Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 1q808 RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET ROYAUME DU MAROC PROJET AGRICOLE DE FES-KARIA-TISSA (PRET 1602-MOR) 30 JUIN 1992 Division des opirations agricoles Dt!partement du Maghreb Bureau r i g i o d Moyen-Orient et Afrique du Nod TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut Gtre utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut Ctre autrement divulguk sans I'autorisation de la Banque Mondiale. RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC PROJET AGRICOLE DE FES-KARIA-TISSA (PRET 1602-MOR) TAUX DE CONVERSION Unite monetaire = Dirham (DH) Moyenne a l'evaluation 1 dollar U.S. = 4,5 DH Moyenne a l'execution 1 dollar U.S. = 7,3 DH Moyenne a l'achevement 1 dollar U.S. = 8,30 DH POIDS ET MESURES Le systeme metrique est utilise dans ce rapport ..\.- - I PRINCIPALES ABREVIATIONS CLCA Caisse locale de credit agricole CNCA Caisse nationale de credit agricole DE Direction de 1'elevage DPA Direction provinciale de l'agriculture DPAE Direction de la planification et des affaires economiques DPV Direction de la production vegetale FKT Projet Fes-Karia-Tissa GM Gouvernement marocain IAV Institut agronomique et veterinaire Hassan I1 INRA Institut national de la recherche agricole MARA Ministere de 1'Agriculture et de la Reforme agraire ONEP Office national de l'eau potable PASA Prtt a l'ajustement du secteur agricole PASAMT Programme d'ajustement du secteur agricole a moyen terme PAS Prdt d'ajustement structure1 EXERCICE ler janvier - 31 decembre RAPPORT D'ACHEVEHENT ROYAUME DU MAROC P p (PRET 1602-MOR) PREFACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . SOMMAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . PREMIERE PARTIE: ANALYSE DU PROJET DU POINT DE VUE DE LA BANQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 . Identite du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Antecedents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Objectifs et description du projet . . . . . . . . . . . . . Conception et organisation du projet . . . . . . . . . . . .. Executionduprojet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Resultats et impact du projet . . . . . . . . . . . . . . . Perennite des effets du projet . . . . . . . . . . . . . . . Bilan des actions de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . Bilan des actions de 1'Emprunteur . . . . . . . . . . . . . Relations entre la Banque et ltEmprunteur . . . . . . . . . Services des consultants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Documentation et donnees du projet . . . . . . .. . . . . . DEUXIEME PARTIE: ANALYSE DU PROJET DU POINT DE VUE DE L'EMPRUNTEUR . . . . . . . . . . . . . . A . Confirmation des donnees factuelles contenues dans La premiere partie et la troisieme partie. observations sur l'analyse contenue dans la premiere partie . . . . . . . B . Bilan des actions de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . C . Bilan des actions de L'Emprunteur . . . . . . . . . . . . . D. Relations entre la Banque et 1'Emprunteur . . . . . . . . . TROISIEME DONNEES STATISTIQUES Tableau 1: Autres prgts de la Banque danslesecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 2: Calendrier du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 3: Decaissements du projet . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 4: Execution du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 5: Coiits et financement du projet . . . . . . . . . . . . Tableau 6: Resultats du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 7: Statut des clauses principales . . . . . . . . . . . . Tableau 8: Ressources de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . RAPPORT D'ACHEVEMENT PROJET AGRICOLE DE FES-KARIA-TISSA (PRET 1602-MOR) Le rapport d'achevement decrit la preparation, l'bvaluation et l'execution du Projet agricole de Fes-Karia-Tissa,pour lequel le Pret 1602- MOR s'elevant a un montant de 65 millions de dollars des E. U. a ete approuve en juin 1978. Le pret est entre en vigueur en fevrier 1979. Le pret, qui a l'origine, devait gtre execute sur une periode de six ans, a ete clos en juin 1990, avec quatre ans de retard et trois reports. Les decaissements se sont montes a 36.3 millions de dollars E.U., soit 56 X du montant approuve a l'origine. Ce rapport d'achevement a ete prepare par le Programme de cooperation FAO/Banque mondiale (FAO/CP)' qui s'est rendu au Maroc du 6 au 22 fevrier 1991. I1 est base sur un document prepare par le Gouvernement du Royaume du Maroc, ainsi que sur la documentation relative au projet, telle que le rapport d'evaluation, l'accord de pret, la correspondance du projet, les rapports de supervision, etc. La deuxieme partie du rapport d'achevement a ete preparee par llEmprunteur. i. Messrs. M. N. Ben A l i(agronome et responsable de l a mission) et H.J. (ling (consultant, 6conomisre). -T ROYAUME DU MAROC C A (PRET 1602-MOR) SOMMAIRE Antecedents 1. Sur route la periode des annees 1970 la Banque a poursuivi avec le GM le dialogue de reformes relatif au secteur agricole de cultures en sec. Cet effort a abouti a la conclusion que le secteur s'est vu accorder une priorite plus importante dans le programme d'investissements et a conduit ulterieurement a l'adoption, vers le milieu des annees 1980, du Programme d'ajustement du secteur agricole a moyen terme (PASAMT). Le Projet agricole de Fes-Karia-Tissa (FKT) a ete le premier d'une serie de quatre projets de developpement rural. Chacun d'entre eux a ete concu specifiquement pour developper et tester des options destinees a stimuler la croissance et augmenter la production dans des environnements differents et representatifs des zones non irriguees du Maroc. 2. La derniere partie de la periode d'execution du projet a colncide avec une epoque particulierement difficile pour l'economie marocaine, au cours de laquelle la situation financiere et budgetaire n'a cesse de se deteriorer. Ceci a incite le GM a imposer des restrictions financieres exceptionnelles et a prendre une serie de rnesures d'ajustement. Le Projet FKT a dte serieusement affecte par ces restrictions. Les cinq premieres annees de l'execution du projet ont egalement souffert d'une hausse spectaculaire du taux de change du dollar par rapport a de nombreuses autres devises et en particulier par rapport au dirham. Le t a u de change est passe de 4,30 DH/$EU environ au moment de l'evaluation, a 10 DH/$EU environ, en 1985. 3. De plus, la periode d'execution du projet a subi des conditions climatiques parmi les pires, ce qui a, evidemment, affecte sa compofante agricole. Compte tenu de ces conditions climatiques adverses, les resultats obtenus par le projet en sont d'autant plus remarquables. Obiectifs et descri~tiondu ~roiet 4. L'objectif principal du projet consistait a ameliorer les conditions de vie de quelque 34.000 familles d'agriculteurs, qui cultivaient 256.000 ha, soit 96 % de la terre arable sur la zone du projet. Cet objectif devait 6tre atteint principalement par le biais d'une augmentation de la productivite et des revenus agricoles. En plus de relever les revenus des agriculteurs, l'amelioration de leurs conditions de vie devait egalement s'accompagner d'une serie d'investissements dans l'infrastructure. 5. Pour atteindre ses objectifs, le proj;t't"comportait trois composantes principales. En premier lieu, une composante de developpement agricole, incluant la reorganisation et le renforcement des services de vulgarisation par le biais de logements, equipements, formation en gestion de l'exploitation agricole, disponibilite accrue de credit a court terme et amelioration du systeme de distribution des intrants. Ensuite, des mesures de conservation de l'eau et de la terre, a titre experimental et enfin, une composante de developpement de l'infrastructure, comprenant la construction de routes, de deux systemes d'adduction d'eau ainsi que des ecoles primaires et quelques centres de sante. Ex~erienceacquise par l'execution du vroiet 6. En raison de la situation budgetaire difficile, le projet a souffert des retards d'execution importants. I1 s'est acheve en 1990, avec quatre ans de retard. La plupart de ces retards etait cependant liee a la composante infrastructure, alors que la plb's-gt,ande partie de la composante de developpement agricole avait ete terminee durant l'exercice budgetaire 1987. A l'origine, le codt du projet avait ete estime a 694,5 millions de DH (161.5 millions de dollars E . U . ) en valeurs nominales. Son coht acme1 est estime a environ 5 9 7 , 7 millions de DH, soit 86,75 millions de dollars E.U. La difference de coi~ten dollars s'explique principalement par l'augmentation de la valeur SEU/DH. 7. Un Programme d'action speciale a ete entrepris en 1987, dans le but d'aplanir les effets des difficultes budgetaires et de l'appreciation du dollar. Les caracteristiques fondamentales de ce Programme consistaient en une augmentation des pourcentages des decaissements de la Banque et une reduction generale des investissements dans l'infrastructure. Le Programme d'action speciale a eu un impact salutaire sur l'execution du projet, car il Lui a permis d'ajuster ses objectifs a w realites budgetaires. 8. Le projet a tire peut-etre ses profits les plus importants d'une gestion competente et constanre, dont la consequence a ete une bonne comprehension de ses objectifs et de ses buts. Autre facteur tres avantageux pour l'execution, les procedures d'execution de base du projet etaient en general bien consues et venaient se greffer entierement sur des structures institutionnelles deja en place. Resultats du projet 9. Le projet a mis en place un systeme ameliore de services de vulgarisation dans la region. Avec les annees, les centres agricoles renforces par Le projet, ont commence a fonctionner en tant que veritables noyaux des services de soutien de base a disposition des exploitants agricoles. Ces services comprennent des guichets de distribution des intrants agricoles, des guichets de credit, des ateliers de reparation, en plus des services de vulgarisation "classiques". Le taux d'encadrement des agents de vulgarisation s'est considerablement ameliore, passant de 1 pour 1.200 exploitants au debut du Projet, a environ 1 pour 350 A l'heure actuelle. 10. Les criteres innovateurs de credit agricole introduits dans la zone du projet ont eu pour consequence une augmentation rapide du volume de prkt. Le portefeuille de prkts a court terme d'environ 2.2 millions de DH touchant 2.383 exploitants en 1979/80, est passe a 22 millions de DH touchant 11.090 exploitants en 1982. I1 est certain que cette augmentation rapide du credit a court terme a contribue substantiellement a la prompte adoption de programmes ameliores preconises par les services de vulgarisation. Cependant, il est egalement evident que cette augmentation assez considdrable a pris place trop brusquement pour 6tre maniee efficacement par l'infrastructure existante des banques locales. 11. En consequence des activites d6crites ci-dessus et nonobstant une longue periode de secheresse, la productivite et la production agricole se sont ameliorees. L'approvisionnement d'intrants et l'utilisation de semences ameliorees se sont developpes considerablement. Les rendements de ble dur ont augmente d'environ 1,O t/ha a environ 1,5 t/ha et ceux du ble tendre de 1,7 t/ha a environ 2,3 t/ha actuellement. Ces augmentations de rendements ne sont pas tout a fait celles prevues dans le Rapport d'evaluation du projet, mais ces chiffres doivent &tre analyses en tenant compte de la periode de secheresse prolongee et des projections plut6t elevees du Rapport d'evaluation. Le projet a introduit avec succes des arbres fruitiers - principalernent des olives- sur 14.000 ha, soit 6.000 ha de plus que prevu dans le Rapport d'evaluation. Lfafforestationet l'etablissement d'une couverture vegetative sur les terres degradees sujettes a l'erosion ont ete moins reussis, en raison principalement de contraintes socio-economiques. 12. Le projet a construit 252 km de routes tertiaires. Ce programme a eu un impact positif visible sur la zone du projet : l'accessibilite de la zone toute lfanneeet par tous les temps a eu pour consequence d'actives transactions commerciales privees d'intrants agricoles tels que les engrais et a fourni un marche tout prOt pour les produits agricoles. Quelque 68 salles de classe ont egalement ete construites, ainsi que 22 refectoires et 140 unites de logement pour les enseignants. Toutes ces installations ont ete mises en operation et la frequentation scolaire a augmente de 12 X dans la region en resultat de ces investissements. La composante sante n'a ete que partiellement achevee. 13. Les deux systemes d'adduction d'eau potable sont tous deux essentiellement2cheves. Cependant, aucun des deux systemes n'a jtlsqufa present beneficie la population, en raison de retard sur les ddcisions relatives a la gestion du systeme. Toutefois, il ne fait pas de doute que lorsque ces systemes d'adduction d'eau seront devenus operationnels, toute la population des 280 communautes concernees en tirera d'enormes avantages. 14. Malgre l'absence presque totale de donnees fiables su; l'impact du projet, une analyse economique a ete entreprise A titre indicatif sur la composante agricole. Les resultats de cette analyse montrent un taux de rentabilite economique de 9 %, par rapport au taux de 21 X estime a l'evaluation. Ce resultat indique que la composante a ete relativement reussie, mais que La rentabilite sur les investissements a souffert en raison d'une periode d'execution plus longue que prevue, due aux difficultes de financement local. Perennite 15. La perennite des effets du projet peut 6tre examinee de deux points de vue au moins. Premierement, la perennitb des activites dans la zone du projet, visant a l'amelioration constante des conditions de vie de la population et deuxiemement, l'adoption et la reproduction de projets pilotes ailleurs au Maroc. En ce qui concerne les activites dans la zone du projet. les developpements relatifs a la vulgarisation et a l'infrastructure (routes, installations scolaires et de recherche), ont ete construits sur des structures institutionnelles deja en place et ont ete totalement assimiles dans le budget d'exploitation. Cette situation devrait par consequent etre maintenue et continuer a produire des avantages. 16. Un des aspects les plus interessants du projet a et6 de tester des approches innovatives pour le developpement des cultures en sec. Certaines de ces approches se sont averees utiles et ont ete adoptees, avec quelques modifications, dans d'autres programmes et activites de developpement. L'approche innovative principale et peut-etre la plus importante, a ete le credit a court terme aux petits exploitants. Le projet a abandonne la methode de determiner les niveaux de credit sur la base des "revenus fiscaux" et a adopte le principe d'accorder le credit sur la base des besoins reels et de la capacite de remboursement des individus. Bien que ce systeme ait ete modifie a plusieurs occasions, son principe a ete adopte dans tous les autres projets appuyes par la Banque. 17. La deuxieme approche innovative en importance a ete celle de la vulgarisation. Le systeme, en fait un systeme de vulgarisation rapprochee basee sur l'approche formaiio&et visites, s'est avere itre une grande amelioration par rapport a l'approche plus vague utilisee auparavant, et son principe en a ete generalement adopte. Le systeme est presentement utilise dans le Projet de recherche et de vulgarisation agricoles soutenu par la Banque. En ce qui concerne la composante conservation des eaux et des sols, il s'est avere que l'approche participation des agriculteurs etait essentielle pour le succes de cette composante. Lecons tirees. L'experience acquise avec ce projet montre que : .8. (a) des etudes essentielles telles que le systkme d'approvisionnement d'eau potable rural qui s'est avere Ctre un investissement d'infrastructure important et complexe, soient executees durant la phase de conception du projet. De mgme, le projec aurait tire avantage du recrutement de consulcants a sa phase initiale; *-~ (b) le type d'effort de developpement a long terme nbcessaire pour le developpement des cultures en sec pourait etre execute plus adequatement sous la forme de tranche d'un programme de developpement a plus long terme; (c) une composante suivi et evaluation bien conGue et facile d'emploi est essentielle, en tant qu'outil de gestion et plus encore, d'evaluation. Ceci est vrai, spicialement dans le cas d'un projet complexe, avec un certain nombre de caracteristiques pilotes, qui doivent Otre evaluies avant de pouvoir 6tre appliquees dans d'autres projets; elle devrait Gtre mise en place avant que commence l'execution du projet (par exemple a la mise en vigueur du prdt); (d) la continuite d'une gestion competente du projet et le soutien des autorites, sont des facteurs primordiaux au succes du projet. Un personnel competent devrait occuper les postes cles avant que les prCts de la Banque ne soient mis en vigueur; (e) l'expansion des operations de credit doit aller de pair avec un renforcement et une expansion adequats des infrastructures et du personnel des institutions de credit ; (f) lorsque les agences nationales (dans ce cas, 1'ONEP) interviennent dans les services dans le cadre de projets agricoles, elles devraient dtre operationnelles au moment de la mise en vigueur du pr&t ou devraient s'engager a Otre operationnelles a une date convenue; (g) l'integration des composantes infrastructures sociales (systemes d'adduction d'eau, routes, ecoles) au developpement agricole a un impact profond sur 1'ameltbr"at~ondes conditions de vie des populations rurales car elle augmente la motivation des exploitants agricoles. Cependant, l'integration complique la conception du projet, et, rend l'execution plus difficile en raison du besoin de coordonner les differents ministeres concernes; (h) une periode d'execution de cinq an est trop courte pour des projets de ce type et d'une telle complexite. La duree du projet devrait Ctre determinee selon les profils de decaissements etablis sur la base de l'experience. RAPPORT D'AGHEVEMENT ROYAUME DU MAROC PROJET AGRICOLE DE FES-KARIA-TISSA (PRET 1602-MOR) PREWIERE PARTIE : ANALYSE DU PROJET DU POINT DE VUE DE LA BANQUE 1. Identite du Proiet Nom Projet agricole de Fes-Karia-Tissa Xumero du Prkt Pret 1602-MOR Vice-Presidence MENA Pays Royaume du Maroc Secteur Agriculture Sous-secteur Cultures en sec 2 . Antecedents 2 1 Contexte politiuue. Tout au long des annees 1970, le Gouvernement du Royaume du Maroc (GM) a poursuivi des strategies de deveLoppement agricole caraccerisees par un niveau de prix eleve, une politique d'intervention ainsi qu'cne preference pour le secteur irrigue. Les investissements et services de soutien disponibles pour la production agricole en sec etaient restes tres en arriere. Parallelement a son soutien a l'investissement en cours dans l'agriculture irriguee, la Banque a poursuivi un travail de strategie et maintenu un dialogue de reforme avec le GM concernant le secteur agricole en seci. Cet effort a abouri a la conclusion que le secteur agricole en sec s'est vu accorder une plus haute priorite dans le programme d'investissements et, par consequent, a l'adoption, vers le milieu des annees 1980, du Programe dlAjustement du Secteur Agricole a moyen terme (PASAMT). Ce programme a ete soutenu par la Banque par le biais de deux prets ulterieurs d'ajustement sectoriel (PAS). - Une descrlpr~onplus dera~lleedes polnrs prlncipaux de strategie et de la partic~pationde la Banque esr donnee dans Les oaragraphes 2 a 6 du RAP du Projer de developpemenr rurai de Loukkos, prepare recernnenr par ,a Banque. 2.2 Le projet agricole de Fes-Karia-Tissa (FKT) a ete le premier d'une serie de quatre projets de developpement rural1. Chacun d'entre eux a ete conCu specifiquement pour developper et tester des options destinees a stimuler la croissance et augmenter la production dans des environnements differents et representatifs des zones non irriguees du Maroc. FKT a ete specifiquement "conGu pour servir de modele au developpement de zones de cultures de cereales a potentiel eleve et incluant un certain nombre d'approches innovatives qui seront utilisees a titre experimentalw2. 2.3 Conditions macro-economiaues durant l'execution du proiet. La derniere partie de la periode d'execution du projet a colncide avec une epoque particulierement difficile pour lfeconomie marocaine, au cours de laquelle la situation financiere et budgetaire n'a cesse de se deteriorer. Ceci a incite le GM a imposer des restrictions financieres et a prendre une serie de mesures d'ajustement. Des 1989, des ameliorations substantielles avaiEnt ete obtenues et ce, au c o ~ tde reductions severes dans les investissements publics et les budgets de fonctionnement. Ces rnesures ont principalement affecte toutes les operations de l1Etat,y compris les projets d'investissement soutenus par la Banque. Le Projet FKT n'y a pas fait exception. 2.4 De plus, les cinq premigres annees delfexecution du projet ont egalement souffert d'une hausse spectacul~ir'e:du taws de change du dollar par rapport a de nombreuses autres devises et en particulier par rapport au dirham. Le taux de change est passe de 4,30 DH/$EU environ au moment de L'evaluation, a 10 DH/$EU environ, en 1985 et a 8 DH/$EU a present. En consequence, du point de vue marocain, les decaissements ont diminue de rnoitie. 3 . Obiectifs et description du ~roiet 3.1 Obiectifs du ~roiet. L'objectif principal du projet consistait a ameliorer les conditions de vie de quelque 34.000 familles d'agriculteurs, qui cultivaient 256.000ha, soit 96 % de la terre arable sur la zone du projet3. Cet objectif devait gtre atteint principalement par le biais d'une augmentation de la productivite et des revenus agricoles. La strategie de base de la composante agricole etait dfameliorer les rendements des cultures en augmentant la disponibilite des intrants dans les zones rurales et en Eournissant des programmes ameliores aux agriculteurs. En plus de relever les revenus des agriculteurs, lfameliorationde leurs conditions de vie devait egalement s'accompagner d'une serie d'investissements dans l'infrastructure, cels que routes, education, installations sanitaires et systemes dfadduction d'eau. F C T(AF 7 8 ) . ~oukkos(AF 80); Moyen Attas Central (AF 82) er ~ulmes-~omnani(AF 83). Source : Paragraphe 36 du "Rapport et Recomnandations du PrPsident aux Administrateurs", Rapport No. 3-2360-MOR, en date du 16 juin 1978. ' Fes. Karia er Tissa sont t r o i s circonscriprions au Hord de La ville de F e s . 3.2 Description du proiet. Le projet consistait en trois composantes principales : (a) developpement a~ricolecomprenant : (i) reorganisation et renforcement des services de vulgarisation, y compris la construction d'installations, la fourniture d'equipements et la formation ; (ii) credit agricole pour couvrir les besoins du projet en termes de credit additionnel a court terme, introduction de nouveaux criteres de pr6t, fourniture de l'infrastructure et des equipements de soutien et (iii) amelioration de la distribution des intrants agricoles, incluant la construction de guichets de distribution et d'ateliers de reparation; (b) des mesures de conservation des eaux et des sols a titre experimental, pour la culture sur pente et l'amelioration des terres degradees, appuyees par un programme de recherche adaptative et de demonstration; et (c) developpement de l'infrastructure consistant en (i) refection et construction de 414 km de routes secondaires et renforcement des services d'entretien routier; (ii) construction de deux systemes d'adduction d'eau desservant 176 villages environ ; (iii) construction de 68 salles de classe. unites de logement pour les enseignants et infrastructure afferente; et (iv) construction de quatre centres de santb ruraux et un dispensaire rural; (d) de plus, une composante suivi et evaluation avait 6te proposee et deux etudes de factibilite devaient 6tre entreprisesl. 4. Conception et organisation du proiet 4 . 1 Travail,.projetavaiteteidentifiea Le l'origine par une mission du Programme de cooperation FAO/Banque mondiale (FAO/CP) en 1976. Le GM entama ensuite la preparation, avec l'assistance de plusieurs missions de la Banque et du FAO/CP. Le projet fut soumis a la Banque en 1979 pour evaluation. Ce processus de preparation plut6t long a perrnis de prendre en consideration les conclusions des discussions de strategie en cours entre le GM et la Banque. De plus. etant donne que certains responsables de L'execution du projet avaient participe activement au processus de preparation, ils avaient une bonne notion generale des objectifs du projet et des activites complexes liees a celui-ci. De m@me, la preparation participative.6tait a l'origine d'un fondement conceptuel precis : d'une part, enteprendre un effort de developpement rural integre dans une zone Une pour l e P r o j e t de Loukkos qui e r a t r en p r e p a r a t i o n , e r I ' a u t r e pour un p r o j e r - r e l a i s de seconde phase du P r o j e r FKT. specifique, d'autre part, tester un certain nombre d'options de developpement pour promouvoir la production des petits exploitants et les aspect traditionnels du developpement des cultures en sec. 4.2 Conception et niveau de meparation. La composante agricole principale (y compris vulgarisation, recherche et formation) a ete bien preparee, comme l'ont ete la plupart des composantes infrastructure; l'exception majeure etant la composante eau potable rurale. A u moment de l'evaluation, seule une etude technique preliminaire avait ete accomplie. Au cours de l'execution, il devint clair que les echelles et les coiits avaient tous deux ete serieusement sous-estimes. De plus, il se confirma que (a) un traitement complet de l'eau etait necessaire au lieu d'un simple filtrage; et (b) que le reseau de distribution necessitait deux niveaux de pression au lieu d'un seul. 4.3 I1 avait ete decide au cours de l'execution du projet de combiner les deux composantes relatives a la conservation qui avaient ete concues separement : la culture sur pente et l'amelioration des terres degradees. I1 avait ete decide qu'une distinction entre ces deux composantes etait quelque peu artificielle etant donne qu'elles poursuivaient toutes deux le m6me objectif et etaient executees dans les mgmes bassins versants. Une approche integree fut par consequent adoptee. 4.4 Credit. La composantre credit representait de loin l'aspect le plus novateur de la conception du projet. Le projet a introduit un concept d'octroi de prets entihrement nouveau : un concept base sur les coiits reels des facteurs de production qui sont evalues sur la base de la taille de l'exploitation, les methodes culturales et les programmes techniques determines en cooperation avec les agents de vulgarisation, plutdt que sur le systeme utilise precedemment de "revenus fiscaux". Le credit a court terme devait se limiter a 50 % du revenu brut potentiel de l'exploitant. Lorsque ces nouveaux criteres ont ete mis en application, de nombreux agriculteurs ont vu accroitre les limites de leur credit, alors que d'autres, pour la premiere fois, remplissaient les conditions requises pour obtenir du credit. Pour faire face a l'augmentation rapide de demandes de credit. le rapport d'evaluation avait prevu de doubler le personnel existant des institutions de credit. 4.5 Au cours de l'execution, un certain nombre de modification ont d6 etre apportees a la conception originale. I1 s'est premierement avere impossible d'organiser des groupes inforrnels d'exploitants et cette approche a donc ete abandonnee presque immediatement. Ensuite, il est apparu que les Limites de credit etaient trop genereuses, surtout au vu de la capacite institutionnelle limitee des banques locales a superviser les demandes de pr6t. H6me si la cooperation entre le service de vulgarisation et les banques locales etait excellente, les faiblesses techniques au niveau institutionnel des banques locales ne pouvaient pas Ctre entierement cornpensees par les agents de vulgarisation. La situation etait rendue encore plus difficile du fait que la Banque de credit agricole (CNCA) n'a execute que partiellement les mesures de renforcement de personnel et des installations qui etaient proposees. Au moment de la preparation du rGport d'achevement, aucune information n'a ere fournie par la CNCA quant au nombre des'beneficiaires et quant a la nature de l'investissement. La CNCA a entrepris une reorganisation totale appuyee par le Septieme projet de credit agricole (PrGt 3088-MOR), et a l'avenir, ce genre de donnees devrait 6tre disponible immediatement. Execution du proiet 5.1 Periode d'execution. Le projet a ete approuve en juin 1978, mais sa mise en vigueur n'a pris place qu'en fevrier 1979. A l'origine, le projet aurait dc Otre execute sur une periode de six ans, l'achevement etant prevu pour juin 1986. Malgre un demarrage particulierement bon des activites du projet, trois reports de la date de cl6ture ont et6 successivement accordes et le pret a ete finalement clos en juin 1990 seulement (Tableau 2 de la Troisieme Partie). Les raisons principales de ce long retard s'expliquaient par la situation budgetaire extrdmement delicate, qui a affecte le projet depuis 1984, et les problemes rencontres concernant la composante eau potable. 5 . 2 Les difficultes bud~etairesont cree des retards excessifs dans les activites du projet de plusieurs faqons. Tout d'abord, il n'y avait pas de fonds a disposition, tel que prevu dans le rapport d'evaluation, le resultat etant que les activites du projet n'ont pu dtre entreprises a l'echelle p r e w e , ce qui a provoque en particulier, des retards dans les travaux d'infrastructure. Dans un projet d'une telle complexite, ces difficultes se sont repercutees sur des activites-cles du projet telles que la vulgarisation, dont le succes dependait de l'achevenent d'autres,activites, comme par exemple, la construction de logements ou l'arrivee des equipements. 5 . 3 En plus de l'absence de fonds, la situation s'est empiree par la Lenteur et La longueur des procedures budgetaires auxquelles le projet etait soumis. Par exemple, des fonds etaient en principe approuves pour un investissement dans l'infrastructure, pour une annee budgetaire bien precise, a la condition que seulement un certain pourcentage soit reellement paye au cours de cette annee precise et que le paiement du solde soit paye au cours d'annees successives, sans calendrier pre-etabli. Etant donne que la plupart des travaux d'infrastructure etaient executes par des entreprises privees sur une base contractuelle, ce systeme a provoque des difficultes financieres serieuses aupres de celles-ci et un grand nombre de travaux ont ete abandonnes a peine commences. Dans ces cas, il fallait tout d'abord annuler le marche et ensuite organiser de nouvelles offres. Ces procedures tres longues ont souvenc provoque des retards importants. 5.4 Les retards n'ont cependant pas affecte toutes les composantes du projet de la mOme maniere. Par exemple, la plus grande part de la composante developpement agricole qui necessitait un financement supplementaire moindre, et la plus grande part des investissements annexes d'infrastructure qui n'impliquaient pas une grande quantite d'avant projets detailles, ont ete acheves au cours de l'annee budgecaire 1987. 5.5 Les coiits du ~ r o i e tont ete estimes a l'origine a 694,5 millions de DH (161,5 millions de SEW) en valeurs nominales. Le coGt reel est estime a 597,7 millions de DH (86.75 milions de SEW) (voir Tableau 5 de la Troisieme Partie)'. La grande difference de coOt en dollars trouve sa raison principale dans l'appreciation du dollar par rapport au dirham. La deuxierne raison se doit a une restructuration a la reduction du projet en 1987. 5.6 A l'epoque de la premiere prolongation du pr6t en 1987, il avait ete decide d'entreprendre un Programme d'action speciale pour le projet. Les caracteristiques de ce Programme consistaient en une augmentation des pourcentages de decaissements-de la Banque et en une reduction d'ordre general d'un certain nombre d'investissements dans l'infrastructure (Tableau 4 de la Troisieme Partie). I1 fut ensuite decide d'annuler 15 millions de SEW du prkt initial de 65 millions de SEU. Le Programme d'action speciale a eu un impact favorable sur l'execution du projet, en ce sens qu'il a permis a ses objectifs de s'ajuster aux realites budgetaires, qui, a leur tour, ont permis a la gestion du projet de re-equilibrer ses activites. Ces mesures ont cependant aplani, jusqu'a une certaine limite, les difficultes financieres du projet, en raison des procedures administratives et financieres tres lentes et tres bureaucratiques. 5 . 7 Com~osantesuivi et evaluation. Cette composante avait ete assez bien preparee. De plus, il avait ete prevu que la preparation detaillee serait menee a bien par des consultants locaux, en proche collaboration avec la DPA. I1 s'est cependant aver6 que, durant l'execution, la composante S & E a souffert d'un manque general de comprehension en ce qui concernait les objectifs et modalites a suivre pour cette composante. Apres plusieurs retards importants, La mission d'examen a mi-parcours en a deduit, en 1985, que le probleme etait commun aux quatre projets de developpement rural. Elle proposa par consequent d'organiser la formation a l'etranger en suivi et evaluation pour le personnel des quatre projets mis en cause. Cette formation serait suivie par une formation pratique au Maroc. Une autre proposition consistait a utiliser un nombre supplementaire de consultants. Bien que la formation ait eu lieu, il etait probablement trop tard pour qu'elle ait un impact marquant sur l'execution de cette composante. 5.8 Evaluation du risque. Le rapport d'evaluation avait identifie avec precision les risques principaux qui pouvaient affecter une bonne execution du projet, a savoir (a) Les conditions climatiques defavorables ; (b) Le financement inadequat du Gouvernement des activites du projet en raison de la reduction grandissante des finances publiques ; (c) la faible . participation des agriculteurs; et (d) les retards excessifs de l'execution dGs a l'inertie adminiscrative et les difficultes de coordination. ' Les coirts reels ont ere estimes en base des chif fres du MARA pour l a composante agricole e t certaines des composantes relat~vesa l'infrastructure. Etant donne que des criteres differant quelque peu de ceur utilises dans le rappor: d'evaluation, ont ete urilises pour etablir ces couts, i l est impossible ae reconcitier les deux esrlmatlons. De plus, cerrains couts d'exploitation, notamnent ceux concernanr (es effecrlfs, n'appara~ssent pas dans les estima~ionsreelles des coSts. 5.9 En realite, le projet etait affecte par tous les risques rnentionnes ci-dessus, a l'exception possible de la "faible participation des agriculteurs", bien qu'il n'y ait pas de donnees suffisantes pour evaluer avec precision leur participation. En ce qui concerne les conditions climatiques, le rapport d'evaluation presumait une annee de secheresse tous les cinq ans. Malheureusement, les precipitations reelles ont ete bien pires qu'anticipe, car durant la decennie de l'execution du projet, il y a eu, au plus, trois annees pouvant 6tre qualifiees d'annees avec precipitations et distribution normales. La composante agricole en a ete affectee, etant donne que l'aversion des agriculteurs a ces risques climatiques, avait reduit leur chance d'adopter de nouvelles technologies, que les annees successives de faibles revenus avaient affaibli leur endurance au niveau financier et par consequent, leur capacite a investir dans des nouvelles technologies. Les resultats reels obtenus sont d'autant plus remarquables si l'on considere qu'ils ont ete accomplis dans des des conditions climatiques defavorables. 5.10 Gestion du projet. Le fait que la gestion du projet ait ete competente et constante durant la periode de son execution represente l'aspect le plus positif de celle-ci. Cette competence a ete a l'origine d'une bonne comprehension des objectifs et buts du projet, qui, a son tour, a contribue a l'accomplissement de la plupart des object-ifs et ce, malgre les multiples difficultes presentes. - - 7 . . 5.11 Autre facteur tres avantageux pour l'execution, les procedures d'execution de base du projet etaient en general bien conGues et venaient se greffer entierement sur des structures institutionnelles deja en place. Les arrangements par lesquels le dir.ecteur du projet etait le directeur provincial de l'agriculture a Fes, tandis qu'un responsable du projet separe. directement atcache a la DPA, gerait les operations journalieres, ont constitue des arrangements satisfaisants pour les composantes agricoles et pour les investissements d'infrastructure dont la DPA etait responsable. Etant donne que la gestion de la plupart des composantes (composante agricole, routes jusqu'en 1985/86, adduction d'eau, construction) etait concentree au sein d'un bureau de la DPA (Fes), les problemes de coordination en ont ete d'autant minimises. Cependant, des composantes ne relevant pas directement de la responsabilite de la DPA, se sont heurtees a ce genre de problemes, particulierement la composante sante. 6 . Resultats et impact du projet 6 . 1 Ce chapitre examine tout d'abord les principaux resultats physiques du projet et analyse ensuite son impact. Les Tableaux 4 et 6 de la Troisiene Partie resument les ratios d'execution et les resultats du projet. 6.2 Developpement a~ricole. La composante developpement agricole signifiait essentiellement le renforcement des services agricoles (vulgarisation, formation et dans un degre moindre, recherche appliquee). Ce renforcement devait Otre accompagne d'une disponibilite amelioree des intrants agricoles et du credit. Le projet a construit ou agrandi 18 centres agricoles auxquels ont ete affectes 76 agents de vulgarisation : chiffre legerement inferieur aux previsions. Avec les annees, les centres agricoles renforces par le projet, ont commence a fonctionner en tant que veritables noyaux des services de soutien de base a disposition des exploitants agricoles. Ces services comprennent des guichets de distribution des intrants agricoles, des guichets de credit, des ateliers de reparation, en plus des services de vulgarisation "classiques". Le taux d'encadrement des agents de vulgarisation s'etait considerablement ameliore, passant de 1 pour 1.200 exploitants au debut du Projet, a environ 1 pour 350 a l'heure actuelle. Logements et transport avaient ete prevus pour les agents de vulgarisation qui etaient assistes par une equipe multi-disciplinaire de specialistes-matieres ainsi que d'une unite de soutien audio-visuel. 6.3 Formation des agents de wlnarisation. La formation des agents de vulgarisation a eu lieu au Centre de formation de Sahel Bouattar apres la rehabilitation de son infrastructure et le perfectionnement des cours enseignes dans le cadre du projet. Des classes, laboratoires et logements ont ete construits et la ferme-ecole et les laboratoires ont ete equipes. Le personnel du projet a participe a l'enseignement des cours et une troisieme annee a ete ajoutee au cycle de formation pour permettre aux futurs vulgarisateurs de rnettre en pratique la production vegetale et l'etablissement de demonstrations sur les terres de la ferme-ecole. Entre 1982 et 1986, un total de 132 vulgarisateurs ont ete formes, 76 d'entre eux pour le Projet FKT, les autres etant affectes a d'autres regions du Maroc. En plus de cette formation, 13 personnes travaillant au projet a differents niveaux, ont reGu une formation pratique a l'etranger, neuf ont ete formes a la culture sur pente, un a l'utilisation de rnedicagos annuels, un autre a la gestion des parcours et trois en gestion de l'exploitation. Les ameliorations apportees aux cours, en plus de l'annee supplementaire de formation et la participation du personnel du projet a l'enseignement de ces cours, ont produit des vulgarisateurs de premiere classe, avec de l'experience dans les operations de terrain et prkts a fournir une interaction immediate avec les agriculteurs. Les parcelles de formation pratique etablies a l'ecole par les stagiaires durant leur derniere annee, ont ete utilisees avec succes a titre de demonstration de techniques ameliorees de production et elles ont joue un r81e inportant en ce sens que les agriculteurs avoisinants ont pu profite de ce savoir. Les ameliorations des cours et l'annee supplementaire de formation pratique sont des concepts qui ont ete adoptes par des ecoles similaires dans le reste du pays. L'ecole de Sahel Bouattar continuera d'dtre soutenue par le budget regulier du MARA. 6.4 Composante recherche appliquee. Une station agricole experimentale a ete etablie par le projet avec son personnel en 1980 sur 70 ha pres de Karia Ba Mohamed. Depuis 1980. deux sortes de programmes de recherche/demon~trationont ete mis en oeuvre. Le premier a ete execute en collaboration avec 1'Institut national de recherche agronomique (INRA) et portait sur les varietes, l'adoption et les essais experimentaux de techniques de cultures relatives aux cereales et aux cultures industrielles, cultures fruitieres et fourrageres. Le second, plus oriente vers la recherche appliquee, etait conGu et dirige par le personnel du projet, afin de demontrer des techniques de production des cultures, y cornpris l.'assolement et l'emploi de medicagos annuels pour arneliorer la production fourragere sur les terres en jachere. En plus des petites parcelles experimentales, des demonstrations detaillees etaient mises en oeuvre par le projet sur les terres des agriculteurs, avec la collaboration et la participation de ceux-ci. Ces deux types de recherche et travaux pratiques a titre de demonstration continueront a 6tre executes avec le soutien et la collaboration de la DPA de Fes et de Taounate et de 1'INRA. 6.5 L'introduction de medicagos annuels pour l'etablissement de superficies a legumineuses auto-regenerances, a commence avec le projet. En 1981/82, 610 ha ont ete etablis et des 1987/88, 1930 ha etaient en place ; depuis lors cependant, les zones nouvellement ensemencees avec des medicagos ont commence a decliner. De plus, et en raison du manque de gestion adequate - a savoir surphturage et labourages en profondeur - on ne pouvait trouver aucune superficie auto-regenerantes la ou les medicagos avaient ete ensemences precedemment. En 1985/86, pour la premiere fois, une superficie de 50 ha ensemencee de nedicagos (cv escargot et cv jamelong) a produit 11,7 t/ha de fourrages verts et d'autres petits essais ont montre que l'on pouvait a:teindre des rendements allant jusqu'a 30 t/ha. Les agriculteurs n'ont pas adopte Les iechniques de luzerne australienne car ils etaient incapables d'abandonner leur equipement et leurs techniques de labour et en raison de leur surpaturage traditionnel. Quelques agriculteurs cependant, encourages par le coGt relativement modeste des semis medicagos subventionnes, ont choisi de reensemencer leurs terres chaque annee apres qu'elles avaient ete laissees en jachere. 6.6 Credit. Afin de permettre aux agriculteurs de financer leurs besoins supplementaires en facteurs de production agricole, une augmentation subsrantielle du credit a court terme est devenue disponible. Dans ce but, des criteres plus liberaux d'octroi de prgts ont ete appliques (par. 4.4 ec , 5 Par consequent, les prets a court terme se sont developpes rapidement dans La zone du projet; le portefeuille de pr6ts a court terme d'environ 2 , 2 millions de DH touchant 2.383 exploitants en 1979/80, est passe a 22 millions de DH touchant 11.,090 exploitants en 1982. I1 est certaFn que cette augmentation rapided,dUCredit a court terme a contribue substantiellement a la prompte adoption de programmes ameliores preconises par les services de vulgarisation. 6.7 Cependant, il est egalement evident que cette augmentation assez considerable a pris place trop brusquement pour Gtre maniee efficacement par l'infrastructure et le personnel existants des banques locales. De plus, a cette epoque, le pays a ere gravenent frappe par une periode de secheresse, qui s'est refletee dans les faibles pourcentages de remboursement de l'ordre ae 50 % enregistres au cours de ces annees. La CNCA en a conclus que les criteres de pr6t avaient ete etablis d'une maniere trop genereuse et a , par consequent, modifie a plusieurs reprises ses conditions de credit. Les prGts collectifs a des associations d'exploitants ont ere abandonnes des le debut de la vie du projet et ont ete suivis d'une reduction des plafonds de credit. Malgre ces reductions, les banques locales de la zone du projet continuaient a octroyer du credit a environ 6.000 agriculteurs en 1989 pour un montant de 21 millions de dirham, par rappo.rt aux quelque 2.383 agriculteurs en 1979/80. 6 . 8 Composante conservation des eaux et des sols. Le projet a introduit avec succes des structures anti-erosives au moyen d'arbres fruitiers - principalement des olives - sur 14.000 ha. soit 6.000 ha de plus que p r e n dans le Rapport d'evaluation. L'afforestation et l'etablissement d'une couverture vegetative sur les terres degradees sujettes a l'erosion ont ete moins reussis, 3.000 ha par rapport au total de 8.500 envisages. Les difficultes se devaient principalement a des contraintes socio-economiques. De nombreuses communautes se sont opposees a l'afforestation de terres communales sujettes a l'erosion, car elle les empgchait de les utiliser come, pgturages pendant de nombreuses annees. Par contre, la oh la population participait et oh les activites etaient engagees, le taux de succes etait relativement eleve. Cette composante s'est averee plus reussie dans la partie nord du projet, car le choix d'autres utilisations des terres est beaucoup plus reduit et cette zone est adjacente a une region oh des activites similaires de developpement ont ete entreprises' au cours de la decennie anterieure. Ce qui a pousse la population de la zone nord du projet a 6tre plus motivee que celle de la zone sud. 6.9 Develop~ementdes infrastructures. Le projet a construit 252 km de routes tertiaires accessibles en tous temps. 68 salles de classe ont egalement ete construites, ainsi que 22 refectoires et 140 unites de logement pour les enseignants. La composante sante n'a ete que partiellement achevee. Un centre rural de sante seulement a ete acheve (Mikkes) et n'a pas ete equipe jusqu'a present. Deux autres centres de sante sont encore en construction. L'achevement des travaux n'est pas garanti en raison de difficultes techniques. La construction du quatrieme centre de sante n'avait pas ete entanee au moment de la cl6ture du prCt. 6.10 En ce qui concerne les deux systemes d'adduction d'eau potable, le systeme de M'Kansa desservant 92 villages a ete essentiellement acheve en 1988. Le systeme de Ain Gdah, desservant 186 villages, a ete acheve a la fin de 1990. La populatiorl l'o~'a~2 n'a cependant pas encore profit6 de ces systemes, en raison de retards relatifs a la decision de leur gestion. Finalement, au debut 1991, 1'ONEP a accepte de prendre $n charge la gestion de ces reseaux suite a un accord stipulant qu'il serait compense pour le co6t eleve de l'exploitation de ces d e w systemes. 6.11 Impact du Droiet. La question de savoir si le projet a atteint ses objectifs doit etre examinee en m e de la quantification plutbt mediocre des objectifs du projet dans le rapport d'evaluation et de l'absence presque totale de suivi des activites des resultats du projet. Nonobstant la longue periode de secheresse, il ne fait pas de doute cependant que la productivite et la production agricole ont augmente dans la zone du projet. L'approvisionnement d'intrants et l'utilisation de semences ameliorees se sont developpes considerablement. Ceci se reflete tres clairement dans l'augmentation des rendements. Les rendements de ble dur ont augmente d'environ 1,O t/ha a environ 1.5 t/ha et ceux du ble tendre de 1,7 t/ha a Le Projer de developpement 3u R i foccidental, qui a bPneficie de L'assisrance technique FAO/PNUD. environ 2 , 3 t/ha actuellement. Ces augmentations des rendements ne sont pas tout a fait celles prevues dans le rapport d'evaluation du projet, mais ces chiffres doivent 6tre analyses en tenant compte de la periode de secheresse prolongee et des projections plutdt elevees du Rapport d'evaluation'. 6.12 Le rapport d'evaluation envisageait l'augmentation des cultures de ble tendre au detriment de celles du ble dur. Cette prevision ne s'est pas concretisee, mais il est impossible d'etablir jusqu'a quel point cette situation est liee aux activites du projet, etant donne qu'ailleurs au Maroc, on a pu constater l'augmentation des cultures de ble tendre au detriment du ble dur sous l'influence d'autres programmes gouvernementaw et politiques des prix. Cependant, la superficie cultivee en ble tendre est passee de 20.750 ha en 1980 a environ 80.000 ha en 1989, alors que celle du ble dur a diminue de 104.000 a 50.000 ha. 6.13 La composante amelioration des terres denradees a reussi a ameliorer 14.000 ha au moins, principalement avec la plantation d'oliveraies. De aeme, l'afforestation et une couverture vegetale sur 3.000 ha auront un impact ecologique positif sur les voies d'eau enherbees et les pentes ou elle avait ete implantee. La composante culture sur pente d'autre part, a eu un impact tres limite car les agriculteurs ont trouve tres difficile l'adoption de labourage a courbes de niveau par exemple. 6 . 1 4 Autres indicateurs de l'impact du proiet. Comme le projet visait a ameliorer les conditions de vie des populations dans la zone du projet, d'autres indicateurs sont au moins aussi importants que les augmentations de production. Le programme d'amelioration des routes tertiaires, quoique reduit, a eu un impact positif visible sur la zone du projet. L'accessibili~e de la zone route l'annee et par tous les temps a eu pour consequence d'actives transactions commerciales a des prix competitifs interessant les intrants agricoles tels que les engrais et a fourni un marche tout pr6t pour Les produits agricoles. Dans le cadre du projet, il etait envisage que la responsabilite de la provision d'intrants agricoles et des services de reparation de l'equipement agricole passerait des centres de vulgarisations gouvernementaux, aux fournisseurs des secteurs public et prive et aux cooperatives de services, qui prendraient en location du Gouvernement les guichets de fourniture d'intrants agricoles et les ateliers de reparation qui seraient construits dans les 18 centres agricoles. Les ventes d'engrais et de semences ameliorees dans les centres agricoles construits dans le cadre du projet ont diminue suite a la politique de privatisation du GM et L'arnelLoration du systeme routier a physiquement permis au secteur priv6 d'entreprendre cette tache. I1 est a noter cependant que les ventes d'intrants des centres agricoles continuent de jouer un r6le important, etant donne qu'elles oTligent le secteur prive a maintenir un certain niveau de qualite et de prix. Tout ce qui precede, s'ajoutant a une augmentation de l'accessibilite au credit, a eu un impact tres positif sur le developpement du secteur prive. Les systemes d'adduction d'eau potable, une fois devenus operationnels, changeront la vie de 56.000 habitants au moins, qui pourront, pour la premiere fois, beneficier d'une source d'eau potable sfire et fiable a ,e Z E D p r e v o y a ~ tqueies rendernents du b i e tendre s'eleveraient a 2.6 t/ha e t ceux de L'orge a 2.0 :/ha. proximite immediate de chez eux. Les installations relatives a l'education ont toutes ete mises en operation et la frequentation scolaire a augrnente de 12 % dans la region en consequence de ces investissements. 6.15 Resultats de l'analvse economiuue. Malgre l'absence presque totale de donnees fiables sur l'impact du projet, une analyse economique a ete entreprise a titre indicatif sur la composante agricolel. Les resultats de cette analyse montrent un taux de rentabilite economique de 9 X , par rapport au taux de 21 % estime a l'evaluation. Ce resultat indique que la composante a ete reussie, mais que la rentabilite sur les investissements a souffert en raison des retards dans l'execution du projet'. 7. Perennite des effets du proiet 7.1 La perennite des effets du projet peut Otre examinee de deux points de vue au moins. Premierement, la perennite des activites dans la zone du projet, visant a l'amelioration constante des conditions de vie de la population et deuxiemement, l'adoption et la reproduction de projets pilotes ailleurs au Maroc. En ce qui concerne les activites dans la zone du projet, les installations relatives a l'infrastru$tcre (routes, vulgarisation, recherche et education), ont kt6 constrdited s'ur des structures institutionnelles deja en place et ont ete totalement assimilees dans le budget d'exploitation. Cette situation devrait par consequent gtre maintenue et continuer a produire des avantages pour la population. Le systeme d'approvisionnement en eau potable aurait pu representer une.exception possible. Cependant, maintenant que 1'ONEP a accepte de se charger de son exploitation et de sa maintenance, sa perennite devrait Etre assuree. 7 2 Le service de vulgarisation a, d'une certaine f a ~ o n ,profite des retards a l'execution du projet car il a beneficie de quelques annees supplementaires de financement. Le service est bien integre dans les services existants de developpement agricole de la region du projet. Etant donne que le systeme de vulgarisation depend fortement de fonds operationnels continus, l'achevement du projet et Les contraintes budgetaires presentes peuvent poser des problemes serieux en ce qui concerne l'efficacite future de ce service de vulgarisation. I1 a e t b cependant decide que la zone du projet continuera de beneficier de fonds operationnels dans le cadre du projet en cours finance par la Banque, le "Projet de recherche et de vulgarisation agricole". 7 . 3 Reproduction de caracteristi~uesinnovatives. Un des aspects les plus interessants du projet a ete de tester des caracteristiques innovatives pour le developpement des cultures en sec. Certaines de ces caracteristiques se sont averees utiles et ont ete adoptees, avec quelques modifications, dans d'autres programmes et activites de developpement. La caracteristique 1 Les assomptions de base, krhodoiogie er resultars sont analyses dans un docunenr de t r a v a i t separe. Les resultats sont r e s ~ s - a uTableau 6 de i a Troisieme Partie. ! Le rapport d'evaluation estirna~tquiune annee de retard sur Les benefices r M u i r a i t Le taux de r e n t a b i l i t e economiaue de 21 a 1L %. innovative principale du projet concerne le credit a court terme a w petits exploitants. Le projet a abandonne la methode de determiner les niveaux de credit sur la base des "revenus fiscaux" et a adopte le principe d'accorder le credit sur la base des besoins reels et de la capacite de remboursement des individus. Le projet a egalement appuye l'ouverture de guichets de credit aux centres agricoles, ce qui a grandement facilite les procedures d'obtention de credit pour les agriculteurs. Bien que ce systeme ait ete modifie a plusieurs occasions, son principe a ete adopte dans tous les autres projets assistes par la Banque, qui comportent une composante credit. 7.4 La deuxieme caracteristique innovative par ordre d'importance a ete celle de la vulgarisation. Le systeme de vulgarisation rapprochee base sur l'approche formation et de visites s'est avere bien fonctionner et son principe en a ete generalement adopte. Le systeme est presentement utilise . dans le Projet de recherche et de vulgarisation agricoles soutenu par la Banque. La composante suivi et evaluation s'est averee impraticable. Le systeme simple et fonctionnel envisage de suivi et evaluation n'a jamais ere developpe ni integre pleinement dans l'organisation existante. 8. Bilan des actions de la Banque 8.1 Le projet a tire avantage du fait qu'il a ete prepare a un moment ou la Banque etait pleinement consciente de la necessite de tester des solutions de rechange pour le developpement des cultures en sec au Yaroc, en harnonie avec le dialogue de reformes poursuivi avec les autorites marocaines. La Banque a clairement soutenu l'execution du projet en tenant compte de cet objectif prioritaire. Ceci etait particulierement clair dans les efforts de supervision (Tableau 8 de la Troisieme Partie). Les missions de supervision etaient frequentes et la continuite des membres des missions etait respectee. Elles etaient egalement bien representees d'un point de vue technique, surtout' durant les premieres annees qui etaient les plus importantes. En outre, les rnembres des missions de supervision restaient suffisarnrnent longtemps dans la zone du projet pour acquerir une bonne comprehension des problemes d'execution. Cette attitude etait tres appreciee par le personnel local du projet et leur permettait d'intervenir efficacement pour venir a bout des difficultes les plus serieuses dans l'execution. 8.2 La Banque s'est montree flexible en acceptant de modifier la conception et de reduire les objectifs du projet au vu de l'experience de i'execution et des contraintes budgetaires. Elle a en effet mis en oeuvre un Progranne d'action speciale et a annule 25 millions de dollars E.U. du pret original. La Banque aurait pu reagir plus rapidement aux difficultes budg6taires en approuvant des 1985 le Programme d'action speciale, quand le besoin s'en faisait sentir. De rniSme, la Banque aurait peut-6tre d6 insister davantage sur l'engagement ponctuel des consultants. 8.3 Lecons tirees. Les le~onstirees de l'experience de ce projet montrent que : (a) des etudes essentielles telles que le systeme dlapprovisio.nnementd'eau potable rural qui s'est avere Ctre un investissement d'infrastructure important et complexe, soient executees durant la phase de conception du projet. De meme, le projet aurait tire avantage du recrutement de consultants a sa phase initiale; (b) le type d'effort de developpement a long terme necessaire pour le developpement des cultures en sec pourait Ctre execute plus adequatement sous la forme de tranche d'un programme de developpement a plus long terme; (c) une composante suivi et evaluation bien consue et facile d'emploi est essentielle, en tant qu'outil de gestion et plus encore, d'evaluation. Ceci est vrai, specialement dans le cas d'un projet complexe, avec un certain nombre de caracteristiques pilotes, qui doivent Ctre evaluees avant de pouvoir Otre appliquees dans d'autres projets; elle devrait Ctre mise en place avant que commence l'execution du projet (par exemple a la mise en vigueur du prCt); (d) la continuite d'une gestion competente du projet et le soutien des autorites, sont des facteurs primordiaw au succes du projet. Un personnel competent devrait occuper les postes cles avant que les prCts de la Banque ne soient mis en vigueur; (e) l'expansion des operations de credit doit aller de pair avec un renforcement et une expansion adequats des infrastructures et.du personnel des institutions de credit ; (f) lorsque les agences nationales (dans ce cas, 1'ONEP) interviennent dans les services dans le cadre de projets agricoles, elles devraient Ctre operationnelles au moment de la mise en vigueur du pr6t ou devraient s'engager a gtre operationnelles a une date convenue; (g) l'integration des composantes infrastructures (systemes d'adduction d'eau, routes, ecoles) au developpement agricole a un impact profond sur l'amelioration des conditions de vie des populations rurales car elle augmente la motivation des exploitants agricoles. Cependant, l'integration complique la conception du projet, et, rend l'execution plus difficile en raison du besoin de coordonner les differents ministeres concernes; (h) une periode d'execution de cihq an est trop courte pour des projets de ce type et d'une telle complexite. La duree du projet devrait Otre determinee selon les profils de decaissements etablis sur la base de l'experience. 9. Bilan des actions de llEmprunteur 9.1 11 est a noter que le GM etait au moins aussi resolu que la Banque dans la poursuite des objectifs du projet. Ceci incluait son engagement aux objectifs principaux du projet et la volonte d'appliquer ailleurs les experiences positives obtenues durant l'execution de celui-ci. Cet engagement s'est en outre confirme par la continuite de la gestion du projet, qui, c o m e mentionne precedemment, a contribue, peut-6tre plus que tout autre facteur, au succes de celui-ci. 9.2 Sur un plan negatif, le GM n'a pas mis a disposition des fonds suffisants pour assurer un niveau eleve d'execution durant les annees cruciales du projet. Ce fait doit evidemment prendre en consideration la siruation plut6t difficile des finances publiques au Haroc au cours de ces annees. I1 aurait ete cependant plus avantageux pour le projet si, des le debut, une decision ferme avait ete prise de reduire les objectifs pour permettre un financement adequat des composantes essentielles (composantes agricoles et anti-erosion), plut6t que de ralentir le processus d'execution dans son ensemble. La coutume d'allouer un certain montant-du budget mais sans engager.les fonds necessaires au projet chaque annee pour couvrir les depenses a peut-etre eu un impact plus negatif sur l'execution du projet que le faible niveau general de financement, car elle a conduit a de nombreuses occasions, a l'abandon de travaux du projet par les entrepreneurs. 9.3 I1 est regrettable qu'il ait fallu attendre 1991 pour trouver une soluiion a la gestion des systemes d'adduction d'eau. Ce probleme a ete souleve pour la premiere fois au debut des annees 1980 et les missions de la Banque ont toujours insiste sur la necessite de prendre une decision. D1une facon generale, les clauses de dlAccord de prkt ont ete respectees c o m e prev; (Tableau 7 de la Troisieme Partie), le financement local et la gestion et le recouvrement des co6ts du systeme d'adduction d'eau potable, representant des exceptions notables. 10. Relations entre la Banque et llEmprunteur 10 1 Les relations entre la Banque et les autorites marocaines etaient excellentes a plusieurs niveaux. Les relations entre la Banque et le personnel du projet etaient tres bonnes du fait de la supervision frequente qui se concentrait sur les problemes techniques. Les relations avec les autorites a plus haut niveau etaient egalement solides en raison de la continuite des membres des missions de la Banque et de l'interbt soutenu que les deux parties portaient aux problemes de cultures en sec. Ces relations se sont nanifestees sous la forme d'un dialogue reformiste qui a abouti a l'adoption d'un Programme d'ajustement du s e c v agricole a moyen terme. Services des consultants 11.1 Le projet a utilise les services de deux sortes de consultants : des consultants individuels prives pour travailler sur les problemes techniques d'execution et des societes de consultants pour les etudes techniques. Le rapport d'evaluation avait prevu un total de 57 hornme-mois de services de consultants, parmi lesquels 22 homme-mois pour d e w etudes qui n'ont pas ete entreprisesl. Un total de 130 h-m de consultants recrutes internationalement avait ete anticipe. En fair, seulement 82 h-m ont ete actuellement employes dans les domaines suivants : formation en vulgarisation (46 h-m), recherche medicago (24 h-m) et agriculture sur pente (12 h-m). De maniere generale, les activites menees a bien par les consultants se sont averees satisfaisantes. La gestion du projet etait d'avis que des services supplementaires de consultants ne s'averaient pas necessaires. Ceci a pu Ctre vrai dans le cas de certaines composantes, mais il semble que des services de consultants a court terme mais frequents dans les domaines de suivi et evaluation auraient ete avantageux pour le projet. 11.2 Le projet a egalement utilise les services de deux societes de consultants pour les etudes techniques du systeme d'adduction d'eau potable et pour la conception du systeme de suivi et evaluation. 11 n'existe pas beaucoup de renseignements disponibles relatifs a la performance des societes responsables de la composante eau potable. Malgre quelques retards considerables, la conception generale semble satisfaisante. En ce qui concerne le systeme de suivi et evaluation, le systeme complet de suivi et evaluation qui avait ete conqu s'est aver6 bien trop complexe a exploiter, et la participation du personnel agricole a qui il etait destink, etait insuffisant. Documentation et donnees du proiet 12.1 Le rapport d'evaluation et, en particulier, le volume se rapportant a l'execution, se sont reveles tres utiles pendant toute la duree de l'execution du projet. L'engagement des autorites dans la preparation du projet et le fait que les principes generaux et les objectifs de celui-ci avaient ete bien compris par toutes les personnes concernees, a enormement contribue a la comprehension du rapport d'evaluation et en a , par consequent, augmente son utilite. En tant que partie de la composante suivi et evaluation, le projet a mene a bien une enqu6te sur 800 exploitations agricoles en 1981 et 1983. Les resultats de 1983 n'ont jamais ete analyses en raison de difficultes avec les installations d'analyse de donnees dont le projet dependait. Pour cette raison, l'idee de mener une enqugte similaire en 1988, a ete abandonnee. Pour le rapport d'achevement le GM a recueilli des informations satisfaisantes relatives a l'execution physique du projet. En ce qui concerne la composante credit executee par la CNCA, les informations disponibles etaient.malheureusement limitees. En raison de la performance mediocre de la composante suivi et evaluation, il n'existe pas assez de donnees fiables pour permettre une analyse precise de l'impact du projet. Pour ( e projet de Loukkos er une seconde phase du P r o j e t FKT. RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC PROJET AGRICOLE DE FES-KARIA-TISSA (PRET 1602-MOR) DEUXIEME PARTIE : ANALYSE DU PROJET DU POINT DE VUE DE L'EMPRUNTEUR A . CONFIRMATION DES DONNEES FACTUELLES CONTENUES DANS LA PREMIERE PARTIE ET LA TROISIEME PARTIE, OBSERVATIONS SUR L'ANALYSE CONTENUE DANS LA PREMIERE PARTIE. -.. .- ., 3 1. L'ensemble des donnees de la Premiere et de la Troisieme Partie concorde avec les donnees disponibles a la Direction du projet a l'exception des chiffres avances a la page ii paragraphe 4, relatifs a la superficie cultivee par les agriculteurs dans la zone du projet soit 266.600 ha ,au lieu de 256.000 ha. 2 . Observations sur l'analvse Pane 6 paragraphe 5.7 Concernant la composante suivi evaluation, toutes les structures d'intervention au niveau du projet sont convaincues de son interkt. En effet, le projet a donne a cet aspect toute l'importance qu'il merite, pour : gerer et suivre les actions du projet permettre l'amelioration de son efficacite interne suivre et evaluer ses effets et son impact Cependant, compte cenu de la complexite du projet et du nombre d'intervenants, le systeme conCu n'a pas pu etre rnis en place parce qu'il a preche la perfection. Cela n'a toutefois pas empgche d'assurer un suivi regulier de La mise en place du projet. Ce paragraphe devrait Ctre repris. Ainsi une Station Experimentale Agricole a ete creee en 1990 dans le cadre du projet Fes-Karia- Tissa. Pane 10 paranraphe 6.12 : Le programme intensification ble tendre au detriment du ble dur prevu par le projet a commence bien avant le programme national. Page 11 : Perennite des effets du projet : La formule de vulgarisation adoptee par le projet (formation- visite) a ete generalisee et amelioree dans le cadre du plan Directeur de la vulgarisation (P.D.V.),dont beneficie les C.T. de la zone du projet Fes- Karia-Tissa. Une ligne maintenance du P.F.K.T. a ete ouverte par le M.A.R.A. (D.P.V.)bien avant l'achevement du projet, ce qui facilite la continuite du projet. Certaines infrastructures sont prises en charge soit par les cooperatives soit par les entreprises privees (ateliers de reparation, guichets d'approvisionnement). L'infrastructure de 1'A.E.P. a ete confiee aux C.R. et a 1'O.N.E.P.qui en assure la gestion et la maintenance. Les beneficiaires contribuent egalement a la maintenance ou l'entretien des plantations. B . BILAN DES ACTIONS DE LA BANQUE : La Banque a participe activement a lever plusieurs contraintes apparues lors de l'execution du projet, et cecL par le nombre important des missions de concertation qu'elle a organisees. La contrainte majeure ayant ete soulevee est celle de la reduction budgetaire. Cependant, cette contrainte aurait pu 6tre soulevee des 1985 par l'approbation d'un programme d'action speciale. C. BILAN DES ACTIONS DE L'EMPRUNTEUR : Le Gouvernement du Maroc a donne une grande importance a la realisation des actions du projet vu son originalite et son importance en natiere de developpement de l'agriculture en sec. Les>fforts deployes par le Gouvernement marocain se resument comme suit : mobilisation d'un maximum de fonds disponibles malgre les restrictions budgetaires adoptees par 1'Etat durant la periode de l'execution du projet; affectation de cadres competents de differentes disciplines et de personnel suffisant; organisation de la gestion du projet; - creation drune structure de coordination (comites) composee de differents intervenants et des beneficiaires du projet (Comite provincial et Comite directeur); promulgation des textes reglementaires regissant l'installation des infrastructures anti-erosives et les interventions en zones dragriculture en pente; reorganisation des C.T. de la zone du projet sous une forme integree regroupant toutes les competences en matiere agricole; des mesures incitatives ont ete prises afin drencourager les agriculteurs a participer a certaines actions du projet; organisation de groupements et de cooperatives agricoles pour mieux valoriser et beneficier des actions du projet D. RELATIONS ENTRE LA BANOUE ET L'EMPRUNTEUR Dans le cadre du projet Fes-Karia-Tissa,les relations entre la Banque et le Gouvernement marocain, a differents niveaux, ont ete excellentes, ce qui a facilite l'execution du projet. RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC PROJET AGRICOLE DE FES-KARIA-TISSA (FRET 1602-MOR) TROISIEME PARTIE : DONNEES STATISTIQUES Tableau 1 : Autres Prets de la Banque dans le Secteur PretlCredi t O b j e c t i f Annee Scatut dr approb. Pret 2590-MOR Soutenir La premiere phase de mise en AF 85 Clos l e 24 j u i n Pret a l'aiustement du secteur oeuvre du p r o g r a m du Gouvernemnt dans 1987 a q r i c o i e Le secteur d'ajustement agricole. Les o b j e c t i f s principaux sont d1am61iorer Le taux de croissance a g r i c o l e tout en restant dans les l i m i t e s des ressources publiques. Pret 2885-MOR Soutenir l a deuxieme phase de mise en AF 88 Decaissement de Deuxieme ~ r e at L'ajusrement du oeuvre du programne d'ajustement a m y e n l a 3eme tranche secteur a q r i c o l e terme du secteur a g r i c o l e du e f f ectue Couvernement, dans l e cadre dlun programne general de r e s t r u c r u r a r i o n ,.,rntcri-economique. Les o b j e c t i f s essentiels sont de s t i n u l e r La croissance a g r i c o l e e t de ramener l e d e f i c i t budgetaire e t l e d e f i c i t des comptes courants a un niveau controlable. Prer 2082-MOR Augmenter l a production agricole, l e AF 82 Clos l e Moven A t l a s . reqion Centrale. revenu r u r a l er les emolors dans l a 12/31/90 p r o i e r ae d e v e l o p ~ n ta q r l c o l e region du p r o l e t par te developpement aes forets, des parcours er des t e r r e s c u l t i v e e s . Prer 2217-MOR Am6liorer le niveau de v i e de l a sous P r o l e t de developpement a q r r c o l e population predmlnamnent r u r a i e Supervision Oulmes-Romnanr habttant dans l a region du p r o j e t par l e developpement de l ' a g r i c u l t u r e , de Date de c l o t u r e I'elevage e t des f o r e t s e t en o r i g i n a t fournissanr de m e i l l e u r s services 12/31/89 sociaux er agricoles. Date de c l o t u r e a c t u e l l e 06/30/92 . Object i f Annee Statut d'approb. ~ r e 1848-MOR t Rendre durables Les systems agricoles AF 80 Clos Le Projet de developpement r u r a l de prevalant dans Les bassins versants de 12/31/88 Loukkos Loukkos en minimisant les e f f e t s destructeurs de l ' e r o s i o n des s o l s e t en augmentant i a productivite,agricole e t Les revenus des p e t i t s agriculteurs. Les a c t i v i t e s du p r o j e t devaient s e r v i r de modele avant d'etre repliquees a une plus grande PcheLLe dans l a region du R i f . Pret 1704-MOR Le p r o j e t vise a augmnter l a broduction AF 79 Clos i e 6/30/83 Ouatrieme p r o j e t de c r e d i t agricoie marocaine et, par consequent, a agricole ameliorer Les conditions de v i e d'environ 475 000 familles rurales. Le p r o j e t couvrira La plus grande part du programne de pret a moyen e t Long terme de La Caisse NationaLe ae Credit (CNCA) e t un programne d'investissemnt r u r a l jusqu'en aout 1982. Un cofinancement s'elevant a 75 m i l l i o n s de d o l l a r s est - fourni par Le F I D A e t par KfU. Les decaissements sont ponctuels. A f i n d'alieger Les problems de L i q u i d i t e a court terme dbs a La recente secheresse. ses preteurs, l a Banque y c q r i s e , ont auglnente leurs pourcentages de decaissements de leurs p r e t s respectifs. S r e t 2367 MOR Financement des a c t l v i r e s de l a CNCA AF 84 Clos l e 3/17/87 C~nau~erneprc!er de c-edit 1982-1986. tout en d e v ~ s e st o t a l e de qariccle !96 rn~LLionsde a o l l a r s finance par BM, F A D E S ,BAfD et KfU. pret 231-YOR Financement des a c t i v i t e s de La CNCA A F 87 Clos Le 2/90 Slxieme Drojet de c r e d i t agricole 1987-1990. Cout en devises 101 m i l l i o n s de d o l l a r s cofinance par BM e t KfU. - 22 - Tableau 2 : Calendrier du Proiet Prevu Revise Ree1 - Identification mai 1976 (Resume analytique du projet) Preparation oct. 1976 mai 1977 mai 1977 Mission d'evaluation oct. 1977, oct. 1977 Negociations du pret mai 1978 mai 1978 Approbation Conseil juin 1978 juin 1978 dlAdministation Signature du priit sept.1978 sept.I978 - Mise en vigueur dkc. 1978 !; - fev. 1979 du Pret Cldture du prgt . juin 1986 dec. 1988 juin 1990 Tableau 3 : Decaissements du Pret A. Decaissements cumulatifs estimes et reels Exercice financier Estimations Estimations Reel X des estimations % des estimations Banque evaluation ajustees a/ de l'evaluation ajustees - - - - - - - - - - - - - - - - - - . - * - - - - (en m i l l i o n s de d o l l a r s ). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . - A F 80 31 decernbre 1979 30 j u i n 1980 3.0 1.6 1.6 0 100 - A F 81 31 decembre 1980 5.0 2.2 2.0 0 91 & 31 decembre 1981 16.0 3.7 3.7 23 100 30 j u i n 1982 22.0 5.5 5.5 25 100 31 decembre 1982 30 j u l n 1983 36.0 9.6 9.6 27 31 decembre 1983 L2.0 10.L 10.6 25 30 j u ~ n1984 L8.0 12.1 12.0 25 31 decembre 1986 56.0 13.0 13.0 2L ~ 30 iuin 1985 58.0 14.8 14.7 26 100 31 cececore 1985 62.0 15.5 15.5 25 100 A F 87 31 decembre 1986 22.L 20.9 32 93 30 j u i n 1988 31 decernbre 1988 - C F 91 31 decembre, '990 36.3 56 91 a/ E n base a La revrsion d ' a v r ~ l1987, quand les 0 b j e c t l f S du p r o j e t ont ere r d u i t s . 1 ) Annulatlon de 15,O m l l l ~ o n sde d o l l a r s e f f e c t l v e l e 19 novembre 1984. 2 ) Annularlon de 10,O m i l l ~ o n sde d o l l a r s e f f e c t l v e l e 5 j u i n 1986. 3) Annutarlon ae m i l l i o n s de d o l l a r s e f f e c t l v e l e 13 novenbre 1990 Tcral = a 7 m l l l l o n s de dollars. B. Decaissements prevus et reels par categorie Categorie Prevu Revise Actualise Reel/Revise &/ h/ d % - - - - - - - - - (en millions de dollars)- - - - - - - 1. Construction de logements et b6timents pour installations administratives, commerciales, de sante et d'education 5.5 3.5 2.8 2. Travaux de genie civil pour les routes 24.5 7.0 6 . 2 3. Travaux de genie civil pour adduction d'eau 4.5 16.0 16.9 4. Equipernents et vehicules 3 . 0 2.0 1.4 5. Pr6ts secondaires pour intrants agricoles, incluant engrais, semis, reparation des machines. protection des plantes, et des plantations de fruits et d'oliviers 12.5 5.5 6. Culture sur pente et amelioration des terres degradees 4 . 0 2.5 7. Services de consultants et formation pratique a l'etranger pour Parties A (c), (d). (e) et (f) et services de consultants pour Parties C (c) et (d) et D. 4.0 1.5 1.2 80% 8. Non affecte 5.0 2.0 0 0 TOTAL 65.0 40.0 3 6 . 3 91% a/ Accord de pr6t de septembre 1978. Le pret total s'eleve a 65 millions de dollars. Base sur un montant total du pr6t de 40 millions de dollars apres plusieurs annulations et une restructuration du projet en avril 1987. c/ A compter du 15 janvier 1991, selon les donnees du Bureau des decaissements de la Banque mondiale. Tableau 4 : Execution du Projet : Ratios d'execution Uni t e P r o j e t e Revise Ree1 % r e e l / p r o j e t e SERVICES AGRICOLES [ . V u l q a r i s a t i o n Construction de : Centres a g r i c o l e s ( i n c l u a n r d i s r r i b u t ~ o ndes i n t r a n t s e t a t e i i e r s de reparation) U n i t e L ogement s U n i t e vehicules U n i t e Hangars U n i t e Nouveaux agenFs de v u l g a r i s a t ion' Personnel 1 1 . Eievage Ba ins pour anlmaux U n i t e S ~ a r i o n sde soins vet. Uni r e Logements e t centres d ' i n s e m ~ n aion t U n i t e Centres de c o i i e c r e du Lair Unl r e I Formation Formation des vulgarisateurs Personnel cormation a ('erranger Personne\ :onsrruc:ion de: L ogement s U n i t e Classes U n i t e Laboraroire U n i t e tiangar er equlpernenr U n i t e 3 o r r o 1r U n i t e Soec,a115re formarlor en A T h-m de recherche S t a t i o n .ogement s U n i t e rangars Uni r e Oemonsr r a t I ons V e d c~ ha Formation etranger Personnel Assistance Technlaue h-m V . Cultures sur pente L u t t e a n t i - e r o s i o n ha Formation erranger Personnel Assistance tecnniaue h-m J I A r n e l ~ o r a t ~ odes n -oFr-s aecradees ;anta:lan o l ' v l e r s A f 'ores:at i o n rnptanrar on couverture vegetale !t.t;e conrre l e -avlnement A m e l t o r a t ~ o ndes parcours Zoutes d'acces -- - - - --- - 1 . P r e v ~ s i o n:additionnet; Reel = t o t a l - 26 - Composanres Unite Projete Revise Reel % reel/projete Formation a l'erranger (gestion exploitation + gestion des parcours) Personnel 9 Logernents Unite n/a Pepinieres uni r e 2 Hangars Unite n/a V l I. Credir Nombre de beneficiaires (court rerrne) agriculteurs 23,600 CLCA mooi ies camions 6 Gulchets salsonniers Unite 0 CLCA Unite 0 IUFRASTRUCTURE V ! l : . Routes IX. Svsternes d'adduction d'eau Svsteme de M'KanSa Unite 1 1 1 (85 villages) (92 villages) (92 villages) Svsreme d'Ain Gdah Uni rl6 1 presqte 100 Outa Bouabane (91 villages)(l86 villages) complete Puirs de surface Unite n/a 6 6 X. Services de sante Cenrres de sante Unite Dlspensalre rural Uni re 2avons X Unite Ambulances/vehicules Unite Logernenrs Unite X l . Educat ion Classes Unite Qeiecroi res Unire Logemenrs enseignanrs Uni te Bureau Uni re Murs d'enceinte Uni re Raccordemenrs electriques Unite Raccordemenrs reseaux d'adduction d'eau Unite Aurres (latrines, cours de rec~earion,erc..) X I ! . Etudes de facribilite Etude complernentaire Loukkos Unite Deuxieme Phase FKT uni re Nombre total de b e n e f i c ~ a ~ r ecred~tcourt rerme de 1981/82 a 1988/89 conpare aux estimations du REP. s Tableau 5 : Codts et Financement du Projet A. Codts du Projet Estimes au cofit reel Rubrique Estimations du REP (MDH) Reel (MDH) a/ A. Agriculture Suivi et evaluation Vulgarisation Amelioration terres degradees Formation Developpement elevage Infr. socio-economique Culture sur pente Recherche Sous total Total B. Infrastructure .Routes Education Sanre Sous total 111.60 C. Credit Q/ 90.60 est. D. Etudes de factibilite 0 Total des codts du Projet 694.54 597.66 Total des codts $EU c/ 161.50 86.75 Note: Les donnees disponibles ne sont pas suffisantes pour faire la distinction entre cofits en devises et codts locaux. Le REP evaluait la composante en devises a 40% du total. a/ Source: Rapport d'achevement du Projet FKT prepare par Le Ministere de liAgriculture. b/ Les estimations du REP ont 4tC conservCes etant donne ['absence de donnees sur l e coOt rPel du credit C / Le taux de conversion actuel BEU/DH est u t i l l s e (Tableau 5 e t Tableau 1 du docunent de t r a v a i l ) . B . Financement du Projet (millions de dollars) Source Previsions Accord de Pret Reel BIRD Gouvernement a/ Contribution CNCA b/ Contribution agriculteurs Total a/ Estime en tant que cout total du projet moins La contribution estim6 de La BIRD et de La CUCA. b/ Estime a LO% du cout estime de la composante credit en SEU. Tableau 6: Resultats du Proiet A. Avantages directs 1. Methodes culturales, Rendements et Production CuLtures S l r u a r l o n a L'evaLuatlon a/ S i t u a t i o n p r e w e a/ Situation actuelie :198?1 k Zone Rendement Production Zone Rendement Production Zone Rendement ?roducrion (000 ha) QX/ha (000 t ) (000 ha) QX/ha c/ (000 t) ? L e dur 107 1 9 9 6 . 4 5 9 . 4 1 5 8 9 . 1 50 15 7 5 514 :endre 33 5 17 5 6 . 9 7 2 . 5 26 1 8 8 . 5 00 23 lt?4 Orge13.6 9 1 2 . 2 17 4 20 3 4 . 8 9 1 5 14 75 8 5 3 . 1 6 4 . 0 1 2 7 6 . 8 6 7 10 57 7 -egumes s e c s ' 7 Fourrage7 3 28 20 L 23 3 59 : 3 7 5 10 50 :vesce e t p a l l l e ) C!:'ies 13 - 7 . 4 !7 2 1 3 22 27 5 9 . 4 32 5 2 5 -9 -d/ A c t r e s 1 0 3 7 18 0 2 . . Beneficiaires Avantages Situation Situation prevue Actuel 1989 - Nombre d'agriculteurs n . a . contactes par .,, a a vulgar isat ion Benef iciaires des systemes d'eau: - Nombre de villages - Nombre d'habitants Beneficiaires de 1'education 12% d'augmentation de la frequentation scolaire p / Source REP. Q/ Source RapporT d'achevement du prolet par HARA. / Moyennes des rendemenrs 1987/88 er 88/89 du Rapport d'achevement du MARA ajustees pour Les declarations des a g r ~ c u l t e u r s . 3 / donr 8.500 ha de tournesols. - Tableau 7 : Statut des Clauses Principales (Pret 1602-MOR) Section de l'hccord de PrCt Description Statut 3.01 (a) Nomination d'un Adjoint Technique pour chaque Centre agricole 3.02 (a) Emploi de consultants en Conforme ingenierie pour les composantes routes et systemes d'adduction d'eau 3.04 (c) Emprunteur et CNCA devront Fait en preparer le rapport d'achevement partie. r e p Rapport non r e p . 3.04 (d) Emprunteur devra etablir un Fait en systeme partie. Deux equipes d'entretien des Conforrne routes devront etre etablies Annex 2 Partie C (b) Ateliers de reparation devront Conforme Conforme 6tre loues a fournisseurs prives/distributeurs ou -agriculteurs 4.02 (c) Audit des comptes du projet a Conforme preparer et envoyer a la Banque Rapports trimestriels et annuels Confor9e Passation de marches selon Conforxe directives et Annexe 4 de - 1'Accord de Pr6t 3.02 (b) Emploi de consultants pour Fait en recherche, culture en pente et partie suivi/evaluation Section de 1'Accord de PrCt Description Statut Collecte redevance eau 100% En dis- Exploitation et maintenance cussion. (gestion dy systeme sous la Etude de responsabilite de 1'ONEP) gestion realisee Emprunteur doit faire accord Conforme 3.07 avec agriculteurs pour travaw anti-erosion Annex 2. B PrCts secondaires par CNCA selon Conforme des politiques de prCt definies B . Impact Economique Estimation Evaluation RAP Taux de rentabilite economique composante agricole 2UL Note: Voir document de travail pour les hypotheses. C. Etudes Etudes Objectif tel que defini Statut par le REP Etude Loukkos Financement devant Ctre iZ/ fourni par la Banque dans le cadre du Projet FKT pour une etude comple- mentaire de factibilite .dl+ Erojet de developpement rural de Loukkos. Projet FKT - 2eme Etude non entreprise Phase. Etude de factibilite pour une deuxieme phase de projet agricole dans la region de Fes-Karia-Tissa. a/ L'etude n'a pas ete enrreprise bien qu'iI ne soir pas exclus que des decaissements onr ere effecrues pour le financernenr de cerrains aspects de La preparation du Projet de Loukkos. Tableau 8: Ressources de la Banque A . Ressources humaines (h-s) A Taches ~ F 8 2 A F 8 3 A F 8 L A F 8 5 A F 8 6 A F 8 7 A F 8 8 A F 8 9 A F ~ O A F 9 1 A F 9 2 Total Preparation Evaluation NegociationslConseil Preparation du pret Total Supervision Bi tan annuel d'execut on I Adrninisrration du pro jet Rapport d'achevement du projet 8. Missions de Slqervision Stade du Cycle Mois/Annee No. de Jours d ns Taux de p rformance du projet personnes Le pays rp6cial isation2 du p r o j c t5 Supervision Le c n i f f r e apres l a barre oblique indique l e nombre de jours reels passes a La supervision (quand A dlsponioLe). A = Agronome; E = Economiste; C = Speciallste du credit; SE = Sp6cialiste elevage; Le = S e c i a l i s t e questions juridiques: SSE = Specialiste suivi/evaluation; i = Ingenieur. ' 1 = Amelioration; 2 = Stationnaire: 3 = Deterioration; G = Gestion; F = Financier. Examen a mi-parcours. ' j Superv is i on part ie l i e des sys temes d' adduct ion d' eau seuGment. Pueiques personnes s' y son1 rendues en j u i l i e t 1988.
Группа Всемирного банка · Project Completion Report
Maroc - Projet agricole de Fès-Karla-Tissa
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Основные сведения
Организация
Группа Всемирного банка
Тип документа
Project Completion Report
Страна
Марокко
Источник
Всемирный банк