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Niger - Irrigation Project : Niger - Projet d'irrigation

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Dm-urnen1 de La Banque Mondiale A N'UTILISER QI ' A D E S F I N S O F F I C ' I E L L E S Rapport No. 6275 BANQUE MONDIALE RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE NIGER PROJET D'IRRIGATION (CREDIT 851-NIR) 23 juin 1986 Departement de l'+valuation retrospective des operations Le prrdnt document fait I'objet d'une diffusion reslreinte, et ne peut Ptre utilise par ses destint iires que dans I'ekercice de leurr fonctions officielles. S a teneur ne p u t Ptre autren~.ntdibulguer sans I'autorisation de la Banque 3londiale. POIDS ET MESURES Systeme metrique SIGLES ET ABREVIATIONS CCCE - Caisse centrale de cooperation economique CNCA - Caisse nationale de credit agricole FAC - Fonds d'aide et de cooperation FED - Fonds europeen de developpement INRAN - Institut national de recherches agronomiques du Niger KfW - Kreditanstalt fur Wiederaufbau (organisme d'aide de la Republique federale dPAllemagne) NIGELEC - Societe nigerienne d'electricite ONAHA - Office national des amenagements hydro-agricoles UNCC - Union nigerienne de credit et de cooperation TAUX DE CHANGE Unite monetaire = franc CFA (FCFA) change a l'evaluation : 1978 1 dollar = 245 francs CFA des annees intermediaires : 1978 1 dollar = 226 francs CFA 1979 1 dollar = 213 francs CFA 1980 1 d ollar = 211 francs CFA 1981 1 d ollar = 272 francs CFA 1982 1 d ollar = 329 francs CFA 1983 1 d ollar = 381 francs CFA Moyenne de l'annee d'achevement : 1984 1 dollar = 437 francs CFA NIGER PROJET D'IRRIGATION (CREDIT 851-NIR) TABLE DES MATIERES Paqes Preface ........................ ................................. i Donnees de base ................................................ iii Recapitulation de L'evaluation retrospective ................... v MEMORANDUM D'EVALUATION RETROSPECTIVE I. GENERALITES .......................................... 11. EXECUTION DU FROJET ET RESULTATS ..................... 111. CONCLUSIONS ET PROBLEXES ............................. A. Pressions en faveur du pret ..................... B. Echec Gconomique; reussite financiere ........... C. Conception des travaux de genie civil et lacunes des estimations de coiits .............. RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET I. INTRODUCTION ......................................... 11. CONCEPTION DU PROJET ................................. 111. EXECUTION DU PROJET .................................. IV. INCIDENCES DU PROJET SUR LA PRODUCTION AGRICOLE ...... v. TAUX DE RENTABILITE .................................. VI. COMPORTEMENT ET DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNELS ........ VII. COMPORTEMENT DU GOUVERNEMENT ET DE LA BANQUE ......... VIII. PROBLEMES PARTICULIERS ............................... IX. YODIFICATIONS DES PROJETS RELAIS ..................... !z. CONCLUSIONS .......................................... Tableaux 1-5 Graphiaues 1-2 Carte SIRD L 2 8 3 7 (PCR) RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE NIGER PROJET D'IRRIGATION (CREDIT 851-NIR) Le present rapport evalue retrospectivement le Premier projet d'irrigation du Niger pour lequel un credit de 21 millions de dollars ;I ete approuve le 4 octobre 1978. La credit a ete clos le 30 juin 1984 apres une prolongation d'un an et a ete entierement decaisse, le dernicr decaissement ayant eu lieu en septembre 1984. L'organisme d'aide allemand ( K F W ) a cofinance le projet a concurrence de 9,5 millions de dollars. Ce rapport comprend un m4rnorandum prepare par le Departement de l'evaluation retrospective des operations (OED) et un rapport d'achevement du projet (RAP) du 20 juin 1985 prepare par le Bureau regional Afrique de ltOuest. Le memorandum d'evaluation retrospective (MER) se Eonde sEr l'examen du Rapport d'evaluation (No 1682-NIR) du ll septembre 1978, le Rapport du President (No P-2379-NIR) du 20 septembre 1978, L'Accord de credit du 15 fevrier 1979 et le RAP. En outre, les auteurs ont consulte la correspondance echangee avec l'emprunteur, les rapports de supervision et d'autres memorandums internes de la Banque sur le projet f igurant dans les dossiers de la Banque et se sont entretenus avec le personnel de la Banque qui a ete associe au projet. Les auteurs estiment que le RAP est complet et prbcis pour ce qui est des principales realisations et lacunes du projet, mais deplorent un manque de donnizs quantitatives sur les avantages procures aux agriculteurs par le projet (voir aussi XER, par. 26 a 27). Les questions examinees dans le present rapport ont C ite choisies en raison de llint€ret qu'elles presentent pour ce projet et d'autres projets d'irrigation. La version provisoire de ce rapport a ete adressee i 1'Emprunteur pour commentaires le 15 avril 1986. Toutefois , aucun commentaire n'a e t 6 requ. gsultats en Rapport entre ll&aluatim esthtim &alua t ion jt t o t a l (en millicns de dollars) 24,5 t adit (en millions & ~ l l a r s ) ~ t a n du 15 30 f k e u m t de l a K£W (en m i l l i m & dollars) 995 t e d'apprcbation par les Adminiswatems 041 10178 t e de s i p t u r e 15/02/79 t e dlentr& en viguarr . - 12110179 t e d1a&eVemnt des ~ ~w t Q i e t ls s 12/82 12/83 ~partim a&ev& l a date ci-dessus (%) 100 85 t e de clatuce 06/83 06/84 ux de rentabilitg Cconanique (%)/a 12 95 3 ficacitC des institutions bame bame ficacitg te&nique bame bame - *re de b h 4 f i c i a i r e s directs (families) / a 3.000 3 .159 m t ificat ion/ prgparat im 15,O - - 4,3 - - 3,4 - - - - 22,7 alua t i m 4,7 27,7 2,5 0,4 - - 59,9 - - - - %,2 pavisim - - - - 3 1 17,5 10,4 17,9 10,6 2,5 9,3 71,3 ------------ mTALl 19,7 6,s 63,3 27,7 3,5 17,5 10,4 17,9 10,6 2,5 9,3 190,2 CAISSFMENTS CUWIATIFS ESTlMES ET EFFECTlE Ex. 79 - - Ex. 81 - Ex. 80 - Ex. 83 - Ex. 82 - h. 84 caissements e s t i m t i f s (millions de dollars) 1y o 5 YO 10 ,O l3 ,O 15 ,O 15 90 c a i s s m m t s effectifs (millions de dollars) - 3 YO 6,8 11,8 14,l 15,O caissements e f f e c t i f s l e s t k t i f s (%) - 60 68 91 95 100 t e du denier d 4 c a i s s m t S e p t d r e 1984 incipal renbourse ham P e r i d t r e de Ehnarigoungou uniquarrnt. Calcul& d e p i s l a date dlappr&atim par l e s AcinTinistrateurs. Saurce : M p r t m t de l a planification e t du budget; ressources utilisges exprh&s en hanms-saraines. - iii - Mobre Sp&ial it& n3te Nodre de d 'homes-jours des mnhes Type dt - - - difficul ( m i s / a t d e ) persames sur l e terrain de l a mission Id Efficacit4 /e Tendance /f Identification 05/73 2 7 a *d - - - Preprat ion 02-09/74 3 - - - - - Pr&aluat ion 05/75 2 14 aye - - - Evaluation 01-02/77 6 21 g,b,c,d,e,f - - - %pervisim 1 Supervision 2 %pervision 3 Supervision4 %pervisim 5 %pervision 6 Supervision 7 Supervisicn 8 %pervision 9 Einpnnteur : Gowernemnt du Niger M t r e d 'oeuvre : Office natiml des adnaganents hydrcragricoles (ONAHA) ler octobre-30 septenhre Pro iet relais Nom - Rehabilitation de l ' i r r i g t i m /h W o du credit 161 H I R M t a n t du a & d i t (millions de dollars) 993 Date dlapprcbatim par les Administrateurs 25 juin 1985 a = Sp6cialiste de l'irrigation; b = agrmcme; c = analyste financier; d = Cconanriste; e = sp6cialiste des f = sociologue. 1 = pas de prcbl&es ou p-&lbes ndneurs; 2 = petits p r c b l h s . 1 = en progrss; 2 = s t a t i m i r e ; 3 = en baisse. F = financier; G = gestion; T = tehnique; P = politique ( l e p x b l h l e plus critique Ctant m t i d d'aborc Voir Rapport dl&aluaticn du Niger - Projet de r&abilitatim des p&&&tres irrigu4s, Rapport No 5161-N 30 mi 1985. RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE NIGER PROJET D'IRRIGATION (CREDIT 851-NIR) RECAPITULATION DE L'EVALUATION RETROSPECTIVE Introduction Le Niger est l'un des plus pauvres pays dlAfrique. Son developpement se heurte a d'enormes difficultes, notarnment des sols pauvres et des conditions .climatiques defavorables. Les possibilites ; d'amelioration de l'agriculture pluviale etant rares, le Gouvernement a d donner la priorit6 a l'investissement dans des projets d'irrigation et le present projet finance par 1'IDA et la KFW est le premier projet d'irrigation de grande envergure au Niger. Ob jectifs Les principaw objectifs consistaient a : a) accro?tre la production de riz en developpant l'agriculture irriguee; et b ) ameliorer le revenu tire par les participants de Leurs parcelles irriguees et des zones de culture pluviale avoisinantes (YER, par. 6 - 7 ) . Execution du 9rojet Le projet a ece execute, avec un retard d'environ deux ans, par le Bureau du projet relevant du Directeur du projet, recemment nomme, du Bureau regional de 1'ONAHA a Tillabery. Le personnel du Bureau du projet comprenait, engages a titre de consultants, des conseillers dont le concours a l'execution du projet a ete notable. Les depassements ae coiits, en grande partie imputables a la sous-estimation des depenses lors de l'evaluation, ont ete un sujet de preoccupation lors de l'ex6cution avant que La KfW n'accepte d'accorder le financement supplementaire. ies coiits a L'acnevement etaient de 2L,5 millions de dollars, soit 17 % ds plus que prevu a 116valuation (MER, par. 13-17). Le projet a permis d'obtenir certains r6sultats non negligeables (RAP, par. 4 . 0 8 ) , mais ii a Ste decevant sur le plan Cconomique A cai;s;: des couts de ccnstruccion eleves. Lz Faible t a m de rentabiiit* economique reevalue a 3 % est d ii a w raisons suivantes : depassement de coiits de pres de LOO % pour les travaw d'irrigation, lenteur des agriculteurs 2 assimiler Les nouvelles techniques, croissance moins elevke que prevu de la production de paddy et impact negligeable, par suite de la secheresse, sur Les paysans pratiquant l'agriculture pluviale (MER, par. 25). L'impact social et financier du projet sur les beneficiaires a cependant ete positif (MER, par. 26). Les terrains irrigues ont ete distribues equitablement, en parcelles d'une superficie moyenne de 0,43 ha, a 3.159 familles qui, 2 l'achevement du projet, obtenaient des rendements et une production irriguee d'un niveau voisin des previsions de l'hvaluation. D e w cooperatives tr&s efficaces ont ete etablies dans les d e w principaw villages. Ces organismes ont aussi servi d'associations des usagers de l'eau et ont ete charges de L'ex?Loitation et de l'entretiendu reseau d'irrigation. Le recouvrement de la quasi-totalite des. coiits lies au credit et a w depenses d'exploitation et d'entretien temoigne de leur rentabilite financiere. Maintien des resul tats ob tenus Les resultats du perimetre de Namarigoungou devraient rester satisfaisants si les d e u cooperatives creees dans le cadre du projet conservent Leur niveau d'efficacite actuel et si les subventions du Gouvernement se maintiennent. ~outefois, Le . montant des cofits d'amenagement par hectare et par agriculteur etant eleves et les depenses d ' invest issement etant pratiquement irnpossibles a recouvrer, il est difficile de justifier la realisation de projets similaires ailleurs dans Le pays. Conclusions et enseignements tires Le projet a confirme la viabilite sociale et financiire des reseaw intensifs d'irrigation dans Le champ d'inondation du fleuve Yiger tout en appelant L'attention sur La necessite d'adopter des methodes moins coiiteuses. I1 est donc propose de creer des perimetres moins vastes a des endroits soigneusement choisis ou L'on aura besoin de realiser molns d'infrastructure et de travaw de nivellement de terrain. Cztte methode sera appliquee a un projet relais en preparation (MER, par. 311. Le projet consider6 met m e fois de ?Lus L'accent s u r L'importance d'une ktude de faisabilits compl$tz, fondee sur l d connaissance approfondie du cadre physique et completee par une estimation exacte des coGts du projet d'esecution (MER, par. 28-30). MEMORANDUM D'EVALUATION RETXOSPECTIVE NIGER PROJET D'IRRIGATION (CREDIT 851-NIR) GENERALITES Contexte 1. Le Niger est l'un des plus vastes pays enclaves d'Afrique, d'une superficie d'environ 1,3 million de k m', situe entre les latitudes 11" et 23' Nord. La pluviometrie annuelle, qui est peu abondante et irreguliere s'kchelonne entre 800 mm au Sud et moins de 250 mm au Nord. Environ 10 % de la superficie totale des terres se prstent a la production agricole tout en ayant un tres faible potentiel, et 2 9, seulement sont cultives a tout moment par des methodes de rotation traditionnelles. -. 7 Les activites rurales occupent et font vivre la vaste majorite de la population : 85 % des habitants s'adonnent principalernent a l'agriculture de subsistance et environ 7 % vivent de l'elevage. 3. Au debut des annees 70, le Niger a souffert d'une grave secheresse qui a considerablement reduit son cheptel et la production alimentaire, et s'est traduite par l'importation de quelque 500.000 tonnes de cereales au cours de la periode 1973-75. Cette skcheresse a renforce le Gouvernement dans son objectif primordial du secteur rural qui consiste a retablir et a maintenir l'autosuffisance alimentaire en maximisant le potentiel de pluviometrie 2t en etendant la zone d' irrigation controiee, essentiellement consacree a la riziculture. 4. Le potentiel d'irrigation du Niger est estime a environ 270.000 ha, dont un peu plus de la moiti6 (140.000 ha) se trouve cians La vallee du fleuve Niger. Sur le potentiel de cette region, 30.000 ha seulement reprdsentent des cuvettes, qui ont generalement de bons sols facilement irrigables par pompage a charge reduite. Le resce consis~e211 terrasses elevCes a u sols tres heterogenes se pretant a une irrigaticn coiiteuse par pornpage a grande charge. A la fin de 1983, il y avait a l; Niger environ 10.00C ha de terres irrigables amenagees ou en cours d'amenagement, dont 6.000 ha, y compris les 1.500 ha mis en valeur dans le cadre du projet, se trcuvenc dans la vallke du Niger. i'aide etrangGre provenant de diff6rentes sources a i--ontribue2 la realisation de z e s perir.etres irrigues. 5. Une demande d'aide presentee par le President du Niger a M. McNamara loss de la visite de celui-ci au Niger en mars 1972 est a l'origine de ce projet. Cette demande s'inscrivait dans la strategie du Gouvernement qui consistait alors a rechercher l'aide de l'13A pour l e projet d'irrigation relativement vaste de Namarigounqou et a la compl6ter par le concours d'autres sources pour la rehabilitation des perimscres existants; un rapport de consultants prepare en 1972 a la demande du FED fournit de plus amples details a ce sujet (voir MER, par. 21-24). Objectifs 6. Les principaux objectifs du projet consistaient a : a) accroitre la production de riz du Niger en developpant l'agriculture irriguee et b ) ameliorer le revenu tire par les participants de leurs parcellev situees dans le perimetre irrigue et dans les zones d'agriculture pluviale avoisinantes. 7. Le projet avait pour autres objectifs : a) d'aider les pouvoirs publics a amenager un millier d'hectares de perimetres irrigues par an grsce a la creation de ltOffice national des amenagements hydro-agricoles (ONAHA), qui intkgrerait et renforcerait les operations de construction ec de gestion des projets d'irrigation; b) d'introduire diverses cultures autres que le riz; et c) de faire utiliser des techniques agricoles rnodernes dans les ptirimetres irrigues et, dans une certaine mesure, des methodes ameliorees sur les parcelles cultivees en sec par les participants. Conception 3. Le projet, q.ui etait le premier projet d'irrigation d'envergure realise au Niger, se fondait sur une etude de faisabiiitti preparee par c les consultants en 1974 avec des fonds du FAC. Les aur,~rites nigeriennes lui avaient, des le debut, accorde la plus halite pr-arite. I1 comprenait l'amenagement a Namariyoungou, sur la rive gauche d l; champ d'irrigation, .i quelque 130 km en amant de Niamey, d'un perimetre d'irrigation par pompage, avec une double recolte par an, d'une superficie de 1.550 ha; cer- amenagement devait s'accompagner de services de soutien comprenanr- l'attribution de terrains, ! a vulqarisation, la recherche, le credit, la commercialisation, ! e traitement et 1 'ainelioration sanitaire au profit ile 5.500 participants, y cornpris 1.500 agriculteurs installes sur les perimetres exis tants clans 1s voisinage immediat . ie pro jet comprenait un soutien insti~utionnel notable, 9n parKiculier sous Eorme de services 4e consaltants Eournis a un organisme d'irrigation nouvellement tree, L'ONAHA, qui ktait charge de l'exhcution sous la tutelle gkneraie du Pllnis~&re du developpement rural. i l etait aussi prevu de Cinancer une ktude de faisabiliti d'un perimetre d'irrigation proposk sur I ln emplacement adjactnt a ia zone du projet d'une superEicie de 3.300 ha (RAP, par. 2 . 3 5 ) . 9. Le programme d'irrigation prevoyait la maitrise complete de l'eau. 11 comprenait une digue peripherique, d e w stations de pompage pour l'irrigation et le drainage, des reseaw complets d'irrigation et de drainage et le nivellement de terrains. Tel qu'il etait congu, ce programme etait intensif et relativement perfectionne; sa construction a ete cofiteuse et ses frais d'exploitation et d'entretien sont relativement eleves. Plan de financement lo. La KfW s'etait proposee de cofinancer le projet peu de temps apres l'evaluation et 1'IDA avait decide de financer 100 % des :outs nets prevus a l'evaluation sur la base de 30:70, tandis que le Gouvernement a contribue indirectement en finanqant l'investissement et les dspenses d'exploitation a hauteur d'environ 2,9 millions de dollars pour deus services regionaux de 1'ONAHA en dehors de la zone du projet. La KfW a egalement finance le depassement de cofits de 3,5 millions de dollars. Preparation du projet avant l'execution 11. I1 a fallu, pendant quatre ans, deployer des efforts de preparation et d'evaluation considerables. De ce fait, le projet est reste fondamentalement le mGme que celui qui avait ete initialement identifie. Les negotiations se sont finalement deroulees en juillet 19 7 8 apres l'achevement des etudes d'ingenierie, et le projet a ete presente aux Administrateurs en octobre. Les trois questions suivantes ont ete posees lors de l'examen par le Conseil : la premiere etait celle de savoir pourquoi la preparation avait dure si longtemps. I1 a ete repondu que les etudes realisees avant l'kvaluation avaient recommande de ne pas financer le projet en raison du risque technique et financier, lequel n'a ete attenue que Lorsque les resultats prornetteurs du projet de Toula finance par Le FED (voir PIER, par. 13) ont ete connus, et que la preparation du projet a ete en outre retardee jusqu'a l'achevement du projet d'execution. La deuxieme question concernait le financement a 100 70 pzr les sources exterieures (15 millions de dollars par la Banque, 6 millions de dollars par la KfW), que l'on a justifie par la pauvrete et les possibilites de croissance limitees du Niger et le fait que It Gouvernement avair deja ficance les etudes techniques, et avait decide d'exonerer le projet des droits d'importation, et de financer les frais de creation et de fonctionnement de deux autres bureau regionaux de 1 'ONAHA. Les Administrateurs ont voulu enf in savoir pourquo; ! es redevances d'eau Gcaient si elevees, et il a t e repondu qu'elles se justiflaient par le corit egalement t3leve de l'irrigation et les avantages escomptks . Ces redevances e taient aussi conf crmes a la regiernen~ationen vigueur . 12. Le demarrage du projet a ete retards parce que le Yiger a eu du ma1 a remplir les conditions de signature et d'entree cn vigueur a u credit. Celui-ci est effectivement entre en vigueur en octobre 1979, soit pius de six ans apres l'identification. 11. EXECUTION DU PROJET ET RESULTATS 13. La construction efEective, en regie, a finalement commence en avril 1980 et les travaux de genie civil ont ete acheves en decembre 1383, apres un demarrage lent, mais sans problemes majeurs. Les depassements des coGts de construction ont toutefois ete considerables et ont ete en grande partie imputables aux sous-evaluations et a d'autres erreurs d'appreciation, soit pendant l'elaboration du projet d'execution, soit au cours de l'evaluation (RAP, par. 3.05, 3.15-3.17, 7.02). 14. Le directeur n.igeri.en du projet s'est bien adapte a sa mission, et l'on peut attribuer eh grande partie a son initiative l'execution assez satisfaisante du projet (RAP, par. 6.01). La repartition des terres a ete tres equitable et d e w cooperatives, qui Eaisaient en meme temps office d'associations des usagers de l'eau, ont bien fonctionne en tant que sources de credit, et ont obtenu des resultats particulierement satisfaisants pour ce qui est du recouvrement de coiits (RAP, par. 6.02 et 6.07). 15. Le personnel de l'assistance technique, fourni par un consortium de bureaux d'etude, a etabli de bons rapports avec le directeur du projet et son personnel et a apporte un soutien crucial, notamment la formation, dans differents domaines. On pourrait cependant lui reprocher d'avoir manque de souplesse et de n'avoir pas veille a w economies des coGts de construction des travaw de genie civil (RAP, par. 3.20). 16. La superficie effectivement irriguee (1.304 ha) a represente 97 % de l'objectif de l'evaluation. Le projet a permis de mettre sur pied un service de vulgarisation agricole efficace dont les agents ont 6te recrutes sur place (RAP, par. 6.08). Les rendernents de 4 a 5 tonneslha pour les cultures de saisons de pluie et seche ont generalement repondu a l'attente, compte tenu des variations saisonnieres, et la production jusqu'au stade de l'execution a represente environ 95 % de l'objectif de l'evaluation, ce qui est louable (RAP, par. 4.02). En revanche, les cultures pluviales ont eu un impact negligeable a cause de la secheresse. 17. Le taux de rentabilite economique decevant (3 9 , ) est essentiellement imputable, a'une part, a w coGts d'investissement elev-s du reseau d'irrigation (un risque doct la Banque avait pieinement pris conscience des le stade de l'identificatizn et qui a ete la princi2ale raison pour laquelle il avait kte initia1erne:lt refuse de financer le projet apres la preevaluation) et, d'autre part, a l'accroissement de La production qui a ete rnoins rapide que prkvu a l'evaluation (RAP, par. 5.81 i 5.22). Le projet a neanmoi:~~ reussi sur lss plans social et financier, LPS resultacs du transfer= ae rrechnoiogie dans le domaine de 'LZ riziculture irriguke ayant et6 ?articuiieremenc sacisfaisants. Parmi ?es rsalisations lss plus not.?bles, on peut citer l'introduction de la traction animale ec de batteuses actionnees au pied, la multiplication *fficace de sernences au niveau des groupements d'agriculteurs et I'utilisation ii'e~~grais ameliores c de prat iques de lutte contre les parasites ( U P , par. 4 . 0 8 ) . 111. CONCLUSIONS ET PROBLEMES Considerations generales 18. D'un point de vue strictement economique, le projet peut etre considere c o m e un echec rnais, sur le plan social, les participants qui tirent present un meilleur revenu de leurs nouvelles parcelles ont certainement profite des travaw d'arnelioration de l'irrigation. Experiences connexes 19. A l'instar de nombrew autres projets d'irrigation coGtew, l'experience de ce projet montre a quel point il est difficile, c o m e dans le cas de bon nombre de pays en developpement, de justifier de gros investissements destines a un nombre re lat ivement res t reint de beneficiaires alors que de si nombreuses autres personnes ne sont pas touchees et restent dans la pauvrete I-/. 20. On appreciera l'attachement du Gouvernement au principe de la poursuite du developpement rural a la maniere dont il s'efforcera de suivre la situation financiere des beneficiaires du projet et de recouvrer de cew-ci une proportion des coGts d'investissement du reseau d'irrigation pour financer de nouveaw investissements visant a aider d'autres agriculteurs rnoins bien lotis qui pratiquent les cultures pluviales. Les problemes qui se posent A. Pressions en faveur du prZt 21. La periode qui l'identification et les s'est ecoulee entre negotiations a ete particulierement longue (65 mois). L'enchainernent des bvenements pendant cette periode illustre les soins et l'attention dont la Banque a fait preuve en determinant dans quelle mesure le projet rneritaic d'etre appuye. De graves doutes sont apparus pour la premiere fois apres la publication en 1973 du rapport d'identification de la Banque, prepark avant l'achevement de l'ktude de faisabilite des consultants, mais fonde sur une conception du proj?t similaire, avec un taux de rentabilic5 economique estime a 1 2 %. Ce rapport a amen6 plusieurs services de La Banque a rnettre en doute la viabilitk du projet teL qu'il etait proposs pour des raisons techniques (compl2xit4 de La double rkcolte; reveternent L ! - Voir aussi Rapport d'evaluation r6~rospective. Cameroan : D e w i m e i ?rojet de SEiXRi !Pri.t 1512-C?I/Credit 763-CY1, 3apport tu Departernenc de i16valuation retrospective des operations (rjED) No JL5h en date d u 25 juin 1954 (par. 53) et Rapport d'8valuation retrospective, Tchad : Polders du lac Tchad (Credit 592-CD), rapporE de 1'OED en preparstior, (RAP, par. 30). des canalisations; superficie des parcelles individuelles) et economiques (coht et rendement). La publication, environ six mois plus tard, du rapport de faisabilite, qui a evalue le taux de rentabilite economique a 15 %, bien que rassurante du point de vue economique, n'a pas apaise Its inquietudes de la Banque sur le plan technique et l'a pousse a preevaluer le projet en mai 1975 pour en revoir les donnees. La mission a conclu que le t a w de rentabilite reevalue (7,7 %) serait au mieux marginal en raison du coGt eleve des travaw de genie civil. 22. La publication en avril 1376 du rapport final de la mission de preevaluation a suscite de nouveaw tchanges de vues attentifs au sein ae la Banque concernant les merites du projet. A l'issue de ces nouvelles discussions, la Banque a decide de retirer son appui au projet et le Gouvernement en a ete informe en septembre 1976. 23. A la suite du retrait de la Banque, le President du Niger lui a lance en novembre 1976 un appel lui demandant de reexaminer le projet, ce que la Banque a accepte de faire dans un souci de maintenir de bonnes relations avec le pays. Les resultats positifs du projet de Toula, plus petit mais similaire, qui ont ete communiques a la Banque a peu pres a la rnGme 6poque ont servi a justifier ce reexamen, ce qui s'est traduit par l'evaluation de fevrier 1977. Le projet tel qu'il a ete evalue etait de conception analogue a celle du projet identifie initialement quatre ans auparavant et avait un t a w de rentabilite presque identique (12,5 %). Le soutien de la Banque se justif iait cependant cette fois-ci sur la base du rang de priorite eleve accorde a l'autosuffisance alimentaire et par le fait que le projet amorcerait une reforme institutionnelle par la mise en piace d'un nouvel organisme d'irrigation. 24. Comme le rnontre cet enchainement de faits, le retard de preparation dtait largement imputable a w serieuses reserves de la Banque sur les plans economique et technique, et le projet ne serait probablemeqt pas parvenu au Conseil si le Gouvernement n'avait paa xaucoup insist&. Compte tenu de ce qui s'est passe par La suite, on pourrait soutenir q ile la Banque aurait dG resister a la prtssion et poursuivre plut6t ses efforts visant soit a rehabiliter les resea~ud'irrigation existants, so;t a soutenir des reseaw plus petits, plus simples et rnoins co6teux. B. Echec ecanomique; reussite financier? 25. A la difference du taux de rentabilit; economique qui laisse 4 desirer (3 %), ce qui n'est guere surprenant ?our les services de lj. Eanque qui, des Le dipart, gcompte tenu du coiit d'amknagement eie~le, ' sta - e .int declares sceptiques sar la iriabilith du projet, la rentabilis tlnanciere, du point de vue des reTVrenus tires par les beneficiaires d e leurs ~arcellesirriguees, senb!e tres favorable. I 26. Bien que le rapport d'achevement ne presente pas de preuves directes quantitatives des avantages tires du projet par les agriculteurs, il est largement etabli de faqon indirecte que les revenus des participants se sont considerablement ameliores depuis qu'ils cultivent les parcelles qui leur ont ete attribuees. La preuve la plus solide reside peut-stre dans le fait que le recouvrement des cocts par l'intermediaire des d e w cooperatives du projet a ete de l'ordre de 100 % (99,3 % pour la cooperative de Djambala et 96,7 % pour cell? de Namarigoungou en avril 1954). Ce taux de recouvrement meri te particulierement d'etre mentionne dans la mesure ou il porte sur les Erais d'exploitation et d'entretien du perimetre irrigue, l'energie et l'entretien des pompes et une certaine provision pour les remplacements eventuels des pompes, ainsi que les fournitures (mais non les depenses d'equipement du reseau d'irrigation). Les avantages du projet se manifestent aussi indirectement par les rendements qui sont plus ou moins comparables a w estimations de l'evaluation (RAP, Annexe 1, Tableau 41, et par le fait que le projet n'a pas manque de candidats et que tres peu de beneficiaires ont ete suspendus par suite de retards de remboursement. La fourniture d'engrais et de materiel agricole, qui ont continue a Gtre Eortement subventionnes pendant toute la periode d'execution du projet, contrairement a l'intention de la Banque, a contribue a renforcer davantage les revenus des agriculteurs. 27. L'absence dans le rapport d'achevement de donnees quantitatives sur les revenus agricoles est regrettable, non seulement parce que l'amelioration de ces revenus etait l'un des deux principaw objectifs du projet, mais aussi en raison de l'interst que le Gouvernement porte au recouvrement d'une bonne proportion au moins des frais d'investissement d'un projet aussi cocteux. L'absence de renseignements exacts sur les revenus fondes sur les budgets d'exploitation r~presentatifsne permet pas au Gouvernement d'elaborer une politique de recouvrement des cocts juste et equitable. C. Conception des travaux de genie civil et lacunes des estimations de coGts 28. Le rapport d'achevement (par. 3.15) appelle l'attention sur de nombreuses sous-estimations graves des co->ts dans le rappor: d'evaluation, lesquelles sont attribuees soit a des Studes inadequates (qui ont abouti a un volume de travaux de nivellement de terres pius important que prevu et a des ouvrages de drainage plus profonds et plus e~endus pour cornbattre l'alcalinite); soit a une mauvaise appreciation de la part des consultants charges de la conception ou de la mission d'ivaluation (quantites de chest, nom'cre c le jstiments, efficacite des travaw e n regie et calendriers de construction); soit a l'augnentacion c?s cofits de Treusement decoulant d'un changement de la technique de construction apres l'svaluation (compactage et revetement des canaux). 29. Ces facteurs expliquent dans une large mesure le depassement a pres de 100 % des cocts de construction. Si l'on avait prevu correctement un ou plusieurs de ces elements, le t a ~ xde rentabilite Cconomique estime aurait ete ramene au-dessous du seuil considere acceptable pour les operations de la Banque a l'epoque, ce qui aurait entraine la Banque a rejeter le projet pour une deuxieme fois, ou a reevaluer de fason plus critique les parametres de conception afin de reduire davantage les coGts unitaires d'amenagement. 30. A cet egard, la question de la superficie optimum des differentes zones de l'ensemble du perimetre irrigue peut presenter un certain inter6t. Le rapport d'identification envisageait auatre zones d'irrigation separees d'environ 400 ha chacune et devant 6tre desservie chacune par sa propre station de pompage. Ce principe se fondait sur un projet voisin mene a bien au debut des annees 60 avec l'aide de Taiwan. La proposition de l'etude de faisabilite etablie par des consultants, et acceptee par la mission d'evaluation, etait basee sur d e w zones distinctes au lieu de quatre, ce qui aurait contribue aux cocts de construction eleves decoulant de la necessite de disposer de structures plus vastes et plus solides, pour faire face au volume d'ecoulement plus eleve, y compris des remblais plus eleves pour soutenir les tGtes de pompes necessaires a la distribution efficace de l'eau dans des zones de plus vaste superficie. On ignore la raison pour laquelle la methode de deux zones au lieu de quatre a ete adoptee, mais les consequences nefastes de cet amenagement a grande echelle sont incontestables, et cette experience a servi de leqon dans la rnesure ou au Niger comme dans d'autres pays de la region la pratique actuelle est celle d'une irrigation intensive par pompage a petite echelle que l'on devrait realiser et exploiter a moindre coilt 2/. Les auteurs estiment que la Banque a peut-Gtre manque l'occasion de favoriser la tendance vers l'adoption d'un systeme d'irrigation a plus petite echelle en ne poussant pas les consultants dans cette voie au stade de la conception, ou d'introduire de telles modifications a l'evaluation j/. 21 - Voir aussi Senegal : Projet pour de petir-s projets ruraux (PrGt 991-SE). Le Departement de l'agriculture et du developpement rural de l a Banque estime que la question d e dimension du projet resLe contestable car i l n'est pas certain qu'un pompage a plus petite Schelle serait moins coAtew a construire e : a gerer. 5'il est Sien certain que la solution des d e u zones d'lrrigatim au lieu de quatr? a occasionne plus ce travaux de genie civil, par contre Le nombre de i pompes a &t6 noindre, de meme que les besoins en personnel pour les taire fonctionner. Resultats et enseignements tires 31. Le faible t a w de rentabilite economique inherent a la methode d'irrigation a echelle relativement grande et a cout unitaire eleve adoptee a Namarigoungou et les cofits unitaires encore plus eleves prevus pour le perimetre envisage non loin a Gabou-Bonfeba, dont l'etude de faisabilite a ete realisee dans le cadre du projet et qui a ete rejetee (RAP, par. 3.08), se sont traduits par un reexamen de la strategie d'irrigation par le Gouvernement et 1'IDA en faveur de perimetres moins vastes et de conception plus simple dans les zones les plus appropriees ou les coiits unitaires d'arnenagement sont moins Gleves. Un projet pour de petits projets ruraux incorporant cette methode est en preparation et sera appuye par la Banque. 32. De plus, vu les resultats financiers favorables associes a la double recolte pratiquee dans le cadre de ce projet et d'autres projets d'irrigation intensive, 1'IDA soutient actuellement un pro jet de rehabilitation de l'irrigation 4 / visant a ameliorer les installations de 16 petits projets d'irrigation existants. Ce projet de rehabilitation permettra d'obtenir d e w recoltes de riz a haut rendement dans le cadre d'un systeme intensif analogue a celui qui est applique avec succes dans le cadre du projet considere. h/ - Rapport d'evaluation No 6 - Niger : P r o j e ~ de rehabilitation des perimetres irrigues, ! e 30 mai 1985. NIGER PROJET D'IRRIGATION (Cr. 851 - NIR) RAPPORT D'ACHEVEMENT 20 juin 1985 Projets Afrique de L'Ouest WAPAC RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROJET D'IRRIGATION AU NIGER (Cr. 851-NIR) A. Historique du projet L .Ol La politique agricole du Gouvernement, depuis les secheresses du debut des annees 70, a ete de donner La plus haute priorite B La securite alimentaire et d'elaborer des strategies visant a exploiter Le potentiel d'agriculture irriguee et non irriguee. L .02 En irrigationcontrGled,L'Etat s'est fixe l'objectif modeste d'amenager un millier d'hectares par an. La region du fleuve Niger offre le plus grand potentiel d'agriculture irriguee du pays : environ 140.000 ha sont irrigables L / . Mais cette region ne pourra Gtre pleinement amenagee de maniere a produire deux recoltes par an tant que les crues du f leuve Niger n'auront pu Stre maitrisees par la construction d'une digue (envisagee par le Gouvernement a Kandadji). Dans les conditions hydrologiques actuelles, il serait possible d'obtenir par L'irrigation deux recoltes par an sur 16.000 ha environ le long du Niger. Au rythme actuel, il faudrait encore L O ans pour arriver a 16.000 ha, les superficies irriguees representant actuellement 6.000 ha, y compris les 1,500 ha mis en valeur dans le cadre du projet d'irrigation. L .03 L'emplacement du projet se trouve dans La partie sahelienne du Niger, dans La plaine d'inondation qui s'etend L e Long de La rive gauche du Xiger, a 150 km environ au nord-ouest de Yiamey (voir la carte). L'Association a approuve, a cette fin, Le 4 octobre 1978, L'octroi d'un credit de 15 millions de dollars (Cr. 851-NIR). C'etait Le cinquieme projet du Groupe de la Banque en faveur du secteur agricole du Niger et son premier projet d'irrigation. Les autres projets du Groupe de la Banque dans Le secteur agricole etaient : a) en 1970 : Cr. 207-NIR (0,6 million de dollars) pour Le credit agricole, L'assistance technique a la Caisse nationale de credit agricole (CNCA) et La Formation de personnel de vulgarisation (voir aussi RERP, Rapport OED No 2055, en date du LO mai 1978); b) en 1973 : Cr. 441-NIR (Zmillionsde dollars) pour La - I/ Sur ce total, seul 30.000 ha sont des cuvettes aisement irrigables et propres a la culture du riz. Le reste consiste en terrasses en altitude ailx sols heterogenes dont L'irrigation serait trop cohteuse dans les conditions actuelles. creation d ' m fonds de secours visant a retablir l'autonomie des populations des zones frappees par la secheresse en les aidant reconstituer et ameliorer leurs exploitations et leurs troupeawr (RERP, Rapport OED No 2588, en date du 29 juin 1979); c) en 1976 : Cr. 608-NIR (10,7 millions de dollars) pour le Projet de developpement rural du dipatcement de &radi visant a fourair awr agriculteurs des programes globaux d'amelioration de la production, a cons truire des pistes agricoles, a planter des arbres pour l'aprovisionnement en bois de feu, d l i o r e r Les services d'elevage et a etudier le potentiel d'irrigation de la region (RERP, Rapport OED No 3991, en date du 21 juin 1982); d) en L978 : Cr. 800-NIX ( 4 , 5 millions de dollars) pour un projet forestier visanc a aider L'Etat a amenager des plantations forestieres pilotes irriguees et non irriguees, ameliorer les activites actuelles du Service des eaux et forsts en matiere de foresterie rurale; financer un programma de formation a la vulgarisation et apporter une aide a la recherche et B un atelier d'entretien (RERP: Rapport OED No 4569, en date du 21 juin 1983 1. 1.Oh Les resultats obtenus par des projets visant a amCliorer la productivite des cultures en sec d'une region donnge, c o m e les projees >iaradi (Cr. 1026-NIR) et Dosso (Cr. 967-SIR), ont GtB infsrieurs aux previsions. La second projet Maradi a ice considerablemcnt remanie, et celui de Dosso ne sera pas, c o m e l'a demande le GQuvernement, prolonge au-dela de sa date de clbture. Le Seminaire de Zinder, en novembre 1982, seminaire national organise pour determiner la strategie d'intervention gouvernementale dans les zones rurales , a reconnu 1 ' insuff isance des resul tats e t formule les recotmuandations ci-apres : a regioaaliser L1adminis:ration des projets qui serait confiee a des equipes petites, mais mobiles, d'agents d'execution de haute qualite operant au niveau du distric:; b ) introduire des equipes de vulgarisation mobiles et mieux formees, capables de s'adapter a L'4volution de La demande locale; C ) promouvoir la participation et 1 'autogestion des agriculteurs; d) organiser, a petite echelle et au niveau des villages, des tests et des activitis de demonstration visant a promouvoir des solutions techniques FnspirEes 2 pattir des besoins es~rimEspar 12s producteurs. Identification L .OS En fevrier L9i3, des representants de La Xission regionale de la Banque en Xfrique de L'Ouest avaient itudie, avec le Gouvernement aigirien, L'idee d'une etude aui, pre?aret par une firme de consultants avec des fonds du FED, concernerait les pro jets a'amenagement de perimetres rizicoi=s Le long du Niger, L'amelioration des perimetres existants et la mise en route de nowea- projets d'irrigation pour la culture au riz. L'n groupe de travail gouvernemental avait e - w i n e cette etude et fait des propositions detaillees de projets possibles. Le Gauvernement avait dernande a La Sanque de financer Le projet d'irrigation de .'Samariqoungou; d'autres bailleurs de fonds avaient ete sollicites pour flnancer ia rehabilitation de projecs en cours. 1.06 En mai 1973, une mission conjointe de la Mission residente en Afrique de l'0uest et du Siege s'etait rendue au Niger pour identifier le projet. Bien que n'escomptant qu'un taux de rentabilite economique marginal, la mission avait conclu qu'un systeme d'irrigation par pompage, avec contr6le total de l'eau, serait la solution la plus viable. Le projet de Rapport d'identification a ete examine en septembre 1973. La Banque a accepte les conclusions de la mission, non sans constater, toucefois, qu'en raison de La situation economique difficile du Niger, a cause, notamment, de la persistance de la secheresse, La contribution du Gouvernement au projet serait minime. 11 a ete decide de surseoir a la decision finale jusqu'a ce que soient connus les resultats d'une etude de faisabilite financee par le FAC et confiee a une firme de consultants. 1.07 Preparee durant la premiere moitie de l'annee 1974, l'etude de faisabilite a ete remise en juillet 1974. Telle qu'elle y etait prOsentie, la conception technique de I,.amgnagement irrigu6 etait semblable a celle qui etait proposee dans le Rapport d'identification de la mission residente en Afrique de l'0uest : une zone d'une superficie nette de 1.500 ha de terres alluviales fertiles situees le long du Niger serait protegee des inondations et serait ensuite cultivee deux fois par an au moyen d'un systeme d'irrigation par pompage. Ayant examine le document, la Banque a conclu que, bien que la presentation n'en firt pas tres claire, l'etude contenait tous les elements d'appreciation necessaires a une evaluation du projet. C. Evaluation q o b i e t d'une prCevaluatiod 1.08 Le projet fait 'V'evalue en mai 1975. La mission avait conclu que la viabilite economique du projet etait marginale en raison du coiit eleve des travawc de genie civil. Elle avait estimi aussi qu'il n'y aurait pas assez d'eau pour une double recolte et que la cohabitation, dans la zone du projet, de deux tribus ma1 disposees l'une envers l'autre creerait trop de problemes. La reaction initiale de la Banque avait donc ete de ne pas accepter de financer le projet. 1.09 A cause de la persistance de la secheresse et des incertitudes qu'elle Eaisait peser sur l'agriculture non irriguee, le Gouvernement s'est trouve conduit de plus en plus a rechercher, et a privilegier, l'autosuffisance alimentaire par l'irrigation. Dans une lettre datee du 26 novembre 1976, l e President du Niger en personne demandait au President de l a Banque de reconsiderer L a position de la Banque sur le projet envisage. Entretemps, le perimetre de Toula, finance par le FED, avait donne d'excellents resultats (environ L O tonnes de paddy par an en deux recoltes ) . Au vu de ces bons resultats, la Banque a decide de reprendre l'idee du projet d'irrigation envisagee et d'envoyer sans retard une mission d'~va1uacion. 1.10 ~'Bvaluation a eu Lieu en janvier/fevrier 1977. La mission se composait d'un analyste financier, d'un agroeconomiste, d'un ingenieur ~ Ud'un des travaux publics* d'un agronoute, d'un S O C ~ O ~ Oet ~ specialiste des sols et du drainage. A l'euception de L'elCmcnt irrigation, fonde sur l'etude de faisabilite realisee en 1974, Le projet a ete prepare par la mission. Bien que Le jugeant coiiteux et d'une faible rentabilite, la mission a reconnnande 1 'execution du projet pour Zes raisoas suivantes : a) il beneficiait du plus b u t degre de priorite de la part du Gouvemement, qui etait convaincu que seule l'irrigation pouvait aider le pays a recouvrer un certain degre d'autosuffisance alimentaire; b) le projet permettrait au Gouvernement d'operer de profondes r e f o m s institutionnelles i) en creant un organisme national charge d'assurer la construction de tous les nouveaux perimetres d'irrigation ainsi qua de l'organisation et des setvices techniques sur tous Les perimetres; ii) en dotant cet organisme du personnel et du materiel necessaires pour executer de nouveaux travaux a un coiit moindre que dans la passe grHce H la formule des travaux en regie; iii) en appliquant le principe du recouvrcmant des coiits aupres des agriculteurs et des consoamateurs (voir Ze document de synthese de mars 1977). 1.11 I1 restait trois problhes a regler avec le Gouvernemtnt : a) fallait-iL enduire d'un revitement en beton tous Les canaux principaux et secondaires? La mission recommandait de ne Le faire que dans la mesure ou L'etat du sol L'erigeait (soit sur 50 % environ de la longueur totale); tel n'etait pas L'avis des ingenieurs du genie rural, convaincus qu'il fallait revetir tous Les c a n a w principawr et secondaires; b) le concours financier de L'IDA : Les fonds que L'IDA destinait a ce projet ne suffiraient pas a en couvrir tous Les coiits, et Le Gouvernement devtait trouver des fonds additionnels ; c ) La question, enfin, du recouvremtnt de L'investissement initial : Le Gouvernement hesitait a introduire la redevance de recouvrement de L'investissement que .proposait La mission d ' evaluation. 1.12 Cae reunion a 4te organisee Le 18 mars L977 en vue de prendre une decision. On a accepte Les arguments invoques (par. 1.10) en faveur du projet et e - w i n e Les principales questions demeurees pendantes par. 1 . 1 . I1 a ete decide que : a) Les canaux ne seraient revgtus de beton aue iorsque ceLa ssrait techniquement et economiquement justifie; b) c o m e Le financement de L'IDA (15 millions de dollars) ne couvrirait qu'environ 7 5 % du coitt total du projet, la Banque ferait comprendre au C-ouve-nement la necessite de trouvet des fonds addidionnels; c) enfin, La i3znaue aopuierai: !es recommandations de La mission concernant l'obligation qui serait faite a u agriculteurs de payer une redevance de recouvrement de 1 ' investissement ainsi que 1 'augmentation des prix du riz a La consommation. I1 a ete decide en outre d'en rester, dans la gestation du projet, au stade de La couverture jaune aussi Longtemps qu'on ne connaitrait pas Les resultats de L'etude technique detaillee qui de-rraient pennettre de se faire w e idee plus precise du coGt estimatif du pro jet. 1.13 En juillet 1977, la Socidte allemande KftJ a fait savoir qu'elle etait disposee a cofinancer Le projet avec les fonds qu'elle avait initialement destines a deux plus peti ts pro jets d ' irrigation. 1.14 L'eiramen, en juillet 1977, du projet de rapport d'evaluation a couverture jaune n'a pas donne lieu a des modifications majeures dans la conception du projet. Les resultats de l'etude technique finale ont ete connus en fevrier 1978 et le coGt total du projet a ete evalue a 21 millions de dollars environ. Ce colit estimatif a ete incorpore dans le rapport d'evaluation a couverture verte qui a ete publie en avril 1978. D. Negotiations, presentation aux Administrateurs et signature 1.15 Les nigociations se sont deroulees du 12 au 15 juilJet 1978. Un certain nombre de modifications majeures ont ete apportees au projet d'Accord de credit : a) 1'ONAHA (Office national des amenagements hydroagricoles) serait charge des travaw de construction et du developpement agricole, come il avait ete initialement prevu, Le Ministere du developpement rural surveillant L'execution globale du projet; b) comme le prix du riz a la consotuxnation serait mis a parite avec le prix du riz a l'importation, il n'y avait plus lieu d'en accroitre le prix a la consommation, si bien que les clauses correspondantes du pro jet d'Accord ont ete supprimees a La dernande de la delegation nigerienne; c ) enf in, il a ete convenu que le revgtement des canaw en beton serait entrepris sur la base de criteres juges acceptables a la fois pat 1'Emprunteur et 1'Association. 1.16 Les conditions de la presentation du projet aux Administrateus etairnt : a) que 1'ONAHA serait cree, et b) qu'une societe serait retenue pour le recrutement du personnel etranger. 3ais, c o m e les offres d'assistance technique repes etaient tres semblables et, de ce fait, difficiles a evaluer, le Gouvernement s'est trouve dans l'impossibilite d'attribuer le marche avant la date Eixee pour la presentation du projet aux Adminis trateurs ; quant a 1 'ONAHA, 1 'artsti concernant sa creation et ses statuts n'avait pas ete approuve par le Conseil des ministres. La Banque n'en a pas moins estime que les conditions etaient, dans l'ensemble, respectees, et le projet a ete presente aux Administrateurs le 4 octobre 1978. La signature des Accords de credit et de projet a alors ete suspendue jwqu'a ce que les conditions ci-dessus aient ete remplies. Les accords ont ete signes Le 15 fevrier 1979, et le credit est entre en vigueur Le 12 octobre 1979 (par. 3.02). CONCEPTION DU PROJET A. Objectifs du projet 3.01 Les objectifs du projet etaient doubles : a) accroitre la production de riz du Niger en developpant l'agriculture irriguee et b ) ameliorer le revenu tire par les participants de leurs parcelles irriguees et des autres. Le projet devrait avoir atteint son rythme de croisiere des son achevement. 2.02 Le projet avait pour autres objectifs : a) d'aider les pouvoirs publics a amenager un millier d'hectares de perimetres irrigds par an grice a La creation de leONAEIA, qui integrerait et renforcerait les operations de construction et de gestion des projets d'irrigation qui 4 taient conf iees , jusqu 'alors, respec tivement au Service du genie rural et a l'linion nigerienne de credit et de cooperation (UNCC); b) outre celle du riz, de favoriser la production de toute une g s m w de leguws, de cereales secondaires et de cultures fourrageres; c ) de faire utiliser des techniques agricoles mdernes dans les perimetres irriguks et, dans une certaine mesure, des methodes amiliorees sur Les parcelles cultivees en sec par les participants. 2.03 Le contr8le total de l'eau qu'assurerait le projet permettrait de ternplacer 500 ha de riz flottant (rendement d'environ 1 tonne a l'hectare) par 1.350 ha de riz ankliork, d'un rendement de 4 , 8 tonnes a 1 'hectare par saison. S ' y ajouteraient environ 150 ha de cultures irrigueea , notament de sorgho, d'un tendement de 2,5 tonnes a l'hectare; de doliques, d'un rendement de 1.2 tonne a l'hectare; et de tomates, d'un rendement de 25 tonnes a l'hectare. 2.0L Les principauu benef iciaires du pro jet seraient les 3.000 exploitations agricoles (16.000 personnes) qui se mettraient a cultiver le polder de Namarigoungou (exploitations de 0.5 ha en wyenne). Las autres beneficiaires seraient, notamment, les 2.200 exploitations agricoles des perirnetres existants. Description du ~rojet 2.35 Le projet devait comprendre : a) La construction du polder de Namarigaungou 2/ (digue, reseaux d'irrigation et de drainage et amknagernents terminaw); b) la prestation de services a w paysans qui cuitiveraient le polder de Namarigoungou (superficie nette de 1.500 ha) et Le gerimetre de Lossa I11 (superficie nette de 162 ha), ainsi q u ' a w paysans qui cuitivaient les 1.215 ha deja irrigues. Ces services comprendraient : la fourniture d'eau d'irrigation; une assistance en matiere d'organisation, de vulgarisation, de recherche appliquee et de multiplication des semences; l'achat des r'actelrrs ae production; le credit aqricole; La commerciaLFsation des recoltes; C) L'amelioration des services de saute; - 2/ Voir carte BIRD No 12837 (RAP) d) la formation du personnel du projet, des cultivateurs et des artisans ; e) la mise en place de l'infrastructure et du materiel necessaires a l'execution du projet; f) la preparation d'une etude de faisabilite concernant un polder voisin (Gabou-Bonfeba, d'une superficie nette de 3.300 ha), au nord de Namarigoungou. 2.06 Le coGt estimatif total du projet etait de 21 millions de dollars (5,l milliards de francs CFA), net d'impbt. Le credit de 1'IDA totalisait 15 millions de dollars, soit 71 % du coct total. La KfW devait fournir 12,5millions de DM (6rnillions de dollars). Le tau% de rentabilite economique, sur 25 ans, etait evalue a L2,5 %. 2.07 L'irrigation devait Gtre assuree par pompage de l'eau du Niger, qui est d'excellente qualite. L'augmentation de la production annuelle, m e fois le projet acheve, devait comprendre : 12.500 tonnes de paddy, 400 tonnes de sorgho et 950 tonnes de legumes divers et, dans les exploitations non irriguees des agriculteurs de Namarigoungou, 1.600 tonnes de cereales. En outre, la production de perches devait representer une valeur annuelle d'environ 16 millions de francs CFA et l e sous-projet d'elevage generer dans Les 6 millions de Erancs CFA par an. L'augmentation de la production, sur les perimetres existants, devaitgtre de l'ordre de 900 tonnes de paddy dans les polders et de 700 tonnes pour les cereales cultivees en sec. A. Entree en vigueur et demarrage 3.O1 L2s documents juridiques mettaient trois conditions a l'entree en vigueur du pro jet : a) la KfW devait informer 1'Association que toutes les conditions relatives au decaissement initial du pret de la KfW etaient remplies; b ) un montant initial de 250 millions de francs CFA devait avoir ete depose par le Gouvernement dans un compte special; c) 1'Emprunteur devait engager une firme, a des conditions jugees acceptables par L'Association, pour le recrutement d'un conseiller technique et d'autres specialistes charges de seconder le Directeur regional a TiLlabery. 3.02 On a estime, durant Les negociations, que Le Couvernement pouvait rernplir ces trois conditions dans les d e u mois, et la date de L 'entree en vigueur du projet a ete fixee au 6 avril 1979. Le contrat d'assistance technique a ete signe Le 15 fevrier L979, mais, c o m e la construction des logements n'etait pas achevee et par suite de retards dans L a livraison du materiel, l'equipe d'ingenieurs-conseils n'est arrivee qu'en octobre 1979. En ce qui concerne le dipdt initial de 250 millions de francs CFA dans le comDte special, qui etait aussi une condition d'entree en vigueur du credit, la C X A a, en mai 1979, ouvert une ligne de credit d'un montant maximum de 398 millions de francs CFA pour le projet; cette ligne de credit a ete remplacee par le versement de 250 millions de francs CFA par Le Gouvernement au compte special en mars 1981. De ce fait, et une fois que la K f W eut informe 1'1DA que toutes ses conditions avaient ete templies et que 1'Accord eut ete publie dans Le journal officiel du Niger du 16 aoGt 1979, le credit est enfin entre en vigueur le 12 octobre 1979, soit six mois environ plus tard que prevu. 3.03 Les retards initiaux enregistres dans la signature du cridit et dans l'attribution des marches relatifs aux services techniques, a la construction et a l'achat du materiel ont entraine un an de retard d a m la realisation des travaw d'irrigation. Bien que le materiel de terrassement soit arrive vets le milieu de 1979, les travaw de construction n'ont pas pu couanencer avant mars 1980 parce que les travaux de construction de La digue, essentielle a La construction des autres ouvrages, ont d ii itre interrompus entre juillet 1979 et fevrier 1980, periode de la crue annuelle du fleuve qui rend impossible l'acces aux t ravaux. B. Nodifications apoortees au projet des le debut de son execution 3.00 Avant le demarraga des travaux de construction, une mission de la Banqw et une equipe de techniciens de 1'ONAIIA avaient effect& une itude theorique pour comparer les avantages que pouvait presenter l'application d'un reviteaent en beton aux canalisations principales et Laterales gar rapporc a un reseau d'irrigation sans revGtement aucun (Section 3.05 de l'bccord de credit). L16tude avait montre que l'economie de coirts d'investissement representee par La solution du non-revdtement etait contrebalancee par le montant actualise des pertes additionnelles d'eau et des f rais d'entretien qui en resulterait. De plus, la mission a estime qu'il n'etait pas souhaitable d'ajouter aux responsabilites de L'ONAHA, durant sa periode initiale d'existence, par La creation d'un important service d'entretien que La formule du non-revgtement aurait necessite, et c'est pourauoi elle a opte pour le reviteaent de tous les canaux d'irrigation principaux et secondaires. 3.95 Le coiit effectif du revetement des c m a u x a depasse un milliard ie francs CFA, soit environ 70 Z du coitt total aes canaux d'irrigation (non compris Les cuvrages). Csla repr-sentait environ 10 Z du cobt total des travausc d'irrigation et 15 % du coct total du projet. La technique de canstruction utiiisee ccnsistait a creuser Le lit du futur canal, en cas de sol permeable, jusqu'a 0,20 m au-dessous de La profondeur prhvue pour Le canal et a ranplacer cette terre par du remblai compacte forme de diverses matieres impermeaoles. Pour des raisons de secarite, l'ingenieur du projet a applique cette methode' pendant toute la phase de construction. On pense que cette rnethode rendait superflu tout revstement en beton et que, si cet inutile revGtement n'avait pas ete applique, on aurait pu realiser une economie estimative de 50 % sur le coiit d'investissement des canaux d'irrigation I/. 3.06 En raison de la forte demande de parcelles irriguees, il a eth decide de renoncer a la production de cultures fourrageres sur 25 ha irrigues, qui avait ete prevue a l'evaluation. Bien qu'ils n'aient pas figure dans l'evaluation, des abreuvoirs ont ete amenages pour le betail sur les canaux Lateraltu, du cdte terrasse du pro jet, sur la suggestion de la Banque, car le projet avait detruit la forme traditionnelle d'alimentation que representait le fleuve. Cette fonttule s'est revelee stre une bonne solution de rechange a w traditionnels passages a betail. 3.07 Les problemes d'entretien des pompes, dans les perimetres deja amenages, y ont rendu 1 'irrigation aleatoire, tandis que la persistance de la secheresse touchait gravement les zones non irriguees. De ce fait, la erestation de services a ces perimetres irrigues et a w exploitations non irriguees (par. 2.02 c) a ete moins efficace et moins intense qu'il n'avait ete prevu a l'evaluation. 3.08 L'etude de faisabilite concernant la region voisine de Gabou-Bonfeba n'a ete que partiellement executee. Une etude technique preliminaire avait montre que le coGt de l'amenagement serait bien trop eleve (plus de 30.000 dollars par hec.tare). Apres des discussions avec les consultants et le Gouvernement, il a ete demande a w premiers d'essayer de trouver une solution differente et moins cotiteuse en augmentant le rapport des surfaces cultivables a La superficie totale par l'elimination des zones impropres a la culture en revoyant les aspects techniques de l'operation, c o m e l'application d'un revstement e n beton sur les parois des canaux, les caracteristiques hydrauliques, la taille des parcelles, etc. Le prix unitaire revise etait encore d'environ 23.000 dollars par hectare - co6t trop eleve pour justifier economiquement l'execution du projet ou mime la realisation de nouvelles etudes techniques. 3.09 11 eiit sans doute ete possible a w consultants de choisir un certain nombre de petits perimetres ou les sols et les conditions topographiques sont favorables. En simplifiant la conception, un autre projet. viable celui-la, aurait pu Stre elabore. Yais, c o m e les decaissernents relatifs a cer: element avaient deja depasse de 10 % c e w prevus pour la categorie correspondants et c o m e o n en venait de plus en plus a accorder La priorite a la rehabilitation des perimetres existants, la Banque a suggere d'interrompre l'etude au stade de La conception preliminaire. 3/ - L'economie effective (50 %) aurait represente moins que les 70 I mentionnes au debut de ce paragraphe, parce que les canaw en terre necessitent une section plus large que les canaux rev4tus de beton pour transporter le mSme volume d'eau. C. Calendrier d'execution 3. 10 On trouvera, au Tableau 1 de l'hnexe 1, les dates effectives d'execution des travaux par rapport aux previsions de L'evaluation. Les dates d'achevemenc prevues et effectives de construction des ouvrages d'irrigation, des bdtiments et des lignes electriques sont indiquties ci-apres : Dates prevues a l'evaluation Dates effectives Retardz (=is : Routes d'acces, bitiments, magasins juillet 1979 juin 1980 11 Construction de la digue decembre 1979 juillet 1982 31 Ouvrages d'irrigation - region amont juillet 1980 juillet 1982 2b - region aval mail981 , decemb re 1983 31 Ligne de haute tension fevrier 1980 juin 1981 16 Tillabery - Namarigoungou 3.11 Le demarrage du pro jet a connu d' importants retards. Mais, une fois Les travaux commences, ces retards ont Cte rattrapes car : a) on a achete 50 " k e plus de materiel lorsqu'il est apparu que le travail en regie etait bien moins efficace qu'il n'avait eti prevu a l'evaluation; b j du materiel supplementaire a ete loue au magasin central de llONAfiA; c) une partie des travaux de terrassement a ice sous-traitee; d) L'effet de 1 'experience acquise avec le temps se f a i d t sentir. L'aelioration des resultats ?cut se representer c o m e suit : Surface totale mise en valeur ( h a ) Cultures de Gains de 9iz Peoinieres p lHteau Forets /4 Total surface (ha) Juin i981 212 !2 - - 224 - Juin 1982 587 38 15 - 6&O 416 Juin 1983 1.142 56 30 50 i. 278 6 38 Juin LC8L ?. 30L 79 41 70 . 1 h94 216 - / Yon compris 15 ha de brise-vent. 3.12 Awr dates prevues initialement, les travaux relatifs a la ligne de transport d'electricite et a la digue n'avaient pas encore commence, et seuls 15 % du perimetre rizicole etaient exploites. Tous les travaux prevus ont, toutefois, ete menes a bien. 11 est clair que l'on a gravement sous-estime le temps de mise en route, que l'on a surestime l'efficacite du travail en regie et que le calendrier initial n'etait pas realiste. Pour les cohts, cependant, les travaux en regie, au Niger, soutiennent favorablement la comparaison avec le travail contractuel; c'est L'une des raisons pour lesquelles on a retenu cette formule pour le projet de rehabilitation des perimetres irrigues envisage. Les principales causes de retard ont ete examinees au paragraphe 3.03. D. Etablissement des raoports 3.13 La direction du projet a etabli, tous les trois mois, des rapports interimires satisfaisants. Durant l'execution du projet, le laps de temps compris entre la fin de la periode sur laquelle portait le rapport et sa remise au Siege, d'abord de quatre mois environ, est tombe a dew. E. Passation des marches 3.:4 Les gros marches de fournitures et de travaux de-genie civil (stations de pompage) ont ete attribues par voie d'appel d'offres international pour un montant total de 4 millions de dollars environ (comme il avait ete prevu a l'evaluation). Le montant total des marches attribues par voie d'appel a la concurrence Locale (essentiellement pour la construction de bitiments), s'est eleve a Ir millions de dollars environ contre seulement 1,s million a l'evaluation). Ce chiffre comprenait environ 2 millions de dollars de biens et services dont les marches d2passaient 50.000 dollars et qui, conformement a L'Accord de credit, auraient dG Eaize l'objet d'un appel a la concurrence internationale, a savoir a) La ligne de haute tension, dont la construction a ete negociee directement avec NIGELEC, l'organisme qui detient le monopole de la pose des lignes electriques au Niger; b) les combustibles et Les Lubrifiants (nets d1imp6t), pour lesquels des marches ont ere conclus entre le Gouvernement nigerien et les societes petrolieres Locales; c) le ciment, la raison invoquee etant dans ce cas, que l'absence d'installations de stockage obligeait a n'accepter que de petits lots a la Eois. Les livraisons de combustibles et de ciment n'en ont pas moins ete tres irregulieres (par. 3.22). 3.15 Les donnees relatives aux quantites et au-u coiits sont fondees sur les renseignements presentes dans le rapport d'achevement du projet 5/ (mars 1981.) etabli par L'ONAHA. Le Tableau 1 compare, pour les principaux 51 - Ce rapport, qui figure dans les dossiers du Bureau regional Afrique de I'Ouest, comprend un rapport proprement dit (150 pages) et 4 Annexes : 1 - aqronornie, 2 - irrigation, 3 - gestion des cooperatives, 4 - liste . des benefic iaires travaux, les quantites effectives et prevues. Les principaux ecarts par rapport a L'evaluation s'expliquent ainsi : a) deblai-remblai e-xcessif des c a w u x d'irrigation, ce qui tient en partie au mode de construction utilise - remplacement de terrains sablonneux par des matieres impermeables (par. 3.05) - ce qui n'avait pas ete prevu a l'evaluation; b) la quantite de remblais compacte necessitee par la digue, largemeat superieure aux estimations, suite a La decision d'elargir le corps de La dig- pour Paciliter le passage du materiel de compactage; c) la quantite de beton ueilisee, nettement superieure aux previsions, ce qui s'explique en partie par la sous-estimation du rapport d'evaluation et, en partie, par l'usage excessif qui avait ete fait du beton, en particuiier pour certains des ouvrages (travetsee des canaux, revgtement en beton, etc., necessite par la f o m e irreguliere du fond et de la pente des talus des canaw, ce dont il n'avait pas ete tenu compte lors de 1 'evaluation); d) d' importants travawr de nivellemene sur environ 20 % de 1 'ensemble des parcelles (plus de 2.000 m3/ha), ce qui, par suite de 1 ' insuff isance des travaux d 'arpentage, n'avait pas ete prevu a l'evaluation. Outre Les depenses que cela a entraine, la couche superficielle s'est trouvee rejetee dans les zones d'emprunt, ou La productivite agricole, a, de ce fait, ete faible. 3.16 Le Tableau 2 de 1' A m e x e 1 'oppose les coiits effectifs et estimatifs du projet. Les coiits effectifs, exprimes en monnaie locale, se sont eleves a 7,5 milliards de francs CFA (24,s millions de dollars), soit environ 15.000 dollars par ha 5 / , c'est-a-dire 46 % de plus que les 5,l milliards de francs CFA (21 millions de dollars) prevus a l'evaluation. Toutefois, caicule en equivalent dollars, Le depassemcnt t ie cofies n'est que de 17 %, ce qui tient au fait que le taux de change a generalement ete favorable durant la peziode d'execution du projet (moyenne de 275 francs CFA par dollar durant L'execution contre 245 a l'evaluation). 3.17 Le depassement de coiit des travau d'irrigation a atteint presque LOO z, ce qui explique que Le coiit global du projet ait ete depasse. Les raisons en ont ete donnees plus haut (par. 3.05) et peuvent se resumer c o m e suit : a) sous-estimation des quantites et des coiits unitaires a 1 '(.valuation; b ) trop gtande utilisation de beton et travaux de terrassenent excessifs; c) surestimation de L'efficacite des travaux en regie. Les depassements de coiits ont ete finances sur des fonds aaditionnels fournis par la KfW (10 millions de DM, soit environ 3,5 millions de dollars), portant le total a 24,5 millions de dollars, ou 7,5 milliards de francs CF.4. La part de L'IDA dans les coitts du projet est, de ce fair, tombee de 71 z a 61 environ. - 61 CoGt moyen pour L'ensemble de la periode de construction. Toutefois, l'afficacite s'est amelioree avec le temps, et les coiits de construction, durant la derniere annee du projet, ont it6 reduits de soitie environ. 3.18 Quelques economies ont ete realisees parce que certains des services de developpement agricoles et les composantes materiel agricole n'ont pas ete executes. C o m e on l'a deja dit (par. 3.071, par suite des aleas de l'approvisionnement en eau d'irrigation ainsi que de 1'extrGme irregularite et l'insuffisance des precipitations, les investissements dans les perimetres existants et les zones non irriguees n'etaient pas interessants. 3.19 Le credit de L'IDA, d'un moritant de 15 millions de dollars, et celui de la. KFW, de 22,s millions de DM (soit environ 9.5 millions de dollars), ont ete decaisses entre octobre 1979 et avril 1984. Du fait des retards de mise en route, les decaissements ont comence un an plus tard qu'il n'avait ete prevu a l'evaluation. Mais, une fois que le projet a demarre, les decaissements se sont faits conformement a w previsions. En fait, l'ecart final entre les dates effectives et celles de l'evaluation n'aura ete que de six mois (Annexe 1, Tableau 3 ). A w dates initialement prevues pour L'achevement du projet et la liquidation totale des decaissements, 91 % et 94 % des fonds, respectivement, avaient ete decaisses. Ces chiffres soutiennent favorablement la cornparaison avec ce qui est La norme pour Les projets d'irrigation des Bureaux regionaux Afrique de 1'Est et de L'Ouest (Annexe 2, Figure 2. ) H. Comportement des consultants, des adiudicataires, i des fournisseurs et te 1'Emprunteur 3.20 L'absence de personnel local experimente avait contraint le Gouvernement a accepter de recruter un nombre relativement eleve d'expatries. Les consultants ont recrute, pour aider le directeur du projet, un conseiller technique expatrie ainsi que 10 autres specialistes, egalernent expatries. Les consultants ont donne satisfaction, sauf sur les points suivants : a) la conception du projet et les modifications qui lui ont ensuite ete aoportees ont suivi la pratique habituelle pour ce genre de projets au Niger : aucun effort n'a ete fait pour trouver des solutions moins coGteuses; b) pratiquement aucune modification n'a ete apportee a la conception durant L'execution, malgre les coGts eleves de l'amenagement - nombre~xtravawr de nivellement dans certaines zones, etc. ; c) par suite de conditions de travail difficile et de problemes personnels, sept personnes differentes one occupe le poste de directeur financier. La plupart ne sont pas restes tres longtemps a ce poste et le comportement de c e w r qui y sont restes quelque temps a generalement ete mediocre. Fort heureusement, un candidat qualifie s'est trouve vets La fin, qui est parvenu a liquider Les comptes avant la cl6ture du projet. 3.21 le personnel expatrie a assure une formation en cours d'emploi au personnel technique ainsi qu'aux eleves du College technique de Kollo. Les resultats ont ete positifs, si bien qu'il existe maintenant un personnel local capable de remplacer une partie du personnel expatrie pour le pro jet relais. Grice a la qualite de, la formation, les resultats se sont ameliores durant lee-xicution. C o m e il n'y avait pas, a la fin du projet, d'autres.. postes auxquels les affecter, la majeure partie du personnel nouvellement fonne a ice relevee de ses obligations. Certains ont trouve du travail dans le secteur prive, mais d'autres attendent le demarrage de nouvelles activites de projets. 3.22 11 a ete fait appel a des entreprises intenationales pour la construction de deuc stations de pornpage; la ligne electrique a ete posee par WIGELEC. Des entreprises locales sont responsables des retards enregiscres dans l'execution des cravauc. La construction des bltiments, bureaux et ateliers a ete confiee a des entrepreneurs locaw, amis elle a dC 4tre achevee en regie par suite de la defaillance des entrepreneurs, et Les livtaisons de ciment et de combustibles ont souleve quelques problems. IV. INCIDNCES DU PROJET SUR LA PRODUCTION AGRICOLE A. Augmentation de La oroduction L.01 Les objectifs de production (par. 2.07) pour les legumes at L'ilevage n'ont pas ete atteints, parce que ces elements de projet oat i t e progresslvernent reduits (par.3.07). La persistance de la secheresse, la frequence des pannes de pompe, la deterioration des reseaux d'irrigation due a l'absence d'entretien, et l'irregularice de l'alimentation des ?erimetres rizicoles en eau, tout cela a fait que la production des cultures non irriguees a ete negligeable et celle de la culture du riz sur Les perimetres irrigues inferieure aux objectifs. La direction du projet a concentre ses efforts sur Le nouveau perimetre rizicole de Namarigoungou, Le seul pour Leauel on dispose de donnees de production fiables. Le Fonds europeen de developpement (FED) a fourni une assistance technique pour le perimetre de Toula, qui figurait initialement dans Le projet. k.02 La production de paddy dans Le perimetre de Namariqoungou pour La ?eriode L9190-8& est passee de 500 1 1 a 6,260 tonnes (saison des ?Luies, i 9 8 & ) , soit environ 95 % de L'objectif fixe a l'evaluation (Tableau k ) . Ce Leger manque a produire s'explique par le fait que les surfaces cultivees etaient moins etendues que prevu : 1.304 ha au lieu de 1.350 ha, - La superficie de La zone anknagee pour La culture du riz ayant ete an fait, en donnees brutes, de 1.383 ha. Des difficultes d'assolement dues rlnci?alenent a une vague de froid en decenbre/janvier et a La faiklesse du a e b l ; cu ELeuve e n saison seche, onc empGche d'amenager Les ~epinieres (79 na), qu' il faut mettre en place avant de moissonner la prec=dence r e c 3 l t e ; ceci n'avai: pas ete prevu a L'evaluation. Les rpndenents ont fluctue d'une saison a L'autre, en raison, surtout, de graves invasions de parasites (par. 5.03) durant certaines saisons. - 71 Situation hors ?rojec. 8. Transferts de technique G. 03 En ce qui concerne la culture irriguee du riz, la plupart des objectifs techniques ant ete atteints. Mais, en raison de la secheresse, L'impact sur la culture non irriguee a ete negligeable, les cultivateurs n'layant pas d'autre choix que de concentrer leurs efforts sur leurs parcelles irriguees. Traditionnellement, cependant, ceux-ci ont, parce que Le rendement du travail y est plus eleve, privilegie les cultures pluviales par rapport a celle du riz irrigue. I1 faut esperer, neanmoins, que, le bareme actuel des prix les incitera a continuer de pratiquer la culture du riz irrigue, mOme si les precipitations redeviennent normales. 4.04 L'allocation des parcelles a ete assuree conjointement par le Conseil consultatif du Sous-prefet de Tillabery, la population et le Chef nigerien des services de developpement agricole du projet. Bien que les terres du projet aient ete traditionnellement gerees par les habitants de Namarigoungou et de Djambala, ceux de 15 villages environnants ont, e w aussi, obtenu des parcelles a l'interieur des perimitres irrigues. Les principaux criteres de selection prevus a l'evaluation (priorite a ceux qui utilisaient precedennnent la terre et distance entre les villages et la zone du projet) ont ete respectes. Sur les 20 villages initialement choisis, sept n'ont pas ete retenus, parce qu'ils etaient trop eloignes et que leurs habitants nfetaient pas interesses. Par contre, d e w villages qui ne figuraient pas dans le projet initial, mais qui se trouvaient situes pres de la zone du projet, ont, eux, requ des terres. 4.05 Les parcelles irriguees ne devenant disponibles que progressivement, il avait ete decide que Les differents villages recevraient des parcelles ternporaires pour etre tous a egalite. Mais, une fois installes, les cultivateurs se sont rnontres peu empresses a quitter Leurs parcelles pour de nouvelles terres devenues disponibles, et les efforts deployes en vue de regrouper les cultivateurs du mime village dans une mOme unite de service ont ete vains. C'est ainsi que les gens des differents villages sont 4parpilles sur toute la zone du projet, sans que cela ait eu, du reste, semble-t-il, des effets negatifs sur l'organisation et la gestion. 4.06 En raison d'une demande Locale excessive, il n'a pas ete possible d'accueillir des migrants Venus d'autres regions, d'autant qu'on n'est pas parvenu a satisfaire entierement la demande locale. 4.07 Le nombre des familles et des adultes de sexe masculin fixes sur des parcelles est indique ci-dessous : Coooerat ive Namariqoungou Diambala Total Nombre de familles 1.683 1.476 3.159 Nombre d'adultes de sexe masculin 3.15L 2.724 5.875 Nombre de parcelles 3.003 2.315 5.818 Superf icie - riz (ha) 673,8 635 ,O 1.308,8 - pepinieres (ha) 28,6 27,5 56.1 Superficie moyenne par famille (ha) 0.42 Q,45 0,43 Superficie moyenne par adulte de sexe masculin (ha) 0,22 0,24 0,23 Superficie moyenne par parcelle (ha 1 0,23 0,24 0,23 Le nombre de familles installees depasse Legerement Les privisions : 3.159 contre 3.000. Yais, La superficie moyeane accordee par famille est LCgerement inferieure :, 0,43 a u lieu de 0,50 ha. b -08 Le projet soutient favorablement La cornparaison avec lei autres projets de La region. Ses principales realisations sont : a) la creation de deux cooperatives, qui semiront de m d e l e a d'autres; j) l'introduction reussie de la traction animale et des batteues a pedales. Les cultivateurs se sont charges de toutes les ac~lvites de preparation des terres, qui avaient ete assurees, dans d'autres perimetres, par 1'ONAHA a L'aide de tracteurs et a coups de subventions; C) un 5on c a w de recouvrement des cocts ; outre le coirt des facteurs de production, les beneficiaires ont paye integralement ?es Erais a'energie et d'entretien des pompes et constituti une groviaion ?our i e remplacement des pompes: / - Au nois d'avtll L98&, Le recouvrement des cocts s'etablissait a 3 9 - 3 X pour La cooperative Ce Djambala et a 9 6 - 7 Z ?our celle de Namarigaungou. d) une bonne multiplication des semences par les groupes d'agriculteurs, (le projet assure m6me la production de semences pour d'autres perimetres ) ; e) L'organisation d'un prograarme de recherche appliquee, la Eormulation de recommandations relatives aux engrais -egalement acceptees sur d'autres perimetres - et un traitement reussi contre m e grave invasion de parasites; f) des rendements acceptables (malgre de graves invasions de parasites', les rendements ont ete en moyenne de 4 tonnes de paddy a l'hectare) et l'obtention de deux recoltes par an sur L'ensemble de la superficie amenagee. b.09 La periode de construction ayant it6 plus longue que prevu, le temps consacre au developpement agricole a ete juge insuffisant pour mintenir les hauts rendements obtenus a l'achkvement du projet. Pour mintenir Les resultats a leur niveau actuel, l'effort devra 2tre poursuivi. C'est pourquoi le perimetre de Namarigoungou a ete donc inclus dans le projet de rehabilitation des perimetres irrigues pour le credit, la formation cornplernentaire, la vulgarisation agricole, l'aide aux cooperatives et Le suivi des sols alcalins. V. TXCX DE RENTABILITE 5 .Ol Le t a u de rentabilite du projet, recalcule, est de 2.7 Z, contre L2,J X a L 'evaluation. Ce nouveau calcul a ete fait en tenant compte de tous Les coirts effectifs, a w conditions de 1983, a L'exception de ceux qui ont trait a L 'element sante, a la verification des comptes et awr Ctudes. Les avantages sont, e w aussi, exprirnes en valeur 1983, sur La base des previsions de prix de La Banque au mois de janvier L985 pour Le calcul des prix a la production du paddy et des engrais (on trouvera au tableau 5 de 1'Annexe I, des precisions sur les hypotheses retenues pour L'analyse economique). J .02 S i Le t a u de rentabilite du projet a ete inferieur aux previsions, c'est parce que a) L'augmentation de la production de paddy a ete plus Eaibie que prevu (l'ensemble des surfaces cultivees a L'achevement du projet etait legerement inf6rieur a u previsions) et parce que L'expansion a 6te plus Lente que prhvu dans La zone cultivee (le t a w de rentabilite iconomique serait de 8 ' 2 % si L'augmentation de La production de paddy avait suivi le rythme de L'expansion prevue a l'evaluation); b ) le projet a eu des incidences negligeables sur Les cultures non irriguees et l'elevage (le tau% de rentabilite economique serait de 4 , 5 % si Les avantages escomptes, a L'evaluation, de L'agrlculture et de l'elevage non irrigues s'etaient materialisis); c) la construction des cuvrages d'irrigation a coilte plus cher que prevu (le taux de rentabilite economique serait de b,3 Z sur la base des coiits estimatifs de L'evaluation); d) des activites d'appui additionnelles doivent dtre financees dans le cadre du projet de rkhabilitation des perimetres irrigues envisages pour preserver la qualite des resultats (le taux de rentabilite economique sans cela, serait de 3 I ) . VI. COMPORTE.3ENT ET DNELOPPEMENT IXSTITUTIONNELS A. Conceotiori et croissance institutionnelles 6.01 Le projet a ete execute par I'ONAHA, entreprise publique jouissant de l'autonomie financiere, qui a ete criee en 1979. Le directeur regional de L'ONAHA a Tillabery etait charge de l'execution a u jour le jour du projet ainsi que de la liaison avec les autres organisms publics de la region. Cette formule a donne de bons resultats et le projet a ete execute de amniere satisfaisante; une mention speciale est a accorder au directeur nigerien du projet pour L'excellente maniere dont il s'est acquitte de sa mission. Le bureau central de L'ONARA a Saga, dent Les capacites de gestion administrative et financiere etaient faibles, n'a pas beaucoup contribue a l'execution du projet. Ces problemes seront abordes dans le cadre du projet relais envisage (rehabilitation des perimitres irrigues 1. 6.02 D e w cooperatives agricoles ont ete creees, correspondant aux d e w regions desservies par Les deux principales stations de pompage. La premiere (Namarigoungou) a ete creee en mai 1981, juste avant l'allocation des terres au premier groupe d'agriculteurs. La seconde (Djambala) a ete creee en juin 1983, lorsque les premieres unites de service de la seconde station de pompage out comence a fonctionner. 6.03 L'organisation des cooperatives comporte trois niveaux : a) a la base sont les agriculceurs/beneficiaires, qui sont obligatoiremeat membres des cooperatives, et qui se reunissent deux a trois fois par saison pour decider de la maniere dont la campagne agricols sera executee; b) les beneficiaires de parcelles relevant de La +me unite de service (unite tertiaire) sont regroupes en "groupemeats mtualistes villageois" (GW), de preference 'par village. Les membres de chaque G L W elisent leur comite de gestion (president, secretaire et tresorier) ainsi que des delegutis, a raison d'un pour dix hectares de terres attribuees aux G.W. Ces comites transmectent a u cultivateurs les decisions importantes prises au niveau de la cooperative; c ) ?m comite de gestion au niveau de la cooperative, compre?lant crois persocnes (un prgsident, un secrecaire et un tresorier) elues par l'assemblee generale, est charge de diriger la cooperative. 6.04 Les cornices de gestion des cooperatives sont journellement conseilles par le personnel de L'ONAHA, mais ils demeurent responsables de leur action. Les reunions de l'assemblee generale sont difficiles a organiser, car chaque cooperative compte environ 1.500 membros. C'est pourquoi, dans La pratique, seuls les representants des comites de gestion des GW, g compris Les delegues, y participent. ia discqsssion, au cours de ces assernbLees generales, porte essentieLlement sur Les conditions de rernboursement, la cormnercialisation du paddy et les problemes techniques. 6.05 Le nombre de familles et d'adultes de sexe masculin que compte chaque cooperative est indique au paragraphe 4.07. Chaque village a une liste d'attente pour les parcelles libres. Ainsi, les beneficiaires actuels savent qu'ils ont tout interet a se conformer aux reglements s'ils veulent eviter de perdre leurs parcelles et il devient aussi, de ce fait, relativement facile aux cooperatives de reussir leurs campagnes agricoles, d'assurer l'entretien de l'infrastructure et, en particulier, de pourvoir au recouvrement des coiits. 6.06 Les cooperatives s'occupent des facteurs de production, de l'exploitation et de l'entretien du systeme d'irrigation ainsi que du recouvrement des coirts, ce qui inclut la constitution de provisions pour le remplacement, la reparation et l'entretien des pompes. Le coht de l'investissement n'est pas recouvre. L'organisation des cooperatives, leur rBle dans la rnise en oeuvre du pro jet, l'aide qu'elles reqoivent de L'ONAHA, tout cela a donne de bons resultats et a ete determinant dans le succes du projet. Ce sera un exemple a suivre dans le projet de rehabilitation des perimetres irrigues envisage. 8. Recouvrement des coiits 6.07 Le recouvrement des coiits, y compris les redevances a payer pour le remboursement des facteurs de production agricole, l'exploitation et l'entretien des perimetres et l'amortissement des pompes, a Er6le Les LOO % tout au long du projet (par. 4.08). Un certain nombre de benef iciaires, qui n 'avaient pas paye- leurs redevances pendant trois campagnes consecutives, ont Eait l'objet d'une mesure de suspension et leurs parcelles one ete reprises par les cooperatives afin de recouvrer les sommes dues. Ces parcelles seront ulterieurement attribuees a d'autres . C. Problemes de personnel et de formation 6 -08 Le projet comportait un element de vulgarisation agricole. Les agents de vulgarisation agricole ont ete recrutes parmi les jeunes adultes de la region du projet demeures en contact avec Leur environnement rural. 11s ont ete formes dans le cadre de seances de travail hebdomadaires pendant une periode de 30 mois; la formation s'appuyait sur les travaux a executer sirnultanement sur le terrain. Cette politique de recrutement s'est revelee rentable : les agents de vulgarisation ont apporte une aide appreciable aux benef iciaires . Le specialiste local de La protection des plantes a reussi a leur Eaire prendre conscience des ~roblemes phyto-sanitaires. Des programmes d'alphabetisation et des activites collectives de formation ont ete organises avec succes pour les cultivateurs a l'aide de materiel audiovisuel. D. Comptabilfte et etablissement des raDports 6.09 Les comptes ont ete tenus conformement aux normes generalemcnt admises, mais la coordination entre comptabilite generale et comptabilite analytique d'exploitation a laisse quelque peu a desirer et l'on ne dispose pas de chiffres fiables sur les differentes categories de depenses. Le fait que le poste de directeur financier ait ete occupe par sept expatries differents (par. 3.20) a certainement ete pour quelque chose dans l'absence de coordination et de continuite. Confodtnent aux dispositions de L'Accord de credit, les comptes de chaque exercice ont ete vkrifies et certifies pat des verificateurs independants. VII. COMPORTSXGW DU GOWLXNEii ET DE LA BANQUE 7.01 Le Gouvernement a, dans l'ensemble, respecte les grander clauses du credit, a quelques exceptions prsts : a) Le compte special n'a pas it6 regulierement alimente, si bien que le projet a connu de frequentes penuries de fonds; b) le recouvrement des coirts d'investissement 91 des travaux d'irrigation ne s'est pas fait a cause de L'effet dissuasif que cela aurait sur Les cultivateurs, alors qu'il avait ete prevu, a l'evaluation, qu'au moins une partie de ces coiits pourrait Gtre recouvree. Toutefois, des redevances d'un montant approximatif de 90.000 francs CFA par hectare et par an ont ete recouvres sut Les Eacteuts de production agricole, les frais d'exploitation et d'entretien et l'amortissement des pompes. 7.32 Le rapport d'evaluation a manif es ternent sous-es tine Les coirts du projet : a ) L'execution des trava= en regie a donne de mains bans rCsu1tats que prevu, et iL a fallu acheter 50 % de plus de materiel (pat. 3.11 1; b ) Le volume du travail a kt6 superieur aux calculs qui avaient ete Eaits a L'Cvaluation (par. 3.17); c ) Les besoins annuels de pieces detachees ont represent6 32 % du prix du mat-riel neuf, alors qu'on n'avai; prevu que 18 z ; d) l'evaluation s'etait trompee d'environ 50 L sur les quantices de ciment necessaires; e) Le nombre et Le coirt des maisons et autres constructions ont et2 environ le double de ce que prevoyait !'CvaLuatLon. - 91 Fises, Lors de L'Cvaluation, a 66.300 francs CF.4 par hectare et par an. 7.03 Le projet a ete etroitement supervise en raison de son importance pour le sous-secteur. Au total, neuf missions de supervision ont eu lieu entre fevrier 1979 et mars 1984, soit environ d e w par an. Toutes ont beneficie d'une etroite collaboration avec le personnel du projet, qui a eu la chance d'avoir a sa tdte le mGme directeur competent pendant toute l'execution. La Banque a ete representee par quatre charges de projet differents durant les cinq annees du projet. 7.04 Deux missions de supervision conjointes ont eu Lieu avec le co-prsteur, La KfW. Celle-ci a, de son cdte, supervise le projet separement et nous a tenu informes de ses principales conclusions. VIII. PROBLEMES PARTICULIERS 8.01 Les conditions atmospheriques ont ete tres defavorables durant la periode du projet. La Faiblesse des precipitations (moins de 400 lam) n'a pas permis de pratiquet des cultures pluviales traditionnelles colame celle du millet, du sorgho et du mays, si bien que les cultivateurs ont dii s'employer a tirer Leur subsistance de Leurs parceiles irriguees (par. 3.07, k.01 et 4.03). 8.02 Parce que L'on n'avait pas suffisamtnent etudie les sols au stade de La conception, c'est seulement durant une supervision de la Banque qu'est apparu le risqueimportant pose par l'alcalinite des sols. Bien q&e ce probleme demeure encore circonscrit, des pertes de recoltes sont a craindre pour plus tard si L'on ne s'attaque pas a La cause profonde - un mauvais drainage - de ce phenomene. I1 sera peut-Gtre necessaire, si l'on veut preserver le niveau du rendement dans les zones touchees, d'hliorer Le drainage souterrain g/sur 15 a 25 % de la zone du projet. Pour prevenir l'alcalinite, des drains ont ete poses a, 0,20 m au-dessous du niveau initialement prevu dans certaines parties de la zone du projet. Si L'on a inclus Le perimetre de Namarigoungou dans le . projet de rehabilitation des perimetres irrigues envisage, c'est, en partie, pour suivre L'evolution des sols alcalins. Les services d'un expert en alcalinite st en drainage ont ete inclus dans le cout de ce dernier projet. 8.03 La frequence des invasions de rnouches blanches (Aleurocybotus indicus) a pose de graves problemes durant l'execution du projet, et a fait tomber la production de paddy de 5 tonnes a 3 tonnes environ a L'hectare. 11 a ete possible, grsce a la collaboration de L'INRAN, de Lutter avec succes contre ces invasions en traitant Les pepinieres au moyen d'un insecticide efficace. Ce fut la, pour Les chercheurs engages dans Le cadre du projet, un succes appreciable. La presence de mouches LO/ Les incidences economiques n'ont pas ete prises en compte dans les calculs ex-post du t a w de rentabilite economique. blanches a egalement ete obsemee dans d'autres perimetres -rizicoles, le long du Niger, mais les degits y ont ete bien moins graves qu'i Namarigoungou; L'agronome du projet a ernis l'hypothese que la variete de riz colmrmnement utilisee H Namarigoungou (IR-1529-680-3) y resiste peut4tre moins bien que d'autres. Des essais sont en cours pour en verifier Le bien-fonde. 8.04 Les essais d'engrais realises dans le cadre du projet de Namarigoungou sur une succession de cinq recoltes Ont iaontre qu'un taux deepandage different (400 kg d'engrais compose 15-15-15 et 150 kg d'uree) entraine une augmentation de la valeur de la production de cinq a six fois plus grande que L'auqmentation de coirts que cela represente par rapport a La formule des services officiels de vulgarisation (LOO kg d'engrais compose 15-15-15 et 200 kg d'uree) en regime actuel de subvention des prix. Compte tenu des resultats du projet, la nouvelle formule sera introduite dans le projet de rehabilitation des perimi?tres irriguis envisage. 8.05 La description du projet a ete l'occasion d'.un dialogue avec le Gouvernement sur Les subventions dont beneficient le materiel et Les facteurs de production agricoles. Mais, de portee limitee, le projet n'a pas eu d'effets marquants sur La politique de subventions. La question s'es: reposee dans Le contexte du programme d'ajustemnt structure1 . actuellement en prigatation, Lequel, en raisoa de sa portee plus large, a plus de chances d'inflechir la politique gouvernementale. NOD IFICATIONS DES PROJETS RELAIS 9.01 Les ccuts par agriculteur et par hectare etaient trop eleves pout justifier une replique du prcjet (par. 3.17). Avant que de nouveaux perimetres d'irrigation soient amenages, il est indispensable d'ameliorer La qualitue des perimecres existants, aFin d'assurer un approvisionnernent fiable en aau d'irrigation (par. 4.01). I1 faudrait aussi operer un certain nombre ae modifications institutionnelles pour inciter les agriculteurs a perseverer. I1 y ?st p o w dans Le projet de rehabilitation des perimetres irrigues envisage. 9.02 PeutGtre aurions-nous intCrSt a etudier, a l'avenir, la formule des grojets simplifies - de petits perimetres cortespondant aux dimensions des villages - qui necessiteraient moins de trava~ud'infrastructure et de nivellemenc, t c qui poutraient Gtre erploites independamment, On abaisserait ainsi le c=Gt de L'investissernent sans sacrifier pour autant la produc~ion,ce qui entrainerait des gains de viabilit2 economique; miis cela exigerait en mdme temps des beneficiaires un plus gros effort d'entretien de I'infrastructure. Les petits perimetres villageois amenages dans Le cadre du projec senegalais de petites operations rurales (Cr. 991-SE) an sonc un exemple reussi. II faudrait voir s'il ne serait pas possible d'en faire autant au Niger et loon pourrait eventuellement inclure, dans le projec relatif auu petites operations rurales envisage, de ?etits perlnetres vil1ageois. 10.01 Le projet a atteint ses principaux objectifs : a) accroissement de la production alimentaire; b) creation de L'ONAHA c o m e moyen d'integrer et de renforcer les activites de construction et de gestion des projets d'irrigation; c) introduction de techniques agricoles ameliorees. 10.02 Parmi les principales realisations du projet, on citera encore : a) l'introduction reussie de la traction animale et des batteuses a pedales; b ) la multiplication des - semences par les groupes de cultivateurs; c) l'organisation d'un programme de recherche appliquee (engrais et lutte anti-parasites); d) l'obtention de tendements acceptables et de deux recoltes par an sur l'ensemble de la zone amenagee; e) l'etablissement de deux cooperatives qui fonctionnent de maniere satisfaisante; enfin, f ) un bon t a w de recouvrement des coSts. 10.03 Les principales leqons a retenir seront appliquees au projet relais et sont resumees ci-apres : Au stade de la conceotion a) il faut de bonnes cartes pedologiques et topographiques; b) il est important d'integrer l'elevaqe et l'agriculture et d'avoir, pour le betail, des reserves suffisantes d'eau et de piturages; C) sans etre ideale, la formule du travail en regie demeure la meilleure option pour les travaux de terrassement, dans Le Niger actuel en raison de son coiit et de sa souplesse; d) il est important, pour leur gestion, que les cooperatives disposent de l'autonomie de decision la plus large possible; Au stade de l'execution e) il faut respecter le calendrier cultural Pour eviter les problemes en periode critique (temps froid, manque d'eau d'irrigation); E) on a interet a recruter les agents de vulgarisation dans la zone du projet; g) il Eaut se donner un laps de teaps suffisant pour atteindre Les objectifs et preserver l'acquis. TABLE WPORT D'ACHEVEMENT Travaux principaux: quantitgs r6elles et estimges Appraisal esciaata L) I. Earthvorks on I r r i z a c i o n and d r a i n a g e sysellnr - - Irrigaeioa cmaLs Drainage c a n a l s - - I r r i g a t i o a aad d r a i n a g i c u u L r Dike 2. Concta ca v o r k r Coacraee, zJ Reinforead conereee, aJ Sera1 for rainforcamme, T Coacrace Lining, 2) 3. &-fan vorkr C l e a t i n g , !?a 3eep ?Lowing and s u r t a c i n g , ha a v a l i n q , mJ/ha becveea 2-750 750-2oco o v e r 2000 a. a Z s d i n g , mL 90 f e r t i * ~ 2') ; r i r a t i o n c a n a l s , mL LOO Tertiary i) d r a i n s , nL !20 ! Report Ya.l682-!XX (Seoeember. 1978). a n e x 7 , Table 1. 2) 3) A) Rappore F i n a l , a e n a s e m e n e Hydro-aqricole de Yamarigounqou, !Lrs 198L. i65.000 nZ : i 0. LO a - 16,500 mJ , o r ae 300 kq/ma e q u i v a l e n e eo L,950 cons c e m n e . F i e l d diccnea and d r a i n s . - NOTE Excludinq q u m e i e i e s of o a e a r i a l s f a r b u i l d i n g s , a s chase -re a i v a n a s u n i c r i n che a p p r a i s a l r e p o r t TABLEAU 2 RAPPORT D ' A C R W ~ C o a t s du p r o j a e ( r e e l s e c a s C h i ¶ L - C q u i p o u u14 m h i c ? a r O P . r a c i q am... L.wr amd Local r c a f f h p a c r i a r a acatf salarias barclrucioa ot buildinsr Suqpliar -in# scation8 20 k lie. from 7 i I l a b a r t b u l rtatf salariar 90 a a c r i a c r rcati salariaa 258 b a r c w c r o n of b u r l d i a s r 1 1 4) 4uiprar 17 Vakiclar hdma&rtraciw and iadiracc axpamar 2) -16 170 A r r i c u l c u r r l 'IcraLooploc S a w i e r ~ I S u o o o r eL-ic 6) l h a l c h b m w n r n c and r r a i a i n ~ ' A l l 1 a t cuo w i l l a g a r r 3 80 7il:aga kaalch k r c a rrailriug a t r i r r c L d ' l o l u c a a r r Suu-coraL 8aaleS. b . p a l u n C red Yraininq - I7 :S - 20 I - 90 50 26 60 *arxculcural Eauiaiwnc and :acrawncaL :mucs lica dwalopwnc 171 100 $0 h ~ n t m ddrvw Lownc l i v a s c o c r sua-?ro~me= Sub-zocal Aqriculcural i a u i ~ w n cm d -23 12 - 8 LO - '1 :2b 106 50 ;nc:amancal :mucs - Orkar ~ s r r c u L r u r a L? r s l a c - s C ~ o r d i n a c o r 99 LOI !oo A u ~ L C oi Z ~ O I ~ Caccauncs L 3 L9 120 Sn*c:aiizad :ansuL:ixq sarvicms L5 90 Caw - b n i a o a f e a r r a i l r c v r c w y SubcoCaL ochar I :: -LI !9C - L!O - 2) 200 - 133 110 - Tocai ? r o j a c r c a a c r 5.169 _I -- 7,JZS . .. !90 LI Xamorc ?(O.l6dZ-.lTX tZmoc. L9711. M n a s 9 , i a b l a L :I Upp0rC Final. A m n a s a m e *yare-rqrrcolr da Yauri6ounqou. u r r 198C 31 b c a l and expac. s c a t ? s r l a r i m a rmoaracad in linm wren *anex 9 . Tabla 2 ;I C o n a c r u c c i ~ no t 5urldLnqs .'or !rrrgacron w r k a canrcruccron m d M u n . m d f i n a n c i a l Smwacaa IeQaraCad i a l i n a wtch *nn*= 9 . Tabla ;c 5 :ncluding 56 .rlLion C f U !'.nanca z h a r t a a b/ Cost o t A ~ r i c u L r u r a L7avaLopwnc S a m r c a r m d SuDporC Unlc cm0in.d (daviacion : : a ADPr4~s.l Lmoor:) W m L L r s g r i m concrnqancrms ra foliawa: 1378-dl: L979 . 7.32; l960-32 : - :nc!udanq L?Z )nyrxcal c o n c ~ n q a n c r e r an ~ r r i s a c i o nw r k s , l a d 10: an :hr r a s e . a s '. NIGER PROJET D'IRRIGATION (Cr. 851-NIR) RAPPORT D'ACHEVEMENT Decaissements cumulatifs Profile I/ Actual as percent of Fiscal Appraisal Appraisal - Year Quarter Estimate (US$ MI Percent Amount (ass n) Actual (us$ MI Estimate (11 Profile (11 - I/ geference Annex 1, Table 3a, IDA-Irrigation, ~ d l e r ' s Xemo of June 9, 1982 - 2 / First quarter ending for the profile: 12/31/78; Board dace 10/04/78 - 3/ Rounded; only USS 23,COO outstanding - / Last disbursement was made in September 1984 TABLEAU 4 NIGER - - - PROJET D'IRRIGATION (Cr. 851-NIR) RAPPORT D'ACHEVEMENT Production agricole (rgsultats reels et estimations au moment de l'6valuation) Actual Appraisal Estimate Cropping Season -- Area 2/ (ha) - Yield (c/ha) - Prod. (t Area Yield (tlha) Prod. (c) 1982 (DS) 317 4.0 1,264 1982 (WS) 587 4.3 2,524 1984 (DS) 1,278 3.4 4/ 4,345 1984 (WS) 1,304 4.8 - 6,259 (WS) = wet season (DS) = dry season I/ For paddy only. - - 2/ Excluding nurseries. - 3/ Report No. 1682-NIR (September 1978). Xnnex 6, Table 6. (Note 6). - bl Severe wniee fly attack. TAB1.E Page TABLEAU 5 Page 2 - - - - - - - 0 0 0 1 n 0. I n 9 nq--= r- NCI o-o=s - - - - o.-.-02- - 0 o - n o I = ; : - n ---- - - - - 0 - 4 - 0 - 3 - P 1 0" - - n - - - - n - - w .-.- o - n P n - - - - =.-.=a*".= 0 n - - N d - - a . m . , n - . C .= Y U ' a U Y = I ". - - - - i - rn -- ". V u ". Y L 1 3 U -.. --- * L u - s " . p. s as n . X u r n - - I -9; - '3Z (P a I - - - - Y E 3":: o u l =77 S Y . u I - u 1 ".- r s - 2 - - n 5 - 0 9?, -, sI s = - ass 5, - gs SZ Y - - 3 ~ , ~ ~ a=-s ~ u n - -z -- n a = ~ a * a=-= ~ s z ~ n= Y Y $ s ~ ~ - ~ ~ 5 s d = = Z Z Z ~ - - ~ = E ; ~ ~ " ~ ~ = ~ Z " ~ ~ ~ s = = zzn= :rzaP:s us-.,.= - u Y - Q - w ~ Z ~ v ~ a Z ? 0 =-g u- u v I- = a - - z * a ~ ~ z = - 2 ~ ; s ~ = - ~ - " = r ~ _ ~ = ~ ~ a j ~ ~ TABLEA Page 3 n e r r n L - ; - . 0 I s - = : - TABLEAU 5 Page 4 NOTE EXPLICATIVE Parametres de base utilisGs dans lfanalyse Gconomique I. Evaluation: 12.5% sur 25 ans. 1. BEnEfices : a) la production additionnelle dont bengficieront uniquement les agriculteurs de Namarigoungou, bien qufon sfattende 5 ce que le projet apporte des benefices 2 tous les agriculteurs des p6rimGtres irriguEs existants dans les arrondissements de Tillabgry et de TEra; et b) la production additionnelle consistant en (i) une production additionnelle de paddy (sur 1,350 ha en rggime de croisiere), de cultures mixtes (sorgho, niEbe, et lEgumes sur 300 ha), de bois de feu et de bois d'oeuvre (eucalyptus sur 25 ha), de b6tail (embouche 3 partir de cultures fourrageres sur 25 ha), et (ii) lfam61ioration des cultures en sec des agriculteurs de Namarigoungou. Sont inclus: a) tous les coiits du projet, 2 lfexception des frais associgs aux volets sante, formation, audit et etudes; b) les frais de fonctionnement et dfentretien pour les pgrimstres irrigugs; et c) les intrants agricoles suppl6mentaires. 11. Rb-<valuation: 2.7% sur 25 ans. Tous les coGts et bEnEfices sont exprimgs en valeurs de 1983. Les pr6visions de coiits faites par la Sanque en-janvier 1985 ont 6tE utilis6es pour le calcul des prix aux-producteu;s du paddy et des engrais. Sont exclus : a) tous les bgn6fices provenant du bgtail, puisque 25 ha de cultures fourragsres ont St6 supprimgs pendant lfex6cution du projet. b) tous les b6ngfices des cultures en sec, du fait de la sscheresse persistante dans la zone du projet, qui a oblig6 les services agricoles du projet 2 se concentrer sur les p6zinStres irriguGs plut8t que sur lfagriculture en sec; et TABLMI Page 5 c) les bgngfices des produits secondaires (paille), la supposition btant qu'ils auraient Stb annul& par le manque 2 gagner des pPturages occupbs par les pbrimstres irriguiis. Sont inclus : a) tous les coGts du projet, 2 l'exception des frais associbs aux volets santb, audit et gtudes. Les coCts de la formation sont inclus, dtant donnb importance de la formation pour la rbussite de projets d'irrigation; et b) 20% du coCt de l'aide aux coopgratives (alphabgtisation fonctionnelle, formation B la gestion, etc), de la recherche appliqube, et des volets de suivi et d'bvaluation au titre du projet. GRAPHIQUE 1 r 0 g; ly "' Ii X i 22 0% -a 2 .$ PC 9: - a= a c '- ZP z 3 ; 0 0 on- 0) t S

Основные сведения
Тип документа Project Performance Assessment Report
Дата принятия
Страна Нигер
Источник Всемирный банк