Группа Всемирного банка · Project Completion Report

Rwanda - Bugesera et Gisaka Mugongo projet de services de développement rural - (Phase II)

Руанда Всемирный банк
Открыть оригинал документа

Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.

Полный текст

Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QUA DES FINS OFFICIELLES Rapport No.12592 RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA BUGESER4 ET GISAKA MIGONGO PROJET DE SERVICES DE DEVELOPPEMENT RURAL - PHASE II Division agricnltnre Departement des pays des grands lacs I et de I'ocbn Indien R6gion Afriqne TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte, et me peut 6 re utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut etre autrement divulguee sans I'autorisation de la Banque Mondiale. TAUX DE CHANGE Unite monetaire = Franc rwandais (FR) FR = 1 dollar 1982 = 92,8 1983 = 94'8 1984 = 100'2 1985 = 101,3 1986 = 87,6 1987 = 79,7 1988 = 76,5 1989 = 80,O 1990 = 82,6 1991 = 125,l 1011992 = 137,O POIDS ET MESURES Systkme mktrique SIGLES ET ABREMATIONS BGM Projet BugeseraJGisaka-Migongo FAC Fonds d'aide et de coopkration ISAR Institut des sciences agronomiques du Rwanda IrrA Institut international pour I'agriculture tropicale MINAGRI Ministkre de l'agriculture et de l'klevage MINITRAP Ministkre des travaux publics OCIR-Cafe Office des cultures industrielles du Rwanda - Cafe ONAPO Office national de la population PAV Poste agro-vktkrinaire PSA Projet de services agricoles MRAE Mission rkgionale en Afrique de 1'Est SSS Service des semences sklectionnkes FV Systeme de vulgarisation Formation et visites ANNEE BUDGETAIRE DE L'EMPRUNTEUR ler janvier - 31 dCcembre FOR OFFICIAL USE ONLY THE WORUI BANK Washington, D.C. 20433 U.S.A. Officeof Director-General Operations Evaluation MEMORANDUXI AUX ADMINISTRATEURS ET AU PRESIDENT OBJET : Rapport d'achtvement - RWANDA Bugesera et Gisaka Migongo - Projet de services de dkveloppement rural Phase I1 (CrCdit 1283-RW Veuillez trower ci-joint copie du rapport intitult u Rapport d'achevement - Rwanda - Bugesera et Gisaka Migongo - Projet de services de dkveloppement rural - Phase I1 (Crkdit 1283- RW) w Ctabli par la Division des operations-Agnculture, Dtpartement des pays des Grands Lacs et de l'odan Indien, Bureau rkgional Afrique. La Partie II a CtC prCpar6e par 1'Emprunteur. Les rbultats du projet sont jug& non satisfaisants. L'opCration n'a permis ni de diffuser largement de nouvelles techniques agricoles, ni de mettre en place de solides services institutiomels. Le RAP estime que les projets de vulgarisation agricole limitb ii une zone donnCe ne peuvent pas Ctre viables. Cependant, les donnCes p r b e n t h laissent penser que la m6diocritC des rbultats de la vulgarisation agricole pourrait tenir aussi ii l'inadquation de beaucoup des recommandations techniques. D'une manikre gknkrale, les ClCments de preuve ne sont pas suffisamment concluants pour que l'on puisse porter un jugement valable sur la valeur respective de diverses stratigies d'amklioration de la petite agriculture en milieu semi-aride. A cette rberve prb, le RAP est satisfaisant. Aucun audit n'est p r h P i k e jointe I Le present documentfait I'objetd'une drffusion restreinte. II ne p u t 6tre utilisC par sea ddnataires que dans I'exercice de leun fonctions officielles et sa teneur ne peut etre divulpuee sans I'autorisrdionde la Banaue mondiale. RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA BUGESERA GISAKA MIGONGO PROJET DE SERVICES DE DEVELOPPEMENT RURAL .PHASEII (CR 1283-RW) . TABLE DES MATIERES PREFACE ............................................................... ...i RESUME DE L'EVALUATION .............................................. III PARTIE I : EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE DE LA BANQUE .......... 1 Identiteduprojet ..................................................... 1 GCnCralitb ......................................................... 1 Objectifs et description du Projet ......................................... 2 Conception et organisation du Projet ...................................... 3 ExkutionduProjet ................................................... 4 RbultatsduProjet ................................................... 7 ViabilitC du Projet .................................................... 8 PerformancedelaBanque .............................................. 8 Performance des consultants ............................................ 8 Performance de 1'Emprunteur ........................................... 8 PARTIE I1 :EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE D E L'EMPRUNTEUR ..... 10 PARTIE In: DONNEES STATISTIQUES ..................................... 19 Tableau 1. Pr$ts et/ou crkdits connexes de la Banque ......................... 19 Tableau 2 Calendrier du projet ......................................... 20 . Tableau 3. D6caissement.s du credit ....................................... 21 Tableau 4. Exkution du projet .......................................... 22 Tableau 5. CoQtset financement du projet ................................. 23 Tableau 6. Rbultats du projet .......................................... 24 Tableau 7. Respect des conditions du crkdit ................................ 31 Tableau 8 Utilisation des ressources de la Banque ........................... 32 RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA BUGESERA GISAKA MIGONGO PROJET DE SERVICES DE DEVELOPPEMENT RURAL PHASE 11 - (CR. 1283-RW) PREFACE Le prhent projet d'achkvement concerne le Deuxikme projet Bugesera Gisaka Migongo, pour lequel le Credit No. 1283-RW, d'un montant de 14,5 millions de DTS (Cquivalant B 16,3 millions de dollars) a CtC approuvC le 13juillet 1982. Le crCdit a CtC clos le 31 decembre 1991 a p r b avoir Cte prolong6 de quatre am. Le dernier decaissement a eu lieu le 29 fkvrier 1992,date B laquelle le solde non dCcaisse, qui Ctait alors de 183.000 DTS (Cquivalant B 206.000 dollars), a CtC annulC. Le Fonds d'aide et de cooperation a apportk un financement parallkle d'une contre-valeur de 2'5 millions de dollars. Ce rapport a CtC prepare par la Division agriculture, DCpartement des pays des grands lacs et de l'odan Lndien, de la Region Afrique. l'l est fond6 sur les documents du projet (rapport d'Cvaluation, accord de crCdit de dCveloppement, correspondance et rapports de supervision). Copie du prbent rapport a CtC adresske le 14 avril 1993 B l'Emprunteur, B qui l'on a demand6 dam le m2me temps de prCparer la Partie II. RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA BUGESERA GISAKA MIGONGO PROJET DE SERVICES DE DEVELOPPEMENT RURAL PHASE - n (CR 1283-RW) RESUME DE L'EVALUATION 1. L'IDA a t prbente dans les regions du Bugesera et du Gisaka-Migongo (BGM) depuis 1975, date a laquelle le premier projet BGM (Cr. 668-RW) a kt6 entrepris. Ce projet Ctait c o n p pour appuyer un large eventail d'activites de dkveloppement (infrastructure et services ruraux) dam la region, en se fondant sur les acquis de projets de dCveloppement prkddents. Pour cela. on devait utiliser les institutions gouvernementales existantes, y compris les collectivit6 locales, et procider ii la formation du personnel du projet et des paysans. Etant domk les faiblesses institutionnelles qui existaient alors dans le secteur de l'agriculture, on avait insist6 sur une exkution souple du projet au moyen de programmes annuels de travail. Cette exkcution a enregistrk des rbultats inCgaux. A bien des Cgards, le projet a 6tC bien gCrC (prbentation dam les dklais des programmes de travail et des rapports d'audit) et il a CtC mis en oeuvre selon le calendrier. Mais des problkmes fondamentaux ont surgi. Au lieu d'avoir un petit service de gestion, s'appuyant essentiellement sur les services existants et ktroitement lit aux autoritb locales (comme cela avait kt6 souhait6 et prCvu par le Gouvernement et I'IDA), un bureau du projet, important et autonome, a kmergC et peu d'efforts ont etC faits pour intCresser les autoritb et les coopkratives locales ii la gestion du projet. On a consacre davantage de ressources que prCvu ii l'infrastructure, alors que les possibilitk de recouvrer les codts ttaient t r b limitees. On n'a pas tirk parti de la souplesse d'exkcution, intCgrke au projet au moyen de programmes annuels de travail, pour veiller ii la viabilitC des investissements. En ce qui concerne la production agricole, 1'Clevage et le dkveloppement institutionnel, les rbultats ont kt6 infkrieurs aux estimations. Le dheloppement des infrastructures a Ctk considkrable et remarquable dans son ensemble, bien qu'il ait kt6 infkrieur aux prkvisions, notamment pour les routes. Une conception inapproprike et une mauvaise qualitk de construction ont crCk des problkmes. Le contexte rwandais n'a pas permis un klevage extensif de bovins. Au nombre des activitCs ayant enregistrC de bons rbultats, citons la lutte anti-krosion, la distribution de plants d'arbres hitiers et forestiers, le dCveloppement rapide de la production maraichkre et l'introduction du systkme d'Clevage en stabulation (fermettes). Les efforts en matikre de crCdit agricole, de commercialisation et de distribution des intrants agricoles ont kt6 dkcevants du fait des carences techniques et gestionnelles et du peu d'attention accord6 au recouvrement des coiits. A l'achkvement de la premikre phase en 1982, le t a u de rentabilitk konomique ktait estimk ii 5 %. Objectifs et cornpiantes du projet 2. Le projet de seconde phase avait pour objectif principal d e travailler avec les populations rurales a h de :i) rCaliser des essais et introduire des techniques et des varietb culturales a m t l i o r k dans les zones semi-arides: ii) promouvoir la conservation des sols pour emp2cher une diminution de leur fertilitd; iii) intCgrer les activitb de culture et d'Clevage au niveau de l'exploitation et promouvoir le petit Clevage, le cas CchCant; iv) intensifier les cultures de rapport et les cultures vivrieres dans les zones au potentiel moyen ou supCrieur ti la moyenne; v) amCliorer les routes rurales: et vi) amCliorer les normes nutritionnelles et mieux informer ces populations des diffkrentes mCthodes de planning familial. Un autre objectif Ctait de divelopper la capacitC de planification et d'exCcution des prkfectures. sou-prefectures et communes. I. L'exkution des composantes agriculture et Clevage a eu des rbultats inCgaux. Le taux d'adoption des messages vulgarisb a CtC faible, et la demande de services vCtCrinaires, qui Ctait elevee au dCbut, a beaucoup baisse aprh l'introduction de mesures de recowrement des co0ts. La distribution de semences ameliorees a souffert de problkmes de qualitt. 5. La composante recherche appliquee a souffert de l'absence de recherches a la ferme et elle n'a pas developpe d'interactions adequates avec le service de vulgarisation. Les agriculteurs rkpugnaient ti suivre les messages a cause des piktres perspectives de commercialisation de la production supplCmentaire et des faibles ratios co0ts-avantages des techniques de production proposCes. Le centre de formation de Rubilizi a enregistrk des rbultats satisfaisants. Les fermes d'Clevage de Rusumo et Nasho se sont revClCes financikrement insoutenables et les activitCs ont CtC notablement diminukes a Rusumo tandis qu'elles Ctaient stoppCes tiNasho. La mise en oeuvre de la composante rkfection et construction de routes a CtC considkrablement retardke, mais les estimations de 1'Cvaluation ont ete depassees de 80 %. 6. Un bureau de suivi et d'kvaluation, qui avait CtC cr& au dCbut du projet, a CtC fern6 lorsque l'assistant technique du FAC est parti en 1986. Aucune Ctude de base ou de suivi n'a CtC entreprise pour mesurer l'impact du projet sur la production agricole. Les Ctudes effectuh ne reposaient pas sur de solides bases analytiques. 7 . Les co0ts effectifs du projet sont estimb B 21,3 millions de dollars (contre 21,6 millions prevu), dont 16'5 millions (contre 16,3 millions privus) ont CtC fournis par I'IDA, 2,5 millions (contre 3 millions prevus) ont CtC fournis par le FAC tandis que l'apport du Gowernement Ctait de 2,3 millions de dollars, comme prevu. Le montant total des co0ts a CtC celui qui avait CtC prevu, mais certaines catkgories de coOts ont enregistrk des &arts notables par rapport aux prkvkions; ainsi les codts des travau de gCnie civil de la composante recherche et de I'ONAPO ont dCpassC les previsions de l'kvaluation de 338 Q/c et 376 %, respectivement; les co0ts de l'assistance technique de la composante routes rurales et du MINAGRI dCpassaient les prkvisions de I'Cvaluation de 665 % et 139 %, respectivement. Par contre, les coilits de fonctionnement des composantes recherche et routes ne se sont ClevCes qu'i 70 % des estimations de 1'Cvaluation. 8. Dam la mesure oij au cours de I'execution du projet, on n'a fait aucun effort systematique pour suivre le dbveloppement des exploitations agricoles et rassembler des informations sur les activitb des participants avant le projet et B I'heure actuelle, il est difficile de quantifier avec prtcision les principales augmentations de production dues au projet. Mais on peut dire que ce dernier a contribue ti maintenir les rendements et l'intensitd des r h l t e s . Sans lui. les rendements auraient diminue et la fertilite des sols aurait continue a baisser sous les pressions demographiques croissantes. Si l'on excepte l'introduction de quelques nouvellesvariCtb de semences ameliorh et la distribution de plants d'arbres hitiers et de bois de feu, d'autres activitb (fosses de compostage, etc.) n'ont eu qu'un impact mineur sur le diveloppement agricole. L'Clevage s'est accru avec le systkme de fermettes pour ies bovins et les petits ruminants et la production associtk de fourrage, activitt attribuable au projet. Mais les activitb l i h a la santC animale out CtC discontinuk. De manikre gtnCrale, il semble que la majorit6 des petits exploitants de la zone du projet ait continu6 a utiliser des pratiques culturales traditionnelles. Le personnel du projet et les paysans interrogb ont confirm6 que les paysans participants ont ltgerement accru leurs rendements de manioc, de patates douces, de sorgho, de ma& et d'arachides, en raison surtout des variCtb amCliorCes et d'une meilleure fumure. La production de soja a t t t introduite dam le cadre du projet. Ce dernier n'a pas rCussi a amCliorer l'interaction entre chercheurs et vulgarisateurs. II ne fait pas de doute que des milliers de familles ont profit6 de l'amilioration de l'infrastructure sociale (centres de nutrition, routes). La mise en place de l'infrastructure nkcessaire a jet6 les bases du futur dCveloppement agricole. 9. Au moment de I'Cvaluation, cependant. ce qui Ctait considCrC comme le t a u de rentabilitd kconomique des composantes directement productives avait CtC estimC a 16 %. La principale justification des investissements i long terme proposCs dam le cadre du projet, Ctait non pas ce t a u de rentabilitt, mais la formation des pa!sans et le dkveloppement des services et de l'infrastructures i l'appui des petites exploitations. Les donnees disponibles ne permettent pas de faire une analyse kconomique conventionnelle: i partir des informations limitCes dont on dispose, on estime que le t a u de rentabilitC konomique atteint moins de 1 %. (Tableau 6, Partie ID). 10. Comme l'a montrC le rapide declin des activith a p r k la fin du financement du projet en 1989, les activitb du projet n'ktaient pas viables. La fourniture de services d'appui pour les productions vtgCtale et animale a pratiquement cessC avec la fermeture de 16 des 24 PAV. L'essentiel de l'expkrience acquise au sujet du systeme de vulgarisation F&V a CtC pris en compte durant la prkparation du Projet de senices agricoles (Cr. 2026-RW). Ce projet, qui est devenu opCratiome1 en 1991, appuie la rkorganisation des services de vulgarisation a l'khelle nationale. Il a instaurC des mesures visant spkifiquement i ameliorer la prestation des servicesde vulgarisation. L'effort a port6 davantage sur le dbeloppement de la recherche adaptative et a la ferme et sur le renforcement des liens avec la recherche, afin de donner une nouvelle impulsion a la rnise au point de nouveau messages et recommandations techniques. D'autre part, les liens entre le senice de vulgarisation et paysans ont CtC &tremiem dkfinis. Mais ses activitb dans la zone du BGM sont encore limit&. Enseignements tin% 12. On peut tirer quatre grandes lepns de l'expkrience du projet :i) les projets de vulgarisation agricole limit& a une zone donnee ne sont pas viables; ii) un projet de vulgarisation ne devrait pas mener indkpendamrnent des activitb de recherche adaptative; iii) un recours trop important I'assistance technique pour 1'exCcution d'un projet n'est pas viable; et iv) le suivi et l'kvaluation devraient Stre systCmatiques. RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA BUGESERA GISAKA MIGONGO PROJET DE SERVICES DE DEVELOPPEMENT RURAL PHASE I1 - (CR. 1283-RW) PARTIE I :EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE DE LA BANQUE 1. Identite du projet Nom du Projet : Bugesera Gisaka Migongo - Projet de services de developpement rural - Phase I1 CrCdit No. 1283-RW Vice prbidence regionale AF3AG Pays Rwanda Secteur : Agriculture Sous-secteur : DCveloppement rCgional 2.1 L'IDA intervient dam les regions du Bugesera et du Gisaka-Migongo (BGM) depuis 1975,date 5 laquelle le premier projet BGM (Cr. 668-RW) a CtC entrepns. Ce projet Ctait orient6 sur le developpement d'une agriculture mixte et l'amtlioration des services ruraux dam deux regions du Rwanda qui Ctaient alors t r b peu developp&s. La premikre phase a CtC terminCe en 1982. 2.2 Le projet de premikre phase Ctait consu pour appuyer un large Cventail d'activitb de developpement (infrastructure et services ruram) dam la region, en se fondant sur les acquis de projets de developpement prudents. Pour cela, on devait utiliser les institutions gouvernementales existantes, y compris les collectivitt5 locales, et prockder ?i la formation du personnel du projet et des paysans. Etant donne les faiblesses imtitutio~ellesqui exktaient alors dam le secteur de l'agriculture, on avait insist6 sur une exkution souple du projet au moyen de programmes annuels de travail. Cette extkution a enregistre des rbultats inCgaux. A bien des Cgards, le projet a CtC bien gerC (prbentation dans les dklais des programmes de travail et des rapports d'audit) et il a CtC mis en oeuvre selon le calendrier prevu. Mais des problkmes fondamentam ont surgi. Au lieu d'avoir un petit service de gestion, s'appuyant essentiellement sur les services existants et etroitement lie aux autorites locales (comme cela avait ete souhait6 et p r h par le Gouvernement et l'IDA), un bureau du projet, important et autonome a emerge, et peu d'efforts ont kt6 faits pour interesser les autoritb et les cooperatives locales ?i la gestion du projet. On a consacre davantage de ressources que prkvu 5 I'infrastructure, alors que les possibilitb de recowrer les coots Ctaient trks 1imitCes. On n'a pas tire parti de la souplesse d'execution, intkgrk au projet au moyen de programmes annuels de travail, I pour veiller ?i la viabilitk des investissements. De ce fait, au moment de la clature du credit, le Gouvernement et I'IDA se sont trouvQ confrontb ?i de gros problkmes, l'approche du projet (dispositif institutionnel et coOts operationnels y afferents) se revelant ni soutenable ni reproductible. En ce qui concerne la production agricole, 1'6levage et le dheloppement institutionnel, les resultats ont ete inferieurs aux estimations. Le developpement des infrastructures a etC considerable et remarquable dans son ensemble. bien qu'il ait 6tC infkrieur aux p r h i o n s , notarnment pour les routes. Une conception inapproprik et une mauvaise qualit6 de construction ont crCC des problemes. Le contexte rwandais n'a pas permis un Clevage extensif de bovins. Au nombre des activitb ayant enregistre de bons rbultats, citons la lutte antitrosion, la distribution d e plants d'arbres fruitiers et forestiers, le developpement rapide de la production maraichkre et l'introduction de l'tlevage en stabulation (fermettes). Les efforts en matikre de crCdit agricole, de commercialisation et de distribution des intrants agricoles ont CtC d k v a n t s du fait des carences techniques et gestionnelles et du peu d'attention accord6 au recouvrement des cofits. A l'achkvement du projet, le taux de rentabilite k n o m i q u e Ctait estimC B 5 %. 3. Objectifs et description du Projet 3.1 Le projet de seconde phase avait pour objectifs principaux de travailler avec les populations rurales afin de :i) rtaliser des essais et introduire des techniques et des variCtb culturales amCliork dans les zones semi-arides; ii) prornouvoir la conservation des sols pour empCcher la perte de leur fertilitk; iii) inttgrer les activitb de culture et d'tlevage au niveau de l'exploitation et promouvoir les petits elevages, le cas echeant: iv) intensifier les cultures de rapport et les cultures vivrikres dam les zones au potentiel moyen et superieur B la moyenne; v) amCliorer les routes rurales; et vi) ameliorer les normes nutritionnelles et mieux informer ces populations des diffkrentes mCthodes de planning familial. Un autre objectif consistait B dkvelopper la capacitC de planification et d'execution des prefectures, sous-prefectures et des communes. 3.2 Le Projet comprenait un appui pour : a) le dkveloppement des cultures en zone semi-aride au moyen d'une recherche appliquk et adaptative; b) le renforcement des services d'appui B la vulgarisation, comme suit: i) amelioration de la formation sur le tas, organisation de demonstrations locales et d'un rbeau de services pour les cultures et 1'Clevage; ii) promotion d'un programme de multiplication des semences a m t l i o r k ; mise en place d'une pCpinikre et d'un programme de distribution de plants de cafeiers, d'arbres h i t i e r s et forestiers; blaboration d'un programme d'amklioration de la fertilitk des sols grfce B 1'Clevage en stabulation, B la production de compost et B la lutte antitrosion; promotion de mCthodes amClior& pour I'entretien des plantations de cafC et I'organisation de campagnes de lutte phytosanitaire; et iii) formation i la gestion des coopkratives et appui technique pour le crkdit agricole. c) 1'Clevage : appui i la ferme d'tlevage de Rusumo et mise en place d'un programme d'amklioration des races locales d'ovins et de caprins; d) le centre de formation de Rubilizi pour obtenir des assistants-zootechniciensde niveau A-3; e) les activitb nutritionnelles et l'elaboration d'un programme pilote de planning familial dans la zone du projet I/; f ) la construction et l'amelioration des-routes rurales; et g) les etudes de suivi et d'evaluation. 4. Conception et organisation du Projet 4.1 Le projet de seconde phase a beneficit de l'exptrience acquise au cours de la premikre phase (reduction du nombre de composantes devant etre gkrkes par les organismes locaux approprib, decentralisation des responsabilitb pour les confier a w d e w directeurs regionam de la zone du projet. suppression des composantes non viables, introduction d'activitb de recherche, concentration des activitb de vulgarisation et de prestation de services, et meilleure coordination avec les autoritb locales). 4.2 Malheureusement, la seconde phase a Cgalement hCritC de certains des dCfauts de conception du projet de premikre phase : a) projet de vulgarisation limite B une rCgion donnte et fortement tributaire de l'assistance technique, ce qui n'est pas une formule viable; a) infrastructure hors de proportion avec les besoins reels; b) personnel plethorique et souvent inexperiment6 (70 agents en moyenne par commune), hors de proportion avec les besoins rhls; c) mkthodes de vulgarisation non adaptCes aux conditions locales; de plus, le personnel qualifik et experiment6 susceptible de prendre en charge les activitb de vulgarisation etait peu nombreux; d) mkconnaissance des besoins des paysans, alors qu'une telle connaissance est indispensable pour mener correctement des activitb de planification et de vulgarisation. 4.4 Au cours des missions d'ivaluation et de post-kvaluation, le rapport de preparation a subi des modifications majeures :i) rkduction notable de la portCe des activitk du projet et importance accrue de 1'amClioration des services de vulgarisation et de la recherche agricole; ii) limitation de la zone du projet B celle cowerte par le projet de premikre phase; inclusion d'activitb nutritionnelles et de planning familial, d'une composante recherche appliquk et d'une composante routes rurales. Lors de la conception du projet, on n'a pas prttC suffsamment attention a w mkcanismes institutionnels necessaires pour assurer la prestation des services de vulgarisation et promouvoir leur adoption par les paysans. I 1/ Le rapport d'achkvement ne couvre pas cette composante puisque les activitb de planning familial ont CtC reprises par d'autres projets en cours d'exkution. 4.5 L,e comitC de coordination du projet avait bien fonctiomC au cours de la premiere phase et il est demeure responsable de I'exCcution globale, tandis que les deux directeurs rCgionaux Ctaient charges de l'exkution quotidienne du projet. La responsabilitC de I'exkution du projet devait Ctre progressivement d h n t r a l i s k , du bureau de Kigali vers les centres rdgionaux Les autoritb locales devaient prendre part au projet par le biais des comitb de dCveloppement rCgionaux L,e Bureau des ponts et des routes au sein du Ministere des travaux publics (MINITRAP)Ctait chargC de la composante routes rurales. l'lnstitut des sciences agronomiques du Rwanda (ISAR) devait gCrer la composante recherche et l'Office national de la population (ONAPO) devait mettre en oeuvre les activitks pilotes nutritionnelles et de planning familial. 5.1 L,e Credit a Cte approuve par le Conseil en juillet 1982 et il a CtC signe en septembre de la meme annee. I1 est entre en vigueur en mars 1983,soit avec trois mois de retard. Les decaissements de 1'IDA ont it6 rapides jusqu'en juin 1989, oG plus de 90 % du crCdit Ctaient decaissb. CeIa s'explique surtout par le fait que le bureau de gestion du projet Ctait bien Ctabli et que le personnel avait Cte form6 dans le cadre du BGM I. La date de clbture du projet a CtC prolongee deux fois, pour pennettre d'achever la composante routes rurales qui avait subi des retards. Toutes les autres composantes du projet ont Cte terminees en 1989 et les activitb du projet ont Cte rapidement rkduites par la suite. Le credit a CtC clos le 31 d h m b r e 1991 et le dernier dkcaissement a eu lieu le 29 fevrier 1992, date h laquelle le solde non dkaissC de 183.000 D l 3 (Quivalant 2 206.000 dollars) a CtC amulC. 5.2 Les coiits effectifs du projet sont estimb 21,3 millions de dollars (contre 21'6 millions prkvus), dont 16'5 millions (au lieu des 16,3 millions prCvus) fournis par I'IDA, 2,5 millions (au lieu des 3 millions prevus) fournis par le FAC, et 2,3 millions, comme prCvu, fournis par le Gouvernement. Le montant total des coiits a CtC celui qui avait CtC prkvu, mais certaines catCgories de coiits ont enregistre des Ccarts notables par rapport aux prCvisions, ainsi les c o b des travaux de genie civil de la composante recherche et de I'ONAPO ont dCpassC les prCvisions de 1'Cvaluation de 338 % et 376 %, respectivement; les coiits de I'assistance technique pour la composante routes rurales et du MINAGRI Ctaient supirieurs aux prkvisions de 1'Cvaluation de 665 % et 139 %, respectivement. Par contre. les coiits de fonctionnement des composantes recherche et routes sesont Clevb h 70 % des estimations de 1'Cvaluation. Exkution de chaque composante 5.3 Recherche sur les systi?mesagraires et le dtveloppement des cultures en zone semi-aride. Le Projet a appuyC les a c t ~ t de recherche men& par I'ISAR h la station de recherche de Karama b dans la region du Bugesera. L'Institut international pour I'agriculture tropicale (IITA) a fourni une assistance technique (un chef d'Cquipe et un obtenteur) pour le programme sur les systemes agraires. Certains efforts ont CtC faits pour rkaliser des essais h la ferme, mais la plupart de ces activitb ont CtC men& en station. Globalement, la rkaction des paysans a CtC dCcevante. D e manikre gCnCrale, iIs ont pritendu que les engrais minkraux n'Ctaient acceptables que s'ils Ctaient subventiomb, en raison du faible ratio coiits-avantages des programmes techniques et du manque de dkbouchb pour la production supplCmentaire; que I'agroforesterie gaspillait des resources foncieres limit& et qu'elle exigeait davantage de maind'oeuvre, sans pour autant augmenter les revenus pendant plusieurs a n n k . Ils n'ont pas adopte la culture en bandes, preferant la formule traditionnelle de plantation le long des courbes de niveau et des lisikres (cette dernikre technique parait adaptee 5 la rCgion ou plus de 60 % des exploitations ont une superficie de 1 5 2 ha et oii le relief est generalement un relief de plateau). Le dernier rapport IITMSAR recommandait d'entreprendre une analyse s o c i o ~ n o m i q ude e la region et d'envisager le dkploiement d'un personnel de recherche plus nombreux L'exCcution de cette composante a ete freinCe par :i) un manque de transports et d'iquipement de terrain; ii) un nornbre insuffisant d'agents bien formb; et iii) une mauvaise communication entre les personnels de recherche et de vulgarisation. 5.4 Renforcementdes senices d'appui a3 la vulgarisation. Le systkme de formation et de visites (FV) a CtC introduit dans la zone du projet la fin de 1984,et il Ctait entikrement operationnel en 1985. Le prcjet Ctait axe sur la formation sur le tas des agronomes, aux niveaux des prefectures et des regions: des agronomes et des vetkrinaires au niveau des communes; du personnel des postes arro-vCt6rinai.a (PAV) et des agents de vulgarisation au niveau sectoriel. Ces sessions de formation (;ui avaisnt lieu genkralement pendant une semaine, deux fois par an) ttaient dirigCes par les assistants techniques. Un cabinet local de consultants a aide le personnel du projet a preparer et 5 t'aire ces cours. 5.5 Les petits exploitants de liaison etaient souvent absents pendant les sessions de formation car elles Ctaient organis& au mauvais moment (les travaux agricoles s'effectuent le matin et les paysans doivent participer a des travaux communautaires deux fois par semaine). Ainsi, la participation des paysans a ete faible (4 i 6 paysans en moyenne ont participk aux reunions de groupe, tenues rkgulierement au lieu des 12 i 14 prevus au moment de I'tvaluation). Les paysans se sont dbinteressb de ces services car seules quelques personnes de liaison Ctaient contactkes, au lieu des groupes de liaison, et parce qu'au cours des reunions, on n'abordait qu'un petit nombre de messages de vulgarisation qu'ils connaissaient bien et qui souvent, reflktaient davantage les prioritb de l'adrninistration (ainsi : taille et pulverisation des cafkiers, lutte anti-krosion, etc.) plut6t que leurs preoccupations. Etant donne le faible niveau d'alphabktisation de la population de la region, il n'a pas Cte possible d'utiliser des brochures techniques et des affiches au cours des reunions des groupes de liaison. 5.6 Au total, 24 PAV ont Cte c r e b ( 19 pendant la Phase I et 5 pendant la Phase 11) pour offrir un appui en matikre d'agriculture et d'elevage aux petits exploitants. Les PAV ont \uleur r61e croitre en importance car ils ont ete chargb : i) de la vente des intrants agricoles (petits outils et materiel, pesticides, semences ameliorees, plants et boutures); ii) de la production de semences ameliorees sur des parcelles de multiplication des semences; iii) du suivi et de I'Cvaluation des campagnes de masse; et iv) de la vente de maicaments vttkrinaires et de produits chirniques h utiliser dans la lutte contre les tiques, les campagnes de vaccination, le suivi de la lutte anti-tiques et les traitements vermifuges, lescentres de reproduction, la supervision des programmes de credit pour I'achat de vaches, et le suivi de la sante du betail dans la rCgion. 5.7 Lesysteme de vulgarisation a Cgalement distribut, au travers des PAV, des plants de cafeiers, d'arbres fruitiers et forestiers (produits dam des pCpini&rescrC6es au cours des Phases I et 11). Les semences produites dans les PAV ou par des paysans n'ont pas CtC satisfaisantes. Les variCtb utilisees pour la multiplication etaient fournies par I'ISAR et n'avaient souvent pas Ctt correctement testees au centre de recherche de Karama, situC dans la region du projet; elles Ctaient fournies souvent trop tard pour $tre utilisees. Peu de varietb ont donnC des rbultats superieurs a ceux des semences utilisCes par les paysans, et la demande a etC limitCe. Du fait du coit eleve de la production, les activitb de multiplication et de distribution des semences par les PAV n'Ctaient pas soutenables sans subventions importantes. Les petits exploitants ont donc Cte organisb pour produire et vendre leurs propres semences. Le cotit de production de ces semences reste Clevk, la qualite est souvent maiocre en raison d'un contr8le de la qualit6 insuffisant et les possibilitts de recouvrement des cotits sont limit&. Des avocatiers et des arbres pour du bois de feu ont Ctt introduits avec su& dam la region du projet. Le Tableau 6 F (i) et (iii) de la Partie IIIprQente les quantitb de semences sklectionnees et montre le dttail des plants d'arbres forestiers distribub dans le cadre du Projet. 5.8 Les services de vulgarisation et de santCanimales ont eu un impact positifsur un grand nombre d'animaux dans la zone du projet tant que les services et les fournitures ont CtC subventionnb. Un effort important a CtC fait pour recouvrer les cotits, ce qui a notablement diminuC la demande de vaccins et d'autres produits chimiques vktkrinaires, puisque les revenus monktakes sont faibles. 5.9 Les mesures anti-erosion ont ete activement encouragkes et l'on a ktabli des banquettes selon la courbe de niveau dam presque toutes les zones agricoles du projet. Beaucoup de fosses de compostage ont CtC creusees mais la plupart sont vides faute de matieres premieres. Un aspect important du maintien de la fertilite des sols a CtC la crkation de petites unit& d'klevage en stabulation (fermettes). Entre 1984et 1987,environ 6.050 it 6.900 fermettes ont kt6 crCCes pour les bovins et les petits ruminants, respectivement. Mais on indique une mortalit6 ClevCe, notamment depuis que les services veterinaires sont moins utilisb du fait de l'introduction du recouvrement total des cotits. 5.10 Fermes d9Clevageet promotion du petit Mtail. La station d'tlevage de Rusumo n'a jamais Cte financierement viable. Rkrnment, la plus grande partie du betail existant a CtC vendue et la capacitC de la station a CtC rduite it 1.500 animaux alors qu'elle pourrait en accueillir environ 3.500. Malgre les efforts d'elimination de la mouche tsC-tsC, celle-ci n'a jamais totalement disparu. Les pouvoirs publics Ctudient actuellement les possibilitb de privatisation de cette station. Des refugib se sont install& dans la ferme de Nasho. 5.11 Centre de formation de Rubilizi. Le projet a contribuC au financement des cotits de fonctionnement du centre de formation de Rubilizi. Les coOts ont dtpassk les estimations de l'kvaluation, et le Gouvernement n'a pas pu prendre en charge sa partie des cotits de fonctionnement La formation du personnel chargC de l'elevage a CtC efficace et a contribuk i rCduire l'impact des reductions de personnel de niveau A3. Le centre continue de fonctiomer de maniere satisfaisante. 5.12 Construction de routes mrales. C'Ctait lit une composante majeure, reprbentant environ 30 % des estimations des cotits du projet rCalish au moment de I'Cvaluation. L'objectif initial de cette composante ttait de construire et d'amtliorer 218 km de routes rurales, dont plus de 138 km se trouvaient dans la region de Gisaka-Migongo et 80 krn dam la region de Bugesera. Cette composante a Ctt Clargie au cours de l'extcution du projet et au moment de la clhture du crCdit, 402 krn de routes rurales avaient etC construiteslamCliorCes (soit 80 % de plus que prCvu) et finandes dam l'enveloppe initiale (98 % des estimations prtvues). Cela sigmfie que soit la construction routikre a CtC t r b efficace, soit son financement a CtC surestimt au cours de I'Cvaluation du projet. Les missions de supervision ont note que les brigades routieres Ctaient bien organiskes et faisaient du t r b bon travail. Ces routes ont Ctt construites en rtgie, pratique alors courante au Rwanda. Cependant, ces investissements ont kt6 compromis du fait d'un entretien gtnkralement inadkquat. Il etait convenu que l'entretien serait confie au MINITRAP et aux communes. Cela n'a pas ete le cas et sowent, les brigades routieres devaient faire des travaux de rkfection sur des tronsons de route qu'elles avaient construites. 5.13 Suivi et evaluation. Un bureau de suivi et d'Cvaluation, Ctabli au dCbut du projet, a CtC fermC au moment du dkpart de son Conseiller finand par le FAC. Ce dernier a travaillC pendant quatre ans au lieu de cinq comme prCvu a 1'Cvaluation. Le bureau de suivi et d'kvaluation a rCalisC certaines ktudes (voir Tableau 6-D, Partie III) sur l'klevage, le trait, la vulgarisation, le r61e des femmes dam l'aericulture, le systeme FV. Ces Ctudes Ctaient instructives mais manquaient d'analyses approfondies. u On n'a entrepris aucune Ctude de base ou de suivi pour mesurer l'impact du projet sur la production agricole et l'on ne sait pas grand chose de I'Cvolution des rendements, des coOts et du taux d'acceptation des nouvelles techniques. De ce fait, il n'est pas possible d'Cvaluer correctement l'impact du projet. 6.1 Dans la mesure oh au cours de I'exCcution du projet, on n'a fait aucun effort systkmatique pour suivre le dCveloppement des exploitations agricoles et rassembler des informations sur les activitb des participants avant le projet et B l'heure actuelle, il est difficile de quantifier avec precision les principales augmentations de production dues au projet. Mais on peut dire que ce dernier a contribuC maintenir les rendements et l'intensitk des rCcoltes. Sans lui, les rendements auraient diminuCet la fertilitCdes sols aurait continu6 i baisser sous les pressions dCmographiques croissantes. Si l'on excepte l'introduction de quelques nouvellesvariCt& de semences amCliorCeset la distribution de plants d'arbres hitiers et de bois de feu, d'autres activitb (fosses de compostage, etc.) n'ont eu qu'un impact mineur sur le dkveloppement agricole. L'Clevage s'est accru avec le systeme de fermettes pour les bovins et les petits ruminants et la production associ& de fourrage. Mais les activitb likes a la santC animale ont CtC discontinu&. De manikre gCnCrale, il semble que la majorit6 des petits exploitants de la zone du projet ait continut ?i utiliser des pratiques culturales traditionnelles. Le personnel du projet et les paysans interrogh ont confirm&que les paysans participants ont lkgkrement accru leurs rendements de manioc, de patates douces, de sorgho, de mab et d'arachides, en raison surtout des varietb amCliorCes et d'une meilleure fumure. La production de soja a CtC introduite dam le cadre du projet. Ce dernier n'a pas rCussi a amkliorer l'interaction entre chercheurs et vulgarisateurs. I1 ne fait pas de doute que des milliers de familles ont profite de 1'amClioration de l'infrastructure sociale (centres de nutrition, routes). La mise en place de I'infrastructure n h s a i r e a jet6 les bases du Eutur dkveloppement agricole. Tout compte fait, le projet s'est rCvC1C coOteux sur le plan de la main-d'oeuvre et des apports financiers, de sorte que le Gouvernement a eu du ma1 a soutenir les investissements. 6.2 Avantages hnomiques. Lors de l'kvaluation, le t a u de rentabilitk Cconomique des composantes directement productives avait CtC estimC B 16 %. Des avantages devaient dkcouler de l'augmentation de la production des cultures vivrikres et du cafC, en raison de pratiques culturales amtliorCes. Toutefois, on a estimC que la principale justification des investissements B long terme n'Ctait pas le taux de rentabilitC du projet mais plut6t la formation des paysans et le dCveloppement des services et de l'infrastructure 5 l'appui des petites exploitations. 6.3 Les donnCes disponibles ne permettent pas de faire une analyse Cconomique conventionnelle car ni les avantages dkcoulant des activitb agricoles, ni la rapidit6 avec laquelle ces avantages sont apparus ne peuvent Ctre quantifib. Mais, ?i titre indicatif, on a fait des estimations sommaires (dont la portee est naturellement limit&). Ces estimations sont p r b e n t k en detail au Tableau 6, Partie 111. En se fondant sur ces hypothkses. la valeur nette de l'accroisement de la production par mCnage paysan participant a Cte esrimee i 10.273 FR (75 dollars) et A 7.230 FR (53 dollars) dam les rkgions de Gisaka-Migongo et Bugesera, respectivement, le taux de rentabilitC Cconomique Ctant de moins de 1 % . 7.1 Comrne l'a montrk le rapide dklin des a c t ~ t aprk la fin du financement du projet en 1989, b les activitb du projet n'ont pas CtC viables. Les services gCnCraux pour la production agricole et animale en sont pratiquement Venus au point mort avec la fermeture de 16des 24 PAV. L'essentiel de l'expkrience acquise au cours de l'exkution du syst&mede F&V a kt6 pris en compte durant la preparation du Projet de services agncoles (Cr. 2026-RW). Ce projet, qui est devenu opCratio~e1 en 1991, appuie la reorganisation des services de vulgarisation B 1'Cchelle nationale. 11a instaurC des mesures bien dkfinies pour ameliorer la prestation des services de vulgarisation. L'effort a port6 davantage sur le developpement de la recherche adaptative et A la ferme et sur le renforcement des liens avec la recherche, afin de donner une nouvelle impulsion aux nouveaux messages et recommandations techniques. D'autre part, les liens entre organisation de vulgarisation et paysans doivent etre mieux definis. Mais ses activitb dam la zone du BGM sont encore limitees. 8. Performance de la Banque 8.1 Le projet a tte regulikrement suivi et les missions de supervision ont manifestement CtC trb utiles pour a&lCrer les procedures de passation de marchb et assurer que les principales clauses ttaient respecttes. Leurs effectifs ttaient ad4uats et elles ont eu lieu en temps voulu. En rttrospective, on pourrait avancer que la mission de supervision de la composante routes n'a pas propose de mesures assez fermes pour assurer que la construction des routes se dtroulait conformtment au calendrier, ce qui aurait kvitC d'importants retards au cours de l'extcution. Par ailleurs, on n'a pas suffisarnment veil16 B ce que l'infrastructure amCliorCe (PAV et Karama) et I'tquipement b a n d par le projet soient utilisk de manikre approprike, lorsqu'il a e t t dCcidC qu'ils ne rkpondaient plus aux objectifs pour lesquels ils avaient CtC mis en place. C'est pourquoi beaucoup de bhiments ne sont pas utilis6. Le detail des missions de supervision figure au Tableau 8 de la Partie III. 9. Performance des consultants 9.1 Lesconsultants (notamment ceux de la composante routes) n'ont pas suffsamment form6 le personnel local pour qu'il puisse prendre la relkve. 11 a donc fallu prolonger leurs contrats de 7 annkes de travail supplCmentaires. 10. Performance de 19Empmnteur 10.1 Compte tenu du contexte socio-tconomique au Rwanda, MINAGRI - principal organisme d'execution du projet - s'esr bien acquittC de ses responsabilitb techniques. Les fournitures Ctaient suffisantes et l i n k en temps voulu. 10.2 L'Emprunteur a, dans l'ensemble, appuyk le projet, surtout au cours des phases initiales. Mais il a rencontre des difficultb dans la mise en oeuvre des activitb de vulgarisation sur le terrain. De mtme, les activitb de suivi et d'tvaluation ne se sont pas dCroulCes comme prevu, mCme si un soutien considerable a ete fourni. Par ailleurs. les coiits de fonctionnement du centre de formation de Rubilizi ont dii Ctre couverts par le Crkdit IDA car le Gouvernement ne pouvait prendre en charge sa part des coiits. Les donnees relatives i la preparation du rapport d'achkvement n'ktaient pas facilement disponibles ou etaient disponibles sous une forme brute. Les donnees disponibles ktaient en partie contradictoires et n'avaient apparemment pas kt6 analyskes. RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA BUGESERA GISAKA MIGONGO PROJXT DE SERVICES DE DEVELOPPEMENT RURAL PHASE II - (CR. 1283-RW) Nom: Bugesera Gisaka Migongo-Projet de services de dkveloppement rural - phase I1 CrCdit No: 1283-RW Vice prbidence rigionale: AF3AE Pays: Rwanda Secteur: Agriculture Sous-secteur: DCveloppement rCgional 2. Objectifs et Description du Projet 2.1 Objectifs. Le projet BGM I1Ctait issu de I'accord de CrCdit numCro 1293-RW d'un montant de 14,5millions de DTS (Quivalent a 16,3millions de dollars) nCgociC par le gouvernement rwandais auprb de la Banque mondiale et signe en septembre 1982. Le projet a CtC dCclarC en vigueur en mars 1983 et la cl6ture a eu lieu le 31 d h m b r e 1991 et le dernier dkaissement, le 29 fkvrier 1992, datea laquelle le solde non dCcaissC de 183.000 DTS a CtC annul& 2.2 Le projet BGM I1avait pour object& principaux de travailler avec les populations rurales afin de: (a) rkaliser des essais et introduire des techniques et des variCtk culturales dans les zones semi-aides; (b) promouvoir la conservation des sols pour empecher la perte de leur fertilitC; (c) intCgrer les activitb de culture et d'Clevage au niveau de l'exploitation et promouvoir les petits Clevages, le cas CchCant; (d) intensifier les cultures de rapport et les cultures vivrihres dans les zones au potentiel moyen et supkrieur a la moyenne; 2/ Cette partie du rapport d'achkvement de projet fait partie des commentaires Bmis par le Gouvernement. (e) ameliorer les routes rurales: et ( f ) amkliorer les normes nutritionnelles et miew informer ces populations des diffkrentes methodes de planning. Un autre objectif consistait i developper la capacitk de planification et d'exkcution des prefectures, sous-prkfectures et de communes. 2.3 Descriptions. La zone d'activitb du projet BGM comprend d e w zones tout a fait distinctes : la partie Est de la rkgion du BUGESERA couvrant environ 65.000 ha au Sud de KIGALI et la region du GISAKAIMIGONGO, de la Prkfecture de KIBWNGO dans le Sud-Est du Rwanda, d'environ 170.000 ha. Ces deux zones font partie de la plaine orientale du Rwanda: elles sont situees i une altitude relativement faible (moins de 1.500m en moyeme) et la pluviositk y est relativement faible (moins de 1000m) par rapport a d'autres region du pays. Selon I'ISAR, les sols de la region sont compos6 de sols de petites Crodb inaptes la culture (30% de la superficie), de sols de bas- fonds et de vallkes insuffisamment draines qui couvrent 60% de la superficie. La prksence des sols nkcessitant un bon entretien humique, en conjonction avec l'existence de periodes skches parfois t r k prolongees, pose le problkme de I'entretien de I'humiditC des sols pour que soit realisCe une bonne humification. La zone du projet comptait en 1989 une population de plus au moins 350.000 habitants. 2.1 Le projet comprenait un appui pour: (a) le developpement des cultures en zone semi-aride au moyen d'une recherche appliquke et adaptive; (b) le renforcement des senices d'appui ii la vulgarisation, grhce i : ( 9 l'amklioration de la formation sur le tas, l'organisation des dkmonstrations locales et un rbeau de services pour les cultures et l'klevage; (ii) la promotion d'un programme de multiplication de semences ameliorees; la mise en place d'une pepinikre et d'un programme de distribution de plants de cafkiers, d'arbres hitiers et forestiers; l'ilaboration d'un programme d'amklioration de la fertilitk des sols grsce i I'Clevage en stabulation, B la production de compost et ii la lutte anti-erosive; la promotion de mCthodes a m e l i o r h pour l'entretien des plantations de cafe et d'organisation de carnpagne de lutte phytosanitaire; et (iii) la formation B la gestion des coopkatives et l'appui technique pour le c r a it agricole. (c) 1'Clevage : appui B la ferme d'Clevage du Rusumo et mise en place d'un programme d'amklioration des races locales d'ovins et de caprins; (d) le centre de formation de Rubilizi pour obtenir des assistants - zootechniciens de niveau A3; (e) les a c t ~ t nutritionnelles et l'klaboration d'un programme pilote de planning familial b dam la zone du projet; (9 la construction et I'amelioration des routes rurales; et (g) les etudes de suivi et d'evaluation. 2.5 Le projet devait durer cinq ans (1983-1987) et son coQt avait CtC estimC a 21.6 millions de dollars, dont 16.3 millions devaient etre fournis par I'IDA, 3 millions par le FAC et 2'3 millions par le Gouvernement. 3. Conception et Organisation du Projet 3.1 La factibilitk de la deuxieme phase du projet fut Clabork en tenant compte des resultats de la premikre phase bien qu'aucune evaluation ex-post n'ait encore CtC rCalisCe. C'est ainsi que ses axes principaux obCissaient a u principes suivants: - decharger le projet des activitb non-agricoles en les confiant aux institutions spCcialish concernees; - decentraliser la direction du projet en transferant ses ttches aux deux directions regionales; - concentrer la gestion de la totalit6 des a c t ~ t bagricoles au niveau des directions regionales. notamment en matikre de formation, de vulgarisation agricole et d'Clevage; et - mise en place d'une cellule de suivi des activitb. 3.2 Malheureusement, la seconde phase a Cgalement hCritC certains des dbfauts de conception du projet de la premikre phase : (a) infrastructure hors de proportion avec les besoins rkls; (b) personnel plCthorique ineverimenti; (c) methodes de vulgarisation non adaptCes aux conditions locales; et (d) la meconnaissance des besoins des paysans pour mener correctement des activitb de planification et de vulgarisation. Recherche snr les systi?mesagraires et le dkveloppement des cultures en zone semi-aride 4.1 Cette composante a connu des problemes :manque de p e r s o ~ ead6quat pour la recherche, l absence de themes spkifiques pour les agriculteurs, manque de liaison Recherche/DCveloppement, entre tous les intervenants quant aux tiches a accomplir. Les rbultats obtenus par ce volet sont certes louables mais ne sont que le fruit des essais men& en station 1h oh toutes les conditions etaient plus ou moins rCunies. 4.2 Le volet recherche etant un programme B long terme, il ne fallait pas compter sur des rbultats durables dans un delai de quelques annCes pour un projet gigantesque dont le volet en question etait ax6 sur diffkrents thkmes prioritaires impliquant toute une sCrie d'Ctapes B franchir avant d'arriver i des resultats fiables. C'est ainsi que dam leur programme de travail, les chercheurs ont land de nombreux essais pluriannuels, allant parfois jusqu'a plus de 5 am, ce qui a dkbordt bien attendu la durCe du projet tel qu'il a Cte financk par 1'IDA Ces activitb de recherches pluriannuelles ne det~aientpas normalement faire partie des programmes d'un projet de vulgarisation, qui en principe est appele 5 faire la recherche adaptive des technologies dkja testkes par un institut de recherche agronomique. h i a la

Основные сведения
Тип документа Project Completion Report
Дата принятия
Страна Руанда
Источник Всемирный банк