Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 12320 RAPPORT D'ACHEVEMEN'I' DE PROJET PREMIER PROJET DE FORMATION PROFESSIONNELLE (PRET 2479-MOR) 17 SEPTEMBRE 1993 Division de la population et des ressourcesbumaines Ddpartement g-phique I Bureau dgional Moyen-Orientet Afrique du Nord .. - TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TlTRE D'INFORMATION * Le prbent document fnit I'objet d'une diffusion restreinte. et ne peut itre utilis4 par ses destinatnires que dnns I'exercice de leurs fonctlons officielles. Sn teneur ne peut Ztre nutrement divulguk sans I'autorisntion de In Bnnque Mondinle. J 1 Dollar N 10.0 DM I 1 D o l l a r N - 9.1DM ' 1 Dollar N 8,s DH i 1 Dollar N 8.2 DM I 1 Dollar EU 8.5 DM I 1 Dollar N 8.2 DM = 1 Dollar N= 8.7 DM I 1 Dollar N 8.7 DH = AFPFC Administration & La forartton profmrlmnl~e8t & La forantion des &as BIT Bureau Intem8tlorul & travail m CFl Centre dr fonmtion d u imtnrtaun CCP OlJA ID IlFW mt Office de la f o m t i m professiomelle mt & lr praotim & trmil PMP SIC UIF ROYAUME DU MAROC PREMIER PROJET DE FORMATION PROFESSIONNELLE RAPPORT D'ACHEVEMENT A n'utiliser qu'P des fmoffiiielles TABLE DES MATIFRES PREFACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . i RESUME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ii PARTIE I : ANALYSE DU PROJET DU POINT DE W E DE LA BANOUE . . . . . . . . 1 IDENTITE DU PROJET ANTECEDENTS DU PROJET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Le contexte economique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Besoins de main-d'oeuvre et capacith de formation . . . . . . 2 OBJECTIFS ET DESCI?.T,PTIONDU PROJET . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 CONCEPTION ET ORGANISATION DU PROJET . . . . . . . . . . . . . . . 3 Le march4 du travail et l'insertion sur ce march6 . . . . . . 4 Gestion et efficacitd externe . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Portbe du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 Absence d'indicateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 EXECUTIONDUPROJET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 Modifications auprojet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 RESULTP'IIS PRINCIPAUX DU PROJET . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Objectifs quantitatifs du projet . . . . . . . . . . . . . . 7 Unit& mobiles de formation . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Assistance technique et services de consultants . . . . . . . 8 Absence de dialogue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Absence de contrdle de qualit6 8 Absence de propri6t6 . . . . . .. .. ................... .. .. . . . . 8 Impact du projet sur l'emploi . . . . . . . . . . . . . . . . 9 PERENNITE DES EFFETS DU PROJET . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 PRINCIPALES LECONS TIREES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 0 Prhvisions du march4 de l'emploi . . . . . . . . . . . . . . l o Question de1'eff.cac.t. externe , . . . . . . . . . . . . . . I . Mesure .el. performance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ROYAUMEDU MAROC PREMIER PROJET DE FORMATION PROFESSIONNELLE (PRET 2479-MOR) RAPPORT D'ACHEVEMENT A n'utilirer qu'i des fm 02TrieUes TABLE DES MATIERES Efficacitk sur les plans gestion et institutions . . . . . . 11 Propri6t6 de la composante assistance technique . . . . . . . 11 Unites mobiles de formation . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 DOCUMENTATION DU PROJET ET BIIAN DES ACTIONS DE LA BANQUE . . . . . 12 BILANDESACTIONSDEL'EMPRUNTEUR . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 REIA'IIONS ENTRE LA BANQUE ET L'EMPRUNTEUR . . . . . . . . . . . . . 12 FARTIE 11 : ANALYSE DU PROJET DU POINT DE VUE DE L'EMPRUNTEUR . . . . . . 13 IDENTIFICATION DU PROJET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 RETRAITDESFONDS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 OBJET DU PRCNET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 PROGRAMME INITIAL DOHICILIE A L'OFPPT . . . . . . . . . . . . . . . 16 PROGRAMME D'EMPLOI DU RELIQUAT . . . . . .'. . . . . . . . . . . . 23 REZATIONS AVEC IA BANQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Tableau 2: CALENDRIER DU PROJET . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Tableau 3: DECAISSEMENTS CUMULES ESTIHATIFS ET EFFECTIFS . . . . . 31 Tableau 4: DATES PREWES ET REELLES DE REALISATION DES COMPOSAlJTES 33 Tableau 5a: COUTS DU PROJET PAR CATEGORIES . . . . . . . . . . . . . .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 34 Tableau 5b: FINANCEMENT DU PROJET 34 TABLEAU 5c: COUTS DU PROJET PAR ITEn. . . .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. . . 35 Tableau 6: RESULTATS DU PROGRAMME . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . 35 Tableau 7: ETUDES 36 Tableau 8: STATUT DES CLAUSES DE L'ACCORD DE PRET . . . . . . . . . . . . . . . . .. .. .. .. .. .. . . .. . . 37 TABLEAU9: MISSIONS DELABANQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 - i - ROYAUME DU MAROC PREMIER PROJET DE FORMATION PROFESSIONNELLE (PRET 2479-MOR) RAPPORT D'ACHEVEMENT PREFACE Ce rapport d' achhvement d6cxit la preparation, 1' &valuation et 1'exdcution du Premier Projet de Vocation Professionnelle au Maroc, pour lequel le Prdt 2479- MOR sf81evantB un montant de 27.1 millions de dollars EU a Bt6 approwd le 27 novembre 1984. Le pr&t a Btb clos le 30 juin 1992, avec 18 rnois de retard, et les d6ccltsssments se sont poursuivia jusqu'au 4 novembre 1992, jusqutBhauteur de 85 pour cent du mer,tant du prBC. Les mclntants non dkcaissds ont bt& annulCs B hauteur de 3 millicns de dollars EU en decembre 1991, et de 1.06 million de dollars EU en novembre 1992. La prdface, le resum6 de 116valuationet les parties I et I11 du rapport dfach&vementont 4t6 pr6parOes par la Division de la Population et des Ressources Humaines du DBpartement du Maghreb, Region Moyen-Orient et Afrique du Nord. La Partie I1 a Bte prBparBe par ltOffice de la formation professionnelle et de la promotion du travail. La preparation de ce rapport dfach8vernent a comence au cours de la derniiire mission de supervision de la Banque, et elle se base sur le rapport d'dvaluation, l'accord de pret, l'accord de projet, les rapports de supervision, et la correspondance entre la Banque et llEmprunteur,ainsi que sur les documents internes de la Banque. ROYAUME DU MAROC PREMIER PROJET DE FORMATION PROFESSIONNELLE RAPPORT D'ACHNEMENT 1. Les objectifs du projet Btaient de trouver une solution aux points clBs du secteur, en contribuant a dlargir la capacitd de la formation professionnelle pour qu'elle soit consistante avec les besoins futurs d'une main-d'oewre qualifide, ameliorer la coordination de la formation professionnelle, aider A la viabilitd financihre duprincipal organisme public de formation professionnelle, et aider au d6veloppernent de futures activitds de formation appropri6es awt besoins. Le projet dtait Bgalement des'tind A amBliorer la sBlection et la prBparation de projets dans le secteur public. Les b6ndficiaires du pr4t Btaient (i) llOffice de la fonnation professionnelle et de la promotion du travail - OFPPT, pour la construction et l'equipement de 22 nouveauc Centres de formation professionnelle (CFP), ainsi que pour d'autres Btudes likes A la formation des instructeurs et au developpement de programmes d'enseignement; (ii) l1Admintstrationde la formation professionnelle et de la formation des cadres - AFPFC, en ce qui concerne les 6tudes relatives A la coordination et au financement de la formation professionnelle et au dBveloppement de futures activitds de formation; et (iii) le Ministere du plan pour une composante visant A 1'am6lioration de la s6lsction et de la prdparation de pro3ets dans le secteur public. 2. Le projet Btait achevd B 80 pour cent en aoOt 1989, 18 mois avant la cl6ture du pr6t. Des dpargnes considdrables sur l'utilisation du pret ont Bt6 rBalisies, en raison de prix favorables dans le secteur de la construction marocaine, de gains sur la taux de change, et de la standardisation des dimensions des ateliers. En consBquence de ces bpargnes, il etait attendu qu'un montant de 10,s millions de dollars EU comprenant 6,5 millions de dollars non affectBs, devrait ne pas dtre ddcaissd, sur le montant total du prdt de 27.1 millions de dollars EU. 3. Le projet a Btd modifid en avril 1990 sur la demande du Gouvernement, et les Bconomies rdalisBes ant 6th redistribudes comme suit : 7.8 millions de dollars EU pour Bquipement, et 2,7 millions de dollars EU pour assistance technique et services de consultants. Les fonds relatifs aux Bquipements ont principalement dt6 utilisds pour financer des seances de formation dans les domaines de la confection et des industries textiles. La date de cl6ture a Btd ensuite prorogde au 30 juin 1992. Afin de tenniner le prdt B cette date, la . - iii - composante assistance technique qui devait Btre financBe au moyen des dconomies rdalisees sur le montant du pret, a 6tC transferee au Deuxihme Projet de formation professionnelle (Fret 2779-MOR), qui a dBjB dBmarr6. 4. En consBquence des Bconomies et du transfert de 1'assistance technique au deuxieme projet, 3 millions de dollars EU ont BtB annulBs en dBcembre 1991. A la clature du prdt le 20 novembre 1992, il y avait un reliquat de 1,06 million de dollars quf a 4th annuld. 5. Ni le montant total du reliquat de 4,06 millions de dollars, ni le retard de 18 m ~ i s n'ont affect4 l'objectif du projet et son exBcution. La redistribution des Bconomies rialisBes, a permis de ddpasser les objectifs quantitatifs du projet, Btant donne que 30 centres de formation professionnelle (CFP) ont btd construits et dquipes, par rapport aux 22 pr6vus A l'dvaluation. L'exBcution des composantes assistance technique ont souffert de retard. Cependant, toutes les composantes, B 1'exception d'une seule Btude, ont Ot& achevBes la date de la cl6ture du pr6t. RESDLTATS ET IMPACT DU PROJET 6. L'objectif principal du projet d'klargir la capacitd de la formation professionnelle, a 6th atteint. La capacitC des effectifs a augment4 de 6.630, au lieu des 4.775 prdvus, et le nombre suppldmentaire de dipl6mds par an est pass6 B 3.000 au lieu de 2.200. L'impact du projet cependant n'a pas dtd aussi positif qu'on pouvait l'espbrer. Les dipl5mBs en formationprofessionnelle font actuellement face B de sdrieuses difficultBs pour trouver un emploi, en raison du decalage considdrable entre leur nombre et la capacitd du syst&me Bconornique B les absorber, ainsi qu'entre les diplames qu'ils ddtiennent et les qualifications requises par les entreprises. Cet Btat de choses se doit B un manque de pertinence de la formation, ainsi qu'A une creation d'emplois dans le secteur industriel plus lente que celle qui avait Btd anticipde par le projet. 7. L'impact lid B 1'assistance technique n'a pas non plus rempli les espoirs qu'on attendait de lui. Beaucoup d'objectifs qualitatifs du projet sont encore i atteindre. DURABILITE DES EFFETS DU PROJET 8. Au cours des dernibres anneas, le cofitunitaire opdrationnel de 1'OFPPT par itudiant a augment6 B un taux supkrieur a l'inflation, sans Bvidence precise que la qualit6 se soit amBliorBa en consdquence. Afin de soutenir et d'ambliorex l'impact dconornique du projet, les projets futurs doivent se concentrer sur la qualit6 st la pertinence de la formation, ainsi que sur l'efficacitd interne de 1'OFPPT. pBJNCIPALeS LECONS TIREES ET RECONHANDATIONS 9. La projet a confirm6 le manque de fiabilitd des projections B long tarme de l'offre et de la demande du march6 du travail, B comparer aux mdthodes qui s'appuient sur l'analyse et 1'Bvolution du marchi du travail. En outre, les besoins de la formation professionnelle ne peuvent guere Btre 6valuBs sans tenir compte du cadre plus large que reprbsente le syst&me de l'iducation B l'dchelle nationale, ni sans une dvaluation prkalable du cadre institutionnel et juridique du marche du travail. 10. Le projet a ddmontrd que la pertinence de la formation et le placement des dipldmes depend essentiellement de l'aptitude du systbme de la formation 8 s*adapter aux besoins changeants de 1'dconomie . Les futurs projets devraient aborder ces problhmes en crdant des mdcanismes d'ajustement systdmatiques, destinds 8 rendre les CFP plus autonomes et plus adaptds B leur environnement. 11. L'expdrience acquise par la supervision a rdvdle que le projet aurait pu bdneficier de l'utilisation d'indicateurs de performance, et a soulignd le besoin d'dtablir des objectifs B atteindre pour les principales composantes du projet, lorsque celles-ci fonctionneraient B leur capacite maximale. Un examen B mi- parcours (dhs 1989), qui eat dvalud dans quelle mesure les objectifs dtaient atteints, aurait permis de voir avec L'Emprunteur si le projet atteignait ses objectifs, de prendre les mesures ndcessaires, et le cas BchQant d'envisager une restructuration du projet en modifiant le contenu du projet en consdquence. 12. Le projet a dgalement rdv616 que l'efficacith de 1'OFPPT sur le plan de la gestion pourrait Btre amdliorCe par une rdforme de la taxe B la formation professionnelle. Un systhme plus effectif d'affectation de la taxe compenserait le manque present d'incitations B une amklioration de l'efficacitd, et entrainerait une concurrence plus vive parmi les pourvoyeurs de formation professionnelle pour leurs ressources financihres. 13. Enfin, l'experience acquise par l'exkcution du projet a rcivdld qu'il est plus facile d'assurer le sens de propridtd de l'hprunteur pour des composantes d' expansion physique et d'dquipements que pour des objectifs qualitatifs et de l'assistance technique. Cette experience suggere que pour Ctre effective, une composante assistance technique traitant de questions politiques au niveau national, devrait &re concue en d e w temps : (i) d'un cbtd la rdalisation des btudes et (ii) de l'autre, les consultations et la preparation de mesures concrbtes. Le projet devrait assurer qu'il existe une structure adequate pour un dialogue, et que toutes les parties concerndes soient consultees et impliquees dans le processus de ddcision. 14. Au broc, c o m e dans de nombrewr pays dans le monde, la formation mobile ayant prow6 Btre un concept difficile B mettre en oeuvre, son utilisation devrait Btre consideree avec beaucoup d'attention et limitde B des situations d' extrhe exception. ROYAUME DU MAROC PREMIER PROJET DE FORMATIONPROFESSIONNELLE RAPPORT D'ACHEVEMENT Nom : Premier projet de formation professionnelle No. du Prst : 2479-MOR Vice-Prdsidence : MNA Pays : Royaume du Maroc Secteur : Education Sous-secteur : Technique et formation professionnelle WTECEDENTS DU PROJET 2.1 &+econtexte Bconomiaue. Au cours de la fin des annees 1970 et du ddbut des annees 1980, le Maroc a 6th confront6 ti de nombreux problbmes bconomiques. La croissance de son PNB se faisait lentement, sa population augmentait d'une f a ~ o n alarmanta,, les ddsequilibres financiers et extdrieurs atteignaient des niveawc dleves aprhs la sBcheresse de 1979, et, selon diffdrentes sources, le taux de chdrnage Btait eleve, variant entre 22 et 30 pour cent. Dans le meme temps, le pays depcndait largement da techniciens dtrangers dans certains domaines. Le manque de main-d*oeuvre qualifi6e affectait la plupart des industries et entravait la croissance de la production. 2.2 En 1980, le Gouvernement a adopt6 un plan de ddveloppement pour la periode 1981-1985 qui a ete decrit comme un "plan de relance economique". Ce plan a et6 prepare avec l'aide du Fonds mondtaire et de la Banque mondiale, et il visait B passer de la politique de substitution aux importations adopthe dans les anndes 1970, B une politique de promotion des exportations. Le plan stipulait clairement l'importance que revetaient a w yeux du Gouvernement la croissance industrielle et le d6veloppement du secteur privB. Parmi les incitations en vue de cette croissance, se trouvaient les mesures de r6fonae adoptdes dam le cadre du Pr6t A l'ajustement des politiques industrielles et commerciales, dont le but principal Btait d'introduire des changements structurels au systhme d*incitations, de facon A dliminer les pr6jugBs contre la production de produits d'exportation, rdduire les coQts de fabrication, et restaurer ainsi le dynamisme dans le processus de croissance industrielle. Une des consequences possibles de ces mesures serait de promouvoir la croissance de l'emploi dans les industries. 2.3 Le projet a par consequent bt6 prepare dans un climat de prBoccupation concernant la pdnurie existante de main-d'oewre qualifi6e, et les perspectives d'une croissance rapide de l'emploi dans les industries. Ces vues Btaient partagdes h la fois par le Gowernement et la Banque, et elles ont 6th reflhtdes dans la preparation du plan de d6veloppement. En ddpit de 1'austBritd qui caractdrisait les ddpenses d'investissement du Plan 1981-85, celui-ci n'a pas compromis les ddpenses en matiere d'dducation et de formation. 2.4 B P n . La capacitd dupaysen matiere de formation professionnelle, les centres proposds dans le projet y compris, dtait de l'ordre de 28.000 diplbmds par an en 1984, 57 pour cent de ceux-ci Btant form6s par le principal organisme public de formation, 1'0ffice de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), le reste dtant quant A lui form& par d'autres ministkres tels que.le Ministere de la jeunesse et des sports et celui de l'agriculture et de la rdforme agraire. I1 Btait prdvu que la demande de main-d'oeuvre qualifi6e augmente de 106.000 en moyenna par an entre 1985 et 1995, ce qui laisserait le pays avec un deficit annuel de 78.000 travailleurs qualifids. Bien qu'il ait dt6 admis qu'il y avait des besoins considdrables en matiere de formation des ggrants de petites entreprises, la pBnurie de main-d'oeuvre qualifide la plus flagrante devrait avoir lieu dans le secteur des industries/mines/bquipements collectifs, oc la demande annuelle excdderait l'offre de plus de 33.000, suivie par les services, la construction et l'agriculture avec des dbficits annuels respectifs d'environ 28.000, 13.000 et 4.000. 2.5 Une reforme majeure du systeme de formation professionnelle a dtd adopt6 en 1984. L'objectif de cette reforme dtait de confronter la demande sociale croissante de formation et de satisfaire les besoins du secteur productif sur la base des prdvisions du Plan 1981-1985. Les composantes principales de la reforme Btaient (i) dlaugmenter la capacitd de formation de manikre B inscrire le plus grand nombre d'dtudiants possible, (ii) d'amdliorer la qualitd de la formation et de l'adapter B la demande du travail, et (iii) de d6velopper le dialogue avec les employeurs et dlaccroitre leur participation B la gestion du systkme. 3.1 En vue de soutenir la rdforme et de trouver une solution a certains problbmes de gestion lids A la formation professionnelle publique, les objectifs du projet Btaient les suivants : 3.1.1 dlargir la capacit6 de formation professionnelle de 1'OFPPT en conformitd aux besoins futurs du pays en main-d'oeuvre spdcialisde en appuyant (i) le ddveloppement des programmes existants de formation de l'OFPPT, (ii) la planification des activites futures de formation dans le domaine de la certification de formation dlapprentissage et de la formation h la gestion des petites entreprises, et (iii) la conception de pr6investissement de composantes spdcifiques de formation professionnelle pour d'6ventuels projets futurs; 3.1.2 amdliorer la coordination de la formation professionnelle en aidant au d6veloppement d'une stratdgie de coordination de la formation professionnelle entre les diffdrents organismes publics et privds concernBs par la formation professionnelle; 3.1.3 contribuer B la viabilitd financibre de la formation professioxmelle en appuyant une etude sur les options politiques destinees B assurer le financement approprie de la formation professionnelle A l'avenir; et 3.1.4 amdliorer la selection et la preparation de projets dans tous les secteurs en soutenant le developpement d'un programme national de formation B la preparation de projets. 3.2 Pour realiser ces objectifs le projet financerait : 3.2.1 la construction, ameublement et Bquipement de 22 noweaux centres de formation professionnelle (CFP), B savoir 4.700 postes de formation dans l'ensemble du pays pour le reseau de formation de 1'OFPPT; 3.2.2 matCriel didactique et meubles pour le nouveau centre de formation des instructeurs de 1'OFPPT dont la construction financee par le Gouvernement Ctait alors pratiquement achevee B Casablanca; 3.2.3 cinq nowelles unites mobiles de formation en supplement des trois unites de formation de 1'OFPPT d6jA op6rationnelles; 3.2.4 assistance technique pour la rCalisation dlBtudes et le developpement de futures activites de formation dans les domaines de l'apprentissage et des certificats de formation, coordination de la formation, formation de la gestion des petites entreprises, financement de la formation professionnelle et preparation de futurs projets; 3.2.5 assistance technique pour soutenir le nouveau Centre de formation des instructeurs dans les domaines d'organisation et gestion, et introduction de mdthodes audiovisuelles de formation; et 3.2.6 assistance technique pour le dkveloppement d'un programme nitt:ional de shlection et de preparation de projets, consistant en shminaires locaux de formation et materiels didactiques pour ces shminaires locaux de formation. 3.3 Le projet serait execute par trois organismes nationaux : (i) 1'Administration de la formation professionnelle et de la formation des cadres (AFPFC) pour les Gtudes lides B la coordination et au financement du systbme de formation professionnelle et B la preparation des projets futurs; (Li) le Ministbre de la planification pour la composante 3.2.6 et 1'OFPPT pour les composantes restantes . L'AFPFC et 1'OFPPT relhvent tous deux da la responsabilit6 du Ministere des travaux publics, de la formation professionnelle et de la formation des cadres, et 1'AFPFC est responsable de la supervision des activitds de 1'OFPPT. 4.1 Ce projet etait le premier projet de la Banque dans le domaine de la formation professionnelle au Maroc. Sa preparation a dernarrd en 1983 et le pr&t est entr6 en vigueur en septembre 1985. Etant donne qu'il n'existait pas B 1'6poque de donnhes fiables sur la main-d'oeuvre, la conception du projet a 6th marquee par des ddfauts dans quatre domaines-cl6s. 4.2 J,e march6 du travail et l'insertion sur ce marche. Le march6 du travail n16taitpasanalys6 avec precision. La demande de main-d'oeuvre est complexe au Maroc, offrant des emplois conventionnels, du travail ind6pendant, des possibilitbs d16migration et une gamme &endue, meme si elle n'est pas bien connue, de perspectives d'emploi dans les secteurs informels et traditionnels. Cependant les justifications fournies pour la demande pr6vue de main-d'oewre qualifi6e ntontutilise que le modele de planification de la main-d'oeuvre B long terme, qui ne tient pas compte de cette complexit6. En outre, les hypotheses sous-jacentes de ce modhle ne sont Bvidemment pas valables pour le Maroc, en particulier le fait que les salaires sont librement etablis par le march&, qu'il n'y a pas de manque dninterm6diation et qu'il n'y a pas de contraintes rbglementaires sur la creation d'emploi et que la technologie est constante sur une longue p6riode de temps. Ces hypotheses n16taient pas rkalistes et se sont averkes fausses. La capacit6 du secteur priv6 est passde de 11.000 21 34.000 durant la piriode du projet, et 1'6ducation sup6Pieure s'est dgalement d6veloppde rapidement. 4.3 Le projet ne s16tait pas suffisamment concentre sur l'insertion des diplbm6s dans le march6 du travail et l'efficacit6 des programmes de formation pour atteindre les objectifs 6tablis. Les centres de formation professionnelle auraient dC1 b6nbficier du feed-back fourni par les Commissions regionales de formation nowellement dtablies en ce qui concernait la pertinence et l'efficacitd de leur formation. Afin dt8tre en mesure de s'adapter aux directives possibles des Commissions regionales de formation, les CFP devalent jouir d'une plus large autonomie et leurs responsabilit6s devaient &re Blargies de faqon h inclure le placement et le suivi de leurs diplbmks sur le march6 du travail. Ces deux conditions'ont 6th negligees par le projet. 4.4 Gest e . Le projet n'avait pas compris des composantes destindes A am6liorer l'efficacitd de la gestion, la rentabilit6 des proc6dures d'allocation des ressources des noweaux centres, mCme si l'un des objectifs du projet 6tait d'assurer la viabilit6 financihre du systhme de formation professionnelle. Les activit6s de formation de I'OFPPT 6taient ddcrites dans le rapport d'6valuation cornme "d'un niveau dlev6 de qualit6 et gdrhes d'cne manikre dynamique et efficace." Cette qualit6 a pu cependant Btre atteinte quand la taille de 1'OFPPT 6tait encore relativement rhduite, mais sa capacit6 de gestion vis-A-vis de la croissance importante introduite par le projet n'a pas Bte analysee. 4.5 La conception du projet n'a pas reussi B diversifier les activitds de formation de l'OFPPT, ni B rendre ces activitds plus adapties a u besoins des entreprises. L'exemple le plus frappant en est le manque d'utilisation de programmes de formation plus courts. L'Jhprunteur avait tendance B perpCtuer ses mithodes en concentrant les investissements sur son activit6 la plus importante, B savoir le programme de pr6-emploi de deux ans. Dans le meme temps, il y avait nicessitd Bvidente de soutenir les m6canismes de participation des employeurs au d6veloppement de services contractuels de formation continue, mais il n'en a pas 6th tenu compte. 4.6 3-t. Le projet a accord6 trop d'importance au dhveloppement physique et pas assez aux objectifs d'amelioration de la coordination de la formation professionnelle et de contribution B sa viabilit6 financihre. La construction des 22 CFP a realist5 l'objectif de developpement physique de capacitd, puisqutelle a augment6 le nombre de places au sein des installations existantes de 1'OFPPT de formation industrielle de 68 pour cent, soit 25 pour cent de la capacitd totale de formation. Les objectifs d'amQlioration de la coordination de la formation professionnelle et de contribution A sa viabilitC financihre ont 6th plus ndgligds et ont fait seulement l'objet du financement de deux etudes. 4.7 Bbsence d' indicateurs . La dernihre imperfection de la conception du projet, qui a rendu la supervision difficile durant toute la pCriode du projet, est lide l'absence d'indicateurs-cl8s de suivi durant la periode d'exdcution du projet, ainsi qutB l'absence d' objectifs spdcifiques de performance. De nombreux aspects importants du projets, tels que cohts unitaires, insertion des diplames sur le march4 du travail et la composante unite mobile de formation, n'avaient mdme pas d'objectifs spicifiques de performance. Bien que quelques indicateurs aient 6th mentionnds dans les documents internes de la Banque, ils n'ont pu dtre utilisCs d'une manihre efficace car ltEmprunteurn'en avait pas Bt6 inform6 precddemment et n'avait pas donne son accord quant a leur utilisation. A plusieurs reprises durant l'execution du projet, cette absence d'indicateurs a occasionni des malentendus et des difficultis dans le processus de supervision. EXECUTION DU PROJET 5.1 Toutes les composantes du projet ont 8th achevdes B l'exception d'une seule etude. Les centres de formation Btaient gdnbralement termink bien avant lt8chdance,en raison de la mobilisation importante du personnel de ltOFPPT. Les composantes dtudes et assistance technique n'ont pas suivi B la m&me allure. Bien que les termes de reference aient 6335 prlparbs avant l'approbation du projet , la plupart des Qtudes ont eu beaucoup de retard par rapport au calendrier initial. L'Emprunteur ne ressentait pas pour les etudes la meme pression que pour les centres de formation et ntitait par consequent pas aussi motivb. 5.2 Des dconomies considdrables ont dtd rbalis8es sur l'utilisation des fonds du pr8t. Des circonstances dconomiques favorables ainsi que les prix dans le secteur de la construction marocaine, des gains sur le t a w de change et la standardisation des dimensions des ateliers, ont conduit A une reduction consid&rable du coat unitaire de la construction. Les economies totales sur la construction se sont dlevdes B 2'3 milllolls de dollars EU. En ce qui concerne les dquipements , 13 sections de formation ont 6th financdes par la CEE, B hauteur d'un montant total de 1,3 million de dollars EU. Pour ce qui est des services de consultants, un montant de 0,4 million de dollars EU destine B la prdparation de projets futurs, n'a pas 4th utilisd parce qu'une Btude n'avait pas it6 effectude . 5.3 Modifications au oroiet_. A la mi-1989, lt? projet etait termin8 B 80 pour cent, et sr date de cl6ture dtait prdwe pour le 31 decembre 1990. Pour terminer entihrenent le projet tel qu'il avait etb bvalud, il fallait seulement un supplement de 3,3 millions de dollars EU. En resultat des Bpargnes rkalisees et B ltachbvement du projet, 10'5 millions de dollars, y compris les 6,s millions de dollars de fonds non affecths, devaient alors rester comme reliquat d'un montant total du pr6t de 27'1 millions de dollars. 5.4 Le Gowernement a demand6 en aoiit 1989 de redistribuer les dpargnes, B hauteur de 7,8 millions de dollars en dquipements et de 2,7 millions de dollars en assistance technique et services de consultants. Les fonds destines aux Bquipements seraient principalement utilisBs pour financer des sections de formation dans les industries textiles et de la confection. L'assistance technique et les services de consultants aideraient (i) llAFPFCB effectuer des Btudes de main-d'oeuvre, (ii) B rdorganiser 1'OFPPT et (iii) B amdliorer ses capacitds de gestion. 5.5 Bien que le secteur textile n'ait pas BtB inclus dans le projet, la proposition Btait en accord avac les objectifs globaw du projet. Avant d'approuver la proposition du Gouvernement, la Banque a effectu6 une dvaluation des besoins en formation des industries textiles et de la confection. Cette dvaluation a rBvBl6 que (1) le secteur dtait responsable de plus de 50 pour cent des emplois crB6s dans les industries de la confection et (ii) l'itablissement de centres de formation textile Btait bask sur une requ6te de l'hssociation des industries textiles marocaines, pui dtait vraisemblablement au courant de la demande de main-d'oewre de ses membres. En avril 1990, la Banque a donnd son accord formel A 1'Emprunteur pour modifier le projet et rkaffecter le reliquat du pr$t. Cet accord Btait accompagnB d'une recommandation exhortant 1'OFPPT B signer un accord avec llAssociation des industries textiles marocaines, visant B faire participer les professionnels du textile dans la gestion des centres de formation, B dBvelopper des progralnmes d'enseignementetg encourager l'insertion des dipl8nBs sur le march6 du travail. 5.6 La date de clBture a par consequent dti prorogde au 31 dBcembre 1991. En dBcembre 1991, la date de clbture a 6th prorogde une dewrieme fois, au 30 juin 1992, pour tenir compte du temps nkcessaire et plus long que prdvu pour terminer les appels d'offre pour les Bquipements textiles. Afin de clbturer le pr6t au 30 juin 1992, la composante assistance technique qui devait htre financie par le reliquat du pret, a BtB transfdrie au Second projet de formation professionnelle en cours (Prbt 2779-MOR). 5.7 En consBquence de cette modification du projet, 3 millions de dollars N ont dtd annulds en decembre 1991. A la clbture du compte du pr&t le 20 novembre 1992, il rsstait un reliquat de 1,06 million de dollars qui a Btd annuld. 5.8 Au moment de la preparation du rapport d'achevement, le projet Btait termink, et ni le reliquat total de 4,06 millions de dollars, ni le retard de 18 rnois n'ont affect6 de maniere importante la portke du projet et son exdcution. Le seul risque anticipd dtait que l'exdcution du prc et pouvait Otre ralentie par les restrictions budgetaires dans le contexte c.i programme d1austBrit6 du Gouvernement. Ce risquene s'est pas c ficrdtisd, et, comme indiqud pr&cidemrnent, les d6caissements reels se sont proa ,ts beaucoup plus rapidement que prdvu, surtout dans les premieres annBes de ~'exBcution. 6.1 Oblectifs auantitatifs du vroiet. L'objectif principal du projet d'dlargissement de la capacite de formation a Bt6 atteint, et sous certains aspects, m&me d8pass8, etant donnt! que l'utilisation des Bpargnes du projet ont rendu possible la construction et 116quipement de huit centres de formation professionnelle supplementaires awc 22 centres pr6vus B l'origine. Par consequent, la capacite d' inscription est passee 8 6.630 au lieu de 4.775 prbvue. et le nombre annuel de dipl&m&s est pass6 B 3.000 au lieu de 2.200. Le projet a Bgalement rQussi une diversification et decentralisation du systbme de formationprofessionnelle,surtout aprbs la creation des centres textiles de Beni Msik. 6.2 Le Centre de formation des instructeurs a egalement conduit B une structure plus sophistiqu6e que pr6vu, l'lnstitut national de formation et de recherche pedagogique - ZNFRP. Le mandat de 1'INFRP englobe la formation initiale et le perfectionnement des instructeurs de I'OFPPT, la recherche de methodes de formation, la production de materiels pedagogiques et la gestion de 1'8quipement de formation de 1'OFPPT. L'INFRP a egalement une mission d'inspection et d'ivalwtion. Au cours des trois dernihres annbes, L'INFRP a offert une formation initiale A environ 75 instructeurs par an, par rapport a w 50 pr4vus a l'evaluation. alors que 930 autres instructeurs environ, ont suivi un cours tie recyclage d'une durde d'un mols. En raison de la difficult6 de recruter deu instructeurs possbdant l'experience industrielle voulue, 1'INFRP organise Bgalement des programmes de recyclage pour les instructeurs, qui consistent en des periodes de formation dans les entreprises. En 1991, 250 instructeurs ont participi A ce programme qui a dure deux semaines en moyenne. 6.3 Unites mobiles de formation. L'OFPPT, connaissant les limites de la strategic de decentralisation pour amener la capacitt! de formation B un grand nombre de petites concentrations de la demande, particulierernent dans les zones rurales, a introduit l'usage de trois unites mobiles qui ont BtB percues comme une alternative realisable. Dans le cadre du projet, cinq Unites mobiles de formation (UMF) ont Bt6 acquises par 1'OFPPT en juin 1985, et elles ont 4th geries par une unite speciale. Leurs domaines de specialisation etaient les suivants : mecanique automobile et agricole (dew unitbs), acier et soudure, electricit6 industrielle et de construction, entretien radio et tClbvision. Le modus operandi etait simple : l'instructeur et tout le materiel de formation se deplacent ensemble dans des v6hicules concus pour representer l'environnernent de formation. Les UMF donnaient trois types differents de formation : des sessions d'initiation de six B dix semaines, des sessions de formation allant de 20 B 30 semaines et des sessions de recyclage dont la longueur variait selon les besoins. 6 . 4 La formation mobile n'a pas 4th une reussite au Maroc. Les taux moyens d'utilisation des unites Btaient generalement faibles, allant d'un maximum de 62 pour cent pour les unites m6caniques, B 10 pour cent pour les unites acier et soudure ainsi que celle d'entretien radio et tdl6vision. De nombreuses raisons ont contribue au resultat mediocre de cette composante : manque de preparation, Bchec B l'adaptation des materiels de formation, Bquipements et instructeurs aux besoins specifiques des zones agricoles, manque de ressources pour acqubrir des pieces indispensables, centralisation excessive et vraisemblables interferences politiques dans le deploiement des unites. En outre, il n'existe pas de mecanisme de certification de formation en ce qui concerne la formation mobile. MIme les sessions de formation spdcialisee qui durent relativement longtemps ne conduisent pas syst6matiquement a un diplbme. Avant 1989, 771 6tudiants parmi les 2.383 qui ont participd A cette formation, ont 6td autorisds A passer un examen, et 587 d'entre eux ont obtenu le certificat de formation professionnelle. Cette mesure n'est plus en vigueur depuis 1989. 6.5 b,sistan. aux aspects ce Contrairement physiques du projet et A quelques exceptions prhs, la realisation des dtudes et les objectifs de l'assistance technique n'ont pas atteint es rdsultats escouptBs. L'apprentissage, la coordination des activites et la viabilitti financibre de la formation professionnelle, Btaient parmi les objectifs qualitatifs du projet, et sont encore 31 l'ordre du jour de 1'Emprunteur. De nombreuses raisons ont contribue B cette situation : (i) Bchec de llEmprunteur A d6velopper et entretenir un dialogue parmi toutes les institutions concern6es par la formation professionnelle; (ii) absence de contrdle de qualit6 Btudes; et (iii) Bchec de la Banque a creer sur la composante auprbs du Gouvernement, un sens de proprikt6 des iddes et des reformes. 6.6 Absence de dialome. Les objectifs des btudes etaient d'assister au ddveloppement de strategies liees aux problemes specifiques de la formation professionnelle. L'absence d'un organisme national de coordination, et par consequent d'un dialogue fructueux entre toutes les institutions iropliqu6es dans la formation professionnelle (secteurs de formation publique ou privee et entreprises), ont empgchd que les recommandations de ces Btudes se traduisent en mesures concretes. L'AFPFC et 1'OFPPT qui avaient la responsabilitd de rdaliser ces dtudes, n'btaient pas dans la meilleure position pour jouer ce rdle de coordination, car elles reprisentaient une partie seulement du secteur public de formation. Par exemple, les etudes traitant de l'apprentissage et du financement, avaient des objectifs et un impact qui ndcessitaient la consultation de toutes les institutions concerndes, et l'engagement politique ainsi que des decisions au niveau national. Cependant, de nombreuses institutions, telles que les entreprises et les organismes de formation prives ou publics representant plus de 50 pour cent de la capacitd nationale de formation p:>fessionnelle, n'6taient pas du tout impliqudes. Le Ministere du plan, bien qu'existant, n'etait pas du tout mandate a jouer ce rble de coordination, et la Commission nationale de la formation ne possedait pas les capacitBs institutionnelles pour jouer ce r&le. 6.7 Absence de contrdle de aualitd. La plupart des dtudes ont 6tB rdalisdes selon une mkthode invariable : un expert dtranger Btait selectionnd, il s'acquittait de sa tkche pratiquement en isolation, et il quittait le pays apres avoir produit son rapport. Ni la Banque ni 1'Emprunteur n'ont maintenu une supervision Btroite du travail des consultants, aucun consultant local n'a jamais participd, et aucun voyage d'dtude n'a 6th organis6 pour les decideurs. Dans la majoritd des cas, cette situation a conduit B des resultats ddcevants. 6.8 ence de ~ro~ri6tb.Le Gowernement ne s'est pas approprib la plus grande partie de 1'assistance technique, P une exception pr&s. Dans le cas de la composante assistance technique pour le ddveloppement d'un programme national de silection et de preparation des projets, les ingredients pour crier un sens de la propridt6 dtaient cependant presents : (i) engagement total et participation des autoritds locales d8s le debut; (ii) formation d'un groupe de fonctionnaires auprbs de 1'IDE; et (iii) crdation d'un cornit6 de suivi auquel la Banque a participd avec des reprdsentants du Gouvernement pour les diffdrents ministhres et organismes impliqu6s dans le projet. Cette composante du projet a conduit ir la crdation d'une structure administrative permanente, le Programme national d'analyse de projets (PNAP), ayant mission d'organiser des sdminaires et des ateliers de formation et de produire des manuels techniques. Plus de 500 fonctionnaixes marocains ont jusqufA present bdneficid de la formation et de l'expertise offertes par le PNAP. 6.9 En 1989, la Banque a decide d'entreprendre une revue du sous-secteur du systhme de la formation professionnelle. En effet, bien que toutes les Btudes et les composantes d'assistance technique aient dtd achevCes dbs le debut de l'ann6e 1988, il est alors apparu clairement, nearnoins, que le manque de dialogue et de prise de dicision efficace emp6chait de traiter des questions principales soulevdes par les etudes. Cette dtude de secteur, compl6tde enavril 1989, etait axde sur l'ensemble d'actions prioritaires qui ndcessitaient l'attention imddiate du Gouvernement. Les propositions les plus importantes, ressortissant de cette dtude, touchaient a la rCforme de la taxe B la formation professionnelle, une presence des employeurs dans le secteur de la formation, le ddveloppement d'informations sur le march6 du travail, l'etablissement d'un Conseil de 1'Emploi et de la Formation, ainsi que le d6veloppement du secteur privd de la formation. Le document fut envoy6 au Gouvernement, et les discussions qui s'en suivirent avec la Banque montrhrent que le Gouvernement ne partageait pas toutes les opinions Bmises par la Banque sur les questions soulevdes, ni nf6taitpr&t, B cette Bpoque, B envisager la mise en oeuvre de la stratdgie proposde. Toutefois, le Gouvernement exprima tr&s clairement A la Banque son souhait de rdhtudier les propositions A la prochaine occasion qui se presenterait de repenser le systhme de la formation professionnelle. 6.10 Im~actdu~roletsur l'emploi. Les estimations quantitatives de la demande nationale relative B la main-d'oeuvre spdcialisde pour la pdriode 1985-89dtaient trop optimistes, ce qui a fait que la pdnurie actuelle annuelle de main-d'oeuvre spBcialis6e etait moins critique que pr6vu. En raison du ralentissement radical de la crdation d'emplois dans le secteur industriel, le montant total d'emplois non agricoles crdds par lf8conomie marocaine entre 1985 et 1991 atteignait en moyenne 130.000 par an, dont 30 pour cent dans le secteur des industries. Dans l'hypothhse que la moitid des emplois crd6s sont destines A des travailleurs spt
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Maroc - Premier projet de formation professionnelle
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Основные сведения
Организация
Группа Всемирного банка
Тип документа
Project Completion Report
Страна
Марокко
Источник
Всемирный банк