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Rwanda - Projet national de recherche agricole

Руанда Всемирный банк
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D O C W O ~do ~ La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFlCIELLES Rapport No.12590 RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA PROJET NATIONAL DE RECHERCHEAGRICOLE (Crait 1546-RW) Division Opdrations, agriculture Departemeat des pays des Grands Lacs et de I'oc&n Indien Rwon Afrique TRADUCXION NON-OFFICIELLEA TITRE D'INFORMATION Le present document fat I'objet d'une diffusion restreinte, et me peut B re utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut Btre autrement divulguee sans i'autorisationde la Banque Mondiie. - I TAUXDECHANGE M o ~ a i e: franc rwandais (FR) A I'evaluation (1985) 1 dollar EU = 97 francs rwandais 100 francs rwandais = 1,03dollar EU Actuellement (1992) 1 dollar EU = 136,98francs rwandais 100francs rwandais = 0,73 dollar EU ABREVIATIONS CEE CommunautC hnomique europhnne CIAT Centre internationald'agronomie tropicale CIP Centre internationalde la pomme de terre CIPEA Centre internationalpour I'klevage en Afrique FIDA Fonds internationalde developpement agricole GTZ Agence de cooperation technique (Allemagne) ICRAF Centre internationalde recherche agroforestike IlTA Institut internationald'agriculture tropicale ISAR htitut des sciences agronomiques du Rwanda ISNAR Service internationalde la recherche agricole nationale PRAPAC Programme regional d'amelioration de la pomrne de terre en Afrique centrale UNR Universite nationale du Rwanda USAID Agence des Etats-Unis pour le developpement international ANNEE BUDGmAIRE DE L'EMPRUNTEUR ler janvier - 31 decembre FOR OFFICIAL USE ONLY THE WORLD BANK Washington, D.C.20433 U.S.A. Office of Director-General Operations Evaluation OBJET: Rapport d'achevement - Rwanda Proiet national de recherche aaicole (Credit 1546-RW) Veuillez trouver ci-joint copie du rapport intitule Rapport d'achevement-Rwanda-Projet (( de recherche agricole (CrCdit 1546-RW) >,, etabli par la Division OpCrations, agriculture, du Dtpartement III, Bureau regional Afrique. L'Emprunteur a prkpark la Partie 11. Les rbultats du projet sont considtrb comme satisfaisants car le projet a atteint son objectif principal qui etait de mettre en place un plan national de recherche tout en renforgant les infrastructures institutionnelles et matkrielles en vue d'une vaste op6ration de recherche de seconde phase. Les rbultats seront probablement durables B la condition que le projet relais approuvk en octobre 1993soit bien exkcutC. En ce qui concerne l'expansion des effectifs de chercheurs qualifib, la coordination des activith de recherche entre les divers donateurs et la diffusion de techniques nouvelles Cprowkes, les realisations ont it6 infkrieures aux objectifs. Ces derniers ktaient trop optimistes et ils continueront d'&tre poursuivis dam le cadre du nouveau projet. Le RAP est de qualite satisfaisante. Le projet pourra faire I'objet d'une evaluation retrospective lorsque le projet relais aura CtC achevC. Piece jointe Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte. II ne peut &re utilis4 par sea destinataires que dans I'exercice de leursfonctions officielles et sa teneur ne peut &re divulguee sans I'autoridon de la Banque mondiale. RAPPORTD'ACHEVEMENT RWANDA P R O m NATIONAL DE RECHERCHE AGRICOLE (CR 154CRW) TABLE DES MATIERES PREFACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . i RESUME DE L'EVALUATION RETROSPECTIVE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . iii PARTIE I-- EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE DE LA BANQUE . . . . . . . . . 1 Dbignation du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 G6n6ralitb . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Objectifs et description du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Conception et organisation du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Exkution du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 Rhultats du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 Durabilitd du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Bilan de l'action de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Bilan de I'action de I'Emprunteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 PARTIE U . DU PROJET DU POINT DE VUE DE L'EMPRUNTEUR ...... 9 EXAMEN PARTIE m .DONNEESSTATISTIQUES ............................... 18 Tableau 1 . Credits connexes de I'IDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Tableau 2 . Calendrier du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 Tableau 3 . Dkaissements du crddit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Tableau 4 . Execution du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Tableau 5 . Coots et financement du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 Tableau 6. Etat des clauses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 Tableau 7. Utilisation des ressources de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 ANNEXEI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA PROJEl' NATIONAL DE RECHERCHE AGRICOLE (CR 1546-RW) PREFACE Le prQent Rapport d'achkvement couvre le Projet national de recherche agricole, Phase I, finance par le Credit No 1546-RW, d'un montant de 1I ,7millions deDTS (quivalant h 11,s millions de dollars), approuvd le 12 fdvrier 1985. Le credit a Cte clos le 31 decembre 1991, avec un retard de trois ans. Le dernier dkcaissement a eu lieu le 30 avril 1992, date h laquelle le montant non ddcaissk -2,3 millions de DTS (6quivalant h 2,3 millions de dollars) -a ete annule. Le prQent Rapport d'achkvement (Parties I et nI) a 6td prepare par la division Opbations, agriculture au dkpartement des pays des Grands Lacs et de I ' o c h Indien de la region Afrique. I1 repose sur la documentation du projet comrne le Rapport d'dvaluation, I'Accord de credit de developpement, la correspondance du projet et les rapports de supervision. Copie en a etd transmise le 14 avril 1993 h I7Empmnteur,auquel il a dtd demand6 de preparer la Partie 11. iii RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA PROJET NATIONAL DE RECHERCHE AGRICOLE (CR 1546RW) RESUME DE L'EVALUATION RETROSPECTIVE Cadre &&a1 1. Politique g h h l e . Depuis les annh 70, le Gouvernement rwandais se fixe trois objectifs fondamentaux pour le secteur agricole : I'autosuffisance alimentaire; le ddveloppement des cultures de substitution aux importations; et la promotion et la diversificationdes exportations. Ces objectifs se traduisent par les priorit&de ddveloppementsuivantes :i) intensificationdesproductionsvegetales et animales; ii) conservation des sols et amelioration de leur fertilite; iii) meilleure gestion et exploitation rationnelle des terres agricoles; iv) spkialisation regionale de la production en fonction du potentiel agro&ologique; et v) mise en place d'interventions agricoles dans le cadre d'une approche sectorielle ou ax& sur une culture particuliere. Pour atteindre ces objectifs, le Gouvernement rwandais a beaucoup compte sur le financement par des donateurs de projets de ddveloppement rural qui ont donne de bons r&ultats en matiere d'dquipements routiers, de ddveloppement des infrastructures et de conservation des sols, mais qui n'ont pu eviter une baisse de la productivite par suite de l'intensification de la pression exercb sur les terres, de la diminution connexede la fertilitedes sols et de I'absence de techniques nouvelles pour remedier a ces problemes. 2. Confront6 2 la nkessitd d'accroitre la productivitd, le Gouvernement rwandais, avec l'appui du Service international pour la recherche agricole nationale (ISNAR), a entamd au debut des annk 80 un examen de son systkme de recherche agricole et commence renforcer 1'Institut des sciences agronomiquesdu Rwanda (ISAR). Le projet qui en a r&ultC devait @trela premiere phase du developpement a long terme d'un systeme de recherche agricole orient6 vers la solution des problkmes. Objectifs et cornpaantes 3. Le projet visait : h i) prdparer un plan directeur de la recherche qui formerait la base du developpement 2 long terme de la recherche agricole; ii) rationaliser la gestion financiere et la recherche de 1'ISAR par I'introduction d'un systkme de recherche et de financement de la recherche base sur des programmes; et iii) mettre en place un plan a long terme de valorisation des ressources humaines. Les principales cornposantes du projet etaient les suivantes : i) preparation du plan directeur; ii) rbrganisation de I'ISAR; iii) introduction etlou renforcement d'dquipes pluridisciplinaires pour les recherche sur les productions animales et vegetales, et crbtion de trois groupes regionaux de recherche sur les systbmes agraires; iv) r&abilitation et expansion des Quipements de I'ISAR; v) fourniturede vhicules et de materiel de recherche; et vi) prise en charge de depenses de fonctionnement. Le cr6dit de l'IDA, d'un montant de 11,7 millions de DTS, devait couvrir environ 65 % du coot total du projet et @treddcaissd en I'espace de trois ans (1985-88). 4. Les objectifs, les composantes et le calendrier du projet se sont revel& trop arnbitieux et I'accord de crddit a dQ &re proroge deux fois (1988 et 1989)jusqu'au 31 dkembre 1991, date a laquelle le crddit a ete clos. Le solde non dhissd -2,3 millions de DTS (20 % du crddit) -a &6 annul6 le 30 avril 1992. Les principales raisons de cette lenteur ont &d les suivantes :i) une situation budgetaire extrgmement dificile, encore aggravde par un accroissement incontr8le des effectifi du personnel (principalement subalterne); ii) l'extreme lenteur de la mise en oeuvre de toutes les composantes lib a la programmation et a la gestion de la recherche, y compris la preparation du plan directeur; et iii) des problemes de passation des march&. Cependant, ces deniers problbmes ont ete surmont& dks quele personnel de I'ISAR a pu se familiariseravecles procddures de passation des march& de I'IDA, comme le montre la bonne execution des composantes d'infrastructure et materiel pendant les annth 2 2 4 du projet. Le coot effectif du projet s'est eleve a 17,2 millions de dollars (96 96 des estimations), la contribution de 1'Etat ayant ete d'environ 5,l millions de dollars (78 % des previsions) et celle de I'IDA de 12,l millions de dollars (105 % des previsions). 5. Le principal objectif du projet -ouvrir la voie a la mise en place d'un plan de developpement a long terme pour la recherche agricole -a et6 atteint. Ce plan s'est revel6 une base solide pour la preparation du projet de deuxikme phase qu'etudie actuellement 1'IDA. Les propositionsen vue du renforcement institutionnelde I'ISAR -planification, budgetisation et evaluation des activites de recherche sur la base de programmes, crhtion de quatre departements de la recherche, dkentralisation de la gestion de la recherche -ont dtd modifides au cours de la mise en oeuvre du projet et de nouvelles propositions ont 6te approuvh par le Gouvernement dans le cadre de la preparation du projet relais. 6. En matibre de valorisation des ressources humaines, les resultats ont ete inegaux :le nombre des chercheurs a double au cours du projet, mais les formations doctorales sont encore largement insuffisantes et seulementquelque 30 % des chercheurs ont un dipldme du niveau du doctorat. A ce niveau, les activit&de formation, en particulierlorsqu'elles sont de longuedurde, sontprincipalement prises en charge par des sources bilaterales et leur type depend davantage de la disponibilite de bourses d'etude que d'un plan 2 long terme de valorisation des ressources humaines de I'Institut en fondion de ses besoins. 7. Le projet n'avait pas pour objectif d'appuyer des programmes de recherche particuliers, sauf dans le domaine des productions anirnales pour lesquelles le projet envisageait de substantiels investissementsd'infrastructure et I'apport d'une assistancetechnique. Cependant, ce programme ne s'est jamais concretise et les progrks des recherches sur l'elevage ont 6te negligeables. D'autres programmes de recherche ont beneficid des investissements du projet (infrastructure, v&icules, materiel, etc.) et de I'aide qu'ils ont rque pour la couverture de leurs depenses de fonctiomement. Les agriculteurs ont dte inform& par les services de vulgarisation des bons rkultats obtenus en ce qui concerne notamment la mise au point de varietes de tubercules et de haricots resistant aux maladies. 8. Pendant la durk du projet, on a constate une augmentation du nombre et de Ia qualit6 des articles publit%dans les revues spkialisdes et dans les actes de conferences, et des rapports annuels d'un haut niveau sont publi& depuis 1989. Viabilite B long terme 9. La viabilitt?de la recherche agricole dans la situation hnomique du Rwanda rate 1'61Cment le plus crucial et le developpement a long terme de la recherche agricole ne sera assure que si :i) le Gouvernement rwandais s'engage clairernent a soutenir la recherche agricole; ii) le financement de la recherche sur les cultures industrielles est assure a tout le moins en partie par les sous-secteurs concern&; et iii) la communautt? des bailleurs de fonds se met d'accord sur un programme long terme d'appui aux recherches de I'ISAR. Ces questions seront au coeur du projet de deuxikmephase. 10. Les enseignements importants de ce projet de premiere phase a I'appui de la recherche agricole sont les suivants : i) la mise en place d'une stratdgie nationale de recherche agricole et l'application des propositions connexes de rbrganisation du systkme national de recherche agricole ne sont pas possibles d m le cadre d'un projet de courte d u r b : il faut se donner le temps de gagner I'adhbion de toutes les instances concern& 2 l'echelon national; ii) les investissements consacrQ au renforcement des services de recherche seront compromis si 1 s budgets de fonctionnement ne sont pas suffisants pour en assurer une exploitation efficace; iii) lorsque la situation budgbtaire doit rester difficile long terme, comme c'est le cas au Rwanda, la recherche agricole devrait exploiter au maximum les technologies mises au point par les organismes de recherche regionaux et internationaux et s'attacher avant tout 2 I'expbrimentation et -au besoin - l'adaptation de ces technologies aux conditions locales; iv) la construction de nouveaux 4quipements de recherche ne devrait pas intervenir avant l'approbation d'un plan 2 long terme de developpement de la recherche; de mCme, on ne devrait engager aucun programme de formation en I'absence d'un plan de valorisation des ressources humaines v) l'augrnentation considerable du nombre des chercheurs et de I'effectif du personnel subalterne ne s'est accompagnh d'aucune augmentation de la productivite ni de I'efftcacitt5 de la recherche. vi) la coordination des donateurs est d'une importance vitale pour un developpement durable de la recherche. Il faudrait qu'existe un mkanisme de coordination applicable 2 la totalitd des ressources destinh la recherche. Cela n'implique pas nkessairement la mise en commun de tous les fonds provenant de 1'Etat et des donateurs, mais plutdt la mise en commun des programmes et des efforts de recherche de sorte que le Gouvernement ait le choix de demander I'aide d'un donateur particulier pour tout groupe d'activitb faisant partie de la stratdgie du plan directeur global. Ces lwns on dte prises en compte d m la conception du projet relais. RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA PROJEX NATIONAL DE RECHERCHE AGRICOLE (Credit 154tSRW) PARTIE I -EXAMEN DU PROJEl' DU POINT DE VUE DE LA BANQUE 1 . Designation du projet Nom : Projet national de recherche agricole No du credit : 1546-RW Complexe vice-prbidentiel : AF3AG Pays : Rwanda Secteur : Agriculture Sous-secteur : Recherche agricole 2.1 Politique ghbale. Depuis les annh 70, le Gouvernementrwandais poursuit trois objectifs fondarnentaux dans le secteur agricole : autosuffisance alimentaire; developpement des cultures de substitution aux importations; promotion et diversification des exportations. Ces objectifs se traduisent par les prioritb de developpement suivantes : i) intensification de la production vt?getale et animale; ii) conservation des sols et amelioration de leur fertilite; iii) amelioration de la gestion et rationalisation de l'exploitation des terres agricoles; iv) sptkialisation regionale de la production en fonction du potentiel agrodcologique; et v) interventions agricoles sur la base d'une approche sectorielleou ax& sur une culture particuliere. Pour atteindre ces objectifs, le Gouvernement s'est appuyt?fortement sur des projets de developpementrural finances par des donateurs, projets qui ont bien marche dans les domaines de I'6quipement routier, du developpement de l'infrastructure et de la conservation des sols, mais qui n'ont pu faiie obstacle h un dklin de la productivite sous l'effet de l'accroissement de la pression s'exer~antsur les terres, des pertes correspondantes de fertilitt?des sols, et du manque de nouvelles technologiespour s'attaquer a ces problemes. 2.2 Face h la n&essitC d'accroitre la productivite, le Gouvernement a enuepris, au debut des a n n h 80, avec l'appui du Service international de la recherche agricole nationale (ISNAR), un examen du systeme de recherche agricole et a pris les premieres mesures pour renforcer 1'Institut des sciences agronomiquesdu Rwanda (ISAR). Le projet qui en a result6 devait &re la premiere phase du developpement 2 long terme d'une recherche agricole orient& vers la rholution des problemes. 3. Objectifs et description du projet 3.1 Le projet visait a : i) prCparer un plan directeur pour servir de base au developpement h long terme de la recherche; ii) rationaliser la conduite et la gestion financiere des recherches de I'ISAR, grace h l'introduction d'un systhme de financement bast?sur les programmes; et iii) etablir un plan devalorisation des ressources humaines B long terme. Les principales composantes du projet Went : i) 1'~tablissementd'un plan directeur de la recherche; ii) le renforcement de la gestion, de la programmation, de I'evaluation et du suivi de la recherche, grace B la reorganisationde I'ISAR et B I'instauration de procedures approprik pour la formulation des programmes de recherche; iii) la mise en place et/ou le renforcement d'Quipes pluridisciplinaires de recherche en agriculture et elevage (cinq Quipes s'occupant de 13 programmes pour lesproductions vegetales, une unitecentrale de recherche sur les systbmes de production animale et des groupes de recherche sur I'elevage dans trois stations), ainsi que le renforcement et la coordination de trois programmes regionaux de recherche sur les systkmes agraires; iv) l'~tablissementd'un systkme de documentation; v) la rehabilitation et I'expansion de I'infrastructure de I'ISAR; vi) la fourniture devehicules et de materiel de recherche et d'experimentation; et vii) la prise en chargede coQtsde fonctionnement. L9ex&ution du projet devait durer trois ans (1985 B 1988). 4. Conception et organisation du projet 4.1 Instruction du projet. L'identification du projet avait ete bask sur une analyse du systkme de recherche rwandais conduite par I'ISNAR (1982) et sur un seminaire national sur la recherche agricole qui avait eu lieu au d&ut de 1983. L'ISAR, avec I'appui de I'ISNAR et de I'IDA, avait prepare des documents de travail sur la recherche (productions veg6tales et animales, systkmes agraires), la rehabilitation et construction d'infrastructures, les besoins de materiel et la documentation. Ces documents avaient 6t6 fusionnds par une mission conjointe IDNISNAR (fin 1983)pour former Ie rapport de preparation. Le projet avait 6te dvalue au d&ut de 1984avec I'appui de I'ISNAR et du Centre international pour I'elevage en Afrique (CIPEA) et les negotiations avaient eu lieu B la fin de 1984. 4.2 Conception. Etant dome les delais limit& et la faiblesse institutionnelle de I'ISAR au debut du projet, les objectifs et les composantesdu projet se sont rev61& trop ambitieux et mal adapt& aux ressources humaines limit& de I'Institut (19 chercheurs relativement inexp6rimentds). 4.3 La composante d'infrastnrcture - rehabilitation de batiments existants et construction de bPtiments neufs - avait ete bien prepark et les plans d'architecture etaient prets au moment de 1'6valuation. Cependant, il semble qu'il ait kt6 premature d'inclure dans le projet un programme substantiel de travaux neufs (environ 3.850 m2 de logements et 2.730 m2 de batiments de service), &ant donne que les prioritk et la repartition regionale des activith de recherche restaient B d6finir par le plan directeur qui devait &treprepare dans le cadre du projet (par exemple, les six habitations consmites B la station de Karama ont port6 le total des logements disponibles B 38, ce qui est plus que nkessaire pour loger les chercheurs et le perso~eltechnique. 4.4 Organisation. L'exkution du projet etait placke sous la responsabilite du Directeur de I'ISAR. L'Institut devait etre reorganis6- creation d'un cornit6de recherche interne et d'une unite de programmationet evaluationde la recherche; delegationde la gestion courante de la recherche aux chefs des quatre departements de recherche (productions veg6tales, productions animales, systemes agraires, foresterie); et delegation de I'administration comptable et de la gestion financikre au chef du service administration et finances. 5.1 Domk ghtkales. L'accord de credit a 6t6 sign6 en mars 1985. 11est entrd en vigueur le 11 novembre 1985, cinq mois plus tard que pr6vu. A l'origine, I'extkution du projet devait durer trois ans et son achkvement Btait prevu pour juin 1988, mais cette dur& a dO &treprolong& deux fois, jusqu'au 31 dtkembre 1989 puis jusqu'au 31 decembre 1991. Les raisons principales de ces prorogations ont 6te les suivantes : i) une situation budgetaire extremement difficile et encore aggravk par un accroissement incontrdld des effectifs du personnel (grincipalement subalterne); ii) I'extreme lenteur de la mise en oeuvre de toutes les composantes l i k P la programmation et a la gestion de la recherche, notamment en ce qui concerne la preparation du plan directeur; et iii) des problkmes de passation des march&. Cependant, ces derniers problkmes ont et6 surmont& d& que le personnel de I'ISAR a pu se familiariser avec les procedures de passation des marchb de l'IDA, comme I'a montr6 la borne execution des composantes infrastructure et materiel pendant les annh 2 a 4 du projet. 5.2 Situation macrhnomique pendant I'exhution du projet. La plus grande partie de la p6riode d'exbcution du projet a co'incidd avec une periode particulikrement difficile pour l'hnomie nvandaise, au cours de laquelle la situation financikre et budgetaire n'a case de se deteriorer par suite de la forte baisse des prix du cafe, principale exportation du pays, et d'une rhction inefficace du gouvernement. Ces difficult& ont pouss6 le Gouvernement a imposer des restrictions financibres et a prendre toute une garnrne de mesures d'ajustement, notamment une rckluction draconieme des budgets de fonctiomement et d'investissement publics. Ces restrictionsont &6 appliquk saos fixer de prioritb et ont serieusement compromis la disponibilitede fonds de contrepartie pour le projet. 5.3 Les difficult& budgbtaires du Gouvernement ont entrah6 des retards excessifk de bien des manikres. Premikrement, les fonds n'ont pas 6t6 ddbloqub dans les conditions prt?vues dans le rapport d'6valuation. En fait, la contributionde 1'Etat au projet a diminut?substantiellementde 1986 a 1991, tombant de 86 millions de francs rwandais a 50 millions de francs rwandais pendant cette periode (Partie III, Amexe 1). Pour cette raison, plusieurs activitb du projet n'ont pas 46 entreprises au moment prdvu, ni A I'tkhelle prevue; en outre, les conskquences sur le budget des ddpenses rkurrentes ont dte particulikrement marquh car I'emploi des fonds de I'IDA affect& a cette catdgorie Btait subordomd la contribution de 1'Etat. Ce n'est qu'a partir du milieu de 1991 qu'une revision de I'accord de cr6dit a permis de financer les coats de fonctiomement 2 100 % au moyen des fonds de 1'IDA. Cette situationa &B aggravQ par l'accroissement inwntrdld des effectifs du personnel, en particulier pour les travailleurs saisonniers et journaliers dont le nombre est passe d'environ 1.000 en 1984 plus de 3.200 en 1989(Partie IlI, Annexe 2, Tableau 2), et ce n'est qu'en 1990que la direction de I'ISAR s'est efforc& de rauire les effectifsd'environ un quart. Entre 1982 et 1991, les d6penses ont augment6 d'environ 290 95,alors que les recettes n'augmentaient que de 83 %. En consQuence, I'ISAR a accumul6 au cours de cette pdriode des dettesse montant 2 environ 1.690 millions de francs rwandais (Partie III, Annexe 1, Tableau 1). 5.4 Les coats du projet dtaient a I'origine estimb a 18 millions de dollars, dont 6.5 millions devaient &trefinanck par 1'Etat et 11,s millions par I'IDA. Les coots effectifs se sont 6levb 17,2 millions de dollars (96 % du devis) dont 12,l millions pris en charge par I'IDA (105 96 des previsions) et 5,l millions par 1'Etat (78% des previsions). Exprim& en DTS,la contribution de I'IDA n'a reprbentd que 80 % des pr6vision.s. 5.5 Valorisation des ressources humaines. Les effectifsdu personnel de recherche rwandais ont augment6 notablement, passant de 19 en 1984 ii 41 en 1992, cinq personnes devant en outre revenir aprh des h d e s de doctorat et de mattrise &ssciences (Partie III, Tableau 4). Cette progression est raisomablement compatibleavec I'effectif de 70 chercheursjug6 nkessaire par le plan directw pour 1995. La formation 2 long terme a it6 assurtk exclusivement par des sources bilaterales -principalementI'USAID, laGTZetlaCooperationsuisse,quiontaussifinancedesstagesde courtedurtk. Seulement50 96 environdes fondsdu projet prevus pour la formation (soit I'dquivalent de 71 bourses pour formations courtes) L/ ont 6te utilisk, principalement parce que le Gouvernement prdfdrait que les activith de formation soient financh par des dons. 5.6 Pendant mute la durk de I'execution du projet, le taux de rotation du personnel de recherche a &e relativement 6levB. Des cadres particulikrement experiment& ont accept6 des postes administratifsoffrant de meilleures perspectivesde carrikre dans I'administration centrale ou dans le secteurprive. Ce problkme devrait @trerdsolu, au moins partiellement, grace I'introduction du plan d'amenagement des carrikres (statut de chercheur) mis au point dans le cadre du projet. 5.7 Assistance technique (Partie 111, Tableau 4). Sur les 19 personnes-annh d'assistance technique A long terme, 11 seulement ont ete utilish pour la gestion et I'administration de la recherche et pour les services de laboratoire. L'ISAR n'a pas pu pourvoir le poste de chef de la section administration et finances avant le d&ut de 1993 et a donc dO recourir longtemps a une assistancetechnique. Pour la programmation et I'6valuation des recherches, le bilan est inegal, au mieux. Ces fonctions sont encore trb insuffisantes et il reste ii mettre au point un systkme concis. Un assistant technique a 6ti recrut6 en 1990 pour aider I'amelioration des services de laboratoire. Pour le reste, I'assistance 3 long terme prBvue n'a pas 6t6 utilisk ou a ett? fournie au titre de projets bilateraux. 5.8 Sur les 56 persomes-mois d'assistance technique a court terme, 21 ont 6t6 utilisQ et ont servi principalement ii I'dvaluation externe d'environ 20 programmes de recherche. La plupart des contributionsont 6tB de bonne qualit6 et ont, dans une large mesure, facilite I'etablissement du plan directeur. Sauf dans le cas de certains programmes (par exemple, conservation des sols) pour lesquels une liaison avec un institut 6tranger avait pu @treetablie sur une base plus permanente, les evaluations n'ont toutefois eu que peu d'effet sur les activitQ de recherche en cours. 5.9 Plan directeur. Publie en 1990, ce plan est complet en ce qui concerne les priorit& de la recherche et les besoins en personnel. 11 met bien I'accent sur I'etablissement des priorit& et la plupart de ses conclusions restent valables, mais I'c?voIution de I'environnement hnomique et technique exigerait une mise 2 jour periodique. Le plan directeur n'a pas encore dte utilist? par les pouvoirs publics pour remplir ses fonctionsprincipales, savoir orienter les diverse5 propositionsde recherche vers les sujets prioritaires et coordomer la participation des donateurs a la recherche agricole. 5.10 Programmes de recherche. PlutBt que d'appuyer des programmes de recherche particuliers, le projet avait pour but d16tablirun systeme de recherche davantage centre sur la demande, grace 2 la rbrganisation de I'ISAR en quatre departementsde recherche (productions vigetales, productions L/ Note de I16diteur: le Gouvernement dklar6 que seulement 10bourses au plus ont 6t6 allou& (para. 5.6, page 12). animales, systkmes agraires et foresterie), 2 I'introduction d'un systkme de financement par programme et 2 la mise en place d'un mkanisme de coordination des donateurs. Les quatre departementsde recherche ont 6tB cr& d& les premiers stades du projet, mais ils ont ete rkemment rernplach par des programmes de recherche dirigQ par un chef de programme place sous la supervision d'ensemble d'un directeur scientifique. Cette approche est bien adapt& au systkme de cornptabiliteanalytiqueet de budgetisation par programme que I'ISAR est en train de mettre en place. En vue d'dviter la crhtion d'un trop grand nombre de petites unit&, les divers programmes sont coordonnh en groupes de programmes couvrant un domaine plus etendu. 5.11 Le projet n'a eu qu'un succts limit6en ce qui concernela crdation d'Quipes pluridisciplinaires couvrant tous les aspects de la recherche sur un produit (am4lioration gendtique, protection phytosanitaire, fertilisation, pratiques culturales, integration aux cultures et vari6tQ existantes, acceptabilit6 par les agriculteurs, etc.). Les recherche en cours sont encore concentrh en grande partie sur la selection, alors que les autres aspects sont largement negligh et que l'expdrimentation a la ferme pour essayer les innovations dans les conditions r&lles n'est pas encore pratiquk couramment. I1 faudrait 2, l'avenir s'inspirer d'exemples tels que celui du programme de 16gumineusesappuyd par le CIAT, dans lequel I'adaptation des varidth joue un r81e au moins aussi important que la mise au point de varidtb nouvelles. La recherche participative en milieu paysan revet une importancevitale pour le ddveloppernentd'un systkme de recherche centre sur la demande. 5.12 En matikre d'elevage, la recherche n'a fait que peu de progrks dans le cadre du projet. L'utilisation des fonds du projet pour couvrir les ddpenses d'investissement et de fonctionnementde recherches sur 1'6levage - principalement les travaux d'amdlioration des paturages et l'approvisiomement en eau de Karama qui reprhentaient environ la moitie de I'ensemble des investissements d'infrastructure (Partie In, Tableau 4, page 1) -etait conditiomk par la passation d'un accord officiel entre I'ISAR et le CIPEA (celui-ci devant 2 ce titre orienter et appuyer toutes les activitQ du ddpartement de recherche sur l'elevage, et lui affecter deux chercheurs). Toutefois, I'ISAR n'a pass6 aucun accord de ce genre en raison, semble-t-il, de l'incapacite du CIPEA 2 fournir de tels services. 5.13 Servicescentraux. La bibliothkquea 6tt5rbrganisee en 1987et elle est maintenant pleinement opdrationnelle. Les laboratoires centraux ont dtt5 Quiph en 1991, mais le problkme de la skurite de I'alimentation en electricite et en eau n'a pas encore dte rQolu, et presque aucune raabilitation interne des laboratoires de Rubona n'a dtd incluse dans le programme des travaux du projet. Cependant, les operations du laboratoire se sont arndliorh grace a I'arrivde d'un assistant technique en 1990. 5.14 Cooptiration avec I'universitC. L'ISAR et l'Universitt5 du Rwanda ont passe un accord officiel de cooptkation en 1989, mais aucune activite de recherche en rapport avec le projet n'a et6 entreprise en raison des ressources en personnel limit& de l9Universit6, et A cause aussi de la lourdeur des procedures regissant la coopdration de deux institutionsrelevant de ministkres diffdrents. 5.15 Coordination des donateurs. Le mkanisme de coordinationdes donateursmis en place dans le cadre du projet (une reunion annuelle des reprhentants de tous les organismes bilateraux et multilateraux interash au financement de la recherche agricole pour passer en revue les principes, les effectifs et le financement de la recherche) n'a pas permis d'assurer la coherence de la planification, de I'exdcution et du financement de la recherche. On peut citer comme exemple de ce manque de coordination entre les donateurs le programme sur les systkmes agraires; la quatre donateurs ont exkut6 leurs projets independamment en faisant appel ades mdthodes de recherche diffdrentes, et les activith engagh se sont effondrk aussitdt que le financement extbrieur a cesse et que les conseillers techniques sont partis. 5.16 Relations avec I'extckieur. L'ISAR entretient de nombreuses relations avec des institutions regionales et internationales de recherche et le renforcement de la collaboration au plan regional occupetoujours une place de choix dans son programme. Le Gouvernement sait parfaitement qu'un petit systkme national de recherche agricole comme celui du Rwanda doit compter largement sur les technologies rnises au point ailleurs. Sa fonction consiste principalement ddpister les technologies utiles et a les adapter, si besoin est, aux conditions locales. Cette ddmarche, qui est ddja bien dtablie a I'ISAR pour quelques produits de base (haricots avec le CIAT, pommes de terre avec le PRAPAC et le SCP, agroforesterie avec I'ICRAF), devrait &re dtendue a d'autres programmes de recherche. 5.17 Les relations avec les services de vulgarisation, les projets de ddveloppement et les organisationsnon gouvernementales ont dtd g @ n kpar deux problkmes principaux :i) les themes de recherche, etant definis principalement par les chercheurs, ne refldtaientpas toujours les besoins des agriculteurs; et ii) les recherches h la ferme, lorsqu'il y en a eu, ont dtd d'une qualit6 et d'une intensite indgales. I1 faudrait instaurer une collaboration plus dtroite entre les agriculteurs, le personnel de vulgarisation et les chercheurs. 6. R&ultats du projet 6.1 Etant donne son objectif principal - ouvrir la voie au ddveloppement a long terme de la recherche agricole au Rwanda -, le projet a be raisonnablement couronnd de succi3, bien qu'il y ait fallu environ deux fois le temps initialement prevu. Le plan directeur de la recherche constitue une base solide pour cet objectif a long terme et il a 6t6 largement utilisd pour la prdparation du projet de seconde phase qu'hdie actuellement I'IDA. Les propositions modifik de renforcement institutionnel de I'ISAR - planification, budgetisation et dvaluation des activitb de recherche sur la base de programmes, crdation d'une direction scientifique, ddcentralisation de la gestion de la recherche grace a la crdation et/ou au renforcement des centres rdgionaux de recherche - doivent etre miss en oeuvre dam le cadre de ce projet de seconde phase. 6.2 L'unitd de programmation et evaluation n'a pas &d cr&, ce qui fait que ces d m fonctions sont rest& insatisfaisantespendant toute la pdriode couverte par le projet. La gestion de I'ISAR est rest& centralis& I'exci3 et, de ce fait, les directeurs de programmes et chefs de station n'dtaient pas au courant des coOts des recherches ni de la situation budgktaire rkelle. En conskquence, il n'y avait aucun rapport entre les projets de budget Btablis a partirdes programmes et I'exkution pratique des budgets. 6.3 En matikre de valorisationdes ressources humaines, les rhultats ont dtd inegaux. Les effectifs du personnel de recherche ont double pendant la pdriode couverte par le projet, mais les formations doctorales sont toujours largement insuffisantes et seulementquelque 30 % des chercheurs possedent un dipldme du niveau du doctorat. 6.4 Comrne cela a ddja dtd mentionnd plus haut, le projet n'dtait pas destine a appuyer des programmes de recherche particuliers, sauf dans le domaine de I'dlevage pour lequel il proposait des investissements d'infrastructure substantiels et une assistance technique du CIPEA. Toutefois, ce dernier programme n'a jamais demarre et les progrh des recherches sur l'elevage pendant la periode couverte par le projet ont dte negligeables. D'autres programmes de recherche ont beaucoup beneficid des investissements du projet (infrastructures, vdhicules, matkiel, etc.) et de l'aide qu'ils ont rque pour la couverture de leurs ddpenses de fonctionnement. D'aprb les renseignements recueillis, les agriculteurs adopteraient certains rhultats notables des recherches, notamment en matiere de production de varieth de racines et de tubercules et de haricots rhistant aux maladies. 6.5 Les gros investissementsconsentisen faveur de I'infrastructure de 1'ISAR ont permis de doter l'htitut d'installations excellentes qui faciliteront le developpement futur des activith de recherche. 6.6 Pendant la periode couverte par le projet, le nombre et la qualit6 des articles parus dans des publications sp&ialish et les actes de conferences ont progress6 et les rapports annuels publids depuis 1989 sont d'un haut niveau. 7.1 11est clair que le financement de la recherche agricole est I'aspect le plus crucial du projet. Avec le systeme actuel, selon lequel la plus grande partie du financement de la recherche est fournie par des organismes exterieurs, les travaux de recherche de l'lnstitut ne sont pas soutenables, m&me 2 leur niveau actuel limite. Le projet de seconde phase introduira un nouveau systbme qui permettra de coordonner les financements de diverses provenances (internes et externes) afin d'en assurer la continuite. 8. Bilan de I'action de la Banque 8.1 Le projet etait trop ambitieux et sous-estimait fortement le temps et les efforts nkessaires pour rbrienter le systbme de recherche du pays. En outre, une evaluation plus rigoureuse des besoins en nouveaux batiments en certains endroits (par exemple, Kararna et Tamira) aurait permis de rauire les depenses d'investissement et de fonctiomement. 8.2 Comme le montre le Tableau 7 de la Partie 111, le projet a etd supervise activement. Au total, 12 missions de supervision se sont rendues 2 1'ISAR pour suivre l'etat d'avancement du projet; elks se sont concentrk sur les problkmes institutiomels, ainsi que sur les questions de personnel et de passation des march&. En outre, pendant qu'il rkidait a Kigali, le chef de projet de I'IDA a fait de nombreuses visites additionnelles au sikge de 1'ISAR a Rubona, et diverses stations de recherche. Les suggestions des missions de supervision ont dte consid&& c o m e utiles par I'organisme d'exkution. 9. Bilan de I'action de I'Emprunteur 9.1 Sauf pendant les deux premieres a n n h de I'execution du projet au cours desquelles I'Etat a accru ses apports 2 I'ISAR, le Gouvernement rwandais a eu beaucoup de ma1 a mobiliser des fonds de contrepartie suffisants. En fait, sa contribution au budget de fonctiomement de I'ISAR (Tableau D, A M ~ 1) x a~ diminue en valeur constante d'environ 40 % entre 1986 et 1991, tombant de 0,43 % 2 environ 0,22 55 de son budget de fonctiomement au cours de la meme periode. 9.2 La principale faiblesse de I'ex~utiondu projet a concern6 les services administratifi et financiers de I'ISAR. Ce n'est qu'en 1989 qu'a 6t6 mis en place un systeme de comptabilite satisfaisant. Au cours des quaue premieres annh du projet, la comptabilite de I'ISAR a &6 insuffisante, sans indication claire sur la contribution de 1'Etat et des differents organismes ext6riwr a son budget. 9 RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA P R O m NATIONAL DE RECHERCHE AGRICOLE (CrMit 1546RW) 1 . Designation du projet Nom : Projet National de Recherche Agricole No. de cr6dit 1546-RW Cornplexe Vice-Prbidentiel : AF3AG Pays Rwanda Secteur : Agriculture Sous-Secteur : Recherche Agricole 2.1 Politiqueghhale. Depuis les a n n h 70, le Gouvernement Rwandais poursuit trois objectifi fondamentaux dans le secteur agricole : autosuffisance alimentaire, developpement des cultures de substitution aux importations et promotion et diversification des exportations. Ces objectifs se traduisent par les prioritb de dkveloppement suivants : (a) intensificationde la production vegetale et animale; (b) conservation des sols et amblioration de leur fertilite; (c) amelioration et rationalisation de I'exploitation du petit patrirnoine de terres agricoles restantes; (d) specialisation regionale de la production en fonction du potentiel agro-ecologique; et (e) interventions agricoles sur la base d'une approche sectorielle ou ax& sur une culture particulikre. Pour atteindre ces objectifs, le Gouvernement s'est appuye sur des projets de developpement rural financQ conjointement avec des donateurs, projets qui ont bien marche dans plusieurs domaines, notamment dans les domaines de I'dquipement routier, du developpement de l'infrastructure et de la conservation des sols, mais qui n'ont pu faire obstacle a un dklin de la productivite sous I'effet de I'accroissement de la pression ddmographique s'exer~antsur les terres, des pertes correspondantes de fertilite et du manque de nouvelles technologiquespour s'attaquer a ces problkmes. 2.2 Etant donne I'irnpdrieuse nkessitd d'accroftre la productivitd et en I'absence d'une strategie pour y parvenir, le Gouvernernent a entrepris, au ddbut des annth 80,avec I'appui du Service International de la Recherche Agricole Nationale (ISNAR) un examen du systkme de recherche agricole et a pris les premibres mesures pour renforcer 1'Institut des Sciences Agronomiques du Rwanda (ISAR). C'est ainsi que le projet de recherche agricole a dtd conqu cornme recherche agricole orient& vers la rbolution des problkmes. 2.3 Situation macro4mnomique pendant la pdriode d'exhtion du projet. La plus grande partie de la pQiode d'exkution du projet s'est deroulde sur une periodeparticulikrementdifficilepour I'hnomie rwandaise, pdriode pendant laquelle la situation financibre et budgdtaire n'a cessd de se detbiorer. Ces difficult& ont oblige le Gouvernement 2 imposer des restrictions financibres et 2 prendre touteune gammede rnesures d'ajusternent, notarnment une reductiondraconiennedes budgets de fonctiomement et d'investissernent publics. Ces restrictions ont ete o p 6 r h sans respect de prioritb de ddveloppement du pays. 3. Objectifs et Description du projet 3.1 Le projet visait uois objectifs ii savoir: (a) prdparer un plan directeur de la recherche pour servir de base au developpement long terme du sous-secteur de la recherche; (b) rationaliser la conduite et la gestion financikre des recherches de I'ISAR, grace h I'introduction d'un systbrne de financement base sur les programmes; et (c) dtablir un plan de valorisation des ressources humaines 2 long terme. Les principals composantes du projet dtaient: (a) I'dtablissernent d'un plan directeur de la recherche; (b) le renforcernent de la gestion de la programmation, de l'evaluation et du suivi de la rechercher grace 2 la reorganisation de I'ISAR et 2 l'instauration de procedures approprih pour la formulation des programmes de recherche; (c) la mise en place etlou le renforcement d'6quipes pluridisciplinaires de recherche en Agricultureet Elevage (cinq Quipes s'occupant de 13 programmes pour les productions vdgdtales, une unite centralede recherche sur les systkmes de production animaleet des groupes de recherche sur l'dlevage dans trois stations de recherche) ainsi que le renforcement et la coordination de trois programmes rdgionaux de recherche sur les systbrnes de production; (d) I'dtablissement d'un systbrne de documentation; (e) la rehabilitationet I'expansion de I'infrastructure de I'ISAR; (f) la fourniture de vehicules et de materiel de recherche et d'expkimentation, et (g) la prise en charge de coots de fonctiomement. Au depart, I'ex&ution du projet devait durer trois ans (1985-1988). 4. Conception et Organisation du projet 4.1 Instruction du projet. L'identification du projet avait &e bas& sur une analyse du systbme wandais de recherche conduite par I'ISNAR en 1982 et sur un seminaire international sur la recherche agricole qui avait eu lieu 3 Kigali au d&ut de 1983. L'ISAR avec l'appui de I'ISNAR et de I'IDA, avait prepare des documents de travail sur la recherche (productionsvegetales et animales, systemes de production agricole), la rehabilitation et construction d'infiastructures, les besoins en materiel et la documentation. Ces documentsavaient ete mis ensemble par une commission conjointe IDAnSNAR (fin 1983) pour former le rapport de preparation. Le projet avait &e evalue au debut de 1984 avec l'appui de I'ISNAR et du Centre International pour I'Elevage en Afrique (CIPEA) et les n6gociations avaient eu lieu la fin de 1984. 4.2 Conception. Consideration faite des delais limit& et de la faiblesse institutionnellede I'ISAR au d&ut du projet, les objectifs et les composantes du projet se sont rdvel& trop ambitieux et ma1 adapt& aux ressources humaines limith de I'Institut (19 chercheurs plus au moins experiment&). 4.3 La composante d'infrastructure (rehabilitation de batiments existants et construction de batiments neufs) avait ete bien prCpar& et les plans d'architecture hient pr& au moment de I'Cvaluation. Le nombre et le type de maisons 3 construire dans les differentes stations de I'ISAR (RWBONA, KARAMA, TAMIRA) ont ete ddterminh par les besoins qui etaient previsiblesdans un court et moyen termes. Les habitations construites KARAMA au nombre de 38 sont mutes ndcessaires pour loger les chercheurs et le personnel technique de cette station regionale puisqu'actuellement toutes ces maisons sont occuph. I1 faut se souvenir que cette station de KARAMA est un grand centre et qu'elle se trouve dans un coin isole. Il n'a pas ete premature d'inclure dans le projet un programme substantiel de travaux neufs du moment qu'il fallait prevoir I 'avenir. 4.4 Organisation. La responsabilitede l'exkution du projet incornbait au Directeur de 1'ISAR. Dans le rapport d'evaluation, la rbrganisation de cette institution avait 6td conGue de la fawn suivante: creation d'un comite de recherche interne et d'une unite de programmation et evaluation de la recherche, delegation de la gestion courantede la recherche aux Chefs des quatre ddpartements de recherche (productionsvegdtales, productionsanimales, etude du milieu et systbmesde production et foresterie) et delegationde l'administration comptableet de la gestion financibreau Chef du service administratif et financier. Cette reorganisation n'a ete que partiellement realis& ebnt donne que ]'unite de programmation et evaluation n'a pas ete cr&, ce qui a fait que ces deux fonctions sont rest& trh insatisfaisantespendant mute la pdriode couvertepar le projet. La gestion de I'ISAR est rest& centralis& ii l'exch, ce qui a fait que les directeurs de programmes et les chefs de station n'etaient pas inform& des coats des recherche ni de la situation budgetaire r&lle. C'est ainsi qu'il n'y avait aucun rapport entre les projets de budget dtablis 3 partir des programmes et l'exkution pratique de ces memes budgets. 4.5 Relations avec I'extdrieur. I1 est vrai que I'ISAR entretient de nombreuses relations avec des institutionsrkgionales et internationalesde recherche et que le renforcement de la collaborationsur le plan regional occupe une place de choix dans son programme. Toutefois, le systeme national de recherche du Rwanda, si petit soit-il, ne doit pas compter seulement sur les technologies mises au point ailleurs. I1 peut ddpister des technologies utiles et les adapter aux conditions locales, mais cela n'est pas toujoursfaisablecar toutesles technologies import& ne sont pas nkessairement adaptables. I1 faut ddvelopper sa propre technologie et la consolider 2 l'intdrieur du pays. Les technologies ddveloppk ailleurs doivent venir en compldment des technologiesd k e l o p p h d'abord 2 l'intdriwr du pays. 4.6 Durant la pdriode du projet, les relations avec les services de vulgarisation, les projets de ddveloppement et les organisations non gouvernementales ont kt6 caracterish par une dtroite collaboration avec eux. Les themes de recherche qui, autrefois &ient ddfinis principalement par les chercheurssanstenir nkessairement comptedes besob rkls des agriculteursont ete determinesavec eux au cours des reunions qui regroupaient chercheurs, autorites locales, personnel de vulgarisation et agriculteurs. Des recherches ont dtd men& en milieu r&l, ce qui justifie que les themes choisis refldtaient souvent les besoins des agriculteurs. La collaboration entre les chercheurs, le personnel de vulgarisation et les agriculteurs a 6td instaurd au cours de la periode du projet. 5. Exkution du projet 5.1 PMode d'exkution. L'accord de credit a dtd signd en mars 1985, mais le credit est entrd en vigueur en novembre 1985 2 cause des retards administratifs. A I'origine, I'exkution du projet devait durer trois ans et son achkvement &it prevu pour juin 1988, mais la periode d'exkution a etd prolong& deux fois jusqu'en 1991. Les principales raisons de cette longue dur& d'exkution ont 6td notamrnent: (a) une situation budgdtaire exttbmement difficile, (b) une lenteur trh marque dans la mise en oeuvre de toutes les composantes li&s 2 la programmation et 2 la gestion de la recherche, (c) une lenteur dgalement dans 1'~volutiondu personnel scientifique (chercheurs) et technique du moment que le recrutement du personnel scientifique expatrid avait 6td decourage parce qu'il coQtaitextrbmement cher, et (d) des problemes de passation de march& qui se sont poses au cours de la premiere annk du projet au moment oil le personnel de I'ISAR n'dtait pas encore familiarisd avec les procedures de passation des march& de I'IDA. L'accroissement des effectifs du personnel principalement subalterne n'etait pas incontr8le comrne veut I'affirmer la partie I du rapport d'achkvement car il etait lie a I'augrnentation des programmes de recherche et au volume d'activitb qu'ils entrafnaient.2/ 5.2 Les difficult& budgdtaires du Gouvernement ont entrahe des retards excessifs a bien des dgards en compromettant ainsi la bonne marche du projet. I1 est arrive certaines fois que la situation dtait tout 2 fait bloquk parce que I'emploi des fonds de 1'IDA &it subordonne B la contributionde 1'Etat dont le budget alloue 2 la recherche &it toujours buffisant. Pour cette raison, plusieurs 2/ Note de I'aiteur: le personnel de la Banque et le Gouvernement ne sont pas d'accord sur ce sujet. activitds du projet n'ont pas &e entreprisesau moment prevu ni A l'khelle prevue. Ce n'est que vers la fin de la pQiode d'exdcution du projet qu'une revision de I'accord de credit a permis de debloquer la situation en acceptant de financer les co0t.s de fonctionnement A 100% avec les fonds de I'IDA. 5.3 L'accroissement des effectifs du personnel et en particulier de la maind'oeuvre journaliere et saisonniere n'etait pas incontrdld car il etait lie A I'individualisation des programmes et A I'accroissement de leur nombre au fur et A mesure que le personnel scientifique augmentait. La reduction des effectifs du personnel subalterne a 6td obligatoireparce que la dotation de 1'Etat etait devenue tardive et insuffisante. 5.4 Pendant la durde du projet, les dettes de I'ISAR ne se sont pas month A environ 1.090 millionsde francs rwandais, chiffre exorbitantet colossal qui a &e avance sQrementpar erreur, mais ces dettes pouvaient h la limite se monter h environ 86 de francs rwandais dus principalement A la Caisse Socialedu Rwanda, la SONARWA et A quelques fournisseurs. 31 5.5 CoQtsdu projet. A l'origine, ils etaient estimQ h 18 millions de dollars dont 11,s millions (11,7 millions de DTS) devaient &trefinancQ par I'IDA. Les decaissementseffectifs se sont montes h 12'1 millionsde dollars (9,4 millions de DTS) et 2'3 millions de DTS environ (20%)n'avaient pas dte utilisQ h la fin du projet et ont dQ&treannul&. La contribution de 1'Etat au projet qui, ditan, n'a pas pu @trechiffrde est constitude par les dotations de 1'Etat h I'ISAR auxquelles s'ajoutent les recettes propres de I'ISAR. M&mesi cette contribution n'est pas encore 6tt5 chiffrk, elle sera calculde pour refleter la realit6 des depenses faites dans le cadre de ce projet. 5.6 Valorisation des ressources humaines. Les effectifs du personnel de recherche rwandais ont augment6 sensiblement, passant de 19 en 1984A 41 en 1992, cinq personnes &ant en outre revenues aprh des etudes de doctorat et de maltrise ks sciences. La formation long terme a ete assurk exclusivement par des sources bilatdrales, principalement I'USAID, la GTZet la Cooperation Suisse qui ont aussi finance des stages de courte durde. Le chiffre de 71 bourses pour formations courtes est exagdrk et doit @treramen6 A un maximum de 10 bourses $1. L'on estirne que seulement 20% environ des fonds prevus pour la formation ont etd consom&. Les fonds de I'IDA ont faiblement contribuepour les formations. 51 5.7 Le statut du chercheur existe maintenant A I'ISAR mais ce qui n'existe pas encore, c'est le statutdu personnel de I'ISAR, une des raisons qui handicapentencorela borne marche de cet Lnstitut. Le statut du chercheur a ete elabort5aprks le projet en 1993 et il a ddja dtd approuve par le Conseil du Gouvernement. / Note de I'editeur: il y a malentendu entre le texte de la partie I et ce qui est dit ici. Les donnh de la partie I sont b a s h sur I'audit fait pendant I'ex&ution du projet. 41 Note de 1'6diteur: I'inconsistance rQulte des differentes definitionsqu'on donne a une bourse. 5/ Note de I'editeur: c o m e note dans la partie I, il y avait une r6ticence de la part du Gouvernement d'utiliser les fonds du credit pour des formations de longue dur& quand des fonds suffisants existaient h titre de dons. 5.8 Assistance technique. L'expert &anger qui a occupt? le poste de chef de la section administration et finances au cours de la pdriode d'exkution du projet est parti aprb la premiere phase. Ce n'est qu'en debut de 1993 que 1'ISAR a pu pourvoir ce poste pour remplacer l'expert &anger. Pour la programmation et I'evaluation des recherches, le bilan au cours de la pdriode d'exkution du projet etait inCgal au rnieux, mais le systbme s'est nettement arndliort?vers la fin du projet. 5.9 Les evaluations ont eu un certain effet sur les activith de recherche en m s parce que les recommandations dmises au niveau de chaque programme dvalud ont semi d m I'dlaboration du plan directeur de la recherche. L'exemple pris du programme "conservation des sols" n'a pas dtt?bien choisi pace que les meilleures dvaluations sont celles des programmes qui ont des liaisons avec des centres de recherches internationaux. Les programmes qui avaient des appuis des institutions internationalesou des bailleurs de fonds 6trangers hient bien &off& car iis comptaient beaucoup de chercheurs et disposaient d'assez de moyens. 5.10 Plan Directeur. La premike version a ett?publi& en 1990 et la nouvelle edition qui porte sur les annk 1994-2003a CtC publit% en janvier 1993. Ce plan est complet en ce qui concerne les priorit& de la recherche et les besoins en personnel. M@mesi ses conclusions restent valables, I'Cvolution de l'environnement bnomique et technique exigera une mise ii jour pCriodique pour l'adapter aux circonstances et exigences du moment. MalgrB que le plan directeur de la recherche vient d'etre mis ii jour, il n'est pas encore ratifid par les pouvoirs publics pour qu'il puisse jouer pleinement son r81e. 5.11 Programme de recherche. Di?s les premikes annh du projet, I'ISAR Btait reorganis6 en quatre d6partements de recherche (productions vegdtales, productions animales, etude du milieu et systbmes de production et foresterie) et un systbme de financement par programme a &d introduit. Les quatre ddpartements de recherche ont &d finalementremplach par des programmes de recherche dirigk par un Chef de programme place sous la supervision d'ensemble d'un directeur scientifique. Ce.tte approche est bien adapt& au systbme de comptabilite analytique et de budgetisation par programme que 1'ISAR a mis en place. Le systbme de recherche centre sur la demande n'dtait pas pr6w dans la premiere phase. I1 est seulement pr6vu des recherches sur contrat au cours de la dewribme phase qui devrait commencer bientdt. Les divers programmes ne sont pas coordom& en groupes de programmes couvrant un domaine plus dtendu, cette id& a kt6 abandonnh en vue de permettre ii chaque programme d'&treplus efficient. 5.12 Le projet a eu un succb limit4 en ce qui concerne la creation d'dquipes pluridisciplinaires couvrant tous les aspects de la recherche sur un produit (amelioration genbique, protection phytosanitaire, fertilisation, pratiques culturales, integration aux cultures et varidtQ existantes, acceptabilite par les agriculteurs, etc.). Toutefois des efforts ont dtd faits pour travailler en Quipes mais le problbme qui se pose, c'est que tous les aspects de la recherche n'ont pas de spkialistes nationaux form& d m les divers domaines notarnment l'agro-Cconomie, la socio~nomie,la physiologie et la biotechnologies pour ne citer que ceuxci. L'expkrimentation ii la feme pour essayer les innovationsdans les conditionsr&lles a commence ii @trepratiquk couramment au cours de la pbriode d'exkution du projet en collaboration avec le volet Recherche/DCveloppement des differents projets agricoles en cours d'ex&ution dans le pays. 5.13 T r h peu de progrks ont CtC faits par la recherche en matike d'dlevage dans le cadre du projet. L'utilisation des fonds du projet prdvus pour couvrir les ddpenses d'investissement et de fonctionnement des recherches sur I'elevage etait conditiomt?e par la passation d'un accord officiel entre I'ISAR et la CIPEA. Or, cet accord n'a pas pu Cue etabli 2 cause, semble-t-il, de l'incapacite du CIPEA d'affecter deux chercheurs a I'ISAR. 5.14 Services centraux. La bibliothi2que a 6te rbrganist?e et un peu agrandie; le nombre de documents a augment6 mais les changements dOs au projet ne sont pas t r h importants. Les laboratoirescentraux ont kt6 &quip&, mais le problbme de la skurite de I'alimentation en electricit6 et en eau n'a pas et6 rbolu, et presque aucune rehabilitation interne des laboratoires de RUBONA n'a ete incluse dans le programme des travaux du projet. 61 Cependant, avec l'arrivtk d'un assistanttechnique en 1990, les operations du laboratoire se sont largement ameliorh. 5.15 Coophition avec I'Universitd. L'ISAR et l'universitd Nationale du Rwanda ont passe un accord officiel de cooperation en 1989, ce qui permettait d'utiliser d'une fawn plus efficiente les professeurs et etudiants; mais la manque d'interh et la lourdeur des procddures regissant la cooperationdes deux institutionsrelevant des Ministera differents continuent2 bloquer la conception et I'exkution de projets de recherche communs. Dans le cadre de cet accord entre I'ISAR et I'UNR, aucune activitt? de recherche en rapport avec le projet n'a 6t6 entreprise et les fonds du projet y relatifs n'ont pas ett? utilis&. 5.16 Coordination des donateurs. Le mecanismede coordinationdes donateurs mis en placedans le cadre du projet n'a pas produit des rQu1tat.s escompth. Normalement, il est difficile d'assurer la coordination de plusieurs sources de financement &ant d o ~ Bque chaque bailleur de fonds a ses inter& et procddures qu'il veut sauvegarder. Mais il y a lieu d'esperer qu'avec l'existence du plan directeur de la recherche, il y aura moyen d'avoir d'abord une convergence de w e dans la conception et l'exhtion des programmes, d'oh la coordination des donateurs pourra etre mieux assurk. 6.1 L'objectif principal du projet qui consistaith ouvrir la voie au developpement2 long terme de la recherche agricole au Rwanda a kt6 atteint malgre qu'il a fallu environ deux fois le temps initialement prCvu. Le plan directeur de la recherche constitue une base solide pour cet objectif 2 long terme et il a etd largement utilist?pour la prdparation de la deuxieme phase du projet. Les propositions modifiees de resmcturation et de renforcement institutiomel de I'ISAR ont commend 2 etre mises en pratique juste aprh la fin de la premiere phase. 6.2 En matiere de valorisation des ressources humaines, les rhultats ont 6te plus ou moins satisfaisants. Pendant la periode couverte par le projet, les effectifs du personnel de recherche ont double, mais les formations doctorales restent toujours insuffisantes. Au cours de la 2 h e phase du projet, le plan de formation des spkialistes devrait Ctre ex&utB tel que prew dans le plan directeur de la recherche. 5/ Note de I'aiteur: la renovation et la construction des laboratoires cenuaux Rubona sont limit& au nombre de laboratoires nkessaires, plutdt qu'au nombre de laboratoires existant sur place. 6.3 Les progrix des recherches sur I'elevage pendant la pdriode couverte par le projet ont etd negligeables suite 2 I'absence d'un accord officiel enbe I'ISAR et le CIPEA qui aurait permis des investissements substantiels en infrastructures et une assistance technique du CIPEA. Le programme de recherche sur 1'Elevage n'a donc jamais demarre. 6.4 I1 est evident que les agriculteurs ont adopt6 au cours de cette periode des r&ultats notables des recherches, notarnment en matiere de production de variet& de racines et tubercules et de haricots rQistant aux maladies, mais ce succix est h inscrire egalement ii la contribution de plusieurs bailleurs de fonds tels que la SUISSE, le CRDI 71, la GTZ, la Banque Mondiaie et le Gouvernement Rwandais parce que le financement dtait global et que le succh ne peut etre mis sur le compte d'un seul bailleur de fonds. 6.5 Le projet a permis I'ISAR de se doter d'installations t r h utiles qui faciliteront le d6veloppement futur des activitb de recherche. Ndanmoins, les batiments realis& ont ete construits en materiaux peu solides et sont couverts de grosses tuiles lourdes, ce qui laisse h penser qu'ils ne dureront pas longtemps. 81 Par ailleurs, les maisons d'habitation manquent de grillages de protection contre le vol et un bon nombre d'entre elles souffrent du manque de skurite de I'alimentation en eau et en dlectricitd. I1 aurait fallu prdvoir I'installation d'un groupe electrogbne. -91 6.6 Le nombre et la qualit6 des articles parus dans des publications sp&ialis&s et les actes de conferences ont bien progresse pendant la periode couverte par le projet. Depuis 1989 les rapports annuels de I'ISAR sont d'un haut niveau. 7. DurabilitC du projet 7.1 11 est difficile de juger de la durabilitd du projet du moment que dans la situation actuelle, la grande partie du financement de la recherche est fournie par des organismes exterieurs et qu'il n'existe aucun systkme de coordination des diffdrents financements pour en assurer la contimite. 2/ Note de I'dditeur: travers la note du Gouvernement, la definition de l'abbrdviation CDRI n'est pas claire. &/ Note de l'dditeur: les batiments etaient construits avec des briques et les tuiles locales. Seulement un d'entre eux, le cafeteria h Rubona, a eu des problkmes de toit h cause d'un reservoir mal installe. Les missions de la Banque ont portd plusieurs fois cet dtat de chose ii I'attention de I'ISAR. s/ Note de I'tkliteur: plusieurs de ces problkmes, qu'on ne pouvait pas prdvoir plus a t , rhultent de la bataille enue les r6fugiQ rwandais et le Gouvernement, ne sont pas davantage de nature permanente. 8. Bialn de I'action de la Banque 8.1 Le projet tel qu'il a etd conqu ait sous-estimC fortement le temps et les efforts necessaires pour rbrienter Le systeme de recherche du pays en trois ans. Une evaluation rigoureuse des besoins en nouveaux biltiments 2 TAMIRA aurait permis de reduire les depenses d'investissement et de fonctio~ementpour cette station. Pour les autres stations de I'ISAR cornme RUBONA et KARAMA, la construction des bitiments aurait pu &re &helonn&, mais actuellement tous les bitiments construits dans le cadre du projet sont adQuatement utilish. 8.2 Le projet a kt6 supervise activement durant mute la pbriode d'exbcution. Les suggestions des missions de supervision ont kt6 considbrk cornme utiles aussi bien par l'organisme que par le Gouvernement rwandais. 9. Bilan de I'action de I'Ernprunteur 9.1 La plus grande partie de la periode d'exdcution du projet a co'incidd avec une pkriode extremement difficile pour I'economie nationale, c'est ce qui a fait que le Gouvernement rwandais a eu beaucoup de ma1 a mobiliser les fonds de contrepartie. Toutefois, I'ISAR a recu de grosses subventions publiques pendant la deux premieres annh de I'ex6cution du projet lorsque la situation Bconomique dtait encore relativement borne. 9.2 La plus grande faiblesse de I'extkution du projet a rhidC dans les services administratiti et financiers de I'ISAR qui n'ont pas pu organiser la comptabilite de facon 2 pouvoir indiquer 2 tout moment et avec precision la contribution de 1'Etat 2 I'ensemble du projet ou a ses diverses composantes et la contribution des diffkrents organismes de financement au budget de 1'ISA.R. Ce n'est qu'en 1989 (quatrieme ann& de projet) qu'un systkme de comptabilitk analytique a kt6 mis en place. La comptabilite de I'ISAR qui a kt6 imprecise au cours des quatre premikres annh du projet s'est nettement amkliork vers la fin. 18 RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA PROJGT NATIONAL DE RECHERCHE AGRICOLE (CR 1546-RW) PARTIE I11 DONNEES !3TATISIIQUES - Tableau I. CrWts connexes de I'IDA Titre du cr6dit Arnee Montant dlepprobation Projet approw6 SEU Situation CR 668-RU 1977 Projet de developpement rural de Ih,O Acheve en 1982 Bugesera Gisaka Migongo CR 1126-RU 1981 Projet dlemClioration de La 11,8 Achev6 en 1988 cafeiculture et des cultures vivrihres dans La r6gion & Lac Kivu (PCCV) CR 1283-RU 1982 Projet & services ruraux de 16,3 Acheve en 1991 Bugesera Gisaka Migongo, Phase II CR 1669-RU 1986 Projet de production agricole de 11,7 Achev6 en 1991 G i tar- CR 1811-RU 1987 D e u x i k projet de foresterie 14,l En cours d1ex6cution CR 2026-RU 1989 Projet & services agricoles 19,9 En cours d'execut ion 19 Tableau 2. Calendrier du projet - Juin 1983 Preparation finale - - Nov./d&. 1983 - Mars 1984 - Avril 1984 - - Dkembre 1984 Approbation par le - 12 fevrier 1985 Signature du trait - 4 mars 1985 Entr& en vigueur du Juin 1985 - 11 novembre 1985 Achevement du projet 31 dkembre 1988 31 dkembre 1989 31 dkembre 1991 Cloture de crMit 31 decembre 1988 31 decembre 1989 31 dkembre 1991 Dernier dkaissement Juin 1989 30juin 1990 Avril 1992 Source: Dossiers du projet. 20 Tableau 3. Dhissements du cr6dit 31 *&re 1985 31 d b c d r e 1986 31 d k h r e 1987 31 & c d r e 1988 31 d k h r e 1989 30 d b c d r e 1990 31 &&re 1991 Source: Rapport d'6veluation & projet (REP); Releves de dbcaisscments de la Benque d i a l e . 21 Tableau 4. Exkution du projet A. Travaux de genie civil unitb Logemcnt Bitiments de service Autres travaux dc g h i e c i v i 1 Chiffres Chiffres Previsions e f f e c t i f s Previsions e f f e c t i f s PrCvisions Nouvwux bBtknent8 Rubona m1 1,690 2,149 1,723 1,736 Butare m 655 828 Karama mr T70 1,674 aJ 155 139 Kigali mr 270 358 Rhengeri bJ mr 200 bJ 216 bJ 605 bJ TsO bJ Tamira m1 R O 749 cJ 585 473 Total mr 4,035 5,616 3,338 3,686 dont projet Banque mondiale m 3,835 3,961 2,733 2,706 RQhabilitation de bstimentr m' 10,450 10,967 4,835 9,518 Alimentation en wu Rubona LS (000 FR) 1,074 Karama 70,134 I1 Amelioration de pbtumges Karama LS (000 FR 70,134 a/ Six meisomr (environ 690 mr)ont btb construites au t i t r e 6 Projet BGM I 1 finance par llIDA (Cr. 1283-RU) 6J Avec f inancement & PNAP. cJ Pour Tarnira, logmerits construits au t i t r e & Projet Birunga du FIDA. Source: REP; ISAR. 22 Tableau 4. Exkution du projet B. Personnel Ul Persomel scientifiqw rsomel technique (Al- Y compris gestion de l a recherche. Main-dloewre pemnente et saisomiere Estimation de La mission fondbe sur Le M g e t de 1W1. Source : R a m r t d16vaLuation (1984 et 1987); Rapport de preparation -Programnede coop6ration FAO/EIRD (1989) et ISAR (1992). lo/ Personnel national uniquement. 23 Tableau 4. Exkution du projet C. Autres indicateurs Vihkukr at rmt(ci.l Aasistanca technique at sorvicon d o oonnukentn Tableau 5. CoOts et financement du projet A. Coats du projet finan& par I'IDA U/ (en milliers de DTS) Vbhicules et metbriel 1.420 12 2.340 20 Fournitures recherche 1.630 14 3.200 3.750 2.812 30 Ev&mnents speciaux Refinancement PPF 1.430 12 143 1.5 Total 11.700 100 11.700 11.700 9.374 100 m , 1 -a/Accord de prCt de mars 1985. Source: REP; Accord de crklit; Dossiers & projet, ISAR. - 111 Les chiffi-es concernant la contribution de 1'Etat par categorie ne sont pas disponibles. 25 Tableau 6. Etat des clauses Date de cldture. Clause respectbe apris Date revisbe deux f o i s pour etre report& au r6vision. 31 decenbre 1989 e t au 31 &&re 1991. Adhesion de L1emprurtwr Clause respectbe en Le f i n a n c m t de contrepertie de llEtat a aux objectifs du projet. partie. btb nettanent insuffisant et tardif, en p a r t i e B cause de l a crise dcs finances plbliques qui a c d i t B des coqea M g b t a i r e s gbdrales sans 6 t a b l i s s a n t de prioritbs. LIIDA a accept4 de porter A 100 X Le pourcentage de finenccnmt, B carpter de j u i l l e t 1991. Wanination du persomel c l b : Clause respectbe en Pas dlkonaniste agricole employ& Contrat - 3.02 (a) Cconuniste partie. avec LIISNAR pour missons ponctuelles de agricole et consultants consultants nla pas bt6 satisfaisant et a courte duree pour Plan k t 6 a m l 6 . d irecteur - Directeur general. Clause respectbe. - Conseiller Clause respectee en 1 expatrib est rest6 de 3/86 B 4/85, m autre programnation et p r t i e . tie 12/86 B 7/88. Tous deux sont partis p valuation. prhaturhent. - Cinq chefs de Clause respectbe. Les chefs des services techniques sont d6part-t rwandais. Le Responsable adninistratif e t financier relbve t w j o u r s de llassistemce technique. - Un sp6cialiste en Clause respectbe en Est p a r t i en a d t 1989. b i d t r i e partie. Coop6ration de llISAR Clause respectbe en Un accord a btb sign6 en 1989, mais eucvl avec 11universit6. partie. travail de recherche en collaboration l i b au projet nla et6 engage. Clause respectbe. par llexamn du progremne de travail et du M g e t de l1 ISAR. Exarnen des programnes de Clause respectbe. recherche par des experts independents. Clause non respectbe. Pas de rapports trimestriels, sauf deux cn - trimestriels. 1990. Rapports amuels Clause respectbe. Les rapports anxlels ont 6te swvent en retard meis sont d e v w s de t r i s bome qualitb vers l a f i n du projet. Progranrnes de travail e t Clause respectbe. Les progranrnes de travail ont btb souvat budgets amuels. retard&. Toutefois, les estimtions kdgbtaires nlbtaient pas Libes aux besoins des progranrnes de recherche nmis aux bdgets des a&es anteriwres. Preperation du Plan Clause respectie. P w t r e ens de retard. d i r e c t w r de recherche. les enprurtwrs Clause non respectbe. btablissent ur rapport sur llexbcution du projet six mois aprbs l a date de cldture. Clause respectee. Entree en viguwr. Clause rbvisbe. cur l e 11 n w a b r e Tableau 7. Utilisation des ressources de la Banque A. Mission Preparation finale D6c. 83 (Mi-parcours) 9 Supervision 10 Sp6cialit6s : A = Ing6nieur egricole; R = Spkialiste de La recherche; Ar = Architecte; E = Econaniste; de resswrces hunaines; CE = Financaent 6. Rerrourcer en pemonnd A. Compte de rkultat de I'ISAR (millions de francs rwandais) Total revenus et recettes Sslsires du personnel Matieres dloewre Autres services et taxes Interits payes et penelites Arnortisseinent Provision pour pertes/cr6ances doutwses Total m e s RQsultatnet pour I'ann6e (excedent des dbpenses par rapport au revenu) -8.0 -8,7 -185.0 -226.6 RQsultatwmubtif Recettes ctmulbes au ler janvier de L l a ~ e e 78,4 -1.298,6 -1.463,7 Pertes p w r Lvambe -8.0 -8,7 -165,O -226,6 Recettes curuL6es au 31 decembre de LVamee +78,4 +69,7 -1. W V 7 -1.690,3 Source : REP 1985; Rapport dvaudit 1991. 29 ANNEX I B. Bilan de I'ISAR (millions de francs nvandais) A&e 1982 1983 1990 1991 I m m o ~ n r Bureaux e t bitiments de service 80.0 82,5 384,9 373,7 Logements 53,9 61,3 454,3 478,7 Veh icules 14,5 29.3 99,4 87,8 Materiel 90,5 93,9 232,O 242,5 Autres a c t i f s 7,2 8,8 2,9 3,7 Traveux en cours 3,4 18,l 19,9 Total partiel 249,5 275.8 1,194,4 1,209,9 Moins amortissemnt c m l e -168,3 -182,P -436,l -468,3 Total i d i l i s a t i o n s 81,2 92.9 758.3 741.8 Actifr r6slirablar Debiteurs 20,l 35,8 49.0 32,8 Moins provisions -8,7 -8,8 Betei 1 27,2 26,2 50,O 47,8 Autres avoirs 10.9 13,O 34,9 25,9 Disponibilites 96,6 77,8 144,O 117.5 Total a c t i f s realisables 146,l 144,O 277,9 224,O Total a c t i f 227,3 236,9 1.036,2 965,6 Financi par : Exigibilites 8 court terme(pr6ts) 14.9 24.7 134.8 154.7 Prt5ts 8 Long t e r m 5.9 5.2 1.063.3 1.133.1 dont : prCt FIDA 174,9 181,8 prCt IDA 888,4 951,3 Subventions c ~ l e e s 128.1 137.3 1.255.8 1.325.7 dont : Gowernement ruandais 38,9 4,2 1.106,6 1.162,4 Gowernement belge Gwvernemmt suisse 7&7 80,4 10,7 31,5 33.4 Aide Etats-Unis 8,6 Aut res subvent ions m,1 82,l 49,7 33.7 Divers 1,9 2,o 46.0 42.4 Total partiel Revenu non d i s t r i b d 148,9 167,2 2.499.9 2.655,9 78,4 69,7 -1.463,7 -1.690,3 Total 227,3 236,9 1.036,2 %5,6 Source: REP; Rapport d'audit 1991. C. Evaluation des budgets de I'ISAR (valeur en rnilliers de francs nvandais) 9.109 28.566 76.368 208.186 189.568 22.638 Dipmeom de fonotbnnoment 140.381 155.461 183.594 195.521 48.500 56.025 45.286 28.062 35.700 40.902 59.630 59.076 42.220 44.566 42.410 28.368 Formation et missions 34.372 16.552 25.012 31.469 302.273 314.732 358.600 347.493 Vente de produits 51.911 71.318 75.017 65.854 Subventions prbliques 86.086 89.000 78.000 59.769 Benque mondiele 177.168 233.292 266.000 202.300 Autres organisms de 17.140 89.671 94.640 223.609 f inancement 332 -305 483.281 513.857 Total 342.909 Besoins financiers -46.336 -39.635 -34.311 8.100 aJ Chiffres effectifs. bJ Estimation. Les r6sultats du M g e t de 1991 ne sont pas disponibles. CJ Y carpris remboursement de l a dette. & Hors la vente dlhuiles veg6teles recues du PAM 8 titre de don. ANNEXEI D. Contribution de I'Etat au budget ordinaire de I'ISAR constants de 85 E. CoGts de personnel et ressources financikes locales A. CoOts du ponmnd -- Autre p r s w n e l permenent Jwrneliers - Main-dloewre saisomihre 0. Resswrcu -d&w kcalw - Subventions prbliques - Ventes de llISAR A llexclusian des i n d m i t e s de deplacment. Source :Rapports d'audit et Rapport de pdparation PCIFAO.

Основные сведения
Тип документа Project Completion Report
Дата принятия
Страна Руанда
Источник Всемирный банк