71945 v2 Republique Rwandaise Ministere des Travaux Publics B.P. 24 Kigali ATELIER TECHNIQUE SUR LA POLITIQ' UE SECTORIELLE DE L"EAU ET DE L'ASSAINISSEMENT ACTES DE L'ATELIER Volume" Textes de l'Atelier Atelier organise par: Le Ministere des Travaux Publics, Le Ministere des Finances et de la Planificatiuon Economique en collaboration avec Ie GREA-AEA, la GTZ et la Banque Mondiale Kigali, Rwanda 09 Au 11 Septembre 1997 Atelier Technique Sur La Polltique Sectorielle de l'Eau Et De L'Assalnissement - Volume II Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de I'Eau Et De I'A88aini88ement - Volume II AVANT-PROPOS Apras les evenements tragiques de 1994, Ie Rwanda fait face a de grands defis pour son developpement social et economique. Ces trois derniares annees, la plupart des activites entreprises etaient caracterisees par des actions d'urgence. La volonte du Gouvernement d'Union Nationale est de passer rapidement des actions d'urgence a celles de developpement par phases successives. Ceci necessite I'adoption d'une approche qui cible les secteurs cles et propose des actions strategiques appropriees pour un developpement durable. Dans Ie secteur eau, Ie Rwanda, reconnaissant que I'eau est une ressource tras importante, dont depend Ie bien etre social de sa population, I'allegement de la pauvrete, et Ie developpement economique, concentre ses efforts dans la formulation d'une politique sectorielle et de strategies afin de rehabiliter et reconstruire ses ressources humaines, ses infrastructures economiques et sociales et developper une vision a long terme pour guider Ie developpement et la coordination du secteur eau. Partant du projet de politique sectorielle de I'eau et de I'assainissement de 1992, Ie Rwanda a elabore une nouvelle politique qui dati nit les nouvelles orientations basees sur les changements profonds intervenus dans Ie pays, et qui s'inspire des nouveaux principes de gestion integree des ressources en eau adoptes aux conferences de Dublin et de Rio de Janeiro. Ce document s'inspire aussi des initiatives regionales qui encouragent les pays Africains a mieux gerer leurs ressources en eau nationales et internationales. L'atelier de consultations sur la politique sectorielle de I'eau et I'assainissement qui s'est tenu du 09 au 11 Septembre 1997 a Kigali est aussi bien Ie resultat de plusieurs concertations communales, interministerielles qu'une etape du processus de consultation nationale engagee depuis 1996 pour un developpement participatif afin de coordonner les actions du secteur de I'eau. L'objectit de I'atelier etait d'obtenir un consensus entre les parties-prenantes sur la politique sectorielle proposee afin de la finaliser et dtHinir un plan d'actions strategiques pour sa mise en oeuvre. Le present rapport est Ie resultat des debats engages entre les representants du gouvernement Rwandais et ceux du secteur prive, des communautes rurales, des donateurs, des ONGs, et de la Banque Mondiale atin de datinir les strategies a adopter pour une gestion durable des ressources en eau, et pour une amelioration des services d'approvisionnement en eau et d'assainissement en milieu rural et urbain. Les representants des communautes rurales ont exprime vivement leur volonte de participer comme parten aires a part entiare dans la gestion de I'eau et des infrastructures. Les articles et exposes presentes dans ce rapport ainsi que la richesse des debats temoignent de I'importance que les Rwandais accordent a la gestion des ressources en eau et au sous-secteur de I'eau et de I'assainissement. Les commentaires recueillis sur la politique sectorielle, et les recommandations des groupes de travail et commissions guideront la tinalisation de la politique sectorielle proposee et la formulation de strategies pour sa mise en application. L'etape suivante consiste a maintenir Ie momentum et partenariat developpes au cours de cet atelier pour etablir un processus de developpement participatif Atelier Technique Sur L. Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Ass.in.sement • Volume II Table des Matieres PARTIE A Avant- Propos .......................................................................................................i Table des Mati6res ...............................................................................................ii liste d'Abreviations et d'Acronymes ......................................................................iv Programme de "Atelier ................................................................................... ~ ..... vi Discours Introductif ..•.....•......•••...•..•.....•..•....••.......••...........•.............•.•.....••.•.••.••. 1 Allocution d'Ouverture ......................................................................................... 3 Remarques sur ,'Experience Regionale .................................................................... 6 Polhiques Et Strategies Sectorielles Pour la Period6 1997/1999 ................................ 12 Presentation du Document de Politique Sectorielle ...................................................26 Presentations des Commentaires Recueillis ......................................•....•..............•..29 Approvisionnement en Eau en Milieu Urbain ...........................................................35 Gestion des Ressources en Eau ............................................................................38 Approvisionnement en Eau en Milieu Rural .....................,.......................................41 Experience du Nepal ...........................................................................................42 Experience de I'Afrique du Sud .............................................................................69 l'experience au Rwanda ......................................................................................73 Experiences du Ghana et du Burkina Faso ..............................................................77 Travaux en Groupes Thematiques .........................................................................80 Besoins et Priorites de Developpement ..................................................................81 GROUPE I ............................................................................................................81 Insthutions - Cadres Ugislatif et Reglementaire ......................................................89 GROUPE II ...........................................................................................................89 Participation/Coordination/Sensibilisation ................................•...•...••..•..................97 GROUPE III ..........................................................................................................97 Investissements/Strategies de Financement ..•........•........•............•....•...............•... 101 GROUPE IV ........................................................................................................ 101 Recommandations des Travaux en Commission: Elements de Strat6gies de Mise en Oeuvre de la Politique Sectorielle ........................................................................ 103 INTRODUCTION ................................................................................................... 103 Rllpporl de III Commission 1: Assllinissement ................................................... 103 Rllpport dem Commission 2: Gestion Du Secteur .............................................. 104 Rllpport de III Commission 3 : Approvisionnement en Milieu Rurlll ........................ 105 Synthtse des Travaux de l'Atelier .......................................................................108 Feed-Back des Bailleurs de Fonds........................................................................ 112 Discours du Representant Resident de la Banque Mondiale a la ClOture de I'Atelier .... 115 Atelier Technique Sur La Politique Sectorial" de l'Eau Et De l'A••aini...ment - Volume II Discours du Ministre Des Travaux Publics a la CI6ture de I'Atelier ........................... 117 Annexes Liste des Membres de Groupes de Travail Liste des Membres des Commissions Liste des Participants PARTIE B Le Document de Politi que Sectorielle de l'Eau et de I'Assainissement (Texte Original) A....r T.chnique Sur La Po/itiqu. "aton-I. . . '·Eau Et DeI·A........lMnt - VoIulM. Liste d'Abreviations et d'Acronymes AAR Association to Aid Refugees AEP Adduction en Eau Potable AEPA Adduction en Eau Potable et Assainissement AHP Austrian Help Program AID (IDA) Association Internationale de D6veloppement APSA Approche de la Planification Strat6gique de I' Assainissement ARAMET Association de Recherche et d'Appui en Am6nagement du Territoire ARC American Refugee Committee ARP Agents de Relations Publiques BAD Banque Africaine de D6veloppement BDF Bailleurs de Fonds BF Borne-Fontaine BM Banque Mondiale CAEN Soci6t~ d'Approvisionnement en Eau du N6pal CBS Conseil pour Ie Bien-Etre Sociale CCE Comit~ des Consommateurs d' Eau COD Comit6s de ~veloppement de District CDFAEA Conseil de D~veloppement de Fonds pourl' Approvisionnement en Eau et de I' Assainissement CDV Comit~s de ~veloppement de Village CICR Comit~ International de la Croix Rouge CLE Comit6 des Consommateurs d'Eau CNP Commission Nationale de Planification CRC Comit6 de Repr~sentants des Consommateurs CRI Croix Rouge Internationale CTE Le Comit~ Technique d'Evaluation DAEE D6partement de I' approvisionnement en Eau et des Egouts DOC Direction du D6veloppement et de la Coop6ration DE Directeur Ex6cutif DEA Direction de l'Eau et de I' Assainissement E&A Eau et Assainissement ELETROGAZ Etablissement Public de Distribution d'Electricit~, d'Eau et de Gaz ENA Enfants Non Accompagn~s ENF Education Non-Formelle ESH Education A la Sant~ et A I'Hygi6ne FAO Food and Agriculture Organisation Organisation des Nations Unies pour Alimentation et Agriculture FNHR Fond National de I'Hydraulique Rurale FRW Francs Rwandais GCE Groupements des Consommateurs d'Eau GEF Global Environmental Facility GIRE Gestion Int~gr~e des Ressources en Eau GKW Consult Bureau d'lng6nieurs - Con seils pour l'Eau, l'Assainissement et I'Environnement. GREA-AEA Groupe R6gionale Eau et Assainissement pour I' Afrique de l'Est et Australe GTZ (Deutsche Gesellschaft fOr Technische Zusammenarbelt) Coop6ration Technique d'Allemagne ICWE International Conf~rence on Water and the Environment IDA International Development Association IEC Information Education and Communication JAKPAS Janata Ko Khanepani ra Safai Karyakram (Programme d'Eau et d'Assainissement pour la population) KfW Kreditanstalt fOr Wiederaufbau LVRMP Lake Victoria Regional Management Program LWF lutheran World Federation MOL Minist6re du D~veloppement local MOO Maitre d'Ouvrage Atelier Technique Sur La Politique SectorieHe de I'uu Et De I·AM......mem· Volume. ME Ministitre de I' Education MF Ministitre des Finances MIGEFASO Ministitre de la Famille, du Genre et des Affaires Sociales MIJESCOFOP Ministitre de la Jeunesse, des Spons et de la Formation Professionnelle MINAGRI Ministitre de I' Agriculture MINECOFIN Ministitre des Finances et de la Planification Economique MINICOM Ministitre du Commerce, de l'lndustrie et desCooptjratives MINIFIN Ministitre des Finances MINIFOR Ministitre de l'lnformation MINAMIT Ministitre de I' Anisanat, des Mines et duTourisme MININTER Ministitre de l'lnt~rieur, du ~veloppement Communal et de la R~installation MINIPLAN Ministitre de la Planification MINIREISO Ministitre de la R6habilitation et l'lnt~gration Sociale MINISANTE Ministitre de la San~ MINITRANSCO Ministitre du Transpon et de laCommunication MINITRAP Ministitre des Travaux Publics MLPP Ministitre de Logement et de la Planification Physique MW Mega Watts NA Non applicable O&M Operation and Maintenance OA Organisations d'Appui OBC Organisations • Base Communautaire 00 Directive Op6rationnelle OMS Organisation Mondiale de la Sant~ ONGls Organisations Non-Gouvernementaleslnternationales ONGs Organisations Non-Gouvernementales ORINFOR Office Rwandais d'information PAEAR Projet d'Approvisionnement en Eau et d'Assainissement en Milieu Rural PIP Programme d'investissements Publiques PNUD Programme des Nations Unies pour Ie D~veloppement PNUE Programme des Nations Unies pour I' Environnement PRO Programme de Reconstruction et de ~veloppement PVK Pr~fecture de la Ville de Kigali RAEMR R6habilitation des Adductions d'Eau en Milieu Rural RHP Rural Health Program RSA Republic of South Africa SATF Services d'Appui Technique aux Femmes SHER Soci6te pour I'Hydraulique et l'Equipement Rural SIS Systitme d'information et de Suivi SNV Netherlands Development Organisation TOR Taux de Dessene en Milieu Rurale TRE T aux de Rentabilit~ Economique TVR T618vision Rwandaise UADE Union Africaine des Distributeurs d' Eau UE Union Europ~enne UNICEF Fonds des Nations Unies pour l'Enfance VAP Volont6 • Payer VIP(LAV) Latrine Am6lior~e Ventil~e WAKUTI Bureau d'Etude Allemand WRM Water Resources Management WUP Water Utility Pannership Atelier Technique Sur Le Po;i"que Sectoriel" de l'Eau Et De l'A..eini••ement· Volume II Programme de I'Atelier Mardi 09 Septembre, 1997 Ouverture Sous la Presidence de Monsieur Ie Ministre des Travaux Publics 8h45-9hOO Mise en Place 9hOO-9h20 C~r~monie d'Ouverture Discours Introductif R. V8I1kateswaran,Repres8l1tant Resid8l1t de la Banque Mondiale, Kigali 9h20-9h50 Allocution d'Ouverture S. E. M. Lauri8l1 Ngirabanz;, Minisue des Travaux Publics 9h50-10h10 L'Exp~rience R~gionale. Approvisionnement en Eau et Assainissement. M. J Doyen, Directeur Regional, GREA-AEA 10h10-10h30 Pause-caf~ Premi6re Stane: Contexte du Pays et la Politiaue Sectorielle Session Avant-midi President: M. Paul Semana: Directeur des Ponts et ChaussNs 1Oh30-11 hOO Le D~veloppement Economique et Social du Rwanda. M. Justin Murara, Secretaire GtMeral, MinistiNe des Finances et dela Planif"lC8tion Economique 11 hOO-11 h30 La Politique Sectorielle de l'Eau et de I' Assainissement M. Emmanuel Nsanzumuganwa, Directeur de I'Eau et de I'Assainissem8l1t. 11 h30-1 2h30 Pr~sentation des Commentaires Recueillis, M. Phl1ippe Cast6l'mans, Conseill6l' GTZ aupriJs de la DEA et Bruno Mwanafunzi, Cadre DEA 12h30-14hOO Dl§jeuner Session Aprl!s-midi Presid8l1t: M Anasthase Murekez;, Secretaire GtMtNal du Minist.e de I'Agriculture, de I'Elevage,de I'Environnem8l1t et du Developpem8l1t Rural 14hOO-l 5hOO Experiences Regionales 14hOO - 4h20 Approvisionnement en Eau en Milieu Urbain M. A. Kalinganire, Directeur d'Elecuogaz 14h20-14h45 Gestion des Ressources en Eaux Mme Awa Busia,Spkialiste 811 Gestion des Ressources 811 Eau, Banque Mondisle, 14h45-1 5hOO Approvisionnement en Eau en Milieu Rural M. Andreas Wildt, IngtMieur Sanitaire S8I1ior, Groupe I Region Afrique, Banque Mondisle 1 5hOO-16hOO Discussions en PI~niere Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De I'A88ainie8ement - Volume II 16hOO-16h30 Pause cafe 16h30-17h30 Les Parties Prenantes du Secteur de l'Eau et Assainissement" Panel de B a 10 personnalittis reprtisentant les diff~rents acteurs de I' Eau et de Assainissement Modtlrateur, E. Rushingabigw;, Directeur de la TtlI~vision Rwandaise 7h30-1BhOO SyntMse des Dtibats M. PhiHppe CiJstermans,Conseiller GTZ au",.s de fa DEAIM. Ikuno Mwanafunzi,CiJdre DEA avlJC I'appui des consultants 1BhOO Fin de Journ~e Mercredi 10 Septembre Deuxitme Seance: Experiences Etrang6res (experiences positives) P,~sident: M. E. Nsanzumuganwa, DirlJCteur de I'Eau et de I'Assainisssment Bh30-9h05 Exptirience du Ntipal: Adduction en Eau Potable en Milieu Rural Bastie sur I'lnitiative des Communauttis M. B. Sluestha, DirlJCteuI' Exkutif. CDFAEA 9h05-9h40 Experience de I' Afrique du Sud: Mticanismes de Financement Mme. Kate Roper, CoordinatriceR~iona/e, Mvufa Trust 9h40-10h20 Exptirience au Rwanda : Mticanismes de Gestion et de ContrOle - Le Cas Concret du Projet Bugesera-Sud (Commune Ngenda). M. Ikuno Schoen, Charg~ de Mission, KfW 1Oh20-1 Oh30 SyntMse M. Simon Ndutiye, Chef, Division de I'Hydraulique Rura/e 1Oh30-11 hOO Pause-cafti 11 hOO-1 2h20 Exptiriences du Ghana et du Burkina Faso: Planification Strattigique de I' Assainissement. M. Ato Ikown, GRAE-AEA 12h20-12h30 Synth6se M. Patrick Rugumire, Chef, Division de I'Assainissement 12h30-14hOO Dtijeuner 14hOO-14h102 Prtisentation du Canevas et Presentation des TMmes 4h10-14h30 Travaux en Groupes Besoins et Priorittis de Dtiveloppement - M. Andrew Makokha Institutions - Cadre Ltigislatif et Rtiglementaire - M. PhHippe Castermans Participation/Coordination/Sensibilisation - M. Paul Galin Investissementsl Strat6gie de Financement - M. J. AkilimaH 16hOO-1 6h30 Pause-cafti 16h30-17hOO SyntMse. M. Simon Ndutiye, Chef, Division de I'Assainisssment Atelier Technique Sur La Politi que Sectorielle de l'Eau Et De l'A••aini••ement - Volume II Jeudi 11 Septembre Troisitme Stance: Travaux en Commissions et Restitution Pr6sident: Justin Murara,S8CI'6taire G6n6raJ du MinistiJre des Finances et de Ia Planification EconomiQUfI 8h30-9hOO Pr6sentation du Canevas de Travail pour l'Elaboration des Plans d'Actions ~ Faire en Quatre Commissions Commission 1: Assainissement. Commission 2: Gestion du Secteur. Commission 3: Approvisionnement en Eau en Milieu Rural Commission 4: Approvisionnement en Eau en Milieu Urbain 9hOO-9h15 Pause-cafe 9hl 5-11 hOO Travaux en Commission 1 1 hOO-12h30 Rapports des Commissions 12h30-13h45 Dejeuner 14hOO-14h30 Presentation Synthetique des Travaux de I' Atelier M. Emmlmuei NSIlnzumuganwlI, Directeur de I'Eau et de I'Assainissement 14h30-1 5h45 3 Feed-Back des Bailleurs de Fonds 15h45-16h15 Pause Cafe 16h15-16h30 Presentation du Resum6 des Commentaires. 16h30-17hOO Allocution de ClOture S, E, M. Ngirabanzi. Ministre des Travaux Publics 1 7hOO-l 8hOO Cocktail Atelle, Technique Sur I.e Politique Seetorielle de I'£au Et DeI'Au. . . . .ment· Volume. Discours Introductif R. Venkateswaran Representant Resident, Banque Mondiale, Kigali C'est un grand honneur et un privilege pour la Banque Mondiale de participer a cet atelier technique dont I'objectif ultime est de degager un consensus et forger une vaste alliance parmi toutes les parties prenantes en faveur d'une politi que sectorielle de I'eau et de I'assainissement visant a: e elargir et ameliorer I'acces de la population Rwandaise a I'eau potable et a un assainissement .adequat e lutter contre la deterioration et la pollution de I'eau e renforcer les capacites locales et encourager I'utilisation rationnelle de I'eau dans I'agriculture, I'industrie et Ie commerce. En Afrique Sub-saharienne, comme dans Ie reste du monde, Ie bien litre des populations et Ie developpement economique sont largement tributaires d'un acces elargi a I'eau potable et aux services d'assainissement. L'eau apporte la vie aux populations; elle est un element majeur de I'equilibre social, economique et environnemental de la region. Et pourtant, actuellement, de nombreux habitants des villes et des campagnes n'ont ni eau potable ni services d'assainissement: environ 65% de la population rurale et 25% de la population urbaine sont mal approvisionnes en eau et 73% des habitants ruraux et 43% des citadins ne disposent pas d'un assainissement adequat. D'ici I'an 2000, pres de 300 millions d'Africains risquent de vivre dans un environnement ou I'eau est rare et 1 d'ici 30 ans, 20 pays de la region d'Afrique pourraient souffrir de penurie . Bien souvent, ce sont les pauvres, qui paient Ie plus pour s'approvisionner en eau et ce sont aussi les plus defavorises en termes de sante et d'opportunites economiques. Leur manque general d'acces aux services les enferme dans une situation de pauvrete et en fait les premieres victimes de la deterioration et la rarete croissante de I'eau. A cela s'ajoutent I'accroissement de la population et I'aggravation de la pollution de I'eau douce qui renforcent les pressions exercees sur des ressources en eau deja rares. Dans ces conditions, I'eau est devenue un bien d'importance strategique car les besoins augmentent tandis que I'approvisionnement se reduit. L'etablissement des politiques et programmes rationnels d'approvisionnement en eau potable et des services d'assainissement devient un imperatif et un passage oblige pour un developpement socialement durable axe sur la reduction de la pauvrete, la croissance economique, la securite alimentaire et la preservation naturelle du pays. D'ou "importance pour Ie Gouvernement Rwandais de se doter d'une politique sectorielle de I'eau et de I'assainissement et tout Ie sens que rev~t un tel atelier. Pour formuler des politiques et strategies de gestion de I'eau et de I'assainissement, iI faudra tenir compte a la fois des menaces qui pesent Source: Banque Mondiale, Gestion Durable des ressources en eau de I'Afriaue: Ddfis et QDPortunitl!s, Washington DC, 1996 Atelier Ted1nique Sur La Poltique Sectorielle de "!au Et De"Auaininement - Volume I sur les ressources en eau (penuries, accas a I'eau, et pollution) et de la capacite d'y faire face. Le developpement des capacites et I'etablissement d'un cadre d'action favorable sont des priorites absolues. Le developpement des capacites et I'utilisation des institutions existantes, dans un environnement de politique generale favorable, supposent une bonne administration, la participation des parties prenantes et la mise en jeu des institutions locales. Cela necessite enfin une solide politique sectorielle de I'eau et de I'assainissement. La Banque Mondiale a ete un partenaire du Gouvernement dans Ie secteur de I'eau et de I'assainissement de puis 1980. Les operations financees par la Banque Mondiale au a Rwanda comme dans les autres pays africains, ont aide atteindre plusieurs objectifs sectoriels, comme la fourniture d'eau potable et de services d'assainissement de a nombreux menages ruraux et urbains, I'augmentation de I'offre d'energie hydroelectrique. Beaucoup a ete fait et Ie Rwanda a une tradition bien etablie de I'hydraulique villageoise et a reussi a equiper Kigali et bon nombre de villes secondaires. A moyen terme, les priorites sont claires: e continuer a developper des services d'eau et d'assainissement aux benefices des populations rurales e poursuivre Ie developpement des services urbains a travers les reformes institutionnelles dans Ie secteur e developper les services d'assainissement. A plus long terme, la priorite en plus sera de developper les capacites de gestion integree pour faire face aux defis de la rarefaction de I'eau que devra affronter Ie Rwanda au debut du prochain siacle. Ces defis sont de taille pour Ie Rwanda et ne pourront Atre releves que dans Ie cadre d'une politi que sectorielle coherente. Nous saluons I'initiative qu'a prise Ie Gouvernement Rwandais pour organiser cette consultation. Nous esperons que cet effort de concertation conduira a un cadre plus permanent pour la coordination a tous les niveaux (entre ministares, autorites locales, ONGs et bailleurs de fonds). Nous esperons que tous ces debats produiront des strategies de mise en oeuvre de la politique et constitueront une base pour la preparation du programme de developpement du secteur. II est clair que la Banque Mondiale, dans Ie cadre d'une large collaboration entre bailleurs de fonds, est prAte a participer a I'appui exterieur que pourra necessiter la realisation d'un tel programme. II y a une tras bonne tradition de collaboration entre bailleurs de fonds dans Ie secteur et elle est appelee a continuer. D'ailleurs, la preparation de cet atelier en est un exemple: sa preparation a beneficie de I'appui du Groupe Regional Eau et Assainissement/PNUD/Banque Mondiale pour I'Afrique de l'Est et Australe base a Nairobi, de la GTZ et de la Cooperation Beige. En terminant je me dois de remercier la Direction de l'Eau et de I'Assainissement et ses cadres qui ont assure I'organisation de cet atelier. A tous, je souhaite du bon travail. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'A88aini88ement - Volume II Allocution d'Quverture S.E.M. Laurien Ngirabanzi Ministre des Travaux Publics C'est pour moi un reel plaisir et une insigne joie de souhaiter la bienvenue a cette aimable et auguste assemblee en cette seance d'ouverture des travaux de l'Atelier Technique de Politi que Sectorielle en matiere d'Eau et d'Assainissement. L'atelier qui s'ouvre aujourd'hui s'inscrit dans Ie cadre de la concertation intersect orielle qui devrait caracteriser toutes les actions menees pour garantir un corps sain dans un esprit sain. Jusqu'a une date relativement recente Ie Secteur de l'Eau et de l'Assainissement etait caracterise par un morcellement et une dispersion des responsables au niveau des departements charges de sa gestion. Cet etat de choses a provoque une dispersion de moyens humains, materiels et financiers. Ceci avait pour consequence evidente, une rentabilite mediocre de tous ces investissements. Par maintes reprises, Ie Gouvernement Rwandais a manifeste son souci de com bier ses lacunes en matiere de developpement du Secteur Eau et Assainissement. C'est ainsi qu'en 1982-1983, fut cree un Comite National de l'Eau charge de la coordination des activites dans Ie Secteur. Les travaux de ce Comite n'ont pas eu de lendemain pour cause de profondes divergences de vue. Par la suite, dans Ie souci de reorganiser les services de I' Administration Centrale, Ie Gouvernement Rwandais mit en place un nouvel organigramme ou il fut creee et integre dans Ie Ministere des Travaux Publics I de l'Energie et de l'Eau (actuel MINITRAP) la Direction Generale de l'Eau et ce par Arr~te Presidentiel N° 173/6 du 23 Fevrier 1984. Celle-ci devint la Direction de l'Eau et Assainissement par Arr~te du Premier Ministre N° 98/02 du 28 AoOt 1992. Celle-ci a pour mission: • d'elaborer les strategies nationales d'approvisionnement en eau potable, • d'etablir les Plans Directeurs de production et de distribution, • d'~tre en bonne relation avec les services et les institutions s'occupant de l'Eau et de I'Assainissement • de definir, d'actualiser et de mettre en application la politique nationale en matiere d'eau et d'assainissement, • de programmer et de centraliser les investissements, • de suivre I'utilisation des fonds destines a I'Hydraulique Rurale et de sensibiliser la population tout en diffusant la documentation relative aux problemes d'Eau et d'Assainissement Les travaux pour lesquels vous ~tes appeles se subdivisent en 3 parties: • Ie contexte du pays et la politique sectorielle • les experiences etrangeres (experiences positives) • la presentation du canevas de travail pour I'elaboration des plans d'actions. Nul n'ignore combien les tragedies d'Avril 1994 ont entraine une serieuse degradation des infrastructures hydrauliques et d'assainissement tant en milieu urbain que rural. Atelier Technique Sur La Politique s.ctorlelle de l'Eau Et De I'A••ain•••rnent • Volurne II Malgr~ cette situation triste, h~rit~e de cette trag~die dans Ie Secteur d'Eau, actuellement, nous comptons a I'actif du Gouvernement quelques r~alisations m~me si elles sont modestes. Une journ~e comme celle-ci, est pour nous, une occasion de brosser une fois de plus, S' I'attention du peuple Rwandais, un tableau de notre planification dans Ie secteur de I'eau et assainissement. Au terme de cet atelier, la Direction de l'Eau et de I' Assainissement dans sa vision s long terme s'est fix~e comme principaux objectifs a atteindre dans Ie respect des attributions suivantes: • organisation et coordination des activit~s relatives au Secteur Eau et Assainissement. Cette attribution conterant un rOle dirigeant dans Ie d~veloppement des ressources en eau et la protection du milieu • assurer I'approvisionnement de toutes les families en eau potable et en syst6mes d'assainissement ad~quats. • promouvoir une coop~ration technico·administrative avec les services et institutions operant dans Ie secteur eau et assainissement. Ainsi, la Direction de l'Eau et Assainissement pour jouer son rOle pleinement, doit avoir pour ambition, une exacte orientation de choix des priorites, une assistance aux divers intervenants en laissant jouer les m~canismes dynamiques d'interactions avec les D~partements Ministeriels concernes. Cette concertation interministerielle semble ~tre devenue aujourd'hui une habitude, un r~f1exe m~me. On ne conc;oit plus l'ach6vement d'un dossier important sans consultation, sans concertation, car la meilleure fac;on de maitriser son propre domaine c'est encore de s'ouvrir au dialogue, de susciter I'avis des autres. En proc~dant a la r~habilitation et a I'implantation des adductions d'eau et des structures d'assainissement, Ie Gouvernement Rwandais entend les pr~senter aux populations beneficiaires et aux communes dans Ie meilleur ~tat possible car son souci constant est que les usagers de ces adductions prennent en charge la gestion de ces infrastructures. En effet, il ne sert a rien de poursuivre I'implantation de nouvelles adductions si celles qui existent se det~riorent constamment suite au manque ou s I'insuffisance d'une gestion appropriee. Aujourd'hui la confection de nouveaux projets d'eau et d'assainissement se fait en privilegiant des zones retenues pour I'installation des rwandais rapatri~s. l'assistance et I'encouragement pour la creation des associations d'usagers et la mise en place des structures de gestion restera donc pour longtemps la politique prioritaire du Gouvernement. Au nom du Gouvernement de la R~publique Rwandaise, Ie Minist6re des Travaux Publics adresse ses plus vifs remerciements aux organisateurs de cet Atelier. Plus particuli6rement il remercie la Banque Mondiale et la GTZ qui ont beaucoup contribue pour sa reussite et qui ne cessent d'appuyer notre Gouvernement dans ce secteur si important pour la population rwandaise. ------ .. _ Atelier Technique Sur L. Politique Sectorie... de l'Ea! Et De I·AH. . . . .ment - Volume • Nos remerciements vont aussi A tous les Representants de nos partenaires preferentiels, experts internationaux et cadres des divers departements ministeriels qui ont repondu positivement A notre invitation en acceptant de venir contribuer et enrichir les travaux de cet atelier. Je reste convaincu que les resultats de cet Atelier aboutiront A des conclusions realistes qui pourraient Atre utiles aux programmes en cours d'execution et futurs et qu'ils permettront non seulement au Gouvernement mais aussi aux differents Bailleurs de Fonds et donateurs d'accroitre leurs efforts au developpement. J'ai Ie ferme espoir qu'A I'issue des reflexions que vous commencez aujourd'hui at que vous minerez durant trois jours dans un cadre si calme et incitant au travail aboutiront A des conclusions realistes qui pourront Atre utiles aux programmes en cours d'execution et futurs. C'est sur cette note d'espoir que je declare ouvert cet Atelier Technique sur la Politi que Sectorielle auquel je souhaite bon succis. A...... Technique Sur La PoIItique . .ct..... de rEM! Et De rAR..........,. • Volume • Remarques Sur l'Exp6rience R6gionale M. Jean H. Doyen Directeur. GREA-AEA C'est pour moi un honneur et un plaisir que de prendre part a cet atelier. Je n'ai pas I'ambition de remplacer Monsieur Lemoigne, Secr'taire Ex'cutif du Conseil Mondial de l'Eau, malheureusement emplch4i pour des raisons familiales. Mon propos sera de pr'senter certains aspects de l'exp4§rience des pays de la r'gion en mati6re d'approvisionnement en eau potable (AEP) et d'assainissement en relevant les implications pour les travaux de notre atelier. Cette tAche sera compl't'e par les pr'sentations de mes coll6gues. Je suivrai Ie sch4ima assig", aux commissions qui, en conclusion de cet atelier, pr'pareront les '''ments de strat'gies de mise en oeuvre de la politique sectorielle: • Gestion des ressources en eau, • AEP urbain, • AEP rural, et • Assainissement. La gestion des ressources en eau a fait I'objet de nombreuses r'flexions au plan global et r4§gional. Celles-ci ont abouti 6 une prise de conscience et un large consensus sur les grands principes. L'eau est consid'r. comme una ressource rare et essentielle plut6t que comme un don de la nature A la disposition de qui veut. Les points cl6s du nouveau paradigme pour la gestion de I'eau ont 6t6 r'sum6s dans les principes de Dublin: • I'eau est 6 la fois un bien 6conomique et social • 6 g'rer de mani6re int4§gr6e selon Ie principe de subsidiarit' c'est-A-dire au niveau Ie plus proche possible des populations concern6es, et • avec la plus large participation des parties prenantes en particulier des femmes. Une r6flexion sp4§cifique 6 I'Afrique a 't6 entreprise dans Ie cadre de la pr6paration d'un document de strat'gie r6gionale. Le s6minaire technique r'uni 6 Nairobi en f6vrier 1996 a r6affirm6 la n6cessit6 d'une gestion int6gr6e de I'eau et a identifi' cinq objectifs essentiels pour la gestion de I'eau: • d6velopper et am6liorer l'acc6s 6 I'eau potable en donnant priorit' aux pauvres • assurer la s6curit6 alimentaire et I'essor de la production agripole par Ie d6veloppement de I'irrigation • am6liorer la conservation de I'eau et en d6velopper la collecte. • prot'ger les bassins versants et les zones immerg6es • d6velopper la coop4§ration r6gionale. Au niveau des strat6gies de mise en oeuvre, Ie s6minaire de Nairobi a soulign6 la n6cessit' de privi"gier les approches incitatives plut6t que la r6glementation et la coercition. II a 6galement mis en avant I'importance de I'information. Constatant 1'6cart entre les besoins et les capacit6s, les participants ont soulign6 la n'cessit6 d'un meilleur usage des capacit's existantes pour la gestion de I'eau. lis ont recommand6 que les strat'gies et les programmes sectoriels soient adapt6s aux capacit6s existantes A tous les niveaux et visent 6: (i) les utiliser pleinement; et (ii) Ales d6velopper Atelier Technique Sur La Politique Sectoriel" de l'Eau Et Oe l'Ass.inissemen! • Volume I Malgre les investissements importants consentis pour I'approvisionnement en eau depuis les dernieres vingt annees, Ie manque d'acces a I'eau demeure au coeur de la pauvrete en Afrique. Si "on considere I' Afrique Sub-saharienne dans son ensemble, les taux de couverture ont augmente mais pas suffisamment que pour compenser I'accroissement demographique; une proportion legerement plus petite d'une masse considerablement plus grande n'a toujours pas acces a une eau de qualite acceptable et en quantite suffisante. La triste realite est donc que Ie nombre absolu de personnes pas ou mal servies augmente; selon les tendances actuelles leur nombre doublera d'ici a 2020 passant de 200 millions a 400 millions. La majorite de cet accroissement sera en zones urbaines et portera sur les populations pauvres etablies dans les quartiers informels ou dans les zones d'expansion periurbaines des villes. C'est un scenario inacceptable qui appelle des reformes de fond. A I'instar du Rwanda, la majorite des pays de la region ont entrepris une reorientation de leur politique sectorielle largement basee sur les principes de Dublin et tenant compte de reformes structure lies globales comprenant generalement: • I'assainissement des finances publiques • la redefinition du rOle de I'etat • la reconnaissance et la promotion du secteur prive, et • la decentralisation. Dans beaucoup de pays ou les nouvelles politiques pour I'eau constituent un cadre propice au dlhteloppement du secteur, Ie defi est la mise en oeuvre. Ceci s'avere une tAche complexe rendue difficile par: (i) la remanence de structures et de reflexes institutionnels bases sur la gestion centralisee et la fourniture publique; (ii) Ie manque de capacite au niveau local; et (iii) la fragmentation et Ie manque de coordination des appuis externes. Le probleme des reformes de structure se pose avec une acuite particuliere pour I'approvisionnement en eau des villes. Le bilan de trente annees de regies publiques ou municipales est tres largement decevant tant au point de vue de la performance des societes distributrices que de leur incapacite a suivre I'accroissement de la population des villes et a servir ces nouveaux clients Les pays de la region reconnaissent qu'une societe distributrice d'eau performante est une condition necessaire pour I'amelioration des conditions de vie et I'efficacite economique des villes et I'ancrage institutionnel indispensable pour I'assainissement et la sante environnementale. Les enqu~tes sur Ie prix que payent les pauvres pour leurs besoins en eau dans les villes ont permis une meilleure comprehension des effets a long terme des politiques de bas tarifs et d'ingerence; la mauvaise gestion et la faiblesse financiere qui en resultent ont limite Ie developpement des services et ont abouti a ce que I'acces aux services subventionnes soit en fait reserve aux privilegies connectes au reseau. Une etude approfondie entre prise par la Hollande des facteurs qui determinent les performances tant sociales que techniques et financiers des societes distributrices, a conclu que Ie facteur de cle est I'autonomie de gestion. La premiere priorite en matiere d'approvisionnement d'eau urbain est de redresser la gestion des societes distributrices par des reformes structure lies. Beaucoup de pays de la region s'orientent vers la privatisation. La privatisation ou, plus precisement, la participation du secteur prive, est une maniere de garantir I'autonomie, de donner acces a I'expertise de gestion, et d'etablir des incitations claires pour I'amelioration des A..... Technique ...... PoIIdque a.ctGIleIe de rlau It De I·...........nt • Volu. . . performances. Les experiences de privatisation dans Ie secteur de I'eau commencent a itre suffisamment connues pour d'gager des lec;ons concernant tant les formes de participation du secteur priv' (contrat de gestion, concession, affermage, BOOT etc.) que les modalit.s du processus de r"orme. Les cas du S'Mgal, de la Guin'e, de la Mauritanie seraient utiles A .tudier pour Ie Rwanda. La seconde raison qui pousse en faveur de la privatisation est la mobilisation de ressource pour financer les investissements consid'rables requis pour la r.habilitation des installations et I'am.lioration et Ie d'veloppement des services. L'endettement "ev' des .tats et Ie tarissement de I'aide financi6re ne perrnettent pas, dans beaucoup de cas, de s'en tenir aux options traditionnelles de recours aux bailleurs de fonds. Un effort est Mcesseire dans tous les pays pour faciliter et encourager la participation du secteur priw domestique au d'veloppement du secteur E&A Une soci't' distributrice performsnte est une condition n'cessaire pour la desserte en eau des villes; ce n'est toutefois pas une condition suffisante pour relever Ie d"i de I'extension des services AEP aux quartiers informels et aux zones periurbaines. Jusqu'ici, ces formes d'habitat .taient consid'r6es par de nombreux gouvernements comme des pMnom6nes marginaux et transitoires. II est reconnu maintenant qU'elles ont un caract6re permanent. En fait ce sont ces parties des villes qui absorbent la plus grande partie de la croissance urbaine; dans les grandes capitales des r'gions elles abritent de 40 a 60 % des habitants. A Nairobi elles fournissent I'habitat a 50% de la population sur 5% de la surface occupee par I'habitat. C'est dans ces zones que devra itre relev' Ie d.,i de la pauvret' urbaine et de la d'gradation de I'environnement des villes. L'extension des services AEP aux zones d'habitat non officiel et aux zones d'extension p'riurbaines pr'sente, pour les soci't's distributrices, des risques importants dus au statut foncier incertain, aux faibles revenus, aux difficult.s de collecte et au fait que, souvent, la majorit' des habitants sont locataires. Dans beaucoup de pays la solution est recherch.e dans la participation des communaut.s elles-mimes dans Ie d'veloppement des services en partenariat avec les soci't's d'eau. De nombreuses initiatives sont en cours dans les quartiers pauvres des capitales de la r'gion. II s'agit A partir de ces experiences de d'velopper des mod61es de partenariats r'pliquantes et de les g.Mraliser. La vision de I'AEP urbain qui 'merge dans la r'gion est celie de vi lies desservies par une soci'tt§ distributrice autonome et financi6rement viable travaillant avec les organisations communautaires et les ONGs pour .tendre ses services de mani6re durable aux quartiers spontaMs et aux zones periurbaines. L't§valuation des experiences en cours et les 'changes sur les lecons tir'es est un des objectifs importants du WUP (Water Utility Partnership); una initiative r'gionale bas'e A Abidjan et pour laquelle I'UADE (Union Africaine des Distributeurs d'Eau) est agence d'ex'cution. Le Rwanda dont moins de dix pour-cent de la population vit dans les villes, est au d.but du processus d'urbanisation qui s'est d'ailleurs acc"'r' au cours des derni6res anMes. L'expansion des quartiers spontan's et des zones p'riurbaines n'a pas encore pris I'ampleur qu'elle a dans beaucoup des pays de la r'gion. Ceci offre I'opportunit' d'une approche plus planifi'e pour encadrer I'expansion de I'habitat et pour amt§iiorer la situation dans les quartiers pauvres existants. A moins d'une action efficace entreprise rapidement pour mettre en place les capacit's et les programmes n'cessaires, Ie Rwanda se trouvera rapidement confront' A la situation de crise que connaissent beaucoup de pays de la r'gion. Les acteurs cl' dans ce domaine sont : la PVK, Atelier Tachnique Sur L. Politique Sectorielle de "Eau Et De l'A•••ime.ament - Volume II l'Electrogaz, Ie MINITRAP, les organisations communautaires et les ONG actives dans les villes. Les communautes sont egalement considerees les acteurs principaux pour I'approvisionnement en eau des populations rurales. Dans tous les pays de la region, Ie processus de devolution des responsabilites pour la gestion des systt)mes ruraux d'AEP est en cours, soit dans Ie cadre d'une politi Que deliberee, soit par abandon. Dans ce dernier cas les organisations communautaires prennent les initiatives pour remedier i la carence des autorites centrales mais elles travaillent dans un vide instituttonnel et juridiQue Qui limite leurs possibilites d'action et freine les investissements. Dans de nombreux pays la devolution se fait dans Ie cadre d'une politiQue de decentralisation et de renforcement des pouvoirs locaux. Les interventions des ministt)res responsables de I'approvisionnement en eau sont toujours necessaires mais doivent changer d'objet; il s'agit de fournir I'encadrement, la formation et I'appui technique et financier au lieu d'Atre directement responsable de la provision de services. La redefinition des rOles respectifs tant au niveau des services centraux Que des autorites locales et des communautes demande une attention particulit)re et constitue un aspect critique de la mise en oeuvre des politiQues sectorielles. II s'agit en fait de lancer vn programme de transition institutionnelle pour realiser de maniere coordonnee les objectifs suivants: a redeployer les services ministeriels et former leur cadres 8 leurs nouvelles fonctions; a mobiliser et developper les capacites locales tant au niveau des administrations decentralisees Que-des communautes et du secteur prive; a tester et mettre au point des modt)les d'interventions pour appuyer les initiatives locales. Dans Ie cadre des nouvelles politiQues, les interventions d'appui au developpement de l'hydrauliQue rurale doivent Atre guidees par Ie principe de la reponse 8 la demande des communautes. Cette consideration fondamentale a ete debattue et adoptee par un seminaire regional reuni 8 Mangochi au Malawi en Juin 1997. L'opinion des experts et praticiens de treize pays de la region est Que c'est dans une perpective de reponse 8 la demande des communautes Que I'ont peut obtenir les meilleurs resultats au plan de la perennite des installations et de la mobilisation des ressources locales. Le seminaire a souligne I'importance d'une strategie d'ensemble pour mettre en place des approches basees sur Ie demande et en a precise les elements critiques: a mise en place du cadre legal et institutionnel pour la gestion par les communautes. • coordination sectorielle, y compris I'adaptation des programmes en cours. • large campagne de communication et d'information touchant tous les acteurs, y compris les politiciens, les cadres locaux, les ONG et les bailleurs de fonds. • refonte du systt)me de planification et de programmation des projets. • acct)s direct des communautes au financement et leur participation 8 la gestion des projets (gestion des fonds et passation des marches). Les deux derniers points sont particulit)rement importants pour Ie Rwanda. La planification dans une perspective de reponse 8 la demande ne peut Atre basee sur des objectifs preetablis de couverture ni sur I'allocation de ressource a priori. L'experience des fonds sociaux a montre Que la relation directe entre les communautes et Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eeu Et De l'Ae.elnlHement - Volume U I'organisme de financement et leur implication dans la gestion des projets stimulent les initiatives et mobilisent des capacites jusque la ignorees ou exclues. Beaucoup de pays de la region manifestent un regain d'inter~t pour les problemes d'assainissement. La campagne d'information entreprise par I'UNICEF ainsi que la priorite accordee a la prevention dans les politiques de sante publique sont a la base de la volonte d'amBliorer I'assainissement. Dans beaucoup de situation les interventions d'assalnissement et d'education a I'hygiene constituent les mesures preventives les plus efficaces pour reduire I'incidence des maladies diarrheiques; I'Afrique a Ie taux annuel de deces pour ces maladies Ie plus Bleve du monde: 17/1000. Les evaluations recentes, menees principalement par I'UNICEF, ont montre que I'impact sur la sante etait considerablement augmente en combinant les interventions sur I'acces a I'eau avec des amBliorations de I'assainissement et des campagnes d'education a I'hygiene. Les problemes d'assainissement se posent differemment en zones rurales et dans les agglomerations urbaines. En zones rurales, I'assainissement est avant tout une responsabilite individuelle des menages; les externalites, c'est-a-dire la mesure dans laquelle Ie comportement d'un menage affecte les voisins, sont limitees. Les interventions publiques portent generalement sur la promotion, I'appui technique (dalles de latrines etc.) et I'education a I'hygiene. Un aspect particulierement important, justifiant des investissements directs, est I'assainissement en milieu scolaire qui combine a des programmes educatifs peut avoir un impact considerable sur les comportements non seulement des Bleves mais egalement de leur famille. Un certain nombre de pays, dont I'Quganda, ont fait de I'assainissement dans les ecoles une priorite; ils ont, en particulier, etabli des normes d'equipement qui sont systematiquement integrees aux programmes de constructions scolaires. La degradation de I'environnement urbain est concentree dans les quartiers pauvres des grandes villes ou la faiblesse des revenus, la precarite, les mauvaises conditions de sante et Ie manque de capacite institutionnelles se combinent pour confiner les pauvres dans leur condition. L 'assainissement urbain ne se pr~te pas a des solutions individuelles et justifie des interventions publiques. Les bases conceptuelles pour aborder Ie probleme de la degradation environnementale des villes et en particulier de leurs quartiers pauvres ne sont pas bien etablies. Les solutions techniques traditionnelles basees sur les reseaux centraux d'egouts se sont averees inadaptees. Les approches preconisees sont basees sur la planification strategique qui consiste a developper des options correspondant a la demande des usagers. Cette approche conduit a combiner des interventions sur les systemes centraux (par exemple: egouts, mise en dep6t des dechets solides etc.) avec des initiatives communautaires (latrines publiques, collecte primaire). Elle conduit egalement a regrouper des interventions complBmentaires (par exemple. drainage et collecte des dechets solides). Finalement, la communication et la gestion sur place sont imperatives etant donne Ie grand nombre d'intervenants et la necessite d'actions coordonnees. C'est egalement un domaine ou les echanges d'experiences permettront d'avancer plus vite. Voici, Monsieur Ie Ministre, Mesdames, Messieurs Ie rapide tour d'horizon que je voulais vous presenter sur I'experience regionale et les orientations adoptees pour I'AEP et Ie Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et 0. I' A••aininement • Volume II secteur de I'eau dans notre region. La vocation du Programme PNUD-Banque Mondiale pour l'Eau et I'Assainissement est de disseminer cette experience et d'appuyer des initiatives comme cet atelier. Nous sommes ici autant pour apprendre que pour apporter. Atelier Tec:hnique Sur La Palitique Sectorielle de "Eeu Et De .'A••alniHement - Volume. Politiques et Strategies Sectorielles Pour la Periode 1997/1999 M. Justin Murara Secretaire Particulier, Ministere des Finances et de la Planification Economique 1. Introduction Les politiques et strategies sectorielles visent d'une part ~ consolider les acquis du programme de r~habilitation et de reconstruction entrepris par Ie Gouvernement et d'autre part ~ engager Ie Rwanda sur la voie d'un d~veloppement durable apr6s la periode de transition marquee par I'assistance humanitaire. Les politiques sectorielles doivent r~pondre aux preoccupations majeures du Gouvernement li~es A I'environnement macro-economique, ~ I'augmentation de la production dans les secteurs economiques, au renforcement des capacites de gestion de l'Etat et du secteur priv~, aux services sociaux de base, aux conditions de vie des groupes vuln~rables, Ala restauration de la s~curite, de la paix et de la justice, et ~ la protection de I'environnement. Les activit~s ~conomiques ont ete regroupees en quatre secteurs r~partis en sous secteurs comme suit: A. Le secteur de la production qui comprend Ie sous secteur d~veloppement de I'agriculture, Ie sous secteur industries, mines, artisanat et commerce et Ie sous secteur environnement et tourisme, B. Le secteur des infrastructures comprend trois sous secteurs qui sont: les travaux publics, I'eau et I'energie et les communications. C. Le secteur des ressources humaines et developpement social est compos~ de trois sous-secteurs qui sont education-formation-science et culture, sant~-population et affaires sociales. D. Le secteur d'administration et finances comprend Ie sous secteur administration de la fonction publique, Ie sous secteur administration territoriale et d~veloppement communal, Ie sous secteur justice, Ie sous secteur defense et securit~, Ie sous secteur planification et finances et Ie sous secteur relations ext~rieures. A. SECTEUR PRODUCTIF 1. D6veloppement de I'agriculture Le sous secteur du d~veloppement de I'agriculture comprend la production vivri6re, la production de rente, la production animale, la p~che et la pisciculture, les forAts ainsi que Ie g~nie rural et la conservation des sols. Situation Actuelle La superficie cultivee actuellement pour la production agricole est d'environ 1,3 millions d'hectares. Elle est exploitee sous forme d'exploitations familiales dont 57% seulement sont techniquement viables et economiquement rentables. La production sur les 43% Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Assainissement • Volume II autres est a peine suffisante pour nourrir les families qui les exploitent. Cette situation exige la mise en oeuvre de mesures d'intensification de la production en vue d'am~liorer les conditions de vie et de travail des paysans. Toutefois, les r~sultats atteints de puis septembre 1994 sont encourageants et permettent d'esp~rer que Ie niveau de la production agricole de 1990 pourra Atre atteint des fin 1997. Les productions d'exportation ont enregistr~ de fortes pertes dues surtout a I'abandon des entretiens et traitements phytosanitaires des plantations suite a la guerre. Objectifs La politique agricole du gouvernement vise a assurer la s~curit~ alimentaire et a accroitre Ie revenu mon~taire des populations en milieu rural a travers I'augmentation de la production. Politiaues Les contraintes structure lies du secteur exigent la mise en oeuvre de politiques ax~es sur: e la diversification et I'intensification de la production pour assurer la disponibilite en quantit~ et en qualite des produits alimentaires e la stabilisation de I'approvisionnement alimentaire e I'integration de I'agriculture et I'elevage aux marches inter regionaux et a travers la monetarisation de I'activite • Ie desengagement de l'Etat des structures de production, de traitement et de commercialisation. 2. Environnement et Tourisme Situation Actuelle La deforestation, I'accumulation des dechets en milieu urbain, la d~gradation des sols, Ie dessechement des lacs, les feux de brousses et la pollution des eaux constituent Ie souci majeur du sous-secteur. Objectifs L'objectif retenu pour I'environnement est d'assurer un developpement ~cologiquement rationnel pour tout Ie pays. Politigues Pour atteindre cet objectif, la politi que du gouvernement envisage des actions visant: e la promotion de la bonne gestion et de la protection de I'environnement; • la promotion du role ecologique des ressources nature lies. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Assainissement • Volume" 3. Industrie. Mines. Commerce et Artisanat Situation Actuelle Actuellement, pres de 65% des entreprises industrielles qui existaient avant les evenements tragiques de 1994, ont repris leurs activites avec un niveau de production d'environ 70% de la production anterieure. L'industrie theicole a beneficie du financement de l'Union Europeenne pour la rehabilitation de quatre usines theicoles actuellement en fonctionnement et de cinq autres usines dont les travaux de rehabilitation sont programmes pour cette annee 1997. Le sous secteur des mines connait d'importants problemes lies a la meconnaissance des gisements primaires. Toutes les potentialites minieres du pays ne sont pas exploitees. Le sous secteur est egalement caracterise par une faible productivite et une insuffisance du personnel d'encadrement. Neanmoins, dans I'ensemble, la production de 1996 a ete meilleure que celie de 1995. Objectifs Les objectifs a atteindre dans les difterents domaines du secteur sont: • relever Ie niveau de production industrielle a 92% de son niveau de 1990; • assurer une exploitation rationnelle des mines et augmenter leur part dans les exportations; • promouvoir Ie commerce et I'artisanat. Politiaues Les politiques a mettre en oeuvre viseront a: • promouvoir les initiatives privees; • developper les industries d'import-substitution et d'une industrie tournee vers I'exportation; • concevoir des programmes d'investissements integres dans les economies sous regionales. En matiere de Mines et Geologie, les axes politiques reposent sur: • la promotion des exploitations artisanales et quasi-industrielles; • I'amelioration de la qualite et de la quantite de production. La politique commerciale du pays sera axee sur I'amelioration des infrastructures, la redynamisation des circuits commerciaux et Ie contr61e de la qualite et des prix. La politique du gouvernement dans Ie domaine de I'artisanat mettra I'accent sur la reorganisation du secteur a travers la redynamisation des unites de production artisanale et la creation des centres artisanaux en milieu rural. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De "Assaini••ement - Volume II B. SECTEUR DES INFRASTRUCTURES 1. Travaux Publics Urbanisme et Habitat Situation Actuelle L'eparpillement des parcelles et les constructions sans plan directeur d'amenagement ont engendre I'anarchie dans I'occupation des sols dans toutes les villes. L'extension des agglomerations urbaines s'est fait dans un ordre different faute d'une gestion rigoureuse du secteur foncier de toute la circonscription urbaine. La consequence de cet etat de choses est la proliferation de quartiers spontanes. L'habitat rural est egalement tr~s disperse et ne suit aucune norme. Aucun cadre institutionnel n'a ete defini au niveau de I'intervention dans I'habitat rural. Le probl~me majeur que connait I'habitat en general demeure I'insuffisance de logements particuli~rement dans les villes. Cette situation a ete accentuee avec Ie retour massif des refugies en fin 1996. En ce qui concerne Ie patrimoine de l'Etat, particuli~rement sa composante bAtiments publics, il est caracterise par la vetuste et la gestion non rationnelle. Objectifs Les principaux objectifs consistent a: • encourager I'habitat rural groupe • resoudre la crise du logement: • rationaliser la gestion du patrimoine immobilier de l'Etat. Politigues Les politiques qui devront &tre mises en oeuvre seront axees sur: I'incitation des promoteurs immobiliers a investir dans la production de materiaux locaux de construction; • I'encouragement de la densification de I'habitat et la construction en hauteur; • la rationalisation de I'utilisation de la terre; • la valorisation des biens immobiliers de l'Etat; • la reduction de la taille du patrimoine immobilier de l'Etat; • I'operationnalisation des services charges de la gestion du patrimoine. Transport (Infrastructures routieres, aeronautiques et lacustres) Situation Actuelle Le syst~me de transport au Rwanda est compose de trois modes complementaires A savoir Ie transport routier, Ie transport fluvial et Ie transport aerien. Ce syst~me est largement domine par les routes qui assurent la double fonction de desenclaver Ie pays et de soutenir Ie developpement rural pour repondre au mieux la demande interieure. a Le reseau routier actuel est long d'environ 12.000 km dont 5.336 km asphaltes. Les voiries urbaines sont estimees a 1.270 km dont environ 400 km sont asphaltes. Le reseau routier a fortement souffert du manque d'entretien et des effets nefastes de la guerre et des troubles sociaux qu'a connu Ie pays entre 1990 et 1994. Les travaux d'entretien des routes par Ie systeme des cantonniers commences depuis 1995 ont Atalier Technique Sur La Politiqua Sactariel.. de l'Eau Et Da l'Aa.ainia.ament - Volume II permis la reparation de certains ponts et la remise en etat de circulation norma Ie de la plupart des axes importants notamment ceux reliant Ie pays aux etats voisins. Concernant Ie transport aerien, Ie pays dispose d'un seul aero port international et de six aerodromes interieurs dont trois possedent des pistes asphaltees. Objectifs L'objectif primordial du sous secteur infrastructures routieres est de contribuer au desenclavement interieur et exterieur du pays. Politigues Les politiques qui seront poursuivies viseront: a la prolongation de la duree de vie du reseau routier; a la diversification des voies de transport; a la creation d'un environnement propice pour Ie secteur prive. Meteorologie Situation Actuelle: La plupart des stations meteorologiques, hydrologiques et agro-meteorologiques ont subi des deg~ts importants au cours des evenements de 1994 et n'ont pas encore ete totalement rehabilitees. Par ailleurs les activites meteorologiques sont eparpillees dans les differents Ministeres et ceci entraine des difficultes de coordination et d'exploitation rationnelle des equipements existants. Objectifs Mettre a la disposition des utilisateurs des donnees meteorologiques regulieres et fiables. Politigues La politi que en matiere de meteorologique sera orientee vers I'amelioration des services meteorologiques. 2. Eau et Energie Eau et Assainissement Situation Actuelle Les potentia lites du pays en eau sont immenses en raison notamment de la nature du relief et I'abondance de la pluviometrie. Toutefois, ces richesses sont encore peu exploitees et les besoins a satisfaire restent enormes. En effet, on estime que seuls a 48% de la population de la ville de Kigali a acces I'eau potable. Ce taux serait encore plus faible en zone rurale. En ce qui concerne I'assainissement, les infrastructures sont encore peu nombreuses, tant en milieu urbain qu/en milieu rural. II y a lieu de noter notamment la quasi-absence de reseau collectif de rejet des ordures. Les dechets deposes a meme Ie sol contaminent les eaux de surface et de ruissellement. At.lier T.chnlque Sur La Politique Sectorial.. de l'Eeu Et De l'A••eini•••ment - Volume II Objectifs Les objectifs assignes au sous secteur Eau et Assainissement visent iI: • assurer I'approvisionnement en eau potable des populations; • ameliorer la gestion des infrastructures d'approvisionnement en eau; • assainir Ie milieu urbain. Politiaues Les politiques preconisees sont relatives iI: • la maitrise des ressources en eau; • la responsabilisation des usagers ill'entretien des ouvrages hydrauliques; • la gestion amelioree des dechets; • la creation d'infrastructures d'assainissement. Energie Situation Actuelle Les ressources potentielles en energie sont considerables. Cependant, leur niveau d'exploitation demeure faible. En eftet, dans Ie domaine des energies nouvelles et 3 renouvelables, les reserves du gaz methane sont estimees iI 60 milliards de Nm avec 3 un taux de renouvellement de 250 millions de Nm • II s'agit d'une richesse inestimable encore non exploitee. En matiere de production d'energie electrique, la capacite installee est de 28,75 MW. Cette capacite m~me entierement exploitee ne permet pas de couvrir I'ensemble des besoins du pays. II fait alors recours iI I'importation d'electricite pour combler partiellement Ie deficit de production. L'electricite importee provient de la centrale communautaire de Rusizi II (30 MW) avec un quota de 9MW pour Ie Rwanda et de la centrale Rusizi I (28 MW) appartenant iI I'ex-Za'ire, I'actuelle Republique Democratique du Congo avec un quota de 3,5 MW pour Ie Rwanda. Un projet d'interconnexion des reseaux electriques rwandais et ougandais a ete lance en 1995. La premiere phase de ce projet qui concerne 5 MW iI injecter dans Ie reseau Rwandais iI partir de la frontiere ougandaise a ete realisee. Objectifs Les objectifs vises dans Ie sous secteur energie consistent iI: • soutenir Ie developpement socio-economique; • ameliorer la gestion de I'energie. Politigues Les objectifs ci-dessus indiques seront atteints par la mise en oeuvre des politiques suivantes: • developpement de I'infrastructure energetique; • approvisionnementregulier en produits petroliers; • creation d'un environnement propice au secteur prive; • restructuration du secteur de I'energie. Atelier Technique Sur La Politique Sectoriella de "Eau Et De "A..ainie.ement - Volume II 3. Communications Situation Actuelle Les infrastructures de communication ne sont pas en mesure de satisfaire la demande du public tant en qua lite qu'en quantite. En effet, les nouvelles installations de telephone par exemple ne s'obtiennent pas facilement, Ie service apr~s installation n'existe pratiquement pas. La distribution du courrier a I'interieur du pays reste tr~s limitee. Objectifs L'objectif principal des communications est de contribuer de maniere active au desenclavement exterieur et interieur du pays. Politiaues La diversification des voies de communication est retenue comme etant la principale politi que a promouvoir pour atteindre Ie desenclavement du pays. Radio, T.V., Presse Situation Actuelle Le monde de la pre sse n'est plus domine par l'Office Rwandais d'information (ORINFOR) qui detenait Ie monopole de I'information avec I'avenement du multipartisme. A cOte de la presse d'etat, existe la pre sse privee. L'ORINFOR garde tout de m~me Ie monopole de la radio et de la television. De mani~re generale Ie monde de la presse connait des probl~mes dus aux lacunes de formation du personnel et la faiblesse de moyens permettant de pouvoir verifier en tous lieux et en toutes circonstances les evenements. Objectifs La consolidation de la reconciliation et Ie renforcement de I'unite nationale constituent les principaux objectifs du sous secteur radio, T.V. et presse. Politigues Le developpement de I'ensemble de la Presse passera par la democratisation des medias. C. Secteur des Ressources Humaines et du Developpement Social Le developpement des ressources humaines et I'amelioration des conditions sociales des populations constituent des maillons essentiels du processus de developpement economique. Dans ce contexte la promotion humaine devient un objectif en soi, et sa realisation decoule des actions visant a la promotion du niveau d'education de la population, I'amelioration et la preservation de son etat de sante et des conditions de vie des groupes vulnerables. Le secteur des ressources humaines et du developpement social comprend les sous secteurs Education, Sciences et Culture, Sante et Population et les Affaires Sociales. Toutes les mesures a prendre dans ce secteur doivent alors viser I'amelioration de la productivite de I'homme dans Ie processus de developpement economique. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Assainissement - Volume II 1. Education. Formation, Sciences et Culture Ce sous secteur regroupe I'enseignement prescolaire, primaire, secondaire et superieur, I'education populaire, la formation professionnelle, la recherche scientifique et les arts et la culture. Situation Actuelle La situation du systeme educatif au Rwanda est marquee par des insuffisances quantitatives et qualitatives qui affectent encore les facteurs determinants a savoir les enseignants, les infrastructures et Ie materiel scolaire. Avant la guerre et Ie genocide, les taux de scolarisation du primaire et du secondaire etaient deja faibles. Aujourd'hui, cette situation est aggravee par les mefaits de la guerre et du genocide. Dans I'enseignement superieur, toutes les facultes ont ete rassemblees a Butare depuis Ie 02 avril 1995 avec un effectif de pres de 4.000 etudiants, effectif superieur a celui d'avant la guerre. Avec Ie retour massif des refugies, les effectifs des eleves et des etudiants vont augmenter davantage, ce qui implique des moyens importants pour la construction et la rehabilitation des infrastructures scola ires. Education Objectifs Les objectifs de ,'amelioration du systeme de I'education sont: e assurer la scolarisation maximale des jeunes; e ameliorer Ie rendement du systeme educatif; e developper les capacites de gestion du pays; • renforcer les capacites techniques de la population; e reduire Ie taux de I'analphabetisme (80% en 10 ansI. Politigues La politique du gouvernement en matiere d'education s'articulera autour d'actions permettant d'assurer dans I'enseignement formel notamment Ie primaire/secondaire et I'enseignement technique et professionnel: e augmentation des taux de scolarisation et de frequentation; e amelioration de la qualification des enseignants; e integration de I'enseignement dans Ie processus de production et de developpement a travers une adaptation de la formation professionnelle aux besoins reels des collectivites locales et une formation professionnelle continue de la population en vue de garantir la promotion de I'emploi independant. Au niveau de I'enseignement superieur la politique a mener consistera a consolider Ie secteur pour la formation de cadres superieurs dans tous les domaines socio economiques prioritaires. Un accent sera egalement mis sur I'education populaire axee sur I'alphabetisation de la population adulte et des jeunes non-scola rises et sur I'education et la formation morale, intellectuelle, politique et professionnelle de la population. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de "Eau Et De I'Assainissement • Volume II Recherche Scientifique Objectifs Mettre la recherche au service du developpement socio-economique. Politigues La realisation de cet objectif exige la mise en place d'une politique de developpement et de valorisation des ressources et du potentiel scientifique et technique, qui prend en compte la promotion de la cooperation de la recherche sur Ie plan national, regional et international et qui favorise I'orientation de la recherche sur les themes prioritaires de developpement. Arts et Culture Objectifs Le developpement culturel et artistique vise a: • developper la culture nationale authentique; • promouvoir I'education aux valeurs positives de la culture rwandaise et universelle; • cultiver un esprit d'entraide et d'assistance mutuelle entre les rwandais. Politigues La promotion des activites d'enrichissement, de conservation et de diffusion de la culture rwandaise, I'education de la population rwandaise en matiere de droits de I'homme et de democratie constituent les principaux domaines de la promotion culturelle. 2. Sante/Population Situation Actuelle La politique nationale en matiere de sante maintient la subdivision du systeme sanitaire en plusieurs districts sanitaires comprenant chacun un hOpital de district et un certain nombre de centres de sante au niveau peripherique. Au niveau intermediaire se trouve la region sanitaire et Ie niveau central est constitue par des hOpitaux nationaux offrant des services specialises. Objectifs L'objectif assigne au sous secteur sante et population est de promouvoir I'etat de sante de la population. 3. Affaires Sociales Situation Actuelle La guerre et Ie genocide ont rendu encore plus evidente la degradation des conditions de vie des groupes defavorises que constituent les femmes, les jeunes et les enfants. Ces derniers representent aujourd'hui la majorite des rescapes. Le traumatisme psychique et physique important qu'ils ont subi ont accru leur vulnerabilite. Par ailleurs, I'effritement du tissu social suite aces evenements a, non seulement accru considerablement Ie nombre de ces groupes, mais iI a aussi fait appara'j'tre d'autres categories de groupes vulnerables qui sont constituees par les victimes de la famine, les veufs et les orphelins, les enfants non accompagnes, les femmes et enfants chefs de famille, les enfants traumatises, les enfants de la rue, les handicapes, les refugies ou Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de "Eau Et De l'A8s.inis8ement - Volume II de places, les victimes du SIDA. Aujourd'hui, la misere et Ie traumatisme constituent les grands maux de ces groupes qui forment une bonne partie de la population. Un grand probleme de reintegration, de reinstallation et de reinsertion socio-economique se pose avec Ie recent retour massif des retugies et des personnes deplacees. Les jeunes victimes des abandons et de la de perdition scolaire se retrouvent face a une vie active a laquelle ils n'ont pas ete prepares. Tres nombreuse et heterogene la jeunesse est confrontee a des problemes d'integration sociale et professionnelle et souffre de I'absence d'un cadre de reference moral et civique mobilisateur et unificateur. Groupes Vulnerables Objectifs • Les principaux objectifs du sous secteur affaires sociales et les politiques et strategies a mettre en oeuvre pour leur realisation sont les suivants; • assurer I'auto-promotion de la population; promouvoir I'epanouissement des groupes vulnerables et I'augmentation de leurs revenus; integrer les personnes handicapees ' dans Ie processus de developpement socio-economique du pays; • assurer Ie bien-iUre et la securite des enfants non accompagnes. Objectifs Les principaux objectifs sont les suivants: • promouvoir la jeunesse • favoriser la cohabitation intercommunautaire. Politigues En vue d'atteindre les objectifs d'amelioration du bien-etre et I'auto-promotion de la population en general et des differentes categories de groupes vulnerables, la politi que du gouvernement dans Ie secteur social devra mettre I'accent sur: • la promotion du bien-etre social; • I'integration et la protection des groupes vulnerables; • I'amelioration de la capacite de production des groupes vulnerables; • la rehabilitation physique, psychologique et professionnelle des handicapes; • la protection, I'encadrement moral et Ie soutien materiel aux ENA et aux families d'accueil. Jeunesse et Cooperatives Politigues Une politique de reintegration socio-economique des jeunes et de promotion des cooperatives s'avere necessaire pour assurer la promotion de la jeunesse et garantir una vie en communaute. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de I'!au Et De "A••ainie.ement· Volume II Femme et Famille Objectifs Promouvoir I'epanouissement de la femme et Ie bien-~tre de la famille et accroTtre Ie niveau de participation de la femme au processus de developpement. Politigues La realisation de cet objectif implique une amelioration de la situation de la femme et de I'enfant et une amelioration du taux de participation des femmes au processus de la prise de decision en matiere du developpement socio-politico-economique du pays. Travail et Emploi Objectifs Les principaux objectifs sont: • ameliorer la productivite et Ie rendement des travailleurs; • promouvoir I'emploi. Politigues La promotion de la legislation sociale du travail, la protection des travailleurs sur les lieux du travail sont les principaux domaines devant soutenir la politique de I'emploi et du travail. Cette derniere devra assurer une planification du developpement de I'emploi. Rapatriement et Reinsertion Objectifs Les objectifs a atteindre sont: • assurer la reinsertion et la reintegration des rapatries et des rescapes du genocide; • assurer I'efficacite de I'aide humanitaire. Politigues La politique de rapatriement et de reinsertion met I'accent sur la stabilisation et la securite des rapatries et rescapes du genocide ainsi que de leurs biens. Par ailleurs, les actions a mener dans ce domaine relevant essentiellement des ONG, devront 6tre soutenues par un systeme de coordination et de suivi et fa mise en place d'un cadre global d'intervention humanitaire coherent avec la politique du gouvernement. Sports et Loisirs Objectifs Les objectifs majeurs visent a: • developper I'etat physique et psychique des jeunes; • developper I'association des jeunes. Politigues La promotion des activites sportives et des loisirs a travers la pratique du sport de masse et des jeux traditionnels constitue l'e1ement principal de la politi que nationale en matiere de sport et loisirs. Atelier Technique Sur La Politique Sectarielle de l'Eau Et De l'Asaalninement - Volume II D. Administration et Finances 1. Administration de la Fonction Publique La fonction publique rwandaise est caracterisee par un effectif plethorique it rendement faible. La plupart des agents de I'etat sont jeunes sans grande experience dans I'administration publique. De plus, la gestion du personnel est partagee entre plusieurs Ministeres dont chacun a son mode de gestion des effectifs et de paie. Aussi une partie importante des agents de la fonction publique est sans motivation particuliere. Politigues Des politiques de rationalisation de la structure de la Fonction Publique et de responsabilisation des agents de I'etat seront mises en oeuvre pour I'amelioration de I'efficacite de I'administration publique. 2. Administration Territoriale et Developpement Communal Situation Actuelle I' Administration territoriale au Rwanda est subdivisee en cinq niveaux allant de la prefecture it la cellule en passant par la Sous-Prefecture, la commune et Ie secteur. Le Rwanda comprend 12 Prefectures, 22 sous-prefectures, 167 Communes, 1.945 Secteurs et 8.576 Cellules. La Prefecture ne jouit pas d'une autonomie financiere. Quant it la Commune, elle jouit de I'autonomie financiere et son representant, Ie Bourgmestre, est charge du developpement de la commune. Objectifs Les objectifs fixes it I'administration locale et developpement communal consistent it: • ameJiorer les conditions de vie de la population; • ameJiorer I'efficacite de I'administration territoriale et la securite. 3. Justice Situation Actuelle Dans Ie domaine de la justice, des progres importants ont ete realises pour permettre aux cours, tribunaux et parquets d'etre operationnels. Des efforts ont egalement ete fournis pour ameJiorer les conditions de detention dans les prisons. Mais I'efficacite des systemes judiciaire et penitentiaire reste encore it ameJiorer en vue d'assurer une justice equitable pour tous les citoyens et une garantie du respect des droits fondamentaux de J'homme. Objectifs Les objectifs retenus pour ameJiorer I'efficacite des systemes judicia ire et penitentiaire sont: • reorganiser et renforcer Ie systeme judiciaire; • reorganiser et renforcer Ie systeme penitentiaire; • renforcer Ie systeme de securite; • faire mieux respecter les droits de I'homme. Atelier Technique Sur La Politique Sectoriel" de l'Eeu Et De l'A..ainiuernent - Volume II Politigues Ces objectifs devraient Atre atteints a travers des politiques axees sur les points ci apres: • la creation des conditions necessaires au bon fonctionnement de I'appareil judiciaire; • I'amelioration substantielle des conditions de detention des detenus dans les prisons; • la creation des conditions necessaires au bon fonctionnement de la police judiciaire. 4. Defense et Securite Situation Actuelle L'un des premiers defis auxquels Ie Gouvernement a ete confronte des juillet 1994 etait de restaurer un climat de securite et de paix, prealable a toute activite de reconstruction du pays. En matiere de securite, les actions prioritaires a accomplir reviennent essentiellement au Ministere de la Defense, a celui de la Justice et a celui de I'interieur, du Developpement Communal et de la Reinstallation. Objectifs Les objectifs assignes en matiere de defense et de securite restent la defense de I'integrite territoriale, I'etablissement de la securite interieure du pays tout en allegeant Ie poids des depenses publiques allouees aux forces armees. 5. Planification et Finances Situation Actuelle La situation economique s/est beaucoup amelioree de puis la fin des evenements de 1994. En effet, la croissance economique a atteint Ie taux de 25% en 1995 et 13% en 1996. En depit des progres accomplis dans Ie redressement de I'economique et Ie retablissement d'une certaine stabilite financiere, Ie pays doit faire face a des problemes structurels serieux. Objectifs Les objectifs retenus dans Ie domaine de la planification et des finances consistent a: • favoriser la reconstruction du pays; • favoriser la reprise economique; • assurer un developpement harmonieux et durable. Politigues Les politiques qui seront mises en oeuvre pour favoriser la reconstruction du pays, la reprise economique et assurer un developpement harmonieux et durable se concentreront sur les points suivants: • ameliorer la mobilisation des ressources exterieures; • ameliorer I'efficacite des depenses d'investissements publics; • renforcer Ie rOle du secteur prive; • ameliorer la gestion macro-economique; • renforcer la position de la balance des paiements; • maitriser la gestion du developpement. Atalier Tachnique Sur La PoIidque Sactone.1e de l'Eau Et Da l'Aaaalniseamant - Voluma II 6. Relations Exterieures Situation Actuelle En vue de redorer I'image de marque du Rwanda apras les evenements d'avril it juillet 1994 et d'appeler la communaute internationale it epauler les efforts de reconstruction du pays, Ie Gouvernement s'est fixe un mandat prioritaire s'articulant entre autres sur les points suivants: a renforcer les relations de cooperation entre Ie Rwanda et ses partenaires habituels ainsi qu'avec les organisations internationales et les ONG; a promouvoir une politique d'echange et de cooperation multiforme avec les pays de la region; a elargir les horizons des relations de cooperation. La nouvelle politique etrangare est fondee sur la recherche et la defense des interAts de I'ensemble du peuple rwandais. Les relations diplomatiques et de cooperation ont repris avec la plupart des pays et organisations internationales avec la nomination des representants du Gouvernement au sein de ces organisations et dans les representations diplomatiques. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'A..ainiaaement - Volume II Presentation du Document de Politique Sectorielle M. Emmanuel Nsanzumuganwa Directeur de l'Eau et de I' Assainissement 1. Pourquoi une Politique Sectorielle? "L'eau c'est la vie." Cet adage bien connu a travers bien de civilisations et de siecles de I'histoire de I'homme souligne a quel point I'eau est un element fonda mental pour notre vie. Ceci fut renforce par la Conference de Dublin en 1992 qui stipula que I'acces a I'eau potable et assainissement est un droit de base de la personne humaine (-It is vital to recognize first the basic right of all human beings to have access to clean water and sanitation at an affordable price- - leWE. 1992). Pour une nation, un tel objectif ne peut Atre atteint que si I'on dispose des programmes a bien planifies, avec une vision long terme, bien differente d'une gestion au jour Ie jour des activites du secteur. Mais la particularite de notre pays est que I'on etait contraint, au cours des annees 1994 et 1995, de mener cette gestion au jour Ie jour suite aux circonstances bien difficiles de I'apres-guerre et Ie genocide. Des la fin de 1995 et debut de 1996, Ie Gouvernement du Rwanda a bien senti la necessite de planifier Ie passage de la phase des activites d'urgence a celie des activites de developpement a long terme. II a alors recommande aux differents Ministeres de mettre sur pied des politiques coherentes afin de guider ces programmes de developpement. Le secteur de I'eau et assainissement est un secteur qui fait appel a plusieurs intervenants aussi bien nationaux qu'etrangers et ce a plusieurs niveaux: Identification des besoins et definition des programmes, mobilisation des ressources necessaires, execution, suivi et evaluation des programmes. Leur coordination exige un instrument de dialogue et de concertation. Tout Ie monde sa it ou I'on va et que lies sont les regles du jeu. Au Rwanda, la bonne pluviometrie annuelle ne doit pas nous faire oublier les inegales repartitions spatio-temporelles des precipitations. L'eau de bonne qualite reste une ressource rare mArne si les faibles niveaux actuels de son usage industriel, agricole nous epargnent des conflits d'objectifs. Mais les programmes actuels de developpement a montrent bien que I'on ne soit pas I'abri pour longtemps. II faut donc une base pour etablir un cadre coherent de gestion de cette ressource. 2. Presentation du Document de Politique Sectorielle Le texte de politique sectorielle comprend trois parties principales: • La gestion des ressources en eau • L'eau et I'assainissement en milieu rural • L'eau et I'assainissement en milieu urbain Pour chaque partie, nous donnons brievement I'historique, la situation actuelle, les options politiques et strategiques et les aspects financiers. L'historique et la situation Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De rAlSeainilS.ement - Volume II actuelle degagent les contraintes dans Ie secteur. l'evolution souhaitable montre comment lever ces contraintes. Ensuite la partie options et strategies donne les strategies. Un chapitre global, Ie chapitre six, donne les programmes et actions rattachees a chaque strategie. les actions sont rassembh~es dans un tableau qui donne pour chaque activite Ie calendrier, Ie coOt et les indicateurs verifiables (effets ou resultats attendus). Avec un peu de recul dans Ie temps, nous avons remarque une lacune qui consiste en ceci que pour certains programmes, aucune action specifique n'a ete definie. Pour d'autres programmes certaines actions ont ete definies il y a quelques annees. leur ajustement aux nouvelles options politiques et strategiques entraine donc une modification des calendriers et des coOts. En outre Ie lien entre les objectifs assignes au secteur et les grands objectifs nationaux doit ~tre clairement souligne dans ce texte. Ces lacunes seront corrigees en m~me temps que la prise en compte des commentaires deja re(fus de certains d'entre vous et des recommandations de cet atelier. Vous avez remarque aussi que ce texte comprend une partie relative a la gestion des ressources en eau. le texte tel qu'il est presente aujourd'hui est Ie resultat d'un processus de concertation amorce en Mars 1996. A cette epoque, les attributions de la DEA s'etendaient aussi a la gestion des ressources en eau alors que Ie nouvel organigramme propose en Mars 1997 place la gestion des ressources en eau au Ministere de I'Agriculture, de l'Elevage, de l'Environnement et du Developpement Rural. Nous avons juge utile de maintenir Ie texte integral tel qu'il avait ete propose a differents intervenants pour critiques et commentaires parce que nous pensons qu'une modification du cadre de r91lexion de depart perturberait Ie processus et appauvrirait Ie debat. Nous croyons aussi que Ie fait d'avoir les activites relatives au secteur eau et assainissement reparties entre plusieurs departements ministeriels differents n'empikhe pas d'avoir une politique sectorielle unique surtout s'il est Ie resultat des consultations entre eux. Nous n'ignorons pas bien sOr les difficultes de coordination qu'engendre cet eparpillement. 3. Processus de Preparation la preparation du present document a suivi un processus de concertation entre plusieurs intervenants. Au mois de Mars et d'Avril 1996, la DEA avec I'appui des conseillers de la GTZ, a mis au point un premier texte de politique sectorielle pour I'eau et I'assainissement. Au mois de Mai et Juin 1996, ce texte fut ensuite examine d'abord au niveau du Ministere des Travaux Publics (eau et assainissement, energie, habitat et urbanisme, voiries et canalisations) et ensuite au niveau interministeriel (sante population, mines, environnement, transport). le texte issu de ces consultations est celui qui vous a ete donne. Avec ce texte, nous avons entrepris une concertation avec les autorites communales et pretectorales, les ONGs et les Bailleurs de Fonds. Nous a pensons ainsi arriver un document bien compris par tout Ie monde en vue de faciliter son implantation. 4. Orientations et Points eles Participation/Gestion Communautaire: Ceci suppose que les beneticiaires des services d'approvisionnement en eau potable et assainissement ont la RESPONSABILITE et I' AUTO RITE sur Ie fonctionnement et I'entretien de leurs systemes. lis doivent avoir aussi Ie CONTROlE sur toute prise des Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'A••aini..ement· Volume II decisions concernant leur systeme. La politique de mise en place des regies suit cette philosophie. La methodologie d'implantation des projets d'AEPA preconisee par cette politique permettra d'ameliorer Ie niveau de contrOle des communautes. Renforcement des capacites locales a la gestion du secteur AEPA. II comprend Ie developpement institutionnel et expertise locale, I'accroissement du niveau de participation des communautes et la promotion de la participation du secteur prive (formel ou non formel). L'expose sur Ie Systeme qui est en train d'~tre mis en place a Ngenda en Prefecture de Kigali Rurale montre Ie niveau d'engagement pris dans ce sens. Investissements, cOOts de renouvellement, coOts de fonctionnement Compte tenu du tras faible niveau du pouvoir d'achat des populations, en particulier les ruraux, et de I'importance des rehabilitations a faire et des nouveaux systemes d'AEP a lancer, les investissem.ents et Ie renouvellement des grands systemes reviennent a l'Etat. Par contre les beneficiaires doivent assurer eux-m6mes Ie renouvellement des petits systemes et Ie fonctionnement des systemes installes. L'etat doit se desengager des services et execution des travaux et se limiter a son rOle de planification, de legislation, de suivi et de contrOle. Femmes et Enfants La situation particuliere d'apres guerre fait des femmes rwandaises Ie groupe social Ie plus important. En plus de leurs responsabilites traditionnelles comme la recherche de I'eau pour Ie menage il S'y est ajoute, de facon considerable par rapport au passe, d'autres responsabilites comme chef de menage et responsable administratif local. Tout projet d'AEP doit prendre prioritairement en compte leurs preoccupations. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Ass.inissement • Volume II Presentations des Commentaires Recueillis Philippe Castermans, Conseiller GTZ aupres de la DEA et Bruno Mwanafunzi, Cadre DEA Nous remercions, au nom du Ministere des Travaux Publics, les organisations qui en plus de leur participation a cet Atelier ont bien voulu contribuer par I'envoi de commentaires. Nous remercions, par ordre alphabetique: • American Refugee Committee (ONG) • Austrian Help Program • Banque Africaine de Developpement • Direction du Developpement et de la Cooperation (Suisse) • Kredietanstall fUr Wiederaufbau (KFW) (A"emagne) • Le Groupe Regionale Eau et Assainissement - Afrique de l'Est et Australe Encore merci. • Parmi les nombreuses ONG qui avaient manifeste leur volonte de s'exprimer on regrette que seulement deux ONGs aient finalement presente des commentaires. • Parmi les recommandations des Bailleurs de Fonds on a pu relever des ecarts entre leurs propositions et certaines realites dans la mise en place ou I'execution de leurs propres programmes. Esperons que ce soit dO aux leeons de I'experience ! • Sur certains points nous apporterons des eclaircissements, pour d'autres nous prendrons note pour exploitation ulterieure. Certains apports seront orientes vers les travaux de groupe prevus pendant l'Atelier. Le temps imparti ne permet pas pendant cette heure d'engager des echanges de vues. Permettez-nous de simplement presenter les commentaires reeus et de les accompagner de quelques eclaircissements. Les commentaires participant a une dynamique de groupe, ils seront presentes par themes, sans preciser leurs auteurs. A condition que leurs auteurs ne s'y opposent pas, les textes complets des commentaires peuvent ~tre consultes en s'adressant a I'un de nous deux. 1. COMMENTAIRES SUR LA FORME DU DOCUMENT Des Bailleurs de Fonds se sont etonnes de ne pas figurer dans l'lntroduction a la page 4. Reponse: Nous comprenons leur inquietude, mais il faut bien relire Ie document. Les partenaires directs de la DEA sont nombreux et varient d'annee en annee. 115 ne pouvaient pas ~tre enumeres ici. 115 se retrouvent en Annexe 7.5, avec la liste des Projets en cours, a prevus, prevoir. Cette liste com porte quelques erreurs, qui seront corrigees. Sa valeur ne vaut que pour sa date d'edition.(BAD/KFW) Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'A••ain••ement - Volume U • Une proposition veut modifier la structure. Une proposition du document.(BAD) Reponse: La structure actuelle est deja Ie resultat de consultations interministerielles. Nous allons analyser la possibilite de Ie rendre plus lisible, et retenons I'idee d'ajouter un resume de 4 pages. 2. COMMENTAIRES SUR LE FONDS DU DOCUMENT • La Politique Sectorielle, devrait faire de I'eau un capital national it rentabiliser, et pas seulement s'interesser a I'organisation de sa consommation (AHP). • Prendre en consideration la navigation, Ie tourisme, et la sante publique dans la gestion des ressources en Eau (BAD). • L'irrigation devant consommer a terme une part importante des ressources en eau, la reflexion sur ce theme devrait litre developpee dans Ie document (PNUD). • La region Bugesera (hors Bugesera sud bientOt servi) devrait apparaitre dans la liste des zones les moins bien desservies (KFW) (page 27) • La gestion de I'eau a long terme ne semble pas disposer des moyens techniques et humains suffisants au niveau communal (AHP). • Mettre I'accent sur Ie developpement des capacites de gestion et de suivi, dans un contexte de decentralisation et de ressources limitees (PNUD). • Pour Ie Milieu Urbain, pousser la reflexion pour Ie developpement des capacites de l'Etat a assumer ses fonctions de suivi et contrOle, et puiser dans I'experience d'autres pays africains (PNUD). • La precision apportee pour les differents niveaux de couverture des charges en milieu rural devrait se retrouver sur Ie milieu urbain.(KFW) (page 23) Contre commentaire: • Les grilles de tarification pour Ie milieu rural (trois niveaux) et I'urbain (tarif progressif) expriment les preoccupations de compromis entre social et economique. Les contraintes d'exploitation etant de natures differentes un paralleles parfait entre les deux grilles tarifaires n'apparait pas possible selon nous, La question pourra Atre debattue dans I'un des groupes de travail. • II faut prolonger la Politi que Sectorielle par une strategie de financement de I'AEP Rural, qui integrera les experiences disponibles sur Ie taux de recouvrement reel pour les regies deja fonctionnelles. (PNUD) La DEA attend effectivement des commissions de jeudi et des recommandations de cet Atelier un support en ce sens. Atelier Technique Sur La Politique Sectoriel" de l'Eau Et De l'Assaini••ement - Volume II • Methodologie de mise en place des projets (page 22) Inclure une analyse economiQue et financiere approfondie, pour la tarification et Ie renouvellement des investissements. (KFW) Sur ce point il faudra attendre de connaitre la structure future d'Electogaz, et sa relation organique avec la DEA. • N'y a-t-il pas de contradiction entre Ie rOle de la Division Etudes et Planification des Projets proposee (2.4.2) et les attributions d'Electrogaz? (BAD) (4.1.2) Reponse: • La sensibilisation doit etre mieux valorisee, meme par rapport a la proposition sous 2.4.2. Elle doit etre un programme national, touchant aussi bien les hautes autorites Que les paysans. (BAD) II a ete difficile jusQu'a present d'obtenir des financements en ce sens. Nous sommes interesses par I'ouverture faite ici. • Presenter les principes fondant la loi sur I'eau (4.2.3.1), en particulier dans les composantes peut-etre nouvelles relatives a I'assainissement. Nous allons effectivement exploiter cette remarQue. • La PolitiQue Sectorielle doit s'engager plus sur Ie rOle des intervenants non etatiQues, operateurs essentiels d'un Developpement Durable (BAD). Ceci correspond bien a la ligne politiQue et strategiQue voulue. Cependant la plupart de ces intervenants sont encore faibles et peu structures dans Ie Rwanda actuel. II etait ainsi difficile de fixer plu!il fermement la responsabilite Qui pourra etre la leur dans un horizon de 3 a 5 ans. • Souligner la necessite de prendre en compte la demande des usagers par une consultation participative systematique pour reussir une politiQue basee sur I'autogestion (PNUD). II faut dire ici Que les procedures de mise en place des financements et d'execution des grands projets ne facilitent pas I'application de ce principe, dont la consequence premiere est de ne plus maitriser Ie calendrier et I'implantation geographiQue des projets. Le FNNR etait, ou sera, peut-etre une reponse a cette problematiQue. • Introduire dans la strategie d'assainissement une vision plus globale integrant la proprete des cours et des Quartiers, en se reterant a un projet pilote en cours dans la PVK (PNUD). Les resultats de cette experience sont justement attend us pour apprecier les avantages de cette approche. • Concernant les zones peri-urbaines, Ie theme revient souvent dans les commentaires, pour demander d'y consacrer une attention particuliere. Cependant les conceptions avancees varient entre la necessite de financer des extensions de Atelier Technique Sur La Politi que Sectorlelle de rEau Et De l'A.saini••emant - Volume II reseaux pour les Quartiers pauvres (PNUD) et la necessite de faire payer a tous I'eau a son coOt reel, renouvellement compris (KFW). Nous ne pouvons maintenant Que mettre en valeur Ie sujet, et nous suggerons de lui faire une place particuliere dans les groupes de travail prevus pour mercredi et jeudi. • Organisation de la DEA: Mettre en action la PolitiQue Sectorielle. Demande de passer par la planification, la coordination, et une gestion globale independante des projets. II semble Que Ie Directeur de l'Eau et Assainissement ne dispose pas du support technique approprie, a en juger par I'organigramme de la DEA (DOC). Un groupe de reflexion ayant specialement cree autour de ce theme, nous esperons trouver reponse a cette remarQue. 3. SUGGESTIONS COMPLEMENTAIRES • Le decoupage tres fige dans Ie document entre Urbain et Rural devrait Atre ada pte a une nouvelle realite, dont les implications pour Ie Secteur AEPA sont importantes et complexes: ~ Apparition de villages en zones rurales ~ Oeveloppement de Quartiers informels dans les zones urbaines. (DOC) Ceci doit permettre de mieux detinir les politiQues tarifaires, et les systemes de gestion adaptes (ARC) • La DEA devrait jouer un rOle decisif dans Ie choix des sites des nouveaux villages, afin d'eviter les problemes rencontres par apres pour leur alimentation en eau (AHP) La DEA souffre effectivement de cette situation nee dans la periode d'urgence et de la confusion des tAches avec Ie MINIREISO. Aujourd'hui les attributions sont claires. II reste aux agences finan~ant ces villages a accepter une collaboration technique plus contraignante car orientee vers Ie developpement et non plus vers I'urgence. • Representer la OEA dans les Prefectures a un niveau plus eleve et responsable QU'actueliement (ARC) Le probleme est ressenti aussi par Ie MINITRAP, Qui s'y est deja attaQue. Beaucoup reste a faire; et il faudra aussi Que les intervenants collaborent plus franchement avec ces services pour nous aider ales renforcer au lieu de les destabiliser parfois. Prendre position sur les anciens textes legislatifs en vigueur et en preparation, eventuellement au cours de I'Atelier ( BAD) Reponse: Ceci pourra Atre approfondi dans Ie cadre du groupe de travail N° 2. Atelier Technique Sur Le Politique Sectorielle de "Eeu Et De ,'Ass/linissement - Vo'ume II • Utiliser Ie concept et la methodologie du « Planning Strategique» en matiere d'assainissement urbain. II s'agit d'une approche participative hierarchisant les demandes en rapport avec les reponses techniques et institutionnelles (4.2.3.2.) (PNUD) II sera interessant de preciser cette conception et de I'introduire dans les TDR de futurs projets. • Mener une recherche pour reduire les coOts et les exigences d'entretien des stations de pompage (PNUD) II est claire que Ie Rwanda surpeuple ne peut plus tourner Ie dos au pompage. Cette question devient done cruciale. • Ouvrir un cadre de reflexion sur I'adaptation des oPtions institutionnelles existantes au Rwanda, dans Ie cas de la gestion des systemes des villes secondaires et des systemes intercommunaux. (PNUD). Cinq propositions concernent la mise en place de divers cadres de concentration et de reflexion. Prenons-en note, pour voir a la fin de notre Atelier ce qui devrait en ~tre retenu: Pour ce qui est • Definir au cours de I' Atelier un cadre de concertation specifique pour I'Hydraulique Rurale, favorisant la coordination et la coherence des efforts (PNUD) • Developper la coordination entre Ie Ministere et les autorites communales, qui sont trop mal informees des programmes en cours (ARC) Sur ce point precis on pourra prendre I'avis des Bourgmestres presents pour preciser leur attente et enrichir Ie programme d'appui a la coordination et a la decentralisation qui est en demarrage avec la GTZ. • Mettre en place un forum annuel ou bisannuel, ouvert comme celui d'aujourd'hui a tous les Intervenants, pour faire Ie point, et au besoin corriger certaines options. (DDC) • Creer un Comite Interministeriel de l'Eau pour elaborer et mettre en oeuvre la Politi que Sectorielle.(PNUD) Informellement cela existe puisque Ie document presente a ete debattu dans deux ateliers interministeriels avant d'~tre diffuse. On peut bien sOr formaliser cette cooperation, surtout que la responsabilite est plus eparpillee avec Ie nouvel organigramme 4. QUESTIONS POSEES A LA DEA • Quel est Ie taux de desserte en milieu rural? (KFW). Le chiffre officiel actuel est de 72 %. Se referer a l'lnventaire National de I'AEP pour d'autres explications. • Quelles mesures concretes sont deja engagees pour Ie renfort institutionnel, humain et technique de la DEA ?(KFW) Atelier Tedlnique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Auaininement· Volume. Reponse: La DEA b9neticie d'un appui institutionnel a travers la GTZ et Ie 26me projet Eau de la Banque Mondiale. Des formations sont assurees par Ie Minifop. Des stages a I'etranger sont finances par la Banque Mondiale, l'Unicef, la Belgique. Pour les autre questions, nous vous livrons et esperons qu'elles trouveront reponse a I'occasion des diff9rents debats des prochaines fois • Comment entend-on tenir compte de la pauperisation des masses rurales? Le document evoque Ie sujet en plusieurs points (page 13, 20, 23) mais sans I'approfondir. (KFW) • Le renouvellement des investissements restera-t-il a la charge de l'Etat? En aura-t-il les moyens? (KFW) • Comment creer des conditions favorables et Ie cadre juridique necessaire a un partenariat .5ecteur Publique-Operateurs Prives» pour resoudre la c;lemande en exploitation des systemes complexes du milieu rural ou des centres secondaires? (KFW) Quels moyens doit se donner la DEA pour mobiliser efficacement les acteurs en vue de preserver les investissements dont ils beneticient? (KFW) Atelier Technique Sur La Politi que Sectorielle de l'Eau Et De l'Assaini••ement - Volume II Approvisionnement en Eau en Milieu Urbain M. Alphonse Kalinganire Directeur d'Electrogaz L'objectif de cette allocution est de vous montrer la situation n~elle de I'approvisionnement en eau dans nos villes et en particulier I'insuffisance tragique de I'eau qui pese sur notre capitale KIGALI. C'est une occasion pour tout participant a ce seminaire de penser a des solutions a envisager pour sortir la ville de cette carence en eau tres dramatique. En effet, depuis I'independance, en 1962 alors que Kigali ne comptait qu'environ 6.000 habitants, I'agglomeration qui n'occupait qu'une partie de la colline de Nyarugenge etait approvisionnee en eau par Ie captage des sources mont Jali situees a environ 10 km du centre ville. L'adduction ne consistait qu'en une conduite gravitaire et la mise en charge etait assuree par un petit reservoir. Sa faible capacite (11 m 3/h) ne pouvait subvenir aux besoins de la population. C'est ainsi qu'une nouvelle usine de traitement fut construite en 1965 sur Ie versant du plateau de la Nyarugenge avec une capacite de 80m3/h. L'usine etait alimentee par une station 'de pompage d'eau brute situee sur la riviere Nyabugogo laquelle fOt abandonnee vers les annees 81 suite a des problemes de pollution intenses dus aux activites minieres en amont de la prise et du reamenagement du parc industriel de Gikondo. Comme Ie probleme d'eau devenait de plus en plus aigu un programme d'extension fut lance. De 1973-1975, une etude du schema-directeur d'AEP de Kigali a ete realisee par Ie Bureau d'etude Allemand "WAKUTI". Cette etude a abouti en 1978 a une serie de travaux de renforcement de la production-distribution et de stockage et a mis en place tous les etages de distribution que connait actuellement notre reseau. Un reseau tres complexe ne permettant pas une exploitation aisee. Dans ce schema-directeur, la production a ete entierement renovee avec la mise en service en 1981 d'une nouvelle usine de traitement d'eau a Kimisagara d'une capacite de 400m 31h. l'alimentation de cette usine eta it assuree par un captage sur la riviere Yanza a environ 5 km au Nord et un canal d'amenee a ciel ouvert de 3,8 km jusqu'a la colline Bwimo, un promontoira dominant la confluence de la Yanza et la Nyabugogo. Notons que les projections demographiques de I'epoque de I'etude du schema-directeur de 1975 se sont revelees tres sous-estimees. Dans ces conditions, il a ete necessaire d'etendre Ie reseau et desservir des zones qui initialement n'etaient pas prevues par I'etude car les limites de la circonscription urbaine s'etaient entre-temps rapidement et fortement elargies. II etait donc necessaire de revoir Ie plan directeur d'alimentation de Kigali a partir de nouvelles donnees de population et d'urbanisation. Ce nouveau plan directeur qui a ete elabore par Ie groupement "BCEOM-BRGM EURECA" en 1986 a donne lieu a une serie de projets communement appeles "Projets KIGALI 2.000" pour dire que ledit plan directeur devrait permettre d'assurer la couverture des besoins en eau de I'agglomeration urbaine et des tissus suburbains jusqu'a I'horizon 2.000-2.010. Malgre les programmations qui etaient prevues par Ie plan directeur, il faut souligner que les tergiversations de certains bailleurs de fonds, de certains bureaux d'etude et de I'administration autour de la solution qu'il fallait retenir entre Ie lac Muhazi et la riviere Atelier Technique Sur La Politique Sectorialle de l'Eau Et De l'Assaininemant • Voluma II Nyabarongo comme source d'alimentation de Kigali a tres court terme ont fait qu'a partir de 1993, Kigali connaissait deja une carence progressive d'eau. En effet, selon Ie recensement du 15 Aout 1991, la population de la capitale etait environ de 350.000 habitants. Bien qu'il n'y ait pas de recensement plus recent. il est vrai que cette population a fortement augmente apres la guerre. Lors du 2eme projet d'alimentation en eau potable de Kigali en 1989, la capacite nominale de production de I'usine de Kimisagara devait passer de 400 a 1.000m 3 /h. Or, des sa mise en service, la capacite de production effective de cette station s'avera sensiblement tres interieure a sa capacite nominale. Actuellement, I'eau brute entrant dans I'usine est de I'ordre de 950m 3 /h alors qu'il etait prevue une entree d'eau brute egale a 1.100m3/h. L'eau produite est en moyenne 850m 3 /h soit un deficit de 3600m 3 /jour. Cette perte est entierement imputable aux ingenieurs qui etaient charge du suivi, et de I'execution des travaux pour ce projet. Actuellement, Ie systeme reste comme tel, mais il est loin d'~tre efficace pour des raisons d'ordre technique deja evoquees, et des difficultes d'ensablement au niveau de la prise d'eau pendant les periodes des pluies. En effet, un arr~t de plus de 3 heures de I'usine ou une diminution du debit d'eau traitee, provo que des perturbations qui peuvent atteindre plus d'une semaine dans certains quartiers mal desservis. Pour Ie moment, Ie deficit en eau est estime a plus de 50%. La situation generale de I'AEP dans les autres milieux urbains du Rwanda n'est pas du tout moins dramatique que pour Kigali. C'est avec la decennie internationale de I'eau potable et de I'assainissement que Ie gouvernement d'alors a pris conscience de I'urgence de la mise en place des infrastructures d'approvisionnement en eau potable aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural. C'est ainsi que dans les annees 80, en milieu urbains exploitees actuellement par ELECTROGAZ, il a ete realise les projets d'AEP suivants: • Le 1ere et 2eme projet d'AEP de ia ville de Kigali • Le projet d'AEP de la ville de Butare • Le projet d'AEP de Nyabisindu (Nyanza) • Le projet de renovation des 4 centres alimentant les centres urbains de Byumba, Gikongoro, Gisenyi et Gitarama; • Le projet de renovation des 5 centres alimentant les centres urbains de Cyangugu, Kibungo, Kibuye, Ruhengeri et Rwamagana. Avant la guerre, la production totale annuelle etait d'environ 10.000.000 de rn 3 pour toutes les usines de traitement d'eau qui desservent tous les milieux urbains du pays. Apres la guerre, les problemes d'eau se sont accentues dans nos villes: Nos infrastructures avaient ete detruites, les equipements voles, et d'autres vandalises, sans omettre I'augmentation en fleche de la population dans les villes. Bien que les differents donateurs (UNICEF, CICR, GTZ et autres) ont soutenu et aide ELECTROGAZ dans la rehabilitation et Ie redemarrage des activites, insuffisance d'eau reste encore accentuee dans les villes citees ci-dessus. Mesdames, Messieurs, je ne peux cloturer ce sujet d'AEP sans vous parler de la situation qui prevaut aux nouveaux sites de reinsertion des rapatries. Considerant que Atelier Technique Sur Le Politique Sectorielle de rEeu Et De l'Aaaainiaaement - Volume II les constructions de maisons seront bientot terminees, vu Ie probleme d'eau qui pese sur Kigali, certaines recommandations peuvent etre emises: • Renforcement du reseau d'AEP de Kigali a partir des sources situees en communes de Rubungo. Bien que des quantites estimees pour ces sources soient assez petites, a I'heure actuelle, toute quantite d'eau disponible rapidement et permettant de desservir un quartier ou les infrastructures alimentees par ELECTROGAZ permettrait de soulager Ie reseau de la ville et constitue pour notre societe un grand espoir. • Relancer les activites de captage de I'eau souterraine de la vallee de la Nyabarongo. Ce projet est egalement destine a trouver une solution d'urgence a la carence d'eau dans la ville de Kigali en attenant que la premiere phase du plan-directeur d'alimentation en eau de la ville de Kigali puisse aboutir. • De fa(fon urgente, il faudrait rehabiliter I'usine de production d'eau de Karenge qui traite I'eau du lac Mugesera et realiser la pose d'une conduite d'adduction sur les tron(fons Karenge-Mont Bihemebe-Kanombe-Reservoirs de Remera. Ceci permettrait une augmentation en eau d'environ 2.400m 3 /j qui servirait a I'approvisionnement des quartiers comme Remera II et III, Kimironko, Kicukiro, Kanombe, Kabeza et Kibagabaga. L'apport d'eau qui etait alors prelevee sur Ie reseau existant pourrait alimenter les zones de Nyarutarama et renforcer les autres quartiers notamment Gikondo et Nyamirambo; • II faudrait par la suite realiser Ie dedoublement de la capacite de production de I'usine Karenge en vue de renforcer egalement la desserte en eau potable des communes rurales; • La rehabilitation du systeme d'AEP existant dans la ville de Kigali afin de minimiser les pertes en eau. En resume, dans certaines villes du pays, la situation est au seuil d'etre alarmante (par exemple Gisenyi, Gitarama et Rwamagana). Dans d'autres, elle I'est deja comme c'est Ie cas a Kigali, Butare, Kibungo, Cyangugu et Kibuye. Ainsi, des actions soutenues, suffisantes et urgentes devraient etre menees afin d'assurer une meilleure sante a nos populations citadines et de permettre la relance du secteur economique. Certains bailleurs de fonds comme la BAD ont deja prom is de faire quelque chose, mais nous attendons que les promesses soient realisees. lier I'approvisionnement de I'eau a la population urbaine a une quelconque condition, c'est aggraver une situation deja compliquee par la guerre et Ie genocide dans Ie pays. L'eau reste la base de la vie sur cette terre, ne menageons aUCltil effort pour en disponibiliser en quantite et qualite suffisantes pour les habitants du Rwanda. Merci. Atelier Technique Sur L. Politique Sectorielle de l'E.u Et De l'Ae••inie.ement· Volume II Gestion des Ressources en Eau en Afrique Sub-saharienne: Perspective et Experience de la Banque Mondiale Awa B. Busia Sp~cialiste en Gestion des Ressources en Eau GREA-AEA Aper9u • Contexte global • Experiences regionales • Le(fons tirees et opportunites • Options de strategie de Gestion Integree des Ressources en Eau (GIRE) • Implications pour Ie Rwanda • ROles des Organisations Internationales Contexte Global • variation hydrologique extrAme (secheresses et inondations) • deterioration de la qualite des eaux et problemes de sante • demande croissante et conflictuelle, diminution de la ressource • fleuves internationaux et "aspect geopolitique de la gestion des ressources en eau • Rwanda, etat riverain du Nil (10 pays) et du Congo (10 pays) GIRE: Causes des Echecs • fragmentation: programmation inaffective des investissements publics et de la gestion du secteur eau • dependance excessive sur I'administration centrale • I'eau n'est pas consideree comme un bien economique • Ie lien entre la qualite de I'eau et la sante, I'environnement et Ie developpement economique est neglige • ressources et connaissances limitees Importance de la GIRE La GIRE est essentielle pour: • faire reculer la pauvrete • ameliorer la sante humaine • assurer la securite alimentaire • un environnement sain et durable • Ie developpement economique • la securite regionale (conflits potentiels entre rivera ins) La Banque Mondiale et la GIRE en Afrique La Banque Mondiale a developpe des outils importants et a entrepris des recentes initiatives pour guider ses interventions et mieux soutenir les efforts de ses partenaires dans la gestion des ressources en eau e document de politi que generale de gestion des ressources en eau (1993); • guide pour la formulation de strategie de gestion des ressources en eau (1994); At.lier T.chnique Sur Le Politiqu. hctorielle de l'Eeu Et De l'A..eini...m.nt • Volum ••• • directive et principe operationnels sur les fleuves internationaux ("OP 7.50") - non objection • preparation et dissemination du document de strategie de gestion des ressources en eau en Afrique ~ deux ateliers regionaux (Nairobi et Dakar) en 1996 • Initiative & Partenariat pour la gestion des ressources en eau en Afrique. Cette initiative est en cours. Processus de GIRE adopt6 par la Banque Base sur: • consensus international sur les principes de GIRE • approche strategique sur la base des acquis au niveau national (batir sur ce qui existe) • considerations intersectorielles et multisectorielles • participative et integree EI6ments de Strat6gie de GIRE pour I'Afrique Sub-saharienne • identifie les problt\mes auxquels font face les pays Africains • s'appuie sur les experiences des pays pour identifier les acquis, les opportunites et defis • preconise une approche par processus de concertation elargie pour un consensus sur les objectifs et elements de strategie ~ adopter • propose et dissemine des elements et options de strategie De la Strat6gie ~ I'Action • processus ~ deux niveaux • elaboration d'une politique nationale d'abord, puis dialogue et action au niveau international Quelle est souvent la realite? • processus et actions menees par les nationaux • utilisation des competences nationales I regionales, assurer la participation de toutes les parties-prenantes surtout les communautes et les ONGs • minimiser les confusions en etablissant des partenariats avec les donateurs Exemple de Coop6ration R6gionale: Cas du Lac Victoria • Consensus des parties prenantes sur les opportunites d'investissement • les problt\mes: pollution, pAche decimee, jacinthe d'eau, marais et leurs habitants en danger • preparation des Plans Nationaux d'Action Environnementale • revue de la politique nationale de GIRE • dialoguesoutenu au niveau nationallinternational pour une gestion conjointe des ressources du lac • Accord Tripartite signe en 1995, LVRMP (GEF + 3 projets IDA) • donateurs-partenaires: PNUE/PNUD/FAOI BM Lec;ons Tir6es et Opportunites Au Niveau National • developper les competences et identifier les priorites nationales. (ex: Ghana, 1996 1998, WRM Study) • promouvoir Ie dialogue, corriger les disparites entre les partenaires pour • favoriser Ie dialogue et la cooperation (ex: info., Bassin du Nil, 0-3 1997) Atelier Technique Sur La Po/itique Sectoriele de "Eeu Et De"A...lniMement· Volume • Au Niveau Regional e promouvoir une gestion des ressources equitable A tous les pays riverains e mettre I'accent sur Ie partage de benefices resultants d'actions et d'investissements communs (ex. OMVS) • aider a etablir un dialogue equilibre (info., nego., capa.) Atelier Technique Sur La Politique Sectoriele de l'Eau Et OeI'Aaeinieeement- Volume. Approvisionnement en Eau en Milieu Rural Andreas Wildt Ingenieur Sanitaire Senior, Groupe 1 Region Afrique, 8anque Mondiale Certains projets sont trop complexes, et ont souffert d'un manque de coordination op~rationnelle et financiere, entre les Bailleurs de Fonds. Ceci a ~t~ notamment Ie cas de la Partie A du second Projet d'AEP, ou les Bailleurs ont r~agi de manieres tres diff8rentes aux problemes cr~es par la guerre. D'autres (Partie B du second Projet AEP) ont d~montr~ toutes les difficult~s de developper des programmes non clairement definis auparavant (r~habilitation rurale) dans un environnement d'insecurite et de planification incertaine. Les r~sultats ont demontre en outre les difficultes d'operer dans un environnement pareil. Le manque de veritable consult~tion avec les communautes de bases (soit-elle exptim~e par les communes ou par les Associations des Usagers), a r~v~Je I'incapacit~ de la methodologie d'approche. Nous avons pu constater I'abime entre Ie projet et les communautes. Un des points forts du secteur au Rwanda est sans doute la tres haute motivation des populations ainsi que Ie haut degre de latrinisation dans Ie sous secteur rural. La mise en place d'associations d'usagers n'a jamais cree de problemes de fonds. Par contre, la politique de sensibilisation des populations lourde et lente qui existait avant la guerre et Ie genocide a ete constatee comme un frein reel I.t la mise en place de la participation reelle des usagers a tout programme d'AEPA. Trop souvent les usagers n'etaient consultes que d'une maniere fictive. Un autre point negatif du constat a ete Ie manque de confiance de I'administration dans les capacites nationales. Ceci constitue un grave handicap au developpement du secteur. Atelier Technique Sur La Politique Seetorie'le de l'Eau Et De "Assainissement • Volume II Experience du Nepal D. B. Shrestha Directeur Executif, Conseil de Developpement de Fonds pour I'Approvisionnement en Eau et de I' Assainissement (CDFAEA) 1. Introduction L'objectif de ce document est de presenter et d'examiner les premieres experiences d'un projet pilote intitl,lle "Projet d'Approvisionnement en Eau et d'Assainissement" en Milieu Rural (Le "Projet") en cours de realisation au Royaume du Nepal, qui accorde une attention particuliere aux approches centrees sur la demande et a la participation communautaire. L'agence d'execution du Projet est Ie Conseil de Developpement de Fonds pour l'Approvisionnement en Eau et de l'Assainissement recemment etabli, cree au sein du Projet qui est finance sur credit AID a concurrence de 18,28 millions de $US. Le Projet a ete lance en Juillet 1996 et prendra fin en Septembre 2001. La poursuite des autres phases du Projet dependra du succes de cette phase-test et d'une evaluation a mi-parcours est prevue a cet eftet. La conception du Projet s'est inspiree des experiences de terrain accumulees par un projet pilote ante rieur communement connu sous Ie nom de JAKPAS - Janata Ko Khanepani ra Safai Karyakram, ce qui signifie Programme d'Eau et d'Assainissement pour la Population, realise du mois de Mars 1993 au mois de Juin 1996 par la Banque Mondiale et finance par 2 subventions japonaises. 2. Le Secteur de I'Approvisionnement en Eau et de I'Assainissement en Milieu Rural 2.1. Le Contexte National Le Nepal est un pays montagneux enclave avec une population d'environ 21 millions d'habitants. II est situe entre les deux pays les plus grands d'Asie, a savoir l'lnde et la Chine et a une superficie de 147.181 km 2 . Les deux tiers de cette superficie sont sillonnes de collines et de montagnes, dans Ie Nord, et un tiers est cette terre de Terai, dans Ie Sud. Le pays est divise en 5 regions de developpement et en 75 districts. C'est un pays d'une remarquable diversite humaine principalement due aux difficultes de communication et d'echange entre les differentes regions, lesquelles difficultes sont liees aux conditions geographiques extrllmes. Le Nepal, est I'un des pays les plus pauvres du monde avec un revenu par habitant de 200 $US (1994). Selon une etude realisee par la Banque Mondiale en 1991, les menages qui vivent en dessous du seuil de pauvrete representent 40 a 60 % selon les criteres de reference. La croissance de la population a limite les eftets benefiques de I'accroissement du PIB et les revenus n'ont augmente que de 2% par an. Seulement 26% de la population adulte est alphabetisee (beaucoup moins en zones rurales) Ie taux d'alphabetisation des femmes etant de 13%. La croissance demographique a decline ces dernieres annees et est actuellement de 2.4% par an. Bien que la population urbaine croisse a un taux de plus de 7 % par an, la population rurale, qui vit essentiellement de I'agriculture, represente a ce jour 90% de la population totale et elle croit a un taux de 2% par an. Atelier Technique Sur La Politique Sectorlelle de l'Eau Et De ,'Assainissement • Volume II Une forte incidence des maladies d'origine hydrique contribue sensiblement 8 la faible productivite au Nepal. L'acces inadequat aux services d'eau propre combine 8 un assainissement environnemental insalubre et aux mauvaises pratiques d'hygiene personnelle figurent parmi les principales causes de maladies d'origine hydrique lesquelles viennent en tAte de liste des causes de morbidite au Nepal. Pres de la moitie des cas de mortalite infantile sont imputables 8 la diarrhee (16% sur un taux de mortalite total de 35%). L'esperance de vie est faible (54 ans) et Ie taux de mortalite infantile est estime 8 107 deces pour mille naissances. Bien que I'esperance de vie ait augmente et que la mortalite infantile ait baisse ces dernieres decennies, on ne connait pas la part attribuable 8 I'impact de I'amelioration de I'approvisionnement en eau et de I'assainissement. La productivite en milieu rural est aussi directement entravee par Ie coOt associe 8 la collecte de I'eau evalue en termes de temps depense, souvent plus de 5 hommes heures par menage par jour dans beaucoup de regions vallonnees et montagneuses. Ce coOt augmente au fur et 8 mesure que la croissance demographique pousse les gens 8 s'installer dans les zones marginales. Les ressources en eau se deteriorent du fait de la degradation de I'environnement (dtHorestation, tarissement de sources, accroissement du caractere saisonnier des sources, pollution) et de la competition qu'il y a entre differents usages de I'eau. Ce qui vient d'Atre expose plus haut montre que les strategies pour Ie secteur doivent s'attaquer aux problemes d'une population rurale 8 majorite pauvre pendant plusieurs decennies 8 venir. 2.2. Niveau du service d' Approvisionnement en Eau at d'Assainissament Les donnees officielles montrent qu'en 1997 environ 61 % de la population rurale et 62% de la population urbaine ont acces 8 I'eau usaine" et que 16% et 51 % de la population rurale et urbaine respectivement ont des installations d'assainissement adequates. Ces statistiques. particulierement celles sur I'eau, ne ref/etent pas la situation actuelle car elles ont ete stablies sur la base de prDjection demographique future desservie par les systemes officiellement construits et qui ne tiennent ni compte des menages desservies par des installations privees, ni de I'etat de fonctionnement de ces systemes. Presque tous les systemes d'approvisionnement en milieu rural et urbain fonctionnent de fa~on intermittente, incertains en certaines saisons et I'eau est souvent contaminee par les excrements humains et animaux. Beaucoup d'etudes montrent que bon nombre d'adductions d'eau rurales ont besoin de rehabilitation (d'apres certaines sources, 92% des systemes inspectes) et un bon nombre de puits (plus de 25%) ne fonctionnent pas. MAme 18 OU I'eau potable est disponible 8 la source, sa qualite se deteriore souvent au niveau du menage du fait des mauvaises pratiques d'hygiene. Les chiffres officiels sur Ie taux de couverture en assainissement sont etablis en reference aux menages disposant de latrines, rares en zones rurales, en nombre restreint en zone urbaine et en quelques zones de Greater Kathmandu la capitale du Nepal disposant de systemes d'egouts dont les services sont mediocres 8 cause de leur mauvaise construction, mauvais entretien, mauvaises operation et gestion. La defecation en plein air est chose courante en milieu rural qu'urbain. L'ignorance des relations qui existent entre I'assainissement et la sante fait que la population ne tire pas profit des avantages potentiels qu'offrent les installations disponibles. En bref, I'aeces aux services convenables d'eau et d'assainissement reste faible; beaucoup Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Aasainissement - Volume II d'installations ne fournissent pas les services pour lesquels elles ont ete com;ues (ou du moins ne peuvent pas les fournir sans depenses additionnelles substantielles ni sans amelioration de leur gestion). Meme lorsque les installations fonctionnent, elles ne sont pas convenablement utilisees par Ie beneficiaire. 2.3. Institutions du Secteur La Commission Nationale de Planification (CNP) - coordonne la planification globale, aussi bien nationale que sectorielle y compris I'elaboration des plans de developpement et les previsions budgetaires. Le Ministere des Finances (MF) est responsable de I'allocation des ressources budgetaires annuelles. Le Ministere du Logement et de la Planification Physique (MLPP) est charge de la formulation des politiques sectorielles et des plans correspond ants. Le Ministere du Developpement Local (MOL) assure Ie suivi des administrations locales et est charge des projets de developpement rural integre dont la plupart comprennent des volets approvisionnement en eau potable et assainissement. La sante publique, I'education a I'hygiene et la promotion de I'assainissement (subventions a la construction de latrines) sont sous la responsabilite du Ministere de la Sante (MS), des Divisions de l'Education Sanitaire et de la Sante Environnementale. Le Ministere de l'Education (ME) prend en charge une partie de I'education sanitaire a travers les programmes scolaires et les sessions d'education non formelle. Le Ministere des Ressources en Eau est responsable de I'elaboration des politiques et des plans dans les secteurs de I'irrigation et de I'electricite et assure la surveillance de I'utilisation globale des ressources en eau. Le Conseil pour Ie Bien-Etre Social (CBS) est charge de I'enregistrement, du suivi et de la coordination des activites des organisations non gouvernementales internationales et locales operant dans plus d'un district ou qui recoivent les fonds du Gouvernement. Les ONG operant au niveau d'un seul district sont enregistrees par Ie Chef de District concerne. Les administrations locales - les Comites de Developpement de District (COD)' les Comites de Developpement de Village (CDV) et les municipalites recu la responsabilite en matiere d'approvisionnement d'eau et d'assainissement. Cependant, la faiblesse de leur capacite oblige les organismes au niveau central a intervenir au niveau local. Les principaux organismes charges de I'eau et de I'assainissement au niveau central qui existaient avant la creation du Conseil de Developpement de Fonds pour I' Approvisionnement en Eau et de I'Assainissement (CDFAEA) etaient: la Societe d'Approvisionnement en Eau du Nepal (CAEN) et Ie Departement de I' Approvisionnement en Eau et des Egouts (DAEE) qui sont, tous les deux, sous la tutelle du MLPP. La CAEN est chargee de I'approvisionnement en eau dans les 13 municipalites les plus grandes du pays et dans les trois villes de la Vallee de Kathmandu. La DAEE est chargee des services d'eau dans les 45 petites villes restantes (dont 39 ont une population de plus de 25.000 habitants) et de la realisation de la plupart des projets ruraux d'approvisionnement en eau et d'assainissement prepares par Ie Gouvernement. Les operations du DAEE sont decentralisees au niveau de 5 services regionaux et de 75 cellules au niveau des Districts. Les organisations non gouvernementales (ONG) jouent un rOle de plus en plus important dans Ie developpement rural en general et dans I'approvisionnement en eau et I'assainissement en particulier. Au moins 19 Organisations non gouvernementales internationales (ONG!) sont actives dans Ie secteur de I'Approvisionnement en Eau et de I'Assainissement. Parmi les plus importantes on compte la Croix Rouge Internationale (CRII, Water Aid, CARE, Plan International, la SNV, Save the Children, the Gurkha Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'A88aini88ement • Volume II Welfare Trust, Helvetas, ainsi que beaucoup d'organisations religieuses. Les ONGI sont en train de changer progressivement de r61e passant de la fourniture directe des services a I'assistance aux ONG locales afin qu'elles puissent fournir lesdits services. Trois mille quatre cent ONG locales sont actuellement enregistrees par Ie CBS et un plus grand nombre est peut-etre enregistre au niveau du District. Cependant, il est possible que seulement quelques centaines d'entre elles soient actives et effectivement au service de la population rurale. Les ONG locales sont principalement gerees par des volontaires souvent motives au depart par Ie souci du bien-etre social. Aujourd'hui, quelques grandes ONG locales emploient du personnel professionnel competent capable de gerer de grands projets techniquement complexes. Les projets d'eau constituent Ie centre d'interet des ONG du fait de leur forte demande par les communautes rurales. Cependant Ie nombre de celles ayant un programme d'eau et d'assainissement n'est pas connu. Beaucoup d'ONG ont fait preuve d'une impressionnante habilete a etendre leur champ d'activites et Ie nombre de leurs operations en reponse au soutien accru des Bailleurs de Fonds bilateraux et a la politique gouvernementale qui favorise leurs activites. 2.4. Politiques Gouvernementales et Contraintes du Secteur Les objectifs generaux du Gouvernement sont d'ameliorer la sante et la productivite en mettant a la disposition de la population les infrastructures d'eau et d'assainissement. Ces buts sont restes les memes pour plusieurs plans periodiques de developpement. En effet, bien que les investissements pour Ie secteur se soient accrus aussi bien en chiffres absolus qu'en pourcentage du budget de developpement, les objectifs fixes pour chaque plan en termes de taux de desserte n' ont pas ete atteints et ont dO etre reconduits plusieurs fois. L'objectif fixe pour Ie Huitieme Plan (1992-1997) est d'atteindre en 1997 les taux de desserte en eau de 62% pour Ie milieu urbain et de 61 % pour Ie rural, et une couverture de 51 % et de 16% respectivement dans Ie domaine de I'assainissement. Les depenses de developpement ont ete augmentees de 5,5% du budget total, dont plus de 60% sont alloues a I'approvisionnement en eau et I'assainissement en milieu rural. Le me me Plan prevoit couvrir les besoins en eau de toute la population en I'an 2002 date a laquelle Ie taux de couverture en assainissement sera it de 45 % en milieu rural, selon les memes projections. Pire que I'echec d'atteindre les taux de desserte vises, les investissements realises n'ont pas donne lieu a des services adequats. Le Huitieme Plan a souligne quatre causes des deficiences enregistrees dans Ie passe: objectifs trop ambitieux; absence d'institutions efficaces pour la fourniture des services, particulierement en milieu rural; conception de projets extremement coOteux et coOts supplementaires dus au retard dans Ie financement, a I'inflation et a un systeme d'achat du materiel centralise. Ces deficiences sont essentiellement d' origine institutionnelle et resultent de a I'incapacite des institutions centrales fournir les services au niveau local dans un pays d'une si forte diversite humaine, et ou les infrastructures de transport et de communication font defaut. La procedure et la pratique de selection des projets a prevoir dans Ie budget central annuel sont largement ouvertes aux pressions tant au niveau local que central, ce qui retarde I'execution des projets. Les projets sont souvent con(fus de maniere a satisfaire les orientations definies au niveau central sans tenir compte des demandes locales, des d'infrastructures ou des ressources disponibles. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Aaaainiaaement - Volume II M~me la ou de petits systemes seraient les mieux indiques, la preference va toujours aux grands projets realisables par les entreprises qui promettent de servir Ie maximum de beneticiaires. Le systeme centralise d'achat du materiel, sans garantir necessairement sa qualite occasionne plutot des retards dans sa livraison. La faiblesse des salaires et des primes de la fonction publique entraine un manque de motivation du personnel, ce qui resulte souvent en un mauvais travail de conception et en un mauvais suivi des travaux de construction realises par les entreprises. Le personnel ne se sent pas responsable de la qualite du travail et il n'existe pas de procedures systematiques de suivi des realisations. Les mutations frequentes du personnel portent prejudice aux projets car elles les privent des connaissances accumulees par Ie personnel, la possibilite d'exploiter leurs competences techniques et inhibant ainsi Ie sens de responsabilite du personnel pour la reussite du projet. Les investissements ont egalement echoue dans la prOVISion de services adequats parce qu'ils ne se sont pas centres sur les exigences techniques, financieres et organisationnelles requises pour Ie bon fonctionnement et I'entretien des systemes. Les communautes sont sensees assurer I'entretien des installations mais en general elles ne sont pas disposees a assumer les responsabilites pour des projets mal conc;us et dont les realisations sont de mauvaise qualite. Les efforts fournis pour amener les communautes a assurer des responsabilites de realisation des projets restent insuffisants. Par exemple, les systemes par pompage requierent de I'electricite et un entretien dont Ie coOt surpasse la volonte de payer des communautes. Comme consequence, les services de I'administration ont dO garder la responsabilite d'assurer Ie fonctionnement et I'entretien des installations. Cependant, faute de budget et de personnel adequats, I'administration n'arrive pas a assumer ses fonctions et les systemes se deteriorent rapidement. L'on n'a pas fourni non plus assez d'efforts pour sensibiliser les menages afin qu'ils puissent tirer profit des avantages sanitaires offerts par les systemes ameliores d'approvisionnement des services. La coordination entre les activites respectives des agents de sante (qui relevent du MS) au niveau du village et des projets gouvernementaux d'approvisionnement en eau a largement fait detaut. Au vu de I'incapacite des institutions etatiques a fournir les services, beaucoup d'ONG ont initie des programmes d'approvisionnement en eau et d'assainissement en milieu rural. L'experience de beaucoup d'ONG et de certains Bailleurs de Fonds bilateraux montre que la perennisation des projets resulte des approches alternatives qui limitent I'ingerence de I'administration centrale dans I'executlon et developpe au maximum Ie sens de propriete des installations chez les usagers grace a une forte interaction avec les communautes cibles et ce a toutes les etapes du projet. En general, les projets realises par les ONG et les operateurs prives ont eu Ie merite de mobiliser les communautes a faire d'importantes contributions financieres pour la construction et en main d'oeuvre et de leur confier totalement la responsabilite a I'egard du fonctionnement et de I'entretien des installations. La plupart des projets reussis par les ONG montrent que la participation communautaire basee sur la confiance et Ie sens de propriete et de responsabilite vis-a-vis des installations sont a la base de ces succes. Ces projets se caracterisent aussi par d'interessantes primes d'encouragement, par un personnel determine a atteindre les objectifs du projet, par une remuneration reguliere et par un recrutement aux postes de personnes competentes. Bien sOr Ie secteur des ONG a aussi enregistre quelques echecs, souvent lies au manque de capacite technique et parfois a I'absence de facteurs soulignes ci-dessus. La reussite relative de I'approche des ONG centree sur les communautes a ete reproduite avec succes par Ie Projet Pilote de JAKPAS. A....r Technique Sw Le Politique Sectoriele de j'Eau Et De l'A..alniMement· Volume' Conscient de la faiblesse de ses approches, Ie Gouvernement fait actuellement des efforts pour tenir compte de ces le<;ons dans ses operations. Aujourd'hui, il exige que: (a) Les comites de consommateurs, comprenant au moins deux femmes et representant la communaute, acceptent formellement d'assurer Ie fonctionnement et I'entretien (b) les agents d'entretien au niveau du village soient choisis par les comites de consommateurs «) Ie fonctionnement et I'entretien courants soient pris en charge par les consommateurs; et que (d) les consommateurs contribuent au coOt de I'investissement en main d'oeuvre, en nature et en argent. C'est dans cette optique que Ie DAEE a etendu sa structure par la creation de nouvelles sections chargees de la participation communautaire et de I'assainissement. Cependant, dans ses efforts, Ie Gouvernement n'a pas reussi II accelerer I'adoption d'une culture institutionnelle qui promeut la responsabilite financiere des beneficiaires au w des regles contradictoires et de la structure hierarchisee et centraliSM de la fonction publique. En consequence, Ie processus de changement est plut6t lent. Partant des principales causes de I'echec des investissements anterieurs II savoir: ·una approche tres hierarchisee de fourniture de service de haut vers Ie bas· utilisee par les services de I'administration centrale, caracterise par une forte influence politique et une programmation excessive; une conception de systemes non appropries et trop coOteux; un mauvais sui vi de la qualite des travaux de construction et un manque d'entretien des systemes construits, Ie Huitieme Pia.... a mis I'accent sur I'importance du changement institutionnel par une decentralisation des services d'approvisionnement vers les administrations locales et Ie secteur prive. Le Huitieme Plan a egalement indique que Ie DAEE gardera sous sa responsabilite les systemes gravitaires qui desservent plus de 500 habitants et que les puits, les forages et les petits systemes gravitaires releveraient de celles des comites de developpement des District et des villages, du secteur prive, des ONG et des communautes. Les comites de Developpement du District seront charges de I'elaboration des plans du District (qui accordent la priorite aux systemes II faible coOts) et assureront la coordination des activites pour eviter la duplication des efforts. En plus, tous les projets, y compris ceux du Gouvernement, doivent faire appel II la participation communautaire II toutes les etapes du projet, de la conception, II la mise en operation et III'entretien. C'est dans ce contexte qu'une serie d'etudes diagnostiques ont ete menees par la Banque Mondiale, financees pour la plupart par Ie PNUD, en vue d'am8liorer la situation du secteur. II en a resulte la realisation du Projet Pilote de JAKPAS ainsi que la creation subsequente et la mise en place du Conseif pour I'execution du Projet d'Approvisionnement en Eau et d'Assainissement en milieu rural (PAEAR) finance par la Banque Mondiale. 2.5. Le Projet Pilote de JAKPAS Le Projet Pilote JAKPAS a ete realise sur financement de deux subventions japonaises dont I'objectif est de tester sur Ie terrain la variete des options de fourniture des services, les approches du developpement communautaire, les criteres d'81igibilite et las procedures II suivra pour un PAEAR. La Projet Pilote a dure 3 ans, du mois de mars 1993 au mois de juin 1996. Le Projet Pilote JAKPAS a teste les pnnclpaux parametres d'un projat pilote en concluant des contrats avec 113 communautes et 24 organisations d'appui (ONG, organisations II base communautaire et les entreprises du secteur prive) pour identifier, preparer, construire et assurer I'entretien et Ie fonctionnement de 113 systemes Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de "Eau Et De I'Aeeainiaeement - Volume II d'approvisionnement en eau et d'Assainissement en milieu rural en utilisant une approche centree sur la demande. Ces systemes ont ete realises dans 18 Districts differents des regions Centrale et Occidentale et ont desservi une population initiale de 44,000 personnes environ. Les 113 systemes furent organises et completes en deux lots successifs de 74 et 39 systemes respectivement. les principales conclusions du Projet Pilote sont: . . .... . . . } > . .... ...••••••••...•• ••• •.. .. . <>..); •. La Demande en la Services et Volonte des BenefiC/aites CQhiribu;i1,filaC/ifl"liftute a des·· Coats: une forte demande en services ..·.~i:Ipprovisionriementier\)~~~~~ d'assainissement s'est traduite par Ie fait quelesQomrriunaut3s()ntcootrl6U~~ ...• concurrence de 40% en mOYEmne (en argent·et·eniliturerd0600id~invesfi$serh&t.t . des systemeset de 100%(9"< argent) des coOtsdefbnctl()nriEfrnent~td'efttrfittijn:(~· ·.····.~~~i~~~;:r;.!:~~~:::;::=~dli:i~ll~~I{!il'J pas· touJours SUIVI I' approche· partici patlve. Ceconstata . POO$s~~onet\vaIU8t1()n plusminutieuse des organisations d'appui et deleur·personrieFpout'oneme,fte~r$ /sxecution du deuxieme lotaf II un suivi plus intensifdel'exl§Cutloridescontratsf .·<D~'6eduCycle du Proiet: liduree initialement prev~epo~;f6rri~~j~~~~~lj~·j~!~~J 18 mois) etait trop courte. Letravail de mobilisation commuflaut8it~precQHls~·P.a( . I'approche participative, pour les realisationstechf1jqlJesefpoutl'ariij'y$e{~~$ propositions formulees paries communautes reqUieitbeaucoopplosdatemps}En ......... tenant compte des conditions locales notammerlt>celles·lieesa~~iSQ:n~~a{D( .·p~riOdes de r~colte, aux jdurs feries, a liacCessjbilitedessite~fef)i<·f~>~iSPdtilbif.iti ·desou"riers ....··18 a 36mois. locaux et les conditions de construC1Jon;la>du(~edtJpf9jetfidoubl.ed~ . ........................................................................ •. Cri~rn d'EffWbflil8: Les critbres d'origine de s~,eetlbhn~r~~~~~~.f~'l~;ij~ ·/Ie type de systemes II realiser et des modalites depajementetatet1taPpropH~$lf8fh~ . "ensemble m~me s'il y avaitlieu d'apporter quelqlJesameli(jn)1:ioij,.>t'8~ri~Hqfr~ ·aussi montre que ces criteres<auraient dO ~tre plus clairemeh(exprf(i1es aU> 8epart> de ·chaque phase et rester inchanges pendant la periOde de realisatiOn·sdesaC1:ivlt~s.?>·" • ~~~~ct;o:!t :V:~:le~e :~~u~~:e:v:;t,!.g~~~.~7J~~~;f;!~i:·:rB~ experience a demontre qu'un nombre restreint de personneltr~sCfl.lalifie~uffifpour garer plusieurs contrats enutilisant des systt\ines d'info:rmat.iori$effia~Ces~eh recourant aux consultants locaux pour des taches speciflqueset.enpiHOff~d~ grandes quantites de travaux, en utilisant des criteresClairspburlethoix;des systemes et en conditionnant Ie paiement aux resultats. .Laprojat amdritre>qt.f'"lJNJ structure d'incitation satisfaisante est necessaire pour motiverlessgerlts}{jne .autonomie adequate est aussi requise pour limiter ·I'interf~rerice<¢xt~rieureafind# garantir la transparence dans ('allocation des ressources· auxOrganisations<d'apPl..li at aux communautes. Atelier Technique Sur La Politique Sectorial" de l'Eau Et De l'A••aini••ement - Volume II 3. Le Projet 3.1. Origine du Projet Le Proiet a ete identifie en 1991 apres que les premieres ebauches du Huitieme Plan aient montre que la Gouvernement avait I'intention d'introduire un changement profond dans Ie mode de fourniture des services. Les consultants locaux ont realise les etudes preliminaires sur financement du PNUD et d'une subvention iaponaise. Deux autres subventions japonaises ont ete obtenues pour tester sur Ie terrain la plupart des details de conception de proiet par Ie biais du Proiet Pilote de JAKPAS, realise de Mars 1993 a Juin 1996 sur une duree de 3 ans. Le Proiet Pilote a egalement finalise les documents provisoires suivants:(a) I' Acte de Creation du Conseil; (bl Ses Regles de fonctionnement et (cl un nombre de manuels des operations du Conseil afin que son etablissement et son fonctionnement soient rapides et pour qu'il puisse y avoir une periode de recouvrement d'au moins quelques mois pour une bonne transition, avant la fin du Proiet. II y a eu des consultations etendues entre la Banque et Ie Gouvernement pour la preparation de ces documents. Des sa creation en mars 1996, resultant de I'ordre de sa creation, Ie Conseil a examine et revu I'avant-proiet des Regles de fonctionnement et des manuels et les a approuves, avec grand retard cependant. Des negociations plus poussees ont eu lieu entre la Banque Mondiale, Ie Gouvernement et Ie Conseil en 1996 pour finaliser I'accord de credit relatif a la realisation du Proiet. SitOt les negociations terminees, la Banque Mondiale a accorde une avance sur credit et Ie Proiet a demarre. Plus tard, en fevrier 1997, I'accord de credit a ete signe et est entre en vigueur en Juin 1997. 3.2. Zone du Projet Etant donne son approche "centree sur la demande", Ie Proiet devrait pouvoir operer partout dans Ie pays OU la demande est exprimee. Cependant, durant les deux ou trois premieres annees, iI devrait se limiter aux regions centrale et occidentale pour. trois raisons. Premierement, la realisation du Proiet sera avant tout conditionnee par la disponibilite des organisations d'appui qualifiees pour aider les communautes dans I'identification du Proiet, dans sa planification et dans sa gestion. Une evaluation preliminaire des Organisations d'appui a montre que celles-ci etaient bien representees dans les regions centrale et occidentale. Deuxiemement, I'on a trouve desirable que I'lnstitution quasi-autonome nouvellement cree, Ie Conseil de Developpement de Fonds pour I'Approvisionnement en Eau en Milieu Rural (Ie Conseil) developpe sa capacite en commenc;:ant par une petite zone d'operation qu'elle pourra etendre au fur et mesure a que I'experience s'accumule. Troisiemement, une analyse de la couverture et des investissements previsionnels avait montre que les regions centrale et occidentale avaient Ie plus besoin du Proiet. 3.3. Objectifs du Projet L'Objectif du Proiet est d'accroltre les niveaux de vie de la population en zones rurales par: I'amelioration de I'approvisionnement en eau et de I'assainissement (creer de meilleures conditions de sante et d'hygiene); I'amelioration des revenus (aider les a femmes identifier les activites generatrices de revenus pour ainsi exploiter utilement Ie A.eller Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eeu Et Del'A..einiaeement • Volume II temps economise dans la collecte de I'eau) et par I'amelioration des capacites gouvernementale et non gouvernementale a perenniser ces efforts. 3.4. Description du Projet Le projet devrait fournir au Gouvernement une strategie de promotion de la decentralisation et de la participation des beneficiaires et du secteur prive dans la fourniture des services d'approvisionnement en eau et d'assainissement en milieu rural. Afin de s'assurer que les investissements soient viables, Ie Projet est mis en oeuvre sur demande: avec I'aide des organisations d'appui, ce sont les communautes qui doivent diriger Ie processus de prise de decision concernant I'identification, la conception, la realisation, Ie fonctionnement et I'entretien de leurs systemes d'approvisionnement en eau et d'assainissement. Le projet comporte les trois volets decrits ci-dessous: Mise en Place du Conseil et Son Fonctionnement: La caracteristique principale du Projet est la creation du Conseil. Celui-ci a la responsabilite globale d'assurer Ie suivi du Projet. Le Projet finance les activites initiales du Conseil qui alloue les ressources, sous forme de subventions, a des partenariats selectionnes d'Organisations d'appui et de communautes selectionnees pour financer la construction des systemes d'approvisionnement en eau et d'assainissement. Le Conseil met I'accent sur Ie developpement de la capacite des communautes locales a diriger Ie processus de prise de decisions dans toutes les phases du Projet a savoir: I'identification, la conception, la construction, Ie fonctionnement et I'entretien. Le Projet appuie les activites de promotion des membres de la communaute, particulierement les femmes. Le Conseil veille a ce que les Organisations d'Appui et les systemes remplissent les criteres d'eligibilite, financent les partenariats entre les organisations d'appui et ,Ies communautes et assurent Ie suivi des realisations. Pour limiter ses effectifs a peu de personnel mais qui est tres qualifie, Ie Conseil se fait aider par les agences de services presentes dans les zones d'operation notamment celles specialisees dans la production du mat~riel de communication, I'approvisionnement du materiel, la formation, I'identification technique des sites, Ie suivi, I'evaluation et la realisation des etudes specialisees. La couverture totale du Projet ainsi que Ie rythme de decaissement des fonds sont determines par les resultats atteints et non par Ie volume des investissements prevus. Ainsi, Ie Projet rem place I'approche du passe 1# de haut vers Ie bas" par une nouvelle approche "centree sur la demande". Choix et Construction des Svstemes: Ce volet vise I'amelioration de services d'approvisiotmement en eau et d'assainissement au benefice de 900 communautes representant une population de 550.000 habitants. Avec la nouvelle approche centree sur la demande, Ie bilan du Projet sera surtout evalue sur la base de la qualite des resultats et non sur Ie volume des investissements annuels effectues. Le Projet comporte des activites de mobilisation communautaire, de construction d'installations d'eau et d'assainissement. Les activites de mobilisation communautaire vi sent la promotion de la participation communautaire a toutes les etapes de prise de decisions en matiere de planification, construction et gestion des systemes afin que les communautes se sentent plus responsables; que I 'utilisation soit plus efficace et en vue de viabilite. Ces activites sont: Ie renforcement de capacite par la mobilisation et I'organisation sociales, I'appui a I'education non-formelle; I'education Atelier Technique Sur La Politique Sectorielte de l'Eau Et Del'A..ainilleament - Volume U aux problemes de sante et d'hygiene et I'assistance technique aux activites des femmes. Les systemes d'approvisionnement en eau comprennent: les adductions d'eau gravitaires (y compris la protection de sources), les sources amenagees, les puits et les forages et la protection des bassins. Les installations convenables d'assainissement seront fournies a environ 40% des menages dans la zone montagneuse et a 50% des menages dans Ie Terai. Les subventions accordees aux communautes doivent Atre gerees par elles et utilisees sous forme de credit renouvelable rotatif permettant de prAter de I'argent aux menages qui veulent se construire une latrine. Le Projet prevoit la construction de latrines au niveau de quelques institutions publiques (ecoles et centres de sante), cela a des fins de demonstration pour une diffusion rapide. D6veloDDement Institutionnel et Etudes: Ce volet com porte: une assistance technique a la Commission Nationale de Planification et au Ministere du Logement et de la Planification Physique dans leur tAche d'evaluation et de suivi du secteur; une etude detaillee de la demande; une etude d'identification des criteres de choix des systemes et de definition du cycle du Projet (dans Ie Terai); des etudes specifiques visant Ie renforcement de la capacite du secteur a fournir les services (par exemple des etudes portant sur les options technologiques a faible coat, Ie contrble de qua lite de I'eau a la source, I'evaluation de I'impact du Projet sur la sante et I'hygiene des menages); et la preparation du suivi du Projet. Les conclusions de ces etudes serviront de base de preparation des plans d'actions pour Ie Projet. 3.5. CoOt du Projet Le coat total du Projet, y compris les imprevus, est estime a 22,25 millions de $US. II sera couvert par les financements respectifs du credit IDA (18, 28 millions $US, soit pres de 86%), les fonds de contrepartie du Gouvernement (0.67 millions $US, soit 3%) et les contributions des communautes beneficiaires (2, 30 millions $US, soit 11 %). Les fonds du credit AID et ceux de contrepartie du Gouvernement sont remis au Conseil sous forme de subventions. 4. La Realisation du Projet 4.1. Organisation et Gestion 4.1.1. Le Conseil Le Conseil a ete cree Ie 14 mars 1996 lorsque Ie Conseil des Ministres a approuve I'acte de sa creation. II est sous I'autorite du Ministere du Logement et de la Planification physique (MLPP) Le Conseil est gere par un Comite d'Administration compose de 7 membres dont une femme. Quatre membres representent Ie secteur public (Ia CNP, Ie MF, Ie MOL et Ie MLPP) et les trois autres representent Ie secteur prive (dont deux provenant d'ONG). Les representants du secteur prive dans Ie Conseil ont ete choisis sur la base des criteres detinis dans I'Acte de Creation du Conseil parmi lesquels figure la qualification. Le Secretaire actuel qui est un representant du MLPP restera Ie President du Conseil d'Administration pendant les deux premieres annees de fonctionnement du Conseil. Apres cette periode, Ie nouveau President sera elu parmi les 7 membres du Conseil. Le Canseil trace ses regles d'operation dans tous les domaines a I'exception de ceux Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Aaaainisaement· Volume II relatifs aux procedures de recrutement du personnel, aux salaires, aux indemnites et autres privileges pour lesquels il consulte prealablement Ie MLPP. Le personnel du Conseil n'est pas soumis aux lois et reglements de la fonction publique. Les agents sont recrutes sur une base contractuelle a I'issue d'un concours ouvert base sur des criteres pre-definis par les regles d'operation. Ces memes regles definissent la dotation en personnel, les termes et les conditions d'embauche du personnel du Conseil (y compris les salaires et indemnites), les regles financieres et d'approvisionnement et les criteres d'eligibilite des organisations d'appui et de choix des systemes. Chaque agent a des responsabilites clairement definies. La performance du personnel est regulierement suivie et recompensee par un systeme de primes. Les procedures du Conseil sont detaillees et presentees dans les manuels d'operation et font partie de ces regles. Ces manuels comprennent: un manuel sur les operations, un sur la formation, un sur Ie suivi et I'evaluation, un manuel technique et un manuel de comptabilite. Le Conseil est responsable de la formulation de ses politiques et du suivi de leur mise en application. Afin de lui permettre d'operer d'une maniere flexible et responsable, Ie Conseil a recu pleins pouvoirs pour approuver les budgets, les programmes et les plans d'action, pour selectionner les Organisations d'Appui et pour approuver les choix de systemes d'approvisionnement en eau et d'assainissement. 4.1.2. Le Secretariat Les politiques du Conseil sont mises en application par son Secretariat dirige par Ie Directeur Executif. Le Secretariat Executif se compose de 6 responsables (Ie Directeur Executif et son Adjoint et quatre Chefs de Division); 4 agents-cadres; 6 gestionnaires (avec I'augmentation des systemes, ce nombre sera porte a 15) et de 14 assistants d'appui. L'Acte de creation du Conseil et les regles de celui-ci fixent la duree du contrat de travail de tout Ie personnel a 3 ans, exception faite pour Ie Directeur Executif qui jouit d'un contrat de 4 ans. Dans la mesure du possible, 2 des 6 responsables devraient atre des femmes. Le contrat de travail est renouvelable sous reserve que les performances de I'agent concerne soient satisfaisantes. Le mandat du Directeur Executif ne peut atre prolonge que pour une duree de 2 ans. Le Conseil d'Administration recrute et engage Ie Directeur Executif qui, a son tour, recrute et engage Ie reste du personnel avec approbation du Conseil d'Administration. En plus, il sera recrute un conseiller technique long terme (2 ans) justitiant d'une expertise et d'une experience dans Ie developpement institutionnel, dans la gestion et dans les aspects techniques cadrant avec la mission du Conseil. Le Secretariat est subdivise en 4 Divisions et 1 Unite. II s'agit de la Division Administration, la Division Developpement du Programme/HRD, la Division Technique, la Division Suivi et Evaluation des Operations et l'Unite SIS (Systeme d'information et de Suivi). Le Directeur Executif (DE) jouit d'une entiere autonomie de gestion des programmes et du personnel. Etant I'ex-Secretaire du Conseil d'Administration, Ie DE actuel sert d'intermediaire entre les decideurs/responsables politiques et les niveaux d'execution. Le DE est president du Comite Technique. Ce comite est charge de preparer les propositions a soumettre a I'examen du Conseil d'Administration. Le DE est responsable devant Ie Conseil d'Administration pour tout ce qui a trait aux realisations du Conseil. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De I'A••ainis.ement • Volume U 4.2. Strategie de Realisation du Projet 4.2.1. Delai de Realisation du Projet Le Projet a pour but de fournir au Gouvernement une strategie de mise en application de sa politi que de d6centralisation de la fourniture des services avec une plus grande intervention du secteur priv6. VoilA pourquoi il met un accent particulier sur Ie d6veloppement institutionnel et sur I'essai d'une approche alternative de fourniture des services centree sur la demande. Par cette nouvelle approche, la selection des communaut6s A desservir doit se baser sur: la confirmation du besoin de services et I'expression de la demande par la communaut6 concern6e, la viabilit6 6conomique du projet, sa faisabilit6 technique, sa durabilit6 ainsi que la volont6 des membres de la communaut6 A payer avant mime que Ie projet ne commence ses activit6s. La dur6e pr6visionnelle du Projet est de 5 ans (1996-2001) et Ie Projet n'entend pas assurer I'approvisionnement en eau de toute la population du Nepal. Divis6 en 4 groupes, Ie Projet fournira les services d'eau et d'assainissement A 900 communaut6s. Le premier groupe comprend 93 communautes, Ie deuxieme 185, Ie troisleme 260 et Ie quatrieme groupe 362 communauMs. Une marge de 15% a 6t6 ajout6e pour tenir compte des 6ventuels retraits de certaines communaut6s, ce qui revient A un total de 1,035 communautes r6parties en 4 groupes de 107; 213; 299 et 416 communautes respectivement. En se referant A l'exp6rience accumu16e jusqu'ici, Ie Conseil estime que la capacit6 d'absorption des Organisations d'Appui est suffisante pour permettre que I'on ajoute 100 nouvelles communaut6s A chaque groupe. En vue d'accroitre Ie sens de responsabilit6 des communaut6s et ainsi garantir la p6rennit6 des systemes, les communautes, avec I'assistance des Organisations d'Appui, planifient, concoivent, r6alisent et assurent Ie fonctionnement et I'entretien de leurs installations. Le projet est r6alise par les communaut6s b6n6ficiaires repr6sent6es par les Comites des Consommateurs d'Eau (CCE) sous I'encadrement des organisations responsables. L'approche centr6e sur la communaut6 ne met plus I'accent sur les realisations physiques mais plutOt sur les activit6s de developpement des communautes afin d'accroitre leur participation dans la prise de d6cisions et dans leur mise en application ainsi que dans Ie partage des avantages offerts par Ie Projet. 4.2.2. Cycle du Systeme L'ordre des actions requises accomplies depuis I'identification du systeme jusqu'A son achevement a ete defini pour chaque groupe. Le cycle de chaque systeme prend en consid6ration les saisons, les p6riodes de r6coltes, les jours de cong6s, la p6riode propice pour la mesure du d6bit de la source, la disponibilit6 de la main d'oeuvre, les conditions et Ie calendrier des travaux de construction ainsi que Ie temps requis pour I'analyse des propositions formu16es par les communaut6s. Le cycle du systeme s'etend sur 36 mois et iI com porte 3 principales phases A savoir la pr6paration, Ie d6veloppement et I'execution des travaux. Le cycle detaill6 du systeme repr6sente 190 6tapes et indique leurs dur6es respectives. Le cycle du Projet et Ie processus de sa r6vision sont decrits dans Ie manuel des operations du Conseil. Les trois principales phases du systeme, leur cycle et leurs objectifs sont d6crits ci-dessous. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Aasainiesement - Volume II 4,2.2.1. La Phase de Preparation La Phase de Preparation du cycle d'un syst~me dure 13 mois environ et commence au mois d'octobre de n'importe quelle annee. Son principal objectif est d'identifier les Organisations d'Appui (OA) et les syst~mes adaptes. Cette phase com porte les 4 activites suivantes: Pre-aualification des OA: Le Secretariat du Conseil identifie les OA en faisant une campagne mediatique d'appel d'offres. Par une analyse des soumissions et par des visites de terrain, Ie Secretariat du Conse;1 evalue la capacite des OA, apr~s quoi il reunit Ie Comite Technique d'Evaluation (CTE) qui dresse la liste des OA remplissant les crit~res d'eligibilite et formule a I'attention du Conseil d'Administration, une recommandation finale des OA pre-qualifiees pour la realisation des travaux. La procedure de preselection des OA utilisee par Ie CTE se base sur un syst~me de classification defini dans Ie Manuel des Operations du Conseil. Elle dure 4 mois environ et elle se termine vers fin janvier de la 1 ~re annee. A ce stade, Ie Secretariat nomme I'un de ses portefeuillistes pour Ie sl,livi des contrats ulterieurs conclus entre Ie Conseil, les OA pre-qualifiees et les portefeuillistes des syst~mes. Preparation de l'Etude Preljminajre de Faisabilit6 et Evaluation: Les OA pre-qualifiees reCfoivent des orientations ainsi qu'une formation portant sur la preparation des etudes preliminaires de faisabilite. ApriJs cela, elles se mettent au travail et remettent leurs etudes au Conseil pour examen. Ce processus dure 2 mois et demi environ et iI se termine vers debut avril de la premi~re annee. Le Secretariat reunit Ie CTE pour analyser les resultats de ces etudes afin de verifier si les syst~mes proposes remplissent les critiJres preetablis pour faire I'objet d'une evaluation sur terrain (comprenant la me sure du debit de la source). Cette etape qui dure 2 mois et demi est achevee vers la mi juin de la premiiJre annee. Choix des Svst~mes: Les portefeuillistes examinent les resultats des evaluations sur terrain et la Division Technique certifie la faisabilite technique des systiJmes proposes. Ensuite une reunion du CTE dresse la liste des syst~mes qui remplissent les critiJres d'eligibilite choix, laquelle liste est soumise au Conseil d'Administration pour approbation. Ce processus dure deux mois et il se termine vers la troisi~me semaine d'aoOt (la premiiJre annee). Signature du Contrat pour la Phase de Developpement: ApriJs que Ie Conseil d'Administration eut approuve la liste des systiJmes, Ie Secretariat lance une serie d'activites visant a aider les OA dans la formulation des propositions pour la Phase de developpement. Ces activites consistent en la formation des OA en formulation de propositions, en I'evaluation et en la selection du personnel propose par les OA. Les Contrats pour I'execution de la Phase de developpement sont proposes et signes par les parties concernees. Cette etape dure 2 mois environ et elle se termine vers fin Octobre. 4.2.2.2 La Phase de Developpement Le Phase de developpement dure 10 mois environ et elle commence en novembre de la deuxiltme annee. Son principal objectif est de preparer les contrats de la Phase d'Execution. Son coOt est d'environ 3.300 $ US par communaute, soit 7,6 $ US par t~te. Ce coOt se compose des salaires du personnel, des frais generaux et de deux montants forfaitaires respectivement Atelier Technique Sur La Politique Sectona" de l'Esu Et De l'A••sin••ement - Volume U destines au Fonds de I'Assainissement (environ 400 $ US par systeme) et au remboursement des depenses encourues par les OA durant la Phase de Preparation (environ 108 $ US par systeme). Pour un groupe de 5 communautes en moyenne, I'OA met ~ disposition un chef d'equipe, un specialiste du developpement communautaire charge de superviser les agents de sante, et un contremaitre qui ,supervise un technicien de la communaute. La Phase de Developpement comporte les activites suivantes: • Orientation et Formation du Personnel des OA: Ie personnel ~ former comprend: les chefs d'equipe, les contremaitres et les agents de developpement communautaire. La formation porte sur la preparation d'un plan d'action communautaire (devant servir de base de formulation des propositions communautaires pour la Phase d'Executioo), Ie recyclage des superviseurs techniques en conception et construction des systemes et Ie recyclage des agents de sante et des techniciens d'assainissement domestique. Cette formation dure 1 mois environ et se termine vers Ie debut du mois de decembre de la 2e annee. • plan d'action Communautaire: I'evaluation des besoins de la communaute est faite, Les activites de formation de la communaute sont conduites et portent sur I'education ~ la sante et ~ I'hygiene (ESH), I'education non-forme lie (ENF), les procedures d'acquisition de la personna lite juridique par des Groupements de consommateurs d'Eau, la creation des Comites de Representants des Groupements de Consommateurs, la discussion des options techniques et du niveau des services et I'appui aux communautes beneficiaires dans la formulation des propositions portant sur la Phase d'Execution. La promotion et la construction des latrines domestiques commencent ~ ce stade. Ces activites durent 6 mois environ et se terminent vers la mi mai de la 2e annee. Achevement de la Proposition de la Phase d'Execution la contribution financiere de la communaute (en argent liquide) est collectee, Ie plan d'action communautaire est finalise, la conception detaillee et la formulation de la proposition de la Phase d'Execution sont finalisees. Le Secretariat procede . ~ une appreciation du futur chantier, reunit Ie CTE pour examiner la conformite des propositions avec les criteres d'eligibilite, A I'issue de sa reunion, Ie CTE formule des recommandations ~ soumettre ~ I'approbation du Conseil d'Administration. Ces activites durent 3 mois environ et elles se terminent vers la fin aoOt de la 2e annee. 4.2.2.2.1. Les Resultats de la Phase de developpement La Phase de developpement aboutit ~: la mise en place de groupements de consommateurs enregistres ayant un Comite de Representants des Consommateurs (CRC); un plan d'action communautaire qui constitue la base de preparation de la Phase d'Execution et les contributions communautaires aux coOts d'investissement, de fonctionnement et de I'entretien. Dans Ie cas des communautes qui remplissent tous les criteres d'eligibilite, ces resultats s'etendent ~ un contrat tripartite CRC - Conseil OA de financement de la Phase d'Execution. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De "A...ini••ement • Volume II 4.2.2.2.2. Les Paiements de la Phase de Oeveloppement Les termes du contrat portant sur Ie paiement de la Phase de developpement ont ete etablis de fac;on a permettre un suivi regulier de la performance des OA et a identifier assez tOt les probl~mes eventuels. Tous les paiements dependent de I'ach~vement de certaines taches specifiques. Le paiement de la premi~re tranche (30% de la valeur totale du contrat) depend de: la signature du contrat de la Phase de developpement, a la preuve que I'OA a ouvert un compte bancaire separe pour les activites de la Phase de developpement, la preuve que I'OA a engage Ie personnel requis et la production d'une co pie du recepisse de la lettre informant Ie COD (Comite de Developpement du District) concerne des activites de la Phase de developpement. Le paiement de la seconde tranche (40% de la valeur totale du contrat) est effectue s'il est prouve que: toutes les activites d'ESH (education a la sante et a I'hygi~ne) ont ete conduites conformement aux termes de reference de la Phase de developpement; les procedures d'utilisation du Fonds de I'Assainissement ont ete etablies et approuvees par les membres de la communaute, Ie Groupement des consommateurs aouvert son propre compte bancaire et qu'il est legalement enregistre au titre de I'Acte des Ressources en Eau, un representant du CRC a ete forme et que la carte des ressources de la communaute, Ie planning d'execution des travaux, les donnees de base sur la situation sanitaire, I'agenda du personnel de terrain de I'OA et Ie registre des comptes rend us de reunions du CRC sont conserves par la communaute. En plus des visites reguli~res de suivi des activites de terrain, il est fait un audit des contrats de la Phase de developpement, apr~s paiement de la seconde tranche. Le paiement de la troisieme tranche (30% de la valeur totale du contrat) est effectue sous reserve de la production de la preuve que: I'OA a soumis une proposition pour la Phase d'Execution, y compris tous les plans d'action communautaires requis (avalises par la communaute entiere lors d'une reunion populaire); I'OA a realise toutes les activites d'ESH; Ie technicien d'entretien du village, Ie promoteur de sante au niveau du village et Ie tresorier du CRC ont ete choisis; Ie Fonds pour I'Assainissement a ete correctement utilise et que I'agenda du personnel de I'OA, Ie registre des comptes rendus des reunions des CRC et Ie livre des comptes des GCE (Groupements des Consommateurs d'Eau) sont tenus correctement. 4.2.2.3. La Phase d'Execution Le contrat de la Phase d'Execution est une convention tripartite qui lie la communaute, I'OA et Ie Conseil. II est conclu sous reserve de la preuve d'un audit concluant de la Phase de developpement, Ie versement par la communaute d'une contribution financi~re (contribution en argent liquide aux coOts de construction du systeme) sur Ie compte bancaire conjoint Communaute - OA, et du versement par la mAme communaute, d'une contribution financiere (en argent liquide pour la maintenance du syst~me pendant sa premiere annee de fonctionnement) sur Ie compte bancaire de la communaute. Les coOts de la Phase d'Execution sont d'environ 13.000 $ US par communaute, soit un coOt par tete de 30 $ US environ, dont pr~s de 2.550 $ US (20%) viennent de la contribution communautaire en argent et en nature et 10.450 $ US environ constituent I'apport du Conseil. Ceci equivaut a un coOt par habitant d'a peu pr~s 30 $US. L'objectif de cette phase est de construire les syst~mes d'approvisionnement en eau, poursuivre la construction de latrines et achever la formation des CRC et des membres des communautes. La Phase d'Execution comporte les activites suivantes: AtIIIer Technique ... U PoIItique 8ect. . . . . . I'1!eu It De l'ARIllnI•••IMnt· Volume. Formation du Personnel des OA et des Membres de la Communauttl: Cette activit' consiste en la formation des techniciens de la communaut', du technicien d'entretien du village, des membres des CRC, des gardiens du point d'eau, des enseignants et des chefs de villages. • Planification des Tr,vaux de Construction: Cette activit' consiste en la planification des activit's de construction, I'approvisionnement en mat'riel et en 'quipements et leur acheminement sur Ie site. Cette activit' dure six semaines environ et est achev'e vers la mi octobre de la 2e aOl"Mie. • Construction dU Systtme d'ApProvisjonnemem en Eau; Tous les travaux de construction sont effect~s par les communaut's en deux 'tapes avec un appui et une contribution techniques des OEA et avec un suivi du Conseil. Cette activit' dure 6 mois et demi environ at est achev. au d'but du mois de mai de la troisiitme anMe. • L'ASsainissement; Cette activit' est une poursuite de la promotion de la construction de latrines au niveau des m'nages et des institutions publiques. Elle dure 5 mois environ et elle se termine 6 la fin d'avril de la troisiitme anMe. • Service d'APDUi Technique aux Femmes: Ces services consistent en I' orientation des femmes dans I'identification des activit's g'Mratrices de revenus ou autres; la r'alisation des activit's arr6t'es de commun accord et I"tablissement du contact avec d'autres organisations. Cette activit' dure 6 semaines environ et est achev'e vers d'but mai de la troisiitme ann'e. • protection des Sources; Cette activit' consiste en la plantation d'une haie autour de la source pour la prot'ger contre I'intrusion des animaux. Elle dure quatre semaines environ et est achev'e vers la mi mai de la troisiitme ann'e. 4.2.2.3.1. R'sultats de la Phase d'Ex'cution Les r'sultats de la Phase d'ExKution sont: la consolidation de toutes les activit's, des systitmes fonctionnels d'approvisionnement en eau et d'assainissement achev's, des CRC form's et des communaut's dont les membres sont capables de g'rer leurs installations d'approvisionnement en eau et d'assainissement. 4.2.2.3.2. Les Paiements de la Phase d'Ex'cution Comme pour la Phase de d'veloppement, les termes du contrat portant sur Ie paiement de la Phase d'Ex'cution sont de nature 6 permettre de suivre de prits la performance des OA et des communaut's et d'identifier assez t61 les problitmes 'ventuels. Toys les paiements d'pendent de I'achitvement des tAches bien d"inies et dont on peut faire un SUIV!. Pendant la Phase d'Ex'cution, deux comptes bancaires sont utili_s: Ie premier est un compte conjoint Communaut' - OA, Ie second est Ie compte de I'OA. Les contributions respectives de la Communaut' et du Conseil pour la construction du systitme sont verMes sur Ie compte conjoint. Les fonds pour les frais de fonctionnement de I'OA sont d'pos's sur son compte comme cela se fait pendant la phase de d'veloppement. Trois versements sont effectu's sur Ie compte de ,'OA et deux autres sur Ie compte conjoint comme suit: Atelier Technique Sdr LI Politique Sectorielle de l'Elu Et De l'A..ain".l'Mnt • Volul'M • • Environ 30% du budget des activites de developpement sont paves it I'OA apr~s que Ie contrat pour la Phase d'Execution eut ete signe et que Ie personnel eut ete recrute. Environ 50% de la contribution totale du Conseil aux coOts de construction du syst~me (materiaux non disponibles localement, main d'oeuvre specialisee et transport) sont verses sur Ie compte conjoint moyennant presentation des factures pro-forma de tous les materiaux qu'on ne peut trouver localement lors de la premi~re etape de construction (tel que precise dans les manuels d'operation du Conseil et repris dans les contrats de la Phase d'Execution). • Environ 40% du budget total des activites de mobilisation communautaire sont verses sur Ie compte de I'OA et environ 50% de la contribution totale du Conseil aux coOts de construction (materiel non disponible localement, ouvriers qualifies et transport) sont verses sur Ie compte conjoint une fois que: les travaux de la 1~re etape de construction du syst~me ont ete realises avec satisfaction; Ie. materiel commande (non disponible localement) a ete livre et la livraison certifiee par les GCE; toutes les activites de developpement (y compris I'ESH) ont ete entreprises; Ie technicien d'entretien du village est en fonction; la • formation des membres des CRC charges de la gestion des travaux de construction et la formation du tresorier ont eu lieu; les livres de comptes des syst~mes sont tenus; les factures pro-forma pour les materiaux non disponibles localement et destines it la 2~me etape dans les travaux de construction ont ete soumises; Ie GCE a certifie que les travaux de construction de la 1~re etape ont ete acheves et que les rapports d'activites ont ete soumis. • Environ 30% du budget total des activites de developpement sont verses au compte de "OA s'il est prouve que: Ie syst~me a ete construit conformement au contrat; toutes les activites de developpement sont terminees, Ie technicien du village pour I'entretien et les CRC ont rec;u des cours de recyclage, les decomptes des syst~mes acheves ont ete soumis et Ie fonds communautaire pour I'entretien a ete reapprovisionne par la communaute. En vue de realiser une economie d'echelle, des syst~mes isolas devraient Atre evites. Les communautes et les OA sont encouragees it identifier les syst~mes groupes it soumettre au Conseil pour financement. 4.2.2.4. edtiJ,. d"E6gibiHt4 des Ol'flllniSiltions d"Appui. Pour s'assurer qU'elie ne selectionne que les OA competentes, Ie Conseil applique strictement les crit~res d'eligibilite suivants, lors de la setection. • Justifier de I'acquisition de la personna lite juridique. • Justifier des dispositions constitutionnelles exigees pour Atre autorise it s'engager dans la fourniture des services d'approvisionnement en eau et d'assainissement et dans les activites connexes. • Justifier de I'audit regulier des comptes et de leur certification. • Justifier d'une experience pratique d'au moins 2 ans dans les activites participatives d'approvisionnement en eau et d'assainissement et/ou d'autres activites de developpement communautaire. • Disposer d'un personnel competent pour I'accomplissement des activites proposees. Atelier Technique Sur La Politique Sectoriele de l'Eeu Et De I' A••ain"elMnt - VolulM • Chaque OA est evaluee sur Ie terrain par Ie Conseil pour I'experience de terrain et la capacite du personnel. 4.2.2.5. Cdte,es de Choix des Systemes Au depart, pour Atre retenu, Ie systAme propose doit remplir les critAres de base fixes par Ie Conseil ~ savoir: I'existence du besoin pour les services d'eau et la viabilite economique; la faisabilite technique et la durabilite; ainsi que la volonte iI payer. Ces mAmas critAres sont appliques ~ chaque phase du cycle sur base des informations disponibles et, au besoin, ils seront revus pour prendre en consideration les lectons tirees des experiences accumulees ~ la fin de I'execution de chaque lot de travaux. Ci apres la description detaillee de ces critAres de choix: e Le Besoin et la Viabilite Economiaue Ce critAre est de mise si tout ou partie des conditions suivantes sont rem plies: Le rapport avantage/coOt est d'au moins 1,5. Ce rapport pourrait Atre estime lors de la phase de preparation en verifiant si Ie temps moyen economise par jour grAce ~ la proximite du systeme d'approvisionnement en eau sera superieur iI 2 heures pour les systemes gravitaires et les forages profonds; ~ 0,75 heures pour les forages peu profonds et ~ 1,75 heures pour les puits creuses ~ la main et si les coOts estimatifs par tAte sont approximativement inf6rieurs ~ 28,00 $ US; 22,00 $ US; 400 $ US et 17, 50 $ US respectivement pour les systemes gravitaires, les forages profonds; les forages peu profonds et les puits creuses ~ la main. • La quantite moyenne d'eau disponible par tAte ne depasse pas les 15 litres par jour et les coOts sont inf6rieurs aux seuils cites en m. La majorite des menages utilisent des sources fortement polluees et un s.ystAme d'eau permettrait de leur fournir una eau propre, soit en protegeant les sources existantes dans les collines, soit en les am6liorant (dans Ie Terai) tout en restant dans les limites de coats cites en (i). • La Faisabilite Techniaue Ce critere est rempli lorsque la source proposee ne fait pas I'objet de disputes, qu'elle n'est pas polluee et qu'elle a un debit qui permettrait une fourniture d'au moins 45 litres d'eau par personne par jour (s'il n'y a pas d'autres solutions et que les sources existantes sont fortement polluees ou fournissent moins de 15 litres par personne et par jour, un minimum de 25 litres par personna et par jour serait acceptable) et si Ie systeme respecte las normes techniques et les niveaux de services fixes par les lignes directrices et les critAres du Conseil, y compris les mesures pour attenuar les consequences environnementales d9tavorables. • Durabilite et Volonte a Payer: Pour remplir ce critere, les conditions suivantes doivent Atre respectees: La contribution communautaire au coOt d'investissement couvre toute la main d'oeuvre non qualifiee, Ie materiel disponible localement, Ie transport local et tous las autres coats excedentaires pour les niveaux de service superieurs iI ceux qui sont prevus par directives du Conseil. La contribution financiAre est d'au moins 2,5% du coat de construction dans les montagnes et de 20% dans Ie Terai. Atelier Technique Sur Le PoIltique Sectorlelle de I'feu Et De l'Aueinluement· Volume I La communaute a pris les dispositions requises pour assurer un fonctionnement et un entretien satisfaisants des installations, dispositions avant trait notamment ~ I'embauche du technicien du village pour I'entretien, la mise en place de structures de collecte regulillre des fonds pour I'entretien, la constitution d'une provision pour I'entretien du syst~me pendant la premillre annee de fonctionnement (estime it 3% du coOt total de construction dans la zone montagneuse et it 4% dans Ie Terai). Un groupement des consommateurs d'eau comprenant toutes les families beneficia ires a ete forme et enregistre et un Comite de Representants des consommateurs (compose des representants des differents groupes, dont deux femmes au moins) a ete constitue pour assurer la gestion du systllme. Toutes les families qui expriment Ie desir de participer sont desservies. Les indicateurs de durabilite et de la volonte it payer doivent Atre examines avant la Phase de developpement. Par ailleurs, les contributions financillres doivent Atre deposees et les groupements des consommateurs d'eau enregistres avant la signature du contrat pour la Phase d'Execution. 4,2,2,6, Le R6'e des Femmes Le transport de I'eau est I'une des tAches les plus difficiles en zones rurales au Nepal et il est principalement fait par les femmes et les fillettes. Les femmes sont responsables de tous les travaux menagers relatifs it I'eau comme par exemple I'approvisionnement en eau et I'entretien des sources et des points de distribution d'eau et la contribution aux travaux de leur construction. Ce sont egalement les femmes qui decident de I'utilisation d'un point d'eau specifique donne au vu de la distance qui Ie separe des habitations et au vu de son accessibilite. Cependant, elles ne participent pas beaucoup aux activites de developpement parce qu'elles sont trop prises par les travaux menagers, elles sont peu sensibilisees et elles n'ont pas de contrOle sur les ressources. En depit de ces contraintes, les programmes de developpement au Nepal, comme partout ailleurs, ont montre que les femmes pourraient mieux participer it I'initiation et it la gestion de leurs propres systllmes d'approvisionnement en eau. Voil~ pourquoi la strategie de r~alisation du Projet met I'accent sur Ie renforcement du rOle des femmes dans toutes les etapes du cycle d'un syst~me afin d'accroitre leur capacite et de s'assurer qu'elles beneficient pleinement des avantages offerts par Ie Projet. Les activites de developpement du volet Services d'Approvisionnement en Eau et d'Assainissement permettront la promotion du rOle des femmes dans cinq domaines cle. La representation des femmes dans les comites des Representants des Groupements des Consommateurs sera garantie (ceux-ci doivent comprendre au moins deux femmes); leur selection par les groupements feminins sera promue. Les activites d'education ~ I'hygi~ne et ~ I'assainissement et d'education non-formelle seront centrees sur les femmes. Celles-ci seront encouragees it tirer profit du programme des services d'appui technique aux femmes (SATF) qui vise it procurer aux femmes un savoir-faire specifique et une formation ~ la gestion, afin d'accroitre Ie champ d'activites generatrices de revenus et de les aider it acceder aux systllmes de credit officielles. Les femmes seront encouragees it former des groupements feminins qui sont charges de I'entretien des points d'eau et de la collecte mensuelle des fonds Atelier Technique Sur Le Politique Sectorielle de l'Eeu Et De l'A••einie.ernent - Volume II destines lJ I'entretien des mllmes points d'eau. La selection des femmes techniciennes d'entretien des systllmes sera encouragee. Les femmes seront formees lJ I'operation et lJ I'entretien, au suivi et lJ I'elaboration des rapports. 4.2.2.7. Suivi, Evaluation et Supervision Le suivi et I'evaluation sont essentiels pour s'assurer que la performance du Conseil reponde aux objectifs fixes et que la realisation du projet se fasse dans Ie respect des exigences de qualite technique et de participation effective des consommateurs en vue de garantir la durabilite. Etant donne que Ie Conseil a ete cree pour servir d'instrument de facilitation et non pour agir comme une Institution de fourniture des services, Ie suivi et I'evaluation visent aussi lJ garantir la diffusion de I'information lJ tous les intervenants (les communautes, les CRC, les Organisations d'Appui, Ie Conseil et la Banque) afin de leur permettre d'exercer leurs fonctions respectives de gestion et de supervision. Etant donne que Ie Conseil appuie des communautes isolees peu organisees dans I'amelioration de leurs installations d'approvisionnement en eau et d'assainissement par Ie biais du reseau d'OA independantes, les procedures d'operation doivent perme~tre un equilibre judicieux entre la flexibilite et la prescription. VoillJ pourquoi Ie systllme de suivi - evaluation est con~u pour etablir Ie juste equilibre entre les risques (de derapage) inherents lJ cette approche d'une part et la necessite du respect des rllgles et normes de I'autre. Le suivi et I'evaluation sera fait au niveau du Programme et au niveau des systllmes. Etant donne que Ie Conseil est une agence facilitatrice, elle doit assurer Ie suivi global de I'evolution et de I'impact des investissements realises et de la performance des organisations contractantes. En ce qui concerne les systllmes specifiques, les gestionnaires primaires de ceux-ci sont les CRC et les OA. Par consequent, Ie suivi et I'evaluation reillvent de leurs responsabilites en termes de realisations et de contrOle de qualite etant donne que Ie respect des termes du contrat constitue la principale preoccupation du Conseil. Les indicateurs utilises par Ie Conseil dans Ie suivi et I'evaluation portent aussi bien sur les questions specifiques des systllmes que sur celles du Programme. Les questions specifiques au systllme se rapportent notamment lJ la vitesse d'execution et lJ la qualite des activites, lJ la performance et lJ la capacite des OA et des CRC, au niveau de realisation des avantages attend us du systllme, au rapport coOt/efficacite et lJ la qualite de la gestion faite par la communaute. Les questions soulevees au niveau du Programme sont Ie rapport coOt/efficacite des services fournis par Ie secteur prive, I'adequation des politiques et des procedures du Conseil (y compris les critllres de choix des OA et des systllmes), I'impact des interventions en fonction des conditions socio economiques et environnementales et I'efficacite relative des differentes options technologiques et des critllres de leur choix. Un systllme complet de suivi et d'evaluation a ete etabli pour Ie Conseil. II comprend cinq points distincts: e La Conformite: Les contrats entre Ie Conseil, les OA et les CRC serviront de principale reference. ContrOler la conformite suppose un suivi routinier et standardise de la gestion financillre, de la realisation physique des activites convenues et de la qualite des resultats. II vise lJ provoquer des mesures correctives ou des sanctions pour garantir la conformite avec les exigences fondamentales. Atelier Technique Sur L. Politi que Sectorielle de l'Eau Et De "Assaini••ement - Volume II e Le Processus de DeveloDDement: Ce point met I'accent sur I'evolution dans Ie temps de la qua lite et du dynamisme des services fournis. II consiste en une evaluation continue de I'exercice des fonctions Ie long du cycle du syst~me et Ie long du programme. II vise 8 permettre la revision des procedures et des instruments de gestion utilises par Ie Conseil. • La Communaute: Ce point met I'accent sur la capacite des consommateurs 8 gerer leurs avoirs et sur la sensibilisation creee chez eux par la participation aux activites du Programme. Le OA faciliteront les evaluations de la communaute portant sur son besoin pour les services et sur la qua lite desdits services. Le but de ce point est de fournir une base d'information en vue d'une gestion et une participation communautaires actives. • L'lmDaet:: Les changements crees par les activites, les apports et les services seront evalues en termes de realisation des objectifs 8 long terme du Conseil. La gestion faite par la communaute apr~s Ie Projet (de ses avoirs et des benefices offerts par les activites du Projet) devrait s'ameliorer dans Ie temps dans une perspective de durabilite. Cette assertion doit Atre verifiee. Le but de ce point est de fournir au Conseil et 8 I'ensemble des decideurs une evaluation continue de la rentabilite economique, financi~re et sociale de l'investissement dans Ie Programme. • La Strateaie: Ce point a trait au dispositif de documentation, de dissemination et aux mecanismes d'apprentissage par I'experience. L'approche d'adoption et programmatique de Conseil necessite un feed-back sur les approches qui marchent bien et sur celles qui ne donnent pas de bons resultats. Ce feed-back peut Atre incorpore dans Ie projet de facton cyclique ou programmatique. Le suivi des elements ci-dessus est assure par des visites reguli~res du Conseil et des Entreprises de Service; des rapports sur I'execution des syst~mes, des audits effectues par des auditeurs independants, des rapports sur I'execution des syst~mes (8 preparer par Ie Conseil pour un echantillon de syst~mes apr~s une saison d'operation), des etudes sur les connaissances, les attitudes et les pratiques, avant et apr~s la construction des syst~mes (etudes annuelles realisees sur un echantillon de communautes), et 8 travers I'inspection d'un petit echantillon de syst~mes quatre ans apr~s les travaux, afin d'evaluer I'impact du projet et surtout ses chances de perennite. 5. Les iWnefices et les Risques 5.1. Volonte i Payer et Accessibilite des CoOts On attend des menages desservis par Ie Projet une contribution financi~re initiale aux coOts d'investissement, en argent et en nature, et une mobilisation des fonds requis pour couvrir les depenses de fonctionnement et entretien. La contribution initiale aux coOts d'investissement en nature com porte (pour tous les syst~mes d'eau): la fourniture de la main d'oeuvre non-qualifiee et des materiaux disponibles localement et la contribution financi~re en argent liquide representant 2,5% des coOts des syst~mes gravitaires dans les zones montagneuses et 20% des coOts des differents types de puits et forages dans Ie Terai. La contribution totale aux coOts d'investissement (en argent et en nature) s'eI~ve 8 40% pour la plupart des syst~mes. Les communautes sont aussi appelees 8 constituer au prealable une provision estimee 8 la moyenne des depenses annuel/es de fonctionnement et d'entretien (3% du coOt de construction du Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et Del'A••aini••ement - Volume II systeme en zones montagneuses et 4% dans Ie Terai). Cette contribution sera geree par Ie Comite des Representants des Consommateurs. Ce pourcentage de la contribution financiiue (en argent liquide) aux coats d'investissement est propose pour persuader les communautes d'eviter les systemes coOteux. Quelques experiences vecues dans Ie Terai montrent que des economies substantielles peuvent ~tre realisees si les communautes sont appuyees sur une base harmonisee d'octroi de subventions et comprenant les choix technologiques. La contribution totale estimee par menage varie de 8,SO $ US (pour les puits peu profonds) a 31,00 $ US pour les systemes gravitaires des zones montagneuses. En general, ces contributions sont interieures aux revenus accumules par les menages en deux mois. Une telle accessibilite des coats a ete egalement confirmee par Ie projet pilote de JAKPAS. La documentation sur la mobilisation continue des ressources financieres requises pour couvrir les depenses de fonctionnement et d'entretien (F& E) n'est pas aussi riche que celie qui existe sur la mobilisation des contributions initiales. La continuite du fonctionnement (apres plusieurs annees) des systemes sponsorises par les ONG indique qu'il est possible pour la communaute d'assurer Ie fonctionnement et la maintenance des systemes. Nombre de communautes visitees ont declare qu'elles etaient disposees a payer entre 0,23 $ US et 0.S2 $ US par menage par mois (Ies prix de I'eau en 1993). Ces chiffres sont com parables aux coats de F & E des systemes les plus coOteux. Les coats initiaux F & E pour les systemes gravitaires s'eleveraient a 0,33 $US par menage par mois et a environ 0,46 $ US pour les puits profonds. 5.2. Allegement de la Pauvrete Bien que les estimations sur les coats, les statistiques sur les revenus et les resultats des etudes montrent que les systemes sont d'un coat abordable, quelques menages pauvres ne seront probablement pas en mesure de contribuer totalement aux coats. M~me si tel etait Ie cas, une condition serait posee demandaot a la communaute que pour beneficier de I'appui requis pour la construction du systeme tous les menages aient acces aux installations. Le projet pilote indique que les communautes sont pr~tes a supporter leurs membres les plus faibles mais que les menages capables de payer et qui s'y refusent juste pour profiter gratuitement des services seront frappees de sanctions. Le Projet n'entend pas explicitement toucher les communautes pauvres des zones montagneuses. De nombreuses ONG cherchent a assister les communautes les moins favorisees, ce qui sous-entend qu'un ciblage automatique visant I'allegement de la pauvrete est introduit dans les procedures du Conseil. Beaucoup de menages appartiennent a de grandes communautes; ils ne sont par groupes en communautes geographiquement isolees. Des lors qu'une couverture totale des besoins au sein de la communaute est I'un des criteres d'eligibilite de la communaute, les populations pauvres devraient beneficier des services. (La proportion de menages pauvres en zones rurales depasse les 40-6-% selon les criteres utilises pour definir la pauvrete). Dans Ie Terai par contre, les programmes publics et prives ont conduit a un taux eleve de couverture des besoins mais beaucoup de ces programmes n'ont pas touche certains groupes de la population tels que les locataires sans terre. Le Projet Pilote n'a pas recueilli suffisamment d'informations sur cette question, informations qui auraient permis d'indiquer les voies a suivre par Ie Conseil pour toucher les groupes non Atelier Technique Sur La Politique Sectoriel" de I'Eau Et De l'A••ainia.ement· Volume II desservis dans Ie Terai. C'est dans ce cadre que Ie Projet comporte une etude sur la strategie a utiliser dans cette zone. Cette etude demarrera tres prochainement. 5.3. Evaluation Environnementale Le Projet est suppose avoir un impact positif net sur I'environnement. Par ailleurs I'existence des systemes d'approvisionnement en eau et d'assainissement permettra aux femmes et aux enfants d'economiser du temps et de I'energie (puisqu'ils n'auront a a plus parcourir des distances la recherche de I'eau), contribuera I'amelioration de la a sante et accordera aux femmes des opportunites d'accroitre leur productivite grace au temps epargne. L'eau sera utilisee plus efficacement pour Ie bain, la lessive et Ie nettoyage. Les femmes rurales n'auront plus besoin de faire beaucoup d'enfants puisque les taux de mortalite et de morbidite auront baisse. Les pratiques d'hygiene et d'assainissement et la sante familiale s'amelioreront. L'environnement sera moins contamine grace a une evacuation contrOlee des dechets. L'environnement et la protection des zones de captage s'amelioreront. Enfin, les communautes seront plus independantes. Cependant, les systemes d'approvisionnement en eau et d'assainissement construire a pourraient aussi avoir des impacts negatifs sur I'environnement. Les reservoirs et autres ouvrages peuvent deborder et causer I'erosion. La construction negligee des systemes d'eau et Ie creusement des tranchees peuvent egalement entrainer de serieux problemes d'erosion. La recherche du bois de chauffage par les ouvriers et Ie degagement des traces pour les conduites d'eau et des sites des ouvrages pourrait causer une degradation excessive de la vegetation locale. L'accroissement de I'usage de I'eau en I'absence de systemes adequats d'evacuation des eaux usees pourrait donner lieu a des problemes de pollution. Des unites inadequates d'assainissement (latrines) et des puits mal construits pourraient etre a I'origine de la pollution de I'eau souterraine. L'accroissement de la consommation en eau domestique pourrait penaliser les autres usages (agricoles & industriels). L'expansion des zones de peuplement du fait de I'amelioration des services d'approvisionnement en eau pourrait conduire a une pollution de I'environnement en raison du surpeuplement. Enfin, Ie transport des materiaux locaux de construction et I'amenagement des voies d'acces pourrait causer une serieuse erosion. Bon nombre de ces effets negatifs potentiels seront attenues ou evites par les activites prevues par Ie Projet. Bref, en depit de tous ces effets negatifs potentiels, I'on espere que I'impact du Projet sur I'environnement sera largement positif. 5.4. Promotion du Secteur Prive L'objectif de ce Projet est d'aider Ie Gouvernement a ne plus intervenir dans la fourniture des services qui seraient mieux assures par Ie secteur prive et ne se a concentrer que sur les activites qui lui reviennent reellement. Ces activites, dans Ie cas de I'approvisionnement en eau potable et de I'assainissement en milieu rural, comprennent: la subvention des services prives (dans Ie cas present travers des a subventions accordees par Ie Conseil aux OA et aux communautes); Ie suivi de la performance des differents acteurs (ce qui sera fait a travers Ie developpement institutionnel et les etudes correspondantes); la recherche sur les technologies appropriees et Ie developpement de celles-ci et I'amelioration des politiques sectorielles en vue de faciliter une fourniture efficace des services. Les impacts immediats les plus importants sur Ie secteur prive se traduisent par Ie financement des systemes inities et Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Assainissement· Volume II executes avec I'aide des ONG et des communautes. La formation du personnel des ONG, des Organisations a base communautaire et d'autres groupes prives, dans Ie cadre du Projet, augmentera aussi la capacite du secteur prive a conduire des programmes plus importants a I'avenir. De la sorte, Ie Conseil pourra aider Ie Gouvernement non seulement a minimiser son rOle dans Ie nouveau systeme decentralise de fourniture des services d'eau et d'assainissement mais a creer un important precedent qui pourrait guider les autres secteurs, 5.5. Impacts sur les Femmes Le Projet permettra aux femmes et aux enfants d'avoir plus acces aux services d'eau et aux installations d'assainissement et ainsi economiser du temps et de I'energie, ce qui leur conferera une meilleure sante et accroitra leur productivite. Les femmes jouiront par ailleurs d'une plus grande intimite et elles pourront jouer un plus grand rOle dans la gestion de I' approvisionnement en eau; des systemes d'assainissement dont la reglementation dans I'utilisation de I'eau, la collecte des paiement des consommateurs, I'entretien et les preparations de rapport, Ie suivi et I'evaluation. L'education non formelle et les services techniques d'appui aux femmes accroitront leur taux d'alphabetisation. Les activites du Projet conCfues pour la participation des femmes permettront a celles-ci d'avoir plus de confiance en elies-mAmes grace a une mobilite accrue, a une meilleure interaction avec les autres membres de la communaute et a un acces accru aux activites productives. II en resultera des avantages institutionnels et sociaux, (comme la mise en place de Groupements des Consommateurs d'Eau qui fonctionnent bien) et un meilleur statut pour les femmes. Des attitudes negatives a I'egard de la participation active des femmes a des activites autres que traditionnelles pourraient constituer une entrave a la participation attendue de celles-ci, ce qui est difficile a surmonter. Un remede a ce genre d'attitudes sera trouve a travers une information specifique et des programmes de conscientisation organises a I'intention des autorites locales, des chefs de communautes et de la communaute dans son ensemble. 5.6. Analyse Economique 5.6.1. Justification du Projet Le Projet trouve sa justification dans les avantages directs qu'il offre a une population de 550.000 habitants (400.000 au depart) en termes d'accroissement des niveaux de vie. Le Projet offrira egalement des avantages a long terme, non quantifiables, grace a la perpetuation de ses operations par les institutions creees par lui. La recherche et Ie developpement d'activites financees par Ie Projet permettront I'amelioration des pratiques et des techniques de fourniture de services d'approvisionnement en eau et d'assainissement. Etant donne qu'il cree les institutions et developpe les procedures pour Ie financement public d'un developpement communautaire centre sur la demande. ce Projet pourrait !!Itre reproduit de maniere durable et a une echelle plus grande que celie observee lorsqu' on utilise des fonds publics ou prives uniquement. 5.6.2. Avantage Direct Les seuls avantages qui ont ete quantifies sont la valeur du temps economise par la collecte de I'eau et la valeur de I'accroissement de la consommation de I'eau Atelier Technique Sur La Politi que Sectorielle de l'Eau Et De l'Assainissement - Volume " (consommation induite) du fait des faibles coOts de la collecte de I'eau. La quantification des avantages sanitaires futures n'a pas ete faite faute d'informations adequates. Estime sur la base des resultats des differentes etudes de rentabilite economique, Ie temps qui sera epargne dans les zones montagneuses est de 170 minutes par menage par jour et la valeur de la consommation induite represente 20% de celie du temps economise, soit 34 minutes par menage par jour. Contrairement aux zones montagneuses, Ie temps economise n'est pas facile a quantifier dans Ie Terai. Estime sur la base de quelques etudes de rentabilite economique, Ie temps economise grace a I'utilisation des puits peu profonds est de 30 minutes par menage par jour et la consommation induite est evaluee a 6 minutes par menage par jour, Ces resultats ne cO'incident pas avec Ie seuil du rapport avantage/coOt de 1,5 rnais quelques syst~mes seront probablement necessaires pour rem placer les sources fortement polluees. En effet, meme si Ie Conseil devrait appliquer rigoureusement les crit~res, il y a des cas ou il sera amenee a retenir des syst~mes au vu par exemple de la gravite des probl~mes de penurie d'eau et de pollution des sources (necessite de les remplacer). On estime que les forages profonds permettront une economie de temps ega Ie a 60 minutes par menage par jour et une consommation induite d'eau d'une valeur equivalente a 12 minutes, 5.6.3. Valeur du Temps Epargne La valorisation du temps est basee sur son utilisation, Une etude a montre que 30% de ce temps sont consacres aux activites economiques, 16% aux travaux menagers (entretien des enfants, hygi~ne du menage, etc,) et Ie reste est utilise dans les relations sociales, au repos, etc. Ce temps a ete valorise a 100% du salaire moyen pour les activites economiques en milieu rural, a 50% pour les travaux menagers et a 25% pour les autres activites, Ces chiffres sont compatibles avec les resultats des autres etudes effectuees sur demande et ceux des etudes sur Ie transport. Le salaire moyen en milieu rural est estime a 0,70 $ US par jour. Ainsi, la valeur du temps economise grace aux syst~mes gravitaires equivaut a 46,00 $ US par menage par an et la valeur de la consommation induite est de 9,18 $ US par tete par an. Ensemble, ces deux benefices totalisent une valeur d'environ 55,18 $ US, ce qui depasse Ie revenu mensuel moyen dans les zones montagneuses. La valeur de ces avantages dans Ie Terai est interieure a celie estimee pour les zones montagneuses car les economies de temps realisees sont plus faibles, 5.6.4. Les Couts Les estimations de coats se ret~rent au projet pilote. Les coOts de developpement des communautes pour chaque type de syst~mes incluent les coOts de mobilisation de 1 5 % des communautes qui se retirent entre les phases de developpement et d'execution. 5.6.5. Analyse du Rapport Avantage/Cout et de la Rentabilite Economique Une analyse exhaustive des avantages et des coats previsionnels a ete faite sur un horizon de 24 ans a compter de la premi~re annee du Projet avec pour prix de reference ceux de 1996. Une presentation somma ire des resultats est ici faite. Les taux de rentabilite economique (TRE) ont ete calcules pour chaque type de syst~me d'abord en Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'E.u Et De l'A•••inle.ement • Volume II y incluant Ie developpement communautaire et les depenses de construction, ensuite en ne tenant compte que des coats de construction. La premiere estimation minimise Ie TRE puisque la quantification des avantages sanitaires n'est pas faite, alors que la deuxieme Ie grossit du fait de I'exclusion des coats de la mobilisation et.de I'education communautaires. Ensuite, les TRE ont ete calcules pour tous les systemes confondus. Enfin, un TRE total du Projet est estime en ajoutant aux coats des systemes tous les autres coats comme par exemple les coats de fonctionnement du Conseil, les coats du developpement institutionnel et des etudes. Etant donne que les avantages lies a ces coOts indirects ne sont pas faciles a evaluer (car indirects), etant donne aussi que les avantages sanitaires produits n'ont pas ete quantifies, la valeur de 15% estimee pour Ie TRE est plut6t inferieure a la valeur reelle. Le TRE pour les systames est estime a 22% et il est egal a 31 % si I' on ne considere que la construction. L'un des risques principaux que court Ie Projet est de voir les activites de renforcement de capacite des ONG, des communautes et du Conseil lui-mAme durer plus longtemps que prevu, ce qui affecterait les previsions actuelles. Le deuxieme risque reside dans les pressions externes qui pourraient gAner Ie Conseil dans son travail d'allocation trans parente des ressources sur la base des criteres definis par ses regles et par les manuels d'operation. La conception du Projet tente de minimiser Ie premier risque grAce a plusieurs elements. Premierement, Ie Projet Pilote a developpe des procedures pour une application rigoureuse des criteres d'eligibilite, pour un renforcement des capacites des Organisations d'Appui et des communautes et pour Ie suivi de la realisation des systames. Deuxiemement, durant les premieres annees du Projet, des conseils sont prodigues pour aider a surmonter les difficultes initiales et Ie personnel du Conseil beneficie d'une formation sur Ie tas. Troisiemement, les paiements pourront Atre acceleres, ralentis ou arrAtes en fonction de la performance des organisations d'appui et des communautes etant donne que Ie Projet n'entend financer que les systemes qui remplissent les criteres d'eligibilite. Le rythme de I'execution se regie lui-mAme. Ouatriemement, en basant Ie critere du temps economise sur Ie rapport avantage/coOt de 1,5 au lieu de 1,0 on accroit Ie risque mais aussi on s'assure que la Projet generera des benefices permettant de compenser les frais generaux du Conseil. Cinquiemement, la competence et la motivation du personnel sont maximisees grAce a un recrutement a sur la base d'un concours ouvert et un engagement sur une base contractuelle, une a remuneration du niveau de celie appliquee par Ie secteur prive et aussi en conditionnant la conservation de I'emploi a la performance. Le projet pilote a montre que ces procedures donnent de bons resultats au Nepal et I'experience actuelle du Conseil confirme ce constat. L'autre risque relatif a la pression politique externe est plus imprevisible. Comme signale plus haut, I'insuffisance d'autonomie chez les institutions publiques constitue la principale cause de la faible performance constatee. Les mesures pour redresser cette situation n'ont pas pu Atre testees par Ie projet pilote mais I' Acte de creation du Conseil confare a celle-ci un certain niveau d'autonomie lui permettant de faire respecter les criteres d'eligibilite et les conditions d'embauche du personnel. Aussi, pour attenuer et minimiser ce risque, une supervision de la Banque a-t-elle ete prevue. Atelier Technique Sur L. Politique Sectorielle de l'Eau Et De "A•••ini..ement· Volume H 6. Conclusion Le Conseil existe depuis plus de 15 mois. Le Projet lui-mArne n'est optirationnel que depuis 8-9 mois a cause d'un important retard enregistrti au niveau de I'approbation des n\gles du Conseil, de ses manuels d'optiration et au niveau du recrutement de son personnel par Ie Directeur Exticutif. Comme Ie Projet a titti con(fU dans I'esprit de tester une stirie d'approches innovatrices (ex: autonomie complete pour Ie Directeur dans la gestion du personnel et des programmes, salaires comptititifs pour les employtis, transparence dans Ie recrutement du personnel, etc.) tres diff6rentes des approches traditionnelles, un temps et un effort considerables titaient nticessaires pour obtenir ces approbations. Une fois que les regles du Conseil et les manuels furent approuvtis et mis en application, Ie Directeur Exticutif a rapidement recrutti Ie personnel et, actuellement, Ie Conseil fonctionne relativement bien, sans problemes majeurs. Quatre-vingt cinq (85) communautes (sur 93) prevus) du groupe no I sont en train de terminer la Phase de developpement et elles entreront bientelt dans la Phase d'Execution. La pre-qualification des Organisations d'Appui (OA) pour Ie deuxieme groupe est termintie. Les titudes preliminaires de faisabilite pour 270 systemes sont en cours de vtirification sur terrain. Environ 55 OA contracteront les marches pour la Phase de developpement du groupe nO II portant sur la construction de 240 systemes. La prtiparation de la Phase de developpement pour Ie groupe III est en cour. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'A••aini••ement - Volume U Experience de I' Afrique du Sud Kate Roper Coordinatrice Regionale Mvula Trust Le Contexte Sud-Africain Cadre de politi que du secteur Eau et Assainissement Les Acteurs du secteur Les activites de Mvula Trust Le Cycle du Projet: Projets d'eau, Projets d'assainissement Principes du systeme financier Demande de decaissement Conclusions Afrique du Sud Population: 40 millions 12 millions sans approvisionnement en eau adequat (30%) 21 millions sans assainissement convenable (53%) Population rurale: 51 % Dans les 4 provinces orientales 50% vivent dans des villages de moins de 5000 habitants Services d'Eau et d'Assainissement Avant les Elections de 1994 10 Patries (regions reservees aux noirs) + 4 provinces Faible taux de couverture Faible niveau de services Service intermittent Mauvais entretien => Services gratuits => Carburant => Equipement => Fournitures => Reparations => Salaires des techniciens pourvus par I'administration locale avec peu de participation de I'administration centrale Durabilite Benefice a long terme du capital investi Comment? Participation communautaire dans I'amenagement et dans I'exploitation des installations Sens de propriete communautaire vis a vis des installations Apres les Elections de 1994 Programme de Reconstruction Et de Developpement (PRO) Pour corriger les injustices du passe en pourvoyant principalement les services de base Atelier Technique Sur L. Politique Sectorielle del'Eau Et De l'A•••inie.ement - Volume II Restructuration des rOles et des responsabilites + Livre blanc sur la politique de I'eau et de I'assainissement Le livre blanc sur la politique de I'eau et de I'assainissement (Novembre 1994) Politique de developpement dan les communautes pauvres et defavorisees Habiliter les communautes a: * resoudre leurs problemes elles-memes * contrOler leurs propres destinees * developper des competences en prise de decision et en gestion Subventions du Gouvernement * pour Ie developpement de capital pour satisfaire un niveau de service minimum (canalisation a moins de 200 m et latrines amelioree venti lee VIP). Paiement du consommateur * pour tout accroissement du coOt d'investissement relatif a un niveau de service au dessus du niveau de service de base. Paiement du consommateur pour Ie fonctionnement et I'entretien maintenance Gestion par Ie consommateur * des installations existantes et nouvelles. Acteurs du Secteur Administration locale Elue en novembre 1995 Ressources humaines et financieres limitees Chargee de garantir I'acces aux services d'approvisionnement en eau et d'assainissement Departement National des Eaux et Forets Charge de * la gestion des ressources * garantir des approvisionnements et des services adequats * regulariser I'usage de I'eau * suivre et contrOler la qualite de I'eau Une nouvelle Division de I' Approvisionnement en Eau et de I' Assainissement pour les communautes Les communautes Planification: Chefs de communautes et conseillers locaux Execution: * Comite d'Organisation du projet (suivi, prise de decision, communication) * Main d'oeuvre/travail Atelier Technique Sur La Politique Sectorie'" de l'Eeu Et De I' A...in. . .ment • Volume U Fonctionnement et entretien: paiement pour les services Departements de la Sante et de l'Education Partenaires cles dans la provision des services d'assainissement Le Secteur Prive et les ONG Aident Ie Gouvernement a faire son travail efficacement Interviennent dans: * la planification * la gestion * la realisation (socia Ie et technique) * Ie fonctionnement et la maintenance Habilitation de la Communaute par: Prise de decision au niveau local Formation Droit de propriete sur les avoirs ContrOle des finances et Ie lancement des appels d'offres Responsabilite pour * Operation et maintenance * Paiement des services Le Cycle du Projet - Projets d'Eau Demande du Comite d'Eau/de Developpement Rapport de faisabilite Evaluation Approbation Nomination du responsable de projet Planification Execution (construction, formation, renforcement de capacite) Achevement et ouverture Operation et maintenance Le Cycle du Projet - Projets d'Assainissement Demande Evaluation Approbation Mise en place du Comite d'Organisation Nomination du responsable de projet planification Realisation de la Phase Promotionnelle (Phase A) Evaluation Approbation et execution de la Phase de construction des latrines (Phase B) Principes du Systeme Financier Le Comite contr61e les finances et Ie lancement des appels d'offre Limite Ie risque des financieres a Comite charge de rendre compte la communaute Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De "A...inia..ment· Volume II Execution * Le Comite tient deux comptes bancaires * compte d'epargne pour Ie fonds d'urgences * compte courant pour I'execution du projet * Appel de fonds en avance conformement au plan convenu * Compte rendu de toutes depenses faites * Compte rendu des entrees au fonds d'urgences Apres Achevement * Le comite tient deux comptes bancaires • compte d'epargne pour Ie fonds d'urgences * compte courant pour I'operation et la maintenance. Durabilite Evaluation externe du Mvula Trust (septembre 1996) Taux de reussite A 80%. Atelier Technique Sur La Politique Sactorielle de l'Eau Et Del'Aaaalni..ement· Volume H L'Experience au Rwanda Bruno Schoen Charge de Mission Kreditanstalt fOr Wiederaufbau Engagements de la KfW en 1996 Promotion des Financement pays en des developpement investissement 4,0 milliards de s 33,3 milliards OM de OM Financement Consultation des etautres exportations et services des projets a 0,5 milliard de I'etranger 13,2 OM Cooperation Flnanciere pour Ie Compte de la Republique Federale d'Allemagne e financement d'investissements et de services de consultation lies aux projets: • Secteurs de promotion: ::::) infrastructures economiques et sociales ::::) industries et artisanat ::::) protection de I'environnement et des ressources naturelles ::::) rMormes structurelles macro-economiques ou sectorielles Objectifs du Projet • fournir une eau potable de bonne qualite (OMS) • distribution fiable et ininterrompue a la population de la Commune de Ngenda • perennite du systeme (durabilite) • pour permettre cela: ::::) respecter certains principes generaux ::::) consensus sur la politique sectorielle Contexte du Projet • systeme AEP rural complexe e 1er cas pratique de ce type au Rwanda • politique sectorielle du gouvernement (MINITRAPE/DEA) en cours de formalisation. e conception du projet est un "test" pour experiences de fonctionnement nouvelles Region du Projet e commune de Ngenda prefecture de Kigali rurale, Sous-Prefecture de Kanazi au sud-est du pays, limitrophe du Burundi, 67 km de Kigali. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De I'Aaaainieaement - Volume II • superficie 402 km 2 , une des trois communes les plus vastes du Rwanda • 100.000 habitants, 12 secteurs 137 cellules, Aspects Techniques du Projet • systeme centralise de distribution d'eau potable • dimension: capacite de production de 101lhab./j • eau pompee du lac (plus de 6.000ml) et une centaine de bornes-fontaines. • une borne-fontaine pour 1.200 a 1.500 habitants • marche avec I'entreprise DM 16,6 millions • achevement des travaux nov/dec. 1997 Options et Aspects de Fonctionnement • eau payee sur base de consommation reelle, pas de forfait, tarif unique (4FRW /jerrycan) • tarif reel des Ie depart, permettant de couvrir les coats d'exploitation, mais acceptable par population • recouvrement avec des jetons • gestion par un exploitant professionnel • supervision assuree par une "Cellule" • demarrage: phase transitoire apres experience de 2-3 annees: phase definitive. Principes G6n6raux a Respecter • autonomie et transparence financiere: • recettes restent dans I'entite AEP" U • toute consommation d'eau doit etre payee (prive + admin.) • recettes doivent couvrir (au minimum) I'ensemble des coats d'exploitation (equilibre recettes et depenses) • flexibilite pour fixation des tarifs (selon contexte loca\) • exploitation par management professionnel, personnel qualifie, correctement remunere • supervision par instance efficace et performante • eviter interMrences exterieures "politiques" • repartition claire des roles et responsabilites Consensus N6cessaire sur Politique Sectorielle • gestion confiee a un exploitant professionnel: => choisi sur des criteres d'experience et de performance => lui confier Ie maximum de responsabilites (en plus des decisions de gestion courante) • Mission de supervision efficace: => Cellule de controle basee pour commencer au MINITRAP => a terme "Agence", elargie a dimension nationale, dotee de moyens, competences et pouvoirs suffisants pour negocier avec les exploitants => mise en place d'un Comite de suivi • Repenser (pour systemes complexes) Ie role des => Regies Communales => Comites de Point d'Eau Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et Del'Aaaaini••ement - Volume II Mission d'Exploitation: • responsable des operations et de la maintenance ~ Societe d'Exploitation signe un contrat avec la Commune de Ngenda ~ Gerant de borne-fontaine • fournir un service de qualite en gagnant un revenu raisonnable Mission de Supervision: • responsable de la supervision sectorielle: ~ Gestion du Patrimoine: Commune de Ngenda, qui la delt}gue au MINITRAPE/OEA ~ ContrOle de l'Exploitant: "Cellule" et "Comite de Suivi" ou "Conseil de Surveillance" ~ ContrOle des gerants de borne-fontaine: "Comite de Point d'Eau" equilibre entre inter€lts de I'exploitant, des consommateurs et du gouvernement. Phase NTransitoire'" (2-3 ans) • Gestion technique et commerciale confiee a une societe professionnelle experimentee • Gestion du patrimoine par Cellule au sein de MINITRAP • Objectifs: ~ assurer Ie demarrage de I'exploitation ~ recueillir des donnees et valider les hypotheses (incertitudes) ~ plus grande flexibilite pour "tester" Ie concept d'exploitation ~ finaliser en parallele les modalites pour la 2ieme phase ~ tenir compte de I'evolution de la politique sectorielle nationale • contrat de gerance ("Management contract")' cahier des charges simplifie • en plus de la gestion technique et commercia Ie, la gestion entiere ou partielle du patrimoine sera deh3guee a un exploitant professionnel • contrat longue duree: Affermage ou Concession Point d'Eau/Borne-fontaine. • bornes-fontaines construites/localisees en concertation avec la population • heures d'ouvertures organisees apres concertation beneficiaires • ragles pour les plus demunis a Comites la Borne-fontaine • decides par la population pour leur representation au niveau de la B.F. • president, secretaire, surveillant (pas necessairement des conseillers communaux) ou • premier interlocuteur des consommateurs et gerants de B.F. pour problt}mes et questions Jetons • vendus (par gerants) aux consommateurs • prix unique (14 FRW) un jeton = un jerrycan Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Aesalm-sement· Volume II G6rant de Bornes-fontaines • responsable de la vente d'eau au niveau de la borne-fontaine: ::::) bien servir la population en eau ::::) assurer la proprete au niveau de la borne-fontaine. ::::) bien gerer I'argent des consommateurs • elu par la population autour de la B.F., de preference une femme • signe un contrat avec I'exploitant professionnel B.F. est sa boutique, pour gagner son revenu (possibilite d'autres activites economiques) re<;oit 1FRW pour chaque jerry can de 22,5 I vendu • peut fltre renvoye (ARP prend la decision finale) ::::) en cas de manquement ::::) en cas de lamentation de la population Exploitant Professionnel • societe experimentee • Cahier des charges I Contrat de gerance ::::) mode de remuneration (eau vendue et payee) ::::) systames d'interessement ::::) ragles contractuelles claires • Agent de Relations Publiques (ARP) Commune et MINITRAP • HRegie communale" supprimee • Commune est proprietaire des infrastructures (MDO) • MINITRAP agira comme MDO delegue • Contrale par Cellule • autorites communales ::::) ne peuvent ni imposer Ie prix de I'eau, ni recevoir de I'eau sans payer ::::) doivent fltre Ie bon exemple dans Ie paiement regulier Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de I'Eau Et O. l'A•••in•••m.nt • Volume II Experiences du Ghana et du Burkina Faso Ato Brown GREA-AEA Aper(}u • Le contexte • Les approches de planification de I'assainissement utili sees du passe et consequences • L'Approche de Planification strategique de l'Assainissement (APSA) • Les experiences du Ghana et du Burkina Faso • Les defis de I'utilisation de I'APSA • Matiere a reflexion Le Contexte: l'Etat de I'Assainissement • La majorite des pays n'ont pas reussi a assurer les services elementaires d'assainissement. • Le probleme prend de I'ampleur poussant au desespoir et conditionnant les habitudes. • Les niveaux d'investissement sont faibles et en baisse. • Les quartiers spontanes et les pauvres sont les plus touches. Les Approches du Passe et Leurs Consequences #1 • Centrees sur I'offre • Les consommateurs sont des spectateurs passifs • Les besoins sont imposes par les professionnels du secteur • Les priorites d'investissement sont guidees par • des besoins intuitifs devolus de la rea lite • les problemes de sante publique • les preoccupations a I'egard de I'environnement • les considerations politiques. Les Approches du Passe et Leurs Consequences #2 • Solution Technique - Options limitees. • Systeme d'egouts centralise ou latrines ameliorees ventilees (VIP). • Collecte de porte-a-porte ou service par recipient. • Systeme de caniveaux couverts partout. Gestion Centralisee • Plans directeurs a grande echelle souvent au-dessus des budgets des pays Africains • Tres coOteux, so us exploites Approche Strategique de I'Assainissement • Fondee sur des ameliorations progressives selon une certaine logique (Ie bon sens) • Solutions et priorites basees sur les preferences de la population et sur ce qu'elle est prete a payer pour Ie systemes choisi. • Centree sur I'usage strategique des incitations. • Repose sur Ie decoupage rationnel des options de service, des dispositions financieres et des mecanismes d'approvisionnement. • Propose une large gamme d'options. Atelier Technique Sur La Politique Seetorialle de l'Eau Et De l'A..ainieeement • Volume II Les Experiences de I'Afrique de l'Ouest • 1989 90: Kumasi - La gestion des excreta. • 1990 91: Ouagadougou - La Gestion des Eaux usees et des dechets solides. • 1992 93: Conakry - La gestion des excreta, des Eaux Usees et des Oechets solides. • 1994-95: Nouveau Projet a Grande Echelle. Approche integree comprenant I'Approvisionnement en Eau et I'Assainissement dans un contexte de developpement urbain. Kumasi, Ghana • Premiere experience dans I'utilisation de la Methodologie VAP (volonte a payer)pour I'Assainissement • Utilisation des professionnels Nationaux (Niveau des Villes) • 1ere Phase d'Execution • latrines ameliorees ventilees a doubles fosses (250 unites; 7500 usagers) • systemes d'evacuation d'eau usees simplifies (320 maisons; 15 a 20.000 habitants) • installations publiques (rehabilitation et gestion privee dans les centres commerciaux. Methode de Recouvrement des CoOts: Systeme de credit + ciblees + contribution de I'usager. Resultats Gestion par franchises de la plupart des infrastructures publiques au Ghana. • investissement consecutifs plus importants a grande echelle dans les principales villes (IDA - 100 millions US$). • departements de la gestion des dechets et rOle accru du secteur prive dans la gestion des dechets. • formulation de la politi que nationale d'assainissement basee sur les experiences vecues. Ouagadougou, Burkina Faso • amelioration de la methodologie VAP • utilisation des Professionnels Nationaux (Niveau National). • 1ere Phase d'Execution • rehabilitation des latrines existantes (270 unites). • nouvelles latrines VIP (ameliorees ventilees) pour les menages (5180 unites). • salles de bain domestiques (390/200 unites). • forte promotion et marketing. • introduction du secteur prive dans la fourniture des services. Methodes de Recouvrement des CoOts: Avance du Consommateur + Subvention (Surtaxe sur l'Approvisionnement en eau - 2% pour l'Assainissement). Resultats • demande accrue d'extension a d'autres villes. • programme de suivi a grande echelle pour deux principales villes et les autres villes second aires. Le Processus de I'APSA • Commencer par une analyse detaillee de la situation Atelier Technique Sur La Politi que Sectorielle de I'Eau Et De I'A88aini88ement • Volume II • Prendre en consideration tous les aspects de I'assainissement. • Etablir un cadre institutionnel et de realisation durable. • Choisir une premiere phase ou Ie projet en entier sur base de la demande des usagers. • Faire une etude detaillee des composantes respectives des options institutionnelles et financieres. • Realiser le(s) projet(s). • Appliquer les leCfons tirt~es et agrandir echelle du projet. D~coupage # 1 • uReduire l'Echelle et la Complexite" D~coupage Horizontal • Recourt it la decentralisation • Divise les zones de service eu fonction des modes d'habitation. D~coupage Vertical • Subdivise les habitations selon une hierarchie des niveaux de service • Propose des solutions (techniques, financieres et de gestion) qui repondent it la demande et garantissent la transparence. Utilisation d'une large gamme d'options/solutions possibles • Prendre en consideration la gamme complete d'options dans sa totalite. • Les menages et les communautes choisissent I'option qu'ils veulent et dont ils peuvent supporter les coOts • Amelioration progressive du niveau de service avec Ie temps. Les D~fis • Complexite du processus de planification necessite de meilleures et plus simples methodologies de realisation des etudes multidimensionnelles de la demande. • Base professionnelle en assainissement faible. • Changer la nature des institutions sectorielles pour les adapter au role de facilitateur et de developpement du partenariat. • Developpement de I'approche de realisation pour des ameliorations multi dimensionnelles. • Amelioration des capacites de planification et de gestion urbaines generales. Mati~re II R~flexion pour les Profession nels du Secteur • Travailler au niveau de la prise de decision (decentralisation) • Employer une equipe nationale (equipe multidisciplinaire) pour constituer une memoire institutionnelle et assurer un renforcement de capacite • Les organisations institutionnels devraient s'articuler sur une gestion participative impliquant les usagers, les secteurs public et prive et les intermediaires sociaux (ONGs et OBCs - organisations a base communautaire). • Adopter Ie pas des institutions ben9ticiaires • Le choix de I'investissement devrait etre base sur la demande (l'efficacite et I'equite). • Les ameliorations en Assainissement devraient etre programmees dans Ie contexte d'une planification et d'une gestion urbaines globales. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Assainissement - Volume II Travaux en Groupes Thematiques Introduction Quatre groupes thematiques on ete crees pour reflechir sur les grands themes abordes dans Ie document de politi que sectorielle et d'atteindre un consensus sur les points essentiels a retenir pour la finalisation du document. Canevas de Travail Durant la phase de preparation de I'atelier, des consultants ont recueillis les points de vue des representants des differents ministeres impliques dans Ie secteur sur ces grands themes. Le but essentiel de cet exercice etait de comprendre Ie contexte Rwandais selon les perspectives des responsables administratifs. Sur la base de ces entretiens et du document de politi que sectorielle, les consultants ont prepare des questions possibles a debattre par les groupes de travail. L'objectif eta it d'elargir les perspectives des participants et proposer un canevas de travail pour faciliter et enrichir les debats pour un consensus. Les participants ont donc ete repartis en quatre groupes de travail selon leur profession, occupation, et interAts pour debattre des themes suivants: Groupe 1: Besoins et Priorites de Developpement Groupe 2: Institutions/Cadres Legislatif et Reglementaire Groupe 3: Participation/Coordination/Sensibilisation Groupe 4: Investissement/Strategies de Financement II faut rappeler que dans certains cas, les questions debattues se sont averees tres differentes de celles proposees. C'est Ie cas du Groupe 1 ou Ie debat s'est focalise essentiellement sur Ie cycle des projets. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De rAssainissement - Volume II Besoins et Priorites de Developpement Groupe I A. Le Contexte Socio-ticonomique et Politique du Rwanda Les structures economiques, administratives et politiques du Rwanda furent presque entierement detruites durant la tragedie qu'a subi Ie pays pendant la periode d'avril a juillet, 1994. Le Gouvernement mis en place apres les evenements de 1994 a elabore un programme de 1994 au 1996 pour faire face a cette situation. Les efforts de developpement de ce programme s'orientaient vers la realisation de la reconciliation nationale, la rehabilitation et la relance socio-economique regroupant les besoins prioritaires du pays. Suivant ce programme, la situation economique du pays a commence a s'ameliorer. Le PIS reel a enregistre en 1996 une augmentation de 13% contre 25% en 1995, representant environ 70% du niveau d'avant guerre. Le taux d'inflation interieure, mesure par I'indice des prix a la consommation a Kigali, a ete de I'ordre de 9% en 1996. La production agricole est montee vers Ie niveau des annees 1990. Au niveau du secteur infrastructures en particulier, il reste encore beaucoup de rehabilitation a faire malgre les efforts deja entrepris. Dans Ie but de consolider les acquis des efforts de ce programme et de passer de la phase des interventions d'urgence et de rehabilitation a la phase de developpement durable, Ie gouvernent a propose, en 1996, un programme de developpement s'articulant sur Ie soutien. aux efforts de rehabilitation des infrastructures socio economiques et I'assistance a la relance de la production agricole et industrielle. Selon ce programme, les objectifs nationaux de developpement a moyen terme, qui sont reprisent dans Ie PIP de 1997 a 1999 sont les suivants: • rattraper Ie niveau de production de 1990 et, si possible, Ie de passer. • realiser un taux d'inflation modere (de 9% en 1996 a 5% en 1999). • accelerer Ie retour a une situation acceptable de la balance des paiements et des finances publiques • achever des travaux de rehabilitation des infrastructures physiques, sociales et administratives entames et accroitre Ie capital productif de pays. La realisation de ces objectifs passera par la mise en oeuvre de strategies de developpement axees sur plusieurs points cles dont les suivants en ce qui concerne Ie secteur eau et assainissement: • la creation d'un environnement pour favoriser, encourager et accroitre la participation du secteur prive dans Ie processus de developpement dans Ie cadre de la mise en place d'une politique de liberalisation de I'economie et de desengagement de I'etat. • la mise en oeuvre des mesures de politiques sectorielles et d'un programme d'investissement public qui contribuent a I'amelioration des conditions de vie des populations • une politique de renforcement des capacites nationales Atelier Technique Sur La Politique Sectoriele de l'Eau Et DeI·Aae. . . . .ment - Volume I e une politique de gestion decentralisee de developpement en vue d'accroitre la participation de la population au developpement Les strategies sectorielles des differents secteurs de developpement basees sur les objectifs de la politi que nationale de developpement sont en cours de preparation. La Politique Nationale du Secteur Eau et Assainissement La politique nationale du secteur Eau et Assainissement du Rwanda de 1992 a ete revisee en 1996. Cette politique suivait des principes plus au moins dejt. depasses par la suite et manquait les aspects d'amenagement integres des ressources en eau qui sont devenus les axes principaux de cette politique. Pour faire suite a ces changements, la Direction de l'Eau et I'Assainissement (DEA) du Ministere des Travaux Publics et de l'Energie (MINITRAPE) a mis en place, en 1996, une esquisse de cette politique en se basant sur les acquis de 1992 et en prenant en compte les nouvelles orientations du secteur et du pays. La politique actuelle s'articule autour des themes suivants: e I'acces a l'Eau et a I'assainissement a tous rwandais t. un prix qui soit abordable pour tous. e I'importance des aspects d'amenagement integres des ressources en eau y compris la sauvegarde de I'environnement et Ie contrOle de la degradation des sols. e rationalisation de I'utilisation des ressources en eau par les differents usagers afin de realiser I'accroissement economique du pays, augmenter la production agricole et celie de I'electricite. e contribution t. la cooperation regionale et internationale entre pays riverains des fleures et lacs intemationaux. Dans un processus de consultation et concertation sectorielle, la DEA a ventile cette politique au parties prenantes du secteur et propose la tenu d'un atelier auquel ces themes seront debattus et les priorites a suivre dans Ie developpement du secteur etablis. Contraintes au Developpement Les contraintes au developpement dans Ie secteur eau et assainissement au Rwanda se manifestent a plusieurs niveaux: ressources en eau, financement, cadres institutionnelle et juridique et ressources humaines. Au niveau des ressources en eau, Ie Rwanda bien que n'eprouvant pas de probleme de secheresse telle que connue des pays voisins, des baisses des niveaux des lacs au rift vallee et dans quelques uns des rivieres qui commence a se manifester aura un impact negatif sur les ressources globales disponibles au pays. Pour I'exploitation des ressources, malgre leurs abondance relative, I'environnement physique et les limites technologiques contraignent I'exploitation economique de ces ressources en general. Dans Ie temps, au fur et a mesure que les besoins pour les differents usages augmentent, iI sera necessaire de faire attention a la repartition des eaux afin de reglementer I'efficacite de son usage. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eeu Et De l'Aaaaini•••ment • Volume II L'exploitation des systemes AEP existants connaissent plusieurs problemes: Le financement de secteur s'avere insuffisant. Les tarifs actuellement paves en milieu rural et urbain ne couvrent pas les coOts d'exploitation et d'investissement. II y aura lieu de definir les principes de la determination des tarifs, leur repartition entre consommation et consommateur et Ie mode de paiement. Cette definition devra prendre en compte les niveaux de service fourni par differents installations ainsi que les capacites des usagers 1I payer. En milieu rural, I'initiative qui s'occupe de relancer les Regies Associatives represente une approche interessante aux contraintes de developpement. A travers cette initiative, on pourra realiser I'amelioration de la capacite de gestion et avoir un cadre institutionnelle et juridique. Ceci menerait 1I une meilleure exploitation des systemes AEP et, dans Ie temps, accroltre leur rOle dans I'amenagement des ressources en eau en general. Au niveau institutionnelle et juridique la plus part des problemes sont Ie resultat d'une manque d'une veritable cadre de coordination du secteur. Ceci mene a une mauvaise utilisation des moyens destines 1I I'accroissement des services et aux conflits entre utilisateurs. A travers les entretiens avec les differents acteurs dans Ie secteur, la necessite d'un cadre institutionnelle et juridique pouvant faciliter la concertation entre acteurs a ete releve. Ce cadre pourrait s'inscrire, d'apres les interlocuteurs, dans Ie canevas des changements actuellement en cours et visant a renforcer les pouvoirs regionaux et 1I donner une autonomie aux services de l'Eau et I'assainissement des municipalites. Tous les acteurs et services rencontres font etat d'une crise de personnel qui se manifeste d'ailleurs dans tous les secteurs de developpement au Rwanda. Afin d'eviter que cette situation ne s'empire avec les besoins en ressources humaines de la decentralisation et villagisation, il est reconnu que des plans de formation pour Ie secteur doivent Atre entrepris et realises Ie plus tOt possible. Sur les installations elles mAme il y a une hausse de la demande, qui resulte de I'accroissement de la population, surtout dans les milieux urbains Les mesures d'urgence de la reinstallation des retournes font que les systemes AEP existantes ne pourraient satisfaire la demande actuelle. Les contraintes de developpement pour I'assainissement en milieu urbain releve au cadre institutionnelle et juridique, 1I la technologie en application et les besoins des quartiers spontanees. Au niveau institutionnelle et juridique la deleanisation des rOles des autorites urbaines, Ie MINITRAPE et Ie MINISANTE dans la provision des services de I'assainissement ne paralt pas Atre compatible avec les realites sur terrain et certain de nos interlocuteurs desireraient voir des changements aux attributions. Le choix de technologie est contraignait par I'environnement physique et Ie pouvoir financiere des interesses. En milieu rural, les contraintes de developpement de I'assainissement s'articule autour des ressources financiers des ruraux pour se payer des technologies disponibles et Ie besoin de mieux integrer les aspects IEC et I'hygiene publique aux activites de la construction. Atelier Technique Sur La Politique Sectorlelle del'Eau Et De l'A.saini••ement - Volume II B. Questions et Commentaires QueUes semblent vous &tre les actions prioritaires a entre prendre pour fe developpement du seCteuretle bien &tredes populations? . . dUe'~crit~res de choix des projets suggereriez-vous et que lie seraitl'iJ1'lportant~de chaqUe cl'it~re?· . " . ser~h:frale des·· differents niveaux administratifset·· communautairesdahs ""':-:..:tr'''·'''~·:ondeces crit~res? les objectifs de developpement assignes au secteur vi sent a assurer I'approvisionnement en eau potable des populations, ameliorer la gestion des infrastructures d'approvisionnement en eau et assainir Ie milieu urbain. Dans la realisation de ces objectifs, la priorite consiste a rehabiliter les adductions endommagees, achever celles qui sont en cours d'execution, mettre en place les syst~mes requis pour les nouveaux sites d'installation des retournees et augmenter les infrastructures hydrauliques tout en favorisant ceux qui sont les plus demunis. Pour etablir les priorites entre les nouvelles constructions et les projets en cours, il s'av~re necessaire d'avoir des crit~res bien etablis suivant lesquels les choix des projets seront faites. Parmi ces crit~res on pourra citer la population a desservir, la technologie envisagee, Ie potentiel d'une gestion durable, prix unitaire d'investissement, niveau de participation des usagers etc. ..::'-:: ....... .... faire face a ces contraiht~s 7 les contraintes a la realisation des objectifs de developpement du secteur sont liees a I'insuffisance de I'eau potable, a la gestion deficiente des infrastructures hydrauliques , a I'inexistence de syst~mes d'ecoulement des eaux menag~res, a la pollution des rivi~res et ruisseaux par les eaux usees et a I'insuffisance de latrines publiques. Ces contraintes se manifestent par un cadre institutionnel et juridique non favorable a une gestion efficace des infrastructures, ressources humaines et financi~res inadequates, une strategie de la participation des usagers peu comprise et mal appliquee aux differents niveaux, capacite inconnue des usagers a payer pour les services d'eau et d'assainissement, une degradation acceleree des bassins versants due a une accroissement important des besoins fonciers de la population. Atelier Technique Sur La Polhlque Seetorielle de l'Eau Et De l'A••aini••ement - Volume II Les objectifs sociaux, economiQues/financiers et environnementaux de developpement apparaissent parfois contradictoires aux objectifs d'assurer I'acces a I'eau 8 tous les rwandais. Le gain economiQue et financier de I'eau dO a t'usage domestiQue n'est pas aussi evident Que celui de I'usage dO a I'accroissement de la production agricole ou de la generation d'electricite. L'un des objectifs ctes de la politiQue du secteur est d'assurer I'acces a I'eau a tous les rwandais. ft ....lli+i,... "i•• '"+'" .. i~;"'i.,'" d~sirEuiez vous pour les ,.~,i~ri':~f,at",~.....~~~'~,~ Ie developpemenf durable du se<:telurl:oll'fsiIlDrenlarit pour tous)? "" Le niveau de service et non pas Ie niveau des charges recurrentes des differents systemes doit 6tre la base des tarifs. En general les systemes urbains donnent un meilleur niveau de service mais dans les cas ou les systemes ruraux donne un service equivalent, les charges ne doivent pas etre discriminatoires. Un niveau de service minimum representant la Quantite necessaire a t'usage domestiQue pourrait 6tre charge au niveau 1 de tarif avec Ie reste payant niveau 3 et plus Le coOt total d'exploitation etant differents selon les installations, Ie systeme Qui depend de ces prix au niveau de chaQue exploitation penalise QuelQues-uns tout en favorisant d'autres. Un systeme de pereQuation national serait, peut 6tre, plus juste Que Ie systeme actuel mais son operationnalisation pourrait avoir des problemes. Atelier Tachnique Sur La Politique Sectorielle de l'Eeu Et De l'A.nini••amant - Voluma II ,.,.•• _ ...·c"'_ Cl,~rl:lliAr\t- les· strategies' mettreen place pour <>++i,r", .. eninilieu·rural et urbain. La participation du secteur prive, bien que souhaitee, est restee limitee a la construction et la fourniture du materiel de construction. La strategie actuelle du secteur de I'eau et I'assainissement prevoir la mise en place d'un cadre institutionnel et juridique operationnel, permettant de proceder au transfert de la gestion et de la maintenance des adductions d'eau aux associations intercommunales et privees. C. Rapport du Groupe I Introduction Ayant examine Ie contexte socio-economique et politique du Rwanda et les objectifs nationaux de developpement, Ie groupe 1 a conclu que les objectifs proposes pour la politique nationale de I'eau et I'assainissement s'accordent bien, et complIMent, les objectifs nationaux. La plupart des questions posees par les parties prenantes concernaient Ie rOle des differents niveaux administratifs et communautaires dans I'etablissement des priorites de developpement. Le groupe a donc repris ces th~mes et essaye de repondre aux questions posees en examinant Ie rOle de cas niveaux dans Ie processus de cycle de projet. "a ete convenu que cette approche repondrait mieux au soucis des participants tout en en abordant les questions qui avaient ete preparees et distribuees auparavant. Cycle de Projet Les ROles dans Ie cycle II s'agit de I'identification, planification (etude de faisabilite), elaboration, execution, gestion et suivi et evaluation des projets. Les rfiles des differents acteurs dans ces fonctions sont les suivants: Identification Le rOle principal est joue par la communaute. L'appui necessaire concerne "lEe" afin de responsabiliser les communautes et leur permettre d'etablir leur propres priorites et engager des actions destinees a ameliorer leurs bien Atre. Planification, Etude de Faisabilite et Elaboration des projets Ayant identifie leur projet prioritaire, il convient aux communautes de chercher les solutions qui les conviennent. Le rOle des autorites locales aussi bien administratif que technique est de guider les communautes dans Ie processus de planification et leurs permettre de faire des choix techniques et financiers qui auront un impact sur la perennite des projets conqus et proposes par elles memes. La planification se fera avec I'appui des ONG, les ressources communautaires quand ceux-ci sont disponibles, les Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de I'Eau Et De l'Assainissement - Volume II prives ou Ie MINITRAP. Dans ce cas ca sera a titre transitoire avant la prise des rOles eventuelles de MINITRAP qui ne doit pas Atre impliquer dans la realisation des projet a long terme. Le rOle du MINITRAP sera celui d'approbation et du choix des priorites des projets selon les criteres transparents preetablis et compris a tous les niveaux de processus de decision. Execution L'execution des projets est aussi la responsabilite des communautes soit directement soit par delegation. Toutefois, cette responsabilite s'exercera par etapes. En premier lieu, il s'agit de commencer par attribuer Ie pouvoir de decision sur les aspects non compliques aux communautes. Dans les travaux des sources amenages, Ie groupe ne voyait pas pourquoi les communautes ne pourraient pas embaucher les maCfons, qui parfois se trouvent d'ailleurs dans les communes elles-mAmes, pour les travaux d'implantation. L'appui necessaire pour cela est surtout des interventions IEC visant la sensibilisation des communautes au rOle qu'ils doivent jouer. Dans ce cas la communaute fera I'execution directement. Dans un second lieu, pour les travaux plus complexes, la communaute doit toutefois Atre impliquee dans les decisions portant sur Ie choix de I'agence d'execution et avoir Ie rOle de supervision conjoint en tant que mettre d'ouvrage. Cette responsabilite evoluera dans Ie temps au fur et a mesure que les competences de la communaute accroissent. Le groupe a note qu'une telle strategie d'execution des projets prendra du temps et dependra des capacites des differentes communautes, mais que c'etait une evolution souhaitable et necessaire pour la perennite des ouvrages et la responsabilisation des communautes. Gestion La responsabilite primaire de la gestion reste avec les communautes qui sont les maitres d'ouvrage. Cette responsabilite peut i:itre exercee directement pour les cas non complexes, par une organisation communautaire pour les systemes un peu moins complexes ou par une societe privee pour les grandes usines d'AEP. Quelle que so it I'exploitant, la communaute retient Ie pouvoir de decision, mAme si cette pouvoir est exercer selon Ie conseil d'une agence etatique, qui d'ailleurs ne doit pas donner de conseil qui soit contre les interi:its et aspirations propres des communautes. Si une communaute prefere avoir une regie associative pour gerer son systeme et que I'agence d'appui constate que la capacite necessaire n'est pas disponible, I'enjeu serait de faciliter la communaute a acquerir les capacites necessaires et non pas une directive d'utiliser une agence privee quelle que soit la competence et efficacite de cet agence. II s'agit donc d'une negociation continue entre la communaute et son conseiller Suivi et Evaluation Le groupe a constate que Ie besoin de suivi et evaluation se manifeste au niveau de toutes les parties prenantes dans Ie secteur. Au niveau de la communaute Ie suivi sert, en premier lieu, a mieux gerer son systeme. Une evolution souhaitable serait d'impliquer les communautes dans Ie suivi en matiere de gestion des ressources en eau. Les autorites locales doivent faire Ie suivi et evaluation pour mieux planifier les projets du secteur. Au niveau central Ie suivi est necessaire pour orienter les investissements nationaux et les preparer a long terme. Les bailleurs de fonds font aussi I'evaluation pour saisir I'impact de leurs investissements dans Ie secteur. Ceci dit, Ie groupe a constate que il est difficile de justifier les investissements necessaires pour un systeme efficace de suivi. Le detis est de designer un systeme qui repond aux besoins des differents niveaux des intervenants et usagers tout en restant abordable et efficace. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'A8saini88ement· Volume II Les Contraintes Identification Pour s'assurer que les communautes identifieront les projets elles-memes il faut s'attaquer au contrainte de manque de confiance qui est Ie resultat des promesses mal tenues qui a reduit la motivation des communautes a participer aux projets. Ceci pourra se faire par des actions IEC aupres des communautes. Planification. Etude de Faisabilite et Elaboration des projets Au niveau de la planification il y a des contraintes liees a une absence de cooperation et coordination entre acteurs, a une insuffisance de formation des intervenants qui parfois n'ont pas de sensibilite aux besoins et priorites des populations. II y a aussi les contraintes socio-economiques et financieres qui ne permettent pas aux populations a participer a la planification ainsi que des limitations des ressources en eau et conflits d'usages qui ne leur permettent pas de faire de choix efficaces. Execution Au nive~u de I'execution les contraintes interieures des communautes se manifestent par I'absence ou Ie niveau limite de capacites et competences techniques. II y a aussi des contraintes administratives exterieures (frais, lourdeur des systemes et corruption), politiques (interference) et bureaucratiques (Ia disponibilite des fonds a temps et la complexite des systemes financiers et administratifs des intervenants) Gestion Dans cet etape Ie groupe a identifie les contraintes de: • manque de capacites et competences • mauvaise planification des projets • disponibilite du materiel sur Ie marche • manque de contrOle et de transparence Les Actions i Prendre La plupart des contraintes au niveau de la communaute seront levee par des actions a visant responsabiliser les communautes. Parmi celles-ci se trouvent: • l'lnformation • la sensibilisation • I'evolution du pouvoir de decision vers les communautes • coordinations des activites au niveau communal. Le defis est de reduire les contraintes exterieures aux communautes qui relevent de la a volonte politi que des autres niveaux et responsabiliser les populations. Ate'" Technique Sur Le Politique Sectorielle de l'Eeu Et De l'A••einiasement - Volume I Institutions - Cadres Legislatif et Reglementaire Groupe II A. Examen du Cadre Institutionnel Actuel et Propositions II s'agit de voir si les institutions existantes sont efficaces. Le probleme est qu'une reorganisation est actuellement en cours. Depuis Ie 28 mars dernier, une nouvelle equips gouvernementale a ete constituee. Les organigrammes de chaque Ministere sont en cours d'acceptation au niveau du Conseil des Ministres. Les versions officielles ne sont pas encore disponibles. " se peut donc que certains commentaires repris ci dessous soient corriges dans quelques jours. Actuellement, les institutions suivantes sont concernees par Ie secteur: Ministere des Travaux Publics (MINISTRAP): la Direction de l'Eau et de I'Assainissement perd sa division hydrologie et gestion des ressources, il semble que Ie laboratoire reste ill la DEA (celui-ci dispose d'un chimiste et de 5 ill 6 laborantins). Un projet de creation d'un «Iaboratoire des eaux usees» a ete signale. La DEA connait un probleme de ressources humaines. " s'agirait plus d'un probleme de «qualite » que de «quantite ». Un programme de formation est en cours de preparation sur financement de la 8anque Mondiale, Ministere de I'Agriculture:(MINAGRI) nous n'avons pas pu obtenir I'organigramme complet du nouveau et gros Ministere de I'Agriculture, de l'Elevage, de l'Environnement et du Developpement Rural. Les precisions manquent encore sur la position exacte de I'actuelle Direction du Genie Rural et de la Conservation des Sols. Par contre, nous savons que la nouvelle Direction de l'Environnement devrait s'occuper des ressources en eau. L'explication de cette nouvelle organisation proviendrait du fait que I'on veut separer les aspects «gestion It et «usage It de I'eau. Un probleme subsiste neanmoins car .I'agriculture est I'un des principaux utilisateurs de I'eau (irrigation, amenagement des marais,) ill travers les services responsables du «genie rural It. Le nouveau Ministere de I'Agriculture, de l'Elevage, de l'Environnement et du Developpement Rural apparait aux yeux de tous les interlocuteurs comme un «super ministere» qui sera difficile de gerer. Ministere de la Sante (MINISANTE) soit epargne des changements d'organigramme. Le Ministere possede un laboratoire (ill Kacyiru) qui effectue des analyses de contrOle des eaux (physico-chimiques et bacteriologiques). Un probleme de personnel qualifie se pose neanmoins, Ministere des Transports et Communications (MINSTRANSCO): Division des Services Meteorologiques. Les moyens humains et materiels sont nettement insuffisants. Sur les onze stations synoptiques meteo fonctionnant avant la guerre, deux sont actuellement operationnelles (Kigali et Gikongoro). Aucune des 144 stations pluviometriques d'avant guerre n'est actuellement operationnelle. Ministere de l'Artisanat, des Mines et du Tourisme ou I'on trouve Ie Service Hydrogeologie. Ce service possede du materiel geophysique et deux ateliers de forage. Par contre, il ne com porte ni hydrogeologie, ni geophysicien. II ne realise donc aucune intervention fa ute de personnel. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle del'Eau Et De l'Assainissement· Volume II Electrogaz est actuel/ement dans une phase de restructuration et se plaint aussi d'un manque de clarte dans les statuts, les relations avec Ie Ministere de tutelle (Minitrap) 1. La Prefecture de la Ville de Kigali (PVK) executant ou exploitant des problemes d'assainissement 8 Kigali: ordures menageres, eaux usees, eaux pluviales). 2. La plupart des services rencontres font etat d'un manque de ressources humaines. Ce probleme est ressenti plus gravement que Ie manque de moyens materiels lui aussi evoque de temps en temps. 3. La decentralisation des services se developpe au niveau prefectoral, on retrouve donc des representants de chacun des Ministeres techniques (agronomes, habitat, ponts et chaussees, promotion feminine, hydraulique, sante, environnement). lis seraient places sous une double autorite ministerielle et pretectorale. 4. La villagisation est en cours de mise en place. Ceci est surtout dO 8 la creation de nouveaux sites pour I'accueil des refugies. 5. A travers les discussions, un constat pratiquement unanime s'est revele : il faut separer la fonction gestion de la fonction contrOle. Ces deux fonctions doivent !tre separees car trop de services sont concernes par les problemes d'eau et d'assainissement. Une nouvelle institution s'occuperait du contrOle et un Ministere des Ressources Naturelles de la gestion (eau, energie, mines). Le Minagri redeviendrait ainsi Ie Ministere de I' Agriculture et de l'Elevage. 6. Une autre proposition frequemment citee (et qui complete la precedente) est de regrouper au maximum les services pour eviter les gaspillages de ressources humaines Ainsi les services de la meteorologie et de I'hydrogeologie devraient rejoindre Ie service qui s'occupe de la gestion des ressources en eau. 7. II faudrait augmenter les ressources humaines en qua lite et en quantite et aussi adapter les budgets de fonctionnement et d'equipement en fonction des besoins et des priorites. Contraintes, Points d'Accord at Recommandations e D'abord partir de la politique nationale et des objectifs nationaux pour arriver 8 la politi que de I'eau et de I'assainissement. C'est ainsi que les notions daux de desserte ", «distance d'approvisionnement », «participation financiere des usagers ,. et «participation des prives » devraient etre precises dans Ie texte. e II faut separer les fonctions contrOle, gestion et utilisation. e l'Etat doit de moins en moins jouer Ie rOle de pourvoyeur de services. " doit principalement elaborer la politique sectorielle, rechercher des financements, superviser les etudes et contrOler I'execution des travaux. e La participation des prives (promotion de I'expertise nationale, des PME) et des usagers (8 travers les regies associatives et une promotion de la sensibilisation 8 I'echelle nationale) doit etre intensifiee. Les usagers sont en general d'accord pour payer pour autant que Ie service soit de qua lite. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et Del'A•••ini...ment • Volume • • Electrogaz: les relations entre Electrogaz et son Ministere de tutelle devraient aussi etre clarifiees. • La separation entre Ie milieu rural et urbain se ferait selon la complexite des systemes mis en place (Ie milieu rural ne concernerait que des systemes pouvant atre geres au niveau communal). • Completer la DEA (Hydrologie-Hydrogeologie,Hydraulique urbaine, Hydraulique rurale, Assainissement, Mobilisation sociale, Formation et Evaluation). • Laboratoire unique B. Questions et Commentaires I"h~rl"6~iC!··· delleau en milieu urbain, I~LIILU'''U' ·chargees delseau en milieu rural, . ~\}le$h,stitU1tiof· .thargeesde I"assainissement? . '~; i; : ;i;~i;'t jj permenent-ils de· rem~ir·· correCteme~t<les>~H~Ib6tt6h~ ~i~ Situation: Qui est en charge de la • Gestion du secteur : Minitrap, Minagri, MINISANTE, Minitransco, Mines • AEP urbaine : Minitrap et Electrogaz • AEP rurale : Minitrap, Minagri • Assainissement: Minitrap, MINISANTE, PVK, Minagri Contraintes: • Situation non figee, qui vient d'evoluer. • Le nouveau Minagri est un usuper-ministereR difficile a gerer • Problemes de ressources humaines et materielles. Atelier Technique Sur La Politi que Sectorielle de l'Eau Et De l'A••ainl••ement - Volume II Objectifs • Regrouper au maximum les services pour eviter les gaspillages de ressources humaines, • Desengagement progressif de I'etat (pas pourvoyeur de services, mais appui et contrOle), • Promotion de "autogestion et du secteur prive, • Decentralisation des services, • Meilleure coordination gr~ce a un cadre institutionnel adapte. Propositions: • Gestion => Centre d'information et de documentation sur "eau => Lier davantage I'eau et f'assainissement => Renforcer la DEA (division Mobilisation Sociale, division Formation et Evaluation, division Assainissement, division Hydrologie et Hydrogeologie, services d'appui aux hydrauliciens prefectoraux, assistance technique), => Ameliorer Ie contrOle de la qualite Uaboratoire unique) => Budgets adaptes aux missions et attributions. • Eau urbaine => Clarifier les relations entre Ie Minitrap et Electrogaz => Reorganiser Electrogaz => Diminuer Ie rOle de I'etat (cahier des charges a faire respecter) • Eau rurale => Decentralisation de la DEA => Cahiers des prescriptions techniques, preparation des projets selon un mAme canevas => Plans directeurs communaux => Mobilisation des communes, autogestion, regies associatives, IEC => Politique de villagisation, installation de populations coordonnee avec la DEA • Assainissement => Decloisonner I'eau et I'assainissement : tous les projets doivent avoir un volet assainissement => Collaboration accrue avec Ie MINISANTE => Choix des techniques adaptees => Politi que de recouvrement realiste => Plans directeur pour les principaux centres urbains => Augmentation du personnel (Division Assainissement) ,~j~:~~n3f~~~~~O~~.1~:~~:~:eC~~~i,~~ec::r.r:l~a:6~'~··~·~·r~'·f~r~;d"ti,~~~~~tiI'I. ~;,~i~id);n· cadreihstitutionhef aCtuel oupropose en reponse a faquestion1? At.lier T.chnique Sur La Politlque Sectorielle de l'Eau Et De l'A..ainiN.ment· Volume H Situation: Le contrOle de la gestion et de I'utilisation sont assures la plupart du temps par les mAmes organismes (sauf Electrogaz en milieu urbain et PVK II Kigali) Contraintes: Cadre institutionnel actuel Objectif: Bien separer les fonctions "ContrOle", "Gestion" et "Utilisation" Lier I'eau et I'assainissement. Propositions: • ContrOle: • Structure independante chargee aussi de verifier I'application des textes legislatifs. • Gestion: ::) Ministere technique qui s'occupe de superviser les projets (suivi-evaluation), rechercher les financements, etablir les cahiers des charges, coordonner avec les services decentralises. Ministere s'occupant de tous les aspects lies IIl'eau et I'assainissement pour eviter les gaspillages de ressources (humaines et materielles) • Utilisation: ::) Communes - Regies Associatives : Infrastructures simples d'AEPA ::) Operateurs prives/gestionnaires : Infrastructures complexes d'AEPA ::) Prives: bureaux d'thudes, entreprises, ONG ::) T ous soumis II des cahiers des charges .". . '.:.' .-.". . . " QueUe ···serait· la structure chargee de faire Moyens devrait-elle disposer concernant: • ·'~gestion dusecteur, • "'esinstitutions chargees de ['eau en milieu· • . . les institutions chargees· de I'eau en milieu rural, ... :::}:::.. :{•.:.:.. . .. • . les institutions chargees de Vassainissemenf?i·· CommentcontrOler la repartition selon les differents usc~aEls selon les regions geographiques et comment (technologies adaptees, incitations)? Situation: Pas de cadre juridique complet et actualise • Contraintes: Deux avant-projets sont prAts: "Loi-Cadre de l'Eau" et "Code de I'Assainissement" II y a eu discussions et debats sur ces textes, on attend la promulgation officielle. Atelie, Technique Sur L. Politique Sectorielle de l'Eau Et Oe.'Ae••lnle.ement • Volume II Objectifs: e assurer une gestion rationnelle des ressources (differents usages de I'eau, repartition geographique de I'utilisation des ressources, conflits d'inter4Us) e Combattre les risques de pollution (protection, techniques adaptees) e Assurer la maitrise de la mise en valeur, I'utilisation, la conservation et la protection • Aider a la mise en place de la politi que sectorielle Propositions: Promulguer les deux textes apres avoir verifie qu'ils cad rent bien avec les objectifs. C. Rapport du Groupe II Les participants ont tout d'abord constate que Ie document de politi que sectorielle avait ete elabore en 1996, avant Ie remaniement ministeriel intervenu en mars 1997 et qui a introduit certaines modifications dans les attributions des Ministeres dont une des plus visibles est la creation d'une direction de I'environnement qui se verrait doter de la gestion des ressources en eau. Une remarque generale mentionne egalement que Ie document ne traite pas la question de I'usage des eaux de surface destinees a I'irrigation. Ensuite, Ie groupe a passe en revue les 3 questions proposees. Apres un rappel de la situation institutionnelle actuelle, situation qui n'est d'ailleurs pas figee, mais risque encore d'evoluer quelque peu lorsque les organigrammes officiels seront approuves, Ie groupe s'est penche sur I'examen des objectifs precises dans Ie document de politi que sectorielle qui concernent Ie cadre institutionnel. Ces objectifs ont ete com mentes et amendes selon les remarques emises par les intervenants. Les objectifs rete nus sont les suivants e Regrouper au maximum les services de gestion des ressources en eau pour an ameliorer I'efficacite (mieux gerer les ressources) et eviter las gaspillages de ressources humaines, • Desengagement progressif de I'etat qui doit jouer Ie r61e de facilitateur : il na sera plus pourvoyeur de services, mais assurera un appui et un contr6la, e Promotion de I'autogestion et du secteur prive, • Decentralisation des services et representation effective au niveau prefectoral, e Meilleure coordination grace a un cadre institutionnel adapte : une seule structura chargee de la gestion des ressources en eau. Sur base de ces objectifs. les propo§itions suivantes ont ete formulees et discutees pour chacun des themes suggeres: 1. Gestion du Secteur: • Un Centre d'information et de documentation sur I'eau pourrait Atre cree au sein de la structure Qui sera charge de la gestion des ressources en eau pour faciliter I'information de chaQue "utilisateur" de ces ressources. e Lier davantage I'eau et I'assainissement. • Renforcer la DEA en creant une division "Mobilisation sociale, Formation et Evaluation" pour mettre davantage ('accent sur ces missions et attributions. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'A..ainie..ment - Volume II • Placer les services meteo et hydrogeologie dans I'institution chargee de la gestion des ressources en eau. • Ameliorer Ie contrale de la qualite des eaux en regroupant les services des laboratoires existant au niveau du Minitrape et du MINISANTE (I'un a du personnel et peu de materiel, I'autre a des problemes de ressources humaines). • Les budgets des ministeres devraient f}tre mieux adaptes a leurs missions et attributions 2. Alimentation en eau en milieu urbain: • II faudra attendre la fin de la reorganisation d'Electrogaz pour connaitre la solution qui sera retenue pour sa nouvelle forme de gestion (privatisation,). e En fonction de cela, les relations entre Ie Minitrap et Electrogaz pourront f}tre clarifil~es: un nouveau cahier des charges sera elabore). 3. Alimentation en eau en milieu rural: • Decentralisation de la DEA a travers des moyens a preciser (moyens institutionnels, financiers, humains et logistiques), • Mobilisation des communes et des regies associatives pour qu'elles collaborent davantage aux activites du secteur, • Elaborer des plans directeurs communaux d'AEPA (preparation des projets selon un meme canevas) • Politi que de villagisation : installation de populations coordonnee avec la DEA pour bien prendre en compte les problemes d'eau potable et d'assainissement avant I'implantation. Assainissement: • Lier I'eau et I'assainissement: tous les projets doivent avoir un volet assainissement, • Collaboration accrue avec Ie MINISANTE et les autres intervenants, • Pour les principaux centres urbains, il faudrait que les plans directeurs d'urbanisme soient disponibles avant les plans directeurs d'assainissement, Les participants se sont accordes pour constater qu'un cadre institutionnel ne peut f}tre parfait et qu'iI convient d'abord de travailler Ie plus efficacement possible avec les outi's dont on dispose. A partir de ce constat, pour' ne pas multiplier les institutions et risquer ainsi de freiner les avancees dans Ie secteur, il semble preferable a tous de confier les taches de "contrOle" a I'organisme qui sera charge de la gestion des ressources en eau. En effet, cet organisme sera charge d'une gestion equitable des ressources en fonction des diverses utilisations possibles. N'etant pas utilisateur lui-meme, il pourra donc assurer leur contrOle. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De "Assainissement - Volume II L'institution chargee de la gestion des ressources en eau sera aussi responsable de: • verifier I'application des textes legislatifs. • superviser les projets (suivi-evaluation), • rechercher les financements, • etablir et faire respecter les cahiers des charges de tous les utilisateurs (AEP, irrigation, industries, producteurs d'energie hydro-electrique) • coordonner avec les services decentralises. • des aspects lies a I'assainissement pour eviter les gaspillages de ressources (humaines et materielles) Les utilisateurs recenses sont: • Regies Associatives qui pourront s'occuper de gerer les infrastructures simples d'AEPA, • Operateurs prives/gestionnaires qui pourront s'occuper de gerer les infrastructures complexes d'AEPA, • Comites de gestion des peri metres irrigues, • Prives: bureaux d'etudes, entreprises et ONG actifs dans Ie secteur, Industries, prives exploitants les eaux de surface et souterraines. Tous ces utilisateurs seront soumis a des cahiers des charges. Les participants ont tout d'abord mentionne qu'iI n'existe pas, actuellement, de cadre juridique complet et actualise. Toutefois, deux avant-projets de textes juridiques sont p, ets: iI s'agit de la "Loi-Cadre de l'Eau" et du "Code de I'Assainissement". Ces deJx textes sont pr~ts de puis quelques mois et il y a deja eu des discussions et des debats sur ces textes, mais ils n'ont pas encore ete promulgues officiellement. Les Objectifs qui ont fonde la redaction de ces textes sont • Assurer une gestion rationnelle des ressources en eau (differents usages de I'eau, repartition geographique de I'utilisation des ressources, conflits d'inter~ts) • Combattre les risques de pollution (protection, techniques adaptees,) • Assurer la maitrise de la mise en valeur, I'utilisation, la conservation et la protection des eaux, • Aider a la mise en place de la politi que sectorielle. Les participants ont recommande de: • Verifier si ces deux avant-projets de texte repondent bien aux objectifs de la politi que sectorielle (notamment la definition juridique des "regies associatives") • Controler si les autres projets de textes jUl'idiques connus (Loi fonciere et Loi environnementale) sont compatibles • Ensuite, promulguer les deux textes. • Toutefois, la publication officielle de ces textes ne doit pas retarder I'avancement des projets. Les instruments juridiques ne doivent pas freiner la mise en oeuvre de la politique, mais servir d'instrument pour I'appliquer Ie plus efficacement possible. • Examiner si les taxes sont compatibles avec les nuisances constatees (pollutions, double usage, gaspillage,) • Etudier des mesures "incitatives" plutot que "repressives". Atelier Technique Sur L. Politique Sectorielle .I'E., Et De l'Au.ininement· Volume. Participation/Coordination/Sensibilisation GROUPE III Le groupe 6 g~r~ son temps et sa r~flexion en consid~rant que la Sensibilisation serait un thitme inclue, ou sous-jacent, de la Participation et de la Coordination. Les trois premiitres questions ont ~t~ vues sous I'angle de la Participation. Les questions 4 et 5 ont ~t~ vues sous I'angle de, la Coordination. A. Questions et Commentaires La aualit~ des ressources humaines fait bien d~faut 6 tous les niveaux. Une cause identifiee est que Ie secteur rural n'attire pas les gens qualifi~s (vie plus difficile, b~n~volat pour les R~gies, bas salaires pour fontainiers). Au niveau centralis~ on n'a pas exprim~ de carence particuliitre. Solution: e Formations sur Ie tas e Prevoir pourcentage du budget des projets pour financer I'effort de formation des acteurs au niveau des communes e Attribuer une partie des ressources des r~gies aux responsables des r~gies et fontainiers ·le·.·••··systl!m~····.··d·~S • •· • r~gieS · · ~t· · · ·teJ• ·.·.·structures· ··d~centralis~~~·· f~ijJ~ili1ifl • itij~~~;~~ • ~. partiCipation auXprojets desacteurs du Secteur?·· MAme si les resultats ne sont pas encore probants, Ie principe de la d~centralisation est bien susceptible de favoriser la participation des acteurs dans les projets. Ce qu'iI faut c'est que Ie cycle des projets soit revu pour Atre coh~rent avec ce systitme. II faut aussi assister les structures decentralisees et les r~gies, pour qu'elles r~ussissent et que les acteurs 6 la base ne se d~couragent pas . . >.- .. "'> ';' ", . CorilmentdAvetopper I'autogestion et quel rOle pour les '\rI\.It!>.1II! II ressort clairement qu'il faut impliquer les uben6ficiaires finaux u dits les ~tapes d'identification du projet, et de continuer ainsi a chaque etape du projet. Ceci en Atelier Technique Sur La Palitique Seotorielfe de "Eau Et De ,'Aee.ininement - Volume. insistant sur Ie poids it dOnFIer aux futurs usagers dans les options de d~part, et les choix it faire en cours de route. Ainsi la participation n'est pas seulement Ie fait d'inviter les groupes cibles definis pour qu'ils cautionnent Ie projet et ses choix. II faut faire une place reelle pour I'expression de leurs besoins, et construire Ie projet autour de cela. Dans ces conditions I'autogestion sera une r~alit~ op~rationnelle, assum~e par des groupes responsables conscients des enjeux et de leurs responsabilit~s. Pour les projets simples Ie rOle des priv~ n'apparait pas comme une chose it d~finir en d~tail it ce niveau de mise en place de la politique sectorielle. II faut d'abord reussir la decentralisation et consolider I'autogestion. Le Secteur ainsi structur~ va g~n~rer de lui-mAme des opportunit~s ~conomiques qui vont attirer les priv~s. Pour les systemes il faut bien ~Iaborer une regie du jeu it I'avance et d~finir les responsabilit~s et leur distribution. Les participants representant des acteurs tres vari~s du secteur AEPA, cette question a apport~ des reponses contradictoires, montrant en soi I'insuffisance de la coordination. La coordination doit se com prendre it plusieurs niveaux. Niveau national, concerne les services centralis~s des ministeres. Niveau d~centralis~, concerne les communes et les services prefectoraux. Les problemes de coordination sont moins critiques it resoudre au niveau d~centralis~, probablement parce queles acteurs y sont plus facilement en contact. Au niveau national la question de la coordination serait plus facile it traiter si chaque acteur savait bien son rOle, savait bien I'assumer professionnellement, et pratiquait une bonne information sur son travail en direction des autres acteurs. Le d~veloppement de la communication entre les acteurs, horizontalement entre services nationaux et verticalement entre services centraux et acteurs de terrain, apparait un moyen imm~diat efficace et realisable pour reduire les defauts de coordination. Une r~flexion sur les organigrammes est nacessaire pour clarifier les rOles au niveau national. La s~paration entre Gestion du Secteur et Utilisation doit aussi faciliter la coordination. Erl~~rifq~~IA~ef~~~~nt·OulJ;8der, avez-vous un· rAr\nr~rt CtA,tlc.ifiiii4:All'lf chargt§s· dliSecteurAEPA? La raponse est negative pour les acteurs de terrain, particulierement responsables des communes et des regies. lis s'estiment trop souvent laiss~s seuls face it leurs problemes. Pour eux la coordination manque et les services sp~cialis~s ne sont pas assez presents sur Ie terrain. Au niveau central on ne perooit pas ces rapports comme atant critiques. Atelier Technique Sur La Politique Sectorial.. de l'Eeu Et De "Aee.ini••ement· Volume" B, Rapport du Groupe III Structures de Coordination Actuelles et Propositions 1. II n'existe pas de veritable cadre de coordination du secteur eau-assainissement. De nombreux problemes de coordination ont ete cites, y compris ceux entre les Directions du m~me Ministere, par exemple: e les projets Tecconile et Projet regional FAD pour la gestion des ressources en eau du Bassin du Nil e la coordination entre la DEA et la Direction du Genie Rural et de la Conservation des Sols est surtout Ie fait de relations personnelles plutOt que I'existence d'un reel cadre de coordination. • Ie manque de collaboration entre la DEA et Ie Service Hydrogeologique. e la coordination des bailleurs de fonds a notre connaissance, il n'y a pas de groupe sur I'eau. Le Groupe a suggere la creation d'un comite national pilote par Ie gouvernement pour I'eau en raison du nombre d'intervenants. 2. II serait peut-Atre utile de consulter III'inventaire des utilisateurs d'eau et 1'elaboration de recommandations pour limiter les conflitsH en cours d'elaboration par la FAD. 3. Le projet UNICEF/MINITRAP/MINISANTE s'occupe de relancer les Associatives dans 66 communes du pays. II presente aussi une approche participative interessante et lie les aspects lIeau, assainissement et IEC La coordination dans ce projet se fait II a trois niveaux differents (national, pretectoral et communal). Les objectifs de ce projet fort interessant semblent toutefois on peu trop ambitieux en egard aux moyens limites dont il dispose 4. II semble exister un manque d'information dans Ie secteur Assainissement. Lier I'eau et I'assainissement ne parait necessaire qu'aux specialistes. II nous semble donc utile de bien detinir au demarrage de l'Atelier la notion d'Assainissement et ses relations evidentes avec I'eau et I'utilite de lier ces deux aspects. A ce titre, la refonte en un seul document du projet de Code de I'Assainissement et la Loi-Cadre de l'Eau nous parait aussi interessante. Niveau de Participation Actuel et Propositions 5. Les Regies Associatives s'occupent de la gestion des points d'eau en milieu rural. Elles elisent un president et un comptable. Une nouvelle experience pour ameliorer la gestion des fonds consiste a verser les recettes sur un compte des banques populaires de maniere apreserver I'autonomie de la regie. Un protocole d'accord est signe avec chaque Bourgmestre pour que les fonds de la regie soient utilises pour I'eau. Un probleme se pose quand un reseau sert deux ou plusieurs communes II faudrait alors creer une regie intercommunale. Deux contraintes identifiees peuvent freiner la mise en place de la politique en milieu rural • la dispersion des populations et e Ie nombre insuffisant de regies associatives fonctionnelles. Atelier Technique Sur La PoIhique 8ectorielle de l'Eau Et De l'A...lniuement - Volume" Pour Ie deuxieme cas, la contrainte est toutefois facilement surmontable si I'on integre dans les projets I'approche participative et la formation et I'encadrement des regies associatives. 6. Tous les projets devraient integrer: • un volet (lEC ) avant, pendant et apres I'execution du projet, • un volet assainissement, e I'approche communale (dans Ie cadre des plans directeurs communaux). II faudrait aussi inciter les regies 8 ne pas se limiter au financement de la maintenance mais de financer aussi une partie des investissements futurs. Contraintas, Points d'Accord at Recommandations e D'abord partir de la politique nationale et des objectifs nationaux pour arriver 8 la politi que de I'eau et de I'assainissement. C'est ainsi que les notions "taux de desserte", "distance d'approvisionnement", "participation financiere des usagers" et "participation des prives" devraient Atre precisees dans Ie texte. • Tout Ie monde souhaite la creation d'un cadre de coordination du secteur eau· assainissement. • l'Etat doit de moins en moins jouer Ie rOle de pourvoyeur de services. II doit principalement elaborer la politique sectorielle, rechercher des financements, superviser les etudes et contrOler I'execution des travaux. • La participation des prives (promotion de I'expertise nationale, des PME) et des usagers (8 travers les regies associatives et une promotion de la sensibilisation 8 I'echelle nationale) doit Atre intensitee. Les usagers sont en general d'accord de payer pour autant que Ie service soit de qualite. • La preparation des projets devrait Atre faite selon un canevas identique (integrant par exemple la methode du cadre logique). En ce qui concerne Ie milieu rural, il faudrait donner la priorite aux projets integrant I'approche (communale)) et Ie renforcement des capacites d'autogestion. La separation entre Ie milieu rural et urbain se ferait selon la complexite des systemes mis en place (Ie milieu rural ne concernerait que des systemes pouvant Atre geres au niveau communal). Les zones les moins bien desservies, les regroupements en villages et les nouvelles zones d'habitation devraient aussi Atre prioritaires. • II faudrait aussi integrer dans Ie plan d'action les projets identifies dans les autres services et qui concernent Ie secteur eau et assainissement. De tels projets ont ete cites au Service Hydrogeologie, au MINISANTE, au MINAGRI au MINIREISO (qui n'existe plus aujourd'hui) - - - - - - - ---_.. - Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de "Eau Et De rAssaini••ement • Volume II Investissements/Strategies de Financement Groupe IV A. Questions et Commentaires Conlment Ie Gouvernement et les usagers peuvent-ils· assurer la perennite du systltme d'approvisionnement en eau potable dans Ie milieu rural et urbain? .. Le Principedu recouvrement des coats est acquis, et la tarification doit Atre complete. La politique en la matiere precise les 3 niveaux de coats; mais la realite sur Ie terrain montre que la premier niveau ne pose generalement pas de probleme, que Ie 2 0 niveau demande un encadrement plus renforce des regies. Ouant au 3 0 niveau, il est possible mais difficile car il necessite la mise sur pied d'un systeme au niveau national, moyennant un appui du Gouvernement et I'instauration d'un systeme de perequation entre les regies. QueUe est la situation actuelle et les tendances des flnaocement?: investissementse~~~ssV~t~rnes<cle ... . ..... ..... . Le constat est Ie predominance de l'Etat et la quasi-absence du secteur prive, Ie PIP montre que les financements sont presque exclusivement exterieurs et que les financement interieurs sont tres faibles. II devient alors necessaire d'instaurer un mecanisme de mobilisation de I'epargne nationale et des ressources domestiques, notamment par I'ouverture du secteur aux prives. Une autre fa«on de mobiliser les ressources serait la mise sur pied d'un Fonds National pour I'Hydraulique Rurale alimente par ,'Etat, les Regies et les bailleurs de fonds. Concernant la structure les coats, il faudrait poursuivre une politique visant a reduire les coOts notamment oar: • Ie choix de systemes moins coOteux la ou cela est possible • Ie renforcement des capacites nationales • Ie transfert du savoir faire. . '~'. '. .' . OueUes sont les mesures que les autorites peuvent prendre pour ·renforcerle fonctionnement du systeme de gestion des ressources en eau et penaliser les poHueurs? qui s'y rapportent, ainsi que la loi sur I'eau. . Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Assainissement - Volume II Le groupe de travail a constate qu'en matiere de gestion des ressources en eau, il n'y a pratiquement pas de reglementation. Le groupe de travail recommande d'accelerer la finalisation du Code d'assainissement et les differentes normes. reserver une partie importa infrastructures;'" Quefles' directi, La gestion des infrastructures concerne leur rehabilitation et conservation, notamment en evitantles pertes. La gestion de la demande signifie Ie recours a la tarification pour reduire les usages excessifs de I'eau et a la technologie pour conserver I'eau. La rehabilitation des infrastructures existantes et les nouveaux investissements dans les systemes d'approvisionnement en eau potable doivent s'accompagner d'une politi que de gestion visant la reduction des pertes a travers les reseaux de distribution; et une bonne gestion par des mesures visant notamment 8 decourager un usage abusif et excessif, par une sensibilisation des usagers, une facturation graduee. B. Rapport du Groupe IV Le principe du recouvrement des coOts est acquis, et la tarification doit Atre complete • Le choix de systemes moins coOteux 18 ou cela possible • Renforcement des capacites nationales • Transfert du savoir faire. • Mise en place et renforcement d'un cadre reglementaire pour une gestion efficace des ressources en eau • Mise en place d'outils necessaires 8 la gestion du secteur: accelerer la finalisation du Code d'Assainissement, la definition des normes de qualite, ainsi que l'Avant Projet de Loi sur l'Eau. • Mise en place de mesures de CONTROLE pour la conservation et I'augmentation des ressources en eau disponible en assurant la rehabilitation des reseaux d'approvisionnement en eau en vue de reduire les pertes sur Ie reseau, et la sensibilisation des utilisateurs contre les usage abusif et excessif • Participation des communautes dans Ie cycle des projets • Separation et definition du rOle des acteurs prives et de celui de l'Etat • Mobilisation des fonds vers I'autogestion Atelier T.chnique Sur La Politi... SectorieHe del'Eau Et D. l'A...in••• me"t· Volume H Recommandations des Travaux en Commission: Elements de Strategies de Mise en Oeuvre de la Politique Sectorielle Introduction Ouatre commissions ont ete crees pour proposer les elements de strategies de mise en oeuvre de la politique sectorielle dans les sous-secteurs suivants: 1. Assainissement 2. Gestion du secteur 3. Approvisionnement en Eau Potable en Milieu Rural 4. Approvisionnement en Eau Potable en Milieu Urbain Les conclusions des travaux en Commission sont presentees dans la section qui suit. 1. Rapport de la Commission 1: Assainissement Ouoique la politique sectorielle constitue une bonne approche, cette prise de conscience de vouloir &laborer, consolider et mettre sur pied une politique sectorielle constitue un resultat des plus positifs. Neanmoins certains points saillants de cette politique en ce qui concerne I'assainissement montrent qu'elle est ~ enrichir, nous disons: • Le rOle devant Atre joue par la quasi-totalite des partenaires, qu'ils soient ministeriels ou departementaux; ~ I'jnstar de la politique • Nous devons renforcer Ie cOte economique de I'assainissement en prenant des mesures incitatives de creation de petits projets d'assainissement et en encourageant Ie secteur prive. Apr6s discussions et echanges de vues sur les aspects de I'assainissement tenus en compte dans la politique sectorielle, ces evolutions souhaitables ont ete recommandees: • Mener des campagnes de sensibilisation et d'education ~ l'hygi6ne dans les meilleurs d&lais. • Mettre sur pied un fonds national de I'assainissement, tout en creant un syst6me de gestion des fonds qui encourage la decentralisation et qui n'affecte pas Ie pouvoir central. • Integration &largie des plans urbains et d'assainissement. • Creation des Instituts et des centres de formation pour une meilleure qualification des techniciens. • Renforcer des capacites ~ tous les niveaux. • Pour Ie choix des sites futurs des agglomerats, tenir compte de la disponibilite des infrastructures de base (I'eau), tandis que pour les sites en construction (ou dej~ construits) ou I'approvisionnement en eau potable est impossible, leur abandon s'impose. Atelier Technique Sur L. politique Sectorielte de l'Eau Et De l'IU••lnis..ment· Volume II e Pour I'assainissement de Kigali, I'operation dite BULLDOZER dans certains quartiers est envisageable; ceci pour proceder it y installer des ouvrages d'assainissement (canalisations etc.) e Finaliser vite Ie document portant code d'assainissement. e Confection d'un projet pilote d'assainissement concernant Ie plan d'actions, la commission a accepte celui mentionne dans la politique sectorielle. 2. Rapport de la Commission 2: Gestion du Secteur L'objectif de la Commission 2 est de proposer un plan d'action pour la mise en oeuvre des objectifs de la politique sectorielle en matit\re de gestion du secteur de I'eau. Hier, nous etions d'accord sur un certain nombre d'objectifs qui ont ete presentes it I'assemblee. Pour memoire, ce sont les suivants: e Regrouper au maximum les services de gestion des ressources en eau pour en ameliorer I'efficacite (mieux gerer les ressources) et eviter les gaspillages de ressources humaines, e Desengagement progressif de I'etat qui doit jouer Ie rOle de facilitateur : il ne sera plus pourvoyeur de services, mais assurera un appui et un contrOle, • Promotion de I'autogestion et du secteur prive, • Decentralisation des services et representation effective au niveau prefectoral, • Meilleure coordination grAce 6 un cadre institutionnel adapte une seule structure chargee de la gestion des ressources en eau. Plan d'Action Cr'ation d'un comit' interminist'riel qui regroupe les membres d'aign's des services conce""s pour: • Formuler les objectifs de la politi que sectorielle en fonction des recommandations citees au cours de l'Atelier. • Finaliser Ie document de politique sectorielle qui ne devrait pas depasser 1O~ 15 pages. e Ce document doit Atre disponible avant la fin de I'annee 1997. La commission recommande que ce comite definisse de manil!re plus precise la strategie de gestion du secteur des ressources en eau. Identifier un service charg' de collecter et diffuser les informations relatives 6 la gestion du secteur. • A court terme, ce service devrait Atre fonctionnel. II faudra donc lui fournir les moyens de travailler (ressources humaines, materielles et financiE\res). • A long terme, il pourra evoluer en un Centre National sur l'Eau qui collecterait et diffuserait les informations en les faisant payer. Au niveau institutionnel, regroupement de tous les services impliqu's mars 1998. At.li.r T.chniqu. Sur La Politique S.ctorielle de l'E.u Et O. l'A...ini...ment - Volume II • Cette structure comportera un groupe technique charge d'arbitrer les conflits entre les differents utilisateurs. Renforcement des capacit6s pour la gestion. • Assurer les moyens humains, materiels et financiers necessaires. La premiitre priorit6 identifi6e est de red6marrer Ie -Plan Directeur et systitmes de gestion des ressources en eau". • Les negociations pour la reprise de ce projet sont en cours. La deuxiitme priorit6 est la constitution de la -Base de donn6es hydrog6ologiques pour les r6gions du Mutara, de Kibungo et du Bugesera-. • Un financement doit atre recherche. La commission recommande Ie regroupement de certains projets • projets ~ caractere regional pour profiter de I'experience des pays voisins (lutte contre la jacinthe d'eau, baisse de niveau dans les lacs et cours d'eau ) • au niveau national pour eviter les doubles emplois (projets ~ objectifs similaires) et mieux coordonner I'intervention des bailleurs de fonds. La commission recommande aussi de: • Verifier si ces deux avant-projets de texte repondent bien aux objectifs de la politi que sectorielle (notamment la definition juridique des "regies associatives") • ContrOler si les autres projets de textes juridiques connus (Loi fonciere et Loi environnementale) sont compatibles • Ensuite, promulguer les deux textes. • Toutefois, la publication officielle de ces textes ne doit pas retarder I'avancement des projets. Les instruments juridiques ne doivent pas freiner la mise en oeuvre de la politique, mais servir d'instrument pour I'appliquer Ie plus efficacement possible. Rapport de la Commission 3: Approvisionnement en milieu rural Rappels: • Les grandes lignes de la politique sectorielle. • Quelques commentaires apportes au document. Le groupe a revele 5 points importants avant fait objet de discussion. 1. Preparation, Execution des Projets et Financement • Les beneficiaires eux-mames doivent atre conscients de leurs problemes. Pour ce faire, ils doivent participer des Ie depart ~ toutes les eta pes des projets. • Assurer que la commune ait acces ~ la capacite d'identification et preparation et suivi des projets. Pour ce faire, Ie modele de fonds social i!I I'instar de Mvula-Trust devrait etre adopte pour canaliser les financements exterieurs pour I'hydraulique rural, lequel fonds des communes auraient acces. Eclaircir la Decentralisation des Structures et Preciser les ROles des Differents Acteurs. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'AMainiasement· Volume • • La communaute ou les beneficia ires doivent identifier leurs probl6mes. • La commune: faire des etudes adoptees aux besoins de la population ( avec appui DEA) Les acteurs exterieurs et ONG's I'urgence doit prendre fin. Le protocole bipartite existant doit desormais Atre tripartite (MINITRAP-COMMUNE ONG) Choix des solutions techniques • ROle des communautes • Techniques appropriees • Emploi optimal des ressources Le pavement de I'eau par les institutions pubJiques • Le pavement de I'eau est un principe accepte. Les institutions publiques doivent payer. Le MINIFIN devrait disposer d'un fonds approprie pour couvrir les factures relatives it I'eau. Probl6me urgent de rehabilitation et sensibilisation • La sensibilisation doit se faire avant, pendant et apr6s les travaux. Aujourd'hui, etant donne que plusieurs ouvrages ne fonctionnent pas, I'urgence devrait Atre accordee it la rehabilitation etant donne que la population rec;oit mieux la sensibilisation quand les ouvrages mis en place fonctionnent correctement. Rapport de la Commission 4: Approvisionnement en Milieu Urbain Canevas de travail fait: 1. Presentation des points saillants de la politi que sectorielle relative it I'approvisionnement en eau en milieu urbain. Le rOle ~e l'Etat, qui ne doit plus Atre pourvoyeur de services mais un contrOleur et planificateur, appuyer les activites en la mati6re d'approvisionnement en eau. 2. Les points devant Atre clarifies, revises, modifies it la lumi6re des commentaires des autres groupes de travail, ou commentaires des participants. 3. Une proposition de plan d'action Point 1: La presentation a ete centree sur Ie rOle de l'Etat et du secteur prive dans les investissements et la recherche des financements et renforcement des capacites locales dans la participation des communautes de base. Point 2: Concernant les commentaires: Le concept de I'economie de I'eau doit Atre elargi aussi bien aux producteurs, distributeurs qu'aux usagers. • Concept d'investissement: il a ete entendu que la recherche et la mise it disposition des capitaux est it la charge de l'Etat, mais les capitaux doivent Atre remun'r's. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'A...ini••ement - Volume II • Concept d'investissement: il a ete entendu que la recherche et la mise a disposition des capitaux est a la charge de l'Etat, mais les capitaux doivent etre remuneres. e Le concept de I'eau est aussi bien economique que social: Dans Ie milieu urbain, il faut considerer I'eau comme bien economique, tout en gardant la vue sur son caract~re social. Ceci peut se faire a travers une politi que de tarification flexible selon lequel Ie coOt de I'eau est Ie coOt marginal, et a I'interieur de celui-ci on peut appliquer Ie syst~me de perequation interne. De plus, la revision des prix doit Atre automatique, si on doit garder Ie concept du coOt marginal a terme. • Le concept de I'integration de I'assainissement dans les services d'approvisionnement en eau: Le secteur de I'assainissement doit etre integre dans celui de I'approvisionnement en eau potable, ce qui peut se faire a travers la tarification. e Le concept de circonscription du milieu urbain : Pour cela il faut tenir compte de la nature des activites de la collectivite. • Le concept de propriete des investissements: L'atelier a recommande de rendre a terme la commune propriete des investissements publics, et l'Etat doit mettre en place un cadre institutionnel reglementaire et juridique pour rendre la commune proprietaire des investissements. • Le concept de liberalisation des investissements: Bien que ce concept ait ete vaguement aborde dans la politique sectorielle, Ie groupe a recommande que Ie secteur de I'alimentation en Eau Potable en milieu urbain soit ouvert aux investissements prives et que l'Etat mette en place un cadre institutionnel reglementaire et juridique favorisant cette evolution. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De j' Aa..initlaement • Volum. II Synthese des Travaux de I' Atelier 1. Rappel des objectifs de I' Atelier 2. Participants a I' Atelier (voir annexe) 3. Les travaux de la premiere journee Ie 9/9/1997 Les disc ours d'ouverture prononces par Ie Representant Resident de la Banque Mondiale et Ie Ministre des Travaux Publics ont mis I'accent sur Ie suivant: • L'Atelier repond a une demande du Gouvernement Rwandais qui veut que tous les Ministeres soient dotes d'outils et de cadres coherents pour mieux planifier Ie developpement socio-economique du Pays. • L'Atelier doit repondre aux preoccupations reelles des populations. • Atelier doit degager un consensus en faveur de la Politique Sectorielle pour l'Eau et l'Assainissement afin d'ameliorer I'acces a l'Eau Potable et Assainissement, de lutter contre les pollutions et de renforcer les capacites locales. • Le developpement durable passe par un bon approvisionnement en Eau et en Assainissement dans une perspective de rarefaction de la ressource, dont les tranches des populations pauvres risquent de souffrir Ie plus. Les travaux de la premiere journee se sont poursuivis a travers une serie d'exposes introductifs par des professionnels de divers horizons. Le premier expose fut celui de M. Jean Doyen, Directeur du Groupe Regional pour l'Eau et I'Assainissement en Afrique Orientale et Australe base a Nairobi. 1/ nous a presente les elements marquants de I'experience regionale du Secteur AEPA: • Pour la gestion du Secteur, il a souligne I'aspect economique et social de l'Eau et insiste sur la decentralisation de sa gestion et Ie rOle particulier des femmes. • II a ete rappele quelques grandes priorites au niveau regional telles que la securite alimentaire, I'acces des pauvres aux services d'AEPA et la protection des bassins versants. Le deuxieme expose fut donne par M. Justin MURARA, Secretaire Particulier au Ministere des Finances et de la Planification Economique, Ministere Co-organisateur de cet Atelier Technique. II a donne les grands themes et priorites du developpement du Gouvernement et les contraintes qui freinent les capacites. " a evoque les problemes structurels et conjoncturels. Les grands objectifs du Gouvernement en rapport avec les objectifs du Secteur AEPA ont ete rappeles. Le troisieme expose fut donne par M Emmanuel NSANZUMUGANWA, Directeur de l'Eau et Assainissement au Ministere des Travaux Publics. Son expose comprend 4 points: • Pourquoi une Politique Sectorielle • Les parties de I'actuel texte de Politi que Sectorielle • Le processus de preparation de cette Politi que Sectorielle • Grandes orientations de cette Politique Le quatrieme expose fut donne par M Bruno MWANAFUNZI, Chef de la Division Hydraulique Urbaine au Ministere des Travaux Publics et M. Philippe CASTERMANS, Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et Del'Aaaainieaement • Volume U Conseiller de la GTZ aupr~s de la Direction de l'Eau et Assainissement. L'expose a porte sur les commentaires ecrits par les Bailleurs de Fonds, ONG et Agences de Cooperation sur Ie texte de la Politique Sectorielle. On a egalement donne une synth6se des debats qui a eu lieu aux niveaux communal et prefect oral (regies, Bourgmestres, RHP, sous-prefet). L'apr6s-midi a debute par un groupe de trois exposes qui ont porte sur I'Approvisionnement en Eau en Milieu Urbain au Rwanda par M KARINGANIRE Alphonse, Directeur de l'Etablissement Public de production, de transport et de distribution d'eau, d'electricite et de Gaz,. (ELECTROGAZ). Le point important est la restructuration en cours avec I' Assistance de la Banque Mondiale et des autres Pays. Dans un horizon de trois ans, il est possible d'envisager la Privatisation. La Gestion des Ressources en Eau en Afrique Subsaharienne comme base de developpement en Afrique fut abordee par Mme Awa BUSIA du Groupe Regionale pour l'Eau et I' Assainissement en Afrique Australe et Orientale. l'Approvisionnement en Eau en Milieu Rural au Rwanda fut traite par M Andreas WILDT de la Banque Mondiale a Washington. D~s les le<;ons de son experience de plus de sept ans au Rwanda, on a retenu que Ie principe de I'autogestion a travers les regies associatives peut fonctionner. Par contre pour que Ie principe de participation communautaire puisse fonctionner, beaucoup reste a faire par exemple au niveau de la methodologie de sensibilisation qui, desormais devrait ~tre vue comme un moyen emmenant les communautes a identifier leurs besoins et faire la demande des projets. Un panel de discussion compose des responsables (Directeurs) anime par M Emmanuel RUSHINGABIGWI, Directeur de la Television Rwandaise a porte sur la coordination des activites et Ie cadre approprie. II a aborde aussi la question de separer les fonctions de gestion du secteur et celles d'utilisation. 4. La journee du 10.9.1997 a commence par les exposes qui donnent les experiences du Nepal, Afrique du Sud, Ghana, Burkina Faso et Rwanda. les experiences du Nepal et d'Afrique Sud donnees successivement par M SHRESTHA et Mme ROPER KATE ont essentiellement montre de bons exemples de participation communautaire. Les deux ont montre les difficultes et les echecs enregistres et qui ont conduit a I'adoption des methodes adaptees aux probl~mes poses. l'experience du Projet d'AEP a Ngenda, donne par Bruno SCHOEN de la KfW montre la mise en place d'une structure de gestion et d'exploitation d'un syst~me complexe comme celui de Bugesera - Sud dans un cadre caracterise par la faiblesse institutionnelle et juridique. M Ato BROWN, du Groupe Regional de Nairobi a montre, a partir des experiences menees a Kumasi au Ghana, a Ouagadougou au Burkina Faso et a Conakry en Guinee, comment une approche integree dans un cadre de gestion adequat ont permis de resoudre les probl~mes d'assainissement dans ces villes. Les travaux de I'apr~s-midi ont ete fait en quatre groupes au tour des th~mes suivants: 1. Besoins et Priorites de Developpement 2. Institutions/Cadres Legislatif et reglementaire 3. Participation/Coordination/Sensibilisation 4. Investissement/Strategies de Financement Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'As.aJniMement - Volume I Le Groupe 1 a recommande la revision et la reorientation fondamentale du cycle des projets pour responsabiliser les communautes. Le Groupe 2 a recommande essentiellement: • Ie regroupement des services s'occupant de la gestion du secteur • Ie desengagement progressif de l'Etat • la promotion de I'autogestion et du secteur prive • la decentralisation Le groupe 3 a recommande: • la remuneration des services au niveau des regies • la decentralisation et I'identification des projets par les beneficiaires. Le Groupe 4 a recommande: • Ie choix de systames moins coOteux lit ou cela est possible • Ie renforcement des capacites nationales • Ie transfert du savoir faire. • Recommande d'accelerer la finalisation du Code d'Assainissement, ainsi que I'avant projet de Loi sur I'eau. 5. La journee du 11.9.1997 a connu un travail en quatre commissions is savoir: 1. Assainissement 2. Gestion du secteur 3. AEP en Milieu Rural 4. AEP en Milieu Urbain 6. Conclusion des Travaux en Commission • Mise en place d'un cadre institutionnel favorisant la participation du secteur prive dans I'investissement et I'exploitation du secteur. • Creation d'un cadre de concertation. • Renforcement des capacites. • Decentralisation • Participation des communautes dans Ie processus du projet • Role des acteurs prives et de "Etat • Mobilisation des fonds Dans la seance de I'apras-midi il y a eu un Feed·back des Bailleurs de Fonds. Les Bailleurs de Fonds ont salue I'organisation et les debats de cet Atelier et la large representativite des acteurs qui ont permis de degager les grandes lignes, de la Politique Sectorielle de l'Eau. 115 ont souhaite la finalisation de la politique, I'elaboration des strategies et du Plan d'Action ainsi que la continuation des reformes dans la gestion du Secteur dans Ie milieu urbain. 115 ont recommande la mise en place d'un cadre de concertation et de groupes thematiques pour coordonner les programmes, identifier les secteurs d'appui ainsi que la poursuite des efforts dans la decentralisation et la participation des communautes. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de "Eau Et De l'A..._ument· Volume. Pour Ie cadre de la cooperation bilaterale et multilaterale, ils se sont engages i poursuivre les efforts dans la mise i la disposition des populations urbaine et rurale, d'une Eau Potable et d'un milieu mieux assaini. Atelier Technique Sur La. Politique Sectorie'le de l'Eeu Et De "A...inia..ment - Volume I Feed-Back des Bailleurs de Fonds Introduction L'objectif de cette seance etait de consolider Ie partenariat qui existe entre Ie Gouvernement Rwandais et les bailleurs de fonds et de favoriser une meilleure coordination dans la mise en oeuvre de la politique sectorielle. Les bailleurs de fonds ont salue I'organisation de I'atelier et la large representation des acteurs qui a permis de degager les elements des plans d'action pour la mise en oeuvre de la politi que sectorielle, Les interventions specifiques des bailleurs de fonds sont reportees comme suit: BAD La politique sectorielle doit itre suivie par des strategies et des plans d'action pour qu'elle soit efficace. Le suivi de cette politi que doit itre bien organise car I'experience depuis 1980 montre que c'est un secteur tras dynamique. Actuellement les ressources sont limitees. Par consequent il faut avoir beaucoup d'imagination et une ouverture d'esprit marquees par la concertation afin d'eviter des contradictions. La presence de la BAD demontre sa volonte de continuer ~ itre representee dans Ie developpement du ce secteur en particulier dans Ie milieu urbain. Sachant qu'ELECTROGAZ est en train d'itre restructure, la BAD en attend les resultats. La BAD s'interesse aussi ~ I'assainissement. L'intervention dans Ie Projet AEP Region des Laves a ete suspendue pour des raisons sur lesquelles nous ne reviendrons pas. En milieu rural, nos activites sont en gestation. Belgique La Belgique intervient en milieu rural. Dans ce secteur, il faut archiver et exploiter au maximum les informations et les etudes dej~ faites. Au niveau de la gestion iI faut une structure centrale et efficace. La Belgique a dej~ contribue ~ concurrence de 118 millions de FB pour toutes les formes d'interventions sauf pour les bilaterales. On reste ouvert pour un plan d'action general. Aliemagne(KfW) La KfWa exprime sa satisfaction avec les resultats de I'atelier. La KfW intervient dans plusieurs domaines de developpement dont Ie secteur de I'eau. Elle suivra en detail la finalisation de la Politique Sectorielle. La KfW intervient dans 3 domaines dont la sante, I'education et I'eau. Cette derniare est prioritaire dans Ie renforcement des infrastructures en milieu rural tout en partant un interAt particulier aux projets d'AEP. Bien que la KfW ne finance en general que les projets d'AEP complexes (cas de Bugesera - Sud) elle intervient aussi dans les petits projets tels que les 8 communes rurales autour de Kigali qui favorisent la participation communautaires (modale Sud Africain). Ce projet dont les etudes ont ete realisees avant la guerre d'Avril 1994 sera bientOt execute. Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de l'Eau Et De l'Anain.sement - Volume II Autriche Le representant a ete impressionne par la presence des autorites de base (bourgmestres, sous-prefets, presidents des regies). \I a affirme que I'Autriche est pr~te a retablir les contrats relatifs au projet Kigali III suspendus avant la guerre. Suisse Le representant a apprecie les differentes presentations faites et les travaux en groupe ou les hommes de terrain se sont exprimes. Deux points essentiels ont ete soulignes: • La participation/coordination ne pose pas de probleme au niveau communal, mais au niveau prefectoral et ministeriel il reste beaucoup a faire. Le representant de la Suisse est satisfait du fait qu'actuellement Ie payement n'est un tabou contrairement des services d'eau a la situation ou les gens croyaient que I'eau est un don de Dieu. Bien que Ie principe de la decentralisation est une bonne a demarche, il faudra eclaircir les taches chaque echelon (Commune, Prefe~ture, Ministere). • La construction de nouveaux sites se fait sans tenir compte des regles de base. Le representant de la Suisse est tout de m~me satisfait du fait que Ie Gouvernement va etudier ce probleme en se reterant aux experiences d'autres pays (ex: la Tanzanie). La Suisse a la volonte de soutenir Ie Rwanda dans ses projets surtout Ie processus de decentralisation pourvu que la population prenne ses responsabilites. Les Personnes Ressources N4fJ111 (ProjBt JAKPAS) M. B. Shrestha, Ie representant de JAKPAS est satisfait de I'atelier organise. Dans son pays, la participation communautaire est tres avancee par rapport a plusieurs pays' et la decentralisation est bien comprise et appliquee. II espere que Ie gouvernement Rwandais est engage a promouvoir la participation des communautes dans toutes les phases de ses programmes de developpement d'eau et de I'assainissement. Afrique du Sud (MvulB Trust) Mme. Kate Roper, Coordinatrice Regionale de Mvula Trust est contente d'avoir partage son experience avec les autres et espere que Ie cas de Mvula - Trust permettra la mise en action du plan elabore. A.... T. . . . . . Sur La PaItI•• a.o........ rEal It 0. r"-............ · VCIIume. Ateliar Technique Sur La Politique Sectorialle de l'Eau Et De l'Assainiasement· Volume II Discours du Representant Resident de la Banque Mondiale a la Cloture de I'Atelier R, Venkateswaran C'est pour moi un grand honneur et un immense plaisir de me retrouver parmi vous a I'occasion de la clOture de ces trois journees d'intense travail. Je saisis cette occasion pour presenter mes vifs remerciements a tous les participants. Je suis particulierement impressionne par la forte representation des communautes de base, cela montre une fois de plus la franche et harmonieuse collaboration existante entre Ie Ministere et particuliarement la Direction de l'Eau et de I'Assainissement et la base. Je remercie egalement les bailleurs de Fonds, les ONG et toutes les autres parties prenantes qui ont bien voulu rehausser de leurs presences en leur repondant a I'invitation du Gouvernement et en participant activement dans cet atelier technique sur l'Eau et I'Assainissement. La presence d'un si grand nombre de participants a cet atelier aura montre une fois de plus I'importance accordee a ce bien qui devient de plus en plus rare au fur du temps mais reste toujours source de vie: I'eau. II va donc sans dire que sa gestion devient cruCiale et strategique dans la reduction de la pauvrete pour un developpement socialement durable. Par ailleurs, cet atelier est preuve de la volonte des Autorites Rwandaises a adh~rer au consensus international sur les principes de gestion integree des ressources en eau. A la lecture de la note de synthase du Directeur de l'Eau et de I'Assainissement, je constate que les objectifs du seminaire ont ete largement atteints et que les fruits de vos reflexions permettront de finaliser et de mettre en oeuvre la politique sectorielle de l'Eau et de I'Assainissement. Nous retiendrons que les grandes recommandations qui ont ete faites a savoir: e la creation d'un cadre de coordination pour une gestion efficace des ressources en eau e une participation plus accrue des communautes de base dans tout Ie cycle des projets e la participation du secteur prive dans I'investissement du secteur et I'exploitation des infrastructures, notamment la mise en place d'un cadre institutionnel, juridique et reglementaire favorisant cette evolution e Ie renforcement des capacites nationales dans Ie secteur e I'elaboration d'un plan de mise en oeuvre de la politi que Je tiens a vous affirmer que la Banque Mondiale, dans une large collaboration avec les autres bailleurs de fonds, est prete a contribuer a tous vos efforts pour la mise en oeuvre de ces recommandations. La Banque est disposee a contribuer a travers un appui financier a la realisation du plan d'action qui permettra la mise en oeuvre de la politi que. Ceci est d'ailleurs coherent avec la strategie d'assistance de la Banque Mondiale pour Ie Rwanda en cours d'elaboration dans lequel Ie secteur Eau et Assainissement occupe une place de choix. Atelier Technique Sur La Politique Sectorialle de l'Eau Et De l'Assainiuement· Volume II Je VOUs felicite une fois de plus de I'excellent travail accompli et vous souhaite une bonne continuation des etapes qui nous restent a accomplir pour la mise en oeuvre de la politique sectorielle de l'Eau et de l'Assainissement au Rwanda. Je vous souhaite un bon retour chez vous et esperons vous retrouver aussi nombreux et motives lors des discussions de mise en oeuvre de la politique. Je vous remercie Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de I'Eau Et De l'A••aini••ement • Volume II Discours du Ministre des Travaux Publics a la Cloture de I'Atelier S.E.M. Laurien Ngirabanzi C'est encore une fois, ma plus haute joie de me trouver devant cette auguste assemblee, pour honorer la ceremonie de cloture des travaux de l'Atelier Technique sur la Politique Sectorielle en matiere d'Eau et Assainissement au Rwanda, tenu du 09 au 11 Septembre 1997. Permettez-moi de reiterer mes plus vifs remerciements aux organisateurs de cet Atelier plus particulierement la Banque Mondiale et la G.T.Z qui ont beaucoup contribue pour sa reussite et qui ne cessent d'appuyer Ie Gouvernement dans ce secteur si important pour la population rwandaise. II me faut une fois de plus, louer l'interAt que vous, Representants de nos partenaires preterentiels, Experts Internationaux, vous, Cadres des divers departements ministeriels, avez manifeste en notre faveur en acceptant de venir contribuer a enrichir les travaux de cet atelier. A la veille de la tenue du seminaire que nous cloturons aujourd'hui d'importantes consultations interministerielles, avec les experts tant nationaux qu'internationaux avaient vu Ie jour pour deboucher sur une politique sectorielle concertee et adaptee a I'evolution socio-economique du pays. Sur Ie plan national, ces consultations avaient debute en mars 1996 et avaient reuni les cadres de la Direction de l'Eau et Assainissement avec I'appui des conseillers de la G.T.Z. Elles ont mis au point un premier texte de la politique sectorielle pour I'eau et assainissement. Aux mois de mai et juin, ce texte fut ensuite discute d'abord au niveau de tout Ie ministere des travaux publics, puis a ete enrichi au niveau interministeriel (sante, population, agriculture, industrie, mines, environnement, transport). C'est a ce niveau que nous disposons du document qui a ete distribue aux Bailleurs de fonds et ONG pour commentaires au cours du premier trimestre 1997. Avec Ie second trimestre 1997, une reunion s'est tenue avec les ONG pour recueillir leurs commentaires et s'enquerir de leur participation a la tenue du present atelier. Cette reunion fut suivie par une autre reunion interministerielle en preparation pratique de l'Atelier, en septembre 1997 apres les tournees de concertation avec les autorites communales et prefectorales qui ont eu lieu au cours du mois d'aoOt et debut septembre 1997. Sur Ie plan regional, d'importantes rencontres se sont tenues avec Ie Groupe Regional de Nairobi et la Mission Residente de la Banque Mondiale, de Decembre 1996 jusqu'a nos jours afin d'organiser ces consultations. Ainsi Ie present Atelier se fixait trois objectifs a savoir: e la finalisation du document de politi que sectorielle de I'eau et assainissement. • la formulation des strategies de sa mise en oeuvre. • la mise en place d'un cadre de concertation interministerielle, des Bailleurs de fonds et des ONGs. • Pour arriver aux objectifs precites, vos travaux devaient s'articuler autour des themes suivants : Atelier Technique Sur La Politique Sectorielle de "Eau Et De "Auainia.ement - Volume II • Ie contexte du Rwanda et la politique sectorielle de I'eau et assainissement • les exp~riences positives ~trangeres et au Rwanda dans Ie secteur. • 1'~laboration des plans d'action, dans la gestion du secteur dans I'approvisionnement en eau en milieu rural et urbain et enfin dans I'assainissement. Un adage bien connu et de vieilles civilisations dit que I'EAU EST LA VIE. Plusieurs nations et institutions ne cessent de souligner combien I'eau est un ~I~ment fondamental pour notre vie. Vous mAmes vous venez de Ie d~gager ~ travers les resultats de vos contributions durant ces trois jours. Pour la mise en application de toutes suggestions et recommandations emises au cours de cet atelier, Ie Gouvernement Rwandais reste sensible aux souhaits evoques et reste attentif aux responsabilites importantes, entre autre, • Ie desengagement progressif de l'Etat qui doit jouer Ie rOle • de facilitateur (appui et contrOle) • la promotion de I'autogestion et du secteur prive • la decentralisation des services et la representation effective au • niveau prefectoral. • la prioritisation des zones detavorisees ou mal desservies entre autre • I'UMUTARA, la region de KIBUNGO, Ie BUGESERA, Ie MAYAGA, etc. En matiere d'investissement et strategies de financement, Ie Gouvernement soutient que les regies communales puissent paraitre plus fonctionnelles que I'habitude en instaurant une systeme de perequation entre elles, tout a s'engageant ~ respecter Ie principe du recouvrement des coOts par les beneficiaires. Ces coOts seront reduits par Ie choix de technologies adaptees, Ie renforcement des capacites locales et Ie transfert du savoir faire. Dans Ie sous secteur d'Assainissement tant en milieu rural qu'en milieu urbain, la finalisation du Code d'Assainissement attendu incessamment; permettra de detinir Ie rOle de chaque intervenant et d'ameliorer I'assainissement des lieux d'habitation: centres urbains et nouveaux villages. A ce propos une coherence s'avere indispensable entre les plans directeurs d'urbanisme et ceux d'Assainissement. Les services charges de l'Eau et Assainissement devront ainsi prendre en compte les problemes evoques lors de I'installation des populations dans les nouveaux villages. Une des grandes strategies adoptees lors de la mise en application des premieres politiques d'eau et assainissement fut la sensibilisation. C'est cette strategie qui a permis la creation de premieres associations d'usagers d'eau, mais Ie chemin reste encore long. Le Gouvernement souhaite que la nouvelle politi que qui sortira de ces travaux puisse connaitre une large diffusion et devenir I'instrument de base dans la realisation de toutes les activites du secteur Eau et Assainissement. Que la sensibilisation puisse etre integree dans tout projet d'Eau et Assainissement, qu'il n'y ait pas un decalage entre les travaux techniques et la sensibilisation et que les beneficiaires soient integrees dans toutes les eta pes du projet en commencant par leurs etudes. C'est en creant un cadre de concertation interminist~rielle qui jusqu'~ present etait informel, qu'on aboutira ~ la resolution des problemes de mauvaises gestion des ressources en eau et de la capacite financiere des usagers locaux qui depend de la promotion de divers projets de developpement en milieu rural. Un point particulier doit retenir notre attention. Notre pays est en train de connaitre une transition dans Ie Atelier Technique Sur La Politique Sectorialle de l'Eau Et De l'AMain.ement • Volume II secteur de I'habitat ou les gens sont appelees c\ se grouper dans les agglomerations piutOt qu'a se disperser sur les collines. Les crises croissantes d'eau potable dans la capitale, causees par un taux d'accroissement urbain accelere ne permettent pas a l'Electrogaz de satisfaire la a demande. Une politique de restructuration ainsi que les recherches de financement sont en cours. Ces reformes permettront la promotion du secteur prive, par la liberalisation de I'exploitation des systl~mes d'Alimentation dans tous les milieux urbains. Je reste convaincu que les resultats de l'Atelier que vous venez d'enrichir, permettront non seulement au Gouvernement mais aussi aux differents Bailleurs de Fonds et Donateurs d'accroitre les efforts du developpement. Et la nouvelle politique sera un outil efficace a la population appelee a bien gerer les infrastructures d'eau et assainissement afin d'assurer leur viabilite. Ainsi, je declare clos les travaux de I'Atelier Technique sur la Politique Sectorielle de l'Eau et Assainissement au Rwanda. Je vous remercie. ANNEXES liste des Membres des Groupes Groupe 1: Facilitateur: M.Andrew Makhoka 1. Jean Doyen 12. Andreas Wildt 2. CI~ment Mudaheranwa 13. Bernd Schnikhuna 3. R~my Mugunga 14. Bruno Schoen 4. Rose Mukabalisa 15. Bruno Mwanafunzi 5. Anne -Marie Mukakarara 16. J.B. Ngwijabanzi 6. P~lagie Mukantwali 17. Benoit Nkiriyehe 7. Cassien Munyaneza 18. Allype Nkundiyaremye 8. Justin Murara 19. Johann Pichler-Stainern 9. Basile Musonera 20. D. B. Shrestha 10. Michel Mwambutsa 21. Andr~ Sibomana 11. Marie Chantal Uwanyiligira 22. Susan Christian Groupe 2: Facilitateur: M. P. Gatin 1. Awa B. Busia 17. Innocent Mushumba 2. Augustin Habimana 18. Faustin Mutasingwa 3. Esdras Habimana 19. Corneille Mutuyemungu 4. Apolinaire Haguma 20. Michel Ndabamenye 5. D~o Kabagamba 21. Maurice Ndayisaba 6. Vincent Kageruka 22. Vincent Ngarambe 7. Kanamugire Makuza 23. Elie Ngarukiye 8. Karage Jean Bosco 24. Emmanuel Nsanzumuganwa 9. Emmanuel Kayitare 25. Vianney Nsengimana 10. Anrd~ Mazimpaka 26. Innocent Ntaganzwa 1" MMiatrice Mukabarisa 27. Kate Roper 12. Mukamasabo Immacul~e 28. Antoine Rutagengwa 13. Mukwindi Gaparay 29. Antoine Semukanya 14. Jean Pierre Munyabugingo 30. Cyrille Sibomana 15. Jovith Munyamasoko 3" Jurgen Teupel 16. Adelard Murara 32. Maxime Usenguremyi Groupe 3: Facilitateurs M.P. Castermans et M.S. Ndutiye 1. Kamali Karegesa 15. Faustin Mugabo 2. Saad Mugambi 16. Ephrem Runanira 3. Marie TMr~se Uwobasa 17. Augustin Musonera 4. Anita Gaju 18. Etienne Ngirabatware 5. J.M. Vianney Mushinzimana 19. Eug~ne Munyakayanza 6. Pascal Munyambonera 20. Eric l:Ionfeger 7. Valens Ngirabakunzi 21 . GM~on Musabyimana 8. Andr~ Ndimubakunzi 22. Keith Mackenzie 9. Aimable Muhizi Jules 23. Dieter Schuitze 10. J-Pierre Rugemana 24. Jean Bwanakeye 11. Tharcisse Munyeshuli 25. Sylv~re Munyaneza 12. Andriamitantsoa 26. Corneille Kagara 13. Callixte Sezibera 14. Frank Rutabingwa Groupe 4: Facilitateur: M.J AkilimaH 1. Ato Brown 15. Fran<;ois Gakwerere 2. Anastase Bimenyimana 16. IIdephonse Gasana 3. Octavien Bisa Samali 17. nnocent Gasana I 4. G~rard Bizaga 18. Eustache Gashagaza 5. Sim~on Byiringiro 19. Laurent Gashugi 6. Hamza Cyimana-Karambizi 20. Laurent Groenendijk Willem 7. Philibert Cyiza 21. Dan Habimana 8. S~kouna Diakite 22. Vincent De Paul Kabalisa 9. F Druyts 23. Kamali Karegesa 10. Enos Seduhembe 24. Jean Kanyamuhanda 11. F. Abderrahim 25. J M V Karangwa 12. Foda Jean Claude 26. Domicien Kayumba 13. A. Fraidi 27. Ars~ne Kwizera 14. G.Van Balen 28. Patrick Rugumire Liste des Membres des Commissions Commission 1: Assainissement 1 Cyrille Sibomana 11 Philbert Cyiza 2 SimC§on Byiringiro 12 Rose Mukabirasa 3 ThC§oneste Gashugi 13 Patrick Rugumire 4 Karegesa Kamali 14 Dan Habimana 5 Domitien Kayumba 15 A. M. Mukakarara 6 GC§rard. Bizaga 16 Cassien Munyaneza 7 Benoit. Nkiriyehe 17 F. Gakwerere 8 J. P. Munyabugingo 18 Ato Brown 9 F. Abderrahim 19 Eustache Gashagaza 10 Jean Claude Foda Commlsion 2: Gestion du secteur 1 Awa Busia 14 Faustin Mutasingwa 2 Alexis Gakuba 15 Corneille Mutuyemungu 3 Augustin Habimana 16 Michel Ndabamenye 4 Esdras Habimana 17 Maurice Ndayisaba 5 Paul Gatin 18 Vincent Ngarambe 6 DC§o Kabagamba 19 Elie Ngarukiye 7 Vincent Kageruka 20 Emmanuel Nsanzumuganwa 8 Emmanuel Kayitare 21 Innocent Ntaganzwa 9 AndrC§ Mazimpaka 22 Ruhumuliza 10 ImmaculC§e Mukamasabo 23 J.M.Vianney Rutaganda 11 Gaparay Mukwindi 24 Reuben Sebagabo 12 Jovith Munyamasoko 25 Mathias Zilimwabagabo 13 Justin Murara 26 Jean Marie Vianney Karangwa Commission 3: Approvisionnement en eau en milieu rural 1 Anastase Bimenyimana 15 GC§dC§on Musabyimana 2 Jean Bwanakeye 16 Augustin Musonera 3 Philippe Castermans 17 Simon Ndutiye 4 Jean Doyen 18 Valens Ngirabakunzi 5 Anita Gaju 19 Etienne Ngirabatware 6 Aton Hagen 20 Vianney Nkurunziza 7 Pascal Kanyambona 21 Kate Roper 8 Corneille Karagara 22 J-Pierre Rugemana 9 Faustin Mugabo 23 Epimaque Runanira 10 Jules Aimable Muhizi 24 FrC§deric Rusanganwa 11 PC§lagie Mukantwali 25 Saad Mugambi 12 Eugitne Munyakayanza 26 B.Schrestha 13 Sylv6re Munyaneza 27 Callixte Sezibera 14 Tharcisse Munyeshuli 28 Marie TMritse Uwobasa Commission 4: Approvisionnement en eau en milieu urbain 1 AndrC§ Sibomana 12 Enos Seduhembe 2 Andreas Wildt 13 Arsene Kwizera 3 Basile Musonera 14 Bruno Mwanafunzi 4 Cyimana Karambizi Hamza 15 Celse Gasana 5 Innocent Mushumba 16 CIC§ment Mudaheranwa 6 Jean Kanyamuhanda 17 J. B. Ngwijabanzi 7 Joseph Akilimali 18 Lt. R6my Mugunga 8 Andrew Makokha 19 M. Chantal Uwanyiligira 9 Maxime Usengumuremyi 20 M6diatrice Mukabarisa 10 Prosper Safari 21 Antoine Rutagengwa 11 T. Ruberangeyo 22 Diakit6 S6kouna Liste des Participants Akilimali Joseph Diakite S~kouna Consultant Task Manager BANOUE MONDIAlE BAD Andriamitantsoa Doyen Jean H Assistant Technique IDEA Directeur R~gional MINITRAP/HYDROPLAN GREA-AEA; BM-PNUD Brown Ato Druyts F. Sp~cialiste en Environnement Urbain Ing~nieur Sp~cialiste d'Assainissement GREA-AEA, BANOUE MONDIAlE D~pt. de l'Eau RSA Busia Awa B. Sp~cialiste en Ressources en Eaux, Enos Seduhembe BANOUE MONDIAlE Pr~sident de la R~gie Gitesi Pr~fecture Kibuye Banteyehm Haile Watsan Coordinateur F. Abderrahim ARC Coordinateur, AHP Austrian Help Program Bimenyimana Anastase Bourgmestre/NSHllI Foda Jean Claude MININTER F.D. R~gions de laves MINITRAP Bisa Samali Octavien Coordinateur des Op~rations Fraidi A. BAD Coordinateur AHP AHP Bizaga G~rard Pr~sident de la R~gie Muvumba G. Van Balen Pr~fecture UMUTARA Repr~sentant l6gal GKW Consult Bwanakeye Jean Pr~sident de la R~gie Gaju Anita CYANGUGU Agent/DEA MINITRAP Byiringiro Sim~on Bourgmestre Kidaho Gakuba Alexis MININTER Agent d'ARAMET ARAMET Castermans Phillipe Conseiller GTZ Gakwerere Franc;ois MINITRAP Cadre DEA MINITRAP Cyimana-Karambizi Hamza Cadre DEA Gasana Celse MINITRAP S/Prefet GIKONGORO Cyiza Philibert Division Hygi~ne PubliQue Gasana IIdephonse MINISANTE Bourgmestre de Maraba MININTER De Roover Eric S. Coop~ration Beige Gasana Innocent AMBABElGE Agent MIJESCOFOP Gashagaza Eustache Kageruka Vincent Hydraulicien Gikongoro S/Pr~fet MINITRAP BUTARE Gashugi Laurent Kamali Karegesa Charg~ de Programme Sous-Pr~fet Cyangugu FAO MININTER Gashugi Theoneste Kanamugire Makuza Direction Electricite S/Prefet Umutara MINITRAP MININTER Kanyamuhanda Jean Gatin Paul Chef de Div. ContrOle des Projets Consultant MINECOFIN BANOUE MONDIALE/SHER Karage Jean Bosco George Otieno Genie Rural Ing~nieur Coordinateur de l'Eau MINAGRI IRC Kigali Karangwa J M V Groenendijk Willem MININTER Directeur ZOA-REFUGEE Karegesa Kamali Sous Pr~fet Habimana Augustin CYANGUGU Attache de Direction MINAGRI Kayitare Emmanuel Cadre/DEA Habimana Dan Division Habitat Kayumba Domicien MINITRAP President de la Regie Kivuye Prefecture BYUMBA Habimana Esdras Hydraulicien Kibuye Kwizera Ars6ne MINITRAP S/Pr~fet Kibuye Hagen Anton MININTER Charge de Programme Coordination - SUISSE L Nguyen Chef de Mission RDA-BDI Haguma Appolinaire SOLIDARITES Dir. Habitat & Urbanisme B.C. MINITRAP Lenk Ambassade d' Allemagne Honfeger Eric Architecte AH MacKenzie Keith Coop~ration - SUISSE WES Chief UNICEF Kabagamba Deo S/Pr~fet Byumba Makokha Andrew MININTER Planificateur Sectorielle de I' eau GREA-AES Kabalisa Vincent de Paul BANOUE MONDIALE National Coordination MINAGRI Mazimpaka Andre Bourgmestre TAMBWE Kagara Corneille GITARAMA Chef de Division TVR TVR Mudaheranwa Clement Chef de Service Eaul Gaz ELECTROGAZ Mugabo Faustin Munyeshuli Tharcisse S/Prefet Kigali-Rural S/Prefet Kibungo Prefecture KIGALI-RURAL MININTER Mugunga Remy Murara Adelard Directeur de planification S/Prefet Ruhengeri PRESIDENCE MININTER Muhizi Jules Aimable Murara Justin Bourgmestre Kiyombe Secreta ire Particulier MININTER MINIPLAN Mukabalisa Rose Musabyimana Gedeon Chef de Div. Prom. de la Famille Ingenieur Projet Eau MIGEFASO CARE INTERNATIONAL Mukabarisa Mediatrice Mushinzimana J.M.Vianney Presidente de la Regie Rutonde F.D AEP Bugesera - Sud KIBUNGO MINITRAP Mukakarara Anne -Marie Mushumba Innocent Agent DEA Voiries &. Canalisations MINITRAP MINITRAP Mukamasabo Immaculee Musonera Augustin S/Prefet A.S.C. Hydraulicien UMUTARA Prefecture GITARAMA MINITRAP Mukantwali Pelagie Musonera Basile Agent DEA Hydraulicien Cyangugu MINITRAP MINITRAP Mukwindi Gaparay Mutasingwa Faustin Agent/DEA Sous-Bourgmestre Kabarondo MINITRAP MININTER Munyabugingo Jean Pierre Mutuyemungu Corneille Hydraulicien Gitarama President de la Regie MINITRAP Prefecture GITARAMA Munyakayanza Eugene Mwambutsa Michel Secretaire Particulier Journaliste MINITRAP TVR Munyamasoko Jovith Mwanafunzi Bruno Division Legislation &. Contentieux Chef de Division Hyd. Urbaine MINITRAP MINITRAP Munyambonera Pascal Ndabamenye Michel Agent/DEA President de la Regie MINITRAP Ndayisaba Maurice Munyaneza Cassien Division Urbanisme Resp. Regie Gikongoro MINITRAP Prefecture GIKONGORO Ndimubakunzi Andre Munyaneza Sylvere Agent/DEA Dir. Amenag. Territ. Rehab.&'lnfrast. MINITRAP PRIMATURE Ndoli Aim6 Pichler-Stainern Johann Journaliste Ing'nieur - Cadre TBW Radio Rwanda Ing. Cons. Ndutiye Simon Renier Paul Chef Div. Hydrol. Rurale Cons. D'v. Rural MINITRAP D'''gation U.E. Ngarambe Vincent Roper Kate Directeur du G6nie rural Coordinatrice R'gionale MINAGRI MVULA TRUST RSA Ngarukiye Elie Rudasingwa Laurent Hydraulicien Kibungo D6veloppement Communautaire MINITRAP LWF Ngirabakunzi Valens Rugemana J-Pierre Agent/DEA Hydraulicien Kigali-Rural MINITRAP MINITRAP Ngirabatware Etienne Rugumire Patrick Pr'sident de la R6gie Mutura Division Assainissement Pr6fecture GISENYI MINITRAP Ngwijabanzl J.B. Ruhumuliza Dhanis Agent DEA Division Batiments Civils MINITRAP MINITRAP Nkiriyehe Benoit Runanira Epimaque Hydraulicien BYUfllba Bourgmestre MINITRAP MUVUMBA Nkundiyaremye Allype Rusanganwa Fr6d6ric Juriste Magistrat Division Administration et Finances Consail d' Etat MINITRANSCO Nkurunziza J.M. Vianney Bourgmestre Rutabingwa Frank MININTER Directeur de l'Environnement MINAGRI Noji Keiko Coordinateur du Projet Rutaganda J. M. Vianney AAR Agent/DEA MINITRAP Nsanzumuganwa Emmanuel Directeur/ Eau et Assainissement Rutagengwa Antoine MINITRAP Planification Eau et Gaz ELECTROGAZ Nsengimana Vianney Journaliste Rwagashayija TimotM Radio Rwanda Division MINIMIT Ntaganzwa Innocent Cadre -' la Dir. de I'industrie Rwigira T"esphore MINICOM Journaliste TVR Pham Aur'lie Coordinatrice Administratif Saad Mugambi SOLIDARITES FCE Asst. Office/Field Supervisor AAR Safari Prosper Teupel Jurgen Hydraulicien Gisenyi Directeur Adjoint MINITRAP HYDROPlAN Schnikhuna Bernd TMophile Ruberangeyo Coordinateur Audit Interne OXFAMlKigali MINITRAP Schoen Bruno Tony At-Seka Kanyandekwe Charg6 de Mission Journaliste KfW ORINFOR-Nouvelle Rel~ve Schuitze Dieter Usengumuremyi Maxime Ing6nieur Sanitaire Agent DEA KfW MINITRAP Sebagabo Reuben Uwanyiligira Marie Chantal Agent DEA Chargee de Programmes MINITRAP Banque Mondiale Semukanya Antoine Wildt Andreas Bourgmestre Rutongo Charge de Projets MININTER IDA Sezibera Callixte Zilimwabagabo Mathias Hydraulicien Butare Hydraulicien Ruhengeri MINITRAP MINITRAP Shrestha D. B. Directeur Executif NEPAL Sibomana Andr6 Resp. Services Comm. OXFAM - Quebec Sibomana Cyrille Bourgmestre GISHOMA MININTER Susan Christian Charg6 de l'Eau de la Coop. Ambassade d'Autriche PARTIE B DOCUMENT DE POLITIQUE SECTORIELLE DE I'EAU ET DE I'ASSAINISSMENT (Texte Original) REPUBLIQUE RWANDAISE MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS DIRECTION DE L'EAU ET DE L'ASSAINISSEMENT POLITIQUE SECTORIELLE pour I' EAU et I' ASSAINISSEMENT au Rwanda 1997 Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement Volume II TABLE DES MATIERES 1. INTRODUCTION.....................................................................................4 2. PRESENTATION DU SECTEUR EAU POTABLE ET ASSAINISSEMENT........... 2 3. LA DIRECTION DE I'EAU ET DE L'ASSAINISSEMENT (DEA) .......................7 4. GESTION DES RESSOURCES EN EAU.......................................................7 4.1.1 Historique.......................................................................... 7 4.1 .2 Situation actuelle ................................................................7 4.1.3 Strategie et Objectifs.......................................................... 8 5. LE MILIEU URBAIN ................................................................................. 9 5.1 L'EAU EN MILIEU URBAIN ..................................................................... 9 5.1.1 Historique .......................................................................... 9 5.1.2 Situation actuelle ................................................................9 5.1.3 Strategie et Objectifs.......................................................... 9 5.2 L'ASSAINISSEMENT EN MILIEU URBAIN .............................................. 10 5.2.1 Historique ......................................................................... 10 5.2.2 Situation actuelle............................................... .............. 10 5.2.3 Strategie et Objectifs......................................................... 11 6. LE MILIEU RURAL ................................................................................. 7 6.1 L'EAU EN MILIEU RURAL ..................................................................... 12 6.1.1 Historique......................................................................... 12 6.1.2 Situation actuelle .............................................................. 12 6.1.3 Strategies et objectifs........................................................ 16 6.2 L'ASSAINISSEMENT EN MILIEU RURAL. ............................................... 17 6.2.1 Historique........................................................................ 17 6.2.2 Situation actuelle .............................................................. 17 6.2.3 Options politiques et strategiques.............. ................. J ........18 7. PROGRAMMATION DU DEVELOPPEMENT SECTORIEL. ............................. 19 7.1 PLAN D'ACTION ....................................................................... 19 7. 1 . 1 Gestion des ressources en eau............................................ 19 7.1.2 Eau en milieu urbain ...........................................................20 7.1.3 Assainissement en milieu urbain ..........................................20 7.1 .4 Eau en milieu ruraL ............................................................ 20 7.1 .5 Assainissement en milieu ruraL ........................................... 20 7.1.6 Perspectives pour Ie secteur prive ....................................... 21 Atelier Techniques SU( la PolitiQue Sectorialle de "eau et de I'assinissement - Volume" 1. INTRODUCTION La volonte du Gouvernement actuel est de sortir de la phase des actions d'urgence et de passer a la phase des actions de developpement. II faut donc avoir une certaine vision a long terme afin de guider et coordonner Ie secteur. Cette vision se partage entre: • Le moyen terme (1997·1999), codifie par ce document de Politi que Sectorielle. • Le long terme, a partir de 2000, dont les perspectives sont presentees dans Ie rapport de l'Atelier Technique sur la Politi que Sectorielle, tenu a Kigali en Septembre 1997. Tout en etant pas toujours explicitement integrees aux objectifs actuels, les nouvelles approches seront activement retlechies et debattues pendant les prochains moist afin de pouvoir y preparer a la fois Ie cadre institutionnel et les acteurs. Le secteur Eau et Assainissement connait sur Ie plan national, plusieurs intervenants suite aux usages multiples de I'eau: domestique, agricole, industriel, etc. Sur Ie plan international, plusieurs organisations interviennent aussi regulierement: FAO, OMS, OMM, UNESCO, PNUE, UNICEF. Enfin les bailleurs de fonds, multilateraux et bilateraux, jouent un role essentiel sur Ie developpement et I'evolution du secteur. La coordination est donc une necessite. Les changements survenus dans Ie pays obligent a adopter de nouvelles orientations: Volonte du gouvernement pour changer Ie mode d'habitat et I'amenagement du territoire par Ie regroupement de la population en villages ( IMIDUGUDU). Nouveaux sites de reinstallation des rapatries qui sont depourvus de toute infrastructure de base. L'eau potable et I'assainissement feront un corps unique da"ns tout projet nouveau. La mobilisation sociaIe fait partie integrante de tout projet, en appui a la politique de responsabilisation des populations. Sur Ie plan international, de nouvelles idees sont apparues et doivent etre prises en compte: La conference des Nations Unies sur l'Environnement et Ie Developpement durable avait <.dopte I'Agenda 21, qui donne des indications relatives a la gestion des ressources en eau. (1992) Le Comite de la Cooperation Technique entre les pays riverains du Bassin du Nil a propose un programme destine a promouvoir I'etablissement d'un cadre global de cooperation. (1995) Conference Africaine sur la politique et I'evaluation des ressources en eau du continent. (1995) Ateliers techniques a Nairobi et Dakar sur la gestion des ressources en eau en Afrique. (1996) La nouvelle politique rwandaise tient compte de ces changements et des idees nouvelles. Elle est axee sur les priorites suivantes: Acces de tout Rwandais a Iteau potable et a I'hygiene au prix qu'il peut supporter. Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement - Volume II Importance des aspects "qualite de I'eau, sauvegarde de I'environnement, et protection des bassins versants". Reconnaissance d'un role economique, autant que social, a I'eau. Accroissement de la production agricole et de la production de I'energie hydroelectrique par un usage rationnel de I'eau. Contribution au developpement de la cooperation autour des bassins versants internationaux, regionaux ou sous-regionaux. Cette Politi que Sectorielle pour I'eau et I'assainissement est une composante de la Politi que Sectorielle du MINITRAP, comprend aussi les politiques de l'Energie, de I'Habitat et Urbanisme et des Ponts et Chaussees. Cet ensemble s'inscrit dans la politique nationale de developpement du gouvernement Rwandais. La presente Politi que Sectorielle, issue d'un large travail de concertation, doit permettre une consolidation du Secteur et de tous ses acteurs, dans un delai de trois annees. 2. PRESENTATION DU SECTEUR EAU POTABLE ET ASSAINISSEMENT Au Rwanda, I'eau et I'assainissement sont geres par Ie Ministere des Travaux Publics (MINITRAP)' it travers la Direction de l'Eau et de I' Assainissement (DEA). On trouvera quelques interferences entre la DEA et certains autres services: Ministere de l'Agriculture de l'Elevage, de l'Environnement et du Developpement rural, Ministere des Communications, Ministere de la Sante, Ministere de l'Artisanat des Mines et du Tourisme. Ces interferences, si elles sont bien comprises. relevent de la complementarite plutot que de la concurrence. Cela correspond it la sensibilite actuelle des autorites qui veulent associer plus intimement les sous-secteurs lies it I'eau, tout en separant les fonction de controle et d'exploitation. Le Secteur Eau n'est ainsi plus seulement un secteur d'infrastructures; mais plutot un secteur de base. Le taux de desserte en eau potable, calcule selon des criteres qui sont precises dans l'lnventaire National de l'Alimentation en Eau au Rwanda, se situe it 72%. Le Rwanda est un pays ppu urbanise et dont la densite d'occupation des sols en milieu rural est I'une des plus forte en Afrique. La croissance demographique rapide oblige it porter une attention particuliere it la gestion des ressources en eau. Dans Ie milieu rural, la gestion de I'AEPA est rendue plus difficile, it cause de la dispersion de I'habitat. Le milieu urbain est encore limite; mais il connait une croissance remarquee, avec Ie developpement de phenomenes nouveaux, tels que les quartiers spontanes "peri urbains" et les groupes vulnerables issus de la guerre. La dimension des agglomerations, Ie relief accidente et Ie climat, permettent au Rwanda de ne pas encore connaitre de situations complexes, tant en matiere d'AEP que pour I'assainissement. Tant en milieu urbain que rural, la pauvrete, I'ignorance de la population et Ie fonctionnement de I'Administration ont constitue un frein au bon entretien et au _ ... _ ... - ~~~~~~-'\, Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement - Volume II renouvellement des installations. Les tarifs supportables par la population ne permettent pas en general de faire face aux charges recurrentes. Sous I'aspect economique et social, Ie secteur de I'eau joue un role non negligeable, par ses contributions a la Sante Publique, a la production d'energie, aux productions Industrielles et Agricoles. Des potentia lites sont encore a developper dans les domaines du Transport lacustre, des Eaux thermales, du Traitement des dechets, et de la production de Fertilisants. Les nombreux chantiers de travaux neufs, de rehabilitation, ainsi que I'exploitation des systemes existants, sont sources d'emplois a travers tout Ie pays. 3. La DIRECTION de I'EAU et de I'ASSAINISSEMENT (DEA) En 1984, il a ete cree une Direction Generale de l'Eau par Arrete Presidentiel N° 173/06 du 23/02/1984, devenue Direction de l'Eau et Assainissement (DEA) par Arrete du Premier Ministre N° 08/02 du 28/02/1992. La DEA comporte aujourd'hui 3 Divisions: • Hydraulique Urbaine • Assainissement • Hydraulique Rurale L'Organigramme et les Attributions sont repris en annexe. 4. GESTION DES RESSOURCES EN EAU 4.1 .1 Historique On releve en 1950 la creation d'une premiere station hydrometrique (Riviere Sebeya, Gisenyi). En 1952 apparait la premiere reglementation de protection et de gestion des eaux de surface et souterraines (decret-Ioi sur les servitudes relatives aux eaux). En 1956 est cree un Service Hydrologique, pour Ie developpement de I'energie hydroelectrique et I'amenagement hydro-agricole. En 1984 (moment de la creation de la DEA) deux services se partageaient les responsabilites : Bureau d'Amenagement des Lacs et Cours d'Eaux (MINITRAP), et Bureau d'Hydrologie et d'Agroclimatologie (MINAGRI). L'Hydrologie a rejoint Ie MINITRAP, qui a cree en 1989 une Direction Hydrologie et Gestion des Ressources en Eau, devenue Division en 1992. En 1997 cette Division a ete transferee au MINAGRI. 4.1.2 Situation Actuelle Globalement, Ie Rwanda possede de I'eau en abondance. Cependant, malgre cette caracteristique globale de perennite et de forte densite hydrographique, Ie milieu physique rwandais et Ie faible niveau technologique sont a la base de certaines difficultes qui contrarient I'exploitation economique de I'eau. Une quarantaine de stations hydrometriques est repartie pour controler et collecter les donnees des deux grands bassins hydrologiques du Rwanda: Le Bassin du Nil (80%) et Bassin du Congo (20%). Le debit total sortant du territoire rwandais par la riviere Akagera est estime a 256 m3/s. Le debit total sortant du territoire rwandais vers Ie Lac Tanganyika est estime a 48 m 3/s. Le pays est couvert par une pluviometrie moyenne de 1200 mm/an. Le bilan hydrique (difference entre ce que Atelier Techniques sur la Politique Sectorial Ie de I'eau et de I'assinissement Volume II nous apportent les pluies et ce qui repart a travers les ecoulements ou les phenomenes d'evaporation) est de: 234 mm/an, directement utilisables par I'economie nationale. Protection et conservation des sols: La perte en terre est de ± 30 kg/seconde ell la sortie du territoire. II a ete realise un inventaire de plus de 20.000 sources d'eau. Toute utilisation d'une source est soumise a la delivrance d'un permis d'exploitation, pour permettre une coordination de I'exploitation. On connalt actuel/ement un probleme de baisse de niveau des lacs et cours d'eau et on note Ie tarissement de certaines sources. Une loi relative ell la gestion des ressources en eau est en elaboration. Au plan juridique et institutionnel, la gestion des ressources en eau est regie par l'Arrete Presidentiel N° 291/11 du 15 Mai 1987. Au niveau du contr61e de la qualite de I'eau, la DEA sensibilise les intervenants, procede aux analyses ponctuelles, et delivre les attestations de potabilite. 4.1.3 Strategie et Objectifs Les points cles de la strategie se resument ainsi: • Separation des fonctions Contr61e des autres fonctions (Gestion ou Utilisation) • Decentraliser les services, au benefice d'une presence plus efficace au niveau pr8fectoral. • Coordination developpee, dans un cadre adapte. Les objectifs sont: • Porter Ie nombre de stations hydrometriques de 40 ell 63, en disposant d'un budget adequat. • Intensifier les activites du sous-secteur Hydrogeologie. • Mise en place d'un Reseau de Reference pour la Qualite de l'Eau (eau potable pour commencer, toutes eaux ensuite). • Developpement du nombre d'analyses d'eau faites annuellement, et meilleure exploitation des donnees. • Activation de la collaboration sous-regionale et regionale, surtout en matiere de cours d'eaux et lacs transfrontaliers. • Reprise des etudes pour un Plan Directeur de la gestion des ressources en eau. 5. lE MILIEU URBAIN 5.1 L'eau En Milieu Urbain 5.1.1 Historique L'eau potable dans les milieux urbains etait produite et distribuee par la REGIDESO creee en 1939. Le 20 Avril 1976 Ie decret-Ioi N° 118/76 lui conterait la denomination d'Etablissement Public de Distribution d'Electricite, d'Eau et de Gaz (ELECTROGAZ), avec monopole pour 99 ans. Regi par Ie decret loi 39/75 relatif aux etablissements publics, ELECTROGAZ est sous la tutelle technique du Ministere des Travaux Publics, et la tutelle financiere du Ministere des Finances et de la Planification Economique. Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement - Volume" 5.1.2 Situation Actuelle En matiere d'AEP dans les centres urbains, la conception et la mise en oeuvre des grands investissements revient a la Direction de l'Eau et de l'Assainissement. Les centres desservis en eau par ELECTROGAZ sont au nombre de douze. Suite aux problemes graves qu'a connus cet organisme au cours de son histoire, un processus de restructuration est en cours. 5.1.3 Strategie et Objectifs La strategie peut etre resumee ainsi: • Limiter Ie rOle de "Etat a la planification du secteur, au financement des infrastructures de base, et au contrOle des exploitants. • Respecter la dualite entre produit economique et bien social pour "eau. Les objectifs seront: • Passer du statut actuel de monopole pour I'exploitation a une liberalisation ouverte aux investisseurs prives. Pour on mettra en place un cadre et institutionnel reglementaire et juridique adequat. La retorme d'ELECTROGAZ sera alors une etape naturelle. • Combler Ie deficit en eau des centres urbains, en priorite a Kigali qui est deja en etat de crise. • Recherche immediate d'une economie de I'eau, pour faire face aux deficits qui perdureront encore quelques annees. Ceci peut etre appuye par une sensibilisation des producteurs, distributeurs et usagers. Au plan tarifaire, il faut etre flexible pour minimiser "impact des augmentation necessaires pour les consommateurs a faibles revenus. En se basant sur Ie coOt marginal de I'eau, on peut appliquer un systeme de perequation interne, aboutissant a des tarifs differencies selon I'importance de la consommation. Les investissements restent a la charge de I' Etat, qui devient ainsi proprietaire des infrastructures. II faudra evoluer vers une retrocession des ouvrages de production et de distribution d'eau aux communes urbaines, a I'instar du milieu rural. Pour Ie renouvellement, iI doit etre inclus dans la tarification des consommations. 5.2 l'assainissement En Milieu Urbain 5.2.1 Historique Avant la creation d'une Direction avant I'assainissement dans ses attributions, la Direction Urbanisme et Batiments Civils contrOlait I'existence d'un systeme d'assainissement au niveau des plans (autorisation de batir) tandis que les canalisations des eaux pluviales etaient du ressort de la Direction des Ponts et Chaussees. L'evacuation des dechets soli des revenait aux communes urbaines. Contrairement it I'eau potable, Ie sous-secteur assainissement n'a pas connu d'essor considerable. L'ensemble des responsabilites d'assainissement est du ressort de la DEA. Celle-ci se consacre principalement it la conception et au a contrOle. L'execution revient d'autres services tels que la Direction de I'Habitat, Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement - Volume II Urbanisme et Batiments Civils, la Direction des Ponts et Chaussees du MINITRAP, la Division de I'Hygiene du MINISANTE, ainsi que les services prefectoraux et communaux. 5.2.2 Situation Actuelle 5.2.2.1 Eaux usees Dans les centres urbains les habitations a haut standing et une partie des habitations a standing moyen disposent de fosses septiques avec puits perdus pour se debarrasser des eaux usees. Dans les quartiers spontanes des villes, les eaux menageres et les eaux vannes sont jetees par terre aux alentours des maisons et/ou dans les cascades et caniveaux destines aux eaux pluviales. Les eaux usees industrielles sont rejetees, a I'etat brut dans les rivieres ou des ruisseaux. Les latrines publiques sont presque inexistantes dans les milieux urbains. A Kigali, les vidanges des fosses septiques sont assurees par les camions de la PVK contre paiement. Le reste de la population urbaine, utilise des latrines a fosse seche. Des plans d'assainissement existent pour les villes de Butare, Gisenyi, Ruhengeri, qui devront etre reactualises. 5.2.2.2 Oechets so/ides En matiere de dechets solides et ordures menageres, ce sont les communes urbaines qui en ont la charge. Ne disposant pas de moyens, elles ne sont pas en mesure de Ie faire regulierement. La PVK appuyee par Ie MINITRAP s'occupe du ramassage des ordures menageres pour Kigali. 5.2.2.3 Eaux p/uvia/es La collecte et I'evacuation des eaux pluviales reste problematique pour les centres urbains et particulierement pour la PVK. L'extension rapide des quartiers spontanes et I'ouverture de plusieurs km de voiries ont concentre logiquement les eaux pluviales vers les thalwegs existants. II a ete constate une erosion inquietante de ces thalwegs, entrainant des accidents de plus en plus frequents et graves. Les ruisseaux par lesquels sont evacues les debits collectes voient leur regime profondement modifie, et la securite des rives et des ouvrages de franchissement est mise en danger. La DEA dispose d'un schema directeur de collecte et d'evacuation des eaux pluviales de la ville de Kigali (Octobre 1992). 5.2.3 Strategie et Objectifs Trois elements sont prioritaires au plan de la strategie: • Creer un cadre institutionnel et juridique approprie, en finalisant Ie Code de l'Assainissement deja prepare par la DEA. • Affirmer Ie slogan "Le pollueur paie". • Protection des ressources nature lies et environnementales. Pour les objectifs: • Interesser Ie secteur prive a I'exploitation des systemes d'assainissement. • Campagne d'information aupres des secteurs commerciaux et industriels. • Poursuivre I'elaboration des Plans Directeurs pour I'assainissement des centres urbains. Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement - Volume II • Formation du personnel de la DEA 8 I'application des nouvelles regles detinies par Ie Code. • Developpement de plans types adequats. • Augmentation du nombre de toilettes publiques dans zones urbaines denses. • Gestion des dechets permettant leur recyelage et la transformation en sous produits utiles. • Concevoir un systeme de recouvrement des coOts adapte au pays. Pour Ie milieu urbain les investissements resteront 8 la charge de l'Etat, avec Ie concours des bailleurs de fonds. Le renouvellement devra E}tre a la charge des beneficiaires, a travers une surtaxe sur les coOts de fonctionnement des systemes d'assainissement. 6. LE MILIEU RURAL 6.1 L'eau En Milieu Rural 6.1.1 Historique L'eau potable en milieu rural est de la responsabilite de la Direction Generale de l'Eau creee en 1984 par arrAte presidentiel N° 173/06 du 2312/1984 devenue Direction de l'Eau et de l'Assainissement (DEA) par arrE}te du Premier Ministre N° 08/02 du 28/08/1992. Au debut du sieele la population rwandaise, encore peu nombreuse et dispersee, n'avait que des points de prelevement naturels (sources, rivieres, lacs) pour son approvisionnement. Au milieu des annees 1950, un organisme de financement (Fonds du Bien-~tre Indigene - FBI) fut cree, et se preoccupa entre autre du probleme d'approvisionnement en eau potable. A partir de 1964, les activites du F.B.1. ont ete reprises par une ONG beige (A.I.D.R.) En 1985 I'A.I.D.R. tomba en faillite, montrant les detauts du systeme de gestion du milieu rural. Le Gouvernement fit alors mener une etude institutionnelle sur la gestion de I'alimentation en eau en milieu rural. Les grands principes contenus dans cette etude furent examines par Ie gouvernement et aboutirent en 1987 a deux ArrE}tes Presidentiels (N° 292/04 et 293/04) qui detinissent juridiquement la politi que du pays en matiere de gestion des infrastructures hydrauliques en milieu rural. 6.1.2 Situation Actuelle 6. 1.2. 1 Systemes d'alimentation en eau L'Inventaire National de l'Alimentation en Eau au Rwanda, publie en 1996, donne une vue detaillee des infrastructures du pays. 6.1.2.1.1 Sources Amenagees Le Rwanda a la chance de disposer de tres nombreuses sources, auxquelles la population est traditionnellement habituee a s'approvisionner en eau. Les sources constitueront pour longtemps encore Ie moyen Ie plus commun d'approvisionnement en eau pour "habitat rural disperse. Depuis de nombreuses annees des programmes d'amenagement de ces sources se sont succedes. II y a aujourd'hui pres de 17.000 sources amenagees a travers Ie pays. L'inconvenient des sources amenagees est d'etre irremediablement situees 18 ou la nature les a fait Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement - Volume II jaillir, souvent en contrebas des habitations. La zone de desserte est donc reduite, mais Ie ratio investissement/population servie est toujours plus bas que pour les autres formes de distribution. II est important de ne pas devaloriser cette forme d'alimentation, en milieu rural it habitat disperse. 6.1.2.1.2 Adductions d'eau En milieu rural on recense 683 systemes d'alimentation en eau potable, dont 80 avec pompage. Ces systemes alimentent 5829 bornes-fontaines publiques et 2115 branchements. Les branchements en milieu rural sont presque exclusivement des branchements de cours, a I'exception des etablissements publics et de quelques maisons de cadres. 6.1.2.1.3 Pompes a main II existe 100 puits equipes de pompes a main, repartis dans les prefectures de Kibungo, Kigali, Byumba et Umutara. 6.1.2.1.4 Collecte d'eau pluviale Cette technique alternative n'a pas ete bien promue a ce jour au Rwanda. C'est au niveau des paroisses et de certains Centres de Sante que I'on yale plus recours. Ce mode d'alimentation peut etre conc;u com me phase intermediaire, pour alleger la charge sur les adductions d'eau, et pour les families qui preferent un systeme individuel a I'obligation de cotiser pour puiser a un point d'eau trop eloigne. 6.1.2.1.5 Alternatives non controlees Du fait de I'omnipresence de I'eau de surface au Rwanda (sauf en quelques regions), il existe malheureusement trop d'alternatives non controlees telles les sources non amenagees, rivieres, etangs, lacs, auxquelles la population rurale continue a avoir recours du fait de sa faible connaissance en matiere d'hygiene. 6.1.2.2 Gestion des infrastructures hydrauliques Selon la politique institutionnelle, les adductions rurales appartiennent a la commune oll elles sont realisees. La commune peut deleguer la responsabilite de gestion de ses infrastructures hydrauliques. Pour les systemes simples, la regie associative est preconisee. Elle se caracterise par la participation totale des beneficiaires dans la gestion technique, administrative et financiere des ouvrages hydrauliques de leur comnune, par difterents niveaux de comites. La DEA a edite un "Document Guide pour la Sensibilisation" qui enonce en detail les differentes formes d'autogestion t;t leurs modalites d'organisation. Les communes, assistees par la DEA, mettent petit a petit en place, depuis 1988, des regies associatives. Presentement, Ie pays compte une trentaine de regies deja reconstituees, contre une soixantaine avant la guerre. Des systemes d'AEP complexes, ne pouvant pas etre geres par des regies associatives ont ete confies a ELECTROGAZ: Sebeya (commune Rubavu)' Shyogwe (commune Nyamabuye), Karenge (commune Bicumbi). De nouveaux systemes complexes sont en construction, et vont obliger a mettre en place de nouveaux professionnels pour I'exploitation. La demarche la plus avancee est celie de I'AEP Bugesera Sud (Commune Ngenda). La "Region des Laves" (Ruhengeri et Gisenyi) voit la creation de systemes intercommunaux complexes. Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement Volume" Les chefs-lieux de sous-prefectures. ainsi que la banlieue de la capitale, presentent maintenant des caracteristiques semi-urbaines qui demandent une gestion appropriee, que la DEA envisage de confier egalement it des exploitants prives. La nouvelle politique de villages introduit un type d'habitat auquel il faudra adapter les dispositions existantes et I'experience disponible. 6.1.2.3 Le recouvrement des couts Les coOts relatifs it la production et 8 la distribution de I'eau sont 8 charge des beneficiaires. L'idee de faire prendre en charge la gestion financiere des infrastructures hydrauliques par la population beneficiaire de I'eau a ete exprimee pour la premiere fois par un congres des Bourgmestres fin 1984. Les charges recurrentes des infrastructures d'AEP en milieu rural concernent 3 niveaux: Niveau 1: Charges de fonctionnement, d'entretien courant et dereparations occasionnelles. Niveau 2: Niveau 1 plus charges de renouvellement des installations electromecaniques. Niveau 3: Niveau 2 plus charges de renouvellement des reseaux et des ouvrages de genie civil. Les communes, par Ie biais des regies associatives, devraient etre en mesure de couvrir au moins les deux premiers niveaux. II existe deux modes de paiement: Paiement 8 la consommation, et paiement forfaitaire. Le choix du mode de paiement devrait etre fait par la commune en collaboration avec la Regie. On se rend compte que malheureusement les menages rwandais sont souvent incapables de couvrir entierement les charges des adductions par pompage, meme au premier niveau. Pour les autres infrastructures les charges devraient Atre couvertes jusqu'au 3eme niveau. La DEA conseille Ie choix d'autres systemes d'AEP que par pompage, 18 ou c'est possible. Ceci it cause du coOt eleve de J'eau, et aussi it cause du manque d'ouvriers qualifies en milieu rural pour la maintenance de ces systemes. Les coOts d'investissement, et encore ceux de renouvellement, sont it charge de l'Etat ou des donateurs prives. On envisage cependant que Ie renouvellement soit assure par les ben8ticiaires. 6.1.2.4 Acquis et difficultes en matiere d'autogestion 6.1.2.4.1 Les Acguis Les effets positifs suivants ont ete observes de puis la promulgation de la politi que d'autogestion: La ou il y a eu creation de Regies associatives, elles permettent une independance dans la gestion, une meilleure connaissance et implication en matiere d'hygiene, assainissement, et modes d'alimentation en eau potable. Ces connaissances n'etaient pas divulguees massivement avant I'adoption de cette politique. Un acquis notoire est aussi que les rwandais depassent progressivement Ie tabou qui entourait Ie paiement de I'eau en milieu rural. Par ailleurs un Volet Sensibilisation integre dans tout projet est devenu un principe accepte par tous les bailleurs de fonds, et beneficie d'une methodologie unifiee, grace au document-guide elabore par la DEA et largement diffuse. Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de "eau et de ,'assinissement - Volume II II reste beaucoup a faire pour arriver a des taux de cotisations acceptables, ce que ne favorise pas la pauperisation des masses rurales. Mais au moins on peut maintenant parler clairement et techniquement de paiement pour Ie service qui permet a I'eau d'arriver abondante et propre aux robinets, ou a la source amenagee. 6.1.2.4.2 Les difficultes • Les fonds manquent pour mener une campagne nationale dynamique de sensibilisation des diverses autorites communales, qui permettrait de les impliquer beaucoup plus dans la promotion et la detense de la politi que d' autogestion. L'information et la sensibilisation n'ont pu se faire que dans les regions ayant beneticies de projets d'AEP. Cependant il s'avere difficile de responsabiliser ces populations, quand dans les communes voisines on continue a ne pas se sentir concerne par I'entretien et la protection des infrastructures hydrauliques. • Lorsqu'il existe des budgets pour la sensibilisation, ils ne permettent generalement pas d'intervenir suffisamment tOt dans Ie processus du projet, ni a de faire un travail regulier temps plein aupras des beneticiaires. • II y a encore des reticences, face a des Regies qui collectent et gerent des fonds, alors que la commune a du mal a couvrir ses besoins administratifs. • 1/ existe des difficultes a faire payer I'eau dans les zones peri-urbaines, qui utilisent I'eau produite par ELECTROGAZ. • Le principe du benevolat montre clairement ses limites, dans un pays ou tout Ie monde lutte pour gagner un minimum d'argent. L'engagement attendu des representants des usagers a peut-etre ete sous-estime aussi. • Les adductions par pompage, outre les aspects techniques, decouragent les a a usagers cause des montants eleves payer pour I'eau. Meme si les evaluations socio-economiques faites pour les projets demontrent une capacite des populations a payer I'eau, il faut reconnaitre que la realite est plus complexe, et qu'il existe d'importants facteurs culturels, sociologiques, ou educationnels, qui demandent de prendre ces evaluations avec reserve. • Une difficulte persistante depuis Ie debut de cette politique, est Ie peu de moyens pour assurer un suivi et un appui aux Regies (assistance conseil et monitoring des experiences) apras leur mise en place. 6.1.2.5 Les intervenants Les intervenants dans Ie processus de mise en place de structures d'autogestion doivent etre de plus en plus des ONG nationales et/ou des bureaux d'etude nationaux, qui peuvent mieux apprehender la sensibilite des beneticiaires des projets, et qui a travers les projets successifs seront toujours sur Ie terrain, pour cumuler I'experience et Ie savoir faire. Pour atteindre cet objectif, il faut encore exploiter Ie savoir faire de specialistes internationaux, particulierement pour developper de meilleures methodologies, et bien determiner Ie juste cout de cette partie des projets. La mise en place des structures d'autogestion doit devenir un domaine reserve a des professionnels. l'Administration restera I'intervenant principal de la mise en application de la politique, avec un rOle d'initiateur, de contrOleur, et de planificateur. Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement - Volume II 6.1.3 Strategies et Objectifs 6. 1.3. 1 Aspects institutionnels Les evolutions devraient porter sur les aspects suivants: Adoption de la loi cadre sur I'eau Decentralisation renforcee de la DEA en transterant certaines attributions vers les entites administratives de base Mobiliser les communes pour la bonne preservation des infrastructures. Appuyer Ie Cahier General de charges en 9Iaborant un Cahier Special des Prescriptions Techniques en matiere d'AEPA. Collaboration accrue entre les Ministeres, pour decloisonner les responsabilites, et mieux associer I'eau et I'hygiene publique. ~Iaboration so us I'egide de la DEA, et adoption par les Conseils Communaux, de Plans Directeurs pour I'eau. Les experiences acquises pendant les premieres annees d'application de la politique d'autogestion ont rendu tout Ie monde conscient de la difficulte qu'iI y a a I'appliquer au Rwanda. Les raisons tiennent autant a des phenomenes quantifiables, qu'a des mentalites. II en ressort, pour Ie milieu rural, de mettre Ie poids non seulement sur la technique (que I'on pourrait appeler "hardware"); mais aussi sur la partie "soft", c'est a dire tout ce qui contribue a I'acceptation d'un projet par ses beneticiaires et a la perennisation des investissements faits et des services offerts. Trois besoins essentiels devront etre couverts, hors projets classiques: (1) Moyens de "mener une campagne nationale pour la politique d'autogestion, (2) moyens d'offrir une assistance continue aux structures d'autogestion en cours d'existence, et (3) actualisation des methodologies de mise en place des Regies. La politique d'autogestion devra s'etendre a des programmes d'education a I'hygiene. 6. 1.3. 2 M~thodologie de mise en place des projets Les le<;ons tirees du passe prouvent a suffisance que la realisation d'un projet d'AEP ne doit pas se limiter a la pose des canalisations et a la construction des ouvrages de genie civil. Le projet d'AEP en milieu rural doit prendre en compte les aspects interessant son futur gestionnaire et, surtout, doit mettre au centre des preoccupations les populations beneticiaires en particulier les femmes et les jeunes filles compte tenu de leur rOle traditionnel dans I'approvisionnement en eau potable. Ainsi tout nouveau projet d'AEP devra com porter obligatoirement les eta pes suivantes: Sensibilisation de la population beneticiaire: Avant d'implanter un projet d'AEP, la population cible devra avoir ete au prealable consultee. La sensibilisation devra commencer avant, continuer pendant la realisation technique du projet et un peu apres la fin des travaux techniques. Les coOts y relatifs devraient faire partie du financement de tout projet. Preparation a I'autogestion, par la Section Mobilisation Sociale. Analyse de la qualite de I'eau Projet technique proprement dit. Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement - Volume II Les projets d' AEP devront integrer systematiquement I'amenagement des sources dans leurs etudes. La collecte de I'eau de pluie serait a valoriser, pour exploiter la bonne pluvi,ometrie du Rwanda (de I'ordre de 1200 mm/an en moyenne), et pour offrir aux habitations dispersees une alternative de plus, par rapport aux sources et aux bornes-fontaines. La vulgarisation de techniques simples de traitement de I'eau ainsi recoltee, pour fa rendre potable, devra accompagner I'implantation de ces equipements. Dans Ie cadre de I'amelioration du taux de desserte, et de la motivation des populations a prendre en charge la gestion des infrastructures hydrauliques, iI importe de mener des campagnes d'education a I'hygiene, contre I'usage des points d'eau pollues ou non contrOles. Toutes ces composantes seront reetudiees dans les prochains mois, afin de definir une vue globale coherente avec les nouvelles preoccupations pour instaurer un veritable "cycle des projets" a moyen terme. 6.2 L'assainissement En Milieu Rural 6.2.1 Historique Avant la creation au MINITRAP (1984) d'une Direction ayant I'Assainissement dans ses attributions, c'est Ie Ministere de la Sante Publique et des Affaire Sociales qui s'occupait de l'Education a I'Hygiene. Sur base des recommandations d'une "Etude Normative Institutionnelle et Tarifaire des systemes d'Assainissement au Rwanda", il a ete tenu trois seminaires nationaux (1989, 1991, 1996). Ces seminaires ont eu pour objectif d'aider Ie gouvernement a: Faire une Politique nationale, une Strategie d'application, et un programme d'action. Presenter des techniques d'Assainissement (eaux usees, eaux pluviales, dechets solides) pour orienter Ie choix de celles qui seraient applicables au contexte rwandais. 6.2.2 Situation Actuelle La latrines a fosse seche est Ie systeme d'evacuation utilise par la majorite de la population rurale. II existe des manuels techniques sur la vulgarisation des latrines ameliorees (type VIP), dont 300 modeles ont ete construits dans Ie pays. Les eaux menageres quoi qu'en tres petites quantites, sont en general jetees par terre dans la cour aux alentours de I'habitation. Habituellement, les menages du milieu rural dispose d'une compostiere pour les ordures menageres. Le MINITRAP est responsable de la conception, de la sensibilisation, de la coordination, et du suivi des activites. " recherche aussi des financements. Les communes sont responsables pour la planification locale, pour collaborer a la sensibilisation et a I'evaluation, et pour surveiller I'execution. Responsabilite des usagers: Participer a I'installation des infrastructures et entretien. On peut en matiere d'assainissement rural retenir comme acquis Ie fait que la plupart des rwandais connait I'importance des latrines et des compostieres. Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement Volume II Les difficultes majeures viennent de la mauvaise qualite de construction de la majorite des latrines existantes (parfois aussi construite dans Ie cadre de projets), qui les rends difficiles a entretenir. De maniere generale il s'avere que Ie citoyen est incapable de mobiliser les fonds necessaires pour la construction de latrines ameliorees, ce qui freine leur diffusion a grande echelle. 6.2.3 Options Politiques et Strategiques Le cadre ;uridique et institutionnel est Ie mArne qu'en milieu urbain. • Evolutions souhaitables Tout projet AEP devrait Atre accompagne d'un volet assainissement. Vulgarisation des latrines ameliorees a grande echelle. Construction des compostieres. Sensibilisation a la participation des beneticiaires et a I'amelioration des materiaux utilises. Poursuite des programmes de sensibilisation en matiere d'assainissement et d'hygiene. Une meilleure collaboration avec Ie MINISANTE. La localisation des ouvrages d'assainissement devrait se baser sur I'importance du centre, Ie taux de croissance de la population, de la disponibilite des etudes d'assainissement et la capacite de la population a participer a la realisation des ouvrages. Augmentation des qualifications du personnel et des moyens financiers. 7. PROGRAMMATION DU DEVELOPPEMENT SECTORIEL En matiere d'AEPA, I'objectif du gouvernement Rwandais est d'assurer la protection et la conservation des ressources en eau ainsi que d'assurer I'approvisionnement de toutes les families en eau potable et en systemes d'assainissement. La rehabilitation de I'existant sera menee parallelement avec les nouveaux projets d'AEPA. L'outils de programmation est Ie "Programme triennal d'investissements du secteur eau et assainissement" (PIP). Cependant de nombreux petits financements ne sont pas inscrits au PIP, car ils se mettent en place en tres peu de temps, souvent directement au niveau communal. Le role de I'Administration dans Ie Secteur AEPA: • Identifier et planifier les besoins • Chercher les financements • Cordonner les activites du secteur AEPA • Conscientiser les usagers a I'autogestion • Developper I'expertise locale et institutionnelle • Controle les projets en cours • Appui technique aux communes et structures d'autogestion • Controle de la qua lite de I'eau Apres la periode actuelle de consolidation, une nouvelle politique sectorielle sera detinie, dont la gestation a debute avec l'Atelier Technique sur la Politique Sectorielle pour l'Eau et l'Assainissement tenu en Septembre 1997 a Kigali. Atelier Techniques sur fa Politique Sectorialle de "eau et de ('assinissement - Volume II 7.1 Plan D'action • Au plan institutionnel, un renforcement est encore necessaire pour tous les sous secteurs. • Formaliser les cadres de concertation et de coordination deja envisages. • On lira en annexe les details des projets en cours ou prevus, exposes par Ie Programme d'investissement Public. • Mener une retlexion sur un cycle des projet qui demarre et se termine par la base (beneticiaires) . • Developper un plan de formation a long terme pour tout Ie secteur AEPA. • Developper plus de documents-type de reference, et valoriser ou actualiser ceux deja disponibles. 7.1.1 Gestion des ressources en eau • Redemarrer Ie programme "Plan directeur et systemes de gestion des ressources en eau", interrompu en 1994. • Constituer une base de donnees hydrogeologiques, en priorite pour les regions Mutara, Kibungo, Bugesera. • Regroupement des services, tout en maintenant separees les missions de gestion, contrOle et exploitation de la ressource. • Valorisation du reseau des stations hydrometriques et de I'exploitation des donnees. • Integration des donnees sur les ressources au systeme d'information de la DEA. 7.1.2 Eau en milieu urbain • Augmentation de la production d'eau pour les villes, y compris les zones peri urbaines. • Amelioration du rendement des infrastructures existantes. • Favoriser la collecte d'eau de pluie pour les menages detavorises • Promouvoir les branchements sociaux dans les quartiers les pluspauvres. 7.1.3 Assainissement en milieu urbain • Vulgariser les textes nouveaux des promulgation officielle du Code d'Assainissement. • Elaborer un strategie pour les quartiers les plus densement peuples. • Exiger un plan d'assainissement collectif pour les quartiers en construction. • Promouvoir les unites de transformation et de gestion des dechets par des methodes de valorisation. • Mise en place ou amelioration des systemes de drainages des eaux pluviales. • Developper un plan d'assainissement pour les eaux usees industrielles. 7.1.4 Eau en milieu rural • Initier des campagnes de sensibilisation au niveau national, sur la politique d'autogestion. • Mise en place des premieres societes d'exploitation pour les systemes complexes. • Alimentation des sites de reinsertion et des zones nouvellement habitees. • Favoriser la realisation de Plans Hydrauliques Communaux. Atelier Techniques sur la Politique Sectorialle de I'eau et de I'assinissement - Volume II • Favoriser un reequilibrage du taux de desserte if I'echelle nationale, en developpant des projets d'AEP specialement pour les regions suivantes: - Prefecture nouvelle de Umutara - Prefecture de Kibungo • Region Mayaga - Sous-Prefecture Murambi (Prefecture Kigali Rural) - Communes riveraines du lac Kivu - Zones riveraines des lacs Bulera et Ruhondo (Prefecture de Ruhengeri) - Zones de peuplement dense nouvelles if la peripherie des villes - Region Bugesera (partie Est et Nord) 7.1.5 Assainissement en milieu rural • Intensification de la vulgarisation des latrines familiales ameliorees (type ventile). • Recherche et promotion des techniques les mieux adaptees au nouvel habitat regroupe. • Volet assainissement associe obligatoirement if tout projet d'AEP. 7.1.6 Perspectives pour Ie secteur prive La dynamique du secteur AEPA et I'ampleur des programmes en cours et prevus necessitera un grand nombre d'operateurs techniques. Or Ie Rwanda connait un deficit en capacites techniques dans les specialites demandees par Ie secteur AEPA (ingenieurs, techniciens, sociologues) et en structures organisees (ONG, Bureaux d'Etudes, Entreprises). • Imposer un partenariat aux entreprises et bureaux etrangers, avec des structures nationales. • Accelerer les formations pratiques requises, en exploitant les ressources existantes dans les projets en cours. • Adapter la legislation, pour favoriser Ie partenariat et attirer les investisseurs dans Ie secteur.
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Atelier technique sur la politique sectorielle de l'eau et de l'assainissement (Vol. 2 of 2) : Textes de l'Atelier
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Руанда
Источник
Всемирный банк