Группа Всемирного банка · Pre-2003 Economic or Sector Report

Tunisia - Current economic position and prospects : Situation et perspectives economiques de la Tunisie

Тунис Всемирный банк
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JE A Ec RETURN TO USE DIFFUSION RESTREINTE REPORTS DESK __Rapport No. EMA-32a WITHIN TRADUCTION NON-OFFICIELLE FILE COPY ONE WEEK A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a 'té prepar' a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publi' ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DE LA TUNISIE 3 mars 1971 Departement Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord Taux de conversion 1 dinar = 1,905 dollar EU l dollar EU = 0,525 dinar TABLE DES JATIERES Lmaes Paragraphes DONNEES DE BASE I. RESULTATS ECONO1IQUES RECENTS 1 1-10 II. NOUVELLE ORIENTATION DE L'ECONOdIE 4 11-17 III. PERSPECTIVES DE DEVELOPPEENT 6 18-23 ANNEXE STATISTIQUE Ce rapport a été rédigé par Mvi. 0. Haiss et C. MPerat qui se sont rendus en Tunisie en décembre 1970. Il constitue une mise à jour du rapport intitulé "Situation et perspectives économiques de la Tunisie" (EMA-22a en date du 4 mai 1970). rONNEES DE BASE 164.000 km2 Superficie 63.380 miles carrés Population (estimation au milieu de 1970) 5,1 millions Taux annuel d'accroissement (1965-1970) 2,8 pour cent Densité 31 hab. par km2 Produit intérieur brut (1970) 1/ 559,3 millions de dinars Par habitant (1970) 1/ 210 dollars Taux annuel de croissance (1965-1970) 2/ 0,8 pour cent par habitant Origine du PIB par secteur d'activité Taux annuel Répartition (aux prix de 1966) de en croissance pourcentage 1965-1970(%) 2/ 1970 Agriculture -h,5 14,3 Industries extractives, eau et énergie 17,7 8,5 Industries de transformation 5,2 15,2 Bâtiment et travaux publics 2,5 8,8 Transports et communications 2,3 8,6 Services 2,7 25,3 Traitements et salaires des fonctionnaires 8,8 19,3 Produit intérieur brut au coût des facteurs 3,6 100,0 Imepôts indirects netsde subventions 5,0 17,7 PIB aux prix du marché 3,8 117,7 1/ Au coût des facteurs et au taux de change officiel en vigueur. 2/ On a comparé l'année 1970 à la moyenne des trois années 1964-1965-1966 afin d'éliminer l'effet de la saison exceptionnelle dont a bénéficié l'agriculture en 1965. LONNEES DE BASE (page 2) Emploi du PIB(aux prix courants) Consommation privée 4,3 62,2 Consommation publique 10,7 20,0 Investissement brut 5,0 24,3 Exportations de biens et services non facteurs 8,4 22,5 moins: Importations de biens et services non facteurs 4,0 -29,1 Total 100,0 Epargne intérieure brute 11,7 17,8 Déficit en ressources, en pourcentage de l'investissement (1970) 26,.9 Monnaie, crédit et prix Taux d'augmen- Fin 1969 tation 1964/69 (en millions (en % par an) de dinars) Masse monétaire 7,5 182,2 Dépôts à terme et comptes d'épargne 17,2 50,5 Crédits bancaires à l'Etat, net 5,5 94,2 Autres crédits bancaires 13,3 241,0 Indice des prix à la conso;iiation (base: 1962 = 100) 4,0 130,2 Indice des prix de gros (base: 1962 = 100) 4,8 139,8 Opérations du secteur public Taux d'augmen- 1970 tation 1965/70 (en millions (en % par an) de dinars) Recettes ordinaires 9,3 190,0 Dépenses ordinaires l, 2 172,8 Excédent du budget de fonctionnenent -2,7 18,1 Formation brute de capital fixe 2,o 52,1 Autres dépenses en capital 5,3 21,7 Déficit global 5,1 55,7 Financement intérieur,net -10,7 6,1 Financement extérieur, net 8,5 49,6 rONNEES DE BASE (page 3) Balance des paiements Taux d'augmen- 1970 tation 1965/70 (en millions (en / par an) de dinars) Exportations de biens et de services non facteurs 8,5 18,h Importations de biens et de services non facteurs 2,h 191,h Déficit sur les services facteurs l,0 -24,2 Déficit du compte courant -3,5 -67,2 Capitaux publics, net 5,2 59,3 Capitaux privés, net -15,0 14,9 Variations des réserves de change n.d. -7,0 Avoirs extérieurs nets (fin 1970) -2,2 Dette extérieure 1969 (en millions de dollars) Encours de la dette publique (fin d'année) Coefficient du service de la dette totale (en %) 24,9 Coefficient du service de la dette publique (en %) Situation EII (en millions de dollars) au 31 décembre 1970 Quote-part 35,0 Encours des tirages 19,5 Situation Banque/IDA (en millions de dollars) au 31 décembre 1970 Prêts de la Banque (nets d'annulations) 70,1 Remboursements 223 Encours total des prêts 7, Crédits de l'IDA (nets d'annulations) ho,0 Total Banque/IDA 107,8 dont: partie déboursée 4h,h partie non déboursée 63,4 .ESULTATS ECONOMIQUES RECENTS 1. Au cours de l'année 1970, le PIB au coût des facteurs s'est élevé, en dinars constants, d'environ 4,5 pour cent (cf. Tableau 2.1). La production agricole a diminué, une bonne récolte céréalière n'ayant pas suffi à co!npenser les mauvais résultats obtenus dans les domaines de la production d'olives et de légumes, et dans celui de la production animale qui a reculé. La production industrielle a augmenté de quelque h pour cent, avec toutefois un développement plus rapide dans les textiles, lesconstruc- tions mécaniques et électriques et la transformation du bois. La saison ayant mal démarré, le tourisme n'a progressé que de 7 pour cent, ce qui est nettement inférieur à la croissance annuelle moyenne de plus de 25 pour cent réalisée au cours des quatre années précédentes. C'est dans le secteur public que l'on enregistre la plus forte contribution à l'augmenta- tion du PIB, en raison d'un relève;,ent des traitements et salaires des professeurs et de certaines autres catégories de fonctionnaires, sans lequel la croissance globale n'aurait été que de 3 pour cent environ. 2. En revanche, la demande intérieure s'est accrue à un rythme consi- dérablement plus rapide. La formation brute de capital fixe a enregistré une augmentation de 12 pour cent (cf. Tableau 2.2), entièrement due au secteur public, et plus particulièrenent aux entreprises publiques, tandis que les investissements privés se maintenaient à leur niveau élevé de 1969. La consommation s'est accrue de 6 pour cent, là encore sous l'effet d'une forte poussée des dépenses publiques (en augmentation de 11 pour cent). Comme le rythme de formation des stocks a ralenti, on estime que la demande globale d'investissement et de consommation a augmenté de 6 pour cent environ. 3. La conjonction d'une faible croissance de la production et d'une demande soutenue a entraîné une hausse des prix et une forte augmentation des importations. L'indice officiel des prix de gros pour octobre 1970 - dernier chiffre disponible - était supérieur d'environ 5 pour cent à celui d'octobre 1969. (cf. Tableau 9.1). La hausse des prix se chiffre à 7 pour cent pour les produits industriels et à h pour cent pour les produits alimentaires. Ces augmentations sont nettement plus importantes que celles qui avaient été enregistrées au cours des années précédentes (1965-69), où l'indice des prix était monté (n -moyenne de 3 pour cent par an. 4. Les importations de produits de base se sont développées de 9 pour cent (cf. Tableau 3.1) essentiellement parce que, les investissements se multipliant, il a fallu inporter davantage de biens d'équipement. Les importations de matières premières et de produits semi-finis ont également progressé, notaiment parce qu'il a fallu pallier la pénurie de denrées agricoles en augmentant les achats de facteurs de production à l'étranger. Quant aux exportations, elles n'ont pas été très dynaidques. Les exporta- tions de marchandises n'ont augmenté que de 3 pour cent, la plupart des - 2 - progrès réalisés provenant du pétrole brut et des autres produits miniers. Les exportations de produits agricoles ont décliné, la production de denrées exportables, en particulier d'huile d'olive, ayant été insuffisante. Les recettes dérivées du tourisme se sont élevées de 8 pour cent et les envois de fonds des travailleurs expatriés ont augmaenté de 14 pour cent. 5. La progression des exportations n'ayant pas suivi celle des importations, le déficit Lu compte courant de la balance des paiements est passé de 55 millions de dinars en 1969 à 67 millions de dinars (estimation) en 1970. Mais ce déficit a été couvert et au-delà par une aide extérieure accrue obtenue le plus souvent à des conditions de faveur. Les entrées nettes de capitaux d'origine publique, sous forme de dons ou de prêts,se sont élevées à 59 millions de dinars. La position des réserves en devises, tout en demeurant précaire, s'est quelque peu améliorée, le passif à court terme étant à peu près égal à la fin de l'année aux réserves brutes (représentant moins de deux mois d'importations). 6. En 1970, la courbe du développement a reflété les tendances réce.,mient manifestées par l'économie tunisienne, à savoir une faible crois- sance de la production, une augmentation rapide des dépenses publiques, des pressionsinflationnistes croissantes, et des résultats décevants dans le domaine des exportations. Pendant la seconde moitié de la décennie 1960, le PIB s'est accru en termes réels au rythme moyen de 3,6 pour cent seulement, ce qui, face à un accroissement démcgraphique de 2,8 pour cent, a limité considérablement les possibilités d'amélioration du revenu par habitant. S'il est vrai que la production a souffert des conditions météorologiques défavorables et des inondations désastreuses de l'automne 1969, ce faible taux de croissance marque également l'échec des options prises en matière de développement. Le rendement économique des investissements, dont le niveau est pourtant élevé - près du quart du PIB, en moyenne, depuis le début de la décennie 1960 - a été relativement faible en particulier dans l'agriculture qui, à elle seule, a absorbé le cinquième du total des inves- tissements. La faible productivité du capital provient dans une certaine mesure de la pénurie de ressources naturelles, qui rendait difficile le repérage de possibilités d'investissements rentables. Mais il s'y ajoute bien souvent que le choix des projets n'a pas été assez judicieux ni l'attention accordée aux priorités économiques suffisante. 7. Les erreurs d'affectationdesiavestissements ont été encore aggravées par des difficultés d'organisation qui ont gêné la pleine utilisa- tion des installations et des ressources disponibles. Dans le domaine de l'agriculture, on a consacré beaucoup de temps et d'efforts à renouveler fondamentalement les institutions au lieu d'améliorer l'efficacité des méthodes de culture. Si la décision prise au début de 1969 de regrouper toutes les terres arables en coopératives de production a été révoquée depuis, elle s'est néanmoins révélée fort coûteuse: elle a fait peser une lourde charge sur le budget national et incité no.bre d'exploitants agricoles -3 - à vendre leur matériel et une partie de leur bétail, ce qui met en danger la production agricole des années à venir. De même, de grandes difficultés sont apparues avec les entreprises industrielles d'Etat, qui avaient été créées pour servir de tête de pont au développement d'un secteur d'industries manufacturières modernes. La pénurie de personnel de gestion ayant la formation et l'expérience voulues, le manque d'autonomie des • entreprises, la sous-capitalisation, la pléthore de personnel et le niveau élevé des charges sociales ont tendu à provoquer une hausse des coûts et ont entraîné de sérieuses difficultés de production et de commercialisation. En outre, de nombreuses entreprises ont dû compter sur les subventions de l'Etat, ce qui a encore alourdi considérablement la charge supportée par le budget. 8. Le montant des ressources disponibles s'est durement ressenti de la montée en flèche des dépenses des administrations publiques. Depuis 1965 les dépenses ordinaires des administrations publiques ont en effet augmenté au taux moyen de 11 pour cent par an (cf. Tableau 5.1). Cette augmentation est due en grande partie aux dépenses d'éducation, aux avantages sociaux, aux versements d'intérêts et aux subventions accordées aux entre- prises d'Etat. Malgré les efforts considérables dirigés vers l'augmentation des recettes fiscales, l'épargne publique est restée insuffisante, puisqu'elle a décliné de 17 à 9 pour cent des recettes budgétaires ordinaires. Plusieurs programmes de stabilisation, approuvés par le FiU, ont mis un frein à l'augmentation des investissements publics, tandis que des politiques monétaires restrictives ont quelque peu modéré l'expansion du secteur privé. Cependant, ces mesures n'ont eu qu'une incidence limitée et n'ont pu empêcher l'apparition de pressions inflationnistes. Il semble que dans les secteurs autres que le secteur public, les résultats obtenus en matière d'épargne se soient nettement améliorés et que le taux d'épargne national ait sensiblement augmenté ces dernières années. Mais le déficit de ressources qui doit être financé grâce à des fonds étrangers est resté important (près de 10 pour cent du PNB en 1970) et comme pendant un certain temps on a eu tendance à recourir trop souvent au financement à court et moyen termes, la dette pèse lourdement sur l'économie nationale, malgré le montant élevé de l'aide extérieure accordé à des conditions de faveur. 9. De 1965 à 1970, les recettes en devises ont augmenté au taux moyen de 10 pour cent par an. Cependant, les postes auxquels est dû ce progrès sont le pétrole brut, le tourisie et les envois de fonds de travailleurs expatriés, les recettes tirées des produits traditionnellement exportés (produits agricoles et phosphates) sont demeurées stationnaires en raison de graves difficultés de production et de commercialisation. Les exportations de produits manufacturés ont été insignifiantes, ce qui traduit bien la faible capacité de concurrence des entreprises locales, d'ailleurs axées vers le marché intérieur. - 4 - 10. La lente augmentation de la production et l'accroissement rapide de la main-d'oeuvre ont eu pour cons6quence une augmentation du taux de chômage, déjà élevé. L'effectif total des chômeurs est approximativement évalué à 180.000 personnes, soit 15 pour cent de la main-d'oeuvre. Le chômage sévit tout particulièrement dans les zones rurales et parmi les jeunes gens qui quittent l'école. II. NOUVELLE ORIENTATION DE L'ECONOIIE 11. Les résultats décevants obtenus dans le domaine économique sont l'une des causes des modifications intervenues dans le gouvernement en 1969 et ont incité les pouvoirs publics à revoir entièrement leur politique passée. Le nouveau gouvernement a proclamé la coexistence dans l'économie des secteurs public, coopératif et privé et le droit des individus à devenir membres de coopératives ou à s'en retirer librement. A l'occasion d'une réorganisation des ministères, on a séparé les services de planification, de fiscalité, et les départements ministériels techniques, ce qui a mis fin à la centralisation des pouvoirs économiques. D'autre part, on s'est efforcé de définir un ensemble cohérent de principes directeurs, susceptibles de conduire à plus de succès en matière de politique économique. Ces efforts ont abouti à la formulation d'une nouvelle stratégie économique visant à accélérer la croissance de la production et des exportations en diminuant les interventions directes de l'Etat dans les décisions d'ordre économique, en encourageant l'initiative et l'entreprise privées et en laissant davantage le libre jeu des forces du marché déterminer le montant de l'investissement et l'orientation de la production. 12. Selon cette nouvelle politique, le gouvernement n'intervient directement dans les activités économiques que pour gérer les secteurs de base et pour fournir les biens et services essentiels, si les mécanismes du marché n'y suffisent pas. Pour le reste, le rôle de l'Etat consiste à régler les activités économiques sans intervenir directement,à dispenser des stimulants à la production et à l'exportation, et à favoriser la répartition équitable des revenus et des richesses. Il est prévu d'insister davantage encore sur l'augmentation de la productivité, et de faire du concept de rentabilité le principe directeur des décisions des entreprises. 13. Les contrôles exercés par l'administration sur les activités commerciales seront assouplis et l'on pense que ce secteur recommencera alors à financer des investissements dans d'autres secteurs comme il l'a toujours fait. Il jouera également un râle essentiel dans la.promnotion des exportations. Cependant, chacun reconnaît que pour parvenir à développer les exportations,il faut juguler les pressions inflationnistes qui tendent a e.ousser la compétitivité des exportations tunisiennes à l'étranger. Aussi ces mesures seront-elles soutenues par des efforts plus considérables dans le domaine de la commercialisation. - 5 - 1h. L'intention des autorités tunisiennes est de renforcer ces changements de politique générale par une révision des politiques secto- rielles en vue d'accroÎtre l'efficacité et le volume de la production. Dans le domaine de l'agriculture, l'existence simultanée d'unités de produc- tion privées,coopératives et publiques fournira le cadre social et l'orga- nisation nécessaires à tout progrès futur. Comme le secteur moderne de l'économie ne semble pas pour le moment rencontrer de sérieuses difficultés de production ni de commercialisation, les autorités veulent diriger tous leurs efforts vers un renforcement du secteur traditionnel. Il faudra pour cela fournir à l'agriculture, en quantités considérables, des facteurs de production tels que semences, engrais, matériel; il faudra donner aux agri- culteurs les conseils et la formation technique nécessaires, et l'Etat doit se préparer à prendre les dispositions voulues pour assurer le financement de ces mesures. 15. La politique industrielle vise à accorder la priorité à la promo- tion des industries exportatrices, ainsi que des petites et moyennes entre- prises employant une forte proportion de main-d'oeuvre. Les plus importantes parmi les branches répondant à ces critères sont les industries alimentaires et textiles,les industries de tranformation du cuir et du bois, d'enrichis- sement des phosphates, enfin le tourisme. Certaines industries continueront à bénéficier d'une protection, mais celle-ci sera sélective et périodique- ment réexaminée. On évitera en revanche d'investir dans les grands complexes industriels intégrés, le marché local étant trop réduit et les possibilités d'intégration en amont et en aval extrêmement limitées. 16. L'éducation restera le secteur prioritaire mais les programmes dans ce domaine seront conçus en fonction d'un plan à long terme de développement de la main-d'oeuvre, tenant compte à la fois des besoins et des ressources de la Tunisie. Les récentes mesures de réforme de l'ensei- gnement seront renforcées, de même que les efforts déployés pour remplacer les techniciens étrangers par des experts tunisiens. 17. Nul ne conteste la gravité du problème du chômage pour lequel on ne saurait trouver de solution facile à court terme dans l'immédiat. On espère que les mesures prises pour encourager l'émigration des travailleurs et la continuation des programmes de création d'emploi déjà lancés amélio- reront quelque peu la situation. Mais leur efficacité sera limitée par des contraintes d'ordre humain et financier. Par ailleurs, le souci de créer à court terme de nouveaux emplois ne doit pas empêcher d'apporter, dans le domaine de l'efficacité de la production, les améliorations nécessaires; sans quoi cette préoccupation même risquerait de freiner l'expansion rapide de l'économie, dont l'effet, combiné à celui des mesures de contrôle démographique,sera de multiplier à long terme les possibilités d'emploi. - 6 - III. PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT 18. Alors que l'année dernière l'évolution de l'économie a été encore fortement marquée par les politiques suivies auparavant et par l'incertitude née des changements qui s'étaient produits en 1969, en revanche, on espère que, cette année, les premiers résultats de la nouvelle stratégie économique vont se faire sentir. Déjà le nouveau budget de l'Etat pour 1971 reflète dans une certaine mesure cette nouvelle orientation politique. Il prévoit d'accorder des stimulants aux investissements privés et de réduire le montant des dépenses publiques. Les investissements publics serviront surtout à achever les projets en cours et à réaliser les travaux supplé- mentaires qui permettraient d'accroitre la productivité d'installations déjà mises en place; très peu de nouveaux projets seront entamés. L'augmen- tation des dépenses ordinaires sera plus modérée et plus sélective que les années précédentes. On a également commencé un remaniement important de la structure du système fiscal, en vue d'éliminer tous les éléments qui tendent à décourager la production et les exportations. Pour l'année en cours, on a supprimé tous les droits frappant directement les exportations et amélioré le système de remboursement aux exportateurs des impôts indirects; on a modifié la fiscalité agricole afin de stimuler la production; les charges fiscales de certains autres secteurs ont également été allégées. Aucun nouvel impôt notable n'a été créé, le poids global de l'impôt étant déjà extrêmement élevé (environ 28 pour cent du PNB en 1970). 19. On pense que sous l'effet stimulant du nouveau budget les inves- tissements augmenteront en 1971, en particulier dans le secteur agricole. En revanche, le montant global des investissements s'élèvera à un rythme modéré, du fait des restrictions qui ont été décidées dans le secteur public. La production agricole dépassera sans doute son faible niveau de l'année dernière, en raison non seulement des nouvelles options qui ont été prises, mais aussi des conditions météorologiques favorables qui devraient permettre une bonne récolte d'olives. L'augmentation de la pro- duction agricole ne fera que renforcer l'expansion des industries alimen- taires et le progrès de leur exportation. Il faut ajouter à cela le regain d'activité économique qu'entraînera le développement continu des industries existantes - textiles, constructions mécaniques, transformation du bois, etc. - ainsi que le démarrage d'une nouvelle papeterie. Il y a peu de chances que la production de pétrole brut augmente, les installations existantes étant déjà utilisées à leur pleine capacité. En revanche, la production d'autres produits miniers, en particulier le phosphate, doit progresser au fur et à mesure que les derniers dégâts causés par les incndations seront réparés; on peut également s'attendre à une augmentation considérable des recettes tirées du tourisme. Ainsi la production globale pourrait être de 6 à 8 pour cent plus élevée qu'en 1970, ce qui, venant s'ajouter aux mesures d'austérité budgétaire, devrait réduire les pressions inflationnistes. - 7 - 20. S'il est vrai que ce nouveau programme économique va sans doute bénéficier des perspectives favorables qui s'ouvrent pour 1971, il reste encore beaucoup à faire pour mener à bien les réformes de structure envisagées par les pouvoirs publics. A l'intérieur du pays, il faudrait modifier les institutions et définir à nouveau les responsabilités respectives des organismes publics, des banques, et des entreprises afin de mettre en place un mécanisme de marché efficace. Il faudrait faire le point sur les politiques sectorielles,en particulier dans l'agriculture et l'industrie. Dans le domaine des relations extérieures, la Tunisie devrait envisager d'adopter un système de change plus souple et de définir un ensemble de stimulants à l'exportation bien adapté à ses besoins, tout en cherchant a se rapprocher davantage du Marché commun européen. Le quatrième Plan (1973-1976), dont la rédaction sera bientôt terminée, pourrait jouer un rôle majeur dans la mise en oeuvre des réformes économiques indispensables. 21. L'accent étant mis dorénavant sur la productivité et la rationa- lisation des opérations économiques, le problème du chômage va sans doute ressortir dans toute son acuité. Il faudra licencier l'excédent de main- d'oeuvre si l'on veut abaisser les prix de production. Pendant les premières années d'élagage et de regroupement,ces travailleurs superflus ne pourront pas être absorbés facilement par l'économie nationale et il faudra peut-être créer des programmes spéciaux d'aide. 22. Les autorités tunisiennes devront faire preuve d'une compétence et d'une détermination certaines pour trouver des solutions durables a ces problèmes économiques aussi profondément enracinés. Vu les déséqui- libres structurels qui apparaissent actuellement entre l'épargne et l'investissement, les importations et les exportations, l'emploi et la main-d'oeuvre, la Tunisie aura encore besoin d'un soutien extérieur substan- tiel sous forme d'assistance technique aussi bien que financière. Ce soutien devra être adapté aux conditions nouvelles dans lesquelles l'économie évoluera, en particulier au cours de la période de transition que le pays va traverser. 23. Comme on l'a déjà signalé, la dette extérieure de la Tunisie a déjà atteint un niveau élevé. A la fin de 1969, la dette publique extérieure à moyen et long termes s'élevait à 733 millions de dollars dont 498 millions avaient été décaissés (cf. Tableau h.1). Au cours de l'année 1970, la Tunisie a encore emprunté 66 millions supplémentaires. On estime que l'année dernière elle a versé au titre du service de la dette publique 63 millions de dollars, soit l'équivalent de 20 pour cent de ses recettes brutes en devises. En 1970, le coefficient du service de la dette, y compris les versements au titre de la dette privée, a été d'environ 22 pour cent. Ce coefficient est encore relativement élevé, mais aujourd'hui la composition de la dette est plus favorable, grâce à l'autodiscipline que s'est imposée le pays ces dernières années - il a eu moins souvent recours aux crédits- fournisseurs trop couteux - et grâce aux conditions favorables auxquelles - 8- l'aide extérieure lui a été généralement accordée. Les paiements que la Tunisie aura à effectuer dans les années à venir au titre de la dette publique actuelle seront assez régulièrement étalés sur une longue durée et s'établiront en moyenne à 62,5 millions de dollars par an de 1971 à 1973 pour s'abaisser progressivement jusqu'à 39 millions en 1980 et 21 millions en 1985 (cf. Tableau 4.2). C'est là néanmoins une charge très lourde et qui le restera pendant des années. Dans ces conditions il faudra continuer à faire preuve de prudence dans la gestion de la dette et à recourir très rarement aux emprunts à court et moyen termes. En s'efforçant d'élever le niveau de l'épargne intérieure et de renforcer le secteur des exportations - but proclamé par les pouvoirs publics - on devrait un jour rendre le pays moins tributaire de l'assistance extérieure. Entre-temps, même si la Tunisie peut contracter quelques emprunts à long terme à des conditions classiques, le volume des e:prunts qu'elle pourra faire à l'étranger restera sans doute fonction de l'aide qui lui sera accordée à des conditions de faveur. ANNEXES STATISTIQUES 2.1 Produit intérieur brut, par secteur d'activité, 1965-1970 2.2 Raploi du produit intérieur brut, 1965-1970 3.1 Balance des paiements, 1965-1970 3.2 Exportations en valeur, 1965-1970 3.3 Importations en valeur, 1965-1970 3.h Ventilation des recettes et des paiements au titre des services, 1965-1970 h.1 Encours au 31 décembre 1969 de la dette publique extérieure h.2 Paiements au titre du service de la dette publique extérieure 5.1 Budget de fonctionnement des administrations publiques, 1965-1970 5.2 Budget d'équipement des administrations publiques, 1965-1970 5.3 Comptes de l'Etat, 1965-1971 9.1 Indices des prix de gros, 1962-1970 Tableau 2.1 PRODUIT INTERIEUR BRUT, PAR SECTEUR D'ACTIVITE, 1965-1970 (en millions de dinars - aux prix de 1966) 1970 1970 1965 1966 1967 1968 1969 Estima- Budget Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres tions écono- effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs2 révisées/ nique Agriculture 102.5 74.5 63.8 82.9 78.0 73.5 8h.8 Industries extractives 10.1 15.7 21.4 28.4 29.7 32.9 31.5 Pétrole brut 0.7 4.2 12.5 18.1 20.9 22.9 20.8 Divers 9.1 11.5 8.9 10.3 8.8 10.0 10.7 Energie et eau 7.5 8.2 8.8 9.5 10.4 10.7 11.9 Industries de transformation 60.8 63.7 65.2 69.0 71.9 78.2 8o.8 Industries alimentaires 28.5 26.3 26.6 27.9 28.2 28.5 28.7 Textiles, vêtements et cuir 12.0 13.8 1.7 13.1 16.6 18.0 19.2 Constructions mécaniques et électriques 2.3 3.5 h.1 h.1 5.8 6.7 5.0 Matériaux de construction et verre 1.5 5.2 6.1 6.5 6.7 6.5 7.8 Bois 4.1 5.1 1.9 5.0 5.1 5.7 5.3 Produits chimiques 2.3 2.3 2.7 3.3 3.2 3.2 3.6 Raffinage de pétrole 2.3 2.5 2.6 3.0 3.0 3.0 3.5 Papier et divers 1.5 5.0 5.5 6.1 6.3 6.6 7.1 Bâtiment et travaux publics h0.6 1.5 h0.5 10.2 o.1 45.0 15.0 Transports et communications ho.5 Ul.3 h1.5 h1.7 39.9 144.0 5.7 Services 116.2 113.2 118.0 121.5 127.8 129.7 135.5 Commerce 65.9 60.0 61.5 65.0 65.8 66.7 71.5 Tourisme 1.8 7.0 9.1 11.1 13.6 11.6 11.6 Logement 16.9 17.8 19.0 20.0 20.0 20.0 21.0 Divers 28.6 28. 28. 28,1 28. 28. 28. Traitements et salaires des fonctionnaires 63.5 71.8 75.5 82.7 89.5 99.6 99.6 PIB au coût des facteurs W11.7 T29.9 131.7 178.9 Tl90.6 513.6 53.5 Impôts indirects nets de subventions 69.5 77.6 75.0 78.3 86.0 90.7 90.7 PIB aux prix du marché 511.2 507.5 509.7 557.2 576.6 60.3 625.2 l/ A l'époque oÙ la mission s'est rendue en Tunisie, les ajustements nécessaires pour rendre ces estimations cohérentes avec le reste des comptes nationaux n'avaient pas encore été effectués. Ces chiffres sont donc susceptibles d'être modifiés dans le budget économique définitif de 1971. Source: Ministère du Plan. Tableau 2.2 EMPIDI DU PRODUIT INTERIEUR BRUT, 1965-1970 (en millions de dinars - aux prix courants) 1969 1970 1970 1965 1966 1967 1968 Estima- Estima- Budget Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres tions tions écono- effectifs effectifs effectifs effectifs révisées!/ révisées mique Consommation 428.4 h28.3 h59.3 683.8 510.6 5h1.h 559.5 Privée 319.1 337.1 359.3 372.2 391.7 h09.7 h27.9 Publique 79.3 91.2 100.0 111.6 118.9 131.7 131.6 Formation brute de capital fixe 132.3 128.9 126.8 127.3 ll.3 157.9 1h9.h Administrations publiques 07.5 >8.2 h6.1 h8.1 h7.O 52.1 5h.2 Entreprises publiques et mixtes 60. 55.5 47.6 37.7 U.7 57.9 59.h Entreprises privées 15.1 16.9 22.8 30.8 32.8 31.9 27.8 Ménages 9.3 8.3 10.2 10.7 15.8 16.0 8.0 Variation des stocks 6.1 3.1 0.1 -9.3 7.5 2.0 2.0 Exportations 98.7 li1.3 120.h 132. 1145.7 108.4 151. Biens 62.9 73.5 78. 82.8 87.0 89.5 95.0 Services non facteurs 35.8 0.6 42.0 h9.6 58.7 58.9 56. Moins: Importations 169.7 167.1 175. 151.6 177.0 191.4 191.0 Biens 123.3 127.0 137.3 114.2 135.0 1h7.0 150.0 Services non facteurs 16. 1o.1 38.1 37.h 12.0 44.4 hl.0 Total aux prix du marché 95.8 507.5 531.2 582.6 628.1 658.3 671.3 Moins: Paiements nets au titre du revenu des facteurs 12.2 l.2 20.1 23.9 23.2 21.3 26.3 Impôtsindirects netsde subvention 67.9 77.6 77.7 80. 94.8 99.0 93.5 Amortissement 10.1 16.6 21.3 27.5 30.5 34.1 36.O Revenu national Wo5.6 399.1 109.1 L50.8 79.6 500.9 517.5 c.f. note I/ du Tableau 2.1. Source: Ministère du Plan Tableau 3.1 BALANCE DES PAIEMENTS, 1965-1970 (en millions de dinars) 1970 1970 1965 1966 1967 1968 1969 Estima- Budget Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres tions écono- effectifs effectifs effectifs effectife effectifs révisée mique COMPTE DES OPERATIONS COURANTES Recettes,total 103.h 120.1 128.7 141.5 159.3 164.3 160.9 Marchandises, f.o.b. 62.9 73.5 78.4 82.8 87.0 89.5 95.0 Services non facteurs 35.8 4o.8 h2.0 49.6 58.7 58.9 56.4 Services facteurs 4.5 5.5 6.6 8.6 13.5 15.5 9.1 Transferts 0.2 0.3 1.7 0.5 0.1 0.4 0.4 Paiements, total 187.0 187.1 202.4 184.4 214.1 231.5 226.7 Marchandises, f.o.b. 123.2 127.0 137.3 114.2 135.0 147.0 150.0 Services non facteurs 46.5 40.1 38.1 37.4 42.0 u4.4 41.0 Services facteurs 16.7 19.7 26.6 32.5 36.7 39.8 35.4 Transferts 0.6 0.3 0.4 0.3 0.4 0.3 0.3 Déficit du compte des opérations courantes (-) -83.6 -67.0 -73.7 -42.9 -54.8 -67.2 -65.8 Balance commerciale -60.3 -53.5 -58.9 -31.4 -48.0 -57.5 -55.0 Services non facteurs, net -10.7 0.7 3.9 12.2 16.7 1L.5 15.4 Services facteurs, net -12.2 -14.2 -20.0 -23.9 -23.2 -24.3 -26.3 Transferts, net - 0.4 - 1.3 0.2 - 0.3 0.1 0.1 OMPTE DES OPERATIONS EN CAPITAL Capitaux publics, net 46.1 31.0 48.4 37.7 51.1 59.3 58.5 Dons 13.1 8.1 10.6 14.4 22.7 25.9 21.1 Prêts 35.5 25.9 41.8 29.7 35.1 42.6 46.6 Moins: remboursements -2.5 -3.0 -4.o -6.L -6.7 -9.2 -9.2 Capitaux privés, net 34.0 27.6 18.8 11.3 9.6 14.9 13.3 Transferts, net 2.3 2.6 4.5 6.1 5.4 5.4 4.8 Crédits à court terme, net -0.2 4.5 0.2 -9.3 -5.3 - - Investissements directs 16.7 15.9 9.6 10.7 9.5 8.6 8.6 Crédits-fournisseurs 18.9 10.2 7.7 9.3 14.7 12.2 14.2 Autres crédits à l'importation et financiers 6.9 7.1 16.1 13.5 5.3 5.0 2.0 Moins: remboursements -10.6 -12.7 -19.3 -19.0 -20.0 -16.3 -16.3 Erreurs et omissions -0.2 -0.2 o.5 - - - - Variationdesréserves (augmentation - -) 3.7 8.6 6.0 -6.1 -5.9 -7.0 -6.0 1/ c.f. note 1/ du Tableau 2.1. Source: Ministère du Plan. Tableau 3.2 EXPORTATIONS EN VALEUR, 1965-1970 (on millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations Budget effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées économique Céréales 0.3 i.3 - - - - 3.8 Agrumes 2.6 2.9 3.3 1.6 3.6 2.5 2.9 Dattes 0.3 0.9 0.6 0.6 1.0 0.9 0. Amandes 1.1 1.3 1.1 1.7 0.7 0.5 1.5 Fruits divers 0. 0.2 0.3 0.2 0.2 0.3 0.5 Bétail sur pied et viande l. 1.6 2.2 2.0 1.7 2.6 2.1 Poisson et crustacés 0.6 0.5 0.8 0.6 0.6 0.9 1. Huile d'olive 13.5 l3.i 8.0 11.9 10.5 6.9 6.9 Vins et liqueurs 2.8 4.h 5.3 3.6 3.5 3.0 3.5 Légumes en boîte 1.6 1.4 1.8 1.7 1.1 1.2 1.7 Fruits en boite 0.8 0.9 0.7 0.5 0.7 0.8 0.8 Poisson en boîte 0.3 O.5 0.3 0.2 0.3 0.3 0.5 Total partiel 25T. 32.3 2 2.6 2V.0 20.1 26.0 Phosphate brut ll.h 12.5 12.5 12.2 9.2 10.0 12.5 Minerai de fer 3.1 2.9 2.4 2.0 1.7 2.2 2.1 Plomb et dérivée 2.4 1.8 l.h 1.6 2.2 3.0 2.0 Sel et minéraux divers 0.8 0.9 1.0 0.6 0.8 0.7 0.9 Pétrole brut - 1.2 10.5 1l.l 21.2 2ý.5 22.3 Superphosphates 8.6 5.2 11.2 10.0 8.2 7.7 8.3 Hyperphosphates 1.1 0.6 0.1 0.2 0.5 0.3 0.6 Barres de fer - - 0. 1.8 2.0 3.3 2.0 Gueuse - 0.3 1.5 0.6 0.6 0.5 0.5 Pâte à papier 1.1 1.8 1.8 1.7 1.9 1.9 1.9 Total partiel 28 30.2 2. U8.3 53.353.1 Autres exportations 9.0 11.0 11.2 13.1 14.7 14.G 15.9 Total des exportations 62.9 73.5 78. 82.8 87.0 87.5 1/ 95.0 1/ Le Tableau 3.1 donne des estimations plus récentes. Source: Ministère du Plan. Tableau 3.3 IMPORTATIQNS EN VALEUR, 1965-1970 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations Budget effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées économique Biens d'équipement o.6 33.9 29.6 30.b 30.5 37.0 10.0 Produits semi-finis et matières premières b2.6 50.3 52.5 63.7 52.6 58.0 57.0 Soufre brut ¯E¯ -~33 ~-¯7 Huile de soja 2.0 3.9 6.0 3.5 3.7 6.5 5.6 Tabac brut 0.5 0.8 0.7 0.9 1.6 1.7 0.6 Coton brut 0.8 0.8 1.3 1.5 0.9 0.6 1.5 Fil de coton 2.7 2.8 2.5 1.9 3.7 3.0 1.5 Fibres artificielles 0.7 0.5 0.6 0.6 1.0 1.3 1.3 Barres de fer et d'acier 0.8 3.2 0.8 0.3 - - - Tubes de fer et d'acier 1.9 2.3 1.6 0.9 2.5 1.2 1.8 Profilés, feuillards et tôles 2.8 2.1 3.1 1.6 2.7 6.5 2.5 Fils de fer ou d'acier 0.2 0.3 0.6 o.6 0.6 0. 0.7 Divers 28.8 30.6 36.2 28.6 32.9 36.5 37.2 Combustibles 5.9 6.7 6.O 1.8 5.0 5.0 5.5 Pétrole brut ¯T71 ¯2¯ - T 1I Coke 0.3 1.2 1.5 1.3 1.6 1.6 1.6 Divers 0.5 O.6 0.5 0.5 0.3 0.3 0.7 Biens de consommation 22.0 20.8 21.6 17.6 21.1 21.0 22.5 Céréales 8.6 8.2 17.6 12.0 17.6 17.6 13.0 Blé ~¯7 F -17¯1 l. 9 I-'" 15-u Z-7 Orge 1.3 0.7 2.7 0.6 1.7 0.7 0.9 Divers 0.6 0.6 1.6 0.5 - 0.5 0.6 Boissons et produits alimentaires divers 9.3 11.3 12.0 11.5 12.7 11.0 16.5 Importations diverses 5.7 5.6 9.0 6.6 5.2 6.5 6.5 Total des importations c.a.f. 136.7 136.6 166.1 123.6 165.0 158.5 159.0 Moins: fret et assurance 11.5 9.6 8.8 9.2 10.0 10.5 9.0 Total des importations f.o.b. 123.2 127.0 137.3 116.2 135.0 180 i/ 150.0 1/ Le Tableau 3.1 donne des estimations plus récentes. Source: Ministère du Plan. Tableau 3.4 VENTILATION DES RECETTES ET DES PAIEMENTS AU TITRE DES SERVICES, 1965-1970 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations Budget effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées économique RECETTES Services non facteurs 35.8 40.8 42.0 49.6 58.7 58.9 56.4 Tourisme et voyages 10.1 14.6 17.7 22.2 26.1 28.0 28.0 Transports et assurances 8.9 8.4 8.8 10.2 11.5 12.0 11.0 Oléoducs 5.2 5.1 4.9 4.5 7.7 4.9 4.5 Gouvernement 9.4 10.2 8.2 9.3 9.7 10.3 9.3 Divers 2.2 2.5 2.4 3.4 3.7 3.7 3.6 Services facteurs 4.5 5.5 6.6 8.6 13.5 15.5 9.1 Travaux publics - - - 0.2 0.9 1.0 0.3 Revenu du capital 0.7 0.8 0.7 0.7 1.2 1.5 0.7 Traitements et salaires 3.8 4.7 5.9 7.7 11.4 13.0 8.1 PAIMENTS Services non facteurs 46.5 40.1 38.1 37.4 42.0 43.91/ 41.0 Tourisme et voyages 6.7 6.8 8.1 8.0 10.h 11.0 9.0 Transporte et assurances 22.0 19.5 21.2 21.0 24.9 26.6 23.6 Gouvernement 3.0 4.5 2.6 3.4 3.3 3.4 3.4 Divers 14.7 9.3 6.2 5.0 3.4 3.4 5.0 Services facteurs 16.7 19.7 26.6 32.5 36.7 39.31/ 35.4 Intérêts 4.4 6.1 8.0 8.9 9.6 11.0 10.5 Autres revenusdu capital 0.7 0.5 1.0 1.7 2.7 3.5 1.9 Assistance technique 5.6 7.0 8.5 8.5 10.6 10.7 8.8 Autres traitements et salaires 4.6 5.4 6.2 6.5 6.0 6.0 6.6 Travaux publics et divers 1.4 0.6 2.9 6.9 7.8 8.1 7.6 1/ Le Tableau 3.1 donne des estimations plus récentes. Source: Ministère du Plan. Tableau 4.1 TUNISIE - ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1969 DE LA DETT PUBLIQUE EXTERIEURE ET ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1970-:/ Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Page 1 Encours de la dette au ditions 31 décembre 1969 du Source Partie y compris ler janvier 1970 déboursée partie non au seulement déboursée 31 décembre 1970 TOTAL DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE 2/ 3/ 97 _ 73?67 _6?_9_ Prêts privés 15 8 9 , 6 Emissions publiques d 'obligations 2 183 2 183 Crédit s-fournisseurs 93.23 7 Autriche 130 130 - Belgique 939 939 - Danemark 19 19 - France 46,080 7h.082 - Allemagne (Rép. fédérale dl) 7,Î30 8,02 - Italie 10,153 30,611 - Norvège 10 10 - Suède 11,611 6,866 - Suisse 1,171 1,171 7 Royaume-Uni l,145 1,lb5 - Etats-Unis 2,617 2,617 Divers 5,220 6,35h - Crédits d'institutions financières 73,744 79,857 15 439 France 5,99,203 1, 19 Italie 59,116 59,116 - Pays-Bas 5,756 7,745- Royaume-Uni 3,792 3,79? - Emissions privées d'obligations 58 58 - Prêts des organismes internationaux 8_3 110 09 10 J03 Banque africaine de développement 275 2,720O BIRD 18,237 75,696 - IDA 13, 346 32,363 10,5O Prêts des gouvernements 2/ 3 303?91 h19,677 _86 Autriche 2,572 2,572 - Canada 2,772 3,423 - Tchécoslovaquie h90 5"5 - Danemark 3,564 >,203 - France 60,265 77,82h 17,2.30 Allemagne (Rép. fédérale d') 26,311 2.2,863 6,85 Allemagne (Rép. démocratique d') 1,00b1 1,c0% - Hongrie 7t( 73 Italie 3/ 2,00 1, 600 Kowelt 36354 38,27 8,960 Pays-Bas 1,9il Y-3.19 Pologne 1)8 1)8 Voir renvois à la fin du Tableau. Tableau 4.1 TUNISIE - ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1969 DE LA DETT PUBLIQUE EXTEIEURE E' ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1970 P Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Page 2 Encours de la dette au Additions 31 décembre 1969 du Source Partie Y compris ler janvier 1970 déboursée partie non au seulement déboursée 31 décembre 1970 Prêts des gouvernements (suite) Suède 3,247 9,825 5,799 Etats-Unis 129,21,h 158,1h8 - U.R.S.S. 12,868 14,151 - Yougoslavie 1,698 1,698 - Nationalisations 6,797 6,,797 - _/ Dette dont l'échéance initiale ou ajustée dépasse une année. 2/ Non compris le crédit-cadre de DM 35 millions du 24 avril 1969, pour lequel les modalités de déboursement restent à prévoir. 3/ Non compris les crédits-cadres d'un totalde Lit 45 milliards du 20 novembre 1969, pour lesquels les modalités de déboursement restent à prévoir. Division des Services de statistiques Département des études économiques 11 février 1971 Tableau 4.2 TUNISIE - ESTIMATION DES PAIEMENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1969, Y COMPRIS LES MONTANTS NON DEBOURSES Dette remboursable en devises (en milliers de dollars EU) Encours de la dette (en début de période) Paiements Y compris partie en cours de période Année non déboursée Principal Intérêts TOTAL DE'TE PUBLIQUE EXTERIEURE TOTALE 197o 676,4Y3 47,62,. 15,2?94 197. - !,649 45> 69 16p351 61>/1? 1972 r 169,5 ( 49, 4 1 4,56 65,95) 1973 600,136 4322 2 7 19t555p01 pp.2'9 15 45 5 5,73 19ï5 515r 25 37';35 1'16' 5201 1976 .i77T 5 33>662? 13· 5 5, 49 28 33!20U 12'J3 4Ss263 , 972 :1 >.7 32.4373 11, 39 43 732 3 10'Yj7 4 ,f 1 265'53 2~'Y151 63 '9 5 19 4 2'6C ' 1 ' 7 r 44 24 1i 127 o3'0 5' 5 L53 2 >7 4. 7 .. J -90 ? r12,o 56 p >73 > 3 r 9 Note: Y compris le service de toutes les dettes figurant au Tableau la (en date du 11 février 1971) à 1'exception des suivantes, dont on ne connait pas les modalités de remboursement: Crédits-fournisseurs $ 21.972.000 Crédits d'institutions financières 15.000.000 Prêts des gouvernements France 16.278.000 Etats-Unis 1.86o.000 U.R.S.S. 36.000 Yougoslavie 1.055.000 $ 56.14ý5.000 Tableau 5.1 BUDGET DE FONCTIONNEMENT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES, 1965-1970 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations Budget effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées économique RECETTES ORDINAIRES 122.5 139.3 143.0 148.0 183.3 190.9 188.3 1. Par catégorie de recettes Impôts 103.9 121. 121.5 125.0 156.2 158.3 157.4 Intérêts et dividendes 1.1 1.1 2.1 3.9 5.0 1o.6 9.2 Cotisations sécurité sociale 12.5 14.8 16.1 17.5 20.7 20. 20.h Transferts divers h.5 1.6 2.8 1.3 0.8 0.5 0.5 Dons extérieurs 0.2 0.5 0.6 O. o.6 1.1 0.8 2. Dont: Etat 103.8 116.3 120.1 123.0 152. 158.0 157.3 Collectivités locales 5.8 7.5 5.9 6.5 9.2 10.6 9.2 Sécurité sociale 12.7 15.0 16.5 18.0 21.1 21.0 20.8 Recettes extra-budgétaires 0.2 0.5 0.5 0. 0.6 1.3 1.0 DEPENSES ORDINAIRES 101.7 117.9 127.7 14h.1 154.8 172.8 172.5 1. Par catégorie de dépenses Consommation 20.6 19.1 22.2 2h.h 27.1 26.9 27.6 Traitements et salaires 58.7 71.B 77.8 87.2 91.5 104.8 10.0 Prestations sécurité sociale 8.1 9.3 9.7 10.9 11.8 12.2 12.2 Paiements d'intérêts (à l'intérieur) 1.7 2.5 1.8 h.1 5.2 5.1 5.1 Paiements d'intérêts (à l'étranger) 1.3 1.9 2.5 2.9 1.2 5.8 5.8 Bourses 1. 2.5 2.9 3.5 3.5 1.9 h.9 Autres transferts au profit desménages) 1.0 2.3 2.3 2.1 2.2 3.1 2.7 Subventions ordinaires 5.8 5.8 6.5 6.7 7.0 7.1 7.5 Transferts divers 3.0 2.3 2.1 2.3 2.0 2.6 2.6 2. Dont: Etat 78.9 92.7 100.0 113.7 122.5 138.0 138.8 Collectivités locales 7.1 8.2 8.1 9.7 10.1 11.6 10.8 Sécurité sociale 8.7 9.9 10.3 11.8 13.2 13.1 13.1 Dépenses extra-budgétaires 7.0 7.1 9.0 8.9 9.0 10.1 9.8 EXCEDENT DU BUDGET DE FONCTIONNEMENT 20.8 21.5 15.3 3.8 28.5 18.1 15.9 Dont: Etat 21.9 23.6 20.1 9.3 29.9 20.0 18.5 Collectivités locales -1.3 -0.7 -2.5 -3.2 -0.9 -1.0 -1.6 Sécurité sociale h.0 5.1 6.2 6.2 7.9 7.9 7.7 Solde extra-budgétaire -6.8 -6.6 -8.5 -8.5 -8. -8.8 -8.8 Source: Ministère du Plan. Tableau 5.2 BUDGET D'EQUIPEMENlT DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES, 1965-1970 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1970 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimations Budget effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs révisées économique Dépenses en capital Travaux urbains d'ydraulique 2.1 2.h 2.3 1.3 1.3 0.2 0.2 Education il 2) 12.0) 9.2 9.3 10.3 9.8 9.8 Santé publique et sports . 1 ) I.8 3.6 3.6 2.5 2.6 B8timents et matériel pour l'administration 7.9 10.3 8.1' 10.1 9.7 8. 8.1 Agriculture 20.2 18.2 17.3 18.1 22. 17.1 17.0 Transports 2.7 h.7 3.9 5.2 I.7 12.2 12.0 Logement 3.3 0.6 0.5 0.5 0.7 - - Tourisme - - - - - 0.6 0.6 Programme de reconstruction - - - - - I.0. Total partiel (F.B.C.F.) iT7. u. ¯6 [.1 5-7/ 59/ 5. Subventions aux entreprises lî.8 lI.3 13.9 19.8 21.6 18.8 17.2 Subventions aux ménages 0.7 0.2 0.6 0.6 O. 0.5 0.h Achats de terrains 0.2 0.1 0.2 0.3 0.3 0.1 0.3 Prêts et avances 1.1 2.6 3.5 3.4 2.3 2.3 2.3 Total UF~7 65.T 6F.3 77-7 77- 76-7 7I. Financement extérieur Dons 12.0 8.1 10.9 13.8 16.6 23.2 20.5 Prêts 23.5 25.h I6.9 36.7 29.h 36.1 0.3 Moins: remboursements -2.6 -2.3 -9.0 -9,l -9.1 -9.7 -9.3 Total, net 7-~9 3~1 39.6 5T. Financement intérieur Excédent ordinaire 20.8 21.5 15.3 3.8 28.5 18.1 15.9 Ventes de terrains 0.1 0.3 0.1 0.1 0.3 1.1 0.1 Fonds transférés par les entreprises 0.8 2.1 0.7 0.3 3.0 0.6 0.9 Prêts et avances - 0.9 0.9 2.3 2.2 1.6 1.6 Enprunts à long terme h.7 3.1 9.3 6.6 I.7 1.0 1.0 Moins: remboursements -0.5 -0.6 -1.3 -2.0 -1.6 -2.6 -2.6 Dep6ts auprès du Trésor, net 8.1 3.6 -5.2 18.7 7.1 6.0 5.0 Comptes à recevoir, net -2.2 0.1 -1.3 1.6 -2. -0.2 -0.2 Crédits bancaires à court terme, net 2.6 5.h -0.6 0.9 h.2 5.0 5.0 Encaisse, net -3.3 -2.3 -2.h -h.5 -6.1 -h.O -4.0 Total, net 31.1 37.1 15.5 27.7 39.9 76-¯ 7 Financement total net 6b.0 65.3 6h.3 69.2 76.8 76.2 7h.2 Erreurs et omissions 0.2 0.1 - 3.0 0.2 0.3 0.3 1/ Le Tableau 2.3 donne des estimations plus récentes. Source: Ministère du Plan. Tableau 5.3 COMPTES DE L'ETAT, 1965-1971 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Chiffres Estimation Budget effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs rvisées. provisoire Recettes ordinaires 103.8 116.3 120.1 123.0 152.h 158.0 173.5 Dépenses ordinaires 78.9 92.7 100.0 113.7 122.6 138.0 150.6 Excédent du budget de fonctionnement 24.9 23.6 20.1 9.3 29.8 20.0 22.9 Dépenses en capital 57.7 54.5 60.1 65.8 74.2 71.1 69.8 Formation brute de capital fixe 39.3 39.0 36.0 35.6 38.1 39.9 - Transferts aux entreprises lh.7 12.5 13.8 19.1 21.6 18.7 - Amortissement de la dette 2.8 2.7 9.9 10.8 10.3 12.0 Divers 0.9 0.3 0.4 0.3 h.2 0.5 - Déficit de trésorerie 32.8 30.9 40.0 56.5 44.4 51.1 h6.9 Financement intérieur 10.9 11.8 -1.5 23.9 19.0 13.8 Banque centrale, net 2.6 5.4 -0.6 0.9 4.2 5.0 - Prêts divers, net - ,2.9 6.4 3.1 24.0 14.7 8.8 Autres sources, net-' -;;.6 - -4.0 -1.0 0.1 - Financement extérieur 'il.9 19.1 41.5 32.6 25.4 37.3 l1 Modifications des comptes à recevoir et des encaisses du Trésor, net. 2/ Provisoires; c.f. note I du Tableau 2.1. Source: Ministère du Plan. Tableau 9.1 INDICES DES PRIX DE GROS, 1962-1970 (base: 1962 - 100) Indice Denrées Produits Produits Produits Année général alimentaires industriels locaux importés 1962 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 1963 lo5.3 107.0 102.8 104.1 107.1 1964 110.6 109.0 112.7 1o.8 119.0 1965 124.7 U7.4 135.0 115.3 138,4 1966 129.0 120.0 142.3 119.4 143.4 1967 133.8 127.3 143.4 127.2 143.5 1968 138.1 133.9 144.2 133.0 145.5 1969 139.8 14o.6 145.6 134.4 147.8 1969 (Sept) 14o.6 136.8 146.3 135.5 148.3 1970 (Sept) 147.6 142.3 156.2 142.9 155.2 Source: Ministère du Plan.

Основные сведения
Тип документа Pre-2003 Economic or Sector Report
Дата принятия
Страна Тунис
Источник Всемирный банк