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Niger – Projet de réhabilitation des infrastructures – résumé de trois études d’impact environnemental sur le gravelage de chemins de terre et/ou les travaux de construction, et plan consolidé d’atténuation des impacts environnementaux

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PE ACE CORPS dE /99 Boite Postale 10.537 1 73 46.86 NIAMEY 7346.88 NIGER Fax 74 13.99 C,.rr.; at la Paix Nos réf: Niamey, le 6 janvier 1997 PC/01 - A Premier Projet Urbain du Niger Bureau NaCro! crdintion Monsieur Amadou Seydou - Président du Comité de Pilotage - -du Projet de Réhabilitation Le .Infrastructures et s/w Secrétaire Général A enregistrer S/N '....4. Ministère des Finances et du Plan Qjet: Rapport de Mme Bertilsson sur l'impact Environnemental Monsieur le Président, J'ai l'honneur de porter à connaissance que le Corps de la Paix a pris connaissance du rapport cité en objet et n'a pas d'observatiorn particulières à formuler. Nous suivrons avec un vif intérêt l'évolution de ce dossier de réhabilitation des infrastructures de transport et de son impact environnemental. .へ レ 甲 REPUBLIQUE DU NIGEk MINISTERE CHARGE DU PLAN MINISTERE DE L'EQUIPEMENT ET (PROJET DE REH,ABILITATION DES D-;'FRASTRUCTURES DES INFRASTRUCTURES) OU) ETUDE D'IMPACT SUR VENVIRONNEMENT DUU PROJET DE RECHARGEMENT DES ROUTES 97 (GAYA-MARGGOU) ET 89 (MARGOU-OUNDITAN) LRJET] RAPPORT PROVISOIRE MAI 1997 B.E.G.H.S (Bureau d'Etudes Géologiques et Hydrogéologiques du Sahel) BP 13609 Niamey, Téléphone 72 50 58 4. ts RESUME Dans le cadre du projet de Réhabilitation des Infrastrustures (PRI) financement Banque Mondiale, il a été retenu par le Ministère de l'Equipement et des Infrastructures, le rechargement des Routes 97 et 89 Gaya-Margou et Margou-Winditan. Cette étude fournit uen évaluation des impacts environnementaux potentiels liés aux travaux de rechargement et à l'accroissement des flux de circulation sur ces routes renovées. Les routes Gaya-Margou et Margou-Winditan longeant la vallée du fleuve Niger et le Dallol Bosso, dosservant les arrondissements de Gaya, Dosso, Boboye et Filingué sur une longueur de 290 km environ. Sur le plan climatique la région d'étude se caractérise par deux zones climatiques (Gaya): - le climat sahelo-soudanien avec module pluviomérique annuel de 800 mm dans la partie Sud (Gaya) ; - le climat Sahelien avec module pluviométrique annuel de 400 mm au Nord grâce à la pluviométrie actuelle et aux périodes humides quatenaires les ressources en eau (de surface et souterraines) sont relativement importantes dans la région comparativement au reste du pays. Les températures très élevées varient entre 21° et 36°C. L'Alizé continental et l'harmattan constituent les principaux vents. Sur le plan écologique on peut distinguer du Sud au Nord: - les forêts classées de Gorou Bassounga (Gaya) et de Koulou (Dosso) avec des espèces abondantes très divesifiées. En plus de ces reserves naturelles on rencontre plusieurs parcs agro-forestiers constuits (Kapokier, Rônier, Karité, Dounier, Gao). - la brousse tigrée constituant la forêt classée dans le Kakara de Boboye (Koddo) se localie dans la partie centrale de la zone; - les formations résiduelles, présentant une végétation maigre dans la partie Nord. Ces différentes formations végétales à usages multiples (Bois d'oeuvre, de chauffe, zones de pâturage, etc ...) constituent également de biotopes pour les différentes ressources fauniques avec des espèces rares et protégées comme les girafes. Sur le plan démographique la zone se caractérise par une forte densité humaine (120 à 150 hts/hm2) aussi il a été dénombré plus de 73 villages et travaux de cultures le long de ces routes. L'agriculture et l'élevage constituent les principales activités productives des populations cependant le commerce et l'écotourisme présentent des grandes potentialités économiques qui peuvent de développer davantage grâce à l'amélioration du réseau routier. Le projet d'aménagement des routes 97 et 89 consiste à des travaux de rechargement des routes très dégradées par endroits en matéraux gravelux lateritiques, et à des reprises et/ou renforcement des certains ouvrages, de la signalisation, du barrage etc... Aussi des volumes importants de matériaux latéritiques seont empruntés essentiellement au niveau des différentes carrières existantes. L'aménagement des routes Gaya-Margou, et Margou-Winditan, favorisa le désenclavement de ces zones concernées tant en sécurisant le transport des hommes et des biens, d'où des impacts positifs pour les activités sicio-économiques écotourisme, écoulement des produits agropastoraux et forestiers, développement du commerce, amélioration de la santé des populations, etc...). Cependant on peut relever des impacts potentiels négatifs dont: " l'augmentation de la poussière lors des travaux et suite à une croissance du trafic, pouvant faire varier la qualité de l'air; " la destruction de la végétation et l'accroissement de l'érosion hydrique au niveau des carrières d'emprunt ; • augmentation de l'érosion hydriques au niveau des certains ouvrages de franchissement; • augmentation des populations le long des routes pouvant conduire à des exploitatios abusives des ressources forestières et fauniques. Ainsi en conclusion de l'évaluation générale de l'éventail des impacts environnementaux potentiels pouvant découler de l'aménagement des routes Gaya-Margou, Margou-Wmtan, laissant apparaître certes plusieurs impacts négatifs dont les portées peuvent être relativement limitées grâce à une exécution effective des mesures d'atténuations, et par la mise en place d'un plan de suivi de la gestion de l'environnement, aussi la réalisation de ce projet aura des effets positifs considérables sur le développement économique de la région, et sur la qualité de vie des populations. SOMMAIRE 0) INTRODUCTIO N ...........................................................................~.. - ... ..... - ........ -........... ~... 1 1) CADRE POLITIQUE, LEGAL ET ADMINISTRATIF............................................................... 1 1.1) Cadre politique ........................................................................................................................................ 1 1.2) Cadre juridique .................................................................................... ........................................... 1 1.2. 1) Sous-seceur Forêts.................................................. ...... .. .. . ......................... .... 1 1.2.2) Sous-Secteur Faune et Chasse........................................................ .......... ................... 2 1. 2.3) Eaux. Pêche....................................................................................................................................... 3 1.2.4) Pollution, .Vuisance, Impacts Environnementaux Divers .................................................................. 3 1.2.5) Convention Internationales ratifiées par le Niger ............................................................................ 3 1.3) Cadre adm inistratif...................................... . . ................................... ............. ...........4.. ......... 4 2) DESCRIPTIO N DU PROJET.................................................................................................................... 5 2.1) Objectif du projet ......... ...........- .... ............................. ................. ....... .. . .. .....5 2.2) Rappel des caractéristiques techniques et du coût des Routes 97 et 89........ .......... 5 2.2.1) Route 97 (G ava - M argou).................................................................................................................. 5 2.2.2) Route 89 (1argou-Ounditan)...................................................................................--......................... 7 2.3) Etat actuel des Routes 97 et 89.............. ........... ......... .........8 2.4) Les zones d'emprunt et carrières ........................... ......................... . . . ...8 2.5) Les travaux à réaliser.......................... . ... ................-........... 8 3) ETAT INITIAL DE L'ENVIRONNEMENT.................................................. 9 3.1) Caractéristiques clim atiques ....................................................................................... ...............9 3.1.1) Introduction....................................................................................................................................... 9 3.1.2) Pluviométrie ....................................................................................................................................... 9 3.1.3) L'évapotranspiration potentielle annuelle moyenne......................................................................... 9 3.1.4) La température moyenne annuelle ................................................................................................ 10 3.1.5) Le vent.............................................................................................................................................. 10 3.2) Végétation..................................................... ..... ........ ....... ........................................................ 10 3.2.1. Formations végétales homogènes................................................................................................... 10 3.2.2. Formations Hétérogènes .................................................................................................................. 13 3.3) Ressources fauniques et halieutiques. ------- .... .....1.........13 3.3.1) Ressources fauniques....................................................................................................................... 13 3.3.2) Les Ressources Halieutiques............................................................................................................ 14 3.4) Géomorphologie et pédologie de la zone du projet . ................................................ 14 3.4. 1) Géomorphologie ............................................................................................................................... 14 3.4.2) Les sos.............................................................................................................................................. 14 3.5) Géologie de la région ............ ......... ............... .......... .................. .............................................. 15 3.6) Les ressources en eau de la région......... ................. 16 3.6.1) Les eaux de surface........................................................................................................................... 16 3.6.2) Les eaux souterraines ....................................................................................................................... 17 4) ASPECTS SOCIO-ECONOMIQUES............................................................................................... 18 4.1) Population ................ .................. ...... ....... ................. ................................ ....................... ......... 18 4.1.1) Répartition de la population par canton........................................................................................ 18 4.1.2) Les mouvements de population.......................................................................................................... 19 4.1.3) Les problèmes démographiques ..................................................................................................... 19 4.2) Les activites économiques... .............. ............ 20 4.2.1) L'agriculture..................................................................................................................................... 20 4.2.2) L'élevage .......................................................................................................................................... 22 4.2.3) La pèche ........................................................................................................................................... 23 4.2. 4) L'artisanat ........................................................................................................................................ 23 4.2. 5) M ines et industrie ............................................................................................................................ 23 4.2.6) Le commerce........ ............................................................................................................................. 24 4.3) les infrastructures sociales....... ....... ........ .... .. .. .................. .......... 24 4.3.1) Infrastructures scolaires ...................... ............................................................................................ 24 4.3.2) Infrastructres sanitaires.................................................................................................................... 24 4.3.3) Infrastructures hydrauliques................................................................................ ......... 24 5) DESCRIPTION DES IMPACTS POTENTIELS DU RECHARGEMENT DES ROUTES 97 ET 89... 25 5.1) Les impacts potentiels positifs sur l'environnement ........................................................................ 25 5.1.1) Les impacts environnementaux positifs......................................................................................... 25 5.1.2) Les impacts sociaux positifs ..........................................................................................................:...26 5.2) Les impacts potentiels négatifs sur l'environnement . ......................................................... 26 5. 2.1) Les impacts environnementaux négatifs ......................................................................................... 26 5.2.2) Les impacts sociaux négatifs............................................................................................................. 28 6) MESURES D'ATTENUATION/COMPENSATION DES IMPACTS NEGATIFS.................... 28 6.1) Réduction des nuisanse soufrances aux populations et aux animaux sauvages....-...................... 28 6.2) Mesures de réduction de l'abattage des arbres protégés et des seme ci . . . . 28 6.3) Protection des habitats sensibles (forêts classées)......................................................................... 29 6.4) Protection de la girafe du hoboye 29 6.4.1) Réduction des risque d'accidents avec les girafes.......................................................................... 29 6.4.2) Réhabilitation de l'habitat de la girafe..............................................................................................29 6.5) Protection de la route contre l'érosion hydrique et éolienne...................................... . ........ 30 6.5.1) Erosion hydique .............................................................................................................................. 30 6.5.2 Erosion éolienne................................................................................................................................ 30 6.6) Réhabilitation de carrières, zones d'emprunts et bassins versants -.. .... 31 6.6.1) C arrières ......................................................................................................................................... 31 6.6.2) Zones d'emprunts .......................................................................................................................... 31 6.7 Actions d'accompagnement ..........32 7) PLAN DE SUIVI ENVIRONNEMENTA 32 8) CONCLUSION ..................................... ... . ... ..... . .. ....... ..... ............. 33 1 0) INTRODUCTION Cette étude d'impact sur l'environnement du Projet de rechargement des routes 97 et 89: Gaya-Margou et Margou-Ounditan (Figure 1 en annexe) a pour objectif l'analyse approfondie de l'environnement initial de la zone concernée afin de mieux dégager les impacts positifs et ,négatifs, induits par l'aménagement des routes, et de proposer des mesures d'atténuation des effets négatifs, permettant ainsi à ces deux routes de contribuer efficacement au développement socio-économique de la région à travers une gestion rationnelle des ressources naturelles. 1) CADRE POLITIQUE, LEGAL ET ADMINISTRATIF 1.1) Cadre politique Le réseau routier au Niger présente un facteur clé dans le développement du pays. Le gouvernement nigérien a reconnu le besoin d'améliorer l'entretien routier du réseau routier du pays en général. Plus particulièrement les Routes 97 et 89 qui longent la vallée du Dallol Bosso et la réserve partielle de Dosso sur 289,5 km partagés par les arrondissements de Boboye, Dosso et Gaya, desservait une région renfermant un potentiel agro-sylvo-pastoral important favorisé par climat humide comparé à celui de l'ensemble du pays. En matière de stratégie nationale d'entretien routier, on peut noter que suivant le trafic, la qualité du matériaux et la climatologie, une couche de roulement doit être refaite tous les 4 à 10 ans d'usage. Au Niger, la moyenne d'usure annuelle de la couche de roulement est estimée à 2,50 cm environ. 1.2) Cadre juridique Le secteur de l'environnement peut être subdivisé en quatre sous-secteurs régi chacun par un ensemble de textes législatifs et réglementaires définissant le régime, les conditions d'appropriation et d'exploitation des ressoureces. A ces textes de portée Nationale, il nous parait important de signaler certaines conventions internationales que le Niger a ratifié et qui ont des conséquences sur la présente étude d'impact. Il s'agit notamment de la convention sur la biodiversité, et la convention sur les zones humides dite convention de Ramsar. 1.2.1) Sous-seceur Forêts La loi 74-7 du 4 Mars 1974 fixant le régime forestier au Niger répartit les ressources forestières en deux catégories à savoir: a) Les forêts domaniales: elles sont elles mêmes réparties en deux catégories: Forêts Classées : qui constituent le domaine forestier classé de l'Etat. Elles sont soustraintes à l'exploitation assortie d'un cahier de charge du Ministère sans une autorisation expresse assortie d'un cahier de charge du Ministère de forêts ou après 2 déclassement par décret pris en conseil des Ministres. La'route Gaya-Margou traverse deux forêts classées à savoir la forêt classée de Gorou Barmenga (Gaya) sur 15 km et la forêt classée de Koulou (Dosso/Arrondissement) sur 7 km. • Forêts Protégées : Sont considérées comme forêt protégées toutes les autres forêts du domaine de tEtat n'ayant pas fait l'objet de classement. Les exploitations sont autorisées dans ce domaines à l'exception des espèces protégées qui sont au nombre de quinze (15), Article 16 de la Loi 74-7 (Tableau 1- Annexe 1). L'article 16 de la même loi spécifie que l'arrachage, la mutilation et l'abattage de ces essences sont formellement interdits sauf autorisation spéciale. Au niveau de certaines carrières utilisables piur le rechargement de la route, l'abattage d'espèces protégées sera inévitable. Enfin, il y a lieu de souligner en matière de forêts, l'ordonnance 92-037 portant sur le transport et la commercialisation du bois énergie dans les grandes agglomérations et la fiscalité y afférente. Cette dernièe ordonnance reconnaît le droit de concession rurale pour les communautés riveraines des forêts domainiales organisées en structures locales de gestion communément appelées "Marchés ruraux de bois" ou "Coopératives forestières". Ces structures sont dans la forêt de gorou-Bassoung (Gaya) et verront bientôt le jour dans les formations à combretacées du Fakara de Boboye où des carrières sont ouvertes (PK 17, Harikanassou). b) Forêts des particuliers Les droits des particuliers (propriétaires des terrains boisés ou de forêts et les collectivités territoriales) sont reconnus par la loi 74-7 sur les terres régulièrement acquises par eux (article 22, loi 74-7). Néamoins leurs pratiques dans ces forêts ne doivent présenter aucune menace pour l'équilibre de l'Environnement ni un danger quelconque pour le public. Le tracé Gaya-Margou-Winditan ne traverse aucune forêt de particulier. 1.2.2) Sous-Secteur Faune et Chasse La gestion des ressources fauniques est régies par la loi 62-28 du 4 Avril 1962 fixant le régime de la chasse au Niger. Cette loi fixe notamment la liste des animaux partiellement et intégralement protégés. Elle reconnait également aux communautés rurales certains droits d'usage relatifs à la chasse rituelle. Malgré l'interdiction de la chasse au Niger (Décret 72- 88/MER/MI du 20 Juillet 1977) les chasses rituelles ou coutumiès ont été autorisées sur toute l'étendue du Territoire National en conformité avec les dispositions de l'article 96- 129/PCSN/MDRH/E du 23 Avril 1996 portant abrogation du décret 72-88/MER/MI et l'ordonnance N° 96-052 du 26 Août 1996 fixant les redevances à percevoir au titre du permis de chasse et de capture, des taxes d'abattage et des licences des guides de chasse ouvrent une nouvelle ère pour l'exercice de la chasse pour tous les citoyens du pays. A cet effet, des zones villageoises d'intérêt cynégétique sont en cours d'identification. Les forêts protégées du Fakara (BoboyefHarkinassou) et les collines de Koygolo/Yéni/Sandiré sont les spécifiques pour la pintade sauvage, la perdrix, le francolin, et les rongeurs (lièvres, écureuil, varans). Ces habitats pourraient être pertubés par les carrières (carrières Margou-Winditan, PK 5,2; 17 ; 54 ; 73; 83) d'exploitation de matériaux de rechargement. 3 1.2.3) Eaux. Pêche La régime de la pêche au Niger est fixé par la Loi 71-17 du 31 Mars 1971. Cette loi a été récemment renforcée par l'ordonnnance 83-014 portant sur le régime de l'eau. Ainsi l'appartenance des ressources hydrauliques à toute la nation a été réaffirmée. Le tracé de la rourte Gaya-Margou-Winditan traverse une zone densement peuplée. De ce point de vue, l'utilisation de l'eau du fleuve Niger et du Boboye (eau à faible profondeur) pourrait se faire sans grands problèmes. Néamoins, l'utilisation abusive des eaux des mares pourrait être détrimentale pour la pêche, l'agriculture et l'élevage particulièrement dans le Boboye. 1.2.4) Pollution, Nuisance, Impacts Environnementaux Divers A l'interface de la réglementation des ressources naturelles traitée ci-dessus se trouve la réglementation relative à la protection des espaces naturelles et des paysages, la préservation des espaces animales et végétales, la maintien des équilibres biologiques auxquels ils participent. Pour ce faire, l'ordonnance 97-001 du 10 Janvier 1997 portant instituationationalisation des études d'impacts sur l'environnement a été adoptée par le Gouvernement. Ainsi obligation est faite à tous projets et programme de développement qui par l'importance de leurs dimensions ou par leurs incidences sur les milieux naturels et urbains de conduire une E.I.E. Cette étude d'impact doit évaluer les effets positifs et négatifs du projet, de proposer des meures de prévention, d'atténuation et de compensation des impacts négatifs. 1.2.5) Convention Internationales ratifiées par le Niger Les questions liées à l'environnement/développement consituent une préoccupation pour l'ensemble des peuples. La dégradation de la biodiversité, la désertification, la pollution de l'air et des eaux sont des menaces universelles. Fort de ces constats, la communauté international se mobilisa en Juin 1992 à Rio DE Janeira (Brésil) pour une conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement (C.N.U.E.D). Deux convention essentielles ont été négociées et signées par la majorité des pays de la planète, il s'agit de: a) Convention sur la Biodiversité Face à l'érosion génétique, cette convention vise à préserver l'éventail des organismes vivants, et à veiller à une répartion équitable des bénéfices tirés de l'utilisation de ces ressources biologiques pour toute l'humanité. Cette convention a été adoptée à Rio De Janeiro le 5 Juin 1992. Elle est entrée enn vigueur le 29 Décembre 1995. Le Niger l'a ratifié le 27 Juillet 1995. Au Niger 86 % de la diversité biologique (plantes et animaux sauvages) est localisée entre le Parc du W et la région de Gaya. Les forêts classées de Gorou Bassounga et de Koulou traversée par la route Gaya-Margou renferment d'importantes végétations de valeur scientifiques et économiques exceptionnelles. L'inventaire de la forêt classée de Gorou Bassounga réalisées en 1987 par le PUSF/USAID a fait ressortir 117 espèces végétales (léguminuses et graninées) dont 24 essences forestières de valeur économique importante pour la région de Gaya. 4 b) Convention sur la lutte contre la désertification D'une importance capitale pour l'Afrique, et particulièrement pour les pays gravement touchés par la sécheresse et la désertification comme le Niger, cette convention a été adoptée à Paris en Octobre 1994. Elle a été ratifiée par le Niger le 15 Janvier 1996 et elle est entrée en vigueur le 26 Décembre 1996. Elle fait obligation à chaque pays touché par la désertification d'élaborer un programme d'action National en pourrait être soutenu par la communauté internationale visera la protection des zones sensibles à l'érosion hydrique et éoliènne, la préservation des écosystèmes menacés, etc... 1.3) Cadre administratif Les institution chargées de l'administration de l'environnement au sens large du mot se repartissent dans plusieurs ministères à savoir: • au sein du Ministère de l'Hydraulique et de l'Environnement, les directions suivantes sont plus particulièrement en charge de l'environnement : il s'agit de : la direction de l'environnement qui dispose en son sein un service chargé de la prévention et du contrôle en matière des pollutions et nuisance " au Ministère de l'Equipement et des Infrastructures, le service de l'assainissement de la direction de lUrbanisme est chargé plus particulièrement des réseaux d'évacuation des eaux pluviales et usées dans les centres urbaines " au Ministère de la Santé Publique, il existe une direction chargée de l'hygiène et l'assainissement domestique " au Ministère des Mines et de l'Energie, un service est plus particulièrement chargé des établissements insalubres et dangereux • il a été créé en 1995 un conseil national de l'environnement et du développement durable qui est un organe consultatif supra-ministériel chargé de coordonner l'action gouvernemental en la matière . dans les grands centres urbains, les mairies disposent des services de voirie chargées spécialement de la gestion des déchets domestiques. • Enfin, il est évident que la réussite de toute action de sauvegarde de l'environnement dépendra essentiellement de la prise de conscience des populations locales et de leur volonté à participes dans les actions de développement durable de leur environnement. 5 2) DESCRIPTION DU PROJET 2.1) Objectif du projet Le projet consiste à recharger les Routes latéritiques 97 et 89 Gaya-Margou et Margou-Ounditan qui longent la vallée du Dallol Bosso sur une longueur de 289,5 km. Le but de ce projet est de permettre d'une part de pérenniser les investissements consentis, et d'autre part de maintenir un niveau de service acceptable pour les transports routiers et d'amener la sécurité et le confort des usagers. La zone que traverse ces routes renferme un potentiel agro- forestier important comparé à celui de l'ensemble du Niger. Ce qui justifie la réalisation de la présente étude d'impact sur l'environnement. 2.2) Rappel des caractéristiques techniques et du coût des Routes 97 et 89 2.2.1) Route 97 (Gaya - Margou) Origine PK 149 RNS - Fin PK 97,2 RNI Le projet de cette route a été réalisé par le bureau d'étude " SAHEL CONSULT NIGER " et l'étude s'est achevée en 1980. La Route 97 se compose des tronçons suivants: • Margou -Famey 58, 228 km a bretelle de Falmey 0, 557 km • Falmey - Koulou - Gaya 121, 519 km e antenne de Boumba 2, 391 km a Raccordement Koulou - Boumba 0, 552 km s antenne de Tara 7, 055 km e raccordemment de Tara 0, 185 km soit un Total de 190,487 km Les caractéristiques géométriques étaient les suivantes: • Vitesse de reférence 100 km/h • Courbe minimum en plan 500 m 6 • Rayon de raccordement verticaux: - converces 6.000 m - concaves 3.000 m " Pente longitudinale maxi 5 % " devers mal à partir d'un rayon de 100 m Profil en travers type: • Largeur de l'assiette 12,0 m e Largeur de plate forme 8,O m • Largeur de la chaussée 5m + 2 sifflets 7,8 m • Epaisseur de la couche de base (compactée) 0,15 m e Profil en toit à 2 pentes 3 % e Inclinaison des talus en remblais 3/2 à 2/1 * Inclinaison déblais 3/1 à 2/1 . Fosses longitudinaux, divergents et de garde: - la couche de base est en matériaux latéritiques de CBR superieur a 80 e = 15 cm - 268 ouvrages dassainissement. Le marché dexécution des travaux a été confié à l'entreprise " WAZIR " pour un montant de 3. 314.156.620 Fcfa hors taxes soit un prix de revient (base 1981) de 17. 398.335 Fcfa/km Ce coût relativement élevé est du a l'importance du volet assainissement, la route longeant le lit du fleuve Niger et le Dallol Bosse Sud d'où la nécessité de passer en remblai avec beaucoup d'ouvrages. Le délai qui était de 20 mois à compter de 19 Mars 1982 a connu plusieurs prolongations jusqu'en 1984. Le contrôle était effectué par le service départemental des travaux publics de Dosso et la surveillance des travaux assurée par le bureau " BELLER CONSULT" 7 Le financement était assuré par le Fonds saoudien de développement et Fonds Irakien. 2.2.2) Route 89 (Margou-Ounditan) Origine PK 97.2 (RNIE) - Fin PK 95 RN 25 Elle se compose des tronçons suivants: • Margou-Yéda 65 km e bretelle de Yéni 6 km e bretelle de koygolo 2 km • Yéda-Ounditan 26 km soit un total de 99 km Les caractéristiques techniques sont: • Largeur de la chaussée 6 km " Largeurplats forme 7 km . Largeur d'assiette 11 m • Epaisse de la couche 0,20 m L'étude de ces tronçons a été achevée en Avril 1978 par le bureau "BCOM" dans le cadre de"l'étude d'un projet d'aménagement de routes rurales au Niger" Le financement: " Banque Mondiale IDA 95% • Etat du Niger 5% Coût du projet: 910 800 000 FCFA soit une moyenne de 9 200 000 F/CFA/km Le tronçon Margou - Koygolo et la bretelle Yéni-Koygolo ont été achevés en 1982 (Août). Le tronçon Koygolo- Ounditan achevé en Nov. 1983 8 2.3) Etat actuel des Routes 97 et 89 Ces routes présentent un aspect de dégradation avancée de la couche de roulement qui dépasse rarement les 5 m d'épaisseur d'où une apparition : a de nombreuses zones de "têtes de chats" e de nombreux affleurements de sable a des ornières • des tôles ondulée * des "nids de poules" D'un point de vue environnemental, on note une occupation de superficies qui se récapitule de la façon suivante: " Route Gaya - Margou 228,5844 ha • Carrière + accès de carrières 106,392 ha • Route Margou - Ounditan 108,9 ha • Carrières + accès de carrières 210,7 ha Soit un total de 654,5764 ha occupés par le projet et ses accessoires. 2.4) Les zones d'emprunt et carrières Les travaux des routes 97 et 89 ont occasionné l'usage de plusieurs zones d'enmprunt et de arrières dont les positions et/ou les caractéristiques sont donnés en Annexe 2. 5) Les travaux à réaliser Les travaux consisteront essentiellement en un rechargement de la couche de roulement les accotements en matériaux graveleux latéritiques, les reprises localisées de la plate-forme, -eprise et/ou le curage des fossés et des ouvrages d'assainissement, la reprise et/ou le orcement de la signalisation et du barrage. Le profil en long existant sera conservé hormis le cas de certains ajustements mineurs, par exemple raménagement de points d'eau. t 9 Le rechargement des routes 97 et 89 est classé au niveau d'aménagement n° 2 avec les caractéristiques suivants. Emprise 11m Plate-forme 7 m Chaussée 6 m Longueur 289,5 km Rajout moyen de la couche de roulement 10 cm Coefficient de compactage 1,35 Ce qui donne une cubature de matériaux de: ((11 m + 7 m)/2) x (0,10 m) x (289500 m) x 1,35 = 351743 m3 arrondis à 352000 m3 Ceci représente le volume de matériaux à emprunter des différentes carrières en exploitation ou identifiées mais non encore exploitées. 3) ETAT INTIAL DE L'ENVIRONNEMENT 3.1) Caractéristiques climatiques 3.1.1) Introduction De type sahélo-soudanien au Sud (Gaya) et sahélien au Nord, le climat de la zone d'étude se caractérise par des précipitations annuells de 800 mm au Sud à 400 mm au Nord. ON distingue une saison pluvieuse au Sud de Mai à Octobre, tandis qu'au Nord elle s'étant de Juin à Septembre. Les températures moyennes sont comprises entre 21 et 360 avec des maximum en Avril - Mai et des Minimum en Décembre-Février. La région est sous l'influence alternée de l'alizé continental et de l'harmattan. 3.1.2) Pluviométie La pluviométrie a fortement diminué en cours des dernières décennies comme partout au sahel. La quasi-totalité du département de Dosso recevait pour la période 1950-1980 plus de 500 mm de pluie annuelle moyenne ; pour la période 1968-1985, moins de la moitié Sud du département reçoit encore cette quantité: l'isohyète 500 mm passe maintenant au Sud de Dosso. Cette "migration vers le Sud" des isohyètes entraîne pour toute la partie Nord du département une grande précarité des cultures pluviale. La hauteur pluviométrique moyenne pour l'ensemble du département pour la période 1968-1985 est de 505 m (Tableau 2- Annexe1). 3.1.3) L'évapotranspiration potentielle annuelle moyenne Elle vaut 2356 mm à Gaya et 2320 à Dosso. 10 3.1.4) La température moyenne annuelle En saison chaude (Avril-Mai) à Dosso varie entre 32 et 410c et en saison froide (Décembre-Janvier) entre 13 et 33°c. A Gaya elle varie de 29 à 41° en saison chaude et de 180 à 320 en saison froide.-L'humidité relative: elle est très basse en saison froide (20 %) remonte à 70 % pendant l'hivernage. 3.1.5) Le vent Il est très caractéristique de la saison; l'harmattan sec et chaud de Nord/Nord-Est souffle de Novembre à Mars (vents de sable, "brume sèche"). Au passage vers le Nord du front intertropical en Mars-Avril, la direction des vents bascule et passe à l'ouest en Avril puis au Sud-Ouest pendant l'hivernage : c'est la mousson. Les vents ont une vitesse moyenne de 2 à 4 m/s tout au long de l'année et les vents violents et brefs qui accompagnent les épisodes orageux ont lieu surtout en début de saison de pluies. Ces vents peuvent dépasser 100 km/h. 3.2) Vêgétation La zone d'étude présente deux zones climatiques distinctes dictées par la pluviométrie. En effet, du Sud au Nord on observe unn très net gradient de la diversité des espèces végétales. 3.2.1. Formations végétales homogènes a) Facies Naturels Au sud ils se retouvent sur les plateaux constitués de grés ferrigino-sableux ou argilo- sableux du Continent Terminal. Ces foramtions qui sont constituées essentiellement par les forêts classées de Gorou Bassounga (Gaya) et de Koulou (Dosso) respectivement d'une superficie de 8.800 ha et 2.060 ha ont une végétation assez diversifiée et une production de bois de chauuffe et de service importante. Il y a également la forêt protégée au Sud-Oeust de Tanda. En futaies homogènes on rencontre le Pterocarpus erinaceus, Parkia biglobasa, Bombar costatum et Adansonia digitata. Sur les sols les plus riches et le long des cours d'eau saisonniers Khaya senegaensis, Daniella oliver et Diospyros mespiliformis forment des galeries forestières denses. Combretum nigricans (Deligna) est l'espèce dominante dans ces forêts, suivi par les autres combretacées telles que Combrelum micranthum, Gurea senegalensis et Combretum glutinosum . Ces combretum qui viennent sur les glacis donnent 85 % du bois de chauffe exploité dans ces forêts. L'inventaire de la forêt de Gorou Bassounga a dégagé 24 essences forestières d'une importance majeur pour les communautés rurales -iveraines de la forêt. Il s'agit d'abord des 15 espèces protégées qui sont toutes présentes, puis le centaines de valeur commerciales comme : Daniella olilveri (Falmey) utilisé par les iverains du fleuve pour la construction des pirogues monoxyles, Prosopis africana Zamtouri), Diospyros mespilliformis (Tokoye), etc Le couvert herbacé est également riche et varié. Il est représenté dans ces forêts du Sud par Andropogon gaysanus, Penisetum pedicelatum et Zornia g!ochidecela. La production de biomes herbeuse atteint 350 kg/MS/ha/an. Ces forêts constituent des réserves pastorales pour les animaux de la région pendant la saison des pluies et y séjournent jusqu'à la libération des champs. • Au centre, les forestières localisées sur les plateaux du Fakara de Boboye (Koddo) constituent la brousse tigrée typique. Ce facies se caractérise par l'alternance de bandes boisées (fouré) avec des terrains nus qui jouent un rôle d'impluvium (collection de l'eau de pluie). La production de biomasse est élevée dans ces zones boisées. Le taux de recouvrement peut atteindre 70 % notamment au centre des fourrés. Dans les bandes boisées la composition floristique est diversifiée comprenant Combretum Nigricans, Acacia Sp, Cmpbretum micranthum, Guera Senega1ensis._ Dans les bandes nues, la végétation est presque absente, se reduisant à Boxia Senegalensis, Commiphora africana etc .... Cette brousse tigrée sert au ravitaillement en bois de chauffe, et de service des villages allant de Margou à Koddo, Harikanassou et même Niamey. • Au Nord (Koygolo, Winditan) des formations résiduelles à combretacées sont localisées sur les hauts plateaux et les affleurements rocheux. La végétation est maigre, composée d'Acacia radiana, Boxia senegalensis et de Combretum Sp.. Ces formations qui ne sont utilisées qu'à des fins pastorales par les populations constituent des zones sensibles à l'érosion hydrique. b) Faciès Anthropisés Ce sont des paysages qui resultent de la transformation de facies par les activités humaines (Agriculture, Elevage, Villages, Exploitation forestière, etc ...). Dans la zone d'étude, les paysages se caractérisent par la constitution de "parcs agro-forestiers" distincts du Sud au Nord. Selon la typologie de Pelessier (1978-79) on rencontre au Niger les parcs agro-forestiers suivants : e Les " parcs résiduels " constitués d'essences ligneuses conservées sur les champs lors des premières défrichements. • Les " parcs sélectionnés " relevant d'une volonté de se procurer des produits de subsistance. • Les " parcs construits " liés à la nécessité d'une exploitation continue de la terre (protection, enrichessement ...). Dans les champs on observe les parcs spécifiques ci-après: Parcs à Bombar Costatum ( Kapokier) Localisé autour de Shya (Gaya au PK 33 ) , parc à kopokiers se caractérise par son vieillissement. Le kapok (fruit) est beaucoup utilisé dans la fabrication des matelas et dans l'entretient des embarcations. Parcs à rôniers du fleuve Niger Il s'agit d'une futaie de rôneraie issue principalement de la régeneration naturelle. La rôneraie du fleuve est estimée à 5.140 ha avec une densité 12 d'environ 10 pied/ha. L'importance que revêt le parcs à rôniers pour les populations rurales se trouve dans l'utilisatiori multiple de l'arbre. - construction des habitations ( stipe) - consommation humaines (fruits, Miritchi) - alimentation du bétail (fleurs mâles) - bois de chauffe (feuilles, petioles) - artisanat ( vannerie, lits avec le petiole des feuilles) - fabrication engins de pêche (racines) Parcs à Butyrospermum parki (karité ) Espèce commerciale d'importance majeure pour la population, le fruit contient une amende à partir de laquelle est fabriqué le beurre de karité. De koulou ( Dosso ) à Falmey ce parc est remarquablement bien maintenu dans les champs sur sols profonds sableux et argileux. Le bois de l'arbre est surtout utilisé pour la fabrication du charbon, tandis que la cendre est utilisée comme teinture. Les racines et l'écorce ont des usages curatifs. Parcs à parinane macrophylla (gamsa) et Hyphaene Thebaica (Doumier) De Falmey à Harikanassou apparait dans le dollol un parc agro-forestier de palmier doum associé au parinari. Le palmier doum à des usages multiples; le tronc est utilisé dans la construction des habitations, les fruits sont consommables, le petiole des feuilles est utilisé comme bois de feux. Mais de toutes ces utilisations, celles des jeunes feuilles est assurement la plus importante. En effet, elles sont utilisées dans la confection des nattes, des paniers, la sacherie (oignons), le cordage etc... On observe sur la route Falmey- Margou de' grandes quantités de feuilles de palmiers doum destinées aux marchés de Madaoua et Bénin. Cette surexploitation des feuilles peut compromettre la regénération de l'espèce. Le parinari ( Gamsa ) est maintenu pour ses fruits qui font l'objet d'un commerce local. Parcs à acacia albida ( Gao) S'étendant dans tout le Dollol Dosso-Nord ( De Harikanassou à Winditan , le parc agro-forestier à Gao est entretenu dans les champs pour les suivants - fertilisation des sols : les rendements en grain ( sans engrais ) peuvent être multipliés par deux selon les travaux de Dancette ( 1967 ), vidal (1959) et porsedin ( 1984) menés respectivement à Bambey au Sénégal et en Ethiopie, - alimentation des animaux : les parcs à Gao jouent un rôle important dans l'affouragement des animaux. Selon Raison (1988) un arbre adulte d'acacia albida donne 120 à 140 kg de gousses par an soit environ 2,5 tonnes/ha pour une densité moyenne de 20 pieds par hectare. Ce parc à 13 Gao doit être maintenu pour la préservation de ce écosystème particulier. 3.2.2. Formations Hétérogènes Elles présentent un continuum de formation à combretacée fortement pénetrées par les champs des cultures et les aires de pâturages. Les, espèces ligneuses de vcaleur sont absentes. Cette mosaîque est caractéristique de l'occupation récente des formations sèches claires du sahel. 3.3) Ressources fauniques et halieutiques 3.3.1) Ressources fauniques Les ressources fauniques principales de la zonz d'étude sont confinées dans les formations végétales homogènes qui constituent des biotopes spécifiques malgré les assauts qu'ils subissent de la part de l'homme et de son cheptel. a) Forêt protégée du Fakara Boboye (Koddo-Harikanassou) Dans le Dollol Bosso-Nord, particulièrement dans la forêt protégée de koddo vit un troupeau d'environ 60 girafes qui utilisent un grand espace allant des plateaux de kouré, kollo jusqu'aux forêts de Gaya. Mais le troupeau est présent surtout entre Kouré et Harikanassou où les girafes utilisent les mares du Dallol en saison sèche pour leur abreuvement. En saison des pluies elles sont sur le plateau. Dans cette forêt existe également une arifaune très riche comprenant les pintades sauvages, les perdix et le francolin. Des rongeurs sont également présents, il s'agit surtout des lièvres et des écureuils. La présence de ces petits gibiers en abondance dans cette foêt offre des perspectives heureuses pour la population riveraine si l'on sait que la chasse a été réouverte depuis Décembre 1996. b) Forêts classées de Gorou-Bassounga et Koulou Elle constituent des refuges pour beaucoup d'animaux dont le singe patas, le chacal, le céphalophe de GRIMM, l'OUREBI. L'avifaune est constitué d'un très grand nombre de pintades sauvages ( des groupes de centaines sont souvent observés ), le francolin. Ces forêts représentent les dernières santuaires de la faune sauvage dans la zone d'étude. c) Mares et vallée du fleuve Les plaines d'inondation du fleuve Niger, de Shya (Gaya) à Kouloou et Boumba et la quarantaine de mares permanentes que renferme le Dallol Bosso sont les lieux de prédilection des oiseaux d'eau, canard, sarcelles, cormoran, de reptiles comme la tortue d'eau, le varan et le crocodile. Le lamantin (objet de curiosité ) est signalé dans les marécages de Shya. L'ouverture 14 de la petite chasse sportive permettra sans doute aux populations riveraines de les exploiter judicieusement pour leur développement. 3.3.2) Les Ressources Halieutiques Les potentialitée-hydriques de la zone d'étude sont constituées par le secteur du fleuve (Gaya-Boumba), 46 mares permanentes disséminées dans le Dallol Bosso de Saboula (Falmey) à Tadé (Koygolo). Les statistiques piscoles de la Direction Départementale de l'Environnement de Dosso de l'année 1996 montrent des captures de 712 tonnes de poisson frais dont 130 tonnes pour le Boboye. Dix huit (18) espèces de poisson reparties dans 10 familles ont été consernées pour les captures. Les espèces les plus péchées sont : Tiapia nilotica, Clarias lazera, Lates nilotitus, Bagrus baya, Mormyrus, Synodontis sp. Les ressources halieutiques des mares proviennent généralement d'un empoissonnement effectué par les services de l'environnement. Compte tenu de l'ensablement des mares, une utilisation excessive de ces dernières aux fins de rechargement de la route pourrait provoquer un assèchement prématuré de ces plans d'eau. 3.4) Géomorphologie et pédologie de la zone du projet 3.4.1) Géomorphologie La route longe le Dallol Bosso qui est une ancienne vallée d'un affluent du Niger, aujourd'hui inactif qui s'étend sur 330 km du Nord au Sud dans les départements de Tillabéri, Dosso environ le Mali et le Bénin. Cette vallée est entaillée dans un plateau dont le climat est immergée par des escarpements raides, un plateau de cuirasses d'épaisseur variable. Le fond de la vallée est une étendue i peu près plane, en pente longitudinale quasi nulle (0,17% à 0,22%) Entre le plateau et le fond du Dallol existe de glacis, intermédiaire de pente douce. Localement le Dallol est obstrué par divers dépôts sableux formant de petites terrasses. Entre les terrasses sableuses les sols ont tracé de chenaux remplis d'éléments fins. 3.4.2) Les sols La valeur agricole des sols est conditionnée par la géologie, la topographie et le climat. On distingue: a) Le plateau Il est recouvert localement d'une fine couverture sableuse (souvent inférieure à 2 cm), -st constituéd'une couche supérieure ferrugineuse généralement peu épaisse dans la zone du )rojet. Ces sols ont une valeur agricole médiocre, exception faite toutefois des cuvettes où les ois sont sableux ou argileux sableux et conviennent aux cultures. 15 b) Les terrasses Elles portent des sols sableux, légèrement argileux. Elles sont également cultivées et leur valeur agricole est liée à la pluviométrie et au réseau hydrographique. Il faut noter, au niveau inférieur des falaises, les talus dont la base est formée de sols enrichis en argile et qui sont d'excellentes terres à maïs, sorgho et manioc. c) Les plaines du Dallol Elles comprennent deux types de sols: • les sols sableux, légers, et faciles à travailler dont la valeur agronomique est fonction de la pluviositéet de leur teneur en humus, " les sols de mares, argilo-sableux, plus ou moins hydromorphes, plus difficiles à travailler mais d'une valeur supérieure du fait de leur plus grande richesse en matières organiques et minérales assimilables. En définitive ces sols s'épuisent très et donnent de faibles rendements. Ils sont sensibles aux variations de la pluviométrie et de la nappe phréatique. 3.5) Géologie de la région La zone du projet fait partie du Dallol Bosso qui lui-même est entaillé dans le vaste bassin des Iullimenden formé au Secondaire et au Tertiaire lors de trois phases majeures: " une phase continentale (Continental Intercalaire/Hamadien), " une phase marine à transgressions multiples (Crétacé Supérieur, Paléocène, Eocène), " et une phase continentale (Continental Terminal du Tertiaire). Ce bassin repose en discordance sur un socle cristallin primaire et antécambrien, igné ou métamorphique représenté à l'ouest de la route Gaya-Margou par le Liptako Gourma. Ce socle est à 375 m à Dosso, 342 m à Bengou et selon les mesures géophysiques, il formerait un seuil à la confluence des Dallols Foga et Maouri à environ 250 m de profondeur et de là il s'enfonce rapidement vers le sud. La bordure accidentelle du bassin est arquée par une faible importante NNO-SSE ; le compartiment Est est abaisse de plusieurs centaines de mètres et le miroir de la faible met donc en contact le socle cristallin du Liptako et le Continental Intercalaire/Hamadien. Les roches affleurantes appartiennent principalement au Continental Ternimal, et, à la pointe Sud du département de Doso au Continental Hamadien. Il s'agit principalement de sable et de grès plus ou moins argileux, avec des horizons à lignite ou à oolithes ferrugineuses. 16 La vallée du fleuve Niger, qui forme la frontière avec le Bénin dans le département de Dosso, a érodé les formations sédimentaires secondaires et tertiaires et les alluvions, parfois très minces, reposent sur le socle cristallin. De Niamey à Gaya, le fleuve repose successivement sur les granites birrimiens, sur les grès voltaiens et sur les grès dahoméens. Dans les Dallols (Bosso, Maouri et Foga), ce sont des dépôts quaternaires alluviaux qui se sont formés. ls sont constitués de graviers, de sable à granulométrie variable épais de plusieurs mètres, avec une matrice argileuse en quantités très variables. Enfin, des recouvrements superficiels récents, dunaires ou latéritiques marquent fréquemment les couches sous-jacentes du Continental Terminal ou du Continental Hamadien. Ce sont les horizons latéritiques qui constituent les matériaux utilisés pour la construction des Routes 97 et 89 et pour la recharge dans le cadre du projet. 3.6) Les ressources en eau de la région 3.6.1) Les eaux de surface Les ressources en eau de la surface de la région se composent du réseau hydrographique des écoulements temporaires, du bassin des lullimenden le fleuve Niger et le Dallol Bosso. a) Le réseau hydrographique Le réseau hydrographique de la région bien que fort dégradé du point de vue morphologique, y est toutefois assez actif. Les axes majeurs étant le fleuve Niger et le Dallol Bosso sur lesquels se ramifient un réseau tertiaire de kori qui ne sont actifs que pendant la saison de pluies. b) Le fleuve Niger Il est évidemment l'axe principal d'écoulement des eaux de surface. C'est le seul cours d'eau du département de Dosso. En conséquence de la baisse de la pluviométrie des dernières décennies, le débit moyen du fleuve diminue lui aussi, comme le montre les figures 6 et 7. Depuis 1965 le débit a diminué de moitié. Actuellement les débits à Gaya et à Niamey sont identiques, cela montre que les pertes par évaporation, irrigation et infiltration des eaux du fleuve entre Niamey et Gaya sont équivalente aux apports par eau de surface (Goroubi, Mékrou, Tapoa, les Dallols) et par l'inféro-flux de la nappe du Continental Terminal et de la nappe alluviale des Dallols. c) Le Dallol Bosso C'est une longue vallée Nord-Sud qui débouche au fleuve à l'aval du parc du "W" et collectait lors de la dernière grande période humide les eaux drainées dans la plaine de l'Irhazer et sur les contreforts Ouest de 'Air. L'écoulement est actuellement limité à la saison des pluies. Il n'y a pas de lit mineur bien défini et les eaux ont tendance à divaguer dans la large vallée 17 alluviale. Pour cette raison on ne possède aucune donnée d'écoulement de ce cours d'eau faite de pouvoir installer de station de mesure limnimétrique. d) Les mares Il existe de nombreux mares permanentes dans le Dallol Bosso en aval de Birni N'gaouré. Elles sont- en relation directe avec la nappe alluviale, elle mène en relation avec la nappe phréatique du Continental Terminal. En fin de saison de pluies de très nombreuses petites mares existantes dans les cuvettes sur les plateaux. Elles sont utilisées pour abreuver des animaux et aussi pour la consommation humaine, elles ne subsistent que quelques semaines après l'arrêt des pluies. 3.6.2) Les eaux souterraines Dans la zone du projet on peut distinguer les aquifères des formations sédimentaires du Continental Terminal et du Continental Hamadien et les formations quaternaires des Dallols. a) Le Continental Terminal Sur le plan hydrogéologique quatre nappes superposées peuvent être distinguées dans la série argilo-sablonneuse : • la nappe captive profonde constituée de sables de granulométrie moyenne à grossière d'une puissance variant de 3 à 18 m. Elle est séparée de la nappe des horizons à oolithes qui est située au dessus par des argiles grises silto-ligniteuses d'une épaisseur de 30 à 40 m. Elle est jaillissante à la limite nord de la zone du projet dans les bas fonds. Sa mise en exploitation nécessite des forages de 60 à 140 m. • la nappe des oolithes ferrugineuses contenue dans une formation plus ou moins argileuse elle est captée par le forage de 50 à 100 m. Elle est en charge et peut donner de l'artésianisme. • la nappe moyenne, la lithologie du réservoir est la suivant: sables fins à moyens avec des passages silteux et des niveaux de sables grossiers. Sous le Dallol Bosso, l'épaisseur de ces formations varie de 20 à 50 m. La nappe est captive mais non jaillissante. • la nappe phréatique: les formations du Continental Terminal contiennent une nappe phréatique généralisée. L'aquifère est constitué de grès argileux, silts, sables à intercalations d'argiles parfois ligniteuses. Sur les plateaux de la zone du projet, la nappe phréatique se rencontre entièrement dans le Continental Terminal, dans les Dallols, elle se confond avec celles des alluvions quaternaires. A l'extrémité sud du Dallol Bosso, l'épaisseur des alluvions et des grès du Continental Terminal est réduite et on note la présence d'affleurement du socle atacorien dans les dernières kilomètres avant le confluent avec le fleuve. b) Le Continental Hamadien 18 Il est rencontré à environ 200 m de profondeur. L'aquifère est parfois jaillisssant avec des débits très importants de l'ordre de 100 m3/h. L'eau est saumâtre et présente par conséquent peu d'intérêt pour l'alimentation en eau des population et du bétail. c) Les formations quaternaires Du Dallol Bosso le remplissage quaternaire du Dallol Bosso est essentiellement constitué de sable blancs boulant d'origine essentiellement alluviale. Quelques niveaux grossières et même graveleux sont notés sur le tracé des anciens lits mineurs successifs des cours d'eau qui occupaient les Dallols. L'épaisseur de ses formations alluviales peut dépasser 30 m mais elle varie considérablement à l'intérieur des Dallois sans que des indices de surface ne permettent de prévoir des zones favorables. Seule une étude géophysique pourrait localiser les chenaux de divagation de l'ancien lit mineur du cours d'eau. Des affleurements de l'aquifère quaternaire constituent les mares permanentes (ou temporaires) qui occupent la vallée du Dallol et dans lesquelles on note la présence de dépôts argileux de décantation, de teinte sombre. Ailleurs sur les plateaux surplombent le Dallol, les formations de recouvrement dunaire sont exploitées dans les dépressions 4) ASPECTS SOCIO-ECONOMIQUES 4.1) Population Les principales ethnies habitant la région sont: • les Dendi dans le canton de Gaya; • les Peuls; • les Djerma; • les Bella dans le Canton du Tagazar. Le long des routes 97 et 89 il a été recensé 73 villages et hameaux de culture dont la liste est donnée dans le Tableau 1-Annexe 3. 4.1.1) Répartition de la population par canton • Gaya: 60.688 hbts; • Secteur de Ouna: 36.847 hbts; • Birni N'Gaouré: 179.974 hbts; • Harikanassou: 35.372 hbts; • Koygolo: 39.956 hbts; a Tagazar: 48.526 hbts. 19 4.1.2) Les mouvements de population Les mouvements de population sont d'importance primordiale dans le système socio- économique de la zone. Plusieurs types de mouvements sont discernables avec des variations sous-régionales: • un important exode des jeunes hommes et même de femmes en saison sèche dans l'Arrondissement du Boboye vers les centres urbains de Gaya et Dosso et surtout vers les pays voisins et vers la côte; " un mouvement d'émigration à long terme dont les dimensions sont mal cernées, mais qui est évoqué par le faible développement humain de certains villages; " un mouvement Nord-Sud comprenant également des ressortissants des régions de Filingué, Loga et même du Mali, de main d'oeuvre profitant de plus longue saison de cultures dans la zone de Gaya et des possibilités d'embauche et d'exploitation des ressources disponibles dans le Sud; " des mouvements de transhumance qui suivent le Dallol Bosso et passant jusqu'au Bénin; • le transit voyageur et commercial sur les grands axes, important surtout pour les villes de Gaya et de Dosso. Ces mouvements de population vers le Sud s'expliquent par les conditions plus favorables à l'agriculture, l'existence de terres fertiles sous-exploitées au bord du fleuve (surtout dans le Sud de l'Arrondissement de Dosso) et le voisinage de deux pays à trafic important dans les échanges inter-régionaux (Bénin, Nigéria). L'apport de ces mouvements saisonniers est difficile à chiffrer; pourtant l'exode serait une des plus importantes sources de revenus de la région. 4.1.3) Les problèmes démographiques L'existence de la route a occasionné la création d'au moins une vingtaine de hameaux ar le parcours. Il s'agit surtout des populations venant des régions du Nord du Département 'oga,Nord Dosso) et des habitants des villages avoisinants. La pression démographique est irticulièrement importante dans cette région. Les contradictions internes entre les groupes cio-économiques (agriculteurs, éleveurs) se caractérisent par le non respect des couloirs de. 20 passage et des aires de pâture. La région du Dallol Bosso enregistre chaque année des conflits meurtriers pour des problèmes ci-dessus indiqués. La gestion de la terre constitue une véritable préoccupation dans cette région. 4.2) Les activites éc-onomiques L'agriculture et l'élevage constituent les principales activités de la région. Cependant, le développement du commerce rendu possible par l'existence d'un réseau routier, occupe une importante place notamment dans les régions de Gaya et Balleyara. 4.2.1) L'agriculture a) Le système de gestion des terres dans la région Les différents modes d'accès à la terre sont: l'héritage, l'emprunt et le don, la location, le gage et l'achat. Selon une enquête réalisée par le service de l'Agriculture dans le Département de Dosso, l'héritage représente 85%, l'emprunt 25% et le don 6%, la location 2%, le gage 1,5% et l'achat 0,5%. • L 'héritage: les terres appartenant au défunt sont distribuées entre certains membres de la fmille qui ont chacun un quota donné en fonction de parenté et du sexe; l'héritage est régi par une règle coranique. " L'emprunt c'est une pratique courante dans la zone. L'on prête un champ à un ami ou à un parent. Au départ, le prêt de terre est déterminé dans le temps. Les terres prêtées peuvent être transmises aux héritiers en cas de décès. Mais, elles ne peuvent en aucun cas être prêtées par l'emprunteur à une tierce personne. La période de prêt prend fin sur décision de l'emprunteur. Actuellement, suite aux différends enregistrés par cette pratique, on assiste à une amorce de transformation de ce mode d'accès à la terre. Le délai de prêt est négocié au moment de l'opération. Il s'effectue devant témoin et un acte écrit consigne cette cession périodique. Déjà dans le cadre du code rural, l'Arrondissement de Gaya bénéficie d'une commission foncière. Elle concernera bientôt l'Arrondissement du Boboye dans le cadre du Projet de Gestion des Ressources Naturelles. • Le don: le don est une pratique qui existe encore. L'on peut donner un champ à un parent ou à un ami. C'est une forme de cession définitive qui peut être transmise en héritage. 21 • La location: elle se fait surtout dans les régions de vallées, pour les champs de sols argileux. Une parcelle de 0,25 ha est louée à environ 5.000 FCFA par campagne dans la région de Gaya. e Le gage: il s'effectue dans les mêmes conditions que la location. C'est une pratique moins courante puisque récente. La différence avec la location est que l'opération est entreprise à la demande du propriétaire qui récupérera son champ après paiement de la dette contractée; il arrive qu'un champ reste hypothéquée pendant plusieurs campagnes, faute de remboursement. • L'achat: il est très rare dans ces régions à forte pression démographique. Cette pratique est nouvelle. Toutes les spéculations de terres sont dans ce cas précis effectuées en conseil de famille. b) La production agricole A l'exception des collines latéritiques, des plateaux cuirassés et des forêts classées de Gorou Bassounga et Koulou, toutes les terres traversées par la route sont cultivables. Les terres les plus fertiles sont recensées dans la vallée du fleuve et les plus pauvres dans le Dallol Bosso Nord. Cependant, le développement des cultures irriguées est rendu possible par l'existence de mares permanentes et seni-permanentes de la vallée du Dallol Bosso. La Direction Départementale de l'Agriculture recense annuellement pour cette région la production de huit (8) cultures hi'vernales: le mil, le sorgho, le niébé, l'arachide, le maïs, le riz, le voandzou, le fonio, ainsi que le manioc, la canne à sucre, l'oignon et une vingtaine de cultures maraîchères. Les tableaux (2 à 6)-Annexe 3 montrent les superficies cultivables, les superficies cultivées, les productions et les rendements par spéculation de 1991 à 1996. Plusieurs projets de développement interviennent dans cette région. Il s'agit de: * Le projet d'appui à la production et à la commercialisation du maïs dans le canton de Gaya. • Le Projet de Petites Opérations de Développement Rural (PPODR). • Le Programme de Renforcement des Services d'Appui à l'Agriculture (PRSAA). * Le Projet de Gestion des Terroirs Filingué. • Le projet d'aménagement des Terroirs Dallol Bosso. 22 D'autres projets importants sont en instance de démarrage ou en négociation avec les bailleurs de fonds: • Le PGRN Boboye • AHA Ouna Kouanza • AHA Sia " AHA Koulou • Projet de Développement de l'irrigation privée • Projet rônneraies. Malgré ces atouts, le développement de l'agriculture rencontres d'énormes problèmes parmi lesquels: * le manque de moyens suffisants d'encadrement des producteurs; e l'absence d'un système de crédit agricole; • le manque de débouchés pour la commercialisation des produits; • la persistance d'un système agricole extensif, e le manque de jachère et la pauvreté des sols dans l'ensemble du Dallol Bosso. 4.2.2) L 'élevage Après l'agriculture, c'est la seconde activité économique de la région. Le cheptel est composé de bovins, ovins, caprins, équins, asins et camelins. On distingue deux principaux types d'élevage: e l'élevage sédentaire pratiqué par les populations sédentaires agricoles; • l'élevage nomade apanage des populations nomades Peul. Les mouvements des troupeaux sont saisonniers. Ainsi, pour les animaux soumis au régime transhumant, les zones de parcours en saison de pluies sont les plateaux du Fakara et du Zigui aux abords du Dallol Bosso, et pour certains troupeaux, le Nord-Bénin. En saison sèche, les troupeaux reviennent sur les champs récoltés pour exploiter les résidus de végétation. Les mouvements des troupeaux sont soumis i des accords entre agriculteurs et éleveurs. Le non respect de ces accords sont à l'origine de nombreux conflits enregistrés dans cette zone. La commercialisation du bétail sur pieds dans cette région est le plus important aspect du commerce du bétail. La région détient un réseau assez important de marché de bétail. Les principaux sont: 23 • Gaya: Malgorou, Sia, Gaya " Dosso: Ouna, Mokko, Kargui-Bougou " Bobove: Guillagué, Fabirgi, Yéda, N'Gonga. • Filingué: Namari, Sandiré et Balleyara. La production agricole qui a connu un grand essor au cours des dernières années rencontre d'énormes difficultés suite au retrait de nombreux projets du secteur. Pour relier les villages environnants à la route, l'utilisation la plus généralisée reste celle du transport charrettes bovines et asines. 4.2.3) La pêche La pêche est pratiquée sur le fleuve Niger et dans certaines mares permanentes ou semi-permanentes empoissonnées par les services de lEnvironnement. La production dans les mares est négligeable sur le plan commercial et intéresse surtout l'auto- consommation. Par contre, la production fluviale intéresse plusieurs centaines de familles dont les actifs pratiquent le métier à plein temps. On estime la commercialisation annuelle de poisson à près de 295 tonnes. Cependant, la production de poisson fluvial est en nette régression due à la diminution du débit du fleuve et à la présence massive de la jacinthe d'eau. 4.2.4) L'artisanat La zone de la présente étude est essentiellement rurale à l'exception de la ville de Gaya.Elle est pénétrée par la technique moderne. Par conséquent, l'artisanat joue un rôle de grande importance. En effet, la plupart des instruments de travail et beaucoup d'équipements familiaux sont fabriqués par des artisans locaux. On y trouve un artisanat local varié: forge, poterie, tissage, sculpture, vannerie etc.... L'existence du Complexe Artisanal de Dosso, fruit de la Coopération Luxembourgeoise pourrait donner un coup de fouet au développement de cette activité. 4.2.5) Mines et industrie La seule ressource minérale connue dans cette région est le natron du Dallol Bosso dont l'extraction se fait de manière artisanale. Le natron fait l'objet d'un commerce important, se vendant à l'extérieur de la région. Aucune industrie n'existe dans cette zone. 24 4.2.6) Le commerce L'axe routier concerné par cette étude a favorisé les transactions Nord-Sud notamment dans la commercialisation des produits agro-sylvo-pastaraux. De nombreux marchés ont vu le jour sur l'axe Gaya-Ounditan. 4.3) les infrastructures sociales 4.3.1) Infrastructures scolaires Le taux de scolarisation reste encore très faible dans la zone (17% à Dosso). Les infrastructures scolaires sont peu développées. Sur les 73 villages de l'axe, seuls 16 villages bénéficient d'écoles. 4.3.2) Infrasructres sanitaires Dans le domaine sanitaire, la situation est peu enviable. La couverture sanitaire est très peu développée. Seulement huit (8) dispensaires assurent les services de soins. Les activités du Projet Belge en matière de santé ont peu touché cette zone. 4.3.3) Infrastructures hydrauliques En ce qui concerne l'approvisionnement en eau des population et des animaux, le taux de couverture en matière d'ouvrages hydrauliques modernes (puits, forages équipés de pompes à motricité humaine, et adductions en eau potable simplifiée) des cantons qui sont traversés par les routes 89 et 97 (Gaya, Yélou, Dosso, Boboye, Harikanassou et Koigolo) est nettement en dessous du taux moyen de l'ensemble du département de Dosso qui est de 53 %. En conséquence, une grande partie de la population et des animaux de la zone du projet s'alimentent en eau à partir des puisards traditionnels, du fleuve ou des mares d'eau douce. 25 5) DESCRIPTION DES IMPACTS POTENTIELS DU RECHARGEMENT DES ROUTES 97 ET 89 Les effets environnemer:aux négatifs directs du rechargement des routes 89 et 97 sont relativement limités parce que es travaux ne prévoient que le renouvellement de la surface latéritique en utilisant la base c :ja existante il n'y aura pas de modification de tracé. Il n'y a pas d'habitation naturelles impoi intes dans les environs des routes 89 et 97, les terres. Les zones traversées par les roL cs 89 et 97 sont relativement densément peuplées par rapport à la densité moyenne du départ. -nent de Dosso : les terres sont principalement occupées par les cultures surtout sur les tronç ns Tanda-Falmey-Margou et Margou-Koïgolo-Ounditan. Par conséquent les habitations naturt les ne sont pas importantes aux environs de ces routes hormis sur le tronçon de 150 km qui t -verse la réserve partielle de panne adjacente au parc du W située entre Gaya et Tanda. 5.1) Les impacts potentiels po ifs sur l'environnement 5.1.1) Les impacts environnem itaux positifs a) Le développement de l'écoto - sme Lespossibilités de dévelc oement d'un écotourisme sont énormes. D s'agit d'abord de valoriser la présence du troupea de girafes du Boboye par le développement du tourisme de vision. En 1995-96 selon le PUE ;KO (Girafes) près de 400 personnes ont visité ces animaux. Aussi la route facilitera le dép :ement des visiteurs dans la zone, permettre la création de gites d'étappe et d'autres accorr dations dans certains gros villages comme Harikanassou. La route permettre également la r se en valeur des produits touristiques du fleuve comme le Lamentin de Shya (très recherc ', les oiseaux d'eau du fleuve à Boumba et ouna. Cette route ouvrira la porte des curiosités a la sous-région comme la roche-grenier de Bossia, les ]les vièges du parc de W à partir de Boumba. b) La commercialisation des pre uits agro-sylvo-pastoraux Les produits forestiers 't halieutiques: dans le cadre de sa politique de gestion participative des ressour :s naturelles le Minstre de l'hydraulique et l'Environnement est entrain de mettre en ph :e des marchés ruraux de bois énergie et des coopératives forestières; ces structuré- locales de gestion exploitent suivant des règles sylvicoles rigoureuses les forêts d maniales (forêts classées et protégées ). Le bois de feu est vendu aux transporteu en vue du ravitaillement des centres urbains. Une telle coopérative existe déjà *. ans la forêt clasée de Gorou-Bassounga traversée par la route 97. Plusieurs sous prodi.-ts forestiers sont également produits en grandes qualités dans la zone d'étude. fI s'ag t du karité du secteur de Boumba, les feuilles de doum de Falmey, Bélandé et Bi,m Gaouré. L'écoulement des produits halieutiques sera plus facile à partir des débarcadères de Ouna, Boumba, des mares intérieures du Dollol Bosso vers les grands centres urbains. 26 • Les produits agro-pastoraux: dans le Boboye la nappe phréatique est trois (3) mètre de profondeur; ce qui a permis de développer les cultures maraîchères. Mais la commercialisation de ces produits est difficile en raison de la mauvaise qualité des routes Aussi le rechargement de la route Margou-Windtan facilitera l'écoulement des grandes productions maraichères de Kolbou et des autres sites de cultures de contre- saison. c) La lutte contre les feux de brousse L'existance d'une voie constitue un pare-feu pour les zones soumises aux risques des feux de brousse comme par exemple à la traversée de la des forê classées. 5.1.2) Les impacts sociaux positifs Les plus importants sont: " la création d'emploi pour la main d'oeuvre temporaire issue des populations locales qui engendrera une augmentation des revenus, " l'amélioration des conditions de circulation et de transport favorisera une augmentation de la productivité et de l'écoulement des produits agro-pastoraux, " l'amélioration de la santé animale et humaine grâce à la facilité d'accès aux centres médicaux et vétérinaires (soins, vaccination, évacuation...), " les stockages d'eau pendant la saison de pluies dans les zones d'emprunt et dans les aires d'excavation des rivières. Ces mares artificiels servent de point pour abreuver les animaux pendant l'hivernage. " la possibilité d'aménager des retenues d'eau en amont des ouvrages de passages situés en tête de bassin versant pour abreuver les animaux. Ceci concerne surtout la zone du tronçon Gaya-Margou, là où la hauteur du remblai est assez importante. 5.2) Les impacts potentiels négatifs sur l'environnement 5.2.1) Les impacts environnementaux négatifs a) Les impacts négatifs les plus significatifs à court terme • Les effets sur le troupeau de 60 girafes du Boboye qui sont de trois (3) ordres: - Nuisance et destruction de lhabitat: au Pk 17,8 l'exploitation dek la carrière n°3 de la route 98, avec les sbruits des engins, l'animation autour du site: l'installation de campements provisoires, l'exploitation de bois de feu da forêt proche provoquer a un déplacement des girafes vers d'autres hor;- 27 - Accès des girafes aux points d'eau du Dallol: l'augmentation du trafic routier et la présence permanente des équipes de construction de la route fera obstacle au mouvement des girafes vers les points d'eau du Dallol en saison sèche. Cette sistuation les obligera à migrer vers le Sud (Gaya), l'Ouest (kouré, Kirtachi), le Nord (Balleyara) à la recherche de l'eau. - Accidents avec les girafes; l'augmentation du trafic routier pourrait être à l'origine d'accidents mortels pour ces animaux dans la mesure où ils traverseront constamment la route 98. Le braconnage ne sera pas exclu avec l'arrivée de nouvelles personnes dans la zone. • Les effets sur la faune des biotopes particuliers qui sont constitués par les deux forêts classées traversées par la route et la forêt protégée du Fakara/Boboye. Sanctuaires du peit gibier de l'Ouest Nigerien (Céphalophe, pintades sauvages, Fracolin, perdrix,...) ces habitats seront pertubés par l'ouverture des carrières n°2 n°3, n°7 de la route 97 et la carrière n°3 de la route 98 (Tableau 1 et 2-Annexe 4). Le braconnage ne sera pas exclu avec l'arrivée de nouelles personnes dans la zone. " Les dommages au village de Ouna: le village de Ouna situé au PK 49,1 de la route 97 a subi et continera à subir des dommages importants par l'érosion hydrique si le bassin versant proche du village continue à être utilisé comme carrière (n°6, route 97). de la zone très sensible la route traversant cette vallée sur une longueur de 600 m doit être renforcée et protégée biologiquement. Si les berges de la vallée ne sont pas traitées, il est à craindre que des habitations et des vergers du village ne soient emportés par les eaux. b) Les impacts négatifs les plus significatifs à long terme Ce sont: • l'ensablement du Dallol Bosso; compte tenu de la position des carrières CI 5, C16, route 97 et CI, C4, C5, C6, C7, toutes situées soit sur un versant, soit sur un affleurement rocheux, les risques d'ensablement de la vallée par érosion hydrique sont augmentés. • le déboisement et la surexploitation du palmier doum; l'augmentation de la population tout le long de la route provoquera un déboisement des parcs agro- forestiers pour la ssatisfaction des besoins en bois de chauffe et de service. Le parc à Gao sera très sollicité pour l'alimentation du bétail. La regénération naturele du palmier doum sera particulièrement difficile suite à la sur- exploitation des feuilles qui font déjà l'objet d'un commerce florissant. • la coupe abusive de bois consécutive à l'accès facile dans la zone et l'accroissement de la population 28 la modification importante de la qualité de l'environnement par les émission de bruit de poussière, de lumière des phares des véhicules créent des zones marginales peu propices à l'habitat de la faune, c) Les autres impacts potentiels négatifs: On peut citer: " la présence des engins de chantiers ou les accident de véhicules qui pourrait provoquer l'épandage d'hydrocarbure et éventuellement polluer les nappes d'eau vulnérables telles que les eaux de surfaces avoisinantes ou les nappes souteraines peu profondes du Dallol " les poussières générées par les passages des voitures peuvent constituer une sources de maladie pour les populations vivant le long de la route, 5.2.2) Les impacts sociaux négatifs Le plus significatif c'est le peuplement progressif des villages et hameaux le long des routes 89 et 97 entraînant le besoin de création ou de développement d'infrasctrures sociales alors que les possibilité de financement sont de plus en plus rares. 6) MESURES D'ATTENUATIONICOMPENSATION DES IMPACTS NEGATIFS 6.1) Réduction des nuisanse soufrances aux populations et aux animaux sauvages Les plates-formes de chantiei et aires de stationnement et d'entretien des engins devrant être implantées sur des sites sappropriés à au moins trois (3) km des vilages, à 5 km des forêts classées (Gorrou Bassounga et Koulou) et la forêt protégée du Fakara/Boboye (Kodo). 6.2) Mesures de réduction de l'abattage des arbres protégés et des semenciers Les espèces protégées (15) qui sont les arbres les plus interessants au plan économique et écologique doivent être épargnés aussi bien au niveau des carrières, des chenaux d'écoulement, que des emprnts. Les autres espèces qui ont un diamètre supérieur à 50 cm à 1,3m du sol doivent ègalement être éparnées car elles constituent les arbres-semenciers. Un marquage de ces arbres à la peinture rouge permettra des les éviter lors de travaux. Lorsque l'abattage de ces arbres devient inévitable, une autorisation doit être obtenue auprès des services compétents de l'Environnement. A cet effet .il est recommender que les services compétats soient équipés de moyens adéquats pour une étude. 29 6.3) Protection des habitats sensibles (forêts classées) L'extraction de mdatériaux (arrières) sera interdite dans les deux forêts classées. En conséquence les carrières N°1,3 et 7de la route 97 ne seront dpas utilisables. En cas d'autorisation expresse d'utilisation par les services de l'Environnement, un cahier de charge spécifique kdpar forêt sera établi pour réduire ou compenser les effets indésirables. L'exploitation de la carrière N°3,route 98, située à proximité de la forêt protégée de Kodo qui habite les girafes sera fermée en saison des pluies, période pendant laquelle cet espace est utilisé par ces dernières. 6.4) Protection de la girafe du Boboye Comme indiqué précédemment, la présence des girafes dans cette zone est un autout majeur pour le développement du Tourisme de vision. Aussi des dispositions particulières doivent être prises pour leur maintien dans cette région. 6.4.1) Réduction des risque d'accidents avec les girafes En saison sèche les girafes utilisent les points d'eau du Boboye et traversont la route 98 entre Boulorgi (pk 14) et Niambera (pk 30). A cet effet des panneaux de signalisation indiquant le passage des animaux doivent être placés tous les 5 km pour attirer l'attention des conducteurs Auto sur la présence de ces animaux. La vitesse ne devrait pas excéder 70 km/h sur cee tronçon où des dispositifs (cassis) seront installés à la surface de la route de façon à ralentir les véhicules aux endroits habituels de passage des girafes. Des endroits précis doivent être indentifiés au,momnent des travaux en rapport avec le Projet Girafes (PURKO)et le service de l'Environnementde Boboye. 6.4.2) Réhabilitation de l'habitat de la girafe Le Projet Girafes (PURKO) financé par la SNV qui vient de dérmarrer adopte une approche Gestion des Terroirs par l'aménagement de l'habitat de la girafe et la valorisation de ces animaux. Pour ce faire, la population des terroirs est au centre de toutes les activités envisagées. Pour réduire le défrichement et le déboisement des forêts du Fakara (zone ou prédominent les espèces végétales telles que les acacias, appetées par les girafes), des actions J'amélioration de la production agricoloe sont envisagées avec les agriculteurs. Il s'agit de l'introcuction de la canne à sucre, les bouture de Manioc, la production de lants forestiers, les cultures de contre-saison, etc... au profit des paysans de la zone. Le weloppement de l'agriculture (miel), l'organisation des guides touristiques sont des actions ii, permettront aux population locale d'accroîte leurs revenus et de soutenir et de protéger >ntre le braconnage) les Girafes. Il sera donc envisagé le financement d'action à effets rables en direction des populations. Ce volet pourra être confié au Projet PURKO/SNV sous me de contrat d'exécution afin d'assurer l'harmonisation des interventions des actions de eloppement. 30 6.5) Protection de la route contre l'érosion hydrique et éolienne 6.5.1) Erosion hydrique a) Haies-vives - Il sera nécessaire d'entreprendre une opération de plantation d'alignement à Ouna (PK 49) sur 1,5 km de chaque côté de la route. Le sol étant hydromorphe, les espèces à retenir sont: Acacia nilotica et Eucalyptus camaldulensis. Normes Techniques: * Ecartement: 1, 5m x 0,6 m en quiconce (600 pieds/km). * Coût: 256.000 frs CFA/Ian. b) Protection eni gabion du village de Ouna " Dimension: 2 m x 1 m x 0,5 m " Norme : 300ni/ha " Coût du Gabion: 13.700 F CFA ou 4.799.000 F CFA/ha • Superficie à traiter: 1,2 ha 6.5.2 Erosion éolienne Plantations d'alignement pour protéger la route contre les sables. a) Route 97: Au PK 104 Longueur: 4 km • Un côte (Est) Route Espèces: Acacia holocericea " Ecartement: 2m x 2m • Ligne double Coût :227.OOOFCFA/Km b) Route 98: Au PK 32 • Longeur: 5 km • Côte (Est) • Espèces: Acacia holocericea • Ecartement : 2m x 2m 31 • Ligne double • Coût: 127,000F CFA/km • Main d'Oeuvre: 67% des Coûts Au PK 67 • Longueur: 5 km • Côte (Est) • Espèces: Eucalyptus carraldulensis • Ecartement : 3m x 3m • Ligne double e Protection à l'aide des panniers • Coût: F CFA/km • Main d'Oeuvre: 67% des coûts • Protection: haies mortes 6.6) Réhabilitation de carrières, zones d'emprunts et bassins versants 6.6.1) Carrières Il est estimé que 280,4 ha de terres seront perturbés par les carrières. Les 2/3 des superficies (186 ha) des carrières seront réhabilitées à travers des opérations de hautes Intensité se main d'oeuvre avec des tranctées forestières et des demi-lunes forestière qui seront reboisées. * Normes: 500 tranchées/ha a Coût/ha: 106.000 F CFA e Main d'Oeuvre (populations): 91% des Coûts 6.6.2) Zones d'emprunts Il s'agit de la végétation de 40 zones d'emprumts réalisées lors de la première construction de la zone et qui sont sources d'érosion. Ces zones qui ont une profondeur moyenne de 1,70m et un périmètre de 242 m doivent être pdrotégées pour conserver assez d'eau pendant la saison des pluies. Après plantation une preotection en haie morte sera nécessaire tout en permettant l'accés de ces points aux populations et à leur cheptel. • Nombre: 40 • Longueur: 242 m • Espèces: Acacia scopiodes ou seyal • Ecartement: 4m x 4m * Coût: 180.000 F CFA/km e Main d'Oeuvre: 67% des coûts 32 6.7 Actions d'accompagnement Il sera mis en place un dispositif permanent de sensibilisation des populations en collaboration avec les ONG et Institutions de la zone concernée. Ce dispositif devra être mis en place des le démarrage des travaux de construction de la route. Les activités de type "Gestion des terroirs" doivent être orientées vers: • les Techniques de conservation des sols contre l'érosion; • l'Amèlioration des rendements agricoles; " le Développement de l'Agroforesterie pour améliorer la fertilité des sols et pour la production de bois; " la mise en place des groupement d'intérêt économique (GIE) villageois ou intervillageois (Marchés ruraux de bois(énergie, coopérative de Maraichers, etc...); " la promotion de la construction sans bois; • appui au développement de l'écotourisme par la formation guides. L'ensemble des coûts estimés dans la cadre des mésures d'atténuation des impacts négatifs sont résumés dans le Tableau 3-Annexe 4 En ce qui concerne les infrastructures sociales, il s'agit de: • améliorer le taux de couverture des infrastructures sociales par le construction de nouvelles infrastructures (points d'eau modernes de puits et de dispensaires et d'écoles) avec la participation active de la population intégrant les femmes, • formation et sensibilisation des populations bénéficiaires des infrastructures afin qu'elles puissent prendre en charge la maintenance de ces dernières et leur assurer une plus grande longivité. 7) PLAN DE SUIVI ENVIRONNEMENTAL Le plan de suivi environnemental en 3 étape pourrait être entrevu: 1" étape Popularisation de l'étude d'impact qui consiste en une large campagne d'information vers les populations et les autres acteurs du projet. 2' étape Création d'un cadre de concertation et de suivi environnemental de l'après projet (regroupant les Travaux Publics, les Services de l'Environnement les populations et les autres partenaires éventuels) qui défiira: • les moyens à mettre en oeuvre 33 0 la mobilisation des ressources financière, matérielle et humaine à mettre en oeuvre a le rôle de chacun dans la mise en application du suivi environnemental de l'après -projet. 8) CONCLUSION Jouissant d'une pluviométrie favorable, de ressources importantes en eau souterraines et de vastes étendues de terres aptes à la culture, la zone de l'axe Gaya-Ounditan est propice au développement d'une agriculture riche et diversifiée. Les conditions naturelles favorisent également l'élevage et permettent d'envisager le développement d'autres activités productrices avec l'appui de nombreux projets en préparation (pisciculture, arboriculture et exploitation rationnelle des ressources forestières). Les mesures d'atténuation et d'accompagnement proposées dans cette étude vont pouvoir minimiser les impacts négatifs des Routes 97 et 89 susceptiles d'affecter l'environnement dans son ensemble et la vie sauvage dont celle des girafes en particulier, pour aboutir à un développement durable et en harmonie avec l'environnement des régions desservies.  BIBLIOGRAPHIE 1. Les ressources en eau du Département de Dosso (PNUD, 1990). 2. Schéma directeur d'aménagement hydraulique du Dallol Bosso. 3. Atlas pour la planification (arrondissement de Gaya). Direction Départementale de l'Hydraulique de Dosso. 4. Les eaux de surface et leur utilisation actuelle ou envisagée. PNUD. 5. 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Rapport annuel d'activités 1996 (DDP Dosso) Rapport annuel d'activités 1995 (DDP Dosso) Rapport annuel d'activités 1996 (DDEIA Dosso) Matérialisation des couloirs de passage dans le Département de Dosso Etude socio-économique pour l'élaboration et la mise en oeuvre d'un programme d'appui i- a gestion locale de la rôneraie (Mars 1993) 19. Programme d'appui à la production et à la commercialisation du maïs dans le Canton de Gaya. 20 Tableau de bord statistique 1994 (Arrondissement de Boboye). 21. Plan quinquennal de développement économique du Niger 1979-1983, Ministère du plan. 22. Etat des connaissances sur les ressources en eau du Niger. Atelier National. Maradi, du 20 au 25 Avril 1992. Edition CIEH. 23. Manuel sur l'entretien des routes au Niger. BCEOM. 24. Rapports d'exécutiondes Pistes: Margou-Harikanassou-Koygolo et Koygolo-Yéda- Ounditan 25. Etat des Direction Départementale de l'Environnement Dosso 1996 Rapport Annuel. Adamou, 1.0 1993. 26. 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Textes législatifs et règlementaires Ordonnance 97-001 du 10 Janvier 1997 portant institutionnalisation des études d'impacts sur l'environnement. • Loi 74-7 du 4 Mars 1974 fixant le régime Forestier au Niger. • Ordonnance 92-047 du 7 Août 1992 portant sur la commercialisation et le transport du bois-énergie dans les grandes agglomérations et la fixation qui lui est afférente. • Loi 62-28 du 4 Août 1962 fixant le régime de la chasse au Niger. .,ch ,,$ 0 3 seitilentaT le \ 8ANI ANCOU TchuIm Fn * . Mf ki.hyrs. sa K, 14·4 Y-* r-u A M: V-dI A 4 GTHO Bt ARA .;s Naemd Kako: ~~ .*, HU nk j(iets ; TO '3' /~~ *B 3 - ka 9e Oue97 N UNi' 12' .1.2° 3° ANNEXE 2  2 Tableaul: Espèces protégées du Niger N°ordre Nom Nom Nom Nom Scientifq. Vulgaire Zarma Hacu ssa 1 Acacia Senegal Sommier Dangna Borassus Aethiopum R8nier Sabouzé 3Butyraspermum parki iKaritéý Boulanga 4 Khaya Senegalensis Cailcedrat Farrey 5 Bombax Costatum Kapokier Forgo 6 Pterocarpus Erinaceus Vene Tolo 7 Acacia Albida Cad Gao a Tamarindus Indica Tamarinier Bossey 9 Parkia Biglobosa Nere Dosso 10 Hyphane Thebaica Dcumier Kangaou Acacia Scorpiodes Sonakier Bani 12 iAdansonia Digitata Baobab Kogna e3 Pourpatia Birrea - Diney 14 Balanites Aegyptiaca Balanite Sarbey Parinari Macrophylla - Samsa Tableau2: Pluviométries annuelles ( mm ) comparées de quelques postes de la zone d'étude. Postes Années et Pluviométries t mm ) _ 1996 1995 1994 1993_ _992 3aya 836,4 665,1 94Z.,9 812,44 767,3 Cuna 65, 479,3 1067,i 667 781,1 Faimey :2, 55, 105 501 756, 2 irni Gacuré 544,1 506,Z 705,4 499,7 633,5 Harikanassou 1 584,8 3 60, , 650,2 5,5 589,5 Koygolo '558,5 ~ 550 632 -49, 562,3 Source: D.D. Agriculture Dosso  ANNEXE 2 *ち― ANNEXE 2: ETITDE DMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT DU RECILA.RGENRNT DE LA ROUTE 97 GAYA - MARGOU POSITION DES ZONES DEMPRUNT NON REMBLAYEES QUI SUBSISTENT DEPUIS LA CONSTRUCTION DE LA ROUTE ýPRFVE) ZONES DIENPRUNTS, POSMON PAR RPPORT A LA PK ROUTE DANS LE SENS GAYA- MARGOU 16+00 ZE1 à droite 25+500 ZE2 Il ZE2 gauche ZE3 droite 38+000 ZE4 gauche 52+500 ZE5 droite ZE6 0 54+500 ZE7 gauche ZES droite 55+500 ZE9 gauche ZEIO droite 56+00 ZE11 gauche ZE12 bi 63+00 ZE13 dr?ite 64+00 ZE14 ZE15 66+00 ZE16 gauche ZE17 w 69+00 Mis d . roite 71+00 ZE19 ZE20 ZE2i 71+500 ZE22 (9) possibilité de reafisation 75+500 ZE23 (d) crune retenue d'eau 77 +000 ZE24 droite ZE25 gauche 80+000 ZE26 droite ZE27 gauche ZE28 droite 85+00 ZE29 87+500 ZE30 gauche droite m 92+00 ZE31 gauche 107+00 ZE32 posibilité de retenue &eau 115+500 Zone inondable 122+00 ZE33 124+00 ZE34 + ZE35 (gauche + droite) 126+00 ZE36 gauc he 127+00 ZE31 m 127+500 ZE38 droite ZE39 ZE40 129+00 ZE41 gauche 132+00 ZE42 ZE43 droite 133+00 ZE44 gauche ZE45 droite ZE46 134+300 ZE47 gauche 135-+ 500 ZE48 136 + 500 ZE49 droite 137 +00 ZE50 gauche ZE51 ZE52 droite 139+00 ZE53 141+00 ZE54 141+00 ZE55 gauche 142+00 ZE56 143+00 ZE57 droite 143 +500 ZE58 gauche 144+600 ZE59 " 146+00 ZE60 147+00 ZE61 147+500 ZE62 148+00 ZE63 148+ 500 * ZE64 149+00 ZE65 {PRIVE } ZE77 droite ZE78 " 164+800 ZE79 gauche 166+00 ZE8O 167+00 ZESI droite 173+00 ZES2 " DIMENSION MOYENNE D'UNE-ZONE D'EMPRUNTS - Longueur = 102,0 m - Largeur = 19,0 m - Profondeur = 1,70m - Périmètre = 242m - Superficcie 0,1938 ha d'où: volume de remblai nécessaire à laménagement des 82 ZE. V = 3295 m3 - Superficie des 82ZE = 15,8916 ha ANNEXE 2: ETUDES D'IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT DE LA ROUTE 97 GAYA MARGOU POSITION DES CARRIERES, CAPACITES, DISTANCES/ROUTES (PRNE }PK CARRIERES SUPER. SUPERFICIE EPAISSEUR CAPACITE DISTANCE OBSERVATIONS (C) LATERITE SABLE ROUTE ENTAMMEE (KM) (m) 0+500 Ci 2 HA 2 HA 1,2 m - 0,03 km Epuisée zone urbaine 1+200 C2 5,0 1,2 0,90 34000 0,500 Forét classée 5+00 C3 5,8 HA 3,0 1,30 36400 1,500 20+00 C4 6,0 HA 2,2 1,50 57000 2,50 présence gravier roulé 34+ 100 C5 5,0 2,3 0,80 20 000 0,60 qualité passable 49+100 C6 3,5 1,5 0,70 14000 1,00 bon matériau 62+000 C7 3,0 1,5 1,00 15000 0,50 passable 87+ 500 C8 10,0 7,2 3,00 84 000 0,800 bon matériau 120+200 C9 6,4 4,5 0,60 11400 9,500 passable 133,00 CIO 10,0 6,0 0,70 28000 3,00 bon matériau 143,00 Cil 3,5 2,0 1,50 52000 0,300 " 151,00 C12 3,0 1,35 2,50 41,000 0,150 n n 153,0 C13 2,0 1,5 HA 0,60 3000 1,00 " n 155,0 C14 5,0 3,0 0,90 18 000 1,00 médiocre gros éléments 158,0 C15 6,50 5,0 1,0 15000 1,00 n n 160,0 C16 8,10 4,50 1,50 67000 0,400 bon matériau 171,0 C17 3,00 3,00 - - 1,00 gros éléments 173 C18 6,18 5,00 1,80 27000 1,50 passable 178 C19 1,50 0,450 1,50 15000 0,200 TOTAUX 95,8 HA 57,4 HA - 540 000 m2 26,48 km N.B. malgré que certaines carrières se situent en zone interdites (Forêt classée) et d'autres techniquement mauvaises, l'ensemble le ces carrières permettre la sélection des matériaux nécessaires au rechargement. NEXE 2: ETUDE D'IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT DU RECHARGEMENT DE LA ROUTE 89 MARGOU-OUNDITAN POSITION DES CARRIERES, CAPACITES, DISTANCES/ROUTE TRIVE CARRIERE SUPERF. SUPERF. EPAISSEUR CAPACIE DISTANCE OBSERVATIONS PK ENTAMEE LATERITE UTILE /ROUTE (C) (lia) (ha) (m) (m3) (km) +500 Cl 2,0 ba 1,6 ba 0,30 - 0,200 km dominn argil +200 C2 1,0 ha 1,0 ha 0,30 - 0,550 km [7 + 800 C3 6,0 ha 2,0 ha 0,35 140 000 7,00 km bonne qualité. 16,4 C4 100,oha 40,0 ha 0,40 240000 11,0km raNe ;4,0 Cs 35,0 ha 20,0 ha 0,30 45000 3,50 kIn 3.0 C6 30,0 ha 15,0 ha 0,40 60000 3,0 km maráriaux médocre 13,0 C7 25,0 ha 12,0 ha 0,50 65000 4,0 km passabe ro'. - 199 ha 91.6 ha - 424000 m3 29,25 km Point bas particuliers où des ouvrages de retenus d'Eau peuvent être amènagés roue 89 - pk 26,700 mare artinpcielle ar surcharge -PK35,200" -PK 56.600" -PK56,900" NB La route Margou Ounditan est une route construite pratiquwment au niveau de T.N, donc sans <emprnmts. c'est pourquoi aucune trac de zone fempnmts n'est visible ROUTE G4YA- MARGOU. SCHEMA DES POSVTIONS DES C4RRIERES Ce PX 20+00 PK< 4~Z- tc4 :-L,5 , Tte F rgt .,o-)e 5UITE ) (- CCA C9 CC C-+ 1. ~uKvm MARGOU Ce ?Mi C1,C cik PK<511 PX45d C P54.4o dz"'c', ROUTE MARGOU OUNDITAN_SCHEMA_DES POSITIONS DES CARRi ERE5 OUNDITAN CI- 0 ?K 3 0 1/d, 7;, fJ13,3o C 3 01 P Jl A ' 4 8 CA MAR(3Ou 0 Schëma d'étude d'un rechargement .-Etude Technique DECISION DE RECHARGEMENT EXTENSION CARRIERES EXISTANTES ZONE A CARRIERES RECHARGER EXISTANTES RECHERCHE yE1& b'tPACT NOUVELLES QUANTITES S T L'E#v,40M. CARRIERES A METTRE EN N -EUVRE ETUDE UANTIT QUALITE , CARCRIEARES R REJETEES R QUA NTITES ICARRIER ES RETENUES] QUANTITES EXTENSION CARRIERES EXISTANTES VALABLE NOUVELLES I OUANTITES NOUVELLES CALCUL TRAVAUX DE DISTANCE PREPARATION MOYE MNE DE CARRIERES  ANNEXE 3  ANNEXE 3: LISTE DES VILLAGES ET HAMEAUX TRAVERSES PAR LA ROUTE GAYA-OUNDITAN. Canton de Gava: Gaya,- Koukou Maïlamba,Tanda, Sia, Yayé Koira Secteur de Ouna: Birni Tégui, Ouna, Koulou Canton de Birni N'Gaouré: Dogo Sentier, Sentier Guillaré, Haïnikoye Kouara, Banizoumbou Koyzeido, Koumbou Légou Kouara, Saboula, Koudjé Béri, Koudjé Kaina, Falmey Kaina,Falmey, Tchiantago Djerma, Tchiantago Peulh, Tonkassaré Djerma, Tonkassaré Peulh, Belandé, Bassi Djerma, Bassi Peulh, Rosi Djerma, Rosi Peulh, Moubouge Djerma, Moubouge Peulh, Fabirgi, Birniel Ibrahim, Gobéri Goubeye, Goberi Djerma, Gobéri Elhadji, Doalaga, Koronkass DIerma, Koronkassa Peulh, Nassaraoua,Margou, Guillaré, Gnoumey ka Gourou,N'Gonga, Boula Korgui. Canton de Harikanassou: Zagoré, Daniyaré, Harikanassou, Bogol Hina, Bogol Maman, Niabéré Bella, Niabéré Mouley Koira, Niabéré Djambé, Kouringuel. Canton de Koygolo: Diney-Zougou, Safa Patiack, Gombo Banda, Yéni, Koygolo, Gardi Béri, Kola Bossey, Yéda. Canton du Tagazar: Namari, Zongo Djerma, Friguiem,Tondikiré, Fada, Sandiré, Kogou Tondikiré, M'Banad, Winditan. - Données de base en 1996 Données physiques Tableau 2, -Données physiques --------------------------------------------------------------------------------------------- Arrondissements !Nbre.totalISuperficie totale ISuperficie cul-lSuperficie ISuperficie cul-I Popu.at !de villages ( km2) Itivable ( lia ) !cultivée !tivéeÏOultiva- Iombre Ob. ! I i (Ha) !ble (%) ! I Boboye I 312 1 3.381 1 394.020 I 290.196 1 70 î 269.528 1a Dosso I 412 1 8.730 1 637.480 1 176.785 1 28 i 218.705 130, Doutchi I 279 1 11.044 1 993.960 1 632.761 1 64 1 411.563 I Loga 1 153 3.691 1 295.300 1 176.319 1 60 1 114.613 1 Dosso Commune I 5 1 - 1 1.088 1 1.088 1 100 1 33.711 i Ga 206 1 4.154 __290.Z80 1 19.08Z _ 62_ 1212.268I TOTAL DEPARTE- I I I I MENT 1.367 31.000 2.612.628 1.472.236 56,35 % 1.333.388 Infrastructures sociales. Tableau ., (s :-Infrastructures sociales. --------------------------------------------------------------------------------------------- Arrondissements IRoutes bi-Routes laté-lPistes ru-INombre écoles lNbre.Puits INbre.dis- INbre.de INbre., Itumées(km) iritiques(km)irales (km) I icimentés Ipensairesiforages Id'att' I I II Isage Boboye 1 60 1 214 1 22 1 65 1 340 1 6 1 104 1 0 Dosso I 170 1 70 1 N.D. I 83 1 253 1 10 1 298 1 1 Doutchi 1 132 1 372 I N.D. 1 120 1 445 1 12 1 350 1 1 Loga 1 0 1 203 I N.D." 1 51 1 343 1 4 1 113 1 0 Gaya 1 137 1 256 I N.D. I 76 1 322 1 14 1 83 11 Dosso Commune 1 6,155 535i N.D. i 28 j 9 1 4 2 1 TOTAL DEPRT. 1 505,155 1 1.120,35 1 22 1 423 I 1.711 1 46 1 950 1 4 Tableau 2> Resultats comparatifs des prinicipales cultures des cinq derni4res années. iSop. id ]rod. ^lp. lid' pre i 52p. litI rd I Stp. lit l,d 00 w ,-, ý Sz iýn 6 a I 12. 7 .; M 16 . I L å 617 4 -2 11 1zs i 6 2 19 iS; 1. 31- GåTas 91.7 2172 3 17224 11.31140 1.4 737 - .96 ) Boboye ~ ~ ii~ 115.11 I253 15.7 20 L-5 ý1 40 H jGdy.1a 111.551 1209 1.,3 1 9 1- 5. Dosso 1106. 1 44 101.45 2 6 .652 536 1592 (72.944 ý'1 - V.356 ý4 .1 ý5 1.4 Da tb 4.2 1 0.6 514 36 176 2111 9 22 1 1 .17 311 1 Logay (19.37 1 ý 51 7 21410 276 1386 15.511 36 2.363 ý1.5920 1 ý.0 11.1 37 - -11 -1. -5 i16r.1 5.9 Dom___ 17.2 42 75175.3 85ý. Detebi 2960.501 j3'70 1016 0321 12063 3 9 250.752 11 2.48 )3.1 -oq - 2- 1.3 sla 'e 115.361 1427 1403 241.125 l26 113.33 537.000 3.9 1 356 1 Dassoe 152.113 1310 56.15.0 0 11.7 uD 5 .43650 .9 0 039 J8 4011 Dattebi 245.321 1413 16.731 5.1047 316 6.161 238.13 M52.4 ).1 1 Gaya 59.931 650 69.864 0A 5 1.i 0 889 ill 205876 0.15 Ø1. 20ý.15 98 Q 162 112 19 ossa 179.023 214 75.17 15.337 1285 111.11254 91 95V I- 24 24 Tableau Resultats des Aménagemen ts Hydro-agricoles. Arrondissement de Gaya ), Si 4 9i s-p. idt Prod. Sip. iåt ProdtC. Sip. idt Jrodlct ýSep. Idt. 1rod, Cas ape 133,31 ;,45 610,1 168,7 5.590 343,1 202 i.360 1.284,7 115 ii . 1 & ; 3 Sèche C as paç a •- 2 - • 236 4 .0 36 951 iU 5.50 " st Total 1i,i 4,45 410.1 312,2 5.5z 0 943.1 431 - 2.235,; 228 1410 1.142 Source: Service OIARA Gaya -Résultats de la campagne Tableau Il - Résultats de la campagne Cultures Mil 1 Sorghc. ! Niété I Arachidt !Sup-erf icie !Rendement! Production! Superficie! Rendement! Production superficie ! Rerdement! Production!Superficie!Rendt. >boye ! 112.221 1 466 I 52.350 1 5.145 I 242 I 1.245 ! 83.206 1 - - 1 1.105 1 - >sso I 209.596 1 389 1 81.533 I 2.005 I 477 1 956 I 88.314 1 - 1 - I 11.462 I - >utchi ! 291l52 i 357 I 104.227 1 16.417 I 103 1 1.689 ! 246.259 1 - I - 1 13.280 1 - àya I 121.603 I 828 ! 100.700 1 12.147 1 517 I 6.276 I 49.924 1 - I - 1 3.413 1 - xgaI 95.095 1 398 I 37.848 I 4.351 1 112 1 489 I 76.873 1 - I - 1 1.320 1 - rotal Départe- £ ýnt et moyennes! 830.067 I 487,6 1 376.658 1 40.065 1 29072 1 10.655 ! 344.576 1 - - 1 32.275 I - !s rendefrents ' j -----4--------- --------- I --------- 1 ---------1 ----i-----11- ------- -- - ---- --- ------------- Tableau /# ( suite ) --------------- -------- ----- ----------------------------------------------------------------- Culture I Mais I Riz I Voandzou I Fcnio ISuperficiefRendement Production! Superf icie! Rendement! Production! Superficie 1 Rendetrent! Production! Superficiel Rendt. wbc.ye I 4201 - 1 - 3.200 1 80C 1 2.560 1 205 1 - 1 - 1 - 1 - :sso ,- I - I - I 370 1 2.800 1 1.036 1 4.9591 - I - I - I - autchi ,- î - I - I - 1 - 1 - - 117.128 1 -1 - I 8721 - 3ya I 189 1 - I - I 2.916 1 - I - I 1.0791 - - I - I - :Iga i - i - I - - - I - I 2.419! I J - - --------- -- - -- - - ------ --f-- --- - - ------- -------- --- :>tal Dépertewent 1 1 1 8 t moyennes des 614 - - 6.116 - - 25.790 - -872 3ndeferts I I I I I I I i I I Les rende«ents des légumineuses et des autres cultures de second rang ne sont pas encore connus à date. Le tableau ucntre qu'au de la cawpagne d'hivernage 1995, d'importantes superficies de léguSineuses ont été esblavées par les producteurs dans le Départe* ceci en raison de l'allure hésitante de l'hivernage. Il est à souligner que l'arrêt précoce des pluies dans toute la érgion n'a pas permis aux différentes cultures de tcuc l leur cycle. Cet état de fait a surtout eu un effet néfaste pcur les légurineuses dont les gousses n'ont pu se remplir de çr - BIL.I3 DL L 1. C~.i:GIT D -Résultat2 de lc - Cultures !I__ L - ondIis senentn ! Gupgri.!R endýt. IPro uc-t, -3un zr. ! I ert. e° BOBr 114'-'.4531 1172 ! 6. ! . 1 371 1 I.529 LOGA . ! 77.434154 242' ! 18.740. ! 2.055 ! 465 ! 955 øoTJTr !Ž99.09! 4i71 !140.a?74! .1.8.81 ! 15?2 !4.J'15,9 D0sso !195.577! 539 ! 6,'.;01! 11.194 ! 320 3.5-r2 GATA !107.e50! 781 ! 82.074I! 13.872 ! F91 . 586 CO:l-U,L21 DOSSO 7.000! 52 2.464! 4;4 3 I 186 ..........................--r -- O 834.410 1 456 1380-050 56 302 27 5 Tabl.au - ( suite ) Cultur2s i iTI _ R1 - Arrondissements Superf. !Rendt. !Prnducti Sur r. 1ndt. ? ro u-t0. BOBOYE 1105.041 - - 2.EE8 LOGA ! 60.418 ! 1.085 DOUTCHI !2.56.685 ! !10.091 DOSIGO 110.290! 11.279 GAYA ! 47.778 4.564 CO. UN S O .762D O 3 31 TOT. "-J. T 67 39.431 93' '?61 I 2?783 1 T 5 8 5-_4_ 6? J-4 Tableau : ,; ( 2° suite ) --e-e-----e-e-e-eee---e-----e-e-----e--e---------- Cultures ! RIZ LuVIAL VO.NDZOU Arrondissements ! SuperfIRendt. IProduct.1Superf. !Rendt. !Produc-,°. (Ha) ,(kg) (T) (Ha) (kz) (T) Boboye i t Loga 760 Doutchi :21.329 Dosso . 1•475 Gaya 1 1.0711 318 535 13.159 Dosso Commune----------...4.......------------.-------- .-4 TOTAL DEPARTEMENT 1.071 _ 318 1 535 126.723 !1.383 136.958 ----------------------------------------------------------------------- Cultures - OSE3LLE COTON Arrondissements !Superf. Rendt. IProduct4 Superf. !Rendt. Product°. (ha) (kg) (T) (ha) (k) (T) Boboye Loga 11.493 Doutchi 51.244 Dosso *18.24,B Gaya 10.470 1.640 800 1.312 Dosso Commune 2.366 TOTAL DEPARTEMNT 93. 821 85 t7.975 1.640 800 1.312 Cultures - S E S A M E Arrondissements ISuperficie ! Rendements ! Production ( T ) I (Ha.) ! (Kg) Boboye 1 15-590 Loga 1 - Doutchi 1 25.228 1 Dosso ! 4.981 1 Gaya I - Dosso Commune I - TOTAL DEPARTEMMT 20.571 1 400 t 8.228 - Résultats des démonstrations: Tableau 9 -:-Campagne de cultures de contre-saison 1995/96 Thème -,ICultures! Rendement moyen ( keHa.) UD 1 UT UR I UA ! !Nbre! kg !Nbre ! kg ! Nbre ! kg !Nbre! ke Densité 1 ! 39 115.000! 57 ! 6.7001 18 !12.000! 10 ! 8.000 Densité + F.Org. -r 55 132.0001 70 ! 6.700! 22 !27.0001 8 112.000 Densité + F.minérale Chou I 28 143.000! 50 1 6.7001 13 130.0001 6 111.000 Densité + F.0.+F.M.- 48 167.000! 72 I 6.700! 23 !52.0001 12 123.50C 0onfection des I 1 i planches ! 1 42 147.300! - 1 - 1 117 130.000! 16 140.460 Technique de repi-1 I 1 1 1 I I quage,Pépinière I ! I i I 1 1 1 Ecartement 1 Chou 1 31 152.900! 31 133.970! 65 138.340! 47 141.850 Densité , Laitue 1 65 118.0001102 ! 1.650! 32 ! 8.0001 17 ! 2.500 Densité + F.Org. I I 80 123.0001115 1 1.6501 41 116.0001 20 118.000 Densité * FM + FO 1 1 38 127.0001 60 1 1.6501 17 112.0001 8 115.600 Densité + FM + FO I 1 19 131.0001 30 I 1.6501 8 117.0001 5 123.000 Technique pépiniè-J I 1 I 1 1 ! re,confection des planches,repiquagel Laitue ! 37 138.462! 37 137.1751 69 132.8801 5 142.350 Scartement 1- 1 28 137.8001 28 128.0001 25 135.0001 90 133.600 Densité 1 1 50 126.0001 26 110.400! 26 110.400! 15 1 6.700 Densité + F.M. 1 ! 63 183.0001 30 146.0001 30 146.0001 16 131.600 Densité + F.0. 1 Oifnon 1 80 168.000! 42 !53.400! 42 153.4001 18 !40.300 ,onfection des I I 1 ! ! ! ! ! ! planches,repiquagel t 14 148.0001 14 137.0001 10 139.0001 - ! - Densité de semis 1 Carotte! 1 !14.5001 1 110.0001 1 112.5001 - I - Sclaircissage I -"- 1 18 1 2.800! 27 1 1.050! 6 ! 1.2251 5 1 1.467 Densité 1 Tomate 1 27 1 7.000! 40 1 9751 13 1 3.0001 8 1 1.800 gourmandage + écar- 1 1 I 1 1 1 1 tement I Tomate I 17 119.000! 27 I 7.2871 15 !12.6001 7 1 3.700 Densité IP. de T.! 18 118.6001 32 Z 6.400! 10 115.8001 9 113.500 Densité + buttage 1 -"- I 25 127.450! 36 ! 6.400! 12 !20.700! 7 119.300 ,ommentaire:-La superiorité des rendements des parcelles de démonstration par rapport à ceux des* autres parcelles ( PR, PT, PA ) traduit une faible maîtrise . les techniques culturales en maraîchage par les producteurs; l'intensification le la formation des producteurs s'avère donc plus que nécessaire pour améliorer la productivité agricole. Il est à noter que pour l'évaluation de la campagne d ,ontre-saion 1995/96, les Coordinations S/Régionales de Gaya et Loga n'en ont lonné aucun élément si bien que les résultats consignés dans le document ne son lue ceux de trois Coordinations S/Régionales sur les Cinq que compte la Coordi- lation Régionale. ANNEXE 4  T1lu :Sites es Carrières: Effets Debolmmts Route 97 Gava-% Macu NOCarr. pK Sup Satatut Taux de re Espèces Végétales éprsence Effets Deboi (Ka) (ba) Site icauvresent dominantes. Anisaux Sau Topo sesent végétatif r vages 1 0,2 2 - (l Herbacées non versant nul 01,5 5 Fart Clas. )S0 Espèces Protégées oui plateaux négatif 3 5 5,8 Forft Clas. >50 U oui plateaux 4 2 6 - 25 Combretacées, Autres oui plateaux modéré 5 34,1 5 - (25 Combretacées oui collines négatif à 4 3,5 - 25-50 Combretacées, Autres oui versant 7 4, 3 -Fr;t Clas. 25-0 Espèces protégées oui plateaux 8 175 10 - 25 Coebretacées non * modéré 9 120,2.6,4 - (25 Suera, Cobretum.Sp - I 10 13 (10 C- (25 Coabretus Sp - 11 43 Z 35 - 0 !Suera, Herbacées non i2 5 3-Cosbretacées, Herbac. non 13 153 ' ' i n 14 155 5 - r *non 15 158 16,z - < i A t- lu 810- . 17 17 3, - ü10 * iq 178 1,5 - Io IV -C rhiB ?K tsu istiu haxde lente 98 Harxou rr. PK Sp 1Satatut jTax de rejEspèces Végétales Présencr Effets Deboi Xs!Km) !(ha) Site couvresent tdahinantes lAnimaux Sau Topo isement végétatif Z Ivages S i,5 2 - ü0 ouera, Herbacées nor. iplateaux modére i frît las. bretacées non 1:7,3 :ó - 1 OUi res 4 4ó,4 lIGO -fflnn iccllines 5 54 I5 - r0 nonte -: 30s - * g 7 3 51 0 l r  ANNEXE 4: COUTS DES ACTIONS D'ATTENUATION/COMPENSATION DES EFFETS NEGATIFS COUTS DES ACTIONS D'ATTENUATION ACTIVITES Quantités Coût Unitaire Coût total Obervations 1. Protection des Girafes 3 60.000F 180.000F - Réduction des Accidents Panneaux Publicitaires. - Réhabilitation Habitat (Production Plants Forestiers + actions de développement - 3.000.000 F Miellerie, Guides) 2. Protection de la Route 3 256.000F 768.000F /Plantations Alignements. Haies-Vives (km) Pk 49 Brise-vents (km) 14 227.000F 3.178.000 F Traitement côté (PK 104, R96 PK 32 et du 36) vent 1,2 4.799.000 F 5.758.000 F 3. Protection Village de Ouna PK 49 Gabion (ha) 4. Réhabilitation Carrières Travaux CES/DRS 186 106.000F 19.716.000 F - Superficie à traiter En fin des 5. Végétation zone d'empruets (km) travaux 9,6 180.000F 1.742.000F 6. Actions d'Accompagnement - Quatre (4) Arrondissements) - - Gaya Boboye 2.000.000F 2.000.000F Filingué 3.000.000 F 3.000.000 F Dosso 1.000.000F 1.000.000 F 1.000.000F 1.000.000F TOTAL 134.350.200 F 1

Основные сведения
Тип документа Environmental Assessment
Дата принятия
Страна Нигер
Источник Всемирный банк