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Algeria - Pilot Forestry and Watershed Management Project : Algérienne - Projet Pilote de Développement Forestier et D'Aménagement de Bassins Versants

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Document de la Banque mondiale A USAGE OFFICIEL Rapport No. 19315 RAPPORT D'ACHEVEMENT REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE PROJET PILOTE DE DEVELOPPEMENT FORESTIER ET D'AMENAGEMENT DE BASSINS VERSANTS (Prêt 3487 - AL) 30 juin 1999 FILE COPY Groupe du Développement rural, de l'Eau et de l'Environnement Région Moyen-Orient et Afrique du Nord Le présent document fait l'objet d'une diffusion restreinte. Il ne peut être utilisé par ses destinataires que dans Pexercice de leurs fonctions officielles et sa teneur ne peut être divulguée sans l'autorisation de la Banque mondiale TAUX DE CHANGE Unité monétaire = Dinar algérien (DZD) Taux de change à l'évaluation (mars 1992) 1,00 $EU = 22,50 DZD Taux de change officiels (DZD par $EU)' Année Moyenne annuelle 1992 21,836 DZD 1993 23,345 DZD 1994 35,059 DZD 1995 47,663 DZD 1996 54,753 DZD 1997 57,707 DZD 1998 58,739 DZD POIDS ET MESURES Système métrique EXERCICE BUDGETAIRE DE L'EMPRUNTEUR l janvier - 31 décembre ABREVIATIONS ET ACRONYMES ANF Agence nationale des forêts2 ANN Agence nationale de la conservation de la nature BNEDER Bureau national d'études pour le développement rural BNEF Bureau national d'études forestières CGP Cellule de gestion du projet DGF Direction générale des forêts FAO/PC Programme de coopération FAO/Banque mondiale FEM Fonds pour l'environnement mondial INRF Institut national de recherches forestières ONTF Office national des travaux forestiers ORDF Office régional de développement forestier RA Rapport d'achèvement S&E Suivi & Evaluation Vice-Président: Kemal Dervis Directeur du Département Maghreb: Christian Delvoie Directeur du Groupe: Doris Koehn Cadre: Idah Pswarayi-Riddihough Note : Dévaluation annuelle moyenne de 16,5 % du taux de change. 2 Actuellement Direction générale des forêts (DGF) RAPPORT D'ACHEVEMENT REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE PROJET PILOTE DE DEVELOPPEMENT FORESTIER ET D'AMENAGEMENT DE BASSINS VERSANTS (PRET 3487-AL) TABLE DES MATIERES No. de Page Préface Résumé de l'Evaluation PARTIE I: Evaluation de l'exécution du projet .................................................................... A. Exposé et évaluation des objectifs......................................................................................... 1 B. Réalisation des objectifs du projet......................................................................................... 3 C. Principaux facteurs ayant affecté le projet............................................................................. 6 D. Pérennité du projet................................................................................................................. 7 E. Performance de la Banque ..................................................................................................... 8 F. Performance de l'Emprunteur................................................................................................ 8 G. Evaluation des résultats ......................................................................................................... 9 H. Exploitation future................................................................................................................. 9 I. Principaux enseignements tirés............................................................................................. 9 PARTIE I : Tableaux statistiques .......................................................................................... Tableau I. Résumé des évaluations........................................................................................... 11 Tableau 2. Prêts/Crédits apparentés à la Banque ...................................................................... 12 Tableau 3. Calendrier du projet................................................................................................. 13 Tableau 4. Décaissements du prêt : Cumulés, estimés et réels ................................................. 13 Tableau 5. Indicateurs clés de l'exécution du projet ................................................................ 14 Tableau 6i. Indicateurs clés de l'exploitation du projet.............................................................. 15 Tableau 7. Etudes incluses dans le projet.................................................................................. 15 Tableau 8a. Coûts du projet........................................................................................................ 16 Tableau 8b. Financement du projet ............................................................................................ 17 Tableau 9. Coûts et avantages économiques ............................................................................. 17 Tableau 10. Statut des clauses juridiques................................................................................... 18 Tableau 1 1. Conformité aux directives du M anuel des Opérations .......................................... 19 Tableau 12. Ressources de la Banque Personnel ..................................................................... 19 Tableau 13. Ressources de la Banque M issions....................................................................... 20 Appendices : A. Aide-mémoire de la mission.................................................................................................. 21 B. Analyse économique.............................................................................................................. 27 C. Contribution de l'Emprunteur au RA .................................................................................... 31 CARTE BIRD 22755R RAPPORT D'ACHEVEMENT REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE PROJET PILOTE DE DEVELOPPEMENT FORESTIER ET D'AMENAGEMENT DE BASSINS VERSANTS (Prêt 3487-AL) PREFACE Ceci constitue le Rapport d'achèvement (RA) pour le Projet pilote de développement forestier et d'aménagement de bassins versants qui a fait l'objet du Prêt 3487-AL d'un montant de 25 millions de dollars des Etats-Unis au Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire. Le prêt a été approuvé le 11 juin 1992 et est entré en vigueur le 17 mars 1993. Le prêt a été clôturé, comme prévu, le 31 décembre 1998. Au 25 mars 1999, le total des décaissements atteignait 11,3 millions de dollars EU. Une annulation d'un montant de 6 millions de dollars EU est intervenue en novembre 1996 et une autre annulation d'un montant de 2,19 millions de dollars EU en août 1998. Le recouvrement de l'avance au compte spécial n'ayant pas encore été effectué, le montant total des annulations ne peut être avancé avec précision. Le RA a été préparé par Mme Idah Pswarayi-Riddihough, MNSRE, et M. Christian Lauwers, FAO-CP. Il est basé, entre autres, sur des informations contenues dans les dossiers du projet, rapports de supervision, discussions avec des représentants de la Banque mondiale et de la Direction générale des forêts (DGF), ainsi que sur la base de rapports préparés par des consultants locaux. La préparation du RA a commencé au cours de la dernière mission de supervision/achèvement de la Banque qui s'est déroulée du 17 au 23 octobre 1998. La contribution de l'Emprunteur constitue l'Appendice C du rapport. RAPPORT D'ACHEVEMENT REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE PROJET PILOTE DE DEVELOPPEMENT FORESTIER ET D'AMENAGEMENT DE BASSINS VERSANTS (Prêt 3487-AL) Résumé de l'Evaluation Introduction La présente section évalue le Projet pilote de développement forestier et d'aménagement de bassins versants en Algérie. Le projet avait été conçu en tant qu'opération pilote dans l'optique de préparer et tester des activités appelées à être reproduites, sur une base durable, dans le cadre d'un programme national de gestion des ressources naturelles. Les activités retenues, identifiées comme prioritaires, devaient être réalisées dans le contexte d'une stratégie sectorielle à développer dans le cadre du projet. Les opérations de prêt de la Banque mondiale au secteur agricole de l'Algérie ont commencé en 1975 ; toutefois, et jusqu'au moment de la préparation du présent projet, aucune opération n'avait été axée sur le secteur forestier. De manière plus spécifique, la Banque a apporté son appui au secteur agricole dans le cadre de divers projets, dont le Projet Irrigation du Cheliff, Prêt 2809-AL ; Projet Ingénierie de l'Irrigation, Prêt 2978-AL ; Projet Irrigation de la Mitidja, Prêt 3076-AL ; Projet Crédit Agricole, Prêt 3009-AL; Projet Pilote Recherche et Vulgarisation, Prêt 3216-AL ; Projet d'Urgence de Lutte Anti-acridienne, Prêt 3017-AL ; et actuellement le Projet Emploi Rural, Prêt 4143-AL. A l'exception du Projet Emploi Rural qui est en cours, tous les autres projets ont été achevés et leurs résultats ont dans l'ensemble été jugés insatisfaisants. La performance du Projet Emploi Rural est par contre jugée satisfaisante. Objectifs et composantes du projet Objectifs du projet. L'objectif du projet était de renforcer les institutions du secteur forestier de l'Algérie et, dans le cadre d'activités pilotes, de développer les bases stratégiques et techniques permettant d'inclure celles de ces composantes qui s'avéreraient satisfaisantes dans un programme national de gestion des ressources naturelles. Plus précisément, le projet a visé à : (a) apporter une assistance au Gouvernement pour l'élaboration d'une stratégie sectorielle ; (b) établir l'inventaire quantitatif du patrimoine forestier ; (c) mettre au point et tester des techniques peu onéreuses, en prenant en compte les aspects institutionnels et sociaux, pour améliorer la gestion des ressources forestières et en accroître la productivité en bois commercialisable et en fourrage ; (d) mettre au point et tester des techniques peu onéreuses, en prenant en compte les aspects institutionnels et sociaux, pour accroître la productivité de l'agriculture de montagne et réduire l'érosion des bassins versants, en veillant particulièrement à réduire l'envasement des retenues hydrauliques ; (e) renforcer la capacité de l'Algérie à gérer son programme de protection de la nature ; et (f) renforcer la planification, les politiques et les institutions dans le domaine de la protection des forêts, des bassins versants et de la nature, grâce à un programme de formation et à une assistance technique. Composantes du projet. Le projet comportait trois composantes principales : (a) Elaboration d'une stratégie pour les secteurs des forêts et des bassins versants, comprenant une étude du secteur forêt-bois, la préparation de plans d'aménagement simplifiés et la préparation d'un schéma directeur d'aménagement pour les principaux bassins versants du pays ; (b) Opération pilote de développement forestier, comprenant l'aménagement d'une pépinière, une opération pilote de reboisement, une opération pilote d'exploitation forestière et des actions connexes de recherche appliquée, renforcement institutionnel, formation et assistance technique ; (c) Opération pilote d'aménagement de bassins versants, comprenant des opérations pilotes de protection et de production destinées en particulier à accroître les revenus des agriculteurs et à réduire i l'érosion. Les objectifs du projet étaient réalistes et réalisables si des complications dues à la situation difficile sur le plan de la sécurité n'étaient intervenues. Expériences au niveau de l'exécution et résultats Objectifs du projet. Globalement, les principaux objectifs de développement n'ont pas été atteints et le projet ne peut dès lors être jugé satisfaisant. Les objectifs du projet, bien qu'ambitieux puisqu'ils s'adressaient à la fois au secteur forestier et à celui des bassins versants, étaient précis et conformes au programme du Gouvernement visant à mieux protéger et gérer ses ressources naturelles. Les objectifs du projet étaient susceptibles d'être atteints, mais dans des conditions autres que celles prévalant ces dernières années, étant donné les capacités restreintes du pays sur le plan institutionnel, financier et technique. La limitation des capacités institutionnelles a encore été aggravée du fait que la composante assistance technique n'a pu être réalisée en conséquence de la situation sur le plan de la sécurité. Cette contrainte a contribué à atténuer la dynamique d'exécution du projet. En février 1996, du fait de la situation particulièrement difficile, le projet a été restructuré et l'accent a été mis sur le renforcement institutionnel. L'objectif du projet a dès lors visé à renforcer les institutions du secteur forestier de l'Algérie et, par le biais d'activités pilotes appropriées, à établir les bases stratégiques et techniques permettant d'inclure les composantes ayant donné de bons résultats dans un programme national de gestion des ressources naturelles. Par ailleurs, les fonds réservés à la composante pilote d'aménagement des bassins versants ont été réaffectés au financement d'un programme de lutte contre les incendies de forêts par le biais de : (a) la provision d'équipements et de véhicules pour la prévention et la lutte contre les incendies ; (b) la réalisation d'un programme sylvicole d'éclaircissement et de nettoyage des forêts ; et (c) la formation du personnel de la DGF aux techniques modernes de prévention et de lutte contre les incendies. Impact du. projet. Il faudra un certain temps avant que les avantages du projet ne se fassent sentir. En outre, l'impact à long terme sera influencé par le degré d'engagement de la DGF et des populations participantes à entretenir les travaux réalisés dans le cadre du projet. La DGF a pleinement conscience de l'importance attachée au maintien des investissements et de la priorité à accorder aux activités d'entretien. Etant donné les niveaux variables de succès des diverses activités du projet, son impact sera plus prononcé pour certaines activités que pour d'autres. L'impact majeur du projet se situera au niveau de la composante renforcement des institutions, en particulier par le biais de la formation reçue, achevée dans son intégralité. La pépinière réhabilitée de Guerbès, pas encore entièrement fonctionnelle, produira, une fois qu'elle aura atteint sa pleine capacité, assez de jeunes plants pour satisfaire les besoins des grandes activités de reboisement. A long terme, les activités d'aménagement de bassins versants contribueront à atténuer les effets de l'érosion. Pérennité. Dans l'ensemble, la pérennité des investissements du projet est incertaine. Le projet n'a pas atteint son objectif de développement, ni un certain nombre de ses objectifs spécifiques, et la qualité des réalisations du projet est variable. La DGF dispose d'un budget suffisant pour financer la maintenance des activités et, de ce fait, la pérennité des activités spécifiques appuyées par le projet peut être assurée si une priorité suffisante leur est accordée. Il s'agit notamment des activités suivantes : (a) la pépinière de Guerbès ; (b) l'établissement de plantations ; (c) les travaux sylvicoles ; (d) l'achat des véhicules et de l'équipement; et (e) la formation du personnel. En ce qui concerne le personnel formé, leur redéploiement et la mise en place d'un cadre incitatif ayant pour but de les maintenir dans le secteur public seront importants afin de leur permettre de partager leurs acquis. Performance de la Banque. La performance de la Banque est jugée satisfaisante au niveau de l'identification, de la préparation et de l'évaluation du projet, mais insuffisante au niveau de la supervision, du fait principalement que la situation sur le plan de la sécurité n'a pas permis à ses missions d'apporter un appui adéquat à la Cellule de gestion du projet. La nécessité d'élaborer une stratégie sectorielle et de mettre au point des techniques peu onéreuses pour mieux gérer les ressources forestières et les bassins versants avait été clairement identifiée et une attention particulière y avait été accordée. C'est dans ce cadre que le projet a prévu un investissement prioritaire dans les activités de lutte contre l'érosion et la dégradation des sols. Lors de la préparation, la Banque a tenu compte des enseignements tirés de projets agricoles et forestiers en Algérie à et dans des pays avoisinants. Elle aurait toutefois dû proposer la mise en place d'une cellule de gestion plus importante, facteur qui aurait facilité la mise en œuvre du projet. Les deux premières missions de supervision ont été organisées en Algérie, mais les suivantes, à raison d'une par an, se sont, pendant un laps de temps relativement long, déroulées en dehors du pays avec un nombre restreint de participants, ce qui a nettement limité l'appui à la cellule de gestion du projet. La Banque aurait pu faire appel à des consultants locaux pour mener à bien l'appui à la cellule. Performance de l'Emprunteur. La performance de l'Emprunteur est également jugée satisfaisante au niveau de l'identification, de la préparation et de l'évaluation, mais insuffisante au niveau de la supervision. La participation de la DGF à la préparation du projet a été adéquate et elle a organisé efficacement les missions de préparation de la Banque et du programme de coopération de la FAO. Avant que la situation sur le plan de la sécurité ne s'aggrave, l'exécution du projet s'est déroulée normalement, mais elle s'est fortement ralentie lorsque les problèmes ont commencé. Des problèmes ont également été rencontrés au niveau de la planification et de la réalisation des passations de marché, ce qui a également affecté l'exécution du projet. La lenteur des décaissements, conséquence des procédures fastidieuses imposées par la Banque algérienne de développement (BAD) a affecté l'exécution du projet en ralentissant les reconstitutions et en retardant le paiement des entrepreneurs. Toutefois, et en dépit de ces problèmes, le Ministère des Finances a veillé à ce que les fonds nécessaires soient mis à la disposition du projet. Evaluation économique. Lors de l'évaluation du projet, le taux de rentabilité économique (TRE) avait été estimé à 12 pour cent, sur la base des bénéfices résultant des activités de plantations et d'exploitation, ceux des autres activités n'étant pas aisément quantifiables. Sur la base des bénéfices dérivés d'activités similaires (plantations et exploitation), les estimations actuelles ne sont plus que de 10,6 pour cent. Ce faible TRE est à prévoir compte tenu du fait que les objectifs n'ont été que partiellement atteints. Ce TRE confirme également que la viabilité économique du projet, à en juger par les travaux achevés, est marginale. Se référer à l'Annexe B pour les hypothèses. Exploitation future et principaux enseignements tirés Exploitation future. Le budget de la DGF est suffisant pour soutenir le programme prioritaire actuel de reboisement et d'aménagement des ressources naturelles, et notamment les activités de conservation des sols et de création d'emplois. Etant donné que l'opération pilote a laissé un trop grand nombre de questions sans réponse, il est peu vraisemblable qu'il y aura un projet forestier de suivi qui reproduira les réalisations de la présente opération. En particulier, les questions liées à l'élaboration d'une stratégie sectorielle, à la préparation de plans d'aménagement forestier, et à la mise au point de techniques visant à réduire les coûts des plantations demeurent en suspens. Le Projet Emploi Rural peut toutefois être considéré comme la suite du Projet pilote de développement forestier et d'aménagement de bassins versants, en ce sens qu'un grand nombre de ses activités ont été conçues avec un objectif similaire, c'est-à-dire d'assurer une meilleure protection et gestion des ressources naturelles en Algérie, en particulier de son patrimoine forestier et de ses bassins versants. Le Projet Emploi Rural s'est aussi inspiré des leçons tirées du projet pilote afin de rationaliser ses opérations et sa performance est jugée satisfaisante. Il est vraisemblable que ce projet sera suivi d'une autre opération. Principaux enseignements tirés. Au vu de la relative faiblesse de la capacité institutionnelle de l'Algérie, accentuée à l'heure actuelle par les difficultés à attirer des experts internationaux, il est important de concevoir des projets relativement simples et d'une gestion facile. • La réalisation d'un projet dépend de consultations régulières entre la cellule de gestion du projet, la Banque, le secteur privé, et les populations bénéficiaires. En particulier, il est très important, lorsque l'assistance technique est limitée, d'organiser des missions plus consistantes pour assurer l'assistance requise. Cette technique s'est avérée efficace, comme le démontre le Projet Emploi Rural. iii " La cellule de gestion doit, dès le départ, être bien pourvue en personnel de manière à disposer de l'éventail requis de compétences pour apporter son appui à l'exécution du projet. L'échec des tentatives de recrutement de l'économiste et de remplacement du personnel sortant, a fortement réduit l'efficacité de la cellule. " Dans un pays où la participation étrangère est difficile à attirer, la conception et la portée du projet doivent être ajustées en conséquence. La forte dépendance du projet à la participation extérieure a entravé son exécution quand la situation sur le plan de la sécurité s'est détériorée et qu'il est devenu encore plus difficile d'attirer la participation étrangère. Par conséquence, de nombreux appels d'offres n'ont pas reçu de soumissions. • La formation du personnel de la cellule de gestion en passation des marchés de fournitures et services doit être assurée et la Banque doit veiller à ce qu'elle ait lieu avant l'entrée en vigueur du prêt en assurant une formation plus poussée que celle qui fait généralemenm l'objet des séminaires de démarrage. " En ce qui concerne les activités menées sur les terres communales ou privées qui bénéficient directement aux populations locales, la participation de ces dernières doit être activement sollicitée et encouragée dans toutes les phases des activités du projet (de l'identification de ces activités, à leur exécution, suivi et évaluation). Cette contribution renforce le sens d'appropriation, essentiel pour motiver les usagers et les amener à bien gérer et bien entretenir les travaux et de ce fait assurer leur pérennité. iv RAPPORT D'ACHEVEMENT REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE PROJET PILOTE DE DEVELOPPEMENT FORESTIER ET D'AMENAGEMENT DE BASSINS VERSANTS (Prêt 3487-AL) PARTIE I: EVALUATION DE L'EXECUTION DU PROJET ANTECEDENTS 1. A la fin des années 80, l'Algérie s'est trouvée confrontée à de graves problèmes d'érosion des sols et de dégradation des terres qui, à terme, devaient entamer son potentiel productif et aggraver les problèmes de pénurie d'eau. La croissance démographique rapide des dernières décennies ainsi que les défrichements et les feux de forêts ont entraîné une diminution régulière de la superficie boisée, une progression du maquis, et une expansion de l'agriculture dans des zones marginales, en montagne comme en zone aride. Dans les bassins versants, cultures et surpâturage se sont conjugués pour faire disparaître le couvert végétal et entraîner une intense érosion. Il n'est donc pas étonnant que la productivité des terres des bassins versants ait commencé à diminuer, que la sédimentation ait d'ores et déjà raccourci sensiblement la durée de vie utile des barrages et que l'eau., qui est rare, ait été gaspillée en ruissellement au lieu d'être utilisée pour l'irrigation ou la recharge la nappe phréatique. Des actions devaient être prises afin d'éviter que la superficie et la qualité du couvert forestier de l'Algérie ne se détériorent davantage. Ces ressources représentent une contribution potentiellement importante à l'économie et permettent de réaliser une épargne au niveau des devises consacrées à l'importation de produits ligneux. 2. Dans les années 80, le Gouvernement et la Banque ont commencé à débattre des moyens de résoudre les problèmes du secteur. Le Projet pilote de développement forestier et d'aménagement de bassins versants, qui a fait suite aux discussions, a été évalué en 1990. Etant donné que les programmes mis en œuvre à l'époque ne se révélaient pas efficaces et qu'ils étaient trop onéreux pour être reproduits à une échelle susceptible d'avoir un impact visible, il a été décidé de lancer une opération pilote. Les développements politiques de 1991 ont été à l'origine de retards dans l'instruction du projet et une mission de la Banque en février-mars 1992 a mis la dernière main à la conception du projet pilote A. EXPOSE ET EVALUATION DES OBJECTIFS 3. Objectifs du projet. Le principal objectif du projet était d'élaborer un programme d'action à long terme pour mieux protéger et gérer les ressources naturelles de l'Algérie, notamment ses forêts, bassins versants et aires protégées. Le projet consistait en une opération pilote visant à mettre au point et à tester, sur une base durable, des composantes à inclure dans un programme national de gestion des ressources naturelles. Les objectifs immédiats étaient les suivants : (a) apporter une assistance au Gouvernement pour l'élaboration d'une stratégie sectorielle ; (b) établir l'inventaire quantitatif du patrimoine forestier, rechercher les facteurs responsables des faibles volumes exploités pour la commercialisation, et identifier les contraintes qui empêchent les forêts de contribuer davantage à l'économie nationale ; (c) mettre au point et tester des techniques peu onéreuses, en prenant en compte les aspects institutionnels et sociaux, pour améliorer la gestion des ressources forestières et en accroître la productivité en bois commercialisable et en fourrage ; (d) mettre au point et tester des techniques peu onéreuses, en prenant en compte les aspects institutionnels et sociaux, pour accroître la productivité de l'agriculture de montagne et réduire l'érosion des bassins versants, en veillant particulièrement à réduire l'envasement des retenues hydrauliques ; (e) renforcer la capacité de l'Algérie à gérer son programme de protection de la nature ; et (f) renforcer la planification, les politiques et les 1 institutions dans le domaine de la protection des forêts, des bassins versants et de la nature, grâce à un programme de formation et à une assistance technique. 4. Composantes du projet. Pour réaliser ses objectifs, le projet, qui devait être mis en œuvre sur une période de cinq ans, comprenait les composantes suivantes : • Elaboration d'une stratégie pour les secteurs des forêts et des bassins versants : (1) une étude du secteur forêt-bois, y compris une estimation des ressources commercialisables disponibles et une analyse des raisons de la faible demande en bois locaux alors que la demande globale de bois est très élevée ; (ii) la préparation de plans d'aménagement simplifiés pour 60.000 ha de plantations d'essences à croissance rapide et pour 15.000 ha de forêts d'essences mélangées et de maquis ; et (iii) la préparation d'un schéma directeur d'aménagement pour les principaux bassins versants du pays ; • Opération pilote de développement forestier : (i) opération pilote de reboisement de 4.300 ha dans le but d'augmenter les taux de croissance et de survie des plants et de réduire les coûts unitaires grâce à l'introduction de techniques améliorées ; la pépinière de Guerbès serait réaménagée pour produire quelque 2 millions de plants améliorés par an ; (ii) opération pilote d'exploitation de 1.000 ha environ de peuplements d'eucalyptus d'âges différents sous des conditions variables afin de déterminer s'il est possible de réduire les coûts d'exploitation ; et (iii) activités connexes de recherche-développement, de renforcement institutionnel, de formation et d'assistance technique à l'appui des composantes plantations et exploitation ; • Opérations pilote d'aménagement de bassins versants : deux zones ont été retenues pour des opérations pilotes de protection et de production, destinées à accroître les revenus des agriculteurs et réduire l'érosion; parmi les actions prévues figuraient une analyse des problèmes, la mise au point et l'adoption de techniques adaptées et moins onéreuses, la vulgarisation agricole, les investissements dans les exploitations agricoles, la création d'infrastructures sociales, la construction d'ouvrages appropriés pour contrôler le ruissellement et réduire l'érosion dans les ravines, et des actions connexes de recherche- développement, renforcement institutionnel, et formation et assistance technique ; • Protection de la nature : (i) appui à l'unité de recherche de l'Institut national de recherches forestières (INRF) responsable des zones protégées ; et (i) actions de formation en cours d'emploi, bourses d'études et matériel ; et • Activités d'appui : (i) renforcement de l'Agence nationale des forêts (actuellement Direction générale des forêts - DGF) pour la gestion et le suivi-évaluation du projet par la fourniture d'équipement, formation, et assistance technique ; (ii) renforcement de l'INRF pour améliorer la programmation de la recherche et la diffusion des résultats de la recherche ; et (iii) dotation en matériel, principalement en véhicules et pièces détachées, pour la DGF. 5. Coûts du projet. Au moment de l'évaluation, le coût total du projet, imprévus compris, avait été estimé à 995 millions de DZD (37,5 millions de $EU), dont 19 millions de $EU (51 pour cent des coûts du projet) en devises. Le financement comprenait un prêt de la Banque de 25 millions de $EU et une contribution de l'Etat de 12,5 millions de $EU, dont 6,8 millions de $EU en taxes et droits de douane. Le prêt devait financer environ 80 pour cent des coûts totaux, hors taxes et droits, ou 100 pour cent de la composante en devises et environ 33 pour cent des coûts locaux. Ce pourcentage élevé de financement s'expliquait par la contribution exceptionnelle du projet à la protection de l'environnement, à la participation des populations locales et à la valorisation des ressources humaines. 6. Evaluation des objectifs. Les objectifs du projet, bien que relativement ambitieux puisqu'ils s'adressaient à la fois au secteur forestier et à celui des bassins versants, étaient précis et conformes au programme du Gouvernement visant à mieux protéger et gérer ses ressources naturelles. Les objectifs du projet étaient susceptibles d'être atteints, mais dans des conditions autres que celles prévalant ces dernières années, malgré les capacités restreintes du pays sur le plan institutionnel, financier et technique du fait de 2 l'intégration au projet d'une importante composante de formation et assistance technique. Les problèmes associés à la situation sur le plan de la sécurité n'avaient pas été prévus et ont remis en cause l'exécution du projet. 7. En février 1996, le projet a été restructuré afin de mettre davantage l'accent sur le renforcement institutionnel. L'objectif du projet a été réorienté et l'accent a été mis sur le renforcement des institutions du secteur forestier de l'Algérie et, par le biais d'activités pilotes appropriées, sur l'établissement des bases stratégiques et techniques permettant d'inclure les composantes ayant donné de bons résultats dans un programme national de gestion des ressources naturelles. Par ailleurs, des fonds ont été réaffectés de la composante pilote d'aménagement des bassins versants à un programme de lutte contre les incendies de forêt par le biais de : (a) la provision d'équipements et véhicules pour la prévention et la lutte contre les incendies ; (b) la réalisation d'un programme sylvicole d'éclaircissement et de nettoyage des forêts ; et (c) la formation du personnel de la DGF aux techniques modernes de prévention et de lutte contre les incendies. Au moment de la restructuration en 1996, les montants du prêt destinés aux composantes stratégie du secteur forestier et gestion des bassins versants ont été annulés. 8. Evaluation des risques. Le Rapport d'évaluation du projet avait identifié quatre domaines de risques potentiels. Le premier était lié au climat économique et politique dans lequel allait se dérouler l'exécution du projet alors que l'Algérie passait d'un type d'économie centralisée à une économie plus décentralisée axée sur le marché. Tenant compte de l'adhésion résolue manifestée par le Gouvernement au programme de réforme globale i l'époque, ce risque avait été jugé mineur. Le deuxième risque avait trait à la nouvelle organisation du secteur, où le Gouvernement avait remplacé la Direction des forêts par l'ANF (devenue la DGF) et les Offices régionaux de développement forestier (ORDF). Cette question a été clarifiée dans la lettre d'intention soumise par le Gouvernement en préalable aux négociations. Le troisième domaine de risque était lié à la qualité des études. Ce risque a été minimisé par l'emploi de consultants. Avant la détérioration de la situation sur le plan de la sécurité, le recrutement des consultants s'est effectué de manière ponctuelle. Le risque associé à l'impossibilité pour l'équipe d'assistance technique de se rendre en Algérie par suite de la détérioration des conditions de sécurité n'avait pas été prévu et du fait de la forte dépendance du projet vis-à- vis de l'assistance technique internationale, sa mise en œuvre en a été affectée. Le quatrième risque était lié à la faible:sse du dispositif de suivi-évaluation. Un effort particulier avait été fait en faveur de l'assistance technique dans le but de mitiger ce problème, et sans la problématique de l'assistance technique, cet effort se serait averé adéquat. B. REALISATION DES OBJECTIFS DU PROJET 9. Généralités. Le projet n'a pas atteint son objectif central visant à « élaborer un programme à long terme pour mieux protéger et gérer les ressources naturelles de l'Algérie ». Les principaux objectifs immédiats du projet n'ont pas été atteints non plus, les composantes visant à préparer des plans d'aménagement en vue de l'établissement d'un inventaire quantitatif et de la gestion des ressources forestières, à mettre au point et tester des techniques peu onéreuses, à renforcer la planification et les politiques dans le domaine de la protection des forêts, des bassins versants et de la nature n'ont pas été réalisées, et ceci principalement du fait de la situation en matière de sécurité. Le projet a néanmoins eu d'importants résultats en terme de développement institutionnel, notamment grâce à la formation dont les objectifs initiaux ont été surpassés. 10. L'exécution du projet peut être divisée en quatre phases distinctes: (a) le lancement du projet, qui s'est déroulé sans problème, les consultants se rendant en Algérie conformément au calendrier arrêté et apportant un soutien effectif à la Cellule de gestion du projet; 3 (b) à partir de 1994, les conditions de sécurité ont commencé à se détériorer, les visites des consultants ont été suspendues ; et la cadence d'exécution s'est ralentie. L'espoir a néanmoins persisté de voir la situation s'améliorer et l'exécution du projet reprendre à la cadence initiale ; (c) la période de 1996 et 1997, lorsque pratiquement plus aucune activité n'a été réalisée à l'exception de la formation ; et (d) 1998, lorsque la cadence d'exécution a augmenté mais trop tard pour atteindre un pourcentage appréciable des objectifs recherchés. il. Elaboration d'une stratégie pour les secteurs des forêts et des bassins versants. Les trois études incluses dans cette composante n'ont pas été réalisées du fait principalement de la situation sur le plan de la sécurité, qui n'a pas permis aux consultants de venir en Algérie. 12. Opération pilote de développement forestier. Les principales activités de foresterie comprenaient la réhabilitation d'une pépinière, des opérations pilotes de plantation, des opérations pilotes d'exploitation, des activités connexes de recherche-développement et le programme sylvicole, la dernière composante ayant été introduite en 1996 lorsque le prêt a été restructuré. • La pépinière de Guerbès a été partiellement réhabilitée ; une partie du matériel qui se trouve sur place doit encore être installée pour permettre d'atteindre la pleine production soit 2 millions de plants par an tel qu'envisagé lors de la préparation du projet. La pépinière a produit 300.000 plants en 1998. Un avantage supplémentaire de la pépinière est qu'elle est • parvenue à réduire de deux mois le temps nécessaire pour produire des plants dont la qualité semble satisfaisante. Les coûts réels impliqués dans la réhabilitation de la pépinière ont dépassé de quelque 40 pour cent l'estimation établie au moment de l'évaluation. Cet écart s'explique par le fait que le matériel destiné à la pépinière a été importé sur une période de six ans (1992-1998), période au cours de laquelle la dévaluation annuelle moyenne du taux de change a atteint 16,5 pour cent. • Sur les 4.300 ha de plantations envisagées à l'évaluation, 307 ha seulement avaient été plantés à l'achèvement du projet et une superficie additionnelle de 200 ha devait être plantée au cours de la saison des pluies de 1998/99. La faible proportion des plantations réalisées s'explique en partie par le fait que les tracteurs à chenille équipés d'un râteau défricheur nécessaires pour l'enlèvement des souches et racines n'ont pas été livrés à temps et aussi par le fait que la pépinière n'a pas été en mesure de fournir la quantité anticipée de plants. La DGF prévoit de terminer la plantation. La qualité des plantations établies dans le cadre du projet semble prometteuse. Les dépenses réelles n'ont atteint que 25 pour cent des estimations établies à l'évaluation. Ceci n'est pas surprenant étant donné que 7 pour cent seulement des estimations de l'évaluation ont été établies. • L'opération pilote d'exploitation n'a pas été mise en œuvre pour des raisons de sécurité qui n'ont pas permis à l'assistance technique requise de participer à sa réalisation. Certains équipements ont néanmoins été achetés et des activités de formation ont été organisées pour un coût total de moins de 2 pour cent de l'estimation établie à l'évaluation. • Un programme de recherche appliquée avait été prévu en appui aux composantes plantation et exploitation. Le programme devait être confié à l'INRF et réalisé dans les stations de recherche de Guerbès, Jijel, Tizi Ouzou et Bainem. Le personnel de l'INRF a bénéficié d'une formation extérieure de 16 mois et demi et du matériel a été acheté pour les stations de Guerbès et Bainem. Un nombre limité d'essais ont été effectués à ces deux stations et, dans l'ensemble, l'impact est limité. Les coûts réels n'atteignent pas 10 pour cent de l'estimation établie à l'évaluation. Une fois de plus le faible niveau d'utilisation des fonds est la conséquence de la réalisation limitée des objectifs visés. • Les départements responsables de la DGF pour les travaux dans les Wilayates de Skikda et El Tarf ont partiellement été renforcés grâce à la formation des effectifs et à l'acquisition de 4 véhicules et d'équipements. Les coûts réels s'élèvent à plus de 60 pour cent de l'estimation établie à l'évaluation. Cette activité a absorbé un montant important de devises (devises qui ont enregistré une dévaluation annuelle moyenne de 15,5 pour cent entre l'évaluation et la dernière année de l'exécution du projet) pour l'achat de véhicules, d'équipement ainsi que pour la formation à l'étranger. De ce fait et compte tenu de l'accent accordé à la formation dans l'objectif de développement arrêté lors de la restructuration du projet en 1996, il n'est pas étonnant que les coûts aient été de loin supérieurs aux estimations initiales. 13. Aménagement des bassins versants. Du fait de la situation sur le plan de la sécurité, la part du prêt consacrée au financement de cette composante a été annulée en 1996, au moment de la restructuration du projet. Les départements de la DGF à El Chlef et Tissemsilt ont toutefois été renforcés (formation, véhicules et équipement) à un coût d'environ 35 pour cent de l'estimation établie à l'évaluation. Le budget d'investissement local continue actuellement à financer les travaux de protection du bassin versant de Bougued fine (reboisement, stabilisation et développement des ravines, plantations d'arbres fruitiers, entretien des routes, etc.) ; les collectivités locales et leurs représentants sont étroitement associés à ces travaux. 14. Traitement sylvicole. Cette composante a été ajoutée lors de la restructuration pour financer un programme de prévention contre les incendies de forêt. Vingt-quatre véhicules et de l'équipement ont été fournis, 10 forestiers ont suivi une formation extérieure de 14 mois et les travaux sylvicoles ont été réalisés sur 56 pour oent de la superficie prévue. La composante a eu des impacts positifs, en particulier grâce à une réduction des risques d'incendie, à une productivité accrue des plantations, aux créations d'emploi et donc aux revenus que les populations locales désavantagées ont pu en tirer et a permis aux entrepreneurs privés de concurrencer les entreprises publiques pour l'octroi des chantiers publics. Les coûts totaux du programme se sont élevés à 6,4 millions de $EU, soit 32 pour cent de l'estimation. La faible utilisation des fonds traduit le faible niveau de réalisation des objectifs visés. 15. Protection de la nature. La formation a été la seule activité de protection de la nature réalisée au cours du projet. La sous-composante recherche-développement a été abandonnée. Les coûts réels s'élèvent néanmoins à 65 pour cent de l'estimation établie à l'évaluation. Il y a lieu de noter qu'un appui important aux activités de protection de la nature a été assuré dans le cadre d'un projet financé par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et administré par la Banque mondiale (Projet du Parc National d'El-Kala) dont l'exécution incombe à l'Agence nationale de la conservation de la nature (ANN). 16. Activités d'appui. Cette composante est la seule à avoir été entièrement exécutée. Le projet a fait l'acquisition de 97 véhicules tout terrain et de 56 véhicules légers, dont un grand nombre ont été distribués aux diverses Wilayas. Le projet a mis à la disposition du siège de la DGF neuf véhicules légers et un véhicule tout terrain ; l'INRF a été doté d'un véhicule léger et de quatre véhicules tout terrain. Les quatre véhicules tout terrain ont été répartis entre les stations de recherche de Guerbès et Ténès. Le projet a également doté les sièges de la DGF, de l'INRF, et des Offices régionaux d'El Tarf, Skikda, El Chlef et Tissemsilt d'équipements de bureau. La composante formation et assistance technique a été sous-traitée à la FAO. La formation extérieure a totalisé 142,5 personnes/mois soit 102 pour cent de l'estimation établie à l'évaluation et 100 pour cent de l'estimation révisée ; l'assistance technique a totalisé 10 personnes/mois soit 13 pour cent de l'estimation établie à l'évaluation et 100 pour cent de l'estimation révisée. Les coûts totaux s'élèvent à 7,1 millions de $EU soit 168 pour cent de l'estimation établie à l'évaluation. Cette augmentation s'explique par les importants dépassements de coûts enregistrés dans chacune des trois sous-composantes, conséquence des écarts au niveau des estimations établies à l'évaluation et celles établies au cours de l'exécution du projet. L'appui apporté par cette composante a contribué de manière importante au renforcement des capacités de la DGF et de l'INRF et a été apprécié à sa juste valeur par ces organismes. Les véhicules ont été particulièrement importants pour les activités de la DGF et de l'INRF étant donné, qu'au moment du démarrage du projet, il y avait une pénurie de véhicules en bon état de fonctionnement. La formation et l'assistance technique ont également été bien accueillies puisque, à l'époque, les opportunités de formation étaient limitées pour le personnel. 5 17. Coûts du projet. Les coûts totaux du projet s'élèvent à 20,4 millions de $EU ou 55 pour cent des estimations établies à l'évaluation. L'écart se situe principalement au niveau de l'annulation de deux composantes, Elaboration d'une stratégie sectorielle et Aménagement des bassins versants, ainsi que de la réalisation partielle d'une troisième composante, Opérations pilotes de foresterie. Par ailleurs, une nouvelle composante, Traitement sylvicole, introduite au moment de la restructuration du projet et la composante Activités d'appui ont largement excédé l'estimation établie lors de l'évaluation. 18. Suivi et évaluation. Compte tenu de l'approche pilote du projet, les activités de suivi et d'évaluation devaient revêtir une importance particulière. Elles étaient considérées comme une fonction essentielle de la Cellule de gestion du projet qui aurait dû bénéficier de l'assistance de consultants internationaux. La situation sur le plan de la sécurité a rendu le suivi et l'évaluation très difficiles ; l'enquête de base sur l'environnement social, économique et écologique des zones où les principales composantes devaient être mises en œuvre, n'a pas été terminée et il s'est avéré difficile de réunir les données nécessaires pour assurer le suivi du projet. Il n'a dès lors pas été possible de tester des techniques visant à réduire les coûts unitaires des plantations et de l'exploitation comme cela avait été envisagé lors de l'évaluation. Des rapports de progrès ont toutefois été préparés deux fois l'an par la Cellule de gestion du projet. Ces rapports ont fourni une information utile sur les progrès enregistrés par le projet aux missions de supervision, qui pour la plupart n'ont pas été en mesure de se rendre en Algérie ou sur les sites du projet. 19. Evaluation économique. Lors de l'évaluation du projet, le taux de rentabilité économique (TRE) avait été estimé à 12 pour cent, sur la base des bénéfices résultant des activités de plantations et d'exploitation, ceux des autres activités n'étant pas aisément quantifiables. Sur la base des bénéfices dérivés d'activités similaires (plantations et exploitation), les estimations actuelles ne sont plus que de 10,6 pour cent. Ce faible TRE s'explique par la réalisation partielle des objectifs du projet. Ce TRE confirme également que la viabilité économique du projet, à en juger par les travaux achevés, est marginale. C. PRINCIPAUX FACTEURS AYANT AFFECTE LE PROJET 20. Facteurs généralement hors du contrôle de l'Etat. Le principal facteur ayant affecté le projet, a été la détérioration de la situation sur le plan de la sécurité qui s'est produite vers la fin de l'année 1993. Cette détérioration a gravement limité les possibilités de mission en Algérie de l'assistance technique de même que celles de la Banque et des autres agences internationales. Il avait été anticipé que des consultants internationaux apporteraient leur appui à la DGF au niveau de la préparation de diverses études et à celui de l'exécution et du suivi des opérations pilotes de foresterie et des activités d'aménagement des bassins versants. L'absence d'assistance technique a eu pour conséquence que le renforcement des capacités n'a pu s'opérer que partiellement et que la cadence d'exécution du projet a été ralentie, entraînant l'annulation de certaines composantes lors de la restructuration du projet en 1996. La situation sur le plan de la sécurité semble également avoir contribué à rendre le processus d'appels d'offres moins attrayant pour les entreprises étrangères. 21. Facteurs généralement sous contrôle de l'Etat. Les facteurs suivants, liés aux procédures administratives fastidieuses de l'Algénie, ont été identifiés : (a) procédures absorbantes pour l'instruction des passations de marché ; (b) lenteur des procédures de décaissement de la Banque algérienne de développement et difficultés à obtenir les approbations nécessaires auprès du système bancaire national ; (c) retards à régler les créditeurs et réglementation inadéquate en matière de change affectant à la fois les entrepreneurs locaux et étrangers ; (d) pénurie généralisée de devises ce qui, notamment au début du projet, n'a pas permis aux fournisseurs d'importer de l'équipement en provenance de l'étranger ; et (e) lenteur de la BAD à transmettre les états financiers à la CGP, ce qui a encore accentué la difficulté à gérer de manière efficace le compte spécial et le compte de prêt. Un grand nombre de ces facteurs constituent toujours des sujets de préoccupation pour d'autres projets en cours et il y a lieu d'y apporter une solution. En dépit de ces problèmes, le Ministère des Finances a pu mettre les fonds nécessaires à la disposition du projet. 6 22. Facteurs généralement sous contrôle de l'agence d'exécution. L'échec de la DGF à recruter un économiste pour assister le responsable de la CGP, a entravé la bonne exécution du projet. De manière générale, il y a eu un manque de personnel adéquatement formé pour assurer l'exécution du projet. L'apport de l'économiste aurait été important, notamment au niveau des passations de marché, de la préparation des rapports d'activité, et du suivi-évaluation du projet. D. PERENNITE DU PROJET 23. Dans l'ensemble, la pérennité des investissements du projet est jugée incertaine. Le projet n'a atteint ni son principal objectif de développement - que ce soit la version initiale ou la version modifiée - ni ses principaux objectifs immédiats. Pour ceux qui ont été atteints, le niveau de qualité des réalisations est variable. La DGF dispose de ressources suffisantes pour financer la maintenance de ces investissements et de ce fait leur pérennité peut être assurée si une priorité suffisante leur est accordée. A la lumière de ces résultats mitigés, iI est préférable d'analyser la pérennité du projet non pas globalement mais au niveau de chacune des activités spécifiques. • Les travaux de réaménagement de la pépinière de Guerbès devraient être achevés. On estime qu'au cours des deux prochaines années, la pépinière devrait être en mesure de produire au moins 2 millions de plants de bonne qualité par an. Ceci constituerait une contribution essentielle aux travaux de reboisement de production et de conservation des sols. Afin de tirer le maximum d'avantages des plantations, la mise au point d'une technique de semis, actuellement en cours, devra être complétée. Le Gouvernement devra veiller tout particulièrement à la bonne affectation du personnel formé aux techniques de conduite de pépinière afin qu'il contribue au développement de la pépinière de Guerbès. • L'entretien des plantations établies dans le cadre du projet, bien que nettement moins étendues que ce qui avait été projeté au départ, devra être assuré pour réaliser les bénéfices attendus et la DGF devrait lui accorder la priorité. En outre, ces plantations permettront d'établir une comparaison utile des coûts unitaires de plantation entre les méthodes traditionnelles de semis et les techniques plus modernes, telles que les jeunes plants produits dans une pépinière et la préparation mécanique des sols. • Les travaux sylvicoles réalisés dans le cadre du projet ont démontré clairement l'importance de tels travaux, notamment au niveau de la réduction des incendies de forêt et d'une production de bois de feu pour les populations locales. Le programme a été populaire et a suscité de l'intérêt dans le secteur privé. Le Gouvernement devrait maintenir son appui aux entreprises et à la population locale afin de poursuivre ces activités et d'en étendre les bénéfices à une plus grande superficie du couvert forestier. Le Gouvernement a fait savoir qu'il était intéressé à poursuivre cette approche étant donné que l'activité a contribué à développer les opportunités d'emploi en milieu rural. • Comme dans le cas du programme sylvicole, le Gouvernement devrait veiller à assurer la participation des populations locales pour renforcer la pérennité de cette activité. Jusqu'à présent les populations locales ont fait preuve d'intérêt, ayant été en mesure de se rendre progressivement compte des avantages que comporte la conservation des sols. La dynamique étant en place, le Gouvernement devrait accorder une priorité suffisante à ce type d'activité afin d'accroître la pérennité des travaux déjà réalisés mais aussi afin d'encourager de nouvelles initiatives. • L'équipement acheté avec les fonds du projet, véhicules et tracteurs, a été essentiel à la réalisation des opérations forestières. Compte tenu des difficultés à se procurer les devises nécessaires pour l'acheter, l'équipement doit avoir une durée de vie suffisante et cette durée de vie sera influencée par la qualité et la ponctualité des travaux d'entretien. Par ailleurs, le déploiement des équipements aura un impact sur la pérennité d'autres opérations forestières ; par exemple, l'utilisation des tracteurs facilitera l'entretien des routes. Des pièces détachées 7 ont été achetées pour la plupart des équipements et le budget actuel devrait être suffisant pour en assurer l'entretien. • Dans le but de préserver les acquis de la composante formation du projet, des incitations adéquates devraient être offertes au personnel formé afin qu'il reste et participe aux activités pour lesquelles il a été formé. Son redéploiement devra se faire de manière à ce qu'il soit en mesure de transmettre les connaissances acquises aux autres personnes intéressées. E. PERFORMANCE DE LA BANQUE 24. La performance de la Banque est jugée satisfaisante au niveau de l'identification, de la préparation et de l'évaluation du projet mais insuffisante au niveau de la supervision, principalement du fait de la situation sur le plan de la sécurité qui n'a pas permis à ses missions d'apporter un appui adéquat à la Cellule de gestion du projet. La nécessité d'élaborer une stratégie sectorielle et de mettre au point des techniques peu onéreuses pour mieux gérer les ressources naturelles et les bassins versants avait été clairement identifiée et une attention particulière y avait été accordée. C'est dans ce cadre que le projet a prévu un investissement prioritaire dans les travaux de lutte contre l'érosion et la dégradation des sols. Le projet a été bien préparé et a tenu compte des enseignements tirés d'autres projets agricoles en Algérie ainsi que de projets forestiers au Maroc et en Tunisie. La préparation ainsi que l'évaluation se sont déroulées sans problèmes particuliers. Cependant, la Banque aurait pu insister sur la mise en place d'une cellule de gestion plus étoffée, ce qui aurait facilité la mise en œuvre du projet. 25. La performance de la Banque au niveau de la supervision est jugée insatisfaisante, principalement du fait de la situation sur le plan de la sécurité qui n'a pas permis aux missions de supervision d'assurer un appui adéquat à la cellule de gestion. Les deux premières missions de supervision ont eu lieu en Algérie en 1993, mais les missions subséquentes, au rythme d'une par an, ont dû être organisées en dehors du pays (Paris ou Rome) pour des raisons de sécurité. Les deux dernières missions, en 1998, ont à nouveau pu se rendre en Algérie mais sans visite aux activités du projet sur le terrain. La supervision aurait pu être améliorée en : (i) utilisant les services de consultants locaux pour aider la CGP à exécuter et assurer le suivi du projet ; et (ii) accordant plus d'attention à la formation en planification et exécution des passations de marché, facteur qui a fortement affecté l'exécution du projet. Un examen officiel à mi-parcours n'a pas eu lieu, et dans le cas du présent projet, un tel examen aurait pu s'attaquer aux problèmes de manière plus approfondie que dans le cadre de la restructuration. La Banque a toutefois réagi aux difficultés que présentait l'assistance technique en mettant davantage l'accent sur la formation à l'étranger. En outre, la décision de ne pas mettre fin au projet a été importante en ce sens qu'elle a permis de maintenir le dialogue ouvert entre le Gouvernement algérien et la Banque. F. PERFORMANCE DE L'EMPRUNTEUR 26. La performance de l'Emprunteur a également été jugée satisfaisante au niveau de l'identification, de la préparation et de l'évaluation mais déficiente au niveau de l'exécution. La participation de la DGF a été satisfaisante au niveau de la préparation du projet ; elle a efficacement organisé les missions de préparation de la Banque et du programme de coopération de la FAO. Le Gouvernement a également veillé à assurer un financement adéquat à la préparation du projet. Avant que ne se manifestent les problèmes de sécurité, l'exécution du projet s'est déroulée de manière très satisfaisante mais la cadence d'exécution s'est sensiblement ralentie par la suite. Des problèmes au niveau de la planification et de l'exécution des passations de marché ont également affecté l'exécution du projet. 27. En 1993, la réalisation du projet s'est déroulée de manière particulièrement efficace si l'on tient compte des procédures administratives fastidieuses. Le contrat avec la FAO relatif à l'appui de la composante formation et assistance technique du projet a été signé au début de 1993, cette signature étant une condition d'entrée en vigueur du prêt. Peu après l'entrée en vigueur du prêt, les premiers consultants internationaux se sont rendus en Algérie pour participer à la mise en oeuvre du projet. Treize spécialistes ont passé 8 9,5 hommes/mois en Algérie entre avril et fin décembre 1993. Par après, la mise en œuvre du projet s'est ralentie, ce qui peut se comprendre compte tenu de la conception complexe du projet, des capacités limitées affectées à l'exécution du projet et de l'échec à recruter des consultants. Par contre, en dépit des contraintes budgétaires, le Gouvernement a pu mettre les fonds nécessaires à la disposition du projet. De plus, des rapports d'activités ont été établis deux fois l'an et les comptes du projet ont fait l'objet d'un audit annuel. 28. Conformité de l'Emprunteur aux clauses juridiques. L'Emprunteur s'est conformé aux clauses clés telles que la préparation ponctuelle des rapports de supervision et d'audit, même si la qualité des audits s'est généralement avérée peu satisfaisante. Dans l'ensemble, toutes les clauses du projet ont été respectées, à l'exception du recrutement de l'économiste et des consultants du projet. En outre, bon nombre de clauses n'étaient plus valables du fait que les composantes avaient été annulées. G. EVALUATION DES RESULTATS 29. Dans l'ensemble, les résultats du projet ne sont pas jugés satisfaisants. L'objectif central du projet n'a pas été atteint ni la majorité des objectifs immédiats. La stratégie sectorielle qui aurait contribué à rationaliser le secteur forestier n'a pas été préparée et il s'agit là d'un besoin qui reste à combler. La stratégie sectorielle aurait également contribué à la planification du secteur forestier. En dépit du fait que dans l'ensemble les objectifs n'ont pas été matérialisés, des progrès importants ont toutefois été enregistrés, notamment au niveau de l'aménagement de la pépinière qui constituera une contribution importante aux activités de reboisement de production et de conservation en Algérie. La contribution a également été significative sur le plan du développement institutionnel, notamment grâce à la formation du personnel de la DGF et de l'INRF. L'engagement de l'Etat à maintenir le financement des composantes exclues du financement au titre du prêt est la preuve qu'il est décidé à poursuivre et réaliser l'objectif de gestion des ressources naturelles. Une autre contribution importante du projet est la participation du secteur privé aux travaux forestiers, dans le cadre de la composante sylvicole, ce qui devrait progressivement attirer d'autres entreprises et éventuellement étendre leur rôle à d'autres opérations forestières. H. EXPLOITATION FUTURE 30. Le budget de la DGF est suffisant pour poursuivre le programme prioritaire actuel, les activités de reboisement et de gestion des ressources naturelles telles que des travaux d'aménagement des terres et l'entretien des investissements réalisés dans le cadre du projet. Il est peu vraisemblable qu'une seconde phase de ce projet forestier soit envisagée, seconde phase qui reproduirait certains composantes de la présente opération. Certaines questions importantes sont toujours sans réponse et il est difficile de justifier la mise en œuvre à grande échelle de l'une des opérations pilotes. En particulier, la stratégie sectorielle, les plans d'aménagement forestier et les techniques visant à réduire les coûts de plantation et d'exploitation doivent encore être préparés et testés. Le Projet Emploi Rural pourrait éventuellement être considéré comme la suite du Projet pilote de développement forestier et d'aménagement des bassins versants, du fait que bon nombre de ses activités ont été conçues avec un objectif similaire, celui d'assurer une meilleure protection et gestion des ressources naturelles de l'Algérie, en particulier ses forêts et bassins versants. Le Projet Emploi Rural s'est également inspiré des enseignements tirés du projet pilote afin de rationaliser ses opérations et sa performance est jugée satisfaisante. Il est vraisemblable que ce projet sera suivi d'une autre opération. I. PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS TIRES 31. Au vu de la relative faiblesse de la capacité institutionnelle de l'Algérie, accentuée à l'heure actuelle par les difficultés à attirer des experts internationaux, il est important de concevoir des projets relativement simples et d'une gestion facile. • La réalisation d'un projet dépend de consultations régulières entre la cellule de gestion du projet, la Banque, le secteur privé, et les populations bénéficiaires. En particulier, il est très important, lorsque l'assistance technique est limitée, d'organiser des missions plus 9 consistantes pour assurer l'assistance requise. Cette technique s'est avérée efficace, comme le démontre le Projet Emploi Rural. • La cellule de gestion, doit dès le départ être raisonnablement bien pourvue en personnel de manière à disposer de l'éventail requis de compétences pour apporter son appui à l'exécution du projet. L'échec des tentatives de recrutement de l'économiste et de remplacement du personnel sortant a fortement réduit l'efficacité de la cellule. • Outre le fait de disposer d'un système simple de suivi et d'évaluation, il est important, en particulier pour le cas de l'Algérie, de pouvoir recourir à des approches innovatrices pour assurer un suivi et une évaluation concrets, par exemple le recours aux services de consultants locaux, et l'usage de vidéos et photographies au niveau du travail de suivi. Ces techniques sont mises en pratique dans le cadre du Projet Emploi Rural et du Projet de Filet Social et se sont avérées efficaces. • Dans un pays où la participation étrangère est difficile à attirer, la conception et la portée du projet doivent être ajustées en conséquence. La forte dépendance du projet de la participation extérieure a entravé son exécution quand la situation sur le plan de la sécurité s'est détériorée et qu'il est devenu encore plus difficile d'attirer la participation étrangère. Par conséquence, de nombreux appels d'offres n'ont pas reçu de soumissions. • Les conditions visant à attirer la participation du secteur privé dans les opérations forestières doivent être étudiées. S'il s'est avéré relativement aisé d'impliquer le secteur privé dans les activités sylvicoles, il a été nettement plus difficile de l'inciter à participer aux plantations forestières. Il s'est avéré que bien que « libres » de participer, les entreprises privées n'étaient pas en mesure de le faire par manque d'accès aux jeunes plants, condition préalable pour pouvoir soumissionner. L'implication du secteur privé dans les activités de reboisement constituera une amélioration importante. Le recours à la régie ne devrait intervenir que pour permettre la participation du secteur privé. • La formation du personnel de la cellule de gestion en passation des marchés de fournitures et services devrait être assurée et la Banque devrait veiller à l'assurer avant l'entrée en vigueur du prêt grâce à une formation plus poussée que celle qui fait généralement l'objet des séminaires de démarrage. " En ce qui concerne les activités menées sur les terres communales ou privées qui bénéficient directement aux populations locales, la participation de ces dernières doit être activement sollicitée et encouragée dans toutes les phases des activités du projet (de l'identification de ces activités, à leur exécution, à leur suivi et à leur évaluation). Cette contribution renforce le sens d'appropriation qui est essentiel pour motiver les usagers et les amener à bien gérer et bien entretenir les travaux et de ce fait assurer leur pérennité. • La lenteur des décaissements, conséquence des procédures fastidieuses imposées par la Banque algérienne de développement rural (BADR), a affecté l'exécution du projet en ralentissant les reconstitutions et en retardant le paiement des entrepreneurs. Ce type de problème est générique et affecte tous les projets. Il devrait dès lors être abordé dans un contexte élargi. 10 PARTIE Il: ANNEXES STATISTIQUES TABLEAU 1: RESUME DES EVALUATIONS Sans A. Réalisations des objectifs Substantielle Partielle Né2ligeable obet Politiques macro-économiques Politiques sectorielles Objectifs financiers Développement institutionnel Objectifs matériels Allégement de la pauvreté Questions liées aux sexes Autres objectifs sociaux Objectifs environnementaux' Gestion du secteur public Développement du secteur privé Autres (spécifier) B. Pérennité du projet Vraisemblable Invraisemblable Incertaine (/f) (if) (f) Hautement C. Performance de la Banque satisfaisante Satisfaisante Déficiente (/) (i) 1) Identification Assistance à la préparation Evaluation Supervision Hautement D. Performance de l'Emprunteur satisfaisante Satisfaisante Déficiente (if) (if) (if) Préparation Exécution Confornité aux clauses juridiques2 Exploitation (si applicable) Hautement Hautement E. Evaluation des résultats satisfaisants Satisfaisants Insatisfaisants insatisfaisants Les objectifs tout comme les résultats ont été limités. 2 Au moment de la restructuration en 1996, un certain nombre de clauses ont été supprimées. 11 TABLEAU 2: PRETS/CREDITS APPARENTES A LA BANQUE Titre du prêt/crédit Objectif Année de Statut l'approbation 2809-AL: Nouvelles infrastructures d'irrigation sur 8.000 1987 Clôturé en Projet d'Irrigation du ha dans la Vallée du Haut Cheliff et réhabilitation décembre 1994 Cheliff de 3.000 ha dans le Bas Cheliff afin d'améliorer les revenus et le bien-être social des familles vivant dans la zone du projet. 3009-AL: Renforcer la BADR (Banque de l'agriculture et 1988 Clôturé en Crédit agricole du développement rural) par le biais du juin 1994 financement de divers équipements agricoles, de l'assistance technique et de la formation. 3017-AL: Appui au Programme algérien de lutte anti- 1988 Clôturé en Lutte anti-acridienne acridienne décembre 1991 3076-AL: Améliorer la productivité agricole en développant 1989 Clôturé en Projet d'Irrigation de la un nouveau périmètre d'irrigation de 14.000 ha décembre 1996 Mitidja dans la partie occidentale de la plaine de la Mitidja 3216-AL: Initier la réforme du système national de 1990 Clôturé en Recherche & Vulgarisation recherche et tester de nouvelles approches à la décembre 1996 vulgarisation pour les coopératives agricoles 3405-AL: Réhabilitation des oasis méridionaux et 1991 Clôturé en Aménagement du Sahara aménagements au niveau de l'exploitation juin 1998 agricole appuyés par un renforcement institutionnel, une assistance technique et de la formation 3487-AL: Elaborer un programme d'action à long terme 1992 Clôturé en Projet Pilote de visant à mieux protéger et gérer les ressources décembre 1998 Développement Forestier naturelles de l'Algérie, notamment ses forêts, et d'Aménagement des bassins versants et aires protégées Bassins Versants 3690-AL: Appui au Programme algérien de lutte anti- 1994 Clôturé en Lutte anti-acridienne acridienne décembre 1997 4143-AL: Créer et stimuler des emplois durables en milieu 1997 En cours Emploi Rural rural 12 TABLEAU 3: CALENDRIER DU PROJET Etapes du cycle du projet Date prévue Date réelle/ Dernière estimation Identification (Résumé analytique du projet) Mai 1988 Préparation Mars 1990 Evaluation Décembre 1990 Négociations Mai 1992 Présentation au Conseil 11 juin 1992 Signature 5 août 1992 Entree en vigueur 17 mars 1993 Date de la restructuration 6 février 1996 Achèvement du projet 31 décembre 1998 31 décembre 1998 Date de clôture du prêt 30 avril 1999 30 avril 1999 TABLEAU 4: DECAISSEMENTS DES PRETS/CREDITS: CUMULES, ESTIMES ET REELS^' (milliers de $EU) Estimation à Réels Réels en % de Date du décaissement l'évaluation l'estimation final Exercice 93 1.000 2.252 225 Exercice 94 3.000 2.794 93 Exercice 95 6.000 4.958 83 Exercice 96 11.000 7.832 71 Exercice 97 16.000 9.287 58 Exercice 98 21.000 9.983 48 Exercice 99 25.000 11.279 45 Un montant de 9.02 millions de dollars a été annulé et le montant total des décaissements à la fin du projet se situait dès lors à 71 pour cent du montant révisé du prêt. 13 TABLEAU 5: INDICATEURS CLES DE L'EXECUTION DU PROJET I. Indicateurs clés de l'exécution Réels en % de dans le RA/Rapport du Président Estimés Révisés Réels l'estimation ou révision A. Stratégie sectorielle 1. Etude sur le secteur forestier 1 - 0 0 2. Schéma directeur bassin versant 1 - 0 0 3. Plan d'aménagement des forêts 75.000 ha - 0 0 B. Opérations forestières 1. Réaménagement de la pépinière - Bâtiment 180 m2 - 180 m2 100 - Abri ombragé 8.700 m2 - 8.700 m2 100 - Système d'irrigation 1 - 1 100 - Equipement 1 - 1 100 - Production de jeunes plants 2 millions - 0,3 million" 15 2. Plantations pilotes - Achat de tracteurs 9 - 9 100 - Achat de cabines mobiles de chantier 20 - 0 0 - Plantations de pins 4.300 ha - 307 ha 7 - Plantations de chênes-lièges 100 ha - 0 0 - Installation de pare-feu 170 ha - 0 0 - Construction de retenues hydrauliques 3 - 1 33 - Construction de pistes forestières 43 km - 0 0 - Réhabilitation des pistes forestières 38 km - 16 km 42 - Fourrage et plantation d'arbres 200 ha - Il ha 6 - Renforcement des Cons. de Skikda. 1 - Partiel 3. Opérations pilotes de foresterie - Equipement forestier 1 - 0 0 - Petit équipement 1 - Négligeable - Renforcement des Cons. de Tarf 1 - Partiel 4. Renforcement des stations de recherche - Station de recherche de Guerbès 1 - Négligeable - Station de recherche de Jijel 1 - 0 0 - Station de recherche de Tizi Ouzou 1 - 0 0 - Station de recherche de Bainem 1 - Négligeable 5. Programme sylvicole - Véhicules tout terrain - 24 24 100 - Equipement - 24 24 100 - Travaux sylvicoles - 22.654 ha 12.798 ha 56 C. Aménagement des bassins versants - Travaux d'infrastructure 1 0 0 0 - Travaux sur terrains privés 1 0 0 0 - Travaux sur terres collectives 1 0 0 0 - Renforcement Con. El Chlef. 1 - Partiel - Renforcement Con. de Tissemsilt 1 - Négligeable - Recherche et développement 1 0 0 0 - Station de recherche de Tenes 1 - Négligeable Estimé à 100 pour cent d'ici 1999/2000. 14 TABLEAU 5: INDICATEURS CLES DE L'EXECUTION DU PROJET (Suite) I. Indicateurs clés de l'exécution Réels en % de dans le RA/Rapport du Président Estimés Révisés Réels l'estimation ou révision D. Protection de la nature - Recherche appliquée 1 - 0 0 - Formation 1 - Partiel E. Activités d'appui - Véhicules tout terrain 71 61 97 159 - Véhicules légers 34 30 56 187 - Equipement de bureau 4 6 6 100 - Formation à l'étranger 140 h/m 142,5 h/m 142,5 h/m 100 - Foimation locale 130 h/m - - - - Assistance technique 75 h/m 10 h/m 10 h/m 100 TABLEAU 6: INDICATEURS CLES DE L'EXPLOITATION DU PROJET Aucun indicateur clé pour l'exploitation du projet n'avait été défini dans le RE. Etant donné l'objectif de cette opération pilote qui était d'élaborer un programme d'action à long terme visant à mieux protéger et gérer les ressources naturelles de l'Algérie, seuls les avantages des composantes plantations et foresterie ont été quantifiés. Les hypothèses relatives aux rendements, coûts de production, etc. sur lesquelles l'évaluation économique a été basée sont évaluées au Tableau 9 et dans l'Appendice A. TABLEAU 7: ETUDES INCLUSES DANS LE PROJET' Objectif tel que défini Etude à l'évaluation/redéfini' Statut Impact de l'Etude 1. Etude sur le secteur Etude sur le secteur forestier visant à Pas réalisée forestier améliorer la compréhension du secteur et des raisons pour lesquelles le bois national est si peu utilisé 2. Plans d'aménagement des Préparer des plans d'aménagement Pas réalisée forêts simplifiés et plus opérationnels sur une base pilote pour deux forêts 3. Schéma directeur Préparer un schéma directeur Pas réalisée d'aménagement des bassins d'aménagement des bassins versants versants couvrant les 71 bassins qui seront équipés de barrages d'ici l'an 2010 Pour des raisons de sécurité, il a été décidé en février 1996 d'annuler la composante à laquelle les études se rapportaient. 15 TABLEAU 8A: COUTS DU PROJET Estimation à l'évaluation (000 SEU) Réels/dernière estimation (000 SEU) Composante Monnaie Devises Total Monnaie Devises Total locale locale A. Stratégie sectorielle 1. Etude sur le secteur forestier 235 915 0 0 0 2. Schéma directeur bassins versants 142 554 0 0 0 3. Plans d'aménagement des forêts 499 1.571 2.070 0 0 0 Sous-Total Stratégie sectorielle 876 2.663 3.539 0 0 0 B. Opérations de foresterie 1. Réaménagement de la pépinière 434 898 1.332 899 929 1.828 2. Plantations pilotes 6.731 5.860 12.791 931 2.228 3.159 3. Renforcement Cons. Skikda 132 232 364 74 128 202 4. Opérations pilotes d'exploitation 301 470 771 0 15 15 5. Renforcement Cons. El. Tarf 65 190 255 60 132 192 6. Station de recherche de Guerbès 916 896 1.812 36 44 80 7. Station de recherche de Jijel 32 12 44 0 0 0 8. Station de recherche de Tizi Ouzou 32 12 44 0 0 0 9. Station de recherche de Bainem 517 722 1,239 0 222 222 Sous-Total Opérations de foresterie 9.360 9.291 18.652 2.000 3.698 5.698 C. Aménagement bassins versants 1. Infrastructures 2.420 1.085 3.505 0 0 0 2. Travaux terrains privés 589 221 810 0 0 0 3. Travaux terres collectives 1.408 660 2.068 0 0 0 4. Renforcement Cons. El Chlef 449 689 1.138 251 369 620 5. Renforcement Cons. Tissemsilt 460 692 1.152 60 123 183 6. Recherche & Développement 393 184 577 0 0 0 7. Station de recherche de Tenes 516 736 1.252 36 40 76 Sous-Total Amén. bassins versants 6.235 4.267 10.502 347 532 879 D. Protection de la nature 91 404 495 36 284 320 E. Programme sylvicole 0 0 0 4.406 2.023 6.429 F. Activités d'appui 1. Cellule de gestion du projet 150 303 453 1.068 264 1.332 2. Renforcement de l'INRF 37 177 214 15 514 529 3. Equipement 1.674 1.873 3.547 2.588 2.614 5.202 Sous-Total Activités d'appui 1.862 2.352 4.214 3.671 3.392 7.063 Total Coûts du projet 18.420 18.979 37.399 10.460 9.929 20.389 16 TABLEAU 8B: FINANCEMENT DU PROJET Estimation à l'évaluation Réel/dernière estimation (000 $EU) (000 $EU) Monnaie Devises Total Monnaie Devises Total locale locale Source BIRD 6.000 19.000 25.000 1.350 9.929 11.279 Agriculteurs 800 0 800 0 0 0 Contribution nationale 11.600 0 11.600 9.110 0 9.110 TOTAL 18.400 19.000 37.400 10.460 9.929 20.389 TABLEAU 9: COUTS ET AVANTAGES ECONOMIQUES Au moment de l'évaluation, il n'a été possible de quantifier que les avantages des composantes plantations et exploitation. L'analyse économique du Projet pilote de développement forestier et d'aménagement de bassins versants a dès lors tenu compte des avantages et coûts de ces deux activités. De ce fait, le taux de rentabilité n'a été calculé que pour les plantations. La présente estimation ne tient dès lors compte que des avantages et coûts de ces plantations. L'Appendice A2 présente les hypothèses sous-jacentes à l'analyse économique. Taux de Valeurs seuils Composante rentabilité VANe Coûts Avantages Plantations économique (DZD/ha) (%) (%) RA 10,6 4.366 +16 -14 RE 12 6.744 +57 -36 A un coût d'opportunité de l'investissement estimé à 10 pour cent. 17 TABLEAU 10: STATUT DES CLAUSES JURIDIQUES Date Date révisée Type de Statut originale de Description des Accord de Section clause actuel de conformité clauses Commentaires Prêt 3487- conformité AL 3.03 (a) 04 C - - Soumettre le 30/11 de chaque Généralement soumis à temps année le programme comme demandé d'investissement pour l'année suivante 4.02 (a) 01 C - - Plan d'action pour Audits préparés en temps voulu l'établissement des rapports d'audit 6.01 10 C - - Recrutement des consultants Les problèmes de sécurité ont fait qu'il a été difficile de recruter des consultants après la première année d'exécution 3.02 (a) 9 C 30/06/95 - Echange de vues avec la Progrès discutés dans le cadre Banque sur les progrès réalisés des missions de supervision par le projet 3.02 (b) 9 C 12/06/95 - Soumission des rapports de Rapports de progrès soumis en progrès temps voulu 4.01 (b) ii 1 C 30/06/95 - Soumission des rapports Rapports d'audit soumis en d'audit temps voulu A.1 (b) 5 C 30/11/92 - Nomination de la cellule de - gestion du projet B 11 C 30/09/93 - Accord avec les populations DGF fait rapport d'activités au niveau des plantations peimanentes avec la population. C.2 (c) 9 C 30/09/93 - Soumission des rapports de Composante annulée lors de la progrès pour l'aménagement restructuration. des bassins versants D.1 (a) 10 NC 31/03/93 - Recrutement de consultants pour les plans d'aménagement des forêts D.1 (a) 10 C 31/03/94 - Recrutement de consultants Composante annulée lors de la pour l'étude sur le secteur restructuration forestier D.2 (a) 9, 12 C 30/09/96 - Soumission du schéma Composante annulée lors de la directeur pour l'aménagement restructuration. des bassins versants D.2 (a) 9 NC 30/09/96 - Soumission des plans Composante annulée lors de la d'aménagement des forêts restructuration. D.2 (a) 9,12 NC 30/09/96 - Soumission de l'étude sur le Composante annulée lors de la secteur du bois restructuration. Statut: 3. Flux et utilisation des fonds du projet C - Conformité 4. Financement de contrepartie CD - Conformité avec retard 5. Aspects liés à la gestion du projet ou à son agence d'exécution NC - Non conformité 6. Clauses environnementales SOON - Conformité anticipée dans un laps de temps 7. Réinstallation involontaire raisonnable 8. Population indigène CP - Conformité partielle 9. Suivi, examen et établissement de rapports NYD - Non encore échu 10. Exécution Type de clause: Il. Allocation budgétaire sectorielle ou intersectorielle ou autres ressources 1. Comptes/audit 12. Réglementation/action institutionnelle sectorielle ou intersectorielle 2. Performance financière/création de revenus des 13. Autres bénéficiaires 18 TABLEAU 11 : CONFORMITE AUX DIRECTIVES DU MANUEL DES OPERATIONS No. & Titre de la Directive Décrire et commenter l'absence de conformité Dans l'ensemble, il y a eu conformité aux Directives applicables du Manuel des Opérations de la Banque TABLEAU 12: RESSOURCES DE LA BANQUE: PERSONNEL-' Stade du Prévues Révisées Réelles Cycle du projet Semaines $EU Semaines $EU Semaines $EU Préparation à N/D N/D N/D N/D 125,5 187,3 l'évaluation Evaluation - N/D N/D N/D N/D 39,7 120,4 Approbation par le Conseil Supervision N/D N/D N/D N/D 63,7 198,7 Achèvementw 8,0 29,0 - 40,0 10,0 40,0 TOTAL N/D N/D N/D N/D 238,9 546,4 w Dossiers n'ont pas été maintenus dans ce format et les données ne sont dès lors pas disponibles. b/ Au 31/03/1999. TABLEAU 13: RESSOURCES DE LA BANQUE: MISSIONS Notation de la performance' Nombre Spécialisations Statut de l'exécution Objectifs de Stade du Mois/ de Jours représentées"' développement Type de Cycle du projet -an personnes terrains problèmes Jusqu'à l'évaluation N/D N/D N/D N/D - - Evaluation - N/D N/D N/D N/D - - Approbation par le Conseil Supervision 1 Avril 1993 3 7 T, E, F 1 1 F,M 2 Juillet 1993 2 7 E, F 1 1 L 3 Mai 1994 1 2 T 2 2 A, L, M, P, S, T 4 Déc. 1994 1 3 T S U A, L, M, P, S 5 Mai 1995 1 2 T S S A, L, M,P,S 6 Nov 1996 1 2 T U S A, M,P,S 7 Juillet 1997 1 2 T S S A, S 8 Juin/Juil. 1998 2 8 T, E U U A, L, P, S Achèvement Octobre 1998 2 7 T,E - - - a/ : Sans problème ou problèmes mineurs ; 2 Problèmes modérés; 3 : Problèmes majeurs; S Satisfaisant; U : Insatisfaisant. b/ T: Chargé de projet ; E : Economiste ; F: Analyste financier. A : Progrès Assistance Technique ; F: Disponibilité des fonds ; L: Conformité aux clauses juridiques M Performance de la gestion du projet ; P : Progrès passation des marchés ; S : Situation sur le plan de la sécurité en Algérie T: Progrès formation. 19 APPENDICE A Aide-mémoire de la mission préparatoire Alger - 17 au 23 octobre 1998 PROCES-VERBAL 1. Les réunions se sont tenues à la résidence El Mithak à Alger du 17 au 23 octobre 1998 pour une concertation sur le projet pilote de développement forestier et d'aménagement des bassins versants. Participaient à la réunion: MM. Goussanem, Directeur du projet DGF, Alger, K. Somel, Economiste et Mme . Pswarayi-Riddihough, Responsable du projet à la Banque mondiale. 2. Le principal objectif de cette mission, trois mois après la précédente, était d'aider la CGP à préparer le Rapport d'Achèvement (RA) et de coordonner la collecte des données pour le RA avec le consultant principal. En particulier, la mission a discuté les éléments suivants : (i) la responsabilité de la CGP au niveau de la préparation du rapport d'achèvement du projet ; (ii) le canevas à suivre pour la préparation du RA ; (iii) le calendrier de préparation du rapport; (iv) le plan opérationnel ; (v) la nécessité de s'adjoindre les services d'un consultant financier pour l'examen des comptes du projet, le compte spécial, etc., pour le RA ; et (vi) les progrès enregistrés par le projet depuis le dernier rapport en date du mois de juillet 1998. Etat du Projet 3. Etant donné que trois mois seulement se sont écoulés depuis la dernière mission en juillet, il n'est fait état des progrès que pour les activités ayant fait l'objet de changements. Passation des marchés 4. Compte tenu de la date de clôture imminente du prêt, 31 décembre 1998, et de la nécessité de veiller au respect des clauses d'éligibilité à remboursement au titre du prêt, il a été convenu au cours de la dernière mission que les passations de marchés se dérouleraient uniquement si les fournitures, services et travaux, peuvent être délivrés avant cette date. Ainsi, les marchés qui ont été lancés sont ceux dont la date de livraison est assurée. L'Emprunteur sera informé de la période de grâce qui lui sera accordée pour procéder à des demandes de remboursement au titre du prêt après sa clôture. SITUATION FINANCIERE 5. Le Gouvernement a demandé l'annulation d'environ 2.000.000 de dollars sur la portion inutilisée du montant du prêt, plus un montant additionnel de 850.000 dollars non décaissé au titre de l'accord d'assistance technique et de formation avec la FAO. Les deux annulations ont pris effet et les communications pertinentes adressées au Gouvernement. Composantes du proiet Développement forestier pilote (a) Plantation : 200 ha ont été préparés et la plantation commencera dès le mois de novembre. L'approvisionnement en plants se fera par la pépinière en cours de modernisation. Toutefois, les 20 plantations risquent de ne pas être terminées avant la date de clôture, auquel cas seule la partie plantée avant le 31 décembre 1998 pourra faire l'objet d'un remboursement. (b) Modernisation de la pépinière : la modernisation de la pépinière est actuellement en cours. En particulier, l'acquisition de l'équipement nécessaire pour compléter la remise à niveau se poursuit. Les recherches sur la mise au point d'un substrat se poursuivent et il est anticipé que cette situation sera sous contrôle dans un proche avenir. (c) Lutte contre les incendies de forêt : Les travaux se poursuivent dans l1 des 13 wilayates identifiées, et au moins 45 % des travaux ont été complétés. Les travaux dans le cadre de cette composante ont donné lieu à des arbres de taille raisonnable offerts à la vente. Ceci a grandement encouragé la participation de la population locale. (d) Opérations pilotes d'exploitation : L'équipement nécessaire pour réaliser ces opérations a été livré, mais les travaux d'exploitation ne commenceront pas cette année. Gestion pilote des bassins versants 6. Les travaux axés sur la protection des bassins versants sont en cours. Les activités liées à la construction de bureaux et de logements sont achevées et les travaux visant à raccorder les bâtiments à l'eau, à l'électricité et au système d'assainissement ainsi qu'à les meubler, etc., ont commencé mais ne seront vraisemblablement pas complétés avant la date de clôture du projet. Préparation du Rapport d'Achèvement 7. Des discussions approfondies ont eu lieu avec la CGP afin de déterminer sa responsabilité au niveau de la préparai ion du RA. Il a été expliqué à la CGP que, comme le prévoit l'Accord de prêt, elle est tenue de préparer un RA de 8 à 10 pages maximum au total. Afin de faciliter la préparation du RA il a été convenu de suivre le canevas suivant: Chapitre Titre du Chapitre A. Historique et objectif du projet B. Mise en œuvre, expérience tirée C. Réalisations D. Principaux facteurs ayant affecté le projet E. Performance de la Banque mondiale F. Performance de l'Emprunteur G. Pérennité et reproduction des composantes du projet H. Principales leçons tirées I. Suite à donner J. Résumé du Rapport d'Achèvement 8. En particulier, il a été convenu de ce qui suit : (a) pour le Chapitre D, les facteurs ayant affecté le projet seront subdivisés en trois parties: (1) facteurs généralement hors du contrôle de l'Etat ; (ii) facteurs généralement sous contrôle de l'Etat ; et (iii) facteurs généralement sous contrôle de l'agence d'exécution; 21 (b) pour le Chapitre E, une évaluation concise de la performance de la Banque au niveau de l'identification, de la préparation, de l'évaluation, et de la supervision du projet devrait être fournie, indiquant également dans chaque cas si la performance a été hautement satisfaisante, satisfaisante ou insatisfaisante; (c) pour le Chapitre F, la performance de l'Etat/Emprunteur/agence d'exécution est évaluée au niveau de la préparation et de l'exécution du projet, en indiquant si la performance à chaque niveau a été hautement satisfaisante, satisfaisante ou insatisfaisante ; et (d) pour le Chapitre 1, une description et évaluation du plan pour l'exploitation future du projet doivent être élaborées. Le plan doit arrêter des dispositifs techniques, financiers, et institutionnels appropriés afin d'assurer une exploitation efficace du projet (p. ex., dotation adéquate en personnel, programme de formation et de gestion, exploitation et maintenance des avoirs du projet). Une liste des indicateurs de performance qui serviront à évaluer le projet à l'avenir devra également être incluse. La liste des indicateurs a été discutée et la liste finale sera envoyée par la Banque mondiale au CGP avant le 30 novembre, 1998. 9. Il a été convenu que la CGP complétera le RA avant le 30 mars 1999, et le transmettra à la Banque. La Banque communiquera au Gouvernement, avant le 15 avril 1999, la version préliminaire du RA pour commentaires, y compris les commentaires du Gouvernement inclus dans le RA. 10. Suite à la dernière mission il a été convenu qu'un consultant local serait recruté pour préparer un RA initial pour la Banque. Ceci est nécessaire du fait que les missions de la Banque ne peuvent effectuer des visites de terrain. Toutefois, et compte tenu de la période de temps au cours de laquelle le RA doit être préparé, il est devenu nécessaire d'engager un autre consultant pour assister M. Bedrani dans la préparation du RA. La tâche spécifique de ce consultant sera d'examiner les aspects financiers du projet et d'établir les tableaux statistiques à inclure dans le RA. La CGP a accepté d'aider le consultant dans sa tâche. Points de vue de la Banque sur l'exécution et l'exploitation du projet il. Les points de vue rapportés ici sont préliminaires et au cours de la préparation du RA un examen approfondi des données disponibles sera réalisé et un point de vue plus substantiel formulé quant à l'exécution du projet. 12. Généralités : Le projet a bénéficié d'une bonne préparation et son exécution a commencé de manière très satisfaisante. Toutefois, après la première année, les conditions hors du contrôle de l'Etat qui se sont développées ont remis l'exécution du projet en jeu. Cette situation a fortement entravé l'exécution des composantes du projet liées aux travaux ou qui dépendaient de l'assistance technique. Elle a par ailleurs gravement limité la participation d'entreprises étrangères, ce qui a entraîné d'importants retards dans l'exécution du projet. Le projet a été restructuré en février 1996 et certaines composantes annulées ou changées afin d'accélérer la mise en œuvre du projet. Cependant, les problèmes ont persisté. Il y a lieu de signaler qu'en dépit des nombreux problèmes auxquels a eu à faire face l'agence d'exécution, la CGP, tout a été mis en œuvre pour réaliser les parties du projet dont l'exécution était possible. 13. Aspects institutionnels : Le nombre limité de cadres supérieurs - de niveau ingénieur, disponibles pour participer à la réalisation du projet, en particulier en ce qui concerne les activités liées à la passation des marchés ou au suivi et à l'évaluation, a dans une certaine mesure entravé l'exécution du projet. Un plus grand nombre de cadres supérieurs eut été justifié par la complexité du projet et aussi par l'importance de l'investissement initial à réaliser au travers de la passation de marchés pour divers équipements et services. 14. Passation des marchés : Dans l'ensemble il s'est agit de l'activité la plus difficile au niveau de l'exécution du projet. Les raisons sont diverses, et celle ayant trait au manque de personnel a déjà été mentionnée. Des problèmes ont également surgi au niveau de la publicité des appels d'offres. La situation 22 aurait pu être améliorée en contactant les représentants des ambassades des entreprises internationales afin d'assurer une publication plus vaste des appels d'offres. Toutefois il y a également eu des problèmes, et ce même lorsque les appels d'offres avaient été annoncés de manière adéquate, pour attirer les soumissionnaires pour des raisons hors du contrôle de l'Etat. 15. Compte Spécial : La gestion des comptes du projet par la Banque Algérienne de Développement a donné lieu à des retards au niveau des décaissements. Il s'agit toutefois d'un problème plutôt générique à un certain nombre de projets de la Banque en Algérie. 16. Recherche : Les conditions ambiantes qui ont affecté l'exécution du projet ayant également dans une large mesure affecté les activités de recherche, seul un petit nombre d'entre elles a été mené à bien. Les activités de recherche auraient toutefois pu tirer avantage d'une interaction plus étroite avec des universités et autres établissements de recherche étrangers. Un exemple à citer est celui de la recherche en matière de production de plants qui s'est avérée problématique. 17. Formation : Dans l'ensemble la formation a été bien programmée et exécutée. En fait si elle est bien déployée, les bénéficiaires des programmes devraient constituer un atout important pour le secteur forestier à long terme. Points de vue de l'Emprunteur sur l'exécution et l'exploitation du projet 18. Généralités : Le projet a été bien structuré et a engendré une véritable dynamique de développement. La première année s'est déroulée dans de très bonnes conditions mais des facteurs qui ne pouvaient être maîtrisés par les autorités algériennes et par la CGP ont grandement perturbé son fonctionnement. 19. Aspects institutionnels : La CGP mise en place à la veille du démarrage du projet comprenait un personnel restreint composé du directeur de projet, de deux comptables et d'une secrétaire. Ceci évidemment n'a pas permis de prendre convenablement en charge les multiples activités engendrées par l'exécution du projet. Néanmoins et au fur et à mesure la CGP a pu mieux maîtriser et a capitalisé une expérience appréciable. 20. Passation des marchés : Il y a lieu de noter la lenteur des procédures de passation de marchés. L'absence en Algérie de représentants de firmes étrangères susceptibles de fournir des produits ou services au projet, le peu de résonance des avis d'appel d'offre ont fait que les dossiers relatifs à ces marchés n'aboutissent généralement qu'après un temps assez long. De même il faut souligner le manque de célérité de la BAD dans l'instruction des marchés. 21. Formation : Le programme de formation a été réalisé au delà des prévisions. L'expérience acquise à travers ce programme de formation par le technicien du projet a été d'un précieux apport pour maîtriser les différentes activités et notamment la production de plants en pépinière. Plan d'exploitation 22. Le projet a investi dans un nombre important d'équipements au titre des diverses composantes exécutées dans le cadre du projet. Un plan d'exploitation couvrant principalement les grands équipements a été discuté avec la CGP et le tableau suivant a été préparé. 23 Plan opérationnel Composante Equipement Objectif à Période % réel atteint Déploiement prévu Maintenance (prévisions) Commentaires l'évaluation d'exécution au 31 décembre (Dispositif institutionnel) 1998 Reboisement de la production i) reboisement Bulldozer 9 9 100 1 - Reboisement pour la Les pièces de rechange ont été La livraison du matériel dont continuité du projet achetées et la procédure l'acquisition avait été prévue pour 2 - Contribution à la d'acquisition d'un camion la première année du projet, n'est réalisation de programmes atelier est en cours. intervenue qu'à la fin de la de reboisement initiés sur deuxième année. Ceci a induit un financement algérien retard dans l'exécution du programme de plantation. ii) pépinières Matériel¯d'irrigation 20 1 -A partir de l'an 2000 la Le budget de fonctionnement 80 % en cours de livraison pépinière sera capable de sera assuré par la DGF. produire 2.000.000 de plants. 2 - Le personnel compétent pour la prise en charge de la gestion est disponible. Cagettes 45 000 10 000 22 Le reste est en cours de livraison Conteneurs 2000000 2 000 000 100 Une prospection est en cours pour faire fabriquer localement ces conteneurs._________________ Matériel de 1 lot 1 lot 100 Installé au niveau de la laboratoire pépinière de Guerbès à la disposition de l'équipe de recherche d'INRF Tracteur agricole 1 1 100 Le tracteur a été acheté Livraison prévue avant le 31 localement, sa maintenance ne décembre 1998. posera pas de problème compte tenu de l'existence d'un SAV'. iii) exploitation Matériel î lot î lot 100 1 - Exploitation pour la Ce matériel a été acquis en retard forestière d'exploitation réalisation de la par rapport au plan prévisionnel. Il composante du projet ne constituait plus une priorité 2 - Contribution à la compte tenu de la difficulté à faire réalisation des intervenir l'assistance technique. programmes d'exploitation initiés sur financement algérien Tracteur forestier 1 0 0 Deux appels d'offres ont été lancés sans résultat. v) travaux sylvicoles Véhicules TT 24 24 100 Ces véhicules ont été Le budget de fonctionnement contre l'incendie intégrés dans le plan sera assuré par la DGF. opérationncl de pl vention et de lutte contre les incendies Service après vente 24 Matériel de travaux 24 lots 24 lots 100 Ce matériel a servi à Le budget de fonctionnement sylvicoles équiper les véhicules TT sera assuré par la DGF. 2. Aménagement des bassins versants bâtiment l'installation de l'équipe technique chargée de suivre l'exécution du chemin d'aménagement du bassin versant. 4. Développement Véhicules 121 TT 121 100 Ces véhicules serviront à Le budget de fonctionnement institutionnel 56 de 56 réaliser les activités de la sera assuré par la DGF. liaison DGF. Ordinateurs avec 6 6 100 Ce matériel servira à imprimante réaliser les activités de la DGF. Fac-similé I I 100 Ce matériel servira à réaliser les activités de la DGF. 5. Etude Etude sur la 1 0 0 Lors de la restructuration du projet valorisation des (1996) cette composante a été ressources en bois annulée Inventaire statistique 1 0 0 Lors de la restructuration du projet et plan (1996) cette composante a été d'aménagement annulée simple pour 60 000 ha de reboisement en eucalyptus Plan d'aménagement 1 0 0 Lors de la restructuration du projet sylvopastoral pour (1996) cette composante a été 15000 ha de annulée peuplement naturel de forêt Plan directeur 1 0 0 Lors de la restructuration du projet national (1996) cette composante a été d'aménagement des annulée bassins versants 25 APPENDICE B Analyse économique 1. Le projet pilote de développement forestier et d'aménagement de bassins versants visait à élaborer un programme d'action à long terme destiné à mieux protéger et gérer les ressources naturelles de l'Algérie, et notamment ses forêts, ses bassins versants et ses aires protégées. Pour ce faire, il a cherché à renforcer les institutions concernées et à mettre en œuvre des opérations pilotes de développement forestier et d'aménagement de bassins versants afin d'en vérifier la rentabilité économique et financière. Lors de l'évaluation du projet, l'analyse économique et financière n'a concerné que la plantation de pins car c'était la seule composante pour laquelle des estimations relativement précises avaient pu être faites. 2. La mise en œuvre du projet s'est heurtée à de grosses difficultés qui en a fortement ralenti le rythme. C'est ainsi que 307 ha seulement de plantations de pin ont été réalisées alors qu'il avait été prévu d'en planter 4 300 ha. D'autre part, le caractère pilote du projet a, en grande partie, été perdu du fait de la situation sécuritaire du pays qui n'a pas permis de réaliser l'important programme d'assistance technique prévu. La situation sécuritaire et le manque d'assistance technique expliquent également pourquoi le suivi-évaluation du projet a été particulièrement difficile à assurer. Les données fournies à la mission qui n'a pas pu visiter les plantations, n'ont pas permis d'effectuer une analyse économique et financière complète de cette composante et il n'a pu être fait qu'une analyse partielle comparant les coûts détaillés de plantation d'un hectare avec la valeur des productions attendues. Cette annexe présente les données utilisées pour cette analyse. Bénéfices économiques et financiers 3. Le rapport d'évaluation prévoyait une première éclaircie de 25 m3 de copeaux l'année 20, une seconde de 47 m3 de copeaux l'année 30, une troisième de 30 m3 de bois d'œuvre et de 29 m3 de copeaux l'année 40 et l'exploitation définitive donnant 122 m3 de bois d'œuvre et 62 m3 de copeaux l'année 50. Ces estimations n'ont pas été modifiées car les renseignements fournis à la mission font état de plantations vigoureuses ayant pris un très bon départ. La qualité des plants produits dans la pépinière rénovée de Guerbès est citée comme étant l'une des raisons essentielles de cette bonne reprise. 4. Les prix économiques et financiers ont été calculés sur la base d'une import-substitution, l'Algérie restant essentiellement tributaire des importations pour satisfaire ses besoins en bois. Pour les prix financiers, aux prix internationaux 1998-99 du bois d'œuvre et des copeaux, ont été ajoutés le coût du fret, les taxes et autres coûts locaux pour rendre les grumes à la scierie. Il en a été ultérieurement déduit les coûts de transport entre la forêt et la scierie (Tableau 1). Les prix économiques ont été déduits de ces prix financiers en déduisant les droits de douane et taxes et en corrigeant certains coûts unitaires par des facteurs de conversion. C'est ainsi que le taux de change officiel du DZD par rapport au $EU a été corrigé par un facteur de 1,3 qui prend en considération la surévaluation de la devise locale. 5. La comparaison des prix économiques et financiers à l'évaluation et à l'achèvement, en DZD courants, montre de grandes différences: - prix financiers : " pour le bois d'œuvre : 1 255 DZD par m3 à l'évaluation et 4 413 DZD par m' à l'achèvement ; " pour les copeaux : 870 DZD par m' à l'évaluation et 2 791 DZD par m' à l'achèvement; 26 prix économiques: • pour le bois d'œuvre : 2 650 DZD par m' à l'évaluation et 4 747 DZD par mý à l'achèvement ; • pour les copeaux : 1 760 DZD par mý à l'évaluation et 3 023 DZD par mý à l'achèvement. 6. Les prix financiers du bois ont donc été multipliés par plus de trois et les prix économiques par un peu moins de deux. Cette différence d'augmentation reflète la forte diminution de la surévaluation de la monnaie locale entre l'évaluation et l'achèvement, le facteur de conversion de la devise passant de 2,5 à 1,3. Il en a résulté que la partie de la différence entre prix financiers et économiques qui provenait de la correction du taux de change, a beaucoup diminué. D'autre part, cet accroissement en prix financiers est largement supérieur à l'augmentation du coût de la vie en Algérie qui est estimée avoir avoisiné 240 % entre 1993 et la fin de 1998 (Tableau 2). Comme précisé dans les paragraphes suivants, cette augmentation est également largement supérieure à celle des prix unitaires de nombreux intrants utilisés pour l'installation et l'entretien de plantations. Coûts économiques et financiers 7. Du fait des données disponibles, les coûts d'investissement et d'entretien des plantations de pin, en termes économiques et financiers, ont été estimés sur la base des fiches techniques utilisées lors de l'évaluation. Les besoins en main-d'œuvre ordinaire ont plus que triplé passant de 35 jours par ha à 121 jours du fait principalement des travaux de plantation (61 jours au lieu des 15 jours prévus) et de l'entretien (45 jours au lieu des 14 jours prévus). Par contre, en ce qui concerne les travaux mécaniques et les intrants, les quantités prévues ont été confirmées (Tableau 5). 8. Les prix unitaires courants ont peu augmenté entre l'évaluation et l'achèvement, ce qui, en termes constants., équivaut à une baisse des prix. En termes financiers, comme le montre le tableau suivant et le détaille le Tableau 3, la main-d'œuvre ordinaire est passée de 145 à 200 DZD par jour et les travaux mécaniques de 475 à 800 DZD par heure. Les plants sont restés au même prix. La seule exception à cette relative stabilité, concerne les engrais dont le coût a été multiplié par plus de 200, passant de 0,12 à 26 DZD le kg. Ceoi ne peut s'expliquer que par une très forte subvention au temps de l'évaluation. En ce qui concerne les coûts d'exploitation des plantations, le projet prévoyait de faire baisser progressivement ces coûts de 200 DZD par m3 lors de la première éclaircie à 93 DZD lors de l'exploitation définitive. Les coûts estimés récemment (Tableau 4) s'établissent à 319 DZD par m3 et ils ont été utilisés tout au long du projet car, la composante "exploitation" ayant pris du retard, aucune proposition d'amélioration technique et économique de l'exploitation n'a encore pu être faite. Intrants Coûts financiers Coûts économiques (DZD courants) (DZD courants) Evaluation Achèvement Evaluation Achèvement Main-d'œuvre ordinaire 145 200 72,5 60 Plant 1,2 1,2 1,8 1,8 Engrais 0,12 26 0,3 20 Travaux mécanisés 475 800 950 960 Transport du bois 1,5 2,5 2,25 2,5 Coûts d'exploitation 200 319 223 238 9. Les coûts économiques n'ont pratiquement pas changé. C'est ainsi que le coût du plant est resté à 1,8 DH, celui des travaux mécaniques est passé de 950 à 960 DZD par heure et celui de l'exploitation de 220 à 238 DZD par m3. Le coût de la main-d'œuvre ordinaire a baissé, passant de 72,5 à 60 DZD par jour du fait d'une détérioration des conditions du marché du travail. La seule exception est ici également le prix des 27 engrais qui a beaucoup augmenté passant de 0,3 à 20 DZD par kg. Cette augmentation également très importante découle probablement d'un ajustement insuffisant du prix économique lors de l'évaluation (Tableau 6). 10. Les coûts d'investissement et d'entretien sont passés, en termes financiers, de 18.325 DZD à 69.993 DZD par ha, soit une augmentation de 380 %. Cette forte augmentation est liée d'une part à l'accroissement des besoins en main-d'œuvre tant pour l'installation de la plantation que pour son entretien (para. 7) et d'autre part à l'évolution de certains prix, particulièrement celui des engrais (para.8). Les achats d'engrais qui lors de l'évaluation ne comptait que pour 2 % du coût total des investissements, interviennent pour 14 % de l'estimation faite à l'achèvement. Proportionnellement, les frais liés à l'entretien des plantations ont plus augmenté (1.080 %) que ceux provenant de l'installation de ces plantations (300 %). Ceci provient du fait que lors de l'évaluation, il n'avait été prévu un gardiennage que durant les cinq premières années tandis que les responsables retiennent actuellement un gardiennage tout au long de la vie de la plantation. Rubriques Coûts financiers Coûts économiques (DZD par ha) (DZD par ha) Rapport d'évaluation Coûts d'investissement 16 295 15 760 Coûts d'entretien 2 030 1 015 Coûts totaux 18325 16775 Rapport d'achèvement Coûts d'investissement 48 105 26 112 Coûts d'entretien 21888 5 760 Coûts totaux 69993 31872 il. En termes économiques (Tableau 7), l'augmentation des coûts entre l'évaluation et l'achèvement n'est que de 190 %, le montant passant de 16 775 DZD à 31 872 DZD par ha. Ici également, l'accroissement des frais d'entretien (570 %) est largement supérieur à celui des coûts d'installation (170 %). Cette augmentation plus modérée qu'en termes financiers résulte du fait que les accroissements de prix économiques ont été largement inférieurs à ceux des prix financiers. Rentabilité financière 12. Le taux de rentabilité financière, comme on pouvait s'y attendre, n'est pas satisfaisant (Tableau 6). Il est très voisin (7,9 %), comme le montre le tableau suivant, de celui qui avait été estimé à l'évaluation'. La valeur nette actuelle est de -21.113 DZD, soit légèrement moins qu'anticipé à l'évaluation. Les valeurs seuils (« switching values ») montrent que le taux de rentabilité n'est pas très sensible aux variations de coûts et de la valeur de la production. Les coûts devraient, en effet, baisser de 42 % ou la valeur de la production augmenter de 74 % pour que le taux atteigne 10 %. Cette analyse démontre que d'importantes économies au niveau des coûts de production sont encore à trouver si l'on veut que la production locale de bois d'œuvre et de trituration puisse économiquement se substituer aux importations. Il n'y a, en effet, que peu de possibilités d'augmenter la valeur de la production de 74 %, parce que les prix étant liés à ceux du marché international, ne devraient pas varier dans de larges proportions, et que les rendements sont déjà ambitieux. Cas de base intitulé " en fin de projet ". 28 Rubriques Unité Rentabilité financière Rentabilité économique Evaluation Achèvement Evaluation | Achèvement Taux (le rentabilité % 8,3 7,9 12 10,6 Valeur nette actuelle a/ DZD par -16 795 -21 113 6 744 4 366 ha Valeurs seuils Augmentation des coûts -37 -42 57 16 Réduction de la valeur de la +58 +74 36 14 production a/ A un coût d'opportunité du capital de 10 % Rentabilité économique 13. Lors de l'évaluation, il avait été prévu que la rentabilité économique serait à peine satisfaisante, le taux étant de 12 %, soit 2 % de plus que le coût d'opportunité présumé du capital. L'analyse effectuée lors de l'achèvement du projet sur la base des données disponibles qui sont, il faut le rappeler, en nombre limité, réduit encore ce taux. Il n'est plus que de 10,6 % (Tableau 7). La valeur nette actuelle est de 4 366 DZD par ha soit les deux tiers environ de ce qui avait été prévu à l'évaluation. Le taux de rentabilité n'est pas très sensible aux variations de coûts et de la valeur de la production. En effet, pour faire baisser ce taux de 0,6 %, les coûts devraient augmenter de 16 % ou la valeur de la production baisser de 14 %. Ceci montre également que si l'on voulait avoir une rentabilité plus satisfaisante, il faudrait, comme en termes financiers, baisser notablement les coûts. Il en ressort que les opérations pilotes devraient être poursuivies pour continuer à rechercher des améliorations aux techniques actuelles et faire des économies. Conclusions 14. La justification de ce projet pilote était de démontrer si, dans le contexte algérien, la production forestière pouvait être financièrement et économiquement rentable. La situation sécuritaire qui dès la seconde année du projet n'a plus permis aux assistants techniques de venir en Algérie appuyer la mise en œuvre des actions pilotes et qui a rendu difficile le suivi-évaluation des diverses composantes, explique les raisons pour lesquelles il n'y a pas encore de réponse à cette question. La pépinière de Guerbès devrait bientôt atteindre sa pleine capacité de production et les plantations pourraient de ce fait et grâce au matériel de préparation du sol fourni par le projet, dépasser 1 000 ha par an. Si ces plantations peuvent faire l'objet d'un suivi-évaluation minutieux, une réponse pourrait être apportée à la question d'ici quelques années. Cette réponse ne sera cependant satisfaisante, que si les techniciens parviennent à améliorer les techniques et à les rendre plus rentables, y inclus au niveau des coûts d'exploitation. 29 APPENDIX C Contribution de l'Emprunteur INTRODUCTION Le présent rapport constitue le rapport d'achèvement (RA) du Projet Pilote de Développement Forestier et d'Aménagement de Bassins Versants objet du prêt 3487 AL de la Banque Mondiale. Il se propose de dresser un tableau exhaustif du projet et d'en faire une évaluation aussi détaillé que possible. CHAPITRE A: Historique et Objectifs du Projet Historigue du Projet: L'Algérie s'est depuis bien longtemps trouvée confrontée à de graves problèmes d'érosion des sols et de dégradation des terres qui entament sérieusement son potentiel productif et aggravent les problèmes de pénurie d'eau. La croissance démographique rapide des dernières décennies ainsi que les défrichements et les feux de forêts ont entraîné une diminution régulière de la superficie boisée, d'où une progression du maquis et une expansion de l'agriculture dans les zones marginalement cultivables en montagne comme en zone aride. Pour éviter que ne diminuent encore les superficies et la qualité des forêts qui pourraient contribuer bien davantage à l'économie, des mesures devaient être prises. A la fin des années 80, le Gouvernement et la Banque ont commencé à débattre des moyens de résoudre les problèmes du secteur. Le projet envisagé qui est le résultat de cet examen, a été identifié par une mission conjointe de la Banque et la FAO dans le cadre de leur programme de coopération (PC) et a été préparé par le programme de coopération avec la FAO (rapport de mars 1990). Le projet a fait l'objet d'une préévaluation de la banque en mai 1990. L'évaluation a eu lieu en novembre décembre 1990. En février mars- 1992 une réunion de la Banque a mis la dernière main à la conçeption du projet pilote. Les négociations du projet entre la délégation algérienne et celle de la Banque se sont déroulées à Washington D.C du 5 au mai 1992. 30 La signature de l'accord de prêt pour le financement du projet (prêt 4387 AL) intervient le 5 août 1992 à Washington DC. L'approbation de l'accord sus-mentionné par les autorités algériennes par décret présidentiel n° 92-449 est prononcée le 6 décembre 1992. L'accord de prêt entre en vigueur le 17 mars 1993. Le montant du projet est de 37,40 millions de dollars EU. Le montant du prêt est fixé initialement à 25 millions de dollars EU. Le prêt a été révisé une première fois à 19,02 USD en novembre 1996 et restructuré par la suppression des composantes aménagement de bassins versants et études générales et son remplacement par un programme permettant de renforcer les capacités de l'emprunteur à réduire les pertes de ressources naturelles dûes aux incendies de forêts, devant utiliser 7,4 millions USD, puis révisé une seconde fois en août 1998 à 15,98 millions de USD par l'annulation d'une somme de 3,04 millions USD concernant les opérations qui ne pouvaient être réalisées avant la date de clôture. Le prêt a été clôturé le 31 décembre 1998 soit à la date originelle de clôture. A cette date le total des décaissements s'élevait à USD 10.193.688,77 Le décaissement final n'ayant pas encore été effectué le montant total des annulations ne peut être indiqué pour le moment Objectifs du projet: Le projet visait le développement d'un programme d'action à long terme pour la protection et la gestion des ressources naturelles, particulièrement les zones forestières, des bassins versants et la protection de la nature. Il comptait les composantes suivantes 31 A/ Evaluation d'une stratégie de développement forestier et d'aménagement de bassins versants. Sous cette rubrique le projet devait financer i) une étude sur la valorisation des ressources en bois îi) la réalisation d'un inventaire statistique et d'un plan d'aménagement simple (règlement de coupe) pour 60 000 hectares de reboisements en Eucalyptus et Pins situés dans les wilayas de Skikda, Annaba et El Tarf iii) l'élaboration d'un plan d'aménagement sylvo-pastoral pilote pour 15 000 hectares de peuplemeiýts mixtes di forêts naturelles (chêne liège, chêne zen ) et ripisylves d'oued dans la wilaya d'El Tarf , et iv) l'élaboration d'un plan directeur national d'aménagement de bassins versants. B/ Renforcement des institutions Sur cette rubrique le projet devait financer a) des opérations pilotes de foresterie à travers i) l'aménagement d'une pépinière pour la production de 2 millions de plants par an (wilaya de Skikda) ii) un reboisement pilote de production sur 4300 ha dans la wilaya de Skikda, iii) une exploitation pilote de 1 000 ha de peuplements d'eucalyptus dans la wilaya d'El Tarf et iv) des opérations sylvicoles sur 22 654 ha dans treize (13) wilayas du pays. b) des opérations pilotes d'aménagement de bassins versants dans les sous-bassins de l'oued Bayadh (wilaya de Tessemsilt 3 700 ha) et de l'oued Bouguedfine (wilaya d'Ech cheliff 6 700 ha). c) des actions de protection de la nature par la consolidation des activités de recherche et la formation de personnel. d) des actions de recherche forestière par le renforcement des capacités de recherche dans les domaines prioritaires suivants: i) milieux forestieis ii) reboisement de production iii) sylviculture des chênes et aménagement sylvo-pastoral iv) Technologie des bois v) Aménagement des bassins versants et vi) communication et diffusion des résultats de la recherche. e) des actions de support et. de renforcement des structures forestières à travers i) le renforcement des moyens physiques (véhicules et équipements et il) l'assistance technique et la formation en support aux autres activités du projet. 32 CHAPITRE B : Mise en œuvre, expérience tirée La mise en œuvre du projet a débuté comme mentionné ci dessus en 1993. Les objectifs fixés au projet n'ont pas été réalisés dans leur globalité compte-tenu des contraintes rencontrées. Des composantes ont été annulées (« élaboration d'une stratégie globale de développement forestier et d'aménagement de bassins veriants » et « opération pilote d'aménagement de bassins versants ») et d'autres n'ont pas été complètement achevées. L'exécution des composantes du projet est détaillée ci-dessous. Composante « Elaboration d'une stratégie de développement forestier et d'aménagement de bassins versants » Le projet devait financer 2 sous-composantes: a/ Trois études: i) une étude sur la valorisation des ressources en bois ii) un inventaire statistique et un plan d'aménagement simple pour 60 000 ha de reboisements iii) un aménagement sylvo-pastoral pilote pour 15 000 ha de peuplements mixtes de forêts naturelles (chêne liège et chêne zen) et ripisylives d'oued et iv) une étude portant « plan d'aménagement de bassins versants » :> Ces études n'ont pu être réalisées du fait de la conjoncture régnant alors en Algérie qui a empêché la mise à la disposition du projet de l'assistance technique prévue pour épauler la cellule de gestion du projet (CGP). b / Une sous composante ayant trait au renforcement de la capacité (par formation et matériel) d'un- bureau d'étude algérien (qui devait s'associer aux un ou des bureaux d'étude étrangers afin de réaliser les études) pour l'élaboration de plans d'aménagement simplifiés. 33 Cette sous composante corollaire de la sous-composante a) n'a pas évidemment été réalisée du fait de la non exécution des études. Néanmoins un consultant a séjourné un mois en Algérie au 2ène semestre 1993 pour faire des recommandation pour l'établissement d'un CPS pour plans d'aménagement simplifiés. Sur la base de ce CPS un appel d'offre (AO) national avait été lancé en juillet 1997 p'aur la réalisation des plans d'aménagement des forêts naturelles et ripisylves d'El Tarf et les règlements d'exploitation des jeunes reboisements dans les wilayas d'El Tarf, Annaba et Skikda mais cet AO s'est avéré infructueux. La Direction Générale des Forêts a décidé de faire mener les études d'aménagements par ses propres techniciens. Parallèlement il a été procédé à l'acquisition du matériel de débroussaillage, et de pénétration du matériel de topographie et d'inventaire d'une documentation cartographique et de photographique de base. Composante renforcement des institutions Cette composante comprend 5 sous-composantes a) Opérations pilote de foresterie ï) L'aménagement consistant en l'équipement la modernisation et la mise en production d'une pépinière à Guerbès d'une capacité de production de 2 millions de plants résineux, quantité nécessaire à la plantation de 1300 à 1500 ha par an. 34 RUBRIQUE PREVU REALISE Pépinière Production annuelle 2 millions /an 900 000 plants de 1996 à 1998 8700 m2 de surface utile 8700 m2 5 120 m2 prise-vent ombriers Local de stockage substrat 180 m2 1180 m2 Logement gardien 80 m2 en cours Retenue Collinaire à 3 km 300 000 m3 1 forage 41/s Réservoir.tampon 100 m3 500 m3 Caissettes Conteneurs 2.000.000 unités 2.000.000 unités Malasceur 1 U 1 u Tracteur agricole + remorque + 1 u 1 U citere etinfortravail du sol Matériel de traitement phyto- 1 lot 1 lot Sanitaire. Equipement d'irrigation i lot 1 lot Dynamomètres Il lot 1 lot Tourbe et confort d'écorce oui Matériel de laboratoire pour 1 lot 1 lot la recherche Chambre froide pour la recherche 1 u en cours Consultant international 2 mois 0,16 mois Stages de formation 2 mois 19,5 mois > Sur le plan des travaux une parcelle est complètement opérationnelle sur les cinq prévues. (pour des commodités d'irrigation les six parcelles prévues à l'origine ont été réduites à cinq). Sa capacité de production est de 300 000 plants par an. Le complément de l'équipement d'irrigation par brumisation a été réceptionné en décembre 1998 et sera installé en 1999. L'ensemble de la pépinière sera fonctionnel d'ici la fin de l'année 1999 et produira environ 2 millions de plants par an. Une sixième parcelle est en cours d'aménagement pour les seules expérimentations de l'INRF. - Depuis la mise en service de la première parcelle en 1996 la pépinière a produit environ 900 000 plants de pins maritimes et pins pignon dont 200 000 attendaient d'être plantés à partir du début janvier 1999. La technique d'élevage des plants semble donner de très bons résultats ; les plants obtenus au bout de 6 mois (au lieu de 8 dans le 35 système traditionnel) ont un système racinaire très développé et le plant est très bien conformé. ii) la plantation après préparation mécanique du sol de 4 300 ha avec en parallèle l'ouverture de 43 km et la réfection de 38 km de pistes, l'aménagement de 170 ha de pare-feux pastoraux, la construction de 3 points d'eau pour la lutte contre les incendies et la formation des personnels d'encadrement des chantiers . Rubrique Prévu Réalisé Reboisement Bulldozers 350 CV équipés de rippers monodent 4 4 Bulldozers 170 CV équipés de rateau défricheur 5 5 et rippers 3 dents. Camion atelier 1 1 Véhicules tout terrain 2 2 Véhicules léger 1 1 Cabines mobiles de chantier 20 0 (annulé) Plantations 4300 ha 307 ha Pare feux pastoraux 170 ha l ha Ouverture de pistes 43 km 16 km Réfection de pistes 38 km ? Aménagement de points d'eau 3 0 Bornage de reboisements oui Assistance technique 3 mois 1,5 mois Stage courte durée - responsables du reboisement 1 mois 1 mois - membres de 'encadrement 0 1 mois - Le reboisement n'a pu connaître les rythmes de réalisation prévus du fait principalement de i) la mise en production tardive de la pépinière et sa faible ptoduction ii) 1'arrivée et la mise en fonctionnement tardives des' engins de préparation du sol (procédures d'acquisition et délais de livraison très longs). 36 Les plantations ont concerné au total 307 ha de pins maritimes et pins pignons (début janvier 1999 il a été constaté un taux de réussite excellent supérieur à 95% pour toutes les plantations réalisées en 1996, 1997 et 1998). Au cours de l'été 1998 200 ha ont été préparés (débroussaillage et sous-solage) . 200 000 plants y seront installés à partir de janvier 1999. Ces plantations n'ont pu être réalisées au cours du 4ème trimestre 1998 du fait de la dissolution pendant l'été 1998 de l'entreprise (EMIFOR) qui devait être titulaire du marché. Les reboisements ont été hornés pour les signalz de façdi visible aux riverains 11 ha de pare-feux ont fait l'objet d'amélioration pastorale (plantation de caroubiers et d'accacias) mais ont été malheureusement broutés par le bétail des riverains. Les arbres broutés seront remplacés. iii) une exploitation pilote de 1 000 ha de peuplements d'eucalyptus dans la wilaya d'El Tarf qui devait se traduire par la mise en place d'un chantier pilote à El Tarf sur 1000 ha de peuplements artificiels d'eucalyptus afin d'aider les autorités du projet à améliorer les performances en matière d'organisation des exploitations, de réduction des coûts de production et d'augmentation de la productivité. ' Cette sous-composante n'a pu être réalisée du. fait de l'absence d'assistance technique (le caractère pilote du projet rendait indispensable l'intervention de l'assistance technique) néanmoins les actions de formation et d'acquisition d'équipement (matériel de coupe et de dendrométrie) ont été exécutées. Les travaux d'exploitation débuteront sur budget algérien en 1999. IV) Opération sylvicoles sur 22 654 ha dans 13 wilayas du pays dans le cadre de la prévention et de la lutte contre les incendies. La consistance des travaux sylvicoles prévus et réalisés est indiquée dans le tableau ci-après: 37 Wilaya | _ Volumephysique (ha) Prévu Réalisé au 31/12/98 % El Tarf 1556 - - Skikda 2095 769,15 36,7 Guelma 2230 2230,00 100,00 Souk Ahrass 2550 2550,00 100,00 Béjaïa 2040 1102,80 54,00 Jijel_ 1183 1-- Chlef 1056 1056,00 100,00 Tipaza 1359 52,00 3,80 Iissemsilt - 1010 1010,00 100,00 Batna 1500 887,00 59,13 Sétif 2710 2100,00 77,50 Khenchela 1365 1365,00 100,00 B.B.Arréridj 2000 1890,00 95,00 Total 22 654 15011,95 66,26 => A la clôture du prêt le volume des réalisations était de 64% Ceci est tout a fait appréciable compte tenu de la situation que vit le pays mais les performances auraient pu être meilleures, n'étaient la non passation des marchés pour les wilayas d'el Tarf et Jijel (appel d'offres infructueux) er la longueur de passation des marchés. Les superficies restant à traiter le seront en 1999 sur le budget algérien (dans le cadre de l'opération inscrite pour financer le projet sur laquelle des crédits importants restent disponibles). Il a été acquis dans le cadre de cette sous composante 24 véhicules tout terrain qui on été équipés de matériel de lère intervention contre les feux de forêts et qui ont permis de doter 24 brigades parcourant en permanence les massifs forestiers concernés par les opérations afin de prévenir les feux de forêts. Cette opération a eu des résultats éminemment positifs i) protection efficace contre les feux de forêts et amélioration de la productivité des peuplements ii) fourniture d'emplois à une mains d'oeuvre fortement touchée par la crise (environ 160 000 journées de travail pour environ 1400 ouvriers ) -ki) participation pour la première fois dans ce type de travaux d'entrepreneurs privés; la concurrence entre les entreprises qu'elles soient publiques ou privées a permis de réduire les coûts unitaires de 20 à 30 % iv) formation en matière de 38 prévention et de lutte contre les incendies de forêts à 30 ingénieurs forestiers (14 mois au total). b) Opérations pilotes d'aménagement de bassins versants destinées à travers des actions pilotes de production et de protection à accroître les revenus des agriculteurs et réduire l'érosion. => Du fait de l'impossibilité de pouvoir disposer de l'appui de l'assistance technique après l0 mois de décembre 1993, cette composante a été annulée pour être remplacée par un programme de lutte contre les feux de forêts (travaux sylvicoles). Cependant un certain nombre d'actions ont été réalisées dans le cadre du projet - en 1994 a été élaboré un guide socio-économique pour l'aménagement de bassins versants par Alaoui (FAO) . La base-vie de Bouguedfine (comprenant des bureaux, des laboratoires, des logements, des chambres d'hôtes et des garages) a été achevée totalement. - En matière de recherche i) une étude climatologique a été réalisée pour le BV de Bouguedfine; ii) pour ce qui est de la correction torrentielle dans le BV du barrage de Oued Sly, ont été implantés différents types de seuils (gabion, pierre sèche, sac plastique, pneus usagés, fascines de bois) disposés en répétition le long des ravines. Les résultats après deux années sont que les seuils en gabions ont été rapidement comblés malgré un déficit pluviométrique, ce qui oblige à les rehausser, que les seuils en pneus usagés sont de loin les plus économiques; iii) en matière de stabilisation biologique des ouvrages, des essais ont été réalisés et ont donné des résultats; iv) des essais de comportement de 8 espèces (forestières et fourragères) en pépinière hors sol ont commencé en novembre 1996; v) pour ce qui est dispositifs expérimentaux sur parcelles de quantification de l'érosion, des protocoles d'expérimentation ont été établis pour 2 micro bassins versants, mais un accident mortel survenu à l'équipe de l'INRF chargée d'un suivi des différents protocoles a perturbé le programme pour un laps de temps important, une nouvelle équipe est en charge du projet depuis peu ce qui permettra de redynamiser le programme. 39 - En matière de formation, un stage de 5 semaines a été organisé pour 4 ingénieurs (France et Tunisie) (formation en techniques d'aménagement de BV et conservation des sols) et au ler semestre 1996 un autre stage de 10 jours pour 5 conservateurs en France portant sur la lutte contre l'érosion et l'aménagement des BV; - En matière d'assistance technique, au 2ème semestre 1993, un consultant expert en aménagement des BV a séjourné pendant 25 jours "pour préparer un plan de travail concernant les BV de Bouguedfine et Bayadh . Le même consultant a préparé un cahier des clauses techniques qui devait servir de base à un AO pour la réalisation d'un plan directeur national d'aménagement des BV. Au 2èmne semestre 1993, un consultant sociologue a passé 10 jours sur les mêmes BV. c) Protection de la nature par la consolidation des activités de recherche et la formation du personnel. = en matière d'assistance technique cette sous composante a bénéficié des services de deux experts pour une durée globale de 2 mois. e Recherche protection de la nature = mammifère, 1 mois en janvier 1994. e Recherche protection de la nature = outarde, oubara, 1mois en janvier 1994. > en matière de formation 18 techniciens en fonction au niveau de la Direction Générale des Forêts (2) de l'agence nationale de la Conservation de la nature (ANN) (2) et pour le reste (13) au niveau des parcs nationaux des réserves de chasse et des centres cynégétiques ont subi des formations en matière de gestion des aires protégées, et d'élgvage en captivité pour une durée globale de 16,5 mois. En outre et dans le cadre de la formation académique 2 ingénieurs ont suivi avec succès un formation doctorale, 1 docteur vétérinaire a subi une formation spécialisée et 4 ingénieurs ont préparé des maîtrises. => en matière d'équipement, il- a été acquis différents matériels destinés au suivi de la faune sauvage et à l'installation de dispositifs d'alerte contre les insectes nuisibles. 40 d) Activités de recherche Le projet prévoyait le financement d'actions connexes de renforcement des capacités de recherche développement permettant l'obtention de résultats portant sur les programmes prioritaires mentionnés en d) 2°) . i) L'établissement d'un catalogue des stations forestières avec classification des zones écologiques en fonction du potentiel de croissance des différentes espèces (document indispensable lors de la préparation des plans d'aménagement forestier et de l'identification des zones convenant aux opérations de reboisement) ; => L'opération n'a pas encore été entamée ii) L'amélioration des techniques d'établissement des plantations, y compris la recherche sur les techniques de conduite des pépinières, le choix des essences de reboisement et de leur provenance, les techniques de préparation du sol, les engrais et la lutte contre les parasites et les maladies ; => En ce domaine, bien que la pépinière expérimentale pour fournir les plants nécessaires à la réalisation des opérations de recherche impliquées par le programme de reboisement n'ait pas été achevée un certain nombre d'expérimentations sont en cours à la pépinière de Gutebès et des résultats obtenus: = 20 espèces (divers eucalyptus et acacias, robinier, cèdres avec 3 provenances, sapin de Numidie, divers pins et chênes lièges) ont été mis en élevage à la pépinière de Guerbès; => Un protocole expérimental visant à réduire le séjour des plants en pépinière a été installé à Guerbès et les résultats communiqués à l'administration des Forêts; > Les premiers résultats sur tes substrats et conteneurs ont fait l'objet d'un écrit. Les conteneurs WM' semblent bien convenir . La préparation de substrats locaux a été réalisée avec différents mélanges (terre de suberaie + marc de raisins + écorce concassée de chêne liège). 41 => Des essais de mécanisation des opérations de mélange des substrats et de remplissage de conteneurs ont été engagés; => Des essais de fertilisation des plants en pépinière ont été engagés et les résultats préliminaires sont en cours d'élaboration à Guerbès, deux fertilisants biologiques (Agrispon et Bio+) ont été expérimentés dans la pépinière pour stimuler la germination et la cro,issance de Pinus pinaster et Pinus Canariensis . Les meilleurs résültats ont été obtenus avec Agr{-pon. => Les essais et mensurations sur l'adaptation et le comportement des essences à croissance rapide dans la zone de Guerbès se poursuivent ( au ler semestre 94, il ya eu plantation de 10 ha de pins maritimes, pins des Canaries et pins pignons pour étudier le comportement des espèces à croissance rapide; => Des comparaisons de provenance de pin maritime ont été faites qui ont permis de situer les meilleurs porte-graines du Massif de Collo. Une étude comparative sur 5 provenances des pins maritimes ont été menées dans la station de Baïnem (Alger); => Pour diversifier la gamme des résineux à introduire, un protocole a été mis en place et donné des résultats préliminaires pour trois espèces: Pinus pinea, Pinus cariensis et Pinus coulteri; => Pour substituer les bois importés, il est prévu de tester certaines espèces de feuillus précieux. Dans ce cadre, une placette expérimentale a été réalisée pour tester deux espèces de peupliers (Populus euramerican I 214 et Populus nigra). => Des essais d'élevage de chêne liège et chêne zéen sont en cours (début décembre 1998) à la pépinière de Guerbès; => En matière de protection phytosanitaire, des placettes de suivi de l'évolution du dépérissement du pin maritime ont été installées dans la forêt de Tassout (w. de Jijel) et ont permis d'identifier les principaux insectes xylophages responsables de ce dépérissement: Blastophagus sp et Monochanus sp; 42 iii) La mise au point de techniques d'aménagement et de régénération des forêts de chênes lièges et zéen, en insistant sur les aspects sylvo-pastoraux; > Ce point a bénéficié d'une assistance technique au 2èe semestre 1993 (deux semaines d'un consultant en subériculture); a Plusieurs techniques de semis de chêne liège ont été testées in situ sous quatre strates de végétation. Le résultat est que le taux de survie pour les semis issus de pépinière,i été de loin le meilleur,' variant de 60 à 100% ; = Pour la détermination des meilleures méthodes (techniques/coûts) de rénovation des suberaies dégradées par le feu, un essai multistationnel de 15 provenances de chêne liège a été installé sur 1 ha dans la région de Jijel. Le taux de réussite en novembre 1997 était de 50 %; = Aucune technique d'amélioration n'a été entamée. iv) L'amélioration des techniques sylvicoles en déterminant les normes pour les coupes d'éclaircie, et en établissant des tarifs de cubage et des tables de production afin de pouvoir estimer les volumes sur pied; -> La détermination des conditions techniques et économiques de l'éclaircie de pins maritimes n'a pas été entamée; a Pour ce qui est du tarif de cubage et des tables de production, une étude comparative de quatre espèces résineuses dans deux secteurs (Telle central, et Telle oriental) a été réalisée pour en estimer la production. Les meilleurs accroissements ont été enregistrés chez Pinus brutia (6,71 m3/ ha/ an). v) La réalisation d'un programme de recherche sur la technologie du bois qui comporte un volet recherche et volet vulgarisation. Le programme de recherche est axé principalement sur: * Le sciage sciage et le séchage de l'eucalyptus; * Le sciage sciage et le séchage du chêne zéen et afarès; * Le séchage du pin d'Alep; 43 * Les possibilités d'utilisation de ces trois essences en menuiserie, ameublement, emballage. Chaque opération devait comporter la mise au point de fabrication de menuiserie, meubles, palettes, caisses à fruits ou à légumes de consommation courante. Par la suite devaient être organisées des actions de vulgarisation et des stages de formation pour les professionnels. Un projet algéro-belge devait financer le laboratoire de technologie du bois. Le projet devait s'intéresser à la recherche appliquée et financer une scierie (construction et équipement) à Baïnem. * La scierie n'a pas été construite et les équipements n'ont pas été acquis. Cette composante a été annulée. => Pour ce qui concerne ce point une seule étude a été menée sur « les variations anatomiques et les propriétés technologiques du bois de peuplier blanc (Populus Alba) » qui a abouti à la mise en évidence des caractéristiques physico-chimiques et mécaniques de ce bois. =* Bien que le laboratoire et la scierie n'aient pas été réalisés, une formation de chercheurs de l'INRF a eu lieur dans le domaine de la technologie du bois ainsi que le montre le tableau suivant: Domaine de formation Lieu de la formation Qté (h/mois) Traitement et transformation du bois Belgique - CARAH 3 Scierie Id° 3 Menuiserie Id° 3 Essais physiques et mécaniques résineux Université Catho. Louvain 3 Menuiserie Id° 3 Qualité du liège algérien Mérida (Espagne) 1,5 Total 16,5 => En matière d'assistance technique, deux semaines d'un expert en technologie du bois dans le cadre de la réalisation de l'unité scierie- menuiserie (élaboration d'un. cahier des charges pour la construction de la station de technologie du bois et la fourniture des équipements). 44 = De façon générale, la recherche en matière de foresterie dans le cadre du projet a atteint des résultats (qui demandent une confirmation et l'étude de leur faisabilité économique), particulièrement en matière de lutte contre l'érosion, mais les investissements prévus en matière d'équipement de laboratoire et d'informatique ont été réalisés et sont en cours de livraison à l'INRF. e) Support et renforcemeniinstitutionnels Q Outre les activités d'appui prévues dans les composantes le projet prévoyait d'autres supports bénéficiant à l'ensemble du secteur des forêts. Ces support et renforcement institutionnels s'articulaient principalement autour de 2 axes i) renforcement des moyens physiques (véhicules et équipements) • dotation de la DGF (ex ANF) et de l'INRF en véhicules et équipements (y compris les pièces détachées ) 145 véhicules TT - 56 véhicules de liaison (la CGP a bénéficié sur ce quata d'l véhicule TT et d'un véhicule léger). * 09 bulldozers * 01 camion atelier * 100 tronçonneuses e 100 débroussailleuses • 08 ordinateurs personnels e 01 station PAO e 01 fax e matériels d'exploitation e équipements scientifiques et techniques (matériel de laboratoire, matériels de dendfométrie , matériels de cartographie et matériels de reproduction). e institution d'une cellule de gestion du projet. 0 La CGP a été formée d'un directeur adjoint et de 2 comptables. L'économiste recruté au début-du projet a été remercié peu de temps après et n'a pu être remplacé. 45 0 La CCP a été dotée d'un véhicule léger d'un véhicule TT de 2 micro-ordinateurs avec leurs imprimantes, d'un fax d'une photocopieuse. 0 Les frais de fonctionnement de la CGP ont été pris en charge sur le budget du projet (contribution algérienne). 0 La CGP a bénéficié de l'appui d'un spécialiste en suivi évaluation de la comptabilité (15 jours en juin 1993) d'un spécialiste en suivi- évaluati,n des actions forestières (20 jours en juillet 1923). Les membres de la cellule n'ont pas bénéficié de formation. O Quatre cellules locales du projet ont été crées (El Tarf, Skikda, Tissemsilt et Ech chleff) et dotées d'éqiipements (véhicules ordinateurs ) tous les membres de ces cellules locales ont-subi des formations. ii) assistance technique et formation La composante assistance technique et formation est exécutée, dans le cadre d'une convention signée avec la FAO par le gouvemement algérien. Depuis sa mise en vigueur et jusqu'au 31 décembre 1998 le bilan d'exécution de la convention est le suivant: • Assistance technique: 13 experts ont réalisé 9,3 mois de consultation sur un total prévu de 85 H/mois. 7,5 H/mois ont été effectués pour le compte de la composante foresterie pilote et aménagement de bassins versants dont 2 mois pour la sous-composante conservation de la nature, et 2 mois l'ont été au titre de la composante recherche. • Formation de courte durée : 115 candidats ort, au 31/12/1998 réalisé 142,5 mois de stage pour un total prévu de 105 H/mois. Sur ce total de 142,3 H/mois, il a été effectué 93 mois. au titre de la composante foresterie pilote, aménagement de bassins versants et conservation de la nature et 49,5 H/mois au titre de la composante recherche. 46 Le programme de formation a été réalisé au delà des préventions . L'expérience acquise à travers ce programme de formation par les techniciens du projet a été d'un précieux apport pour maîtriser les différentes activités. Formation académique: Deux (2) boursiers avaient été désignés en 1993 et 1994 pour suivre une formation doctorale en protection de la nature. Ces formations ont pris fin au courant du deCûxième semestre 1997. Quatre (4) boursiers sur un total de six (6) ont été nommés pour suivre une formation de maîtrise en protection de la nature. Trois (3) d'entre eux ont terminé leur formation alors que la quatrième n'a pu réussir à ses examens. Au total 180 mois sur 216 ont été mobilisés pour 6 boursiers. Le reliquat soit 36 mois a été attribué en Septembre 1996 à la formation d'une candidate désignée pour suivre une spécialisation à l'Ecole Nationale Vétérinaire de Maison Alfort en France; cette décision intervient dans le cadre de l'appui à apporter aux agriculteurs dans les bassins versants. CHAPITRE D : Principaux facteurs ayant affecté le projet. Parmi les facteurs avant affecté le projet il en est de maîtrisables c'est à dire ayant ou qui auraient pu être contrôlés par l'agence d' exécution et de non maîtrisables c'est-à-dire échappant au contrôle des autorités du projet ou de l'agence d'exécution. => Les facteurs non maîtrisables qui ont affecté sérieusement l'exécution du projet sont essentiellement i) La situation prévalent en Algérie qui a empêché ou gêné l'intervention normale des bureaux d'études et des entreprises impliquées dans la réalisation du projet et qui a fait complètement cesser l'assistance technique étrangère jusqu'à la fin du prêt. ii) Les procédures longues dans. le domaine de la passation des marchés d'autant que les appels d'offres n'aboutissaient pas toujours, car souvent ne « touchant » pas les fournisseurs ou prestataires de services potentiels. 47 iii) Le faible nombre de soumissionnaires locaux et leur faible intérêt pour la procédure d'appels d'offres qu'ils ne maîtrisent pas suffisamment . iv) L'appréciation inexacte de l'importance et de la composante de la CGP qui aurait mérité d'être plus étoffée afin de pouvoir faire face plus efficacement aux nombreuses activités liées à la passation des marchés et au suivi de l'évaluation - un plus grand nombre de cadres out été justifié par la complexité du projet et l'importance ýe l'investissement. => Les facteurs ayant pu ou qui auraient pu être maîtrisés peuvent être définis comme suit: i) La prise en charge du projet par une cellule (CGP) insuffisamment préparée à la gestion d'un projet aussi complexe et qui n'était pas bien familiarisée avec les procédures d'appel d'offres et de suivi de l'exécution des marchés. ii) Souvent l'impossibilité d'anticiper et de faire face rapidement aux difficultés surgies en cours d'exécution en mettant en place des solutions de rechange comme celle qui a consisté à substituer à l'assistance technique un programme de formation ou à annuler certaines composantes du projet pour les remplacer par un programme de lutte contre les feux de forêt. iii) La lenteur des procédures de la Banque Algérienne de Développement (BAD) qui ont retardé les visas des marchés et les règlements des fou rnisseurs aussi bien locaux qu'étrangers ce qui entraîne des retards de livraison de commande ou la réalisation des prestations. Ces lenteurs tiennent notamment au fait que : 0 Pendant longtemps les dossiers étaient traités au niveau de deux (02) directions la BAD (la DEP et la DFE) ce qui manquait pas d'induire lourdeur et lenteur du processus de prise en charge des dossiers . 0 Les services en charge des dossiers de projets à financement extérieurs n'ont pas toujours - une appréhension correcte de l'importance de ces dossiers qui'sont traités de façon « ordinaire » et « bureaucratique » occultant de ce fait leur aspect économique et financier. 48 0 L'arrêt des écritures de fin d'année ne se fait pas rapidement ce qui ne permet pas à l'opérateur d'arrêter son bilan et d'engager des opérations sur le nouvel exercice sans perte de temps. CHAPITRE E : Performance de la Banque mondiale i) Le projet a bénéficié d'une préparation et d'une évaluation hautement satisfaisante. ii) Aucune difficulté n'a été relevée s'agissant de l'alimentation du compte spécial ouvert Jlès la mise en vigueur du prêt ou des paiements sur compte de prêt. iii) le projet a été convenablement suivi à travers des missions de supervision pendant la lèe année du projet soit 1993. A partir de 1994 les représentants de la Banque ne se sont plus rendus en Algérie mais un suivi étroit continuait d'être assuré à travers des remises de concertation organisées au siège parisien de la Banque ou au siège de la FAO à Rome. Le suivi a été de façon générale satisfaisant. CHAPITRE F: Performance de YEmprunteur. i) Le projet a bénéficié d'une bonne préparation. Dés le départ , les objectifs du projet avaient été clairement définis et ils ont été approuvés par la mission dépêchée par la Banque pour la préparation du projet . Donc préparation hautement satisfaisante. i.) Des efforts raisonnables ont été fournis notamment à travers une bonne structuration pour assurer une exécution efficace du projet. La première année les opérations se sont déroulées de façon très satisfaisarite. Toutefois des la 2e- année du projet (1994) des conditions hors du contrôle des autorités du projet ont remis en cause l'exécution du projet en entravant sérieusement la réalisation des composantes du projet liées aux travaux ou qui dépendaient de l'assistance technique. Par ailleurs la participation d'entreprises étrangères a été limitée ou carrément inexistante - ce qui a eu pour conséquences: des retards importants sur l'exécution de certaines composantes, ou leur annulation. Malgré toutes ces entraves et le 49 frein constitué par les lourdeurs des procédures administratives et financières imposées par l'environnement, la CGP a tout mis en oeuvre pour réaliser les parties du projet dont l'exécution était possible. Les membres de la CGP ont fini par maîtriser parfaitement les nombreuses tâches dont il avaient la charge et ont pu capitaliser une expérience tout à fait appréciable. La performance de l'agence d'exécution est considérée comme satisfaisante. iii) Le projet a des le départ été doté en crédits par l'Etat malgré les contraintes budgétaires . A aucun moment le projet n'a eu à souffrir d'un manque de ressources financière. A ce niveau la performance a été hautement satisfaisante. iv) Les rapports semestriels concernant l'état d'avancement des différentes composantes du projet ont été préparés régulièrement par la CGP et soumis à la Banque. Les comptes du projet ont été audités régulièrement et en temps voulu. La comptabilité était tenue correctement et .les opérations d'audit n'ont rencontré aucun problème. v) L'évolution des impacts du projets et la tenue d'une comptabilité analytique n'ont malheureusement pas étés possibles du fait de l'absence d'économiste dans la CGP et du nombre restreint de l'effectif de la CGP. CHAPITRE G : Pérennité et reproduction des composantes du projet (Tableau en annexe donnant plan d'exploitation des équipements) Le projet a permis principalement i) l'acquisition d'équipements importants parmi lesquels notamment: 09 buldozers utiles pour la préparation du sol; les engins serviront à mener à leur terme, dans une première étape les travaux de préparation du sol your compléter le programme de reboisement qui porte sur 4300 ha , puis ultérieurement à réaliser les travaux entrant dans les programmes normaux de l'administration des forêts. 50 • Du matériel d'exploitation forestière qui servira a exécuter la composante pilote d'exploitation forestière (1000 ha à El Tarf) et contribuera plus tard à la réalisation du programmes d'exploitation conçus par la Direction Générale des Forêts. ii) La mise en place d'une pépinière qui assurera une fois son aménagement terminé, la production de 2 millions de plants performants destinés d'abord à être plantés dans le cadre du reboisement prévu par le projet, ensuite à fournir les chantiers L de reboisement entrant daný les programmes futurs de la Direction Générale des Forêts. iii) La formation d'un nombre important d'ingénieurs et techniciens dans les domaines de la production de plants, des plantations, de l'aménagement, des exploitations, de la lutte contre les feux de forêts, de la lutte contre l'érosion et de la protection de la nature. Ces ingénieurs et techniciens forment un potentiel important appelé a être exploité dans et en dehors du projet afin d'entretenir et d'amplifier la dynamique de développement créée par le projet. iv) à la recherche de donner les résultats même si ces résultats sont encore partiels et demandent à être confirmés. Les équipements acquis permettront à la recherche d'approfondir et d'étendre les domaines de recherche. CHAPITRE H : Principales lecons tirées. Les principales leçons tirées du projet peuvent s'énoncer comme suit: i) A l'instar de beaucoup de projets financées par la Banque en Algérie, le projet de développement forestier a été trop optimiste dans l'évaluation des délais nécessaires pour lancer les appels d'offres ,les évaluer, passer les marchés, régler les fournisseurs et réceptionner les marchandises. A l'avenir il faudra en tenir compte et prévoir des délais plus longs. ii) s'agissant plus spécifiquement du projet de développement forestier et compte tenu de la 'dépendance des plantations de la production de plants, il aurait fallu prendre en compte de façon plus réaliste les délais nécessaires à l'aménagement de la pépinière et à sa mise en production. 51 iii) le fait que l'assistance technique soit systématiquement imposée par l'accord de prêt a souvent constitué une entrave sérieuse à la réalisation des composantes du projet dès que la situation sécuritaire a poussé les experts à s'abstenir de venir en Algérie. iv) pour faire face à l'accomplissement des différentes tâches et assurer un bon déroulement du projet, les membres des cellules de gestion (CGP, CGL) doivent fournir des efforts importants et faire preuve de connais'ances technique et de gestion avérées. Ils devraient pouvoir recevoir une formation adéquate et l'équipement nécessaire avant même le début des opérations. CHAPITRE I: Evaluation des résultats A/ Renforcement institutionnel 1. Programme d'assistance technique (85H/mois) * réalisation de 9,5 mois - couverte en partie à la formation à cause de l'impossibilité de faire venir l'assistance technique du fait des conditions particulières du pays. 2. Programme de formation à l'étranger. * réalisation de 142,5 mois pour un total prévu de 105 H/mois en court durée. * réalisation de 216 mois de formation académique pour 216 mois prévus. B/ Activités pilotes. 1. Etablissement d'une pépinière moderne à Guerbès pour la production de-2 millions de jeunes plants par année. * Une parcelle entièrement équipée. Capacité de production 300 000 plans. * Quatre parcelles en cours d'aménagement au 31 décembre 1998 pour une production complémentaire de 1.700.000 plants. A fin 1999 la pépinière sera totalement opérationnelle. 2. Etablissement de 4 300 ha de plantation de pin (économiquement viable). 52 Au 31/12/1998 il avait été préparé 507 ha et planté 307 ha; les 200 ha restant pour lesquels les plants sont disponibles seront plantés durant le ler trimestre 1999. 3. Exploitation économique de 1000 ha de plantations d'eucalyptus. Les opérations se sont limitées à l'acquisition d'une grande partie des matériels d'exploitation hormis le tracteur forestier pour lequel l'appel d'ofres international a été infructueux. 4. Traitement sylvicole de 10 000 ha de forêt * Au 31 décembre 1998, il avait été traité 15 012 ha. Dans l'ensemble les réalisations du projet sont èatisfaisantes si on ne tient pas compte des composantes ou parties de composantes annulées avec l'accord de la Banque et si on prend en considération les conditions particulières du pays depuis le démarrage du projet (impossibilité de disposer de l'assistance technique prévue et difficultés dans les procédures d'importation des équipements. L'appui institutionnel s'est largement concrétisé (formation et équipements réalisés au delà des prévisions initiales). La pépinière de Guerbès sera entièrement fonctionnelles des fin 1999 et fournit des plants de qualité. Les plantations même peu importantes à la clôture du prêt, seront plus importantes à l'avenir grâce à l'aménagement global de la pépinière et de son personnel expérimenté . Par ailleurs les résultats de la recherche en ce domaine sont très encourageants. CHAPITRE J: Suite à donner Le projet qui a été clô.uré le 31 décembre 1998 n'a pas fait l'objet d'une demande de prorogation car les facteurs ayant constitué une entrave à son bon déro.ulement et à l'exécution de toutes ses composantes n'ont pas totalement disparu. Néanmoins et quand les conditions seront plus favorables il serait souhaitable d'initier un projet qui constituerait l'extension, la con-s-oidation et la reproduction des résultats atteints et contribuerait à raffermir la véritable dynamique de développement engendrée par le projet pilote de développement forestier, dynamique déjà entretenue par les techniciens algériens ayant acquis, à travers les différents stages subis et l'application des 53 connaissances sur le terrain, l'expérience nécessaire à la poursuite de la réalisation des différentes composantes du projet. L'exécution de ces composantes se poursuivra sur fonds propres de l'Algérie. CHAPITRE K: Situation financière. Répartition du prêt par composante Consommation au 31/12/1998 Catégories Montant Consommation Reliquat au alloué au 31/12/98 31/12/98 consom- mation Catégorie I Travaux A. Constructions H. Tvx à l'Ets I. Tvx à Y'Ets B.V J. Tvx en Régie K. Tvx Terrains privés L. Tvx terrains collectifs Total catégorie I 7.133.635,47 810.021,98 6.323.613,49 il Catégorie II Fournitures B. Cabines de chantier C. Matériel léger D. Matériel de terras E. Mat Exploitation F. Véhicules Total catégorie II 6.724.103,63 5.948.797,20 775.306,43 88 Catégorie III Etudes-assist-formation G. Etudes M. Sce. consul. Form. Total catégorie III 2.125.121,00 2.137.353,58 -12.232,58 100 Compte spécial 1.297.516,01 -1.297.516,01 Total Général 115.982.860,10 10.193.688,77 5.789.171,33 63,77 54 CHAPITRE L: Résumé du rapport d'achèvement 1 - Caractéristiques du prêt: Prêt N° 3487 AL. Bailleur de Fonds = BIRD. Opérateur : Direction Générale des Forêts. autres intervenants = INRF Date de signature du prêt = 5 août 1992 à Washington DC Datj de mise en vigueur = 17 mars 1993. Date de clôture = 31 décembre 1999 Montant initial du prêt = 25 millions de dollars US. Montant annulé = 9.017.139,90 USD. Nouveau montant du prêt = 15.982.860,10 USD. Compte spécial = 1.500.000 USD. 2 -Objectif du proiet: L'objectif du prêt était de renforcer les institutions algériennes du secteur forestier, et par le biais d'activités pilotes appropriées de développer la base politique et technique afin de reproduire les composantes dont le succès a été confirmé dans le cadre du programme national de gestion des ressources naturelles. 3 - Composantes du projet: Développement forestier pilote (a) aménagement et modernisation de la pépinière. La modernisation de la pépinière se poursuit. En particulier l'acquisition de tous les équipements nécessaires a été opérée. Les recherches sur la mise au point d'un substrat ont abouti à des résultats encourageants et il est à prévoir que dans un proche avenir le problème sera tout a fait maîtrisé. b) Plantation. 507 ha ont été préparés et 307 ha plantés. Dès le mois de janvier les 200 ha restant à planter le seront. Les travaux se poursuivront après la clôture du prêt pour achever la plantation des 4300 ha prévus par le projet. 55 c) Lutte contre les incendies de forêt. Au 31 décembre le taux de réalisation des opérations sylvicoles était de 66,26 %. Les travaux se poursuivent dans 12 des 13 wilayas identifiées. Les travaux dans le cadre de cette composante ont permis l'exploitation de produits commercialisables et la création de nombreux emplois. Ceci a grandemEnt encouragé la participatròn de la population locale. (d) Opérations pilotes d'exploitation L'équipement nécessaire à ces opérations a été réceptionné hormis le tracteur forestier. Les travaux d'exploitation commenceront en 1999. Gestion pilote des bassins versants Les travaux axés sur les bassins versants sont en cours. Les travaux de construction de la base vie de bassin versant de Bouguedfine dans la wilaya de Chlef sont achevées et les travaux visant à raccorder les bâtiments à l'eau, à l'électricité et au système d'assainissement ainsi qu'à les meubler sont en cours et seront achevée en 1999. Renforcement institutionnel (a) La formation et les équipements ont été réalisés au delà des prévisions initiales. (b) La recherche a donné des résultats même s'ils sont encore partiels et méritent d'être confirmés. Elle dispose désormais d'équipements suffisants notamment en matière de sylviculture et d'aménagement de bassins versants. 56 Evaluation du projet Le projet a bénéficié d'une bonne préparation et son exécution a commencé de manière très satisfaisante . Toutefois après la première année des conditions hors du contrôle de l'emprunteur se sont développées et ont remis en cause l'exécution du projet. Le projet a été restructuré en février 1996 et certaines composantes annulées ou changées. Cependant et en dépit des nombreux problères auxquels a eu à faire face l'agence d'exécution tout a été mis en œuvre pour réaliser les parties du projet dont l'exécution était possible. 57 4 4 r! -n -~; 0 r 8 i d 0rx y-- m 0 8 -a - -- 11> Irnn 9Z. r70S . r~ - 39s - QE~ -ml " rz0 rn -non- z>TI rri -n 0 o- 0zN 9 é22 0 - r- 6 >z c0 k9. ni~ Nr--\ 3 4>0 0 w =r o 00 Ih0 rI 0 \Q< < 8 §-rj 0, mm 00 - 0 C -2 0 IN) -7 N. / ni 3 ~ -D~ \wo / < \\i -% \Q ¾/" CO rn o

Основные сведения
Дата принятия
Страна Алжир
Источник Всемирный банк