12.479 10.835 24.132 14.251 9.881 Imprtations (fob) -25.504 -20.125 -5.379 -27.259 -20.698 -6.561 28.200 20.743 7.457 -27.943 -19.670 -8.273 -30.301 -21.186 -9.115 3alance commerciale -2-321 -3.718 1.397 -6.800 -7.617 817 -5.500 -5.507 7 -h.629 -7-191 2.562 -6.169 -6.935 766 Assurances et frets crédit 2.376 2.317 59 2.566 2.525 41 2.600 2.512 88 2.829 2.655 174 2.971 2.774 197 Débit -6.483 -5.792 -691 -7.151 -6.243 -908 -8-300 -7.406 -894 -6.37h -5.420 -95h -8.514 -6.077 -2.-436 Voyages (net) -985 -917 -68 -1-13 -1.041 -102 -1.100 -899 -201 -1.899 -1.671 -228 -2.383 -2.200 -183 Revenu des investissements (net) -4.167 -4.118 -49 -h.238 -h.194 -44 -4.500 -h.411 -89 -h.117 -4.ooo -117 -h.423 -h.330 -93 Transactions gouvernementales Crédit 11.148 10.947 201 11.321 10.960 361 8.500 8.398 102 9.281 9.230 51 8.6h1 8.241 &oo Débit -3.395 -3.271 -124 -3.820 -3.662 -158 -1.900 -1.790 -110 -4-197 -3.938 -259 -2.733 -2.447 -287 Autres services (nets) -263 -120 -1h3 -188 -125 -63 - 20 -20 -303 -250 -53 -305 -306 1 Total biens et services -4.090 -4.672 582 -9.453 -9.397 -56 -10.200 -9.084 -1.116 -9.409 -10.585 -1.176 -12.915 -11.280 -1.635 2. Paiements de transfert Transfert privé - crédit .. .. .. .. .. .. 2.31h 1.90 h10 2.473 1.960 513 2.040 2.OhO - Transfert privé - débit .. .. .. .. .. .. -1h - -1 13 - 13 - - - Transfert privé - net 2.131 1.785 346 2.238 1.790 448 2.300 1.904 396 2.460 1.960 500 2.OhO 2.0h0 - Transfert public- crédit .. .. .. .. .. .. 11.600 8.84 2.756 8.955 6.521 2.434 9.974 5.922 4.051 Transfert public- débit .. .. .. .. . .. -1.00 -1.000 - -1.185 -1-185 - -1.47h -1.48 -66 Transfert public- net 9.150 8.235 915 9.667 7.812 1.8$5 10.600 7.8hh 2.756 7.768 5.336 2.U3h 8.500 h.51h 3.985 Total transferts 11.281 10.020 1.261 11.905 9.602 2.303 12.900 9.748 3.152 10.230 7.296 2.934 10.540 6.555 3.985 Tntel cmpte courant 7.191 5.3L7 1.843 2.452 205 2.2)17 2.700 664 2.036 821 -3.289 4.110 -2.375 -4.725 2.350 3. ompte en capital Tmvestisserrent privé (net) 834 801 33 1.785 1.505 280 2.500 2.681 -181 2.212 1.482 730 1.895 1.312 583 vo,vemert des capitaux privés a court terme (net) -6.036 -6.000 -36 -6.050 -6.000 -50 -5.500 -5.500 - -5-000 -5.000 - -3.000 -3.000 - DrPts moins service de la dette 641 6h1 - 277 376 -99 700 700 - 2.654 2.654 - 2.252 628 1.625 Autres - - - - - - - - - - - - -1.060 -814 -246 Total comnte en capital -4.561 -4.558 -3 -3.988 -h-119 -131 -2-300 -2.119 -181 -134 -86h -730 87 -1.874 -1.962 4. Mouvements monétaires (Les augmentations d'avoirs extérieurs sont affectées d'un signe négatif) Institut d'érission .. - - 683 - - -1.54 - - 210 - - 391 - - 5ang'es .. - - 1.072 - - 1.155 - - 342 - - -115 - Total mouverents monétaires .. - - 1.755 - - -29 - - 552 - - -506 - - Erreurs et omissions - - - -219 - - -101 - - -1.239 - - 2.794 - - Sources: 1962-63 - FMI. 1964 - Direction de l'Cefice des Changes et estimations des services de la Panque. 1965-66 - ,irection de l'cffice des Cbar2es, I.¼.5.E. et stat±stic.ues monépýres. Tableau 26: BALANCE DES PAIEMENTS POUR 1966 (ESTIMATIONS) (millions de FMG) Globale Zone franc Autres pays Crédit Débit Solde Crédit Débit Solde Crédit Debit Solde 1. Biens et services Marchandises (fob) 24.]31,5 30.301,1 -6.169,6 14.250,6 21.186,0 -6.935,4 9.880,9 9.115,1 765,8 Assurances et frets 1.172,4 4.772,4 -3.600,0 1.172,4 3.292,4 -2.120,0 - 1.480,0 -1.480,0 Autres transports 1.798,8 3.741,4 -1.942,6 1.602,0 2.785,0 -1.183,0 196,8 956,4 -759,6 Voyages 250,7 2.633,6 -2.382,9 - 2.200,0 -2.200,0 250,7 433,6 -182,9 Revenu des investissements 1/ 371,8 4.794,5 -4.422,6 370,0 4.700,0 -4.330,0 1,8 94,5 -92,7 Trersactions gouvernementales (n.i.e.)- 8.640,8 2.733,4 5.907,4 8.240,8 2.446,7 5.794,1 400,0 286,7 113,3 Autres services 2.062,7 2.367,6 -304,9 1.887,1 2.193,0 305,9 175,6 174,4 1,2 Solde des biens et services 38.L428,7 51.343,8 -12.915,1 27.522,9 38.803,1 -11.280,2 10.905,8 12.540,7 -1.634,9 2. Paiements des transferts Contributions au titre de 1'ass. technique 2.280,0 1.473,8 806,2 2.280,0 1.407,7 872,3 - 66,1 -66,1 Aide étrangère (dons en capital) 4.384,2 - 4.384,2 1.772,4 - 1.772,4 2.611,8 - 2.611,8 Pensions, bourses et stages 2.040,4 - 2.040,4 2.00,4 - 2.040,4 - -- Subventions budgétaires 1.700,0 - 1.700,0 1.700,0 - 1.700,0 - - Imp8ts des militaires 170,0 - 170,0 170,0 - 170,0 - - - Matériel NASA 700,0 - 700,0 - - - 700,0 - 700,0 Autres paiements de transfert 739,1 - 739,1 - - - 739,1 - 739,1 Total paiements de transfert 12.013,7 1.473,8 10.539,9 7.962,8 1.407,7 6.555,1 4.050,9 66,1 3.984,8 Total compte courant 50.442,4 52.817,6 -2.375,2 35.485,7 40.210,8 -4.725,1 14.956,7 12.606,8 2.349,9 3. Compte en capital Investissement privé 1.900,7 6,0 1.894,7 1.312,0 - 1.312,0 588,7 6,0 582,7 Mouvements de capitaux privés à court terme - 3.000,0 -3.000,0 - 3.000,0 -3.000,0 - - Emprunts 2.535,2 - 2.535,2 892,4 - 892,h 1.642,8 - 1.642,8 3ons au FMI 740,6 - 740,6 - - - 740,6 - 740,6 Souscription FMI - 986,2 -986,2 - - - - 986,2 -986,2 Avoirs extérieurs - 783,9 -783,9 - 783,9 -783,9 - - - Achat d'or - 30,0 -30,0 - 30,0 -30,0 - - - Amortissement de la dette publique - 283,2 -283,2 - 264,9 -264,9 - 18,3 -18,3 Total du compte en capital 5.176,5 5.089,3 87,2 2.204,4 4.078,8 -1.874,4 2.972,1 1.010,5 1.961,6 Erretrs et omissions 2.794,0 - 2.794,0 Institutions monétaires 2/ -506,0 - -506,0 Total, tontes transactions 57.906,9 57.906,9 - 1/ Y compris les dépenses militaires de 1'étranger. 7/ L'augrentation des avoirs extérieurs est affectée d'un signe négatif. ource:I.N.S.R.E. Tableau 27: INDICES DES PRIX DE DETAIL 1. Consommation malgache à Tananarive Base de 100 = Janvier 1964 196 1965 1966 1967 Lidice général 100,8 105,2 108,4 109,3 Alimentation 100,2 106,6 111,1 110,6 Eclairage, combustible 100,1 101,9 103,5 l04,5 Domesticité 100,0 109,2 110,0 110,0 Entretien 102,7 104,9 106,5 110,8 Divers 100,0 100,5 101,2 102,2 2. Consommati=n uropéenne P. Tananarive Base de 100 = a:s 1962 1959 10 1961 1962 1963 964 1965 1966 1967 Indice général 95,4 96,9 98,2 100,2 103,0 108,1 111,0 114,1 117,2 Alimentation 94,7 95,4 97,7 99,0 101,4 105,5 108,8 111,0 113,2 Eclairage, combusÂi1le C,3,2 103>7 102,2 99,5 102,7 103,9 102,5 102,5 102,9 Domesticité 9),1 101,3 101,7 10),6 111,6 127,3 131,6 132,7 138,5 Eitretien 90,6 95,h 97,h 100,6 102,9 108,0 112,3 118,3 122,6 Divers 88,8 90,3 91,h 101,h 103,6 108,0 107,5 110,6 113,1 Source: LÎSRE Tableau 28: POPULATION Population estimée (milieu 19bô) 6.200.000 Densité 10,5 par Km2 Taux d'accroissement 2,1% par an Répartition par âges et sexes: Age Masculin Féminin Total Moins de 15 ans 23,8% 22,6% 46,h% 15 - 59 ans 22,4% 25,h% 47,8% Plus de 60 ans 3,0% 2,8% 5,8l Total 49,2% 50,8% 100,0% Source: Enquête Démographique 1966. INSRE. Tableau 29: UTILISATION DES TERRES en milliers d'Hectares Pourcentage Total 58,7O0 100,0 Terres cultiv6es 2,828 4,8 dont: Irriguées 700 1,2 Non irriguées 845 1,h Arbres 290 0,5 Friches 993 1,7 Prairies 34,000 58,0 Forêts 12,472 21,2 Incultes 4,900 8,4 Rivières et lacs 1,000 1,7 Inexploitables 3,50Do 6,0 Source: In antaire Socio-Economique de Madagascar, 1960-1965. Tableau 30: STATISTIQUES DES TRANSPORTS 1964 1965 1966 1967 Chemins de fer Marchandises Milliers de tonnes 538 538 504 572 1,1illions de tonnes-Km. 153 157 148 169 Voyageurs Milliers 2,176 2.100 1.926 2.196 Millions de voyageurs-lm. 151 147 150 171 Ports Exportations 313 307 415 538 Importations 488 568 601 680 Cabotage 417 455 420 496 Total 1,218 1.330 1.436 1,714 Total cumulé des immatriculations de véhicules Voitures 28.984 .. 32.117 Autobus et camionnettes 1.998 .. 2.948 Caraions 22.344 .. 24.200 Total 53.326 .. 59.265 Source: Kinistère de l'Equipement et des Communications. Tableau 31: INSCRIPTIONS DANS L MiSEIGNH4HIT PRIMAIRE (milliers) 1959-60 1960-61 1961-62 1962-63 1963-64 1964-65 1965-6 Provis Ecoles publiques Premier cycle Classe l 105,3 116,8 131,2 143,3 163,5 168,0 172,0 Classe 2 68,5 73,3 80,0 91,9 99,2 108,9 116,2 Classe 3 hh,7 49,9 56,4 63,6 70,7 77,5 84,3 Classe h 30,8 35,h 40,0 46,0 49,6 54,7 59,9 Second cycle Classe 1 10,1 12,2 16,8 20,2 22,5 2 29,! Classe 2 6,7 9,2 12,8 16,0 19,0 20,1 25,1 Total des écoles publiques 266,0 296,8 337,1 381,1 424,5 454,6 486,5 Ecoles privées 1i,7 148,9 157,6 170,9 171,0 178,5 -- Total des écoles primairesL. ho7,8 4h5,6 494,8 552,0 595,5 633,0 / Valeurs arrondies. Source: Autorités malgaches. REPUBLIQUE MALGACHE E Su~REZ RESEAU ROUTIER AFRIQUE HLL I m nii r Sombavo Bealanana dopo MADAGASCAR -NTISOHIHY roboto oeni rnbato .- oeon - Maevatona . - r rPIEE Maratenobe nKilometre 16 - TAlATA,E \ ~~An-.. -... PAntsalova sr nmndi laNANA ERC A JILLE M anab -- ' :M . -~ MorondovF Tsirm atbfhinai r nonom be- ANS -6 Morodava M abo -- Mania -- OAnkazoabo lhosv- Betroka -. :p 0 0 ,1 hyMdongy-d,- Betioky- - Bekl .r.-nny Abovo'i .: OCTOBRE 1968BID2 4 REPUBL1QUE MALGACHE ^ oo PLUVI0METRIE ET RELIEF <200 -Hclýile Vhem~ .Amnbonj sombovo Bef.h ar2oo - p oAto B.en. 00 Telv Vatomndry Mo,r aý -i -jary Betrokao T O IU U C PIO N . ....._ .. ...._T.lear __- __.._______ -- __ __ _ ___ __ _-Q _ _9 _ _. R-- - - - - - - - - - -- - - - - - - - - - - - - - 0 ilahy R. P LUVIOME TRIE CM PAR AN 200 ALTITUDE Fort Douphin O0-600m 600-1200 1200-1900 pius de 1B00m o0 -0 50 100 150 200 250 KM JUIN 1968 BIRD-1858R
Группа Всемирного банка · Pre-2003 Economic or Sector Report
Madagascar - The economy of the Malagasy Republic : L'economie de la Republique Malgache
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Основные сведения
Организация
Группа Всемирного банка
Тип документа
Pre-2003 Economic or Sector Report
Страна
Мадагаскар
Источник
Всемирный банк