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Cameroun - Projet HEVECAM, Troisième Phase

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PROJET HEVECAM PHASE Ill (PRET 2485-CAM) JUNE 4, 1992 DIVISION DES OPERATIONS AGRICOLES DEPARTEMENT DE L'AFRIQUE OCCIDENTALE ET CENTRALE REGION AFRIQUE CAMEROUN PROJET HEVECAM PHASE Ill (PRET 2485-CAM) TAUX DE CHANGE MOYEN FCFA 417 FCFA 480 FCFA 378 FCFA 323 FCFA 267 FCFA 303 FCFA 289 FCFA 280 FCFA 50 Gouvernement du Cameroun et Hevecam: 1 juillet Banque Mondiale : 1juillet--30 30 juin juin 1 kilomdtre (kml - 0.621 miles 1 hectare (ha) - 2.471 acres 1 kilogramme (kg) 2.205 livres 1 tonne (t) -- 0.984 tonnes longues ABBREVIATIONS CAMDEV Cameroon Development Corporation CCCE Caisse Centrale de Cooperation Economique CDC ou COMDEV Commonwealth Development Corporation BE1 Banque Europeenne d'lnvestissements FONADER Fonds National de DBveloppement Rural HEVECAM Societe HBv4a Carneroun SAFACAM Societe Africaine Forestidre et Agricole Cameroun ONCPB Office National de Commercialisation des Produits de Base PAM Programme Alimentaire Mondial PME Petites et Moyennes Entreprises SNI Societe Nationale d'lnvestissements CAMEROUN PROJET HEVECAM PHASE Ill (PRET 2485-CAM1 . TABLE DES MATIERES Preface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . iii RBsumd Conclusions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .iv Chapitre I Point de vue de la Banaue Mondialg . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .'. . . . . . . . . . . . . .1 1 Identification du Projet . ....................... ...................1 2 GBneralitBs et Historique . ..........................................1 3 Objectifs du Projet et Description . ....................................2 4 Conception et Organisation du Projet . .................................3 5. Mise en oeuvre du Projet ..........................................4 6. Rdsultats du Projet ..............................................6 7 Avenir du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12 8 Performance de la Banque et Enseignements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13 9 Enseignements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13 10 Performance de I'emprunteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15 11 Relations du Projet avec ses partenaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16 12 Appui Extdrieur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1 6 13 Documents de suivi du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17 Chapitre II Point de vue de I'Emorunteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17 . Chapitre Ill Informations statistiaues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20 1 Autres Financements de la Banque Mondiale dans le secteur . . . . . . . . . . . . . . . . . .20 2 Calendrier du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21 . 3 DBcaissements du Pret . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21 . 4 Rdalisations du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 . 5 Coots du Projet et Financement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23 . 6 RBsultats du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24 . 7 . Respect des conditions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24. 8. Interventions du personnel de la Banque Mondiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26 Annexes Evolution du bilan Capacit4 d'autofinancement previsionnelle Tresorerie pr4visionrlelle DBcomposition des charges d'exploitation Service de la dette Caracteristiques des pr4ts FONADER aux petits planteurs Evolution des effectifs Evolution du parc engins Elements sur le march4 du caoutchouc Previsions de production et vente RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET CAMEROUN PROJET HEVECAM PHASE Ill (PRET 2485-CAM) PREFACE Ceci constitue le Rapport d'Ach8vement du Projet Hevecam Illen Republique du Cameroun, pour lequel la Banque Mondiale a consenti le pr@t2485-CM, d'un montant Bquivalent 3 8,3 millions de dollars, approuve le 15 Janvier 1984. La date de cl6ture prdvue de ce pr@tBtait le 30 juin 1990 mais il a du Btre proroge d'une annee. La totalitd du pret a 4tB ddcaissde a la date du 12 Ocobre 1991. A I'origine le Projet a Bt4 co-finance par la CDC, la CCCE et la BE1 pour un montant de 11,8 millions de dollars chacun. Cependant, la CCCE a accord6 par la suite, en 1981, un pr@tsupplementaire Bquivalent 3 20 millions de dollars pour couvrir la part de financement a charge de I'Etat. Les chapitres I, IIet R6sum4-Conclusions du Rapport d'Ach8vement ont Bt4 prepares par la Division des Operations Agricoles du DBpartement d'Afrique Occidentale et Centrale. Le chapitre IIa 4t4 prepare par I'Emprunteur. Le Rapport est bas6 principalement sur le Rapport d8Evaluation, les contrats de Pret et de Projet, les rapports de supervision, les correspondances entre la Banque et I'Emprunteur, les memoranda internes de la Banque, des entretiens avec divers personnels de la Banque et de 18Emprunteur. RAPPORT D'ACHEVEMENT CAMEROUN PROJET HEVECAM PHASE Ill gbiectifs du Proiet et Financement (Chap. I, para. 3) 1. Le Gouvernement Camerounais a entrepris en 1975 la realisation du complexe h4vdicole de la Niete. Une sociht4 dlEtat, HEVACAM, devait realiser la plantation de 15 000 ha sur une duree de 15 anndes, pour une production estimee de 32000 tonnes de caoutchouc. Les deux premieres phases avaient permis de mettre en place la majeure partie des plantations et des infrastructures. La phase Ill, objet de ce rapport, avait pour objectif de permettre d'achever les investissements agricoles (en plantant les dernieres 1600 ha) et d'infrastructure, le demarrage, dans de bonnes conditions, de la production commerciale et ledeveloppementde plantations villageoises. Une phase IV est prevuepour achever totalement le programme, en particulier au niveau de I'usine. 2. Le Rapport dlEvaluation de la troisihme phase a 6t6 prepare par la CCCE. Le coat total de la phase Ill avait 6t4 estime en 1984 a 32.8 milliards de FCFA (84 millions de dollars), dont le financement devait etre couvert par des prets CCCE, CDC, BE1et Banque Mondiale pour moitie et par le gouvernement pour le solde. Le montant du pret Banque Mondiale etait de 8.3 millions de dollars, ce pret &ant accord6 au gouvernement aux conditions standard BIRD. Mis en Oeuvre du Proier (Chap. I, para. 4) 3. Les principales le~onstirees des deux premieres phases (telles que sous estimation des coats de defriche, coot Bleve de la main d'oeuvre et difficult& d'obtenir la fourniture de materiel vbg6tal) ont Bte prises en compte dans la preparationde la troisieme phase. II n'a par contre pas 6te pris en compte les rendements inferieurs aux previsions, I'appreciation rapide du franc CFA et la chute considerable des cours du caoutchouc. 4. HEVECAM, qui avait demontre son efficacite tout au long des deux premieres phases a Bte charge de realiser la troisieme. Cette efficacite dtait due A la signature d'un contrat de gestion entre le Gouvernement et SAFACAM, une societe privee specialisee dans la production de caoutchouc. Mise en oeuvre du Proiet (Chap. I, para. 5) 5. Les conditions de ddcaissement du Pret de la Banque ont Bt6 reunies en AoGt 1985, six mois apres son approbation. Les decaissements ont et6 reguliers et la date de clbture n'a dG etre prorogee qu'a une occasion. En cours de realisation, le Gouvernement a 6t6 incapable de faire face A ses obligations financieres et a b6nefici6, en 1989, d'un pret complementaire de la CCCE pour 5.9 milliards de FCFA (20millions de dollars). En outre, par suite de rendements agricoles et de cours inferieurs aux pr6visions. d'une forte appreciation du franc CFA par rapport au dollar et de coots de fonctionnement eleves, une panie des financements plus grande que ce qui Btait pr6vu a dO &re affect60 A la couvenure des coats d'exploitation. Le manque de financement qui s'en est ensuivi a conduit la Direction a rechercher des economies sur lesinvestissements enfaisant appel A des entreprises locales, plutbt qu'a des filiales de grandes entreprises etrangeres, et A reduire le programme de logements de 700 a 500 unites. 6. Le programme de plantations villageoises, commenc6 lors de la seconde phase, a 6t6 poursuivi lors de la troisieme phase. C'est ainsi que 520 ha ont 6t6 plantes au cours de la period0 1982-1990. Les difficult& rencontrees dans la realisation des plantations villageoises sont venues des problemes fonciers, de la longue periode de montee en production de I1h6v6a demandant d'imonants efforts d'entretien aux villageois sans recette correspondante et de la difficult6 de selectionner les paysans vraiment interesses. Resultats du Proiet. (Chap. 1, para. 6) 7. Les resultats du Projet sont mitiges. Duooint de vue de la realisation, le projet a et6 un succes. Ceci s'explique, en grande partie, par une bonne prestationde I'operateur technique et la perennit6 de ses principaux responsables, d'une part, un support efficace des Autorites de tutelle et des bailleurs de fonds, d'autre part. Malgre I'isolement de la zone du projet, I'absence de toute infrastructure et les lourdeurs resultant du statut d'entreprise publique, les responsables du projet ont su creer une entreprise techniquement efficace et former un personnel de qualite. D u r , le projet a 6t6 un echec pour diverses raisons : le projet d'origine a Bt6 bati sur des projections tr&s optimistes des cours du caoutchouc et des investissements tres largement dimensionnes. De plus il a et6 realis6 dans un cadre rigide dlEntreprise Publique, laissant peu de possibilitds d'ajustement il un operateur. Ce dernier etait enfin remuner6 en fonction du montant d'investissements realises et seulement jug6 sur les aspects techniques de la realisation. 8. Les objectifs du Projet ont et6 atteints au plan des realisations physiques, avec la plantation de 997 ha, amenant le total des superficies A 15028 ha, le bon entretien des cultures non en rapport, la construction de 500 logements et 73 batiments il usage social et la mise en route de six chaines d'usinage. Le Projet Hevecam Phase Illa pu &re realis6 pour un coot final de 27,2 milliards de FCFA (86,l millions de dollars) contre 32,8 (83,7 millions de dollars) prevus a I'origine ce qui vient en grande partie d'une bonne utilisation de sous traitants locaux, de travaux rdalises A I'entreprise avec une gestion efficace et de la suppression de certains investissements non absolument indispensables. Cependant, par suite de I'appr6ciation du franc CFA par rapport au dollar, le prix final en dollars a 4te superieur au prix prevu dans cette m&memonnaie. 9. Bien que les trois phases drHevecam aient ete r6alis6es de manibre satisfaisante, I'entreprise se trouvera dans I'impossibilit6 d'6quilibrer ses comptes lorsqu'elle devra faire face a son service de la dette, a partir de I'exercice 1992/93. Le tableau ci-aprbs montre clairement que ceci s'explique par la chute dramatique des cours mondiaux et, dans une moindre mesure, par les probldmes phytosanitaires apparus (maladies des feuilles et des racines). La baisse consid6rable du chiffre d'affaires resultant de ces facteurs ne pouvait btre compensde par les efforts, pourtant spectaculaires, de compression des prix de revient. Evaluation Actuel (1 Eval. % Act. pour 1991 Superficie en saignee 13400 13753 Rendement (kg/ha) 1,58 1,23 Production (tonnes) 21172 16957 . 125% Coot de production hors amort. (1 Voir annexes 2 et 10 (2) Ce chiffre Blev6 est dG au fait que I'inflation a kt6 surestirnee lors de 1'6valuation : 15% contre moins de 10% en r6alitd. 10. Les resultats financiers d'HEVECAM sont et resteront insuffisants dans le court terme. La perte d'exploitation annuelle restera elevee, de I'ordre de 3 milliards de FCFA (10 millions de dollars) pour 1990191. La situation financier0 est rendue encore plus critique par la faiblesse, actuelle et pr6visionnelle, des cours du caoutchouc. En cons6quence, et a moins de changements majeurs aux niveaux des cours mondiaux etlou du taux de change, HEVECAM sera incapable, dans le proche futur de faire face au service de sa dette et de renouveler ses outils de production. Un Bquilibre de I'exploitation avant service de la dette et amortissements est cependant possibleavec une compression drastique des d6penses. Le taux de rentabilite Bconomique du Projet en utilisant le taux de change officiel est negatif. A un taux de change de reference superieur de 50% au taux nominal, le taux de rentabilith est de I'ordre de 1% com~areaux 15% estimes lors de I'bvaluation. Avenir dlHevecam (Chap. I, Para. 7 ) 11. Compte tenu des prbvisions actualis4es de rendement et des efforts rBalis4s pour rBduire les coots de production, la Direction dlHevecam juge possible, a partir de 1993, de couvrir ses coots de production hors service de la dette, et dBgager une marge permettant de faire face au renouvellement des 4quipements d'exploitation. Ces pr4visions apparaissent toutefois optimistes dans la mesure oO les rendements semblent encore sur4valu4s et oO les efforts de gestion sont limit& par le statut public de I'Entreprise. II apparait donc probable que I'Etat devra, et pour autant qu'il en ait les moyens, continuer a supporter le service de la dette et subventionner I'exploitation, sauf relhvement spectaculaire des cours ou changement de parit6 mon4taire. Cette derniere mesure serait importante pour Hevecam, dans le mesureoO ils'agit d'une entreprise a forte composante de maind'oeuvre, mais ne lui permettrait toutefois pas d'espbrer faire face, un jour, a la totalit4 de sa dette. Dans les conditions actuelles, HEVECAM devrait obtenir : (i)un accroissement de 15% de son prix de vente pour couvrir ses coots de fonctionnement et (ii)un accroissement supplbmentaire de 25% pour faire face son service de la dette. 12. 11 semble qu'une privatisation soit la seule alternative pour le maintien d'Hevecam en activit4, au moindre coot pour le gouvernement. Bien que la gestion actuelle soit plus efficace que celle d'autres entreprises publiques, nousconsidBronsqu'il est possibled'obtenir unesubstantiellereduction du coot de production (15% au minimum)dans un cadre priv4. Une gestion priv4e rBduirait le coot de production en agissant, en particulier, aux niveaux suivants: (i)accroissementde la productivit4 de la main d'oeuvre a travers une rBmunBration liBe aux performances et une politique du personnel indhpendante, (ii)reduction des coots sociaux et des frais g4n4raux et (iii)r4duction des coots d'approvisionnement grace a des circuits moins administratifs. Des mesuresde ce genre ne pourraient que tres difficilement &re mises en oeuvre par I'Etat pour des raisons d'ordre social, politique et admhistratif. 13. Si une privatisation de la totalit6 des actifs semble illusoire actuellement, il est par contre possible de trouver des solutions intermbdiaires, telles que la location gdrance, le locataire assurant le renouvellement des Bquipements d'exploitation et versant a I'Etat un loyer index4 sur des cours du caoutchouc exprimes en FCFA, afin de tenir compte de changements Bventuels des cours du caoutchouc ou des parites monktaires. Les terres agricoles seraient morceldes et cBdBes a des petits planteurs ou des PME agricoles, une fois les problemes fonciers rBsolus, afin de reduire significativement les prix de revient agricoles. 14. 11 faut enfin noter que les perspectives dg6volution du march6 du caoutchouc sont moins dbfavorables que celles d'autres matieres premieres. C'est ainsi que la Malaisie, premier producteur mondial, s'errgage dans un programmede replantation pour freiner la chute de sa production des deux dernieres ann6es. IIsemble donc que I'Afrique de I'Ouest ait une carte a jouer car ses coots de main d'oeuvre devraient Bvoluer favorablement par rapport a ceux du Sud Est asiatique dans les prochaines ann6es. - viii - Enseianements (Chap. I,Para. 9) 15. 11 ressort de I'experience d'Hevecam que de futurs projets de ce genre ne doivent Btre envisages que dans un cadre priv6 afin de rdduire considerablement les coots. I1est en effet clairement apparu que le coot eleve d'Hevecam (65 milliards FCFA, soit 200 millions de dollars) vient en grande partie de la structure Btatique du Projet: suivi des procedures des marches publics dont les exigences sont tres supdrieures aux besoins de I'agriculture (cas des constructions en particulier), necessitd d'acqudrir des dquipements et des engins neufs alors qu'un priv6 se serait content6 de materiels d'occasion dans de nombreux cas, necessit6 de se substituer a I'Etat pour de nombreuses actions sociales et de developpement regional, manque de souplesse au niveau de la gestion du personnel recherche d'un certain perfectionnisme par Ifop6rateur technique qui est jug6 sur la qualit6 des realisations et non leur rentabilit6. 16. 11 est primordial avant de lancer un projet de cette ampleur, de s'entourer de toutes les precautions au plan agronomique (sol, climat, maladies). 17. Le calcul du taux de rentabilite et des tests de sensibilite ne doit pas constituer un exercice purement mdcanique. II doit prendre en compte les risques apparus lors de I'evaluation au plan technique (maladies, sol, climatl et prevoir de largesfluctuations des cours mondiaux dans le cas d'une matiere premiere comme le caoutchouc. 18. Autres enseignements: a) le projet montre bien que la Banque peut etre un partenaire dans des projets prepares et dvalues par d'autres donneurs. IIn'est pas indispensable qu'elle joue le rdle de chef de file dans tous les projets qu'elle finance a condition toutefois de prevoir une expertise de qualit6 lors de I'bvaluation commune, afin de valider les hypotheses techniques, financibres et 6conomiques retenues et pour autant qu'un accord existe sur les principaux problemes souleves par le projet au plan sectoriel. b) la presence de plusieurs confinanciers donne une plus grande flexibilt6. Dans le cas de ce projet cela a permis une continuit6 des operations meme lorsqu'un co-financier se trouvait momentanement dans I'impossibilit6 de ddcaisser sa participation. 19. En conclusion, Hevecam offre un bon example de Projet bien execute sur un plan technique mais aboutissant a une entreprise incapable d'dquilibrer ses comptes. Ceci s'explique essentiellement par la chute considerable des cours mondiaux du caoutchouc mais aussi par un coot 61evB de realisation. Ce dernier est en grande partie lid a la structure Btatique du Projet et au developpement agricole en regie plutOt qu'en paysannat. Le Projet a cependant eu des resultats tres positifs, bien que difficiles a chiffrer, sur le developpement de la r6gion. IIa permis la creation de 4500 emplois au coot unitaire de 50000 dollars, ce qui est dlev4 mais comparable aux chiffres obtenus en Afrique dans le secteur moderne. Le Projet a egalement permis au Cameroun de disposer d'une capacit4 d'exportation dont profitera d'autant plus sa balance en devises qu'une exploitation h6veicole utilise peu d'intrants importes. 20. Dans I'btat actuel des choses il cohvient de tout mettre en oeuvre pour maintenir I'entreprise en activite sans entrainer de nouvelle charges pour I'Etat. Ceci semble possible a travers un transfert des actifs au secteur prive qui est beaucoup mieux place que la puissance publique pour affronter la concurrence internationale. RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET CAMEROUN Chapitre 1. Point de Vue de la Banaue Mondiale 1. Identification du Proiet Designation du Projet Projet Hevecam Phase Ill Credit No. 2485-CM Unite de Region Afrique Pays Cameroun Secteur Agriculture Sous Secteur Agro-industrie 2.1 Le Cameroun dispose d'un large Bventail de conditions climatiques, de la fort% tropicale au Sud, au conditions saheliennes au Nord. Ceci explique une grande diversite de la production agricole qui reste la base de I'Bconomie du pays. L'h6vBaculture a BtB developpee par les Autorites du pays dans le but d'accroitre les exportations, qui reposaient essentiellement sur le cafe et le cacao. Cet objectif a 6tB recherche dans le cadre d'entreprises publiques dont le r61e Btait Bgalement de participer au ddveloppernent de regionsdeshdrit6es. par laconstruction de routes et pistes, d'infrastructures sociales et I'appui des producteurs villageois. Dans ce contexte'la Banque Mondiale a finance, depuis 1967 cinq projets pour deux entreprises publiques, CAMDEV et HEVECAM, pour un total de 131,3 millions de dollars. 2.2 La production de caoutchouc du Cameroun est assuree par trois entreprises dont deux publiques, CAMDEV et HEVECAM, et une privee, SAFACAM. Oepuis 1984185, date de debut du Projet Hevecam Phase Ill,la production est passee de 17000 a 40000 tonnes par suite de la rnontee en puissance de CAMDEV (12000 a 21000 tonnesl et Hevecarn (1000 A 17000 tonnes). La superficie actuellement sous heveas avoisine 35000 hectares, la production anendue lorsque toutes les superficies seront en production devant &re de I'ordre de 50000 tonnes dont la valeur FOB Douala, meme avec les cours ddprimds actuels, represente neanmoins 12 milliards de FCFA (40 millions de dollars). Ces chiffres peuvent &re rapproches, d'une part, de ceux de la C6te d'lvoire avec 68000 ha plantes, 40000 en exploitation et 61000 tonnes de production et, d'autre part, de la production mondiale qui avoisine 5 millions de tonnes. 2.3 La Societe de Odveloppement HEVECAM a 6t6 cr&e en avril 1975. Elle avait pour but la realisation dans le Ddpanement de 110c6an,a 40krn a I'Est de Kribi sur la riviere NiBtB, et a 250km du port de Douala, d'un cornplexe agro-industriel de 15000 ha de plantations d1h6v6as et des infrastructures sociales et industrielles correspondantes. La Societ4 avait aussi pour mission de promouvoir les cultures vivrieres dans la region et de conduire des experimentations sur I'hevea. Le capital de depart de 300 millions FCFA a 6t4 port4 a 17.7 milliards FCFA (60 millions de dollars actuels) debut 1985, date de demarrage de la phase Ill. Ce capital est reparti entre I'Etat (33%), I'ONCPB (59%) et la SNI (8%). La production en regime de croisiere devait aneindre 32000 tonnes de caoutchouc par an, soit un rendement superieur a 2 tonnes/ha. Une convention d!assistance avait Bt4 signde avec la SAFACAM, entreprise privde camerounaise de production de caoutchouc, filiale du groupe fran~aisTerres Rouges. 2.4 La premiere phase du Projet s'est deroulee de mi 1975 a mi 1979. Elle devait permenre de planter 5800 ha d'hevbas et de realiserles infrastructures correspondantes pour uncoat de 6,5 milliard FCFA (28,5 millions de dollars). Le financement etait assurd par des prets Banque Mondiale (16 millions de dollars, credit 574-CM) et CCCE (20 millions de FF, soit 4,4 millions de dollars) et une participation de I'Etat de 1,6 milliard FCFA. On notera que la retrocession par I'Etat a Hevecam des prets BIRD et CCCE a Bt4 effectuee avec un taux de 5,5%, une duree de 30 ans et une periode de grace, interets et capital, de 15 ans. Par suite de difficultes de demarrage clas'siques resultant de la dimension du Projet, de I'isolement du site, de I'absence de main d'oeuvre et d'infrastructures, les objectifs n'ont 6t4 atteints qu'a 70% avec un leger ddpassement des coots (6%). La qualit4 de la realisation etait cependant bonne et offrait des perspectives favorables pour I'avenir. 2.5 La phase IIdu Projet s'est d4roulde de mi 1979 a fin 1984. Elle avait pour objectif de terminer le defrichement des 15000 ha, de porter les superficies plantees 13400 ha, d'entretenir les superficies non en rapport, de realiser les premieres chalnes de traitement d'une capacitd de 30 T~jour, de poursuivre les travaux d'infrastructures, de creer 250 ha de plantations villageois et de d6buter la saignee. Le besoin de financement de cene phase II avait 6tB Bvalud a 23,4 milliards FCFA. Le financement exterieur etait assure par un credit IDA (15 millions de dollars, ref. 975-CM), un pret BIRD (16,5 millions de dollars, ref. 1791-CM) et un pret de la CCCE 180 millions FF). Le gouvernement devait procurer le solde des besoins, soit 6,4 milliards FCFA. Les prets exterieurs ont Bt4 retrocedes par I'Etat a Hevecam avec un taux de 7,95%, une duree de 20 ans et une periode de grace, interets et capital, de 13 ans. Les objectifs prevus ont BtB pratiquement tous atteints, la qualit4 de la realisation demeurant satisfaisante. On constatait cependant un surcoot de I'ordre de 20% provenant d'un accroissement important des coots de main d'oeuvre et des carburants, et de la depreciation du FCFA rendant plus coOteux les Bquipementsachetes hors de la zone franc. Le financement disponible etait toutefois suffisant pour faire face au surcoOt, par suite de I'appreciation du dollar et de la livre sterling. 3.1 En 1984, fin de la phase II, Hevecam constituait une unit6 efficace, bien geree, avec plus de 13000 ha d'heveas plantes, une usine de 30 Tljour de capacite, des infrastructures sociales de qualit4, des services de recherche agronomique et de developpement du paysannat avoisinant. L'objectif de la phase Illconsistait a terminer leprogramme d'investissements aux niveaux agricole et infrastructures et surtout, a passer au stade de I'exploitation commerciale dans de bonnes conditions. Pour cela il etait pr4vu les operations suivantes: plantation des derniers 1600 ha, amenant la superficie totale a 15000 ha, entretien des plantations realisees au cours des deux premieres phases jusqu'a leur entree en production, mise en saignee de 9430 ha suppl6mentaires, 805 ha seulement &ant en production en fin de phase II, accroissement de la capacit6 d'usinage de 30 B 64 tonnesljour pour le latex et 32 tonnes pour les qualites secondaires, construction des logements et des infrastructures sociales necessaires pour faire face B I'accroissement des besoins en main d'oeuvre, poursuite des essais agronomiques necessaires pour le maintien du potentiel, I'accroissement de productivite et de la qualit6 du caoutchouc, fourniture d'appui exterieur pour transformer I'organisation HEVECAM, qui avait 6tB batie pour destaches d'investissement, enuneorganisation industrielle et commerciale efficace. 3.2 En outre, et pour repondre B sa vocation de ddveloppement, HEVECAM devait: porter les plantations villageoises de 250 B 500 ha, conduire un programme pilote de cultures vivrieres, . 6tudier les conditions d'un developpement de 11h6v6adans les Provinces du Sud et de I'Est. Le coot de la phase Ill avait 6te estime, lors de 1'6valuation, a 32,8 milliards de FCFA representant approximativement 84 millions de dollars de I'epoque. 4. Conceotion et Oraanisation du Proiet 4.1 Conceotion. Bien que les deux premieres phases financees par la Ranque et d'autres bailleurs de fonds aient etB jugees satisfaisantes au plan technique, le Gouvernement, en accord avec les bailleurs de fonds, avait decide de limiter I'extension des plantations et de seulement compl4ter le programme initial de 15.000 ha dlHEVECAM. Cette prudence venait des incertitudes du marche mondial et des problemes de gestion rencontres par les entreprises publiques. Les principaux enseignementstires des deux premieres phasesconcernaient la sous estimation des coots de defriche, les coots 81evBs de main d'oeuvre et la difficult6 de se procurer le materiel vegetal necessaire. Ces l e ~ oont~Btt! prises en compte dans la preparation de la troisieme phase. IIn'avait par contre pas 8t6 ~ s possible de prendre en compte les faibles rendements obtenus, la chute dramatique des cours mondiaux et I'appreciation du franc CFA par rapport au dollar. Par ailleurs le Projet etait bati sur un concept de cultures en regie alors que des plantations paysannes auraient coot6 moins cher. La preparation du Projet avait Bt6 realistile par la Caisse Centrale, qui en etait le bailleur de fonds principal. L'evaluation a bte effectuee par une mission commune des bailleursde fonds, Caisse Centrale, Banque Mondiale, CDC et BEl. Le rapport d'evaluation, redig6 par la Caisse Centralea bt6 repris par la Banque qui I'a complet6 par I'analyse Bconomique du Projet et le Memorandum du President. 4.2 Oraanisation. La responsabilitedu Projet Btait devolue B la Societe HEVECAM qui avait fait la preuve de son efficacit6 au cours des deux premieres phases. Cette efficacit6 venait de I'existence d'un contrat de gestion entre I'Etat et la Societe privee SAFACAM, filiale du groupe fran~aisdes Terres Rouges. SAFACAM a, en particulier, place aux postes cles de Directeur general, Directeur Agricole et Directeur Financier des cadres expatries competents qui sont restes en poste pendant la quasi totalit6 des phases It et Ill, le Directeur general &ant meme present depuis I'origine du Projet. Des missions de supervision nombreuses de la part des autorites de tutelle et des bailleurs de fonds ont permis de contrdler la bonne execution du projet et d'apporter des corrections necessaires lorsque c'6tait necessaire. 5.1 Mise en viaueur et rvthme de decaissement. La phase Illa debut6 en Janvier 1985. Bien que le pret ait 6th approuv6 par la Banque en Fdvrier 1985, il n'a pu etre mis en vigueur qu'en AoGt de la meme annee. Malgr6 cet Ocart entre les dates de mise a disponibilit6 des fonds de la Banque et de demarrage du Projet, ce dernier n'a pas rencontr6 de difficultds par suite de la presence d'autres financements disponibles. Le rythme des d6caissements1(cf Chapitre Ill)a 6t6 rdgulier, 93% du credit &ant ddcaiss6 a la date th6orique de cloture, le 30/6/90. Cette date a 6th prorogee d'une annee, le credit &ant sold6 le 12 octobre 1990. 5.2 Coots et financements. Lors de la mission d16valuation, en octobre 1983, le coot de Projet avait 6t4 estim4 a 34, 8 milliards de FCFA. IIa 6t6 ramen6 a 32,8 milliards en tenant compte des r4sultats de la fin de la phase IIqui n'etaient pas encore connus au moment de la mission. Le schema de financement definitivement retenu pour la phase Ill et les montants effectivement reGus par Hevecam sont rappel& ci aprhs, en milliards FCFA. E t a t- - apport capital subventions Prets -BIRD CCCE CDC BE1 Autofinancement Hevecam Total Ce tableau appelle certains commentaires: L'Etat n'a, en r6alit6, pas 6t6 en mesure de faire face a ses engagements dont le montant total atteignait 11,4 milliards FCFA. II a ainsi contract6 un pret supplementaire aupres de la CCCE de 5,9 milliard FCFA en 1989. les montants d6caisses des prets CDC et, surtout, de la Banque ont Bt6 inferieurs aux pr6visions8ce qui provient des changements de parit6 mon6taire. I'autofinancement pr6vu n'a pas 6t6 disponible compte tenu des problhmes Bvoques par ailleurs aux niveaux des rendernents et des prix de vente tr&s inferieurs aux previsions. 5.3 Cornpte tenu de disponibilit6s infdrieures aux pr6visions et de la n6cessit6 de faire face a une perte d'exploitation I'affectation des financernents a Bte la suivante, en milliards FCFA: - - PrCw Reel 1nvestissement 23,850 19,700 Subventions 4,460 4,280 Fonds deroulanmt 4,690 1,170 Perte d8exploitation 0 2.050 32,800 27,200 La reduction du programme d'investissements a Bt4 rendue possible par la suppression de certaines operations non absolument indispensables et, surtout, par une reduction du programme de construction de logements. Grace A une meilleure organisation du travail et a un amenagement du rythme de saignBe, il a en effet 6t4 possible de rdduire les effectifs. La reduction des fonds disponibles n'a pas eu, en definitive de repercussion trop nefaste sur la realisation du projet. Ce qui montre, accessoirement, que les besoins de financement avaient Bt6 quelque peu surestimds. Cette surestimation provenait en partie de I'bcan entre les taux d'inflation prevus et effectifs. C'est ainsi qu'il 4tait pr6vu 15% d'inflation annuelle pour les coots locaux et 7% pour les coots en devises alors que les taux observes ont 6t6 en realit6 de I'ordre de 10 et 5% respectivement. 5.4 Rdalisation des investissements aoricoles. a) -. Bien que des probldmes soient Venus de I'instabilite de la main d'oeuvre qui avait do etre recrutee dans d'autres regions du pays, HEVECAM a Btd en mesure de realiser les travaux de facon satisfaisante, sans utilisation de sous-traitants, et dans les delais pr4vus. b) Le orooramme villaaeoig. Au cours de la periode 1982-90, 520 ha ont btd plantes par 86 planteurs. A ce jour seulement 20% des superficies plantees sont en pleine production et les premiers rbsultats montrent qaue les rendements sont de 30 B 40% infdrieurs A ceux obtenus par les terres en regie. Le projet pilote villageois est encore trop recent et d'une Bchelle trop reduite pour qu'il soit possible d'en tirer des conclusions fiables. I1a, cependant, permis d'identifier les problemes qu'il faudra resoudre pour envisager une extension des plantations villageoises et qui se situent essentiellement aux plans foncier, social et technique: foncier : les probldmes fonciers doivent &re rdsolus avant que les planteurs puissent developper des cultures perennes, sansrisque de s'en voir depossbder par la suite; social : les planteurs potentiels sont sdlectionn~sa panir des habitants de la region, vivant actuellement de la peche et de la chasse, et de travailleurs immigres, essentiellementemploydsd'HEVECAM. Les candidatsde la premiere catdgorie sont peu nombreux car ils n'ont pas de tradition agricole. Ceux de la seconde categorie ont besoin de garanties aux plans de la perennit6 de I'activitd et de I'environnement (foncier, Bcoles, infrastructures sociales); technique :alors que les cultures vivrieres sont annuelles, ilfaut sept ans pour que I'hevda commence il procuer des revenus. Cette longue periode de gestation decourage les planteurs d'entretenir leurs plantations et ilconvient, pour remedier B cet &tatde choses. de developper les cultures intercalaires. Dans I'avenir il convient de poursuivre la recherche des conditions favorables a un developpement des plantations qui entrafneront une reduction du prix de revient du latex, le paysan individuel ayant des coots salariaux nettement inferieurs a ceux d'une entreprise comme HEVECAM. 5.5 Constructions et usine, HEVECAM a realis4 en rBgie une partie des travaux et le reste des rBalisations en assurant les prestations d'ingenieur conseil et de contrble. Elle a utilis4 essentiellement les services de PME locales, sBlectionnBes, aprbs consultation classique, pour les infrastructures sociales. Pour I'usine et les batiments de la zones industrielle il a 6th Bgalement fait appel a des entreprises Btablies au Cameroun mais gBnBralement filiales d'entreprises europBennes. 5.6 PassatianPourlestravauxrealisBspardesentreprisesextdrieuresHEVECAMa suivi les regles de la Banque Mondiale concernant les appels d'offres. II n'y a pas eu de probl&mea ce niveau puisqu'aucun dossier n'a etB rejete par les services de la Banque. Pour les travaux en regie, essentiellement agricoles, les facturations ont BtB basBes sur les chiffres de la comptabilit4 analytique dont les missions de supervision et les audits pouvaient contrbler la validitd. 6. RBsultats du oroiet 6.1 lnvestissements realises. Les plantations ayant BtB plus importantes que prBvu en fin de phase II,ila suffi de planter 997 ha en phaseIll,au lieu des 1600 prdvus, pour atteindre I'objectif final de 15000 ha. Les superficies mises en saignee ont represent4 10900 ha pour un objectif de 9430 ha. IIaBtBconstruit 500 logements aulieude 700, I'ecart venantdufait queleseffectifs serontinfdrieurs aux previsions par suite d'une production revue a la baisse. Les chaines d'usinage ont BtB rBalisees suivant les pr6visions. Concernant les programmes annexesles plantations villageoises ont atteint 287 ha contre 250 prdvus. Les actions interessant I'experimentation agronomique ont 4t4 poursuivies et intensifides et une methode de lutte a 6t4 mise au point contre une maladie des feuilles (bpandagede defoliants par avion en saison seche afin d'offrir un terrain moins propice aux champignons qui attaquent les feuilles lors de la reprise de vegdtation). En definitive HEVECAMdispose, en fin de phase Ill,de 15000hadeplantations, d'une usinedecapacite 130tonnesparjour, pour 16heuresdetravail, des magasins, ateliers et du parc engin correspondants, des logements et infrastructures sociales necessaires pour les 4500 employes. IIrestera, dans les deux prochaines annees a completer le parc engins et I'usine pour permettre la collecte et le traitement de la totalite du latex qui sera produit en periode de croisiere mais les montants en jeu sont seulement de I'ordre du milliard de FCFA. 6.2 RBsultatstechniaueg. Par suite de conditions defavorables de climat et de sols, aggravees par la presence de maladies de racines (fomes) 11 et des feuilles, HEVECAM ne devrait gu&re pouvoir depasser un rendement moyen de 1650 kg de caoutchouc sec par ha en croisiere contre 2250 prBvus a l'evaluation du projet. Certains specialistes estiment meme que ce chiffre est optimiste et qu'il pourrait se situer plutbt aux alentours de 1500 kglha. IIconvient toutefois de noter que ce rendement est encore acceptable en h8v6aIculture si I'on en juge par les resultats obtenus dans d'autres regions productrices. II n'en reste pas moins qu'un des Bcarts les plus serieux entre Bvaluation et realit6 concerne les rendements au champ. Les maladies avaient BtB prises en compte lors de I'Bvaluation mais ilavait BtB supposB qu'il y serait fait face. Le probleme s'est en definitive r6v6lB plus ardu que prdvu. Le tableau ci-apres compare les previsions d'origine aux realisations actuelles, en tonnes/ha: -II L'lntensite des attaques de fomes a conduit 3 adopter des techniques speciales de preparation des terres dont le surcoirt est estirne 3 pres de 100.000 FCFAfha. Amee de plantation Annee saign6e Pr6vu Realis6 en 90/91 L'blernent le plus inquietant vient de la rnort d'un nornbre eleve d'arbres par suite du fornes, dans les plantations les plus agees (380 arbres par ha sur les N8 contre 500 plantes A I'origine). On peut cependant penser qu'il s'agit en partie d'une consequence des difficultds fencontrees au dernarrage du projet pour rnettre au point les techniques de preparation du sol. II est Bgalernent probable que les premierstraitements contre les maladies, rnis au point par le service Experimentation, perrnettront de reduire la mortalit6 des arbres. Ceci occasionnera toutefois un coot supplementaire de I'ordre de 30.000CFA par ha. Le fonctionnernent de I'usine ne souleve pas de problerne rnajeur. Rappelons qulHEVECAM fabrique trois grands types de produits: granule A partir de latex, granule A partir de fonds de tasse ou qualit6 secondaire et latex centrifuge dont la production vient seulement de debuter. L'existence d'un laboratoire efficace de controle de la qualit6 a permis A Hevecam d'acqu6rir.une bonne reputation sur le marche. Un bon controle de la fabrication a dgalement perrnis de reduire les consomrnations d'intrants A des niveaux satisfaisants. Les productions obtenues dans le pass6 et attendues dans I'avenir se prdsentent en definitive comrne suit: Ha en Rdt Tonnage Okrvat ion Sai gnCe Kg/ha Produit On peut noter que si I'objectif A terrne n'est pas irrealisable, il est peu probable que la production s'accroisse aussi rapidernent entre 1990191 et 91/92. 6.3 Gestion. HEVECAM est une entreprise bien gerde, cornme le rnontrent, A titre d'exemple les points suivants: existence de cornptabilites budgdtaire et analytique informatisees dont les resultats sont exploites par I'encadrernent, transition parfaiternent reussie entre les phases de realisation et exploitation, les effectifs du bureau d'btudes et des ateliers passant, par exernple, de 358 personnes en 1988 A 200 actuellernent, et I'organigrarnrne &ant revu. amelioration du ratio nornbre d'hectares par travailleur agricole de 4 A 4, 5 au cours des trois dernieres annees, ce dernier chiffre dtant considere comrne satisfaisant dans la profession. ratio kg de latex par journee de saigneur de 3 3 ce qui eSt satisfaisant pour une plantation n'ayant pas encore atteint sa production de croisiere. Lorsque ce sera le cas Hevecam pense obtenir un rendement moyen de 39 kg de caoutchouc sec par saigneur et par jour ce qui est satisfaisant, revente du materiel lourd excddentaire en fin de periode de defrichage et decision de vente de I'avion de I'entreprise. sortie rdguliere de tous les documents de suivi et des comptes. Compte tenu des efforts realisds aux niveaux organisation et productivite les effectifss d'HEVECAM en croisiere ne devraient pas ddpasser 4500 personnes (4300 aujourd'hui) contre 5700 prevues lors de I'evaluation. I1 n'en reste cependant pas moins que des progres importants peuvent encore Btre rdalises lorsqu'on considere que les effectifs des services generaux sont d'environ 220 ' personnes et que certains vehicules pourraient Btre remplaces par des engins moins coOteuxt par exemple. IIsemble cependant qu'une nouvelle dtape ne pourra Btre franchie qu'avec le passage B une gestion privee. 6.4 Effectifs et formation. Le tableau ci-apres donne les effectifs actuels globeaux dtHevecam: Agriculture --Production Experimentation - Services connuns Industrie --Usine Atel iers Services g6n6raw Sur ce total les femmes, au nombre de 695, representent 16% ce qui constitue une proportion relativement elevde en hdveaculture. II a dte ndcessaire jusqu'a present de recruter la main d'oeuvre dans d'autres regions du Cameroun, ce qui a provoque une certaine instabilite. Petit B petit cependant, le personnel se fixe B HEVECAM, ce mouvement &ant accdlere par la situation gendrale de I'emploi dans le pays. Le nombre de cadres expatrids est pass6 de 11 en 1985, debut de la phase Ill, B 4 aujourd'hui oO existent 36 cadres camerounais. Cette dvolution montre 18efficacit6de la formation realisde par HEVECAM. IIfaut noter que ce probleme est relativement ais6 B rdsoudre lorqu'il existe des nationaux possddant un niveau d'dtudes suffisant, ce qui est Ie cas au Cameroun, et une entreprise bien gdree. Cette derniere recrute en effet les meilleursjeunes qui, se trouvant dans une entreprise bien structurde, se forment "sur le tas", au contact des cadres expatrids existants. Cette formation, qui est en fait celle qui se realise dans les pays ddveloppds, est Bvidemment plus efficace que celle qui consiste B faire suivre aux jeunes cadres des cours nombreux et coOteux a I'dtranger. Un effort particulier a 6t6 realis4 pour la formation des saigneurs dans la mesure oO il s'agit d'un travail tres spdcialis6, dont la qualit6 influe sur les rdsultats a court et long terme de I'entreprise. Le tableau ci-apres montre les coots de formation consentis par HEVECAM au cours de la phase Ill(en millions de FCFA): 85/86 86/87 87/88 88/89 89/90 Total Cadres 21 23 9 2 1 56 Maitrise 4 35 30 32 0 101 Seigneurs 2 19 43 49 25 - 138 295 A I'exception de quelques stages de cadres en Europe et dans la region (Abidjan), le reste de laformation a6t6 dispensea HEVECAMpardesspecialistes d'entreprises camerounaises (informatique, comptabilit6, mecanique ...1. 6.5 Commercialisation. A I'exception de quelques ventes locales a un fabricant de chaussures et une entreprise de rechapage de pneumatiques (120 tonnes en 1990/91), la quasi totalit6 du caoutchouc produit est exportee. Les ventes sont realis6es A travers le bureau de vente de Terres Rouges Consultants. Une partie de la production est vendue a Michelin et Dunlop sur la base de contrats et le reste au n4goce. Les ventes s'6ffectuent au stade FOB Douala, au cours du march6 mondial. Terres Rouges facture a HEVECAM le coGt reel de ses prestations avec un plafond de 1% de la valeur CIF de la marchandise. Les prix de vente on 6volu6 comme suit depuis le debut de la phase Ill, qui marquait 11entr6een production dlHevecam: (cf. annexe 91. Prix de vente mown 1984185 354 CFA/kg FOB Douala 85/86 283 86/87 257 87/88 312 88/ 89 308 89/90 232 90/91 215 ------ L'bcart le plus important avec les previsions de I'Bvaluation est venu du fait que cette derniere prdvoyait un accroissement des cours mondiaux, en dollars constants, de 65% sur la periode 1984-91 alors qu'ils ont, en r6alit6, baiss6 de 10%. Les prix ont Btd, en outre, penalises par 18appr6ciationdu franc CFA par rapport au dollar: 477 FCFA pour un dollar en 1984185 et 263 FCFA, pour un dollar en 1990191. Le tableau ci-apr8s montre les 6carts observes entre les prix prevus et realisdsen FCFA par kg: Pr6w CIF 497 562 618 672 727 818 Pr6w FOB Douala 447 506 556 605 654 736 Realis6 FOB Douala 354 283 257 312 308 232 Concernant I'avenir les specialistes considerent que le caoutchouc nature1offre de meilleures perspectives que la plupart des autres matieres premieres agricoles. Ceci explique que la Malaisie, premier producteur mondial, desire arreter la chute de sa production des deux dernieres ann6e en renouvelant une partie de ses vieilles plantations. On peut raisonnablement estimer que I'Afrique de 180uestdevrait etre favorablement placee dans les annees a venir compte tenu de 116volutionprobable des coots de main d'oeuvre en Afrique et en Asie. Rappelons enfin que la part de I'Afrique, sur une production mondiale de I'ordre de 5,5 millions de tonnes, n'est que de I'ordre de 5%. 6.6 Asoects financiers a) Rdsultats actuels et orevisionnel~En annexe 3 figure I86volutiondu bilan d8HEVECAM - depuis le debut de la phase Ill,qui marquait aussi 18entr4een production. IIen ressort que les pertes comptables annuelles ont vari4 de 0,9 (exercice 851861 a 3 milliards de FCFA (excercice 901911 et ceci bien que les int4rets de la den8 ne soient pas encore comptabilises (period8 de differel. Ces pertes cumulees ont r4duit le montant des fonds propres a 6,7 milliards FCFA, ce qui ne repr4sente que 38% du capital nominal (17'7 milliards FCFAl et 14% des capitaux permanents (46milliards FCFA). Danscette situation une entreprise pride devrait faire un apport en capital ou &re mise en liquidation. On notera toutefois que I'endettement a court terme n'est pas encore excessif pour une entreprise de cette taille, avec un poste fournisseurs d'environ un milliard FCFA et I'absence de decouvert bancaire, et que le compte client est normal, contrairement a ce qui se passe dans nombre d'entreprises publiques moins bien gdrdes. S'il n'est pas Btonnant de voir uneagro-industrie comme HEVECAM, qui a d'importants frais fixes, presenter des resultats negatifs en phase de mont4e en croisiere, ilest plus inquietant de voir que les perspectives a moyen terme sont peu favorables. Le tableau ci-apres rappelle les coats de production actuels et ceux que I'on peut prevoir pour 1992193, cet exercice pouvant &re considere comme la premiere annee de croisiere: (en FCFA par kg de caoutchouc sec) Coirts de Production (FCFA par kg sec) Coirts directs agricoles 111 91 Coirts directs usinage 49 45 Coirts d8exp&ition 19 15 Frais annexes personnel 15 9 A. S/T coirts directs 194 160 Depenses sociales 0 8 (imnobilis6es avant 1990/91) Assistance technique 3 2 Services gbneraux 48 40 B. S/T coirts indirects 51 50 C. Total A+B ---- 245 ---- 210 D. Amortissemnts 144 102 , E. Total coirt 389 312 ---- production hors ---- frais financiers Ces coats ne comprennent pas le service de la dette qui va apparaitre en 1.992193et representer pres d'un milliard de FCFA des cette premiere annee, soit environ 45 FCFAlkg. Sur la base de ces coats de production, que I'on peut estimer fiables dans la mesure oir les normes et coGts unitaires ont pO &re verifies, il a et4 possible de batir des projections financieres a moyenet long-terme qui figurent en annexes 2 et 3. Ces projections, supposant un prix de vente moyen de 228 FCFAIkg, qui est actuellement obtenu, montrent que la capacit4 d'auto-financement d'HEVECAM hors frais financiers et en regime de croisidreserait de I'ordre de 500 millions CFA ce qui ne permettra pas d'assurer le service de la dette et le renouvellement de la totalit6 des actifs. I1apparait donc que, sauf changements majeurs aux niveaux des cours mondiaux, ou de la parit4 de la monnaie, I'Etat devra continuer A supporter le poids de la dette d'HEVECAM et subventionner une panie des renouvellements. On notera qu'HEVECAM constitue I'exemple type d'une entreprise qui pourrait tirer profit d'un changement de parit6 mondtairedans la mesureou prdsdes deux tiers des charges d'exploitation sont d'origine locale et oO la totalit6 des recettes est percue en devises. A titre d'illustration les charges d'exploitation 1990/91 se presentaient comme suit (cf annexe 4) Charges totales (horsamonissements 4.5 milliards FCFA et service de la dette) dont frais de personnel 2'7 ------- et fournitures et services impones 1.7 -------- En regime de croisi&re, 00 les charges devraient representer 4'9 milliards FCFA, dont 2 payables en devises, et les recettes 5,4 milliards, une d6valuation de 50% permettrait d'accroitre la capacit6 d'autofinancement de 0'5 a 1'5 milliards FCFA base actuelle (2,25 milliards FCFA d6valu6s). Ceci ne permettrait cependant pas A HEVECAM d'atteindre un equilibre financier suffisant pour faire face aux renouvellements et au service de la dette, lesquels depasseront les 2'5 milliardsiou des 95/96 pour culminer a 4,3 milliards a la fin des annees 90. b) Taux de rentabilite. Les projections realisees lors de I'bvaluation de la phase Ill avaient mis en evidence des taux de rentabilit6 financiere (TRI) et dconomique (TRE)de 10 et 15% respectivement sur 34 ans. Ces projections supposaient un chiffre d'affaire annuel de I'ordre de 30 milliards de FCFA en annee de croisidre et des coats de production, hors frais financiers et amortissements, de I'ordre de 15 milliards. Les projections qui peuvent &re faites aujourd'hui donnent unchiffre d'affaires de 5,5 milliard FCFA. provenant d'une production et, surtout, de prix de vente, inferieurs, pour des charges d'environ 5 milliards FCFA. I1n'est donc pas Btonnant dans ces conditions de voir que les taux de rentabilitd actualises sont ndgatifs, avec - 17% pour le TRI et 14% pour le TRE sur 34 ans. Le second a 6t6 obtenu en utilisant le meme - taux de conversion (0,771 que celui de I'bvaluation pour tenir compte de la sur~valuationdu franc CFA. Notons toutefois que le taux de rentabilit4 dconomique ne prend pas en compte les effets du Proiet sur le d6veloppement regional qu'il est trds difficile de chiffrer. Par ailleurs, en modifiant le taux de change de reference on ameliore le TRI mais ceci ne permet pas, sauf hypotheses absurdes, de revenir a des taux de I'ordre de 10%. En effet un taux de change de reference de 50% superieur au taux de change nominal conserve un TRI negatif (-3%),ce dernier ne devenant positif qu'au niveau de 100% (+I%). 6.7 Effets du Proiet sur le develo~~ementrdoional et I'environnement a) L'effet du Projet sur le developpement regional est difficile a quantifier. IIest cependant evident pour les raisons suivantes : creation de 4.500 emplois qui ont attire dans la zone des commercants, des producteurs de vivriers et des artisans; creation d'un hdpital la oO n'existait aucune structure m4dicale; d4veloppement de PMEdeconstruction, d'Blectricit6, detransformation de bois et de transport, en particulier, et ceci pour les zones de Kribi et Douala; amelioration du rdseau de routes et pistes qui beneficie a toute la population de la zone. bl Au niveau de I'environnement il Btait possible de nourrir des craintes a divers niveaux : la deforestation de prbs de 20.000 ha n'a pas 6t4 dramatique dans la mesure oir I'on a replant4 une for& d1h4v6a dont I'activit4 de photosynthdse est superieure A la for& naturelle; les eaux usees de I'usine, qui contiennent des residus de latex et des produits chimiques (acide formique, ammoniaque), font I'objet d'un traitement approprie: filtration a travers une serie de grilles, passage par quatre bassins de decantation d'une superficie unitaire de 4.000 m2, dont deux pour fermentation aerobie et deux anaerobic. Le suivi de la qualite des eaux aprbs traitement, et avant ddversement dans la rivibre Ni4t4, est effectu4 par le laboratoire de I'usine et des echantillons sont regulibrement envoyes a I'lnstitut Pasteur de Yaounde pour contrdle. I'industrie du caoutchouc est forte consommatrice de bois car toutes les exportations se font sur des palettes perdues. C'est ainsi qu'Hdvdcam utilise 1.200 m3 de bois par an mais il s'agit uniquement de rebuts de I'usinage de bois exportes et non de coupe nouvelles. 7. Avenir du Proiet. 7.1 A court terme. Dansles conditions actuelles, HEVECAMcontinuera A subir des pertes (cf. annexe 2). 11 faudra donc que I'Etat, seul actionnaire, continue a supporter le service de la dette en totalite et qu'il trouve les ressources necessaires pour compenser la perte d'exploitation, faire face a I'accroissement du besoin en fonds de roulement et realiser les derniers investissements de la phase IV. Ceci represente un total de I'ordre de 1,5 milliard FCFA que la CCCE pourrait financer. 7.2 A moven et a lona terme. Meme si les projections montrent un bquilibre, hors amortissements et service de la dette, A partir de 1992193, ilest peu probable que cet equilibre soit atteint dans la mesure ob les rendements previsionnels apparaissent optimistes. Des reductions supplementaires de prix de revient sont donc necessaireset ceci ne peut Btreobtenu que dans un cadre priv6. Dans les conditions actuelles ont peut estimer B 15% minimum la reduction possible. Une firme priveee serait, en particulier, a meme de : (i) accrottre la productivitB du personnel a travers une remuneration liBe aux performances et une discipline stricte qui permettront une reduction des effectifs; (ii)reduire le coat des services sociaux; (iii) fortement reduire les frais gen4raux (par exemple par la fermeture du bureau de Douala et 18 remplacement de plusieurs vBhicules par des motos ou des bicyclettes); et (ivl rdduire de manidre importante le coot des intrants en Bvitant les procedures administratives et en adoptant des standards moins eleves (achats d'equipements d'occasion, par exemple). 7.3 Compte tenu des conditions Bconomiques actuelles, il est utopique d'envisager une cession des actifs. IIest par contre possible d'envisager un systeme de location-gerance par lequel une Soci6td priv6e assurerait le renouvellement des actifs d'exploitation tout en versant un loyer B I'Etat propridtaire, permettant a ce dernier de faire partiellement face au service de la dette. Le loyer devrait Bvidemment Btre index4 sur les cours du caoutchouc, exprimes en FCFA, dans la mesure oO le resultat d'exploitation est totalement sous leur influence et afin de tenir compte de changements Bventuels aux niveaux des cours mondiaux ou des parites monetaires. Les teires devraient Btre cBdees B de petits planteurs ou des PMEagricoles, une fois les problemes fonciers resolus. afin d'obtenir une reduction des coats de production agricoles et de renouvellement des plantations. D'autres solutions de privatisation doivent evidemment etre explorees, B condition qu'elles permettent une gestion reellement priv4e de I'entreprise. L'objectif majeur consiste B preserver la majorit6 des emplois tout en minimisant le poids fiancier suppone par I'Etat. Le gouvernement et les bailleurs de fonds doivent engager d'urgence une reflexion approfondie pour determiner dans quelles conditions devrait etre engage le processus de privatisation et quelles seraient les rdgles du jeu a proposer au repreneur. 8. Performance de la Banaue et enseianements 8.1 La Banque a effectu6 10 missions de supervision au cours des cinq ann6es du Projet, la plupan des missions comprenant un analyste financier, un spdcialiste d'hBveaculture et un Bconomiste. Ces missions ont pu, dans la plupart des cas, Btre organisBes conjointement avec les autres bailleurs de fonds, ce qui est toujours difficile B rdaliser en pratique. IIest certain que ces missions ont conduit Hevdcam B tenir B jour les documents de suivi technique et financier et permis B la Banqued'etre parfaitement au courant de I'bvolution du Projet. La presence d'un specialiste en heveaculture a permis de revoir de maniere plus rdaliste certaines pr4visions d'HEVECAM et de donner de precieux conseils techniques aux services agricoles. L'emprunteur a reproche B la Banque (cf. Chapitre Illun certain manque de souplesse lorsqu'il a fallu modifier le taux de pari-passu fin 1987, mais il semble que ceci s'explique surtout par des retards administratifs de la part des autorites de tutelle d8HEVECAM. 9.1 De maniere rBtrospective ilest possible de tirer un certain nombre d'enseignements du Projet HEVECAM dans son ensemble, puisque la Banque a participd au financement des trois phases. a) IIest primordial, avant de lancer un projet agricole d'une telle ampleur, de s'entourer de toutes les garanties au plan agronomique. Des coats d'btude plus importants auraient dO &re consentis afin de permettre une prospection pedologique a densit4 suffisante et une etude approfondie des conditions climatiques. Ceci n'aurait sans doute pas amen4 a renoncer au Projet mais aurait permis de prevoir un phasage et un dimensionnement diffdrnts. b) IIest certain qu'un Projetrealis4dansuncadrede Societ4 d'Etat supportedes coGts supplementaires pour les raisons suivantes, en particulier : il convient de suivre les proc4dures des marches publics dont les exigences en matiere de construction sont tres supdrieures aux besoins de I'agriculture. II suffit de voir la manidre dont sont realisds les batiments d'exploitation agricole dans les pays d4velopp4s pour s'en convaincre; les equipements et engins doivent etre acquis neufs alors qu'un priv4 se contenterait de materiels d'occasion dans de nombreux cas; Ifop6rateur technique &ant jug4 sur la qualit4 des realisations, et non sur leur coat, a tendance a etre perfectionniste (cf. para. 1.2). Dans la mesure oO iletait, dans le cas dfH4v6cam, difficile d'envisager d'autre solution que la Societ4 d'Etat (absence de population dans la zone pour ddvelopper des plantations en paysannat et absence de prives ddsireux d'investir dans I'usinage), il aurait sans doute fallu rechercher les solutions techniques les moins coGteuses de f a ~ o nB reduire le coot final du Projet. c) Le mode de remuneration de I'operateur n'etait sans doute pas ideal car fonction du montant des investissements, pour la phase realisation, et des charges d'exploitation, pour la phase production. On a, ici aussi, privilegie I'aspect qualit6 des travaux plut6t que la rentabilit6. d Le calcul des taux de rentabilite et des tests de sensibilite ne doit pas constituer un exercice purement mdcanique. II doit prendre en compte les risques apparus lors de I'evaluation au plan technique (maladies, sol, climat) et prevoir de larges fluctuations des cours mondiaux dans le cas dfune matiere premiere comme le caoutchouc. el La Phase Ill du Projet demontre que la Banque ne doit pas Btre necessairement le chef de file d'un projet qu'elle finance. Ce role peut etre assure par un cofinancier, la CCCE dans le cas present, qui effectue le travail de preparation et redige le rapport df4valuationB I'issue d'une mission commune. IIconvient cependant que la Banque dispose de I'expertise suffisante pour valider, lors de I'bvaluation, les hypotheses retenues, en particulier au plan technique, et pour autant qu'un accord existe avec les co-financiers sur les principaux problemes du secteur concern6 par le projet. f) La presence de plusieurs cofinanciers donne une plus grande flexibilitd. Dans le cas de ce Projet cela a permis une continuit4 dans les decaissements meme lorsqu'un co-financier devait, pour des raisons administratives, suspendre ses ddcaissements. 9) S'il arrivait que la Banque soit saisie pour le financement de nouveaux complexes agro-industriels ily aura intdret, dans toute la mesure du possible, a realiser la majeure partie du developpement agricole en paysannat et a confier les parties transformation et commercialisation au secteur priv4. 9.2 En conclusion, HEVECAM offre un bon example de Projet t r k bien execute sur un plan technique mais aboutissant a une entreprise incapable d'equilibrer ses comptes. Ceci s'explique essentiellement par la chute considerable des cours mondiaux du caoutchouc mais aussi par un coot eleve de realisation. Ce dernier est en grande partie lid la structure etatique du Projet et au developpement agricole en rggie plut6t qu'en paysannat. Le Projet a cependant eu des resultats trds positifs, bien que difficiles a chiffrer sur le developpement de la region. II a permis la creation de 4500 emplois au coot unitaire de 50000 doUars, ce qui est Blevd mais comparable aux chiffres obtenus en Afrique dans le secteur moderne. Le Projet a egalement permis au Cameroun de disposer d'une capacitd d'exportation dont profitera d'autant plus a sa balance en devises qu'une exploitation hdveicole utilise peu d'intrants importBs. 9.3 Dans I'etat actuel des choses il convient de tout mettre en oeuvre pour maintenir I'entreprise en activitd sans entrainer de nouvelle charges pour I'Etat. Ceci semble possible a travers un transfert des actifs au secteur priv4 qui est beaucoup mieux place qua la puissance publique pour affronter la concurrence internationale. 10. Performance de I'em~runteur 10.1 Le Gouvernement a consenti les efforts necessaires pour mener a terme son Projet. II a generalement fait face a ses obligations dans des delais raisonnables malgr4 les difficultes financieras des dernibres annees. Lorsque ces difficult& sont devenues trop grandes, comme en 1989, 1'Etat a contract4 un prht de 5,9 milliards FCFA pour les apporter a HEVECAM sous forme de capital et de subventions. IIa en outre accepte, au titre du Contrat de Performances sign6 avec HEVECAM en fevrier 1990; i) de consolider en capital 10 milliards de FCFA de prets (totalit6 phase Iet partie phase II), ii)d'abandonner les intdrets de la part des prets consolidds, representant 7 milliards de FCFA, et iii)de reechelonner le service de la dene pour le montant restant des pr@tsde la phase II, soit 13 milliards FCFA. Les autorites ont cenainement considere le role joue par HEVECAM au niveau du developpement regional pour justifier I'ampleur de leur effort. 10.2 Les autorites de tutelle n'ont pas trop interfere dans le fonctionnement du Projet, laissant a la Direction generale le maximum de souplesse de gestion compatible avec une structure Btatique. Elle ont par ailleurs toujours participd activement aux missions de supervision. On peut cependant regretter que I'Etat n'ait pas tenu les engagements qu'il avait pris lors de la signature du contrat de performances : I'btude d'un regime fiscal tenant compte des particularites des cultures perennes n'a pas BtB realisee, aucune reponse aux propositions faites par HEVECAM pour ameliorer la competitivitd de la filiere caoutchouc n'a Btd donnee (reduction de certaines taxes parafiscales, et des tarifs d'blectricitd, libdralisation des taux de fret maritime, mesures fiscales particulibres, suppression des taxes d'enregistrement, etc..), aucune solution n'a 4t4 proposee pour qu'une partie des charges de service public supportees par HEVECAM soient reprises par I'Etat : dducation, gendarmerie, postes et t~l6communicationsen particulier. 10.3 Lors de la disparition du FONADER, en 1988, les autorites n'ont Pas pris de mesures pour son remplacement, compromettant ainsi la poursuite du programme de plantations villageoises. Enfin le Gouvernement n'a pas prepare un plan Directeur du Developpement du Secteur Palmier-Hevea alors qu'ils s'btait engage B le faire dans I'Accord de Pret. 11. Relations du Proiet avec ses oartenaire~ Les relations entre le Projet et la Banque ont toujours Bt4 excellentes de meme que ses relations avec les autres bailleurs de fonds. Les relations entre les autorites de tutelle et la Banque mondiale ont 4galement Bt4 satisfaisantes jusqu'en 1989, Bpoque a laquelle la Banque a, en compagnie des autres bailleurs de fonds, demand4 que soit entrepris un processus conduisant B la privatisation d8HEVECAM.Depuis lors rien d'effectif n'a Btd realis4 dans ce sens, ce qui explique le refus de la Banque d'envisager une participation au financement de la Phase IV, dernidre phase du programme HEVECAM. 12. A ~ o uexterieur i 12.1 Comme signal6 par ailleurs, HEVECAM a signd, dds I'origine, un contrat d'appui B la realisation et a la gestion avec SAFACAM. Cette derniere est une entreprise privde, filiale du groupe franqais Terres Rouges, qui exploite des plantations de palmier et h6v4a au Cameroun. Sa prestation a 4td certainement beaucoup plus efficace que n'aurait pu 1'8tre celle d'un fournisseur classique d'assistance technique de type gen4ral. II est Bvident que la bonne rBalisation du Projet sur le plan physique s'explique par la presence de cadres expatries comp6tents1bdneficiant du soutien local de Safacam, et de I'appui du siege parisien de Terres Rouges. II faut Bgalement noter que les trois principaux responsables expatrids, Directeur General, et Chefs des services agricole et financier, sont restes en poste pendant toute la dude du Projet malgrd des conditions de vie difficiles et cette perennit6 a Bgalement contribu4 B la b bus site de I'opdration. 12.2 Comme signal6 Bgalement par ailleurs, le mode de remuneration de I'appui exterieur n'btait sans doute pas ideal pour la phase r6alisation1avec un pourcentage sur les montants investis. IIfaut cependant noter qu'un systeme different Btait difficilement applicable dans la mesure oir le partenaire exterieur n'avait pas la responsabilite entidre de 110p6ration.IIs'agissait en effet d'un contrat de Direction, celle-ci Btant toutefois dependante d'un Conseil dlAdministration compos4 de personnalitBs de I'administration, et devant composer avec les statuts des entreprises publiques. I1faut Bgalement noter que le mode de rkmundration adopt6 correspondait B la pratique de I'epoque et que le taux retenu de 2 % du montant des investissements, Btait nettement infdrieur B ce qui se pratiquait parfois (8-9 %1. Pour la phase exploitation, le mode de paiement retenu, 1,5 % des charges d'exploitation Btait sans doute plus critiquable car il aurait Bt6 relativement facile de trouver des systkmes plus incitatifs pour une recherche d'dconomies. 12.3 Le principal reproche que I'on peut faire B I'appui exterieur concerne son optimisme sur les rendements agricoles. Ceci a conduit B une surestimation des resultats prdvisionnels et laisse penser B une excellente rentabilite de I'operation. Dansces conditions les partenaires ont moins cherchd une reduction drastique des coots du Projet que la qualitd de realisation, entralnant un endettement excessif. 13. Documents de suivi du Proiet Le Projet a toujours redig4 des rapports trimestriels et annuels tr4s d4taill4s et de grande qualit4. I1a 4galement publi4 dans des delais raisonnables ses comptes d'exploitation et bilans annuels, lesquels ont fait I'objet d'audits de la part d'une filiale camerounaise de Price- Waterhouse. IIfaut enfin noter I'existence de rapports de supervision nombreux (deux par an en pratique) et de grande qualit4. I1est en definitive possible de dire qu'HEVECAM a constitu4 sur le plan du suivi financier et technique un modtile. Chaoitre 11. Point de vue de IfEmorunteur Le point de vue exprime ci-apres est celui d'HEVECAM, beneficiaire final du pr6t accord4 a la Rdpublique du CAMEROUN, laquelle est I'emprunteur: 1. Incidences des variations des ~aritesmonetaireg. Les contrats de pret de la BIRD exprimes en Dollars US posent des problemes bien connus lorsqu'ils sont accord4s a des emprunteurs situds dans la zone franc. II n'est toutefois pas inutile de mettre en exergue les incidences dans le cas du projet HEVECAM Ill. 1 .I Lors de la mobilisation du ar@t IIetait prevu lors de I'etude du projet et de la signature du contrat que la participation de la BlRD 4 hauteur de 8 300 000 Dollars US representerait 3 255 000 000 F.CFA (au taux de 392 F.CFA pour un Dollar), soit 19% du pari passu. En realit4 les 8 300 000 dollars ont degage un financement de 2 624 243 914F.CFA seulement (soit un taux moyen de 316 FCFA pour un dollar US),d'oli un gap de financement de la part BlRD de 630 756 086 F.CFA et 19,4%. 1.2 Lors du remboursement du ref Le fait d'indexer ce pret sur un panier de monnaies attenuera les variations des parites monetaires entre le Franc CFA et le Dollar US et limitera donc les risques dans un sens comme dans I'autre. Cependant ilconvient de noter qu'au 1511011990,date de la fin de la mobilisation, les 8 300 000 Dollars US etaient reevalues a 9 622 312,8 US Dollars (coefficient de reevaluation 1,1593148102462305)qui representaient, au cours de 1 Dollar US = 255,35 F.CFA, 2 457 057 500 F.CFA contre 2 1 19 405 000 F.CFA s'il n'y avait pas eu d'indexation sur le panier de monnaies, soit une revalorisation de prtis de 16%. On peut toutefois constater qu'a cette date (15.10.901la revalorisation du pret 4 rembourser exprim4 en Francs CFA est inferieur a celui recu (2.457Millions contre 2.624 Millions) soit un profit de change potentiel de 167 Millions de F.CFA. 2. Suivi du ~ r ereevalue et du taux dtint6r& t La BlRD communique aux Autorites Camerounaise avec copie a HEVECAM des "semi-monthly statements" relatifs au pr6t 2485-0-CM qui permettent de suivre en particulier I'bvolution du taux dtint6r6t qui est variable ainsi que "I'amortization adjustement factor". Depuis 1988 les envois a HEVECAM ont 6t6 trds irreguliers ce qui nous a oblige a reclamer les periodes non reGues. Les derniers documents reGus concernent la p6riode du 1er au 15 Octobre 1990. Voir a ce sujet nos telex 193-HCNTK du 13.09.88, 112-HCK DU 20.07.90 (rappel4 par FAX no 87-HCNTJFE du 24.09.91. Parallblement a ce rapport nous Bcrivons a la BlRD pour reclamer tous les Btats bimensuels qui ne nous sont jamais parvenus. IIconvient de noter en outre que nous avons reGu parfois les memes documents relatifs au pret 2160.O.CM qui concerne SOCAPALM et Cameroon Developement Corporation. 3. Probleme du chan~ementde taux de ~artici~ationde la BIRD au ~ a r~assy. i Lors de'la signature des accords de pret, il Btait convenu les participations suivantes au financement pari passu: Etat 27 % HEVECAM 06 % BIRD 19 % 1 sous total prets COMDEV 27.5 % 1 67% CCCE ---------- 20,5 % 1 100.0 % A la suite des missions de supervision en 1987, il avait Bt6 propos6 de modifier les taux de participation des Bailleurs de Fonds pour tenir compte: des variations de parite monetaire depuis la mise en place des financements de la diminution des ressources sur autofinancement et sur financement national. Si la CCCE et la COMDEV ont accepte de modifier leur taux retroactivement au 1er juillet 1987, la BlRD avait accepte dans le principe de la faire qu'a compter du ler Juin 1988, ce qui donnait les taux suivants: La CCCE et la COMDEV ont entdrind ces modifications respectivement par lettre avenant des 21 Novembre 1988 et 2 Novembre 1988 (confirme par lettre du 3 Mai 1989). De son c6t6 la BlRD a attendu pour se prononcer sur ces changements de taux de recevoir une demande officielle du Ministre du Plan et de I'Am6nagement du Territoire qui n'a kt6 recue qua le 3 Octobre 1988 par telex. C'est donc seulement a partir de cette date (3.10.88) que le taux de la BlRD a pu &re modifid (lettre de Monsieur ELHYN CHAPARRO du 13.12.88) Ce decalage a entrain6 un rejet de notre demande de deblocage de fonds no 27187- 88 de 32.684.61 8 Francs CFA et a eu pour consdquence de crder une tcoisieme pdriode pour le pari passu: HEVECAM regrette a cette occasion une certaine rigidit6 administrative de la BlRD d'autant plus qua finalement la totalit6 de la ligne de credit de 8.300.000 Dollars US a bien Bt6 motjilis6e. En dehors de ces remarques, la Direction dlHEVECAM n'a eu qu'a se louer des rapports qu'elle a eus avec les divers representants de la BlRD qui ont s~ccessivement suivi ce projet pour leur disponibilite et les avis dclairds qu'ils lui ont prodiguds Chapitre III. Informations Statistiaues 1. Autres financements de la Banaue Mondialg Annee Situation d'a~~robation- Credit 100-CM 1 Pret 490-CM Accroissement de la production et 1967 Achev6 Montants 11 et 7 millions de de la productivite de la CAMDEV par dollars respectivement la plantation de palmiers et heveas et la modernisationdes usines. Credit 574-CM Hev6a Nidtd Mise en place des 5800 premiers ha Montant: 16 millions de dollars d'heveas d'un programme de 15000 ha et preparationd'un plan directeur de ddveloppement de la Province du Sud Ouest. Pr6t 1508-CM CAMDEV phase Poursuite de la rehabilitation de Achevtl II. Montant: 15 millions de CAMDEV. Accent sur la plantation dollars d'hdvdas, les Bquipements d'usine, la plantation de palmiers, les plantations villageoises. Credit 975-CM, Pret 1791-CM, Plantation de 9300 ha d'heveas, Achevd Hevecam Phase II. Montants: entretien des cultures non en 15 millions et 16,5 million de rapport, mise en saignde de 1500 dollars respectivement ha, construction d'une partie de I'usine de traitement et des infrastructures sociales, developpement de plantations villageoises. Pret 2160-CM, consolidation Palmier-HevBa. Montant: 50,8 Compenser les deficits millions de dollars d'exploitation de Socapalm et CAMDEV et amdliorer leur capacitds de gestion aux plans technique et administratif. Conduire 3 maturite les plantations non en rapport et realiser I'achevement des usines et des infrastructure pour faire face a I'accroissement de production. Date prevue Date effective moistan moistan Identification 1974 1974 1982183 1982183 Evaluation 10183 Post Evaluation 12/83 10184 Approbation par le 02/85 Board Signature accord de Pret Mise en vigueur Date de Cloture Date d'achevement Nota: IIn'y a pas eu de mission d'identification specifique dans la mesure 06 la phase Illdu projet Btait prBvue des le demarrage du projet en 1974. 3. DBcaissement~ En millions de dollars. - 85/86 86/87 87/88 88/89 89/90 91/92 Cumul. Prevision evaluation 1.92 1.83 1.74 1.66 1.15 0 8.30 RBalisations 1.57 1.63 1.38 1.46 1.64 0.62 8.30 Realisations % 82 89 79 88 142 100 previsions Dernier decaissement le 12 Octobre, 1990. Les decaissements se sont effectues suivant le systeme pari-passu. Les pourcentages ant varie en cours de projet pour tenir compte des variations monetaires, de la non-disponibilite d'autofinancement et des difficult& de I'Etat. 4. RBalisations du Proief Par rapport aux prdvisions les realisations suivantes ont Bt6 achevdes au cours du Projet. A. Achevement du Programme de 15000 ha de plantation industrielle a. Plantation b. Entretien des de 14195 ha en debut de de 14195 ha au debut de cultures non en projet B 5350 ha en fin Projet B 4119 en fin rapport c. Mise en saignee au delO des 1257 ha au 3016185 d. Poursuite programme social: logements 700 social non-chiffrd e. Usine chaines latex 3 chaines qualit6 3 secondaire f. Appui SAFACAM Prolongation Signature avenant convention 20111184 B. Proarammes annex@ Q. Developpement cultures villageoises 250 ha h. Programme Poursuite Essais varietes et cultures vivrihres techniques culturales, appui aux travailleurs i. . Poursuite essais - essais lutte contre agronomiques maladies - comparaison m4thodes exploitation - 68 ha d'essais comportement dans I'Est. (1) Suite reduction effectifs (2) Ecoles, marches, cultes, clubs, dispensaires 5. Coots du Proiet et Financements A. Previsions de 1'6valuation CoQt du Proiet Financement Williers USS Millions - Williers FCFA USS B(Re CCCE CDC BE1 HEY. ETAT I. Investissements 1.1. Finencement parallhle Vehicules et A.T. Usine Exper. Agro Coot indirects Sous-Total 1.2. Pari-Passu Fonctiomemmt + AT Developp. agricole Genie Civil Vehicules-Equipts. Sous-Total 11. Operations pour Canpte Etat 4460 11400 11400 1 1 1 . Fonds de roulement 4490 . 11480 7300 4180 Total Coirt Prdjet ' 32800 83680 8280 11800 11800 11800 11000 29000 Fees - 20 20 Total financ6 83700 S f O O 1 1 8 0 0 ~ 118U077mi~0 CoQt total hors taxes 29576 75480 8300 11800 11800 11800 11000 20800 B 1. Globalement - En milliards FCFA D4caissement Etat - - Capital 6,940 Subventions 4,460 Prets BIRD 3,255 CCCE 4,625 CDC 4,610 BEI 4,610 Autof inancement Hevecarn 4,300 Le financement reel a 6t6 inferieur aux previsions par suite a) de la variation du taux de change du dollar et b) de I'absence d'autofinancement - Des economies ont pu &re realis6es par Hevecam, essentielement au niveau de logements. B 2 - Sur financement Banaue Mondialg - En dollars US: GInie C i v i l 1.540.000 1.815.012,62 VIhicules 500.000 932.986,29 Developpement agricole 2.740.000 2.602.564,86 Fonctio~eIWnt 3.500.000 2.928.738,23 Comnission 20.000 20.698.00 Les &arts s'expliquent essentiellement par la variation du taux de change du dollar vis-a-vis du franc CFA. 6. Resultats du Proiet - En annexes figurent des Bldments concernant: - L'evolution du bilan d'Hevecam au cours du projet, (annexe 1) qui traduit la degradation de la situation financier0 avec des fonds propres qui ne representent plus que 38% du capital de la Soci6t6 et 14% des capitaux permanents. - Les projection financieres 3 moyen et long terme: evolution de la capacite d'autofinancement et de la tresorerie (annexes 2 et 3) 7. Resoect des conditions Sectionfcondition Situation de la condition 1. m d e L'emprunteur s'engage a: REMPLIE Le Gouvernement a pratiquement - fait face 3 ses obligations, meme si les 3.01 - faire le necesaire pour permettre decaissements ont accuse de s6rieux retards A Hevecam d'atteindre les objectifs certaines Bpoques. Compte tenu de ses du Projet. problemes financiers I'Etat a contract6 un pret auprds de la CCCE pour realiser I'augmentation de capital pr6vue. - retrocdder le Pret A Hevecarn dans des conditions approuvees par la Banque 3.02 - faire signer un accord par le REMPLIE Fonader pour le credit et les primes au paysannat - rnettre A la disposition du NON-REMPLIE Cette condition n'est plus - FONADER les fonds necessaires rernplie depui la cessation d'activite du pour lui perrnettre de faire face B FONADER en 1988 ses obligations - faire en sorte que le Fonader NON-REMPLIE - Le FONADER a Btd tout au tienne la Banque au courant de long du Projet un partenaire dormant I'Bvolution du Projet et de ses problernes eventuels 4.02 - veiller B ce que les liquidites NON-REMPLIE compte tenu des difficultes de - d.'Hevecam lui perrnettent de faire tresorerie de I'Etat-Ceci n'a toutefois pas face B ses besoins pour les quatre entrain4 de problemes graves dans le mois a venir ddroulement du Projet 4.03 - entretenir les routes entre la site REMPLIE La route Edea-Kribi a, en particulier, - et Douala 4t4 bitun4e 2 -1 - - Hevecam s'engage A: 2.02 - conclure un accord avec le FONADER. servir de relais entre le FONADER et les planteurs, rnaintenir son service d'appui aux planteurs 2.03 - Signer un contrat d'appui B la REMPLIE - gestion et B la cornrnercialisation, approuvd par la Banque 2.04 - suivre les rnodalitds de I'Annexe 3 REMPLIE - I'Accord de Projet pour les marches de Genie Civil et de fournitures 2.05 - assurer les biens finances par la REMPLIE - Banque - affecter les financements de la REMPLlE - Banque exclusivernent B I'Bx6cution du Projet 2.06 - fournir a la Banque les documents REMPLIE - d'appels d'offres et la tenir au courant de toute modification notable - tenir les Bcritures ndcessaires pour REMPLlE- pouvoir justifier tous les dBcaissements de fonds de la Banque et fournir 4 la Banque des rapports periodiques et les budgets previsionnels 2.07 - s'acquitter de toutes les REMPLIE - obligations qui lui incombent en vertu des Accords de Financement et d'Administration du Credit 2.08 - proceder 4 des Bchanges de vues RFMPLIE - avec la Banque et informer cette dernidre de toute circonstance pouvant entraver I'exBcution du Projet 8. Interventionsdu Personnelde la Banaug Stade du Envoi- nois/- r e de- Senmines sur Ratio Global Type de3 Projet EX &l Personnes l e terrain ~ d c i a l i s t e s ' de Problknes performanceZ Evaluation BIRD 9/83 2 3 AF-CP Post Evaluation II 12/83 2 1 AF-CP 1 Supervision II 3/85 2 1 AF-CP 1 2 Supervision II 10/85 1 3 CP 1 3 Supervision II 4/86 2 1 AF-CP 2 F - T 4 Supervision II 11/86 1 3 CP 2 F 5 Supervision I~ 6/87 1 1 CP 2 F 6 Supervision II 11/87 3 3 AF-CP-E 3 F 7 Supervision II 6/88 1 4 CP 3 F 8 Supervision II 2/89 4 1 AF-PC-F-E 3 F 9 Supervision II 2/90 3 1 AF-CP-E 2 F 10 Supervision u 12/90 3 2 AF-CP-E 1 F I/ E = E c m i s t e , F = Forestier, AF= Amlyste Financier, CP= Specialiste Culture6 P e r m . 1 = S a m p r o b l h ou problhes mincures, 2 a P r o b l b s notables, 3 = P r o b l h w mjcurs. F = Financier, T a Technique. 9. Utilization des Ressources del la Banaug (hommelsemaine) --- w 7 9 w a 4 was wae w a 7 FYaa was MSO w s i wsz w 9 3 TOTAL Pre-evaluatton 0.7 6.8 7.5 Evaluattan 28.2 15.0 41 .O Negot~ations 2.6 2.6 S u p e ~ s ~ o n 10.0 11.2 14.3 1 1 . 1 6.1 18.3 10.8 5.9 0.5 86.0 Divers - 8 . 1 6 . 5 0 . 3 - - - - 14.8 TOTAL 0 . 7 - 4 1 . 1 34.1 11.5 14.3 1 1 . 1 6.1 1 8 2 10.6 5.9 0.5 152.2 Annexe 1 (En millions de FCFA) POSTES 1985/86 1986/87 1987/88 1988/89 1989/90 1990/91 Capital et fonds de dotation 17.737 17.737 17.697 17.697 17.697 17.697 moins pertie a w l & w (4.626) $ 3 . 3 8 0 (3.239) 13.2391 (132) (1321 versee 13.111 14.357 14.458 14.458 17.565 17.697 Subvention -- Brutes 2.666 3.358 3.737 3.737 5.424 5.715 Amortissements (2.2321 $2.5111 12.5891 12.6311 14.8831 f4.883) - Nettes d'amort. 434 847 1.148 1.106 541 832 Report B nouveau (426) (1.324) (3.620) (5.417) (7.715) (8.852) RCsultat de 18exercice (898) (2.296) (1.797) (2.298) (1.137) (2.972) - FONDS PROPRES 12.221 11.586 10.189 7.849 9.254 6.705 Dettes B long et moym t e r m 27.497 29.970 33.067 37.572 39.183 39.248 A - CAPITAUX PERMANENTS 39.713 41.554 43.256 45.421 48.438 45.953 1mnabilisat.- Brutes (P.N) (46.342) (48.418) (53.447) (58.312) (62.402) (64.159) - Nettes d"amort. 36.266 38.806 41.894 44.560 43.920 45.679 Moins provision dt reevaluat. {1.9001 11-9001 (1.9001 11-9002 (525) (525) B - VALEURS IWOBILISEES 34.366 36.906 39.994 42.660 43.396 45.154 C - FONDS DE RWLEMENT (A-8) 5.347 4.648 3.262 2.761 5.042 799 Actif circulant net 4.546 4.212 5.240 6.801 7.305 4.919 Passif circulant - - - 1.116 1.337 1.720 2.710 1.759 4-336 D - BESOIN DE FONDS DE ROULEW. 3.430 2.875 3.520 4.091 5.546 583 E - TRESORERIE NETTE (C-D) ---- -- 1.917 1 . m (258) (1.330) (504) 216 Dont: D k o w e r t s bancaires (919) -1,7 (1.050) (1.423) (525) (23) Canptes courants e t caisses 2.827 1.775 792 93 20 239 CAPACITE O'AUTOFIWAWCEMEMT AUMEXE 2 -------- (en millions FCFA constants) HEVECAM COMPTE OIEXPLOITATIOU -------------.-.---..-------. Product ion t o m s 885 2.004 4.225 8.061 10.898 14.538 16.958 21.208 22.790 24.321 24.321 24.321 24.321 24.321 24.321 Chiffres dlAffaires 302 529 1:OW 2.344 3.288 3.289 3.633 4.729 5.082 5.424 5.424 5.424 5.424 5.424 5:424 Charges dlexploitation c w t s directs ~ a r i c o l e s 195 461 767 1.109 1.488 1.694 1.885 2.102 2.076 2.117 2.117 2.117 2.117 2.117 2.117 F /kg 220 221 181 138 137 117 111 99 91 87 87 87 87 87 87 Cwta directs Usimae 98 117 208 395 600 630 832 953 1.015 1.082 1.082 1.082 1.082 1.082 1.082 F /ka 110 56 49 49 55 43 49 45 45 44 44 44 44 44 44 Cwts Expedit Ion F /kg Frais amxes au pc~SoNttl F /kg S/T Cwts directs F /kg merge sur touts directs F /kg Depnses a caractere social F /kg Assistance Technique F /kg Quote part char~escamanes F /kg Pertis et profits hors exploitation Total c w t a indirects F /kg Total Cwts direcfs L indirects F /kg Ootatim Amrt issenbents F /kg Total c w t s exploitation F /kg TRESORERIE PREVlSlWYELLE ----------.-.------------- (en m i l l i o n & FCFA constants) HEVECAW TABLEAU EWLOI RESSWRCES .---------.----.----------------- Souscription capital 3.108 132 Subventions (Fin. CCCE) 2.58 213 Total Ressarrces -----------------*---------------------.---------------------------------.---------.------------------ -376 4.267 2.726 268 327 485 485 485 485 485 485 485 EMPLOIS Im.agricoles Im. Inbstrielles Inmo. & renarvellement Etude p r i v a t i s a t i m Recherche acconpegnement Operations hors projet Inno. services p l b l i c s Assistance technigre i d i1isee P.P. fonctiwmcncnt services p l b l i c s P.P. Charges cammes i d i l i s e e s Divers P W v i v r i e r Im.pour carpte & llEtat Augnentatim BFR Total Enplois Tresorerie unucll e Tresorerie c u ~ l e e Service & l a dette Sol& craule Annexe 4 HEVECAM Exercice 1990/91 (En milliers de FCFA) -= I ---- CoQte directs 3.301.924 Charges communes 792.569 Assistance Technique 35.657 Pertes hots exploitation 45.254 Total 4.175.404 Note : Variation des stocks - 346.139 I1 -Masse salariele a) F- ....Salaires et indemnites Cadres nationaux 225.305 Salaires et indemnitee Cadree expatrig 109.080 Mise b disposition du personnel expatrid 119.041 Appointements et indemnitgs Agents de . Maitrise nationaux 229.188 Appointements et indemnites Agents de MaEtrise autres Africains 4.570 . Appointements et indemnitgs main-d'oeuvre nationals 1.746.675 . Appointements et indemnitds . main-d'oeuvre autres Africains 8.834 .. Charges Socialee 294.794 Stagiaires 3.464 Prestations sociales 21.202 Total Masse salariale 2.762.153 b) Frais annexes au personnel 392.561 I11-Biens, Fournitures et services irn~ortgs -- Achat l'etranger par HEVECAM 941.482 Achat auprtSs des grossistes ~ O C ~ U X ded biens importgs 740.185 Total 1.681.667 b- Annexe 5 Service de La Oette sores Adnasement Dans Le Cadre du Contrat de Performances (En mitLims de FCFA) - PHASE I PHASR I 1 PHASE III - TOTAL IntC- Capi- IntC- Capi - IntC- Capi - IntC- Capi- rets t a l r&ts t a l rets t a l r6ts t a l 92/93 Repris par 552 265 552 265 93/94 llEtat en 1082 452 1082 452 94/95 total i t 6 1036 498 758 284 1794 782 95/96 990 544 1678 772 2668 1316 96/97 938 596 1789 1028 2727 1624 97/98 880 654 1660 1157 2540 1811 98/99 822 712 1515 1302 2337 2014 99/00 756 778 1349 1468 2105 2246 00/01 686 848 1163 1654 1849 2502 01/02 611 923 953 1864 1564 2787 02/03 528 1006 716 2101 1244 3107 03/04 439 1095 446 2370 885 3465 04/05 343 1191 149 1625 492 2816 05/06 240 1294 13 351 253 1645 06/07 129 1405 129 1405 07/08 57 666 57 666 08/09 09/10 10/11 11/12 12/13 Total 10089 12927 12189 15976 22278 28903 - Note : Avant am6nagmnt les remboursements totaux sielevaient a 39 mi L L iards pour l e principal et 29 mitliards pour Les intertts. Annexe 6 Caractiristicrues dee PrOts FONADER AccordQe Aux P e t i t e Planteurs Lee p r g t e du FONADER Otaient accordee aux planteure v i l l a g e o i s HEVECAM dans l e e conditions euivantee : -- Taux d 1 i n t 8 r 6 t : 9 % Durie du prCt : 18 ane dont 8 ane de d i f f 6 r Q . Le remboursement e ' e f f e c t u a i t p a r t i r de l a game annOe de l a maniere euivante : -- n + 9 : 4 % du p r i n c i p a l -- n + l o : 6 % du p r i n c i p a l n + 1 1 : 8 % du p r i n c i p a l -- n + 1 2 : 10 % du p r i n c i p a l n + 1 3 & n + 1 8 : 12 % du principal. ANNEXE 7 Evolution des effectifs 1. Agriculture Champs + Experimntation + Services comnwrs Usine Ate1iers Magasins et Services cannvrs 3. Adninistration - Finances Hospitat Autres Total m: A L'exception des personnels Lies a La production Les effectifs ont hiss&. Annexe 8 - HEVECAM Evolution du Parc Enains -Voitures lbgires et pick-up -Tracteurs h roues . 16 15 15 15 9 -Engrais travaux publics h 16 16 16 16 5 cheni 1les -Engins travaux publics b 14 14 14 14 10 pnws -Ourpers 7 8 8 8 2 -Chariots elevateurs 4 5 6 9 9 Ce tableau m t r e qu'h Laexceptiondes engins affectes b la production (camions, charriots elevateurs) Les effectifs du parc ont diminub. ANNEXE 9 Page 1 de 1 HEVECAM Elements sur le march6 du caoutchouc 1) (en milliers de tomes) PRODUCIlON Caoutch. - Caoutchouc synthbtiq. Total nature1 1979 3 860 9 330 13 190 1980 3 850 8 695 12 545 1981 3 705 8 545 12 250 1982 3 750 7 825 11 575 1983 4 025 8 275 12 300 1984 4 260 9 045 13 305 1985 4 340 8 945 13 285 1986 4 435 9 245 13 680 1987 4 760 9 440 14 200 1988 5 040 9 985 15 025 1989 5 125 10 325 15 450 Evolution + 2,9 % + 1.7 % + 2,l % 1989180 p.a. p.a. p.a. - Prkvision (IRSG) 1990 5 170 10 335 15 505 1991 5 425 10 605 16 030 c- Source: INTERNATIONAL RUBBER STUDY GROUP (IRSG) La consommation de 1'Europe de I'Ouest, principal dehuch6 pour la production camerounaise (environ 40 000 tomeslan) s'88ve P 1.000.000 de tomes. Page 2 de Z 2. Evolution des cours Evolution des cours du RSSl " en diverses monnaies Equivalent prix Moyemes CIF NEW-YORK ClF TOKYO CIF LONDRES , FOB DOUALA ------.-.-- ---------.-------------- par an Cents USD/kg Yen/kg ------------ Pence/kg - - - - - -F.CFA/kg- - - - - - - - - I/ RSSl = grade 1 Feuilles F h e s - Nota: Les qualites produites par Hevecam, qui correspondent b La demende actuelle du marche, srrbissent une dicote par r a w r t au RSS1,reference traditiomelle. PREVISIOYS DE PROOUCTIOY ET VENTES ---------------------.------------ Pourcentage latex Pwrcentrge Q.S. Prix de vmte p r kg FOB Prix mym Prlx Latex Pria Q.S. Charger r u t vmtec par Kg Cnitfrr d'affrires mllliaur FtFd r v u variation stocks Calcul BFR 30%Chiffra d'rffrires Variation BFR

Основные сведения
Тип документа Project Completion Report
Дата принятия
Страна Камерун
Источник Всемирный банк