Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport Uo. 10044 RAPPORT D'KVALUATIOU RETROSPECTIVE DE PROJET SEHEGBG TBOISIEHE PROJET EDUCBTIOU (CBKDITS 908-SE ET SAC 11-SE) Mpartement de 196valuation retrospective des operations TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte. et ne peut Otre utilid par ses destinaraires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut etre autrement divulguk sans I'autorisation de la Banque Mondiile. TAUX DE CHANG8 Unite monetaire Taux de change - Franc de la communaute financiere africaine (FCFA) Annee d'evaluation - 1 dollar 220 francs CFA - Annees intermediaires - 1 dollar = 346 francs CFA Annee d'achevement - 1 dollar 305 francs CFA BPE Bureau des projets education CCCE Caisse centrale de cooperation economique (France) CEAO Communaute economique de 1'Afrique de lfOuest CEE Communaute economique europeenne CEMT College d'enseignement moyen technique CESAG Centre africain d'etudes superieures en gestion CFPP Centre de formation et de perfectionnement permanent CNQP Centre national de qualification professionnelle CQID Centre de qualification industrielle de Dakar DERP Direction des etudes, des ressources humaines et de la planification DSGE Dipl6me superieur de gestion d'entreprises ENCR Ecole nationale des cadres ruraux ENR Ecole normale regionale ENSETP Ecole normale superieure d'enseignement technique et professionnel, autrefois ENSET ENSUT Ecole nationale superieure universitaire de technologie, autrefois IUT ESGE Ecole superieure de gestion des entreprises FAC Fonds d'aide et de cooperation (France) INDR Institut national de developpement rural INEADE Institut national d'etude et d'action pour le developpement LT Lycee technique MDR Ministere du developpement rural MEN Ministere de l'education nationale MEQ Ministere de 1'equipement MES Ministere de l'enseignement superieur OED Departement de l'evaluation retrospective des operations ONFP Office national de formation professionnelle RAP Rapport d'achevement du projet RERP Rapport d'evaluation retrospective du projet SEPH Secretariat dlEtat a la promotion humaine ler juillet - 30 juin Bureau du D i r e c t e u r GBnBral E v a l u a t i o n d e s OpBrations l e 31 o c t o b r e 1991 MEMORANDUM AUX ADMINISTRATEURS ET AU PRESIDENT OBJET : Rapport d ' 6 v a l u a t i o n r B t r o s p e c t i v e du p r o j e t - SBnBgal Troisigme p r o i e t Bducation ( C r B d i t s 908-SE e t SAC 11-SE) V e u i l l e z t r o u v e r c i - j o i n t , pour i n f o r m a t i o n , un e x e m p l a i r e du r a p p o r t i n t i t u l . 6 "Rapport d ' 6 v a l u a t i o n r B t r o s p e c t i v e du p r o j e t - SBnBgal - Troisi5me p r o j e t Bducation ( C r B d i t s 908-SE e t SAC 11-SE)", prBpar6 p a r l e DBpartement de 1 ' B v a l u a t i o n r B t r o s p e c t i v e des opBrations. PiSce j o i n t e RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE DU PROJET SENEGAL TROISIEME PROJET EDUCATION (CREDITS 908-SE et SAC 11-SE) TABLE DES MATIEMS Preface ........................ i Donnbes de base ...................... iii Resume analytique de l'evaluation ............. vii I. GENESEDUPROJET .................. A. Historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B . Assistance anterieure de 1'IDA A l'enseignement C. Genbeduprojet . . . . . . . . . . . . . . . . D. Objectifs initiaux et rhises. etcontenuduprojet ............. E. Plandefinancement .............. F . Mise enoeuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . I1 . MISE EN OEUVRE DU PROJET .............. A . Vue d'ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . B . Probl&mes d'execution ............. C . CoGts ..................... D. Gestion du projet et performance de 1'Emprunteur E . Realisations de 1'IDA ............. 111. RESULTATS DU PROJET . . . . . . . . . . . . . . . . . A. Realisation des objectifs ........... B . Effets A long tenne des projets ........ C. Incidence sur les femmes . . . . . . . . . . . . IV . CONCLUSIONS ET QUESTIONS .............. A. Vued'ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . B . Leqons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ANNEXES 1. Comentaires du Ministre de l'education nationale. Senegal ................... 2. Commentaires du Ministre du Ministre de l'economie des finances et du plan. Sbnbgal . . . . . . . RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE DU PROJET SENEGAL TROISIEME PROJET EDUCATION (CREDITS 908-SE et SAC 11-SE) PREFACE Nous presentons ici le Rapport d'evaluation retrospective (RERP) du Troisieme projet education au Senegal (Credits 908-SE et SAC 11-SE) pour lequel des credits d'un montant equivalant a 22 millions de dollars (908-SE) et a 4,5 millions de dollars (SAC 11-SE) ont ktk approuves le 23 mai 1979. Bien que le compte du projet ait ete officiellement clos le 31 decembre 1986, les decaissements se sont poursuivis jusqu'au 30 juin 1987, date a laquelle des soldes non decaisses de 748.382,55 dollars (908-SE) et de 472.749,15 dollars (SAC 11-SE) ont ete annules. Le Rapport d'evaluation retrospective du projet (RERP) a ete prepare par le Departement de l'evaluation retrospective des operations (OED) a partir : a) des dossiers de llAssociation internationale de developpement (IDA), et notamment du Rapport d'evaluation No 2270a-SE en date du ler mai 1979; des Minutes de la reunion des Administrateurs a laquelle le projet a ete presente au Conseil; de 1'Accord de credit de developpement en date du 23 mai 1979; et de la correspondance concernant la supervision du projet; b) du Rapport d'achevement du projet (Rapport PCR-OED No 7242) en date du 10 mai 1988; c) des discussions avec le personnel de 1'IDA ayant collabore au projet; et d) d'une mission d'evaluation retrospective qui s'est rendue au Senegal en fevrier 1991, et a visite les sites du projet et tenu des discussions avec les responsables du Gouvernement. Le Rapport d'achevement contient une quantite considerable d'informations detaillees et utiles sur le projet. La mission d'evaluation retrospective s'est rendue au Senegal pres de quatre ans apres la mission d'achevement et a trouve que certaines institutions qui avaient beneficie d'une aide dans le cadre du projet etaient plus solidement etablies qu'au moment du RAP. Le present rapport met donc a jour les conclusions du RAP a la lumiere des faits nouveaux et ajoute d'autres commentaires et conclusions sur divers aspects de l'execution et de l'incidence du projet. Le Departement de l'evaluation retrospective des operations remercie de son assistance le personnel du Ministere de l'education nationale et des autres institutions concernees par le projet. Selon les procedures habituelles de llOED, des exemplaires du projet de rapport d'evaluation retrospective ont ete envoyes au Gouvernement et aux organismes publics senegalais pour commentaires. - iii - RAPPORT' EVALUATION RETROSPECTIVE DU PROJET SENEGAL TROISIEME PROJET EDUCATION (CREDITS 908-SE et SAC 11-SE) DONNEES DE BASE PRINCIPALES DONNEES SUR LE PROJET Chiffres Evaluation eff8ctif.s CoQt total du projet (millions de francs CFA) 7.282 10.098 depassement de coQts 38,7 CoQt total du projet (millions de dollars) 33,l 29,3 depassement de coQts 11,5 Montant du credit 908-SE (millions de dollars) Decaisse Annule Rembourse DQ au 19 fevrier 1991 Montant du credit SAC 11-SE (millions de dollars) Decaisse Annule Rembourse DQ au 19 fevrier 1991 Date d'achevement des composantes materielles 9/82 5/87 Proportion achevee a la date ci-dessus (X) 95 Mois ecoules depuis la signature du credit 40 96 Retard par rapport au calendrier (X) 140 Date d'achevement de l'ensemble du projet 6/84 5/87 Proportion achevee a la date ci-dessus (X) 97 Mois ecoules depuis la signature du credit 61 96 Retard par rapport au calendrier (X) 57 L'ecart entre le credit (4,5 millions de dollars) et le total des decaissements et des montants annules (3,6 millions de dollars) vient de l'evolution du taux de change entre le dollar et les monnaies du Credit d'action speciale. sECAISS ENTS l Exercice - 80 - 81 - 82 - 83 - 84 85 - 86 - 87 908-SE Estimation a 1"evaluation 1,95 8,05 17,45 20,65 22,OO Decaissements effectifs 0,69 2,71 6,68 10,21 11,92 13,07 15,83 21 Decaissements effectifs en % de l'estimation 35 34 38 50 54 59 72 97 SAC 11-SE Estimation a l'evaluation 2,25 4,50 Decaissements effectifs - - 0,80 1,86 1,89 1,96 2,04 Decafssements effectifs en X de l'estimation 18 41 42 44 45 f Previsions Dates initiales Revisions effectives Premiere mention dans les dossiers Novembre 19 3emande du Gouvernement Aucun renseignem' Tegociations 9/4-12/79 Approbation par le Conseil 15/5/79 3ate de llAccord de credit 23/5/79 late d'entree en vigueur 16/8/79 Achevement du projet 30/6/84 31/5/87 late de cl6ture 31/12/84 31/12/86 31/12/86 lecaissement final 30/6/87 Emprunteur Republique du Senegal 3rgane d'execution Ministere de llequipement/ Ministere de l'education nationale Projets relais (i) (ii) Tom CESAG (Centre africain d'etudes Projet de dkveloppement superieures en gestion) de L'enseignement primaire Xumero du credit 1638-SE 1735-SE Yontant (millions de dollars) 5,5 12,O Date de llAccord de credit 7/1/86 9/9/8 7 ission Envoyee Mois/ Nombre de Nombre de Hommes- Date d~ Par annee semaines personnes semaines rapport :ude sectorielle UNESCO 10- 11/76 4,o 6 (A,E,GE,TE,2AE) 24,o 6/77 lentification IDA 7/7 7 2,o 7 (A,2E,GE,AE,TE,LO)6,9 8/77 lentification/ preparation IDA 10/77 2,3 4 (E,GE,TE,AE) 7,1 rep./evaluation UNESCO/IDA 2/78 1,3 2 (A,E) 2,3 -6evaluation IDA 4/78 290 3 (A,E,TE) 6,o raluation IDA 6/78 2,6 8 (2A,GE,ME,AE, 18,O TE,E,LO) ~stevaluation IDA 11/78 2,1 3 (A,E,GE) 6,4 renegociations IDA 2/79 1,4 1 (E) 1,4 Total 17,7 72,l rpervision I IDA 6/79 perv vision I1 IDA 12/79 lpervision I11 IDA 6- 7/80 lpervision IV IDA 10/80 lpervision V IDA 1/81 perv vision VI IDA 6 - 7/81 lpervision VII IDA 9-10/81 perv vision VIII IDA 4- 5/82 lpervision IX IDA 11/82 lpervision X IDA 3/83 lpervision XI IDA 10/83 lpervision XI1 IDA 3- 4/84 perv vision XI11 IDA 7/84 perv vision XIV IDA 1/8 5 perv vision XV IDA 6-7/85 perv vision XVI IDA 11/85 lpervision XVII IDA 4/86 [pervisionXVIII IDA 3/87 Total UNESCO 3/87 2,o 3 (A,2GE) 6,o Code : A - architecte E - economiste AE - specialiste de l'enseignement agricole GE - specialiste de l'enseignement general ME - specialiste de la formation a la gestion TE - specialiste de l'enseignement technique LO - charge de pr6ts AFFECTATION DES FONDS DU CREDIT (908-SE) (millions de dollars) Affectation Decaissements initiale effectifs Travaux de genie civil Travaux de genie civil Honoraires Mobilier Materiel Assistance technique Bourses d'etudes Compte special Mecanisme de preparation du projet Non affecte Annule Total AFFECTATION DES FONDS DU CREDIT (SAC 11-SE) (millions de dollars) Categorie Affectation Decaissements initiale effectifs 1 Travawr de genie civil 2,5 2 Materiel et vehicules 0,9 0,5 3 Mobilier 0,3 0,1 4 Non affecte 0.6 Annul6 - 0.5 4,5 3 , 6 L/ L/ L'ecart entre le credit (4,5 millions de dollars) et le total des decaissements et des annulations (3,6 millions de dollars) resulte de l'evolution du taux de change entre le dollar et les monnaies dans lesquelles etait libelle le Credit d'action speciale. - vii - RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE DU PROJET SENEGAL TROISIEME PROJET EDUCATION /CREDITS 908-SE et SAC 11-SE) Introduction A la fin des annees 60, on a identifie les deux principaux problemes du systeme d'enseignement senegalais comme etant le peu de rapport entre le systeme existant et les besoins de l'economie moderne, et le tres faible taux de scolarisation primaire, notamment dans les zones rurales. Le premier projet appuye par 1'IDA (Cr. 253-SE, approuve en juin 1971) a finance des ameliorations de la qualite et de la capacite de l'enseignement technique et agricole. Le second projet appuye par 1'IDA (Cr. 530-SE, fevrier 1975) fournissait une assistance pour satisfaire les besoins de personnel dans l'industrie, la pgche et le tourisme, diversifier l'education secondaire et creer un programme pilote d'enseignement rural peu onereux. Le Troisieme projet education a ete identifie en juillet 1977. Apres la preparation a laquelle ont participe trois missions, d e w de 1'IDA (en octobre 1977 et en avril 1978) et une de 1'UNESCO (en fevrier 1978), ce projet a ete evalue en juin 1978. Le coht total du projet etait estime a 33,l millions de dollars, dont une composante en devises de 20,9 millions de dollars, soit 63,l % du coQt total prevu. Un credit de 1'IDA equivalant a - viii - 22,O millions de dollars et un credit du Compte d'action speciale (etabli avec des fonds fournis par les pays membres de la Communaute economique europeenne), d'un montant equivalant a 4,5 millions de dollars, ont ete approuves et signes en mai 1979 et sont entrks en vigueur en aoQt de la meme annee. De plus, la Caisse centrale de cooperation economique (CCCE) a accepte de monter un financement conjoint des travaw de genie civil pour llInstitutnationalde developpement rural (INDR) et un financement parallele pour d'autres depenses de cette composante, representant 51 X du coht de la composante. Le Gouvernement a accepte de fournir 1' equivalent de 2,l millions de dollars, soit 6,3 4: des cofits du projet. Le corit total reel du projet a l'achevement etait estime a 29,3 millions de dollars, soit un colit inferieur awc previsions de 11,5 X . En monnaie locale, le cofit effectif a ete estime a 10,098 milliards de francs CFA, soit un depassement de 38,7 % . 2. Obl ectifs Le projet visait a renforcer les institutions ainsi qu'a ameliorer la qualite et la pertinence de l'enseignement et de la formation dans de nombrew domaines. Dans ce contexte, il avait les objectifs suivants : a) renforcer la recherche et la planification dans le domaine de l'enseignement, en insistant sur la mise au point de politiques de reduction des coGts au niveau de l'enseignement primaire; b) ameliorer la formation des instituteurs et realiser des projets pilotes d'enseignement dans les langues nationales pendant les premieres annees d'ecole primaire; c) ameliorer la qualite de la formation des enseignants des ecoles techniques; d) elargir et ameliorer l'enseignement professionnel; e) fournir une formation agricole de niveau universitaire; et f) assurer une formation a la gestion pour les cadres moyens et superieurs. Un amendement apporte a 1'Accord de credit en novembre 1982 comprenait : la creation d'une ecole d'application et la construction de salles de classes primaires pres de l'ecole normale; la renovation du centre de formation professionnelle et des lycees techniques; et des installations supplementaires a 1'INDR. 3. Performance Le Bureau des projets education (BPE), situe au Ministere de l'equipement (MEQ), a ete responsable de la mise en oeuvre des d e w premiers projets (qui concernaient principalement le c6te materiel) et on lui avait aussi confie la mise en oeuvre du troisieme projet. Sa performance pour ce projet a ete irreguliere. Dans l'ensemble, les composantes de travaux de genie civil ont ete bien executees et, quoique les retards aient ete considerables (pres de quatre ans et demi, soit environ 140 % ) , ce fait a ete cause principalement par des modifications de la description du projet et la construction de classes supplementaires pres de l'ecole normale de Kolda. D'autres elements du projet ont ete moins bien geres en raison de l'eloignement du BPE des ministeres utilisateurs et de la structure administrative assez pesante. La majeure partie de l'equipement etait appropriee, a l'exception de quelques points mineurs. La mise en oeuvre de l'assistance technique a eu des resultats inegaw. Elle a ete adequate au plan quantitatif pour la plupart des composantes, mais une meilleure concertation des consultants aurait permis de rediger des termes de reference plus appropries et d'obtenir de meilleurs resultats. Les bourses d'etudes ont ete considerablement sous-utilisees en raison apparemment de problemes de communication, du fait qu'une partie du personnel n'avait pas les qualifications de base pour y avoir droit et du remplacement de la formation par de l'aide bilaterale. Dans une large mesure, le degre de reussite de l'execution a reflete la qualite du personnel concerne dans les diverses institutions. Vers la fin de la mise en oeuvre du projet (1986), le bureau du projet a ete transfere au Ministere de l'education nationale (MEN) ou il met en oeuvre le quatrieme projet et prepare un cinquieme projet, apparemment avec succes. I1 est regrettable que ce transfert ait eu lieu si tard pendant la mise en oeuvre du projet faisant l'objet de cette evaluation retrospective. Les missions de supervision de 1'IDA se sont rendues au Senegal tous les cinq mois environ pendant la mise en oeuvre. La continuite du personnel de supervision et du personnel de direction du projet a ete excellente et a fortement contribue a une mise en oeuvre relativement sans histoire, mais le projet aurait pu profiter des conseils d'analystes financiers et de specialistes de l'enseignement technique. 4. Resultats Dans l'ensemble, les resultats du projet ont ete satisfaisants. Jugees separement, les composantes individuelles ont plus ou moins bien reussi. La composante , - qui comportait elle-mkme plusieurs parties, a dans l'ensemble bien reussi. La capacite de planification du Ministere de l'education a ete renforcee c o m e prevu. LIInstitutnational d'etude et d'action pour le developpement (INEADE) a ete cree et, bien qu'affecte tout d'abord par des problemes administratifs, il a fini par devenir operationnel. En 1988/89, il a organise 41 cours de formation, soit au total 5.032 personnes-jours de formation pour un coQt de 9,3 millions de francs CFA. En novembre 1990, il avait publie 117 ouvrages, y compris des etudes, des rapports et des livres d'enseignement primaire ecrits specifiquement pour le Senegal. L'etude de l'emploi des langues nationales pendant les deux premieres annees de scolarisation a ete remise a plus tard en attendant les decisions necessaires, mais les pouvoirs publics devraient prendre des mesures rapidement. L' ecole normale d'instituteurs forme un nombre croissant d'instituteurs, bien que l'evaluation retrospective ait note que le ratio enseignant-eleves (1987-88) de 1 a 9 est trop eleve. La qualite de ses programmes a ete renforcee par la construction de 82 classes primaires (sur les 86 prevues). L'institut de formation ~rofessionnelle fonctionnait de facon tres efficace et avait de bons rapports avec les employeurs et s'autofinan~aiten grande partie pour la formation en cours d'emploi. Le Bureau national de coordination de la formation professionnelle n'a pas beneficie de l'assistance technique et a en fait ete etabli apres l'achevement du projet. Les retards de creation de cette institution semblent venir d'une controverse technique et politique qui s'est elevee pendant la periode du projet. Au moment ou la mission d'evaluation retrospective s'est rendue sur le terrain, 1 ' t avait dejA ete transformee, dans le cadre d'un projet posterieur finance par la Banque, en une ecole regionale extrdmement efficace desservant presque tous les pays dlAfrique francophone. La qualite de la formation etait excellente, l'ecole s'autofinan~aitpartiellement et les enseignants s'occupaient egalement de travaux de consultants en plus de leurs responsabilites d'enseignement. La composante enseinnement a permis de construire une ecole normale technique et de renforcer l'institut universitaire technique existant, mais ces deux etablissements n'ont pas ete suffisamment integres. Les deux lycees techniques ont beneficie de meilleurs equipements mais, apres une dizaines d'annees, une bonne partie de cet equipement commence a s'user. 11 existait d'autres problemes egalement. Le coQt par etudiant de ce type d'enseignement est eleve - pres de trois fois superieur a 1' enseignement ordinaire. En outre, il semble que tres peu de dipl6mes des lycees techniques aillent directement travailler dans l'industrie; la majorite prefere poursuivre ses etudes ou son avantage par rapport aux etudiants provenant des lycees d'enseignements general est marginal. Bien que la qualite de l'enseignement dispense par llInstitut de develop~ementrural soit bien adaptee au secteur et pratique, cet institut a connu, neanmoins, de nombreuses difficultes dues a des problemes de gestion, et notamment a la sous-utilisation des installations et par consequent au coOt exorbitant par Bleve. Au moment de l'evaluation retrospective, on avait commence a s'attaquer au probleme de la capacite excedentaire en introduisant - xiii - une formation en cours d'emploi. Cet etablissement reste cependant tres coliteux. 5. Effets a long terme De m6me que pour les resultats, les effets a long terme des elements des projets ont varie selon les composantes. L'INEA.DE, qu'aide actuellement le quatrieme projet, joue un r61e cle dans le developpement de l'enseignement primaire auquel le Gouvernement a attribue une priorite elevee. Son avenir semble assure, particulierement s'il continue a etre productif. Cornme la demande d'instituteurs est importante, et le restera probablement pendant un certain temps, il semble que l'ecole normale d'instituteurs ait aussi un r61e assure. L'institut de formationprofessionnelle qui fonctionne bien s'est engage sur la voie de l'autofinancement qui devra lui donner un certain degre d'independance par rapport a ce qui est probablement l'obstacle le plus important au developpement de l'enseignement : le manque de financement recurrent. De mGme, l'institut de formation a la gestion, meme s'il se preoccupe toujours de son financement recurrent, joue un r61e international de plus en plus important, qui, etant donne l'importance de plus en plus grande accordee au secteur prive par l'opinion mondiale, semblerait Gtre encore plus solidement assure que c e w des autres etablissements finances par le projet. Par contre, l'importance qu'on attache actuellement au contr6le des cofits devrait certainement affecter l'opinion sur le r61e des lycees techniques, qui constituent actuellement une maniere tres onereuse de preparer les eleves a l'enseignement superieur. Toute modification de leur r61e affectera l'effectif de l'ecole normale d'enseignement technique qui les dessert. Bien que de nouvelles idees se fassent jour sur le besoin d'integrer davantage cette ecole normale et 1'ENSUT (dont elle depend pour une bonne partie de ses installations materielles), son avenir devra etre completement repense si les ecoles techniques subissent des transformations. L'institut de developpement rural, apres avoir traverse une longue periode de difficultes de gestion et du fait du nombre tres insuffisant des eleves, survit mais reste sous-utilise. Cette institution a besoin de faire des efforts vigoureux pour elargir son r61e, et notamment la portee de ses programmes de formation au-dela de la formation agronomique de haut niveau offerte actuellement. I1 pourrait, par exemple, faire fusion avec un institut offrant une formation agricole de niveau moins eleve. S'il reussit a elargir sa mission, il jouera un r61e cle dans le developpement de la main-d'oeuvre rurale. Ce projet etait un projet ambitieux qui a commence avec un grand nombre d'objectifs divergents et s'est acheve de la meme facon, ajoutant encore d' autres composantes pendant sa mise en oeuvre. L' envergure du projet Btait impressionnante, couvrant cinq sous-secteurs. I1 cornprenait non seulement la formation technique et professionnelle, qui forme le noyau indispensable de tous les projets, mais egalement de nouveaux Venus comme l'enseignement primaire et la formation a la gestion. Outre sa vaste envergure, quelque peu innovatrice, il exigeait la promulgation de lois et de decrets portant creation de quatre des etablissements qu'il appuyait. Bien que certains delais se soient produits avant la finalisation de ces arrangements, le fait m6me que ces etablissements aient ete crees represente une realisation importante. Du point de vue organisationnel, l'erreur fondamentale lors de l'evaluation a ete d'integrer le bureau du projet au MEQ ou il avait, d'ailleurs, fonctionne raisonnablement bien pendant les deux projets anterieurs. L'equipe d'evaluation ne s'est pas rendue compte en fait que, bien que les travaux de genie civil aient represente un element considerable, l'intention evidente du projet (donnant une place preponderante a l'assistance technique et aux bourses d'etudes) etait de se consacrer desormais davantage aux aspects non materiels. Comme tel etait le cas, il aurait mieux valu placer le bureau du projet au MEN des le debut. Apres deux projets qui avaient tente de resoudre en priorite le probleme de personnel du systeme d'enseignement senegalais, il est plut8t surprenant de voir que la mission d'evaluation n'a affecte que 23 % de ce projet a l'autre grand probleme, c'est-a-dire aux faibles taux d'inscription dans l'enseignement primaire. Une fois amende pour inclure l'ecole d'application de Kolda et les 82 salles de classes primaires, le projet a actuellement fait davantage pour ce sous-secteur que ce qui etait prevu initialement. Au moment de l'evaluation, il existait a Bambey une ecole de cadres ruraux (ENCR). Selon le rapport d'evaluation retrospective, il aurait ete plus prudent d'ameliorer et d'agrandir cette ecole que d'en construire une nouvelle, car son principal probleme au moment de l'evaluation etait la sous-utilisation. Le rapport d'evaluation retrospective a egalement trouve que l'arrangement actuel entre 1'ENSETP et 1'ENSUT encourageait les complications administratives et le manque d'efficacite et il indique qu'il faudrait envisager d'integrer les deux institutions. I1 faut egalement envisager le r6le futur des lycees techniques appuyes par le projet, qui ne semblent pas remplir leur objectif primordial pour l'instant. MEMORANDUM D'EVALUATION RETROSPECTIVE DU PROJET SENEGAL TROISIEME PROJET EDUCATION (CREDITS 908-SE et SAC 11-SE) I. GENESE DU PROJET A. Historiaue 1.01 A la fin des annees 60, le Groupe de la Banque a identifie les principales faiblesses du systeme d'enseignement senegalais comrne etant les suivantes : a) lien tenu entre le systeme et les besoins du secteur moderne; et b) faible t a w de scolarisation primaire, notamment dans les zones rurales. A la fin de 1976, 1'UNESCO a realise une etude sectorielle qui a montre que le taux de scolarisation primaire etait de 32 % de la cohorte concernee et qu'il existait de graves pknuries de personnel qualifie. Donc, les mgmes problemes se perpetuaient. Le programme d'action de 1978 identifiait une "faible priorite de facto pour l'education de la population rurale . . . " On peut en deduire que la Banque etait au courant des problemes d'un systeme qui insistait particulierement sur les niveaux superieurs d'education avec pour consequence une priorite insuffisante donnee a l'enseignement primaire. 1.02 Trois ministeres de l'education se partageaient la responsabilite de l'enseignement : le Ministere de l'education nationale (ou MEN, couvrant l'enseignement general, technique et professionnel), le Ministere de l'enseignement superieur (ou MES) et le Secretariat dPEtat 3 la promotion hurnaine (ou SEPH, couvrant l'education parascolaire). En outre, six autres ministeres menaient des activites de formation dans leurs domaines particuliers. La construction des ecoles etait la seule responsabilite du Ministere des travaux publics (MEQ, Rapport d'evaluation, par. 1-09), bien qu'une section responsable de la construction des ecoles ait ete organisee au MEN en 1978. 1.03 Mis a part la formation liee a des projets, 1'IDA a participe a deux projets visant a developper le systeme d'enseignement au Senegal qui comportaient : a) l'expansion des possibilites au niveau primaire; b) la diversification de l'enseignement secondaire; et c) la formation technique. Le premier projet (Cr. 253-SE) appuyait la formation technique, agricole et J industrielle I. Le second projet (Cr. 530-SE) se concentrait sur les besoins de main-d'oeuvre du secteur moderne en fournissant des installations techniques et scientifiques necessaires aux ecoles secondaires et a la formation professionnelle pour l'industrie, la pkche et lrh6tellerie u. Un element du deuxieme projet appuyait egalement la formation a faible co6t des jeunes ruraux, ainsi qu'une etude des options de remplacement pour l'enseignement primaire. Ainsi, le soutien de 1'IDA etait-il fortement Ce projet a ete acheve et le Rapport d'evaluation retrospective est termine. (Voir Rapport d' evaluation retrospective pour le Senegal : Projet d'education technique et agricole; Rapport No 2231 de lrOED, octobre 1978.) 2/ Ce projet a ete acheve et le Rapport d'evaluation retrospective est termine. (Voir Rapport d'evaluation retrospective pour le Senegal : Deuxieme projet education; Rapport No 6541 de llOED,decembre 1986.) biaise en faveur du secteur moderne; le developpement de l'enseignement ne recevait qu'une assistance marginale. C. Genese du ~ r o i e t 1.04 C'est dans ce contexte qu'une mission d'identification s'est rendue au Senegal en juillet 1977, d e w autres missions ont suivi cette premiere mission, trois et sept mois plus tard. La proposition initiale comportait des elements dans cinq domaines differents : a) quatre en education technique (dont trois ont eventuellement ete retenus); b) quatre en formation professionnelle (dont deux ont ete retenus mais un n'a pas ete mis en oeuvre); c) d e w en enseignement agricole (dont un a survecu); d un en formation a la gestion (qui a ete retenu) ; et e) deux elements non theoriques (qui n'ont ete retenus ni l'un ni l'autre). L'enseignement primaire n'etait pas inclus specifiquement, bien qu'on l'ait considere comrne une possibilite. 1.05 I1 y a eu cinq missions l'annee suivante (c'est-a-dire entre fevrier 1978 et fevrier 1979), y compris deux missions d'evaluation et une mission de postevaluation. Pendant ce temps-la, les objectifs du projet et le nombre de composantes ont ete precises et le projet a finalement comporte neuf elements dans cinq domaines principaux (enseignement primaire, technique, professionnel, agricole et de la gestion) . A partir d'un debut negligeable, le soutien a l'enseignement primaire est devenu l'une des composantes les plus importantes du projet. D. Obiectifs initiaux et revises. et contenu du vroiet 1.06 Les objectifs globaux du projet indiques a l'evaluation insistaient sur le renforcement des institutions et l'amelioration de la qualite et de la pertinence de l'enseignement et de la formation (Rapport d'evaluation, par. 1.40). Les objectifs specifiques du projet etaient les suivants : a) developper la capacite de recherche et de planification afin d'ameliorer la rentabilite et de renforcer la capacite institutionnelle, particulierement au niveau de l'enseignement primaire; b) ameliorer la qualite de l'enseignement primaire en donnant une meilleure formation aux instituteurs et en utilisant les langues nationales; c) renforcer et ameliorer la formation des professeurs techniques; d) renforcer et ameliorer la formation professionnelle; e) fournir un enseignement agricole de niveau universitaire; f) fournir une formation a la gestion a l'intention des cadres moyens et superieurs. 1.07 Dans sa forme finale, le projet comprenait : a) la creation d'un Institut national d'etude et d'action pour le developpement de l'education (INEADE) et le soutien a la planification de l'enseignement; b) la creation d'une Ecole normale regionale (ENR) pour 240 eleves-intituteurs a Kolda; c) la creation d'une Ecole normale superieure d'enseignement technique et professionnel (ENSETP) pres de 1'Ecole nationale superieure universitaire de technologie (ENSUT) , qui existait deja, et un appui a 1'ENSUT; d) du materiel pour deux lycees techniques (LT); e) l'amelioration du Centre national de qualification professionnelle (CNQP); f) une assistance a llOffice national de formation professionnelle (ONFP); g) la creation d'un Institut national de developpement rural (INDR); et h) la creation d'un institut de formation a la gestion 3J. L'ENSETP devait btre construite pres de 1'ENSUT pour mieux coordonner les programmes entre les deux etablissements. Les instituts de formation professionnelle en cours d'emploi et avant emploi, situes sur des campus proches, seraient fusionnes. Le Gouvernement a donne des assurances que les quatre nouvelles institutions prevues dans le cadre du projet seraient creees par decret (Rapport d'evaluation, par. 6.01). E. Plan de financement 1.08 Le projet devait cofiter, selon les estimations, 33,l millions de dollars. Les arrangements de financement etaient complexes et impliquaient l'accord de plusieurs parties. En mai 1979, le Conseil a approuve un credit de lrIDA d'un montant equivalant a 22 millions de dollars, soit 66 X du corit total prevu et, en m$me temps, un Credit du compte d'action speciale d'un montant equivalant a 4,s millions de dollars, soit 14 % du coQt total estime w. Ces fonds ont ete verses dans les monnaies de neuf Etats membres de la CEE et etaient destines A appuyer uniquement les composantes enseignement primaire et enseignement technique. La Caisse centrale de cooperation economique (CCCE) s'est engagee a fournir 4,5 millions de dollars (14 % ) de plus a titre de financement conjoint des travaux de genie civil et de financement parallele des autres depenses de 1'Institut de developpement J 3 Le Rapport d'evaluation (par. 2.01) et le Rapport d'achevement (par. 1.08) donnent une description complete des composantes du proj et. Le Compte d'action speciale a ete ouvert avec des credits fournis par les Etats membres de la Communaute economique europeenne (CEE), 1'IDA servant d'administrateur. rural, soit au total pres de la moitie du cotit prevu de cette composante. La contribution de 1'Etat s'est montee a l'equivalant de 2,l millions de dollars, soit 6 X du cotit estime. Le projet devait ktre termine en juin 1984 et le Compte de credit clos en decembre 1984. 1.09 Lors de la presentation au Conseil, trois domaines principaux de preoccupation ont surgi : les charges recurrentes, les problemes materiels de mise en oeuvre et l'emploi des langues locales. Le Conseil s'inquietait du fait que les charges recurrentes supplementaires seraient elevees en raison des ratios eleves-professeur defavorables (specialement dans les zones rurales), du coQt relativement eleve des instituteurs, et de la cherte des professeurs expatries pour le deuxikme cycle du secondaire et pour l'enseignement superieur. Les projets anterieurs avaient connu des problemes materiels qui avaient retarde leur execution. On a exprime un interkt pour la mise a l'essai prevue de l'emploi des langues locales dans l'enseignement primaire, bien que l'on ait fait quelques reserves sur les difficultes pratiques qu'on pouvait rencontrer. Le personnel responsable de l'elaboration du projet a assure que ces reserves avaient ete prises en compte dans la preparation du projet. F. Mise en oeuvre 1.10 La mise en oeuvre du projet devait 6tre aussi compliquee que sa conception et que les arrangements de financement. Les Premier et Deuxieme projets d'education ont ete mis en oeuvre par le BPE, le bureau des projets education du Ministere de l'equipement, qui devait 6tre egalement responsable de l'administration et de la supervision de l'execution materielle du troisieme projet (Rapport d'evaluation, par. 4.02). Les Ministeres de l'education nationale (MEN) et de l'enseignement superieur (MES) devaient designer un haut responsable cornme sous-directeur pour conseiller le directeur du projet du MEQ sur les problbmes non materiels, alors que le Ministere du developpement rural (MDR) devait fournir une assistance sur les aspects techniques de 1'Institut de developpement rural. 11. MISE EN OEUVRE DU PROJET A. Vue d' ensemble 2.01 Comme le bureau du projet fonctionnait depuis plusieurs annees au moment de l'approbation du troisieme projet, il etait relativement bien etabli et le demarrage du projet slest passe sans anicroche. Le credit est entre en vigueur en aoQt 1979, trois mois apres avoir ete approuve. Certains retards ont ete notes en ce qui concerne le choix du specialiste de la passation des marches et du comptable. 2.02 Dans l'ensemble, les composantes materielles ont ete bien gerees, m6me malgre l'expansion du projet en cours d'execution. A l'achevement, les nouvelles constructions representaient en moyenne 34,l X de plus que prevu a l'evaluation et ceci a un coiit en dollars inferieur d'environ 16 X a celui prevu (voir Rapport d'achevement, Annexes 3 et 8). L'equipement et le mobilier ont, dans la plupart des cas, ete juges appropries et ont coute, respectivement, 14 % et 26 % de moins que prevu. Les composantes non materielles ont par contre ete moins bien gerees. Bien que le nombre d'heures d'assistance technique utilisees ait ete a peu pres celui qui avait Bte prevu - mais a un colit inferieur de 8 X - il n'a pas ete utilise comme indique. Le bureau du projet a utilise 23 4: de plus, lfenseignementprimaire 39 X de moins et l'enseignement technique 100 X de moins des services de specialistes que prevu a l'evaluation. L'utilisation des bourses d'etudes n'a ete que de 41 X des previsions de l'evaluation (Rapport d'achevement, Annexe 6) . 2.03 En raison de la forte hausse du dollar par rapport a la monnaie nationale, il est devenu rapidement evident qu'il y aurait des fonds excedentaires disponibles provenant des credits, ce qui permettrait d'elargir l'envergure du projet. Les autorites ont adresse une requete a 1'IDA et des amendements a 1'Accord de credit ont ete signes, qui ont modifie l'envergure du projet mais non ses objectifs. Un amendement en date du 16 novembre 1982 permettait : a) de creer une ecole d'application pour l'ecole normale d'instituteurs de Kolda, dans une cite universitaire en construction qui n'etait plus necessaire 5J; et b) de construire 66, puis 86, salles de classe primaire dans la region de l'institution de Kolda pour fournir des installations supplementaires pour l'entrainement des professeurs. Une autre modification a l'accord a ete ajoutee plus tard : a) pour llInstitut de developpement rural : une ferme modele (qui n' avait pas ete prevue pendant la preparation du projet), ainsi que des murs dfenceinte et autres installations; b) des travad de construction supplementaires dans les deux Une cite universitaire etait en construction pour l'ecole normale lorsque la politique gouvernementale a change, interdisant de fournir ce type d'installations (Rapport d'achevement, par. 3.06). lycees techniques (LT); et c) d'autres renovations au centre de formation professionnelle (CNQP). 2.04 Le projet s'est acheve d e u ans et demi apres la date prevue, du fait, en partie, des arrangements de gestion compliques qui ont ete modifies au milieu de la mise en oeuvre, mais surtout en raison des elements qui y ont ete ajoutes. La construction des 86 salles de classe dans la region de 1'ENR de Kolda a pris un temps considerable. Pour finir, 82 classes au total ont ete construites avec un financement de 1'IDA. Les travaux supplementaires de l'institut de developpement rural et des d e w lycees techniques n'ont demarre qu'en 1984 et les travaux de renovation du CNQP en 1985, si bien qu'il etait impossible que le projet elargi s'acheve dans les delais prevus. 2.05 Construction. L'achat de terrains pour y construire les etablissements scolaires du projet n' a pas pose de problemes . L' ENR de Kolda etait neanmoins situee trop loin de la ville et on a passe trop de temps en deplacements une fois que la cite universitaire a ete supprimee. Les services architecturaux ont generalement ete satisfaisants a une exception pres : le lycee technique Delafosse (Rapport d'achevement, par. 3.05). Bien qu'a l'epoque les plans aient ete salues a l'echelon international, le Rapport d'evaluation retrospective se demande si le type inedit de construction utilise pour les classes primaires en valait la peine, etant donne le nombre de problemes awquels elle a df faire face. Le sol a dti gtre stabilise avec un systeme de vofites et d'arches afin de diminuer les coQts. I1 est certain qu'on y est parvenu u. La conception s'est neanmoins montree inadequate, et il a ete necessaire de renforcer les fondations. Par ailleurs, dewr des sites prevus pour la fabrication des briques ne convenaient pas, et il a fallu aller chercher les briques a 350 km, ce qui represente un coQt unitaire plus eleve que souhaite ou desirable pour ces installations. 2.06 Le Rapport d'achevement examine les questions posees par les travaux de construction (par. 3.03 a 3.16) et le Rapport d'evaluation retrospective en tire les m6mes conclusions. Le premier rapport fait la liste de plusieurs carences de la construction a partir desquelles on peut tirer d'importantes lecons que l'evaluation retrospective aimerait souligner. Tout d'abord, une supervision adequate est indispensable si l'on veut obtenir de bons resultats avec des methodes de construction inedites. Deuxiemement, il vaut mieux executer les travaux de renovation dans les etablissements existants pendant les vacances scolaires, bien qu'on ne puisse pas toujours y parvenir. Troisiemement, le systeme de climatisation de l'ecole normale d'enseignement technique (ENSETP) et le systeme electrique de l'institut de developpement rural etaient trop sophistiques et trop difficiles a entretenir a cause de la penurie de pieces detachees. La facilite d'entretien et de se procurer des pieces detachees devrait 6tre le tout premier facteur de choix Bien que les classes d'ecole primaire soient normalement parmi les installations les plus simples (et certainement plus simples que tout autre etablissement inclus dans le projet), le rapport d'evaluation retrospective a note qu'au mZ, le coQt des classes primaires etait moins de la moitie de celui des autres etablissements du projet (Rapport d'achevement, Annexe 5). du systeme. En fait, aucun plan de construction ne devrait oublier que les credits d'entretien seront probablement insuffisants. 2.07 Mobilier et eauipement. Le mobilier (Rapport d'achevement, par. 3.17) vu par la mission d'evaluation retrospective dans les etablissements visites semblait btre encore en bon etat et convenir aux besoins des usagers. Le Rapport d'achevement (par. 3.20) a resume les carences de l'equipement achete avec les fonds du projet, La mission d'evaluation retrospective a trouve que les directeurs d'etablissement et le personnel du projet etaient en general d'accord sur le fait que le specialiste de la passation des marches avait bien fait son travail et que l'equipement convenait, a quelques exceptions pres. 2.08 La mission d'evaluation retrospective a note qu'on n'avait pas suffisamment essaye de resoudre le probleme persistant de l'entretien preventif pendant la periode ex post. A son avis, l'entretien depend de trois facteurs : credits budgetaires suffisants, formation adequate et gestion convenable. I1 semble qu'il faille mettre au point un plan global d'entretien preventif, former et garder une equipe efficace de techniciens specialises et fournir des credits de fonctionnement pour permettre a ces techniciens de travailler. La mission a note que l'institut de developpernent rural avait fait un pas dans cette direction en creant une equipe d'entretien. 2.09 Au moment de la mission d' evaluation retrospective, une partie de l'equipement etait en place depuis plus d'une decennie. Mbme s'il etait bien entretenu, la majorite comen~aita s'user. Tous les etablissements de formation technique doivent faire face a un double probleme qui est particulierement grave dans les pays dfAfrique : les coQts par eleve sont tres eleves, ce qui est dQ au coQt eleve de l'enseignement et a la necessite de renouveler l'equipement periodiquement avant qu'il ne devienne inutile c o m e aide pedagogique. 2.10 1 . Le projet prevoyait d'utiliser au total environ 95 hommes-annees d'assistance technique donnee par des expatries; ces previsions se sont averees exactes puisque le chiffre effectif est de 96 homes-annees. Ce tableau global ne donne cependant pas une image de la realite complete : en fait, la composante enseignement primaire en a utilise beaucoup moins que prevu (environ 6 sur les 34 homes-annees inclus). Toutes les autres composantes en ont utilise plus que ne le prevoyaient les estimations de l'evaluation, sauf la composante enseignement technique qui n'a utilise aucune des six annees qu'on lui avait affectees. On peut expliquer cette sous-utilisation par les mauvaises communications entre le bureau du projet et les responsables des composantes enseignement primaire et enseignement technique. La qualite du personnel responsable des diverses composantes a probablement aussi joue un r61e important. 2.11 Bourses d'etudes. Le Rapport d'achevement (par. 3.21) estime que sur 77 homes-annees de bourses d'etudes, 13 seulement ont ete utilisees. I1 semble que ces bourses d'etudes aient ete sous-utilisees pour la meme raison que celle qui a ete avancee pour l'assistance de specialistes. L'Institut national d'etude et d'action pour le developpement avait particulierement besoin de bourses au moment de l'evaluation retrospective et le personnel a regrette d'avoir perdu ces occasions. On a cite comme autres raisons de la sous-utilisation la substitution de l'assistance bilaterale et le fait que bon nombre du personnel de 1'INEADE n'avait pas les qualifications necessaires. 2.12 td Le Rapport d' achevement (par. 2.04) attire 1'attention sur les retards de soumission des demandes de decaissements et de rapports trimestriels. L'evaluation retrospective note qu'un aspectparticulierement important de l'etablissement de rapports qui n'a peut-ktre pas ete suffisamment bien contr61e est l'audit financier, malgre la clause de 1'Accord de credit s'y rapportant. Lorsque le bureau du projet s'est transport8 au MEN, les comptes etaient si ma1 tenus qu'il a fallu apporter certaines donnees du siege de 1'IDA. Mkme apres l'achevement du projet, la mission d'achevement de 1'UNESCO a eu des problemes a obtenir les renseignements financiers souhaites. Les missions d'achevement et d'evaluation retrospective ont recu une aide considerable du bureau du projet et du personnel d'autres institutions du projet pour remettre en ordre les dossiers financiers du projet, mais il a ete pratiquement impossible de retablir dans le detail la situation financiere, etant donne l'eloignement du projet dans le temps et dans l'espace. L' evaluation retrospective note que 1'Emprunteur , qui a besoin de ces renseignements pour tirer une conclusion sur le colit absolu du projet et les colits relatifs (ainsi que les avantages) des differents investissements, a tout interkt a suivre de pres les etats financiers. 2.13 Un autre domaine ou llEmprunteur aurait pu participer davantage est l'etablissement du rapport d'achevement. I1 est tres important de savoir comment les pouvoirs publics evaluent les effets de l'investissement. Ceci n'est pas toujours facile, car les fonctionnaires sont normalement tres occupes; mais tirer les conclusions au stade de l'achevement doit ktre considere comme une t%che d'egale importance a la mise en oeuvre du projet. 2.14 On avait estime le coat total du projet a 33,l millions de dollars, qui devait ktre finance par 1'IDA (pour un montant equivalant a 22,O millions de dollars), le Compte d'action speciale de la CEE (pour un montant equivalant a 4 , 5 millions de dollars), la CCCE (pour un montant equivalant a 4,5 millions de dollars) et 1'Etat (2,l millions de dollars). Le corit effectif du projet a ete estime a 29,3 millions de dollars, soit 11,5 % de moins que prevu en dollars 7J. En monnaie nationale, le corit a ete de 10,098 milliards de francs CFA, soit un depassement de 38,7 2 . 2.15 La raison de cet ecart apparent est la fluctuation de la valeur du franc CFA par rapport au dollar. La hausse du dollar par rapport au franc CFA a ete tellement importante que le dollar est arrive a valoir 346 francs CFA, soit une augmentation de 57 % par rapport aux 220 francs CFA au moment de 1 ' evaluation. J 7 Le Rapport d'achevement (par. 4.01 a 4.14) examine les corits du projet en detail. 2.16 Ces fluctuations ont eu de nombreuses consequences sur le projet. D'une part, la hausse du dollar (parallelement au fait que 1'IDA etait disposee a considere'r un projet plus vaste) a permis aux pouvoirs publics d'elargir considerablement l'envergure du projet et de realiser 34 % de travaux en plus. Par contre, le pouvoir d'achat des credits provenant d'autres sources de financement (y compris de 1'Etat) a diminue. Le credit SAC, par exemple, se composait de neuf monnaies europeennes et, au moment de la signature, avait une valeur de 4,5 millions de dollars. Bien que la hausse du dollar par rapport au franc CFA ait profite a 1'Etat - en ce qui concerne le credit de 1'IDA - le franc CFA (qui est lie au franc fran~ais) n'a pratiquement pas bouge vis-a-vis des monnaies dans lesquelles le credit SAC avait ete signe, ce qui a cause une diminution en termes de dollars d'environ 0,9 million de dollars. (Ceci explique l'ecart apparent avec les credits de la CEE.) L'Etat a egalement eu du ma1 a mobiliser sa part de financement, mais il a heureusement pu obtenir un pr&t de 1'OPEP qui a comble la difference (Rapport d'achevement, par. 4.12). 2.17 Le bureau du projet est reste au Ministere des travaux publics pendant la majorite de la periode d'execution, le Directeur des travaux publics faisant fonction de directeur du projet. Bien que le bureau du projet au MEQ ait ete responsable de l'administration du projet (notamment des travaux de genie civil et de la preparation des appels d'offres pour l'equipement et le mobilier, mais egalement de l'administration de l'assistance technique et des bourses d'etudes), la mise en oeuvre des aspects educatifs a ete deleguee a des sous-directeurs du MEN et du MES. Cet arrangement n'a pas donne de bons resultats. Entre 1983 et 1986, la mise en oeuvre de la composante enseignement technique et professionnel relevait du bureau du sous-secretaire a l'enseignement technique et, en janvier 1986, ce bureau a ete aboli et toutes les responsabilites qu'il detenait ont ete transferees au MEN. Comme l'indique en detail le rapport d'achevement, il y a eu une bonne continuite du personnel jusqu'en 1985, date a laquelle pratiquement tout le personnel a change 8J. Ceci a ete dO en partie, tout au moins, au transfert du bureau du projet du MEQ au MEN a la fin de 1985. 2.18 La complexite de la structure administrative combinee a la diversite du projet et au fait qu'on en avait etendu la portee a cause quelques retards dans les travaux de construction. Mais le principal obstacle a ete que le Ministere des travaux publics, qui s'y connaissait bien en travaux de construction, ne comprenait neanmoins pas grand-chose aux autres besoins de l'enseignement. Le reseau de sous-directeurs qui devait resoudre ces problemes n'en a pas ete capable. Parrni les difficultes specifiques des arrangements, on peut citer l'insuffisance des consultations sur les deux points suivants : a) termes de reference des assistants techniques et leur selection; et b) emploi des bourses d'etudes. Le principal probleme a ete la mise en oeuvre de la composante enseignement primaire. En raison de la structure administrative du projet et du manque d'interiit de la direction du projet pour une composante portant essentiellement sur des aspects non materiels, et du fait qu'apparemment le 8 J Le Rapport d'achevement donne des details sur l'anciennete dupersonnel du projet (Rapport d'achevement, Annexe 1 ). sous-directeur charge de la mise en oeuvre de cette partie du projet ne s'est pas rendu compte qu'il devait prendre certaines mesures, cette composante a pris beaucoup de retard et n'a pas accompli grand-chose jusqu'en 1983 (resume du Rapport d'achevement, par. iv). Un autre facteur extrgmement important pour expliquer les resultats inegaux a ete la qualite pas toujours satisfaisante du personnel responsable des differents etablissements. 2.19 I1 est clair, quatre ans-*-l'achevement du projet, que d'avoir laisse le bureau du projet au MEQ (ou il se trouvait pendant les deux projets precedents) a ete une erreur. Au moment ou l'on preparait le projet, on ne comprenait pas reellement que ses aspects non materiels etaient beaucoup plus importants que pour les projets precedents et que l'opinion de specialistes de l'education etait indispensable pour assurer les meilleurs resultats possibles. Une fois qu'on s'en est rendu compte, les missions de supervision de 1'IDA ont commence a proposer ce changement et le bureau du projet a fini par btre transfer6 au MEN. Les resultats du projet auraient pu &re meilleurs si ce changement avait eu lieu plus tdt. E. Realisations de 1'IDA 2.20 De mkme que le RAP, l'evaluation retrospective a trouve que les problemes fondamentaux qui ont ggne le projet pendant toute sa mise en oeuvre etaient dus a une mauvaise conception du projet (RAP, par. 5.01). Trois erreurs ont ete commises darts la conception du projet que 1'IDA aurait pu en partie eviter. La premiere concerne la realisation d'un projet extrgmement complexe, alors que l'on avait reconnu que les deux projets anterieurs avaient pose des difficultes. La deuxieme vient du fait qu'on n'a pas reconnu que le projet tel qu'il etait concu etait fortement oriente vers l'aspect non materiel, alors que la responsabilite de sa mise en oeuvre avait ete confiee a un ministere charge principalement des aspects materiels. Les sous-directeurs des ministeres concernes ont ete nommes comme prevu mais, dans certains cas, ils n'ont pas eu suffisamment d'influence sur les activites du MEQ ou ne se sont pas rendu compte qu'ils devaient agir; par ailleurs , personne au burem&--proj-et du MEQ n'etait responsable des aspects educatifs. Enfin, plusieurs elements du projet n'ont pas ete realises, et il semble qu'il ait ete premature de les y inclure. L'Bvaluation retrospective a note que : a) une douzaine d'annees apres la signature du credit, les decisions fondamentales sur l'emploi des langues nationales dans l'enseignement primaire n'avaient pas ete prises et b) llOffice national de formation professionnelle (ONFP) n'avaitpas recu d'assistance technique dans le cadre du projet, parce qu'il n'a ete cree qu'un an apres l'achevement de celui-ci. Dans le cas de I'ONFP, tous les decrets necessaires a sa creation etaient pr&ts au moment de l'evaluation, et il etait raisonnable de penser qu'il serait mis en oeuvre sans delai. Apres pres d'une decennie de controverses, la decision a enfin ete prise, et l'institution creee. I1 est toujours difficile de juger si une composante doit ou ne doit pas ktre incluse dans un projet lorsque la decision finale n'a pas ete prise au niveau des dirigeants politiques. 2.21 Des missions de supervision se sont rendues au Senegal en moyenne tous les cinq mois pendant la periode de mise en oeuvre du projet, ce qui est relativement frequent. A part un ecart de 11 mois entre les deux dernieres missions et la mission d'achevement, ou la plupart des activites du projet etaient deja achevees, sauf celles ajoutees lorsque 1'Accord de credit a ete amende, 1' intervalle maximum entre d e w missions de supervision a ete de sept mois. Sur les 18 missions de supervision de l1IDA, 12 comprenaient un architecte et 13 un economiste. Huit missions comportaient un specialiste de 1'enseignement general ou de 1'enseignement agricole parmi leurs membres ; deux missions de supervision seulement comportaient un specialiste de l'enseignement technique, fait que le RAP comme l'evaluation retrospective rendent responsable de la mauvaise performance de cette composante. 2.22 Mis a part le fait qu'il aurait ete justifie d'avoir davantage recours a des specialistes de l'education, la supervision exercee par le siege a ete, dans l'ensemble, satisfaisante. La Mission residente de la Banque a egalement joue un rble important dans le renforcement institutionnel du MEN, une fois qu'elle a ete installee. D'apres l'evaluation retrospective, les problemes structurels lies a l'administration du projet auraient pu causer des retards encore plus graves que ceux qui se sont produits si 1'IDA n'avait pas procede a un contr6le frequent et approfondi du projet. 111. RESULTATS DU PROJET A. Realisation des obiectifs 3.01 .- Tout au debut de l'elaboration du projet - lorsque 13 autres composantes secondaires etaient a l'etude -, l'enseignement primaire a ete mentionne comme une possibilite secondaire. A un certain moment de la preparation de ce projet, on a reconnu que l'on ne faisait pas suffisamment d'efforts pour modifier les faibles taux de scolarisation primaire enregistres depuis les annees 60, alors que la Banque elle-m&me avait reconnu ce probleme c o m e une des principales priorites du developpement de ce secteur. 3.02 La composante qui en est resultee comportait deux objectifs principaux : ameliorer la recherche/planification sur l'enseignement et elargir/ameliorer le systeme primaire. Le projet se proposait d'atteindre ces objectifs au moyen de quatre groupes d'activites visant chacune ses propres resultats. Tout d'abord, 1'Institut national d'etude et d'action pour le developpement (INEADE) devait coordonner la recherche sur l'enseignement et son evaluation (Rapport d'evaluation, par. 2.01). L'INEADE a demarre lentement, mais s'etait ameliore considerablement au moment de l'evaluation retrospective. Le rapport d'achevement identifie correctement les causes de ses problemes initiaux : a) differends organisationnels au sein du MEN venant du fait que 1'INEADE devait coordonner des fonctions executees ailleurs auparavant, b) faible emploi de l'assistance technique et C) non-utilisation des bourses d'etudes (Rapport d'achevement, par. 6.04). I1 faut ajouter que cette composante secondaire, qui ne comportait pas de travaux de construction, n'avait probablement guere d'interet pour le bureau du projet du MEQ; et que, par ailleurs, les politiques d'enseignement etaient particulierement fluides au debut des annees 80. 3.03 A l'achevement du projet, en 1987, il semblait que l'approche de 1'INEADE n'avait pas ete tres pragmatique (Rapport d'achevement, par. 6.06). Au moment de l'evaluation retrospective, cependant, les realisations etaient importantes. Avec l'aide du Quatrieme projet education, l'INEA.DE a commence a se tailler un r61e de leader. En 1989, par exemple, 1.763 personnes ont assiste a 41 cours de formation de courte duree, soit un total de 5.032 personnes-jours au colit de 9,3 millions de francs CFA, c'est-a-dire bien moins de 10 dollars par jour et par personne. En novembre 1990, l'institut avait prepare 117 publications, dont des livres de classe pour les ecoles primaires y. -- -- 3.04 Deuxiemement, l'aide donnee a la Direction de la recherche et de la planification (qui est decrite brievement dans le RAP, par. 6.07 a 6.10) a aide a renforcer cette institution. Au moment de 1 ' evaluation retrospective, les bureaux de statistique et d'etablissement de la carte scolaire crees dans les inspections regionales et departementales etaient encore pleinement operationnels. Avec le soutien continu fourni dans le cadre du quatrieme projet, la structure de planification et de recherche sur l'enseignement semble bien placee pour fournir l'appui en planification necessaire a l'expansion du systeme d'enseignement primaire. 3.05 Troisiemement, l'etude sur l'emploi des langues nationales dans l'enseignement primaire n'a pas eu de resultats immediats en raison des incertitudes de la politique gouvernementale. Une commission a ete etablie en 1977 et une serie d'etudes et de commissions ont continue a analyser cette question. La mission d'evaluation retrospective a ete assuree que les La mission d'evaluation retrospective a recu des descriptions de la formation donnee par 1'INEADE ainsi que de ses activites de publication. Ces documents se trouvent dans les dossiers de 1'OED. decisions necessaires seraient prises sous peu et que 1'1NEA.DE participerait a leur mise en oeuvre. 3.06 Enfin, l'ecole normale de Kolda depassait les attentes de l'evaluation. Bien que le ratio professeur-eleves ait ete de 1:9 au moment de l'achevement du projet (un chiffre plutBt eleve pour ce type d'institution), le nombre d'eleves a augmente de 68 X , si bien que ce ratio s'est ameliore. Le fait quton ait ajoute une ecole d'application et 82 classes dans les ecoles avoisinantes a permis aux eleves d'acquerir une experience de l'enseignement en recevant une supervision. Tout indique que le nombre de dipldmes augmente et que cette institution stest acquis une bonne reputation. En 1989/90, il y avait 237 eleves inscrits, ce qui est tres proche de sa capacite de 240 10/. 3.07 L'evaluation retrospective a note qu'actuellement, en raison de l'ajustement structurel, la fonction publique ne recrute plus personne, a l'exception des enseignants. I1 existe toujours un besoin considerable d'instituteurs et, etant donne les circonstances, beaucoup de candidats a cette carriere, ce qui n'est pas surprenant. Afin de faire face a cette demande considerable, on etudie tres activement la possibilite d'ouvrir la formation de 1'ENR aux eleves dipldmes du second cycle secondaire, c'est a-dire aux bacheliers, et de leur donner une annee de formation supplementaire, ce qui est contraire a la pratique actuelle d'integrer les titulaires du brevet, c'est-a-direles eleves ayant acheve leur troisieme, et 10/ La mission d'evaluation retrospective a recu de nombreuses informations concernant les diplames de l'etablissement de Kolda. Ces renseignements se trouvent dans les dossiers de 1'OED. de leur faire passer quatre ans a 1'ENR. Comme la longueur de la formation serait la m&me, les deux groupes auraient droit au m&me traitement. 3.08 Si cette proposition etait mise en oeuvre, on pourrait utiliser a plein toutes les installations du projet et, en mBme temps, satisfaire une partie des besoins du pays, mais elle merite dl&tre soigneusement examinee afin d'evaluer toutes les implications qu'elle represente. D'autres pays qui se trouvent dans la m&me situation (c'est-a-dire qui sont soumis aux pressions de l'ajustement structurel, a une compression des effectifs de la fonction publique et au chbmage des diplbmes des universites) ont essaye de modifier leur programme de formation des enseignants pour absorber les diplbmes excedentaires. Ces changements ne donnent pas necessairement un groupe d'enseignants rnieux prepares ou plus devoues (malgre leur niveau plus eleve d' education) , alors que , parallelement, le nombre plus important de dipl6mes pose des problemes d'absorption. 3.09 I1 est important de souligner que, bien que l'enseignement primaire n'ait pas fait partie a l'origine du projet (par. 1.04 ci-dessus), il en est devenu une composante importante dont l'expansion a ete considerable et qui a f inalement conduit a l'elaboration du quatrieme proj et , Cr. 1735-SE (Developpement de l'enseignement primaire). Cette histoire, qui se termine bien, peut Btre attribuee en partie au fait que les missions de supemision de 1'IDA ont constamment insiste sur l'importance du developpement de l'enseignement primaire dans le dialogue sur les politiques a suivre. 3.10 Fnseignement. La composante enseignement technique comportait trois parties. Une assistance a ete accordee a 1'Ecole normale superieure d'enseignement technique et professionnel (ENSETP); a 1'Ecole normale nationale superieure universitaire de technologie (ENSUT) qui est proche; et a d e w lycees techniques (LT). Les resultats de cette composante ont ete decevants. Bien que les problemes de mise en oeuvre soient en partie responsables de ces resultats, la cause principale en revient a l'organisation et B la conception. 3.11 La mission d'evaluation retrospective a conclu que l'equipement fourni a w lycees techniques etait adequat, bien que le manque de pieces de rechange et l'insuffisance des budgets d'entretien aient continue d18tre un probleme, ainsi que le fait qu'apres plusieurs annees l'equipement est inevitablement devenu obsolete. Le ratio enseignant-eleves n'etait pas rentable : 1:6,6 - presque le m6me qu'a l'achevement - et la proportion d'enseignants expatries est restee superieure a 50 X (RAP, par. 6.20). L'assistance technique (6 hommes-annees) n'a pas ete utilisee, et le RAP souligne a juste titre l'insuffisance de supervision par un specialiste de l'education technique (deux fois pendant la mise en oeuvre, par. 5.03). Enfin, d'apres le rapport d'evaluation (par. 1.27), 1'Etat envisageait de creer des programmes de formation technique orientee sur l'emploi et il semble que ce projet n'a jamais ete realise. 3.12 Le principal probleme concernant les lycees techniques a ete le fait qu'ils n'ont pas atteint ce qui, de l'avis de la mission d'evaluation retrospective, etait leur principal objectif (bien que le rapport d'evaluation ne soit pas clair sur ce point), autrement dit, former des techniciens de niveau moyen pour l'industrie (Rapport d'evaluation, par. 1.16 et 1.27). La mission d'evaluation retrospective a appris que moins de 10 % des dipl6mes des lycees techniques trouvaient directement un emploi dans l'industrie. Le reste (90 X ) poursuit une education superieure, ce qu'ils auraient pu faire en suivant les cours d'un lycee ordinaire sans desavantage aucun et ce qui aurait coQte deux tiers de moins au pays. I1 faut absolument realiser un suivi socio-professionnel pour s'assurer que la productivite externe des lycees techniques est aussi faible qu'elle est apparue a la mission d'evaluation retrospective. Etant donne la maniere dont ces lycees semblent fonctionner actuellement, il est legitime de se preoccuper de savoir si ce type d'etablissement sert une fonction essentielle au Senegal. 3.13 L'ENSETP avait 184 eleves lorsque la mission retrospective s t y est rendue, c'est-a-dire qu'elle utilisait a plein sa capacite (180 places). Le nombre d'etudiants etrangers (10 X ) n'etait pas important. La production totale de llENSETP, sur une periode de neuf ans, a ete de 313 (soit 35 dipl6mes par an) dont 57 n'etaient pas senegalais. Avec 53 professeurs, le ratio eleves-professeur etait de 1:3,5, ce qui est extremement peu efficient. L'evaluation retrospective s'est egalement etonnee de la grande diversite de specialisations et du faible t a u d' inscription dans chacune. Dans un cas (professeurs d'horticulture), il y avait cinq etudiants repartis sur un cycle de trois ans 11/. 11/ Les renseignements concernant les inscriptions par cours a llENSETPont ete donnes a la mission d'evaluation retrospective et se trouvent dans les dossiers de 1'OED. 3.14 L'Ecole nationale superieure universitaire de technologie (ENSUT) , qui est toute proche, a fourni une bonne partie de la formation pratique aux enseignants techniques de 1'ENSETP et a recu des equipements dans le cadre du projet. Le rapport d'achevement a constate un niveau eleve de performance dans cet etablissement, ainsi que de bons rapports avec l'industrie (Rapport d'achevement, par. 6.23). Cependant, la structure actuelle, qui considere 1'ENSUT comme un institut universitaire alors que 1'ENSETP est rattachee au MEN, n'est pas satisfaisante. Les differences de salaire du personnel causent egalement des problemes dans le cadre de l'arrangement actuel plut6t complique. I1 faudrait rationaliser la structure, ce qui aurait de nombreux avantages, notamment des economies de frais administratifs, et permettrait une meilleure utilisation des installations. Par ailleurs, un nouvel examen du r61e des LT pourrait impliquer d'importants changements dans la formation des professeurs de 1'ENSETP. 3.15 Le Centre national de qualification Formation ~rofessio~elle. professionnelle (CNQP) a ete cree a la suite de la fusion de deux etablissements se trouvant sur le mgme site : l'un responsable des cours de longue duree (trois ans) et l'autre des cours de breve duree (formation en cours d'emploi). Le Rapport d'achevement donne une description complete des activites du CNQP, qui ont demarre sous leur forme actuelle en 1984. Sept ans plus tard, une bonne partie de l'equipement est obsol6te et abime, car il a beaucoup servi 12/. Les reparations des ateliers executees dans le a L Le miss ion d' evaluation retrospective a recu de nombreux renseignements sur les dipl6mes des programmes de formation avant l'emploi, les titres des cours brefs menes et les inscriptions a ces cours. Les titres des cadre du projet etaient satisfaisantes a l'epoque mais, apres plusieurs annees, d'autres reparations sont devenues necessaires; malheureusement, les credits d'entretien dont dispose le centre sont insuffisants. 3.16 I1 a semble a la mission d'bvaluation retrospective que cet etablissement appuye par le projet continuait de fonctionner de facon tres efficace dans la periode ex post, a l'exception des problemes deja mentionnes. Les contacts avec les entreprises et la reaction de l'etablissement aux besoins de l'industrie semblent se poursuivre a un niveau tres satisfaisant 13/. Pourtant, le CNQP n'a pas ete en mesure de faire payer a w entreprises qui ont beneficie des programmes de formation en cours d'emploi une contribution qui lui aurait permis de remplacer les machines I ' extremement onereuses servant a la formation. 3.17 L'Office national de formation professionnelle (ONFP) devait recevoir une assistance technique financbe par le projet, mais il y a eu des retards considerables dans sa preparation, et cette assistance ne s'est concretisee qu'apres la fin du projet. Ce retard semble 6tre dQ A une controverse politique et technique qui s'est poursuivie jusqu'a ce que les divers ministeres responsables des differents aspects de l'enseignement aient ete regroupes en un seul au milieu des annees 80. Bien qu'on ait indique a modules operationnels, concus pour repondre aux besoins indiques par l'industrie, ont ete egalement fournis. Ces documents se trouvent dans les dossiers de 1'OED. 13/ Un systeme de suivi socio-professionnel a ete mis en place rnais, au moment de l'evaluation retrospective, on ne disposait encore d'aucun resultat. Un exemplaire du questionnaire de suivi socio-professionnel se trouve dans les dossiers de 1'OED. la mission df6valuation retrospective que lfONFP fonctionnait desormais de facon satisfaisante et jouait un r61e tres important dans le developpement de la formation professionnelle, en derniere analyse, il n'a pas beneficie de l'assistance du projet. 3.18 i De nombreu problemes ont fait initialement obstacle a la creation de cet institut agricole, y compris des mesententes, des retards dans le recrutement des assistants techniques, une mauvaise utilisation des bourses d'etudes, la lenteur du recrutement des professeurs, des retards dans la livraison de l'equipement et des difficultes a assurer un budget de fonctionnement suffisant (Rapport d'achevement, par. 6.34). Un autre facteur qui a contribue aux difficultes initiales est que plusieurs organismes donateurs y participaient. L'INDR etait la composante la plus chere du projet (27,l % ) . Un peu plus de la moitie du coQt (51 %) a ete couvert par un seul bailleur de fonds, la CCCE. En plus de 1'IDA et de la CCCE, la Belgique, le Canada et le FAC, une agence d'aide bilaterale fran~aise,y ont participe 14/. Bien que les apports de ces bailleurs de fonds aient ete extremement positifs et aient contribue largement au developpement de llINDR, leurs efforts n'ont pas ete suffisamment coordonnes. 14/ On ne connait pas le degre auquel les autres bailleurs de fonds, et notamment la CCCE, ont contr61e la mise en oeuvre de cette composante. La mission d'evaluation retrospective n'a pu determiner leur participation si tant est qu'ils aient participe, ni a partir des dossiers du siege, ni en se basant sur les discussions tenues pendant la mission au Senegal. 3.19 Avec le recul, il est evident qu'on a omis plusieurs points importants dans le plan initial de 1'INDR et, pourtant, quatre missions de 1'IDA travaillant a la preparation du projet comprenaient des specialistes de l'enseignement agricole; on ne sait pas pourquoi ces specialistes n'ont pas corrige ces problemes. Le plus important d'entre eux etait la ferme modele, oubli qui a fini par htre repare au moyen d'un amendement a llAccord de credit (en vertu duquel des terrains ont ete affectes a la culture) et grbce a l'intervention du Gouvernement belge (qui a fourni une aide a l'elevage). Au moment de la mission d'evaluation retrospective, ces terrains etaient utilises a bon escient pour les-programmes d'enseignement et de recherche de 1'INDR. On n'avait pas prevu non plus d'amphitheltre ni de grande salle ou les groupes plus importants qu'une classe auraient pu se rencontrer, ni de logements pour les enseignants. Selon la mission d'evaluation retrospective, lorsque la reussite d'un etablissement depend en grande partie du recrutement de personnel de bonne qualite, et lorsque des considerations d'ordre adrninistratifs emphchent d'accorder des traitements interessants, d'autres stimulants tels que des logements attrayants peuvent representer - et bien souvent representent - une contribution importante. Enfin, rien n'etait prevu pour les loisirs, sauf une petite piece dans chaque foyer. 3.20 En general, neanmoins, ces installations se sont montrees de bonne qualite. Elles fonctionnaient de facon satisfaisante au moment de l'evaluation retrospective, bien que certains points posaient des problemes d'entretien. Les appareils electriques etaient trop sophistiques et difficiles a remplacer, et la mission d'evaluation retrospective a remarque que le toit fuyait en plusieurs endroits, ce qui indique un manque d'entretien. 3.21 L'enseignement dispense par 1'INDR etait de tres bonne qualite. On a fait beaucoup de travail ces dernieres annees pour mettre au point un programme oriente sur l'aspect pratique. C'est ainsi que l'aspect pratique qui n'occupait que 30 % du programme pendant la premiere annee variait de 65 a 90 % pendant la derniere annee selon la specialisation. Le contenu des cours etait pertinent et d'un niveau approprie. Etant donne sa faible utilisation, 1'INDR.a cree d'autres activites, y compris la formation en cours d'emploi, la formation des chefs d'entreprise, des seminaires et de la recherche appliquee. On a pris des contacts a w niveaw officiel et non officiel avec une vaste gamme d'organisations s'occupant du developpement rural tant au Senegal qu'a l'etranger. Bien que l'on ait pas realise de suivi socio-economique officiellement, on sait que tous les etudiants, sauf deux, ont trouve un emploi dans la fonction publique c o m e on le leur avait promis. Le Credit d'ajustement structure1 de la Banque, cependant, a eu comme resultat un gel du recrutement, ce qui implique que les futurs dipl8mes de 1'INDR devront trouver un emploi dans le secteur prive. 3.22 Le probleme le plus grave auquel etait confronte 1'INDR au moment de l'evaluation retrospective etait sa sous-utilisation tres marquee, resultant en corits unitaires extrgmement eleves. Le rapport d'evaluation cite un rapport qui estimait qu'il faudrait 40 dipldmes par an. L'INDR a ete concu dans cette optique, ce qui est une surestimation considerable 15/. Au moment de l'evaluation retrospective, il y avait en tout 31 eleves sur les cinq annees; le nombre total de dipl6mes depuis l'ouverture de 1'INDR etait de 51. Les taux d'inscription n'ont jamais atteint 50 X des niveaux projetes, bien que l'institution se soit donnee et ait garde tout le personnel necessaire. Le ratio enseignant-eleves, au moment du rapport d'achevement, etait de 1 1 2 et le cofit par eleve etait estime a 17.670 dollars. Au moment de l'evaluation retrospective, il y avait d--- professeurs senegalais et six expatries, ce qui, avec 40 professeurs a temps partiel, represente 55 professeurs, soit un ratio professeur-etudiants de 1:0,6. En 1989, les etudes a 1'INDR cofitaient plus de 20.000 dollars par eleve. 3.23 L'evaluation retrospective suppose que les propositions initiales de soutien de 1'IDA a 1'INDR doivent avoir fait l'objet de controverses et, avec le recul, il est difficile de comprendre comment 1'IDA en est arrivee a appuyer 1'INDR. Une note du 9 septembre 1977 trouvee dans les dossiers recommandait une reduction de la duree du programme a cinq ans et une reduction du nombre de specialisations a cinq. Elle proposait egalement que 1'INDR soit situe pres de Thies pour faciliter les contacts avec ltInstitut senegalais de recherche agricole, qui se trouve aussi pres de Thies a Bambey. I1 est paradoxal de constater qu'il y avait deja une Ecole nationale des cadres ruraux (ENCR), institution offrant une formation de niveau moyen 15/ Le projet a ete prepare a un moment ou la Banque utilisait des estimations des ressources humaines basees sur des besoins theoriques et non sur la capacite d'absorption reelle. I1 est tres facile de voir juste apres coup et il faut convenir qu'a l'epoque 40 ne semblait pas un chiffre irrealiste. (ingenieur de travaux) avec un programme de trois ans a Bambey. On a donne comme explication qu'il y avait incompatibilite fondamentale entre les deux types de formation et qu'il fallait donc creer un nouvel institut agricole. En fait, cette idee semble venir de 1'IDA (Rapport de supervision, janvier 1985) . 3.24 Selon la mission d'evaluation retrospective, il n'existe aucune incompatibilite fondamentale de ce type, et il aurait etErpM%rable de combiner les deux types de formation des le debut. En fait, le genre d'installations necessaires etait tres semblable (en ce qui concerne le personnel, les installations materielles, la ferme modele et l'equipement). Par ailleurs, il est relativement facile dans un programme integre, de selectionner les meilleurs etudiants du premier niveau pour poursuivre leur formation. L'evaluation retrospective a note que les institutions a deux niveaux de cette nature existent dans le monde entier, y compris en Afrique. Si 1'ENCR avait ete agrandie et amelioree (au lieu d'etablir 1'INDR separement), ceci aurait eu des avantages tant au point de vue de l'enseignement qu'au plan economique. L'ENCR aurait dispense des programmes integres 16/. Ce systeme aurait ete beaucoup plus economique au plan des coOts de fonctionnement. I1 aurait aussi permis de tirer parti au maximum de la proximite de 1'Institut de recherche agricole, ce qui aurait facilite leur 16/ En fait, le meilleur arrangement consiste en un programme de trois ans oh les eleves suivent des cours pratiques pour devenir ingenieurs de travaux et ensuite les meilleurs etudiants, soit directement, soit apres deux ou trois annees sur le terrain, completent leur formation par deux annees supplementaires d'etudes plus theoriques et obtiennent un dipl6me d' ingenieur de conception. cooperation. Enfin, la Banque aurait pu accepter de financer en partie les logements des professeurs, fournissant ainsi un stimulant hors salaire. 3.25 Formation a la ~estion. - L'Ecole superieure de gestion des entreprises (ESGE) a ete etablie en tant qu'institution publique en 1980 et a ouvert ses portes en 1982, sous l'egide tout d'abord du MEN puis du MES. Avant l'achevement du projet, 1'ESGE a reGu un autre financement de 1'IDA dans le cadre du Projet d'institut regional de formation a la gestion pour lequel le Credit 1638-SE a ete approuve en novembre 1985. Dans le cadre de ce projet, 1'ESGE a ete transformee en Centre africain d'etudes superieures en gestion (CESAG). Les objectifs de ce centre et son organisation etaient tres semblables a ceux de 1'ESGE qu'il a absorbee. En plus d'une formation breve et a long terme a differents aspects de la gestion, il offrait des services de consultants (y compris la formation sur le tas) et faisait de la recherche appliquee. Le Rapport d'achevement, qui a ete prepare sur le terrain en mars 1987, a note que l'institution etait en place et fonctionnait de facon satisfaisante a l'epoque, en utilisant de facon appropriee 1'assistance technique fournie dans le cadre du troisieme projet (par. 6.43-49 et 7.12). 3.26 Etant donne que les objectifs institutionnels et l'assistance de 1'IDA se chevauchent, ainsi que le temps ecoule depuis l'achevement du troisieme projet , il etait quelque peu difficile d' attribuer exactement a chaque projet son impact. On peut dire que 1' impact global a ete extrbmement positif. L'objectif evident de l'ESGE/CESAG etait d'&tre un etablissement servant a former le personnel de gestion et les cadres moyenset superieurs. On y est certainement parvenu. La mission d'evaluation retrospective a conclu que les installations d'enseignement etaient excellentes et faisaient un usage maximum des aides audiovisuelles. L'amphithebtre etait bien equipe selon les normes internationales. Les cites et restaurants universitaires, les bureaux, etc., tout etait de tres haut niveau. 11 etait apparent que la qualite de la formation offerte etait egalement de tres haut niveau. 3.27 Le CESAG est une des nombreuses institutions regionales creees par la Communaute economique de llAfrique de llOuest (CEAO) pendant les annees 80. Certaines de ces institutions ont connu des problemes administratifs provenant de leur nature regionale; il peut leur etre difficile de compter sur des credits de fonctionnement reguliers, de s'entendre sur la nomination du personnel de direction, et les contingents d'etudiants de chaque pays, de s'assurer d'un personnel competent et stable, d'un systeme suffisamment souple sur le plan pedagogique, etc. I1 semble que, jusqu'ici, le CESAG ait evite certains de ces problemes. En faisant payer nombre de ses activites de formation, ses services de consultants, etc., le CESAG couvre une bonne partie de ses couts de fonctionnement. En outre, apres des problemes initiaux concernant le recrutement du directeur, les recrutements posent desormais moins de problemes. On a recrute du personnel de haute qualite. L'institution est bien etablie et offre une formation a la gestion pertinente et de bonne qualite. 3.28 On peut se demander si des installations d'un niveau aussi sophistique se justifient. Etant donne qde les gouvernements de la CEAO s'interessent beaucoup au developpement du secteur prive, l'evaluation rktrospective considere qu'il faut developper les competences de gestion a tous les niveaw. Si l'on veut donner une formation aux cadres superieurs, il faut que les installations et les programmes soient de tres haut calibre pour attirer des personnes de haut niveau tant comme professeurs que comme participants. I1 semble que les installations du CESAG soient destinees a servir cet objectif. B. Effets a l o n ~terme desprqiets 3.29 Les perspectives de viabilite etaient excellentes pour la moitie des institutions appuyees par le projet, notamment celles qui ont recu une aide supplementaire de 1'IDA depuis le troisieme projet. L' Institut national d'etude et d'action pour le developpement (INEADE) s'est agrandi depuis la fin du troisieme projet et devrait jouer un r61e vital dans l'evolution du systeme d'enseignement. L'ecole nomale de Kolda est utilisee a pleine capacite. Avec le besoin considerable et continu d'instituteurs, son avenir semble assure. La mission d'evaluation retrospective n'a pas vu les classes primaires construites par le projet, mais elles semblaient avoir fait une contribution importante au developpement de l'enseignement primaire dans la region de Kolda, ainsi qu'a la qualite de la formation des maitres. 3.30 Dans le domaine de la formation a la gestion, le CESAG, le successeur de llESGE, semble &tre fermement etabli et appuye activement par les gouvernements membres. Son systeme de recouvrement des cofits encourage la pertinence et la sensibilite aux besoins des clients de toute la region, reduit la dependance vis-a-vis du tresor public et promet un minimum d'autonomie pour la direction de l'institution. Bien qu'il existe des risques dus a sa nature regionale, il existe egalement des avantages, et il semble que le CESAG soit determine A les maximiser. 3.31 Les perspectives de viabilite des autres etablissements appuyes par le projet, notamment des etablissements d'enseignement professionnel et technique et de l'institut de developpement rural, ne sont pas egales. 11s souffrent a divers degredes problemes suivants : budgets de fonctionnement inadequats, ratios enseignant-eleves inefficaces, sous-utilisation de la capacite, trop grande specialisation des cours, coiit exorbitant par etudiant, et chevauchement ou double emp loi des fonctions. Certains etab lissements ont egalement garde une forte proportion d'expatries cornme professeurs. Le Centre national de qualification professionnelle (CNQP) est l'un de ceux qui a le mieux reussi et s'est cree une place importante dans la formation de cadres pour l'industrie dans la region de Dakar. La structure du centre et ses contacts avec les employeurs etaient adequats, bien que ceux-ci ne contribuent pas suffisamment au recouvrement des corits. Le principal probleme de viabilite au moment de l'evaluation retrospective semblait btre lie a l'insuffisance du financement, et notamment a l'obsolescence croissante de 1 ' equipement . 3.32 L'enseignernent technique semble ma1 parti. Les lycees techniques ne servent pas l'objectif pour lequel ils sont prevus et ne fournissent pas de personnel de niveau moyen a l'industrie. En fait, ils semblent fonctionner comme des options de remplacement non rentables de l'enseignement secondaire general. Les etablissements de formation des professeurs techniques (ENSETP et ENSUT) n'ont pas ete en mesure de collaborer aussi efficacement que souhaite et, si le r61e des lycees techniques change, 1'ENSETP ne servira plus a rien. I1 faudrait envisager de consolider ces deux etablissements quel que soit le destin des lycees techniques. 3.33 Bien que les programmes de 1'Institut national de developpement rural soient de haute qualite, il faut prendre rapidement des mesures drastiques pour reduire les coQts par eleve par rapport a leur niveau actuel qui n'est pas acceptable. Si l'on combinait 1'INDR et I'ENCR, c o m e ont aurait db le faire depuis le debut, la formation agricole a ces deux niveaux pourrait utiliser les mgmes installations et l'institution unique jouerait un rBle vital dans le developpement agricole. C. Incidence sur les femmes 3.34 De nombreux rapports d'evaluation des annees 70 ne s'interessaient pas particulierement a l'education des femmes. Le Rapport d'evaluation du projet mentionne que le Gouvernement encourage l'education des filles (Rapport d'evaluation, par. 1.12) mais ne donne guere de details, et n' indique pas non plus comment le projet peut renforcer ce point. De m6me, le Rapport d'achevement n'examine pas la question de l'impact du projet sur les femmes. Pendant l'elaboration de ce rapport, la mission d'evaluation retrospective a recueilli certaines informations indiquant qu'il n'y avait que peu d1Btudiantesinscrites dans les etablissements du projet. Ainsi , il n'y avait que trois etudiantes inscrites a 1'Institut national de developpement rural au moment de l'evaluation retrospective (moins de 10 % ) . La meilleure performance a cet egard est celle de I'ENSETP, ou environ 30 X des diplbmes etaient des femmes. 6 A. Vue d'ensemble 4.01 A la fin des annees 60, lorsque le Groupe de la Banque a commence a travailler avec le secteur de l'education, les faibles taux d'inscription dans les ecoles primaires et la rarete du personnel qualifie etaient les deux questions les plus pressantes identifiees par la Banque. Les deux premiers projets d'education se sont concentres presque entierement sur la deuxieme de ces questions. Au moment des discussions du troisieme projet, une dizaine de projets senegalais dans des secteurs autres que l'education comportaient des cornposantes de formation liees au projet, ce qui indique que le manque de personnel qualifie etait toujours un probleme. 4.02 Le projet finalement mis en oeuvre couvrait plusieurs sous-secteurs et essayait de tout faire pour tout le monde. C'etait un amalgame d'elements refletant les preoccupations continues concernant le manque de personnel qualifie, ainsi que les preoccupations croissantes pour les problernes d'education. Partant de 14 composantes secondaires possibles dans six domaines, le projet a ete reduit a huit cornposantes secondaires dans cinq dornaines pratiquement sans rapport les uns avec les autres. Etant donne les difficultes rencontrees pour mettre en oeuvre les deux premiers projets et l'etat de 1'Bconomie au moment de l'evaluation de ce projet, il s'agissait d'une entreprise risquee (Rapport d'achhvement, par. 5.01). Pourtant, lorsqu'un pays ne beneficie de projets qu'a des intervalles assez eloignes, il peut btre justifie d'identifier les aspects les plus contraignants du systeme d'education et d'investir dans ces aspects pour ameliorer la situation. Telle a ete l'approche appliquee en ce qui concerne les prbts a l'education en Afrique a l'epoque. -. 4.03 De l'avis de lamission d'evaluation retrospective, cependant, le projet a prouve qu'il s'agissait d'un risque qui valait la peine qu'on le prenne, car les resultats ont ete satisfaisants dans l'ensemble. Sur les cinq composantes, trois ont tres bien reussi (enseignements primaire, professionnel et formation a la gestion). Les d e w autres (formations agricole et technique) se sont soldees par de graves problemes organisationnels necessitant une attention concertee, mais ont neanmoins permis de developper une infrastructure utile qui pourra faire une contribution importante au developpement du pays si les mesures necessaires sont prises . Si l'on tient compte du fait que l'economie etait particulierement atone, il aurait mieux valu developper l'enseignement technique et agricole d'une maniere beaucoup plus limitee et viser une rationalisation/consolidation institutionnelle des le debut. 4.04 Dans le contexte des pr6ts a l'education accordes au Senegal, le troisieme projet etait en quelque sorte un projet de transition. I1 etait l e premier a insister sur le developpement de l'enseignement primaire et de l'enseignement de la gestion. Les trois projets qui ont suivi (developpement de l'enseignement primaire, ecole regionale de gestion et futur projet de developpement des ressources humaines) ont tous ete dans une certaine mesure un produit du troisieme projet dont ils ont utilise les composantes. 4.05 I1 est important de souligner que plusieurs aspects du projet s'etaient beaucoup ameliores au moment de l'evaluation retrospective compares a ce qu'ils etaient lors de l'achevement du projet. L'Institut national d'etude et d'action pour le developpement s'est etabli fermement avec l'assistance du quatrieme projet. La question soulevee 2 la presentation au Conseil concernant les problemes pratiques possibles que risquait de poser l'utilisation des langues locales n'a pas encore trouve de solution mais, si l'on s'en occupe rapidement (comme on l'a indique a la mission d'evaluation retrospective), ce sera en grande partie gr5ce au projet. L'utilisation de 1'ENR a Kolda s'etait beaucoup amelioree au moment de l'evaluation retrospective. De mgme, 1'Institut national de developpement rural semblait donner une formation de bonne qualite, bien qu'a un coat beaucoup trop eleve. I1 semblait Cgalement que le CESAG, autre beneficiaire d'une assistance supplementaire de llIDA, se preparait a faire une contribution vitale dans l'ensemble de la region au developpement des competences de gestion. B. Lecons 4.06 Conce~tion du ~roiet. Le projet etait tres ambitieux. Son envergure etait impressionnante, car il couvrait cinq sous-secteurs. Le projet comprenait non seulement la formation technique et professionnelle que l'on retrouve partout, mais aussi de nouveaux Venus cornme l'enseignement primaire et la formation a la gestion. En plus de son envergure vaste et quelque peu novatrice, le projet necessitait la promulgation de lois et de decrets portant creation de quatre des institutions devant recevoir une assistance (INEADE, INDR, ENSETP et ESGE/CESAG). Bien qu'il y ait eu des delais pour finaliser ces arrangements, le fait que les etablissements aient Bte crees est une reussite importante. Par contre, il semblerait que l'inclusion dans le projet d'elements visant a promouvoir les langues nationales et lfOffice national de formation professionnelle (ONFP) etait prematuree. 4.07 Administration. La structure administrative d'un projet a toujours une grande influence sur la facilite d'execution. Dans ce cas, elle a eu egalement des effets sur les resultats au plan de l'education. La structure de gestion complexe du projet qui faisait participer toute une serie de responsables d'autres ministeres que le MEQ n'a pas su assurer l'execution efficace des aspects non materiels. Bien que le Bureau du projet du MEQ ait acquis une experience utile au cours des deux premiers projets, il aurait dC reconnaitre que le troisieme projet etait davantage polarise vers les aspects non materiels et qu'il aurait dQ ktre place sous la direction du MEN des le debut. I1 est probable que les preoccupations concernant les problemes possibles de mise en oeuvre materielle, qui ont ete exprimees lors de la presentation au Conseil, ont influence la decision de laisser la mise en oeuvre du projet aux mains du MEQ. I1 est possible que si le MEN avait ete charge de la mise en oeuvre, il y aurait eu des retards initiaux car ce ministere n'a pas l'experience des questions materielles, mais les avantages a long terme auraient ete superieurs aux coQts inunediats. 4.08 Su~enrision. Bien que la supervision du projet ait ete efficace a bien des egards, une supervision de l'administration du projet et de certains aspects educatifs se justifiait. Les problemes venant de l'insuffisance d'informations financieres (particulierement notable lorsque le bureau du projet a ete transfere au MEN) auraient pu gtre evites si les registres avaient ete bien tenus des le debut - comme le demandait l'hccord de credit - et si les equipes de supervision avaient inclus un analyste financier au debut du projet. En outre, l'avis de specialistes de l'education aurait permis de se procurer en temps voulu les intrants pedagogiques necessaires a w composantes techniques et reduit probablement l'ampleur des problemes auxquels on doit faire face aujourd'hui. I1 est certain que la participation de specialistes sectoriels s'est montree utile pour la composante enseignement primaire. Le suivi realiste de 1'INR a Kolda a permis : a) d'utiliser au mieux la cite universitaire inutile comme ecole d'application et b) d'amender 1'Accord de credit et de construire 8 2 salles de classe oh pouvaient avoir lieu les cours de pedagogie pratique. 4.09 Enseipnement technique. L'objectif global de la composante enseignement technique n'a jamais ete precise, mais on supposait qu'il produirait des techniciens de niveau moyen pour l'industrie. Comme 90 % de leurs dipl6mes poursuivent des etudes superieures, les lycees techniques (LT) ne semblent pas avoir atteint cet objectif. Les raisons n'en sont pas tres claires, mais on peut supposer qu'elles comprennent : a) l'insuffisance de contacts directs avec lfindustrie(qui aurait pu donner des informations pour l'elaboration des programmes et une experience pratique aux stagiaires); b) le temps excessif passe a w sujets non techniques; et c) la reaction lente aux besoins de formation de l'industrie. Leur rBle faisait l'objet d'un examen au moment de l'evaluation retrospective. Ces resultats correspondent bien a ceux de nombreux autres pays et confirmeraient les conclusions de travaux recents de la Banque dans le domaine de l'enseignement et de la formation technique et professionnelle. 4.10 La mission d'evaluation retrospective a constate que l'arrangement actuel entre 1'ENSETP et 1'ENSUT encourageait la complexite administrative et l'inefficacite. La principale difficulte semble venir du fait que ces deux institutions dependent de differentes administrations. I1 faudrait donc essayer de trouver un moyen d'integrer les deux institutions - y compris en fusionnant certaines specialisations - afin de renforcer l'administration et d'en ameliorer l'efficacite. 4.11 Enseinnement anricole. Un examen critique des installations existantes de formation agricole et une vue moins optimiste des besoins futurs auraient permis d'eviter le probleme actuel de capacite excedentaire a 1'INDR. I1 est certain que l'expansion de l'economie nationale, au cours des dix dernieres annees, qui a ete inferieure aux previsions, a aggrave le probleme, mais on peut se demander s'il y a jamais eu un besoin reel de deux institutions. D'apres l'evaluation retrospective, la fusion de 1'INDR et de 1'ENCR est une etape logique vers une reduction des cofits par etudiant et une utilisation optimale des installations disponibles. Les resultats d'activites semblables ailleurs ont montre que la fusion de deux niveaux de formation differents au sein d'une seule institution peut Btre benefique, et une etude pourrait aider a formuler des plans pour la creation d'une structure unifiee au Senegal. 4.12 Par ailleurs, la direction de 1'INDR doit gerer l'institution davantage comme une entreprise. Elle pourrait en outre recruter un plus grand nombre d'etudiants (y compris des etudiants d'autres pays de la region ou d'autres pays de 1'Afrique francophone); mener davantage de programmes de formation en cours d'emploi et de seminaires (de breve ou de longue duree); realiser de la recherche sous contrat. Tout ceci pourrait aider 1'INDR a devenir une institution plus viable au plan economique: 4.13 Credits de fonctionnement. La protection des investissements tres importants en bhtiments et en equipement doit 6tre consideree comme une haute priorite pour 1'Etat. Et pourtant, l'evaluation retrospective a note que l'insuffisance des credits continue d'6tre un probleme pour la plupart des institutions du projet dans une mesure qui justifie les craintes exprimees lors de la presentation au Conseil. Chaque etablissement doit avoir un plan detaille d'entretien preventif, du personnel qualifie pour executer l'entretien, et un budget pour se procurer les materiaux necessaires. En plus, les etablissements techniques, professionnels et agricoles doivent etudier regulierement les questions d'obsolescence de l'equipement, notamment en ce qui concerne les nouvelles techniques. Sans financement suffisant pour assurer que l'equipement didactique - qu'il s'agisse de tours, d'ordinateurs ou de materiel agricole - est aussi moderne que possible, la qualite et la pertinence de l'instruction se deterioreront. COMMENTS FROM THE BORROWER WORLD BANK TMSS OEDD 1 TELEX N00541MENIBPE DU 23 SEPTEMBRE 1991 A T m MONSIEUR GRAHAM DONALDSON - CHEF DIVISION AGRICULTURE ET DEVELOPPEMENT HUMAIN DEPARTEMENT DE L'EVALUATION RETROSPECTIVE DES OPERATIONS BANQUE MONDIALE, WASHINGTON TEXTE OBJET: RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE DU 3 ME PROJET EDUCATION (CR. 908-SE ET SAC 11-SE) REF.: VILETTRE DU 20 AOUT 1991 HONNEUR ACCUSER RECEPTION DU RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE DU 3 ME PROJET EDUCATION TRANSMIS PAR LETTRE CITEE EN REFERENCE. VOUS INFORMONS N'AVOIR PAS D'OBSERVATIONS DE FONDS SUR LEDIT RAPPORT. SALUTATIONS DISTINGUEES STOP ET FIN. MONSIEUR ANDRE SONKO - MINISTRE EDUCATION NATIONALE - DAKAR (SENEGAL) WORLDBANK TMSS COMMENTS FROM THE BORROWER WORLDBANK TMSS OEDD 1 DAKAR, SENEGAL, 26 SEPTEMBRE, 1991 MONSIEUR GFUHAM DONALDSON OBJET: PROJET EDUCATION 111 (CR. 908-SE ET SAC 11-SE) REFERENCE: V/L DU 20 AOUT 1991. MONSIEUR LE CHEF DE DIVISION FAISANT SUITE VOTRE LETTRE SUS REFERENCEE PAR LAQUELLE M'AVEZ TRANSMIS RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE DU PROJET EDUCATION 111, VOUS INFORME QUE MON DEPARTEMENT N'A PAS D'OBSERVATION PARTICULIERE SUR LEDIT RAPPORT. CONSIDERATIONS DISTINGUEES. FAMARA I. SAGNA MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN. 248423 WORLDBANK 21814 INBAFRA SG WORLDBANK TMSS
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Senegal - Third Education Project : Sénégal - Troisième projet éducation
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Организация
Группа Всемирного банка
Тип документа
Project Performance Assessment Report
Страна
Сенегал
Источник
Всемирный банк