Группа Всемирного банка · Pre-2003 Economic or Sector Report

Dahomey - Domestic situation and prospects of Dahomey : Dahomey - Situation et perspectives economiques du Dahomey

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FILE COPY DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. AW-9a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'té prépare' a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affliés n'acceptent aucune responsabilite' quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DU DAHOMEY Le 13 avril 1970 Département Afrique de l'Ouest TAUX DE CONVERSION a) Jusqu'au il août 1969 $ E.U. 1,00 - 246,85 FCFA Franc français 1,00 - 50,0O FCFA b) Après le Il août 1969 $ E.U. 1,00 277,71 FCFA Franc français 1,00 = 50,00 FCFA PRINCIPAUX SIGLES UTILISES DANS LE RAPPORT BCEAO = Banque Centrale des Etats de l'Afrique de lOuest BDPA = Bureau pour le Développement de la Production Agricole CARDER = Centre d'Action Régional pour le Développement Rural CFDT = Compagnie Française pour le Développement des Fibres Textiles FAC = Fonds d'Aide et de Coopération FED = Fonds Européen de Développement FSSPPE = Fonds de Stabilisation et de Soutien des Prix des Produits à l'Exportation ICODA = Industrie Cotonnière du Dahomey OCAD = Office de Commercialisation Agricole du Dahomey OCDN = Organisation Commune Dahomey Niger (Chemins de fer) SATEC = Société d'Aide Technique et de Coopération SNAHDA = Société Nationale des Huileries du Dahomey SODAK = Société Dahoméenne du Kénaf SONADER = Société Nationale de Développement Rural PNUD = Programme des Nations Unies pour le Développement TABLE DES MATIERES Page DONNEES DE BASE RESUME ET CONCLUSIONS I. EVENEMENTS POLITIQUES 1 II. PRINCIPAUX ASPECTS ECONOMIQUES 3 A. Généralités 3 B. Agriculture h Développement de la production h Politique agricole 6 C. Secteurs divers 7 D. Monnaie, échanges et assistance 8 III. LE PROBLE4E BUDGETAIRE il A. Evolution récente de la situation budgétaire 12 B. Financement du déficit - Dette publique 14 C. Situation financière des institutions publiques 16 IV. PERSPECTIVES A. Perspectives diamélioration des finances publiques 17 Le problème pour 1969 et 1970 17 Perspectives budgétaires pour le milieu des années soixante-dix 18 B. Perspectives d'ensemble pour 1975 19 Exportations 19 Remarques de caractère général 21 ANNEXE PREVISION CONCERNIANT LES EXPORTATIONS 1-4 TABLEAUX Ce rapport se fonde sur les observations recueillies par une mission composée de L. de Azcarate et C. Bourgin qui a visité le Dahomey en mai 1969 et sur des éléments d'information supplémentaires recueillis par M. Bazin lors d'une mission effectuée en janvier 1970. DGNNEES DE BASE Sucr-fcie: 11(.ooo Km2 Population (1968) estimation au milieu de l'année 2,571 millions d'habitants Taux d'accroissement 2,8% p.a. Taux de natalité 55 o/oo Taux de mortalité 27 o/oo Taux de scolarisation (i965): 24% Produit intérieur brut et dépenses: Total du PIB aux prix du marché (1966): 48.9 milliards de FCFA; 198 millions de Per capita 19,020 FCFA; 77 dollars dollars Taux de croissance 1960-1968: 4,5% aux prix courants Origine du PIB - Coûts des facteurs (1966) (%) Dépenses au titre du PIB (1966) (%) Agriculture 50 Consommation privée 79 Industrie manufacturière Consommation publique 18 et bâtiment 9 Formation brute de capital fixe 16 Service & transport 27 Variation des stocks Etat 14 Exportations 16 Moins importations -29 100 100 Finances publiques (milliards de FCFA) 1966 1967 1968 1969 (estimation) Recettes ordinaires 5,5 6,1 6,5 7,9 Dépenses de fonctionnement 7 3 6,9 7,5 8 7 Déficit (-) -1 ~É~ à -10, Ionnaie et Crédit: Membre de l'Union monétaire ouest-africaine dans le cadre de la zone franc. Smilliards de FCFA (fin d'exercice) 1966 1967 1968 Disponibilités monétaires 6,42 6,06 6,94 Crédit à l'économie 4,54 4,84 5,14 Avoirs extérieurs (nets) 1,67 1,09 1,90 Balance des paiements milliards de FCFA 1966 1967 19 Exportations (f.o.b.) 4,68 5,20 6,90 Importations (c.a.f.) -10,87 -13,80 -10,00 Balance en compte couranti/ - 6,52 - 7,60 - 6,30 Transferts 4,81 5,00 5,00 Capitaux (net) 0,15 (1,80)W (2,30)#/ l/Après les revenus de facteurs et non facteurs. 2/ Données incomplètes. Données de base (suite) Ventilation par produits des exportations (1965-67): Pourcentage des Pourcentage des exportations exportations estimées enregistrées Produits du palmier à huile 37 55 Coton 8 12 Dette extérieure: Total en cours au 30 juin 1968 Montant déboursé Total millions de dollars 37,2 38,1 milliards de FCFA 10,3 l0,5 Intervention du Groupe de la BIRD Crédit IDA (14-DA., 1969) 4,6 millions de dollars (Projet de développe- ment du palmier à huile du Grand Hinvi) OAHO.Ey 為6購IC悲LT”魄〔 他- 必•闖。•1弱編.閱口卜1淌斗權.1 09か切皿. αほててロ曲ワ 巨 ふ旺oag柳刃ふ区a田姐孟9工5 12民田犯na別bm区ルり[H RESUME ET CRCLUSIONS .1. Le 10 décembre 1969, le Président Zi.sou était renversé du pouvoir. Ur. Directoire militaire 'Lui succédait qui procédait à des '-Iect-;ons générales. ý,u moment de publier 'Le prsent rapport, llissue des élections et les perspectives de constitution d'un gouvernement de- meurent incertaines. Situation économique actuelle 2. Il ressort des indices partiels que le rythme du PIB caracté- risé par une croissance très lente a apparemm21-it connu une légère accé- lération au cours des deux dernières années. Etant donné le taux d'ac- croissement démographique de 2,8% par an, il est cependant très vraisem- blable que le revenu per capita est demeuré aux environs de 80 dollars. L'agriculture donne des signes de progrès encourageants. Les cultures vivrières restent fortement tributaires des gonditions climatiques., mais le programme de plantations de SOIThD / s'est poursuivi à la cadence prévue de 4.000 hectares de palmiers à huile par an et la production cotonnière a plus que triplé entre p65/66 et 1968/69 par suite de l'effort soutenu déployé par la CFDýÊ/ et de l'accueil re- marquable que lui accordent les planteurs. ùa production de cultures secondaires comme le karité et l'arachide s'est également accrue. Ih 1967 et 1968 les euportations ont dépassé d'environ 30% le niveau at- teint au cours des deux années précédentes. Difficultés budgétaires 3. Le budget de l'Etat demeure au centre des difficultés écono- iiiiques, ainsi que politiques, du Dahomey. Le 'budget 1967 a cependant enregistré un certain progrès par rapport à 1966, l'accroissement des recettes et la réduction des dépenses ayant ramené le d5ficit du budget ordinair à 800 millions de FOFA. soit moins de la moitié du chiffre de 1966. Les subventions françaises se sont élevées à 500 millions de FCFA. Cependant', le déficit dépassait 1 milliýý,ýd de FCF.ý, en 1968 par suite d'une nouvelle progression des dépenses à un rythme plus élevé que celui des recettes. A l'issue de l'accord conclu à Paris en octobre 1968, on slat- tendait à ce que la France fournisse des subventions à concurrence de 800 millions de FCFA. lài fin de compte, les fonds octroyés n'ont porté que sur 550 millions de FCFA en raison de l'impossibilité de parvenir à une entente au sujet des modalités de versement du solde. 4. Etant donné que le budget 1969 laisse entrevoir - probablement avec optimisme - un déficit de 757 millions de FCFA et que rien n1winonce encore la reprise du soutien français, les finances publiques se trouvent, une fois de plus, dans une situation critique. Le Gouvernement du Dr. Zinsou avait cependant commencé d'agir résolument et avait remporté ulle première bataille importante dans le secteur public en imposant, malgré l/ Société Nationale pour le Développement !ýàiral. 7/ Compagnie Française pour le Développement des Fibres Textiles. une forte résistance des syndicats, une réduction draconienne des allo- cations familiales, ce qui pourrait se traduire par une économie de 420 millions de FCFA sur une année pleine, soit la moitié du déficit proba- ble en 1969. Le recouvrement des impôts s'améliorait notablement. De nouvelles mesures étaient à l'étude, notamment pour permettre une impo- sition plus efficace des traitements et salaires du secteur privé. 5. Le montant global de la dette extérieure reste élevé; il est de l'ordre de 10,6 milliards de FCFA (38,1 millions de dollars) et a servi directement, pour moitié, à financer les déficits budgétaires. Au début des années 1970, les paiements au titre de la dette devien- dront assez importants; ils varieront entre 3 et 3,6 millions de dollars par an (830 à 1.000 millions de FCFA) ce qui représentera vraisembla- blement près de 13% des recettes budgétaires ou du produit des exporta- tions en 1972, année oi les remboursements atteindront leur niveau maxi- mum. Ces chiffres ne comprennent cependant pas les paiements au titre du service de 12 millions de dollars de dettes, pour l'essentiel envers la France, dont les modalitéx de paiement n'ont pas été fixées. Une grande partie de cette dette constitue en fait un arriréré et devra être consolidée. A la suite de la création en 1966 d'une Caisse Auto- nome d'Amortissement dotée de ressources fiscales affectées, le gouver- nement du Dr. Zinsou s'en est strictement tenu au calendrier d'amortis- sement convenu en ce qui concerne les factures impayées aux entreprises privées, dont la plupart d'origine étrangère. Perspectives 6. Le problème budgétaire domine l'avenir immédiat. Même si les prévisions officielles concernant le déficit de 1969 ne sont pas dépassées, une subvention étrangère s'avérera nécessaire. Si le pro- gramme lancé par le Gouvernement précédent en vue de stabiliser les dépenses sociales, réduire les allocations familiales et accroître davantage les recettes fiscales est mené à bonne fin, il devrait être possible de réduire notablement le déficit en 1970 pour parvenir à un équilibre en 1971. La réalisation de cet objectif constituera le cri- tère décisif de la volonté du Gouvernement d'assainir la situation économique. Si les difficultés financières existantes devaient durer indéfiniment, elles susciteraient des complications avec les partenaires du Dahomey au sein de l'Union 1IMonétaire Ouest Africaine et le Dahomey trouverait extrêmement difficile de se procurer le financement extérieur nécessaire à son développement. L'assainissement de la situation budgé- taire est par conséquent une nécessité pour le lancement de tout programme soutenu de développement économique par le Gouvernement. Les investisse- ments publics d'origine locale ont été pratiquement nuls dans le passé. Les dépenses d'entretien ayant progressivement diminué, il est même fort possible que soit intervenu un désinvestissement net de la part du Gou- vernement au cours de ces dernières années. En dépit de l'amélioration modeste récemment constatée, il apparaft difficile au Gouvernement d'ap- porter plus qu'une contribution symbolique au financement des projets de développement au cours des prochaines années. - iii - 7. A longue échéance, seul un élargissement de l'assiette de l'impôt semblerait devoir conduire à une amélioration durable des fi- nances publiques. Heureusement les perspectives économiques à moyen terme sont bonnes. Il est parfaitement concevable, compte tenu des programmes en cours de réalisation des produits du palmier à huile et du coton, que le Dahomey soit en mesure d'accroître ses exportations en 1975 de quelque 85% par rapport à leur niveau de 1965-1967, ce qui apporterait la plus grande contribution relative à la progression des exportations, tout en agumentant la production des récoltes secondaires. Grâce à l'accélération de la croissance globale, les recettes fiscales de l'Etat provenant des exportations et, avant tout, des importations, pourraient être rapidement accrues. En fait, on voit mal une autre stratégie qui pourrait conduire à des résultats analogues. La situa- tion financière de l'Etat ne pourrait que s'améliorer si les prospec- tions des gisements de pétrole actuellement en cours au large des côtes étaient couronnées de succès. Les résultats seront connus au milieu de 1970. 8. On ne peut encore évaluer l'incidence de la dévaluation de ll,l% du franc CFA., intervenue dans le sillage de la dévaluation du franc français, sur la balance commerciale, le niveau général de l'ac- tivité économique et les finances publiques. Il importe cependant que les avantages éventuels pour le potentiel compétitif de l'économie dé- coulant de cette dévaluation partielle ne soient pas annulés par des mesures qui tendraient à en atténuer les effets sur le coût de la vie, par le biais du relèvement des salaires, de la réduction des droits d'entrée, etc. L'analyse des effets de cette dévaluation partielle sur la balance des paiements et les finances publiques pourrait offrir des indications précieuses sur l'intérêt d'un taux de change approprié pour renforcer la compétitivité de l'économie et susciter une meilleure affectation des ressources, dans le but d'accélérer le développement. 9. Les perspectives favorables offertes aux exportations sont fondées sur des programmes auxquels la Banque a commencé d2apporter son concours. Il s'agit du programme palmier à huile, pour lequel les deux atures principales sources de financement (FAC et FED) ont engagé des crédits, et d'un programme cotonnier, d'un coût total de l'ordre de 20 millions de dollars, qui est à l'étude par l'IDA et le FAC. Ces pro- grammes devraient, à leur tour, susciter de nouveaux projets. Le pro- gramme routier en voie d'élaboration, qui comporte un projet d'entretien routier prévu pour l'exercice 1970, et des projets de reconstruction pour l'avenir, contribuera à l'amélioration du potentiel économique du pays. En raison des difficultés budgétaires rencontrées ces dernières années, l'entretien de l'infrastructure des transports a gravement périclité. Le Groupe de la Banque apporte donc déjà son concours au Dahomey dans les secteurs les plus importants de son économie. 10. D'autres domaines appellent également une intervention. Un programme doit être élaboré pour remanier le système d'enseignement et adapter les programmes aux besoins du pays en main-d'oeuvre, de sorte que les élèves sortant de l'école acquièrent des qualifications autres - iv - que celles requises par la fonction publique aux effectifs déjà plé- thoriques. Des programmes d'amélioration de la production vivrière destinée à la consommation domestique sont également nécessaires pour faire face à l'accroissement rapide de la population et à la détério- ration des conditions de production dans certaines régions. Les pos- sibilités de développement de la production de la pêche sont bonnes. On envisage dans un avenir plus éloigné le développement d'autres pro- duits alimentaires "supérieurs", comme la viande et le riz. 11. Le financement extérieur devrait être accordé dans sa tota- lité à des conditions des plus libérales et ce financement devrait, comme dans le passé, couvrir une part très élevée du coût total des projets, y compris les coûts en monnaie locale. D.I01 :EY SITUA.TION ET PERSPECTIVES ECIOMIQUES DU D.J0IOMEY 1. Le prése2nt rapport constitue une mise à jour du rapport intitulé "L'Economie du Diomey" en date du 13 janvier 1969 (AU-2) et traite de lté- volution de la situation après 1966 et des perspectives à moyen et court terme du pays qui paraissent présenter de l'intérêt du point de vue d'une intervention du Groupe de la Banque. Il sera question en particulier de la situation budgétaire, qui constitue le problème actuel le plus grave, ainsi que de la situation et des perspectives de l'agriculture, notamment en ce qui concerne l'avenir des exportations. I. EVENENTS POLITIQUES 2. Le 10 décembre 1969, le Dr. Zinsou, qui était Président du Dahomey depuis juin 1968, a été renversé. En fait, depuis l'indépendance survenue en 1960, le Dahomey a connu un nombre anormalement élevé de bou- leversements politiques et les gouvernements se sont succédés au rythme de près d'un par an. 3. A la suite du coup d'Etat, un Directoire militaire a été cons- titué pour gouverner le pays. iyant à sa tête le Lieutenant-Colonel de Souza, elle se compose du Lieutenant-Colonel Kouandété et du Lieutenant- Colonel Sinzogan. Le Directoire a organisé des élections générales qui ont eu lieu dans le courant du mois de mars. Au moment de publier le présent rapport, l'issue des élections et les perspectives de la consti- tution dtun nouveau gouvernement demeurent incertaines. 4. L'administration du Dr. Zinsou était en butte C des difficultés continues d'ordre politique et financier. Le Gouvernement avait cherché à rétablir de bonnes relations avec la France en signant un accord financier en octobre 1968 qui devait frayer la voie à la reprise de l'aide budgétaire par la France. Cependant, les relations avec cette dernière se sont à nou- veau tendues lorsque, en février 1969, les autorités françaises refusèrent d'accepter les prévisions budgétaires du Dahomey pour 1969 en tant que base de discussion de la subvention pour cet exercice. En avril 1969, les en- treprises d'arrimage françaises du port de Cotonou furent nationalisées, ce qui suscita un certain malaise au sein des milieux d'affaires étrangères. Le Gouvernement avait néanmoins continué de souligner son attachement à une politique libérale et d'insister sur la nécessité d'envisager le développe- ment du secteur public sous un angle pragmatique. Il semblait cependant que les arrangements conclus avec les sociétés d'intervention étrangères à l'égard de divers programmes agricoles, et notamment du coton, puissent faire l'objet d'un nouvel examen, alors qu'étaient créées de nouvelles organisations régionales pour la mise en valeur de l'agriculture. 5. Le Gouvernement avait éprouvé en outre des difficultés sur le plan intérieur. En mai 1969, le Président avait annoncé la première me- sure importante visant à comprimer les dépenses de l'Etat, par la réduc- tion des allocations familiales versées aux fonctionnaires. Cette déci- sion fut suivie d'une grève de protestation lancée par divers syndicats, mais le Gouvernement réussit à amener les fonctionnaires à reprendre le travail au bout de trois semaines. 6. Les mesures prises en vue de réduire les allocations familiales avaient mis en relief la détermination du G->uvernement du Dr. Zinsou de s'attaquer au grave problème budgétaire. D'autres mesures visant à ac- croftre les recettes et à stabiliser les dépenses étaient en voie d'éla- boration. On s'attendait à ce que certaines de ces mesures affectent les salariés du secteur privé. II. PRINCIPAUX ASPECTS ECONOMIQUES A. Généralités 7. La presque totalité des indicateurs dont on dispose laisse présumer que l'économie a connu une croissance très modeste pendant les trois derni3res années. Il ressort d'une nouvelle série provisoire du PIB (Tablean 1) que la croissance au cours de la période 1959-1965 a peut-être 5té légèrement supérieure aux évaluations précédemment indi- quées (voir rapport AW-2, tableau annexe 4). Bien qu'il soit difficile de parler d'une accélération dans le passé immédiat, une amélioration plus sensible semble néanmoins se dessiner à certains égards, notamment en ce qui concerne les exportations effectuées en 1967 et 1968 (voir tableaux 2 et 4). 8. Depuis 1959, la progression du PIB a poussé des pointes - de 22 pour cent entre 1959 et 1963 et à nouveau de 8,5 pour cent en 1966. De 1965 à 1968, la production s'est accrue de 11,5 pour cent, soit à la moyenne annuelle de 3,75 pour cent. Même en admettant que le PIB pour 1967 et 1968 soit quelque peu sous-estimé, il n'en reste pas moins que la production per capita n'a guère progressé si l'on considère que la population s'accro't au rythme annuel de près de 2,8 pour cent et que les prix ont monté au même rythme pendant la même période. PIB AUX PRIX COURANTS 1959 1963 1964 1965 1966 1967 1968 PIB (Milliards de FCFA) 34,3 41,8 42,2 44,0 47,6 47,9 48,9 Indice 82 100 101 105 114 114,5 117 Source: Voir Tableau 1 (Annexe) 9. Aussi n'est-il pas surprenant, au cours de cette récente période caractérisée par une lente croissance, que la composition du PIB n'ait subi aucune modification importante. L 'agriculture in- tervient pour environ 50 pour cent dans le PIB total et a peut-être légèrement augmenté sa part. La "contribution" du Gouvernement au PIB demeure élevée; avec plus de 12 pour cent elle est nettement su- périeure à celle des autres petits pays de l'Entente (Niger, Togo, Haute Volta) - mais cet apport traduit non pas le niveau des servi- ces réels fournis à l'économie, mais plutôt le coût élevé du person- nel de l'administration publique. Par ailleurs, les données sur l'em- ploi des ressources indiquent que la consommation publique a absorbé plus de 18 pour cent du PIB en 1966 (soit deux fois plus qu'au Togo), facteur qui est largement responsable du niveau très faible de l'épar- gne intérieure. Cette dernière, qui a toujours été réduite, a fléchi à nouveau, passant de près de 4,l pour cent du PIB en 1963-65 à envi- ron 2 pour cent en 1966-68. La désépargne publique est essentiellement responsable de cette situation, car les entreprises et les ménages accusaient en fait une épargne positive en 1966, égale à 9 pour cent du PIB. 10. Dans ces conditions, le financement des investissements inté- rieurs bruts provient dans une très forte proportion de sources exté- rieures : 85 pour cent en 1966, 98 pour cent en 1967 et 79 pour cent en 1968. Grâce aux nouvelles entrées de capitaux d'origine extérieure, le taux de l'investissement intérieur est demeuré relativement élevé - supérieur à 18 pour cent en 1968 età 1 pour cent en 1967. Ces chiffres comprennent cependant les investissements dits de "subsistance", tels que la construction d'habitations par les agriculteurs pour leur usage personnel, qui représentent jusqu'à 30 pour cent des investissements globaux. En 1966, les investissements publics atteignaient près de 50 pour cent du total, proportion qui a relativement augmenté depuis lors, en raison principalement de l'important programme de plantation de palmier à huile dont la mise en oeuvre se poursuit. B. Agriculture Développement de la production 1l. Les statistiques relatives aux récoltes vivrières sont à ce point médiocres qu'elles rendent quasiment impossible toute évaluation des tendances et des fluctuations de la production. Sous cette importante réserve, on peut dire que l'évolution récente de l'agriculture a été caractérisée par une croissance rapide de la production cotonnière, la poursuite du programme de plantations de palmiers à huile évoqué ci-dessus, les écarts enregistrés par les cultures secondaires d'exportation et enfin la manifestation habituelle d'amples variations saisonnières et annuelles de la production vivrière. - 5 - 12. L'expansion de la production cotonnière constitue le facteur positif le plus remarquable de ces dernW"res anne7es. Jusqu1au milieu des années soixante, la production de coton graine oscillait entre 3.000 et h.500 tonnes. Depuis lors, la production s'est développée à un rythme croissant: Campagne 1965-66: 6.500 tonnes Variation annuelle Campagne 1966-67: 7.h00 tonnes + 1h pour cent Campagne 1967-68: 11.00 tonnes + 54 pour cent Campagne 1968-69: 23.000 tonnes + 102 pour cent Parallèlement à l'accroissement du tonnage, la qualité s'est améliorée au point oùl la variété Allen, dont le rendement se situe à environ 900 kg/ha, a presque totalement remplacé la variété Mono qui ne donne que la moitié de ce rendement. La production s'est développée dans les départements du nord (Borgou), du centre (Zou) et du midi (Mono). Plus de h0.000 familles d'agriculteurs se livrent à la culture du coton. On compte actuellement cinq usines d'égrenage et toute augmentation sensible de la production exi- gera une capacité d'égrenage supplémentaire. La production cotonnière a toujours été subventionnée (par la CEE et par le Gouvernement) jusqu'aux deux dernières campagnes de 1967/68 et 1968/69, période pendant laquelle la Caisse de Stabilisation a réalisé de modestes bénéfices (près de h pour cent du prix f.o.b. en 1967/68). Cependant, les facteurs de production continuent de bénéficier d'une subvention. 13. Les produits du palmier à huile demeurent de loin le plus important poste d'exportation et constituent une culture vivrière de base dans le sud où les plantations naturelles et industrielles couvrent quelque 2h0.000 hec- tares. Les plantations industrielles représentent probablement moins de 10 pour cent de la superficie cultivée en palmier à huile et n'entrent que pour une faible part dans les exportations. Cette part augmentera cependant au cours des années 1970 du fait que les plantations effectuées par SONADER se poursuivent au rythme prévu. 1h. L'évolution récente des autres cultures d'exportation, dont la plupart sont également des cultures vivrières, a subi de fortes variations. Les exportations d'arachides décortiquées ont enregistré une forte progres- sion, passant de 2.300 tonnes en 1965 à 5.500 tonnes en 1967 pour atteindre 7.800 tonnes en 1968. Cependant, les prix ont bénéficié d'une subvention constante (par la CEE et la Caisse de Stabilisation) à concurrence de 22 pour cent du prix à l'exportation en 1967/68. Les prix versés aux produc- teurs ont été ramenés de 1h FCFA le kilo d'arachides décortiquées à 13 FCFA le kilo en 1967/68 et, malgré le maintien des subventions, ce prix risque de ne pas offrir aux agriculteurs le stimulant nécessaire à un nouvel ac- croissement de la production, compte tenu de la possibilité d'opter pour d'autres récoltes rentables, encore que les agriculteurs puissent juger avantageux de cultiver l'arachide en assolement avec le coton. Les prix élevés à l'exportation et à la production en 1968/69 ont encouragé la com- mercialisation du karité (1965-67 = h.700 tonnes; 1968: chiffre évalué à 10.000 tonnes). La production de noix de coco est affectée par diverses maladies pour lesquelles on n'a trouvé aucun remède, ce qui se traduit par une baisse des exportations de coprah. La production de café (Robusta) a oscillé entre 500 et 1.200 tonnes ces dernières années du fait du mauvais - 6 - entretien des plantations. Cependant, en 1969 le Dahomey a pour la pre- mière fois atteint le chiffre de son contingent international fixé à 2.100 tonnes contre 1.100 tonnes en 1968. Ce résultat est principalement attri- buable à un meilleur entretien et à un programme de nouvelles plantations bénéficiant actuellement du financement du FED. Parmi les cultures indus- trielles secondaires, il y a lieu de mentionner la production relativement nouvelle d'anacardes (4.000 hectares mis en culture) et de kenaf, dont 3.000 hectares ontl ête pantés dans le nord, dans un premier stade, sur les 10.000 hectares nécessaires à l'approvisionnement de l'usine de sacs récemment ache- vée à Bohicon. Les plantations de teck et la culture du tabac ont également marqué un certain progrès. 15. On suppose d'une manière générale que la production vivrière évolue de pair avec l'accroissement de l population; cependant, les sta- tistiques sont par trop incomplètes pour permettre de vérifier cette hypo- thèse. Ce qui est certain, c'est que la production et les prix subissent d'importantes fluctuations pendant l'année, et également d'une année à l'autre. Ainsi, par suite d'une pluviométrie excessive en 1968 et de la mauvaise récolte qui en a résulté, le prix du mais (dont la production se situe en moyenne aux environs de 200.000 tonnes) a augmenté de quatre à cinq fois par rapport à l'année précédente. Le Gouvernement du Dr. Zinsou avait envisagé sérieusement de mettre en oeuvre un programme de stabilisa- tion qui aurait été progressivement étendu aux principales cultures vivrières. L'Office de Commercialisation Agricole du Dahomey (OCAD) est déjà intervenu pour contrôler le prix du mais en ayant recours aux importations prévues dans le cadre du Programme Alimentaire Mondial. A cet égard, et pour com- pléter les cultures vivrières traditionnelles, quelques projets rizicoles sont en voie de réalisation sur une échelle semi-expérimentale, notamment sur le fleuve Ouémé. La production n'atteint que 1.500 tonnes par rapport aux importations qui s'élèvent en moyenne à 7.000 tonnes. 16. La production animale ne manifeste pas d'évolution sensible. Le cheptel a peu augmenté, si tant est qu'il ait augmenté, au cours des der- nières années. Il convient cependant d'indiquer que la baisse de produc- tion de poisson, par suite de l1accroissement de la salinité de la lagune de Cotonou après son ouverture sur la mer lors de l'achèvement du port (1964), préoccupe fortement le Gouvernement. Eaviron 60.000 personnes tirent directement ou indirectement leur subsistance de la pêche. Les quantités p&chées dans les lagunes sont tombées de 30.000 tonnes en 1962/63 à 12.000 tonnes seulement en 1968. Les importations se chiffrent actuellement à 11.000 tonnes. Politiques agricoles 17. Le passé récent a été marqué par une insistance croissante en faveur d'un contrôle plus étendu du développement agricole par l'adminis- tration dahoméenne. Cette revendication a revêtu l'aspect d'une critique croi.'ante du râle joué par diverses sociétés d'intervention, à savoir a CFDTE pour le coton, notamment dans la région nord (Borgou), le BDPA2 1/ Compagnie Française pour le Développement des Textiles. / Bureau pour le Développement de la Production Agricole. dans le nord-ouest (Atakora), la SATEC1_/ dans la région du centre (Zou) et quelques sociétés de moindre importance. Cependant, l'ancien gouver- nement du Dr. Zinsou n'avait pas encore clairement précisé comment il concevait le rôle futur de ces organisations, pas plus qu'il n'avait laissé entendre s'il voulait mettre fin à leurs activités. En fait, on adment d'une manière générale que les sociétés d'intervention sont efficaces et on cite, à titre d'exemple, le succès obtenu par la CFDT pour stimuler la production cotonnière. 18. La critique porte principalement sur le coût des sociétés et parfois sur le fait que ces sociétés tendraient à favoriser le dévelop- pement de cultures particulières aux dépens du développement rural intégré. Ce jugement semble avoir inspiré la création dans chaque département d'un nouvel organisme autonome, le CARDER, Centre d'Action Régionale pour le Développement Rairal, dont la fonction essentielle consisterait à promou- voir le "développement intégré" de chaque région plutôt que de faire por- ter les efforts sur des cultures particulières. Pour le moment, les CARDERS n'existent que sur le papier. En attendant donc leur création effective, SONADER s'est vue chargée de la mise en valeur du Mono (sud- ouest) au début de 1969. 19. Dans le domaine de la commercialisation, un événement notable a été la remarquable expansion des oprations de l'Office de Commercia- lisation Agricole du Dahomey. Son chiffre d'affaires qui ne s'élevait qu'à 10 millions de FCFA en 1962/63, lorsque l'Office ne commercialisait que le kapok et les oranges, est passé à 700 millions de FCFA en 1967/68 et à près de 1 milliard de FCFA en 1968/69. Un nouveau bond de 50 pour cent est prévu en 1969/70. Les bénéfices qui se chiffraient à 10 millions de FCFA en 1967/68 ont atteint 100 millions de FCFA en 1968/69. L'Office contrôle actuellement l'achat et l'exportation d'une demi-douzaine de produits principauwx2/ et, dans un effort de stabilisation des prix, in- tervient dans la commercialisation sur le marché intérieur du mais, du riz, du mil et des pommes de terre. C. Secteurs divers 20. Un certain nombre de projets industriels représentant un in- vestissement total de quelque 3,5 milliards de FCFA ont été achevés en 1967 et 1968. La réalisation de loin la plus importante (3 milliards de FCFA) est l'usine de kenaf dont la rentabilité sera fonction d'un approvisionnement suffisant en matières premières (voir paragraphe 14) et d'une expansion du marché des sacs d'emballage. Il convient de si- gnaler que les prix des sacs à l'exportation ne seront vraisemblablement pas compétitifs. Le Fonds de garantie du Conseil de l'Entente a accordé 1/ Société d'Aide Technique et de Coopération. / Arachides, karité, palmistes, kapok, anacardes, cacao. La presque totalité du cacao exporté en 1969 provenait "officieusement" du Nigéria et une grande partie des bénéfices réalisés cette année sont tirés de la vente de ce produit. - 8 - son aval à une partie des crédits-fournisseurs italiens destinés à l'usine. Parmi les autres réalisations industrielles, il y a lieu de citer une usine de congélation des crevettes, une fabrique de pein- ture, une fabrique de chaussures, un atelier de montage de véhicules de faible cylindrée ("2CV"), etc. 21. Une fabrique de textiles à Cotonou (ICODA). est le principal projet dont l'achèvement est prévu cette année au coûat de 500 millions de FCFA. Le Gouvernement sera détenteur de 20 pour cent du capital (comme dans l'usine de kenaf). Les autres projets en cours comprennent l'implantation d'une usine de montage de cycles (100 millions de FCFA) et une certaine expansion des huileries et des usines d'égrenage de coton existantes. Une nouvelle usine d'égrenage coûtant 200 millions de FCFA est en voie de construction et sera destinée au traitement de la récolte cotonnière de la campagne 1969/70. L'édification d'une huilerie d'arachides à Bohicon, un projet d'assez vieille date, est toujours à l'étude (coût: 800 millions de FCFA). Son avenir est in- certain étant donné les perspectives médiocres des cours de l'huile. Une cimenterie, qui concurrencerait un projet analogue au Togo, demeure à l'étude. 22. Dans le secteur de l'énergie, le projet d'interconnexion des réseaux électriques entre le Ghana, le Togo et le Dahomey est par- venu au stade de la réalisation, ce qui satisfera la demande dl'élec- tricité au Dahomey pendant les dix prochaines années. Beaucoup plus importants pour l'avenir toutefois sont les résultats de la prospec- tion des gisements de pétrole situés au large des côtes par l'Union Oil of California qui a déjà dépensé 1,4 milliard de FCFA à cette fin. Sans doute les résultats définitifs ne seront-ils pas connus avant le milieu de 1970, mais les deux forages menés à bien à ce jour sont en- courageants. 23. Parmi les autres développements sectoriels, citons liétude sur les transports terrestres, financée par le PJUD et dont la Banque est Agent d'exécution, qui se trouve actuellement au deuxième stade de réalisation (études de factibilité). Cette étude constitue un pas important vers la préparation d'un programme de réfection et de recons- truction des routes qui est d'une urgente nécessité. D. Monnaie, échanges et assistance 24. Le Dahomey demeure le seul pays membre de l'Union monétaire ouest-africaine dont le système bancaire ait des créances nettes sur l'Etat. Par ailleurs, l'augmentation des disponibilités monétaires, par suite d'une participation extérieure accrue au financement de quelques projets dans le secteur privé, est un indice de la reprise économique observée récemment. Il s'agit notamment de dép6ts bancaires et d'avances au secteur privé, y compris les crédits à moyen terme enregistrés en 1968 et pendant le premier trimestre 1969. (Voir première partie du tableau 2). 1/ Industrie Cotonnière du Dahomey. - 9 - 25. La balance des paiementsl/(voir tableau 6) continue d'accuser essentiellement un important déficit du commerce et des opérations courantes, compensé par des transferts publics d'origine extérieure et, dans une certaine mesure, par des transferts privés et des entrées de capitaux. Le tableau ci-dessous fait cependant ressortir que les ex- portations étaient sensiblement plus élevées en 1967 et 1968 que celles enregistrées au cours des années qui les précèdent immédiatement (pour plus de détails voir les tableaux annexes 4-6). Bien que les importa- tions aient marqué une progression constante, l'exercice 1968 a néanmoins accusé pour la première fois une certaine réduction du déficit du commerce et des opérations courantes par rapport à 1967. Les deux dernières années se sont également signalées par une entrée importante de capitaux privés, reflétant ainsi les investissements effectués dans quelques entreprises industrielles ainsi qu'au titre de la prospection pétrolière. BALANCE DES PAIEMENTS (milliards de FCFA) 1965 1966 1967 1968 Exportations (f.o.b) 4,51 h,68 5,20 6,90 Importations (c.a.f.) -9.99 -10,87 -13,80 -1h,00 Balance commerciale -5,48 -6,19 -8,60 -7,10 Balance en compte courantLa -4,79 -6,52 -7,60 -6,30 Transferts privés 0,7h 0,76 0,70 0,50 Transferts publics 3,92 h,05 h,30 h,50 Solde -0,13 -1,71 -27U -130 Capitaux privés 0,13 0,32 1,80 2,30 Autres postes 0,0 1,39 0,80 -1,00 /a Balance commerciale, services non facteurs et revenus de facteurs. 26. Les exportations (voir tableau h)2/font ressortir que les ventes des principaux produits pendant le premier semestre 1968 étaient notablement plus élevées qu'au cours de la période correspondante de 1/ Des données s'inspirant des méthodes suivies par le FMI sont mainte- nant disponibles pour les exercices 1965 à 1968 inclus. La conciliation de ces chiffres avec ceux figurant dans la comptabilité nationale ou d'autres sources statistiques est cependant malaisée et n'a pas été tentée. 2/ Les exportations enregistrées par le service des douanes sont infé- rieures de 25 pour cent et de 45 pour cent aux exportations et ré- exportations réelles estimées telles qu'elles figurent dans les statistiques de la balance des paiements pour 1965 et 1966 respec- tivement. - 10) - 1967. Le volume des exportations des produits du palmier à huile était supérieur de 50 pour cent et celui des arachides, du karité et du coton près de 100 pour cent. La valeur de la totalité des exportations ef- fectuées pendant le semestre rejoignait presque le total annuel de 3,2 milliards de FCFA atteint en moyenne sur l'ensemble des trois années précédentes. La valeur des produits de la palmeraie exportés ces der- nières années aurait sans aucun doute été plus forte, n'eût été la baisse des cours qui a également eu des répercussions défavorables sur la collecte des fruits du palmier naturel. D'une manière générale, les prix de l'huile de palmiste, des amandes et des tourteaux de pal- mistes ont connu plus de fermeté que ceux de l'huile de palme. En tout état de cause, le volume des exportations des produits de l'huile de palme devrait augmenter notablement à l'avenir avec l'arrivée à maturité des anciennes plantations de palmiers. En ce qui concerne les autres produits, il convient de noter que le prix à l'exportation des ara- chides est tombé de 12 pour cent en 1966 et encore de 5 pour cent en 1967-68. Le prix payé à la production, qui a fait preuve d'une longue stabilité dans le passé, a par suite été réduit de 7 pour cent. Il est vraisemblable que les prix enregistreront à l'avenir une autre baisse modérée. 27. En se fondant sur les chiffres du premier semestre 1968, il semble que les exportations recensées par le service des douanes aient battu un nouveau record pour l'ensemble de l'année, probablement de l'ordre de 5 à 6 milliards de FCFA. Les exportations n'ont manifesté aucune tendance particulière au cours des vingt dernières années. Dans les années 1950, la moyenne actuelle se chiffrait à 2,7 milliards de FCFA, pour atteindre un maximum de 3,8 milliards en 1958. Les ex- portations ont connu un nouveau sommet en 1960 avec 4,5 milliards de FCFA, pour retomber au cours des quatre années suivantes à une moyenne de 3,1 milliards seulement. 28. Le niveau beaucoup plus élevé des importations en 1967 et 1968 (voir tableau 5) s'explique presque entièrement par l'augmentation de plus de un milliard de FCFA du poste des biens d'équipement et l'accroissement légèrement inférieur a un milliard de FCFA des biens de consommation finis. La première évolution en hausse est imputable à la rentree accrue de fonds publics et privés (se chiffrant en moyenne à 6,45 milliards de FCFA en 1967/68, contre h,2 milliards de FCFA en 1965/66). La seconde augmentation résulte probablement en partie de la réduction des droits d'entrée mise en oeuvre pour contre- carrer la contrebande de marchandises entrant au Dahomey en provenance du Togo, lequel percevait auparavant des droits d'entrée beaucoup plus faibles. Cette évolution traduit peut-être également un certain volume de réexportation clandestine de biens de consommation à desti- nation du Nigéria, lequel impose de sévères restrictions aux importa- tions. 29. Il ressort des données sur l'orientation des échanges que la part de la zone franc, notamment dans le domaine des exportations, a continué à décliner tandis que celle des autres pays de la CEE marque - il - une progression. C'est ainsi que les exportations à destination de la France représentaient 84 pour cent du total en 1961-64, 64 pour cent en 1965/66 et 46 pour cent en 1967, tandis que les importations en provenance de France sont tombées au-dessous de 60 pour cent en 1966-67 contre 74 pour cent en 1961-64. 30. La France a continué de fournir la majeure partie de l'aide extérieure - 73 pour cent en 1965 et 64 pour cent en 1966 (on ne dispose d'aucune donnée détaillée pour les années les plus récentes). L'aide francaise comprend l'assistance technique, les subventions d'équilibre au budget et les concours destinés à la réalisation de projets spéci- fiques. De 1963 à 1967, l'aide accordée par le FAC pour la réalisation de projets particuliers s'est élevée à 12,8 milliards de FCFA. Le FED a constitué la deuxième source importante d'assistance (voir tableau 7). Au 31 décembre 1968, l'aide octroyée par le FED (engagements) se chiffrait à 10 milliards de FCFA répartis environ également entre le premier et le second FED. Ei 1968, le FAC et 1'IDA ont entrepris de financer conjointement une large part du programme de mise en valeur du palmier à huile de SONADER, d'un montant total de 2,2 milliards de FCFA, dans une proportion de 50 pour cent chacun. 31. Pendant les quatre dernières années 1965-68, le rythme des dépenses au titre de l'aide liée à la réalisation de projets spécifi- ques, non compris l'assistance technique, a apparemment conservé le même ordre de grandeur qu'au cours de la période précédente. Dans l'ensemble, la mise en oeuvre de projets - notamment les réalisations routières et la mise en valeur du palmier à huile - ne paraît pas avoir été affectée par l'instabilité politique et les difficultés budgétaires, bien qu'il soit évidemment possible que l'absence de tel- les difficultés aurait permis le démarrage d'un plus grand nombre de projets. Une des raisons en est que le FAC et le FED financent, d'une manière générale, le coût total des projets, y compris, au besoin, l'assistance technique qui s'y rattache (notamment par l'entremise des sociétês d'intervention). III. LE PROBLEME BUDGETAIRE 32. Les difficultés budgétaires auxquelles se heurte le Dahomey depuis l'indépendance ont eu des conséquences profondes sur la vie du pays. Des déficits chroniques ont donné un caractère de plus en plus aigre au remboursement de la dette exigible. Les entretiens périodiques avec la France au sujet de l'aide au budget ont compliqué les relations entre les deux pays et ont ainsi ralenti le courant d'assistance qui autrement aurait été librement octroyé. La persistance du problème fiancier et les efforts déployés en vue d'y remédier ont suscité une opposition politique croissante et donné lieu à des arbitrages et à des discussions difficile tant au sein du Gouvernement qu'en dehors. Toutefois, le Gouvernement du Dr. Zinsou avait fait preuve de détermi- nation pour rétablir l'équilibre budgétaire en 1970. - 12 - A. Evolution récente de la situation budgétaire 33. Il convient de souligner au départ que les statistiques sur les finances publiques du Dahomey sont très incomplètes. Une idée très globale peut cependant en être donnée par les grandes masses des budgets des exercices 1960-69 reproduites ci-après (les données dé- taillées sur les exercices budgétaires 1966 et 1969 figurent aux tableaux 8 et 9). BUDGET DE FONCTIONNEMENT DE L'ETAT (milliards de FCFA) 1960 161 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Est. Recettes 4.4 4,1 4,5 5,3 5,4 5,7 5,5 6,1 6,5 7,9 Dépenses 5,h 5,7 6,1 6,6 6,8 7,6 7,3 6,9 7,5 8,7 Déficit -1,0 -1,6 -1,6 -1,3 -44 -1,9 -1,8 -o,8 -1,0 -0,8 34. Ainsi, au cours des trois exercices 1960-62, les dépenses ont été supérieures de 40 pour cent aux recettes qui se chiffraient en moyenne à près de 4,3 milliards de FCFA par an. Au cours des quatre exercices suivants 1963-66 les recettes ont atteint un nouveau pla- fond se chiffrant à quelque 5,4 milliards de FCFA par an et l'excédent des dépenses sur les recettes a diminué de 30 pour cent. Les deux derniers exercices dont on connaisse le résultat final font ressortir une autre progression sensible des recettes par rapport à l'exercice antérieur, de 11 pour cent en 1967 et de 10,7 pour cent en 1968. Dans le meme temps, la part de l'excédent des dépenses sur les recettes est tombée à 16 pour cent en 1967 et à 1, pour cent en 1968. Par rapport au passé, on constate par conséquent une amélioration de la performance budgétaire, marquée par une augmentation notable des recettes et un re- cul de l'importance relative du déficit du budget de fonctionnement. En outre, le déficit enregistré ces deux dernières années est plus faible en valeur absolue qu'à toute autre époque depuis 1961. 35. La persistance d'un déficit constitute néanmoins un problème très grave pour un certain nombre de raisons évidentes. Il signifique tout d'abord que les dépenses de l'Etat au titre des investissements bruts sont pratiquement nulles, si l'on exclut certains postes mineurs du budget de fonctionnement que l'on pourrait qualifier d"investisse- ments" du point de vue de la coiwtabilité nationale. A vrai dire, si l'on considère que les dépenses au titre de l'entretien et des répara- tions sont moins que suffisantes, il est probable qu'avec le temps il y a eu désinvestissement net de la part du Gouvernement. L'état du réseau routier de la voirie urbaine en témoigne. -E deuxième lieu, la permanence du déficit risque, en fin de compte, de compromettre les possibilités d'obtenir un financement de sources qui exigent qu'une - 13 - contribution locale soit apportée au coût des projets. Le déficit a entrainé un accroissement sensible de la dette publique intérieure et extérieure, notamment à court terme. Troisièmement, cette situation va à l'encontre des règles d'autodiscipline interne auxquelles les pays membres de l'Union Monétaire Ouest-Africaine sont censés se plier afin de maintenir la cohésion de l'Union. 36. Les recettes ont progressé de 48 pour cent entre 1960 et 1968 contre une augmentation du PIB estimée à h2 pour cent. Cette crois- sance relativement plus rapide n'est que normale puisque la monétisation de l'économie s'est également accrue. Parmi les principales raisons de l'accroissement intervenu depuis 1966, il convient de citer le relève- ment du taux des impôts directs, le nouvel impôt sur les traitements et les salaires (impôt de solidarité) fixé à 25 pour cent en 1966 et ramené à 20 pour cent en 1968, ainsi que les efforts réels déployés pour améliorer le recouvrement des impôts. En vue d'atteindre ce dernier objectif, un Centre Nationale de Recouvrement a été crée en 1968. Doté de vastes moyens d'enquête et de coercition, ce Centre a déjà réussi à réduire la fraude fiscale sur les impôts directs qui avait atteint des proportions alarmantes. Les recettes au titre des impôts directs ont donc augmenté de 33 pour cent en 1967 et de 85 pour cent en 1968. Cependant, une partie de l'amélioration enregistrée en 1968 résulte de la modification des méthodes de comptabilité, en vertu desquelles le produit de la taxe de l'impôt de solidarité sur les traitements versés aux fonctionnaires éta comptabilisé en recettes et non pas comme réduction de dépenses.- 37. Le produit des impôts indirects dont environ les trois quarts sont prélevés sur les importations, a baissé de 13 pour cent entre 1966 et 1968 en dépit du niveau des importations enregistrées en 1967 et 1968 qui était supérieur de 30 pour cent à celui de 1966. Le fléchisse- ment était imputable à la réduction de la plupart des droits d'entrée (en général de 15 points) décidée par le Gouvernement dans le but de restreindre les importations "non-officielles" du Togo où les tarifs ont toujours été notablement inférieurs. A vrai dire, il est probable que ces réductions aient offert un important stimulant au développe- ment des importations, notamment des biens de consommation durables qui en 1967 et 1968 étaient supérieurs de 19 pour cent à leur niveau de 1965-66. Les importations comme celles des biens d'équipement ont également progressé d'une façon notable, mais étant donné qu'elles sont frappées de droits moins élevés leur incidence sur les recettes a été modeste. 38. La charge fiscale au Dahomey (recettes fiscales /PIB) a at- teint en moyenne 13 pour cent pendant la période 1965-68, soit nettement moins qu'au Sénégal ou en Cfte-d'Ivoire (près de 20%) où cependant le revenu per capita est environ trois fois plus élevé, du même ordre qu'en Haute Volta où le revenu est moindre et au-dessus du Togo (10%) 1/ La raison de la modification intervenue est due, semble-t-il, au fait que les avances rélgementaires de la Banque centrale à l'Etat sont basées sur le montant des recettes fiscales de l'exercice précédent. Dans ces conditions, le Gouvernement a intérêt à compta- biliser le chiffre de recettes le plus élevé possible. - 14 - où le revenu per capita est légèrement supérieur à celui du Dahomey. L'accroissement notable de l'imposition globale rencontre de très sé- rieux obstacles. Les prix sont en effet déjà très élevés par rapport aux pays voisins en raison notamment des impôts indirects qui représen- tent toujours 30 pour cent du coût c.a.f. des importations. Par ailleurs, une nouvelle augmentation des droits d'entrée stimulerait les importa- tions clandestines en provenance du Togo où la structure fiscale des prix est bien plus faible. En outre, les syndicats opposent une résis- tance particulièrement forte à l'égard de toute réduction des traitements et salaires réels. 39. Les dépenses budgétaires du pays sont à la source même des difficultés financières du Dahomey, non pas qu'elles aient augmenté à un rythme très élevé - ce qui n'est pas le cas - mais pour des raisons d'ordre structurel dont la principale est le coût élevé du personnel de l'administration et le coût de l'éducation. De précédents rapports ont expliqué les raisons du nombre pléthorique de fonctionnaires. En fait, au cours des quatre dernières années, leur effectif s'est à nouveau accru de 3.500 pour atteindre un total d'environ 19.000 dont 14.00 sont employés par l'administration centrale (y compris 2.000 dans l'ar- mée et la gendarmerie). Les dépenses en personnel représentent actuellement 67 pour cent des dépenses totales de fonctionnement de l'Etat contre une moyenne de 60 pour cent en 1963-65. La part de l'éducation, qui elle-même emploie quelque 3.000 agents émargeant au budget, est passée de 20 pour cent au début des années 1960 à 23 pour cent en 1967, à 2h pour cent en 1968 et à environ 25 pour cent en 1969. Non seulement le système d'éducation en tant que tel est-il particuliè- rement déficient dans ce pays où le nombre des chômeurs à "col blanc" est déjà élevé, mais son coût pour la nation est en passe de devenir insupportable. La compression tant du personnel que des dépenses af- férentes à l'éducation présente de sérieux problèmes politiques et aucune tentative draconienne visant à enrayer leur accroissement n'a été faite jusqu'à une époque très récente. B. Financement du déficit - Dette Publique 40. Sur les 10,6 milliards de FCFA (38,1 millions de dollars) de dette extérieure en cours à fin décembre 1968 (tableau 10) près de 50 pour cent sont imputables au déficit du budget de fonctionnement. Les chiffres de la dette ne comprennent pas les avances de la Banque cen- trale. Le service (voir tableaux 11 et 12) des dettes comportant des échéanciers fixes, passera de 375 millions de FCFA en 1968 à un maximum de 1 milliard de FCFA en 1972 et demeurera à 830 millions de FCFA en 1975. Le service de la dette représenterait en 1972 environ 13 pour cent des exportations prévues (et un pourcentage analogue des recettes budgétaires) et tomberait à 9 pour cent des exportations en 1975, en supposant qu'aucun emprunt supplémentaire à court terme ne soit con- tracté dans les prochaines années. Les prévisions de paiements ci- dessus au titre de la dette ne couvrent pas environ 30 pour de la dette dont les conditions de remboursement n'ont pas été fixées ou ne sont pas connues. Cette dette comprend les avances du Trésor français dont les modalités de remboursement restent à convenir entre les deux gouvernements. Compte tenu de ces faits ainsi que des difficultés financières chroniques auxquelles le Dahomey est en proie, la charge fiscale du pays est considé- rable. - 15 - 41. Le déficit budgétaire et les autres opérations du Trésor depuis 1966 ont été financées de différentes façons: par des subventions d1équi- libre au budget versées par la France, par les avances de la Banque Cen- trale et la réescompte des effets douaniers, par les différés de paiement et par des concours occasionnels de la part d'autres pays africains. Bien que s'inscrivant en baisse, les subventions françaises à l'équilibre du budget dahoméen ont continué d'être l'instrument principal du financement du déficit. La subvention française de 1967 aurait pu être plus élevée, n'eût été la suspension des nouveaux paiements intervenue pendant la pé- riode instable qui a suivi le départ du Général Soglo de la présidence à la fin de 1966. Au terme des accords conclus en octobre 1968, la France a accepté de verser une subvention directe de 400 millions de FCFA et de fournir un montant supplémentaire de 400 millions de FCFA en fonction de besoins spécifiques tels que les réparations importantes et l'entretien. Cependant, en octobre 1969, seule une fraction de cette dernière subven- tion (environ 150 millions) a été versée en vue de couvrir l'arriéré de la contribution aux dépenses de l'assistance technique française pour 1967-1968. Le Gouvernement français n'a encore pris aucune décision en ce qui concerne le versement du reliquat. 42. Le Couvernement a en général utilisé à fond son droit de tirage sur la BCEA0L à concurrence du maximum statutaire, c'est-à-dire 10 pour cent des recettes fiscales/ de l'exercice antérieur; il a également eu recours aux facilités de réescompte par le Trésor des effets de douane. Financement des déficits budgétaires (millions de FCFA) 1966 1967 1968 Déficit du budget -1.751 -801 -1.042 Autres opérations du Trésor - 422 -296 - (100)La Total à financer -2.173 -1.097 -1.142 Financement: Subvention française 850 500 400 Banque Centrale 505 - 5 (174) Effets douaniers -82 125 n.a. Différé de paiement 91 94 257 Diversc/ -37 383 311 a/ Caisse de Retraite seulement (estimations). Provisoire. c/ Y compris divers autres prêts extérieurs, par exemple 250 millions de FCFA en 1967 de la Côte-d'Ivoire. 1/ Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest. En 1969 le plafond maximum a été porté à 15 pour cent; les 5 pour cent supplémentaires doivent être approuvés par le Conseil d'admi- nistration de la BCEAO. - 16 - 43. Depuis la création du fonds d'amortissement à la fin de 1966, la dette intérieure envers le secteur privé a baissé malgré la persis- tance de certains paiements différés. Cette situation est imputable au fait que la Caisse Autonome d'Amortissement_/, utilisant le produit de la taxe spécifique sur les importations qui lui est allouée (hors budget) et dont le rendement est de l'ordre de 450 à 500 millions de FCFA par an, contre 250 millions antérieurement, a continué de rembourser la dette au secteur privé qui s'était accumulée jusqu'au 31 décembre 1966. Vers la fin de 1968, les remboursements avaient atteint 600 millions de FCFA sur un total de 2 milliards et une somme supplémentaire de 676 millions de FCFA a été remboursée au cours de 1969. Le produit total de la taxe a atteint 496 millions en 1969. Cependant, les ressources totales de la Caisse stélevaient à 766 millions de FCFA pendant l'exercice 1969. La différence est due à un emprunt de 750 millions de FCFA remboursable en trois ans, consenti à la Caisse par un consortium réunissant trois ban- ques commerciales du Dahoemy. On s'attend ainsi à ce que toutes les dettes de l'Etat soient réglées à la fin de 1971, y compris le montant de la dette commerciale. C. Situation financière des institutions publiquesW 44. La mission n'a pas été en mesure d'examiner toutes les opé- rations financières du secteur public en dehors du budget de l'Etat. Celles des données qui ont pû être recueillies n'indiquent cependant pas de tendance précise. Les budgets locaux des cinq municipalités et des six départements dont le total se chiffre à près de 1 milliard de FCFA montraient un faible excédent de recettes de 50 millions de FCFA en 1967, la dernière année pour laquelle on dispose de rensei- gnements. Parmi les divers fonds hors budget, la Caisse de Retraite a accusé un déficit annuel supérieur à 100 millions de FCFA; le fonds de stabilisation de lagriculture a bénéficié d'excédents annuels fluc- tuant entre 195 et 114 millions de FCFA au cours des trois dernières années; ainsi qu'on l'a déjà fait observer, la Caisse Autonome d'Amor- tissement a bénéficié de recettes suffisantes pour régler d'importants arriérés sous forme de factures dues au secteur privé. Parmi les entre- prises publiques, la SNAHDA continue de réaliser des bénéfices sur la31 production et l'exportation d'huile de palmistes, tandis que la SODAK-, créée pour le traitement du knaf, n'en est qu'au stade de démarrage de son exploitation. Le port de Cotonou continue d'accuser un excédent annuel en compte courant dépassant 50 millions de FCFA, mais sa comp- tabilité ne prend pas en ligne de compte l'amortissement des installa- tions portuaires terrestres au motif qu'elles ont été construites à l'aide de subventions du FAC. Le chemin de fer (OCDN) a réussi à ré- duire son déficit de 167 millions de FCFA en 1965, à 70 millions de FCFA en 1968, par suite largement du trafic accru avec le Niger et du déroul-tement d'une partie du trafic en provenance du Nigéria. 1/ Voir rapport AW-2, paragraphes 40 et 99. '2 Pour en obtenir la liste voir rapport AW-2, page 12 et page 10 (Transport) ainsi que les tableaux annexes s'y rapportant. 3/ Société Dahoméenne du Kénaf. IV. PERSPECTIVES A. Perspectives d'amélioration des finances publiques 45. Le problème se pose différemment selon qu'il est vu à brève échéance où l'amélioration doit provenir essentiellement, sinon unique- ment, d'une action directe sur les recettes et les dépenses et, à longue échéance, mettons après 1970, où l'accélération attendue de la croissance économique élargira l'assiette de l'impôt et lorsue de nouvelles sources de recettes pourront être dégagées. Le Problème pour 1969 et 1970 46. Le Gouvernement du Dr. Zinsou s'était fixé pour objectif au départ de réaliser l'équilibre du budget en 1971, mais les difficultés liées à l'obtention de l'assistance extérieure ont incité le Gouverne- ment à ramener cet objectif à 1970. Au début de 1969, les prévisions budgétaires officielles laissaient entrevoir un déficit de 872 millions de FCFA pour cette année-là. 47. Les prévisions initiales des recettes pour 1969 s'élevaient à 7.464 millions de FCFA, soit seulement h pour cent de plus que les prévisions pour 1968, mais supérieures de 15 pour cent aux réalisations de cette année-là. Les 960 millions de FCFA supplémentaires que cet ac- croissement représente étaient attendus des impôts directs (390 millions de FCFA, soit + 24 pour cent), des impôts indirects (354 millions de FCFA, soit + 10 pour cent) et d'autres taxes et recettes diverses (216 millions de FCFA). On espérait également que des recettes supplémentaires pour- raient être obtenues à la suite d'une augmentation "naturelle" de l'as- siette imposable et d'un niveau d'imposition plus lourd par la voie de nouveaux impôts, de taux plus élevés ou d'un meilleur recouvrement. Le Gouvernement comptait en fait sur tous ces effets. 48. Les prévisions de dépenses pour 1969 s'élevaient à 8.336 millions de FCFA, c'est-à-dire supérieures de 1,2 pour cent seulement par rapport aux prévisions de 1968 et de 10,5 pour cent, soit 790 mil- lions de FCFA de plus par rapport aux résultats de l'exercice. On s'attendait à ce que les principales augmentations de dépenses aillent à l'éducation (238 millions de FCFA), aux subventions, contributions, participations et divers (387 millions de FCFA), et à l'administration générale à concurrence d'environ 200 millions de FCFA. La seul réduction - assez malvenue sans doute - concernait l'entretien qui devait baisser de 80 millions de FCFA par rapport à un montant déjà maigre de 315 millions de FCFA. 49. Cependant, le 4 septembre 1969 le Gouvernement du Dr. Zinsou avait publié un collectif budgétaire. Les recettes effectives du budget 1969 sont maintenant estimées à 7.966 millions de FCFA et les dépenses à 8.723 millions de FCFA, contre 7.464 millions de FCFA et 8.335 millions de FCFA respectivement, attendus précédemment. Selon des estimations nouvelles, le montant du déficit est par conséquent d'environ 757 millions de FCFA. soit inférieur de 120 millions de FCFA aux prévisions du début - 18 - de 1969. Cette légère amélioration de la situation budgétaire du Dahomey est en partie attribuable à la compression des dépenses au titre des allo- cations familiales dans le secteur public qui devrait s'élever à 95 mil- lions de FCFA pour le dernier trimestre 1969, soit une économie mensuelle de l'ordre de 32 à 35 millions de FCFA. Cette réduction du déficit tra- duit également d'une part l'amélioration du recouvrement des impôts par suite de l'intervention du Centre National de Recouvrement dans la per- ception des impôts directs et, d1autre part, une croissance modeste des recettes fiscales indirectes attribuables à une augmentation des exporta- tions et des importations. En dépit de la légère amélioration attendue de la situation budgétaire du Dahomey, la réalisation d'un équilibre s'avé- rera probablement extrêmement difficile en 1970, en raison des événements politiques récents et des perspectives modestes du développement de son économie à court terme. 50. Le 31 décembre 1969 le Directoire Militaire a décrété des douzièmes provisoires pour financer les dépenses ordinaires du premier trimestre 1970, dont le montant s'élève au total à 2.113 millions de FCFA. Par rapport au premier trimestre de 1969, il s'agit là d'une aug- mentation de l'ordre de 29 millions de FCFA imputable d'une part à une dépense de 50 millions de FCFA destinés à couvrir le coût des élections et, d'autre part, de 1.65o.000 FCFA au titre d'une augmentation des dé- penses pour l'éducation, sommes compensées en partie par la réduction d'autres chapitres du budget. Aucun budget n'a encore été préparé pour 1970. 51. C'est au nouveau Gouvernement qu'incombera la préparation du budget 1970. L'épreuve décisive pour ce Gouvernement sera la détermina- tion avec laquelle il mdrera une politique budgétaire permettant de favo- riser l'épargne publique dans le cadre du programme d'austérité lancé par l'administration précédente. Une telle politique contribuerait à n'en pas douter à obtenir l'assistance extérieure nécessaire. Bien que la réalisation d'un équilibre budgétaire pour 1970 semble improbable, une nouvelle compression des dépenses de l1Etat au cours de cette année cons- tituerait déjà un pas décisif vers lobjectif initial visant à réaliser l'équilibre en 1971. Perspectives budgétaires pour le milieu des années soixante-dix 52. Les deux raisons essentielles des dix années de déficit cou- rant qu'a connues le Dahomey, à savoir la difficulté d'augmenter les re- cettes dans le contexte d'une économie presque stagnante et la difficulté encore plus grande de comprimer les frais de personnel, devraient trouver une solution à moyen terme. Etant donné la nature des perspectives de croissance globale qui se dégagent déjà (voir Section B ci-dessous), les ressources de l'Etat devraient progrssser sans pour autant se traduire par une augmentation d'une fiscalité déjà élevée. Si les recettes se sont accrues en moyenne de 5 pour cent entre 1960 et 1968, ce taux de- vrait pouvoir être porté à mettons 6 pour cent dans le contexte d'une économie accusant une croissance de h à 6 pour cent en termes réels contre h,5 pour cent en termes courants dans le passé. - 19 - 53. Le nouveau Gouvernement devra sans aucun doute faire preuve d'une très forte détermination et d'un très grand courage politique pour mettre un frein au gonflement permanent des effectifs des fonctionnaires. L'application d'une politique de restriction devrait être plus facile à l'avenir étant donné qu'une grande partie des effectifs pléthoriques est, dans une large mesure, due au retour dans leur pays, au cours des années soixante, des Dahoméens ayant occupé des fonctions dans d'autres pays de l'ancienne Afrique Occidentale Française. Mais des dispositions d'une portée beaucoup plus profonde devront également être prises, et en pre- mier lieu une réforme du système d'enseignement qui produit un nombre excessif de candidats aux postes de cadres. A cet égard, une croissance accélérée de l'agriculture pourrait réduire à l'avenir l'attrait relatif des emplois salariés dans la fonction publique. Enfin, la réorganisa- tion du barème des traitements et salaires du secteur public s'avère nécessaire en vue d'établir un rapport plus étroit entre la valeur indi- viduelle et le niveau de rémunération, ce qui contribuerait de ce fait à augmenter la productivité de la fonction publique. B. Perspectives d'ensemble pour 1975 Exportations 55. Les exportations manifesteront probablement une rapide pro- gression pendant la période 1970-75. Dans l'hypothèse d'une mise en oeuvre efficace et ininterrompue, les projets de développement du palmier à huile et du coton actuellement en cours devraient constituer la majeure partie de la croissance des exportations. L'effet produit par l'augmen- tation des autres exportations revêtira une importance secondaire. 56. Les hypothèses d'ordre quantitatif intéressant les prévisions des exportations en 1970 et 1975 figurent en annexe. En ce qui concerne les deux groupes clés de produits - produits du palmier à huile et coton - ces projections reposent sur les plans existants et déjà nettement définis d'expansion des programmes en cours. Les hypothèses relatives au cours des produits de la palmeraie sont fondées sur les prévisions actuelles de la Banque (normalement, l'hypothèse "intermédiaire"), qui laissent supposer une baisse des prix f.o.b. par rapport à 1967-68 de 17 pour cent en 1975 pour l'huile de palme, de 13 pour cent pour les palmistes et l'huile de palmiste et de 15 pour cent pour le coton. Les exportations des produits du palmier à huile et du coton pourront atteindre, dans l'ensemble, 5.331 millions de FCFA en 1975 contre seulement 1.800 millions de FCFA en 1966-67. 57. Les autres exportations offrent des possibilités d'accroisse- ment beaucoup plus limitées. La production d'arachides est censée aug- menter notablement malgré l'effet défavorable de la régression des prix sur les stimulants, découlant dans une large mesure du fait que les ara- chides sont cultivées en assolement avec le coton dont la production doit augmenter sensiblement. Cependant, la consommation intérieure accrue li- mitera la croissance des exportations. Le volume des exportations du karité est assez imprévisible et la production future du coprah sera fonc- tion des mesures efficaces qui devront être prises pour s'attaquer au pro- blème de la maladie des cocotiers. En ce qui concerne le café, le Dahomey - 20 - a atteint pour la première fois en 1969 le niveau de son contingent inter- national fixé à 2.100 tonnes contre 1.100 tonnes en 1968. La production totale augmentera probablement à la suite d'un programme d"entretien amé- lioré des caféières et de nouvelles plantations dont le FED assure le fi- nancement. Dans l'ensemble, le poste "autres exportations" pourra siélever à 2.070 millions de FCFA contre 1.360 millions de FCFA en 1966/67. 58. Les estimations des exportations totales, corrigées pour tenir compte du recensement incomplet des exportations par les statistiques doua- nidres, sont reprises au tableau ci-après. Calculées sur la base du nou- veau taux de change (1 dollar = 277,71 FCFA), ces prévisions font ressortir que la valeur de l'ensemble des exportations en 1970 et 1975 sera peut-être supérieure de quelque 47 pour cent et de 85 pour cent respectivement qu'en 1965/67. Ces prévisions na rapprochent grosso modo des estimations anté- rieures bien que la composition prévue des exportations diffère quelque peu.i/ Prévisions des exportations (millions de FCFA) 1965-67 1970 1975 1. Produit du palmier 1.784 2.562 2. Coton (fibre et graines) 345 2.770 3. Arachides, karité, coprah, anacardes 312 563 4. Café 119 534 5. Divers 675 1.350 6. Total (i à 5) 3.225 7.7d0 7. Total estimatif réel 4.00 7.090 .900 Source: Voir Annexe et tableau statistique 4 59. Les prévisions ci-dessus ne comprennent pas les exportations éventuelles de pétrole. Celles-ci pourraient comraencer dès 1972/73, mais étant donné les incertitudes qui planent sur le rythme d'exploitation fu- ture, le cas échéant, la production et les exportations éventuelles en 1975 ne peuvent être indiquées que dans le cadre d'une marge très large - entre 20.000 à 100.000 barils par jour représentant une valeur annuelle brute (au prix de 14 dollars la tonne, comme au Nigéria) se situant entre 14 et 70 millions de dollars (3,8 à 19,4 milliards de FCFA). Les recettes nettes en devises dont bénéficiera l'économie seraient de beaucoup infé- rieures à ce montant (peut-être 40 à 50 pour cent du montant brut) et se- raient fonction des dépenses en monnaie locale faites par les sociétés pétrolières, y compris les frais de prospection et de production, ainsi que les redevances qui seront versées à l'Etat. Le montant des recettes publiques provenant du pétrole dépendra principalement du volume des dépenses d'investissements que les sociétés pétrolières seraient en mesure de compenser par rapport aux redevances et autres paiements dus à l'Etat. 1/ Voir Volume II, Annexe IV du rapport intitulé "Situation et perspectives de l'Economie du Dahomey" (AF-70, 11 janvier 1968). - 21 - Il s'ensuit que toute évaluation de la contribution du pétrole à l'économie et aux finances de l'Etat est sujette à une large marge d'erreur. Sur la base d'une production minimum de 20.000 barils par jour, on peut se hasarder à supposer que le produit net en devises pourrait se situer entre 5,6 et 7 millions de dollars (1,55 à 1,95 milliard de FCFA) et que les recettes de l'Etat provenant du pétrole pourraient représenter environ la moitié de ces montants. A longue échéance, mettons à la fin des années soixante-dix, il se pourrait que ces apports soient beaucoup plus élevés. 60. L'exploitation du pétrole est sans doute de nature à améliorer sensiblement l'ensemble du tableau financier à long terme. Cependant, sur la base de prévisions plus prudentes en ce qui concerne la production, la contribution du pétrole aux recettes publiques continuerait d'être modeste au milieu des années soixante-dix, soit de l'ordre de 5,7 à 7,6 pour cent des recettes totales qui, entre-temps, le pétrole mis à part, auront proba- blement augmenté à la cadence annuelle de 5 pour cent. La prise de mesures complémentaires pour assurer l'équilibre budgétaire demeurera, par consé- quent nécessaire. Remarques de caractère général 61. L'expansion probable des exportations constituera le facteur le plus important de la croissance future de l'économie dahoméenne, car ce poste est la source la plus importante de revenus monétaires et fournit directement, et indirectement par les importations qu'il rend possibles, la base des recettes publiques. Les prévisions relatives aux autres élé- ments du produit intérieur et des dépenses n'ont par conséquent pas été établies. En outre, on ne dispose à l'heure actuelle d'aucune indication quant à la teneur du plan de développement aud-elà de 1970. 62. Une progression de l'ordre de 85 pour cent des exportations entre 1965-67 et 1975, représentant un taux moyen de croissance annuelle de près de 7 pour cent devrait se traduire par un taux de croissance réel du PIB d'environ 4 à 5 pour cent par an. Ces prévisions sont toutefois fonction de la réalisation de certaines conditions. La première est que la production vivrière n'accuse pas de retard autre que les inévitables fluctuations de la production annuelle. Cette condition peut être remplie si l'on ccnsidère la disponibilité en bonnes terres (notamment dans les régions centrales), la manière dont le développement des cultures vivrires et des cultures d'exportations a été réuni dans le cadre de certains pro- grammes (par exemple, les plantations de palmiers à huile avec le dévelop- pement des cultures vivrières dans le programme SUNADE; les arachides en assolement avec le coton, etc.). La deuxième condition est que l'aide ex- térieure soit maintenue à des conditions très libérales. Cette assistance sera nécessaire non seulement pour couvrir ne serait-ce qu'une partie du déficit du budget de fonctionnement pendant une période intérimaire, mais également pour financer une forte proportion des investissements publics et offrir l'assistance technique nécessaire, ce qui est indispensable à la réussite des programmes agricoles clé dont dépend tant la croissance globale de l'économie. Du point de vue de la balance des paiements, il s'ensuit évidemment que le déficit des paiements persistera probablement pendant quelque temps en raison de la difficulté d'enrayer la progression des importations qui., dans le passé, ont connu un développement aussi - 22 - rapide, et parfois plus rapide, que la croissance des exportations. La condition finale, c'est qu'a court terme la situation budgétaire ne se détériore pas au point ou des difficultés politiques, mondtaires et autres viendraient à compromettre à la fois le fonctionnement de lléconomie dans son ensemble et l'afflux de ltaide extérieure. 63. Enfin, il convient de mentionner que le FCFA a été dévalué de 11,1 pour cent en novembre 1969, dans le sillage de la dévaluation du Franc français. Les répercussions de cette mesure ne peuvent pas encore Être évaluées d'une manière concrète. Les effets sur la balance commerciale sont principalement déterminés par deux facteurs, l'élasticité de l'offre de produits d'exportation et de produits concurrençant les importations et l'élasticité de la demande pour les importations. Dans le court terme, l'élasticité de l'offre des produits d'exportation sera vraisemblablement faible; on n'en sait pas autant de l'élasticité des importations mais une brusque et importante amélioration de la balance commerciale est improbablo. La détermination des effets de la dévaluation suscite une autre difficulté liée à la structure actuelle des échanges, puisque une proportion notable de ceux-ci s'effectue toujours avec la France. Bien que la valeur du franc CFA, par rapport au franc français n'ait pas varié, le coût du transport afférent au commerce avec l'outre-mer s'est, par contre, accru, les tarifs ayant été alignés uniformément sur une base internationale. Il est en outre difficile de définir dans quelle mesure les prix des produits origi- naires de la zone franc ont augmenté à l'instar de ceux des produits impor- tés d'autres zones. Dans le même temps, le Gouvernement subira probable- ment des pressions de la part des fonctionnaires et de la population urbaine pour atténuer les effets de la dévaluation sur le coût de la vie, par la voie des augmentations de salaires, de la réduction des droits d'importation, etc. Etant donné que de telles mesures compensatoires iraient à l'encontre de l'effet que la dévaluation est censée avoir sur la balance commerciale et sur les coûts de la production intérieure, il est souhaitable que ces mesu- res soient réduites au minimum. La dévaluation tendra également à accroître les paiements au titre du service de la dette due aux pays situés en dehors de la zone franc. Bien que la part du service de la dette à ces pays soit considérable pour les prochaines années (surtout en raison des crédits- fournisseurs dus à lItalie), son incidence sur les dépenses de l'Etat sera modeste. Il ressort diun calcul approximatif que le service de la dette en 1970 augmentera par suite de la dévaluation dans une proportion d'environ 12 à 13 pour cent des dépenses de fonctionnement. Il importera au plus haut point de suivre les effets de la dévaluation sur les recettes de l'Etat. Dans la mesure où le prix des importations exprimé en FCFA accusera une hausse et où les droits ad valorem ne subiront aucun changement, une cer- taine augmentation des recettes fiscales frappant les importations peut être obtenue. De même, étant donné l'accroissement de la contrevaleur en FCFA des exportations, le rendement des droits ad valorem perçus sur les exportations augmentera. Par ailleurs, les droits d'exportation ne repré- sentant que h pour cent des recettes d'exportation, il pourrait y avoir une marge permettant de relever le niveau de ces droits sans éliminer la totalité de l'effet stimulateur de la dévaluation sur la production des- tinée à l'exportation. - 23 - 64. Les effets de la récente dévaluation sur la balance des paiements du Dahomey, liactivité générale de l'économie et les finances publiques, peuvent fournir des indications précieuses sur l'importance d'un taux de change approprié pour renforcer la compétitivité de l'écono- mie, accélérer le taux de croissance économique plut8t lent enregistré dans le passé et pour s'attaquer aux graves difficultés financières ca- ractérisées par une importante "désépargne" publique et un taux d'épargne intérieuze ntexcédant pas 3 pour cent du PIB, probablement insuffisant pour couvrir même la dépréciation des immobilisations au sein de 1'éco- nomie. PREVISIONS CON:CEPLMBTh LES EXPORTATIONS A. Généralités 1. Les statistiques douanières ne retracent que très imparfaitement les données, l'époque d'enregistrement, et les valeurs unitaires des exportations, etc. Il est par conséquent très difficile de les prendre pour base de prévisions. La méthode suivante a par conséquent été suivie. 2. Des prévisions intéressant chacun des principaux produits ont été établies pour 1975. Les estimations des quantités sont fondées sur les prévisions des programmes en cours (notamment en ce qui concerne les pro- duits du palmier) ou les programmes d'expansion déjà élaborés en détail (par exemple, le coton), ou sur des tendances vraisemblables de la production, après discussions, produit par produit, avec des techniciens au Dahomey et des consultants. Compte tenu évidemment de l'hypothèse que les programmes importants ne connaîtront pas de défaillance ou d'échec, les quentités ainsi projetées peuvent être considérées comme représentant des objectifs parfaitement réalisables. 3. Les prix pour 1975 reposent sur les prêvisions actuelles de la Banque concernant les marchés mondiaux. C'est ainsi que pour la plupart des produits importants, les prix f.o.b. ayant fait l'objet d'une estimation spécifique ont été retenus. Dans d'autres cas, le prix f.o.b. a été ob- tenu à partir du cours .,ondial c.a.f., par exemple, par rapport à des produits analogues. 4. Pour parvenir à% une estimation des exportations totales, il est nécessaire d'ajuster les calculs pour les postes revitant une importance très secondaire (exemple, le kapok, le tabac, etc.) couverts par les sta- tistiques existantes, mais qui ne font pas l'objet d'une estimation indi- viduelle. Dans le cas de ces produits, on a procédé à une estimation ap- proximative globale, là encore en se fondant sur les discussions avec les responsables au Dahomey. Une autre correction doit être introduite pour les exportations qui ne sont pas couvertes par les statistiques douanières. Pour ce faire, les estimations effectuées antérieurement pour calculer les éléments de la balance des paiements ont été retenues. C'est ainsi que pour 1965 et 1966, les données chiffrées concernant les réexportations à partir des dépôts de douane et d'autre points (c'est-à-dire le commerce frontalier portant sur les produits alimentaires locaux, les réexportations non offi- cielles, etc.) s'élevaient respectivement à 400 millions et 1.100 millions de FCFA. B. Prévisions par produit 5. Produits du palmier à huile: Les quantités envisagées pour 1975 sont celles actuellement prévues,compte tenu des projets en cours (pro- gramme SONADER) et de la production escomptée des palmeraies naturelles. Les prix f.o.b. de l'huile et des palmistes sont ceux qui ont été retenus pour l'évaluation par l'IDA du projet du Grand Hinvi (Rapport TO-615b, Annexe 4, Appendice C). L'estimation du cours de l'huile de palmistes repose sur les prévisions de la Banque d'un prix c.a.f. de 245 dollars. Le prix des tourteaux est une estimation directe. Page 2 Valeur Quantité Prix (millions de FCFA (tonnes) (FCFA) arrondis) Huile de palme 30.000 35.000 1.050 Palmistes 5.000 30.860 154 Huile de palmistes 20.000 53.650 1.073 Tourteaux 25.00o 10.280 285 80.000 - 2.562 6. Coton fibre: Le volume des exportations est censé passer de 2.500 tonnes en 1967 à 18.000 tonnes en 1975 dans le cadre d'un programme de mise en valeur en voie d'élaboration. La production proviendra dans sa presque totalité de la variété Allen. On s'attend à ce que le prix soit inférieur de 4,5 pour cent au niveau atteint en 1966/67, qui Mat de 133.000 FCFA la tonne f.o.b. Cotonou ou 127.000 FCFA. La valeur des exportations s'établira alors à 18.000 x 127.000 = 2.286 millions de FCFA. 7. Coton graine: Le volume des exportations, qui stélevait à 3.950 tonnes en 1967, devrait atteindre environ 30.000 tonnes en 1975, ce qui coinciderait avec l'accroissement de la production cotonnière atteignant le septuple. On estime que les prix tomberont à $80 c.a.f. la tonne par rapport au niveau relativement élevé de $90 en 1967 et de $85-$90 en 1968, soit un prix f.o.b. de 16.120 FCFA la tonne. La valeur totale des expor- tations devrait s'élever alors à 30.000 x 16.120 = 483 millions de FCFA.i/ 8. Arachides: La production arachidière augmentera considérable- ment en liaison avec le programme cotonnier. Environ 40.000 tonnes pour- raient alors être disponibles à la vente en 1975. Cependant, étant donné le manque d'intérêt relatif des agriculteurs à l'égard de cette culture, du fait de son faible prix et des perspectives d'une nouvelle baisse, il n'est pas certain que l'on parvienne à ce niveau (à moins de subventionner les prix à la production). S'il en est ainsi, la majeure partie des ventes seront absorbées par l'huilerie projetée dont la production sera principa- lement écoulée sur le marché local. On a par conséquent supposé avec pru- dence que les exportations d'arachides décortiquées ne dépasseront pas 10.000 tonnes en 1975. On s'attend à un fléchissement du cours mondial en dollars de 6 pour cent entre 1967/68 et 1975, selon les prévisions éta- blies par la Banque, et à ce qu'il passe de 43.700 FCFA c.a.f. Europe à 41.300 FCFA la tonne. Cependant, si l'on tient compte de la récente dé- valuation du franc CFA, le prix CFA sera de 46.400 en 1975. Le prix f.o.b. Cotonou s'élevait à 36.700 FCFA en 1967/68 et l'on suppose que le prix sera de 38.920 FCFA en 1975. Sur cette base la valeur totale des expor- tations atteindra à cette date 389 millions de FCFA en chiffres ronds. 1/ Source: Rapport des consultants sur le programme cotonnier au Dahomey, avril 1969. Page 3 9. Coprah: Les exportations totales seront vraisemblablement moindres en 1975 qu'en 1967 du fait que les rendements des plantations existantes diminuent par suite de la maladie et parce que les nouvelles plantations n'entreront pas en production d'ici à 1975. La valeur des exportations sera négligeable et atteindra peut-être la moitié du niveau de 1967, soit environ 34 millions de FCFA. 10. Karité: Le volume des exportations dans le passé a connu de larges fluctuations suscitées par les conditions météorologiques, les prix et le niveau d'autres récoltes, sans présenter aucune tendance pré- cise. Les exportations se sont chiffrées en moyenne à 4.700 tonnes en 1965-67. Les exportations pour 1975 sont par conséquent évaluées à un niveau analogue, soit 5.000 tonnes. Les prix qui en 1967 étaient assez élevés (28.000 FCFA la tonne) par suite d'un marché favorable passé avec le Japon, tomberont à 20.000 FCFA la tonne. La valeur totale des expor- tations atteindrait ainsi 112 millions de FCFA en 1975. 11. Café: Pour la première fois en 1969, le Dahomey a atteint le contingent international de 2.100 tonnes qui lui a été alloué, par rap- port aux 1.100 tonnes produites en 1968. Le chiffre exact de la contri- bution Dahoméenne n'est pas précisé. Il semble raisonnable d'avancer l'hypothèse de 700 tonnes, le solde étant pour la plupart attribuable au Nigéria. Cependant, à la suite de programmes de meilleur entretien et de nouvelles plantations financés par le FED, on s'attend à ce que les exportations totales atteignent 6.000 tonnes en 1975, dont 4.000 provien- dront du Dahomey lui-même. Etant donné que l'on ne prévoit aucune baisse des cours, la valeur courante des exportations s'élèvera à 534 millions de FCFA. 12. Anacardes: Les exportations ont atteint 425 tonnes en 1969. Un programme de mise en valeur est envisage et une nouvelle société publique (la SONAFOR) a été créée. On projette la plantation de 4.000 nouveaux hectares (au rythme de 1.000 ha par an) à compter de 1970, dans le cadre d'un éventuel programme financé par le FAC et le FED. L'hypo- thèse selon laquelle les exportations atteindront 2.500 tonnes en 1975 apparaît raisonnable. La valeur totale de ce produit, à un prix estimé à 11.120 FCFA la tonne (40 dollars) se chiffrerait à 28 millions de FCFA. 13. Autres produits enregistrés: Ces exportations, y compris celles du tabac et des noix de coco frafches, sont censées augmenter globalement dans une modeste proportion de quelque 47 pour cent, passant de 913 millions de FCFA en 1966/67 à 1.350 millions de FCFA. On ne s'attend pas à ce qu'un nouveau produit entre dJune manière notable dans les exportations en 1972, bien que le cacao qui n'est pas encore un produit national puisse revêtir une certaine importance après 1975. Page 4 14. Exportations non enregistrées: Celles-ci ont été estimées en moyenne sans indiquer de tendances précises, à 750 millions de FCFA en 1965-67. Compte tenu des perspectives concernant les produits comme le poisson, (en cas de reprise de la pêche lagunaire) et les arachides (voir paragraphe 8 ci-dessus), qui font l'objet d'un commerce intense avec les pays voisins, ce n'est probablement pas faire preuve d'un op- timisme excessif que de supposer que les exportations "non enregistrées" se développeront au point d'atteindre au moins 1.120 millions de FCFA en 1975. 15. Pétrole: Des prévisions approximatives ont été établies dans le corps principal du rapport en ce qui ccncerne le pétrole. Mais des prévisions plus précises comprenant les recettes de l'Etat provenant de cette source seront justifiées et possibles d'ici environ un an. C. Total des exportations en 1975 16. La valeur totale des exportations estimées ci-dessus s'établi- rait par ccnséquent en chiffres ronds à 8.900 millions de FCFA en 1975, soit 85 pour cent de plus que la moyenne observée en 1965-67 (4.800). Ceci représente un taux de croissance moyen de 7 pour cent par an pen- dant les neuf années 1965-67 à 1975. Compte tenu de l'augmentation à peu près régulière des produits du palmier à huile provenant des plan- tations anciennes et en cours, et étant donné en outre que le coton accuse déjà une tendance ascendante et que les autres produits de quel- que importance se composent également de récoltes annuelles, on peut prévoir que cette croissance sera plus ou moins régulière, exception faite des variations annuelles inévitables et imprévisibles. Le niveau des exportations pour 1970 serait alors supérieur de 47 pour cent 1 la moyenne obtenue en 1965-67, soit de l'ordre de 7.090 millions de FCFA (aucune exportation de pétrole n'aura de toute façon lieu en 1970). 17. La composition des exportations devrait différer de celle de 1965-67, le coton et le coton graine devant occuper une place prédomi- nante (32 pour cent en 1975 contre moins de 10 pour cent en 1965-67) et les produits du palmier seront par conséquent moins importants en termes relatifs (29 pour cent contre 37 pour cent). 18. Les projections ci-dessus sont peut-Ctre minimales au moins dans un sens, dans la mesure où aucune disposition n'est prise en vue d'une stabilisation éventuelle des prix ou de la mise en oeuvre de pro- grammes de financement compensatoire qui viseraient à atténuer les effets des baisses de prix prévues pour la plupart des produits. La possibilité de l'introduction de tels programmes pour la période 1969-74 fait actuel- lement l'objet de discussions entre la Communauté Economique Européenne et les pays africains associés. LISTE DE3 TABLEAUX Tableau 1: Comptabilité nationale : PIB aux prix courants Tableau 2: Evolution de quelques indicateurs économiques Tableau 3: Production agricole Tableau h: Principales exportations Tableau ': Importations Tableau 6: Balance des paiements Tableau 7: Dons et subventions publics Tableau 8: Budget de l'Etat Tableau 9: Budget de l'Etat : Dépenses Tableau]D: Dette publique extérieure en cours au 31 décembre 1968 Tableau1: Service de la dette (Total) Tableaul2: Service de la dette (Dette contractée par le secteur privé) Tableau 1: COMPTABILITE NATIONALE : PIB AUX PRIX COURANTS (milliards de Francs CFA) Origine: 1959 1963 1964 1965 1966 1967 1968 Secteur primaire 17,9 19,9 20,2 21,4 23,9 24,0 22,9 Secteur secondaire 2,8 4,1 4,5 4,3 4,2 4,6 4,6 Secteur tertiaire 9,9 12,4 12,0 12,6 13,2 13,9 15,0 Etat 3 _,4 _5_5_5,7 _ 2 _6 P.I.B. 5.3 1f 42,2 il D Wf %9 1 Indice (82) (100) (101) (105) (114) (114,5) (117) Emploi: Consommation privée 25,1 31,3 32,J 34,1 37,3 ( ( ) 47,5 ) 46,9 Consommation publique 4,2 8,1 8,3 8,5 8,7 ( ( Formation brute de capital fixe 6,2 7,1 6,8 7,2 6,3 8,6 8,7 Stocks 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 Exportations-Importations -1,j -4,9 -5, -6,0 -6,0 -8,4 -6,9 Sources: 1959-1966: Données provisoires visant à la comparabilité fournies par lAdministration. Prévisions 1967-1968 établies par la mission du F.M.I. (données probablement quelque peu sous-estimées par rapport aux données officielles pour l'exercice pré- cédent). Tableau 2: EVOLUTION DE QUE-CUES INDICATEURS ECONCMIQUES Monnaie (milliards de FCFA)/ 1965 1966 1967 1968 1969 Dépôts bancaires 2,37 2,76 2,71 3,49 3,4 Disponibilités monétaires 6,08 6,42 6,06 6,94 7,42 Crédit au secteur privé 4,76 4,54 4,84 5,14 5,75 Avoirs extérieurs (nets) 1,31 1,67 1,09 1,90 1,67 Electricité: (ventes millions de KWH) 20,5 22,0 22,3 Transport Trafic OCEN (million de TK) 45,2 56,8 80,2 (73,7)È(69,1). Trafic du port de Cotonou (millions de T) 351 369 437 446 Commerce Ventes brutesL2 (millions de FCFA) 9.373 9.561 9.626 10.553 Aide EctérieureL..6 (millions de FCFA) FAC (paiements) 1.548 558 1.069 FED (paiements) 737 898 1.370 1.506 CCCE (prêts en cours) 3.838 3.672 3.516 3.469Z: Sources: IFS; BCEAO: bulletins mensuels. S1 Situation de fin dyannée pour 1965-68, au 30 mars 1969. 2 Onze mois pour 1967 et 1968. 3 Ventes brutes de 21 des plus importantes entreprises commerciales. Septembre 1967 - Septembre 1968 Au 30 juin 1968 Sources françaises et CEE; aide destinée uniquement à la réalisation de projets spécifiques. Tableau 3: PRODJCTION AGRICOLE/i Superficies cultivées Production (milliers de tonnes) 1965 1966 1967 1965 1966 1967 Mais 384 369 406 218 203 246 Nanioc 136 126 121 933 768 797 Sorgho 109 97 llo 59 49 58 Mil 16 17 5 6 6 3 Haricots 62 56 8h 19 1h 27 Ignames 61 54 54 540 454 565 Pommes de terre il 8 7 38 110 106 Riz 2,8 2,2 2 1,5 1,2 1,5 Arachides/2 78 78 33 33 35 Elevage et production animale Effectif Abattages _ttes) (1960) 1966 1968 Bovins 507.000 528.000 43.800 Ovins 514.000 547.000 ) ( 25.700 Caprins 531.000 601.000 ) Porcins 300.000 348.000 11.700 Sources: Annuaire statistique 1967 et données du Ministère du Développement Rural A Pour l'exportation des produits commercialisés, voir tableau 4. /2 Egalement pour l'exportation. (T milliers de torines; V =millions de Frne- CFA), 1965 1966 1967 196i (six oix ) Hulle de PLlme (?) 13,2 9,9 8,5 5,4 (V) 741,6 447,5 263,7' Hulo do Pl :tes (4') 36,7 11,7 16,9 11,7 (v) 984.,8 598,2 873,5 Pakl mistes (T) 16,7 , 4,0 (v) 598,6 225,9 140,0 Tourteaux (T) 16,1 11,7 21,7 13,2 (v) 130,7 97,9 250,8 (décor inues) (T) 2,3 3,3 5,5 (D) 9¢'-8 113.3 22, Kartá T)5,0 2,8 6,4 , ()1.00,5 44, 170, 7 Coprah (T) 1,8 1,8 0,6 0,4 (V) 89,8 71,5 25,h Cotol (T) 1,3 2,3 2,6 2,1 (V) h31,1LL 271,9 331,4 Cará (T) 0,9 1,2 1,1 0,3 (v) 108,9 107, 139, Diverj (T) 8,h 8,8 12,2 (8) 672 13, Itotal (T) 2,h 9,3 79,5 (V), 336j8 2853, 3750 (2961) Sources 1965--1966 :Lirection de la Statistique, Annuaire Staistique 1967 1967 :Buein.Ir. StaiLstf ique (Supplément Comrerce Ext2rieur) 110. 35, Août 1968 1)68 :CE9 Dalebin, v6vrie-r 1969 ChiiTres tirs das :ourc~e. .'i-dessus; le chiffre citL au Tableau 29 du rapport Y,-2 do la Eaique n'est que dc. 15. /2 Y compris Je e:.' rtation nun enregisLrées dans les cat-orles 6numrses ci-dessus Tableau 5.: IMPORTATIONS (T =milliers de tonnc; V - iiClions de F. CFA) 1965 1966 1261 1968 (six mois) Priipaux Gronoes - ProduiJt,, a3i-entaires, boi3ons, tabac (V) 1680, 1785,2 2038,6 1011,6 - Caruranit et produits pro.liers (V) 470,4- 367,7 63,2 - Matières premières et dem-i---roduits (V) 789,3 698,6 863,5 336,6 - Biens d'équ.ipmcnent (V) 1452,0 1524,8 2553,9 1290,7 - Biens de consommation finis (V) 4090,2 3893,h 4825,0 2343,6 Total 8482,0 8269,7 10744,6 5240,0 - (T) 6,9 6,0 7,0 (V) 2h4,1 227,8 298,7 - Sucre (T) 5,h 6,2 8,0 (V) 270,7 254,4 330,7 - Produits p6troliers (T) 37,5 37,4 49,5 (V) 457,8 283,5 462,1 - Ciment (T) 58,5 56,1 65,7 (V) 278:5 317,5 299,4 - Engrais (T) 5,3 (V) 94,h - Vhicules automobiles (T) 1,5 1,2 - (V) 491,1 606,1 719,7 - Tissus imprim6s (T) 1,1 1,0 1,2 (V) 886,3 1111,9 1204,3 - Tabac, cigarettes et allumettes (T) 0,6 0,9 0,7 (V) 346,2 34,2 331,31 /1Cigarettef3 e allumetLes seu-lement. Source :. Mme que pour le Tableau h : Exportations. Tableau 6 : BALANCE DES PAIF34ENTS (rLillions de FCFA) 196 1966 1967 _963 1. Exportnti.on (f4.o.) ,51 h,63 5,20 6,90, 2, I.mportations (1..f. -9-02C1,8l 3. Balaice coercaLe-5.43 - 6.19 - 8,60 - 7,10 4. Snr(ies n fn facteurs (oets)/1 0,69 - 0,33 1,10 0,90 5. Revenus de facteurs (netä) - 023 - 0210 -_0_h 6. Sold,j cournt. - 6,52 - 7,60 - 6,30 7. rni-fcrts onós (nctS) 0,74i 0,76 0,70 Solde ( 6+7<) -0,13 - 1,71 - 2,60 - 1.30 9. Opératiois en capital du secteur privó (nettes) 0,13 0,32 1,80 2,30 10. Oprafions en capita. du secteur Pulin(rue)1.,25 o0,5-.. 11. R0mboursemon us -0,17 - 0,22 -0,20. 12. Secteurs mntaires (.ets) -0,08 - 0,75 0,79 - 0,80 13. Erreurs Pi, omission -0,99 1,85 0,21 - 0,20 Sources 196'-1967 Annuire de la Balance des paienents du FMI - 1968 : Miion F Nota : /l Y compiris les opJrations de lcEtat non repri3es ailleurs. Tableau 7 : DONS ET SUI3VENTIONS PUBLICS (millions de FCFA) 196 1966 France Ass;ista-nce ene 0,599,7 Divars 2,29 1,78 (dont subventions budg6tai.res) (o,5) (o,85 épublique F6d6raeo d'Allemagne 0,02 O,07 Autres pays de la C ..E. - 0,02 Instituti,ns Internationales 0,83 1,C5 (dont le FED) (0,74) (0,9 Jt,at'-Unis C1, LUnada,6 ,'' Autres pays 0,12- Total 3,91 Source Aniuaire de la Balance des paiements du F.M.I. Tableail : BUDGE DE L'ETAT (ndlJons de Fra-ncs CFA) 1969 1966 1967 1968 (premières prévisions) 71ipôt- dirct 670 890 1644 203h - .VrpAts-r:iet 4079 3913599 35 L'roit-- ec Lnax à l1. im or½äoi (30?l) (3077) (2501) (2933) - Drolits et ta>c;s à l'exort: .ion (82) (131) (195) (20K - Autres inc3ts 105 90 93 0h - Autres recerttes 678 118? 1168 ts 9 Total des rocettes 5532 6083 6534 7 61 7966 DMpernes c f::tiomn:h 7213 7546 63 8723 un t . -15 -8,01 -i042 -72 -7'ý7 lorcs: 96 -R mprt 2 de ln Banque 1967 - nrhin.s di la -i.;ion FMX 19663 et 1969(' ~':r-e dfcrni par lo Miristèrc des Fi anced du Daho y 1/ Y conmlri le arriérás d'iroôt. Tab2au 9: BUD9ET DE L'EAT: D?E',SES (premipres A ti,i'ration ryi.éral 13?h 19 139ä 20 2 ' t SécuriiA i/ 13 7 9 1373 20 21 19 -,~ 113 S ~ ~~~~~~~ éc^or,e: 3/60 96ù 1 C Q 9 73 h 203 2 3 5 2 D1r / 12i3 17 821 12 7 13 11 1 Total 7231' 6 0510 30 Per sn ncl 1 hoh7 55 18 61 5038 67 5779 67 Biýcs et équipement .oh3 20 2467 36 1133 19 1070 13 Se:~wi dc la dett 152 3 93 1 lil 1 Divers 1636 22 136 2 96 13 1337 16 S=cc: A partir d'él!.ents :2urnis par le M-iistère ts a Finances du Dahomey 1,/ Mdr.istre de iTniSrieur et de la D Nati onl cc:Xri les br réd'h. Les subentior az: 6coles privres ne sont pa, cc3priss (188,5 F3F.\ en 1969) 3/ Trvu publice-, AgrulA're. - ~~nt~ ccss:s amm a,contributra1- næ;: orgamsmas nationaux n. nentinux, no i.ae déres au tir 3 a enrace rt.2:ZM -:n a; 1'la este.f, Tableau 10 : DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE EIN COURS AU 31 DECEMBRE 68w Dette reiboursable en devises étrangères (milliers de dollars E.U.) Dette en cours au 31 décembre 1968 Source Montants dé- Y compris montants boursés seu- non déboursés lement TOTAL DE LA DETTE EXTERIEURE PUBLIQUE 37.202 38.129 Dette contractée par le secteur privé_ 10.020 10.069 Obligations ayant fait l'objet d'une émission publique2/ 37 37 Fournisseurs - Italie 8.909 8.958 Institutions financières - Italie 973 973 Divers 101 101 Prêts consentis par les Gouvernements:/ 27.182 28.060 Congo 'inshasa) 400 h00 FranceD 23.433 23.h61 Allemagne 2.Y60 2.9590 Côte-d' oire2/ 7M6 756 Sénégay 3 35 Suisse- 9 9 Etats-Unis - 850 te A un an ou I échéance prorogée au-delA d'un an. :ompris la dette remboursable en francs français convertibles au taux de change en vigueur près la dévaluation intervenue en août 1969. )ivision des Services de la Statistique, Département des Etudes ;conomiques., BIRD, h septembre 1969. Tableau 11 : ESTIMATIJN DES ECHiEANCES FUTURES AU TITRE DU SERVICE DE LA DE'TE EXT ERIEURE PUPLIQUE NON A4101TIE, Y COMPIS LES MONTANTS NON DEFOURSES AU 31 DECEMBRE 1968 Dette remboursable en devises étrangères (milliers de dollars E.U.) Dette non amortie (début de période) Paiements à effectuer Année y compris les mon- au courB de la période tants non déboursés Amortissement Intérêt Total TOTAL DE LA DETTE EXTERIEURE PUBLIQUE 1969 25.h4)l/ 2.092 503 2.595 1970 23.h43 2.090 581 2.871 1971 21.162 2.535 72h 3.259 1972 18.627 2.748 862 3.610 1973 15.879 2.015 784 2.799 197h 13.864 2.228 1.022 3.250 197' 11.637 1.996 1.003 3.000 1976 9.64o 687 123 810 1977 8.953 600 118 718 1973 8.353 532 107 6h0 1979 7.821 331 96 h28 1980 7.490 302 92 394 1981 7.188 305 88 392 1982 6.883 307 8h 391 1983 6.576 310 80 390 Nota: Comprend les paiements au titre du service de toutes les dettes mentionnées au Tableau 1 établi le h septembre 1969, a l'exception des rubriques suivantes, pour lesquelles les conditions de remboursement ne sont pas disponibles: Fournisseurs (Italie) $ 797.000 Dettes du secteur privé 101.000 Prêts consentis par les Gouvernements: France 1.238.000 Côte-d'Ivoire 756.000 Total $ 2.892.000 et les rubriques suivantes dont les conditions de remboursement ne sont pas encore fixées: Dette envers l'Administration française des Postes 6.543.000 Dette envers le Trésor français 3.150.000 Total $ 9.693.000 Tnbleau 12 : ESTIMATION DES ECIEANCES FUTURES AU TITRE DU SERVICE DE LA DETTE XTERIEURE PUIBLIQUE NON AMORTIE Y COMPRIS LES MONTANTS NON REMUOURSES AU 31 DECEMBRE 1968 (SUITE) Dette remboursable en devises étrangères (milliers de dollars E.U.) Dette non amortie Paiements à. effectuer (Début de période) au cours de la période y compris les mon- Amortis- Année tants non déboursés sement Intérêt Total Dette contractée par le secteur privé 1969 9.171 1.060 312 1.373 1970 8.110 1.308 415 1.724 1971 6.802 1.592 583 2.175 1972 5.21o 1.592 693 2.285 1973 3.619 1.066 598 1.664 1974 2.553 1.348 859 2.208 l975 1.204 1.191 861 2.051 1976 l- 3 1 3 1977 il 3 1 3 1978 8 2 - 3 1979 6 2 - 3 1980 h 1 - 2 1981 3 1 - 1 1982 2 1 - 1 1983 1 1 - 1

Основные сведения
Тип документа Pre-2003 Economic or Sector Report
Дата принятия
Страна Бенин
Источник Всемирный банк