Группа Всемирного банка · Pre-2003 Economic or Sector Report

Mali - Office du Niger - identification report : Mali - Office du Niger : rapport d'identification

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Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 2135-MLI MALI OFFICE DU NIGER RAPPORT D' IDENTIFICATION 30 juin 1978 Département des Projets agricoles Bureau régional Afrique de l'Ouest TRADUCTION NON-OFFIC!ELLE A TITRE D'iNFORMATION Le présent document fait l'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut être uïlhe pur ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut être autrement divulguée sans l'autorisation de la Banque Mondiale. TAUX DE CHANGE Unité monétaire = Franc malien (FM) 1 dollar 490 francs maliens 1 franc malien 0,0020408 dollar 1 million de francs maliens = 2041 dollars POIDS ET MESURES : SYSTEME METRIQUE EXERCICE Etat ler janvier - 31 décembre Office du Niger ler janvier - 31 décembre SIGLES ET ABREVIATIONS ADRAO Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l'Ouest BAE Bureau des affaires économiques (Office du Niger) BEG Bureau d'ét-1es générales (Office du Niger) BEI Banque européenne d'investissement CILSS Comité inter-Etat de lutte contre la sécheresse au Sahel CIPEA Centre international pour l'élevage en Afrique DNAFLA Direction nationale de l'alphabétisation fonctionnelle et de la linguistique appliquée FAD Fonds africain de développement (Banque africaine de développement) FED Fonds européen de développement GERDAT Groupement d'études et de recherches pour le développement de l'agriculture tropicale IDA Association internationale de développement IER Institut de l'économie rurale IRAT Institut de recherches agronomiques tropicales et des cultures vivrières IRCT Institut de recherches du coton et des textiles exotiques OPAM Office des produits agricoles du Mali ORM Opération Riz Mopti ORS Opération Riz Ségou SCAER Société de crédit agricole et d'équipement rural SEMA Société d'études et de mathématique appliquée SOMBEPEC Société malienne du bétail, des peaux et des cuirs SOMIEX Société maliennne d'importation et d'exportation ST Service des travaux (Office du Niger) USAID Agence des Etats-Unis pour le développement international ZAF Zone d'alphabétisation fonctionnelle MALI OFFICE DU NIGER - RAPPORT D'IDENTIFICATION TABLE DES MATIERES Pages RESUME ET CONCLUSIONS ................. i-v I. INTRODUCTION ....................... 1 II. DONNEES DE BASE ................................. 2 A. Généralités ................. 2 B. Le secteur rural ............................ 2 1. Principales institutions dans l'agriculture ............................ 2 2. Base de production ....................... 4 3. Tendances récentes de la production agricole ................. 6 4. Potentiel et objectifs de développement... 8 5. Conclusion ..,...................... 10 III. L'OFFICE DU NIGER ............................ Il A. Description sommaire ........................ 11 B. Evolution récente .. .......... . 12 C. Objectifs de développement .................. 13 IV. OBSTACLES AU DEVELOPPEMENT ET PRIORITES ......... 15 A. Obstacles au développement ................... 15 1. Infrastructure d'irrigation ............... 15 2. Structure des exploitations ............... 17 3. Activités agro-industrielles .............. 19 4. Gestion et organisation ................... 20 B. Priorités ................... 21 V. PROGRAMME DE REAMENAGEMENT ...................... 24 A. Description du programme de réaménagement..... 24 B. Influence prévue sur la production, les mar- chés, la situation de l'emploi et les revenus. 25 1. Production .................. 25 2. Marchés .................. ................. 26 3. Emploi .................................... 26 4. Revenu des colons ......................... 27 TABLE DES MATIERES (suite) - 2 - Pages C. Incidences financières ...................... 27 1. Office du Niger ....................... 27 2. Etat ........ . ............. ........ . 29 D. Justificationéconomique.................... 30 E. Cnlso·................. 31 VI. PAPOSITION POUR UN PROJET D'ASSISTANCE TECHNIQUE ET D'INGENIERIE ....................... 32 A. Description sommaire ........ ........ 32 B. Caractéristiques détaillées.................. 33 1. Assistance technique ...... ....... 33 2. Matériel de génie civil et dépenses d'1xploitation ................. 34 3. Recherche agronomique et programmes d'essais ................... ..... 35 4. Autres composantes .......... . . 36 C. Coût et financement ......................... 37 D. Avantages et risques du projet .............. 38 VII. PROPOSITIONS RELATIVES A D'AUTRES PROJETS ET ETUDES .................... 39 VIII. PROCHAINES ETAPES ............................... 45 ANNEXES 1. L'Office du Niger et ses colons 46 2. Infrastructure d'irrigatior 92 3. Production agricole 126 4. Le programme de réaménagement 181 5. Le projet d'assistance technique et d'ingénierie 201 6. Sommaire de la campagne 1977/78 218 7. Bibliographie 223 MALI OFFICE DU NIGER - RAPPORT D'IDENTIFICATION LISTE DES TABLEAUX ANNEXE 1 Tableau 1 : Effectifs (personnel permanent) de l'Office du Niger, par service et par profession, juillet 1976 Tableau 2 : Effectifs (personnel permanent) de l'Office du Niger, par service et centre, juillet 1976 Tableau 3 : Barème riz Office du Niger Tableau 4 : Comptes d'exploitation provisoires Tableau 5 : Origine et utilisation des fonds (situation provisoire) Tableau 6 : Dépenses ayant le caractère d'investissements Tableau 7 : Recensement annuel de la population de l'Office du Niger, ler juin 1977 Tableau 8 : Familles de colons par année d'installation et par secteur, 1935/36 - 1975/76 Tableau 9 : Taille des attributions à l'Office du Niger, par secteur, 1975/76 Tableau 10 : Effectif par classe de boeufs de labour, ensemble Office du Niger Tableau 11 : Effectif par classe de charrues, ensemble Office du Niger Tableau 12 : Effectif par classe de herses, ensemble Office du Niger Tableau 13 : Effectif par classe de charrettes, ensemble Office du Niger Tableau 14 : Rapport charrues et boeufs de labour, ensemble Office du Niger Tableau 15 : Boeufs de labour et équipament de base par hectare cultivé et par secteur, 1976 Tableau 16 : Développement des taux d'équipement et des rendements, 1871/72 - 1976/77 Tableau 17 : Corrélation entre taux d'équipement et rendements, 1976/77 Tableau 18 : Animaux sédentaires des colons, par secteur, 1976 Tableau 19 : Familles colons sous-équipées, par secteur, 1976 Tableau 20 : Départs de l'Office du Niger 1975/76 et 1976/77 par secteur et cause de départ Tableau 21 : Demandes d'admission à l'Office du Niger et demandes acceptées, 1975/76 - 1977/78 Tableau 22 : Collecte de paddy, revenu monétaire et revenu total dérivé de la culture du riz, par secteur, famille et habitant, 1976/77 Tableau 23 : Structures des charges directes de production, 1976/77 Tableau 24 : Développement de l'endettement des paysans, 1971/72 - 1976/77, par secteur (millions de francs maliens) Tableau 25 : Scolarisation et taux de lettrés parmi les colons, par secteur (1977) LISTE DES TABLEAUX (suite) - 2 - ANNEXE 2 Tableau 1 : Superficie aménagée et superficie cultivée (1977) Tableau 2 : Débit au barrage de Markala avant et après la construction du barrage de Sélingué Tableau 3a : Bilan des besoins en eau d'irrigation; situation actuelle Tableau 3b : Bilan des besoins en eau d'irrigaiton; perspectives à court terme Tableau 3c : Besoins bruts en eau d'irrigation (m3/sec); situation présente (1978) Tableau 4 : Superficies aménagées et posssibilités d'expansion à moyen terme ANNEXE 3 Tableau 1 : Pluviométrie - Station de Kogoni Tableau 2 : Données climatologiques Tableau 3 : Calendrier agricole Tableau 4 : Superficiea aménagées et superficies cultivées (par culturea), 1934/35 - 1977/78 Tableau 5 : Superficie aménagée et cultivée, par secteurs, 1977/78 Tableau 6 : Collecte de paddy et estimations de production totale, 1968/69 - 1976/77 Tableau 7 : Rendements par unité de production Tableau 8 : Superficies cultivées en riz par catégories de rendements (1977) et par secteur Tableau 9 : Développement de l'utilisation d'engrais, par secteur 1975/76 - 1977/78 Tableau 10 : Variétés de paddy cultivées à l'Office du .Niger, 1975/76 Tableau 11 : Rizeries en activité à l'Office du Niger en 1977/78 Tableau 12 : Résultats d'usinage pour 1974/75 et 1975/76 (en %) Tableau 13 : Capacité de stockage en paddy et prévisions des besoins de stockage à un niveau de collecte de 72.000 tonnes Tableau 14 : Variétés de paddy disponible à la station de Kogoni Tableau 15 : Temps des travaux et utilisation des équipements par hectares à l'Office du Niger (journées/ha) Tableau 16 : Détails du coût des boeufs et d'équipement à l'hectare Tableau 17 : Budget d'exploitation familiale à l'Office du Niger, 1976/77 Tableau 18 : Dougabougou et Siribala - caractéristiques des complexes sucriers (1976/77) Tableau 19 : Développement de la production sucrière dans les périmètres de Dougabougou et Siribala, 1965/66 - 1976/77 Tableau 20 : Rations des boeufs à l'embouche (Office du Niger) Tableau 21 : Prix de revient du bétail embouché établi par l'Office du Niger (1976) Tableau 22 : Prix relevés sur le marché de Niono, 12 décembre 1977 Tableau 23 : Boeufs de trait (1976) et alimentation animale achetée par secteurs, 1976/77 Tableau 24 : Evolution de la production cotonnière de l'Office du Niger (1937-1970) LISTE DES TABLEAUX (suite) - 3 - Tableau 25 : Rendements de coton-graine sur des terres planées et non planées, par secteur, 1963/64 Tableau 26 : Caractéristiques des meilleures variétés de coton disponibles à Kogoni Tableau 27 : Budget de cultivateur de coton, 1965 et 1977 Tableau 28 : Résultat de la campagne cotonnière 1963/64 par villages du Centre de Niono ANNEXE 4 Tableau 1 : Programme de réaménagement : Devis estimatif des investisseiaents et échelonnement de mise en oeuvre Tableau 2 : Projection de la production de paddy dans les casiers à réaménager dans le système du Canal du Sahel, avec et sans le Projet de réhabilitation (lère et 2G phase) Tableau 3 : Prévision de la demande intérieure et de l'Office de paddy au Mali, avec et sans le Projet de réhabilitation Tableau 4 : Densité d'équipement recommandée au stade 4 ot ccùt à l'hectare des boeufs et de l'équipement Tableau 5 : Temps des travaux et utilisation des boeufs et d'équi- pement avec le projet (stade 4) et sans le projet (stades 2 et 3) Tableau 6 : Budget d'exploitation familiale à l'Office du Niger, avec le projet (par hectare) Tableau 7 Comparaison des revenus familiaux et des rémunérations par journée de travail avec et sans le projet, pour tailles d'exploitation variables Tableau 8 : Rémunération moyenne et marginale par journée de travail, avec et sans le projet Tableau 9 : Prix de substitution aux importations pour le paddy produit à l'Office du Niger Tableau 10 : Prix économiques des coûts de production, avec et sans le projet Tableau 11 : Imputation des coûts de réaménagement Tableau 12 : Estimation des bénéfices et des coûts et du taux de rentabilité économique du programme de réhabilitation -4- LISTE DES GRAPHIQUES Annexe 1, Graphique 1 : Organigramme Annexe 1, Graphique II : Développement de la population colon, 1933/34 - 1977/78 Annexe 3, Graphique I : Superficie aménagée, superficie cultivée (par cultur.) et collecte de paddy par ha, 1934/33 - 1976/77 - tous les secteurs Annexe 3, Graphique Il : Superficie aménagée, superficie cultivée (par culture) et collecte de paddy par ha, 1934/35 - 1976/77 - Secteur Kolongo Annexe 3, Graphique III : Secteur Niono Annexe 3, Graphique IV : Secteur Molodo Annexe 3, Grapique V : Secteur Kourouma LISTE DES CARTES Carte I : Zone du projet Carte II : Irrigation du delta central nigérien MALI OFFICE DU NIGER - RAPPORT D'IDENTIFICATION RESUME ET CONCLUSIONS Données générales i) A la demande du Gouvernement malien, une mission d'identification de la Banque Mondiale a séjourné au Mali de novembre à décembre 1977 en vue d'étudier les possibilités d'assistance financière et technique en faveur de l'Office du Niger. Le présent rapport est fondé sur ses conclusions, qui ont été discutées avec les autorités maliennes en mai 1978. ii) Situé dans la région sahélienne de l'Afrique de l'Ouest, le Mali est un pays enclavé; il compte 6 millions d'habitants et le revenu par habitant y est légèrement inférieur à 100 dollars. L'économie du pays, qui repose sur la production agricole (coton, arcchides et céréales) et l'élevage, a beaucoup souffert des sécheresses qui se sont succédées au début des années 70. La production agricole a repris de façon satisfaisante au cours de la période 1974-77 mais les sécheresses localisées et le faible niveau des crues dans le bassin du Niger ont de nouveau eu un effet préjudiciable sur la récolte de 1977/78. Alors que, pendant les années qui ont suivi la sécheresse, le Mali a été exportateur net de céréales - pour des quantités limitées, certes - en 1978, il a dû une fois de plus recourir dans une large mesure à l'importation. Cela montre l'extrême instabilité de la production agricole qui consiste es- sentiellement en produits cultivés en sec et en riz cLltivé par submersion (contrôlée ou non contrôlée). Au cours de la dernière décennie, il.a été dé- montré que l'Office du Niger, seul grand réseau d'irrigation- avec maltrise to- tale de l'eau, pouvait protéger la production vivrière des aléas climatiques, et son importance stratégique avait été soulignée. L'Office du Niger iii) Créé en 1932, l'Office du Niger exploite un vaste réseau d'irriga- tion situé à proximité du fleuve, près de Ségou; il produit essentiellement du paddy (90.000 tonnes) et du sucre (17.000 tonnes). En 1970, il a ceseé de produire du coton, pour la production duquel il avait été principalement établi. Son infrastructure comprend un barrage, construit à Markala sur le Niger, qui relève le niveau de l'eau de 5,50 m; un canal adducteur de 8 km; deux canaux d'irrigation principaux (le canal du Sahel et le canal de Macina); et un réseau de canaux partiteurs, arroseurs et terminaux, d'une longueur totale de quelque 6.000 km, qui desservent 57.000 ha de terres irrigables, dont 43.000 sont actuellement cultivés. L'Office du Niger est une entreprise d'Etat comptant 2.850 employés permanents. Il tire ses recettes des redevances perçues auprès des 4.500 familles de colons et de ses ventes de sucre et de riz aux entreprises commerciales d'Etat. Ces dernières années, il a pu faire face à ses dépenses de fonctionnement, y compris le remplacement du matériel, et entreprendre quelques travaux d'entretien sur l'infrastricture; ceux-ci sont toutefois très insuffisants par rapport aux normes. - ji - iv) Les colons sont installés sur des exploitations de 8,5 ha en moyenne (mais il existe des écarts considérables par rapport à ce chiffre). Ils cul- tivent généralement 'leurs terres avec du matériel attelé et utilisent des techniques culturales semi-extensives telles que semis à la volée, désherbage limité et application de faibles doses d'engrais. Ils paient une redevance annuelle de 400 kg de paddy à l'hectare. En 1976/77, le revenu dérivé de la riziculture était en moyenne près de 900 dollars par famille ou bien 80 dollars par tête. Y inclus le revenu dérivé des cultures pluviales et de l'élevage, le revenu par tète s'élevait à 105 dollars environ. v) A la fin des années 60, l'Office du Niger était dans le creux de la vague, et cela s'explique essentiellement par le niveau peu intéressant des prix à la production, par les problèmes techniques qui avaient surgi dans la culture du coton et par le recours trop important à l'exploitation directe. Depuis cette époque, sa reprise a été spectaculaire : le nombre des colons est passé de 30.000 à 51.000 et la production de paddy de moins de 40.000 tonnes à 90.000 tonnes, ce qui représente 40 % de la production nationale; sur ce total, l'Office commercialise 65.000 tonnes, soit deux tiers environ du volume commercialisé par les circuits officiels. Pour parvenir à ces résultats, il n'a eu recours qu'à l'assistance financière et technique de la Chine pour la construction des deux sucreries. Il convient de noter toutefois que le ren- dement moyen actuel, qui est de 2,25 tonnes par hectare environ, reste très faible pour un projet visant à assurer une maltrise totale de l'eau. vi) Pendant la période d'exécution du présent Plan quinquennal (1974-78), l'Office du Niger avait prévu de remettre er, état la totalité de l'infrastruc- ture d'irrigation; de construire un canal (le canal de Costes), qui devait per- mettre de mettre en valeur une nouvelle région pour la production de riz et de sucre; d'aménager 6.000 ha supplémentaires de rizières et 3.000 ha supplémen- taires de plantations de canne à sucre; de lancer la production de plantes fourragères sur 1.000 ha; et de reprendre la culture du coton, dans de meil- leures conditions, sur 4.000 ha. Hormis le projet de canne à sucre, aucun de ces objectifs n'a pu être atteint. Cependant, l'Office du Niger a commencé à creuser le Canal de Costes en avril 1978. Obstacles au développement et priorités vii) Les principaux obstacles au développement futur de l'Office du Niger sont les suivants: - détérioration de l'infrastructure d'irrigation, d'où absence de souplesse dans l'exploitation du réseau; - nivellement insuffisant des rizières; - problèmes de drainage résultant à la fois de défauts de concep- tion et de l'insuffisance de l'entretien; - taille excessive des exploitations; - iii - - insuffisance du matériel dont dispose une partie des colons; - faible participation des colons aux prises de décisions et aux opérations de l'Office; - capacité limitée d'usinage et stockage du riz; - problèmes de main-d'oeuvre pour la récolte de la canne à sucre; - pénurie d'ingénieurs; et - faible aptitude commerciale et manque d'outils de gestion et de planification. viii) Il est apparu qu'il convenait d'accorder la priorité absolue à la remise en état de l'infrastructure d'irrigation et au réaménagement des ri- zières; en effet : - si l'on veut éviter de graves pannes dans le réseau, il faut ré- parer rapidement plusieurs canaux, digues et autres ouvrages; - le jouvernement attache une grande importance à l'accroissement de la production de riz et il est essentiel, pour parvenir à relever le niveau des rendements, d'améliorer l'aménagement des parcelles. La mission recommande donc d'accorder la priorité pendant une période minimum de cinq à huit ans à la remise en état de l'infrastructure et à l'intensifica- tion de la production de riz et de reporter les plans visant' à. accroltre con- sidérablement les surfaces irrigables jusqu'à ce qu'un certain degré de con- solidation soit atteint. Les autorités gouvernementales et la direction de l'Office du Niger partagent cette opinion. Toutefois, il serait prudent de préparer le terrain aussitôt que possible en vue de l'expansion future et des efforts de diversification des cultures. ix) La République populaire de Chine ayant accepté de financer la répa- ration du barrage de Markala, la rectification de l'embouchure du canal adduc- teur ainsi que les aménagements qui s'imposent dans le réseau primaire et secondaire du >ecteur de Kolongotomo, la mission recommande que l'IDA contri- bue à l'élaboration d'un programme de réaménagement couvrant le reste du sys- tème, c'est-à-dire la totalité du périmètre desservi par le canal du Sahel (soit 75 % des terres cultivables mises en valeur par l'Office du Niger). Programme de réaménagement x) Les travaux de remise en état schématiquement décrits ci-après ne peuvent être menés à bien en quatre à six ans, période normale d'exécution des projets de la Banque. Le terme "programme" désigne donc l'ensemble des activités de réaménagement qui s'étaleraient sur deux projets. Le programme comprendra les éléments suivants: - iv- - remise en état et renforcement de l'infrastructure (c'est-à-dire digues, canaux, drains, ouvrages, routes de service); - nivellement de quelque 31.700 ha de rizières et récupération de 5.700 ha de champs abandonnés; - assistance technique en vue de renforcer les services administra- tifs, agricoles et techniques de l'Office du Niger et d'assurer la formation chaque fois que cela est nécessaire; - achat du matériel d'entretien approprié; établissement d'un plan directeur pour l'expansion et la diversi- fication des cultures à long terme dans la région desservie par l'Office du Niger; - appui aux programmes de recherche agricole et d'essais ouvrant la voie aux programmes de diversification des cultures; et - appui aux campagnes d'alphabétisation pour adultes et aux pro- grammes de développement communautaire, dont l'objectif est d'intensifier la participation des colons. Le présent rapport traite essentiellement des travaux de génie civil qui re- présenteront environ 90 % du co.t total du projet. Dans l'hypothèse où ils seraient exécutés en régie, ce coôt est estimé à 43 millions de dollars (net d'impôts) aux prix du début de 1977. Dans cette somme sont inclus 25 % d'im- prévus pour dépassement des travaux, ce qui fait valoir le caractère prélimi- naire de ces estimations. xi) L'exécution du programme de réaménagement ne soulève aucun pioblème sur les droits internationaux de l'eau car les travaux aboutiront à une écono- mie plutôt qu'à une augmentation de la consommation d'eau. xii) Un rendement de 3,6 tonnes par hectare étant prévu après les travaux de réaménagement, le programme permettra d'accroltre la production de paddy de 58.000 tonnes en 12 ans; 50.000 tonnes seront commercialisées, ce qui re- présente une augmentation de 80 % par rapport à la situation actuelle. Cet accroissement de la production de riz permettra au pays de se suffire à lui- même jusqu'au milieu des années 80 et il dégagera même un faible excédent théorique qui servira à faire face aux effets de la sécheresse sur la produc- tion d'autres régions du pays. L'assainissement de 5.700 ha de terres aban- données et la diminution proposée de la taille moyenne des exploitations, qui sera ramenée de 8,5 ha à 6,5 ha, permettra à 2.000 familles supplémentaires de s'installer. Le revenu par famille dérivé de la culture du riz passera de 320.000-570.000 francs maliens (650-1.150 dollars) actuellement à 480.000-700.000 francs maliens (1.000-1.400 dollars) après le programme de réaménagement. IV xiii) La redevance pour le développement payée par les colons sera portée de 400 kg à 600 kg de paddy par hectare. Ce surplus de revenus et les recettes supplémentaires provenant de l'augmentation des ventes de riz permettront à l'Office du Niger de payer l'entretien de l'infrastructure conformément aux normes généralement admises. xiv) Pour un investissement productif tel que le réaménagement des infra- structures, un crédit IDA serait, en principe, rétrocédé par le gouvernement à l'Office du Niger à des conditions reflétant le coût d'opportunité du capital. Cependant, la capacité qu'a l'Office du Niger à assurer le service de la dette dépend du prix du paddy, qui est fixé par les pouvoirs publics : s'ils main- tiennent les prix du riz et du paddy au niveau projeté des prix de remplace- ment des importations, l'Office du Niger pourrait facilement assurer le service d'un crédit de réaménagement, même à des taux d'intérêt commerciaux. En re- vanche, si le gouvernement maintient aussi bas que possible les prix à la pro- duction pour favoriser les consommateurs urbains, cela épargnerait d'impor- tantes ressources budgétaires correspondant aux subventions à octroyer pour le riz importé (remplacé par le riz produit dans le cadre du programme de réamé- nagement); mais dans ce cas il ne faudrait pas attendre de l'Office du Niger qu'il assure le service du crédit, même si celui-ci lui est accordé à des con- ditions de faveur. xv) Malgré un mode de calcul systématiquement prudent, le taux de renta- bilité économique serait de 14 %. L'analyse indique que le programme se jus- tifie sur le plan économique et détermine le plafond que les dépenses par hec- tare de réaménagement ne devrait pas dépasser. La principale faiblesse de cette analyse réside dans le côté approximatif des coûts de remise en état, peu de plans et études rrquis pour une exécution efficace du programme de ré- aménagement étant établ.s à cette heure. La mission a donc recommandé qu'un projet d'assistance technique et d'ingénierie soit mis en oeuvre avant le progamme de réhabilitation précédemment décrit. Projet d'assistance technique et d'ingénierie xvi) Le projet d'assistance technique et d'ingénierie aidera : à renfor- cer les services clés de l'Office du Niger, à établir les plans et les docu- ments nécessaires pour l'évaluation et l'exécution du programme de réaména- gement, à déterminer les méthodes les plus rentables pour la réalisation des travaux, en particulier pour le programme de niiellement des terres, et de préparer le terrain en vue des efforts de recherche agricole qui seront pour- suivis lors de l'exécution du programme de réaménagement. Ses principaux élémen:s seront les suivants : - assistance technique au Bureau du Directeur général, au Bureau d'études générales et au Service des travaux; - achat de matériel de génie civil permettant d'effectuer les répa- rations urgentes sur l'infrastructure et d'exécuter un programme pilote de nivellement; - vi - - exécution de programmes de recherche et d'essais agricoles; - étude socio-économique concernant les colons; levé photogrammé- trique aérien de la région; achat de matériel et d'instruments divers; bourses de voyage pour les ingénieurs de l'Office; et vérification des comptes de l'Office du Niger par un cabinet comptable de réputation internationale. Les services d'assistance technique représenteront au total 156 mois d'experts. Le coôt total du projet, net d'impôts, sera de 4,6 millions de dollars, dont 4 millions seront financés par un crédit que l'IDA accordera aux conditions habituelles, le reste étant réparti entre l'Etat et l'Office du Niger. L'Etat rétrocédera le crédit de l'IDA à l'Office du Niger et aux instituts de re- cherche intéressés, sous forme de subventions. La négociation du crédit sera assujettie à l'affectation de trois ingénieurs maliens supplémentaires au Bureau d'études générales de l'Office du Niger. Le projet sera mis en oeuvre fin 1978 et s'étendra sur trois ans. Si les travaux préparatoires se déroulent comme prévu, l'évaluation du premier projet de réaménagement pourra avoir lieu après la deuxième année d'exécution du projet d'assistance technique et d'ingénierie. xvii) Le projet d'assistance technique et d'ingénierie renforcera les ca- pacités de l'Office du Niger en matière de techniques et de gestion et lui permettra d'exécuter le programme de réaménagement d'une manière efficace et économique. Pour l'IDA, le projet sera une occasion d'observer la performance de l'Office du Niger dans divers domaines, d'évaluer les besoins futurs d'as- sistance et de formation et de décider à ,quel moment les conditions seraient réunies pour l'évaluation du projet de réaménagement. Enfin., le projet pourra encourager d'autres sources d'assistance extérieure à cofinancer éventuellement un projet de réaménagement et à participer à d'autres projets prioritaires de l'Office du Niger non couverts par le projet d'assistance technique et d'ingé- nierie (voir par. xix ci-dessous). xviii) Les principaux risques que présente le projet sont les suivants : pourra-t-on trouver des bureaux de consultants capables de s'acquitter de cette fonction exigeante d'assistance technique et, après 15 ans de gestion sans soutien, l'Office du Niger pourra-t-il, et désirera-t-il, faire bon usage de l'assistance technique fournie? Ce dernier risque sera considérablement réduit si les consultants ont le haut niveau requis. La Banque aidera l'Office du Niger à définir leur mandat. Autres pro.jets et études xix) Comme le rapport d'identification sera soumis au Groupe de travail "Cultures irriguées" du Comité interétat de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), la mission a suggéré un certain nom.re d'autres projets à pré- parer et d'autres études à réaliser. - vii - Prochaines étapes xx) Le Rapport du Président et l'Accord de crédit pour le Projet d'assis- tance technique et d'ingénierie sont en cours de préparation. Les négociations sont prévues pour août 1978 et la présentation au Conseil d'administration de la Banque pour septembre. Le Groupe de travail "Cultures irriguées" du CILSS discutera du rapport d'identification à Dakar du 19 au 22 septembre 1978. MALI PROJET D'ASSISTANCE TECHNIQUE ET D'INGENIERIE A L'INTENTION DE L'OFFICE DU NIGER RAPPORT D'IDENTIFICATION I. INTRODUCTION 1.01 Le 25 mars 1977, le Président malien a demandé l'assistance finan- cière et technique du Groupe de la Banque en vue de poursuivre le développe- ment de l'Office du Niger, qui exploite le plus grand réseau d'irrigation du pays. Dans sa réponse en date du 18 avril 1977, M. McNamara lui a fait savoir que le Groupe de la Banque était prêt à étudier les possibilités dans ce do- maine. Une mission de reconnaissance a pris les premiers contacts en mai 1977 et a préparé le terrain pour une mission d'identification qui devait se rendre dans le pays en novembre, époque optimale pour voir fonctionner le réseau d'irrigation et inspecter les cultures. La mission d'identification, qui était composée de MM. R. Güsten, C. des Bouvrie, D. Notley, R. O'Sullivan et E. Sinodinos (de l'IDA) ainsi que de MM. D. Aw, H. Boumendil, C. de Caso et M. Dubois de la Sablonière (consultants), a séjourné au Mali du 21 novembre au 9 décembre 1977. Le présent rapport est fondé sur ses conclusions. 1.02 Un avant-projet de ce rapport, en date du 7 mars 1978, a été discuté avec les autorités maliennes en mai 1978. Le rapport a été révisé et complété à la lumière des observations faites par le gouvernement et l'Office du Niger. 1.03 Le Gouvernement malien a accepté de présenter le rapport d'identi- fication au Groupe de travail .sur l'irrigation du Comité interé'tat de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), qui regroupe les pays du Sahel et les principales sources extérieures d'assistance. Un chapitre spécial où sont énumérés les autres projets intéressant l'Office du Niger et qui, selon la mission, devront être examinés et mis en oeuvre dans un proche avenir, a été ajouté au rapport à l'intention de ce groupe. Ses participants pourront éga- lement se référer à l'abondante documentation figurant aux Annexes 1 à 3. - 2 - II. DONNEES DE BASE A. Généralités 2.01 Le Mali est un pays enclavé de la zone sahélienne situé en Afrique de l'Ouest (1,24 million de km2); plus de la moitié du territoire se trouve dans la zone semi-aride du Sahel ou dans le Sahara. Il compte 6,25 millions d'habitants (recensement de 1977), dont le revenu par tête est un peu infé- rieur à 100 dollars. Les 90 % environ de la population sont employés dans le secteur primaire. Les principales cultures de rapport et cultures d'exporta- tion sont le coton et l'arachide, les principales cultures vivrières sont le mil et le sorgho (près de 1 million de tonnes au cours des années où les pré- cipitations sont suffisantes), et le paddy (environ 250.000 tonnes ces der- nières années). Juscqu'à la sécheresse des premières années 70, l'élevage du bétail était une importante source de devises mais les troupeaux n'ont pas encore été reconstitués après les lourdes pertes qui les ont décimés au cours des années de sécheresse. 2.02 La croissance réelle du PIB s'est établie en moyenne à 3,7 % par an au cours des quatre années antérieures à la sécheresse, de 1969 à 1972. A la suite de la sécheresse, le PIB a diminué en 1973, puis est resté stagnant en 1974, mais la production a recommencé à augmenter au cours des deux années suivantes; pour la période allant de 1973 à 1976, qui couvre les années de sécheresse et les années suivantes, la croissance réelle du PIB a de nouveau atteint 3,7 % en moyenne par an. L'accroissement démographique, officielle- ment estimé à 2,7 % par an, se traduit par une augmentation du PIB par habi- tant de 1 % seulement par an. 2.03 La production et les exportations, à l'exception du gros bétail, ont retrouvé des niveaux satisfaisants après les années de sécheriesse, alors que le déficit de la balance des paiements s'est creusé en conséquence de l'infla- tion internationale, pour atteindre 33 millions de dollars en 1976. Le défi- cit budgétaire s'est, lui aussi, accru ces dernières années puisqu'il a atteint près de 21 millions de dollars en 1975 et 20 millions en 1976. Ce déséquilibre persistant permet difficilement au Mali de contribuer de façon importante au financement des projets de développement. Aucun changement fondamental ne devant être attendu au cours des quelques prochaines années, il est impératif d'exécuter des projets de développement agricoles caractérisés autant que pos- sible par l'autonomie financière. B. Le secteur rural 1. Principales institutions dans l'agriculture 2.04 L'agriculture relève du Ministère du développement rural. Depuis 1969, le Ministère a délégué d'importantes fonctions aux organismes appelés Opérations de développement, qui sont chargés de la mise en valeur agricole de -3- régions spécifiques et jouissent d'une autonomie considérable en matière de finances et de gestion. Ils distribuent les facteurs de production aux exploi- tants et mettent à leur disposition des services de vulgarisation, de formation et de crédit ainsi que des services de commercialisation des cultures d'expor- tation et d'une partie des cultures vivrières. Les Opérations sont spéciali- sées dans un domaine, comme le riz ou le bétail, soit s'intéressent aux prin- cipales cultures d'une région. Dans le premier cas, plusieurs Opérations peuvent être chargées d'une même culture, chacune étant compétente dans une région donnée. 2.05 Plusieurs Opérations de développement sont responsables des cultures irriguées, au premier rang desquelles vient le riz; ce sont par exemple . l'Opération riz Ségou (financée par le Fonds européen de développement - FED) et l'Opération riz Mopti (financée par l'IDA). Un petit projet de riziculture est en cours d'exécution dans le cadre du projet agricole Mali-Sud financé par l'IDA. L'Office du Niger, qui n'est pas une Opération mais jouit d'une plus grande autonomie encore, produit principalement du riz et du sucre. Enfin, le riz et le sorgho sont cultivés dans la région de Gao dans le cadre de l'action Riz-Sorgho financée par l'USAID. La préparation technique de nouveaux projets d'irrigation relève du Génie rural qui, dans de nombreux cas, assure également la supervision technique des travaux. Il est rattaché au Ministère du déve- loppement rural. (L'Office du Niger a son propre bureau d'études techniques chargé de préparer et superviser les nouveaux travaux). 2.06 La commercialisation des céréales est confiée à l'OPAM (Office des produits agricoles du Mali) qui détient le monopole des ventes de céréales au Mali et à l'étranger. Toutefois, l'Office n'est pas en mesure de faire :res- pecter son monopole sur le marché intérieur. Jusqu'en 1974,. les prix offi- ciels à la production étaient nettement inférieurs à ceux du marché libre; en conséquence, l'OPAM n'a acheté que de petites quantités de céréales secondaires et la plupart du riz provenant de l'Office du Niger, puisque les colons ne pou- vaient passer que par les circuits officiels de commercialisation. Depuis lors, l'écart ehtre les prix officiels et les prix du marché libre après s'être provisoirement réserré (par. 2.17) s'est de nouveau accru en 1977/78. L'OPAM achète actuellement la plupart des quantités commercialisées de riz mais pas plus encore que la moitié de l'excédent commercialisé de céréales secondaires. Il est officiellement interdit aux négociants privés de vendre des céréales en gros, bien que le système ait été toléré récemment, des tentatives faites pour le supprimer ayant échoué. L'OPAM achète le riz à l'Office du Niger et aux Opérations suivant des barèmes arrêtés chaque année au cours de négociations entre les organismes producteurs de riz et les organismes d'Etat. Ces barèmes indiquent les charges pour la collecte, l'ensachage, les pertes et l'usinage, qui sont remboursées à l'organisme vendeur. 2.07 C'est à la SCAER (Société de crédit agricole et d'équipement rural) qu'il appartient d'assurer l'approvisionnement en facteurs de production agricoles et en matériel agricole. Lcs facteurs de production et les intrants agricoles sont vendus à des prix subvectionnés, financés principalement à l'aide des prélèvements effectués sur les exportations de coton et d'arachide. Comme son nom l'indique, la SCAER fournit également du crédit agricole pour 4 l'achat de matériel mais uniquement aux agriculteurs dont les activités relè- vent des Opérations de développement. Elle n'a pas de bureaux extérieurs mais compte sur les Opérations pour assurer la distribution des facteurs de production, la vente du matériel 6t le recouvrement des crédits octroyés. Les Opérations prélèvent un pourcentage du chiffre d'affaires ;omme rémunération. La montée en flèche du prix du matériel agricole ces quelques dernières années a forcé la SCAER à mettre fin à la subvention accordée sur les ventes de maté- riel en 1976 et à réduire les subventions des facteurs de production annuels, comme les engrais. En raison de difficultés budgétaires, les pouvoirs publics envisagent de réduire encore puis d'éliminer les subventions accordées sur les facteurs de production agricoles. La SCAER ayant ronnu au cours des an- nées récentes des difficultés dans l'exécution des fonctions qui lui ont été assignées, les autorités envisagent de transférer la responsabilité de l'ap- provisionnement en facteurs de production et en matériel aux Opérations de développement. 2.08 Au Mali, la recherche agricole est coordonnée par l'Institut d'éco- nomie rurale (IER) du Ministère du développement rural. Elle est surtout effectuée par les instituts de recherches français organisés dans le Groupe- ment d'études et de recherches pour le développement de l'agronomie tropicale (GERDAT). Jusqu'en 1976, la rechèrche sur le riz relevait de l'Institut de recherches agronomiques tropicales et de cultures vivrières (IRAT) qui ex- ploitait deux stations de recherches, l'une sur le riz flottant (à Ibetemi à proximité de Mopti, transférée maintenant dans le polder de Mopti-Nord), l'autre sur le riz dressé (à Kogoni, dans la zone de l'Office du Nirer). A partir de 1976, l'Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l'Ouest (ADRAO) a repris la responsabilité des recherches sur les variétés de riz flottant et la station de Kogoni est actuellement placée sous la direction de l'Institut d'économie rurale. 2. Base de production Population 2.09 Le Mali compte 6,25 millions d'habitants dont le taux de croissance est officiellement évalué à 2,7 % par an, bien que d'autres estimations soient sensiblement inférieures (2,3 %). La population urbaine s'accroltrait au rythme d'environ 5 %, la capitale, Bamako (300.000 habitants), se développant à la cadence d'environ 6 à 7 % par an et les autres villes à environ 4 % par an en moyenne. Seule Bamako présente une structure réellement urbaine de la population, de l'emploi et de la consommation; toutes les autres villes con- servent un caractère rural à bien des égards. Près de 90 % de la population malienne habitent les zones rurales, la plupart étant soit concentrée dans les régions où les précipitations excèdent 500 à 600 mm par an et le long du Niger, soit des pasteurs nomades. -5- Précipitations et sol 2.10 Moins d'un quart du Mali reçoit plus de 500 mm de pluies par an, mais étant donné l'étendue du pays, la superficie par habitant des terres propices aux récoltes ou aux pâturages est plus favorable que dans d'autres pays du Sahel (enviren 5 ha par habitant). Il en est ainai en particulier des terres de la zone soudano-guinéenne où les précipitations dépassent 800 mm par an (avec une probabilité de 90 %). Pouvant disposer d'un hectare de terre arable de cette région pour chaque habitant, le Mali possède environ 50 % de plus de ces terres que les pays du Sahel dans leur ensemble et 100 % de plus de terrains de pâture situés dans cette zone où les précipitations sont rela- tivement régulières. Ressources en eau 2.11 En outre, le Mali dispose le long du Niger d'un potentiel d'irriga- tion important. Le riz est cultivé dans les vastes plaines d'inondation du Delta intérieur du Niger, entièrement situé au Mali. La riziculture par sub- mersion combine l'agriculture en sec et l'irrigation du fait que les agricul- teurs doivent utiliser les pluies pendant les premières phases du cycle végé- tatif, alors que pendant la deuxième phase ils doivent compter sur les crues. Ce système unique et bon marché pourrait être sensiblement développé; il pré- sente toutefois l'inconvénient d'être associé à des risques importants qui en limitent la généralisation. Seul l'Office du Niger (40.000 ha) - qui sera dé- crit en détail dans le prochain chapitre et dans les annexes - est conçu pour assurer la maîtrise totale de l'eau. Système d'exploitation 2.12 Au Mali, la superficie cultivée serait de quelque 2 millions d'hec- tares dont plus de 90 % en sec et près de 10 % par irrigation ou submersion. Les 80 % des 450.000 exploitants agricoles que compte le pays disposent de 5 ha en moyenne. Les superficies cultivées par famille ne varient que modéré- ment, les variations reflètant surtout la taille de la famille. Le régime foncier reste d'ailleurs traditionnel; le sol est distribué par les chefs de village mais il n'existe pas de droit de propriété individuel. Les cultures vivrières occupent près de 90 % des terres cultivées en sec, le reste est con- sacré au coton et aux arachides. Dans la plupart des régions, les réserves foncières sont encore suffisantes pour que les agriculteurs puissent pratiquer la jachère qui restitue au sol sa fertilité. La traction animale est plus répandue au Mali que dans tout autre pays du Sahel; toutefois, sa diffusion a récemment été entravée par la montée en flèche des prix des boeufs après la sécheresse. A l'exception des charrues et des boeufs, le matériel agricole utilisé en dehors des Opérations de développement reste élémentaire; dans ces dernières, les cultivateurs et les charrettes sont plus nombreux. Les engrais et autres facteurs de production annuels sont également utilisés uniquement dans les diverses opérations. Sur près de 200.000 ha irrigués par diverses méthodes (ma1trisc complète de l'eau, uubmersion contrôlée ou non contrôlée, décrue), la moitié Znviron sont cultivés par des exploitants non encadrés, le reste l'est par les Opérations et l'Office du Niger. -6- Infrastructure des transports 2.13 Le Mali est relié au port de Dakar par voie ferrée (1.200 km) et avec le port d'Abidjan par route (1.200 km) ainsi que par une combinaison de liaisons routières et ferroviaires. La route le reliant à Abidjan est gou- dronnée à l'exception de 250 km. Le réseau intérieur est suffisant dans le centre du pays (bien qu'il doive être remis en état) mais médiocre dans l'ouest et l'est. La première région (Kayes) n'est accessible que par voie ferrée et les liaisons routières intérieures sont insuffisantes. La sixième région (Gao) est également d'accès difficile par route et principalement desservie par la Compagnie malienne de navigation qui emprunte le Niger de juillet à décembre. La capacité de la voie ferrée reliant le Mali à Dakar et celle de la compagnie fluviale est limitée pour des raisons techniques et pour des faiblesses d'or- ganisation. C'est pourquoi il se produit des retards dans l'approvisionnement en facteurs de production agricoles et l'évacuation des exportations vers les ports. Résumé 2.14 En résumé, l'agriculture malienne se caractérise par l'abondance re- lative des terres et des ressources en eau et le faible développement des in- frastructures, des services et de la technologie; à supposer que les apports de capitaux étrangers assortis de conditions de faveur puissent être maintenus à un niveau satisfaisant, c'est la main-d'oeuvre qui, à plus long terme, pour- rait s'avérer le facteur limitatif. 3. Tendances récentes de la production agricole 2.15 Jusqu'à la sécheresse du début des années 70, les efforts de dévelop- pement agricole ont porté essentiellement sur les cultures d'exportation alors que les ,éréales, en particulier le mil et le sorgho, étaient relativement né- gligées. Des services de vulgarisation adéquats ont été organisés pour le coton e. les arachides et complétés par des installations de commercialisation, des applications d'engrais et l'utilisation d'autres facteurs de production améliorés. Seule une petite proportion de la superficie céréalière cultivée en sec a bénéficié de programmes de développement semblables. Les prix à la production des cultures d'exportation ont été fixés à un niveau plus rémunéra- teur que ceux des céréales. L'importance qui avait été donnée au coton et aux arachides est reflétée dans les tendances de la production enregistrées ces années-là : la production des céréales a en effet diminué, passant de 1,1 mil- lion de tonnes en 1967/68 à 800.000 tonnes en moyenne au cours des années de sécheresse 1972/73 et 1973/74; la production de coton-graine, quant à elle, est passée de 42.000 à 65.000 tonnes au cours de la même période et celle d'ara- chide n'a fléchi que légèrement, passant de 118.000 tonnes à 104.000 tonnes. 2.16 La production agricole s'est sensiblement développée au cours des trois années suivantes grâce à des précipitations abondantes et au relèvement des prix à la production des cultures de rapport et des cultures vivrières. Les précipitations ont été supérieures à la moyenne en 1974/75, moyennes en -7- 1975/76 et proches de la moyenne mais inégalement réparties en 1976/77. La production des céréales, y compris celle de paddy, aurait atteint 1,15 million de tonnes en 1974/75 et 1,2 million en 1975/76 et 1976/77. Le coton et les arachides ont atteint en 1975/76 des niveaux sans précédent de 103.000 tonnes et 200.000 tonnes respectivement. En 1976/77, la production de coton est restée au niveau de l'année précédente en dépit de conditions climatiques moins favorables, mais la production d'arachides a diminué de quelque 15 %, le prix officiel à la production étant devenu de moins en moins rémunérateur. 2.17 La production de paddy en rarticulier s'est accrue rapidement au cours des années ayant suivi la sécheresse, et cela pour trois raisons : - l'Opération riz Ségou et l'Opération riz Mopti ont mis en valeur quelque 55.000 ha de polders qui sont vulnérables en période de sécheresse et ont pu être exploités correctement pour la première fois en 1974/75, après la sécheresse; - l'Office du Niger a gagné en efficacité et accru sa production; - enfin, le relèvement en 1974 des prix à la production, portés de 25 francs maliens à 40 francs maliens le kg, a constitué pendant deux à trois ans un puissant stimulant avant que l'inflation géné- rale et l'accroissement particulièrement rapide des prix du matériel agricole ne soient venus éroder cette augmentation. En conséquence, le Mali est parvenu à·l'autosuffisance au cours des années ayant suivi la sécheresse et en 1976 et 1977 il a même pu exporter quelque 20.000 tonnes de paddy et de riz à destination des pays voisins. 2.18 En 1977/78, toutefois, les précipitations et le volume des crues ont été de nouveau insuffisants. C'est pourquoi des pénuries de mil et de sorgho ont été enregistrées dans les régions de Kayes et de Gao et d'autres zones de production. Malgré une augmentation du prix de paddy de FM 40 à FM 45 par kg, la récolte d2 paddy a été également nettement inférieure à celles des trois dernières années. Seul l'Office du Niger, comme au cours des années de séche- resse, n'a pas subi le contrecoup de ces irrégularités du climat et devrait produire près de 100.000 tonnes de paddy.L/ 1/ Pour un sommaire de la campagne 1977/78 voir l'Annexe 6. -8- 4. Potentiel et objectifs de développement Potentiel 2.19 Mesuré par les ressources intérieures dépensées par unité de devises gagnées ou épargnées, le Mali détient un avantage comparatif dans la production de bétail et de coton pour l'exportation et celle de céréales pour le marché intérieur. 2.20 La production cotonnière est développée dans le cadre de l'Opération Mali-Sud. Si les objectifs fixés pour 1980/81 (135.000 ha, 143.000 tonnes de coton-graine) sont atteints, les possibilités d'étendre les superficies de cul- ture du coton en sec seront assez limitées. Dans la zone des précipitations de 800 mm, le plafond sera de l'ordre de 180.000 ha. Cette limite peut être atteinte au cours de la seconde moitié des années 80 dans le cadre d'un projet complétant celui de Mali-Sud. Il est vrai que dans les plaines d'inondation du Mali méridional des superficies importantes de terre fertile pourraient être récupérées pour la culture pluviale du coton, mais l'importance des investisse- ments requis pour le contrôle des inondations du Bani et de ses affluents reste à définir. 2.21 Le Mali a un potentiel considérable pour la culture pluviale de cé- réales dans la zone soudanienne. La production est limitée d'une part par les besoins en main-d'oeuvre pour les cultures de rapport, coton et arachides en premier lieu, d'autre part par un marché étroit et peu élastique et par une commercialisation inefficace. Les céréales sont vendues clandestinement aux pays voisins en des proportions variant inversement avec l'abondance des ré- coltes dans ces pays. Si des débouchés stables existaient, la production de céréales pourrait être augmentée considérablement (dans certaines régions sans doute au détriment des arachides). 2.22 Le Mali est également en excellente position pour exporter du riz à destination des pays voisins enclavés, bien que leur demande effective soit limitée. Au Sénégal, le Mali ne peut espérer devenir compétitif. Les expor- tations de riz destinées aux pays côtiers situés au sud du Mali ne seraient que légèrement rentables actuellement, mais pourraient l'être davantage à moyen terme étant donné la hausse substantielle attendue des prix du riz (en termes réels) sur les marchés mondiaux. Objectifs du Plan 1974-78 2.23 Le Gouvernement malien a décidé de porter. une attention croigsante à la promotion des cultures vivrières pour devenir autosuffisant non seulement au cours des années normales mais également au cours des années où les précipita- tions sont insuffisantes. Le Plan quinquennal actuel (1974-78) concrétise la détermination qu'ont les pouvoirs publics de prévenir de nouvelles pénuries de denrées alimentaires comme celles qu'a connues le pays en 1972/73 et 1973/74. Les objectifs de développement du Plan dans le domaine de l'agriculture sont les suivants : - 9- - parvenir à l'autonomie dans la production alimentaire; - assurer un approvisionnement suffisant en matières premières agricoles destinées à être traitées industriellement; et - dégager des excédents croissants de produits primaires pour l'exportation. Les cultures vivrières tiendront la première place dans les investissements publics. L'accent étant mis sur la protection des producteurs et des consom- mateurs contre les vicissitudes du climat, l'intérêt s'est vivement porté sur l'agriculture irriguée, c'est-à-dire la production de riz : ai moins 83 % des crédits affectés à la production alimentaire sont destinés à la culture du riz et 15 % seulement à celles du mil et du sorgho, qui sont de loin les plus im- portantes cultures vivrières du Mali (80 % de la consommation de céréales). 2.24 Le Plan quinquennal surestimait le taux de croissance de la consom- mation de riz. Il s'est en effet produit une confusion entre les besoins hu- mains et la demande effective. Le Plan quinquennal prévoit un accroissement de la coosommation de riz par habitant, qui passerait de 20 kg avant la séche- resse à 28 kg en 1978, 48 kg en 1983 pour atteindre 79 kg en 1990. Le taux de croissance annuel implicite, soit 8 % (par habitant), n'est pas compatible avec l'accroissement du revenu réel qui semble possible au Mali au cours de cette période ni avec les ordres de grandeur acceptés de l'élasticité des re- venus par rapport à la demande. La consommation de riz par habitant pourrait augmenter d'environ 2 % par an et la consommation totale de riz, par consé- quent, de 5 % par an au maximum. Cette évolution représente 6.000 tonnes de riz par an au niveau de consommation de 1976. Les estimations officielles ont été révisées en baisse en 1976 mais sont encore sensiblement'supérieures à cette projection. Etant donné la rareté des données de base, on peut admettre des divergences d'opinions quant à la capacité d'absorption du marché inté- rieur du riz au Mali. On trouvera dans le récent Mémorandum économique sur le Mali, en date du 5 janvier 1978 (Rapport No 1134a-MLI), en particulier dans l'Annexe 1, un exposé plus détaillé de la production et de la commercialisation des céréales. Réalisations du Plan 1974-78 2.25 La plupart des projets portant sur la productitn des principales cultures et inscrits dans le Plan quinquennal ont été lancés; ce sont : - l'Opération Mali-Sud (coton, céréales); - l'Opération arachides et cultures vivrières (arachides, céréales); - la sucrerie de Siribala, qui a été achevée; - les périmètres de riziculture par inondation réglée, l'Opération riz Ségou et l'Opération riz Mopti, ont été étendus et complétés par d'autres projets semblables. Seuls les projets de relance et de développement de l'Office du Niger n'ont pas démirré. L'Office du Niger n'en a pas moins pu se-réaffirmer de façon spectaculaire, comme il st décrit dans le chapitre suivant. 5. Conclusion 2.26 Les années de sécheresse et, il faut le répéter, les résultats dé- cevants de la campagne 1977/78 (par. 2.18) ont mis en relief la valeur de l'Office du Niger comme système de production à l'épreuve e la sécheresse et capable de produire les quantités.minimales Ie céréales nécessaires même au cours des années où le climat est défavorable. 2.27 Certes, la production par inondation réglée dans les plaines du Niger peut être mise au point à un coût à l'hectare nettement inférieur, mais cet avantage est réduit par la vulnérabilité du système à l'insuffisance des pluies et des crues. Ce risque freine l'intensification de la production, les agriculteurs ne souhaitant guère s'exposer à perdre des facteurs de production coûteux comme les engrais. Par contre, il n'est guère possible d'utiliser d-autres façons le sol et la main-d'oeuvre dans les plaines d'inondation, de sorte que ces facteurs de production ont de faibles coûts d'opportunité. De surcrolt, l'eau est utilisée pour l'irrigation en périodes de crue, lorsqu'elle abonde; ainsi, le coût d'opportunité est nul pour l'utilisation de l'eau. 2.28 L'irrigation par maltrise complète de l'eau est coûteuse à mettre au point, mais cet inconvénient est nettement atténué à l'Office du Niger grâce à la présence d'une infrastructure d'irrigation de base (barrage, canaux princi- paux), donc moins-coûteuse à compléter. La politique à suivre-pour le Mali de- vrait consister à maintenir l'équilibre entre les deux systèmes d'irrigation. A mesure que la production à l'épreuve de la sécheresse augmente, le Mali peut se permettre par ailleurs de développer la production dans les plaines d'inon- dation; inversement, à mssure 'que la part relative de la production de riz dans les plaines d'inondation augmente, il lui faut renforcer parallèlement la base de production à l'épreuve de la sécheresse. Le système d'irrigation par inondation contrôlée (Opérations riz Ségou et Mopti) ayant reçu beaucoup plus d'attention que l'Office du Niger au cours de la décennie écoulée, il est op- portun de préparer, à ce moment-ci, un effort plus soutenu en faveur de ce dernier. III. L'0FFICE DU NIGER A. Description sommaire 3.01 L'Office du Niger est la plus grande entreprise productive du pays. Il produit du riz et du sucre et utilise certains des sous-produits obtenus pour engraisser le bétail et fabriquer de l'alcool. En 1970, par suite de difficultés techniques, il a dù arrêter de produire du coton - pour la pro- duction duquel il avait été créé en 1932. 3.02 L'infrastructure de l'Office du Niger comprend un barrage, construit à Markala sur le Niger, qui relève le niveau de l'eau de 5,50 m; un canal ad- ducteur situé juste en amont du barrage et prolongé par deux canaux d'irriga- tion principaux (le canal du Sahel et le canal de Macina); et un réseau de canaux primaires, secondaires et terminaux qui desservent 55.000 ha de terres irrigables, dont 42.000 sont actuellement cultivés (39.500 ha en riz et 2.700 ha en canne à sucre). En outre, l'Office du Niger possède et exploite quatre rizeries, d'une capacité totale d'environ 65.000 tonnes de paddy, et deux sucreries, l'une à Dougabougou (4.000 t), l'autre à Siribala (15.000 t), qui produisent également de l'alcool. Ses deux ateliers d'engraissement du bétail ont suspendu leurs activités en 1977. 3.03 La canne à sucre est cultivée dans deux plantations avec l'aide d'une main-d'oeuvre salariée. Le riz est produit presque intégralement par des colons installés sur des exploitations de 8,5 ha en moyenne (mais il existe des écarts considérables par rapport à ce chiffre). La production de paddy en régie directe - c'est-à-dire par le personnel de l'Office du Niger avec de la main-d'oeuvre salariée et du matériel mécanique en prestation de service interne - a été ramenée de près de 40 % des superficies en 1968 à 600 ha seulement en 1977. On compte 4.500 familles de colons (soit au total 51.000 personnes) cultivant entièrement leurs terres avec du matériel tiré par des boeufs. Si l'on excepte les opérations mécanisées de battage, ils n'utilisent pas de machines. Ils paient une redevance de 400 kg de riz à l'hectare. Ils n'ont aucun droit de propriété mais ils sont assurés de garder les terres qui leur ont été attribuées aussi longtemps qu'ils les cultivent et suivent les directives qui leur sont données à cet égard. 3.04 L'Office du Niger est une entreprise d'Etat depuis 1961, année où le Mali en est devenu propriétaire. Il possède les infrastructures (à l'excep- tion du barrage et des canaux principaux) mais non- la terre, qui appartient à l'Etat et qui lui a été confiée à des fins d'exploitation. Le personnel per- manent est de 2.850 employés, et la main-d'oeuvre saisonnière varie entre 3.500 et 7.000 ouvriers, embauchés principalement pour la récolte de la canne à sucre. Si l'on excepte les techniciens que la Chine fournit aux deux sucre- ries qu'elle a construites et les quelques techniciens soviétiques qui sont chargés de l'entretien de la centrale électrique et d'une partie du matériel, l'Office est entièrement géré par du personnel malien. -12- 3.05 L'Office du Niger tire la majeure partie de ses recettes de la vente de sucre et du quota de riz (70 % de la production) qu'il commercialise. Des barèmes sont établis pour les prix du riz et du sucre qui sont négociés chaque année avec le gouvernement et autres organismes d'Etat. Une troisième source importante de revenus est la redevance que les exploitants payent pour l'uti- lisation du réseau d'irrigation et des services de vulgarisation. En 1978, les ventes devraient dépasser au total 10 milliards de francs maliens (soit 20 millions de dollars). Contrairement à la plupart des autres entreprises publiques du Mali, l'Office du Niger a pu poursuivre ses activités sans sub- vention dé l'Etat et réaliser ces dernières années des excédents d'exploita- tion plus ou moins importants. Toutefois, il n'a pas publié de bilan depuis le début des années soixante et il est difficile de dire dans quelle mesure cet excédent apparent constitue un bénéfice réel. 3.06 L'Office du Niger a toujours joui d'une large autonomie, même au temps de l'administration coloniale. Il a à sa tête un directeur général, qui relève du Ministère du développement rural mais qui est libre de prendre toute décision en matière d'exploitation puisqu'il n'existe pas de conseil d'admi- nistration depuis 1962. Une évaluation de l'actif de l'Office, longtemps en suspens après le transfert de propriété de l'entreprise au Mali et de certains biens à divers organismes publics, a finalement été menée à bien en 1974. Les décisions officielles concernant la. valeur de l'actif et du passif sont prises actuellement et, au cours de 1978, il sera établi des comptes détaillés pour ces dernières années. 3.07 On trouvera dans les annexes de plus amples détails sur l'Office du Niger - l'Annexe 1 traite de l'Office lui-même et des colons; - l'Annexe 2 décrit le réseau d'irrigation; et - l'Annexe 3 est consacrée à la production agricole. B. Evolution récenr* »p 3.08 A l'origine, l'Office du Niger produisait du riz et du coton; en 1966, il a commencé à produire du sucre et en 1970, il a abandonné la culture du coton. En 1971, il a lancé des opérations d'engraissement du bétail mais ces activités ont cessé en 1977. En 1976, il a ouvert une deuxième sucrerie, d'une capacité de 15.000 tonnes. Le sucre est actuellement le produit qui fait le plus gros chiffre d'affaires. 3.09 La culture du coton a été supprimée pour deux raisons : - le rendement était faible dans de nombreuses régions, du fait de problèmes continus de drainage, ce qui obligeait les colons à s'endetter lourdement et les décourageait; - 13 - - le Mali étant devenu depuis 1965 un importateur de riz, le gou- vernement prit la décision de rétablir au moins l'autosuffisance du pays pour ce produit et il a donc converti en rizières toutes les surfaces cultivées en coton, y compris celles qui donnaient des résultats acceptables. 3.10 Entre 1968 et 1977, la superficie des rizières est passée de près de 30.000 ha à près de 40.000 ha. Le nombre des colons, qui était tombé au cours des années soixante (il était inférieur à 30.000 en 1968), est remonté à 51.000 en 1977. Au cours de la même période, la production de riz a presque doublé, passant de 46.000 tonnes à 90.000 tonnes, et la part commercialisée, qui se chiffrait à 25.000 tonnes en 1968, s'est élevée à 65.000 tonnes en 1977. En 1976/77, le rendement à l'hectare a été de 2,25 tonnes contre 1,54 tonne en 1968. L'Office du Niger produit environ 40 % du riz du Mali ce qui représente 65 à 70 % du paddy commercialisé par les circuits officiels. 3.11 La relance de la production de riz, en particulier depuis 1971, peut s'expliquer par les facteurs suivants : - transfert aux colons d'importantes superficies précédemment cul- tivées en régie; - conversion des champs de coton en rizières; - nouvel afrlux de colons à l'Office du Niger après les années de sécheresse; - encouragement constitué par un prix à la production plus rémuné- rateur (en 1974-76); - amélioration de la vulgarisation et introduction d'engrais (en quantités limitées); et - meilleure gestion. 3.12 L'Office a décidé d'arrêter ses opérations d'embouche du bétail en 1977 en raison de difficultés de commercialisation; sur le plan technique, les postes d'embouche fonctionnaient de façon satisfaisante. Il semble que les problèmes ét .ient dus essentiellement à des faiblesses dans les techniques commerciales de cette branche de l'Office ainsi qu'à l'entrave que constitue le monopole d'exportation de viande réclamé par la SOMBEPEC (Société malienne du bétail, des peaux et des cuirs). Il est à souhaiter que ces opérations puissent être reprises dans un proche avenir. C. Objectifs de développement 3.13 Les objectifs de développement que le Plan quinquennal de 1974-78 prévoit pour l'Office du Niger sont les suivants -14- a) réparation du barrage de Markala; b) rectification d tracé de l'entrée du canal adducteur, remise en état et élargissement de ce canal; c) réfection et élargissement du canal du Sahel et du canal de Macina ainsi que de l'ensemble du réseau de canaux d'irriga- tion primaires, secondaires et terminaux et de canaux de drainage; d) remise en état, en particulier nivellement, dis 40.000 ha culti- vés en riz et récupération de quelque 11.000 ha de terres abandonnées; e) construction d'un troisième canal principal (canal de Costes), qui permettrait de mettre en valeur une nouvelle région (Kala supérieur) en vue de la production de riz, de blé,et de sucre; f) aménagement de 6.000 ha supplémentaires de rizières; g) aménagement de 3.000 ha supplémentaires de plantations de canne à sucre; h) reprise de la culture du coton (longue fibre) sur 4.000 ha; et i) culture de plantes fourragères sur 1.000 ha. 3.14 Mis à part le projet de canne à sucre, aucun de ces objectifs n'est encore atteint. Toutefois, la République populaire de Chine a accepté de ré- parer le barrage de Markala, de rectifier le tracé du canal de jonction et le remettre en état, et de réaménager les réseaux primaire et secondaire dans la région desservie par le canal de Macina. Ces travaux ont dù àtre reportés et il est maintenant prévu qu'ils commenceront en automne 1978. 3.15 En avril 1978, l'Office du Niger a commencé les travaux pour creuser le Canal de Costes. Ce canal (de 19 km de long) permettra, en première ins- tance, de remplacer les stations de pompage des deux sucreries par un système d'irrigation par gravité. Les autorités maliennes s'inquiètent vivement du coôt élevé du pompage et de la menace constante de panne. Une interruption dans le fonctionnement des pompes pourrait en effet entralner une baisse sub- stantielle de la production de sucre. Voir aussi Chapitre VII, par. 7.07-7.10. -15- IV. OBSTACLES AU DEVELOPPEMENT ET PRIORITES A. Obstacles au développement 4.01 Quelques-uns des problèmes qui empêchent l'Office du Niger de pour- suivre son développement sont brièvement décrits ci-après (pour de plus amples détails, se reporter aux annexes). Ils ont trait aux infrastructures d'irriga- tion, aux exploitations paysannes, aux activités agro-industrielles ainsi qu'au personnel et à la direction de l'Office du Niger. Ces différents points seront étudiés successivement. 1. Infrastructure d'irrigation 4.02 Insuffisance de l'entretien : Les canaux d'irrigation, le réseau de drainage et les ouvrages ont été insuffisamment entretenus. Ces dernières an- nées, les dépenses annuelles d'entretien n'ont pas dépassé 240 millions de francs maliens (soit 6.000 francs maliens par hectare). De ce fait, les di- gues des canaux principaux sont à tel point abl.mées que la revanche n'est plus que de 10 à 20 cm en certains endroits. Il est de plus en plus risqué de faire fonctionner le réseau d'irrigation à pleine capacité pendant plus de quelques jours car la résistance des digues à la pression de l'eau diminue. On compte un nombre croissant de brèches qui obligent parfois à baisser le ni- veau de l'eau des canaux aux périodes, clés du cycle végétatif des plantes (dans certains cas, à titre préventif). 4.03 Les herbes n'ont pas été éliminées des canaux, en particulier des canaux de drainage, ce qui aggrave les problèmes résultant des défauts de con- ception ou de la capacité insuffisante des drains (voir ci-dessous). Les exploitants sont chargés d'entretenir les canaux terminaux mais nombre d'entre eux négligent de le faire. A partir de la campagne 1977/78, l'Office du Niger prélèvera une caution de 100 kg de paddy par hectare que les agriculteurs per- dront s'ils entretiennent mal les canaux tertiaires. 4.04 L'Office du Niger explique essentiellement l'insuffisance de l'en- tretien par le manque de fonds, mais il semblerait que la situation de sa trésorerie ces quatre dernières années lui aurait permis d'entreprandre davan- tage de travaux qu'il ne l'a fait. Plusieurs opérations, comme le désherbage dee canaux de drainage, auraient pu être réalisées par des méthodes manuelles. Du fait de l'absence d'entretien, le patrimoine de l'Office a été considérable- ment entamé au cours des décennies. Un projet de réaménagemt nt qui viserait à le reconstituer devrait comporter des dispositions détaillées en vue d'assurer à l'avenir un entretien plus régulier des installations. 4.05 Planage insuffisant des rizières : Il s'agit là du principal obs- tacle technique à l'amélioration des modes de culture et des rendements. Sur les 40.000 ha de rizières, 11.000 ha seulement ont été nivelés de façon satis- faisante entre 1958 et 1965, et là aussi des améliorations s'imposent car les -16- travaux ont été effectués en 4ue de la culture du coton et le type de planage requis pour le riz est différent. Les autres terres n'ont jamais été nivelées suffisamment pour permettre un aménagement adéquat de l'écoulement dans les champs. Ce problème est particulièrement grave dans le secteur de Kolongotomo où le terrain est plus inégal qu'au nord; de ce fait, le riz sauvage a envahi les exploitations et quelque 8.000 ha ont été abandonnés dans le secteur - le total des terres abandonnées pour cette raison dans les régions contrôlées par l'Office étant de 14.000 ha. 4.06 Dans les champs mal nivelés, les exploitants utilisent des quantités excessives d'eau et ils ne peuvent empêcher la prolifération des mauvaises herbes. Cette utilisation massive d'eau aggrave les problèmes de drainage (voir ci-dessous) et retarde la récolte et le battage car le temps de séchage est plus long. Cette situation empêche pour l'instant d'introduire des métho- des de production plus efficaces, notamment l'ensemencement en ligne, qui est la condition essentielle d'un désherbage efficace, et l'usage recommandé d'en- grais est maintenu à juste titre à 50 kg/ha. 4.07 Problèmes de drainage : La capacité de plusieurs canaux de drainage a été conçue pour la culture du coton. Lorsque les terres ont été converties à la culture du riz, qui demande plus d'eau que le coton, la capacité de ces canaux s'est révélée insuffisante. Le problème du drainage est aggravé par deux facteurs : a) les terres sont insuffisamment nivelées, ce qui induit les co- lons à utiliser moitié plus d'eau que sur les champs nivelés; et b) les colons ont tendance à bloquer les drains en vue de détourner l'eau vers des champs hors casier. Ces champs hors casier couvrent environ 6.000 ha. Bien que l'Office du Niger - inflige occasionnellement une amende aux colons qui les cultivent, les efforts déployés pour arrêter ces activités clandestines ne sont pas très suivis. 4.08 Plusieurs des résesex de drainage souffrent de carences fondamentales : - le secteur Kolongotomo ne peut pas être drainé entre septembre et décembre, mois cruciaux, car le Niger, dans lequel se déverse l'excès d'eau, est plus haut que le canal de drainage; - les eaux du périmètre de Kouroumari sont évacuées vers le troi- sième bief de Molodo; toutefois, en période de fort déversement, le Molodo refoule les eaux vers le réseau de Kouroumari, bloquant ainsi le drainage dans ce secteur. Dans ces deux cas, il conviendra de trouver de nouvelles solutions. - 17 - 2. Structure des exploitations 4.09 Taille excessive des exploitations : La taille moyenne des exploita- tions est de 8,5 ha, ce qui correspond à 0,8 ha par habitant; toutefois, il est plus pertinent de retenir le chiffre de 3,5 ha par travailleur masculin actif (de 15 à 55 ans) car les deux tiers au moins des travaux des champs sont réalisés par les hommes. Etant donné ce rapport entre surface et main- d'oeuvre, des difficultés surgissent à divers stades : - au moment des labours, du hersage et de l'ensemencement, d'où des retards dans cette dernière opération et d'importantes baisses de rendement, et - au moment de la récolte et du battage, ce qui oblige à laisser le paddy trop longtemps dans les champs, d'où des pertes quali.atives considérables dues au clivage des grains. 4.10 Ces difficultés s'aggraveront sans doute encore au fur et à mesure que des techniques culturales améliorées, exigeant davantage de main-d'oeuvre à l'hectare, seront introduites. Il convient donc de réduire la taille des exploitations après le réaménagement des parcelles. Afin d'assurer une inten- sité de cultures satisfaisante, il faudrait probablement diminuer leur super- ficie de moitié; dans ce cas toutefois, mêe si les rendements étaient beau- coup plus élevés, les colons verraient leur revenu total diminuer, ce qui aurait un effet préjudiciable sur leur participation aux efforts d'intensifi- cation. Bien qu'il soit souhaitable d'utiliser aussi intensivement que possi- ble un bien aussi précieux que la terre irrigable, il convient également de ne pas oublier que la main-d'oeuvre est rare au Mali : à long terme, les terres ne seront pleinement exploitées que si la main-d'oeuvre en tire des recettes intéressantes. L'Office du Niger recommande d'aborder ce problème avec pru- dence et il suggère, dans un premier stade, de ne pas ramener la surface des exploitations au-dessous de 2 ou 2,5 ha par travailleur masculin actif. 4.11 Toutefois, en discutant de la superficie optimale, il ne faut pas perdre de vue les différences considérables entre les exploitations : - 35 % d'entre elles (qui couvrent 17 % de la surface cultivée) ont moins de 6 ha, tandis que - 5 % d'entre elles (qui représentent 16 % de la surface cultivée) dépassent 20 ha. Il semble qu'il soit très possible d'arriver à une exploitation plus intensive si l'on réduit pour commencer la taille de ces grandes exploitations. Mais il faudrait d'abord rassembler davantage d'informations sur l'efficacité relative des grandes et des petites exploitations de l'Office du Niger. La possibilité de réduire la taille des exploitations sera l'un des principaux sujets à dis- cuter avec les autorités maliennes lors de l'évaluation d'un projet de réaménagement. - 18 - 4.12 Insuffisance du matériel dont disposent les colons : Actuellement, les colons possèdent en moyenne : - une paire de boeufs pour 5,5 ha - une charrue pour 6 ha et - une herse pour 10 ha. Cette moyenne est inférieure à la proportion désirée, bien que le déficit ne soit pas trop important. Toutefois, 20 % environ des colons manquent d'une partie ou de la totalité du matériel le plus élémentaire (Annexe 1, Tableau 19). Ils font donc appel à des exploitants mieux équipés pour les travaux de labour et de hersage, ce qui donne lieu à des tranferts de revenu qui aggrave.nt les inégalités entre colons. En outre, et cela est plus important, ils doivent attendre que les propriétaires de matériel et de boeufs aient effectué leurs propres travaux, et il s'ensuit des retards considérables dans les labours et l'ensemencement, qui ont les conséquences que l'on sait sur les rendements. 4.13 L'Office du Niger a tenté à diverses reprises au cours des cinq der- nières années de fournir du matériel et des boeufs supplémentaires aux exploi- tants qui en manquaient mais ses efforts sont restés vains : nombre de bénéfi- ciaires auraient immédiatement revendu le matériel qu'ils avaient obtenu à crédit afin de faire face à d'autres obligations. La direction de l'Office n'a pas pris de mesures décisives à leur égard. Il semble en effet que depuis 1971 celui-ci ait trop peu utilisé les moyens en son pouvoir pour renvoyer les colons qui ne donnaient pas satisfaction. 4.14 L'Office du Niger envisage actuellement de créer des centres de ma- tériel dans les coopératives fonctionnant au nivau de l'unité de production (qui couvre plusieurs villages) et de louer du matériel aux exploitants mal équipés. Ce projet a peu de chances d'aboutir car, depuis la création de l'Office du Niger, les coopératives se sont toujours signalées par leur sté- rilité et leur inertie. 4.15 Participation insuffisante des colons : Jusqu'ici, les colons n'ont eu d'autre rôle dans la direction des affaires de l'Office du Niger que celui de partenaires silencieux. Comme il est dit plus haut, les coopératives ne font preuve d'aucune activité et les représentants élus des colons ont essentiellement pour fonction de transmettre les directives ou les plaintes. La participation directe des colons à des opérations telles que la commercia- lisation, l'administration du crédit, etc., est entravée par le taux très bas d'alphabétisation. L'Office du Niger pourrait s'employer plus activement à organiser ou soutenir des programmes d'alphabétisation à l'intention des adul- tes et, à un stade ultérieur, à faire participer les colons à certaines fonc- tions remplies actuellement par les agents de vulgarisation. - 19 - 4.16 Dans le même ordre d'idées, l'Office du Niger pourrait encourager des activités de développement communautaire dans les villages. Les maisons des colons sont fournies par l'Office et restent la propriété de ce dernier, les occupants étant chargés de l'entretien qu'ils négligent dans bien des cas. Il faudrait trouver les moyens de développer chez les colons un sens plus poussé de l'engagement et les encourager à améliorer leur environnement immé- diat. A l'heure actuelle, l'apparence de nombreux villages ne traduit pas le niveau de revenu dont ils bénéficient, qui est supérieur à celui d'autres zones rurales du Mali. 3. Activités agro-industrielles 4.17 Capacité limitée d'usinage et de stockage du riz : L'Office du Niger possède 4 rizeries, d'une capacité maximale de 66.000 tonnes de paddy. En 1976/77, quelque 65.000 tonnes ont été commercialisées. Par ailleurs, deux des rizeries sont très anciennes et la troisième, bien qu'elle n'ait que dix ans, est également très usée; seule la quatrième, qui est entrée en activité en 1977, est en bon état. Il semble que l'entretien du matériel des rizeries soit insuffisant et, étant donné son état, il y a un risque permanent de pan- nes. Si la production commercialisée continue d'augmenter, il ne manquera pas de surgir très bient8t d'importantes difficultés au stade de l'usinage. 4.18 L'Office du Niger négocie avec le fournisseur italien la remise en état de l'ancienne rizerie de Molodo dint la capacité sera portée de 19.000 à 30.000 tonnes. Les travaux, qui coûteront près de 350 millons de francs maliens (700.000 dollars EU) sont prévus pour 1978/79, et seront pris en charge par l'Office du Niger, sur ses ressources d'autofinancement. S'ils sont relativement faibles, c'est que certaines pièces de matériel très coù- teuses achetées à l'origine sont encore en état de marche et n'ont pas à être remplacées. Certes, ces mesures contribueront à réduire N risque de piannes, mais il faudra accroître considérablement la capacité totale d'usi- nage d'ici au début des années 1980. 4.19 La capacité de stockage du paddy est actuellement de 41.000 tonnes; elle est saturée dans la plupart des régions à l'exception de Kolongotomo où un excédent existe. Si la pénurie de moyens de stockage oblige l'office du Niger de prolonger le stockage aux champs, il en résultera une baisse des rendements (par chute prématurée des grains) et des pertes qualitatives (par clivage). Il faudra donc accroître très prochainement la capacité de stoc- kage de 15 à 20.000 tonnes. 4.20 Problèmes de main-d'oeuvre pour la récolte de la canne à sucre : En 1976, avant même que la sucrerie de Siribala n'ait atteint son plein rende- ment, l'Office du Niger employait 7.300 travailleurs. La mission ne dispose pas de renseignements sur le nombre des ouvriers actuellement employés pour la récolte et le chargement de la canne à sucre. Depuis le début, des problèmes de recrutement se sont posés malgré un système de rémunération au rendement qui, selon les responsables de l'Office du Niger, permettait aux hommes ro- bustes de gagner plus de 1.000 francs maliens par jour. -20- 4.21 L'Office du Niger envisage actuellement de mécaniser les récoltes et les opérations de chargement des cannes car les retards dans le transport jus- qu'à l'usine entra.nent des partes ,n sucre et peuvent expliquer en partie les résultats médiocres que les deux sucreries obtiennent à cet égard. L'éco- nomie de la mécanisation des travaux des champs et le choix des méthodes les plus appropriées demandent un examen attentif; l'Office du Niger est en tvain d'acheter quelques chargeuses mécaniques avec un crédit d'équipement accordé par l'Arabie Saoudite. 4. Gestion et organisation 4.22 Manque de connaissances en matière de commerce et d'économie : L'Office du Niger évolue dans le contexte du secteur public malien, où les en- treprises d'Etat et les organismes publics traitent essentiellement entre eux. Des barèmes de prix négociés réglementent les échanges de biens et services de ces organismes entre eux et avec le monde extérieur. En temps normal, il ne se pose pas de problèmes de commercialisation car les acheteurs absorbent la totalité de la production commercialisée de riz et de sucre. Aussi n'y a-t-il aucune raison pour appliquer une politique des prix et la comptabilité analyti- que sert essentiellement au contrôle des dépeases et au soutien des posi- tions lors des négociations relatives à la fixation des barèmes. C'est seule- ment lorsqu'il s'est écarté des circuits publics pour vendre du bétail en- graissé sur le marché privé que l'Office du Niger s'est rendu compte de l'im- portance des techniques commerciales et de l'utilité de bien comprendre les problèmes économiques. En fixant arbitrairement les prix comptables internes des sous produits et en répartissant ses frais généreux d'une façon trop rigide, il s'est exclu lui-même du marché pour des raisons de prix et il a dû re- noncer à une activité d'appoint qui avait pour avantage d'utiliser les sous- produits de la transformation du riz et du sucre. 4.23 D'un point de vue plua général, les prix des sous-produits agricoles ne sont pas fondés sur des considérations économiques. Les sous-produits sont vendus à la distillerie, aux centres d'embouche et aux colons à des prix diffé- rents. Il semble que l'Office n'ait pas pleinement compris à quel point il est important de fixer les prix de ces sous-produits en fonction des coûts d'opportunité économiques. 4.24 Manque d'information en matière de gestion et de planification : Le manque de connaissances commerciales et économiques n'est qu'une manifestation d'un problème plus fondamental, à savoir que le directeur général n'a pas à sa disposition les outils de gestion essentiels, notamment des indicateurs perti- nents, pour prendre les décisions qui s'imposent en matière d'exploitation. On a tenté d'établir une comptabilité analytique, mais sans résultats utiles sur le plan de l'exploitation. La direction se fie à des indicateurs statistiques qui lui sont fournis non pas par les services de comptabilité mais par le Service économique. Il conviendrait d'étudier attentivement les systèmes de comptabilité, d'établissement du budget et des rapports afin d'assurer que les - 21 - besoins de la direction soient satisfaits. Cet aspect revêtira une impor- tance croissante car, après avoir remis en état ses infrastructures actuel- les, l'Office du Niger prévoit d'étendre et de diversifier ses activités, et il lui faudra pour ce faire pouvoir comparer les coôts réels et les rende- ments des diverses options qui existent. 4.25 Pénurie de techniciens : Comme l'Office n'a pas entrepris de nou- veaux travaux d'aménagement depuis 1965, le nombre des ingénieurs travaillant pour le Bureau d'études générales a été considérablement réduit. Actuellement, celui-ci ne compte plus*qu'un chef, qui est l'ingénieur principal, trois ingé- nieurs adjoints, quelques dessinateurs et des brigades de géomètres. Il appa- rait qu'il ne dispose même pas de suffisamment de personnel pour contrô- ler les opérations courantes, ce qui représente pourtant un travail limité. Peu nombreux sont les travaux de remise en état et d'expansion énumérés dans le Plan quinquennal qui ont été examinés avec la précision requise par les sources extérieures de financement. Si l'on veut que ces travaux soient menés à bien dans un avenir proche, il convient de renforcer immédiatement le Bureau d'études générales. B. Priorités 4.26 L'Office du Niger a réalisé un exploit en se tirant du mauvais pas où il se trouvait à la fin des années soixante et il convient de noter que, si l'on excepte la production sucrière, il y est parvenu sans aide financière ou technique extérieure. Par contre, il faut reconnaltre que le rendement des cultures de riz (2.250 kg à l'hectare) est encore très modeste pour un système d'irrigation où, en potentiel, la maltrise de l'eau est totale. Aussi long- temps que le rendement n'aura pas atteint 3,5 à 4 tonnes/ha, il sera difficile d'appuyer et de justifier une extension des surfaces irrigables exigeant des investissements estimés à un minimum de 4.000 dollars par hectare. 4.27 Avant que l'un ou l'autre des projets d'expansion et de diversifica- tion des cultures inscrits au Plan quinquennal (voir par. 3.13) ne soit entre- pris, la mission recommande d'accorder la priorité pendant une période minimum de 5 à 8 ans aux opérations suivantes - la remise en état des installations, et - l'intensification de la production agricole. A cet égard, la mission est du même avis que la direction de l'Office du Niger et les autorités. 22 4.28 La mission recommande également que les efforts portent sur la reva- lorisation et l'intensification de la riziculture; en effet : - la stabilisation, puis l'accroissement de la production de riz occupent une place prioritaire dans les objectifs du gouvernement; et - malgré que les ventes de sucre dépassent celles de riz, le sucre dépasse le riz en termes de chiffres d'affaires, ce dernier repré- sente la culture essentielle de la région desservie par le réseau d'irrigation de l'Office. Toutefois, il serait prudent de préparer le terrain aussitôt que possible en vue des efforts futurs de diversification des cultures (voir 4.31 ci-dessous). 4.29 Un programme de réaménagement pourrait porter essentiellement sur les deux éléments suivants : - réparation du barrage de Markala et renforcement du canal adduc- teur, des deux canaux principaux et de l'ensemble du réseau de distribution et de drainage; c'est là une tâche dont il faut s'acquitter-d'urgence en vue d'éviter une perturbation des acti- vités d'irrigation et d'assurer que le réseau puisse être exploité à pleine capacité avec la souplesse souhaitable; - planage et réaménagement d'ensemble des rizières, comme il est expliqué dans les pages précédentes; il s'agit là d'une condition préalable essentielle à l'introduction de méthodes de riziculture plus efficaces et plus intensives. Ces deux éléments sont étroitement liés. 4.30 Comme la République populaire de Chine a accepté de financer la ré- paration du barrage de Markala, la rectification de l'embouchure et la répara- tion du canal adducteur ainsi que les travaux de réaménagement du réseau pri- maire et secondaire dans les régions desservies par le canal de Macina, la mission recommande que l'IDA contribue à la préparation d'un programme de réaménagement couvrant le reste de la région, c'est-à-dire la totalité du périmètre desservi par le canal du Sahel (soit 75 % des terres cultivables mises en valeur par l'Office du Niger). La teneur du programme, son influence sur la production agricole, ses implications financières et sa justification économique sont traitées dans le chapitre suivant. 4.31 Etant donné que le Mali doit assurer une expansion continue de ses exportations afin de pouvoir faire face aux besoins croissants de la population, il importe d'exploiter aussitôt que possible le potentiel qui existe à l'Of- fice du Niger pour diversifier la production agricole; dans ce cadre, il -23- convient de ne pas perdre de vue les possibilités de reprendre la culture ir- riguée du coton. Pendant les années soixantje, l'expérience a montré non seulement que la culture du coton dans les régions contrôlées par l'Office du Niger posait des problèmes, mais également que l'on pouvait obtenir de bons résultats si certaines conditions étaient remplies. Comme le Mali est en train de sortir de la période de pénurie de riz, le temps semble etre venu pour reconsidérer la question du coton irrigué. 4,32 Pendant que le programme de réaménagement visant essentiellement à résoudre les problèmes d'infrastructure sera exécuté, il faudra étudier des pro- grammes d'expansion à long terme et de diversification des cultures du point de vue technique et économique dans le cadre d'un plan directeur et il conviendra d'entreprendre aussitôt que possible certaines des études et des recherches préalables. 24- V. PROGRAMME DE REAMENAGEMENT 5.01 Les travaux de remise en état schématiquement décrits ci-après ne peuvent être menés à bien en quatre à six ans, qui est la période normale d'exécution des projets de la Banque. Le terme "programme" désigne donc, dans les paragraphes qui suivent, l'ensemble des activités de réaménagement qui se- ront étalés ur deux projets. Le présent chapitre traite du programme de réaménagement dans son ensemble. A. Description du programme de rérénagement 5.02 Le programme de réaménagement comprendra les éléments suivants : - Remise en état de l'infrastructure (c'est-à-dire canal du Sahel, canaux principaux, distributeurs, partiteurs et canaux de drai- nage); les travaux consisteront à consolider et accroltre la revanche des digues, à draguer les canaux et à élargir les canaux ou les drains lorsque cela est nécessaire, ainsi qu'à réparer les ouvrages. L'amélioration et la construction de routes de service pour l'exécution des travaux d'entretien sont également incluses. - Planage de quelque 31.700 ha de rizières, principalement celles qui n'avaient pas été incluses dans les opérations de planage effectuées au début des années soixante (y compris également le reprofilage de ces rizières dont le planage ne répond pas aux besoins de la riziculture); le programme comprendra également l'assainissement de 5.700 ha qui ont été abandonnés;. - Assistance technique pour renforcer les services administratifs, agricole et technique, en particulier l'exploitation et l'entre- tien, et pour assurer la formation chaque fois que cela est nécessaire; - achat du matériel d'entretien approprié; - préparation d'un plan directeur pour l'expansion et la diversifi- cation à long terme de l'Office du Niger; - appui aux programmes de recherche agricole et cessais en vue de préparer la diversification des cultures, en particulier, coton, blé, sorgho et fourrage; et - appui aux campagnes d'alphabétisation pour adultes et aux program- mes de développement communautaire, dont l'objectif est de conso- lider la participation des colons à la gestion de l'Office. -25- Le présent rapport décrit essentiellement les travaux de génie civil inscrits dans le programme, lesquels absorberont environ 90 % des coûts. Ces dépenses, telles qu'elles figurent estimativement dans le Tableau 1 de l'Annexe 4 seront le point de départ des calculs de justification économique préliminaires, 5.03 Le coùt total de remise en état des infrastructures du réseau du canal du Sahel et les travaux destinés à améliorer 37.000 ha de rizières de- vraient revenir à 43 millions de dollars aux prix du début de 1978. (Sur la base de la hausse des prix attendue et des calendriers d'exécution indicatifs figurant dans le Tableau 1 de l'Annexe 4, le coût total aux prix courants serait de 80-85 millions de dollars). Dans cette somme sont inclus des impré- vus pour dépassement des quantités à raison de 25 % du coût de base, ce qui fait ressortir le caractère très approximatif de ces estimations qui seront précisées au cours des travaux préparatoires devant être effectués pendant les deux prochaines années (Chapitre VI). Les devis et calendrier d'exécution ont été établis dans l'hypothèse où les travaux seraient effectués en régie. Au cours du projet d'assistance technique et d'ingénierie (Chapitre VI) les capacités techniques et l'organisation du service des travaux de l'Office du Niger seront observés et soumis à un test pratique afin de déterminer si l'Office est en mesure d'exécuter un programme de cet ordre de grandeur. Ce projet servira également à renforcer le Service des travaux et à évaluer l'assistance et la formation nécessaires à l'Office pour l'exécution du programme de réaménagement. 5.04 L'exécution du programme de réaménagement ne soulève pri de problè- mes sur les droits internationaux de l'eau du fait qu'aucune nouvelle région ne sera aménagée et que ces travaux aboutiront même à une diminution sensi- ble du volume d'eau utilisé par hectare. B. Influence prévue sur la production, les marchés, la situation de l'emploi et les revenus 1. Production 5.05 L'amélioration des infrastructures et le planage des périmètres permettra d'accro.tre sensiblement la production de paddy pour les raisons suivantes : - la meilleure régulation de l'eau facilitera l'introduction de techniques culturales plus efficaces (semis en ligne, désherbage à l'aide d'un cultivateur) et l'application de plus fortes doses d'engrais; et - l'assainissement de 5.700 ha de terres abandonnées permettra d'accroltre de 17 % la superficie cultivée dans le réseau du canal du Sahel. - 26 - 5.06 Les hypothèses relativeg aux techniques culturalee, à l'emploi des engrais et au taux d'adoption par les exploitants sont exposées dans la Section II de l'Annexe 4. Il a été supposé que la majorité des cultivateurs (60 %) atteindra des rendements de 3,50 tonnes/ha au cours des quatre années suivant l'amélioration de leur terrain et que 30 % d'entre eux pourront parve- nir à des rerdements de 4 tonnes/ha; 10 % d'entre eux seulement obtiendront 3 tonnes/ha. Sur la base de ces hypothèses, la production de paddy dans le réseau du canal du Sahel augmenterait de 58.000 tonnes en 12 ans à compter du début du programme de réaménagement. Quelque 50.000 tonnes seraient commer- cialisées étant donné que les colons prélèveraient leL quantités dont ils ont besoin de la production actuelle et qu'il ne convient de déduire que la consommation des nouveaux colons. La production actuellement commercialisée est de 65.000 tonnes. 2. Marchés 5.07 En l'absence du programme, le Mali devrait produire un excédent de riz de 5 à 8 % des besoins intérieurs jusqu'à 1984 environ, mais uniquement au cours des années où les précipitations et le niveau des inondations sont satis- faisants. Cet excédent théorique augmenterait - et se prolongerait pendant deux à trois ans - à la suite de la réalisation du proqamme de réaménagement (Tableau 3 de l'Annexe 4). Les vicissitudes du climat malien risquent de causer des baisses de production d'un ordre de grandeur bien supérieur à cet excédent théorique et il en sera presque certainement ainsi au moins une ou plusieurs années comme en témoigne la situation en 1977/78. Il vaut donc mieux considérer l'excédent temporaire comme un tampon permettant d'atténuer les effets des sécheresses. Il est donc supposé que la production supplémen- taire sera absorbée par la demande intérieure; si la production dégage réelle- ment un excédent au cours du début des années quatre-vingt, cet excédent sera soit exporté à destination des pays d'Afrique de l'Ouest soit conservé pour constituer un stock de réserve. 5.08 Il ressort des projections de la demande (Tableau 3) que même dans des hypothèses, que les pouvoirs publics jugent trop réservées, la demande dépassera l'offre intérieure après 1987. Du point de vue des débouchés, il serait donc justifié d'étendre les superficies irriguées vers la fin de la période de réaménagement. 3. Emploi 5.09 Le programme offrira des emplois supplémentaires aux familles des colons de deux façons : - la dimension moyenne des exploitations, qui devrait être ramenée de 8,5 à 6,5 ha, fournira des occasions d'emploi à 1.150 nouvelles familles de colons; et - 27 - - la récupération de 5.700 ha permettra à 850 autres familles de colons de pouvoir s'installer. Ainsi, 2.000 familles représentant 21.000 personnes (sur la base de la dimen- sion actuelle de la famille) auront un emploi. Après achèvement du programme de remise en état, une famille sur trois habitant dans le réseau du canal du Sahel sera nouvelle. 4. Revenu des colons 5.10 Actuellement, les rendements s'échelonnent de 1,5 tonne à 2,7 tonnes/ha, écart qui traduit l'état des infrastructures ainsi que les aptitudes des exploitants. Bien qu'il n'y ait aucune correspondance rigide entre ces deux éléments, il a été supposé que les colons qui actuellement obtiennent de plus forts rendements compteront parmi les 30 % qui atteindront finalement des rendements de 4 tonnes/ha, alors que ceux dont les rendements sont actuellement les plus bas (ainsi que certains des nouveaux colons) consti- tueront la masse de ceux qui n'obtiendront que trois tonnes/ha. Sur la base de ces hypothèses, le revenu dérivé de la riziculture passerait de 320-570.000 francs maliens par famille actuellement, à 480-700.000 francs maliens après remise en état des infrastructures et introduction de techniques modernes. On trouvera à l'Annexe 4, Section III, les budgets des exploita- tions. Le revenu par hectare s'accroltrait plus que le revenu total par famille étant donné que la dimension des exploitations serait par hypothèse ramenée de 8,5 ha à 6-7 ha. Les projections du revenu se fondent sur les prix à la production en vigueur en 1977 (45 francs maliens/kg) et sur l'accroisse- ment de la redevance, qui serait portée de 400 kg à 600 kg de paddy par ha; l'Office du Niger envisage ce relèvement pour les exploitations dont le planage a été amélioré. 5.11 La rémunération par journée de travail n'augmenterait que de 10 % en moyenne étant donné l'emploi d'une main-d'oeuvre plus nombreuse rendue néces- saire par l'intensification ded méthodes culturales. Toutefois, le rendement par journée de travail supplémentaire, qui est le concept le plus approprié, irait de 800 francs maliens à 1.100 francs maliens (Tableau 8), ce qui est nettement supérieur au coût moyen d'opportunité de la main-d'oeuvre et même aux prix actuels de la main-d'oeuvre agricole en période de pointe de la demande. C. Incidences financières 1. Office du Niger 5.12 L'Office du Niger aurait à supporter des charges supplémentaires constituées essentiellement par les dépenses d'entretien des ouvrages remis en état et quelques dépenses supplémentaires afférentes au personnel de vulgari- sation assistant les nouvelles familles de colons. 28- 5.13 D'après des estimations préliminaires, l'entretien courant des in- frastructures remises en état reviendrait à quelque 20.000 francs maliens par ha. Actuellement, l'Office du Niger ne dépense que quelque 6.000 francs ma- liens par ha (par. 4.02), mais il devrait donner des assurances, au cours de l'évaluation du projet de réaménagement, qu'il exécutera les travaux d'entre- tien conformément aux normes qui seront arretées. 5.14 Les coûts supplémentaires pour l'Office du Niger seraient de 31.700 ha x (20.000-6.000 francs maliens) + 5.700 ha de terre assainie x 20.000 francs maliens = 558 millions de francs maliens par an après achève- ment des travaux de remise en état. Le coût'supplémentaire du personnel de vulgarisation et des dépenses d'exploitation serait de 56 millions de francs maliens (Tableau 12 de l'Annexe 4). Le supplément de coût se chiffre donc à 612 millions de francs maliens par an. 5.15 Grâce au programme de réaménagement, l'Office ùu Niger se fera des revenus supplémentaires provenant de 3 sources : - le relèvement des prélèvements dans les zones remises en état (600 kg/ha contre 400 kg/ha); sur les 5.700 ha de terre à assainir, prélèvement de 600 kg/ha; et - une recette de 3,6 francs maliens par kg de paddy vendu pour frais généraux, comprise dans le barème des prix de vente du riz (le prix pour la campagne 1977/78 est utilisé comme référence). Il sera supposé que tous les autres éléments du barème (Table.au"9) cortespon- dent à l'accroissement des cofts réels (de ramassage, transport, usinage, etc.) bien que l'Office du Niger puisse réaliser certaines économies d'échelle grâce à l'expansion de la production et des ventes; seule la provision pour frais généraux est assimilée à un gain net de revenu. 5.16 Au prix-à la production de 45 francs malien/kg en vigueur en 1977/78, le revenu supplémentaire sera le suivant : - 285 millions de francs maliens tirés du relèvement des prélève- ments dans les terres actuellement cultivées; - 154 millions de francs maliens tirés des prélèvements dans les 5.700 ha à assainir; et - 180 millions de francs maliens provenant du remboursement des frais généraux inscrits dans le barème des prix de vente du riz (à supposer que la vente de paddy augmente de 50.000 tonnes). -29- Le revenu supplémentaire total se chiffre ainsi à 619 millions de francs maliens, ce qui correspond à peu près à l'accroissement edtimatif des dépenses courantes (612 millions de francs maliens). 5.17 Les dépenses d'entretien n'atteindront le niveau indiqué (par. 5.13) qu'à compter de la quatrième année après achèvement des travaux dans toutes les zones; comme les rendements prévus seront atteints par hypothèse quatre ans également après la mise en culture des terres améliorées, le revenu et les cots supplémentaires s'accroitront grosso modo au meme rythme. 2. Etat 5.18 Pour un investissement productif, tel que le réaménagement des infra- structures, un Crédit IDA serait, en principe, rétrocédé par le gouvernement à l'Office du Niger à des conditions reflétant le coût d'opportunité du capital. Cependant, avec les prix à la production actuels, l'Office du Niger ne dispose- rait pas de revenus supplémentaires pour payer, outre les dépenses récurrentes supplémentaires, le service de la dette pour un crédit de réaménagement. La capacité de l'Office du Niger à rembourser un tel crédit est entièrement fonc- tion du prix du paddy. Ce prix est négocié chaque année avec les autres agences parastatales, mais en fin de compte c'est le gouvernement qui gouverne le ni- veau des prix. 5.19 Le prix du paddy à la production (45 francs maliens/kg) est presque égal aux prix de substitutior des importations en 1977. Le cours du riz sur le marché mondial devrait :âugmenter sensiblement au cours des trois prochaines années de sorte qu'à l'hGrizon 1980-85 le prix de substitutiun du paddy serait beaucoup plus élevé, à savoir 86 francs maliens le kilo (en prix constants de 1977). A partir de cette perspective, les pouvoirs publics ont plusieurs options : - s'ils continuent d'appliquer leuri politique actuelle, qui consiste à maintenir aussi bas que possible les prix des denrées alimen- taires pour les consommateurs urbains, et maintiendraient, en conséquence, le prix à la production de 1977 en termes réels, l'Office du Niger ne sera pas en mesure d'assurer le service d'un prit ou crédit, même à des conditions de faveur. Par contre, les pouvoirs publics épargneraient d'importantes ressources budgétaires correspondant aux subventions à octroyer pour le riz importé, qui serait remplacé par le riz produit dans le cadre du programme; - si le gouvernement relève les prix à la production au fur et à mesure que le prix de substitution des importatiors augmente, l'Office du Niger pourra facilement rembourser linvestisse- ment, même à des taux d'intérêt commerciaux. - 30 - Evidemment, les pouvoirs publics pourraient également choisir une voie intermé- diaire et laisser les prix à la production augmenter en termes réels de façon à permettre à l'Office du Niger de rembourser l'investissement conformément à des conditions qui restent à être négociées. A supposer que les conditions de rétrocession stipulent un remboursement en 30 ans au taux d'intérêt de 10 %, le prix à la production devra etre de l'ordre de 60 francs maliens par kg (en prix constants de 1977). 5,20 D'un point de vue économique, il est préférable d'obliger l'Office du Niger à rembourser ses investissements à des taux correspondant au coût d'opportunité du capital. Cela contribuerait aussi à une distribution plus équitable des revenus des populations urbaines et rurales. Les deux questions, à savoir les conditions de rétrocession et le prix à la production, qui sont étroitement liées, sont des sujets importants à examiner au moment de l'évalua- tion du projet de réaménagement. D. Just,fication économique 5.21 Les avantages du programme de réhabilitation seraient multiples : - arret et inversion de la détérioration progressive des princi- pales infrastructures; - augmentation sensible de la part de la production nationale de riz qui est indépendante de la sécheresse; - création pour 2.000 nouvelles familles des possibilités de revenus supérieurs à la moyenne des revenus ruraux maliens; - possibilité de future extension et diversification de cultures grâce au renforcement de l'organisation de l'Office du Niger, par l'établissement d'un plan directeur et grâce au soutien de la recherche agronomique et des programmes d'essai. 5.22 Plusieurs de ces bénéfices ne sont pas facilement quantifiables. Etant donné le caractère préliminaire des estimations de coûts, même le taux de rentabilité économique dû à l'augmentation de la production de paddy ne peut que montrer des fourchettes probables et, ce qui est peut-être plus instructif, des investissements par hectare acceptables. On trouvera à l'Annexe 4, Section IV, les principes de répartition des coùts, l'évolution présumée, avec et sans le programme, le prix de référence du supplément de main-d'oeuvre, ainsi que les frais d'entretien et de vulgarisation. 5.23 Le taux de rentabilité économique du projet serait de 14 % dans les hypothèses énoncées dans l'Annexe 4. Etant donné l'imprécision des estimations, la principale leçon à tirer de ce calcul est que le coût total (aux prix de 1977) ne doit pas excéder 43 millions de dollars d'une marge trop importante, pour que le taux de rentabilité reste acceptable. - 31 - 5.24 La remise en état du barrage de Markala et du principal canal adduc- teur devrait être menée à bien, avec l'assistance de la République populaire de Chine, avant le début du Programme de réaménagement. Ces dépenses sont donc assimilées à des coûts irréversibles aux fins du programme. Toute- fois, si une partie de ces coûts, proportionnelle à la zone irriguée par le Canal du Sahel, était imputée sur le programme, le coût total augmenterait de moins de 10%. 5.25 Le projet n'est pas très sensible aux varictions des coûts et avan- tages ni aux retards avec lesquels se manifesteraient, dans leur intégralité, les avantages des zones remises en état, comme il est indiqué ci-dessous : Variations Taux de rentabilité (%) Estimation de base 14 Avantages - 10 % ou Coùts + 10 % 13 - 20 % " " +20 % 12 -30 % " " +30% 10/11 Avantages + 10 % " " - 10 % 16 + 20 % " " - 20% 17/18 + 30 % " " - 30 % 18/20 *Avantages retardés de 1 an 13 "f 2 ans. 1l 3 ans 10 E. Conclusion 5.26 Il ressort de ces faits que : - la préparation technique de la majeure partie des travaux de remise en état reste à faire, alors que - le Bureau des études générales de l'Office du Niger manque fortement de personnel; - les méthodes de réaménagement à la parcelle doivent être mises à l'essai du point de vue technique et économique; et - dans l'ensemble, il faut étoffer le personnel de l'Office du Niger et mettre ses capacités à l'essai. La mission propose donc que le programme de réaménagement soit précédé de l'exécution d'un projet d'assistance technique et d'ingénierie au cours duquel les documents et renseignements nécessaires au programme seraient mis au point et l'Office du Niger recevrait une assistance lui permettant de se préparer à exécuter le programme à la suite. S32 VI. PROPOSITION POUR UN PROJET D'ASSISTANCE TECHNIQUE ET D'INGENTERIEL/ A. Description sommaire 6.01 Le Projet d'assistance technique et d'ingénierie proposé aurait pour principal but d'aider l'Office du Niger è préparer le programme de réaménage- ment selon les indications du Chapitre V et è renforcer l'administration cen- trale. Le projet comprendrait les éléments suivants: - Assistance technique aux prinzipaux départements de l'Office du Niger, en particulier le Bureau du directeur général, le Bureau d'études générales et le Service des travaux et services de consultants è court terme; - matériel de génie civil permettant d'effectuer les réparations urgentes et renforcer les ouvrages d'irrigation ainsi que d'exécuter un programme pilote de planage sur 1.500 ha de terres, et coûts d'exploitation (sans les dépenses de personnel) de ces programmes; - divers instruments topographique, hydrologique et matériel de bureau, véhicules pour les assistants techniques et pièces détachées pour le matériel mécanique; - appui aux programmes de recherche agricole; - levé photogrammétrique de toute la zone de 1'Office du Niger; - étude socio-économique de la situation et des aspirations des colons et de leurs relations avec l'Office du Niger; - vérification des comptes de l'Office du Niger par un cabinet comptable de réputation internationale; et - bourses de voyage pour les ingénieurs de l'Office du Niger afin de leur permettre d'étudier les méthodes de gestion de l'eau dans d'autres systèmes d'irrigation. 1/ Cette proposition a été discutée avec, et acceptée par les autorités ma- liennes lors d'une mission effectuée en ïin mai 1978. Un Crédit d'assis- tance technique et d'ingénierie "Office du Niger" est en cours de prépa- ration et sera présenté au Conseil d'Administration de la Banque dans le troisième trimestre de 1978. - 33- 6.02 Le projet démarrerait fin 1978 et se déroulerait en trois ans. La préparation du projet de réaménagement serait poussée de sorte que 1'éva- luation puisse avoir lieu après la deuxième année du Projet d'assistance technique et d'ingénierie. B. Caractéristiques détaillées 1. Assistance technique 6.03 Un consultant en gestion de haut niveau appartenant à un cabinet d'experts de réputation internationale serait affecté au Bureau du directeur général. Il serait essentiellement chargé de mettre au point et d'appliquer des systèmes d'information améliorés en matière de comptabilité et de gestion. L'un des partenaires du cabinet d'experts orienterait, en collaboration avec le directeur général, les interventions du cabinet et continuerait à surveiller l'évolution de la situation au cours de l'exécution du programme de travail arrêté. Le consultant résident utiliserait également les compétences de spé- cialistes du cabinet dans divers domaines à l'occasion de brèves missions qu'ils pourraient effectuer à l'Office du Niger, si besoin est. (Voir plus de détails à l'Annexe V, Section I). 6.04 Trois ingénieurs seraient affectés au Bureau d'études générales pour aider son chef et l'équipe d'ingénieurs maliens à préparer l'étude de factibi- lité ainsi que les plans et les documents d'appel d'offres nécessaires au pro- jet de réaménagement. a) Un ingénieur chevronné participerait à la planification et à la coordination d'ensemble des études spéciales et veillerait à ce que le projet et les documents d'appel d'offres soient préparés conformément aux normes internationales; b) un ingénieur hydraulicien participerait au levé sur l'état et la capacité actuels du réseau d'irrigation et proposerait les moyens de le remettre en état et d'en accroltre la capacité et la souplesse de fonctionnement; c) un ingénieur-projeteur participerait à la préparation du projet de remise en état, c'est-à-dire à l'étude de justification, au projet d'exécution et à la préparation des spécifications pour les documents d'appel d'offres. Il serait préférable que ces services techniques soient obtenus auprès d'un cabinet d'ingénieurs-conseils afin que les ingénieurs résidents puissent - 34 - profiter des compétences des experts de leur siège envoyés pour de courtes missions, si besoin est. Seize mois d'experts ont été prévus pour des mis- sions de courte durée. Les fonctions et attributions des ingénieurs résidents seront définies dans un contrat passé entre l'Office du Niger et le cabinet d'ingénieurs-conseils à des conditions jugées acceptables par l'IDA. (Voir détails à l'Annexe V, Section'II). 6.05 Les autorités devront nommer au minimum trois autres ingénieurs maliens au Bureau d'études générales avant le début du projet. Sans le renfor- cement de son personnel, le Bureau ne sera pas en mesure de respecter le calen- drier des travaux préparatoires, à moins d'y passer beaucoup plus de temps que prévu. De même, les ingénieurs maliens profiteront de la collaboration étroite qu'ils pourront établir avec trois ingénieurs chevronnés. La mission propose que la nomination de trois ingénieurs maliens au Bureau d'études géné- rales soit une condition de négociation du crédit d'assistance technique et d'ingénierie. 6.06 Le Service des travaux sera assisté, au cours des deux premières an- nées du programme pilote de planage, par un Ingénieur des travaux expérimenté, spécialiste des aménagements à la parcelle, qui devrait être capable de suivre et analyser les coûts de fonctionnement. Un deuxième ingénieur serait un inspecteur technique du matériel qui aiderait au meilleur emploi et entretien du matériel et à la préparation des dossiers d'appels d'offres relatifs au matériel de travaux publics nécessaire pour la réalisation du projet de réhabilitation. Ces ingénieurs seraient engagés auprès du même cabinet d'ingénieurs-conseils pendant la durée des campagnes d'amélioration uniquement, c'est-à-dire pendant six mois par an environ. 2. Matériel de génie civil et dépenses d'exploitation 6.07 Le matériel de génie civil et les dépenses d'exploitation (à l'exclu- sion du personnel local) seront financés pour répondre aux objectifs suivants : a) Exécuter un programme expérimental de planage et d'amélioration générale des rizières dans différentes conditions topographiques en vue de déterminer les méthodes les plus rentables du point de vue des coùts et le matériel qu'il conviendra le mieux d'uti- liser à grande échelle au cours du projet de réaménagement; le programme pilote permettra également de former des ingénieurs, des métreurs et des conducteurs d'engins qui pourront exécuter ces travaux avec efficacité. Les réalisations serviront égale- ment comme parcelle de démonstration pour les colons. Environ 1.500 ha seront aménagés en trois ans. -35- b) réparer at renforcer le. ouvrages vitaux du réseau d'irrigation, en particulier les digues des canaux principaux et les drains; ces travaux permettront d'exploiter avec plus de souplesse le réseau d'irrigation, en attendant qu'il soit complètement remis en état dans le cadre du projet de réaménagement. 6.08 Le matériel nécessaire à ces travaux sera acquis par appel d'offre internationale. Le financement des services d'un bureau d'ingénieurs-conseils est assuré (pour 20.000 dollars) dans le cadre du Mécanisme de préparation des projets; ce bureau sera chargé de déterminer le matériel nécessaire et d'aider les techniciens de l'Office du Niger à mettre au point les documents d'appel d'offres conformément aux normes que demande le financement de l'IDA. 6.09 Du petit matériel et des instruments seront nécessaires pour exécu- ter les travaux topographiques, les mesures hydrologiques , etc. Le matériel de bureau, les dossiers, le matériel de dessin et de reproduction seront éga- lement prévus ainsi que des véhicules pour les assistants techniques résidents. Pour accroitre l'efficacité du matériel de génie civil de l'Office du Niger, le projet financerait également l'achat d'un stock d'outillage et de pièces détachées dont la composition sera fixée avec l'aide du deuxième consultant engagé à cette fin dans le cadre du Mécanisme de préparation des projets (par. 6.08). 3. Recherche agronomique et programmes d'essais 6.10 Pour préparer la diversification des activités de l'Office du Niger selon les orientations données dans le Plan quinquennal, la mission propose d'encourager les activités de recherche agricole portant sur'plusieurs cul- tures. On trouvera des détails à la Section IV de l'Annexe V. 6.11 Les recherches sur le riz menées à la station de Kogoni peuvent se poursuivre sans beaucoup d'assistance; l'emplacement convient bien à cette forme de recherches et le personnel est compétent et en nombre suffisant. La station devrait être équipée de quelques machines agricoles supplémentaires, qui seraient fournies dans le cadre du projet. 6.12 La production de coton a été éliminée en 1970 pour des raisons tech- niques et pour laisser la priorité absolue au riz. Après la remise en état des ouvrages, rien ne permet de penser que la production de coton ne puisse réussir, comme dans d'importantes sections de l'Office du Niger mdme avant 1970, sous réserve que cette plante soit cultivée dans les régions de faibles précipitations et, en particulier, que sa production soit strictement séparée de celle du riz afin d'éviter que se renouvellent les problèmes qui ont surgi par le passé. -36- 6.13 Les recherches sur le coton devront être menées à un autre emplace- ment que la station de Kogoni qui ne s'y prête pas. La mission propose de les transférer dans le secteur d'Alatona, situé sur la rive droite du Fala de Molodo, et d'aménager une zone d'essai de 20 ha en prélevant de l'eau du régulateur de prise No 2 du Fala de Molodo. Ces recherches seraient menées par le personnel actuel de la station de Kogoni, où resteraient implantées toutes les installations de base. 6.14 Les propositions relatives à la recherche cotonnière ont été reje- tées par les autorités maliennes et l'Office du Niger pour des raisons tech- niques. A la demande du gouvernement, un sondage hydrologique dans la région du Méma, où les autorités voudraient lancer la culture irriguée du coton a été inclus dans le projet. (Les mois Wexperts requis pour cette étude ont été inclus dans les missions de courte durée mentionnés au par. 6.04 ci-dessus). 6.15 La mission propose également l'exécution d'un petit programme expé- rimental de production de fourrages par irrigation dans les villages. Il conviendrait d'aménager en trois zones ayant des caractéristiques différentes, des blocs de 20 ha en vue du pâturage par rotation de quelque 100 têtes de bétail, ce qui permettrait d'étudier les possibilités techniques et économiques de cette méthode à grande échelle et de jauger les réactions des exploitants. On trouvera des détails à l'Annexe 5, Section IV. 6.16 Afin de préparer le terrain pour la reprise des activités d'em- bouche (par. 3.12), une étude des aspects économiques et des problèmes d'or- ganisation relatifs aux ateliers d'embouche sera entreprise et financée dans le cadre du projet. Cette étude traitera également des sous-produits agri- coles et industriels (mélasse, bouts blancs de canne, farine et son de riz) et leur valeur économique. 4. Autres composantes Levé photogrammétrique 6.17 En vue du programme de planification à long terme qui sera entrepris au cours du programme de remise en état, il convient d'entreprendre un levé photogrammétrique aérien de tout le réseau de l'Office du Niger et de ses environs immédiats, le dernier levé datant de 1968. Des fonds seraient inclus à cette fin dans le projet. (Voir Annexe 5, Section V). Etude socio-économique 6.18 Pour que la direction de l'Office du Niger puisse aborder les problè- mes difficiles que pose l'évolution des structures dans l'avenir, l'Institut d'économie rurale serait chargé d'effectuer une étude socio-économique; il s'agirait d'analyser, d'après une méthode et un plan dont il faudra convenir -37- le milieu social des colons à l'intérieur et à l'extérieur de l'Office du Niger, leurs motivations, leurs valeurs sociales, et leur attitude à l'égard de l'Office. (Voir Annexe 5, Section VI). Révision comptable 6.19 Après clarification des problèmes d'ordre juridique et comptable con- cernant ses actifs, l'Office du Niger se propose d'établir les comptes de ses opérations des années 1972-1977. Pour faciliter la mobilisation des importan- tes sommes de financement extérieur nécessaires au programme de réaménagement, ces comptes doivent être révisés par un cabinet d'experts comptables de répu- tation internationale avant 1980. Le projet prévoira les fonds nécessaires à cette opération ainsi que l'assistance du cabinet d'experts dans la prépara- tion des comptes conformément aux normes internationales. On trouvera des dé- tails à l'Annexe 5, Section VII. Voyages d'étude 6.20 Le Projet d'assistance technique et d'ingénierie contiendra en lui- même un important élément de formation sur le terrain portant sur la réalisa- tion d'études techniques .et de plans, l'exécution des travaux, amélioration de la comptabilité ainsi que l'organisation générale (gestion des stocks, etc.). En outre, le projet financera des voyages d'étude pour les ingénieurs maliens qui visiteront d'autres projets d'irrigation , de préférence réalisés en Afrique, afin de se familiariser avec les méthodes de gestion de l'eau et les autres caractéristiques de ces projets. C. Coût et financement 6.21 Le coût du projet, net d'impôts, serait de 2,25 milliards de francs maliens (4,6 millions de dollars), dont 90 % en devises. Avec les impôts, le coût ne serait que légèrement supérieur étant donné que les principales composantes du projet (assistance technique, matériel agricole) sont assujetties à des impôts faibles ou nuls et que l'Office du Niger est exonéré de taxes sur le carburant. 6.22 L'IDA financera 4 millions de dollars, soit 87 % des coûts du projet; le reste sera réparti entre l'Etat et l'Office du Niger conformément à des critères qui devront être arrêtés; il convient de tenir compte du fait que l'Office du Niger rémunérera le pecànel local engagé dans les activités du projet et fournira aux assistants techniques, des bureaux; ces éléments ne sont pas compris dans le coût du projet. 38- 6.23 Le crédit d'assistance technique et d'ingénierie de l'IDA sera oc- troyé aux conditions habituelles. Etant donné que ce crédit porte essentiel- lement sur l'assistance technique, il conviendrait que l'Etat le rétrocède à l'Office du Niger sous forme de don. D. Avantages et risques du projet 6.24 Le projet renforcera les capacités de l'Office du Niger en matière de techniques et de gestion et lui permettra de préparer l'important programme de réaménagement conformément aux normes qu'exige le financement extérieur. Parallèlement, le personnel technique sera formé afin de pouvoir exécuter ce programme avec l'efficacité qui en assurera la viabilité économique. 6.25 Pour l'IDA, le projet sera une occasion d'observer la performance de l'Office du Niger dans divers domaines, d'évaluer l'assistance et la formation nécessaires pour l'exécution du programme de réaménagement et lui permettra de décider à quel moment les conditions seraient réunies pour évaluer le projet de réhabilitation. 6.26 Enfin, le renforcement de l'Office du Niger et l'accroissement de sa capacité d'absorption pourra encourager d'autres sources d'assistance extérieure à participer au financement du projet de réaménagement ou à d'au- tres projets prioritaires de l'Office du Niger (voir Chapitre VII ci-dessous). 6.27 Les principaux risques du projet sont : - les difficultés de trouver une firme de consultants capable d'assumer la responsabilité de l'assistance technique; et - si l'Office du Niger, après 15 ans de fonctionnement sans assis- tance, serait capable et accepterait d'utiliser pleinement l'assis- tance technique ainsi fournie. La Banque aidera l'Office du Niger à définir les termes de référence pour les cabinets de consultants. Si las consultants sont du niveau recherché, les risques de les voir sous-employés par l'Office du Niger sont sensiblement réduits. De plus, le fait que l'Office du Niger ait demandé l'aide de la Banque, après une longue période d'autarcie, indique que sa direction est désireuse d'utiliser l'assistance technique ainsi fournie. 6.28 Il y a également le risque de voir le projet ne pas déboucher sur le programme de réhabilitation esquissé. Cependant, ce risque semble faible si l'assistance technique sera de haut niveau et sera proprement employée et si l'on tient compte du haut potentiel de l'Office du Niger, la dévotion de ses cadres et l'intérêt exprimé par d'autres sources d'assistance extérieure. - 39 - VII. PROPOSITIONS RELATIVES A D'AUTRES PROJETS ET ETUDES 7.01 Ce rapport a fait état, à divers stades, d'autres projets qui, selon l'avis de la mission, doivent être préparés ou exécutés dans un proche ave- nir. Le présent rapport devant être distribué au Groupe de travail du CILSS sur l'irrigation puis examiné rar lui, on trouvera ci-dessous une discussion succinte de quelques projets et études que les autorités maliennes souhaiteront peut-être porter à l'attention du CILSS. Usinage et stockage du riz 7.02 La rizerie de Molodo sera entièrement reprise en 1978/79, et sa capa- cité sera augmentée de 19,000 tonnes à 30.000 tonnes. Ceci pourrait être suffisant pour la collecte prévisionnelle de paddy jusqu'au début des années quatre-vingt - mais seulement dans l'hypothèse où des pannes majeures peuvent être évitées dans les rizeries de Kolongo et N'Dogofiry. Vu l'âge de la rizerie de Kolongo et le mauvais état de celle de N'Dogofiry, une telle éven- tualité ne peut être exclue. De toute façon, si le projet de réaménagement est exécuté comme prévu, et s'il produit les résultats escomptés, une autre rizerie sera nécessaire au début des années quatre-vingt. Une rizerie de 20.000 tonnes devrait être planifiée et construite dans la région de Niono/ N'Débougou jusqu'à cette date. Les coûts sont estimés à 1,2 milliard de francs maliens (2,6 millions de dollars) en prix constants.de 1977. 7.03 Comme démontré en Annexe 3 (Tableau 13), la capacité de stockage risque de devenir insuffisante aussitôt que la collecte de paddy excède les 70.000 tonnes (1976/77 : 65,000 tonnes). Une expansion de la capacité de stockage deviendra nécessaire près d'une des rizeries existantes dans la région Molodo/Niono/N'Débougou. L'Office du Niger a fait des sondages auprès d'un fournisseur italien, mais le prix avancé pour un magasin de 20.000 tonnes (1,4 milliard de francs maliens,ou 3 millions de dollars) parait assez élevé; un meilleur prix pourrait sans doute être obtenu par un appel d'offres international. Infrastructure routière 7.04 Ségou est reliée à Niono, ville centrale de l'Office du Niger, par une route goudronnée jusqu'au barrage de Markala et par une route de latérite d'environ 70 km entre Markala et Niono (et se poursuivant sur 40 km jusqu'à Kourouma). Cette route est très fréquentée pendant la majeure partie de la campagne agricole et l'ouverture de la sucrerie de Siribala ainsi que les travaux de remise en état envisagés augmenteront encore la densité de la circulation. -40- 7.05 Le Fonds africain de développement (FAD) étudie actuellement le fi- nancement de l'amélioration et du revêtement de la route Markala-Niono. Il serait opportun d'effectuer les travaux en 1979-81 afin que les travaux en cours et les déviations ne gênent pas les travaux de réaménagement qui de- vraient commencer sur une grande échelle en 1981/82.1/ 7.06 Les parties septentrionales ae l'Office du Niger prenant une impor- tance croissante à mesure que la production s'intensifie et la culture du co- ton, qui se tiendra nécessairement sur la bordure nord de la zone irriguée suscitant un regain d'intérêt (par. 6.14), il serait souhaitable qu'une étude de factibilité puisse être faite pour le tronçon Niono-Kourouma. Si la construction en dur s'avérait justifiée du point de vue économique, un appel d'offres devrait être lancé tant que l'entreprise exécutant la route Markala- Niono est encore sur place; le Mali pourrait bénéficier d'une offre particu- lièrement avantageuse dans ce cas. Une autre route à examiner serait le tron- çon Point A - Macina. (Si le bitumage de ces routes ne se justifiait pas dans un proche avenir, une étude rapide pourrait établir par quels moyens les routes en. latérite existantes peuvent être renforcées; une telle étude pour- rait être entreprise, dans l'absence d'autres moyens, sur le compte des mis- sions de courte durée prévues dans le cadre du crédit d'assistance technique et d'ingénierie). Canal de Costes 7.07 Le Canal de Costes a été conçu à l'époque coloniale. Il partirait du Point A, entrs le Canal de Macina et le Canal du Sahel, et s'étendrait sur 19 km jusqu'à Siribala. Ce canal aurait une fonction à dourt terme et un objectif à long terme - à court terme, le Canal de Costes permettra de substituer les sta- tion de gampage des plantations de canne à sucre à Siribala et Ddugabougou àar l'irrigation gravitaire, faisant ainsi une écono- mie de 500.000 dollars par an sur les coùts de pompage- Plus importante même est l'élimination du ri de pannes dans les systèmes de pompages : pendant la dernière campagne, l'Of'ice du Niger a eu des ennuis permanents avec le pompage à Dougabougou; - à long terme, le Canal de Costes permettra de développer le Kala supérieur, une région de 40.000 ha avec une vocation de canne à sucre et riz. 1/ La mission vient d'être informée que le FAD a décidé en juin 1978 de financer 65 % du coat de cette route; un crédit de UC 8,5 millions (9,35 millions de dollars) sera octroyé au Mali. - 41 - 7.08 La construction du Canal de Costes était prévue pour la période du Plan quinquennal en cours, mais la réalistion a été retardée en raison du manque de moyens techniques et financiers. En fin 1977, l'Office du Niger décida de réactiver un excavateur ("Lübecker") qui a été hors de service pendant 15 ans; après réfection complète de l'engin les travaux ont démarré au Point A en avril 1978 et progressent lentement mais constamment. L'ob- jectif à court terme, à savoir la substitution des systèmes de pompage à Dougabougou et Siribala, pourrait être atteint avec un canal ayant un dé- bit de 15 m3/sec; toutefois, l'Office du Niger a décidé de creuser le ca- nal d'emblée pour sa capacité finale de 55 m3/sec, c'est-à-dire à une ca- pacité correspondant à celles du Canal de Macina et le Canal du Sahel. 7.09 La mission estime que les travaux de terrassement peuvent être achevés en 1980 si l'excavateur ne s'effondre pas. L'Office du Niger aura besoin, pour mener à bien le projet, d'une assistance technique et finan- cière pour la construction des ouvrages, à savoir - le régulateur de prise d'eau au Point A; - deux régulateurs pour les deux plantations de canne à sucre; et - un régulateur de débouché. Le coût de ces ouvrages est estimé à 600 millions de francs maliens (1,3 million de dollars). Si une écluse devait être prévue, les coûts monteraient à 1,3 milliard de francs maliens (2,8 millions de dollars). L'Office du Niger propose de construire les ouvrages sans écluse puisque les avantages économiques du transport par chalands ne justifieraient pas les coûts supplémentaires. 7.10 Une assistance technique et financière est requise dans un proche avenir si l'on veut arriver à un achèvement synchronisé des travaux de ter- rassement et des ouvrages. Il serait opportun, toutefois, de réaliser une étude rapide de la question des écluses. Equipement des Colons 7.11 En Annexe 1 (Tableau 19), il a été démontré qu'un nombre considé- rable de colons ne dispose pas de l'équipement élémentaire (à savoir au moins deux boeufs, une charrue et ure herse). L'Office du Niger, au cours des dernières années, a essayé à plusieurs reprises de combler les lacunes dans l'équipement des colons, mais ces tentatives ont échoué (Annexe 1, par. 2.12). L'Office du Niger propose à présent de confier l'équipement requis aux coopératives; celles-ci le loueraient aux colons démunis. - 42 - 7.12 En 1977, l'Office du Niger a recensé les besoins en équipement et est arrivé à un chiffre de 141 millions de francs maliens (300.000 dollars),- dont : - boeufs : 103 millions de francs maliens - charrues : 14 millions de francs maliens - herses : 24 millions de francs maliens Ces chiffres ne comprennent pas les besoins des nouveaux colons dont une bonne partie arrive sans l'équipement théoriquement requis pour être reçus. Pour cette raison, une somme de 200 millions de francs maliens (400,000 dollars) sera probablement requise pour un tel effort d'équipement. Cependant, la for- mule proposée par l'Office du Niger (louage par le biais des coopératives) sou- lève quelques doutes étant donné que les coopératives à l'Office du Niger ont toujours été peu animées et manquent les cadres requis pour l'administration d'un tel programme. A l'avis de la mission, une analyse approfondie serait souhaitable. Etudes 7.13 Au cours de son travail, la mission a noté un certain nombre d'études sortant du cadre de son objectif immédiat mais méritant l'attention des auto- rités maliennes et des sources de financement. Quelques-unes de ces études peuvent etre exécutées dans le cadre des missions de courte durée prévues dans le crédit d'assistance technique et d'ingénierie. D'autres sont citées ci-dessous : a) Consommation d'eau : Aucune expérience détaillée n'a été menée depuis la fin des années 50 pour déterminer la consommation réelle d'eau du riz lors de son cycle végétatif suivant les différents types de sol et les diverses techniques culturales. Le présent rapport, ainsi que des études précédentes, sont basés sur des chiffres qui ne sont que des ordres de grandeur. Pour évaluer la capacité du réseau d'irrigation actuel, il faut en mesurer le débit (ce qui doit être effectué dans le cadre du crédit d'assistance technique envisagé) et calculer avec plus de précision la consomma- tion d'eau. Par exemple, pour l'ensemble du système, la surface irrigable peut varier de 3.000 ha selon l'emploi d'un module de 2,2 ou de 2,5 1 par seconde et par hectare. Une telle étude pren- drait environ deux ans et coùterait quelque 100 millions de FM (200.000 dollars). b) Rive droite : Un plan directeur pour le développement à long terme de l'Office du Niger sera élaboré en même temps que le projet de réaménagement. Ce plan évaluera les avantages économiques relatifs -43 - des différentes cultures et étudiera les extensions éventuelles et leur coût d'aménagement. La plupart des zones retenues sur la rive gauche du Niger ont été étudiées au début de l'existence de l'Office du Niger et des données topographiques et pédologiques sont disponi- bles. Afin d'évaluer les possibilités d'extension sur la rive droite une étude pédologique et topographique de reconnaissance devrait être exécutée sur environ 500.000 ha; les renseignements disponibles auprès d'autres sources seront également étudiés. Ce projet se déroulerait en deux ans et coûterait environ 375 millions de FM (750.000 dollars). c) Pêche : La pêche traditionnelle est assez importante dans le Fala de Molodo et le Fala de Boky-Wéré mais on ne dispose d'aucune donnée chiffrée. Il serait possible de lancer un projet d'assistance aux pêcheurs (amélioration des techniques de prise du poisson, et de sa conservation, etc.). L'utilisation de farine de riz et de son et l'ef- fet de ces produits sur la productivité des zones de pêche devraient être soigneusement étudiés. Une étude de ces aspects est recommandée. d) Boisement : Une étude de factibilité sur les coûts et les avantages de la syl%iculture irriguée à l'Office du Niger devrait être exécu- tée en collaboration avec la station de recherche qui est sur le point d'entrer en activité dans cette région. Puisque les arbres sont rares dans cette région habitée par 50.000 colons, la production de bois de feu et de pieux de clôture devrait être très rentable. Puisque les terrains marginaux pour les cultures conviendront quand même à plusieurs essences d'arbres, le coût d'opportunité de la terre sera peu élevé. Il faudra cependant prendre des mesures spéciales pour ne paes attirer les mange-mil (Quelia-quelia). e) Projets sociaux : Les villages de l'Office du Niger ne reflètent pas la relative aisance dans 'laquelle de nombreuses familles de colons vivent et l'administration de l'Office du Niger n'a pas été très ac- tive pour promouvoir des activités qui pourraient améliorer la qualité de la vie et diversifier les possibilités économiques. La première chose à faire serait de soutenir activement les campagnes d'alphabé- tisation pour adultes organisées par la Direction nationale de l'al- phabétisation fonctionnelle et de la linguistique appliquée (DNAFLA). Il faut également étudier de près d'autres points : - l'installation éventuelle de centres d'hygiène placés sous la responsabilité de l'Office du Niger; - des programmes d'amélioration des villages comma ceux dont la réalisation a été tentée dans l'Opération riz Ségou voisine; -44- - l'extension à l'Office du Niger du programme de forgerons villageois élaboré dans l'Opération arachides et cultures vivrières et le Projet Mali Sud; et - l'exécution éventuelle d'un projet de culture des légumes dans les villages, ce qui donnerait de nouvelles possibilités économiques aux femmes. -45- VIII. PROCHAINES ETAPES 8.01 Le rapport d'identification et le projet d'assistance technique et d'ingénierie qu'il contient, ont été discutés avec les autorités maliennes en fin mai 1978. Un appel d'offres a été lancé pour l'équipement au début de mai, et vers la mi-juin 1978 un nombre de cabinets de consultants pour la gestion, pour la vérification des comptes, et pour les services d'ingénierie ont été invités à soumettre leurs propositions. 8.02 Le Rapport du Président et l'Accord de crédit pour le crédit proposé sont en cours de rédaction. Les négociations sont prévues pour fin août 1978 et la présentation au Conseil d'administration de la Banque en septembre 1978. Ceci permettrait au Mali de régler les formalités requises pour la mise en vi- gueur du crédit avant le démarrage du projet, qui est prévu pour novembre 1978. 8.03 Le Groupe de travail "Cultures irriguées" du CILSS aurait dù se rencontrer à Dakar en juillet 1978 pour discuter, entre autres, ce rapport deidentification. Cependant, il s'est avéré impossible de distribuer les édi- tions révisées en anglais et en français avant la date prévue. Pour cette rai- son, le Gouvernement malien a demandé que la réunion soit reportée. Elle aura donc lieu du 19 au 22 septembre 1978 à Dakar. Cette réunion pourrait fournir les premières indications quant aux possibilités de cofinancer un futur projet de réaménagement. -46- ANNEXE 1 1. L'Office du Niger et ses colons I. L'Office du Niger 1. Historique 2. Statuts 3. Personnel et organisation 4. Situation financière II. Les colons 1. Données démographiques 2. Structure des exploitations 3. Relations avec l'Office du Niger 4. Situation financière 5. Aspects sociaux -47- ANNEXE 1 Page 1 MALI OFFICE DU NIGER - RAPPORT D'IDENTIFICATION L'Office du Niger et ses colons I. L'Office du Niger 1.01 L'Office du Niger est une vaste entreprise d'Etat dont les activités consistent essentiellement è produire du riz et du sucre dans le delta inté- rieur du Niger où il exploite un réseau d'irrigation. Il joue un rôle prépon- dérant dans l'agriculture et dans l'ensemble des activités économiques du pays. 1. Hiorique 1.02 On trouvera ci-après un résumé chronologique de l'histoire de l'Of- fice du Niger : 1898 : Une mission technique française séjourne dans la région en vue d'étudier les possibilités de culture du coton. 1922 : La Compagnie générale des colonies entre en activité et s'as- sure les services de R. H. Forbes, spécialiste américain du coton. 1929 : Création du Service temporaire des irrigations du Niger. H. Bélime, ingénieur français, présente un plan d'aménagement portant sur 960.000 ha de terres irriguées; 510.000 ha seront cultivés en coton, le reste err riz. 1931 : La France promulgue une loi approuvant la construction du bar- rage de Markala. 1932 : L'Office du Niger est créé par le Décret du 5 janvier. 1935 : Premières installations dans le secteur de Kolongotomo et début de la culture du riz. 1937 : Premières installations dans le secteur de Niono et début de la culture du coton. 1942 : Adoption d'un plan prévoyant l'aménagement de 16.000 ha sur 10 ans. ANNEXE 1 -48- Page 2 1947 : Achèvement du barrage de Markala. 1948 : Début de la production dans le secteur de Molodo. 1952 : Début des travaux d'aménagement dans le secteur de Kouroumari; introduction du coton à soies longues.. 1958 : Introduction de méthodes intensives pour la culture du coton et amélioration des méthodes de planage des terres. 1961 : Le Mali devient propriétaire de l'Office du Niger qui apparte- nait jusqu'alors à la France. 1962 : Africanisation générale du personnel. 1966/67 : La première sucrerie (Dougabougou), construite avec l'assistance de la République populaire de Chine, entre en activité. 1970 : Arrêt de la culture du coton. 1976/77 : La deuxième sucrerie (Siribala), également construite avec l'aide de la Chine, est mise en service. 2. Statuts 1.03. Les statuts de l'Office du Niger ont été révisés récemment. On trouvera ci-après un résumé desdits statuts tels qu'ils sont définis dans le décret ministériel No 108 PG-RM, du 2 septembre 1976 a) L'Office du Niger est une entreprise nationale agro-industrielle et commerciale qui a la personnalité juridique et jouit de l'autonomie financière. Son siège se trouve à Ségou. b) Il relève du Ministre du développement rural. c) Son capital est constitué par ses immobilisations fixes, dont la valeur sera fixée par décret ministériel. d) Ses objectifs sont les suivants : - - mettre en valeur la moyenne vallée du Niger; - exécuter les travaux et les aménagements nécessaires; ex- ploiter, soit avec l'aide des colons, soit directement, les terres améliorées grâce aux réseaux d'irrigation; entre- prendre des études et des travaux à cet égard; et -49- ANNEXE 1 Page 3 - traiter dans ses usines la production commerciale prove- nant des terres irriguées (ainsi que certaines denrées, no- tammeqt le millet, produites hors des parcelles irriguées officielles). e) Le conseil d'administration, constitué par le décret No 235/PG-RM en date du ler novembre 1976, compte vingt membres. Il est pré- sidé par le Ministre du développement rural et regroupe des re- présentants des services publics et organismes connexes tels que la Banque de développement du Mali et l'OPAM, des représen- tants du personnel et deux représentants des colons. Le con- seil doit se réunir au moins deux fois par an. f) Le directeur général a tout pouvoir pour agir au nom du con- seil; il s'acquitte notamment des fonctions ci-après : i) il désigne tous les employés, è l'exception du directeur général adjoint et du chef comptable qui sont nommés par le ministre responsable; ii) il fixe les salaires, etc; et iii) il représente l'Office auprès de tiers. g) Le directeur général doit présenter au ministre les documents suivants : i) le rapport commercial provisoire; ii) le programme annuel d'investissements; iii) les documents financiers intéressant la gestion; et iv) un rapport annuel sur l'exploitation. h) L'Office du Niger ne peut obtenir de crédits que de la Banque de développement du Mali. i) L'exercice est clos le 31 décembre et le bilan doit être pré- senté aux vérificateurs de l'Etat au plus tard trois mois après cette date. 1.04 Ces dispositions n'ont pas encore été intégralement mises en appli- cation. En réalité, le nouveau conseil n'a pas commencé d'exercer ses fonc- tions d'administration, parce qu'il souhaite en premier lieu examiner les comptes de l'Office pour ces dernières années tandis que celui-ci ne les a pas encore achevés (voir Section 4 ci-dessous). Il apparaît également que, con- trairement à la disposition h) du paragraphe précédent, l'Office du Niger a ANNEXE 1 -50- Page 4 accès à d'autres sources de crédit que la Banque de développement du Mali. Tant que le conseil ne remplira pas ses fonctions, le directeur général con- tinuera de jouir d'une liberté considérable pour prendre ses décisions en matière de gestion. 1.05 Le décret No 60/PG-RM du 21 mai 1973 définit les compétences et les responsabilités de l'Office du Niger pour ce qui est de la gestion des terres de la vallée du Niger irriguées par son réseau ainsi que ses relations avec les colons. L'Office du Niger est propriétaire du réseau d'irrigation à par- tir des canaux primaires (distributeurs) jusqu'aux canaux tertiaires (arro- seurs). Le barrage de Markala, le canal adducteur et les deux canaux princi- paux(canal du Sahel et canal de Macina), étant d'importance stratégique, sont la propriété de l'Etat, de même que les terres aménagées qui appartiennent à l'Etat et sont confiées en gestion à l'Office du Niger. Les premiers statuts de l'Office disposaient que la terre deviendrait la propriété des colons après dix ans d'occupation mais cette disposition n'a jamais été appliquée; elle a d'ailleurs été supprimée des statuts adoptés au début des an7iées soixante. En vertu des nouveaux statuts, l'Office se borne à assumer les fonctions énumérées ,u paragraphe 1.03 alinéa d) alors que jusqu'au début des années soixante, il était également chargé de satisfaire les besoins de la population résidente sur le plan social (services sanitaires), d'entretenir les routes, etc. Le transfert de ces fonctions et des biens nécessaires à leur accomplissement à d'autres services publics a posé certaines difficultés liées à l'évaluation des actifs restant à l'Office du Niger (Section 4 ci-dessous). 1.06 Le décret 60/PG-RM stipule également que le directeur général doit présenter chaque année un programme d'action au conseil et remettre un rapport annuel au Ministre du déve-loppement rural, au plus tard le 31 mars. Ces der- nières années, les rapports sont parus régulièrement. 3. Personnel et organisation 1.07 Au milieu des années cinquante, pendant qu'il continuait d'aménager de nouvelles terres, l'Office du Niger comptait .près de 7.000 employés. En 1965, du fait de la stagnation des travaux, ce chiffre a été ramené à moins de 5.000. Puis, en 1971, année où il a arrêté de produire du coton et commencé de réduire la production de riz en régie directe, 1.700 emplois ont été sup- primés. Depuis cette époque, le personnel a augmenté progressivement par suite de l'accroissement de la production de paddy et, en particulier, de celle de sucre. En 1976, quelque 600 ouvriers temporaires sont devenus permanents, portant ainsi le nombre des employés permanents à 2.852. Les Tableaux 1 et 2 donnent la répartition du personnel entre les divers services et empla- cements; le Tableau 2 indique également le niveau des compétences. 1.08 En outre, l'Office emploie un grand nombre d'ouvriers saisonniers, essentiellement pour la récolte de la canne à sucre. En 1976, leur nombre total a varié entre 7.300 (de janvier à mai) et 3.500 (de juin à octobre). 1.09 Le salaire mensuel moyen, qui n'est que de 24.000 francs maliens (50 dollars) pour un employé permanent, souligne la forte proportion des em- ployés ayant une formation professionnelle de faible niveau. Par ailleurs, ANNEXE 1 Page 5 l'Office du Niger occupe un assez grand nombre d'ouvriers qualifiés et expéri- mentés, ce qui le distingue d'autres organismes de création plus récente où l"'esprit de corps" est moins développé. Parmi les membres permanents du personnel, - 2 % ont entre 31 et 40 ans d'ancienneté - 17 % entre 21 et 30 ans, - 30 % entre 11 et 20 ans, - 28 % entre 1 et 10 ans, et - 23 % sont devenus permanents en 1976. La durée moyenne du service est de 10 ans. Le personnel expérimenté est regroupé essentiel- lement dans le Service des travaux et le Service agricole. 1.10 On compte un employé permanent pour 1,7 famille de colons mais ce chiffre tient compte des employés s'occupant d'activités autres que la produc- tion de riz. Sans eux, ce rapport passe à environ un employé pour deux f amil- les de colons ou pour 20 personnes affectées à la culture du riz. Les traite- ments du personnel représentent entre 13.000 et 15.000 tonnes de paddy, soit entre 20 et 23 % de la production commercialisée ou 15 % de la production totale. 1.11 Un organigramme de l'Office du Niger (Graphe 1) est joint à la pré- sente annexe. On ne trouvera décrits que les services ci-après avec lesquels la mission a eu le plus de contacts - Comptabilité - Affaires économiques - Etudes techniques - Travaux, et - Vulgarisation agricole. 1.12 Le système comptable de base de l'Office du Niger fonctionne relati- vement bien et le contrôle exercé sur la trésorerie, les comptes bancaires et les stocks semble vigilant. Toutefois, le système présente plusieurs faibles- ses : d'une part, l'Office n'a pas dressé de comptes annuels depuis 1961; d'autre part la comptabilité ne fournit aucun renseignement utile pour les activités de gestion. On a tenté à diverses reprises d'établir une comptabi- lité analytique mais sans résultat sur le plan de l'exploitation. La direc- tion se fie plutdt à des indicateurs statistiques fournis directement par le -52- ANNEXE 1 Page 6 Bureau des affaires économiques (par. 1.13) qui les obtient à la source, dans les bureaux extérieurs. Certes, cette initiative pratique visant à combler le manque de données est louable, mais il est important d'étudier attentivement les besoins de l'Office du Niger en matière de comptabilité et d'établissement du budget et des rapports en vue de répondre aux exigences juridiques ainsi qu'aux exigences de la direction et des autorités fiscales. 1.13 Le Bureau des affaires économiques est une petite unité qui consti- tue des dossiers statistiques à partir de données fournies par les divers ser- vices mais qui entreprend elle aussi des études, notamment l'enquête annuelle par sondage sur les rendements. A la demande de la direction, il réalise éga- lement des études spéciales et, à cet égard, il a tenté de combler les lacunes des services de comptabilité (par. 1.12). 1.14 Le Bureau d'études générales est chargé d'exécuter les études topo- graphiques, cartographiques et techniques précédant la mise en place de l'in- frastructure d'irrigation et de surveiller l'exécution des travaux. Jusqu'au début des années soixante, il a joué un rôle clé mais, au fur et à mesure que les travaux d'aménagement diminuaient, son personnel a été considérablement réduit. Il ne compte plus actuellement qu'un ingénieur principal (son chef), trois ingénieurs (dont un géomètre), un certain nombre de cadres moyens (des- sinateurs) et cinq brigades de géomètres. IL faudrait renforcer considérable- ment ce service avant que ne commence la préparation des travaux de réaménage- ment. Par suite de la forte pénurie de personnel, le Bureau n'a pas pu main- tenir dans une forme utilisable le patrimoine de dossiers techniques dont il disposait; il conviendrait donc d'inventorier et de classer l'ensemble des documents. 1.15 Le Service des travaux est la plus grande division 'de. l'Office du Niger (si l'on ne tient pas compte des ouvriers non qualifiés travaillant sur les plantations industrielles de canne à sucre, qui sont rattachés au service agricole). Ses fonctions, complexes et très diverses, sont les suivantes - exécution de tous les travaux, des canaux et ouvrages d'irriga- tion aux aménagements terminaux (planage); - encretien de l'infrastructure ainsi que des bâtiments; - exploitation du barrage de Markala et de l'ensemble des ouvrages d'irrigation; - epérations agricoles mécanisées, essentiellement battage, mais également labours dans les champs exploités en régie et transport des produits et des facteurs de production par route et par voie fluviale; -53- ANNEXE 1 Page 7 - entretien de tout le matériel mécanique. Le Service des travaux est implanté à Markala, mais il a dans chaque secteur une sous-division dotée de son centre d'équipement mécanique. 1.16 Le personnel a été considérablement réduit depuis l'arrêt des tra- vaux d'aménagement dans de nouvelles régions; l'entretien de l'infrastructure a été sérieusement entravé par des obstacles financiers. Bien que le person- nel technique déploie beaucoup d'ingéniosité pour fabriquer des pièces de re- change et conserver en état de marche le matériel, qui est vieux et usé, les cours des centres d'équipement mécanique sont encombrées par une quantité con- sidérable de matériel en panne mais récupérable en partie. Le contrôle de la disponibilité de pièces détachées et la planification des besoins futurs sem- blent être le point faible du service. 1.17 Le service agricole est chargé des travaux de vulgarisation, de la préparation des campagnes agricoles et du ramassage de la production. Son directeur est établi à Ségou mais il a un adjoint à Niono, capitale de la région agricole. 1.18. Les services de vulgarisation agricole sont organisés selon le système suivant : - Chaque village regroupant en moyenne de 30 à 40 familles est aidé par un encadreur qui vit dans le village et en connait parfaite- ment les habitants. Dans les villages plus importants, la vulga- risation est assurée par un moniteur, agent de niveau plus élevé qui a reçu plusieurs années de formation dans un institut agri- cole, contra.rement à l'encadreur qui est formé sur la tàche. - Les unités de production, qui regroupent entre deux et neuf vil- lages sont dirigées rqr un cadre moyen, le conducteur de travaux, ou par un moniteur chevronné. - Les cinq secteurs de Kolongotomo, Niono, N'Debougou, Molodo et Kourouma comptent chacun entre deux et sept unités de production. Ils sont dirigés par un ingénieur des travaux ou un ingénieur des sciences appliquées et son adjoint, qui a des qualifications ana- logues. (Il existe un sixième secteur, Siribala/Dougabougou, où se trouvent les deux plantations de canne à sucre et dont l'orga- nisation est conforme à celle des grandes plantations). - Le directeur et le directeur adjoint du Service agricole sont tous deux ingénieurs agronomes. 1.19 Au total, on compte un agent pour environ 30 familles ou 250 ha, ce qui est pleinement satisfaisant. -54- ANNEXE 1 Page 8 1.20 Le directeur général passe une grande partie de son temps sur le terrain et il s'informe de la situation notamment au cours de tournées semes- trielles de plusieurs semaines pendant lesquelles il se rend dans chaque vil- lage. Le Bureau du directeur général (et de son adjoint) règle directement avec chaque service les questions administratives quotidiennes mais il dispose de peu de personnel qualifié pour aider à coordonner les activités. 4. Situation financière 1.21 Il est impossible de donner une description précise de la nituation financière de l'Office du Niger, car celui-ci n'a pas publié de comptes depuis 1961. En 1972, pour jeter les bases d'une reprise de procédures normales de comptabilité ef d'établissement des rapports, le gouvernement a demandé à la Société française SEMA (Société d'études et de mathématiques appliquée) de pro- céder à une évaluation globale de ses actifs au cours des années soixante, en effet, une partie d'entre eux (hôpital, routes, etc.) a été transférée à d'autres services publics et il convenait par ailleurs de régler certaines questions difficiles comme les problèmes liés aux dettes à l'égard de l'Etat français et aux sommes à recevoir au titre des avances versées aux colons, que l'Office ne pouvait recouvrer du fait du départ de nombre d'entre eux. 1.22 Le 17 février 1977, après que la SEMA eut présenté son rapport, le gouvernement a pris les décisions nécessaires concernant la répartition des actifs et la structure des fonds propres de l'Office du Niger et procède ac- tuellement à l'adoption des dispositions légales indispensables à la mise en application de ces décisions. Elles permettront d'entreprendre l'établisse- ment de comptes définitifs pour les années 1972 et suivantes. 1.23 La Société fiduciaire de l'est, bureau comptable pèrisien, a publié un rapport comportant des recommandations sur la façon de comptabiliser les immobilisations réévaluées et de reconstituer le capital. Les comptes pour la période 1972-77 devraient être achevés en 1978; ils seront établis sur la base des comptes ajustés de 1972 et des mouvements annuels enregistrés pour les an- nées suivantes. A partir de ces comptes indiquant les mouvements annuels, la mission a établi pour ces dernières années des comptes commerciaux provisoires, des états détaillés des ventes annuelles et des relevés des flux de fonds. S'ils sont incomplets, ceux-ci n'en donnent pas moins une idée assez précise de l'ampleur des activités commerciales de l'Office du Niger et de sa rentabi- lité, quoique ces dernières données soient moins sùres. 1.24 L'Office du Niger achète et vend essentiellement aux prix négociés chaque année par l'ensemble des organismes publics intéressés et fixés par l'Etat sur cette base. Les barèmes donnent des indications précises sur la rémunération aff4rente à chaque produit agricole et à tous les services uti- lisés successivemunt pour sa transformation et son achèvement jusqu'au consom- mateur final. Lr- barème pour le riz figure au Tableau 3. Les prix du sucre sont fixés de façon analogue, mais on ne dispose pas de renseignements détail- lés sur leur barème; on sait toutefois qu'en 1977/78, l'Office du Niger ven- dait son sucre à la SOMIEX à 375 francs maliens le kilo. -55- ANNEXE 1 Page 9 1.25. L'établissement des barèmes de prix est d'une importance cruciale pour les résultats financiers d'une entreprise d'Etat. Au cours des négocia- tions, chaque partie (producteurs, transporteurs et commerçants) donnent des chiffres pour justifier l'augmentation de tarifs qu'elle demande alors que l'Etat - par l'intermédiaire de l'ORSP - s'efforce de maintenir les prix aussi bas que possible. Evidemment, les chiffres des coûts avancés lors de négocia- tions sont parfois tendancieux et l'organisme qui les donne a intérêt de ne pas perdre de vue ce fait quand il s'agit de faire le calcul économique. 1.26 La situation financière de l'Office du Niger appelle les considéra- tions générales suivantes a) Au cours de lr période de six ans qui s'est achevée en 1976, l'Office a tiré l'essentiel de ses recettes du riz; en valeur, celles-ci se sont accrues régulièrement, s'élevant à près de 3 milliards de francs maliens la dernière année. Les ventes de sucre ont rapidement gagné en importance au cours des trois dernières années et l'on s'attend qu'en 1977, avec l'ouverture de la sucrerie de Siribala, elles attein- dront en valeur au moins le double des ventes de riz. Le Tableau 4 donne de plus amples détails à cet égard. b) Les chiffres provisoires indiquant les bénéfices d'exploitation de l'Office du Niger au cours des six dernières années (Tableau 4) sont les suivants Millions de francs maliens 1971 162 1972 - 126 1973 718 1974 844 1975 1957 1976 663 Il se peut qu'ils soient surestimés pour les raisons ci-après : i) surévaluation des stocks; ii) insuffisance des provisions pour créances douteuses; iii) manque d'amortissement; iv) dettes fiscales pour divers impôts et droits (par. 1.27); mais ces ch ffres sont sous-estimés dans la mesure où v) certaines conetructions n'ont pas été considérées comme des éléments de cajital. -56- ANNEXE 1 Page 10 c) L'écart entre le prix de vente et le prix d'achat inscrit dans les barèmes ainsi que les recettes provenant par exemple des redevanp,es payées par les colons ont permis à l'Office de couvrir ses dépenses de fonctionnement, de icmplacer, au fur et à mesure qu'elles s'usaient, certaines pièces du matériel et de réaliser un nombre limité de travaux de réaménagement (Tableaux 5 et 6); officiellement, c'est l'Etat qui a la charge et veille à l'exécution des tra- vaux de réfection et d'entretien des infrastructures (barrage de Markala entre autres) dont il est propriétaire (par. 1.05), mais l'Office du Niger n'a pas été payé depuis de nombreuses années. Enfin, l'Office a pu entreprendre cer- tains travaux d'entretien, qui sont toutefois très insuffisants (voir Annexe 2, Section II). 1.27 En tant qu'entreprise commerciale, l'Office du Niger est tenu de payer des impôts et des droits; entre 1974 et 1976, il a versé à ce titre les sommes suivantes 1974 1975 1976 ----Millioqs de francs maiens---- Impôts fonciers 193 11.638 - Taxes sur les véhicules 4.407 4.213 4.319 Droits à l'importation 57.257 84.147 66.634 Divers 2.305 1.120 1.315 Total 64.062 101.118 72.268 L'Office du Niger est également dans l'obligation de payer un impôt direct de 10 % sur les bénéfices agricoles et de 50 % sur les bénéfices industriels et commerciaux ainsi que des impôts indirects applicables aux services fournis aux colons (15 %), aux locataires des pensions (11,5 %) et, quoiqu'il puisse à cet égard bénéficier de certaines exemptions, à la production de sucre et d'al- cool. Comme il n'a pas publié de comptes, ces impôts n'ont pas été acquittés. Selon son directeur général, il est exon6ré des impôts sur les carburants, ce qui lui permettrait d'épargner ainsi 200 millions de francs maliens par an. Il. Les colons 1. Données démographiques 2.01 En 1976, l'Office du Niger comptait 50.000 exploitants agricoles et, au ler juin 1977, 51.032. Si le taux de croissance moyen au cours des 45 der- nières années a été de 7 % par an, les périodes de hausse ont alterné avec les périodes de baisse (voir Graphe II à la fin de la présente annexe). Les mo- ments décisifs ont été les toutes premières années de l'après-guerre, lorsque de nombreux Mossis, recrutés précédemment sous la pression de l'Administration, -57- ANNEXE 1 Page Il ont quitté la région pour regagner leur pays, puis la période de l'indépendance du Mali, lorsque de nombreux colons originaires de Haute-Volta sont retournés dans leur pays qui est devenu indépendant à peu près à la même époque. La pé- riode transitoire des années 60 a été marquée par le départ de l'Administration française (1962), par la baisse des prix officiels à la production et par des problèmes croissants dans la culture du coton. 2.02 Les colons (4.757 familles) se répartissent entre cinq secteurs re- groupant 30 unités de production et 134 villages. Ceux-ci comptent en moyenne 36 familles, soit 380 habitants. Le Tableau 7 résume la composition de la po- pulation agricole. La famille moyenne compte 10 membres, dont sept personnes actives (entre 8 et 55 ans). Le nombre des travailleurs masculins adultes (entre 15 et 55 ans) est en moyenne de 2,7 par famille. Les hommes se con- sacrent presque intégralement à la culture du riz; les femmes participent à la récolte et aux opérations de battage et les enfants protègent les récoltes contre les oiseaux. Les hommes sont légèrement moins nombreux que les femmes mais le rapport entre les sexes est beaucoup plus équilibré que dans de nom- breuses régions rurales touchées par l'exode. 2.03 Soixante-deux pour cent des exploitants sont originaires de la qua- trième région (Ségou), donc des alentours immédiats, et 18 'A de la troisième région (Sikasso). Les colons originaires de Haute-Volta forment actuellement 12 % de la population, ils vivent pour la plupart dans le secteur de Kolongotomo, qui est le premier à avoir été aménagé dans les années 30 et où ils représentent 37 % de la population (ce sont essentiellement des Mossis ou des Samoghos). 2.04 Un nombre notable de colons font partie depuis très longtemps de l'Office du Niger (Tableau 8). Les chiffres rendent clairement compte de l'histoire de la colonisation rurale entreprise par cet organisme, de Kolongo à Kourouma en passant par Niono/N'Debougou et Molodo. En 1975/76, près de 60 % des colons avaient travaillé entre 10 et 40 ans pour l'Office. Du côté positif, de nombreux exploitants connaissent bien les méthodes de culture ir- riguée; du côté négatif, la composition par age des familles anciennes est souvent moins favorable que celle des familles qui sont arrivées plus récem- ment, car de nombreux hommes jeunes sont partis au cours des périodes diffi- ciles que traversait l'Office du Niger alors que les personnes plus âgées n'avaient pas d'autre possibilité que celle de rester. Cette constatation s'applique en particulier au secteur de Kolongotomo, la plus ancienne zone de peuplement, où les familles installées de longue date sont les plus nombreuses et où la population est très.âgée. -58- ANNEXE 1 Page 12 2. Structure des exploitations 2.05 En 1976, 4.542 familles cultivaient 38.500 ha, la taille moyenne des exploitations était donc de quelque 8,5 ha. Toutefois, comme il est indiqué au Tableau 'N il existe des variations considérables par rapport à ce chiffre. En effet - plus de la moitié des exploitations ne dépassent pas 8 ha; - plus de 10 % d'entre elles ont moins de 4 ha; et - près de 10 % ont plus de 16 ha. Si elles sont peu nombreuses (400), les exploitations dépassant 16 ha n'en occupent pas moins 25 % de la totalité des surfaces cultivées. Par ailleurs, 25 % des terres sont exploités par 45 % des familles (près de 2.000 colons). Les écarts entre les exploitations peuvent s'expliquer en partie par les dif- férences de taille entre les familles, les terres ayant été attribuées à raison de 1 ha par personne. Les plus petites familles comptent deux membres, les grandes plus de 25. Toutefois, il est impossible d'expliquer ainsi l'existence de quelque 70 très grandes exploitations (plus de ;0 ha). Leur développement résulte de la reprise par certains exploitants efficaces de champs abandcnnés qu'ils ont peu à peu ajoutés à leurs terres et par l'entrée à l'Office de non- exploitants (commerçants et fonctionnaires) au cours de la période qui a suivi l'indépendance. 2.06 Outre les terres irrigables qui leur sont confiées par l'Office, les colons cultivent souvent des parcelles privées - soit pour produire du mil et du sorgho - autre denrée de base, à laquelle beaucoup tiennent encore et qui, dans bien des cas, est consommée une fois par jour; - soit pour produire davantage de paddy; ils exploitent alors des parcelles hors casier qu'ils irriguent en tirant parti des fuites dans les digues ou en détournant les eaux des canaux de drainage. La culture du paddy dans les champs hors casier préoccupe l'Office du Niger car les exploitants détournent à cette fin une partie de leur capacité de travail et négligent, par conséquence, les parcelles qui leur ont été allouées; plus grave encore, les colons se procurent souvent l'eau dont ils ont besoin en bloquant les drains, d'où des problèmes de drainage dans les rizières offi- cielles; l'Office ne s'attache pas avec suffisamment d'énergie à supprimer ces champs et à poursuivre les colons qui les exploitent. 2.07 On ignore la superficie des champs hors casier du fait même de leur nature. Le Service agricole de l'Office du Niger estime qu'en 1977/78, ils couvrent au total 3.000 ha mais, après survol de la région, il appara.trait -59- ANNEXE 1 Page 13 qu'ils représentent 15 % des terres, soit 6.000 ha. Lorsqu'il les découvre, l'Office fait payer à leurs exploitants une redevance de 240 kg/ha (contre 400 kg/ha pour les champs officiels). Le rendement est généralement faible mais, tant qu'ils travaillent clandestinement, les exploitants ne sont pas assujettis à la redevance et ils peuvent vendre le paddy à des commerçants particuliers qui offrent souvent plus que le prix officiel à la production. 2.08 En règle générale, les exploitants de l'Office du Niger cultivent leurs terres avec des boeufs de trait. Leur matériel, élémentaire, se compose de charrues, de herses et, dans certains cas, de charrettes. La récolte se fait à la faucille, mais le battage est effectué grâce à des machines louées par l'Office du Wiger, qui fournit également les conducteurs. Les Tableaux 10 à 14 donnent une description du matériel par ;ploitation et par secteur. Il n'existe pas de différences importantes entre les divers secteurs (voir Ta- bleau 15). Dans l'ensemble, la densité du matériel et des boeufs de trait à l'hectare s'est accrue ces dernières années (voir Tableau 16); cette évolution explique probablement en partie l'augmentation des rendements enregistrés au cours des cinq dernières années car il existe manifestement une corrélation entre la densité du matériel et le rendement (voir Tableau 17). 2.09 En plus de leurs bêtes de trait, les colons élèvent des bovins et des petits animaux sur leurs exploitations (Tableau 18). Toutefois, ces ani- maux sédentaires ne représentent qu'une part de leur richesse; en effet, ils possèdent des troupeaux de bovins (leur taille exacte n'est pas connue mais ils sont sans doute très importants) qu'ils confient à des bergers peuls qui les conduisent entre les pâturages situés à la lisière de la zone sahelienne et l'Office du Niger et les font paltre dans les rizières de janvier à mai. 2.10 Un nombre considérable de colons ne dispose pas même du matériel fon- damental requis (Tableau 19). Il est assez rare qu'ils n'aient pas de charrue (6 %) mais 20 % d'entre eux n'ont pas de boeufs ou n'en ont qu'un et un pzur- centage analogue n'a pas de herse. Ils comptent alors sur leurs voisins mieux équipés pour leur fournir le matériel et les animaux dont ils ont besoin. Comme les propriétaires du matériel s'occupent d'abord de leurs champs, les labours, l'ensemencement et autres opérations sont retardées dans les exploi- tatione mal équipées, ce qui entraine une baisse des rendements. 2.11 En outre, ces services donnent lieu à des transferts de revenu qui accentuent les écarts résultant des différences de taille entre les exploita- tions. En 1976/77, selon les agents de vulgarisation de l'Office du Niger, le coùt des labours était de 10.000 francs maliens par hectare pour des boeufs, une charrue et les services d'un travailleur agricole et de 4.000 francs ma- liens par hectare pour des boeufs et une charrue seulement. Les services d'un travailleur agricole coùtent donc 6.000 francs maliens par hectare; si l'on considère qu'il faut sept jours pour labourer un hectare, cela correspond à quelque 850 francs maliens par journée de travail. Il se peut toutefois que cette somme comprenne le bénéfice réalisé par l'exploitant qui fournit l'ouvrier. ANNEXE 1 -60- Page 14 2.12 Depuis 1969, l'Office du Niger a tenté à quatre reprises d'améliorer la densité du matériel sur les exploitations mal équipées, mais ses efforts sont restés vains pour la plupart. Souvent, les exploitants revendaient sans tarder les boeufs ou les outils fournis à crédit afin de faire face à d'autres obligations. Il convient de trouver des nouvelles solutions à ce problème. 3. Relations avec l'Office du Niger 2.13 Les colons de l'Office du Niger ne sont pas propriétaires de la terre qu'ils cultivent. Celle-ci appartient à l'Etat, qui l'a confié à l'Office. Le colon travaille dans de2 conditions analogues à celles du système traditionnel : il peut utiliser la terre aussi longtemps qu'il la cultive efficacement. En cas de décès, la parcelle est normalement transférée aux membres restants de la famille s'ils sont en mesure de la cultiver eux-mêmes. Les exploitants peu- vent être renvoyés s'ils ne respectent pas les directives en matière de cul- ture ou s'ils ne paient pas leurs dettes. Toutefois, au cours des dernières années, seuls quelques c!olons ont été expulsés (la dernière épuration sur un plan plus large a eu lieu en 1970). On trouvera au Tableau 20 les causes des départs enregistrés au cours des deux dernières années. Ceux-ci sont dus le plus souvent à des démissions (de 2 à 3 % des familles par an). Les fuites sont relativement nombreuses (1 % par an) mais elles ont presque toutes lieu dans le secteur de Kilongotomo où les exploitants sont particulièrement endet- tés (par. 2.22). 2.14 Depuis l'arret de la culture irriguée du coton et du fait des séche- resses qui ont sévi au début des années 70, le nombre des demandes s'est bruta- lement accru (voir Tableau 21). L'Office constitue des dossiers sur les candi- dats, qu'il choisit essentiellement en fonction des deux critères suivants : - la famille doit comprendre au moins trois membres masculins actifs; et - elle doit posséder au minimum une paire de boeufs et une charrue. Au cours des trois dernières années, seule une partie des demandes recevables a pu être acceptée. 2.15 Jusqu'à une époque récente, les familles de colons recevaient autant d'hectares qu'elles comptaient de membres, quel que soit le nombre des person- nes actives, ce qui explique la taille importante des exploitations; à l'ori- gine, celles-ci comptaient en effet 9 ou 10 ha et elles couvrent actuellement de 8 à 9 ha par famille, ce qui correspond à quelque 3,5 ha par membre masculin actif (entre 15 et 55 ans). Comme ce chiffre est très supérieur à ce qu'un homme peut cultiver avec l'intensité souhaitable, l'Office du Niger envisage actuellement d'attribuer les terres en fonction du nombre de membres masculins actifs de la famille. ANNEXE 1 -61- Page 15 2.16 En plus des terres, les familles reçoivent une maison de style tra- ditonnel, construite par le Service des travaux, une réserve de céréales (rem- boursable), qui leur permettra de faire face à leurs besoins pendant la pre- mière année de culture, et des crédits pour l'achat de matériel agricole et de boeufs, qui leur sont accordés aux conditions habituelles (30 % d'accompte et deux versements de 35 % chacune des deux années suivantes). La pénurie de res- sources pour les crédits agricoles a incité l'Office à adopter une nouvelle politique qui consiste à n'accepter que les exploitants bien équipés; il semble toutefois que nombre de nouveaux colons n'aient pas le matériel qu'ils affir- ment posséder et que l'Office doive leur fournir le minimum nécessaire à crédit car il ne pratique pas le renvoi pour fausse déclaration. 2.17 L'Office du Niger assure les services ci-après - approvisionnement en eau; - entretien des infrastructures à l'exception des canaux arroseurs; - fourniture de semences améliorées; - battage mécanique du paddy; et - vulgarisation. Les exploitants quant à eux doivent remplir les obligations suivantes - culture des terres confiées à la famille; - respect des directives données par les services de vulgarisa- tion (dates d'ensemencement, etc.); - entretien des canaux arroseurs; - livraison de la totalité de la production de paddy à l'ex- ception des réserves pour l'ensemencement (120 kg/ha) et la consommation familiale (300 kg/personne); - paiement d'une redevance qui, depuis le début des opérations, a été maintenue à 400 kg/ha; et - paiement des opérations mécanisées de battage à raison de 120 kg de paddy par tonne battue. Depuis 1977/78, l'Office du Niger prélève en outre 100 kg de paddy par hectare; il s'agit là d'un dépôt visant à assurer que les travaux d'entretien des ca- naux arroseurs sont ou bien exécutés ou bien payés en nature. La plupart des exploitants ne se sont pas occupés de ces travaux et, à l'avenir, ils perdront leur dépôt si l'entretien laisse à désirer. -62- ANNEXE 1 Page 16 Depuis 1977/78, l'Office du Niger prélève en outre 100 kg de paddy par hectare; il s'agit là d'un dépôt visant à assurer que les travaux d'entretien des ca- naux terminaux sont ou bien exécutés ou bien payés en nature. La plupart des exploitants ne se sont pas occupés de ces travaux et, à l'avenir, ils perdront leur dépôt si l'entretien laisse à désirer. 4. Situation financière 2.18 Le revenu des colons est dérivé de plusieurs sources - de la riziculture dans les casiers officiels ainsi que "hors casier"; - d'autres activités agricoles telles que la culture pluviale de mil et d'autres produits d'autoconsommation; et - de l'élevage (Tableau 18). 2.19 Le revenu dérivé de la riziculture est ventilé, pour l'année 1976/77 dans le Tableau 22. Les charges directes représentent environ 45 % de la valeur du paddy livré et quelque 35 % de la valeur de la production nette, c'est-à-dire y compris les réserves pour la consommation familiale mais après déductic. des besoins de semences. Malgré le peu de détails dont on dispose, on peut noter les faits suivants : - dans le secteur de Kolongotomo, le revenu est très inférieur à la la moyenne; - dans le secteur de N'Debougou, le revenu est supérieur de 60 % à la moyenne (ou de 50 % si l'on exclut Kolongotomo). Une ventilation par unité de production indique que la moyenne sectorielle rend assez bien compte de la situation dans chaque unité; il n'en est pas moins vrai que, pris individuellement, les villages et les familles présentent les divergences habituelles. Si l'on exclut le secteur de Kolongotomo, où les conditions de culture sont nettement moins bonnes, le revenu monétaire moyen dérivé de la riziculture est d'environ 366.000 francs maliens par famille (750 dollars) ou de 65 dollars par habitant et le revenu total, y compris les allocations de subsistance, est de près de 90 dollars par habitant. 2.20 La structure des charges des colons est résumée au Tableau 23. La redevance représente plus de la moitié des dépenses, les autres grandes caté- gories étant le paiement des travaux de battage, l'achat des semences et des engrais et le remboursement des crédits. Les dépenses engagées au niveau des exploitations pour des articles qui ne sont pas achetés par intermédiaire de l'Office du Niger doivent être déduites du revenu monétaire indiqué au Ta- bleau 22. Dans la plupart des cas, celles-ci ne couvrent que le reuplacement -63- ANNEXE 1 Page 17 du matériel (ou des boeufs) qui n'est pas acheté à crédit. (Seuls les nou- veaux colons ont le droit de procéder à ce type d'achat). Dans les charges des exploitants mal équipés, entrent les frais de location des boeufs et des charrues payés aux exploitants mieux équipés et dans le cas des familles où les éléments masculins actifs sont peu nombreux, il faut également prendre en considération le cot des manoeuvres employés pendant la récolte. Par con- tre, dans la mesure où les exploitants vendent aussi un peu de paddy par les circuits commerciaux privés, les revenus figurant au Tableau 22 sont inférieurs aux revenus réels. 2.21 Le Tableau 22 inique les charges payées par les exploitants, le Tableau 23 les charges qui sont dues à l'Office du Niger. La différence n'est importante que dans le secteur de Kolongotomo où les exploitants ont accumulé les dettes, ne remboursant jamais plus de la moitié de leurs charges annuelles (voir Tableau 24). Les exploitants des autres secteurs, y compris les culti- vateurs de coton très endettés, avaient remboursé leurs dettes 'un an ou deux iprès l'arrêt de la production de coton; ceux de Kolongotomo quant à eux ont contracté leurs dettes essentiellement en raison de la faiblesse des rende- ments de riz, qui s'explique par la médiocrité du drainage et l'envahissement par les riz sauvages. Si, clans les autres secteurs, la dette n'est actuelle- ment que de 13 dollars en moyenne par famille, dans le secteur de Kolongotomo elle s'élève à 400 dollars (Tableau 24). C'est la principale raison pour la- quelle les colons de ce secteur ont tendance à fuir. La plupart d'entre eux sont des habitants de Haute-Volta qui retournent dans leur pays, mais les Maliens qui se sont endettés partent moins fréquemment car ils risquent d'être rattrapés s'ils vont se fixer dans leur village d'origine ou ailleurs. 2.22 Les revenus des colons comme chiffrés dans le Tableau 22 doivent être corrigés pour tenir compte des autres activités mentionnées au par. 2.18. - Dans une étude récente (1974/75) basée sur un sondage,/ les revenus tirés d'autres activités agricoles (cultures pluviales et élevage) ont été estimés à 22 % du revenu dérivé de la riziculture. - La production de paddy "hors casier" est en partie incluse dans les chiffres du Tableau 22 mais il parait que l'impor- tance oes activités "hors casier" soit sous-estimée : la mission a estimé les superficies "hors casier" à 6.000 ha (contre 3.000 ha avancés par l'Office du Niger). Avec des ren- dements estimés à 1,5 tonne à l'hectare, le revenu moyen des colons doit être ajusté d'un facteur de 10 % environ (tenant compte du prix plus élevé réalisé sur le marché parallèle). 1/ Office du Niger Projet de factibilité "Office du Niger", sans date, p. 35. -64- ANNEXE 1 Page 18 Ces corrections donnent un revenu total de 105 dollars en moyenne, ce qui est légèrement au-dessus du PIB par habitant et bien au-dessus du revenu moyen de la population rurale. D'ailleurs, le maralchage, une activité très profitable, est le plus répandu dans le secteur de Kolongotomo, et par ce fait l'inég:lité des revenus dans ce secteur par comparaison aux autres secteurs de l'Office du Niger (Tableau 22) est atténuée dans une certaine mesure. 5. Aspects sociaux Santé 2.23 Jusqu'en 1967/68, l'Office du Niger avait son propre service sani- taire, réservé à ses employés et aux colons. Comme plusieurs autres de ses biens, l'infrastructure sanitaire a été confiée à des services publics géné- raux; elle est maintenant placée sous la responsabilité du Ministère de la santé. 2.24 La région que l'Office du Niger exploite (y compris le siège à Ségou) dispose des installations suivantes : - un hôpital complet, l'hôpital régional de Ségou, qui possède une équipe de médecins et est bien équipé; - un hôpital secondaire, dirigé par un médecin chevronné, à Niono, ville centrale de l'Office du Niger; - un dispensaire à Macina, un peu en dehors du secteur de Kolongo; - des infirmeries à Kolongo, à Diabali (dans le secteur de Kouroumari) et à N'Debougou; il y a dans cette dernière des installations d'obstétrique placées sous la surveillance d'une sage-femme. Le dispensaire est dirigé par un médecin, les infirmeries par des infirmières agréées. 2.25 Les employés de l'Office du Niger subissent chaque année un examen médical conformément à la loi. A cet égard, l'Office du Niger a signé un contrat spécial avec l'hdpital de Niono qui est chargé de tous les secteurs à l'exception de celui de Kolongo. Les résultats n'ont pas été satisfaisants car le médecin responsable ne pouvait s'acquitter de cette tâche en plus de ses autres fonctions et l'Office du Niger a entamé des entretiens avec le Ministère de la santé sur la création éventuelle d'installations sanitaires dans chacun des secteurs. 2.26 L'Office du Niger couvre une partie des frais médicaux de ses em- ployés : il leur rembourse 50 % du coût des médicaments et 80 % des frais d'hospitalisation. -65- ANNEXE 1 Page 19 2.27 Les soins médicaux auxquels les colons ont droit sont moins bien définis. Ils peuvent utiliser les hôpitaux en cas de maladie et paient selon leurs possibilités; celles-ci sont déterminées après enquêtes auprès de l'Office du Niger (Division du paysannat). 2.27 Selon les responsables sanitaires de Ségou, les maladies les plus fréguentes sont évidemment la malaria et la bilharziose (achistosomiase). En 1976, les caa traités dans la région de l'Office du Niger se répartissaient comme suit Dougabougou Kourouma Markala Niono/Molodo Kolongo Total Malaria 10.278 12.620 12.551 35.449 Bilharziose 822 871 1.051 2.744 Meme si l'on tient compte du fait que parmi ces cas figurent des personnes qui ne sont ni colons ni employés de l'Office, il apparalt que la malaria est assez répandue. En revanche, ces statistiques ne donnent pas d'indica- tions sur la prévalence de la bilharziose. Selon les responsables sanitaires, plus de 90 % des malades sont atteints de bilharziose vésicale, moins débili- tante, et de nombreux colons touchés n'ont pas besoin de traitement. En outre, la bilharziose vésicale est moins virulente chez les per.onnes de plus de 30 ans, qui semblent acquérir une certaine immunité. On traite cette maladie à l'Ambilhar et à l'Anthomaline. Education 2.28 Dans la région de l'Office du Niger, l'enseign,ment primaire est dis- pensé à Diabali (pour le secteur de Kourouma), à Niono (pour Niono, N'Debougou et Molodo), et à Kolongo. Les écoles de Niono et de Kolongo assurent un en- seignement de premier cycle (six ans) et de deuxième cycle (trois ans) abou- tissant au diplôme d'études fondamentales. L'école de Diabali n'a que le pre- mier cycle. L'enseignement secondaire est dispensé dans les lycées de Ségou et de Markala. 2.29 La fréquentation scolaire est assez générale parmi les enfants des employés de l'Office du Niger, qui souhaitent pour la plupart faire éduquer leurs enfants; en outre, ils y sont encouragés sur le plan financier car les allocations familiales ne peuvent être perçues que pour les enfants scola- risés. Lorsque leur domicile est éloigné de l'école, les enfants logent géné- ralement chez des parents ou des amis. L'Office du Niger a construit les éco- les primaires et les maisons des maltres dans la région qu'il exploite. 2.30 Le Tableau 25 indique le taux d'alphabét*isation parmi les colons et montre que 11 % seulement des enfants entre 8 et 14 ans (19 % des garçons et 5 % des filles) fréquentent l'école. Ce pourcentage est faible comparé à celui d'autres régions rurales du Mali où la moyenne nationale est de 20 % pour l'en- semble des garçons et des filles. Sur 51.000 personnes, 873 au total sont alphabétisées, ce qui donne un taux d'alphabétisation de 3 % parmi les plus de 14 ans. Presque toutes sont des adolescents. -66- ANNEXE 1 Page 20 2.31 La Direction nationale de l'alphabétisation fonctionnella et de lin- guistique appliquée (DNAFLA) a organisé un stage d'alphabétisation pour adultes dans chacun des cinq secteurs de l'Office du Niger. Les stages sont normale- ment divisés en deux phases et ils sont suivis d'une éducation permanente à l'intention des participants alphabétisés; ceux-ci reçoivent des manuels de lecture leur permettant d'entretenir, voire d'améliorer leurs capacités. L'en- seignement est assuré par des membres alphabétisés de la communauté qui ont reçu quelques notions pédagogiques et dont les travaux sont supervisés par les chefs des zones d'alphabétisation fonctionnelle. Ces zones reçoivent une aide sous la forme de matériel didactique et leurs chefs se voient attribuer un cyclomoteur et une allocation pour leurs dépenses de carburant. 2.32 Deux des cinq zones d'alphabétisation fonctionnelle ont fermé après que leurs chefs ont été transférés dans d'autres régions et les trois autres ne semblent pas très actives. Les efforts déployés pour alphabétiser les colons adultes n'ont reçu aucun soutien financier ou autre de l'Office du Niger. Représentation de colons 2.33 Les colons élisent des représentants au niveau du village, de l'unité de production et du secteur. Les assemblées constituées par ces représentants se réunissent plusieurs fois par an pour porter les questions qui intéressent les colons à la connaissance de l'Office du Niger qui en retour transmet et explique ses messages aux représentants. Deux des représentants des colons feront partie du conseil d'administration de l'Office du Niger (par. 1.03 et 1.04). Par ailleurs, les chefs de secteur et le directeur général de l'Office (voir par. 1.20) se rendent fréquemment sur le terrain en vue d'établir des contacts avec les colons. 2.34 Les colons ne participent pour ainsi dire pas à l'organisation d'opé- rations telles que la commercialisation du paddy ou l'administration du crédit. Il existe 30 coopératives au niveau des unités de production, mais ce sont des organismes créés par l'Office du Niger et non des groupements volontaires., L'un des principaux problèmes est l'absence d'administrateurs compétents, ce qui n'est pas surprenant si l'on considère le degré d'alphabétisation parmi les colons. Selon la Direction de l'Office du Niger, les quelques colons al- phabétisés qui ont rempli ces fonctions ont souvent injustement tiré parti de l'ignorance des autres membres qui ne pouvaient contrôler leurs activités. La Division du paysannat et des coopératives s'occupe des coopératives, de la protection sociale des colons ainsi que de l'admission des nouveaux, des renvois et de l'administration du crédit. 中 MALI OFFICE DU NIGER DEVE LOPPEMENT DE LA POPULATION COLON, 1933134 - 1977178 0 0 > 15 0 w > > .0 0 35 z 5 0 z Z z 0 2 W < < 30,000 0 tt > z 0 20.OOG tar P cc 0 10.000- fo H 33/34 38/39 43/44 48/49 63/64 68/69 63/64 68109 13n4 78179 fianquo Mandiale - 18561 M4ALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Staff (PermSjent Employeon) of the Office du Niger, by Service and ualificetion, July 1976 Effectifa (Perâonnel Permanent) de l'Office du Niger, par Service et par Profession, Juillet 1976 Enineers Techniciana tuad jkilled Laborers Semi-skilled ind Intermediate and Laborerr. and Unekilled Executives Staff Clerical Staff Clorical âtaff Laborera Total Director General Office 3 1 2 8 2 16 Direction Générale Administration 2 10 28 71 13 124 Service Administratif Accounting 2 15 34 16 3 70 Comptabilité Générale Supplies 2 3 20 71 41 137 Service A.G. vorko Jf 5 39 90 627 179 940 Cervice des Travaux 3f Agricultural Extension 2f 16 32 57 264 697 1,066 eervice Agricole .2 Induatrial }f 2 il 27 187 28 255 àervice Industriel }/ Commercial 4/ 2 1 12 88 43 146 Service Commercial f -itatistice 1 4 8 26 1 40 Bureau des Affaires Economique. Technical Studies _6 17 . 4 Bureau des Etudes Génërales Total 122 287 1,383 1,024 2,852 Totaux Ingénieurs Techniciens Ouvriers Ouvriers et Cadres Cadrea et Agents Qualifiés et et Employées Administratifs ie Maitriae Employés Spécialisés Manoeuvres Totaux a J Includea alo operation of agricultural machinery, repair and maintenance 1f Y inclue exécution de opérations mécanisées en agriculture, réparation W! of equipment, and water transport. et entretien de équipemente mécaniques, et transport. 2f Includie3 numeroue unskilled staff for :agar estates and for rice fields 2/ Y inclus les manoeuvres pour les plantations aucrières et les risièrea "en régie". exploitées en régie directe. K Mainly 2 augar facorles and 4 rice-mille. _3 En premier lieu, les deux aucreries et les quatre rizerien. f Marketing of produce. f4 Vente des produits. 」 69 ANNEX 1' Table 3 MALI OFFICE DU NIGER - MENT171CATION REPORT Official Price Schedule. for Rice Barlma Riz Office du Niger 1976/77 1977178 H-lian Franc - -Franc Malian- 1. Payment to pr?duc*r per ton of paddy 40,000 45,000 Prix au,producteur 2. Paddy losses 5% 29000 20250 Dfichifits dposication 5Z 3. ON costs - Sector Production and Commercial Departments 4,507 5,859 Yrals do collecte 4. financial costs - interest on ON seasonal bank credit 1,898 2,127 Trals financiers 5. Sac" and t in* 3,000 4,249 Sacharit Paddy -at Ficelles 6. Transport and handling field to factM 3,209 4,261 Tra=port Mmucantion- Champ/Usine 7. Proportion of head office costs 1/ 6,580 3,597 Participation frais gindraux 8. Crop protection - 500 Protection cultur" 9. Per ion cost of peddy delivered to mill 61,194 67,843 Pr-'% do reviont Paddy/Usine 10. Equivalent per ton of ties at -411-trig rate of 62Z 98,700 109,424 Valtur Riz rendamant 62% 11. Milling costs 8,695 10,434 Praia d *ueiaage 12. Rice Price ex-mill 107,395 119,858 PTIx do ravient carreau usine 13. Transport, handling to Sigou 3,232 4,137 Transport at Manutention 14. Rice Price ex-Sigou 110,627 123,995 Prix do revient Quai Ugou 15. Price to OPAM 2/ 102,138 110,000 Prix do cession roconduit 16. Subsidy-ORSP 3/ 8,489 13,995 Soutian ORSP S/Tonnage OPAM Overheads 4ra allocated between rice and sugar in proportion to sales. Since sugar overtook rice in 1977/78 (with the opening of the Siribala factory,) the ovarboads allowanae for rice is correspondingly reduced./ Las frais g W raux attribuis sonc -- au riz int au sucra, respectivameut, proportionellement au volume des ventes. Puisqua lit iucre depasse le riz depuis 1A Mi3a an service do Siribala an 1977, le montant des frais gingraux pour le viz d4-4"u- an catta annie. 2/ Office do Prodults Acricoles du MaliMaroals Marketing Agency). Office do Rfigularisation at do Soutien des Prix/ (ftice Regulation and Support Agency)...' 70 Tabu Ia OFFICE M i41ME - TD TCTOn N REPORT IrovLsional Trading Accoun. å 1/ Co~res d',xploteaton Provisotres 1/ Years to Deccembr 31 1971 1972 1973 1974 1975 1976 A~ne au 31 dcemebre gA.E PFRINCTPAY. FROMMT mE=E ge PRODUTS FRIWCIPAUX fAl "1 1,373 1,665 1,718 1,851 2,621 2,928 Ria Paddy 53 32 251 126 933 64 Paddy tics sub-producca 35 23 21 17 40 42 Sous-produLas ria Sugar 459 596 445 698 1,306 1,543 l Suere Alcohln 71 1 32 27 31 54 Aleool Cotcon produccs 15 • 7 ProduCt comto Ocher agritmur.ral produts 1 2 2 7 46 7 dutres produts agricole ram 6 9 6 5 10 12 Produre femlers Livescock 27 109 150 121 63 .59 Chepte vit Consc±Iutlon material 3 23 4 45 41 . 14 * Nteraux de construction other material 61 63 98 93 103 23 Auere atertaux AgrIcultura and construcciom works 240 289 172 150 233 3/ 959 Trava= agricoles er du conseruction Transport 10 2 2 3 10 22 Transports Sundry 17 16 11 12 12 12 Divers Wastc and packlng ..M ..198 ....£ ....0 .. 6.j Dachesa e ballages 2.96 .8 U.$52 Id.92 569- 6.01 ICE DN PADOY TRADIN 02TAtI0N DE RTE ?T PADDT Opening stocks (36) (23) (91) (133) (525) (1,224) Stocks de aouc d'exereice Purchases (824) (969) (962) (1,218) (2,301) (2,366) Achats Sales 1,426 1,698 1,968 1,976 3,554 2,992 Vearsc Cloming stockT 23 91 3 1 4 a Stockm de fin d'exurcice Crose return 3i O. jJ 0 5 _07 Benefica bruL % of Purchases . 712 822 109% 94% 85% 34% % d'achats AU OVHER TTLMS TRADED EL0!TATT0N DAUTEs E. SERVTCES openi~g scocks (1,828) (1,921) (1.254) (1,306) (1,905) (2,407) Stocka de debut d'axerciet Purchases (643) (767) (740) (1,311) (1,471) (1,963) A.-hat Sales 1,050 1,240 1,084 1,316 2,065 1/ 3,020 v~etea Closng *tocka Im21 LO- 4 LJ2. 1,ju LM LM.21 Stocka de fin d' exercice Gram§ return w .j2. ..5W2 4 39 ..j0 .26 1.48 Benefaice bmt % to Purchaset 772 (2) 54% 46% 75% 76% 2 d'achaa u= 1.VIZS 275 284 295 363 614 606 xzDEYANCE DEm I0TANMS SDET RECEZ= ....n __. • ...l ....-22 ...-JU ~. - FRODITS ACCESSOIRS SVD-TOA. Lm .-2MS LTm 1.UE Lg IJä 80S-1TI .90raom .gWCES Personoel 839 . 62 753 863 1,276 1,675 rersonel Ta= (rnor incom tax) 78 108 29 y 64 101 • 72 Inpose axe Verks and supplies 177 172 192 213 332 7/ 350 Trevaux et fournitures Tramporc 50 66 303/ '92 121 107 Transpqrts -A dr 11 14 11 391/ 26 32 Fraia dåvera FInancial charges 20 26 17 20 44 61!/ Fond financiers ... , -- .. .. .... ..4, Fond* de retrate 0FZT (L.SS) 237 (126) j 71 84 1,957 663• 1/ Stacka valued higher chm cont. M. depreciatio includad. I/jerks åvaluis au-decus dc leur coue. Aucun a~rtiseenc n'esr copris. l 1977, valu nio sugar ncreased ubsantially to about 2/ ta 1977, la valeur du euera a considárabl'eene augmenci e *e pris de EN 4,00 milltoa, up~ opaning af the Stribala @gar MIlI. 6.000 ailliona de FM, aprs 1'encrie en service de la sucrurie de Stribala. ~Umdarsaed by abcut m 150 millikm. >/ Neraet mous-cesime d'mnviron 150 illlion@ de FM. 1~w iports of schinmty led to lower paymma af tport c/ Las fatbles iportations de achines ont entrainj la baisse det paiemeats pour dati*s and trasporc eoss . draits d'etrke er dipenhs de trancport. SProbably includes purchase of office equ pnt ec *rtad as 5/ En tou probabilité cofpread Vachac de macirtal de burea na-compcabtlisi au capital expendtura. tere das dipeaes e capital. !k Sundry reccipts vrstared, sumdry malt emdeargtacad. / las produirs acassoirem sont surmsimis, les venteg d'aurrea btense-t servtes st sous-estim.es. 1~cares relacs to new sugar facrory. • 7/ Laugeation provient de la nouvelle ucrerie. Increase La intarest rares, coupled vich purchas of various j/ Majeracim des taux d'inciri, joince i V'achac cr;dit de diverse* emhince. aschtads on credit. 71 ANNEX 1 Table 5 MALI - OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Source and Disposition of Funds - (Provisional Statement) 1/ Origine et utilisation des fonds - (Situation provisoire) 1/ Year to December 31 1974 1975 1976 Année au 31 décembre ff M11ion Source of Funds Origine des Fonds 2/ Trading Profit 2/ 844 1957 663 R6sulta; d'exploitation- Increases in liabilities: Augmentation du passif: Suppliers 217 504 , Fournisseurs Suspense accounts il Comptes d'attente et à régulariser Bills payable 120 71 Effets à payer Sundry debtors and Debiteurs et crêditeurs creditors 3/ 28 44 5 divers 3/ Government (taxes owing) 6 Etat (impôts à payer) Decreases in assets: Diminution de l'actif: Debtors 63 Clients Personnel 12 18 Personnel Cash and bank 22 356 Banque et caisse Exceptional items (net) 44 _ (_0) Postas exceptionnels (nets) 1275 2085 1614 Disposition of Funds Utilisation des Fonds Increases in assets: Augmentation de l'actLf Equipment and Imobilisations propre à furniture belonging l'organisme 4/ to the 0N 4/ 121 131 301 Stocks 51/ 992 1200 610 Stocks' 5 Debtors 23 .683 Clients personnel 4 Personnel Settlers . 5 i 20 Colons Cash and banka 300 Banques et caisse Decreases in liabilities: Diminution du passif: Term borrovings 16 . Emprunts à plus d'un an Suppliers 229 Fournisseurs Suspense accounts 47 65 Comptes d'attente et à regulariser Short borrovingi .3 Emprunts à moins d'un an 3il.8 payable 64 Effets à payer Goverumant (taxes oving) 83 66 Etat (impôts à payer) 1275 2085 1614 1/ Figures extracted from ON accounting records, before final closing for year, and before audit. / Chiffres extraits de la comptabilitê de l'ON avant la clture finale des comptes pour l'exercise et avant leur vérification. 2/ Trading profit before depreciation, and adjustments to provisions for doubtful debtors and stock values. Works invoiced includes chose nominally affected for the Government, for vhich payment has not been made. These works charged at nominal cost recovery rates vhich may ba. in excess of actual costs. / Résultats d'exploi;ation avant amortissement et ajustements des provisions pour créances douteuses et valeur des stocks. Les travaux facturés comprennent les travaux faits an principe à la charge de l'Etat mais dont le réglement n'a pas êté éffectué. Ces travaux sont calculês selon un barime de récupération des coûts qui peut êtra supérieur aux coûts iffectifs. 3/ Net movements. /Houvements nets. 4/ Details shown under "increases in equipment" (Table 6.). / Les dàtails figurent sous la rubrique "Accroissement de l'équipement" (Tableau 6 ). 51 Stocks of rice valued at official selling price to Government market agency, which exceeds production cost. / Stocks de riz évalués au prix* de vente officiel à l'organisme de commercialisation de l'Etac, supérieur au coût de production. 72 ANNEX 1 Table 6 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Expenditure of a Capital Nature Dfpenses ayant le caractère d'investissements Year to December 31 1974 1975 1976 Année au 31 décembre FM Million Increase in Equipment Augmentation de l'équipe- ment Hostel equipment 6 5 Equipement hôtelier Office equipment 1 9 Equipement de bureau Dwellings equipment 2 7 Equipement des habitations Tools etc. 3 Matériel et outillage Trucks 54 80 Transports routiers Earthmoving machinery 52 27 Matériel et engins nouveaux Induatrial machinery 2 Matériel industriel Agricultural implements 4 Matériel agricole 121 131 301 1/ Budget for Work on Budget pour travaux à Behalf of the charge de l'Etat Governmant Rehabilitation of land Réaménagement des parcelles under irrigation 158 281 253 Rehabilitation of the Réaménagemer t des réseaux irrigation and road hydraulique et routier networks 52 10 29 Construction 8 18 17 Construction Maintenance of dam 3 13 Entretien de barrage 221 '309 312 1/ The principal expenditure in 1976 relates to portions of equipment purchased on credit (bills 'payable) in anticipation of reimbursement by the Saudi Fund for Development viz: - 25 rice threshers FM 166 million; 20 tractors FM 89 million; 21 plows FM 20 million; 20 rotocasters FM 36 million; TOTAL FM 311 million. / Les dépenses principales ëffectuées en 1976 ont été consacrées au paiement d'une partie de l'équipement acheté à crédit (effets à payer) dans l'attente du remboursement par le Fond Séoudite pour le développe- ment, à savoir: 25 batteuses à riz 166 tillions de FM; 20 tracteurs 89 millions de FM; 21 charrues 20 millions de FM; 21 rotocasters 36 millions de FM. Soit au total 311 millions de FM. 」 HALI OFFIR DU NIRR IDENTIFICATION REPORT Settler fâmilien by Length of Stay and by Secto x !935/36 197 Familles de Colone par Année d2natallation et par Secteur, 1235/36 - l975ù6 Kouro N'Debouirou Niono Molodo Kolongo Total Tine of Settlement/ Pa»ilite Familien Vâmillen % vemilien % Familien Familles % Piriode d'Installation Familles Familles Familles Familles Familles Familles 1935/36 - 1945/46 - 81 215 36 48 ? 41? 43 ?61 1?.5 1946/47 - 1955/56 143 15 22 lia 20 40 6 168 18 ?22 16.6 1956/5? - 1965/66 2?0 28 à82 25 140 24 235 33 138 14 l,o65 24.5 1966167 - 19?5/?6 22- -152 523 46 Mz 20 .14- D7 -D 1-802 41.4 Cr Total 1975/?6 955 100 1,139 100 590 100 706 100 96o 100 4,35o 100.0 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Distribution of Size of Holdings in the Office du Niger, by Sector, 1975/76 Taille des Attributions à l'Office du Niger, par Secteur, 1975/76 (in %/ en %) Size of Holding/ Kourouma NDebougou Niono Molodo Kolongo Total Cumul. Cumul. Taille d'Attribution - 4.0 ha 21 6 13 3 12 11.4 11.4 100.0 4.1 - 8.0 ha 48 45 41 48 44 45.4 56.8 88.6 8.1 - 12.0 ha 16 23 26 29 25 23.4 80.2 43.2 12.1 - 16.0 ha 8 il 10 12 10 10.5 90.7 19.8 16.1 - 20.0 ha 3- 4 5 4 4 4.0 94.7 . 9.3 20.1 - 24.0 ha '2 3 2 2 2 2.3 97.0 5.3 24.1 - 30.0 ha 1 3 2 1 1 1.4 98.4 3.0 30.1 - 60.0 ha 1 3 2 1 1 1.5 99.9 1.6 60.1 - 120.0 ha _. 1/ 2/ . 3/ - - 0.1 100.0 0.1 Total 4/ 100 100 100 100 100 100 Number of settlers/ 955 1,139 590 706 960 4,350 Nombre de c-olons 1/ One unit 100 - 105 ha 1/ Une unité de 100 - 105 ha 2/ Two units of 75 - 80 ha and 115 - 120 ha 2/ Deux unités de 75 - 80 ha et 115 - 120 ha 3/ One unit of 60 -65 ha. 3/ Une unité de 60 - 65»ha 4/ Percentages may not add up to 100 due 4/ Les pourcentages n'aboutissent pas toujours à 100. to rounding. 76 A&NNEX I Table 10 MALI . OFFICE DU NIGER - IDENM'IFCATION REPORT Fam Units by Number of Oxen Owned, and by Sector, 1977 Ef fectif Par Classe *de Boeufs de Labour Ensemble Of fice du Niger -.Sector/Secteur I I Moo i Nolodo I IT6oug u rouro=a i olongo , Total- Boeufs de laboI ! 32 1 32 1 50! 150 125 1 389 60 1 83 1 79! 55 1 236 513 2 184 308 46 454 ! 337 1 1 769 3 69. 71 118 70 •79 407 4 110 1 113 1 237 160 1 123 ! 743 5 10 1 22 1 49 1 27 1 28 1 145 6 1 39 1 33 98 1 441 22 1 236 I I I . 1 I - +6 82 1 39 1 149 ! 91 . 30 ! 391 I I! I! Total .. 595 1 701 I 1266 1 051 980 4 593 L k! 1 I 77 ANNEX 1 Table 11 KALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Farm Units by Numr of Plougha Owned and by Sector, 1977 Effectif Par Classe de Charres Ensmble Office du Niger ector/Seeteur. 1 1 1 1 1 Ploug I Niono I Xolodo !N ébougou ! Zourouma I Zolozo I Toa1 0 h p?ru.te - 1! 1 1 1 0 1 21 1 34 1 41 1 82 84 1 262 1 . 347 1 476 1 735 1 678 673 1 2 9c9 2 1 136 1 144 ! 331 ! 209 194 ! 1 014 3 1 51 1 30 ! 80 1 56 25 ! 242 4 1 22 . 12 1 45 16 3 98 5 124 4 19 5 1 41 + 1 1 ! 15 5 - 27 Total •• • 595 - 701 1 1 26 1 1 051 980 1 4 593 . 11* 78 ANNEX,1 Table 12 MALI OFFICE DU NIGER IDENTIFICATION EPORT Far= Units by Number of Harrows Owned, and by Sector, 1977 Effectif -Par Classe de Herses nsemble-Off.ca du Niger Sector/Secteur I Harrows I Niono X Kolodo !ITID&ougou I Zourouma I Eoongo I Total Herses I ..... _i I I I I 0 1 153 1 64 1 . 285 1 267 1 251 1 1 020 -375 1 601 1 884 I 678 1 688 1 3 226 2 50 1 33 . 82 1 95 1 33 1 303 * I •11 . ·! + 2 7 1. 3 1 151 11 1 8 1 44 I iI Total...... . 1 595 1 701 1 3 264 - 1 051 980 4 *93 I It I 79 ANNE 1- Table 13 HALI OFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Farm Units by Number of Carts Owned, and by Sector, 1977 Ef fectif Par Classe de Charrettes .Ensemble Office du Niger ctor/Secteur i Carts - Niono ! !·Olodo IN'Drooou .Ourouna Olono Tot.al ChCrr ttes _ I. 194 2501 391 555 1 718 2108 1 353 424- . 808! 472 ! 251 ! 2308 2 37 1 22 ! 57 21 1 10 ! 147 * !. 1I • . I + 2 11 - 51 10 3 1 1 30 * I ! ! ! Total........... I 595 701 1 266 · I 05i .- 980 4 593 .............. ............... 80 ANNEX 1 Table 14 OFFICE U NIGER - IDENTIFICATION REPORT Cross Taulation of Ntb2r of OA:en and Number of Ploughs per Far= Unit, 1977 Rapport Charru et Boeufs de Labour. Ensemble WfIcc. då Niger Poughs/ hxen/ hrrua 0 p-. 2 +de 2 Total. 0 178 206.! 6 ..- 1 390 1 ! ! 1 1 35 462 1 13 . 1 1 2 43 1 1 617 1 1c7 1 1 772 3 1 - 299 1 107 1 407 11 1 4 3 1 29 • 447 1 24 1 743 1 - 5 1 1 25 1 103 1 17 1 145 6 1 - 1 1s 1 142 78 1 236 1 1 +6 1 3 1 16 1 .90 1 .280 1 369 Total ......... 262 2 910 1. 1 015 1 406 1 4 53 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Draught-oxen and Basic Equipment per ha cultivated, by Sector, 1976 Boeufs de labour et équipement de base par ha cultivée et par secteur, 1976 Niono Sector/Secteur Kolongo Molodo N'Debougou Kourouma Total Ha/pair of oxen 14 13.2 .10.8 13 12.2 Ha/paire de boeufs Ha/plough 10.7 9.4 10.8 10 10.4 Ha/charrue Ha/carts 33 14 12 19 16 Ha/charrette c 'k4 82 ANNEX 1 Table 16 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Development of Equipment Ratios and of Yields, 1971/72 - 1976/77 Développement des Taux d'Eguipement et des Rendemàents, 1971/72 - 1976/77 Year/Année Ha/pair Ha/plough Pair of oxen Ploughs per Yields of oxen per Settler Settler (paddy) t/ha 1971-72 6.8 6.7 1.3 1.3 1.72 1972-73 6.4 6.0 1.5 1.4 1.78 1973-74 6.8 6.2 1.0 1.4 1.97 1974-75 6.6 6.4 1.4 1.4 2.00 1975-76 6.0 6.4 1.0 1.4 2.14 1976-77 5.5 6.0 1.6 1.4 2.26 Superficie Superficie Nombre de Nombre de Rendement par paire par paires de charrues paddy de boeufs Charrue boeufs par par t/ha (ha) (ha) exploitant exploitant 83 ANNEX 1 Table 17 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Correlation between Density of Equipment and Yields, 1976/77 Coirelation entrd Taux d"Equipement et Rendements, 1976/77 Yields/Rendements Number of Number of oxen per ploughs per 10 ha 10ha - 1,200 kg/ha 1.25 1.34 1,201 - 1,600 kg/ha 1.53 1.47 1,601 - 2,000 kg/ha 1.59 1.43 2,001 kg/ha - 1.93 1.57 Nombre de Nombre de paire de charrues boeufs par par 10 ha 10 ha MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Animals Kept by Settlers on the Farm, by Sector, 1976 Animaux S6dentaires des Colons, par Secteur, 1976 Sector/Secteur Kolongo Molodo Niono N"Debougou Kourouma Total Draught oxen/ Boeufs de labour 2,097 2,145 2,099 4,730 3,188 14,259 Steers/Taureaux 53 48 303 400 107 911 Cows/Vaches 645 802, 1,416 2,630 888 6,381 Heifers and bull- calves/Genisses - t urillons -756 643 1,286.. 1,272 654 4,611 Sheep and goats/ Ovns - caprins 273 675 722 1,648 1,103 4,421 Horses/Chevaux 3 25 13 23 18 82 Donkeys/Anes 330 481 501 975 521 2,808 00 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Underequipped Settler Families, by Sector, 1976 Familles Colons Sous-equip6es, par Secteur, 1976 Sector/Secteur Kolongo Molodo Niono N'Debougou Kourouma Total No. % of No. % of No. % of No. % of No. % of No. % of total total total total total total Families with Familles ayant no oxen 125 13 32 4 32 5 50 4 150 15 389 9 Oboeuf on 1 ox 236 24 83 11 60 10. 79 7 51 5 509 11 1 boeuf no plough 84 9 34 5 21 3 41 3 82 8 262 6 0 charrue no harrow 251 26 64 9 153 25 287 24 267 26 1,022 23 0 herse I- IM 86 ANNEXL1 abl* 20 OFFICE DU UhGER - IDENTTFICATION REPORT- Teminatios at the Office du Nige: 1975/76 and 1976/77, by Sector and Cause of 'emination Diparts de 'Office du Niger 1975176 et 1976/77 par secteur et cause de da'art 1975/76 1976/77 Fmilies Persons FAniies1 Persons Niono Fanilles Personnes rnilles Personnes Resignations 16 5 Ddmissions Flights 5 FUites Svictions 2 Eviations Death- - .Dicås, Ttal Ä 16 156 12 73 Total N'Debouzou Resignat,ons 8 16 Flights 4 - Evictions 1 Deaths 1 Total 89 163 K(olodo Resignations 14 47 Flights 9 Evictions 1 i Deachs 2 Total 26- 217 - 352 Kourouma Basignations 24 21" Flights 2 Evictions 2 Deachs Total 25 246 25 247 Kolongo Reaignations 11 39 Flights 30 45 Evictions - Deaths 1 15 Total 42 362 100 811 Total Office du Niger Total Office Resignations 73 128 Flights 43 52 EvIctions 3 6 Death& 4 Total 123 1,410 201 1,646 Total in Total en % Resignations 59 64 Flights 35 26 Evictions 2 3 Deaths 3 7 Total 100 10 Flights in % Futas en % Niono 9 N'Debougou 9 - Molodo. 21 - Kourouma - 4 Kolongo 70 87 Toral 100 100 Total Departures in % of Fanilies 2.6 4.2 Départs en Z des familles in % of Population 2.3 3.2 " " " de la populacion MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Admission Requests and Admission of Settlers, 1975/76 - 1977/78 Demandes d'Admission à l'Office du Niger et Demandes Acceptées, 1975/76 - 1977/78 1975/76 1976/77 1977/78 Admission Requests 1,519 2,023 3,011 Demandes d'Admission Of which: desquelles: Accepted 117 481 315 Acceptées - from current year's reque.sts n.a 273 118 - demandes nouvelles - from waiting list n.a 208 197 - liste d'attente o Waiting List ' 541 1/ 817 1/ 1,298 1/ Reportées Rejected 861 725 1,595 Rejetées 1/ The waiting list cannot be added to the admission 1/ La liste d'attente ne pourrait être ajoutée requests because many candidates drop out after one aux nouvelles, demandes faites chaque année or two years of waiting but would not normally notify puisque beaucoup de candidats ne maintiennent the Office du Niger. pas leur candidature après une attente d'une ou plusieurs années et se fixent ailleurs sans aviser les autorités de l'Office de ce fait. Cr~ HALI OFICE D N10"R - DTIFICATIO: Ir.-"PlT Faddr Deliveries, Cash In~eRe and Total Incom Derived fro-4 Rice Cultivation, by Soctor, Family and Inhabitant, 1976/7? 1 Collecte de Paddy, Re'vem Mon4taire et Rovena Total D&Jvé de la Culture du Riz, par Secteur, Famille et Habitant, 1976177 1/ ---#!c te-.;r vn!y Charcen tash Paddy for Total Population Families Delivred ':zid Income HoMe Cons, 2. Inco-ie 1000 Cash Income (FY) Total ILco=e ( '-' ) R iC lon H1.11ion FH Million Wi Hillion F. Hillion par cap. per family per can. rer 1:. y 599 271 328 134 462 12,044 1,062 27.2 308.9 i8.4 --s; u 9 2 360 602 174 776 15,401 1,271 39.1 473.6 50.4 613.5 340 n70 170 . 85 255 7.088 592 24.0 287.2 36.0 4-'.7 395 168 227 85 • 32 7,188 698 31.6 325.2 43.4 4.7.2 -2: 156 72 125 197 9,311 1,024 7.7 70.3 21.2 19.4 2,524 1,125 . 1,399 603 2,002 51,032 42647 27.4 301.2 39.2 4,3.8 00 (56) (615) (80) 1 2,296 969 1,327 478 1,803 41,721 3,623 31.8 366.3 43.3 493.2 (65) <748) (88) . Collecte Char&es Revenu Auto- Revenu Population Familles Revenu Monétaire Revenz Total Paddy Directes Yonétaire consomation Total 1000 par tête sar famille par tte t-r f 41 e F. l/illions : i"Ullione F, Ilillions FrI Millions Fi Millione n4 1G00, ' . lUn e cDt tako' into accoint rice clttivation whor3 casier", rained agriculture, vegetable 1 Sans tenir omøpte de la riziculture hor3 ca91#r, cultures pluviales, an.- reve:ae frin aninal husbandry. .. maraichage, et revenu tiré de lfélevage. 2/ j3Z3kgper capita, at HF L0/kg. , . 2/ 300 kg par t'te, à FH 40/kg. < KALT OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION MEPORT Structure of Farmora* Charr-ca, 1976/fn (FN Million) 3tructuren den Chargen Directe5 de broduction, 1976/f (FM Millional :,ctor Chargen Levy Threohing sd Fertilizer Credit Animal Other Cultivatåd Charea r ha Paddy Due Reipyment Feed Area (ha) (F 1000) US$ Equivalent il hourouma 275 122 41 62 18 19 6 7 7,622 36.1 74 902 N'Debougou 361 199 , 83 32 27 10 6 4 12,601 28.6 r8 7_s Iiono 171 94 33 13 11 . 6 6 8 6,01? 28.4 58 710 Molodo 179 111 39, 13 9 4 2 1 6,279 28.5 58 712 Kolongotomo 191 112 31 24 9 6 2 7 7,013 27.2 56 680 '!Otal 1,177 638 227 144 74 45 22 27 39,532 29.8 61 745 jectour Chargeo Rødevance sattage Zeence Engrale Rembournsnt Aliment de Autre Superfile Charges W-r ha Equivalent Duea måcan. Crådit uftail Cultivie (ha) Ff 1000 .EU Paddy 1/ Kg At Mi 40/k~; the produer pries wam inerosed to IN 45/kg t% &utuma 1977. offIC DU NI E - I EIFIt~ CATIVN REORT Devolomat at Bettleret idebtedaa 1971fM2 - 19?6/2 by &ctor. (li Millten> DIvlaoppMmt de VSAde.tteunt de Payams, 19'/f2 - 19'6/77, par 39staur (IN Mill~ia) S*ator/Sectour WM2 . 1523 157 1 Nbkl 29»4aymnt Døkt lemel"at vøbt c Ø;N~~" Pay«am l D.eU* per ~117v Deo ll~rne~at Dete wøsårøoat Daet rnflat ket. Re"boureet Dette abureet Dette* Sm maent Dett* yar F~aiIle (11i 1000> Iouroue 109 102 105 101 125 115 215 205 220 209 285 271 10.? 2.4an/IIe.uucou 255 246 246 226' 297 285 436 k7 443 45 539 530 4.6 ao) (138) (») (17) (170) (5.5) (låue,ugu 151(305) (300) (365) (360) (4.3) le l1od2 , 108 94 126 12 175 180 163 159 171 268 5.5 Kolonto2 112 . 23 102 136 31 3 364 175 369 157 198.4 Total 721 568 496 528 822 668 1,177 985 1,190 978 1.366 1.125 48-9 lepa~ret in 5 76 76 79 86 82 82 lient-oura,a*iit ena Totbl without Kologo 479 436 456 421 56 512 826 802 826 80> 995 969 6.2 Total gana Kolono Lte.v.'ment ta 91 91 94 97 97 57 iesbouraeuent en AE kapayent f'aongo le 46 . 49 52 48 42 'e urentKolanco en Dabc oýutean,asag 1?4 168 i75 192 211 262 bet ertcuuvrer (ftolon£at offo) (031) . 1- 10 (168 (188) , (213). (: ther mectoro/Autrom øectøurm)(3 ) (35) (4(23) (29) KqALI OFFICE DU NIGER - IJENTIFICATION REPMRT School Attendance and Literacy Among Settler Population by Sector (19f?) Scolariation et Taux da Lettrån Parmi ep Cclons, pinr Secteur (1977) äector/Secteur Total Population Aga Group 8 - 14 School Attendance In % of Aga Group School Attendance Total School Literaten j/ Population Totale Group. d'Age 8 - 14 8 - 14 Yeare En % de Groupe d&Age 15 years and mora Attandance Lettråa ./ Scolarisãi Scolarisa Total Scolaries 8 - 14 ana 15 ans et Plu Kouroua 6,169 5,875 1,204 1,192 274 68 22.8 5.7 108 25 382 93 228 N 'DebouCou 7,435 7,966 1,419 1,463 234 86 16.5 5.9 78 13 312 99 199 . Niono 3,418 3,670 600 554 147 30 24.5 5.4 27 2 174 32 239 Holodo 3,680 3,528 631 641 .24 - 3.8 - - - 24 - 28. koongotoo 4,698 4,613 824 819 199 65 24.2 8.1 84 11 283 77 179 rotal 25,400 25,652 4,678 4,669 878 . 250 18.9 5.4 297 51 1,175 301 873 / Iunils hnving complötedt the Coura Elémentaira (6 fora) and 1/ Elåves ayant termini la Coura E1å1entaire, ainet que les autres personnea sachant other people having acquired reading silla. lire et Öcrire couranent. 1c -92- ANNEXE 2 2. Infrastructure d'irrigation I. Description 1. Données de base 2. Caractéristiques détaillées II. Exploitation et entretien 1. Exploitation 2. Entretien III. Le réaménagement et ses' impératifs 1. Infrastructure 2. Aménagements à la parcelle IV. Demande et disponiblité d'eau d'irrigation :_perspectives à court terme 1. Situation actuelle 2. Perspectives à court terme 3. Bilans actuel et futur de la demande et de l'offre d'eau 4. Conclusion V. Possibilités d'extension à moyen et à long terme 1. Moyen terme 2. Long terme Appendice I Cartes disponibles à l'Office du Niger _ _ _ -93- ANNEXE 2 MALI OFFICE DU NIGER - RAPPORT D'IDENTIFICATION Infrastructure d'irrigation I. Description 1. Données de base 1.01 La zone du projet se situe à gauche du delta central du Niger à 40 km en aval de Ségou. Elle s'étend sur 125 km au nord, le long d'un des anciens lits du Niger, le Molodo, et sur 50 km le long du lit de la Boky-Wéré parallèle au Niger de Markala à Macina. Des pentes longitudinales d'une déclivité de 5 à 10 centimètres par kilomètre descendent du sud vers le nord, entrecoupées par d'autres pentes de 3 centimètres par kilomètre partant du fleuve ou du ~ Molodo vers les plaines d'inondation. Ainsi, en aval, à l'extrémité nord, le terrain du projet se situe à 10 m au-dessous du niveau d'amont. Une multitude d'anciens bras du Niger rend le micro-relief extrêmement varié. Ces bras, qui sont essentiellement parallèles au fleuve, drainent la plaine du nord à l'est et sont beaucoup plus prononcés dans le voisinage immédiat du fleuve. 1.02 Les sols de la zone du projet varient de 2 à 50 m d'épaisseur et con- sistent en dépôts alluviaux provenant de formations cristallines ou gréseuses du bassin supérieur du Niger. La fertilité des sols n'est donc pas particu- lièrement bonne : la teneur en matières organiques, en azote et en phosphates est faible (0,4 %, 0,02 à 0,08 % et 0,01 à 0,05 % respectivement) et le taux d'acidité est relativement élevé (4,5 à 6,7). Les sols dont la composition varie de l'argile moyennement grasse à l'argile sableuse, sont tous bien adap- tés à la culture irriguée du riz. Au sud, les sols brun-rougeâtre aux proprié- tés hydromorphiques dominent. Au nord, les propriétés structurales sont itoins prononcées et la couche superficielle est facilement emportée formant une cou- verture dure. Des traces de salinisation ont été localisées dans certaines dépressions et dans la périphérie de la zone du projet; toutefois, aucun risque grave de salinité n'est apparu durant les 40 années d'irrigation continue étant donné que l'eau du Niger a une faible teneur en sel soluble et un faible taux d'absorption de sodium. Une étude des sols a été effectuée à l'échelle du 1:20.000. 1.03 Le climat est soudano-sahélien et est fait d'une seule saison de pluie allant de mai à octobre. La moyenne annuelle des précipitations obder- vée sur une période de 35 ans ne présente pas une variation importante dans la zone du projet : environ 600 mm près de Markala et 570 mm à Kogoni, 110 km plus au nord. Quatre vingt quinze pour cent des précipitations (570 mm) ont lieu de juin à septembre avec les plus grosses pluies en aoùt. L'évaporation ANNEXE 2 -94- Page 2 dépasse 3.000 mm/an et est supérieure à la hauteur des précipitations de n'im- porte quel mois. L'irrigation s'impose donc pour la riziculture pendant toute la saison de culture. Les Tableaux 1-3 de l'Annexe 3 exposent des détails climatologiques complémentaires. 1.04 La totalité de l'eau d'irrigation est dérivée du Niger dont le ré- gime est caractérisé, en temps normal, par des crues en juillet, avec un débit maximal de 5.000 m3/seconde en septembre/octobre, et un étiage atteignant un débit minimal de 20 m3/seconde en avril/mai. Le début, l'intensité et la du- rée des pluies comme des crues peuvent verier fortement d'une année à l'autre. La Section IV ci-dessous présente des détails complémentaires. Tout au long de l'année, les eaux du Niger ont une faible teneur en matières solides en suspension ou en solution. 1.05 La superficie cultivable dominée par le barrage de Markala couvre au moins 500.000 ha dont 57.000 sont équipés pour l'irrigation. LIc périmètre de l'Office du Niger comprend six subdivisions d'irrigation dont cinq se trouvent sur les rives du Molodo et la sixième, sur les bords du Niger entre Markala et Macina. Au cours de la campagne 1977/78, la superficie cultivée en riz était estimée à 39.500 ha, celle cultivée en canne à sucre à 2.700 ha. En outre, 1.000 autres ha qui ont été aménagés pour la canne à sucre ne sont pas encore plantés. Une superficie de presque 14.000 ha a donc été délaissée. et a besoin d'être réaménagée. Le Tableau 1 donne de plus amples détails à ce propos. 1.06 La mise en place de l'infrastructure d'irrigation et de communication de l'Office du Niger a commencé dans les années 30. Certains de ces ouvrages sont dans un bon état tandis que d'autres nécessitent de grosses réparations ou sont à reconstruire de fond en comble. A présent, l'infrastructure du pro- jet se compose des principaux éléments suivants - le barrage de dérivation de Markala; - un canal adducteur de 8 km; - deux canaux principaux (Canal du Sahel et Canal de Macina) totali- sant 235 km y inclus les sections du Fala de Molodo et du Fala de Boky-Wéré; - 350 km de routes non revêtues. Ces infrastructures sont la propriété de l'Etat (Annexe 1, par. 1.05). Le sys- tème de distribution et de drainage, qui est la propriété de l'Office du Niger, est présenté ci-dessous Canaux Canaux de d'irrigation (km) drainage (km) Primaires 246 329 Secondaires 483 551 Tertiaires 2.190 2.173 Total 2.919 3.053 -95- ANNEXE 2 Page 3 2. Caractéristiques détaillées a) Principaux ouvrages de génie civil 1.07 Le barrage de Markala. Ce long barrage en travers du Niger, et dont la construction a été achevée en 1945, a pour fonction de régler le niveau du fleuve à l'ouvrage de prise d'eau de l'Office du Niger. Le barrage s'étend sur 2,8 km dont une partie insubmersible de 1,8 km. Le débit du fleuve à tra- vers les 14 pertuis que comporte l'ouvrage est réglé par 488 vannes de rampe montées sur des gonds à la base, de manière à maintenir une cote de retenue de 300,54 m au-dessus du niveau de la mer et une profondeur de 5,5 m immédiate- ment en amont du barrage. La capacité du réservoir ainsi créé étant inférieure à 10 millions de m3, l'eau d'irrigation doit être dérivée du débit du fleuve uniquement. Plusieurs grosses réparations s'imposent (par. 3.02) dans un avenir proche si l'on tient à préserver l'efficacité du barrage. 1.08 Le canal adducteur. Ce canal transporte l'eau du point de prise d'eau non réglé de la rive gauche du Niger, situé à 1 km en amont du barrage de Markala, au principal ouvrage de eisi.rjbution au lieu dit "Point A" (voir Carte II). Cet ouvrage eyt fait de deux pesses parallèlel de 8 km de long et d'une capacité de 55 m /seconde chacune, ou bien 110 m /sec en total. Le plan initial prévoyait l'élargissement éventuel des deux passes qui de- vaient être réunies en un seul canal de 100 m de large et d'une capacité de 500 m /seconde. 1.09 L'admission d'eau dans le canal adducteur est gênée par des forma- tions de bancs de sable au point de prise d'eau (voir par. 3.03). Cet obstacle devra être surmonté si l'on tient à ce que la capacité du canal dépasse le dé- bit actuel de 110 m3/seconde. Le transport par chaland dans 'le canal est éga- lement entravé par ces bancs de sable en période d'étiage. Le canal ayant été creusé dans les levées du Niger, des brèches ont peu de chance de se produire. 1.10 Ouvrage de commande de la prise d'eau. Au "Point A", l'ouvrage de commande de la prise d'eau comprenant deux régulateurs principaux de prise d'eau répartit le débit total dans les deux canaux principaux décrits ci- dessous. Chaque régulateur de prise d'eau est fait de 5 pertuis munis de vannes et d'une écluse de 8 m sur 50 pour la navigation. Les vannes fonc- tionnent à l'électricité mais elles peuvent aussi, le cas échéant, s'ouvrir à la main. Les régulateurs sont dans l'ensemble en bon état malgré le peu d'entretien préventif effectué ces dernières années. 1.11 Les canaux principaux de service. L'eau d'irrigation est acheminée par deux réseaux de canaux principaux : i) le réseau du canal du Sahel/Molodo, de 155 km de longueur, qui alimente les subdivisions du nord d'une superficie totale de 43.000 ha soit 75 % de la zone du projet; -96- A .7XE 2 P,,j 4 ii) le réseau du canal du Macina/Boky-Wéré, de 80 km de longueur, qui alimente la subdivision de l'est, d'une superficie totale de 14.400 ha, c'est-à-dire les 25 % restants de la zone du projat. 1.12 Le réseau du Sahel/Molodo comprend ý.q canal du Sahel qui relie le "Point A" 'au Molodo au point kilométrique 25,/ et le fleuve Molodo qui a été canalisé sur 130 km environ et subdivisé en 3 biefs au moyen de régula- teurs : i) le bief no 1, du PK 25 au PK 80 alimentant la division du "Kala supérieur" par stations de pompage (plantations de canne à sucre) et les divisions du "Kala inférieur" par gravité à travers des canaux dont l'entrée est située en amont du régulateur du PK 80, près de Niono, appelé "Point B"; ii) le bief no 2, du PK 80 au PK 128 où le débit est contràlé, au "Point C", au moyen de deux régulateurs dont l'un alimente la subdivision de Kouroumari sur la rive gauche et l'autre qui sert actuellement d'évacuateur (en attendant l'aménagement de la sub- division d'Alatona) sur la rive droite du bief no 3; iii) le bief no 3, du PK 128 au PK 155 où le Molodo rejoint la dépres- sion de Kouroumari. C'est par ce bief que l'eau en aval du système est évacuée et s'évapore dans la dépression. 1.13 L'aménagement du bief no 1 a été achevé en 1937 et celui du bief no 2, en 1952. Le bief no 1 était à l'origine conçu pour un débit de 55 m3/ seconde en amont du canal mais on en connalt mal la capacité actuelle. Les plus récentes mesures du débit remontent à la fin des années 50 au moment où de grands efforts ont été fournis g our accroitre la capacité du réseau de canaux. Un débit régulier de 76 m>/seconde a été alors enregistré. De nom- breuses ruptures de digues se sont produites depuis lors par suite des impor- tantes modifications du profil du canal. Par exemple, la largeur initiale du canal a été agrandie de 3 à 4 fois à plusieurs endroits. Dans l'ensemble, le réseau du Sahel/Molodo couvre actuellement une superficie estimée à 8.000 ha et retient environ 180 millions de m3 d'eau. Les pertes dues à l'évaporation et à l'infiltration ont été estimées à 15 m 3/seconde. De plus, il faut jusqu'à 2 semaines pour obtenir un écoulement permanent sur l'ensemble du réseau. 1/ Il s'agit de la distance en kilomètres à partir du "Pcint A". Pour la suite, se reporter aussi à la Carte II. -97- ANNEXE 2 Page 5 1.14 Faute d'entretien systématique et périodique du canal pendant plu- sieurs décennies, les conditions d'exploitation sont devenues moins souples et imposent une grande prudence afin d'éviter la rupture des digues (Sec- tion II ci-dessous). Quant aux régulateurs, ils fonctionnent assez bien dans l'ensemble sauf l'un d'entre eux situé au Point B qui est resté bouché pendant plusieurs années. 1.15 Le réseau du Macina/Boky-Wéré comprend d'une part le canal du Macina qui relie le Point A à la Boky-Wéré au PK 20, d'autre part la Boky-Wéré elle- même qui a été canalisée sur une distance de 47 km jusqu'à Kolongotomo en amont de la Division de Kolongo. Le réseau a été achevé en 1935 et son débit théorique était de 55 m3/seconde. On pense encore qu'il peut offrir ce débit mais on le fait fonctionner d'habitude à un régime nettement inférieur (20 m3/ seconde). Les digues et les canaux sont en mauvais état. Les plantes aqua- tiques nuisibles qui posent beaucoup de problèmes à l'Office du Niger proli- fèrent tout particulièrement sur certains tronçons de la Boky-Wéré. Néanmoins cette question n'est pas préoccupante dans l'immédiat puisque la capacité du réseau dépasse les besoins des 6.300 ha actuellement irrigués dans le cadre du réseau du Macina/Boky-Wéré. b) Réseaux de distribution et de drainage 1.16 Dans les domaines de la distribution de l'eau d'irrigation et du drainage, plusieurs problèmes graves se posent avec pour conséquence une effi- cacité limitée de l'irrigation et un drainage peu satisfaisant, situation qui a abouti dans certains cas à l'abandon de la zone aménagée. Certains de ces problèmes viennent du fait que la moitié de la zone était initialement aména- gée pour la culture du coton mais a été par la suite consacrée à la rizicul- ture alors que ces deux types de cultures ont des impératifs d'irrigation et de drainage différents. D'autres problèmes sont liés à l'attention insuffi- sante accordée au réseau de distribution interne et aux aménagements termi- naux. En outre, l'entretien a été très négligé pendant plusieurs années rendant très difficile le fonctionnement efficace du système à sa capacité maximale. 1.17 Réseau de distribution de l'eau d'irrigation. Les principaux canaux d'alimentation sont pour la plupart dotés d'une capacité supérieure aux besoins du périmètre actuellement irrigable. Ce surdimensionnement a été fait en prévision des extensions futures. Si les vannes principales de commande fonctionnent bien dans l'ensemble, les débitmètres et les divers dispositifs de jauge servant à contr8ler le niveau de l'eau admise dans les canaux sont soit inexistants soit en mauvais état de fonctionnement. En conséquence, les débits des canaux sont probablement maintenus à un niveau plus élevé qu'il ne faut, imposant un surcrolt de débit à un réseau de drainage déjà surchargé. -98- ANNEXE 2 Page 6 1.18 La plupart des distributeurs et partiteurs ont perdu leur profil initial et sont réduits à des tronçons moins efficaces. Leurs digues se sont érodées à plusieurs endroits, aggravant le risque de rupture du canal. Les ruptures imposent des baisses du niveau de l'eau pendant des phases capitales du cyle végétatif. Les ouvrages de prise se sont dégradés à maints endroits au point d'être méconnaissables et l'on a recours à des expédients pour les rendre utilisables. 1.19 Le réseau de drainage. Les canaux de drainage ont été initialement aménagés pour les subdivisions où se pratique la culture du riz et du coton ou uniquement celle du coton. Un réseau de drainage de surface relativement élémentaire a été adopté puisqu'aucun problème de salinité ne se posait. Les besoins de drainage semblent avoir été sous-évalués et certains tronçons de canaux, sous-dimensionnés, même pour les besoins modestes de drainage qu'exige la culture du coton. Le drainage peu satisfaisant qui s'en est suivi a été l'une des principales raisons pour lesquelles on a décidé de mettre fin à la culture du coton en 1970/71. L'option pour la monoculture du riz sur toute la zone aménagée a aggravé davantage cette situation. Les capacités de drai- nage qui étaient déjà insuffisantes pour le système de culture mixte de riz et de coton précédemment pratiqué se sont révélées nettement inférieures au module de drainage que nécessite la riziculture dans les conditions actuelles de faible efficience de l'utilisation de l'eau. La capacité initiale du réseau de drainage s'est trouvée encore plus réduite après de longues périodes d'en- tretien insuffisant et par suite de l'envahissement du réseau par des plantes aquatiques nuisibles particulièrement prolifiques. 1.20 Le plus gros obstacle à un drainage convenable est peut-tre à chercher du cdté des exutoires : - Le Sahel/Molodo devait se déverser dans les dépressions naturelles des plaines environnantes. Cependant, les principaux canaux n'ont pas été connectés à ces dépressions ou bien ne s'y prolongent pas suffisamment pour atteindre le niveau de base nécessaire; - ~Quant au réseau du Macina/Boky-Wéré, le drainage devait se faire en aval dans le fleuve Niger. Mais l'ouvrage de drainage par gra- vité aménagé à cette fin dans la berge près de Kokry ne peut pas fonctionner pendant au moins deux mois de l'année lorsque la montée des eaux du fleuve dépasse le niveau de base requis pour que le système de drainage puisse fonctionner. En conséquence, les plus mauvaises conditions de drainage de tout l'Office du Niger se ren- contrent à l'extrémité aval de la subdivision de Kolongo et ont été à la base de l'abandon d'une superficie estimée à 8.000 ha, soit 55 % de la zone aménagée de la subdivision de Kolongo. -99- ANNEXE 2 Page 7 1.21 Ces problèmes d'irrigation et de drainage sont communs à toutes les subdivisions à des degrés divers mais en outre, chaque subdivision a ses pro- blèmes spécifiques qui sont résumés dans les paragraphes ci-après. 1.22 La subdivision de Dougabougou/Siribala. La plantation de canne à sucre de Dougabougou (1.200 ha) a été aménagée vers le milieu des années 60 sous la responsabilité directe de l'Office du Niger avec l'aide de la Répu- blique populaire de Chine. Les périmètres plantés en canne à sucre sont irri- gués par pompage de l'eau du canal du Sahel. Les ouvrages d'irrigation et de drainage sont de type ciassique qui subdivise la zone en lots de un hectare. On y pratique l'irrigation à la raie. L'eau de drainage est ramenée par pom- page dans le canal du Sahel et c'est la seule subdivision qui procède ainsi. La fertilité du sol a été affectée par suite de la détérioration de la couche superficielle qui s'est produite lors des opérations de planage. De toute évidence, une remise en état de la majeure partie de l'infrastructure sera à l'avantage du périmètre irrigué. 1.23 La plantation de canne à sucre de Siribala, (2.500 ha) dernier en date des aménagewents de l'Office du Niger, a été achevée en 1976 également avec l'assistance chinoise. L'eau d'irrigation du périmètre irrigable de 2.500 ha aménagé est pompée du Molodo. Les principaux canaux de drainage dé- bouchent sur une dépression naturelle d'où l'eau est renvoyée dans le Molodo par gravité. Le choix du site, les ouvrages d'irrigation et la préparation du sol ont été menés avec plus de compétence que dans la subdivision de Dougabougou. A l'heure actuelle, seulement 1.660 ha, soit 65 % de la zone aménagée sont plantés en canne à sucre. 1.24 Le fait que l'alimentation en eau d'irrigation ne peut pas être as- surée à tout temps constitue un handicap pour ces deux subdivisions. Les pé- riodes d'étiage du Niger et les faibles niveaux correspondants dans le Molodo nuisent à l'efficacité du pompage. La capacité de pompage a très fréquemment diminué à Dougabougou au cours de la récente sécheresse. 1.25 La subdivision du Molodo a été aménagée de 1943 à 1955; elle couvre une superficie de 7.200 ha divisée presque à égalité entre les secteurs du Molodo du sud et du centre. Cette subdivision est alimentée par le canal principal du Molodo qui part de Fala de Molodo, à 3 km en amont du "Point B" et longe la levée gauche du deuxième bief du Molodo (voir Carte II). La com- mande de la prise d'eau est assurée par le premier régulateur situé à 8 km en aval de l'ouvrage de prise d'eau. Le canal a été doté d'une capacité suffi- sante pour permettre d'aménager ultérieurement en aval deux secteurs supplé- mentaires : Faba et Molodo nord, soit au total 5.000 ha. Le principal canal de drainage du Kala inférieur offre un exutoire assez convenable, une dépres- sion qui s'étend du nord au sud sur 10 km à l'ouest du Molodo. 1.26 Ce système d'irrigation était prévu dès le départ pour la rizicul- ture uniquement. Les capacités initiales des canaux peuvent donc bien répon- dre aux besoins du système de culture actuel. L'infrastrucutre d'irrigation -100- ANNEXE 2 Page 8 est dans l'ensemble dans un bon état comparable à ce qui se rencontre dans les autres subdivisions. Au cours de la campagne 1976/77, 6.240 ha, soit 86 % de la zone aménagée ont été cultivés. 1.27 Les subdivisions de Niono et N'Débougoul' couvrent respectivement 7.300 ha et 13.400 ha le long de la levée droite du Molodo, en aval à partir du "Point B". Elles ont été aménagées de 1936 à 1965. L'ensemble de la zone est alimentée par le canal de Gruber qui part à 5 km en amont de Niono sur le Molodo et longe sur 30 km la rive droite du Molodo jusqu'au point où le canal se subdivise en distributeurs de N'Débougou et 5iengo dans la subdivision de N'Débougou. L'eau d'irrigation est transportée par un certain nombre de distributeurs ou de partiteurs directement alimentés par le canal de Gruber. Les conditions d'irrigation dans la subdivision de Niono ne sont pas particu- lièrement bonnes. En 1976/77, à peu près 2.000 ha, soit 26 %, de la zone aménagée n'ont pas été cultivés. 1.28 Cette situation s'explique par la médiocrité du drainage dans cer- tains secteurs de l'est, et par absence de maltrise de l'irrigation dans les autres zones. Dans la subdivision de Niono, une part importante de la rizi- culture s'effectue hors casier. Cette pratique, qui est courante dans tout l'Office du Niger, est très préjudiciable parce que l'on bloque les drains périphériques pour soustraire frauduleusement de l'eau d'irrigation, ce qui aggrave les problèmes de drainage dans les autres régions. 1.29 Les conditions sont meilleures dans la subdivision de N'Débourju. Des 13.400 ha aménagés, une superficie de 2.000 ha, soit 15 %, n'a par été cultivée en 1976. Les rendements dépassent de 30 % ceux que l'on obt-*ent dans la subdivision de Niono et sont parmi les plus élevés de l'Office du Niger (Annexe 3). 1.30 Dans les subdivisions de Niono et de N'Débougou, le redimension- nement de la plupart des canaux d'irrigation et de tous les canaux de drai- nage constitue une prigrité dans les travaux de réaménagement. Les exutoires sont, sans exception, insuffisants tant en longueur qu'en capacité. 1.31 La subdivision de Kourouma qui couvre une superficie de 11.000 ha, est la zone la plus récemment mise en valeur, puisqu'elle a été aménagée de 1951 à 1964. Elle est alimentée par le canal principal de Sokolo dont l'ouvrage de prise d'eau se trouve au "Point C" sur le Molodo près de Kourouma. La moitié de la zone est irriguée au moyen de partiteurs directe- ment branchés sur le canal prir.cipal. La seconde moitié est irriguée par le distributeur de Kogoni dont les canaux sont évacués en amont dans la dépression de Kouroumari. Ce distributeur a tendance à s'ensabler en raison d'une pente trop faible. ./ Ces deux subdivisions formaient il y a quelques années une seule subdivision (Niono). -101- ANNEXE 2. Page 9 1.32 Le relief de la subdivision de Kourouma est plat dans l'ensemble et les sols sont particulièrement bien adaptés à la riziculture. Les rendements sont plus élevés que la moyenne et seulement 10 % de la zone aménagée n'a pas été mise en culture en 1976. Le drainage constitue le principal problème de la zone surtout dans la partie la plus septentrionale du secteur de Kogoni où le principal canal qui draine 80 % de la subdivision évacue dans la dépression de Kouroumari. L'exutoire naturel de cette dépression est l'extrémité aval du Molodo qui, à ce point de son troisième bief, tourne brusquement en direction de l'est vers la Méma. Cet exutoire est toutefois obstrué par une levée du Molodo à des niveaux normaux et par une digue de la route menant à Niafounké au niveau de crue. Ce dernier obstacle empêche aussi, en période de crue, le refoulement des eaux du Molodo dans la dépression de Kouroumari. Il s'est formé ainsi dans cette dépression un lac de plusieurs milliona de m3 qui est devenu un point d'eau important pour l'élevage mais le drainage du secteur de Kogoni est sérieusement entravé comme il le serait dans n'importe quelle extension future de la subdivision de Kourouma tant que cet exutoire ne sera pas amélioré. 1.33 La subdivision de Kolongo, qui couvre une zone équipée de 14.400 ha, est alimentée par le système du canal du Macina/Boky-Wéré. La superficie cultivée s'est réduite régulièrement au cours de la dernière décennie. En 1976/77, la superficie cultivée en paddy était de 8.000 ha mais elle s'est apparemment trouvée ramenée à 6.000 ha en 1977/78. Le système d'irrigation souffre d'un manque d'entretien généralisé, mais les conditions de drainage présentent un problème plus grave, surtout à l'extrémité est de la zone du projet. En outre, les sols sont mal.nivelés et le riz sauvage est très enva- hissant. Le problème particulizr de drainage du secteur de Kolongo a été décrit au par. 1.20 ci-dessus. 1.34 La remise en état d'une partie du principal réseau de drainage et d'irrigation devra se faire avec l'assistance chinoise en 1978 et 1979; tant que le réseau de drainage restera défectueux, il ne sera guère possible d'amé- liorer les conditions de culture. c) Aménagements terminaux 1.35 L'unité fondamentale d'irrigation est une parcelle de 12 à 24 ha alimentée par un partiteur et un canal de drainage. Des installations d'irri- gation telles que les prises d'eau, arroseurs, drains à la parcelle, ainsi que la mise en valeur des terres étaient initialement laissées aux mains des cul- tivateurs, comme ce fut en particulier le cas de la subdivision de Kolongo qui a été mise en valeur en premier lieu. L'Office du Niger a depuis lors franchi plusieurs étapes en ce qui concerne les politiques de planage et notamment le planage en "touches de piano" appliqué pour la culture de coton de 1958 à 1966. -102- ANNEXE 2 Page 10 1.36 Dans le cadre de ce système, une parcelle en forme de touche de piano et d'une superficie de 5 à 6 ha généralement, était considérée comme une entité autonome dont les opérations de levé topographique et de planage étaient menées indépendamment des parcelles voisines. Le planage se faisait de manière à supprimer la pente transversale et à réaliser une pente uniforme de 2 % sur toute la longueur de la bande. L'irrigation par rigoles transiersales assurait une circulation égale de l'eau sur toute l'étendue de l'unité sans stagnation nulle part. Le principal object.f de cette méthode était de ne laisser entrer dans les champs que juste la quantité d'eau nécessaire et la majeure partie de cette eau serait absorbée pendant la circulation dans les rigoles afin que les cotonniers soient protégés contre un excès d'humidité. En outre, cette méthode avait l'avantage de limiter la quantité de terre à enlever, d'éviter la dété- rioration d'une grande partie de la couche superficielle et de réduire le cont du planage. 1.37 Jusqu'en 1966, une superficie de 11.300 ha a été améliorée suivant cette méthode : - 6.800 ha dans la subdivision de Niono/N'Débougou; - 2.250 ha dans la subdivision de Molodo; - 1.570 ha dans la subdivision de Kourouma; et - 650 ha dans la subdivision de Kolongo. L'importance du planage en touches de piano dans chaque subdivision, le micro- relief naturel qui devient plus favorable du sud vers le nordi et les condi- tions locales de drainage sont les facteurs principaux qui déterminent la qualité générale du sol comme il ressort de la Carte II figurant à la fin du présent rapprrt et qui associe ces caractéristiques aux rendements obtenus au cours de la campagne 1974/75. Il convient toutefois de noter que certaines zones aménagées en touches de piano se sont détériorées au fil des années et ont besoin d'être restructurées. En outre, si la technique des touches de piano est bien indiquée pour la culture du coton, elle n'est pas idéale pour celle du riz qui exige un terrain plat et non un terrain incliné. d) Réseau de transport et de communications 1.38 Deux routes nationales importantes mais non revêtues relient à Markala les deux principales villes de la région, Niono et Macina. A Markala, elles rejoignent la route goudronnée qui aboutit à Bamako en passant par Ségou. Des routes de liaison et d'entretien ont été construites le long des canaux principaux et de certains canaux distributeurs mais le réseau des routes d'en- tretien des canaux est insuffisant et a besoin d'être développé d'urgence. -103- ANNEXE 2 Page 11 1.39 Du fait que les routes de la rive gauche ne sont pas goudronnées aucune d'entre elles ne peut se prêter à la circulation par tous les temps. Le transport du riz par la route se trouve donc fréquemment interrompu pendant la saison pluvieuse. Le Plan quinquennal de développement (1974-78) prévoit le revêtement de la route Markala-Niono et le renforcement de la route Markala- Macina construite sur la crête de la levée longeant le Niger; mais aucun de ces projets n'a été réalisé. 1.40 En raison des problèmes que. pose l'acheminement des produits par la route, on utilise autant que possible le transport par des chalands empruntant les canaux. Le canal du Sahel/Molodo est navigable jusqu'à Kourouma et celui du Macina/Boky-Wéré, jusqu'à Macina. Si des conditions favorables étaient don- nées (niveau assez élevé de l'eau dans les canaux, lutte contre les plantes aquatiques et dragage périodique des barrières de sable), les chalands pour- raient actuellement assurer 60 % du transport de riz, de carburants et de maté- riaux de construction. En fait, l'envahissement des canaux par les plantes aquatiques et l'ensablement réduisent l'efficacité de la flotte qui assure le transport fluvial. II. Exploitation et entretien 1. Exploitation 2.01 L'exploitation du réseau d'irrigation et de drainage relève du Service agricole qui est divisé en six secteurs - secteur de Dougabougou/Siribala (plantations de canne à sucre); - secteur de Kolongo; - s,ecteur- de Niono; - secteur de N'Débougou; - secteur de Molodo; et - secteur de Kourouma. Exception faite du secteur de Dougabougou/Siribala, tous les autres secteurs sont subdivisés en Services de production regroupant plusieurs villages. Le directeur adjoint du Service agricole a son bureau à Niono d'où il dirige les activités d'irrigation et assure le maintien du niveau d'eau et du débit requis pour satisfaire la demande. Les canaux principaux et les distributeurs sont alimentés à la demande du personnel extérieur des secteurs et services de pro- duction. Les partiteurs et les canaux terminaux sont alimentés selon un tour d'eau. ANNEXE 2 -104- Page 12 2.02 On peut difficilement appliquer des méthodes d'exploitation norma- lisées puisque la conception initiale des secteurs et, parfois même, des subdivisions d'un secteur donné reposait sur des critères différents suivant les systèmes de culture qui devaient y être pratiqués. Le Bureau d'études générales donne les conseils techniques en ce qui concerne l'opération du système d'irrigation et de drainage. 2.03 Durant son bref séjour, la mission ne pouvait pas évaluer le fonc- tionnement du réseau. Les régulateurs situés en tête des prises d'eau et ceux construits en travers des canaux semblent b'an fonctionner, mais il serait toutefois souhaitable d'améliorer les télécommunications entre les divers régulateurs. Le téléphone n'existe pas ou bien il n'est pas en état de fonctionnement et les messages sont transmis de la main à la main. En particulier, dans les conditions actuelles où la revanche est très étroite, il importe de pouvoir fermer rapidement les canaux en cas de fortes pluies. Les ruptures de canal et les diverses autres perturbations de l'écoulement prévu peuvent porter gravement atteinte à l'irrigation puisque dans ce sys- tème colossal, il faut jusqu'à 12 jours pour que l'effet des ajustements opérés au Point A puisse se faire sentir au Point B et 12 autres jours, au Point C. 2.04 Le Service agricole est également chargé de dresser l'état des besoins en matière d'entretien et de réparation des infrastructures. Il établit donc chaque année une liste des besoins, étudiée ensuite par la Direction qui détermine l'ordre des priorités en fonction du budget et du matériel disponibles. 2. Entretien 2.05 L'entretien de l'infrastructure relève du Service des travaux qui dispose d'un effectif assez important comprenant des conducteurs d'engins lourds, des mécaniciens et des ajusteurs bien formés et très expérimentés; il est également bien équipé en oe qui concerne les ateliers de réparation et les forges, ce qui lui permet d'assurer une vaste gamme de réparations et de fabriquer des pièces de rechange. Le Service des travaux est structuré de la manière suivante : - la Division des travaux chargée de tous les travaux de génie civil, qu'il s'agisse de nouveaux aménagements, des travaux d'entretien ou de remise en état de canaux, d'immeubles ou de routes et de mise en valeur des terres. Bien curieusement, cette Division est aussi chargée du battage du riz; - la Division de la mécanique chargée de l'entretien et de la répa- ration de tout le matériel mécanique, des vannes et écluses; et - la Division des transports chargée du transport des produits et fac- teurs de production agricoles, des matériaux de construction, etc. -105- ANNEXE 2 Page 13 L'entretien de l'infrastructure n'est pas confié à une division spéciale mais il est regroupé avec les nouveaux travaux à effectuer. Vu la priorité que l'on accorde d'habitude aux nouveaux aménagements (par exemple, la plantation de canne à sucre ces dernières années), l'entretien est défavorisé du point de vue institutionnel lorsqu'il s'agit de la répartition du personnel et des res- sources d'équipement entre les éléments "nouveaux aménagements" et "entretien". 2.06 Le budget du Service des travaux se chiffre à environ 1,5 milliard de francs maliens par an (1,2 milliard et 1,7 milliard pour les deux plus ré- centes années pour lesquelles on dispose de données chiffrées). De ce montant, une fraction de deux tiers, soit environ 1 milliard de francs maliens (2 mil- lions de dollars), est affectée à la Division des travaux; cependant, plus de la moitié est absorbée par les activités de battage du riz et il ne reste pour les travaux effectifs de construction et d'entretien qu'un crédit de l'ordre de 350 - 500 millions de francs maliens dont 200 millions environ ont été uti- lisés en 1974/75 et 1975/76 pour les réparations et l'entretien de l'infra- structure. Cette dépense s'établit donc à environ 5.000 francs maliens, soit 10 dollars par ha. Ces chiffres sont peut-être sous-estimés puisque les coûts des réparations et de l'entretien du matériel de terrassement prévus dans le budget de la Division mécanique, doivent àtre imputés à l'entretien de l'infra- struture. Toutefois, les dépenses effectives d'entretien ne s'en trouveront pas augmentées de plus de 20 à 30 %. 2.07 Sans une étude beaucoup plus approfondie que celle qu'a pu faire la mission, on peut difficilement définir les besoins en matière d'entretien du réseau. On peut noter les inconvénients suivants qui influent sur le coût d'entretien du secteur -le système d'irrigation n'étant nulle part protégé par un revête- ment, les berges ont donc tendance à s'éroder; - des plantes aquatiques très répandues et tenaces envahissent les canaux et les rizières; - des troupeaux de boeufs sont laissés en liberté dans la zone après les récoltes et causent des dégdts au système; et - le réseau de routes d'entretien est peu dense. Par contre, les coûts d'entretien sont réduits par certains facteurs favora- bles tels que : - la faible teneur en limon des eaux du Niger; - le faible degré de salinité enregistré; et -106- ANNEXE 2 Page 14 - les possibilités de réduction des coûts unitaires des travaux d'en- tretien liées au réaménagement surtout gràce à l'utilisation plus étendue d'un matériel spécialisé que l'Office du Niger n'utilise pas actuellement. 2.08 A priori, un crédit de 1 à 1,2 milliard de francs maliens par an pa- ra.t raisonnable pour l'entretien du réseau actuel. Si l'on suppose que les 14.000 ha présentement délaissés sont récupérés, le coût d'entretien s'établi- rait à environ FM 20.000 par ha et par an. Ces chiffres sont indiqués surtout pour souligner l'écart qui existe entre l'entretien réel et l'entretien requis. A l'heure actuelle, l'entretien effectué ne représente que le quart de l'entre- tien requis. Il faudra évidemment des études complémentaires pour identifier la nature et l'ampleur des travaux d'entretien indispensable et pour en détail- ler les coûts. III. Le réaménagement et ses impératifs 1. Infrastructure a) Le barrage et le canal de jonction 3.01 Le barrage de Markala est en assez bon état et son fonctionnement n'est restreint que dans une mesure limitée. Cependant, plusieurs répara- tions doivent être faites d'urgence pour prévenir la généralisation des dégàts actuels. Ces tcavaux comprennent : - le renforcement du radier des bassins d'amortissement; - la stabilisation du chenal du fleuve en aval du barrage; et - le renouvellement des points d'étanchéité en néoprène des vannes de rampe. 3.02 Des recommandations ont été faites à cet effet en 1964 par le bu- reau d'études SATRAM (Abidjan) et en 1976 par des techniciens chinois. Il est maintenant prévu que ces travaux de réparation se feront en 1978 et 1979 avec l'assistance technique et financière de la Chine. 3.03 Les conditions qui prévalent à l'emplacement de prise d'eau du canal adducteur pourraient devenir plus préjudiciables au bon fonctionnement du réseau d'irrigation. Le principal problème est le charriage formant des bancs de sable mouvants qui limitent la prise d'eau du canal et constituent un obstacle au transport des produits de l'Office du Niger et des diverses marchandises en vrac. /. . -107- ANNEXE 2 Page 15 3.04 Un modèle hydraulique de prise d'eau a été testé en 1962 aux labora- toires de Chatou en France. Il a été recommandé à construire à l'entrée du canal des déflecteurs qui ne feront pas obstruction de la navigation. Une autre solution que l'on a en définitive adoptée a été proposée par la mission technique chinoise et consiste à déplacer l'entrée du canal de plusieurs cen- taines de mètres vers l'amont de l'entrée actuelle. A ce point, qui est situé à 3,6 km en amont du barrage, une dépression du lit du fleuve forme un désa- bleur naturel. Il est prévu que le déplacement de l'entrée du canal sera éga- lement réalisé avec l'aide financière et technique de la Chine en 1978 et 1979. Il n'a pas été précisé si l'assistance chinoise doit également porter sur l'élargissement du canal adducteur pour en porter le débit de 110 m3/seconde à 150 m3/seconde. b) Principaux réseaux de canaux de service 3.05 Le manque d'entretien systématique et périodique au cours de ces der- nières décennies a entrainé une grave détérioration des digues et levées du principal réseau d'alimentation. Actuellement, ces ouvrages ne consistent en maints endroits qu'en de simples remblais de protection qui, même dans des con- ditions normales de fonctionnement, ne laissent qu'une étroite revanche de 10 à 20 cm. Le fonctionnement du réseau n'est donc pas très commode et doit être mené avec grande précaution. 3.06 Le réseau du canal du Sahel/Molodo est le plus critique des deux ré- seaux principaux d'alimentation. En l'état actuel des choses, on estime qu'il est très risqué de faire fonctionner le canal à pleine capacité pendant plus d'une semaina d'affilée puisque l'infiltration de l'eau dans les digues atteint alors des proportions dangeureusement élevées. Le renforcement des digues sup- primerait la menace constante de ruptures et un relèvement de 0,5 m ou de 1 m de leur revanche augmenterait la capacité utile du canal du Sahel/ Molado de 40 ou 80 millions de m3 suivant la hauteur additionnelle de la revanche. c) Réseau de distribution et de drainage 3.07 Les canaux d'alimentation sont dans l'ensemble en mauvais état. Ils ont perdu de leur capacité initiale, les remblais sont sapés, les vannes obs- truées ou emportées et les murs amont des ouvrages se sont effondrés. Il n'y a pas de graves problèmes d'envasement puisque les eaux du Niger charrient peu de limon dans ces parties du réseau. 3.08 La situation du système de drainage est encore pire. Non seulement les canaux n'ont pas encore leurs dimensions théoriques définitives mais encore ils sont surchargés par un excès d'eau d'irrigation qui constitue une consé- quence directe de la faible efficience de l'irrigation. La pratique très ré- pandue chez les cultivateurs qui consiste à bloquer les drains en vue de sous- traire frauduleusement de l'eau d'irrigation aggrave davantage cette situation. -108- ANNEXE 2 Page 16 3.09 Il serait peu utile d'établir une liste de tous les défauts. Chaque réseau autonome de distribution doit être remis en état d'un bout à l'autre c'est-à-dire depuis l'ouvrage de prise d'eau jusqu'à l'exutoire. L'améliora- tion de l'écoulement sur certains trunçons seulement serait un remède insuffi- sant. Les travaux de construction devront être précédés d'une étude approfon- die sur tous les facteurs touchant l'utilisation de l'eau dans des conditions améliorées, notamment les dates d'ensemencement, l'efficience de l'irrigation, la tolérance des variétés à hauts rendements à la submersion et les nouveaux modules d'irrigation et de drainage à adopter. Des dispositions spéciales re- latives à cette étude figurent dans le Projet d'assistance technique et d'in- génierie (Annexe 5). d) Routes de service et voies d'eau 3.10 Un grand nombre de canaux d'irrigation et même certaines parties des canaux principaux ne sont pas desservis par des routes de service et la plupart des canaux de drainage et leurs exutoires n'ont pas de routes d'accès. Cette insuffisance du réseau de routes de service a été l'un des principaux facteurs du mauvais entretien de l'infrastructure d'irrigation. Les travaux de réaména- gement devront comprendre la conception et la construction d'un réseau cohérent et fonctionnel de routes d'entretien. 3.11 La navigation sur le troisième bief du Fala de Molodo jusqu'à Kourouma est entravé par des bancs de sable. Ce bief devra être dragué jusqu'au tirant d'eau de 2 m requis. En outre, il faudra étudier dans un avenir proche l'en- semble des besoins de l'Office du Niger dans le domaine des transports et les diverses options qui s'offrent pour y répondre. 2. Aménagements à la parcelle 3.12 Les aménagements terminaux a réaliser dans les différentes zones de l'Office du Niger varient énormément : dans l'ensemble il ne faudra que des travaux dg petite envergure dans ceux des périmètres en touches de piano amé- nagés entre 1958 et 1966 (par. 1.35-1.37) et qui s-nt mieux entretenus, et dans certaines parties du secteur de Kourouma où ic terrain est iiaturellement plat; par contre, il faudra de gros travaux dans le secteur de Kolongo et dans certaines petites parties du secteur de Molodo. Les zones nécessitant des aménagements terminaux de petite, moyenne ou grande envergure correspondent sur la Carte II, aux zones de hauts, moyens et faibles rendements. Les coûts des aménagements à la parcelle ont été évalués, à titre tout à fait prélimi- naire, à 300-700 dollars/ha pour les trois catégories (en dehors d'une provi- sion de 25 % pour dépassement des quantités); ces chiffres seront utilisés dans l'estimation des coûts du Programme de réaménagement (voir Tableau 1 de l'Annexe 4). 3.13 Comme il a été déjà mentionné à maintes reprises, des rizières d'une superficie d'environ 14.000 ha ont été délaissées par les colons en raison de problèmes d'irrigation et de drainage, de la prolifération des plantes aqua- tiques e4 dans certains cas, à cause de la nature des sols. Environ 60 % de ces rizières délaissées se trouvent dans le secteur de Kolongo et seulement ANNEXE 2 Page 17 5.700 ha dans le secteur alimenté par le réseau du canal du Sahel/ Molodo. Ces champs devront être récupérés sauf lorsque la qualité du sol ne justifie pas leurs coûts de réaménagement évalués à 1000 dollars/ha. 3.14 Comme il ressort du Tableau 1 de l'Annexe 4, les coûts des aménage- ments terminaux constituent le plus gros morceau (c'est-à-dire 62 %) du coût total du Programme de réaménagement.. Pour que ces travaux soient exécutés aussi efficacement que possible en fonction des coûts impliqués, l'exécution du Programme de réaménagement devra être précédée de celle d'un programme pi- lote qui servira d'une part, à tester les différentes méthodes d'approche et à les adapter aux particularités et exigences de chaque zone, d'autre part, à tester les différents types de matériel et à former des brigades spécialisées pour planifier et exécuter ces travaux. Un programme pilote basé sur un bon échantillonnage de 250 à 500 ha dans chaque secteur, soit au total quelque 1.500 ha, suffirait pour permettre de dégager une estimation judicieuse du coût de réaménagement des 40.000 ha actuellement en exploitation et le coût d'assainissement des 14.000 ha abandonnés, et de fixer pour le Programme de réaménagement, des objectifs annuels réalistes. 3.15 Enfin, les parcelles réaménagées par le programme pilote devront servir comme champs de démonstration à l'intention des colons des zones envi- ronnantes. Pour cela, il faudra entretenir une étroite coopération avec le Service agricole pour s'assurer que les périmètres réaménagés les premières années sont immédiatement mis en culture de manière à produire les rendements escomptés (Annexe 4, Section II). IV. Demande et disponibilité d'eau d'irrigation perspectivés à court terme 1. Situation actuelle Demande d'eau 4.01 De la superficie brute de 57.000 ha aménagés, 42.200 sont à présent irrigués. Exception faite d'une plantation de 2.700 ha de canne à sucre, la riziculture est la seule activité pratiquée dans cette zone, d'où une inten- sité générale de culture de 75 % par rapport à la superficie aménagée. 4.02 Le calendrier d'irrigation suivant a été adopté : pré-irrigation des rizières d'avril à juin, suivie de la submersion de mai à août et de l'alimen- tation d'entretien de juin à novembre. Pendant la période de submersion, les rizières sont recouvertes d'une couche d'eau de 15 à 20 m de hauteur et ce ni- veau est maintenu jusqu'au drainage deux à trois semaines avant les récoltes. -110- ANNEXE 2 Page 18 4.03 Besoins en eau des cultures. L'irrigation s'impose tout au long de la saison pluvieuse pour compléter les précipitations insuffisantes. Une incertitude demeure & propos des besoins unitaires ou modules exprimés en 1/sec/ha à adopter pour une aliment ati n pendant 24 heures. Des renseigne- ments fournis par l'Office du Niger, - il ressort que l'on applique un module de 3 1/sec/ha pour le riz précoce comme pour le riz tardif pendant la période de submersion et un module de 2 1/sec/ha pendant la période d'alimentation d'entretien. Ces chiffres représertent le volume d'eau à prélever en amont des principaux canaux d'alimentation et ne font donc pas apparaître les pertes d'eau dans ces canaux (Sahel/Molodo et Macina/Boky-Wéré). Ils sont plutôt élevés par rapport aux normes d'utilisation d'eau requises pour la culture du paddy dans le cadre de programmes réalisés dans des conditions analogues. C'est là une indication de l'état actuel de l'irrigation dans l'Office du Niger. 4.04 Il est difficile d'obtenir des renseignements sur la quantité d'eau effectivement utilisée pour l'irrigation puisque peu de mesures ont été faites sur le débit 0u niveau des subdivisions. Les enquêtes faites au cours des années 1950 - suggèrent que les modules de submersion et d'entretien des ri- zières peuvent être réduits à 2 1/sec/ha et 1,2 1/sec/ha respectivement. Le module requis pour la culture de la canne à sucre serait de 1,25 1/sec/ha. Là eissi, on ne connaît pas la quantité d'eau utilisée effectivement mais on peut la déterminer avec précision puisque les plantations sont alimentées par pompage. 4.05 Pertes dans les canaux. L'alimentation brute en eau d'irrigation étant actuellement de 2 1/sec/ha, au lieu du module de 1,2 1/sec/ha que l'on juge suffisant, les pertes dans le réseau de distribution et au niveau de l'exploitation seraient de 40 % en moyenne suivant une efficience de l'irri- gatior de 60 %. Les pertes dues à l'infiltration et à l'évaporation dans le réseau du Sahel/Molodo sont évaluées à 15 m3/sec, soit quelque 20 % du débit dérivé au Point A. Les pertes totales seraient donc supérieures à 50 % (20 % + 0,8 x 40 %) et l'efficience hydraulique totale de l'irrigation des exploitations au moyen des eaux du Niger serait de 50 % au maximum. L'effi- cience est sans doute moindre (peut-être autour de 30 %) dans le secteur de Kolongo. L'efficience totale de l'irrigation de l'Office du Niger tout entier est donc, en toute probabilité, plus proche de 45 % que de 50 %. 1/ Etude de factibilité "Projet Office du Niger", Tableau 4. 2/ Renseignements fournis par M. J. de Casanova dans son rapport de juin/juillet 1964. -111- ANNEXE 2 Page 19 Disponibilité 4.06 Précipitations. Les pluies tombent surtout de juin à septembre et atteignent une moyenne de 566 mm par an. Cependant, on peut s'attendre à une hauteur de précipitations ne dépassant pas 300 mm en une année sur 10 Précipitations mensuelles à Niono (mm) Janvier F M A M J J A S 0 N D Total Moyenne - - 2 4 18 64 146 214 101 16 1 - 566 90 % - - - - 2 26 83 136 49 - - - 296 4.07 Alimentation en eau à Markala. L'évaporation mesurée sur Bac Colorado (Classe A) durant la saison de culture du riz s'établissant au total à 1800 mm environ, la majeure partie des besoins en eau devra être satisfaite par dériva- tion des eaux du Niger. Comme l'indique le tableau ci-après, les mois diffi- ciles pour la dérivation d'eau à Markala sont le mois d'avril et tout particu- lièrement les·mois de mai et de juin alors que l'offre est largement suffisante de juillet à décembre. Débit naturel à Markala (Moyenne mensuelle en m"/s) Janvier F M A M J J A S 0 N D Moyenne 445 210 98 64 70 309 1308 3065 4951 4842 2859 1009 60% 223 99 44 28 37 136 80 % 156 63 30 22 24 79 85 % 140 57 27 20 22 68 Le débit du fleuve a des chances de dépasser 20 m3/s en avril et mai pendant 85 années sur 100. Dans une année moyenne, le débit de juin est assez élevé mais avec une probabilité de 80 %, il tombe brusquement à environ 70 à 80 m3/s. 4.08 Le barrage de Markala fonctionne de manière à permettre un débit de 10 m3/s pour satisfaire les besoins minimaux de la vie aquatique et du trans- port fluvial traditionnel plus en aval. Le niveau en amont du barrage est maintenu, dans ce processus, à 300,5 m au-dessus du niveau de la mer, niveau ramené à 300,1 m au "Point A" par suite des pertes en amont dans le canal adducteur. -112- ANNEXE 2 Page 20 4.09 Alimentation en eau par le réseau du Sahel/Molodo. Les conditions d'alimentation en eau par le réseau de Sahel/Molodo ne sont pas connues avec beaucoup de précision à l'heure actuelle. Son régulateur fonctionne appa- remment pour maintenir un débit constant de 70 m3/s tant que le niveau au "Point B" ne dépasse pas son maximum. Le niveau optimal à ce point s'établit à 297,00 m avec une marge de 50 cm entre les niveaux maximal et minimal de 297,20 m et 296,70 m respectivement. 4.10 Le débit dans le deuxième bief du Molodo en aval du "Point B" équi- vaut à celui au "Point A", déduction faite des pertes dans le canal et du vo- lume d'eau prélevé pour arroser les deux plantations de canne à sucre et les subdivisions de Molodo, de Niono et de N'Débougou. Les niveaux au "Point C" sont, gràce s un ouvrage situé à l'extrémité aval, maintenus à un minimum, un optimum et un maximum de 293,80 m, 294,10 m et 294,30 m respectivement. Un régulateur distinct permet d'assurer à ce point la régulation de l'eau fournie à la subdivision de Kourouma. 4.11 Le volume d'eau stocké entre les Points A et C est estimé à 180 mil- lions de m3, équivalant à un débit de 72 m3/s pendant un mois. De ce volume d'eau, 140 millions de m3 représenteraient le volume stocké entre les régula- teurs fermés aux Points A et B.1/ On ne sait pas quelle proportion peut être considérée comme volume d'eau morte, mais puisque le réseau du Sahel/Molodo couvre d'amont en aval environ 8.000 ha, une surélévation de 50 cm des ni- veaux normaux d'exploitation donnerait une réserve supplémentaire de 40 mil- lions de m3, soit 23 m3/s pendant n'importe quel mois. 2. Perspectives à court terme 4.12 Si les digues et levées du canal du Sahel/Molodo étaient renforcées et la revanche relevée de 0,5 à 1 m, le réseau pourrait être exploité avec beaucoup plus de souplesse et une plus grande partie de son énorme potentiel de stockage d'eau pourrait être utilisée. Le volume d'eau stocké pourrait être utilisé effectivement pour les opérations suivantes i) pré-irrigation; ii) accroissement de déLit de 20 m3/s soit 25 % pendant les courtes périodes de débit de pointe. Les investissements lourds qu'exige une augmentation de la capacité des principaux réseaux d'alimentation pourraient donc être retardés de plu- sieurs années. l/ Tous ces chiffres sont des estimations approximatives dégagées à partir de quelques coupes transversales et longitudinales du canal du Sahel aux Points A et B et peuvent être très erronés. -113- ANNEXE 2 Page 21 4.13 * Les conditions d'alimentation en eau dans l'Office du Niger s'amélio- reront sans doute lorsque le barrage de Sélingué en cours de construction sera achevé vers 1982. Ce barrage permettra en particulier d'accroltre les débits pendant la période de mqrs à mai qui est à l'heure actuelle la plus difficile. Le tableau ci-dessous / établit une comparaison entre les états de débit en cas d'une probabilité de 85 % avec et sans le barrage, au cours des six pre- miers mois de l'année (voir aussi Tableau 2). Prévisions du débit à Markala (probabilité de 85 %) (Moyenne mensuelle en m-"/s) Janvier Février Mars Avril Mai Juin Sans Sélingué 140 57 27 20 22 68 Avec Sélingué 149 128 137 183 86 84 On ignore si le débit du barrage de Sélingué pourra être augmenté davantage en mai et juin en cas de besoin. 3. Bilans actuel et futur de la demande et de l'offre 4.14 On trouvera dans les Tableaux 2 et 3a-3c les projections de la dis- ponibilité et de la demande d'eau, à partir desquelles les conclusions ci-après ont été formulées. 4.15 Bilan actuel. Le réseau du canal du Sahel/Molodo alimente des ri- zières de 33.000 ha et des plantations de canne à sucre de près. de 3.000 ha; le réseau du Macina/Boky-Wéré alimente une zone de 8.000 ha consacrée à la cul- ture du paddy. Le semis se fait essentiellement en juin et en juillet et l'efficience hydraulique de l'irrigation est faible. La demande brute totale de l'Office du Niger au cours d'une année normale (probabilité de 50 %) ne dé- passerait pas le débit à Markala. Toutefois, à la probabilité de 85 %, des pénuries se produiraient en avril, mai et juin; dans ce cas, la phase de semis devrait être reculée à une période ultérieure de la saison, ce qui aurait une incidence défavorable sur les rendements. Si l'on n'élargit pas le périmètre cultivé, la demande brute des divisions du canal du Sahel/Molodo ne dépasserait pas la capacité actuelle du canal, qui s'établirait à environ 70 m3/s. Le canal du Macina aura en permanence une capacité largement suffisante, de même que le canal adducteur. 1/ Tiré de : Effets économiques du barrage de Sélingué dans le domaine agricole, par Recherche et Développement, mars 1975 (projet de rapport). Ces chiffres sont contestés par certains et doivent être interprétés comme une prévision plutôt optimiste. -114- ANNEXE 2 Page 22 4.16 Bilan futur (à court terme). Le programme de réaménagement permet- tra d'augmenter la capacité de stockage du réseau du canal du Sahel/Molodo, et le planage de réduire les besoins en eau à l'hectare. On peut s'attendre à une réduction de 33 % des besoins de submersion (de 3 1/s/ha à 2 1/s/ha) et de 40 % des besoins en alimentation d'entretien (de 2,0 1/s/ha à 1,2 1/s/ha). 4.17 A supposer que le barrage de Sélingué entre en activité au début des années 1980 et que les plantations actuelles de canne à sucre ainsi que toute extension éventuelle seront alimentées par le canal de Costes à partir du Point A,l/ le débit à Markala suffirait largement pour irriguer une superfi- cie totale de 60.000 ha par le réseau du canal du Sahel/Molodo à la probabilité de 70 %. La mission estime toutefois que cette probabilité ne convient pas pour un projet d'irrigation qui vise une maltrise totale de l'eau. 4.18 Un objectif plus réaliste pour une expansion à court terme du réseau du Sahel/Molodo serait d'ajouter une superficie de 12.000 ha environ au péri- mètre actuellement mis en valeur pour le porter au total à 51.000 ha. Confor- mément aux hypothèses énoncées au paragraphe précédent, le canal adducteur couvrirait largement la totalité des besoins (une fois réglé le problème de l'entrée du canal). Cependant, le canal du Sahel/Molodo réaménagé, fonction- nera à sa capacité maximale supposée de 70 m3/s et le volume potentiel d'eau que le canal permettra de stocker devra être également mobilisé pour fournir un débit total de 70 + 23 = 93 m3/s pendant un mois environ. Dans ces circons- tances, la demande brute totale au cours des années moyennes (probabilité de 50 %) ne dépasserait pas le débit offert à Markala. Avec une probabilité de 85 %, il y aurait en juin des déficits qui pourraient être comblés pour utili- sation du potentiel de stockage. 4.19 La probabilité d'une alimentation suffisante en eau à. tout moment du cycle végétatif ne pourrait passer à plus de 85 % qu'à l'une des deux condi- tions suivantes : - réduire la superficie avec semis avancé .et pour cela, reporter la période de forte consommation d'eau plus tard dans la saison (juillet/août) à un moment où le problème de l'eau ne se pose pas. Cette modification aura néanmoins une incidence défavorable sur les rendements; ou - modifier le calendrier d'approvisionnement en eau par le barrage de Sélingué. S'il n'y a aucune raison contraignante, le débit du barrage devrait être programmé de manière à apporter le plus grand secours à l'Office du Niger pendant la période difficile. L'Office du Niger devrait être représenté au sein du Conseil qui décidera de la gestion de l'eau du barrage de Sélingué. 1/ Voir par 5.04 ci-dessous. -115- ANNEXE 2 Page 23 4. Conclusion 4.20 En résumé, il ressort d'une évaluation préliminaire - et compte tenu des incertitudes qui entourent la czgacité actuelle du réseau - qu'un redimen- sionnement de grande envergure des principaux canaux d'alimentation de l'Office du Niger ne sera pas nécessaire avant la fin des années 1980. Cette conclusion est fondée sur les hypothèses suivantes : - le réseau du canal du Sahel/Molodo sera renforcé pour permettre de relever de 0,5 m la hauteur de l'eau stockée et d'accroltre le débit du canal de 23 m3/s pour la durée de un mois; il faudrait également, dans le cadre de ces travaux, enlever quelques seuils qui se sont formés dans le Canal du Sahel; - les plantations de canne à sucre du Kala supérieur et toutes exten- sions de celles-ci seront alimentées par le canal de Costes à partir du début des années 1980; - le barrage de Sélingué entrera en activité au début des années 1980 et son débit sera réglé en fonction des besoins de l'Office du Niger; et - le périmètre total irrigué par le réseau du canal du Sahel/Molodo avec une probabilité de débit de 85 % à Markala ne dépassera les 50.000 ha que de très peu. V. Possibilités d'extension à moyen et à long terme 1. Moyen terme 5.01 Les possibilités d'extension à moyen terme sont résumées au Tableau 4. En dehors du secteur d'Alatona et du canal de Costes, la construction d'aucun nouveau canal principal ne sera nécessaire. L'extension des superficies dépend du réseau actuel de distribution puisqu'elle était prévue au départ. Ainsi, près de 30.000 ha pourront être aménagés aux alentours des secteurs de Molodo, de Niono/N'Débougou, de Kourouma et dans une moindre mesure, de Kolongo. 5.02 La mission avait proposé de transférer les programmes de recherche et d'essais sur le coton de la station de Kogoni au secteur d'Alatona, à titre de mesure préparatoire au développement de la culture irriguée de coton dans ce secteur. Cette proposition n'a pas été acceptée par l'Office du Niger pour des raisons d'ordre technique (Annexe V, par. 4.05). -116- ANNEXE 2 Page 24 5.03 La construction du canal de Costes, prévue dans le Plan quinquennal de développement actuel (1974-78), a été différée pour des raisons techniques et financières. L'Office du Niger s'apprête maintenant à exécuter les travaux de génie civil en régie.1/ 2. Long terme 5.04 La superficie irrigable contrôlée par le barrage de Markala couvre 2 millions d'hectares dont 75 % sur la rive gauche et 25 % sur la rive droite du Niger. Les premiers plans d'extension étaient orientés vers le canal de Macina, mais ils ont été abandonnés lorsque les conditions naturelles se sont révélées moins favorables qu'on ne l'avait supposé. La culture du coton qui avait alors un intérêt primordial aux yeux des promoteurs de l'Office du Niger a motivé très tôt l'extension du périmètre irrigué vers le nord. Dans ce pro- cessus, une superficie de un million d'hectares sur la rive gauche du Niger a fait l'objet d'études pédologiques et de levés topographiques et les tracés approximatifs des principaux ganaux de distribution et de drainage ont déjà été établis pour ces zones, 2/ 5.05 En revanche, le potentiel de la rive droite du Niger demeure inex- ploré à ce jour. Cette zone a une densité de population plus forte que celle des zones de la rive gauche et elle eFt beaucoup plus proche du barrage. Il convient de faire le plus tôt possible les études pédologiques et les levés topographiques de reconnaissance pour une superficie de 500.000 ha, élément indispensable du plan directeur de l'aménagement à long terme de l'Office du Niger qui devrait bientôt être mis au point comme la mission l'a proposé. 1/ On trouvera les détails les plus récents à ce. sujet dans le rapport prin- cipal (Chapitre VII, par. 7.07-7.10). 2/ La liste des cartes disponibles à l'Office du Niger figure à l'Appen- dice 1 (page suivante). -117- ANNEXE 2 Appendice 1 Page 1 MALI OFFICE -DU NIGER - RAPPORT D'IDENTIFICATION Cartes disponibles à l'Office du Niger Cartes générales 1:200.000 Carte routière de la zone d'action de l'Office du Niger 1:200.000 Plan d'ensemble du Delta central nigérien 1:1.000.000 Carte de la vallée du Niger, de Bamako à Tombouctou KALA SUPERIEUR 1:20.000 Avant-projets - Canal Castes 1955 - Casier de Dougabougou 1955 - Casier de Seribabougou, Planches 1 et 2 - Casier de Seribala, Planches 1 et 2 - Casier de Bovani, Planches 2a et 2b - Casier de Dougabougou, variante - Casier de Kourmuna - Canal Costes, variante 1955 1:50.000 - Système hydraulique Kala supérieur, avant-projet 1954 - Canal Castes et casier de Dougabougou, variante avant-projet 1955. KALA INFERIEUR OUEST ET EST 1:20.000 - Carte pédologique du casier Blanc - Casier Blanc, quartier Retail, carte des sols, levée 1954 - Casier de N'Debougou, projet jusqu'au partiteur BG - Nature des sols et microrelief, casier de N'Debougou - Etat des cultures, casier de N'Debougou - Quartier de Siengo Nord et Phédié, assolement coton-riz - Casier de Siengo, pédologie - Carte de la nature du sol et densité de boisement - Casier de Kolodougou, carte de la nature des sols 1:50.000 - Casiers de Kolodougou, Blanc, N'Debougou, Siengo, projets - Quartiers de Siengo Nord et de Phédié, D.V. - Plan d'ensemble du Kala inférieur et du Kouroumari - Casier de Molodo, Plan d'ensemble (2 calques) -118- ANNEXE 2 Appendice 1 Page 2 1:100.000 - Plan d'ensemble Kouroumari, 21 x 31 format, rapport; Aire de transhumance, région de Niono; Plan d'ensemble du Kala inférieur 1:200.000 - Plan d'ensemble du Kala inférieur et du Kouroumari - Parcours de transhumance KOUROUMARI 1:20.000 - Casiers de Kogoni et Sokolo, carte pédologique - Casiers de Kogoni et Sokolo, nature du sol - Casiers de Kandiourou et Touraba, avant-projet - Casier de Sokolo, Quartier de Banivi, carte pédologique simplifiée - Casier d'Alatona, avant-projet 1:50.000 - Carte simplifiée de la nature des sols du Kouroumari (2 planches) - Carte des sols et de boisements dans le Kouroumari - Aires de transhumance dans le Kouroumari 1:100.000 - Limite du Kala inférieur et du Kouroumari - Aire de transhumance, région de Sokolo 1:200.000 - Parcours de transhumance dans le D.C.N. 1:250.000 - Système hydraulique du Kala inférieur et du Kouroumari MEMA - FARIMAKE 1:50.000 - Avant-projet d'irrigation du Méma 1953 Avant-projet d'irrigation du Farimaké 1953 1:100.000 - Avant-projet du Méma et Farimaké 1:100.000 - Cartes des sols du Méma et du Farimaké (Baguineda) MACINA 1:20.000 - Carte de la nature des sols du casier de Niaro - Casier de Boky-Wéré, aménagements réalisés - Casier de Boky-Wéré, carte de la nature des sols -19- ANNEXE 2 Appendice 1 Page 3 MACINA - FY 1:20.000 - Plan d'ensemble, projet irrigation régulière - Casier de Macina, projet 1957 irrigation par bassin (Planches I, II, III) - Casier de Fy, irrigation par bassin, projet 1957 (Planches I, II, III) - Casier de Macina, nature du sol et microrelief, 1947 - Casier de Macina, densité de boisement 1947 - Casier de Macina, plantes annuelles et boisement, 1947 - Avant-projet d'ménagement de Ké-Macina et Fy (2 planches) - Avant-projet d'aménagement du Macina Ouest, Sarebarke, Kona, Dia-Beze (3 planches) 1:50.000 - Casier de Macina, avant-projet - Avant-projet d'aménagement du Macina, mars 1954 - Avant-projet d'aménagement des casiers de Dia et Ténenkou 1:100.000 - Canal de Macina - Casier de Macina C 120 ANNEX 2 Table 1 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Area Developed and Cropped (1977)/ Superficie Amranagge et Superficie Cultivie (1977) (ha) Sub-division/ Secteurs Developed Area Cropped Area Niono 7,300 5,300 N'Deboagou 13,400 12,180 Molodo 7,240 6,170 Koutouma 10,920 9,510 Kolongo 14,400 6,320 Total Paddy/Riz 53,260 39,480 Sirabala 2,500 1,660 Dougabougou 1200 1,080 Total Cane/Canne 3,700 2,740 Superficie Superficie A ginale Cultivge. 121 Annex 2 Table 2 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Discharges at Markala Barrage before and after the Construction of the Sglingui Dam D6bit au Barrage de Markala avant et apris la Construction du Barrage de S6lingue month/ Discharge in m3/sec Exceeded with Probability of (%)/ mois DMbit en m3/sec Dfpassement avec Probabilite de (%) Without Dam With Dam Sans Barrage Avec Barrage January/ 140 149 85 Janvier 156 166 80 184 197 70 223 237 . 60 250 266 50 February/ 57 128 85 Ffvrier 63 139 80 83 163 70 99 185 60 115 206 50 March/ 27 137 85 Mars 30 146 . 80 38 162 70 44 175 60 53 190 50 April/Avril 20 183 85 22 193 80 25 205 70 28 219 . 60 32 230 50 MayAla 22 86 85 24 92 80 30 104 70 37 169 60 47 185 50 June/Juin 68 84 85 79 97 80 102 123 70 136 159 60 168 246 50 Source: Research and Development, 1975 0FFCE mU 6101R 0DINTIOcAOO0 56P18T gator emsnd-aupply nalanco (.3/sec) -Prea t 8 tmattomn Lina dea beston en adu d'IrrIaIuem a Atuåtoa attuelle JAE EE ilE E ili 2fl .!!! Må! NUt llE Elt M A. 366EL. OJIAL.ht0JiO lvetaia a. C^4L du SAMDJISIO Paddy 33,000 (ha) aBittre (33.008 ha> Pra-åcrigatte (ha> • 300 . .10 1,200 500 Pra-Irrlattes (ha) 8ie6ding (ha) 3.000 10,000 ',000 3.000 Igsas a abu the) tlincbnancf frInttlom (h) 5.60. 16.000 2m.004 33000 2.000 8.000 5.000 atieslag (hål submetal land under paddym • - • 500 .6.100 17.200 28.500 33,000 33.000 22,000 10.000 5,000 oui-ttal riatern* habg Irtsa~ r rom@§en §@#oIa tn sfj d'irrination elveråoPaddymilec 2/ 0 17 46 69 71 64 44 20 18 Bsins ala pr&§e MLSMGc fv*elraon Suga a M/c 4 4 414 prbe* Ca~ alkat (a) subtotat diveratsa s3/aee 4 4 4 3 21 30 73 75 70 48 24 14 (a) Söu-ateaI heon M3/6C . Laöa Mala, q.pply canal Part canMal d'atjutaia Etimated tvaporataa teras par avaparatics LODenrOe,& 8,000 ha) 1 8 0 10 11 8 8 1 7 8 1 6 Perras par avap4ratisn <aug 8.000 ha) Easfmated aa.pa.a Inese 8 6 6 6 6 6 6 6 6 6 8 Paraes sar $nallreuten )h> subgatal lass 3/deca 13 14 16 06 17 14 14 13 13 14 13 13 (h) Sou@-&otal perta# 83/sC effaettva ratatall (.) 14 s1 117 071 81 13 Precipitatton of tectivo (m) On paddy afield* M3 c 0.3 3.4 13. 22.2 18.3 1.t sur caelera m3/94C on c@aal area (.000 ha l Opec 14 3•6 3.1 3.5 0,4 tur canal 4*dddction gl/dec Ich subcoral stetv* relnfall J/so • • • •.3 3.. I1.- 29.. 2.- fel sous-ttal ssrpaatena effective s3/s! * (d) Grass Igrigatton Demand (a + + c) 17 18 20 21 * 38. 59.- 70.- 60.- 70.- 60.- 31.- 26.- id> geafiu, a la surca u3j@e a. BACINA cAI.aCKy-wore syste 8. cAde "Act"/JOby-uac Pr-a.rrigation (ha) 160 240 240 160 Pre-trrigatio (he) tlaudin (ha> 14600 2.400 3.400 1.600 ig sa am (he) -1 1engene (hal i.600 4.000 6.400 8.000 6.400 4.000 1.600 entretten fb•> Subtotal land under teddy <ha) 160 1,840 4,240 6,360 8,000 8.000 6,400 4.000 1,600 $oa-total rpiler@s tal ¥r n (a) Saaslas a le pris Sie Dåverston raquiremente (a3/m8> 2/ • 3.- 11.- 03.5 18.- 16.0 12.8 18. 3.2 Caal eases Partsa caiel d'adductes latsmacd veporration 2 2 3.5 2. 3. .- a 2 3 1.3 Partes par avaporazion regifaäed 2 . 2 2 2 2 2 2 2 2 Pert* per Infiltration (b) Subemral Loaen J3/Se 4 4 4 4 4 4 4 4 (h) soua-tatal pertas I3/ne de tmaed effqttq r.Infell3K16s. -.4 3., 6.6 2.. . < e1 e,eet,.ev@ 4) 1raes roe@ tena demand at/mna .h.. 4 5 .1 14 16 15 17 17 12 1 Ucan"@ a l sgorr* ff/kc C T.al §raa ze~andA a e reat A emn /a4 21 22 33 26 4 o 73 86 7 B7 77 - 49 33 C. BseaU [oeua a la fourcf3i/ayciaN roa a Uataimas whth ara subject tve TrifidaCts. gatioSg prulimi1atrog a 6aritier. On the bast at 3 1/asee/a tar ftlediag, aM 3 2l/ss/ha tar pre-lrrigattan d mataenamce. Ge as 9 a~r mg smaesaatis ds 3 1/se/ha paer &IM sa saf ot 5 1b.MeM paur pr&-rrilapttä et *tratts. Far sugar-cas, ths aodule la 1.25 1/sac/ha. .. fmur la cmsa *ncre,. la commeoae sat de 1.2 åsa/ha. orr ewr am -r nrrmcavros arras VATE: In~A AND atlrP.T BAIANCE (0'/964 - Abort torp Progpett 311U dag bes4M en eau dlrrigactta parapoctIv69 a ert gorma .AN MEB HAT A HAT JUNE JULY AUG EUT OCm MOw eC A. NaSL CAaAL/imlODO Uyem A. CANAL du IANL/I~O Zaddr (4.000 ha) RI1erim 33.000 ha ?re-lerigattoc km a/ 12,000 12,m0o 3,00 Pre-rrigation ha pleoding " 12,000 12,000 2,000 ettae caa " rstatenance " 1,n . f6,ann 46.000 45.ann M.n 2.000 ntretien suboaml land under paddy (ha)s 12,000 14.00 46000 . 46.0 46,0m 46.000 36.000 22,00 mous-tetal rieere# (ha). lirVJEGRIOn re4trementesaenenan eau d'irieotenam3Uc Dåveröion i fae iveralan inec Paddy (46.000 ha) ]l . 14 O:==555 4 .6 Sasn a lappriae klå a3/C cran 15.000 hal ., &,1 6, 4.3 ,. ,. 3, 1eoin& a 1e ofis Cone (a> Subtotal divereao M3/666 14 38 g., 79. 61.3 61.3 47.3 32.7 2.3 () ous-totat, baesta m3/96c Lo;s: mata oupply camall es canal d'adducteA Evaporun 7 8 10 10 11 8 8 7 7 8 7 v tries par evaporation Step.ae, 6 6 4 4te Partes per infixtration (b) subtotal loss~ 83/eec 13 14 14 16 17 14 14 13 13 14 13 12 (b) soue-COeG portag m3/6C Ktectivo rainfall oas , trectpltatilo efticce (ass) CrOpP4d ara 1. 10 22 33 16 2.0 Sur cantera <s/ec) Canal 1,8 3,6 5,5 . 3,5 0,4 sur canal Cddj&eMon (m3/sc> (c) Subtotal eftective raeftell - -- 1. 11.6 5.6 38.3 18.6 2.6 (c) MoIu-tecal prbcplation (4) Groce dåveraon equirCmnC (d) Blomne Canal du sabel Canal Saelm3/Dec: 13 14 36 30 54 20 68 36 56 59 46 sS alaource (43/ec) , B. Grogs d&veralon requiremaete D. BReGife Canal de Costae Caial de Cates / (at B0% efttciJency) M3/CeS 14 16 16 1 16 . 16 16 16 14 18 . 16 16 a la Roure 83/9ec C. Earlotea gros dlverslom C. amSotå Cenal da Nacina requlre.rne. kacina a l4 eouren (M3/9c) 2Canl(a3fec) / 4 4 }1 21 34 33 26 26 18 ta D. Total GroRe De9and D. Beonaias toteux a la ~ource (A C) Polte A (0m/ec) 33 34 37 02 85 107 108 75 98 101 80 , 2 a ponAt I (Ad + b + C % ahe bmsm e 2 1/»e*a/ tar tedtag And 1.2 3/am*/ha e~ pre-riapr&Ingatta et octrote. 10.000 l ar-as at 1.2 1/ea/ha. .a ~ ~ atmm213 10.000 m C-e a Gauora al 1.25 /U. Icroaoe of 50% over aerae prasently undar paddy. Eåteniona pårieftre rizicola de 50%. HALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Estimated Gross Irrigation Demand (m3/sec) Present Situation (1978) Besoins Bruts en Eau d'1rrigacion (m3hec) Situation Presente (1978) J F H A H J J A S 0 N D Sahel/Holodo 17 18 20 21 38 59 70 60 70 60 37 26 Sahel/Holodo Hacina/Boky Weri 4 4 5 5 10 14 16 15 17 17 12 7 Hactua/Boky Wre Total Office du Total Office du Niger 21 22 25 26 48 73 86 75 87 77 49 33 Niger Short Term Future (until about 1988) Court Terme (jusqu'en 1988 environ) Sahel/Molodo 13 14 16 30 54 70 68 36 56 59 46 15 Sahel/Holodo Coates Canal: 16 16 16 1 16 16 16 16 16 16 16 16 16 Canal do Coates Hacina/Boky Were: 4 4 5 6 15 21 24 23 26 26 18 11 Macina/Boky Wir* Total Office du Total Office du Niger: 33 34 37 52 85 107 108 75- 98 101 80 42 Niger Expected Flow at Harkala (m3/sec) Debit a Markala (mJ/sec) Without S1ingu dam: Sans Barrage de Silingue Average: 445 210 98 64 70 309 1.308 3.065 4.951 4.842 2.8.! 1.009 Moyenne: 85% probability: 40 57 27 20 22 68 Probabilito 85% With Silingud dam Avec Barrage do S6lingue Average: 266 206 190 230 185 246 Noyenne no constraint to irrigation/ 85% probability: 149 128 137 183 86 84 j disponibilite sans contrainte Probabilitte 85% 3/e cnbriu&qsndbtadtonlo23 ccpuratir It is aeumed that an additional 23 a /sec can be made available from 1 11 eat priana6qu'nn d6bit additional de 23 !/ao pourrait Itre the Sahel/Molodo system of live storage. obtenu do la riserve vive du Sahel/Holodo. th Sae/Hld aytmo i,soae 125 ANNEX 2 Table 4 MALI OFFICE DU NICER - IDENTIFICTION REPORT Existing Irrigation Area and Possible Medium Term Extension Superficies Aminages et Possibilitis d'Expansion A Moyen Terme Supply canal system/ Division Subdivision Moin Canal/ Area Developed/ Extension Area/ SystIme d'irrigation Canal Principal Superficia Aminagie Expansion Possible Sector/ ha Sector/ ha Secteur Secter Sahel Canal/Molodo Lower Kala Niono Gruber Niono 7,300 Reacail 2,500 N'Debougou N'Debougou 13,400 N'Debougou- 1,000 East Siengo-North 8,000 Phedie Holodo Molodo Molodo 7,240 olodo-North 5,000 Fab& hroumari [ourousa Sokolo Sokolo 10,920 Singo/ 10,000 Eogoni Diadian Alatona 15,000 Subtotal (ha)/ 38,860 41,500 Sous-total (ha) Macina Canal/Boky Art zolongo Boky-4Mri Boky-Warf 14,400 Boky-Ari 3,500 Niaro Niaro Subtotal (ha)/ Sous-total Cha) 14,400 3,500 Costes Canal Upper [aa Siribala 2,500 1/ 8,500 Costes Canal Dougabougou . 1,200 1/ . 1,800 KOMona 2,100 Seribabougou 8,100 ........ N'Bavanl 16,700 Subtotal (ha)/ 3,700 37,200 Sous-total (ha) Total (ha) 56,960 82,200 1/ Presently irrigated directly from Molodo. 1/ A prisent irriguis pir le Canal du Sahel/Molodo. -126- ANNEXE 3 3. Production agricole I. Climat et sols 1. Climat 2. Sols II. Zones aménagées et zones cultivées III. Le riz 1. Considérations générales 2. Production et rendement 3. Difficultés 4. Battage et commercialisation 5. Usinage 6. Stockage 7. Recherche rizicole 8. Budgets des exploitations IV. Le sucre 1. Situation 2. Problèmes V. Elevage 1. Embouche du bétail dans les parcs d'embouche 2. Production porcine et avicole 3. Elevage pratiqué par les colons dans les exploitations VI. Le coton 1. Climat et sols 2. Aménagement du terrain 3. Techniques culturales; rotation des cultures 4. Engrais; protection phytosanitaire 5. Variétés de coton 6. Budgets des exploitations 7. Conclusion ANNEXE 3 Page 1 MALI OFFICE DU NIGER - RAPPORT D'IDENTIFICATION Production agricole I. Climat et sols 1. Climat 1.01 Ce chapitre examine les caractéristiques climatiques qui présentent le plus d'intérêt pour la production agricole de l'Office du Niger. La sta- tion de recherche de Niono fournit des renseignements d'ordre climatique de- puis 1939 et la station de recherche de Kogoni depuis 1948. Les conditions climatiques sont généralement favorables à la culture du riz, du coton, du blé, du sorgho, de la canne à sucre et des plantes fourragères. Un résumé de ces conditions figure aux Tableaux 1 à 3 qui indiquent également les cycles végé- tatifs des principales cultures et les difficultés d'ordre climatique qu'elles rencontrent. 1.02 Les nuits froides que l'on observe de décembre à mars constituent un obstacle à la culture du riz et du coton pendant cette saison car la crois- sance des plantes est retardée ou arrêtée pendant le froid. Les températures minima relevées à la station de recherche de Kogoni sont de 10,2C en décembre, 5,6OC en janvier et 7,20C en février. Le nombre de jours dont -la température est inférieure à 15 OC est (en moyenne) de 12 en décembre, 31 en janvier, 25 en février et 12 en mars (Tableau 2). Etant donné ces températures, on peut dif- ficilement pratiquer une seconde culture de riz dans l'année. Le froid ne constitue pas un obstacle à la production du blé. Le semis du blé se fera toutefois de manière à éviter que la période d'épiaison ne coincide avec les vents d'Harmattan. 1.03 L'évaporation est très forte; chaque mois le volume d'eau qui s'éva- pore est supérieur à celui des précipitations. Il convient toutefois de tenir compte du fait que l'évaporation réelle sur de grands espaces est inférieure d'environ 20 % à celle qui est mesurée par la méthode du "Bac Colorado". Une forte évaporation signifie d'importants besoins en eau (et des pertes élevées de l'eau stockée), mais en revanche la terre sèche rapidement avant la moisson. -128- ANNEXE 3 Page 2 2. Les salsl/ 1.04 Il existe une carte pédologique (1:20 000e) de l'ensemble de la zone aménagée de l'Office du Niger. Les sols sont de type alluvial et ont une profondeur au moins égale à 2 m. La salinité ne pose pas de problèmes. Dans l'ensemble, les sols sont plutôt pauvres : ils ont une acidité (PH) qui varie de 5,5 à 7 et une faible teneur en matière organique. 1.05 Les sols qui se pretent le mieux à la riziculture sont : - les sols gris limoneux ardoisés (appelés Boi en langue locale); - les grumosols argilo-limoneux (Boi-Fing); - les sols bruns argilo-limoneux (Dian) et les sols Dian très argi- leux (Dian-Perré). Ceux qui se prêtent le mieux à la culture du coton sont les grumosols très argileux, peu perméables et dont la structure superficielle est friable (ap- pelés Moursi) ainsi que les sols Dian (et les sols de transition entre les Moursis et les Dians). De 'ce fait, les zones adaptées à la culture du riz et du coton se chevauchent. 1.06 Les différents types de sols se rencontrent rarement seuls dans de grandes zones homogènes; le'schéma général est plutôt celui d'une vaste mo- saique composée de différents types de sols. Le terrain ne peut être consa- cré à des cultures précises qu'en fonction des types de sols dominants; en con- séquence, chaque zone est souvent couverte d'une végétation hétérogène. 1.07 En plus d'un schéma pédologique fragmenté, la région est également caractérisée par un micro-relief inégal. L'absence de renseignements topo- graphiques détaillés à l'époque où les 'périmètres irrigués ont été aménagés pour la première fois a entrainé de graves difficultés au cours des décennies ultérieures. Le micro-relief est de plus en plus égal vers le Nord et devient presque plat dans le secteur de Kouroumari. 1/ Pour une étude chimique et physique détaillée des types de sols, voir B. Dabin, "Contribution à l'étude des sols du Delta central nigérien", Agronomie tropicale, novembre/décembre 1951. Un tableau récapitulatif figure dans "Etudes prospectives d'intensification de la riziculture à l'Office du Niger", juin 1977, page 23, effectuées par l'ADRAO. -129- ANNEXE 3 Page 3 II. Zones aménagées et zones cultivées1" 2.01 De 1934/35 à 1964/65, la zone irrigable aménagée de l'Office du Niger a augmenté au taux moyen d'environ 1.800 ha par an; depuis 1965, elle est restée constante à 53.260 ha (Tableau 4). Le coton a occupé environ 20 % de la superficie cultivée pendant les deux premières décennies de l'après- guerre, puis sa production a baissé à partir de 1964 et a été abandonnée en 1970. L'expérience de la production du coton est examinée au Chapitre VI ci-dessous. 2.02 La zone aménagée, d'une superficie de 53.260 ha, n'a jamais été entièrement utilisée. Au cours des trente dernières années, une superficie comprise entre 7.000 ha et 20.000 ha est restée en friche, par suite notam- ment d'une irrigation et d'un drainage insuffisants et peut-être de la mau- vaise qualité du sol. A certaines périodes, la proportion élevée des terres en friche peut également s'expliquer par une diminution temporaire du nombre de colons pour des raisons étrangères à la qualité des infrastructures mais tenant plutôt à la baisse de l'attrait exercé par les conditions économiques offertes par l'Office du Niger (prix à la production, problème de la culture du coton, endettement). Les Graphiques I à V indiquent l'évolution des péri- mètres irrigables et des périmètres cultivés par culture et par secteur de- puis la création de l'Office du Niger jusqu'à ce jour. Il apparait que la zone laissée en friche, dont le maximum, en 1968/69, a représenté les 3/8 de la superficie totale a été réduite au cours des dernières années à 1/4 de la zone aménagée. 2.03 La répartition actuelle des terrains cultivés et incultes (non com- pris les deux plantations industrielles de cannes à sucre) est -indiquée au Tableau 5. Il apparalt que le problème de la sous-utilisation des terrains aménagés se pose fondamentalement dans le secteur de Kolongotomo où les diffi- cultés de drainage sont les plus graves (Annexe 2). Dans les autres secteurs, la proportion deà terres non-utilisées est d'environ 15 %. La Carte II in- dique l'emplacement des zones cultivées ainsi que celui des rizeries, des raffineries de sucre et des stations de recherche, etc. l/ Le présent chapitre fait abstraction de la zone plantée en cannes à sucre (3.700 ha). Pour le sucre, se référer au Chapitre IV ci-dessous. -130- ANNEXE 3 Page 4 III. Le riz 1. Généralités 3.01 En dépit de l'accroissement de la production du sucre depuis que la raffinerie de Siribala est entrée en service en 1967/77, la production du riz reste toujours l'activité principale et la plus caractéristique de l'Office du Niger. Le résumé ci-après de la culture, de la commercialisation, de l'usinage du paddy et de la recherche qui s'y rapporte est toutefois relati- vement succint, car l'Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l'Ouest (ADRAO) a récemment entrepris une étude détaillée des pro- blèmes liés à la riziculture à l'Office du Niger. Le lecteur est prié de se référer à ce document.l 3.02 Le paddy est cultivé par des colons sur des exploitations d'une su- perficie moyenne de 8,5 ha. La structure de la famille moyenne, la distribu- tion des exploitations par taille et le matériel utilisé par les agriculteurs sont examinés à l'Annexe 1. Au cours des années 60, l'Office du Niger a cul- tivé en régie directe une proportion de plus en plus grande de la superficie totale, en faisant un usage massif des machines agricoles et de la main- d'oeuvre salariée; en 1968/69, la proportion de la terre cultivée en régie avait atteint 48 %. La nouvelle direction a vite abandonné cette méthode, la main-d'oeuvre salariée étant d'un coût élevé et ayant une faible productivité. A l'heure actuelle, l'Office du Niger cultive directement quelque 600 ha seu- lement pour la multiplication des semences. 2. Production et rendements 3.03 L'aménagement des zones consacrées à la riziculture, la production totale estimative et les rendements figurent au Tableau 6. Les seuls chiffres connus avec une certaine précision concernent les superficies cultivées et la production commercialisée. Depuis 1971/72, la production totale est calculée sur la base d'un sondage par échantillons, exécuté par le Bureau des affaires économiques. Un carré de 5 x 10 m est sélectionné par hasard pour chaque su- perficie de 25 ha. Cette méthode est valable, et la fiabilité des résultats est surtout fonction des soins apportés à l'exécution et de la qualité de su- pervision. L'accroissement récent de la production totale et des rendements à l'Office du Niger a été contesté parfois. Cependant, sur la base des chif- fres dont on dispose, il n'y a guère de raisons de supposer que la production 1/ ADRAO : "Etude prospective de l'intensification de la riziculture à l'Office du Niger", juin 1977. (Voir en particulier les paragraphes 13 à 69, 85 à 120 et 131 à 144). Le principal auteur de ce rapport, M. Djibril Aw, Chef du Département de la recherche de l'ADRAO, a par- ticipé à la mission d'identification de la Banque et à la formation des conclusions et des recommandations du présent rapport. -131- ANNEXE 3 Page 5 totale se serait écartée de plus de 5 % des chiffres avancés. La comparaison établie à l'aide d'une série de chiffres basés sur la production commerciali- sée, les prélèvements au titre de la consommation interne et la constitution de stocks de semences, fait apparattre des écarts qui ne dépassent pas 1 à 5 % au cours des dernières années (Tableau 6). 3.04 Les écarts tiennent essentiellement à deux facteurs qui influencent les résultats en sens opposé : la commercialisation par les circuits officiels d'une certaine quantité de paddy produit dans des champs hors casier et les ventes clandestines du paddy produit dans les champs de l'Office du Niger. La différence inexpliquée entre les deux estimations du Tableau 6 pourrait donc représenter - en dehors des erreurs de l'enquête par sondage - l'excédent des ventes clandestines sur la part de la production hors casier qui a été commer- cialisée par les circuits officiels. Cette dernière étant probablement peu importante, la majeure partie de la différence figurant à la dernière colonne du Tableau 6 représenterait des ventes aux commerçants privés. Cette hypothèse est étayée par le fait que l'écart a notablement décliné en 1974, date à la- quelle le prix officiellement payé aux producteurs a été augmenté de 60 %, et également par le fait qu'il a quelque peu augmenté en 1976/77 lorsque ce prix officiel, inchangé depuis 1974, a été nettement inférieur au prix offert sur le marché parallèle. 3.05 Les rendements varient considérablement entre les secteurs et les unités de production, comme l'indique le Tableau 7 établi en fonction de l'enquête de 1974/75, qui selon l'avis des techniciens de l'Office du Niger serait la plus sûre des dernières années. Les rendements varient de 2.700 kg/ha dans certains endroits du secteur de Niono/N'Debougou à 1.000 kg/ha dans cer- tains endroits de celui de Kolongotomo. Ces variations s'expliquent essentiel- lement par les différences dans les conditions d'irrigation et.de drainage; dans le cas de Kourouma, elles tiennent peut-être aussi au fait que les sols ont été cultivés pendant une période plus courte que dans les autres secteurs. Compte tenu de ces constatations, la zone de production du paddy a été divisée en trois catégories en fonction des rendements (et de l'état des infraztruc- tures d'irrigation). On a obtenu la classification (ajustée pour tenir compte de l'accroissement des rendements globaux de 1974/75 à 1976/77) indiquée au Tableau 8, sur laquelle se fonde la justification économique du projet de ré- aménagement envisagé. L'emplacement des zones appartenant aux stades 1 à 3 est indiqué sur la Car.e II. 3.06 L'accroissement des rendements globaux peut tenir à un certain nombre de facteurs, notamment : - la forte diminution de la superficie cultivée en régie (par. 3.02); - l'encouragement fourni après 1974 par la majoration des prix versés aux producteurs; - l'abandon de la production du coton qui s'est traduite par l'amé- lioration de la situation financière des colons; -132- ANNEXE 3 Page 6 - l'amélioration de la densité de matériel et de boeufs à l'hectare (Annexe 1); - l'accroissement de l'utilisation des engrais; et - l'amélioration de la gestion et l'intensification des efforts de vulgarisation. 3. Difficultés 3.07 L'accroissement considérable des rendements enregistrés au cours des sept dernières années ne doit pas faire oublier que des rendements de 2,26 tonnes à l'hectare sont encore très faibles pour un système d'irrigation permettant la maltrise complète de l'eau. On examinera ci-après plusieurs facteurs qui influencent les rendements (services de vulgarisation, état des infrastructures d'irrigation, utilisation des facteurs de production et des semences améliorées, les rapports entre les superficies et la main-d'oeuvre, et la densité du matériel). 3.08 La densité des services de vulgarisation est passée de un agent pour 34 familles (360 ha) en 1970/71 à un agent pour 28 familles (235 ha) en 1977/78. On compte un encadreur (agent formé sur la tâche qui, en règle géné- rale, n'est pas sorti d'un institut de formation) par village, et un moniteur (agent de vulgarisation ayant suivi plusieurs années de formation dans un éta- blissement agricole) par unité de production et dans certains villages plus importants. Cette densité est plus que suffisante, mais la qualité des enca- dreurs et des moniteurs est inégale. Les encadreurs incompétents peuvent être licenciés; les moniteurs le sont plus difficilement car ils ont acquis le sta- tut de fonctionnaire. Par le fait de vivre dans le village pòur lequel ils sont responsables, les encadreurs connaissent parfaitement les colons et leurs conditions de vie; cependant, les encadreurs désirent naturellement vivre en harmonie avec leur milieu et ont donc tendance de ne pas regarder de trop près si les colons cultivent hors casier, bloquent les drains ou commettent d'autres infractions. 3.09 Le degré de nivellement des terres varie notablement des anciennes zones de production du coton de Niono et de la zone naturellement plane de Kourouma, d'une part, au secteur de Kolongo, de l'autre, la plus ancienne par- tie du système, où le terrain naturel est plus inégal que plus au Nord mais où aucun effort de planage n'a été tenté pendant la construction au cours des années 30. D'après les estimations de 'ADRAO, environ un quart des superfi- cies cultivées appartient à cette dernière catégorie qui comprend également certaines zones du secteur de Molodo. Dans ces champs au relief inégal, les agriculteurs utilisent de très grandes quantités d'eau parce qu'ils veulent recouvrir même les endroits les plus élevés de leurs champs. Cette pratique pose des problèmes de drainage car les drains, conçus pour évacuer, dans les meilleurs des cas, des quantités normales des eaux d'écoulement, sont bien souvent trop petits même pour cet usage. De nombreux secteurs (Kourouma, Kolongo) ont des problèmes supplémentaires de drainage, qui sont examinés à l'Annexe 2. -133- ANNEXE 3 Page 7 3.10 La maitrise des eaux étant insuffisante et le sarclage négligé, les champs ont été envahis par le riz sauvage qui, dans de nombreux cas, incite les agriculteurs à abandonner leur champs, notamment dans le secteur de Kolongotomo. La pré-irrigation et la submersion des rizières bien aplanies à une date avancée devraient constituer une méthode efficace pour éliminer la plupart des variétés de riz sauvage, à condition que ces mesures s'accompagnent de meilleures pratiques de sarclage. L'abandon du semis à la volée, qui est actuellement pratiqué partout, pour le semis en ligne représente toutefois une condition préalable à l'efficacité du sarclage. En 1977/78, le sémis en ligne a fait quelques progrès (584 ha). Le semis en ligne a produit des résultats remarquables là où il y a eu un sarclage correct (près de 5 tonnes/ha dans un cas dans le Kouroumari); malheureusement, certains encadreurs n'ont pas suivi comme il faut les casiers semés en ligne, et dans ces cas les résultats ont été décevants. Les éléments clés d'une dispersion rapide du semis en ligne sont un encadrement serré et de plus grands efforts de démonstration. 3.11 L'utilisation des engrais a doublé de 1975/76 à 1977/78 (Tableau 9). L'accroissement s'est toutefois limité aux secteurs bénéficiant de meilleures conditions de germination (notamment à N'Debougou et à Kourouma) tandis que l'utilisation des engrais a en fait diminué dans le secteur de Kolongotomo. D'autre part, la dose d'engrais (50 kg d'urée à l'hectare) est très faible et suffit à peine pour maintenir la fertilité du sol et obtenir des rendements proches de 2,5 tonnes/ha. Il n'est cependant pas recommandé d'intensifier l'utiliiation des engrais avant l'adoption du semis en ligne et des méthodes de sarclage efficaces, sinon ce sont les adventices qui en seraient les béné- ficiaires. Enfin, le niveau élevé de l'eau maintenue dans les rizières mal nivelées entrave également l'intensification des cultures car il encourage l'utilisation de variétés à paille longue dont le rendement est plus faible que celui des variétés à paille courte. 3.12 La main-d'oeuvre constitue l'un des principaux facteurs qui limite l'intensification de la production du riz. Ce fait se manifestera pleinement lorsque les infrastructures auront été suffisamment améliorées pour permettre la généralisation des techniques avancées entraînant des rendements de l'ordre de 3,5 à 4 tonnes/ha. A l'heure actuelle, la superficie de l'exploitation cor- respond en moyenne à environ 3 ha par homme actif (15 à 55 ans), ce qui entrai- nera certainement une insuffisance de la main-d'oeuvre au moment du labour et plus encore de la moisson. Les techniques à forte intensité de main-d'oeuvre telles que le repiquage ne pourraient pas s'appliquer mime si les exploitations ét-ient réduites de moitié. Comme il fallait s'y attendre, l'adoption du repi- quaige dans les années 60 s'est soldée par un échec. Le rapport global terre- main-d'oeuvre au Mali est tel que les méthodes culturales à forte intensité de main-d'oeuvre ne peuvent être employées tant que la pression démographique ne sera pas beaucoup plus rapide qu'on ne peut le prévoir à moyen terme. -134- ANNEXE 3 Page 8 3.13 De même, on ne peut pas envisager de pratiquer deux cultures succes- sives de riz dans l'année même si les problèmes liés au froid de décembre et février pouvaient être résolus (par. 1.02). Etant donné les dimensions ac- tuelles des exploitations, la période entre la première moisson et la date du deuxième semis ne dépasse pas 45 jours. Ce délai ne permet guère d'exécuter les opérations postérieures à la récolte et de préparer la terre pour les nou- veaux semis. On ne peut envisager de pratiquer deux cultures successives dans l'année que sur des exploitations beaucoup plus petites. 3.14 L'insuffisance du matériel aggrave dans nombre de cas les problèmes de main-d'oeuvre. Comme l'indique l'Annexe 1, quelque 20 % des agriculteurs n'ont pas le matériel de base constitué de deux boeufs et d'une charrue. Ils comptent sur les services des agriculteurs mieux équipés; or, ces derniers s'occupent d'abord de leurs prcpres champs, ce qui tend à causer des retards de labour et de semis dans les exploitations sous-équipées, et des pertes de rendement. 3.15 Les pertes de rendement consécutives au retard des semis sont éle- vées parce que les variétés de paddy utilisées à l'Office du Niger sont pho- topériodiques, c'est-à-dire qu'elles viennent à maturité à une certaine date indépendemment de la date du semis (les variétés utilisées à l'Office du Niger sont indiquées au Tableau 10). Si leu semis se font en retard,.le cycle végé- tatif est de ce fait raccourci, ce qui entralne des pertes de rendement. Les semis doivent se faire entre la fin mai et la fin juillet et la récolte entre la mi-novembre et la fin décembre. Dans la pratique, les semis se prolongent jusqu'à la fin août et la récolte dure jusqu'en février. Dans ce cas, les pertes peuvent être supérieures de 30 à 40 % à celles enregistrées par les agriculteurs qui sèment et récoltent à temps. Des expériences effectuées en 1966 au Mali par l'IRAT ont montré la grave baisse des rendements enregistrée lorsque les semis se font après la fin juillet, et les très bons résultats obtenus lorsqu'ils se font dès que possible (en mai). La préirrigation à l'aide du volume d'eau supplémentaire procuré par le barrage de Sélingué peut exercer une grande influence sur la production notamment si elle permet d'avan- cer les dates de labour et de semis. 3.16 Les pertes de production proviennent non seulement de la baisse des rendements entrainée par le raccourcissement du cycle végétatif (par. 3.15) mais également des pertes causées par la ch''te prématurée des grains et par les oiseaux et les rats. En outre, pendant la saison sèche, par suite d'im- portantes fluctuations journalières de la température se produisant de décembre à février, les grains de paddy qui restent dans les champs sont sujets au cli- vage; ce paddy produit à l'usinage une proportion élevée de brisures (de faible valeur). En plus des pertes de quantités, il se produit donc une baisse no- table de la qualité. Dans le système de commercialisation en vigueur, cette perte n'est pas ressentie par le colon car le prix versé aux producteurs ne tient pas compte de la différence de qualité (à l'exclusion du paddy contenant une proportion élevée de riz rouge). Les retards de semis et de moisson font ainsi perdre à l'Office du Niger un revenu important car l'OPAM le paie en fonction de la qualité du riz livré. -135- ANNEXE 3 Page 9 4. Battage et commercialisation 3.17 Près de 70 % de la production de paddy est battue à la machine. La Division des travaux exécute ce service en contrepartie d'une redevance de 120 kg de paddy par tonne, calculée de manière à tenir compte du coût réel pour l'Office du Niger du service e.écuté. Ce coût est de 5.400 francs maliens la tonne de paddy au prix courant à la production. Comme un ouvrier met environ douze journées de travail pour battre une tonne à la main, le remplacement de la machine par le travail manuel oermettrait d'obtenir seulement une rentabi- lité de 450 francs maliens par personne et par jour, soit un salaire inférieur au taux de salaire officiel, et beaucoup inférieur au coût d'opportunité de la main-d'oeuvre pendant la période de la moisson. 3.18 Les quantités battues sont presque identiques aux quantités commer- cialisées car les agriculteurs prélèvent normalement les quantités nécessaires à leur consommation domestique (300 kg par personne) avant que la batteuse ne soit installée sur le champ. Losque les prix sur le marché parallèle sont très supérieurs aux prix officiels payés aux producteurs, les agriculteurs sont tentés de conserver le plus de paddy possible (à l'exclusion de la rede- vance de 400 kg/ha) pour le battre manuellement. En pareil cas, le faible rendement du battage manuel est compensé par le prix plus élevé payé par les commerçants privés. L'accès aux débouchés du marché parallèle varie en fonc- tion de l'emplacement de l'exploitation et de l'expérience des colons. Les ventes totales clandestines du paddy produit dans les champs de l'Office du Niger sont cependant estimées à environ 5 à 15 % de la production totale (sui- vant le décalage enregistré chaque année entre le prix du marché officiel et celui du marché parallèle). On peut ajouter à cela une partie de la produc- tion hors casier; comme l'ensemble de la superficie des zones hors casier ne dépasse pas 6.000 ha, cette quantité devrait être inférieure à:10.000 tonnes. L'Office du Niger s'efforce de lutter contre ces ventes clandestines; une pe- tite unité de la Police économique (rattachée au Commandement militaire de la Quatrième région) circule dans la région après la moisson. Les agriculteurs ont besoin d'une autorisation pour déplacer plus d'un sac de riz. 3.19 En 1976/77, quelque 65.500 tonnes ont été ramassées, soit un rende- ment de 1.650 kg/ha en moyenne. La quantité totale de paddy ramassée a aug- menté en même temps que les rendements et la production globale. Les Gra- phiques I à V montrent la période de la baisse des livraisons pendant les années 60 lorsque les prix officiels payés aux producteurs étaient si bas qu'ils n'incitaient pas les agriculteurs à produire ni à livrer ce qu'ils pro- duisaient. L'élargissement simultané des zones cultivées en régie (dont la totalité de la production est commercialisée) a en partie compensé cet état de choses. Pour les colons, considérés séparément, la production commercia- lisée à l'hectare a été même inférieure à celle qui figure sur ces graphiques. Lorsque de nouvelles mesures ont été adoptées après 1968/69, les livraisons à l'hectare ont doublé en l'espace de huit ans. ANNEXE 3 Page 10 3.20 Le battage à la machine commence à la fin du mois de décembre et se termine normalement au mois de mai. Les quantités commercialisées se répartissent comme suit pendant la période de la campagne - janvier 17 % - février 23 % - mars 28 % - avril 21 % - mai 10% - juin 1% 5. Usinage 3.21 L'Office du Niger possède quatre rizeries d'une capacité totale de 60.000 à 66.000 tonnes de paddy (selon les hypothèses du nombre d'heures de fonctionnement par an). On trouvera des précisions au Tableau 11. 3.22 Les résultats d'usinage des trois unités qui fonctionnaient avant l'année 1977 figurent au Tableau 12. Le taux d'usinage qui est de 65 à 66 % est satisfaisant, mais la qualité du riz produit est très insuffisante. La production consiste presque entièrement en brisures ou en RM40 qui contient officiellement 40 % de brisures, mais en réalité davantage. Le type et l'état du matériel n'expliquent que partiellement ces résultats. Tant que la majeure partie du paddy reste trop longtemps dans les champs et arrive à l'usine avec un grain clivé, on ne peut pas s'attendre à un meilleur résultat. Des mesures de redressement doivent consister d'abord à concentrer la moisson sur les six dernières semaines de l'année, à réduire la superficie des exploitations pour que cela soit réalisable, et à adopter des prix du paddy différenciés en fonc- tion de l'état du grain et à instituer éventuellement un système de primes pour les moissons effectuées à temps (ou de pénalité pour les moissons en re- tard). Il devient impératif d'améliorer la qualité du riz si le Mali envisage de produire éventuellement un excédent structurel destiné à être exporté en Afrique de l'Ouest. Le Mali ne peut pas s'attendre à devenir compétitif sur le marché des brisures (prix c.a.f. Dakar en 1977: /6 francs maliens/kg). Pour lec autres marchés, il doit être en mesure de produire au moins un riz de qualité RM25. 3.23 Les rizeries produisent une importante quantité de son et de farine de riz qui sont vendus aux colons pour servir d'aliments du bétail (voir Cha- pitre V ci-dessous) et à d'autres consommateurs en dehors de la zone de l'Of- fice du Niger. Les ventes des sous-produits du riz ont totalisé environ 100.000 dollars en 1976. 3.24 Si les quatre usines fonctionnent à pleine capacité, elles pourront tout juste traiter la quantité de paddy commercialisé en 1976-77 (65.000 tonnes). Toutefois, deux des rizeries ont 25 et 30 ans respectivement; elles ont besoin d'être entièrement révisées de toute urgence. Il en est de même de l'usine de N'Dogofiry construite par les Chinois et qui n'a que dix ans. Il y a lieu -137- ANNEXE 3 Page =l d'apporter plus de soin à l'entretien du matériel d'usinage du riz. Trois des quatre usines peuvent tomber en panne à tout moment et rester hors d'usage pendant plusieure mois; l'usinage apparalt ainsi comme le plus grave goulet d'étranglement susceptible de se produire à court terme dans la production du riz. 3.25 La Direction de l'Office du Niger a entamé des négociations avec le fabricant italien de la rizerie de Molodo. Le début des travaux de réfection et d'extension (de 19.000 à 30.000 tonnes) de cette usine est prévu pour l'au- tomne 1978. La République populaire de Chine a accepté en principe de proc&der à la réfection de la rizerie de N'Dogofiry, mais aucune date précise n'a été avancée. 3.26 Des échanges de vues avec le Fonds européen de développement (FED) et la Banque européenne d'investissement (BEI) en vue de la construction d'une cinquième rizerie (30.000 tonnes) n'ont abouti à aucun résultat. La construc- tion de cette usine s'inscrit dans le cadre du projet de l'Etat qui souhaite constituer un stock de réserve de riz de 60.000 tonnes pour se prémunir contre les sécheresses susceptibles de se produire à l'avenir. Le FED a accepté de financer les structures de stockage et les engrais requis pour ce projet, mais il faut encore mobiliser des fonds pour la rizerie supplémentaire (et pour l'achat du stock de riz). 3.27 Par contre, une autre rizerie (de 20.000 tonnes) va être construite pour l'Opération riz Ségou (ORS) à Dioro. Le financement sera assuré par un prêt de la Banque européenne d'investissement (BEI); le début des travaux de construction est prévu pour la fin de 1978. Certes, cette usine absorbera en premier lieu le paddy commercialisé de l'Opération riz Ségou (ORS) mais ceci libérera la capacité des autres rizeries qui servent actuellèment à usiner le paddy de l'ORS. A plus long terme, cette solution n'est cependant pas satisfai- sante, car elle entralne des déplacements non rentables du paddy, des rizières aux usines éloignées. La construction d'une autre rizerie à l'Office du Niger s'imposera dans quelques ans. 6. Stockage du paddy 3.28 Les usines ont une capacité totale de stockage du paddy d'environ 41.000 tonnes qui se répartit comme suit - Kolongo 8.000 tonnes - Molodo 13.000 tonnes - N'Debougou 10.000 tonnes - N'Dogofiry 10.000 tonnes Les installations de stockage étaient encore suffisantes en 1976/77, mais avaient atteint les limites pour la zone de N'Debougou/Niono/Molodo. Si l'ob- jectif de commercialisation de 72.000 tonnes en 1977/78 était atteint, l'Office du Niger rencontrerait des difficultés de stockage dans cette zone capitale -138- ANNEXE 3 Page 12 (Tableau 13). L'usine de Kolongo, en revanche, dispose d'une large capacité de stockage, mais elle est trop éloignée pour offrir une capacité d'appoint véritable. Les difficultés de stockage ne pourraient être surmontées qu'au prix d'un allongement de la période de commercialisation s'accompagnant d'une nouvelle baisse de la qualité du grain. Il est donc également nécessaire de construire en priorité de nouvelles installations de stockage. L'Office du Niger prépare la construction d'un magasin de 20.000 tonnes à la rizerie de Molodo mais les plans définitifs n'ont pas été arrêtés. 3.29 Niono dispose d'un magasin d'une capacité de 14.000 tonnes qui était auparavant utilisé pour le coton et pourrait à court terme servir d'appoint. A plus long terme, le stockage dans un endroit éloigné de la rizerie serait cependant trop coûteux car il implique des opérations supplémentaires de char- gement et de déchargement; ce magasin serait mieux indiqué pour le stockage de facteurs de production agricole. 7. Recherche rizicole 3.30 La station de recherche de Kogoni (dans le secteur de Kouroumari) faisait autrefois partie de l'Office du Niger, mais elle est actuellement pla- cée sous la responsabilité de l'Institut d'économie rurale (IER) du Ministère du développement rural. L'IER est chargé de coordonner la recherche agricole au Mali et de diriger et de crntrôler les activités scientifiques dans ce domaine. Les services de la station de Kogoni ont la compétence nécessaire, mais ils ne disposent pas du matériel suffisant pour exécuter leurs tâches. Dans l'ensemble, les conditions matérielles se prêtent bien à la recherche rizicole. Les conditions de drainage doivent cependant être améliorées. 3.31 Les travaux de la station de Kogoni sont axés sur : - la poursuite des essais sur les variétés; l'utilisation des engrais; les dates de semis; les pratiques culturales, etc.; et - la multiplication des semences et la production des variétés Elite 1 et 2. La station conserve quelques points d'essais dans les champs de paddy de l'Office du Niger afin d'étudier les réactions aux différents milieux; le service de vulgarisation de l'Office du Niger suit ces essais sur le terrain et la station de Kogoni en assure une certaine supervision. La séparation de la station de recherche de l'Office du Niger auquel elle était autrefois rat- tachée a diminué les échanges entre les chercheurs, les services de vulgari- sation et les agriculteurs. Etant donné l'importance des avantages que la recherche pourrait tirer en retour des services extérieurs, l'Office du Niger devrait faire des efforts pour établir des liens plus étroits entre ses ser- vices agricoles et la station de Kogoni. -139- ANNEXE 3 Page 13 3.32 La station de Kogoni dispose d'un stock de variétés bien testées dont les cycles végétatifs sont de longueurs différentes et qui comprennent des variétés à paille longue et courte (Tableau 14). La recherche a été axée dans le passé sur les variétés à paille longue car elles étaient les mieux adaptées aux conditions existant sur place (planage insuffis,nt des champs). A l'avenir, la recherche devra surtout porter sur les variétés à paille courte afin que l'on dispose d'un choix assez vaste lorsque l'aménagement des rizières permettra d'utiliser ces variétés de paddy. 3.33 La recherche pourrait également porter sur les différentes possibi- lités de pratiquer deux cultures successives dans l'année, en analysant notam- ment les avantages et les inconvénients des deux options de base ci-après a) lère culture : juin-octobre 2e culture : novembre-avril/mai b) lère culture : juillet-décembre 2e culture : mars-juin 3.34 D'après les expériences de réaction aux engrais, l'azote est l'élé- ment le plus important. Les rendements augmentent jusqu'à ce que les doses d'azote atteignent 80 unités à l'hectare; au delà de cette quantité, il se projuit la verse. A l'heure actuelle, l'Office du Niger utilise 23 unités à l'hectare. Le phosphore manque seulement dans certaines zones de l'Office du Niger, telles que Molodo. Les essais effectués à la station n'ont révélé aucune réaction à la potasse..!/ 8. Budget des exploitations 3.35 Les budgets des exploitations (Tableaux 15 à 17) ont été établis pour les trois niveaux de rendement identifiés précédemment (Tableau 8). Le travail, évalué séparément pour les hommes, les femmes et enfants, a été ex- primé en équivalent de journées de travail d'une personne et s'échelonne entre 62 et 76 jours par hectare (Tableau 15), ou 530 à 650 jours par unité d'ex- ploitation moyenne. La durée des travaux exécutés par les hommes varie de 49 à 59 jours par hectare, soit 420 à 500 jours par unité d'exploitation moyenne. Comme la famille moyenne compte 2,5 hommes actifs, ceci correspond à 170 à 200 jours ouvrables par travailleur masculin de mai (labour) à la fin de décembre. Cependant, ce calcul global ne reflète pas la pénurie de main- d'oeuvre qui se produit pendant les périodes de forte demande, surtout au cours de la moisson mais aussi pendant le labour (du fait des nombreuses jour- nées de travail absorbées par les parcelles cultivées en sec à cette période; ce sont certes surtout les femmes qui pratiquent cette culture, mais le labour doit être effectué par les hommes). La main-d'oeuvre étant donc limitée, la préparation de la terre et la moisson s'étendent bien au delà des périodes recommandées. 1/ Pour un examen du problème des engrais, se référer à l'étude de l'ADRAO par. 57 à 61. -140- ANNEXE 3 Page 14 3.36 Le coût d'utilisation des boeufs et du matériel (Tableau 16) se fonde sur la densité moyenne en 1977, certains ajustements étant effectués pour tenir compte de l'intensité variable des cultures. 3.37 La rémunération par journée de travail varie, d'après le Tableau 17, de 600 francs maliens au Stade 1 (notamment à Kolongotomo et à certains en- droits de Molodo) à 900 francs maliens à N'Debougou et Kourouma. Au Stade 2, qui est le plus représentatif de la moyenne, la rémunération par journée de travail d'une personne est de 730 francs maliens et le revenu total de la famille est de 420.000 francs maliens, soit 860 dollars. Ce chiffre est d'ailleurs très voisin de celui qui figure à l'Annexe 1, Tableau 22, extrait des comptes des exploitations de l'Office du Niger, qui est de 430.000 francs maliens pour le revenu d'une famille moyenne. Dans le groupe à plus faible revenu, les salaires par journée de travail d'une personne sont seulement lé- gèrement supérieurs au taux du salaire rural en vigueur, qui est de 500 francs maliens. Ils sont par contre très inférieurs au salaire payé par les colons pendant les périodes de forte demande. Les salaires implicites à la pièce payés pendant le labour ou la moisson seraient de l'ordre de 750 à 850 francs maliens par personne et par journée. 3.38 Les chiffres concernant les agriculteurs du Stade 1 ne tiennent pas compte des rendements de ce groupe qui sont inférieurs à la moyenne, attei- gnant parfois 1,2 tonne l'hectare, ce qui correspond à une rémunération de 300 francs maliens par journée de travail. Ce salaire est insuffisant pour des hommes pouvant trouver un autre emploi ailleurs, mais reste acceptable pour les personnes âgées qui constituent la majeure partie de la population du secteur de Kolongotomo. Les budgets des exploitations ne tiennent pas compte non plus des transferts de revenus des agriculteurs sàus-équipés, qui doivent louer des boeufs et du matériel appartenant à leurs voisins mieux équipés. (Ainsi qu'il a été mentionné à l'Annexe I, les colons tirent un revenu supplémentaire considérable d'autres sources, notamment de cultures en sec, de cultures maralchères et de l'élevage.) IV. Le sucre 1. Situation 4.01 L'Office du Niger exploite deux raffineries de sucre d'une capacité totale de 19.000 tonnes, situées le long du Canal du Sahel et du Fala de Molodo entre le Point A et les rizières de Niono (voir Carte No II). Près de 4.000 ha ont été aménagés pour la production du sucre de canne, sur lesquels 2.700 ha ont été effectivement consacrés à la culture de la canne à sucre. C'est la République populaire de Chine qui a fourni l'assistance technique et financière nécessaire à la construction de ces deux usines : -141- ANNEXE 3 Page 15 - la raffinerie de Dougabougou (1964) est une usine expérimentale d'une capacité de 4.000 tonnes; - la raffinerie de Siribala (1976) a une capacité de 15.000 tonnes (Tableau 18). Une distillerie d'alcool est rattachée à chaque raffinerie. Un personnel ma- lien assure le fonctionnement de la raffinerie de Dougabougou depuis un cer- tain nombre d'années. La raffinerie de Siribala a été remise au personnel malien en 1977 après la première campagne mais des techniciens chinois sont encore chargés des opérations dans les plantations de cannes à sucre situées autour de Siribala. En 1976/77, la production du sucre a été de 14.250 tonnes. Des renseignements sur le développement de la production de la canne, du sucre et de l'alcool figurent au Tableau 19./ 4.02 Depuis le début, le faible rendement de la canne à sucre et le taux peu élevé d'extraction du sucre ont posé des difficultés à la raffinerie de Dougabougou. Les faibles renaements sont causés par : - des attaques fréquentes du charbon et des bohrers; - le vieillissement des plantations dont certaines n'ont pas été replantées depuis huit à dix ans; - la qualité inégale du planage du terrain dans le périmètre (notam- ment la destruction des couches superficielles lors de l'aménagement); - les difficultés périodiques d'alimentation en eau lorsque le faible niveau des eaux dans le Canal du Sahel diminue l'efficacité du pompage; et - l'utilisation des variétés de canne chinoises qui sont inadaptées aux conditions locales. Comme les rendements sont de 45 à 60 tonnes de canne à l'hectare et que la teneur en sucre fluctue autour de 8 %, la proportion moyenne de sucre par hec- tare moissonné est restée à un niveau bas de 4,5 tonnes/ha. Les coûts de pro- duction étaient de ce fait élevés, en fait à peu près le double du prix de substitution aux importations. Outre les qualités médiocres de la canne à sucre, ces coûts élevés s'expliquent par les dimensions non rentables de la raffinerie et la faible efficience du matériel de broyage des cannes. 4.03 La raffinerie de Dougabougou est ancienne. La République populaire de Chine a prévu de la moderniser à la fin de la campagne 1977/78, mais elle ne sera malheureusement pas agrandie de façon notable. 1/ Pour un exposé sommaire de la campagne 1977/78, voit Annexe 6, par. 3.01-3.03. -142- ANNEXE 3 Page 16 4.04 La raffinerie de Siribala a commencé à produire dans de meil- leures conditions. Les rendements de la canne ont été supérieurs à 100 tonnes/ha, ce qui s'explique par : - de meilleures variétés, notamment Sc 57-423, Co 419, C 56-21, NCO 310 et POY 310; et - de meilleures méthodes d'aménagement des terres : les terrains ont été planés en unités de 6 ha (au lieu de 12 ha comme à Dougabougou), ce qui restreint le volume de la couche superfi- cielle à déplacer. En outre, il convient naturellement de tenir compte du fait que les planta- tions sont jeunes et il faut attendre les résultats qu'elles donneront après un certain nombre d'années. Il est prévu de replanter plus fréquemment qu'on ne l'a fait dans le passé à Dougabougou. 4.05 La teneur en sucre à la raffinerie de Sirabala est comprise entre 8 et 9 %, résultat qu'on peut encore considérer comme moyen. Si les résultats obtenus en 1976/77 (8,75 %) se maintiennent et si les rendements de la canne se stabilisent à 100 ou 110 tonnes/ha, la raffinerie de Siribala devrait être en mesure de produire du sucre à moindres frais qu'à Dougabougou. Les dimen- sions plus importantes (quoique encore en dessous de la taille optimale) de l'usine et la répartition des frais généraux administratifs entre deux unités constituent d'autres facteurs favorables. Seule une étude approfondir que la mission n'a pas été en mesure de réaliser, peut permettre de savoir ,i la raffinerie de Siribala pourra produire du sucre à un coût voisin du prix de substitution aux importations (estimé à 200-220 francs maliens le kilogramme rendu Bamako aux prix de 1977). 2, Les difficultés 4.06 Outre la modernisation de la raffinerie de Dougabougou (par. 4.03), le secteur sucrier de l'Office du Niger se heurte à trois difficultés tech- niques non négligeables, à savoir : - l'identification, l'introduction et la protection des variétés de cannes adaptées aux conditions locales; - la suppression des goulots d'étranglement constitués par la main- d'oeuvre pendant les opérations de moisson et de chargement des cannes; et - le remplacement .des stations de pompage coûteuses par un système d'irrigation par gravité. 4.07 L'introduction et la protection de nouvelles variétés de cannes à sucre font actuellement l'objet d'études auxquelles participe l'IRAT, qui a effectué trois missions de protection phytosanitaire en 1976/77. Jusqu'à présent, les maladies n'ont affecté que de façon marginale les plantations de Siribala. -143- ANNEXE 3 Page 17 4.08 Même avant l'entrée en service de la raffinerie de Siribala en 1976/77, l'Office du Niger avait déjà du mal à recruter la main-d'oeuvre sai- sonnière nécessaire aux opérations de coupe et de chargement des cannes à sucre. Pendant les premiers mois de 1976, près de 7.500 ouvriers saisonniers ont été recrutés. Ces derniers, payés à la pièce, se font, d'après les ser- vices de l'Office du Niger, un salaire journalier nettement supérieur à 1.000 francs maliens (2 dollars). La main-d'oeuvre n'est cependant pas tou- jours disponible, par suite notamment du fait que la popL'ation de la région n'est pas dense (exception faite des riziculteurs) et parce qu'il faut en con- séquence faire appel à des personnes vivant dans des régions éloignées. Comme il doit constamment augmenter les taux de salaires pour s'assurer la main- d'oeuvre nécessaire, l'Office du Niger estime que la mécanisation de la mois- son sera bientôt économiquement justifiée. 4.09 Les deux plantations pompent leur eau d'irrigation dans le système du Canal du Sahel : la plantation de Dougabougou dans le canal lui-même et celle de Siribala dans le Fala de Molodo qui est le prolongement de ce canal. Les frais de pompage, estimés à 500.000 dollars par an, grèvent lourdement les coûts de production du sucre de l'Office du Niger. Les pouvoirs publics et la direction de l'Office du Niger se préoccupent beaucoup de cette situation non seulement pour des raisons de coût, mais également en premier lieu parce que les pompes pourraient tomber en panne. L'expérience a montré que les pièces de rechange mettent très longtemps pour venir de Chine et, dans l'intervalle, la production de sucre pourrait subir d'énormes pertes. Soucieux surtout de supprimer ce risque, l'Office du Niger accorde un rang de priorité élevé à la construction du Canal de Costes qui permettra d'irriquer par gravité les plan- tations de Dougabougou et de Siribala par de l'eau provenant du Point A. (Voir aussi Chapitre VII, par. 7.07 à 7.10 du rapport principal.) 4.10 Comme l'indique le Tableau 19, les raffineries de sucre ne conver- tissent qu'une fraction de leur mélasse en alcool. La raison en est que l'Etat a le monopole des ventes d'alcool et l'organisme responsable n'a pas été en mesure de fournir à l'Office du Niger des débouchés en dehors du pays; l'unique client est la Pharmacie populaire, système public de production et de distribution de produits pharmaceutiques. Afin d'éviter de gaspiller davan- tage un sous-produit précieux, il conviendrait d'étudier la factibilité écono- mique de l'exportation d'alcool et les coûts d'opportunité de l'utilisation de la mélasse pour l'alimentation du bétail (Chapitre V ci-dessous); autrement, ce gaspillage augmentera notablement par suite de l'accroissement de la pro- duction de mélasse par la raffinerie de Siribala. V. Elevage 5.01 L'élevage est pratiqué sous diverses formes à l'Office du Niger - l'Office du Niger utilise ses sous-produits pour l'embouche du bé- tail, la production porcine et avicole; -144- ANNEXE 3 Page 18 - en dehors de leurs boeufs de trait, les colons élèvent un peu de bétail et de petits animaux pour les besoins domestiques en lait et en viande; - enfin, les nomades viennent faire paltre leurs troupeaux dans les rizières pendant la saison sèche; les colons confient à ces bergers Peulh le bétail qu'ils ne conservent pas de manière permanente sur l'exploitation, généralement la plus grande partie de leur troupeau. Un marché de bétail important et animé se tient tous les dimanches à Niono, centre de la région. Juste à la sortie de Niono se trouve une station de recherche sur le hétail (Station du Sahel) à laquelle participe le Centre international dr l'élevage pour l'Afrique (CIEA). 1. Embouche du bétail et parcs d'embouche 5.02 En 1969, l'Office du Niger a demandé à la Station du Sahel de mettre au point une formule adéquate utilisant ses sous-produits pour l'embouche du bétail. Les sous-produits disponibles sont notamment la mélasse, les bouts supérieurs des tiges de canne à sucre (bouts blancs), la paille de riz, les farines de riz et le son. Jusqu'en 1970, l'Office fournissait également des graines de coton mais depuis cette date, on doit faire venir ce produit de la région du Mali-Sud. Des expériences réalisées à la Station ont permis de dé- finir un programme d'embouche d'une durée de trois mois, au cours desquels le poids des animaux devait augmenter de 75 kg (de 300 kg à 375 kg). Les rations proposées par la Station du Sahel figurent au Tableau 20. 5.03 Compte tenu de ces résultats, deux parcs d'embouche ont été cons- truits, l'un à Dougabougou, l'autre dans le secteur de Molodo. (UP5). Leurs structures sont simples, économiques et fonctionnelles. La dapacité du parc de Dougabougou est de 900 animaux et celle de Molodo de 550 animaux. Trois rotations par an permettraient d'atteindre une capacité totale de 4.350 tètes de bétail, mais à Molodo deux rotations seulement peuvent être effectuées car le parc n'est pas accessible aux véhicules pendant la saison des pluies. La capacité effective est donc de 3.800 animaux par an. A l'heure actuelle, l'alimentation est à base de mélasse et de graine de coton; le fourrage de lest est constitué de bouts blancs à Dougabougou et de paille de riz à Molodo. Ce système permet d'obtenir une viande de bonne qualité. 5.04 De 1971 à 1974, les deux parcs ont fonctionné de manière satisfa.- sante, bien qu'ils n'aient jamais atteint plus de 50 % de leur capacité théorique. Par la suite, le nombre d'animaux vendus a diminué rapidement - 1971 : 1.517 animaux vendus - 1972 : 1.544 " - 1973 : 1.922 " - 1974 : 1.580 " - 1975 : 519 " - 1976 : 413 " En 1977, l'Office du Niger a mis fin à ses opérations d'embouche du bétail. -145- ANNEXE 3 Page 19 5.05 L'échec des parcs d'embouche n'est pas imputable à des facteurs tech- niques mais aux insuffisances des services de commercialisation. A l'origine, l'Office du Niger vendait les animaux engraissés à la Société d'Etat SOMBEPEC (Société malienne de bétail, des peaux et cuirs), conformément au système ap- pliqué aux ventes de riz (à l'OPAM), ou de sucre (à la SOMIEX), c'est-à-dire en fonction d'un barème de prix négociés qui étaient supposés tenir compte des coûts de production. La SOMBEPEC s'étant montrée incapable de tenir ses enga- gements vis-à-vis de l'Office du Niger, la direction de ce dernier a rompu les relations avec cette société et vendu, à partir de 1974, le bétail engraissé à des commerçants privés. Les prix étaient toutefois fixés en fonction de l'idée que l'Office du Niger se faisait des coûts de production, sans tenir compte du prix réel du marché. En 1976/77, le bétail était ainsi vendu à 350 francs ma- liens le kilogramme pour un animal sur pied (Tableau 21) alors que le prix du marché en 1977 était de 225 francs maliens (Tableau 22). Comme il fallait s'y attendre, les ventes baissèrent, et quand il fut mis fin aux opérations pendant le deuxième semestre de 1977, l'Office du Niger disposait encore de 120 animaux. 5.06 Deux services différents sont chargés des activités d'embouche du bétail à l'Office du Niger, à savoir - la Division de l'élevage (qui fait partie du Service agricole), qui est techniquement qualifiée mais manque de compétence en matière de gestion; et - le Service de commercialisation, qui n'a pas la compétence re- quise pour la commercialisation du bétail. Habitué notamment à vendre exclusivement aux sociétés d'Etat en fonction des barèmes, le Service de commercialisation a fondamentalement m'al compris la nature d'un prix du marché. Par sa politique des prix, l'Office du Niger s'est donc lui-même exclu du marché. 5.07 L'Office du Niger n'avait, semble-t-il, aucune raison va;able d'aban- donner les parcs d'embouche. Compte tenu d'une petite prime de qualité, il était possible d'obtenir un prix de 250 francs maliens le kilogramme pour le bétail sur pied. La marge brute de 44.000 francs maliens par animai1 devrait suffir largement pour faire de l'embouche du bétail une activité rentable. Un examen du calcul de coûts effectué par l'Office du Niger (Tableau 21) per- met de conclure que certains éléments importants du coût ont été surévalués, notamment : - les frais généraux; et - la mélasse. 1/ Prix de vente : 250 francs maliens x 395 = 98.750 francs maliens Prix d'achat : 175 francs maliens x 320 = 54.600 francs maliens. -146- ANNEXE 3 Page 20 5.08 La question-clé est celle de l'évaluation des sous-produits. L'Of- fice du Niger ne peut transformer qu'une fraction de la production de mélasse en alcool (Tableau 19). La mélasse est néanmoins facturée à 17 francs maliens le kilogramme aux parcs d'embouche. De même, la farine de riz est vendue à 17 francs maliens le kilogramme et le son à 12 francs maliens le kilogramme, sans aucune justification économique. Parallèlement, les agriculteurs ob- tiennent la farine de riz à 7 francs maliens le kilogramme et le son à 5 francs maliens le kilogramme. Il importe donc que l'Office du Niger mette au point, pour ses sous-produits agricoles, une politique de prix cohérente et ration- nelle, fondée, sur les recettes qu'ils lui procureraient s'il les utilisait à d'autres fins. 5.09 Il est recommandé de remettre en service les parcs d'embouche après une analyse technique et économique de leur factibilité et, en particulier, après une restructuration, de manière à donner toute la responsabilité à un directeur compétent, chargé de superviser tant les aspects tech,iques que la commercialisation. Cette analyse devrait également porter sur l'effet du mo- nopole d'exportation de viande réclamé par la SOMBEPEC. Ce monopole a empêché l'Office du Niger d'établir des contacts directs avec des acheteurs sérieux et solvables dans les pays voisins, la Côte d'Ivoire notamment. 2. Production poroine et avicole 5.10 Les sous-produits du riz sont en partie utilisés pour la production porcine dans deux porcheries : l'une à Nionokoroni (non loin de Molodo), l'au- tre près de Kolongotomo. Les animaux sont au nombre d'environ 900 au total. A Ségou, l'Office du Niger exploite une petite unité de production avicole qui compte quelque 200 poules. Les oeufs et la viande produits sont entièrement consacrés au marché local. 5.11 Ici encore, la gestion technique et commerciale est répartie entre la Division de l'élevage et le Service de commercialisation, ce qui donne des résultats tout aussi médiocres. En 1976, 210 porcs seulement ont été vendus, et nombre d'animaux examinés à la fin de 1977 avaient dépassé depuis longtemps le poids optimum de vente (80 à 90 kg). Les dimensions modestes de l'unité de production avicole surprennent quand on pense que le prix du poulet devrait être très attrayant pour l'Office du Niger -(si les sous-produits sont évalués correctement). Il est recommandé d'inclure la production porcine et avicole dans l'analyse proposée ci-dessus (par. 5.09). 3. Elevage par les colons sur les exploitations 5.12 Outre leurs boeufs de trait, les colons élèvent sur l'exploitation du bétail supplémentaire et de petits animaux (Annexe 1, Tableau 18). Cet élevage est essentiellement consacré à la production de lait et de viande pour la consommation domestique. -147- ANNEXE 3 Page 21 5.13 Lorsqu'il est possible de pratiquer la pré-irrigation, les boeufs de trait commencent les travaux dès mars; dans certaines régions, en avril/mai. A cette époque, ils sont encore affaiblis du fait de la sous-alimentation de la saison sèche, car les agriculteurs n'utilisent actuellement que de modestes quantités de compléments alimentaires (Tableau 23). L'Office du Niger envisage d'intensifier ses efforts visant à améliorer la distribution de la farine de riz, du son et de la graine de coton. Il serait également avantageux d'utili- ser la mélasse mais ce produit pose des problèmes supplémentaires de distribu- tion car il est plus difficile d'en assurer la manutention et le stockage. Pour être convenablement alimenté de mars à juin, chaque animal de trait de- vrait disposer d'un supplément d'environ 500 unités fourragères (au lieu de 80 à 200 unités à l'heure actuelle). D'après des expériences réalisées à l'Office du Niger, ce supplément augmenterait la capacité de labour d'une paire de boeufs, qui passerait de 0,22 ha par jour à 0,36 ha par jour, c'est- à-dire un hectare pourrait être labouré en trois jours, au lieu de quatre à cinq jours à l'heure actuelle. Cette mesure permettrait de respecter le ca- lendrier des semis et d'obtenir un accroissement substantiel des rendements. 5.14 L'aménagement à proximité des villages de pâturages communaux ir- rigués pourrait également rendre les animaux plus robustes. Cette méthode devrait être adoptée sous peu à une échelle expérimentale. (Pour un projet pilote, voir Annexe 5, Chapitre IV). VI. Le cotorL' 6.01 D'après les plans initiaux, le cotonnier devait Atrp-la principale culture de l'Office du Niger, et devait occuper en fin de compte une superfi- cie de 500.000 ha. La culture du cotonnier a atteint une superficie maximum de 7.400 ha en 1963. Les rendements maxima enregistrés ont été en moyenne de l'ordre de 1.500 kg/ha en 1966/67, mais certains villages ont obtenu plus de 2.500 kg/ha. La production du coton a été abandonnée en 1970 notamment du fait de la persistance des problèmes de drainage. Le Tableau 24 récapitule l'historique de la production du coton à l'Office du Niger. Il ne faut tou- tefois pas abandonner la possibilité de reprendre la production irriguée du coton sur une nouvelle base. Les conditions et les méthodes de la production du coton à l'Office du Niger ne présentent donc pas seulement un intérêt théo- rique ou historique. 1/ Ce Chapitre résure une note technique plus détaillée établie par M. C. de Caso de la CFDT, qui a participé à la mission d'identification. -148- ANNEXE 3 Page 22 1. Climat et sols 6.02 Les renseignements intéressant le climat et les sols sont récapitu- lés au Chapitre I de la présente Annexe. La hauteur moyenne des précipitations (567 mm) est suffisante pour la croissance du cotonnier de juillet à septembre, mais il convient de la compléter par l'irrigation pendant la période des semis en juin et en particulier en octobre/novembre, lorsque les plantes approchent de la maturité. Pendant le 3e trimestre de l'année, les précipitations sont trop abondantes pour le cotonnier à longue soie (G. Barbadense) et provoquent la bactériose; les variétés de G. Barbadense ne sont adaptées qu'aux régions où les précipitations ne dépasse pas 350 mm par an. Les variétés de G. Hirsutum cultivées à l'Office du Niger étaient dans l'ensemble plus résistantes à la bactériose, mais il est intéressant de noter que les rendements les plus élevés ont été obtenus pendant les années de faibles précipitations (par exemple en 1973 à la station de recherche de Kogoni lorsqu'il est tombé 253 mm d'eau seu- lement) tandis que les rendements les plus faibles étaient enregistrés lorsque les précipitations étaient abondantes (par exemple en 1965, lorsqu'elles ont atteint 867 mm). Il convient de rappeler que les précipitations dans la région couverte par le programme de la Djézirah (Soudan) est de 400 mm, et ces pluies tombent toutes ou en majeure partie avant la période de semis. C'est essen- tiellement par souci d'échapper aux précipitations trop abondantes qu'il a été décidé dès le début d'étendre l'Office du Niger vers le Nord. 6.03 Les sols les mieux adaptés au cotonnier (et aux céréales qui sont souvent cultivées en rotation avec le cotonnier) sont les suivants - Moursi - Dian Moursi - Dian, et - Dian Perré (voir par. 1.05 de la présente Annexe).. 2. Aménagement des terres 6.04 - Jusqu'en 1958, le billonage se faisait parallèlement aux canaux ar- roseurs tertiaires. Cette année là, l'Office du Niger a adopté la méthode d'aménagement dite en "touche de piano". Chaque parcelle, bande de terrain en forme de touche de piano d'une superficie 5 à 6 ha en général, était consi- dérée comme une entité autonome, et les opérations de levé topographique et de planage y étaient exécutées sans qu'il soit tenu compte des parcelles voisines. On effectuait le planage de manière à éliminer la pente transversale et à ob- tenir une pente uniforme de 2 % dans le sens de la longueur de la bande. Grèce à l'irrigation le long des sillons transversaux, l'eau se répartissait de ma- nière uniforme dans toute la parcelle sans stagner nulle part. Cette méthode visait avant tout à ne faire pénétrer dans les rizières que les quantités d'eau réellement nécessaires et à en faire absorber la plupart par le sol à son pas- sage entre les sillons afin de protéger les cotonniers contre un excès d'humi- dité. Cette méthode présentait en outre d'autres avantages : elle limitait la quantité de terre à déplacer et la distruction de la couche superficielle et diminuait le coût du planage. -149- ANNEXE 3 Page 23 6.05 D'après des recherches effectuées en 1964/65 par l'IRCT, l'évapo- transpiration des cotonniers pendant la floraison est de 7 mm par jour. Les besoins en eau des variétés de G. Hirsutum ont été définis comme suit - 1.000 m3/ha en juin avant le semis; - 600 m3/ha au début de juillet; - 1-3 irrigations de 450 m3/ha en septembre; et - 3 irrigations de 500 m3/ha en octobre. Au-delà de ces niveaux, la poursuite de l'irrigation a des effets néfastes, car elle favorise l'infestation parasitaire. 6.06 Des résultats appréciables ont été obtenus grace au nouveau type d'aménagement des terres, à l'utilisation plus intensive des engrais et à l'amélioration des méthodes de protection phytosanitaire. Les terres planées en touche de piano ont permis d'obtenir des résultats nettement meilleurs par rapport aux autres (Tableau 25). Jusqu'en 1966, 11.300 ha ont été aménagés suivant cette méthode, dont - 6.850 ha à Niono/N'Debougou; - 2.250 ha à Molodo; - 1.570 ha à Kourouma; - 650 ha à Kolongo. 6.07 Cette méthode permettait de maltriser l'approvisionnement en eau (à l'exclusion des précipitations de la période de juillet à septembre), mais le drainage ne pouvait pas être exécuté .comme prévu car la capacité des drains primaires et secondaires s'était révélée insuffisante. La tendance des rizi- culteurs à bloquer les canaux de drainage afin de diriger le trop plein d'eau sur les rizières hors casier a aggravé la situation. D'une façon générale, la proximité des rizières s'est révélée néfaste aux champs de cotonniers car la culture du riz a également entrainé la remontée de la nappe phréatique, ce qui ne convient pas aux cotonniers. 3. Les techniques culturales et la rotation des cultures 6.08 Les techniques culturales sont bien établies. Le labour se fait pa- rallèlement aux canaux arroseurs et les billons sont aménagés dans le sens des touches de piano. La scarification a un effet négligeable sur les rendements des cotonniers. Les périodes optimales des semis sont la fin du mois de mai et le début du mois de juin pour les variétés de G. Hirsutum et la deuxième moitié du mois d'août pour les variétés G. Barbadense. Le meilleur écartement est de 90 x 25 cm pour les variétés de G. Hirsutum et de 70 x 20 cm pour les variétés de G. Barbadense. -150- ANNEXE 3 Page 24 6.09 L'Office du Niger a expérimenté divers assolements. Il a d'abord pratiqué l'alternance coton-sorgho-jachère; par la suite, seule la rotation coton-jachère a été retenue. Jusqu'en 1954, les rizières et les champs de cotonniers étaient cultivés séparément. La rotation riz-coton, pratiquée de 1954 à 1958, a été un échec total. Cette tentative était dictée par l'espoir de combattre l'envahissement des adventices par les opérations de sarclage associées à la culture des cotonniers. Cette initiative n'i toutefois pas tenu compte du fait que les cultures du riz et du coton sont incompatibles à plusieurs égards. En effet : - le riz a besoin d'un terrain plat et le cotonnier d'un terrain légèrement en pente; - lE riz joit être submergé alors que le cotonnier a besoin d'être irrigué par rigoles d'infiltration; - le riz est, dans une certaine mesure, peu sensible à un mauvais drainage tandis que le cotonnier a besoin d'un bon drainage; et - un sol acide est acceptable pour le riz tandis que le cotonnier demande un sol neutre. La rotation quadriennale des cultures recommandée à partir de 1965 était la suivante : - deux ans de coton (juin-janvier); - un an et demi de stylosanthes; et - une récolte de blé en contre-saison (novembre-mars).: 4. Engrais et protection phytosanitaire 6,10 L'azote est l'élément de base des engrais. La réaction au phosphore ne devient positive que lorsque ce dernier est associé à des doses d'azote de 50 à 100 kg/ha au minimum. La quantité optimale d'engrais serait d'environ 200 kg/ha d'éléments nutritifs, par exemple 300 kg/ha d'urée et 100 à 200 kg/ha de superphosphate triple. Les quantités utilisées pendant les années 60 étaient toutefois beaucoup moins importantes, à savoir 100 kg/ha de superphosphate triple et 75 kg/ha de sulphate d'ammoniaque auxquels s'ajoutaient 350 kg de tourteaux d'arachides pal hectare. Il faut cependant utiliser l'urée de pré- férence au sulphate d'ammoniaque car il a été établi que le soufre nuit aux rendements. 6.11 Le parasite le plus répandu de l'Office du Niger est l'Earias, qui attaque immédiatemert après le semis, à la fin de juin; les autres insectes parasites du cotonnier de la région sont Heliothis, Diparopsis, Pectinophora, Gossypiella et Cosmophila. Six traitements au DDT-Endrine, Carbaryl et Toxa- phiène ont été recommandés et ont été généralement exécutés pendant les an- nées 60. Environ 32 ha étaient traités par heure par pulvérisations aériennes. -151- ANNEXE 3 Page 25 6.12 Des insecticides organochloriques et organophosphoriques ternaires tels que l'Endosulfam, le Dialifor, etc. ont permis d'obtenir, au cours des dernières années, d'excellents résultats en culture sèche du cotonnier. Des insecticides à base de pyrèthre se sont également révélées efficaces. Ils de- vraient être particulièrement intéressants si les pulvérisations étaient ef- fectuées, dans le cadre d'un futur projet, au moyen de matériel manuel, car les dérivés du pyrèthre sont moins toxiques pour l'homme. Il faut également les préférer pour des raisons écologiques. 5. Les variétés de cotonnier 6.13 Les variétés de G. Hirsutum adoptées par l'Office du Niger étaient de type Allen, dérivées des variétés utilisées dans l'Etat de Caroline (Etats- Unis). Ces variétés (E 24, Al 50 et A 333.57) ont une fibre d'environ 25 mm de longueur; 50 jours séparent la germination de la floraison et 100 jours la germination de l'ouverture des capsules. Ces variétés sont très sensibles aux basses températures. Un hybride (NKourala x E 24) a permis d'obtenir des ré- sultats intéressants. Les meilleures variétés actuellement disponibles à Kogoni sont récupitulées au Tableau 26. 6.14 Depuis la fin de la production du coton à l'Office du Niger, la re- cherche s'est poursuivie pendant un certain temps à la station de Kogoni sur les variétés de G. Hirsutum et de G. Barbadense. Les conditions à Kogoni, notamment en ce qui concerne le drainage, sont cependant telles que des re- cherches supplémentaires seraient vouées à l'échec. Conscient de cette situa- tion, le Comité national de la recherche a demandé en mai 1977 à la station de Kogoni de limiter ses activités à la conservation des variétés mises au point (57 types de G. Hirsutum et 90 de G. Barbadense) et à la multiplication de variétés susceptibles d'être encore utilisées à l'avenir. 6. Les budgets des exploitations 6.15 L'Office du Niger fournissait des semences, des engrais et des in- secticides et asmurait d'importants services, à savoir - le billonnage des champs de cotonniers; - -la pulvérisation d'insecticides par voie aérienne; et - l'entretien des infrastructures (exception faite des canaux situés sur les exploitations). 6.16 Les agriculteurs fournissaient en moyenne 110 journées de travail par hectare pour exécuter les opérations suivantes - le semis 7 jours - le démariage 3 jours - le sarclage et l'épandage d'engrais 25 jours - le rebillonnage 5 jours ANNEXE 3 -152- - Page 26 - l'irrigation 10 jours - la moisson 50 jours - l'entretien des canaux 5 jours - l'arrachage et l'incinération des cotonniers 5 jours 6.17 Une exploitation moyenne avait une superficie de 8 ha dont 2,7 ha étaient consacrés à la culture des cotonniers et 5,3 ha à la riziculture. Les besoins globaux en main-d'oeuvre étaient de 640 journées de travail dont 65 journées par hectare ou 345 journées par exploitation pour la riziculture (qui était à l'époque de type semi-extensif). Au cours des huit mois de la campagne agricole, la famille moyenne (comprenant trois personnes actives) ne pouvait pas réunir plus de 600 journées de travail. Cet état de choses expli- que en partie l'exécution insatisfaisante de certaines tàches dans nombre de champs de cotonniers. 6.18 L'abandon de la production du coton s'explique encore plus par le fait que nombre d'agriculteurs obtinrent de résultats médiocres voire carré- ment mauvais même après avoir déployé de grands efforts. Hormis la période antérieure à 1961, lorsque la culture des cotonniers était beaucoup plus exten- sive, il apparalt, d'après le Tableau 24, qu'en dehors du secteur de Niono (et occasiunnellement Molodo), les rendements étaient constamment inférieurs à 1.000 kg/ha et fluctuaient autour de 1.100 kg/ha pour l'Office du Niger dans son ensemble, dont un maximum de 1.500 kg/ha en 1966/67 et deux échecs graves en 1965/66 et 1967/68. Le coût des prestations et des facteurs de production fournis par l'Office du Niger correspondait cependant à 1.050 kg de coton- graine par hectare (Tableau 27). Les producteurs de coton dont les résultats étaient inférieurs à la moyenne ne percevaient donc aucun revenu sur leur tra- vail et nombre d'entre eux, notamment dans les secteurs autres que Niono, ne pouvaient même pas acquitter leurs dettes à l'égard de l'Office du Niger. 7. Conclusion 6.19 La culture des cotonniers a été abandonnée à une époque où les pro- blèmes techniques qu'elle posait à l'Office du Niger étaient pratiquement ré- solus. En concentrant la production dans les zones bien aménagées et drai- nées, il aurait peut-être été possible de démontrer que la culture irriguée des cotonniers était rentable. Les résultats obtenus en 1963/64 à Niono, de loin le secteur le plus important, figurent à titre d'illustration au Ta- bleau 28. Même si les charges correspondaient au total à 1.050 kg de coton par hectare, la culture des cotonniers aurait dû être attrayante pour un rendement moyen de 2.100 kg/ha dans le secteur de Niono. Les prix relatifs ont peu évolué depuis 1965, comme l'itiique le Tableau 27. Un rendement de 2.100 kg/ha en 1977 correspondrait donc encore à un revenu net de 1.000 à 1.100 kg/ha, soit environ 800 francs maliens par journée de travail. Ce revenu est à mi-chemin entre celui du riziculteur plus moderne et celui du riziculteur moyen (Tableau 27). On peut aussi exprimer ce résultat diffé- remment et dire que la production du coton ne peut devenir attrayante à l'Office du Niger que si les rendements sont au moins égaux à 2.000 kg/ha (Tableau 27). MALI - OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT MONTHLY RAINFALL - KÖGONI JAN FEV . HAR AVR HAI JUN JUL AOU SEP OCT NOV DEC TOTAL 1951 .0 .0 .0 .0 .0 .0 82.5 •213.2 249.9 56.8 .5 .0 602.9 1952 1.0 .0 .0 .0 3.5 27.0 159.9 202.7 187.5 9.5 .0 .0 591.1 1953 .0 .0 8.7 .0 18.5 36.7 173.8 155.9 82.2 3.5 .0 .0 479.3 1954 .0 .0 .0 .0 4.1 .46.6 335.6 399.7 40.7 .0 .0 ,. .0 826.7 1955 .0 .0 13.6 .0 1.9 • 79.9 174.8 201.1 68.9 5.7 .0 .0 545.9 1956 .0 .0 .0 .0 14.7 21.5 192.2 179.3 127.8 1.4 .0 .. .0 536.9 1957 .0 .0 .0 .0 22.9 87.5 139.1 48.0 -63.8 57.3 .0 .0 458.6 1958 .0 .0 .0 .0 15.3 143.8 142.4 156.4 83.3 43.0 24.6 .0 608.8 1959 .0 .0 .0 .0 9.7 64.1 120.3 313.3 132.7 2.6 .0. .0 642.7 .tn 1960 .0 .0 .0 .0 12.2 120.7 248.5 134.9 110.8 7.0 .5 .0 634.6 1961 1.0 .0 .0 9.0 70.0 151.9 164.5 53.6 .5 .0 .0 450.5 1962 .0 .0 .0 3.1 3.3 86.7 75.2 216.0 26.7 . 39.9-. .0 .0 450.9 1963 .0 .0 . 2.5 •8.0 16.7 31.0 118.8 119.6 139.4* 48..9 .0 .0 48(,9 1964 .0 .0 .0 .0 32.4 110.7 212.3 190.1 150.0 . 6.4 .0 14.7 716.6 1965 .6 .0 .0 1.3 .0 24.3 155.6 467.0 205.1 12.7 .0 .0 866.6 1971 . .0 .0 2.4 3.2 19.8 42.1 - 158.1'- 186.7 75.3 2.0 .0 .0 479.6 1972 .0 .0 .0 22.8- 7.2 97.9 77.4 134.1 '22.2 .0 .9 .0 369.0 1973 .0 .0 .0 .0 7.1 36.7 107.3 47.3 43.4 43.6 .0 .0 253.4 1974 .0 .0 .0 1.0 4.6 131.9 100.2 173.3 42.9 8.6 .0 .0 462.5 1975 .0 .0 16.0 4.5 39.6 62.0 . 213.6 217.4 113.4 .0 2.2 . .0 668.7 1976 .0 .0 .0 .0 96 22.0 106.0 198.0 138.0 115.2 .0 .0 589.8 1977 1.9 .0 .0 .0 2.6 59.4 73.9 193.8 106.9 HALI - OFFICE DU NIGER - RAPPO D'IDENTIFICATION [ PLUVIOMETRIE - STATION DE KOGONI 1951/65. MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Cltitological Data Donnees Climatologiques Month/8oi . J I K A M J J A S 0 N D Total Raintail (0a) 1/ 0.1 1.7 4.4 17.6 64.0 147.9 213.6 100.8 15.9 0.9 0.3 567.2 Pluviometrit (mm) jf Average Temperature (0C) Te"eiraturon Moyennes (OC) 2f Minimum 12.2 15.6 18.1 21.7 24.4 23.8 22.2 21.6 21.6 20.9 17.2 13.5 Minima Average 25.8 29.0 31.4 33.7 34.7 32.1 29.1 27.8 28.7 30.1 29.2 25.9 Moyennea Maximum 33.2 36.1 38.1 39.6 40.2 37.7 33.6 32.0 33.0 35.8 35.9 32.5 Maxima Absolute Min. Temp. Temperature Min. Absolue / et Kogont 5.6 7.2 10.2 14.4 16.4 12.6 16 13.4 15.4 11.2 10.6 10.2 a Kogoni NucCe r ot Daya vith à/ Nombre de Journees avec 3/ j... les& than 150C 31 25 12 2 - 1 - 3 - 10. 28 12 moins de 15°0 15 . 200C 3 19 1 24 7 9 27 27 30 21 2 18 15 - 20°C Averae Relative . Humidite Relative lumidity (%) / 26.1 26.0 22.7 26.4 34.5 50.3 66.7 74.2 73.4 55.8 37.4 32.3 Wene() Monthly Evaporation (aw) 2/ 223.2 272.6 331.7 327.0 369.6 258.0 266.6 232.5 237.0 251.1 228.0 207.7 Evaporation Mensuelle (mm) 2f Monthly Insolation (h) 6/ 288.3 295.8 288.3 228.0 226.3 231.0 244.9 241.8 264.0 251.1 222.0 207.7 Insolation Mensuelle (b) 6f 1/ Niono research station 1939-74 Station de recherche de FLono, 1939-74 " " " 1951-70 " " " " N 1951-70 3 Kogoni research station 1974 Station de recherche de Kogoni 1974 fliono " 1948-56 4 985 Kogon" 1972, bac Colorado " 1972, bac Colorado il I i | . I. .I .l | ... . J . . I - l . .J l l .. lllM | . . II .12 IK J . . .. ·· w- MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Agricultural Calendar/Calendri: Agricole J F M A M J J A 8 0 N Paddy xm xxx0 XX xxxx 8 8 II H Wheat/Ble XM0 XX XX xx H. H I" 8 8 So'rghum/Sorgho a) let possibility/ 00xx XX XX lere possibilite '8 -H H b) 2nd possibility/ XX XX xxxx 2eme possibilite s- H. Cotton/Coton J000[ xxx H Sugar cane/canne a aucre XXx[ xxxx XXxO[ xxxx 2000[ 2000 P P. PP P P. 3000 X) p[oXJc 200 000< X000[ H l H H H Hi- Winds/Vents Humid/Ifumideu 0000 0000 0000 0000 Dry/Sec, (Harmattan) 0000 0000 0000 0000 S== Sowing/Semis 0000 = Strong/Fort P = Planting/Plantation oooo = Increasing or decreasing /Accroissant ou decroissant H = Harvesting/Recolte 8 44j4 156 Annex 3 Table 4 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Developed amd Cultivated Areas, by Crop, 1934/35 - 1977/78 1/ Superficies Aménagées et Superficies Cultivées (par Cultures), 1934/35 - 1977/78 1/ Area/Surperficie (ha) Year/ Developed/ Cultivated/Cultivêe Total Not Cultivated/ Not Cultivated/ Année Aménagée Rice/Riz Cotton/Coton Cultiv.* Non Cultivée Non Cultivée z 1934/35 457 165 - 165 292 64 1939/40 11,198. 3,696 850 4,546 6,652 59 1944/45 22,195 8,330 1,672 10,002 12,193 55 1949/50 23,642 10,538 1,934 12,472 11,170 50 1954/55 35,958 20,054 4,109 24,163 11,795 45 1959/60 44,499 29,979 6,589 36,568 7,931 18 1964/65 53,260 28,271 5,478 33,749 19,511 37 1969/70 53,260 32,826 2,798 35,624 17,636 33 1970/71 53,260 39,838 - 39,838 13,422 25 1971/72 53,260 38,534 - 38,534 14,726 28 1972/73 53,260 37,626 - 37,626 15,634 29 1973/74 53,260 40,139 . , 40,139 12·,486 23 1974/75 53,260 40,774 - 40,774 12,486 24 1975/76 53,260 39,916 - - 39,916 13,344. 25 .1976177 53,260 39,567 - 39,567 13,693 26 1977/78 53,260 39,476 - 39,476 13,784 26 1/ Excluding sugar cane. Ses Table 19 /A l'exception de la canne à sucre. Voir Tableau 19 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT - Developed and Cultivated Area, by Sectors, 1977/78 (ha) V Superficie Am'nagde et Cultiv6e, par Secteurs, 1977/78 (ha) 2/ Kourouma N'Debougou/Niono Molodo Kolongo Total 1. Developed Area/ 10,917 20,696 7,243 14,404 53,260 Superficie Amfinagge 2. Cultivated Area/ 9,508 2/ 17,482 6,166 6,320 39,476 Superficie Cultiv5e 2 1 (t) S 87 84 85 44 74 -4 ( without/sans Kolongo) - - (85) 3. Not Cultivated/ 1,409 3,214 1,077 8,084 13,784 Non cultivdes in % of Not Cultivated/ 10 23 8 59 100 en % des Non Cultivees 1/ Excl. sugar cane/Sans canne A sucre. 2/ Including 496 ha seed production and 132 ha "en rggie"/Y inclus 496 ha champs semenciers et 132 ha en r6gie. OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Marketed Production and Estimates of Total Production of Paddy, 1968/69 - 1976/77 Collecte de Paddy et Estimations de Production Totale, 1968/69 - 1976/7 Year Cultivated Marketed Estimated Theoretical Yield Production (6) Area Production Home Seed Production (t) Estimate acc. to minus (ha (t) Consump. (t) Require. (t) (2) + (3) + (4) (Sample) _/ Sample (t) (2) + (3) + (4) (3) (4) (5) (6) (7) 1968/69 29,898 25,300 8,941 3,588 37,829 (1,463) 43,650 5,821 1971/72 38,534 46,320 10,223 4,624 61,167 1,716 * 66,124 4,952 1972/73 37,626 46,852 10,520 . 4,515 61,887 1,874 70,511 8,624 1973/74 40,139 54,171 11,700 h4,817 70,688 1,967 79,074 7,895 1974/75 40,774 62,905 13,295 4,893 81,093 2,003 * 81,670 577 1975/76 39,916 63,880 14,228 4,790 82,898 2,141 85,460 2,562 1976/77 39,567 65,438' 15,106 4,748 85,292 2,260 89,420 4,128 Annee Superficie Estimation de Production Rendement Production (6) Cultivee Collecte Auto Besoins Theorique (t) selon selon moins (ha) (t) Consom. (t) Semence (t) (2) + (3) + (4) Sondage Sondage (t) (2) + (3) + (4) (1) (2) (3) (54) () (6) (7) e Best sample surveys ace. to Office du Niger assessment/meilleurs sondages, selon appreciation de l'Office du Niger. 1/ Yield estimates of the semple survey have been reduced*by 5% to take into account losses during harvesting/ les rendements obtenus des echantillone ont ete diminues de 5% pour tenir compte des portes au champs. 159 Annex 3 Table ' MALI OFFICE DU NIGER -' IDENTIFICATION REPORT Yields per Unit of Production Rendements par Unité de Production (1974/75) Sector/ Production Unit/ Area/ Yield/ Secteur Unité de Production Superficie Rehdement Ha Kg/Ha Kolongo UP 1 1,291 1,810 2 1,323 1,848 3 2,290 1,366 4 863 1,177 5 896 1,296 6 1,477 1,696 Total 8,140 1,546 Molodo UP 2 1,404 1,936 3 1,051 1,819 4 924 2,501 5 1,400 2,297 6 1201 1,234 Total 6,050 1,967 Niono/N'Debougou UP 1 2,775 1,762 2 2,621 1,879 3 3,080 2,763 4 2,891 1,789 5 - 2,799 2,356 6 2,564. 1,852 Total 16,730 2,085 Kourouma UP 1 1,080 1,850 2 710 2,587 3 1,626 2,042 4 1,420 2,453 5 1,320 2,385 6 19144 1,830 Total 7,300 2,167 Régie 2,300 2,242 Total 40 ,520 1,980. MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Areas Under Rice Cultivation by Yield Categories (1977) and Sectors Superficies Cultivees en Riz par Cat6gories de Rendements (1977) et par Secteur Sector/Secteur Stage 1 Stage 2 Stage 3 Total Not Cultivated Total (- 1.75 t/ha) (1.75-2.50 t/ha) 2.50 t/hat Cultivated/ Non Cultivfe Developed/ Ha Ha Ha Cultiv6e Aminagge Kourouma 2,200 7,300 9,500 1,400 10,900 Niono/N'Debougou - 11,600 5,900 17,500 3,200 20,700 a 0 Molodo 1,200 2*600 2,400 6,200 1,100 7,300 Subtotal 1,200 16,400 15,6Q0 33,200 5,700 38,900 Kolongotomo 4 2,300 - 69300 8,100 14 400 Total 6,200 18,700 15,600 39,500 13,800 53,300 Yields (1976/77) 1.61 2.06 2.72 2.26 1.68 1/ Yields (1976/77) without Kolongotomo 2.35 1.95 1/ 1/ Total production in relation to developed area (including unused area)/ Production total par rapport aux superficies developpees (y inclus les terres non-utilisfes) OFFICE 11 MIER '- IDENTIFICATIC REPORT Development of Fertillter Una 1/. by Bector, 1975176 - 1977178 Dåveloppement de l'Utilisation d'Engrala, par Secteur, 1973/176 - 1977/178 Sector/Secteur 1975176 1976/77 1977/78 1977178 Area (ha)/ Fertiliser (ga (ea (ha) Fertilizer t Area (ha) Fårtilizer Zt Fertilicer Us (in X of Area) Superficia (ha) Entrais (t) Superficie (ha) Engraia (t) Superfice (ha) Engrata (t) .ptflisation d'Engrata (X des Superficlen) Kolonto 2,579 129 2.048 102 2.046 102 32 Holodo 1,293 63 1.986 99 2.207 110 36 Kourouma 2,520 12§ 4,000 200 5,271 264 55 N*Debougou/1Iono 151 8.332 411 9,866 493 56 Total 9.389 471 16,366 818 19.390 969 49 1/ 50 kg of urea per ha/50.kg d'urås par ha. MALI OFFICE DU NIGER - IDNTIFICATION REPORT Paddy Varieties Cultivated in the Office du Niger, 1975/76 Variétés de Paddy Cultivées à l'Office du-Niger, 1975/76 Kolongo Kourouma Molodo Niono N'Debougou Total Varieties/Variétés Ha __ Ha Ha Ha ___ Ha % l a % D 52 37 7,282 91 6,353 92 4,521 73 1,654 31 5,648 50 25,458 67 Gambiaka 594 7 369 5 608 10 1,946 36 2,656 23 6,173 16 Kading - Tang 2 - 47 - 1,003 16 1,765 33 2,995 26 5,812 15 BH2 4 0 -4 DK3 0 0 0 - - - Divers 154 2 154 3 100 1 23 - 110 1 541 2 Total 8,032 100 6,927 100 6,232 100 5,388 100 11,409 100 37,988 100 cx CD~j MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Rice Mills Operating at the Offlee du Niger in 1977/78 Rizeries en Activité à l'Office du Niger en 1977/78 Name/Nom Start of Operations/ Origin/ Capacity (t/h) Annual Capacity/Capacité Par An (t) Mise en Service Origine Capacité (t/h) (a) (b) Kolongo 1948 Italy 1.5 8,250 9,000 (OLMIA) Molodo 1953 3.5 19,250 21,000 ,N'Godofiry *1968 China 3.0* 16,500 18,000 (Kourouma) N'Debougou - 1977 3.0 16,500 18,000 Total 11.0 60,500 66,000 (a) 11 months x 25 days x 20 hours/ 11 mois x 25 jours x 20 heures.. (b) 12 months x 25 days x 20 hours/ 12 mois x 25 jours x 20 heures. MALI OFFICE DIU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Rice Milling Resulte 197{/75 and 1975/76 (in %) Resultate d'Uninage pour 1974/75 et 1975/76 (en %) N'IDOGOFIRY MOIDDO K0IA)MGO TOTAI 1974-75 1975.76 194-75 1975-76 4 1975-76 1 Paddy Milled (t) 21,480 18,540 18,760 19,246 7,620 6,649 48,220 44,436 Paddy usine (t) Yield Produits obtenue Whole Hice 0.2 0.3 0.4 0.8 0.1 Riz entier Merchant Rice 25% brokens 1.2 0.7 1.4 9.3 2.5 1.8 0.7 Riz marchand 25% 14er.::hant R- 140% brokene 43.2 45.9 39.4 h7.0 40.3 26.8 41.3 43.5 Riz marchand 0% White brokens 20.6 1.3 Ml 12.41 31.1 8.l _9.8 Brieure blanchie Total Rice 65.0 '6- 58.6 63.3 62.3 63.8 62.1 64.1 Total Riz Other brokens 1.7 2 4.8 1.8 3.2 1.2 3.1 1.8 Brisures finies Total Producte 66.7 67.1 63.4 65.1 65.5 65.0 65.2 65.9 Total Produits Dy-Products Bous-Produits Bran 3.9 3.5 5.2 2.9 1.6 2.0 4.0 3.0 Son 1eal 1.2 4 4.1 3.0 . 4.2 4.3 Farines Total By-Product 9.0 9.3 8..4 6.3 5.A 5.0 8.2 7.3 . Total 1/ N'Debougou vas not yet operative in 1975/76/ N'Debougou n'etait pas encore entré en productir- -n 1975/76. OFFICE DU NIGER -IDEN'TIFICAION REPORT Paddy Storage Capacity and Expcted Storafa Needø at a Marketing Voluffi of 72,000 t Ca6acité de Stockarpe en Paddly et Prévisions ds Besoins de Stockage å un Niveau de Collecte de 72,000 t ee'.or (storage Cap) Kolaý.ngo (8~0 t) Kourouma (lo,ooo t) . NIDebougou/Nionoå:olodo (23,00 t) Marketinag milling Storage Marketing Milling Stora4'e Storage Marketing Milling Storuge Storage Forecast 1/ Capacity eed Forecast / Capacity Need Deficit Forecast 1/ Capacity feed Deficit le?o 750 ý50 3,050 1,500 1,550 8,000 3,250 4,750 1,600 ,1,300 ,150 b,200 10,00 " 12300 1,90 250 . 5,050 " 7,750 13,150 " 22,200 -i1,500 " 2 3• 10,0 9,850 . " 28,800 700 " 3,200 1,800 " '10,300 300 b,700 · " 30,250 ?,250 50 " 2,500 200 " 9,0o0 500 " 27,500 7,000 18,000 47,G00 PrdvisiLon Capaciti Beson de e vision Capacité Besoin de UrM-1li Prév=sion dapacité Besoin de Deficit Colle,4t8}f Ueinage Stockage Colectel Usinage Stockage Stockege Cllecte 1. Unin4gP Stockage Stoekage .cter ( ap. C> Kolongo (8o00 t) .Kourouma (10,000 t) N'Debougm/Niono/olodo (23;000 t) '.::. . t .arketing will be dMtributed an In recent yeara, I.e. Jan. 17%; Feb.n23%; March 28%; April 21%; May 10%; June 1%. y--,t'e_ e est q¡ue la collecte &eralt dstribuie come dans les dernires annee, a savoir Jan. 17%; F cvrier 23%; Mar 28e; Avril 21%; Ma 10%; Juin li. 166 Annex 3 Table 14 HALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Varieties of Paddy Available at Kogoni Research Station Variétis de Paddy Disponible à la Station de Kogoni Variety Growing Stein Yield (Kg/ha) Varietes Cycle L97 1975 1976 (days) a) Varieties for a) Varietes Cycle Estival Main Season j. PAUGERI 110 - 130 L 3,604 4,112 4.,593 IR 1529-677 S JAYA 130 - 145 s 6,100 4,037 5,104 IET 2885 s 6,300 4,419 5,333 I 2911 S 7,300 -4,482 6,098 SEGADIS L 4,520 4,096 3,,419 H15-23DA M 5,877 5,249 5,722 IR 269-26-3-3-3 S 5,194 4,590 5,715 MALIAT-DE3 L . 4,384 4,482 2,622 DIOU 145 - 165 L - 5,415 3,271 FLA 2 L - 5,205 2,913 KOMOMAKAM L - 4,576 3,580 * D 52-37 5,857 4,999 4,,915 * GAGIAIA L 3,912 4,949 4,866 HKG 98 L 4,260 5,107 3,757 * KADING-THANG •L 4,288 4,988 3,566 im 16 165 - 175 m 5,175 5,197 3,783 MALIRAT-BE2 L 4,481 5,905 4.,777 PHAR Comm - 175 l . 4,406 3,940 - DOC PHUNG LUN 2,733 - b) Varieties for b) Varietes Contre-Saison Off-Season IR 30 135 - 140 S 2,610 D52-37 160 - 165 L 2,243 IR 28 165 - 170 S 1,651 s • 2,210 Cycle Paille 1/ Rendement (kg/ha) Vegetatif 197V 1975 1976 (jours) L Long/Longue M m MLddle/Moyenne S Short/Courte Source: IER Rapport 1974-76 MALT, OFFICE DU NIGER - IIENTIFICATION REPORT Labor and Equipment Input per Ha at the Office du Niger (daya/a) Temp. doe Travaux at Utilization dee Equipementa par Ha a l'Offia on Niger (journa/ha) Activity/Opiration Stare 1/Stade 1 Sta&e 2/Stade 2 Stage Y/Stade 3 Men Women or Total xen and Hen Women or Total Oxon and en Women or Total Oxen and Children Labor Equipment Children Labor 1/ Equipment Children Labor / Equipment Ploughing 5 5 7.5 5 7 7 10,5 7 9 9 13.5 9 Labour Harrowing 41 4 6 4 4 4 6 4 4 4 6 4 Hersage Sowing 1 - 1 1 - 1 1 - 1 Saie Maintenance Infrastr. 2 - 2 2 - 2 2 - 2 Entretion R6eeau seeding 8 - 8 8 - 8 10 - Sarclage/Decherbage Fertilizer 5preading - . - 0.5 - 0.5 1 - 1 Epandage Engraa H .0 Irrigation 4 - 4 - 4 4 - 4 Irrigation * bird Protection - 6 3 - 6 3 6 3 Gar4iennage Ilarvesting 1l 6 14 13 7 16.5 15 8 19 Moisson 3tacking 6 - 6 2 6 - 6 4 6 - 6 6 Miae on Gerbier raf.sport 2.5 - 2.5 2.5 2.5 - 2.5 2.5 2.5 - 2.5 2.5 Transport fanual Threshing 5 - 5 5 - 5 5 - 5 Battage Manual Winnowing/Bleaming - 6 - - 6 -36 - Vannage/Glanage Total 48.5 27 62 135 53 30 68 17.5 59.5 yj 76 21.5 Homes Fammes ou Total 1 Boeufa et Hommen Fese on Total 1/ Bouts et 11ommes Yemmes ou Total / Bosufe et Enfants Equipemeqta. Enfants Equipemento Enfants Equipements Women or children counting as 1/2 Femes o enfant tant compt6 come 1/2 hoe. ource: Hiraion*a Estimatea/Eatimations de la mission 168* Annex3 Table 16 HALt OFFICE DU NICER - IDENTIFICATION REPORT Details of Cost of Oxen and Equipment Use per Ha Details du Coût des Boeufs et d'Equivement à l'Hectare Average Equipment Density 1977/ Amrtisation Rate/ Densitî Moyenne d'Equipement 1977 Taux d'AMortissement 1/ 5.5 ha/2 on - 2 boeufs 1/10 5.5 hall gear - 1 harnachement 1/6 6.0 ha/i plough 1 charrue 1/10 10 ha/i barrow - 1 herse 1/10 16 ha/i cart - 1 charrette 1/10 Equipment+ Oxen/ Nuber/ Cost to Farmer/ Cost per Ha/ Amrtisation/ tqilipement+- Breuf s Nombre Coat au Producteur Coût par Ha Amortissement ai• Fm E/ha Plough/Charrue 1 52,870 8,800 . eo Harrov/Herse 1 23,553 2,400 240 Cnrt/Charrette 1 90,000 5,600 560 Gear/arnachement 1 7,500 1,400 230 Subtotal Equipm./ 173,920 18,200 1,910 Sous-total Oxn/Boeufs 2 160,000 29,100 21910_ Total 339,920 47,300 4,820 Maintenance Equipment 2/ 190 Entretien Equipement 2/ Maintenance Oxen 3/ 1800 Entretien des Boeufs / Total Cost per ha, 6,810 Average Farm/ Coût Total par Ha, Exploitation Noyenne Stage 1/ Stage 2/ Stage 3/ Stade 1 Stade 2 Stade 3 Days of Oxen and Equipment Use 4/ 13.5 . 175 21.5 Journées d'Utilisation des Boeufs et Equipaeents 4/ Coit for Average Far= (1r/ha)/ - 6,800 CoGt pour Exploitation Moyenne (ff/ha) Cost for Stage 1 and Stage 3 5,200 8,400 (TH/ha) 1// Coût pour Stade 1 et Stade 3 (W/ha) ./ 1/ The service time of draught--xen in 1/ L'hypothèse est que la paire de 5 years. It is assumed that one out boeufs travaille 5 ans. L'un des of two oxen dies at the end of this boeufs meurt vers la fin de cette period, the other is sold at its piriode, l'autre est revendu au purchase price. The average amorti- prix d'achat. Le taux moyen sation rate over 5 years is thus 10%. d'amortissement est donc 10%. 2! 10% of equipment amortisation. 2/ 10% de l'amortissement annuel d'quipement. - 3/ Realth care-' =up. feed (rice and 3/ Soins vêtirinaires et alimentation sugar by-products )= HF 5,000 petr supplêmentaire.4 (sous-produits riz head and year. et sucre)= FM 5,000 par tÎte et par an. 4/ Se. Table 15 4/ Voir Tableau 15 x13.5 21. :,03. 5 21.5 175 M 76,800 and X 71680M736,800 80et x 71M6,800 169 Annex Table j.. M.ALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Farm Budget, for Rice Farmers at the Office du Niger, 1976/77 Budget d'Exploitation Familiale à l'Office du Niger, 1976/77 Stage 1/ Stage 2/ Stage 3/ Stade 1 Stade 2 Stade 3 A. Per Hectarei A. "Par Hectare Average Yield 1976/77 1,610 kg/ha 2,060 kg/ha 2,720 kg/ha. Rendement Moyen 1976/77 Producer Price FM/kg 45 45 45 Pr'x au Productenr (FM/kg) Gross Value of Production 72,450 92,700 122,400 Produit Brut Use of 7arm Equipment Utilisation de boeufs et • and oxen 1/ 5,200 6,800 8,400 de l'équipement 1./ Seed 2/ 5,400 5,400 5,400 Semence 2/ Fertilizer 34600 / 9,350 4/ Engrais Small Tools 300 300 300 Petit Outillage Machine Threshing 5/ 5,990 8,420 11,990 Battage Mécanique 5/ Levy 6/ 18,000 18,000. 18,000 Redwance 6/ Total Charges 34,890 43,520 53,440 Charges Totales Net Value of Production 37,560 49,180 68,960 Revenu Net Farm Labor (Man-Days/ha) 7/ 62 68 76 Journêes de Travail 7/ Return per Man-Day 606 723 907 .R4munération par Journée B. Total Farm Unit B. Exploitation Familiale Average Farm Size (ha) 8.5 8.5 8.5 Attribution Moyenne (ha) Net Revenue per Family 320,000 420,000 586,000 Revenu net par-Famille (US$ equivalent) 8/ (652) (857) (1,196) (équivalent $EU) Per capita income (US$) 9/ 61 80 112 Revenu par tîte ($EU) 1/ See Table 16 1/ Voir Tableau 16 2/ 120 kg/ha at FM45/kg 2/ 120 kg/ha à ÏM45/kg 3/ 50 kg of urea par ha at FM92/kg 3/ 50 kg d'urée par ha à FM92/kg 4/ 50 kg of urea per ha plus 50 kg of phosphate 4/ 50 kg d'urée par ha et 50 kg de phosphate of amonia at 1M95/kgý The latter is not d'amoniaque à FM95/kg. Ce dernier n'est pas actually used at present but is raquired appliqué à prisant mais un tel dosage est to have a level of yïelds of 2.7 z/ha on requis si l'on veut maintenir en permanence a sustained basis. un rendement de 2.7 t/ha. / Total production minus 300 kg per head for- 5/ Production totale moins 300 kg par tete pour home-consumption and 120 kg/ha for seeds. autoconsommation et 120 kg/ha pour semences. Deductions amount to 500 kg/ha, as shown: Les déducions s'élèvent à 500 kg/ha, ecmme su. 10.7 persons x 300 k; + 120 kg - 498 kg/ha *10.7 personnes x 300 kg + 120 kg - 498 kg/ha 8.5 ha • 8.5 ha Charges are 120 kg per ton threshed. Les charges sont 120 kg par tonne battue. 6/ 400 kg/ha x FM45 6/ 400 kg/ha x FM45 7/ See Table 15 7/ Voir Tableau 15 8/ 1 US$ = F.490 1/ 1 $EU - FM490 / 10.7 persona 9/ 10.7 versonnes MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Dougabougou and Siribala Sugar Factories (1976/77) Dougabougou et Siribala - Charactéristiques des Complexes Sucriers (1976/77) Dougabougou Siribala Total Start of Development 1964 1974 Premiers Aménagements First campaign 1966/67 1976/77 Première Campagne Capacity of Factory (t) 4,000 t 15,000 t 19,000 t Capacité de ''Usine* Capacity of Pumps 5 - 1,200 1/sec 6 - 2,400 ls Capacité des Pompes Area Planted to Cane in Superficie plantée 1976/77 (ha) 1,077 1,663 2,740 en canne en 1976/77 (ha) Area Ilarvested -Superficie récoltée in 1976/77 (ha) 972 1,118 2,090 en 1976/77 (ha) Total Area Developed (ha) 1,200 2,500 3,700 Superficie Aménagée (ha) Sugar Production 1976/77 (t) 2,870 11,382 14,252 Production de Sucre (in % of capacity) 72 76 75 (en % de la capacité) Oci MALI OFFICE DU INIGER - IDENTIFICATION REPORT Development of Sugar Production in Dougabougou and Siribala, 1965/66 - 1976/77 Developpement de la Production Sucriere dans les Parimetres de Doupabougou et Siribala, 1965/66 - 1976/7' Campaign Duration of Area Yield of Sugar Sugar Sugar per molasses Campaign Planted Harvested Sugar cane Production Content ha harvected Total Fermented Alcohol (days) (ha) (ha) (t/ha) (t) () (t) output (t) (t) (1000 1) DOUGABOUGOU 1965/66 8 58 h2 43.7 82.2 6.27 1.9 193 97 28.7 1966/67 138 521 495 50.2 2642.4 10.80 5.3 1,170 728 198.5 1967/68 1214 712 591 55.8 3331.2 10.48 5.6 1,218 630 149.6 1968/9 . 189 1,150 768 64.7 4826.9 9.73 6.3 1,745 1,337 321.3 1969/70 180 1,329 943 58.5 4634.8 8.47 4.7 1,872 1,537 320.1 1970/71 193 1,309 1,117 54.2 5102.7 8.9 4.6 2,247 1,802 384.2 1971/72 185 1,042 901 58.0 4224.3 8.22 4.7 1,607 2,011 352.9 1972/73 150 1,231 1,026 .46.0 3722.8 8.04 4.0 1,550 1,326 207.2 1973/74 210 1,248 939 65.6 5170.5 8.87 5.5 1,955 1,256 190.5 1971/75 174 1,235 1;151 . 45.8 4070.1 7.90 3.3 1,739 64 91.7 1975/76 200 1,190 1,975 53.1 -4266.5 7.13 4.2 1,997 824 110.2 1976/77 194 1,077 972 ' 48.1 2870.3 6.36 2.9 1,513 560 77.8 SIRIBALA 1975/76 633 253 154.6 3160.2 - 8.08 - 12.5 3,182 275 100.2 1976/77 1,663 1,118 116.6 11381.7 8.73 10.2 6,029 1,022 308.3 Campagne Duree de la Superficie Rendement en Sucre Rendement Sucre par ha - Melasse periode de Plantee Recoltee Canne a aucre Produit sucre en recolte Total Fermente Alcool recolte (ha) (ha) (t/ha) (t) () (t) (t) ' (t) (1000 1) (jours) MALI (jFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Rations Fed in Office du Niger Feedlots Rations des Boeufs à l'Embouche (Office du Niger) Dougabougou Molodo UP5 Product/Produit Price Quantity Dry Energy Quantity Dry Energy (FM/kg) (kg) Matter Units (kg) Matter Units Molasses/Mélasse 17 1 0.8 1.0 2 1.6 2.0 Rice Meal/Farine de Riz 17 2 1.8 1.7 2 1.8 1.7 Rice Bran/Son de Riz 12 2 1.8 1.2 2 1.8 1.2 Sugar Cane Tops/Bouts Blmics 1/ - 18 4.5 2.7 0 0 0 Rice Straw/Paille de Riz 1/ 2/ - 0 0 0 4 3.7 1..4 Cotton Seed/Graines de Coton 20 2 1.9 2.2 2 1.9 2.2 Total 25 10.8 8.8 12 10.8 8.5 Prix Quantité Matière Unités Quantité Matière Unités (kg) Sèche Fourragères (kg) Sèche Fourragères l/ Cane tops and rice straw are not sold but can be obtained 1/ Les bouts blancs et les pailles de riz ne for the cost of collection and transport. sont pas vendus; ils coûtent le prix du remassage et du transport. 2/ The nutritional value of rice straw diminishes rapidly 2/ La valeur alimentaire de la paille diminue if it is not put in stacks or in sheds. si, après le battage, elle n'est pas ou bien mise en botte ou en meule ou bien stockée sous hangar. 173 Annex 3 Table 21 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Cost of Cattle Fattening According to Office du Niger (1976) Prix de Revient du Bétail Embouché Etabli par Offic. du Niger (1976) FM per ox/ FM par boeuf Purchase price (average) 51,000 Prix d'achat (moyen) Cost of animal feed 30,870 Fraid d'alimentation Cost of transport - Frais de transport Cost of personnel 6,155 Frais de personnel Services Station du Sahel - Intervention Station du Sahel Amortisation of structures 6,450 Amortissement du parc Amortisation of small equipment 1,800 Amortissement du petit matériel Animal mortality (10%) 9,727 Pertes par mortalité (10%) Overheads 12,330 Participation Frais Généraux Profit margin (11.11%) 13,258 Marge binêficiaire (11.11%) Cost price 132,590 Prix de revient Animal weight (average) 380 kg Poids du boeuf (moyen) Cost price per kg liveweight (FM) 348.9 Prix de revient (FM) (Rounded) (350) (Arrondi) . MALI OFFICE DU NIGER - 1DENTIFICATION REPORT Prices Prevailing at Niono Cattle Market December 12, 1977 Prix Relevés sur l. Marché de Niono 12 Décembre, 1977 (350 beada of cattle / 350 bovins à la vente) Price per Mead/ Average Price per kg liveweight/ Prix Unitaire Prix Moyen par kg vif (FM) (FM) Ox, "export quality", 7-9 years, Boeuf "export" (7-9 ans, plus de more than 420 kg liveveight 90,000 - 100,000 225 1/ 420 kg vif) Ox, about 5 years, 325 kg Boeuf (environ 5 ane et 325 kg vif) liveweight 60,000 - 70,000 200 Young ox, 1-2 years, Bouvillon ( 1 4 2 ans, 125 à 200 kg 125-200 kg liveweight 20,000 - 30,000 155 vif) Draught ox, fattened after Boeuf de labour reformé (environ service (about 380 kg) .. 60,000 - 70,000 171 380 kg) Breeding heifers, 2 years 60,d00 Génisses d'élevage 2 ans Breeding heifers, 3-4 years 75,000 - 80,000 Gnisses d'élévage 3 à 4 ans Sheep 12,000 - 20,000 Moutons Goats 6,000 - 15,000 Chèvres Horse, 6 years 150,000 Cheval 6 ans Camels 150,000 - 200,000 Chameaux I Thia price la fully cnasistent vith the present liveweight price Ce prix au kg vit à Niono reflate bien.le prix de in Abidjan, ihich i FM 430/kg. Taking into account transport marché à Abidjan de EH 430/kg vif. En effet, un couts by road (NF 40,000/head), taxes and export duties cel boeuf, s'il était exporté, devrait payer (FIM 12,000/head), a 5% mortality rate and 15% profit, ve obtain FM 40.000 de transport, FM 12.000 de droits et a price of HF 424/kg in Abidjan. This computation also illustrates taxes de sortie et 5% de perte au transport por the handicap of the land-locked countries of the Sudano-Sahelian mortalité et assurer un bénéfice minimum de 15%, Zone. soit FI1 424/ig rendu Abidjan. Ce décompte demontre le handicap des pays sahelo-soudaniens, éloignés des grands centres de consomication des pays cotiers. ru MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Draught-Oxen (1976) and Animal Feed Purchased by Sector, 1976/77 Boeufs de Trait (1976) et Alimentation Animale Achetée par Secteurs, 1976/77 Sector/Secteur Draught- Animal Feed Purchases (t) Total Equiv. 1000 Energy Units per 1/ Oxen Rice Meal Rice Bran Cotton Seed (t) Energy Units 1/ Draught-ox Kolongotomo 2,097 '3 102 36 231 180 86 Kourouma 3,188 189 168 6 363 268 84 N'Debougou 4,730 307 -427 27 761 547 116 Niono 2,099 206 308 50 564 415 198 Molodo 2,145 133 273 - 406 277 129 Total 14,259 928 1,278 119 2,325 In 1000 energy units/ En 1000 unités fourragères 789 767 131 1,687 118 Alimentation Animale Achetée Boeufs de Farine Son Graines de Total Equiv. 1000 Unités Fourragères Trait de Riz de Riz Coton (t) Unités Fourragères par boeuf de Trait 1/ Unités fourragères. I-i CD MALI - OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT EVOLUTION OF SEED COTTON PRODUCTION FROM 1937 TO 1970 (OFFICE DU NIGER) Area (ha)/ Marketed Quantities (t)/ Yield (kg/ha)/ SUPERFICIE ( ha ) COLLECTe ( T ) RENDEHNT CALLECTE (&g/ha) AD CO TFOT B. KHA NNO. D0 KCo TOT KNA NNO M0 KGO. TOT 1937/38 98 98 52 52 531 531 4895 495 29 298 602 602 1 -114 0 850 850 441 445 524 524 19-0/41 2.054 ?.054 1.001 1.001 457 487 19.11/42 2.200 2.200 1.316 1.316 598 598 19'j43 2.283 2.283 1.049 1.049 459 459 i943/4 1.913 1.913 1.071 1.071 560 560 lf4/45 1.672 1.672 598 595 358 353 l 4'.516 1.370 1.370 509 509 372 372 19'.-/47 .5os 1.805. 1.089 1.089 603 603 1941.8 1.9d5 1.985 951 951 479 479 191.u/49 2.030 2.030 1.170 1.170 576 576 1949/30 1.934 1.934 . 1.001- 1.001 518 518 1910/51 2.122 2.122 1.227 1.227 578 578 l9 i /52 2.616 2.616 1.895 1.895 724 724 95253 89 2.742 2.831 51 1.805 1.856 573 658 656 193/5', 303 3.229 3.532 241 2.696 2.937 795 835 832 4/11i--5 43 3.625 4.109 66 2.827 2.893 136 798 704 45-1 624 4.212 4.836 330 1.970 2.300 . 529 468 476, 1i 7 50 3.877 4.529 203 2.197 2.116 344 567 4v-7 i71/3 f'.7 4.434 5.281 401 2.350 2.751 473 530 521 9 734 4.434 45 5.217 274 1.764 5 2.043 371 398 392 145/r.0 1.19 5.33 32 6.621 530 3.011 22 3.563 443 558 53 1 S/ i 3.379 4.300 60* 5.739 618 3.932 45 4.595 448 914 tioi W 1/-2 1.5.2 4.166 916 173 6.817 680 5.175 1.072 63 6.990 435 1.242 1.170 364 1.025 10:/43 1.250 4.071 1.754 302 7.377 1.022 5.787 854 36 7.699 818 1.422 487 119 1.014 1.9 2/ 1.027 4.165 1,7154 385 7.391 603 7.269 1.411 90 9.373 555 1.745 804 234 1.268 1 5 4c11 4.271 806 5.478 163 5.354 794 6.411 406 1.253 985 1.170 1 5/i.j 359 ':.407 612 5.318 44 2.064 167 2.275 123. 451s . 273 4233 i ./é7 348 3.438 405 4.1 1 . 132 5.510 593 6.235 U79 1.574 1.454 1.413 194/./oi 24 3.50 371 3.895 11 2.362 358 2.741 458 675 992 704 ( å /4-1 - 2.jla 303 3.218 - 3.536 303 3.839 . 1.212 1.010 1.193 - 2. 4 3 303 2.79a - 2.928 396 3.324 1.176 1.286 1,133 2. - FFICE DU NIGER - RAPPORT D'IDENTIFICATIO KMA - KouroluA MDO - Molodo NNO Niono KG O a Kolongo EMMY1OfLN DE LA PIMDUCTION COTONNIIERE DE LIOFFICE DU NIGER 1937170 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Cotton Yields on Levelled and Unlevelled Land, by Sector, 1963/64 Rendements de Coton-Graine sur des Terres Planées et Non-Planées, par Secteur, 1963/64 Sector Kourouma Niono 1/ Molodo Kolongo Total Total excl. Secteur Kolongo Area under Cotton (ha) 1,076 4,165 1,745 386 7,372 6,986 Superficie sous Coton (ha) Production Marketed (t) 603 7,269 1,411 90 9,373 9,283 Collecte (t) Yield (kg/ha) 560 1,745 809 233 1,271 1,329 ·Rendement Collecte (kg/ha) Levelled Area under Superficie planée sous Cotton (ha) %725 2,975 1,654 306 5,660 5,354 coton (ha) Production Marketed (t) 471 6,259 '1,356 (90) 2/ 8,176 - 8,086 ~ Collecte (t) Yield (kg/ha) 650 2,104 820 294 1,445 1,510 Rendement Collecte (k</ha) Unlevelled Area under Superficie Non-planée Cott.*n (ha) 351 1,190 91 80 1,712 1,632. sous coton (ha) Production Marketed (t) 132 1,010 55 (-) 2/ 1,197 1,197 Collecte (t) Yield (kg/hia) 376 849 604 - 699 733 . Rendement Collecte (kg/ha) (In % of Yield on (En % des Rendements sur Levelled Land) (58) (40) (74) - - 49 Superficies Planées) 1/ Including the present sector of N'Debougou/Y inclus le secteur de N'Debougou créé depuis lors. 2/ Only total production is known. It has been assumed that all productiori was on levelled land/ F"CX Seulement la production totale est connue. L'hypothèse est que toute la collecte ressort des superficies planées. 4M_I MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Characteristics of Best Cotton Varieties Available at Kogoni Caractéristiques des Meilleures Variétés de Coton Disponibles à Kogoni Variety Fibre Yield Likelihood (kg/ha) Strength Length in?. in Fineness Elasticity PSI Stelo- (inch) Trials Production (Micronaire) () (1000) metric G. HIRSUTUM 11AR.L.231.24 1 1/16 3,150 2,500 5.0 7.0 100 26 ACALA DEL CEaRO 2,270 1,800 4.4 7.0 110 29 G. BARBADENSE PIMA S4 1,915 1,500 3.4 8.8 105 31 Variété Longueur Rendement Probable (kg/ha) Tenacité de Fibre Expéri- Grande Indice. Allongement 2SI Stelo- (pouce) mentation Culture -Micronaire (M) (1000) mètre Cr HGx ru U 179 Annex3 KALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Cotton Farmer's Budget 1965 and 1977 (per ha) Budget de Cultivateur de Coton 1965 at 1977 (per ha) Coat Itm FN/ha Equiv. cotton (kg/ha) Charges 1965 1977 1965 1977 Ridging by Machine 6,000 12,900 150 150 Bill.onnage Micsnique Fertilizer 1/ 6,400 20,200 160 240 Efg'ais 1/ Insteticides 2/ ) 20,000 235 Insecticides 2/ 16,800 420 Spraying by Airplane 3/) 11,700 135 Epandage airien 3/ Subtotal 29,200 64,800 730 760 Sous-total Contribution tow. Maintenanke. 1,200 ) 30 ) Entretien >Amnagements ) 27,200 4/ ) 270 4/ Development Levy 9,600 ) 240 Redevance Total Production Cost 40,000 92,000 1,000 1,030 Total des Charges Cometitive Income Level 5/ Niveau de Revenu Compititif 5/ a) 110 zan-days x 24907 100,000 1,170 a) 110 journées-hotmes . N907 b) 110 man-days x F.M727 80,000 940 b) 110 journées-hommes 1 R4727 Required Yield Level (kg/ha) Niveau de Rendements Requis (kg/ha) a) 2,200 a) b) .1,970 b) 11 ló0 kg ures at subaidiled price to farms : FX9,200 1/ 100 kg d'uz6t .au prix subventioanni FM9,200 100 kg triple super phosphata at subsdized price a 100 kg de triple super phosphate au prix m11,000 subventionn= FMl,000 2/ 20 litres/ha at FM,000 2/ 20 litras/ha å FM1,000 3/ 6 treatments at 100 ser/ha at FM7O,000/h- 3/ 6 passages å 100 sec/ha å FK70,000/h / AsImung that the levy in 1977 is set at the same V/ L'hypothase est que la redevance serait fixie level in terms of seed-cotton as in 1965, . . un niveau équivalent en temes de coton-grain (including the maintanance charge) A la redevance. de 1965 (y compris la charge pour 1'entretien du reseau). / Assuming that the return per man-day shall be ~/ Aettant que le revenu par journée de travail equal doit 9.tre égal å a) to that of the most progressive rice farmers' a) celul des riziculteurs les plus avanc6s (Stade 3) (Stage 3) b) to that of the average rice-farmer (Stage 2). b) celui d'un riziculteur moyen (Stade 2). Voir Sec Table 17 Tableau .7 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Cotton Production in the Niono Sector, by Village, 1963/64 . Area/ Yield/ Area/ Yield/ Sup.(ha) Prod.(T) Rend.(kg/ha) Sup.(ha) Prod.(T) Rend (kg/ha) Niegue 49 2092 Siengo 9h 1458 Gnoumake 95 1324 Ringaride 60 2080 Kolodougoucoura 73 2200 Siguinvonce 64 227h Koula 1o6 2587 Dar Salane 84 1436 Kouiacoura 52 1815 Nara 26 2251 Fassou 92 1997 UPi ( Kolodougou) 357 757 2018 UP4 ( Siengo) 420 767 1826 00 Niono km 26 107 2433 Serivala 71 2777 Foabougou 96 2621 Sassa 41 1680 Medina 131 2380 Tigabougou 40 3591 Bagadadji 163 2190 Worotiguila 57 2799 Werekela 162 1778 UP2 (U. Centrale) 568 1377 2426 Tissana 110 2360 Tenegue '136 2329 UP5 ( Sahel) 546 1234 2260 Niobougou Bl- 75 * 2540 Banisirailu B2- 115 2185 Medina Coura B3- 133 186o Sarango Bh 62 1687 Sangarala 46 1295 TiEabougou ND5- 82 1190 UP3 (Ndebougou) 513 962 1875 Total Niono 2422 5097 2104 MALI- OFFICE DU NIGER- RAPPORT D'IDENTIFICATION RESULTAT DE LA CAMPAGNE COTONNIERE 1963/6h PAR VILLAGES DU CENTRE DE NIONO MALI OFFICE DU NIGER Superficie Aménagée, Superficie Cultivée (par Culture) et Collecte de Paddy par Ha, 1934135 - 1976/77 Tous les Secteurs11 63260 HA AMENAGES HA 50,000- HA NON CULTIVES 13260 HA -ON CULTIVES 40.000- .. . . . . . . HA COTON 30,000- 40,000 HA RIZ 20.000- 1660 KG/HA PADDY COLLECTE 10.000 - 1934/35 1940/41 1960/61 1960/61 1964/65 1970/71 1976/77 1/ Petunétres sucriers exclus Banque Mondiale - 18563 노 MALI OFFICE DU NIGER Devaloped Area. Cultivatad Area (by Crop), and Paddy Marketed per K, 1934135 - 1976177 Niono Sector HA 20~ HA DEVELOPED 20.000- 19.000- 3920 HA NON CULTIVATED 16.000- RA Noffi LTIVATED 14.000 - .. .. ....... ... .. ... . 12.000- 10,000- 16776 HA RICE MA COTTON 8.000- ........ . ................ . ......... .. 6.000 2: ....... . .... . . .. . .. . ..... ................ ......... 1800 K0/HA PADDY RAARKETED 4.000- ...... ... .... .. ..... . . -X-X-2 2.OW x ! ......... 1936/37 1940141 1950/61 1960161 imni 1976177 N.B. ThiseliartcoaWtiscamhesuctorsolNionoandN*Debougou,vvhicýuntil recentIV vverc ontt sinj#e sector. World Bank 18568 MILJ MALI OFFICE DU NIGER Superficie Aménagée, Superficie Cultivée (par Culture) et Collecte de Paddy pe Ha, 1934/35 - 1976/77 Secteur De Molodo HA 1243 HA AMENAGES 7.O0 HA NON CULTIVES 1010 HA NON CULTIVES 6.000 smama1660 KG/HA PADDY COL.LECTE 1943s/44 194&/50 1960/61 1970/71 1976111 Banque Mondiale - 18671 '4 ... .. . MALI OFFICE DU NIGER Superficie Aménagée . Superficie Cultivée (par Culture) et Collecte de Paddy par Ha, 1934/35 - 1976/77 Secteur Kouroum HA 12.000 10917 HA AMENAGES NON CULTIVES 1964 HA NON CULTIVES 10,000 ÷ 8,000 6,000 R8963 HA R IZ 6,000 1720 KG/HA PADDY COLLECTE 2,000 19/1 196011 1970171 1976/77 Banque Mondials - 18571 . . . . . . .. .... . . -181- ANNEXE 4 4. Le programme de réaménagement I. Contenu du programme et calendrier d'exécution II. Production de riz et débouchés III. Effets au niveau de l'exploitation IV. Justification économique 1. Répartition des coÙts de réaménagement 2. Dépenses d'entretien de l'infrastructure 3. Evaluation de la main-d'oeuvre supplémentaire 4. Taux de rentabilité -182- ANNEXE 4 MALI OFFICE DU NIGER - RAPPORT D'IDENTIFICATION Le programme de réaménagement On trouvera dans la présente annexe des détails sur le programme de réaménagement ainsi que les hypothèses relatives à l'effet attendu qu'il aura sur la production de riz dans son ensemble et au niveau de l'exploitation, et celles qui le justifient sur le plan économique. I. Contenu du programme et calendrier d'exécution 1.01 Les divers éléments du programme de réaménagement envisagé ont été présentés dans le rapport principal. En ce qui concerne les travaux de génie civil qui sont l'élément le plue important et le plus coûteux de ce programme, ceux qui seront exécutés ont été étudiés à l'Annexe 2 et sont présentés sommai- rement accompagnés de leur calendrier d'exécution indicatif dans le Tableau 1 de l'Annexe 4. Puisque ni les plans, ni l'avant-projet n'ont été préparés pour ces travaux, les coûts ont été chiffrés à titre provisoire et une provision pour dépassement des quantités de 25 % a été prévue. La répartition de ces coOts entre la production du riz et celle de sucre et entre les régions actuel- lement mises en valeur et celles qui le seront est étudiée dans la Section IV. II. Production de riz et débouchés 2.01 La culture des terres améliorées ou récupérées devrait commencer l'année suivant les travaux de réaménagement (Tableau 2). Sans l'exécution du programme, la superficie cultivée serait la même qu'en 1977. 2.02 Dans les secteurs desservis par le canal du Sahel, les.rendements atteignent actuellement 2,35 tonnes/ha (2,26 tonnes/ha pour l'ensemble de l'Office du Niger) et devraient plafonner à 2,40 tonnes/ha sans l'exécution du programme. Certes, les rendements peuvent encore augmenter si on poursuit l'effort visant à introduire l'ensemencement en lignes, à utiliser des semen- ces améliorées et des quantités d'engrais plus importantes; cependant, si rien n'est fait pour remettre les installations en état, le système d'irrigation sera de plus en plus souvent perturbé à long terme, en raison des ruptures de digues ou de l'abaissement du niveau des eaux à titre préventif; aussi les per- tes de production de paddy annuleront-elles les augmentations éventuelles du rendement. -183- ANNEXE 4 Page 2 2.03 Si le programme de réaménagement est exécuté et s'accompagne de l'effort de vulgarisation requis, les rendements devraient évoluer de la maniùre suivante : - 4,0 tonnes/ha pour 30 % des colons; - 3,5 tonnes/ha pour 60 % des colons; - 3,0 tonnes/ha pour 10 % des colons. Le rendement global moyen sera de 3,6 tonnes à l'hectare; il sera atteint dans chaque zone améliorée, quatre ans après l'exécution du programme de réaménagement. 2.04 Pour décrire la situîtion actuelle, les colons ont été groupés (voir Annexe 2) en trois catégor.es,-./ en fonction de leurs rendements : - rendement de 2,5 à 3 tonnes par hectare (moyenne de 2,72 tonnes à l'hectare : Phase 3); - rendement de 2 tonnes à l'hectare environ (moyenne de 2,06 tonnes à l'hectare : Phase 2); - rendement légèrement supérieur à 1,5 tonne à l'hectare pour une minorité d'exploitants (moyenne de 1,61 tonne à l'hectare Phase 1). Même s'il est impossible de déterminer avec exactitude l'évolution de ces rendements, les colons qui appartiennent actuellement au groupe le plus pro- ductif seront les plus nombreux à atteindre 4 tonnes à l'hectare, alors que réciproquement, la plupart des exploitants les moins productifs enregistreront après le réaménagement des rendements qui n'excéderont pas 3 tonnes à l'hectare. En conséquence, l'augmentation moyenne du rendement devrait être de 1,5 tonne à l'hectare environ pour chaque groupe. 2.05 La production supplémentaire est présentée dans le Tableau 2 et son effet sur la situation nationale de l'offre et de la demande figure dans le Tableau 3. Sans l'exécution du programme, un léger excédent par rapport à la demande serait enregistré jusqu'en 1983 environ, si les conditions climatiques sont favorables. Avec le programme, cet excédent théorique existera deux ans de plus jusqu'en 1985. Etant donné les vicissitudes du climat, cet excédent l/ Voir également la Carte No II. -184-- ANNEXE 4 Page 3 théorique peut être considéré comme une marge de sécurité qui permettra de lutter contre les pénuries produites par la sécheresse. Si cet excédent se matérialise réellement, il pourra être exporté dans les pays voisins qui ont déjà absorbé des quantités similaires ces dernières annéec (en 1976 et 1977 par exemple). III. Effets au niveau de l'exploitation 3.01 Les techniques culturales qui seront appliquées après le réaménage- ment, ainsi que les besoins en main-d'oeuvre et en matériel sont présentés som- mairement dans les Tableaux 4 et 5 et las budgets des exploitations par hectare et par famille de colons figurent dans les Tableaux 6 à 8. 3.02 Le problème clé est la réduction de la superficie des exploitations. Le Tableau 7 démontre que .es colons les plus productifs en particulier n'aug- menteront pas la valeur nette totale de leur production, malgré leur haut ren- dement, si la superficie de leurs exploitations est ramenée à 6 ha; aussi, lors de la première étape quand des mesures visant à intensifier la production seront prises, les superficies des exploitations ne devraient pas baisser de plus de 25 % (de 8,5 ha en moyenne à 6,5 ha environ, c'est-à-dire 2,5 ha par homme actif). 3.03 La valeur nette de la production a été calculée en fonction d'une redevance de 600 kg à l'hectare payée par les colons (qui n'était que de 400 kg à l'hectare avant le réaménagement). Cette redevance n'est pas excessive si les colons atteignent les rendements prévus, qui ne sont pas trop ambitieux dans un projet où il y a complet contrdle de l'écoulement. En. fait, pour le colon moyen, la redevance absorbera une fraction de la production totale légèrement inférieure à celle qu'il verse actuellement (16,7 % contre 17,5 %); elle pourrait en conséquence augmenter et être portée par la suite à 750 kg à l'hectare environ; il serait cependant prudent d'ajourner une telle mesure jusqu'à ce qu'un grand nombre de colons atteignent les rendements prévus. Ceux dont la production est continuellement faible pourraient à la suite de cette nouvelle majoration de la redavance être encouragés soit à intensifier leurs efforts soit à abandonner. Des redevances élevées inciteront d'autres colons à céder les terres qu'ils ne peuvent vraiment exploiter et à intensifier la production sur celles qui leur restent. 3.04 Pendant les périodes de pointe (la récolte en particulier), la dimi- nution envisagée de la superficie des exploitations permettra d'atténuer la pénurie de main-d'oeuvre. Dans la plupart des cas représentatifs, (Phases 2 et 3), les besoins en main-d'oeuvre par hectare passeront de 68-76 journées de travail à 102-104 journées de travail soit une augmentation de 40 % environ; mais si la superficie moyenne des exploitations est ramenée à 6,5 ha, la demande de main-d'oeuvre par exploitation ne s'accroltra que d'un peu plus de 10 %. -185- ANNEXE 4 Page 4 3.05 A la suite de l'exécution du programme, la rémunération moyenne par journée de travail n'augmentera que modérément; cependant, la rémunération par journée de travail supplémentaire est assez satisfaisante et s'étale de 800 FM à près de 1.100 FM (Tableau 8). Certes, les chiffres relatifs à la main- d'oeuvre figurent parmi les paramètres les plus incertains et controversés, mais leur ordre de grandeur laisse à penser que le réaménagement envisagé et l'intensification de la production devraient être intéressants pour les colons sur le plan économique. 3.06 A la suite de la réduction de la superficie des exploitations, quel- que 1.150 nouveaux colons pourront immigrer dans les zones actuellement mises en culture, et 850 familles supplémentaires pourront s'installer dans la zone qui sera récupérée (si l'exploitation a en moyenne une superficie de 6,5 ha par famille après le réaménagement). IV. Justification économique 4.01 En ce qui concerne la justification économique les questions suivan- tes seront étudiées : - la répartition des coûts de réaménagement; - le traitement des coûts d'entretien de l'infrastructure; et - l'évaluation des besoins en main-d'oeuvre supplémentaire. . Répartition des poOts de réaménagement 4.02 Le programme de réaménagement devrait, d'après les estimations, coû- ter 21 milliards de FM au prix de 1977 (43 millions de dollars) qui devraient àtre répartis entre toutes les activités économiques qui profitent de 'ces travaux, proportionnellement à l'effet direct qu'ils ont sur chaque activité. Dans ce contexte, il faut étudier trois activités : - la production de riz dans les périmètres actuellement en culture ou sur des terres qui seront assainies; - la production de riz ou autres produits dans les extensions qui peuvent être aménagées sans augmentation du débit actuel du canal du Sahel; et - la production de sucre dans les périmètres actuellement cultivés. -186- ANNEXE 4 Page 5 4.03 Si les périmètres de canne à sucre profitent pleinement de la re- mise en état du canal du Sahel et des principaux ouvrages (éléments A+B+C du Tableau 1) ils ne tirent aucun avantage des améliorations apportées aux canaux partiteurs et arroseurs ni de l'aménagement effectué au niveau des exploita- tions dans les zones de culture du riz. Les extensions bénéficient pleinement de l'amélioration apportée aux principales infrastructures et dans une certai.nz mesure (pour un tiers des dépenses effectuées) des aménagements apportés aux autres canaux et drains (élément D du Tableau 1) qui en définitive alimenteront ces régions. Il semblerait a priori que l'investissement relatif aux aménage- ments effectués au niveau de l'exploitation (comme le planage) ne profitera paF aux extensions, mais ces travaux permettront de faire diminuer considérablement la consommation d'eau à l'hectare et en conséquence il sera possible d'accrol- tre de 12.000 ha la zone irrigable sans agrandir le réseau de base. En conclu- sion, ces extensions bénéficieront également pleinement des travaux réalisés au niveau de l'exploitation (élément E du Tableau 1). 4.04 Les rizières améliorées ou assainies entreront en production immédia- tement après le réaménagement (par. 2.01), mais les extensions ne devraient dtre productives qu'après 1985. En conséquence, on a tenu compte du facteur temps. Les coûts ont été répartis selon le principe suivant : les coûts à l'hectare d'aménagement qui doivent être supportés par les extensions futu- res seront identiques à ceux des superficies actuellement mises en vàleur; ils seront actualisés par un taux d'intérêt de 10 % qui devrait refléter approxi- mativement le coût d'opportunité du capital. Puisque ces extensions doivent, d'après les projections, être aménagées en moyenne six ans après que les dépen- ses de réaménagement auront été réalisées (voir Tableau 1), elles absorberont en termes de coûts actualisés, seulement un peu plus de la moitié des coûts de réaménagement à l'hectare par rapport aux zones qui ont déjà été mises en valeur. Le Tableau 9 présente la méthode employée et montre que 86,6 % des coûts afférents aux travaux de génie civil se rapportent aux 37.400 ha qui doivent être réaménagés ou assainis pour produire du riz. 4.05 Le coût total, y compris les provisions pour dépaesment des quan- tités, est estimé à 43,2 millions de dollars, aussi, le codt par hectare de périmètre de culture du riz remis en état est de : 43.200.000 dollars x 0.866 1.000 dollars par hectare 37.400 ha x.p (Les 1.500 ha devant être réaménagés en 1978/79 - 1981/82 n'ont pas été pris en considération; leur coût à l'hectare aurait été similaire conformément au Tableau 1). 2. Dépenses d'entretien de l'infrastructure 4.06 Selon les prévisions préliminaires de la mission, 20.000 FM par hec- tare environ devront être consacrés à l'entretien des infrastructures (sauf au niveau de l'exploitation) afin d'empêcher les ouvrages qui vont être remis -187- ANNEXE 4 Page 6 en état de se détériorer à nouveau. En moyenne, 5.000 FM seulement par hectare ont été dépensés ces quelques dernières années et vraisemblablement moins à la fin des années 60. Si dans le calcul des coûts de la situation "avec le programme" on prend en compte les coûts de l'entretien nécessaire tandis que seules les dépenses réellement effectuées sont comptées dans la situation "sans le programme", la comparaison est maintenant faussée, car la perte en capital résultant de l'entretien qui n'est pas effectué n'est pas prise en compte, ou pour être plus concret, on ne compte pas les frais de réparations qui devront être contractés de plus en plus souvent pour contre- carrer les effets des travaux d'entretien non effectués. Pour exprimer cette notion différemment, il faut dire que sans le programme de réaménagement, on ne peut pas techniquement poursuivre l'exploitation avec le minimum de travaux d'entretien pendant une période correspondant à la durée de vie économique des travaux de réaménagement (30 ans). 4.07 Puisque les frais de réparation retenus en hypothèse dans la situa- tion "sans le programme" ne peuvent pas être quantitifés avec précision, on a estimé que ceux qui résultent du manque d'entretien sont égaux aux frais d'entretien supplémentaires requis par hectare dans la situation "avec le pro- gramme". En conséquence, on ne les a pas inclus dans les deux calculs. Toute- fois, pour les zones qui doivent être assainies (5.700 ha) l'ensemble des . frais d'entretien (20.000 FM par hectare) ont été pris en compte (Tableau 10). 3. Evaluation de la main-d'oeuvre supplémentaire 4.08 Pour évaluer la main-d'oeuvre supplémentaire on considère deux aspects : a) les coûts d'opportunité de la main-d'oeuvre supplémentaire sur les exploitations déjà en culture; b) les coûts d'opportunité des nouveaux colons. Chacun de ces aspects est expliqué ci-après. 4.09 A mesure que la culture deviendra plus intensive, la main-d'oeuvre employée par hectare augmentera de 40 % en moyenne environ. Or, la superficie moyenne des exploitations devant tomber à 6,5 ha, la demande nette de main- d'oeuvre par famile augmentera d'un peu plus de 10 % seulement (par. 3.04). Seul le travail fourni par les hommes robustes est considéré comme ayant un coût d'opportunité, en effet, les femmes et les enfants, qui participent à certaines activités (protection des cultures contre les oiseaux; conduite des animaux de trait; vannage; glanage) sont supposés être en nombre suffisant. L'augmentation moyenne pondérée du travail fourni par des hommes robustes est de huit journées de travail par hectare. On applique à ce supplément de tra- vail un prix de référence de 750 FM par journée de travail, coût approximatif d'un ouvrier agricole recruté au moment de la récolte ou à d'autres périodes de pointe. -188- ANNEXE 4 Page 7 4.10 Comme nous l'avons dit dans le paragraphe 3.06, environ 2.000 colons supplémentaires occuperont les zones abandonnées qui seront récupérées et les terres rendues disponibles par suite de la réduction de la superficie des exploitations. Le coût économique de cette colonisation est fonction de la production que les colons nouveaux réalisaient sur leurs exploitations précé- dentes. Cette production perdue se définit le mieux comme la valeur économique de la production des exploitations types à des conditions marginales, car de nombreux candidats viendront probablement de zones plus pauvres que celles qui reçoivent l'assistance des Opérations de développement. 4.11 Le type d'exploitation qui sert de référence est l'exploitation rizi- cole traditionnelle des plaines d'inondation du Niger où, d'après une enquâtE menée dans la région de Mopti, on pratique la culture du riz par submersion non réglée sur 2,5 ha en moyenne et celle du sorgho, du mil et d'autres cultures en sec sur 1,5 ha environ. Ce type d'exploitation convient le mieux comme élé- ment de référence pour les raisons suivantes - dans la mesure où les colons de l'Office du Niger ont également des revenus tirés de cultures pluviales (Annexe 1, par. 2.22), point n'est besoin de tenir compte des cultures en sec; on peut donc considérer le riz cultivé par submersion comme la seule culture à laquelle les colons ont renoncé en migrant dans les périmètres de l'Office du Niger; - en cznséquence, les produits cultivés antérieurement sont les mânes que ceux du projet, aussi pouvons-nous leur appliquer le même prix économique; - la valeur de la production à laquelle les colons ont renoncé est assez élevée par suite du niveau du prix économique du paddy; des enquêtes réalisées sur d'autres types d'exploitations (céréales en sec seulement ou céréales en sec plus arachides) ont confirmé que la valeur économique de la production à laquelle les colons renonceraient serait généralement inférieure. 4.12 Si le rendement atteint 700 kg de paddy sur 2,5 ha, que le prix économique du paddy se monte à 86 FM le kilo et celui des intrants est de 25.000 FM (10.000 FM à l'-hectare), la valeur de la production à laquelle les exploitants ont renoncé est de 125.000 FM pour chaque nouvelle famille de colons. 4. Taux de rentabilité 4.13 Le taux de rentabilité économique du programme de réaménagement est présenté dans le Tableau 10. En interprétant le taux relativement modeste (14 %), il faut se souvenir que les hypothèses ont toujours été posées de façon très prudente de manière à démontrer que même si elles se réalisaient le programme était justifié sur le plan économique. Une évaluation plus pré- cise pourra être faite lorsque, au cours de la préparation du programme, on connaîtra avec plus de détails le coût des travaux de génie civil. KALI 0FMI00 IM - 1EMfIFICATICK E.»T ehabili$tatoa Proga~m Summary at EUtimat&d Investmant and Indieative mpl%entation rkhedule frtra de iemna.ments Døvta Emtifntt dem evetisementa at Echelonnmeent de ie cn Oeuvre - -- lIret Vrejeet Period Gubtotal/ -------- Second Projeet Periad - ---- ebttl/ Total 1978/81 1981/82 1982/83 1983/8 19841/85 1985/86 soua-tqtal 1986/87 1987/88 1988/89 1989/<O 1990/91 8oug-tetal 1981/82 - 1990/51 Preoere Pårlode de Projet -------. 198/82-1985/86 -- - Deuxime Priode de Projet --.ID 1986/87-1990/91 <S1000 IN M4illim . bebilitttoa Area (ha> lupertete~ I rlameinger (ba) Abondønød arme* - 200 L 70 70 .. 750 3s000 900 900 900 - - 2,700 5,700 ~.atera abandoanåe Areaa under Cåltivattoa Camlere OQltåma - poor o-fara devolopment 500 1.3 50 1,250 1,250 1,250 6,000 1,500 1,500 1.500 - - aakg e0 - e maenat paroellea mauvelaoe - averag on-tfrm develoent 500 - 1.000 1,750 1,750 1.750 6.250 1.730 1.700 1,000 - - 6, 0 10,700 - * U anymaøs - teir a-tarm dev*lopeont L250 MZ j.9 - 1 .aM 70,50 - - a ageea bea~em Total Are 0oder Mice To se tuperticie riacelo totale å &tre Setabilitated (1.300> 3 1.500 5,500 ,000 5,000 ,000 20,000 6,000 6.000 5.400 - - 17.uf00 .s00 t iasemag Separ Cae Devol,. d kre a (3.700) superfiie. r auerare Exteneion Area ,1000> (2.000> 13,000> (3.000> (00000> (12.000) 412,000) auperfietme dt,6ntea&on j .sLittlitattore Cft (81000> Cot du rannmaemt 481000> A. fao CItvil Workø t. Travaux primeipau de QWe*. Ci9i1 - Canal da Sahel (200) 200 130 350- Canal du Sabel - Koludo I heach <200> 200 200 4»00 1.250 - uol0do list ko. 1 - Holod II Zach 20 0 m - Mlod0 Dier bo. 2 Subtotal A (8100> 00 355 6 8130 2,00,00 1,00s soua-total A a. Kit Dratage Outlate o. Emiaires pricipmu - touroec,rt 180 500 500 1.180 - Kouroomart - Wtono/4Debougou 100 50 150 - N0o0o/N'Deboegou - -1.0 1olododo Su.total 8 130 330 5M 500 1.40 1,8180 723 Saug-total 9 C. &an InIet Cotrol 0. Curagea de primen Structure (100> 100 100 100 . 49 priacipaux SubetlAre (300) 6" 80 1,130 90 3.630 3,630 1,?79 S~us-total A+ B*0 0. >me C&nale, 5econ,%ry . . maux Principaux et &ecodatren Cana mnd Their SWrv1e9 y Imolum romtec do oorwice ./ Saedm f (375) 375 8» 1.250 1,2350 1,250 3,0i 1,5M0 1,30x 1.60 - 4,360 . 9.360 4,586 E. On-Fari Develøpmant 1.. 96nånagamønt å la parcelle (levellng etc) at .-/ha, (avellemont etc) en 8 par ha - 100 (abandoned> - 22700 5,w- 2,793 - I / habandonnem) - 7008 (poor) 350 910 665 873 873 873 ,200 1,050 1,050 1.050 - 3,150 7.350 3,602 - 8 700/ba (Dauvaøos.) 500(85 eg.> 250 - 500 873 8?5 . 875 3,123 873 850 500 - 2,225 .350 2.622 - 8500/ha m)• - »uo (fair) _la -»= -M _L_k* _, -. 6M 2mæ i jak1, - 8 300/ a b bonne@) Subtotal c <730> 1,110 2,015 2,875 2,87 2.875. n,750 3.375 3,370 3,050 - 9.795 21.543 10.557 So-total 5 Total Bane Coet IkbabIlltatioa (1.625) 2,1 3.T 7 527 9 ,075 4,125 20.380 4,87 4.873 4.410 - 14,155 34.5,3 16.922 Ceft de bane, rå n&»geat hyical Contingeacien (25%) (k03) 533 9k9 4.320. 1.20 1,030 ,09P 1,220 1,215 1,105 - 3.5k0 8.633 4,231 Previatona de d4paemmt deo .quattla Total ICl. Ibya. Coting. (2.030) 2,670 ?710 6.595 6,341 5.155 25.675 6,095 6,085 .1 - h17,65 3,170 21,13 Total y conpria provitona da dåpeaosment (la Nf million) (1.308) (2.308> (3.232) (3.109) (2.526) <12.883> <2.987> (2.982> (2.702> - (g,6g> (313) (cn t1l lllionc) I Ara øxectød to be r*habiltated befors the beging of a RebabIltattom Program i superficte r&aegeø avant le *om c*eat du Progmme de RUhabtIltattos. kertioned only en reference for coat allocatio. Azy ebabilltattom ta be d4ue an HeNtton pour minoire et pour la råpartitioa de coat* de reeeageeat. Tvavaux dannm le påriatrem nucriere au,ar-cane periaetera la aenumed to be oeecutad under a *eparete projeat. proprenent dit aeratent tivancea aue un projet ø&parIG et alont pa Wtå prim en Compte. / In4scativ# tmplementetion rat#. Crop grown coud be rice, cottoa, heat nr fadder. j/ tcheonnamont Indientlf. Pourralt aervir å cultiver du ris, du #otoa, du b16 *u de. planatø tourragreo. her.tloned matly for Goat mllocatiom reference, a* 12,000 ha ta the additional area Heattonnå ti pour la ripartition da *oites 12.000 ha *at la auperliete auppliaentatre pouvant Stre irriguå* par 0,.t can ha irrigated by the C Inal du Sahel myeten without invemtment ataag at le øyatem du Canal du ahel maac travaux d'largionenat du ayotem. i ncreasng the eb*te a) capcity. 80./ha on average. S250/ba m moyone. KALI OWIM D NiæR - W 1IICATION REl? projaction at Paddy productton t e Ola Xmpraved V4r1m*tera of the Canni du S.hl tygten with and tøithut the aabilltaton irolet (18t and I Phnaø> Projaction de la Productton de Paddy dana8 loa Cantera i RAtånaar dana l :iyøt3mø du C,nal du Sahel, avec at ankna lei l'rojet de Rkhnhilitattan (låre *t 23»a Phase) nm.ag 1 -- s 1. 1980/81 1981/82 1982/83 1983/'84 19841/85 1985/86 1986/87 1987/88 1988/89 1989/90 1990/91 1991/92 199/941 te. Total DevOlo,ad Ara (ha) 38,900 SupNr¥i4ie Dv61.pptø (ha> Total Cultivated Area (ha) 33,200 superfte Cultivåa (ha> (of which tøpro¥ed ta (dønt reamånagåt an in.fr - 1980/81) (1,500) 1978/79 . 1980/81) Tjeld (t/lu.)20.f Remdømnt (t/lhn) Iaproved under R4tva. Proleat iaanae uMr Projet de Rihablitattn A øa 8ehaLtlitatlon (ha) 1,500 3,500 5 000 5,000 5,000 6.000 6 000 5,400 AM R&åa*gent Aual tha) (of which reclaifad area) (200> 550) 750) (750> <50> (900) 900) (900) .dont auperfioie rkcupår4ø> Undar cutivation, Chaulative <ha> 1,500 5,000 10,000 15,000 20,000 6 O 32 ,000 37,400 ~ a n saltura (auperici unaulattva) (of wich rcatimaed) (200) (800> (1,500) (2.250) <3.000> <3,900> (4,800) (5,700) (dont aupertiale råcup4r49) Fro'uction with the Project (t) .4,350 15,000 38,800 k7100 65,500 86,40 107,600 127,200 131,200 133,500 134,600 Production avse le Projat (t) y (t/ha) 2.90 3.00 3.08 3.19 3.28 3.32 3.36 3.0 3.51 3.57 3.60 it/ha) 'roJucLIon ilthaut the Project y '3,100 10,200 20,400 30,600 40,800 53.000 6,300 76,0 76,000 76,000 76.000 Produation,a a trojet y* Increnental l*roduction (t) 2 10*.00 1o 28 2,00 42,300 1,200 ,200 5,5 Productoa Suppl5a.ntare( of vw.ich liold increads l0 , ,t', ,00 20,3 31,700 ,200 37,100 38,100 doat accrolamemant de rendemente of which reclataed area* 600 2,250 6,6Mo 7,100 9.700 13,100 16.200 19,500 20,000 20,400 20.500 dont auprittcia recupir6i.e Roundad (1000> 11 ).8 10. 1.6 aifftr*a Arrondis (10000> 0.6 2.2 4.6 7.1 9.7 13.1 16.2 19.5 20.0 20.4 20.5 ' S ideld In tlåe Sahel onal area wore 2.» t/ha In 1976/77 (sea Annax 3, Table 3). * La røndenenta ttaient 2.35 t/ha dasa le uytaa cna~6 par la caal du 8hol lPis to rehabilitatioan work on 1.500 ha under the pra~ad Tachnical Annietance *a 1976/77 (voir Annexe 3, Tableau 8). Gråa aux travaux sur 1,500 ha, Å Crodit, ytelde vill Increa*e to 2.40 t/ha in 1980I1, assaming that yelda in other axicuter aosa la projet d'Aiøtance Tochnqu#, proposi, lea reand*mnta araa raøkin conetaAt. auganteront å 2.C0 t/ba an 1980/81 lhypothlaa ImpItcte eat quo, an le projet de rihabIlitation, la rendemonto n'augsnteront guire au dalå de a niveau. Araa rft,illtatod ahow the following averag yild build-upi 2.90 t/ha in year s La randeente aur la aupertIa r&aånnagåe auentøraient cane autt: 2.90 t/ha on*, 3.20 t/ha in yaer 2 3.40 t/ha in year 3, and 3.60 t/ha ha ytar 4. These øqlra anne, 3.20 t/ha an 2ma annå*, 3.0 t/ha an 3ia annåa at 3.60 1/ha an 64hw tigures hava boen darived aa u vaightd averaga at yleld dovelapaanta of 30% annia. Ca taux a 4t4 dårivk come aoyanø poødir4a de 30% de colona proraesten prograuavo Lårna radi& 4.0 t/ha1 60% avaraga farna racing3.50 t/ha, and 10% 'attigant 4.0 t/ha, 60% de colone søyene attegnant 3.50 t/ha, at 10% de colane a or fam~a reaching3.00 t/~a. pagifa a'atteinant quo 3.0 1/ha. 2.40 t/ha on ite arena to be rohahtlitated (excluding the abandoned anen that g 2.40 t/ha aur le eurface å reprandr* (anta aam le aup*rtitea aban~onmte qu- would La reclaied. utratent ricup&råa par la proj*t). MALI OFFICE DU NIGER - IIENTIFICATION REPORT Projection of Domestic Paddy Demand and Supply in Mall with and without the Rehabilitation Project Prévision de la Demande Intérieure et de l'Offre de Paddy au Mali, avec et ano le Projet de Réhabilitation Phase I a . Phase Il ?i-- 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 -1991 .1992 1993 Paddy Pequiremente } (1000 t) 291 303 316 330 344 359 375 392 410 428 447 467 488 Besoine en Paddy f (1000 t) Paddy Production f Production de Paddy without the Project (1000 t> 0 / 313 331 340 344 347 349 350 351 5 351 3351 esan le Projet (1000 t) Surplus (+)/Deficit (a.) Surplus (*)/Déficit (-> without the Project (1000 t) 22 +28 +24 +14. + 3 10 -25 -41 - 59 -77 -96 -116 -137 ManM le Projet (1000 t) Incremental Production fro. Production Eupplémentaire ý4induite the Projct (10W0t) - - 1 5 10 17 25 33 42 51. 55 57 59 par le Projet 6/ (100 H Surplus (W)/Deficit (- Surplus (*)/Dificit (-) with the Project (1000 t) +22 + 28 +t25 19 + 13 + 7 0 - 8 -17 -26 -541 -59 - 78 avec le Projet (1000 t) Surpluc/Deficit in of Surplus/Déficit en-% de le Total Production 7 8 7 6 2 0 - 2 - 5 . 7 -12 - 17 - 22 Production Totale ./ Production of 1981/82 connumed in 1982 etc; Phase I thus covers agricultuiral ./ Production de 1981/82 consosée en 1982. Phase i donc comprend les annes years 1981/82 - 1985/86. agricoles 1981/82 - 1985/86. 2/ Copletion of Rehabilitation Project onlyl no expansion tn*area ls taken Achèvement du programme de réasénagement. Aucune expansion des superficies into account. a été prise en compte. à }f Starting from a par capita consumption of 20 kg of rice ln 1975 and assuing }/ Partant d'une connommation par tête de 20 kg de ris en 1975, un accroincement a population growth rate of 2.7%; réal income growth of 2.0% annually, and de la population de 2.7, une augmentation du revenu réel de 2%.par an, une an income elanticity of demand of 1.0. Sand requirements and 10% lasse» élanticité de la demande par rapport au revenu de 1.0, et un taux de conversion ris incluoed. Hilling ratio 65% (lton for industrial mille, more for traditional paddy = 0.65 (moins pour les rizeries industrielles, davantage dans le milieu rural). production). lin years with adequate rainfall and floooling. 4 En années de pluviométrie et d'inondation suffisantes. Includea projections for Office du Niger without the project. Opération Rit Comprend prévisions pour 1'Office du Niger sans le projet et Opérations Ris Ségou, iégou, Opération Riz Popti, Opération Ris Sikasso, minor achemes In the lot Mopti et Siksao, ainsi que quelques projets mineurs dans la lire et Ume Région, and 6th Ferions, And traditional production. respectivement, et la production traditionelle. See Table 2 Voir Tableau 2 192 Annex 4 Taýble MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Recommended Equipment Density at Stage 4 ard Cost per Ha of Oxen and Equipment Use Densitó d'Equipement Recomandge au Stade 4 et Coft å 1'Ha des Boeufs et de 1'Equipement Recomended Equipment/ Nucaber/ Cost to Farmer/ Cost per Ha/ Amortisation/ Equipement Recomand6 Nombre Co"t au Producteur CoGt par Ha Amortissement M - FM1/ FM/ha 2/ Gear/Harnachement 1 7,500 1,154 192 Plough/Charrue 1 52,870 8,134 813 Harrow/Herse i 23,550 3,623 362 Cultvator/Cultivateur 1 . 88,795 13,661 1,366 Cart/CAarrette 1 90,000 13,846 1,385 Subtotal 262,715 40,418 4,118 Oxen/Boeufa 3 240,000 36,923 3,692 Total 502,715 77,341 7,810 Maintenance Equipment 3/ 410 Entretien Equipement 3/ Maintenance Oxen 4/ 3,460 Entretien des Boeufs 4/ Total. Cost per ha/CoGt total par ha i1,680 1/ For expected holding size of 6-7 ha 1/ Pour taille d'exploitation de 6-7 ha or 6.5 ha on average ou.6,5 ha en moyenne, anticipée pour le futur 2 See Annex 3, Table 16 2/ Voir Annexa 3, Tableau 16 3 10% of equipment amortisation 3/ 10% de 'amortissement annuel d'équipement 4/ Assuming increase from MF5,000/head 4/ A cause des achats accrus d'alimentation de to MF7,500/head because of supple- ~ btail, les dépenscs annuelles par t'te mentary purchase of annual feed augmentent de FM,000 å FM7,500 HALI OFFICE DU NIGER - IIENTIFICA'tION REM)IT Labor and Equipaent Input With the Project (Stage 4) and Without the Project (Stages 2and 5) Tempa des Travaux et Utiliation den Boeuta et d'Equipement Avec le Projet (Stade 4) et ana le Projet (Stads 2 et 3) Stege 2/Stade 2 Stage 3/Stade 3 Stag* 4/Stade 4 2. t/ 2.72 t/ha a 50 t/1a b) .0ta Total Oxen and Total Oxen and mn Wooen or Total Oxen and men Women or Total Oxen and Laborg Equipment Labory Equipment Children Labor Equipment Children Labor Equipment Ploughing •0.5 7 13.5 9 9 9 13.5 9 9 9 13.5 9 Labour Harrowing 6 4 6 4 5 5 7.5 5 5 5 7.5 5 Heraa jowing 1 1 1 1 1.5 1 1 1 1.5 1 Seai Pantenance Infrantr. 2 2 10 - 10 10 - 10 - Entr.etien Räseau Weeding 8 10 16 3 17.5 3 af 16 3 17.5 3 .2 Sarclage/Desherbage Spreading Frtilizer 0.5 1 2 - 2 2 - 2 - Epandage Engrais - Irrigation 4 4 .4 - 4 4 - 4 - Irrigation Bird Protection 3. 3 - 8 4 - 4 - Gardiennage flarvesting 16.5 19 17 10 22 19 10 24 - Baiaon Stacking 6 4 6 6 7 - 7 7 - 7 7 'Nie en Uerbier Truams..ort 2.5 2.5 2.5 2.5 5 - 5 5 5 - 5 5 Transport fanual Threahing 5 5 - 5 5 . 5 - Iattaga ~anuel Wiiauidng/Bleaming - 6 --6 - annage/Glanege Total 68 17.5 76 21.5 81 42 102 30 83 42 104 30 Total Rotufa *t Total Boeufa et Hoas Ffsla ou Total 1/ Boaufa at Rommes Feesa ou Total 1/ Boaufa et Equipegente Equipementa anta Equipementa Enfant* . Equipementa je* Ar.nex 3, Table 15 1 Voir Anner. 3, Tableau 15 f days weedirS b. cultivator f2 3 jour@ de sarclage avec cultivateur Sii 194 Annex 4 Table MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Farm Budget for Rice Farmers at the Office du Niger, with the Project (per ha) Bud.et d'Exploitation Familiale à l'Office du Niger, avec le Projet (par ha) BasicYield Assumption High Yield Assumption (%of Holdings)1/ (30% of Holdings)./ Yield (kg/ha) 3,500 4,000 Rendement Producer Prie' 45 4S Prix au Producteur Gross Value of Production 157,500 180,000 Produit Brut Use- of Farm Equîpment Utilisation de boeufs et and Oxen l/ 11,680 11,680 de l'équipement 1/ Seed 2/ 4,270 4,270 Semence 2/ Fertilizer 3/ 18,700 18,700 Engrais T/ Small Tools 300 300 Petit Outillage Machine Threshing 4/ 16,200 18,900 Battage Mécanique 4/ Levy 5/ 27,000 27,000 Redevance 5/ Total Charges 78,150 80,850 Charges Totales Net Value of Production 79,350 99,150 Revenu Net Farm Labor (Man-Days) 102 104 Journées de Travail Raturn par Mon-Day 778 953 .Rmunération par Journêe Hypothèse de Base ..ypothèse Haute (60% des attributions) 6/ (30% des attributions) 6/ 1/ Se Table 4 / oir Tableau 4 2/ Improved seed at Mr 70/kg renawed every third 2/ Semence amEliore'Ià FM 70/kg rénouvelie tous les year. Other seed at MF 45/kg, 80 kg. of seed. 3 ana. Semence ordinaire à FU 45/kg, 80 kg de per ha. semence par ha. 3/ 100 kg of urea at HF 92/kg and 100 kg of 3/ *100 kg d'urge à FM 92/kg et 100 kg de sulphate dulphate of ammonia nt MF 95/kg % d'amoniaque à ÏM 95/kg • 4/ Sec Annex 3, Table 16 Footnote 5 4/ Voir Annexe 3, Tableau 16 , Note 5 «/ 600 kg of paddy per ha on improved fields . 5/ 600 kg de paddy par ha sur les casiers réménagis. /6 It i assumed that the remaininz 10% of ' Les derniers 10% n'atteindraient que 3,000 kg/ha. the area will .chieve a- yield of La moyenne pondérée des rendements serait donc 3,000 kg/ha only. The weighted average 3,600 kg/ha. would therefore be 3,600 kg/ha. ----- - - --- MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Comparison of Family Revenue anrd Returns per Man-Day with and withoqit the Project, for Varying Farm Sizes Comparaison des Revenus Familiaux et des Rémunérations par Journée de Travail Avec et Sans le Projet, Pour Tailles d'Exploitation Variables Stage 1 Stage 2 Basic Yield Assumption Stage 3 High Yield Assumption Farm Size 8.5 ha 8.5 ha 6 ha 7 ha 8.5 ha 6 ha 7 ha Taille d'Exploitation Yield (kg/ha) 1,610 2,060 3,500 3,500. 2,720 4,000 4,000) Rendement (kg/ha) Gross Value of Valeur Brute de Pro- Production (FM1000) 616 788 945 1,102 1,040 1,080 1,260 duction (FU1000) Production Cost Charges totales I excl. labor (FM1000) 297 370 469 547 454 485 566 (excl. travail) Net Value of Valeur Nètte de Production (FM1000) 319 418 476 555 586 595 694 Production Man-Days 527 578 612 714 646 '714 728 Journées de Travail Return per Man-Day Rémunération par (FM) 606 723 778 907 953 Journée (FMl) Stade 1 Stade 2 Objectif de Base Stade 3 Objectif Haut Cr : x> HAL! OFFIr DU MIM.Ik - IMirIF<CATION RE.KRT Average and Harinal Returne per Man-Day Uith'and Vithout the Project Måiu^ration Hoyenge et Marna'r C!r Journe de Travail, Avec et fane e Proloet Without the Proet Uith the Projeat Category 7tage i Ciogt 2 gtere 3 AA 0 categorie lig14 (1.61 /oa) (2.06 t/ba) (2.72 t/ba) (3.00 t/ha) (3.50 i/ba) (6.0O t/ha) minum inu. vinue kadema.t o Area 4% 69% 67% 10% 60% 30% Stage I Stage 2 Stage 3 % de Superficies Groes Valug og roductto 72,50 92,7m 122,00 135,000 157,500 180,000 62,550 66.300 57,600 Valeur Oaute de ~roduction coata a iroJuciun 36,890 63,520 ».W, 66.600 78,150 80.850 31,510 36,630 27,430 Coite de Producton tet Value ar Irod"cton 37,560 69,180 68,960 68,600 79,350 99,150 31,040 30,170 30,190 Valeur Nette de Producoiee 62 .t 68 76 100 102 106 38 36 28 Journea de Traail Return per Wen-ny 606 72> 1 907 686 778 953 keuniration par JouML*e de Travail Marginat Return per hn-Day 17 887 1,076 RisnIration par Jouroa de .Travain Marginale Bane e rtej A. le Projet ritade I !dade2 Stade3 A B A Heinø moiag mola Stade I Stade 2 Stade 3 t 197 Annex 4 Table 9 OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORZ Import Substitution Frice of Paddy (in constant 1977 prices; for 1980-85 horizon) at the Office du Niger Prix de Substitution aux Importations pour le Paddy Produits à l'Office du Niger (on prix constants de 1977, horizon 1980-85) A. Congmaption in Raako l . Consumptîon in Office du Niger Artal2/ Thai 25-35% brokansi fob in Thai '5-35Z b-sures, fob en prix constant 1977 $/ton 3/ 273 273 constant de 1977, $/tonne 3/ Sea-freight, insurance 30 30 Prît maritime, assurance Cost cif Dakar 303 303 CoÛt caf Dakar Cost cif Dahar in.FM/t 148,470 148,470 Coût caf Dakar en 'M/t Port Bandling/Stevedoring 3,740 3,740 Frais Portuaires, Muutention Transahipment te Rail 2,000 2,000 Frais Rupture de Charge Port/Rail Rail Transport Dakar-Bazako 18,220 18,220 Transport Rail Dakar-Bamako Road Transport Bamako-Niono 4/ - 7,800 Transport Route Bamako-Niont. 4/ Unloading àamaka or Niono 500 500 Manutention Bamako ou Niono Wholesale price Bamako or Niono 172,930 180,730 Prix de Gros Banako ou Niono Road Transport Niono-Bamako 7,800 - Transport Routier Niono-Bamako Milling Couts 5/ 10,430 10,430 Frais d'usinage S/ Subtotal. 154,700 170,300 Sous-total Paddy Equivalent 5/ 100,555 110,696 Equivalent en Paddy 5/ Paddy and Rice Bagi 5/ 4,250 4,250 Ensachage 5/ Transport te Mill 5/ 4,260 4,260 Transport Casier-Rizerie 5/ Collection of Paddyj/ 5,860 5,860 Frais de collecte S/ Losses (5%) 2,250 2,250 Partes (5%) Economic Price of Paddy, Prix Economique du Paddy, Farm Gate 83,935 94,075 au Champs Rounded (IN/kg) 84 94 Arrondi (FM/kg) Composite Economic Price (m/kg) . Pri- Economique Moyen (FM/kg) (A: * 4:1) 86 (A:3 * 4:1) A. Consommation I Bamako 3. Consommation Ri gion Of fice du Niger2/ i Or town in similar distance 1/ Ou ville en distance comparable 2/ Home consumption of settlers; consumption 2/ Auto-consommation des colons; consommation des of Office du Niger staff; and of Ségou employis de lOffice du Niger; et consommation urbaine urban population de Sigou. 3/ Derived fror Vorld Bank Forecasts, May 1977 3/ Dérivé des Projections de la Manque Mondiale, Mai 1977 4/ 300 ka at EH 26 per tkm. 4/ 300 ka à FM 26 par tkm. S/ Barème 1977/78a 65% -S/ Barème 1977/78: 65% 198 Annex 4 Table 10 MALI OFFICE DU NIGER - IDENTIFICATION REPORT Economic Cost o,. Farm Iputa with and without. the Proi ect (CM/ha) Prix Econoniques des CoÙts de Production, avec et sans le Proi et (FM/ha) a) With the Prolect 4.00 t/ha 3.50 t/ha 3.00 t/ha Average/moyenne a) Avec la Projet (30%) (60%) (10%) (3.60 t/ha) Use of Fara Equipment .Utilisation d'Equipement and Oxen 1/ 11,900 11,900 11,900 et de Boeufs 1/ Seed 4,300 4,300 4,300 Semence Fertilizer 2/. 26,800 26,800 13,400 3/ Engrais 2/ Small Tools *300 300 300 Petit Outillage Machine Threshing 4/ 16,100 13,800 11,500 Battage Mécanique Total 59,400 57,100 41,400 56,200 Total (Financial Cost) (53,850) (51,150) (39,400) (50,800) (Prix au Producteur) b) Rithout the Project Stage 3/ Stage 2/ Stage 1/ b) Sans le Projet Stade 3 Stade 2 Stade 1 2.72 t/ha 2.06 t/ha 1.61 t/ha (47%) (49Z) (4v) Use of Farm Equipment Utilisation d'Equipement and Oxen 5/ 8,800 7,100 5,400 et de Boeufs 5/ Seed a 5,400 5,400 ',400 Semence Fertilizer 2 13,300 6,500 - Engrais 2/ Small Tols 300 300 300 Petit Outillage Machim Treshing 4. 10,200 7,200 5,100 Battage Mécanique Total 38,000 26,500 16,200 31,500 Total (Financial Coat) (35,440) (25,520). (16,890) (29,800) (Prix au Producteur) 1/ The overall cost of 1 set of equipment is only 2% 1/ La coÛt total d'un jeu d'équipement n'est inférieur higher than financial cost since only harrows are au prix au producteur que de 2% puisque seules les heavily subsidized,and other items not at al. herses sont fortement subventionnées, et les autres outils pas du tout. 2/ Economic prie of urea = FH 130/kg, financial 2/ Prix économique d'urée et de phosphate d'aoniaque cost • FM 92/kg. Economic cost of phosphate FM 130/kg et FM 138 par kg, respectivement; prix au of ammonia = FM 138/kg, financial cost PM 95/kg. producteur FM 92 et TH 95 par kg, respectivement. / It is assumed that farmers achieving a yield of 3/ L'hypothèse est que les paysans atteignant un rende- 3.00 t/ha use only 100 kg of fertilizer par ha. ment de 3.00 t/ha n'utiliseraient que 100 kg d'engrais par ha. 4/ The threshing charge is calculatsd in such a way 4/ Les frais de battage sont calculés de manière à as to cover actual cost to the Office du Niger; recouvrer les cots réels de l'Office du Niger; ces only 52 have been deducted from financial costs coûts ont été diminués de 5% seulement (pour diverses (for indirect taxes of various kind) since the taxes indirectes) parce que l'Office du Niger est Office du Niger is exempt from fuel taxes and exonéré des taxes sur le carburant, et le matériel agricultural equipment is duty-free. agricole est exonéré des droits d'entrée. 5/ The economic cost of equipment is 4.5% higher S/ Le prix économique d'un jeu dépasse le coGt au than financial cost in this case: since the producteur de 4.5% dans ce cas puisque le jeu utilisé set used vithout the project does not include sans le projet ne comprend pas de cultivateur; donc, cultivators, the weight cf the subsidiaed le poids de la herse, fortement subventionnée, est harrow is higher. plus grand. MKAL! OFFIC DU NIGER - IrENTIFICATIOU RI"PORT Allocation of Rahabilitation Conta Imputation des Coote de Réeasinarement n Bneefit Tine n % FH Total Coot aice Factor ./ Factor 2/ Adjusted Million sthabilitation Pregrae a) ain Infrastructures a) Infrastructures Principales Y (Eu 2,2ç million) 4(FH4 2,226 million) - Developed Areai, Rige f 37,.400 70.4 100% 1.00 37,400 78.1 1,737 1.737 - Superficie Développée, Paddy y - Developed Area, Suger 3.700 7.0 100% 1.00 3,700 7.7 171 - Superficie Développée, Canne . Expansion Areas 2O 22.6 100 0.565 2/ 6.78 ..1.2 .116 - Expansion Future Total 53.100 100.0 47,880 100.0 2,224 Total b) Other Canale Draina, Roade / b) Autres Canaux. »frmine, loutes y UnH 5,733 million ! (Fm 5,733 yilliu > - Developed Area, Rice y 37,400 70.4 100% 1.00 37,400 94.3 5,406 .5,406 - Superficie Développée, Paddy f - Developed Area, 3ugur 3,700 7.0 0% 1.00 - - - - Superficie Diveloppee, Canne - Expundion Are&a y 2OW _a_6 .33% 0.565 2/ 2 L ,J2 - Expansion Future 2 Total 53,100 100.0 39,660 , 100.0 5.733 Total c) On.-ra Devalopmant 2/ e) Aménagement à la Parcelle (Fn 13,196 million) (FN 13,196 aillion) - Developed Area, Mice' 37,400 70.4 100% 1.00 37,400 84.7 11,177 11,177 - Superficie Développée, Paddy _6 - Developed Arem, Sugar 3,700 7.0 0% 1.00 - - - - Superficie Développée, Canne - Expansion Are« / 12,000 22.6 100% .10 0.565 _/ - .01 - Expansion Future Total 53,100 100.0 • . 44,180 100.0 13,196 Total .-0 Total Program 5 0.866 Programme Total Necture i Facteur Facteur • ectarea % Fm CoÙt Total bénéfice& 3/ Tempe ( Ajustie millions Réeaménagement lis 1 Denotea the extent to whic borke benefit ach area category _l idique l'intérêt de la réhabilitation pour les diversee catégories de superficie». Aree ia iaediate econceio use are given ;e factor 1.00; area / Les superficies exploitées imeédiatement après la réhabilitation sont accordée le une. in future receive a tine-discount (ses note 5) facteur 1.00; pour les superficie* dexpansion future un décompte reflétant l'isportance du décalage est appliqué (voir note 5). Items AB*C in Table 1 of Annex 4 Ligne AsB*C doa la Tableau 1. Annexe 4 Icludes 25à physical contingenciec _/ inlue.25% d'imprévue pour dépasement des quantités /0.565 6 . / 0.565 e Includes thae 5,700 ha aow abandoned but te b. rehabilitated y 1 incluz lea 5,700 ha a récupérer maie sae les 1,500 ha qui seraient réhabilités but exclu-st 1.500 ha to be rehbilitated 1978/79-1980/81 mn 1978/79-1980/81. Areans that rmn be irrigatud with the present aite of the 2/ Superficie* pouvant être irriguées avec le gabarit existant du Canal du Sebel. Cfn.al lu jahel. See Annex 2, Section IV, 3. Voir Amexe a, Section IV, 3. Item 1) In T.4bl6 1 of Annex 4 Ligne D dans le Tableau 1, Annexe 4 9 Item E in TeLle 1 of knne 4 Ligne E dans le Tableau 1, Annexe 4 ro Onaly buecue of tha water econoey n exiating rios fieldn r o a iLloipanoeon des sauperficies n'edt ssibe de rog e A l'aparee consequence of on-fara development, expansion In area ie possible, désau par hectare à la cuite des eouron de reisanagesont J% la parcelle. OFri DU NICER - IIErIFICATION fE1T .ttmated Benefit^ xnd Coat*. #ad Eontmia at. of Retur, of the Rehabllitation program Emtim ak den bånåttce et deg CaOta et du Taun de »entebiliti Economique du Prografel de m4habiltattea 81/82 82/83 83/8 81/85 85/86 86/87 87/88 88/89 89/90 90/9k 91/92 92/9 93/94. Inermental Paddy ProduGtion (10 1.3 4.8 10.4 17.2 24.7 33.4 42.3 51.2 55.2 57.2 $8.6 58.6 Produtio« Suppletaitre de Paddy / Valu* ot Incremental PrødutLIO 112 413 894 1479 2124 2872 3638 4403 4747 4919 5040 5060 Valeur de la Production Supplåmentaire. * Value et Incrmental Iapute Valeur de. Calta de Produtias Supplåetaisec a) FreOftly CualWataid krese~ l a)> Peseatly Cur at Ar 32 104 210 315 420 5i46 672 ?h3 703 783 783 783 a) Superictea culti4e.. prasent } b) Reclatmed Are8a 11 129 . f) Suporticie å råcupårer ./ Total Incre~ental Inputa 4, 149 294 441 589 765 942 1103 1103 1103 1103 1103 Totitl Value of Increental labor Valeur de .Journåes de Travail dupplmentairee a) New Settiera 10 33 65 98 130 169 208 243 243 243 243 243 a) mauvegun Colone 2/ b) labor In aa-ieek usa*on -2 2 40 -ii_6 225. 225 225 b> Travall en Saisom de Painte 6f Total 19 63 125 188 250 325 400 567 467 ?67 ?67 467 Total Coat et lacremental Extennon atat / 2 8 15 23 30 39 .48 56 56 56 56 56 Cat gupplåmentaire de I'Engadrenent ff Jncremental >aintennrce Coat Coat Bupplkemntaire paur l'Entretien for Infrantructurea 8/ - - - 4 15 30 45 60 78 96 n1k 11 du Råaeeu -/ beaefitø minua Hecurrent Coat& - ' 8 19 560 823 3,240 1,713 2,203 2.717 3,05 3,197 3,300 3s300 (&Iicem maIn. Cota wicurrente Iqvetuent Coat 21,1 1,997 a2 99 ,692 2.38 at"8 2l58 - - - - - Codt de 2I Ce>iement Net enetite - 1,133 - -1.1S - i,Q6 - 2,~ - 2 .. - 1,34t? - 869 - 137 + P.717 *3,0.43 3,197 3,300 3,300 åea&tice met Ecasonte *at# of Retura 430 yeera)s 4 Taux de Retabilit4 Econiqe (30 mne)s seeo Table 2 1 Vir %Tebleau 2 Kr 86/kl. Se* Toble 9 7/ 86/kg. wair Table~a 9 >W 24.,7/ha. le* Tablé 10 (difierence wlth and vithaut the projeet) Voir Tableou 10 (differene avec et eane 1. projet). J f 56,200/ha. Se@ Tabla 10 IN 56,200/ba. Voir Tableau 10 Val&* at pi.udy !roduction for*Cone in traditioml cultivattent per te~tly Valeur de la production de peddy periue en mIleu traditiannel: par faeille de aøuveaux elan at new 0cera (2.5 ha x 0.7 tone x MF 66) minum production coete of (2.5 ha x 0.7 i x FN 86) nøon len cotat de production de MN 25.000 - FR 125,00/0a119. Pr 25,000 - MF 1k5,000/amily / 8 .nndayc per ha at KP 750 per maen-day 4/ 8journie-h o~ea å FN 750 la journåt Z1Ca are MP 4,000 per ha ncludling 25' operating expe, HF 5,000/ha. F N 4,C00/a en ajoutant 25% paur trata de foettonnement, oia arrive å IN 5,000/A. Apra On* ha out of throe vill be cultivated by a new eettler atter rehabilitation, råenatenent de. cieiera, un ha aur traoS oera cultiv6 per un mouveou colan, et la denaiti and the exteneion denaity per family will be kgpt coatnat. d l'eacadrement era mltenue å an utveeu actuel. Ila Incremoutul oeetenace coat for intratructuree precently la oparatito l Aucva coat aupplemoetatre p$a ti inacrit pour l'entretten de Intrastruoturee utilis. å are icluded ince nimilur co3te would lave to be ieurred without the pråeet pui&que dc. dåpenne analogueas devralent itr#effectueø em. le prajet. (~46e.1*e project as uell. (Fallure to da a s baund t remult ta rapidly rialag -dq co* dépeae engendrett de& trala de r4paratioa quI moteraient rapidementi te trei*, co*a of repair, which would have to be ahaw i tia cae . ror the area ditticalement chttfrable, devratent dtre mia en oapte dane ce cmc). Seulament pour le. to be reclaied (5.700 La), the full amount of propoetd matatenance catera å ricup4rer, le montant tetter de. caåte d6entretten jug4a miceasaireo (FN 20.000/ha> expendliture (N 20,000/l* han be.n entered; ulith a time leg at 4 year ant Wii ute en ligne de campte, avec un d6calage de 4 ene Å partir de la r4eup&ration. fram rehabilitation. Coate in TaLe I *t thia"o have been aultiplled with 0.866 to take inta t Le coat& de l'investiement (Tablemul de cet A;~exe) ant &tå multipli par le tagteur account the coat& allocated to augar estate and to future expanaion &reae, 0.866 paur tenir coupte de limputation d'une partie de c«. cota aux pårimåtre sucrtere am explain,ed in Table 11. ani qu'aux superficten d'expaneion futura (aelon loa rågle. expliquea dan. le Tablea 11. -201- ANNEXE 5 5. Le Projet d'assistance technique et d'ingénierie I. Aide à la Direction générale de l'Office 1. Objectifs 2. Besoins en aide technique II. Aide au Bureau des études générales 1. Objectifs 2. Besoins en aide technique III. Achat de matériel et aidz au service des travaux 1. Objectifs 2. Achat de matériel 3. Besoins en aide technique IV. Aide à la recherche agricole 1. Riz 2. Coton 3. Fourrages 4. Ranches d'embouche V. Photographies aériennes VI. Etude socio-économigu., des colons VII. Contrôle financier Appendice 1 Etudes et reconnaissances nécessaires pour la préparation du premier projet de réaménagement (1981-1985) -202- ANNEXE 5 Page 1 MALI OFFICE DU NIGER - RAPPORT D'IDENTIFICATION Le Projet d'assistance technique et d'ingénierie Note générale Cette annexe donne des informations supplémentaires sur les compo- santes essentielles du Projet d'assistance technique et d'ingénierie. I. AIDE A LA DIRECTION GENERALE DE L'OFFICE 1. Objectifs 1.01 . L'aide aux services de direction de l'Office du Niger concernerait les secteurs suivants : a) système de comptabilité et d'information de gestion. En particulier une étude détaillée du fonctionnement et de l'organisation de l'Office du Niger avec les recommandations nécessaires pour leur amélioration; préparation et mise en oeuvre d'un système adéquat de comptabilité et d'information de la gestion; b) contrôle budgétaire, y compris l'établissement de ratios clés pour le fonctionnement et autres normes bt 4étaires; c) gestion des stocks; d) gestion des ateliers et des usines; e) analyse de la préparation des bilans, une attention particulière devant être apportée aux amortissements, valeurs des stocks, impôts et taxes et provisions pour dettes douteuses. Des con- sultants en organisation devront s'assurer que les dispositions satisfaisantes seront prises pour la préparation de ces bilans mais ne seront pas chargés eux-mêmes de cette préparation de bilans proprement dite. (Des contrôleurs financiers extérieurs seront, précisément, chargés d'aider à la préparation de ces bilans et le rôle des consultants en organisation sera limité à préparer un cadre de référence pour ces contrôleurs financiers : voir Section VII de cette annexe); -203- ANNEXE 5 Page 2 f) analyse des avantages et désavantages opérationnels du transfert des bureaux de la Direction de l'Office du Niger à Niono quand la route Markala-Niono sera asphaltée, et évaluation des coûts et bénéfices de ce transfert; g) besoins en formation supplémentaire du personnel de comptabilité avec recommandations pour la formation sur le terrain, au Mali, ou l'étranger. (Une assistance technique de courte durée pourrait être nécessaire dans certains secteurs); h) établissement des besoins en matériels et équipements de bureau. 2. Besoins en aide technique 1.02 L'aide technique serait fournie par une firme qualifiée de consul- tants en organisation et consisterait en: a) Un consultant très expérimenté en comptabilité et gestion d'entreprise et de services administratifs, qui résiderait à Ségou pendant deux années, et y effectuerait de courts séjours au cours de la troisième année.. Le mandat du bureau de consultants en organisation ont été précisé au par. 1.01 ci- dessus. La consultant principal sera responsable des interventions de sa firme en ce qui concerne, en particulier, la préparation et la mise en oeuvre des dispositions nouvelles concernant le système comptable et d'information de gestion. b) Un Directeur de la firme sera responsable de la direction générale et de la coordination des interventions de sa firme. Il visitera l'Office du Niger à intervalles réguliers pour examiner la progression du travail et pour établir des objectifs précis pour les périodes postérieures à ses visites. c) Des missions de courte durée de spécialistes de divers secteurs, tels que gestion des stocks et des magasins, contrôle de gestion des ateliers, etc., seront prévus par le bureau de consultants en organisation, selon les besoins. Leurs taches seront définies par le Directeur et le consultant résident de la firme cités plus haut, en accord avec le Direc- teur général de l'Office du Niger et l'IDA. Il est prévu environ 6 experts- mois de missions de courte durée à ce titre. 1.03 Pendant les six premiers mois les experts de la firme évalueront l'opportunité de changements éventuels dans l'organisation de l'Office du Niger, les zones d'action prioritaires, et proposeront un programme d'action pour les 18 mois restants. Ces programmes seraient analysés et corrigés si nécessaire tous les six mois environ, et les missions de supervision de l'IDA devraient, autant que possible, coincider avec les périodes d'examens périodiques. -204- ANNEXE 5 Page 3 II. AIDE AU BUREAU DES ETUDES GENERALES 1. Objectifs 2.01 Il est prévu de réaliser la remise en état complète du système d'irrigation et de drainage dépendant du Canal du Sahel (environ 40.000 ha) en deux phases. La première, en principe de 1981 à 1985, comprendra a) la remise en état complète de l'infrastructure d'irrigation de base (Canal du Sahel; Fala de Molodo, ouvrages d'entrée et de régulation, canaux primaires et secondaires d'irrigation et de drainage et routes de desserte correspondantes); b) le réaménagement des parcelles (nivellement, construction de diguettes, etc.) et des tertiaires (arroseurs) d'irrigation et de drainage sur environ 20.000 ha de rizières; c) pendant cette première phase on réaliserait également la facti- bilité d'un projet de deuxième phase (réaménagement des parcelles sur les 20.000 ha restants, plus des extensions éventuelles) ainsi que la mise à jour du Plan directeur pour l'expansion à long terme de l'Office du Niger. 2.02 L'aide au Bureau des études générales de l'Office du Niger prévue de 1978 à 1981 dans le cadre du présent crédit (Crédit d'assistance technique et d'ingénierie) est destinée a) à la préparation, dans une première phase de l'étude de 12 à 15 mois, des études et reconnaissances nécessaires pour permettre l'évaluation en 1979/80, du premier projet de remise en état; b) à la préparation des reconnaissances, études détaillées et contrôles techniques d'exécution pour un programme pilote de réaménagement des parcelles sur environ 1.500 ha répartis en quatre zones types (voir Section III ci-dessous); c) à l'élaboration des projets d'exécution et au contrôle technique des travaux de réparation urgents prévus sur les principaux ouvrages d'irrigation; d) à la préparation, dans la deuxième phase de l'étude, des dossiers d'appel d'offres pour le matériel à acheter pour le Projet de remise en état et, si une partie des travaux de génie civil doit être confiée à des entreprises privées, des dessins d'exécution et des documents d'appel d'offres. -205- ANNEXE 5 Page 4 2.03 Durant la première phase de l'étude, il y aura lieu de se concen- trer tout particulièrement sur une analyse des caractéristiques actuelles des réseaux d'irrigation et de drainage, leurs potentialités et leurs insuffi- sances et, en fonction de cette analyse, d'établir les priorités pour leur remise en état. Une description détaillée non limitative, des études et reconnaissances nécessaires à la préparation satisfaisante du projet de remise en état est fournie en Appendice 1. Le programme des études prévues devra, évidemment, etre revu et corrigé au fur et à mesure de leur déroulement. 2. Besoins en aide technique 2.04 Le Bureau d'études générales serait assisté par trois ingénieurs résidents ayant les profils et qualifications suivants : a) Ingénieur d'irrigation très expérimenté (30 mois) Il aidera le chef du bureau d'études à organiser et à diriger la préparation des projets, dessins d'exécution et dossiers d'appels d'offres de travaux, d'études et de fourniture de matériel et à assurer le contrôle technique des études sous-traitées et des travaux. L'expert devra avoir dix années d'expérience au minimum dans la conception, les études et la réalisation'd'ouvrages d'irrigation et de drainage de l'importance de ceux de l'Office du Niger. Une bonne expérience sur le terrain dans la remise en état de réseaux d'irrigation anciens sera particulièrement appréciée. b) Ingénieur hydraulicien (18*mois) Il devra analyser dans le détail les conditions de fonctionnement et l'état actuel des réseaux d'irrigation et de drainage, et 'établira les critères pour le recalibrage et la remise en état de ces réseaux et pour les modules d'irrigation et de drainage à adopter. Il sera responsable de l'exé- cution des calculs hydrauliques nécessaires pour le recalibrage et la remise en état de l'ensemble des réseaux principaux d'irrigation et de drainage de l'Office du Niger. Il devra avoir une expérience d'environ dix années dans la conception et les études de réseaux d'irrigation de l'importance de ceux de l'Office du Niger. c) Ingénieur d'études (12 mois) Il aidera l'ingénieur d'irrigation à réaliser, en particulier, les études d'exécution des ouvrages et aidera à la préparation des programmes de réalisation détaillés et des prescriptions techniques ("spécifications") des dossiers d'appel d'offres. Il devra avoir environ dix années d'expérience dans la réalisation des études détaillées de réseaux d'irrigation et des ouvrages hydrauliques du type de ceux de l'Office du Niger. -206- ANNEXE 5 Page 5 d) Experts Des missions de courte durée sont prévues (pour un total de 16 mois d'experts) dans les domaines suivants : i) topographie, pour vérifier les repères et documents topographiques existants; ii) pédologie, pour effectuer une reconnaissance des sols des différents casiers et pour analyser, en particulier, leur évolution (fertilité notamment) sous l'effet des irrigations successives; iii) exploitation et entretien des ouvrages d'irrigation et de drainage, pour proposer un programme préliminaire pouvant conduire rapidement à une amélioration de l'efficacité et de la flexibilité du système; il proposerait des règles provi- soires d'exploitation et d'entretien; l/ iv) hydrologie, pour effectuer un sondage des disponibilités en eau (sous-sol et superficie) dans la région du Méma en vue d'y implanter une station de recherche cotonnière de 20-50 ha (voir également par. 4.06 ci-dessous). Quelques mois de consultations sont mis en réserve pour des missions non spécifiées. 2.05 Au total, 76 mois d'experts sont prévus pour l'assistance au Bureau d'études générales. Ces services seront fournis par un cabinet d'ingénieurs- conseils très qualifié; tous les experts doivent avoir une solide expérience d'études et de travaux similaires et devront avoir une bonne connaissance de la langue française. La firme sélectionnée fournirait également les spécia- listes pour les missions de courte durée. 1/ Une étude complète de la réorganisation des services chargés de l'exploitation et de l'entretien des ouvrages, de la définition précise des moyens en personnel, matériels, et locaux nécessaires ainsi que la rédaction des manuels d'exploitation et d'entretien correspondants, seront effectuées ultérieurement dans le cadre du projet de remise en état. -207- ANNEXE 5 Page 6 III. ACHAT DE MATERIEL ET AIDE AU SERVICE DES TRAVAUX 1. Objectifs 3.01 Pendant les trois années prévues pour la réalisation du Projet d'assistance technique et d'ingénierie (1978-1981) l'Office du Niger devra en principe réaliser les travaux urgents suivants : a) réparation et renforcement des zones les plus critiques de l'infrastructure de base (canaux principaux, drains, ouvrages); et b) réalisation d'un programme expérimental de 1.500 ha d"aménagements à la parcelle" (nivellements et réseaux tertiaires d'irrigation et de drainage) dans des zones représentatives des casiers dépendant du canal du Sahel. Ce programme permettra de déterminer les méthodes de coûts optimums, le matériel le plus adéquat, et le coût approxi- matif du programme de réaménagement ultérieur pour l'ensemble des 40.000 ha actuellement desservis par les réseaux d'irrigation (y compris la récupération des terres abandonnées). / 2. Achat de matériel 3.02 Le projet prévoit l'achat du matériel nécessaire pour réaliser ces deux taches. Le projet financera également les frais de fonctionnement autres que ceux du personnel local. Ces coûts ont fait l'objet d'une évalua- tion préliminaire établie à partir d'une première estimation de la nature et de l'ampleur des travaux de réparation les plus urgents, de la consommation horaire de carburant, et du coût de- ce dernier. 3.03 Afin d'améliorer l'efficacité du lot important de matériel dont dispose déjà l'Office du Niger et pour remettre rapidement en service les matériels immobilisés qui valent la peine d'être réparés, le projet a aussi prévu l'achat d'un stock de pièces détachées et d'outillage. 3. Besoins en aide technique 3.04 Le Service des travaux serait assisté par un ingénieur spécialiste des aménagements à la parcelle (18 mois). L'expert devra avoir une très bonne expérience (dix années au minimum) de la conception et de la réalisation des travaux d'aménagement à la parcelle, en particulier en ce qui concerne les périmètres rizicoles. L'expert devra être tout particulièrement au courant des caractéristiques, des possibilités, des rendements et des prix de revient horaires des différents matériels de terrassement utilisés pour ce genre de travaux. 1/ La nécessité d'un tel programme expérimental a été soulignée dans le Rapport ADRAO sur l'Office du Niger (Juin 1977), en particulier aux par. 91-92. -208- ANNEXE 5 Page 7 3.05 Le Service des travaux serait également assisté par un inspecteur technique du matériel (18 mois de service). Sa tâche essentielle sera i) de s'assurer que le matériel neuf acheté au titre du crédit proposé est correctement entretenu; ii) d'aider à faire l'inventaire des matériels de l'Office, évaluer les possibilités de remise en état, et estimer les pièces de rechange nécessaires et le coût de ces réparations; iii) d'évaluer les besoins de formation des conducteurs d'engins et du personnel d'atelier; et iv) de préparer les dossiers d'appel d'offres pour les achats de matériel nécessaires au projet de remise en état suivant. Cet expert devra avoir une très vaste expérience (15 ans) de l'uti- lisation, de l'entretien et de la réparation des engins lourds et de l'orga- nisation des ateliers de mécanique. 3.06 Les deux ingénieurs seraient engagés pour la durée des travaux sur le terrain seulement, c'est-à-dire pendant six mois par an ou un total de 18 mois chacun, répartis sur trois années. Les experts seraient fournis par le même cabinet d'ingénieurs-conseils que celui qui fournirait les services mentionnés en Section II. IV. AIDE A LA RECHERCHE AGRICOLE 4.01 Dans la zone de l'Office du Niger, la recherche agricole est effec- tuée dans la station de Kogoni (essentiellement riz et coton) et dans la station du Sahel (pour l'élevage). Une station de recherche pour la sylvi- culture est en cours de démarrage. La recherche est coordonnée par l'Institut d'économie rurale et fait l'objet d'accords d'assistance technique avec des instituts de recherche français (IRAT, IRCT) à Kogoni et ILCA dans la station du Sahel. 4.02 La mission propose de limiter les recherches à la station de Kogoni proprement dite au riz et aux cultures qui peuvent être cultivées en rota- tion avec le riz (par exemple les fourrages) alors que les essais sur le coton et autres cultures pouvant être faites en rotation avec lui seraient con- duites à un endroit plus adapté. 1. Riz 4.03 La recherche sur le riz à Kogoni est faite avec compétence et les conditions locales sont satisfaisantes. La recherche devra être concentrée sur les variétés à paille courte pour que l'on ait obtenu des résultats quand -209- ANNEXE 5 Page 8 les travaux de remise en état et d'aménagement des parcelles seront réalisés. Pour le moment, les collections de variétés à paille courte disponibles à Kogoni ne sont pas tout à fait satisfaisantes. 4.04 La recherche sur le riz nécessite quelque matériel agricole supplé- mentaire, qui sera acheté dans le cadre du Crédit d'assistance technique et d'ingénierie proposé. 2. Coton 4.05 La mission avait proposé de transférer la recherche cotonnière de Kogoni, où le drainage est tout à fait insuffisant pour le coton, à la rive droite du Fala de Molodo, c'est-à-dire à la subdivision d'Alatona, tout en laissant les infrastructures de base à Kogoni. La mission estimait que la région d'Alatona est propice à la culture du coton irrigué et pourrait être développée à des coOts peu élevés à partir du bief no 2 près de Kourouma. Toutefois, l'Office du Nig3r est d'avis qu'il serait impossible d'empêcher les colons de cultiver le riz à cdté du coton, et dans ces circonstances les anciens problèmes rencontrés avec le coton (Annexe 3, Section VI)) se poseraient de nouveau. Selon l'Office du Niger, la culture du coton doit se faire dans une région où le riz ne réussit plus. 4.06 Pour cette raison, le gouvernement et l'Office du Niger préfèrent explorer le potentiel de la région du Méma, située au nord-est du Kouroumari, à environ 80 km de la bordure du réseau d'irrigation existant. Il a été convenu avec les autorités maliennes qu'un sondage hydrologique du Méma serait entrepris et financé dans le cadre du Crédit d'assistance technique et d'ingénierie (par. 2.04).. L'implantation d'une station de recherche et d'expérimentation pourrait être une composante d'un futur pro'jet de réaména- gement si les résultats du sondage hydrologique le justifient. 3. Production de fourrages irrigués au niveau des villages 4.07 La mission propose de mettre en oeuvre un projet expérimental de cultures fourragères sur quelques périmètres pilotes irrigués au voisinage de plusieurs villages, de manière à tester une méthode intensive d'alimenta- tion animale intensive par pâture en rotation sur des fourrages irrigués. Cette méthode devrait intéresser les agriculteurs parce qu'elle devrait aug- menter la production de lait et de viande et, également, la force des boeufs de labour. La méthode devrait être aussi simple que possible de manière à permettre son adoption par le plus grand nombre de villages possible. 4.08 Trois villages connus pour leur réceptivité aux idées nouvelles seraient choisis par l'Office du Niger dans trois zones différentes. De la zone irrigable allouée aux habitants, une parcelle de 20 ha, choisie parmi les zones hautes voisines du village, sera sommairement nivelée, cldturée et subdivisée en 6 ou 7 lots. Le bétail restera cinq jours sur chacun de ces lots, pour consommer le fourrage qui aura poussé pendant la période précédente -210- ANNEXE 5 Page 9 de 30 jours. Les espèces cultivées seraient 16 ha de graminées et 4 ha de légumineuses. Ceci serait suffisant pour nourrir huit unités de bétail à l'hectare; toutefois, seulement 100 têtes de bétail seraient prévues à l'ori- gine (5 unités à l'hectare); la capacité supplémentaire disponible pourrait être utilisée pour des boeufs mis à l'embouche rapide. Les installations complémentaires nécessaires comprendraient un abri pour le bétail, un abreu- voir, un magasin de stockage et une cour pour soins vétérinaires avec bain anti-parasites et bascules. 4.09 Les problèmes essentiels qui doivent être étudiés par ce projet pilote sont les suivants : - à quelle fréquence la matière végétale perdue devra-t-elle etre éliminée par gyro-broyeur tracté (mis à part les semis, ceci sera, probablement, la seule opération culturale faite mécaniquement? - comment les animaux pourront-ils être maintenus sur la parcelle pendant la saison pluvieuse, si on considère le problème des insectes? - quel sera le rythme des irrigations approprié, en tenant compte de la nécessité de disposer de parcelles sèches au moment du pâturage? - quel sera l'impact de la saison froide sur la croissance des plantes fourragères? - quelles sont les doses d'engrais nécessaires pour une production soutenue de plantes fourragères? 4.10 Le projet pilote serait étudié en coopération étroite*avec la station du Sahel, qui en contrdlerait également la progression. L'étude du projet, y compris la sélection des villages, des agriculteurs participants et le choix des parcelles appropriées ne demanderait pas plus de deux experts-mois (compris dans les services de consultants à court terme). 4. Ranches d'embouche 4.11 En 1977, l'Office du Niger a fermé ses deux ateliers d'embouche de Dougabougou et Molodo. Les problèmes qui sont à la base de cette décision relèvent, de l'avis de la mission, en premier lieu de l'organisation de la commercialisation. Puisque de grandes quantités de sous-produits du riz et du sucre sont disponibles et que l'infrastructure est en bon état, l'em- bouche des bovins devrait reprendre dans les meilleurs délais. Pour jeter la base d'une exploitation rationnelle, une étude sera financée dans le cadre du projet, qui couvrira notamment les aspects- suivants - l'organisation : rassembler en une seule division toutes les fonctions se rapportant aux ateliers d'embouche; -211- ANNEXE 5 Page 10 - l'achat et la vente du bétail en petits lots plutôt qu'en lots importants afin de réduire les pressions sur le marché; - les débouchés à l'intérieur et à l'extérieur, la possibilité de passer des contrats à long terme pour réduire les vicissitudes de l'achat et de la vente du bétail; l'effet du monopole de l'expor- tation de viande de la SOMBEPEC; - la possibilité de transporter le bétail engraissé par camion; l'étude économique du transport des animaux par les véhicules de l'Office du Niger en comparaison de camions loués; - le coût de l'amélioration des routes requise pour exploiter l'atelier d'embouche de Molado tout au long de l'année; - l'étude de la rentabilité économique et financière de l'exploi- tation d'ateliers d'embouche sur la base d'un prix de revient qui a été correctement calculé, compte tenu des coûts économi- ques réels des sous-produits du riz et du sucre. Dans le cadre de cette étude, il y a lieu de se pencher sur la disponibilité de sous-produits agricoles et leur-coût d'opportunité, c'est-à-dire leurs différentes utilisations intérieures de même que des possibilités d'expor- tation (pour l'alcool, par exemple). Finalement, l'étude devrait porter aussi sur les possibilités d'augmenter la production, actuellement très modeste, de porcs et surtout de poulets. 4.12 Pour effectuer les diverses tâches énumérées dans ce paragraphe, six mois de travail au total seront largement suffisants (spétialiste de l'élevage et économiste). L'étude sera financée au titre des niissions à court terme prévues dans le cadre du Crédit proposé. L'Office du Niger rédigera un projet de cadre de référence, qui sera examiné avec l'IDA. V. PHOTOGRAPHIES AERIENNES 5.01 Une couverture photographique aérienne complète de l'ensemble de la zone de l'Office du Niger a été effectuée par l'IGN en 1968, aux échelles du 1/50.000e et du 1/20.000e (panchromatique et infrarouge). Une nouvelle couverture photographique est maintenant indispensable, et comporterait des prises de vues blanc et noir et infrarouges avec contrôle au sol. L'échelle serait le 1/20.000e*. Cette couverture photographique précisera les superfi- cies exactes actuellement cultivées, l'importance des champs clandestins ("hors casiers"), les parcelles -abandonnées et, tout particulièrement, celles dont le drainage est déficient. Les crédits prévus à cette fin couvriraient les photos ainsi que l'évaluation de celles-ci par des experts. -212- ANNEXE 5 Page 11 VI. ETUDE SOCIO-ECONOMIQUE DES COLONS 6.01 La remise en état complète des infrastructures de l'Office du Niger devrait être mise à profit pour améliorer la structure des exploitations et pour augmenter la motivation et la participation des colons. Le premier pas consisterait à compléter la masse considérable des données statistiques sur les familles des colons collectées chaque année par l'Office du Niger, par un essai de connaissance plus intime dee colons en tant que corps social : par exemple, leurs rapports avec les pop,lations hors de l'Office du Niger, la composition de leur budget familial, leurs activités cornexes, leur hiérar- chie de valeurs économiques et sociales, leurs impressions sur la Direction de l'Office du Niger, sur le personnel d'encadrement agricole, et sur beaucoup de problèmes similaires. Il est hors de doute qu'une meilleure connaissance de ces aspects de la vie des colons aidera la Direction de l'Office du Niger à trouver l'approche adéquate pour quelques-unes des décisions qui devront être prises dans les toutes prochaines années. 6.02 L'étude socio-économique serait confiée à l'Institut d'économie rurale de Bamako (IER) qui travaillerait en coopération étroite ave l'Office du Niger, en particulier avec sa Division du paysannat et des coopératives et son Bureau des études économiques, mais également avec las représentants plus des colons. Le cadre de référence de cette étude serait discuté entre l'Office du Niger, l'IER et l'IDA. VII. CONTROLE FINANCIER 7.01 Pendant les négociations du crédit, il sera convenu que l'Office du Niger passera un contrat avec un bureau de réviseurs-comptables indépendant, agréé par l'IDA qui vérifiera les comptes de l'Office du Niger avec les objec- tifs suivants: a) analyse de l'état de préparation des bilans 1972-1977; analyse de la valeur du système actuel des contrôles internes; et recommandations, éventuellement, pour l'aide technique jugée nécessaire pour compléter la préparation de ces bilans; si besoin était, cette aide serait fournie par le bureau de réviseurs- comptables. b) contrôler les bilans et signaler les écarts éventuels par rapport aux normes habituellement admises en matière de comptabilité et de révision comptable. 7.02 Pendant la révison de ces comptes, l'accent principal sera mis sur la préparation des états financiers futurs; c'est-à-dire qu'il faudra s'assu- rer que les bilans futurs seront en mesure de faire l'objet de rapports de -213- ANNEXE 5 Page 12 révision comptable exempts de réserves. L'intérêt principal des bilans passés est de permettre de disposer d'une perspective historique sur la croissance de l'Office du Niger; les bilans 1977 établiront, également, une base adéquate pour la préparation des bilans futurs. 7.03 Le rôle du bureau de réviseurs-comptables sera limité aux secteurs qui concernent le contrôle financier, les contrôles internes et la comptabi- lité légale. Ce rôle ne devra pas chevaucher les responsabilités qui in- comberont à la firme de consultants en organisation et direction prévue au par..1.02 ci-dessus. 7.04 Les directives générales de 'IDA pour le recrutement et les instruc- tions à donner aux réviseurs-comptables s'appliquercnt. On les modifiera, en cas de besoin, pour tenir compte des conditions particulières de cette première révisian des comptes de l'Office du Niger après de longues années d'interruption. 7.05 Le Crédit d'assistance technique et d'ingénierie prévoirait le financement, non seulement de la révision comptable proprement dite, mais également de l'aide nécessaire à la préparation de ces bilans selon les normes généralement acceptées. -214- ANNEXE 5 APPENDICE 1 MALI - CREDIT D'ASSISTANCE TECHNIQUE ET D'INGENIERIE A L'OFFICE DU NIGER Etudes et reconnaissances nécessaires pour la préparation du projet de remise en état (1981-1985) 1. Généralités 1.1 Au cours de la première phase (d'une durée de 12-15 mois) des études prévues au Crédit d'ingénierie seront effectuées. Les études et reconnais- sances préparatoires nécessaires à l'évaluation, par un (ou des) organisme(s) de financement extérieur, du projet de remise en état considéré pourront être réalisées entre 1981 et 1985. Afin de disposer d'estimations suffisamment pré- cises des coûts &investissement, donc des quantités des ouvrages à réaliser, la préparation des avant-projets détaillés de ces ouvrages sera indispensable. 1.2 Toutefois, compte tenu de l'envergure du projet de remise en état considéré qui concernera en principe la réfection complète des réseaux d'irri- gation et de drainage sur environ 40.000 ha (zone desservie par le Canal du Sahel) ainsi que la réalisation des réaménagements détaillés "à la parcelle" sur environ 20.000 ha, il ne peut être question d'exiger, dans le cadre d'une étude préparatoire à l'obtention d'un financement extérieur, lz préparation des avant-projets détaillés pour la totalité des ouvrages prévus. L'objet de la présente Annexe est, précisément, de donner les indications nécessaires sur l'étendue et la précision minimums à donner aux études en cause. 1.3 Au cours de la deuxième phase des études, les dessins d'exécution et les dossiers d'appels d'offres du projet de remise en état seront préparés pour le matériel mécanique (et pour les travaux s'il est décidé que certains travaux seront à exécuter à l'entreprise) . 2. Première phase des études : Préparation des études et reconnaissances préparatoires nécessaires pour l'évaluation du projet de remise en état 2.1 Etudes et reconnaissances portant spécifiquement sur différents ouvrages considérés a) Barrage de Markala, ouvrage d'entrée, canal adducteur; bien que la remise en état et l'amélioration des caractéristiques de ces ouvrages - ne soient pas, en principe, incluses dans le projet I/ La liste ci-dessous n'est pas limitative. 2/ Un financement de la République Populaire de Chine est envisagée à ce sujet. Les travaux commenceront à la fin de 1978. -215- APPENDICE 5.1 Page 2 de remise en état, il faudra analyser les nouvelles caractéristiques techniques prévues pour ces ouvrages qui commandent ceux dépendant du Canal du Sahel, de manière à s'assurer qu'elles sont techniquement valables et ne sont pas en contradiction avec un développement opti- mum du projet de remise en état. b) Canal du Sahel, Fala de Molodo (biefs 1 et 2), canaux principaux d'irrigation et de drainage, distributeurs (sous-principaux) d'irrigation et de drainage : Il est absolument nécessaire d'effec- tuer les reconnaissances et études suivantes : i. Profils en long topographiques levés sur le terrain dans l'axe des canaux et le long des digues de berge; ii. Profils en travers à des intervalles "raisonnables" (à préciser suivant les variations importantes de ces profils); iii. Lignes d'eau, notes de calcul hydraulique; iv. Calculs des dragages, des terrassements, remblais des digues et avant-projets détaillés des structures à modifier, ou à reprendre, avec notes de calculs préliminaires. c) Canaux secondaires d'irrigation (partiteurs) et canaux secondaires de drainage : Les mêmes études que pour les canaux principaux seront effectuées, mais uniquement sur les canaux secondaires carac- téristiques de l'ensemble (l sur 4 ou 5 parait suffisant). d) Canaux tertiaires d'irrigation (arroseurs) et de drainage et aména- gements "à la parcelle",: Un programme expéririental de réalisation de 1.500 ha de réaménagement des tertiaires et d'aménagements à la parcelle est prévu dans le cadre du Crédit d'assistance technique et d'ingénierie. Ces aménagements seront réalisés dans quatre zones pilotes caractéristiques et permettront d'estimer les moyens néces- saires et les coGts de ces réaménagements pour le progrGmme des quelque 20.000 ha prévu dans le cadre du projet de remise en état ultérieur. Dans le cadre du crédit, les études et contrOles sui- vants devront être effectués (sur les 1.500 ha prévus seulement) i. Plans topographiques au 1/2.000e, avec courbes de niveau espacées de 10 cm, et quadrillage de points levés espacés de 20 m au maximum; ii. Plans d'exécution détaillés des aménagements à réaliser, avec plans et profils des arroseurs et des diguettes en courbes de niveau, plans des nivellements nécessaires et calculs des équilibres déblais-remblais, etc; -216- APPENDICE 5.1 Page 3 iii. Contrôles détaillés d'exécution rendements et prix de revient horaires des différents engins, analyse et comparaison des différentes méthodes utilisées et estimations des besoins nécessaires pour la réalisation d'un programme d'aménagements "à la parcelle" ultériuur de l'ordre de 20.000 ha. 2.2 Estimations des quantités de travaux et des coûts a) Pour les travaux susceptibles d'être réalisés "à l'entreprise" tels que dragages importants, terrassements en grande masse pour le Canal du Sahel, le Fala de Molodo, les canaux et drains principaux, etc. i. quantités de travaux, cadence d'exécution annuelle, programmes de réalisation; ii. liste des prix unitaires auxquels serait susceptible de con- duire un appel d'offres international; iii. détails estimatifs, composante en devises étrangères. b) Pour les travaux devant être obligatoirement réalisés "en régie" par l'Office (en particulier pour les curages et réparations ponctuels et difficiles à estimer avec précision et pour tous les aménagements à la parcelle) i. quantités de travaux, cadence d'exécution annuelle et men- suelle, programmes de réalisation; ii. détermination et justification des quantités et caractéristiques techniques des matériels devant être achetés, rendements, prix de revient horaires, coûts de fonctionnement des engins, etc. iii. les mêmes calculs qu'en (i) et (ii) ci-dessus devront être préparés en supposant que la totalité des travaux du projet de remise en état sera effectuée "en régie" par l'Office. c) Calcul des coûts d'exploitation et d'entretien des réseaux d'irrigation et de drainage i. organisation proposée pour l'exploitation et l'entretien des réseaux d'irrigation et de drainage; nombre; qualifications et coût du personnel nécessaire; ii. matériel nécessaire; caractéristiques, nombre, coûts d'achat et frais de fonctionnement. d) Calcul des coûts des autres travaux nécessaires : bureaux, bâtiments, routes d'accès, rizeries, silos, etc. -217- APPENDICE 5.1 Page 4 3. Deuxième phase des études : Préparation des dessins d'exécution et des dossiers d'appels d'offres. De même que pour la première phase d'études, et du fait de l'étendue du projet (plus de 40.000 ha) et de la difficulté de définir avec exactitude tous les travaux de remise en état nécessaires, il ne sera pas possible de préparer, dans un délai- de 12 mois, les dessins d'exécu- tion des ouvrages pour la totalité du projet de remise en état. Un effort sera toutefois déployé pour fournir des chiffres sur les travaux et les coûts aussi voisins que possible de leurs valeurs définitives vers le milieu de cette deuxième phase d'études, de manière à permettre de compléter la préparation du rapport final de la mission d'évaluation du (ou des) organisme(s) intéressé(s) au financement du projet de remise en état avant les négociations définitives avec le gouvernement. -218- ANNEXE 6 6. Sommaire de la campagne 1977/78 I. Généralités II. Production et commercialisation du riz III. Production de sucre -219- ANNEXE 6 MALI OFFICE DU NIGER - RAPPORT D'IDENTIFICATION Sommaire de la campagne 1977/78 I. Généralités 1.01 Dans tout le Mali, les pluies ont été insuffisantes dans la zone à pluviométrie marginale; dans l'Ouest, il y a eu carence de pluies même dans les régions à pluviométrie adéquate en année moyenne. Certains pays voisins qui ont tendance à s'approvisionner clandestinement sur le marché malien en année de pénurie (Mauritanie, Haute-Volta) ont également eu des pluies insuf- fisantbo. Le débit des crues du Niger a été le plus bas depuis 1907, et la crue du Bani a également été inférieure à la moyenne. 1.02 . En conséquence, la récolte de mil a été mauvaise dans les zones af- fectées; la mission ne dispose pas de chiffres pour la production totale de ces céréales, mais la quantité de mil, sorgho et mais commercialisée par l'OPAM a diminué de 33.000 tonnes en 1977 à 28.000 tonnes en 1978. L'OPAM a épuisé les stocks de céréales qu'il avait accumulés au cours de l'année précédente. 1.03 Le Gouvernement malien a fait importer 10.000 tonnes de riz. En outre, plusieurs pays et institutions ont promis des dons de céréales totali- sant 42.000 tonnes (Japon, Chine, URSS, Etats-Unis, Canada, Allemagne fédérale, Belgique, France, Programme alimentaire mondial). La plus grande partie de ces envois a été reçue ou est en cours de réception. 1.04 Les prix à la production ont été augmentés à la fin de mai 1978 - mil et sorgho de FM 36 à FM 40/kg,. - paddy di FM 45 à FM 50/kg. Les prix sur les marchés parallèles étaient nettement plus élevés lors de la dernière campagne agricole (jamais moins de 50 % au-dessus du prix officiel, et plus de deux fois le prix officiel en période de soudure). Les nouveaux prix à la production ne seront attrayants pour les paysans qu'en cas de récolte abondante. II. Production et commercialisation du riz 2.01 Pour le riz, on ne dispose pas non plus de chiffres pour la produc- tion totale en 1977/78. L'Opération riz Mopti (ORM) et l'Opération riz Ségou (ORS), fondées toutes les deux sur le système de submersion contrôlée, ont -220- ANNEXE 6 Page 2 subi de graves pertes à cause des crues faibles et irrégulières du Niger et du Bani. L'ORM, en outre, a été attaquée par les mangemils. L'Office du Niger, de sa part, estime que la production totale a été aussi élevée que l'année pré- cédente (près de 90.000 tonnes) ou peut-être légèrement plus qu'en 1976/77. (Le sondage par échantillons, qui eit effectué chaque année, n'a pas été exé- cuté correctement en certains endroits, et en mai 1978 il n'était pas encore clair si les résultats pouvaient être considérés comme significatifs du point de vue statistique). 2.02 Pour le paddy commercialisé par les circuits officiels, les données suivantes ont été avancées (en tonnes) 1976/77 1977/78 Différence Office du Niger 65.438 58.240 - 11,0 % Op. riz Ségou 15.243 4.282 - 71,9 % Op. riz Mopti 8.886 3.277 - 63,1 % Total 89.567 65.799 - 26,5 % 2.03 La direction de l'Office du Niger explique la baisse par deux facteurs 1) En années de sécheresse, une importante population flottante s'installe aux bordures de l'Office du Niger ou même à l'in- térieur de la zone. En outre, de nombreux parents 'venant des régions sinistrées se joignent temporairement aux familles de colons. Les deux groupes ont augmenté la population de la zone de 20-25.000 personnes, soit 40-45 % de la population de colons, qui est de l'ordre de 50.000. 2) La sécheresse a fait monter en flèche les prix des céréales sur le marché parallèle. Le prix du paddy variait entre FM 75/kg et FM 130/kg tandis que le prix officiel était FM 45/kg. 2.04 Le premier phénomène met en relief un service peu remarqué qui est rendu par l'Office du Niger en temps de sécheresse. La contribution de sa pro- duction commercialisée, qui est largement à l'abri des influences du climat, est généralement appréciée; celle-ci est consommée surtout par les populations urbaines et les habitants de quelques régions éloignées; mais l'Office du Niger, en outre, fonctionne comme refuge pour des populations assez importantes vivant dans les zones marginales du Mali, et beaucoup d'entre elles n'auraient guère accès aux céréales distribuées par l'OPAM. Pour cette raison, la con- traction du volume de la collecte en période de sécheresse ne doit pas être interprétée dans un sens négatif, au moins dans la mesure où la baisse de la collecte est attribuable aux besoins de cette population flottante. -221- ANNEXE 6 Page 3 2.05 En ce qui concerne le deuxième facteur cité par l'Office du Niger, on peut dire que compte tenu de l'intéret qu'avaient les colons à soustraire leur production à la commercialisation officielle, la performance de l'Office du Niger en ce qui concerne la collecte a été remarquable. L'excellent résul- tat est attribué par la direction à une accélération du battage mécanique par rapport aux années précédentes et à des contrdles serrés. Pour ce qui est du développement du marché officiel et du marché parallèle depuis 1974/75, on constate une remontée des ventes clandestines de paddy, et l'expérience de la dernière campagne souligne la nécessité de maintenir un niveau de prix aux producteurs qui ne s'écarte pas trop du prix offert sur le marché privé, si l'on veut éviter un retour aux conditions des années soixante.î/ III. Production du sucre 3.01 Les éléments de la campagne 1977/78 peuvent se résumer comme suit Super- Quantité Produc- Teneur Quantité ficie de canne Rende- tion de en de récoltée récoltée ment sucre sucre sucre/ha (ha) (t) (t/hla) (t) (M (t) Dougabougou 1.089 52.615 48,3 3.765 7,3 3,5 Siribala 1.670 155.088 92.9 15.186 9,8 991 Total ·2.759 207.703· 75,3 18,951 9,1 6,9 Avec près de 19.000 tonnes de sucre, l'Office du Niger a dépassé de 33 % (4.700 tonnes de sucre) les résultats de la campagne précédente. Le Tableau ci-dessous compare la production de sucre (en tonnes) des années 1976/77 et 1977/78 : Accroissement 1976/77 1977/78 (%) Dougabougou 2.870 3.765 + 31 Siribala 11.382 15.186 + 33 Total 14.252 18.951 + 33 L'accroissement brut de revenu (estimé à 1,75 milliard de francs maliens) représente au moins le triple de la baisse des recettes attendues des ventes de riz. 1/ Un léger relèvement des prix à la production de paddy (de 45 à 50 francs maliens le kg) a été décidé à la fin de mai 1978. -222- ANNEXE 6 Page 4 3.02 Comme les années précédentes, le charbon a sévi sur la plantation de Dougabougou. Celle-ci est actuellement replantée de variétés plus résis- tantes, au rythme de 100 ha/an. Les variétés cultivées à Siribala résistent encore bien (90 %) au charbon; quant aux attaques de borers, leurs dégâts ont pu être raraenés de 12 % de la plantation en 1976/77 à 3-4 % en 1977/78. Les résultats enregistrés sur cette plantation ont été affectés par un incendie qui a détruit la récolte de canne sur 95 ha; de plus, 225 ha, où les plants avaient été coupés tard dans le cycle précédent, n'ont donné que de faibles rendements (environ 80 t/ha). 3.03 Grâce à l'afflux de migrants fuyant les zones frappées par la sécheresse (par. 2.03), l'Office du Niger n'a pas eu cette année de diffi- cultés à trouver de la main-d'oeuvre pour faire la récolte de canne à sucre. -223- ANNEXE 7 7. Documents utilisés I. Documents de la Banque Mondiale II. Documents officiels et documents de l'Office du Niger III. Documents divers -224- ANNEXE 7 DOCUMENTS UTILISES I. Documents de la Banque Mondiale 1. Rapport rédigé à Washington à la- suite d'une mission de reconnais- sance effectuée à l'Office du Niger : 9 juin 1977. 2. Rapport de la mission de reconnaissance sur l'Office du Niger, 11 juillet 1977. 3. Documents de base de la mission d'identification a) H. Boumendil : Contribution au rapport de la mission, 19 décembre 1977 (ingénierie) b) C. de Caso'; La production cotonnière et les perspectives de la production cotonnière, 18 janvier 1978 c) E. Sinodinos : Identification du projet Office du Niger - Composante élevage, 26 janvier 1978 d) M. Dubois de la Sablonière : Office du Niger - Agriculture, 10 janvier 1978. 4. Mali : Mémorandum économique, 5 janvier 1978 (Rapport No 1134a-MLI) (l'Annexe I en particulier) (Agriculture). 5. Mali . Evaluation du projet riz Mopti II, 2 novembrè 1977 (Rapport No 1561c-MLI). 6. Projet agricole Mali Sud, Rapport d'évaluation, 16 novembre 1976 (Rapport No 1171-MLI). II. Documents officiels et documents de l'Office du Niger 1. Plan quinquennal de développement économique et social, 1974-78, Bamako, aot 1974. 2. Office du Niger : Projet "Office du Niger", Etude de factibilité (non datée). 3. Office du Niger : Investissements de maintenance ou d'entretien sur les gros ouvrages de l'Office du Niger (Objectifs prioritaires), (non daté). -225- ANNEXE 7 Page 2 4. Office du Niger : Rapports annuels 1975/76, 1974/75 et 1973/74; rapports détaillés de chaque département de l'Office du Niger (résumés dans ces rapports annuels), plans et documents techni- ques. Pour un résumé des cartes, voir l'Annexe 2, Appendice 2. III. Documents divers 1. Mali : l'Office du Niger : Expérience de l'agriculture irriguée Ouvrage de J. C. de Wilde : Expérience du développement agricole en Afrique tropicale, Volume III, pages 7 à 71, Ed. Maisonneuve et Larose, 1968. 2. C. de Caso : Rapport de mission à l'Office du Niger, juin 1970. 3. Recherche et développement/PNUD : Effets économiques du barrage de Sélingué dans le domaine agricole, 3 volumes, octobre 1975. 4. CILSS : Office du Niger, Projet de réhabilitation (court terme 1978-1982), Ouagadougou, septembre 1977. 5. ADRAO : Office du Niger. Rapport d'identification; Etude prospec- tive de l'intensification de la riziculture à l'Office du Niger. Version préliminaire : Monrovia, juin 1974. Edition finale : Monrovia, juin 1977. 6. ADRAO : Prospectives du commerce interrégional du riz en Afrique de l'Ouest, Monrovia, novembre 1977. 7. ADRAO : Quelques statistiques concernant l'économie du riz dans les pays membres de la CEAA, Monrovia, novembre 1977. 8. ADRAO : Rapport d'une mission : Evaluation du système de collecte des données agricoles de l'Office du Niger, Monrovia, janvier 19781/. l/ Cette étude a été reçue à la Banque Mondiale à la fin du mois de février après achèvement du rapport d'identification. 40~ To Taoden!i M A it Tesait 0 9 300 400 OffICE DU NIGER KILOMETERS Project Area Location Projet Area i Kidat unmsimlmlBituminous roads over Sm width *ia Bituminous roads of 5m and less width n rThis map has been prepared by the Gravet_road_ World Banks staff exclusively for Grael oad the convenience of the roa~r of GIproved earth tracks the report to which it is attached. The denominations used and the - - p e tboundaries shown on this map - --Poor earth tracks iBouremn do not imply, on the part of the --- -C -~ .......World Bank and its affiliates, any Railaysjudgment on the /egal status of- TOM OUCTOU_ .--,--- ourma Rharous ÖnY territorY Or enY endorsement Navigable rNverS Or accePtance of such boundarias. Flood areas GUD A International airport - NIAFOUNKE1 1t Airfields.,IFUK Mianoka AirfieldaMAURiTANIA ~N0G nternotional Boundaries .- TAN1 ANSONGO 4- ..... - Yeliman - Nr Labbtg s Douentza S ourua ific 9 E R - -iMMa i To*evore --rda -1 Tnnkou KAYES -- h Niono BANDIAGARA . Tillabry To Da r Molo MC#- . t fDj annd 'Bankqss' -.1 ~BAFOULABEMrkl-NAE K okani \ Banamba C ..-....- S EGO Dioro proN -- S Tomini' T - KOULIKORO .p R V N L T A Kenieba ZZ Kat SBA K 13OUAGADOUGOU - Faladie 9 To ALGEnRIA ..YBA Senou SH"s- -12 12' -rernal r>T AccrI-¡ Area covered by map k 5MAU RITANIA OUGOUNi G UYaNfoEiA'Kolo seaAS . Bobo Dioulosso, ..,,f......-... --i c GU~INE.G IE 8~~ 0 -ioc - S.ERRA LE NE .ORY NGR Konkan e . •Mnn sB - G H A N A 013 ER0 To Abidinoijn Ferkngoodougou •- iO i CO N ~ I ~ ~aMALI OFFICE DU NIGER Irrigation Scheme So/o Irrigation du Delta Central Nigerien Sokolk(9 4. äj Main Canals / Canaux Adducteurs / Distributeurs CASIERD T--~ Secondary Canals / Canaux Secondaires. E 7- - - Main Drains / Drains Principaux R - m Secondary Dreins / Drains Secondairs KA U it %c -- Dikes / Digues - Dikes with Roads 1 Digues avec Pistes Roads / Routes - - Tracks / Pistes OLODO Subdivisions /Secteurs Y1ELDS / PRODUCTION: KAL1-1.5 Tons/ha. NFRIJ 1.5-2.0 Tons/ha. [jj 2.0-2.5 Tons/ha. . ...NAbandoned Lands/ Terres Abandonnées 0 Future Extensions / Extensions Futures rn Sugar Estate: / Plantations de Canne b Sucre _A Rice Milis / Rizeries SUBDIVISION / Acreage/Siperficie H Sugar Milis Sucreries ...... * : SECTEURS Equipped / Co é Ih ..meagee 177 Experimental Stations / Stations Experimentals Kourouma 10920 Ha 9510 Ha O9 Cattle Fattening Stations/Stations d'Embouche Molodo 7240 Ha 6170 Ha Nono. 20700 Ha 17480 Ha .. .....Kolongo 14400 Ha 6320 Ha Total Rice l Riz 53260 Ha 39480 Ha Mnt BS Siribala 2500 Ha 1660 Ha Dougabougou 1200 Ha 1080 Ha Total Cane / Canne 3700 Ha 2740 Ha \ Monimpebougou 0 Siguiné < Ni däld-d ri - 0 i ' Sig4 - I -1 --- - - - - - 0' 'b0 -- 1\ bSé ibala - 1\ gBoky-wà S la a K .A SUPER)U R - )PER KA%A L - - .Lg f L>C , - - . _ L _ i Ko ~ KILOMETERS Dou bougou o -n MOROCCO1 k 15,'ALGERIA Brama ou This map has been prepared by the 200 World Bank' sstalf exclustvely for MAURITANIA the convensence of the readers of . 1 the report to wh,ch t s attached The denomtousc-0,0.fdnhe Point 'Ä ä 0Sansanding Makrrcsshw oSa Wd8this map - 1 - 0M ky do nor imply. on the Part of the TomotTou -nY ternojdg e t on the legat ot tus of N & s •any terrttory orany endosement . Zotsn0,' " M ka\a °''"'r''ccP"ane°'f uch ound" es " Diara Z- -1,ue Di, -rsion Dom s -,. 7 O•UPPER OBafna VOLTAw . GUINEA .-- NIGERIA - HAN ENIN* _J1GHANK100-,,ES

Основные сведения
Тип документа Pre-2003 Economic or Sector Report
Дата принятия
Страна Мали
Источник Всемирный банк