Группа Всемирного банка · Pre-2003 Economic or Sector Report

Guinea - Economic trends and prospects (Vol. 2 of 2) : Etudes sectorielles et annexe statistique

Гвинея Всемирный банк
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FILE C0PiY DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. AF-63b TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a été prépare 'a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT TENDANCES ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES EN REPUBLIQUE DE GUINEE (en deux volumes) VOLUME II ETUDES S ECTORIELLES ET ANNEXE STATIS TIQUE ler septembre 1967 Département Afrique PARITES MONETAIRES 1 dollar des Etats-Unis = 246, 853 francs guinéens 1 franc guinéen = 0, 00405 dollar des Etats-Unis 1 milliard de francs guinéens = 4, 05 millions de dollars des Etats-Unis TALLE DES 1HLeATIEPZS VOLUME II - ETUDES SECTORIELLES ET ANNEXE STATISTIQUE Page No I. AGPICULTUPE ................................. 1 Produits d'exportation ....................... .... 3 Denrées alimentaires de base ......................... 8 Cultures industrielles ............................... 10 Considérations générales ..............il....... il II. EXPLOITATION MINIEPE ET TRAITI1ENT DES MINERAIS ........ 13 Alumine .................... ... 15 Bauxite .............................................. 17 Minerai de fer ................. 20 Diamants ............................................. 21 III. INDUSTRIES DE TRANSFOIATION ........................... 23 IV. IFASTRUCTUPE: DEVELOPP IETT 7T P2OJ7TS FUTUPS ...... 29 Transports o,. ... osc . ............ e . 29 Energie électrique anté........ 33 Télécommunications ......................... 36 Enseignement et santé publique ............ 38 - ii - ANNEXE STATISTIQUE Tableau No. 1. Population par Region, au 31 aoiÎt, 1964. 2. Distribution par secteur des depenses prévues par les plans, 1960-63 et 1964-70. 3. Sources de Financement des dépenses prévues par les plans. 1960-63 et 1964-70. h. Evaluation des Comptes de la Nation de la Guine., Valeur ajoutée par Secteur, 1963/6h etl96h/65, 5. Comptes de la Nation de la Guinée - Affectation des dépenses. 1963/64 - 1964/65. 6. Evaluation du Produit Agricole de la Guinée,, 1963/64 - 1965/66. 7. Dépenses Budgétaires de l'Etat 1960 - 1966/67. 8, Recettes Budgétaires de l'Etat (1960 a 1966/67), 9'. Budgets Régionaux (Recettes et Dépenses) 1963/64 ~ 1966/67. 10. Prévisions Budgétaires des Régions pour les Exercices 1963/64 et 1964/65. 11. Recettes et Dépenses des Entreprises Publiques classées par Catégorie d'Activités, 1963/6ù et 1964/65. 12. Ventilation officielle des Bnbfices des Entreprises Publiques. 1962 - 1964/65. 13. Actif et Passif de la Banque Centrale. 1960-1966. 14. Bilan Consolide des Banques specialisées. 1960-1966. 15. Actif et Passif du Crédit National. 1965 et 1966. 16. Actif de la Banque Guinéenne du Commerce Ext6rieur. 1965 et 1966, 17. Actif et Passif de la Banque Nationale de D*veloppement agricole. 1965 et 1966, 18. Mouvements des Dép6ts détenus par la Caisse Naticnale dtEpargne et le Compte courant postal. 1962-1966. 19. Rapport des Créances de la Banque Centrale sur les Banques Spé- cialisées au montant total de son Actif et aux Crdances des Banques Spécialisées sur l'Economie Guinéenne. 1961-1966. - iii - Tableau 20. Guinée: Etude Honftaire. 1960-1966. 21. Facteurs influant sur les Disponibilités en Numraire. 1961-1966. 22. Evolution à long terme de la Production Agricole. 1955/56 - 1965/66. 23. Sociétés Minières Guinéennes. 2h. Production et Exportations de Iiinerais. 1958-66. 25. Volume et Pays de Destination de la Bauxite exportée par la Guinée. 1958-65. 26. Production Mondiale de Bauxite. 1955-6h. 27. Evaluation préliminaire-des Risultats Econcmiques du Projet des Bauxites de Boke. 28. Projet des Bauxites de Boke: Base d'évaluation des dépenses dýIexploitation. 29. Projet des Bauxites de Boke: Bases de Calcul des Trai:ements et salaires et du cou^t des immobilisations en monnaie locale. LNIote: Calcul des effets du Projet des Bauxites de Bok sur les Ressources en devises. 30. Volume et Pays de destination du minerai de fer exporté par la Guinée- 1955-64. 31. Production Mondiale de Minerai de fer. 1955-64. 32. Production Mondiale de Diamants. 1961-65. 33. Usines de transformation visitées par la Hission. 34L Usines de transformation non visitées par la Mission. 35. Nouveaux Projets Industriels du Plan Septennal. 36. Nombre de véhicules automobiles irmatriculés. 1955-65. 37. Transport par Chemin de Fer. 1957-65. 38. Port de Conakry - Trafic Ccmmercial. 1958-65. 39. Electricité - Puissance installée, 1956-66. 40. Production d'électricité. 1956-66. - iv - Tableau 4l. Société Nationale d'Electricité - Exploitation Conakry. 1965. 42. Société Nationale dtEectricité - Exploitation Conakry. Récapitulation des ventes. 1952-65. 43. Projets Energétiques prévus par le Plan Septennal. 4. Société Nationale d'Electricité. Etat des Recettes, 30 Sept. 1965. 45. Structure des Tarif s de la Société Nationale d'Electricité. h6. Société Nationale d'Electricité. Bilan au 30 Sept. 1965. 47. Plan de Développement Septennal. Télécommunications. 48. Education. 1957/58 - 1965/66. h9. Etudiants Guinéens titulaires de bourses à l'étranger. 1966. 50. Assistance Technique Extérieure (Experts) fournie à la Guinée. 1966. 51. Exportations. 1958 - 1965/66. 52. Importations. 1958 - 1965/66. 53. Déficit de la Balance Commerciale et Structure de ce dZ>Dficit. 1958 - 1965/66. 54. Balance des Paiements. 1963 - 1964/65. 55. Directions du Commerce Extérieur. Ventilation .des Importations et Exportations courantes. 1958 - 1965/66. 56c Guinée: Dette Publique Extérieure à moyen et long terme non amortie, au 30 juin 1966. 57. Guinée: Evaluation des Versements au Titre du Service contracté de la dette publique extérieure à Moyen et à Long terme non amortie, au 30 juin 1966. 58. Guinée: Evaluation des Versements à effectuer au Titre du Service contracté de la dette publique extérieure à Moyen et Long terme non amortie, a-i 30 juin 1966. 59. Projections des Comptes des Transactions Extérieures de la Guinée . Note: Hypothèses sur lesqlles se fondent les Projections des Comptes des Transactions Extérieures. I. AGRICULTURE 1. L'agriculture constitue, pour la majeure partie de la population du pays, ltélément déterminant du mode de vie, et elle occupe la majeu- re partie de sa main d'oeuvre, bien que - nous l'avons dit - elle ne fournisse guère plus de la moitié du produit national. Les quatre régions géographiques distinctes offrent des conditions naturelles diverses qui se prêtent à différents genres d'activité agricole; mais on a peu de connaissances scientifiques au sujet des cultures qu'il conviendrait de pratiquer, et la production est freinée par certains facteurs adverses répartition inégale des pluies au cours de l'année, déboisement et épui- sement du sol, conduisant à la culture itinérante et à la pratique des feux de brousse (écobuage), isolement des populations et difficultés de transport en raison de la topographie de certaines régions, notamm1ent celle des forêts. 2. Comme la plupart des autres pa,ys d'Afrique, la Guinée n'a pas une population très dense, et les exploitations se réduisent le plus souvent à un lopin de terre dont une faàille tire sa subsistance, en vertu de droits qui reposent sur l'occupation plutôt que sur des titres juridiques. L'agriculture de plantation n'y existe que sur une échelle modeste, par exemple dans les plantations de bananiers et d ananas qu'exploitent des Européens, et dans les petites plantations de quinqui- nas (cinchona) qui sont propriété d'Etat. Peu après l'accession du pays à l'indpendance, le Gouvernement a tenté de réformer le régime foncier dans le sens d'une collectivisation des terres. Cet effort s'est organisé en 1960, en liaison avec le Plan triennal, et était censé devoir donner à la plupart des activités agricoles une base communautaire, exception faite pour les tapades, c'est-à-dire les jardins qui entourent les cases indigènes et que chaque famille devait continuer à cultiver elle-même. Chacune des régions administratives fut dotée d'un Centre de Modernisation agricole chargê de fournir du matériel aux cultivateurs, de pourvoir à leurs autres besoins, de leur dispenser une formation et d'assurer le fonctionne-ment de services de vulgarisation. La Banque de Développement agricole accorda des prêts à ces centres pour l'achat de matériel. Cet effort échoua au bout de quelques années, faute d'organisation sérieuse et de personnel qualifié. Les sommes prêtées se r6vélarent le plus souvent irrecouvrables, et la Banque de Développement agricole renonça aux opérations de ce genre. L'échec de cette expérience s'explique incontesta- blement par l'ampleur excessive qu'on lui donna d'emblée, au lieu de procéder par étapes, en commençant par des projets-pilotes soigneusement élaborés. Si l'on excepte quelques cas isolés de production collective sous la direction d'administrateurs régionaux, l'agriculture repose pres- que entièrement sur une base individuelle. Quelques coopératives s'occu- pent toutefois des aspects commerciaux de l'agriculture. Il existe notn- ment quatre coopératives de planteurs européens et cinq coopératives bana- nières régionales, fondées en 1964, après l'échec de la tentative de collectivisation à l'échelon national, pour distribuer des engrais et du matériel d'emballage, et pour organiser le transport de la récolte sous l'égide de l'Office de la Banane et des Fruits. - 2 - 3. Les travaux en matière de planification agricole et les services de lragriculture se situent l'un et l'autre à un niveau assez faible. Le 1inistere de l'Economie Rurale, qui à aucun moment n'a reçu plus de 1% des crédits inscrits au budget de fonctionnement de l'Etat, ne dispose à Conakry, où il a son siège, que de 14 personnes pour diriger son action dans tout le pays. La modicité des crédits alloués à 1'agriculture et des sommes dépen- sées en sa faveur au titre des divers Plans a déja été signalée. Des fonc- tionnaires subalternes s'occupent de l'agriculture sous l'autorité des quatre ministres régionaux et des 29 gouverneurs de région. D'autres ministères nationaux comme ceux du Développement Economique, du Commerce Intérieur, du Commerce Extérieur (également chargé des opérations bancaires) s'occupent de certains aspects de l'activité agricole, la coordination entre eux et le Ministère de l'Economie Rurale s'effectuant, au niveau gouverne- mental, par l'intermédiaire du Conseil des Ministres. L'assistance technique étrangère en faveur de l'agriculture a également été très restreinte jusqu'ici; à l'heure actuelle, il y a en Guinée environ sept experts en riziculture (ONU). cinq experts en sylviculture (ONU), un conseiller agricole non spéòialisé (FAO), un conseiller pour l'élevage -(FAO) et quatre ou cinq conseillers zootechniciens de nationalité russe. 4. Les échanges de produits agricoles sont en grande partie dirigés par ltEtat (par l'entremise de divers organismes de distribution) sur la base de prix imposés pour la plupart des articles. Il est impossible de déterminer ltétendue des distorsions que ltéconomie a subies de ce fait, dans le jeu profond de l'offre et de la demande. L'application en grand des méthodes de rationnement et de contrôle des prix stest généralement révélée inefficace, me^me dans les pays aux économies particulièrement avancées, et s'est le plus souvent limitée à de courtes périodes et à des circonstances exceptionnelles ou critiques. Il n'est pas surprenant que ces mesures dirigistes aient des conséquences fâcheuses lorsqu'elles sont appliquées pendant un temps indéfini dans un pays où le personnel compétent est très difficile à trouver. 5. Le commerce extérieur des produits agricoles est un monopole d'Etat. Les exportations sont du ressort exclusif de Guinexport et de ltOffice de la Banane et des Fruits, bien que certains acheteurs privés soient autorisés à exercer leur activité selon les directives de Guinexport. Les exportations relèvent de sociétés d'Etat, et le Ministère du Commerce intérieur distribue-les produits importés par l'entremise de magasins régionaux officiels. Les prix réglementairement payés aux producteurs de certains articles destinés à être exportés sont subventionnés en fonction des cours pratiqués à l'exportation. Les fonds sur lesquels sont payées les subventions proviennent de la Caisse de Péréquation, alimentée au moyen de taxes spéciales sur les importations. Cependant, on a parfois recours à cette Caisse pour subventionner d'autres activités que les exportations agricoles. Les sommes qui y avaient été versées à la fin de 1966, clest-à-dire en cinq années de fonctionnement, atteignaient 6,7 milliards de FG, dont 5,5 milliards avaient été répartis comme suit: - 3 - Guinexport 2 milliards ; Office de la Banane 1,4 milliard ; budget national 1,4 milliard ; Chemins de fer guinéens 0,2 milliard ; divers 0,5 milliard. 6. Les ternes de l'échange sur le marché intérieur semblent avoir évolué dans un sens défavorable aux produits d'exportation, mal- gré le système de contrôle des prix auquel sont soumis les articles qu'achètent les producteurs. Mais il y a plus important encore: la pénurie de marchandises à acheter a eu pour effet de décourager la production pour l'exportation et de susciter dans certains cas des courants de contrebande. 7. La nécessité d'assurer a l'agriculture un personnel qualifié a récemment été reconnue, ce qui a conduit, vers le milieu de 1966, a décider que toutes les écoles secondaires d'enseignement général situées dans les r'gions rurales dispenseraient une formation agricole. Il Semble que 400 classes de ce genre se soient ouvertes pour un effectif globa- de 20.000 élèves environ, mais sans préparation suffisante, qu'il s'agisse des locaux, des terres défrichées, du matériel et des autres articles nécessaires, ou du personnel enaeigriant. 8. Réalisations et problèmes agricoles seront éclairés, dans les pages qui suivent, par un examen de la situation relative aux produits d'exportation, áux denrées alimentaires de base et aux cultures indus- trielles (Tableau 22). Produits d'exportation 9. Quatre produits agricoles - bananes, ananas, café et palmistes - constituent traditionnellement les principales sources de devises; mais les sommes tirées, globalement, de leur exportation, montrent, sur une longue période, une diminution continue, tant en valeur absolue que par rapport à la valeur totale des exportations. La production paraît s'être mieux maintenue que le volume des exportations, ce qui suggère, dans le cas du café, des expéditions clandestines en contrebande, et dans le cas- des bananes, une préférence croissante pour les variétés non exportables. Ensemble, ces quatre articles ont représenté en 1965-66 plus de 90% de la valeur des exportations agricoles; mais celles-ci, qui constituaient au moment de l'accession a l'indépendance les trois-quarts des recettes en- devises, n'en reprsentent plus aujourd'hui qu'un peu plus de la moiti5, et leur niveau actuel se situe aux environs de 4 milliards de FG, apres être passées par un maximum de 5,4 milliards en 1960 et par un minimum de 3,1 milliards en 1964. Certaines augmentations de valeur se sont donc produites depuis deux ou trois ans. 10. Pour ce qui est des perspectives a long terme, il est à% noter que les principales exportations agricoles se heurtent à de délicats problèmes de production ou de commercialisation. Les bananes et les ananas bénéficient des cours préférentiels auxquels les pays d'Europe orientale les ache- tent, et malgré cela les bananes sont fortement subventionnées. Les ananas auraient également besoin de subventions assez élevées s'ils devaient se vendre aux cours mondiaux. Les méthodes de production de la banane auraient en outre grand besoin d'organisation technique. Parmi les cultu- res d'exportation, c'est sans doute celle du café dont les perspectives sont le plus favorables, bien qu'à son égard aussi, un gros effort de mo- dernisation technique s'impose; d'autre part, pour pouvoir augmenter sen- siblement le volume des exportations par les voies officielles, il faudrait trouver en Europe orientale des marchés qui échappent au contingentement institué par l'Accord international du Café. La Guinée possède de vastes palmeraies naturelles; mais le palmier à huile, laissé à lui-même, produit peu et l'exploitation de sa production appelle une organisation technique encore a peu près inexistante. 11. Les bananes disputent au café le premier rang parmi les exporta- tions agricoles. La Guinée en a exporté en 1965/66 pour 1.0h0 millions de FG. Le volume des exportations manifeste depuis 1955 une forte tendance a la baisse, encore que depuis 1964, le tonnage remonte légèrement. En 1955, le volume des exportations était voisin de 100.000 tonnes; il a ensuite baissé par à-coups et n'était plus en 1964 que de 35.000 tonnes. en 1965/66, il est remonté à 43.684 tonnes. Cependant, d'après les statistiques douanières, la valeur de ces exportations s'est bien maintenue (1.C67 ril- lions de FG en 1958, contre 1.OhOmillions en 1965/66), ce qui paraît indiquer que les prix à l'exportation ont beaucoup augmenté. Après l'accession à l'indépndance, le courant dIexportation s'est détourné du marché français, désormais protégé, pour s'orienter vers l'Union Soviétique et les pays dI'Europe orientale, qui semblent payer des prix supérieurs aux cours pra- tiqués par les pays importateurs d'Europe occidentale. 12. La production de bananes a été portée à son tonnage maximum en 1955 par les planteurs français, exploitant des plantations modernes dans la région côtière, surtout le long de la voie ferrée Conakry-M1amou. Par suite de l'exode de nombre de planteurs français au lendemain de l'indé- pendance et des conditions moins favorables faites à ceux qui restt.rent sur place, la part de ces plantations dans une production en déclin est tombée aujourd'hui aux deux tiers environ des quantités totales produites alors qu'elle était des quatre cinquièmes en 1955. gêie dans les plantations bien gérées, où les rendements atteignent h0 tonnes à l'hectare (ctest-à-dire plus que dans les plantations d'Amérique Centrale), les coûts de production sont élevés. Cela est encore plus vrai des plantations des autochtones, dont les rendements sont estimés à 10 ou 15 tonnes à l'hectare. La culture de la banane en Guinée impose des frais considérables : application d'en- grais, travaux d'irrigation, matériel d'emballage, lutte contre les maladies. La moitié environ de ces coûts de production correspond à des achats d'ar- ticles importés. Malgré les prix relativement élevés que paient les acheteurs d'Europe orientale, l'Etat doit, au cours actuel du change, aider les planteurs par d'importantes subventions. Ces subventions prennent la forme de distributions gratuites d'engrais et de matériel d'emballage, faites par l'agence officielle d'exportation et commercialisation, l'Office de la Banane - 5 - et des Fruits. On estime que ces subventions ont cou^té en 1965-66 quelque h00 millions de FG, soit h0 de la vqleur des exportations. 13. Le Gouvernement a fixé comme objectif P la production exportable, en 1970, 100.000 tonnes. Ce chiffre semble très optimiste, et il est plus vraisemblable que la production annuelle se situera, à ce moment là, aux environs de 50.000 tonnes. Encor e faudrait-il, pour atteindre cet objectif plus modeste, continuer a subventionner fortement les planteurs, dont les plus compétents soutiennent qu'il leur faudrait, pour réaliser un profit, recevoir au roins 35 FG par kilo - prix bien supérieur à l'équivalent en monnaie locale, au taux de change actuel (2h,7 FG), aux prix pourtant éle- vés que paient les acheteurs d'Europe orientale. Il seible en tous cas que les bananes de Guinée ont besoin de conditions préférentielles de commercia- lisation, et ne peuvent se vendre autrement sur le raarché international. l. L'exportation des ananas est étroitement liée à celle des bananes. Eux aussi se vendent aux pays d'Europe orientale et doivent être transportés par les mêmes bateaux que les bananes. Le rapport de tonnage entre les deux produits est d'environ 1 (pour les ananas) à 5 (pour les bananes). Mais si l'on calcule Jes exportations en valeur, l'écart est beaucoup moins grand (658 millions de FG pour les ananas, en 1965/66, contre 1.0h0 millions pour les bananes). 15. La production d'ananas a pris un essor considérable depuis l'in- dépendance, en raison des prix très élevés payês par les pays du Bloc orien- tal. En 1957, le volume des exportations n'était que de 50 tonnes ; mais son augmentption progressive l'a porté à 6.81h tonnes en 1965/66. Les cours pratiqués sur le marché mondial pour les ananas frais semblent inférieurs de 60% aux prix consentis par les pays du Bloc oriental (98,8 FG le kilo en 1965/66). Les producteurs reçoivent de l'office de la Banane et des Fruits 90 FG par kilo, alors que leurs coûts de production - dans les plantations bien gérées, ayant un rendement de h0 tonnes à l'hectatre - sont estimés à 50 FG par kilo. Aux cours du marché mondial, ce prix de revient auquel arri- vent les producteurs compétents et dans lequel les articles importés inter- viennent pour la moitié environ, serait supérieur d'un quart ou plus aux cours internationaux. L'ananas a donc besoin lui aussi d'un régime préfé- rential au stade de la commercialisation, et ne pourrait se vendre sur le marchê mondial à des prix compétitifs que grâce à de fortes subventions. 16. Si l'on fixe à 50.000 tonnes - objectif raisonnable - la production de bananes en 1970, l'objectif correspondant pour la production d'ananas serait de l'ordre de 10.000 tonnes, bien plutôt que dcs 20.000 tonnes que prévoient, dans leur optimisme, les services officiels. 17. Parmi les exportations de produits agricoles, c'est celle du café qui, en 1965/66, a rapporté le plus : 1.311 millions de FG. Cette exportation a connu un essor considérable aprés la fin de la deuxième guerre mondiale, et a atteint en 1960 un maximum de 16.000 tonnes. Après cette date, elle a cons- tamment décliné tombant en 1965 à 5.000 tonnes, puis est remontée à 10.000 tonnes au cours de l'année la plus récente. Ce déclin prolongé s'explique - 6 - sans doute en partie par une maladie du caféier, la trachéomycose; mais il est dua, dans une plus large mesure, à un fort courant de contrebande vers l'étranger. Ces exportations clandestines font qu'on ne peut accorder aux statistiques douanières qu'une confiance limitée. On estine que ces exportations ont pu atteindre, en 1965, 7 à 8.000 tonnes, ce qui représente environ un milliard de FG. 18. Le café se cultive à une certaine altitude dans la zone fores- tière du pays, et sa culture est entièrement aux mains de petits planteurs guinéens. Les conditions naturelles sont favorables à la production d'une bonne variété de café Robusta. Malheureusement le coat élevé du transport jusqutà Conalay constitue un inconvénient, auquel les arrangements récem- ment conclus en vue d'un transport par route à travers le Libéria permettront peut-etre de remédier. Les rendements - 100 'à 200 kgs . l'hectare - sont faibles, mais ne sont pas très inférieurs à ceux que lton trouve dans la plupart des pays africains. 19. Les cours avantageux qui se pratiquent sur le marché international depuis ltentrée en vigueur de l'Accord International du Café, en 1963, ont permis au Gouvernement de relever le prix payé au producteur (de 65 FG par k.lo en 1962/63 à 95 FG en 1965/66); ce prix semble actuellement suffisant, par rapport aux couts de production, pour que ltoctroi de subventions soit a peu près superflu. Cependant, la contrebande est favorisée par la situation géographique des plantations et par la possibilité de troquer le café contre des tissus, par exemple, dans des pays comme le Sierra-Leone et (dans une moindre mesure) le Libéria et la Côte d'Ivoire. 20. Devant les ravages causés par la trachéomycose, le Gouvernement a entrepris en 1964 dtimporter de la Côte d'Ivoire, pour les distribuer aux planteurs, des semences et du plant dtune variété (Robusta Ineac) qui résiste à cette maladie. Il a prévu pour 1970 la production de 43.000 tonnes de cette variété de café; mais ce chiffre d'objectif ne semble tenir aucun compte des réalités, notamment des mauvaises conditions techniques dans lesquelles s'est faite la distribution des semences et du plant, ainsi que le repiquage. Il paraÎt raisonnable de penser que la production totale de 1970 ne dépassera pas 20.000 tonnes, ce qui représenterait le double de la production de 1965/66, tout au moins si l'on se fonde sur les chiffres officiels concernant les exportations. 21. La Guinée se heurte pourtant, en ce qui concerne le café, à un problème de commercialisation. Les pays du Bloc oriental ne lui achètent que le tiers environ de sa production actuelle; la majeure partie de cette production doit donc être vendue à des pays importateurs adhérant à l'Accord International du Café. Ces pays wnt tenus, aux termes de lAccord en question, de ne pas acheter aux pays exportateurs qui n'y ont pas souscrit plus de café qutils nten ont importé (en moyenne) au cours des trois années qui ont précédé la signature de 1Accord. Or les exportations de la Guinée ont été en moyenne, ces trois années-là, de 13.000 tonnes, dont 80% (10.000 tonnes environ) sont allées à des pays importateurs qui ont adhéré à iaccord. La marge d'expansion des exportations guinéennes vers ces pays est donc assez étroite; elle peut être de ltordre de 3 ou 4.000 tonnes en plus du tonnage actuel. Le supplément de production de 10.000 tonnes que l'on prévoit pour - 7 - 1970 devrait donc être absorbé en majeure partie par des pays du Bloc orientall, à moins que la Guinée n'adhère à l'Accord du Café et n'obtienne un contingent d'exportation supérieur aux quantités qu'elle peut actuelle- ment vendre aux pays exportateurs adhérant à l'Accord. L'expansion de la production exige également que les autorités fassent, parmi les planteurs, un vaste effort de vulgarisation propre à améliorer les méthodes de repi- quage et d'entretien. On estime que des caféiers de l'espèce Robusta Ineac, slils sont convenablement soignés, peuvent atteindre un rendement moyen de 800 à 1.000 kgs par hectare. Lteffort que suppose un tel résultat ne semble guère réalisable que sous la direction technique d'experts. 22. Parmi les autres exportations agricoles, la principale est celle des palmistes, dont la valeur en 1965/66 (683 millions de FG) n'a été que légèrement supérieure à celle des exportations d'ananas. Cependant, la tendance à long terme est beaucoup ;oins dynamique dans le cas du palmiste que dans celui de l'ananas. Depuis l'indépendance, le volume annuel des exportations s'est généralement situé entre 20 et 2'.000 tonnes (19.324 tonnes en 1965/66). Cette production résulte, non d'une culture selon des méthodes modernes, mais d'une cueillette qui se fait plus ou moins au hasard et jamais complètement; les méthodes de broyage appliquées au traitement des amandes sont elles aussi primitives. Le palmier à huile pousse un peu partout dans le pays, et les peuplements naturels sont parti- culièrement denses en Basse Guinée et dans la région des f orêts. Les rendements sont toutefois limités par la durée excessive de la saison sèche en Basse Guinée et, dans une certaine mesure, par les basses tempé- ratures de la région des forêts. Ils sont en moyenne de 1.500 tonnes à l'hectare, alors qu'ils atteignent 2.CO tonnes en Côte d'Ivoire. De ce fait il est difficile à% la Guinée de soutenir la concurrence sur le marché international du palmiste. 23. La Guinée possède également de nombreuses palmeraies naturelles de cocotiers sur les Îles côtières, et on y cultive d'autres plantes oléa- gineuses comme l'arachide et le sésame, seules exportées en petites quantités. L'insuffisance de la production locale de graines et d'huile contraint le pays à importer chaque année plusieurs milliers de tonnes d1huile (d'arachide, de soja et même de palme) pour l'alimentation et dtautres usages (fabrication de savon). Plusieurs huileries sont actuelle- ment en construction. L'une d'elles, suir l'Île côtière de Kassa, pourra traiter 7.000 tonnes de palmistes par an. 24. Le Plan septennal prévoit notamment, pour accroÎtre la production d'huile de palme, la remise en état d'environ un millier d'hectares de palme- raiecs sélectionnées, existantes en Basse Guinée -à la veille de l'indépendance et abandonnées peu après, ainsi que la plantation de 2.000 hectares supplé- mentaires. L'exécution de ce programme ne remporte jusqu'ici qu'un succès restreint. 1/ Il est à. noter toutefois que la Tchécoslovaquie a demandé à adhérer à l'Accord, et que son adhésion a été acceptée en août 1965, sous réserve de certaines formalités à accomplir. On croit savoir en outre que l'U.R..S.S. stest informée de la possibilité pour elle d'adhérer également à l'Accord. 25. Les palmistes sont surtout exportés vers les pays du Bloc oriental où ils se vendent aux cours du marché mondial. Il existe aussi un commerce de contrebande dont le volume ntest pas connu. Le Gouvernement paie aux producteurs un prix supérieur au prix d'exportation, ltécart étant comblé par une subvention. Pour pouvoir tirer parti de ltavantage assez restrient que lui donnent ses peuplements d'arbres à graines oléagineuses, le pays aurait surtout besoin dtun programme coordonné comportant la sélec- tion des secteurs les plus favorables, l'amélioration des plantations exis- tantes, ltaménagement technique de la production et la rationalisation de ltindustrie jusqutau stade du pressage des graines. Il ne semble pas que l'on doive s'attendre, dans l'avenir immédiat, à% de grands progrès de cet ordre. Dtaprès les projections, la Guinée devrait exporter en 1970, 18.000 tonnes de palmistes, compte tenu des 7.000 tonnes qui seront traitées par lthuilerie de Kassa. Denrées alimentaires de base 26. Le riz constitue en Guinée la base de l'alimentation. La consom- mation semble s'être élevée en 1964/65 à 271.000 tonnes de riz décortiqué, dont 231.000 tonnes produites dans le pays (à partir de 330.000 tonnes de paddy) et 40.000 tonnes importées, principalement des Etats-Unis (surplus agricoles PL 430). Les importations représentaient donc cette année-là 15% de l'offre totale; leur valeur était de 1,5 milliard de FG, soit 17% de la valeur totale des importations (à ltexclusion des importations faites au titre du Plan). La production locale de riz a augmenté depuis dix ans a une cadence moyenne sensiblement inférieure au taux dtaccroissement de la population. L'insuffi- sance de l'offre par rapport 3. la demande croissante a entraîné une hausse des importations qui sont passées dans le même temps d'environ 4.000 tonnes a une quarantaine de milliers de tonnes. L'insuffisance de l'offre exp.ique aussi que le riz se soit parfois vendu 2CO FG le kilo, alors que le prix officiel de vente au dêtail (pour le riz blanc) est de 90 FG le kilo. Les quantités exportées en contrebande vers des pays voisins passent pour être comprises entre 10.000 et 20.000 tonnes par an. 27. Le riz se cultive selon des méthodes primitives en altitude et sur les plaines côtières. Le riz de montagne, qui représentait en 1954 5O% de la production totale, en représentait 70% en 1964. C'est donc surtout en altitude que la production a augmenté. Le rendement du riz de Montagne est dtenviron 600 kgs à% l'hectare, tandis que celui du riz de plaine est à peu près double. En altitude, la culture est itinérante, et se pratique sur des terres périodiquement défrichées par des feux de brousse. L'accroisse- ment des superficies a eu pour effet d'abréger les périodes de jachère; et comme la végétation naturelle n'arrive plus à se reconstituer, les sols s'appauvrissent. Il semble hautement souhaitable de freiner l'extension des rizières de montagne et d'accroetre la superficie des rizières de plaine. Il paraît quten Haute Guinée, des techniciens russes étudient l'aménagement de rizières de plaine; mais la mission nta pas reçu de renseignements sur leurs travaux. Au titre du Programme des Hlations Unies pour le Développement, on étudie lintroduction de la riziculture sur 40.000 hectares de la région côtière; mais ces études semblent concerner surtout le milieu physique, et négliger les aspects économiques E les problèmes dtorganisation. On a aussi travaillé récemnent pendant un certain temps, sous les auspices de ltU.S. AID, à un petit projet portant sur 2.000 hectares de rizières. - 9 - 28. Il nfa pas été possible à la mission d'inspecter à fond les régions de rizières ni d1étudier en détail ces divers projets. Les dispo- nibilités du pays en terre et en eau paraissent toutefois devoir suffire à ses besoins. Une reconnaissance générale des régions rizicoles, ou qui pourraient le devenir, devrait être confiée à des spécialistes du riz, de la mise en valeur des terres et de l'économie agricole, ce qui permettrait de déterminer dans quels secteurs cette culture serait le plus profitable et d'élaborer un programme d'investissements. Un tel programme est d'un intérêt capital du fait qu'il s'agit d'un aliment de base, dont la Guinée doit actuellement importer des quantités considérables. Il ne semble pas y avoir actuellement dans le pays assez d'experts qualifiés pour une telle tâche, et sans doute faudra-t-il pendant un certain nombre d'années recourir a une assistance technique extérieure. 29. Le Gouvernement semble croire que la mécanisation de la rizi- culture suffira à résoudre le problème de son extension. Ce qui s 'impose, en fait, c'est toute une organisation de la production, dépassant largement le cadre d'unesimple mécanisation. Sur les 364 tracteurs recensés dans le pays, il y en a environ la moitié qui ne sont pas en état de marche. On pourrait avoir intérêt, au premier stade de l'effort de modernisation, à employer la traction animale. 30. Comme autres céréales produites dans le pays, il faut citer le mais, le fonio (Digitaria exilis) et le sorgho. Le mais est cultivé de manière plus intensive que les autres céréales dans les enclos qui entourent les cases indigènes et dont l'humus est enrichi par du fumier et du compost. Les estimations de la production annuelle varient entre 150.000 tonnes et le chiffre - souvent cité, mais beaucoup moins vraisemblable - de 450.000 tonnes. La culture se fait dans des conditions très primitives, et un programme d'amélioration des méthodes devrait partir, pratiquement, de z6ro. La population conscmme de grandes quantités de fonio, dont laproduction a été évaluée en 1966 à 60.000 tonnes. C'est une plante très résistante qui prospère en sol médiocre et dont la culture est particulièrement répandue sur les sols arénacés du Fouta Djalon. Cette culture, comme celle du riz de montagne, est itinérante, et se pratique sur brûlis. Sa productivité est néanmoins très faible. On estime quiune journée de travail fournit 10 kgs de riz, ou 12 kgs de mais, et seulement 2 à 3 kgs de f onio. La culture du sorgho est assez répandue et se combine souvent avec celle du riz et du mais; elle ne joue pourtant qu'un rôle secondaire et n'a produit en 1966 que 7.500 tonnes environ. 31. Outre les céréales, qui constituent la base de leur. alimentation, les Guinéens cultivent dans leurs tapades. surtout pour la consom,nation familiale, le manioc, la patate douce, le taro et drautres légumes. 32. la consommation de viande est très faible. La production totale, compte tenu de l'abattage non déclaré, s'élève d'après les esti- mations à 14 ou 15.000 tonnes par an, soit environ 4 kgs par tête d'habitant. La production et la consommation de lait sont également très faibles. Le cheptel comprend essentiellement un million et demi de bovins, 300.000 ovins, 500.000 caprins et plusieurs milliers de porcins. Le bétail est généralement considéré comme un signe de richesse, qu'il importe de préserver comme - 10 - symbole du rang social plut8t que pour l'exploiter. Il n'y a guère qu'une quarantaine de milliers de bovins qui soient utilisés comme animaux de trait, pour le labourage. Les méthodes d'élevage sont primitives. Les bêtes sont petites, et généralement sous-alimentées; leur état s-nitaire est mauvais, et leur abattage donne peu de viande. Une petite ferme expérimentale destinée à améliorer la qualité du cheptel par croisement avec la race russe Krasnaia a été créée, il y a quelques années, avec l'aide des Russes; mais l'entreprise s'est heurtée à des problèmes techniques délicats. Le plus urgent, du point de vue zootechnique, est plutôt d'amé- liorer l'alimentation du bétail, et cette tache devrait être confiée, dans des secteurs restreints, à un personnel spécialisé. Mais l'amélioration de l'élevage exigera aussi un bouleversement complet des attitudes et des usages traditionnels des agriculteurs. Cultures industrielles 33. La Guinée a entrepris, ces années dernières, de construire pour le traitement de produits agricoles des usines qu'elle espère pouvoir alimenter elle-même en matières premières. Mais les programmes visant à stimuler l'expansion des productions en cause - pour autant qu'ils existent - présentent de graves lacunes. Cela est vrai du coton, du tabac, des fruits et légumes destinés aux nouvelles usines: filature et tissage de coton, fabrique de cigarettes, conserverie. Le seul cas où le programme d'"inté- gration verticale" paraisse avoir été satisfaisant est celui de l'usine et de la plantation de thé établies à Macenta avec le concours de la Chine continentale (la fabrique de cigarettes, également construite par les Chinois, ne répond pas à la même conception). Pour ce qui est du thé, l'usine peut traiter annuellement 150 tonnes de thé vert et noir (variété Assam) récoltées sur une plantation dont la superficie actuelle de 66 hectares sera portée à 100 hectares en 1968. 34. Quant au coton, le programme entrepris en 1964 vise à produire dès 1970 les 12.000 tonnes de coton en graines qui fourniront les 3.750 tonnes de fibre dont la filature et le tissage auront besoin. Pour l'exé- cuter, on a créé un office spécial qui a son siège à Kankan, en Haute Guinée - seule partie du pays où les conditions naturelles semblent favorables à la culture du coton - et obtenu, sous les auspices de la FAO, les services d'un expert détaché d'une société française qui a l'expérience de l'Afrique occidentale. Ce programme prévoyait la culture expérimentale du coton, son extension par un travail de vulgarisation agricole, la fourniture _ux planteurs de tous les articles dont ils ont besoin, et l'achat de leur récolte. On a choisi la variété Allen, à laquelle les conditions locales paraissent convenir et dont le rendement peut atteindre en moyenre une tonne à l'hectare. Selon les prévisions initiales, on comptait récolter 1.000 tonnes sur une superficie de 1.000 hectares comprenant de petites exploitations familiales, une plantation aménagée par l'armée, et les champs collectifs de certains villages et secteurs administratifs. Le succès de l'entreprise a d'abord été médiocre, à cause surtout de certaines difficultés d'organisation, et la récolte annuelle finalement mise sur le marché n'a pas dépassé 60 tonnes. Le Bureau Politique National a alors décidé de lancer un programme de choc: 10.000 hectares seraient plantés en coton pour la récolte de 1966/67, et la culture du coton serait étendue au pays entier. Ce programme, peu rationnel du point de vue technique, - il - péchait en outre par exces d'ambition, et l'expert de la FAO est reparti. La réalisation d'un programme de cette ampleur ne paraÎt pas impossible, au cours des années, à conditicn qu'on l'entreprenne sur des bases techniques sérieusement étudiées. 35. A la fabrique de cigarettes, il faudra sans doute chaque année 2.000 tonnes de tabac, ctest-à-dire beaucoup plus que n'en produit la Guinée. Il ne semble pas que l'on s'attache méthodiquement à porter la production au niveau requis. Pour y parvenir, on pourrait créer un service d'inspection des tabacs, qui guiderait les planteurs. 36. Les conserveries de Kankan et Mamou paraissent avoir été créées avant qu'un programme de développement agricole n'assuratleur ravitaille- ment en matièrespremières. Cette erreur de méthode est bien illustrée par l'exemple des oranges et des tomates. Les deux usines sont équipées pour traiter, ensemble, 10.2C0 tonnes d'oranges. Or le pays entier, d'après les rapports du Ministère de l'Agriculture, en produit à peine 5.500 tonnes, dont une part non négligeable est consonmée telle quelle, tandis que 2.000 tonnes environ sont exportées dans les pays voisins. Malgré cela on comptait, pour assurer le ravitaillement des usines en matière première, sur la réaction spontanée des producteurs - réaction qui en fait ne stest pas produite, à cause de la modicité relative des prix offerts par l'usine (les fruits destinés à la consommation immédiate se vendent plus cher) et par manque de toutes directives techniques données aux planteurs. Il serait parfaitement possible de produire les quantités requises en aménageant seulement quelques centaines d'hectares de plantations. Pour ce qui est des tomates, l'usine de Mamou passe pour pouvoir en traiter >.000 tonnes par an. M1ais en 1966, elle n'en a recu, de toute la région environnante, que 68 tonnes, alors que le marché de Conaikry en recevait 350 tonnes. Le prix de vente au détail des tomates fraîches, à Conakry, est d'environ 100 FG le kilo, alors que l'usine ne les paie que 25 FG, ce qui est encore trop par rapport au prix de vente probable de la purée de tomates. Il faudrait faire des recherches pour déterminer quelles sont les variétés de tomates auxquelles les conditions locales conviennent, et en planter 100 ou 200 hectares pour pouvoir aliienter l'usine. 37. Le Plan septennal comprend un projet auquel on a consacré toute une étude prêliminaire. Il s'agirait d'aménager une plantation de canne à sucre et d'installer une sucrerie à Medina Oula, dans une région de savane arborée, d'accès difficile, proche de la frontière du Sierra Leone. On envisage une production annuelle de 30.000 tonnes de sucre, soit deux fois plus que la Guinée nten consomme actuellement (ce sucre, entièrement importé, lui coûte entre 2 et 3 millions de dollars par an). A première vue, il paraÎt contestable que le lieu d'implantation choisi soit le plus indiqué, et il y en aurait peut -être de plus favorables dans la région de Boké. L'expérience d'entreprises antérieures du même genre - traitement industriel de produits agricoles - donne à penser que toute cette question devrait faire l'objet d'une étude attentive. Considérations générales 3Q. eous avons indiqué ci-dessus dans quelles directions pourrait s'orienter l'effort de développement de certaines productions agricoles. - 12 - Il ne faut pas perdre de vue que les conditions fondamentales existantes semblent en général plus favorables à certaines cultures dont le produit pourrait se substituer à des importations - coton, riz, sucre, graines oléagineuses - qu'à des cultures d'exportation qui ne trouveraient guère de débouchés en dehors de l'Europe orientale et qui auraient de la peine à soutenir la concurrence sur les marchés internationaux plus larges. Cela ne signifie pas, bien entendu, que la Guinée puisse négliger entière- ment ces cultures d'exportation, dont elle tire actuellement plus de la moitié de ses devises. A long terme, certains produits d'exportation, à savoir le café et certaines graines oléagineuses, offrent sans doute plus de possibilités que la production de fruits, meme si celle-ci était modernisée et bien organisée. 39. Les autorités guinéennes voient assez bien, en général, quels objectifs il conviendrait d'assigner à l'agriculture; mais dans leur choix des moyens qu'elles appliquent pour atteindre ces objectifs elles ne semblent guère tenir compte des réalités. Pour accroître la production, il ne suffit évidemment pas de voter des résolutions autour d'un tapis vert, de décréter une mobilisation générale de la population paysanne et d'imposer à chaque secteur administratif certains contingents de pro- duction. Il faut donner à la planification agricole des bases fermes, s'attacher à constituer des cadres techniques qualifiés qui travailleront sur le terrain (provisoirement aidés au besoin par des experts étrangers), et se soucier d'apporter aux producteurs des stimulants économiques plutôt que de simples exhortations politiques. Tout ce qui, dans le système officiel de contr8le des prix et de distribution, P pour effet d'encoura- ger ou de décourager telle ou telle production appelle un examen attentif, notamment en ce qui concerne la disponibilité d'articles que les produc- teurs agricoles désirent acheter. 40. Outre qu'une modification ou un assouplissement du dirigisme économique pourraient avoir un effet stimulant, il faudrait jeter les bases d'une planification et d'une organisation de l'agriculture. Mais un effort de ce genre se heurte d'emblée au manque de connaissances fondamentales touchant, par exemple, l'état et l'utilisation du sol, les conditions climatiques, les possibilités de l'agriculture et l'économie agricole. Le potentiel agricole de la Guinée devrait faire l'objet d'une étude fondamentale qui en embrasserait tous les aspects et viserait à déterminer l'ordre de priorité, la nature et le lieu des opérations à mener. C'est là une première étape indispensable vers l'élaboration d'un plan de développement agricole. Pour procéder à une telle étude, le Gouvernement devra sans doute commencer par obtenir le concours d'un nombre suffisant d'experts qualifiés. Simultanément, il pourrait prendre les diverses mesures suggérées ci-dessus, en vue des études et autres travaux concernant tel ou tel produit. - 13 - II. EXPLDITATION MINIERE ET TRAITEIENT DES MINERAIS 4l. L'exploitation minière et le traitement des minerais consti- tuent, à l'heure actuelle, l'activité économique la plus importante de la Guinée et sont notamment une source considérable de devises. Alors que ce secteur de l'économie représente environ 12% du total de la va- leur ajoutée au produit intérieur brut (en 1964/65), 5% de la valeur ajoutée au produit national brut (le chiffre inférieur relevé, la même année, pour le PNB est diu à l'importance dans ce secteur des facteurs de production non résidents), et 5% environ de l'ensemble des emplois rémunérés du pays, il équivaut généralement à 70% de la valeur brute des exportations et à près de 50% du total des recettes nettes en de- vises. La principale production est celle de l'alumine, obtenue après raSfinage de la bauxite locale par une importante société étrangère, la SteFria, avec des investissements en capital de plus de 37,5 milliards de FG, et qui contribue pour environ 90% à la valeur ajoutée et aux exportations dans ce secteur. 42. Jusqu'en 1961, toute l'activité économique de ce secteur dé- pendait d'entreprises étrangères privées (Tableau 23). La société Fria a commencé ses opérations en 1960 et la Compagnie Minière de Conakry (CMC), qui exporte du minerai de fer, en 1953. En 1961, la Guinée a nationalisé les mines de diamants, qui étaient entre les mains de deux sociétés étrangères, ainsi qu'une entreprise d'exploitation et d'exportation de bauxite, dirigée par une compagnie étrangère dans l'île de Kassa, près de Conakry. La CMC a cessé son activité depuis le début de l'année en cours. La société Fria continue à dominer ce secteur. Une nouvelle exploitation de bauxite vient d'être entreprise, sur une échelle plus modeste, par la compagnie étrangère Halco qui est également l'associé étranger du Gouvernement dans le vaste projet dtexploitation de bauxite prévu à Boké. 43. Depuis 1962, la valeur brute des exportations de minerais est restée sensiblement égale, se situant aux environs de 9 milliards de FG. Une légère augmentation récente de la production et des exportations d'alumine est venue compenser une baisse de la valeur des exportations de bauxite, de minerai de fer et de diamants (Tableau 2h). Valeur brute des exportations de minerais, 1962-1966 (en millions de FG)- 1962 1963 1964 1965 1966 Alumine 6.631 7,740 7.658 7.700 8.113 Bauxite 68 305 220 336 193 Minerai de fer 768 5h0 688 648 411 Diamants 492 250 251 119 70 Total 7.959 8.835 8.817 8.803 8.792 - 14 - 44. Pour cette dernière période, la Mission a procédé seulement à une évaluation approximative du montant net des devises provenant de ces exportations, en déduisant deux-tiers de la valeur des exportations d'alumine que la compagnie Fria a le droit, par accord avec le Gouver- nement guinéen, de réserver pour ses paiements en devises. Le montant net en devises s'est donc élevé à environ 3,7 milliards de FG au cours de ces dernières années. Evaluation du montant net des devises provenant des exportations de minerais 1962-1966 (en millions de"iT 1962 1963 1964 65 1966 3.538 3.675 3.712 3.670 3.380 45. A partir de l'évolution respective de la production de chacun de ces minerais (à l'exclusion du projet d'exploitation de bauxite de Boké), on prévoit un léger accroissement de la valeur brute des expor- tations, qui passerait d'un total de 9,4 ruilliards de FG en 1967 à 10,3 milliards en 1970 et 1971. Ces projections reflètent les plans d'une augmentation de la production d'alumine que la compagnie Fria envisage, une expansion des exploitations de bauxite de l'Etat et de la société Halco, l'arrêt de la production de minerai de fer, ainsi qu'un léger relèvement de la valeur des exportations de diamants. Projections de la valeur brute des exportations de minerais, 1967-1971 mAilinsude FG/ 1967 1968 1969 1970 1971_ Alumine 3.250 7.760 8.775 8.775 8.775 Bauxite 950 1.650 1.650 1.4oo 1.hoo Minerai de fer -- -- -- -- - Diamants 162 162 162 162 162 Total 9.362 9.572 10.587 10.337 10.337 46. Les prévisions relatives aux recettes nettes en devises pro- venant des exportations de minerais, établies à partir d'évaluations spécifiques qui tiennent compte des paiements étrangers obtenus pour chaque branche d'activité, donnent un chiffre sensiblement égal à celui des recettes nettes probables de ces dernières années. Elles s'élèvent a 3,3 milliards de FG pour 1967 et % 3,6 milliards pour 1970 et 1971. - 15 - Projections des recettes nettes en devises provenant des exportations de minerais, 1967-1971 (en millions de ~Ï 1967 1968 1969 1970 1971 Alumine 2.750 2.750 2.925 2.925 2.925 Bauxite 468 785 785 535 535 Diamants 125 125 125 125 125 Total 3.343 3.660 3.835 3.585 3.585 47. On estime que le projet d'exploitation de bauxite de Boké, qui pourrait commencer à fonctionner à plein rendement en 1970 ou en 1971, rapporterait, pour une production moyenne de 5 millions de tonnes, 3,6 milliards de FG en devises nettes,, partir d'une valeur brute des ex- portations de 9, milliards de FG Lue projet de Boké doublerait ainsi le montant net des devises procurées par les exportations de mine- rais et augmenterait d'environ 50% 1e total actuel des recettes nettes en devises du pays, qui se chiffre à 7,4 milliards de FG. h8. Alumine - La société Fria a été créée en 1956. Elle est gérée par les associésfrançais Péchiney-Ugine, qui détiennent 26,5% des parts. Le plus gros actionnaire est Olin Mathieson (48,5%), tandis que la British Aluminium Co. Ltd., Alusuisse et V.A.W. (d'Allemagne de l'Ouest) possèdent respectivement 10% , 10% et 5% des actions. 49. Le gisement de bauxite et l'usine d'alumine sont situés à 143 kilomètres par voie ferrée au nord de Conakry. La concession de la Fria est prévue pour 75 ans et le gisement possède une réserve connue de 250 millions de tonnes de bauxite. Le niveau actuel de la produc- tion est de 1,5 million de tonnes de bauxite par an, qui sont convertis en 520.000 tonnes d'nlumine environ. 1/ Compte tenu de 1,7 milliard de FG pour les investissements en matériel importé (60% des coûts de fonctionnement de la compagnie minière plus 50% des frais courants de l'infrastructure), on peut estimer la va- leur ajoutée a 7,7 milliards de FG, soit 11,5% du produit intérieur brut de la Guinée, qui s'est chiffré à 68 milliards de FG pour 1964/65. Si l'on compte 3,2 milliards de FG pour le paiement des facteurs de production venus de l'extérieur (35% des bénéfices nets de la compa- gnie minière, plus un intérêt de 6% sur la part étrangère - soit 2,275 milliards de FG - de l'exploitation minière, augmentée des in- vestissements d'infrastructure), la valeur ajoutée calculée sur la base du produit national brut serait de 4,5 milliards de FG, soit 7% du PNB évalué à 65,8 milliards de FG pour 1964/65. - 16 - 50. La compagnie a atteint sa capacité technique de 480.000 tonnes en 1963. Depuis, un léger investissement supplémentaire (de 3 milliards de FG) a été versé pour élever la capacité à 520.000 ou 530.000 tonnes. Au cours des deux dernières années, la production s'est maintenue au ni- veau de 520.000 tonnes. • 51. La plupart de l'alumine est distribuée aux actionnaires de la Fria, mais environ 50.000 tonnes par an, soit 10% du total, ont été ex- portées vers la Pologne et la Tchécoslovaquie au cours des deux der- nières années. 52. Au moment du retrait de la Guinée de la Zone franc, la coipa- gnie Fria a déclaré, pour le contrôle des changes, un coiut unitaire de 63,50 dollars par tonne d'alumine. Elle doit vendre, A ce taux, à la Banque centrale de Guinée un tiers de ses recettes totales en devises en échange de monnaie locale. L'entreprise a établi des plans en vue de porter sa capacité à 600.000 ou 700.000 tonnes, afin d'abaisser le prix de revient unitaire de l'alumine à 5h dollars par tonne si possi- ble. Au moment de la visite de la mission, des négociations étaient en cours entre le Gouvernement Guinéen et Fria à cet effet. L'un des points essentiels de ces négociations porte Zur le montant de devises que la compagnie doit céder à la Guinée, compte tenu des effets de cette baisse du prix de revient et du volume accru des exportations. On a également envisagé la possibilité d'une participation minoritaire du Gouvernement Guinéen au capital social de Fria. 53. Les projections effectuées par la mission au sujet de la valeur des exportations futures sont fondées sur l'hypothèse que la production atteindrait 575.000 tonnes en 1968, puis 650.000 tonnes à partir de 1969, et que le prix de vente baisserait à 54 dollars par tonne. Toutefois, la Guinée n'ayant pas l'intention d'abaisser le niveau total des recettes nettes en devises qu'elle obtient des exportations d'alumine, nous avons supposé également que ce niveau resterait le même tout au long des années couvertes par les projections. 5h. A plus longue échéance, le Gouvernement Guinéen envisage de reprendre un ancien projet de construction dfune fonderie d'alumýinium. La capacité de la fonderie envisagée est de 150.000 tonnes. Il faudrait également remettre sur pied le projet d'énergie hydroélectriuLe de Konkouré, qui avait été mis à ltétude par la Fria et le Gouvernerient Français, puis abandonné en 1958 au moment de l'indépenda,ce de la Guinée. Le montant des investissenents nécessaires à la mise en oeuvre du projet d'énergie hydroélectrique (430.000 kW) et à la construction de la fonderie d:aluminium, serait de l'ordre de 450 millions de dol- lars. On a appris, lors de la visite de la mission, que des experts soviétiques avaient achevé une étude du projet qui avait duré six mois. On peut raisonnablement penser qu'une expansion des activités de Fria permettrait de fournir l'apport d'alumine nécessaire à une telle usine, mais pour l'instant l'ensemble du projet reste très incertain. Il ne faut pas oublier que les perspectives des nouvelles usines d'aluminium - 17 - restent fort douteuses, puisque l'on prévoit pour 1970 un excédent de capacité de production d'environ 10% pour l'ensemble des pays non com- munistes, et que les exportations soviétiques se sont développées ces dernières années, atteignant î4% du total mondial en 1965. 55. Bauxite - Outre la bauxite extraite par la Fria en vue de sa conversion en alumine, la bauxite est extraite et exportée sous forme de minerai depuis 1952 â partir de l'île de Kassa, près de Conakry. Jus- qu'en 1961, les travaux étaient dirigés par une société étrangère, la Société des Bauxites du Midi. En 1961, l'entreprise a été nationalisée et sa direction est passée aux mains du Gouvernement. Du temps de son exploitation privée, les exportations se maintenaient aux environs de 425.000 tonnes par an. Leur volume s'est abaissé brusquement après la nationalisation; au cours des dernières années, les exportations ont dé'passé légèrement 200.000 tonnes, dont la plupart a dostination de l'Eu- rope de l'est (Tableaux 25 et 26). 56. La nouvelle compagnie d'Etat a rencontré des difficultés finan- cières et commerciales. Bien qu'elle ait pu couvrir les frais courants de fonctionnement grâce aux recettes des ventes, elle n'a pas été en me- sure d'assurer le maintien du capital et, dès septembre 1965, les pertes nettes cumulées s'élevaient à environ 1b3 millions de FG, y compris le calcul de la dépréciation. Des accords ont été récemment passés en vue de vendre la bauxite à un prix d'environ 5 dollars la tonne, au lieu du chiffre précédent de 7 dollars. 57. Les réserves de Kassa sont évaluées actuellement àt environ 600.000 tonnes seulement. On a supposé, aux fins des projections indi- quées ci-dessus, que les exportations s'6lèveraient à« 200.000 tonnes par an pendant la période de trois ans comprise entre 1.967 et 1969, c'est- à-dire jusqu'à l'épuisement des réserves, malgré l'incapacité de la com- pagnie à« maintenir la valeur de son capital. 58. Cependant, une nouvelle entreprise d'exploitation et d'exporta- tion de bauxite vient d'être créée. Un accord a été signé, le 1er mars 1966, entre le Gouvernement Guinéen et la société étrangère Halco, qui est son associé dans le projet de Boké, aux termes duquel la société Halco se voit accorder l'exploitation exclusive des réserves minières de 19^1e de Tamarra, également située près de Conakry, évaluées à environ 7 millions de tonnes. D'après les clauses du contrat, la société Halco a le droit d'extraire 400.000 a 600.000 tonnes de bauxite par an pour son usage personnel, et doit en outre livrer à la compagnie d'Etat de Kassa 300.000 à h00.000 tonnes. Elle doit également payer une taxe é- gale à 50 cents E.U. par tonne de bauxite extraite et exportée. 59. L'exploitation de Tamarra devait commencer 'à fonctionner en mars 1967. On a prévu une production de 500.000 tonnes pour 1967, et drunmillion de tonnes par an par la suite. Les livraisons à Kassa sont évaluées à 200.000 tonnes en 1967 et à 400.000 tonnes par an pour les années à venir. Tamarra exporterait donc pour son propre compte 300.000 tonnes en 1967 et 600.000 tonnes par an les années suivantes. Le prix - 18 - à ltexportation est estimé à 5 dollars par tonne en ce qui concerne la bauxite reçue par la Guinée, et à 6 dollars par tonne pour la bauxite exportée par Halco. 60. Pour obtenir le total net de devises procurées par les expor- tations de bauxite, nous avons admis les autres hyptohè,ses suivantes: (1) Kassa continuera à verser 150 millions de FG par an en salaires et traitements à 420 employés. (2) Tamarra, dont le personnel selon les prévisions ne devrait pas dépasser 200 personnes, versera 30 millions de FG en 1967 pour la rémunération de son personnel, et 60 millions annuels par la suite. (3) Tamarra devra verser à la Guinée 50 cents E.U. (125 FG) par tonne de bauxite extraite et exportée pour son propre compte. 61. A long terme, le principal projet concerne la mise en valeur des vastes gisements de bauxite de Boké, situés en Guinée occidentale. En octobre 1963, le Gouvernement Guinéen a passé un accord avec la Com- pagnie des Bauxites de Guinée (CBG), entreprise mixte possédée 'à 49% par ltEtat et à 51% par la société Halco, aux termes duquel la CBG a obtenu le droit dtexploiter les minerais situés environ à 140 kilomè- tres au nord-est de l'emplacement du port de Kamsar. On estime que la première zone concédée, à Sangaredi, comprend au moins 250 millions de tonnes de bauxite avec une teneur en alumine supérieure à 57ï. 62. La société Halco appartenait a ltorigine entièrement à la HarveyAluminum Company; actuellement, son capital est partagé entre Harvey (51%), Alcan et Alcoa (17,5% chacuno) et Pe'chiney-Ugine, V.A.W. et Montecatini (l.% pour les trois). 63. Le Gouvernement de la Guinée doit financer et diriger les tra- vaux de construction de la voie ferrée, du port et de la ville néces- saires à l'opération. Le prêt de 1,7 million de dollars accordé par la BIRD à la Guinée en mars 1966 a été destiné à financer les études tech- niques préalables à la mise en place de ces diverses installations d'in- frastructure. 64. Selon certaines informations parvenues à la mission, les ac- tionnaires de la société Halco se seraient engagés fermement à acheter 5 millions de tonnes de bauxite par an. D'après une évaluation anté- rieure du projet, la BIRD a calculé un taux de rentabilité interne de 13%pour un volume de vente de 2,5 millions de tonnes par an. 65. Le principal avantage économique chiffrable que retirera la Gui- née de ce projet est le montant net en devises qu'il procurera sous forme de taxes, salaires et traitements, duquel il faut soustraire les - 19 - dépenses en devises effectuées par le Gouvernement pour financer la cons- truction et l'exploitation de l'infrastructure. Pour un rythme de 5 mil- lions de tonnes d'exportations par an, on estime les recettes de l'Etat à 8,h millions de dollars (2,065 milliards de FG) et a 14,6 millions de dollars (3,585 milliards de FG) les recettes nettes en monnaie étrangè- re. Le calcul de ces rentrées est exposé aux Tableaux 27, 20 et 29, ainsi que dans la Note qui suit ces tableaux; les chiffres avancés se fondent sur les hypothèses suivantos, qui sont expliquées plus en détail dans la Ibte: (1) Les 5 millions de tonnes se composeraient de 4,8 millions de tonnes de minerai de bauxite et de 200.000 tonnes de bauxite calcinée, vendues respectivement à 7 dollars et 22,50 dollars la tonne. (2) Aux termes de l'accord, l'Etat doit toucher un impôt re- présentant 65% des"bénéfices nets imposables". On cal- cule ces derniers en déduisant des revenus bruts les frais de fonctionnement de l'exploitation minière et de l'infrastructure, les réinvestissements destinés à re- nouveler l'équipement, ainsi que l'intérêt et l1,ortis- sement des investissements de l'exploitation minîicre. (3) Le coût unitaire de fonctionnement est évalué a 2,33 dol- lars la tonne (1,93 dollar pour l'exploitation minière et 40 cents pour le fonctionnement de l'infrastructure). On a conservé, pour l'exploitation minière, le coût uni- taire donné antérieurement par' la BIRD pour une produc- tion de 3 millions de tonnes, tandis que le coût unitaire pour l'infrastructure a été légèrement abai-sé. (h) On a estimé à 1,5 million par an le montant des bénéfices réinvestis. (5) Le service de la dette pour l'investissement minier a été calculé pour une période de 10 ans au taux d'intérêt an- nuel de 6r. Le total des capitaux investis dans l'exploi- tation minière est évalué à 30 millions de dollars. (6) Le service de la dette du Gouvernement de la Guinée au titre de lîinfrastructure doit être assuré par les recet- tes provenant de l'impôt sur les bénéfices. On estime à. 67 millions de dollars le total des investissements consacrés à l'infrastructure, répartis comme suit: 10 millions de dollars pour la valeur estimée des installa- tions existantes construites par l'ancien concessionnai- re étranger, 50 millions de nouveaux investissements ju- gés nécessaires pour élever le rendement à 3 millions de tonnes, et un supplément de 7 millions de dollars cor- respondant à un accroissement de la production à 5 ou 6 - 20 - millions de tonnes. L'amortissement de la dette engagée pour l'infrastructure doit s'étendre sur une période de 25 ans au taux annuel de 6%. (7) Les recettes nettes en devises pour la Guinée, calculées a partir de ces hypothèses, seront plus considérables dans la mesure où les frais d'immobilisations et, par consé- quent, les charges en capital, seront en monnaie locale. On évalue à 10% du total la part en monnaie locale des investissements consacrés à l'exploitation minière et à 20% la part consacrée à l'infrastructure. Des ajustements ont été calculés sur cette base. (8) En outre, la Guinée recevra des devises au titres des sa- laires et traitements. La main-d'oeuvre qui sera employée à la mine est estimée à 320 personnes, avec un salaire annuel de 2.000 dollars par ouvrier. Les autres frais de main-d'oeuvre de la CBG doivent s'élever à 46% des dépen- ses courantes d'exploitation. On pense que le coût de la main-d'oeuvre nécessaire au fonctionnement de l'infra- structure représentera 50% du total des dépenses de fonc- tionnement. 66. Il n'a pas été tenu compte des achats de matières premières et de fournitures locales, ni du rapatriement des traitements et salaires. De toute façon, il s'agit uniquement d'une première estimation des réper- cussions directes ou immédiates du projet sur les recettes de l'Etat et sur le montant total des entrées de devises. On ne tient pas compte de l'effet dynamique des revenus, c'est-à-dire de l'effet que produira un accroissement des revenus sur les recettes publiques ou sur la demande d'importations. 67. En ce qui concerne les conséquences indirectes, il est probable que le projet de Boké engendrera une certaine activité économique autour de la ville, du port et de la mine et donnera également une certaine im- pulsion à d'autres activités en raison de la présence de nouveaux moyens de transport. Ces effets indirects peuvent etre influencés par la poli- tique gouvernementale et par la mise en valeur de sources locales d'appro- visionnement par la CBG. Il serait nécessaire d'effectuer une enquête régionale afin de déterminer les activités économiques que l'on pourrait relier au projet de Boké. 68. Minerai de fer - L'événement principal qui a marqué la produc- tion de minerai de fer a été l'arrêt, le ler janvier 1967, des activités de la Compagnie Minière de Conakry, entreprise étrangère privée qui ex- ploitait depuis 1953 les gisements situés près de Conakry. Ses princi- paux actionnaires étaient la British Iron & Steel Corporation, le Bureau de Recherches Géologiques et M.nières de France, Rothschild Frères et la Caisse 'entrale de Coopération Economique. L'exploitation pouvait pro- duire 1,2 million de tonnes par an, mais le rendement n'était plus que - 21 - de 600.000 à 700.000 tonnes au cours de ces dernières années et il était tombé à environ 400.000 tonnes en 1966 (Tableaux 30 et 31). Le seuil de rentabilité de l'entreprise se situe autour de 1 million de tonnes; cette dernière a donc fonctionné à perte si l'on tient compte des frais d'immo- bilisations. A la base des difficultés rencontrées par la compagnie on trouve la forte teneur en chrome de son minerai et l'orientation du mar- ché mondial vers des minerais plus riches provenant de gisements récem- ment exploités dans des pays tels que le Brésil, le Libéria et l'Austra- lie. A la suite de la détérioration du matériel survenue au cours de ces dernières années où la production n'a pas été rentable, il eu^t été nécessaire de faire des investissements considérables pour atteindre le seuil de rentabilité, mais l'incertitude du marché donnait peu d'in- térêt à ces investissements. La société a éprouvé ensuite de grandes difficultés à obtenir du Gouvernement les devises nécessaires à l'impor- tation de pièces détachées pour l'entretien de son équipement. Contrai- rement aux autres compagnies minières étrangères, elle a du verser à l'Etat la totalité des devises provenant du produit de ses ventes et s'adresser au Gouvernement pour ses besoins en monnaie étrangère. Par ce procédé, la Guinée gagnait des devises grâce aux salaires et traite- ments de l'entreprise (310 millions de FG par an pour 620 employés) mais, en agissant de la sorte, elle absorbait des devises qui, dans une entre- prise viable, eussent été consacrées au renouvellement du matériel et de l'équipement. 69. Les perspectives d'avenir, en ce qui concerne la production en minerai de fer de la Guinée, sont fonction du gisement riche et considé- rable de Nimba-Simandou, situé près de la frontière libérienne, dans le sud-est du pays. Ses réserves sont estimées au moins à 1 milliard de tonnes de minerai à très forte teneur en fer (plus de 60%). Il s'agit d'un gisement analogue à celui de Nimba, du c6té libérien de la frontiè- re guinéenne, qui est exploité actuellement la la Liberian-American Mining Company (Lamco), vaste entreprise mixte internationale; les ré- serves prouvées de ce gisement s'élèvent à environ 200 millIons de tonnes. L'itinéraire le plus court pour acheminer ces réserves vers l'océan pas- serait par la voie ferrée de la Lamco jusqu'au port de Buchanrn, dans le Libéria. On estime que la production minimale de l'exploitation minière, pour qu'elle soit rentable, devrait 8tre de 5 millions de tonnes par an. Or, il existe de vastes gisements inexploités dans d'autres régions d'A- frique, d'Amérique du sud et d'Océanie, et l'on prévoit, dès 1970, un excédent de capacité pour le commerce mondial du minerai de fer. La Guinée devra donc élaborer une politique de mise en valeur de ses res- sources minérales qui lui permette d'affronter une forte concurrence in- ternationale. Si elle décide de s'engager dans cette voie, il lui fau- dra faire un effort continu pour se documenter sur la qualité et les caractérietiques techniques des minerais, la situation du marché mondial, les acheteurs et associés potentiels, ainsi que la forme d'organisation et de réglementation la mieux appropriée. 70. Diamants - Les mines de diamants étaient cxploit0e3 en Guinée par deux compagies étrangères: la Soguinex, qui fonctionnait depuis 193h et à laquelle o Otait'jointo,, en 1950, la Société de Beyla. En 1961, sous - 22 - prétexte que les socités épuisaient les réserves, le Gouvernement Guinéen a nationalisé les deux sociétés etcréé une entreprise d'Etat pour l'ex- ploitation des mines de diamants: l'EGED. Un prograrme d2exploration géologique a été entrepris avec 1'assistance technique de lVUnion Sovié- tique, et la mine a été équipée d'un matériel soviétique et belge capable de produire 72.000 carats par an. 71. La valeur des exportations de diamants a brusquement baissé ces dernières années. Alors quten 1960 elles s'élevaienth 'à 2,5 mil- liards de FG, elles sont tombées à une moyenne d'environ 100 millions de FG pendant ces deux dernières années. Toutefois, il est probable que les chiffres des statistiques officielles de production et d'exportation sont en dessous de la quantité réelle de diamants extraits, en raison de la difficulté qu'il y a à empêcher les 0xploitations illicites et la contre- bande. 72. Le Gouvernement Guinéen a informé la mission que le total des réserves s'élève à 200 millions de carats, mais ce chiffre dépasse lten- semble des réserves connues du Ghana et du Sierra Leone, les deux plus grands producteurs de diamants de l'Afrique occidentale (Tableau 32). Selon l'avis des experts, les réserves actuellement exploitables avec le matériel dont on dispose se situent plus vraisemblablement autour du chiffre de 500.000 carats seulement. 73. La valeur unitaire des 72.000 carats qui constituent la capaci-- té de production actuelle avec le matériel utilisé est estimée par le Gouvernement à 30 dollars le carat. Avec une telle valeur unitaire, les exportations devraient atteindre le chiffre annuel de 540 millions de FG au cours des cinq années à venir. Il faut noter toutefois que la valeur unitaire a beaucoup varié ces dernières années, tombant aussi bas que 9 dollars le carat en 1965. En raison des nombreux facteurs d'incertitude qui entourent ltexploitation minière diamantifère, la mission a choisi ce chiffre inférieur dans ses projections des exportations pour la pé- riode 1967-1971. 7h. Cependant on peut se demander si, à un tel prix unitaire, l'ex- ploitation des diamants reste rentable. Si l'on estime à environ 600 millions de FG les investissements consacrés au matériel soviétique et belge, l'ensemble des dépenses en capital (en admettant qu'elles soient amorties en 7 ans à un taux de 6%) et des frais de personnel stélèverait a environ 233 millions de FG par an, sans compter lcs importations de combustible qui constituent une dépense considérable, en regard de re- cettes se chiffrant seulement à 162 millions de FG. La viabilité des mines de diamants dépend principalement de l'étendue et de la qualité des réserves, et il est indispensable de procéder à une étude comparée sérieuse des cots et bénéfices avant d'investir d'autres capitaux dans ces opérations. - 23 - III. INDUSTRIES DE TPASFORMATION 75. La Guinée a fait des efforts considérables pour s'industria- liser au cours des dernières années, mais jusqu'à présent ces efforts n'ont guère apporté à 1'6conomie, tant en ce qui concerne la part de l'industrie dans la production nationale que les chances de succès d'un grand nombre des entreprises cré5es. En l'absence d'un recensemient in- dustriel ou de tout autre statistique complète, la Mission a pu dénombrer, a partir de diverses sources de renseignements, 4l usines, dont 17 qu'elle a visitées. (Tableaux 33 et 34). Plus de la moitié da ces entreprises ont été créées par le gouvernement seul ou en association avec des in- térêts privés. L'Etat possède 19 de ces usines en totalité et il est le principal actionnaire de 4 autres. La plupart des entreprises entiè- rement privées ont été créées avant l'indépendance. En ce qui concerne la composition de la production, 23 usines produisent des biens de con- sommation légers, tels que produits alimentaires, vêtements, cigarettes et allumettes; 10 fabriquent des matériaux de construction tels que bois de charpente, briques et tuiles; et le reste se compose -d'industries di- verses telles que cuir, quinine ou essences pour parfum. La production de la plupart de ces usines est destinée au marché intérieur, à l'ex- ception de la quinine, des essences pour parfum et, dans une certaine mesure, du bois de construction. Dans l'ensemble, rien ne laisse suppo- ser qu'on ait envisagé la création d'industries dans le contexte d'un marché régional ouest africain. 76. La valeur ajoutée par la transformation des produits a été estimée à 1,8 milliard de FG pour l'exercice financier 1964/65, soit 2,6% du Produit intérieur brut. 'ette faible contribution à la produc- tion est due, en partie, au fait que beaucoup de ces usines sont de créa- tion récente, mais surtout aux difficultés qu'elles ont rencontrées dans leur fonctionnement. L'ensemble de la main-d'oeuvre industrielle est estimée actuellement à 5.300 personnes (3.700 dans les entreprises d'Etat ou mixtes et 1.600 dans les entreprises privées), soit environ 6,' de la main-d'oeuvre salariée totale. Près de 600 autres travailleurs doivent être employés dans l'année à venir dans des entreprises qui sont sur le point d'être achevées. On évalue à près de 13 milliards de FG le coût total de l'investissement fixe dans l'industrie de trans- formation. Ce chiffre donne un rapport d'environ 2,5 millions de FG par travailleur, reflétant une politique qui consiste à allouer les fonds, assez maigres dans le pays, à des secteurs d'activité relative- ment importants nécessitant un grand apport de capitaux. 77. Les investissements industriels coûtent cher en devises. On estime que 75 à 85' des investissements fixes en capitaux représentent des importations de matériel et de fournitures. En autre, de nombreuses entreprises sont largement tributaires des importations de matériel et de fournitures pour leurs opérations courantes et, de ce fait, elles n'ont contribué que dans une très faible mesure à restreindre les impor- tations. Les capitaux investis dans les usines proviennent pour la plu- part de l'étranger. Dans les 22 cas où l'on a pu déterminer l'origine - 24 - des capitaux, la moitié des entreprises étaient financées par des cré- dits de fournisseurs étrangers et l'autre moitié par des crédits publics (l'URSS pour les industries de conserves, de bois de charpente, de ré- frigération, ainsi qu'une usine d'oxygène; la Jhine continentale pour les cigarettes et les allumettes, le thé et l'huile d'arachide; l'Alle- magne de l'Est pour une fabrique de bicyclettes; la Yougoslavie pour une briqueterie et une fabrique de meubles; et les Etats-Unis pour l'im- portation des éléments nécessaires à une usine d'assemblage de camions). Cette dépendance économique est la cause de quelques-unes des difficultés rencontrées; l'octroi de capitaux joue souvent un rôle décisif dans l'adop- tion .d'un projet et il est rare que les décisions concernant les crédits étrangers ou l'aide gouvernementale bilatérale soient dictées par des motifs directement liés à la viabilité économique du projet considéré. 78. Les résultats financiers des entreprises industrielles d'Etat, tels qu'ils apparaissent dans les comptes soumis au gouvernement, ont été jusqu'à présent décevants. Pendant l'exercice financier 196h, trois usines seulement (briques, meubles et vêtements) ont présenté leur compta- bilité, dévoilant une perte nette consolidée de 47 millions de F. Au cours de l'exercice 1965, deux autres entreprises (la conserverie de lamou et une fabrique de cigarettes et d'allumettes) ont communiqué leurs ré- sultats financiers, qui laissent apparaître un bénéfice consolidé de 645 millions de FG, provenant principalement des activités de la fabricue de cigarettes et d'allumettes. Cependant les bénéfices de cette entre- prise ont été grossis car elle utilise, dans une proportion considérable, un tabac fourni au titre de l'assistance chinoise. En outre cette entre- prise, à l'image de beaucoup d'autres, possède des arriérés importants dans les sommes à recevoir, dont une grande part ne pourra sans doute être perçue, mais la comptabilité ne prévoit aucune réserve pour créances irrécouvrables. 79. En l'absence de données permettant d'évaluer les bénéfices économiques nets ou même la simple rentabilité de l'entreprise, la Lis- sion a fondé son jugement à partir du degré d'utilisation de la capacité de production. 80. Sur les 17 usines visitées par la Mission, dans trois seule- ment (fabriques d'essences, de quinine et d'aluminium) on a enregistré un coefficient d'utilisation élevé. Deux d'entre elles (fabriques d'es- sences et d'aluminium) sont financées par des capitaux privés et l'usine de quinine, qui appartient à ltEtat et fonctionne depuis longtemps, est sous gestion privée. 81. Quatre autres usines (chaussures, vêtements, meubles et tuiles) fonctionnent à la moitié de leur capacité de production. Une seule, la fabrique de meubles, existe depuis i certain temps (trois ans). Les principaux problèmes communs a ces entreprises sont le maintien de la qualité et la fourniture de matières premières. La fabrique de chaus- sures recevra ses fournitures d'une tannerie de cuir dont la construc- tion n'est pas encore achevée, et la fabrique de vêtements d'une fila- ture de coton qui vient seulement d'être mise en service. - 25 - La fabrique de meubles reçoit son bois de construction de la scierie de ii'Zerekor6, dont les prix sont élevés. 82. Deux usines (coton et assemblage de canions) fonctionnent a moins de la moitié de leur capacité de production et se heurtent a de graves problèmes d'approvisionnement, bien qu'elles aient un mar- chÔ local assuré pour 1'6coulement de leur producticn. Elles utili- sent l'une et l'autre des produits d'importation, mais la filature de coton pourra se fournir plus tard dans le pays à condition que le pro- gramme agricole prévu dans ce domaine se réalise. 83. Trois autres usines (contreplaqué, conserves, logements pré- fabriqués), qui fonctionnent à moins de la mbitié de leur capOacité de production, ont à la fois des problèmes de marché et d'approvisionne- ment. La fabrique de contreplaqué se heurte à des problèmes d'achat de matière première, à des difficultés de transport de la matière pre- mière et des produits finis, et d'une manière génêrale les prix de revient sont excessifs. La conserverie de .amou rencontre de sérieuses difficultbs pour se fournir en produits agricoles et, -d'autre part, le marché intérieur de conserves alimentaires est limité. L'usine de logements préfabriqués doit importer le ciment, sa production est ca- teuse et probablement mal adaptée au marché guinéen. Les dépenses en capital n'ayant pas été lourdes, il serait peut-être bon d'envisager la fermeture de cette entreprise. 84. Une usine de briques rencontre également des problèmes d'ap- provisionnement, de qualité et de marché. Elle possède un rendement bien inférieur à ses possibilités; il est peu probable qu'elle atteigne le seuil de rentabilité avec le matériel et l'équipement dont elle dis- pose et l'on peut se demander s'il est nécessaire d'y engager de nou- veaux capitaux. 85. Les quatre autres usines (jus de ruits de Kankan, boissons non alcoolisées et lait chocolaté, panneaux de particules et cuir) n'- taient pas encore en service. L'usine de jus de fruits et celle des panneaux de particules devront affronter des difficultés d'approvision- nement, et cette dernière devra supporter des frais de transport élevés en raison de son isolement des principaux marchés. L'usine de boissons est largement tributaire des importations et l'écoulement de sa produc- tion est incertain. 86. lis à part les problèmes spécifiques de chacune de ces entre- prises, ces dernières ont en commun divers problèmes qui résultent, en grande partie, de la nature de l'administration et du contrôle de l'Etat. Le contrôle exercé-sur les entreprises publiques est trop centralisé à l'échelon national. En outre, il existe divers organismes nationaux plus ou moins responsables de l'industrie d'Etat et dont les fonctions empiètent les unes sur les autres. On trouve, au 11inistère du Développe- ment Economique, trois bureaux industriels: l'un est chargé des études et enquêtes; l'autre de la création de nouvelles entreprises; et le troisième s'occupe d'assurer la liaison entre le Ministère et les entre- prises sur les problèmes de gestion. Au Cabinet du Président, un - 26 - commissaire vérifie les comptes de toutes les entreprises d'Etat, notam- ment les industries de transfonnation; c'est aussi à cet échelon que fonctionne un bureau de créationrécente qui exerce un contrle financier sur les achats et les contrats des entreprises d'Etat dont le montant dépasse une certaine somme. Dans la pratique, ces partages de responsa- bilités n'apparaissent pas nettement et souvent les directeurs d'usine ne savent pas à qui s'adresser. Il serait souhaitable d'envisager une rationalisation de cette structure administrative. Le Ministère du déve- loppement économique devrait se limiter au r8le d'avocat de ce secteur d'activité auprès de l'organisme central de planification. On pourrait créer une autorité supérieure ou un secrétariat autonome chargé des activités des entreprises industrielles dlEtat. Enfin, et c'est là peut- être le point le plus important, il faudrait accorder une plus grande autonomie aux entreprises elles-mêmes. 87. Dans les circonstances actuelles, les directeurs d'entreprises sont dans l'obligation d'atteindre un volume donné de production, qui doit être approuvé par la Commission économique nationale. Les directeurs devraient jouir de l'indépendance nécessaire pour élaborer une politique mettant en jeu les différents facteurs de vente, drachats et de production, destinée à accroître les bénéfices ou à réduire les pertes au miniurmu, sans qu'ils soient tenus de concentrer uniquement leurs efforts sur des objectifs de production matériels. La moitié seulement des entreprises sont responsables de la vente et de la distribution de leurs produits et, même dans ce cas, elles livrent souvent leur production à des gouverneurs régionaux qui stoccupent de la vente en gros. La totalité des résultats disponibles des entreprises manufacturières dTEtat, y compris leurs réser- ves pour amortissement, est à la disposition du Gouvernement. Les sommes à recevoir, qui sont généralement élevées et dues presque entièrement par des organismes gouvernementaux, placent les entreprises dans une situa- tion difficile en ce qui concerne le niveau de leur fonds de roulement. La comptabilité, qui est d'une importance primordiale pour mesurer les résultats obtenus par llentreprise et pour guider la direction dans sa gestion et son contr8le des affaires, est tenue de façon incomplète. Les bénéfices enregistrés sont fonction des subsides que représente l'évalua- tion, au taux officiel du change, des produits importés et des réserves dramortissement. Pour tous les investissements et pour certaines dépen- ses courantes dépassant 50.000 FG, il faut l'autorisation du bureau de la Présidence mentionné ci-dessus. Les effectifs exc'dcrntaires do certaines entreprisessont dûsaux objectifs de production trop éleves qui ne peuvent être atteints et, dans une certaine mesure, aux pressions politiques qui s'exercent sur la direction pour empêcher les licenciements. 88. Il est admis que la Guinée manque encore de cadres, ce qui aggra- ve les difficultés et conduit à une centralisation excessive à l'6chelon national. Le Gouvernement a cherché à remédier a cette pénurie en faisant appel à l'assistance technique étrangère, mais cette menure n'a pas été suffisante, cette assistance restant limitée à des domaines étroits. Il vaudrait la peine peut-être d'engager, à titre temporaire, des chefs d'entreprise étrangers qui jouiraient d'une certaine responsabilité et seraient intéressés au succès des affaires. Une telle solution serait - 27 - réalisable grâce à des accords passés avec des sociétés étrangères pour ltenvoi de directeurs qui auraient toute latitude pour exercer leurs fonctions administratives, à condition qu'ils respectent la ligne de con- duite générale dictée par les pouvoirs publics. 89. Le Plan septennal prévoit l'allocation de la somme très impor- tante de 20 milliards de FG pour l'industrie de transformation et les minesl/. Pour juger du caractère excessif de ce chiffre, il suffit de le comparer au total des immobilisations actuelles dans l'industrie de transformation, quelque 13 milliards de FG, effectuées en majeure partie depuis 1960, et de se rappeler les difficultés rencontrées par nombre de ces entreprises. Ni le montant global des fonds affectés à l'industrie, ni les objectifs qu'ils doivent servir à atteindre, ne seflblent avoir été fixês à partir d'une solide étude analytique. Ce montant représente seulement la somme des coûts d'investissements nécessaires pour une liste de projets qui, dans bien des cas, ont été proposés par des fournisseurs étrangers.(Tableau 35). Aucune étude n'a été faite pour déterminer la justification économique de ces investissements ou leur taux de rentabi- lité. Les objectifs qualitatifs tels que le souci de reMlacer les importations par des produits locaux, de créer une production nationale de facteurs de production, le développement des régions ou l'intention de procurer l'emploi et la formation professionnelle, ne servent guère a orienter les responsables dans leurs décisions d'affecter telle somme à tel moment et à tel secteur. Il n'existe aucun organisme administratif efficace chargé d'entreprendre ceq études globaIes ou spécifiques qui leur permettraient de décider en connaissanco do cause. 90. Dans ces conditions, la Mission est convaincue qulil faut accroi- tre en priorité la productivité des entreprises industrielles existantes avant d'en créer de nouvelles; ce qui n'empêcherait pas, en même temps, de commencer à dresser plus rationnellement les plans de nouvelles entre- prises de transformation. En fait, la remise en ordre des projets existants fournit la possibilité d'améliorer les techniques de planifi- cation et dtévaluation économiques et de donner ainsi des bases plus solides aux futurs investissements dans l'industrie manufacturière. Ce programme devrait être exécuté selon les critères suivants: (1) Les projets en construction ou pour lesquels le Gouvernement a signé un contrat devront être poursuivis s'il est prouvé qu'ils couvriront au moins les coûts variables et fourniront un rendement raisonnable des investissements supplémentaires qu'il faudra faire pour les mener à bien. (2) Toute décision d'investissement dans de nouveaux projets devra être précédée d'une étude de justification économique menée par des tierces personnes sans intérêt dans l'affaire. Dont environ 10% au maximum serait destinés à l'industrie extractive. - 28 - (3) Tout projet ayant peu de chances d'obtenir les facteurs de production nécessaires (main-d'oeuvre, personnel de direction, matière première d'origine extérieure ou nationale) devra être écarté jusqu'à ce que ces différents facteurs puissent être obtenus à un prix raisonnable. (h) Si la production du projet envisagé se trouve limitée par l'exigu'té du marché national, le projet devra être adapté aux débouchés intérieurs ou être écarté jusqu'au moment où il pourra l'être. (5) Si l'on envisage l'exportation des produits, il faut s'assurer que leur coût et leur qualité sont raisonnablement capables de soutenir la concurrence des autres produits offerts aux acheteurs étrangers éventuels. - 29 - IV. INFRASTRUCTURE: DEVEIDPPIENT ET PROJETS FUTURS Transports 91. La Guinée possède un réseau routier relativement étendu par rapport à sa superficie et à sa population. Il existe environ 12.7h0 kms de routes nationales, sans compter 12.000 kms de routes vicinales de qualité médiocre _/. Les routes sont presque toutes en latérite et 320 kms seulement sont macadamisées. Le Plan septennal prévoit 2.400 kms de routes bitumées, dont 600 sont actuellement en cours de construc- tion, principalement grâce à des accords de crédit à moyen terme passés avec des entrepreneurs étrangers. Le réseau possède cinq artères prin- cipales qui relient Conakry à l'intérieur ainsi qu'aux états voisins de la Guinée portugaise, du Sénégal, du Mali, de la C6te d'Ivoire, du Libéria et de la Sierra Leone. Un projet particulièrement important est la voie qui doit relier N'Zerekoré, dans la région forestière, à la tête de ligne du chemin de fer de l'exploitation de minerai de fer de Lamco, dans le Libéria (80 kms environ). Cette voie permettra de trans- porter les produits, principalement le bois de charpente, de la région forestière jusqu'au port de Buchanan dans le Libéria, sur une distance de 328 kmas au lieu des 1.000 ims qui séparent N'Zerekoré du port de Conakry. Un accord a été passé avec le Gouvernement Libérien pour le transbordement des marchandises, et la presse a récemment annoncé que les négociations en cours pour l'utilisation de la voie ferrée de Lamco venaient d'aboutir. 92. L'un des principaux problènes qui se posent est celui de l'en- tretien des routes. La mission a constaté que les routes étaient mal entretenues. Les fonds budgétaires affectés à l'entretien des routes (on ne connaît pas le montant réel des dépenses) s'élèvent actuellement a 600 millions de FG par an, soit environ 50.000 FG annuels par kilo- mètre du réseau national, alors qu'il faudrait quatre fois cette somme pour assurer un entretien correct. 93. Le type des routes que l'on doit construire dépend naturelle- ment de l'usage auquel elles sont destinées et, pour cela, il serai t nécessaire d'avoir une idée préalable de la densité approximative de la circulation routière. L'absence de tout comptage du trafic interdit d'avancer un chiffre certain sur sa densité actuelle, mais les rensei- gnements recueillis par la mission indiquent que celle-ci ne dépasse certainement pas 25 véhicules par jour dans la région forestière, 11.0 véhicules par jour dans la région du Fouta Djalon, 25 véhicules par jour en Haute Guinée, et un maximum de 150 véhicules dans la partie de la Basse Guinée comprenant Conakry, Fria, Kindia, Mamou et Forecariah _/. l/ Ces 2h.000 kms représentent une moyenne de 0,10 km par km2, au lieu de 0,07 pour la Sierra Leone et 0,03 pour le Libéria, et 6.861 kms par million d'habitants, contre 2.736 pour la Sierra Leone et 3.225 pour le Libéria. 2/ Le recensement des véhicules à moteur du pays est indiqué au Tableau 36. - 30 - Selon des prévisions optimistes, liaugmentation pourrait 8tre, au maximum, un doublement de ces chiffres pendant les dix aimées à venir dans toutes les régions signalées à l'exception de la Basse Guinée, où le taux dtac- croissement pourrait ^tre plus fort. On admet généralement que la cons- truction de routes en latérite ne se justifie économiquement qu'à partir d 'une densité minimale de circulation de 50 véhicules par jour, que les routes recouvertes d'une légère couche de bitume exigent un minimum de 150 véhicules par jour, et celles recouvertes de 8 cm de bitume un minimum de 1.200 véhicules par jour. A partir de ces normes, il apparaît que la Guinée pratique une politique de surinvestissement pour la construction de son réseau routier; les prévisions relatives à la densité de la circulation routière justifieraient seulement la construction de routes en latérite dans la majeure partie du pays et, tout au plus, une très légère couche de bitume dans une zone limitée. 94. Les dépenses prévues par le Plan septennal pour la construc- tion de routes et de ponts atteignent le chiffre considérable de 25,l milliards de FG. Il serait nécessaire de réviser le programme de cons- truction du Plan, compte tenu des considérations économiques que nous vemons d'exposer au sujet du bitumage des routes dans les régions où, sauf consi- dération des conditions climatiques, ni la circulation actuelle ni les pré- visions futures ne peuvent justifier ces investissements. Le coit de la construction de routes bitumées est évalué à 12 millions de-FG au kilomètre, et à 5 millions deulement de FG pour les routes en latérite. Il serait nécessaire dlaccompagner cette réduction du lourd programme d'investissements routiers dtune élévation convenable des dépenses dtentretien. Il est de loin préférable de développer un réseau routier par 1 'entretien et la moderni- sation des routes déja construites, plutàt que de négliger ltentretien et dIftre obligé, par conséquent, de reconstruire continuellement. 95. - Les fonds affectés à i'entretien routier sont fixés au chiffre unique de 50.000 FG au kilomètre par an pour toutes les régions du pays, sans qu'il soit tenu compte de la densité de circulation, des conditions climatiques, du terrain et du type de route. De la même façon, le prix du transport par camion est de 25 FG la tonne-kilomètre dans tout le pays. Ce tarif uniforme imposé par le Gouvernement est déraisonnable et il semblerait quien réalité les camionneurs privés prennent 40 à 50 FG la tonne-kilomètre. Il serait possible, avec un minimum d'assistance technique, d'établir un système -approprié de tarifs différentiels pour l'entretien des routes et le roulage. 96. L'unique voie ferrée principale est la ligne à voie unique, longue de 673 kms, qui a été construite au début du siècle et relie Conakry a Kankan. Le Gouvernement colonial avait prévu sa mise hors service, mais elle continue de fonctionner grâce à une décision contraire du Gouvernement Guinéen. La Tchécoslovaquie, la Chine continentale et l'Allemagne de l'Ouest ont prêté leur assistance pour l'amélioration et la modernisation de linfrastructure et du mat6riel roulant. - 31 - 97. La dêcision de rétablir le trafic ferroviaire a étê prise en dépit de mouvements non rentables et de la concurrence croissante du tra- fic routier. Les deux-tiers environ des transports entre Conakry et Kankan se font déjà par camion, malgré le mauvais état des routes. Le trafic ferroviaire le plus intense a lieu sur le tronçon de 295 kms qui relie Conakry à Mamou. Le trafic-marchandises a baissé de 97.000 tonnes en 1958 à 76.000 tonnes en 1965, tandis que le trafic-voyageurs s'est davantage stabilisê (39 millions de voyageurs-kilomètre en 1965 au lieu de 41 millions en 1958, pour les voyageurs de grandes lignes; et 2,6 millions de voyageurs-kilomètre en 1965 au lieu de 2 millions en 1958, pour les voyageurs de banlieue) (Tableau 37). On estime que les 76.000 tonnes de marchandises transportées par chemin de fer en 1965 pourraient être chargées sur 150 camions de 5 tonnes. 98. La compagnie de chemin de fer accuse un déficit croissant. Il atteignait, en 1965, 274 millions de FG, non compris les frais d'amor- tissement et le paiement des intérêts qui pourraient porter le déficit total à 500 millions de FG par an. On peut attribuer les déficits crois- sants de recettes à la diminution du trafic et au fait que les tarifs sont peu élevés et sont restés inchangés depuis un certain temps. On a not., en même tenps., une tendance a un accroissement des dépenses, qui laisse penser que le nombre des employés salariés est ancrialement élevé. La compagnie ferroviaire est, avec un personnel dépassant 2.600 pcrsor- nes, le plus important employeur du pays. 99. Les investissements prévus pour le chemin de fer dans le cadre du Plan septennal atteignent le chiffre important de 18,5 milliards de FG, principalement destin's à la réfection de la voie et aux travaux de terrassement. Un accord aurait été signé, le 13 janvier 1967, erre le Gouvernement d'Allemagne occidentale et la Guinée, pour l'octroi d'un prêt de 30 millions de marks (7,5 millions de dollars ou 1.875 milliard de FG) pour la mise en oeuvre du Plan, remboursable en 25 ans avec un délai de carence de 7 ans, au taux d'intérêt annuel de 3%. Ce prêt ser- vira au premier chef à la réparation de la voie et des terre-pleins. 100. La voie ferrée présente donc peu d'intér6t, aussi bien du point de vue financier qu'économique, et les dépenses considérables prévues par le Plan ne semblent pas justifiêes. Le déficit annuel constitue une lourde charge pour le Trésor public. La première mesure à prendre serait de ramener les dépenses en personnel à un niveau plus raisonnable. A longue êchéance, il faudrait envisager une réduction graduelle du trafic, du moins entre Mamou et Kanikan, qui pourrait en même temps être de plus en plus réduit aux seuls voyageurs, le trafic-marchandises perdant de l'importance. Le Gouvernement devrait entreprendre une étude spêciale pour déterminer les répercussions éconoiques de la mise hors service d'une partie de la voie ferrée, 101. Le principal port de la Guinée est Conakry. Le port possède suffisamment de postes à quai, ainsi que d'installations de chargement, de déchargenent et d'entreposage, mais il est mal équipé pour les - 32 - opérations de manutention. Les emplacements de mouillage sont occupés actuellement à h0 ou 50% et les docks semblent être utilisês a environ h0%. Les installations actuelles ont une capacité de manutention de 1,2 . 1,5 million de tonnes de cargaison mixte par an, alors qu'en 1965 le volume de marchandises n'a été que de 650.ooo tonnes, soit a peu près 20% de plus qu'en 1958, où le tonnage s'élevait a 530.000 tonnes (Ta- bleau 38). Dans ces conditions, il est difficile de comprendre pourquoi le Plan septennal prévoit un investissement de h,6 milliards de FG pour le port de Conakry. La seule mesure qui semble ici nécessaire est un léger investissement destiné à l'achat d'appareillage de manutention, tels qu'élévateurs à fourchette, permettant une plus grande rapidité de chargement, de déchargement et de manutention des marchandises. 102. Le total des dépenses prévues par le Plan pour les installa- tions portuaires et la flotte marchande se monte à 10,3 milliards Ce FG, dont h,6 milliards pour le port de Conakry, 1,1 milliard pour le port encore peu important de Benty, et un poste de 1,6 milliard pour l'acqui- sition de nouveaux navires qui ne semble guère se justifier. Il laut y ajouter la somme de 3 milliards de FG réservée en priorité â la cons- truction du port de Kansar dans le cadre du projet de Bok6. 103. En ce qui concerne l'aviation civile, la compagnie aérienne gouvernementale Air Guinée assure un service intérieur grâce a deux avions de passagers de type moyen courrier (AN-24), de construction russe. Elle a l'intention de renvoyer les trois avions de passagers de type long courrier (IL-18), qu'elle avait précédemment obtenus de l'U- nion soviétique. La compagnie a suspendu Ses vols internationaux en 1965/66 en raison du très faible coefficient de remplissage et de lour- des pertes financières. La Guinée reçoit actuellement une assistance technique de l'Union soviétique et de la Tchécoslovaquie pour ses opéra- tions aériennes. 104. Le service aérien intérieur, le seul qui fonctionne encore, semble de plus en plus utilisé, avec un coefficient de remplissage va- riant de 40à83% au cours de ces derniers mois. Bien qu'elle continue a etre déficitaire, la compagnie Air Guinée a réussi à réduire considé- rablement son déficit, qui de 852 millions de FG en 1963/64 est tombé de 58 millions en 1965/66, y compris les provisions pour amortissement. Les crédits prévus au Plan pour l'aviation s'élèvent a 2 milliards de FG, soit 1,525 milliard pour les constructions et les aménagements au sol et 475 millions pour l'achat d'équipement - sommes qui paraissent raisonnables à première vue. 105. Les transports par voie fluviale en Guinée se limitent essen- tiellement a ceux effectués par des petites enbarcations faisant la na- vette sur le Niger entre Kankan et Bamako, au lali. On estime que le trafic moyen n'excéde pas 2.500 tonnes par an et il est peu probable qutil prenne de l'expansion. - 33 - 106. Il existe une confusion considérable entre les fonctions des divers organismes d'Etat responsables des transports. Ainsi, le Minis- tère du développement économique est chargé de la construction des routes et de la réglementation de la circulation automobile; le Ministère du commerce intérieur, par une agence, la Transmat, s'occupe de l'im-porta- tion et de la distribution du matériel de transport3 et le Ministère des transports est responsable d'Air Guinée, d'un Bureau de l'aviation civile, de la compagnie ferroviaire ainsi que d'une entreprise de trans- port routier (ENTRAT). En outre, bien que quelques progrès aient été réalisés dans la formation de techniciens des transports, notamment les ingénieurs des ponts et chaussées, il existe une grave pénurie de person- nel qualifié ou semi-qualifié ainsi que de personnel de direction. Le Gouvernement n'a pas suffisamment recours au personnel technique étran- ger pour les travaux et recherches qui lui permettraient de prendre des décisions sur la base d'une vue d'ensemble des problèmes. 107. Bien que des modifications purement administratives ne soient pas suffisantes en elles-mêmes, il paraît souhaitable de regrouper les moyens de transport sous l'autorité du inistère des transports et de renforcer ce ministère. Cette mesure pourrait constituer l'amorce d'un changement de politique dans le domaine des transports, qui ferait por- ter l'effort du Gouvernement sur l'amélioration de l'administration, de l'entretien et des services, alors qu'il accorde maintenant trop aux investissements en biens capitaux et aux constructions nouvelles. Energie électrique 108. Au début de l'année en cours, la capacité de production d'éner- gie électrique était de 83.793 kW, compte tenu des usines en construc- tion (Tableaux 39 et h0). Un peu pluc de la moitié de cette capacité (h3.565 kw) était celle d'installations industrielles ayant essentielle- ment pour objet de couvrir les besoins en énergie des industries intéres- sées tout en fournissant une certaine quantité d'énergie aux services publics des villes dans lesquelles elles se trouvent. La plus importan- te d'entre elles est celle de la Sté FRIA (cxtraction dtalumino), qui a une capacité de production de 41.215 kw. 109. La majeure partie des h0.228 kW provenant d'installations pu- bliques, est produite a% Conakry où la puissance installée est de 30.900 kW. Ainsi, Conakry, qui compte 5% de la population du pays dispose en- viron des trois-quarts de la puissance installée par l'Etat dans l'en- semble du pays. 110. Les installations de Conakry et des principales agglomérations du pays sont exploitées par la Société nationale d'électricité (SNE), créée en 1961 par l'Etat, pour gérer les installations nationalisées qui appartenaient auparavant à la société privée "Energie électrique de Gui- née." Les installations exploitées par la SD2 fournissent la majeure partie de l'énergie destinée aux services publics (38.678 kU sur un to- tal de 4o.228). Les 1.550 kW restants représentent la capacité des - 34 - petites installations administrées par les pouvoirs locaux de 16 agglo- mérations régionales. 111. La principale source d'énergie de Conakry est la centrale hydraulique des Grandes Chutes, qui a une capacité théorique de 20.000 kW. Les moyens de production des 10.000 premiers kW ont été installés en 1952 et cette capacité a été doublée en 1963 avec l'aide financière de la Yougoslavie. Toutefois, la production maximum de cette centrale n'est que de 10.000 kW par suite de l'insuffisance de ses moyens de transmission et de distribution. Elle tombe à 4.500 kW pendant la sai- son séche par suite du manque d'eau. Pour y suppléer, on a créé en 1965, grâce a un pr6t de l'AID américaine, des installations de production d'énergie thermique d'une puissance de 7.500 kw. En outre, on installe actuellement à Conakry des moyens de production d'énergie thermique d'une puissance de 3.400 kW. 112. Le troisième stade du projet de production d'énergie hydroé- lectrique des Grandes Chutes, prévu par le Plan septennal, nécessite la construction d'un barrage et d'installations d'une puissance supplémen- taire de 15.000 kW. L'exécution de ce projet qui doit être achevée en 1972, requiert, selon les prévisions, un investissement de trois mil- liards de FG et un contrat a été signé avec Energoproject (Yougoslavie), qui en est chargé. 113. Il convient encore de citer parmi les principales réalisations du secteur public, la construction d'un barrage et d'un groupe généra- teur d'une puissance de 3.200 kW, actuellement en voie d'achèvement qui permettrait de fournir de l'énergie aux villes de Labe, Pita, Dalaba et Mamou dans la région du Fouta Djalon. Les travaux ont été effectuées avec l'aide financière et technique de la Chine continentale. E coût total des installations est estimé a environ 333.000 FG par k' de puis- sance installée, soit plus de trois fois le coû5t unitaire des moyens de production existants aux Grandes Chutes. 114. L'installation de nouvelles unités thermiques d'une capacité totale de 2.030 kW est en cours dans quatre villes (Kankan, Siguiri, Boké, Gaoual) avec l'aide technique et financière de l'AID des Etats-Unis. 115. A Conakry, la consommation dténergie se répartit comme suit: 58% du courant,à basse tension utilisé essentiellement dans les foyers mais aussi dans le secteur commercial, dans les boutiques dartisans et pour l'éclairage des rues et 42% du courant,à haute tension pour l'in- dustrie minière, les industries de transformation et les services publics tels que h6tels, écoles, hôpitaux, communications et transports (Tableau 41). La quantité d'énergie électrique nécessaire pour alimenter les gros appareils ménagers comme les climatiseurs augmente rapidement depuis quelques années, et elle atteint presque la quantité d'énergie nécessai- re pour l'éclairage domestique, bien qu'elle ne représente que 40% du montant des recettes de la SIE au titre de la vente de courant. Dans la région de Conakry, le nombre des clients de la SNE était de 8.283 en - 35- 1965, dont 5.410 usagers privés utilisant du courant à basse tenflion, pour une population totale de quelque 175.000 habitants. L'énergie èlec- trique est encore un article onéreux pour les consommateurs guinéens, le coût annuel de l'5clairage d'un foyer est en moyenne de 30.010 FG, soit environ le montant de deux mois de salaire de l'ouvrier d'usine non spè- cialisé. 116. De 1955 à 1965, la vente totale de courant dans la région de Conakry a augmenté en moyenne de 15% par an (Tableau h2). Ce taux élevé est diÎ essentiellement à la création de nouvelles usines de transforma- tion et à l'importance croissante de la consommation domestique spéciale, notamment pour les climatiseurs. Le taux moyen d'augmentation annuelle de consommation dans cette dernière catégorie a été d'environ h0%. 117. D'après une étude effectuée récemment pour l'AID des Etats-Unis, le taux d'augmentation annuellde la vente totale d'énergie, jusqu'en 1975, dans la région de Conakry est évalué à 9%. Ce taux, plus faible que dans le passé, s'explique en grande partie par le fait que le niveau de la con- sommation était très bas en 1955, année de référence. Cette estimation se fonde notamment sur un certain nombre d'hypothèses relatives à l'aug- mentation de la demande dans diverses catégories telles que: courant à haute tension, éclairage domestique, gros appareils, usa;e commercial, artisanal et industriel (courant à basse tension). Toutefois, les pro- jections concernant le courant à haute tension ne tiennent pas compte de la cessation des activités de la Compagnie minière de Conakry, qui a été dans la région le plus gros consommateur de courant à usage industriel (26% du courant à haute tension et 11% du total, en 1965). 118. Il ressort de ces diverses considérations que les instLllations de production d'énergie, y compris celles que lton crée actuellement, per- mettront de couvrir les besoins jusqu'aux premières années après 1970. Cette évaluation se trouve confirmée par les prévisions de la ZNE selon lesquelles les réserves d'énergie de la région de Conakry représentent trois fois la demande actuelle. Il importe avant tout d'améliorer la capacité de transport et de distribution de l'ênergie afin de pouvoir utiliser pleinement la capacité de production. De mâme que dans d'au- tres secteurs de léconomie, il faut s'efforcer d'utiliser plus complè- tement les investissements effectués plutôt que d'élargir la base de l'investissement initial. Pour ce qui est de l8augmentation de la capa- cité de transport de l'énergie depuis les Grandes Chutes jusqu'à Cona- kry, un contrat a été signé avec Energo Project (Yougoslavie) qui, à cette fin, doit mettre en oeuvre un projet dont le coût total est évalué à h5 millions de FG (Tableau 43). Des consultants étrangers de la ENE ont élaboré un projet d'amélioration du système de distribution de Cor- kry dont les possibilités de mise en oeuvre ont été examinées indépen- damment sous les auspices de l'AID. Selon les prévisions, le cou^t de l'équipement représente à lui seul quelque 781 millions de FG. Ces pro- jets de modernisation et d'extension des moyens de transport et de dis- tribution de la région de Conakry semblent satisfaisants. En revanche, - 36 - il n'est pas certain que les études effectuées suffisent a prouver la né- cessité d'une augmentation de 15.000 kW de la capacité de production des Grandes Chutes bien que l'on ait déjà signé à cet effet un contrat du montant estimatif considérable de 3 milliards de FG. 119. La gestion financière de la SNE se révèle tout à fait saine puisque le taux de rentabilité de l'ensemble du capital investi est de 1,5 à 3%, compte tenu d'une réserve pour amortissement et impfts, alors que les tarifs n'ont pas changé depuis 1958 (Tableaux h, 45, 46). Toutefois, il semble nécessaire d'envisager une modification de la struc- ture des tarifs. Ainsi, par exemple, les tarifs appliqués aux appareils ménagers spéciaux sont beaucoup plus bas que les tarifs appliqués a l'usage domestique général et les tarifs industriels qui varient avec l'heure ne décroissent pas avec la quantité d'énergie consommée. En outre, la SIE pâtit de l'importance exceptionnelle du poste "sommes à recevoir", qui, au 30 septembre 1965, représentait environ 105% des re- cettes brutes de l'exercice financier ayant pris fin à cette date. Les prêts à long terme nécessaires ont été accordés pour financer des grands projets tels que l'augmentation de 10.000 kW, en 1963, de la capacité de production des Grandes Chutes, financée par un prêt yougoslave et la création de la centrale thermique de Conakry, installée en 1965 grâce à un prêt de l'AID. Mais l'administration de la ENE ne dispose pas d'un personnel suffisant et elle cievra le renforcer dans les secteurs: ser- vices publics, entretien et réparation, comptabilité et contrôle finan- cier. Pour résoudre ces problèmes administratifs, il faudra former du personnel, avoir recours à l'assistance technique, et, en même temps, faire des investissements complémentaires. 120. Pour les projets régionaux, il conviendra d'examiner attentive- ment les priorités établies en fonction de critères économiques et tech- niques. Jusqu'à présent, on a traité les projets régionaux comme s'il s'agissait toujours d'un seul et même projet, sans établir les distinc- tions voulues entre les diverses régions. L'électrification des régions rurales et des agglomérations devrait être conque région par région à la lumière d'études économiques et techniques et compte tenu des ressources existantes. Télécommunications 121. Les services de télécommunications sont limités mais ils ten- dent à se développer considérablement depuis quelques années. Le Minis- tère des postes et télécommunications (P et T) est chargé de tous les services de télécommunications sauf quelques liaisons particulières (un réseau de l'aviation civile reliant Conakry à dix aérodromes et une liai- son diplomatique internationale entre Conakry et un certain nombre de pays voisins). Ces services comprennent les téléphones urbains, les té- léphones et télégraphes interurbains, les services de téléphone et de télégraphe internationaux et la radiodiffusion. - 37 - 122. A la fin de 1966, il y avait 1.200 appareils téléphoniques ins- tallés à Conakry. En 1965, on a commencé les travaux destinés à porter ce nombre à 5.300 et à 'tablir des circuits permettant de le porter ul- térieurement à 8.000. Ces travaux ont été entrepris par une société d'Allemagne fédérale avec un crédit du fournisseur pour l'équipement (consenti à l'origine pour sept ans 'à 3,5% et porté ensuite à dix ans A 3%) et ils doivent être terminés en 1967. En vertu d'accords analogues, les services téléphoniques se développent 'à Kankan où le nombre des ap- pareils doit être porté de 200 à 1.000. Un certain nombre d'autres vil- les comptent au total 1.000 appareils téléphoniques en service. A9insi, au milieu de l'année 1967, on escompte qu'il y aura quelque 7.300 appa- reils en service dans le pays. 123. Les services téléphoniques et télégraphiques à longue distance se sont développés depuis 1964, en partie avec du matériel financé par la Hongrie. Il existe des liaisons radiotéléphoniques et radiotélégra- phiques avec Dakar, Abidjan, Bamako et, via Dakar, avec Paris, Uen York et Moscou. Il y a des liaisons directes - radiotélégraphiques seulement - avec Moscou et Pèkin. Le pays dispose de moyens de radiodiffusion im- portants mais il n'existe pas d'évaluation détaillée du total des inves- tissenents effectués dans ce domaine. Quoi qu'il en soit, c'est en ma- tière de radiodiffusion qu'a été mis en oeuvre le plus vaste programme de développement des télécommunications. L'un des principaux programies d7investissement est mis en oeuvre a% Kipe, près de Conakry, où l'on ins- talle, avec l'aide financière et technique de la Tchécoslovaquie, des moyens d'émission radiophonique d'un coûÎt total de deux mnilliards de FG. 124. L'ensemble des capitaux investis dans le domaine des télécom- munications, au titre du Plan septennal s'élève à 5,5 milliards de FG. Sur cette somme, 3, milliards de FG ont été engagés, notamment pour ce qui est du projet de radio de Kipe et des projets de services téléphoni- ques et télégraphiques urbains et interurbains ci-dessus mentionnés (Ta- bleau 47). 125. L'ensemble des activités relatives aux télécommunications des P et T fait apparaftre un déficit d'exploitation de 240 millions de FG pour l'exercice financier 1965-1966. On ne sait pas si cette somme com- prend les dépenses afférentes à l'exploitation des moyens de radiodiffu- sion. Les opérations génératrices de recettes telles que l'exploitation des services téléphoniques et télégraphiques devraient couvrir leurs frais et il conviendrait de les distinguer de l'exploitation des moyens de radiodiffusion de l'Etat afin que l'on puisse déterminer le coît de la production de ces services. 126. Les investissements considérables Que nécessite l'extension des services de télécommunications font une ponction considérable sur les ressources en devises et exigent également des investissements en monnaie locale. Les dépenses sont pour les trois-quarts des dépenses en devises. Les dépenses dîéquipement peuvent être financées à moyen ou long terme, mais les investissements n'influent pas directement sur les gains ou les - 38 - économies en devises. Les ressources en monnaie locale doivent être fournies dès que le matériel étranger est disponible si on ne veut pas que celui-ci demeure inemployé en attendant l'exécution des travaux re- latifs aux installations financées 'à l'aide des ressources locales. Vue l'importance des dépenses financées tant en devises qu'en monnaie locale, il est indispensable de prévoir les investissements en fonction d'études approfondies de la demande probable et des priorités souhaitables. A notre connaissance, aucune analyse méthodique de la demande n'a été ef- fectuée avant la planification des investissements. 127. La situation devrait s'améliorer dans ce domaine étant donné la création récente d'un bureau de planification des P et T. Hon seule- ment ce bureau pourrait entreprendre des études de base de la demande, mais il pourrait beaucoup aider les pouvoirs publics dans le choix et les décisions de normalisation du matériel, et aussi pour la planifica- tion de toutes les activités à envisager pour compléter les investisse- ments. Ce bureau s'est également occupé des mesures à prévoir pour sa- tisfaire les besoins en main-droeuvre, objectif que l'on se propose d'atteindre en créant dans le pays des moyens de formation des spécialis- tes des télécommunications. Il est évident que ceci est de la plus haute importance si l'on veut faire des inveStisserients raisonnables et exploi- ter comme il se doit les moyens offerts. 128. Les projets du Plan septennal pour lesquels les fonds n'ont pas encore été engagés ne devraient être mis en oeuvre que lorsque l'on aura pu effectuer des études approfondies et une préparation minutieuse, ainsi qu'il est dit ci-dessus. Les ressources étant limitées, et les besoins nombreux, il conviendra de ne déterminer les priorités d'investissement qu'après cette étude approfondie. Enseignement et santé publique 129. L'un des résultats les plus marquants obtenus par la Guinée de- puis son accession à l'indépendance est l'augmentation du nombre des per- sonnes recevant une instruction scolaire. Les progris sont particulière- ment notables dans le domaine de l'enseignement du premier degré. On note également une augmentation importante dans l'enseignement du second degré et dans l'enseignement supérieur bien qu'on ne sache pas très net- tement dans quelle mesure la nature de l'éducation fournie à ces niveaux répond aux exigences du développement de l'économie. 130. Le nombre total des élèves fréquentant l'école a plus que quadruplé de 1957/58 à 1965/66, passant d'environ h.ooo à quelque 200.000 (Tableau h8). Ceci signifie que la fréquentation scolaire a augmenté- beaucoup plus rapidement (à raison de plus de 20% par an) que la popu- lation d'âge scolaire dont le taux d'augmentation peut être évalué, en l'absence d'indices plus précis, comme étant égal au taux d'augmentation de l'ensemble de la population, soit 2,5 à 3% par an. - 39 - 131. L'enseignement du premier degré couvre cinq anmées de scolari- té et l'enseignement du second degré comprend un premier cycle de quatre ans (collège) et un second cycle de trois ans (lycée). D'après certai- nes indications relatives à la répartition de la population par groupe d'âge, on estime qu'il doit y avoir dans le pays environ 490.000 enfants - du groupe d'âge 6-10 ans, correspondant au niveau de l'enseignement pri- maire. Par conséquent, on peut supposer que les 164.000 élèves qui fré- quentaient l'école primaire en 1965-66 représentaient un-tiers de la po- pulation d'âge scolaire. Les quelque 34.000 élèves fréquentant les écoles du second degré en 1965-1966 représentaient environ 20% du nombre des élèves fréquentant les écoles primaires. Le nombre des étudiants titulaires de bourses à l'étranger étant d'environ 1.000 et celui des élèves de l'Institut polytechnique guinéen, du niveau universitaire, d'environ 600, le nombre des étudiants inscrits dans les établissements d'enseignement supérieur est d'environ 5% du nombre des élèves des écoles secondaires. 132. Le nombre des maîtres a passe de 567 en 1957-1958 à 5.057 - soit environ neuf fois plus - en 1965-1966. Le nombre d'élèves par matre: 4l pour l'enseignement du premier degré et 33 pour l'enseignement du second degré et l'enseignement supérieur réunis, est donc raisonnable. Pour faire face à cette augmentation rapide il a fallu faire parfois appel à du per- sonnel enseignant n'ayant reçu qu'une formation partielle ainsi qu'à du personnel étranger. Le tiers environ des 3.990 instituteurs est composé de martres auxiliaires. Les matres étrangers représentent également un- tiers environ des quelque 1.000 professeurs de l'enseignement secondaire et supérieur. 133. Le taux de fréquentation scolaire de la population d'âge scolai- re semble être approximativement le même dans la plupart des régions du pays sauf la région du Fouta Djalon qui semble faire une exception frap- pante. En l'absence de renseignements précis, les données existantes sur la fréquentation de l'école primaire et la population du groupe d'âge 5- 14 ans permet de penser que le taux de la fréquentation scolaire n'est que de 11% dans la région du Fouta Djalon contre 20 à 28% dans les trois autres régions géographiques du paya. 134. La décision récemment prise par le Gouvernement de transformer ces écoles en vue de donner plus d'importance à l'enseignement profession- nel - en matière d'agriculture et dans d'autres domaines - reflète le me- contentement qu'inspire la nature de l'instruction générale dispensée dans les écoles secondaires. Cette réforme ne peut pas être conçue de façon satisfaisante tant que l'on n'aura pas effectué une enquête sur les be- soins en personnel qualifié des divers secteurs de l'économie. 135. L'Institut polytechnique comprend trois départements: humanités, sciences de l'ingénieur et sciences naturelles, adiinistration. Il y a environ 1.000 étudiants titulaires de bourses à l'étranger, dans un grand nombre de disciplines, soit environ 50% de plus qu'à l'Institut polytech- nique (Tableau 49). Les difficultés auxquelles on se heurte en ce qui - 40 - concerne ces étudiants sont qu'ils ne sont pas toujours disposés à revenir chez eux parce qu'on leur offre des situations plus tentantes dans des régions telles que l'Europe occidentale, l'Afrique du nord et les Etats- Unis où se trouvent 40% d'entre eux; d'autre part, la question de leur emploi se pose quand ils reviennent chez eux. Il semble qu'on n'accorde pas une attention suffisante au problème du placement de ce personnel auquel il faudrait offrir un emploi dans un domaine productif. 136. Au total, mille sept cents étrangers, environ, travaillent dans le pays, comme techniciens (Tableau 50). Les maîtres étrangers mention- nés ci-dessus représentent environ un-cinquième de ce chiffre. La plu- part d'entre eux (60%) sont dans le pays au titre de programmes d'aide bilatéraux de l'URSS, de pays d'Europe de l'est et de la Chine continen- tale. On ne dispose que de renseignements partiels sur les domaines d'activité de ce personnel étranger, mais il semble que l'agriculture et l'administration soient quelque peu négligées. D'après les renseignements obtenus, seules 42 personnes seraient employées dans ces domaines. On semble peu disposé dans le pays à faire appel au personnel étranger dans le domaine de l'administration publique où le besoin d'amélioration se fait vivement sentir et son emploi dans l'agriculture est rendu difficile du fait d'une programmation insuffisante et des restrictions imposées aux déplacements de ce personnel à l'intérieur du pays. Il se rév'le, dans divers cas, que l'on n'a pas tenu compte des conseils raisonnables qui ont été donnés dans des secteurs tels que la culture du coton et du riz ou l'organisation et la direction des entreprises industrielles. 137. Les services de santé semblent également s'être considérable- ment développés depuis l'accession du pays à l'indépendance mais il y a encore des lacunes importantes. Selon les renseignements communiqués à la mission, il y a aujourd'hui cinq hôpitaux de première classe dans le pays contre un en 1958, 29 hôpitaux de seconde classe contre un en 1958, 296 centres sanitaires régionaux (99 en 1958) et 93 médecins (39 Guinéens et 54 étrangers) contre 58 en 1958 (44 Guinéens et 14 étrangers). On compte actuellement un lit d'h6pital ou de centre sanitaire pour 540 ha- bitants mais seulement un médecin pour 37.000 habitants 1/. Il y a en- viron 100 étudiants en médecine ou en dentisterie, à l'étranger, mais on n'escompte pas le retour d'un grand nombre d'entre eux avant 1970. l_ Contre un pour 800 habitants en Europe et un pour 10.000 habitants dans les pays en voie de développement selon l'objectif fixé pour 1970 dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour le déve- loppement. Cf. Organisation Mondiale de la Santé, la Santé dans le Honde, janvier 1967, p. 13. Tableau 1 POPULATIOr PAR REGIOi Evaluation au 31 août 1964 Région Population Densité (k2) (en milliers) (au km2) BASSE-GUIHEE 36.133 731 20,2 Boffa 90 Boké 105 Conakry 173 Dubreka 86 Forecariah 98 Fria 27 Kindia 152 FOUTA-DJALOIT 80.683 1.335 16,5 Dabola 55 Dalaba 105 Dinguiraye 64 Gaoual 81 Labe 283 Hali 152 Mamou 163 Pita 155 T elimele 147 Tougue 75 Youkounkoun (Koundata) 55 UAUTE-GUINEE 79.667 542 6,8 Faranah 94 Kankan 176 Kouroussa 93 Siguiri 179 REGION DES FORETS 49.37h 808 16,0 Beyla-Kerouana 169 Gueckedou 130 Kissidougou 133 Macenta 123 Nzérékoré 195 Yomnou 58 Total 245.857 3.416 13,9 Source: Direction de la Statistique générale et de la Mécanographie. Tableau 2 : DISTRIBUTION PAR SECTEUR DES DEPENSES PREVUES PAR LES PLANS Plan septennal Plan septennal Plan septennal Plan triennal (ler stad : (2ème stade: (durée totale 1964-70) dJ SECTEUR 1960-1963 f 1964-66) 1966/67) c/ En millions En ions % En millions on I Distri- II Distribu- FG - (3 ans) F (2 ans) FG (1 an) FG (7 ans) bution e/ tion (sans les secteurs divers) e/ Industrie et mines 6.323 17,0 8.178 29,8 2.480 13,1 19.867 14,0 17,2 Agriculture 4.800 12,9 756 2,8 1.804 9,5 12.453 8,8 10,8 Transports 7.797 20,9 4.226 15,4 1.434 7,6 30.138 21,3 26,2 Génie civil (ponts et chaussées) 4.676 12,5 3.417 12,5 2.572 13,6 25.089 17,7 21,7 Télécomuminications 146 0,4 1.196 4,4 1.281 6,8 5.220 3,7 4,5 Logement et édncation 3.238 8,7 619 2,3 2.624 13,8 6.761 4,8 5,8 Electricité, services socia-x divers (santé, sports) If 10.214 27,4 1.535 5,6 2.877 15,2 15.988 11,3 13,8 Divers 61 0,2 7.480 27,2 3.874 20,4 26.105 18,4 TOTAL 37.255 100,0 27.407 100,0 18.946 100,0 141.621 100,0 100,0 Moyenne des dépenses annuelles 12.418 13.703 18.946 20.232 af Dépenses effectives au titre du Plan triennal. bf Dépenses effectives de la première tranchedu Plan septennal (mai 1964 - septembre 1966). cf Dépenses budgétaires pour la deuxième tranche du Plan septennal (octobre 1966 - septembre 1967) d/ Dépenses budgétaires au titre du Plan septennal. e/ Comme l montant des dépenses afférentes au secteur "divers" est devenu considérable dans le Ple septennal, alors qu'il était négligeable dans le Plan triennal, la mission a établi deux catégories distinctes de dépenses par secteur dans le Plan sePten- nal. La premigre englobe tous les secteurs, y compris les secteurs "divers" et elle se rapportedonc à des dépenses qui peuvent être comparées I celles de la première et de la deuxième tranches du Plan septennal, alors que les chiffres de la seconde ne peuvent Otre comparés qu'aux chiffres correspondant à la distribution par secteur du Plan triennal. Ce groupement de secteurs est df aux différences de ventilation des dépenses entre le Plan triennal et le Plan septennal. Dans le Plan triennal, l'électricité figurait sous la rubrique "infrastructure administrative", tandis que les dépenses afférentes aux installations du domaine de la santé et des sports figuraient sous des rubriques distinctes. Dans le budget du Plan sep- tennal, l'électricité figure sous une 'rubrique distincte, o il est impossible de distinguer la part afférente à divers servi- ces sociaux (santé, sports, etc). La mission a décidé de grouper toutes ces rubriques de façon à permettre de les caparer dans le temps. (n estime toutefois que les immobilisations sont d'une importance minime dans le secteur des services sociaux et que, pour l'électricité, elles dépassent 80% des dépenses inscrites sous cette rubrique. Source: Documents du Ministère des Finances et du Plan et évaluations de la mission. Tableau 3 : SOURCES DE FINANCEMENT DES DEPENSES PREVUES PAR LES PLANS Plan septennal Plan triennal (effectives) Plan septennal (prévues) Plan septennal (effectives) (prévues au budget) 1960-63 (Durée totale 1964-70) (1er stade 1964-66) (2e stade 1966/67) SOURCE En millions de FG % En millions de FG % En millions de FG % En millions de FG % (3 ans) (7 ans) (2 ans) (1 an) I. FINAIClENT INTERIEUR 21.902 58,8 25.805 33,6 12.h91 45,6 6.125 32,h dont: i. Contribution des entreprises publiques 17.023 22,2 h.668 17,0 I.555 2h,0 dont provision pour amortissement (102) (3,0) (1.500) (9,7) ii. Report de l'exercice précédent 1.09h 1,h 1.90h h,o 1.302 6,9 iii. Avances bancaires 5.423 19,8 - - iv. Divers (dont: contribution du budget d'exploitation de l'Etat) 7.688 10,0 1.306 h,8 268 1,5 II. FINANCEMENT EXTERIEUR 15.353 41,2 51.050 66,4 1L.916 54,h 12.821 67,6 i. Fonds de contre-partie 9.343 12,1 6.210 22,6 2.396 12,6 ii. Prêts en devises 41.707 5L,3 8.706 31,8 104.25 55,0 TOTAL (I + II) 37.255 100,0 76.855 100,0 27.h07 100,0 18.9L6 100,0 Absence de financenent (dépenses = recettes) 6L.766 45,7N Total des ressources actuellement considérées comme disponibles par les autorités guinéennes. Il faut encore trouver (grâce à l'épargne nationale et à l'aide étrangère) 45,7% du montant total des ressources nécessaires pour couvrir la totalité des dépenses inscrites au budget du Plan septennal. Source: Divers documents fournis par le Ministère des Finances et du Plan. Tableau h : EVALUATION DES COMPTES DE LA NATION DE LA GUINEE - VALEUR AJOUTEE PAR SECTEUR (en millions de francs guinéens) Taux de variation Participation () 196h/65 relative Valeur ajoutes , par rapport 196h/65 Prix constants Valeur ajoutee a 1963/6h (prix courants) 1963/6h Prix courants en prix au 1963/64 1966/65 196h/65 1965/66 constants PIB PNB A. Secteur prive 33.286 37.006 42.3h8 42.178 11,2 62,3 61,0 I. Agriculture, Elevage, Forets 27.532 31.252 36.59h 36.h2h 13,5 (53,8) (55,6) Agriculture 21.862 25.582 30.92h 30.75h Viande, poisson, produits laitiers h.770 h.770 h.770 h.770 Sylviculture et exploitation des forets 900 900 900 900 II. Industrie mini2re (PRIA et Compagnie minière) 5.75h 5.75h 5.75h 5.75h ( 8,5) ( 5,h) B. Secteur public 21.336 23.6h9 25.666 10,8 37,7 39,0 III. Industrie miniere (Bauxites de Kassa et mines de diamants) 392 226 2h8 ) ( 0,h) ( 0,h) IV. Industrie 29h 1.773 1.800 ) ( 2,6) ( 2,7) V. Construction 180 6h0 653 ) ( 1,0) ( 1,0) VI. Transports 2.376 1.986 2.068 ) -1,5 ( 3,0) ( 3,1) VII. Services publics 292 679 698 ) ( 1,0) ( 1,1) VIII. Commerce 3.292 1.988 2.077 ) ( 3,0) ( 3,2) IX. Banques 1.885 1.201 1.238 ) ( 1,8) ( 1,9) X. Administration 5.739 7.671 8.545 33,7 (12,6) (13,0) centrale (4.909) (6.710) (7.h75) régionale ( 830) ( 961) (1.070) XI. Plan - Construction et montage de nou- velles usines et autres travaux d'in- frastructure non inclus ci-dessus 6.586 7.h85 8.339 13,6 (12,3) (12,6) C. Produit incerieur brut (aux prix du marche') 51.622 60.655 68.01h 11,0 100,0 - Transferts etrangers (FRIA) -2.238 -2.238 -2.238 D. Produit national brut (aux prix du marche) 52.384 58.417 65.776 11,5 100,0 en millions de dollars PNB 222,9 247,6 277,6 PIB 213,8 238,4 268,5 Nombre d'habitants (en milliers) 3.16 3.510 3,510 PIB par tete (en dollars des E.U.) 65,2 70,5 79,1 8,1 NOTE: La valeur ajoutée a été calculée de la façon suivante: i. Pour l'agriculture, d'apres une evaluation faite par la mission (voir tableau 6). ii. Pour l'industrie minière, d'après les données recueillies par la mission. Pour le minerai de fer (Compagnie miniere), la bauxite (Bauxites de Kassa) et les diamants, on a additionné les chiffres relatifs aux salaires, aux bénéfices et À l'amortissement pour obtenir la valeur ajoutée. Pour l'alumine (FRIA), la valeur des facteurs de production (matériel) importés (soit 2.180 millions FG par an) a été déduite de la valeur de laproduction brute. iii. Pour les secteurs IV a VIII, d'après les comptes de profits et pertes, les bilans et les comptes de production des entreprises publiques qui représentent une partie essentielle de l'activité économique de ces secteurs. La mission a étudié, en tout, les comptes des 1 grandes entreprises publiques dans ces cinq secteurs. Les comptes ont été mis à la disposition de la mission par le Commissariat aux comptes de la Présidence de la République de Guinee. iv. Pour le secteur des banques, d'après les états des recettes présentés par les banques guine'mnes 'a la mission. v. Pour l'administration, la mission a repris les chiffres des dépenses afférentes aux traitements et salaires inscrites au budget national (dépenses budgétaires pour 1963/6h, dépenses réelles pour 1964/65). Pour les salaires de l'administration régionale, la mission a effectué une évaluation en se fondant sur les budgets régionaux. vi. Les dépenses relatives a la construction et au montage des nouvelles usines prevues par le Plan ont étc' calculées de la façon suivante: a. Les dépenses annuelles d'investissement s'etablissaient en moyenne comme suit: 1963/6 196/65 (moyeepour le) (moyenne pour) plan triennal 1964-66 (eniuillitnà de francs guinéens) Investissement total (Plan) 12.420 13.705 dont - usines complètes importées 5.ow0 h.550 dépenses locales ¯7.20 -FIM moins, 1/2 des deenses de construction (facteurs de production locaux) - 2h0 - 320 1/A des dépenses de transport (facteurs de production locaux) - 59h - 496 Traitements et salaires du personnel local ~-M ?J.33- ajustés compte tenu de l'augmentation des prix selon l'indice de 1963/6h 7.h85 vii. La valeur ajoutee pour 196/65 (par branche du secteur public) a été convertie en prix constants 1963/6h en utilisant, pour l'ajustement opéré en fonction de la hausse des prix, l'indice 111, (196h/65 par rapport à 1963/6). Ce chiffre a été établi d'après les fluctuations des prix des produits agricoles. Les prix des produits agricoles disponibles pour la consommation nationale (y compris les produits alimentaires importés) ont augmenté de 20,1 % en 196h/65. Compte tenu de la proportion de biens dans l'ensemble de la consommation et en supposant que les autres prix (essen- tiellement des biens de consommation importes) demeurent stables, il a fallu apporter aux salaires un ajustement de ll,h % pour tenir compte des augmentations de prix. Seule la partie de la valeur ajoutée correspondant aux salaires a été ajustée a l'aide de l'indice ci-dessus pour tenir compte de la hausse des prix. Source: Evaluation de la mission, fondee sur les évaluations par secteur, les comptes des entreprises publiques et les documents publiés dans le cadre du plan (pour tous details, voir note ci-dessus). Tableau 5 : COMPTES DE LA NATION DE LA GUINEE (évaluation) - AFFECTATION M ýSES (prix courants en millions de francs guinéens) 1963/64 1964/65 A. Traitements et salaires I. Agriculture, élevage, péche 27.532 36.594 II. Industrie minière 1.532 1.694 (secteur public et secteur privé) III. Industrie 292 328 IV. Construction 156 124 V. Transports 1.209 796 VI. Services publics 164 186 VII. Commerce 572 775 VIII. Banques 322 359 IX. Administration 5.739 8.545 1. Construction, montage et transports dans le cadre du Plan 6.586 8.339 Montant total des salaires (=dépenses de consommation privée) 44.104 57.740 B. Dépenses afférentes à la consommation du secteur publie 2.62M .165 C. Formation brute de capital fixe 13.550 14.916 Plan 12.42W 13.7O5ý" Etat et régions 1.1302/ 1.211/ D. Déficit du commerce extérieur (biens et services) d&__/ -8.045 E. Dépenses afférentes au produit national brut 562.86 Part de la formation brute de capital fixe dans le PNB (pourcentage) 25,9 22,7 a/ Evaluation (correspondant approximativement à la valeur nette des fournitures de matériel à l'Etat: valeur inscrite au budget pour 1963/64 et réelle pour 1964/65). b/ La formation brute de capital fixe a été considérée comme étant, pour 1963/64, la moyenne des dépenses annuelles d'investissement du Plan triennal, pour 1964/65, la moyenne des dépenses annuelles d'investissement de la premi4re tranche du Plan septennal. c Montant inscrit au budget pour 1963/64, montant réel pour 1964/65. d Moyenne pour 1963 et 1964. Note: La Mission a supposé que les stocks ne subiraient aucune modification de 1963/64 à 1964/65. Elle a également supposé que la totalité des traitements et salaires serait dépensée pour la conscamation, ce qui est très vraisemblable car, étant donné le montant du revenu par habi- tant en Quinée, la propension marginale i consommer le salaire atteint presque certainement l'unité. Source: Evaluations de la Mission. te S-quantite on millions ie tormnes Tableau , : VALUATTON PROJ)IT A-RICCLE DE LA mllNE P = P rix d,nre da maýce exprime ex /ke V = valeur en millions de V3 (aux rrix da .arhe) En prix constants (1963/66) Aux prix courants 1963/06 ' 1956/05 19,5/bb ' 15/5 950 Q P V A. Produits exportables paaes c.i. a/ 65,1 20,0 902 66,6 20,0 892 6,3 20,0 926 66,6 20,0 892 6,3 20,0 926 exp. _/ 36,9 29,7 l.0'63 62,6 29,7 1.259 63,7 29,7 1.297 62,h 23,7 1.005 63,7 23,7 1.035 Cape c.i. 0,7 85,0 59 1,o 85,0 85 1,2 85,0 102 1,o 90,0 90 1,2 95,0 11h exp. 6,6 85,0 566 5,0 85,0 625 9,6 85,0 800 5,0 90,0 650 9,6 95,0 t93 Ananas p.i. 5,9 60,0 356 7,5 60,0 650 6,2 60,0 252 7,5 60,0 650 L,2 60,0 252 exp. 6,1 90,0 369 5,3 90,0 677 6,8 90,0 612 5,3 90,0 177 ',0 90,C 612 Palmistes exp. 22,8 30,0 686 25,0 30,0 750 19,3 30,0 579 25,0 35,0 875 19,3 35,0 A75 Arachides C.i. 9,5 27,5 261 11,5 27,p 316 18,1 27,5 697 11,5 32,5 373 18,1 30,0 5L3 exp. 1,5 27,5 41 3,5 27,5 96 1,9 27,5 52 3,5 32,5 113 1,9 30,0 57 Sesae c.i. 0,4 35,0 lh 0,3 35,0 10 0,2 35,0 7 0,3 35,0 10 0,2 35,0 7 exp. 0,4 35,0 16 0,5 35,0 18 0,2 35,0 7 0,5 35,0 18 0,2 35,0 7 Jivers exp. 90 265 178 285 17b Total c.i. 1.590 1.753 1.786 1.815 1.842 exp. 2.805 3.310 3.525 3.223 3.L57 c.i. et exp. 6.395 5.063 5.309 5.038 5.299 Production destinee au marche interieur Mais 120,0 35,0 6.200 130,0 35,0 6.550 150,0 35,0 5.250 130,0 35,0 6.550 150,0 35,0 5.250 Riz : rouge 160,0 30,0 6.200 185,0 30,0 5.550 152,0 30,0 6,560 185,0 55,0 10.175 152,0 70,0 lo.66o blanc 35,0 37,0 1.295 L6,0 37,0 1.702 38,0 37,0 1.606 66,o 65,0 2.990 38,0 80,0 3.040 Fonio 67,0 60,0 1.880 6h,O 60,0 2.560 60,0 60,0 2.600 66,0 0,0 2.560 60,0 60,0 2.600 vanioc h20,0 10,0 6.200 650,0 10,0 6.500 360,0 10,0 3.600 L50,0 10,0 6.500 360,0 10,0 3.60 ratates douces 81,0 15,0 1.215 8h,0 15,0 1.260 85,0 15,0 1.275 86,0 15,0 1.260 85,0 15,0 1.275 Sorgho 6,0 25,0 150 7,5 25,0 187 7,5 25,0 187 7,5 25,0 187 7,5 25,0 187 Puile de palme 3,0 100,0 300 3,5 100,0 350 3,0 100,0 300 3,5 100,0 350 3,0 100,0 300 Legumes et fruits 20,0 80,0 1.600 20,0 80,0 1.600 20,0 80,0 1.600 20,0 80,0 1.600 20,0 80,0 1.600 )ivers 300 300 200 300 200 Viande, poisson et produits laitiers: Viande 12,0 300,0 3.600 12,0 300,0 3.600 12,0 300,0 3.600 12,0 300,0 3.600 12,0 300,0 3.600 Poisson 3,0 100,0 300 3,0 100,0 300 3,0 100,0 300 3,0 100,0 300 3,0 100,0 300 Lait 35,0 4o,o 1.4oo 35,0 ho,O 1.hoo 35,0 0,0 1.600 35,0 60,0 1.h00 35,0 h0,0 1.h0 Rois d'oeuvre 1.000 1.000 1.000 1.000 1.000 25.660 28.859 27.078 36.772 3h.792 C. Total ge'néral (A et B) 30.035 33.922 32.387 39.810 0.j91 Ci Produits locaux disponibles pour la consommation (intermediaires et finaux) 27.230 30.612 28.862 36.587 36.63h Ce Exportations 2.805 3.310 3.525 3.223 3.L57 D. Importations (Produits agricoles) Ri7 (blanc) (aux prix de détail) 41,6 37,0 1.539 0,0 37,0 1.h80 37,0 37,0 1.369 60,0 65,0 2.600 37,0 80,0 2.960 Sucre (aux prix de détail) 9,2 110,0 1.012 20,0 110,0 2.200 9,0 110,0 990 20,0 110,0 2.200 9,0 105,0 945 Farine (blé) (aux prix de detail) 26,6 40,0 986 27,0 LO,0 1.080 15,6 60,0 626 27,0 65,0 1.215 15,6 65,0 702 Divers (au prix d'importation + 60 %) 627 751 660 751 660 Valeur totale des importations (agricoles) 6.162 5.511 3.643 6.766 5.067 t. Valeur des produits agricoles disponibles pour la consommation finale c/ 0,9 (ci) + D 28.669 33.062 29.,18 39.696 38.037 F. Exportations clandestines care 5,9 85,0 501 8,5 85,0 722 3,L 85,0 289 8,5 90,0 765 3,L 95,0 323 G. Pro Juction agricole (valeur ajoutee) d/ 0,9 (C) + F 27.532 31.252 29.L37 36.59L 36.Loh a/ c.i. - consommation interne. 7/ exp. - exýortations. c/ On considere que les agriculteurs gardent,un dixieme environ ce la production agricole pour leur consommation intemediaire (semis et autres usages) et que var consequent 0,9 seulement du c.i. est mis sur le marche. d/ On en déduit, environ un dixiene du Produit agricolý crut pour obtxnir la valeur ajoute'e. Cette proportion peut zaraitre tro- 'atble -ans certains cas, notasment en ce qui concerne les bananes, pu-,ue la valeur les matériaux utilises, pour la culture (huite pour l'irrigation, capier d'emballae, etc...> représente L2 % du prix Daye aux producteurs. >ais ceci est roiprrnse car l 1at nue, pour d'au'res Produits agrjcoles, tels qe li cafe, , tc..., la valeur ies facteurs le oroduction je cette cate,crie est nrli'eab1e. U stimtons de la iss,r. Tableau 7 : DEPENSES BUDGETAIRES DE L'ETAT 1960 - 1966/67 (en millions de francs guinéens) 19601/ 1961e/ 1962®1 1963®/ 1963/6hf 196h/651 1965/66V' l966/67!/f/ a Dette publique 11h 92 80 76h 1.005 3.662 3.306 4.577 a. Service de la dette n.d. (22) - - (326) (2.822) (2.ho9) (3.746) b. Pensions et securite sociale n.d. (70) (80) (764) (679) ( 840) ( 897) ( 831) . Défense et Se'curité 1.777 2.076 2.170 2.243 2.072 2.593 3.188 3.432 a/ . Administration Générale 1.221 1.713 1.767 2.407 3.213 2.230 2.570 2.181 ~ . Education 1.518 2.019 2.307 2.570 2.213 3.285 3.744 3.584 . Sante' publique et services sociaux 1.131 1.356 1.345 1.280 1.263 1.16 1.658 1.280 . Production (réglementation du commerce et de l'agriculture) b/ 427 196 283 534 394 530 629 593 . Travaux publics et transports 261 333 399 259 299 71 96 97 . Postes et Télécommunications - - 8 72 77 510 562 582 . Entretien h24 450 00 466 450 335 350 1.077 a. Routes et bacs - (425) - (439) (388) (300) (300) (780) b. Aerodromes - ( 25) - ( 27) ( 62) ( 35) ( 50) (297)c/ ). Depenses communes et diverses 46 359 355 h08 545 1.428 1.620 1.633 ~ . Pre%s, contributions, subventions, etc. 883 151 524 182 181 125 261 811 T 0 T A L 8.223 8.745 9.738 11.185 11.712 16.195 17.98h 19.847 ont: a. Personnel n.d. 5.089 h.7oh 5.027 h.909 8.225 9.h7h 9.198 b. Matériaux et fournitures n.d. 2.525 2.350 2.ho8 1.757 3.106 3.936 4.183 c. Subventions n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 584 697 811 d. Investissement n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 618 571 1.078 e. Dette publique n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 3.662 3.306 4.577 EPENSES REELLES 7.993 7.56h 7.222 11.131 10.531 11.716 n.d. n.d. a. Personnel 7.h76 b. Mate'riaux et fournitures 2.598 c. Subventions 582 d. Investissement 528 e. Dette publique 532 Lffe'rence entre depenses budgétaires L dâpenses reelles -230 -1.181 -2.516 -5h -1.181 -h.69 ýCAPITULATION: Recettes budgétaires 8.227 8.745 9.738 11.2h3 11.712 11.955 13.860 13.372 Depenses budgétaires 8.223 8.7h5 9.738 11.185 11.712 16.185 17.978 19.847 Déficit ou excedent budgétaire +5 - - +58 - -h.23a/ -h.1181/ -6.475â/ Recettes reelles 7.550 8.713 9.098 10.397 12.175 13.241 Depenses réelles 7.993 7.564 7.222 11.131 10.531 11.716 - Deficit ou exce'dent reel -h3 +1.1h9 +1.876 -734 +1.6h +1.525 a/ Minist'eres de la Defense et de la Securite Inte'rieure (autrefois groupes en un seul ministère). E/ Y compris: Ministères de l'Economie rurale, du Commerce intérieur et extArieur et du De'veloppement economique. c/ Pour 1966/67, les dépenses d'entretien ne sont pas exclusivement aff4rentes aux aérodromes. / Non compris les nouveaux services inscrits pour la première fois, cette annee-là, au budget (Chemin de fer et hopitaux). La différence entre les depenses et les recettes au titre de ces services figure au budget de 1966/67 comme "subvention" d'un montant de 701 millions de francs. e/ Année civile. !/ Exercice financier octobre-septembre. / Ce déficit apparait au budget comme deficit financé' par les fonds d'amortissement d'entreprises publiques et les soldes de tresorerie. >urce: Ministere des Finances et du Plan. Tableau 8 : RECETTES BUDGETAIRES DE L'ETAT (1960 à 1966/67) (en millions de francs guine'ens) l960! 1961a/ 1962! 1963 1963/60-/ l964/65ý 1965/66/ 1966/672 IMPOTS DIRECTS 2.400 84o 1.147 1.695 2.365 2.645 3.155 3.355 1. Impot sur les bénéfices industriels et commerciaux 250 245 447 1.000 1.500 1.800 2.000 2.000 2. Impot général sur le revenu 30 20 20 15 15 15 35 35 3. Impot sur les dividendes 82 100 120 120 120 80 140 140 h. Versement forfaitaire au titre des salaires 70 130 130 130 130 150 180 180 5. Retenue sur les traitements 250 305 439 430 600 600 800 1.000 6. Divers 1.718 ho - - - - - - IMPOTS INDIRECTS 5.165 7.198 8.013 7.299 7.379 6.717 7.980 6.805 7. Droits d'importation 1.912 4.310 5.694 5.425 5.425 5.000 6.000 5.125 8. Droite d'exportation 250 700 359 450 300 203 170 290 9. Imp8t sur le chiffre d'affaires 350 250 375 hoo 500 600 600 600 10. Imp8t sur les produits pétroliers 350 590 1.240 640 755 456 550 550 11. Impots divers 45 73 72 73 73 207 385 215 12. Autres impêts indirecte 2.258 1.275 273 311 326 251 275 25 AUTRES RECETTES 662 707 503 2.174 1.893 2.518 2.725 3.212 13. Droits de timbre 255 262 307 1.080 830 742 l.048 868 14. Prestation de services 245 303 45 68 69 ho 769£/ 841 £/ 15. Contributions au titre de la Sécurite Sociale - - - 710 872 814 8oo 1.lho 16. Taxe d'apprentissage 30 35 70 50 hO 70 80 70 17. Taxes diverses 32 27 51 236 52 422 13 10 18. Remboursement de pr%ts et d'avancesfl 100 80 30 30 30 30 15 283 RECETTES EXTRAORDINAIRES - - 75 75 75 75 - - TOTAL DES RECETTES BUDGETAIRES 8.227 8.7h5 9.738 11.243 11.712 11.955 13.860 13.372 RECETTES REELLES 7.550 8.713 9.098 10.397 12.175 13.241 n.d. n.d. a. Impfts directs 3.901 e/ b. Imphe indirecte 6.982 ~ c. Divers 2.358 Différence entre recettes budgétaires et recettes réelles -677 -32 -640 -846 +463 +1.286 a/ Année civile. E/ Exercice financier, octobre-septembre. / T compris le paiement des services fournis par l'armée. / Non compris les recettes au titre de nouveaux services inclus pour la première fois dans le budget ge'ne'ral de 1966/67: i. Chemins de fer - 643 millions FG ii. Hpitaux - 210 millions FG e/ Y compris la taxe d'apprentissage. ?/ Consentis, en general, aux gouvernements régionaux. Source: Ministere d'Etat chargé des Finances et du Plan. Tableau 9 : BUDGETS REGIONAUX (Recettes et Dépenses) (en millions de francs guinéens) Recettes Recettes 196 - 66 1966 - 67 et Dépenses et Dépenses Recettes Budget Budget Recettes Budget Budget Total Total et Dépenses d'exploita- d'équipe- et Dépenses d'exploi- d'équipe- 1963-6h 1964-65 Total tion ment Total tation raent BASSE GUINEE 902 890 886 786 100 1,190 967 223 Boffa 9h 61 62 50 12 74 5b 20 Boké 91 8h 66 49 17 101 6b 37 Conakry 388 380 b06 400 6 5L1 h 93 a Dubreka 64 77 77 63 14 110 83 27 Forecariah 67 67 63 49 14 92 68 24 Fria 78 109 113 95 18 125 94 31 Kindia 120 112 99 80 19 147 111 36 FOUTA-DJALON 866 862 870 641 229 1.061 694 367 Dabola 48 38 39 30 9 h6 30 16 Dalaba 100 90 88 68 20 100 70 30 Dinguiraye 5h 49 48 37 l 59 h0 19 Gaoul 60 51 53 h0 13 66 43 23 Labe 182 160 174 123 51 215 137 78 Mali 61 67 68 h5 23 95 55 h0 Mamou 97 113 105 80 25 125 87 38 Pita 106 103 101 71 30 109 66 &3 Telimele 74 97 102 77 25 119 77 b2 Tougue 41 43 45 32 13 62 39 23 Koundara (Youkounkoun) b3 51 h7 38 9 65 50 15 HAUTE GUINEE h82 636 468 315 153 558 361 197 Faranah 89 70 56 39 17 73 43 30 Kankan 157 367 237 1h8 89 233 158 75 Kouroussa 83 59 57 bl 16 68 42 26 Siguiri 153 ibo 118 87 31 184 118 66 REGION DES FORETS 707 689 641 486 155 789 523 266 Beyla 98 88 102 78 2h 151 94 57 Kerouane 31 61 51 b6 5 31 23 8 Gueckedou 70 92 83 58 25 118 76 42 Kissidougou 170 130 106 78 28 13 91 L3 Macenta 18h lho 132 10 28 1b2 100 42 N'Zerekore 10Q 127 119 86 33 159 lo 55 Yomou h5 51 h8 36 12 5h 35 19 TOTAL 2.957 3.on 2.865 2.228 637 3.598 2 1.053 Soui-ce: Ministère d'Etat chargé des Finances et du Plan. Tableau 10 : PREVISIO[S BUDGETAIRS DES PiLCIONS POUR LES EERCICES 1963/64 1,T 1964/65 (en millions de FG) 1963/64:/ 196h/65b] RECETTES Budget de fonctionnement: 2.607 2.059 Impfts directs ' 1.322 Imp8ts indirects 578 271 Recettes au titre des services fournis par les gouvernments régionaux 220 181 Recettes au titre des entreprises régionales 16 136 Divers 583 1h9 Budget d'investissement: 355 725 Impôt de capitation 8' 603 Contribution, subventions et recettes au titre d'activités commerciales 7 122 Total des recettes 2.962 2.784 DDPTISES Budget de fonctionnement: 2.607 2.059 Remboursement de prêts et autres dettes 139cf/ Administration 979 ) Production 424 ) 1.178 Education et santé 15h ) Entreprises régionales 121 102 Travaux publics (entretien) 23h 82 Ponts et chaussées 228 70 Aérodromes 1 5 Navigation 7 Dépenses communes et diverses 556 553 Budget d'investissement: 355 725 Construction 16) Développement 47 ) Equipement 93 ) 606 Achèvement des travaux 36 ) Ponts et chaussées i ) Production .4 Contribution au Plan 75 Total des dépenses 2.962 2.784 a/ 26 régions sur 29. bj 25 régions sur 29. c Y compris 5 millions de FG au titre des pensions. Source: Direction du Budget, Ministère d'Etat chargé des Finances et du Plan. Tableau l: RECETTES ET DEPENSES DES ENTREPRISES PUBLIQUES LASSEES PAR CITEbrIE D'ACT TES (en millions de FG) Entreprises Industries Entreprises Entreprises Services commerciales du bâtiment de transport industrielles publics Total 1963-6b 2/ 1. Recettes 17.716 1.886 6.513 1.221 788 28.12L 2. Dépenses 16.989 1.963 6.279 1.287 5b6 27.06b 3. a) Achat de matériaux (15.350) (1.535) (3.6h7) (862) (222) (21.616) 4. b) Personnel et divers (1.639) (h28) (2.632) (h25) (32j) (5.U8) 5. Mouvement des stocks 926 129 120 138 50 1.363 6. Bénéfices bruts (1-2+5) 1.653 52 35b 72 292 2.h23 7. Amortissement 13h 29 606 9h 70 933 8. Autres déductions (Provisions) 66 76 67 22 38 269 9. Imp8ts 1.041 12 166 63 60 1.3h2 10. Bénéfices nets (6-7-8-9) h12 -65 -h85 -107 12h -121 196h-65 2 1. Recettes 21.388 l.577 1.971 3.h03 869 29.208 2. Dépenses 19.890 1.207 1.h56 2.517 h95 25.565 3. a) Achat de matériaux (17.850) (78h) (60) (1.785) (161) (20.6h0) h. b) Personnel et divers (2.0h0) (423) (1.396) (732) (33h) (h.925) 5. Mouvement des stocks 579 -10 157 329 -10 915 6. Bénéfices bruts (1-2+5) 2.077 230 672 1.215 36h h.558 7. Amortissement 19 68 562 276 117 1.172 8. Autres déductions (Provisions) -30h 1h7 379 89 h5 356 9. Imp8ts 930 h2 79 39b 6h 1.509 10. Bénéfices nets (6-7-8-9) 1.302 -27 -3L8 h56 138 1.521 a/ Les deux exercices financiers ne sont pas comparables, les institutions n'ayant pas toutes fourni les mêmes renseignements pour chacune d'elles. En 196h-1965, par exemple, TRANSMAT n'est pas inclus dans le secteur des transports; en 196h-1965, l'important accroissement des activités industrielles est dû à la mise en service de deux nouvelles usines (MAMOU et ENTA). La société qui exploite les mines de bauxite de Kassa figure parmi les entreprises industrielles dans les deux exercices. Source: Commissariat aux comptes. Tableau 12 : VENTIIATION OFFICILLE DES BENEFICES DES ENTREPRISES PUBLIQUES (en millions de FG) Entreprises Indus- Entreprises Entre- Services Etablis- Entre- commerciales tries du de prises in- publics sements prises Total bâtiment transport dustrielles bancaires diverses 1962 Ventilation entre: Plan 2.113 316 - 30 65 2.620 9 5.153 Entreprises h97 79 - 8 17 1 __ 605 Total 2.610 395 - ¯7 ~2 2.621 12 5.758 1963 (9 mois) Plan 757 - 8 33 85 775 - 1.659 Entreprises 381 2 19 27 73 332 2 836 Total 1.138 2 27 ~0 1.107 2 2.U9T 1963/1964 Plan 1.421 18 376 76 117 764 1 2.763 Entreprises 665 7 279 60 137 329 54 1.5h Total 2.086 27 7 136 ~ž¯5'~ 1.093 ¯4.304 196L/1965 Plan 1.850 7 319 792 134 597 8 3.707 Entreprises 12 - 2 9 1 2 15 4i Total 1.862 7 321 b 135 ~799 23 3.717T Source: Décrets officiels des années considérées. Tableau 13: ACTIF ET PASSIF DE LA BANQUE CENTRALE (enimilliards de francs guinéens) 1960 1961 1962 1963 196L 1 9 65 1 96 6 Mars Juin beptembre Decembre Mars Juin ACTIF Avoirs étrangers 12,Uh 8,83 0,91/ 2,02 2,29 2,18 2,32 2,81 3,05 2,8ù 2,05 Créances sur 1'Etat 5,16 11,19 18,83 12,0h lh,13 15,56 16,92 18,25 22,9h 17,91 18,07 Dont: Avances au Plan (L,57) (8,01) (10,71) (10,71) (12,h6)(13,83)(15,7) (15,70) (20,10) (15,01) (15,06) Créances sur les entreprises publiques c/ 6,39 - 0,2h 0,16 0,16 2,65 0,03 1,53 1,L8 0,26 0,25 Créances sur les banques 0,81 10,26 20,52 2h,26 27,6h 2h,h0 29,20, 28,73 29,ho 32,77 31,60 Eléments d'actif non classés 2,37 0,32 o,53 1,62 1,54 2,ho 2,h8 1,62 1,75 1,90 2,85 ACTIF = PASSIF g/ 27,15 30,60 h1,03 ho,1o h5,76 h7,19 50,95 52,94 58,62 55,68 54,82 PASSIF Monnaie de Réserve 1L,07 17,0h 19,61 20,02 26,13 28,ù5 30,80 33,5h 37,20 39,77 ho,33 Monnaie hors banques 8,96 9,5ù 10,71 10,81 13,72 lh,37 1l,29 13,83 12,99 lh,15 13,75 Monnaie en banque - 2,75 2,68 3,hl 3,5h 3,76 3,6h 3,73 3,21 2,53 2,67 Dépôts bancaires - h,75 5,05 2,52 6,56 7,71 9,96 13,7ù 17,63 20,ho 20,83 Dépôts d'entreprises publiques 2,36 - o,95 2,22 1,02 1,07 1,11 0,98 2,10 1,36 1,61 Dépots du secteur privé 2,75 - 0,22 1,06 1,29 1,5h 1,80 1,26 1,27 1,33 1,47 Dépôts de l'Etat 1,33 3,11 7,05 5,60 7,5h 7,00 7,08 6,35 8,53 8,63 6,66 Eléments de passif étrangers 1/ 10,35 9,0h 10,h2 10,01 9,89 9,88 11,16 10,99 11,00 5,14 5,92 Dont: Accords de paiement bilatéraux (3,8h) (5,8h) (6,58) (8,16) (7,79) (7,88) (3,92)*43,h0) (3,1) (3,10) (3,2h) Comptes de capitaux 0,50 0,56 0,91 1,17 1,10 1,1h 1,Uh 1,16 1,2h 1,2h 1,24 Eléments de passif non classés 0,89 0,86 3,02 3,30 1,10 0,72 0,77 0,90 0,66 0,92 0,65 A la fin de l'année ou du mois considéré. b/ Les créances sur l'Etat, pour 1962, comprennent un prêt spécial du Trésor (6 milliards de FG) pour le paiement des pensions dues par la France aux anciens combattants guinéens et bloqués par la Banque de France. Ce prêt a été remboursé en 1?63, lorsque la France a débloqué le compte anciens combattants. c/ Non compris la contrepartie des prêts étrangers versés par l'intermédiaire de la Banque Centrale au compte d'entreprises publiques, à dater du premier trimestre 1966; ni les soldes, au titre des accords de paiement, convertis en prêts à long terrne. Ces prêts étrangers figurent parmi les "Elèments connexes" à l'Etude monétaire. d/ Les chiffres ayant été arrondis, les totaux ne correspondent pas toujours à la somme des rubriques. 2/ ,n juin 17/A les soldes débiteirs au titre les accords de paiements sont, en partie, convertis en dettes à lcng tenn. -irce: Données fournies par les autorités guinéenn3s. Tableau 14: BILAN CONSOLIDE DES BANQUES SPECIALISEES (en milliards de francs guinéens) 1965 1966 1961 1962 1963 1964 Mars Juin Septembre Décembre Mars Juin ACTIF Caisse 5,97 8,46 6,75 10,58 12,34 14,93 18,03 20,72 22,67 23,10 Dont: Dépôts à la Banque Centrale (BGCE) / (3,22) (5,78) (2,52) (6,56) (8,57) (11,29) (1,30) (17,51) (20,14) (20,43) Avoirs étrangers (BGCE) 0,01 0,73 0,66 0,12 0,08 0,10 0,16 0,16 ... ... Créances sur l'Etat ./ 0,2 0,61 0,55 0,75 0,85 1,26 1,32 1,51 Créances sur les entreprises publiques 9,85 26,11 32,15 32,56 28,4 33,72 39,99 36,12 39,6 36,36 Créances sur le secteur privé 0,74 1,96 2,38 2,74 2,65 2,51 2,58 1,75 1,66 1,58 Actif = Passif 16,57 37,26 42,34 46,61 h,06 52,01 61,59 60,01 65,11 62,55 PASSIF Dépôts 7,35 11,65 13,7L 16,59 15,70 20,08 21,55 19,64 20,78 19,98 Secteur privé (5,77) (9,08) (10,59) (11,73) (14,30) (15,68) (11,10) (11,57) (11,88) (12,23) Entreprises publiques (1,58) (2,57) (3,15) (1,86) (1,40) (4,40) (10,L5) (8,07) (8,90) (7,75) Dépôtà terme -- -- -- o,58 1,21 1,24 1,81 1,86 1,88 1,91 Paiements anticipés d'importations (BGCE) -- 2,77 0,14 0,22 0,38 0,L9 1,04 0,54 1,16 0,91 Dép8ts de l'Etat 3,64 1,12 1,40 2,69 3,13 1,13 1,20 3,114 2,54 2,45 Elements de passif étrangers (BGCE) 0,07 0,10 0,90 0,16 0,15 0,31 0,45 0,50 0,10 0,06 Fonds de contrepartie (BMCE) -- -- 3,50 3,70 h,77 5,29 8,32 8,50 9,39 9,57 Compte capital 0,56 0,68 1,60 1,21 1,52 1,52 1,32 1,52 1,51 1,51 Crédit de la Banque Centrale 9,88 21,27 20,76 24,64 20,77 24,91 28,89 27,92 30,66 29,21 Divers (Net) -4,93 -0,33 0,30 -3,18 -3,57 -2,96 -2,96 -3,66 -2,91 -3,08 A la fin de l'année ou du mois considéré. Les banques spécialisées comprernent le Crédit National, la Banque Guinéenne du Commerce Extérieur et la Banque Nationale de Développement Agricole. Il se peut que les dépôts effectués par les banques spécialisées à la BCRG, tels qu'ils figurent dans leurs bilans consolidés, ne soient pas égaux au montant des dépôts bancaires figurant dans le bilan de la BCRO. La différence est due essentiellement au fait que des fonds en transit n'ont pas été inscrits simultanément dans les registres de la Banque Centrale et des banques spécialisées. L'écart devrait toutefois diminuer à mesure que le systàme comptable des banques s'améliore. / Y compris les dépôts au Compte Courant Postal et les avances à l'Etat. d/ Les chiffres ayant été arrondis, les totaux ne corresponaient pas toujours à la somme des rubriques. Source: Données fournies par les autorités guinéennes. Tableau 15 : ACTIF ET PASSIF DU CREDIT NATIONAL (CN)./ (en milliards de francs guinéens) 1965 1966 Juin Septembre Décembre Mars Juin ACTIF Avoirs en numéraire 3,59 3,67 3,19 2,50 2,62 Créances sur l'Etatb/ 69 ,60 7 67 61 Créances sur les entreprises publiques 23,34 28,91 25,38 27,22 25,25 Créances sur le secteur privé 2,06 2,23 1,32 1,30 1,2D Créances sur les banques: dont 5,14 5,64 5,68 7,80 9,97 Créances sur la BNDA 5,14 5,64 5,50 5,73 5,94 Créances sur la BCGE - - - 1,89 3,85 Autres éléments d'actif 6,98 5,36 5,51 5,48 5,50 Actif = Passifc/ 41,80 46,41 41,55 44,97 45,15 PASSIF Dépôts 11,77 15,83 13,42 15,72 14,28 Secteur privé 10,48 9,62 9,92 9,98 10,23 Entreprises publiques 1,29 6,21 3,50 5,.7 4,05 Dépôts à terme 1,24 1,81 1,86 1,88 1,91 Dépôts de l'Etat ,63 ,70 2,6 2,3h 1,95 Dépôts bancaires (BGCE) 4,62 2,23 ,6 - - Crédit de la Banque Centrale 21,35 24,45 21,87 24,12 2,5,2 Compte capital ,47 ,71 ,h3 2 Autres éléments -e passif 1,72 1,08 ,67 ,79 ,77 g/ A Ln fin du mois considéAré. b/ Dépôts au Compte Courant Postal. c/ les chiffres ayant été arrondis, les totaux ne correspondent pas toujours à la somme :les rubriques. S(urce: Données fournies ,ar :eZ 1ut rit-s guin.-'nnes. Tableau 16 : ACTIF ET PASSIF DE LA BANQUE GUINEENNE DU COMMERCE EXTERIEUR (BGCE),2/ (en milliards de francs guinéens) 1965 1966 Juin Septembre Décembre Mars Juin ACTIF Avoirs en numéraire 11,31 14,34 17,51 20,15 20,45 dont: dépôts à la BCRG 11,29 14,30 17,51 20,14 20,43 Avoirs étrangers ,10 ,16 ,16 ... .. Créances sur l'Etat/ ,06 ,22 ,21 ,22 ,23 Créances sur les entreprises publiques 1,13 ,9h ,67 1,78 1,35 Créances sur les banques (CN) 3,80 2,10 ,51 - - Autres éléments d'actif ,03 ,03 ,0h ,0h ,28 Actif - Passifc/ 16,43 17,79 19,10 22,19 22,31 PASSIF Dépôts 7,34 4,46 5,25 3,98 >4,49 Secteur privé 4,23 ,60 ,68 ,82 ,79 Entreprises publiques 3,11 3,86 4,57 3,16 3,70 Dépôts bancaires dont: 1,68 2,38 3,11 6,32 5,86 Crédit National - - - 2,55 4,86 BNDA 1,68 2,38 3,11 3,77 1,00 Paiement anticipé d'importations ,9 1,04 ,54 1,16 ,91 Eléments de passif étrangers ,31 ,45 ,50 ,10 ,06 Fonds de contre-partie 5,29 8,32 8,50 9,39 9,57 Compte capital ,20 ,20 ,20 ,20 ,20 Autres éléments de passif 1,12 ,96 ,99 1,04 1,21 a A la fin du mois considéré. b Y compris les dépôts au Compte Courant Postal. c/ Les chiffres ayant été arrondis, les totaux ne correspondent pas toujours à la somme des rubriques. Source: Données fournies par les autorités guinéennes. Tableau 17 : ACTIF ET PASSIF DE LA BANQUE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE (BNDA.' (en milliards de francs guinéens) 1965 1966 Juin Septembre DJecembre Pars Juin ACTIF Avoirs en numéraire ,03 ,02 ,02 ,02 ,02 Créances sur l'Etatb/ ,03 58 ,43 ,66 Créances sur les entreprises publiques 9,25 10,14 10,07 10,46 9,76 Créances sur le secteur privé ,45 ,35 ,43 ,36 ,38 Créances sur les banques (BGCE) 1,82 2,38 3,08 3,81 ,80 Autres élements de l'actif ,04 ,o8 ,07 ,07 ,04 Actif = Passif-cf 11,59 13,00 14, 25 15,15 11,65 PASSIF Dépôts ,97 1,26 ,97 1,08 1,21 Secteur privé ,97 ,88 ,97 1,08 1,21 Entreprises publiques - ,38 - - - Dépôts de l'Etat ,50 ,50 ,50 ,50 Dépôts bancaires (CN) 4,76 4,97 5,07 5,43 5,45 Crédit de la Banque Centrale 3,56 4,hh 6,05 6,54 3,39 Compte en capital ,84 ,81 ,89 ,89 ,89 Autres éléments du passif ,96 1,01 ,76 ,72 ,20 af. A la fin du mois considéré. b/ Y compris les dépôts au Compte Courant Postal. c/ Les chiffres ayant été arrondis, les tctaux ne correspondent pas toujours à la somme des rubriques. Source: Données fournies par les autorités guinéennes. Tableau 18 MOUVEMENTS DES DEPOTS DETENUS PAR LA CAISSE NATIONALE D'EPARGNE ET LE CCMPTE COURANT POSTAL CAISSE NATIONALE D'EPARGNE CMPTE COURANT POSTAL Moyenne par Moyeme par Nombre de Dépôts compte Nombre de Dépôts compte Anncomptes (en millions de 1G) (en milliers de 11G) comptes (en millions de FO) (en milliers de lG) 1962 6.451 19,2 3,0 6.062 1.315,9 217,1 1963 7.580 42,1 5,6 7.258 1.673,7 230,6 1964 8.332 12,7 1,5 8.104 1.794,6 221,4 1965 8.917 17,7 2,0 8.664 2.036,1 235,0 1966 9.664 46,2 4,8 10.003 2.966,6 296,6 a/ Chiffres au 30 septembre (fin de l'exercice financier). Source: Données fournies par les autorités guinéennes. Tableau 19 : RAPPORT DES CREANCES DE LA BANQUE CENTRALE SUR LES BANQUES SPECIALISEES!! AU MONTANT TOTAL DE SON ACTIF ET AUX CRFANCES DES BANQUES SPECIALISEES SUR L'ECONOMIE GUINEENNE (en milliards de francs guinéens) Période Créances de la Actif total Créances des banques Pourcentages (fin de l'année ou BCRG de la spécialisées sur du mois considéré) sur les banques BCRG l'économie (l) Z (2) (1)2. (3) (1) (2)(3) 1961 10,26 30,60 10,59 33,5 96,9 1962 20,52 41,03 28,07 50,0 73,1 1963 24,26 40,10 34,53 60,5 70,3 1964 27,64 45,76 35,30 60,4 78,3 1965 Mars 24,4o 47,19 31,09 51,7 78,5 Juin 29,20 50,95 36,23 57,3 80,6 Septembre 28,73 52,94 42,57 54,3 67,5 Décembre 29,4o 58,62 37,87 50,2 77,6 1966 Mars 32,77 55,68 41,12 58,8 79,7 Juin 31,60 54,82 37,94 57,6 83,3 a/ Les trois banques spécialisées sont le Crédit National (CN), la Banque Guinéenne du Commerce Extérieur (BGCE) et la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). Source: Bilans de la BCRG et des trois banques spécialisées. (en milliards de francs guinéens) 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Mars Juin Septembre Décembre Mars Juin Eléments d'actif étrangers (nets) 2,09 -0,27 -8,88 -8,25 -7,64 -7,77 -9,05 -8,47 -8,29 -2,40 -3,93 Eléments d'actif étrangers (bruts) 12,44 8,84 1,64 2,66 2,41 2,26 2,42 2,97 3,21 2,84 2,05 Elémats de passif étrangers _/ 10,35 9,11 10,52 10,91 10,05 10,03 11,47 11,44 11,50 5,24 5,98 Dont: Accords de paiement bilatéraux (3,84) (5,84) (6,58) (8,16) (7,79) (7,88) (3,92)c/ (3,40) (3,41) (3,10) (3,24) Crédit intérieur 11,01 15,03 38,97 40,15 39,97 39,72 45,72 55,65 51,88 49,44 48,66 Créances sur l'Etat (nettes) 4,62 4,44 10,66 d/ 5,46 4,51 5,98 9,46 11,55 12,53 8,06 10,47 Créances sur l'Etat (brutes) 5,95 11,19 18,83 d/ 12,46 14,74 16,11 17,67 19,10 24,20 19,23 19,58 Dont: Avances au Plan (4,57) (8,01) (10,71) (10,71) (12,46) (13,83) (15,47) (15,70) (20,10) (15,01) (15,06) Dépôts de l'Etat 1,33 6,75 8,17 7,00 10,23 10,13 8,21 7,55 11,67 11,17 9,11 Créances sur l'économie 6,39 10,59 28,31 34,69 35,46 33,74 36,26 44,îo 39,35 41,38 38,19 Dont: Créances sur les entreprises publiques (5,97) (9,85) (26,35) (32,31) (32,72) (31,09) (33,75) (41,52) (37,60) (39,72) (36,61) Créances sur le secteur privé (0,42) (0,74) (1,96) (2,38) (2,74) (2,65) (2,51) (2,58) (1,75) (1,66) (1,58) Numéraire 14,07 16,89 23,53 27,83 32,62 32,68 37.28 37,62 36,oo 37,62 36,81 Dont: Numéraire hors banques 8,96 9,54 10,71 10,81 13,72 14,37 14,29 13,83 12,99 14,15 13,75 Dépôts 5,11 7,35 12,82 17,02 18,90 18,31 22,99 23,79 23,01 23,47 23,06 Entreprises publiques (2,36) (1,58) (3,52) (5,37) (2,88) (2,47) (5,51) (11,43) (10,17) (10,26) (9,36) Secteur privé (2,75) (5,77) (9,30) (11,65) (16,02) (15,84) (17,48) (12,36) (12,84) (13,21) (13,70) Dépôts à terme -- -- -- -- 0,58 1,21 1,24 1,81 1,86 1,88 1,91 Paiement anticipé d'importations -- -- 2,77 0,14 0,22 0,38 0,49 1,04 0,54 1,16 0,91 Fonds de contrepartie -- -- -- 3,50 3,70 4,77 5,29 8,32 8,50 9,39 9,57 Compte capital 0,50 1,12 1,59 2,77 2,31 2,66 2,66 2,48 2,76 2,75 2,75 Autres postes (nets) -1,47 -3,25 2,20 -2,35 -7,10 -9,75 -10,29 -4,09 -6,07 -5,76 -7,22 Eléments connexes Créances sur les etreprises publiques a/ 3,31 5,11 15,94 20,69 25,75 26,72 27,65 28,19 29,19 36,28 36,86 a A la fin de l'année ou du mois considéré. b/ Jusqu'à la fin du mois de décembre 1965, les éléments de passif étrangers comprenaient le total des soldes débiteurs au titre des accords de paiement. Mais, pour le premier trimestre de 1966, les soldes convertis en prêts à long terme ont été exclus des éléments de passif étrangers de la Banque Centrale et inclus dans les prêts à long terme contractés par la Banque pour le compte d'entreprises publiques. _c Au cours du deuxieme trimestre de 1965, les soldes débiteurs au titre des accords de paiement ont été partiellement convertis en engagements étrangers à long terme. _df Les créances sur l'Etat, pour 1962, comprennent un prêt spécial de 6 milliards de F.G. consenti par le Trésor pour permettre de payer les pensions des anciens combattants guinéens, dues par la France, dont le montant était bloqué à la Banque de France. Ce prêt a été remboursé en 1963, lorsque la France a débloqué le compte anciens combattants. e/ Contrepartie des prêts étrangers à long terme contractés par l'Etat pour le compte d'entreprises publiques et versés par l'intermédiaire de la Banque Centrale. Source: Données fournies par les autorités guinéennes. Tableau 21 FACTEURS INFLUANT SUR LES DISPONIBILITES EN NUMERAIRE (en milliards de francs guinéens) 1961 1962 1963 1964 1965 Premier 30 juin 1965/ Premier semestre 30 juin 1966 senestre 1965 1966 ELEMNTS D'ACTIF ETRANGERS (NETS) -2,36 -8,61 0,63 0,61 -0,70 -1,41 5,12 4,41 CREANCES SUR L'ETAT (NETTES) -0,18 6,22 -5,20 -0,95 8,02 4,95 1,01 -2,06 CREANCES SUR LES ENTREPRISES PUBLIQUES 3,88 16,50 5,96 0,40 h,88 1,03 2,86 -0,99 CREANCES SUR LE SECTEUR PRIVE 0,32 1,22 0,42 0,36 -0,99 -0,23 -0,93 -0,17 PAIDENT ANTICIPE D'IMPORTATIONS -- -2,77 2,63 -0,08 -0,32 -0,27 -0,42 -0,37 (AUGMENTATION - ) FONDS DE CONTRE-PARTIE (AUGMENTATION -) -- -- -3,50 -0,20 -4,80 -1,59 -4,28 -1,07 AUTRES POSTES (NETS)(AUIMENTATION - ) 1,16 -5,92 3,36 4,65 -2,71 2,18 -3,83 1,06 T 0 T A L 2,82 6,64 4,30 4,79 3,38 4,66 -o,47 0,81 MOUVEMENTS DES DISPONIBILITES 2,82 6,64 h,30 h,79 3,38 h,66 -0,47 0,81 EN NUKERAIRE Source: Données tirées de l'Etude Monétaire (Tableau 20). Q= quantité en milliers de tonnes V- valeur en millions oe FG aux prix de 190 cOr' IuL2: aLIo A Lid. SiMt la ,A ht3uflu, ,ut10JL. ili,ures principales) DE LA GUINEE Pourcentage annuel d'augmentation Moyenne ou de diminution de la valeur annuelle (aux prix de 1965/6/ 1955/56 1965/66 Moyenne pour 2 ans 1964-66 196h-66 196/6 (évaluation) 1960 1961 1962/63 1963/64 1964/65 (évaluationj (valeur seulement) 1955/56 1960/t1 19 Q V Q V Q V Q V Q V Q V Q V 1953/S 1 97M/t>i i éôî-ô (9 ans) (5 ans) (5 ans) A. Produits de base pour la consomation locale Riz (moulu) 175,0 9.975 226,4 12.900 153,4 8.755 223,3 12.728 175,0 9.975 231,0 13.167 190,0 10.830 9.975 10.822 11.998 2,1 2,1 -,5 Fonio 72,2 2.880 L3,0 1.720 58,0 2.320 63,o 2.520 57,0 1.880 64,0 2.560 60,0 2.00 2.880 2.020 2.580 -1,7 h,2 o, Cassave (manioc) 27L,0 2.750 533,0 L.330 550,0 5.500 530,0 5.300 520,0 5.200 550,0 5.500 360,0 3.600 2.750 5.515 5.050 h,h -1,7 -3,5 Patates douces 12,0 1.530 55,0 825 83,0 1.255 87,0 1.305 81,0 1.215 85,o 1.260 85,0 1.275 1.530 1.035 1.268 -2,1 5,1 9,1 Sorgho (millet indien) 17,0 525 7,0 175 6,0 150 8,o 200 6,o 150 7,5 187 7,5 187 525 162 187 -8,5 2,9 1,3 Mals c/ 58,0 2.030 87,0 3.055 96,0 3.360 106,3 3.720 120,0 5.200 130,0 5.550 150,0 5.250 2.030 3.203 5.900 103 811.5 Total 19.580 22.995 20.319 25.773 21.620 26.225 23.552 19.580 21.657 25.883 2,7 2,8 0,5 B. Cultures pour l'expor- tatien Bananes a/ 91,0 1.984 75,0 1.635 60,1 1.310 86,0 1.875 80,0 1.7L4 87,0 1.897 90,0 1.962 1.98U 1.572 1.930 -0,3 5,6 3,7 Cafi d/ 12,0 1.080 l,0 1.260 15,0 1.350 13,0 1.170 12,3 1.107 14,5 1.305 15,0 1.260 1.080 1.305 1.282 1,9 -0,3 Inchange Ananas 5,0 362 10,5 760 11,2 811 11,6 840 10,0 725 12,8 927 11,0 796 362 786 861 10,1 1,8 0,9 Palmistes 20,0 b/ 700 26,5 927 15,6 556 23,7 829 19,5 682 25,0 875 19,3 675 700 736 775 1,1 1,o 6,2 Arachides 25,0 812 8,0 260 19,0 617 15,0 455 11,0 357 15,0 587 20,0 650 812 539 569 -3 _, 20.0 Total 4.938 5.852 h.634 5.169 h.614 5.491 5.343 5.938 5.738 5.h17 1,0 2,7 2,0 C. Total général 24.518 27.837 2h.953 29.942 26.234 31.715 28.885 25.518 26.395 30.300 2,5 2,8 0,7 a/ Pour 1955/56, exportations seulement; pour toutes les autres anmées: exportations et consemation intérieure. b/ En 1951 - 31.000 tonnes. c/ Les chiffres officiels concernant la production du mais dépassent de beaucoup toute évaluation raisonnable. La Mission a fait elle-même des calculs en se fondant sur les renseignements fournis lors de divers entrevues. d/ Y compris les quantités exportées en contrebande. e/ Les chiffres donnés pour 1965-66 représentent la moyenne des chiffres pour 1965/65 et 1965/66. f/ Pour deux années distinctes seulement (la dernière 1965/66 étant comparée à la première (1960) de la série statistique relativement homogène. Sources: Pour 1955/56, Annexe III de l'étude : "Le rôle de l'industrialisation dans l'évolution économique et sociale de la Guinée française" pp. 4-7 (effectuée en 1958 par le gouvernement colonial). Pour 1960-65/65, évaluations de la Direction de l'Agriculture (M.E.R.A) de Guinée. Pour 1965/66, évaluations de la Mission. On s'est fondé pour les prix, sur les prix de 1965/65 tels qu'ils résultent des données fournies par le Ministère Guinéen du Commerce Extérieur et des entrevues organisées par la Mission. On a utilisé les moyennes pondérées ci-après de différentes qualités de denrées: pour le riz: FG 57/Kg, pour les bananes: FG 21,8/Kg;pour les ananas: FG 72,5/Kg. Tableau 23 : SOCIETES MINIERES GUINEENNES Produit et nm AnnAe de Investissement Effectif Production 1965 de la société création initial de (en milliers (en millions l'emploi de tonnes) de FG) Bauxite Fria 1960 37.500 1.400 (1.513 bauxite ( 520 alumine Kassa 1952-a/ 2.000 420 233 Halco (Tamarra)b/1967 750 200 - Minerai de fer CMC 1953 2.175 620 715 Diamants EGED 193o)/ 600d/ 650®/ 52.827 carats a/ Exploité auparavant par la Société des Bauxites du Midi, nationalisée en 1961. b/ Source: Représentants d'Halco en Guinée. c/ Exploité auparavant par la SOGUINEX et la Société de Beyla, nationalisées en 1961. d/ Source: Direction de l'EGED; nouvelles installations de lavage seulement. e/ Source: Direction de l'EGED; toute· la main-d'oeuvre est employée dans les mines et les installations de lavage, ou chargée d'activités auxiliaires intéressant l'extraction du diamant. Tableau 24 : PRODUCTION ET EXPOI'ATIONS DE MINERAIS - GUINEE (en milliers de tonnes, sauf indication contraire, et millions de FG) 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 (esti.) Bauxite Production/ - Volume 310 301 522 385 55 172 167 233 n.d. Exportations - Volume 299 300 577 379 h 184 166 21h 176 a/ Exportations - Valeur n.d. n.d. 852 625 68 305 220 336 193 a/ Alumine Production - Volume -- -- 185 hoo h58 480 484 520 520 Exportations - Volume -- -- 171 390 459 488 477 480 -/ 526 a/ Exportations - Valeur -- -- 2.623 7.147 6.631 7.740 7.658 7.700 a/ 8.118 :/ Minerai de fer Production - Volume 408 342 773 526 702 662 767 715 450 Exportations - Volume 373 359 767 536 717 605 702 716 4ho Exportations - Valeur n.d. n.d. 884 593 768 540 688 648 hl a/ Diamants Production - Volume (en milliers de carats) n.d. n.d. n.d. 1.200 350 52 61 53 20 Exportations - Volume (en milliers de carats) n.d. 657 1.116 1.200 350 52 61 53 20 Exportations - Valeur n.d. 1.250 2.520 1.960 492 250 251 119 70 a/ a' Pour l'exercice financier octobre - septembre. b/ Non compris la bauxite produite par Fria pour la raffinerie d'alumine. Sources: Directin générale des industries et des mines. Compagnie minière de Conakry (pour les exportations de minerai de fer 1958-65); Compagnie Kassa (pour les exportations de bauxite 1958-65). Overseas Geological Surveys, Statistical Summary of the Mining Industry, HMSO, Londres 1966 (pour les exprtations de diamants et, leur valeur 1959-62). Tableau 25 : VOL,ME ET PAYS DE DESTINATIO" D2 LA BAUXITE EXPORTE1 PAR LA 1GTINEE (en milliers de tonnes) Année Destination Volume Total Année Destination Volume Total 1952 Canada 60 60 1960 Canada h63 1953 Canada 360 360 Allemagne de l'Ouest 97 1954 Canada h20 Royaume-Uni 17 577 Allemagne de l'Ouest 10 1961 Canada 302 Royaume-Uni 23 453 Allemagne de l'Ouest 77 379 1955 Canada 419 1962 Hongrie 20 Allemagne de l'Ouest 60 479 Tchécoslovaquie 18 1956 Canada 335 Allemagne de l'Est 5 Allemagne de l'Ouest 80 Pologne ,5 h Royaume-Uni l 1963 Hongrie 10 Etats-Unis d'Amérique 31 457 Tchécoslovaquie 88 1957 Canada 265 Allemagne de l'Est 86 184 Allemagne de l'Ouest 97 362 1964 Canada 57 1958 Canada 221 Hongrie l Allemagne de l'Ouest 78 299 Tchécoslovaquie 88 1959 Canada 250 Allemagne de l'Est l 167 Allemagne de l'Ouest 50 300 1965 N.D. 244 Source: Rapport soumis au Commissaire aux Comptes par Kassa. Tableau 26 : PRODUCTIONý MONDIALE DE BAUXITE (en milliers de tonnes fortes) 1955-59 1960 1961 1962 1963 1964 (-oy-nne) GUINEEa/ 386 1.356 1.739 1.h27 1.638 1.652 AUTRES PAYS D'AFRIQUE Ghana (exportations) 159 224 196 287 207 264 Sierra Leone -- -- -- -- 20 148 Divers h 5 5 7 8 8 JAMAQUE 4.246 5.745 6.663 7.495 6.903 7.811 AUTRES PAYS D'AMERIQUE DU NORD 2.617 2.94h 2.230 2.h4 2.613 2.614 AMERIQUE DU SUD 5.373 5.990 5.835 6.425 5.962 6.559 EUROPE U.R.S.S. 2.460 3.500 4.000 4.200 4.300 4.300 France 1.620 2.035 2.190 2.160 1.997 2.387 Divers 2.926 3.478 4.075 4.423 4.175 4.279 ASIE 1.118 1.858 1.945 1.996 2.040 2.234 OCEAINIE 9 69 16 30 354 889 TOTAL M01.TDIAL 20.918 27.204 28.894 30.895 30.217 33.145 / Y compris la production de la Fria. Source: U.S. Bureau of Mines, Minerals Yearbook 1964, Vol. I, U.S. Government Printing Office, WJashington, D.C., 1965. Tableau 27: EVALUATION PRELIMINAIRE DES RESULTATS ECONOMIQUES DU PROJET DES BAUXITES DE BOKE (valeurs exprimées en milliers de dollars, sauf indication contraire) 1. Production (en milliers de tonnes) 3.000 a .50o/b 5.000/b 6.OOOlC 2. Recettes brutes /d 22.550 3h.600 38.100 46.650 3. Dépensesad'exploitation Ze 7.665 10.710 11.650 13.680 h. Bénéfice brut avant déduction pour dépréciation ou amortissement (2-3) 148.85 23.890 26.450 32.970 5. Remploi prévu des bénéfices pour expansion et renouvellement 1.000 1.000 1.500 1.500 6. Bénéfices nets avant service de la dette (h-5) 13.885 22.890 24.950 31.470 7. Intérêt et amortissement du total des capitaux investis par la CBG (10 ans à 6 O/o) 30 millions de dollars. 4.032 4.032 4.032 4.032 8. Bénéfices nets imposables, déterminés lors de la concession (6-7) 9.853 18.858 20.918 27.438 9. Imp8t sur les bénéfices (65 9ode 8) 6.ho 12.257 13.596 17.834 10. Intérêt et amortissement du total des investissements dans l'infrastructure (25 ans à 6 /) 67 millions de dollars. 5.205 5.205 5.205 5.205 11. Gain net de l'Etat Guinéen au titre des recettes (10-9) 1.199 7.052 8.391 12.629 12. Bénéfice net de la CBG (8-9) 3.h49 6.601 7.322 9.604 a Dont 100.000 tonnes de minerai calciné. Dont 200.000 tonnes de minerai calciné. c Dont 300.000 tonnes de minerai calciné. d A 7 dollars la tonne de bauxite et 22,50 dollars la tonne de minerai calciné. e Y compris les dépenses courantes d'exploitation des mines et de l'infrastructure calculées comme suit (cf Tableau 28): Evaluations antérieures Projections établies par de la BIRD la Mission Capacité de production (en milliers de tonnes) 1,500 2.500 3.000 4.500 5.000 6.ooo Coût unitaire de l'infrastructure et des frais généraux (en dollars) à98 ,675 ,625 ,45 ,40 ,35 Coût unitaire courant CBG (en dollars) 2,03 1,97 1,93 1193 1,93 1,93 Total des coûts unitaires courants (en dollars) 3,01 2,645 2,555 2,38 2,33 2,28 Source: Estimations de la Mission. Tableau 28 : PROJET DES BAUXITES DE BOKE: BASES D'ZVALUATION DES DEPENSES D'EXPLOITATION (valeurs exprimées en milliers de dollars, sauf indication contraire) Production (en milliers de tonnes) 1.500 2.500 3.000 Dépenses d'exploitation (non compris dépréciation ou amortissement) Moyens appartenant à la CBG Exploitation minière 450 750 900 Site de la ville minière 40 60 80 Transports ferroviaires 490 790 940 Site portuaire 80 100 120 Installations portuaires 1.000 1.500 1.700 Séchage 260 430 530 Calcination 750 1.310 1.500 Total (A) 3.070 4.940 5.770 Moyens appartenant à l'Ztat Chemins de fer 300 350 400 Jetée et zone portuaire 150 180 200 Matériel de chargement des navires 70 120 160 Site portuaire 100 120 140 Exploitation de la rade 150 160 170 Dragage 300 300 300 Coût de l'autorité portuaire 50 50 50 Administration et frais généraux 350 400 450 Total (B) 1.h70 1.680 1.870 TOTAL GENERAL (C) h.ShO 6.620 7.640 (A) Par tonne (en dollars) 2,03 1,97 1,93 (B) Par tonne (en dollars) ,98 ,675 ,625 (C) Par tonne (en dollars) 3,01 2,6h5 2,555 Source: Evaluations de la BIRD Tableau 29: PROJET DES BAUXITES DE BOKE: BASES DE CALCUL DES TRAITEMENTS ET SALAIRES ET DU COUT DES IMMOBILISATIONS EN MONNAIE LOCALE (valeurs exprimées en dollars) 1. Production 3.000 4.500 5.000 6.000 (en milliers de tonnes) 2. Main d'oeuvre employée 160 240 320 320 à la mine (nombre de salaries 3. Rémunération annuelle, 2.000 2.000 2.000 2.000 par ouvrier 4. Rémunération annuelle 320.000 480.000 640.000 640.000 totale de la main-d'oeuvre employée à la mine 5. Autres dépenses de la CBG ,62 ,62 ,62 ,62 afférentes à la main-d'oeuvre, en dollars par tonne/ 6. Coût de l'infrastructure et ,31 220 175 frais généraux afférents à la main-d'oeuvre, en dollars par tonne/ 7. Total (5+6) ,93 ,845 ,82 ,795 8. Rémunération annuelle totale 320.000 480.000 640.000 640.000 de la main-d'oeuvre employée à la mine (h) 9. Rémunération annuelle totale 2.790.000 3.802.500 4.100.000 4.770.000 du reste de la main-d'oeuvre (7 x 1) 10. Rémunération annuelle totale 3.110.000 4.2P2.500 4.740.000 5.-10.000 de l'ensemble de la main- d'oeuvre (8 + 9) 11. Coût des immobilisations en il.0o1.000 1.04.000 1.041.000 1.01.000 monnaie locale - Coût de l'investissement dans l'infrastructure (20 c/ de la 10e ligne du tableau 27) 12. Coût des immobilisations en 403.200 403.200 h03.200 03.200 monnaie locale - Investissement CBG (10 96 de la 7e ligne Tableau 27) 13. Coût des immobilisations en 1.444.000 1.444.000 1.44.000 1.444.000 monnaie locale - Tous in- vestissements (11 + 12) L 0,80 x 1,93 x 0,40 (80 0/o du total des dépenses d'exploitation de la CBG, multiplié par le coût unitaire total, multiplié par le coefficient de la rémunération de la main-d'oeuvre, évalué à 40 ?o). b 0,50 x 0,625; x 0,45; x 0,ho; x 0,35 (coefficient de rémunération de la main-d'oeuvre, évalué à 50/o, multiplié par les coûts unitaires correspondant à chacun des volumes de production, soit: 0,625, 0,45, 0,40 et 0,35). Source: Evaluations de la Mission. Note: Calcul des effets du Projet des Bauxites de Boké sur les Ressources en devises 1. En octobre 1963, la Guinée a conclu un accord avec la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), société mixte contrôlée à 49% par lEtat Guinéen et à 51% par Halco, qui a concédé à la CBG le droit d1exploiter les gisements de bauxite situés à environ 140 kiLlomètres au nord-est du port de Kamsar où l'on envisage d'assurer le transbordement sur trans- porteur maritime du minerai apporté par chemin de fer. On estime que la première concession, située à Sangaredi, pourra fournir au moins un quart de milliard de tonnes de bauxite titrant plus de 57% d'alumine anhydre et seulement 0,8 à 1,41 de silice. 2. Halco, qui était à l'origine, à cent pour cent, une filiale de Harvey Aluminum, est à présent contrôlée par Harvey à 511 et par Alcan et Alcoa (17,5% chacun), les 14% restants étant répartis entre Péchiney- Ugine, V.A.W. et Montecatini. 3. L'accord prévoit que Halco, la société privée associée dans l'entreprise, financera et dirigera l'extraction du minerai de bauxite, assumant également la responsabilité de sa vente, tandis que lEtat financera et exploitera le chemin de fer et le port,, en faisant payer a la CBG, à un taux équitable, lrutilisation des services ferroviaires et portuaires. Le Gouvernement a créé un service autonome - l'Office d'Aménagement de Boké (OFAB) - qui est chargé de diriger llétude, la construction et l'exploitation des services publics. h. La mission croit savoir que les actionnaires de Halco ont pris lengagement ferme d'acheter 5 m-illions de tonnes de minerai de bauxite par an. DIaprès une évaluation antérieure de la BIRD, le taux de renta- bilité interne du projet est évalué à 131e, pour 2,5 millions de tonnes vendues par an. 5. Les gains nets en devises dus au projet représentent pour la Guinée, le principal bénéfice économique qui puisse être évalué quantitativement. Celui-ci correspond à la différence entre les dépenses effectuées par la CBG en monnaie locale (afférentes essentiellement aux traitements et salaires et aux impôts payés à l'Etat) et les dépenses publiques en devises afférentes à la création et à lexploitation du port et du chemin de fer. 6. Aux termes de l'accord, la CBG doit verser à lEtat une rede- vance pour l'utilisation du chemin de fer et du port calculée exclusive- ment en fonction des dépenses courantes d'exploitation des installations.l_/ Les frais financiers afférents à ces installations sont payés par 11Etat sur le montant des impôts payés par la CBG au titre des "bénéfices nets imposables". Les frais financiers afférents aux investissements effectués dans les mines et installations auxiliaires,y compris l'intérêt et l'amor- tissement du matériel, sont déduits du revenu brut de la CBG et 1'on obtient ainsi les "bénéfices nets imposables". Ainsi, la répartition des charges au titre du service de la dette, entre la Société et lEtat permet à lEtat de garder contrôle exclusif sur l'infrastructure mais ne modifie pas le principe selon lequel les recettes provenant de 1'exploitation lUn autre mode de calcul de cette redevance pourrait être envisagé, qui inclurait une réserve pour amortissements, ce qui aurait pour effet d'accroitre quelque peu les avoirs en devises étrangéres de la Guinée. - 2 - des mines doivent couvrir toutes les dépenses courantes et les dépenses en immobilisations effectuées au titre du projet. 7. Outre l'intérêt et la dépréciation, les éléments déduits du revenu brut de la CBG pour obtenir les "bénéfices nets imposables" sont (a) les bénéfices réinvestis et (b) les provisions pour renouvellement du matériel et de l'outillage. 8. Lors de la visite de la mission, des membres du personnel de Halco et de la CBG ont indiqué que le plan de production prévoyait, aux trois stades ci-après, les capacités de production suivantes: (en milliers de tonnes) Stade 1 Stade 2 Stade 3 Bauxite 2.900 4.300 5.700 Calcinée 100 200 300 Total 3.000 4.500 6.000 9. D'après les études de la BID sur le marché mondial de la bauxite, la mission pense que le prix de vente de la tonne, évalué par Halco à 7 dollars, avec une clause établissant une échelle mobile liée au coût de la main-d'oeuvre guinéenne, du combustible et des matières premières aux Etats-Unis est raisonnable. Pour le calcul du revenu brut, la mission se fonde sur un prix de vente moyen d 22 dollars 50 pour le minerai calciné, fondé sur les évaluations de la BIRD. 10. Les recettes brutes pour les quatre volumes de production ci- après seraient donc: Production 3.000 4.500 5.0001/ 6.000 (en milliers de tonnes) Revenu brut (en milliers de dollars) 22.550 34.600 38.100 46.650 11. Selon la CBG et Halco, une augmentation portant la capacité de production à 6 millions de tonnes augmenterait de 10 millions de dollars le total des investissements prévus. Dans l'hypothèse où près de 7 millions de dollars de ce montant seraient affectés à l'infrastructure et un peu plus de 3 millions de dollars à 1téquipement des mines et aux installations auxiliaires, maintenant ainsi les rapports initiaux d:in- vestissement (50 millions de dollars pour l'infrastructure et 26 millions l_/ La production de 5 millions de tonnes correspondrait,selon ce qu'a appris la mission, aux contrats ayant déjà fait l'objet d'engagements fermes. La mission suppose que 200.000 tonnes seront calcinées. - 3 - de dollars pour les mines), l'investissement total, d'après les évaluations actuelles de Halco, serait porté à 57 millions de dollars pour 1infra- structure et à 30 millions pour lteqtti.pement des mines et les installations auxiliaires. Il conviendrait dîajouter au premier de ces chiffros 10 millions de dollars représentant la valeur d'évaluation des usines existantes _/. L'investissement total au titre de l'infrastructure stélève donc à 67 millions de dollars que l'on peut comparer aux 70 millions de dollars qui, selon les représentants de la FRIA, ont été investis dans l'infrastructure de la société pour 1textraction de ltalumine. 12. Selon les évaluations de la mission, le montant des investissements pour une production de 6 millions de tonnes est donc: 2 Millions de dollars des E.U. Etat Guinéen Usines existantes 10 Nouvelles' installations (chemins de fer, port et ville) 57 Installations de la CBG Total 97 13. Le mandat de la mission ne prévoyait pas ltétablissement de pré- visions détaillées des résultats d'exploitation. Mais des ingénieurs-conseils et les parties à l'accord procèdent actuellement a une évaluation du coit des immobilisations et du colt de l'exploitation. Afin de pouvoir donner un ordre de grandeur des effets du projet sur les ressources en devises et sur les recettes publiques, on stest fondé sur les hypothèses et les renseignements ci -après : (1) Pour calculer les frais financiers afférents à l'infra- structure publique, on a supposé que l'investissement total serait financé sur 25 ans à 61. Ceci correspond aux con- ditions habituelles de financement des projets internationaux bilatéraux ou multilatéraux de ce genre, actuellement. Aux fins d'évaluations antérieures on avait supposé que 20% du coût des immobilisations correspondaient à des dépenses en monnaie locale et que, par conséquent, 80% seraient remboursés en monnaie étrangère. La mission retient cette évaluation. l_ Que ces fonds soient réellement versés par l'ancien concessionnaire ou que l'ancien concessionnaire bénéficie de conditions plus favorables pour sa participation à la Société, le coût des usines existantes représente un coûit réel sur la base duquel les frais financiers devront être calculés. Ltinclusion de ce -ooste dans les charges financières ne saurait en aucun cas prédétenniner la manière dont sepa effectué le remboursement des coûta des travaux existants. 2 Aux fins de cette évaluation préliminaire, on a supposé que l'investisement requis est le même pour une production de 5 ou de 6 millions de tonnes. (2) On a supposé que le montant total des investissements dans les installations de la Société serait financé sur 10 ans à 6%, 90% de ce montant devant être versé en devises. Ces conditions correspondent en gros au programme d'amortis- sement du matériel adopté dans l'accord relatif aux instal- lations d'exploitation minière. (3) L'évaluation des dépenses d'exploitation se fonde sur celle qui a été adoptée par la BIRD dans ses prévisions financières préliminaires, révisées compte tenu d'une capacité de pro- duction de 6 millions de tonnes. La mission a supposé que les dépenses courantes d'exploitation des mines augmentaient proportionnellement à la production (coûts unitaires varia- bles de façon constante) tandis que les dépenses courantes d'exploitation du chemin de fer et du port augmentent moins que proportionnellement à la production (coûts unitaires variables décroissants). Ces hypothèses correspondent aux études théoriques de l'extraction de la bauxite et aux évalua- tions de coûts effectuées pour des productions de 1 million, 2,5 millions et 3 millions de tonnes par la BIRD. 14. Compte tenu de ces hypothèses, les gains nets de l'Etat Guinéen, après déduction de toutes les dépenses courantes d'exploitation et de toutes les dépenses en immobilisations, s'établissent comme suit pour les quatre volumes ci-après de capacité de production (voir Tableau 26): Production (en milliers de tonnes) 3.o0o 4.500 5.oo 6.000 Gain net de l'Etat Guinéen au titre 1.199 7.052 8.391 12.629 des recettes (en milliers de dollars) Gain net de la CBG 3.449 6.601 7.322 9.604 (en milliers de dollars) 15. Le gain net de l'Etat Guinéen, sur recettes, tel qu'il apparaît au Tableau 26, est calculé à partir de l'hypothèse que le montant total des capitaux investis dans le projet des bauxites de Boké, y compris les instal- lations d'exploitation minière et de transformation ainsi que l'infrastruc- ture publique, est financ6 à l'aide de fonds empruntés et que l'intérêt est dû sur le montant total de l'emprunt. Si une partie des investissements de la Guinée dans l'infrastructure est financée non pas à l'aide d'emprunts mais, par exemple, à l'aide de versements en numéraire du budget de dévelop- pement et si aucun intérêt n'est exigé sur les fonds ainsi fournis, les recettes en numéraire de la Guinée au titre du projet des bauxites de Boké seraient supérieures au gain net au titre des recettes, d'une somme corres- pondant à la diminution des intérêts à payer. 16. De même, une somme de 10 millions de dollars correspondant à la valeur d'évaluation des usines existantes figure au Tableau 26 au titre des investissements. Les recettes en numéraire de la Guinée seront supé- rieures au gain net au titre des recettes d'une somme égale au montant des - 5 - intérêts supposés dus sur la valeur des usines existantes, mais qui ne sont pas effectivement payés. Toutefois,qual que soit le mode de financement de l'investissement, le coût du capital, représenté en l'occurrence par le taux d'intérêt, est un coût réel dont il faut tenir compte. 17. Le gain net direct de la Guinée en devises, calculé ci-dessous, sera supérieur au gain net au titre des recettes dans la mesure où les dépenses courantes et les dépenses en immobilisations seront réglables en monnaie locale. Ainsi qu'il est dit ci-dessus, la mission a supposé que 20% des dépenses d'infrastructure sont réglables en monnaie locale et que 10% de l'investissement de la CBG dans les installations d'exploitation minière et dans les installations de transformation sont payables en monnaie locale. Ces sommes doivent être ajoutées au gain net au titre des recettes lorsqu'on calcule le gain net direct en devises. 18. L'élément principal des dépenses courantes est le poste des traite- ments et salaires. Pour l'exploitation minière même, celui-ci est peu impor- tant. A en juger par la Fria, il faut environ 80 ouvriers pour 1,5 million. de tonnes de bauxite extraite. La mission retient cette évaluation. Pour les installations portuaires et les installations de calcination de la CBG, la mission a adopté un coefficient de 40% du total des dépenses courantes pour les traitements et salaires. Pour l'exploitation par l'Etat du chemin de fer et des installations de la rade et du port, la mission a adopté pour les traitements et salaires un coefficient de 50% du total des dépen- ses courantes. 19. Compte tenu de ces hypothèses, le gain direct net en devises résultant pour la Guinée du projet des bauxites de Boké, s'établirait comme suit (voir Tableaux 26 et 27): Production 3.000 4.500 5.000 6.000 (en milliers de tonnes) Gain net au titre des recettes 1.199 7.052 8.391 12.629 (en milliers de dollars) Ajustement pour frais d'établis- 1.444 1.444 1.444 1.444 sement en monnaie locale (en milliers de dollars) Ajustement pour paiement des sa- 3.110 4.283 4.740 5.410 laires en monnaie locale (en milliers de dollars) Gain net direct en devises 5.753 12.779 14.575 19.483 étrangères 20. Le chiffre moyen pour les traitements, salaires et charges sociales étant de 500.000 FG par salarié et par an, ces chiffres correspon- dent respectivement a un emploi de 1.555, 2.141, 2.370 et 2.705 salariés, du stade 1 au stade 4 du projet. - 6 - 21. L'achat local de matières premières et de fournitures augmenterait naturellement le gain en devises. Le rapatriement des traitements et salai- res le diminuerait. Il convient de souligner que les évaluations ci-dessus ont un caractère préliminaire et qu'en tout état de cause elle ne se rappor- tent qu'à l'effet direct ou immédiat du projet sur les recettes fiscales et les recettes en devises de l'Etat. Il n'a pas été tenu compte des effets dynamiques du revenu, autrement dit, on n'a pas évalué l'effet de l'augmen- tation des revenus des particuliers et des organismes sur les recettes de l'Etat ou sur la demande d'importations. 22. Pour ce qui est des effets indirects, il est vraisemblable que le projet des bauxites de Boké suscitera une certaine activité économique aux alentours de la ville, du port et de la mine. Celle-ci dépendra dans une certaine mesure de la politique du Gouvernement et de la mesure dans laquelle la CBG sera disposée à exploiter les sources locales d'approvision- nement et s'y emploiera activement. Pour commencer, l'OFAB pourrait effectuer une étude régionale en vue de déterminer les activités économiques qui pour- raient être liées à l'exécution du projet des bauxites de Boké; cette étude ne servirait pas seulement à déterminer les possibilités qui peuvent s'offrir, mais à formuler une politique capable de stimuler l'esprit d'entreprise local. Tableau 30 : VOLUME ET PAYS DE DESTINATION DU MINERAI DE FER EXPORTE PAR LA GUINEE (en milliers de tonnes) République République Royaume- fédérale démocratique Tchéco- Année Uni Autriche d'Allemagne d'Allemagne Pologne slovaquie R.A.U. Divers Totaux 1957 R 611 - 252 - 172 - - 15 1.050 1958 R 352 - - 21 - - - 373 1959 R 255 - - 98 - 6 359 1960 R 373 - h2 48 260 h - - 767 1961 R 165 - 15 - 253 96 h - (536 F3 - - - ( 1962 R 72 - 63 49 396 - 20 - (717 F 46 - 17 - 54 - - - ( 1963 R 93 - - 46,6 394 15 2 - (605 F 54 - - - - - - - ( 1964 R 137 30 - 118 361 - 13 - (702 F 16 27 - - - - - 1965 R 62 145 - 66 310 117 2 - (716 F 14 - - - - - - - ( 1966 J 29 115 - 66 154 30 2 9 405 (9 mois) Note: R -roche; F =fins, minerais semblables à une poussière qu'il faut agglomérer avant de les mettre dans les hauts fourneaux. a/ Aucune donnée sur la répartition entre minerais et fins. Source: Compagnie Minière de Conakry. Tableau 31 : PRODUCTION MONDIALE DE MINERAI DE FER (ei millions de tonnes fortes) 1955-59 1960 1961 1962 1963 19à6. (moyenne!) GUINEE / 657 757 516 688 649 751 AUTRES PAYS DAFRIQUE Liberia 2.16h 3.003 3.200 3.550 6.453 10.291 Mauritanie -- -- 295 984 1.407 h.523 Sierra Leone 1.319 1.447 1.668 1.843 1.882 1.962 Algérie 2.614 3.38h 2.822 2.029 1.945 2.696 Tunisie 1.100 1.017 836 7h9 851 924 Divers h.270 5.620 6.938 7.217 7.155 7.693 AMERIQUE DU NORD 106.106 109.009 90.641 98.053 102.811 121.526 AMERIQUE DU SUD 25.048 l.983 40.674 38.231 38.22h 47.156 U.R.S.S. 82.096 10h.186 115.776 126.079 135.30h 143.695 AUTRES PAYS DCEUROPE 13h.571 154.h62 157.081 151.339 140.967 145.636 ASIE 38.000 84.400 68.600 63.200 70.200 73.00 OCEANIE 4.080 4.651 5.625 5.147 5.810 6.323 TOTAL MONDIAL 402.025 513.919 494.672 499.1o9 513.658 566.576 a/ Tonnes du Tableau 2 converties en tonnes fortes. Source: U.S. Bureau of Mines, Minerals Yearbook 1964, Vol. I, U.S. Govern- ment Printing Office, Washington, D.C., 1965. Tableau 32 : PRODUCTION MONDIALE DE DIAMANTS (en milliers de carats) 1961 1962 1963 1964 1961 GUINEE 1.200 350 52 61 53 AUTRES PAYS D'AFRIQUE OCCIDENTALE Ghana 3.214 3.210 2.678 2.668 n.d. Sierra Leone 2.295 1.637 1.739 1.650 n.d. Cte-d'Ivoire 5h9 284 180 200 n.d. Liberiaig 1.095 905 748 n.d. n.d. MONDE 99.000 87.000 91.000 115.000 n.d. a/ Exportations Source: Overseas Geological Survey, Statistical Summary of the Mining Industry, HMSO, Londres, 1966. Direction Gn6rale des Industries et des Yines. Tableau 33 : USINES DE TRANSFORMA'"ION VISITEE PAR LA MISSION Capacité envisagée Pourcentage (par an, Investi.seent d'ulilisation sauf indi- fixe (en annuelle se Principales cation milliona Emploi Etat lors de Aide étrangère la capacité sources de Emplacement Appartenant à contraire) de FG) effectif la visite technique et/ou financiére évaluation) difficultés OISNS l CONSOMMATION Jus ae fruits en boite Kankan Etat 680 651/ "eminée à 92% Oui (italienne); crédit de fournisseurs n.d. Matières premières Chaine de production Conserves se fruit et de viande Masai Etat / 1.262 290 2ème année Oui (U.R.S.S.) 25 Matières premières d'exploitation dualité Boissons non alcoolisées et lait Y chocolaté Foulayah Etat d 100 300 Terminée à 80% Pas d'assistance technique; (Belgique) n.d. Matières premxères crédit de fournisseur tonades et indiennes Près de Conakry Etat 22 millions m2 2.509 983 lère année Oui (R.-U.); crédit de fournisseur 15 Matières premières d'exploitation c,aussures Près de Conakry Etat (Armée) 180.000 paires 250 100 Mise en service Oui (Allemagne de l'Ouest; crédit 5D Matières premières pour essai de fournisseur (crédit de Conception au produit 'tlents Près de Conakry Etat (Amée) 163.000 articles 250 210 Mise en service(Pour Oui (Allemagne de l'ouest'(founisaeur 5 Matières premières Près de Conakry Etat 66.500 articles 651 295 3ème année (essai Oui (Yougoslavie) 50 Prix d'exploitation Qualité P. CI S INTinMEIAJRES <u nse Seredou Etat 16 T poudre de n.d. 38 Déjà exploitée Non 63 Matières premières quinine 2/ avant 1958 dcréditd Près de Conakry Etat (Armée) 1.000 T de peaux 250 70 Terminée à 50% Oui (Allemagne de l'ouest)(fournisseur n.d. Matières premières - ce pour parfums Labé Secteur privé n.d. 150 Déjà exploitée Société étrangère (contrôle et 100 avant 1958 exploitation) BO 2N DINVESTISSEMENT . onstruction Tuiles Près de Conakry Mixte Etat- 1.500 m2 tuiles 100 70 lère année Oui (Coficome ); crédit de L0 Matières premières Sté privée pur jour d'exploitation fournisseur Marché Panneaux de particules Seredou Etat 12.00 M2 600 71 Terminée à 80% Oui (Belgique); crédit de fournisseur n.d. Marché Matières premières fPae a' aluminium pour toitures Conakry Sté privée-' 2.500 plaques 200 23 lère année Oui (E.-U.) 100 -- d'exploitation iriques Près de Conakry Etat 7,2 millions de briques 785 68 3ème année Oui (Yougoslavie) 20 Chaine de production 8,L millions de tuiles d'exploitation Marché Matières premières l'ments de maisons préfabriqués Près de Conakry Mixte Etat- 300 maisons 215 56 Début de la Ouiz/ (Coficomex); crédit de 25 Marché St* privée seconde année fournisseur Panneaux, bois de placage et contre-plaqué N'Zérékoré Etat 50.000 .3 1.256 530 2ème année Oui (U.R.S.S.) 10 Transport d'exploitation Techniques B. Diers Montage de caisions Conakry Mirte Etat- 1.000 véhicules 85 172 Deuxième année. Oui (E.-U.); crédit matières 30 Pièces importées Sté privée Fermée pour 9 mois premières Crédit en raison du manque de pièces. 9.193 3.91 NOTE: T tonnes; n.d. - non disponible. a' L'usine doit devenir ;ropriété de l'Etat Guinéen au terme d'ne période déterminée à l'avance. E' Facteurs de production nécessaires pour la capacité: 9.200 T de citrons, 2.L00 T de tamates, 200 T de mangues, 80 T de papayes, 1.320 T d'ananas, 83 T de bananes. c Facteurs de production pour la capacité prévue, 1966: 1.20 T de fruits variés, L.000 T de tomates, 20.000 boeufs, 600 T de légumes divers. Production pour la capacité prévue, lý millions de bouteilles de boissons hygiéniques gazeuses par an, 12 millions de boutmilles de lait chocolaté par an. Capacité estimée pour 1966: 150 T d'essence d'orange, 1 T de bergamote, 150 kg. d'huile de jasmin. f Emploi prévu. Lors de la visite de la mission, une aide technique avait éte fournie pour apprendre au personnel à utiliser les machines. La situation future n'est pas claire. h Dirigé par Harvey Aluminum Co. Sources: Visites a'usines et Direction Générale de l'Industrie, aes Manes et ce la Géologie. Tableau 34: USINES DE TRANSFORMATION NON VISITEES PAR LA MISSION Investissement Pourcentage Aide étrangere fixe d'utilisation technique et/ Nom de la Société Produits Emplacement Appartenant Capacite' prevue È (en millions FG) Emploi de la capacite' ou financiere Biens de consammation Entreprise Nationale de Tabac Environs de 24 millions de paquets et Allumettes Cigarettes et allumettes Conakry Etat de cigarettes 745 62h 80 Oui (Chine) 45 millions de boîtes d'allumettes Brasserie Atlantide Sirops et autres boissons . 10.000 bouteilles par non alcoolisées Conakry St® Priv'e jour n.d. 10 20 - Nouvelle Société Africaine 250.000 impermeables 250 110 10 - des Plastiques Imperméables, sandales Conakry St® Privée 500.000 sandales Fruitaguinee Boissons non alcoolisées Conakry St® Privée h.500 bouteilles par jour n.d. 65 n.d. - Sobragui Biere Conakry Ste Privée O.0000 - 80.000 hecto- litres de biere 350 106 n.d. - 20.000 boissons gazeuses Tecnick Freres Blanchisserie Conakry Ste Privée n.d. n.d. n.d. n.d. - Imprimerie Patrice Lumumba Imprimerie Conakry Etat n.d. n.d. n.d. n.d. Oui (URSS) COPROA Fruits et jus en boite Conakry Sý5 Privée 30.000 tonnes de fruits 100 3h0 25 - Net a sec Blanchisserie Conakry Ste Privée n.d. n.d. n.d. n.d. - Savonnerie de Cobayah Savon Environs de Conakry Ste Privée 1.200 T , n.d. 137 n.d. Usine de the The' Macenta Etat 120 tonnes de the traite n.d. 80 n.d. Oui (Chine) Abattoir de Conakry Viande Conakry Etâ t 200 tetes par jour n.d. n.d. n.d. n.d. Torrefaction Guineens Cafd Conakry S , Privée 120 T n.d. 7 n.d. - Panification industrielle Produits de boulangerie Conakry Ste Privée 18 tonnes de farine par jour n.d. 80 n.d. - Cycles de Guinée Montage de bicyclettes Conakry Etat n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. Confection V9tements Conakry Etat n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. Biens intermediaires Entrepôt frigorifique de Port Entrep8t frigorifique Conakry Etat 559 m2 dtentrepot frigorifique 202 4l 60 Oui (URSS) Société Industrielle de Peintures Peinture Conakry St Prive 600 T 22 3h 50 - Duffor et Igon Butane et acétylene Conakry Sté Privée n.d. - n.d. n.d. n.d. - Usine de Rechapage Rechapage de pneus Conakry S" Privée 15.000 pneus 75 15 n.d. - Biens d'equipement Construction Samarem Matériaux métalliques de construction Conakry Ste Privée 700 T n.d. n.d. n.d. - SIGRAG Granit Conakry Mixte ,Etat- 3 Oui (Cre'dit du S Privée 80.000 m3 315 196 n.d. fournioer Coficomes) Clouterie Clous Conakry St Privée 800 T n. d. 10 n.d. - Divers UCOA Explosifs pour mines Conakry St Privée 260 T n.d. 4l n.d. - 2059 1876 NOTE: T = tonne; n.d. = donnees-non disponibles È Par an, sauf indication contraire. Sources: Direction Génerale de l'Industrie des Mines et de la Geologie et Revue de Developpement Economique, publiee par le Ministère du Developpement Economique. Tableau 35 : NOUVEAUX PROJETS INDUSTRIELS DU PLAN SEPTENNAL Propriété Capacité prévue Investissement fixe Emploi Fournisseurs Produit Emplacement de (par an) (en millions de F0) prévu proposés Contrats signés Huile de coco, huile de palme, et dérivés Ile de Kassa Etat 8.000 T coprah sec 100 h5 Italie 7.000 T palmistes Huile d'arachide Dabola Etat 7.000 T arachides n.d. n.d. Chine continentale Oxygène Conakry Etat n.d. n.d n.d. U.R.S.S. Montage de bicyclettes Kankan Etat 15.000 bicyclettes n.d. n.d. Allemagne de l'Est Négociations en cours Montage d'automobiles Conakry n.d. 1.500 véhicules n.d. n.d. Italie (Fiat) Etudes préliminaires terminées Raffinerie de pétrole Kaporo Etat 750.000 T n.d. n.d. Roumanie Fabrique de ciment Mali Etat 200,000 T n.d. n.d. Allemagne de l'Ouest Fabrique de céramique Coyah Etat 562 T produits de céramique 125 n.d. n.d. Ficelle et sacs n.d. Etat 5 millions de sacs 320 n.d. n.d. Raffinerie de sucre n.d Etat 30.000 T sucre n.d. n.d. n.d. A l'examen-" Fabrique de papier 3.000 T Fabriques régionales de brique n.d. Machine à égréner le coton n.d. Montage de postes radio 10.000 postes Verrerie 2.00 T verre Farine de manioc n.d. Produits pharmaceutiques n.d. Fonderies d'aluminium n.d. Soude caustique - chlore 30.000 T soude 27.000 T chlore Engrais et explosifs n.d. Laminoir électrique n.d. Sel Coyah 30.000 T NOTE: T = tonnes; n.d. = données non disponibles af La plupart de ces projets ne sont qu'au stade préliminaire et il serait prématuré, même s'ils étaient disponibles, de fournir des renseignements sur l'emplacement, l'investissement, l'emploi et la. source de financement ou l'équipement envisagés. Dans la plupart des cas, les entreprises appartien- draient à l'Etat sauf dans le cas des grandes entreprises fondées sur l'exploitation des minerais et des entreprises techniquement complexes, pour lesquelles la création de sociétés mixtes (sous contrôle à la fois de l'Etat et du secteur privé) pourrait être envisagée. Source: Direction Générale de l'Industrie, des Mines et de la Géologie. Tableau 36 : NOMBRE DE VEHICULES AUTOMOBILES IMMATRICULES (nombre à la fin de l'année) Type de v6hicule 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 Autamobiles 1.889 2.563 3.306 3.718 4.268 5.453 6.548 6.884 7.879 9.033 9.686 Omnibus, véhicules légersa/ et motocyclettes 438 724 930 1.333 1.348 1.967 2.737 2.809 3.183 3.696 4.111 Camions (tous poids) 3.959 4.938 5.69 5.647 6.278 8.062 11.038 11.172 11.757 12.779 13.545 Tracteurs?/ 72 91 123 145 160 178 214 216 229 238 246 a Matériel de livraison en ville, camionnettes et véhicules analogues. b Semblent être des véhicules destinés au remorquage sur routes. Source: Ministère des Transports, Service kministratif et .Financier. Tableau 37: TRANSPORTS PAR CHEMIN DE FER 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 Voyageurs (en milliers) 65â £60 n.d. 812 749 818 773 563 484 Longues distances 443 336 333 371 318 362 323 167 156 Transports suburbains 215 224 n.d. 441 431 456 450 396 328 Voyageurs/km. (en milliers) 38.312 43.011 3h.772 32.866 32.562 32.415 40.052 44.137 41.345 Longues distances 36.596 10. ~4-.¯975 29.339 29.118 28.766 3¯6~ -.4 9 1.165 38.718 Transports suburbains 1.716 1.963 797 3.527 3.hhh 3.649 3.603 2.972 2.627 Marchandises (en milliers de tonnes) 94 97 86 76 83 80 95 n.d. 76 dont: bananes 21 n.d. ÎU n.d. 21 U -lu il 17 cafe' 4 n.d. 5 n.d. 2 1 1 n.d. 2 combustibles 9 n.d. 14 n.d. 14 il 10 12 il divers 60 n.d. 49 n.d. 46 50 66 57 46 Resultats financiers (en millions de francs guinéens) A. Recettes n.d. n.d. n.d. 43 65 654 613 661 601 Voyageurs 126 211 240 141 193 164 Mar chandises 317 419 394 415 439 395 Divers 30 24 20 57 29 42 B. Dépensesa n. d. n.d. n.d. 673 646 817 718 802 875 C. Excedent (+) ou deficit ( -200 +8 -163 -1o5 -141 -274 a/ Non compris les dépenses au titre de l'amortissement et de l'interet. Source: Office Dational des Chemins de Fer de Guinee, Ministere des Tranports. Tableau 38: PORT DE CONAKRY - TRAFIC COMMERCIAL 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 Navires entrés 932 953 804 844 725 692 628 549 Tonnage des navires (enmilliers de tonneaux) 2.262,3 2.328,8 2.478,9 2.333,6 2.075,9 n.d. n.d. 1.776 Mouvement de passagers Embarquement 3.377 1.969 3.890 2.890 2.820 2.974 6h0 256 Débarquement 6.375 2.2h3 2.788 3.h70 5.138 5.258 5.307 1.h01 Importations (en milliers de tonnes) 330 h29 533 61 542 600 544 Combustibles 6h ~64 -¯!EZ 18 Zi? 211 23128 ï23 9 Ciment - 69 - 69 96 57 h9 93 Divers 315 197 277 277 282 27h 319 192 Exportations (en milliers de tonnes) 837 785 .89 1.376 1.31h 1.327 n.d. 1.h70 Minerai de fer 373 358 766 535 720 560 613 67h Bauxite 313 301 h33 329 h2 18h 204 239 Alumine - - 171 390 459 h88 544 458 Café - 14 - 13 7 6 6 5 Fruits 72 7h 63 68 57 56 n.d. 63 Divers 79 38 56 i 29 33 n.d. 31 Source: Bulletin spécial de statistique et Direction générale de l'Office Maritime, Ministere des transports. Tableau 39 : EWECTRICITE - PUISSA4CE INSTALLEE (en kilowatts) En service Installée ou en ler janvier 1966 construction ler janvier 1967 Thermique Hydroélectrique Thermique Hydroélectrique Total SOCIETE NATIONALE DtELECTRICITE Agglomérations principales Conakry 7.500 3.400 - 10.900 Grandes Chutes - 20.000 - - 20.000 Mamou 200 - - - 200 Kinkon - - - 3.200 3.200 Labe 148 180 - -- 328 Macenta 160 160 - 320 Kankan 410 - 1.280 - 1.690 Boké 150 - 250 - 400 Siguiri - - 250 -- 250 Gaoul - - 250 -- 250 Seredou 500 - - 640 1.140 Agglomérations régionales (16) 1.550 - - - 1.550 Principales installa- tions industrielles Fria 41.215 - - - 4l.215 Miamou (Conserverie) 640 - - - 640 N?zérékoré (Scierie'. 960 - - - 960 Kankan (Conserverie) - - 750 - 750 Autres centrales n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. Capacité totale 53.433 20.340 6.180 3.840 83.793 Source: Société Nationale d'Electricité Tableau 40: PRODUCTION D'ELECTRICITE (en milliers de kWh) Autres SNE SNE Agglomérations Fria installations Total Total moins Conakry-Kindia Autres Centres Régionales industrielles Fria (1) (2) (3) ~- J (5) (6) (7) 1956 n.d. n.d. n.d. 0 n.d. 13.627 13.627 1957 n.d. n.d. n.d. 0 n.d. 17.589 17.589 1958 19.53 a 1.500 n.d. n.d. 21.039 21.039 1959 18.09 a 1.500 n.d. 9.135 n.d. 28.729 19.594 1960 22.643 a 1.500 n.d. 77.372 n.d. 101.515 24.143 1961 23.500 1.769 c n.d. 109.262 n.d. 134.531 25.269 1962 29.940 2.133 c n.d. 115.115 n.d. 147.188 32.073 1963 34.332 2.403 c n.d. 119.258 n.d. 155.993 36.735 1964 ho.238 2.881 c n.d. 12.890 n.d. 168.009 43.119 1965/d 43.833 3.021 374 129.772 n.d. 177.000 47.228 1966 n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 185ho0Le n.d. a Total SNE moins 1.500.000 kW attribués à la colonne (2). b Production supposée, y compris la production figurant dans la colonne (3). c Total moins colonnes (1) + (h). d Chiffres de toutes les colonnes fournis par la SNE. e Evaluation de la SNE. Source: Sociêté Nationale d'Electricité. Tableau >1 SOCIETE NATIONALE D'ELECTRICITE EXPLOITATION CONAKRY Nombre de clients, ventes et recettes Année civile 1965 (1) (2) (3) (>) (5) (6) (7) Nombre Moyenne Moyennes des Moyenne des No. de de Ventes Recettes des ventes recettes recettes la ligne Categorie de clients clients total total par client par client par KWh KWh FG KWh FG FG 1 Courant a basse tension Eclairage et autres usages domestiques 5.410 6.966.711 162.353.675 1.288 30.010 23,3 2 Eclairage commercial 980 2.605.205 53.146.182 2.658 54.231 20, 3 Usages domestiques spéciaux (gros appareils) 1.130 6.936.211 64.457.193 6.140 57.042 9,3 4 Petits fabricants (artisans) 234 1.532.588 21.326.902 6.550 91.141 13,9 5 Ehergie pour llindustrie 290 1.303.897 28.033.785 4.500 96.668 21,5 6. Eclairage des rues 30 1.159.559 24.930-517 - - 21,5 7. Bureaux et salariés de la Societé 159 373.047 2.238.282 - - 610 8. Total: courant a basse tension 8.233 20.877.218 356.486.336 2.536 43.300 17,1 9. Courant à haute tension 50 15.038.421 192.663.548 300.768 3.853.271 12,8 10. Total général 8.283 35.915.639 549.149.884 4.336 66.298 l5,3 11. Location des compteurs 11.239.729 12. Location des transformateurs 27.000 .13. Total des recettes 56o.416.613 Sourcei Données fournies à l'AID (Etats-Unis) Tableau 42: SOCIETE NATIONALE D' ELECTRICITE EXPDITATION CRAKRY Recapitulation des ventes par categorie de ellent5 (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (d) (9) (10) (11) (12) (13) (14) (15) (16) Basse tension Usage domstique Usage coocial usagen Usages industriels Bureau et industriels Divers Total Total B.ploye's basse Spe'cial basse Eclairage basee haute Total Total Annee Eclairage Spe'cial Total Elairage de la SNE Total tension Artisan tension Total døs ruse tension tension ventes clients kHkål kWH k WW kWHkW - -kW- k kWH kWH kH kWH kWH kWH Nambre 1952 1.637.1h0 0 1.437.140 370.169 66.805 614.974 552.865 0 552.865 17.065 2.622.o6 309.816 2.731.855 1.6d6 1953 1.665.516 0 1.445.516 625.923 70.877 696.8O 655.853 0 321.137 976.990 26.355 3.165.661 2.ooo.937 5.146.598 2.216 1956 1.598.620 57.543 1.656.163 705.699 75.920 781.619 775.945 19.220 (19.769) 775.396 57.929 3.271.107 3.031.077 6.302.186 2.866 1955 1.761.184 246.265 2.oo7.49 920.637 57.378 978.015 761.694 81.793 833.687 1.656.974 165.682 4.808.120 4.165.360 8.953.660 3.919 1956 1.933.743 661.508 2.595.251 977.395 77.172 1.054.567 828.666 212.629 867.636 1.908.731 376.105 5.934.656 5.424.516 11.359.168 4.696 1957 2.279.955 1.334.314 3.616.269 1.171.039 10.708 1.281.747 981.047 374.915 1.174.607 2.530.569 377.754 7.804.339 6.493.810 1h.298.1h9 5.357 1958 n.d. n.d. n.d. j.d. . n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 15.619.666 6.028 1959 n.d. n.d. n.d. n.d. nd.. n.d. u.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 16.118.ooo 6.685 1960 n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 10.867.832 7.862.785 18.730.617 7.104 1961 n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 11.592.128 7.905.522 19.697.650 7.392 1962 n.d. n.d. a.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 13.372.138 9.684.801 23.056.939 n.d. 1963 5.315.576 6.937.106 10.252.678 2.150.600 83.135 2.233.735 1.099.427 1.615.339 8.04 2.522.810 285.642 15.294.865 16.657.608 26.952.673 7.960 1964 6.062.200 5.615.582 11.457.782 2.200.848 265.835 2.466.683 1.153.154 1.405.881 8.290 2.567.325 301.303 16.793.093 11.676.258 28.669.351 n.d. 1965 6.966.711 6.936.211 13.902.922 2.605.205 373.047 2.978.252 1.303.897 1.532.588 0 2.836.485 1.159.559 20.877.218 15.038.421 35.915.639 8.283 Note: n.d. - renseignements non disponibleæ boren: Fleoeignements fournis a AID (Etats Unis). Tableau 43 PROJETS ENERGETIQUES PREVUS PAR LE PLAN SEPTENNAL (en millions de FG) Crédits Total 1966/67 prévu Nature et statut A. Echelon national Plan national d'électrification 50 130 Financenent d'un groupe suisse de (Action 31001/1) consultants sous contrat depuis 1953 pour apparter une aide en matière de planification nationale dans le domaine de l'électricité. Avant-projet Projet de Konkouré 17 17 (Action 31001/2) Pour mémoire. Aucune dépense n'a été engagée à ce titre bien que des études aient été effectuées récemment et financées par l'aide étrangère de l'U.R.S.S. B. Région de Conakry Cinq génératrices (7.500 kW) n.d. 344 Inatallée et en service, financement de (Action 31005/2) AID (E.-U.) à rembourser sur les recettes de la SNE. Deux génératrices (3.400 kW) n.d. 250 (n.d.) Les génératrices sont à Conakry. Le coût prévu est celui de la construction et de l'installation. Ligne à haute tension n.d. 445 A fait l'objet d'une étude par des con- Grandes Chutes-Conakry sultants suisses. Un contrat a été conclu (Action 31002/1) avec Energoproject (Yougoslavie) le 18 avril 1966. Energie hydraulique Contrat signé le 18 avril 1966 avec Energoproject, couvrant également la ligne (a) barrage de Banea ) à haute tension des Grandes Chutes à Conakry. (b) centrale de Donkea (15 MW) ) 500 2.994 (c) ligne à haute tension Grandes Chutes-Donkea ) Réseau de distribution 104 781,2 Normalisation et modernisation du réseau (Action 31004) actuel. Projet étudié par Motor Columbus et évalué par AID (E.-U.) Eclairage public 200 507 (Action 3100311-2) Eclairage public de Conakry. Avant-projets terminés. Financement étranger à solliciter. Port de commerce 13,5 13,5 (Action 31003/3) Modernisation des installations électriques du port de Conakry. Divers 40 125,4 (Action 31007) Comprend les feux de circulation et l'in- vestissacent nécessaire pour sauvegarder les installations actuelles de production et de distribution. C. Autres régions Energie hydraulique n.d. 1.065,7 Le barrage et les turbines ont été instal- Barrage de Kinkon (en vue de fournir lés et sont exploités avec l'assistance de l'énergie à Labé-Pita-Dalaba-Mamou) technique de la Chine. (Action 31006/1) Ligne à haute tension (destinée à fournir 360 400 La ligne Labé-Pita-Dalaba a été installée de l'énergie à Labé-Pita-Dalaba-Mamou) avec l'aide de la Chine. L'installation (Action 31002/3) de la ligne Dalaba-Mamou fait l'objet de négociations. Centrales thermiques (destinées à fournir 552 551,9 Installées avec l'aide financière et de l'énergie à Kankan, Siguiri, Gaoual, Boké) technique des Etats-Unis. (Action 31005/1) Centrales thermiques (destinées à fournir n.d. 3.133 Les avant-projets relatifs aux 16 villes de l'énergie à 16 autres villes) ont été établis. (Action 31005/1) CentraleS hydraulique s 75 227 Des études relatives aux installations (Action 31001/3) hydrauliques devant desservir cinq villes ont été effectuées. Source: Direction Générale de l'Energie. Tableau h : SOCIETE NATIONALE D'ELECTRICITE Etat des recettes - Exercice financier clos au 30 septembre 1965 (en milliers de FG) No de Région de Tous autres Total selon la ligne Postes Conakry lieux régistres Recettes d'exploitation 1 Recettes au titre de vente de courant 521. 57 119.626 6hfl.213 2 Autres recettes et location de compteurs h0.006 l0.&2 3 Frais de rebranchement des clients et vente de matériel, etc. 2.6k 662 3.311 h Total des recettes d'exploitation 67.22 138.9hO 703.1U2 Déductions des recettes d'exploitation Achats 5 Mazout 43.777 31.592 82.369 6 Huile de graissage 13.L'75 3.654) 75.758 7 Autres achats de fournitures pour l'exploitation 58.829 ) 8 Salaires, y compris avantages divdrs 99.123 52.043 151.166 9 Coat des services rendus par d'au .res 30.3h8 8.791 39.139 10 Dépenses afférentes aux transports et aux voyages 4.673 1.168 5.8hl 11 Dépenses d'exploitation diverses 5.882 1.h71 7.353 12 Main-d'oeuvre et matériel capitalisés au titre des articles fabriqués (3.640) (2.888) (6.528) 13 Frais financiers divers et autres recettes (nets) 369 92 461 14 Sous-total 252.836 102.723 355.559 15 Provision pour amortissement l05.059 9.866 114.925 16 Provision pour principales dépenses d'entretien 20.278 5.l9.3 25.h7l 17 Impôts autres qu'impôts sur le revenu (-mpôt sur salaires sur bien immobiliers, sur permis d'exercer, etc.) 11.081 3.967 15.0h8 18 Impôts sur le revenu payés à l'Etat guinéen (33C du revenu net avant déduction d'impôt) 37.946 5.673 43.619 l Total des déductions des recettes d'exploitation h7.~2~0( l2F7*.2 -(5~22 20 ýeceLtesq d'exploitation nettes 137.042 11.518 1660 1 Intérêt et autres déductions Paimn~ts du canital et des intérêts sur la dette à long terme contractée au titre du projet deo Grandes 'hute1 60.000 - 60.000 22 1ecettes nettes 7Y-.41 5 Sour2e )ornéeg fournies à .l> \Etas--L> Tableau 45 STRUCTURE DES TARIFS DE LA SOCIETE NATIONALE D'ELECTRICITE (A) Tarifs éclairage domestique et commercial Première tranche par période de 2 mois FG 30,10 le kWh Deuxième tranche par période de 2 mois FG 23,70 le kWh Solde FG 17,20 le kWh (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) Eclairage et autres Dépôt usages domestiques Eclairage commercial Redevance compteur Puissance Première Deuxieme Première Deuxième pour 2 mois Domestique Commercial du compteur tranche tranche tranche tranche kVA kWH kwH kWH kWH FG FG FG ,65 30 5o 60 100 63 3.025 3.025 1,20 60 100 120 200 77 3.725 3.725 2,40 120 190 240 380 151 6.925 6.925 3,25 160 260 320 520 206 9.125 9.125 6,50 320 520 640 1.040 4li 11.225 11.225 10,00 500 800 1.000 1.600 633 16.625 16.625 13,00 640 l.00 1.280 1.080 824 22.025 22.025 20,00 1.000 1.600 2.000 3.200 1.267 32.725 60.725 25,00 2.000 3.200 2.500 4.000 1.584 39.625 75.200 (B) Tarif, domestique spécial Première tranche par période de 2 mois FG 18,30 le kWh Deuxième tranche par période de 2 mois FG 15,10 le kWh Solde FG 12,90 le kWh (C) Tarifs industriels Prix puissance souscrite FG 6.450 par kW et par an Prix énergie consommée Heures de pointe (18h. à 22h.) FG l,10 le kWh Heures normales ( 6h. à 13h.) FG 9,40 le kWh (lh. a 18h.) Heures creuses (13h. à l4h30) (22h. a 6h.) F0 5,6o le kWh (D) Tarif artisanal FG 17,20 pour les pruiers 480 kWh et FG 12,90 pour le solde (E) Tarif industriel pour courant à basse tension FG 21,50 le kWh (F) Tarif pour ltéclairage des rues FG 21,50 le kWh Source: Société Nationale d'Electricité Tableau 46 : SOCIETE NATIONALE D'ELECTRICITE, BILAN AU 30 SEPTEMBRE 1965 (en milliers de FG) ACTIF PASSIF Total Total Région de Tous autres selon selon Poste Conakry lieux registres Poste registres Immobilisations Créances exigibles: dette à long terme envers l'Etat Guinéen pour le compte de: Installations (services publics) en service 2.931.138 220.191 3.151.329 Caisse Centrale de Coopération Economique (Construction 1.350.000 du barrage des Grandes Chutes) Plans relatifs au projet de la Caisse Centrale de la France d'Outre-mer rivière Konkouré 519.949 519.949 - Plans français relatifs au projet de Konkouré L11.000 - Autres projets 108.143 Autres projets 10.156 5.779 15.935 S.*C.*H. E.!,/ Moins réserve pour amortissement 396.138 59.880 456.018 - Plans français pour le projet de Konkouré 105.444 Installations (services publics). Net 2.545.156 686.039 3.231.195 U.S. Agency for International Development 341.333 Réalisable à court terme Projet du barrage de Kale (Yougoslavie) 858.000 En caisse bancaire 251.616 Total de la dette à long terme 3.173.920 Argent liquide 2.344 Capital social Dépôts spéciaux 221 Investissements de l'Etat Guinéen 479.586 Sammes à recevoir 735.445 Excédents 138.055 Avances pour achat de matériel 78.592 Total Capital social 617.641 Avances à d'autres institutions Dette à court terme de l'Etat 31.871 Créances de l'Etat 90.476 Divers 12.514 Créances de fournisseurs 57.382 Matériel et fournitures 82.107 Dépôts de clients 74.366 Total de l'actif courant 1.194.710 Autres dettes à court terme 34.943 Total de la dette à court terme 257.167 Réserves Réserve pour remplacement 251.697 Réserve pour entretien important 125.480 Total des réserves 377.177 Total de l'actif 4.425.905 Total du passif 4.425.905 a/ Nom complet inconnu. Source: Données fournies à l'Aide américaine. Tableau 47: PLAN DE DEVELOPPDMENT SEPTENNAL Télécommunications (en millions de FG) Projets ayant fait l'objet d'enga- Total des Observations gements, en voie d'exécution ou investissements menés à terme prévus A. PROJETS AYANT FAIT L'OBJET D'ENGAGEMENTS Services téléphoniques et télégraphiques Bureau central de Conakry Matériel 180,0 L'exécution du projet est presque Bâtiments 100,0 terminée. L'Allemagne occidentale Réseau 259,7 a financé le matériel et le réseau. (fournisseur: Siemens Halske). Total 539,7 Bureau central de Kankan Matériel 71,0 L'exécution du projet est presque Bâtiments 45,0 terminée. L'Allemagne occidentale Réseau 1o0,0 a financé l'équipement. (fournisseur: Siemens Halske). Total 216,0 Lignes interurbaines Bureau central interurbain de Conakry Matériel 200,0 Le projet est en cours d'exécution. Bâtiments 150,0 On.croit savoir que Siemens Halske Réseau 100,0 fournit le matériel, financé par l'Allemagne occidentale. Total 50,0 Bornes à circuits multiples 72,3 Dix-huit bornes ont été fournies et financées par la Hongrie. Telex 61,6 Le matériel a été acheté. Total 133,9 Total téléphone et télégraphe LLziý Installations radio Conakry, réception et émission Matériel 1.136,0 Ce projet a été mis en oeuvre en 1961 Bâtiments 661,0 puis abandonné jusqu'en 196h, année au cours de laquelle il a été repris. Régions (réception et émission) La Tchécoslovaquie fournit et finance le matériel. Les villes intéressées Matériel 125,0 sont Labé, Mamau, Kankan et N'zérékoré. Bâtiments 129,0 Total installations radio 2.051,0 Total des projets ayant fait l'objet d'engagements 3.390,6 B. PROJETS A L'EXAMEN Services téléphoniques et télégraphiques Bureaux centraux régionaux Les neuf villes intéressées sont Fria, Boké, Kindia, Mamaou, Pinta, Labé, Matériel 163,5 Dalaba, N'zérékoré, et Macenta. On Bâtiments 155,5 croit savoir qu'une partie du matériel Réseau 161,o a été achetée. Total 480,0 Lignes interurbaines Le programme prévoit essentiellement des liaisons par câble double avec Cible, poteaux et installation 982,3 taites les principales villes et Matériel divers 250,0 notamment l'achèvement des liaisons Est-Ouest entre Conakry-Kankan et Total l.223 Conakry-N'zérékoré. Communications internationales (radio) Les liaisons à l'étude sont les liaisons Conakry-Dakar-Nouakchott via Boké et Emissions sur ondes ultracourtes 200,0 des liaisons nationales avec Kankan et N'zérékoré. Ecole des télécoumnmications Bâtiments 30,0 A l'étude. Matériel 35,0 Total 65,0 Entrepôts et ateliers Bâtiments 100,0 A l'étude. Total des projets à l'examen 2.077,3 Total plan 5.67,9 Source: Ministère des Postes et Télécommunications. Tableau 48 : EDUCATION A. Répartition des élèves et des maîtres par degré d'enseignement et par période. Personnel Nombre Personnel enseignant enseignant d'élèves Structure de l'éducation en pourcentage Noabre d'élèves fréquentant l'école (autochtone et étranger) étranger par maître (proportion d'enfants dans chaque groupe) 1957/58 1960/61 1964/65 1965/66 1957/58 1960/61 1964/65 1965/66 1965/66 1965/6 1965/66 Ecoles du premier degré 42.500 96.300 178.000 164.119 505 1.474 3.862 3.990 - 41 82,4 Ecoles du second degré 2.547 6.810 20.681 34.4U3 62 250 835 ) ) 17,3 ) ) Enseignement g6néral n.d. n.d. 14.133 n.d. ) 1.067 ) (346) 33 Enseignement technique et professionnel n.d. n.d. 6.548 n.d. ) ) Enseignement supérieur - - 313 610 - - 65) ) 0,3 TOTAL 45.047 103.110 198.994 199.172 567 1.724 4.762 5.057 39 100,0 B. Répartition et scolarisation, par région Nombre d'enfants Taux de scolarisation Nombre d'enfant? de 5 à 14 ans (pourcentage d'élèves fréquentant les écoles (données relatives des écoles du Région du pe@y egré à la fin de 1964) ler degré) Basse-Guinée 49.267 174.376 28,2 Fouta-Djalon 33.687 312.437 10,8 Haute-Guinée 32.047 129.509 24,7 Région des forêts 49.118 193.450 25,3 TOTAL 16h.119 809.772 20,3 a Deuxième et troisième cycles d'enseignement. b Enseignemmt supérieur. Source: Données fournies à la mission par le Ministère Guinéen de l'Education. Tableau 49: ETUDIANTS GUINEENS TITULAIRES DE BOURSES A L' TRANRR, EN 1966 Retour ! des étudiants à a fin Region ge'ographique d'ou proviennent les bourses de leurs études .. Afr le Europe Europe rique de de Total Total du Nord URSS EUA l'Ouest l'Est Cuba 1966 1967 1968 1969 1970 1971 SECTEUR PRCFESSIONNEL Agriculture 42 22 (22) 3 - 2 15 - il 12 13 2 - - MWdecine et dentisterie 103 87 (85) - 2 5 9 - 5 5 9 1 33 9 Pharmacie 26 19 (10) - - 1 6 - - 2 3 - 13 8 Science vetrinaire 18 4 (h) - l - 3 - 1 - - 2 1 l1 Sciences économiques 36 - - 5 8 6 17 - ) ) Statistiques 62 2h - - 10 - 28 -) 25 36 18 10 1 - ) Comptabilite 5 - - - 1 1 3 -) Commerce 31 - - - 7 15 9 - Génie civil 63 - - 14 10 l 14 14 28 10 10 2 - - Te'lcommunications 26 h (h) 3 3 7 9 - 10 12 - - 1 2 Genie mécanique 83 - - 14 2 h0 27 - G4nie 'lectrique 76 1 (1) 30 3 2h 18 - Genie des mines 32 7 (7) 2 3 2 18 - Gé'nie des textiles 32 17 - - - 15 - - Autres secteurs 306 102 (71) 51 23 51 75 h TOTAL 941 287 (204) 122 83 180 251 18 - ( signifie que l'on n'escompte aucun retour d'étudiants au cours de 'anne en cause. Un blanc signifie qu'aucun renseignement n'a etd fourni. On n'escompte pas le retour de tous les boursiers avant 1971. Source: Evaluations de la mission fond4es sur divers documents. Tableau 50 - ASSISTANCE TECHNIQUE EXTERIEURE (EXPERTS) FOURNIE A LA GUINEE (1966) Origine Organisation des Europe occidentale Europe Natiors Unies et Total dont de Autres institutions spé- pays cialisées U.R.S.S. E.-U.A. France Allemagne l'Est Chine d'Asie Afrique Total 1. Education 1 62 72 112 (85) - 51 2 16 30 3h6 2. Mines, électricité, construction 6 n.d. 2 13 (12) n.d. 30 n.d. n.d. n.d. 51 3. Industrie h 54 5 80 n.d. (12) 26 2h n.d. n.d. 193 4. Agriculture 8 12 n.d. 2 n.d. (2) n.d. 12 n.d. n.d. 34 5. Administration 4 n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 2 n.d. 2 n.d. 8 6. Divers!/ (ventilation non fournie) 42 259 9 246 (89) (68) 183 289 27 - 1.055 TOTAL 65 387 88 L53 (186) (82) 292 327 65 30 1.687 Y compris la Yougoslavie. b Y compris le Canada. Y compris Israël. d Certains des experts classés sous la rubrique "divers" peuvent exercer leurs fonctions dans l'un des cinq secteurs précédents. Source: Divers documents et évaluations de la mission. Tableau 51: EXPORTATIONS Valeur (en millions de FG) . Structure % 1958 1960 1963 1964 1964/65 2 1965/66 È/ 1958 1960 1963 1964 196b/65 1965/66 A. Exportations de produits agricoles 3.669,5 5.437,6 3.243,4 2.436,9 3.474,0 3.985,0 75,0 49,8 43,3 37,9 U15, 53,9 I. Fruits frais 1.194,7 1.914,4 1.285,3 996,o 1.616,0 1.698,0 (2L,L) (17,5) (17,1) (15,5) (21,1) (23,0) Bananes 1.067,0 1.145,7 1.022,9 668,o 1.094,0 1.040,0 Ananas 127,7 768,7 262,4 328,0 522,0 658,0 II. Matières premières pour l'industrie 556,9 1.087,6 950,4 810,4 1.002,0 798,0 (11,4) (10,0) (12,7) (12,6) (13,1) (10,8) Cire 14,3 2,0 7,9 7.8 4,0 7,0 Arachides - 118,6 125,5 48,1 177,0 100,0 Palmistes 502,3 918,7 794,4 733,0 797,0 683,0 Sésame 39,8 40,3 22,6 21,5 24,0 8,0 Bois d'oeuvre (tropical) 0,5 8,0 négl. negl. n4gl. négl. III. Cafe' 1.747,5 2.116,9 860,4 509,5 571,0 1.311,0 (35,7) (19,4) (11,5) (7,9) (7,5) (17,7) IV. Autres exportations de produits agricoles 170,4 318,7 147,3 121,0 285,0 178,0 (3,5) (2,9) (2,0) (1,9) (3.7) (2,4) Agrumes et quinine Extraits 87,6 148,2 83,1 87,0 160,0 112,0 Divers 82,8 170,5 64,2 314,o 125,0 66,o B. Exportations de minéraux et de produits industriels 783,8 4.875,3 3.949,6 3.956,0 4.163,7 3.410,0 16,o [4,7 52,8 61,5 54,6 46,1 V. Minerais et mine'raux 783,8 4.001,0 1.369,7 1.h03,5 1.597,0 704,0 (16,0) (36,7) (18,3) (21,8) (20,9) (9,5) Minerai de fer 243,8 689,9 785,5 932,5 932,0 [41,0 Or 45,2 - - - - - Bauxite 337,1 1.128,2 305,0 220,0 336,o 193,0 Diamants 157,7 2.182,9 279,2 251,0 329,0 70,0 VI. Produits industriels - 874,3 2.579,9 2.552,5 2.566,7 2.706,0 - (8,0) (3h,5) (39,7) (33.7) (36,6) Alumine (recettes brutes) - 2.622,9 7.739,6 7.657,b 7.700,0 8.111,0 Recettes retenues par la FRIA - 1.748,6 5.159,7 5.104,9 5.133,3 5.412,0 Recettes nattes - 874,3 2.579,9 2.552,5 2.566,7 2.706,0 C. Non classe 441,5 600,9 293,0 35,0 - - 9,0 5,5 3,9 0,6 - - Total - recettes au titre des exportations 4.891,8 10.913,8 7.486,0 6.427,9 7.637,7 7.395,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Ajustements Y (possibles mais non certains): Ananas + 99,O Bananes + 155,6 Cafe' + 319,1 + 196,7 Palmistes + 80,5 Bauxite - 276,2 Minerai de fer + 194,1 - 245,5 - 24,5 - 284,0 Diamants + 337,1 - 29,2 - 210,0 + 255,0 - 274,7 + 409,7 - 297,3 Total 4.894,8 11.168,8 7.211,3 6.837,6 7.340,4 7.395,0 a A partir de la fin de 196b, les services guineens de comptabilite du commerce extérieur ont adopte, comme base de calcul, l'exercice financier (octobre-septembre) au lieu de l'année civile. Y Ces ajustements des donnees provenant des douanes ont été apport's par la mission compte tenu des évaluations par secteur qu'elle a effectuees. Source: Statistiques guineennes relatives au commerce exterieur et evaluations de la mission. Tableau 52: IMPOTATIONS Valeur (en millions de FO) Structure % 1958 1960 1963 1964 l96h/65a/ 1965/66/ 1958 1960 1963 196. 1964/65 1965/66 I. ]bnr9; aimntaires, boissons, tabac Ria , 202,7 14,9 883,5 1.196,9 1.500,0 1.442,0 Parine et ble 120,6 138,9 496,8 387,8 613,0 360,0 Sucre 351,7 393,5 415,3 623,9 875,0 226,0 Boiseons 353,3 255,5 75,0 155,1 71,0 61,o Tabac et produits 201,3 184,7 149,6 119,2 112,0 134,o Conserves a11ntaires 172,1 214,2 158,9 1U,! f18,0 58,0 Produits laitiers 163,8 184,8 158,6 i1.,0 332,0 133,0 Divers 135,7 71,7 237,9 219,5 87,0 138,0 1.701,2 1.858,2 2.575,6 3.02,8 3.708,0 2.552,0 - importations destinees a la FRIA --- 100,0 100,0 100.0 n.1. - n.1. Importations de produits alimentaires (marchd interne) 1.701,2 1.758,2 2.475,6 2.924,8 3.708,0 2.552,0 13.1 13,5 18,3 20,8 24,5 13,8 II. Textilea et vete-nte 1.706, 2.029,6 1.552,0 1.916,0 1.258,0 1.760,0 e an vertu d'accords sepas (Flac) --- n.d. n.d. n.d. 0,7 9,4 Importations de textiles 1.706, 2.029,6 1.552,0 1.916,0 1.258,7 1.769,4 13,1 15,6 11,5 13,6 8,3 9.6 III. Produits pharmaceutiques et articles de toilette 154,3 257,0 1k0,0 102,9 167,0 51o,0 e an vertu d'accords spares (Pla) --- n.d. n.d. n.d. 0,1 8,k I.portations de produits pharaceutiques 15k.3 257,0 k0.0 1.02.9 167,1 5U8,k 1,2 2,0 3,0 2,9 1,1 3.0 IV. Produite chimsques et engrais 355,3 350,1 306,0 318,0 384,0 823,0 e an vertu d'accords séparés (Plan) --- n.d. n.d. n.d. 35. 100,1 Importations de produits chimiques 355,3 350.1 306,0 3h8,O l9.k 923,1 2,7 2,7 2.3 2,5 2,8 5,o V. Papier 196,9 237,9 642,9 181,5 193,0 260,0 c en vertu d'accorde separes (Flac) --- n.d. n.d. n.d. 1,2 9,3 Importations de papier 196,9 237,9 642,9 181,5 19k,2 269,3 1,5 1,8 h.7 1,3 1,3 1.4 VI. Biens de consommation durables Y 681,h 524,8 318,6 263,6 173,0 181,0 4 an vertu d'accords se'pares (Flac) --- n.d. n.d. n.d. 24,5 87,9 Importations de biens durables 681,h 524,8 348,6 263,6 197,5 268,9 5.2 U,o 2.6 1,9 1,3 1,5 VII. Matériel de transports et combustibles 2.721,2 2.658,9 2.616, 2.605,9 1.181,0 1.3ho,O - Importations destinées a la FRIA - 1.120,0 1.120,0 1.h20,O n.i. n.i. c en vertu d'accords séparés (plan) --- n.d. n.d. n.d. 440,1 192,5 Importations - matériel de transport- et combustibles 2.721,2 1.238,9 1.196,1h 1.185,9 1.621,1 1.832,5 20,9 9,5 8,8 8.1 10,7 9,9 VIII. Biens d'équipement i. Matériaux de costruction 777,6 591,0 309,9 338,9 5h2,0 179,0 4 en vertu d'accords s;pas (Flan) --- n.d. n.d. n.d. 226,1 538.3 Importations de mate'riaux de construction 777,6 591,0 309,9 338,9 768,1 1.017,3 (6,0) (h,5) (2.3) (2,h) (5.1) (5,5) ii. Mtaux et machines .178,5 1.747,3 1.798,6 1.556,2 937,0 1.192,0 - Importations destinees a la FRIA -- 615,o 615,o 615,0 n.i. n.i. 4 en vertu d'accords separe (plan) n.d. n.d. n.d. 1.002,1 2.697,2 Importations de métaux et machines k.178,5 1.132,3 1.183,6 941,2 1.939,1 3.889,2 (32.3) (8,7) (8.7) (6.7) (12.8) (21,2) iii. Usines caspltes (plan) --- 3.600,0 k.800,0 5.000,0 h..55oo .55o,o --- (27.6) (35.6) (35.6) (30.0) (25,8) i-ibu. Importations de biens d'é'quipement L.956,1 5.323,3 6.293,5 6.280,1 7.257,2 9.h56,5 38,3 ko,8 16.6 44,7 .7,9 51,5 II. Non classes 515,6 2.073,3 1.063,8 1.311,9 293,0 562,0 - Importations destinses a la FRIA --- 760,0 76o,o 760,0 n.i. n.i. 4 en vertu d'accords separés (plan) -- n.d. n.d. n.d. 33.8 251,2 Importations non classées 515,6 1.313,3 303,8 551,9 326,8 803,2 k,o 10,1 2,2 3,9 2,1 k,3 A. TOTAL DES IMPORTATIONS 12.988,h 13.033,1 13.522,8 14.05h,7 15.150,0 18.h23,3 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 dont: Financement du plan (prets) --- 3.600,0 k.800,0 5.000,0 6.31h,0 8.73h,3 --- 27,6 35,5 35,6 1.,7 17, Financement direct 2/ 12.988, 9.h33,1 8.722,8 9.051.,7 8.836.0 9.689,0 100,0 72,h 64,5 64,h 58,3 52,6 B. IMPORTATIoNS E LA FRIA --- 2.895,0 2.895,o 2.895,0 n.i. n.i. dont: Facteurs de production materiels --- 2.180,0 2.180,0 2.180,0 n.i. n.i. Importations de biens d'equipement -- 615,0 615,o 615,0 n.i. n.i. Importations de denrées alimentaires --- 100,0 100,0 100,0 n.i. n.i. A partir de la fin de 1961, les services guiniens de cceptabilité ont pris cosene base de calcul l'exercice financier (octcbre-eeptemre) au lieu de l'anne civils. Pour obtenir 3.708 millions de P d'importations de produits alimentaires, la mission a additionne des postes distincte. Toutefois, les statistiques des douanes guine'ennés font apparaitre, pour 1964-1965, des importations de denrées alimentaires s'élevant a L.316 millions de FO. La mission a tenu compte de cette différence entre les évaluations dans son calcul du déficit coseercial cA elle l'a fait figurer comme "ajustement possible". c/ n.i. - non inclus. tes biens de consommation durables comprennent, ici, la quincaJllerie, les meubles etalliqueo, les montres et les articles s,nnagers divers. Le financement direct comprend le financement a l'aide de recettes au titre des exportatios les excédente de la loi PL 180 et les déficits commerciaux bilatéraux. f/ - Les importations de la FRIA etaient comprises dans lc etatistiques guinéennes relatives au coméerce extérieur jusqu'en 1964 et elles en étaient exclues an 1964-1965 et 1965- 1966. Ni les autorités guinéennes ni la FRIA n'ont été en mesure d'indiquer a la mission m'ne l'ordre de grandeur de ces importations. La mission a fait cette evaluation elle-mim, en établissant le chiffre des importations de la FRIA d'après les differences antre certains postes d'importation comprenant les importations de la FRIA (jusqu'en 1960) et les excluant (1964-1965 et 1965-1966). Z Les facteurs matériels de production comprennent également les véhicules. Il n'a pas été possible d'établir uns distinction dans les importations de la FRIA entre les valicules et le combustible. Sources: Statistiques guinéennes relatives au camerce exterieur et evaluations de la mission. Tableau 53: DEFICIT DE LA BALANCE COMMERCIALE ET STIUCTUIiE DE CE DEFICIT (en millions de FG) Valeur (en millions de FG) Structure t 1958 1960 1963 1966 196L/65 1965/66 1958 1960 1963 1965 1964/65 1965/66 A. Déficit absolu Recettes au titre des exportations 4.894,8 10.913,8 7.486,0 6.627,9 7.637,7 7.395,0 ¯ ajustements possibles --- e 255,0 - 27, 4097 - 297,3 --- Total 4.894,8 11.168,8 7.211,3 6.837,6 7.360,6 7.395,0 Importations 12.988,4 13.033,1 13.522,8 14.056,7 15.150,0 18.623,3 o ajustements possibles --- --- -- -- +608,0 a Total 12.988,4 13.033,1 13.522,8 16.056,7 15.758,0 18.623,3 Déficit (net) 2 -8.093,6 -1.864,3 -6.311,5 -7.217,1 -8.617,6 -11.028,3 B. Balance commerciale brute (y compris la FRl>) Recettes au titre des exportations retenues par la FRIA --- +1.748,6 +5.159,7 +5.104,9 +5.133,3 +5.612,0 Importations de la FRIA --- -2.895,0 -2.895,0 -2.895,0 -2.895,0 -2.895,0 Déficit de la balance comnerciajà(brut) - -8.093,6 n.d. -6.0h6,8 -5.007,2 -6.179,3 -8.511,3 C. Déficits structurels Ci Importations de biens de consommation I-III et VI (produits alimentaires, textiles, produits pharmaceutiques biens de consommation durables) 4.243,3 4.569,6 6.780,2 5.507,3 5.331,3 5.138,7 Exportations de biens de consommation (export- ation de produits agricoles I-IV) 3.669,5 5.37, 3.263,6 2.636,9 3.676,0 3.985,0 Déficit (-) ou excédent (+) - 573,8 + 868,0 -1.536,8 -3.070,6 -1.857,3 -1.153,7 -7,1 +66,5 -24,3 -62,5 -22,0 -10,5 C2 Importations de biens intermédiaires et de matériel de transport IV-V et VII (produits chimiques, papier, combustible et mate'rial de transport) 3.273,6 1.826,9 2.145,3 1.715,6 2.23h,7 3.026,9 Exportations de matieres premieres (V) 783,8 h.001,0 1.369,7 1.603,5 1.597,0 7060 Déficit (-) ou excédent (+) -2.489,6 +2.176,1 - 775,6 - 311,9 - 637,7 -2.320,9 -30,8 +116,6 -12,3 -6,3 -7,5 -21,0 C3 Importations de biens d'equipement (VIII) 4.956,1 5.323,3 6.293,5 6.280,1 7.257,2 9.656,5 Exportations de produits industriels (VI) --- 87h,3 2.579,9 2.552,5 2.566,7 2.706,0 Déficit (-) ou excédent (c) -4.956,1 -4.669,0 -3.713,6 -3.727,6 -6.690,5 -6.750,5 -61,2 -238,5 -58,8 -51,6 -55,8 -61,2 C6 Importations non classees 515,6 1.313,3 303,8 551,9 326,8 803,2 Exportations non classees 41,5 600,9 293,0 35,0 --- --- Déficit (-) ou excedent (o) -76,1 -712,4 -10,8 -516,9 -326,8 -803,2 -0,9 -38,2 -0,2 -7,2 -3,9 -7,3 C5 Ajustements possibles Exportations --- +255,0 -276,7 +609,7 -297,3 --- Importations --- --- --- --- -68, Dficit (-) ou excedent (o) --- +255,0 -274,7 +609,7 -905,3 --- --- 13,6 - 5,6 -10,8 --- D - A Déficit de la balance commerciale(net) -8.093,6 -1.86b,3 -6.311,5 -7.217,1 -8.417,6 -11.028,3 -100,0 -100,0 -100,0 -100,0 -100,0 -100,0 Tel qu'il figure dans les évaluations de la balance des paiements. Le deficit net de la balance commerciale est le de'ficit brut de la balance commerciale moins le transfert de FRI (amortissement, bénéfices, intérets). C'est le déficit sur la balaance commerciale que la Guinee devrait essayer de supprimer. . Le déficit brut de la balance coerciale n'a pas été calcule pour 1960, les importations de FRIA pendant cette année etant probablement payees a l'aide de fonds autres que les recettes au titre des exportations retenues par la FRIA. jource: Tableaux relatifs au commiere extérieur (importations, exportations) établis par la mission. Tableau 54 : BALANCE DES PAIEENTS 1963 - 1964/65 (en millions de francs guinéens) 1963 1961t 196'/65 J. Riens, services et paloments la tranE-art -7.076 -7.638 -8.045 Xportations 12.371 i1.942 12.474 Importations -16.418 -16.950 -18.653 Fria -2.895 -2.895 -2.895 l-..CC -5.c-0 -6. '1V v 8.723 -9.055 -9. Balance commerciale -4.047 -5.008 -6.179 Paiements de trans- fert et de services -3.029 -2.630 -1.866 Secteur privé -4.829 -4.800 -3.623 Voyages 30 -140 -315 Pria a/ -2.265 -2.210 -2.238 compagne minière e -299 -400 n.d. Divers b/ -2.295 -2.050 -1.070 Etat 1.800 2.170 1.757 Intérêt -600 -650 -584 Subvention du Gou- vernement américain 2.100 1.875 1.589 Divers 300 945 752 II. Capital 7.657 7.565 6.266 Secteur privé 972 1.180 468 Fria -- 480 247 Divers 972 700 221 Etat 6.685 6.385 5.798 Règlement de la dette envers la France (net) 1.300 -- -1.063 PL 480 E.U. 1.475 1.825 4.410 Autres prts 4.750 5.210 4.374 Crédits de fournisseurs 1.000 1.200 n.d. Remboursement de la dette à 14étranger -1.800 -1.850 -1.750 Contributions versies aux organisations internationales -40 -- -173 III. Net, pour erreurs et omissions 49 683 639 IV. Mouvements monétaires -630 -610 1.140 Situation vis-à-vis du FMI - net e -690 -- -- Accords de paiements (net) e/ 1.580 -370 -4.47 ettes des banques -1.190 -490 5.630 Réserves des banques!/ -330 250 -20 Note: L'absence de signe indique un chiffre positif; le signe moins indique un chiffre ngatif. e!Y oapris eortains transferts de 'capitaux. b/ Paiement des bnéfices et intérêts, et transferts de' fonds par des profes- seurs et techniciens étrangers. c/ Y compris recettes provenant des versements effectués par la France aux titulaires guinéens de pensions civiles et militaires. d/ Le débit pour 1963 reprÏsente une augmntation des créances de la Guinee sur le FMI r'sultant du paiement de la fraction de la contribution qu'elle verse, en or, à cette organisation. e/ Couvre les modifications intervenues dans les accords de paiewent (actif et passif) tçnt en francs guinéens qu'en devises. La diminution sensible des soldes dbiteurs de ces accords pendant l'exercice financier 1964/1965 est due à la conversion d'une partie des soldes débiteurs en p4ts à long terme; cette conversion explique également l'importante augmentation des dettes a l'etranger des banques, pendant la mâme pa'iode, f/ Les débits pour 1963 et pour l'exercice financier 1964/1965 representent les augmentations des avoirs étrangers tandis que le crédit pour 1964 représente une diminution des avoirs extérieurs. Source: Données fournies par les autorités guinéennes et evaluations de la mission. Tableau 55: DIRECTIONS DU COMMERCE EXTERIEUI - VENTILATIO DES IMPORTATIONS ET EXPRTATIONS COURANTES (Pourcentage) Importations (non compris les importatiors au titre du Plan) - Exportations (y compris les recettes au titre de la FEA) Zones 1958 1960 S' 1963 ' 1966 S' 1966/65 S' 1965/66 S' 1958 1960 .2/ 1963 .2/ 1966 É 196h/65 1965/66 A. Zones de monnaies convertibles 9929 - 1 56.7 69.2 36.6 952 750 72.7 75 2 6ù»O 667 I. Zone franc 76,9 37,0 18,9 25,3 16,3 8,8 75,8 37,0 29,5 27,3 21,2 18,5 France (71,9) (30,2) (17,1) (22,9) n.d. (8,7) (60,0) (26,9) n.d. (11,7) Autres pays ( 5,0) ( 6,8) ( 1,8) ( 2,6) n.d. (0,1) ( 6,8) (10,1) n.d. (15,6) II. Zone sterling 6,8 6,0 0,9 3,0 n.d. 1,5 7,6 6,5 1,8 1,9 6,2 5,9 III. Zone dollar 5,9 6,7 19,5 22,3 28,9 26,7 8,6 10,9 13,6 11,1 12,1 25,3 IV. Autres pays à monnaifeconvertibles 12,3 1328 11.9 10 1±6 7,2 23.2 280 309 2 B. Zones de monnaies non convertibles 0.1 h05 u8j8 65.3 50.8 63.6 0 8 26.h 27»3 26.8 36 0 33»3 V. Zone rouble 0,1 37,5 31,6 21,3 38,6 52,0 0,8 26,6 22,6 21,6 26,7 26,7 VI. Autres pays négl. 3,0 17,6 26,0 12,2 11,6 négl. négl. 6,7 3,2 11,3 S' 8,6 Chine (Rdpublique populaire) (3,0) (16,9) (21,7)5 n.d. (9,2) négl. négl. (1,6) (0,7) n.d. n.d. RAU n.d. ( 1,3) ( 0,6) n.d. n.d. négl. négl. (0,9) (1,2) n.d. n.d. Yougoslavie - ( 1,2) ( 1,7) n.d. n.d. négl. négl. ((2,2) (1,3) n.d. n.d. Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Couverture des import tions par les exportations (M) P 37,5 103,6 120,2 87,8 130,2 137,6 Pourcentage du total des importations: i. importations de la FRIA - 23,5 25,6 23,9 n.i. 1' n.i. / fi. importations au titre de la loi PL 680 - - 10,1 26,7 16,6 X Pourcentage du total des exportations: i. Exportations de la FRIA - 11.0 56.5 d/»0 612 6' En monnaies convertibles - 11.0 50-1 50.9 50.5 n.d. Zone franc - ('">) ( ) ) n' Zone dollar . (1,3) (11,2) 7,9) 9,7) n.d. Autres monnaies convertibles - ) (16 2) ( 7) ( 7) n.d. En monnaies non convertibles - - ) (2 ) ) n.d. it. Exportations de minerai de fer 5,0 5,6 5,7 8,8 7,3 3,6 Zone des monnaies convertibles ( 6,7) ( 2,9) ( 1,5) ( 2,6) ( 2,2) ( 1,6) Zone des monnaies non convertibles ( 0,3) ( 2,5) ( 6,2) ( 6,2) ( 5,1) ( 1,8) iii. Exportations de bauxite 6,9 8,8 2,2 2,1 2,6 1,5 Zone des monnaies convertibles ( 6,9) ( 8,8) ( - ) ( 0,7) n.d. n.d. Zone des monnaies non convertibles ( - ) ( - ) ( 2,2) ( 1,6) n.d. n.d. Total des exportations des produits miniers (non compris les diamants, y compris l'alumine) en pourcentage du total des exportations (brutes): 11,9 25,2 66,6 70,9 70,0 68,1 a destination des zones des monnaies convertibles (11,6) (22,7) (51,6) (56,2) (52,7) (n.d.) a destination des zones des monnaies non-convertibles ( 0,3) ( 2,5) (12,8) (16,7) (16,7) (n.d.) (Evaluations de la mission) Evaluations de la mission. Dans les données fournies à la mission, la Chine n'est pas classée à part. les données relatives aux importations comprenaient les importations de la FRIA jusqu'en 1966. Il n'en a plus ete ainsi par la suite et les statistiques relatives aux années 196-1965 et 1965-1966 ne tiennent pas compte de la FRIA. c! Comprcnd 100% des exportations de la FIA (dont un tiers seulement constituent pour la Guinée des recettes nettes). î/ Année civile. Chiffres bruts: comprennent les importations et exportations de la FRIA jusqu'en 1966. A date de 1Q66-65, seules les exportations tiennent compte des recettes de la FRIA. - n.i. - non inclus. (en 1966-65 et en 1965-66 les importations de la FRIA ne sont pas comprise' dans les importations brutes). L Les livraisons au titre de la loi PL 480 sont comptées par ans e civile. La mission a calcul la proportiun des fournitures au titre de la loi PL 680 en 1965 et 1966 (représentant un montant de 3.180 millions de FG pour ces deux années) dans le total des importations brutes de 196_1f et 1965-66. ,urces: 3tatistiques guineonne relut. -- ai commerce oxvrieur et evaluations de la -ission. Tableau 56 : GUINEE - DETTE PUBLIQUE EXTERIEUIE A HOYEN ET LONG TERIE NON AMORTIE (Y COMPRIS LES MONTANTS NON DECAISSES) AU 30 JUI 1966 (en milliers de dollars) Capital Total 206.532 Prêts consentis par les Etats "de l'Est" 113.732 Allemagne (République démocratique) 1.617 Bulgarie 1.149 Chine (continentale) 17.136 Hongrie 2.270 Tchécoslovaquie 10.263 U.R.S.S. 81.297 Prêts consentis par les Etats "de l'Ouest" Allemagne (République fédérale)' 17.900 E.-U.A. (AID) 8.503 France 6.9262/ Ghana 14.000 Indonésie 2.000 Maroc 2.0241/ R.A.U. 828 Yougoslavie 7.368 Dette privée - crédits de fournisseurs 31.551 BIRD 1.700 a/ Dette à échéance (initiale ou reportée) d'un an ou plus, rembour- sable en devises. b] Comprend dans une minorité de cas les intérêts à verser. c/ Dont environ 380,000 dollars (capital et intérêts) d'arriérés. i d Dont environ 292,000 dollars (capital et intérêts) d'arriérée. Source: Division des Services Statistiques, Département des Etudes Economiques, BIRD. Tableau 57 : GUINEE - EVALUATION DES VERSEMENTS AU TITRE DU SERVICE CONTRACTE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN ET A LONG TERME NON AMORTIE (Y COMPRIS MONTANTS NON DECAISSES) AU 30 JUIN 196 ea Total général (converti en milliers de dollars des E.-U.) Capital (y compris les Paiements à effectuer au cours de montants non décaissés) la période non amorti au début de Année l'exercice Amortissement Intérêt Total 1966/ 183.025 4.576 1.899 6.475 1967 178.449 8.616 1.944 10.56o 1968 169.833 11.203 1.821 13.024 1969 158.630 15.386 1.778 17.164 1970 143.244 17.224 1.566 18.790 1971 126.020 16.815 1.363 18.178 1972 109.205 16.098 1.147 17.245 1973 93.107 14.4l3 966 15.379 1974 78.694 13.969 803 14.772 1975 64.725 13.348 667 14.015 1976 51.377 12.946 564 13.510 1977 38.431 8.393 446 8.839 1978 30.038 7.491 412 7.903 1979 22.547 7.390 385 7.775 1980 15.157 5.933 362 6.295 a/ Service de toutes les dettes figurant dans le tableau précédent (établi le 12 avril 1967) à l'exception des dettes ci-après dont on ignore les conditions de remboursement: Prêts de la Chine (continentale) - $ 4.658.205 Prêe des sociétés belges - 65.100 Prêts de l'Allemagne (République fédérale) - 4.650.000 Prêts du Ghana - 14.000.000 (les conditions de rembourse- ment n'ont jamais été déterminées) Prêts du Maroc - 78.021 Prêts de sociétés des Etats-Unis - 55.180 $23.5o6.5o6 of Dans une minorité de cas, les montants figurant dans cette colonne comprennent les intérêts. C/ Le montant des dettes non amorties est calculé au 30 juin 1966; les paiements sont à effectuer au cours du deuxième semestre de l'année. Source: Division des Services de Statistiques, Département des itudes Economiques, BIRD. Tableau 58 : GUINEE - EVALUATION DES VERSEMENTS A EFFECTUER AU TITRE DU SERVICE CONTRACTE - DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN ET LONG TERME NON AMORTIE (Y COMPRIS LES MONTANTS NON DECAISSES) AU 30 JUIN 1966 (convertis en milliers de dollars des E.-U.) Dette envers le Prêts des autres Prêts des secteur privé - Prêts de la gouvernements gouvernements Année Total crédits de fournisseurs Chine "de l'Est" "de l'Ouest" BIRD 1966c/ 6.h75 3.605 - 418 2.U5 17 1967 10.560 5.768 - 3.07h 1.633 85 1968 13.024 6.763 - 3.186 2.972 102 1969 17.164 4.433 - 8.772 3.673 28h 1970 18.790 h.538 1.248 8.872 3.849 283 1971 18.178 3.h87 1.248 9.373 3.783 286 1972 17.2h5 2.910 1.2h8 9.170 3.634 283 1973 15.379 1.231 1.248 9.332 3.281 285 1974 14.772 816 1.248 9.209 3.212 286 1975 14.015 409 1.248 8.895 3.179 285 1976 13.510 - 1.2h8 9.015 3.103 144 1977 8.839 - 1.248 5.370 2.222 - 1978 7.903 - 1.2h8 5.370 1.28h - 1979 7.775 - 1.2h6 5.370 1.158 - 1980 6.295 - - 5.370 925 - NOTE: Les chiffres étant arrondis, les totaux ne correspornient pas toujours à la somme des chiffres figurant dans les colonnes. af Amortissement plus intérêts. bf Mêmes totaux que dans le tableau précédent. c/ Deuxième semestre. Source: Division des Services de Statistiques, Département des Etudes Economiques, BIRD. Tableau 59: PROJECTIONS DES COMPTES DES TRANSACTIONS EMTERIEUES DE LA GJINE (en milliards de FO) Moyenne Moyenne annuelle Ensemble annuelle 1963, 196h, 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1966/67-69/70 1966/67-69/70 196h/65 ENTREES Exportations de marchandises Fruits frais 1.616 1.698 1.803 1.914 2.033 2.157 7.907 1.977 1.38L Matières premieres agricoles 1.002 798 845 751 751 751 3.098 771 9h8 (Palmistes) (797) (683) (730) (636) (636) (636) (2.638) (659) (802) Café 768 1.311 1.580 1.904 2.295 2.788 8.567 2.112 819 Autres produits agricoles 285 178 235 310 k1o 545 1.500 375 181 Agriculture 3.671 3.985 h.h63 4.879 5.489 6.211 21.072 5.268 3.335 Minerai de fer 6b8 41) - - - - - - 625 Bauxite 336 193 468 785 785 535 2.573 643 287 Diamants 119 70 125 125 125 125 500 125 206 Alumine (recettes nettes) 2.567 2.706 2.750 2.750 2.925 2.925 11.350 2.837 2.567 Total partiel - marchandises 7.341 7.395 7.806 8.539 9.324 9.826 35.495 8.873 7.020 Transferts Crddits de fournisseurs n.d. n.d. - - - - - - 1.100 Prfts 4.374 4.332 10.279 4.017 4.017 4.017 22.330 5.583 1.778 Loi PL 48o 4.10 1.482 - 245 245 245 735 181 2.570 Recettes au titre des anciens combattants moins transferts divers 752 1.242 1.209 1.174 1.137 1.098 h.618 1.155 666 Capitaux privés autres que ceux de la FRIA 221 - - - - - - - 631 Subventions du Gouvernement méricain 1.589 318 - - - - - - 1.855 Total partiel: transferts (entrées) 11.346 7.374 11.88 5.436 5.399 5.360 27.683 6.922 11.600 Total 18.687 1,796 19.291 13.975 1a.723 15.186 63.178 15.795 18.620 Deficit 2.026 7.712 1.494 6.951 7.350 8.129 23.924 5.980 173 Total général 20.713 22.508 20.788 20.926 22.073 23.315 87.102 21.775 18.793 SORTIES Importations de marchandises Alimentation 4.316 2.552 2.410 2.280 2.155 2.007 8.852 2.213 3.238 Textiles, vêtements, produits pharmaceutiques 1.426 2.318 2.00 1.795 1.580 1.100 6.815 1.701 1.900 Coton,tabac (inclus dans textiles et 1.055 823 6b2 496 3.016 754 n.d. alimentation) Produits chimiques, engrais, papier 61L 1.193 1.420 1.690 2.012 2.00 7.522 1.880 697 Biens de consonation durables 197 269 340 430 540 680 1.990 97 270 Biens de consommation 6.553 6.332 7.265 7.018 6.929 6.983 28.195 7.0L8 6.105 Materiel de transports et combustibles 1.621 1.832 2.107 2.h23 2.786 3.200 10.516 2.629 1.33h Matériaux de construction 768 1.017 750 750 750 750 3.000 750 172 Métaux et machines 1.939 3.889 2.000 2.000 2.000 2.000 8.000 2.000 1.355 Usines et installations terminées 4.550 4.550 3.945 3.945 3.945 3.9h5 15.780 3.9h5 L.783 Non classées 327 803 350 350 350 350 1.400 350 391 Total partiel - marchandises 15.758 18.423 16.417 16.186 16,760 17.228 66.891 16.722 1iJ:3 Transferts Service de le dette: 3.397 2.662 2.891 2.900 3.713 L.422 13.926 3.181 2.332 Intérêts (584) Capital (1.750) Règlement de la dette envers la France (1.063) Voyages 315 300 300 300 300 300 1.200 300 lb2 Envois de fonds au titre des salaires dem maitres et techniciens étrangers, transports 1.070 1.123 1.180 1.240 1.300 1.365 5.085 1.272 1.805 Contributions aux organisations internationales 173 - - - - -71 Total partiel - transferts (sorties) 4.955 4.085 4.371 4.440 5.313 6.087 20.211 5.053 4.350 Total gensral 20.713 22.508 20.788 20.926 22.073 23.315 87.102 21.775 18.793 Ë 1963/64. Source: Tableaux importations, exportations, balance des paiements et évaluations de la mission (voir note). Hypothèses sur lesquelles se fondent les Projections des Comptes des Transactions extérieures Eportations de marchandises La question des exportations de fruits frais (bananes et ananas), de palmistes et de café est examinée au chapitre consacré a l'agriculture. Les prix actuels ont été retenus pour l'établisse- ment des projections relatives à ces quatre principaux articles d'expor- tation. On a adopté un taux uniforme d'augmentation annuelle pendant la période considérée pour atteindre les objectifs fixés pour 1969/70. Aux fins d'établissement de ces projections, on a prévu que la produc- tion de bananes passerait, en volume, de 43.700 tonnes en 1965/66 à 50.000 tonnes en 1969/70 et, en valeur, de 1.040 millions de FG à 1.190 millions de FG; la production des ananas de 6.800 tonnes en 1965/66 a 10.000 tonnes en 1969/70 et de 658 millions de FG à 967 millions de FG; la production des palmistes de 19.300 tonnes en 1965/66 à 25.000 tonnes en 1969/70 mais on prévoit qu'au cours de cette dernière année, le volume des exportations ne sera que de 18.000 tonnes car on suppose que 7.000 tonnes seront absorbées par la raffinerie de Kassa. La valeur des exportations de palmistes diminue donc, passant de 633 millions de FG, en 1965/66, à 636 millions en 1969/70. Les autres matières premières agricoles, qui représentaient un montant de 115 millions de FG en 1965/66, sont maintenues à ce niveau pour 1969/70. Ce poste comprend essentielle- ment des arachides décortiquées; toute augmentation de production devrait être absorbée par la même raffinerie. Selon les projections, les expor- tations de café passeront de 9.400 tonnes en 1965/66 à 20.000 tonnes en 1969/70 et leur valeur de 1.311 millions de FG à 2.788 millions. Les 545 millions de FG prévus au titre des "autres produits agricoles" pour 1969/70 se rapportent aux produits suivants: purée de tomate en borte (300 tonnes à 150 FG le kilo), 45 millions de FG, jus d'orange en borte (1.000 tonnes à 100 FG le kilo), 100 millions de FG; extraits d'agrumes et de quinine, 250 millions de FG; bois d'oeuvre et bois contre-plaqué, 150 millions de FG. Environ 30% de la capacité de production des nouvelles industries de conserves alimentaires et environ 205 de la capacité de production des scieries et des fabriques de bois contre-plaqué sont destinés à l'exportaticn. Les exportations des extraits d'agrumes et de quinine considérées sont celles que prévoit la direction de ces usines. Les projections relatives aux exportations de minerais corres- pondent aux recettes nettes en devises telles qu'elles sont exposées en détail pour chaque article dans le chapitre relatif aux mines et au traitement des minerais. Transferts - (entrées) Les crédits de fournisseurs pour la période à venir ont été inclus dans les prêts étrangers. Le montant des prêts étrangers futurs est celui que les autorités guinéennes considèrent comme disponible dans le cadre du Plan septennal. Le montant des prêts reçu en 1964/65 est celui qui figure dans la balance des paiements. Le montant reçu en - 2 - 1965/66 a été calculé en déduisant du montant total des prêts reçu au cours de la première tranche du Plan septennal le montant reçu en 1964/65 tel qu'il figure dans la balance des paiements. Le montant des prêts pour 1966/67 est celui que les autorités guinéennes ont indiqué pour la seconde tranche du Plan septennal. Bien que ce montant semble très élevé (10.279 millions de FG), la Guinée peut encore disposer, selon les évaluations de la Mission, de 4,6 milliards de FG de prêts étrangers qui ont été consentis mais pas encore versés, et de 12,2 milliards de FG restant disponibles au titre des accords-cadres conclus avec la Chine continentale et la RAU. Mais la contrepartie de ces sommes en importa- tions de biens d'équipement a été répartie sur toute la période restante du Plan. Ltentrée annuelle de fonds au titre des prêts, en 1967/68-1969/70 est le montant restant après déduction du montant total des prêts étran- gers considéré par les autorités guinéennes come disponibles au titre du Plan septennal, du montant des prêts étrangers reçu en 1964/65-1966/67. Toutefois, en raison de la situation nouvelle exposée au Chapitre VII du Volume I, on n'a pas tenu compte dans le total de la scmme de 10,7 milliards de FG qui devait être versée par ltA.I.D. (Etats-Unis). Les chiffres figurant sous la rubrique PL 480 pour 1964/65 et 1965/66 correspondent aux livraisons réellement effectuées pendant les années considérées. Pour les années suivantes, on s 'est fondé sur lhypothèse dtun chiffre de 245 millions de FG (1 million de dollars) par an durant la période 1967/68-1969/70. La rubrique "Recettes au titre des anciens combattants moins transferts divers" correspond à la même rubrique de la balance des paie- ments. Ctest le chiffre net des entrées au titre des pensions militaires versées par la France et des sorties nettes au titre des dépenses affé- rentes aux ambassades et autres dépenses administratives, bourses, contri- butions en monnaie locale au budget des organisations internationales. Le chiffre net qui figure dans la balance des paiements pour 1964/65 est une entrée de 752 millions de FG. Ce montant a été porté à 1.242 millions de FG en 1965/66 parce que le chiffre pour 1964/65 comprenait une sortie unique de 489,8 millions au titre des contributions au budget d'organi- sations internationales. Par la suite, on a supposé que les fonds versés par la France au titre des pensions, inscrites pour 1.912 millions de FG pour 1964/65 dans la balance des paiements, demeureraient les mênes et que les dépenses nettes afférentes aux ambassades, les autres dépenses administratives et les dépenses au titre des bourses augmenteraient au rythme de 5% par an. Aucune entrée n'a été prévue au titre des capitaux privés ou des subventions du Gouvernement Américain. Importations de marchandises Les importations de produits alimentaires comprennent le riz, le sucre, la farine et le blé, les produits laitiers, les boissons et une catégorie de "divers". Pour le riz, on a supposé qu'il y aurait une légère augmentation d'environ 11 par an de la consommation par habitant, qui passerait ainsi de 77 kilos en 1965/66 à 80 kilos en 1969/70. Le - 3 - nombre des habitants devant atteindre 3.905.000 en 1970, au taux actuel d'augmentation de 2,75% par an, la consommation totale atteindrait alors 312.000 tonnes. Dans l'hypothèse où la production locale de riz augmen- tera de h par an, la production actuelle de 31.000 tonnes de riz blanc et rouge atteindra 295.000 tones en 1969/70, nécessitant i 'importation de 17.000 tonnes évaluées à 637 millions de FG. Pour les autres produits alimentaires, on a gardé les chiffres moyens d'importation en 196h, 196h/65, et 1965/66, à savoir: sucre, 600 nillions e.e 3G; farine et blé, 400 millions de FG; produits laitiers, 150 millions de FG; boissons, 70 millions de FG et "divers", 150 millions de FG. Pour le coton et le tabac on a supposé que 25% et 75% respective- ment, des besoins des deux usines du pays seraient couverts par la produc- tion locale en 1969/70. Les besoins annuels en coton représentent une valeur de 465 millions de FG et il faudra encore importer en 1969/70 une quantité de coton représentant 75% de cette somme, soit 349 millions de FG La quantité de tabac requise chaque année représente une valeur de 590 millions de FG et il faudra en importer en 1969/70 une quantité repré- sentant 25% de cette valeur, soit 147 millions de FG. Les importations de textiles et de vêtements représentaient en 1965/66 environ 1.800 millions de FG. On a supposé que la production locale permettra de réduire ce montant des trois quarts environ et de le ramener ainsi à 450 millions de FG en 1969/70. Mais les importations de produits pharmaceutiques qui figurent dans la même catégorie que les textiles et les vêtements, et qui sont actuellement très faibles, devraient augmenter de 15% par an et passer ainsi de 550 millions de FG à 950 millions en 1969/70. Les importations de produits chimiques, d'engrais et de pape- terie, qui sont actuellement très faibles, devraient selon les projections passer de 600 millions de FG en 1964/65 à 2.400 millions en 1969/70 pour couvrir les besoins d'une production accrue dans le domaine de l'agricul- ture et des industries de transformation. Pour ce qui est des biens de consommation durables, fournis jusqu'à présent en très faible quantité, les 680 millions de FG prévus par projection pour 1969/70 ont été calculés compte tenu de la valeur des importations dans ce domaine au moment de l'accession à l'Indépendance (1958). Selon les projections, les importations de matériel de transports et de combustibles doivent augmenter à raison de 15% par an. Le montant des importations de matériaux de construction, de métaux, de machines et de marchandises "non classées" a été arrondi à peu près aux niveaux enregistrés en 1964/65. En même temps, les importations de la majeure partie des biens d'équipement ont été reliées à l'entrée de prêts étrangers, à raison de 100. pour les usines et installations terminées, 45% pour les matériaux de construction et 65% pour les métaux et machines. Ces chiffres ont été déterminés compte tenu des chiffres réels pour 1964/65 et 1965/66. La valeur des importations de ces éléments essentiels des biens d'équipement pendant les quatre années 1966/67 à 1969/70 est égale à celle des entrées de prêts étrangers prévues par projection pour cette période. Dans 1 1ensemble, le montant total des importations prévues par projection pour 1969/70 est plus faible que celui des inportations enregistrées pour 1965/66 et presque égal au montant moyen pour les années 1964/65 à 1966/67. Transferts - (sorties) Les chiffres relatifs au service de la dette sont tirés des renseignements fournis à la mission par le Gouvernement Guinéen. Les chiffres relatifs aux exercices financiers ont été calculés arbitrairement compte tenu des moyennes des deux années civiles considérées dans chaque cas. Les chiffres établis par projection, au titre des voyages, représentent approximativement le montant arrondi des chiffres pour 1964/65. Le montant inscrit sous la rubrique "Envoi de fonds corres- pondant aux salaires des maîtres et techniciens étrangers, transports", qui figurent également dans la balance des paiements, doit augmenter au rythme de 5° par an. Cette rubrique comprend également des postes "assurances" et "transferts de bénéfices"i. Les contributions versées aux organisations internationales en 1964/65 étaient des versements effectués une seule fois, en monnaie étrang're, à la Banque Africaine de Développement et à la BIR).

Основные сведения
Тип документа Pre-2003 Economic or Sector Report
Дата принятия
Страна Гвинея
Источник Всемирный банк