Группа Всемирного банка · Pre-2003 Economic or Sector Report

Cameroon - The economy (Vol. 2 of 2) : Annexes

Камерун Всемирный банк
Открыть оригинал документа

Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.

Полный текст

FR£ COPY DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. AF- 15a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'té pre'pare' 'a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQtE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE I)E )EVELOPPEMENT L'ECONOMIE DE LA REPUBLIQUE FEDERALE DU CAMEROUN II Annexes 8 Avril, 1964 Departement des Operations Afrique TAUX DE CONVERSION 50 F. CFA 1 franc francais 1 F. CFA = U. S. 0, 4¢ 247 F. CFA $ U.S. 1 1 million de F. CFA = $ U. S. 4.051 1 n 1 $ U. S. 1950 - 31 aout 1957: F. CFA 492 175 31 aout 1957 - 31 decembre 1958: F. CFA 590 210 posterieurement au 31 decembre 1958: F. CFA 685 247 ANIEXE I I. TRANSPORTS 1. Le réseau des transports du Cameroun a connu d'importantes amélio- rations et une forte expanson au cours de la dernière décennie. Pendant la période 1947-1957, rarquée par la mise en oeuvre des deux premiers plans du FIDES, un montant de 23 milliards de francs sur un total de 36 milliards a été affecté a des projets d'infrastructure et, à l'exception de la cons- truction du barrage d'Edéa sur la Sanaga et d'un certain nombre de centra- les thermiques, la plus grande partie de ces dépenses d'investissement ont été consacrées aux moyens de transports. Les installations portuaires ont fait l'objet d'une modernisation très poussée au cours d'une période de six ans et le port de Douala actuel témoigne dans une large mesure des ré- sultats de cette période d'investissements. Bien que le réseau des chemins de fer n'ait pas bénéficié de nouvelles extensions, d'importantes améliora- tions y ont été apportées y compris la diesélisation du matériel roulant, ce qui s'est traduit par une réduction des coûts et un accroissement du trafic, En ce qui concerne les routes, environ 1170 kilomètres de routes nouvelles ont été construites et l'on a procédé au bitumage de 580 kilomé- tres de routes supplémentaires. Parmi les nombreux ouvrages d'art, il con- vient de citer la construction du pont de Wouri d'une longueur totale de 1805 mètres. 2. En 1959, la part de l'industrie du transport dans le produit inté- rieur brut n'était estimée qu'à 3% Toutefois, cela ne donne pas une idée précise du r6le joué par les transports dans une économie à vocation exportatrice reposant sur la production agricole d'une population éparse dans un pays présentant, en plus de longues distances, de très grands obstacles physiques aux voies de communication. Les installations portuai- res peuvent être considérées comme suffisantes pour les besoins du pays au cours des cinq prochaines années, bien que l'évacuation des produits du Cameroun occidental qui s'effectue par Tiko et la rade foraine de Bota, continuera probablement à s'avérer onéreuse, chose inévitable tant que les exigences globales du trafic portuaire ne justifieront pas la création d'un deuxième port en eau profonde. L'avènement d'une telle situation sera probablement accéléré par l'achèvement du Chemin de Fer Transcamerounais vers la fin des années '60, L'aménagement des aéroports accessibles aux longs-courriers semble suffisant pour les besoins du pays. Hormis un our. deux projets de développement de faible importance et le prolongement de la voie ferrée Douala-Yaoundé sur le tracé des chemins de fer Transcame- rounais, il est difficile de voir une justification éconoidque à de nou- veaux projets de développement des transports ferroviaires au Cameroun,, 3. Le réseau routier est, par ailleurs, encore loin de répondre aux besoins immédiats de l'économie. D'importantes lacunes subsistent encore dans le réseau de routes praticables par tous les temps, seule une très faible portion étant bitumée. Outre la nécessité de constituer un réseau d'importanco m:.nimum, on note un besoin croissant de consolider et d'étendre davantage les moyens de transports routiers, et notamment les routes ANN.EXE 1 -2- secondaires, sur une échelle correspondant aux dimensions du pays, à sa population et aux ressources naturelles disponibles. h. Les paragraphes suivants donnent un aperçu des moyens de transport existants tout en signalant les projets actuels visant à leur extension. Ports maritimes et fluviaux 5. Le Cameroun a cinq ports maritimes connaissant un trafic important. Douala, situé au terminus du réseau ferroviaire du Cameroun, est de loin le port le plus important, assurant environ 80% du trafic conmercial du pays. Kribi, situé sur la côte, est un port d'allêge doté d'une rade foraine oÙ les navires mouillent à quelque distance de la côte. Bota, le principal port d'entrée des importations au Cameroun occidental, manipule également la majeure partie des exportations de la région, à l'exception des bananes et du bois qui sont exportés principalement par Tiko, port bananier en ri- vière. Garoua, port fluvial situé à 1500 kilomètres de la mer sur la Bénoué, qui traverse le Nigéria sur la plus grande partie de son cours, assure la plus grande partie du commerce d'importation-exportation de la partie nord du Cameroun. 6. Douala dispose de l postes à quai pouvant accueillir des navires de haute mer. Sept de ces postes sont situés le long d'un quai de 1150 mètres de long et permettent l'accostage de cargos modernes ayant un tirant d'eau de 8 mètres. Les quatre autres postes à quai sont en voie de moder- nisation en vertu d'un projet sous l'égide de la Communauté Economique Européenne (CEE) et pourront bientôt satisfaire aux mêmes exigences que le reste des installations. Le port comporte des installations spécialisées pour la manutention du pétrole, de l'alumine, et du bois, mais des grues de quai n'ont pas été installées car il semble que leur mise en place se heurte à des difficultés techniques. Le port dispose en outre d'une vaste surface d'entreposage, tant couverte qu'en plein air. La capacité du trafic annuel de Douala est estimée à 1,1 million de tonnes; le port a jusqu'à présent fonctionné à environ 80% de sa capacité et le trafic a doublé entre 1950 et 1962. L'achèvement des travaux de rempiétement des quatre postes à quai en cours de modernisation portera la capacité annuelle du port à 1,5 million de tonnes. Le coût total de ces travaux, dont l'exécution accuse un sérieux retard, est estimé à 1,2 milliards de francs, dont le finance- ment est assuré par le FED. Face aux installations portuaires de Douala, de l'autre côté du fleuve Wouri, se trouve Bonabéri dont les quais réser- vés au trafic bananier comportent dtexcellentes installations permettant la manutention rapide et efficace des bananes. Les chenaux d'accès au port et surtout la portion du fleuve sur lequel le port est situé, sont soumis de plus en plus à l'envasement, de sorte que le dragage risque d'entraîner des dépenses accrues. Les travaux de dragage ont jusqu'à présent été entrepris sur une base contractuelle, mais l'on s'attend à une réduction des coûts lors de la mise en service d'une nouvelle drague coûtant 200 millions de F.CFA, dont le financement sera assuré par le FED. On es- time que les autres améliorations prévues par le Plan, coûteront 1,5 milliard de F.CFA supplémentaires. M]FXD 1 -3- 7. Le port de Kribi dispose d'un quai de lhO mètres de long destiné a accueillir les allèges transportant les marchandises des navires qui mouillent à 2 milles de la c8te, assurant ainsi un trafic annuel d'envi- ron 25,0C0 tonnes. Le port fluvial de Garoua sur la Bénoué, à 1500 kilo- mètres de la côte, assure un trafic d'environ 30,000 tonnes de marchandises par an, constituées principalement par des exportations de coton et dos articles de consom=Aation importés. Il niest cependant accessible aux bateaux que de juillet à octobre. 8. Bota est un port d'allège manipulant environ 50 à (0.OCO tonnes de trafic par an à partir de navires novilés dans sa rade foraine, La baie et une série d'iles rocheuses s'étendant à angle droit par rapport à la côte semblent offrir des possibilités sédutaantes pour le développe- ment d'un avant-port en eau profonde. Des études hydrologiques et techni- ques sont en cours et des avant-projets de développement du port sont à l'étude. Bien que la construction d'un second port de cette capacité ne semble pas nécessaire dans l'irmédiat, il ne fait pas de doute que tout accroissement du tonnage des marchandises générai.es transportées par les chemins de fer Transcamerounais qui pourrait résulter du prolongement de la voie ferrée en direction du nord vers le Tchad, avec des jonctions pos- sibles par routes avec la République centrafricaine, joint au développe- ment normal de l'économie du Cameroun, pourrait complètement transformer la situation d'ici 5 ou 7 ans. On estime que le chemin de fer Transcame- rounais, une fois achevé, fournira près du double du tonnage actuel. Si l'on y ajoute les tonnages manipulés à l'heure actuelle par Bota et Tiko, le trafic qui serait alors assuré par les ports du Cameroun atteindrait 2,5 millions de tonnes. 9. Toute évolution des installations portuaires de Bota exigerait vraisemblablement la cDnstruction d'une route et d'une voie ferrée de pre- mier ordre entre Douala et Bota; il semble également essentiel que les aménagements éventuels de Bota soient complémentaires des installations de Douala, et que les progr,s enregistrés soient étroitement liés à l'ex- ploitation optimale du port de Douala. Des avantages marqués pourraient être retirés de l'aménagement progressif d'un nouveau port à Bota si les travaux pouvaient être entrepris en 2 ou 3 temps qui seraient déterminés par le surplus de tonnage total par rapport au tonnage optimal manipulé par Douala. 10. Tiko est un port fluvial situé en amont de l'un des nombreux bras sinueux de l'estuaire. Les installations, qui ont récemment fait l'objet d'importantes améliorations, comprennent -à l'heure actuelle un quai capa- ble de recevoir des bateaux de 150 mètres de long. Les navires bananiers peuvent être chargés à quai mais les grosses billes de bois doivent des- cendre le chenal étroit remorquées par des barges jusqu'aux navires, Le port assure environ 210.000 tonnes de trafic, y compris 120,COO tonnes de bois et 80,000 tonncs de bananes destinés à l'exportation. Nýalheureu- sement, l'étroitesse du chenal exige que les navires manoeuvrent séparé- ment et avec précaution tant à l'entrée qu'à la sortie. ANNEXE 1 -4- il. L'adrinistration portuaire est confiée à la Régie des Ports, en- treprije publique soumise au contr8le de l'Etat. Cet organisme a récem- ment repris la direction des deux ports de Bota et de Tiko au Cameroun occidental, dont l'exploitation était auparavant assurée par la Cameroun Develop.ent Corporation. La Régie des Ports est tenue de préparer un bud- get financier annuel devant ture soumis à liapprobation de l'Assemblée Fédérale. Chemins de fer 12. A l'instar des ports, le réseau de chemins de fr a vùie unique de 1 mètre d'écartement qui, assure le transport de plus de la .oitié des rr.archarndises circulant a.i Cameroun, est expioité en régie directe par un organisme public soumis au contr8le général et financier de l'Assemblée Fédérale, 13. Le réseau ne comprend que deux lignes rayonnant à partir du port de Douala. La ligne nord s'étend sur une distance de 172 kilomètres jus- qu'à N'Kongsamba et la ligne de l'est longue de 308 kilomlties jusqu'à Yaoundé, avec embran.iemunt sur M-Ealmayo. Après des années d'exploita- tion déficitaire, le matériel de traction a fait l'objet d'une diesélisation complète en 1958; g:-raûs aux économies ainsi obtenues l'exploitation laisse maintenant de modestes bénéfices. Si le trafic sur la ligne Douala-Yaoundé est équilibré (275,000 tonnes transportées à la montée et à la decente en 1959), il n'en est pas de même sur la ligne Douala-N'Kongsanba où le tra- fic est beaucoup plus frrt à la descente - 125,000 tonnes ont été transpor- tées en direction du port alors que 3500C0 tonnes seulement ont été ache- minées vers l'intérieur. 14. Le trafic voyageur n'a manifesté qu'un accroissement marginal d'à peine 10% au cours des dix dernières années. Toutefois, le trafic des marchandises a plus que doublé, passant de 73 millions de tonnes/km en 1950 à 134 millions en 1961/62. Le prix moyen de la tciine kdlor3trique se si- tue à 8,2 F.CFA. Des tarifs spéciaux n'atteignant en moyenne que 6,8 F.CýFA par tonne/kçi, sont appliqués au trafic en direction et en provenance du nord du Cameroun. 15. Les travaux de construction du premier tronçon de 350 kilomètres de prolongation de la voie ferrée au nord de Yaoundé en direction de Goyoum, sur le tracé du Chemin de fer Transcamerounais, sont sur le point de com- mencer. Il s'agit là d'une partie d'un projet Dlus vaste, destiné à relier le nord sous-développé du pays au sud plus avancé en prolongeant la voie ferrée existante de Yaoundé à N'Gaoundéré, auquel il convient d'ajouter le projet plus vague d'une liaison entre N'Gaoundéré et Doba avec, si possible, une antenne sur Fort Archarabault, au Tchad. L'objectif partiel du prolon- gement envisagé est de réduire le coût du transport des marchandises en direction et en provenance du nord à 5 F,CFA par tonne/Im par rapport au coût actuel du transport routier de 1 F.CFA par tonne/km; il s'agit éga- lement d'ouvrir et de relier le nord du pays au reste de l'économie, Le ANENXE 1 -5- coût du projet (N'Gaoundéré-Yaoundé) est estimé entre 55 millions et 60 millions de dollars et la durée des travaux à 5 ans. Le premier tronçon de la nouvelle voie ferrée de Yaoundé à Goyoum, a déjà cbtenu le concours financier du FED (15 millions de dollars), de l'AID (8 millions de dollars) et du FAC (6 millions de dollars). Le concours du FAC est surtout destiné au financement des bâtiments et de iin2rastructure et à l'achat du matériel ferroviaire et du matériel roulant. 16. Le Plan prévoit le remplacement des rails actuels dtun poids de 26 kg par des rails de 30 kg, ainsi que l'amélioration et la modernisation des voies. Est également prévue la mcdernisation des ateliers de répara- tion, des télécommunications, de la signalisation et des gares, y compris la fourniture de logements aux agents de la Régie. Un montant de 1.,4 milliard de francs sera consacré à ces travaux. 17. Une autre prolongation de la voie ferrée de MtDanga à Kumba, au Cameroun occidental, est à l'étude; elle ne portera que sur un faible parcours et sa construction sera vraisemblablement entreprise par la Régie des chemins de fer. Une liaison ferroviaire entre Douala et tout nouveau port envisagé à Bota ne s'avêrera nécessaire que s'il est décidé de proci- der à des aménagements portuaires à cet endroit. Routes 18. Le réseau routier entretenu par le Gouvernement du Cameroun orien- tal s'étend sur 5.900 kilomètres. En outre, les gouvernements locaux assu- rent l'entretien de 6.100 kilomètres de routes dont la plupart ne sont utilisées que pendant la saison sèche; on compte en outre 17.000 kilomètres de voies non classées. Les routes entretenues par le Gouvernement du Cameroun oriental comprennent 630 kilomètres de routes bitumées, 4.180 kilomètres de routes en terre praticables par tous les temps et l.050 ki- lomètres de routes secondaires. Le principal axe routier Nord-Sud part de Douala et se dirige à l'est via Yaoundé et Nango-Iboko jusqu'à Bertoua près de la frontiëre orientale pour s'infléchir au nord jusqu'à N'GAoundéré, Garoua et Maroua. Cette route a une longueur totale de 1.500 kilomètres dont 150 kilomètres seulement sont bitumés. L'autre route principale part de Douala en direction du nord vers N'Kongsamba pour continuer enA:ite sur Bafoussam et Foumban sur les hauts plateaux de l'Ouest. Les communi- cations routières avec la région occidentale et les pays voisins sont rudi- mentaires. 19. Le réseau routier du Cameroun occidental compte 1,600 km de routes en mauvais état et insuffisamment développées. Le kilométrage de routes bitumées représente à peine 6% du total. Le reste est constitué de pis- tes de terre dont les conditions sont, par endroit, lamentables. La plupart des routes praticables par tous les temps se trouvent dans la ré- gion du littoral où les routes sont relativement bonnes, mais le Nord et l'Ouest ne possèdent pas de telles voies de ccrmnication avec le Sud, si- non en empruntant le réseau routier de la région orientale du Came-oun. Le réseau comprend une route circulaire dans le Sud reliant Bota, Victoria, -6- ANITEXE 1 Buea et Kumba, avec des embranchements sur Tiko et Kombone. A partir de Kumba, un axe principal se dirige vers le nord en direction de Mamfé; une seconde route principale part vers le nord et l'est du Cameroun oriental vers Bafoussam et Bamenda. Mamfé et Bamremda sont reliées par un axe trans- versal qui se prolonge en direction de l'ouest jusqu'au Nigéria. Les com- munications sont dans un sens meilleures avec le Nigéria qu'avec les autres régions de la Fédération. 20. Ainsi qu'il ressort de l'aperçu donné ci-dessus, le kilomètrage total et l'état général des routes du Cameroun oriental sont supérieurs aux conditions existantes au Cameroun occidental, L'aménagement du réseau routier du Cameroun oriental a bénéficié au cours de la dernière décennie d'investissements considérables de la part du FIDES puis du FAC et, plus récemment, de subventions et de prêts octroyés par le FED et l'AID. Des sommes très importantes ont été consacrées à l'amélioration du réseau et les plans actuels prévoient l'achèvement de 150 kilomètres supplémentaires de route bitumée cette année, et l'amélioration et la reconstruction de quelque 1.200 kilomètres de routes principales, Ce n'est qu'au cours de ces dernières années que les routes du Cameroun occidental se sont vues accorder la priorité en matière d'investissements, près de 600 millions de F.CFA ayant été fournis par les fonds C.D. et W. 1/ du Royaume Uni. 21. L'importance toute spéciale des routes et leur contribution aux secteurs productifs de l'économie est bien comprise. C'est ainsi que des efforts ont été déployés en vue de doter le pays d'une infrastructure so- lide de routes bien construites, dont les frais d'entretien courants ne dépasseraient pas des limites raisonnables. Quoi qu'il en soit, les coûts du transport et la dépréciation des camions demeurent exceptionnellement élevés. La construction de routes doit tenir compte des effets de la sai- son humide, et comporte de longs tronçons dans des régions montagneuses couvertes de forêts, traversant des rivières profondes, alors que le maté- riel et les pièces de rechange doivent être amenés à pied d'oeuvre sur de longues distances et en empruntant de mauvaises routes. Dès que la capa- cité de transport des routes est augmentée, le trafic tend à s'accroître rapidement et une route améliorée peut fort bien connaître un trafic cinq fois plus élevé au bout de 5 ans. On ne dispose pas de statistiques sur le volume des marchandises transportées par la route, et les statistiques concernant les véhicules automobiles n'existent que depuis 1957. En 1957, le parc automobile comptait 27.300 véhicules. Leur nombre est main- tenant passé à 35.000, soit une augmentation de 25% en cinq ans, période caractérisée par un ralentissement marqué du taux de croissance de l'éco- nomie. 22. Le Plan de développement des moyens de communications a pour ob- jectifs principaux: (a) l'amélioration des conditions d'évacuation des produits d'exportation, (b) la diffusion des produits importés et (c) l'accélération des échanges intérieurs. La construction du chemin de fer 1/ Commonwealth Development & Telfare ANNEE 1 -7- Transcamerouna.is introduit un élément nouveau dans la formulation de la politique des transports. Fn effet, le chemin de fer Douala-Tchad est considéré non seulement comme une simple extension du réseau national, mais plus particulièrement comme un moyen de desserte de l'ensemble de la cuvette tchadienne. Sur cet arrière plan, le programme routier du Gouver- nement a été conçu en fonction des objectifs suivants: i) Drainer vers le chemin de fer Transcairerounais le maximum de trafic au ioyen d'un réseau de routes ravonnant vers le nord à partir de N'Gaoundéré; ii) Assurer une liaison moderne grâce à un axe routier Nord-Sud; iii) Eviter toute concurrence éventuelle entre la route et le rail sur le parcours NiGaoundéré Tibati; iv) Permettre aux moyens de communLcations offerts par la Bénoué et le port de Garoua de jouer un rbla régvateur sur les prix de transports et, le cas échéant, offrir une alternative au trafic; v) Tenir compte de la possibilité de développer une entité éco- nomique centrée sur Kribi et prévoir au besoin les possibili- tés d'un anénagement du site portuaire, bien que les études préliminaires de la desserte de cette région ne soient pro- noncées en faveur d'une route via 1-Balrwyo, tête de ligne de chemin de fer la plus proche; vi) Le développement des échanges intérieurs sera déterminé par l'a-nénagement des routes secondaires et des pistes de collecte. 23. Aux préoccu.pations ci-dessus, il convient d'ajouter un autre objec- tif qui pourrait fort bien revêtir une importance primordiale à court terme, il s'agit notanent de la nécessité d'établir un moyen de cormuni- cation peu coû-teux et à la fois rapide et confortable, entre le Cameroun occidental et oriental. Etant donné que ces deux régions sont séparées par une barrière linguistique et par des caractéristiques différentes sur le plan de l'organisation sociale et de l'éducation, le besoin d'établir un courant de compréhension et d'échange d'idées rapide et permanent, ainsi que des moyens de communication améliorés est un facteur suscepti- ble de se révéler particulièrement important pour l'intégration et la col- laboration effective des deux économies et des populations. L'importance de relier le Nord-Cameroun au Sud a déjà été reconnue par la priorité ac- cordée à la construction du chemin de fer Transcamerounais et à l'aménage- ment du réseau routier qui rayonne en direction du nord à partir du grand axe de N'Gaoundéré jusqu'à Garoua. Il serait bon par ailleurs d'accorder la mAlme priorité aux coimm)uications entre le CamerDun occidental et le Cameroun oriental et de tirer profit au max.Lntim du vaste fond de bonne volonté existant dans les relations entre le Cameroun occidental et le Gouvernement fédéral en vue de surmonter les graves obstacles qui pour- raient éventuellerent surgir avant qu'ils puissent devenir une source de tension et de rancoeur sur le plan intérieur. -8 - ANNEXE 1 2h. Le Plan de Développement actuel prévoit des dépenses de l'ordre de 11,3 milliards de francs au titre de l'amilioration des routes et des ponts. Sur ce total, 5,5 milliards de francs ont été affectés à la cons- truction et à l'amélioration des grands axes, 0,9 milliard de francs aux routes secondaires d'intérêt purement économique et 3,9 milliards de francs aux routes secondaires d'intérêt administratif ou politique, ainsi que 1 milliard de francs pour les pistes de collecte d'intérêt purement local ou agricole dont la moitié sera assuré sur fonds publics et le reste par les collectivités, Chaque montant comprend des fonds destinés aux études prélind.aires et techniques. Bien que des crédits suffisants aient été prévus pour la construction de routes secondaires, il est décevant de voir que la plus grande partie des ressources affectées à cette fin sont réser- vées à la construction de routes ayant surtout un intérêt politique ou ad- ministratif. L'iMportance du développement de l'agriculture et de l'ex- pansion des exportations de produits agricoles a pourtant déjà été suffi- samment soulignée et l'on sait que l'un des principaux obstacles se dres- sant devant une exploitation plus poussée des ressources existantes et partant, à la réduction des coûts, réside dans l'insuffisance des pistes de collecte servant à l'évacuation des produits. Certes, nombre de routes d'intérêt administratif contribueront indirectement à atteindre ce but, mais il ne semble pas que l'échelle des priorités existantes reflète d'une manière satisfaisante les besoins essentiels du Camoroun. Transports aériens 25 Le principal aéroport du Caneroun est situé à Douala, Cet aéro- port international doté de deux pistes d'envol, dont l'une atteint près de 3.000 mètres de long, est desservi par de long-courriers à réaction. Plusieurs liaisons hebdomadaires sont assurées par long-courriers à réac- tion sur Paris et Brazzaville; des appareils à hélices desservent les mêmes points ainsi que d'autres capitales de l'Afrique de l'Ouest, y com- pris Libreville, Gabon; Bangui, République centrafricaine; Fort Lary, Tchad; Abidjan, C8te-d'Ivoire; Cotonou, DahoLey; Lomé, Togo; Dakar, Sénégal; et Accra, Ghana. Un outre, un important réseau de lignes aérien- nes intérieures relie Douala et Yaoundé à N'Gaoundéré, Garoua, Maroua, Foumban et Tiko. Toutefois les transports aériens ne jouent pas encore un r8le suffisamment important dans le développement de l'économie. 26. Une somme de 600 millions de F.CFA a été affectée au titre du Plan à l'amélioration des pistes d'envol et de la Wcurité aérienne. ANN1EXE II -9- II. POLITIQUE COIUfERCIALE 1. La structure des échanges tant intérieurs qu'extérieurs continue a être dominée par quelques sociétés commerciales contrôlées par des inté- rets étrangers qui ont normalement leur siège en Europe, Les entreprises ayant des activités au Cameroun oriental sont normalement des so6iétés ayant des attaches en France, et celles fonctionnant au Cameroun occidental ont des liens avec le Royaurre-Uni. Sous le régime de tutelle, les règle- ments commerciaux concernant le Cameroun étaient déterminés conformément aux dispositions des accords de tutelle et respectaient dans une large mesure le principe non discriminatoire de la porte ouverte vis-à-vis des pays tiers. Cependant, après son accession à l'indépendance, le Cameroun a conclu en novembre 1960 des accords financiers et économiques qui ont contribué à renforcer ses liens commerciaux et financiers avec la France. Par suite de son appartenance à la zone franc et de sa participation au mme insti- tut d'émission: la Banque Centrale des Etats de l'Afrique Equatoriale et du Cameroun, le Cameroun bénéficie de la garantie française en matière de convertibilité des F.CFA en francs ainsi qu'en d'autres monnaies de la zo- ne franc; il a en outre accès aux réserves de devises pour financer un volume d'importations convenu à l'avance, ainsi que certains achats hors de la zone franc. 2. La règlementation des changes appliquée par le Cameroun est cal- quée sur le système français, quoique adaptée aux conditions et exigences locales. Si les opérations sur les changes avec les autres pays de la zo- ne franc sont généralement libres, celles qui interviennent avec les pays situés hors de la zone franc sont par contre soumises à un régime de licen- ce. Un Office des Changes assure le contrôle des licences d'importation, veille à l'attribution des contingents d'importation, des licences d'expor- tation et des licences concernant les transactions invisibles et les opé- rations en capital. Les règlements sont effectués par les banques com- merciales conformément aux directives et règlementation de l'Office des Changes; ces règlements sont incorporés dans le compte d'opérations géné- rales du Cameroun auprès de la Banque Centrale. Les besoins totaux en devises sont soumis à des plafonds déterminés, mais ceux-ci n'ont jamais été pleinement utilisés et, en cas de besoin, ils feraient l'objet d'un nouvel examen par une commission paritaire composée de représentants fran- çais et africains. On estime que les plafonds du contrôle des changes ne sont pas directement liés aux programmes d'importation que le Cameroun, de même que les autres pays CFA, est tenu de soumettre à l'origine à l'approbation de la France, T'outefois, la pratique consistant à présenter une demande officielle en vue d'obtenir une allocation officielle de devi- ses étrangères a désormais cédé la place à des mesures moins rigides, ne comportant qu'une discussion en commun du programme d'importation et des besoins en devises du Cameroun. Les besoins du Cameroun en devises étran- gères semblent être déterminés en fonction d'un programme d'importation limitant les importations en provenance de l'extérieur de la zone franc à un plafond global. Dans certains cas cette restriction revit l'aspect d'un ANWEXE II -10- plafond sur les importations d'un certain nombre de produits déterminés provenant de pays n'appartenant pas à la zone franc, et dans d'autres cas celui d'un plancher à l'égard de l'importation d'un certain nombre de pro- duits déterminés en provenance de France. A la suite de l'association du Cameroun au Marché Commun et de son adhésion à l'Union douanière équato- riale, les importations en provenance des pays mmbres ne sont plus sounises à des contingentements, Il n'en est pas de même des importations originaires de tous les autres pays, lesquelles sont soumises à des restrictions et au régime d'octroi de licences d'importation. L'Office des Changes du Cameroun estime qu'en fait les importations en provenance de l'extérieur de la zone franc ne font virtuellement l'objet d'aucun plafond; mais le secteur privé semble en revanche considérer les limites imposées aux importations selon l'origine comme étant particulièrement sévères et restrictives, 3. Les exportations vers les pays situés hors de la zone franc sont soumises à un régime de licences afin de permettre l'enregistrement officiel des recettes en devises; ces licences sont d'ailleurs généralement accordées sans difficulté. Un certain nombre de contr6les affecte cependant l'exporta- tion de certains produits destinés à la France, lorsqu'un système de prix garantis est en vigueur ou lorsque les importations entrant en France font l'objet d'un contingentement. 4. Les opérations du contr8le des changes et le système de licences d'importation et d'exportation semblent avoir donné Jieu à des préjudices et à des critiques de partialité en ce qui concerne l'attribution des licen- ces. C'est ainsi que du fait de la longue appartenance du Cameroun occiden- tal à la zone sterling, les importations de cette région ont continué à pro- venir surtout du Royaume-Uni et d'autres pays de la zone sterling. Ces im- portations ont par conséquent dépendu entièrement de l'application des contrà- les des changes sous forme de licences d'importation. Outre l'introduction de ces contr8les, les moyens administratifs mis en oeuvre pour assurer l'ap- plication de ces dispositions se sont révélés insuffisants, ce qui a tendu à aggraver la rareté des produits qui caractérise l'économie du Cameroun occi- dental depuis l'indépendance. Le régime des licences d'importation a égale- ment fait l'objet de maintes récriminations au Caneroun oriental où l'on semble etre en présence d'un effort déterminé de la part des autorités pour favoriser les négociants africains en ce qui concerne le commerce des biens de consommation. Le système a donné lieu a des exemples d'incompréhensi.on du mécanisme du marché; c'est ce qui peut notamment se produire lorsqu'un gros importateur voit son attribution d'articles de première nécessité réduite du jour au lendemain à une quantité infime, représentant moins d'une semaine de ventes, pour plus tard s'apercevoir qu'une granda partie des licences accordées aux commerçants africains n'a pas été utilisée faute de capitaux, de crédits ou d'une bonne réputation de solvabilité à l'étranger. 5. Après son accession à ltindépendance, le Cameroun s'est associé à la Communauté Economique Européenne et a par la suite signé la Seconde Con- vention d:association entre la CEE et les pays africains associés. Les termes de la nouvelle convention d'association, qui doit entrer en vigueur ANNEXDJE II - il - dans le courant de 1964, prévoient la levée de toutes les restrictions contingentaires et tarifaires, ainsi que la création d'une zone de libre échange entre les pays membres de la CEE et les pays associés. La nou- velle convention prévoit, en outre, l'élimination progressive des tarifs douaniers entre les Etats membres, conformément à un calendrier variant pour chaque produit ou catégorie de produits. En ce qui concerne le Cam-eroun, les importations de noix de coco, de café, de thé, de poivre et de cacao au sein du EMarché Commun seront admises en franchise dès que la nouvelle convention entrera en vigueur. Les restrictions quantitatives visant les importations de produits tropicaux dans les pays du Marché Commun, y com- pris la France, seront également levées progressivement, ce qui soumettra les exportations du Cameroun à un degré de concurrence plus serré sur le marché français. La fin du régime de soutien des prix pratiqué par la France a été rendu inévitable à la suite des accords visant à l'élimination de tous les droits et restrictions contingentaires sur les importations en provenance des autres pays membres de la Communauté et parmi les pays asso- ciés. Les graves répercussions qui résulteraient inévitablement pour l'économie du Cameroun et des autres pays associés de la perte du marché fermé et protégé offert par la France, ont été toutefois reconnues et la nouvelle convention prévoit un concours financier accru de la part de la Communauté en faveur des pays affectés. Sur une somme de 230 millions de dollars affectés à l'assistance financière en vue d'encourager la produc- tion et la diversification et de permettre aux pays associés d'adapter progressivement leurs économies afin de pouvoir exporter aux cours mondiaux, le Cameroun a reçu 15,8 millions de dollars. L'élimination du système de soutien des prix doit être achevée au cours des cinq années que durera la nouvelle convention, mais des disposition spéciales s'appliquent dans le cas d'un certain nombre de produits. 6. La convention prévoit en outre la fin de toute discrimination con- tre les importations de tout pays membre de la CEE. Les pays associés conservent le droit d'imposer des droits douaniers et fiscaux pour des raisons budgétaires, et pour protéger les jeunes industries et encourager le développement économique. Les pays associés sont également tenus de mettre fin à toutes restrictions contingentaires à l'égard des importations provenant des pays membres de la CEE sous réserve, là encore, de certaines exceptions résultant du besoin de protéger la balance des paiements, l'in- dustrialisation, le développement économique ou certaines mesures de com- mercialisation régionale concernant des produits agricoles déterminés. Les pays associés sont également libres d'imposer tout tarif extérieur néces- saire vis-à-vis des pays tiers, de former des unions douanières et conclure des accords de libre échange avec d'autres pays associés ou non-associés, pourvu que ces mesures soient prises dans le cadre des principes généraux énoncés par la nouvelle convention. Un pays membre de la CEE ne peut en aucun cas se voir accorder des termes moins favorables que ceux concédés à des pays tiers. 7. Avant le ler juillet 1962, le Cameroun tirait d'importants reve- nus des droits d'entrée et d'une taxe sur le chiffre d'affaires a lir.- portation (TCA) frappant les importations; ces droits s'appliquaLent sans UNNlF II -12- disti,nction à toutes les importations hormis quelques produits déterminés. Le premier de ces droits était perçu à des taux allant jusqu'à 29% de la valeur selon la nature des produits. Les matières prerières et les pro- duits do première nécessité étaient admis à un faible tarif allant jus- qu'à 51, les produits manufacturés à des taux allant de 5 à 10%, les pro- duits finis à 14'i, et les articles de luxe étaient frappés d'un droit de 16 à 29%. La taxe sur le chiffre d'affaires coimportaeit un tarif uniforme de 155. L'un et l'autre de ces droits étaient de caractère fiscal et destinés à procurer des recettes; ils figuraient pour plus de 50% dans les recettes budgétaires de l'exercice 1961-1962. 8. A compter du ler juillet 1962, les droits d!entrée moyens sont passés de 14 à 20% et la taxe sur le chiffre d'affaires de 15 à 175. En outre, un nouveau droit d'entrée, ou tarif commun extérieur (TEC), a été introduit cn plus des deux droits précédents. Ce droit d«entrée a été mis en vigueur concurreimient avec L'Union douanière équatoriale, à laquel- le le Cameroun a donné son adhésI.on, et qui prévoyait l'établissement d'un tarif extérieur commun qui ne peut faire l'objet dune modification unila- térale. Le tarif extérieur est discriminatoire, en ce sens que les importa- tions du Xarché Commun et des 12 pays membres de l'OANCL ne sont pas sou- mises aux droits d'entrée. Quant aux importations du Cameroun occidental en provenance de la Grande-Bretagne, elles bénéficient également de la fran- chise, du moins temporairement. Les droits d'entrée sont appliqués selon un tarif minimum ou un tarif général (3 fois le tarif miniram) qui a mani- festement un caractère de rétorsion ou de sanction et n'est, à l'heure actuelle, appliqué à aucun pays. Les taux du tarif s échelonnent de 0 à 30% selon les produits. Le tarif extérieur commun était destiné à créer un régime préférentiel avec les pays auxquels le Cameroun était associé par des liens spéciaux; il devait permettre une certaine liberté de ma- noeuvre dans les négociations avec le GATT 1/. La clause de la nation la plus favorisée n'est censée s'appliquer qu'aux tarifs minimums et non aux tarifs préférentiels dont bénéficient les pays membres du Liarché Commun et de l'OACE. 9. Les importations entrant au Cameroun occidental font l'objet de dispositions transitoires. Les droits de douane sont, en général, plus bas que ceux du Cameroun oriental et représentent environ 60 à 65% du tarif douanier de celui-ci. Le maintien temporaire d'un système distinct est rendu nécessaire par lexistence de marchés préférentiels pour les exportations des deux Etats fédérés,respectiver-cnt,sur la Grande-Bretagne et sur la France, ainsi que par l'existence antérieure de régimes diffé- rents en matière de revenus, de tarifs douaniers et de fiscalité. Ces conditions exigent un strict contràle frontalier en vue diempecher le mouvement d'articles bénéfic.ant de préférences dans l'un ou l'autre Ltat. L'entrée en franchise des importations britanniques était également fonction de la préférence accordée aux exportations de bananes du Camaeroun occiden- tal sur la Grande-Bretagne. Ce régime a été aboli à la fin de septemibre 1963. 1/ General Agreenient on Tariffs and Trade AAIEX IT. -13- 10. Les relations avec l'Union douanière équatoriale ont été déterri.- nées en juin 1962, lors de la Convention de Bangui prévoyant la règlemen- tation du commerce entre le Caaercun et l'U.D,E. l/ et vice-versa. L'en- trée des importations est permise conforméient au7tarif normal, à l'excep- tion de celles qui sont soumises à un droit de sortie dont elles sont, de ce fait, exonérées, tout en étant cependant sou,mi.ses à un nouveau droit d'importation. Les mtieres premiures autres que les produits industriels sont exonérées de droits dientrée et de taxes à l'exportation, mais elles font par contre l'objet d'une taxe uniforme de 12% superposée à la taxe sur le chiffre d'affaires, Ces conditions ne s'appliquont qu'à une nomen- clature de produits déterminés sujette à révision annuelle, Les produits industriels ne sont soiuin.s à cette taxe unique, lorsqu'ils passent la frontière, que s'ils figurent sur la nomenclature en question. Les taux de la taxe unique diffèrent d'un produit à l'autre et d'un pays à l'autre et sont perçus au stade de la vente au détail. 11. Le tarif coïmn ne s'applique pas aux importations faisant partie des exemptions permises aux termes du nouveau code des investi-ssements. Outre l'unification des droits de douane frappant les importations, l'Union douanière équatoriale envisage l'établissemieinu d'un nouveau code de per- ception des droits sur les importations aux fins d'investissements ainsi que l'harmonisation des zodes d'investissements et des fiscalités de chaque pays membre. 12. Les droits de sortie sont perçus ad valorem sur les produits en demande sur les rarchés mondiaux. 17 Union DouaniFE~quatoriale ANNFXE IIT III, POLITIQUE DES INVESTISSEMERNTS 1. Le Gouvernement fédéral a de temps à autre adopté des mesures vi- sant à encourager les investissements de capitaux étrangers et le dévelop- pement de nouvelles industries. Ces mesures ont été incorporAes dans un Code des Investissements adopté par l'Assemblée Nationale en 1960. Le code crée quatre rég-iies d'exonération et de privilèges fiscaux dont pourra bénéficier tout établissement nouveau de caract6re industriel ou agricole agréé en raison de l'intérêt qu'il présente pour le développement écononi- que du Cameroun. 2. Le régime "A" accorde l'entrée en franchise de l'outillage, de l'équipement industriel, des matières premières et des articles de condi- tionnement et d'emballage pour une période de cinq ans pouvant être renouve- lée, et l'exonération de taxes intérieures à la consommation pendant cinq ans. Les entreprises intéressées reçoivent en outre l'assurance qu'elles ne seront assujetties, jusqu'ai 31 décembre 1980, à aucune taxe ni droit nouveau à l'importation, à l'exportation et à la consommation intérieure. 3. Les entreprises agréés au régime "B" bénéficieront des avantages stipulés pour le régime "A". Elles seront en outre exonérées de l'imp3t sur les bénéfices industriels et commerciaux, de la patente et de la rede- vance foncière, minière ou forestière, pendant une durée de cinq ans. (Sous réserve d'une autorisation expresse, les amortissements normalement comptabilisés au cours des cinq premières années peuvent être imputés sur les trois exercices suivants.) 4. Les régimes "C" et "D" du Code octroient certains autres privilé- ges aux entreprises considérées comme étant d'une importance particulière au développement économique et social. Les entreprises agréées au régime "C" bénéficieront d'une convention d'établissement qui sera passée avec le Gouvernement du Cameroun dans les conditions suivantes: la convention sera en vigueur pendant une durée déterminée d'au moins 20 ans, Cette convention définira notaxment les conditions générales d'exploitation et les garanties accordées par le Gouvernement, les modalités relatives à la prorogation, - l'annulation ou à la déchéance de tous droits, diverses modalités sanctionnant les obligations des deux parties et la nature et l'étendue des avantages fiscaux consentis dans le cadre du régime "B". Diverses garanties gouvernementales seront données, en particulier: (a) Les garanties de stabilité dans les domaines juridique, économique et financier, ainsi qu'en matière de transferts financiers et de commercialisation des produits; (b) Les garanties d'accès et de circulation de la main-d'oeuvre, de liberté de l'emploi ainsi que le libre choix des four- nisseurs et des prestataires de services; A.N1XE III5- (c) Les garanties concernant le renouvellement des permis d'exploitation forestière et minière; (d) rventuellement, les modalités d'utilisation des res- sources hydrauý.iques, électriques et autres nécessaires à l'exploitation, ainsi q-ue les mcdalités d'évacua- tion des prod;its jusqu'au port dlembarquemaent, et de l'utilisation des installations existantes ou créees par, ou pour l'entreprise en ce lieu d'emr.arquement. 5., Le régime "D" pr&,oit certain3s disposition à l'égard d'entrepri- ses d'une importance capitale pour le développement économique du pays, mettant en jeu des investissements élevés en vue de les faire bénéficier d'une stabilisation de leur régiMe fiscal pour une durée adimum de 25 ans. 6. Il est prévu que les entreprises bénéficiant d'une des dispositions ci-dessus ne seront pas visées par toute mesure législative moins favorable ou contradictoire qui pourrait exister ou être promulguée postérieurement à chaque convention. Des disposition diverses portent en outre sur certains des avantages dont bénéficient les entreprises d*éjâ existantes. Plusieurs entreprises ont déjà bénéficié de ces avantages, notamment Alucam., l'entre- prise productrice d aluninium, et Enelcam., la principale régie d'électrici- té, dans le cadre des régimes "C" et "DI, et la manufacture de chaussures BATA en vertu du régime "B", et un certain nombre d'autres entreprises plus modestes aux termes du régime "A". 7. Une convention signée à Bangui en juin 1961 prévoit l'harmonisation des relations économiques et douanières entre les pays de l'Union douaniè- re équatoriale et la République du Cameroun. Cette convention prévoit que certaines entreprises déterminées par décret présidentiel se verront ac- corder une exonération automatique de droits fiscaux et douaniers, exemp- tion qui sera compensée plus tard, en tout ou en partie, par une taxe spé- ciale frappant la production. 8. Bien que le Cameroun semble avoir essayé d'instaurer un cadre juri- dique et fiscal destiné à encourager les investissements privés, inté- rieurs ou extérieurs, il lui appartient cependant de démontrer dans qvel esprit cette législation sera appliquée. Manque dans une certaine masure un sentiment de confiance en l'attitude future du Gouvernement dans ses relations avec l'entreprise privée. A en juger par la récente expérience de certaines entreprises, à la suite de l'introduction de nouveaux règle- ments du contr6le des changes et de l'application d'une politique discrimi- natoire en matière d'attribution de licences d'iiTportation, l'entreprise privée ne peut pas toujours compter que le Gouvernement fera tout pour créer un climat économique favorable. L'existence de droits d'entrée éle- vés de nature préférentielle et d'un régime de contingentements à l'égard des importations en provenance de pays situés hors de la CEE et de la zone franc, joints à la structure relativement élevée des coûts de production par rapport aux revenus vis-à-vis des prix extérieurs, risquent de présenter NMEXE III - 16 - de graves obstacles à l'installation d'entreprises étrangères, notament celles ayant des attaches à l'extérieur de la zone france L'administration manque quelquefois de moyens nécessaires pour assurer le parfait fonction- nement du systèàe assez complexe et bureaucratique actuel. 9. Le Gouvernement a tendance à vouloir prendre une part directe aux investissements du secteur privé. Il convient également de noter l'intérêt manifeste et les pressions exercées en faveur de la camerounisation, même au niveau de la gestion, bien que le nombre d'Afrirains ayant la formation nécessaire en ce domaine ne soit pas toujours suffisant. Citons encore les difficultés d'ordre purement administratif que l'on rencontre lorsqu'il s'agit d'obtenir une décision et de recevoir toutes autorisations, approba- tions et garanties nécessaires de la part des différents organismes et ser- vices responsables. Les services chargés de promouvoir le développement industriel et l?établissement de nouvelles entreprises pourraient égaleient bénéficier de la simplification et de la centralisation des f-nctions et des méthodes existantes, ANNEXE lV -17- lV. PRODUCTION, COIMERCIALISATION ET PESPECTIVES DES PRINCIPALES CULTURES D'EXPORTATION A. Introduction 1. L'ensemble du commerce intérieur du Cameroun continue à être dominé par de grandes sociétés commerciales à direction et capitaux étrangers, lesquelles exploitent des organismes d'achat officiels en vue de l'exporta- tion, au Cameroun occidental et, dans une plus faible mesure, au Cameroun oriental, L'achat et l'évacuation vers la c8te ou vers les centres d'achat, des principales cultures d'exportation produites par les agriculteurs autcch- tones, notamment le cacao et le café, sont habituellement assurés par les coopératives de commercialisation qui se chargent de la vente des produits aux exportateurs spécialisés au Cameroun oriental et aux offices de commercia- lisation agricole au Cameroun occidental. L'exportation des produits émanant des plantations s'effectue ordinairement par le producteur lui-même. Au Cameroun oriental de même qu'au Cameroun occidental, les exportations de bois sont effectuées directement par les producteurs. Quant aux bananes, leur exportation est entreprise par deux sociétés, l'une française, l'autre bri- tannique, se spécialisant dans les exportations, l'expédition et la distri- bution sur les marchés européens en qualité de représentants. 2. Le mécontentement suscité par certains aspects des activités des coopératives, notamment le manque d'expérience et de compétence en matière de gestion, une africanisation trop rapide et une perte générale de dynamis- me, a récemment contribué à la création au Cameroun oriental d'un nouvel organisme chargé de la commercialisation de tous les produits agricoles d'ex- portation. Cet organisme, qui utilise au départ tous les moyens d'exporta- tion existants, se propose à long terme de vendre directement sur les marchés d'outre-mer. 3. La France et la Grande-Bretagne ont constitué traditionnellement les marchés principaux d'exportation du Cameroun. Certains produits agricoles exportés par le Cameroun oriental ont bénéficié d'avantages spéciaux en France, entrant en franchise sur le marché français qui accorde une protec- tion douanière sous forme de droits ad valorem frappant les importations en provenance de pays tiers et qui atteignent 9% pour le cacao, 18% pour le café, 20% pour les bananes et 9% pour l'huile de palme. Outre les droits préférentiels, la France pratique une politique de soutien des prix à l'égard d'un certain nombre de produits sur la base d'un contingentement limité; elle a également subventionné la production de coton. Il n'est pas possible d'évaluer la valeur totale de ces avantages pour le Cameroun, bien que l'on ait essayé d'estimer les gains financiers directs retirés par le Cameroun à la suite des différences existant entre le niveau des cours mondiaux et les prix du marché français, Ces avantages financiers sont indiqués au tableau 23. Les gains totaux pour 1961, dernière année pour laquelle des détails complets existent, sont estimés à 2,0 milliards de F.CFA, soit 8 millions de dollars. h. Les caisses de stabilisation ont été progressivement instaurées au Cameroun en vue de garantir la stabilité relative des prix à la production. AIN\EIIX iv -18- Les caisses de Ftabilisation ayant été pour la plupart créées simplereat dans ue but, elles interviennent rarement en matière de commercialisation des prcduits exportés. Le financement des caisses de stabilisation est assuré par des taxes frappant les exportations sur la France et par une fraction des droits de sortie. Les caisses peuvent en outre obtenir des prêts auprès du FNRCPOl (Fonds National de Régularisation des Cours des Produits d'Outre-Her), dont le financement est assuré par des ressources budgétaires françaises lorsque lec cours descendcnt au-dessous des prix d'intervention établis par le FNR pour le marché français. La caisse de stabilisation fixe les prix minimums devant être payés au producteur. En général, ces prix reflètent la tendance des cours iriondL<aux mais évitent, ou tachent d'éviter, les fluctuations anormales. A la suite de cours mon- diaux favorables, la Caisse de stabilisation du café dispose également de réserves importantes, en raison surtout des prix ayant cours sur le marché français. 5. Le Gouvernument du Cameroun perçoit également des droits de sortie ad valorem sur presque tous les principaux articles d'exportation: Bananes 17% Cacao 17% Café 7% Coton 7% Arachides 7% Huile d'arachide 6% Palmistes 8J Huile de palme 6% Bois en grumes 12% Bois scié 12% Tabac 10% Caoutchouc 5% Cuirs et Peaux 2% 6. Par suite de son association à la CE, le Cameroun a bénéficié d'un marché élargi comportant des droits préférentiels à l'égard des pays non- associés, similaires à ceux dont il bénéficiait sur le marché français. Aux termes de la seconde convention d'association, paraphée en décembre 1962 et signée en juillet 1963, mais restant sujette à ratification par les pays meli- bres de la CEE et au moins par 15 pays associés, les Etats de la Communauté et les pays associés formeront une zone de libre échange au sein de laquelle tous les rirvements de marchandises seront en principe libres de t.utes res- trictions et droits de douane. Les pays associés, y compris le Cameroun, conserveront néanmoins leur liberté dtaction en miatière de fixat on de tarifs douaniers envers les pays tiers. Le Cameroun devrait tirer avantage de l'élimination progressive des tarifs douaniers entre les Etats mcmbres, L'élimination des droits sera accélérée dans le cas du café, du thé, du poi- vre et du cacao, de sorte que ces produits seront admis en franchise à compter de la date d'entrée en vigueur de la nouvelle convention. La nouvelle con- vention interdit par ailleurs aux six Etats membres d'adopter toute mesure préférentielle entre eux. Toutefois, le Cameroun, comme les autres pays associés, aura le droit d'imposer des droits fiscaux en vue de protéger son industrie et son développemient éconorique. -19- 7. Des dispositions analogues ont été prises en ce qui concerne l'élimi- nation graduelle du régime de contingentement et de soutien des cours; ces mesures ne permettront plus à la France dioffrir un marché fermé et protégé aux produits tropicaux. Le fait que la perte d'un tel marché fortement pro- tégé pourrait avoir de tchcuses répercussions sur l'économie des pays asso- ciés a été reconnue. La convention prévoit par conséquent que les pays lésés recevront une compensation sous la form d'une assistance financière accrue de la part de la Comunauté, C'est ainsi que, sur une sormme de 230 millions de dollars affectée à l'encouragement de la production et de la diversifica- tion, 15,8 millions ont été attribués au Cameroun. Cette assistance a pour but d'aider les pays associés à aLener graduellemient laurs économies à un stade leur permettant d'exporter aux cours mwndiaux. 8. L'élimination des cours de soutien doit être terminée à l'expiration de la nouvelle convention de cinq ans. En ce qui concerne le Cameroun, la vente de l'huile de palme et du coton aux cours mondiaux commencera au début de la campagne 1963/61, et pas plus tard qu'au début de la campagne suivante pour ce qui est des graines et produits oléagineux. Dans le cas du café, la réduction des prix de scutien aura lieu par étapes annuelles, à des taux va- riant entre 15 et 35S de la différence entre les cours du marché français et les cours mondiaux. Les bananes étant les seuls produits tropicaux impor- tants qui ne sont pas visés par les dispositions de la convention, le prix de soutien et les garanties de débouché seront maintenus en ce qui des con- cerne, 9. Si 1961 peut être considérée coifme une année caractéristique, la nouvelle convention d'association avec la CEE semble imposer une perte très sensible aux recettes d'exportations, estimée à 8 millions de dollars en 1961, par suite de l'élimination du système français de soutien des prix. L'aide de 15,8 millions de dollars qui sera fournie à titre d'assistance à la pro- duction et à la diversification afin de compenser cette perbe, n'équivaut qu'à deux ans de surprix. Il semble donc que le Caneroun ait peu de chances de développer sa production et d'accroître l'exportation de ses cultures ac- tuelles ou de trouver d'ici deux ans d'autres moyens de se procurer des re- cettes d'exportations. B. Cacao 10. Culture d'exportation la plus importante du Cameroun, le cacao est cultivé dans toute la région de la forêt équatoriale qui recouvre le sud du Cameroun. A la suite des prix élevés atteints par le cacao après la guerre de Corée, les surfaces plantées en cacaoyers ont doublé et l'élèvent à l'heu- re actuelle à plus de 250.C0O ha, La superficie cultivée à l'origine exis- tait toutefois avant 1940, la plus grande partie datang de 1920. La produc-- tion est presque exclusivement basée sur de petites exploitations familiales où les cacaoyers voisinent avec les bananiers, le manioc et les palmiers à huile. On estime que le nombre de planteurs de cacao se situe entre 180.000 et 200.000. La surface cultivée par planteur atteint en moyenne environ 1,2 ha. l. Au cours des années 1950/63, la production totale annuelle est passée de 50000 tonnes à 75.000 tonnes, la production au cours dez trois dernières ANNEXE V -20- campagnes s'établissant a: Cameroun Cameroun Consommation oriental occidental Total intérieure 1960/1961 70,000 -7o57~ 1.*Uo 8 1961/1962 63-400 4.200 67.600 9 1962/1963 (68.000) (6.000) (74oo) (10) Des rendenents de 1000 kilos à l'hectare sont possibles à partir de façons culturales régulièrement et soigneusement exécutées, ce qui est toutefois rare. La production moyenne n'est qae de 350 kilos par hectare, La plu- part de l'augmentation du nombre des arbres plantés à la suite du boom de 1954/55 sur les prix du cacao, a été réalisée en plantant les cacaoyers parmi d'autres cultures, telles que les bananiers et le maiioc. 12. D'une manière générale, bien que le Cameroun vienne au Même rang parmi les producteurs de cacao avec 6% de la production totale mondiale, son cacao est de qualité inférieure, ayant été affecté par des traitements phytosanitaires insuffisants et par une action insuffisante en ce qui con- cerne l'amélioration de la qualité des récoltes et le maintien de méthodes culturales satisfaisantes. Le niveau de l'entretien des cultures et de la qualité semble être en baisse constante (en 1962, 23% de la production était de qualité supérieure, tandis qu'en 1963 cette proportion n'était que de 131) et il est à craindre qu'à défaut d'un programme énergique de régénération, le cacao du Cameroun continuera à enregistrer une baisse de volume et de qualité et finira bientQt par ne plus trouver de débouchéso La pulvérisa- tion, les méthodes de culture intensives, lVélimination des arbres malades et les mesures de vulgarisation sont autant de moyens qui ont déjà porté leurs fruits et l'on a tout lieu de croire qu'un programme permanent d'en- vergure permettrait d'obtenir des rendements supérieurs par plant et d'jmé- liorer la qualité du cacao. 13. Le Gouvernement est en train d'étudier un programme envisageant de faire appel au concours de l'IDA et prévoyant une campagne redoublée de traitements phytosanitaires et de mesures de régénération, dans le but de porter la production annuelle à 90.000 tonnes environ. Ce projet porte éga- lement sur l'amélioration des routes de collecte secondaires ainsi que sur les moyens de transports destinés à l'évacuation des produits; il pripose en outre l'établissement d'un office de commercialisation en vue de centra- liser les achats et les exportations. Le projet de commercialisation pro- posé comprend également le maintien et l'amélioration du plan actuel de sta- bilisation des prix à la production. Les projets définitifs du Gouverne- ment n'ont pas encore été mis au point, mais il semble que celui-ci fasse preuve d'une certaine réticence à accepter toutes les implications d'une politique de stabilisation ou à faire un usage intégral des ressources inté- rieures représentées par les caisses de stabilisation et les moyens de cré- dit intérieurs. Il en est de même de l'utilisation de bénéfices exception- nels au financement des traitements phytosanitaires et des mesures de régé nération. 14. Pendant plusieurs années, les prix élevés du cacao ont conduit à l'ac- cumulation d'un excédent dans la Caisse de stabilisation du cacao, mais la Caisse a dû débourser 726 millions de FeCFA en i960/i61, ainsi que : -21- 323 millions de francs en 1961/1962 afin de maintenir la prix actuel > la production à 70 F.CFA le kilo. Toutefois, étant donné la faible producti- vité du Cameroun et les coûts élevés qui en résultent, il est douteux que la Caisse puisse maintenir les prix au-dessus du ccût des producteurs mar- ginaux si les cours mondiaux continuent à fléchir. l. Une industrie pour l'extractiorn du beurre de cacao a été mise sur pied en vue d'utiliser une partie des tonnages croissants de cacao de qua- lité inférieure: 9.000 à 10.000 tonnes de cacao par an sont ainsi absor- bées, le reste de la récolte étant exporté. Le Cameroun éprouve de plus en plus de difficultés à maintenir ses exportations au voisinage d'environ 65.000 tonnes par an, de sorte qu'en l'absence d'un programme sérieux de régénération, le maintien des exportations à ce niveau risque d'être très difficile à l'avenir. Etant donné les obstacles que rencontrent la mise au point et l'extension d'un prograrne de traitement phytosanitaire et de régénération et compte tenu d'un rendement financier relativement lent,il est même douteux que le Cameroun puisse stattendre à un accroissement des exportations au cours des cinq prochaines années, ième si l'on a recours à la mise sur pied rapide d'un vaste programme de régénération entrepris avec la plus grande énergie et le maximum de ressources. Une nouvelle incertitude pourrait s'ajouter du fait de la possibilité qu'un accord international sur le cacao intervienne et soit mis en application au cours de cette période. Si un tel accord était réalisé le contingent des exportations du Cameroun pourrait fort bien être limité à un volume atteignant à peine 65.000 tonnes par an, plus un accroissement annuel d'environ 3% sous réserve, bien entendu, que le Cameroun puiss3 démontrer qu'il est en mesure de répondre à ce taux d'expansion. Le plafond des exportations prévues d'ici 1967 serait fixé à 75.000 tonnes, objectif que l'on ne parviendra probablement pas à atteindre, 16. Les exportations de cacao ont été en général vendues au cours pra- tiqué sur le marché libre, sans bénéficier d'un soutien spécial sur le mar- ché français autre que celui provenant de l'existence diun prix d'interven- tion destiné à limiter la portée des fluctuations ou des variations à court terme. Le Cameroun peut réussir à développer ses exportat.ons vers la CEE en vertu de la protection accordée par le nouveau tarif extérieur de 5,4, lequel est toutefoiE inférieur au tarif protecteur de 90 dont bénéficiaienl- jusqu'h présent les exportations sur le marché français. Les cours mondiaux sont censés se stabiliser aux environs de 20 à 25 cents U,S. la livre ca.f, d'ici 1967. 17. Sur cette base, une prévision prudente des exportations en 1967 se- rait de l'ordre de 70.C00 tonnes et d'une valeur de 7,4 milliards de F.CFA. C. Café 18. La production de café a quintuplé au cours des années 1950/1960, passant de 8.000 tonnes à environ 40.000 tonnes; ce produit vient mainte- nant au deuxième rang des cultures d'exportation du Cameroun. La prodaction continue à s'accroître en dépit de graves problèmes de commercialisation provenant de l'excédent mondial de café. 19. Bien que la variété Robusta continue 'à prédominer, le Cameroun pro- duit une quantité importante de café Arabica qui se vend à un prix plus élevé et esi plus facile à commercialiser, La production de lArPb.Lca est -22- d'envron 8.COO tonnes, soit 1/6 de la production totale de café du Ca.mer.un. Cette variété est cultivée sur les hautes terres de la partie occidentale du pays dans les départements Bamiléké, M1ungo, et Bairoun. Le Robusta est,d'autre part, produit dans les zones de basse et moyenne altitudes situées dans la région méridionale du pays, à l' exception des régions du littoral. 20. La production moyenne de café Robusta, par campagne, a atteint les tonnages suivants: 1950-1951/1954-1955, 11,000 tonnes; 1957-1958, 25-000 tonnes; 1958-1959, 27.000 tonnes; 1959-1960, 27.000 tonnes; 1960-1961, 33.000 tonnes; et 1961-1962, 30.000 tonnes. La majeure partie des rende- ments supérieurs provient de l'accroissement des superficies consacrées à la culture du café, lesquelles sont passées de 47.000 hectares en 1956 à 70.000 hectares en 1959. Aux chiffres de production ci-dessus il convient d'ajouter environ 2.000 tonnes de Robusta produites au Cameroun occidental et une production d'Arabica de l'ordre de 5.000 tonnes pour le Cameroun oriental et de 3.000 tornes pour le Cameroun occidental. 21, Le rendement de café à l'hectare obtenu au Cameroun semble se compa- rer favorablement à celui des autres pays africains. Le rendement du Robusta varie entre 350 kg/ha pour les petites plantations, représentant environ 80% de la production totale, et 800 à 1000 kg/ha pour les quelques grandes planta- tions (exploitées ordinairement par des Européens). Les rendements de l'Ara- bica sont bien plus faibles, ils varient de 100 à 200 kg/ha dans les planta- tions africaines à 250 kg/ha dans les grandes plantations. La grande diver- sité des rendements semble indiquer qu'il devrait être possible d'augmenter sensiblement la production sans accroltre la superficie plantée en caféiers. Les services de vulgarisation du Gouvernement exhortent les planteurs de café à améliorer leurs façons culturales, notamrent par: la multiplication des plantes de couverture dans les plantations, l'utilisation accrue des engrais, la réduction de la dispersion des cultures vivrières au sein des plantationis de café, la pratique d'une taille minutieuse et régulière des plants, et l'in- tensification de la lutte phytosanitaire. 22. La France offre un marché garanti et achète le café du Cameroun à dcs prix supérieurs d'environ 60% aux cours mondiaux. Toutefois, au cours de ces dernières arnées, la production de café dans la zone franc a surpassé la consoimation de café en France, de sorte que le Ca.meroun, tout conme les au- tres producteurs de café de la zone franc, s'est vu dans l'obligation d,e cher- cher de nouveaux débouchés pour une partie de sa production, les exportations sur la France faisant l'objet d'un contingenterent. La réduction des cours de soutien prévue par la nouvelle convention passée avec la CEE sera réali.sée par paliers successifs annuels avant le milieu de 1967. 23. La production caféière a connu une expansion marquée au cours de la dernière décennie, mais il est difficile dc prévoir une ezpansion semblable à l'avenir. Le contingent d'exportation à long terme du Cameroun, en vertu de l'Accord International sur le Café est de 45.000 tonnes, Il est cepen- dant peu probable que l'on puisse éviter une certaine chute des cours du café, atteignant peut-être 2,5%, même avec la mise au point d'une coimiercia- lisation appropriée. En vertu de l'Lccord sur le Café, le Camerocn devra limiter ses exportations à court terne à 38.000 tonnes et s'abstenir dýécou- 1er 1'excédent de sa production sur le marché. A l'heure actuelle, les stocks ne sont que de 2,500 tonnes, mais les sbocks de report annuels cat été -23- de l'ordre de 10.000 tonnes pendant plusieurs années. Le contingentement à long terme du Cameroun étant de 45-000 tonnes, il semble probable que ce chiffre soit atteint en 1967 si l'Accord atteint ses objectifs. 24. Les exportations de café ont par conséquent été prévues a 45.000 tonnes, ce qui au cours mondial escompté de 21 cents U.S. la livre, rappor- terait 5 milliards de F.CFA. D. Bananes 25. Les bananes sont produites dans les deux Ltats de la Fédération. La production s'est accrue rapidement dans les années suivant immédiate- ment la Seconde Guerre Mondiale; elle s'est stabilisée à environ 185.000 tonnes entre 1955 et 1959 (si l'on excepte les dommages causés par les tornades) pour ensuite fléchir. Aujourd'hui environ 75,000 tonnes de "Gros ichel" sont produites au Cariieroun oriental, dont 30 ,000 tonnes par les plantations et le reste par les planteurs autochtones. La production bananière du Cpmeroun occidental compte 40.000 tonnes de bananes produites sur les plantations de la CDC l/ et de la société Elders & Fyffes, ainsi qu'une production autochtone de l'ordre de 45.000 tonnes, principalenent en "Gros Michel". La production a été gravempnt affectée par la maladie de Panama et par l'épuisement des sols, a quoi il convient d'ajouter,des métho- des culturales peu satisfaisantes, de sorte que la qualité des bananes pro- duites sur les terres des planteurs africains, tant au Cameroun oriental qu'au Cameroun occidental, s'est fortement détériorée De toute façon, cet- te production n'a jamais été pleinement satisfaisante pour la vente sur les marchés mondiaux. La production du Cameroun oriental a été elle aussi frei- née par suite diactivités terroristes qui se sont surtout déroulées dans la plaine bananière. C'est ainsi que les exportations du Cameroun oriental sont tombées d'un maximum de 85,000 tonnes en 1957 a moins de 40,000 tonnes en 1960. 26. Nenacée par les maladies, la variété "Gros Michel", qui constitue le pivot de la production des exploitants indigènes, est également très vulnérable aux effets des tornades. Les plantations du Caneroun occiden- tal ont obtenu des résultats intéressants dans leurs efforts tendant à créer une variété résistante aux maladies et offrant un rendement supérieiu-, susceptible d'être plantée selon des cycles déterminés, ce qui permettrait une récolte à des dates déterminées à l'avance, coincidant avec le roment où la demande est la plus forte. Ce genre de culture nécessite cependant un contrôle assez rigoureux de l'ensemencement et du repiquage, et des mé- thodes culturales plus intensives que celles qu'il est possible d'adopter d'une manière générale sur les plantations africaines. Toute évaluation impartiale de la production bananière permet de douter que les normes de qualité et les problèmes de production a surmonter sur les plantations autochtones permettent d'être très optimiste à long terme,sans l'introduc- tion d'un programme radical de reconversion. 1/ Cameroon Developmient Corpoation. -2h- 27. En dehors du problème de la production se pose également celui des débouchés, Sans perspectives nouvelles de débouchés, la production de bananos risque d'être vouée à l'échec, d'autant plus que l'évolution récente des principaux marchés du Cameroun, le Royaume-Uni et la France, n'est pas favorable à l'avenir de cette culture, surtout en ce qui concer- ne la production des petites exploitations. 28. Les goûts des consommateurs sont très marqués et inélastiques, comme l'a récemment prouvé la difficulté d'écouler la production du C imeroun orien- tal sur le marché allemand. L'entrée des bananes du Cameroun oriental sur le marché français est à l'heure actuelle limitée par un contingent fixe dé- terminé par le Comité Interprofessionnel Bananier, lequel est chargé d'éta- blir la part des pays africains de langue française dans le quota qui leur est alloué pour l'approvisionnement du marché français. Les Antilles four- nissant la plupart des besoins de la France en ce domaine, le quota est à l'heure actuelle fixé à environ 125.000 tonnes. A la suite des observations présentées récenment, ce quota a été porté à 132.000 tonnes pour 1963-196l, la part du Cameroun qui s'élevait à 45.000 tonnes en 1962-1963 passant à 52.000 tonnes pour 1963-1964. Le quota total accordé aux pays africains re- présente toutefois moins du quart de l'ensemble de la production bananière des pays africains francophones. Il est par ailleurs peu probable que ce quota puisse être augmenté d'une manière sensible. Les exportations sur la France bénéficient néanmoins d'un prix garanti qui a à peine varié depuis 1955. 29. Jusqu'au 30 septembre 1963, les bananes du Cameroun occidental expor- tées sur le Royaume-Uni bénéficiaient d'un droit protecteur équivalent à £7,10.0 par tonne. En dépit des observations présentées par le Cameroun,le Gouvernement britannique a mis fin à ce régime de préférence impériale le 30 septembre 1963, en faisant valoir qu'il n'était désormais plus possible d'accorder cette préférence aux pays n'appartenant pas au Commonwealth. 30. Au cours des trois dernières années, les revenus des agriculteurs du Cameroun occidental ont subi une baisse constante, Si cet état de choses est dû en partie à la qualité inférieure et aux pertes causées par les tor- nades, il résulte surtout du fait que la récolte du Cameroun occidental s'effectue au cours des mois d'hiver alors que la demande est à son point le plus bas en Grande-Bretagne. Le revenu net encaissé par les planteurs du Cameroun occidental au cours de ces dernières années a fait l'objet de nom- breuses protestations mais, en dépit des nombreux problèmes,il est fort douteux que la production des planteurs africains du Cameroun occidental puisse être vendue pendant plus de h mois par an (correspondant à la période de production la plus faible), à des prix suffisarment rémunérateurs en re- gard de la perte du droit protecteur de £7.10.0 par tonne. Il semble proba- ble qu'à la suite des grands efforts entrepris en vue d'obtenir une récolte appropriée au moment opportun, la C.D.C. réussira à maintenir une production d'environ 35.000 à ho.oo tonnes, à partir d'une superficie beaucoup plus faible et en produisant en plus grande quantité au moment où les prix sont les plus élevés, mais il est également clair que les bananes ne se révêleront pas une culture de rapport très sûre. -25- 31. Le volume de la récolte d'exportation exerce une influence assez importante sur un autre aspect du problème de la conamercialisation: le transport. Auparavant, il était possible de maintenir un rythme régulier d'expéditions hebdomadaires, les navires emportant une cargaison plus ou moins complète. Cette situation peut se maintenir dans le cas du Cameroun oriental tant qu'il bénéficiera d'un quota sur le marché français. Il n'est cependant plus tout à fait certain que les expéditions hebdomadaires du Cameroun occidental puissent donner lieu à des cargaisons complètes si ces exportations doi7ent supporter la perte de la préférence de £7.10.0 par tonne. Les hasards inhérents à ces expéditions risquent d'inciter les principaux agents maritimes à rédire la totalité du tonnage affrété pour l'expédition des bananes. Dans quelle mesure sera-t'il possible de mainte- nir en service un tonnage réduit assuré de cargaisons corplètes, reste un point douteux. Quoi qu'i1 en soit, l'accroissement rapide du tonnage en fonction de la demande du marché ou de l'offre des producteurs, se réývèlera impossible. 32. Compte tenu de tous ces facteurs, le niveau des exportations en 1967 devrait atteindre les tonnages suivants: Cameroun oriental -Quota de 52.000 tonnes plus un accroissement de 3 par an 60.000 tonnes Cameroun occidental- C.D.C. 1.600 ha.à 20-30 tonnes l'ha. 45000 " Autres plantations Planteurs autochtones (en prévoyant une diminution de la production de 1/3)30.0C0 " Total: 3TÖC " Il est permis de supposer que les prix du marché français resteront inchan- gés à 16.1 F.CFA/kg. Quant aux prix pouvant être obtenus au Royaume-Uni, ceux-ci devraient baisser dans la proportion de £7.10.0 par tonne, soit 251j du prix f.o.b. actuel, Il est toutefois improbable que cette perte sera intégralement répercutée sur le revenu des productions si l'on tient comipte dtune amélioration possible des cultures, de l'adoption d'un meilleur calen- drier des récoltes et de la plus grande résistance des produits de meilleure qualité. L'hypothèse d'un prix similaire à celui obtenu sur le marché fran- çais ayant été retenue, on présume que la valeur des exportations s'établi- rait à 2,2 milliards de F.CFA en 1967 par rapport à 2,4 milliards de F.CFA en 1962. E. Coton 33. L'introduction de la production cotonnière a connu un suocs sans précédent dans L'effort de diversification de l'éconoiie du Cameroun, no- tamment en étendant les cultures de rapport aux régions de savane peu dé- veloppées du nord. La production du coton n'a pas cess5 de s'accroitre depuis que cette culture fut introduite commercialement au Cameroun en 1952, elle a atteint un niveau exceptionnel en 1962-1963 avec une production de 4l.000 tonnes par rapport à 29.000 tonnes en 1960-1961 et 25.000 tonns en 1961-1962. Le coton vient maintenant en troisième place en valer parmi les exportations du Caceroun, lequel occupe le deuxième rang parmi les -26- producteurs de la zone franc. La récente progression de la production a été due presque enièrement à liaccroissement de la productivité, le rendement moyen ayant atteint 612 kg de coton brut à l'hectare (soit une augmentation de la productivité de 175% en dix ans) comparable aux rendements moyens des grandes régions productrices des Etats-Unis. 34. L'essor de la culture cctuntre est dû à l'action de la Compagnie Française pour le Développement des FIbres Textiles (CFDT), société d'éco- nomie mixte qui jouit du monopole de la coiaercialisation du coton au Cameroun. Un nombre croissant de plantations africaines s'étendant, à la fin de 1962, sur près de 70.000 ha participe à une production étroitement contr8lée con- portant un système d'cctroi de primes à la culture. Ces plantaticns réunis- sent environ 100.0CO familles de producteurs organisées en 16 centres d'enca- drement dotis d'un personnel technique dont le financement est assuré en par- tie par le FAC3 La CFDT a entrepris de comn2rcialiser le coton sans réaliser de bénéfices sur cette cormercialisation. La presque totalité du coton-fibre, de l'huile de coton, du coton-graine et des tourteaux est vendue en France. 35. La CFDT a quatre usines d'égrenage en service ayant une capacité de traitement conjuguée de 27,000 tonnes pour le coton-graine et de 9.800 tonnes pour le coton-fibre. Une autre usine est en voie de construction. La CFDT exploite également une huilerie ayant une capacité de production de 1.200 tonnes d'huile et 3.000 tonnes de tourteaux. 36. Les producteurs de coton bénéficient d'une subvention annuelle variant de 800 à 1.200 F.CFA par ha cultivé. En outre, la Caisse de stabilisation du coton a dÜ soutenir les prix à la production; toutefois, elle a pu accumu- ler un excédent net depuis 1955. 37. Les perspectives concernant le coton sont bonnes et on s'attend à ce que la production de 4l.000 tonnes atteinte en 1962 double au cours des cinq prochaines années. Il s'agit là d'une culture exclusivement africaine et les seules restrictions à toute expansion aenblent devoir Mre l'in- suffisance de terres disponibles pour la culture du coton, et la nécessité d'améliorer les méthodes culturales actuelles. 38. La commercialisation du coton aux cours mondiaux doit commencer au début de la campagne 1963/1964, Il est à prévoir que les cours mondiaux reste- ront en 1967 aux alentours de 24-25 cents la livre; ce prix a donc été uti- lisé pour évaluer la production envisagée à 3, milliards de F.CFA. Si le producteur de coton ne peut se passer de la subvention par un accroissement des rendements ou une réduction des coûts, le Gouvernement devra sans dcute envisager des mesures combinant le soutien des prix à la prodnction et l'abais- sement des droits de sortie. F. Caoutchouc 39. Il y a actuellement d'énormes réserves d1hévéas sauvages dans les ré- gions forestières du Cameroun oriental; ces arbres ont fourni pendant de nombreuses années une partie des exportations du Cameroun, mais leur exploi- tation nintéresse pas l'agriculteur africain qui ne considère pas cette cul- ture coie étant suffisarment lucrative. A l'heure actuelle, la quasi tota- lité de la production du Cameroun (de l'ordre de 9.000 tonnes par an)proeient INiXE IV -27- de deux grandes plantations d'environ 6,000 ha chacune. La production pro- gresse depuis un certain nombre d'années, et l'on prévoit qu'elle s'accrol- tra au moins jusqu'en 1965 à la suite de la plantation récente d'hévéas. Au Cameroun occidental, la CDC possède 6.000 ha, d'hévéas de plantation ancienne ayant un rendement de h.700 tonnes, et h.800 ha. de nouvelles plan- tations qui donneront un rendement d'au moins 1000 à 1200 kilos par ha, On prévoit une expansion similaire de la production pour la de,zxièAe planta- tion située à Dizangué, au Cameroun oriental, bien que l'on ne dispose pas de chiffres précis à cet égard. 4o. En supposant que la plantation de Dizangué soit également en mesure d'accroître la production dans la mnWe proportion que celle prévue pour la CDC, on pourrait penser que la production des pantations existantes non encore en production aug:enterait de 12.000 tonnes; la production totale théorique atteindrait donc quelques 20.000 tonnes. Toutefois, il faut tenir compte de l'élimination des arbres à faible rendement; on peut donc prévoir que la production atteindrait un chiffre de 14.000 tonnes en 1967. Mais une baisse des cours mondiaux du caoutchouc naturel est probable (de l'ordre de 20% d'ici 1967), de sorte que la valeur des exportations se chiffrera à en- viron 1,h milliard de F .CFA par rapport aux chiffrss de 1,1 milliard de F.CFA en 1962 et 1,2 milliard de F.CFA en 1960. G, Arachides et palmiers à huile 4l. Les possibilités d'exportation des arachides, des palmistes et de l'huile de palme du Cameroun n'ont pas été pleinement réalisées. Les agricul- teurs se sont tournés vers des cultures de rapport plus lucratives comme le café, le cacao et les bananes, sans doute parce que ces cultures peuvent être produites sans les efforts constants requis par la production et la commercialisation des palmiers à huile et des palmistes d'une part et, en ce qui concerne également l'arachide, parce que les prix obtenus sont moins rémunérateurs. Il convient aussi de noter que les cours mondiaux parais- sent être en baisse constante. h2. Dans le cas des arachides, il n'est pas impossible que la production estimée à 90.000 tonnes en 1962 puisse se développer à un rythme supérieur à h ou 5% par an. Les exportations dépendront néanmoins dans une large mesu- re de l'évolution des cours mondiaux et de l'amélioration des moyens d'éva- cuation et de commercialisation. h3. Les exportations, qui ont été très faibles, ont connu des fluctua- tions atteignant jusqu0à 100%, au cours de ces dernières années, de sorte qu'on ne saurait établir des pronostics précis cinq ans à l'avance. 44. Le palmier à huile fait l'objet d'une culture extensive dans les régions côtières du Cameroun occidental, et en particulier dans les planta- tions de la CDC, ainsi que dans les régions de Iungo, du Nyong et de Sanaga au Cameroun oriental. L'exportation de ce produit a cependant perdu de son importance, C'est ainsi que dans le cas de l'huile de palme, les ex- portations ne portaient en 1962 que sur la production des plantations du Cameroun occidental; il est donc permis de supposer que tout accroisse- ment des exportations proviendra exclusivement de la production de ces plantations. Un important programme de transplantation ayant été entrepris sur les palmeraies de la CDC, on est donc en droit de s'attendre à des rendements plus élevés et à des fruits de meilleure qualité sur les nouvelles -28- surfaces plantées. Lorsqu'e les plantations culti-ées à l'heure actielle corwmenceront à produire, on prévoit une production d'huile de 7 à 8,000 tonnes. Toutefois, la tendance marquée des cours mondiaux à la baisse, restreindra probablement la cueillette des fruits sur les vieux palmiers moins productifs0 Il est en effet supposé que les cours mondiaux baisse- ront d'environ 251 par rapport aux prix de 1960 et, par suite de l'élimina- tion progressive des prix de soutien sur le marché français, il est improba- ble que la production du C nimroun occidntal bénéficie d'un prix supérieur aux cours mondiaux. Le tonnage destiné à l'exportation est par conséquent estimé à 6.000 tonnes, au prix de 35 F.CFA par kilo, En ce qui concerue les palmistes, le tonnage réservé à l'exportation restera probablement in- changé, tout accroissement de production au Cameroua occilental étant cc.m- pensé par une nouvelle chute des exportations du Cameroun oriental. H.» Thé 15. La région littorale du Cameroun occidental possède une plantation de thé florissante co.âportant 120 ha environ de cultures en plantation an- cienne, et quelque 200 ha de jeunes théiers; la produ.ction a atteint envi- ron 100 tonnes en 1962. Le pays compte en outre une ou deux plantations de type expérimental. Le potentiel de cette c-ulture est toutefois quelque peu restreint, du fait de la rareté des scls appropriés, Il est déjà prévu une extension des superficies dont le rendement probable pourrait être de quelque 1200 kg à l'ha, rendement que l'on obtient déjà sur les plantations anciennes. On estime que les exportations atteindront 200 tonnes en 1967 (compte tenu de la consommation intérieure et de l'élimination des surfaces à faible rendement), au prix de 45 cents la livre, soit légèrement au- dessous du prix en vigueur en 1962. I. Bois 46. Le principal obstacle au développement des exportations de bois semble être dû au problbme du transport sur des distances croissantes à partir des régions de coupe jusqu'aux ports d'embarquement, Il semble n'y avoir aucune raison pcur qu'un accroissement de 5% par an ne puisse être maintenu, à condition que l'on entreprenne une action en vue d'étendre et d'améliorer le réseau routier des régions productrices et que l'on s'atta- che à encourager les entreprises privées non seulement à maintenir, mais à accroître le volume de leurs investissements. On ne s'attend pas à ce qu'une modification des cours mondiaux intervienne. J. Autres exportations 47. Il est peu probable que l'on puisse accroître suffisamment la capa- cité de production d'électricité au cours des cinq prochaines années, pour permettre une augmentation sensible de la produciion d'aluminium à l'usine d'Tdéa. Il est donc à prévoir que le tonnage et la valeur moyenne de la production atteints en 1962 restercnt inchangés. Les autres exporta- tions, qui représentaient environ 15% du total en 1962, peuvent augmenter dans une proportion d'environ h% par an. ANNEXE IV -29- K. Conclusion 48. Sur la base des hypothèses formulées ci-dessus, la valeur des exportations escomptées en 1967 sera probablement de l'ordre de 33 milliards de F.CFA, soit une augmentation de 10% seulement par rapport aux chiffres de 1962. Un grand nombre d'incertitudes entourent cependant ces estimations, notamment l'importance des ressources et de l'énergie consacrées à l'amélio- ration de la production et de la productivité dans le secteur agricole, ainsi que l'évolution des cours mondiaux, Le lourd handicap quq le Cameroun devra surmonter au cours de cette période est la perte de 2 miliards de francs au titre du soutien des cours, soit 7% de la valeur des axportations en 1962, par suite de l'élimination progressive des prix de soutien sur le marché français, On ne saurait sous-estimer les répercussions d'une telle perte car, à brève échéance, il est difficile de voir conment l'extension éventuelle des débouchés du Careroun à d'autres pays de la CEE peut compen- ser cette perte, Les recettes d'exportation représentant le principal fac- teur dynamique de l'économie, la prospérité générale et les caractéristiqnes vitales du revenu national et des recettes publiques risqueront d'en subir les conséquences. - 30 - ANNEXE IV RECAPITULATIO1 DES EXPOITUTIONS COURNTES-1960-1967 (Mlliards de Francs CFA) 1960 1.962 1967 Cacao 8,8 7,0 7,4 Café 4,6 5,2 5,1 Lananes 2,4 2,h 2,2 Bois 2,1 1,8 2,3 Coton 1,0 1,7 3,4 Caoutchouc 1,2 1,0 1,4 Huile de palme 0,3 0,2 0,2 Palmistes 0,6 0,4 0,3 0,01 0,02 0,05 Total 21,0 19,7 22,3 Aluiniua h,h 5,3 5,2 Autres exportations 4,5 4,9 6,0 Exportations totales 29,9 29,9 33,5 Tableau I UTILISATIOU DÎS TERRLS AU CAMEROUN (en milliers d'ha.) Cameroun Oriental 0cideni Total % Terrains boisés 2 000 555 28.555 60 PAturages 8.000 296 8.296 17 Eaux intérieures, marais,etc. 600 .. 600 l Terres cultivées: arboriculture 600 116 716 1 " " cultures vivrières 1.200 131 1.331 2 Jachères 1Y200 l.051 2.251 4 Terres non cultivées y compris les terres inutilisables 3.600 2.146 5.746 12 4¯.100 TT9~o 47.495 100 Superficies en milles carrés 166,795 16.581 183.377 Sources: Comptes Economiques, 1963. Min. de la Coopération, Paris. Rapport du Royaume-Uni . l'Assemblée Générale des Nations Unies, 1959. Tableau 2 ESTIMATIONS DE LA POPULATION TOTALE ET ACTIVE EN 1962 (en milliers) Cameroun oriental Caneroun occidental Total _ Homms Fenmms Total Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total Population totale 1.550 1.750 3.300 h6o ho 900 2.010 2.190 h.200 Moins de 15 ans 590 560 1.150 190 170 360 780 730 1.510 De 6 à 14 ans 300 350 650 85 65 150 385 15 800 Plus de 60 ans 100 100 200 18 22 ho 118 122 2h0 Population active 860 1.090 1.950 252 248 500 1.112 1.338 2.50 Personnes travaillant a leur compte Agriculture h90 900 1.390 155 215 370 6h5 1.115 1.760 Industries diverses 50 .. ( 50 ) .. .. ( 50 ) .. ( 50 Population inactive 165 (190) ( 370 ) (52) (33) (85) ( 232 ) (223) ( 55) Salariés 155 .. ( 155 ) h5 .. ( h5 ) 200 .. (200) Source: Comptes économiques Rapport de la mission d'enquête sur la main-d'oeuvre, 1962, O.I.T. Genève. Trusteeship Report. Tableau 3 ESTIMATION DE LA REPARTITION DE LA POPULATION SALARIEE EN 1962 (en milliers) Cameroun oriental Cameroun occidental Total Agriculture, exploitations forestières et p@ches h2,0 20,0 62,0 Industries Ertractrices 1,0 .. 1,0 Industries manufacturières h3,0 9,0 52,0 Alimentation 2,0 ) ) Textiles 2,0 ) ) Bois 3,0 ) ) Métaux 20 ) ) Produits chimiques 5,0 ) 9,0 ) 52,0 Imprimerie 02 ) ) Energie 1,0 ) ) Construction 25,0 ) ) Divers, y compris activités non classées 3,0 ) ) Commerce 21,0 3,0 2h,0 Transports 16,0 5,0 21,0 Services Administratifs 12,0 5,0 17,0 Autres services 20,0 3,0 23,0 Total 155,0 h5,0 200,0 Source: Comptes Economiques Rapport de la mission d'enqu@te sur la main-d'oeuvre,1962.0.I.T. Genève Trusteeship Report Tableau h ORIGINE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR BRANCHE D'ACTIVITE (en milliards de francs CFA) Cameroun oriental Territoire Fédéral 2/ 1951 % 1956 % 1957 % 1959 % 1951 % 1959 % Agriculture et élevage 37,0 60,1% >41,5 50,5% 4 h,7 50,3% 44,3 hl,7% ) h2,6 61,5% )56,3 51,h% FOret, peches ) ) ) 5,0 5,0 ) ) Industries de transformation ) ) ) des produits alimentaires ) ) ) 0,9 0,9% ) 0,9 0,8% Industries diverses,artisanat ) h,h 7,1% ) 7,6 9,3% ) 8,,2 9,2% 3,h 3,h% :) h,h 6,4% 3,h 3,1% Btiment et construction ) ) ) 3,5 3,5% .) 3,5 3,2% Energie et carburants ) ) ) 0,9 0,9% :) 0,9 0,8% Transport & télécommunications ) ) ) 2,6 2,6% ;) 2,6 2,h% Commerce ) 17,2 27,9% )25,7 31,3% ) 27,7 31,2% 25,8 26,0% :) 17,5 25,4% 26,6 24,3% Services divers ) ) ) 3,0 3,0% :) 3,0 2,7% Administration 2,7 4,4% 6,2 7,6% 7,0 7,9% 8,3 8,4% 4,2 6,1% 11,0 10,0% Servises domestiques 0,3 0,5% 1,1 1,3% i,2 1,h% 1,3 1,3% 0,3 0,e% 1,3 1,2% Produit intérieur brut 61,6 100% 82,1 100% 88,8 100% 99,0 100% 69,0 100% 109,5 100% dont: Secteur monétaire 36,2 58,8% 54,0 65,8% 57,3 6h,5% 67,8 68,5% 37,6 54,5% 70,3 64,2% Secteur de subsistance 25,h 4l,2% 28,1 3h,25 31,5 35,5% 31,2 31,5% 31,h h5,5% 39,2 35,8% PIB du secteur monétaire per capita (en F.CFA) 11,603 16,912 17,778 20,951 9,817 17,146 PIB total per capita (en F.CFA) 19,743 25,712 27,557 30,593 18,015 26,707 1/ Source: pour le Cameroun oriental seulement, Comptes Economiques Min.de la Coopération, Paris. / Ces dordees .omprennent une évaluation approximative en ce qui concerne le Cameroun occidental, convertie au taux de change effectif en 1959. Tableau 5 UTILISATION DES RESSOURCES (en ndlliards de F.CFA) Cameroun oriental 195l 1956 1957 1959 P.I.B. aux prix du marché 61,6 82,1 88,8 99,0 Inportations de biens et services 16,5 16,8 19,3 26,2 Total des ressources disponibles 78,1 98,9 108,1 125,2 Consommation: Secteur privé 50,0 66,h 70,4 74,0 Secteur public 4,9 9,9 10,8 12,6 Formation brute de capital intérieur: 9,7 9,5 10,3 10,3 Secteur privé 6,1 5,7 6,3 5,8 Administration 3,6 3,8 4,0 4,5 Variations des stocks 2,2 - - 0,8 Exportation des biens et services 11,3 13,1 16,6 29,1 Total des ressources employées 78,1 98,9 108,1 125,2 Rapport des investissements bruts ($ du P.I.B.) 15,7 11,5 11,6 10,4 Secteur privé 9,9 6,9 7,1 5,9 Administration 5,8 4,6 4,5 4,5 Rapport des investissements bruts (3 du P.I.B. monétaire) 26,8 17,6 18,0 15,2 Secteur privé 16,9 10,6 11,0 8,6 Administration 9,9 7,0 7,0 6,6 Epargne intérieure brute (en milliards de F.CFA) 6,7 5,8 7,6 12,5 Rapport de l'épargne intérieure brute (5 du P.I.B.) 10,9 7,1 8,6 12,5 Rapport de l'épargne intérieure brute (% du P.I.B. monétaire) 18,5 10,7 13,3 18,4 Siurce: Comptes Ecoiomiques -Min.de la Coopération -Paris. Tableau 6 FINANCEIMENT DE LA FORMATION BRUTE DE CAPITAL IUTIIEUR DU CA!ROIN ORIYNTAT (en milliards de F,CFA) 1951 1956 1957 1959 Epargne des sociétés h.h 5,1 5,7 8,7 des ménages 2,1 3,0 4,0 7,9 des administrations 0,2 2ý3 -2,1 _1 6,7 5,8 7,6 12,5 Formation brute de capital intérieur Matériel ferroviaire 0,1 Véhicules automobiles 1,7 Autre maté-iel de transport 0,5 Gros matériel électrique 0,8 Quinicaijlerie 0,3 Machines 1,7 3,5 h,8 5,4 5,1 T.P. et bItiments de type moderne 6,2 h,7 4,9 5,2 Variation des stocks 2- - -0,8 Total 11,9 9,5 10,3 9,5 Investissement net étranger -5,2 -3,7 -2,7 3,0 Total 6,7 -5,8 7,6 12,5 Source: Conptes Economiques- Ministère de la Coopération - Paris. Tableau 7 Indices de la croissance économique et du niveau de vie du Cameroui oriental 1950 1955 1956 197 1_958 199 1960 1961 1962 PIB per capita 72 1/ .. 93 100 L1 PIB monétaire per capita 65 l/ 95 100 93 latimients terninés 326- 265 r. 100 178 120 138 131 Usage industriel 206 2/ 411 .. 100 209 100 156 126 Habitation 231 2/ 274 .. 100 178 119 155 138 Véhicules automobiles mnnatriculés 85 2/ 92 81 100 88 79 71 98 Chemin de fer:passagers- km. 97 103 94 00 121 108 103 114 Tonnes/i/km 66 95 87 100 115 107 110 121 Irportations Volume 64 99 92 100 112 96 Loi 115 (115) Essence h6 103 91 100 111 111 109 101 Gas oil - pétrole h5 81 9h 100 115 112 98 115 Ciment 75 98 109 100 89 80 62 72 Fer,acier,fil de fer tOles 60 90 98 100 79 54 57 75 Couvertures de cot=., tissus 78 146 68 100 119 118 136 154 Riz 135 114 62 100 9h 16h 175 193 S,cre 42 84 96 100 118 147 131 132 Szl 15 47 69 100 91 133 11h 14 Farine de froment 44 98 102 100 103 110 92 113 Engrais 17 50 67 100 128 129 95 112 Volume des exportations 66 97 93 100 125 135 134 148 (148) Disponibilités monétaires 46 95 93 100 122 122 110 123 153 Ocjionmmation d'électricité dans h centres(158-=o0o) .. .. .. .. 100 112 118 130 14$ Sco"Lrisation :enseignement primaire(public) 29 76 87 100 113 .. 142 173 191 (total) 50 80 91 100 109 .. 126 .. 158 secondaire (total) 43 2/ .. 100 C0 . o . 163 Habitants/lit d'hôpital3/ 130 .. .. 100 . . 95 c abi.ants/docteur 3/ 115 .. 100 .. .. .. 120 1/ 1951 / 1952 / L'indice décroissant indique une amélioration. Tableau 8 IDICE DES PRIX DE DETAIý POUR LES COI1ŠO½A.ETliS EUROP N DLS A 1950 1952 1955 -1956 19_7 1958 l9ý9 1960 1961 Général 80 100 108,h 112,0 119,4 131,8 139,h 148,0 149,6 Alinentation - 100 105,1 113,5 122,7 138,0 3J47,0 154,7 153,4 .rticles inportés - 100 102,9 108,3 118,8 133,9 139,0 flgA5 l4,0 Source: Bulletin de la Statistique Générale. Tableau 9 PRODUCTION DFS PRINCIPALES CULTURES VIVRIERES (en milliers) 1950 1955 1956 l957 1958 1959 Superficies Production Production Production Production Production Production (ha) (T) (T) (T) (T) (T) (T) Cameroun oriental Mils, sorgho 527,8 315,5 352,0 274,9 303,3 354,6 319,9 Mais 122,6 98,2 119,5 122,2 136,1 1146,6 170,5 Riz (paddy) 5,4 h,8 6,1 6,4 9,5 7,5 8,h Canne à sucre 1,8 56,8 10,9 17,0 21,6 2h,o 33,8 Arachides 138,9 70,5 66,1 60,8 63,0 65,6 71,0 Taros-Macabos 51,(o 289,h 408,2 h36,h 426,3 1o,9 421,0 Manioc 52,6 692,h 623,9 660,8 569,6 582,2 478,8 Ignames 21,0 54,4 9o,5 90,8 93,5 93,h 91,4 Bananes plantains 4l,5 349,0 h58,7 476,1 468,6 482,1 475,9 Graines de courges 6,9 2,1 3,6 h,1 5,7 5,7 31,1 Légumes africains 2,8 11,9 h,2 2 5 .. .. 8,6 1.945,0 2.143,7 2.152,0 2.097,2 Cameroun occidental Mais 81,3 110,7 Riz (paddy) 3,6 2,0 Manioc 36,h 299,7 n.a. n.a. n.a. n.a. n.a. Ignames 3,2 29,5 "Cocoyams" 32,7 110,7 Arachides 1,6 0,7 Autres cultures vivrières 42,1 .. 553,j Source: Trusteeship report Min. de l'Economie Nationale Tableau 10 Pro:uctfon et E-nortation des cultures industri,lles du Cameroun Orienbal 7 1K ed tc~ne 1.950 1955 2918 99 1960 . ,961 1962 Bananes (Gros Michel) P 54,9 .. 10344 105,3 .. 75.8 E 47.9 73.4 73.4 57.9 36.7 51.3 52.4 Euile de palme P 4.8 16.4 11.2 17.0 .. .. .. E 4.7 8.5 9.4 0,7 0.6 0.2 Q. Palmistes P 30.4 23.0 18.5 22.5 .. . .Q E 28.8 23,0 18,5 22.5 15,3 14.6 12.0 Cacao P 49.7 53.7 60.3 66.8 6.1 75.2 71.3 E 437 55.6 5L.4 53.4 58.9 56.3 59,9 Café (Robusta) P 7.1 13.8 25.0 27.0 27.1 33.0 33.0 E (6,5) 11.8 22.1 22Q8 27,0 28.2 26.2 Café (Arabica) P 1,2 1.9 4.7 6.8 3.4 7.7 5) E (1.1) 1.8 4k3 6,7 3.5 7.3 .0 Arachides(décortiquées)P 70.5 66r2 65.6 71.0 .. .. ,, 4.9 7.9 14.6 6.6 3.6 9.9 7.6 CGton (fibre) P 0.04 4.1 6.9 7.8 *. E 0.04 4.1 6.9 7.8 10.0 10.3 12.5 Caoutchouc P 1.9 3.3 4.0 4.0 ..,1 1.x6 3.5 3.9 3.9 3.6 4.9 3G9 Huile de palmiste P .. .. .. .. .. . E o. .. 0.7 0.1 0.5 0.3 0.5 Sésame P 2.1 3.1 2.1 2.2 ., E O.2 .. 0.4 0.5 0.4 0.2 Ananas P • 1,3 1.4 .e .e .. T .1 o. 0.8 0.7 1.3 2.0 .. Coprah P .. 0.2 0.4 0.3 0.. .. , E .. .. .g .. .. o. .. Tabac P 1.0 o.6 2.3 1.4 . E 0,6 1.2 1.0 1.2 0.8 1.0 1.1 P = Production E= Exportations Source: Miînistère de l'Economie Nationale. Tableau 11 Production et exp-rtation des cultures indus-rielles du Cateroun ctr' 1955 1-58 1959 1960 1961 1962 Bananes p 1/ 46,3 5h,7 31,9 34,6 33,8 32,2 E ~ 68,1 85,8 68, 86,3 88, 81,3 Caoutcho-dc P 1/ 1,5 2,3 2,6 3,3 3,8 4,2 E 1,5 2,2 2,5 2,) 4,2 4,1 Palmiste P 1 2,0 1,7 2,2 2,2 2,4 1>9 P 7/ 2,9 3,4 3,7 3,4 3,5 2,3 2,0 1,7 2,0 2,2 2,5 2,5 Huile de palme P 1/ 3,h 3,6 4,2 4,7 6,2 4,9 P Z/ 2,9 2,6 3,0 2,6 3,8 1,5 E 3,3 3,2 3,4 4,3 6,2 3,6 Cacao P 1/ 0,1 0,3 0,2 0,2 0,2 0,1 P ~2/ 4,2 5,1 5,8 7,2 9,0 4,3 3,9 4,5 7,8 6,1 7,3 6,4 Thé P 1/ 0,02 0,05 0,08 0,1 Fo.,vre P 1, 0,03 0,03 0,04 0,04 F . roduction E L Exportations 1/ Production CDC 2,' Produit du Karketing Board Source: CEC reports and information, Marketing Board Reports. Tableau 12 Production forestière (en Milliers) 3 3 Superficie des Années Production (m ) Exortations (m concessions Billes: Sciage B-iles . Scip.ge ( ha ) Cameroun oriental 1953 286 80 60 30 2,059 1954 316 98 7 : 3h 1.746 1955 3h0 101 88 39 1.585 1956 367 93 97 39 1,419 1957 368 99 89 hO 1.257 1958 412 103 126 : 1.541 1959 373 77 134 44 1,521. 1960 : 346 110 136 25 1.580 1961 : 394 79 151 30 1.606 1962 :. 156 31 1.701 Cameroun occidental / 2/ 1956 : 20 2 1957 24 8 46 1958 55 50 46 1959 126 131 46 1960 : 160 (141) 48 1961 : 198 (106) 48 1962 77 1: (1): Les annes co:Rmencent et se termninent en mars. / Y compris une petite quantité de bois débité. / Année civile Source: iristère de l'Econo-ie Nationale Trusteeship Reports CDC Reports Tableau 13 Lnergie (en milliers de kwh) 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 Cameroun oriental Production 1/ thermique 6.076 7.291 7.742 8.8h0 10.09h 11.106 13.680 17.068 hydro-électrique (Edéa) •• •• 229,682 664.574 830.968 897.794 955.lL8 1.059.31L Livrée à Alucam. . 19.057 621.691 785.973 853.316 907.932 1.005.oh2 Consommation 2/ .. .. 33.2h7 36.788 38.600 h3.028 48.341 dont: éclairage .. .. .. 9.861 9.498 10.159 11.280 12.1L2 énergie à basse tension .. .. .. 2.719 2.715 2.950 3.280 3.309 énergie à haute tension .. .. .. 11.640 1l.91h 12.hh7 13.649 16.157 usage domestique .. .. .. 8.997 12.628 12.943 14.695 16.613 pompage .. .. .. 30 33 101 124 120 Non déterminée .. .. .. 3.365 3.848 h.018 3.hh 3.508 Consommation totale . . .. 36.612 40.636 42.618 46.h72 51.849 Cameroun occidental Production 3.555 .. 4.752 5.281 5.935 6.845 7.h46 6.979 1/ Les séries sont incomplètes, elles s'appliquent à Yaoundé, N'Kongsanba, Maroua jusqu'à 1960 et pour 1961 et 1962 concernent également Douala, Edéa, Garoua. 2/ Les séries sont incomplètes, la consommation porte sur Yaoundé, N'Kongsamba, Douala, Garoua; la consommation pour Dschang, Fdea, Kribi, Maroua n'est pas déterminée. Source: Bulletin Général de la Statistique, Trusteeship reports, Information Statistical Service, Bulletin Statistique du Ministère des Travaux Publics. Tableau 1h Transport routier 'orbre de véhicules iiimatriculés IK,otocy- Conduites Jéhicules commerciaux Tracteurs Total clettes intérieures n'iuns~ AuLobus Remorques Cameroun oriental 1957 26.042 2.35 6.845 1h323 1.137 .. 1958 28.913 2.590 7.965 15.420 1.449 1959 .. .. .. . 1960 33.256 2.894 9.836 16.999 1.9h9 .. 1961 27.227 2,561 9.079 11.931 2.173 .. 1962 31.626 2,576 11.025 14.015 2.1120 .. Caireroun occidental 1957 1.271 78 368 712 113 1958 1.326 87 380 731 128 1959 1.778 69 495 959 255 1960 .. .. .. . 1961 ... .. .. 1962 ... .. . 1963 3,412 251 1,188 2.716 257 Source: Bulletin de la Statistiques Générale Trusteeship reports Statistical service Tableau 15 Statistiques du trafic ferroviaire 1/ 1950 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961~ 1961/62 Passagers(en milliers) 1250 1358 1245 1216 1h67 1419 1320 704 1380 millions de P/km 84,3 90 82 87 105 94 90 47 99 Marchandises milliers de tonnes 378 591 547 635 773 724 786 428 802 millions de tonnes/km 73 105 97 111 128 119 122 72 134 Principaux produits (milliers de tonnes) Bois 67 111 122 136 171 152 133 131 243 Bananes 57 89 83 108 91 68 h1 ho 58 Cacao 34 hl 38 Ul 45 40 52 25 42 lumine - - - 52 .. 119 59 133 Aluminium - - - 27 42 42 20 49 Coton - 4,9 5,2 4,6 4,8 3,8 4,3 5,4 4,9 Café 2,6 4,2 4,8 4,2 11,5 12,7 17,3 17 21 ilydrocarbure 21 37 36 442 8 51 47 27 sh Coefficient d'exploi- tation 2/ 0,877 0,985 1,039 1,050 0,991 0,982 1,006 0,912 0,723 1/ Premiers six mois de 1961 2/ Rapport entre les dépenses d'exploitation et les recettes. Source: Bulletin de la Statistique Générale. Compte-rendu de la Régie des Chenins de fer du C imeroun. Tableau 16 Ncuvements portuaires et marchandises embarquées et débarquées (en milliers) 1950 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 Douala Bàteaux entrés 479 603 616 681 858 927 828 889 1012 Passagers débarqués 8,7 6,5 4,8 5,1 4,9 4,h 4,9 h,h 5,0 embarqués 7,7 5,3 h,9 4,7 5,1 5,h 6,0 h,5 h,1 4rchandises Pouala débarquées (tonnes) 276 345 378 ho6 483 4i9 411 493 5i8 embarquées (tonnes) 223 288 307 3h7 385 336 356 44o 438 Kribi débarquées (tonnes) 10 7 h 5 7 5 7 9 12 embarquées (tonnes) 1 8 9 12 1 24 33 30 31 Garoua débarquées (tonnes) 13 23 20 il 13 12 16 25 21 embarquées (tonnes) 1h 16 15 1h 26 18 13 26 18 Tiko débarquées (tonnes) 13 17 11 14 22 20 22 20 16 embarquées (tonnes) (73) (70) (78) (118) 171 184 215 189 131 Vitoria débarquées (tonnes) 16 33 36 37 35 27 43 34 46 embarquées (tonnes) 6 14 (14) 14 16 15 17 22 16 Total arrivais tons 328 425 4h9 473 560 483 499 581 613 departures tons 330 396 423 505 612 627 634 707 634 1951 Source: Eulletin de la Statistique Générale C.D.C. reports, Wharf Authority Tableau 17 Traffic commercial aérien (en milliers) 195b 195$ 1956 1957 1953 1959 1960 1951 1962 Cameroun Oriental Douala Avions arrivés 2,8 7,4 6,2 6,3 7,4 8,3 10y 10,5 11,7 Passagers débarqués) 27,0 >51,2 )53,9 )59,3 29,3 29,9 3h,8 43,4 49,1 embarqués) ) ) ) 28e9 32,3 36,6 45,2 52,7 cret (tonnes) arr.et départ 0,9 9,2 9,2 9,8 10,1 10,1 10,4 9,9 9,3 Poste (tonnes) 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,5 0,6 Yaoundé l/ Avions arrivés 3,2 4,8 4,0 3,6 3,7 4,6 5,3 4,8 5,0 Passagers débarqués ) )25 8 28,3 27 12,5 14,5 17,7 19,4 20,3 embarqués ) ) ) ' )' 13,0 15,0 18,1 20,5 20,8 Fret (tonnes) arr.et départ 1,4 1,4 1,3 1,4 1,8 1,6 1,8 1,6 2,1 Poste (tonnes) 0,04 0,1 0,l 0,1 0,1 0,l 0,1 0,1 0,1 Cpmeroun Occidental Tiko Passagers débarqués 2,2 3,3 ,4 3,8 .. .. .. embarqués 2,6 3,3 4,6 3,4 .. U . 1/ 1952 Scurce: Bulletin de la Statistique Générale Trusteeship Reports Note sur les statistiques du commerce extérieur et de la balance des pai.ements Des statistiques complètes ou raisonnablement complètes sur le commerce ex- térieur et la balance des paiements de la République fédérale du Cameroun ne sont paa disponibles. En ce qui concerne le Cameroun oriental on dispose de statistiques complètes sur le commerce extérieur traversant les 'ronti"res du pays et passant par les divers postes de douanes. Les données ne comprennent cependant pas l'important volume d'échanges de type "traditionnel" qui se poursuit le long des frontières, y compris les importants transferts de bétail dans les deux sens, de nature sai- sonnière. Pendant plusieurs années, la balance nette de ce commerce a fait l'ob- jet d'estimations et a été incorporée à la balance des paiements sous la rubrique marchandise. Pour ce qui est du Cameroun occidental, les statistiques disponibles ne se réfèrent qu'au volume et à la valeur des marchandises passant par les ports du Cameroun occidental, à savoir Tiko et Bota. Ces données comprennent, antérieure- ment à 1961, un volume d'importations et d'exportations assez élevé à destination ou en provenance de la région Nord-Cameroun du iigéria oriental. Les statistiques ne comprennent pas l'important volume d'échanges traditionnels à caractère fronta- lier, y compris là encore les mouvements saisonniers du bétail. Il n'est pas non plus tenu compte pour la période antérieure à 1962, d'un important volume de mar- chandises importées traversant le Nigéria et passant dans les deux sens les fron- tières du Cameroun sans faire l'objet d'un contrôle officiel. Il semble que mC- me en 1962, certains produits d'exportation du Cameroun occidental aient été ex- pédiés via des ports du Nigéria, voire mÛme via des ports du Caieroun oriental, Il se peut qu'il en soit de même des importations. Une grande partie des échanges du Cameroun oriental et du Cameroun occidental avec les autres membres de l'Union douanière équatoriale n'étant pas soumis à un contrôle officiel, il s'ensuit que toute contrebande ou trafic frontalier illicite ne figurent également pas sur les statistiques des échanges. Au chapitre de la balance des paiements, on ne dispose d'aucun renseignement en ce qui concerne le Cameroun occidental. Un état de la balance des paiements du Cameroun oriental avec les pays n'appartenant pas à la zone franc a été établi: les données comprises portent sur certaines transactions identifiées et la balan- ce nette du compte d'opérations du Cameroun avec le Trésor français. Cependant, les transactions ne sont pas toute indiquées séparément. L'état établi par la Danque Centrale des Ltats de l'Afrique Equatoriale et du Camerour comprend égale- ment les transactions officielles entre la France et les Gouvernements et organis- mes publics du Cameroun, ainsi que la balance nette des transferts enregistrés par le système bancaire, La conversion en FCFA de certaines statistiques relatives au Cameroun occi- dental, à titre de comparaison ou de consolidation avec celles du Cameroun orien- tal, a été obtenu en utilisant les taux de change courants entre la livre ster- ling et le franc, Le franc français ayant été dévalué en août 1957 et en décem- bre 1958, le taux de change courant au 1er janvier de chacune de ces deux années a été utilisé pour convertir les livres sterlings en F,CFA. Tableau 18 a Commerce extérieur (millions de F.CFA) Importations Ex9rtations Balance Cameroun Camroun Total CamrouM Cfathroun Total Cameromn Cameron Total oriental occidental oriental occidental oriental occidental 1950 10,561 46o 11,021 8,190 1,333 9,523 - 2,371 + 873 - 1,498 1951 16,508 582 17,090 11,372 1,748 13,120 - 5,136 +1,166 - 3,970 1952 18,648 968 19,616 11,02 1,940 12,982 - 7,606 + 972 - 6,634 1953 1,4,070 796 l1,866 13,095 2,741 15,836 - 975 +1,945 + 970 1954 16,266 820 17,086 15,247 2,417 17,664 - 1,019 +1,597 + 578 1955 17,870 1,030 18,900 16,550 1,989 18,539 - 1,320 + 959 - 361 1956 16,669 989 17,658 13,150 2,085 15,235 - 3,519 +1,096 - 2,423 1957 l8,lh9 1,166 19,315 15,oo 2,633 17,637 - 3,145 +1,467 - 1,678 1958 22,444 1,747 24,191 24,321 4,085 28,406 + 1,877 +2,328 + 4,205 1959 20,153 1,7h2 21,895 26,767 4,987 31,754 + 6,614 +3,245 + 9,859 1960 20,h40 2,365 22,805 23,951 5,921 29,872 + 3,511 +3,556 + 7,067 1961 23,716 3,779 27,495 24,203 6,076 30,279 + 487 +2,297 + 2,784 1962 25,141 3,179 28,320 25,516 4,396 29,912 + 375 +1,217 + 1,592 Source: Bulletin de la Statistique Genérale. Trusteeship and C.D.C. reports. Tableau 18 b Indice du comrerce Exportations effecti-ves Importations effectives Quanti. Valeur Qa Valeur 1950 65 53 6o 57 1955 90 107 90 99 1956 90 86 93 91 1957 100 100 100 100 1958 11h 157 n15 122 1959 117 173 114 110 1960 110 155 107 113 1961 12h 155 129 129 1962 126 170 129 138 Indice de la valeur du comierce extérierr aux prix de 1957 (1957 =100) Exportations Importations 1950 66 64 1955 97 99 1956 93 92 1957 1oo 100 1958 125 112 1959 135 96 1960 134 101 1961 148 115 1962 (148) (115) Indice des prix (57 -o100) l/ Exporta.icns Importations Termes de l'échange- 1949 64 79 123 1955 110 99 90 1956 92 99 108 1957 100 100 100 1958 126 109 87 1959 128 115 90 1960 116 112 97 1961 105 112 107 1962 (115) (120) (104) Taux des importat oris par rapport aux exportations; une diminution cons- titue une amélioration des termes de l'échange. Source: Bulletin de la Statistique Générale, 71Tablr1 19 2xportations des principaux produits a) en millions de F.CFA b) en milliers de tonnes Pourcentage de la valeur 1950 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 en 1962 Cameroun oriental Cacao a 3997 8128 h5hl 5764 9660 9372 8106 625h 6h21 25,1 b 43,7 55,6 h6,o 53,5 54,h 53,4 58,9 58,3 59,9 tafé a 1082 2322 2654 2800 4965 5007 h610 5121 5216 20,h b 7,7 13,9 17,8 16,9 26,5 29,5 30,5 35,5 38,1 Bananes frafches a 1012 1229 106h 1370 1172 934 587 821 842 3,2 b 47,9 76,2 66,1 85,2 73,0 57,9 36,7 51,3 52,4 Palmistes a 785 377 575 339 359 893 536 hoo 32h 1,2 b 28,8 16,3 16,4 13,9 13,0 22,6 15,3 14,8 12 Bois débité (brut y compris bois équarris) a 2h2 465 560 521 728 87h 9h7 1351 123h h,8 b 51,9 71,9 Bh,1 84,5 110,5 119,6 128,6 148,1 141,4 Bois scié a .. 218 2h3 234 298 229 180 145 230 0,9 b.. 17,2 17,9 17,6 20,8 14,3 10,7 7,8 10,9 Coton a 1 588 731 783 968 1075 10h7 lhs 1683 6,6 b O O 4,1 5,3 5,7 7,0 7,8 7,3 10,3 12,5 Caoutchouc a 126 424 325 349 435 651 63h 663 518 2,0 b 1,6 3,5 3,0 3,1 3,9 h,o 3,6 4,9 3,9 Arachides a 115 286 321 251 471 207 135 387 317 1,2 (decortiquées) b h,9 7,9 9,0 7,7 14,6 6,6 3,6 9,9 7,8 Beurre,Huile, a .. 553 376 684 126h 872 668 748 .. Graisse de cacao b .. 2,2 2,3 2,8 3,h 2,2 2,2 3,0 ,. Alun!Biumy a - , - - - 2030 4147 4402 4798 5294 20,7 b - - - - 22 39 42 46 50,9 Divers a E30 2307 1760 1909 1971 2506 2099 2070 3437 17,9 b 37, 9h,2 h3,1 51,1 45 9 51,1 34,0 42,1 49,2 TOTAL a 9 1 13150 150 2 3 1 277 2391 22O3 25516 100 b ?2 313 311 342 395 1408 383 h32 h39 >ource: Pulletin de la statistique Générale, rapport annuel BC'AE et du Caneroun. Tableau 20 Ebcportations des principaux produits a) en millions de F.CFA b) en milliers de tonnes Pourcentage de 1955 1956 1957 1958 19l9 1960 1961 la valeur en 1962 Cameroun occidental Cacao - a) h59 480 490 793 1385 675 497 557 12,6 b) 3,9 5,5 h,7 h,5 7,8 6,1 7,3 6,h Bananes (fralches) -a) 1153 1182 1377 1885 1786 1838 1989 1577 35,8 b) 68,1 69,7 79,1 85,8 68,h 86,3 88,h 81,3 Palmistes - a) h 34 31 h6 8h 81 61 58 1,3 b) 2,0 1,5 1,h 1,7 2,0 2,2 2,5 2,5 Huile de palme - a) 119 97 128 139 183 190 267 149 3,4 b) 3,3 2,4 3,1 3,2 3,h h,3 6,2 3,6 Billes et bois scié - a)- - 9,8 51 334 877 (965) (739) (354) 8,0 b) - 1 7 42 112 12h 9h h5 Caoutchouc - a) 107 116 154 246 335 545 592 542 12,3 b) 1,5 1,7 1,9 2,2 2,$ 2,9 h,2 4,1 Divers - a) 107 166 402 642 337 1627 1931 1159 26,h Total - a) 1989 2085 2633 h085 h987 5921 6076 4396 Source: Trusteeship and C.D.C. report Pour les annen 1960, 191, 1962, les données proviennent du Wharf Authority Report. Tablelux 21 fcportations des principaux produite de la F(riération (Volume en milliers de tonnes) (Valeur en millions de F.CFA) 1950 1955 1958 1960 1962 Volume Valeur Volume Valeur Volume Valeur Volume Valeur Volume Valeur Cacao Cameroun oriental 43,7 3997 55,6 -8T= 54, 96U 57, 19 59,9 -21 Cameroun occidental .. .. 3 459 4,5 793 6,1 675 6 4 557 Total .59,5 B5b7 57,9 10453 65,0 B781 6,3 6978 Café Cameroun oriental 7,7 1082 13,9 2322 26,5 4965 30,5 4610 38,1 5216 Cameroun occidental .. .. ( 0 2) ( 23) (1,8) ( 80) 2 7 408 3,0 529 Total ~7,7 1082 1,1 7Z~ 2=,3 505 33, 5018 41,T1 575 Bananes Cameroun oriental 47,9 1012 76,2 1229 73,0 1172 36,7 587 52,4 842 Cameroun occidental .. .. 68 1 1153 85,8 1885 86,3 1838 81,3 1577 Total - 3057 123,0 ~M7 133,7 219 Palmistes Cameroun oriental 28,8 785 16,3 377 13,0 359 15,3 536 12,0 324 Cameroun occidental .. .. 2, 1,7 h6 2,2 81 2 5 58 Total ..183 2 14,7 405 17,5 617 1, 382 Huile de palme Cameroun oriental 4,7 202 - 3 0,3 20 1,1 68 Cameroun occidental .. .. 3,3 119 3 2 139 h,3 190 3,6 149 Total .. .. 3,3 12 3, 159 5,4 25 Bois 1/ Cameroun oriental .. .. 102 803 131,3 1026 139,3 1127 152,3 1464 Cameroun occidental . . 1 9 8 h2,0 334- 12h,0 ( 965) 45,0 ( 354) Total 103 12, 173,3 136 23,3 2092 197,3 1 Caoutchouc Cameroun oriental 1,6 126 3,5 454 3,9 h35 3,6 634 3,9 518 Cameroun occidental .. .. 1,5 107 2,2 2h6 2,9 545 4,1 542 Total .. .0 Sol 6, 681 6,7 1179 9,0 lobo Coton Cameroun oriental 0,04 1 4,1 588 7,0 968 7,3 1047 12,5 1683 Arachides Cameroun oriental h,9 115 7,9 286 14,6 471 3,6 135 7,8 317 Aluminium Cameroun oriental - - - - 22 2030 42 h02 51 5294 1/ 1955 = 1956 Source: Bulletin de la Statistique Générale, Trusteeship reports, C.D.C. reports. Tableau 22 Prix moyens FOB des produits exportés (F.CFA/kg) 1950 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 Cameroun oriental Arachides 31,8 36,1 35,8 32,6 32,2 31,2 37,6 39,0 43,7 Bananes 21,2 16,1 16,1 16,1 16,1 16,1 16,0 16,0 16,1 Café Arabica 202,3 241,5 258,7 273,5 244,2 205,0 236,1 200,0 - Café Robusta 143,4 157,7 131,7 148,7 176,h 159,5 139,9 130,0 125,5 Cacao 101,1 146,2 98,8 107,8 177,6 175,7 137,6 107,2 104,7 Coton (égriné) 31,8 143,7 138,6 136,8 139,2 137,h 142,4 lho,2 137,3 Caoutchouc da plantation 176,0 1/ 128,1 109,2 U2,6 10,h 164,h 176,2 134,2 130,8 Huile de palme 23,5 ~ 44,8 45,o 52,6 60,2 59,6 51,4 56,0 Huile de palmiste 36,0 52,7 50,4 58,5 67,5 88,0 77,9 58,8 Palmistes 29,1 23,2 22,9 2h,3 27,7 39,6 35,0 27,5 26,9 Cameroun occidental Bananes 16,9 17,0 17,h 22,0 26,1 21,3 22,5 19,4 Huile de palme. 36,1 h0,h 41,3 43,4 53,8 44,2 43,0 41,5 Palmistes 22,0 22,7 22,1 27,1 42,0 36,7 2h,3 23,2 Cacao .17,7 87,3 104,3 176,2 177,6 no,6 68,1 87,1 Caoutchouc 71,3 68,2 81,1 111,8 134,0 188,2 141,o 132,2 Thé .. .. .. .. 271,1 295,6 277,7 257,9 Poivre 115,1 264,8 207,2 187,1 1/ 1951. Source: Bulletin de la Statistique Générale Trusteeship reports - CDC reports. Tableau 23 Avantages financiers estimés retirés par le Cameroun des prix protégés ou garantis sur le marché français en 1961 1/ 2/ Exportations Exportations Cours- Prix¯ DifférenWe Avantages financiers totales vers la France mondiaux français F.CFA/kg pour le Cameroun (en tonnes) (en tonnes) F.CFA/g F.CFA/kg million/F.CFA Café (Robusta) ) 35.484 (24.818) 98,0 159,5 61,5 1.526,31 (Arabica) ) Bananes 51.280 51.280 38,9 46,5 7,6 389,73 Arachides 9.92h 9.924 45,2 51,5 6,3 62,52 Huile de Palme 557 557 56,o 59,5 3,5 1,95 Coton 10,395 10.395 181,5 - - 60,00 3/ Total 2.04o,1 1/ Cours mondiaux les plus appropriés, café Robusta - Contrat "R" New York. Bananes - Bananes de la Jamaique c.a.f. Londres -(Bananes de l'Equateur c.a.f.Hambourg 34,5 F.CFA/kg. Arachides- c.a.f. Londres Huile de palme du Nigéria c.a.f. ports européens Coton- à longue fibre, New York. 2/ Les prix français s'entendent c.a.f. ports français. 5/ Chiffre basé sur une subvention moyenne de la production d'environ 1000 F.CFA à l'hectare. Tableau 24 Vente des produits d'exportation, par la Cairerou-1 Developnent Corporation (en millions de F.CFA) 1950 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 Bananes 504,5 918,2 871,7 1092,8 1191,7 609,7 755,3 752,1 641,6 Caoutchouc 209,6 196,8 199,7 192,4 260,8 417,9 586,6 518,6 528,7 Huile de palme et palmistes 83,1 144,9 105,5 117,7 159,7 261,5 287,5 348,4 20h,8 Cacao ) 11,5 19,5 16,0 28,0 24,6 24,1 8,0 9,2 ) Poivre ) 5,8 0,8 1,8 1,5 2,8 3,8 7,7 7,5 6,1 ) Bois ) 15,8 16,6 29,8 11,2 - - - - Thé - - - - 0,1 8,5 10,5 21,7 21,4 Ventes totales 803,0 1288,0 1214,8 1450,2 1854,3 1326,o 1671,9 1656,3 14i1,8 Erportations totales du Cameroun occidental 1333 1989 2085 2633 4085 4987 5921 6076 4396 Pourcentage des ventes de la CDC dans les exportations totales du Cameroun occidental 60,2% 64,7% 58,2% 55,0% h5,3% 26,5% 28,2% 27,2% 32,1% 1/ Les chiffres ne sont pas absolument comparables à ceux des exportations enregistrées en raison des décalages de temps. Source: CDC Annual Reports. Tableau 25 Comnposition des Importaticns (en milliards de F.CFA) 1950 1955 1956 1957 1958 1959 190 1961 1962 Cam=Peroun oriental Energie 0;h0 1.00 0,69 0,87 1,20 1,40 1,40 1,145 1,42 Essence - 0,69 0;42 0,51 0,43 0,.9 0,h8 0,45 0,43 Pétrole 0,07 0,i.3 0,09 0,12 0,14 0,14 0,16 0,25 0,23 Gas-oil 0,08 0,16 0,14 0,18 0,22 0,22 0,21 0,24 0,26 Matières prenières et semi-produits 1,10 2,40 3,10 3,70 4,30 4,10 1,20 5,30 5,30 Chaux et ciment 0,24 0,30 o,35 0,35 0,34 0,32 O,21 0,27 0,33 Fer et métaux 0,32 0,55 0,57 0,77 0,62 O,49 0,56 0,68 0,48 Engrais 0,01 0,07 0,09 0,13 0,18 0,20 0,14 0,17 0,21 Alumine - - - - 099 1,25 1,28 1,80 1,57 Biens d'équipement 3,10 4,60 4,90 4,30 4,80 3,80 3,50 4,60 5,10 Machines, appareils mécaniques 1;04 1,60 1,63 1;59 1,53 121 0;95 ;23 1,6O Appareils électriques 0,39 0,52 1,06 0,89 0,82 0,75 0,64 o,84 1,34 Calmions 0,45 O,86 0,70 0,56 0,83 0,68 0,63 1,24 1,04 Pneus 0,09 0,24 0,26 0,24 0,31 0,22 0,23 0,28 0,27 Biens de consommation 6,00 10,00 8,00 9,30 12,20 10,80 11,30 12,30 13, 40 Denrées alimentaires .. 3,10 2,00 2,10 2,& 3,00 2,90 3,00 Boissons 0,70 0,80 0,60 0,70 0,90 0,80 0,90 1,20 Articles de coton 0,60 0,80 0,50 0,50 1,10 1,00 1,30 1,50 .. Automrobiles et pièces détachées 1,00 1,30 1,40 1,50 1,60 1,40 .,10 2,00 2,20 Importations totales 10,60 17,90 16,70 18,10 22,40 20,20 20,40 23,70 25,10 Cameroun occidental Matières premières et arti- cles non rr'actié e. 0,01 0,02 0,02 0,04 0,01 .. .. Artbicles manufacturés ou seri-ourés .. 0,86 0,75 0,93 1,42 1,29 Textiles .. 0,10 0,07 0,07 0,08 0,06 Métaux .. 0,32 0,30 0,39 0,63 0,16 .. . . A imentat.on ,. 0,16 o,22 0,21 0,29 0,44 .. . . Denrées alimentaires . 0,10 0,14 0,16 0,21 0,34 e . Boissons et tabac .. 0,06 0,08 0,05 0,80 0,10 .. Importations totales 0,50 1,00 1>00 1,20 1,70 1,70 2,40 3,80 3,20 Source: Bulletin de la Statistique Générale Trusteeship and CDC Reports Tableau 26 Prix CAF moyen des produits fmrortés Canmeroun oriental (F,CFA) 1950 1955 19 56 1957 1958 -7.95 ? 1960 1961 1962 ..enrées alimentaires .i9re (1.) 37,8 43,o 43,0 46,4 54,3 59,4 59,4 62,3 63,E Farine de froment (kg) 28,8 26,5 28,4 28,9 31,8 36,6 36,6 36,3 36,8 Riz (kg) 28,8 36,2 37,7 38,2 42,5 35,6 35,6 33,8 146.,5 Sel (kg) 6,1 6,1 5,9 6,1 9,0 9,3 9,3 6,7 9,3 Srcre (kg) 36,1 47,2 46,2 46,7 49,4 50,8 50,8 48,4 4,l Vin (1.) .,., .. 24,9 2k,9 23,5 25,6 Carburants Essence (1.) lO,4 8,2 8,4 6,7 7,0 8,o 8,o 9,6 8,6 Pétrole (1.) 11,4 7,2 6,6 6,3 6,6 7,6 7,6 9,3 9,4 cas-oil (1.) 8,2 6,5 6,5 6,7 7,0 7,9 7,9 9,9 8,9 Produits industriels Ci%ent (tonnes) 4307 4.078 4,284 4,685 5lo9 5,348 4;559 5,025 4,797 Fer à béton (tonnes) ., .. .. ,. 29,705 29,705 31;830 3t 67' ..umine (tonnes) - - - .. 15,919 151371 17.,213 17,241 Sovrce: Bulletin de la Statistique Générale Tableau 27 Tonnage des importations de certains produits (tonnes) Cameroun oriental 1950 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 Essence 23.608 52.739 46.027 50,774 56 154 56.294 54.303 51.413 Gas-oil & fuel-oil 10.326 18,426 21,471 22,807 26ýl79 25,438 22,388 26.126 Oinent 55.721 73.557 81,691 74,693 66,548 59.835 46.057 53,721 Fer, acier, fil, t8les 11.351 17,089 18.454 18,896 14,965 10.131 10,.696 34082 1/ 14atériel électrique 1.369 1,599 3,121 2,713 3,067~ 1.648 2.159 3;,17L, Alumine - - - - 62.252 81.323 74.799 10h 40 Papier 702 1.869 1.845 2.466 2.520 2,237 2.530 2.976 Conduites intérieu- res, (nombre) . . .. .. .o 1.195 838 1.723 Camions (nombre) . . .. e. 1,197 1.139 1.891 Co.vertures et tissus de coton 1.h98 2.805 1.311 1.923 2.294 2.269 2.622 2.970 RIz 5.721 4.854 2.651 4.252 3.986 6.957 7.h58 8.26 Sucre 1.944 3.893 4,437 4.628 5,462 6,807 6.067 6,U3 Scl 1.449 4.595 6.774 9.764 8ý917 12.956 l.108 1>4.101 Farine de froment 6,724 14973 15.>475 15.232 15,660 16.785 1L.059 17.192 Engrais 1.404 4.203 5.-92 8.397 101782 10.842 7.941 9.437 1/ Ces chiffres correspondent à deux séries de données; la première pour la période 1950-1958; la seconde pour la période 1958-1961. Le nombre de la seconde série s'appliquant à 1958 est 2191, Source: Bulletin de la Statistique Générale. Tableau 28 Balance cornrciale des produits de base par zones monftaires (en milliards de F.CFA) 1950 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 Cameroun oriental Exportations Zone Franc 5,0 8,6 8,4 9,8 15,1 15,9 14,7 15,6 17,2 (dont la France) 4,7 7,9 7,5 8,6 13,9 14,2 13,6 14,3 15,3 CEE (à l'exception de la France) 2,0 4,,7 2,7 3,2 3,4 5,9 6,5 5,9 5,h $ 0,2 1,8 1,0 1,0 1,3 2,8 1,5 1,4 1,6 £ 0,h 0,7 0,h 0,3 0,3 0,5 0,6 0,7 0,7 Divers 0,6 0,8 0,7 0,8 2,2 1,7 0,6 0,6 0,6 Total 8,2 16,6 13,2 15,0 22,3 26,8 23,9 24,2 25,5 i*rtations ne Franc 8,0 12,6 11,5 12,6 ih,8 13,9 1h,h 16,3 16,9 (dont la France) 7,2 11,4 10,5 11,5 13,4 12,3 12,2 12,9 13,8 CEE (IL l'exception de la France) 0,4 1,4 1,h 1,5 1,8 1,9 1,8 2,h 2,h $ 1,3 1,6 1,7 1,5 1,8 1,7 1,7 2,0 2,3 £ 0,h 1,0 0,7 0,8 0,9 0,8 0,1 1,1 1,1 Divers 0,5 1,2 1,3 1,7 2,1 1,9 1,6 2,0 2,h Total 10,6 17,9 16,7 18,1 21,5 20,2 20,h 23,7 25,1 Balanoe Zone Franc -3,0 -4,1 -3,1 -2,8 +0,3 -2,0 +0,3 -0,7 +0,3 (dout la France) -2,5 -3,5 -3,0 -2,9 +0,5 +1,9 +1,4 +1,h +1,5 CEE (A l'exception de la France) +1,6 +3,3 +1,3 +1,7 +1,6 +h,0 +4,7 +3,5 +2,9 $ -1,1 -0,2 -0,7 -0,5 -0,5 *1,1 -0,2 -0,6 -0,7 £ - -o,h -0,3 -0,5 -0,6 -0,3 -0,3 -0,h -0,h Divers +0,1 -o,4 -0,6 -0,9 +0,1 -0,2 -1,0 -l,h -0,7 Tbtal -2,4 -1,3 -3,5 -3,1 +0,8 +6,6 +3,5 +0,5 +0,4 Source: Bulletin de la StaUstique Génerale. Tableau 29 Balance conmerciale des produits de base par zones monétaIres (en millions de -'.CFA) 1955 1956 1957 1958 1959 Cameroun occidental Exportations Coimioiealth britannique 1,831 1,817 2,363 3,129 2,9!:.O (dont le Royaume-Uni) 1,831 1,817 2,336 3,128 2,935 CEE l/ - 4 146 202 Etats-Unis 134 227 12 54 - Divers 23 3S 178 756 1,PLî Total 1,988 2,08h 2,633 h,085 4,986 Importations Commonwealth britanniqge 694 536 620 982 1,021 (dont le Royauwoe-Uni) 674 566 597 956 980 CEE 227 2/ 289 2/ 355 h67 018 Japon 41 28 23 3h 25 Etats-Unis 27 27 66 147 86 Divers 4l 59 101 117 1.92 Total 1,030 989 1,166 l,747 1,742 Balance Commonwealth britannique +1,137 +1,231 + 174 +2,147 +1,919 (dont le Royaue-Uni) +1,157 +1;252 +1,739 +2,127 +1,955 CEE - 227 - 285 - 275 - 321 - 216 Japon - 41 - 200 - 54 - 34 - 2$ Etats-Unis + 107 - 28 - 23 - 93 - 86 Divers - 18 - 23 + 77 + 639 +1,652 Total + 958 +1,095 +1,467 +2,338 +3.,244 1/ Il ne s'agit que de l'Allemagne de l'Ouest. 7/ Y compris les chiffres pour l'Allemagne de l'Est. Scurce: Trusteeship reports. Tableau 30 Exportations des produits de base par le Camerovn oriental par prEUiÏpa p ~tysd esinit (tonnes) Valeur Millions de FeCFA) L95 1956 197 1.5$8 19 9 196O 1961 1962 Cacao 555.93 45.965 53.80 54-414 53.357 58,,898 58.302 59.938 Valeur (8.128) (4.541) (5.764) (9.660) (9.372) (8.106) (6.254) (6.421) Destination: France 11.438 15.637 17.327 24.022 19.116 19,883 12.608 l7ý954 Allemagne de l'Ouest 4.350 4.271 3.o42 2.726 2.8O7 3*762 3.503 4.358 Etats-Unis 10.496 5$638 7.253 4.793 5.344 5.698 8.600 6.203 Italie 3.618 3.199 3.085 51 311 3.101 5.007 2.3h Pays-Bas 21.036 1h.028 19.304 12.712 19.h33 25.093 27.7h3 26.137 U.R.S.S. 250 702 1.900 8.086 6.080 315 - - Café 13.918 17.801 16.894 25.753 29,491 30cz512 35.484 38.473 Valeur (2.322) (2.654) (2.800) (4.961) (5.002) (4.610) (5.121) (5.216) Destination: France 12.933 15082 15.052 23.963 23.893 22.468 24,818 18.795 Allemagne de l'Ouest - - - - 30 149 182 1.003 Euats--Unis 336 737 116 268 544 2.096 3,7864 7.036 Italie 79 502 387 336 853 2.926 2.883 2.816 Bois (brut) 70.223 96.005 81.543 117.318 116.728 127.442 144.835 140;-771 Valeur ( 448) ( 518) (1.198) ( 716) ( 829) ( 929) (1.293) (1.206) Destination: France 17.387 27.506 25.475 25-501 29.095 25,590 31.077 25.520 Allemagne de l'Ouest 18.727 12,869 1h.549 18.703 16.708 14-752 19.157 19.609 Belgique 4382 3.972 4.464 6.790 8.320 13.284 18.316 15.413 Royaume-Uni 1.913 3.288 4.304 2.433 1.068 578 1.017 2.lho Italie 652 3.429 1.318 3.584 10.966 12.717 6897 11.624 Pays-Bas 15,363 19.322 21.172 28.758 33.482 43.264 47.631 49.846 Boig(équarri) 1,671 3.673 1.955 927 2,916 1,159 3.475 660 Valeur ( 18) ( 42) ( 23) ( 12) ( 46) (17) ( 58) (28) Destination: France 830 344 333 398 671 31 200 176 A'Llemagne de l'Ouest 9 - 212 214 105 - 1.820 - Fays-Bas b29 642 808 452 164 278 111 177 ( a suivre ) Tableau 30 (suite) ExportatIons des produits de base par le Cameroun oriental par principaux pays de destination (tonnes) (Valeur : Millions de FoFA) 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 Bois (scié) 17.243 17.902 17609 20.798 14.335 100684 7.773 10.686 Valeur ( 218) ( 243) ( 234) ( 298) ( 229) ( 180) ( 145) ( 230) Destination: !rance 8.859 10.00 16.494 l0.385 5.384 3.123 1.479 1.972 Allemagne de l'Ouest 10 9 200 672 749 349 113 745 Etats-Unis 283 1,511 528 505 1.025 1,166 825 1.881 Pays-Bas 2.969 1.405 1.878 1y062 1928 2.139 1C956 3145 Bananes (fraf- chee)'76.163 66-087 85.180 73.018 57,905 36.706 51,280 52.391- Valeur (1,229) (1.064) (1.370) (1.172) ( 934) ( 587) ( 821) ( 842) Destination: France 61,606 56.194 70.946 6l.990 52.344 36.706 51.280 52.391 Aluminium - - - 165 39,205 42.072 46.144 50.929 Valeur - - - - (4.147) (4.402) (4.798) (5.294) Destination: France - - - 36 18.894 32.563 41.938 50.844 Belgique - - - - 5.202 5.550 4.172 25 Total Exports (000 tons) 313 311 342 395 408 383 432 439 Valeur (16.550) (13.150) (15.004) (24.321) (26.767) (23.951) (24.203) (25.516) Source: Bulletin de la Statistique Générale. Tableau 31 Balance des paiements du Cameroun oriental 1955-1962 (en milliards de F.CFA) 1955 1956 1957 1958 1 59 1960 1961 1962 Importations (17,9) (16,7) 17,3 20,8 19,7 23,7 (25¯1) Exportations (16,6) (13,2) 15,8 24,4 26,5 23,1 24,2 (25,5) Balance commerciale (-1,3) (-3,5) -1,5 +3,6 +7,5 +3,h +0,5 (+c,h) Transactions invisibles, nettes 'Tret et assurance - - - - - Transports .. .. .. .. . Voyages .. -0,3 -0,5 -0,6 -0,7 -0,7 Revenu des investissements .. , -5,0 - - Transactions du Gouvernement Dépenses d'opération (Budget français) .. . +3,7 +3,8 +3,4 +5,0 +h,1 Opérations diverses .. -2,4 -3,6 -1,5 +0,5 +1,h Autres transactions courantes,transferts inclus Yransferts des salaires .. -1,h -1,6 -1,8 -2,0 -2,0 Autres transferts enregistrés . +1,5 -1,8 -4,6 -8,6 -5,7 Autres transferts - - - - - Total des invisibles, (net) .. -2,9 -8,7 -10,6 -5,8 -2,9 Balane des paiements aourants .. -h,h -5,1 -3,1 -2,h -2,h Trawacticge __2Stal investissements et autres agences civUles et militaires .. .. +h,9 +3,6 +2,9 +0,1 +0,1 F.A.C. - - - +0,8 +0,1 F.E.D. .. - - - - +0,1 C.C.C.E. ... +1,5 +1,1 +1,2 +0,4 +0,4 . A.I.D. (américain) - - - - - &1lemagne - - - - - Autres transactions enregistrées, (net) .. -0,8 -0,4 +1,0 +0,4 +0,5 Mouvement des avoirs .. -1,2 +0,8 -2,0 +0,7 +0,3 Balance des paiements capitaux .. .. +h,h +5,1 +3,1 +2,h +2,. Tableau 32 Masse monétaire 1/ (Moyennes mensuelles) (en milliards de F.CFA) 1950 1952 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 ionnaie fiduciaire 3,2 4,7 6,o 5,6 5,9 7,7 7,8 8,o 8,2 9,3 DépCts 2,1 3,6 5,1 5,2 5,7 6,5 6,3 5,5 6,i 8,5 Total 5,3 8,3 11,1 10,8 11,6 i4,2 14,1 13,5 14,3 17,8 Indice 46 71 95 93 100 122 122 116 123 153 1/ Ces données concernent le Cameroun oriental seulement pour la période allant de 1950 à 1961. Source: Banque Centrale: Etudes et Statistiques. Tableau 33 1/ Actif et passif de la Banque Centrale du Cameroun (en millions de F.CFA) au 31 décembre 1955 1956 1957 1958 1959 1950 1961 1962 Actif 2/ .Compte d'opérations et autres disponibilites 2178 100 2211 1339 3475 2753 2509 4216 Effets escomptés à court terme 3622 5048 5174 6126 4547 6471 6893 7920 Avances à court terme 331 58 - 10 4s 228 76 22 Effets escomptés à moyen terme - - - 521 331 260 241 372 Autres actifs nets 3/ - l4 +274 +455 +141 + 24 - 4 -916 + 2 Passif Billets émis 5896 6157 7527 7972 8152 8593 8564 10489 Dépots 70 165 261 128 161 603 458 1257 Transferts à régler 151 62 52 37 109 512 697 786 Solde du Compte d'opérations et autres disponibilités extérieures de la Banque Centrale 2/ Compte d'opérations et autres disponibilités: a) des cinq pays membres 4276 3419 5933 5883 8652 9105 7103 11249 b) du Cameroun 2178 100h 2211 1339 3475 2753 2509 4216 c) % (b) par rapport à (a) 51% 29% 37% 23% hO% 30% 35% 37% Investissements des pouvoirs publics .. .. ,, ,, .. 2h00 3000 3125 1/ Les renseignements pour la période 1955-1961 ne concernent que le Cameroun Oriental. '/ Ce poste représente la balance extérieure courante du Cameroun en ce qui concerne son compte avec le Trésor Français; il ne comprend pas certaines disponibilités extérieures (en franc) du Gouvernement. 3/ Y compris d'autres actifs nets-passifs ne faisant pas l'objet d'écritures séparées. Source: Banque Centrale: Etudes et Statistiques. Tableau 34 Dép8ts (en millions de F.CFA) au 31 décembre 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 Dép8ts bancaires Comptes de dépts Cameroun occidental .. .. .. . . .. 1.069 Cameroun oriental 1.614 1.769 2.000 2.058 1.923 2.493 2.844 4.160 Comptes courants Cameroun occidental .. .. 868 Cameroun oriental 3.741 3.281 3.794 3.582 3.030 2.896 3.429 3.585 Total 5.385 5.050 5.794 5.633 4.953 5.389 6.273 9.682 Autres dép8ts 1/ Dépats des particuliers chez le Trésor .. .. 113 u 132 6 2 3 Dép8ts des particuliers aux C.C.P. .. .. 10h 152 159 294 325 607 Total de la monnaie scripturale .. .. 196 3 6.7 9 1=0.9 Dépots des banques et des comptes publics aux C.C.P. .. .. 165 248 146 335 576 446 Dép8ts Caisses d'Epargne .. .. 214 261 282 335 404 461 Total général des dép8ts .. .. 6.390 6.405 5.672 6.359 7.580 11.199 1/ Ces chiffres ne concernent que le Cameroun oriental pour la période 1955-1961. Source: Banque Centrale: Etudes et Statistiques. Tableau 35 Crédits à l'économie (en millions de F.CFA) au 31 décembre 1955 1956 1957 195b 1959 1960 1961 1962 Crédits financés sur ressources monétaires (a)Crédits à court terme:Cameroun oriental 9535 8961 9682 12403 10605 12433 13499 16271 Cameroun occidental .. .. .. 1..2 (b)Crédits à moyen terme:Cameroun oriental ) 46 731 50O 38h 377 1294 Cameroun occidental ) .. .. .. 8 Crédits à moyen et long terme financés sur 2197 2930 ressources monétaires à court et à moyen terme ) 4420 4688 4754 4690 4774 4282 Total des crédits: 11732 11891 14566 17822 15863 17507 18650 22857 (a) à court terme 9535 8961 9682 12403 lo6o5 12433 13499 17273 (b) à moyen et long terme 2197 2930 4884 5419 5258 5074 5151 5584 Ressources Intérieures Dépôts bancaires 5385 5050 5794 5633 4953 5389 6273 9682 Réescomptes et crédits (a) à court terme 3622 5048 5174 6126 4547 6471 6893 7920 (b) à moyen terme .. .. . 521 331 260 241 372 Autres sources extérieures 1/ 2725 1793 3598 52 6032 5387 5243 4883 Total 11732 11891 14566 17822 15863 17507 18650 22857 1/ Fonds extérieurs provenant de la Caisse Centrale, du Crédit du Cameroun (Banque Camerounaise de Développement) et des sièges extérieurs des banques commerciales. Source: Banque Centrale: Etude et Statistiques. Tableau 36 Classification industrielle des crédits à court et moyen terme 1/ (en millions de F.CFA) 1960 1961 1962 Court Moyen Court Moyen Court Moyen terme % terme % terme % terme % terme % terme % Agriculture 233 2,1 - - 207 1,7 - - 553 3,8 79 2,2 Electricité-eau - - h 0,1 - - 2 - - - - Extraction du pétrole - - - - - - - 22 0,1 - Industries - textiles 292 2,6 - - 411 3,5 •• .. 302 2,1 - - bois 185 1,6 343 9,2 233 1,9 335 9,6 252 1,7 330 9,5 divers 288 2,6 2986 80,6 46 0,3 2793 80,1 357 2,h 2637 76,5 Bâtiments - T.P. 212 1,9 12 0,3 411 3,5 28 0,8 573 4,0 67 1,9 Transports 5h2 4,9 52 1,h 661 5,6 71 2,0 728 5,0 62 1,7 Erportations 2/ 536 4,8 - - 649 5,5 - - 3507 24,5 - - Comerce 8526 77,3 159 4,2 8810 75,1 139 3,9 7413 51,9 72 2,0 Services 210 1,9 148 3,9 301 2,5 118 3,3 574 4,0 199 5,7 Total 1102h 3704 11725 3486 14281 3447 1/ Déclarés à la Centrale des Risques. 2/ Antérieurement à 1962 les exportations comprennent: exportations de cacao, café, oléagineux, bananes, bois; et en 1962 les exportations de coton. Toutes les autres exportations figurent au poste "Commerce". Source: Banque Centrale: Etudes et Statistiques. Tableau 37 Prêts consentis par la Caisse Centrale de Coopération Economique (millions de F.CFA) Montant initial Montant restant à rembourser au 31 décembre 1962 Entreprises privées 3755 2922 (a) Alucam 2507 (b) Diverses 415 Entreprises publiques 7072 5216 (a) Banque Camerounaise de Développement (i) avances générales 1267 600 (ii) avances spéciales 370 .. 1/ (b) Société Immubilière du Cameroun 560 431 (c) Energie Electrique du Camroun 4820 4163 (d) Cie Française pour le Développemnt des Textiles 55 22 Avances à la République du Cameroun 2065 1020 Avances aux communes 826 502 Avances aux autres organismes publics 20 10 Dette FIDES 11747 9d(0 2/ 25Z85 18710 1/ Montant restant à débourser. 7/ Montant consolidé d'une dette ancieijne selon de nouvelles conditions. Source: Caisse Centrale de Coopération Economique. Tableau 38 ?rWts consentis par la Banque C amerounaise de Développement au 30 juin 6ls (Anciennerent le Crédit du Cameroun) (millions de F.CFA) Depuis 1949 1961/1962 Nýombre Montant Povrcentage Pombre Montant Pourcentag, de la calcur de la valeu: totale totale Agriculture 81,254 4,097 51, 12,566 1,084 45,4 Artisanat et industries 656 798 35,5 192 342 14,h Biens immobiliers 8,150 2,844 9,9 2,290 874 36,7 Petit équipement 6,951 28h 3,5 1,933 84 3, Total 97,011 8,023 100 16,981 2,384 100 Source: Banque Camerounaise de Développement: Rapport Annuel Tableau 39 Banque Camerounaise de Développement Prêts en cours et prêts inpayés - Juin 1962 (tIllions F.CFA) Impayés % des % des prêts prêts En cours Nombre Montant impaZés en cours Agriculture et Forêts 494.287 2.334 163,971 37 33 Artisanat et Industries 228,297 252 47d969 il 21 Biens inmbiliers 1.422.759 2.600 207.769 47 15 Petit équipement 66,817 1.687 21.697 5 32 Total 2.212.160 6#873 hl.519 100 20 Source: Banque Camerounaise de Développemnt Rapport Financier. Tableau ho Recettes et dépenses consolidées du Gouvernement Fédéral et des Gouvernements fédérés du Cameroun (millions de F.CFA) 1950 1955 1956 1957 1958 1959 1960/61 1961/62 1962/63 1963/64 Recettes ImpUts directs 800 1805 2034 1791 1900 2147 3477 3820 4329 6275 Imp8ts indirects 1885 6258 6343 5396 6393 645o 6357 9485 12256 13191 Droits à l'importation 1050 2337 3200 2916 3513 3685 350o 5270 8420 9405 Droits à l'exportation 713 2451 2360 1771 2247 2108 2079 3050 2855 2925 Taxes à la production 107 1450 680 635 545 565 69h 1030 850 699 Divers 15 20 103 74 88 92 84 135 131 122 Enregistrement et timbres 79 244 320 360 372 hoh 465 495 615 812 Revenus du domaine 45 63 107 144 127 141 139 150 151 178 Recettes des services gouver- nementaux et remboursements 275 907 1098 1077 1188 1489 1J56 1l92 1869 1804 Total 3084 9277 9902 8768 9980 10631 11894 15442 19220 22260 Dépenses 1/ Dette publique 33 1076 993 1601 956 877 947 1012 1050 588 Capital 661 688 3/ 712 367 3/ Intérets 2/ 210 234 3/ 248 lol 3/ Pensions et allocations viagères 76 90 90 120 Dépenses commnes et diverses 432 1699 1758 2067 2239 2698 3072 3199 3620 4361 Pouvoirs politiques 38 150 167 462 250 475 588 750 1027 1080 Administration générale 617 1896 2185 2115 1802 2966 3246 3548 4538 521U Forces armées 133 259 353 323 171 768 1931 3520 3565 3490 Equipements sociaux 645 1959 2131 2069 2429 2830 2698 3211 3759 4154 Production 174 469 520 477 492 554 486 760 891 982 Postes et télécommnications 153 423 415 455 490 563 508 642 729 767 Travaux publics et transports 443 994 1145 987 975 1073 1019 1164 1202 1669 Total 2668 8925 9667 1o556 9803 12767 ih96 17810 20381 22305 Exoédent/déficit +416 +352 +235 -1788 +177 -2136 -2602 -2368 -1161 - 45 1/ Y compris les remboursements de la dette. 7/ Ne concerne que les allocations viagères du Cameroun oriental. 3/Estimdtions. Tableau 4l Recettes et dépenses consolidées du Gouvernement Fédéral et des Gouvernement fédérés du Cameroun (% indiqué par catégorie) 1950 1955 1956 1957 1958 1959 1960/61 1961/62 1962/63 1963/64 Recettes Ifplts directs 26 19 21 20 19 20 29 25 23 28 Impts indirects 61 67 64 62 64 60 53 61 64 59 Droits à l'importation (34) (25) (32) (33) (35) (35) (29) (34) (h) (42) Droits à l'exportation (23) (26) (24) (20) (23) (20) (17) (20) (15) (13) Taxes à la production ( 3) (16) (7) (7) ( 5) ( 5) (6,, (7) ( h) ( 3) Divers (0,5) ( -) (1) (1)- (1) (1) (1) (1) (1) (o,5) Enregistrement et timbres 3 3 3 4 4 h h 3 3 4 Revenus du domaine 1 0,5 1 2 1 1 i 1 1 i Recettes des services gouver- nementaux & remboursements 9 10 11 12 12 14 12 10 10 8 Dépenses Dette publique 1 12 10 15 10 7 7 6 5 3 Dépenses communes et diverses 16 19 18 20 23 21 21 18 18 20 Pouvoirs politiques 1 2 2 4 3 h 4 4 5 5 Forces armées 5 3 h 3 2 6 13 20 17 16 Administration générale 23 21 23 20 18 23 22 20 22 23 Equipement sociaux 24 22 22 20 25 22 19 18 18 19 Production 7 5 h h 4 h Postes et télécommunications 6 5 5 h h h 3 Travaux publics et transports 17 11 12 9 10 8 7 7 6 7 Tableau 42 Budget d'équipement consolidé du Gouvernement Fédéral et des Gouvernements fédérés du Cameroun (millions de F.CFA) 1950 1955 1956 1957 1958 1959 1960/61 1961/62 1962/63 1963/64 Recettes Ercédent/déficit + 416 + 352 + 235 -1788 + 177 -2136 -2602 -2368 n61 -45 Subventions - - - 2050 130 1549 3150 1885 1850 - Subventions au titre de l'investissement - 1300 837 460 509 38 lu 2141 200 1000 Contribution au plan FIDES - -1300 -800 - 400 - 316 - 10 - - 1831 - - Disponible pour budget d'équipement - - 37 60 193 28 1i 310 200 1000 Pr6lèvement sur la caisse des réserves - 200 60 - 1355 - 1371 1139 904 Total 416 552 332 332 500 796 659 n98 2028 1859 Dé nses 1/ 1istructure 78 128 2 6 35 156 7 262 173 203 Construction pour les services adenistratifs 338 335 8 66 224 485 309 327 898 842 Acquisition d'immeubles et de terrains - 36 176 86 52 95 212 178 205 294 Installations électriques radio- téléphoniques,adduction d'eau - - 9 9 5 il - 25 39 U7 Achat de matériel - 12 - - 5 12 1 3 38 41 Participations, contributions, subventions, rachats .. 41 138 156 179 36 120 403 675 363 Dépenses d'équipement 416 552 332 322 500 796 659 1198 2028 1859 1/ Non compris le remboursement de la dette. Source: Ministère des Finances. Tableau 43 Comparaison des dépenses du Gouvernement Fédéral et des Gouvernements fédérés du Cameroun ( Millions de F.CFA ) 1961/62 1962/63 1963/64 Ordinaire Equipement Total Qrdinaire Equipement Total Ordinaire Equipement Total Budget fédéral 1/ 11088 - 11088 14108 1543 15651 16189 1141 17330 Cameroun occidental 1271 278 1550 1704 309 2013 1876 404 2280 Cameroun oriental 5k51 920 6371 6017 453 6470 6704 400 7104 Moins: Subvention du Gouvernement Fédéral aux états fédérés: Cameroun occidental - - - 1150 86 1236 1271 86 1357 Cameroun oriental - - - 298 190 488 1195 - 1195 Total dm subventions - - - 1448 276 1724 2466 86 2552 Total Général 17810 1198 19009 20381 2029 22410 22305 1859 24162 1/ Les subventions au titre des budgets ordinaires et d'équipement payées par le Gouvernement Fédéral aux Gouvernements fédérés sont normalement imputées au budget ordinaire. Dans ce tableau les subventions d'équipement ont été réinté- grées au budgt d'équipement du Gouvernement Fédéral. Source: Minis"èe des Finances. Tableau 44 Estimation de la dette publique non remboursée (en millions de F.CFA) Remboursement au Restant à rembourser cours de l'exercice Montant initial au 30 juin 1963 1963-196h Capital Intert Capital Intérêt Capital Intérgt Caisse Centrale - Consolidation de la dette du Gouvernement Central aux termes des plans du FIDES 90o 2139 90h0,0 2139,0 116,0 38,0 - Autorités locales 133 37 79,4 14,7 11,2 2,7 - Divers 1626 288 733,0 116,5 154,5 23,0 Prts pour études et travaux 25 40 15,5 9,2 0,7 0,7 Prêts gouvernementaux - France (1956) 1250 264 960,0 150,0 75,0 26,0 - Royaume-Uni (1961) 240 260 224,6 243,6 9,6 10,6 Total 12314 3028 11.052,5 2.673,0 367,0 101,0 Source: Budgets de la Fédération et de la République du Cameroun. Tableau 45 1/ Investissements ai titre des plans du FIDES 19h7-1959 - (millions de F.CFA) 1947--53 1953-S/'59 Ant etixaeu- rement Total Total à 1957 1957/58 l958/ Etudes et recherches pré- liminaires 197 76,o 21,5 21>0 33,5 Production 733 7.129,6 0735 1. ,3 951, -nfrastruacture 15,547 7.006,5 5,067,2 1.497,A 8h2,3 Equipements sociaux 1.762 3.544,7 2.h65,5 615,0 464,2 Total 18.239 18.156,8 12.627,7 3.237,3 2.291,8 1/ Non compris les invest:ssemients au titre de la section générale du FIDES estimés à 8-10 milliards de F.CFA, Source: Documentation Française. Tableau 46 1/ Premier Plan de Développement de la République du Cameroun 1961-1965 ~ (millions de F.CFA) 2/ Plan Dépenses effectives~ % du to- 1961 1962 Dépenses tal par Montant a des objeF- Montant % des objec- totales secteur tifs annuels tifs annuels Etudes .8. 13% 3 3 Production 16.224 30,5% 386 14 7% 675 22,7% Production agricole 9.598 249 23,0% Production animale-p@che 899 89 28,6% 178 74,7% Production forestière 1.200 9 5,4% 48 18,7% Production industrielle 3.577 - - Coopération 950 2 1,6% 10 6,0% Infrastructure 25.460 47,8% 930 31 5% 2,115 71 2% Ponts et Ohaussées 11~.78h ~376 240 1.7 6,6& Ports 3.135 188 19,6% 376 70,2% Aéronautique 584 42 60,0% 75 127,1% Chemins de fer 9.380 295 139,8% 345 143,1% Postes et télécommuni- cations 395 28 31,1% 32 32,6% Tourisme 182 1 1,6% - Equipements sociaux 9.099 17,2% 432 28 2% 203 10 9% Santé publique 3.561 203 93 Enseignement 1.460 130 69,8% 54 2 4,5% Jeunesse, sports 2.000 - - Urbanisme et habitat 2.075 99 23,8% 56 13,4% Total 53.182 100,0% 1.832 23,6% 3,131 38,0% Equipement administratif 288 400 Grand Total 53.182 100,0% 2,120 27,3% 3,531 42,8% 1/ Tableau compilé en ce qui concerne uniquement le Cameroun Oriental avant la Fédération. / Non compris les investissements par les communes ou municipalités. Dépenses envisagées annuellement (en millions de F.CFA) Opérations lère année 2ème année 3ème année 4ème année 5ème année Totaux Etudes 668 442 435 441 433 2.419 Production 2.610 2.973 3.823 3.390 3.380 16.676 Infrastructure 2.951 2.970 5.460 6.669 6.941 24.991 Equipement Sociaux 1.531 1.849 2.080 1.894 1.742 9.096 7.760 b.234 1.79U 12.89 12.496 53.18? Source: Renseignements Ministère des Finances, Direction du Plan; Plan Quadriennal. Tableau 47 1/ Engagements an titre de 1 aide r1+-éirs (million de FýCFA) 1959 1960 1961 1962 1963 FýA.C. 2/ Etudes O.53,3 161 331,6 .. Production .. 883,0 350,1 451,0 .. Infrastructurc 599,8 1.228,3 858,3 .. Equipement sociaux 358,0 117,5 472,6 . Total non compris les Chemi.ns de Fer Transcamerounais 1894,1 2.112,0 2.113,5 Chemins de Fer Transcamerounais - - - 1<>5û0,0. F.E.D. Etudes - - - 172,8 Production - 123,4 177,0 - Infrastructure 880,0 737,3 1.091,8 1.198,7 Equipements sociaux 81,7 - 878,5 1.646,0 Total non compris les Chemins de Fer Transcaierounais 961,7 860,7 2.147,3 3.0175. Chemins de Fer Transcamerounais - - - 3.705,0 A. I.D. Etudes - - - --4, Infrastructure - - - 540,6 830,0 Equlpement sociaux - - 97,5 60,0 46,9 Assistance au titre de divers projets - - 10,9 50,1 67,6 Assistance sous forme de produits - - 365,3 172,8 - Total non compris les Chemins de Fer Transcamerounais - - 473,7 823,5 231,9 Chemins de fer Transcamerounais - - - 2.272,0 Total général non compris les Chemins de Fer Transcamerounais 961,7 2.754,8 4.733,0 5.954,5 232,9 Chemins de Fer Transcamerounais - - - 5.205,0 2.272,0 l/ Aide accordée au Cameroun oriental jusqu'au ler octobre 1961 et par la suite à la République Fédérale. 2/ Les totaux pour 1960 comprennent les engagements pris dans le second semestre de 1959. Source: Renseignements FAC, FED et AID. Tableau 48 Evolution des exportations et des importations 1960-1967 Quantité: milliers de tonnes Prix: F.CFA/kg Valeur: millions de F.CFA 1960 1962 1967 Quantité Prix Valeur Quantité Prix Valeur Quantité Prix Valeur Cacao 65 135 8.781 66 106 6.978 70 106 7.420 Café 30,5 151 4.610 38,1 137 5.216 45 113 5.085 Bananes Cameroun oriental 37 16,0 )2425 52,4 16,1 ) 2.419 60 16,1 ) 2.174 occidental 86 21,3 ) 81,3 19,4 ) 75 161) Palmistes 17,5 35 617 14,5 26 382 15,0 22 330 Huile de palme 5,4 48 258 3,6 41 149 6,o 35 210 Bois 263,3 8 2.092 197,3 9 1.818 250 9 2.250 Caoutchouc 6,5 181 1.179 8,0 133 1.060 14,0 103 1.4h2 Coton 7,3 143 1.047 12,5 135 1.683 25,0 135 3.375 Thé 1/ 76,5 134 10 180 117 21 450 111 50 Produits de base 21.019 19.728 22.336 Aluminium 4.402 5.294 5.200 Autres exportations 4.451 4.890 6.ooo Exportations totales 29.872 29.912 33.536 Importations totales 22.800 28.200 35.000 Balance commerciale 7.100 7.100 -1.500 l/ Quantité . milliers de livres Prix F.CFA/livres

Основные сведения
Тип документа Pre-2003 Economic or Sector Report
Дата принятия
Страна Камерун
Источник Всемирный банк