Группа Всемирного банка · Pre-2003 Economic or Sector Report

Mali - Problèmes et choix énergétiques

Мали Всемирный банк
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1|||||||||\| 'stV flflflflflfl*fl*h*h*hhh**flh** Energy Sector Management Assistance Programme Mali Problemes et Choix Energ6tiques Rapport No. 8423-MLI PROGRAMME CONJOINT PNUD/BANQUE MONDIALE D'ASSISTANCE A LA GESTION DU SECTEUR DE L'ENERGIE (ESMAP) OBJECTIF Le Programme d'assistance a la gestion du secteur de l'energie (ESMAP) a et6 lanc6 en 1983, conjointement par la Banque mondiale et le Programme des Nations Unies pour le developpement (PNUD), pour compl6ter le Programme d'6valuation du secteur de i'dnergie mis en place trois ans plus t6t. Une Commission internationale s'est reunie en 1990 pour aborder la question du r6le de I'ESMAP dans les ann6es 90. Elle a conclu que le Programme avait un r6le essentiel k jouer au cours de la decennie a venir dans le cadre des efforts deploy6s pour aider les pays en developpement k mieux gerer leur secteur de l'6nergie dans la mesure ott la fourniture d'energie k un prix raisonnable est un facteur determinant du rythme et de I'amplitude du m6canisme de croissance. Les recommandations de la Commission ont ete largement approuvees lors de l'Assembl6e annuelle de I'ESMAP en novembre 1990. Aujourd'hui, I'ESMAP realise des 6valuations energetiques, des etudes de preinvestissement et de prefaisabilite et dispense des conseils d'ordre institutionnel et politique. Le Programrme vise a renforcer l'impact de l'aide bilaterale et multilat6rale et des investissements prives en apportant une assistance technique aux pays en developpement dans le domaine de 1'energie. Les resultats et les recommandations issus des activites de I'ESMAP dans les diff6rents pays permettent aux gouvemements, aux bailleurs de fonds et aux investisseurs potentiels de disposer des informations necessaires pour identifier des projets energetiques economiquement et ecologiquement viables et accelerer leur preparation et leur mise en oeuvre. Les activites operationnelles du Programme relevent de deux divisions du Departement de l'industrie et de l'6nergie de la Banque mondiale et du Secretariat de I'ESMAP. * Les activites du Programme sont gerees par le Groupe consultatif de l'ESMAP qui comprend les cofinanciers, le PNUD et la Banque mondiale, les gouvemements qui apportent un appui financier et les representants des beneficiaires de cette assistance. Le President du Groupe est le Vice-President de la Banque mondiale, Politiques et recherche sectorielles. II est seconde par un Secr6tariat coiffe par le Secretaire ex6cutif du Groupe qui est egalement charge d'organiser les relations avec les bailleurs de fonds et d'assurer le financement des activites du Programme. Le Secretariat apporte egalement un soutien et des conseils a un Groupe consultatif technique compos6 d'experts ind6pendants dans le domaine de l'energie, qui se reunit periodiquement pour examiner de fa,on detaillee l'ordre du jour du Programme, les activites et autres questions liees au fonctionnement de l'ESMAP. * La Division de la strategie et des programmes de I'ESMAP est chargee de preciser quels sont les pays qui devraient recevoir une assistance dans le cadre du Programme, de preparer les programmes d'assistance technique pertinents pour ces pays et d'apporter un soutien au Secretariat sur les questions de financement. Elle effectue egalement des etudes de nature generale comme les 6valuations energetiques. * La Division Operations de l'ESMAP est chargee de la conception detaillee et de l'execution d'activites comprenant essentiellement l'6laboration de strategies sous-sectorielles, des travaux de pr6investissement, des etudes institutionnelles, une assistance technique et une action de formation dans le cadre des programmes d'assistance au pays s'inscrivant dans I'ESMAP. FINANCEMENT Le programme ESMAP est un effort de cooperation intemationale appuye par la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le ddveloppement et d'autres organismes des Nations Unies, la Communaute europeenne, l'Organisation des Etats americains (OEA), l'Organisation latino-am6ricaine de l'energie (OLADE) et un certain nombre de pays dont l'Allemagne, l'Australie, la Belgique, le Canada, le Danemark, les Etats-Unis, la Finlande, la France, l'Irlande, l'Islande, l'Italie, le Japon, la Norvege, la Nouvelle-Zelande, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suede et la Suisse. AUTRES INFORMATIONS Pour toutes informations compl6mentaires sur le Programme ou pour obtenir des exemplaires des rapports de I'ESMAP, veuillez contacter: Bureau du Directeur Q Le Secretaire executif Departement industrie et energie Groupe consultatif de l'ESMAP Banque mondiale Banque mondiale 1818 H Street, N.W. 1818 H Street, N.W. Washington, D.C. 20433 Washington, D.C. 20433 U.S.A. U.S.A. POUR USAGE OFFICIEL Rapport No. 8423-MLI MALI PROBLEMES ET CHOIX ENERGETIQUES Novembre 1991 Le present rapport fait partie d'une serie publiee dans le cadre du programme conjoint PNUD/Banque Mondiale pour favoriser la maltrise des choix energetiques. Les travaux ont ete finances en partie par le PNUD, le Gouvernement neerlandais et realises par la Banque Mondiale. Le present document fait l'objet d'une diffusion restreinte; sa teneur ne peut etre divulguee sans I'authorisation du Gouvernement, du PNUD ou de la Banque Mondiale. SOMMAIRE Cette etude, basee sur les informations disponibles fin 1988 et debut 1989, etablit un diagnostic du secteur energetique du Mali, evalue les options qui permettraient d'am6liorer son fonctionnement et propose aux Pouvoirs Publics un certain nombre de recommandations. Un programme d'assistance technique est egalement propose aux bailleurs de fonds. Ces recommandations concernent le sous-secteur des combustibles ligneux, celui de l'electricite, des hydrocarbures, des energies nouvelles et renouvelables, ainsi que la promotion d'une meilleure maitrise de l'energie et l'amelioration de la gestion globale du secteur et notamment des competences nationales. Ce diagnostic et ces recommandations portent (i) sur les ressources et l'approvisionnement en bois, charbon de bois et autres energies nouvelles et renouvelables, en electricite et en produits petroliers, (ii) sur la demande, la tarification et les possibilites de substitution, ainsi que (iii) sur l'organisation et la gestion de chacun des sous-secteurs. Pres de 90% de la consommation finale d'energie du Mali est fournie par le bois, une ressource nationale dont l'exploitation largement incontrBlee risque, dans un environnement climatique rendue encore plus difficile par les recentes secheresses, de provoquer des dommages importants I 1'environnement. Ainsi pour l'energie domestique, une strategie incorporant a la fois une gestion controlee et decentralisee des forets, une exploitation rationnelle du bois mort, une amelioration de l'efficacite des foyers de cuisson, un reajustement des prix et une strategie de substitution est proposee. En ce qui concerne les produits petroliers et l'electricite dont les cotts sont tres eleves, le Mali devra s'attacher prioritairement a une reduction de ces coats, a une revision des mecanismes de fixation des prix et a une amelioration de la planification et de la gestion de chaque sous-secteur. L'etude insiste particulierement sur les rdformes institutionnelles et de tarification ainsi que sur la necessite d'un renforcement et d'un regroupement des competences nationales en matiere de planification, de suivi des projets et de gestion. L'6tude propose egalement de developper le role du secteur prive, encore tres embryonnaire dans le secteur Energie, dans les investissements et l'exploitation des projets energ6tiques et d'accentuer la concurrence entre les divers acteurs. ABREVIATIONS b baril b/j baril (s) par jour b/an baril (s) par an BT basse tension CAF codt, assurance, fret GPL gaz de petrole liquefie GWh gigawatt-heure ha hectare hl hectolitre HMT hauteur manometrique totale (hauteur de pompage) HT haute tension kcal kilocalorie kep kilogramme d'equivalent petrole kg kilogramme km kilometre km2 kilometre carre kVA kilowolt-ampere kV kilovolt kW kilowatt kWh kilowatt-heure 1 litre m3 metre cube MJ mega-joule MVA megawatt MT moyenne tension MW Megawatt p.a. par an PIB Produit Interieur Brut PNB Produit National Brut tep tonnes d'equivalent petrole t tonne metrique Wc watt-crete SIGLES AFME Agence Frangaise pour la Maitrise de l'Energie CEE Communaute Economique Europdenne CEES Cellule d'Entretien des Equipements Solaires CILSS Comite Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Secheresse au Sahel CMDT Compagnie Malienne de Developpement des Textiles CNH Commission Nationale des Hydrocarbures CRDI Centre de Recherche sur le Ddveloppement International (Canada) CRES Centre Regional de l'Energie Solaire DNAE Direction Nationale des Affaires Economiques DNEF Direction Nationale des Eaux et Forets DNGM Direction Nationale de la Geologie et des Mines DNHE Direction de l'Hydraulique et de l'Energie DNSI Direction Nationale de la Statistique et de l'Informatique EDM Energie du Mali ESMAP Energy Sector Management Assistance Program FAC Fonds d'Aide et de Cooperation (France) FED Fonds Europeen de Ddveloppement FFN Fonds Forestier National GPP Groupement Professionnel de l'Industrie du Petrole du Mali GTZ Gesellschaft fuir Technische Zusammenarbeit (R F Allemande) IDA International Development Association LESO Laboratoire de l'Energie Solaire MIuE Ministere de l'Industrie, de l'Hydraulique et de l'Energie OERHN Office pour l'Exploitation des Ressources Hydrauliques du Haut Niger OMS Organisation Mondiale pour la Sant6 OMVS Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sdnegal ONG Organisation Non Gouvernementale ONT Office National des Transports OSRP Office de Stabilisation et de Regulation des Prix PASEP Programme d'Ajustement Sectoriel des Entreprises Publiques PIRL Programme d'Inventaire des Ressources Ligneuses PNLD Programme National de Lutte Contre la Desertification PSE Programme Special Energie RCFM Regie des Chemins de Fer du Mali RCFS Regie des Chemins de Fer du Senegal SAR Socidte Africaine de Raffinage (Dakar) SIR Societe Ivoirienne de Raffinage (Abidjan) EQUIVALENCE DEVISES ET FACTEURS DE CONVERSION ENERGETIQUES Unite monetaire - Franc CFA (FCFA) Taux de change: 280 FCFA/1 $EU a/ Combustible Pouvoir Calorifigue I (million de kcal/t) Petrole brut 10,2 1 GPL (Butane) 10,8 1,059 Essence 10,5 1,029 Carbureacteur 10,4 1,020 Petrole lampant 10,3 1,007 Gas-oil 10,2 1 Fuel-oil 9,7 0,951 Bois de Feu 3,5 0,343 Charbon de bois 7,0 0,6863 Electricit6 4000 kWh = 1 tep, equivalent thermique de l'hydro-electricite (avec un rendement thermique de 34,4%). 1 GWh = 86 tep (equivalence en termes de pouvoir calorifique fourni). Bois 1 stere = 0,6 m3 = 0,42 kg de bois 4/ Taux de change au moment de la mission; sauf mention explicite contraire, cette valeur a 6tt utilisee dans le present rapport. Le present rapport est fonde sur les conclusions d'une mission d'evaluation du secteur energetique qui s'est rendue au Mali en novembre/decembre 1988. Cette mission etait composee de Messieurs Joseph Gilling (Chef de Mission, Economiste principal pour les questions energetiques); Philippe Durand (Specialiste en energie domestique); Marc Heitner (Consultant, questions institutionnelles du secteur hydrocarbures); Willem Kupper (Consultant, energie electrique); Gerard Madon (Consultant, ressources ligneuses); William Matthews (Consultant, approvisionnements et distribution des hydrocarbures); et Peka Soininen (Consultant, maitrise de l'energie). La redaction du rapport a ete realisee par Monsieur Michel Layec. TABLE DES MATIERES AVERTISSEMENT RESUME Er RECOMMANDATIONS ......................................... i Tableau des recommandations et actions prioritaires ........................... xiv I. L'ENERGIE DANS L'ECONOMIE MALIENNE ............................... 1 Contexte socio-economique ............................................ 1 Introduction ............................................ 1 Reformes et perspectives economiques ................................ 1 Apercu sur le secteur de l'energie du Mali .................................. 2 Ressources et contraintes energetiques ................................ 2 Bilan energetique et consommation d'energie finale (1987) .................. 4 Perspectives d'evolution de la demande d'energie (1988-2007) ................6 Organisation et gestion du secteur Energie .................................. 7 Les grands axes de la politique energetique malienne ........................... 8 HI. LES COMBUSTIBLES LIGNEUX ET L'APPROVISIONNEMENT EN ENERGIE DES MENAGES ............9 Principaux problemes, choix et recommandations pour le sous-secteur ................ 9 Ressources et reseaux d'approvisionnement ................................. 10 Ressources forestieres et de biomasse - Projets en cours ................... 10 Reseaux d'approvisionnement en bois de feu et charbon de bois .............. 12 Controle de l'exploitation des ressources en bois de feu .................... 12 Recommandations ............................................. 13 Fiscalite et structures des prix .......................................... 16 Fiscalit6, structures des prix et autofinancement actuels .................... 16 Recommandations ............................................ 18 Organisation actuelle .......................................... 19 Recommandations ............................................. 19 Gestion administrative du sous-secteur ................................... 20 Disponibilite et qualit6 des donnees ................................ 20 Recommandations ............................................ 20 Consommation, substitutions 6nerg6tiques et efficacit6 des 6quipements ..............21 Consommation actuelle et perspectives .............................. 21 Importance de 1'6nergie dans le budget des menages et coets de la cuisson .... 22 Programme de foyers am6lior6s et substitutions ......................... 23 Recommandations ............................................ 24 Programme d'6nergie domestique - investissements I court terme et assistance technique ......................................... 26 mI. LE SOUS-SECTEUR DE L'ELECTRICITE ................................ 28 Principaux problbmes, choix et recommandations pour le sous-secteur ............... 28 D6veloppement de la production et des r6seaux .............................. 28 Description du sous-secteur ...................................... 28 La demande en 6nergie 6lectrique ................................. 29 Programme d'investissement ........................................... 31 Introduction ................................................31 Reseaux de transport et de distribution ........ . ...............................32 Projet de Manantali ......... . . . . ...................................... ... .34 Options a envisager du fait des retards de Manantali ...... . . ......................35 Strategie de transition - Recommandations ................................. 36 Autres actions recommand6es ..................................... 36 Tarification ...................................................... 37 Introduction ........................................... 37 Recommandations - Tarification EDM ............................... 38 Gestion de la demande ............................................... 39 Potentiel d'economie d'energie .................................... 39 Recommandations ............................................. 40 Gestion du sous-secteur .............................................. 40 Politique generale de gestion et organisation actuelle .....................40 Recommandations ............................................. 43 Systeme d'information de gestion .................................. 43 Recommandations ............................................. 43 Programme d'investissement a court terme et d'assistance technique pour le sous-secteur ...................................... 44 IV. LE SOUS-SECTEUR DES HYDROCARBURES ............................. 45 Principaux problemes, choix et recommandations pour le sous-secteur ............... 45 Organisation de I'approvisionnement .................................... 45 Consommation actuelle et perspectives .............................. 45 Ressources petrolibres et sources d'approvisionnement ....................47 Recommandations ............................................. 47 Stockage et depots interm6diaires .................................. 48 Recommandations ............................................. 49 Distribution ........................................... 50 Recommandations ............................................. 50 Gestion du sous-secteur .............................................. 51 Organisation actuelle de la gestion du sous-secteur ....................... 51 Recommandations ............................................. 53 Disponibilite et qualite des donnees ................................. 54 Recommandations ............................................ 54 Prix et fiscalite petroliere ............................................. 54 Niveaux, structures officielles des prix et mecanismes de fixation des prix .... 54 Recommandations ............................................ 58 Programme d'investissement a court terme et d'assistance technique ................59 V. LE SOUS-SECTEUR DES ENERGIES NOUVELLES ET RENOUVELABLES ..... 60 Principaux problemes, choix et recommandations ............................. 60 Developpement du sous-secteur ......................................... 60 Ressources et contraintes actuelles ................................. 60 Projets Ethanol et huile de pourghere ............................... 61 Recommandations ............................................. 62 Gestion du sous-secteur .............................................. 63 Organisation actuelle .......................................... 63 Recommandations ............................................. 64 Programme d'investissements I court terme et d'assistance technique ................ 65 VI. MArrRUSE DE L'ENERGIE ...................................... 66 Principaux problemes, choix et recommandations ............................. 66 Introduction, gisements et activites de maftrise de l'energie ...................... 67 Organisation actuelle, realisations passees en mattrise de l'energie ............ 67 Gisements et activites en cours ................................... 67 Programme d'actions propose en maitrise de l'energie .......................... 69 Conditions necessaires a une amelioration de la maltrise de l'energie et principaux obstacles ...................................... 69 Donnes ................................................... 70 Recommandations pour une politique de maftrise de l'energie ............... 70 Recommandations pour la maftrise d'energie ................................ 72 Sous-secteur de l'energie domestique ................................ 72 Industrie et batiments modernes ................................... 72 Secteur des Transports ......................................... 73 Sous-secteur de l'electricit ..................................... 73 Organisation institutionnelle ........................................... 74 Assistance technique en maftrise de l'energie ................................ 74 VII. GESTION DU SECTEUR ENERGIE .................................... 77 Principaux problemes, choix et recommandations ............................. 77 Organisation administrative du secteur Energie .............................. 77 Organisation actuelle .......................................... 77 Recommandations ............................................ 78 Situation actuelle ............................................. 79 Recommandations ............................................ 79 Formation des ressources humaines ..................................... 81 Programme d'assistance technique I la gestion du secteur .......................81 Page TABLEAUX 1. Sommaire des recommandations et actions prioritaires ......................... xiv 1.1 Bilan energetique simplifie du Mali en 1987 ................................. 4 1.2 Afrique de l'Ouest: Consommation d'energie commerciale ....................... 4 1.3 Tendances dans la consommation d'energie commerciale du Mali ...................5 1.4 Bilans comparatifs de la consommation d'energie finale (1987-2000) ................. 6 2.1 Recapitulatif de la consommation energetique des menages (Evolutions tendancielle et de diversification) ............................ 22 2.2 Coats de l'energie et d6penses annuelles pour la cuisson a Bamako ................. 26 2.3 Programme d'energie domestique - Investissements et assistance technique additionnels (1990-1995) ............................ 27 3.1 Donnees de base sur le sous-secteur de l'Electricite (1987) ...................... 29 3.2 Previsions de la consommation et de la production sur le reseau interconnecte (1989-2007) .................................. 30 3.3 Programme d'investissement du sous-secteur Electricite (1989-1994) ................ 31 3.4 Principales composantes du programme d'investissement ........................ 32 3.5 Moyens additionnels proposes de production sur le reseau interconnecte..............34 3.6 Grille tarifaire actuelle simplifie ....................................... 38 3.7 Investissements et assistance technique dans le sous-secteur ...................... 44 4.1 Evolution de la consommation de produits petroliers (1980-1987) .................. 46 4.2 Origine des produits (1987) ........................................... 46 4.3 Niveaux et structure simplifiee des prix des principaux produits petroliers (Pre-reduction des prix de 1989) ............................. 55 4.4 Nouveaux prix ex-depots (1989) .................................... 57 4.5 Prix du GPL (fin 1988) ........ ................................. 57 6.1 Repartition de la consommation malienne de produits petroliers par mode de transport ........................................... 69 6.2 Sommaire du potentiel d'economies d'energie a court et moyen terme ............... 69 6.3 Droits et impOts sur certains equipements d'economies d'energie .................. 71 6.4 Principales composantes du projet Maftrise de l'Energie ........................ 75 ANNEXES 1.1 Bilan energetique de l'annee 1987 ....................................... 83 1.2 Principales donnees electriques d'EDM ................................... 84 1.3 Historique de la consommation de produits petroliers .......................... 85 1.4 Bilans energetiques comparatifs (1987-2010) ................................ 86 2.1 Ressources forestieres du Mali et bilans bois de feu ........................... 87 2.2 Residus agro-industriels .............................................. 93 2.3 Projets forestiers en cours en 1988 ...................................... 94 2.4 Systemes d'approvisionnement en bois de feu des villes principales ................. 96 2.5 Structures des prix du bois de feu pour un approvisionnement par cainon ............ 97 2.6 Deuxieme Projet Forestier (Banque Mondiale) - Organigramme du Service Forestier .............................................. 98 2.7 Responsabilites du groupe des combustibles ligneux, des autres groupes de la DNEF et du secteur prive ............................. 99 2.8 Consommation et depenses d'energie des menages et du secteur informel ...........100 3.1 Evaluation du secteur energie ......................................114 3.2 Principales donnees electriques d'EDM ................................. 116 3.3 Prevision de la demande et des besoins de production .......................119 3.4 Programme d'investissement dans le sous-secteur de l'energie electrique ............120 3.5 Investissements et co(ts de production des alternatives hydrauliques et thermiques ............................................121 3.6 Estimation des coats marginaux ....................................122 3.7 Principaux indicateurs financiers d'EDM ................................ 124 4.1 Analyse de la consommation des produits petroliers ......................... 125 4.2 Sommaire des resultats de l'exploration petroliere au Mali .....................129 4.3 Structure detaillee des prix des produits petroliers .......................... 131 4.4 Organisation administrative du sous-secteur des hydrocarbures ..................137 4.5 Mission proposee a la nouvelle institution de gestion du sous secteur des hydrocarbures .................................... 140 4.6 Mecanismes administratifs de fixation des prix des produits petroliers a la pompe ....................................... 143 4.7 Reorganisation du sous-secteur des hydrocarbures - Proposition de Termes de Reference pour une assistance technique ..................... 144 5.1 Sommaire de 1'experience malienne dans les energies nouvelles et renouvelables ...........................................147 6.1 Principales societes, bltiments et flottes de transport .......................160 6.2 Projet de Maitrise de l'Energie - Proposition des Termes de Reference pour une assistance technique .............................161 7.1 Organigramme propose pour la DNHE ................................166 7.2 Gestion du secteur energie - Organigramme fonctionnel simplifie ................ 167 CARTES IBRD 22069: La situation du Mali (avec principales villes) (Mali Energy Assessment) IBRD 19169R: La r6partition de la population (Population Distribution) IBRD 22070: Le systeme electrique du Mali (Mali Energy Assessment - Power Facilities) AVERTISSEMENT Depuis les discussions du projet de rapport final sur les Problemes et Choix Energetiques du Mali, divers evenements se sont produits au niveau politique, au niveau macroeconomique ainsi que dans le secteur de l'energie. Cet avertissement presente tres brievement les changements les plus marquants et notamment les principales actions et decisions que le gouvemement a realise dans le secteur de l'energie depuis la publication du projet de rapport final. Cadre politique et macro-economigue Au niveau politique, les pressions sociales internes pour l'introduction d'un systeme politique multipartis ont debouche en mars 1991 sur un coup d'Etat, la creation d'un gouvemement de Transition, l'organisation d'une Conf6rence Nationale et la preparation d'6lections generales qui devraient se derouler debut 1992. Le Gouvernement de Transition a confirme l'adhesion du Mali au programme d'ajustement et de reformes entrepris avec les principaux bailleurs de fonds et notamment la Banque Mondiale et le Fonds Monetaire International (FMI) et en mai 1991, le Mali, la Banque Mondiale et le FMI se sont entendus sur un nouveau cadre macro-economique et sur un Plan d'Action qui devrait permettre la poursuite de la mise en oeuvre des mesures d'ajustements. La strategie de la Banque Mondiale et du FMI continue de se concentrer sur I'accroissement du revenu national par: (i) des reformes institutionnelles et de politique generale, (ii) l'amelioration de 1'efficacite de l'utilisation des fonds publics et enfin (iii) l'amelioration de la gestion des ressources humaines, des ressources naturelles ainsi que le developpement et la gestion des infrastructures. Combustibles ligneux et approvisionnement en energie des m6nages Dans ce domaine, le Gouvernement a poursuivi la preparation d'une strategie correspondant aux grands axes presentes dans le corps de ce rapport et destinee I promouvoir: (i) l'acces des menages aux energies domestiq'ies notamment aux energies modernes (principalement GPL et kerosene et equipements photovoltaiques pour les petits usages) et I introduire des equipements energetiques plus efficaces et (ii) reduire la degradation du couvert forestier causee par la production de bois de feu pour les besoins d'energie des zones urbaines. A ces objectifs, correspond une strategie integree dont trois composantes concernent la demande d'energie domestique, respectivement la recherche et l'introduction de produits dnerg6tiques populaires, la promotion et l'appui I la commercialisation de ces produits et la troisieme la conception de mecanismes de credit destines aux producteurs et consommateurs. Cinq autres composantes concernent les actions sur l'offre de combustibles ligneux notamment la preparation de schemas directeurs d'approvisionnement, un appui aux professionnels du bois de feu, la modernisation du secteur charbonnier, la r6cuperation des reserves de bois mort et finalement l'amenagement forestier des forkts classees. Dans une premiere etape, le Gouvernement a decide de mettre en place une Unite de Pilotage de la Strategie pour l'Energie Domestique qui coordonnera une Cellule Energie Domestique, partie integrante de la DNHE (Direction Nationale de l'Hydraulique et de l'Energie) du ministere de l'Hydraulique et de l'Energie et une Cellule Combustibles Ligneux, partie integrante de la Direction Nationale des Eaux et Forks (DNEF) du ministere de l'Agriculture, de l'Elevage et de l'Environnement. Sous-secteur de l'electricite En 1990 et 1991, la croissance de la production et de la demande a ete soutenue (respectivement de l'ordre de 8% et de 9%), ce qui, compte tenu des limites du productible hydraulique equipe, a entraine une croissance importante de la production thermique. Globalement, malgr6 les efforts deployes la situation du sous-secteur demeure tres preoccupante au plan du developpement des infrastructures, au plan de la gestion, des resultats financiers et du contexte institutionnel. Le redressement de la situation necessitera des decisions et des actions rapides. Developpement des moyens de production et de transport. Les travaux de rehabilitation des groupes thermiques existants de Dar-Salam et d'extension de la centrale (ajout d'un groupe de 6 MW) ont e termines de m8me que les travaux de rehabilitation des groupes de l'amenagement hydroelectrique Sotuba et de surelevation du barrage. D'autre part, l'ajout d'un groupe thermique supplementaire a fait l'objet d'une demande de financement ce qui permettrait de couvrir la pointe du reseau interconnecte jusqu'en 1993. Enfin les travaux de la ligne 150 kV Bamako-Segou ont e termines (financement BEI- ACDI) et la mise en service est prevue d'ici la fin de l'annee 1991. Un des principaux problemes du sous-secteur de l'electricite concerne le developpement futur des moyens de production et en particulier l'equipement du barrage existant au site hydroelectrique de Manantali et les interconnexions aux centres de charge. Ce site devrait etre developpe par l'Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Senegal (OMVS), au benefice du Mali, de la Mauritanie et du Senegal. La viabilite economique de l'equipement de la centrale pour la production d'electricite ainsi que la construction d'un reseau de transport regional entre les trois pays a ete confirmee a l'issue d'une etude menee par la Banque Mondiale courant 1991; l'amenagement de ce site serait extramement profitable pour le Mali. L'etude de la Banque Mondiale a retenu que la mise en service de l'amenagement pourrait se faire au plus t6t en 1996. Pour parer a de nouveaux retards dans la mise en service de Manantali, le gouvernement s'apprate a lancer des 1992, les appels d'offre pour une etude de faisabilite de l'amenagement hydroelectrique de Petit Kenie (48 MW). Le gouvernement envisage d'autre part de proceder I une etude d'optimisation du placement des productibles hydroelectriques qui permettra egalement de valider le niveau de l'energie garantie de Selingu6. Une etude tarifaire a egalement ete entreprise d6but 1991 et les resultats devraient etre disponibles vers la fin 1991. Au dela de cette etude, peu de progres semblent avoir et realises cependant vers une gestion de la demande. Enfin au niveau institutionnel, bien que la r6forme du sous-secteur et la mise en oeuvre d'un Contrat-Plan Etat-Energie du Mali (EdM) a permis une entente sur les principes gdn6raux de la reforme institutionnelle et d'ameliorer sensiblement le fonctionnement du sous-secteur, le transfert a EdM de la planification sous-sectorielle et de la realisation des etudes de faisabilite n'a pu 8tre totalement rdalis6. Par ailleurs, la situation financiere d'EdM s'est deterioree a cause d'une part de l'accroissement des charges de combustible, et d'autre part de l'importance des pertes techniques et non techniques et des impayes, sur lesquels des interventions significatives et soutenues n'ont pas encore ete menees. Sous-secteur des Hydrocarbures A l'issue d'une etude sur la revision de la tarification des produits petroliers realisee en 1991, plusieurs des recommandations principales figurant dans ce rapport sur le secteur de l'Energie du Mali ont ete approuvees et certaines mises en oeuvre par le Gouvernement malien. Ainsi dans ce sous- secteur, le role de l'Etat devrait se modifier considerablement pour s'orienter vers un role de regulation des activites du secteur prive et de developpement des conditions de concurrence notamment par les prix, comme moyen d'ameliorer l'efficacite de fonctionnement du sous-secteur. Tarification et fiscalite. Au niveau de la politique d'etablissement des prix et de la fiscalite, une decision de principe a ete prise par le gouvernement concernant la liberalisation totale des prix de vente des produits petroliers et l'adoption d'un systeme de taxation simplifie au cordon douanier qui englobera dans une seule rubrique fiscale l'ensemble des differences sur structure initialement dues a l'Office de Stabilisation et de Regularisation des Prix (OSRP). Les mecanismes d'etablissement de la fiscalite sur chaque produit devront cependant permettre a l'Etat d'obtenir les recettes fiscales prevues au budget national. Un certain nombre de garde-fous et de controles devront par ailleurs etre mis en place pour assurer une saine concurrence entre distributeurs, approvisionner les localites eloignees du pays a un prix abordable et lutter contre les importations frauduleuses. Gestion du sous-secteur. Parallelement a la reforme de la tarification et de la fiscalite petroliere, le Gouvernement a retenu comme principe de base de reorganiser la gestion du sous-secteur en rassemblant 1'ensemble des activites d'approvisionnement et de distribution des produits petroliers dans un Office National des Produits P6troliers (ONPP) qui pourrait etre un Etablissement Public a caractere Administratif (EPA) et qui beneficierait d'une autonomie de gestion. Ce nouvel etablissement remplacerait l'OSRP et 1'etablissement public Petrostock dont le mandat etait de construire et de gerer pour le compte de l'Etat des installations de stockage et de participer a l'approvisionnement et a la distribution des produits petroliers. Les mesures relatives au sous-secteur des Hydrocarbures devraient etre mises en oeuvre au debut de l'annee 1992. RESUME ET RECOMMANDATIONS Portee de l'etude 1. Ce rapport d'evaluation des problemes et choix energetiques resume les conclusions d'une mission qui s'est rendue au Mali en novembre-decembre 1988 ainsi que les informations obtenues a mi- 1990. Le rapport a comme objectifs (a) d'evaluer la situation du secteur energie en termes d'approvisionnement, demande, et contraintes en ressources energetiques et humaines et (b) de presenter des recommandations sur les choix possibles dans les sous-secteurs des combustibles ligneux, des hydrocarbures, de l'electricite, des energies renouvelables, et de la maitrise de l'energie. Des recommandations concernant l'organisation et la gestion du secteur global de l'energie sont egalement presentees de m8me qu'un programme d'assistance technique. Contraintes. principaux problemes et recommandations Apercu du secteur energetique et de l'economie 2. Avec un PNB par habitant de l'ordre de 230 $EU en 1988, la structure de la consommation energetique du Mali est caracteristique des pays saheliens. Elle est satisfaite pour pres de 90% par les combustibles ligneux (consommation totale d'energie finale de 1,7 millions de tep sous forme de bois, charbon de bois et autre biomasse) et le secteur energetique moderne est peu developpe. Ainsi, sur une population de pres de 8 millions d'habitants en 1987, seuls 5% utilisaient l'electricite et l'appel maximum de puissance sur le reseau interconnecte etait de pres de 34 MW. La consommation d'hydrocarbures etait en 1987 de l'ordre de 171.000 tonnes, dont le coot representait 27% des exportations et 14% des importations totales. 3. Le rythme de croissance futur de la consommation des combustibles ligneux est estime I environ 2.0% par an et, pour les energies commerciales (produits petroliers et electricite), une croissance de 4,5 a 5% par an est prevue d'ici l'annee 2007, sur la base d'une croissance economique de l'ordre de 4% par an et d'une croissance de la population de 3% par an. Contraintes et principaux problemes 4. Le secteur energetique malien est confronte a des contraintes sur lesquelles le pays n'a pratiquement pas de prise et qui sont principalement les suivantes: (a) totale dependance et coats eleves des importations de produits petroliers, en particulier I cause de l'enclavement du pays et de l'absence de gisements petroliers economiquement exploitables; - 11 - (b) demande actuelle et future importante en ressources ligneuses dans un contexte climatique difficile et donc risques importants de degradation permanente des sols; et (c) malgre l'existence d'un potentiel technique important au Mali, coats eleves de developpement (i) des ressources hydroelectriques nationales et (ii) des energies nouvelles et renouvelables. 5. D'autres difficultes sont liees a des facteurs propres au Mali et peuvent donc etre plus facilement reduites. Les plus importantes sont les suivantes: (a) dispersion des responsabilites et des competences nationales dans de nombreux ministeres et institutions, ce qui contribue aux faiblesses de la gestion publique, telles que le manque de coordination, de planification et de controle ad6quats, exacerbees par un manque de moyens de travail, d'encadrement et de donnees fiables; (b) prix du bois et charbon de bois inadequats, qui ne refletent pas le coat economique du bois, n'incitant pas a l'adoption de mesures d'economies d'energies, ni permettant l'auto- financement du sous-secteur des combustibles ligneux; et (c) etroitesse des marches energetiques interieurs et manque de developpement des entreprises privees de service dans le secteur energie. Strategie et actions pour les combustibles ligneux et les energies domestigues 6. Pour le secteur des combustibles ligneux qui represente actuellement plus de 80%, et en 2010 encore 80% de l'energie consommee, des actions sont proposees sous forme d'une strategie Energie Domestique au niveau: (a) de la gestion des ressources ligneuses existantes; (b) des prix de detail, par une modification de la fiscalite et du contrOle existants; (c) de l'acceleration des programmes de promotion et diffusion des foyers ameliores I bois et a charbon; et (d) de la reduction de la demande par des actions de substitution dans les cas oti la substitution d'une forme d'energie a l'autre est nettement economique. La disponibilit6 du bois de feu et charbon du bois a des prix relativement bas et stables, dont la consommation represente environ 3 a 5% des budgets des menages urbains aux prix actuels, suggere qu'il n'y aurait pas globalement une penurie de bois de feu I court terme. Dans les moyen et long termes, I'am6lioration de la gestion des ressources, l'utilisation accrue des foyers ameliores et la substitution par le kerosene et le GPL reduiraient la demande en bois et permettraient d'equilibrer de fagon durable l'offre et la demande de combustibles ligneux a long terme. Ressources et reseaux d'approvisionnement 7. Le Programme d'Inventaire des Ressources Ligneuses (PIRL) utilisant des images satellite est en cours de realisation dans les regions de Kayes, Koulikoro, Segou, et Sikasso. Les donnees fournies par le PIRL sont essentielles pour la gestion des ressources et la planification future. II est indispensable de terminer les travaux d'inventaire des ressources en couvrant des que possible les regions ecologiquement fragiles de Mopti, Tombouctou et Gao. A partir des donnees de cet inventaire, il est donc recommande de definir des schemas directeurs d'approvisionnement des principales villes du Mali en combustibles ligneux, afin de permettre une certaine reorientation geographique du prdlavement en definissant (a) les zones sur lesquelles le prelevement peut s'operer de fagon rentable par rapport aux zones actuelles d'exploitation, et, (b) les zones sur lesquelles le rythme actuel de prelevement en bois fait peser aujourd'hui ou a terme des menaces pour l'environnement. 8. Au niveau de l'exploitation du bois qui est actuellement peu contr6lee et trop axee sur des projets coeteux de reboisement, il est recommande que les actions soient reorientees vers la gestion des ressources existantes et des reserves de bois mort et que la strategie retenue reflete le fait que l'Etat ne pourra realiser seul la gestion des for8ts naturelles. Le Gouvernement doit donc recentrer son action vers l'assistance technique aux populations locales qui participeraient a la gestion de ces ressources. De cette fagon, le commerce du bois serait rendu financierement plus interessant pour les habitants des zones rurales, les exploitants et les commergants. Ces changements devront 8tre mis en place graduellement, en s'attaquant en priorite k la surexploitation des zones forestieres a la peripherie des six principaux centres urbains et le long des axes routiers principaux. De plus, au niveau du transport et commerce du bois et charbon de bois, il est recommande de mettre en place les moyens de controle de la repartition geographique du prelevement a travers le renforcement des dispositifs de controle des entrees de combustibles ligneux en ville: mise en place de postes de controle aux entrees des cinq principales villes de l'interieur et amelioration des conditions de fonctionnement des postes existants de la capitale. Consommation. substitutions et efficacite des equipements 9. Le bois de feu represente pres de 85% de l'energie primaire du bilan energetique malien et la consommation de charbon de bois est en croissance tres rapide. Au niveau de la consommation de ces combustibles, la strategie suivante visant prioritairement les centres urbains est proposee, en commengant par Bamako: (a) accroissement progressif des taxes avec, comme consequence recherchee, un relevement des prix du bois et charbon de bois; (b) poursuite des programmes de diffusion des foyers ameliores metalliques a bois et charbon de bois dans les zones urbaines par les artisans et les groupes organises tels les comites de femmes; - iv - (c) promotion du kdros6ne et du GPL dans les centres urbains, pour les populations disposant d'un certain niveau de revenu; et (d) pour les villes du Nord, promotion du kerosene, I'energie la plus economique apres le bois pour la cuisson et, dans certaines conditions, du GPL. Pour que la strategie kerosene porte ses fruits, les consommateurs maliens devront cependant disposer d'un rechaud performant et moins codteux. A ce titre, le Mali devrait tirer parti des experiences des autres pays saheliens. Fiscalite et structures des prix 10. La fiscalite actuelle et les prix de detail du bois et du charbon de bois sont inadequats: ils ne refletent pas les cofits economiques de l'utilisation de la ressource ligneuse et ne permettent ni un autofinancement satisfaisant du sous-secteur ni une remuneration des producteurs incitant a une gestion rationnelle de la ressource. II est donc recommande (i) de mettre en place une nouvelle fiscalit6 qui incluerait une composante - prime d'amenagement - pour remunerer les travaux d'amenagement et de gestion du patrimoine des villageois (les details de ce systeme seront precises lors de la definition du plan d'action de la strategie energie domestique), et (ii) de renforcer la perception de la seconde composante versee par les transporteurs a l'Etat aux postes de controle a l'entree des villes. Ce systeme modifie devrait etre gere par la Cellule Combustibles Ligneux proposee a la DNEF. Gestion administrative 11. La supervision administrative du sous-secteur forestier est assuree par la DNEF, dont 15 sections sont de pres ou de loin concernees par le bois de feu. En ragle generale, ces sections operent independamment et l'absence d'une strategie coherente et globale a conduit a une planification inadequate du sous-secteur caracterisee par des controles excessifs. Pour remedier a cette situation, iLes recommande de regrouper les competences nationales dans ce domaine au sein d'une cellule Combustibles Ligneux de la DNEF qui centraliserait et analyserait les informations au niveau de l'offre et, en general, de toutes les activites liees a la gestion administrative des combustibles ligneux, y compris les postes de controle a l'entree des villes. La politique d'action de la DNEF et notamment des services forestiers regionaux devrait etre reorient6e vers celle de conseil d'amenagement aux populations rurales et de contr6le de la gestion adequate des ressources. 12. Il est egalement recommande que l'ensemble des actions concernant les combustibles ligneux soient coordonn&es et supervisees dans le cadre d'une strategie globale pour le secteur incluant a la fois l'offre et la demande et donc de terminer des que possible le projet ESMAP Energie Domestique. Les risques ecologiques etant importants, un certain interventionnismedans ce sous-secteur, au moins dans le court terme, parait necessaire. Strategie et actions pour le sous-secteur de l'electricite 13. Le sous-secteur energie electrique est un des secteurs les plus intensifs en capital, et absorbe actuellement environ 7% du programme triennal glissant d'investissements. Avec une demande maximum de 37 MW en 1988 dans le reseau interconnecte, une capacite installee ferme de 40 MW pendant la saison seche, et un taux de croissance tendancielle de la demande d'environ 9% par an, il faudra augmenter les moyens de production par palier equivalant a environ 5 MW par an pour faire face a la demande avant la mise en service de la centrale hydroelectrique regionale de Manantali prevue pour 1996. 14. L'Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Senegal (OMVS), organisation tripartite du Mali, de la Mauritanie, et du Senegal, assurera l'execution du projet regional de Manantali qui comprendra l'installation (a) d'une puissance de 200 MW (dont environ 50% du productible seront allou6s au Mali) a partir du barrage a buts multiples deja construit sur le Bafing au Mali, et (b) des lignes de transmission vers Bamako, Nouakchott et Dakar. Des etudes complementaires sont en cours de mame que les recherches de financement; parallelement, I'OMVS continue la preparation du projet. 15. Dans ce contexte, pour le sous-secteur de l'electricite au Mali, les priorites d'action concernent: (a) la strategie a adopter face aux delais dans la mise en service de Manantali, initialement prevue en 1993 et, pour l'instant, reportee a 1995 voire 1996; (b) les ajustements dans la structure des tarifs d'EDM afin de susciter une utilisation plus rationnelle de 1'electricite; et (c) I'amelioration de la gestion du sous-secteur par la mise en oeuvre du programme de renforcement institutionnel agrde dans le cadre du Deuxieme Projet d'Electricitd. Developpement de la production et distribution et gestion de la demande 16. Du fait des retards successifs dans la mise en service de Manantali, EDM et le Gouvernement malien, devront definir tres rapidement une strategie de transition et il est recommandd que cette strategie combine a la fois des mesures d'augmentation de l'offre, telle la mise en service des groupes diesel, mais aussi des mesures d'augmentation de l'efficacite energetique, justifiees dans tous les cas. Ces mesures d'economie d'energie comprendraient: (a) I'acceleration du programme de reduction des pertes de distribution a Bamako et dans les centres secondaires prevu dans le Deuxieme Projet Electricite; et (b) la mise en place d'un programme de maitrise d'energie appuye par la modification de la structure de la grille tarifaire. - vi - Le ralentissement de la croissance des reseaux de distribution serait recommande s'il devient evident que la capacite de production sera inferieure de la demande avant la mise en service de Manantali, afin d'6viter les pertes economiques importantes dues a la degradation eventuelle du service provoquee par une demande excessive. Tarification de l'electricite 17. En 1985, les tarifs d'EDM ont ete augmentes de 35%. Ceci a permis d'aligner globalement les tarifs sur les coCtts marginaux et de redresser la situation financiere d'EDM. Cependant, les reajustements necessaires de la structure tarifaire qui etaient prevus, notamment l'elimination des distorsions entre les tarifs basse et moyenne tension (BT et MT), I'augmentation de la prime de puissance pour les abonnes MT et l'introduction d'une prime fixe pour les abonnes n'ont pas ete effectues. II est donc recommande que l'etude tarifaire prevue dans le cadre du Deuxieme Projet Electricite soit effectude dans les meilleurs delais pour reactualiser les propositions anterieures et proposer egalement des mesures concr6tes concernant: (a) la tarification saisonniere; (b) la tarification de la demande notamment de climatisation, ou de la puissance souscrite; et (c) les penalites pour le facteur de puissance. Gestion du sous-secteur electricite 18. La politique generale de gestion du sous-secteur a ete definie durant la preparation du Second Projet Electricite et est actuellement en place. Elle s'articule autour des axes suivants: (a) confier au Minist4re de l'Industrie et de l'Hydraulique (MIHE) l'etablissement des politiques generales, la reglementation sous-sectorielle et la responsabilite des controles; (b) en regle generale confier a EDM la responsabilite technique de la planification, de la construction et de l'exploitation des infrastructures du Mali, a l'exception des ouvrages regionaux (Ex. Manantali relevant de l'OMVS) ou a buts multiples. L'Etat pourra cependant autoriser l'activite d'autres producteurs et distributeurs d'electricite; et (c) renforcer les capacites de planification technique et de gestion d'EDM et mettre en place des contrats de performance (contrats plan). 19. Cette redistribution des responsabilites constitue un pas tres important vers l'aamelioration du fonctionnement de ce sous-secteur, mais ses effets sur la performance d'EDM et du sous-secteur ne se manifesteront probablement que tres lentement. II est donc recommande de: - vii - (a) mettre en place a EDM le noyau d'une equipe de planification technique et de renforcer les competences de la DNHE dans l'evaluation economique et financiere des projets; et (b) concevoir et mettre en place un systeme statistique fiable qui formerait la base du systeme d'information de gestion. Strategie et actions pour le sous-secteur des hydrocarbures 20. Dans la recherche d'une reduction des cotts des importations des hydrocarbures au Mali, un progres tres important a ete realise en 1989, avec deux accords sur les formules d'etablissement des prix ex-dep6t SIR Abidjan et SAR Dakar; aux termes de ces accords les prix ex-depBts seront dorenavant etablis sur la base des cours mensuels FOB Platts Mediterranee. Par rapport a la situation 1988, I'Etat epargnera pres de 5 milliards de FCFA/an (17,9 millions de $EU). Cependant des gains complementaires peuvent etre encore realises et le Mali devrait donc reprendre les discussions. Pour le sous-secteur des hydrocarbures, les actions prioritaires concernent les options d'approvisionnement directs sur les marches internationaux, la distribution, et les stocks strategiques, la gestion publique du sous-secteur et les prix. Organisation de I'approvisionnement 21. Le principal probleme d'approvisionnement en produits pdtroliers est que, du fait des restrictions de stockage dans les raffineries et dep6ts c6tiers, le Mali ne peut pas acheter ses produits petroliers sur les marches internationaux. II est donc recommande que les discussions avec la C6te d'Ivoire et le Senegal soient reprises pour que le Mali fasse valoir ses droits de passage et d'acces aux facilites de stockage d'Abidjan et de Dakar. 22. D'autre part, un programme de constitution de stocks strategiques quintuplantles capacites de stockage pour les porter a 73 jours de consommation a ete proposd par la compagnie petroliere nationale, Petrostock. Il est recommande que ce programme soit revu tres rapidement pour etre reduit en examinant la necessite de stocker 73 jours de consommation, les costs d'investissement, d'exploitation et les pertes de produits. 23. Enfin, un meilleur contrBle de la securite des operations des petits distributeurs independants devrait Wre effectue pour reduire les pratiques dangereuses et verifier la qualite des produits. II est donc recommande qu'au moins la reglementation existante soit appliquee et qu'un programme de contr6le permanent de la qualite des produits soit mis en place par une nouvelle institution de gestion du sous-secteur des Hydrocarbures dont la creation est proposee et par le Laboratoire de la DNGM deja existant. - viii - Gestion du sous-secteur 24. Les responsabilit6s de gestion sont actuellement dispersees entre de nombreux services publics dont les domaines de competence sont mal definis, ce qui a conduit a une dispersion des competences dans des unites trop petites pour avoir un impact significatif sur l'activite d'un secteur clef au niveau des recettes fiscales et du fonctionnement du pays. II est donc recommande de consolider toutes les activites relevant de la gestion publique des hydrocarbures et toutes les competences nationales dans une seule structure, (une Direction des Hydrocarbures ou un Office des Produits Petroliers). Cette nouvelle entite pourrait faire partie de l'OSRP ou du MIHE ou de l'ONT. Pour P6trostock, il est dgalement recommande de reexaminer le role de Petrostock dans le cadre de l'etude en cours sur les 22 entreprises publiques non couvertes par le Programme d'Ajustement Sectoriel des Entreprises Publiques (PASEP) et en meme temps de revoir la repartition des responsabilites entre l'Etat et le secteur prive. Un certain nombre de propositions ont deja e formulees a ce titre et la dissolution de Petrostock et si justifie le transfert du personnel a la nouvelle institution proposee semblent etre indiques. Prix et fiscalite 25. Au Mali, comme dans plusieurs pays de l'Afrique francophone, les prix des produits petroliers et les divers elements de la structure des coOits sont fixes et controles par l'Etat. S'y ajoutent une perequation pour maintenir des prix uniformes dans tout le pays et un fonds de stabilisation pour assurer la stabilite temporelle des prix. La fiscalite represente une forte proportion des prix a la pompe (au minimum 40%) et maintient les prix largement au-dessus de la parite a l'importation. D'autre part, la fiscalite petroliere actuelle est complexe et fait intervenir de nombreux beneficiaires qui n'ont parfois qu'un lien trbs indirect avec le sous-secteur, ce qui rend difficile le contr6le des rentrees fiscales. Parallelement, les mecanismes actuels d'etablissement des prix a la pompe, notamment la fixation des marges de distribution en pourcentage des cotlts, n'incitent pas les distributeurs a minimiser les coats d'approvisionnement et de distribution. Finalement, les couits du GPL sont eleves et pourraient etre rdduits de pres de 20% par des actions sur divers postes de la structure des coOts. 26. Afin d'ameliorer la tarification actuelle des hydrocarbures, il est donc recommandd de: (a) simplifier la fiscalite en n'appliquant qu'une seule taxe par produit pergue directement par les Douanes au moment de l'entree au Mali et versee au Tresor; (b) modifier les mecanismes de tarification en fixant des prix plafonds adequats afin d'assurer la distribution des produits petroliers aux centres ruraux ainsi que le fonctionnement du march6 dans les centres urbains bien desservis, en eliminant les prix fixes et homologues; et (c) analyser la structure des co(ts du GPL et negocier avec la Cote d'Ivoire et eventuellement le Senegal des que possible afin de reduire son coIt ex-depot. - ix - Strategie et actions pour le sous-secteur des energies nouvelles et renouvelables (ENR) 27. Bien qu'apres pres de 25 ans de recherche, la densite des realisations concretes au Mali soit la plus importante des pays du Sahel, les ENR ne jouent qu'un r6le tres limite et les perspectives a moyen terme sont limitees. Plusieurs facteurs freinent le developpement de ces technologies: contraintes economiques et financiWres du pays, maturite technique insuffisante et viabilites economiques et financieres des technologies defavorisees actuellement par les prix des energies conventionnelles et les coats des investissements initiaux. De plus, les interventions actuelles sont tres dispersees au niveau des technologies et des intervenants. 28. Compte tenu de la situation actuelle et des perspectives a moyen terme pour les ENR, il est donc recommande de: (a) recentrer les ressources publiques et les competences sur un nombre limite d'applications telles le pompage photovoltaique pour l'hydraulique villageoise et les systemes photovoltaYques d'eclairage et de recharge de batteries, et eventuellement les sechoirs solaires semi-industriels; (b) reevaluer minutieusement les projets huile de pourghere dont les coits de production de carburant paraissent nettement supdrieurs a ceux des produits importds; (c) effectuer rapidement une evaluation technique et economique des autres applications telles que le biogaz, les sechoirs solaires, les eoliennes etc, afin de decider si les fonds publics devraient continuer a y atre investis. 29. Au niveau de la gestion de ce sous-secteur, il est recommande que: (a) la DNHE notamment la division Energie fixe clairement les priorites; (b) le LESO soit restructure en sections de recherche-developpement centrees sur des objectifs operationnels pr6cis (par exemple le test de foyers ameliores) et au service des projets ENR existants; et (c) le secteur prive soit encourage a commercialiser et assurer le service-apres vente des equipements. Strategie et actions d'amelioration de la maitrise de l'energie Strategie proposee de maitrise d'6nergie 30. Aucun programme formel de maitrise de l'energie n'existe actuellement au Mali et aucune institutionmalienne n'est responsable de cette question. Cependant, des programmes des foyers ameliores et de reduction des pertes de distribution dans le secteur energie electrique sont en cours d'execution. Les gisements potentiels theoriques d'economies d'energie se situent entre 20 et 30% pour les combustibles ligneux et 12 et 25% pour les energies commerciales et la rentabilite economique des actions dans ce domaine est generalement elevee. 31. Les experiences mondiales indiquent la necessite en general d'adopter une strategie de maitrise d'energie reposant sur les principes suivants: (a) etablissement d'une agence autonome chargee de la formulation et mise en place des programmes de maitrise d'energie; (b) fourniture aux consommateurs des informations concernant le potentiel d'dconomies d'energie et les technologies applicables; (c) tarification des energies fondee sur les coats economiques d'approvisionnement; (d) acces des consommateurs aux technologies et au financement; et (e) le fait que la plupart des mesures adoptees devraient permettre de recouvrir l'investissement initial dans un delai inferieur a deux ans pour interesser les consommateurs. Organisation institutionnelle 32. Pour des raisons liees a l'etroitesse du marche, notamment industriel et tertiaire, aux coets, et au manque de competences nationales dans ce domaine, la constitution d'une agence autonome se specialisant dans la mattrise de l'energie n'apparaft pas justifiee dans le cas malien. II est plut6t recommande que la division Energie de la DNHE etablisse la politique dans ce domaine, mais que ce soient les ressources techniques de chaque sous-secteur qui effectuent la promotion et le suivi des mesures concretes. Cette action serait soutenue initialement par une assistance technique et financiere qui pourrait alors realiser des audits et financer la mise en oeuvre des mesures d'economies. Programme d'actions proposees en mattrise de l'dnergie 33. Les programmes de maltrise d'energie ont deja ete 6voques dans-le cas des sous-secteurs combustibles ligneux et electricite, en ce qui concerne la tarification et l'utilisation rationnelle de - xi - I'energie, y compris foyers ameliores, reduction des pertes dans les reseaux de distribution, installation de condensateurs, etc. Outre ces orientations de politique gen*rale deja exposees, les mesures concrates suivantes sont recommandees: (a) Pour l'industrie et les batiments modernes, une serie d'audits specialises effectues par une equipe technique volante suivie immediatement de leur mise en oeuvre. Pour ce faire la creation d'un fonds de Maitrise de l'Energie devrait etre proposee aux bailleurs de fonds; et (b) Dans le secteur des transports, qui consomme pres des deux tiers des importations petrolieres, des ateliers d'information et de formation proposes aux gestionnaires des principales flottes routieres ainsi que la revision des regimes fiscaux des vehicules afin de penaliser les vehicules energivores et diminuer le coft relatif des principales pieces de rechange affectant la consommation de carburant. Strategie et actions pour la gestion globale du secteur Energie 34. Bien que les decisions recentes dans le sous-secteur de l'electricite contribueront a ameliorer sa gestion, des problemes de fonds demeurent dans le secteur Energie. Ils refletent en partie les contraintes actuelles du Mali mais aussi et surtout l'absence d'une strategie claire. Toute proposition pour ameliorer la gestion du secteur doit cependant tenir compte de la reforme du secteur public malien qui est en cours, notamment le gel des effectifs et la politique de desengagement de l'Etat des activites commerciales. Organisation et definition des responsabilites dans le secteur Energie 35. La coordination generale des diverses activites du secteur Energie devrait logiquement etre effectuee par la DNHE et les decisions de fonds evaluees et leur execution suivie par un comite interministeriel. Afin d'augmenter la capacite de la DNHE a jouer son r6le et faire face aux contraintes de ressources materielles et humaines, il est recommande que: (a) les responsabilites de coordination et la planification politique soient redefinies pour etre attribuees I la DNHE et I un comite interministeriel sur l'energie; (b) les travaux de planification technique et de mise en oeuvre relevent de la competence d'un seul organisme sous-sectoriel, tel (i) la cellule Energie Domestique de la DNHE pour la Strategie Energie Domestique (a constituer), (ii) la cellule Combustibles Ligneux de la DNEF pour les combustibles ligneux (a constituer), (iii) EDM pour la planification technique pour l'electricite, (iv) la Direction Nationale des Hydrocarbures (a constituer) pour les produits petroliers, (v) la DNHE pour les ENR, et (vi) diverses institutions pour les questions de maltrise de l'energie; - xii - (c) la nature de la mission de Recherche-Developpemment du LESO soit redefinie; (d) la dissolution de Petrostock et le transfert du personnel a la nouvelle institution proposde pour ce sous-secteur, dans les cas appropries, soient consideres; et (e) la promotion du secteur prive soit poursuivie, particulierement dans le sous-secteur des hydrocarbures et pour les equipements photovoltaiques. Ces ajustements institutionnels doivent pouvoir atre effectues sans augmentation des effectifs grace a une reaffectation du personnel en poste. Programme d'investissements dans le secteur 36. Les besoins d'investissement additionnels du secteur Energie sur la periode 1989-1995 sont de l'ordre de 84 milliards de FCFA (300 millions de $EU). Une partie de ces financements est deja en place. En excluant l'assistance technique, les principales actions restant a financer sont les suivantes: (a) Sous-secteur des combustibles ligneux, en excluant les programmes de foyers ameliores: pres de 3,6 milliards de FCFA (13 millions de $EU) pour la mise en place de schemas directeurs d'approvisionnement pour les villes principales, les inventaires forestiers des regions de Mopti, Tombouctou et de Gao, l'amenagement des formations forestibres et des terroirs villageois pour l'approvisionnement de Bamako, Segou, Mopti et Koutiala, la recup6ration des reserves de bois mort, I'amelioration et l'augmentation des postes de controle a l'entree des villes, la modernisation du secteur charbonnier, la promotion d'equipements energetiques de substitution notamment les foyers a kerosene pour la cuisson et une assistance technique; (b) Sous-secteur de l'electricite: Le programme d'investissements 1989-1995 d'EDM est estime a 80 milliards de FCFA (285 millions de $EU). Des investissements additionnels probablement dans des groupes diesel sont egalement a pr6voir du fait des retards dans la mise en service de Manantali; (c) Sous-secteur des hydrocarbures: Tous les investissements devraient Wtre finances par le secteur prive y compris les installations de stockage strategique; et (d) Maitrise de l'Energie: La realisation d'un projet Maitrise de l'Energie incluant la creation d'un fonds de financement des mesures d'economies est proposee; ce projet cocaterait environ 896 millions de FCFA (3,2 millions de $EU). Assistance technigue 37. Une assistance technique bien coordonnee est essentielle pour apporter une solution efficace aux principaux problemes du secteur Energie du Mali. En addition aux programmes d'assistance - xiii - technique deja finances notamment dans le cas du sous-secteur de l'electricite, les bailleurs de fonds devraient accorder une haute priorite aux besoins suivants: (a) Sous-secteur des combustibles ligneux: Pour mettre en place et appuyer la cellule Energie Domestique proposee 4 la DNHE afin de coordonner la mise en oeuvre des differentes composantes de la Strategie Energie Domestique, il est propose (i) une assistance technique ponctuelle de plusieurs specialistes nationaux et internationaux sur la periode 1991-1996 et (ii) que le financement prenne en compte les besoins en equipement et une partie du fonctionnement de la cellule Energie Domestique (DNHE) et de la cellule Combustibles ligneux (DNEF) et les postes de contr6le a l'entree des villes. Au total, incluant les imprevus, le coat de cette assistance est estime a 323 millions FCFA (1,155 millions de $EU); (b) Sous-secteur des hydrocarbures: Afin de mettre en place une nouvelle institution, seule responsable de la gestion de ce sous-secteur, une assistance technique periodique pendant deux ans semble necessaire. Le cost de cette assistance est estime a 185 millions de FCFA (660.000 $EU); et (c) Maitrise de l'Energie. Cette assistance servirait egalement a l'amelioration des capacites d'evaluation des projets et des programmes energetiques de la DNHE. Le coOt de cette assistance et des programmes de formation associes est estime a 182 millions de FCFA (650.000 $EU) auxquels il faut ajouter 70 millions de FCFA (250.000 $EU) pour les frais d'un Bus Energie (utilise dans le cadre d'un Programme Regional), 84 millions de FCFA (300.000 $EU) pour l'acquisition d'equipements et de materiaux de base et un Fonds Maitrise de l'Energie estime a 560 millions de FCFA (2.000.000 $EU). Tabeau 1: SOMMARE DES RECOMMANDATIONS ET ACTnONS PRIOI:AIRES Recommandations Adiora Assistance Proposfe Montarn Rif&rence (millien de Tetde SEU) A. Comdibls Ugpeu d Enwgi. Prgramme Energie Domique Tableau 2.3 1. Amn6 r la gedion deu saus-sedeur - Eabr UnMe de piloage de A hance tedhique el 6qupenws 1.050 2.33 6 strat6gie de IlEnelgie Domsque (DNHE/D'EF 2. Mdhe an pIce unes*Ud69ee de a. Gr 6 resawc Tigneuses Teinw 6 w aies des Conxiuofion du PIRL 2.500 2.5 eses saurce darn bs regions de Mopfi, Tanboudou et Gao - D6A* des schemas diredeurs budes, quip-enents, 04 1.750 2.20 d'appsone d des 6 prncipales assistance technique -Ahn6nage s f ters avec pa.ti- Etudes, -quip-s*, el 2.950 2.21 ciapion des poputions nrales et assistance technique r6cp&cin du bois moad b. Augmidr la capocia dAuo- - hkAr des pastes do conlrble 6 Equipemenls el assisance tcnique 700 2.28 fina rnernui du sdeur d melte en lVae6 des puinapales v46s et n6e uns kaication du bais do audor b capacM de paception cbs6tcvi l6 co s &ons m Ds dr u sei_sos - Moderniser e sedeur chalbonnier Eqwipemens el assistance echnique 500 - Augmntr s tasm sr 6 bois de feu 2.29 avec crmosone pime d'annagereni c. Dfnuer b deande an bois do pmu* m6 r Cs xn ctxiondes pries aduels 2.42 feu de anY,ro d. SuIdSuer des combusibles darm Prmouvoir 6 Wosane et 6 CA CoiU NAn des projsB aduels 2.200 2.46 ls cm x& cad e connmiquament nalam-n rea dans e vilbs du nard etmabhlemi d'unfmn& do ju6; pnamon d 'aine et d'aues praduis ne-gques roulebmXe - Pose imp - Srsigle Domrstiqe 1.165 Tatkl rouames hgnelu ie-gie da ique 12.815 Tablau 1: SOMMAIRE DES RECOMMANDATIONS ET ACIONS PRIORINAIRES Rcmnandan Adions Assisance Propos6e Monanta R6f6rence (millien de Text. SEUI 8. La Sous-scdeur d'EhdrkWit 1. Adoper une straigie face aux -Reduire 6laux de crcisance de 6 d6lais dans 6 mise on svice denande e besoins en produdion par Manadioli - 6 r6duction des peotes de Deuxne Prqd Electricit6 3.4 distribution - un proje de maitins d'6nergie Projet r6gionol de matrins 3.20 - acciiraion du programme d'6nergie d'instalaion des ccodensateun - Instalr des groupes diesel Financement CCCE pr6vu 3.13 2. Reducdurer 6s toris d'OEHRN et Effeduer l'6tude de tkifiction Deuxieme Projel Eledricii6 3.18 d'EDM ofin de suster une utili- pr6eue dans 6 cadre du Deuiedme salion plus rationne16 dcletndrici Proet d'E6dtidi6 et analyser 6 produdible do Slingu6 3. Am6lioror 6 geslion du sous-sedeur - Mettre en pce les mesures prfvues Deuwidme Proiel Eledritcii 3.27 par 6 rerforcement istikuionel dans 6 cadre du Deux& Prone" Electridte C. La Sous-s ur des Hydrocarbur.s 1. Amnliorer 6 gadion du sous-sdeur Regrouper ks comnp6tences Auistance echnwique e 350 4.21 nationals au sein d'une insliution eaquipemerds de geslion unique 2. Reprendre des discussions avec 6a Obtenir I'occ6s au cuves de Consultation sp*daIisbe 50 4.6 Cote d'lvoiet d6 Senegal afin do stockgo 6 Abidjan et Daoar pour r6duire 6 coO& des impoutations penefere l'impouation directe des dos hydrocarbures 3. Rxaminer 6 plitique des stocks Confier 6 maintient des stocks au Conultdion sp6cialise 60 4.11 strat6giques e. 6 r6le do Peirosock sedeur priv6 - Dissoudre Pirosiock 4.24 4. Simplifier 6 tfiotIdon des hydrocaosures - Effeduer l'6uudo de larification Etude el assistance ledchnawu 200 4.31 et do rnglemrentaion pr6vuo dons 6 cadre du Crndit Propose de l'IDA d'Adiustemeed Strudruel Total sous-secieur Hydocosbur 660 Talesau 1: SOMMAIRE DES RECOMMANDAITIONS ET ACTIONS PRIORITAIRES R.cmmxkis Adimon Astislance Propos6o Monriam R6reonco (million de Tede $EU) D. Sous*s ur des Eneis Nouvewle et Rernouvelable 1. Recnewr 6 efouts ed ls - Rvluer s projos done 6 ron- Dana 6 cadre do I'assisanc 5.6 cmPencs sur un nomb im t6bil6 p tmi marginl. foce aux pnx propos6e dons 6 Sedion E. aduel Ju pZt=ol e1 quo prl huWll de pourghke - Evluer puis d&dder de 6 strat6gie 5.9 can ma los appkatiomns odudlom ncxrnobbs tebNs que 6ogaz. s6chin solair, ot 2. Resmdurr 6 LESO en sdiksw de Fxr os prido6s on concdation 5.12 ucw i lprn t etau avoc la DNH 3. Comndamr ENRs o atuleme - Encourago b6 deur pM d commar- 5.8 viables cialsr et assurer serC apis vote E. La Marise de; I'Eneg. 1. Ek gj un d poofque - Fonnuler une polique au sean do Aisarnce cednique poeonnel, 650 6.21 m ce del'Negiu 6 D"*E *t d r un grame do docmenaalion, e ateoors mesures d'6conomaos d'nogie Cher bs aances techiiques des D6j 6voqu-e pour coaque sous- sous-sdeudn o l'tn du sedeur programme 2. Monre on ocuwe l programnm de - Exdcuer une s d'audis VWhicule, Squipements, matkr, et 550 6.22 mains. cd l'6oorgidom ls b-vino liques o do mesuo de mise coos do fonionn n sedeurs jL,A5 ,t el au poind des caud4ires, rmaports dimatiseus, flois do v6hicules, ec. 3. Domwer des wdaion nondii - Cr6er un fonds de Mallrs d'Enorgio 2.000 6.23 aum cxfonommodurs D&IcDar 6qui s niquom.n jusi6s pour la mctlis d'. wgie Told M*Id d'Ewgl 3.200 6.24 Tableau 1: SOMMAIRE DMS RECOMMANDATIONS ET ACTlONS PRIORITAIRES R emMazlions Adions Assistance Propos6e Monilad RAf6rence (millioes de Toew SEW F. Gestion du se de'EEnegse 1. Amn6ior 6 co-dinao des - Creer un comit interminisidtiol de 7.6 adiviles du sedeur I6nergie 2. Rdir bs respomlbs Aitdbuor a DiNE coordination e Comprise dons I'assisianc propos6e 7.8 dons 6 socouw enorgie rlanificaton de 6 poiiuque de au Programme Energie Domestique 3. DWk* at pr6sr os responsr- Anbuer 6 un soul oraanism. 7.10 bilms t rdui 6 dispersion des sous-sedoriel 6 pln&cdion comp.Monces notionaes tedwnlque ol mise en oeuvre des progrommes d'energie Redfinir 6 mission de 7.10 Redchod-D-veqppemot du LESO 4. D&V l'ElW I promauvoir bs Dissoudre PMrostock 7.10 odMike du sedour pdv - Prnowyoir 6 r6le du sedeur pnve 7.10 dons s sous-sedeurs des x luas , mcrise d'neraie et lENR 1 I. L'ENERGIE DANS L'ECONOMIE MALIENNE Contexte socio-economique Introduction 1.1 Situe au coeur de l'Afrique sub-sahelienne, le Mali s'etend sur une superficie d'environ 1,2 millions de km2 dont le quart seulement est cultivable. Sur les 8 millions d'habitants, dont trois quarts sont repartis dans le sud du pays, 1/ seule Bamako, la capitale, compte plus de 500.000 habitants et 6 villes ont entre 50.000 et 100.000 habitants (carte IBRD 19169R). Compte tenu d'une croissance ddmographique de l'ordre de 3%/an, selon les previsions de la Banque Mondiale, le Mali comptera plus de 11 millions d'habitants en l'an 2000 et pres de 14 millions en 2007. Bien qu'une certaine urbanisation prendra place, en 2007, environ 70% de la population demeureront encore dans les zones rurales. 1.2 Le Mali est un pays tres pauvre avec un Produit National Brut/habitant (PNB) de l'ordre de 230 $EU (1988) et la plupart des indicateurs socioeconomiques se situent en retrait des indicateurs des pays I bas revenu. Bien que depuis 20 ans la croissance reelle economique ait ete de l'ordre de 4%/an, elle n'a ete que de 2,7%/an dans les annees 1980. En consequence, la croissance reelle du revenu par tete a ete limitee a 1%/an pendant la meme periode. Le pays a requ une aide exterieure massive representant en 1987 20% du PNB ou 47 $EU/habitant. Reformes et perspectives economiques 1.3 Face aux deficits fiscaux et externes croissants, le Mali a mis en oeuvre depuis 1982 une serie de programmes de stabilisation et de reformes economiques destines I reduire les deficits budgetaires, les pertes des entreprises publiques, les impayes du secteur public, I liberaliser les marches, desengager l'Etat et promouvoir le role du secteur prive. Ces actions ont ete appuyees par le Fonds Monetaire International, la Banque mondiale et d'autres bailleurs de fonds. 1.4 En ce qui concerne le secteur de l'energie, ces actions macro-economiques devraient soutenir: (a) les efforts de desengagement de l'Etat et de rationalisation de la gestion des organismes et entreprises du secteur; (b) les revisions et ajustements dans les politiques de fixation des prix (niveaux et structure) en particulier pour les produits petroliers et l'electricite; et LI Le ddsert occupe toute la partie nord du pays solt environ 60% du territoire national. (c) la mise en oeuvre de strategies et la recherche de solutions concretes permettant une reduction des coats de production, transport et de distribution de l'energie. 1.5 Bien que les ressources de base soient relativement limitees, le potentiel economique du Mali semble cependant meilleur que celui de la plupart des pays saheliens. Une croissance reelle du revenu par habitant de 1-2%/an apparait possible mais a condition cependant que les programmes et reformes economiques soient mis en oeuvre et que la croissance demographique soit limitee. Dans un tel cadre, une croissance economique de l'ordre de 4%/an pendant les annees 1990 apparait realisable. L'agriculture 2/ qui represente actuellement 50% du PIB et 2/3 des recettes d'exportation, devrait demeurer la principale activite economique, et la part de l'industrie dans l'activite economique passer de 13% en 1987 a environ 15% en 1997. Les ressources minerales sont limitees; la production d'or offre cependant des possibilites interessantes. Finalement, le marche interieur n'offrira que peu d'opportunites pour la creation d'industries nouvelles telles celles de substitution aux importations; la croissance industrielle anticipee se fondera donc probablement sur les produits agricoles et sur l'elevage. Compte tenu de ces potentiels et de l'etat actuel de l'economie, la politique economique interieure malienne devrait se concentrer sur l'amelioration de la gestion publique des ressources du pays pour fournir progressivement aux populations les biens publics essentiels, reduire les contraintes liees aux ressources humaines et naturelles et d'appuyer le developpement du secteur prive. Apercu sur le secteur de l'dnergie du Mali Ressources et contraintes energetiques 1.6 Comme plusieurs autres pays a faibles revenus, le Mali est confronte a une triple crise 6nergetique: dependance totale a l'egard des importations de produits petroliers, exploitation incontrolde des ressources en combustibles ligneux dans un environnement physique fragile et coats eleves du developpement des ressources hydrauliques et des energies nouvelles et renouvelables (ENR). 1.7 L'evaluation des resultats d'un projet d'exploration petroliere, finance en 1981 par l'IDA, dans le but de rassembler et de collecter les donnees geologiques et geophysiques, a conduit a la conclusion que le Mali ne dispose pas de gisements economiquement exploitables aux prix actuels du brut. En meme temps, ces prix rendent peu probable une reprise de l'exploration. La situation enclavee du Mali entraine d'autre part des frais de transport tres eleves. 3/ L'absence de gisements petroliers exploitables et de potentiel de substitution economique, le poids des depenses d'importations petrolieres, qui representent 14% des importations totales et 27% des recettes d'exportation des marchandises en 1987, font donc de la gestion des hydrocarbures une des priorites du secteur Energie. De plus, la consommation des produits petroliers devrait plus que doubler en volume dans les 20 prochaines ann&es. 21 Principalement coton, riz, mars et elevage. 1/ Depourvu d 'acces maritime, par la route Bamako est 4 environ 1.300 Ion d 'Abidjan, 2.000 kn de Lome et par rail a 1.200 km de Dakar. - 3 - 1.8 Bien que les ressources ligneuses representent plus de 90% des consommations de l'energie primaire et que l'environnement climatique soit propice a l'erosion et a la diminution rapide de la fertilite des sols, le couvert forestier est soumis a des pressions fortes provenant d'une exploitation largement incontr6lee creee par les besoins en bois de feu mais aussi par ceux de l'agriculture et de l'elevage. II faut d'autre part, noter que cette exploitation se fait sans une connaissance pr6cise des ressources existantes et des productibles de chacune des zones ecologiques. Cependant, sur la base des resultats des inventaires forestiers recents (qui ne couvrent pas toutefois les zones ecologiquement les plus fragiles du pays), les ressources en combustibles ligneux disponibles pour l'energie, apparaissent globalement importantes par rapport aux besoins. 11 existe d'autre part un stock de bois mort qui permettrait a court et moyen terme de faire face a la demande de bois de feu. La surexploitation localisde des zones periurbaines et les insuffisances actuelles de gestion constituent neanmoins un risque important pour les approvisionnements futurs ainsi que pour 1'environnement, risque qu'il appartient donc de contenir d'abord, et d'eliminer ensuite. 1.9 Le Mali possede, d'autre part, un potentiel hydroelectrique important par rapport a ses besoins. L'equipement de tous les sites fournirait pres de 5.700 GWh/an et une puissance garantie de 800 MW. Ceci se compare a un appel maximum de puissance actuellement de l'ordre de 50 MW. 4/ Il s'agit cependant d'un potentiel technique; les cofits de developpement de ces amenagements, leur taille par rapport a la demande actuelle et anticipde 5/ reduisent le potentiel hydraulique economiquement equipable. D'autre part, certains de ces sites, notamment celui de Manantali, ont un caractere regional et ne peuvent etre developpes qu'en collaboration avec d'autres pays. 1.10 Le potentiel en energies nouvelles et renouvelables est egalement considerable, particulierement en energie solaire disponible sur toute l'etendue du pays et durant la plus grande partie de l'annee. Les regimes des vents sont, par contre, tres variables d'une region a I'autre et selon les saisons. Enfin, bien que les volumes des r6sidus agricoles, agro-industriels et de l'elevage soient importants, ils sont, sauf quelques exceptions, 6/ deja utilises pour la production d'energie ou a des fins non-energetiques ou tres disperses, ce qui affecte leur valeur economique. Comme pour le potentiel hydroelectrique, la mobilisation de ces ressources avec les technologies existantes sera tres onereuse et leur contribution aux bilans energetiques maliens devrait demeurer tres limitee meme a moyen terme. 4/ Incluant le reseau interconnecte, les centres isoles et Les autoproducteurs. 5/ En 2007, I 'appel maximum de puissance devrait &re de l 'ordre de 200 MW. 6/ Residus de la sucrerie de Sukala pour la production d'ethanol. - 4 - Bilan energetigue et consommation d'energie finale (1987) 1.11 Les donnees sur la consommation d'energie sont rares et de mauvaise qualite particulierement pour les energies traditionnelles. 7/ Cependant, la consommation globale d'energie primaire en 1987 est estimee a 2.100.000 tep (Tableau 1.1 et Annexe 1.1). Pres de 90% de l'energie finale provient du bois et de la biomasse; la composante moderne du secteur en termes d'energie finale n'est donc que de 10%. Le secteur residentiel en consomme prbs de 89% et enfin pres de 70% des produits petroliers sont utilises dans les transports. Une comparaison de la consommation d'dnergie commerciale (1986) dans quelques pays de l'Afrique de l'Ouest est proposde dans le Tableau 1.2. Tableau 1.1: BILAN ENERGETIQUE SIMPLIFIE DU MALI EN 1987 (milliers de tep) Bois Residus Charbon Electricit6 Produits Total de feu agricoles de bois p6troLiers Production 1.786 111 - 40 - 1.937 Importations 174 174 Consommation finale 1.601 111 38 13 166 1.929 En X de La con- soimution finale 83 6 2 1 9 100 Source: Annexe 1.1. Tableau 1.2: AFRIQUE DE L'OWEST: CONSOMMATION DOENERGIE COMMERCIALE PNB/habitant Consommation Importations Croissance de en 1986 doenergie d'6nergie en X la consommation habitant des exportations d'6nergie (X) (SEU-1986) 1965 1986 1965 1986 1965/80 1980/86 ( kep) Mali 180 14 23 16 27 7,0 2,3 Burkina Faso 150 7 18 11 7 10,5 0,2 Cote d'Ivoire 730 101 175 5 5 8,6 2,7 Ghana 390 76 131 6 15 7,8 -4,9 Guin6e - 56 59 - - 2,3 0,6 Liberia 460 182 166 6 10 7,9 -12,4 Niger 260 8 42 9 9 12,5 3,3 Nigeria 640 34 134 7 2 12,9 6,5 Senegal 420 79 116 8 25 7,4 -2,3 Source: Banque Mondiale: Rapport 1988 sur le developpement dans le Monde. ZI Dcfinies dans cette etude comme le bois, le charbon de bois et les rksidus agricoles et agro-industriels. L'cnergif commerciale est dcflnie comme comprenant l'clectricitc et Ics hydrocarbures. 1.12 L'electricite represente moins de 1% de la demande finale d'energie et 7% de la consommation d'energie commerciale, mais mobilise pres de 10% des investissements du secteur public. Moins de 5% de la population du Mali a acces a l'electricite; a Bamako, la capitale du pays, le taux d'acces a l'electricite est de l'ordre de 30%. Pour 1987, cette consommation est estimee a 147,5 GWh. Le reseau interconnecte represente 90% de cette demande 8/ et les ventes basse tension 48% de la consommation (Annexe 1.2). Les produits petroliers representaient en 1987, 9% de la demande finale d'energie mais 93 % de la consommation d'energie commerciale. Le secteur transports en consomme plus de 70%; les principaux produits sont l'essence (37%), le gas-oil (28%) et le diesel (12%) (annexe 1.2). Tendances passees dans la consommation des energies commerciales 1.13 Pour la periode 1983-1987, 1'elasticite de la demande d'energie commerciale par rapport au PNB a ete de 1,1; ceci dissimule cependant des differences substantielles entre l'elasticite de la demande pour les produits petroliers estimee a 1,0 et celle de la demande pour l'electricite estimee a 2,0. II est cependant essentiel de retenir que pour lI'lectricite, l'volution de la consommation a reflete plutot le rythme de developpement des reseaux de distribution, la capacite des nouvelles centrales et l'importance relative des delestages plutot que le rythme de developpement economique du pays. Entre 1980 et 1987, la consommation d'energie commerciale a augmente en moyenne de 1,1%/an et de 5,0%/an depuis 1983, cette moyenne dissimulant des differences importantes entre les produits petroliers et l'electricite (Tableau 1.3). Dans le sous-secteur de l'electricite, depuis la mise en service de l'amenagement hydroelectrique de Selingue en 1980 qui a augmente considerablement les moyens de production, la demande d'electricite s'est accrue tres rapidement en moyenne de 13%/an malgre les ajustements I la hausse des tarifs destines a refleter plus complbtement les co(its economiques. Pour les produits petroliers cependant, la consommation n'a augmente en moyenne que de 0,3%/an depuis 1980; ceci s'explique essentiellement par les importantes augmentations de prix effectuees en 1980 et 1981. Depuis 1983 avec une diminution des prix en termes reels et une reprise de l'activite economique, la consommation de produits petroliers a augmente en moyenne de 4,6%/an. Tableau 1.3: TENDANCES DANS LA CONSOMMATION D'ENERGIE COMMERCIALE AU MALI Tpe. d'6nergie Valeur 1987 Taux de croissance Wa/an) Elasticitt on 000 tep. 1980/87 1983/87 par rapport PNB ELectrfcit6 13 10,7 9,5 2,0 Produits p6troliers 166 0,3 4,6 1,0 Energse comnerciale 179 1,1 5,0 1,1 Crolssance PNB 4,7 Source: EstImations ESMAP - Amexes 1.2 et 1.3. Pour un appel maximum de puissance de 34 MW en 1987. - 6 - Perspectives d'evolution de la demande d'energie (1988-2007) 1.14 L'evolution de la demande d'energie du Mali dependra des facteurs socio-economiques habituels (demographie, urbanisation, croissance economique globale et modifications structurelles de l'economie etc), de la politique energetique (notamment prix et fiscalite des energies, substitutions, actions de maitrise de l'energie) mais probablement aussi de la disponibilite de fonds pour les investissements et les importations permettant d'augmenter l'offre, notamment de lF'lectricit6. Globalement, si les tendances et les relations passees se maintiennent et en l'absence d'une politique soutenue de maitrise de I'energie, la demande totale d'energie devrait croitre d'environ 2-2.5 % /an et respectivement de 2-2.2 % /an pour les energies traditionnelles et de 3,7-4,6%/an pour les energies commerciales avec une croissance rapide de la consommation d'electricite (Tableau 1.4). Tableau 1.4 BILANS COMPARATIFS DE LA CONSOMMATION FINALE (1987/2000) BASE (1987) : TENDANCIEL 2000 :MAJTRISE 2000 000 TEP Structure: 87/2000 000 TEP Structure 87/2000 000 TEP Structure :ok/an) (%/an) Bois de feu/biomasse 1751 90,70h: 2,27

Основные сведения
Тип документа Pre-2003 Economic or Sector Report
Дата принятия
Страна Мали
Источник Всемирный банк