Document de la Banque mondiale Rapport No 14004-SE rtf if <' ... ~ •• " :.; # RAPPORT D'EVALUAnON REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET DE NUTRITION COMMUNAUTAIRE 26 AVRIL 1995 Division Population et ressources humaines Departement de l'Afrique de l'Ouest Region Afrique EOUIVALENCES MONETAIRES Unite monetaire = franc CFA (FCFA) 1,00 dollar =580 FCFA (1994) POIDS ET MESURES Systeme metrique SIGLES ET ABREVIATIONS ADMUR Association pour Ie developpement en milieu urbain et rural AEP Assainissement et eau potable AGETIP Agence d'execution des travaux d'interCt public contre Ie sous~ploi AOI Appel d'offres intemational AOL Appel d'offres local AT Assistance technique BASICS Basic Support for Institutionalizing Child Survival Project (projet d'appui de base pour la longevite infantile) CAS Country Assistance Strategy (Strategie d'assistance par pays) CNC Centre de nutrition communautaire CNCR Comite national de concertations rurales CPSP Caisse de perequation et de stabilisation des prix CRS Catholic Relief Services CSA Commissariat ala securite alimentaire DGN Division de ge5tion nutritionnelle DHS EnquSte de demographie et sante DSA Dimensions sociales de l'ajustement DSSP Division des soins de sante primaires EDD Etat des depenses ENDA Environnement et developpement en Afrique EPS Division Education pour la sante ESP EoquSte sur les priorites FONGS Federation des organisations non gouvemementales FNUAP Fonds des Nations Unies pour les activites en matiere de population GIE Groupement d'interCt economique GPF Groupements de promotion feminine GTZ Office allemand de la cooperation technique IDA Association internationale de developpement IEC Information, education et communication ITA Institut de technologie alimentaire KfW Kreditanstalt fUr Wiederaufbau (Agence de credit pour la reconstruction) (AJJemagne) MIC Micro--entrepreneur MOC Maitre d'oeuvre communautaire MS Mobilisation sociale MSPAS Ministere de la sante pubJique et de l'action sociale NMD Departement de la gestion en nutrition OMS Organisation mondiale de la sante ONG Organisation non,gouvemementale ORSTOM Institut fran~s de recherche scientifique pour Ie developpement en cooperation PAM Programme alimentaire mondial PNC Projet de nutrition communautaire PNUD Programme des Nations Unies pour Ie developpement PNVA Programme national de wlgarisation agricole PPF Avance pour Ia preparation du projet PPNS Programme de protection nutritionnelle et sanitaire RAP Rapport d'achevement du projet RVO Rehydratation par voie orale SANAS Service d'alimentation et de nutrition appliquee du Senegal S+E Suivi et evaluation SIG Systeme informatique de gestion SONES Societe nationale des eaux du Senegal UNICEF Fonds des Nations Unies pour l'enfance USAID Agence des Etats-Unis pour Ie developpement international ZOPP Ziel~rientierte Projekt-PJanung (planification de projet par objectif) ANNEE BUDGETAIRE 1II' janvier - 31 decembre REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET DE NUTRITION COMMUNAUTAIRE TABLE DES MATIERES Cr6cIit et r6sume du projet .......................................................................................................... i-v Indic:ateurs socio«onomiques ...................... :..................................................................... vi I.IN'l"RODUcrI"ON ........................................................................................................................... 1 n.cONI'EXTE SECTORIEL .....•••..........••.••...•..••..•....••••..••......•..................•.....••......•.•....•. 1 A. G~eraI.i~ ................................................................................................................................................................. 1 B. Situation economique des groupes vuInerables ........................................................... 2 C. Nutrition et s6curit6 alimentaire ............................................................................ 3 D. Politiques et actions du Gouvemement et experience de Ia Banque ................................... 6 E. J'UStificatiOD de la partici~on de ItIDA ••••.••.••••••••••••••••••••..••••.....••..••.....•••••••••••••••• 9 .IlLI....E PRO~ ................................................................................................................. 10 A. Objectifs et Concept .......................................................................................... 10 B. Description du Projet ........................................................................................ 11 C. Elat d'avancement de Ia preparation du'Projet ........................................................... 22 D. CoOts et financement du Projet ............................................................................ 25 W.EXEctmON DU PRO~ ............................................................................................ 28 A. Gestion du Projet •••••••••••••••••••••••••.••••••••••••.••••••••••••••••••••••••••••••••..••••••••••..•••••••• 28 B. Suivi et Evaluation du Projet ••••••••••••••••••..•••••••••••••••••••••••••••••••..•••••••••••••••••••••••••• 30 C. Passation des March6s ....................................................................................... 31 D. D6caissements ................................. '"' ....................................................................... 34 E. Comptabilit6, Verification des comptes et Rapports ..................................................... 35 F. Plan de Supervision ........................................................................................... 35 G. Impac:t sur It eJ1viroan.emen.t •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••.•••••••••••••••••••••• 35 H. CaUgories d'objectifs du projet .................... ; ...................................................... 36 V. AVANTAGES E'I' RISQUES ................................................................................... 36 A. Avantages •••••••••••••••..•••••••••••••••••••••••••••••••••••••.••••.••••••••••••••••••••••••••.•••••••••••..• 36 B~ Risq,u.es ........................................................................................................................... 37 VI. ACCORDS, ASSURANCE E'I'RECOMMANDATIONS ....................................................... 38 Ce rapport repose sur les conclusions d'une mission d'evaluation effectu6e en janvier-fevrier 1995 au Senegal. La mission se composait de Leslie P&n (responsable des operations, chef de mission), Emmerich Schebeck (conseiUer departemental pour les projets), Tonia Marek (nutritionniste), Adriana De Leva (economiste). Richard Seifmau (nutritionniste), Uwe Kracht (consultant, Nations Unies), Gonzalo Ribe>- Dieguez (responsabJe charge de pays, PAMlRome), Ibrahim Sharif (directeur. PAM/Senegal). Paul Crowley (consultant. technologie alimentaire). Manfred Dittmar (Directeur pour I'Afrique, KfW), Christophe Twerenbold (economiste, KfW), Lioba Weingartner (nutritionniste/consultante, KfW). Magatte Wade (directeur general, AGETIP), Ibnou Gaye (directeur du developpement, AGETlP). Judith McGuire est Ie conseiller principal. Maryse Pierre-Louis (nutritionniste) et Bernard Abeille (sp6cialiste des passations de march6s) sont les pairs charg6s de I'examen. Jean-Louis Sarbib est Ie directeur du departement. Ok Pannenbord, chef de la Division population et ressource.s humaines. et Alberto Harth, chef de Ia Division de I'infrastructure, partagent la responsabilit6 de ce projet. Un appui technique a ete apparte par Mile Son2 Li. Table des matiCres (suite) ANNEXES 1 Enseignements tires des projets de nutrition realises au Senegal et dans d'autres pays n. Programme de nutrition conununautaire m. Ciblage IV. Water Program V. SecuritC alimentaire des menages ruraux (tem1es de reference) VI. Mobilisation sociale et infonnation., education et conununication (lEC) VB. Fonnation VIll Suivi et evaluation IX. Tableaux detailles des couts X. Calendrier previsionnel des decaissements XI. Plan de supervision XU. Organigramme xm. Lisle des documents dans Ie dossier du projet Carte : BIRD 26962 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET DE NUTRITION COMMUNAUTAIRE CREDIT ET RESUME DU PROJET Emprunteur : Republique du Senegal Beneficiaires· : 1,2 million de personnes pour les programmes de nutrition et d'alimentation en eau. Montant du credit: 11,7 millions de DTS '(I'equivalent de 18,2 millions de dollars) Personnel du MSPAS, de la SONES, de l'AGETIP et des municipalires. Modalita: Modalires habituelles avec Wle echeance a40 ans. Objedifs du projet : Les objectifs de dlveloppement du projet sont les suivants : a) stopper la deterioration de l'etat nutritionnel des groupes les plus vulnerables (enfants mal nourris de moins de trois ans et femmes enceintes et allaitantes) dans les quartiers urbains dCfavorises cibles; b) alimenter en eau potable les quartiers actuellement non desservis et qui sont concemes par Ie programme de nutrition; et c) ameliorer Ia securite alimentaire des menages ruraux et urbains pauvres pendant les periodes critiques de vuInerabilite. Les objectifs de la mise en oeuvre du projet sont les suivants : a) demontrer qu'il est possible de rCallser al'echelon des commwautes des interventions de nutrition cibl6es et efficaces par rapport aleurs coOts; et b) executer un programme de lutte contre la pauvret6 par I'intermediaire d'un organisme prive. Description du projet : Le projet comprend trois ~/~ments essenffels : a) Wl programme de nutrition dote d'interlocuteurs d'information, education et communication (lEe) appuyC par la distribution d'aliments de complement ala population cible des agglomerations urbaines et par Wl fonds modeste pour la recherche et Ie developpement; b) un procramme d'alimentation en eau pour les quartiers cibles du programme de nutrition; et c) Wl programme pilote de securite alimentaire des menages des zones rurales. Font partie integrante de ces trois elements : i) Wle enveloppe de mobilisation sociale et campagne IEC; ii) Wle enveloppe d'assistance technique et administrative et de formation pour renforcer Ia capacite locale de prestation de services de nutrition et de sante; et iii) un systeme informatique de gestion pour Ie suivi et revaluation, avec consultation systematique du client pendant toute la duree d'execution du projet pour permettre les ajustements necessaires compte tenu des avis exprimes par les participants. .ji. Avantages du projet : Le projet offrira deux: grands avantages. Premierement. dans l'inunediat, l'impact du programme de nutrition sera d'empecber que l'etat nutritionnel des groupes les plus wlnerables des communautes urbaines demumes De continue ase deteriorer; la population ciblee est estimee a 469.000 personnes (dont 119.000 femmes et enfants qui bcncficieront des services de controle de la croissance des enfants et d'interventions lEC et 230.000 enfants mal DOurris de moins de trois ans et 120.000 femmes enceintes et allaitantes qui recevront, en outre, un aliment de complement). Les activites d'education nutritionnelle du projet devraient susciter une modification du comportement et aboutir ade meilleures pratiques d'alimentation des enfants, et donc aune amelioration durable de 1'6tat nutritionnei des enfants de moins de trois ans. La composante alimentation en eau donnera davantage acces aune eau potable, ce qui devrait reduire l'incidence des maladies diarrbCiques ou d'origine bydrique, lesquelles om un impact negatif sur l'etat nutritionnel; seront bCn6ficiaires de cette composante : durant la premiere ann6e, quelque 174.000 habitants des quartiers cibles, auxquels s'ajouteront 522.000 habitants Ies ann6es suivantes, soit 696.000 personnes au total au coors de l'ex6cution du projet. Ainsi, pour les deux progranunes, Ie nombre de bencficiaires s'61evera a 1,2 million de personnes. Comme l'a demontre la phase pilote rCalisee dans des quartiers oil les Centres de nutrition communautaires sont implantes a proximite de structures sanitaires, Ie projet aura egalement pour efi'et d'accroitre la demande et Ie recours a des prestations de sante. Par ailleurs, les programmes de securite alimentaire des menages et d'alimentation en eau offiiront un avantage supplementaire grice a la creation d'infrastructures qui pourront servir de moteur au d6veloppement dans les zones rurales et urbaines ciblees. Deuxiemement. Ie projet marque une etape nouvelle, car c'est la premiere fois qu'est mise en place une capacit6 locale de prestation de services de nutrition et sante qui, organisee en entreprise priv6e, en a donc l'efficacit6 en termes de gestion et de maitrise des couts. Un autre avantage decoulera de la formation a la supervision des Centres de nutrition communautaires et aux methodes IEC, dispensee par Ie projet acertaines ONG locales preselectionnees, d'ou un renforcement de la capacit6 globale des ONG. Enfin. la collaboration plus 6troite qui s'instaurera entre Ies ONG et les services du Minisrere de la sante facilitera l'execution des programmes sociaux axes sur les menages les plus wlnerables et rendra les groupements locaux plus aptes agerer eux-memes leurs problemes sociaux et de pauvrete. Risques du projet : Le programme de nutrition sera realise dans des zones urbaines dont Ia population est economiquement faible et s'adressera aux plus demunis, generalement analphaberes, ce qui rendra son execution d'autant moins aisee. Le projet comporte cinq risques specifiques. Le premier est en rapport avec Ia production des aliments de complement et est du Ii Ia situation de qua:si.monopole de I'entreprise selectionnee par Ie PAM. Le ~ tient Ii la necessite d'une trCs woite collaboration entre les differents partenaires,.d'ou Ie risque de problemes de logistique·susceptibles d'affaiblir I'agence privee execution (AGETIP) dans ses efforts pour atteindre eflicacement et pleinement les objectifs du projet. Le lmisieme est lie Ii des retards possibles de mobilisation, organisation et formation au niveau des communautes. Le guameme tient Ii l'obligation de concerter entre I'AGETIP et Ie Ministere de la sante la mise en oeuvre des actions de nutrition et sante, ce qui pourrait presenter certaines Iacunes. Le cinguieme risque est celui d'un dCpassement des couts par rapport aux. previsions, ce qui mettrait en perilla viabilite du projet. Desireux. d'attenuer Ie risque pose par Ie recours Ii une source unique de production des aliments de complement, Ie PAM se propose, durant Ia premiere annee du projet, de lancer un appel d'offres local pour pouvoir identifier d'autres sources de production. Afin de limiter les risques lies Ii l'execution du projet, il est prevo de preparer un Manuel dCtaille de procedures et un planning precis de supervision de maniere Ii ce que l'ensemble des partenaires accorde toute l'attention souhaitable aux. aspects qUalitatifs. En outre, il a ere decide de limiter, des la phase pilote, la couverture du programme tant que les details d'organisation, de gestion et d'ordre technique n'auront pas ere suflisamment testes p~ mis en conformite avec la capacite d'absorption sur Ie terrain. La creation en juin 1994 de la Commission nationale de lutte contre la malnutrition, qui siege Ii la Presidence, remoigne de l'engagement resolu du Gouvemement Ii soutenir l'action de I'AGETIP en faveur d'une mobilisation communautaire. On s'accorde Ii reconnaitre que Ie succCs du projet depend en grande partie d'un effort de formation, tant interne qu'exteme, des entrepreneurs prives communautaires et des beneficiaires. Par ailleurs. la coordination avec les services du Ministere de la sante sera renforcee grice Ii des accords contractuels tres explicites entre ce Ministereet l'AGETIP. Finalement, les capacites de I'AGETIP dans Ie domaine de Ia gestion contractuell~, et son systeme efficace d'informatique de gestion, garantissent la maitrise des couts et la viabilite du projet. Risques du projet (suite): Eo matiere de prestation de services sociaux et grice a c:ette approche, Ie Gouvemement, dont Ie role traditionnel est d'assurer Ies services,publics. n'aura desormais que des taches de planificatiOD, programmation et budgetisation et laissera ades organismes privCs. plus efficaces et rentables, la fonction de foumiture des prestations. Risques pour I'environnement : n n'est prew aucun risque pour I'environnement. Catelorie pauvrete : n s'agit d'un programme d'interventions dest:inees a stopper la deterioration de )'etat nutritionnel des groupes Ies plus wlnCrables dans certains quartiers defavorises choisis apres une etude d'evaJuation de la pauvrete, d'attenuer leur insecurite alimentaire. et de generer des emplois et des revenus parmi Ies groupements communautaires grice • des activites semi-artisanales. Tau de rentabilite eeoDomique : Sans objet. -v- RECAPITULATION DES COUTS ESTIMATIFS DU PROJET (Nets d'impots et de droits) Monnaie locale Devises Total (Millions de dollars) 1. Programme de nutrition 14,6 0,7 15,3 2. Progranune d'alimentation en eau 0,6 2,2 2,8 3. Progranune de securite alimentaire des mCnages ruraux 1,1 0,1 1,2 4. Mobilisation sociale et lEe 1,3 0,3 1,6 5. Formation 1,1 0,4 1,5 6. Suivi et evaluation 0,8 0,7 1,5 7. Gestion AGETIP 0,7 0,3 1,0 8. Operations pilotes et preparation du projet 0.4 ~ 0,5 Cout total de base 20,6 4,8 25,4 Provisions pour imprews materiels 0,3 0,2 0,5 Hausse de prix: 2,0 ~ II COUT TOTAL DU PROJET 22,9 5,1 28,0 PLAN DE FINANCEMENT (Millions de dollars) IDA 18,2 PAM 5,2 KfW 3,0 Gouvemement ~ TOTAL 28,0 Decaissements estimatifs de .. IDA (millions de dollars) - - - - - Exercice de l'IDA - - - 1996 1997 1998 1999 Decaissements annuels 3,6 5,6 5,4 3,6 Decaissements cumules 3,6 9,2 14,6 18,2 -vi· REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET DE NUTRITION COMMUNAUTAIRE INDICATEURS SOCIO·ECONOMIQUES Estimations Meme region! Tranche Unite de 1a plus Groupe de revc:nu imm6diatemc:n mcsure rec:ente' Atiique Tnmch t (mre) Subsah. infc!:ricure supc!:ricure Population totale (mre - 1992) milliers 7.841 546.390 942.547 477.960 UrbaiDe % 40,8 29.5 . 57 71,7 IDdicateurs du revenu PIB par habitant (mre" 1994) dollars 470 IDdicateurs sociaux. Depeoses publiques pour services sociaux %duPIB debase Taux brut de scolarisation : % des cnfants d'ige scolaire Pri.mairc : Total 59 66 107 Gmvons 70 79 Fillcs 49 62 Secondaire : Total 16 Fillcs 11 Mortalite Pour 1000 Daissances vivantcs Taux de mortalite infantile 68 99 45 40 Taux de mortalite chez lcs moms de 5 ans 105,8 169 59 51 Malnutrition infantile cbronique (<5 ans) 29 Esperance de vic Globale 49 52 68 69 Avantage pour lcs fc:mmcs 2 3,4 6,4 6,3 Taux global de fcrtilite Daissancespar 5,9 6,1 3,1 2,9 femme I A l'exception du mre PIBIhabitant, tollS Ics autres mre sont pour 1a periode 1987-92. Lcs taux de malnutrition sont tires de l'Etude sur lcs priorit.es de 1991. Sources: IDdicateurs sociaux du dCvc1oppemc:nt, 1994, Banque mondiale 1994. Rapport sur Ie dCveloppement dans Ie monde, 1993 : Invcstir dans 1a sante, Banque mondiale 1993. - 1- REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET DE NUTRITION COMMUNAUTAIRE RAPPORT D'EVALUATION DU PROJET I. INTRODUCTION 1.01 Le Gouvemement du Senegal a demande l'assistance financiere de l'IDA pour un projet de nutrition communautaire dont les objectifs essentiels sont de stopper la deterioration de I'emt nutritionnel des groupes les plus wlnerables dans des quartiers urbains defavorises, d'assurer leur alimentation en eau potable et d'ameliorer la securit4 alimentaire dans certaines zones cibles en milieu rural et urbain pendant les periodes critiques de wlnerabilire. 1.02 Ce projet sera Ie premier projet autonome de nutrition de l'IDA au Senegal et Ie premier de ce type en Afrique subsahar1enne. II ne s'agit pas d'une intervention d'urgence, mais d'une intervention experimentale visant i accrCditer une approche novatrice par des actions ciblees et rentables en nutrition, con~ues en etroite collaboration entre tous les partenaires et dont l'extcution incombe non pas au Gouvemement, mais ides organismes du secteur prive. Le cout estimatiftotal du projet s'eleve i J'equivaIent d'environ 28,0 millions de dollars, net d'impots et de droits, dont 18,2 millions de dollars environ seront finances par l'IDA. Un financement parallele sera assure par Ie Gouvemement allemand (K.tW) pour l'equivaIent d'environ 3,0 millions de dollars et Ie PAM 5,2 millions de dollars, tandis que la contribution du Gouvemement du Senegal correspondra i l'equivaIent de 1,6 million de dollars. -2- II. CONTEXTE SECfORlEL A. G~~ralit~s 2.01 Le Senegal est un pays a faible revenu, dont 1a population, qui compte 7,8 millions d'babitants, croil au rythme de 2,7 % par an. Le revenu par habitant est de 470 dollars, megalement reparti. Bien que financierement en meilleure situation que certains de ses voisins saheliens, Ie Senegal se heurte frequemment aux memes contraintes, telles que I'aridite du sol, une faible pluviositC, une croissance demograpbique rapide, Ia dependance envers une monoculture (l'aracbide) qui assure 60 % du revenu agricole du pays, et une stagnation economique. Sur 173 pays, it seplace au IS0e rang pour I'indice de pauvrete, selon Ie classement etabli en 1993 par Ie PNUD (Human Development Report). Neanmoins, l'urbanisation au Senegal (40 % de la population) est superieure a celIe des pays voisins. Au cours de la dCcennie ecouI6e, les secteurs de la sante et de I'education ont enregime des progres, mais on note l'amorce d'un flechissement du taux de scolarisation dans l'enseignement primaire. Quant a l'esperance de vie, eUe n'est que de 49 annees; dans les zones urbaines, 23 % des enfants de moins de cinq ans souffient de malnutrition chronique; les zones mrales se signalent par une prCvalence de l'onchocercose. La forte incidence de paludisme • de diarrhc!:e et d'affections respiratoires est revclatrice du faible niveau de vie qui subsiste au Senegal et qui est infCrieur a celui d'autres pays a revenu intermCdiaire. . 2.02 Ces dix demieres annees, Ie recul tres prononce de l'activite dans Ie secteur structure, conjugue avec Ies tendances a long terme (croissance dCmograpbique, degradation des sols, chute des coors mondiaux des produits de base) ont plongc Ie pays dans une profonde et durable recession economique. Au debut des annees 80, Ie Gouvemement sl6tait engage dans des programmes .d'ajustement et de stabilisation qui avaient abouti aune Iiberalisation partielle dans Ie secteur agricole et a un meiIleur Cquilibre budgCtaire grace a une reduction considerable des dCpenses et a une refonne de la politique financiere. Ces ajustements internes n'ont cependant pas etC suffisants pour provoquer la reprise et parvenir a une croissance economique qui aurait un impact tres favorable sur la pauvrete. La devaluation du franc CFA intervenue en janvier 1994 a ouvert la voie a un retour de l'economie a une situation concurrentielle et a I'expansion, car eUe a pennis d'ameliorer les revenus agricoles grace a une hausse des prix de la principale source de revenu (l'aracbide) pour les plus demunis et a I'encouragement des activites a vocation exportatrice (pSche, tourisme, agro-industrie et production semi-industrieUe). B. Situation economique des Croupes vuln~rables 2.03 Ce sont les groupes vulnerables qui ant Ie plus souffen de la crise economique du Senegal. La devaluation, bien que promeneuse d'une expansion economique a long tenne, s'est traduite pour eux dans l'immediat par une perte de revenus et une aggravation de l'ins6curite alimentaire. C'est ainsi que les depenses alimentaires qui absorbent 70 % du budget des menages demunis, ant augmente de 40 % en 1994. La population urbaine pauvre est tout particulierement atteinte par la hausse des prix des produits alimentaires importCs. Au debut de 1994, Ie Gouvemement du Senegal avait introduit plusieurs mesures d'accompagnement destinees a transferer aux producteurs mraux les avantages du changement de parite, a limiter la hausse des salaires, a reduire les taux regressifs de taxation, tout en recherchant l'Cquilibre entre budget et credit pour contrer l'inflation, et a ameliorer l'acces aux services -3- sociaux dans les secteurs de la sante et de I'education par une augmentation de leurs affectations budgetaires. En outre, des dispositions ont ete prises pour Ie court tenne dans Ie but de limiter la bausse des prix de certains produits de base, alimentaires ou non (Pain. riz, huiles alimentaires, kerosene,mect.icaments, soins de sante de base). n ressort de I'enquete sur les priorites pour les menages rCalisee en 1993 et financee par la Banque, que pour 33 % de la population du Senegal, soit quelque 2,4 millions d'individus, les depenses de nourriture sont insuffisantes pour assurer l'apport de 2.400 calories par jour pour un adulte. Le taux de pauvrete est nettement plus eleve dans les zones rurales (86 % du total) que dans les zones urbaines. Mais la pauvrete dans les zones urbaines va slaccentuant comme Ie demontre Ie cas de Dakar, qui abrite plus d'un cinquieme de la population du pays et accueille 12 % de la population pauvre totale. Les menages pauvres de Dakar comptent en moyenne 12 personnes, dont plus de la moitie sont des enfants et des personnes &gees; pres de SO % des chefs de ces familIes sont polygames; deux menages sur trois s'alimentent en eau a une borne-fontaine; quatre chefs de famille sur cinq nlont pas ete scolarisCs; moins de 10 % possedent quelques biens (terrain, cbarrue, carriole). Bien que Ie niveau de vie soit en general superieur en milieu urbairi, nombreux sont les pauvres qui vivent dans les bidonvilles de la zone peri-urbaine de Dakar laquelle attire les bandicapes, orphelins et indigents a la recherche d'un travail, de soins particuliers ou qui decident de vivre de mendicite. L'exode rural contribue a aggraver les problemes dans ces bidonvilles qui se signalent par I'insuffisance au I'absence d'hygiene, l'entassement dans les taudis jusqu'a huit personnes par piece de moins de deux metres carres, Ie manque d'eau et d'electrlcite, et des constructions faites de tales et cartons de recuperation. Ces conditions de vie sont propices a la propagation des maladies. 2.04 Dans Ie souci d'attCnuer les epreuves imposees par one baisse du pouvoir d'achat a la population la plus dCmunie. notamment en milieu urbain, Ie Gouvernement envisage d'accorder une assistance directe a certains groupes vuln6rables, en facilitant la creation de projets a vocation familiaJe au communautaire dont l'objectif est d'empecher la progression du taux, deja eleve, de malnutrition. C'est dans cctte perspective que la Presidence a cree la Commission nationaJe de lutte contre la malnutrition et a demande I'assistance de l'IDA. Le projet envisage est la riponse de l'IDA a cette requSte. n vient completer des projets en caurs pour la creation d'emplois et la securite a1imentaire, tel Ie programme « vivres contre travail » gere par l'Agence d'execution des travaux d'iot6rCt public contre Ie sous-emploi (AGETIP) et appuye par one distribution de vivres du Programme aJimentaire mondiaJ (PAM). Ventreprise est difficile, mais laisse entrevoir la possibilite d'un programme a plus long tenne pour remect.ier aux problemes persistants de malnutrition au SenCgai, un objectif auquelle projet se propose de contribuer. C. Nutrition et securite alimentaire 2.05 La malnutrition proteino-calorique chronique, qui est cause de retards de croissance et de maigreur visibles chez Jes enfants, demeure Ie probleme majeur de nutrition et d'insecurit6 aJimentaire au Senegal. Qu'iJ s'agisse des zones rurales ou urbaines, rapport caJorique moyen a longtemps etC tout juste suffisant. Au Senegal, en milieu urbain, cet apport est deticitaire et ne se situe qu'a 80 % du seuil en dessous duquel les menages sont exposes a un risque nutritionneJ. Dans l'ensembJe du pays, mais plus particulierement dans Ies zones urbaines, Ie riz est Ia cereaJe aJimentaire de base et entre dans la composition des repas a raison de plus de 98 % pour Ie dejeuner, SO % pour Ie diner et 20-50 % pour Ie petit dejcuner. L'elimination progressive des subventions pour Ie riz aura probablement des consequences plus graves pour les Cconomiquement faibles, car a court tenne notamment, la production -4- ne sera pas en mesure d'offiir sur Ie marche des quantites importantes de c6reates traditionneIles en remplacement du riz plus onereux. 11 est a prevoir que ce probleme de disponibilite et d'accesa des denrees alimentaires se posera de manicre plus aiguc aux menages urbains defavorises dont les revenus proviennent surtout du secteur des services ou du petit conunerce. En consequence, il ~ douteux qu'ils puissent recueillir a court terme les avantages d'une production compensatoire, ce qui explique la forte chute de leur pouvoir d'achat paritaire. 11 est donc previsible que retat nutritionnel des menages urbains pauvres continuera a se deteriorer a moins qu'ils ne parviennent a rCduire leurs depenses non alimentaires d'un montant 6gal a leurs perteS r6elles de revenu et transfCrent ce montant a leurS d6penses alimentaires. 2.06 En milieu rural senegalais, Ie probleme est quelque peu different. La population y est confrontee, avant les recoltes, a des periodes annuelles de disette (juin-septembre). Les paysans, qui d'habitude font trois repas par jour, n'en consonunent plus que deux en fin de saison seche (Benefice et Simondon, 1993). MSrne dans les regions rizicoles, ou en janvier Ie liz assure 48 % de rapport calorique total, les paysans recourent ades achats de denr6es pour couvrir SO % au moins de leurs besoins energetiques, c'est-a-dire so % en janvier et jusqu'a 61 % en juin (Benefice et Simondon, 1993). Ce probleme de disponibiIitC saisonniere s'erend par ailleurs aux grandes poches de pauvrete peri-urbaines. 2.07 Au cours de la decennie Ccoulee, les taux de malnutrition infantile sont demeures relativement constants. Les resultats de I'etude de 1992 sur les priorites revelent que 29 % des enfants de moins de cinq ans sont chroniquement mal nourris; les taux de malnutrition sont estimes a 34 % en zones rurales et 23 % en zones urbaines. La malnutrition debute avant la naissance et au Senegal, environ 10 % des nouveaux-nes souffient d'un deficit ponderaI. L'anemie due aune carence en fer est un probleme grave de sante publique; sa prevalence est de 63 % chez les enfants. Une etude achevee en 1993 (Rankins) indique d'importantes carences regionales et saisonnieres en vitamine A chez les enfants de I as ans (7,4 %). Quant ala carence en iode, eIle pose 6galement un probleme, mais est surtout constatee dans les regions de l'interieur. 2.08 Pour les agglomerations urbaines, la progression alarmante de la malnutrition s'explique par un taux de croissance demograplUque superieur (4 % par an a Dakar) au taux national de 2,7 %.). La malnutrition infantile urbaine chronique est plus prononc6 a Dakar (23 %) que dans d'autres villes d'Afrique occidentale (22 % aAccra, 18 % a Conakry et 11 % a Abidjan). De forts ecarts dans les taux de malnutrition ont etC constates en fonction du profit socio-economique des conununautes. C'est ainsi que dans la banlieue pauvre de Gued.iawaye Ie taux de malnutrition infantile chronique etait 1,6 fois superieur a celui de Medina (Guiro,juin 1994). Mais de fortes disparites peuvent etre constatees au sein d'une mSme banlieue selon qu'il s'agisse d'un bidonville ou d'une zone d'amenagement. Dans l'agglomeration de Pikine, par exemple, les taux de malnutrition chronique Ctaient plus cleves dans Jes bidonvilles de Yeumbel et de Medina Gounass que dans les zones voisines amenagees de Pikine Extension et de Pikine Ancien (Guiro, 1994). 2.09 Outre la pauvrere, qui est souvent la cause et la consequence de la malnutrition infantile, celle-ci est 6galement imputable a d'autres facteurs dominants, tels que l'insecurite alimentaire, l'ignorance de pratiques alimentaires satisfaisantes, Ies maladies endemiques, Je manque d'eau potable et les mauvaises conditions d'hygiene. Ces aspects sont presentes ci-apres. a) Insecurite alimentaire : Par Ie passe, I'offre de c6reates traditionnelles et de liz sur Ie marche interieur du Senegal ne s'est pas traduite par une alimentation suffisante pour les familles en raison principalement des lacunes du r6seau national de distribution des denrees alimentaires et de l'acces limite a un revenu. Meme en annee a pluviomCtrie normale, a bon niveau de production agricole et importation suffisante de riz, une large part de la population a souffert d'insecurite alimentaire chronique. Avec la creation d'un circuit plus stable pour l'alimentation et grice a l'adoption d'autres mesures au titre du Pret a l'ajustement sectoriel pour l'agriculture prew par la Banque, la disponibilite d'aliments - l'un des aspects primordiaux de la sCcurite alimentaire - devrait se stabiliser, particulierement au niveau des populations demurues. Neanmoins. de nombreux menages ne disposent toujours pas des revenus ou des autres ressources necessaires a l'acquisition reguliere de quantites suffisantes d'aliments adequats. n semble etabli qu'il existe une forte correlation positive entre fiunilles economiquement faibles d'une part, et les taux eleves de retards de croissance et autres manifestations de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans, ainsi qu'un etat nutritionnel deficient chez les femmes en age de procreer. L'Enquete de demographie et sante de 1992-93 a montre que pour.Is % de ces femmes, I'indice de masse corporeUe Ctait insuffisant (moins de 18,5 kg/m2), ce qui est revelateur d'une deficience energCtique chronique dans la cahorte et est &equemment un indicateur fiable d'insCcurite alimentaire des menages. En resUlllC, Ie revenu des menages reste l'un des principaux facteurs qui aient une incidence sur l'insecurite alimentaire au Senegal. b) Pratiques alimentaires : Qu'il s'agisse de l'Enquete de demographie et sante de 1986. ou d'une enquete plus recente reaIisee a Guediawaye, toutes deux confirment Ie role detenninant des pratiques alimentaires dans l'alimentation des enfants. Au Senegal, on ne compte que 6 % d'enfants de moins de trois mois allaitCs exclusivement au sein, et a Guediawaye 40 % des enfants ont commence a recevoir un aliment de complement des avant l'ige de quatre mois (l'allaitement exclusivement au sein est recommande jusqu'a rage de quatre mois wolus). Par ailleurs, bien que les enfants de quatre a six mois devraient recevoir un aliment de complement, ItEnquete de 1986 (dernieres donnees disponibles) revele qu'un pourcentage eleve (29 %) nta etC allaite qu'au tait matemel ou avec complement d'eau ou autres liquides a faible valeur nutritionnelle. La densite ca10rique insuffisante des aliments de sevrage pose Cgalement probleme~ Ie plus couramment utilise est une bouillie de mil (rouye). Or un enfant au sevrage n'absorbe pas plus que 200 ml de bouillie par repas, soit 70 calories et 2 grammes de pmines, ce qui est tres insuffisant, d'autant que ces enfants ne prennent que deux a trois repas par jour (l'ideal est de cinq repas par jour). c) Maladies endemiques : Le risque de deficit ponderal est superieur de 30 % chez un enfant malade que chez un enfant en bonne sante. Concernant I'etat nutritionnel. la phase critique se situe entre 12 et 23 mois, age auquelles enfants au Senegal sont brutalement sems. A 20 mois, environ un enfant sur trois souffre de deficit ponderal. Certains problemes de sante contribuent en partie acreer ce deficit, l'un des plus serieux etant la diarrhee chez les enfants en bas age, ou sa prevalence est elevee et augmente rapidement chez les enfants de moins de neufmois. L'Enquete de demographie et sante de 1986 indique que parmi les enfants de moins de 24 mois du Senegal, un sur deux avait ere atteint de diarrhee dans les deux mois ayant precede l'enquete. Ce taux est Ie plus eleve des neufpays subsahariens ou des donnees similaires furent collectCes. Les maladies infimtiles les plus repandues sont Ie paludisme, les infections respiratoires aigues, les maladies parasitaires et fa rougeole. D'autres maladies frequentes au Senegal ont - 6- egalement une forte incidence sur les soins dispenses aux enfants. II s'agit en premier lieu de l'anemie matemelle et de I'onchocercose qui a elle seule atteint 57.000 personnes (1 Senegalais sur 130). d) Eau et assainissement : Les insuffisances de I'alimentation en cau potable et Ie manque de services sanitaires dans les quartiers pauvres des zones peri-urbaines y sont les principaux responsables de la morbidite. Les maladies les plus courantes sont la dia..rrhCe, les parasites intestinaux. I'amibiase, la typhoide et la conjonctivite. Dans les quartiers que se propose de cibler Ie Projet de nutrition communautaire, la population (20 % aDakar et plus de 30 % dans les villes secondaires) n'est alimentee en eau que par des puits traditionnels qui exploitent des mares peu profondes polluees par les eaux usees. Dans les quarriers totalement depourvus de reseaux de distribution d'eau potable, la pollution de I'eau est considerablement aggravee par ses conditions de stockage et de revente non reglementee. D. Politiques et actions du Gouvemement et experience de la Banque Politiques 2.10 Afin d'accroitre I'autosuffisance cereaJiere,le Gouvemement a poursuivi une politique de soutien ala production rizicole locale. II a consenti d'importants investissements pour I'amenagement de perimCtres irrigues dans la region nord du fleuve, et en a fortement subventionne les intrants et la distribution d'eau. La region plus pauvre de la Casamance a tire moins d'avantages (niveau inferieur de commercialisation du liz et concurrence de l'importation ftauduleuse de liz depuis la Gambie) de I'action du Gouvemement en mveur de I'amenagement de perimetres irrigues rizicoles. Du fait de ces interventions, les consommateurs ont paye, jusqu'en janvier 1994, un prix. cleve pour I'acbat du liz local ainsi protege. Neanmoins, depuis juin 1994 et dans Ie cadre de la preparation du futur Pm a I'ajustement sectoriel pour "agriculture, Ie Gouvemement a renonce a sa strategie en mveur de la production rizicole. Bien qu'une expansion de la riziculture irriguee soit du domaine du possible, J'abandon des mesures protectionnistes aura sans aucun doute pour effet de ralentir la progression de la culture de paddy dans la vallee du fleure au nord du pays. n sera difficile dans ccs conditions pour Ie Senegal d'atteindre one autosuffisance pour Ie liz. Mais par ailleurs, la crue artificielle annuelle qui a . debute I'an dernier dans la vallee du fleuve Senegal, a eu une incidence benefique en pennettant d'exploiter de vastes etendues de terres de decrue pour la culture du mil, une cerCale que les m6nages pauvres utilisent de plus en plus en remplacement du riz. En outre, Ie Gouvemement, appuye par la Banque. a mis en place une politique visant a ameliorer I'efficacite des services de recherche et de wlgarisation en mveur des femmes exploitantes agricoles. Vapplication de cette politique est rCalisee grace aun train de mesures approuvees, et est appuyee par Ie Programme national de wlgarisation agricole (PNVA) (Cr. 21 OS-SN). 2.11 Au debut des annees 90, J'exCcution sur cinq ans (1991-1996) d'un Programme national de nutrition fut annoncee, mais peu a etC realise ace jour. Les interventions en cours pour identifier et traiter les cas de malnutrition consistent essentiellement en education sanitaire par Ie personnel des postes de sante. Cene solution ajoute un surcroit de. travail a des equipes deja surchargees et ne saurait Ctre la methode la plus efficace de lutte contre la malnutrition chez les pauvres qui sont les moins enclins aavoir recours a la medecine modeme. . - 7- 2.12 Le Commissariat a la securite alimentaire (CSA) est responsable des problemes de securite alimentaire. II maintient un stock minimal de cereales dans des entrepots repartis sur l'ensemble du territoire et s'efforce de stabiliser Ies prix du marche des cereaIes. Le CSA est charge, a titre pilote, de 1a gestion de 1a securite alimentaire (stocks et prix) dans quatre zones identifiees d'insecurite alimentaire et assure Ie suivi des prix des denrees alimentaires a I'echelon national. L'identification des zones pilotes. situees dans la region nord du Senegal, a etC realisee en se fondant sur les niveaux de deficit cereaIier et Ie schema pluviometrique plutot que sur des indicateurs de revenu net. n a pu Ctre rCcemment dCmontre qu'en annee de recolte deficitaire, les paysans des regions les plus fertiles Ctaient en fait les plus exposes aux risques de malnutrition et d'insCcurite alimentaire faute de revenu hors-exploitation. Actions 2.13 Le Gouvemement avait introduit 1a composante nutrition dans Ie Programme de protection nutritionnelle et sanitaire (PPNS) finance par I'USAID, execute durant 1a periode 1973-88 avec I'aide des CRS. Sous l'Cgide de ce progranune, 400 centres avaient ete crees sur l'ensemble du territoire, pour les visites pre et post-natales, Ie cootrole de 1a croissance des enfants et 1a distribution d'aliments de complement auxjeunes de moins de cinq ans. En 1984,l'operation de complementation avait beneficie a 10,3 % des enfants de moins de trois ans,lesquels nlavaient pas ete cibles en fonction de Ia saison ou de leur appartenance ades regions rorales qualifiees. En fait, la distribution dependait de Ia situation geographique de la structure sanitaire. Le programme aurait probablement eu un impact (et un rapport coiit-efficacite) superieur slil avait davantage cible les enfants des economiquement faibles. Les evaluations du projet ont par aiUeurs mele que les bCneficiaires ne consommaient que 6-11 % des calories distribuees. Les rations a consommer adomicile ne duraient que quinze jours et non Ie mois entier ; chaque enfant en 1981 recevait une ration de 5,53 kg par mois, il ne recevait plus que 3,84 kg en i982, alors que l'objectiftheorique etait de 7,5 kg (Echenber et ai, 1984). La distribution de complements alimentaires rut interrompue en 1987, ne laissant au PPNS que les seules activites de cootr6le de 1a croissance. Nombreuses rurent les meres qui cessCrent de participer au programme en raison du com d'opportunite eleve de leur temps, d'autant qu'eUes etaient dans I'obligation de verser une cotisation (0,67 dollar environ par mois) au PPNS. La chute de participation pourrait egalement slexpliquer par l'insuffisance des soins dispenses par les postes de sante, ce qui n'incitait sucre les meres a y amener leurs enfants. Aucun programme similaire n'a pris 1a reltve du PPNS, ce qui presente une lacune a l'echelon national dans Ie circuit de detection et de prevention de la malnutrition. 2.14 Le Ministere de Ia sante et de I'action sociale (MSPAS) avait recommande une restructuration du PPNS par une redefinition du role du comite des meres face au comite sanitaire. n avait egalement preconise de decentraliser Ie cootrole de Ia croissance au niveau communautaire et de confier les activites de nutrition a des groupements fCminins (Diene, 1989); ces suggestions sont restees sans suite. 2.15 Le MSPAS est parvenu aune couverture vaccinaJe de 37 % chez les enfants de moins d'un an et de 55 % chez les enfants de 12 a 23 mois. Bien que ces taux soient relativement bas, it semblerait qu'une large part de la population des zones ciblees sollicite les conseils du personnel sanitaire, comme l'indique revaluation des beneficiaires realisee durant la preparation du projet. Toutefois, en raison d'un manque de personnel et d'equipement, Ies prestations sanitaires laissent a desirer. Une etude effectuee durant la preparation du projet (Sall, 1994) montre que sur Ies,dix postes de sante visites dans cinq des zones cibles, un seul etait en mesure d'assurer des prestations ·8- satisfaisantes de'services curatifs, pr6ventifs et educatifs et disposait d'installations de rehabilitation nutritionnelles; deux pastes se signalaient par leur quasi-absence d'activite et plusieurs autres ne possCdaient meme pas de balance pour les pesees. Exp~rience de l'IDA au S~neEaJ 2.16 L'IDA est deja intervenu au Senegal dans Ie secteur de la sante et dans celui des infrastructures. En ce qui concerne la sante, I'Association avait prepare, au debut des annees 70, un projet de nutrition qui fut toutefois abandonne par la suite au profit d'un projet de sante rurale, acheve avec des resultats satisfaisants (RAP No,123 19). L'actuel projet pour les ressources humaines vient en appui a l'extension des soins de sante primaires dans trois regions par la construction/renovation de postes de sanre, la formation de personnel medical et paramedical, la decentralisation de la planification et de la gestion des activites de sante, et par I'introduction d'une petite sous-composante (( nutrition )) dans la composante « sante maternelle et infantile )). En ce qui concerne les infrastructures, l'IDA a participe a quatre projets en milieu urbain, dont deux sont achev6s, un est en cours et un autre en preparation. 2.17 L'IDA a en outre soutenu deux projets de travaux publics et emploi, en precomsant des procedures simplifiees de passation des marches de services publics. Le premier projet s'est achev6 avec des resultats satisfaisants en septembre 1993 et Ie second en est a sa deuxieme annee d'execution. Dans Ie souci d'attenuer Ie risque d'impact negatif du programme d'ajustement macroeconomique du pays sur les jeunes et la population urbaine demume, Ie premier Projet de travaux publics et d'emploi (Cr. 207S-SN) fut approuve en decembre 1989, avec pour objectifs : i) de creer dans les plus brefs delais de nouveaux emplois temporaires dans les zones urbaines; 0) d'assurer Ie perfectionnement professionnel des personnes employees par Ie projet et de renforcer la compCtitivite des entreprises adjudicataires afin d'ameliorer leurs chances d'acces a des contrats plus permanents apres l'achevement du projet; iii) de dCmontrer la faisabilite des projets a forte intensite de main-d'oeuvre et de tester )es procedures a suivre par les entreprises du secteur prive pour soumissionner aux appels d'offies de ces projets; et iv) de reaJiser des projets utiles au plan economique et au plan social. Les principaux objectifs conncxes etaient de maximaliser les avantages des methodologies d'intervention Ii moiDdre cotit, hautement visibles et aux resultats tangibles; d'introduire, dans un souci non seulement de transparence, mais aussi de diligence et soupJesse, de nouvelles procedures pour Jes propositions, evaluations, passations des marches et decaissements des sous-projets; et d'accorder une assistance technique et gestionnaire durable. 2.18 Une agence speciale, a statut d'entreprise privee, )'Agence d'cxecution des travaux d'interSt public contre Ie sous-emploi (AGETIP) fut creee pour l'execution du projet. Cette ONG est une institution independante dont Ie Conseil d'administration se compose d'un directeur issu du secteur prive et de representants du Conseil national du patronat senegalais, de I'Union des ouvriers de la construction et des travaux publics et de I'Association des maires du Senegal. Le Directeur de l'AGETIP est secondc par des directeurs technique et financier et par un auditeur interne. Les charges administratives ont etc maintenues a moins de 5 % du cout total du projet. La gestion du projet est conforme aux directives du Manuel de procedures qui fait partie inregrante de la Convention signee avec Ie Gouvernement du SenCgal. 2.19 L'AGETIP a pJeinement atteint nombre de ses objectifs. Les trois premieres annees. dans Ie cadre de projets de travaux publics, eUe a cree 11. I03 emplois temporaires d'une duree moyenne de 30 jours chacun. Pour I'execution de 119 sous-projets. 68 entreprises ont ere selectionnees, y compris -9- 15 groupements de jeunes (103 de ces groupements avaient ete preselectionnes). L'AGETIP est parvenue avec succes aaborder Ies problemes de pauvrete et d'insecurite alimentaire des menages, notamment dans les villes de Kaolack et Saint-Louis, en prenant l'initiative de I'approche « vivres contre travail» appuyee par ]e Programme alimentaire mondial (PAM). EUe a mis au point des procedures simples et transparentes pour les appels d'offres, ce qui a facilite la participation au programme de nombreuses petites et moyennes entreprises qui ont execute leurs travaux dans Ies delais prescrits. En outre, Ie profile des decaissements montre que l'AGETIP possede une capacite d'absorption sUpCrieure acelle de la plupart des projets finances par l'IDA. Mais plus important encore est Ie tait que l'AGETIP a su demontrer comment l'autonomie de gestion et l'ouverture sur Ie secteur prive, preconise pour les appels d'offi'es et la passation des marches pouvaient deboucher sur des resultats fortconcluants - l'AGETIP a pu boucler la procedure en deux mois, alors qu'il en fiwt six a l'administration, sans compter un cout moindre que celui des travaux en regie. 2.20 Du premier projet de l'AGETIP on peut tirer Ies enseignements ci-apres : i) des indicateurs quantifiables devraient etre utilises pour l'evaluation des sous-projets sociaux en we de leur classement; ii) l'Accord de credit de developpement devrait comporter une clause pressante pour lier l'examen des lots des sous-projets et les d6caissements du financement de contrepartie; iii) la formation des adjudicataires devrait d6buter des l'entree en vigueur du credit; iv) un programme de participation a la base devrait Ctre l'un des elements essentiels du projet; et v) l'execution devrait progresser par Ctapes. E. Justification de la participation de I'IDA 2.21 Les objectifs du projet envisage sont pleinement en accord avec la strategie de developpement par pays de la Banque mondiale pour Ie Senegal, soumise ason Conseil d'administration Ie 16 fevrier 1995. Le Projet de nutrition communautaire propose est considere Ctre I'un des projets cles pour atteindre ces objectifs. De par son assistance au Senegal, I'IDA souhaite encourager une croissance economique durable dans l'equite et attenuer la pauvretC dans Ies zones ciblees. Pour l'essentieI, son intervention vise a: a) promouvoir la competitivite pour une plus grande emulation de I'economie et davantage de possibilites pour Ie secteur prive; b) mener atenne Ies refonnes structurelles dans Ie secteur de l'agriculture; et c) parvenir a une prestation de services de base ef'ficace et effective. Par ailleurs, un aspect fondamental du partenariat entre la Banque et Ie SenCgal est d'Ctre parvenu a rehausser la qualite du dialogue avec Ie Gouvemement et les entreprises et a faciliter la participation et l'appartenance communautaires. La strategie de I'IDA se fonde sur l'approche mise au point dans Ie Rapport de 1990 sur Ie developpement dans Ie monde dont les deux volets sont : i) accroitre l'expansion economique et les revenus principalement par I'adoption.de methodes et approches orientees sur Ie recours aune forte intensite de main-d'oeuvre et ii) ameliorer l'acces aux services sociaux de base. Ces mesures doivent Ctre completees par un dispositif de protection a vocation sociale destine a la population reeUement wlnerable (femmes enceintes et allaitantes. et enfants de moins de trois ans). Une partie essentielle de cette strategie est Ie renforcement des programmes de lutte contre la pauvrete, notamment ceux qui prevoient un filet de securite pour Ies defavorises et preconisent la valorisation des ressources humaines et un meilleur 8Cces aux services sociaux. Concernant la nutrition, Ie principal objectif de l'IDA est d'aider Ie Gouvemement aadopter des strategies et mettre en place des programmes efficaces par rapport aux couts pour lutter contre la malnutrition chez Ies groupes les plus wlnerables. Bien que ce projet requiert une aide exterieure considerable, l'IDA semble Ctre la mieux armee pour tenir Ie role important de catalyseur afin de pouvoir mobiliser Ie soutien de la communaute des bailleurs de fonds et influer sur la strategie - 10- du Gouvemement. Le projet envisage. confonne aux objectifs de valorisation des ressources humaines et d'anenuation de la pauvrete. que s'est fixes I'IDA pour Ie Senegal, tire Ies enseignements d'autres interventions en nutrition, notamment Ie Projet de nutrition de Tamil Nadu en Inde, finance par l'IDA et Ie Projet de nutrition execute sur 15 annees au Senegal par l'USAID/Catholic Relief Services, qui portait sur l'aide alimentairc et la composition de l'aliment de complement [(lequel ne peut etre vendu sur Ie marche (Annexe 1)]. Certains des acquis les plus valables des projets de nutrition sont d'avoir demontre que la communication et la mobilisation des communautes pour les interventions ciblees sont essentielles~ qu'il est necessaire de consolider la viabilite des progranunes en definissant c1airement les criteres nutritiOMelS d'enuee et de sortie; et qu'il est indispensable de dispenser une formation reguliere sur Ie las et de s'appuyer sur des systCmes de supervision aux responsabilites nettement etablies. Ces enseignements sont autant de principes incontoumables pour 1a conception de l'operation envisagee et ont ete pris en compte pour Ies orientations, la mise au point, Ie financement et l'execution du projet propose. III. LE PROJET A. Objectifs et concept 3.01 Les objectifs de developpement du projet sont Ies suivants : i) Stopper la deterioration de I'etat nutritioMei des groupes les plus wlnerables (enfants mal nourris de moins de 3 ans et femmes enceintes et allaitantes) dans Ies quartiers urbains d6favorises cibles; 0) A1imenter en eau potable Ies quartiers qui ne sont pas desservis actuellement et qui sont concemes par Ie progranune de nutrition; et iii) Am6liorer la securite alimentaire des menages urbains.pauvres et des menages «a risque» dans les zones de pauvrete ciblees, pendant les periodes critiques de wln6rabilite. 3.02 Les objectifs spCcifiques de la mise en oeuvre du projet sont les suivants : i) Demontrer qu'i} est possible de rCaliser a I'echelon des communautes des interventions de nutrition ciblees et efficaces par rapport a leurs couts; et 0) Executer un programme de lutte contre la pauvrete par I'intermCdiaire d'un organisme prive (AGETIP) plutot que d'un ministere en deleguant a eel organisme la gestion des marches passes avec des chefs d'entreprise locaux (groupes de femmes et de jeunes, associations communautaires, et ONG locales). 3.03 La realisation de ce demier objectifpermettra de demontrer qu'il est possible de remplacer Ie role traditioMeI du gouvemement en matiere de prestations de services.publics par une autre fonction ou Ie gouvemement se cbargerait de la planification, de la programmation et de la budgerlsatioti des services, mais laisserait ades agents du secteur prive plus efficaces Ie soin de leur execution et du recouvrement partiel des coots. Par ailleurs, les progranunes de nutrition urbaine et de securite alimentairc des menages ruraux du projet ont ete con~us pour se completer mutuellement en contribuant ala fois ala nutrition et ala securite alimentaire des menages. TIs assureront un 3Iiment de - 11 - complement aux enfants mal noums et aux femmes enceintes et allaitantes, ainsi qu'aux freres et soeurs de six a 36 mois des enfants mal nourris, et genereront des ressources pour les menages grice a des activites a forte intensite de main-d'oeuvre dans les quartiers ou les villages de la population cible. On evaluera les progres en comparant les result,ats a des indicateurs de suivi et d'evaluation qui ont ere mis au point et convenus avec Ie gouvemement, I'AGETIP et les principaux interesses au cours d'un atelier de planification du projet oriente sur les objectifs (ZOPP) qui a eu lieu en juilIet 1994. Dans Ie long tenne, les objectifs de developpement du projet seront de renforcer la capacite de gestion dans Ie domaine de la nutrition, conformement ades mecanismes generalisables et viables et d'aider Ie gouvemement du Senegal a etablir une strategie nationale de lutte contre la malnutrition. B. Description du projet 3.04 Le projet qui sera execute sur une periode de quatre ans comprendra les trois elements essentiels suivants : a) un prolramme de nutrition dote d'interlocuteurs d'information, education et communication (lEC), appuy6 par la distribution d'aliments de complement fortifies, Ie contr6le de la croissance des enfants, l'aiguiJlage vers les services de sante de base pour la population cible des agglomerations urbaines et un fonds modeste de recherche et developpement; b) un prolramme d'alimentation en eau qui satisfera les besoins en eau de nombre des memes menages pauvres des quartiers cibles par Ie programme de nutrition; c) un prolramme pilote de securite alimentaire des menales vivant dans les zones d6favorisees rorales ciblees par Ie programme de nutrition. Font partie integrante de ces trois elements: i) une enveloppe de mobilisation sodale et de campagne IEC; ii) une enveloppe d'assistance technique et administrative et de formation pour renforcer la capacite locale de prestation de services de nutrition et de sante; et iii) un syst~e informatique de lestion pour Ie suivi et I'evaluation avec consultation systematique des ben6ficiaires pendant mute la duree du Projet pour les ajustements necessaires compte tenu des avis des partenaires. Ces elements se renforcent mutueUement et jettent les fondations d'une strategie a plus long terme pour regler les problemes de nutrition et de securite alimentaire des menages 3.05 Le projet a l'6tude sera Ie premier projet autonome de nutrition de l'IDA au SenCgal, et Ie premier projet de son espece en Afrique. It ne s'agit pas d'une intervention d'urgence mais d'une intervention experimentale, mettant a l'epreuve une methode novatrice, asavoir un mecanisme priv6 de prestation qui sera utilise pour aider les groupes vulnerables cibles dans Ie domaine de la nutrition. L'experience de l'IDA en matiere de nutrition dans d'autres regions du monde et dans Ie domaine de la sante en Afrique demontre que l'engagement resolu du gouvemement, I'appartenance du projet ala communaute et la participation de tous les partenaires aux prises de decisions sont essentiels pour que Ie programme reussisse. La creation de la Commission nationale de lutte contre la malnutrition, avec Ie solide appui du President de la RepubJique, est un exemple encourageant de l'engagement du gouvemement aaborder Ie probleme de la malnutrition chez les groupes les plus vulnerables de la population et offre une occasion exceptionnelle d'amener tous les partenaires nationaux et intemationaux aunir leurs forces pour lutter contre la malnutrition. Pendant la preparation de ce projet on a tenu compte du probh!me d'appartenance en realisant une evaluation rapide des beneficiaires et un atelier ZOPP pour identifier les objectifs et les groupes cibles. comprendre lorsque les strategies traditionnelles d'adaptation ne suffisent plus a assurer la securite alimentaire et un bon etat nutritionnel chez les couches de la population cible pour definir avec eUe les interventions appropriees au plan de la nutrition, et determiner la volante du groupe cible de participer a la mise en oeuvre de la composante nutrition et a utiliser Ies mecanismes convenus. Ce projet vient completer Ies projets de nutrition en cours finances par les bailleurs de fonds qui foumissent l'IEC sur la rehabilitation nutritionneUe des enfants mal nourris dans Ie cadre du systeme de sante. - 12- Proeramme de nutrition 3-06 Les objectifs du programme de nutrition sont les suivants : i) empecher que l'etat nutritionnel des groupes vulnerables (femmes enceintes et allaitantes, et enfants de moins de 3 ans) des communautes pauvres ciblees ne continue a se deteriorer; et ii) faire changer Ie comportement nutritionnel des meres, en matiere notamment d'allaitement au sem, de sevrage et de traitement de la diarrhee. 3.07 Le programme de nutrition comporte trois volets : une intervention lEC visant a modifier Ie comportement nutritionnel, appuye par des aliments de complement et Ie controle de la croissance des enfants, ii) des $Oins de sante preventifs de base dans Ie cadre de services d'aiguiUage des enfants gravement mal nourris vers les centres de rehabilitation nutritionnelle, et vers les postes et centres de sante notamment pour les enfants malades et mal nourris, et pour la planification familiale <annexe Dr para.. 98 et 10) . et (iii) un financement pour la recherche et Ie developpement afin de stimuler la participation des petites entreprises au sous-secteur de I'approvisionnement et du traitement agro-industriel et d'ameliorer les politiques et programmes dans Ie secteur de la nutrition. Une ration hebdomadaire a emporter a domicile sera distribuee aux femmes enceintes et allaitantes et aux enfants mal nourris Ages de 6 a 36 mois (ainsi qu'a leurs freres et soeurs de moins ere. trois ans) vivant dans les zones ciblees. Le personnel des CNC, forme a cet effet, tiendra une seance mensuelle de contr6Ie de la croissance. n cons,ignera l'ige et Ie poids de tous les enfants inscrits dans Ie programme de nutrition sur des courbes de croissance et indiquera a leur mere comment evoluent les enfants. Le programme de nutrition sera mis en oeuvre par de nombreuses microentreprises apres fonnation speciale (groupes de femmes, associations communautaires et groupes de jeunes) dans des centres de nutrition communautaires (CNC). ns seront supervises par des ONO et des groupements d'interCt economique (OlE) qui signeront un contrat et recevront une fonnation a eel effet et feront rappon a I'AOETIP. Des comites de pilotage communautaires composes de chefs religieux, de chefs de quartier, de personnalites influentes et de groupes et associations locaux seront Ie moyen d'assurer I'appartenance communautaire du projet 61 I'engagement de la communaute; ils foumiront conseils etsurveillance generate. 3.08 L'aliment de complement a un double objectif: combler partiellement la penurie alimentaire chez les menages indigents des banlieues qui ont dii rCduire leur consommation en raison des augmentations de prix des aliments; et etre un instrument de modification du comportement encourageant l'allaitement au sein et de meilleures pratiques de sevrage. C'est pour cette raison que les aliments de complement, Ie controle de la croissance et les interventions lEC sont inseparables, et seront traites de fa~on integree. Le projet est con~u pour s'assurer que les centres de nutrition communautaires ne seront pas consideres comme des centres de distribution d'aliments par la population ciblee. Par ailleurs, on a decide de ne pas nourrir les enfants dans les centres en raison du temps que perdraient les meres, et de la capacite de gestion limitee du projet. 3.09 La relation entre Ie Ministere de la sante et les CNC sera constante et mutuellement benefique. Ainsi, en cas de besoin, les enfants seront diriges vers Ies structures sanitaires du Ministere de la sante pour recevoir des soins preventifs ou curatifs et une personne y sera chargee de les accueillir. Dans les zones cibles ou it n'existe pas d'infrastructure sanitaire pres d'un CNC, Ie Projet de sante de la Banque en cours (Cr. 2255-SE) aidera a construire ou renover une nouvelle fonnation - 13 - sanitaire en priorite. L'AGETIP et la division des soins de sante primaires du Ministere de la sante sont deja. en train d'etablir les canes de la zone d'intervention de chaque centre de sante ex.istant, l'emplacement des CNC et des hOpitaux d'arrondissement pour aiguillage des cas graves de malnutrition. Les CNC serviront de centres de vulgarisation dans les communautCs pour Ie Minisrere de Ia sante lui pennettant ainsi de donner de l'expansion a. ses activitCs de soins de sante matemelle et infantile, et de planification familiale. Pour officialiser les relations entre Ie Ministere de la sante et l'AGETIP, une Convention a ete signee entre ces deux organismes. La signature de celIe convention elait une condition des negociations. (par. 6.01). Cet accord exige que Ie personnel medical se rende au moins une fois par mois dans les CNC pour s'occuper de I'aiguillage vers les structures sanitaires, du choix et de Ia coordination des messages d'IEC, et de Ia mobilisation de Ia communaute pour des campagnes de sante. Le mCdecin-chef de district qui est membre du Comite de nutrition de l'arrondissement y recevra des rapports mensuels sur les progres du projet qui lui pennettront d'amCliorer Ie ciblage des services de sante. Vaccord entre Ie Ministere et l'AGETIP c5tablit Cgalement Ie m6canisme selon lequelles comitCs de sante communautaires s'assureront qu'un controle medical mensuel et un paquet de medicaments essentiels (sels de rChydratation orale, vitamine A. fer et acide folique, cachets de vermifuge et d'antipaludiques) seront a. Ia disposition des participants des CNC, confonnement a. la methode de recouvrement des couts mise en oeuvre par Ie Minisrere. 3.10 Pour pallier les carences de microelements.le projet mettra en oeuvre une approche triple: l'aliment de complement contiendra un mcHange de vitamines et de mineraux; des supplements de microelements (cachets de fer et d'acide folique pour les femmes enceintes et les enfants, capsule de vitamine A) seront distribues par Ie Comite sanitaire; enfin, on fera prendre periodiquement aux enfants des cachets de vermifuge pour lutter contre les problemes d'anCmie. 3.11 En ce qui conceme les aspects educatifs et de modification du comportement du programme IEC, Ia recherche existante suggere que Ia strategie doit !tee axee sur trois themes principaux : i) allaitement au sein exclusif pendant les cinq premiers mois et introduction au moment opportun d'aliments de sevrage par la suite en donnant aux enfants de moins de trois ans cinq repas par jour en plus du lait matemel; (ii) controle de Ia croissance; et (iii) prevention des maladies diarrh6iques et de Ia dCshydratation. Pour faire Ia promotion de ces themes on aura recours it des messages, des materiels de communication et des methodes ex.istant deja. et mises a. I'essai dans des projets appuyCs par Ie Service d'alimentation et de nutrition appliquee au Senegal (SANAS), Ie Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et, on adaptera egalement d'autres materiels existants. On suivra une strategie it approches multiples pour faire Ia promotion des themes centraux en ayant notamment recours aux media, aux methodes de groupes, aux moyens de communication traditionnels, aux conseils, et it Ia formation de collaborateurs communautaires. 3.12 Les services offerts par les CNC seront assures it la population cible selon des criteres d'entree et de sortie stricts particulierement pour l'aliment de complement afin de ne pas creer de dependance vis-a.-vis de cet aliment. Voici ces criteres d'entree et de sortie: Enfants de six a 36 mois : enfants moderement it gravement mal nourris, £reres et soeurs d'enfants moderement a. gravement mal nourris du meme groupe d'age, enfants qui n'ont pas gagne de poids pendant deux mois consecutifs. Les enfants recevront l'aliment de complement une fois par semaine et leur croissance sera contrOlee tous les mois pendant six mois. II est prevu qu'apres cette periode, 80% des enfants en moyenne sortiroot du programme d'a1iment de complement; its auront gagne du poids et leurs meres auront assiste it de nombreuses seances d'IEC. Les 20% restants seroot • 14- remscrits parce quIlls n'auront pas pris de poids et auront besoin d'aliment de complement pendant six mois de plus. Femmes enceintes primipares. Enes entreront dans Ie programme pendant Ie demier trimestre de leur grossesse. EUes recevront l'aliment de complement et beneficieront d'activires d'IEC chaque semame pendant trois mois. Femmes aUaitantes : ceUes qui ont un enfant dans Ie programme (moins de viDgt- quatre mois) ou bien un enfant de moins de six mois qui nlest pas dans Ie programme recevront l'aliment de complement et bCneficieront dlactivires d'IEC une fois par semaine pendant six mois. Eafants bien BOUrns et leur mere: les meres d'en£ants qui ne sont pas mal nourris seront aussi fortement encouragees a participer au programme d'IEC et a faiJe suivre Ia croissance de leurs enfants. Toutes les femmes et tous les enfants entrant dans Ie programme seront aiguiUes vers les fonnations sanitaires pour les autres services dont ils pourraient avoir besom, ce qui renforcera les liens entre les CNC et Ie sys'tCme de sante publique et fera des CNC les centres d'interet pour les services de sante de base et de planification familiale et Ia distribution de micro nutriments. 3.13 On estime Ie nombre total de beneficiaires du programme de nutrition pour Ie projet de quatre ans a 350.000 femmes et enfants qui recevront l'aliment de complement et d'autres services des CNC, ainsi que 119.000 personnes qui beneficieront des services des CNC sans Ie complement. ce qui porte Ie total de beneficiaires a469.000 personnes (en se basant sur un personnel de quatre personnes par CNC). Les quatre criteres principaux de ciblage et d'admissibilite a recevoir des aliments de complement sont les suivants : selection du site (zone de pauvrete peri-urbaine); demograpbie (femmes enceintes et aUaitantes, enfants de six a 36 mois); etat nutritionnel (mal noums etlou ne prenant pas de poids); et ca.racteristiques alimentaires (Ia bouillie sucree n'est guere attrayant en general pour les hommes en raison des habitudes alimentaires traditionnelles). La premiere annee,le projet se concentrera sur 21 quartiers : aPikine, Dakar. Diourbel, Kaolaclc. et Ziguinchor, (Annexe m. Appendice A)couvrant au tota1 50.000 personnes ainsi que 17.000 personnes supplementaires, ce qui porte Ie nombre total de beneficiaires a67.000. I.e tableau 1 presente Ia population cible et Ie nombre de centres ventiles par annee. Des assurances onl ele donnees que les quarliers specifiques ou doivenl Itre crees des CNC pendant les deurieme, troisieme el quatrieme annees du projet seront soumis 0 /'IDA par I'AGEI'lP au plus lard en mars 1996, mars 1997 el mars 1998 (para. 6.02e). Par ailleurs. une bonne partie de la population du pays recevra des messages nutritionnels et sanitaires au moyen de campagnes dans les media. n est estime qulenviron un tiers de la population cible consiste de femmes enceintes et aUaitantes. I.e projet vise a atteindre quelque 30% des enfants mal DOurris de 0 a 3 ans dans les zones urbaines selecti01lllCes. Ces objectifs seront reexamines au moment de l'entree en vigueur du projet et une fois par an par la suite. I.e projet repondra a1a dcmande des beneficiaires. On trouvera d'autres details sur Ie programme de nutrition et sur Ie ciblage dans les iUUJexes n et m. 3.14 Les beneficiaires qui ~ivent un service complet (aliment de complement. controle de 1a croissance et IEC), paieront 50 francs CFA par semaine pour leur participation conformement aux pratiques actuelles du Minisrere de la sante de recouvrement partiel du cout des medicaments. Ce tarif sera reexamine chaque annee a la lumiere des objectifs du projet. Les sommes per~ues seront ger6es par Ie Camite de pilotage communautaire et Ie MIC et serviront uniquement al'entretien des CNC et aux situations d'urgence : cas, par exemple, d'un enfant gravement mal nourri dont la mere nla pas i'argent pour payer son transport jusqu'au centre de sante Ie plus proche. On assurera 1a tranSparence - 15 - en f3.isant connaitre aux bCneficiaires les prix qu'ils doivent payer et en montrant les comptes et l'emploi de I'argent au Comite de pilotage communautaire. 3.15 Lcs aliments de complement seront produits localement en utilisant des cienrCes locales (mil perle, niehe et arachides wties) saof pour Ie sucre et un melange de vitamines et mineraux qui seront importCs. On ajoute du sucre. 1a fois pour accroitre Ie contenu energetique du produit et pour ameliorer ses caracteristiques d'auto-ciblage en Ie rendant moins attrayant pour Ie reste de la famille. Cent grammes de supplement sec qui seront preparCs en bouillie semblable • 1a rouye locale de mil, fourniront 370. 400 kilocalories et quelques IS grammes de proteines s'ajoutant • l'energie et aux elements nutritifs tires du tait matemel et de I'alimentation ordinaire. Un nounisson ou un petit enfant peut consommer 100 grammes de ce produit au cours de deux repas. Lcs caracteristiques du produit sont confonnes aux directives intemationales sur les aliments de sevrage etablies par 1a Commission Codex Alimentarius en 1991 et aux prescriptions concernant les produits alimentaires fortifies melanges fabriques localement. suggerees par Ie PAMIUNICEF. . T ableau 1 Programme e nu n on· Benefi •. et cent res par ann IClalres Beneficiaires Ann~1 Annee2 Annee3 Annee4 Total R~~iv~ ~ulml. aJim, ~ ~erviceslsemain, Enfants 31.000 59.000 67.000 73.000 230.000 Fenunes allaitantes et femmes enceintes 'Primipares 19.000 31.000 33.000 37.000 120.000 Total partie) 50.000 90.000 100.000 110.000 350.000 R~iv~t YnigYm!~ I'rvi~ rnaueJI Enfants 8.500 15.300 17.000 18.700 59.500 Meres 8.500 15.300 17.000 18.700 59.500 TOTAL 67.000 120.600 134.000 147.400 469.000 BENEFICIAl RES Nombre de nouveaux centres 72 107 104 114 397 Nombre d'anciens centres 72 179 283 Total centres ouverts 72 179 283 397 Lcs hypotheses sous-tendant les estimations ci-dessus se trouvent en Anntme m. 3.16 Un processus simple et peu couteux sera utilise pour &briquer ce complement. Un groupe d'agro-industriels senegalais a ere identifie et ils ont ensemble la capacite de produire ces aliments. Le cout des aliments melanges devrait Ctre similaire • celui de ce type de produit fabrique • l'Cttanger. Le PAM financera la production locale d'aliment de compJement par la monetisation de l'aide alimentaire importee et coordonnera les activites de la totalite de Ja chaine alimentaire depuis les achats Jocaux jusqu'au traitement. a l'emballage et au $lockage (CSA), a la distribution aux CNC et au controle de la qualite (ITA) • tous les niveaux. Le PAM passera les marches apres appels d'offre afin de stimuler l'interet d'autres producteurs. D identifiera aussi une ou plusieurs autres formulations du produit. ce qui permettra de remp1acer les ingredients qui ne pourraient etre disponibles • des prix competitifs pendant one saison donnee. Par ailleurs, Ie PAM confiera one portion Gusqu'. 25%) de 1a fabrication d'aliment de complement Ii des petits ou micro-entrepreneurs afin de jeter les bases de la production future par des petites et micro-entreprises, ce qui assurerait la perennite du projet. Une des conditions de l'entree en vigueur du projet est que Ie PAM confirmera au Gouvernement et Q I 'IDA la disponibilite de fonds pour acheter les ingredients locaux pour la fabrication de l'aliment de complement (para. 6.04a). Les details de la composante aliment de complement se trouvent en Annexe II· 3.17 Le Programme de nutrition a ete mis Ii l'essai pendant une phase pilote de six mois. Cette procedure a ete suggerCe etant donne que la Banque n'a pas l'babitude d'executer des progranunes de nutrition par l'intermCdiaire d'une entite privee en faisant participer un grand nombre d'ONG locales et de micm-entreprises composees d'une vaste gamme de groupes communautaires. La phase pilote a montr6 que l'AGETIP est capable de se charger de cette activite supplementaire sans mettre en danger son progranune de travail actue!. L'importance de la mobilisation sociale a etc un facteur supplementaire demandant une preparation particulierement soignee et des essais prCalables de nombreuses caractCristiques innovatrices qui pounait jeter les bases d'un programme d'a1imentation et de nutrition a plus long terme au Senegal. 3.18 L'expenence de la phase pilote a molltr'i qulil fallait prevoir de donner une certaine souplesse Ii l'AGETIP en ce qui conceme Ie mecanisme de liVIaisoDS mais aussi la composition de l'aliment de complement et son emballage. la future diversification des sources d'approvisionnement et pour resoudre les problemes techniques a mesure qu'ils se posem. Par coDSequent, on creera un fonds special de 1 million de douais qui sera gCre par l'AGETIP. Ce fonds est conyu principalement pour encourager la creation de petites entreprises specialistes de la distribution et de la fabrication d'a1iments dans certaines zones pCri-urbaines et rurates a proximite des CNC et pour contribuer aux ameliorations des politiques et programmes dans Ie secteur de la nutrition. 3.19 D est prew que dlici l'examen Ii mi-parcours au moins une partie des aliments melanges serom produits par des groupements de femmes ou autres micro-entreprises aux CNC ou a proximite. ce qui represente une solution de remplacement aux grandes entreprises centralisees. On prevoit aussi la production d'un produit a base de cereaIes. semblable au plan de la composition et de la qualite de la nutrition, au produit actuel mais fabrique avec un equipement simple et peu couteux sous superviSion. n faudra egalement que Ie produit respecte les normes de securite et d'hygiene exigees pour Ie produit actuel et que les fabriquants locaux obtiennent une marge de profit raisonnable. Le fonds special foumira les ressources financieres necessaires pour entreprendre ces activites de recherche et de developpement avec Jlassistance de I'Institut de technologie alimentaire du Senegal (ITA) qui sera charge de proc6der a des tests et analyses des couts. des benefices et des aspects techniques pour stimuler la production d'aliments de complement au niveau communautaire. 3.20 Le Fonds special foumira des credits Ii hauteur de 800.000 dollars pour acheter les services de petites et micro-emreprises qui satisfont aux criteres de production du projet, mais il ne financera pas les couts de demarrage ou de fonctionnement, ni l'achat d'equipement. Si Ie produit est juge satisfaisant, c'est-a-dire que I'ITA certifie que sa qualite est conforme a la valeur nutritionnelle recommandee, que son prix est competitif, que sa quantite est estimee par Ie PAM suffisante pour les besoins du projet, et que la logistique de distribution est assurCe par Ie PAM, I'AGETIP sera en mesure de passer un contrat pour l'achat d'aliment de complement avec ce producteur. Les documents d'appels d'ojJre et les contrats types detail/ant les obligations des deux parties, font partie integrante du Manuel de procedures qui a ete emmine et accepte pendantles negociations (para. 6.02b). Le nombre de petites entreprises et d'entreprises artisanales selectionnees par I'AGETIP pour foumir des - 17 - aliments de complement au projet sera fonction du montant du fonds et de la capacite des enucprises qui auront ete selectionnees pour participer au projet. Cene composante s'acbevera des que Jes fonds affectes auront ete depenses. 3.21 L'experience acquise pendant la premiere annee de mise en oeuvre de ce projet servira it. tout effort national plus vaste visant it. trouver une solution aux problemes de nutrition du Senegal. notamment it. l'extension du projet dans les zones rurales. Par consequent, Ie fond special financera. it. hauteur de 200.000 dollars.la revision du plan d'action du programme national de nutrition de 1991- 1996 qui a ete 6labore sous la direction du Ministere de la sante et de l'action sociale. Cette revision tieridra compte des enseignements tires de ce projet et identifiera les problemes et solutions au plan de la nutrition, Cvaluera Ie bien fonde du recours it. des ONG pour executer des interventions de nutrition au profit de groupes wInerables. de la creation d'une industrie nationale d'aliment de complement, des aspects de la modification du comportement et de la mobilisation sociale qui menent it. une amelioration des connaissances et donnent de bons resultats au plan nutritionnel. Des assurances ont ete donnees par Ie gouvemement que sous l'egide de la Commission nationale de lutte contre la malnutrition, Ie Comite consultatiftechnique redigera des termes de reflrence appropries pour l'etude de l'acfUalisation du. plan d'action sur la nutrition qui sera presentee d l'lDA pour examen au plus tard Ie 31 juillet 1996 (para. 6.02m). La Commission supervisera l'execution de toutes les etudes et en examinera les resultats it. la lumiere des activites du projet et de son experience. sur cette base elle en deduira les implications pour la strategie nationale de nutrition et Ie programme it. long terme dans les zones urbaines et rurales. Proeramme d'alimentatioD en eau 3.22 La composante alimentation en eau qui a ete co~e en accord avec Ie Troisieme projet national d'eau qui recherche l'appui de la Banque pour l'exercice 1996, vise it. assurer une alimentation suffisante en eau potable (extension pour les branchement it. domicile. creation de nouvelles boones fontaines et it. ameliorer les conditions generates de la sante des populations concemees pendant et apres la duree du projet. Cette composante assurera que Ie deficit actuel d'eau courante de Dakar n'empechera pas la mise en oeuvre du programme de nutrition Ctant donne les besoins d'eau potable pour la preparation de l'aliment de complement qui sera distribue par Ie programme. Des etudes ont montee que la pJupart des communautes concernees par Ie projet DC sont pas reliees aux services publics et n'ont pas acces facilement it. l'eau potable, deux elements essentiels de la sante communautaire et de l'hygiene du milieu. KfW a finance une etude de faisabilite sur tous les aspects techniques, socia-economiques, financiers et institutionnels de la composante eau, en we d'assurer la foumiture d'eau potable it. la population cible. A Dakar, malgre Ie deficit global d'eau potable (IS a 30% des besoms), il est impossible d'ameliorer la situation de l'approvisionnement dans les zones peri- urbaines etant donne leur proximite avec des conduites d'eau de grosse capacite et la faible demande d'eau des plus demunis (40 litres par personne et par jour pour les menages branches sur Ie reseau d'alimentation en eau et 25 litres par personne et par jour pour les personnes utilisant 1es bomes- fontaines. Dans les chefs-lieux de province cib1es pour la premiere annee du projet (Kaolak, Diourbe1 et Ziguinchor), la capacire de production de la Societe nationale des eaux et electricite du Senegal (SONES) est suffisante si bien que Ie reseau d'alimentation en eau peut etre prolonge jusqu'aux zones peri-urbaines. 3.23 Pendant 1a premiere annee, la composante eau proposee couvrira douze quartiers pauvres ou les services d'eau sont deficients dont 5 il Dakar et 1 dans les villes de province (un it. Diourbel, trois a Kaolak et trois it. Ziguinchor). Pendant la premiere annee d'operation, la population • 18· totate de ees quartiers doit etre d'environ 174.000 personnes (estimations pour 1995). Des entreprises installeront dans ces quartiers des bomes-fontaines qu'elles entretiendront. Une etude de la volonte des plus demunis de payer l'eau a montre quills peuvent payer cette amelioration des services. Pour les utilisateurs de bomes-fontaines, I'etude a revel~ que les plus demunis peuvent afi'ecter jusqu'a 10% de leurs revenus aux achats d'eau. Les benCficiaires de branchements prives pourront payer leurs factures qui ne depasseront pas, en general Ie seuil' de la categorie sociale du bareme de la SONES. En outre, la SONES a assoupli son systfme de recouvrement des couts offiant la possibilite de payer les factures d'eau par versements echelonnes, ee qui pennet aux menages de ne pas avoir a payer une somme elevee (8 a 10 dollars tous les deux mois) en une seule fois. La composante eau potable envisage de prolonger Ie reseau de 11,2 kilometres et de construire lO bomes-fontaines publiques. Des assurances ont ete donnees que les zones d'intervention proposees pour les trois annees suivantes du projet seront convenues entre I'A.GEI'IP et Ie gouvemement. et presentees Q J'JDA au plus tard en mars 1996, mars 1997 et mars 1998 (para. 6.02e). Le programme sera mis en oeuvre sous la supervision de l'AGETIP qui sous-traitera les travaux a des entreprises locales selon un bareme etabli par la SONES. Pour!aire participer davantage de bCneficiaires, les entreprises engagees devront recruter des ouvriers qualifies et non qualifies dans la population des quartiers coneemes. Ces procedures et pratiques sont bien connues et largement appliquees dans Ie cadre des travaux communautaires a forte intensite de main- d'oeuvre realises par I'AGETIP. l.24 La sensibilisation de la population et I'education sanitaire sont des fi1.cteurs eles de la reussite du Programme d'alimentation en eau. Pour cette raison, il est prevu qu'un membre de chaque CNC recevra une fonnation et sera responsable de la sensibilisation et de I'education des beneficiaires dans Ie domaine de l'eau et de l'assainissement. n expliquera, par exemple. Ie rapport entre I'eau et la sante, Ie cout de I'acces a l'eau potable, les methodes hygiCniques de conservation de l'eau et I'organisation de la collecte et de l'elimination des ordures menageres. Les agents d'IEC seront selectionnes par Ies micro-entreprises parmi la population des quartiers interesses selon leur qualification et influence sur les gens. Par ailleurs, un ingCnieur specialiste de l'assainissement sera engage pour toute la duree du programme pour renforcer la structure organisationnelle et la division de gestion du projet nutrition (DGPN). n sera responsable : i) d'adapter Ie programme d'infrastructure de l'eau au cadre operationnel de I'AGETIP, de la SONES et du Ministere de I'hydraulique et; ii) de d6tenniner les endroits OU il faut prolonger les reseaux et placer des bomes-fontaines qui devront Stre dans la zone couverte par Ie programme de nutrition. On trouvera en Annexe IV les details du programme d'a1imentation en eau. Programme de sic:uriti alimentaire des mmages ruraux 3.25 La sous-alimentation rurale est un tees grave probleme au SenegaI. Bien que Ies avantages de la devaluation aient ameliore la si~tion des personnes travaillant dans l'agriculture, la securite a1imentaire des menages ruraux parmi les indigents reste un sujet de prCoccupation tres grave et persistant. Le pret a l'ajustement du secteur agricole de la Banque doit entrainer d'autres ameliorations du niveau de vie des persoMes engagees dans l'agriculture et ameliorer la securite a1imentaire. particulierement pour Ies pauvres vivant en milieu rural. Neanmoi,ns, pour ceux qui sont soumis chroniquement a l'insecurite alimentaire, un effort plus cible est necessaire. Cette composante fonnulera donc et mettra a l'essai des approches cibl6es pour aider Ies femmes et les enfants vivant au- dessous du scui! de pauvrete qui subissent l'insecurite a1imentaire de ~n ehronique et sont mal nourrls. Ceci sera possible en mettant a leur disposition des informations et des conseils, des aliments de complement, des vivres, de l'argent ou des equivalents monetaires, grice, principalemen~ a des travaux d'infrastructure a haute intensite de main-d'oeuvre et a des activites de creation de revenus. - 19 - 3.26 L'objectif est de tiler les enseignements de la premiere phase des operations du projet .dans les dix centres urbains prioritaires. II est prevu egalement d'essayer de mieux comprendre ou et comment ameliorer les conditions des femmes et des enfants ruraux par la modification des comportements, un acces plus facile aux aliments, la variete du regime alimentaire, l'eau potable, la production de denrees alimentaires et les programmes de creation de revenus. En outre, ce sera l'occasion d'erudier de plus pres comment les meres rurales partagent leur temps et comment leur pennettre d'obtenir davantage de contr6le sur Ie revenu du menage. Un point de depart possible pour identifier et suivre les groupes vulnerables des communaures rurales est Ie bulletin mensuel du CSA «Suivi des zones et groupes a risques alimentaires» qui identifie les tendances des regions et des groupes connaissant l'insecurite alimentaire et est publie en cooperation avec Ie Ministere de la Sante. 3.27 Les principaux partenaires ruraux de l'AOETIP seront les organisations rurales semblables aux MaC et MIC des zones peri-urbaines. II existe environ 3.600 groupements de femmes rurales et urbaines au SenCgal. La Federation des organisations non gouvemementales du Senegal (FONOS) et Ie Comite national de concertation rurale (CNCR) qui y est associe. foumissent un appui technique et administratif aux organisations d'exploitants agricoles et pourraient avoir des fonctions semblables a celles des MaC. Les associations traditionnelles de femmes ont des fonctions sociales et de filet de sCcurite. certaines d'entre eUes organisant des collectes pour les membres dans Ie besoin. L'organisation de bon noinbre de ces groupes est plus poussee grice au travail des monitrices rurales qui en ont fait des Groupements de promotion feminine (OPF) qui gardent leur fonction traditionnelle tout en s'interessant aux activites economiques. Des petits Oroupements d'iJitCret economique (OlE) fonctionnent dans les zones rurales comme dans les zones urbaines mais dans les zones rurales. its ont Cgalement des activites de vulgarisation agricole pour les femmes. 3.28 Ce programme de securite alimentaire pour les menages ruraux sera r6alise en collaboration avec d'autres bailleurs de fonds comme Ie PAM. Bien que l'on pr6voie un certain titonnement, la methode initiale sera de mettre en oeuvre des micro--projets communautaires ahaute intensite de main-d'oeuvre tels que forage de puits, construction de postes de sante villageois. d'ecoles et de cantines scolaires. jardins communautaires et installations de stockage des denrees agricoles. et entretien des routes communales qui beneficient principalement aux menages les plus pauvres. Le ciblage dans les zones rurales se Cera par l'intennCdiaire d'ONO preselectionnees et d'autres entires rurales actives telles que Ie Programme national de vulgarisation agricole (pNVA), et les monitrices rurales qui feront connaitre Ie programme aux groupements villageois et les mobiliseront pour qu'ils puissent Ie reaIiser. Ces entites d'organisation apprendront comment atteindre les menages pauvres des villages, les aider a fonner des groupes comme les MIC pour Ies activires de construction d'infrastructure et a identifier des activites prometteuses de generation de revenus. 3.29 Lors de laselection des sous-projets,les preoccupations de securite alimentaire des menages necessiteux prendront Ie pas sur les objectifs d'investissement a proprement parler. Les details sur les crireres de selection, les arrangements institutionnels de mise en oeuvre de micro-projets et de supervision seront elabores par un groupe de travail compose de I'AOETIP. de representants techniques des membres des commissions nationales, d'ONO et de bailleurs de fonds. D'ici juin 1997, une proposition jugee satisfaisante par I'IDA devra avoir ete preparee et presentee pour approbation a la Commission nationale (voir termes de reference dans I'Annexe \1). Des assurances ont ete donnes pendant les negocialions que Ie plan d'aclion visant ametlre en oeuvre Ie programme de secul'tte alimentaire des menages sera acheve deux mots avant I'examen d mi-parcours que realiserontle PAM etl'lDA (para. 6.02n). Les decaissements pour Ie programme de securite alimentaire des - 20- menages ruraux seront subordonnes Q l'approbation d'un plan d'action. juge acceptable parl'lDA pendant l'examen Q mi-parcours (para. 6.05). La premiere batterie d'activites commencera pendant la periode de disette de juin-septembre 1997 et atteindra son niveau de croisiere d'ici fevrier-avril 1998, periode de faible demande de main-d'oeuvre rurale. Prolrammes de mobilisation sociaJe et d'IEC 3.30 Les programmes de mobilisation sociale et d'IEC, qui sont extrSmement importants pour toutes les composantes du projet, serviront aencourager la participation de toutes les personnes concemees par Ie projet et astimuler un cbangement de comportement positi! chez les populations cibles. I.e projet est fonde sur l'hypotbcse d'un appui politique large et soutenu. de bonnes communications entre les persoDDes inreressees de tous les niveaux et la participation communautaire. Les objectifs de mobilisation sociale som les suivants: i) mobiliser l'appui poIitique et la collaboration pour Ie projet au niveau national. regional et conununautaire; ii) assurer que la communaute a Ie sentiment d'Stre proprietaire du projet et participe asa planification et ason execution; et iii) ameliorer la capacite des communautes de foumie et d'elaIgir l'acces aux services de nutrition et de sante qui y sont lies. 3.31 Les elements essentiels de la strategie de mobilisation au niveau national comprennent l'appui politique foumi par la Commission nationale de lutte contre la malnutritiOD ainsi que des reunions nationales de planification telles que les ateliers ZOPP. Des campagnes d'information par les medias viseront a sensibiliser Ie grand public aux problemes auxquels s'interesse Ie projet et a leur solution. Au niveau conununautaire. un des faeteors cles - et Ie centre des efforts de mobilisation - est la creation de comites pilotes composes de personnalites influentes locales. de GIE et d'associations. et de representants des autorites locales. Ces comites serviront de mecanismes de conununication et de coordination entre toutes les personnes concemees par Ie projet au niveau local. ainsi que d'instruments de supervision communautaire, d'identification des problemes et de moyens de trouver des solutions. La strategie de mobilisation sociale au niveau de la communaute comprend egalement toutes sorles de reunions pubJiques fa~onneespar les traditions locales (y compris theatre en langue locale, griats ou orateurs publics), La composante mobilisation sociale sera dirigee par les superviseurs communautaires (MOC) en conjonction avec les agents des CNC et sera supervisee par I'AGETIP. 3.32 Les objectifs du programme IEC sont les suivants: (i) stimuler une modification positive du comportement de la population cible et renforcer sa capacite de gerer ses problemes de nutrition et de sante et les problemes connexes; et ii) sensibiliser les populations aux problemes de nutrition, de sante et d'bygiene et ala fa~n dont Ie grand pUblic. y compris les responsables de la prestation de services sociaux les abordent. Des strategies d'IEC sont en cours d'elaboration en collaboration avec les Minisreres. dont Ie Minisrere de la sante et Ie Minisrere de la femme, de l'enfant et de la farnille, des ONG. des organisations internationales telles que l'UNICEF et des cabinets d'experts prives. Les principaux groupes cibles sont les femmes enceintes et allaitantes dans Ie cadre du programme de nutrition et les menages et conununautes des zones de pauvrete ciblees du programme d'alimentation en eau. Cette di:trerence dans les groupes cibles au sein de la popUlation cible tout entiere exigera une differenciation des strategies d'IEC pour chaque programme. I.e Programme de nutrition s'appuiera fortement sur les consultations de clientes au CNC sous la forme de conseils individuels (par l'intermemaire de l'agent de sante communautaire du CN C) et de reunions de groupes (organisees par ragent IEC du CNC); il sera complete par des visites adomicile d'agents CNC aux femmes cibl6es et d'activires au niveau communautaire. Dans Ie cas du programme d'alimentation en eau, on insistera sur les approches au niveau de la communaute et des menages. Dans Je cas de la - 21 - conununaute, conune dans Ie cas de la mobilisation sociale, on inclura les media traditioonels tels que Ie theatre folklorique. 3.33 Les media joueront un role complementaire dans la diffusion de messages d'IEC dans les deux programmes. n s'agit notanunent d'Cmissions dans les langues nationales sur les stations de radio regionales. A l'origine, les messages IEC diffilses par les divers medias seront axes sur Ie controle de la croissance, l'allaitement au sein et les boones pratiques de sevrage, la rehydratation par voie orale et de boones pratiques d'hygiene et en matiere d'eau potable ainsi que l'emploi judicieux et l'entretien continu de l'infrastructure creee dans Ie cadre du programme d'alimentation en eau. D'autres themes serom identifies et des messages et materiels prepares pendant la mise en oeuvre du projet. L'on se servira des messages et materiels mis au point et testes au SenCgal par des organismes gouvemementaux conune Ie Ministere de la sante, des ONG, I'UNICEF, l'USAID et d'autres organisations. L'efficacite de ces messages dans Ie contexte du projet sera examinee grice ades tvaluations annuelles des ben6ficiaires et ades etudes sur les connaissances, attitudes et pratiques (CAP). n faudra mettre au point de nouveaux messages et materiels dans les cas ou if n'en existe pas et pour surmonter les obstacles identifies lors des consultations avec les clientes. 3.34 Le projet fera une place de choix aux consultations avec les clientes et a la recherche pour guider et ameliorer la qualite et l'efficacite des interventions. La recherche operationnelle et sur Ie comportement fera partie intCgrante de la mise au point de strategies, messages et materiels. n slagira d'une recherche continue: i) pour mieux conaaitre Ie comportement de la population cible; ii) pour identifier ce qui empecbe les gens de modifier leur comportement et les informations erronees; iii) pour essayer les strategies et materiels sur les populations cibles; iv) pour suivre et tvaluer Ie programme afin de mesurer les changements de comportement induits par l'IEC. Ces taches seront confiees en particulier a des consultants prives. L' Annexe VI comporte d'autres details. Fonnation 3.35 La composante formation comprendra : i) un volet de services de formation en cours d'emploi sur I'organisation du travail, la gestion, et la formation technique et en nutrition pour les micro-entreprises qui ont obt.enu des contrats de prestation de services de nutrition; ii) un programme de formation pour les services de supervision qui sera realise dans Ie cadre de contrats passes avec des ONG; et ill) une formation sur la fa~n de planifier et de mener l'IEC, y compris l'elablissement d'une strategie et l'elaboration de materiels, I'emploi des materiels, les techniques de communication. La formation en IEC est destinee aux petites et micro-entreprises et aux ONG locales ainsi qu'aux participants concernes par la mobilisation sociale. La formation des personnes mettant en oeuvre les programmes de mobilisation sociale et d'IEC sera faite par la formation d'un modele de formateur. Le programme de formation sera execute sous contrat par des entreprises privees qui ont deja forme des chefs d'entreprises et des superviseurs de projets de travaux publics existants geres par AGETIP. Des modules de formation ont deja ete mis au point et adaptes a partir de materiels existants. Un accord sur un programme de formation detail/e, Q I'intention des chefs d'entreprise et des superviseurs et sur Ie programme lEe pour les benejiciaires sera propose Q I'eramen de 11DA au plus tard Ie 1er jui/let /996 (para. 6.02g). 3.36 Pendant la preparation du projet, une formation a ete assuree a quelque 120 chefs de micro-entreprises et a leur personnel ainsi quIa un certain nombre de superviseurs (ONG) pour mettre en oeuvre la phase pilote. De jeunes med.ecins qui n'avaient auparavant pas de travail ont ete formes a - 22- des fonctions de formation et de supervision speciale dans Ie programme de nutrition. n est prevu que pendant la duree du projet, pres de 4.000 personnes, chefs de micro-entreprises. superviseurs et employes de I'AGETIP beneficieront d'lUte formation. On decidera de Ia duree et du contenu des programmes de formation en se basant sur les informations obtenues pendant la phase pilote. A present, lUt programme de formation initiale est prevu pour Ie personnel des CNC avant Ie demarrage d'un CNC; cette formation sera suivie d'lUte deuxieme session de formation environ six mois apres I'ouverture, et d'une troisieme au bout d'lUt an. L'Annexe VII decrit Ie programme de formation. Suivi et evaluation 3.37 Un systCm.e de suivi et d'evaluation sera mis en place: i) pour pennettre l'examen et I'ajustement continus de la conception du programme; ii) pour renforcer les capacites de suivi et d'evaluation du gouvemement dans Ie domaine de la nutrition afin d'analyser Ie cout..efficacire et Ia pertinence de diverses strategies d'intervention; iii) pour determiner si les activites des projets progressent selon les objectifs et Ie ca1endrier prevus et pour proposer les mesures de correction qui conviennent; iv) pour verifier et mettre ajour les informations existantes sur l'etendue,la gravire et Ie site de diverses fonnes de malnutrition; v) pour detenniner l'impact des activires du projet sur l'etat nutritionnel et pour correler ces changements a d'autres variables socio-economiques et de comportement; et vi) pour foumir une base pour l'evaluation continue de I'efficacire du projet par les administrations locales, d'arrondissement et nationales. Le systCme de suivi pennettra une analyse rapide et Ia mise a disponibilire d'infonnations sur tous les niveaux de Ia gestion du projet grice a un sysreme informatise simple d'6tablissement de rapports avec seulls d'a1erte. Une enquCte de depart pour chaque zone geographique d'intervention du projet foumira Ia base de donnees necessaires pour identifier les enfants mal nourris et suivre les progres du projet. Le systCme d'evaluation consistera en etudes de base et etudes d'impact sur des echantillons transversaux. des populations cibles et contr6le. Un accord est intervenu sur les indicateurs annuels de suM. les guides de supervision. et les termes de reflrence des etudes de base et d'evalua/ion d'impact asoumettre a/'IDA au plus lard Ie 1er juillet 1995 (par. 6.02k et 1). Par ailleurs, Ie projet financera des services d'assistance technique de courte duree pour Ie Ministere de I'Economie. des Finances et du Plan afin d'ameliorer Ie suivi de Ia situation de l'ensemble des groupes wlnerables du Senegal. il convient de rappeler que l'extreme mobihre (migrations vers et hors des zones) aura une incidence sur I'evaluation de l'impact du projet. Plusieurs operations de recherche seront lancees pour recueillir des informations que oj Ie systCme de suivi oj Ie systeme d'evaluation ne pennettront d'obtenir sur la maniere d'ameliorer l'efficacire du projet (Annexe vun. C. Etat d'avancement de la preparation du projet 3.38 Pendant Ia preparation du projet, lUt certain nombre d'etudes financ6es dans Ie cadre du Deuxieme projet de travaux publics et d'emploi (Cr. 2369-SE), ont ere menees pour mieux comprendre les problemes de pauvrere et de sous-a1imentation au Senegal et assurer que les clientes sont consulrees plus souvent et qU'eHes participent davantage. Ces etudes comprennent : a. Evaluation des menages urbains pauvres pour examiner les changements du comportement de consonunation d'aliments a la suite de la devaluation et pour demander a ces menages leur opinion sur lUt programme d'a1iment de complement; b. Etude de ciblage pour identifier les quartiers pauvres des chefs-lieux et grands centres urbains ainsi que la popUlation cible du projet dans ces zones; - 23- c. Etude des habitudes alimentaires de la population cible dans les agglomerations urbaines pour repertorier les pratiques d'allaitement au sein.les aliments de sewage et les habitudes alimentaires des femmes et pour aider adefinir 1a composition appropriee de I'aliment de complement; d. Etude sur 1a mobilisation sodale pour determiner les methodes les plus efficaces pour encourager la participation de la communaute et son sens de propriete du projet; e. Recensement des groupes communautaires, des ONG et des associations de femmes; et f. Etude sur les services exisiants de sante et de nutrition et les structures sanitaires dans les zones ciblc!:es. 3.39 Par ailleurs, les co-financiers possibles, Ie Programme alimentaire monelial (PAM) et I'Allemagne (KfW) .ont participe intens6ment a la preparation du projet depuis son identification en mars 1994. Le PAM a finance une etude sur 1a fabrication locale d'aliments melanges au Senegal pour emploi dans Ie projet de nutrition communautaire afin de determiner 1a composition 1a plus appropriee d'aliments de complement. Les recommandations de l'etude ont ete examinees par Ie PAM, l'AGETIP, KtW et 1a Banque mondiale enjuillet 1994. Apres cette reunion, une autre etude a ete menee en aout 1994 par un consultant local sous 1a supervision du PAM et de I'AGETIP (Etude relative a Ia production d'un aliment de complement pour Ie projet de nutrition c:ommunautaire au Senegal). Ces etudes sont a l'origine des activites pilotes suivantes : 1) un essai de fabrication de I'aliment de complement; ii) un test d'acceptabilite de I'aliment de complement sur un ecbantillon de 1a population cible; iii) Ia selection des quartiers cibles; iv) un recensement et un classement au niveau nutritionnel de Ia population dans les zones ciblc!:es; et v) un atelier reunissant des personnes c:oncernees par Ie projet sur I'IEC et Ia strategie de mobilisation sociale. Les erodes ont egalement contribue a1a preparation de la phase pilote qui a ete Janc6e dans trois quartiers en novembre 1994 pour essayer sur Ie terrain les methodes et procedures du projet et les ajuster avant Ie lancement du projet et assurer ainsi sa bonne rCalisation. 3.40 Au plan institutionnel, une Commission nationale de lutte contre la malnutrition a ete creee a la Presidence en juin 1994 pour assurer un filet de s6curite sociale aux menages pauvres. La Commission, qui est presidee par Ie President du Senegal, est c:omposee de representants du Cabinet du Premier ministre, des Ministeres de l'economie, des finances et du plan, de 1a sante et de raction sociale, et de Ia femme, de l'enfant et de 1a famille. de l'AGETIP et des ONG. Elle joue un role important a deux egards : appuyer les efforts de mobilisation communautaire de l'AGETIP et assurer 1a coordination entre les Ministeres participant a la mise en oeuvre du projet. Un Comite teclmique. preside par Ie Ministre de la sante et de I'action sociale et compose de representants des Ministeres de la femme, de l'enfant et des affaires familiales, de I'economie. des finan~ et du Plan et de I'AGETIP, a ete fonne pour elaborer Ie projet. Ce Comite est appuye par un Comite consultatif compose de representants de I'UNICEF. du PAM, de I'USAID, de GTZ. d'ORSTOM. de la SANAS, de DSSP, d'EPS, d'ENDA et du Projet BASICS. afin de pennettre un echange de wes sur un certain nombre de questions teclmiques, de nutrition et institutionnelles et assurer que l'on suit les meilJeures pratiques. 3.41 Un atelier de planification par objectifs ou ZOPP (Ziel-Orientierle Projela Planung) a ete tenu pendant 1a preparation du projet pour les personnes cle participant asa planification. Cet . atelier d'une semaine etait organise et finance avec I'assistance de GTZ. D a reuni des representants des ministeres, de la Presidence, des ONG et des bailleurs de fonds. Les ministeres suivants etaient - 24- representes: Sanre et action sociale; Femme, enfant et famil1e; Agriculture; Finance; et Inrerieur. Le Secretaire general de la Presidence y assistait egalement. L'atelier a identifie les questions liCes ala nutrition et les obstacles empechant de les resoudre. Les objectifs du projet ont alors ere clairement definis, les activites du projet et les resultats prews, identifies, et les indicateurs permettant de controler les resultats, definis. Le ZOPP a permis d'elaborer un cadre pour Ie projet et de reunir un consensus entre Ie gouvernement. les bailleurs de fonds et les ONG. 3.42 L'UNICEF a aussi assure des conseils pendant toute la preparation du projet. n a contribue de £a4(on intensive a la preparation de la composante IEC en : i) fournissant des mareriels pedagogiques sur les domaines cles et particulierement l'allaitement au sem. la diarrhee, l'anemie et Ie deparasitage; ii) donnant a la SANAS des brochures appropriees; et iii) organisant un atelier-seminaire en septembre 1994 pour examiner et continuer a developper les modules nutrition, IEC et les media (spots auto-visuels, affiches, tableaux mobiles et media traditioMels) utilises au Senegal. L'AGETIP a assiste au seminaire de septembre qui a e16 organise avec des partenaires cles : SANAS, EPS, Ie projet BASICS, certaines ONG (dont ENDA), En outre, l'AGETIP a organise un autre seminaire avec les memes partenaires et l'UNICEF en 1994. La straregie et la planification aMuelles des activires IEC pour Ie projet ont ere finalisees pendant Ie seminaire. 3.43 Pendant la planification du projet, un examen de la question de l'eau potable dans les quartiers d6favorises a indique Ie besoin de poursuivre l'evaluation des sources d'eau. Le gouvernement a demande un PPF pour financer cette etude pendant la phase pilote. Un PPF de 400.000 dollars a ere accorde a cet effet ainsi que pour financer les activites de la phase pilote jusqu'a l'entree en vigueur du projet. L'erude sur l'eau a ere achevee en decembre 1994. 3.44 Pour la phase pilote du projet deux quartiers de Dakar ont ere selectiOMes (Grand Yoff Ararat ) un a P.ikino (Guinaw Rail) et un a Diourbel (Keur Cheikh Ibra), Afin de valider la base de dOMCes utilisee pour Ie ciblage et verifier l'incidence de malnutrition chez les enfants, on a realise une enquete de base portant sur tous les menages des trois arrondissements urbains cibles pendant laqueUe on a procCde au depistage de la malnutrition chez tous les enfants ages de 6 a 36 mois. Cette enquete a indique qU'environ 300/0 des enfants soufIraient de malnutrition moderee a grave. Selon Jes 'estimations, au total environ 6.800 persoMes (enfants de 6 a 36 mois, et femmes enceintes et allaitantes) ont constitue Ie groupe cible en phase pilote, selon les criteres initiaux de selection. 3.45 L'AGETIP a lance 1a phase pilote avec l'appui de deux ONG (ENDA et ADMUR), et d'un OlE (Touba Boustane) comme superviseurs, ainsi que 24 micro-entreprises. Pendant la planification du projet pilote, l'AGETIP a fait participer les gouverneurs des deux regions concernees et l'Aide-memoire de la mission de preparation de juillet a ere distribue aux auto rites regionales, aux municipalites, aux services de sante et d'hygiene, a la SONES et aux chefs de quartier. En outre, I'AGETIP a organise des reunions communautaires auxqueUes assistaient les chefs et representants de quartiers, des chefs de groupes communautaires (groupes de jeunes, de femmes et groupements economiques) et des ONG locales. En se basant sur ces reunions, des comites de pilotage ont ete formes et Ie prefet ou Ie gouverneur de la region leur ont confere un statut officieL Ces comites ont ete elargis pour inclure Ie persoMellocal de sante et d'hygiene du Ministere de la sante ainsi que des representants du developpement communautaire et de la SONES. 3.46 En fevrier 1995, environ 580/0 des enfants mal nourris de Guinau Rail beneiiciaient du complement alimentaire et du contrale de la croissance, assures par Ie CNC. Par contre aDiourbel et Ararat, Ie nombre d'enfant beneficiaires inscrits aux CNC etait nettement superieur (de 300/0 et 1000/0 - 25- respectivement) au nombre indique dans l'ctude de base. Le nombre beaucoup plus cleve de cas de malnutrition infantile CODStates en phase pilote par rapport ill'enqu!te de base ne peut s' expliquer qu 'en partie par Ie peu de comparabilite des donnees de base (qui se fondent sur la circonfcrence du bras), et des donnes recueillies par les CNC (qui utilisent l'indicateur de poids -par taille-) ou par d' eventuelles erreurs il ces deux niveaux. En revanche, il semblerait que Ie taux de malnutrition infantile est en hausse dans ces quartiers, ce que confirment les informations oflicieuses communiquees par les ONG locales. Cette situation doit etre suivie et il nouveau evaluee apres Ie demarrage du projet. Le nombre eleve de consultants aux CNC est revelateur: (a) d'une forte demande pour l'aliment de complement et pour les prestations de services des CNC; (b) du bon ciblage des communautes; et (c) de la necessite d'un choix plus restrictif et plus pointu des criteres de selection des beneficiaires, ainsi que Ie suggere Ie para. 3.12. Les discussions de groupe demontrent par ailleurs que les femmes apprecient l'aliment de complement, les seances d'IEC (particulierement en groupe) et Ie controle de la croissance. Les femmes ont indique qu 'elles donnaient Ie complement sous forme de bouillie, en plus des autres repas, mais qu' elles Ie distribuaient Cgalement aux autres enfants de la famiUe. Par ailleurs, eUes ont exprime Ie souhait de pouvoir beneficier aux CNC d'autres prestations en rapport avec la sante et de developpement. Les problemes concernant la production, Ie controle de la quallte et l'embal1age de l'aliment de complement ont pu Ctre resolus en collaboration avec Ie PAM et I'ITA. En outre, il ressort de la phase pilote que la ration d'aliments de complement pourrait Ctre rCduite (de 1 kg il 700 grl beneficiairelsernaine) compte tenu du partage de l'aliment de complement avec les freres et soeurs des enfants mal noums. D. Couts et rmancement du projet Couts 3.47 Les coOts totaux du projet ill'etude, non compris les taxes et droits directs et indirects sont estimes il 28,0 millions de dollars. L'AGETIP est une entreprise il but non lucratif exoncree d'impot. Les coOts de base sont estimCs ill'equivalent de 25,4 millions de dollars et Ie total des provisions pour imprevus ill'equivalent de 2,6 millions de dollars (13% des coOts totaux du projet). Les devises representeraient 5,1 millions de dollars soit 18,2% des couts totaux du projet. On trouvera ill'Anoexe IX des tableaux dCtaiUes des couts du projet. 3.48 Les provisions pour imprevus physiques ont etC calculees il4% pour l'Cquipement, les vehicules et les materiels. Les provisions suivantes pour bausse de prix ont etC indues : i) sur les depenses en devises, 2.4% par an et ii) sur les dCpenses en monnaie locale, 7,8% en 1995 et 2,5% par an par la suite. Les estimations pour l'equipernent, la formation et les etudes sont basees sur l'experience de l'AGETIP. - 26- 3.49 Les couts du projet sont bases sur les prix. de janvier 1995. Les couts par composante, bors droits et taxes, figurent dans Ie tableau 2 ci-dessous. Le programme de nutrition representerait 60,2% des couts de base; Ie programme d'alimentation en eau, 110/0; Ie programme de securite alimentaire pour les menages ruraux, 4,7%; Ia mobilisation sociale et les activites d'mC, 6,3%; Ia fonnation, 2,9%; Ie suivi et revaluation 5,9%; et la gestion par I'AGETIP, 3,9%. Tableau 1: Resume des couts du projet (nets d'imp&t et de droits) (millions de dol1ars) Monnaie Devises Total locale Programme de nutrition 14,6 0,7 15,3 Programme d'a1imentation en eau 0,6 2,2 2,8 Programme de securite 1,1 0,1 1,2 alimentaire des menages ruraux Mobilisation sociale et mc 1,3 0,3 1,6 Formation 11 0,7 ! 1.5 Suivi et evaluation 0,8 0,5 1,5 Gestion AGETIP Q,7 0.3 1,0 Operations pilotes et preparation 0,4 0,1 0,5 de projets COUT DE BASE TOTAL 20,6 4,8 25,4 Provisions pour imprews materiels et hausse de prix. 2,3 0,3 2,6 CoOt total du projet 11,9 5,1 18,0 Fmancement 3.50 Sur Ie cout total du projet de 28,0 millions de dollars, l'IDA financerait l'equivalent de 18,2 millions de dollars, soit 65 % pour la prestation des services du programme de nutrition, Ie programme de securite alimentaire des menages ruraux, te programme de mobilisation sociale et d'mc, l'enveloppe formation, Ie syst6me de suivi et d'evaluation et la gestion du projet (Tableau 3). Dans Ie cadre de financements paralleles, Ie PAM contribuerait pour 3,0 millions, soit 10,7% des couts totaux du projet au programme de nutrition (finan~ant les aliments de complement et Ia Iogistique de distribution), et KfW I'CQuivaient de 5,2 millions de dollars, soit 18,6% des couts totaux du projet pour Ie programme d'alimentation en eau. L'UNICEF a contribue largement a la planification de la composante mobilisation sociale et IEC. On s'attend que Ie gouvemement foumira l'CQuivaient de 1,6 million de dollars, soit 5,7% des couts totaux du projet. - 27- Tableau 3 : PIaD de rmaneemaat par ca~orie de dkaiuemaat (millions de dollars IDA PAM ADemagDe Etat Total Montant Progmmmc d 'alimentation ea " Montant " Montant 2,8 "10,0 Montant " Montant 2,8 "10,0 eau Servicea de . 9,2 32,8 S,2 18.6 1,6 S,7 16.0 51,1 nutrition Formation 15 S4 15 54 Honoraira de 0,8 2,9 0.2 0.7 1,0 3,6 aeation d'AGETIP Scrvicca de 3.6 12,9 3,6 12,9 consultanta Avance PPF OS 18 OS 18 Non atTect6 26 92 26 92 Total 18,2 65,0 5,2 18,6 3,0 10,7 1,6 S,7 lI,O 100,0 dkaissements - 28- IV. EXECUTION DU PROJET A. Gestion du projet 4.01 Le Gouvemement du SenCgal a designe I'AGETIP en tant qu'agence d'cxecution de projet, compte tenu de la capacite de cette agence de mener a bien et avec promptitude un vaste eventail de projets en particulier grice ason potentiel gestionnaire et operationnel. Une proposition de protocole d'accord entre I'AGETIP et Ie gouvemement du Senegal a etC finalise au cours des negociations et sa signature sera l'une des conditions prCalables a sa presentation au conseil d'Administration (para. 6.03). Pour que I'AOETIP soit en mesure d'elargir efficacement sa sphere d'activite pour y inclure des projets nutritionnels abase communautaire, la Division de Gestion des Programmes nutritionnels (DGPN) nouvellement cr#e sera dotee d'one Cquipe restreinte de specialistes en nutrition, sante, eau,IEC/actions socio-Cducatives. Le suivie et I'evaluation des activites de cette Cquipe seront sous la responsabilite d'un directeur. Durant les negociations, I'IDA a reyu la notification officieDe de la nomination du Directeur divisionnaire de I'AGETIP comme Directeur de cette Division (Para. 6.01). La nomination de I'Cquipe-cadre de la DGPN sera I'one des conditions a satisfaire pour la mise en vigueur du projet (para. 6.04c). Durant les negociations Ie Gouvemement du Senegal a donne I'assurance que la direction de cette Division sera en permanence confiee aun responsable agree par l'IDA (para. 6.02d). L'AGETIP executera Ie projet conformement aux procedures de la "delegation des contrats de Gestion". Son Cquipe sera en grande partie composee de consultants acourt terme et qu'il sera procCde aune evaluation afin de determiner la possibilite de detacher la DGPN de I' AGETIP pour en faire une agence autonome [para. 6.02(j)J, et pour even.tuellement identifier d'autres structures susceptibles, dans Ie cadre d'une delegation de contrat de gestion, de s'acquitter de taches similaires a ceDes de I' AGETIP. Le but est de se premunir contre tout risque de monopole de I'AGETIP dans la delegation des contrats de gestion etant donne son role croissant dans ce domaine. Les operations debuteront par une phase pilote, puis progresseront par etapes afin de pouvoir verifier les details d'organisation, de gestion et d'ordre technique et de proceder aux ajustements en function de la capacite d'absorption sur Ie terrain. L'execution du projet suivra les directives dCtaillees dans un Manuel de Procedures qui stipulera, entre autre,les criteres d'admission et de durCe de participation au programme dans Ie souci d'Cviter one dq,endance aux dotations de vivres, et afin d'Ctablir des liens avec Ie secteur de la sante pour developper les premiers niveaux de reference mCdicale. Le Manuel expIicitera les criteres applicables en matiere de cout-efficacite du ciblage et precisera des indicateurs specifiques pour Ie suivi de I'execution du projet. Pour une meilleure coordination avec Ie sysreme de sante, Ie Manuel exposera clairement les accords contractuels entre I' AGETIP et Ie Minisrere de la sante. L'avant Projet du Manuel des Procedures a etC transmis al'IDA et un accord sur sa version definitive est intervenu au cours des negociations (paras 6.01 et 6.02 b). 4.02 Pour renforcer l'appartenance communautaire du projet, des Comites de Pilotage a role consultatif seront crees au niveau de chaque district et dotes de statuts officiels par decret du Gouverneur de la region. Ces comtes comprendront des representants du Gouverneur et du Prefet au sous-prefet, Ie mCdecin-chef de district, Ie maire, les chefs de quartiers et des agents des services techniques concemes par Ie projet. Des Comites de Pilotage de quartiers seront crees dans chaque quartier cible pour assurer leur participation al'elabQration d'une strategie de mobilisation sociale adapree au quartier et un feed-back regulier a l' AGETIP sur I'impact et la performance du projet. - 29- Le programme de Nutrition 4.03 Des groupements locaux notamment des OIE, des groupements de femmes, des associations communautaires et des groupements de jeUDes seront les petits et micro-entrepreneurs pour Ie programme de nutrition. Leur role sera detemUnant pour la rCussite du projet car ils constitueront Ie point d'accCs aux communautes et formeront Ie lien entre les planificateurs au niveau national et les bCnCficiaires.lls auront pour taches d'identifier et de motiver les beneficiaires d'accroitre la participation communautaire et d'assurer des prestations en nutrition. Les MOC des centres de nutrition (ONO et consUltants) en tant que structures dorees d'une capacite technique et d'un statut juridique, contribueront ala formation et ala supervision des petits et micro-entrepreneurs responsables de la gestion des programmes de supplements a1imentaires au niveau communautaire. Une liste restreinte de petits et micro-entrepreneurs et de MOC preselectionnCs sera proposee aI'IDA au plus tard Ie ler juillet 1995 (para.6.02h). L'attrlbution des marches se fera conformement aux modalites d'appel d'offres local specmees dans Ie Manuel des Procedures. Les structures sanitaires locales participeront a I'execution du projet et dispenseront des soins de sante primaire aux femmes enceinteslallaitantes et aux enfants envoyCs par les Centres Communautaircs de nutrition pour des examens medicaux pCriodiques et autres traitements de base. A cet eifel, l'AOETlP a conclu un accord avec Ie Ministere de la Sante pour s'assurer la collaboration des structures sanitaires locales. Le programme Eau et Assainissement. 4.04 Cette composante sera ex.ecutee sous la supervision de )'AOETlP, qui confiera sous contrat I'execution technique a des entreprises locales, d'apres un cahier des charges etabli par la SONES. Pour promouvoir une plus grande participation de la population benCficiaire, ces entreprises devront recruter les ouvrlers et la main d'oeuvre non-qualifiee dans les quartiers cibles. Ces procedures et pratiques sont deja mises en application par I' AOETlP dans Ie cadre des travaux communautaircs a forte intensite de main d'oeuvre. Un accord sera passe entre I' AOETlP et la SONES pour assurer Ie respect des normes techniques par les entreprises locales. La signature de cet accord en termes et conditions agrees par I'IDA constituera une condition d'enuee en vigueur du projet (para. 6.04d). Pour permettre une bonne coordination des activires avec Ie secteur responsable de l'hydraulique,le Ministere de I'Hydraulique sera membre de la commission nationale de lutte contre 1a malnutrition. La securite alimentaire des menages en milieux rural. 4.05 L'execution et 1a supervision du programme seront confiees ades agents communautaires locaux (comme dans Ie cas de la composante periurbaine). Toutefois la preparation de ce volet sera approfondie en premiere et seconde annee d'exCcution du projet en ciblant les zones rurales d'intervention du projet conformement aux conclusions de I'etude sur 1a pauvrete: it s'agira de determiner la nature et Ie calendrler Ie plus approprie des travaux a entreprendre. Cette composante devrait devenir pleinement operationnelle e.n troisieme annee du projet. Ses decaissements seront subordonnes a I'evaluation par I'IDA du plan d'investissement presente par l'AOETIP lors de I'examen de mi-parcours (para. 6.05). - 30- Actions socio-educatives et lEe 4.06 La mise au point de modules de foonation et du materiel IEC (a partir du materiel existant) destines a la fonnation des petits et micro-entrepreneurs et des MOC, des centres de nutrition, sera confiee a des ONG ou autres organismes du secteur prive. Des crireres det:ailles de pre-selection et de selections de ces structures, sont presentes dans Ie Manuel de Procedures. D sera fait appel a des structures similaires pour (i) les activites IEC et certaines activitCs de suivi et d' evaluation et (0) Ja recherche y compris les etudes sur Ie beneficiaires pour I'identification des besoms en nutrition et en securite alimentaire, sur lesquelles seront bases les ajustements du plan d'ex6cution et I'Cvolution de la strategie du projet durant son deroulement. Le systeme de suivi et d'evaluation 4.07 Un sysreme elabore, mais simple a ete developpe pour faire Ie suivi de la performance et de l'efficacite des micro-entrepreneurs et de MOC. Ce sysreme foumira des infonnations aisement comprebensibles sur Ja couverture du projet et sur I'evolution de Ja situation nutritionnelle des enfants venant au CNC (para. 4.08). B. Suivi et Evaluation du Projet 4.08 I.e suivi sera assure par Ie canal (i) d'un systeme infonnatique de gestion et d'un sysreme de supervision avec feed-back a taus les niveaux, deja !Dis au point et utilise avec succes par I' AGETIP pour des programmes de cI'Cation d'emplois, et (0) de Ja recherche operationnelle. I.e sysreme fonctionne comme suit: (a) les donnes sont reportes par les CNC sur un formulaire simplifie presenre dans Ie manuel des procedures; (0) les MOC integreront les donnees enregistrees manuellement par Ie centres et les transmettront via modem a I'AGETIP ; (iii) apres tri, les donnees sur Ja performance des centres seront communiquees mensuellement aJa DON de l'AGETIP par les superviseurs des centres (MOC); (iv) I'agent de I'AGETIP responsable du suivi procCdera au traitement de ces donnees e transmettra taus les mois les statistiques de performance au Directeur de Ja DGN ; (v) I'AGETIP procedera ensuite a un Ctat comparatif de performance des CNC par rapport a des nonnes prCdererminees et en communiquera les rCsultats aux CNC et aux MOC ; et (vi) des mesures correctives seront proposees pour les CNC dont les performances sont faibles. Les normes de performance des centres incluent Ie nombre global de consultations, Ja couverture infantile, Ie nombre d'enfants recevant un supplement, Ie suivi de base de Ja croissance, I'amelioration du statut nutritionnel des enfants (apres trois mois, apres six mois et Ie nombre total d'enfants concemes) Ie nombre de femmes enceintes mobilisees par Ie programme, Ie nombre de femmes enceinteslallaitantes, recevant un supplement, Ie nombre de cas de reference. et Ie nombre de rechutes au cours du demier semestre. La recherche operationnelle procedera selon les besoms et s' orientera en fonction des problemes apparus tout au long du processus de supervision. Le systeme propose a ere con~u de maruere a faciliter revaluation de I'impact et les etudes de performance Iongitudinales sur Ies indicateurs nutritionneis evolutifs, y compris la connaissance, les attitudes et les pratiques en nutrition, hygiene et sante, et la satisfaction de la population, En outre, Ie systeme permettra egalement d'evaluer Ie rapport coilt- efficacire du programme tant au niveau national que local. Une serie de seminaires ZOPP avec taus les intervenants tant du niveau national que local, sera tenue pendant Ia rewe a mi-parcours et a la fin du projet, pour evaluer les progres realises et pour determiner Ie prochain plan d'actions. - 31 - 4.09 Pour garantir la perennite du projet, la population bencficiaire sera continuellement implique dans I'execution du projet, de par (a) une evaluation annuelle des beneficiaires, dont les resultats seront integres achaque niveau du programme, et (b) un sysreme de suivi qui pennettra aux MOC d'identifier Ies problemes potentieis et etudier les suggestion au domicile des beneficiaires et des non-bCneficiaires. Tous Ies six mois, Ie Comite de pilotage des Centres sera infonnc des progres realises dans I'execution du projet et des problemes rencontrCs, pour etudier les contraintes au niveau local et suggerer Ies solutions. Les Comites de Pilotage des districts scront egalement infonnCs et devront trouver des solutions aux problemes qui n'auront pu etre resolus au niveau local. La peremUtC du projet est etroitement liee ala performance macro-economique du pays, c'est a dire que, Ie Gouvemement ne sera en mesure de prendre pleinement en charge les activites de nutrition mitiCes par ce projet que par une croissance economique et des depenses publiques efficaces par rapport aux coUts. 4.10 Les indicateurs d'evaluation consisteront en mesures d'impact du projet tant sur les bencficWres que sur la population globale ciblee. (Anncxe VID). Des enquStes transversales d'Cchantillons de bcnmciaires du projet et de non-beneficiaires seront faites chaque annee pour analyser I'cvolution des taux de malnutrition, l'insecurite alimentaire des menages.I'acces a I'eau. et pe.nnettront ainsi d'estimer I'impact du projet et Ies possibilites d'amelioration. c. Passation des Marches 4.11 Les procedures de passation de marches qu' AGETlP suivra pour selectionner Ies petits et micro-entrepreneurs et attribuer Ies marches sont des procedures simplifies creees dans Ie cadre des Projets de Travaux Publics et d'Emploi de la Banque et dCtaillCes dans Ie Manuel des Procedures d' AGETIP pour Ies petits entrepreneurs et Ie Manuel supplementaire developpe par AGETlP pour les micro-entrepreneurs dans Ie cadre de ce projet. Tous Ies contrats pour la foumiture de services en nutrition ont ete estimCs amoinsde 2.8 millions de FCFA CUSS 5,000) par an et ceux pour les services de supervision a4.8 millions de FCFA CUSS 10000). L' AGETlP emblira une liste restreinte d'entrepreneurs preseIectionnes pouvant participer aux appels d'offres locaux; cette liste devra satisfaire aux procedures jug6es acceptables par I'IDA et dCtaill6es dans Ie Manuel des Procedures. Le registre de la liste restreinte restera ouvert pendant toute la durCe du projet pour pouvoir y inclure atout moment de nouvelles candidatures. Les grandes entreprises De seront pas interessee par Ie type et la taille des activit6s proposCes, mais cela n'cxclut pas leur participation. La preselection pennet de determiner les micro-entrepreneurs amente d'cxecuter de ~n efficace Ies programmes de nutrition proposes, ce qui les rend cligibles pour soumettre leur offre. - 32- Tableau 4: Resume des methodes envisagees de passation des marcbes (millions de dollars) (Nets de taxes et droits) Methodes de passation de marcbes Non finances ~gorie des depenses Appel d' Appel ala Autres par Total o1fres inl concurrence I'IDA locale Ean 2,8 2,8 Equipement 1.2 0.4 0,1 1.7 (1.2) (0.4) (01) (1.7) Contrats de services a) 7.8 1.8 9.6 (7.8) (7.8) Services de Consultants III 6.1 6.1 (6.1) (6.1) Couts divers de fonctionnement 2.1 (2.1) Vivn:s. 5,2 5,2 AvancesPPF 0,5 0.5 (0,5) (O,S) TOTAL 1.2 0.9 16.1 9,8 28.0 Financement IDA (1.2) (0.9) (16.1) (18.2) Note: Les cb..it'&cs 6tant ammdis, lea totaux De correspondent pas toujours Ii Ia somme exacte de leurs elements. Les cb..it'&cs entR parenthese indiquent lea montants financees par Ie credit de l'IDA et s'entendent net de taxes et de droits. Les passations de marches pour les adiYites de DUtrition Be feront d'aprCs Ie Manuel de Procedures de l' AGETIP (jug6 aa:c:ptable par l'IDA). Les passations de marches pour lea services de specialistes Be ferant d'.pres lea din:c:tivea de I'JDA. a) pour les services fournis par lea micro-entrepreneurs b)pour lea services de JUpCrYision fournis par lea ONGs, ainsi que pour lea etudes et I'assistance technique fournie par lea entrcprises privees ou lea indiYidus. 4.12 En ce qui conceme les activitCs de nutrition (y compris I'IEC, les references mCdica1es des enfants gravement maInutrit, la distribution de fer et la rehydratation par voie orale), les procedures de passations de marches seront les memes que celles jugees acceptables pour les contrats de services. Ces services seront confies par contrat aux micro-entrepreneurs. Les contrats pour les services aux centres de nutrition conununautaires seront publiCs loca1ement. Tous les micro-entrepreneurs figurant sur la liste restreinte seront invites • soumettre leurs omes et travailleront sous la surveillance des ONGs. Les micro-entrepreneurs susceptibles de participer seront pour Ia plupart des petits groupement conununautaires (tels que les groupements de fenunes. les association conununautaires, les groupements d'interets economique. et les groupemerits de jeunes). Les criteres de qualification pour les micro-entrepreneurs incluent "inscription officielle en tant qu'entite legale et une experience dans les activites conununautaires envisagees. 4.13 Les methodes de passations de marches pour les travaux concernant l'eau et la rehabilitation des Centres tiennent compte del'objectif d'attenuation de la pauvrete. Ces travaux ont etc groupes de rayon·. ce qu'ils puissent etre executes par des petits entrepreneurs. en utilisant des - 33 - techniques de main d'oeuvre simples deja testees par I'AGETIP. La qualit6 des travaux sera garantie par une supervision technique de bureaux d'ingenieurs ou des particuliers qualifies, inscrits aupres de l'AGETIP, et suivront les procedures confinnees de]' AGETIP. 4.14 Les contrats pour les Cquipements, les vehicules et Ie materiel seront groupes en lots d'appels d'offres; ceux dont la valeur depasse 200 000 dollars EU seront attribues par voie d'appel d'offres international. L'AGETIP utilisera les documents standards de la Banque sur les passations de llW'Ches. Pour tous les marches passes par voie d'appel d'offi'es international, une marge de preference equivalent a 15% du prix C.A.F. des fournitures ou aux droits de douane applicable, si leur montant est inf6rieur, sera accordee aux entreprises locales, confonnement aux directives de la Banque. L'appel d'offres a la concurrence locale sera lance d'apres des procedures jugees acceptables par I'IDA pour des contrats dont la valeur est inf6rieur a 200 000 dollars EU mais excCdant 30 000 dollars EU, et dont Ie montant global est de 0.4 millions de dollars EU pour la duree du projet. Le contrats dont la contle- valeur est inf6rieure a 30 000 dollars EU pour les v6hicules, les petits Cquipernents et foumitures de bureau pourront Ctre passes aupres des foumisseurs locaux ou internationaux acceptables a l'IDA, apres comparaison des prix d'au moins trois foumisseurs sous reserve que Ie montant global n'excCde pas la contre-valeur de 0.1 million de dollars EU. 4.15 Le recrutement des specialistes pour la formation, l'assistance technique et Ie suivi du projet se fera confonnement aux Directives de la Banque pour I'emploi des consultants. Ces specialistes seront engages notamment pour la r6alisation d'audits,les services comptables, Ie renforcement des capacites, les frais de gestion d' AGETIP. la formation des ONG qui superviseront et conseilleront les micro-entrepreneurs,le suivi et I'evaluation des activites de nutrition, et I'execution du programme IEC pour la nutrition. Etant donne la nature specmque de ces activites, les contrats seront attribues aux institutions ou consultants agrees par I'IDA sur la base des programmes de travail et des tennes de reference ou sur base competitive d'apres les listes restreintes de candidats preselectionnes. 4.16 En tant qu'agence d'execution designee pour Ie projet l' AGETIP recevra du projet une commission correspondant a 5% des frais generaux pour ses services de gestion globale du projet. Ces services comprennent la gestion du projet (preparation, calendrier d'execution et execution), la supervision, les conseils juridiques, I'administration, et les Iocaux pour les bureaux. Le projet sera entierement gere par J'AGETIP, ce qui garantira son independance et son autonomie. Le sys'tCme de gestion d AGETIP a fait ses preuves en matiere de prestations de services a moindre cout (contrat) et d'independance d'action dans des domaines critiques tels que I'evaluation et ]'approbation de projets, les decaissements et ]'execution. Specifiquement, depuis sa creation en 1989, ]'AGETIP a demontre sa capacit6 a gerer un grand nombre de contrats avec des petites entreprises dans Ie secteur du bitiment et des travaux public en utilisant la mobilisation sociale comme moyen principal pour executer Ie projet au niveau communantaire. Pour etendre cette capacite a la gestion des activites envisagees dans Ie cadre de ce projet, I'AGETIP 6tablira une Division pour la gestion des activites de nutrition, comprenant un directeur-coordinateur et un personnel technique dans chacun des domaines suivants: services de nutrition/sante, eau, formation, lEC et mobilisation sociale, et suivi et evaluation. 4.17 Tout contrat dont la contre-valeur excede I'equivalent de 200 000 dollars EU devra Stre soumis a l'examen preaIable de la Banque. Cet examen ne sera pas necessaire pour les contrats d'un montant estimatif inf6rieur a 100 000 dollars EU pour les entreprises et 50 000 dollars EU pour les particuliers. Cependant, cette exception DC s'appJiquera pas aux tennes de reference de ces contrats, aux entreprises uniques de prestation ou a tous travaux juges essentiels par l'IDA, ni aux modifications - 34- apportees aux contrats qui porteraient la contre-valeur du contrat a un montant egal ou superieur it. 100 000 dollars EU ou 50.000 dollars EU, respectivement pour les entreprises et les particuliers. D. Decaissements 4.18 Le projet, dont la date de cloture a ete fixee au 30 juin 2000, devrait etre acheve en quatre ans et Ie credit de I'IDA decaisse egalement en quatre ans, selon les categories de depenses indiquees au Tableau 5. Le profil estimatifdes decaissements est presenre en Annexe X. Les decaissements seront plus rapides que ceux des projets population, sante, et nutrition de la Region, car I'execution du projet sera confiee it. des agents du secteur prive. Les fonds seront decaisses it. 100% des depenses totales, nets des impots directs et indirects et des droits, pour ce qui conceme la contribution de I'IDA pour les services lies au progranune de nutrition, d'eau et assainissement, de securite alimentaire des menages, d'IEC, d'assistance technique et formation, et de gestion du projet. Le versement, en FCFA, de la contribution du Gouvemement pour la premiere annee sur Ie compte de I' AGETIP d'un montant au moins equivalent it. 0.4 million de dollars EU est l'une des conditiOns d'entree en vigueur du Projet (par. 6.04b). En outre, au cours des negociations, Ie Gouvemement a donne I'assurance qu'il versera sa contrepartie au debut de chaque annee d'execution du projet, c'est a dire Ie ler juillet 1996, Ie ler juillet 1997 et Ie ler juillet 1998 (para. 6.021). n est entendu que les pourcentages du Tableau 5 ont ete calcules sur la base des provisions 309 et 1091 de la Loi 92-40 du 9 Juillet 1992 etablie par Ie Gouvemement du Senegal, exemptant les biens et services des impots et droits de douane imposes par Ie Gouvemement du Senegal. En cas de modification de cette Loi qui aurait pour effet d'imposer des taxes et droits de douane sur ces biens et services, les pourcentages au Tableau 5 seraient diminues selon les dispositions de la Section 5.08 des Conditions Generales. Tableau 5~ Repartition et decaissements du Credit IDA Categories de depeDSes Montant Pourcentage finance (eQ millions de dollars (net de taxes et droits) EU) Equipement 1.4 100% Services de consultants (AT, formation, 13,7 100% erodes) AvancePPF O,S 100% Non-alloues 2,6 TOTAL 18,2 4.19 Pour accelerer l'execution du projet, un Compte Special, en denominations FCFA sera ouvert aupres d'une banque commerciale et sera maintenu selon des termes et conditions juges acceptables par l'IDA. L'all~tion autorisee s'elevera it. 600 millions de FCFA, representant les depenses eligibles financees par I'IDA prevues pour une periode de quatre mois. L'IDA effectuera un versement initial de ce montant au Compte Special immediatement apres la mise en vigueur du projet. L'IDA reapprovisioMera Ie Compte des reception des pieces justificatives attestant de fa~n satisfaisante que les depenses autorisees ont bien ete engagees, sauf pour les contrats dont la contre- valeur est inf6rieure it. 100000 dollars EU, pour lesquels les decaissements se feront sur presentation de releves de depenses. Dans ce cas, les pieces justificatives des depenses seront gard6s par I' AGETIP - 35- pour examen par les missions de supervision de I'IDA et par Ies auditeurs independant engages pour Ie projet. E. Comptabilit~, V~rification des comptes et Rapports 4.20 Les termes de reference et la Iiste des cabinets pour la selection d'un cabinet eomptablelauditeur independant et pour I'etablissement d'un systeme comptable et gestion financiere ont ete sownis aI'IDA avant Ies negociations (para.. 6.01). Les methodes ont et.e rewes et finalisees pendant les negociations (para. 6.02c). Le sysreme comptable d'AGETIP sera examine pour tenir compte de la diversite de ses operations. L'adoption et Ie mise en application du systeme comptable et de gestion financiere ainsi que la nomination d'un auditeur indCpendant constitueront des conditions de mise en vigueur du projet (para. 6.04e et f). Les eomptes consolides du projet seront maintenus par I'AGETIP. Ces comptes seront audites tous les six mois par des auditeurs independants, agr6es par l'IDA, selon des termes de reference egalement acceptables a I'IDA. Les auditeurs seront nommes pour unc periode de quatre ans et examineront les releves des depenses et les comptes speciaux separement. Les audits seront faits tous les six mois, et les rapports des auditeurs seront envoyCs al'IDA dans les trois mois qui suivent la fin de chaque semestre. Au cours des negociations, I' AGETIP a donne I'assurance qu'it soumettra tous les six mois les audits pour la gestion et Ie budget, et qu'un audit technique sera fait tous les ans (6.02f). L'AGETIP soumettra egalement des rapports mensuels sur les progres rCalises et preparera un rapport d'achevement du projet dans les six mois qui suivront la cloture du projet. F. Plan de supervision 4.21 Le projet sera supervise tous les quatre mois. Le temps requis pour cette supervision sera de cinq personnes-semaine pendant I'annee fisca1e 1995, 18 pendant les annees fisca1es 1996, 1997, 1998.1999, ce qui donne un total de 77 personnes-semaine. Un plan de supervision dCtaille est presente en Annexe XI. Etant donne la nCcessit.e d'une supervision constante de cette operation, des sCminaires ZOPP seront organises lors de l'examen it mi-parcours du projet pour evaluer, entre autres, Ie mecanisme de ciblage, Ie rapport coGt efficacite, la participation des benenciaires, les actions proposees pour Ia strategic en nutrition, et pour apporter toues Ies modifications necessaires i. l'execution du projet en etroite collaboration avec tous les partenaires. D'autre seminaires ZOPP seront tenus a la fin du projet aux fins d'Cva1uation et de conception des futures operations. G. Impact sur I'environnement 4.22 Globalement, Ie projet devrait avoir un impact neutre ou positif sur l'environnement; it s'inscrit dans la categorie C afferente. L'impact des petits contrats de travaux publics finances par Ie projet, par exemple la renovation d'infrastructures communautaires. sera neutre; celui d'autres composantes, entre autres du programme d'alimentation en eau qui donnera aux bCneficiaires acees a l'eau potable, sera positif - 36- H. Categories d'objectifs du projet 4.23 Le projet envisage est une intervention ciblee de lutte contre fa pauvrete destinee Ii interrompre la deterioration de l'etat nutritionnel des groupes les plus wlnerables dans les zones defavorisees. qui ont ete selectionnees Ii l'issue d'une etude d'evaluation de la pauvrere. En consequence, il devrait avoir pour eifet de rCduire l'insecurire alimentaire des menages vivant dans ces zones et generer emplois et revenus pour les groupements communautaires par l'encouragement des petites activites economiques. Le projet favorisera l'essor de petites et micro-entreprises, la participation communautaire et celie d'ONG et consultants locaux pour son execution; sa mise en oeuvre incombera donc, pour I'essentiel. aux groupes de population cibles, ce qui en assure la viabilire Ii long tenne. Le projet rCpond aux objectifs de mise en valeur des ressources humaines et d'attenuation de 1a pauvrere que s'est £ixe Ie Gouvemement. V. AVANTAGES ET RISQUES A. Avantages 5.01 Le projet presentera deux principaux avantages. Premierement, l'effet immediat recherche par Ie programme de nutrition est de stopper la dererioration de l'etat nutritionnel des groupes les plus wlnerables des zones urbaines les plus defavorisees; selon les estimations, la population ainsi ciblee s'eleve Ii 469.000 personnes (119.000 meres et enfants beneficiaires de services de contrale de la croissance et d'IEC plus quelque 230.000 enfants mal nourris de moins de trois ans et 120.000 femmes enceintes et alIaitantes qui recevront en outre un aliment de complement). D'une premiere estimation, il ressort que fa couverture du projet pourrait s'etendre Ii 30 % des enfants mal nourris vivant dans les . zones urbaines ciblees. Des activites d'education nutritionnelle devraient donner l'impulsion necessaire pour un changement de comportement et l'adoption de meilleures pratiques d'alimentation des enfants, avec pour consequence une amelioration durable de I'etat nutritionnel des enfants de moins de trois ans. Le programme d'alimentation en eau vise Ii amCliorer l'acces Ii une eau potable, ce qui devrait rCduire l'incidence des maladies diarrheiques et d'origine hydrique qui ont des consequences dCfavorables sur l'etat nutritionnel; la premiere annee d'execution, ce volet concemera 174.000 habitants des zones ciblees auxquels viendront s'ajouter 522.000 autres beneficiaires les annees suivantes, soit un total de 696~000 personnes sur toute la duree du projet. Ainsi, environ 1,2 million de personnes seront les beneficiaires des deux programmes. Comme I'a mis en evidence la phase pilote, Ie projet aboutira egalement a une demande et une utilisation plus elevees des prestations de sanre dans les quartiers OU Ie CNC est implanre Ii proximite d'une structure sanitaire. Les programmes de securire alimentaire et d'alimentation en eau offiiront par ailleurs un avantage supplementaire, Ii savoir fa creation d'infrastructures pouvant servir de moteur a la croissance et au developpement dans les zones rurates et urbaines ciblees. 5.02 Deuxiemement, Ie projet permettra pour la premiere fois d'edifier une capacite locale Ii meme d'assurer des prestations en nutrition, qui sera geree par la communaute avec l'efficacite d'une entreprise du secteur prive en termes de maitrise des couts de gestion et d'administration. Pour sa part, fa formation qui sera dispensee Ii des ONG locales preselectionnees et qui portera sur fa supervision des centres de nutrition communautaires et les methodologies d'lEC, contribuera au renforcement de 1a capacite globale des ONG. Enfin, la collaboration plus etroite entre les ONG et les services du Minisrere de la sante ameliorera les prestations des programmes sociaux axes sur les menages les plus - 37- wInerables et Ja capacite des groupements locaux agerer eux-memes leurs problemes sociaux et de pauvrete. B. Risques 5.03 Vexecution du programme de nutrition sera d'autant moins aisee qulil sera rea.tise dans des zones urbaines du Senegal afaible revenu dont la population compte panni les plus demums et n'a Ie plus souvent jamais ete scolarisee. Le projet comportera cinq risques specifiques. Le premier est lie a la production de "aliment de complement, et decoule de Ja situation de quasi-monopole dont jouit l'entreprise de production selectionnee par Ie PAM. Le second tient ala pluralite des partenaires qui interviennent dans "execution du projet, ce qui exige un etroit degre de coordination de leurs actions Clant donne Ie problCme de logistique qui pourrait se poser et qui risquerait de miner les efforts de l'AGETlP pour atteindre efficacement et effectivement les objectifs du projet. Le troisieme risque est celui d'eventuels retards dans l'execution du projet, du fait d'insuffisances dans la mobilisation, l'organisation et la formation des communaut6s. Le quatrieme risque semit que les dispositions prises pour assurer l'indispensable coordination des interventions en nutrition et sante entre l'AGETIP et Ie Ministere de la sante s'averent insuffisantes. Le demier et cinquieme risque est celui d'un dCpassement des couts de gestion du projet par rapport aux estimations, ce qui remettra.it en cause la viabilite du projet. 5.04 Pour limiter Ie risque du a une source unique de production de l'aliment de complement, Ie PAM se propose, durant la premiere annee d'execution du projet, d'identifier dtaulres sources de production en lan93llt un appel d'oflTes local. Plusieurs mesures sont envisagCes pour a.ttenuer les risques lies a I'execution proprement dite. Les operations du projet seront menees en conformite avec les directives detaillees d'un Manuel de procedures et d'un planning rigoureux de supervision de maniere a ce que I'ensemble des partenaires accorde toute l'attention soubaitable aux aspects quaiitatifs. Par ailleurs, et des la phase pilote, l'extension du programme pour atteindre une couverture complete ne sera pas recherchee tant que les details d'organisation. de gestion et d'ordre technique nlauront pas etC suflisamment testes et adapt6s a la capacitC d'absorption sur Ie terrain. La creation de la Commission nationale de lutte contre la malnutrition temoigne de l'engagement resolu du Gouvemement a soutenir les efforts de mobilisation communautaire de l'AGETIP. La formation interne et exteme qui sera dispensee a un nombre eleve d'entrepreneurs du secteur prive et de beneficiaires est incontestablement un element vital pour assurer Ie succes du projet. En outre, des dispositions contractuelles tres eXplicites entre I'AGETlP et Ie Ministere de la sante amelioreront la coordination avec les services de ce Ministere. Entin, il a etC demontre que les capacit6s de gestion contra.ctuelle de I'AGETIP, renforcees par son solide sysleme informatique de gestion sont un gage de maitrise des couts et de perennite du projet. Avec cette approche en matiere de services sociaux, Ie role traditionneJ de Gouvemement qui est d'assurer la prestation de services publics sera limite a la planification, la programmation et la budgetisation, ce qui laissera a des organismes du secteur prive, plus efficaces et plus rentabJes, Ie soin d'assurer les prestations proprement dites. - 38 - VI. ACCORDS, ASSURANCES ET RECOMMANDATIONS 6.01 Prealablement aux negociations, Ie Gouvernement a presente : i) l'avant-projet d'amendement de la Convention asigner avec I'AGETIP pour y inclure les nouvelles prestations qui incombent ala Division de gestion des programmes nutritionnels (par. 4.01); 0) l'avant-projet du Manuel de procedures (par. 4.01); iii) les termes de reference et une liste restreinte de societes pour la selection d'un cabinet comptableld'audit independant et pour l'elaboration et la mise en application d'un systeme comptable et de gestion financiere (par. 4.20); iv) une Convention signee entre Ie Ministere de la sante et I'AGETIP (par. 3.09); et v) la notification de la nomination du Directeur de la Division de gestion des programmes nutritionnels (par. 4.01). 6.02 Au cours des negociations, un accord est intervenu sur: .a) l'amendement ala Convention entre l'AGETIP et Ie Gouvemement pour y inclure les nouvelles prestations qui incombent ala Division de gestion des programmes nutritionnels (par. 4.01); b) l'avant-projet du Manuel de procedures, y compris les documents d'appels d'offres et les contrats types pour Ie Fonds special (par. 3.20 et 4.01); c) les termes de reference et une liste restreinte de societes pour la selection d'un cabinet comptablelauditeur independant et pour l'elaboration et la mise en application d'un systCme comptable et de gestion financiere (par. 4.20); . d) la direction de la Division de gestion des programmes nutritionnels, qui doit etre confiee en permanence a un responsable agree par l'IDA (par. 4.01); c) la soumission par l'AGETIP al'IDA de la liste des zones d'intervention proposees pour les deux.ieme, troisieme et quatrieme annees du projet pour les composantes nutrition et alimentation en ea.u, au plus tard en mars 1996, mars 1997 et mars 1998 respectivement(par. 3.13 et 3.23); f) la soumission des rapports des auditeurs (audit de gestion et financier tous les six mois et audit technique tous les ans) et des rapports annuels de verification (par. 4.20); g) la sownission a I'IDA, pour examen, au plus tard Ie ler juillet 1995, d'un programme detaille de formation a l'intention des chefs d'entreprises et superviseurs et du programme IEC pour les beneficiaires (par. 3.35); h) la sownission a l'IDA, au plus tard Ie ler juillet 1995, d'une liste de petites et micro- entreprises et de superviseurs preselectionnes (par. 4.03); i) Ie versement par Ie Gouvemement du financement de contrepartie, au plus tard Ie ler juillet 1996 pour la seconde annee, Ie ler jUillet 1997 pour Ia troisieme annee et Ie ler juillet 1998 pour la quatrieme annee (par. 4.18); j) la realisation d'une evaluation, durant l'examen a mi-parcours, afin de determiner la possibilite de detacheria DGPN de l'AGETIP pour en Caire une agence autonome (par. 4.01); k) les tennes de reference des etudes de base et d'evaluation d'impact, a soumettre a I'IDA au plus tard Ie ler juillet 1995. et qui devront servir amesurer l'impact du projet (par. 3.37) I) les indicateurs pour les controJes annuels et les directives de supervision a soumettre a IWA au plus tard Ie Ier juillet 1995 (par. 3.37); m) les tennes de reference d'une etude pour l'actualisation du plan national d'action pour la nutrition, a soumettre a I'IDA au plus tard Ie 31 juillet 1996 (par. 3.21); et n) Ie plan d'action pour 1a mise en oeuvre du programme de securit6 alimentaire des menages. a soumettre deux mois avant l'examen a mi-parcours que reaIiseront Ie PAM et l'IDA (par. 3.29). 6.03 La presentation du projet au Conseil est subordonnee a la signature de l'amendement a 1a Convention entre Ie Gouvemement du Senegal et I'AGETIP (par. 4.01). 6.04 Les conditions d'entree en vigueur du projet sont les suivantes : a) 1a confirmation par Ie PAM en des tennes et conditions juges satisfaisants par IWA et reproduits dans l'Accord de subvention du PAM, de 1a disponibilim de fonds pour l'achat des ingredients locaux destines a 1a fabrication de l'aliment de complement pour Ie programme de complement alimentaire (par. 3.16); b) Ie versement sur Ie compte de l'AGETlP, de 1a contribution du Gouvemement pour 1a premiere annee d'execution du projet et dont Ie montant en francs CFA ne saumt Ctre inferieur a I'equivalent de 0,4 million de dollars (par. 4.18); c) 1a nomination de l'equipe de base de la Division de gestion des programmes nutritionnels de l'AGETIP (par. 4.01); . d) 1a signature d'un accord entre l'AGETIP et 1a SONES, a des tennes et conditions juges satisfaisants par I'IDA, pour 1a mise en oeuvre du programme d'alimentation en cau (par. 4.04); e) l'adoption et la mise en application par I'AGETIP d'un systeme comptable et de gestion financiere juge satisfaisant par l'IDA (par. 4.20); et f) la nomination d'auditeurs ind6pendants agrees par l'IDA, pour l'audit des ecritures, comptes et etats financiers du projet (par. 4.20). 6.05 Pour]e programme de securite alimentaire des menages ruraux.les decaissements seront subordonnes a l'approbation par l'IDA d'un plan d'action (par. 3.29) et d'un plan d'investissement (par. 4.05) asoumettre par l'AGETIP lors de l'examen ami-parcours du projet. 6.06 Recommandations. SOUS reserve des tennes et conditions susmentionnCs,le projet propose justifie I'octroi par I'IDA a1a Republique du Senegal d'un credit de 11.7 millions de DTS O'equivalent de 18,2 millions de dollars) aux conditions habituelles de l'IDA pour one durCe de 40 annees. ANNEXE I Page 1 ENSEIGNEMENTS TIRES DES PROJETS DE NUTRITION REALISES AU SENEGAL ET DANS D'AUTRES PAYS Senegal 1. Un programme de complement alimentaire, intitule Programme de protection nutritionnelle et sanitaire (PPNS), a ete realise de 1973 a 1988 avec l'aide de Catholic Relief Services (CRS). Ce programme a abouti a la creation de centres de nutrition sur I'ensemble du territoire, mais principaiement dans les zones rurales (moins de 10 % en milieu urbain) et a une augmentation impressionnante du nombre de centres qui sont passes de 37 en 1973 a 430 en 1984. Le CRS/Senegal avait la responsabilite de I'acquisition des aliments, de la collecte des cotisations des meres et de I'administration generale du programme. La supervision du programme etait assuree par Ie SANAS du Minisrere de la sante et par CathweIlSenegal qui, en outre, supervisait la distribution et inspectait les Iieux de preparation des aliments. La gestion des postes de sante et des centres de nutrition etait confiee a des comites sanitaires, composes uniquement d'clements masculins. Le fonctionnement des centres etait assure par des techniciens medicaux, infirmiers, aides-infirmiers, agents sanitaires communautaires et comites des meres. Le personnel employe par les centres relevait generalement de la fonction pubJique. 2. Ces centres etaient charges de la distribution d' aliments de complement aux stades pre- et post-natal, du controle de la croissance des enfants, de l'education nutritionnelle et de la distribution d'a1iments de complement aux enfants de moins de cinq ans. La distribution d'a1iments de complement fut interrompue en 1987, ce qui limita I'activite des centres au simple controle de la croissanceet entraina une baisse du nombre de beneficiaires qui de 152.200 meres et enfants en 1985, est tombe a 100.000 en 1987 et a 97.800 entre janvier et septembre 1988. Cette baisse s'explique en partie par Ie cout d'opportunite cleve du temps des meres, d'autant qu'elles ctaient tenues de verserune petite cotisation au PPNS (environ 0,67 dollar par mois), et par la qualite insufflsante des prestations medicales dispensees par les formations sanitaires, ce qui n'incitait guere les meres a amener leurs enfants en consultation. Selon'une evaluation de 1983, Ie programme a enregistre de bons resultats dans les domaines suivants : i) couverture vaccinaIe tres etendue des enfants participant au progr~e; ii) meilleure utilisation des services de sante par ces memes enfants; iii) baisse du taux de mortalite des nouveau-nes et des enfants des communautes participantes; iv) formation d'un nombre eleve de personnel paramedical a I'utilisation des fiches de croissance; v) incidence plus faible du paludisme chez les enfants inscrits au programme grace a un recours plus frequent aux mesures prophylactiques; et vi) recours plus frequent a la rehydratation par voie orale dans les zones participantes. Cependant. certains de ces resultats peuvent etre imputables au fait que les enfants couverts par Ie programme avaient davantage acces aux soins de sante par rapport aux enfants non participants. Le non-renouvellement du programme a resulte de la faiblesse des indicateurs de performance ci-apres : • les beneficiaires ne consommaient guere que 6-11 % des calories distribuees; • les rations a consommer a domicile ne duraient que 15 jours au lieu d'un mois; ANNEXE I Page 2 • la ration mensuelle d'aliments de complement distribuee etait inferieure au niveau prevu (5,5 kg par enfant en 1981 et 3,8 kg en 1982, alors qu'il etait prevu une ration de 7,5 kg), en raison soit de problemes de gestion ou de problemes de distribution; • 10 % des menages les plus a risque n'etaient pas informes du programme ou n'y ont pas panicipe; • 90 % des enfants de moins de 2 ans sont entres dans Ie programme, mais 20 % d'entre eux y sont restes jusqu'a I'age de 3 ans ou plus, ce qui a reduit d'autant les chances d'entree pour les enfants plus jeunes et a risque. Parmi les caus.es identifiees pour expJiquer cette performance insuffisante, on peut citer : • Ie non-ciblage des groupes aux revenus les plus faibles, car la distribution d'aliments etait fonction de I' emplacement du poste de sante (90 % des centres de distribution etaient installes dans les locaux d'une formation sanitaire); • les rations a emponer a domicile pouvaient etre aisement ecoulees sur Ie marche, d'oia d'importantes deperditions (chaque ration se composait de 3,75 Kg de mais- soja-lait et de 3,75 kg de farine de mais ou de sorgho enrichie au soja; et • Ie fait que I'aliment distribue etait pe~u davantage comme une nouvelle source de revenu (representant un transfen de revenu egal a environ 18 % du revenu du menage) plutot qu'un moyen pour modifier Ie mode d'alimentation des enfants. Conclusions 3. Ces conclusions se fondent sur les enseignements tires de projets anterieurs de complement alimentaire (projet Tamil-Nadu en lode f~ par I'IDA, programme de complement alimentaire d'urgence au Zimbabwe, programme national de distribution de vivres et d'alimentation au Botswana, programme de complement alimentaire en Gambie, Projet d'education nutritionnelle appliquee, f~ par I'IDA en Republique dominicaine, Projet PROSALUD (sante) en Bolivie, et Projet PANFAR (aliments et nutrition familiale) au perou. Elles concernent : • Ie clbJage des enfants : pour luner contre la malnutrition dans un milieu defavorise, it est indispensable de cibler les enfants de moins de deux ans et de cibler individuellement les enfants mal nourris pour leur dispenser des soins therapeutiques; • la complementation alimentaire des enfants : les aliments de complement ne devraient pas se substituer aux repas prepares par la famille; une action d'education nutritionnelle devrait s'ajouter au programme de comph~mentation; un suivi sanitaire devrait aller de pair avec ce programme; • Ia complementation alimentaire des femmes enceintes : elle a un impact sur celles qui vivent dans les zones rurales (en milieu urbain, Ie deficit calorique et les depenses energetiques sont moindres) et est panicuIierement sensible pendant la saison des pluies; elle devrait etre assuree pendant les trois derniers mois de la ANNEXE I Page 3 grossesse; elle devrait etre associee a une distribution de supplements de fer et d'acide foJique et de medicaments antipaludiques; et a la diffusion de messages nutritionnels et de planification familiale; • la complementation alimentaire des femmes aIlaitantes : elle devrait cibler toutes les femmes allaitantes des familles pauvres; eUe devrait s'accompagner d'une distribution de supplements de fer, d'acide foJique et de medicaments antipaludiques et de messages nutritionnels et de planification familiale; et • I'IEC et Ia participation communautaire : il s'agit la de deux elements vitaux. II importe que les meres comprennent et acceptent Ie principe d 'une compll!mentation ciblee si I'on veut limiter Ie risque de revente de I'aliment de complement, sa distribution ad'autres membres de la famille et sa substitution aux rations alimentaires habitueUes. La participation de comites Iocaux est indispensable des Ie debut pour garantir la gestion du programme par la communaute. Chaque comite local doit etre regulierement tenu informe de Ia progression du programme afin de comprendre les modifications intervenues. ANNEXE IT Page 1 PROGRAMME DE NUTRITION COMMUNAUTAIRE 1. Le programme de nutrition sera mis en oeuvre par des micro-entrepreneurs (MIC) organises en associations locales, tels que les GIE. Ne seront neanmoins beneficiaires du programme que les communautes ayant manifeste leur volonte de participation. Les MIC seront supervises par des ONG qui rendront compte directement a I'AGETIP. Les ONG seront engagees par contrat pour la formation, la supervision et I'evaluation du programme. Des modules et directives concernant ces trois aspects ont ete mis au point par I' AGETIP et testes au cours de la phase pilote. Centres de nutrition communautaires (CNC) : 2. Les micro-entreprises communautaires recevront une formation pour pouvoir assurer les services ci-apres : 1) identification des enfants mal nourris 2) contrOle de la croissance et sa promotion 3) aiguillage vers les centres de sante des cas graves de malnutrition et des femmes pour des services de planification familiale 4) distribution d'un aliment de complement 5) IEC 6) tenue d'un fichier de base 7) visites a domicile Chaque MIC aura une equipe de quatre personnes qui recevront une formation aux taches decrites ci-dessus et qui auront a s'occuper au maximum de 350 personnes par semaine, afm de leur laisser une latitude sufflSante pour effectuer des visites au domicile des enfants mal nourris. Apres une ou deux annees de fonctionnement. les MIC devraient pouvoir consacrer davantage de temps aux visites a domicile et assurer d'autres services communautaires, entre autres, I' a1phabetisation et la planification familiale. 3. L' AGETIP a mis au point des « directives pour un centre de nutrition communautaire modele .. ainsi que des manuels de formation, un « guide de supervision .. et- un « guide de visites a domicile .. , Ces documents seront remis a chaque MCI. Tout entrepreneur pourra solliciter une formation sous reserve de satisfaire aux criteres de selection et de s'engager a effectuer les travaux conformement aux normes contractuelles etablies. Au Manuel de procedures sont joints des formulaires standard et simplifies d' enregistrement et de comptabil isation. 4. Le contrOle de la croissance des enfants sera fonde sur la relation de poids-par-age, les observations etant reponees sur la fiche de courbe de croissance afin de completer les donnees deja recueillies par les services de la sante. Des balances Salter seront utilisees pour les pesees. 5, L'avant-projet d'un contrat type entre I'AGETIP et les MIC a ete prepare. Ce contrat stipule que les CNC ne peuvent semr a d'autres fms que les activites de nutrition du projet, sauf derogation consentie par I' AGETIP. Les termes de reference des MIC leur imposent ANNEXE II Page 2 des visites hebdomadaires au domicile des enfants identifies cOllUlle enfants a probleme nutritionnel (les criteres afferents som precises dans Ie Guide des visites a domicile' par Ie personnel des CNC) et la tenue de reunions periodiques avec leur comite de pilotage. selection des beneticiaires 6. Les criteres d'emree et de sortie applicables a la population des zones ciblees sont les suivants : Femmes enceintes : toute fellUlle enceime vivant dans une zone ciblee peut entrer dans Ie prograllUlle pendant les trois demiers mois de sa grossesse. Au debut, Ie prograllUlle beneficiera aux primip,ares (services d'IEC, aiguillage vers les centres de sante et distribution d'aliments). Femmes aIlaitantes : une fellUlle peut entrer dans Ie prograllUlle si eUe est la mere d'un enfant mal nourri age de six a 24 mois (considere cOllUlle age limite d'allaitement au sein) ou d'un enfant de mains de six mois (services d'IEC et distribution d'aliments). Enfants : I' entree dans Ie prograllUlle est accessible : pour une duree de six mois aux enfants mal nourris ages de 6 a 36 mois (cartes jaunes ou rouges); aux freres et soeurs d'enfants mal nourris du meme groupe d'age; aux enfants bien nourris (carte verte) mais qui n'ont pas gagne de poids pendant deux mois consecutifs. La sortie du prograllUlle aura lieu lorsque I' enfant a atteint son poids normal ou a revele un gain de poids lors des trois dernieres pesees. Tout enfant qui n'aura pas gagne de poids entre trois sessions de pesee sera reinscrit, mais sera aiguille vers un centre de sante; (les services dispenses sont Ie controle de la croissance, la distribution d'aliments (s'il est mal nourri) et I'aiguillage vers une formation sanitaire). Les freres et soeurs d'enfants mal nourris pourront entrer dans Ie prograllUlle SOlls reserve d'etre ages de 6 a 36 mois (Ies services dispenses som Ie controle de la croissance, la distribution d'aliments et l'aiguiUage vers une formation sanitaire). Ne peuvent bCneficier de I'alimem de complement les enfants non accompagnes de la personne qui les a en charge, car celle-ci doit suivre les sessions d'IEC. 7. La premiere annee du projet, it appartiendra aux nutritionnistes de I' AGETIP d'identifier, a la fm du premier semestre, et de recommander les beneficiaires a reinscrire ou a sortir du prograllUlle. Les annees suivantes, cette tiche incombera a des MOC formes a cet effet. 8. La population ciblee vivant dans certaines zones selectionnees, fera l'objet d'un recensement dont les buts seront : i) de valider la base de donnees utilisee pour Ie ciblage, et ii) de depister, a des fins nutritionnelles, les enfants de mains de trois ans, en utilisant les indicateurs d'age, de poids et de taille. Les enfants mal nourris recevront un aliment de complement et leur suivi sera assure par les MOC s'ils ne sont pas reinscrits dans Ie prograllUlle. Une entreprise privee sera chargee d'effectuer Ie recensement et devra utiliser les services de membres des CNC comme encadreurs. Un controle de qualite du recensement sera realise par un consultant de maniere a s'assurer de la validite des donnees aux fins d'evaluation. Les donnees relatives a chaque famille des zones ciblees seront traitees informatiquement et les familles « a risque de malnutrition seront identifiees. Des visites a domicile par Ie personnel des CNC It seront effectuees pour les enfants qui ne frequentent pas ces cemres, afin d'inciter les meres a participer au prograllUlle de nutrition. Une« carte de participation d'une validite de six mois It ANNEXED Page 3 sera remise l chaque enfant que l'enquete aura identifje comme etant atteint de malnutrition ou qui, age de moins de trois ans, appartient l une famille dont I'un des enfants souffre de malnutrition. Lars de chaque passage de l'e.Qfant au CNC, cette carte sera tamponnee avec indication de la date de la consultation et du nom du CNC. Relation avec Ie systeme de sante 9. Une convention a ere signee entre Ie MSPAS et I' AGETIP qui precise les attributions de chaque institution. Cet accord exige que Ie personnel medical se rende au moins une fois par mois dans les CNC pour: etudier les problemes apparus, principalement les problemes d'aiguillage vers les structures sanitaires (ce qui concemera en premier lieu les enfants malades ou gravement mal nourris et les femmes pour la planification familiale); coordonner Ie choix des messages d'IEC; parvenir a une mobilisation sociale en vue d'interventions liees a la sante et destinees lla communaute. 10. La Convention MSPAS/AGETIP defmit par ailleurs les mecamsmes qui permettront aux Comites de sante communautaires de s'assurer qu'un paquet minimum de medicaments (qui figurent sur la liste nationale des medicaments essentiels : vitamine A, fer et acide folique, vermifuges et chloroquine) sera a la disposition des participants des CNC pour des traitements en conformite avec les consignes therapeutiques du MSPAS et en appliquant sa methode de recouvrement des couts. • Au niveau local, les Comites sanitaires assureront la distribution des medicaments par Ie canal des CNC. Par ailleurs, l'aiguillage des bCneficiaires sera systernatiquement effectue par les CNC vers la formation sanitaire la plus proche, dont Ie personnel se rendra au moins une fois par mois au CNC. Un resume de la Convention entre l'AGETIP et Ie MSPAS sera remis tous les a comites de pilotage communautaires pour qu'ils comprennent Ie role de chaque organisme. • Au niveau du district : Ie medecin-chef de district sera membre du Comite de pilotage du district. • Au niveau national: Ie MSPAS sera membre du Comite national. Le SANAS sera tenu informe en permanence de l'etat d'avancement du programme de nutrition; une copie de la base de donnees lui sera transmise. ONG de supervision (MOC) 11. La supervision sera effectuee a raison d'un groupe d'environ 10 CNC par ONG (MOC). Les ONG seront selectionnees sur la base des criteres definis dans Ie Manuel de procedures. Un programme de formation a ete mis au point a leur intention; deux guides, I'un pour les supervisions, l'autre pour les visites l domicile, seront finalises avant I'entree en vigueur du projet. Le MOC est charge d'une supervision hebdornadaire de chaque CNC. Un contrat entre AGETIP et MOC, assorti de termes de reference specifiques, a ete elabore. Une formation identique a celie des MIC sera dispensee aux Moe et sera completee par une formation en supervision. Chaque Moe sera tenu d'effectuer au moins deux visites a domicile par sernaine chez des familles choisies au hasard parmi celles dont Ie nom figure au registre des beneficiaires, Ie but etant de s'assurer qu'elles ont beneficie des services prevus; en outre, Ie Moe devra ANNEXE II Page 4 effectuer deux visites a domicile par semaine chez des familIes qui ont abandonne Ie programme afin d'en connaitre Ie motif. Des reunions periodiques seront organisees entre toutes les ONG et l'AGETIP. Formation en nutrition 12. La meme formation sera dispensee aux equipes des MOC et des CNC par des consultants specialises. Cette demarche permettra a chacun des quatre membres de I'equipe d'un CNC de servir de renfort si necessaire. Le MSPAS interviendra dans les contro)es de qualite de la formation, 13. Les modules de formation mis au point durant la phase pilote seront revus et les modules ci-apres seront diffuses pour les besoins de "execution du projet : • presentation generale du projet, y compris : ses objectifs, la population ciblee, les differents acteurs et leurs contrats; • techniques d' accueiJ de la population; • nutrition: nutrition de base, promotion de I'allaitement au sein, pratiques de sevrage et trequence des repas, prevention et traitement de la diarrhee, controle de la croissance et sa promotion (recours a J'indicateur poids-par-ige et directives pour )'utilisation du diagramme de croissance); demonstrations culinaires dans les CNC; aiguillage des enfants vers les formations sanitaires et modalites de coordination avec les services de sante; • techniques de communications interpersonnelle : mobilisation sociale et education nutritionnelle; • systeme inforIll2.tique de gesdon : suivi et supervision de la collecte et de I' analyse des donnees par un CNC et techniques afferentes; supervision par Ie MOC; visites a domicile par Ies MIC et les MOC; systeme de programmation utilise; retroinformation des meres et des communautes; • gestion des stocks: concept general; controle de la qualite; comptabilisation; securite. II s'agira d'une formation pratique avec jeux de role. Des cours de recycJage seront organises annuellement pour les MIC et les MOC. Aliments de complemen~ 14. La distribution de vivres vise a : i) apporter un complement alimentaire aux enfants mal nourris ages de 6 a 36 mois et a leurs freres et soeurs du meme groupe d'age, ainsi qu'a des femmes enceintes et allaitantes des quartiers les plus defavorises; ii) servir de mecanisme de transfert d'un revenu aux menages pour leur permettre d'ameliorer leur securite alimentaire durant Ies periodes critiques; iii) inciter la population ayant besoin d'assistance a consulter les CNC; et iv) prouver aux beneficiaires que Ia consommation des aliments de complement accelere Ie temps de recuperation nutritionnelle des enfants mal nourris; ce demier aspect renforcera la composante d'education nutritionnelle (destinee aprovoquer une modification du comportement des meres pour la preparation des aliments de sevrage et l'alimentation des enfants). ANNEXE II Page 5 15. L' AGETIP executera Ie projet conformement aux procedures en vigueur, dans Ie cadre d'une delegation des contrats de gestion a des ONG, associations feminines, groupements d'interet economique, groupements de jeunes, etc., et conformement aux directives du Manuel de procedures qui couvrira tous les aspects souhaitables y compris les accords contractuels entre I'AGETIP et Ie MSPAS. 16. Le PAM foumira des aliments melanges et secs fabriques sur place. a base de cerCales, niebe et arachides produits localement. Le melange sera enrichi de vitamines et mineraux importes afin de contribuer a l'elimination de certaines carences en micronutriments ou alimentaires. On y ajoutera du sucre dans un but de ciblage plus precis (pour que I'aliment ne serve qu'a la confection de bouillies et non a celie de repas familiaux). Il sera distribue 700 grammes de complement alimentaire par semaine pendant six mois a chaque beneficiaire inscrit a un CNC. Normes applicables a l'aliment de complement .17. La communaute intemationale interessee par I' alimentation et la nutrition a etudie les proprietes essentielles a exiger des aliments pour enfants de 6 a 12 mois et enfants de 1 a 3 ans; apres de nombreux debats. eUe a etabli des directives concernant les matieres premieres, Ie traitement, la formulation, I'hygiene , I'empaquetage et l'etiquetage de ces produits. Ces directives intemationaies issues de groupes differents ne sont pas toujours parfaitement homogenes ni uniformement applicables atous les pays, car les problemes se posent avec de nombreuses variantes selon les conditions et reglementations locales. Elles n'en servent pas moins de base pour l'identification d'un aliment de complement approprie a introduire dans Ie programme de nutrition. 18. Les ingredients, la formulation et les procedes de fabrication du produit qui sera utilise pour Ie programme sont conformes aux directives etablies par la Commission Codex Alimentarius en 1991 et aux normes des produits alimentaires melanges fortifies. fabriques Iocalement, suggerees par Ie PAM/UNICEF. II fut en outre convenu qu'un produit unique pour l'ensemble des beneficiaires (nourrissons, jeunes enfants, femmes enceintes et femmes allaitantes), serait adopte par Ie programme. 19. Dans toute la mesure du possible, I'aliment de complement devrait etre compose d'ingredients locaux, avec Ie mil comme cerCale de base et Ie niebe et I'arachide comme principales sources de complement proteique et energetique. 20. Le niebe et I' arachide seront torrefies afin de detruire en panie cenains principes antinutritionnels (inhibiteurs de trypsine ou autres substances sensibles a la chaleur et normalement presentes dans les legumineuses). On trouve au Senegal des equipements convenant a la torrefaction de l'arachide et du niebe et les consultants du PAM ont identifie les methodes appropriees . 21. Une precuisson de la cereale utilisee (mil) ne sera pas necessaire. En general, on a recours a une precuisson s'il est necessaire d'accroitre la densite calorique des bouillies (en desagregeant I'amidon afin de diminuer les quantites d'eau necessaires a la cuisson de I'aliment) ou de reduire Ie temps de preparation. Cette precuisson peut s'averer tres onereuse en termes d'investissement (jusqu'a un million de dollars pour une installation de cuisson par extrusion ANNEXED Page 6 d'une capacite de traitement de 2.000 a 3.000 tonnes par an). Les charges d'exploitation sont egalement tres elevees (de 50 a 100 dollars par tonne). En outre. la precuisson altere la texture de l'aliment traite, ce qui risque d'en diminuer l'acceptabilite parmi une population habituee a consommer des aliments a base de farine n'ayant pas subi de precuisson, tels que ceux destines au projet. En consequence, et compte tenu notamment des couts d'investissement tres cleves et de l'inutilite d'une precuisson pour ameliorer la densite calorique des aliments et reduire leur temps de cuisson, il a ete recommande d'utiliser les cereales sans les precuire. 22. Devant Ie risque de prevalence de carences en vitamines et mineraux parmi les beneficiaires, les recherches et etudes effectuees preconisent l'importation de ees substances pour leur incorporation a l'aliment de complement afin d'assurer aux benCficiaires environ deux tiers des apports quotidiens recommandes. 23. L' aliment de complement devrait etre adapte pour une consommation par des enfants en bas age au cours de deux repas de complementation prepares selon des recettes traditionnelles utilisees pour cette tranche d'age, c'est-a--dire sous forme de bouillie. 24. L'aliment devrait pouvoir etre fabrique localement a un faible COlit par des agro- industriels senegalais. en ne necessitant que peu ou pas d'investissement. En fait, il sera preferable qu'il puisse etre produit par des petites entreprises communautaires, sous reserve que des precautions soient prises aux differents stades de sa fabrication, de son emballage et de sa distribution. afin de limiter les risques d'infestation par des insectes et d'eviter toute contamination par des elements pathogenes (par exemple E. coli) ou des substances toxiques (par exemple l'aflatoxine). Ingridients et formulation de J'aliment de complement 25. En tenant compte des prescriptions generales decrites ci-dessus. un consultant en nutrition du PAM avait. en septembre 1994, selectionne un ensemble d'ingredients, une formule et un procede de fabrication, en vue de la production d'un aliment de complement adeqUat pour Ie projet. Ces ingredients et formule sont les suivants : Ingridients Proportion (%) Farine de mil perle 55,0 Niebe torrefie, deconique 23,6 Arachide torrefiee, sans pellicule 11.0 Sucre 10,0 Vitamines (A, C, Bl. B2, B12. 0,1 amide nicotinique, acide foJique) Sels mineraux (calcium. zinc. fer) ~ 100,0 ANNEXE D Page 7 26. Le mil, Ie niere et I'arachide sont produits au Senegal en quantites suffisantes pour la fabrication de I'aliment melange destine au programme de nutrition. Le sucre est egalement produit localement, mais son prix est nettement plus cleve que celui du sucre impone; Ie sucre sera donc impone par Ie PAM. De meme, au cas oil Ie prix du mil et du niebe devenait inabordable, Ie PAM les imponera de pays voisins, ce qui favorisera Ie commerce triangulaire. Le premelange de vitamines n' est pas disponible localement et devra etre impone. 27. Par 100 gr de produit, I'aliment melange assurera les apports suivants de proteines, lipides, fibres et energie : Propriete -------------MODUnt--------------- Non traite (7 % d'humiditel (0 % d'humiditel Proteines (g) 15,0 16,2 Lipides (g) 7,5 8,2 Fibres (g) 1,9 2,1 Energie (keal.) 370,0 401,0 28. Quelques essais ont ete effectues et ont montre que la densite ca10rique de la bouillie preparee avec I'aliment de complement est de l'ordre de 8()"90 keal par 100 ml de bouillie, ce qui est legerement inferieur a I'appon recommande (100 keal, selon les directives) mais demeure nCanmoins acceptable. La densite ealorique peut etre augmentee en ajoutant de I'arachide ou du sucre . ou en diminuant la quantite de mil. Toutefois, ces modifications auraient pour consequence soit d'accroitre les couts, soit de depasser les niveaux acceptables de teneur en corps gras, soit enfin d'accroitre Ie recours a des importations. II a ete decide que les avantages de ces variantes ne compensent pas leurs implications negatives. 29. Les rations quotidiennes de 100 grammes fournissent chaque jour a leurs reneficiaires IS grammes de proteines et 370 kcal, pris en deux repas d'environ 220 ml de complement chacun, ce qui couvre 25-40 % des apports energetiques et 65-75 % des apports proteiques recommandes pour les nourrissons et les jeunes enfants. Ces niveaux sont juges adequats pour les enfants. mal nourris cibles par Ie projet. 30. Concernant la fabrication, il a ete decide de torrefier Ie niehe et l'arachide afin d'inactiver les substances antinutritionnelles; en outre, des modalites paniculieres de selection et de traitement des arachides ont ete recommandees pour empecher leur contamination par l'aflatoxine (substance cancerogene produite par une moisissure et qui contamine les arachides du Senegal a raison de 10 parts par milliard (PpM) au maximum). 31. 11 resson des tests effectues au niveau de l'industrie arachidiere locale, que Ie taux d'aflatoxine de I'arachide triee manuellement et depourvue de pellicule ne devrait pas excCder 3 ppM, ce qui, pour I'aliment de complement, correspond a une teneur inferieure a 1 ppM. ANNEXE n Page 8 32. .Au cours de I'execution du projet, la quantite d'aliment a distribuer par les centres variera en fonclion du nombre de heneficiaires. Sur la base d'un total de 350.000 heneficiaires, la quantite d'aliment necessaire pour les quatre annees du projet est estimee a 6.370 tonnes, Ie maximum de 2.002 tonnes etant atteint la quatrieme annee du projet, c'est-a-dire I'annee du plus grand nombre de heneficiaires (110.00Q personnes). Par consequent, la capacite de production ne devrait pas exceder 2.002 tonnes par an, soit environ 167 tonnes par mois. Procede de fabrication de .'aliment de complement 33. Un procede simple et peu onereux sera utilise pour la fabrication de I'aliment de complement; il consistera a melanger les ingredients sees mentionnes plus haut, ales reduire en poudre a particules inferieures a un millimetre, puis a les remelanger avec les vitamines et sels mineraux, et fmalement a les emballer en sacs de 40 kg qui seront distribues par les CNC. 34. Plusieurs agro-industriels du Senegal ont ete identifies; leur capacite collective sera suffisante pour assurer la fabrication du produit. La societe Agrifa S.A de Fatick est en mesure de foumir de l'arachide torrefiee a faible teneur d'aflatoxine et du niehe deconique et torrefie; les moulins SentenaclDakar pourront foumir Ie mil perle, proceder au melange final et a l'ensachage. 35. . Les responsables de la societe Sentenac ont informe Ie PAM qu'its pensent pouvoir assurer I'approvisionnement pour la phase pilote (24 tonnes par mois d'aliment de complement), mais que pour atteindre les niveaux de fabrication requis pour la phase ulterieure (167 tonnes par mois), l'acquisition de nouveaux equipements sera necessaire afin d'accroitre leur capacite. Toutefois, it semblerait qu'avant de s'engager dans des investissements pour augmenter sa capacite de traitemenf, Sentenac demande un engagement ferme et a long terme d'achat de sa production par Ie projet. 36. Selon toute probabilite, Ie cout de l'aliment melange se siwera dans la fourchette normale du prix pour Ie meme aliment produit dans d'autres pays, ainsi que dans les limites du budget que Ie PAM pourrait consacrer a cette composante. 37. En resume, Ie procede de base preconise devrait convenir a la fabrication du produit; les agro-industries locales devraient pouvoir resoudre leurs problemes techniques dans la mesure ou elles sont assurees d'ctre des foumisseurs attitres du projet. Passation des marches pour l'aliment de complement 38. Le PAM foumira au projet les quantites requises d'aliment de complement produit par les agro-industries locales. Parmi celles-ci, plusieurs ont participe a la fabrication de I'aliment de complement pour la phase pilote du projet et eUes continueront probablement a etre interessees si I'on considere, que pour toute Ia duree du projet, Ie total d'aliment a foumir s'elevera a 6.370 tonnes. Neanmoins, aucune de ces agro-industries n'est actuellement en mesure d'assurer l'integralite des etapes de fabrication et aucun autre industriel n'a pu etre identifie en dehors du groupe acwel. Pour I'approvisionnement du projet. ce nombre restreint de foumisseurs constiwe un risque. ANNEXE II Page 9 39. Dans Ie souci d'attenuer ce risque, Ie PAM envisage plusieurs solutions. PremieremeOl, Ie PAM passera les marches d'approvisionnement apres appels d'offres afin de stimuler I'interet d'autres fabricants. Ces appels d'offres De seront pas limites au produit fini, mais concerneront egalement cenaines de ses composantes. Deuxiemement, Ie PAM identifiera une ou plusieurs autres formulations du produit, ce qui permettra de remplacer les ingredients qui ne pourraient etre disponibles a des prix competitifs en une saison donnee (par exemple, I'arachide pourrait etre remplacee par un melange d'huile d'arachide et de mil). Enfm, troisiemement, Ie PAM confiera une pan (jusqu'a 25 %) de la fabrication de l'aliment de complement a des petits ou micro-entrepreneurs qui, d'une mobilisation panielle au debut, pourraient par la suite couvrir integralement· les besoins du projet en cas de defaillance des principaux fournisseurs. Ces options vont etre etudiees et mises au point afm, non seulement de reduire les risques actuellement lies a I'approvisionnement, mais aussi de jeter les bases d'une production future par des petites et micro-entreprises, ce qui assurerait la perennite du projet. 40. En collaboration avec I'AGETIP et I'ITA, Ie PAM definira les normes appJicables aux produits et a leur procede de fabrication, precisera les conditions de passation des marches et lancera des appels d'offres pour la production de l'aliment apres I'achevement de la phase pilote. Emballag~ et distribution de I'aliment de complement 41. L'aliment melange sera emballe et transpone par Ie PAM jusqu'aux entrepots du CSA, d'ou it sera distribue, selon les besoins, en petites quantites aux CNC, qui Ie stockera en lieu sur. Chaque beneficiaire recevra une ration hebdomadaire de 700 g d'aliment melange. La distribution sera assuree par Ie personnel des CNC qui utilisera a cet effet des bols-doseurs de 700 g de produit. 42. A chaque beneficiaire individuel ou groupe de beneficiaires (membres habilites de la famille), il sera remis un bidon en plastique de 2 ou 5 litres, mum d'un couvercle fermant hermetiquement pour y conserver Ie melange. Celui de 2 litres sera utilise dans Ie cas d'un seul beneficiaire et celui de 5 litres dans les cas de deux ou plusieurs beneficiaires. Les bidons seront de couleurs differentes et aux inscriptions differentes selon qu'ils seront destines aux rations des enfants ou a celles des femmes; des etiquettes d'instructions y seront collees afin d'aider les meres apreparer convenablement les repas. lis seront remis aux meres des Ie premier jour de distribution; its sont suffisanunent resistants pour servir pendant toute la duree de participation aux distributions des rations hebdomadaires. 43. En cas de pene ou de destruction, leur remplacement sera assure par Ie centre moyennant paiement. Grace a ces recipients, les frais d'emballage du produit devraient etre nettement inferieurs comparativement a I' empaquetage dans des sacs 'en plastique de 700 gr de produit. Par ailleurs, ils assureront une meilleure protection contre les insectes et les moisissures et contre les penes lorsque Ie sac d'emballage n'est pas hermetique. ANNEXE n Page 10 Garantie de qualite de J'alimeat de comp]emeat 44. II sera necessaire de mettre au point un plan d'action detaille pour garantir la qualite de I'aliment de complement a tous les niveaux, depuis la fabrication jusqu'i sa distribution, et ce, conformement aux specifications dec rites plus haut. Dans ce but, 1'ITA a con;u un systeme de controle (Analyse des risques sur les points critiques de controle - ARPcq en se fondant sur les directives du Codex Alimentarius. Ce systeme pourra etre inclus dans Ie callier des charges des contrats d'approvisionnement du produit. NOMBRE DE BENEFICIAIRES ET TONNAGE ANNUEL I PERIC5J5E ENFANTS ~Jm:E~ TOTAl: RATIoNS TONNES I 1 1. 1 . 1. 1 ANNEE2 S9.000 31.000 90.000 2.340.000 1.638 ANNEE3 67.000 33.000 100.000 2.600.000 1.820 ANNEE4 73.800 . 37.000 110.000 2.860.000 2.002 I TOTAL 2~U.800 UO.1ARi :J!U.ii1iU 9.Ioo.1ARi 6.~7ij I , ANNEXEIn Page 1 CmLAGE 1. Les recommandations de la Banque pour ameliorer Ie ciblage des populations pauvres sont contenues dans son evaluation des conditions de vie (Banque mondiale, 1994) et ont ete incorporees au projet; il s'agit : i) de faire effectuer un recensement des beneficiaires des zones ciblees par des groupements communautaires sous la supervision d'un specialiste du recensement; ii) a partir de cette evaluation, d'assurer Ie suivi de I'impact du projet pour pouvoir apporter en temps opponun les correctifs necessaires; iii) d'intervenir dans les zones les plus d6favorisees, et Ie plus souvent d61aissees par les services publics; et iv) d'accroitre la participation des ONG et groupements locaux a la mise en oeuvre et a la supervision des activites. Le projet appliquera les principes de I' AGETIP en confiant les marches a des entreprises communautaires pour I'ensemble des travaux. 2. Le projet a adopte quatre criteres de ciblage et de selection des beneficiaires de I'aliment de complement: choix du site/ciblage g60grapbique (zones peri-urbaines pauvres); ciblage demographique (femmes enceintes, femmes allaitantes, enfants de 6 a 36 mois); ciblage selon I'etat nutritionnel des enfants (enfants mal nourris, sans gain de poids, a risqueltreres et soeurs d'enfants mal nourris); et ciblage base sur les caracteristiques des aliments (caracteristiques d'auto-ciblage rendant les aliments moins attrayants pour la population adulte mile en raison d'habitudes alimentaires traditionnelles). Concernant Ie ciblage nutritionnel et demographique du progranune de nutrition, les criteres detailles d'entree et de sortie sont presentes en Annexe n. Pour ce qui est du ciblage geograpbique, les programmes de nutrition et d'alimentation en eau interviendront dans les quartiers les plus pauvres des zones urbaines, en se fondant sur les donnees de l'enquete sur Ie budget des menages, reaIisee en 1992; cette etude defmit un menage pauvre comme etant celui dont Ie niveau moyen de depenses mensuelles par personne est inferieur au montant des depenses alimentaires (panier de Ia menagere) pour assurer 2.400 calories par jour. En appliquant cette defmition, 33 " de la population du Senegal est pauvre, dont approximativement un quart vit dans les zones urbaines (quelque 550.000 personnes). Mais it est a craindre que ces cbiffres soient desonnais depasses etant donne les effets recents du changement de parite monetaire, la grande wlnerabilite ala pauvret6 de la majorite des menages urbains et la croissance demograpbique urbaine; cette hypothese semble etre d'ailleurs confirmee par les resultats de la phase pilote concernant la malnutrition chez les enfants. L'etude de 1992 sur Ie budget des menages repartit la popUlation entre 8.000 districts de recensement, ce qui permet de dresser Ie profil detai1l6 de pauvrete dans toutes les zones. Pour les besoins de l'actuel projet, Ie ciblage des zones urbaines les plus pauvres sera generalement effectue en fonction des criteres suivants : niveau de pauvrete (20 % au moins de la population est pauvre) et de densite de population (quand une population compte au moins 10 % de pauvres eUe totalise au minimum 2.000 personnes). De h~geres variations sont probables selon les regions. Pour Ie ciblage demographique, iI est prew avant la creation d'un CNC d'effectuer un recensement dans la zone ciblee afin de pouvoir etablir une liste des beneficiaires potentiels (Tableau 1). 3. Pour la premiere annee du projet, les criteres utilises pour la selection des zones ont ete : Ie niveau de pauvrete et la presence d'une antenne de I' AGETIP. Trois regions ont ainsi pu etre ciblees - Dakar, Kaolack et Ziguinchor (Append ice A). Plus precisement, la couverture s'etendra aux zones urbaines de Pikine et Guediawaye dans la region de Dakar, de Kaolack et ANNEXEID Page 2 Diourbel dans la region de KaoJack, et a la ville de Ziguinchor dans la region de Ziguinchor. Pour les zones de Pikine et de Guediawaye, les criteres de selection ont ete : un niveau de pauvrete de 25 % au minimum et une population ciblee totale d'au moins 2.000 personnes. Pour la region moins peuplee de Kaolack : un niveau de pauvrete de 18 % et une population ciblee totale de 1.500 personnes. Et pour Ziguinchor, ou Ie niveau de pauvrete est eleve, Ie critere a ete de.30 % au minimum pour une population ciblee totale d'au moins 1.500 personnes. Afm de s'aligner sur les estimations de beneficiaires pour la premiere annee, certaines zones de la region de Dakar, oil Ie niveau de pauvrete aneint 25 %, seront couvenes par Ie projet a panir de la seconde annee. En revanche, un quanier de Diourbel dont Ie niveau de pauvrete est inferieur a 15 % est retenu pour la premiere annee du projet afm dene pas discontinuer les actions entreprises durant la phase pilote. D convient de noter que Ie programme d'alimentation en eau interviendra dans ces memes zones des la premiere annee du projet. Pour les deuxieme, troisieme et quatrieme annees du projet, Ie choix des zones a cibler sera a.rrete chaque annee etant donne que la couvenure du projet ne sera etendue que graduellement. Les estimations de population ciblee. basees sur ces criteres sont les suivantes : pour la premiere annee dans les 21 zones selectionnees. 50.000 personnes au total pourront beneficier d'un aliment de complement. du controle de la croissance et d'activites d'IEC. D est egalement prevu que les centres assureront Ie suivi de la croissance d' enfants qui ne sont pas mal nourris ainsi que des interventions d'lEC pour leurs meres, ce qui donne un total supplementaire de 17.000 personnes (en supposant que la capacite des centres soit suffisante pour prendre en charge ce surcro!t d'activites IEC). Sur toute la duree du projet, Ie nombre des beneficiaires'de prestations hebdomadaires (aliment de complement, controle de la croissance et IEC) sera de .350.000 personnes auxqueUes viendront s'ajouter 119.000 personnes beneficiaires de prestations mensuelles.(controle de la croissance et IEC), ce qui donne un total de 469.000 personnes prises en charge par environ 400 CNC operationnels (Tableau 1). 4. Le projet se propose d'etendre sa couvenure des enfants mal nourris des zones urbaines de 16 % la premiere annee 158 % la quatrieme annee. L'enquete de 1992 sur Ie budget des menages revele que la malnutrition infantile est de 22,4 % (pour les retards de croissance staturale) et de 16,9 % (pour les maigreurs) dans les zones urbaines, contre respectivement .3.3,6 % et 24,8 % dans les zones ruraIes. Les resultats de la phase pilote, bases sur des indicateurs de circonference du bras et de poids-par-taille, indiquent une malnutrition modCree a grave de l'onire de .30-.31 %. Les estimations du nombre d'enfants mal nourris dans les zones urbaines se fondent sur l'hypothese d 'une prevalence de la malnutrition de 24 %, ce qui se situe a mi-chemin entre Ie taux plus faible (16,9 %) auquel est parvenue l'enquete sur Ie budget des menages realisee avant la devaluation et Ie taux eleve constate durant la phase pilote dans les zones ciblees. Ces estimations seront revues tout au long de I'execution du projet, ce qui permenra de corriger en consequence les taux de couvenure. ANNEXEm Page 3 Tableau 1 : Programme de nutrition. Nombre de b~n~ficiaires et de centres par ann6e B4:Dlficiaires Arm. I Arm. 2 Arm. 3 AmI. 4 Total R!§oivenl llime!!t de i2lDJ!1~me!!t et _!'.lieeli_ine EaW:III 31.000 59.000 67.000 73.000 230.000 Femme. aIlailalllAl It primipal'Cl Femmel 19.000 31.000 33.000 37.000 120.000 SouHotlI 50.000 90.000 100.000 110.000 350.000 B"oivll!t uniglll!!!nt !!!rvices me!!!!!el. Iiaf'aDII 1.500 15.300 17.000 11.700 59.500 ~I'CI 1.500 15.300 17.000 11.700 59.500 TOTAL DES BENEnCIAJRES 67.000 120.600 134.000 147400 469.000 Hombre de _eaux ceIIUea 7l 107 104 114 397 Hombre d'lDI:_ ceIIUea 7l 179 283 Hombre total de eeatres .. acti..... 12 179 283 397 Bypo!heae, Aecroiltemeat pnw de 4 " par lID de Ia popuJatioa utbai.Do CIOUVel'&. pv Ia projel. ce qui re&te le tau de eroiaauce dilDOJlllPhique urbaiDe du 14..... La pbale piloco I f.til appua1Ite UD tau de malautrilioa iAfaatile de 30 " parmila popuIaIioa llibWe. 15 " de Ia populalioa taIaIe Ilouverl& par le projet ell .... de 0 1 3 au; 15 " aappl6meatairellOlll de, f _ eaee• • (_00 let eIl;""dou. D tiwt eomptet six IlUUIlI plr femme). LeI f'emmeI qui eatteat daDa Ia pl'Ojp'lllllDe eo raUoD UDiquemeat d'WIC JTOIICIIIe teIlevroat WIC raIioa peDdaat troLt molt (1a moi&iO de Ia durN DOrmale de diatribuIioa). Pour 20 " des eofaata qui eatteDt daDa le pl'Ojp'lllllDe. U faudn prolonpr de Iix molt Ia durN de diJlribulioa des 1'IIi0DI. LeI ellf'aDla mal -m. b6a6&eiairel du plOJ'I'UIUDO DC IODt pl' toUI a1Jail4llu -in, Ilerllim eo raiaoo de leur .,0 (Plus de 24 molt) d'luuu par dlei.tioo de leun arel. Lelal'Cl d'emaata de moilll de six molt teCCVIODt UD alimeat de llompWmeDt Ii elIe. aIlaileat leun eofaata. ED zooea urila.iDa, I'apillemeat eatte let IlliAar.lc:CI ell CD mo)'CDIIC de 22.4 molt; Uell dooe prfvill"hle que ebaque eIlf'aat mal _rri aura UD fiUe ou IIIIC lOCur. ANNEXEm Page 4 APPENDICEA Zones dblies pendant 18 premiere annee du projet VIlJ,ES QUARTIERS Dakar Arafat Pikine Guinaw Rail Yeumbeul Tbiaroye Gare Diack Sao Diamaguene Keur Massar Ainoumadi V Nimzatt Guediawaye Darou Salam Medina Tbiaroye Kaw Tbiaroye Kao I Diack Sao n Diourbel Keur Cheikh Ibra Kaolack Ngane A!assane Sam Touba Kaolack '81112' Touba Kaolack '81104' Ziguinchor Tilene Kadior Boucotte Sud 'Distr. recens. 81042' Santiaba (Petit Kande) ANNEXEIY Page 1 WATER PROGRAM OQjectifs 1. La situation nutritionnelle et sanitaire des populations est directement liee aux conditions de distribution d'une eau bygieniquement saine dans les quartiers du projet. La presente etude vise done a verifier la situation de l'adduction d'eau et de proposer les mesures necessaires. Les objectifs de la composante eau visent a am6liorer la couverture en eau des populations des quartiers cibles. surtout dans les villes regionales. A Dakar. la couverture en eau des populations est d6ja proche de 100%, l'objectifvisera davantage l'am6lioration du niveau de confon de la couverture en eau (diminution de la distance d'approvisionnement, securisation des quantires d'eau necessaires). n est impossible de limiter eel objectif aux seules personnes cibles (femmes enceintes, femmes qui a1laitent et enfiutts de moins de trois ans); e'est l'ensemble des populations de ces quartiers qui doivent Stre prises en compte Situation de I'ap,provisionnement en eau La couverture en eau dans les quarriers 2. La tres forte densite de l'habitat a Dakar et Pikine a permis que la couverture en reseau d'adduction d'eau soit relativement 6levee. n y aurait encore quelques 5.000 puits dans Ie grand Dakar. mais avec l'extension cte la couverture en eau par la SONES, I:a pJupart sont abandonnCes. Seuls. K.eur Massar et les extension de lhiaroye Kao 2 a 19. ainsi que des zones ponctuelles. a Guinaw Rail, Darou Salam, etc. ont une couverture en eau de la SONES inferieure a 50%. Dans ces quarriers. l'eau des puits reste la seule alternative. La situation est plus mitigee dans les autres villes. Diourbel presente des conditions assez similaires a celles de Dakar, ainsi que certains quarriers centraux de Kaolack (Sam et Touba Kaolack). et de Ziguinchor (Boucotte Sud). Dans ce dernier quartier. la population est surtout composee de fonctionnaires et de salaries du secteur lonnel. dont les habitudes de consommation sont similaires a celles de la capitate. Les autres quartiers peripbcSriques de Kaolack et de Ziguinebor ont une couverture en eau tres faible. Ce sont des quartiers recemment occupes, peu peuples, avec de nombreuses constructions en paille, banco, bois ou torchis. Ces quarliers sont davantage des villages traditionnels deplaces aux abords des villes, plutOt que des zones urbanisees 3. Deux causes expliquent Ie faible taux de couverture en eau de la SONES: dans les quartiers urbanises, la population revendique la couverture en eau de la SONES a 1000/0, et la volonte de payer I'eau au prix SONES est independante de la capacitC finaneicre des menages. Meme les menages les plus pauvres depenseront, si necessaire. bien plus de 10% de leurs revenus monetaires pour s'assurer une eau.disponible et saine. A Dakar et a Pikine. les zones insuffisamment couvertes en eau sont des zones d'habitat recent (Thiaroye Kao 2 a 19. Darou Salam, ou les quartiers Sam Sam de Diack Sao). Ces zones sont encore peu peuples pour justifier une extension importante du reseau. La population demande un approvisionnement regulier en eau. mais con~oit que des bornes lontaines soient bien suffisantes en l'absence d'une densification de l'habitat ANNEXEIV Page 2 Les cODSommations en eau 4. I.e Plan de Strategie d'Assainissement pour la Communaute Urbaine.de Dakar precisait en 1990 les quanti16s d'eau consommes . • pour les branchements domiciliaires: 38 litres par habitant et par jour en hlvemage, et 25 litres en saison sCche. Ces chiffres sont faibles 1 parce que de nombreuses coupures d'eau intervenaient regulierement. Ds doivent Ctre revus a la hausse depuis I'etude, du fait dlune amelioration dans la distribution de nombreux quartiers. Une consommation moyenne de 50 litres par personne et par jour est consideree comme "nonnale" quand I'offre peut satisfaire la demande; • pour les bomes fontaines: 29 litres par habitant et par jour en hlvemage. et 19 litres en saison sCche, cb.iffi'es qui resteDt sans doute similaires actuellement. I.e projet retient la Donne de 2S litres en moyenne par personne et par jour dans des villes ou n'ex.istent pratiquement pas des sources d'eau alternatives (Dakar). Qualit~ de I'eau distribuee par la SONES 5. La quali16 des eaux distribuees par la SONES est en permanence soumise a des examens. En effet, Ie laboratoire central de la SONES a Dakar procede deux £Ois par an a des examens de la quali16 d'eau au niveau des usines d'eau. Lorsde ces verifications des echantil10DS d'eau sont Cgalement preleves au niveau des consommateurs et dans les chiteaux d'eau, puis soumis a des analyses bateriologiques. Vexamen de quelques resultats d'analyse en laboratoire conduites en we de verifier la qualite de I'eau dans les 4 villes du projet a r6vele qu'a la fin du reseau it y a rCgulierement ere detecte la presence de streptocoques fCcaux, colifonnes fCcaux et, plus geoeralement, de coliformes. La quali16 de reau a ere quaUfiee de DOn potable par Ie laboratoire. I.e cholore residuel etait g6nera1ement Cgal a zero. A Kaolack et Ziguinchor la presence de coliformes a ere Ctablie mSme a Ja sortie des chateaux d'eau. Afin de remCdier a cette situation Ie laboratoire central de la SONES a demande aux usines d'eau d'augmenter la teDeur en cholore. de procCder plus regulierement au lavage des chiteaux dleau et des biches et d'inteDSifier les precautions d'hygiene lors des travaux de nettoyage et d'entretien. 6. I.e 16 novembte 1993, des echantil10ns d'eau ont ere preleves sur les 4 puits reteDus dans les quartiers Guinaw-Rail. Thiaroye (Sam-Sam) de la ville de Pikine, dans Ie quartier Keur Cheikh Ibra de la ville de Diourbel et dans Ie quartier Ngane Saer de la ville de Kaolack. 6chanti1lons qui furent ensuite soumis a des analyses bacterioiogiques dans Ie laboratoire de la SONES a Dakar. 00 s'est abstenu de faire un prelevement echantillons a Ziguinchor. compte tenu de la longueur du parcours (durabilite des echantiUons). ANN£XEIV Page 3 Lcs resultats des echantillons sont resumes dans Ie tableau ci-apres: Ueude CoUformel E.Coll Strepto Germa prilivemeot totaux par par 100 ml co-qua fecau toaau par ,. CODdulloD looml Dar looml ml NaneSaer Kaolack 17 12 > 100 1.100 Eau non notable GuinawRail 25 IS 4 900 Eau non notable Thiaroye Sam Sam 42 18 > 100 100 Eau non notable DiourbeJ 29 17 1.400 1.400 Eau non notable 7. L'ensemble des 4 echantillons d'eau ont etc qualifies "eau non potable". n ya lieu de supposer que les resultats pour Ziguinchor aument etc sensiblement les memes. Tous les 4 puits soot utilises par la population pour l'extraction d'eau de boisson. L'eau du puits a Ngane Saer est vendue sans toute la ville de Kaolack par les vendeurs d'eau. Capacite actuelles des reseau AEP 8. La region de Dakar souffre d'un deficit permanent de la production d'eau, dO a une croissance rapide de la demande. En effet. en 19941a demande moyenne etait de 272.000 m3/j pour une production de moyenne de 20S.000m3/j. Les autres difficultes qui contribuent ala dCgradation de l'alimentation en eau de la region de Dakar sont essentiellement liees a la vetustC et a l'hCterogencne du reseau, notamment a Dakar Centre Pikine, Sicap, Grand-Yoff et Rufisque - aux fuites dans les reseaux (env . 60.000 m3/j) - aux extensions successives du reseau initial pour suivre les extensions de l'habitat - au deblocage de l'attribution des quotas maraichers ce qui entraine un depassement des volumes alloues au maratchages (9,4% au lieu de 7% autorises). 9. Ces facteurs afiectent la qualire du service et se traduisent par des manques d'eau et des baisses de pression dans plusieurs quartiers de Dakar et de la banlieue. Face a cette situation de deficit une serie de solutions a etc etudiee. Parmi les solutions retenues et mises en oeuvre on peut mentionner: - Une tarification dissuasive pour eviter les gaspil1ages - La suspension de l'attribution des quotas maraichers - La privatisation des bomes fontaines - La diminution des pertes d'eau dans Ies reseaux (Iuttes contre les fuites d'eau) - La realisation des travaux urgents en AEP - Le renouvellement du reseau de Dakar ANNEXEIV Page 4 10. Malgre ces mesures, la production d'eau nlest pas suffisante pour satisfaire les besoins. En attendant un projet pour augmenter la production (ie. Canal du Cayor), la SONES est obligee de procCder rCgulierement a des rCequilibrages de son reseau pour alimenter les quartiers. Toutefois,les extensions projet6es dans les quartiers defavorises du projet sont possibles du fait de la proximitcS de ces quartiers par rapport aux conduites mattresses d'adduction et des faibles consonunations d'eau des populations pauvres. Se fondant sur Ie nombre de 30 homes-fontaines prevues et sur 1a base d'une estimation de 300 hablbome-fontaine et une consonunation joumaliere de 251hab, )a demande totale aux. homes-fontaines pour la premiere annee du projet, ne represente que 225 m3/j. 11. Les trois villes (Diourbel, Kaolack et Ziguinchor) ne connaissent pas, pour Ie moment, de probleme relatifs a la quantitcS d'eau produite. Le nombre des forages a ete augmente et certains d'entre eux ont ete rChabilites en 1988. De plus, des travaux d'extension des reseaux ont etcS executes. La production annuelle (1993) et la production potentielle sont: Production 1993 ProdUctioD PoteaUelIe Diourbel 780.000m3/an 2400 000 m3/an Kaolaek 3.042.000 m3/an 4 390 000 m3/an Ziauinebor 1.220.000 m3/an 2 400 000 m3/an Source: SONES Ces chiffies demontrent que )es extensions de reseaux ne posent aucun probleme au niveau de la quantitcS d'eau. De meme, iJ n'y a pas, selon la SONES, de pression de service trop faibles dans les reseaux existants. Type de branchement aDakar 12. Dans les quartiers de Dakar non encore approvisionnes, deux causes expliquent l'absence de reseau de distribution d'eau de la SONES: certains quartiers sont rCcents et encore peu urbanises. La population y est peu dense, et l'habitat disperse; c'est Ie cas dans Ies extensions de Sam Sam a Diack Sao, les extensions 1biaroye Kao 2 a )9, a Darou Salam-Bene Barrak. Dans ces quartiers. les homes-fontaines sont necessaires. avant une possible extension de reseau permettant ulterieurement des branches particuliers; deux des quartiers pilotes du projet a Dakar sont encore mal approvisionnes par l'eau de 1a SONES pour des raisons techniques; aGuinaw Rail, Ie debit est insuffisant et de nouveaux branchements sur Ie reseau acmel sont inutiles faute d'eau. De nombreux puits sont encore utilises. Dans ce quartier, les conduites principales sont a revoir completement; une grande partie du centre de Keur Massar est situee sur une elevation du sol (colline). II n'ya pas de reseau dans cette zone, expliquant une couverture en eau de la SONES tres faible, avec un grand nombre de puits. ANNEXEIY PageS Type de branchements dans les villes rezjonaJes ,13. Les conditions locales dans les villes regionales sont trCs ditTerentes de celles de la capitaJe. La population est actuellement trCs reticente a s'approvisionner en eau de la SONES, particulierement aZiguinchor, et dans une moindre mesure aKaolack, du fait: de la disponibilire d'eau des puits pendant presque toute l'annee de la gratuite de reau aces puits, du grand nombre de puits, limitant les distances d'approvisionnement, du gout agreable et doux de l'eau, limitant Ie .travail de puisage, de la faible profondeur de reau, limitant Ie travail de puisage, mais surtout du cout de reau de la SONES (fluor'c etlou saumitre). 14. Dans les quartiers periphcriques des villes regionales, les zones non encore desservies par reau de la SONES sont essentiellement des zones d'habitat recent, de type villageois, sans rues clairement d6limitees, et avec des constrictions trCs souvent en mat6riaux traditionnels (paille, banco, bois, etc..,). Ce type d'habitat est encore largement temporai.re, et la population est dispersee sur de grandes superficies. En consequence, dans ces quartiers, des bomes-fontaines sont plus appropriees. Le projet propose d'etablir des bomes-fontaines dans les quartiers peripheriques de ces villes, avec la mise en place d'une etude de "suivi" de ces bomes-fontaines. A eel 6ga.rd, it est reconunand6 de construire des bomes-fontaines dans les quartiers non desservis, non pas selon l'importance de la population a approvisionner, mais en fonction des surfaces sans reseau. On retient done la normes de 250 metres de rayon autour d'une bome-fontaine, permettant atoute la population de s'approvisionner dans un rayon acceptable. . Le Proaramme AEP IS. Les quantites d'eau a prevoir sont: , SOllhlj aux branchements et 25l1h/j aux BF. nexiste dans les quartiers etudies une pCnurie d'eau potable et ce pour les raisons suivantes: (i) les zones disposent d'un reseau d'alimentation, mais les pressions de service sont trop faibles. Les mesures suivantes sont prevues : (i) pose de conduites de distribution suffisanunent dimensionnes; (ii) it s'agit d'habitats spontanes iniguliers ala peripherie des quartiers reguliers etant munis d'un reseau d'aIimentation en eau. Les mesures.suivantes sont prevues : alimentation par des bomes-fontaines privees raccordees a des conduites d'amenee DN/iOOll50 afin d'assurer une extension ulrerieure du reseau et la mise en place eventuelle de branchements prives; (iii) it stagit de quartiers irreguliers qui ne disposent pas de reseau de distribution. Les mesures suivantes sont prewes : extension du rCscau par la SONES avec branchements privCslsociaux. 16. Normalement I'on compte qu'un habitant slapprovisiormant a partir dlune borne-fontaine consomme 2SVjour, y campris les pertes. Or, it y a lieu de penser que les valeurs effectives se situent a un niveau beaucoup plus bas. En plus, it est suppose qu'une borne-fontaine peut aeUe seule assurer l'approvisionnement de 200 a300 habitants au maxjmum. On peut cependant partir d'un chiffre plus eleve. compte tenu du fait que les chiffres de consommation sont plus bas et que la demande en eau est etalee sur toute la joumee en zone urbaine. En prenant pour base les taux de desserte, on obtiendrait un ANNEXEIV Page 6 nombre trop cleve de bomes-fontaines. Or, dans les zones a desserte insuftisante, plusieurs bomes- fontaines ont ere deconnectees, parce que leur exploitation Ctait non rentable. 17. Par ailleurs, Ie nombre d'habitants dans les zones desservies est diffici1e a estimer, parce que l'habitat est tres peu dense. e'est la raison pour laquelle il est plus rCaliste et pragmatique d'adopter comme critCre la distance, en prevoyant une distance maximale d'environ 250 mala borne-fontaine la plus proche. D s'ensuit qu'une bome·fontaine pourrait desservir une surfa.ce d'environ 19.6 ha. 18. I.e programme d'investissement presente ci-dessus, conceme la premiere phase d'intervention prevue au coors de la premiere annee du projet. nconceme 12 quartiers dont 5 Be trouvent dans l'aggJomeration de Dakar et 7 dans les centres de l'int6rieur. S'inspirant de l'expCrience de l'AGETlP en la matiere, les modalites d'execution du programme se dCfinissent comme suit: (i) confection des dossiers techniques finaux ainsi que les cahiers des charges des travaux par des consultants extemes, sous la supervision d'un ingenieur sanitaire resident a l'AGETIP et sous Ie contI6le permanent de 1a SONES (maitre d'oeuvre) ; (0) examen et approbation des dossiers par Ies services techniques de 1a SONES ; . (iii) achat global des foumitures par I'AGETIP en fonction des specifications techniques de laSONES ; (iv) choix des entrepreneurs de travaux en accord avec les trois parties ; (v) execution des travaux sous Ie contI6le du consultant et sous la supervision de l'AGETIP et de la SONES ; (vi) reception technique et prise en charge des ouvrages par 1a SONES. 19. Dans certaines zones d'habitat preca.ire, il pourrait etre n6cessaire de procCder a de legeres restructurations, pour pouvoir poser les conduites d'eau dans de bonnes conditions. A cd egard, il sera utile de mettre a profit I'expcrience du Ministere de l'Urbanisme et la GTZ en matiere de remembrement foncier. Le Protramme de travaus eomposante eau VILLE QUARTJER EXTENSION PREVUE· BORN£S.. LONGUEtJJt roNTAINES PR.EVUES DAKAR DIrouSaiam :z IIIIeIIDeI DN·ISO 4 Ouinaw Ralls RaonpJlII""IDIII" DN 100 pour 300 ·1300m 3 Coaduite de InIlCbemad • '00lIl Coaduite de ncconfement BF·900m KN'Maav :z IIJtaIneI DN IQ0.800m :z Nim1.aU lllJtalnel DN 1$0. 1$001II 3 Thiaroye Care 1 antennes DN·II00-9OQm 3 OIOURBEL Kcur Cheikh Ibn 2 antennes ON I so.soOm 2 KAOLACK Npne fit Touba Kaolack. 3 antennes DN 100·9001II 3 NItInC Sur I antenne ON loo-600m 2 ZlOUINCHOR Boucoae Sud LydilllJe 1 antennc DN 100· 100m 1 Tiline K.adror 4 antcmes ON lao-200m 4 Santiaba Kande 3 antennes ON lOQ.Soom 3 RECAPlTULAnF. DN lSOIPNIO-4OOO 30 ON 1001PN10-4900 ON 3OOIPNIQ.2300 ANNEXEIY Page 7 Sensibilisation des Populations et Education Sanitaire 20. Le projet a prew en place de micro-entreprises dans les centres de nutrition communautaires. Ces micro-entreprises sont supervisees par les ONG et par les comites de pilotage. Pour une meilleure efficacite du projet global, il est preferable que les memes micro-entreprises soient Cgalement chargees de la sensibilisation a reau. I1 faudra done renforcer les micro-entreprises par les agents "eau'" afin qu'ils puissent sensibiliser les populations sur: - l'utilisation d'une eau propre et saine; -Ie cout d'acces a l'eau potable; -I'apprentissage des gestes sanitaires et d'bygiene indispensables ; -I'organisation de l'evacuation des ordures menageres; -la mobilisation pour les travaux de nettoyage des rues et de curage des canaux d'Cvacuation des eaux; - la participation de la population a l'entretien de toutes les infrastructures a creer ; -Ie suivi et les etudes sur la consommation et l'utilisation de l'eau aux bomes-fontaines tests dans les villes regionales. 21. Ces agents devront ctre cboisis par les micro-entreprises au sein de la population des quartiers en fonction de leur qualite propre et de leur influence sur la population. Us devront recevoir une formation specifique pour leurs taches ulterieures, dans des entreprises de formation existantes au SenCgal et auxquelles I'AGETIP deja fait appel pour ses autres besoms de formation. Participation des populations pour la composante "eau" 22. En ce qui conceme Ie cout financement des extensions du reseau de distribution de la SONES, il est juge qu'une participation en travail etlou en especes ne peut cue exigee de la population. Jusqu'a present I'ensemble du caUt de ces travaux a toujours ete pris en charge soit par des bailleurs de fonds, soit directement par la SONES sur ses fonds propres. Ces financements ont couvert des extensions de reseau dans des quartiers beaucoup plus "riches" que les quattiers du projet. n est illogique et injuste de faire payer des "pauvres" pour un service que les "riches" ont ~ gratuitement. En ce qui conceme les frais d'entretien du reseau, Ie paiement de la facture d'eau selon la grille tarifaire de la SONES suffit a couvrir ce cout. D est propose que l'AGETIP sous-traite avec des entreprises locales et des tAcherons la realisation technique des Cquipements, selon un cahier des charges 6tabli par la SONES. Pour que la population bencHiciaire se sente plus concemee par ces extensions de reseaux, les entreprises adjudicatrices devront recruter des ouvriers et la main d'oeuvre non qualifiee parmi les populations des quartiers, selon des listes de travailleurs prioritaires 6tablies par I'AGETIP. D s'agit de procedures largement repandues dans Ie cadre des travaux communautaires ahaute intensite de main d'oeuvre. En ce qui conceme Ie cout d'investissement des bomes-fontaines, il est rappele que c'est Ie projet qui devra les financer. Le programme sera executes par I'AGETIP dans Ie cadre de Ia maltrise d'ouvrage deleguee et seion Ie meme programme a haute intensire de main d'oeuvre recrutee Iocalement, pour notamment Ia realisation des travaux non specialises (ex: creusement des tranchees des conduites d'eau). ANNEXEIV Page 8 Capacit~ et volont~ de la population a payer "eau 23. Le cout de l'eau en fonction des revenues des mCnages represente actuellemententre 5 et 7% du revenu moneta.ire des 80% les plus "riches" de la population urbaines. Les 20% les plus "pauvres" sont rarement raccordC a un branchement particulier. A Dakar, ou les sources d'eau alternatives (puits) sont rares.la popuIation la plus pauvre depense quelques 10% de ses revenus . monetaires pour reau potable aux bomes-fontaines. Dans les villes regionales, les revenus monetaires sont moins eleves que dans la capitate et les menages les plus pauvres n'acheteront aux bomes- fontaines que quelques litres par personne et par jour indispensables a la cuisine et la boisson. Les autres-besoins en eau scront couverts par les sources alternatives d'eau (puits), qui sont nombreuses dans les villes regionales du projet. Dans la pratique.la SONES est flexible quanta la possibilite de payer la facture d'eau en plusieurs fois, ce qui constitue un atout pour les mCnages pauvres de ne pas avoir a debourser 4.000 F CFA ou plus en une seule fois. Le cout de reau reste donc acceptable pour la trCs grande majorite de la population urbaine du SenCgal. 24. La notion de "volonte" de la population a payer reau potable est difficile a cemer dans une ville oil il n'existe aucune autre source d'eau alternative. A Dakar, la population n'a pas Ie chobe, puisque Ie nombre de puits encore fonctionnels est trCs faible. La SONES couvre deja plus de 95 % de la demande en eau de la capitate. La population ala capacite financiere pour payer reau de la SONES a Dakar, et Ie recouvrement des factures d'eau de la SONES est proche de 100%. La situation est dift'erente dans les villes regionales, surtout a Ziguinchor ou la capacite financiere existe (bien que les revenus monetaires des familles soient inferieurs a ceux de la capitate), mais la volonte de payer l'eau n'est pas repandue dans les quartiers non urbanises. La sensibilisati~ des populations est done indispensable. En tout etat de cause, une enquete supplementaire plus dCtaillee sur la volonte des populations a payer l'eau, sera etiectuee prochainement sur Ie terrain par Ie GREA qui dispose d'une tres grande experience en la matiere. ANNEXE V Page 1 SECURITE ALIMENTAIRE DES MENAGES RURAUX Termes de reference Description a) Objectif: Preparation d 'une proposition detaill6e, afinaliser au moins deux mois avant l'examen a mi-parcours du projet. Cette proposition presentera Ie plan d'action du programme de securite alimentaire des menages ruraux qui, apres analyse et approbation, fera I'objet d'un test selectif pour en determiner la viabilite et la reproductibilire dans I' ensemble des zones rurales du Senegal. b) Perspectives: Pour Ie long terme, un accroissement de la production alimentaire et du revenu effectif est la seuie voie a suivre pour resoudre les problemes de malnutrition et d'insecurite alimentaire des menages ruraux. L'environnement en milieu rural se distingue nettement de celui des zones periurbaines en raison de differences en termes de densite demographique, de contraintes logistiques, de variations saisonnieres qui affectent la disponibilire des denrees alimentaires, de production et consommation alimentaires des menages, de travail des femmes et de modes d'alimentation des enfants. c) Inte"ention: Cette composante mettra a J'essai une approche ciblee sur les menages ruraux des zones a forte incidence d'insecurite alimentaire, de deficiences nutritionnelles et de pauvrete, en prenant plus paniculierement en consideration la condition des femmes et des enfants. Cette approche fera appeJ a des interventions directes qui completeront les avantages comparatifs de I'action de I'AGETIP ainsi que d'autres programmes, projets et politiques. Au debut, Ie programme sera axe sur des micro-projets communautaires ruraux a haute intensite de main- d'oeuvre; il pourrait notamment poner sur les puits villageois, les postes de same, les ecoles et cantines scolaires, les jardins communautaires, les installations de stackage des denrees alimentaires. J'entretien des routes et cenaines constructions accessoires. Le programme tiendra compte de I'experience deja acquise par l'AGETIP en matiere de motivation des groupes et de panenariat avec des organismes tant publics que prives. Information et analyse (Phase I) La compos ante aura pour tache de recueillir et analyser les informations disponibles sur les points enumeres ci-dessous, en prenant en consideration les differences de niveau d'insecurite alimentaire entre Ie milieu urbain et Ie milieu rural. et l'experience institutionnelle de I' AGETIP concernant les communautes rurales, leurs besoins en infrastructures de base, ainsi que la taille, les panicularites, la structure et la capacite des ONG rurales : • Ie revenu des menages ruraux, l'etat nutritionnel et les habitudes alimentaires dans les differentes regions; ANNEXE V Page 2 • Ie systeme d'alene precoce, tel celui mis au point par Ie Commissariat ala securite alimentaire (CSA) qui identifie les zones d'insecurire alimentaire et suit revolution du prix du marcbe des denrees alime~ires; • la disponibiIite et I' acees aux prestations de sante et de services sociaux pour les femmes et enfants des'zones rurales, qU'j) s'agisse d'interventions du MS ou du Ministere de la femme, de I'enfant et de la famille; • une evaluation de la disponibilire et des capacites actuelles et potentielles des ONG envisagees comme futurs panenaires de I'AGETIP, notamment les associations feminines traditionnelles, les groupes de contact des femmes exploitantes agricoles et les agents wlgarisateurs feminins du PNV A, qui peuvent contribuer, par Ie biais des monitrices rurales ou des Centres d'expansion rurale polyvalents (CERP) a la mise en oeuvre des programmes de securite alimentaire des menages et a la diffusion de leurs messages; • les anciennes ou actuelles actions d'aide alimentaire au monde rural et, plus paniculierement, I'approche « vivres--contre-travail It, dans Ie cadre notamment de projets communautaires de reboisement et de cantines scolaires. Dossier de proposition pour ODe intenention du programme (Phase m Des recommandations concretes concernant les points ci-apres pourront etre formult~es sur la base des resultats de la Phase I : • I'identification des regions ou pourraient etre concentrees et testCes les activires initiales, a haute intensire de main-d'oeuvre, en faveur des communaures rurales : les facteurs a prendre en compte seront la haute probabilite d'msecurite alimentaire, un etat nutritionnel deficient, les niveaux de pauvrete et la proximire des zones ou I' AGETIP mene des actions communautaires en nutrition; • I'identification d 'un ou de plusieurs modeles prometteurs adaptables aux conditions specifiques du monde rural senegalais, en paniculier Ie transfen au milieu rural de la composante IEC; I'ajustement de cette approche pour recourir davantage, pendant de plus counes periodes, ala capacite d'animation; la mise a I'essai de differents modeles de programmes cibles du type « vivres--contre-travail It, complement alimentaire ou equivalent monetaire; la collaboration avec les associations feminines traditionnelles et les groupes de contact des exploitants agricoles en vue' de stimuler des activites de production hautement susceptibles d'accroitre Ia consommation alimentaire et les revenus, ciblees sur les femmes et les enfants et pouvant servir de moyen de divulgation des messages en faveur d'un changement du componement; et • des propositions sur la demarche a adopter pour introduire ces modeles, en tenant compte des depenses d'investissement et de fonctionnement, de I'etendue de la couvenure et des avantages previsibles. Les propositions presenteront une estimation preliminaire des couts de la fonnation, du personnel, de I'aide alimentaire, des equipements, des travaux de construction communautaires, de la preparation et de la production du materiel IEC, et des depenses de fonctionnement. ANNEXE v Page 3 Essais prilirnjnaires (phase llI) Apres son approbation par la Commission nationale de lutte contre la malnutrition et par I'IDA, Ie plan d'action detaille fera I'objet d'une mise en application ini~iale limitee. II sera procede a Ia selection d'uoe, et eventuellement, de deux regions qui repondent aux criteres d'insecurit6 alimentaire, de deficience nutritionnelle, de pauvret6 et de proximit6 d'une antenne de l'AGETIP chargee d'activites communautaires en nutrition. Les interventions specifiques et les population cibies seront identifiees, de IMme que I'approche a adopter pour Ie suivi sur Ie terrain. Cette experimentation sera evaluee au cours de sa r6alisation, au vu des forces et faiblesses de chaque intervention en matiere de : transfert de certaines fonctions au secteur non public, mobilisation communautaire et reponse aux besoins des beneficiaires, formation, ainsi que besoins en gestion et en logistique; it sera en outre tenu compte des donnees supplementaires recueillies sur I'etat nutritionnel et la securit6 alimentaire des menages ruraux. Les decisions et futures interventions seront induites par les conclusions de cette evaluation. ANNEXE VI Page 1 MOBILISATION SOCIALE ET INFORMATION, EDUCATION ET COMMUNICATION (lEC) Introduction 1. a Au Senegal, plus d'un enfant sur cinq dans la tranche d'ige de 6 36 mois souffre de malnutrition et un enfant sur trois presente un retard de croissance en raison d'une malnutrition chronique. Bien que Ie problme de la malnutrition se pose avec plus d'acuite en milieu rural que dans les zones urbaines, l'ampleur des difficultes auxquelles se trouvent confrontees les zones a urbaines demunies, dans Ie domaine de la nutrition, est identique eelle du monde rural (Guiro 1994). II a pu etre etabli que les facteurs culturels et de componement social sont - tout autant que les facteurs economiques et de securite alimentaire - les causes sous-jacentes de la malnutrition. C'est pourquoi toute action visant aameliorer Ie componement en nutrition, sante et hygiene, fait panie integrante de la lutte contre la malnutrition. A cet egard. pour qu 'une strategie soit viable, il est essentiel de confier aux individus et aux communautes la responsabilite de gerer eux-memes leurs problmes de nutrition et de sante. 2. C'est dans eet esprit que Ie projet de nutrition communautaire axe l'effon sur la modification du componement et la mobilisation des communautes afm qu'elles prennent elles-memes en charge leurs problmes. Les programmes de mobilisation sociale et d'information, education et communications (lEC) sont au centre de toutes les composantes et sont des facteurs cles pour la reussite de I'ensemble du projet. Ces programmes teront en sone que tous les panenaires. depuis les responsables politiques jusqu'aux beneficiaires, soient totalement informes, motives et impJiques dans Ie projet. Les deux programmes sont egalement essentiels pour assurer la perennite du projet en donnant aux individus et aux communautes la capacite technique de s'attaquer a leurs problemes de nutrition et de sante. 3. Les programmes ont ete co~us en gardant a I'esprit les difficultes rencontrees par Ie passe dans les domaines de la mobilisation sociale et des activites d'IEC. L'accent sera mis sur une planification strategique etayee par une recherche parfaitement definie (y compris en suivi et . evaluation), des activites reguJieres de formation et de supervision par 1'equipe du programme IEC, une collaboration entre tous les panenaires tant au niveau national que communautaire, et la mise au point de materiels d'IEC prealablement testes et culturellement adaptes. 4. L'utiHsation la plus judicieuse des ressourees de mobilisation sociale et d'IEC est assuree graee a la recherche d'une complementarite entre les consultations du client (communication interpersonnelle avec les beneficiaires) dans les Centres de nutrition communautaires et dans les menages (interventions au sein des communautes) ainsi que par Ie recours aux campagnes mediatiques. L'AGETIP et ses conaborateurs ont deja acquis une precieuse experience en mobilisation sociale et IEC qu'its mettront a profit pour les deux programmes. ANNEXE VI Page 2 Mobilisation sociale Objectifs S. Les objectifs de la mobilisation sociale sont les suivants : - mobiliser I'appui et la collaboration des responsables politiques au niveau national, regional et communautaire, y compris des chefs de village; - assurer que la communaute a Ie sentiment d'etre proprietaire du projet et panicipe a sa planification et a son execution; et - ameliorer la capacire des communautes a prendre en charge leurs problemes de nutrition et sante et a. fournir et elargir I'acces aux prestations afferentes. Strategie 6. Au niveau national, les elements essentiels de la strategie de mobilisation sociale comprennent I'appui politique accorde par la Commission nationale de lutte contre la malnutrition ainsi que des reunions nationales de planification, telles que les ateliers ZOPP. Au niveau regional, Ie but est de mobiliser I'appui des gouverneurs et autres autorites regionales. Au niveau communautaire, I'un des facteurs cles - et centre des efforts de mobilisation - est la creation de comites de pilotage composes de personnalites locales influentes, de GIE, d'associations communautaires et de representants des autorites locales (y compris Ie medecin-chef de district). Des sous-comites de soutien seront organises a proximite de chaque CNC (ou Ie mCdecin-chef de district est represente par un infumier ou une sage-femme issu du quartier). Ces comites et sous- comites serviront de mecanisme de communication et de coordination entre toutes les personnes concernees par Ie projet au niveau local, ainsi que d'instrument de supervision communautaire, d'identification des probl~mes et des moyens pour parvenir a des solutions. Les comites de pilotage sont concernes par chacun des principaux aspects du projet : nutrition, sante et eau. 7. L'AGETIP a deja acquis une vaste experience en mobilisation sociale. Sa strategie de mobilisation dans Ie cadre du projet sera adaptee aux besoins de ce dernier. Au niveau communautaire, it s'agit d'etablir Ie contact avec les autorites locales, de rencontrer les responsables communautaires et d'organiser des reunions elargies a I'ensemble de la communaute; d'obtenir l'approbation de la communaute; enfm; de mettre en place un comite de pilotage communautaire. La description du projet et les options de panicipation communautaire sont expliquees, de meme que les modalites de I' AGETIP pour la passation des marches. Des videocassettes seront presentees pour illustrer les succes du projet dans d'autres communautes en insistant sur Ie role du controle de la croissance pour Ie programme de nutrition et sur la partiCipation active des meres a cette composante. Pour stimuler I'interet des communautes, il est prevu d' introduire des formes traditionnelles de communication (griots, orateurs publics, theatre). 8. Les activites au titre de la mobilisation sociale Gomprendront en outre des echanges d'informations entre quartiers voisins, au niveau des chefs communautaires, des ONG, des GIE et autres groupements. Les MIC et les MOC des quartiers ou l'ouverture d'un CNC est imminente visiteront les CNC deja bien etablis et parfaitement o.,erationnels dans des zones voisines. Afin ANNEXE VI Page 3 de susciter la competition entre les CNC, ceux qui auront enregistre les meilleurs resultats seront recompenses. Execution 9. Au niveau communautaire, il incombera aux comites de pilotage, appuyes par les MOC et les consultants locaux, d'orienter les efforts de mobilisation sociale. Pour leur part, les MIC et particulierement ceux du programme IEC exposeront les details du projet aux groupements et associations communautaires et aux membres des comites et sous-comires de pilotage. La supervision d' ensemble sera assuree par I' AGETIP. 10. La composante mobilisation sociale sera l'instrument de diffusion des messages IEC sur les aspects suivants : Initiative communautaire : importance, pour les communautes, de se prendre en charge et non d'attendre l'aide des pouvoirs publics; mise au point de techniques d'action des lobbys pour des demandes de service; importance du caractere participatif du projet. Hygiene communautaire : importance de I' eau bouillie et relation avec de bonnes conditions de sante et de nutrition; importance des bonnes pratiques de conservation et de gestion de l'eau; raisons de la tarification de l'eau (avantages en retour pour la communaute), importance des bonnes pratiques d'hygiene et leur incidence favorable sur la sante et la nutrition; role des latrines, de la collecte des ordures, du curage des canalisations, du compost. Rale du .,ere en nutrition familiale : besoins specifiques des femmes allaitantes et des femmes enceintes; liens entre nutrition et bonne sante; necessite d'un planning financier pour veiller a satisfaire les besoins des jeunes enfants. IEC 11. La situation economique et les conditions de l'environnement sont reconnues ~tre a l'origine de la plupart des problemes de nutrition et des problemes de sante. Toutefois, nombreux sont ceux qui relevent de facteurs socio-culturels. Une part importante des efforts du programme d'IEC sera axee sur les pratiques nutritionnelles malencontreuses qui resultent de traditions peu judicieuses ou simplement de l'ignorance. Traditionnellement, I'e education,. en sante et nutrition avait eu pour but de combler les lacunes en information. Cette approche qui consiste a presenter des faits scientifiques et a encourager une modification du comportement s'est revelee inefficace. Des approches participatives plus subtiles ont ete mises au point; elles combinent methodes de communication mediatiques et interpersonnelles et s' efforcent de susciter des changements specifiques de comportement parmi une population cible donnee. 12. Grice a cette approche, les groupes cibles ont une meilleure perception de leur situation et, plus important encore, 'decident d'eux-memes d'introduire les changements qu'ils estiment devoir leur etre bCnefiques ainsi qu'a leurs familIes. L'experience passee a prouve la faible capacite des populations a proceder a ces changements d'autant que ceux qui sont confrontes aux problemes de nutrition et de sante les plus graves sont les moins scolarises et les plus demunis. II appartient aux planificateurs des projets de veiller a ce que les resultats . ANNEXE VI Page 4 escomptes soient rCalistes et que la demande d'interventions d'IEC pour provoquer un changement n'excede pas la capacite de changement de la population. 13. Les objectifs du programme d'IEC sont les suivants : a) stimuler une modification positive du comportement de la population cible et renforcer sa capacite de gerer ses problemes de nutrition et de sante, ainsi que les problemes connexes; b) sensibiliser Ie grand public, de meme que les responsables de la prestation de services sociaux, aux problemes de nutrition, de sante et d'hygiene, et it la maniere de les aborder. 14. Des strategies d'IEC doivent etre elaborees en se fondant sur les actuels ou futors resultats de la recherche, notanunent les evaluations des bencficiaires et Ie suivi des activites d'IEC. Ces activites ciblerom des populations nettemem definies et viseront a provoquer et mesurer certains changements specifiques de comportement. 15. Les groupes cibles som les suivams : i) pour Ie programme de nutrition: en premier lieu les femmes enceintes et allaitames dom la plupart ont des enfams mal nourris (une tentative, appuyee par des messages choisis, sera egalemem faite en direction des hommes); et ii) pour Ie programme d'alimentation en eau : tous les menages des communautes ciblc!es. 16. Les methodes de communication qui seront utilisees sont les suivantes : i) consultations interpersonnelles/clients (individus ou groupes au CNC) : principalement pour Ie programme de nutrition; ii) consultations interpersonnelles a domicile : principalemem pour Ie programme de nutrition a I'imention des menages ayam des enfants mal nourris, malades ou sans gain de poids, et plusieurs bCneficiaires; iii) consultations imerpersonnelles au niveau communautaire : pour les deux programmes; iv) campagnes mCdiatiques : pour les deux programmes; radio, TV. presse ecrite; une place de choix sera reservee it la radiodiffusion de messages en langues vernaculaires par des stations locales. iJ Consultations interpersonnelles en IEC dans les CNC 17. Chaque CNC organisera des sessions hebdomadaires d'IEC a I'intemion des femmes enceintes et allaitantes, duram les six mois de leur participation au programme d'alimentation complementaire. D'autres femmes, qui ne participent pas au programme, assisteront egalement a ces sessions. Chaque session reunira de 10 a 15 participantes et couvrira un theme specifique. II est egalement envisage de tenir au moins une session d'IEC pour les epoux des femmes participantes. Compte tenu de la difficulte it sensibiliser ce dernier groupe par des actions d'IEC axees sur les problemes de nutrition et de same, Ie succes dependra de la capacite it mobiliser les responsables communautaires pour s'assurer leur soutien. ANNEXE VI Page 5 18. Dans chaque CNC deux employes auront la responsabilite de tenir ces sessions avec l'aide d'autres membres du personnel. Le responsable de I'IEC animera les sessions de groupe au CNC, tandis que Ie responsable de la sante communautaire (contr6le de la croissance) s'entretiendra individuellement avec les clients. Ces contacts interpersonnels s'adresseront aux femmes confrontees aux difficultes les plus serieuses; if peut etre notamment decide de les aiguiller vers d'autres formations sanitaires ou sociales, 19. Les deux responsables beneficieront de trois sessions de formation au cours de I' execution du projet. Les personnes chargees des activites de formation devront en outre superviser les activites d'IEC, les conseils aux clients et Ia distribution du materiel d'lEC a chacun des centres. Des tableaux~papier a feuilles mobiles, des canes-eclair pour Ies clients et Ies fiches de croissance seront Ies elements de base. La personne chargee de I'activite d'IEC devra etre alphabetisee et avoir conserve des attaches solides avec la communaute (pour rCduire Ie risque de son depart une fois formee). 20. Le responsable de 1'lEC devra par ailleurs organiser des sessions en dehors des CNC, principalement pour Ie programme d'alimentation en eau. Cene activite sera menee de concert avec Ie programme de mobilisation sociale et en collaboration avec d'autres formations sanitaires et sociales, avec les ONG, les groupements feminins, et la population qui souhaite beneficier du programme d'lEC du projet. 21. Pour les activites d'IEC a I'interieur des CNC, l'approche sera unifonnisee et fera appel a un meme lot de modules et materiels d'lEC, lesquels pourront cependant etre affines pour Ies adapter a chaque CNC en fonction du contexte socio-culturel et des besoins exprimes par les beneficiaires eux-memes. n sera demande a chaque agent charge de I'IEC d'etablir des micr~ plannings trimestriels qui seront revus par Ie MOC et par Ie superviseur du programme IEC a I'AGETIP. La presentation des sessions de groupe sera uniformisee; au debut de chaque session, Ie theme de la session precedente sera revu; un debat suivra pour determiner son impact eventuel sur les meres. Finalement une discussion sera ouverte pour comprendre comment les meres per~oivent les problemes qui relevent du nouveau theme propose; Ie materiel IEC (tableaux~papier a feuilles mobiles et canes-eclair) servira a stimuler la discussion et a presenter I'information. iii) lEe au niveau des comnumautes 23. Le but de I'IEC a ce niveau est triple : renforcer la mobilisation sociale pour interesser la communaute a la creation d'un CNC; communiquer a une audience plus vaste les messages d'lEC utilises au CNC; promouvoir Ie programme d'alimentation en eau et diffuser les messages afferents. 24. L'action en IEC pour Ie programme d'alimentation en eau exploitera les enseignements tires de )' experience de I' AGETIP en mobilisation sociale pour diffuser les messages d'IEC. Les themes presentes comprendront : l'utilisation d'une eau propre: Ies raisons d'une tarification de I'eau; I'importance de l'hygiene communautaire et individuelle; Ie pourquoi et Ie comment de la collecte des ordures; I'importance d'un systeme de drainage propre et bien entretenu; les arguments en faveur d'une participation communautaire au programme d'alimentation en eau et d'assainissement; )'importance de la proprete des approvisionnements et de la conservation de l'eau; enfm, Ie suivi de l'experience avec les bomes-fontaines dans les agglomerations regionales. I ANNEXE VI Page 6 iv) lEe par les medias 25. La diffusion des messages d'IEC par les medias est peut-etre Ie moyen l~ plus rentable, elant donne Ie vaste public auquel ils s'adressent. Quelque 70 % des menages senegalais possedent une radio, et ce taux est encore plus eleve dans les zones urbaines. 26. Une campagne publicitaire a la radio sera mise au point. Initialement, elle couvrira les themes suivants : les relations entre nutrition et sante et entre bonne hygiene et sante; I'allaitement au sein et les bonnes pratiques de sevrage. D'une duree de 30 secondes chacun, les messages seront diffuses plusieurs fois par jour pendant deux mois par les stations regionales. lIs seront en wolof, ainsi que dans la langue vernaculaire dominante de chaque region si eUe est parlee par au moins 40 % de la population locale. II est recommande pour ces messages, de recreer une situation reeUe; differents modeles seront pretestes pour identifier ceux qui ont I'impact Ie plus evident. La radiodiffusion des messages pourra etre renforcee par I'interpretation de scenes par des groupes de theatre folklorique qui aideront en outre au choix du vocabulaire en wolof et autres langues. 27. Le projet ne doit s'etendre que progressivement; aussi est-il recommande que la radiodiffusion des messages dans les quatre regions coincide avec la mise en place effective ou tres prochaine des services du projet. .Au cours du deroulement du projet, il sera necessaire d'avoir recours a des themes et messages differents compte tenu d'eventuelles resistances au changement de componement et de I'evolution des priorites. En teernes de cout-efficacite, les messages radio sont les plus valables pour atteindre Ie grand public. Neanmoins, quelques messages televises sont prevus afin de stimuler I'adhesion au projet de toutes les couches de la population. 28. Une campagne mediatique d'information sera mise au point dans Ie but d'obtenir I'appui des personnes les plus influentes et d'encourager la panicipation des conununautes. Elle completera les messages radiodiffuses dont eUe reprendra cenains des themes. Pour reaIiser cette campagne, one documentation et des conununiques de presse seront prepares a I'intention des journalistes de la radio, de la television et de la presse ecrite, qui seront egalement invites a des reunions d'information. La panicipation des journalistes qui preparent les progranunes en langues vernaculaires sera plus paniculierement recherchee; une assistance leur sera accordee pour developper un vocabulaire adequat dans les differentes langoes et qui soit utilisable pour les messages radiodiffuses et la confection du materiel d'IEe. 29. Un Comite consultatif du projet presentera ses suggestions pour la conduite du programme d'JEC. II sera compose de representants des differents ministeres, organismes internationaux, donateurs bilateraux et ONG locales, concernes par Ie programme; on peut citer a cet egard : Ie SANAS, la DSSP, la DES, l'UNICEF, Ie FNUAP, Ie PAM, I'USAID, GTZ, I'ORSTOM, I'ORANA et Ie projet BASICS. Le Comite veille~a a I'instauration d'un climat de cooperation pour faciliter un echange des resultats de la recherche et du materiel IEC des differents organismes qui interviennent en sante et nutrition au Senegal. II encouragera en outre la coordination des activites et de leur financement afin d'eviter les couts et la confusion dus a des duplications. Le Comite fonctionnera a I'instar d'un conseit d'administration et donnera conseils et soutien pour la mise en oeuvre des grandes strategies d'IEC. Lorsqu'il s'agira de domaines specifiques d'intervention, it pourra faire appel a la collaboration d'institutions specialisees. ANNEXEVI Page 7 30. Pour I'execution du programme on associera aux messages et materiels precCdemment mis au point par d'autres organismes et institutions, ceux qui auront ete nouvellement crees pour les besoins specifiques du projet. Par exemple, il existe deja des grapbiques reladfs a la rebydratation par voie orale et a la nutrition qui pourront etre dupliques et utilises des Ie debut. Tout Ie materiel d'IEC, existant ou nouveau, sera teste de maniere approfondie en presence de representants de la population ciblee. 31. La confection de ce materiel sera confiee par contral a des societes privees ou a des ONG ayant une experience en communication et publicire. La supervision sera assuree par la DGN de l' AGETIP en concertation avec Ie Comite consultatif. 32. Un seminaire sera organise afin d'unifier Ie vocabulaire utilise pendant Ies dialogues interpersonnels et Ies campagnes par l'intermediaire des medias; un glossaire des termes en fran~ et en langues vemaculaires sera prepare. Paniciperont a ce seminaire plusieurs responsables de I'IEC aux CNC, ainsi que des representants du MS, de I'UNICEF, des ONG et d'autres organismes ayant une experience en communication et publicire et ayant deja produit du materiel d'lEC en nutrition et sante pour Ie Senegal. Seront egalement invites les linguistes et Ies producteurs de programmes radio en langues vemaculaires. Pour la preparation du glossaire. on se servira de la tenninologie deja utilisee par les educateurs sanitaires du MS et de I'UNICEF . Ce glossaire sera distribue a tous Ies CNC et integre aux programmes de formation. 33. Divers collaborateurs participeront a Ia mise en oeuvre du programme IEC, notamment les agents de la DGN - AGETIP, les organisines prives charges de la formation, de la supervision et de la confection du materiel, et Ies representants des pouvoirs publics, en particulier ceur. qui panicipent au Comite consuitatif. Recherche 34. Le Senegal possCde un vaste reservoir de donnees de recherche de haute qualite, en rappon avec Ies objectifs du projet, et auquel ont contribue divers organismes et agences. Les informations deja recueillies sur les habitudes et les tabous alimentaires, Ie partage des repas a l'interieur des familles, I'allaitement matemel et les pratiques de sevrage seront precieuses pour decider de I'orientation a donner aux programmes d'lEC et de mobilisation sociale. Neanmoins, it sera necessaire d'etablir une recherche operationnelle afin de garantir Ie bon fonctionnement de ces deux programmes. La mise au point des strategies, messages et materiel d'IEC et de mobilisation sociale s'appuiera sur les resultats de petites enquetes et de discussions avec les diverses populations ciblees. Cette recherche deviendra de plus en plus indispensable a mesure que seront identifiees des reticences a one modification du componement. 35. La recherche operationnelle est necessaire pour Ie suivi et I'evaluation des programmes d'IEC et de mobilisation sociale. Elle joue un role determinant pour provoquer une modification du componement des populations ciblees. Du fait de la mUltiplicite de ses aspects, Ie projet a des besoins tres divers en matiere de recherche dans les domaines de la planification, du suivi et de l'evaluation (etudes des beneficiaires, etudes operationnelles ponctuelles, rapports de supervision. enquetes sur les menages et etude annuelle CAP). La recherche sera etroitement coordonnee pour pouvoir atteindre les resultats escomptes au stade de la planification (se referer a l'Annexe VIII pour les details relatifs au sui vi et a I'evaluation). ANNEXE VI Page 8 Gestion des programmes d'IEC et de mobilisation soclale 36. Pour la gestion des programmes d'IEC et de mobilisation sociale, Ie projet fera appel aune equipe dirigee par un chef de projet charge de la coordination des travaux avec Ie personnel conceme de I' AGETIP, qui comprendra un nutritionniste et un sociologue/anthropologue. Les taches ci-apres incomberont a l'equipe : - examen des resultats et preparation des plans des futurs travaux de la recherche, - elaboration de strategies specifiques en IEC et en mobilisation sociale, - identification par Ie biais d'appels d'offres de panenaires du secteur prive. - preparation des termes de reference des panenaires, - preparation duplanning des travaux en collaboration avec les panenaires et supervision de ces travaux, - controle de I'execution effective des tests prealables du materiel d'IEC, de la mise au point et de I'analyse d'une recherche qui doit fournir une base pour Ie developpement, Ie suivi et I'evaluation des strategies d'IEC et de mobilisation sociale proposees. 37. Sous la supervision des directeurs des programmes d'IEC et de mobilisation sociale, la recherche et la mise au point du materiel et des modules de formation pour les deux programmes seront executes sous contrat. lIs seront confies a des ONG, a des agences de I'Etat et a des entreprises privees ayant une experience dans ces domaines. Pour I'elaboration des strategies et du materiel mediatique et leur test pr6alable afin de s'assurer de leur efficacite, il sera fait appel a des entreprises privees de publicite et de recherche en marketing. 38. Un logo, a utiliser pendant toute la duree du projet (aux entrees des CNC, sur les emballages de I'aliment de complement, sur des t-shirts, etc.), aidera Ie public a mieux identifier Ie projet. Son graphisme refletera un message de sames pratiques en nutrition et de bien-etre des enfants. II sera teste soigneusement au prealable pour s'assurer que la population ciblee Ie comprend et i'apprecie et ne fait aucune confusion avec d'autres programmes et projets. En outre" un nom de marque sera choisi pour I'aliment de complement. ANNEXE VII Page 1 FORMATION 1. Le caractere novateur du projet rend indispensable Ie recours a un programme de formation adapte et destine aux groupes cibles, aux comites de pilotage, aux micro-entrepreneurs (MIC), aux maitres d'oeuvre communautaires (MOC) et aux communautes qui participent au projet. Cette formation menra les prestataires de service en mesure de promouvoir les pratiques de nutrition et d'hygiene qu'ils auront eux-memes acquises pendant la mise en oeuvre du projet. La nutrition, I'eau, Ie suivi et I'evaluation des programmes figurent parmi les themes qui seront abordcs. Le deroulement de cette formation tiendra compte du fait que I' execution du projet est prevue en pi~sieurs ctapeS. La presente Annexe ne considere que la premiere annee d'activite. Straregie du programme de formation 2. L'objectif de cette composante est de creer, grace a la formation, un environnement favorable a la pleine participation des popUlations, du comite de pilotage, des MIC, des MOC et des groupes cibles, ce qui est indispensable au bon deroulement du projet. En outre, elle vise a assurer la perennire du savoir acquis pendant Ie projet et a renforcer I' expertise locale et nationale en formation et nutrition. Formation theorigue et pratigue 3. Pour la premiere annee du projet, les modules de formation se fondent pour I'essentiel sur l'experience des marches passes par I'AGETIP avec des petites entreprises dans Ie cadre du projet. Ces modules tiennent cgalement compte des enseignements de la phase pilote et de la capatite observee des MIC et des MOC a prendre en charge la gestion des CNC. Selon toute probabilite, de nombreux problemes se poseront la premiere annee du projet, en particulier pendant Ie suivi et I'cvaluation. II en sera pris note par l' AGETIP qui en informera les formateurs afm qu'ils les prennent en considcration les annees uitcrieures. Cene approche a partir de la base met l'accent sur les besoins reels des entrepreneurs. Les liaisons entre la formation, Ie sui vi et l'evaluation favorisent un retour d'informations et une adaptation pour de meilleures prestations. 4. Pour l'immediat, Ie materiel didactique sera prepare dans les langues vernaculaires (wolof. diola) des participants de Dakar et des quaniers des dix regions couvertes par Ie projet; apres revision, en accord avec Ie Ministere de la sante, il sera ensuite integre dans Ie plan d'action du programme national de nutrition. Description du programme de formation 5. Le programme de formation comprendra trois sous-composantes : nutrition, eau et gestion generale, ANNEXE VII Page 2 Sous-composante nutrition 6. II est prevu de confier en sous-traitance J'elaboration des modules de formation et du materiel didactique, de meme que la formation proprement dite. Celle-ci sera dispensee en faisant appel a la methodologie utilisee par l'AGETIP pour des projets anterieurs. Les sous-traitants mettront au point des modules et identifieront les consultants (medecins sans emploi) qui seront charges de la formation et devront fournir une assistance pour la supervision des activites. La methode « en cascade », similaire a Ia methode « formation et visites It des services de la vulgarisation agricole du Senegal, sera utilisee. Cette methode implique Ia formation de formateurs et Ie recours a un dispositif de supervision et a un mecanisme d'information en retour pour s'assurer de I'efficacite de la formation dispensee et identifier les besoins futurs. Un nutritionniste sera recrute pour I' equipe responsable de la preparation des modules et participera aux activites de formation. n est prevu une formation pratique, eventuellement avec jeux de rOle. Des cours annuels de recyclage seront organises par la suite a I'intention des M1C et des Moe. 7. En matiere de nutrition, la formation se decomposera en six modules de base : i) methodes et techniques de communication interpersonnelle pour I'accueil de la population; ii) presentation generate du projet; iii) gestion des stocks; iv) nutrition; v) gestion, suivi et supervision d'un CNC; et vi) systeme informatique de gestion. 8. Ces modules sont decrits ci-apres : 9. Methodes de communication intemersonnelle. Ce module s'adresse aux M1C dans Ie but d'ameliorer leur expenise en communication interactive. A ce jour, Ie materiel didactique (tableaux-papier a feuilles mobiles) n'avait pas ete correctement utilise, par manque de formation en techniques de communication interpersonnelle. Les participants prioritaires a ces sessions de formation seront les agents des CNC responsables du volet IEC. La session initiale sera de cinq jours, sui vie de deux sessions supplementaires de suivi d'une dulCe de deux jours. n existe une documentation et des modules de formation a la conduite de la communication interpersonnelle; ils seront adaptes pour les besoins du present module. Les techniques de communication et d'animation des reunions, qui seront enseignees. seront utiles pour resserrer les liens entre les M1C, Ies Moe, Ie Comite de pilotage et les beneficiaires et permettront d'ameliorer l'accueil du public aux CNC. 10. Presentation generate du projet. Ce module est axe sur les principaux acteurs (M1C et Moe) du projet. Une fois leur formation achevee. ils seronl au courant des objectifs du projet, connaitront la population cible. les differents acteurs. leurs termes de reference et contrats. Les points essentiels du Manuel de procedures leur serom expJiques afin qu' ils saisissem bien qui sont les differents panicipants au projet. 11. Gestion. suivi et supervision des centres de nutrition communautaires. Le module est destine aux superviseurs des micro-entrepreneurs et aux superviseurs externes des CNC (MOC). II consiste en une presentation du rOle du CNC dans Ie cadre du projet et ses relations contractuelles avec I'AGETIP. La formation pone sur les notions de base de la gestion et du fonctionnement d'un CNC (par exemple : accueil et enregistrement des beneficiaires, contrOle de la croissance, stockage et distribution de J'aliment de complement). Un manuel de directives sera remis aux participants. En outre. les videos de centres operationnels seront projetees et ensuite discutees. ANNEXE VII Page 3 12.' Nutrition. Son objectif est de veiller i ce qu'i tous les niveaux, I'ensemble des panenaires possedent des connaissances fondamentales en nutrition, hygiene et autres themes en relation avec Ie projet. Cela leur permettra de mieux comprendre dans quel contexte se situe leurs interveptions et de jouer informellement un role d'educateur, Parmi eux, figurent les responsables des CNC, les superviseurs et les agents charges de I'IEC, de la formation, de la pesce des enfants et de l'aiguillage vers des centres sanitaires. Les themes ci-apres seront incius dans Ie module: notions de base en nutrition, promotion de I'allaitement maternel, pratiques de sevrage, frequence des repas, prevention et traitement de Ia diarrhee, controle de la croissance et sa promotion (application de l'Indice de poids par age; explications sur I'utilisation des fiches de croissance), demonstration au CNC de la preparation des repas, aiguillage des enfants vers des structUres mCdicales, modalites de coordination avec Ie systeme sanitaire. 13. Gestion des stocks. Ce module s'adresse en premier lieu aux agents responsables de la distribution et du controle des stocks d'aliments de complement, mais aussi aux superviseurs (et aux MOC), La formation ponera sur les elements de base, Ie controle de qualire des aliments de complement, la tenue des fichiers, les bonnes conditions de stockage des aliments. 14. Systeme inforotatigue de gestion (SIM). La formation s'adressera aux MOC charges de I'entree des donnees collectees par les CNC et par la DEN de I'AGETIP, en vue de leur traitement et analyse par Ie MIS. Des sous-modules simplifies sont prevus afin de faciliter I'interpretation des resultats du MIS par les MIC, les MOC et les comites de pilotage. Programme d'alimentation en eau 15. Les modules de formation pour cette composante seront definis en accord avec la SONES, les Services techniques communaux et l'AGETIP; les activires de formation seront confiees a des organismes prives. Le but recherche est d'accroitre Ie niveau d'expenise des petites entreprises dans les domaines de Ia maintenance des equipements, de la distribution des pieces detachees, de la vente du ciment, et d'en faire des entreprises dynamiques au niveau de leurs districts. Les modules de formation couvriront toutes les activites necessaires a I'execution du programme d'alimentation en eau : reparation des pompes et des groupes electrogenes, forage de puits, construction (superstructures/pompes et plates-formes pour bornes-fontaines), pose des canalisations et installations electriques. Outre ces aspects de formation technique, Us recevront une assistance pour la gestion de leurs micro-entreprises, y compris pour la mobilisation conununautaire (campagnes d'information et collecte des donnees), et pour une etude de la demande effective dans les zones ciblees. Formation en gestion 16. Cette composante vise a renforcer I'expenise des MIC et des MOC dans Ie domaine de la gestion. La formation couvrira les themes suivants : diagnostic general (informatique); gestion; diagnostic financier et social; comptabilire generale, marketing; gestion des stocks; budget; gestion des chantiers et diagnostic de supervision; comptabilite analytique; et diagnostic de strategies: plans de developpement. ANNEXEYIl Page 4 Formation professionnel1e 17. Cene composante comprend six mQdules : reparation des petits reseaux d' alimentation en eau, des pompes, etc.; devis et estimation des couts; techniques de forage; electricite; gestion des chantiers; et construction. Gestion 18. Les deux demiers modules de formation s'adressent a la Division de gestion de la nutrition et porteront sur I'etablissement des dossiers d'execution du projet et sur I' auto-evaluation. Le premier module est I'un des plus importants de la composante fonnation. II vient en effet appuyer I'elaboration et la mise en oeuvre d'une nouvelle strategie de nutrition. C'est un bon instrument pour experimenter et defmir les narmes et modalites d'intervention, fIxer les taux de participation et determiner les responsabilites. Ce module de programmation et de recueil des donnees d' execution du projet permettra aux participants d' extraire des donnees constamment actualisees, avec pour objectifs : de recueillir les donnees sur la nutrition pour les communiquer aux partenaires concemes; d'identifIer les donnees obtenues grace au sysr.eme informatique de gestion et de les transmettre a la Commission nationale de June contre la malnutrition; de preparer des fIches recapitulatives des differents aspects du projet; d'identifIer et reproduire Ie materiel didactique utilisable par les partenaires intervenant en matiere de sante, education et nutrition. 19. Le module d'auto-evaluation est destine au personnel de la Division de gestion de la nutrition qui sera charge de transmettre les donnees a la Commission nationale de Iune contre la malnutrition. II permettra de mettre en place un mecanisme extremement simple (peu de donnees sont collectees) pour une identifIcation rapide des zones qui neccssitent une attention speciale, et pour Jes besoins d'ajustement ou d'climination. Cette auto-evaluation aidera non seulement I' AGETIP dans son suivi des activites du projet, mais egalement I'equipe du projet en lui facilitant une meilleure perception des objectifs, tels que defInis avec precision par Ia Commission nationale de lune contre la malnutrition. ANNEXE VIII Page 1 SUIVI ET EVALUATION I. DESCRIPTION 1. L'objectif du systeme de suivi et evaluation (S&E) est de foumir aux gestionnaires et decideurs du projet les informations neeessaires et mises a jour pour leur permettre de suivre la performanee du projet, de prendre les mesures correctives qui s'imposcnt et de determiner les avantages et I'impact du projet. Un atelier de lancement du projet, d'une duree de 2 a 3 jours sera organise par I'AGETIP afm d'examiner Ie sysreme de suivi et d'evaluation avec toutes les parties coneemees (y compris les MOC, Ie MSPAS, Ie CSA, Ie PAM, Ie KfW et I'IDA). A I'issue de eet atelier Ie systeme S&E sera finalise et chaque intervenant dans Ie projet aura des lors une meilleure perception du but du systeme, du rOle de chaque partenaire, de la relation entre les differents partenaires et du flux d'informations. B. DoDDies de base essentielles 2. Reeensement des guartiers. Arm de constiwer une base de donnees sur les enfants de chaque communaute, un recensement initial des enfants des zones ciblees sera entrepris. Le personnel des micro-entreprises locales encadrera eette operation. Les donnees a recueillir seront : Ie nom, I'age, Ie poids et la taille des enfants (ages de 6 a 36 mois), Ie nombre de femmes enceintes et allaitantes dans les menages, les conditions de vie du menage en termes d'alimentation en call (acces et conservation) et d'assainissement. Toutes les donnees ainsi recueillies scront entn~es dans Ie systeme informatique du projet pour foumir une base d'evaluation de la couverwredu projet dans chaque zone ciblee. Une fois un CNC devenu operationnel, ee reeensement initial permettra d'identifier les enfants mal nourris qui ne Ie frequentent pas de falton suffisamment assidue. Le personnel du CNC effecwera des visites au domicile de ces enfants afin d'inciter les meres ales inscrire au programme. Pour chaque zone, ce recensement se fera deux mois avant I'ouverwre du CNC local. 3. Systeme informatigue de gestion. Au cours de la phase pilote, Ie systeme de collecte des donnees au niveau des CNC a ere simplifie et au moment de l'evaluation un accord preliminaire est intervenu Quant au nombre, au type et au contenu des formulaires a remplir par les MIC. (Une decision definitive a eet egard sera prise lors de I'atelier S&E). Le personnel des micro·entreprises sera forme ala collecte, a I'organisation et a I'analyse des donnees; les modalites ci·apres sont prevues : . • etablissement d'une fiche de couleur codee pour chaque beneficiaire; ces fiches seront classees dans des boites de maniere a faciliter I'identification des categories de malnutrition et des dates de consultation (c'esHi~ire des consultations prevues pour une date donnee). 11 sera tenu un fichier separe des enfants qui ne sont pas venus en consultation et doivent donc faire I'objet d tune visite a domicile; ANNEXE YIn Page 2 - pour chaque joumee, recapitulation sur un petit registre du nombre d'enfants peses, du nombre de rations distribuees par categorie de bCneficiaire, du nombre de sessions d'IEC organisees avec indication du theme et des bCneficiaires. - une fiche de recueil hebdomadaire des donnees des MIC a ete mise au point pour etre completee par les MOC afin d'integrer les donnees dans Ie systeme informatique. Les reunions hebdomadaires de supervision prevues entre les MIC et les MOC debuteront par une analyse et une discussion de ces donnees, pour pouvoir identifier les tendances et les problemes et tenter de. les resoudre sur place (l'AGETIP met actuellement au point un guide des supervisions); - les agents Moe dresseront une liste mensuelle recapitulative des donnees hebdomadaires recueillies par les differents MIC, pour leur transmission par modem a I'AGETIP. lis aurant par ailleurs des discussions avec les comites de pilotage communautaires et avec ceux des districts ainsi qu'avec I'AGETIP concernant les donnees contenues dans les rapports afin de resoudre les problemes a ces differents niveaux. Systeme de supervision 4. Les donnees informatiques seront utilisees par les superviseurs pour differents besoins, y compris I'information en retour des personnes supervisees et la solution des problemes poses. La supervision des CNC sera confiee a des Moe qui affecteront au minimum deux de leurs employes a cette tache; ceux-ci se repartiront Ie travail de maniere a ce que chaque CNC ne soit supervise que par une seule personne : it est prevu une visite hebdomadaire de chaque CNC par son superviseur. Les resultats des supervisions seront examines lors de reunions periodiques entre les Moe, les MIC, les services de sante et les communautes. . 5. Le Manuel de procedures precise les crireres de selection des superviseurs (MOC) et leurs tennes de reference. Un guide des supervisions, a utiliser par les Moe lors de leurs supervisions hebdomadaires, est actuellement a l'essai et va etre fmalise par I'AGETIP. Les taches a accomplir par les superviseurs peuvent se resumer comme suit : supervision hebdomadaire de 10 CNC; - soumission a I'AGETIP de rapports mensuels, semestriels et annuels; - contre-verification des donnees recueillies aupres des CNC en procedant a des visites au domicile d'un echantillon de menages afin de s'assurer que i) les donnees sont valables, et ii) les dossiers des beneficiaires sont effectivement a jour; - communication a I' AGETIP du calendrier des supervisions du mois suivant, a remettre avant la fin du mois en cours; - participation a I'evaluation annuelle du programme; - coordination des activites avec les Comires de pilotage du district (revoir avec eux Ies rapports mensuels de supervision et resoudre avec eux les problemes identifies durant les supervisions hebdomadaires); - participation a des reunions periodiques entre l'AGETIP et I'ensemble des MOC .. 6. Un fonnulaire de supervision destine a etre utilise par les Moe est actuellement mis au point et teste par l'AGETIP .. Ce fonnulaire comprend deux parties, l'une pour les donnees relatives au CNC, I'autre pour les informations sur les menages. Dans ce demier cas, Ie MOC effectuera au minimum deux visites par semaine au domicile de familIes inscrites au registre des ANNEXE VID Page 3 beneficiaires et choisies au hasard, dans Ie but i) de confirmer que cette famille appanient effectivement a la population ciblee, et ii) de verifier que la famille a beneficie des prestations mentionnees dans Ie rappon d'activite du CNC. Par ailleurs,.1e MOC visitera au minimum deux familles qui ont abandonne Ie programme afm d'en connaitre Ie motif. Les resultats de ces visites sur Ie terrain seront discutes avec les MIC et les comites de pilotage conununautaires avant d'etre conununiques aI' AGETIP avec Ie rappon mensuel. D. ACTIVITES DE SUIVI 7. Le systeme de suivi est destine a recueillir les informations sur la disponibilite et la prestation des services. sur l'utilisation des intrants du projet (renseignements sur les enfants panicipant au programme: age et etat nutritionnel), sur la couvenure, sur la qualite des prestations du projet et sur Ies conditions indispensables a son bon deroulement. Ainsi, il signalera au moment opponun a I'equipe du projet, aux services de la gestion et aux pouvoirs publics, I'apparition de problemes necessitant des mesures correctives. 8. Pour permettre une decision rapide, il est essentiel que les donnees soient analysees et conununiquees dans les plus brefs delais. Afin d'atteindre ce resultat, Ies dispositions suivantes seront prises : - fixation des seuils d'alene de performance qui declencheront I'intervention des responsables ainsi informes; - diffusion des donnees a taus les niveaux de la gestion (CNC, conununautes, districts, Moe et AGETIP) grace au systeme informatise d'enregistrement des donnees aux CNC et via modem, ainsi que par Ie canal de reunions periodiques avec les comites de pilotage des conununautes et des districts. Les indicateurs suggeres pour Ie suivi varient selon Ies niveaux auxqueis ils se situent : a) suivi des M1C par les Moe; b) des Moe par l'AGETIP; c) suivi global par l' AGETIP; et d) par Ia Commission nationale. A. 8uivi des MIt par les MOC 9. Pour I'essentiel, ce suM vise a determiner si la performance des MIC repond aux objectifs prevus et a assurer la qualite des services rendus par les MIC. Des indicateurs de seuii d'alene, signalant une situation critique qui merite attention, sont proposes a titre proviso ire pour Ie suivi de la performance des CNC et sont presentes au.tableau recapitulatif des indicateurs de suivi (Append ice A). Les seuils d'alene pour la performance des CNC seront etablis semestriellement sur la base des donnees du recensement. 10. Le suivi sera effectue lors des visites hebdomadaires aux CNC par les MOC. Equipes d 'un ordinateur portatif, ils entreront les donnees recueillies par les MIC pendant leurs supervisions hebdomadaires et transmettront les donnees analysees a I' AGETIP par modem a la fin de chaque mois. Au niveau des CNC, les'donnees seront analysees lors des supervisions hebdomadaires et reponees sur des graphiques et des tableaux. Les analyses graphiques seront ensuite utilisees pour les reunions bimestrielles ou plus frequentes avec Ie Comite de pilotage conununautaire. 11 est imponant que l'analyse d'une panie des donnees soit effectuee aux CNC ANNEXE VIII Page 4 pour que Ie MIC puisse comprendre queUe peut en etre l'utilisation, ce qui devrait se traduire par une meilleure qualite de la collecte des donnees a moyen et long termes. B. 8uivi des MOC par I'AGETIP 11. L' AGETIP veillera ace que Ie systeme informatique fonctionne comme prevu au niveau des MIC et des Moe, et que les Moe effecruent les supervisions de maniere reguliere et efficace. Les indicateurs de seuil d'alene pour Ie suivi de la performance des MOC, appelant I'attention de I'AGETIP, figurent au tableau des indicateurs de suivi (Appendice A). Le suivi des MOC se fera sur la base des rapports mensuels transmis par les MOC a I'AGETIP et lors de reunions periodiques avec I' AGETIP. 12. Les analyses mensuelles des donnees effecruees par les Moe et I'AGETIP seront communiquees aux comites de pilotage communautaires et des districts. Ces rappons fourniront les informations mentionnees au tableau des indicateurs de suivi (Appendice A). Les cinq a indicateurs essentiels sont : Ie nombre d'enfants peses; Ie pourcentage d'enfants cartes venes, jaunes et rouges; Ie nombre de bCneficiaires de I'aliment de complement; Ie nombre d'enfants sans gain de poids; et Ie nombre de rations distribuees. lis permettront aux differents niveaux de la gestion de suivre la progression du projet, reveleront l'evolution de la couverture dans Ie temps, indiqueront les variations mensuelles de I'etat nutritionnel des enfants, et demontreront les tendances de la panicipation au programme des enfants dont la croissance est insuffisante. Grice a ces series chronologiques, une evaluation continue de la couverrure et de I'impact sera possible. La comparaison de ces donnees avec celles des enquetes precedentes donnera aux responsables du projet les moyens d'identifier les zones qui ont atteint, et celles qui n'ont pas atteint, les resultats escomptes. C. 8uivi global du projet par I'AGETIP 13. A panir des donnees du MIS, I' AGETIP etablira Ie tableau operationnel du suivi du projet, qui mettra en evidence les actions requises et revelera si les services sont disponibles, accessibles, utilises par les populations ciblees, et de quaHte satisfaisante. Ce tableau sera mis a jour chaque annee, avant la mission de supervision de la Banque. Les donnees du tableau seront tirees des rapports periodiques transmis par les MIC et les Moe. Les principaux indicateurs a suggeres pour I'evaluation globale figurent l'Appendice A. 14. Le suivi du projet sera confie au specialiste S&E du bureau de I'AGETIP a Dakar. Pour I'aider dans sa tache, iI est prevu Ie recrutement d'un statisticien a raison de deux mois par an (pour une assistance dans la conception du systeme et dans l'anaJyse et I'interpretation des donnees), et de deux assistants a temps paniel : un programmeur et un employe pour I'entree des donnees. Le specialiste S&E effecruera des contr61es sur Ie terrain et les enquetes speciales de suivi requises pour completer I'information courante et en evaluer la qualite. 15. Des rapports mensuels, trimestriels et annuels sur l'etat d'avancement du projet sont prevos, bien que cette frequence puisse varier en fonction de I'imponance relative des donnees. Le mode de presentation de ces informations sera arrete avant I'entree en vigueur du projet a I'occasion de I'atelier sur Ie suivi et I'evaluation. ANNEXEVIn Page 5 16. Avant l'entree en vigueur du projet, un logiciel de simulation sera mis au point afin de pouvoir evaluer les besoins et les taux d'utilisation de l'aliment de complement; on aura ainsi une estimation, pour une joumee quelconque, du nombre moyen de beneficiaires de ce complement au niveau des CNC. Les indicateurs de performance qui seront utilises Ii cet effet incluront : Ie pourcentage estimatif de la population dans chacun des groupes cibles; la prevalence initiale de malnutrition et celie des enfants de moins de trois ans S8BS gain de poids (ce qui autorise l'entree dans Ie programme de complementation alimentaire); Ie taux de panicipation initiale et ulterieure des enfants et des femmes enceintes et allaitantes, beneficiaires des programmes de complement alimentaire; du controle de la croissance et sa promotion, et d'activites d'IEC; la trequence et la regularite de cette panicipation; la probabilite de recuperation nutritionnelle apres trois et six mois de panicipation au programme de complementation; la probabilite de rechutes au cours de la panicipation et durant Ie semestre suivant la sonie du programme. Le modele sera teste au cours de la premiere annee du projet. Les previsions ainsi obtenues determineront Ie volume et Ie calendrier de production et de livraison de l'aliment de complement. Les donnees recueillies pendant Ie suivi permettront de proceder aux ajustements necessaires . In. EVALUATION A. Generalites 17. Les objectifs du projet quisont : a) de stopper la deterioration de I'etat nutritionnel des groupes les plus vulnerables; b) d'ameliorer la securite alimentaire des menages pendant les periodes critiques de vulnerabilire; et c) d'introduire des interventions efficaces en nutrition grice au systeme de delegation des contrats de gestion, serviront de cadre et de reference pour les evaluations. Les evaluations seront de deux types : evaluations o¢rationnelles (effectuees chaque annee) et d'impact (Ies indicateurs d'cvaluation sont presentes a I' Appendice B). 18. Pour la planification et l'execution du projet, it appaniendra au Comire consultatif technique, cree pendant la phase pilote, de continuer a s'assurer de la pleine exploitation de a I' experience en nutrition acquise au senegal ou I'etranger par les consultants et agences intemationales qui operent sur place. Le Comite verifiera I'ensemble des enquetes, des etudes, des activites de Ja recherche operationnelle et des systemes de suivi et d'evaluation, et en examinera les donnees et conclusions avec les panenaires concemes avant de Jes communiquer aux autres. B. Evaluation operatiooneUe 19. Ces evaluations visent Ii identifier les forces et les faiblesses du projet en termes de conception o¢rationnelle et d'execution. Les informations seront en grande panie obtenues du systeme informatique de gestion et seront utilisees par I'AGETIP, les MOC et les MIC pour adapter les differents mecanismes d'intervention aux realites du terrain ou pour parvenir Ii une meilleure perception des causes, des inputs et des outputs. Les resultats des evaluations serviront a orienter les efforts du projet en vue de I'expansion de sa couvenure en milieu urbain et rural. Le mode de presentation et Ie contenu de ces evaluations seront determines par les resultats du ANNEXE VID Page 6 suivi decrit dans la section precedente, par les indicateurs annuels d'evaluation dans leur version definitive et par les recommandations de I' AGETIP. 20. Plusieurs evaluations qualitatives limitees seronl effectuees aupres des beneficiaires pour savoir comment ils pe~ivent les objectifs et les activites du projet el dans queUe mesure il leur appone une assistance a eux-memes et a leur communaute; ces evaluations appliqueront les techniques de ciblage. C. EvaluatioDS d'impact 21. Ces evaluations visent a determiner I'impact des activites des programmes en reponse auxobjectifs du Projet. Elles seront fondees sur les donnees des enquetes de reference, notamment du recensement et de I'evaluation des beneficiaires, recueillies au debut et pendant Ie derouIement du projet. EUes poneront sur I'evolution des taux de malnutrition, de I'insecurite alimentaire des menages ainsi que des connaissances, componements et pratiques des b6neficiaires, afm de detenniner I'efficacite du projet dans ces domaines. Les etudes d'evaluation seront sous-traitees; leur contrOle de qualite incombera en partie au SANAS, notamment par I'examen des protocoles, sa pmicipation a l'interpretation des donnees et la tenue ajour d'une base de donnees pour son systeme de surveillance de la situation nutritionnelle. Les resultats des evaluations et de la recherche seront transmis a I' AGETIP pour examen et discussion avec les pmenaires concernes, avant leur diffusion a I'exterieur. 22. Pour satisfaire a I'nne des conditions des negociations, un accord est intervenu sur les termes de reference des etudes d'evaluation quantitative de I'impact. Ces etudes seront fon probablement confiees a l'ORSTOM, un institut de recherche installe a Dal'.ar, qui a une longue experience des etudes d'evaluation d'impact nutritionnel au Senegal et qui emploie des chercheurs nationaux. L'ORSTOM participe deja a une etude similaire reaIisee a Pikine (I'une des zones ciblees par Ie Projet) et avait etC contacte par I' AGETIP des la phase preparatoire du projet; un accord de principe etait intervenu pour un renforcement des ressources de I~ORSTOM a Pikine et ailleurs au Senegal afm d'adapter I'evaluation aux objectifs du Projet et d'elargir la zone d'intervention a d'autres villes que Pikine. 23. Les premieres evaluations d'impact seront reaIisees un an apres Ie debut d'execution du projet; leurs resultats seront compares aceux des enquetes initiales. En fonction de la qualite de ces evaluations et des besoins du projet, iI sera decide de I'opponunite et de la date d'nne evaluation ulterieure pendant Ie deroulement du projet. Les renseignements obtenus grice aux evaluations d'impact seront utiles a la Commission nationale, a I'AGETIP et aux bailleurs de fonds pour determiner la perennite et la reproductibilite de I' approche communautaire de I' AGETIP dans Ie domaine de la nutrition. 24. Les etudes, les enquetes et les evaluations ci-apres devraient contribuer aux evaluations d'impact : a. Des etudes Quantitatives jnitiales, basees sur un eChantillonnage transversal et statistiquement valable, des menages dans les zones ciblees, dont Ie but est de det8nniner toute modification de I'etat nutritionnel et de la securite alimentaire a coun terme des menages de I'echantillon. (Un echantillon temoin approprie sera utilise et des donnees seront collectees dans quelques zones non ciblees, mais aux profiles socio-economique et nutritionnel tres proches de ANNEXEVIU Page 7 ceux de la population ciblee). Un sous-echantillon d'enfants des zones ciblees bCneficiaires du programme de complementation alimentaire sera etroitement suivi aux fins de comparaison de leur etat nutritionnel avec celui d'enfants non bCneficiaires. Le but poursuivi n'est pas de mener une etude de recherche scientifiquement etablie OU la causalite est affirmee, mais simplement de recueillir des informations sur lesquelles fonder des inferences et des jugements raisonnables quant a I'amelioration ou a la deterioration de l'etat nutritionnel imputable a l'intervemion du projet. (Pour atteindre cet objectif, il est essentiel d'incorporer a I'equipe de conception et d'execution de I'etude un nutritionniste ayant une experience dans la collecte et l'analyse des donnees anthropometriques). L'echantillonnage d'evaluation des communautes ne portera que sur trois des dix villes couvertes par Ie projet. Trois villes qui auront participe au projet la premiere annee seront choisies pour approfondir l'analyse des tendances. Des etudes d'echantillons de reference seront effectuees dans les communautes choisies (bCneficiaires et temoins) avant la mise en oeuvre du projet. Ces etudes seront entreprises environ deux mois avant qu'un CNC ne devienne operationnel dans une communaute. Etant donne que selon toute probabilite, la population, tant a I'interieur qu'a I'exterieur du projet, connaitra une evolution de son niveau de vie au cours des quatre annees du projet, I'echantillon temoin permettra de deterpliner si I'amelioration ou la deterioration de I'etat nutritionnel est imputable au projet et non a des variables socio- economiques generales. Par ailleurs, il convient de garder a I'esprit que I'estimation de I'impact du projet sera affectee par I'extreme mobilite de la population ciblee (migrations vers et hors des zones du projet). b. Trois etudes CAP (connaissance, attitude et pratiques) seront realisees, la premiere avant que Ie projet ne soit pleinement operationnel, la seconde avant I'evaluation a mi-parcours et la troisieme pendant la derniere annee du projet. c. Une etude cotlt-efficacite est prevue pour la derniere annee du projet afin de determiner ses couts de prestation de services et dans Ia mesure OU les donnees seraient disponibles ou leur estimation possible, de proceder a une evaluation comparative des couts de prestation du secteur public et de I' AGETIP. Les parametres pris en compte seront les couts de fourniture de I' aliment . de complement, les couts de diffusion des messages d'IEC et les charges administratives. Les resultats de cette etude seront utilises pour evaluer la perennite et la reproductibilite du projet. L'ensembJe des resultats des evaluations seront examines lors de diverses reunions avec tous les intervenants, tant au niveau national que communautaire, et servirom a determiner Ie plan d'actions qui en decoulera. Ces reunions seront de type participatif (ZOPP). D. Diffusion des r&wtats des evaluations 25. Une fois achevees I'analyse et I'interpretation des donnees, I' AGETIP preparera une proposition de recommandations decrivant toutes actions correctives ou modification conceptuelle '. du projet devenues necessaires. Ces recommandations seront transmises a la Commission nationale de lutte contre la malnutrition pour discussion de tout amendement significatif. Les resultats des discussions et de l'evaluation seront communiques au Comite de nutrition du district pour un nouvel examen. Enfin, les MIC et les MOC seront informes des conclusions de l'ensemble de ces consultations pour en discuter avec les comites de nutrition communautaires. A mesure de I'achevement des etudes, des exemplaires en seront transmis a I'IDA. Un seminaire annuel sera organise pour analyser les implications des differentes etudes (evaluations d'impact, systemes de suivi et recherche operationnelle) avec les responsables nationaux et regionaux, ANNEXE VIII Page 8 J'equipe du projet, I'IDA. Ie KfW. Ie PAM et les autres bailleurs de fonds concemes. Un bulletin sur Ie projet servira de moyen de communication de I'infonnation entre I'AGETIP, les MOC et les MIC. IV. RECHERCHE OPERATIONNELLE 26. Des ewdes seront menees sur les problemes que ni Ie suivi, ni revaluation ne peuvent resoudre et qui appellent une solution. afin d'aIll6liorer I'efficacite ou I'efficience du projet. L'equipe S&E de I'AGETIP identifiera ces aspects a partir des points d'interrogation poses par les donnees, des rapports de supervision et des resultats des evaluations. Aucune activire de recherche operationnelle ne saurait etre entreprise sans J'approbation du Comire consultatif technique et sans soumission prCalable de la proposition afferente a I'IDA pour commentaires et non-objection. Avant la mise en oeuvre d tune activite de recherche op6rationnelle, it incombera a l'equipe S&E de I'AGETIP de s'assurer que son protocole de conception est adequat. L' execution sera assuree par cette equipe ou sera confiee en sous- traitance. 27. En se fondant sur les resultats de la phase pilote, les besoins immediats en recherche operationnelle pour la premiere annee du projet peuvent etre identifies comme suit : • verifier Ie nombre de repas quotidiens, la dens ire de la ration et la taille a atteindre pour qu'un enfant mal nourri retrouve une croissance normale; • evaluer la peninence des modules de fonnation a I'intention des MOC et des MIC, ewdier la peninence de la fonnation interne et periodique (y compris ses dates) et analyser la convenance des charges de travail, du ciblage et des calendriers tels qU'acwellement con~us. Parmi les taches de ia recherche operationnelle figurent I'evaluation de l'exactiwde des pesees, de l'enregistrement du poids, de I'interpretation et de "utilisation de la fiche de croissance, et du bien-fonde du choix des bCneficiaires. En outre, it conviendra de determiner si des liaisons satisfaisantes sont etablies entre fonctions de fonnation et fonctions de suivi. supervision et evaluation; • determiner les besoins minima d' infonnation, affIner les systemes de suivi et de supervision proposes, evaluer la penilience du manuel du CNC, du guide des supervisions et du guide des visites a domicile, et suggerer les ameliorations; • evaluer les mecanismes de c'OOrdination avec Ie secteur de la sante, mis en place a differents niveaux; • entreprendre une analyse preliminaire des elements qui determinent les rechutes, les abandons et une participation irreguliere ou nulle. Cette recherche debordera Ie cadre de la population habilitee a recevoir I'aliment de complement, et inclura ceux qui peuvent pretendre aux autres services essentiels de nutrition; • determiner I'utilisation de )'aliment de complement (est-il utilise comme complement? pour remplacer des repas? pour servir a d'autres fins que l'utilisation prevue?); ANNEXEVID Page 9 • evaluer l'importance de l'actuelle participation communautaire et identifier les moyens de l'accroitre. La participation peut se manifester sous de multiples formes de contribution: idees, temps. argent. locaux etlou travail. ANNEXEVID Page 10 APPENDlCEA INDICATEURS POUR LE SUIVI DU PROJET icateurs onnanee en e are); Comites locaux de pilotage 1. couvenure de la pesee des enfants : inferieure a 80 % 2. participation des enfants mal nonnis au programme de complement alimentaire : inferieure i 90 % 3. sans gain de poids au avec pene de poids chez les enfants beneficiaires : superieur a 10 % 4. abandons panni les enfants mal nonnis : superieurs i 10 % S. premieres rechutes au cours des six mois qui suivent la sonie : superieures a 20 % 6. enfants sonis du programme spres six m9is d 'alimentation de complement : moins de 80 % 7. rations distribuecs : mains de 90 % 8. benCficiaires ne consultant pas regulierement Ie CNC : plus de 20 % 9. enfants passant de 1a carte rouge a 1a jaune, de la carte jaune ala vene, avec gain de poids (meme 10rsqu'ils sont encore dans la tranche jaune) 10. couvenure des femmes enceintes et allaitantes M rouge; 3. nombre d'enfants de mains de trois ans et de femmes enceintes et allaitantes beneficiaires du programme d'alimentation de complement (mesure de la disponibilile) 4. nombre d'enfants de moins de trois ans sans gain de poids suffisant/nombre d'enfants de mains de trois ans peses (mesure de 1a qualite du programme) S. nombre de rations distribuees par categorie de beneficiaires (mesure de I'utilisation) 5 m lcateurs de SUIVI U proJet sont repr uits cl-apres amite de pllotage U district; Comite national; SANAS; 8anque; PAM; KfW (annuel); ANNEXE vm Page 11 INDICATEURS POUR LE SUIVI DU PROJET (1) Indic.teun ANNEES Compos.ates 1 1 3 . Nutrition 1. nombre de centres operationnels (par region; total) il 179 2S3 397 2. nombre de nouveaux c:ontrats de MIC signes il 107 104 114 3. nombre de nouveaux c:ontrats de MOC sipes 8 11 11 12 4. couvc:rtw.1: a) nombre d'enfants beneficiaircs du complement alimentaire et 31.000 59.000 67.000 73.000 d'autres prestations b) nombre d'enfants bCnCficiaircs du contr6le de la c:roissanc:e 8.500 15.300 17.000 18.700 C) nombre de femmes ~fic::iaircs du complement alimentaiR 19.000 31.000 33.000 37.000 et des services IEC d) nombre de femmes benefic::iaircs dI::s services IEC 8.500 15.300 17.000 18.700 5. nombre de nouveaux centres desservant 350 benCfic::iaircs ou il 107 104 114 davantage 6. ,.. d'enfaDts mal nourris couverts par rapport au ,.. de refCrenc::e pour 16 31 44 58 les zones cibtees 7. a) % de femmes enceintes et allaitantes acarte sanitaire universe1le TBD TBD TBD TBD b) % d'enfaDts acarte sanitaire universelle 8. nombre de -rations distribuees (en millions) 1.3 2.3 2.6 2.9 9. tonnage total de production de l'aliment de complement melange (3) 910 1.610 1.820 2.030 10. tonnage total lim au projet 910 1.610 1.820 2.030 11. tonnage total distribue awe bCnefic::iaires 892 1.578 1.783 1.989 12. tonnage total perdu (2) (2,.. de la production (3) 18 32 37 41 13. nombre de mic:ro-entreprises qui produisent l'aliment de complement TBD TBD (3) 14. tonnage d'aliment de complement produit par 1es mic::ro-entrepris (3) TBD 50S (4) IS. 0/0 d'aliment de complement produit par les mic:ro-entreprises (3) (4) TBD 25 16. tests de c:ontr6le de la qualite efi'ec::tues (3) 12 12 TBD(3) TBD(3) SCcurite 1. flnalisation du plan d'action OUI aljmentaire dI::s 2. ciblage physique aclleve pour chaque activitC (par exemple kin de TBD TBD menages routes d'acces c::onstruites) 3. nombre de personnesfiournees de travail cree TBD TBD Eau 1. population dI::s zones c::iblees mieux alimentCes en cau (c::umulati.f) 174000 348000 522000 696000 2. nombre de bornes-fonlaines c::reees (cumulatif) 30 60 90 120 3. nombre de kilometres clc caualisations du rCseau clc distribution d'eau 10 20 30 40 (cumulatiO IEClMobilisation 1. % de nouveaux CNC organisant au minimum 20 sessions d'IEC par 100 100 100 100 sociale mois 2. etudes CAP realisees 1 1 1 3. nombre de comites locaux de pilotage crees 13 TBD TBD TBD 4. nombre de rewUOBS communautaires par zone 4 4 4 4 5. nombre d'emissions radio + TV 8 10 10 10 6. nombre de session.s/comite de pilota2e du district 6 6 6 6 Formation , 1. nombre de personnel MIC forme (c::umulatif) 288 716 1132 1588 2. nombre de personnel MOC forme 16 38 60 84 3. nombre de personnel MIC recycle 100 60 60 60 4. nombre de personnel MOC rec::yc::le 100 60 60 60 S. nombre de relais formCslquartier 2 2 2 2 ANNEXEvrn Page 12 Composantes lDdicateun ANNEES % des quartic:rs ciblCs ayaot acces a&IX ordi.Datcurs ct modems clu MIS 1 100 2 100 3 100 .. 100 SystCme 1. iDformatique de 2. nomlm: de personnel MOC fonilC eo 81G 16 38 60 B4 sesUon (81G) 3. % des rapports efetape des MOC ranis dims I. delais 80 80 80 80 4. ~lm: de reunions d'iDformation eo .retour (MIClMOCIcomite de 12 12 12 12 - pilotagelquartier) Gcation 1. nombre d'6tudcs qualitativcs 2 2 2 2 2. nombre d'6tudcs d'6valuation quantitativc sur 1& nutrition 6 3 3 3 3. " des cbargca de fonctionncmCDt de Ja DON conaacr6 au bud,eet 10 8 5 5 alimeatation ct aerviccl 4. " de contntl MIC rcnouvcl6l 0 90 90 90 5. " dc contrall MOC rcnouvcl6s 0 80 80 80 6. Nombre de r6uni0ns AOETIP/Cornit6 consultatif rcstrcint 12 12 12 12 7. Nombre de iWnions de Ja Commission nationalc 4 4 4 4· TBD - l d6tctmiDer 1) Indicateurs pour Ia premi~re aan6e d'execution du projet confirm6s avec Ia Oouvemement et l'AOETIP. Tous lea iudicateurs de Ia seconde lla quatri~mc lmD6e d'ex6cutioD du projet De SODt qu'iudicatifs et seront actualisCs. col1firm6s et CODvenus aanuellemcnt avec Ie Oouvememcnt et I' AOETIP durant Ia supervisioD du projet. 2) Les pertes de tonnage sont notamment provoqu6es par Ia -epartitiOD aux entrepOts, lea infestations par lea chanm~D.S, lea sacs eadommag6s ou ouverts, les vola et Ie d6passement de Ia date de ~mptiOD. 3) I.e PAM foumira lea iDdicateurs. 4) Est fonction du DOmbre de micro-entreprises qui participent lla production d'UD aliment DIan". ANNEXE VIll Page 13 APPENDICE B INDICATEURS POUR L'EVALUATION Type Source des Orgamsme OBJECTIF SOUS- INDICATEURS d'evaluation donnees responsable OBJECTIFS 1. Stopper Ja Meilleur acces a. % (nombre) d enfants et femmes Impact ESP, UIQ 1 UMI d~terioration aux services de enceintes/allaitantes de la population Enqucte SANAS de I'~tat nuuition et sante ciblee qui ~neficient de I'aliment de nutritionnelle AGETIP nutritionnel compl~ment, du contrale de la annuelle. des groupes croissance et de 1'lEC Rapports de les plus supervision vul~rables b. ~tat nutritionnel (poids/taille; Impact Etude de base ORSTOMI poids/Age; Age ltaille) des enfants des Avancement annuelle sur SANAS zones cibl~ nutrition c. " d'enfants passant d'une carte Avancement rouge a jaune et d'une carte jaune a verte et " d'enfants b~n~ficiaires avec gain de poids durant les trois demiers mois de participation d. " de recbutes chez les enfants Amelioration du e. les donnees CAP sur la nutrition, y Impact Etude CAP Consultant comportement compris en nuuitionihygiCne - duree de I'allaitement ellclusivement au sein - recours a la RVO - fr~quence des repas Meilleur acces a f. " des menages alimentes en cau Impact Evaluation Consultant I'cau potable potable (brancbements a domicile; puits annueJle des communautaire; canalisation bCn~ficiaires communautaire; autres) 2. Sauvegarae Accroassement a. nombre de personnes/JOumees de Avancement Rapports de Au.bn.t' de Ia ~urite des revenus travail cr~ par menage cibl~ (hommes supervision alimentaire etJou aliments et femmes) des menages durant les ~riodes critiques de vulnerabilite b. montant des transferts Impact Evaluation Consultant alimentaires/monetaires induits par Ie annuelle des projet bCneficiaires c. nombre de repas par jour Impact Idem Idem - par enfant cible - par menage cible d. variete d'aliments consommes par Impact Idem Idem menage ANNEXEvm Page 14 Type Source des urgarusme OBJECTIF SOUS- INDICATEURS d' evaluation donnees responsable OBJECTIFS 3. Interven- a. satlsfacnon de la populanon eu Avancement Idem Idem tions effJCaces eganl au projet en nutrition confiees en sous-traitance b. taux d'abandon chez les Avancement Rappons de AGETIP beneficiaires supervision c. satisfaction des autres panicipanfS. Avancement Groupes de ConsultaDt - micro-enuepreneurs pilotage - Moe - comites de pilotage Avancement d. nombre de CNC crees Rappons AGETIP d'AGETIP e. nombre de reunions annuelJes de Avancement Idem Idem l'AGETIP avec Ia communaute f. nombre de MlC et Moe crees, Avancement Rappons de AGETIP formes et sous contrat supervision g. taux d'abandons MlC et Moe Avancement h. " de contrafS AGE11P avec des Avancement Idem Idem MlC et Moe non renouveles i. coOt-efticacite du projet par rappon Impact Etude speciale Consultant aux prestations de services par Ie secteur public j. nombre de femmes produisant Evaluation des Impact Consultant eltes-memes I'aliment de sevrage beneficiaires le. coiltlbeneflCiaire Impact Rappon annuel AGETIP d'AGETIP ANNEXEIX Page 1 SENEGAL PROJET DE NUTRITION COMMUNAUTAIRE Recapitulation des coms du projet de nutrition communautaire aI (Millions ae I'(;FA) (Millions de dollars) " du Moruwc locale DevISeS TOIaJ MOnDaie locale DeViseS TolaJ " Devises total des c:odts de base 1. Programme de nulnnon 11.451,4 4,,1 ,v 8,1111.. ,4 14,0 U,7 1~,3 5,0 oo,v Z. Secunr.e aumellWJ'e aes menages ruraull 66Z,4 34,~ O'JO,~ 1,1 V,I 1 ... ~,V ~,V 3. J'rogramme d'allmentanon en em 341,6 1.285.1 1.626,7 0,6 2,2 l,ll 7~,V 11,0 4. 1'0nnatlOn 03~,j "":I,V 1110,.. 1,1 0,4 1,5 27,V 6,0 5 lEC et moDUtsaUOn socl.l.le 754,0 ·161,6 915,6 1,3 0,3 1.0 lll.V 0,0 6. :iUIVI et eVlluanon 4111,1 4UO.0 II~J,I 0,8 0;1 1,:1 43,V 0,0 :'. liCSI10n AuJ:;TW "!il,!' 170.:1 :I~.:I 0,7 0.3 1.0 30,0 4.0 II. AVance J'1"l" Z3l,V :l1l.V "W.V V,4 V,I O.~ lU,U 2,0 TOl.l.l couts de base 1l.9~~,7 2.781,7 14.737.4 20,6 4,8 l;),4 I!I,V IW,O f'rovlSlOn pour alcas CI· Cllccunon 163,u IJo,8 ":!N,8 V,J V.l 0,:1 40.0 l,V ProvIsion pour bausse des pm 1.100,0 ;)1l.V l.llll,V l.O V.1 Z.I 13.0. 8.0 (;UUT TUTAL UU f'KUJ.t:.J lJ.UIS.l l.Y/O.;) IO.l~').Z ll.!i ,).1 Z8.u gL ToIlS les COUlSSOn/lleII de taxes n droitJ. DT_1.lCLI ,. ,. saEGAl PROJ£T DE NUmIT10N COMMIJNAUT eoo. .......... l!!!!l f ...... 1. PROGRAMME DE NI.mV'nO Un...,.. f.ux f.ux ........... DMtIomt eoo. o.IIaI.... Un"" 1m 'III QuanttIIh '1111 Toal (f'CFA !!!I eoo.· ... mA ....1 'III 1.7 1. foat Imp. flI· .,..,... naposllioft IInIl Co..... CoInIlOUllt Ok.....1MIIl L eoo. d'lnv..._ ....nt A. AlIMENTS III l.H1E 1110 '.838 1.120 2.002 8,110 473.8 430.171 m.m ",152 ".141 3.cnl)l3:2 0.0 '.0 0.0 NUT FOOO_EA •. MATEItIELI BALANCES ET MOeU;R l.H1E 1'2 107 17. '04 114 ., 541.5 ••420 5U83 sa,NO 82,415 217,_ 5.0 25.0 0.0 0.0 NUT OOOOS_EA F<lURHITURES l.H1E 1'2 213 .1 ." 155 11,11lO 'l'I,145 0,. 11,. 144,_ 5.0 25.0 NUT OOOOS_EA low foat MATERIELS C.I'PSONNEL 5O,sao .,328 100,a 123.050 .',ees ENJREPftENElJRS SUPEJMSION CENTRES l.H1E l.H1E 1'2 8 ,. '711 213 2t at1 40 ." 15 2,1IlO 4,800 207,3110 311,400 515.520 .,400 815.040 1.,200 1.10,3110 102,000 2.881.2110 458,000 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 NUT NUT FEE_EA FEE_EA low f ..... I'PSONNEL 245,71lO 1111,t20 154,240 1,S35.3110 3,137,2IlO 0.0 0.0 NUT D. FOI«)S SPECIAL foal eoo. d'ln¥ttIIII _ _nt l.H1E 4 '45.000 145,000 872,311 14!.000 1,11011,004 145,000 2.081.l1li1 ~OOO 2. 451 SIlO,OOO 7.OIS,n5 10.0 FOOO_EA •• CoOts ftKumtnts A. COUTSDEFONC11ONNEMENT MONI'ANT 1'2 1711 213 3t7 ." IIIlO •• 120 111.840 'l'I1,1IlO 3111.120 8t3.71lO SO 0.0 0.0 NUT O&M_EA B. PERSONNEl. D'APPUI MONI'ANT 1'2 '71 283 3t7 ." 840 III• • '50.3110 231,120 SSS.480 712.040 5.0 0.0 0.0 NUT SAL,..EA C. TRANSPORT DES AIJMENTS CONT1'IAf .,0 1,838 ',820 2,002 8,s70 11.4 15,834 28,501 31,. S4,1ISS 110,1138 S.O 10.0 0.0 NUT O&M_EA folal CoOts ItkIM11lnl8 145,434 350,1CH 541,C811 1411,4:SS 1,780,1138 fotal 1,017.750 U511.708 2,1103.0lIl5 3.301,802 8,882.413 III f _ ... -* s·"""""*" ...... _ tit droIII • 'f - . . . 50 '" pour "1nInIfIOIt ............................. 1'aIIIIcIIIIon juIqIt_ 0IfIIIW ANNEXE IX Page 3 1 1'Ij :i.:il:i. ~~~ :i:i:i 2 1•••• !!! ~ ) • !II I!I ...... ::: Cl!CI!C; III ~ i- : j ;:; ~~CI! a .... Jlt " ...... Cl!CI!CI! CI!~CI! "'''' ... II~ 5 • !~I =~N it ... 3 S.. § iI §il S!, .. ... ~II '. '0' J ... ~- ~ -- ...... 'R" R-- I .. ,o. 'iii" iii .... A! I ! J I~~ ~II .. wi '" I ! I", ~ w Ii II- I .. ~! ~i:l ~l'J,.;1 fi I !. ~il t!!11 I ~3i~~ a ! J ti I I 3c.au13c.aul- 1113 .. ...... ...! • ANNEXE IX Page 4 ClOCl 000 ~ ... ..I CI I SENE~ PROJET DE NUTRITION COMMUNAUTAIRE CoON ..........- '... ~I T.... T _ 4. FORMATION AI CoOI1oDat..... Un'" tIM 1_ ChNIntll" t"7 t_ Tot.. UnIta.... t'C,,, "!!!!OI tIM CoON ....... 'C'''''!!!!OI t_ t"7 t_ Tolal .... TaUII !lhr. ............... o.wr.. .rut 1I......... 1IhIa'- ~DRtI C-.c-.. ___ lCoAl• .-..-........ A. FORMATION POUR f'ROGRAMME NUTRITION U7lI t.'75 1.175 1.175 7.1100 M • •750 t •. 750 t••750 t • .75O 4311.000 0.0 27.0 0.0 FORMA TROJEA e. FORMATION POUR PROGRAMME D'IWMENTATION ENE '750 750 '750 750 3.000 M 43.500 43.500 43.!!OO 43.!!OO 114.000 0.0 27.0 0.0 FORMA TRO_EA c. FORMATION POUR PROGRAMME DtEC 131 131 131 131 3,752 III 114.404 114.«14 114.404 114.«14 217.818 0.0 27.0 0.0 FORMA TRO_EA D. FORMATION EN OESTION tM tM tM tM 7112 III 11.1104 to,1I04 to,104 43,818 0.0 27.0 0.0 FORMA TRO_EA tOm T..... 217• • 211• • 2n' 217.l16li 870.%12 DTJSJU.. SENEGAl PROJEl DE NUTRITION COMIoIUHAUTAlRI! CoGN ........-f!!"1 T...... 5, M08IlISATlON!IOCW,I! £T IEC!III UtIIIa_ T.IIII T_ ......... DMotIone Co6Ia DlllII... Un... 1111 tt" Quemll. . I!!f lIN TOCI' .,Cf'A 'Il001 1111 CoGN ...... IFCFA .... lIN I!!I lIN T.... I tnp. ~ .,.... ~1IIoft a.vt Compe.... Con., n .... Dko"'-- l CoGN ftI_'-" A. ~TlON IT IUPEIMIION ~""""''''''',IOCM!C Mad 4 10.000 10.GOO 10.GOO 10.GOO 10.GOO 4O.GOO 0,0 no 0,0 lEe lEe_fA - E_ _ ... pIInIlNIIIllOCAEC Mad 0,0 no 0,0 lEe IEC_fA 4 10.GOO 10.GOO 10.!!!!!! 10,GOO 10,GOO 4O,GOO . ..... TOCIIII't.AHIFlCATlON IT IUPIIMII)II 5.GOO 2II.GOO 20.000 2II.GOO IO.GOO .. lIOIIJIAtION IOCW.E \o1tIIft cNr ' . . . _--..r.. ~ 200 2lIO 300 1.100 30 '.GOO f,eoo '.GOO 10.eoo 33.GOO 0,0 no 0,0 lee lEe fA ~- .,.,.......~ Mad 1 I 1 I 4 1.150 1.'1'110 1,150 1.150 1.150 f.GOO 0,0 no 0,0 lee lEe:fA \o1tIIft ...... : dIeIa__..r.. Mad 1 I 1 t 4 '.100 1.100 '.IOG '.100 ',IOG 31.200 0,0 no 0,0 lee lEe_fA R............. dIeIa ....... ~ 15 20 2S 30 to 2lIO 3,'/110 O.GOO 8.2l1O f.eoo 22.Il00 u SID 0,0 lEe lEe_fA MaIIIk~ ~ 300 300 300 300 t.200 150 45,GOO 45,GOO 45,GOO 45,GOO IIO,GOO 0,0 IU 0,0 lee lEe_fA ••300 ••0150 fUOO f4.SIlO 2111.700 ... ..... TOCI'MQllll.&f.tION IOCW.I C. lEe DAN. CNC IT COIIMUNAUTE. ~ ActhMt CIAnIeII de ~ ColniIIdI....-..... CIUWIIf ___ ~ ~ 20 • 25 10 30 15 •20 110 04 tOO 1.022 II.GOO Il.Ita %tIIOO 10.220 27.GOO !S.330 31.Il00 20.440 11.000 •• 1811 0,0 0,0 0,0 no 0,0 0,0 lEe lee lEe_fA lee_fA ..... TOCI'IEC DAN. CNC IT COIRIUNAUTI. ~ • 10 10 20 04 t.022 ',Ita ••• 100m 42.14C1 15,330 57." 20,440 72._ .,1811 2DU71 0,0 no 0,0 lee lEe_fA D. CONSULTAtION on aENEFlCIAIIIIE. I. ~"''''''''rfIIOIrIIa ACTMfEI MEDIA TlCIUE. ~ • to to 10 • un '.702 11.170 11,170 11.170 40.212 0,0 11,0 0.0 lee lEe_fA ~ ... CDI'I'IIIriI:aI Nlcllade ....... ~ Mad 2 1 4 1 4 2 • 2 t4 8 1.Il00 ••GOO 3.GOO 4.000 8.GOO 4.GOO • .000 '.GOO 8.GOO '.GOO 21.GOO 24.GOO 0,0 0,0 no no 0,0 0.0 IEC IEC lEe_fA lee_fA ~_"""""ndaI'IV ~ 3 S 3 S 12 O.GOO !S.GOO 15.GOO 15.GOO I5.GOO ID.GOO 0.0 no 0,0 lee lEe fA DIUIan .......... ndaI'IV ..... T..... ACTMfD MEIlIA11CII.III ~ • 10 10 10 31 1.250 10,GOO 32.GOO 12,Il00 37,Il00 12,Il00 .1.Il00 12,Il00 .1,Il00 47,Il00 152.Il00 0,0 31.0 0,0 lee lEe:fA ......... 1". tuPPORT IEC R~""""""""'" 1IId6o. R'IIO. _ :--,~ CI'CIaMot ~ ~ ~ e 31 I 45 31 1 45 31 I 45 31 1 110 152 4 tlO 100 I.GOO f.200 1.100 I,GOO f.200 3.1OG II.GOO f.200 UOO II.GOO f.200 I.IDO 5.GOO 211.100 15.200 2II.GOO 0,0 0,0 0,0 no no no 0,0 0,0 0,0 lee lee lee lEe_fA lEe_fA lEe_fA 1IId6o._ . . . . . proI..-- ~ I 1 I I 4 II.GOO O.GOO O.GOO 5.GOO 5.GOO 2II.GOO 00 no 0,0 lee IEC_fA t-9*tl ~ 1.000 5.GOO 5.GOO 5.GOO 2II.GOO l 10.GOO 10.GOO 10.GOO 10.000 4O.GOO 00 11.0 0,0 lee lEe_fA ......tIrW...- R Mad I 1 I I 4 I.GOO I,GOO 32.GOO I,GOO 32.000 I,GOO 32.GOO I,GOO 12.GOO .,GOO 12*.GOO 0.0 no 0,0 lEe lEe_fA ..... T_IUPf'OIIIT lEe G. ECUIPEMENTI E....... AIdcIIIIIdIo ~ 15 III 30 1M 11,110 lI,ttO 2S,1I2O 0,0 no 0,0 lEe lEe_fA T....I 205.301 212._ 241.040 25I,1DO IIUOI III fOUl ... ...,. ••............ _ ........... ohIII DT_IJCl.I SENEGAl .. PROJE1" DE NUTRITION COMMUNAUTAIRE CoOIa .......... '... ·1 T_ .,.......... , ....... OESTION METIP __ Un.r- CoOIa Dllal.... Un'" II.. 1_ o...u.tltM 1m I_ T..... Cf'CFA 'Il001 1_ CoOIa . . . . !,!:FA!!!!l 1_ 1., 1... tal.. .... T.... D.vIoM IIrut DMoo..... 1I........... Con'Ipt• • C!I!p!!!n! 1Na'-'t lCoOla~" .... A. APlSTAHCITECM ....... ....... ........ ..._ _ _ le.ooo ~ ~ ~ ~ ........ ........ ........ ........ 12 12 12 24 12 12 12 24 12 12 12 24 12 12 12 24 ... ... ... _ .. _ _ t,lloo 11.000 7.200 7.200 14.400 7.200 7.200 14.400 11.000 7.200 7.200 1".400 11.000 7.200 7.200 1".400 72.000 21._ 2I.eoo 117.eoo 0.0 00 0.0 0.0 "".0 450 45.0 45.0 0.0 0.0 0.0 DO MET MET AGEl MET I'EE..fA FEJLfA FEE_fA FEE_fA SpkIIihtI .. F.,."... .....,.., SpkllihtlIEC ........ ........ 12 12 12 12 12 12 12 12 ... ... 7.200 7.200 7.200 7.200 7.200 7.200 7.200 7.200 21._ 21._ D.D U 45.0 ID.D 0.0 D.D MET AGEl FEE_fA lee_fA Spjldallil IIUIII. E....ton ...... T..... AUllTAHCIE TECHMCIUI ........ 12 12 12 12 12 12 12 12 ... 1.200 1".400 7,!!!! 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MOHTAHI' Io1onII 10 12 10 12 to 12 10 12 ... 40 200 IlOO 2.000 7.200 2.000 7.200 2.000 7.200 2.000 7.200 1.000 21._ 11.0 11.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 MET MET OlM_V, lSAl._fA "*"- AIIIIIWa 1lOdIII,...... T..... CoOIa ""'_ _ Io1onII ~ 24 31 24 31 24 31 24 31 144 250 14.400 ',000 39,i!OO 14.400 ',000 39,i!OO 14.400 ',000 39,i!OO 14.400 ',000 32,600 117.600 31,000 151,100 lID 11.0 0.0 0.0 0.0 MET MET SAL...fA OlM_fA T..... 211_ 122,3OD 122,3OD 1111.400 571.150 IIIT_ ... caOII . . . . . . . _ ......... or_fAS SENE<W. PfIOJET DE NUTRITION COMMUfoIAUTAlfIE .........- '... "1 rlw .,.... ........... ... T_f.SUMETEVAl..UATION ... CoOts rlUI It......... .,....... CoGII. DIIa.... Qua...... Un"'''' CoOts ... "'mA!!!.! ...... ..... ~ Unlit 11tS 1111 '.1 11M Tal!! fCFA!!!I 1. 11M 1!!Z 11M IaI" ~ CooRII ..... 0ka1,"""'"!I! I CoOIen........ '.. nt A.IlIM 111_ _ _ _ ........ R_ _ _ OptIiiIcII .... COMTRAT COMTRAT 14 4 IS 4 18 4 • 4 112 11 1.740 2,320 24,. ',- 2.11,100 I.!! 2.11,100 ',- ',- 13.120 10,_ J7,120 .0 ..0 .0,0 •..0 41..0 .0..0 .0..0 liE lIE F'ElLEA F'ElLEA ' - r.... llIM 33,140 35,310 35,310 23.200 t27,100 .. EYAUIATION MIW UnciMItnI FI'GjoII COMTRAT COMTRAT 1 1 , 1,f. 1,740 U. t,74O .0 ..0 .0.0 41 ..0 .0..0 0..0 lIE liE F'ElLEA MIW~ 1 t.74O 1,f4O 41.0 F'ElLEA EUItoI ........ EUMCN' COMTRAT COMTRAT •3 3 3 " 3 1. • t3,718 4,140 12,7111 13.120 41,3114 41.3N l1li,1112 13.120 22G.711 27,140 U .0..0 41.0 41.0 .0 ..0 0..0 liE lIE F'ElLEA F'ElLEA ~,...... COMTRAT 3 3 3 3 12 U20 ",111 I. I.IIID I.IIID 27,140 .0 ..0 41 ..0 .0..0 lIE F'ElLEA MlWlOPP COMTRAT 1 1 2 2.100 2.100 :2.100 1,100 .0.0 41 ..0 .0..0 lie FEE..EA ~~ COMTRAT 3 3 2,320 1,960 ',960 .0..0 41 ..0 .0..0 liE FEE..EA e - r.... EYALUA11DM 1Of,141 41.3154 St,2S4 1II.J32 2112,_ C. PElltIONNII. ........... T....... COMTRAT 21 2 2 1 7.S 1.1110 24,_ ",720 11.720 '.IID 7U!IO .0.0 41.0 .0..0 liE FEE..EA ___ ~w . .1ddIn COMTRAT COMTRAT •2 "2 2 2 2 2 14 • 1.eoo 2.320 ',000 4,140 1,000 4.140 3.000 ".140 3.000 4,140 21,000 1UID .0..0 .0..0 .0..0 41 ..0 •..0 41.0 .0..0 .0.0 .0..0 liE liE lIE F£E..EA FEE_EA e .." .. _I1 ...... CONTRAT 3 3 3 3 12 100 1.500 _,790 1,500 1,500 1.500 11,000 ',000 FEE..EA ' - r .... HltIONNB. 31,1eO 2I.IID "'.51.0 D......TE.ElNFORllAtIQUI DI GEI11DM .IQUIPE.ENT ~ UNITE 3 3 2.411.1 f.lSl ?.ISI .0..0 211..0 0.0 lIE OOOOS_EA IIIII'I-OnINtII UNITE 11 11 1 1.172 12.m uo. .,.,. 12.182 .0.0 .0..0 211..0 211.0 .0.0 0 ..0 lIE liE OOOOS_EA OOOOS_EA .....- ~ ..... tft'dpII ........ :DGN UNITE UNITE UNITE 1 • 1 1 I 1.101.' 440 22.1.01.3 ZlOO 22.101 2.200 22.101 .0..0 .0.0 211..0 211.0 .0.0 .0.0 liE lIE OOOOS_EA OOOOS_EA s.v. prh:fpII+ ISANM. OISP UNITE 1 1 12.- 12_ 12.$58 .0..0 211 ..0 .0.0 lIE GOODS_EA ~.+ ....... UNITE 2 2 1.1S1') 2.1111 2.5fl U 211 ..0 .0.0 lIE GOODS_EA lOGldllDGN lOGIdII ...... UNITE I.IHITE 1 2 1 2 ., 12,_ 12,_ 1.3!1O 12,_ 1.390 .0 ..0 .0 ..0 211 ..0 211..0 .0.0 .0.0 liE lIE OOOOS_EA OOOOS_EA lOGIdII ..... w--.. UNITE 2 D.' .0.4 .0.11 3.17 3.7!1O 7,500 3,000 1,IOCI 2,st3 14,St3 .0..0 211 ..0 .0 ..0 liE GOODS_EA e - ' ..... IYSTEME ItFOlltIlATICIUtE DI ala1'lON .IQUIOEIIENT _,822 3,000 1,500 2,St3 .,135 'oil. 270.400 "1.54 111._ 130.145 8311,833 \I T_ ... _ ............ . - . . . . . . . 1hIIt ANNEXE X Page 1 , r I ~ 0- \ \ left t; \ ... eft .!! ~~ ______~__~~__~__~__~~~-91 it- it-- § - - o o -11 IJ I! I- ---- ---- ---- 1- ---- ::=.:1; 0 ...... •• s:= ~~~2 I j- !l t ---- ---- ---I ---- ....... t- "2:2 ...... :::1 :a= • . , I::! • I.i 11 ....... ....... 0""'. o - .. • 0"'. ..fIIt .. ..... ---- ---- fIt 0 .. ...... 1 li II-_.- ::::: .. 'a :I I 1j Co II ,u I ~ ! i' DODO --- - ~~ •••• 0009 I • • ; 4 ....... -..... -...... - ..... i Ii . i ! 1 I jle .. -: il II - - ... •- .-- .• I .. - • • ' ~: ANNEXEXJ Page 1 PLAN DE SUPERVISION 1. La supervision sera effectuee confonnement au plan ci-dessous : Ie suivi concernera les personnes/c~ indiques au Tableau 1 du rappon; il s'agit d'estimations provisoires car les interventions du projet seront determi.nees par la demande. Outre ces objectifs quantitatifs, les missions de supervision devront tenir compte des aspects suivants : Coordination entre I' AGETIP et Ie SANAS . Performance du Coordinateur national Coordination avec les comites de pilotage communautaires Efficacire du programme IEC dans la communication avec la population ciblee Integration des resultats des evaluations des bCneficiaires et de la recherche operationnelle dans Ie cadre de I' execution du projet, sur une base quotidienne Mise en oeuvre du systeme de suivi et d'evaluation. 2. Planning indicatif de supervision du projet : Exercace Ac:tiVites QUalificatiOns HommeJsemames 1996 Juillet Atelier de Iancement du projet TM; DO; nutritionniste; 4 PO juriste 1 Novembre Examen de I'~tat d'avancement du TM 11 projet Mars Visite des sites du projet Nutritionniste 7 1997 Juillet Examen de I'~tat d'avancement du TM 8 projet Novembre Examen des questions en suspens Nutrionniste 4 Visite des sites du projet Mars Idem TM 3 Examen l mi-parcours Nutrionniste 3 1998 Juillet Examen de l'~tat d'avancement du TM 8 projet Novembre Examen des questions en suspens Nutrionniste 4 Visite des sites du projel Mars Idem TM 3 Nutrionniste 3 I 1999 Juillet Examen de I'etat d'avancement du TM 8 projel Novembre Examen des questions en suspens Nutrionniste 4 Visite des sites du projet Mars Idem TM 3 Examen annuel Nutrionniste 3 • TM = Chef du projet DO = Charge des decaissements PO = Charge de Ia passation des marches COMMUNITY NUTRITION PltOJI!:C'I' ORGANO(;RAM NATIONAl.. COMMISSION OF FIGIIT A(;AINST MAI.NUTRITION SONES MOIl/SANAS W, P . - . - - -. AGETIP/NMD -- DISTRICT STEERING COMMITTEES -- I.OCAI. Nt:IGIiDORIl 001) ('OMMlrn t:s / I \ I " '000 ., ., " SUPPLEMENT ITA CSA MOC " PRODUCERS "" I ., " " ~ CNC ," " " " 1/ I ," 1/ ~~ (1)~ BENEFICIARIES •" .....ttj I~ H ANNEXE XIII Page 1 LISTE!DES DOCUMENTS AGETIP. 1994. Programme de I'atelier de planification du projet. Dakar, Senep1 AGETIP. 1995. Mission d'Evaluation du P.N.C. Dakar, Sencpl. Athie, Cheikh T. 1994. Etude sur l'identification des ONG, GlE et autres groupemeDts de base pour la composante nutrition dans lcs quartiers pauvres. AGETIP, Dakar. Christine, NarC. 1994. Rapid Assessment. AGETIP, Dakar. Coopers &:. Lybrand. 1994. Etude Organisation.neUe et Iuridique, AGETIP, Dakar. Guito, Amadou Tidiane. 1994. Etude des habitudes a.limenta.ires des population abIes du Projet de nutrition "Communautairc au Senegal. AGETIP, Dakar. ~alick. El Hadji. 1994. Etude sur la mobilisation sociale,lcs experiences UNICEF, AGETIP. PRITECH. AGETIP, Dalcai. . McLellan. lain. 1994. IEClSocial Mobilisation StratesY for SenepJ Comrmmity Nutrition Project. AGETIP, Dakar. Sadio, Abdoulaye and Sabar Diop. 1994. DetcrmiDation des zones de pauvme et de malnutrition au SenepJ. AGETIP. Dakar. . Sa.11, Guelaye. 1994. Rapport du consultant ell nutrition/sante. AGETIP. Dakar. SANAS. 1991. Programme Natioaal de Nutrition. Plan cl'Action 1991-96. Ministere de la Same Publique. SenesaI. Sene, Helene. 1994 ~ Etude de base prepararoire. Doc:ument syntbese. AGETIP, Dakar. UNICEF. 1992. Plan d'operations du programme de cooperation ell faveur des enfimts et des femmes au Senegal. Senep.l. ·USAID. 1993. NutritionofInhnts and Yoq Children in Senegal. Africa Nutrition Chanboob. Macro Intematioaal Inc., Columbia, Md., USA. Wurdcmann, Willem. 1994. Loc:a.l Production of a SIClded Food in Serqal for Use in the Corrununity Nutrition Project. AGETIP and World Food Program. Dakar. 'he bounda,ies, colon, SENEGAL denomioo'ions and onr MAURITANIA ofhe' inlo,mollon shown COMMUNITY NUTRITION PROJECT on 'his ""'P da nol ;",,,Iy, on Ihe po,t of • lAlGfIfD CIIIES'OI IHE flRSI Y(AR Of PIIOIECI fhe World Bon' Group, any lodgmenl on Ih"legol ,fotus 01 ony feudol". • I/IllAGl'S Of any endOfsernenl or «ceplonce 01 such @ REGION CAPItAlS boundo'i.... 350 • =-- NAtIONAl C..,.I;'I S RMRS "",J-SO" ISOHrtlS IN MtlllM!l!RS SAINT- REGION BOuNDARIES lOUIS INI!RNAIIOIIAl 8OUII[);.II!S ATlANTIC KAOLACK OCEAN - .... • , ~ .. ~'Ul ~ ~ -:- - • ) MAURIIANIA AIf"Ullle / /r-'--" \. r "'. SENEGAL ).. , \ 'AAU --...." ,HE ......,...........:-. '''\\ -'r''--'''' GAMIllAI' ,,,.~....... r- u' .MI' ""'--001'*" 0, ! '( r' IlSSAU GUINEA ~L-____~I____~L-~~!tL-~~__________-L__~__-X____~L-____~______~____~--~ GUINEA
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Senegal - Community Nutrition Project : Sénégal - Projet de Nutrition Communautaire
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Источник
Всемирный банк