FILE CCIPY DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. AW-36 a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport ne peut être utilisé que par le Groupe de la Banque et les organisations ou personnes spécialement autorisées, et à des fins officielles seulement. Il ne peut être ni publié ni cité sans l'autorisation du Groupe de la Banque, lequel ne garantit en aucune manière son exactitude ou son caractère exhaustif. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ET PERSPECTIVE ECONOMIQUES DU NIGER RAPPORT PRINCIPAL Mai 1972 Département Afrique de l'Ouest Ce rapport est basé sur les résultats de la mission économique, dirigée par Mé Helmut SUnger, qui s'est rendue au Niger en mars 1971. La mission se composait de H. Sânger Economiste G. Fossi Expert Planification U. Fontana Ingénieur agronome (PMUA) A. Duncan Ingénieur transport (PA) H. Ochs Economiste agricole (PMWA) A. Robinet Expert-Elevage - Consultant FAC TABLE DES MATIERS Données de base Cartes RESUME ET CONCLUSIONS i -x I - GENERALITES: Obstacles au développement du Niger 1 A. Ressources naturelles 1 Climat et sols 1 Ressources minières 2 B. Ressources humaines 3 Population et emploi 3 Niveau d'instruction et qualifications professionnelles 5 C. La politique du Gouvernement 7 II - EVOLUTION ECONOMIQUE: Le difficile chemin de l'expansion 9 A. Evolution récente de la production et du revenu 9 Agriculture 10 Elevage 14 Industrie et mines 16 Services 17 Répartition du revenu 18 B. Facteurs de croissance 19 C. Evolution financière 21 Finances publiques 21 Budget de fonctionnement 21 Budget d'investissement 24 Situation du Trésor 24 Collectivités locales et entreprises publiques 24 Monnaie et crédit 25 Institutions 25 Evolution monétaire 27 Taux d'intérêt 29 Relations économiques extériegt: 29 Commerce extérieur 29 Balance des paiements 31 Dette extérieure 32 - 2 - III - PLANIFICATION ET PERSPECTIVES DU DEVEIDPPEMT 33 A. Historique de la planification 33 B. Politique et perspectives de développement sectoriel 36 Transports 36 Agriculture 39 Elevage 4l Industrie et mines 43 Enseignement et formation professionnelle h Energie et télécommunications 45 Estimation des investissements publics 1971/74 46 C. Financement des investissements publics 47 Budget et politique de développement 47 Finances extérieures 51 D. Perspectives de la balance des paiements 52 E. Conclusion: perspectives de croissance 54 LISTE DES ANNEXES 56 DONNEES DE BASE Superficie: 1 267 000 kilomètres carrés Population: h,0 millions Densité: 3,1 habitants au kilomètre carré Taux de croissance démographique: 2,7% par an Taux de scolarisation: 11,8, pour cent Régime politique: Indépendant depuis 1960 Membre de l'Union monétaire ouest-africaine Membre associé de la Communauté européenne Produit intérieur brut f 1966 1967 1968 1969 (milliards de FCFA) 90,9 92,4 90,0 95,2 PIB per capita 1969 2h 300 FCFA ($88) Principales productions agricoles (milliers de tonnes metriques) 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 Mil 769 841 1 000 732 1 095 700 Sorgho 265 277 350 215 289 160 Arachide (décortiquée) 276 288 298 254 207 130 Coton graine 6 6,7 6,0 6,8 9,9 8,0 Elevage (milliers de têtes) Bétail h 000 h 200 4 000 Petit bétail 8 000 8 000 7 500 Finances publiques (millions de FCFA) L9666 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Budget de fonctionnement (net) 1 056 71 938 -227 991 Recettes 8 507 8 644 9 3h2 9 1h2 10 941 Dépenses -7 451 -8 573 -8 404 -9 369 -9 950 Dépenses du budget d'investissement -888 -899 -961 -627 -936 Comptes hors budget (net)2/ -168 -62 -124 -263 -355 Déficit global - -890 -1h7 -1 117 -300 2/ Estimation de la mission 2/ Essentiellement fonds routier et retraites - 2 - Monnaie, crédit 1967/68 1968/69 1969/70 (millions de FCFA) (Octobre-Septembre) Avoirs extérieurs (net) 146 283 2 889 Crédit intérieur 7 258 7 850 7 255 Créances sur le gouvernement (net) -876 -821 -1 496 Créances sur le secteur privé 8 134 8 671 8 751 Monnaie 5 566 6 120 7 117 Quasi-monnaie 492 719 794 Investissement public 1965 1966 1967 1968 1969 (millions de FCFA) Engagements 3 595 4 947 4 556 5 098 5 189 Paiements 3 046 3 396 3 812 3.910 4 598 Prix intérieurs 1965 1966 1967 1968 1969 19702_ (reptemb"reJ Indice à la consommation européenne 102,2 107,7 117,9 120,8 124,7 127,6 (1964 - 100) Indice à la consommation africaine 105,3 116,9 117,4 110,9 127,6 130,0 (1963 - 100) Commerce extérieur 1965 1966 1967 1968 1969 (millions de FCFA) Exportations officielles 6 250 8 574 8 580 7 125 6 250 Irportations officielles 9 300 l 115 11 352 10 237 12 570 Balance -3 050 -2 541 -2 772 -3 112 -6 320 Concentration des exportations 1965 1966 1967 1968 1969 (commeree -ffici1) ~~en porcertageT Arachides décortiquées h8 60 69 63 59 Arachides décortiquées et éJevage 67 70 77 74 71 1/ Juin 1970 -3 - Balance des paiements (millions de FCFA) 1968/2 i19_70 Biens et services -7 091 -11 200 -9 800 Exportations (f.o.b.) 8 517 7 500 10 300 Importations (f.o.b.) -12 806 -15 700 -17 000 Services (net) -2 802 -3 000 -3 100 Transferts sans contrepartie (net) 5 691 - Capital non monétaire (net) 2 338 - Erreurs et omissions -l 380 - - Surplus ou déficit global -172 1 339 2 561 Devises étrangères: 1968 1969 1970 (en millions de dollars EU fin de période) 2,7 6,7 18,7 Aide extérieure: paiements 1959-66 1967 1968 1969 1959-69 (millions de FCFA) Total 21 18 3.812 3 845 h 598 33 405 Aide française (FAC) 10 012 1 269 1 3h6 1 672 1h 299 FED 585 1 266 743 1 036 7 630 USATD 992 101 136 25h 1 483 Autres sources 423 423 1 135 1 011 2 992 Dette exQTrieure Ti 1aFcs de FCFA) Dette totale (1970) 10,4 Service de la dette (1969/1970) 0,148 Ratio du service de la dette (1969/70) 2,h pour cent BCEAO 2 Estimation de la mission (commerce non recensé inclus) *idien Internaional al 0.4. 12- o REPUBLIQUE DU NIGERI- . Y E Routes A DMINIST RATIVE -- -- - -- Limite de départemnent ...................--- Limite d'arrondissemnent -2*6 Capitale nationale 22- * Chef-Ieu de département * Chef-lieu d'arrondissement o Poste administratif 0 100 200 300 Kilometres 0 50 100 150 200 \ Miles N [ lferouane Bilm -18° M A L I - -In Gl Agod z x Tchin T.boraden obalak Ø4lu9............... 6 Ke.T C H A D - ~ . ........el EG.: obe -4. . tero TM bry -i.ÅI .. .u-14 4h... .r . G ué ...ni1 daa I - Dogondoutc. N'KonZ- 'fk" Govsre H A U T E VOLTA -/y N I G E R l A 4° 8°c2 16° /DAHOMEY z AOUT 1971 BIRD 3536 .. L I B Y E N IGER . DENSITE DE POPULATION . Un point egale 3000 habitants Iferoune OBILMA M A L I I \.1 AGADEZ In Gall 0 Ti-Lia .J TCHIN IABARADN 1- ak0 0 Abalak ~00e . . ., . b* a * . . N ' G o u r t i Ba*ni Bango Abi ,Yat&6aja gol A;fa b b i b 0 0 . a TNO T «'.0 &)rou WCLCI% 0 b10... "rb ar * .LIU 1-L .DAKQROI 9 - i . .a.r.e ..e .ILLINtUt . C E E 7 t..621. OGONDOUTCHI A . S0 0 -e' J A O U R E M a d a r o un '." . *.:- N I G E R 1 A0 . 0GtINO 0 250KM. Mars 1968MBIR-241 Siv » --lz2ýl L l B Y E Le,c, ...... dpan è ud g sr tl ea u NIGER " p 0 foia u o f PRODUCTION AGRICOLE Routes principales Autres routes Isohyetes (mm.par an) Mill / - e- Arachides Coton R1z7Guezzam 7 Sorgho - Niebe Limite Nord des Cultures WB YZIN Bl AFRIQUEI *4 200- lit go e 0 - M A L 1 300 to GAO Ve 35O 00 /O / : r--TA NAOU1 Abala TAHOUA 500 --1,-e Dokoro AB ERI- - 'FILINGU -I UG 7 - .BR A Tessaoua Zi DER -- ) N'KCINNI -4 atameye- --EÖaine soro . 350 LAC TCHA D HA UT E70 700 to KANO Mogaria 90600 VOLTA ,.- On) soo GLy< G E R 1 A 0 50 [00 s 200 50 KM DA H OMIE Y MAT 1972 BIRD 2421R REPUBLLQUE DU NIGER N l G E R DEBOUCHES SUR LA MER TAHOUJA TANOUT SABONKAFI M A L l BIRNI -N'KONNI mZNE .rd -> NIAMEY -MATSAU TAKIETZIDE E \MARADI GAZAOU HAUTE V O L T A C DOSSO M .ATAMEYEDUGSr OUAGADOUGOU MAG A M TA NGURU AAVLE'GAYA KANO DA H O E Y..) c O T E PARAKOU D'lVOIRE TO GC N l G E R l A fG H A N A cOTONOU LAGOS ABIDJAN G OZFE DE GUlINEE REGION REPRESENTEE SUR LA CARTE 50 0 50 ?50 250 Mi. R ouet rees AFRIQUE 50 0 50 10 250 350 KM. - - - - Fro nt ièére d es e ta ts u t ii 11171 BIRD 3197R REPUBLIQUE DU NIGER Tahoua Tonout Sabon Kafi Bsrni-N'onn, NIA MEY27 277M rai5e 647 205 Gzau a77 60 / * 4+H 4 essoon de nder L8tace 4M arad 71e5er OGO portet 162rlarot Dosso 272 02 299 N uru HAUTE VOLTA\ G.a Malanvilleo NG E R IA 486 DA HOMEY N ++++-Chemin de fer .272 Parakou Route - - Frontikre T O G O ace. 438 Par voie ferree port 315 Par la route o100 200 300 Kilarmetres 0 51o 100 1so 200 Miles Cotonou Lao OCElýAN ATZANT/QUE[ REPUBLIQUE DU NIGER VOIES D'EVACUATION DES EXPORTATIONS D'ARACHIDES AOUT 1971 BIRD 3534 RESUME ET CONCLUSIONS A. Généralités 1. Au moment où il entre dans la seconde décennie de son indépendance, le Niger se trouve aux prises avec de sérieuses difficultés dans le domaine économique. La production agricole et animale s'est gravement ressentie du mauvais temps qui a sévi ces dernières années et qui a, probablement, annulé une partie des efforts consacrés au développement du pays. Cette situation critique donne la mesure des obstacles et des problèmes auxquels le pays doit faire face. 2. Le Niger est en effet l'un des plus pauvres et des moins développés de tous les pays de l'Afrique de l'Ouest. Situé juste au nord du Nigéria, il est constitué d'un vaste plateau enclavé couvrant une superficie d'envi- ron 1,3 million de Km2 dont les trois quarts se trouvent dans le désert saharien et subsaharien. Outre le handicap représenté par La distance qui le sépare de ses fournisseurs et des marchés étrangers (la capitale, Niamey, se trouve à 1 000 ka du port le plus proche, Cotonou), le Niger voit son développement entravé par plusieurs obstacles considérables: son milieu naturel hostile ne peut être transformé que dans une mesure limitée, il ne possède pas de ressources importantes susceptibles d'une mise en valeur rapide et aisée, sa population - quelque h millions d'habitants - s'est vraisemblablement développée plus vite par rapport aux ressources dispo- nibles et aux techniques de production existantes, et le niveau d'instruc- tion et de qualification de la main-d'oeuvre y est encore bien faible. Enfin, l'énormité des distances à l'intérieur du pays, et la longueur des frontières que les produits peuvent franchir pratiquement sans contr8le constituent des entraves sérieuses à l'intégration économique et adminis- trative du pays. 3. Depuis l'accession à l'indépendance, la stabilité du gouvernement et l'unité nationale ont été renforcées sous la direction du Président Diori Hamani qui a été réélu en 1970 pour un troisième mandat de cinq ans. Sur le plan extérieur, le gouvernement s'est récemment attaché à diversifier ses relations avec ses voisins, et les pays donateurs d'aide. Le gouvernement se préoccupe particulièrement de l'amélioration de ses relations et de l'organisation de son commerce, avec son puissant voisin le Nigéria. Cette orientation paraît indispensable à son développement à long terme. Le gouvernement a également réussi à obtenir d'importants apports de fonds étrangers pour le financement de son développement, et à en diversifier l'origine; au FAC et au FED, les fournisseurs traditionnels d'aide, est venu récemment s'ajouter le Canada qui lui fournit une aide technique et financière appréciable. B. Evolution économique et financière h. Au total, la décennie écoulée a été marquée par une lente évolution des structures économiques du pays, et par une croissance très modérée de la production de biens et services. Les difficultés fondamentales tant des finances publiques que. du.commerce edéxrieur se.sont atténués dans une - ii - cer-ine r , 4is -niont pas été résolus. L'ide publique et l techni-ue rtrieure demeurent indispensable _u fonctionnement de l!'administra- tio'n 'ublique e t de lc cnmie du liiger. L'iconolie est rest'e essentiellement agricole; 90 nour ccnt ce la population exercent une activit4. rurale et 60 pour cent environ du PIB proviennent de Pl'gricult.ure (elevFge inclus). . 5. Les statistiques disponibles indiquent, pour les années 1960 à 1966, une progression du PIB et du revenu réel par habitant (environ deux pour cent) due principalement au développement de la culture de l'arachide et, dans une moindre mesure, de celle du coton. Cependant, au cours des années 1968-1969, le pays a souffert de la sécheresse qui a entrainé une forte baisse de la production agricole et de lourdes pertes dans l'élevage. En outre, la guerre civile au Nigéria a contribué à réduire sensiblement les exportations de bétail vers le Nigéria. Des estimations préliminaires indiquent que le PIB ne s'est accru que de 1,5 pour cent par an durant la période 1966-69. Or, si l'on tient compte de la croissance rapide de la pupulation pendant cette même période (2,7 pour cent par an) et de l'aug- mentation générale des prix, (2,2 pour cent par an), l'on peut conclure avec assurance que le revenu réel de la pupulation du Niger a sérieusement baissé pendant ces dernières années. 6. C'est la précarité de la situation alimentaire qvi est le fait marquant de l'agriculture du Niger. Cette situation risque de s'aggraver avec le temps: la pression démographique n'étant pas accompagnée d'une augmentation de la productivité agricole. En période de sécheresse les agriculteurs abandonnent les cultures de rente pour se consacrer aux cultures vivrières jusqu'à ce qu'ils reconstituent leurs réserves. Ainsi la sécheresse de 1968/69 a-t-elle conduit à une substitution croissante des cultures de mil et de sorgho à la culture de l'arachide. D'où un abaissement sensible du revenu monétaire des paysans - et un déclin géné- ralisé du secteur monétarisé de l'agriculture nigérienne. La situation est semblable pour les éleveurs dont les revenus ont été réduits par les pertes de bétail et notamment par les difficultés d'exportation vers le Nigéria. 7. La production du secteur industriel ne représente qu'une faible part du PIB: en 1966 elle dépassait à peine 10 pour cent et elle ne s'est sans doute pas accrue de manière sensible depuis lors. En fait, la crois- sance de l'industrie s'est ressentie, comme le reste de l'économie, de la baisse des revenus des agriculteurs et, plus directement, des fluctuations de l'activité de construction, qui après avoir atteint un niveau élevé an 1969-70, s'est ralentie au début de l'année, faute de nouveaux projets d'investissement public. 8. Par delà ses aspects conjoncturels, le développement du secteur industriel est entravé par divers obstacles d'ordre structurel. La forte concurrence des importations en provenance du Nigeria et les frais élevés des transports, constituent pour plusieurs industries un lourd handicap; ces deux facteurs réduisent considérablement les débouchés des produits nigériens à l'intérieur du pajs. Une partie du marché subit la domination croissante des exportations nigérianes qui sont généralement meilleur marché, étant donné qu'au Nigéria, les usines peuvent réaliser des économies internes - iii - plus importantes et que les transports y sont moins coûteux grace aux chemins de fer. 9. C'est le secteur des services (y compris les transports) qui a enregistré la plus forte croissance au cours de la première moitié de la décennie écoulée. Sa part du PIB, égale à 18 pour cent en 1961, atteignait 20 pour cent en 1966. En général le développement de ce secteur pendant la période considérée reflète la "monétarisation" progressive de l'économie, et en particulier, l'expansion du commerce extérieur - exportations et impor- tations - qui constitue l'une des caractéristiques principales de cette période. Cependant, les activités commerciales ont baissé pendant la période 1966-69 par suite des difficultés qu'à connues l'agriculture. Ainsi, au début de l'année, certaines entreprises commerciales ont dû accumuler des stocks importants sans espoir de pouvoir les écouler dans l'avenir immédiat. Aspects financiers 10. La balance des paiements s'est améliorée ces deux dernières années en raison principalement de l'augmentation des entrées de capitaux privés et publics, qui ont compensé le déficit croissant des paiements au titre des biens et services. Les avoirs étrangers du pays en 1970 se chiffraient à 5,2 milliards de francs CFA, soit la valeur d'environ quatre mois d'impor- tations officielles. La situation actuelle n'appelle donc pas de mesures correctives et il est peu probable que de graves problèmes de balance des paiements se posent dans l'avenir proche, d'autant plus que les exportations d'uranium vont bientôt constituer, pour la balance commerciale du Niger, un poste créditeur important. C'est pourquoi il est probable que le déficit de la balance courante, qui dépassait 10 pour cent du PIB au cours des dernières années, diminuera dans le proche avenir. Les prévisions relatives à cette balance pour 1974, qui ne constituent qu'un ordre de grandeur probable, se traduisent par un déficit de l'ordre de 5 à 6 milliards de francs CFA. Comme par le passé, ce déficit en ressources du Niger va probablement être couvert par des rentrées nettes correspondant aux subventions publiques (FAC, FED) et aux prêts à conditions spéciales accordés par divers organismes d'assis- tance bilatérale et multilatérale. l. Le maintien de l'équilibre du budget de l'Etat restera le princi- pal problème financier du Niger. En effet, malgré tous les efforts consen- tis pour améliorer les finances publiques - la charge fiscale est passée de 9,5 pour cent du PIB en 1966 à ll,h pour cent en 1969 - le gouvernement a eu des difficultés à réaliser une épargne. Celle-ci a enregistré des fluc- tuations importantes en raison de l'impact des difficultés économiques récentes sur les revenus budgétaires. Durant les années 1965/66-1969/70, la variation du déficit du Trésor a représenté de 1 à 10 pour cent des recettes budgétaires. Ce déficit a été couvert par une aide budgétaire française, des ressources non bancaires, des dépôts accumulés par l'Etat et des emprunts contractés auprès de la Banque Centrale. Parallèlement, les ressources habituelles du Trésor - telles que les fonds d'institutions et d'entreprises publiques - ont été confiées en dépôt à la Banque de Développement du Niger (BIRN), malgré un décret promulgué en juin 1968 stipulant que ces organismes doivent déposer au moins 25 pour cent de leurs liquidités auprès du Trésor. - iv - Or, la Banque de Développement, faute de pouvoir utiliser toutes ses ressources a accumulé une masse importante de liquidités. Le gouvernement a conscience de ces problèmes et essaie de rémédier à cette situation. Une meilleure utilisation des ressources exigerait que ces fonds soient dirigés davantage vers le Trésor et le Budget d'investissement de l'Etat. Ceci permettrait probablement au gouvernement de mobiliser des fonds pour financer des projets de développement dans tous les secteurs de l'économie. Il semble également indiqué de reconsidérer la politique de prêts de la BDRN en lui permettant de participer au financement de projets dans de nouveaux secteurs. 12. En 1969/70, un relèvement des cours mondiaux de l'arachide qui, pour des raisons de prudence n'a été que partiellement répercuté au niveau des producteurs, a permis un redressement appréciable de la position financière du gouvernement. Le gouvernement a remboursé ses dettes à court terme et accru ses dépôts auprès du système bancaire local, accroissant ainsi davantage la liquidité de celui-ci. 13. Cette amélioration temporaire ne signifie pas pour autant que l'épargne budgétaire puisse augmenter de manière sensible dans les années à venir. Au contraire, il y a peu d'espoir de voir les rentrées fiscales s'accroître d'une manière appréciable car le taux global d'imposition a sensiblement augmenté au cours de la décennie écoulée. On estime que durant les années difficiles qu'elle vient de traverser, la population rurale a dû consacrer une partie croissante de son revenu monétaire au paiement d'impôts. Toute nouvelle majoration des impôts pourrait très rapi- dement avoir des effets négatifs, du moins dans certaines régions du pays. 14. Durant les 15 prochaines années,, l'exploitation de l'uranium fournira des revenus supplémentaires. Le gouvernement a l'intention d'utiliser ces revenus exclusivement à des fins d'investissement avec l'espoir d'être en mesure d'équilibrer son budget par d'autres moyens. Cependant les taxes à l'exportation ne sauraient, dans la perspective d'une baisse des.cours mondiaux de l'arachide et du coton, fournir des augmentations appréciables de ressources. Par ailleurs, les droits excessifs à l'importation se traduiraient par une contrebande accrue de produits nigérians. Ainsi, même s'il y a encore lieu d'améliorer l'actuel système de taxation, l'augmentation des recettes de l'Etat sera déterminée essentiellement par l'évolution de l'économie nigérienne, le problème fonda- mental de la politique budgétaire du Niger sera d'ajuster le rythme des dépenses budgétaires à celui de la croissance économique. Seul cet effort joint à l'adoption d'une politique de finances publiques plus souple (voir paragraphe 11) permettra à l'Etat de continuer à contribuer modestement au financement des dépenses publiques d'investissement. 15. Ces dernières années, les dépenses d'investissement ont augmenté au taux annuel d'environ 10 pour cent en contraste avec le taux de croissance du PIB qui n'a été que de 1,5 pour cent. Cependant, dans le cas du Niger, le rapport entre investissement et croissance est loin d'être direct: les conditions atmosphériques et les influences extérieures sont deux facteurs importants et imprévisibles reflétant la précarité et la dépendance extérieure de son économie. Tous ces obstacles et le fait que les investissements publics n'aient eu qu'un effet très limité sur l'augmentation de la capacité productive et la création d'emplois, expliquent dans une large mesure pourquoi l'économie nigérienne a peu progressé ces dernières années et pourquoi elle se trouve actuellement dans une situation difficile. - v - C. Planification et perspectives de développement 16. La politique économique du gouvernement a été déterminée par les tentatives successives faites pour définir et suivre une voie de dévelop- pement efficace. En effet, en raison des difficultés que l'exécution du Premier Plan 1965-68 a rencontrées et qui devait être l'instrument de réalisa- tion de la première moitié des "perspectives décennales", le gouvernement a adopté depuis 1967 un système de programmes quadriennaux continus tant en ce qui concerne les investissements publics que le budget, la formation et l'assis- tance technique. Ceci a conféré une plus grande souplesse et maîtrise à la planification nigérienne. Les objectifs poursuivis sont maintenant plus réalistes et les moyens de les atteindre ont été définis avec plus de précision. C'est ainsi que le prograwime d'investissement en cours (1971-1974) est l'abou- tissement de toute une série d'ajustements opérés sur les plans et programmes précédents, qui dans l'ensemble n'avaient que peu de rapport avec les possibi- lités effectives du pays. 17. Le programme d'investissement public 1971-74 s'élève à 47,6 milliards de francs CFA (171 millions de dollars EU environ). Il est difficile d'évaluer les objectifs globaux d'un pays tel que le Niger puisque tout dépend souvent de la réalisation, ou non, d'un nombre restreint de projets importants. Cependant, l'objectif d'investissement global, qui est trois fois supérieur au total des investissements réalisés au cours des quatre dernières années, a peu de chance d'être atteint, compte tenu des contraintes tant humaines que naturelles du pays et notamment de sa capacité limitée à préparer et réaliser des projets d'investissement. 18. La composition du programme d'investissement 1971-7h révèle que 61 pour cent des dépenses prévues seront consacrées aux transports contre 33 pour cent pendant le programme précédent. Le développement de l'agriculture et de l'élevage bénéficie de la priorité manifeste du gouvernement, mais le total des ressources allouées à ces deux secteurs (15 pour cent) ne semble pas à la mesure des besoins d'une économie essentiellement agricole et de surcroît, traversant une situation critique. 19. Le Niger est de plus en plus tributaire de l'aide extérieure pour le financement de ses dépenses publiques d'investissement. Alors que pendant la première moitié de la dernière décennie il en avait financé en moyenne 2h pour cent, sa contribution s'est abaissée à 15 pour cent entre 1966 et 1969. Le financement du programme 1971-74 reposera presque exclusivement sur l' aide extérieure, et les capitaux locaux n'en couvriraient que 10 pour cent environ. Politique sectorielle 20. Afin de résoudre les graves problèmes intérieurs et extérieurs que lui pose le secteur des transoorts, le gouvernement nigérien a, depuis l'acces- sion à l'indépendance, donné la priorité à l'amélioration de son réseau routier principal et ses débouchés vers la mer. A la suite du programme d'investisse- ment en cours, plusieurs grands projets routiers seront poursuivis, notamment, la continuation du bitumage du principal axe routier est-ouest et la construc- tion de la route qui desservira essentiellement le gisement d'uranium d'Arlit, dans le nord du pays. Simultanément, on prévoit d'ouvrir une autre voie d'accès à la mer en rendant le Niger navigable aux bateaux transportant des marchandises en vrac entre Port Harcourt et Niamey. -vi - 21. Bien que la plupart des projets routiers soient justifiés sur le plan économique, le financement du dernier tronçon dc l'axe est-ouest (Gouré-Lac Tchad, où le trafic est négligeable, est essentiellement motivé par le désir du gouvernement de renforcer l'intégration nationale et administrative du pa's. Afin de garantir la justification économique do ce projet et réduire les charges imputables au budget de l11tat, un effort vigoureux devra être- entrepris immé- diatement pour développer la région Est du Niger. 22. Les voies d'accès à la mer sont d'un intérêt primordial pour le Niger. La plupart des échanges extérieurs s'effectuent par les ports de Lagos, au Nigéria et Cotonou, au Dahomey. Le r8le de ce dernier diminuera probablement à l'avenir, compte tenu de la décision prise par le gouvernement de rendre le fleuve navigable (six mois par an) pour les marchandises en vrac (principalement les hydrocarbures). Bien que le transport des hydrocarbures semble économique- ment justifié en 1975, l'intention du gouvernement visant à transporter des marchandises diverses sur le fleuve reste très discutable. En effet, le trans- port de ces marchandises entraînera de grandes dépenses pour la construction d'infrastructure portuaire et détournera une partie du trafic au détriment de 1'axe Niamey-Cotonou. Ceci causera probablement une augmentation du coût total des transports au Niger. A long terme, il sera peut-être possible de rendre le fleuve navigable pendant toute l'année sur toute sa longueur, grâce à la cons- truction d'un barrage à Kaindadji, près de la frontière malienne. Cet aména- gement fait partie du plan de développement de la Région Liptako-Gourma. Entre temps, le gouvernement devra poursuivre ses efforts pour améliorer ses deux voies d'accès principales à la mer, via Lagos et Cotonou, tout en procédant avec prudence à des investissements limtés sur le fleuve. 23. Les pouvoirs publics se sont également attachés à la mise en valeur des ressources hydrauliques en finançant des projets d'irrigation et des puits villageois pour l'alimentation en eau de la population et du bétail. Si le programme de forage de puits a relativement bien réussi, en revanche, l'intro- duction de l'agriculture irriguée s'est heurtée à de sérieux obstacles techni- ques et humains. C'est pourquoi il semble indiqué de ne procéder qu'avec beau- coup de prudence à de nouveaux investissements dans ce domaine et de rechercher tout d'abord tous les moyens pour améliorer les projets d'irrigation existants. 24. Quel que soit l'avenir à long terme de l'irrigation, qui de toute manière ne profitera qu'à une petite partie de la population rurale, le pro- blème le plus urgent dans le domaine agricole est d'accroître les rendements des cultures de rapport et vivrières. Au cours des dix années écoulées, le développement de ces cultures a été obtenu surtout grâce à l'extension de la superficie des terres cultivées. La croissance rapide de la population a con- traint les paysans à réduire les périodes de jachère et à étendre les cultures vers le nord au dépens des régions d'élevage. Cette situation a entraîné dans de nombreuses régions une forte érosion des sols et des conflits plus nombreux entre éleveurs et paysans, ce qui est la preuve d'une concurrence croissante entre ces groupes. 25. Compte tenu de l'Lïportance de ces problèmes dans le contexte général de l'économie nigérienne, la première priorité devrait être donnée à l'accrois- sement de la productivité agricole. Ceci s'applique non seulement à la produc- tion des principales cultures de rapport du pays (arachide et coton), mais aussi, et peut-être davantage, aux cultures vivrières nécessaires pour satisfaire l'a- croissement de la demande intérieure et extérieure. En effet, une augmentation de la production de mil, de sorgho, et de haricots pourrait permettre au Niger d'approvisionner régulièrement en denrées alimentaires les marchés en expansion des pays du littoral (principalement le Nigéria, le Ghana et la Côte d'Ivoire). - vii - Bien qu'il existe encore une tendance marquée au Niger à consacrer des sommes importantes à des projets d'irrigation, la nécessité d'accorder la plus haute priorité aux projets visant à accroître le rende,ment des ultures de rapport et de subsistance se.ible de plus en plus aCdise. Phisieurs projets de dove- loppement de ce type, qui traduisent bien cette prëoccupation, scnt en cours de préparation. De plus, on prévoit de ré'organiser et de renforcer les ins- titution-c de développement rural existantes, dont l'absence de coordination a nui à l'efficacit. des opérations et entrdné une certaine confusion. 26. Le développement à long terme de l'élevage au Niger ne saurait se faire sans une augmentation de la productivité agricole. Cette affir- mation se vérifie non seulement en ce qui concerne le secteur nomade traditionnel, mais aussi pour ce qui est d'une association plus durable entre l'agriculture et l'élevage, laquelle constitue à long terme la manière la plus sûre de diversifier et d'accroître la production des exploitations agricoles nigériennes. 27. L'avenir à court terme du secteur de l'élevage restera marqué par la sécheresse des dernières années. Pour y remédier, les programmes en cours visant à améliorer la santé et l'alimentation du bétail seront élargis afin d'accroître le rendement de l'élevage plutôt que le cheptel, La poursuite de cet objectif sera d'autant plus nécessaire que le potentiel de développement du cheptel s'est durement ressenti des pertes entraînées par la sécheresse, et que les signes de raréfaction des pâturages se multiplient. 28. Les pouvoirs publics se proposent également d'investir dans des ranches et des abattoirs modernes. Un premier projet de ranch lancé en 1967 s'est heurté à des difficultés de gestion et n'est aujourd'hui exploité qu'à 25 pour cent de sa capacité. Le gouvernement entend remédier à cette situation et se montre à juste titre très prudent pour la création de nouvelles installations d'embouche dans la région de Zinder-Gouré. La création de nouveaux ranches et de nouveaux abattoirs à Zinder et Maradi sera déterminée principalement par les perspectives d'exportation de viande. 29. Toutefois, ces perspectives ne sauront se concrétiser, pas plus que la production et la commercialisation de la viande ne pourront être modernisées sans une révision de la politique commerciale et une réorgani- sation des circuits de distribution existants. Actuellement, les pratiques en vigueur contribuent dans l'ensemble à favoriser les pays importateurs du littoral: les tarifs élevés applicables aux importations de viande consti- tuent une protection pour le système actuel de distribution tandis que le faible niveau fix' pour les prix de la viande au détail n'incite pas les éleveurs à améliorer la qualité de leur Droduction. On espère que "la Communautc sconomique du bétail et de la viande" qui vient d'être créée 'entre les pays de l'Entente permettra de modifier peu à peu l'orientation de ce système au bénéfice des pays uu Sahel. Cette réorganisation constituera également le test décisif pour une meilleure coopération entre le Niger et le Nigéria, principal bénéficiaire du système actuel. 30. Les investissements industriels ont été très modestes ces dernières années, et malgré les avantages du Code des Investissements, les investis- sements privés étrangers (en dehors de la SCRAIR) ont été limités. Pour - viii - compenser l'absence d'initiative tant intérieure qu'extérieure, le gouvernement a créé, depuis l'indépendance, un certain nombre d'entreprises d'Etat. Mais, en raison d'une insuffisance d'études de factibilité au départ, du manque d'expérience pratique des responsables de la gestion, et de l'absence de contrôle efficace de la part des pouvoirs publics, plusieurs de ces entreprises ont eu beaucoup de difficulté à atteindre le seuil de rentabilité, quand elles n'ont pas essuyé de lourdes pertes. Il est nécessaire d'assainir rapidement ce secteur' ce dont les autorités nigériennes ont d'I-lleurs conscience, si on ne veut pas que la situation actuelle se traduise par un poids supplaentaire sur les finances publiques 31. L'exploitation de deux gisements d'uranium situés dans la région nord du pays constitue le principal projet industriel des années à venir. Le premier, exploité par une société française, est entré en production au début de cette année, le second, découvert récemment, ne sera pas mis en exploitation avant 1977. Ce secteur, s'il doit augmenter les recettes de l'Etat, n'en gardera pas moins un caractère d'enclave: son impact sur l'ensemble de l'économie restera limité, en particulier en ce qui conerne la création d'emplois: le nombre des emplois cr,es sera très fàible par rapport au nombre total des personnes auxquelles il faudra assurer un emploi productif. 32. L'exploitation des gisements d'uranium exceptée, les possibilités de développement du secteur industriel se limitent à de petites entreprises travaillant pour le marché local ou mondial. Si les perspectives de développement des industries d'exportation (huilerie, tannerie) paraissent favorables, les possibilités sont plus limitées en ce qui concerne les industries dont la production est exclusivement destinée au marché inté- rieur. Près de deux tiers du marché nigérien sont, en effet, dominés par des produits d'origine nigériane et il serait difficile, en raison des conditions géographiques, d'établir des barril:es douxnière qui ne traient guère efficaces. 33. La solution à ces problèmes réside vraisemblablement dans une meilleure organisation des relations économiques entre le Niger et le Nigéria (essentiellement le nord du Nigéria). Ceci implique que le Niger puisse transformer ses produits agricoles sur place. La question-clé sera de savoir si le Niger peut progressivement transformer lui-même les pro- duits de son élevage. odifier radicalement des relations commerciales traditionnelles entre les économies des deux pays ne sera pas une tâche facile du point de vue politique, mais constituera un premier pas impor- tant dns la voie d'une industrialisation effective du Niger et de son intégration plus organisée dans un cadre interrégional. 34. Au Niger comme dans de nombreux pays d'Afrique, l'enseignement de type européen présente de graves défauts. Son coût est élevé par rapport au revenu par habitant, ses effectifs très limités, son efficacité insuf- fisante, et ses programmes n'ont que peu de rapport avec les besoins écono- miques et sociaux du pays. L'un des principaux indices de cette inadaptation est l'accroissement, dans les villes, du châmage des diplômés de l'enseigne- ment primaire et secondaire. - ix - 35. Dans le cadre d'une initiative visant à surmonter les obstacles se dressant devant le développement de l'éducation, le gouvernement a en- trepris une importante expérience dans le domaine de l'enseignement primaire. Il s'agit d'émissions télévisées transmises à 22 classes situées dans les environs de Niamey et comportant un programme d'enseignement mettant davantage l'accent sur les matières à caractère rural. Cette expérience a donné des résultats initiaux encourageants: la performance des élèves s'est notablement améliorée, ce qui a réduit la nécessité du redoublement de classe. Toutefois, les éléments du programme ne sont probablement pas suffisamment adaptés au milieu rural dans lequel évoluent les enfants. Bien que l'éducation télévisuelle, dans sa forme actuelle, puisse contribuer à l'efficacité du système d'enseignement primaire courant, il n'en reste pas moins que la réforme du système lui-même constitue le besoin le plus pressant du moment. Le but de cette réforme serait dtaboutir à un type d'enseignement primaire qui se suffise à lui-même et ne soit pas une simple préparation à l'enseignement secondaire. En effet, les écoles devraient surtout préparer les élèves à mener une existence rurale. Il se pourrait que l'éducation télévisuelle de même que d'autres innovations puissent avoir leur place dans le cadre d'une réformevisant àatteindre ces ob- jectifs. Au stade actuel, cependant, le développement de l'éducation télévisuelle entraÎnerait des dépenses d'équipement et de fonctionnement extrêmement élevées en raison de l'effet conjugué d'une faible densité de population et du faible taux d'inscriptions, sans pour autant offrir le type d'éducation dont le besoin se fait le plus sentir. 36. Le gouvernement est conscient qu'il est nécessaire de limiter l'expansion de l'enseignement actuel aux besoins de l'économie et d'adapter le contenu de cet enseignement aux exigences du secteur rural qui restera la principale source d'emplois du pays. Il faudra donc concentrer les efforts sur l'enseignement rural, qui devra d'ailleurs s'adresser aux adultes comme aux enfants, et pour cela s'appuyer sur des services de vul- garisation agricole et des organismes bien organisés et dotés d'un per- sonnel suffisant, capables de relever le niveau d'instruction et de qualification de toute la communauté villageoise. Un premier pas encou- rageant dans cette voie a été fait par le gouvernement grâce à la création du programme d'alphabétisation fonctionnelle. 37. Le gouvernement a également décidé de développer les institutions de formation professionnelle et les centres d'enseignement secondaire: en effet, tous les secteurs de l'économie ont besoin d'ouvriers qualifiés, de techniciens et de diplômés de l'université pour remplacer les experts de l'assistance technique. 38. Si, du point de vue économique, il semble justifié de procéder à quelques nouveaux investissements dans l'enseignement secondaire et plus particulièrement dans l'enseignement professionnel, en revanche la décision récemment prise par le gouvernement de crér une université nigérienne a été rendue nécessaire par le fait que ces dernières années des étudiants nigériens ont été renvoyés d'autres universités africaines. Bien que le Niger puisse compter sur l'aide extérieure pour financer les dépenses en capital et une partie des dépenses de fonctionnement qu'entraînera la création de l'université; celle-ci constituera néanmoins un fardeau de plus en plus lourd pour le budget de l'Etat et obligera sans doute le gouvernement à réviser les objectifs déjà établis en matière de dépenses et - x - d'effectifs dans le domaine de l'enseignement. Il semble opportun, de faire preuve de prudence en ce qui concerne tant le calendrier. de la mise en place des différentes facultés de cette université, et d'envisager de nouvelles formules de coopération avec les Etats voisins. Financement des investissements et perspectives de croissance 40. La plupart des sources d'aide continueront probablement d'apporter au développement du Niger une contribution substantielle aux mêmes conditions que par le passé. On prévoit que la France continuera à accorder une aide d'un niveau à peu près égal à celui de ces dernières années, tandis que le FED entend augme:Qnr seri.blement son programme d'investissement. Depuis deux ans le Can'dI est, eenu une nouvelle source d'aide appréciable et semble prêt à er;ger d>:p-rtants crédits pour financer d'autres projets d'investissement. P i les aatres fournisseurs d'aide figurent encore le Groupe de la B2anqüe M le PNUD, la BAD, ainsi que diverses sources d'aide bilatéral-D telles que la République fédérale d'Allemagne et les Etats-Unis. Ainji, malgré ses propres ressources limitées, le Niger disposera néanmoins de fonds importants d'origine extérieure, de sorte que l'on ne pense pas que des obstacles d'ordre financier doivent, au stade actuel, entraver son développement. L'accélération des dépenses d'investissement dépendra surtout de l'amélioration de la capacité du Niger à mettre en oeuvre des projets plutôt que des'contraintos financières liées aux diverses sources d'aide. ul. Pour éviter une concurrence inutile et tout risque de double emploi, il est essentiel d'assurer une meilleure coordination entre le gouvernement du Niger et le nombre croissant de sources d'aide étrangère. Par ailleurs, dans leur intervention, les organismes d'aide doivent garder présent à l'esprit le fait que le Gouvernement nigérien ne peut apporter qu'une contribution restreinte aux dépenses de développement; ils devraient accepter de financer un pourcentage élevé des dépenses d'investissement en monnaie nationale et fournir cette aide presque entièrement sous forme de dons ou à des conditions de faveur. Sans doute, dans les cinq années à venir, la charge imputable au service de la dette restera-t-elle limitée par rapport aux recettes budgétaires et aux recettes d'exportation; néanmoins, toute nouvelle dette que l'Etat pourrait contracter à des conditions commerciales classiques ne ferait qu'ajouter aux charges qui pèsent sur le budget de l'Etat et opérerait une ponction sur des ressources qui auraient pu servir à améliorer le niveau de vie extrêmement bas de la population nigérienne. h2. Les perspectives de croissance sont très limitées dans le proche avenir car l'économie doit d'abord surmonter les difficultés des trois dernières années. D'importants projets agricoles en cours de préparation ne porteront pas leurs fruits avant 1975, et les lourds investissements effectués dans les transports n'auront qu'un effet indirect et à long terme sur la capacité de production du pa s. En conséquence, les princi- paux résultats de ces projets ne se feront sentir que pendant la seconde moitié de la présente décennie, au cours de laquelle ils permettront probablement une légère amélioration du revenu de la population rurale. - xi - 43. C'est le secteur minier et, pour être plus précis, la production prévisible de la SOMAIR (uranium) ainsi que les activités de transport et de commerce annexes qui constitueront le principal facteur de croissance de l'économie nigérienne dans le proche avenir. Cependant, si ce projet doit augmenter la part du secteur moderne dans l'économie nationale, son incidence sur la croissance du reste de l'économien'en.restera pas moins très limitée. De manière générale, c'est donc le développement agricole qui déterminera le rythme du progrès au Niger. h. Ce progrès dépendra d'un grand nombre de facteurs sur lesquels l'Etat a plus ou moins de prise. Le premier objectif devrait être la réorganisation rapide des institutions intervenant dans l'agriculture. Le volume et la structure des investissements effectués dans ce secteur dépendra en grande partie de la capacité du gouvernement à préparer et exécutér dès projets d'investissements, ainsi que de l'efficacité des services de vulgarisation. 45. Les progrès seront également déterminés par les efforts du gouvernement d'ajuster l'accroissement des dépenses budgétaires au rythme de croissance de l'économie, de résoudre les problèmes de chômage et de l'inadaptation de l'enseignement, et notamment d'améliorer les fonctions d'"entrepreneur" du secteur public dans son ensemble. 46. Le gouvernement est conscient de ces problèmes ainsi que de la nécessité de réviser les objectifs de développement antérieurs et de définir une nouvelle politique pour la décennie en cours. La réforme prévue dans les services de développement rural, la révision de l'actuel système d'ensei- gnement, la régionalisation de la planification témoignent déjà du désir qu'ont les pouvoirs publics de définir dans les "Perspectives décennales" en préparation de nouvelles stratégies du développement qui soient à la fois plus explicites et mieux intégrées dans une conception globale et nouvelle du développement. Il importe de remarquer en outre que le Niger ne trouvera ses conditions optimales de développement que dans une coopé- ration étroite et un degré assez avancé d'intégration avec l'économie de ses voisins méridionaux et en particulier du Nigéria. Les efforts récents déployés pour améliorer la coopération entre les pays de l'Entente et en particulier le Nigéria méritent donc d'être salués et soutenus. I. GENERALITES: OBSTACLES AU DEVELOPPEMENT DU NIGER A. Ressources naturelles 1. Le Niger est l'un des plus pauvres et des moins développés de tous les pays d'Afrique de l'Ouest. Situé juste au nord du Nigéria, il est constitué par un vaste plateau enclavé couvrant une superficie de 1 267 000 km2, dont les trois quarts se trouvent dans IÉ désert-sa- harien et sub-saharien. Outre le handicap représenté par la distance qui le sépare de ses fournisseurs et des marchés étrangers (la capitale, Niamey, se trouve à 1.000 km du port le plus proche, Cotonou), le Niger voit son développement entravé par plusieurs obstacles considérables: son milieu naturel hostile ne peut être transformé que dans une mesure limitée, il ne possède pas d3 resso;rces importutes susceptibles d'une mise en valeur rapide ou ai.ée, s. po:Lation - en.ron 4 millions d'habitants - semble s'être dévDlOpp.e trrop vite par rapprt aux ressources disponibles et aux techniques de producion utiJicées, et le niveau d'instruction et de qua- lification de la main-d'oeuvre y est encore bien faible. Enfin, l'énor- mité des distances à l'intérieur du pays, et la longueur des frontières que les produits peuvent franchir pratiquement sans contr6le, constituent des entraves sérieuses à l'integration économique et administrative du pays. Climat et sols 2. La seule région du Niger se prêtant à l'agriculture est une étroite bande de terre d'environ 150 à 250 km de large, qui s'étend sur près de 1.600 km depuis la vallée du Niger à l'ouest jusqu'au Lac Tchad à l'est, et qui est limitée au sud par la frontière nigériane et au nord par l'1sohyète de 350 nim. Env-ri-on 80 pour cent de toute la population nigérien'ne rivent dans cette zczic qui représente à peine plus de 1/10e de la prficie -totale du pays (cf. cartes). Au sud du Sahara, là où les p!cipitations dpæsent encore 200 mm par an, c'est le domaine des nomades qui, vers la fin de la longue saison sèche (octobre à mai), se déplacent vers le sud en quête d'eau et de pâturages. La partie saha- rienne du Niger couvre environ les 3/h de la surface totale du pays Les Touaregs et les quelques Arabes qui l'habitent mnent g_aeralemenQ une vie de nomades et constituent deu groupes sociaux acaract'ère forte- iaent marquJ. 3. Pour être les principales ressources du pays, la terre et, dans une moindre mesure, l'eau n'en sont pas moins de qualité médiocre. Dans la région méridionale du pays, où la population est très dense, les sols sont généralement pauvres, dépourvus d'humus, et souvent épuisés pour avoir été trop exploités. On ne trouve de sols alluviaux que dans les vallées fluviales et dans certaines dépressions disséminées dans le pays. Les précipitations varient de 800 mm par an à la frontière Dahomey-Niger au sud-ouest, à 25 mm dans le nord, et sont étalées sur une durée limitée - de 90 à 150 jours (de mai à septembre). En outre, même pendant cette saison, le volume des précipitations et leur répartition varient beaucoup d'une année sur l'autre, d'où la grande irrégularité des rendements agri- coles. La chaleur intense qui règne la plus grande partie de l'année - 2 - provoque une forte évaporation, de sorte que le bilan hydrologique n'est favorable que pendant trois à quatre mois de l'année dans la zone souda- nienne, et pendant deux mois dans la zone saharienne; partout ailleurs, il est défavorable toute ltannée. 4. De telles conditions climatiques et écologiques ne permettent de cultiver que des plantes annuelles à cycle rapide, capables de résister à la sécheresse (le mil., le sorgho, le coton, l'arachide) et interdisent les cultures pérennes plus rémunératrices. Les cultures qui exigent plus de soin, comme celles de la canme à sucre, du riz et des légumes, pour- raient être pratiquées au Niger, à condition de bénéficier d'un appoint d'irrigation, mais en raison du faible niveau des précipitations, du taux élevé d'évaporation et de la topographie des lieux, il n'est guère possible d'emmagasiner de l'eau à cette fin. On a entrepris de construire des bar- rages dans diverres val2..Lées et d'utiliser l'eau du Niger pour ltirrigation, mais ces expériences se sont rêvélées fort colteuses et se sont heurtées à des problèmes techniques et humains très délicats. 5. Les conditions naturelles peu favorables du milieu nigérien sont encore aggravées par la pression qu'exerce une population en pleine expansion, par le coût élevé des transports et la faiblesse de services de vulgarisation agricole. Tout d'abord, la croissance rapide de la populati-on a contraint les paysans à réduire les périodes de jachère et à étendre les cultures vers le nord aux dépens des régions d'élevage, d'où un appauvrissement des sols, déjà loin d'être fertiles. La cherté des transports est un autre obstacle permanent à l'extension du marché intérieur et au développement de la production commerciale. Le coût élevé des marchandises importées se répercute directement sur le re- venu réel des agriculteurs. En outre, le coît élevé des transports réduit le prix à la production des exportations et, d'une manière géné- rale, il a pour effet de ralentir et de renchérir les transports et les communications à l'intérieur du pays. Enfin, les paysans ne disposent généralement pas des moyens de production dont ils ont besoin pour ré- soudre les problèmes qui se posent à eux: la pauvreté des sols rend indispensable l'utilisation d'engrais chimiques et naturels; pendant la saison des travaux, il faudrait disposer de matériel de trait pour la préparation des sols, le labourage et le désherbage. Ces difficultés tiennent en partie à la pénurie de personnel qualifié dans les services de développement agricole ainsi qu'à l'absence de coordination entre eux. 6. Ainsi, ces dernières années, tous ces facteurs ont contribué à aggraver les handicaps naturels dont souffre l'agriculture nigérienne et expliquent en partie pourquoi sa situation est de plus en plus pré- caire. Ressources minières 7. Situé dans la partie nord du pays, le gisement dturanium d'Arlit, dont l'exploitation a commencé en 1970, est aujourd'hui la principale entreprise nigérienne. Auparavant, seuls quelques minerais tels que la cassitérite, le gypse, le calcaire, la silice et ltor étaient exploites selon des méthodes artisanales. - 3- 8. Avec l'aide du PNEUD et de sociétés privées et dans le cadre de l'assistance bilatérale, le gouvernement a lancé un programme actif de prospection minière (Annexes 1, 2). I. semble que le sous-sol renferme du minerai de fer, du cuivre, du charbon, du lithium et du molybdène. Les recherches continuent actuellement, pour déterminer si l'exploita- tion de ces ressources, qui exigera certainement un système de trans- ports et des installations énergétiques à bas prix, est économiquement justifiée. En outre, il y a probablement des gisements de pétrole non loin de la frontière libyenne et dans diverses autres régions du pays. En 1970, des sociétés étrangères (principalement américaines) ont com- mencé à prospecter dans tout le Niger, mais sans avoir obtenu jusqu'à présent de résultats positifs (cf. Annexe 3). Si les perspectives d'exploitation de ces diverses ressources demeurent incertaines dans l'avenir immédiat, il semble en revanche qu'il y ait beaucoup à attendre d'un second gisement d'uranium découvert récemment près d'Arlit, à Akokan, où les opérations d'extraction, financées essentiellement par une société japonaise, doivent commencer en 1977. B. Ressources humaines Population et emploi 9. L'essentiel de la population se répartit entre quelques grands groupes ethniques: les Haoussa (environ 50 pour cent de la population), établis surtout dans le centre et l'est du pays, les Djerma-Songhai (environ 20 pour cent), le long de la vallée du Niger, et les tribus à prédominance nomade: Peulhs, Touaregs et Arabes. La mosatque des di- verses ethnies est peut-être moins complexe que dans d'autres pays d'Afrique, et favorise donc moins les tendances tribales. Cette situa- tion comporte cependant un danger: l'existence d'un nombre limité de groupes numériquement importants - et présentant souvent des liens ethniques avec les Etats voisins - entraine la présence de forces centrifuges plus puissantes, que l'organisation politique du pays ne parvient pas toujours à maîtriser de manière efficace. Il est donc tout à l'honneur du Gouvernement nigérien, et en particulier de son Président, d'avoir réussi à éviter jusqu'à présent l'apparition de conflits trop graves et à maintenir, voire renforcer, la cohésion nationale au fil des ans. 10. En 1970, on évaluait la population du Niger à h millions d'habitants dont plus de la moitié avait moins de 19 ans, et dont quelque 7 pour cent seulement vivaient dans les zones urbaines (cf. Annexes 4 et 6). Par rapport aux autres pays d'Afrique de l'Ouest, la densité démographique est assez faible puisqu'en 1970 elle s'éta- blissait en moyenne à 3,1 personnes au km . Cependant, plus de 80 pour pour cent de la population vivent dans le sud du pays, ce qui porte la densité moyenne dans cette région à près de 2h,8 personnes au km2. En outre, à l'intérieur de cette région, les densités varient beaucoup d'une zone à l'autre et dépassent parfois 100 personnes au km2 dans les vallées alluviales fertiles. C'est pourquoi, si l'on considère les conditions climatiques et pédologiques du pays, on peut dire que la densité de population est assez élevée. -4- ll. Le taux annuel de croissance démographique, évalué à 2,7 pour cent, a augmenté ces dernières années par suite de l'amélioration des conditions sanitaires et de l'élimination des maladies endémiques. Même si à long terme une population en expansion peut constituer un atout pour l'instant et dans l'avenir immédiat, elle signifie que la moitié de la population se compose de consommateure iisposant d'un faible revenu, plutôt que d'éléments producteurs. Cela sinifie également que les terres disponibles vont faire l'objet d'une forte demande, que l'élevage et l'agriculture vont être en concurrence de plus en plus vive et, plus vive aussi sera la pression pour augnmenter des dépenses d'éducation et de santé. Il y a déjà des signes d'aggravation du sous- emploi et du chômage, tant dans les zones rurales que dans les zones urbaines, tandis que le mouvement de migration traditionnelle en directibn despays du littoral s ' amplifie. Les dificultés 5conomiques actuelles et le peu dl espoir d'une croissance immédiate et rapide de l' économie ne feront sans doute qu'accentuer ces tendances. Les pouvoirs publics sont conscients de ces problèmes et s'efforcent d'accélérer le développement économique du pays, mais n'ont pas encore envisagé l'adoption de mesures visant à limiter la croissance démographique. 12. . La population active du Niger, estimée en 1969 à 1,9 million de personnes, exerce essentiellement des activités agricoles et pasto- rales. Si depuis l'accession à l'indépendance la main-d'oeuvre salariée a presque doublé, elle représente en 1969 tout juste 1,6 pour cent de la population active totale (cf. Annexes 7, 8). Depuis 1964, le taux d'aug- mentation de l'emploi est d'environ 59 pour cent dans le secteur public, contre 36 pour cent dans le secteur privé. Ces pourcentages soulignent bien l'importance croissante de l'administration publique, qui est la prin- cipale source d'emplois salariés de l'économie nigérienne. C'est l'indus- trie du bâtiment qui - avec des variations sensibles d'une année sur l'autre - emploie encore aujourd'hui le plus fort pourcentage de main- d'oeuvre salariée du secteur privé, suivie par le secteur des employés de maison, l'industrie et le commerce. A la fin de 1968, près de 38 pour cent des effectifs du secteur privé n'avaient aucune qualification pro- fessionnelle, et 23 pour cent étaient constitués par des étrangers, dont 67 pour cent d'Africains (le plus souvent ouvriers qualifiés venus des pays du littoral) et 33 pour cent de non-Africains (cf. Annexe 9). On peut en dire autant de la fonction publique qui ne compte que quelques cadres nigériens issus de l'enseignement supérieur, plus de 500 assis- tants étrangers étant employés à l'administration centrale et dans les services régionaux; c'est dire que le gouvernement est encore excessi- vement tributaire de l'assistance technique étrangère. 13. Tout cela fait ressortir l'un des principaux obstacles qui entravent le développement du Niger: la pénurie de main-d'oeuvre qua- lifiée autochtone dans tous les secteurs de l'économie. Pourtant, on enregistre depuis 1966/67 une forte augmentation du chômage urbain, qui frappe surtout les diplômés de l'enseignement primaire et secondaire, alors même que de nombreux postes restent vacants dans l'industrie et le commerce (cf. Annexes 10, 11). Cette distorsion du marché du travail est en partie imputable au fait que l'enseignement nigérien n'est pas -5- adapté aux besoins du développement éccnomique et social. L'exode rural et l'accroissement du chômage qui en résulte, risquent de faire apparaître des tensions socialee .et politiques qui limiteraient encore davantage les possibilités de croissance économique. Niveau d'instruction et qualifications professionnelles 14. Le niveau d'instruction et de qualification professionnelle de la population nigérienne laisse beaucoup à désirer. Son taux d'alpha- bétisation est l'un des plus bas de l'Afrique francophone (5 pour cent). Bien que le nombre des élèves inscrits dans les écoles ait presque qua- druplé en dix ans, l'enseignement officiel est encore assez peu développe (cf. Annexes 12 et 13). En 1969/70, 11,2 pour cent seulement (81.964) des enfants scolarisables étaient inscritsi Et pourtant, compte tenu du taux élevé d'abandons en cours d'étude et de redoublements, moins de 30 pour cent des élèves qui entrent dans l'enseignement primaire achèvent leur scolarité; il faut en moyenne 19 années-élève pour obtenir un di- pldme du cycle primaire, qui dure normalement six années. Un très faible pourcentage de ces diplômés est admis dans l'enseignement secondaire (4.771 élèves, soit 0,8 pour cent de la classe d'âge), ce qui n'empêche pas la proportion des abandons en cours de scolarité et le nombre des redoublements d'être très élevés (cf. Annexes lh et 15). Sur 1.000 enfants inscrits dans l'enseignement primaire, 283 seulement en sortent diplômés, et 42 seulement sont admis dans l'enseignement secondaire; 40 d'entre eux s'orientent vers les sections de formation générale; 20 seulement obtiennent le diplôme du premier cycle de l'enseignement secondaire, 8 sont admis dans le second cycle, et un ou deux passeront le baccalauréat avec succès. 15. Toutes ces insuffisances expliquent pourquoi l'actuel ensei- gnement nigérien est d'un prix de revient fort élevé; le coft d'une année- élève dans l'enseignement primaire est égal à la moitié du PIB par habi- tant (environ 45 dollars), celui d'un élève diplômé de l'enseignement primaire, d'environ neuf fois le PIB par habitant, et un élève de l'en- seignement secondaire coite en moyenne 280 dollars par an, soit trois fois le PIB par habitant. Malgré le faible rendement de ce système, nombre d'élèves sortant de l'enseignement primaire ne peuvent pas trouver d'emploi valable, et les diplômés du premier cycle de l'enseignement se- condaire (enseignement général) auront également de plus en plus de diffi- culté à trouver un emploi. En même temps, l'enseignement produit chaque année un nombre trop limité de bacheliers et d'élèves dotés d'une forma- tion professionnelle, compte tenu des besoins du pays. 16. La formation professionnelle et l'enseignement supérieur ne sont pas encore en m,esure de £ournir au Niger la main-d'oeuvre qualiffiée dont il a besoin. Le Centre de formation et de perfectionnement professionnel de Niamey, destiné aux ouvriers spécialisés, ainsi que le lycée technique et le Collège d'enseignement technique de Maradi, disposent d'un équipement - 6 - et d'un personnel insuffisants, et le nombre des inscriptions y est faible. Par exemple, au cours de l'année scolaire 1969-70, le lycée technique ne comptait au total que 137 élèves faute d'instal.ations adéquates, et 50 demandes d'inscription seulement sur 200 ont pu être satisfaites pendant la même année. On peut en dire autant de la for- mation agricole. En 1969/70, l'Institut pratique de développement rural de Kolo - le seul établissement qui offre une formation profes- sionnelle agricole aux élèves issus dupremier cycle de l'enseignement secondaire - n'a accueilli que 130 élèves, soit un élève pour 28.000 ruraux. 17. Il n'existe encore aucun établissement d'enseignement supérieur au Niger, mais des étudiants nigériens ayant été expulsés de diverses universités africaines, le gouvernement vient de décider de créer une université nationale. Le nombre total des étudiants nigériens, qui était de 204 en 1968 (cf. Annexe 16), a peu varié ces dernières années. Presque tous ces étudiants reçoivent des bourses et poursuivent leurs études uni- versitaires en France ou dans différents pays d'Europe. Afin d'assurer progressivement la relève du personnel de l'assistance technique, le Com- missariat général au développement planifie strictement la répartition des étudiants entre les diverses disciplines. 18. Au Niger, comme dans de nombreux pays d'Afrique, l'enseigne- ment de type européen présente de graves défauts. Il est en effet or- ganisé sur le modèle français, et l'enseignement se fait en franQais. Les professeurs sont d'un niveau faible (cf. Annexe 17), et les pro- graiies, ainsi que lâ matériel didactique, nfont que peu de rapport avec le ni]lieu naturel - aénéralement rural - de l'enfant. De ce fait, l'enseignement est resté le plus souvent étranger à la culture orale et rurale nu Niger, et ne correspond nullement aux réalités économiques et aux perspectives d'emploi offertes aux élèves. Il est donc en partie responsable de l'émigration rurale d'un nombre croissant d'élèves à la sortie de l'école, et constitue un obstacle au développement futur du principal secteur économique du pays. Cette migration qui est également encouragée par l'opinion, couramment répandue dans la société rurale tra- ditionnelle, selon laquelle les diplâmes ouvrent accès à la fonction publique, confirme la nécessité de fournir à toute la communauté villa- geoise un enseignement approprié a ses besoins. Il reste à savoir si, compte tenu des importantes ressources financières intérieures et exté- rieures qui lui ont été consacrées (Annexes 18 - 20), le système d'en- seignement actuel a apporté un élément de changement économique et social véritable au développement du Niger. 19. Ces dernières années, le Gouvernement nigérien s'est efforcé d'élaborer des programmes d'enseignement pour adultes. Trois programmes sont maintenant proposés, en plus des services de vulgarisation agricole: un programme d'animation rurale, un programme de coopératives et une cam- pagne d'alphabétisation fonctionnelle. Le dénominateur commun de ces programmes est que leur contenu et leur présentation pédagogique sont adaptés aux besoins économiques et sociaux du paysan et de la communauté villageoise. L'objectif essentiel de l'animation rurale est d'inciter -7 la population locale à améliorer ses conditions d'existence en ce qui con- cerne le logement et l'hygiène, sa production agricole et son comportement social. Pour ce qui est de ces derniers aspects, les services d'animation rurale ont participé étroitement à l'exécution du programme de coopératives placé sous les auspices de l'Union nigérienne de crédit et de coopération" afin de créer des coopératives rurales de production et de commercial-isation. Ce programme a fort bien réussi et dès 1969, le pays comptait 16h coopératives groupant environ 69.627 menbres (cf, Annexe 21). Afin d'améliorer le fonc- tionnement de ces coopératives et d'en faire les unités de base du dévelop- pement du secteur agricole nigérien, le programme d'alphabétisation fonc- tionnelle, de création récente, offre toute une série de cours ayant un rapport direct avec les problèmes qui se posent quotidiennement dans les coopératives. Les représentants de ces coopératives reçoivent dans leur langue natale (haoussa et djerma) une formfation rudimentaire dans diveýrses matières, comme l'arithintique, l'écriture, la comptabilité, les poidýi et mesures e-t sont initiés aux techniques nouvelles de production. 20. Jusqu'à présent, l'envergure de ces programmes est restée limitée en raison de difficultés financières et de problèmes de personnel. Il conviendrait d'améliorer encore leur coordination avec les services de vul- garisation technique, et d'assurer leur intégration dans le cadre d'un plan efficace de développement agricole. Les expériences ainsi tentées pour organiser un enseignement pour adultes ont cependant donné de premiers ré- suitats encourageants; il serble que leur poursuite soit le meilleur gage d'ouverture de la société rurale aux tecliques modernes et aux innova- tions, de relèvement du niveau général de qualification de la main-dtoeuvre, et partant, d'amélioration de la qualité des ressources humaines du Niger. C. La politique du Gouvernement 21. Depuis l'accession à l'indépendance, la situation politique est restée remarquablement stable, ce, grâce au Président Diori Hamani, qui vient d'être réélu en 1970 pour un troisième mandat de cinq ans. Si le parti unique - Parti progressiste nigérien - Rassemblement démocratique africain - est représenté dans presque toutes les régions du pays, c'est en fait la personnalité du Président qui a maintenu la cohésion entre les différents groupes ethniques et atténué les divergences existant entre les divers courants politiques. 22. De par sa situation de pays enclavé, le Niger se doit, pour sur- vivre, d'entretenir de bonnes relations avec ses voisins immédiats et avec le reste du monde. Dans cette perspective, le Président Diori Hamani a toujours entretenu de bons rapports avec la France. Pour ce qui est des rapports avec la Communauté économique européenne, le Président nigérien est devenu un important porte-parole des pays associés d'Afrique et, à ce titre, a largement contribué au renouvellement de la Convention de Yaoundé en 1969. Le Niger maintient avec les pays de l'Entente (Côte d'Ivoire, Haute-Volta, Togo, Dahomey) une étroite coopération qui vient d'aboutir à la création d'une Communauté économique pour la viande et l'élevage qui, si elle s'avère efficace, pourrait présenter pour le Niger des avantages importants. - 8 . 23. Actuellement le gouvernement se préoccupe particulièrement de ses relations avec le Nigéria, dont l'importance est apparue plus claire- ment que jamais pendant la guerre civile. Les présidents des deux pays se sont rencontrés récemment à deux reprises, et ont décidé de constituer une commission permanente Niger-Nigéria chargée de formuler des proposi- tions oour établir entre les deux pays une coopération étroite. Cette coopération, et à plus long terme, une intégration plus poussée et plus rationnelle des deux économies, semblent être la meilleure garantie pour le Niger d'assurer son développement à long terme. Dans le cadre des efforts qu'il déploie pour diversifier ses relations avec les Etats voisins, le Niger a également cherché à établir des liens plus étroits avec la Lybie, dans l'espoir de développer à brève échéance ses exportations de viande de boucherie, et, dans une perspective à plus long terme, pour l'assurer d'une nouvelle voie d'accès vers la mer (par exemple au cas où l'on viendrait à découvrir du pétrole sur son territoire). 24. La politique économique du Niger a été déterminée par les tentatives successives de définir et de suivre une politique économique efficace. En effet, en raison des difficultés que l'exécution du Premier Plan 1965-68 a rencontrées et qui devrait être l'instrument de réalisation de la première moitié des "perspectives décennales", le gouvernement a adopté depuis 1967 un système de programmes quadriennaux continus tant en ce qui concerne les investissements publics que le budget, la formation et l'assistance technique. Ceci a conféré une plus grande souplesse et maitrise à la planification nigérienne. Les objectifs poursuivis sont maintenant plus réalistes et les moyens de les atteindre ont été définis avec plus de précision. 25. Plus importante que les méthodes et les mécanismes de la politique économique gouvernementale est la qualité de l'administration publique chargée d'appliquer cette politique. En fait, l'administration n'est pas encore adaptée aux exigences d'une politique économique efficace. La création d'un mécanisme administratif dynamique, dans ce pays où seules quelques centaines de personnes ont une formation secondaire, est une entreprise considérable, mais sa réalisation déterminera dans une large mesure le développement social et économique du Niger. 26. Ainsi la nature et, de façon croissante, les problèmes humains et sociaux, handicapent le développement du Niger. Tels sont les obstacles à surmonter, mais tels sont également les défis que le gouvernement et le peuple nigériens s'efforcent de relever dans un esprit de résolution et de réalisme. - 9 - II. EVOLUTION ECONOMIQUE: LE DIFFICILE CHEMIN DE L'EXPANSION 27. Dans l'ensemble, la décennie écoulée a été marqucée par de lents changements intervenus dans la structure économique du pays, et par une croissance très modérée de la production de biens et services; par ailleurs, les problèmes fondamentaux qui se posent dans le domaine des finances pu- bliques et du commerce extérieur se sont atténués dans une certaine mesure, mais n'ont pas été entièrement résolus. L'aide publique extérieure et l'assistance technique demeurent indispensables au fonctionnement de l'admi- nistration publique et de l'économie du Nýiger. Cette économie est restée essentiellemnt agricole, puisque 90 pour cent de la population exercent une activité rurale et que 60 pour cent environ du PIB proviennent de l'agricul- ture (élevage inclus). Il s'ensuit que les résultats obtenus dans ce secteur constituent l'indicateur le plus significatif de la croissance générale de l'économie. A. Evolution récente de la production et du revenu 28. Les statistiques disponibles indiquent pour les années 1960 à 1966 une progression sensible de la croissance globale et du revenu par habitant (environ 2 pour cent par habitant) due au développement de la culture de l'arachide et du coton, et à la création de diverses entre- prises industrielles. En revanche, depuis cette période, la croissance a été très faible, en raison essentiellement du fléchissement de la produc- tion agricole (élevage inclus). En l'absence de comptes nationaux, et sur la base d'informations partielles fournies par le Gouvernement, la mission a essayé d'estimer la croissance de l'économie du Niger par secteur afin de faire ressortir l'évolution du PIB pendant la période 1966-69 (Annexe 22). Croissance du PIB (milliards de FCFA - prix courants) Croissance annuelle en pourcentage 1966 1967 1968 1969 1966-69 Agriculture 31.814 30.708 28.287 32.788 1 Elevage 16.937 17.678 16.807 10.81h -lh,0 Chasse 3h8 4lO h20 h85 11,6 Forêt 3.940 4.h8 h.811 5.597 12,4 Pêche 766 863 862 898 5,4 Mines 36 3h 118 103 42,0 Industrie 5.419 5.610 5.814 5.893 2,8 Service 17.980 18.201 15.853 17.183 15 Energie h.606 5.020 5.800 6.600 12,7 Construction h.2h7 h.100 5.607 9.027 28,5 Administration 4.634 5.097 5.h00 5.562 6,3 Ménage 200 205 210 216 2,6 PIB total 90.927 92.374 89.989 95.166 125 PIB per capita 25.200 - -35 90 SEU 88 -JEU - 10 - Après la reprise modérée de l'économie nigérienne en 1969/70, il est vraisemblable que le PIB a décru de nouveau en 1970/71 à la suite d'une nouvelle chute de la production agricole, et de la récession du commerce et du bâtiment. Ainsi, bien que les données ci-dessus ne soient que des estimations grossières, on peut avancer avec assurance que le niveau de revenus de la population du Niger a décru durant ces cinq dernières années, reflétant la situation critique de l'économie nigérienne au début de sa seconde décade de développement. Agriculture 29. Pendant les années 1965/66 à 1970/71, les conditions atmosphériques défavorables ont provoqué une baisse générale de la production agricole (Annexe 23). Au début de la dernière décennie et pendant les années où le niveau des précipitations était normal, la production vivrière (c'est- à-dire essentiellement le mil et le sorgho, occupant 90 pour cent des terres cultivées) était supérieure à la demande intérieure. Mais ces dernières années, cette production a eu de plus en plus de mal à se maintenir au rythme soutenu de la croissance démographique. Les excédents exportables ont diminué et, en 1968/69 - à la suite d'une forte sécheresse - le Niger a dâ importer certains produits alimentaires de base (sorgho) afin de remé- dier à une situation qui aurait pu dégénérer rapidement en famine dans plu- sieurs régions du pays. Les importations d'autres produits alimentaires - tels que le blé, le sucre et le riz - sont essentiellement dues à l'augmen- tation de la demande dans les villes et aux difficultés qu'éprouve le pays à diversifier sa production alimentaire (Annexe 24). 30. Les paysans ont conservé des techniques de production tradition- nelles qui n'ont guère été améliorées, de sorte que la croissance enregistrée est due surtout à l'augmentation des surfaces cultivées, plutôt que des ren- dements. En outre, la pénurie de denrées alimentaires fait que les paysans ont de plus en plus tendance à planter du mil et du sorgho sur les terres autrefois consacrées à la culture de l'arachide. 31. Le principal indice de la situation précaire dans laquelle se trouve actuellement l'économie nigérienne est la forte baisse de la pro- duction d'arachide, qui est passée de 298.000 tonnes en 1967/68 à 130.000 tonnes en 1970/71. Ce déclin est d'autant plus grave que l'arachide est la principale culture de rapport des paysans nigériens, et qu'elle a cons- titué jusqu'à présent la principale source d'exportations (63 pour cent en 1969). Les exportations d'arachide ont cependant moins diminué que la production en raison des achats effectués au Nigéria, qui sont encouragés par le taux de change favorable sur le marché parallèle de la livre nigé- riane par rapport au franc CFA nigérien (cf. Annexe 25). 32. La forte baisse de la production d'arachide est imputable, non seulement au mauvais temps, mais aussi, dans une certaine mesure, à la politique des prix peu stimulante pratiquée par les pouvoirs publics, aux insuffisances des organismes de développement agricole, ainsi qu'aux in- fluences réciproques de ces divers facteurs. Les prix à la production de l'arachide ont sensiblement fléchi lorsque le programme de soutien des - il - prix, financé par le FED, a pris fin en 1967/68 et que les prix ont été alignés sur les cours mondiaux (cf. Annexe 26). Malgré l'amélioration très nette de la conjoncture sur le marché mondial au cours de ces deux dernières années, les prix à la production n'ont pas été suffisamment augmentés pour dissuader les paysans d'abandonner la production d'arachide au profit de cultures vivrières, dans l'espoir de reconstituer leur stock de produits alimetairac, spres IL mauvaise rcolte (le 9L-68/69. Le gouverneient a (té en effet, amené à suivre une politique de prudence en matière de prix à la production, afin de pouvoir constituer des réserves à l'expiration du pro- gramme de soutien des prix du FED. Accroissement 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 67/68 - 70/71 Prix à la production (francs CFA) 22,81 22,75 18,Qh 17,83 20,00 21,00 16% Cours sur le marché mondial (francs CFA c.a.f. port européen 46,45 39,50 38,70 45,b4 52,47 54,0o 39% 33. La précarité de la production d'arachide s'explique également par le faible niveau des techniques de production employées. En dépit des efforts déployés pour relever le niveau de qualification des agriculteurs, les programmes de productivité, généralement financés par le FED, n'ont eu sur la production qu'une incidence négligeable (cf. Annexe 27). Cela tient notamment à la portée très limitée de ces expériences, tant sur le plan fi- nancier que sur le plan géographique, à l'absence de coordination entre les activités des divers organismes de développement agricole (Ministère de l'agriculture, UNCCl/ et CGD2_/) ainsi qu'à l'introduction prématurée de techniques et de facteurs de production trop complexes et cou^teux. Toutes ces insuffisances s'ajoutant aux difficultés financières croissantes des agriculteurs ont entraîné une stagnation des ventes de facteurs de produc- tion agricole moderne - tels que les engrais et les insecticides - ainsi que l'interruption du programme de diffusion de semences sélectionnées (cf. Annexe 28). 34. Le coton est devenu la seconde culture de rapport du Niger (5 pour cent des exportations enregistrées en 1969) et représente la principale tentative effectuée par le Niger pour diversifier son agri- culture essentiellement arachidière. Les statistiques de production cotonnière font apparaître une croissance rapide de 1956 à 1964, puis une tendance à la stagnation entre 6.000 et 8.000 tonnes, avec d'impor- tantes variations annuelles dues essentiellement aux conditions clima- tiques (cf. Annexe 29). D'ailleurs, les climats et les sols du Niger ne conviennent que de façon marginale à la culture du coton, qui n'est 1/ Union nigérienne de crédit et de coopération 2/ Commissariat général au développement. - 12 - praticable que dans certaines dépressions éparses bénéficiant de conditions écologiques et hydrologiques favorables. Pour les raisons déjà exposées à propos de l'arachide, les prix du coton au producteur ont été réduits depuis 1966-67; ils ont accusé une légère hausse en 1970/71, à la suite de l'amélioration intervenue sur le marché mondial du coton (cf. Annexe 30). Les interventions de la CFDT_/ visant à faire adopter des techniques mo- dernes de production sont restées limitées, et l'augmentation de la pro- duction est due surtout à l'extension des surfaces cultivées. 35. Ainsi, pendant cette décennie, la croissance générale de la pro- duction agricole a été essentiellement le résultat d'une extension des sur- faces cultivées, qui a eu pour effet la dégradation des sols décrite au chapitre précédent. 36. Les variations.importantes di la production agricole ont sérieusement diminué le revenu des populations rurales du iiger ces dernières années. Revenu réel et nominal des paysans Accroissement annuel 1966-1969 1966 1967 1968 1969 en pour cent Prix courants Production agricole totale 31.814 30.708 28.287 32.788 1l (Millions de FCFA) Revenus par tête 12.074 11.361 10.114 11.521 -1,6 (revenu monétaire)L (1.643) (1.689) (1.230) (1.156) -11,0 En prix 1969 Production agricole totale J.12U 32.420 28.48h 32.788 5,2: (Millions de FCFA) Revenus par tête 10.672 11.994 10.265 ni.521 (revenu monétaire)L (1.512) (1.511) (1.373) (1.156) -3,6 Source: Estimations provisoires gouvernementales (Annexes 31-32). /l Le revenu monétaire des paysans est sous-estimé, puisque basé exclusive- ment sur les productions d'arachide et de coton. Les paysans vendent également une faible fraction (environ 10%) de leur production vivrière, quelques produits maraichers, et du petit bétail. Ces données indiquent, cependant, clairement la tendance à la diminution des revenus monétaires des paysans. Les estimations ci-dessus indiquent que le revenu nominal a diminué de 1,6% alors que le revenu réel a crû de 2,61 par an. L'accroissement accusé de 1/ Compagnie française pour le développement des fibres textiles. - 13 - la production vivrière en 1969 en est la cause. Il a 6t6 rendu possible par des conditions climati "es gênèralement favorables et les rèactigns paysoannes à la sécheresse de 196. Dans tous les cas, cependar-t, le revenu monêtaire des paysans a sérieusement diminué, essentiellement par suite de la chute de la production d'arachide. Les conditions climatiques ont été de nou- veau défavorables en 1970/71 et, selon les estimations préliminaires, le niveau de la production a été inférieur à celui de 1965/66. Au cours des cinq dernières années, en incluant cette fois les données de 1970/71, l'on peut conclure que la situation du paysan moyen nigérien s'est, au total aggravée et, en particulier, que le secteur monétarisé de l'économie rurale du pays a constamment régressé. 37. Le revenu monétaire dont disposent les agriculteurs a encore été réduit par ltaccroissement général des charges fiscales. Depuis 1960, les recettes de l'Etat ont augmenté de 8 pour cent par an, soit presque deux fois plus que le pourcentage auquel est estimé le taux de croissance glo- bale de l'économie nigérienne. Impôt de capitation payé par les agriculteurs dans trois régions principales Taux de croissance annuelle Régions 1960 1965 1970 1960-70 Doss r21 1 0 en) Dosso n/00 630 875 TJ 175 330 350 7 960 1.225 7,3 Madaoua IMW 350 605 950 TA 150 330 350 7_0 93 1.300 lo,o% Magaria E7 580 750 1.000 TA 150 305 350 730 1~055 1.350 11,0% 1 Impôt minimum fiscal. 2 Taxe d'arrondissement. Source: Ministère des affaires économiques. Comme il apparait immédiatement à la lecture du tableau ci-dessus, les taxes sur le revenu des agriculteurs ont plus que doublé durant la dernière décennie et ont augmenté de près de 30 pour cent durant les 5 dernières années. Le revenu monétaire des paysans ayant diminué pendant ce tenps' (l965-70), le fardeau fiscal des populations rurales s'est fortement alourdi. -114 - 38. En outre, le pouvoir dtachat de la population rurale a été affecté par la hausse du cou^t de la vie, hausse qui stest accentuée après la dernière dévaluation du franc français en 1969. 1960 1965 1970 (2ème Tiestre) Sel (en kg) 25 38 50 Sucre (en kg) 80 80 80 Textiles (en m) 70 70 96 Essence (en litres) 32,5 40 50 Source: Ministère des affaires économiques. En me^me temps, le prix des facteurs de production agricole a augmenté depuis que le FED a cessé d'accorder des subventions. Cette augmentation frappe surtout les engrais, dont les prix varient aujourd'hui de 20 à 30 francs CFA le kg contre 18 à 24 francs CFA dans les années antérieures. On peut en dire autant des insecticides et des instruments aratoires. Cette rêduction spec- taculaire de leur revenu n'aura pas seulement pour effet de dissuader les paysans nigériens d'utiliser des facteurs de production agricole plus mo- dernes, elle constitue aussi un obstacle psychologique qui pourrait compro- mettre le redressement du secteur agricole au Niger. Elevage 39. L'élevage, qui occupe environ 20 pour cent de la population du Niger, se trouve dans une situation comparable à celle de ltagriculture (cf. Annexe 33). La croissance de ce secteur, qui en 1966 représentait quelque 18 pour cent du PIB et environ 13 pour cent des exportations enre- gistrées, a été sérieusement entravde par la forte sécheresse de 1968/69. On évalue à dix pour cent (4,7 milliards de FCFA) de la valeur totale du cheptel nigérien la perte subie par les éleveurs (cf. Annexes 34-35). Si- multanément, la guerre au Nigéria a provoqu' une baisse sensible de la demande d'exportations de bovins vers ce pays, qui est le principal marché du Niger (85 pour cent des exportations) et a entraîné une forte diminu- tion des prix du bétail. Cette chute des prix s'ajoutant à des pertes en capital, a mis les éleveurs dans une position difficile. Leur situation est encore aggravée par l'obligation dans laquelle ils se trouvent de vendre leur bétail à n'importe quel prix, pour pouvoir faire face à leurs dépenses courantes, représentées essentiellement par le paiement des impâts et les achats de denrées alimentaires. Malgré la légère reprise de la production et des exportations en 1969/70, il faudra quelques années pour effacer les conséquences néfastes de cette sécheresse (cf. Annexe 36). 40. La valeur de la production animale a sérieusement diminué pendant la période 1966-69, sous les effets conjuguês de la sécheresse et de la chute des exportations vers le Nigéria. Le nombre des éleveurs est sujet à discussion, mais on peut raisonnablement estimer qu'environ 18 pour. cent de la population est constituée de pasteurs nomades responsables de 80 pour cent de la production du secteur de l'élevage. Le solde est le fait de pay- sans qui élèvent du petit btail, tel que les chèvres et la volaille. - 15 - Production et revenu du secteur de 1élevage (prix courants) Croissance annuelle 1966 1967 1968 1969 1970 (en %) Production totale (millions de FCFA) 16.940 17.680 16.810 10.815 16.000 -1,4 Population rurale (en milliers) 3.370 3.460 3.550 3.650 3.750 2,7 Revenus par tête 5.025 5.110 4.735 2.960 4.265 -h,0 Revenus par tête (éleveurs) 19.360 19.700 18.325 11.400 16.410 -h,0 Revenus par tête (paysans sédentaires) 1.270 1.290 1.195 748 1.077 -4,u Indice de croissance annuelle de la production totale (base 100 en 1966) 100 104 97 64 94 Source: Estimations de la mission. Les données ci-dessus ne sont que des estimations grossières. Elles tra- duisent néanmoins clairement les conséquences des difficultés de 1968/69 sur le revenu des éleveurs. Déduction faite de l'autoconsommation, le revenu monétaire varie, en année moyenne, de 600 à 12.000 francs CFA selon la catégorie des producteurs (sédentaire ou ncmade). En 1969, le revenu monétaire des éleveurs de bétail a décru bien davantage que leur revenu total. Il est en effet vraisemblable que leurs ventes de bétail ont da- vantage souffert de la sécheresse et du conflit Nigérian que leur consom- mation personnelle de lait et de viande. La production animale s'est lé- gèrement rétablie en 1970, essentiellement à la suite de la reprise des exportations sur le Nigéria hl. Les taxes perçues sur la production de bétail s'élèvent à environ 1 milliard de francs CFA, soit 10 pour cent du budget de fonctionnement du Niger (cf. Annexe 37). Ce taux de fiscalité passe pour assez élevé, surtout après la pénible période de sécheresse que le pays a traversée. Le système en vigueur a donc vraisemblablement encouragé tant l'évasion fiscale que l'exportation clandestine de bétail au 1igéria qui était déjà considérable; il risque de freiner sérieusement la modernisation du circuit commercial traditionnel, et principalement les exportations de viande réfrigérée. 42. L'élevage pratiqué essentiellement par des pasteurs nomades mais aussi par quelques agriculteurs sédentaires (chèvres et volailles) obéït encore aux méthodes traditionnelles. Le bétail appartenant aux paysans est généralement confié à des pasteurs (Peuhls), l'agriculture et l'élevage n'étant - à l'exception de quelques zones voisines des villes - pas encore intégrés. - 16 - 43. Le gouvernement poursuit depuis quelque temps un programme actif d'amélioration du bétail. La campagne de vaccination contre la peste bovine, commencée en 1963 avec l'assistance du FED, a été couronnée de succès. Le FED a également financé la construction de puits pour approvisionner en eau les troupeaux nomades; ce programme a cependant entra'né l'épuisement de certaines pâtures, les pasteurs ayant tendance à rassembler leurs troupeaux à proximité de ces puits. Jusqu'ici, ces actions n'ont eu qu'une influence limitée sur l'amélioration du bétail; la croissance enregistrée par ce sec- teur au cours des dix années écoulées résulte essentiellement d'une aug- mentation nuérique et d'une exploitation plus intensive'des troupeaux, plutôt que d'un accroissement de leur rendement. unitaire. On obserye que,. par endroits, les pâturages s'épuisent, et que, les cultures se déplacant peu à peu vers le nord, la concurrence se fait de plus en plus vive, et les heurts de plus en plus fréquents, entre pasteurs et agriculteurs. Toujours est-il que les troupeaux sont aujourd'hui refoulés hors du- Sahel, qui est pourtant-la zone traditionnelle de pâturage. L'élevage constitue cependant la seule possibilité d'utilisation rentable de ces régions, dont le sol fragile est rapidement épuisé et détruit par les cultures. 44. Les pouvoirs publics ont également cherché à moderniser le sec- teur de l'élevage par la création de ranches d'embouche. Un premier projet de ranch d'élevage a été lancé en 1967: il devait fournir à l'abattoir de Niamey des bates de haute qualité, dont la viande serait exportée vers les pays du littoral. En raison des difficultés de gestion, cette ferme est actuellement exploitée à 25 pour cent de sa capacité seulement. Les expor- tations de viande réfrigérée vers le pays du littoral (essentiellement la C8te d'Ivoire) ont augmenté régulièrement et atteindront probablement 1.000 tonnes en 1971/72.(cf. Annexe 38). Industrie et mines 45. La production du secteur industriel ne représente qu'une faible part du PIB. Jusqu'en 1958, l'activité industrielle était insignifiante, et c'est seulement après l'accession à l'indépendance, en 1960, que le processus d'industrialisation s'est accéléré. Les mesures adoptées par le gouvernement en faveur de l'industrialisation ont provoqué la création de nombreuses entreprises mixtes (cf. Annexe 39) (dans lesquelles plus de 50 pour cent du capital est détenu par l'Etat) et d'entreprises privées qui ont bénéficié des dispositions favorables prévues par le Code des in- vestissements (cf. Annexe 40). C'est ainsi qu'en 1966, la part du PIB imputable à l'industrie a atteint près de 11 pour cent. Mais il semble que, depuis lors, la croissance se soit ralentie dans ce secteur qui s'est ressenti, comme le reste de l'économie, de la baisse des revenus des agri- culteurs, et plus directement des fluctuations dans les activités de cons- truction. Ces activités, après avoir atteint un niveau maximal en 1969/70, lors de l'achèvement de la cité d'Arlit et du pont Kennedy à Niamey, se sont brusquement ralenties au début de l'année, faute de nouveaux projets d'investissement public. L'usine de textiles NITEX - principale entre- prise industrielle qui ait été créée au 1iger ces dernières années - a subi le contreccup du marasme qui sévit sur le marché, ce qui explique en grande partie son faible taux d'exploitation. - 17 - 46. Outre ces aspects conjoncturels, le développement du secteur industriel est entravé par divers obstacles d'ordre structurel. La forte concurrence des importations en provenance du Nigéria et le coût élevé des transports constituent pour plusieurs industries un lourd handicap. Ces deux facteurs réduisent considérablement les débouchés des produits nigériens à l'intérieur du pays. Une partie du marché subit la domina- tion croissante des exportations nigérianes; celles-ci sont en effet généralement meilleur marché, car au Nigéria, les usines peuvent réaliser des économies internes plus importantes et les transports, grâce aux chemins de fer, sont moins coûteux. 47. Par ailleurs, en raison de certaines erreurs de jugement commises à l'origine, du manque d'expérience pratique des cadres et de l'absence de contrôle efficace de la part des pouvoirs publics, certaines grandes entre- prises publiques ont eu beaucoup de difficultés à atteindre le seuil de renta- bilité , quand elles n'ont pas essuyé de lourdes pertes. L'Etat s'est donc vu contraint d'accorder à ce secteur des subventions de plus en plus importantes. Compte tenu de ces divers problèmes, on est en droit de se demander s'il est possible de créer des entreprises (orientée seulement vers le marché intérieur) qui soient rentables dans le contexte géographique particulier du Niger, et s'il est opportun de continuer à subventionner certaines entre- prises mixtes et d'encourager la création de nouvelles unités. h8. Jusqu'à une date récente, l'activité des industries extractives consistait essentiellemt à exploiter les gisements de cassitérite de la région d'Air et à extraire du gypse pour la cimenterie de Malbaza (cf. Annexe 4l). Cependant, au début de cette année, on a commencé à exploiter les dépôts d'uranium d'Arlit: en 1971, la SCMAIR produira probablement 750 tonnes d'uranium, avant d'atteindre, en 1975, les 1.500 tonnes corres- pondant à sa pleine capacité. Services 49. C'est le secteur des services (y compris les transports) qui a, durant la première moitié de la décennie écoulée,enregistré la plus forte croissance. Sa part du PIB atteignait 20 pour cent en 1966. Le développe- ment de ce secteur peut être lié à la "monétarisation" progressive de l'économie: alors qu'en 1956 la production non commercialisée représentait beaucoup plus de 50 pour cent du PIB, ce pourcentage n'était plus que de 40 pour cent environ en 1966. 50. Le développement des services est plus particulièrement lié à l'expansion du commerce extérieur - exportations et importations - qui constitue l'une des caractéristiques principales de la période envisagée. Le commerce extérieur a plus que doublé dans les années 1961-66, puis a accusé un fléchissement, avant d'amorcer une légère reprise en 1969/70. Les activités commerciales ont cependant connu une nouvelle phase de dépression en raison notamment du redres3ement économique du Nigéria, qui s'est traduit par un ralentissement des réexportations clandestines de produits nigériens. C'est ainsi qu'au début de cette année, les entreprises commerciales ont dû accumuler des stocks importants (essentiellement des textiles) sans grand espoir de pouvoir les écouler dans l'avenir immédiat. - 18 - 51. Jusqu'à l'indépendance, le commerce et les transports étaient le plus souvent entre les mains de sociétés étrangères, généralement françaises ou libanaises. Depuis 1962, une partie de ces activités est placée sous le contrôle d'un certain nombre d'organismes semi-publics (cf. Annexe 42). Bien que la plupart de ces sociétés soient bénéficiaires, en particulier parce qu'elles ont le monopole du commerce et du transport, de certains produits importants, l'exploitation de la compagnie générale de commerce (COPRO-NIGER)ls'est soldée par un échec (cf. Annexe 43). A l'origine, la COPRO-NIGER était chargée de maintenir la stabilité des prix des denrées alimentaires dans le pays et de jouer à la fois le rôle de grossiste et de détaillant dans les zones rurales. Or, les résultats financiers et sa gestion ont été si décevants que le Gouvernement nigérien a décidé de mettre fin à la plupart de ses opérations de vente au détail de faible envergure dans les zones rurales, et de lui accorder le monopole du commerce d'un certain nombre de produits de base importants représentant environ 20 pour cent des importations totales du pays. Cette nouvelle fonction a complètement modifié la nature de la société; celle-ci aujourd'hui s'occupe uniquement dimporter des marchandises en consignation pour les grossistes du secteur privé, qui jusque-là effectuaient ces opérations eux-mêmes. Bien que la justification de ce nouveau rôle d'interriédiaire reste discutable, il permet à la COPRO-NIGER de récupérer les pertes subies par le passé, tout en assurant aux services de l'Etat d'avoir une connaissance beaucoup plus directe et précise du mécanisme des marges commerciales. 52. La contribution des administrations publiques au PIB s'est accrue régulièrement ces dix dernières années. Tout comme les autres services, ce secteur s'est développé plus rapidement pendant la première moitié de cette décennie, en raison des changements structurels inter- venus pendant la période où les Nigériens ont peu à peu pris la relève des Français aux postes administratifs. Depuis 1966, le montant des traitements des fonctionnaires a augmenté de 6,1 pour cent par an, essen- tiellement à la suite de l'augmentation des effectifs. Les traitements et salaires du secteur public sont restés inchangés depuis 1962. Répartition du revenu 53. La part représentée par la masse salariale dans le revenu national est faible: 1,6 pour cent seulement de la population active du pays reçoit un salaire. (cf. par. 12). De juillet 1962 à octobre 1969, le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) s'est main- tenu au niveau de 27 francs CFA l'heure pour les travailleurs non agricoles. Bien qu'il ait depuis été relevé à 30 francs CFA en raison de l'augmentation continue du cout de la vie, il reste parmi les plus bas de tous les pays d'Afrique occidentale (cf. Annexe 44). La grille des traitements et salaires des administrations publiques n'a pas bougé depuis 1962. Cependant les traitements et les salaires ont, eux, augmenté annuellement par le jeu de l'ancienneté et des promotions; il en est de même pour le personnel qualifié du secteur privé. 5h. Les salaires du secteur privé payés au personnel non qualifié et aux ouvriers restant nettement inférieurs à ceux des administrations publiques, en dépit des ajustements rù'cents .Par exempledans le secteur public,un diplôme de /l'enseignement lf Société Nigérienne de Comercialisation et de Production. - 19 - primaire gagne 17.600 francs CFA pour un poste d'employé de bureau non qualifié, alors que dans une société privée il ne touche que 10.954 francs CFA, et seulement au terme de deux années de formation professioimelle. Ces disparités expliquent les transferts incessants de main-d'oeuvre qua- lifiée (maçons, charpentiers, etc.) au profit du secteur public, dont les effectifs de niveau inférieur et moyen sont déjà pléthoriques et sous- employés. Ce préjugé en faveur des emplois de bureaux nuit non seulement à la qualité et à l'efficacité des administrations publiques, mais aussi aux efforts déployés par les autorités pour promouvoir la formation pro- fessionnelle et l'industrialisation du pays. 55. Comme dans d'autres pays d'Afrique, le revenu nominal moyen du salarié est beaucoup plus élevé que celui du reste de la population. Ce- pendant, la différence en termes réels n'est pas aussi grande que les sta- tistiques semblent l'indiquer; l'une des raisons - commune à toute l'Afrique - en est que bien souvent le revenu d'un salarié assure la subsistance d'un nombre de personnes beaucoup plus important que, par exemple, celui d'un agriculteur moyen. Cependant, dans le cas du Niger, le revenu réel dispo- nible de la population rurale s'est probablement ressenti davantage du mauvais temps et de l'augmentation des prix et des impâts. L'augmentation générale des prix de vente au détail a cependant diminué aussi le pouvoir d'achat des salariés. Entre 1965 et 1970, l'indice des prix de détail a augmenté de 2h pour cent pour le consommateur européen et de 19 pour cent pour le consomma- teur africain; ces pourcentages traduisent à la fois l'augmentation générale des prix des biens de consommation importés ou produits localement et l'ag- gravation de la pression fiscale (cf. Annexes 45-46). Les salaires n'ont ainsi augmenté en valeur réelle que dans une faible proportion, lorsqu'ils ne sont pas demeurés stationnaires. Pourtant, les salariés constituent encore, de toute évidence, une catégorie privilégiée au sein de la nation. Il est donc probable que les difficultés économiques éprouvées récemment par le Niger n'ont pas été ressenties également par tous, et que l'écart s'est presque certainement élargi entre, d'une part, le secteur moderne et urbain et, d'autre, part, le secteur traditionnel et rural. B. Facteurs de croissance 56. Dans une économie comme celle du Niger, il existe trois principaux facteurs de croissance: la production agricole (y compris l'élevage) destinée au marché- intérieur, les exportationr de --roduits bruts et transform6s de l'agriculture et de l'élevage et les entrées de capitaux publics et privés. 57. La majeure partie de la production agricole est destinée à l'auto- consommation des paysans. Comme on l'a vu précédemment, cette production a augmenté en raison essentiellement de l'utilisation d'une main-d'oeuvre non salariée, ainsi que des investissements de type traditionnel sous forme de défrichage de terres. L'agriculture s'est modernisée en ce sens qu'un pour- centage plus important de la production a été commercialisé; cette évolution est due au développement des circuits de distribution officielle, plutôt qu'à l'utilisation de facteurs de production modernes, lesquels n'ont eu qu'un effet limité sur la production agricole. Les seuls investissements modernes ayant eu une incidence directe sur l'agriculture ont été consacrés à des projets d'irrigation, le plus souvent de faible envergure, et pour - 20 - une superficie totale de quelque 2.03h ha, une proportion insignifiante de l'ensemble des surfaces cultivées. Jusqu'à présent, ces projets n'ont guère contribué à l'augmentation du volume de la production et leur ren- tabilité économique a été mrodeste, sinon nulle. 58. Pendant la période 1966-67 - 1970/71, la production agricole (y compris l'élevage) a été essentiellement déterminée par le mauvais temps, qui a entrainé non seulement une baisse générale de la produc- tion, mais aussi une tendance croissante chez les paysans, à substi- tuer aux cultures d'exportation des cultures vivrières. Simultanément, les exportations de bétail ont souffert encore davantage des évknements survenus au Nigéria. Ainsi, le montant total des recettes imputables aux exportations agricoles est demeuré stationnaire et seuls certains facteurs exogènes - à savoir la conjoncture favorable sur le marché mondial de l'arachide et les importations clandestines d'arachide en provenance du Nigéria - expliquent pourquoi cette diminution n'a pas été encore plus marquée. 59. Les entrées de capitaux extérieurs d'origine publique ou privée ont été de loin la principale source de financement des investissements du secteur moderne. Elles ont servi essentiellement à doter le pays d'une infrastructure de base: principalement le réseau routier, puis l'énergie, les adductions d'eau et les équipements sociaux. Ces inves- tissements ont joué un rÔle positif dans le sens qu'ils ont permis de transporter des quantités accrues de produits commercialisés, mais ils n'ont guère contribué à créer des capacités directement productives. Outre les ouvrages d'irrigation en agriculture, les investissements productifs financés par l'extérieur ont été consacrés essentiellement à la construction de quelques huileries, de diverses petites usines de transformation, d'immeubles ainsi qu'à l'achat de véhicules. D'impor- tantes entreprises industrielles viennent d'être créées, a savoir l'usine textile de Niamey et la mine d'uranium d'Arlit, mais leur exploitation vient à peine de commencer. Enfin, le commerce et les divers autres ser- vices exigent relativement peu de capital. Par conséquent, malgré un accroissement de 10,6 pour cent des dépenses publiques d'investissement ces dernières années, dans l'ensemble, le développement économique du Niger a été entravé par de nombreuses difficultés et le revenu par tête a décru pendant les années passées. PIB - Dépenses publiques d'investissement (en milliards de FCFA) Taux annuel de croissance 1966 1967 1968 1969 1966-69 PIB 90,9 92,4 90,0 95,2 1,5% Investissement public 3,4 3,8 3,9 h,6 10,6% Ces chiffres montrent que, dans le cas du Niger, le rapport entre investissement et croissance est loin d'être direct; les conditions atmosphériques et les in- fluences extérieures sont deux facteurs importants et imprévisibles parmi d'autres qui expliquent l'instabilité et la vulnérabilité de l'économie nigérienne. - 21 - C. Evolution financière 60. Les conditions générales pour atteindre l'équilibro dans le domaine des finances publiques, de la monnaie et des paiements extérieurs n'a guère varié au cours de la décennie écoulée. Si le montant des dépenses adminis- tratives effectuées par la République française au Niger a diminué, les sub- ventions française au budget n'ont pas cessé pour autant. Les accords moné- taires conclus par le Niger se caractérisent, comme auparavant, à la fois par leur caractère régional et ltétroitesse des liens qui subsistent avec la France. L'aide extérieure, même si l'origine en a partiellement changé, le r6le du FED se développant, est demeurée d'une importance capitale. Finances publiques Budget de fonctionnement 61. L'accession à l'indépendance, si elle a provoqué une augmentation inévitable des dépenses de fonctionnement au début des années soixante, a été suivie d'un redressement très net de la situation budgétaire. Cette amélioration a été due à l'accroissement sensible des recettes ordinaires, lui-même lié au relèvement des impôts directs et indirects. En dépit de ces efforts, il reste difficile d'obtenir un excédent budgétaire courant. Les difficultés économiques que le Niger a éprouvées récemment ont ralenti le rythme de progression des recettes de l'Etat, dont le taux moyen annuel d'augmentation n'a été que de 6,5 pour cent entre 1965/66 et 1969/70. comme pendant cette même période, les dépenses publiques ont continué de progres- ser au rythme de 7,5 pour cent l'an, la situation budgétaire est devenue critique, tandis que celle du Trésor, se dégradait (cf. Annexes 47-48). Evolution budigétaire 19bô/67-19b9/7T (en millions de FCFA) Taux annuel de croissance 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/701965/66-1969/70 Budget de fonctionnement (épargne budgétaire) 1.056 71 938 -227 991 - Recettes ordinaires 8.507 8.644 9.342 9.142 10.941 6,5 Dépenses ordinaires -7.451 -8.573 -8.404 -9.369 -9.950 7,5 Dépenses inscrites au budget d'investissement -888 -899 -961 -627 -936 1,3 Opérations extra- budgétaires (net) -168 -62 -12h -263 -355 20,5 Déficit global - -890 -147 -1.117 -300 Sources: Administration nigérienne. - 22 - 62. Les rentrées fiscales au cours de la période considérée ont été affectées principalement par les conditions atmosphériques défavo- rables qui ont marqué l'année 196C. D'ailleurs, pour la première fois depuis de nombreuses années, le montant total des recettes ordinaires a diminué de 2,1 pour cent, pendant l'exercice 1968/69. Ce fléchissement est dit en grande partie à la baisse du revenu de la population rurale et aux pertes subies par les éleveurs, qui se sont répercutées sur le produit de l'impôt rinimum fiscal et de la taxe sur le bétail. Pour les mêmes raisons, les recettes douanières ont également diminué. La reprise de l'activité éco- nomique, amorcée en 1969/70, a cependant entraîné une augmentation remar- quable d'environ 20 pour cent des recettes ordinaires qui ont atteint 10,9 milliards de francs CFA (cf. Annexe 9). 63. Les recettes de l'Etat sont d'origine fiscale à plus de 90 pour cent. La part imputable aux droits et taxes sur le commerce extérieur - en majeure partie les importations - représentait 48 pour cent du total des recettes en 1965/66 mais a été ramenée à 41 pour cent en 1969/70. Ces pour- centages sont assez peu élevés pour l'Afrique, tandis que l'importance relative des impôts directs - essentiellement l'impôt de capitation et la taxe sur le bétail - est au contraire, assez marquée. Le produit de l'impôt direct est passé de 36 pour cent du montant total des recettes fiscales en 1965/66, à 38 pour cent en 1969/70. La contribution relativement faible des recettes douanières s'explique par la difficulté qu'a éprouvée l'Etat à augmenter les barèmes des taxes applicables au commerce extérieur. Une telle mesure implique, en effet, soit un abaissement des prix payés aux pro- ducteurs pour les exportations, soit un relèvement des prix des denrées im- portées. Or, ceux-ci sont déjà élevés, en raison de la situation géo-raphique du Yi-er et un relèvement des droits d'importation se traduirait presque cer- tainement par un accroissement de la contrebande en provenance du Higéria. 64. Le taux global d'imposition a crt de 9,5% du PIB en 1966 à 11,4% en 1969. PIB - Recettes Gouvernementales (milliards de FCFA) Pourcentage annuel 1966 1967 1968 1969 1966-69 PIB 90,9 92,4 90,0 95,2 1,5 Recettes ordinaires 8,6 9,3 9,1 10,9 8,0, Recettes en % du PIB 9.5 10,0 10,1 11,4 Le pourcentage (Recettes/PIB) demeure faible en 1969 encore, en comparaison internationale. Il faut, cependant, pour son appréciation tenir compte d'une part, du très faible revenu moyen par tête, d'autre part, du fait que le revenu non monétaire comptait encore en 1969 pour quelque 40 pour cent du PIB total. Les récentes difficultés économiques du Niger et les mesures gouvernementales prises pour prélever des recettes supplémentaires ont en conséquence gravement alourdi la charge fiscale totale durant les dernières années. - 23 - 65. Les dépenses ordinaires ont augmenté de 7.,5 pour cent pendant la période 1965/66-1969/70, et même de 11 pour cent en 1968/69. C'est pourquoi le budget ordinaire de cette année-là a accusé un déficit d'en- viron 300 millions de francs CFA, alors qu'en 1967/68 il s'était soldé par un excédent de 900 millions de francs CFA. Cependant, en 1969/70, les dépenses budgétaires courantes ne se sont accrues que de 6 pour cent pour atteindre 9,9 milliards de francs CFA, tandis que les recettes fis- cales marquaient une nette amélioration, de sorte que cet exercice s'est soldé par un nouvel excédent budgétaire de près de 1 milliard de francs CFA (cf. Annexe 50). 66. De 1965/66 à 1969/70, la part correspondant aux salaires et traitements - qui, en valeur absolue, a augmenté de 6,0 pour cent par an a décliné par rapport à son niveau antérieur de 50 pour cent environ du montant total des dépenses de l'Etat à 47 pour cent. La proportion des dépenses de personnel est moindre qu'il n'est dans de très nombreux autres pays d'Afrique de l'Ouest. Ceci s'explique par les efforts du Gouvernement a maintenir les salaires à un niveau relativement bas et à appliquer une politique prudente en matière de recrutement de nouveau personnel. Cepen- dant, ces dernières années ont vu se réduire, tant en valeur relative qu'en valeur absolue, les dépenses de matériaux et fournitures. C'est pourquoi il y a eu pénurie en ce qui concerne les fournitures nécessaires aux prin- cipaux services publics, tels que l'agriculture, l'élevage et l'enseigne- ment, et insuffisance des dépenses consacrées à l'entretien des routes, des bâtiments et de l'ensemble des infrastructures du secteur public. Il y a donc lieu de se demander dans quelle mesure on peut réellement parler d'"épargne budgétaire", puisque ces excédents ont été obtenus au détriment de certains travaux d'entretien indispensables et des approvisionnements en matériaux et fournitures courants; cette épargne a sans doute servi à financer partie des dépenses inscrites au budget d'investissement, dont certaines sont, il est vrai, des dépenses d'entretien plutôt que d'inves- tissement. 67. Le service de la dette publique, qui représentait 263 millions de francs CFA en 1965/66, a atteint 315 millions de francs CFA en 1969/70, la dette intérieure ayant fortement augmenté. En 1968/69, afin de liquider l'arriéré de sa dette, l'Etat a amorti un tiers des bons du Trésor (345 millions de francs CFA) émis en 1968. On estime que ces bons seront com- plètement amortis à la fin de septembre 1971. En dépit de cette augmen- tation, le remboursement de la dette publique n'a représenté en 1969/70 que h pour cent du total des dépenses de fonctionnement contre 3,5 pour cent en 1965/66. 68. Le gouvernement s'est efforcé de limiter les dépenses adminis- tratives générales, alors que depuis 1965/66 il alloue aux services sociaux et économiques des montants croissants qui traduisent bien l'importance qu'il leur accorde. Les dépenses effectuées en 1969/70 dans le domaine social restaient cependant inférieures à ce qu'elles étaient dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest, le taux de scolarité primaire restant encore faible au Niger. La part du budget consacrée aux services économiques - - c'est-à-dire au département de l'économie rurale et aux travaux publics - si elle est passée de 12 pour cent en 1965/66 à 16 pour cent en 1969/70 n'en demeure pas moins modeste, compte tenu de l'importance de ces deux secteurs dans l'économie et dans les programmes d'investissement. - 2h - Budget d'investissement 69. Contrairement aux dépenses du budget de fonctionnement qui ont enregistré une forte hausse (33 pour cent), celles du budget d'équipement n'ont augmenté que de 5 pour cent, passant de 808 millions de francs CFA en 1965/66 à 936 millions de francs CFA en 1969/70, et s'abaissant brusque- ment à 627 millions de francs CFA en 1968/69. La composition du budget d'investissement révèle que la majeure partie des dépenses (60 pour cent) ont servi à financer de petites opérations dans le domaine de l'infrastruc- ture sociale, économique et administrative, tandis que le solde était consacré à des prises de participation, à l'agriculture, et à des études de préinvestissement. Par suite des difficultés budgétaires, la contri- bution de l'épargne budgétaire au financement des investissements a diminué, tandis que les prêts et les dors d'origine étrangère - le plus souvent accordés par FAC et la Caisse centrale - ainsi que des fonds du Trésor, ont pris progressivement le relais. Les concours étrangers destinés à financer des projets de développement ne sont pas inscrits au budget d'équipement. Situation du Trésor 70. Durant les années 1965/66-1969/70, le déficit du Trésor a varié de 1 à 10 pour cent des recettes budgétaires. Ce déficit a été couvert par une aide budgétaire française, par des ressources non bancaires, par des dépôts accumulés par l'Etat et des emprunts contractés auprès de la Banque Centrale (Annexe 51). En même temps, les ressources habituelles du Trésor - telles que les fonds d'instituions et d'entreprises publiques - ont été confiés en dépôt à la Banque de Développement du Niger (BDRN), ce malgré un décret promulgué en juin 1968 stipulant que ces organismes doivent déposer au moins 25 pour cent de leurs liquidités auprès du Trésor. Or, la Banque de Développement, faute de pouvoir utiliser toutes ses ressources a accumulé une masse importante de liquidités. Le gouvernement devra envisa- ger dans quelle mesure il pourrait transférer davantage de fonds au Trésor, afin d'obtenir un supplément de ressources-qui pourraient être utilisées à titre de contribution ou de contrepartie aux projets financés par l'aide extérieure et pour le financement de projets (infrastructure sociale et construction administrative) qui ne bénéficient généralement pas de concours étrangers. Collectivités locales et entreprises publiques 71. Outre les administrations qui émargent au budget de l'Êtat, le secteur public nigérien comprend essentiellement des collectivités locales (cf. Annexes 53-54) dont le budget consolidé représente environ 13 pour cent du budget de l'Etat, ainsi qu'un certain nombre d'entreprises publiques et mixtes. On ne dispose pas de données complètes sur les opérations finan- cières de ces entreprises, mais corae il a été dit plus haut, il semble qu'un certain noibre d'entre elles se soient trouvées aux prises avec de graves difficultés financières (cf. Annexe 55). Exception faite de la CSPPN, de la SOIARA et de la BDLN, les plus importantes parmi elles demeurent déficitaire s. - 25- 72. L'entreprise la plus prospère est la SONARA, qui est chargée des exportations d'arachide, en collaboration avec son bureau de Paris. Profi- tant des cours favorables de ltarachide, elle a réussi à augmenter son béné- fice d'exploitation de 101 millions de francs CFA en 1965/66 à 1,4 milliards de francs CFA en 1969/70 (cf. Annexe 56). Ces bénéfices ont permis à la SONARA d'apporter une contribution appréciable tant à la Caisse de stabili- sation des prix des produits du Niger (CSPPN) (cf. Annexe 57) qu'au budget de l'Etat, et d'augmenter le volume de ses dépâts auprès du système bancaire (essentiellement BDRN). A l'instar de la SONARA, la CSPPN a confié l'excé- dent de ses ressources à la BDRN. En outre, une partie de ces fonds a été transférés au budget de l'Etat et investie sous forme de participation au capital social d'entreprises mixtes (cf. Annexe 58). 73. Ce sont les entreprises mixtes - la COPRO-NIGERI/ et la SNGTN2/ - qui ont enregistré les déficits d'exploitation les plus élevés. Leurs pertes, qui en 1968/69 se sont élevées respectivement à 158 et 294 millions de francs CFA, ont été couvertes par des capitaux publics émanant de sources diverses (budget, BDRN, CSPPN) et par différents noyens de financeient (xoneration fiscale, participations, prêts). Le gouvernement a conscience de ces problèmes et cherche, sans grand succès, à réduire les subventions budgétaires accordées à ces entreprises en renforçant la structure de leur capital et leur gestion, et en les encourageant à appliquer une politique de prix rationnelle. Malgré ces efforts, le secteur des entreprises mixtes est devenu une charge de plus en plus lourde pour le budget plutôt qu'une source de financement en faveur du développement. Monnaie et crédit Institutions 74. Tout comme l'Union monétaire de l'Afrique de l'Ouest, à laquelle appartient le Niger, les institutions monétaires et financières nigériennes ont conservé depuis plusieurs années les mêmes caractéristiques essentielles. Outre la succursale locale de la BCEAO, ./ on compte parmi elles une banque commerciale, la Banque internationale pour l'Afrique occidentale (BIAO), trois banques de développement, la Banque de développement de la République du Niger (BDRN), la Caisse nationale de crédit agricole (CNCA) et le Crédit du Niger (CN), et enfin les Chèques Postaux. En outre, le Trésor assure certaines opérations bancaires - en particulier, il accepte les obliga- tions cautionnées de douane - et la Caisse centrale de coopération éco- nomique (CCCE) octroie des crédits à moyen et long terme à des entreprises locales, le plus souvent en finançant les opérations de crédit de la BDRN et du CN. If Société Nigérienne de Commercialisation et de Production. 2f Société Nationale des Grands Travaux du Niger. 3/ Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest. - 26 - 75. Des quatre banques implantées au Niger, la BDRN est de loin la plus importante, de par les ressources dont elle dispose et le volume de ses opérations de prêt (cf. Annexe 59). En deux ans (septembre 1968- septembre 1970), le montant de ses dépôts à vue et à terme est passé de 1,9 à h,2 milliards de francs CFA, en raison de l'augmentation des dépôts de certains de ses principaux clients - en particulier la SONARA et la CSPPN. Toutefois, le montant global des prêts et avances qu'elle a con- sentis pendant la même période est passé de 1,6 à 3,4 milliards de francs CFA seulement, ce qui explique la nette amélioration de sa situation de trésorerie pendant l'exercice 1969/70. L'aisance financière de la BDRN têmoigne de l'insuffisance des possibilités d'investissement qui s'offrent à elle, et explique pourquoi une partie de ses ressources ont été placées à l'étranger. La BDRN finance essentiellement des activités commerciales. Les montants qu'elle consacre aux prises de participation et à l'octroi de prêts à moyen et long terme - essentiellement à des entreprises mixtes - sont encore peu êlevés, mais augmentent peu à peu. Les demandes de crédit qui émanent de ces entreprises s'expliquent en partie par le fait qu'elles manquent de capitaux propres et qu'elles éprouvent des difficultés finan- cières croissantes. C'est ainsi que le gouvernement a obtenu de la BDRN, en septembre 1970, un prêt de 400 millions de francs CFA destiné à financer l'augmentation de sa participation au capital de l'UNCC, de la COPRO-NIGER, de la SNGTN et de la SNC. Ces fonds serviront essentiellement à couvrir les pertes accumulées par ces entreprises. On voit donc que la contribu- tion apportée par la BDMl au financement de projets directement productifs est limitée, et que cet établissement est resté essentiellement une banque commerciale. 76. On peut en dire autant de la CNCA qui, à partie de 1967, a été chargée d'octroyer des crédits aux agriculteurs, tâche qui incombait aupa- ravant à l'UNCC. Presque tous les prêts de la CNCA sont des prêts à court terme qui servent à financer la commercialisation des récoltes. La part des prêts destinés à l'achat de facteurs modernes de production agricole a diminué, passant de 17,4 pour cent en 1966/67 à 16,1 pour cent en 1969/70, non sans avoir accusé de fortes baisses dans l'intervalle (cf. Annexes 60-61). Ce déclin relatif, et les difficultés auxquelles se heurte la CNCA pour ob- tenir le remboursement de ses prêts, en particulier ceux qui ont servi à l'achat de facteurs de production, traduit bien la précarité de la situa- tion financière des paysans nigériens et les lacunes que présentent les services de vulgarisation agricole. Cependant, c'est seulement en ame- liorant ces services et en élaborant des programmes de développement agricole efficaces que la CNCA pourra jouer un rôle plus important dans le financement du développement de ce secteur. 77. Les autres intermédiaires financiers les plus importants sont les Chèques postaux, qui reçoivent des dépôts du secteur privé et confient leurs liquidités aux banques locales, et le Crédit du Niger (CN) qui con- sent des prêts à long terme pour financer la construction de logements bon marché. Cependant, jusqu'à présent, les ressources du Crédit du Niger, comme d'ailleurs celles de la CCCE, ont servi en majeure partie à financer la construction de logements destinés aux classes moyennes. Cet établisse- ment a eu beaucoup de mal à faire construire des logements bon marché, dont le prix s'est révélé encore trop élevé pour les catégories à faible revenu de la population urbaine. - 27 - 78. Le plus important des intermédiaires financiers non bancaires est la Caisse de stabilisation (CSPPN) qui, en augmentant le volume de ses dépôts - conjointement avec d'autres établissements publics - a contribué à améliorer la situation financière du système bancaire nigérien. Evolution monétaire 79. A l'intérieur de ce cadre institutionnel, le système bancaire nigérien a pu doubler le volume de ses crédits à l'économie entre 1962 et 1967. Cependant, depuis lors, le volume des opérations de crédit est demeuré stagnant, étant donné que le taux d'augmentation du volume total des prêts octroyés par les banques au secteur privé s'est ralenti, tandis que la position créditrice nette de l'Etat auprès du système bancaire s'est nettement améliorée. C'est donc presque uniquement la forte hausse des avoirs extérieurs nets du système bancaire qui a déterminé l'augmen- tation de la masse monétaire, ce qui témoigne des conditions favorables du marché mondial pour les exportations d'arachide et de l'importance des nouvelles entrées de capitaux (cf. Annexe 62). Facteurs affectant l'évolution monétairedi (Millions de francs CFA) 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Avoirs étrangers (net) -277 48 -h 137 2.606 Crédit intérieur 684 602 845 592 -595 Créances sur l'Etat (net) -307 69 60 55 -675 Créances sur le secteur privé 991 533 785 537 80 Quasi-monnaie (accroissement-) -242 -227 -21 -227 -75 Autres facteurs (net) (accroissement (-)) -290 223 -h9 52 -939 Modification de la masse monétaire -125 646 371 554 997 /1 Estimation de la mission. 80. Le ralentissement accusé par le taux d'augmentation des crédits bancaires au secteur privé est le résultat de deux tendances opposées: d'une part, la stagnation des crédits bancaires à court terme liée à la baisse de la production commercialisée d'arachide; d'autre part, la nette progression des crédits à moyen et long terme, due aux besoins croissants des secteurs de - l'industrie et du bàtiient, L'augrentation des crédits à long terme a été par- ticulièrement marquée en 1968/69, en raison des crédits importants requis pour la nouvelle usine textile, la NITEX. Cependant, dans l'ensemble, les crédits à moyen et long terme octroyés par les banques et la CCCE scnt restés limités - 28 - et le rôle de la Banque centrale a été négligeable. Afin d'encourager ce type d'investissement, on a modifié, en septembre 1970, les statuts de la BCEAO de manière à porter de 5 à 7 ans l'échéance maximum dont les effets à moyen terme peuvent être assortis pour être acmis au réescompte. Le réescompte de cette catégorie d'effets constitue donc une nouvelle et importante source de financement qui reste encore à exploiter au Niger (cf. Annexes 63-64). 81. Jusqu'en 1968, les crêdits de la Banque centrale à l'Etat se limitaient au rêescompte des obligations cautionnêes de douane. Cepen- dant, en 1968/69, la situation budgétaire se dégradant peu à peu, l'Etat a fait usage du droit qui lui est reconnu par la loi d'emprunter direc- tement à la BCEAO. Il a encore eu recours à ce moyen de financement, pendant la première moitié de l'exercice 1969/70. La situation budgê- taire se rétablissant, les dépôts effectués par l'Etat auprès de la Banque centrale - y compris les dépôts du Trésor auprès des succursales locales - ont atteint 760 millions de francs CFA à la fin de septembre 1970 contre 240 millions de francs CFA à la fin de septembre 1969. 14al- gré ces diverses opêrations et les emprunts importants qu'il a récemment contractês auprès de la BDIN, l'Etat a toujours conservé ces dernières années une position créditrice nette à l'égard du système bancaire, en raison essentiellement des dêpôts importants effectués par les Chèques postaux et divers organismes publics auprès de la BDRN. Comme on l'a déjà indiqué (cf. par. 74), ces dépôts n'étaient pas à la disposition immédiate du Trêsor, qui a donc du^ recourir aux facilités offertes par la Banque centrale, en période de décaissements importants. 82. L'expansion de la masse monétaire s'est essentiellement tra- duite par une augmentation des dépôts à vue, la part reprêsentêe par la monnaie en circulation dans la masse monétaire a en fait décliné. On ne saurait cependant y voir un signe de "modernisation" progressive de l'éco- nomie nigérienne. Au contraire, ce phénomène reflète d'une part la baisse du revenu monétaire de la population rurale et d'autre part la nette aug- mentation des dépôts du secteur public, à savoir les bénêfices réalisês par la SONARA sur ses ventes d'arachides. Ainsi, les besoins de l'écono- mie en matière de crédit n'augmentant que modérément, les banques ont êté en mesure à la fois de financer l'essentiel de leurs opérations sans avoir recours aux facilités de réescompte offertes par la BCEAO et d'accumuler des soldes de trésorerie importants. En fait, le volume des opêrations de rêescompte de la Banque centrale qui était de 2,1 milliards de francs CFA à la fin de septembre 1968 a été ramené à 100 millions de francs CFA à la fin de septembre 1970 (cf. Annexe 65). Par conséquent, l'aisance financière du système bancaire nigêrien à la fin de 1970 reflète eri fait la stagnation de l'économie nigérienne au cours de ces dernières années. D'une manière plus spécifique, cette situation tient dans une certaine mesure au fait que les profits importants tirés des exportations d'ara- chides n'ont pas été distribués aux agriculteurs - contribuant ainsi à réduire la demande effective - mais ont êtê plutôt "thésaurisés" dans les comptes en banque. - 29 - Taux d'intérêt 83. Depuis plus de 10 ans, le taux de réescompte de la BCEAO se maintient à 3,5 pour cent (cf. Annexe 66) en dépit des taux dtintérêt élevés appliqués depuis quelques années sur les marchés monétaires étrangers. Ces disparités ont encouragé certains transferts de capi- taux, mais l'on n'envisage pas d'apporter de changements majeurs à la structure d'ensemble des taux d'intérêt. A l'égard de ce problème il faut cependant souligner que l'utilisation des fonds excédentaires détenus par les banques dans des secteurs qui ne peuvent généralement pas obtenir de crédit du secteur privé ne constitue pas essentiellement un problème d'ordre monétaire ou bancaire; le crédit au secteur rural ou à la petite industrie locale doit aller de pair avec l'octroi aux agriculteurs et aux entrepreneurs d'une assistance dans le domaine tech- nique et celui de la gestion. Ce n'est qu'en améliorant les organismes de développement agricole, en créant une infrastructure industrielle- projet qu'étudient actuellement les pouvoirs publics - et, de manière générale, en adoptant une politique d'investissement dynamique, que le Niger pourra utiliser plus largement ses propres ressources financières, et trouver de nouveaux moyens pour intégrer et lier de façon plus effi- cace et plus dynamique le système bancaire au développement de son éco- nomie. Relaticns _ccnoraiques extérieures Commerce extérieur 84. Selon les données officielles dont on dispose sur le commerce extérieur du Niger, le déficit de la balance commerciale n'a cessé dtaug- menter ces dernières années pour atteindre un maximum de 6,3 milliards de francs CFA en 1969, à la suite d'une forte baisse des exportations accompagnée d'une hausse sensible des importations. Commerce extérieur officiel - 1965-1970L1 (en millions de FCFA) Exportations Importations Balance f.o.b. c.a.f. commerciale 1965 6.250 9.300 -3.050 1966 5.574 11.115 -2.541 1967 8.580 11.352 -2.772 1968 7.125 10.237 -3.112 1969 6.250 12.570 -6.320 1969 (6 mois) 3.552 5.972 -2.420 1970 (6 mois) 4.390 6.701 -2.311 11 Sources: Informations fournies par les autorités nigériennes. En dépit de l'évolution favorable des cours mondiaux pour l'arachide et le coton, la diminution des exportations a été due en grande partie au fléchis- sement des ventes d'arachide et d'huile d'arachide, qui représentent plus de 60 pour cent du total. Les exportations de coton ont également reculé, tandis - 30 - que celles du bétail demeuraient pratiquement inchangées. L'accroissement des importations officielles intervenu simultanément peut être attribué à 1' au&mentation des imortations de biens d'équipement, liée aux investis- sements dans les secteurs de l'uranium et du textile. Les importations de biens de consommaticn sont demeurées à peu près stationnaires depuis 1966. D'après les statistiques correspondant aux six premiers mois de 1970, et en raison essentiellement de la hausse des cours mondiaux de l'arachide ainsi que de l'augmentation des ventes de bétail au Nigéria, il semble que dans l'ensemble les exportations doivent nettement dépasser cette année le niveau particulièrement bas atteint en 1969. Les importations ont,. eues aussi,manifesté une tendance à la hausse pendant la même période. (cf. Annexe 67). 85. La marge d'erreur imputable au trafic frontalier clandestin étant inconnue, il est impossible de calculer avec précision le solde de la balance commerciale du Niger. Cependant, les déficits étant apparemment plus fré- quents et plus importants que les excédents, la tendance "normale" est à un dépassement des importations; cette tendance est encore aggravée par les difficultés que vient de connaître l'économie nigérienne. 86. Comme dans toutes les anciennes colonies françaises, la part représentée par la France dans le commerce extérieur du Niger a légèrement fléchi; si la France demeure le principal marché d'exportation du Niger (62 pour cent en 1969), les importations de produits français ont légè- rement reculé, passant de 53 pour cent du total des importations nigériennes en 1966 à 48 pour cent en 1969. Elles ont été remplacées en partie par les importations en provenance d'autres pays de la CEE (cf. Annexe 68). 87. Le Iigària, qui est le second client du Niger, absorbe en moyenne 18 pour cent des exportations officielles de ce dernier (surtout bétail et niébé). En 1968, sa part est passée par un minimum de 15 pour cent des ex- portations nigériennes, au cours des six premiers mois de 1970, cependant il en a absorbé 21 pour cent, essentiellement en raison de la reprise du commerce de bétail entre les deux pays. L'irportance des échanges entre les déux pays est cependant très largement sous-esti.iée par les statistiques officielles, puisqu'on estime que prés de 50 pour cent des ex:ortations nigériennes de bétail ne sont pas recensées, et que des quantit's de plus en plus imor- tantes de biens manufacturés d'origine nigriane et extérieure sont intro- duites en contrebande au Niger. 88. L'on ne possède que des indices partiels de l'évolution des prix à l'exportation et à l'importation. C'est pourquoi les termes de l'échange ne peuvent, pour le Niger, qu'être grossièrement estimés. Une indication de l'évolution des prix à l'importation est fournie par l'indice des "Prix industriels européens à l'exportation" établi par le F11I. Les prix à l'ex- portation des arachides du iliger ont crû de 16 pour cent entre 1965/66 et 1970/71, avec cependant des chutes sévères pendant les années 1966/67 et 1967/68. Les prix du coton ont connu une évolution favorable depuis 1965/66. - 31 - Niger: Evolution des termes de l'échange 1965 1966 1967 1968 1969 1970L- Indices des prix à l'exportation (Europe) 100 101 100 98 105 122 Indices des prix à l'exportation (Niger) 100 85 85 98 113 116 (arachide et coton) Termes de l'échange 100 84 85 100 107 95 l La valeur de l'indice 1970 tient compte de la dévaluation de 12,5 pour cent du franc CFA en 1969. Ces indices partiels montrent qu'une chute accusée des termes de l'échange en 1966 et 1967 a été suivie d'un rétablissement rapide et que ces termes dépassaient en 1969 leur niveau de 1965. En 1970 une nouvelle dégradation s'est produite reflétant essentiellement les augmentations de prix dans les pays européens. Les prévisions des prix mondiaux de l'arachide, du coton et de l'uranium étant à la baisse, il est vraisemblable que les termes de l'échange du Niger vont se dégrader dans les années à venir. Ainsi en dépit -'une amélioration temporaire en 1968/69 l'on peut conclure que les conditions du marché international demeureront défavorables au Niger. Balance globale des paiements 89. Malgré l'insuffisance des statistiques, on connait assez bien les principales caractéristiques qualitatives de la balance des paiements (cf. Annexe 69). Comme dans les autres pays - parmi les plus pauvres de l'ancienne Afrique française - les déficits de la balance commerciale, aggravés par les paiements de services et les sorties -de capitaux privés, sont généralement très largement compensés par les entrées de fonds publics. En fait, le déficit de la balance des opérations courantes au Niger a tou- jours été accentué par l'importance des paiements effectués au titre des transports et assurances, et surtout, des déficits enregistrés au titre des services rendus dans le cadre des programmes d'assistance technique. 90. Jusqu'en 1968, l'équilibre de la balance des paiements a %té maintenu par une réduction des réserves extérieures. Toutefois, depuis lors, les réserves brutes du pays ont augmenté fortement et se sont élevées à 5,21 milliards de francs CFA en 1970 représentant h mois d'im- portations officielles. Ceci est principalement dû à l'accroissement des entrées de capitaux extérieurs publics et privés, alimentées essen- tiellement par les dons du FAC, du FED, sans oublier des montants moins importants fournis par l'USAID, les 11ations Unies, l'IDA et le Canada (cf. Annexe 70). Si l'aide accordée par ces différentes sources s'est développée régulièrement ces dernières années, la forte augmentation des avoirs extérieurs du Niger est également imputable aux entrées - 32 - des capitaux privés destinés à financer d'importants projets industriels: la société minière d'uranium SOMIR et l'usine textile NITEX. Par consé- quent, même si la situation de la balance des paiements nigérienne, en 1970, peut paraitre favorable, l'examen des divers éléments qui la com- posent révèle à quel point elle est tributaire des marchés extérieurs et de l'aide étrangère. Dette extérieure 91. La dette publique extérieure du Niger est essentiellement cons- tituée par des emprunts contractés auprès de l'IDA, de la CCCE et de la Kreditanstalt fUr Wiederaufbau et par des emprunts garantis par l'Etat. Les crédits-fournisseurs représentent une part relativement réduite de la dette étrangère. L'encours total de la dette publique extérieure est passé de 6,7 milliards de francs CFA à la fin de 1968 à 10,h milliards de francs CFA à la fin de 1970, en raison surtout de l'augmentation du volume des emprunts garantis par l'Etat. Cette catégorie représentait environ les deux tiers de la dette publique extérieure à la fin de 1970, contre 14 pour cent en 1968 (cf. Annexe 71). Comme la majeure partie de l'aide étrangère accordée au Niger prend la forme de dons, et que les prêst sont généralement assortis de conditions de faveur, le service de la dette publique extérieure est resté limité: il a été estimé en 1969/70 à 148 millions de francs CFA, ce qui représente environ 2,h pour cent des re- cettes d'exportations recensées. Ainsi, en dépit d'une augmentation de la dette publique totale, le service de cette dernière n'a pas constitué une charge particulièrement lourde pour le budget ou la balance des paiements. - 33 - III. PLANIFICATION ET PERSPECTIVES DU DEVELOPPEMENT A. Historique de la planification 92. Ces dix dernières années, la planification est devenue le principal instrument utilisé par le gouvernement pour coordonner et contrôler l'exécu- tion de la politique de développement. Depuis l'accession à l'indépendance, les services officiels planifient les investissements publics et ne cessent d'oeuvrer à l'amélioration des mécanismes de planification, et d'adapter les objectifs du plan aux données humaines et financières du pays. Ainsi, le programme d'investissement en cours, qui porte sur la période 1971-1974, est l'aboutissement de toute une série d'ajustements opérés sur les plans et programmes précédents, qui dans l'ensemble n'avaient que peu de rapport avec les possibilités effectives du pays. 93. En fait, les objectifs des "perspectives décennales" (1965-1974) n'ont pas pu être atteints. Le plan 1965-68, qui mettait l'accent sur la donstruction des routes et la mise en valeur des ressources hydrologiques, devait être l'instrument d'exécution de la preLi:re moitié des "perspective's" Les objectifs en matière d'investissement avaient étéý fixés à 43,12 milliards de francs CFA dont 33,11 milliards de francs CF-. pour le secteur public. Cependant, il ne fallut pas longtemps pour se rendre compte c1w ce plan était trop ambitieux et ne serait pas réalisé. Finalement, le montant global des investissements publics pour l'ensemble de cette période s'est élevé à 13,8 milliards de francs CFA, soit seulement 41 pour cent des objectifs initiaux (cf. .annexe 72). L'aideextérure n'a pas atteint le volume prévu, en partie en raison de la lenteur des procédures des sources de financement. De plus, les fonds engagés ont été dépensés à un rythme très lent. Une capa- cité d'absorption insuffisante constituait le principal obstacle d la rali- sa!ion de ce plan, en particulier dans les secteurs de l'agriculture et des traivaur pub2icz. n dûpit de ces difficultés, il faut souligner que d'impor- tantes réformes de structure ont été mises en application au cours de cette période. 94. C'est pour tenir compte de ces difficultés que, depuis 1967, les pouvoirs publics ont adopté un systme de planification plus souple, consistant en progrznes quadriennaux continus d'investissement public. Chaque année, les services officiels révisent et mettent à jour ce programme, en s'appuyant sur le contrôle financier dont chaque projet ou opération fait l'objet; ils lancent de nouvelles opérations, en abandonnant d'autres et prolongent d'un an la durée du prograrvme. On a adopté un système paral- lèle de programm,res quad-iennaux continus -our le budget, la formation profes- sionnelle, l'assistance technique et récenent la planification au niveau régional.» Cette technique de programmation a permis aux administrations publiques de fonctionner sans qu'il existe de "plan" à proprement parler en 1969 et 1970. - 95. En 1970, les services officiels ont rédigË pour la période 1971-1974 un projet de plan incorporant toute une gaare d'objectifs e-t de réformes sectoriegjg, -j ont entrepri , 'avea 'assistance teehDiqCie canadienne, de r5viser les perspectives de développement pour les-dix années à venir. Le plan 1971-7, n'est pas sncore achevé; il paraîtra - 34 - probablement sous une forme provisoire et couvrira la période nécessaire aux travaux préparatoires portant sur la décennie à venir. 96. Les efforts considérables employés à la mise au point d'un système de planification global ont permis au gouvernement de faire du plan un instrument efficace pour la mise en oeuvre de sa-politique et d'accélérer peu à peu le rythme auquel sont utilisés les fonds de développement. Cependant, le mécanisme de la planification appelle encore certaines améliorations: en particulier, il importe de doter au plus vite les ministères techniques et encore quelques administrations régionales d'unités de programmation qui seront charg6es d'améliorer 1' identification et la préparation des projets de développement. Lorsqu'on aura créé ces unités et amélioré l'efficacité le celles qui existent et l'efficacité généraIe'des administrations publiques, on aura franchi: un nouveau pas vers la solution du problème vital que pose la capacité d'absorption'limitée du-pays. Finalement, la planification au Niger gagnerait encore en efficacité si ses structures étaient davantage intégrées dans le processus de décision en matière de développement. 97. Pendant les années 1966-1969, les dépenses publiques d'investisse- ment ont nettement augmenté (35 pour cent) en raison principalement de l'im- portance des investissements consacrés au réseau routier; en revanche, les montants alloués aux secteurs agricole et social ont reculé depuis 1967. Le délai s'écoulant entre les dates d'engagement et de décaissement a légèrement dimiué, puisqu'en 1969, les crédits non décaissés représentaient le montant de deux années et sept mois d'investissements seulement, contre trois années en 1966. Investissements publics 1966-1969i- (en millions de FCFA) 1966 1967 1968 1969 Engagement h.947 4.556 5.098 5.189 Paiements 3.396 3.812 3.910 4.598 Crédits non décaisséez/ 9.957 LO.257 11.511 11.895 1/ Source: Commissariat général au développement. ý/ Montant cumulé des crédits non décaissés depuis 1960. En dépit de cette légère accélération du rythme auquel sont utilisés les crédits, le décalage demeure important, en particulier pour ce qui est de l'exécution des programmes de développement du réseau routier et hydraulique rurale. (cf. Annexe 73). 98. Le gouvernement a réussi a s'assurer une aide étrangère impor- tante provenant de sources variées. En fait, la majeure partie des dépenses de développement du pays ont été financées au moyen de l'aide extérieure. Cependant, la part émanant des bailleurs de fonds traditionnels du Niger a diminué. - 35 - 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Budtet de l'Etat + FAC + FED + USAID 99,4 96 97 95,4 89 70 69 Autres sources 0,6 h 3 h,6 11 30 31 La diversification des sources de financement reflète non seulement l'accrois- sement de la contribution financière de certains nouveaux donateurs d'aide - Groupe de la Banque Mondiale, Canada - et la diminution de l'aide tradition- nellement accordée par la France au Niger, mais aussi la forte réduction de la participation financière de l'Etat au développement du pays. En moyenne, le Niger a financé 24 pour cent de ses dépenses publiques de développement pendant la première moitié de la décennie écoulée, mais cette contribution est tombée à 15 pour cent pendant les années 1966-69 (cf. Annexe 74). 99. D'après les prévisions du gouvernement, le financement du programme d'investissements publics 1971-74 sera assuré presque exclusivement par l'aide extérieure, et ne sera couvert qu'à raison de 10 pour cent environ par des ressources intérieures (cf. Annexe 75). Ce programme prévoit des dépenses totales de 47,6 milliards de francs CFA, dont près de 61 pour cent iront aux transports et aux communications, contre 33 pour cent dans les programmes précédents. Programme d'investissements publics 1971-74L (en milliards de FCFA) 1966-1969 % 1971-1974 % Transports et communications 5,5 35 28,9 61 Développement rural 4,4 28 7,1 15 Education 2,7 17 3,4 7 Santé publique 0,38 2,4 1,9 4 Energie et mines - - 1,l 2 Divers - - 5,0 il Total 15,7 100 47,6 100 /l Commissariat général au développement. Bien que le développement rural bénéficie de la priorité expresse cd gouver- nement, le montait global des ressources qui lui est consacré n'est pas à la mesure des besoins d'une économie essentiellement agricole et qui se trouve, de surcroît, dans une situation critique. Pour atteindre l'objectif global fixé en matière d'investissements, il faudrait tripler la capacité d'absorp- tion du pays dans les quatre années à venir, ce qui semble très improbable, bien que les dépenses de développement se soient accélérées ces derniers temps. 100. Par conséquent, si, de toute évidence, une partie de ce vaste programme a été conçue par le gouvernement pour s'assurer une marge de ma- noeuvre plus large lors des négociations avec les organismes d'aide, il - 36 - semble néanmoins nécessaire, compte tenu des besoins du Niger, des con- traintes matérielles et humaines qui pèsent sur lui et de son aptitude limitée à préparer et à exécuter des projets de développement, d'apporter certains ajustements aux objectifs généraux en matière d'investissements, et de procéder à une révision des priorités sectorielles. Or, ceci reste à faire dans le nouveau plan de développement 1971-74; en attendant la parution de ce dernier, seule une analyse de l'actuel programme sectoriel provisoire (cf. paragraphe 95) donnera quelques indications sur la politique future du développement et des perspectives de croissance du Niger. B. Politique et perspectives de développement sectoriel Transports 101. Les transports se heurtent au Niger à de graves difficultés: intérieurement, en raison des dimensions du pays et de sa faible densité de population, et extérieurement à cause de l'éloignement de la mer. C'est exclusivement de son réseau routier que dépend le Niger pour le transport de sa production agricole (essentiellement arachide et coton) des lieux de production aux centres de consommation, et pour ses expor- tations. Le réseau routier intérieur du pays se compose de quelque 7.300 kms de routes, dont 50 pour cent de pistes ou routes en terre (utilisables seulement pendant la saison sèche) 43 pour cent de routes stabilisées, et 7 pour cent seulement d'axes bitumés. Conscient de l'im- portance des transports dans l'économie du Niger, le gouvernement a cons- tamment accordé une haute priorité à l'amélioration du réseau principal et de ses accès à la mer. A la suite du programme en cours, plusieurs grands projets routiers seront mis en oeuvre, dont l'un consistera à poursuivre le bitumage du principal axe routier Est-Ouest qui s'étend sur 1.600 km du Mali au Tchad en passant par les centres de population du pays. Principaux investissements de transport (en milliards de FCFA) Route nationale No 1 Tillabery - Mirria 7,8 Gouré - Lac Tchad 4,0 Tsernaoua - Arlit 8,5 Navigabilité Niger 1,2 Aéroport de Niamey Total 22,1 Source: Estimation de la mission. - 37 - Plusieurs organismes étrangers (FED, CID/g Il) pErticipent à son finance- ment. Si pour la plupart des tronçons les travaux prévus sont justifiés du point de vuc àcono-imique, lEiinagement du dernier tronçon (Gouré- Lac Tchad) est motivé par le désir du gouvernement dé favorisor l'intégration nationale et administrative du pays, Afin de gar:ntir la justification- écoaicLqw; de dC projet et réduirc les charges imputables ag budget de L'Etat, un effort vigoureux devra 6tre entrepris immédiatement pour développer la région Est du Niger. 102. Le Niger dipose pour son trafic intérieur et international d'un certain nombre de routes Nord-Sud qui relient l'axe Est-Ouest à divers points. En tant qu'investissement, la plus importante de ces routes est celle qui part de Tsernaoua (sur la route Est-Ouest) vers le Nord jusqu'à la mine d'uranium proche. d'Arlit, soit une distance de quelquee, 800 km. L'amélioration de cette liaison routière sera probable- ment économiquement justifiée, compte tenu des besoins de transports créés par la mine. Il sera probablement juatifié de la bitumer sur toute sa longueur lorsqu'un second gisement situé près d'Arlit, à Akokan, sera mis en exploitation. Des négociations sont en cours avec le FED, le FAC et d'autres organismes afin d'assurer le financement de la première tranche des travaux. A plus long terme, cette route constituera également un tronçon de l'axe routier transsaharien que l'on envisage de construire, et qui pas- sera par Tamanrasset en Algérie. D'autres études seront cependant néces- saires pour justifier la réalisation de ce projet. 103. Les voies d'accès à la mer sont d'un intérêt primordial pour le Niger. L'essentiel de son commerce extérieur est expédié par les ports de Cotonou au Dahomey, et de Lagos au Nigéria. Outre ces deux ports, qui ont toujours assuré le transit du commerce extérieur nigé- rien, de petites quantités de marchandises sont également expédiées par Abidjan et Lomé. L'usage de ces deux derniers ports se développera sans doute à l'avenir puisque les liaisons routières entre le Niger et la Haute-Volta, d'une part, et le principal axe routier Nord-Sud du Togo, d'autre part, doivent être améliorées dans les années à venir. 104. Les marchandises en provenance ou à destination du centre-sud et de l'est du Niger passent normalement par Lagos, itinéraire moins onéreux que celui de Cotonou, qui en revanche est plus avantageux pour le trafic en provenance et à destination de la partie ouest du Niger (Niamey) (cf. carte). Jusqu'àpré-sent la route et la voie ferrée abou- tissant à Cotonouconstituaient les principales voies d'accès du Niger à la mer et servaient essentiellement au trafic d'importation. A l'Avenir, ce rôle va probablement diminuer puisque le .Gouvernement nigérien a décidé - avec l'aide du Canada - de procéder aux travaux nécessaires pour rendre le fleuve Niger navigable aux bâteaux transportant des marchandises en vrac (principalement des combustibles) jusqu'à Niamey. En dehors des problèmes techniques qui restent encore à résoudre, le problème principal est de savoir si la réalisation de ce projet est justifiable sur le plan écono- mique, c'est-à-dire s'il permet de réduire le coût total des transports - 38 - au Niger. Ce problème se pose en raison de l'existence de la voie concur- rente Niamey-Cotonou, qui est exploitée conjointement par le Niger et le Dahomey par l'OCDN L/ (Annexes 76-77). 105. Environ un tiers du total des investissements (US3' 1,8 millions de dollars pour un total de US$ h,8 millions) a déjà été engagé dans les expériences menées par le Canada sur le fleuve, et au relèvement du pont de Malanville par l'USAID. La justification économique de l'ensemble du projet dépend du calendrier d'utilisation des 3 millions de dollars restants, c'est-à-dire de la deuxième phase du projet. Une analyse succincte fait apparaître qu'un investissement complémentaire est justifiable en 1975 si le volume de pétrole empruntant le fleuve dépasse environ 50.000 tonnes par an en moyenne pendant quinze ans. La mission estime que le trafic pétrolier sur le fleuve pourrait atteindre 54.000 tonnes par an à partir de 1975. Le choix de l'année 1975, comme date du début de la deuxième phase, reste cepen- dant très incertain sur le plan pratique, notamment en raison du temps néces- saire pour évaluer correctement les résultats des expériences. 106. Le gouvernement a également l'intention de transporter des marchandises mixtes sur le fleuve, mais ce mode de, transport demanderait la construction d'importantes infrastructures portuaires. La justifi- cation économique de ce transport reste cependant très discutable étant donné le coût de ces constructions et le trafic très limité prévu pour le transport de ces marchandises. Un détournement plus important du trafic vers le fleuve au détriment de l'axe Niamey-Cotonou grèvera proba- -blement le coût moyen du transport sur cet itinéraire, et en même temps augmentera le coût total des transports au Niger. Cependant, à long terme, un développement plus important de la navigation fluviale peut devenir éco- nomiquement justifié puisque l'on envisagede construire éventuellement à Kaindadji, près de la frontière malienne, un barrage qui rendrait le fleuve Niger navigable toute l'année entre Ba,ako et Port Harcourt. Les études préliminaires de ce projet s'inscrivent dans le plan de développement sous- régional de la zone de Liptako-Gourma, où l'on a trouvé des indices de gisements miniers importants. L'exploitation de ces gisements ne peut être rentable que si l'on dispose de facilités de transport à bon marché et de l'électricité produite par le barrage. Bien que ce projet interrégional n'en soit qu'à son stade initial, l'éventualité de rendre le fleuve Niger navigable sur toute sa longueur et en toute saison élargira les perspectives de développement du pays, et à long terme, constituera un facteur décisif d'intégration entre les économies du Hali, de la Haute-Volta, du Niger et du Nigéria. En attendant les résultats de ces études, le gouvernement devra poursuivre ses efforts pour amliorer ses deux voies d'accès principales à la mer, Lagos et Cotonou, tout en procédant avec prudence à des investisse- ments limités sur le fleuve Niger. 1/ Organisation Commune Dahomey-Niger dès Chemin de Fer et des Transports. 39 - Agriculture 108. Outrele développement d'un réseau de transport moderne, les pouvoirs publics ont mis l'accent sur la mise en valeur des ressources hydrauliques en finançant des projets d'irrigation et de Lorage de puits pour l'alimentation en eau de la population et du bétail. Si le programme de Lorage de puits a relativement bien réussi, en revanche l'introduction de l'agriculture irriguée s'est - comme on l'a déjà signalé - heurtée à de sérieux obstacles sur le plan technique et humain. Le gouvernement prévoit de nouveaux projets d'irrigation dans le programme d'investissement public 1971-1974. De l'avis de la mission, il semble, cependant, indiqué de ne procéder qu'avec beaucoup de prudence à de nouveaux investissements dans ce domaine et rechercher d'abord tous les moyens propres à améliorer les projets d'irrigation existants. Il devrait être possible de mieux exploiter les installations de production existantes, et d'accroÎtre leur rentabilité, essentiellement par l'adoption de variétés à haut rendement, la pratique de la double récolte annuelle et l'amélioration des services d'encadrement. Il faudrait ensuite progresser avec prudence, et concentrer tous les efforts sur un secteur bien déterminé plut8t que d'entreprendre simultanément plusieurs vastes opérations séparées. Une étude financée par le FED est actuellement en préparation pour déterminer les possibilités d'amélioration des projets d'irrigation existants et pour en construire de nouveaux dans la vallée du Niger. 109. Il est cependant possible d'entreprendre un certain nombre de petits projets d'irrigation de type traditionnel sur des terrains dispersés et situés dans des dépressions, pour produire des produits maraÎchers et des céréales. Le coût de ces projets ne sera pas forcément prohibitif car il suffit en effet de fournir une assistance technique aux paysans chargés de leur exécution (comme cela a été fait dans la région de Maradi). L'envergure à donner aux projets de cultures maraÎchères sera cependant conditionnée à la fois par la création d'un système de commercialisation mieux organisé, et par l'élargissement du marché intérieur et des débouchés dans les pays du littoral; ces derniers devraient, à cet égard, faire l'objet d'études particulières. 110. Quel que soit l'avenir à long terme de l'irrigation qui, dans tous les cas, ne bénéficiera qu'à une faible fraction de la population, le problème le plus urgent dans le domaine agricole est d'accroître les rendements des cultures de rapport et de subsistance. Jusqu'à présent, comme on l'a déjà indiqué, le développe-ment de ces cultures a été rendu possible principalement par l'extension de la superficie des terres cul- tivées, ce qui a entraîné dans de nombreuses régions une forte érosion des sols, et avivé la concurrence entre cultivateurs et éleveurs. On risque de voir les sols se dégrader davantage, l'élevage péricliter et enfin l'émigration vers les pays du sud, en particulier le Nigéria, aug- menter si cette tendance dangereuse continue, à moins que les pouvoirs publics ne décident d'accorder la priorité au relèvement de la producti- vité agricole. Cette remarque s'applique non seulement à la production des pricipales cultures de rapport du pays (arachide et coton) dont la culture extensivo ne sera guère rentable pour les producteurs, compte tenu de la baisse probable des cours mondiaux, mais aussi et peut-être davantage, aux cultures vivrières nécessaires pour satisfaire l'accrois- sement de la demande intérieure et extérieure. - 40 - 111. En fait, l'agriculture du Niger parvenant à peine à satisfaire les besoins alimentaires de la population, on ne pourra envisager un dé- veloppement plus poussé des cultures de rapport que si le rendement des cultures de subsistance est sensiblement augmenté: c'est seulement après avoir assuré sa subsistance que le paysan peut travailler pour gagner un revenu monétaire. Afin de remédier à cette situation, ne serait-ce qu'en partie, les autorités viennent de créer un office de commercialisation pour les produits vivriers, l'OPVN (Office des produits vivriers du Niger), dont le but est de stabiliser, dans les diverses régions du pays, les prix des produits alimentaires qui subissent d'importantes fluctuations. A longue échéance, une augmentation de la production de mil, de sorgho, et de haricots permettrait même au Niger d'approvisionner régulièrement en denrées alimentaires des marchés en expansion des pays du littoral (prin- cipalement le Nigéria). Les perspectives de développement d'autres cultures seront en effet limitées: dans le cas de l'arachide, par la baisse prévue des cours mondiaux et, dans celui du coton, par les conditions climatiques et écologiques peu favorables à cette culture. Bien que certains milieux gouvernementaux désirent continuer -à consacrer de«s sommes impor- tantes à des projets d'irrigation, la nécessité d'accorder la plus haute priorité aux projets visant à accroître le rendement des cultures de rapport et de subsistance, semble de plus en plus être admise. Plusieurs projets de développement de ce type pour diverses régions du pays sont actuellement en préparation. 112. L'une des caractéristiques de la politique de développement agricole du Niger est l'absence de sociétés d'intervention étrangères, qui jouent un rôle si important dans les autres pays d'Afrique franco- phone. Ce n'est qu'en de rares occasions (dans le cas du coton par exemple) que le gouvernement a autorisé les organismes nationaux à re- cruter provisoirement 4es représentants de ces sociétés (par exemple, des agents de la CFDT!' employés par l'UNCC). Ceci reflète la volonté gouvernementale de garder le contrôle des activités de développement et de conserver une approche nigérienne à celles-ci. Cependant, un certain nombre de changements structurels sont en voie d'être apportés. A l'o- rigine, le développement rural était confié à plusieurs entités indé- pendantes (UNCC, Ministère de l'agriculture, CGD) ce qui, comme on l'a déjà signalé, a nui à l'efficacité des opérations et entraîné une cer- taine confusion. C'est pourquoi le gouvernement envisage maintenant, a raison, de confier à l'UNCC la responsabilité complète de l'exécution des projets agricoles. L'envergure de ces projets sera limitée sur le plan géographique et les moyens et méthodes utilisées pour les réaliser seront clairement énoncés, pour atteindre les objectifs de production. 113. Pour encourager les paysans à participer davantage aux pro- grammes de développement, le gouvernement se propose également d'accé- lérer à la fois la formation professionnelle des agents de vulgarisation agricole et le mouvement coopératif. Il attache une grande importance 1/ Compagnie française pour le développement des fibres textiles. - 41 - à la création de ces coopératives, qu'il considère conme les unités de base du développement rural. L'UNCC a fort bien réussi à créer des coopératives et à organiser et contrôler la commercialisation de leurs produits (principalement des arachides). Cependant, à l'avenir, on mettra davantage l'accent sur la formation professionnelle d'un petit nombre d'agriculteurs sélectionnés, qui tiendront lieu d'agents de vulgarisation agricole pour aider les autres paysans à réaliser des projets de développement. 114. Ces efforts ne manqueront pas d'améliorer lexécution des projets de développement, mais les services officiels devraient éga- lement stefforcer d'améliorer et d'accélérer la préparation des projets à l'échelon central et régional. De tous les obstacles qui limitent la capacité d'absorption du secteur agricole, le plus grave est la pénurie d'agents de vulgarisation agricole qualifiés et de personnel compétent, capables d'identifier et de préparer les projets agricoles. Ainsi, compte tenu de l'urgence du développement rural, et eu égard au fait que, pendant plusieurs années encore, le Niger ne sera pas en mesure de four- nir tout le personnel nécessaire dans ce domaine, il serait indiqué que le gouvernement recrute davantage d'experts étrangers. A moyen terme, c'est le seul moyen d'atténuer l'une des principales contraintes qui entravent le développement du Niger. 115. S'il est permis de penser que les mesures énumérées ci-dessus sont de nature à favoriser l'accélération de la croissance à long terme dans l'agriculture, il est urgent également que le gouvernement reconsi- dere sa politique des prix (en particulier pour ce qui est de l'arachide) s'il veut remédier aux graves difficultés qu'éprouve actuellement ce sec- teur, et adopte les mesures d'incitation monétaire qui sont indispensables au rétablissement de ce dernier dans les années à venir. La mission a essayé d'estimer la mesure dans laquelle le gouvernement peut augmenter le prix de l'arachide de 21 FCFA/kg actuellement à 23 et 24 FCFA respec- tivement. De nombreuses incertitudes entachent les projections: niveau des prix mondiaux, production future du Niger, part probable des profits futurs de la SONARA qui seront consacrés à des dépenses d'investissement. L'on peut néanmoins conclure que le gouvernement (CSPPN) disposera de suffisamment de fonds pour garantir ces prix sur une période de 5 à 8 ans. Des prix stables sur une période de plusieurs années n'aideront pas seule- ment à rétablir la production d'arachide, ils aideront aussi à lancer des programmes de productivité. Les résultats de ces projets, qui ne se fe- ront pas sentir avant la seconde moitié de cette décade, faciliteront alors un éventuel ajustement des prix aux producteurs pour tenir compte des cours mondiaux fléchissant. (cf. Annexe 78). Elevage 116. Le développement à long terme de l'élevage au Niger ne saurait se faire sans une augmentation préalable de la productivité agricole. Cette affirmation est valable non seulement en ce qui concerne le secteur nomade traditionnel, mais aussi pour ce qui est d'une association plus durable entre l'agriculture et l'élevage. En effet, l'une des manières les plus - 42 - sdres de diversifier et d'augmenter la production des exploitations agricoles au Niger est de réaliser, à long terme et en procédant par étapes, une asso- ciation plus poussée entre l'élevage et l'agriculture. Ce processus sera in- déniablement long et difficile, car les paysans ne sont pas habitués à élever le bétail eux-mêmes. Une telle association nécessitera une augmentation sen- sible des rendements actuels des cultures de subsistance et de rapport pour pouvoir créer des pâturages et cultiver des fourrages dans le cadre des ex- ploitations existantes. Le gouvernement a l'intention d'intervenir dans ce sens, en fournissant une assistance technique à des agriculteurs sélectionnés à cette fin, lesquels ont déjà commencé à établer leur btail dans certaines régions du pays ou le climat et les conditions de commercialisation sont fa- vorables. A long terme, il apparait opportun de prévoir ce genre d'assis- tance pour tous les programmes de vulgarisation agricole qui s'y prêtent. Les pouvoirs publics devraient également étudier comment ils pourraient four- nir aux éleveurs nomades une assistance technique. 117. A court terme, le secteur de l'élevage est handicapé par les consé- quences de la sécheresse de ces dernières années et l'apparition récente de la pleuropneumonie. Pour pallier cette situation, les pouvoirs publics veulent élargir certains programmes d'amélioration des services vétérinaires et d'ap- provisionnement en eau financés principalement par le FED et le FAC. Ces der- nières années, le gouvernement a, à juste titre dtailleurs, cherché à accroître le rendement du bétail en améliorant ses conditions sanitaires et son alimen- tation, plutôt qu'à accroître le cheptel. La poursuite de cet objectif est d'autant plus nécessaire que le potentiel de développement du cheptel s'est durement ressenti des pertes causées par la sécheresse, et que les signes de raréfaction des pâturages se multiplient. 118. Les pouvoirs publics se proposent également de construire des ranches d'embouche et des abattoirs modernes. Comme indiqué précédemment, un premier projet de ranch implanté au nord-ouest de Niamey a été lancé en 1968. Cette exploitation était techniquement bien conçue et bien située, ce qui ne l'a pas empêchée de se heurter à des difficultés de gestion et de pathologie; en consé- quence, le ranch n'est aujourd'hui exploité qu'à 25 pour cent de sa capacité. Le Gouvernement entend remédier à cette situation avec l'aide du FAC et se montre, à juste titre, très prudent lorsqu'il s'agit de créer de nouvelles ins- tallations d'embouche dans la région de Zinder-Gouré (PNUD). La création de nouveaux ranches et de nouveaux abattoirs à Zinder et à Maradi sera déterminée principalement par les possibilités d'exportation de viande. 119. Toutefois, ces perspectives ne pourront se concrétiser et la produc- tion et la commercialisation de la viande ne pourront être modernisées sans une révision de la politique commerciale et une réorganisation des circuits de distribution existants. Actuellement, les pratiques en vigueur sont géné- ralement favorables aux pays importateurs du littoral: les tarifs élevés appli- cables aux importations de viande constituent une protection pour le système actuel de distribution (déplacement des troupeaux sur pied et traitement de la viande dans les villes côtières), tandis que le faible niveau des prix fixé pour la vente de la viande au détail n'incite pas les éleveurs à améliorer la qualité de leur production. Le gouvernement espère que la "communauté pour la viande et l'élevage" qui vient d'être créée entre les pays de l'Entente per- mettra de modifier peu à peu l'orientation de ce système au bénéfice des pays du Sahel. Cette réorganisation sera également un test décisif pour une - 43 - meilleure coopération entre le Niger et le Nigéria, qui a été jusqu'à présent le principal bénéficiaire du système en vigueur. 120. Les problèmes et perspectives de ce secteur font actuellement l'objet d'études détaillées, financées par la France, qui permettront au gouvernement de définir une stratégie à long terme en matière d'élevage. Ce secteur, malgré les difficultés qutil conna't en ce moment, reste en effet le plus prometteur pour le développement à long terme du pays. Ce- pendant, ces perspectives ne pourront se I-éalisor sans un effort concerté d'accroissement simultané des rendements de l'agriculture et de l'élevage. Industrie et mines 121. Les principaux projets industriels du Niger auront pour objet l'exploitation des deux gisements d'uranium situés dans le nord du pays. Le premier, exploité par une société à participation majoritaire française (SRMAIR), a été mis en exploitation au début de cette année; le second, qui vient d'être découvert, ne sera pas exploité avant 1977. 122. Mis à part l'exploitation des gisements d'uranium, les possibi- lités de développement du secteur industriel se limitent à des petites entreprises. Au nombre des projets actuellement à lfétude, on compte une raffinerie de sucre, de nouvelles huileries d'arachide, deux tanneries, une fabrique de poudre d'oignon, une fabrique d'allumettes et un certain nombre d'autres petits projets visant à substituer la production intérieure aux importations. Si les perspectives de développement des industries d'ex- portation (huilerie, tannerie) paraissent favorables, en revanche, les pos- sibilités sont plus limitées en ce qui concerne les industries dont la pro- duction est exclusivement destinée au marché intérieur. Comme on l'a déjà signalé, près des deux tiers du marché nigérien sont dominés par les pro- duits d'origine nigériane et il serait difficile, cn raison des conditionp géographiq~ue~, d'éthlir des barriès douani(ères qui ne seraient guère efficaces. 123. La solution à ces problèmes réside vraisemblablement dans une meilleure organisation des relations économiques du Niger avec le Nigéria (essentiellement le nord du Nigéria), ce qui implique que le Niger pourra progressivement transformer ses produits agricoles sur place. Il s'agi- rait tout d'abord de transformer davantage des denrées alimentaires telles que le mil, le sorgho et les haricots. La création récente d'une minoterie (SOTRAMIL), à Zinder, constitue la première initiative intéressante dans ce sens. L'exportation de ce genre de produits vers le Nigéria ne devrait pas susciter d'obstacles majeurs. En revanche, la question clé sera de savoir si le Niger peut assurer progressivement lui-même la transformation des pro- duits de son élevage. Modifier radicalement les relations commerciales traditionnelles entre les économies des deux pays sera politiquement une tâche difficile, mais constituera un premier pas important dans la voie d'une industrialisation effective de l'économie du Iliger et de son inté- gration dans un cadre interrégional. A long terme, la complète naviga- bilité du Niger et, finalement, l'exploitation des gisements miniers de la région de Liptako-Gourma pourraient constituer, le cas échéant, un second facteur décisif de l'intégration et de l'industrialisation de l'éco- nomie de cette sous-rýi3gion de l'frique de l'Ouest. Tant que l'on n'envi- sagera pas de prendre ces initiatives politiques et éconoriques, l'indus- tiralisation du Niger restera très limitée. - 44 - Enseignement et formation professionnelle 124. Pour ce qui est des secteurs sociaux, le gouvernement a conscience des contraintes budgétaires et du personnel, ainsi que de l'inadaptation des services de santé et d'enseignement aux besoins économiques et sociaux du pays. Si, dans le domaine sanitaire, il semble que les oouvoirs publ ics veulent con- centrer leurs efforts sur le développement de la médecine collective en milieu rural, qui a été relativement négligée ces dernières années au profit de la médecine individuelle en milieu urbain, le modèle de développement à long terme de l'enseignement demeure en revanche sujet à controverse. 125. Dans le cadre d'une initiative visant à surmonter les obstacles se dressant devant le développement de l'éducation, le gouvernement a entrepris une importante expérience dans le domaine de l1'enseignement primaire. Il s'agit d'émissions télévisées transmises à 22 classes situées dans les environs de Niamey et comportant un programme d'enseignement mettant davantage l'accent sur les matières à caractère rural. Cette expérience a donné des résultats initiaux encourageants: la performance des élèves s'est notablement améliorée, ce qui a réduit la nécessité du redoublement de classe. Toutefois, les élé- ments du programme ne sont probablement pas suffisamment adaptés au milieu rural dans lequel évoluent les enfants. Bien que l'éducation télévisuelle, dans sa forme actuelle, puisse contribuer à l'efficacité du système d'enseigne- ment primaire courant, il n'en reste pas moins que la réforme du système lui- même constitue le besoin le plus pressant du moment. Le but de cette réforme serait d'aboutir à un type d'enseignement primaire qui se suffise à lui-même et ne soit pas une simple préparation à l'enseignement secondaire. En effet, les écoles devraient surtout préparer les élèves à mener une existence rurale. Il se pourrait que l'éducation télévisuelle de même que dautres innovations puissent avoir leur place dans le cadre d'une réforme visant à atteindre ces objectifs. Au stade actuel, cependant, le développement de l'éducation télé- visuelle entraÎnerait des dépenses d'équipement et de fonctionnement extrême- ment élevées en raison de l'effet conjugué d'une faible densité de population et du faible taux d'inscriptions, sans pour autant offrir le type d'éducation dont le besoin se fait le plus sentir. 126. L'Etat et les organismes d'aide étrangère ont entrepris l'examen de cette réforme. Conscient du besoin de limiter l'expansion du système d'ensei- gnement courant le gouvernement a l'intention de n'accroître que légèrement les inscriptions dans l'enseignement primaire, soit de 11,1 pour cent en 1970 à 12,5 pour cent en 1974. L'urgence du problème est clairement établie par les projections des services officiels sur les possibilités d'emploi et de forma- tion professionnelle des élèves de l'enseignement primaire (cf. Annexe 79). Ces projections révèlent qu'en 1974 plus de 70 pour cent de tous les élèves diplô- més de l'enseignement primaire seront sans emploi et n'auront aucune possibi- lité de recevoir une formation professionnelle ou un enseignement plus poussé. Il importe donc de mettre l'accent sur un type d'enseignement qui soit adapté aux besoins du secteur rural, qui restera la principale source d'emploi du pays et sur la formation des adultes, en s'appuyant sur des services de vulgarisa- tion agricole bien organisés et dotés d'un personnel suffisant, ainsi que sur les organismes et les programmes déjà indiqués, comme l'animation rurale et la campagne d'alphabétisation fonctionnelle (cf. para. 20). En fait, il sera in- dispensable de mettre sur pied un programme d'enseignement pour adultes en vue de réduire l'écart entre la société traditionnelle et ses enfants "alphabétisés" afin de les mieux intégrer dans la comiunauté rurale.. lorsqu'ils quittent l'école. En d'autres termes, il faudra envisager l'enseignement à l'échelon de la communauté villageoise tout entière et mieux coordonner les différents sys- tèmes actuels, voire les fusionner, pour parvenir à un seul système d'enseigne- ment rural. Ce n'est que si cette réforme est entreprise avec vigueur qu'une augmentation du taux de scolarisation sera justifiée et rendue possible. - h5 - 127. Les mêmes observations s'appliquent à l'enseignement secondaire, qui dispense principalement une formation générale. Or, d'après les pré- visions du plan 1971-74., les élèves ayant obtenu leur BEPC se heurteront à des difficultés croissantes lorsqu'ils chercheront du travail et plus de la moitié d'entre eux seront sans emploi en 1974 (cf. Annexe 80). Pour remédier à cette situation, les pouvoirs publics s'efforcent de développer les institutions de formation professionnelle existantes, et de créer de nouveaux centres d'enseignement secondaire du second cycle, puisque tous les secteurs de ltéconomie ont besoin d'ouvriers qualifiés, de techniciens et de diplômés de l'université destinés à remplacer les experts de l'assis- tance technique. 128. Si, du point de vue économique, il semble justifié de procéder à de nouveaux investissements dans l'enseignement secondaire et plus parti- culièrement dans l'enseignement professionnel, en revanche, la décision ré- cemment prise par le gouvernement de créer une université nigérienne a été rendue nécessaire par le fait que, ces dernières années , des étudiants nigériens ont été renvoyés des universités de Dakar et d'Abidjan. Plusieurs autres pays d'Afrique de l'Ouest, qui ont pris une décision analogue, semblent pour l'instant avoir abandonné l'idée d'organiser l'enseignement sur une base interrégionale. La France finan- cera probabl'z.ent lea d,penses di-qi pement et de fonctionnement de l'uni- versité nigienne, Cel1e-ci constituera ncamoins un fardeau de plus en plus lourd pzur lc budget de 1 rtat, et obligera sans doute les services officiels à revis,r les object.is déjà établis en matièi e de dépenses et d'effectifs dans le iomaine de I'ensecinement. Il sera donc indiqué de faire preuve de prudece en ce qui concerne tant le calendrier du projet que la création des differentes facultés de cette université, et d'envi- sager de nouvelles formules de coopération entre les Etats voisins. Energie et télécomrLunications 129. L'énergie est produite par des centrales diesel à Niamey et dans les villes principales. La puissance totale installée de ces centres urbains est passée de 10.725 kW en 1966 à quelque 14.930 kW en 1970 (cf. Annexe 81). Environ 85 pour cent de toute la production d'énergie proviennent des deux centrales de Niamey, dont la capacité sera encore renforcée par des unités de type diesel pour faire face à la de.ande jusqu'en 1975; il faudra alors créer de nouvlUes instaltions de production. Toutefois, on envisage de ne plus recourir ex&usiv;ient aux centrales thermiques; deux projets d'énergie hyd-ro-électriaues sont en effet actuelle,ent à l'étude: d'une part, des experts français étudigint un projet sur le fleuve Mekrou, projet qui suffirait à faire face aux besoins en électricité de la ville de Niamey jusqu'en 1980; d'autre part, le gouvernement envisage de contribuer au fi- nancement d'une ligne électrique reliant le barrage de Kaindji, au Nigéria, avec le Niger. Bien que l'on ne connaisse pas dans le détail le projet du barrage de Kaindji - en particulier le prix de l'électricité rendue à la frontière nigérienne - il ne sera guère justifié de financer les deux pro- jets en même temps. - h6 - 130. Pour ce qui est du secteur des télécommunications, les autorités nigériennes prévoient de développer le réseau téléphonique local des princi- pales villes, et de renforcer le réseau interu1rbain en remplaçant le systeme actuel assez rudimentaire de câbles aériens par un système de faisceaux hertziens. Un premier emprunt a été contracté auprès de la Banque africaine de développement pour financer le tronçon principal de ce réseau, qui relie Niamey à Dosso. Le Canada ou l'IDA financeront probablement l'autre tronçon (Dosso-Zinder) qui s'inscrit dans un plan de télécommnications interrégio- nales établi par le Conseil de l'Entente. 131. Dans ces deux secteurs, il importe d'échelonner soigneusement les investissements afin d'adapter les capacités prévues aux besoins actuels et futurs de l'économie. Estimation des investissements publics 1971-74 132. On ne saurait conclure de ce qui précède que le gouvernement a mis au point une stratégie à long terme précise pour tous les secteurs de l'éco- nomie, ou soit parvenu à les intégrer dans le cadre d'une conception globale du développement. Il importe cependant de souligner que les pouvoirs publics ont conscience de la nécessité de procéder à une révision des objectifs de développement fixés antérieurement et de définir de nouvelles options pour la décennie à venir. La réforme prévue dans les services de développement rural, la révision du système ac tuel de l'enseignement, l'élargissement du système de planification à toutes les régions du pays témoignent déjà du désir qu'ont les autorités de définir dans les "perspectives décennales" en cours de préparation de nouvelles stratégies du développement qui soient à la fois formulées plus clairement et mieux intégrées dans une vision nouvelle et globale du développement. 133. En attendant, le système de programmation continue mis au point par le Niger fournit un moyen efficace de déterminer au jour le jour les mesures à prendre avec la souplesse nécessaire à l'exécution de projets de ce genre. C'est avec la même souplesse qu'il convient d'évaluer le programme d'investissement public 1971-74 et l'échéancier des versements correspondants. Prévisions gouvernementales d'investissement public (en millions de france CFA) Partie Partie versée non après 1960-69 versée 1970 1971 1972 1973 1974 71-74 1974 Financement acquis 31.302 11.656 7.340 5.669 2.554 942 896 10.061 1.400 Financement attendu 48.64 - 30 h.982 9.849 11.518 11.221 37.570 11.044 Total 79.946 11.656 7.370 10.651 12.403 12.460 12.117 47.631 12.4hU - 47 - Il est difficile d'évaluer les objectifs globaux d'un pays tel que le Niger, puisque le résultat d'ensemble dépend souvent d'un seul projet ou d'un petit nombre de projets isolés dont l'exécution reste problématique. Ainsi dans le secteur des transports, bien que les engagements d'aide aient atteint un niveau élevé, il n'est pas certain que l'on puisse, pendant la durée du pro- gramme, obtenir les fonds nécessaires au financement de la route desservant la mine d'uranium (Tahoua-Arlit) et du tronçon Mirria-Gouré de l'axe routier Est-Ouest. Il semble pourtant qu'il serait préférable pour l'économie nigé- rienne de différer certains investissements routiers; d'ailleurs, l'étalement des travaux de construction sur une période plus longue permettrait d'atténuer les fluctuations importantes dans ce secteur et de stabiliser le marché de la main-d'oeuvre et l'activité commerciale au Niger. 134. D'importants projets d'agriculture et d'élevage n'en sont encore qu'au stade initial de leur préparation, et les décaissements y afférents ne commenceront probablement pas avant la fin de la période du programme. Il en est de même dans les domaines de l'énergie, des télécommunications et de l'industrie. Les versements effectués au titre de l'aide seront donc vraisemblablement inférieurs au niveau prévu dans l'avenir immédiat 1971-73 mais e'accéléreront sans doute vers la fin de la période 1971-74, avec des reports importants au-delà de cette période. 135. L'accroissement des dépenses d'investissement sera moins fonction des contraintes financières des aides extérieures que de l'amélioration de la préparation et de ltexécution des projets de développement. En fait, comme il ressort de liensemble du présent rapport, l'accroissement de la capacité d'absorption du pays passe par l'amélioration de la fonction d1'entrepreneurl du secteur public, tant au niveau central que régional. C. Financement des investissements publics Budget et politique de dévelopDement 136. Les services officiels ont projeté des perspectives budgétaires à moyen terne en cherchant à les faire coincider avec les programmes quadriennaux d'investissements publics. Ils ont établi des prévisions de recettes budgótaires depuis 1966, en extrapolant les chiffres des recettes budgét,Lres effoc;vement enregistrées pendant les six années précédentes. Le taux de croissance annuel des recettes de l'Etat a é*é estimé à 5 pour cent pour ls ariees 1966 à 1969. En procédant selon la même méthode et en tenant compte des nouvelles dépenses de fonctionnement liées à l'exécu- tion du programme d'investissements publics, on a prévu que les dépenses du budget ordinaire augmenteraient dans l'ensemble au même taux, mais que, par suite de l'ordre des priorités établies, les taux de croissance des montants affectés aux divers ministères accuseraient de fortes disparités. Ainsi, le taux de croissance prévu pour les dépenses de développement rural a été fixé à 8 pour cent; pour l'éducation, à 7 pour cent; pour les travaux publics, à 6 pour cent; pour la santé, à h pour cent; et pour les autres ministères, à 2 pour cent. 137. De 1966 à 1969, les chiffres effectifs du budget sont restés bien en deçà des objectifs fixés. Les recettes de l'Etat n'ont augmenté que de 2,3 pour cent par an, tandis que les dépenses de fonctionnement s'accroissaient de 8 pour cent. Le montant des dépenses prévues pour - 48 - divers postes du budget n'a pas été atteint non plus. L'augmentation des dépenses de développement rural a été inférieure à l'objectif de 8 pour cent annoncé; en revanche, les dépenses effectuées au titre de la défense se sont accrues de h,6 pour cent, soit plus de deux fois le niveau prévu, qui était de 2 pour cent. Ces écarts sensibles témoignent non seulement des diffi- cultés d'établir des projections budgétaires pour un pays tel que le Niger, avec toutes les difficultés économiques qu'il vient de traverser, mais aussi des obstacles auxquels se heurte le gouvernement lors .'il doit adapter les dépenses de fonctionnement à des recettes caractérisées par une lente crois- sance, tout en maintenant les allocations budgétaires dans certaines limites prédéterminées. 138. Les recettes fiscales de l'Etat ont progressé rapidement pendant la première moitié de la décennie écoulée, en raison d'abord d'une crois- sance économique satisfaisante, mais surtout des nouvelles mesures fiscales adoptées par le gouvernement. Celui-ci reconnaÎt cependant que le poids de la fiscalité est désormais tel que toute augmentation aurait un effet négatif, au moins dans certaines régions. Cela est particulièrement vrai des impôts qui frappent la population rurale. Selon toute probabilité., les paysans seront très hostiles à d'autres majorations4e l'impôt. De plus, on ne saurait guère envisager de relever les taxes à l'exportation étant donné le fléchissement prévu des cours mondiaux de l'arachide et du coton, pas plus qu'on ne pourrait majorer les taxes à l'importation sans courir le risque d'encourager sensi- blement la contrebande à la frontière du Nigéria. Ainsi, bien qu'il soit encore possible d'améliorer le recouvrement de l'impôt et le système fiscal actuellement en vigueur, la progression des recettes de l'Etat sera à l'avenir essentiellement liée au développement de l'économie nigérienne; le problème central de la politique budgétaire du Niger dans les années à venir sera d'ajuster les dépenses budgétaires au rythme de l'expansion économique. 139. Les pouvoirs publics ont conscience de ces problèmes, et les esti- mations du plan pour 1971-74 se fondent sur l'hypothèse réaliste d'un taux annuel d'accroissement des recettes budgétaires inférieur à h pour cent. D'ailleurs, l'augmentation du produit des impôts directs (essentiellement la capitation et l'impôt sur le bétail) sera déterminée par la croissance de la population et du cheptel et ne pourra donc dépasser 3 pour cent par an au maximum. L'accroissement des rentrées d'impôts frappant le secteur moderne de l'économie ne sera pas non plus très important, compte tenu du fléchissement actuel de l'activité commerciale, de l'absence d'investisse- ments immédiatement productifs et du fait que les projets portant sur l'in- frastructure sociale et économique, qui constituent la majeure partie du programme d'investissement 1971-74, n'auront sur la capacité de production du pays qu'une incidence à long terme. 140. D'aprèsles prévisions officielles, le taux de croissance annuel des dépenses ordinaires de l'Etat sera ramené à h pour cent, soit la moitié de ce qu'il était ces dernières années. L'Etat devra donc adopter une politique d'austérité budgétaire sévère. Il est à craindre cependant que de fortes pressions s'exercent sur la politique budgétaire de l'Etat. En fait, outre le besoin de recrutement en personnel plus qualifié, il est vraisemblable que le chômage croissant qui sévit à Niamey pèsera - 49 - fortement sur la politique de recrutement de l'Etat, de sorte que l'on court le risque de voir se -onfler les effectifs des travailleurs "sous-erployésit du secteur public. 141. Compte tenu de toutes les pressions qui vont s'exercer sur le budget de l'Etat, et de la difficulté qu'il y a à établir des prévisions précises concernant les recettes budgétaires, les estimations relatives à l'évolution du budget de fonctionnement du pays ont été faites sur la base de deux hypothèses probables. Budget de fonctionnement de l'Etat - Prévisions de la mission a) Recettes! (1971-74 3%) 10,9 10,5 10,8 11,1 11,4 b) Recettes (1971-74 4%) 10,9 11,3 11,7 c) Dépenses2 (1971-74 4%) 9,9 10,3 10,7 11,1 11,5 d) Dépenses (1971-74 6%) 10,9 11,5 12,5 Epargne b/c (hypothèse maximale) 1,0 0,2 0,2 0,2 0,2 Epargne a/d (hypothèse minimale) -0,1 -0,4 -0,7 Non compris l'assistance technique, la contribution versée par les entre- prises publiques et mixtes, et les tirages effectués sur les fonds de réserve. /2 Non compris les contributions au budget d'investissement et les fonds spéciaux. /3 Chiffres effectifs. 7U D'après les chiffres budgétaires de 1971. Il ressort tout d'abord des chiffres ci-dessus qu'après l'exercice 1969/70, qui a été exceptionnel, une diminution des recettes budgétaires est à prévoir. Ceci en raison de la baisse continue des revenus monétaires de la population rurale, et du ralentissement des activités commerciales enregistrées au début de cette année. Deuxièmement, les projections établies pour les années suivantes - tout en ne constituant que des approximations grossières - font clairement apparaître que la situation budgétaire du Niger restera très pré- caire et l budget de 'Etat porrait bie êtW- d6ficitaire en 1974, comme il lta êté en 1969. S'il est pcu probable que les pr5visionis bud- gtaires les plus favorables se réalisent, il est vraisemblable que, dans les années à venir, les recet tes ordinaires suffiront à peine à couvrir les dépenses de même nature. Ainsi, mis à part les revenus nouveaux que lui procurera la SOMAIR, l'Etat ne sera guère en mesure de contribuer au budget d'investissement. 5 0 - 142. Les recettes imputables à l'exploitation des gisements d'uranium constitueront pour l'Etat un revenu supplémentaire qui viendra à point nommé; ces recettes, qui seront affectées au budget d'investissement, devraient s'élever à 45 millions de francs CFA en 1971, 55 millions en 1972, 130 millions en 1973 et 610 millions en 1974. Toutefois, compte tenu des perspectives peu favorables du marché mondial de l'uranium, il est très peu probable que cette activité contribuera à alimenter le budget dans de telles proportions. En tout état de cause, on ne pourra affecter ces montants au budget dtinvestis- sement qu'en résistant aux sollicitations croissantes qui s'exerceront pour augmenter les dépenses courantes et les contributions de l'Etat au financement de divers fonds spéciaux (retraites) et des entreprises mixtes. 143. La contribution des institutions publiques (principalement la SONARA et la CSPPN) au financement des investissements publics dépendra d'une meil- leure mobilisation des fonds publics. Comme on l'a déjà indiqué, les organismes publics - qui ont statutairement la qualité de correspondants du Trésor - ont néanmoins tendance à déposer la majeure partie de leurs fonds auprès de la BDRN. Or, la banque, faute de pouvoir utiliser toutes ses ressources, a accumulé d'importantes liquidités. Le gouvernement a conscience de ces pro- blèmes et essaie de remédier à cette situation. Selon l'opinion de la mission, une uti.i.sation optimale des ressources publiques demanderait d'orienter ces fonds vecs le Trésr et le Budget d'investissement du gouvernement. Ceci permettr.t probabJment au gouvernement de mobiliser davantage de fonds pour financer des projats de développement dans tous les secteurs de l'économie. Il semble également indiqué de reconsidérer la politique de prêts de la BDRN en lui permettant de participer au financement de projets dans de nouveaux secteurs. 144. L'importanôe de ces ressources extra-budgétaires dépendra essen- tiellement des bénéfices réalisés par la SONAJRA sur ses ventes d'arachides. On a admis ci-après comme hypothèse de travail que la SONARA majorerait les prix qu'elle paie actuellement aux producteurs; il semble que ce soit là une condition indispensable à la reprise de la production d'arachides, qui devrait rattraper en 1974 le niveau atteint en 1967/68. D'après les prévisions les plus récentes, les cours mondiaux des produits de l'arachide se maintiendront jusqu'en 1972 au niveau élevé actuel, puis auront ensuite tendance à diminuer. C'est pourquoi on a adopté l'hypothèse optimiste selon laquelle la marge bénéficiaire de la SON\ARA, qui est aujourd'hui de 1 miliárd de francs CFA, demeurera constante (diminution des prix mondiaux compensée par une augmen- tation de la production) et permettra après paiement de l'impôt sur les bénéfices et versement d'une contribution à la CSPPN, d'apporter chaque année au financement de projets d'investissement public une contribution pouvant aller de 200 à 300 millions de francs CFA. Ainsi, les recettes affectées provenant de la SOMAIR et de sources extra-budgétaires permettront probablement à l'Etat d'apporter une modeste contribution financière au budget d'investis- sement, à condition toutefois que sa politique d'austérité soit couronnée de succès. L'essentiel des dépenses d'investissement budgétaire prévues sera financé par une contribution de la France, celle-ci ayant accepté de verser chaque année, de 1971 à 1973, et éventuellement jusqu'en 1974, un montant de un milliard de francs CFA au Fonds National d'Investissement, par application des engagements mutuels souscrits dans le cadre de l'exploitation de l'uranium. - 51 - 145. l ressort de ce qui précède que l'équilibre du budget ordinaire, ou mieux, l'existence d'ure modeste épargne publique, constitueront le meil- leur test pour apprécier les résl-ats obtenus par le gouvernement en matière budgétaire. Il convient toutefois de souligner que la composition des dépensew de fonctionnement et la manière dans laquelle celles-ci seront orientées en fa- veur du développement seront tout aussi importantes, L'aggravation du chômage parmi les jeunes diplômés, la prédominance des dépenses de médecine curative individuelle par rapport à la médecine préventive de masse et le fait que les services de vulgarisation agricole n'ont guère réussi à améliorer les rende- ments de l'agriculture permettent de douter de la qualité et de l'effica- cité de ces dépenses ainsi que de leur incidence sur le développement du Niger. Les difficultés budgétaires croissantes du Niger découlent égale- ment de l'importance que le gouvernement a accordé dans les programmes d'in-- vestissement passés et présents aux projets d'infrastructure sociale et éco- nomique, dont les coûts de fonctionnement constitueront pour l'économie un fardeau difficilement supportable. Il semble donc opportun de rechercher un meilleur équilibre entre les projets directement productifs et ceux qui n'ont qu'un effet indirect ou à long terme sur la capacité de production du pays. 1h6. Les pouvoirs publics ont pris de plus en plus conscience de ces problèmes, et comme on l'a vu au chapitre précédent, révisent actuellement leurs politiques sociale et agricole, et s'efforcent de fixer de nouveaux objectifs de développement. C'est la réussite et le réalisme de ces poli- tiques aui décideront si, pendant la deuxième moitié de cette décennie, la croissance des recettes de l'Etat va s'accélérer et si le budget doit devenir un facteur important de développement économique et social pour le Niger. Finances extérieures 147. La plupart des sources d'aide continueront d'apporter une contri- bution substantielle au développement du Niger, cette aide sera assortie de conditions semblables à celles qui ont été appliquées par le passé. Pour la période de la deuxième Convention de Yaoundé (1971-75), il est à prévoir que le FED fournira des fonds plus importants que pendant la première Con- vention (8 milliards de francs CFA). L'essentiel de ces capitaux (60 pour cent) servira à financer la construction de routes; le solde ira à des pro- jets de développement rural et d'infrastructure sociale. On prévoit que la France, en plus des dépenses qu'elle effectue chaque année au titre de l'assis- 'ane technicu,3 (1,2 ti.lliaed de franc.' CeÂ) et de 1a contribution. budJ; taire (1 milliard de rrancs CFA) continuera à accorc.er une aide en capital d'un niveau à peu près égal à celui de ces dernières années (1,5 milliard de francs CFA par an). Depuis deux ans, le Canada est devenu une nouvelle source d'aide importante et semble disposé à engager de nouveaux et impor- tants crédits pour financer les projets d'investissement dirigés essentielle- ment vers les secteurs des transports d'énergie et des télécommunications. Parmi les autres organismes d'aide, figurent encore le Groupe de la Banque Mondiale, le PNUD, la BAD, ainsi que diverses sources d'aide bilatérale comme la République fédérale d'Allemagne et les Etats-Unis (AID). -52 - 148. on peut donc estimer, avec toutefois une forte marge d'incertitude, que le montant des fonds extérieurs disponibles dans les quatre ou cinq années à venir sera de l'ordre de 40 à 5o milliards de francs CFA et couvrira large- ment les besoins de financement extérieur du programme d'investissement public 1971-74. Ainsi, bien que ses propres ressources soient limitées, le Niger n'en disposera pas moins de fonds extérieurs importants de sorte que l'on ne pense pas que des obstacles d'ordre financier doivent, au stade actuel, entraver le financement de son programme d'investissement. Comme on l'a déjà souligné, le volume de l'aide sera déterminé par le rythme de préparation des projets. 149. Le Niger recevant de l'aide étrangère de sources de plus en plus nombreuses, il est essentiel, si l'on veut éviter une concurrence inutile et tout risque de double emploi, d' assurer une meilleure coordination. Par ailleurs, les organismes chargés de l'aide extérieure ne doivent pas perdre de vue que le Gouvernement nigérien ne peut apporter qu'une contribution symbolique aux dépenses de développement; ils devraient donc accepter de financer un pourcentage élevé des dépenses d'investissement locales. 15o. Pour les mêmes raisons, l'aide devra être fournie presque entièrement sous forme de dons ou à des conditions de faveur. Sans doute, dans les cinq années à venir, la charge imputable au service de la dette restera-t-elle limitée par rapport aux recettes budgétaires et aux recettes d'exportation. Néanmoins, toute nouvelle dette contractée par l'Etat à des conditions commerciales normales ne ferait qu'ajouter aux pressions.qui s'exercent sur le budget de l'Etat, et opérerait une ponction sur des res- sources qui autrement auraient pu servir à améliorer le très faible niveau de vie de la population nigérienne. D. Perspectives de la balance des paiements 151. Si les prévisions relatives à la balance des paiements du Niger en 1974 doivent être considérées comme purement conjecturales, un certain nombre de facteurs permettent cependant de prévoir une amélioration de la situation dans les années à venir. 152. En premier lieu, à partir de 1971, les exportations d'uranium dont la valeur est estimée à 5 milliards de francs CFA, représenteront un nouveau poste important de la balance commerciale. Toutefois, leur inci- dence sur cette dernière ne se fera pleinement sentir qu'en 1975. Bien entendu, l'exploitation de ces gisements présentera toutes les caractéris- tiques propres à une opération de type "enclave": la majorité des inputs de- production sera importée, une partie du bénéfice net, les fonds déamortisse- ment et une fraction des traitements et salaires du personnel expatrié seront transférés à l'étranger. Toutefois, en dépit de ces diverses sorties de fonds, l'existence de cette entreprise aura une incidence positive sur la balance des paiements du Iliger, le montant net des rentrées étant estimé aux environs de 2 à 2,5 milliards de francs CFA. 153. Les perspectives concernant les exportations traditionneles sont moins brillantes, car les prix exceptionnellement élevés atteints sur les marchés mondiaux par l'arachide et le coton doivent se stabiliser au cours de cette année puis diminueront dans un avenir prévisible. Cependant, l'on - 53 - espère que le fléchissement du cours de l'arachide sera plus que compensé par la reprise attendue de la production. Les recettes imputables aux exportations d' arachide pour 1974 devraient donc atteindre le niveau de 1967-68. L'usine textile du I'iger (KITEX) absorbera une part croissante de la production de coton, ce qui aura pour effet non seulement de réduire les exportations de coton, mais probablement de restreindre aussi les importations de textiles. Les perspectives relatives aux exportations de bétail sont favorables, étant donné que le Nigéria, le Ghana et la Câte d'Ivoire, continueront à absorber des quantités croissantes de viande. Il est, toutefois, peu probable que l'offre augmente sensiblement au cours des prochaines années, car la production animale devra d'abord compenser les pertes passées; cette pénurie relative de l'offre pourrait entrainer une augmentation des prix du bétail. 154. La croissance des importations de biens de consommation courante demeurera très modeste dans un proche avenir, étant donné la stagnation actuelle du marché intérieur et l'importance des stocks accumulés par les entreprises commerciales. Il est toutefois probable qu'à la fin de 1972 la demande d'importations s'accélêre à la suite de la mise en oeuvre d'un certain nombre de projets d'investissement (transports), et en particulier du fait de l'ampleur croissante des répercussions directes et indirectes des activités de la SOMAIR. Des remarques analogues peuvent être formulées en ce qui concerne les biens dl'quipement; au cours des quatre dernières années, ceux-ci ont constitué le principal facteur de croissance des importations du Niger (SOMAIR et NITEX). Il n'existe à court terme aucun projet d'une importance comparable dont l'exécution exige l'achat de biens d'équipement importants; seule la mise en exploi- tation d'une deuxième mine d'uranium vers 1974/75 pourrait donner un nouvel élan à la demande de biens d'équipement. D'autre part, pour des raisons déjà indiquées, les perspectives sont nécessairement limitées en ce qui concerne la production locale de biens pouvant se substituer aux importa- ticns, et, dans un proche avenir, seuls les textiles feront ltobjet d'une production accrue sur place. 155. Compte tenu de ces divers éléments dans les perspectives du com- merce extérieur, on peut supposer que la balance commerciale ira en s'amé- liorant au cours des années à venir. Toutefois, le déficit de la balance courante restera important, principalement en raison de l'importance crois- sante des paiements effectués à lttranger au titre des transports et des facteurs de production, tandis que les services rendus dans le cadre des programmes d'assistance étrangère demeureront probablement au même niveau qu'en 1970. Les prévisions relatives à la balance courante pour 1974, qui ne constituent qu'un ordre de grandeur probable, se traduisent par un déficit de l'ordre de 5 à 6 milliards de francs CFA. Ce déficit va probablement être couvert par des rentrées nettes correspondant aux subventions publiques (FAC, FED) et aux prêts à conditions spéciales ac- cordés par divers organismes d'assistance bilatérale et multilatérale. 156. Comme indiqué précédemment, les rentrées de fonds publics, qui, sur le plan comptable, "comblent" ce déficit, déterminent dans une large mesure, directement et indirectement, le niveau des importations. Par - 54 - conséquent, si le niveau de l'aide extérieure est inférieur aux prévisions, les importations diminueront également, et, indirectement, ltimportance des sorties de fonds d'origine privée sera également réduite et l'équilibre sera atteint à un niveau inférieur. En d'autres termes, une large part du déficit extérieur global se trouve automatiquement compensée. De surcroît, compte tenu du niveau actuel des réserves, de l'appartenance du Niger à la zone franc, des perspectives favorables des exportations, il est peu probable que la balance des paiements pose des problèmes au cours des prochaines années. E. Conclusion: perspectives de croissance 157. En raison de toutes les contraintes qui pèsent sur le Niger et des problèmes qui s'y posent, les progrès seront lents sans aucun doute. Compte tenu de l'incertitude sur l'influence des dépenses de développement passées et futures, ainsi que de la réponse qu'apporteront les agriculteurs a leur situation critique actuelle et de la lenteur avec laquelle ils ac- ceptent les changements, il est difficile dtestimer le taux de croissance futur de l'économie nigérienne. 158. Dans le secteur rural, on peut estimer raisonnablement, encore qu'avec quelque optimisme, que les pertes subies dans le passé seront com- pensées et que le revenu par personne rejoindra son niveau de 1967/68 a la- fin de la période du plan actuel. Au cours de cette période, les investisse- ments prévus dans le secteur n'auront en fait qu'une incidence très limitée sur laproduction de l'agriculture et de l'élevage: les projets importants des- tinés a accroître la productivité en sont encore au stade de préparation et la réorganisation des services de développement n'est pas encore achevée dans ce secteur. Par conséquent, les résultats de ces projets ne se feront sentir qu'au cours de la deuxième moitié de la présente décennie, et per- mettront alors probablement d'obtenir une légère amélioration du revenu individuel pour les populations rurales du Niger. 159. C'est le secteur minier, plus précisément la production de la SOMAIR ainsi que les transports et les activités commerciales connexes, qui constitueront le facteur de croissance le plus important pour l'éco- nomie nigérienne dans un proche avenir. La contribution de ces activités directes (4,5 milliards de francs CFA) et dérivées (1 milliard de francs CFA) à la croissance du pays a été estimée à quelque 5,5 milliards de francs CFA pour 1975, ce à quoi il convient d'ajouter la part imputable aux autres entreprises industrielles, comme l'huilerie de Magaria, la mino- terie de Zinder et la tannerie de Maradi, qui entreront en service cette année. Toutefois, bien que ces divers projets soient appelés à accroître la part du secteur moderne au sein de l'économie nigérienne, leur incidence sur les perspectives de croissance de l'économie dans son ensemble demeurera très limitée, notamment, en ce qui concerne la création de nouveaux emplois. Ceux-ci demeureront très peu nombreux par rapport à l'effectif total de la main-d'oeuvre auquel il faudra fournir un emploi productif. 160. Les investissements importants consacrés aux transports peuvent faire l'objet d'observations analogues. Certes, ces investissements auront temporairement une incidence positive sur le niveau de l'emploi et des re- venus, mais leurs effets sur la capacité productive du pays ne s'exerceront qu'indirectement et à long terme. - 55- 161. Par conséquent, d'une manière générale, ce sont les potentialités agricoles et les efforts faits pour leur développement qui détermineront le rythme des progrès au Niger. 162. Les progrès de l'économie seront affectés par de nombreux facteurs qui sont soumis à des degrés divers à l'influence des pouvoirs publics. L'objectif immédiat du Niger devrait être la mise en oeuvre rapide de la réorganisation des services de développement rural. Comme il a été observé plus haut, il est essentiel pour les perspectives de croissance du pays que l'Etat exerce avec plus d'efficacité ses fonctions "d'entrepreneur", no- tamment dans le secteur rural. En fait, le volume et la répartition des investissements dans ce secteur dépendra dans une large mesure de la capa- cité des pouvoirs publics à préparer et à mettre en oeuvre des projets d'investissement et à créer des services de vulgarisation rurale efficaces. 163. Le progrès économique dépendra également des efforts consentis par le gouvernement pour ajuster l'accroissement des dépenses budgétaires à la croissance de l'économie et pour résoudre les problèmes sociaux, notamment celui du chômage, de l'enseignement et de la santé, et le problème démogra- phique. Tandis que le gouvernement reconsidère actuellement sa politique en matière d'enseignement et de santé, il n'a pas encore défini une politique en matière de planification familiale. La définition d'une telle politique semble cependant particulièrement urgente, compte tenu de la pression démo- graphique croissante au Niger. 164. Enfin, l'évolution à long terme de l'économie dépendra également de la mesure dans laquelle le Gouvernement nigérien et celui des pays voisins seront disposés à intégrer de façon plus ordonnée leurs économies respectives de manière à permettre à chaque pays d'exploiter au maximum toutes les res- sources pour lesquelles il bénéficie d'un avantage naturel. Les premières mesures ont été prises en ce sens (Communauté viande et élevage du Conseil de l'Entente - Commission Niger-Nigéria), et, dans un avenir prévisible, elles devraient permettre au Niger à la fois de transformer dans une plus large mesure les produits de son élevage et sa production agricole et de rationaliser ses courants commerciaux. A long terme, la mise en valeur du - fleuve Niger, qui devrait permettre, à bon compte, de produire de lgélectri- cité, de transporter des minerais et d'irriguer les terres, constituera, le cas échéant, un deuxième moyen puissant d'intégration économique pour cette sous-région d'Afrique occidentale. Seuls, les efforts consentis dans ce sens détermineront à long terme les perspectives de croissance de l'économie nigérienne et permettront d'alléger progressivement les contraintes internes et externes qui pèsent sur son développement. LISTE DES ANNEXES Annexe 1 Permis pétroliers et miniers 2 Permis miniers 3 Permis pétroliers h Population : Estimation novembre 1969 basée sur les derniers recensements administratifs 5 Population par sexe et groupe d'âge en 1968 6 Principales villes et agglomérations 7 Nombre de salariés par branche d'activité - 1964-69 8 Evolution de la main-d'oeuvre du secteur privé 9 Emploi dans le secteur privé par qualifications et par nationalités 10 Tableau des demandes d'emploi enregistrées au Service de la Main-d'oeuvre au cours de l'année 1970 et tableau des offres d'emploi déposées au Service de la Main-d'oeuvre l Etat des offres d'emploi satisfaites et non satisfaites au cours de l'année 1970 12 Evolution du nombre des inscriptions dans l'enseignement ces dix dernières années 13 Nombre d'élèves inscrits par classe - 1969/70 14 Nombre d'élèves inscrits dans le premier cycle de l'enseignement secondaire par classe, sexe, catégorie d'établissement - 1965-70 15 Enseignement secondaire (second cycle - seconde à terminale) 16 Nombre d'étudiants nigériens (boursiers) à l'étranger 17 Nombre d'enseignants dans les établissements primaires - 1965-70 18 Dépenses publiques d'enseignement 1963-69 19 Dépenses publiques d'enseignement par catégorie, 1963-69 20 Total des investissements publics par origine - 1967 et 1968 21 Evolution des groupements coopératifs et mutualistes 22 PIB (origine) 23 Production agricole 1967/68 - 1970/71 2h Importations officielles de produits d'origine agricole 25 Exportations nigériennes des principaux produits agricoles 26 Arachides, structure des prix à l'exportation et commercialisation 27 Situation au 31 janvier 1970 du programme d'aide à la production financé par le FED 28 Distribution de moyens de production par le service de l'agri- culture 29 Développement de la production de coton 30 Coton, structure des prix à l'exportation 31 Production agricole - prix courants 32 Production agricole - prix de 1969 33 Estimation de l'effectif du cheptel national 1964-1969 34 Le capital "élevage" - estimation en 1970 35 Estimation des pertes d'élevage - 1968/69 - 57 - Annexe 36 Exportations contrôlées dtanimaux sur pieds 1961-1969 37 Fiscalité directe sur le bétail 38 Exportations de viandes réfrigérées 1960-1969 39 Entreprises mixtes 40 Résumé sommaire du Code des Investissements de 1968 4l Production minière, 1966-1969 42 Sociétés mixtes de commerce et de transports 43 Société Nigérienne de Commercialisation et de Production, situation financière des exercices 1965/66-1969/70 4h Tableau comparatif des salaires minima de la main-d'oeuvre non agricole dans les pays de la BCEAO, 1963-1970 45 Indice des prix à la consommation européenne à Niamey, 1965-70 46 Indice des prix à la consommation africaine à Niamey, 1965-70 47 Opérations générales de Trésorerie de l'Etat 48 Transactions extrabudgétaires de l'Etat, 1965/66-1969/70 49 Recettes du budget de fonctionnement de ltEtat, 1965/66-1969/70 50 Dépenses du budget de fonctionnement de l'Etat, 1965/66-1969/70 51 Opérations générales de Trésorerie, 1965/66-1970/71 52 Situation des liquidités du Trésor pour les exercices se terminant en septembre 1965-70 53 Budgets des départements, 1965/66-1969/70 54 Budgets des communes, 1965/66-1969/70 55 Situation financière des entreprises mixtes 56 Société Nigérienne de Commercialisation de l'Arachide, situation financière pour les exercices 1965/66-1969/70 57 Commercialisation et financement des arachides, 1965/66-1970/71 58 Caisse de Stabilisation des Prix des Produits du Niger 59 Avoirs et engagements de la Banque de Développement de la République du Niger pour les exercices se terminant en septembre, 1966-70 60 CNCA - Bilans au 30 septembre 1969 et au 30 septembre 1970 61 CNCA - Statistiques des prêts par nature et objet 62 Situation monétaire, 1965-1970 63 Avoirs et engagements des banques commerciales et de développement, 1965-70 64 Répartition du crédit bancaire à court et moyen terme par principaux secteurs économiques, pour les exercices se terminant en septembre, 1965-70 65 Avoirs et engagements de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest, 1965-70 66 Structure des taux d'intérêt pratiqués par les banques, décembre 1970 67 Commer:c'e extérieur contrôié, 1965-70 68 Répar r.ition géogr;A0hique du commerce extérieur contrôlé, 1965-69 69 Balanne des Paiements 70 Aide extérieu,re 71 Dette publique extérieure - 58 - Annexe 72 Programme d'investissement public, 1965-1968 73 Dépenses de développement, 1960-1969 74 Financement des dépenses de développement, 1959-1969 75 Programme d'investissement public et financement, 1970/71-1973/74 76 Organisation commune Dahomey_Niger des chemins de fer et des transports, taux de subvention, 1967/68-1970/71 77 Organisation commune Dahomey-Niger des chemins de fer et des transports (OCDN), trafic et résultats financiers, 1960/69 78 Arachide, évolution des revenus du Gouvernement au cours des campagnes 1971-72 à 1978-79 79 Orientation des offectifs à la fin du l'enseignement primaire, 1970-74 80 Orientation des effectifs à la fin du ler cycle de l'ensei- gnement secondaire, 1970-74 81 Puissance installée et production d'énergie électrique, 1966-70 Permis pétroliers et miniers Annexe 1 SUPER- DATE DE TITULAIRE DESIGNATION FICIE DELI- VALIDITE SUBSTANCES REP. Km2 VRANCE _5F C.E.A. TEuT.MM 6. 5 U.th.I.Be. N'TESSOUM 2o renouvel. C.E.A. ELRAZ 17 700 29.9.62 6.9.72 61 lo renouvel. C.E.A. No 20 280 000 5.4.69 20.3.72 20 lo renouvel. HOMBOY SIRBA 2 960 4.3.66 3.3.71 Au 63 S.M.D.N. AGALAK 110 31.3.66 30.3.71 ETAIN 64 S.M.D.N. TIMIA 60 31.3.66 30.3.71 65 S.M.D.N. GUISSAT 40 31.3.66 30.3.71 66 S.M.D.N. EL MECKI 40 31.3.66 30.3.71 " 67 S.M.D.N. TARROUADJI 100 31.3.66 30.3.71 68 S.M.D.N. TARROUADJI 100 31.3.66 30.3.71 69 S.M.D.N. TAHOUA .26 500 26.4.66 26.4.71 GYPSE 71 SOMAIR ARLIT 360 17.1.68 16.1.73 U.Th.Li.Be 1 C.E.A. IN TADREFT 21 000 21.3.68 20.3.73 72 C.E.A. No 23 40 000 21.3.68 20.3.72 " 23 C.E.A. DJADO 100 000 15.3.69 14.3.74 73 GLOBAL DOSSO 65 000 5.12.69 4.12.74 HYDROCARBURES 1 T EXACO AGADM 245 000 5.12.69 4.12.74 2 CONTINENTAL NIGER SUD 290 000 5.12.69 4.12.74 " 3 ESSEX MARADI-ZINDER 76 000 7.2.70 6.2.73 Sn.Nb.Mo.Cu. 78 U. 2n.Pb.Spath ESSEX LIPTAKO SUD 28 000 7.2.70 6.2.73 79 ESSEX LIPTAKO NORD 7 000 7.2.70 6.2.73 80 GLOBAL SEUEDINE 90 480 10.3.70 9.3.75 HYDROCARBURES 4 BISHOP DJADO 110 000 27.3.70 26.3.75 " 5 BISHOP TALAK 85 000 27.3.70 26.3.75 " 6 Source : Ministère des Travaux Publics, don Transports, des Mines et de l'Urbanisme. 盛扣拍XeZ 秘 争 :.、 唱.申‘ --·,’一細豐”J ’一!!一; ýýation: Estimation novembre 1969 basèe sur les derniers recensements administratifs (Milliers d'habitante) 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1972 1973 1974 1975 1"6 1977 1978 AQUEZ 63 64 66 68 71 73 75 77 80 ft 85 87 90 93 96 loo DIFFA 125 128 132 135 138 142 145 149 153 156 160 164 168 173 177 181 DOM 448 459 471 483 4Z 507 520 533 546 560 574 588 603 618 633 649 MàR&DI 567 582 597 613 629 646 663 681 699 718 737 757 777 798 819 841 NIAM 729 751 774 797 821 847 873 9M 928 957 987 1018 1051 1064 1119 1154 dont Commne de Niamey: (45) (50) (55Ï 4,60) (66) (72) (Tg) ý86) (94) (102) (111) (120) (j») (141 y ( -152) (1,6ý) TAROUI 680 697 715 733 751 771 790 810 831 852 853 896 918 942 966 990 ZINM 720 739 759 779 800 821 844 867 89o 914 94o 966 992 lo2o lo4g lo78 TOTAL 3332 3421 3513 3608 3705 3806 3909 4016 4126 4239 4356 4476 4600 4727 4859 4994 Taux d'accrois- sement annuel (pour cent) 2,67 2ý,68 2,70 2,70 2e7l 2,72 2ý,73 2ý,73 2ý,75 2.,75 2,76 2,77 2ý,77 2,78 2,79 Source: Coamissariat Général au Développement Annexe 5 Population par sexe et groupe d'âge en 1968 (Milliers d 'habitants) Groupes d'âges Masculin Féminin Total 0 - 4 ans 323 315 638 5 - 9 ans 276 273 549 10 - 1h ans 256 252 508 15 - 19 ans 203 184 387 20 - 24 ans 132 123 255 25 - 29 ans 115 130 245 30 - 34 ans 11h 133 247 35 - 39 ans 110 121 231 40 - h ans 90 93 183 45 - 49 ans 80 83 163 50 - 54 ans 63 62 125 55 - 59 ans h9 h 97 60 - 64 ans 33 33 66 65 - 69 ans 2h 26 50 70+ 29 33 62 Totaux 1 897 1 909 3 806 Source : Commisariat G6néral au D6veloppement Annexe 6 Pr:Lnciles vlU u t agglom ratlone (1970) Ni~wy 74 000 Zindør 38 000 ~auadi 27 000 Taha 20 500 M=ni N'Kn 10 000 Agads 9 500 Dbg«nd~~teh± 8 500 Illela 8 000 Tera 7 500 F%ingue 7 000 Sourou Donn~es ft~en par les autorit6o nigéri~nnes. Nombre de salariés, par branche d'activité - 1964-69 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Secteur public/ 8 793 11 197 11 877 12 976 13 729 14 00O0/ Fanetioennaires titularisés 2 932 4 532 4 565 4 875 5 054- 5100 Aniri1aires permanente et divers 5 861 6 665 7 312 8 101 8 675 8<900 Secteur priv62/ 1i 495 n 379 12 635 12 666 13 513 14 351 Batiment 3 460 )277 3 874 3 283 3<854 4 .216 Banques 412 A62 514 562 576 665 Cmurce 1 339 u 558 1 432 L-547 1,635 1,776 Ateliers de mécaniquie 296 311 306 307 345 391 Transports 818 869 1126 L1.1 1.136 L163 Inustries 741 992 1 374 1 880 1.601 1885 flotenerie 184 234 207 198 209 210 sueawt de Oçsu1tta 265 528 612 499 527 470 aPloyés de maisouw 2.500 2 500 2 500 2,500 2,5O0 2500 Mine -- DLvers 480 648 690 749 904 786 Total main-d'oeuvre salariée 19 288 22 576 24 512 25 642 27 ,22 28, 3515/ A l'exclusion des experte étrangers et du personnel des collectivités locales. Estimations prélizinai res. Y compris les entreprises publiques et mixtes. Chiffre ouaestimé. Le nombre total des salariés était évalué en 1969 à 31 000 environ, y compria le personnel des collectivités locales et des organismes publics autonomes. Source : MLnistère de la Fonction publique et du travail. Rapport annuel 1969, et données fournies par les autorités nigériennes. EVOLUTION II L MAIN-DIOEUVRE DU SECTER PRIVE 1959 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Agriculture O O O O O O O O 170 O Banques VTiw CoM. 162 260 299 412 462 514 562 576 665 Bâtiments 2 361 3 484 2 855 3 448 3 460 3 277 3 874 3 283 3 854 4,216 Comerce 1 516 1 361 1 018 1 216 1339 1 558 1 432 1 547 1 635 1 776 Divers 1 848 48 716 173 480 648 690 718 734 786 ~H8tel S/R - 312 203 186 184 231 207 198 209 210 Industrie 241 580 - 552 741 992 1 374 1 880 1 601 1 885 Industrie Mécanique - Voir Coma. 409 273 296 311 306 307 345 391 Mines - - - - - - - 226 289 Sociétés d'études - - - 229 365 528 612 499 527 470 Transports 277 904 858 640 818 869 1 126 1 141 1 136 1 163 TOTAL 6 193 6 851 6 319 7 016 8 095 8 879 10 135 10 166 10 860 11 851 Source: Ministère de la Fonction Publique et du Travail Annexe 9 Emploi dans le secteur privé par qualifications et par nationalités Qualifications Total % Nigériens Africains Européens % des Nigériens nombre non-nigériens dans le total Travailleurs non qualifiés h 104 37,8 3 953 151 - 96,3 Travailleurs qualifiés 2 433 22,h 1 811 617 5 74,h Employés 2 889 26,6 1 929 693 267 66,8 Chauffeurs 726 6,7 591 135 - 81,h Techniciens 390 3,6 80 57 253 20,5 Cadre 318 2,9 35 18 265 11,0 Total 10 860 100,0 8 399 1 671 790 77,3 Source: Ministère de la Fonction Publique et du Travail. Direction du Travail et de la Sécurité Sociale. Rapport annuel, 1968. TABLEAU DES DMANDES D'EMPLOI ENREGISTREES AU SERVICE DE LA MAIN D'OEUVRE AU COURS DE L'ANNEE 1970 Janvier Févr-ter Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Novem. Déc. T 0 T A L NIAMEY 274 251 159 218 185 252 186 170 139 177 218 286 2 515 MARADI 192 132 71 91 53 60 60 67, 96 121 118 248 1 309 ZIDER 100 117 46 61 h5 36 89 59, 66 150 57 296 122 AGADEZ 170 142 86 31 18 33 25 58 110 90 49 55 867 ( 736 642 362 401 301 381 360 354 ln 538 442 885 5 813 (1) ) TABLEAU D OFFRES D'EPIWI DEPOSEES AU SERVICE DE LA MAIN D'OEUVRE AU COURS DE L'ANNEE 1970 Janvier Février Mars Avril Mai, Juin Juil,. Aoit Sept. Oct. Novem. Déc. T 0 T A L NIAMEY 295 213 121 165 163 167 116 70 93 126 99 141 1 769 MARADI 41 29 35 27 23 29 20 5 12 18 78 83 400 ZINDER 10 90 13 35 13 19 32 23 21 56 49 8 369 AGADEZ 46 41 19 128 17 33 13 15 18 6 10 7 353 ( 392 373 188 355 216 248 181 113 144 206 236 239 2 891 ) ( ) (1) 80 pour cent de ce total sont constitués par des ch6meurs sans qualification, en général des anciens élèves des écoles primaires ou secondaires. Source : Ministère de la Fonction Publique et du Travail. CD >4 0 F- CD ETAT DES OFFRES D'EMPLOI SATISFAITES AU COURS DE L'ANNEE 1970 Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Dèc. TOTAL NIAMEY 276 179 107 136 145 153 102 65 75 106 95 117 1 556 MARADI 41 29 35 27 23 29 19 5 12 18 77 77 392 ZINDER 9 12 13 34 13 19 31 16 20 56 47 8 278 AGADEZ i5 41 19 128 16 33 13 15 18 16 10 7 360 371 261 17h 325 197 23h 165 101 125 196 229 209 2 587 ETAT DES OFFRES D'EMPLOIS NON SATISFAITES PAR DU PERSONNEL NIGERIEN AU COURS DE L'ANNEE 1970 - Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Déc. TOTAL NIAMT 19 10 24 29 19 14 14 5 18 19 24 24 219 MARADI O O O O O O 9 0 10 0 1 6 26 ZINDER 1 12 10 1 0 0 1 7 1 0 12 0 45 AGADEZ l 0 1 0 1 0 11 0 0 0 0 0 l4 21 22 35 30 20 14 35 12 29 19 37- 30 3û4 Source : : ist*ree la Fonction Publique et du Travail. <D X CD Annexe 12 EVOLUTION DU NRE DES INSCRIPTIONS DAMS L' ENSEIGUMENT CES DIX DERNIERES ANNEES (1960-1970) Année scolaire iEnseiement seconeir 1960/61 21 054 18 940 i 226 1 226 1961/62 26 609 24 293 1 506 1 506 1962/63 34.448 32 058 1 893 1 861 1963/64 43 556 40 406 2 144 2 079 1964/65 50 348 46,500 2 351 2 276 1965/66 55 146 51,367 2 934 2 817 1966/67 61,948 58,241 3 430 3-217 1967/68 70 657 66,099 3 968 3 788 1968/69 77,261 72 416 4 436 4 137 1969/70 81-964 76,825 4 771 4 377 lf Y compris les élèves des écoles normales et de l'enseignement technique. Source: Ministère de 1'EAcation nationale, "Etude sur le Développement de l'Enseignement au Niger". Annexe 13 NoMBRE D'ELEES INSCRITS, PAR CLASSE - 1969-7oi/ Niveau Niveau Classe Total Garçons Privé Européens en % du total Enseignement primaire C.I. 19 555 12 607 14l70 - - C.P. 18 461 12 221 984 - - C.E.1 14 459 9 382 891 - - C.E.2 11 466 7 722 749 - - C.M.1 8'823 6 o4 670 - - C.M.2 9 200 6 590 675 - - Total 81 964 54 563 5,139 - 94,2 Enseignement secondaire 6ème 1,674 1 303 124 73 - ler cycle 5ème 1168 912 113 48 - hème 918 695 77 34 - 3ème 602 451 35 51 - Total h 362 3 361 349 206 5,0 2nd cycle 2ème 238 190 1h h3 - lère 103 79 26 il - Terminale 73 55 5 12 - Total 4lh 321 45 66 0,5 Total général secondaire h 776 3 685 394 272 - Enseignement supérieur (à l'étranger) Total 20h 204 - - 0,3 TOTAL GENERAL 86 944 58452 5 533 272 100,0 Non compris les établissements post-primaires d'orientation profession- nelle, les établissements secondaires de formation professionnelle et les divers centres spécialisés relevant d'autres ministères que celui de l'Education. Source : Ministère de l'Education Nationale. Annexe 14 NOMBRE D'ELEVS INSCRITS DANS LE PREMIER CICLE DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE PAR CLASSE, SEXE, CATEGORIE D'ETABLISSEENT - 1965-1970 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1. Enseignement public a) Igrcées (ler cycle seulement) Nombre de centres 1 1 2 2 2 Total inscrits 415 463 547 610 679 garçons 318 358 405 446 474 6éme 135 171 210 224 2Q8 5ème 11 109 146 170 20, 4ème 79 107 99 123 152 3ème 87 76 92 93 114 b) C.E.G. Nombre de centres 15 16 16 17 17 Total inscrits 1 809 2 152 2 555 2 971 3 758 garçons 1 670 2-006 2 370 2 702 3 176 6éme 759 822 918 1 245 1 694 Sme 541 630 703 803 1 069 4ème 296 476 583 555 619 3ème 213 224 351 368 376 c) Cours normaux (1er cycle) Nombre de centres 2 2 2 2 2 Total inscrits 265 314 327 343 221 garçons - - - - - 6ème 129 133 72 81 - 5ème 52 102 125 82 63 4ème 48 42 88 111 66 3ème 36 37 42 69 92 2. Enseignement privé Nombre de centres (C.EG.) 1 3 3 3 3 Total inscrits 117 201 265 349 466 garçons - 35 70 126 185 6ème 38 109 109 124 187 Sme 31 36 92 113 123 4ème 28 28 34 77 95 3ème 20 28 30 35 61 3. Total géaéral (1+2) Centres 19 22 23 24 24 Inscrits 2 606 3.130 3 694 4 273 5 124 Garçons 1,988 2 399 2 845 3 274 3 835 Source: Ministère de l'Education nationale, Situation de l'enseignement, 1966-1970. Annexe 15 ENSEIGNEMENT SECONDAIRE (SECOND CYCLE - SECONDE A TERMIXM) (1965-1970) 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1. Enseignement public a) Irc6es Ncmbre de centres 1 1 1 1 1 Total inscrits 221 240 258 -57 236 garçons 171 192 203 201 199 baropéens 52 52 66 9y 59 2nd 78 98 107 130 91 lère 67 70 81 72 84 terminale 76 72 70 55 61 b) Ecole Normale Zinder Nombre de centres 1 1 1 1 1 Total inscrits 88 93 90 110 149 garçons 74 80 77 102 132 iuropéens - - - - - 2nd 36 38 38 73 63 lère 34 33 30 20 66 terminale 18 22 22 17 20 2. Enseignement privé Nombre de centres - 1 1 1 1 Total inscrits - 12 25 30 38 garçons - - - - - kuropéens - - - 1 - 2nd - 12 19 14 20 lère - - 6 il 9 terminale - - - 5 9 3* Total général Centres 2 3 3 3 3 Inscrits 309 345 373 397 423 Garçons 245 272 280 303 331 Européens 52 52 66 100 59 Source: Ministère de 1'Education nationale, Situation de l'enseignement au 1er janvier 1965-70. Annexe 16 NKBRE D'ETUDIANTS NIGERIENS (BOURMIERS) A L'ETRANGER PAR SPECIALITE - 1965-1968 Nombre d'étudiants Spécialité 1965 1966 1967 1966 Sciences hnmaInes 12 16 20 22 Enseignement 2 25 10 - Droit et économie 14 20 21 24 Scienmem sociales 7 7 6 12 Sciences naturelles 41 19 30 52 Etudes d'ingénieur 16 17 8 il Médecine 14 17 1 25 Agriculture 40 22 16 18 Divers 55 51 37 lio Total 201 194 167 204 Source: Mïnintère de lEd=cation Nationale Annexe 17 NOMBRE D'ENSEIGNANTS DANS LES ETABLISSEUNlfTS PRIMAIRES - 1965-70 1965-66 1966-67 1967-68 1968-69 1969-70 Instituteurs 71 73 96 98 119 Instituteurs adjointe 550 589 653 775 703 Moniteurs titulaires 78 71 117 160 143 Moniteurs auxiliaires 718 792 842 8o5 1 o5 TOTAL 1 417 1505 1 708 1 838 2 020 Source: Ministère de l'Education nationale. Situation de l'onseignement n ler janvier 1966-1970. Annexe 18 DEPENSES PUBIZQUES D'ENSEIGNEMNT 1963-1969 (par catégorie d'enseignement) Année Total Primaire Secondaire Secondaire Supérieur Administration technique et divers - en milliers de FCFA - 1960 524 990 334 500 113 180 16 600 30000 30 710 1961 690 070 458 780 148 460 16 460 39 O0 27 370 1962? 611 405 373 229 164 495 10 704 8 115 54 862 1963 926 239 557 753 230 300 15 202 o40 ,o 82 984 1964 966 380 588 658 274 247 12 846 38 215 52 414 1965 998 614 619 646 246 689 21 182 40 000 70 917 1966 1 133,963 740 528 246 994 16 856 39 073 90 492 1967 1 2457 625 763 620 316 646 22 308 45- WC 98 051 1968 1 381 272 880 530 319 477 16 435 - 45000 119 830 1969 1 451 505 906 233 362 303 25 619 42 000 115 350 - en pourentage - 1960 100 63,7 21,6 3,2 5,7 5,8 1961 100 66,4 21,5 2,4 5,7 4,o 1962 100 61,0 26,9 1,8 1,3 9,0 1963 100 60,2 24,9 1,6 4,3 9,0 1964 100 60,9 26,4 1,3 4,0 5,p4 1965 100 62,1 24,7 2,1 4,0 7,1 1966 100 65,3 21,8 1,5 3,4 8,0 1967 100 63,3 25,4 1,8 3,6 7,9 1968 100 63,7 23,1 1,2 3,3 8,7 1969 100 62,4 25,0 1,8 2,9 7,9 1/ Bourses Exercice de 9 mois Source: Ministère de l'Education Nationale DEPENSES PUBLIQUES D'ENSEIGNEM]NT PAR CATEGORIE, 1963-1969 (en milliers de FCFA) 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Dépenses de fonctionnement 895 389 906 593 968 360 1 086 078 1 215 345 1 295 813 1 413 205 Salaires 518 959 534 121 573 731 666 758 736 416 811 178 868 084 Matériel pédagogique h 675 23 600 7 900 3 000 2 490 - - Entretien des bâtiments 11 302 5 523 5 380 3 600 6 330 2 000 h 200 Exploitation 192 831 177 184 211 990 233 856 263 856 261 188 313 938 Bourses a) enseignement secondaire 105 422 108 256 109 53h 110 031 130 533 140 727 145 983 b) enseignement supérieur 40 000 38 215 4o 000 39 073 45 000 45 000 42 000 Subventions à l'enseignement privé 22 200 19 694 19 825 29 760 30 720 35 720 39 000 Dépenses d'équipement 30 850 59 787 30 254 47 865 30 280 85 459 38 300 Dépenses totales 926 239 966 380 998 614 1 133 943 1 245 625 1 381 272 1 451 505 Source: Ministère de l' Education Nationale. HD Annexe 20 Total des investissements publics par origine - 1967 et 1968 Dépenses ffectuées e Solde au Origine 1967 196 30/9/68 en mllions de FCFA Budget d'investissement de l'Etat 1739 475 502 616 F.A.C. 5 446 1 010 1.205 2 046 F.E.D. 9,411 1,206 743 5 685 U.S.A.I.D. 786 29 136 589 Autres sources extérieures 3 345 850 1 191 1 065 TOTAL 20,727 3 570 3 777 10 001 en pourcentage Budget d'inestissement de l'Etat 8*4 13,3 13,3 6,2 F.A.C. 26,3 28,3 31,9 20,5 F.E.D. 45e4 33,8 19,7 56,8 U.S.A.I.D, 3j8 0,8 3,6 5,9 Autres sources extérieures 16,1 23,8 31,5 10,6 TOTAL 100 100 100 100 Investissemets public* dame l'enseignement par origine - 1967 et 1968 Dépenses Crédit effectuees en Solde au origine obtenu 167 19 30/9/68 en milliers de FCPA Budget d'investissement de l'Etat 40,ýO65 9 234 22 354 6 858 F.A.C. 829-500 235 516 76 685 335 643 F.E.D. 1 798,548 456 017 249 531 413 919 U.S.A.I.D. 30 620 - 30 620 - Autres sources extérieures - - - - TOTAL 2 698 733 700 .467 378 190 756 420 en pourcentage Budget d'investissement de l'Etat 1,5 1,3 5,8 0,9 F.A.C. 30,8 3317 20,4 44,4 F.E.D. 66,6 65,0 66,1 54,7 U.S.A.I.D. 1,1 -, 7,7 - Autres sources extérieures - - - - TOTAL 100 100 100 100 Source: Comoisariat Général au Développment, Investissements publice 1968. Annexe 21 Evolution des Groupements Coopératifs et Mutualistes 1963/64 1964/65 1965/f66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Marchés coopératifs 7 27 30 45 50 64 69 Coopératives 7 27 30 79 .115 159 164 Mutuelles (G.M.V.) 143 363 542 912 1.108 1 396 1 517 Adhérents 2,354 6 282 7 403 24 176 46.229 61 754 69 627 Population concern6e 15,530 41 460 48-860 159 560 305 110 407 580 459 540 Pourcentage de la population totale 0,5 1,4 1,5 4,6 8,7 11,3 12,2 Source: UNOC Annexe 22 PIB (Origine) (en millin de francs CFA aux prix courante) 1966 1967 1968 1969 19664969 (pourcentage) 1. Agriculture 31 814 30,708 28 287 32 788 3 2. Elevage 16ý937 17 678 16 807 10 814 -36 3. Chasse 348 410 420 485 39 4. Forêts 3i9o40 4 448 4 811 5 597 42 5. Pêche 766 863 862 898 17 6. Mines 36 34 118 103 186 7. Industries 5,,419 5,610 5 814 5 893 8,7 8. Services 170980 18 201 15 853 17 183 -4,5 9. Energie 4,606 5 020 5,800 6 600 43 10. Construction 4.247 4 100 5 607 9 027 112 11. Administration 4o634 5 097 5 400 5 562 20 12. Ménage 200 205 210 216 8 PIB total 9O.,927 92 374 89 989 95 166 l, 6 1-7 Données fournies par 3» $mdmrat Géal au D6v*l»ppement. 8-12 La croissance de ces sg|s té estimée par la mission en utilisant les données officielles des e0qtes économiques de 1966 comme base de projection. 8 La croissance des Serilaos a été essentiellement reliée à celle des activités d'importations et dieiperiations. Ce secteur est probablement légèrement sous-estimé. 9 Enargie - reliée à la croissance de la production électrique de Nigelec. 10 Construction - reiiée à la croissance des dépenses d'investissements publics pour la construction de routes, ponts et bitiments officiels. On a également estimé les travaux de construction d'Arlit. Ce secteur est probablement légèrement surestimé. 11 Administration - relié* à l'accroissement des dépenses budgétaires (traitements et salaires). Source : Données fournies par les autorités nigériennes ou estimation de la mission. Annexe 23 Production agricole 1967/68 - 1970/71 Production Superficie cultiv6e (en milliers de tonnes métriques) (on milliers d'ha.) Rendement (Kg/ha) 1967/68 1968/69 1969/70 197017U./ 1967/68 1968/69 1969/70 1967/68 1968/69 1969/70 Cultures vivrières mil 1 000 733 1 095 700 1 865 1 895 2 272 536 385 480 Haricots 77 74 160 - 689 744 968 112 121 156 Sorgho 350 215 289 160 530 557 596 508 386 447 Manioc 170 198 199 - 24 27 28 9 500 9 070 8 970 Riz 33 39 39 - 12 15 15 913 960 1 179 Mars 3 2 2 - 5 .4 3 .575 611 579 Sucre de canne 21 25 25 - 1 1 1 19 600 18 500 16 000 Pommes de terre 13 10 9 - 1 1 1 11 330 10 270 9 810 Oignons 44 39 27 - 2 2 2 16 950 15 700 14 900 Divers Cultures de rapport 374 449 340 Arachide (non décortiquée) 298 252 207 130 357 432 320 840 498 540 Coton (graine) 6 7 13 8 17 17 20 358 260 500 TOTAL Source: Ministère de l'Economie Rurale, Division de l'Agriculture, Rapport Annuel 1969. 1/ Estimations. Importations officielles de produits d'origine agricole 6 196h 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Riz 2 007 888 2 126 n.o. n.o. n.o. n.o. n.o. Lait et produits laitiers 435 790 839 716 522 215 Fruits tropicaux 851 92 168 167 91 1 Noix de cola 8 005 3 498 3 662 2 624 2 428 750 Sucre en poudre ) 1120 2 029 1 529 696 2 280 479 ) 6 299 6 209- Sucre en morceaux) 5 336 6 386 5 643 2 704 5 342 829 Farine de bli 1 461 1 437 1 435 3 596 3 523 2 802 3 519 499 Produite à base de ciréales 386 450 501 385 508 103 Produits à base de légumes et de fruits 409 617 782 814 792 175 Bières 2 134 1 933 2 364 1 912 2 208 1 699 2 001 216 vins 983 1 129 1 040 914 888 98 Cigarettes 198 377 256 235 190 78 Cotonnades 1 510 5 237 5 044 h 424 5 084 3 845 h 060 1 212 trois premiers mois / neuf premiers mois Source: Information fournie par le Gouvernement Nigérien Exportations Nigériennes des Principaux Produits Agricoles Quantités en Tonnes Valeur en Millions de FCFA 1960 1961 1962 1963 196: 1965 1966 1967 1968 1969 1. Quantité Arachides décortiquées 50 525 67 281 72 140 91 400 75 169 86 400 163 567 176 600 162 447 128 296 Tourteaux arachide 5 864 6 196 5 528 3 604 17 548 6 755 16 307 7 484 5 506 h 412 Huile d'arachide 4 673 4 974 1 911 3 141 5 491 h 811 -8 789 7 481 3 792 2 546 Coton fibre - - 2 1 064 1 947 1 905 ,2 039 2 588 2 905 2 163 Haricots 1 323 4 120 14 149 6 994 2 564 14 416 h 102 5 713 12 825 3 851 Oignons - 4 950 5 680 1 525 1 133 h 029 3568 3 028 2 328 1 795 Mil et sorgho UO 3 155 3 459 2 909 749 13 263 - - 948 - 2. Valeur Arachides décortiquées 1 807 2 580 2 666 3 219 2 699 3 060 5 330 5 961 4 713 3 721 Tourteaux d'arachide 68 81 60 38 121 69 213 108 78 43 Huile d'arachide 364 300 119 176 412 283 661 531 330 191 Coton fibre - - - 140 270 260 300 361 393 297 Haricots 83 77 188 100 19 299 125 171 385 116 Oignons - 39 67 25 30 64 55 49 46 126 Source: Information fournie par le Gouvernement Nigérien MEXE 26 Arachides, structure des prix à l'exportation et commercialisation, 1965/66-1970/71 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71, Structure des prix a l'exportation (France CFA le kilo d'arcIhides décortiquées) Prix de revient, c.a.f.1 Prix aux producteurs 22,81 22,15 18,04 17,83 20,00 21,00 Taxes 3,75 3,00 2,75 2,25 2,25 2,25 Autres frais2 20,92 22,97 20,97 20,72 22,4'8 24,30 Total 47,48 48,12 41,76 40,80 44,73 47,55 Prix à l'e'xportation garanti par la France, c.a.f. 49,06 49,13 Cours tuondial, c.a.f., port européen 46,45 39,50 38,70 45,44 52,47 54,00 Prix de revient d'objectif établi par la CEE, c.a.f. 46,50 48,42 41,72 44,00 -- Prix aux producteurs (21,25) (22,45) (17,63) (21,25) (-) Taxes (3,75) (3,00) (2,75) (2,25) (--) Autres frais (21,50) (22,97) (21,34) (20,50) () 1. Production et commrrciplisation (Milliersde tonnes métrj_ques d'arachides décortiquées) Production 182,8 190,1 196,8 175,4 167,2 126,0 Achats par la SONARA (156,1) (191,3) (181,8) (163,7) (164,8) (92,0) Autoconsommation et stocks (26,7) (-1,2) (15,0) (11,7) (2,4) (34,0) Ventes de la SONARA 153,1 191,5 182,0 163,6 162,4 58,0 Exportations 133,2 175,1 159,0 139,3 131,4 ... Aux prix garantis par la France (100,2) (150,5) (--) (--) (--) (--) Aux cours mondiaux (33,0) (24,6) (159,0) (130,0) () () Ventes aux huileries locales 19,9 16,4 23,0 24,4 31,0 30,0 Exportations d'huile d'arachide" (10,6) (13,0) (19,0) (18,3) (25,3) Consommation locale" (9,3) (3,4) (4,0) (6,1) (5,7) Source Données fournies par les autorités nigbriennes. 18arèmes officiels établis au début de chaque camparne. Y compris divers frais encourus à l'intërieur du payq (par exemple, manutention, entreposage, emballage, >mmissions payéea outre-mer, transport, assurance, déchargement et vente). 'Le prix garanti' par la France était de 49,13 francs CFA le kilo pour les 90.000 premières tonnes du ntingent et 48,50 francs CFA le kilo pour le reste. "Calculées sur la base du tonnage équivalent d'arachides décortiquées. SChiffres provisoires basés sur la position de la SONARA en février 1971. Annexe 27 Situation au 31 janvier 1970 du Programe d'Aide à la Production Financé par le FED (en milliers de France CFA) Soutien des Prix Amilioration Arachide Coton structurelle P R P R P R campagne 1964/65 163 491 14 282 40 875 6 000 25 409 25 529 campagne 1965/66 237 500 631 .19 782 33 191 182 289 91 062 campagne 1966/67 121 440 18 447 33 750 29 471 187 800 67 261 campagne 1967/68 504 000 397 937 - - - - campagne 1967/68 - - 2 500 - - - campagne 1968/69 - - - - 178 295 118 385 1 026 431 431 297 96 907 68 662 574 793 294 237 P = financement prévu R = financement réalisé Source: Fonds Européen de Développement Annexe 28 Distribution de moyens de production par le service de 1#Agriculture 16/> 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 migrais (t~$une) 415,6 564,4 601,9 564,h 804,8 Fongi.MOg (kg) h 893 10 594 10 590 8 654 9 323 Insecticidew (T) 38,0 62,2 ho,2 41,7 46,o Semences sé1ectionnées darachide (T) 871,7 1 120,1 2 096,8 1 057,9 1 348,4 Semences tout venant d'arachide 1 111,0 2 000,0 - -484,5 Source: Rapporte Annuels du Service de 1VAgriculture Annexe 29 Développement de la production de coton 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 Culture sèche Superficie (ha) 14 900 16 542 16 422 17 135 16 870 21 750 19 365 Production (T) 6 807 6 077 6 708 6 080 6 790 9 895 8 000 Rendement (kg/ha) h58 367' 418 351 399 458 414 Culture irriguée Superficie - - 170 275 466 - Production - - - 189 218 623 - Rendement - - - 817 798 1 336 - Indice de la Production Totale par rapport à 1962/63 145 129 143 131 149 224 - I/ Estimations Source: UNCC,rapport annuel 1969/70; service cotonnier Coton - Structure des Prix à 1'Exportation Commercialisation et subventions pour la période 1963/64 - 1970/71 .1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 Prix au producteur (FCFA par kg de coton graine) 32,60 32,60 32,60 30,00 28,50 28,50 28,58 29,60 Rendement à l'égrenage (%) (33,56) (34,00 (34,05) (39.89) (35,86) (33,52) (34,90) (35,50) / Coût du kg de coton fibre 2f 97,13 95,88 95,74 88,98 70,47 85,02 81,89 83,38 Taxes 2/ 3,37 1,75 1,10 1,10 1,00 0,40 0,40 0,40 Autres frais y 51,62 50,44 42,21 53,97 54,29 54,64 58,46 3/ 55,02 Prix de revient total FOB du kg de coton fibre 152,12 148,07 149,05 144,05 134,76 140,06 140,35 138,80 y Prix moyen à l'exportation FOB par kg de coton fibre W 140,42 143,40 130,04 132,29 140,00 145,81 147,77 - Profits ou pertes (-) à l'expor- tation (FCFA par kg coton fibre) -U,70 -4,67 -19,01 -11,76 -6,24 -5,75 -7,42 - Prix de revient d'objectif de la CEE, FOB 148,50 145,00 143,00 141,38 137,82 137,00 - Production commercialisée (en T de coton fibre) 1.802 2.422 1.162 2.330 2.192 2.349 2.927 6/ - a) subvention aux prix (million CFA) - versées par la CEE 14,3 3,9 33,5 33,8 - versies par la OSPPN 1,7 - 7,7 - - - - - Total des subventions aux prix 3,9 33,8 b) subventions aux transports versées par la GSPPN 8,7 12,0 l/ Estimations / 1963/64 - 1969/70 officiel; 1970/71: barème officiel des prix 3 dont 2 francs de mise en place des semences effectif révisé par la CEE et fixé à 144,28 FCFA le kg j dont 986 T livrées localement à l'usine textile Nitex, soit 34 % du total C 7 en 1965/66, l'exportation par le Nigeria, moins coiteuse, a permis de supprimer les subventions au transport Source: Données fournies par les autorités nigériennes Annexe 31 Producrion agricole - Pri4 courants (millions FCFA) Cultures vivrières 1966 1967 1968 1969 Mil 14 629 12 333 10 6o5 12 792 Sorgho 4 051 4 118 2 663 2 733 Blé 224 196 187 196 Mai,s 48 48 30 27 Riz paddy 374 552 800 1 063 Autres céréales 76 55 67 60 Niébé (haricots) 1 066 1 210 1 993 2 953 Voandzou (haricots) 455 449 384 574 Manioc 2 355 2,279 2 450 2 967 Patates 84 166 164 131 Dattes 156 156 156 156 Oignons 564 750 843 968 Tomates 353 371 399 334 Piments 1 259 1-4h 1 742 1 813 Autres fruits et légumes 1 948 2 021 2 479 2 853 Tabac brut 33,. 36 27 27 Autres ol6agineux (bsésaàme) 33 33 39 36 Canne à sucre 154 25 289 209 Autres végétaux 18 172 201 214 TOTAL 1 28 047 26,716 25 518 30 106 Principales cultures de rente Arachide coque 4 068 4 332 3 154 2 916 Coton graine 261 234 260 374 TOTAL 2 4 329 4.566 3 414 3 290 TOTAL 1 + 2 32 376 31 282 28 932 33 396 Utilisation de semences - 562 - 574 - 645 - 608 Valeur ajoutée 31 814 30 708 28 287 32 788 Population agricole (:000 habitants) 2 635 2 703 2 775 2 846 Production agricole par habitant agricole (FCFA) 12 074 il 361 10 194 11 521 Revenu monétaire par tête (FCFA) 1 643 1 689 1 230 1 156 Source : Commissariat Général au Diveloppement : Services Statistiques. Annexe 32 Production agricole - Prix de 1969 (millions FCFA) Cultures vivrières 1966 1967 1968 1969 Mil 10 71j2 12 773 9 314 12 792 Sorgho 2 682 3 366 2 166 2 733 Blé 201 190 200 196 Mais 39 h6 32 27 Riz paddy 560 893 1 070 1 063 Autres céréales 56 57 59 60 Niébé (haricots) 1 361 1 610 1 934 2 953 Voandzou (haricots) 480 539 365 574 Manioc 2 221 2 553 2 958 2 967 Patates 99 190 146 131 Dattes 156 156 156 156 Oignons 1 269 1 558 1 366 968 Tomates h09 h29 436 334 Piments 1 693 1 718 1 766 1 813 Autres fruits et légumes 2 355 2 392 2 904 2 853 Tqbac brut 41 34 27 27 Autres oléagineux (sésame) 33 34 35 36 Cannc sucre1 179 237 209 Autres végétaux 194 200 202 214 TOTAL 1 24 675 28 917 25 343 30 106 Cultures de rente Arachide coque 3 735 3 848 3 548 2 916 Coton graine 299 235 261 374 TOTAL 2 3 984 4 083 3 809 3 290 TOTAL 1 4 2 28 659 33 000 29 152 33 396 Utilisation de semences - 537 - 580 - 668 - 608 Valeur ajoutée 28 122 32 420 28 484 32 788 Population agricole ('000 habitants)2 635 2 703 2 775 2 846 Production agricole par babitant agricole (FCFA) 10 672 il 994 10 265 11 521 Revenu monétaire par tête (FCFA) 1 512 1 511 1 373 1 156 Source s Couisariat àénéral au Développement : Services Statistiques. Annexe 33 Estimation de l' Effectif du Cheptel National 1964-1969 ('000 têtes) Année Bovins Ovins Caprins Equins Asins Camelins 1964 3 900 2 100 5 500 150 315 360 1966 4 000 2 150 5 800 160 331 360 1968 4 200 2 150 5 800 170 360 360 1969 3 850 2 030 5 460 170 335 324 Source: Service de l'Elevage - Niamey Annexe 34 Le capital "Elevage" - Estimation en 1970 Espèce Efeoif Prix moyen Valeur globale FCFA/Tête milliards de FCFA Bovins h 100 000 8 500 34 850 Ovins 2 100 000 1 500 3 150 Caprins 5 900 000 1 000 5 900 Chevaux 175 000 12 000 2 100 Anes 350 000 500 175 Chameaux 335 000 10 000 3 350 Volailles 8 000 000 50 400 TOTAL . . . . . . . . 49 925 Arrondi à . . . . . 50 milliards CFA Source: Estimations de la miedon. Annexe 35 Estimation des pertes d#àlevage - 1968/1969 Effectifs Effectifs restants ler trimestre 1969 Pertes fin 1969 Bovins 4 391 000 548 000 3 850 000 Ovins 2 247 000 216 000 2 031 000 Caprins 6 063 000 597 000 5 466 000 Camelins 360 000 36 000 324 000 Effectifs présents Effectifs qui auraient au 31 décembre 1969 dû être présents au 31 Manquants 31 décembre 1969 Bovins 3 850 000 h 456 000 606 000 Ovins 2 031 000 2 281 000 250 000 Caprins 5 466 000 6 154 000 688 000 Camelins 324 000 367 000 43 000 Manquants Prix unitaire Perte capital Bovins 606 000 5 670 3 437 Ovins 250 000 1 500 375 Caprins 688 000 800 550 Camelins 43 000 -8 000 34 Total de la perte en capital 4 706 Source: Estimations de la mission Annexe 36 Exportations Contrôléts d'Animaux sur Pieds 1961-1969 (Nombre de Tëtes) Destinations Bovins Ovins Caprins Equins Asins Camelins Algérie 1 h 504 287 i - 186 Côte d'Ivoire 1 475 7 998 921 5 - Dahomey 6 003 2 866 4 511 - - Ghana 9 763 5 074 6 564 1 - Haute-Volta 258 81 il - - 469 Libéria 33 - - - - - Lybie - 2 779 13 - - 224 Mauritanie 30 - - - - 40 Nigéria . 44 925 8 913 10 909 5 290 310 Togo 1 779 1 014 461 1 - - TOTAL 1969 64 267 33 230 23 677 13 290 1 229 Total 1968 67 335 27 592 17 235 33 115 1 589 Total 1967 60 291 43 330 16 862 1 741 352 2 736 Total 1966 74 695 71 114 22 964 744 226 2 896 Total 1965 74 742 79 8n 61 508 216 27 987 Total 1964 57 354 82 056 23 652 165 18 1 146 Total 1963 58 985 78 463 36 742 34 900 100 Total 1962 62 4W 80 420 23 841 56 1 517 147 Total 1961 52 954 86 833 24 056 84 1 281 181 if Les chiffres des exportations contrôlées de bovins sur pieds représentent environ 1/3 des exportations estimées d'origine du Niger. Source: Ministère de l'Economie Rurale s Service de l'Elevage. Annexe 37 Fiscalité directe sur le bétail Unités millions CFA et pouroentages Exercioe 1969 Pour Pour Imposables révisions Emissions Cent Recouvrements Cent Sédentaires 577,0 556,0 96,3 482,O 86,7 Nomades 355,0 412,0 116,0 210,0 51,0 Role nominatif 1,8 90, 100, Total 933,8 968,4 103,7 692,h 71,5 Taxe pacage 20,0 12,0 60,0 12,0 100,0 Exercice 1970 Sédentaires 536,0 52&,0 98,0 475,0 90,6 Nomades 335,0 366,0 109,0 268,0 73,2 Role nominatif 1,60 0 6 0,5 50,0 Total 872,0 890,6 102,1 743,5 83,5 Taxe pacage 20,0 26,0 130,0 26,0 130,0 Autres taxes (moyenne annuelle) Douanes: export et import eatimation ....... 150 Patentes et BIC est50ation................. TOTAL 200 taxe de bétail 750 millions FCFA la taxe pacage 15 Total des taxes 965 millions FCFA Source: Ministère des Finances Exportations de viandes réfrigérées 1960-1969 (en tonnes) Total 1965/64/63/ Destinations Bovins Ovins Equins Abats Total 69 Total 68 Total 67 Total 66 62/61/60 Côte d'Ivoire U46,3 128,2 21,2 2,9 598,6 462,0 415,6 529,6 - Dahomey 7,,4 1,5 0,8 0,3 10,0 6,4 20,2 51,3 - Gabon 5,9 0,2 - 6,1 - - - - Ghana 33,2 26,7 - 7,3 67,2 - - - - Togo 23,0 1,3 2,2 0,4 26,9 13,7 lh,0 16,7 - TOTAL 1969 515,8 157,9 24,2 10,9 708,8 - - - - Total 1968 371,4 99,2 7,9 6, - h8h,5 - - - Total 1967 351,4 112,6 4,5 4,0 - - 472,5 - - Total 1966 498,7 93,7 8,2 2,8 - - - 603,h - Total 1965 316,7 86,6 8,5 1,2 - - - - 413,0 Total 1964 314,0 96,2 il, 2 - - - - -421, Total 1963 342,6 102,7 23,5 - - - + -4688 Total 1962 291,8 101,7 18,8 - - - - - 412,3 Total 1961 249,9 71,1 22,8 - - - - - 346, 8 Total 1960 183,4 - - - - Source: Ministère de l'Economie Rurale : Service de l'Elevage. ANNXE a Entreprises mixtes Investissement Participation Chiffre d'affaires Initial de l'Etat au en 1968/69 (Millions de capital (Millions de franci Nom Créée en Principales activités france CFA) (Pourc.entaLe) CFA) Crédit du Niger 1958 Prêts afférents à la construction 120 45' 74 et 4 l'aménagement des habitations Banque de Développement de la Ripublique du Niger (B1R:) 1961 Opérations bancaires comnerciales et 4502 55 500 de développement Société Minière du Niger (SMDN) 1961 Recherches géologiques. notannat pour 58 75 59 la cassitérite Société Nationale des Transports Urbalas (S.NTU) 1962 transport public dans les principaux 28 50 22 centres urbains Société niiérienne de Co:=ercia- 1962 Commerce de gros et de détail 300 27 1.908 lisation et de Production Soc-cté i,igerienine de LoMercia- 19o2 .xportation de £'arachide JU4 :0 lisation de l'Arachide (SuiARA) Socilté higérienne des Grand. 1962 Travaux publics 202 41 406 Travaux du Niger (SbGiN) Société Nationale des Transporte 1963 transports routiers 647 51 679 Xi¿érians (SNTN) Le Ri du Niger 1964 traitement et commercialisation du rit ... 96 19 Société Nigérienne de Fabrice- 1965 Production et venta du matériel et des 46 82 163 stoes mitelliques (SJlkA.fE) fournicures de bureau Air NiEwr 1966 Trans2ort aérien à l'intérieur du paye 37 66 162 Société Nationale de Cimenterie (LNC) 1966 Producticn et commrcialisetion du ciment 1.677 13 786 Société Nigérienne de Céreaiques 1966 Production de matérieux de construction. 62 -92 -27 (SONICERAM) Société de Transformation du mil 1967 T ranâformation et cocmercialisation du 35 84 29 et Sorgho'(50LRA.IL) mil et du sorgho Société Nigérienne d'Exploitation 1968 Production et exp2rtation des cuire et 185 Prie de 100 167 da Ressources Animales (SONERAM) peaux. ainsi que des autres produits aia.aux Société Nigérienne des Primeurs 1970 Production de fruits et légumes ... Société higérienne pour la Proano- 1970 Développement de l'élevsge ... ... ... tion de 1'Elevage (SONILE) Office des preduits Vivriere 1970 Comaercialisetion et stabilisation des prix des ... ... ... du Niger (OPVN) cultures de subsiatance Société Nigérienne d'Urbanisme 1970 Construction d'habitations ... ... et de Construction lenobilière (S(tCI) Office du Lait du Niger (OLAI) 1971 Iraitement du lait ... ... ... Source 9 DonMes fournies par les autorités nigériennes. %La BURX détient 18 pour cent des actions. Lapital mocia. Le aitl dciant il pour cent des actions. Résumé sommaire du Cod: des Investissements de 1968 Régime de droit commun Régime d'agrément Régime conventionnel Conditions requises pour Investissement supérieur Entrepr'ses non Investissement égal ou supérieur en bénéficier à 10 millions de francs CFA commerciales à 500 millions de francs CFA Création de plus de 10 emplois Créatioc de plus de 500 emplois Valeur ajoutée égale ou supérieure à 50C millions de francs CFA Durée d'application 5 ans ,De 3 à ..0 ans De 10 à 20 ans Avantages accordés Exonération Exonératlon Exonération Des droits de patente Des d;-oits de patente Des droits de patente De la contribution foncière De la contribution foncière De la contribution foncière De la iedevance foncière De la redevance foncière De la redevance foncière ou minière ou ninlire ou minière De l'impSt sur les BIC De l'impSt sur les BIC De l'impft sur les BIC De la taxe de consommation De la taxe de consommation Dela taxe sur les biens De la taxe sur les biens de main morte de main morte Des droits à l'importation Des droits à l'importation des matériaux, matériels, des matériaux, matériels, etc. etc. Réduction Réduction Allant de 50 à 100 pour Allant de 50 à 100 pour cent c*nt des droits à l'expor- des droits à l'exportation tation des produits finis des produits finis et semi et semi finis finis De 33 pour cent au moins du De 33 pour cent au moins du taux normal de la taxe sur taux normal de la taxe sur la chiffre d'affaires le chiffre d'affaires Directive générale Les:augmentations fiscales ne peuvent être appliquées alors les allègements peuvent l'être. Source : Données fournies par les autorités nigériennes. c 4 Annexe 4l Production minière, 1966-69 (en tonnes métriqù,es) 1966 1967 1968 1969 Cassitérite 83,3 80,6 103,O 124,2 Argile 1 790 2 940 4 182 15 000 Gypse 925 1 588 1 45 1 300 Calcaire 22 834 30 809 29 665 28 000 Silice 2 013 1 849 2 624 1 400 Source: Rapport Annuel 1969, Direction des Mines et de la Géologie, Ministère des Travaux Publics, des Transports, des Mines et de l'Urbanisme. Annexe 42 Sociétés pixtes de commerce et de transports SONARA Société nigérienne de commercialisation de l'arachide COPRO-NIGER Société nationale de commerce et de production ONPPC Office national de produits pharmaceutiques et chimiques SONERAN Société nationale d'exploitation des ressources animales SNTU Société nationale des transports urbains SNTN Société nationale des transports nigériens Source: Information fournie par les autorités nigériennes. Société Nigérienne de Commercialisation et de Production situation financière des exert:ices 1965/66-1969/70 (Millions de fraics CFA) 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Chiffre d'affaires 2 492,0 2 488,4 1 821,8 1909,6 3 427,8 Prix de revient des ventesi 2 156,8 2 158,5 1 550,2 1,865,8 3 312,5 Bénéfice brut 335,2 329,9 271,6 43,8 115,3 Frais de vente, administratifs et généraux2 181,0 180,0 161,9 136,0 79,0 Frais financiers 97,4 100,1 127,1 123,1 103,3 Provisions pour amortissement et dépréciation 23,7 39,5 9,5 8,2 10,0 Bénéfice d'exploitation ou déficit (-) 33, 10,3 -26,9 -223,5 -77,0 Autres recettes Intérts et dividendes - - -- Commissions -- - - -- -- Indannités d'assurance et remboursements d'excédents de primes payés -- - -- -- Bénéfices exceptionnels et autres 17,2 22,6 48,1 9,4 60,2 Autres déductions -34,6 -32,1 -- - - Bénéfice net 15,7 0,8 21,2 - Capacité totale d'autofinancement9 39,4 40,3 30,7 8,2 10,0 Source : Données fournies par les autorités nigériennes. lAchats, mouvement net des stocks, frais de transport et imp5ts (directs et indirects). 2Personnel, services, fournitures et frais d'exploitation divers. 3Bénéfice net, plus provisions pour amortissement et dépréciation. Tableau comparatif des alaires minima de la main-d'oeuvre non agricole dans les pays de la BCEAO, 1963-1970 Date . Côte d'Ivoire Dahomeyl Haute-Volta Mauritantea Niger Sénégal Togo (Francs CFA l'heure) ler janvier 1963 40,00 34,00 29,00 35,20 27,00 44,00 27,50 ler janvier 1964 42,40 -- -- -- -- -- 29,70 ler janvier 1965 -- 38,08 -- -- -- -- -- ler janvier 1966 -- -- -- -- -- -- -- ler janvier 1967 -- -- -- -- -- -- 1er janvier !968 -- -- -- -- -- -- -- 1er juillet 1968 46,64 -- -- -- -- 50,60 -- 1er janvie!r 1969 46,64 38,08 29.00 40,50 27,00 50,60 29,70 ler avril 1969 -- -- -- -- -- -- -- 1er octobre 1969 -- -- -- -- 30,00 -- -- 1er dicembre 1969 -- -- 31,00 -- -- -- -- 1er janvier 1970 58,30 38,08 31,00 40,50 30,00 50,60 35,64 (Taux d'accroissemet- annuel,en pourcentage) ler janvier 1969-70 +25,00 -- +6,9 -- +11,1 -- +20,00 ler janvier 1963-70 (Taux annuel moyen) +5,6 +1,6 +1,0 +2,0 +1,5 +2,0 k3,8 Source : BCEAO, Rapport annuel. Dahoiey : le salaire minimum a été porté à 39,60 francs CFA le ler janvier 1969, soit une hausse de 4 pour cent; mais cette majora- tion ne s'applique pas aux établissements publics, sociétés d'Etat et sociétés d'iconozie mixte. 2 Mauritanie le ler janvier 1969, le salaire minimum a été fixé à 41,30 francs CFA dans la zone i et à 35,¯D francs CFA dans la zone 2. X~ CD Indice des prix à la consommation européenne à Niamey, 196%-1970 (15 novembre 1964 - 15 décembre 1964 a 100) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Sept. Sept. Sept. Sept. bars Juin Sept. Déc. Mars Juin Sept. Déc. Alimentation 102,8 107,6 117,7 116,1 111,6 123,0 122,3 119,2 118,1 126,3 122,1 128,7 Habillement 106,2 100,0 112,8 122,0 120,6 121,0 121,8 124,5 129,0 117,7 129,0 130,3 Gaz, eau et électricité 106,6 106,6 106,6 106,6 106,6 106,6 106,6 106,6 106,6 106,6 106,6 106,6 Entretien 103,4 102,1 111,9 111,0 118,3 116,9 15,8 115,2 117,4 -116,7 123,2 123,1 Dometicité 100,0 100,0 138,6 138,6 138,6 138,6 138,6 138,6 138,6 140,6 140,6 140,6 Divers 98,9 110,7 118,4 129,9 130,2 130,6 134,0 134,0 141,2 139,9 142,2 144,1 Indice général 102,2 107,7 117,9 120,7 118,8 124,2 124,7 124,9 125,2 128,2 127,6 131,2 Sources Commissariat Général au Développement, Bulletin de Statistique; et données fournies par les autorités nigériennes. Indice des prix & la eonsomatien africaine à Niamey, 1965-1970 (1er juillet 1962 - 30 juin 1963 = 100) 1965 1966 1967 1963 1969 1970 Sept. Sept. Sept. Sept. Déc. Mars Juin Sept. Déc. Mars Juin Alimentation et boissons 103,3 122,5 120,8 111,6 113,0 134,6 145,3 135,2 126,4 127,0 135,6 Habillement 100,4 103,9 106,5 102,8 108,5 108,9 103,3 107,9 110,0 113,2 112,0 EECE (électricité, eau, combustible et entretien) 110,2 107,7 118,4 113,6 113,6 113,6 120,8 121,3 127,6 112,7 127,6 Divers 113,1 113,7 113,5 113,2 117,1 118,6 114,8 120,9 122,5 123,2 126,8 Indice gênéral 105,3 116,9 117,4 110,9 113,2 126,2 131,8 127,6 123,6 124,1 130,0 Sources Commissariat Général au'Développement, Bulletin de Statistique; et données fournies par les autorités nigériennes. Annexe 47 Oprations générales de Trésorerie de l'Etat (en millions de FCFA) 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Budget de fonctionnement (net 1 056 71 938 -227 991 Recettes 8 507 8 644 9 342 9 142 10 941 Dépenses -7 451 -8 573 -8 404 -9 369 -9 950 Budget d'investissement Dépenses -888 -699 -961 -627 -936 Opérations extrabudgétaires 1/ (net) -168 -62 -124 -263 -355 Déficit global - -147 -1 .17 -300 Financement Pr8ts et dons étrangers 250 150 305 449 866 Assistance de la France 250 150 260 354 592 Divers 2/ - - 45 95 274 Ressources non-bancaires (net) -250 521 157 281 71 DépSts auprès du Trésor français -120 . 163 219 -27 34 Dép8ts auprès des organismes nigériens 56 -28. 82 -27 -83 Dép8ts effectués par les entreprises publiques et mixtes 24 41 -10 -2 - Avoirs sous forme d'obligations cautionnées de douane -45 306 -133 172 -385 Fonds de réserve - -158 156 6 - Contributions versées par la SONARA et la CSPPN - - - 250 Divers -165 197 -157 159 255 Crédit Banque centrale (net) - 219 -315 387 -637 Dép8ts publics - - -100 100 -400 Réescompte d'obligations cautionnées de douane - 219 -215 237 -237 Avances - - - 50 - Source: Données communiquées par les autorités nigériennes. 1/ Essentiellement le Fonds routier et la Caisse de retraite. 2/ Principalement des prêts émanant de la Caisse centrale de coopération économique. Annexe 48 Transactions extrabudgitaire. de 119tat, 1965/66-1969/70 Q1illions de francs CFA) 1965/66 1966/67 1967/68 1963/69 1969/70 Recettesi 143 243 373 332 253 Fonds routier -- -- - -- Fonds de retraite 103 115 '112 133 122 Loterie nationale 23 110 239 17i 114 Nusée national 12 18 15 15 10 Fonds spécial de recherche - -- 1l 5 il Piscine nationale - -- 1 1 1 Dépenses 311 305 502 595 613 Fonds routier 96 97 133 210 230 Fonds de retraite 189 95 122 157 208 Loterie nationale 15 97 225 204 104 ilusée national il 16 17 9 Fonds spécial de recherche - -- 5 7 il Piscine nationale - - 2 1 Solde -168 -62 -124 -263 -355 Fonds routier -96 -97 -133 -210 -280 Fonds de retraite -86 20 -10 -24 -86 Loterie nationale 13 13 14 -26 10 dusée national 1 2 -2 - 1 Fonds spécial de recherche -- -- 6 -2 -- Piscine nationale -- -- 1 -1 -- Source Jonnées fournies par les autorités nigériennes. ,Lon compris les contributions du budget de fonctionnement et l'aide étrangère. Annexe 49 Recettes du budget de fonctionnement de l'Etat, 1965/66-1969/70 (ijllions de francs CFA) 1965/66 1966/67 19u7/oe 196G/69 1969/70 Recettes fiscales 7 995 8 274 8 ý32 8 361 10 013 Impôts directs 2-683 3 145 3 5Ü2 3 134 3 834 Impôts sur le revenu 655 640 847 841 1 19ý Impôts du minimum fiscal et taxes sur le bétail 2.114 2 382 2 566 2 227 2 570 Autres impôts 114 123 169 66 71 Impôts indirects 4 813 4 889 4 994 4 919 5 849 Taxe sur le chiffre d'affaires 437 548 614 738 946 Impôts de consomation 534 532 622 606 748 Droits et taxes a l'i.por- tation 3.049 3 204 3 104 3 075 3 529 Droits et taxes à l'expor- tation 793 605 654 500 626 autres droits 299 240 256 30 335 Recettes diverses 325 347 449 694 849 Revenus du domaine 119 131 151 53 63 Pénalités, amendes et droits 206 216 29b 324 391 autres recettes - - - 317 395 Recettes extraordinaires 187 23 61 87 74 Total 8 507 8.644 9.342 9 142 10 941 Source . Données fournies par les autorités nigériennes. IL.cn compris les recettes sur report gestion précédente, l'aide étraiigre, les contributious ues entreprises publiques et d'iéconomie mixte et les prélève- ments sur le ïonus de n6serve. Annexe 50 Dépenses du Budget de Fonctionnement de l'Etat - 1965/66-1969/70 1/ (en millions de Francs CFA) 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 (Classement fonctionnel) Personnel 3 727 4 102 4 357 4 496 4 719 Matériaux et fournitures 2 449 3 044 1 887 2 088 2 419 Subventions et contributions 392 264 373 405 422 Dette publique 263 263 176 298 395 Intérieure (...) (...) (35) (142) (247) Extérieure) (...) (...) (141) (156) (148) Divers 620 900 1 611 2 082 1 995 Total 7 451 8 573 8 404 9 369 9 950 (classement par ministère) Intérieur 1 207 1 053 1 156 1 221 1 295 Education nationale 824 951 1 039 1 164 1 414 Défense 668 835 905 940 1 026 Santé publique 487 599 669 777 943 Economie rurale 454 643 650 763 842 Travaux publics 453 430 589 612 807 Finances 339 366 489 555 552 Affaires étrangères 320 363 346 432 471 Divers 2/ 2 699 3 333 2 561 2 905 2 600 Total 7 451 8 573 8 404 9 369 9 950 Source: Données communiquées par les autorités nigériennes. 1/ A l'exclusion des contributions versées au budget d'investissement et aux fonds spéciaux des crédits reportés, et des dépenses sur report gestion précédente concernant le réglement des déficits budgétaires antérieurs. 2/ Y compris la dette publique. Opérations générales de Trésorerie, 1965/66-1970/71 (en millions de francs CFA) 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 1/ Déficit global de trésorie - - 890 100 147 100 1 117 100 300 100 1 506 100 Financement extérieur 130 100 313 35,2 524 365,5 422 37,8 899 -299,7 1 046 69,5 Financement intérieur -130 -100 577 64,8 -377 -256,5 695 62,2 -599 -199,7 460 30,5 dont: Ressources intérieures non bancaires -130 358 40,2 -62 -42,2 308 27,6 39 18,6 295 19,6 Banque centrale - 219 24,6 -315 -214,3 387 34,6 -637 -212,3 165 10,9 Source: Données communiquées par les autorités nigériennes. 1/ Estimations de la mission Annexe 52 Situation des liquidités du Trésor pour les exercices se terminant en septembre 1965-70 (Millions de francs CFA) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Dépôts auprès du Trésor français 318 438 275 56 82 48 Dépôts auprès des agents locaux 389 333 361 279 306 389 Traites douanières 328 373 67 200 28 413 Dépôts auprès de la Banque centrale - - - 100 - 400 Total des liquidités du Trésor I 035 1 144 703 635 416 1 250 Vattation (diminution -) -521 109 -441 -68 -219 834 Source: Données fournies par les autorités nigériennes. Annexe 53 Budgets des départements, 1965/66-1969/70 (Millions de francs CFA) 1965/66 1966/67 l967/63 196&/69 l969/70 Recettes 867 904 960 953 )19 Dépenses 966 925 962 937 950 Dépenses de fonctionnement 918 826 843 844 796 Dépenses d'équipement 48 99 119 143 154 Déficit global -99 -21 -2 34 -31 Financement Subventions de l'Etat 15 10 10 10 15 Prêts et préle,mentc sur lus Lésuerves 84 :11 -8 24 16 Source Données fournies par les autorités nigériennes. Budgets des comumes, 1965/66-1969/70 (Millions de francs CFA) 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Recettes 259 235 387 367 431 Niamey 159 142 219 195 229 Naradi 56 44 73 82 88 Zinder 44 49 78 62 82 Tahoua -e - 17 28 32 Dépenses 329 330 377 370 414 liamey 215 226 215 196 212 Maradi 64 47 73 81 88 Zinder 50 57 73 63 82 Tahoua - - 16 28 3 Excédent ou déficit global' -70 -95 10 -3 17 Sources : Données fournies par les autorités nigériennes. Les déficits sont financés principalement par des emprunts et des prélève- ments sur les réserves. rITUATION FIMAgCIER DES EifRPRISu mI= æasOjet Investisements aMøultats (en millions) 1569 166 196i1c6v 969 1970 Or-li' du n6er Prta k l'4quipeent personnel, & la construetion de l~geent8 d'ha- 120 675 000 -29,8 -25,6 * 6,o * 0,6 * 0,7 * 1,2 bitation, l"ation "ente. hnque de Dvelop- pemet de la Ppu. Toutes opetion* de nature blie du Riger bancaire 460 500 000 469,5 .30,0 .57,0 .36,9 .178,0 +179,9 (L.DR.L) 8ocit4 !anire du Recherches minl&res (nota- Iger (2Cl) ment caeittrite) 57 558000 * 7,5 * 3,8 * 0,4 * 3,1 #13,5 Efci t4 r?-rienne Teutes oprations de stock~ge de C=ercialis%tion et de c~mercialisation de 30 618 000 49,3 460,9 .123,3 .29,6 298,2 de l'Archide (SO.IkA) l'arschide u 'Uger SoCi4t4 flationale de, Rulistion et Pr~tion de 1r~s "'rrr'm du Nige tou tranau public. 201 602 000 .10,8 - 1,2 -12,6 -106,9 -294,2 -2 ,o (S.N. -T.N. ) socit4 2ig4rienne de Dfvelop ent - Assainsseent C :ereicaliation et des circuits c~erclaux- 300 000 000 - . 6,9 .16,3 .32,1 .21,2 -198,1 - 16,8 da Pre,dctiæ <Cpro- Comercialisation - Achats et Riger) ventes Se4*U ratiomale des Exploitation de. transport. pbl.es Traipta Urbajn de personnes I 'intdrieur de. 27 58 000 4 0,1 * 0,2 * 0,1 * 0,1 * 0,1 (S.E.T.U.) principaux cætres ~rbino de la ~øpublique du Niger ~4e1td Iktionle des Trea- M1o~tation, Organiation, port I .&4in (S..T) Crdatioa de tous service. roter 666 6g 000 1,3 . 0,6 .21,2 * 7,1 .20,9 ov autre ~0eidt4 M sgrisom da ft- Fbeatin, vente. de tos =wlim@, rie~tions w ams matrtelo de burem~ =elet 65 835 000 . -1,2 - 0,7 413.5 s36,9 41,8 (30EFAfl) slemt ueq de mt6riel r1 ru Soeidtå ati~*s de fabrication - vte de mnt. 1 677 021 000 - - -161,3 -120,1 -138,2 Oment.i (8.3.C.) Adir UZger zploitation des transport. ariens l'intériteur de la Ró- 000 1 4 2,7 -1,6 -16,6 *26,ce publique du giger m Rim du "iger Traiteent, fabrication, tranefbr- mstion consitionemet, vte du - - . 3,06 * 5,65 - 0,6 ris %eifté de Tranformatim du Traitenent des 5ll1 et sorgho, vii-et Borgho (SOTRAmL) fabrifcatin de farines et d'a- 56 79 000 - - 4 .,3 - 13,8 .14,6 -10,9 lents p0'r enftnte ~o1itd i(ren de Fabricationso de matdriaux de, cr~ em (SM AN) onst ru.ns & base d'trgiles, de 62 000 000 - - ,9 -16, - 11,6 -13,6 ffce ' dationa es Pro. Fourniture: au" formations sanitaires duits P!.ace-utiques et de l'Etat des produit. pharmaceutiquen f"h.,qureo (r-,PPC) et chimiiue. Approvisionnement des pharmacies prlvée., creation des 62 038 000 -92,2 423,0 452,0 .41,5 .37,8 452,3 dép6ts et offices dans la République. Fabrication, conditimnment des \A produit. pharmceutiques et chimlues. Soci4td igérienne d'E- tlottation de. Reesourcem 1893 00000 - - - .1,5 . 1,2 A~ealfwe (SeaEsn) Soure : Dones fournies par lemsautorités nigdriennea . Annexe 56 Sociétà Nigérie=ne de Conmrcialisation de ltArachide situation financière pour les exercices 1965/66-1969/70 (Millions de francs CFA) 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Chiffto d'affaires 7 321,1 7 184,0 6 992,2 6 962,0 8 010,7 Prix de revient des ventesi 6.628,0 6408, 6 642,2 5 766,2 6 093,7 Bénéfice brut 693,1 776,0 350,0 1 195,8 1 917,0 Frais de vente, administratifs et généraux2 -372,6 -330,8 -336,2 -281,2 -299,9 Frais financiers -157,5 -224,3 -197,7 -156,4 -107,4 Provisions pour amortissement et dépréciation -61,2 -62,4 -57j -60,3 -67,5 benéfice 1'xpoiation 101P 158,5 -261,6 697.9 1.442.2 Autres recettes Transports (nets) - - 84,2 63,8 66,8 Intérêt et dividendes - - 11,5 4,4 18,8 Indemnités d'assurance et remboursements d'excédents de primes payés - - 5,0 3,1 3,9 Autres recettes 7,3 32,4 71,3 - - Autres éléments déductibles bventions et contributions .eçues (+), versées (-) - - +170,3 -471,0 -800,0 P'ctes exceptionnelles et autres -52 -0_8 -- -101,0 -13,3 Bénéfice avant déduction de l'impSt 93,9 190,1 100,7 197,2 718,4 Impôt sur les bénéfices -33,0 _-, _36,8 _-68 -25_1 Bénéfice net 60,9 123,3 64,5 129.2 466,8 Capacité totale d'autofinancement3 122,1 185,7 122,2 189,5 534,3 Source : Données fournies par les autorités nigériennes. 'Achats, mouvement net des stocks, commissions aux intermédiaires, impats indirects et frais de manutention, de décorticage et de transport, (y compris l'assurance). 2Personnel, voyages, études,fournitures, services, assurance-incendie, impts directs et frais d'exploitation divers. 3Bénéfice net, plus provisions pour amortissement et dépréciation. CRmmercialisation ez financement des arachides, 1965/66-1970/71 (En franc3 CFA le kilo) 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71' Prix aux producteurs 22,81 22,15 18,04 17,83 20,00 21,00 Commission des intermédiaires 1.60 1,60 1,60 1,60 1,67 1,79 Frais de la SONARA 19,32 21,37 19,37 19,12 20,81 22,51 Taxe à l'exportation 3,75 3,00 2,75 2,25 2,25 2,25 Prix de revient c.a.f. = prix plancher 47,48 48,12 41,76 40,80 44,73 47,55 Prix plafond 48,23 48,42 42,06 41,75 45,93 ... Prix garanti par la France 49,06 49,13 - - - Cours mondial 46,45 39,50 38,70 45,44 52,47 54,00 Prix d'objectif de la CEE 46,50 48,52 41,72 44,00 -- Versements de ià CEE à la CSPPN (rillicna de francs CFA) - 18,40 460,00 - - Exportations sur la France - - - - Zxportations sur d'autres pays de la CEE 0,05 8,92 3,02 - - Versements do la CSFPN à la SONARA (millionE de fr-mcs CFA) 34,00 212,05 486,54 - - Exportationssur la France - --- - Exportations sur d'autres pays 1,03 8,62 3,06 - - - Versements de la SOb ARA à la CSPPN (millions de francs CFA) 83,17 61,71 - 470,77 1.041,00 600,00 Exportations sur la France. -0,83 0,41 - - - - Exoortations sur d'autres pays - - - - Source : Données fournies par les autorités nigériennes et estimations Chiffres provisoLres Annexe 58 Q.isse de Stabilisation des Prix des Produits du Niger Septembre 1969 Septembre 1970 Actif: 1 760 696 187 1 985 740 513 dont Titre de participation 1969 #lm 22 610 000 cePf0 52 200 000 SMNARA 37 000 000 SNC 30 000 000 BDRX il 995 000 1970 NITEX 22 610 000 COPRO 97 195 000 SONARA 37 000 000 SNC 30 000 000 BDRN il 000 000 SNEPE 5 000 Source: Données fournies par les autorités nigériennes Annexe 59 Avoirs et engagements de la Banque de Développement de la République du Niger pour les exercices se terminant en septembre. 1966-70 (Nillions de francs CFA) 1966 1967 1968 1969 1970 Avoirs Encaisse 25 16 17 22 27 Banques et correspondants 115 254 352 816 656 Escomptes 856 889 1 703 1 960 1 910 Prêts à court terme 1 979 1 809 1 116 1 541 2 091 Avances à moyen et à long terme 421 533 673 1 173 1.312 Débiteurs divers 86 .78 92 135 550 Comptes d'attente et comptes divers 98 259 138 125 100 Participations 228 268 292 352 366 Autres Avoirs 110 113 111 120 Avoirs = engagements 3 918 4 219 4 494 6 244 7 135 Engagements Dépôts courants 1 473 1 857 1 782 2 407 3 327 Dép8ts à terme 267 465 459 770 834 Prêts à moyen et à long terme 696 729 942 1 494 1 462 Créditeurs divers 605 116 197 326 135 Comptes d'attente et comptes divers. 208 207 119 120 120 Capital 450 450 450 450 450 Réserves 189 338 498 630 757 Bénéfices reportés 30 57 47 47 50 Source : Banque de Développement de la République du Niger, Rapports d'Activité. e! Annexe 60 OCA - Bilans au 30 septembre 1969 et au 30 septembre 1970 (milliers de FCFA) Actif Passif 1969 1970 1969 1970 I - Liquidités 2 121,2 2 233.2 II - Comptes de chèques 49 038,5 57 407,7 II - Banques et cor- repaondants 7 598,4 13 444,8 VI - Crédits accordés à payer 438,7 - V - Effets 147,5 385,5 VII - Créditeurs divers 42 768,0 20 459,7 VI - Crédits à court Il - Comptes i échéance 40 000,0 40 000,0 terme 150 277,7 185 522,3 VII . Crédits à moyen VI - Comptes d'ordre et terme 35 926,7 102 252,9 divers 21 278,7 59 166,7 Il - Débiteurs divere 89 526,1 35 536,7 XII - Provisions 24 074,8 46 168,3 XI - Titre de parti-- XIV - Dotatione 556,4 eipation 2 273,0 100.0 XV - Capital 117 355,0 170 000,0 ZIII - Comptes douteux et litieux 13 639,5 46 168,3 IV - Effets an cir- culation - 27 000,0 VIII - Prfte à plus d'un an - 4 138,0 XVI - Bénéfice 6 000,0 - I - Comptes d'ordre et divera - 37 007,0 XI - Perte de 1'exercice - 13 414,7 301 510,1 420 203,4 301 510,1 420 203,4 Source: Rapports annuels 1969 et 1970 de l CNCA. -~ Annex* 61 CNCA .STATISTI ES DES PESTS PAR KAMREr OBJET - - Exercice 64/65 et antérie.rs 196566 1966/67 1967/6' 1968/69 106/70 p . CT CohIlectif 516 40 772 000 720 34 985 000 1310 47 902 000 41 107 000 46 373 000 134 41 939 000 T CT Indlviduel 174 4 560 000 89 3 413 000 46 3 439 000 1889000 197000 144 1963000 T u 7 0 4 8 0 w 5 N Coletif 49 10 135 000 100 3 233 000 195 8 653 000 4 286 000 2 322 000 92 28 074 000 Ar Individual 164 7 098 000 67 8 302 000 112 9 585 000 10 099 000 13 990 000 208 41 459 000 tal erCT 690 45 333 000 809 38 399 000 1356 51 342 000 42 996 000 48350000 4392000 Tota Mr 213 17 233 000 167 11 535 000 307 18 238:000 14 385 000 16 312 00o 69 533 000 Sotal 903 62 566 000 976 49 934 000 1663 69 580 000 57381000 64662 000 113455000 D 0 Egras fongcidse 2 062 o 3 846 000 5 754 000 6 385 000 20 110 000 J S~nces 21 131 000 31 850 000 33 395 000 39 613 000 26 370 000 T T Ana , de tralt 11 483 000 18 590 000 10284 000 7534 000 )66 975 000 0 1 !14vers 15252 000 15 294 000 7948 000 11 131 000 Prêtas x Sour. 29 194 910 000 28 169 825 000 10 85 621 000 0 0 0 0 tice- 13 67 773 000 7 26 347000 6 24 553 000 27 493 000 6 33 925 000 Total 42 262 683.000 35 16 172000 16 110 174 000 43 000 000 27 493 000 6 33 925 000 Avances c~ Arvoh 103 000 000 128 000 000 140 000 000 85 514 000 mercialisation (MNX,sqwATIL,Cotffi 000 000 3 000 000 ål 000 000 95 765 000 mla ej 9i ) (atteits m las 85 000 000 200 000 000 275 000 000 63 780 000 period~ pLate) DLr 0 0 3 700 000 11 480 000 ~tres Prts de agn 951 000 U.N.C.C. Aprovia1.nt 1 0606000 Prêt Mayen TasM %5000 CT: c~rt terme I : !4atre U:1t4 : 1 F CYA " Pröts & la productic. Prits dlvers: il z'agit pour la plupart de prête accordés I des indivldus an revenu stale (tontlonnaree), et done nolvablao. La invest nts tfnancs aont les suivants: puite et clturca, moto p~ee, bassins. e Prêts de eoudure: préta aux circonseriptions destinés I pailler le déficit de la rdcolte. e rsces: les chitfres représentent leg soldes débiteurs maximu dans lannée. e Comerciallsation divers: haricots vert., blé, tonates. e Les avances c:erialisation étaient accorl1es aux cooprativec jusqu'en 66/69. Ellen passant depui par l'intermådiaire do 1UNCC, et financent aumsi lag achate et les stocka do la SOTRAMIL et du RiU du lgar. Source: CCA Situatio monåtaire, 1965-1970 Q_l11 oro de francs CPA) 1965 1966 1967 1967/8 198/69 1969170 1970 Sept. Sept. Sept. Dtc. as J,in Sept. D6c. Nere Jul Sept. Dmr. irs J sl. Sept. w4c. Avoire Avoirg extérleur9 (nats) 379 102 150 -305 -1 113 -314 146 -741 -980 -35 28 599 1, 393 2 324' 2 889' 3 160' Cridit Lutörteur 5 127 5 811 6 413 8 748 9 196 8180 7 258 10 101 9 836 8 209 7 850 9 666 8 778 7 499 7 255 a395 Cr#ances sur l'Etat (nettea) (-698) (-1 005) (-936) (-388) (-1 04) (-1 03) (-876) (-397) (-1 308) (-1 279) (-421) (-399) (-1 017) (-2 041) (-1 496) (-1 652) Crianege sur la sectour privt (5 825) (6 816) (7 349) (9 136) (10 242) <0 1.13) (8. 134) (10 498) (11 144) (9 488) (8 671) (10 065) (10 7M5) (9 540) (8 711) (10 047) »roers senagements 506 5 913 6 563 8,443 8.03 7 346 7 404 9 360 8 836 8 174 8 133 10 265 10 371 9 823 10 144 11 555 Engageeente Honnate 4 674 4 549 5 195 7 360 6 400 6 21 5,566 7 244 6 715 6 161 6 120 8,538 7 738 7 303 7 117 8 830 CirculatICS3 fiduclalre (2 191) (2 516) (2 846) (4 327) < 250) (2.776) (2 625) (4 249) (3 270) (2,941) (2 867) (4.780) (4-037) (3 791) (3 422) (4 866) Dpts i Tue (2 483) (2 033) (2 349) (3 033) (3 150) (3 245) (2 941) (2 995) (3 445) (3 220) (3 253) (3. 758) (3-701) (3 512) (3 695) (3 964) Quas-onnate 2 244 471 541 455 507 492 731 657 718 719 674 714 735 794 766 Autreo engagements (nets) 830 1 120 897 542 1 228 1 318 1 346 1 385 1 484 1 295 1 294 1 053 1 919 1.785 2 233 1 959 Sourcea : MfI. International ft mcj Statistics; *t donnkes fnurnies par les oatorités n..grlnnee. Y comprla las voIre mn DTS iquIvalant å 466 mtIlons de franc# CYA. T cmpris les dpOta des Chåques poetsux. eg 0% Avoire et engagemente des banques commeriales et de développement, 196-70 Oillions de france CFAI 196 1966 1967 1967/68 19S6/69 1969/70 1970 Sept. Sept. Sept. Dic. Nars Juin Sept. DEc. Rare Juin Sept. Die. Mars Juin Sept. Ddc. Avoirs ILservez 123 192 36 253 ,82 55 45 102 49 62 26 1:141 49 88 33 165 Avoirs exttrieurs 151 84 196 445 190 191 267 505 241 976 745 574 504 378 554 278 Criancen sur ltat 164 76 101 87 70 68 49 64 46 42 9 26 24 12 424 446 Cr&ances sur le secteur prIv& 5 497 6 442 7 062 8 835 9 984 8 946 7 924 :.0 216 10 816 9 237 8 400 9 737 10 357 9 158 8 338 9 641 Financès sur ressources propres 4 280 4 954 4851 4-666 6 779 6 598 5 804 6 889 7 715 6 681 7 341 7 218 8 110 8 130 8.206 8 247 A court term 3 771 4 239 4 016 3 743 5 867 5 634 4 681 5 384 5 981 4 931 5 506 5 296 6 129 6 123 6 117 ... A moyen taegn 262 319 287 335 328 274 335 376 387 417 487 568 623 644 688 A long term 247 376 54 588 584 690 788 1 129 1 147 1.334 1.348 1 354 1 351 1 363 1 401 ... Ytinncs par resccpte 1 217 1 488 2 211 4 169 3 205 2 348 2 120 3 327 3 101 2 556 1 059 2 519 2 247 ,1 02 132 1 324 A court ternu 1 055 1 200 1 860 3 815 2 882 2 024 1 799 3 039 2 858 2 360 908 2 411 ? 130 837 74 ... A moyen tarme 162 288 351 354 323 324 321 288 243 196 151 1Il 117 191 58 ... Avoirs - engagements 5 935 6 794 7 395 9 620 10 326 9 260 8 285 Io 887 11 152 10-317 9 180 10 478 10 934 9 636 9 349 10 530 Eagement* DépSr.Ivue 2 073 1 681 1 99 2 686 2 806 2 792 2 561 2 586 3 030 2 789 2 831 3 352 3 254 3 067 3 185 3 552 Dépats à terme 2 244 471 541 455 507 492 731 657 718 719 t74 714 735 794 766 Dip:.s de l'Etat 632 767 1 052 828 821 864 379 1 045 1 111 1 180 1 034 1 137 1 243 1 253 1 258 1 127 Engagenta extérieurs 990 1 496 790 904 1 318 1 416 1 356 1 826 1 758 1 762 2 247 1 E15 2 037 2 179 2 250 2 199 Crédit de la Banque Centrale 1 217 1 488 2 210 4 169 3 204 2 347 1 9M2 3 327 3 .01 2 556 1 059 2 519 2 247 1 028 132 1 394 Autres engagemnte (nets) 1 021 1 118 878 492 1 222 1 334 1015 1 372 1 495 1 312 1 290 L.c51 1 439 1 374 1 730 1 492 Source : yxI, International imancial Statistice; et donnies fournies par les autorités nigériennes. Répart*tion du crédit bancaire à court et moyen terme par princiïa secteur %conomiques, pour les exercices se terminant en septembre -70 (Millions de francs CFA) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Crédit à court terme Production agricole et peche il 12 23 60 77 87 Industrie 134 372 443 336 390 992 Bâtiment et travaux publics 646 589 699 921 825 843 Import-export2 1 258 1 621 1 355 1-237 1,411 1 760 Transnort et services publics 277 337 302 305 335 405 Diversà 2 081 2 377 3 033 3 326 2 734 1.976 Total 4 407 5 308 5.855 6 185 5 772 6.063 Crédit à moyen terme Industuie 71 99 92 97 177 135 B-timent et travaux publics 197 280 261 213 155 221 Transport et services publics -- 15 51 48 34 96 Divers 39 148 110 -122 87 59 Total 307 542 514 480 453 511 Source : Données fournies par les autorités nigériennes. 'Seulement les crédits enregistrés à la Centrale des Risques du Piger. Non compris les crédits octroyés pour la commercialisation des arachides et d'autres exportations de produits agricoles. 3Y compris les crédits octroyés pour la commercialisation des arachides et d'autres exportations de produits agricoles. Avoirs et engagements de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest, 1965-70 (Millions de francs CFA) 1M5 1966 17 1967/68 1968/69 196{170 1970 sept. SeWt. s,t. bDe. Mar. Juin set. Dc. Y.r. Juin Sept. me. Mar. ju." s.pt. rcW Avoir@ Avoire extérieure 1227 1517 751 263 666 1,074 998 655 545 874 1.795 1870 3.245 4 256 466% 5200 Devine@ (1 042) (1 301) (504) (16) (419) (827) (720) (377) (267) (3%) (1 448) (1 488) (2-397) (3 408) (3.848) (4 163) FM1 (185) (216) (247) (247) (247) (247) (278) (273) (278) (278) (347) (382) (88Ý (848) (848 (1 037)Ý Créances sur l'Et,- 2 3 222 679 217 179 S 743 146 140 293 i17 8 9 I 1 Cr4ances sur Ies banques (réescomptes) 1 417 1.488 2 210 4152 3,202 2,359 2.120 3 327 3.101 2.556 . L059 2.520 2,247 1028 132 1 394 A court terme (1 254) (1 200) (1 860) (3 798) (2 81) (2 024) (1 799) (3.039) (2.858) (2 360) (908) (2,412) (2.130) (855) (74) (...) A moyen ter.e (163) (288) (350) (354) (321) (335) (321) (288) (243) (1%) (151) (108) (117) (173) (58) (...) Avoir& - engagments 2 646 3 008 3,183 5 094 41085 3,612 3 126 ,4 722 3 810 3.370 3.147 5 207 5 50 5 293 4 829 6 59 Engagements Mante centrale 2 324 2 7U 2 883 4 612 3-336 2 827 2 670 4 364 3 304 2 983 2 897 4 925 4 107 3 830 3.456 5 032 dont : Circulation fiduciaire hoa banques (2 191) (2 516) (2 846) (4 227) (3 250) (2 772) (2 625) (4 249) (3 270) (2 941) (2 867) (4 780) (4 037) (3 791) (3 422) (4 866) Dépate des Etate 314 295 273 373 597 622 342 24 494 460 240 252 813 872 760 978 dont 1 Billets et aDALO détenus par le Trésor (313) (294) (267) . (367) (428) (413) (237) (.21) (484) (353) (237) (251) (454) (419) (343) (...) Engaaeents extérieurs 8 2 7 109 152 162 109 74 8 124 10 30 19 131 111 u9 Autres engagements (nets) - - 18 - - 1 5 - 4 3 - - 459 460 502 466 Sources a PMI, International Financial Statiatice; et données fournie& per lac autorités nIgrienne. IT compris lÏc avoire an DTS équivalant à 466 millions de francs CFA. d! zructure aes taux winteret pratiques par les banques, aecemore Lyru (pourcentage annuel) Intérgt prélevé sur les prits Crédit à court terme Crédit admis au réescompte de la BCEAO D:ns les limites des Au-dessus des plafonds plafonds individuels individuels approuvés par al prouvés par la BCEAD la BCEAD Crédit aux entreprises prioritaires et aux organismes officiels de commercialisation des récoltes 4,50-5,25 9,00 Crédit sur nantissement 5,00-6,00 9,00 Autres crédits 5,50-6,50 9,00 Crédit non admis au réescompte de la BCEA ontant inférieur à 5 millions de franco CFA 6,00-8,00 ]ntant supérieur à 5 millions de francs CFA 9,00 Crédit à moyen terme Crédit admis au réescompte de la BCEAO Crédit aux entreprises 'prioritaires et financement d'opérations mobilières d'utilité sociale 5,25-5,75 Crédit commercial et industriel à la production 5,25-6,00 Autres prÎts immobiliers.- 7,00-7,50 Crédit non admis au réescompte de la BCEAO 8,00-8,50 Intérêt payé sur les dép8ts du secteur privé Dép6ts à vue 0-2,50 Dépôts à terme 200,001 francs CFA à 5 millions de francs CFA 3,50 Au-dessus de 5 millions de francs CFA -4,50 Dépôts d'épargne 3,25 Source : Données fournies par les autorités nigériennen. 1Outre les taux d'intérêt indiqués, une commission 0,25 pour cent) est perçue sur les crédits à moyen terme admis au réescompte de la BCEAO, à l'excepti-Dn de veux garantis par l'Etat. mf Commerce extérieur contrôlé, 1965-70 (Millions de francs CFA) Premier semestre 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 Exportations (f.o.b.) 6.250 3 574 8 530 7 125 6 250 3 552 4 390 Arachides 3 060 5.330 5 951 4 513 3 721 2 286 2 549 Huile d'arachide 283 661 531 330 191 59 169 .Coton 262 500 361 393 297 164 84 Bétail 807 735 709 779 771 389 655 Cuirs et peaux 142 115 89 87 172 54 75 DiveÏs 1 696 1 233 929 1.023 1.098 600 853 Importations (c.a.f.) 9.300 il 115 11 352 10 237 12 570 5 972 6 701 Tissus et vetements 2,806 2 609 3 261 2 169 2 540 1 048 1 389 Alimentation, boissons et tabac 1 275 1 456 1 524 1 151 1 383 592 710 Produits pétroliers 1.537 913 632 497 507 218 307 Matériel de transport 1.348 1 159 1 678 1 862 1 368 674 992 Divers .2,334 4 973 4 257 4 558 6 772 3 440 3,303 Biens de consommation (2 463) (2 771) (2 981) (2 395) (2 609) (1 151) (...) Produits semi-fiuis (4 493) (5 208) (5 448) (4 441) (5 355) (2 432) (...) Biens d'équipement (2 295) (2 835) (2 537) (3 148) (4 606) (2 302) (...) Balance commerciale -3 050 -2 541 -2 772 -3. 112 -6 320 -2 420 -2.311 Source : Commissariat Général au Développement, Bulletin de Statistique. Rêpartition géographique du commerce extérieur contrôlé, 1965-69 (Pourcentage) Exportations Importations 1965 1966 1967 1963 1969 1965 1966 1967 1968 1969 France 56,2 54,9 75,9 63,1 62,7 53,2 51,6 48,1 47,4 48,7 Communauté économique européenne (France exceptée) 2,1 12,4 0,7 13,2 4,3 11,2 9,8 11,5 11,9 13,4 1igéria 25,4 17,4 16,2 14,9 16,1 1,7 1,5 2,2 2,5 2,0 Union Douanière des Etats de l'Afrique de l'Ouest (UDEAO) 5,8 5,8 4,2 6,2 -,7 9,1 8,3 10,9 10,7 9,7 dont: Côte d'Ivoire (1,7) (1,9) (1,4) (1,8) (3,3) (4,6) (4,3) (5,9) (6,2) (4,5) Sénégal (0,7) (0,1) (0,1) (0,2) (0,2) (3,3) (3,5) (3,6) (3,3) (4,1) Dahomey (1,8) (2,1) (2,0) (2,6) (3,1) (1,1) (0,7) (0,9) (0,4) (0,5) Etats-Unis 0,7 0,4 0,3 0,3 1,3 3,5 3,8 5,4 7,2 5,1 Royaume-Uni 1,5 1,3 -- 0,1 0,4 3,0 3,4 2,1 2,3 1,8 Ghana 1,0 1,6 1,2 1,0 2,4 ... 0,8 0,8 0,5 Japon 0,2 ... 0,5 0,1 1,2 ... . ... ... Chine continentale ... ... ... 4,8 3,5 5,9 4,2 2,8 Venezuela ... ... ... 0,9 2,9 1,9 1,0 0,5 Autres pays 7,1 6,2 1,0 1,1 2,4 12,6 14,7 11,2 12,0 15,5 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Source : Comissariat Général au Développement, Lulletin de Statistique. eC Annexe 69 Balance des Paiements (en millions de francs CFA) 1968 19691/ 19702/ Biens (net) -4288 -8 200 -6 700 Exportations, f.o.b.Y 8 517 7 500 10 300 Importations, f.o.b._/ -12.806 -15 700 -17 000 Services (net) -2,802 -3 000 -3 100 Transports et assurances (net) -735 -900 -1 000 Revenu des investissements (net) -223 -200 -200 Déplacements (net) -318 -200 -200 Transactions de l'Etat (net) -1 526 -1 700 -1 700 Balance des biens et services -7 090 -11 200 -9 800 Transferts sans contrepartie (net) 5 961 ... ... Privés (net) 28 ... ... Publics (net) 5 933 ... ... Capital non monétaire (net) 2 338 ... ... Privé (net) 1 558 ... ... Public (net) 780 ... ... Erreurs et omissions (net) 1 381 ... ... Mouvements de capitaux (augmntation -) 172 -1 339 -2 561 Banque centrale -437 -1,259 -3 241 Actif (-392) (-1 .215) -3 330 Passif (-45) (-44) (89) Autres banques 609 -80 680 Actif (-432) (-69) (296) Passif (1 041) (-11) (384) Y Y compris les estimations relatives aux transactions non comprises dans les statistiques, officielles. Estimations établies par la mission. Sources: Balance des Paiements du Niger Année 1968: BCEAO. Annexe 70 AIDE EXTERIEURE Subventions et prêts en cours * 1967 1968 1969 1970 1971 Organism.s de 1%ssaeet I I---r-- 31 dée. 31 dfc. 30 luin 31 dé.. 31 mars 30 juin 30 sept. 31 déc. 31 mars 30 juin Millions de francs c.f.a. B.I.R.D. (accords. .. - - - - - - - - Prêts versés . . . - - - - - - en cours . . . - - - - - - - - A.I.D. accordés... 370 1 881 1 881 2 116 2 116 2 278 2 278 2278 Crédits de versés . . . 116 272 407 564 613 873 .1 016 1 180 développemnt en cours . . . 115 272 407 564 613 873 1 016 1 180 S.F.I. Participations accordés. . . - - - - - - - et prêts versés . . . . - - - - - - - - en cours... - - - - - - - - B.E.I. accordés... - - - - - - - - Prêts versés . . . . - - - - - - - - en cours... - - - - - - - - F.E.D. Subventions engagements 12 714 13 336 13 905 16 875 . 16951 paiements .. 6 160 7 418 7 861 9503 . 10 146 accordés. . . - - - - - Prêts versés . . . . - - . - - - - en cours . . . - - - - - - U.S. - A.I.D. Subventions engagements paiements .. acordés . . . 790 753 753 Prêts versés . . . . 86 96 . en cours . . . 86 96 KREDITANSTALT acordés . .. 741 926 926 1 366 1 366 1 366 1 366 1 366 Prêts versés . . . . 310 584 707 969 994 1 020 1 045 1 060 en cours . . . 310 584 707 969 994 '1 020 1 045 1 060 F.A.C. (a) Subventions engagements 10 308 11 784 12 581 12921 13 416 13 508 14 129 paiements . . 7 894 9090 9 844 10 706 11 088 11 641 11 993 accordés. . . 594 666 741 741 741 741 841 Prêts versés . . . . 311 475 571 635 635 666 741 en cours... 311 475 571 610 610 610 660 C.C.C.E. Avances consenties (b) Secteur public . . . . . . . . . 1 985 2822 3808 4 608 . 4799 . 5 155 dont - Etat 1356 1 446 1450 1 544 . 1522 . 1 495 - Collect. pubi. secondaires 50 44 41 38 . 35 . 32 - Banques de développement 438 770 1 098 1 172 . 1 237 . 1 314 - Autres Stés partic. publiques 141 562 1 219 1 854 . 2 005 . 2 314 Entreprises privées . . . . . . - - - - - - - * Montants cumuls depuis l'origine. (ai Conventions de financement. (b) Ooérations localisées par la C.C.C.E. Source: BCQ. Dette publique extérieure (millions de francs CFA) Taux Période Remboursements due Montant d'intérêt de Encours 197U/71 197172 1972/73 initial (pour cent) remboursement fin 1970 Principal Intérêt Principal intrt Principal Intérêt Prsts contractuels Caisse Centrale de Coopération Economique (CCCE) 2 226,6 1,0-3,5 1958-2002 2 019,6 54,7 42,6 55,1 41,2 65,1 39,8 Trésor français 62,9 3,0-6,5 1913-1984 25,8 2,4 0Ó,9 2,4 0,8 2,5 0,7 Fonde d'Aide et de Coopération 741,0 2,0 1%9-1993 660,1 53,9 10,1 53,9 10,2 59,9 10,2 Kreditanstalt fUr Wiederaufbau 1 208,0 2,0 1971-1994 1 057,0 24,5 20,9 49,1 22,8 49,1 22,5 Agence Américaine pour le Développement International (AID) 844,8 0,75-2,5 1976-2007 844,8 - 7,0 - 7,0 - 7,0 Association Internationale de Développement (IDA) 2 099,8 0,75 1975-2018 2 099,8 9,51 12,7' 15,8 Total 7 183,1 6 707,1 145,02 81,5 173,22 82,0 192,92 80,2 Cridits-fourniseurs France 141,6 7,5 1968-1973 85,8 16,8' . 14,91 ... 7,11 Allemagne 377,5 5,0 1%7-1973 61,5 68,7. 65,71 ... 62:71 Royaume-Uni 174,8 9,5 1970-1975 157,3 35,,0'01 .. 35,01 . Etats-Unis 16,7 6,0 1%8-1973 9,0 3,9. 3,9. 1,31 Total 710,6 313,6 124,4' ... 119,5 ... 106,1. Total général 7 893,7 7 020,7 269,42 81,5' 297,22 82,0' 299,02 80,2' Prits garantis par l'Etat France 3 808,3 2,5-5,0 1960-1984 3 253,8- 170,5 153,8 336,0 156,9 345,2 144,1 dont s Caisse Centrale de Coopération Economique (CCCE) (3 106,8) (2,5-5,0) (1%0-1984) (2 562,6) (160,2) (110,0) (201,6) (110,8) (211,8) (104,5) Allemagne 151,0 3,0 1965-1980 125,9 12,5 3,9 12,5 3,5 12,5 3,1 Etats-Unis 10,0 - 1970-1973 7,5 2,5 - 2,5 - 2,5 - Total 3 969,3 3 387,2 185,5 157,7 .351,0 160,4 360,2 147,2 Source : Données fournies par les autorités nigériennes. iL'intért est corpris dans le principal. 2Y compris certains versements au titre de l'intérêt. Non compris certains versements au titre de l'intérêt. Annexe 72 Programme d'investissement public (1965-1968J) Programmation Réalisation Taux de Réalisation 1965-1968 1965-1968 1965-1968 (1) (2) (2) / (1) = (3) en % (Million FCFA) (Million FCFA) Etudes générales 2 071 598 28,8 Promotion et infrastructure adm. 2 379 782 32,8 Ihoeignement h 290 2 280 53,l Santé 1 036 492 47,4 Urbanisme h 252 921 21,6 Communication 7 919 3 041 38,h Energie 902 89 9,8 Hydraulique 7 083 3 648 51,6 Agriculture 1 861 1 062 57,0 Elevage 1 322 796 60,2 Forêt 342 153 44,7 Pêche 72 0 0 TOTAL 33 514 13 862 41,3 Source: Commissariat Général au Développement : Rapport partiel d'exécution du plan. Annexe 73 Dépenses de développement (1960-1969) Engagements Versements Solde 1960 à 1969 69b, _19 au 30/9/69 E 7. Facteurs de production .) Mise en valeur des ressources naturelles 14 301 1 014 1 861 1 548 1 315 2 949 2,2 'ont - élevage 3 305 131 312 104 83 222 2,7. - génie rural 2 621 203 369 620 484 362 0,7 - puits et adductions d'eau 3 303 370 398 273 362 1 446 4,0 b) Infrastructure des communications 14 190 925 883 1 235 1 993 4 756 2,4 dont grands axes routiers 12 600 789 809 973 1 849 4 601 2,5 c) Infrastructure sociale 9 316 1 039 1 116 711 787 3 259 h,1 dont - enseignement 6 278 890 860 474 509 1 802 3,6 - santé 2 240 71 86 111 110 1 209 11,0 Il. Infrastructure aaminilstrative 2 305 95 120 79 88 212 2,4 III. Matériel do production 2 365 133 294 323 399 703 2,3 IV. Etudes générales 308 - 12 14 16 24 1,5 Total général 42 793 3 206 > 286 3 910 4 598 11 895 2,6 1) Ratio E Crédits non déboursés Versements (1969) Source: Commissariat général au développement Annexe 74 Financement des dépenses de développement 1959-1969 (on pourcentage) total total 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 59-66 1967 1968 1969 66-69 Ressources du Niger Budget national 33 21 14 16 10 6 13 9 14 17 7 8 10 Fonde routier 4 6 3 4 4 4 3 1 3 1 2 4 3 Collectivités locales 6 10 8 3 6 5 8 9 7 2 (1) (1) (1) Assistance étrangère 3 1 2 Divers Prts d 'origine ,intérietre Total 43 37 25. 23 20 15 24 19 214 20 12 13 35 Assistance française Subventions FAC 18 46 19 28 41 43 31 29 33 30 32 31 Subventions diverses 57 45 8 21 19 12 2 1 18 - 1 - 1 Prête h h 3 Total 57 63 54 41 47 53 45 32 47 33 35 36 34 Assistance européenne - - 19 27 20 22 24 44 22 33 19 24 25 US AID - - 2 9 12 6 h 2 5 3 4 5 h Assistance d'origines diverses - - - - 1 h 3 h 2 l 30 22 21 Total général 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 Source s Commissariat général au développement Annexe 75 Programme d'investissement public et financement, 1970/71-1973/74 (on Ellionz de Irancs uZA) 1970/71 1971/72 1972/73 1973/74 Total Transports et communications 4 669L8 9 425 28 962 Ponts et chaussées 3 518 5 841 5 948 7 877 23 184 Divers 1 173 1 154 1 903 1 548 5 778 Développement rural 17161 546 7 138 Agriculture 407 303 318 182 1 210 Elevage 497 501 447 99 1 544 Exploitation forestière 151 336 et p8cheries 4 5 17 3 Travaux d'irrigation et divers 729 761 1 366 1 193 4 o49 Enseignement 1043 622 3430 Santé publique 6L16 1 899 Energie et mines 8- - 104 Divers 2186 51528 5098 Total 1062 12 1U6 47 631 Financement d'origine intérieure -. 1 184 24 83 Fonds national d'investissement 1441 967 810 734 3 952 Divers 358 217 156 120 851 d'origine étrangère 8 il 494 1l 262 W 828 Communauté économique européenne (essentiellement par l'intermédiaire 3 016 2 757 3 055 .4 312 13 140 du F:) Groupe de la Banque mondiale 1 666 1 686 2 105 1 452 6 908 France (essentiellement par l'intermédiaire du FAC) 2 127 1 556 1 522 1 300 6 507 Canada (CiDA) 341 796 726 700 2 563 Organisation des Nations Unies et institutions spécialisées 659 429 333 164 1 585 Italie 234 458 439 - 1 131 ALlemagne, République fédérale dl 416 360 - 299 - 1 075 Etats-Unis (AID) 117 306 189 300 912 Banque africaine de développement o 152 32 - 324 Montants non ventilés et divers 137 2 719 2 794 3 034 8 683 Source: Commissariat général au développement, Programmation 1971-1974: Investissements publica Les totaux ne correspondent pas toujours aux montants inscrits dans la colonne car les chiffres ont été arrondie. Organisation commune Dahomey-Niger des cheins de fer et des transports, taux de subvention, 1967/68-1970/71 (en francs CFA par tonne-kilomètre) 1969/70 1969/70 jusqu'au à partir du 1967/68 1968/69 8 janvier 1970 8 janvier 1970 1970/71 Ouest! Est et ouest!/ Est et ouestl/ Est et ouest&/ Est et ouestY Est et Centre Centre Centre Centre Centre Subventions versées par tonne/kla Pool - entrées, chargé 6,oo 5,65 6,00 5,65 6,oo 5,65 6,60 6,21 6,60 6,21 Pool - entrées, vide 6,oo 5,65 6,oo 5,65 6,oo 5,65 6,60 6,21 6,60 6,21 Pool - sorties, chargé 6,oo 5,65 6,oo 5,65 6,00 5,65 6,60 6,21 6,60 6,21 Pool - entrées, vide 6,oo 5,65 6,oo 5,65 6,oo 5,65 6,60 6,21 6,60 6,21 - 5 francs CFA par camion vide pour le secteur du Niger occidental vers le Niger oriental et central. y 5,50 francs CFA par camion vide pour le secteur du Niger occidental vers le Niger oriental et central. Source: Autorités nigériennes. Organisation commne D!t!Z-Niger des chemin de fer et des tranfporte (OMI) Trafic et résultats financiers, 196069 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Trafie (on milliers de vopag«u) Wharf bo'mroy 5 4 5 3 4 - - - - - Chemins de fer 1 224 946 1 405 1 513 1 459 1 439 1 295 1 185 1 o4 1, OU (en milliers de tonnes) ba.rf mrch=au±a. 302 275 268 292 273 30 - - ·- - Chemin de fer 174 507 894 945 252 126 164 220 206 225 Lignes camions en provenance et à destination du Niger 80 89 101 95 78 79 108 151 133 138 dont: exportatl1n (...) (...) (...) (27) (24) (21) (31) (78) (63) (48) Rsultate financiers (en Miiom de fraoe CFA) Résultats d'azploitatui2/ -265 -230 -21 _ -364 -12 k -135 9 Vhrf/ 25 32 56 83 32 -67 - - - Chera de fer -161 -80 81 77 -126 -167 -12k k -135 9 opération Rirende11l -158 -182 -157 -171 -225 -130 -3 - 3f3- y - * AJea~me' 29 - -5 -10 - - - - Subvmtion per9ues 265 230 116 80 223 m -4 Stat nigérien 133 115 58 kO 70 135 -!L/ - - - Etat dahoméen 133 115 58 4o 153 125 - 3k 3k 34 Résultat, mabventions oaries - - 38 59 -96 -104 -124 38 -101 43 Au 30 avril 1965, le vharf de Cotonou a été fermé, le port de Cotonou ayant été ais en service en janvier 1965. Après amortissement partiel (principalement du matériel roulant). Le montant des dépenses est égal à celui des recettes. En janvier 1966, le Gouvernement nigérien a aboli la taxe de péréquation applicable aux marchandises expédiées au Niger occidental et a auginenté en revanche la taxe applicable à l'OCDN. Le Niger a cessé de subventionner la partie du trafic qui s'effectue au Dahomey, mais JI finance tout déficit Imputable au trafic en provenance et à destination du Niger. Sources: Organisation couune Dahomey-Niger des chemins de fer et des transporte, Bilana au 31 décembre 1964, 1965 et 1967: Ministère des travaux publics, des transports, des mines et de l'urbanisme, Direction des transports, 19p-orts annuels, 1966 et 1967. ARACHIDE - T ibleau 1 Evolution des revenus du Gouvernement au cours des campagnes 1971-72 a L978-79 dans 1thypothèse d'un prix au producteur le 23 F.CFA par kg d'ara- chide décortiquée - (qua&t.ité en milliers da tonnes d'arachide décortiquee) 1971/72 1972/73 1973/74 197/75 1975/76 1976/77 1977/78 1978/79 1- Production 127,7 150,5 173,2 196,o 210,0 220,0 225,A 230,0 2- Autoconsommation 41,0 42,0 43,1 44,3 45,5 46,7 48,0 49,5 3- Disponible pour ventes (1-2) 86,7 108,5 130,1 151,7 1614,5 173,3 177,0 180,5 4- Ihtrées du Nigéria 40,o 30,0 20,0 1o,0 - - - 5- Zxportations 1(3 + 4) 126,7 138,5 150,1 161,7 1614,5 173,3 177,0 180,5 6- Cours mondial CAF ports européens (F.CFA/Kg) 60,0 60,0 56,6 53,3 50,0 48,6 47,2 47,2 7- Prix de revient CAF porte européens (F.CFA/Kg) 49,6 50,0 50,5 51,0 51,0 5l,5 Si,5 52,O 8- Bénéfices (ou pertes) de, la SONARA (millions F.CFA) 1318,2 1385,0 923,4 371,9 (164,o) (502,6) (761,1) (866,4) 9- Bénéfices (ou pertes) de la CSPPN (millions F.CFA) 1054,4 1108,0 738,7 297,5 (164,0) (502,6) (761,1) (866,4) 10- Fiscalité (millions F.CFA) 458,7 501,2 543,4 585,2 595,A 627,1 640,5 653,2 11- Revenus globaux du Gouvernement (CSPPN + fiscalité) 1513,1 1609,2 1282,1 882,7 431.,0 124,5 120,6 213,2 1 &a incluant les exportations sous forme d'huile d'arach-i.de Source: Estimations de la mission ARACHIDE - Tableau lo 2 Evolution des revenns du Gouveritment au cours des campagnes 1971-72 à 1978-7, dans lIVrpothèse d'un prix au producteur de 24 F.CFA par kg dtara- chide décortiquée (quantités er milliers de tonnes dtarachide décortiquée) 1971/72 1972/73 :973/74 197/75 1975/76 1976/77 1977/78 1978/79 l.-. Production 127,7 163,0 188,0 213,3 229,6 240,0 245,0 250,0 2- Autoconsommation 41,0 42,0 43,1 44,3 45,5 46,7 48,0 49,5 3- Disponible pour ventes ( 1 - 2) 86,7 121,0 144,9 169,0 184,1 193,3 197,0 200,5 4- Entrées du Nigéria 40,0 30,0 20,0 10,0 - - - - 5- Exportations 126,7 151,0 164,9 179,0 184,1 193,3 197,0 200,5 6- Cours mondial CAF ports 60,0 60 européens (F.CFA/Kg) ,o 56,6 53,3 50,0 48,6 47,2 47,2 7- Prix de revient CAF ports européens (F.CFA/Kg) 50,6 51,0 51,5 52,0 52,0 52,5 52,5 53,0 8- Bénéfices (ou pertes) de la SONARA (millions F.CFA) 1191,0 1359,0 841,0 232,7 (368,2) (753,8) (1044.1) (1162,9) 9- Bénéfices (ou pertes) de la CSPPN (millions F.CFA) 952,8 1087,2 672,8 186,1 (368,2) (753,8) (1044,1) (1162,9) 10-- Fiscalité (millions F.CFA) 458,7 546,5 593,5 651,4 666,3 699,6 712,9 729,2 11- Revenus globaux du Gouvernement (millions F.CFA) 1411,5 1633,7 1266,3 837,5 298,1 54,2 331,2 433,7 è Eh incluant les exportations sous forme d9huile d'arachide. kD Source: Etimations de la Mission Annexe 78 page 3 Notes explicatives des tableaux 1 et 2 Tableau 1 1. Production: Nous avons supposé que la production augmentera linéaire- ment entre 1971/72 et 197/75 pour atteindre un niveau comparable à celui de la campagne 1966/67. L'augmentation de production sera rapide jusqu'en 1974/75, car il s'agira de rétablir un niveau de production qui avait été atteint précédeament. Toutefois, cette augmentation ne sera possible que dans la mesure où le paysan disposera de semences sélectionnées en quantité suffi- sante. Le taux d'accroissement de la production après 197h/75 se réduira progressivoient pour tenir compte de la diminution des surfaces de terre dis- ponibles pour l'arachide. L'augmentation de production après 1974/75 devrait essentiellement provenir de ltamélioration de la productivité. 2. Autoconsommation: Nous avons supposé qu'elle croît parallèlement à la population, soit à 2,f pour cent par an. 3. Disponible pour ventes: C'est la différence entre production et auto- consommation. 4. Entrées du Nigéria: Nous avons supposé que les entrées d'arachide en provenance du Nigéria diminueront progressivement pour s'annuler en 1975/76 par suite de l'amélioration de la situation au Nigéria. 6. Gours mondial: Estimations provisoires. 7. Prix de revient CAF: Défini à partir du prix de revient actuel et en prévoyant une légere augmentation dérivant de l'accroissement des frais de frêt. 9. Bénéfices (ou pertes) de la CSPPN: On supposera que 80 pour cent des bénéfices de la SONARA seront versés à la CSPPN. Cette dernière supportera en totalité les pertes subies par la SONARA. 10. Fiscalité: En admettant que la fiscalité par tonne d'arachide décor- tiquée soit maintenue à son niveau actuel de 3.619 francs CFA. Tableau 2 1. Production: Nous avons supposé que la production d'arachide corres- pondant à un prix au producteur de 2h francs CFA/kg sera 10 pour cent plus élevée que celle correspondant à un prix au producteur de 23 francs CFA/kg. Annaxe 'f8 page ARACHIDE - Tableau 3 SITUATION DE LA CSPPN (calcul basé sur les projections des tableaux 1 et 2) (millions F.CFA) Recettes et dépenses de Avoirs cumulés en fin dgannée l 'arns'e Profits et pertes de commercialisation Hypothèse A Hypothèse B yothse A Hypothèse B 2 5001/ 2 500 2 500 2 500 1971/72 1 054 953 3 554 3 453 1972/73 1 108 1 087 4 662 h 540 1973/74 739 673 5 401 5 213 197h/75 297 186 5 698 5 399 1975/76 - 164 - 368 5 534 5 031 1976/77 - 503 - 754 5 031 h 277 1977/78 - 761 - 1 044 h 270 3 233 1978/79 - 866 - 1 163 3 40h 2 070 Hypothèse A - prix au producteur 23 F.CFA/kg Iypothèse B = prix au producteur 2h F.CFA/kg lf Estimation des avoirs de la CSPPN à fin 1971. Source: Estimation de la mission. Annexe 79 Orientation des Effectifs à la fin de l'enseignement primaire (1970-714) Catégories 1970 1971 1972 1973 1974 Disponibilités attendues 9 119 9 902 10 767 11 538 12 389 Absorbés par: - enseignement secondaire 1 300 1 380 1 460 1 510 i 620 - formation professionnelle 118 180 163 180 163 Recrutés pour emploi 1 000 1 100 1 200 1 300 1 400 Total 2 418 2 660 2 823 3 020 3 183 non absorbés 6 701 7 242 7 9U1 8 518 9 206 l/ effectifs au ler janvier de la classe terminale de l'enseignement primaire Source: Commissariat Général au Développement. Direction de la Promotion Humaine. Annexe 80 Orientation des effectifs à la fin du ler cycle de l'enseignement secondaire (1970-74) Catégories 1970 1971 1972 1973 1974 Disponibilités attendues 627 665 895 1 175 1 052 Dont : - lycées et CEM 485 564 783 1 110 987 - lycées techniques 50 45 65 65 65 - enseignement normal 92 56 47 - - disponibilités antérieures 100 109 111 317 759 disponibilités totales 727 774 1 006 1 429 1 811 Absorbés par : formation professionnelle 348 373 354 363 359 enseignement 20 cycle 245 260 300 330 310 recrutés pour emploi 25 30 35 40 45 TOTAL 618 663 689 733 714 non absorbés- 109 111 317 759 1 097 2/ effectifs au ler janvier à la fin du ler cycle de l'enseignement secondaire. Source Commissariat Général au Développement, Direction de la Promotion Humaine. Puissance installée et production d'énergie électrique, 1966-1970 Puissance inatallée Production (en kw) (et milliees de kw/h) 1966 1967 1968 1969 1970 1966 1967 1968 1969 1970 :.famey 9 200 9 200 10 800 10 800 12 400 19 209 21 084 24 566 28 50 33 505 Zinder 720 720 720 720 970 3..675 1 919 1 964 1 986 2 031 Maradi 550 550 840 840 1, 090 1657 1 701 2 129 2 206 2.390 Agades 200 200 200 200 200 342 385 4e4 477 545 Tahoua 55 112 112 270 270L 30 125 268 323 Total 10 725 10 782 12 672 12 830 14 930 22 964 25 179 29 2Z8 33 457 38 794 Soutce : Données fournies par les autorités nigériennes. IChiffres provisoires. Co
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Niger - Economic position and prospects of Niger : main report : Situation et perspective economiques du Niger : rapport principal
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Pre-2003 Economic or Sector Report
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Нигер
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