96800 REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L'URBANISME ET DE L'HABITAT DIRECTION GENERALE DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE L'URBANISME DIVISION PLANIFICATION SPATIALE - ETUDES GENERALES UNITE DE PLANIFICATION URBAINE DE CONAKRY PLAN DE DEVELOPPEMENT URBAIN DE CONAKRY RESUME PROJET DE DEVELOPPEMENT URBAIN DE CONAKRY BANQUE MONDIALE - ASSISTANCE TECHNIQUE GROUPEMENT BCEOM - LOUIS BERGER INT. INC. - GROUPE HUIT II II 1990 CONTENU DU DOCUMENT I. POLmQUE SPATIALE 1 II. POLmQUE FONCIERE 5 m. POLITTQUE D'EQUIPEMENT 7 N. POLmQUE DEL'HABITAT 13 v. POLITTQUE FINANCIERE 18 VI. POLITIQUE INSTITUTIONNELLE 19 VII. PLAN D'ACTION 20 1 RESUME GENERAL DES ETUDES Le plan de developpement urbain de Conakry resulte de !'articulation de plusieurs politiques: spatiale, fonciere, d'equipement, de !'habitat, financiere et institutionnelle. I. POLITIQUE SPATIALE En 1985, Conakry comptait pres de 800 000 habitants, et couvrait environ 70 Ian2. Avec un accroissement demographique qui devrait evoluer de 4 a6 % par an, du pour moitie aux flux migratoires d'origine rurale et pour le reste de la croissance naturelle, la ville devrait accueillir entre 50 000 et 95 000 habitants supplementaires par an pour atteindre: 1 850 000 habitants en 2000 et 1 2 800 000 habitants en 2010. ' millions I Population Totale I 12 I J Guinie A cet horizon, la capitale concentrera I I I v 49% de la population urbaine, soit 23% I I de la population totale de la Guinee. /~ I I I I I v Les nouvelles populations se repar- 8 tiront approximativement pour moitie I I ~/ dans la ville de 1985 par densification 6 v Populotion Urboine des quartiers existants, pour moi~ie dans / V'I I/ des extensions urbaines. La superficie 4 l/ v I I I v de !'agglomeration passera a 135 Ian2 en 2000, puis a pres de 200 Ian2 en _,,,,,,. / I I ·V ,, Conakry 2010, ce qui correspond a une 2 i/ Iv ./ v croissance de la superficie de la ville __, ...-'j v '/' d'au moins 600 ha par an. - I ....-- i.--'"' ~ __........- I 0 1960 1970 1980 1990 2000 20IO onnies CROISSANCE PASSEE PROJECTIONS 2 Presqu'ile de KALOUM Schema geologique SANGAREYA OCEAN ATLANTIQUE .., ILESDELOOS TOMOO •• • • • • Alluvions et sediments marins - mangrove Dunite et produits d'alteration Granites • Exploitation mlni~re , carri~res CONAKRY Croissance spatiale t t t t t t 1885 1890 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1985 0 Km 5 Km 10 Km 15 Km 20 Km 25 Krr 3 En fin de periode, avec une consommation d'espace de l'ordre de 70 m2 par habitant, la zone urbanisee se deploiera sur pres de 40 km de long, forme qu'impose la configuration tres lineaire du site geographique. En matiere spatiale, les options f ondamentales retenues dans le Schema de Structure sont: • la creation d'un grand maillage de couloirs de circulation assurant les liaisons entre les secteurs urbanises • !'implantation de centres multifonctionnels jouant le role de poles urbains sur les plateaux centraux de la presqu'ile, • !'organisation des zones d'habitat autour de petits centres de secteur qui seront desservis par des transversales routieres, • un transport en site propre utilisant les emprises des voies ferrees existantes. La mise en oeuvre de ces options devrait permettre a terme de decongestionner le centre portuaire ancien, geographiquement excentre sur l'ile de Tombo, d'ameliorer les liaisons habitat-emplois et habitat-equipements, et de mieux repartir !'urbanisation sur toute la presqu'ile, en reorientant la tendance lourde de la croissance urbaine d'une occupation exclusive de la partie sud. ZONE CENTRALE CJ ZONE D'ACTIVITE - AXE PRINCIPAL ZONE l\N\RECAGEUSE TOvro ILESDELOOS PRESQU'ILE DE KALOUM ZONE MARECAGEUSE Reserve fonciere Emprise reseau primaire Actions foncieres et reglementaires prioritaires Liberation de perimetre Trace voie primaire Lotissement --- Elargissement d'emprise • Controle reglementaire Protection zone naturelle 5 II. POLITIQUE FONCIERE A l'interieur de son perimetre urbain, Conakry compte 48.000 parcelles dont les trois quarts soot habitees. La taille moyenne des parcelles est de 730 m2, ce qui est eleve pour une grande ville d'Afrique, et correspond a une planification insuffisante de l'espace. Actuellement, ii se cree 3 500 parcelles nouvelles par an, dont une part seulement sous une fonne reellement planifiee. L'habitat spontane represente un quart de la superficie, mais si l'on inclut les zones restructurees, c'est-a-dire loties apres la mise en place du bati, ce soot les deux tiers de !'agglomeration qui se soot developpes spontanement. Deux elements, essentiels pour le controle de !'urbanisation, ont ete identifies comme constituant des urgences absolues : la connaissance et la maitrise du foncier et I'adoption de regles concemant I'appropriation du sol et les regles de construction et d'urbanisme adaptees ala situation. Afin de clarifier au plus tot la situation fonciere, ii est necessaire de creer un fichier foncier informatise prenant en compte l'integralite des parcelles de la capitale. Outre la mise a jour de la situation, qui a cesse d'etre suivie depuis plusieurs annees, le fichier pennettra de gerer au jour le jour le pare de terrains disponibles ou attribues a titre provisoire et de connaitre a tout moment l'attributaire d'un terrain. Cette informatisation de la Conservation Fonciere constituera par ailleurs la base d'une renovation de la fiscalite locale, elle-meme garante d'une gestion convenable de la capitale. Par ailleurs, !'organisation de !'occupation de l'espace suppose la mise a jour des lois regissant la propriete du sol et reglementant son utilisation : !'approbation d'un nouveau Code des Domaines et de l'Urbanisme s'avere tout aussi urgente. C'est sur cette base, et afin d'autoriser le developpement de !'ensemble des filieres d'amenagement de terrain, que pourront etre instaurees des reserves foncieres pour des operations d'habitat groupe, et delimites des domaines de lotissement classique. CONAKRY 6 Equipements structurants Activites matrices 1987 EQUIPEMENTS - ACTIVITES \d Ministere Pm Port maritime > Palais, conferences, spectacles Ap Aeroport -f Hopital Gt Gare de triage J Universite T Emetteur ~r Camp militaire lnduStrie ~ Religieux G Garage v\ Marche central CONAKRY PROGRAMMATION PAR PERIODES Voiries structurantes EXISTANT - 1989 - 1990 - - - 1991 - 1995 1996 - 2000 Apres 2000 7 ID. POLITIQUE D'EQUIPEMENT A Conakry, deux contraintes s'imposent dans la programmation des equipements: la forte croissance de la population d'une part, le faible poids eco- nomique de !'agglomeration d'autre part. Un actif sur deux est inoccupe, l'emploi informel represente les trois quarts de l'emploi total, et la valeur ajoutee produite localement s'eleve a peine a 15% du Produit lnterieur Brut du pays. Ce dernier, evalue a 580 milliards de FG en 1986, place la Guinee parmi les pays les moins avances. Pour respecter la relation de principe qui doit exister entre !'evolution economique et la definition d'un programme d'investissement, !'adoption d'une strategie d'equipement minimum s'avere necessaire amoyen terme. Sur la periode 1989-2000, en retenant lbypothese d'une croissance de 5% du PIB, le PIB par habitant devrait passer de 100 000 a 125 000 FG. Si l'on veut faire jouer un role moteur a la capitale, avec des effets d'entrainement sur le reste du pays, un volume annuel d'investissements publics de fonction locale de l'ordre de 9 milliards de FG en moyenne (equivalent a 1,2 a 1,5% du PIB) peut raisonnablement etre envisage a Conakry. Cela correspond a une enveloppe globale de 110 milliards de FG sur la periode 1989-2000. Cette relance des investissements s'appuiera, pour l'essentiel, sur les dons et pre ts fournis par I'aide internationale et multilaterale. ssement que devra supporter la collectivite 11 ressort que les couts d'investi_ pour les habitants supplementaires est d'environ 123 000 FG par personne jusqu'a ran 2000. L'effort principal se porte sur Ies infrastructures, leur role etant determinant en matiere d'implantation des logements, des activites et des equi- pements communautaires: 57% de l'enveloppe des investissements leur est consacree, dont pres de 80% pour la voirie et l'assainissement. KOBAYA LAMBANYL DARESSALAM • MATOTO LANSANIJ1 .. Chemin de fer GARE DE TRIAGE CONAKRY - SCX3ETRAG e TERMINUS TUC, SOGETRAG, Transports: etat existant TRANSPORTS PRIVES - TIJC (TRANSPORTS URBAINS CONAKRY) - ALAK (PETITS TRANSPORTEURS PRIVES) 2 3 4 5km Plan d'amenagement du plateau d'O.B.K. • 1111111[1111 Habitat Zone industrielle Gare de triage 0 Gare metro - - 0 SC>Om Route Nationale n° 1 1111111111111 Zone d'habitat groupe Zone artisanale Espace vert Zone commerciale ~~ Zone de transport Equipements -- Zone industrielle Zone d'affaires Zone d'habitat residential ~ - '-> Centre secteur & Zone militaire 1111111111111 Zone d'habitat evolutif Plan d'occupation - Voirie primaire des sols de TOMBO Voie ferree 10 C'est clans ces demiers secteurs que les niveaux ·de service sont les plus bas: a peine 120 km de voiries amenagees, soit 20% de !'ensemble du reseau, alors que 68% des parcelles habitees sont raccordees a l'eau, et 86% al'electricite. De leur cote, les telecommunications ont fait l'objet recemment de gros investissements. Par souci d'une desserte equilibree de !'ensemble des secteurs urbanises ou en voie d'urbanisation, et conformement aux capacites contributives des bene- ficiaires, les travaux d'equipement concemeront prioritairement !'installation des reseaux primaires et secondaires. Les difficultes dans les secteurs eau et electricite se situeront au niveau des capacites de production pour assurer la demande future. En postulant des consommations de 25 l/jour et de 500 KWH/an et par habitant, ce qui integre une baisse des consommations actuelles induite par une nouvelle tarification, c'est aux alentours de 1995 que de nouveaux ouvrages de production et de transport sur site devront etre realises, sur financement national, parallelement aux extensions du reseau de distribution. Environ 33% de l'enveloppe est consacree aux superstructures, ce qui correspond a un maintien du ratio actuel d'equipement par habitant. Etant donne le retard accumulC, !'effort de rattrapage pour !'application de normes plus elevees devra etre differe a plus long terme; une amelioration qualitative resultera toutefois du caractere recent des realisations. Les secteurs de I'education et de la sante, qui correspondent a des besoins sociaux f ondamentaux, et dont la situation est tres mauvaise aujourd'hui, avec 55% d'enfants scolarises dans la classe d'age concemee et 1 lit d'hopital pour .I 000 habitants, utiliseront plus de 80% du montant total des investissements de ce type. Moins de 4% de l'enveloppe est reservee aux services de collecte des ordures menageres et de transports en common par bus, ceux-ci ayant deja beneficie d'importants investissements ces demieres annees, et etant susceptibles de s'autofinancer pour partie grace au paiement des services par les usagers. 11 On evalue les quantites d'ordures menageres devant etre collecrees a 2 litres par jour et par personne soit environ 0,5 kg. Les ordures a collecter depasseront a tenne les 1 000 tonnes/jour. Dans le domaine des transports, les societes concessionnaires publiques assurent actuelle~ent 120 000 deplacements joumaliers, soit 43% de la demande de transports en commun. Ceux-ci representent pres de la moitie des 600 000 deplacements enregistres chaque jour dans !'agglomeration. Le systeme est relativement fragile. A !'horizon 2000, les capacites d'accueil du reseau viaire pourraient etre atteintes, certains tron~ons des grandes penetrantes accueillant entre 2 800 et 3 500 UVP aux heures de pointe. Le fait que pres de la moitie de la demande potentielle, evaluee a450 000 deplacements, ne puisse etre satisfaite, pose le probleme de la mise en place d'un transport de type metro Leger apres cette echeance. Le solde de l'enveloppe globale, soit environ 6 % , serait reparti entre l'aide a l'habitat, le soutien aux zones d'activites, Jes etudes gene- rales et le cadastre. Les capacites d'autofinancement de l'Etat et des collectivites locales etant limitees pour quelques annees encore, c'est sur les menages que devra etre recuperee la majorite des c011ts. En 1987, les menages residentiels, qui se composent de 8 personnes en moyenne, ont un revenu moyen mensuel de 75 000 FG ; le revenu median est de 46 000 FG. Une croissance d'au moins 2 % par an du revenu est attendue sur la periode 1989 - 2000. Si le recouvrement des services marchands peut se realiser au travers de la tarification, de nouveaux mecanismes doivent etre mis en place pour les services non marchands, tels que la voirie et l'assainissement. A cet effet, ii est propose d'instaurer une redevance speciale a percevoir lors de la delivrance des pennis d'occupation de parcelles, pour couvrir une partie des coiits des ouvrages primaires. Les amenagements secondaires et tertiaires seront recuperes integralement aupres des beneficiaires, al'aide d'une taxe d'equipement per~ue lors des travaux. CAMAYENNE OIXINM ..NIERE HAMDALLAYE SONFONIA BELLE.VU£ - N COLENt MAlllNA l BONFI SIMBAYAH I IMT010 SANGOYAH ENTA OABOMPA LANSANIA Evolutif planifie Evolutif restructure CONAKRY Groupe bon standing Spontane Types d'habitat Residential Villageois Groupe economique Espace vert ou zones naturelles 2 i 4 5km 13 IV. POLITIQUE DE L'HABITAT Les conditions actuelles d'habitat sont mauvaises. En 1987, le pare existant, evalue a 110 000 unites, est compose pour: • 5% de constructions de bon et moyen standing • 70% de constructions economiques de type ciment/tole • 25% de constructions sommaires en terre. On compte trois logements par parcelle, 3,2 pieces par menage, et 2,5 habitants par piece. Les densites nettes atteintes dans les zones anciennes s'elevent a 600 hab/ha, avec des maxima dans certains ilots centraux de 1 200 hab/ha. Une amelioration sensible est toutefois en cours, due a la relance conjoncturelle de la construction intervenue ces demieres annees a la suite du deblocage des approvisionnements en materiaux. L'investissement prive annuel dans la construction, qui correspond a la realisation d'une epargne accumulee de longue date, est eleve: de l'ordre de 19 milliards de FG. Les conditions d'implantation des logements restent neanmoins preoc- cupantes, l'offre de terrains equipes etant notoirement insuffisante. D'ici l'an 2000, ce sont 110 000 logements supplementaires qui seront necessaires, soit autant qu'il en existe aujourd'hui: • 5% de logements hon standing pour les menages disposant de revenus superieurs a 150 000 FG/ mois • 35% de logements moyen standing pour les revenus situes entre 75 000 et 150 000 FG/mois • 35% de logements economiques pour les revenus compris entre 37 500 et 75 000 FG/mois • 25% de logements tres economiques pour les revenus inferieurs a 37 500 FG/mois. Pour satisfaire !'ensemble de cette demande, l'offre devra se porter sur la preparation des terrains a construire, la production de "pret a habiter" etant incompatible avec les possibilites de subvention de l'Etat, comme avec la solvabilite de la majorite de la population. PROGRAMMATION PAR PERIODES 1989 - 1995 CONAKRY Equipement de terrains 1996 - 2000 Operations speciales (parcelles assainies zones d'activites secondalres et tertlalres) 15 En complement des travaux de rehabilitation de quartiers existants, une production de 10 000 parcelles assainies est retenue comme objectif amoyen terme. Des mecanismes de recouvrement direct des couts aupres des beneficiaires seront mis en place a cette occasion, l'Etat n'assurant que le prefinancement des operations. L'organisation du financement du logement, pour sa part, devra se realiser a partir de l'epargne des menages, ce qui necessitera la mise en place d'un operateur financier approprie. · Reste le secteur locatif, la politique d'accession a la propriete ne peut en effet repondre aux besoins de !'ensemble de la population: on compte actuellement: • 22 % de proprietaires • 20% d'heberges gratuitement • 58% de locataires. Des actions d'encadrement du petit locatif marchand relevant de !'initiative des menages seront engagees afin de promouvoir une offre locative po- pulaire. Une mise en application de cahiers de charges, et la generalisation de cont~ats de location, permettront de normaliser les rapports proprie- taires/locataires. Le cout d'un logement s'echelonne de 550 000 FG a 15 000 000 FG (base 1987). La part de la charge fonciere (cout du terrain, branchements, equipement) est tres variable: de 65% pour les habitations modestes a moins de 20% pour les categories elevees. Un des principaux problemes du logement en Guinee demeure celui des materiaux. Pres de 40% du cout moyen de construction revient aux materiaux importes, ceux-ci representant 60% des coiits en materiaux seuls. On constate une utilisation de moins en moins frequente des materiaux traditionnels (terre, vegetaux), et les filieres des materiaux produits localement ne sont pas encore en place: ce probleme doit devenir une preoccupation majeure des responsables, car la reduction de la part de materiaux importes est une condition de la reussite de la politique de !'habitat. 16 Operation de parcelles assa1n1es plateau de Sonfonia VILLAGE DE SONFONIA ----------- -- - -------- VOIES FERREES --- ENTA-NORD USINE DE MEUBLES HAMDALLAYE .j 18 V. POLITIQUE FINANCIERE Les ressources financieres sont !'element essentiel du developpement urbain sur le long terme, pour les investissements comme pour la gestion urbaine. D'importants efforts doivent etre realises pour instituer un systeme regulier de ressources des collectivites locales. Celles-ci sont actuellement tres faibles: 285 FG par an et par habitant en 1987, soit entre 5 et 15 fois moins que dans d'autres villes africaines equivalentes. On constate actuellement: •des recettes tres faibles dues aux emissions et aux recouvrements; en 1987, un contribuable sur cinq acquitte la Contribution au Develop- pement Prefectoral, 15% seulement des entreprises et commerces soumis a la constribution des patentes ont reellement acquitte celle- ci, un quart des commer~ants acquittent regulierement le droit jour- nalier de marche et a peine 10 % des valeurs locatives ont ete enro- lees et moins encore per~ues, •!'absence totale de comptabilisation de certaines recettes, • la multiplication des echelons responsables, l'irregularite des operations financieres et une inflation d'effectifs sous-qualifies. Si des ameliorations sensibles sont apporrees au systeme fiscal, grace aune meilleure organisation des services d'assiette et de recouvrement fondee sur un fichier informatise et des actions de formation, il est possible d'escompter un montant de recettes de l'ordre de 3 500 Millions de PG a !'horizon 2000 contre 252 en 1987. A partir de 1995, les budgets devraient commencer a degager une marge d'autofinancement significative. Celle-ci demeurera cependant insuffisante pour financer la totalite des charges qui incombent normalement aux col- lectivites locales, et des subventions d'equipement et de fonctionnement, ou des prises en charge directes par l'Etat, resteront necessaires sur toute la periode. Les actions urgentes identifiees sont: • le recensement de la matiere imposable pour la contribution des patentes, les droits de marche et les impots immobiliers, • l'amelioration des baremes des principaux impots. 19 VI. POLITIQUE INSTITUTIONNELLE La mise en oeuvre dans de bonnes conditions du programme d'inves- tissement identifie comme l'amelioration des ressources locales suppose que l'on redonne une plus grande coherence au cadre institutionnel.de Conakry. La decentralisation administrative constitue l'un des fondements de la nouvelle politique de developpement engagee ces denieres annees : une organi- sation specifique de Conakry est toutefois instauree, l'equipement de la ville- capitale interessant directement l'Etat. La reforme institutionnelle a re~u les orientations suivantes : • creation d'une entite administrative denommee "Ville de Conakry" avec un Gouverneur nomme, • creation de 5 communes urbaines au lieu de trois prefectures, • suppression des sous-prefectures en tant qu'echelon administratif, mais maintien de la notion de quartier, • definition du partage des responsabilites entre Etat et Ville et entre Ville et communes • mise en place, au niveau de la ville, d'une cellule d'etudes et de controle. La rehabilitation des mecanismes de gestion du patrimoine existant suppose par ailleurs la mise en place de conditions contractuelles explicites entre l'Etat, les societes concessionnaires de services publics et les collectivites locales. Au niveau local, le renforcement des services techniques est essentiel pour leur permettre de faire face a leurs responsabilites en matiere d'entretien et de services urbains, de meme que la constitution d'un systeme de gestion performant permettra d'optimiser les faibles ressources disponibles. Au niveau central, on s'attachera, d'une part, a la restructuration des societes concessionnaires de services publics, et d'autre part, afin de favoriser la a relance des investissements, la creation dans les services centraux de structures techniques specifiques pour planifier' elaborer et gerer des projets. 20 VII. PLAN D'ACTION Le Plan de Developpement Urbain de Conakry trouve sa premiere justification dans le plan d'action qu'il permet de definir. En dehors du Ministere de l'Urbanisme et de !'Habitat, des projets de ca- ractere urbain sont en cours: - Projet eau et electricite - Projet de telecommunications - Projet transports en comrnun SOGETRAG - Projet de zone industrielle - Projets sante et education Au niveau de l'Urbanisme et de !'Habitat, plusieurs actions ont deja ete engagees: - Etude pour la creation d'une societe d'equipement de terrain et d'un credit imrnobilier national (PNUD-BIRD), - Projet de parcelles assainies (PNUD) - Plan de circulation (FAC) - Amenagements pour l'amelioration de la circulation (CCCE) - Etudes de voiries primaires prioritaires (BIRD) Les operations qui seront a lancer sous forme d'etudes et de travaux sont esquissees ci-apres. · GRANDES INFRASTRUCTURES Les objectifs sont : - d'ameliorer les acces au centre et la circulation inteme, - de creer des liaisons nord-sud le long de la presqu'ile - d'unifier le reseau urbain actuellement desarticule Les operations prevues sont : - la realisation de 18,2 Km de voiries a profil autoroutier de 2x2 voies extensibles et terre-plein central : • Route Leprince 3,4 Km • Voie express entre la T2 et la T4 6,4 Km • Hamdallaye-Pont Belle-vue 2,4Km • Gbessia Matoto 6_0 Km 21 -: la realisation des liaisons transversales (7 ,2 Km) •Tl en une chaussee a 2x2 voies • T2 a T4 en une chaussee a lx2 voies - l'amenagement de la Comiche Nord : du pont de Kaporo a Lambanyi (4,7 Km) - l'ouverture des transversales T5 et T6 et la Voie Express entre la T4 et la T6 (12,l Km) - des travaux sur quatre tron~ons de comiche (6 Km) - la rehabilitation et !'extension des reseaux de drainage des zones de : • Coronthie Sud 45 Ha •La Gare 13Ha • Tombo 13Ha • Groupe Scolaire Kipe 23Ha • l'Universite 60Ha - l'indemnisation et le recasement dans de nouveaux lotissements des menages deplaces pour la realisation des emprises des voiries cow total estimatif . 62 ,3 milliards de FG AMENAGEMENT ET EQUIPEMENT DE TERRAINS Les objectifs sont : - d'ameliorer l'equipement des lotissements peripheriques - de rehabiliter les zones spontanees - d'amenager de nouveaux sites en parcelles neuves pour limiter les developpements spontanes Les operations prevues sont: - les plans de restructuration de centres secondaires-tests, - un lotissement aLambanyi (200 Ha/an), - la rehabilitation de plusieurs quartiers existants : • zones spontanees de Dar Es Salam et Koloma (225 Ha) • lotissement recent de Hamdallaye (225 Ha) • trames anciennes du secteur de Tombo (50 Ha) • quartiers restructures de Matam et Bonfi (75 Ha) •zone residentielle de la Miniere (75 Ha). cout total estimatif: 2,15 Milliards de FG 22 AUTRES ACTIONS PROPOSEES - Creation d'un fichier-parcelles ala Direction de l'Amenagement Foncier - Recensement de la matiere imposable pour la patente - Etude de factibilite du projet municipal - Creation d'un fichier informatise des impots locaux - Renforcement des capacites de gestion des collectivites locales - Creation d'une cellule d'etude et de controle - Formation du personnel des collectivites locales - Amenagement de batiments administratifs et foumiture de materiels cout total estimatif: 4,615 Milliards de FG - Reconstitution d'un cadastre regulier cout total estimatif: 1,840 Milliards de FG *********** L'ensemble de ces propositions de'tlrait permettre aux pouvoirs publics de s'engager dans une politique equilibree de developpement Urbain. Ceci ne signifie pas que /es resultats soient acquis d'avance : la mise en oeuvre des recommandations suppose une ferme volonte de la part des responsables, une coordination coherente des efforts et beaucoup de continuite. Par ailleurs, rien ne sera possible sans le soutien et la panicipation des populations. C'est principalement a leur intention qu'a ete realisee en Avril 1988 une exposition publique de /'ensemble des travaux menes pour I'elaboration du Plan de Developpement Urbain de Conakry, etqu'unfilm video a ete monte. Restructuration ou amenagement de lotissement Operations programmees (1990/1991) Equipement de terrain Voiries a realiser • • • Ouvertures 24 Directives de composition plateau de l'emetteur Zone d'habitat moyen standing Operations prlvees BAtiments a stages 0 Carrefour Commerces -=:J Voles structurantes Equlpements collectifs promoteurs affalres Vole fem~e. gare Espaces verts resident. de stand. 0 500m ••••• FaQades principales Reserve foncibre de l'etat 25 REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L'URBANISME ET DE L'HABIT AT PROJET DE DEVELOPPEMENT URBAIN DE CONAKRY (FINANCEMENT BANQUE MONDIALE) PERSONNES AYANT PARTICIPE A L'ELABORATION DU PDU DE CONAKRY Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat (MUH) Dr. Bahna SIDIBE Chef de bat Kerfalla CAMARA (1985) Directeur General de l'Amenagement du Territoire et de l'Urbanisme (DGATU) Mr. Bandian KOUROUMA Mr. Sadio DIALLO (1985 - 87) Directeur de la Division Planification Spatiale - Etudes Generales (DPSEG) Mr. Amadou DIALLO Unite de Planification Urbaine de Conakry (UPUC) Chef de l'Unite: Sekou Damas TRAORE Charges d'etudes: Abdoulaye BARRY, Alpha Gouby DIALLO, Alphonse KAMANO, Moussa KOUYATE, Idrissa SAKHO, Aboubacar SOUARE, Jean TOLNO, Alkaly Mohammed TOURE Assistants d'etude: Marie Edouard CAMARA, Moustapha LANICK, Mohamed SQUARE, Moussa SYLLA, Souleymane TOURE, Soriba YANSANE Gestion: Mamadouba CONTE, Soriba FOFANA Secretariat: Kadiatou BALDE, Lamarana BAH, Mamadouba CAMARA Assistance technique : Groupement "BCEOM, Louis Berger Int. Inc, Groupe Huit" Supervision: A. SAMSON (BCEOM), Y. BEAS (LBil) Experts a long terme: Conseiller du Directeur de la DGATU, A. LEFEUVRE (BCEOM) Conseiller du Chef de l'UPUC, C. EYZAT (LBII) Experts acourt terme: R. CHAMBONNET, J.L. FERAUD, D. NIRO, T.PAULAIS, R. PEZET, J.L. VENARD (BCEOM) B. BAYLATRY, Y. BRIQUET, J.L. DUFOUR, J.DURANY-JAKOB J.D.RODRIGUEZ, S. WIDING (LBII) A. ANIZON, S. KARAOUI (GROUPE HUm. Seminaire de formation: C. BOUCHAUD, L. GODIN, T. LAHLOU (GROUPE-HUIT). Participation consultants independants: A. DURAND-LASSERVE, J.F. TRIBILLON Supervision Banque Mondiale: B. DELAVAL, F. JAKOB, A. LOCUSSOL, F. PECHON cc DIRE( I Ir"\. II~
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Guinea - Conakry urban development plan : summary
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Источник
Всемирный банк