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Madagascar - Projet de développement du sous-secteur du coton

Мадагаскар Всемирный банк
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RAPPORT D'ACFIEVEMENT MADAGASCAR PROJET DE DEVELOPPEMENT DU SOUS-SECTEURDU COTON (CR. 1433-MAG et SF OO&MAG) Division Operations-agriculture Departement de 1'Afrique austrde-centraIe et de I'Och indien Bureau regional Afrique TAUX DE CHANGE Unite monetaire :franc malgache (FMG) Francs malgaches pour 1 dollar 1983 : 475 FMG 1984 : 658 FMG 1985 : 636 FMG 1986 : 770 FMG 1987 : 1234 FMG 1988 : 1526 FMG 1989 : 1533 FMG 1990 : 1466 FMG . 1991 : 1770FMG 11 POIDS ET MESURES :Systeme metrique ABREVIATIONS BTM Banque de crkdit agricole CCCE Caisse centrale de cooperation hnomique (France) CFDT Compagnie fran~aisepour le developpement des fibres textiles CSPC Caisse de stabilisationdu prix du coton FAC Fonds d'aide et de cooperation (France) FA0 Organisation des Nations Unies pour I'alimentation et I'agriculture FOFIFA Centre de recherches pour le developpement agricole et rural HASYMA Hasy Malagasy (Compagnie semi-publique de commercialisation du coton) IDA Association internationalede developpement IRCT Institutde recherches du coton et des textiles (France) MIC Ministere de l'industrie et du commerce MPAEF Ministke de la production animale et des eaux et for& MPARA Ministere de la production agricole et de la reforme agraire MTP Ministere des travaux publics RAP Rapport d'achevement du projet SAMANGOKY Societe pour l'arndnagement de la Mangoky SODEMO Socidte pour le developpement du Moyen-Ouest Annee d'exercice de I'emprunteur ler janvier au 31 ddcembre RAPPORT D'ACHEVEMENT MADAGASCAR PROJET DE DEVELOPPEMENT DU SOUS-SECTEUR DU COTON (CR 1433-MAG et SF 008-MAG) . PREFACE .................................................... i RESUME DE L'EVALUATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . iii PREMIERE PARTIE :EXAMEN DU PROJET DU POINT DE W E DE LA BANQUE . . . 1 Fiche signaletique .............................................. 1 Gkneralit6s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Objectifs et description du projet ..................................... 2 Conception et organisation du projet ................................... 3 Exkution du projet ............................................. 4 R6sultats et impact du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Durabilite du projet ............................................ 10 Bilan de l'action de 1'IDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Bilan de l'action de l'emprunteur ..................................... 11 DEUXIEME PARTIE :EXAMEN DU PROJET DU POINT DE W E DE L'EMPRUNTEUR 12 TROISIEME PARTIE : DONNEES STATISTIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Tableau 1: Autres credits de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Tableau 2: Calendrier du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Tableau 3: CoQtset financement du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Tableau 4: Decaissements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Tableau 5: Indicateurs de performance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Tableau 6: RQultats de projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Tableau 7: Respect des conditions des credits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 Tableau 8: Emploi des ressources de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 ANALYSE ECONOMIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 RAPPORT D'ACHEVEMENT MADAGASCAR PROJET DE DEVELOPPEMENTDU SOUS-SECTEUR DU COTON (CR. 1433-MAG et SF 008-MAG) PREFACE Le prdsent document constitue le rapport d'achkvement du projet de developpement du sous- secteur du coton A Madagascar pour lequel le Credit 1433-MAG d'un montant de 7.5 millions de DTS et le Credit di Fonds special FS 008-MAG d'un montant de 9,4 millions de DTS avaient ete approuvds le 22 ddcembre 1983. Les deux credits ont ete mis en vigueur le 31 aoOt 1984, un delai de moins de trois mois. Le Credit 1433-MAG a 6t6 clos le 30juin 1990, avec deux ans de retard sur le calendrier; le dernier dkaissement a eu lieu le 3juillet 1991, date A laquelle un montant de 10.012,87 DTS a ete annul6 (0,l % du credit). Le Credit FS 008-MAG a egalement ete clos le 30 juin 1990 avec aussi deux ans de retard; le dernier ddcaissement a eu lieu le 24 mai 1991, date laquelleun montant de 25.618,55 DTS a ett? annul6 (0,3 % du credit). 11 Le rapport d'achkvement du projet (RAP) a 6te prepare par des membres du personnel de la Division Operations-agriculturedu Ddpartement Afrique australe-centrale et Ocean indiendu Bureau regional Afrique, et du personnel du Programme cooperatif FAOIBanque mondiale qui se sont rendus A Madagascar en juin 1991. Ce RAP est base sur les documents du projet dont le rapport d'evaluation, les accords de credit, la correspondance du projet, les rapports de supervision, etc. L'Empmnteur a transmis une copie des parties I et HI du RAP le 3 avril 1992. Cependant, 1'Empmnteur n'a pas emis une partie 11. 21 -11 Les retards des derniers ddcaissements rdsultaient des delais administratifs au niveau de la Banque centrale de Madagascar. - 21 L'Empmnteur envoya un RAP au lieu d'une deuxikme partie. Le report est aux archives des projets. iii RAPPORT D'ACHEVEMENT MADAGASCAR PROJET DE DEVELOPPEMENTDU SOUS-SECTEUR DU COTON (CR. 1433-MAG et SF 008-MAG) UME DE L'EVALUATION 1. A l'dpoque de la preparation du projet en 1981-82, l'agriculture reprQentait environ 40 % du PNB et plus de 80 5% des recettes h l'exportation du pays; elle servait directement de gagne-pain h plus de 80 5% des 9 millions d'habitants. Au cours des annh 70, le bilan du secteur a ete dtkevant. La croissance de la production rizicole et animale a etd lente et les cultures industrielles, notamment le sucre et les arachides, ont connu un ddclin rapide. La baisse de la production rQultait de la politique economique du Gouvernement marquee par des interventions croissantes - notamment la nationalisation des industries de transformation, l'dtablissement de monopoles d'Etat dans le commerce et la banque, et un strict contdle des prix. 2. A la suite d'entretiens avec la Banque et avec la comrnunautd des bailleurs de fonds, le Gouvernernent a revise sa strategic de developpement agricole en 1982-83; h cette epoque, on prevoyait d'encourager la creation d'un clirnat hnomique plus favorable grace h la cession d'entreprise. serni-publiques infructueuses, h l'dtablissement de prix h la production plus incitatifs, h l'amelioration de l'infrastructure rurale et h un appui fourni h certain6 entreprises privdes. En outre, des mesures d'urgence ont etd prdvuespendant la periode 1983-85pour assurerle redressernent des sous-secteurs du riz, du coton, du cafe et de l'elevage. En ce qui concerne le coton, la politique de 1'Etat consistait h encourager les activitQ rnanufacturikres rnais, ce sous-secteur relevant de deux rninistkresdifferents, rien n'a eteprdvu pour encourager la production. La nouvellepolitiqueappuyee par le projet visait h encourager la production de manikre h repondre h la dernande de I'industrie textile, en pratiquant des prix adquats et en adliorant l'accks des producteurs au credit. Obiectifs et descri~tiondu ~roiet 3. L'objectif principal du projet consistaith accrottrela production de coton de Madagascar pour la faire passer d'environ 26.000 tomes en 1982 h environ 45.000 tomes, de rnanikre h repondre h la dernande interieure. L'augrnentation de la production devait 2tre obtenue en accroissant les rendernents dans les regions dejh productrices et en etendant les supesicies cultivees grace h l'amdnagernent de 8.000 hectares nouveaux. Lespetites exploitationset lesgrandesplantationsprivees devaient contribuer h l'augrnentation de la production, chacunes pour leur part. 4. Pour atteindre ses objectifs le projet cornprenait les cornposantes suivantes : i) la fourniture d'equipernents et vaicules pour rernplacer et ddvelopper le parc existant, de rnanikre h amdliorer les rendernents et h pouvoir etendre les superficies cultivtks en coton; ii) la constructiond'ateliers et de rnagasins pour entretenir les equipernents et vaicules, ainsi que pour perrnettre l'approvisiomernent en intrants; iii) la refection et l'entretien des pistes cotomikres, de rnanikre h ameliorer les communications et h faciliter les approvisiomements en intrants et la commercialisation; iv) la fournitured'intrants agricolespour rnaintenir et accroitrela productivitd; v) des activitQde recherche adaptativeet des cultures experimentales preliminairespour accroftre les rendements et ahliorer les techniques de production; vi) une assistance technique en faveur de 1'HASYMA (compagnie cotonnikre semi-publique) et de la SAMANGOKY (compagnie semi-publique de culture de riz et coton) pour former le personnel des deux compagnies et renforcer le systkme de traitement des d o n n h de 1'HASYMA; vii) le suivi et l'dvaluation des activit& du projet; viii) des etudes. Execution 5. L'exhtion a commence en 1983, grace a des accords de c o h c e m e n t pass& heureusement avec la Caisse centrale de cooperation hnomique (organisme d'aide fran~ais).Les dkaissements de I'IDA se sont faits rapidement jusqu'au milieu de 1987, date a laquelle plus de 90 96 des credits avaient ete dkaissh. La plupart des activith du projet ont progress6a un bon rythme, sauf en ce qui concerne la composante de refection des pistes cotonnikres qui a subi des retards nombreux et prolong&. Les servicesfournisau titre de l'assistance techniqueont 4t6 consider& en general c o m e satisfaisants; la composante de formation a ete ass= complete et particulikrement utile. De nombreuses etudes ont 6te financh. Par suite des rhultats de recherches appuyh par le projet, deux ou trois varidth de coton seront dissdminh en 1992. Au triple plan du rendement des cultures, du rendement a l'egrenage et de la qualitd des fibres, par rapport aux plantes indigenes traditionnelles, ces nouvelles varietds prbentent des avantages. 6. Si le projet a et6 realist! rapidement et les decaissements ont 6t6 faits en avance par rapport au calendrier, deux choses se sont revel& prejudiciables au projet, a l'organe d'exhtion et au secteur du coton dans son ensemble. D'abord, bien que la production de coton ait certes progress6 rapidement pendant les trois premieres a n n h du projet, passant de 23.000 a plus de 40.000 tomes, on ne s'est pas immediatementrendu compte que cette augmentation etait due presque exclusivement a l'expansion de la culture pluviale sur des terres souvent marginales et que, en fait, les rendements diminuaient. 7. Ensuite, l'enviromement macro~nomiques'est considerablement degrade pour le sous- secteur du coton pendant l'ex4cution. A l'epoque de la pr$aration du projet, en 1982-83, le Gouvernement avait introduit plusieurs mesures d'ajustement konomique destinh a reduire la demande excedentaire -et donc l'inflation -et a liberaliser les prix de certains produits. Pour le sous-secteur du coton, cela voulait dire que les societ& locales de textile pouvaient ndgocier les quantith et les prix du coton qu'elles achetaient a 1'HASYMA (meme si un comite mixte regroupant des reprdsentants du Gouvernement et de la profession etait cense examiner les decisions de prix) alors que I'HASYMA etait obligee d'acheter aux exploitantstout leur coton aux prix fix& au debut de la saison. Les risques commerciaux et financiers potentiels de cette situation se sont materialis& en 1985186, lorsque le cours mondial du coton est brutalement tomb6 de 1,656 $It a 1,09l$/t : les socidth textiles se sont approvisiomh sur le marche mondial et 1'HASYMA s'est retrouvee avec d'importants stocks qu'elle n'a pas pu vendre et qui, 2 terme, l'ont amen& a la faillite. La devaluation importante (80%) de la momaie nationale en 1987 a rendu au coton sa position concurrentielle mais, alors que le prix du coton fibre local etait trh inferieur au prix de parite a l'exportation, le Gouvernement a oblige I'HASYMA a approvisiomer en priorit6 les filatures locales (a des prix infdrieurs aux cours mondiaux) avant d'exporter son coton. A cejour, HASYMA souffre toujours des repercussions financikres de ces politiques. 8. Une analyse economique de la composante de production du projet a ete conduite sur la base des hypothhe admises par la mission du RAP en ce qui concerne les coQtset avantages. Elle a indique que le taux de rentabilite bnornique a &d de 5 %, au lieu des 30 7% estimds au moment de 1'6valuation. Cette difference vient, d'une part, des rendements (rendement mediocre des varidtds choisies, pertes ii l'dgrenage) et des prix du coton quiont ete inferieurs aux prkvisions de l'kvaluation initiale et, d'autre part, des c d t s d'investissement qui ont etBtrop elev6 par rapport la production envisagee. Le projet n'a pas reussi ii mettre sur pied une institution viable pour le sous-secteur du coton. La situation financikre de 1'HASYMA a empire consid&ablement pendant le projet et, actuellement, c m compagnie semi-publique est techniquement en faillite. Durabilia 9. Production de cotoq. L'avenir de la production cotonniere reste menace par des facteurs techniques, bnoniiques et institutionnels. Dans le Nord, en raison partiellement des recherches insuffisantes, la recrudescencedes infestationsparasitaim affecte en temps la qualitedes fibres et les codts de production. Ainsi, l'existence de la production intensive ii grande dchelle est en danger; plusieurs grands producteursoptent pour la diversificationde leur production, en particulier le tabac. Dans le Sud, l'erosion engendre la chute de la production qui inter alia affecte la viabilite des exploitationspluviales; l'intdgration du coton dans des modes de faire-valoir durablesn'est pas encore bien comprise par les agriculteurs et les efforts de HASYMA dans ce domaine sont encore insuffisants. 10. Institutiom. Xl est probable que les grandes exploitationsbien organis& pourraient se passer des services de l'HASYMA, mais les petits exploitants dependent beaucoup d'elle pour obtenir des credits, des intrants, des services de vulgarisation et de commercialisation. Bien que les rdcents efforts d'HASYMA de cr&r des associations d'exploitants au niveau des villages semblent avoir dte couromds de succbs, ces associations ont encore besoin de l'appui d'une organisation integr& avant de pouvoir reprendre ces services. De fait, pour etre efficace, la lutte phytosanitaire exige que tous les exploitantssuivent les memes recommandations en meme temps, ce qui implique qu'ils doivent pouvoir trouver et acheter les produits chimiques nkessaires. Les liens entre la vulgarisation, la fourniture des intrants et la fourniture de credits sont essentiels et, au moins pour le moment, seul un organismede commercialisationpeut offrir les creditsvoulus. Cela ne constituecependant pas une justification d'un soutien continu d'HASYMA puisqu'une association independante de producteurs pourrait reprendre une partie ou la totalitt? de ses fonctions. Pour rester viable, 1'HASYMA doit recevoir des injections massives de capital et etre reorganis&. L'attentisme actuel, en repoussant h plus tard toute solution financikre, contribue en fait h rapprocher le moment d'une chute qui risque d'avoir des consequences catastrophiquespour les-petits exploitants. 11. L'expdrience acquise h l'occasion de ce projet rnontre que : (a) Le projet a Be concu au debut pour pouvoir plus de coton fibre local aux manufactures textiles, par consequent,il allait bien avec les politiques d'auto-suffisancedominanteet de taux de change. Le Gouvernement et HASYMA n'ont pas rdussi eux-meme quand ces politiques ont change; (b) La liberalisation d'un sous-secteur ne peut se faire par.demi-mesures. Une situation dans laquelle les prix ii la consommation sont liberds alors que les prix au producteur restent contrdlds constitue une recette qui appelle le ddsastre. C'est ce qui s'est produit quand 1'HASYMA a dQfaire face d'annk en annde h une baisse des prix commerciaux, alors qu'elle devait appliquer des prix predetermines pour les graines de coton qu'elle achetait aux agriculteurs; (c) La supervision a &t? insuffisantepour deceler en temps voulu la mediocrite des rbultats de 1'HASYMA sur le terrain. La brusque montk de la production pendant la pdriode 1983-85 a masque la baisse des rendements, laquelle etait causk par la mediocrite des rbultats obtenus avec les vari&& choisies et par des mesures de protection phytosanitaires insuffisantes. En outre, les deficiences au niveau de l'egrenage se sont traduites par une mauvaise qualit6 de la fibre. La presence continue d'un spkialiste du coton dans les missions de supervision aurait peut4tre permis de dtkeler ces deficiences de b 0 ~ heure; et e (d) Aprh les evenements de 1986-87, des etudes approfondies ont 6te r6alish en vue de la restructuration de I'HASYMA, mais en depit des pressions des bailleurs de fonds, elles n'ont pas d o ~ dee grands rbultats. Il a cependant ete convenu que I'HASYMA pourrait prendre des decisions independantes en matikre de commercialisationde son coton fibre et exporter le coton si ellepouvait en obtenir un meilleur prix. Vu la mediocre qualitede sa production, cela ne s'est pas encore produit. RAPPORT D'ACHEVEMENT MADAGASCAR PROJET DE DEVELOPPEMENT DU SOUS-SECTEUR DU COTON (CR. 1433-MAG et SF OO&MAG) PREMlERE PARTIE :EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE DE LA BANOUE 1. Fiche simaldtiaue Nom du projet: Projet de ddveloppement du sous-secteur du coton Numdro du crdit: 1433-MAG SF OO8-MAG Vice-prdsidence: Afrique Pays: Madagascar Secteur: Agriculture Sous-secteur: Cultures industrielles Le secteur agricole 2.1 A l'epoque de la preparation du projet en 1981-82, l'agriculture reprdsentait environ 40 96 du PNB et plus de 80 96 des recettes a I'exportation du pays; elle servait directement de gagne-pain a plus de 80 96 des 9 millions d'habitants. Le riz constituaitla principale r h l t e , suivi par le manioc; en outre, une grande partie de la population ddpendait aussi de la production anirnale. Les cultures de rapport et d'exportation les plus importantes etaient le cafe, qui reprdsentait prks de la moitiC des recettes a l'exportation en 1980, les clous de girofle et la vanille comptant de leur c8td pour 20 %. Les autres cultures de rapport importantes - sucre, coton et tabac - ne faisaient l'objet d'aucune exportation. 2.2 Au cours des annk 70, le bilan du secteur a dte dkevant. La croissance de la production rizicole et animale a kt6 lente et les cultures industrielles, notamment le sucre et les arachides, ont connu un dklin rapide. Madagascar devientun importateur net de riz et l'importation de riz dgpassait 350,000 t en 1982. La baisse de la production rdsultait de la politique Bconomique du Gouvernement marquee par des interventions croissantes - notamment la nationalisation des industries de transformation, l'ktablissement de monopoles d'Etat dans le commerce et la banque, et un strict contr6le des prix - qui ont agi c o m e un frein sur 1'6conomie. 2.3 Le sous-secteur coton - qui occupait quelques 20.000 farnilles au niveau de la production et environ 10.000 personnes dans les usines de textile et de vetements - constituait I'un des sous- secteurs principaux de l'hnomie de Madagascar (avec 33 96 de la valeur ajoutde dans le secteur industriel). La production avait cornrnencd en 1958sur de grandes plantations dans le Nord-Ouest du pays (Mahajanga) et s'etait d6veloppde rapidement aprks 1968sur depetites exploitationsdans le Sud- Ouest (Toliara) 31, pour atteindreun maximum de 37.000 tomes de graines de coton en 1977. Par la suite, l'effet dissuasif du contr8le des prix et les difficult& d'approvisiomement ont contribue une forte baisse et la production est tombde a 26.000 tomes en 1982, c'est-adire un niveau inferieur aux besoins de l'industrie locale (qui G e n t d'environ 40.000 tomes), ce qui a force A importer du coton 2 un coat nettement plus devd. Une compagnie semi-publique, Hasy Malagasy (HASYMA),chargdedu traitement du coton, de la commercialisation, de l'acquisition des intrants, du ddveloppement de la production, de la planification du sous-secteur et de sa coordination, a ete cr& en 1979. 2.4 A la suite d'entretiens avec la Banque et avec la communautd des bailleurs de fonds, le Gouvernement a revise sa strategic de developpement agricole en 1982-83; a cette epoque, on prevoyait d'encourager la creation d'un climat bnomique plus favorable grace la cession d'entreprises semi-publiques infructueuses, a l'dtablissement de prix a la production plus incitatifs, a l'arnelioration de l'infrastructure rurale et a un appui fourni a certaines entreprises privees. En outre, des mesures d'urgence ont ett?prewes pendant la periode 1983-85pour assurerle redressement des sous-secteurs du riz, du coton, du cafe et de l'dlevage. En ce qui concerne le coton, la politique de 1'Etat consistait2 encourager les activith manufacturikresmais, ce sous-secteur relevant de deux ministkes differents, rien n'a eteprevu pour encouragerla production. La nouvellepolitiqueappuyde par le projet visait a encourager la production de manikre a r@ndre ti la demande de I'industrie textile, en pratiquant des prix addquats et en ameliorant l'accks des producteurs au credit. 3. Obiectifs et descri~tiondu ~ r o i a 3.1 Le projet consistait appuyer le programme du Gouvernement en ce qui concerne le coton. a Ce programme visait a developper la production des graines pour la faire passer en quatre ans d'environ 26.000 tonnes en 1982 environ 45.000 tomes, de manikre reduire les importations et a a a raiser ainsi des economies de devises. L'augmentation de la production devait &.re obtenue en accroissant les rendements dans les regions deja productrices et en etendant les superficies cultivtks grace I'amenagement de 8.000 hectares nouveaux. Les petites exploitations et les grandes plantations p r i v h devaient contribuera l'augmentation de la production dans des proportions a peu prh egales. Le projet comprenait les composantes suivantes : (a) la fourniture d'equipements et vehicules pour remplacer et developper le parc existant, de manikre a ameliorer les rendements et pouvoir etendre les superficiescultivh en coton; (b) la constructiond'ateliers et de magasins pour entretenirles dquipements et vehicules, ainsi que pour permettre l'approvisiomement en intrants; (c) la refection et l'entretien des pistes cotonnikres, de manikre b ameliorer les communications et a faciliter les approvisiomements en intrants et la commercialisation; (d) la fourniture d'intrants agricoles pour maintenir et accroltre la productivite; (e) des activith derecherche adaptativeet des cultures expbimentales preliminairespour accroltre les rendements et ameliorer les techniques de production; -31 Dans la suite du texte, ces deux regions seront appelh simplement "le Nord" et "le Sud". (f) une assistance technique en faveur de 1'HASYMA (compagnie semi-publique de commercialisationdu coton) et de la SAMANGOKY (perimetre d'irrigation cotonnikrede la Mangoky) pour former lepersonneldes deux compagnieset renforcer le systemedetraitement des donnk de 1'HASYMA; (g) le suivi et 1'6valuationdes activitds du projet; et (h) des etudes. 4. conce~tionet oreanisationdu ~ r o & 4.1 Le projet a ete prepare en 1981 et 1982 par le M i s t k e de l'agriculture et de la reforme agraire (MPARA) avec l'aide de missions de 1'IDA et il a ete sournis 2 l'examen de la Banque enjuin 1982 et dvalue en novembre 1982, avec la participation d'un representant de la Caisse Centrale de CoopQation Economique (CCCE). On prevoyait qu'il devait couvrir une periode de quatre ans et coilter 34,4 au total millions de dollarsdont 7,9 millions de dollars sous forme d'un credit de l'IDA, 9,9 millions de dollars sous forme d'un credit special de 1'IDA pris sur le Fonds special, et 11,3 millions de dollars sous forme d'un pr& de la CCCE, les 5,3 millions de dollars restants &ant 2 fournir par 1'Etat et les agriculteurs. La plupart des investissementsdevaientse fairependant les deux premieres annh. Les activitds de suivi et d'evaluation, ainsi que les h d e s envisagk sur le r61e de I'HASYMA, sur ses rdsultats et sur les perspectivesde developpement du sous-secteur, devaient fournir des indications quant aux actions 2 entreprendre par la suite. La nkessite d'ameliorer la coordination du sous-secteur et les mecanismes d'etablissement des prix avait dej2 ete not& au moment de l'evaluation. En consequence, la creation d'un comite de coordination du coton avait etd inscrite panni les conditions d'enuee en vigueur des credits et, au moment des negotiations, la Banqueavaitrecu l'assurance quedespropositionsconcernantles prix seraientsoumiseschaqueannee 2 1'IDA et que ces prix seraient maintenus aux environs de 90 % des prix frontikre. 4.2 La responsabilite principale du projet avait ett? confih 2 1'HASYMA. Cr& en 1979, cette societe Btait considerBe c o m e assez competente, malgre ses faiblesses en matiere de gestion/adminisuation, et 1'Etat lui laissait une assez grande autonomie. Elle Ctait financikement vulnkrable car le contrdle des prix d'achat des graines et de vente de la fibre ne lui laissait qu'une faible marge pour couvrir ses coQtsde traitement et commercialisation. Comrne condition d'enuh . en vigueur des credits, le Gouvernement devait proceder 2 une injection substantiellede capital dans la societ6. La responsabilitede la recherche appliquBe avait ete confiBe au centre de recherches sur I'agriculture et le developpement rural (FOFIFA). 4.3 En retrospective, il apparait que la conceptiondu projet ne tenait pas suffisarnment comptedes risques principaux relev& au moment de 1'6valuation. Le besoin de crkr un enviro~ement Bconomique et institutio~elsain avait Btd compris mais les mesures proposk pour 1'6tablissement des prix et la coordination du sous-secteur etaient inadequates et, en pratique, elles n'ont Btd que rarement appliqu6es. En outre, l'analyse des risques du projet ne tenait pas compte de I'Bvolution rapide de la situation Bconomique du pays et elle ignorait les effets potentiels des mesures de IibBralisation sur le sous-secteur et sur 1'HASYMA. 5. Execution du ~roiet 5.1 L'accord de credit a ete sign6 le 5 mai 1984 et il est entre en vigueur le 31 aoQtde la mkme am&, avec un retard legerement hferieur A trois mois. Ce retard a ete cause par le fait qu'il a fallu un temps plus long que prevu pour constituer le Comite de Coordinationdu Sous-Secteur du Coton. L'exkution proprement dite a commence en 1983, suite aux accords de cofinancement par la CCCE qui avaient etd conclus rapidement. Au moment oh le credit de 1'IDA et le credit du Fonds special sont entr& en vigueur, laplupart des activitdsdu projet, sauf celles concernantla refection despistes, dtaient dej2 operationnelles et progressaient rapidement. 5.2 Pendant la periode couverte par l'exhtion du projet, la valeur du dollar par rapport au franc rnalgache a monte trk forternent. Le taux de change, qui evoluait aux environs de 475 FMG pour un dollar au moment de l'evaluation, etait passe aux environs de 1.500 FMG pour un dollar en 1990. En outre, en 1985-86, pendant l'exkution du projet, l a cows mondiaux du coton sont tomb& de 1.656 dollars/tonne en 1984 A 1.091 dollars/tonne en 1986. Cette baisse a encore exacerbe les difficult& financieres du sous-secteur du coton. 5.3 Le credit a etd prolonge deux fois au dela de sa date de cldture initiale du 30 juin 1988- la premiere fois jusqu'au 30 juin 1989 et la secondejusqu'au 30 juin 1990- surtout pour permettre les dkaissements au titre de la composantede refection et entretien des pistes qui etait en retard. En outre, les etudes concernant la revisiondu rqle de 1'HASYMA et la reorganisationdu secteur, avaient encore besoin d'etre termin&. 5.4 Le dernier decaissement du crddit 1433-MAG a eu lieu le 3 juillet 1991 et un montant de 10.012'87 DTS (0'1 % du crt?dit) a ete annul6 a la meme date. Le dernier dkaissement du crddit du Fonds special SF OO&MAG a eu lieu le 24 mai 1991 et un montant de 25.618'55 DTS (0,3 % du crddit), representant le solde des fonds non ddcaissh, a 6te annul6 a la mkrne date 41. 5.5 Si l'on se fonde sur les financements fournis par 1'IDA et la CCCE, les coats du projet ont represent6 80%des coats estirnatifs (27,s millions de dollars contre une estimation de 34'4 millions de dollars). Le projet a cependant reCu des financements d'un montant inconnu du Fond d'aide et de cooperation PAC) pour la formation (par. 5.7) et du Crt?dit d'ajustement agricolefinance par L'IDA (Cr. 1691-MAG) pour les intrants agricoles. 5.6 Fourniture d'daui~ementset intrants agricole~.Avant l'entrde en vigueur du crddit de l'IDA, I'acquisition des intrants et dquipements dtait financk dans le cadre du prkt de la CCCE, ce qui a permis un ddrnarrage rapide des activith du projet. Les march& finances dans le cadre du crddit de I'IDA pour les dquipements agricoles et les camions de transport du coton ont dte adjug& en juin 1985 et la plus grande partie des livraisons etait termink dans les debuts de 1986. En raison des difficult&financieresauxquelles etaientconfronth certains agriculteurs cettedpoque, une partiedes equipements n'a pas dte rdceptiomee. Ce materiel a dte revendu, avec l'approbation de I'IDA, des distributeurs locaux, prix cootant. En outre, dans le cadre de la nouvelle politique de 1'HASYMA -41 Le dernier ddcaissernent a eu lieu plus d'un an aprk la cldture par suite des retards adrninistratifsau niveau de la Banque Centrale de Madagascar. consistant h deleguer la fourniture de certains services au secteur prive, les camions ont ete vendus a des transporteurspriv& financikrement viable, qui ont repris progressivement h leur compte tout le transport du coton. A partir d'octobre 1984, les intrants agricoles etaient achet& regulikrement au debut de l'automne p-ourla campagne suivante, d'abord a l'aide de fonds en provenance du credit de I'IDA, puis a l'aide des ressources en devises fournies dans le cadre du credit l'ajustement du secteur agricole (CR. 1691-MAG). La creation d'un fondsde roulement avait at?prewe pour l'achat des intrants, mais elle n'a jam& eu lieu. L'achat des ateliers mobiles et de moyens de stockage supplementaires pour I'HASYMA a et6 retarde, puis findement annul& par suite des difficult& financikres de la societe et du dklin de la production de coton aprb 1986. L'acquisition d'un avion pour les pulvdrisations akiennes a dte maintenue, aprbs des retards, bien qu'il n'etait gubre evident qu'il ait rkllement nkessaire. 5.7 Refectionlentretien des ~ i s t qCette composante a souffert de retards nombreux et prolong&. . Les etudes de faisabilite, qui n'avaient pas pu etre achevh pour l'evduation, ont et6 finalement terminh au milieu de 1985 et les travaux ont commence en 1986dans le Sud et en 1987 dans le Nord. Par suite de la dkision de prolonger le credit au delh de juin 1988, les fonds non decaissh qui etaient initialement destines2 la refectiondes pistes, ont ete rdaffectds au programme d'entretien; deux brigades ont etd &pipees en 1987188, mais elles n'ont commence ?itravailler qu'a l'etb de 1990, encore qu'a petite khelle. Les problkmes d'exkution de cette composante semblent avoir result6 des insufisances au plan des etudes et du contrdle des travaux, ainsi que du manque d'experience de I'HASYMA en matibre d'entretien des routes. 5.8 Assistance techniaue et formation. Au total, le projet a employe dowe spkialistes etrangers, dont cinq ont ete finances dans le cadre des credits de I'IDA (Tableau 6-D). En general, leurs services ont ete consid6r& c o m e satisfaisants, bien que plusieurs de ces experts aient 6te detach& auprbs d'organismes qui avaient virtuellement case de cultiver du coton (SAMANGOKY, SODEMO), ce qui reduisait l'impact que leur participation aurait pu avoir sur la realisation des objectifs du projet. Le fait que des experts en financeset en gestion aient etd fournis ?iI'HASYMA n'a pas empi?chd que des irregularit& comptables se produisent ni que des problems de gestion importantsse prhentent. La formation, financee surtoutpar le Fonds d'aide et de cooperation (FAC) a kt6 assez complete(Tableau 6-E). Le voyage d'etudes finance par 1'IDA au Zimbabwe, au Mali et au Burkina-Faso a 6te particulikrementutile pour lancer le debat sur la restructuration du secteur et la rbrganisation des servicesde vulgarisationdans le sens d'une politiquede participations'appuyant sur des associations d'agriculteurs. 5.9 Recherche$. Bien qu'un protocole ait 6te sign6 en 1985 en w e de definir les responsabilit& respectives de 1'HASYMA et de la FOFIFA, les rapports entre ces deux institutionsn'ont jamais 6te bons, surtout parce que la premiere a dQprendre 2 son compte un certain nombre de aches que la seconde n'etait pas en mesure d'entreprendre. La participation de la -FOFIFA a 6te limit& ?i 17amCliorationgdnetique, son travail ayant ete facilite par le detachement d'un s6lectiomeur de I'Institut de Recherches du Coton et des Textiles (IRCT, France) en 1987. Parmi les nombreuses variCt& en provenance d'Afrique occidentale introduites ?i Madagascar, deux ou trois seront disskminees en 1992. Etant dome leurs avantages au plan du rendement - dans les champs et h I'kgrenage - et de la qualite des fibres, il se peut qu'elles d o ~ e nune nouvelle impulsion h la t culture du coton Madagascar. En ce qui concerne la lutte phytosanitaire, I'HASYMA a beaucoup fait pour maintenir constarnment ses programmes au niveau des techniques les plus rkentes en sdlectiomant systematiquement des nouvelles formula. En outre, l'aide de consultants de I'AST (Maurice) a kt6 obtenue pour des travaux sur les effets rhiduels des pesticides et sur la rkistance acquisedu Spodoptoralittoralis. Cependant, les recherchesont manque de continuit6et d'orientation. A ce propos, &ant dome la gravitd du probleme, il est dommage que le plan qui prevoyait d'engager un entomologiste spkialiste du coton, initialement avec le financement de I'IDA puis du FAC, ne se soitjamais matdrialise. I1 aurait dte souhaitableaussi de proceder h des recherches plus completes de maniere h pouvoir faire des recommandations plus spkifiques, en particulier en ce qui concerne les engrais, et h encourager les petites exploitationspaysannes du Sud h diversifier leurs cultures, plut6t qu'h planter exclusivement du coton. 5.10 -. De 1987 A 1991, plusieurs etudes importantes sur la situation financiki de I'HASYMA, la situationd'ensemble du sous-sectw et sa restructurationeventuelle, ont ete e x k u t h avec le financement de la CCCE, du FAC et de I'IDA. Ellesont conduithune rbrganisation majeure de 1'HASYMA suivantlaquelle :a) les producteurs de coton du Nord devenaientlibres de mettre sur pied l w s propres systbmes d'egrenage et circuits de commercialisation; et b) I'HASYMA devenait une compagnie d'hnomie mixte, libre de commercialiserson coton sur les march6 internationaux. Cependant, aucunerestructurationfinancieren'a eteapprouvk, ce qui a eu de serieusesconsequences sur la rbrganisation, &ant donne que 1'HASYMA est techniquement en faillite. 5.11 Suivi et 6valuation. Les plans de suivi et evaluation n'ont ete arr&6 qu'h l'occasion des missions de supervision (juillet 1985) et l'enqukte de reference prevue n'a jamais ete faite en raison de la rbrganisation de I'HASYMA en 1985. A la place, h partir de 1991, des notes d'information ont ete preparh pour figurer dans les rapports annuels. Ces notes comprenaient des dorm& completes sur la production, le credit, les rendements et les pratiques culturales par zone. Ces domees ont dtd saisies sur ordinateur et ont fait l'objet d'une analyse statistique visant h deceler les correlations eventuelles entre les pratiques culturales et les rendements, ce qui a permis, en particulier, de demontrer l'importance de planter precocement. On ne sait pas grand chose cependant sur les modes de faire-valoir au sein desquels les agriculteurs cotonniers travaillent, ni sur leur dvolutionpendant le developpement de la culture du coton au milieu des ann& 80. I1 n'est donc pas possible d'evaluer l'impact direct du projet. 5.12 Les renseignements recueillis n'ont pas toujours ete ceux qui auraient pu &treles plus utiles, ou ils n'ont pas ete analysts suffisamment en detail pour permettre d'obtenir des indicationsd'inter&t strategique. Par exemple, les augmentations de prix prevues pour la saison suivanteont souvent dtd mentionnees sans reference h l'inflation locale ni aux ddvaluations du franc malgache, bien qu'il aurait suffi de quelques recherche rapides pour evaluer leur portk rklle et faire les recommandations approprides. A un niveau plus general, on peut dire qu'un meilleur suivi aurait permis de faire ressortir plus tot la necessitd de modifier le systbme d'etablissement des prix, ce qui aurait peut-&re minimis6 les pertes de I'HASYMA. De meme, la tendance h la diminution des rendements pendant le ddroulement du projet aurait dQ &tredecouverte beaucoup plus a t . Les rendements rkls ont toujours etebien en dessousdes previsionsdu rapport d'dvaluation, ce qui aurait dQ dklencher un suivi attentif. I1 est probable que l'analyse des donnh disponibles sur les rendements, notamrnent les comparaisons entre les exploitations nouvelles et anciennes, entre les plantations precoces et tardives, etc., auraient fourni les indications necessaires pour prendre des mesures correctives en temps voulu. Situation financikre de I'HASYMA 5.13 Conformement a l'une des conditionsd'entrk en vigueur du trait, le Gouvernement a etaye la situationfinancikrede I'HASYMA grace A une injectionde fonds et h une augmentation du capital social. Les missions de supervision initiales se sont assurh que les prix dtaient fix& A des niveaux qui garantissaient que les revenus de la socidte seraient positifs. En 1985, par suite d'une recolte exceptionnelle, de la recession sur les march& nationaux et de la baisse des cours mondiaux, I'HASYMA a ete forceede subirde fortes pertes I'exportation, pertes qui ont encore 6te aggravh par les delais d'obtention des pennis d'exportation. Par la suite, la production a baisse notablement mais le coat des services et du traitement du coton ne pouvait pas &re couvert par la marge entre le prix d'achat de la graine et le prix de vente de la fibre. Ayant en outre subi de fortes pertes sur le pr&t de la CCCE en raison de l'evolution des taux de change, 1'HASYMA est maintenant techniquement en faillite. Les mesures qui avaient ete proposh par I'IDA et la CCCE pour adliorer sa situationfinanciere, notamment en affectant officiellement des fonds de contrepartie h la societe pour augrnenter son capital, n'ont jamais ete appliquh. Qreanisation et pestion du sous-secteur 5.14 Conformement 2 l'une des conditionsd'entde envigueur du crMit, le Comitede Coordination du Secteur du Coton a ete cr& en aoat 1984. Il etait prevu qu'il devait se rdunir frQuemment au cours de la premiere ann& pour examiner les objectifs du projet et les operations. Aprks une premiere r6union en janvier 1985, il ne s'est reuni h nouveau qu'en avril 1987, puis une fois par an en moyennejusqu'en avril 1990. Ses discussions se sont toujours limit& 2 l'etablissement des prix et il n'a jamais assume le r81e de coordinationentre les consommateurs et les producteurs de coton pour lequel il avait ete cr&. 5.15 SyStkme d'&ablissement des ~rix.Au moment de 1'6valuation, on avait envisage que les prix au producteur seraient bash sur les prix frontiere (envuon 90 % du prix paritaire h l'importation) et les propositions annuelles concernant les prix devaient &re prhenth 2 I'DA pour exarnen et discussion. Quand elles ont realis6 que le pays allait bientdt devenir exportateur net, les missions de 1'IDA de 1984-85 ont suggerede prendre les prix internationauxcornme reference. Dans la pratique cependant, les prix ont dte decide par le Comite de coordination du coton, en partant des recommandations faites par I'HASYMA et de consultationsavec les fabricants de textiles. 5.16 Quand les prix mondiauxont baisse fortementen 1985et 1986(de 1656dollars/tonneen 1984 h 1409 dollars/tome en 1985 et 1091 dollars/tome en 1986)' les prix au producteur ont kt6 maintenus au mgme niveau, mais les prix de vente aux industriels ont ete rMuits, et 1'HASYMA a subi de fortes pertes. Posterieurement 2 1986, aprks la remontes des cours mondiaux et plusieurs dkvaluations du franc malgache, les prix du coton n'ont pas kt6 suffisarnment augmentb. Ces prix artificiellementbas etaient avantageux pour l'industrie textile locale, aux ddpens des agriculteurs et de I'HASYMA. Cette dernike cependant n'avait que peu de poids dans les nkgociations car la politique du Gouvernement consistait h protkger l'industrie locale et 2 n'autoriser les exportations qu'aprks quetous ses besoins aient kt6 satisfaits. En rbumk, I'HASYMA est devenuela victimed'un systkme qui, avec des prix fixes h la production et variables h la vente, n'ktait pas fondamentalement viable. 5.17 Restructuration du sous-secteur. En 1987, il ktait clair que les problkmes financiers de I'HASYMA ne pouvaient Gtre rbolus en l'absence de reformes majeures. La CCCE et I'IDA poussaient toutes les deux I'HASYMA et le Gouvernement h proposer une rhrganisation du sous- secteur et elles ont appuyk ou conduit les ktudes nkcessaires. Les discussions tournaient autour du besoin d'une organisation centrale, du mkcanisme d'etablissement des prix et des stratkgies de commercialisation du coton. Jusqu'a prbent, les propositionsdu Gouvernement ont kt6 en faveur du statu quo, avec des dispositions permettant h I'HASYMA de dkcider librement sa politique de commercialisation et d'ktablissement des prix du coton, et d'autres dispositions permettant aux producteurs privb de participer au capital de 1'HASYMA et d'avoir leur mot h dire dans sa gestion industrielle et commerciale. En attendant sa restructuration iinancikre, I'HASYMA survit h peine et son personilel est ddmoralise. Dans les sous-secteur, nombreux sont les opkrateurs qui ont decide de reduire leur dependance de I'HASYMA. 6.1 Production cotonnibre. Par suite des activitds du projet, qui ont eu rapidement pour effet de faciliter la mecanisation des exploitations, les approvisiomementsen intrants et les transports, ainsi qu'en raison de prix au producteur initialement favorables, la production de coton est pass& de 26.000 tomes en 1983 h prh de 43.000 tonnes en 1985, ce qui etait assez proche de l'objectif final du rapport d'evaluation qui etait de 45.000 tonnes. Cette augmentation a ete due entikrement au developpement des superficies cultivh, principalernent dans les zone de culture pluviale, et elle a ete accompagnh par une fortebaisse des rendements. Aprh que 1'HASYMA eut decidede ne garder que les agriculteurs les plus competents et de limiter les superticiesplant& h celles qu'ils pouvaient cultiverconvenablement, la production est tomb& h 27.000 tomes en 1987. Par la suite, malgre une a m & exceptiomelle en 1989, elle est rest& stagnante, aux environs de 31.000 tonnes. Jusqu'h prdsent, rien ne prouve nettement que la limitationdu developpement des superficies cultivh se soit traduite par une ameliorationdes rendements. 6.2 Situation des atrriculteurg. Dans le Nord, les grandes exploitationscotonnikress i t u h dans les bassins de decrue reprdsentaient plus de 60 % de la production nationale avant le projet. Avec la stagnation qui a caracterise les rendements et les superficies cultivees, leur part actuelle a baisse legkrementet n'est plus qued'environ 55 96. Sansle projet, leur production auraitbaisse encoreplus; cependant, avec l'augrnentation des coots de production, en particulier pour la lutte phytosanitaire, leur viabilite reste douteuse, surtout dans le cas de celles qui sont encore endettees h cause de l'equipement qu'elles ont achete dans le cadre du projet. A c8te de ces grandes exploitations, on a vu apparaltre une nouvelle classe d'agriculteurs paysans (au nombre d'environ 2.000) qui pratiquent une culture moins intensive dans les bassins de d&rue et produisent h un coot bien moindre. Ces derniers ont profit6 directement du projet. 6.3 Dans le Sud, les cultures irriguees, quimarchaient autrefoisde pair avec les cultures pluviales, ont presque disparu, surtout au profit du riz quand l'irrigation le permettait. C'est ce qui s'est passe dans le perimktre d'irrigation de la SAMANGOKY oil le rendement des plantations de coton etait tombe en dessousd'une tonne par hectare en 1985, en raison des problkmes de qualite de l'eau et de lutte contre les parasites, en particulier sur les grandes fermes d'Etat. Par contre, la superficie des cultures fluviales est pass& de 5.600 hectares en 1983h prh de 24.000 hectares en 1986, en mCme temps que les rendements tombaient de 0,9 tonne par hectare h 0,57 tonne par hectare. Ce ddveloppement sauvage rhultait h la fois des prix intt?ressants, des pressions exercees par les politiciens locaux sur I'HASYMA et du fait que les institutionsde credit acceptaient des candidats planteurs inexperimentes. Depuis lors, les superficies cultivk ont fluctue entre 12.000 et 15.000 hectares et les rendements entre 0,7 et 0,9 tonne par hectare. Un systkme de selection strict a alors ete applique; il a eu pour effet d'bliminer la plupart des petits paysans et de concentrer la production sur environ4.000 agriculteurs, ce quia faitpasser la superficiemoyenne des exploitationscotonnikres de moins de un hectare en 1984 A environtrois hectares actuellement. On ne sait pas grand chose de la situation des quelques 9.000 planteurs de coton qui ont abandonne la culture au bout d'un an ou deux 51. Les autres planteurs semblent avoir moins de difficult6 h rembourser leurs prCts de 51 Du moins officiellement; en fait, un certain nombre d'entre eux ont continue A cultiver du coton en utilisant des semences et autres intrants obtenus auprh des planteurs reconnus, ce qui explique, entre autres choses, que la densite d'ensemencement soit inferieure h la densite requise dans les deux cas, ainsi que sur les parcelles sauvages oil l'infestation par les parasites n'est pas contrdlee. carnpagne, bien qu'en general leurs rendements restent mediocres; en fait, ke taux des remboursements est passe de 67 % en 87/88 2 87 % en 89/90. 6.4 .Financi&rement,dans le cas du coton produit sur les grandes exploitations du Nord, on a constate une erosion des marges brutes qui sont tomb& de 416 dollarslhectare en 1983 2 environ 186 dollarfiectare en 1990 (voir le Tableau 4 en annexe). Dans le cas des petites exploitationsdu Sud, les marges brutes, calcul& sur la base du 'modele d'exploitation, ont ete d'environ 93 dollars/hectare en 1990(au lieu de 265 dollars/hectareen 1983). 6.5 Aprks une ameliorationde m e dur& en 1983-84, la situationfinancikre de 1'HASYMA a empire considerablement. En resume, 1'HASYMA supportela charge d'un endettement excessif par rapport 2 ses actifi et, en consdquence, il y a eu un amenuisement constant des fonds propres (voir le Tableau 2, en annexe). Cet endettement excessif semble avoir eu plusieurs causes :une structure des prix qui ne convenait pas, un recours excessif 2 l'emprunt, une protection insuffisantecontre les risques de change dans le cas des prgts de la CCCE, la faiblesse de la gestion et la capacite excessive des installations d'egrenage (prevues pour 65.000 tonnes). Cependant, grace aux activith de formation conduites dans le cadre du projet, 2 l'assistance technique et au fait que 1'HASYMA ait pu beneficier de quelques fonds de contrepartie, ses capacith en matiere de services apporth aux planteurs de coton, en particulier aux petits, se sont ameliorh. 6.6 Pendant les premieres ann& du projet, la situation de l'industrie textile a empire fortement par suite d'une chute de la demande sur le marche local : la consommation annuelle moyenne de coton fibre par habitant est tomb& de 1,s kg en 1979 2 1,05 kg en 1985. En 1986, l'une des trois grandes compagnies, la SUMATEX, a dQfermer ses portes 61 et, malgre une forte protection, la situation des deux autres est restee fragilejusqu'h maintenant. 6.7 Environnement. Le projet n'a pas eu d'effet direct sur l'environnement dans le Nord oh le developpement substantiel des superficies cultivh par les grandes exploitations envisage par le rapportd'evaluation a rencontre (et rencontre encore)une oppositionefficacede la part des villageois et des politiciens locaux. Par contre, dans le Sud, le developpement de la production cotonnikre pluviale, en l'absence de rotation des cultures, de restitution organique et faute de soins particulier pendant les labourages au tracteur, s'est traduit par une baisse de la fertilite du sol et, en certains endroits, par une erosion serieuse. 6.8 Institutions. I1 est clair que le projet a echoueen ce qui concernela mise en place d'institutions viables pour le sous-secteur. L'avenir de 1'HASYMA est incertain et il n'y a pas d'accord general en ce qui concerne sa restructuration eventuelle. Le Comite de coordination cr& dans le cadre du projet n'a jamais rempli son r81e et a virtuellement cessd d'exister. 6.9 Rentabilitd dconomiaue. Une analyse dconomiquede la composante de production du projet a kt6 conduite sur la base des hypothhe admises par la mission du RAP en ce qui concerne les coots et avantages 11. Elle a indique que le taux de rentabilite Cconomique a ete de 5 %, au lieu des 30 % estimds au moment de 1'Bvaluation. Cette difference vient, d'une part, des rendements (rendement mediocre des varieth, pertes 2 l'dgrenage) et des prix du coton qui ont ete inferieurs aux previsions 61 En laissant derriere elle une dette de 1,6 milliard de francs malgaches envers I'HASYMA. -71 Les hypothhes de base, la methode employ& et les rhultats sont discuth en annexe. Les rhultats proprement dits sont rhumh aux Tableaux 7b et 7c. de l'evaluation initiale et, d'autre part, des coots d'investissement qui ont ete trop dlev& par rapport - a la production envisagk. 7.1 Production cotonnikrg. L'avenir de la production cotonnibre est menace par des facteurs techniques, hnomiques et institutionnels. En raison partiellementde l'insuffisance des recherches, les infestationsparasitaires sont en recrudescence, en partidier d m le Nord, ce qui affecte a la fois la qualit6 des fibres et les coots de production. La viabilitd d'une production intensive, pratiquk A grande Bchelle, est donc en danger; plusieurs grandes exploitations sont en train de diversifier leur production, vers le tabac en particulier. D m le Sud, l'drosion a entrahd une baisse des rendements ce qui, entre autres choses, a affect6 dgalement la viabilit6 des exploitations pluviales; la ndcessite d'integrer le coton dans des modes de faire-valoir durables n'est pas encore comprise par les agriculteurs et les efforts de 1'HASYMA dans ce sens restent insuffisants. 7.2 Institutiom. Bien qu'il soit trb probable que, il- conditiond'&e bien organis&, les grandes plantationspuissentsepasser deI'HASYMA, lespetitesexploitationspaysannes par contredependent de ses services pour le credit, l'approvisionnement en intrants, la vulgarisation et la commercialisation. En depit des efforts rdcents, et apparemment heureux, de 1'HASYMA pour dtablir, au niveau des villages, des associations d'agridteurs qui prendraient en charge une part equitabledes services qu'elle assure, ces petites exploitationsauront encore besoin de l'appui d'une organisation integrh. En fait, pour que la lutte contre les insectes et parasites soit efficace, il faut que tous les planteurs appliquent les recommandations techniques en temps voulu, ce qui implique qu'ils puissent se procurer les intrants ndcessaires et qu'ils aient les moyens de les acheter. Etant donne qu'il faut souventchanger les recommandationstechniques, il est essentielque la vulgarisation, l'approvisionnement et le credit soient li& et il faut bien admettre qu'au moins pendant un certain temps encore, seul un organisme de commercialisation pourra offrir le credit ndcessaire. Cette dernikre remarque ne constituepas cependantunejustification pour continuer il- appuyer 1'HASYMA car une association independante de producteurs, ou un service de vulgarisation agricole renforcd, pourrait prendre en charge une partie de son r81e. Pour @treviable, I'HASYMA a besoin d'une injection massive de capitaux et d'une rbrganisation majeure. La politique attentiste actuelle, en retardant une solution financikre, ne fait que prdcipiter sa ruine, ce qui risque d'entrainer des effets nefastes pour les petits agriculteurs. 8. Bilan de l'action de I'IDA 8.1 Les details de la participation de la Banque en personnel pour l'dvaluation, la ndgociation et la supervision, ainsi que les donnees sur les missions de supervision, figurent au Tableau 8 de la troisikme partie. 8.2 Le projet a 6t6 suivi r6guli6rement en 1984 et 1985 et, pendant cette pdriode, les missions de supervisionont 6td visiblement utiles pour acc616rer les procedures de passationdes march& et pour faire d6marrer la composante de refection et entretien des pistes, malgrd les difficult&. Cependant, elles n'ont pas remarque que le fait d'augmenter la production en ddveloppantles superficiescultivdes avait etird excessivement les capacith de supervisionde l'HASYMA, ce qui a affect6 les rendements des rdcoltes et les remboursements par les agriculteurs. Ce n'est qu'en septembre 1986 -soit deux am aprksl'entrh en vigueur du credit, c'est-il-dire trop tard pour donner l'alarme -qu'une mission de supervision comprenant un ingdnieur agricole s'est rendue sur place. 8.3 On a realis6 de bonne heure que les ventes locales etaient en repli mais cette constatationn'a pas ete interpret& comme une menace puisqu'on pensait alors que les exportations seraient viable. La saturation du march6 de 1986etait difficile a prevoir. En fait, le goulet d'dtranglement venait du mecanisme d'etablissement des prix qui avait ete concu h une $oque oil l'hnornie etait artificiellementisol& des influences exterieures. Bien que consid&& hjute titre comme cruciale au moment de 1'6valuation, cette question n'a pas r q u une attention suffisante par la suite et n'a jamais etd sdrieusement reetudide; 17int&&aurait pourtant dQse ranimer quand la nkessite d'exporter de la fibre de coton est devenue une realit6 en 1985. 8.4 La cooperation entre les deux cofinanciers a etd des plus heureuses et a permis un ddmarrage rapide du projet, ce qui etait essentielh la realisationde ses objectifs. En 1987, les deux cofinanciers sont convenus de la nkessitd deproceder h deschangementsinstitutionnelsradicauxet d'entreprendre des etudes financikres complementaires mais les retards d'exkution et les conclusions parfois contradictoires des etudes en question, ou l'idde qu'on s'en faisait, ne leur ont pas permis de presenter leurs recommandations d'un front uni et ferme. L'IDA, en s'attachant surtout la production et la commercialisation primaire, n'avait pas une w e d'ensemble du sous-secteur et ne pouvait pas suivre efficacement les prix ni recommander les changements approprib. 9. Bilan de l'action de l'em~runteur 9.1 Compte tenu du contextesocial, dconomique et politiquede Madagascar au milieu des a n n k 80, le principal organisme d'exdcution du projet - 1'HASYMA - a assume ses responsabilitds techniques relativement bien, quoique pas d'une manikre efficace par rapport au coat. Les approvisionnementsont dtd rnis en place en quantitd suff~anteet en temps voulu. Les difficult& rencontrk au niveau de la commercialisation et de la fourniture de tracteurs la demande ont dte rholues en ddldgant progressivement la fourniture de ces services au secteur privd et en encourageant, avec des rhultats heureux, le recours la traction animale. Elle a beaucoup fait aussi pour prendre en charge les responsabilith de recherche de la FOFIFA qui dtait ddficiente. Bien que tardifs, les efforts actuels en w e de mettre sur pied des organisations d'agriculteurs solides, sont dgalement impressionnants. Le manque de rigueur dans le choix des agriculteurs et dans la supervision pendant la phase d'ezrpansion, ainsi que l'indulgence gdneralisk qui caractdrisait le classement par qualit&, peuvent etre attribuh aux pressions exercdes par les politiciens locaux. 9.2 L'emprunteur a honnetement appuyd le projet, en particulier pendant la phase d'expansion. Cependant, il n'a pas port6 une attention suffisante aux effets A long terme de la politique d'dtablissement des prix. I1 n'y a aucun doute que les difficult& financikres rencontrdes par I'HASYMA aient dtd dues largement au fait que l'emprunteur dtait peu dispose a reconsiderer le systkme d'dtablissement des prix, ainsi qu'au fait qu'il n'a pas pu prendre les mesures de redressement financier ndcessaires qu'avaient suggdrd 1'IDA et la CCCE aprh la chute brutale des prix du coton en 1985 et 1986. Les ddlais prolong& pour ddlivrer les permis d'exportation des excddents de production du coton ont encore aggravd la situation. RAPPORT D'ACHEVEMENT MADAGASCAR PROJET DE DEVELOPPEMENT DU SOUS-SECTEUR DU COTON (CR. 1433-MAG et SF 008-MAG) DEUXIEME PARTIE :EXAMEN DU PROJET DU POINT DE W E DE L'EMPRUNTEUR Aucun commentaire n'a ete rew. L'Emprunteur a cependant emis un rapport d'achkvement qui est disponible aux archives des projets. 13 RAPPORT D'ACHEVEMENT MADAGASCAR PROJET DE DEVELOPPEMENT DU SOUS-SECTEUR DU COTON (CR. 1433-MAG et SF 008-MAG) TR0ISIEMEPARTIE :DONNEES STATISTIOUES Tableau 1: Autres traits de la Banaue But Situation Cr. 1211-MAG Second projet d'acvage villagcoir et Termid juin 1989 dCvcloppemcnt r u d Cr. 1337-MAG Secondprojct d'irrigation du LC~ALotn En c w n Cr. 1589-MAG R&bilitation de I'irrigah En coun Cr. 1709-MAG h i s t m c c technique au projet &r Termid dCc. 90 iadtutionr agricolu Cr. 1691-MAG CrCdit iI'ajurtcmcnt du rcclcur agricolc Tcnnid juin 90 Cr. 1804-MAG Second projct dc edit agricolc En coun Cr. 1878-MAG Gcstion ct protectiondcr fon5ta En coun Cr. 2041-MAG Recherche agricolc nationale En c w n Cr. 2125-MAG Environncmcnt En coun Cr. 2150-MAG Rojct pilotc de vulgari~tionagric. En c w n 14 Tableau 2: Calendrier du ~ r o i a novmbrc 1982 novcmbrc 1983 Approbation par Ic Coneti1 dea - d h b r e 1983 Administrations Signature dea credits (Cr. 1433- - mars 1984 MAG and SF 008-MAG) EntrCecn vigucur dca cr6dits - Achtvcmcnt du projet - Cr. 1433-MAG d h b r c 1987 d k b r e 1988 d h m b r c 1989 - SF 008-MAG dkembre 1987 dtfcmbrc 1989 d h m b r c 1989 C16turcdea credits - Cr. 1433-MAG 30 juin 1988 30 juia 1989 30 juia 1990 - SF 008-MAG U)juin 1988 30juin 1989 30 juin 1990 Dernicr dhisscmcnt - Cr. 1433-MAG 31 dkcmbrc 1988 31 dtccmbm 1989 3 juillet 1991 - SF 008-MAG 31 dkmbrc 1988 31 dkanbre 1989 24 mai 1991 8/ -81 Les retards des demiers dkaissements ont dtd dus aux ddlais administratifs au niveau de la Banque Centrale de Madagascar. Tableau 3: Coots et financement du go& V&iculu ct bquipement Travaux Publics Assistance techniqueet preetationconsultants Suivi et Cvaluation - 9/ Estimationsde la mission. I1 n'a pas kt6 possible de ventiler les coats par volet du projet, faute de renseignements suffisants. Le projet a tenu ses comptes financiers sur la base des catdgories de l'accord de credit. MI Le financement des etudes a t inclus dans la catdgorieAssistance technique et services de consultants. - 111 Financement fourni par Ie FAC, en dehors du projet (voir Tableau 6E). B. Financement du ~ r o i a Fonds specid de I'IDA - - - 12/ Estimation de la mission, fond& sur des renseignements incomplets. / Les depenses moins importantes que prevu s'expliquent en partie par les fluctuations des taux de change entre le dollar et le franc. Tableau 4: DecaissementS A. Decaissements cumul&. estimatifs et realis& - Credits de I'IDA (Cr. 1433-MAG; SF 008-MAG) Ann+&ct trimurtt Cdendria cstimatif d a Wfaivementa sumul& DCcairstmentmrCalirCI d'exacicc & I'IDA dhisscmenta de I'IDA a % d u (vSS '000) @TS '000) (vSS'000) @TS '000) dCcaissementmmim& - 1985 30 septembre 1984 500 500 1.055 1.065 213 31dtcembre 1984 3.800 3.600 3.398 3.408 94 31 mars 1985 4.200 4.000 3.557 3.572 89 30 juin 1985 4.600 4.400 4.806 3.572 81 - 1986 30 septembre 1985 5.300 5.000 6.704 4.847 97 31dbembre 1985 7.700 7.300 7.468 6.594 90 31mars 1986 8.300 7.900 9.051 7.598 % 30 juin 1986 9.100 8.600 10.198 9.682 112 - 1987 30 septembre 1986 10.100 9.600 11.702 10.983 114 31dbembre 1986 11.900 11.300 13.186 12.194 108 31 mars 1987 12.400 11.800 14.104 14.443 122 30 juin 1987 13.300 12.600 16.267 14.574 115 - 1988 30 septembre 1987 14.000 13.200 16.334 15.390 116 31 dkmbre 1987 14.900 14.000 17.389 15.390 109 31 mars 1988 15.700 14.900 17.543 15.502 104 30 juin 1988 16.400 15.500 17.638 15.571 100 - 1989 30 septembrc 1988 17.000 16.100 17.720 15.634 97 31dbembre 1988 17.800 16.900 17.806 15.721 93 31 mara 1989 17.850 17.748 93 30 juin 1989 17.916 15.748 93 - 1990 30 septembre 1989 17.957 15.811 93 31dbembre 1989 18.029 15.856 94 31mars 1990 18.354 15.886 94 30 juin 1990 18.797 16.120 95 - 1991 30 septembre 1990 19.137 16.463 97 31dbembrc 1990 19.233 16.761 99 30 mars 1991 19.277 16.793 99 30 ju~n1991 19.358 16.864 99 Dcrnibrea datcs de dhissement: Cr. 1433-MAG- 3 juillet 1991 SF 008-MAG - 24 juillet 1991 Montant annul6: Cr. 1433-MAG- SDR 10.012,87 SF 008-MAG- 25.618.55 Remarque: L a d 6 c a i ~ e n t && aeCcaientp u disponibla. a C. Deboursernentspar categorie (Cr.1433-MAG1 Assiwanffi technique Sans affectation 19 D. D6boursement.sDar categorie (SF008-MAG> Rdfection d a rout- Assistance technique Suivi et 6valuation Sans affectation Tableau 5: Indicateurs de performance , A. Indicateurs de ~roduction.superficies et rendement~ ..........................................................A ........................................................... lndicateurs de production, N N E E superficies et rendements 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 RE14/ 1Realis6 RE ( ~ e a l i s b RE IR6alisb RE IRealisb RE IRCalise RE IRCalis6 RE l ~ e a l i s e RE IRbalise Superficies totales en 17.560 19.849 20.500 23.695 24.500 32.954 25.580 42.850 25.500 22.179 25.500 26.048 25.500 28.813 25.500 27.015 coton (ha) Production totale ( t ) 26.202 26.381 33.450 33.813 40.650 42.871 43.989 41.010 45.220 27.221 45.220 31.863 45.220 41.538 45.220 32.071 Rendement total par ha 1,49 1,33 1,63 1,43 1,69 1,30 1,73 0.96 1,77 1,23 1.77 1,22 1,77 1,44 1.77 1,19 Oont : Cultures de decrue - Superficie (ha) 8.875 9.366 10.000 10.360 11.500 11.946 11.800 10.639 11.800 9.176 11.800 9.331 11.800 11.558 11.800 11.868 - Production ( t ) 19.254 17.222 23.500 20.135 27.600 22.718 28.675 22.370 28.910 18.058 28.910 20.132 28.910 26.021 28.910 21.006 - Rendement (t/ha) 2,19 1,84 2,35 1,94 2,40 1,90 2,43 2,lO 2,45 1,97 2,45 2,16 2,45 2,25 2,45 1,77 Cultures irrigdes - Superficie (ha) 4.185 4.905 5.000 5.964 5.500 7.231 6.200 4.480 6.200 1.625 6.200 1.469 6.200 1.921 6.200 1.443 - Production ( t ) 3.348 4.359 5.000 6.446 6.050 7.715 7.440 2.899 8.060 1.225 8.060 1.411 8.060 1.891 8.060 1.472 - Rendement (t/ha) 0,80 0,89 1 1,08 1,l 1,07 1,2 0,65 1,3 0,75 1,3 0,% 1,3 0,98 1,3 1,02 Cultures pluviales - Superficie (ha) 4.500 5.578 5.500 7.371 7.000 13.777 7.500 23.731 7.500 11.378 7.500 15.248 7.500 15.334 7.500 13.704 - Production ( t ) 3.600 4.800 4.950 7.232 7.000 12.438 7.875 15.741 8.250 7.938 8.250 10.320 8.250 13.626 8.250 2.593 - Rendement (t/ha) 0,85 0,86 0,90 0,98 1,0 0,9 1,05 0,'57 1,l 0,70 1,l 0,68 1,l 0,89 1,l 0,70 - 141 RE : Rapport d'kvaluation. L1 B. Rehabilitation ~istescotonnibra 151 Cette composantene sera analys&dans ses details qu'apris evaluation du projet. 22 Tableau 6: R&ultats de ~ r o & A. Su~erficie.~roductionet accroissement de Droduction estirnb (1) S#icia r6cller (ha) 19.864 23.695 32.954 42.850 22.179 26.048 28.813 27.015 - (2) SuporficiercrtimCaau moment 17.560 20.500 24.500 25.500 25.500 25.500 25.500 25.500 - &1'Cvduation (3) Accroieeemcntdo rupcrficie 0 6.135 15.394 25.290 4.619 8.488 11.253 9.455 - depuir 1983(ha) (4) RendementrMi& (tlha) 1,33 1,43 1,30 0,% 1 , s 1,22 1.44 1,19 (5) Rendementestimt au moment 1,49 1,63 1,69 1,73 1.77 1,77 1,77 1,77 de I'tvduntion (6) Rendement du coton pluvide 0,86 0,98 0,90 0,57 0,70 0,68 0,88 0,70 (7) Rendementcairn6 rur lea 0.86 0.86 0,86 0.40 0.60 030 0,70 0,60 nouvelluruperficieacultivka (8) Reduction r a i d (t) 26.381 33.813 42.871 41.010 27.221 31.863 41.538 32.071 - (9) Accroisscmentde production 0 7.432 16.490 14.629 840 5.482 15.157 5.690 - par rapport d 1983 (10) Accroiasementde production 0.5.276 13.239 10.116 2.771 4.244 7.877 5.673 5.000 attribuableau projd (catimation du RAP) 16/ &I (10) = (3) * (7) Voir annexe, para. 7. 23 Tableau 6 (cont.): ReSultats du ~ r o & B. Imuact economiaue Taux de rentabilitd hnomique (composante sect= Au moment de l'dvaluation :Voir l'analyse hnomique en annexe. Financement Titre et objet Consultants Obst~ations Source Coat IDA US$ 187.287 Lutte phytosanitaue: choix des pesticides; Africa Sugar Consultants Y compris la mist eur pied d'un contdle de la rhistance aux pesticides. (Mauritiur) laborstoire dc contr6le # la formation du personnel d'exploitation. IDA US$ 99.465 Aide I'HASYMA pour la prCparation dca Bureau Co~ultant Cc consultant a aussi aid6 A organistr Ie diecussions eur la restnrcturation en juillet Resources Industry voyage d'kudes. 1990. (Madag-) CCCE FF 585.014 Etudes sur la filibre coton Institut Textile de France Nord CCCE FF 658.906 Etude du Secteur Textile B.B. Consult CCCE FF 122.620 Etudes sur I'analyse des implications de la IRCT strdgie en amont de la filibre CCCE FF 65.763 Audit technique du circuit de production FRANSORIENT 24 Tableau 6 (cont.): R d s u l Q t s ~ g g D. Assistance techniaue Les postes d'assistance technique suivants ont ett5 finan& ou cofinanc& au titre du projet: rcptembrc 1983 h mat 1988 Inghicur civil novembro 1985 h octobrc 1989 Andy* financier octobre 1984 h juillet 1990 SpQidisk en gestion/adminicaration janvia 1985 B juillet 1986 Agronomc (recherche) juin 1984 h juillet 1988 Agronome (Vulgarisition) rcptembre 1984 h ccjour - '-(Nord-Ouest) Agronomc (Vulgarisation) scptcmbre 1984 h rcptembrc 1986 ~ x p e n egr-ge cn octobn 1984 d scptcmbrc 1988 Spkialistecn gestion/administration janvia 1985 h scptembre 1989 23 Tableau 6 (cont.): Rhultats du uro& E. Formation Formation l'etrana Fonctionaemcotd u associstionr SODECOTON villagcoisu F i c c m c n t d u cxportationad CEGOS Parb importsriona Organisationd guaion d u ey&mer CEGOS CEPIAlParis - informati& Administrationdu permmcl d CEGOS Paria informatisation Suivi d Cvaluation BDPA Paria Maintien dc la fertilitt d u m l ~ CNEARC Montpcllier Anglaisintensif pour Ie Duecteur gCn&al Institution PlTMAN Ltd London 1 S6minaiue ICAC en Australic ICAC IDA 1 IntroductionB gcstion financibt LEFEBVRE Paris FAC 1986 1 Mhisetion agricole Mafsey Fcrguaon France M. Ferguson 1 Techniqua d'6grenage du wton CMDT Mali FAC 3 Clasaement dee fibree SOSEA I t Havre FAC 1 Entornologic LRCT Montpellier& Cameroon FAC 1987 2 Formation des agenu dt vulgarisation BDPA Paris FAC spCcialids 26 Tableau 6 (cont.): Pesultats du ~ r o i g Analyso d u projrrs de dtvcloppcmmt BDPA Parir Micm-ordiiun en milieu rurd BDPA Pnrb Voyage d'Ctuder en Egypte Egypth Govetnma~t Fonnntion dea agcatr &vulgarintion BDPAt q&ialisb FORHOM La rtalirtr agricolu stl u relatiom BDPA Nord-Sud Technologiesde production du coton EICA-Egypt Stminaire sur la gcstionladministration CAMPC-ate d'Ivoue Stmiriaire eur I'admini~ationdu CAMPC CBtc d'Ivoitc - p a m ~ d Audit interne CAPMC - CBtc d'Ivoire Commercialisstion CAMPC Abidjan Application des insccticidu CIBA GEIGY Suiw Rotection des plantea - statistiqua IRCT Montpcllicr biom&iquu - agronomic 2 Foumituru des biens st servicer CAMPC Abidjan FAC 3 Voyage d'Ctudu Zimbabwe, Burlrina. Mdi IDA 1990 1 Mhisation agricole GORKI URSS URSS 1991 2 Aseociationevillageoim MdVBurkina FAC 1 Essaie du DL 50 en laboratoire LRCT Montpcllicr FAC 1 Technologicdce fibres IRCT Montpellier FAC LI Tableau 6 (cont.): Resultats du ~roiet E. Formatios Formation locale L'eatrepriscururclationr avef Iu CFC banquea Ficcllet crCdita Organisationcomptablcet budghicc CFC Formation dea fomateuri~ CFC France Utilisation mattriclr audio-visuelr Plan comptablc 1987 CFC Montpellicx& Cameroon Maitrim I'organimtion dc son travail CFC 1990 3 Misc en place ct fonctiomementdm CFC FAC organisationspaysanaea 3 Suivi ct Cvaluationde la vulgarination CFC FAC N C ~ 3 Planificationet organimtiond'unc CFC FAC campagncde vulgarisation Tableau 7: W ~ e cdes conditions des c r m t Situation 1. Accord de cddit de I'IDA DCA Section 3.01 a) L'omp~nkurfen en IO* qua I'HASYMA rrrpccte l u digorition# dc I ' d dcproja ... RerpectCe b) L'entpruntcur meam A la d i i t i o n do I'HASYMA lor moatamdu oddit du hnda Rcpc~tCe r p b i dam le udm dc... I'rccord dc p& aibaidiak.. nommoatdor dilporiti0~pdvoy.n . que : A) ...lea m o mdu cddit ...pour... lea pad- A2 a C.. wmat mahunh em mufum . Ea M h . I'HASYMA n'a rien mmbounc. B) Tour lea fondr wur par I'HASYMA pour i) L vcato d'hnntn aprioolu -at utilidr En dtfaut. L'HASYMA r grrdt tour confodment aux disposition# dc la Section 2.11 dc 1'Accord du projct d ii) la vente dc ler fondr de contreprrtie. mattriel et dc vthiculcr au titre dc la partie A1 llerootutilida (confodmeat rux dirpdtiom ruxqucllcr ii eat d f t d 1la Section5.01 (a) dc I'Accord dc projct). c) L'empmnteur dcvn i) frire en lo* quc la SAMANGOKY ex&ute la purie I...; a ii) Respat& me- A la diaporitiondcla SAMANGOKY. wnrr formedcdon, l a menuducdditdou& pour ...lap d e I. c) L'empmnkur dcvn ...methe 1la dipeitionde HASYMA ...l u dcviau n6ceamima. RepcCtk DCA Scction3.M L'empmnkur devra, par I'inkrm&iiire du Minidm der tmvaux public8 : Respat&r en g t d n l ; cepcndant1'6tat d'cntretien dcr router publiquer eat a) Aidcr I'HASYMA 1pdprrer ler documents d'rppcl d'offres, 1 tvalucr l u o h at 1 encore mediocre ct gEnc la production supervircr ler mvrux de gtnie civil; cotonnibre. b) Extcuter lea mvrux qui dtprrecront ler crpaciJr du brigadcr de I'HASYMA. DCA Section3.03 ...L'cmpmnteur fen en sorte que la SAMANGOKY fanee rppcl 1unc aaaiatmcc technique Respcctk pour pdprrer Icr rappotla el knir lea livrer. DCA Section 3.05 a) L'cmpmnteur fera en so& que la SAMANGOKY ...prockdc A dcr tchangea dc vucr rvcc RcspcctCc I'IDA en cc qui concernclea proghr ru ti& de la partie I... et b)...informe I'IDA arm tardcr de toute situation qui gtne.. I'cxtcution dc la partie I. . DCA Section 3.07 L'empmnteur Ctablin et maintiendra un comiJ respon~blcde la politiquc dc dtvcloppcmcnt - - Lc comitf a 616 crCC par Ic DCcret du .. et dc'lr coordination d'ensemblc du secteur du coton. mmment en cc qui colr- la 3 roOt 1984. I1 #'cat Guniunc fois par distribution des fibrer de coton 1I'industric textile... ct ce comid dispoura du p e n 0 4 an pour dincuter Ic prix des grainca ct adtquat. .. dem fibrer. DCA Section3.08 L'empnmteur fournira chaquc am& A I'IDA ...un rapport rarr I'utiliartion der monLlntr du Lc fonda r ttf crC6 mair Ics montanta fonds sptcial &servt... dea venter d'inmnta n'y ontjamair 6J mnsftds. 2. Accord dc cddit du Fonds sptcial (SFCA) Voir lea tenntr ct conditions, el la situation figunnt aux sectionsDCA 3.01 A 3.08 cidcmu. Remarque : IA Sation SFCA 2.03 @) a ttf d i f i h p u la lethe atadad d i f f d en septembre 1984tl concernanttwr Icr accord8SF. 3. Accord du proiet (PA) PA Section2.01 b) Pwr le 30juin 1984 I'HASYMA dcvn pour.. .la park E.. wnrmcttre A l'rvir dc I'IDA . L'rccord HASYMA/FOFIFA r tJ une proposition dc programme A cxtcuter par Ir FOFIFA, ct c) pour Ie 30 rcptembm 1984... ntifiC. a&ter (cc) programme en tenant comptedcr avia dc I'IDA. d) Pour Ic 30juin 1984I'HASYMA dcvn pour... la padc H... vwuactlm 1I'avir dc I'IDA Respect&. Ler npporta ont Ctt fwrni uoc proporitiondc programme& arivict Cvdurtion. ctc) pour Ic 30 uptembre 1984.. d t e r . d ' w nunibre utirfairnte. (cc) prognmm cn tenant comptedcr avim dc I'IDA. PA Section2.02 L'HASYMA dcvn employer dcux gCn& agriculroun, un +isto dc I'Cgrwgc. un I p C c i en gcdon b i b r e ct un ingCnieur agricolc doat Icr q d f i u t i o (ctc.) devrod ~ litrej u g h rtirfaiunta p u I'IDA. PA Section2.05 a) I'HASYMA dcvn fournir A I'IDA.. .MIU tudor...l a p h . Iptcificationm, nppoltr. dncumot.conuacluelr ctprogrammer dc puvtion dor && c m mleaputioa A A I.. . b) L'HASYMA dcvn :i) nuintcnir unc documntationct Chblir dcr cooripaor pcrmeMdc mivre l a progrtr rGlistr, d'idcdficr Icr b i w ct lervica hand#... ct dc rendm comptedc dncumntation A fournir a Ctt A i g d la rimtion 1I'IDA tour Icr rix moir. pour tenir compte du fait quc I'mnte d'cxcrcicc dc I'HASYMA a Cct fix& du 111 au 31/12 A padr dc 1984. PA Section2.07 Pour Ic 30juin 1984. I'HASYMA dcvn dCrigncrun coordiiteur dc la formation. k coodition dc I. formation elt a m & p u Ic Chef du penonncl dc I'HASYMA. PA Scction2.08 a) pour lc 30 avril & chaquc mnte... I'HASYMA dcvn prtpucr du propoaitio~dc pmgnmme annuel dc tnvail et Icr fournir A I'IDA. b) Pour Ic 15d&embre dcchaqua &. ..I'HASYMA dovn fournir A I'IDA... un programme annucl dc tnvail.. pour I'& . apdr la mivante. PA Section2.10 L'HASYMA dcvn vendre Icr intrrnta agricolcr sux exploitanta A prix complct PA Section2.1 1 L'HASYMA devn dCpoler tow Icr fonds w u r (du vcnbx d'intnotr msntionnh cidcamr) L'HASYMA a ouvcrt un compte A la mr un compte rCp& ouvort &xu unc b q u c commcrcialca@ p u I'IDA ct cer produit.... BTM nuir n'y a januir dCpost Icr devront atre utilidr par I'HASYMA pour financer I. dfation ct I'cnktien der pi- produit. dcr vcnter d'intnnt.. cotonnibrer. PA Section2.12 L'HASYMA dcvn dCpoacr bur les fondr requa dc la vcntc der Cquipemcnta ct vChiculer L'HASYMA s ouvcrt un compte A Is financCs (dam le cad=-dcs ctiditn 1433-MAGet SF-8-MAG) ...mr un fondr spCci.1 drrvC BTM mais n'y s jamair dtpod lea A la BTM. produitn dcr vcnter d'intranta. PA Section 4.01 L'HASYMA dcvn tenir dcr Livrer opCntionnelrct financicnadCquatn... confodmcnt aux.. . pntiquer comptablcrcounnter... ct dcvn notamment tenir... dcr compter dpadr pour toutu Icr dCpcnscr (nCcessitant un dkaisscmcnt de I'IDA) sur la baec &r relcvCr dc dCpcnrcr. PA Scction 4.02 L'HASYMA dcvn : Rcspcct& en gCdnl. Cependant, ler npporta de v6rificstion ttaient parfoir a) faire vCrifier ea comptabilictet acr 6t.u financien...A chaquecxercicc p u un vCrificatcur ea retard et de qualit6 douteuec. indipendant; b) fournir A I'IDA ...sixmois su plus tard spds la fin dc chaque excrcice, lea 6t.u fituncien ct les npporra de ~Crificstion. PA Section4.03 L'HASYMA nc dcvn paa dCclarer ni payer de dividender. 30 Tableau 8: Em~loides ressources de la Banaw A. Partici~ationdu ~ersonnelde la Banaue Ihommes-sdminaires. Dar exercice) B. Missions de su~ervision dhmbre 1983 Post-Cvaluation IDA septembre 1984 1 (Mk) dhmbre 1984 3 (Ec.Mk.Eg) 5 IDA sept./oct. 1986 3 (Ec,FA, Ag) 21 2 F 6 IDA oct.lnov. 1988 1 (FA) 10 3 F,M 7 IDA aoDt 1989 I (Ec) N.A. 2 F,M 8 IDA/FAO avriltmai 1990 2 (FA, Ag) 14 2 F,M (CP) Note: Specialite: Ag = l'agriculture; Eg = ingdnieur; Ec = dconomiste; M k = marketing; FA = analyste financier Situation: 1: sans problkmes ou avec des problkmes mineurs; 2: presence de problkmes moyennement serieux; 3: presence de problkmes serieux. Tendance: 1 = arneliore; 2 = stationne; 3 = ddteriore. Types de problkmes: F = finance; M = gestion; P = approvisionnement; T = technique. ANNEXE 1 page 1 de 8 ANALYSE ECONOMIOUE 1. Les principaux avantages hnomiques mesurables r&ultant des investissementsdu projet ont dte constituk par l'augmentation de la production de graines de coton. Aprh egrenage, la production est vendue 2 l'industrie textile locale. La mission chargtk d'etablir le rapport d'achbvement du projet (RAP) a admis comrne hypothese que le projet avait atteint son plein developpement. La production supplementaire a ~ u e l l de e graines de coton qui, d'aprks le rapport d'evaluation, devait resulter de la mise en oeuvre du projet, n'a pas ete obtenue. Dans le RAP, l'estimation de cette production supplementaire annuelle (Tableau 6a, de la partie principale du rapport) est bas& sur le fait que la plus grande partie de l'expansion des superficies cultivk a pris place dans les zones d'agriculture pluviale et a englobedes zones qui ne convenaient pas a la culture du coton. Sur ces nouvelles terra, les agriculteurs etaient, pour la plupart, peu familiaris& avec la culture du coton et ils n'ont donc obtenu que des rendements inferieurs h la moyeme. La mission estime que la production annuelle supplementaire a atteint un maximum d'un peu plus de 10.000 tomes en 1985 et 1986. Par la suite, cetteproduction supplementaires'est stabilis& a 5.000 tomes par an, ce qui represente environ 3'05 millions de dollars avec un prix au producteur Quivalant au prix paritaire a l'importation. 2. I1 y a aussi d'autres avantages dont il n'est pas possible de tenir complbtement compte dans le cadre de cette analyse bnomique. On peut citer par exemple les liaisons en amont et en aval resultant du developpement de la production cotonnibre et des activi* manufacturibres dans les regions interessk. D'autres avantages peuvent aussi resulter indirectement des ddpenses de recherched6veloppement. Ainsi, l'investissement en etudes du sous-secteur du coton a eu pour effet de valoriser les ressources humaines, ce qui se traduira eventuellement par une plus grande productivite et par la creation d'un nouveau potentiel productif (cet avantage etant aussi transferable en dehors du sous-secteur du coton). 3. Pour la presente analyse konomique (voir les Tableaux 3a, b et c) le taux de change du dollar adopt6 h titre de reference a ete de 600 FMG pour 1983et 1984,700 et 750 FMG pour 1985et 1986 respectivement (les taux courammentpratiques etaient de 430 FMG en 1983; 576 FMG en 1984, 662 FMG en 1985et 676 FMG en 1986). Pour les autres a n n k (1987 a 1990)on a utilise des moyennes annuelles tenant compte des taux de change libres et des taux de change rkls. Pour le calcul des avantages dconomiques, les avantages du projet ont ete evalues en utilisant le prix economique de reference au producteur des produits de substitution aux importations. Les prix c.a.f. (prix moyens annuelsen Europe du Nord d'un coton de qualit6equivalente) ont ete obtenus a partir des statistiques mondiales du coton publiees dans le "Bulletin of the InternationalCotton Advisory Committee" (voir le Tableau 3a). Les coats du transport ont ete obtenus h partir des divers rapports de supervision ou d'autres etudes du sous-secteur. Les coats de l'egrenage ont ete obtenus auprh de I'HASYMA. Tous ces coots etant des coats economiques, les taxes et autres transferts se trouvaient exclus. 4. Le coat economique du coton en graine produit h la ferme a ete estime en calculant le coot total des intrants utilises par tonne de graines, auquel on a ajoute le coat moyen pondere de la preparation de la terre, de la maind'oeuvre, du transport local, des applications d'intrants, des - pratiques culturales et de la recolte, rapport& un kilogramme de coton en graines. 5. Tous les coats du capital du projet, coots resultant des conditions de financement de 1'IDA et de la CCCE ont ete compris dans l'analyse. La contribution de I'HASYMA a la composante de refection des routes (appelees "pistes cotonni&resn)a 6te exclue car les avantages qui decoulent de cet investissement profitent egalement A d'autre sous-secteurs. ANNEXE 1 page 2 de 8 Autres indicateur~ 6. Le projet a cherche h ameliorer la situationfinancikrede l'HASYMA, quiest une socidtd semi- publique nationalis&, chargde du sous-secteur du coton en tant qu'agent d'exkution de 1'Etat. Le rapport d'evaluation du projet estimait que les mauvais rdsultats qu'elle a enregistrds etaient dus au fait que les prix fix& pour les intrants et la production etaient trop faibles par rapport aux prix paritaires l'importation, et que la marge d'exploitation etait trop faible pour couvrir les coQts.En consdquence, il recommandait de fixer les prix par rapport aux prix frontikre, de rnanikre h refleter les prix exterieurs tout en offrant des remunerations approprides et en stimulant la recherche de l'efficacite. Cette recommandation n'a pas eu d'effet pendant les quatre dernikres a n n h (1987 h 1990). Le Tableau 1montre l'evolution du coefficientde protection nominale estid de la fibre de coton pendant le deroulementdu projet. I1 ressort de l'analyse que, pendant les annees 1987h 1990, le Gouvernement a protege l'industrie textile nationale qui est la principale utilisatrice du coton produit localement. L'analyse suggkre qu'il n'etait peut4tre pas possible de maintenir les grands objectifs de production, en raison du fait que les prix au producteur et les prix de vente de la fibre etaienttropbas. La politiqued'dtablissement des prix choisiepar le Gouvernement a semi h renforcer la position des fabricants de textiles, au detriment de la position des producteurs et de I'HASYMA. L'analyse du Tableau 3a montre que les prix fix& chaque ann& pour la graine de coton (sauf en 1985et 1986) Went constamment trop bas par rapport aux prix frontikre. 7. La situationfinancikrede 1'HASYMA reste prkaire (voir le Tableau 2). En rdsume, ce grave problkme va de pair avec un endettement excessif par rapport aux actifs et, en consequence, avec un dpuisement des fonds propres. Cependant, il convient de remarquer qu'il y a eu une legkre ameliorationde ce ratio d'endettement en 1989. Ceci a dte dQsurtouta la r&valuation des principaux actifs qui a eu pour effet d'augmenter la valeur totale des capitaux propres de la compagnie. Neanrnoins, la charge de la dette reste trop elev&, par rapport h ce qu'elle serait avec un ratio d'endettement normal d'environ 50 % .Actuellement, ce fardeau menace l'existence de la compagnie. Au debut des a n n k 80, l'importance des investissements (installations d'egrenage et materiel de transport) a pose de gros problkmes; la politique d'etablissement des prix, combinee h un taux d'utilisation des capacitds trop faible (le taux le plus eleve a ete de 63 % en 1986) n'a pas permis h la compagniede generer des fonds suffisantspour couvrir ses coQtsd'exploitation et assurer le service de sa dette. L'augmentation de la charge reprdsentee par le pret de la CCCE h la suite de la devaluation du franc malgache a egalement contribue h la mauvaise situation financikre de I'HASYMA. 8. L'HASYMA a aussi 6t6 accablde par d'autres pertes. Des clients qui avaient achete de la fibre et des graines de coton, ainsi que des producteurs qui avaient obtenu des credits de I'HASYMA, n'ont pas paye leurs factures ou rembourst?leurs prets. Dans le cas de la fibre, la plus grande partie des pertes a ete le fait d'une entreprise d'Etat, la SUMATEX. En ce qui concerne les producteurs, les defauts de paiement peuvent &treattribuds en partie soit h la sdcheresse de 1986, soit au fait que les agriculteurs ont plant6 du coton sur des terrains qui ne convenaient pas. Du c8td des producteurs, les autres pertes viement largement des pulverisations adriennes faites h credit et restees impayees par la suite. 9. I1 est douteux que l'HASYMA, meme dans les hypothhes les plus optimistes quant h son avenir, puisse rdsoudre les problkmes financiers qui l'assaillent. La direction de la compagnie a essay6 de reduire les coQts,de rendre ses services plus efficaces, etc. mais la question du service de la dette continuera h prdsenter des difficult& qui feront obstacle h la solution du problkme h long terme. En outre, il est toujours trh douteux que I'HASYMA, en tant que monopole semi-public, puisse jamais devenir rentable. ANNbXk 1 page 3 de 8 10. Sur labase des hypothhes cidessus, le fluxdes cootset avantages du projet de ddveloppement du sous-secteur du cotonjusqu'en l'an 2009 dome un taux de rentabilitd hnomique de 5 % (voir Tableau 3), ce quiest inferieur aux 30 % estimck par le rapport d'evaluationen raison principalement du fait que les rendements obtenus sur les nouvelles terres cultivtks en coton ont ete infdrieurs aux previsions. 11. Le rapport d'evaluation avait trouve que, parmi les risques du projet, les deux plus probable etaient constituck par les insectes, maladies ou parasites et par la possibiliteque 1'Etat ne maintienne pas les prix A la production A un niveau suffisamment int6ressant. L'analyse du Tableau 3a demontre que, au cours des anntks, les prix fix& ne sont pas rest& A des niveaux correspondant approximativementaux prix paritaires A l'importation. La mission chargde d'etablir le RAP a estime que les risques climatiques et phytosanitaires, combinck d'une part avec le fait que les prix au producteur n'ont pas ete maintenus A un niveau suffisamment intdressant et, d'autre part, avec les difficult& financikres de I'HASYMA, ont minimise l'impact d'ensemble du projet. ANNEXE 1 page 4 de 8 Table 1 Coefficient de protection nominale de la fibre de coton - Fibre en PMGkp c.a.f. 1.028.81 1.149.59 1.134.83 961.62 1.462.11 2.361,48 2.431.24 2.766,72 Tnsport du port rux uainu 30.00 35.00 50.00 75.00 Prix &ommiqucparitlireA 1.041.81 1.179.59 1.169.83 1.001.62 1.512.11 2.436.48 2.511.24 2.846.72 Tableau 2 Resume de l'endettement de I'HASYMA - 1986 1987 1988 1989 Ratio (dette totale)/(actifs totaux 114,4 103,2 94,3 74,9 ANNEXE 1 page 5 de 8 Tableau 3a - Prix kconomique du coton en graine ANNEE 1983 1984 1985 1986 1987 I 1989 1990 1988 Roduit de substitution aux importations: 77.94 87,W 73.69 58,28 62,17 76.29 68.94 83.84 en ctsnb c.a.f. Europe du Nord en dollarskg 1.77 1,92 1,62 1,28 1,37 1.68 1,52 1,84 Taux de change FMG/dollar a 0,00 a0.m 700.00 750,00 1.069,00 1.407.00 1.603,00 1.500,00 kg de fibre c.a.f. Mahajanga 1.028.81 1.149,59 1.134.83 %1.62 1.462,11 2.361,48 2.431.24 2.766,72 NOUTER Transport juqu'aux usinea en 13.00 30,OO 35.00 4w-J %,00 75,00 8w-J Woo FMGkg de fibre RETRANCHER Transport juqu'b la m i o n ' 13,OO 30,00 35,00 ~ , 0 0 w,00 75,00 80,00 80.00 d'dgrenage en FMGkg de fibre RETRANCHER Coat de I'dgrenage en FMGkg 110,00 115,00 120,OO 123.00 194,00 227,00 m,@-J 353,00 de fibre Valeur de la fibre sane lee coats 918,81 1.034,59 1.014,83 838,62 1.268,11 2.134,48 2.181.24 2.413,72 d'dgrenage. en FMGkg de fibre NOUTER Valeur de la graine par kg de 45,00 60.00 60,00 77,00 158,00 145,00 210,00 213.00 fibre Equivalence en graine de coton 366,s 415,94 408,43 347,94 541$2 866,M 908,67 998,15 avec un rendement de 38% B I 'dgrenage ANNEXE 1 page 6 de 8 Tableau 3a (cont.) YEAR 1983 1984 I 1985 1986 1987 1988 1989 1990 RETRANCHER Coat du wansport d de I'achat 20,00 37,00 45,00 50,00 62,00 83,00 90.00 92,00 du coton en graineen FMGkg Rix de rkftrenceau producteur 346,25 378,94 363,43 297,94 479.92 783,20 818,67 %,15 en FMGkg de coton en graine 11 Rix financierpay6 au 156,00 240,00 287,00 287,00 ' 320,00 508,00 546.00 631,00 producteuren FMGkg de coton en graine 21 Coefficientde protection 0,45 0.63 0,79 0 s 0,67 0,65 0.67 0.70 nominale 211 ANNEXE I page 7 de 8 Tableau 3b - Analyse des coQtset avantages 'ANNEE 1983 I 1984 I 1985 I 1986 I 1987 1 1988 I 1989 I 1990 Accroissement dc production dc coton avcc Ic projet (tonncs) (A) 0 5.276.10 13.238,84 10.116,00 2.771,40 4.244,00 7.877,IO 5.673,00 Total dm Avantagcs (B) (A) x 1 (Tableau 6a) 0 1.999.33 4.811,39 3.013,% 1.330,05 3.323,90 6.448.75 5.140.54 Millionr dc FMG Coat de la productionkg de grainc 143 145.00 203,00 223,00 303,00 387,00 435,00 630.00 colon (C) CoOtr dc rtcurrcncc 0 765,03 2.687,48 2.255,87 839.73 1.642,43 3.426,54 3.57339 (A) x (C) en millionr dc FMG Tableau 3c- Analyse hnomique (Million de FMG) ANNEE - 1983 I 1984 I I 1985 I 1986 I 1987 I 1988 I 1989 1990 I 1991 1W-2009 Avantages Total Avantagm 0 1.999,33 4.811,39 3.013,% 1.330,05 3.323,90 6.448,75 5.140,59' 4.530,75 4.530.75 coats IDA 1.958,00 2.188,00 4.466,OO 4.359,00 586,00 320.00 1.864,00 76,00 158,17 CCCE 1.703,O 983.00 144.00 195,00 668,00 360.00 275,00 732.00 CoOtr rkurrentr 0 765,03 2.687,48 2.255,87 839,73 1.642,43 3.426.54 3.513.99 3.150,00 3.150,OO Total dm coats 1.703,O 3.706,03 5.019,48 6.916,87 5.866,73 2.588,43 4.02134 6.169,99 3.226,00 3.158.00 Avantages neu -1.703.0 - 1.706.70 -208,lO -3.902,90 -4.536.68 735,47 2.427.20 - 1.029,40 1.304,75 1.380,75 Taux de rentabilitd hnomique = 5% ANNEXE 1 page 8 de 8 Tableau 4 Marge bruteha de coton (1990) - Grande plantation dans le Nord Coats variables Machines agricoles Mahd'oeuvre Tableau 5 - Marge bruteha de coton Petites exploitations,traction animale, dans le Sud Productionbrute: 0.8 tonsha h FMG 6151kg: 492.000 Coats variables Location de materiel Autres depenses diverses

Основные сведения
Тип документа Project Completion Report
Дата принятия
Страна Мадагаскар
Источник Всемирный банк