Document de la BAXQUE MONDIALE POUR USAGE OFFICIEL Rapport NO5633 PROJET DE DEVELOPPEMENT D E LA PECHE (CREDIT 626-BU) RAPPORT D'EVALUATIGN RETROSPECTIVE 3 juin 1985 3epartement de l'evaluation retraspective des operations (OED) Le pr6sent document fait l'objet d'une diffusion restreinte. I 1 ne peut Gtre utilise par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles et sa teneur ne peut Gtrs divulguee sans l'autorisation de la Banque mondiale. - - POIDS ET MESURES Systeme metrique SIGLES ADFAED Fonds d'Abu Dhabi pour le developpement economique arabe BNDE Banque nationale de developpement economique BRD Eanque de la Republique du Burundi FA0 Organisation des Nations Unies pour l'alimentation zt l'agriculture MERP Memorandum d'evaluation retrospective du projet OED CBpartement de l'evaluation retrospective des operations PNUD Programme des Nations Unies pour Le developpement RAP Rapport d'achevement du projet RERP Rapport d'kvaluation retrospective du projet SRD Societe regionale de developpement SUPOBU Societ6 "Usine de poissons du Burundi" TAUX DE CHANGE Unite monk taire Franc burundais (FBu) Moyenne, ann6e de l'evaluation 1 dollar = FBu 78,35 Moyenne des annees intermediaires 1 dollar = FBu 90 Moyenne, annee de l'achevernent 1 dollar = FBu 90 Au moment de 1 'evaluation retrospective 1 dollar = FBu 122,08 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE BURUNDI : PROJET DE DEVELOPPEMENT DE LA PECHE (CREDIT 626-BU) TABLE DES XATIERES Pages Preface .......................................................... i Donnees de base .................................................. iii Faits marquants .................................................. iv Photographies de l'execution du projet MEXORANDUM D'EVALUATION RETROSPECTIVE Cadre du programme ..................................... Situation et econornie du pays.......................... Agriculture ............................................ La peche ............................................... 11. RESUME DU PROJET ....................................... Historique et formulation du projet .................... Execution du projet .................................... Administration du projet ............................... Impact et caract6re durable du projet .................. 111. POINTS IMPORTANTS ...................................... A. Recherche sur les ressources halieutiques du lac Tanganyika ............................... B. Les differentes 4tapes du projet et le demarrage .. C. Formulation du projet ............................. D. Signature et entree en vigueur .................... E. Decaissements ..................................... F. Statistiques sur la pGche au Burundi .............. G. Effet sur le projet d'autres activites financees par la Banque ................................... Comnentaires de la SUPOBU ...................................... Commentaires de la BNDE ........................................ Table des matieres (suite) RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET I. INTRODUCTION ............................................. 59 I1 . DESCRIPTION SGMMAIRE DU PAYS ET DU SECTEUR ............... 59 A . Generalites ......................................... 59 B. Le secteur agricole ................................. 60 C. Le sous-secteur de la p6che ......................... 61 111 . FORMULATION ET DESCRIPTION DU PROJET ..................... 63 A . Origine du projet ................................... 63 B. Identification et preparation du projet ............. 64 C . Evaluation et negociations .......................... 66 D . Description du projet ............................... 69 IV . EXECUTION DU PROJET ...................................... 75 A. Entree en vigueur et demarrage ...................... 75 B. Execution des composantes du projet et realisations . 76 C . Causes des problemes d'execution .................... 86 V. DEPIANDE OFFICIELLE DE REPORT DE LA DATE DE CLOTURE DU CREDIT ................................................. 88 VI . EFFICACITE DES INSTITUTIONS .............................. 90 A. Organisation du projet .............................. 90 B. La Societe regionale de developpement. SUPOBU ....... 91 C . Le Gouvernement ..................................... 93 D . Assistance technique ................................ 93 E . IDA ................................................. 94 VII. RESULTATS FINANCIERS ..................................... 96 VIII . LES ENSEIC-NEMENTS A TIRER DU PROJET ...................... 99 Annexe RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE BURUNDI : PROJET DE DEVELOPPEMENT DE LA PECHE (CREDIT 626-BU) PREFACE Ce document constitue l'evaluation retrospective du Projet de developpement de la peche execute au Burundi, pour lequel le Credit 626-BU d'un montant de 6 millions de dollars a ete approuve en mai 1976. La date effective de cl6ture du credit a ete le 17 mai 1983, soit pres d'un an plus tard que la date prevue a l'evaluation et, un solde non decaisse de 2 millions de dollars a ete annule. Ce rapport comprend un memorandum etabli par le Departement de l'evaluation retrospective des operations (OED) et un rapport d'achevement du projet (RAP) en date du 26 juillet 1984. Le RAP a ete prepare par le Bureau regional Afrique de 1'Est a partir du rapport de la mission qui s'etait rendue au Burundi en octobre 1983. L'auteur du present rapport s'est aussi servi du Rapport d'evaluation N o 977a-BU en date du 22 mars 1976, du Rapport du President N o P-1807-BU en date du 8 avril 1976, des Accords de credit et de projet en date du 11 juin 1976, des rapports d'identification/preparation et de supervision, de la correspondance echangee avec I'Emprunteur, des memorandums et autres documents de 1'IDA figurant dans les dossiers pertinents et d1entretiens,avecle personnel de l'IDA, les responsables gouvernementaux et autres personnes associees au projet. I1 s'est egalement refere au Rapport de 1'OED N o 4984, en'date du 13 mars 1984 intitule : "Harvesting the Waters - A Review of Bank Experience with Fisheries Development". Une mission de 1'OED s'est rendue au Burundi en septembre 1984. Les renseignements obtenus au cours de la mission ont ete utilises pour vbrifier la validite des conclusions du rapport d'achevement. D'apres l'evaluation retrospective, le RAP presente parfaitement la plupart des aspects de l'execution du projet et en tire des conclusions correctes. Les points presentes dans le memorandum d'evaluation retrospective ont ete choisis en raison de leur importance pour ce projet et pour d'autres projets finances par la Banque. Le projet de rapport a 6te envoye au Gouvernement et au cofinancier pour commentaires le 19 fkvrier 1985. Les commentaires de la BNDE et de la SUPOBU sont joints au memorandum d'evaluation retrospective. Nous remercions les hauts fonctionnaires burundais et les cadres de la societe chargee du developpement de la p6che de l'aide precieuse qu'ils nous ont accordee. BURUNDI - PROJET DE DEVELOPPELMXNT DE LA PECHE (CREDIT 626-BU) DONNEES DE BASE Resultats Resultats en Previsions a ou dernisres pourcentage laevaluation estimations des previsions Coat du projet (millions de dollars) Hontant du credit (millions de dollars) Cofinancement Date d'achevement des elements materiels I cette date Pourcentage acheve ? Nombre d1unit6s construites /a Montant du credit decaisse pour lea pdcheurs par la SRD (millions de FBu) Montant des credits rembourses 3 la SRD (millions de FBu) Nombre de centres de peche construits Nombre de stations de pOche construites Taux de rentabilite economique ( X ) Taux de rentabilite financisre ( % ) Nombre de beneficiaires directs Decaissements cumulatifs estimes et effectifs (millions de dollars) Decaissements estimes 3 l'evaluation 0,6 1,9 2,7 4,1 5,3 6,O - Estimations revisees - 0,6 2 ~0 491 5 ~ 3 630 - Decaissements effectifs - 0,6 1,4 2,1 2 ~ 9 3,6 4,O Decaissements effectifsl decaissements estimes h 116valuation ( % ) - 32 52 51 55 60 - Date du dernier decaissement 17 mai 1983 Montant annul6 2,04 millions (17/05/83) AUTRES DONNEES DU PROJET Date effective Previsions initiales ou derniere estimation Date de la premiere mention dans les dossiers de la Banque Idencification/pr6paration Evaluation NBgoc iations Approbation par le Conseil Date de l'hccord de credit Date de l'entree en vigueur Date de cl8ture Achevernent du projet Emprunteur Gouvernement du Burundi Organisme d'execution SLTPOBU, SRJI avec l'assistance de la BNDE Cofinancier Fonds dlAbu Dhabi pour le developpement Bconomique arabe Aucun, mais il y a eu un projet du PNUD /e Aucun DONNEES CONCERNANT 1.ES HlSSIONS Intervalle Special it& Date entre les Ilomnes- des ~~~en~l>res (n~ois/ missions Nombre de jours sur de In Classement Types de Mission annee j (mois) personnes le terrain Lg mission /h du projet /i Tendance /j difficult6s /k Identification et preparation 1OA 02/75 n.c. Evaluation IDA Supervision IDA IDA IDA 1DA IDA IDA IDA IDA IDA IDA IDA IDA Effort de supervision de 1'LDA /1 (Sen~ainesde travail) par exercice - /a Une unite se compose de deux batenux (canots) relies entre eux pour former un catamaran. Cependant, les bateaux peuvent &tre acl~etes et utilises separement. /I> - Le rapport d'evaluation ne precisait pas le nomhre de bateaux qui seraient construits mais avait prevu entre 450 et 600 unites. o object if du programme de construction de hateaux a par la suite 6t6 fix6 B 600 nni.tes. Une unite etant egale il deux hateaux. /c - Deux cent cinquante bateaux de plus avaient 6th fournis dans le cadre d'un projet anterieur FAO/PNUD. /d Le montant des credits effectivement rembourses represente 33 % du montant decaisse. Memorandum d 'evaluation r6trospective. par. 12, 36-38. /f Rapport dlSvaluation pul~lit? le 22 mars 1976. & Ce sont des chiffres approximatifs car le projet a souvent 6te supervise en memr? temps que d'autres, sans indication clnire du nombre de jours consacres B chaque projet. /h - A = analyste financier; B = agro-economiste; C = specialiste de la p&che; D = consultant. - /i 1 - sans probleme ou problemes mineurs; 2 - problemes d'importance moyenne; et 3 - problemes majeurs. fi 1 - en amelioration; 2 - stationnaire; et 3 - en baisse. /k - PE = personnel; G = gestion; P = politique; T = technique; F = financier. - /1 Co~nprend les apports respectifs de la Division deu projets concernhe du Departement de l'agricultclre et des consultants. RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE BURUNDI : PROJET DE DEVELOPPEMENT DE LA PECHE (CREDIT 626-BU) FAITS MARQUANTS Le projet avait pour principaux objectifs de relever le niveau de vie des petits pscheurs le long de la rive burundaise du lac Tanganyika griice a un accroissement de la production artisanale de poisson, et d'or- ganiser la vente du poisson dans tout le pays, ce qui devait ameliorer la nutrition des consommateurs ruraux, notamment les rations proteiques. En outre, le projet visait a jeter les bases d'un programme de developpement regional de la rive du lac et d'y lancer des activites de developpement pilotes. La production artisanale de poisson qui atteignait 8.400 tonnes en 1983 etait la meme qu'au debut du projet en 1977, mais l'expulsion des pecheurs zayrois en 1978 a reduit de moitie les activites de peche. En consequence, la prise de poisson n'atteignait que 4.700 tonnes en 1979 (MERP, tableau 5). Le projet a donc vraiment aide a relancer la production de la peche artisanale au Burundi et, de ce fait, a sans aucun doute releve le niveau de vie de nombrew pecheurs locaux. Les efforts menes pour encourager la consommation de poisson dans les regions rurales n'ont rien donne, en partie a cause de la mau-. vaise gestion du projet, mais egalement parce que la prise totale qui s'est maintenant stabilisee aux environs de 11.000 tonnes par an suffit a peine a satisfaire la demande de poisson frais de Bujumbura. Donc, meme avec une gestion plus efficace, l'approvisionnement en poisson des zones rurales aurait 6te a peu pres le meme. La composante du projet portant sur le developpement de la region n'a pas &te executee et les fonds qui y etaient affectes ont servi a financer une etude pedologique et d e w petites etudes regionales qui ne semblent guere avoir eu d'impact sur la rive du lac Tanganyika. On a construit moins de bateaux qu'il etait prevu a l'origine et la plupart d'entre eux ont eu une duree de vie plus courte que la periode de remboursernent des pr6ts secondaires, de sorte que le recouvrement des prsts a ete mediocre et il l'aurait probablement &.tememe si le mecanisme de credit avait ete plus fonctionnel et gere de fason plus efficace. Le siege, quatre centres de psche et une station ont ete construits au lieu des cinq centres et cinq stations prevus mais ces installations ont vite perdu de l'argent et ont ete fermees. Des services de vulgarisation ont ete trees et 900 pgcheurs en ont beneficie dlapr&s les estimations dont on dispose, ce qui correspond a 30 % seulement de l'objectif fixe a l'evalua- tion. Un certain nombre de Burundais ont ete formes dans le pays et a l'etranger dans des domaines tels que la comptabilite, les operations de credit, l'administration, la construction de bateaux et l'entretien de moteurs, etc. Malheureusement, nombreux sont les stagiaires qui ont par la suite cherche du travail ailleurs. Differents facteurs expliquent les resultats generalement dece- vants du projet et permettent de tirer d'importantes leqons pour l'avenir, en particulier : a) le projet a ete ma1 prepare (le temps et les connaissances tech- niques qui lui ont ete consacres etant insuffisants) et il n'a pas tenu pleinement compte de l'insuffisance des competences techniques et administratives locales et de la necessite d'elaborer un programme de developpernent simple et etale dans le temps (RAP, par. 3.10 et MERP, par. 23, 41 et 47); b) la conception du projet etait trop complexe pour les capacites des cadres ou des institutions. L'organisme charge de l'execution, la SUPOBU, est reste extrGmement inefficace durant toute la periode du projet (RAP, par. 4.40, MERP, par. 23 et 45); c) la mission d'evaluation comprenait apparemment le personnel necessaire, mais elle s'est lancee a la hiite et n'a pas fait preuve d'assez de sens critique pour resoudre les problemes qui se posaient (RAP, par. 4.40, MERP, par. 45-47); d) le projet n'a pas beneficie d'une assistance technique suffi- sante pour compenser les inconvenients d'une mauvaise gestion. Bien que le financement ait ete suffisant, un tiers des fonds seulement a ete utilise en partie a cause de difficultes de recrutement mais essentiellement a cause de la reticence du Gou- vernement et de la SUPOBU h faire appel a des expatries (RAP, par. 4.44, MERP, par. 23); e) 1'IDA n'a pas consacre a la supervision le personnel necessaire, surtout dans le domaine de la pGche. On a finalement trouve des specialistes de la construction de bateaux mais ils n'ont pas pu gtre d'un grand secours pour le projet, msme s'ils ont finale- ment mis au point un excellent bateau de pGche. L'IDA a tou- jours hesite a prendre des mesures fermes a l'encontre du Gou- vernement et face aux tergiversations de la SUPOBU et elle n'a pas classe le projet dans la categorie qu'il meritait (RAP, par. 4.41, MERP, par. 25); ) le systeme de verification des demandes de decaissement par 1'IDA s'est avere inefficace dans la mesure oh il n'a pas reussi a eviter le decaissement de montants importants a des fins qui n'etaient pas prevues dans les documents juridiques (RAP, par. 6.20, MERP, par. 55-60); g) au depart, les retards dans les decaissements auraient pu Gtre evites si un representant du Departement des prsts avait accom- pagne une des premieres missions de supervision pour expliquer les procedures de la Banque au personnel local (RAP, par. 6.20, MERP, par. 65-66); et h) l'effet sur le projet des autres interventions financees par la Banque, en particulier la reconstruction de la route allant de Bujumbura h Nyanza Lac. (MERP, par. 70-72). NEMORANDUM D'EVALUATION RETROSPECTIVE BURUNDI : PROJET DE DEVELOPPEPIENT DE LA PECHE (CREDIT 626-BU) I . INTRODUCTION Cadre du programme 1. Le Projet de developpement de la p6che etait le troisieme credit accorde par le Groupe de la Banque a l'agriculture du Burundi. Les deux credits prealables concernaient la culture du cafe L/. Au 30 juin 1984, trois autres projets de developpement agricole avaient ete approuves 2 / . 2. Le programme de pr6ts du Groupe de la Banque au Burundi attei- gnait au 30 juin 1984 un peu plus de 200 millions de dollars pour 24 pro- jets. Comme on peut le voir au Tableau 1, ce programme est tres diversi- f i e L'agriculture en represente 26 % (six projets, 52,73 millions de dollars), suivie par les routes avec 24 % (cinq projets, 49,25 millions de dollars) et l'education 20 % (trois projets, 40,8 millions de dollars). 3. En ce qui concerne l'execution des projets agricoles, les resul- tats n'ont pas ete defavorables (voir egalement le MERP, Tableau 2). Si le Projet de developpement de la p6che a ete loin d'atteindre tous ses objectifs, les resultats des d e w projets d'amelioration de la cafeiculture ont ete en general bons. Dans le cadre du Deuxieme projet d'amelioration de la culture du cafe, les resultats quantitatifs et qualitatifs ont depasse les estimations de l'evaluation pour le volet cafe, mais les autres composantes ont eu des resultats tres inferieurs a w previsions (developpement des cultures vivrieres et de l'elevage) ou n'ont pas Ste executees (developpement rural). Le projet forestier avance de 11 - Voir egalement le RERP : Projet d'amelioration de la culture de l'arabica (Credit 147-BU), Rapport OED N o 1531 en date du 21 mars 1977; RAP, Deuxigme projet d'amelioration de la culture du cafe (Cre- dit 593-BU), Rapport OED N o 4576 en date du 23 juin 1983; et Rapport d'impact, Burundi : Premier projet d'amelioration de la culture de l'arabica, Rapport OED N o 3314 en date du ler fsvrier 1981. 21 - Projet forestier (Credit 918-BU, approuvk le 24 mai 1979); Projet de developpement rural du Kirimiro (Credit 1169-BU), approuve le 16 juin 1981; et Projet de dhveloppement rural integre (Ngozi 111) (Credit 1192-BU), approuve le 8 decembre 1981. faqon satisfaisante; les objectifs seront realises et le projet sera acheve en temps voulu. Les d e w projets de developpement rural ont ete beaucoup retardes par suite de problemes de financement, des difficultes rencontrees pour l'organisation de l'assistance technique et des probl6mes de gestion mais le Projet de developpement rural du Kirimiro est maintenant bien lance et la gestion et le financement du Projet de developpement rural integre Ngozi I11 se sont ameliores 3/. Un deuxieme projet forestier est en cours d'evaluation et un projet pilote de peuplement comprenant le developpement de la culture du cafe et de la production de denrees vivrieres dans la province de Muyinga est en preparation, de m6me qu'un projet national de services agricoles & / . 4. Ce rapport d'evaluation retrospective est le cinquieme rapport OED portant sur des projets effectues au Burundi. Un rapport d'impact du Premier projet d'amelioration de la culture de l'arabica a egalement ete redige. Des rapports d'achevement portant sur quatre autres projets devraient prochainement 6tre presentes a 1'OED. Ces projets presentent des points communs. En particulier, la plupart d'entre e w ont enregistre des difficultes et des retards dans le recrutement des experts techniques l'etranger, aggraves dans certains cas par la reticence evidente des autorites burundaises a employer des expatries ou a les remplacer m6me lorsque les experts sont partis prematurernent (Projet d'alimentation en eau, Premier projet d'amelioration de la culture du cafe et Projet de peche). En m6me temps, les missions de preparation et d'evaluation ont souvent surestime l'aptitude des organismes locauu dans le domaine de la gestion a mettre en oeuvre les activites du projet (Projet d'alimentation en eau, Premier et Deuxieme projets d'amelioration de la culture du cafe et Projet de peche). Celles-ci etaient quelquefois trop elaborees et trop complexes, ce qui fait que certains elements n'ont pas ete entrepris ou n'ont pas ete termines; il aurait donc fallu faire preuve de plus de sens critique a l'evaluation. I1 y avait incompatibilite entre les conditions fixees par la Banque et les pratiques locales pour l'etablissement de rapports et la comptabilite, d'ou des difficultes et quelquefois m6me des dissensions (Projets d'alimentation en eau et de peche) encore aggravees par une interruption des communications ou des retards dans les d e w sens et donc des malentendus entre la Banque et llEmprunteur (Projet d'alimentation en eau, Premier projet d'amelioration de la culture du cafe et Projet de ~6che). Au cours de la preparation et de l'evaluaticn du 3/ - Voir l'etat d'avancement des projets de la BIRD et de 1'IDA en cours d'exkcution (en date du 30 septembre 1984) SECM84-921 en date du 31 octobre 1984. 41 - Voir Etat mensuel des projets de la Banque et de 1'IDA (au 31 janvier 1985) SECM85-173 en date du 20 fevrier 1985. Premier projet d'amelioration de la culture du cafh, on n'avait pas suffisamment tenu compte des conditions socioeconomiques et des avantages a accorder aux producteurs, la m6me chose semble Gtre vraie pour le Projet de developpement de la pGche. D'un autre d t e , les Premiers projets de cafeiculture et de routes ont entraine d'importantes ameliorations des institutions qui ont profite aux projets ulterieurs, ce qui n'a malheureusement pas ete le cas pour le Projet de developpement de la pGche. Situation et economie du pays 51 5. Le Burundi est un petit pays enclave au centre-est de 1'Afrique. I1 s'etend sur 27.800 km2 et compte environ 4,4 millions d'habitants. La population devrait augmenter de 2,7 % par an au cours de cette decennie mais, avec une densite d'environ 158 habitants au km2, le Burundi est deja le deuxi6me 61 pays le plus densement peuple d'Afrique. La pression exercee par la population a entraTn6 une diminution de la fertilite des sols, l'erosion et le deboisement. 6. Avec un PNB estime a 240 (1983) dollars par habitant, le Burundi est l'un des pays les plus pauvres du monde. Le taux global d'alphabetisation est faible, la morbidite elevee et le pays manque toujours d'infrastructure sociale de base. La pauvrete s'explique par la rarete des ressources naturelles, la pression demographique, la penurie de main-d'oeuvre qualifiee et experimentee et l'eloignement des grands axes d'echange. 7. Le Burundi a assez bien reussi a obtenir de l'aide aupres de la communaute internationale qui a finance une part importante de l'investissement interieur. Au cours de la periode du Troisieme Plan (1978-82), la Banque a juge que la performance economique etait satisfaisante. La valeur ajoutee n'a augmente que tres lentement et la production alimentaire a a peine suivi la croissance de la population. Les secteurs secondaire et tertiaire ont donne de meilleurs resultats. A la suite d'une diminution de 42 % des termes de l'echange, le revenu interieur brut par habitant a baisse de plus de 1,l % par an. Agriculture 8. L'agriculture emploie pres de 95 % de la population du pays, sur des exploitations disserninees. Le secteur agricole constitue essentielle- ment de petites exploitations qui produisent des cultures de subsistance et du cafe representait 60 % du PIB et 90 % des exportations. Quelques grandes plantations cultivent de la canne A sucre, du the et du quinquina. 51 - Rapport du President No P-3960-BU en date du 22 mars 1984 (Troisierne projet d'assistance technique); le memorandum economique sur le Burundi NO4784 en date du 26 decembre 1984. 6/ - r Le Rwanda, avec 200 habitants au kn, ' est le premier. Sur les 2,3 millions d'hectares de terres cultivables, les trois quarts sont actuellement employes et le reste est constitue par des sols peu fer- tiles ou situes dans des zones insalubres (voir RAP, par. 2.02-2.04). Les principaux problemes dans le secteur agricole sont lies a la productivite, la fertilite des sols et l'erosion. La production de cultures vivrieres est necessaire pour alimenter une population en augmentation rapide alors que les possibilites de realiser des recettes d'exportation sont limitees et necessitent la rationalisation du potentiel d'exportation traditionnel du pays et la diversification des cultures d'exportation. La pgche (RAP, par. 2.05-2.11) 9. I1 y a de petits lacs au nord du pays, mais le potentiel du lac Tanganyika est evidemment le plus eleve en ce qui concerne la pgche. Ces demieres annees, les prises ont atteint environ 10.000 tonnes en moyenne. Des travaw de recherche finances par le PNUD (MERP par 35 a 38) ont estime a titre provisoire que le Burundi devait pouvoir compter sur une production annuelle de 24.000 tonnes mais, plus recemment, les renseignements dont on dispose laissent a penser qu'il y a eu une diminution des ndagala 71. On pratique trois types de p0che sur le lac qui, d'apres les donnees de 1933 fournies par le Service des pgches, sont : a) la peche industrielle (effectuee par environ 19 unites a seine tournante 81); b) la pgche artisanale (a l'aide de carrelets de nylon utilises a partir de 670 catamarans); c) la pzche coutumigre ( A l'aide de 60 simples pirogues et d1epui- settes et de seines de rivage). 10. D e w institutions s'occupent du sous-secteur de la p0che; la Direction des e a w et forzts du Ministgre de l'agriculture ?/ est offi- ciellement responsable du sous-secteur de la pzche mais s'occupe en fait 71 - Poisson pelagique du type sardine. 81 - Un seineur est un bateau de pzche utilisant un filet qui pend verti- calement dans l'eau pour entourer un banc de poissons et que l'on remonte ensuite en tirant simultanement la ralingue et le fond du filet. 91 - Voir organigramme de l'adrninistration des psches au Burundi joint au memorandum d'evaluation r6trospectivo. essentiellement de rassembler des donnees. Malgre l'irnportance qui leur est accordee, les statistiques sur les prises de poissons ne donnent qu'une indication des volumes mais peuvent montrer les tendances de f a ~ o n assez exacte. En outre, la Societe regionale de dkveloppement (SRD) "Usine de poissons du Burundi" (SUPOBU) a ete creee en 1973 dans le cadre d'un projet du PNUD @/ pour developper la peche au Burundi par le traite- ment et la commercialisation du poisson, la construction et la vente de bateaw de psche et la vente d'engins de p6che. La SUPOBU etait egalement chargee d'executer le projet de 1'IDA. (Voir egalement le RAP, par. 2.05 - 2.11.) 11. RESUME DU PROJET Historique et formulation du projet (RAP, par. 3.01-3.32) 11. A l'achevement d'un projet precedent du PNUD, le Gouvernement et 1'IDA ont discute du financement eventuel d'un projet de psche. Une mis- sion d'identification et de preparation constituee d'un seul representant de 1'IDA s'est rendue au Burundi pendant deux semaines au mois de mars/ avril 1975. Cette mission a conclu qu'il fallait accorder une haute prio- rite au developpement de la pGche. Le projet a ete evaluk en septembre/ octobre 1975 par d e w representants de 1'IDA et un consultant (pour plus de details, voir MERP, par. 41-43). Les negotiations ont eu lieu a Washington du 3 au 8 mars 1976 et le projet a ete approuvk par le Conseil le 20 avril 1976 selon la procedure speciale. 12. Le projet tel qu'il a ete approuve avait pour principaux objec- tifs de relever le niveau de vie des petits pgcheurs le long de la rive burunda ise du lac Tanganyika en accroissant la production artisanale de poisson, et d'organiser la vente de poisson dans tout le pays, ce qui devait ameliorer l'etat nutritionnel des consommateurs ruraw, notamment les rations proteiques. En outre, le projet visait a jeter les bases d'un programme de developpement regional de la rive et d'y lancer des activites de developpement. 101 Le decret-loi N o 1/80 de 1971 a donne le pouvoir au Ministere de - l'agriculture de creer des societes regionales de developpement para- publiques lorsque le pays execute des projets publics dans le secteur agricole, par exemple, pour la mise en valeur des terres, l'ameliora- tion des cultures et de l'elevage et la creation d'entreprises de traitement des produits agricoles, etc. Les SRD ont un statut juridique separe et ont le pouvoir de mener des activites com- merciales, industrielles et financieres conformement des pratiques comerciales normales. En plus de la SUPOBU, d'autres SRD ont 4te creees, notamment pour le developpement des cultures du cafe et du the et ont donne d'assez bons resultats parce qu'elles s'occupent de produits moins fragiles et fonctionnent dans des reseaw commerciaux relativement bien etablis et reglementes. Le Troisieme projet d'as- sistance technique (Credit 1456-BU) comprend des dispositions pour aider a ameliorer les competences des cadres des SRD. 13. Le projet devait Gtre finance par 1'IDA (6 millions de dollars), le Fonds d'Abu Dhabi pour le developpement economique arabe (1 million de dollars), 1'Etat (700.000 dollars) et les pGcheurs (900.000 dollars). La SUPOBU etait chargee de l'execution. 14. Le projet comprenait huit grandes composantes (voir egalement 1'Annexe 1 pour une description detaillee de chaque composante) : (a) la construction ou l'expansion, l'equipement et l'exploitation de cinq centres de peche 111 et de cinq stations de pGche -121 ainsi que l'etablissement et l'exploitation du siege de la societe ; (b) la construction de 400 unites de peche et la vente a credit a u pzcheurs de ces unites ainsi que d'engins et accessoires de psche; (c) l'equipement et l'exploitation de cinq unites de catamarans a seine tournante; (d) le ramassage, le transport, le stockage et la commercialisation du poisson frais, fume et seche et la construction a cette fin d'un dep6t principal et d'une unite de congelation et de refri- geration a Bujumbura et de quatre dep6ts secondaires, ainsi que la preparation d'etudes et de plans de commercialisation du poisson; (e) la fourniture de services de vulgarisation et la construction de maisons et de bureaux; (f) la formation du personnel au Burundi et a l'etranger; (g) des etudes et experiences sur le sous-secteur des psches et la pollution du lac Tanganyika; et (h) l'etude et les activites pilotes d'un programme de developpement integre de la zone cztiere du projet. 111 - Les centres de pGche comprenaient des fumoirs, des sechoirs mecaniques, des claies de s5chage a l'air, des installations de rangement pour le poisson seche, le stockage du carburant et des bureaux. 121 - Les stations de p6che sont similaires a m centres mais ne disposent pas de sechoir mecanique ni de fumoir. Execution du projet 15. L'execution des huit composantes du projet a donnb des resultats divers. La premiere composante portait sur la construction ou l'expansion, l'equipement et l'exploitation de cinq centres de pzche et de cinq stations de pgche ainsi que sur l'etablissement et l'exploitation du siege de la SUPOBU. Quatre centres et une station ont kt4 construits ou agrandis, et le siege de la SUPOBU a ete trek. Cependant, les fours pour le sechage du poisson, vraisemblablement l'equipement le plus important de ces centres, ont cesse de fonctionner dans les d e w annees qui ont suivi leur installation parce que les recettes, nettes des coGts d'exploitation, etaient inferieures a w previsions, en raison du manque de matieres premieres et d'une faible demande pour un produit final plutbt coGtew. 16. La deuxieme composante du projet portait sur la construction d'unites de psche et leur vente a credit aux pgcheurs ainsi que la vente d'engins et accessoires de p6che. D'apres les documents de supervision, environ 200 bateaw a coque de bois en planches correspondant a 100 unites de peche - 131 de conception traditionnelle ont ete fournis aux pecheurs mais, comme ils etaient essentiellement fabriques en bois de resineux locaux faute de bois de feuillus, ils n'ont pas ete durables et seul un faible pourcentage du credit a ete rembourse. En ce qui concerne l'ame- lioration des bateaux pour la pgche artisanale, apres quelques experiences malheureuses avec des bateaw en fibre de verre, on a introduit a titre experimental un nouveau type de bateau en bois lamine qui semblait repondre aux besoins des pgcheurs. Cependant, on n'en a construit que tres peu durant la periode du projet et on en a vendu encore moins aux pgcheurs parce que la SUPOBU manquait de cadres experimentes, de connais- sances du marche eventuel et de sens des affaires, que les bateaw etaient trop chers pour les pGcheurs, et qu'il n'y avait pas de mecanisme de cre- dit fonctionnel. Finalement, la SRD a fourni aux pgcheurs les engins et accessoires de pgche, mais cette activite a presque enti6rement cesse des que le credit a ete clos et que les decaissements de 1'IDA ont pris fin. 17. La troisieme composante portait sur l'equipement et l'exploita- tion de cinq unites de catamarans a seine tournante. L'une de ces unites provenait d'un projet anterieur du PNUD et une dewieme a ete construite avec les fonds du projet. Cependant, toutes d e w ont eu a faire face ii 13/ 11 y a un grand ecart entre le nombre d'unites de p6che fournies par - la SUPOBU cite par les missions de supervision (100) et le nombre cite par la direction de la SUPOBU h la mission d'evaluation retrospective (232 unites de pgche en planches et 45 en bois lamine) a l'exclusion des bateaw vendus au Rwanda et des stocks actuellement invendus cornprenant 47 coques en bois lamine (voir Tableau 9 pour plus de dbtails). Les responsables de l'evaluation retrospective donnees n'ont pas eu le temps de v&rifier l'exactitude de ces d e ~ x (voir egalement 1e MERP par.28-29). des problemes techniques et des difficultes de gestion qui ont entraine des pertes d'exploitation considerables. A la suggestion de l'IDA, la SRD a cherche a vendre ces bateaux, mais sans succes pour le moment; au moment de l'evaluation retrospective, l'un des bateaw avait sombre mais l'autre etait encore en exploitation. 18. Le projet devait ameliorer l'emmagasinage, le traitement et la commercialisation du poisson dans tout le pays. Le volume de poissons traite par la SUPOBU a ete inferieur a w previsions si bien qu'en 1979, les installations de traitement fonctionnaient a 15 % seulement de leur capacite. Etant donne que, selon les estimations, la capacite devait etre utilisee a 50 % pour que les installations ne soient pas deficitaires, la SUPOBU a enregistre de grosses pertes financieres et l'usinage a dG 6tre considerablement reduit. Actuellement, la SRD traite et commercialise entre 40 et 50 tonnes de poissons par an, principalement a Bujumbura. La commercialisation dans les zones rurales a connu une multitude de pro- blemes lies notamment a l'approvisionnement, a l'organisation de la dis- tribution et aux prix eleves, et la plupart des activites commerciales en dehors des grands centres urbains a ete rapidement abandonnee. 19. Des services de vulgarisation devaient gtre crees a l'intention de quelque 3.000 pecheurs de la zone du projet. On estime qu'environ 900 pecheurs ont ete atteints bien que d'autres en aient probablement pro- fite grzce a des reunions et des echanges de vues informels. 20. Le personnel de la SRD devait Gtre forme au Burundi et a l'etranger dans les domaines de la comptabilite, des operations de credit et autres questions connexes. Bien que la formation n'ait pas ete aussi intensive que prevu, plusieurs agents ont suivi des cours en Belgique en gestion et en administration et une personne a pris des cours sur les techniques de construction de bateaw en bois lamine. En outre, 15 per- sonnes ont suivi un stage de huit mois en vulgarisation au Burundi et d'autres agents de la SUPOBU ont requ une formation en cours d'emploi en construction de bateaux, entretien de moteurs et gestion. Malheureuse- ment, de nombreux stagiaires ont quitte la SUPOBU pour chercher un autre emploi apres leur stage. 21. Les etudes sur le sous-secteur des pgches, les ressources halieutiques et la pollution du lac n'ont pas ete realisees et la compo- sante du projet portant sur le developpement regional n'a pas ete execu- tee. Les fonds du projet ont ete utilises pour financer une etude pedolo- gique effectuee par l'organisme officiel de recherche agricole, I'ISABU, et d e w autres etudes effectuees par un bureau de consultants local sur le developpement des regions de Rumonge et de Nyanza Lac. Ces gtudes ont donne lieu a la creation par le Gouvernement de nouvelles SRD pour Rumonge et Nyanza Lac mais elles n'existent encore que sur le papier et leurs relations envisagees avec la SUPOBU restent obscures. Administration du pro jet 22. Comme il avait ete envisage a l'evaluation, le Ministere de l'agriculture et de l'elevage avait la responsabilite generale de l'execu- tion et de la coordination des activites du projet. La SUPOBU devait s'occuper de la plupart des volets relatifs a la pGche mais le Bureau technique d'etudes de la Presidence etait charge des activites de developpement de la region &tiere, telles que les etudes mentionnees au paragraphe 21 ci-dessus, et a egalement aide a coordonner le pro jet. La BNDE a achemine les fonds du projet et, au moins au depart, a egalement participe au contr6le financier. Malheureusement, les difficultes croissantes rencontrees lors de l'execution du projet ont fait que la BNDE s'est retiree completement de la derniere etape de la periode d'execution du projet. (Pour plus de renseignements, se reporter a la piece jointe 1, commentaires de la BNDE). 23. Les missions de preparation et d'evaluation avaient signale cer- tains des principaw risques du projet comme la faiblesse de la SUPOBU et le peu dfinter6t marque par le Gouvernement. Malgre cela, le projet tel qu'il etait prevu s'est avere trop complexe pour les faibles moyens de la SUPOBU et, malgre les efforts qui ont ete faits pour parer a ces difficul- tes par l'octroi d'une assistance technique, les missions n'ont pas r6ussi a persuader le Gouvernement de l'importance de ces problemes, comme le prouvent nettement les resultats. Du debut a la fin, le projet a p2ti de l'inefficacite locale dans le domaine de l'administration et de la gestion, quand ce n'etait pas de l'incompetence pure et simple et de la reticence du Gouvernement a recruter les quelques experts expatries cles prevus dans l'accord, ce qui s'est traduit par une atmosphere de travail hostile dans laquelle on ne pouvait guere faire grand-chose. Les competences et la personnalite de certains des consultants etaient egalement suspectes. De ce fait, des decisions essentielles ont souvent et6 remises ou n'ont pas ete appliquees, on a gaspille beaucoup de temps et d'efforts a s'occuper de questions sans importance ou sans rapport avec le projet. 24. La supervision de 1'IDA n'a pas etk aussi rigoureuse qu'il aurait fallu, compte tenu des multiples problemes qui se posaient, et 1'IDA a hesite A prendre des mesures appropri6es lorsque des recommanda- tions maintes fois repetees a l'intention de la SUPOBU ou du Gouvernement sont restees lettre morte (RAP, par. 4.41 et 6.17). Le projet aurait d6 6tre classe dans la Categorie ( 3 ) au moins par la troisieme ou la qua- trieme mission de supervision, mais cela n t a ete fait que par la derniere mission, trop tard pour 6tre utile. De ce fait, 1'IDA a, par son inertie, encore aggrave les consequences dues a w carences locales au lieu de prendre des mesures correctives. 25. Le bureau regional convient du fait que le r6le de supervision de 1'IDA souleve certains points importants et apres examen du rapport d'evaluation retrospective les a formul6s comme suit : (a) il fallait au depart effectuer une supervision tres poussee afin de constituer une base pour le projet et mettre au point les details d'execution ce qui aurait ete difficile auparavant. I1 s'agit la d'une pratique employee dans de nombrew cas maintenant et le projet en aurait bien beneficie; (b) il fallait organiser des missions plus frequentes au cours de l'execution du projet avec la participation d'une plus grande g m e de specialistes, d'ou une supervision plus soutenue qu'a l'habitude qui aurait pu se justifier par la necessite d'avoir une assistance exterieure dans les circonstances presentes; (c) il fallait prendre des mesures plus efficaces pour resoudre les problemes de gestion, et, a cet effet, le Bureau regional pense que les leqons a tirer sont de d e w ordres : la participation dans le domaine de la gestion de specialistes de 1'IDA aurait aide a resoudre les problemes; mais surtout il aurait fallu que 1'IDA s'efforce davantage d'obtenir un renouvellement du personnel cadre ce qui est toujours delicat; (d) la priorit4 relativement faible de ce projet a ete un facteur dont il faut tenir compte. MSme si le projet posait des problemes, il n'etait pas d'une importance critique pour la strategie de developpement agricole du Burundi. Si le Departement de l'evaluation retrospective est en general en accord avec ces enseignements, il ne semble pas comprendre la logique selon laquelle les considerations de priorite expliquent dans une certaine rnesure la faiblesse de la supervision et les difficultes d'execution du projet. I1 est raisonnable de rejeter un projet parce qu'il n'est pas prioritaire mais si on a decide de l'entreprendre, il est certainement dans l'intergt de la Banque et de l'omprunteur de faire tout ce qui est possible pour assurer la reussite du projet approuve. Impact et caractere durable du projet 26. Le projet a ete loin d'atteindre les objectifs recherches. I1 a toutefois eu quelques consequences positives pour les d e w grands groupes de beneficiaires vises : les petits pecheurs et les consommateurs. Les petits pecheurs ont ete approvisionnes en carburant, engins et acces- soires, et ont requ des services de vulgarisation et une formation. Malheureusement, lorsque le credit a ete clos, la plupart de ces activites ont ete considerablement reduites parce que la SUPOBU n'etait pas en mesure de les poursuivre seule. Apres quelques f a w departs, le bureau du projet a mis au poirlt un nouveau bateau qui pourrait satisfaire les besoins des petits pGcheurs locaw. I1 est fait presque entierement de materiaw locaw, il est durable, facile et economique a exploiter car il n'a pas besoin de moteur. h ne conna2t pas encore les debouches even- tuels et la viabilite financiere de ce bateau, ni les besoins de credit mais, vu sous l'angle de l'innovation technique, il etait prometteur. La consommation de poisson dans les zones rurales est restee faible, faute d'approvisionnement, et les consommateurs ruraux doivent toujours acheter leur poisson a des marchands, alors que la SUPOBU devait organiser un reseau commercial. Cependant, des claies pour le sechage ont ete introduites dans les centres et les stations du projet, et les pGcheurs et les marchands les utilisent maintenant pour secher leurs poissons plut6t que sur le sol et les consommateurs reqoivent desormais un produit plus sain. 27. Differents facteurs expliquent les resultats decevants du projet : a) la conception du projet etait trop complexe pour les moyens existants, qu'il s'agisse de la gestion ou des institutions. En particulier, l'organisme charge de l'execution est rest6 extrs- mement inefficace durant toute la periode du projet; b) 1'IDA n'a pu mettre a la disposition du projet qu'un personnel limite, notament durant l'identification, la preparation et dans une certaine mesure aussi durant la supervision; c) des evenements exterieurs au projet ont serieusement nui a son execution, notamment les sequelles d'une guerre civile, une epi- demie de cholera et le retour chez e w de nombreux pGcheurs zaYrois qui travaillaient au Burundi; d) l'assistance technique a ete insuffisante ou ma1 adaptee au pro- jet. Bien que le financement ait ete suffisant, un tiers des fonds seulement a ete utilise, la SUPOBU ayant decide d'employer des assistants techniques durant la premi6re moitie de la periode du projet seulement, h l'exception d'un consultant qui est reste jusqu'a la fin. Or, l'assistance technique etait indispensable durant toute la duree du projet puisque le Burundi ne disposait pas de personnel qualifie et experimente; e) il n'y avait pas de systeme de suivi du projet. Bien qu'avant l'entree en vigueur du credit, on ait informe la SUPOBU des rap- ports qu'elle devait rediger, elle ne l'a pas fait. Aucun pro- gramme annuel de travail n'a ete elabore. Durant la quatrieme annee du projet, une mission de supervision de 1'IDA a introduit certains formulaires simplifies sur l'etat d'avancement du pro- jet que la SUPOBU a par la suite regulierement remplis. Mais ils venaient peut-Gtre trop tard et, vu la mediocrite des sys- temes comptables et financiers de la SUPOBU, leur fiabilite e tait douteuse ; f) les communications et la passation des marches ont souffert de la situation isolke du pays. L'identification des noms et adresses des fournisseurs eventuels, l'bchange de correspon- dance, la reception des offres, leur approbation par 1'IDA et la passation des commandes ont au m i e w pris beaucoup de temps. La livraison des fournitures a travers la Tanzanie ou le Kenya, l'ouganda et le Rwanda a egalement present6 des problemes logis- tiques, en particulier durant la guerre entre la Tanzanie et llOuganda. 28. D'apres les chiffres donnes par la SUPOBU, de 1978 a zvril 1983, lorsque le credit a finalement ete clos, la SUPOBU aurait construit 464 bateaux en bois, 14 catamarans a seine tournante et 90 coques en bois lamine, soit 291 unites pour la psche artisanale avec engins de pGche 1 une partie de l'industrie necessaires, et les aurait distribues a credit 2 de la psche qui, quelques annees auparavant seulement, avait ete pour ainsi dire detruite par la guerre civile. Comme le montre le tableau 9 du MERP, ces chiffres ne comprennent pas les 245 pirogues metalliques fournies dans le cadre du projet anterieur PNUDIFAO dont on peut voir les epaves rouillees sur la plupart des plages 141 (voir egalement le MERP, par 16). 29. Bien que tres peu de credits accordes pour des achats aient ete totalement rembourses (en fait sept credits sur 232 pour lesquels on dis- pose de documents), il ne fait aucun doute que cette assistance a ete accordke a un moment ou la p6che artisanale avait besoin d'aide. S i l'on suppose que chaque unite emploie cinq personnes, pres de 1.500 pscheurs et leurs familles (c'est-a-dire environ 7.500 personnes au total) ont obtenu le moyen de gagner leur vie et leur independance alors qu'autrement, ils seraient actuellement dans une situation desesperee. D'autres personnes comme les marchands de poissons, le personnel de la SUPOBU et les repara- teurs de bateaux auront egalement beneficie du projet. - 141 Comme il est note au paragraphe 16, il y a un ecart considerable entre les differentes series de chiffres concernant la construction de bateaw par la SUPOBU. Le Bureau rkgional convient qu'il y a une certaine confusion sur le nombre de bateaux construits en realite par la SUPOBU ce qui s'explique par l'emploi incorrect des termes "bateaux" et "unites" et egalement les comptes inexacts tenus par la SUPOBU. Cependant, il y a sans aucun doute un double cornptage lorsque la SUPOBU pretend que 464 bateaw de bois ont ete construits (232 unites) en plus des 245 bateaw metalliques fournis par la FAO. Les ecritures de la SUPOBU montrent que 232 accords de credit ont ete conclus pour la vente d'unites de psche. Puisque la SUPOBU a herite de la plupart des bateaux de la FA0 et a demande a w proprietaires de rembourser leurs prGts et que la plupart des bateaux construits par la SUPOBU ont ete vendus a credit, les 232 accords de credit ne peuvent pas correspondre a w 232 unites auxquelles s.ajoutent les 245 bateaux herites de la FAO. 30. Les installations de traitement a w centres de pGche, qui n'ont fonctionne que tr&s peu de temps, sont devenues presque immediatement inu- tiles pour une raison qui n'avait pas ete prevue et que l'on ne pouvait peut-Stre pas conna?tre avant l'evaluation, a savoir que l'axe Bujumbura- Rumonge-Nyanza Lac reconstruit et rev6tu de tarmacadam a ouvert de nou- v e a u debouches plus facilement accessibles awc pgcheurs. Le poisson peut maintenant Gtre debarque et livre frais dans les d e u heures qui suivent sur le marche de Bujumbura, alors qu'auparavant, le long trajet a partir de Rumonge et mGme plus loin encore sur des routes en mauvais etat et quel- quefois irnpraticables empechait la vente de poissons frais sauf localernent et il fallait donc traiter la plus grosse part de la prise. 31. En ce qui concerne le caract6re durable du projet, a moins d'une nouvelle catastrophe nationale, il n'y a pas de raison de croire que les pgcheurs qui ont requ une assistance et dont les activitks ont ete relan- cees verront ces derniGres decliner. Le poisson n'est pas trop abondant a Bujumbura et les debouches semblent donc siirs, et la plupart des marches urbains de l'interieur du pays et des campagnes sont tres ma1 approvision- nds en poisson.B/ (pour plus de details, se reporter au MERP par 70 a 72.) 32. La SUPOBU a beaucoup souffert de problemes exterieurs et internes et est en mauvaise posture, mais loin de succomber. Ses effec- tifs ont kte reduits et sont tombes a cinq cadres et 18 employes (la plupart des employes sont des gardes charges de proteger les installations eloignees) et un nouveau directeur nomme en avril 1984 a fait beaucoup pour relancer les activites que la SUPOBU peut raisonnablement poursuivre. 15/ - Le Bureau regional convient que la nouvelle route a certainement facilite le transport de poisson jusqu'a Bujumbura. Cependant, meme avant que la nouvelle route n'existe, les prises des unites de peche industrielle dhbarquees sur la czte devaient gtre transportees a Bujumbura. La loi en interdisait la vente sauf a Bujumbura. Le projet visait notamment a commercialiser le poisson dans les zones rurales et de ce fait, la construction de la nouvelle route jusqu'a Bujumbura devait avoir un effet tres limitk. Le programme de conservation du poisson etait bask sur la volonte d'approvisionner les regions rurales plus eloignees et devait equilibrer les fluctuatiorls saisonnieres et mensuelles caracteristiques de la production de poisson. En pratique, la situation a ete differente de celle prevue a l'evaluation car la reduction de la prise a entraine une augmentation des debouches a Bujumbura pour la production du projet (et donc de la demande de poisson frais) au cours de la periode du projet. C'est cette situation plus que les transports qui ont entraine une diminution des activites de sechage et de fumage qui ont complktement cesse par la suite. Quoi qu'il en soit, le Departement de l'evaluation retrospective des opkrations pense nkanmoins que cette situation aurait pu stre prevue plus tat, afin de modifier ou repousser a une date ulterieure certaines des depenses relatives i des installations de traitement du poisson a w centres et stations qui se sont averees inutiles. 33. Depuis la fin du projet, en avril 1983, la SUPOBU a construit 63 coques supplementaires en bois lamine. Les ventes a credit ont cesse en avril 1984 malgre un gros stock de bateaux invendus (actuellement 47). Neanmoins, quelques bateaux ont ete vendus au comptant a des pgcheurs du lac Tanganyika et une commande devrait Gtre bient6t livree pour 20 coques dans le cadre d'un projet FA0 execute sur le lac Kivu. L'entreprise de construction de bateaux de la SUPOBU a fait savoir que ses installations pourraient produire quatre coques en bois lamine par semaine si l'on pou- vait crker la demande necessaire (voir ailleurs, dans le Memorandum d'eva- luation retrospective, des details supplementaires sur les prix et l'effi- cacite par rapport aux coiits). Une campagne d'information et de publicits pourrait probablement entrainer des ventes au comptant mais il est clair qu'a moins d'etablir un nouveau programme de credit mieux organise, on ne pourra pas soutenir un tel niveau de production. 34. La SUPOBU est loin d'Gtre la societe rentable et efficace que l'on envisageait au debut du projet, mais le Gouvernement est determine a continuer a creer des entreprises parapubliques et semble accepter qu'une grande partie de l'argent qui a ete prgte a la SUPOBU ou par son intermediaire ne soit jamais remboursee. Neanmoins, on n'a pas renonce a recouvrer le solde des credits qui n'a pas ete rembourse par les pgcheurs et on fait actuellement des efforts pour recuperer le maximum en utili- sant, en plus des ressources limitees de la SUPOBU, les services adminis- tratifs du Gouvernement pour rechercher les emprunteurs et les aider a rembourser leur dette. 35. Ainsi, bien que le projet dans son ensemble n'ait pas - en tota- lite ou en grande partie - atteint ses divers objectifs trop ambitieux, et bien qu'il ait visiblement souffert du peu de temps que 1'IDA a consacre a sa formulation et sa supervision, en particulier en ce qui concerne la pikhe, il a eu certains avantages appreciables pour l'industrie de la p6che au Burundi et certaines des installations amenagees dans le cadre du projet sont encore en exploitation, bien qu'a un faible t a w d'utilisa- tion. En particulier, la SUPOBU reste a meme de construire des bateaux de pgche artisanale durables qui ont prouve leur utilite et qui ont egalement des debouches a l'exportation. De nombreux pGcheurs ont ete aides et, apres toutes les vicissitudes de la guerre civile et des epidemies pas- sees, la prise totale du lac s'est stabilisee aux alentours de 10.000 a 12.000 tonnes de poissons par an et devrait augmenter ulterieurement. Meme les centres de p6che qui sont pour l'instant inutiles pourraient Gtre employes a l'avenir si les discussions en cours aboutissent a la creation de coopkratives de pgcheurs viables auxquelles on pourrait transferer la propriete de ces installations. Ce ne serait pas la premiere fois qu'une experience apparemment desastreuse debouche sur une issue beaucoup plus favorable (on peut citer, par exemple, le Premier projet de pGche en Indonesie) et il pourrait 6tre interessant de revoir la situation au Burundi dans quelques annees. 111. POINTS IMPORTANTS A. Recherche sur les ressources halieutiques du lac Tanganyika 36. Un projet triennal de recherche sur la peche finance par le PNUD, mene par la FA0 sur le lac Tanganyika, a ete, au debut de 1974, pro- longe de trois annees supplementaires et elargi de manikre a comporter un element important de d6veloppement en vue de relancer le secteur de la peche non industrielle qui avait ete severement touche au cours de la guerre civile de 1972. Pour un coGt total de 890.000 dollars (la contri- bution du PNUD etant de 708.500 dollars), l'element de developpement pre- voyait la fourniture de bateaw et de materiel de peche, l'amenagement de trois centres de psche, y compris des installations rudimentaires de trai- tement du poisson, un programme de formation et une etude de commerciali- sation, etc. L'klement developpement s'est termine a la fin de 1975 apres avoir atteint la plupart des objectifs recherches griice a une equipe enthousiaste de personnel local et d'expatri'es ayant a sa tete un direc- teur de projet particulierement competent &/. Le projet de 1'IDA devait se fonder sur cette experience et l'etendre. 37. L'element recherche, pour lequel le PNUD a verse 150.000 dol- lars, a continue a mettre l'accent sur des etudes visant a quantifier la biomasse et a determiner sa composition et sa repartition relatives. Les recherches ont ete limitees a w e a w burundaises qui ne repr6sentent que 7 % de la superficie totale du lac, mais des contacts reguliers ont ete maintenus avec le PNUD qui menait parallelement, a Kigoma, un projet de recherche portant sur les 41 % de la superficie du lac appartenant a la Tanzanie. Les deux projets ont beneficie de la communication mutuelle de leurs conclusions et des donnees des recherches. Les principales conclu- sions lJ/, enoncees a la fin de 1976 lorsque les deux projets ont ete ter- mines, etaient qu'en general, les reserves de poissons pelagiques etaient sous-exploitees et que la peche pouvait donc Stre dkveloppee. La situa- tion a ete compliquee cependant par la decouverte de fluctuations cycliques dans l'abondance du "ndagala" (Stolothrissa et Limothrissa spp) et du "mukeke" (Lates et Luciolates spp) H I , qui presentent une 161 Rapport terminal de la FA0 Fl/DP/BD1/73/007; Burundi - Developpement de la psche sur le lac Tanganyika, Conclusions et recommandations du projet, Rome, 1977. (Voir egalement le RAP, par. 3.02). 17/ Voir : Le Rapport terminal de la FA0 Fl/DP/BD1/73/020; Burundi, - Recherche halieutique sur le lac Tanganyika; Conclusions et recomman- dations du projet. Rome, 1977; et le Rapport technique de la FA0 Fl/DP/URT/71/012, Tanzania, Lake Tanganyika Fishery Research and Development Project; Fishery Biology and Stock Assessment, Rome, 1978. 181 Le "ndagala" est une esp6ce pelagique ressemblant a la sardine qui a - beaucoup d'importance pour la pGche artisanale et industrielle. Le terme "mukeke" recouvre quatre especes de poissons predateurs proches de la perche, qui se nourrissent de ndagala et ont egalement une importance commerciale. periodicite de six a huit ans. Actuellement, il semblerait que le mukeke predateur domine, ce qui provoque une diminution des reserves de ndagala qui devrait se poursuivre jusqu'a ce que les reserves deviennent insuffi- santes pour nourrir la population predatrice, laquelle diminuera a son tour. On peut alors s'attendre a une reapparition rapide des ndagala due a leur fecondite, a leur rythme de croissance rapide et a leur cycle de vie court (jusqu'a 19 mois) qui contraste avec les cycles de vie beau- coup plus longs des especes predatrices. Neanmoins, a la fin de 1976, un grand nombre de travaw de recherche restaient a effectuer 191. 38. Les travaux de recherche effectues sur la pOche et finances par le PNUD pendant plusieurs annees ne semblent pas avoir eu d'effet durable sur le renforcement institutionnel puisque les efforts de recherche ont pratiquement cesse a la fin du projet PNUD. Le Service des pGches dispose toujours de laboratoires et de materiel et son personnel comprend quelques personnes ayant les competences scientifiques voulues mais qui participent surtout a d'autres activites. Pour l'avenir, la rentabilite de la p6che sur le lac Tanganyika dependra dans une grande mesure du suivi efficace de l'evolution des ressources et de l'environnement et il est donc dommage que 1'IDA n'ait pas insiste pour que les etudes envisagees sur la pollu- tion et ses effets sur les ressources halieutiques soient executees, d'autant qu'elles auraient pu souligner l'importance de la poursuite des efforts de recherche. B. Les differentes etapes du projet et le demarrage 39. En resume, le calendrier effectif des differentes etapes du pro- jet (pour plus de details voir le Tableau 3) est le suivant : Identification/preparation --I031 75 Evaluation 24/09 - 10/10/75 Negotiations 03/03 - 08/76 Approbation par le Conseil 20/04/ 76 Signature 11/06/76 Date d'entree en vigueur 22/02/77 Date de cl6ture 30/06/82 201 40. Comme l'indique le calendrier, l'instruction du dossier du pro- jet a ete plut6t rapide mais cette efficacite bureaucratique n'etait qu'apparente et, d'apres nous, la qualite de la preparation et de la con- ception du projet a souffert de cette rapidite (RERP, par. 41-47). De plus, des retards ont ete enregistres des le demarrage, notamment pour l'entree en vigueur du credit (RERP, par. 48-52). 191 Des propositions ont ete emises en 1978-80 en vue d'un projet regio- - nal auquel les quatre Etats riverains (Burundi, Tanzanie, ZaYre et Zambie) pourraient participer. Maiheureusement, ce projet important n'a pas encore trouve de bailleur de fonds. 201 - Les derniers decaissements ont ete effectues le 16/05/83. C. Formulation du projet 41. C'est en janvier 1974 que le Gouvernement burundais et 1'IDA ont commence a discuter d'un projet qui devait prolonger et developper le projet PNUD/FAO termine a la fin de 1976. Un economiste de 1'IDA s'est rendu au Burundi pour une mission dlidentification/preparation de dewc semaines en mars/avril 1975. Une ebauche du projet a ete mise au point; elle constituait un cornpromis entre les propositions idealistes et com- plexes du Gouvernement et l'approche beaucoup plus prudente et progressive proposee par le personnel du PNUD (RAP, par. 3.04-3.10). La mission a souligne trois points principaux : a) le caractere politiquement et socialement sensible de la zone du projet qui souffrait encore des sequelles de la guerre civiie de 1972; b) les faiblesses institutionnelles, la penurie de personnel quali- fie et les doutes quant a la participation active des autorites au niveau de l'execution; c) la necessite d'assurer que les artisans pscheurs plut6t que d'autres segments de la population moins defavorises beneficie- raient des avantages du projet. 42. La mission a egalement mentionne la pollution du lac c o m e un problkme qui se manifesterait a l'avenir et qui devait faire l'objet d'etudes ainsi que la necessitb de mettre au point des programmes de cooperation entre les quatre Etats riverains.du lac Tanganyika pour les droits de pGche, les travaux de recherche et la protection de l'environne- ment. C o m e il est precise au paragraphe 3.10 du RAP, la mission n'a pas eu le temps de faire une analyse detaillee des risques courus et il appa- rait qu'elle a et6 trop optimiste en pensant que les divers obstacles au projet pourraient Gtre surmontes. La mission a egalement manque de temps et des competences techniques necessaires et a peut-Gtre ete trompee par la reussite du projet du PNUD sans se rendre compte qu'elle etait en grande partie due au Directeur du projet. $3. repre- Le projet a ete evalue en septembre/octobre 1975 par d e ~ u sentants de 1'IDA et un consultant en peche au cours d'une visite de dewr semaines au Burundi. Le moment choisi pour cette &valuation a ete large- ment dicte par le fait que le projet du PXUD touchait a sa fin. Comrne il est mentionne dans le RAP au paragraphe 3.11, l'evaluation n'a presque rien change a w propositions faites dans le rapport de preparation. Le document sur les points importants a releve dewt questions generales sou- levees au cours de la preparation, a savoir les difficultes qui risquaient de venir des faiblesses institutionnelles et du manque de personnel compe- tent et la necessite de veiller a ce que les premiers beneficiaires soient les petits pgcheurs. De plus, sept autres points ont ete signales : a) les taux d'intergt envisages pour les emprunteurs secondaires, sur lesquels le Gouvernement n'etait pas d'accord; b) le nombre de postes d'assistance technique, que le Gouvernement souhaitait reduire; c) la necessite d'introduire une planification efficace des ventes durant l'execution du projet; d) les procedures envisagees pour la passation des marchks, legere- ment differentes des procedures d'appel a la concurrence inter- nationale normalement appliquees par la Banque; e) les procedures de verification des comptes devant gtre effec- tuees par la Banque de la Republique du Burundi (BRB) plutbt que par la BNDE; f) les ventes de materiel de pgche qui pourraient entrainer des problemes de tresorerie pour la SUPOBU a moins qu'ils ne puissent faire l'objet de remboursements rapides par 1'IDA; g) la question de la pollution du lac au sujet de laquelle la mis- sion a propose des recherches supplernentaires et l'appui de la Banque pour les mesures pratiques en resultant. 44. Au cours d'une reunion de decision qui s'est tenue en octobre 1975, les propositions de la mission d'evaluation ont ete approuvees et il a ete convenu que le Directeur du projet devrait etre un Burundais et que la nomination d'homologues qualifies serait une condition d'entree en vigueur du credit. 45. Le Rapport d'achevement du projet (par. 3.15) note que tous les points signales etaient importants, mais qu'on aurait pu (et peut-Stre d6) en ajouter trois autres : i) la complexite du projet qui portait sur tout un eventail d'ac- tivites tres differentes; ii) la difficulte qu'il y a a concevoir et a appliquer un programme de credit a l'intention de petits pscheurs; et iii) le manque d'information sur les peuplements de poissons. Retrospectivement, les problemes essentiels se sont averes Gtre la com- plexite du projet et la faiblesse institutionnelle de la SUPOBU et d'autres organismes qui ont participe au projet. En partie a cause du temps limite consacre a l'identification et a la preparation, la mission a sous-estime l'effet de ces d e w problemes et n'a pas accorde suffisamment d'attention a leur resolution. Toutefois, la mission d'evaluation qui a dispose de plus de temps n'a pas non plus adopte une approche suffisam- ment critique et n'a donc pas saisi la derniere occasion que l'on avait de combler cette lacune. 46. D'apres l'evaluation retrospective, 1'IDA n'aurait jamais dG envoyer une mission de preparation ne comprenant pas de specialistes de la peche, particulierement dans le cas d'un premier projet de pgche cu la situation etait pratiquement inconnue. Au m i e w , cette mission aurait dh Gtre consideree uniquement comme une mission de reconnaissance ou d'iden- tification. Dans la mesure ou l'on savait que l'industrie de la pGche avait ete en grande partie detruite, que les competences dans le domaine de l'organisation et de la gestion d'un projet de peche etaient pour ainsi dire inexistantes (le PNUD l'avait signale et le rapport de preparation admettait qu'il s'agissait d'un probleme majeur) et que le Gouvernement sernblait vouloir mettre en oeuvre un projet trop complexe comportant de nombrew volets, il etait prematurk d'avoir recommande que l'evaluation du projet ait lieu si t6t, mGme si Le projet du PNUD touchait a sa fin. I1 aurait ete plus judiciew de recommander l'execution d'une serie d'ktudes preliminaires de courte duree, notamment : a) un examen des ressources halieutiques et des donnees existantes; b) une ktude des besoins des pGcheurs, h savoir le nombre et le type de bateaw et d'equipements necessaires, a partir de l'experience du PNUD; c) une etude pour concevoir un programme de credit fonctionnel pour les petits pecheurs en utilisant les competences locales comme, par exernple, la BNDE; et d) une etude pour determiner l'organisation la plus appropribe pour encourager le developpement de la peche, en examinant le r6le que le Gouvernement, des organismes parapublics ou commerciaw et des cooperatives pourraient jouer directement ou en collaboration. Ces 4tudes auraient sans aucun doute entrazne des retards, ce qui valait miew, d'apres nous, que de courir a la catastrophe. 47. Malheureusement, voili un projet de p6che auquel peut s'appli- quer la critique de 1'OED que "les projets sont trop souvent formules par des missions qui n'ont pas les competences voulues et n'ont parfois pas le temps necessaire pour faire le travail correctement" G / . 21/ - "Harvesting the Waters", examen de l'experience de la Banque en ce qui concerne le dkveloppement de la pGche, Rapport OED N o 4984, en date du 13 mars 1984 (par. 3.19) (non traduit). D. Signature et entree en vigueur 48. Le Conseil des Administrateurs a approuve le projet le 20 avril 1976 221 (procedure speciale). Les Accords de credit et de projet ont ete sign&sle 11 juin 1976, le retard etant dil essentiellement au fait qu'il fallait obtenir l'autorisation de la BNDE pour que l'ambassade signe les documents en son nom. 49. A cause des accords de retrocession et de cofinancement, il y avait un grand nombre de conditions d'entree en vigueur 231 : a) la signature et la remise de l'Accord de projet au nom de la BNRE et de la SUPOBU; b) la signature d'un Accord de prgt subsidiaire entre le Gouverne- ment et la BNDE; c) la signature d'un Accord de pr6t subsidiaire entre la BNDE et la SUPOBU; d) 241 de 1'Accord de pr6t avec la signature et l'entrke en vigueur - le Fonds d'Abu Dhabi; e) l'ouverture d'un compte special pour la SUPOBU et le dep6t ini- tial a ce compte d'un montant de 100.000 dollars; et f) la nomination d'un responsable administratif et financier expa- trie et de son homologue 251. 221 - La nomination du Directeur general de la SUPOBU etait une condition de presentation au Conseil des Administrateurs; elle a 6te satisfaite puisque le Directeur general dont les competences etaient satisfai- santes a, en fait, particip6 a w negociations. 231 En plus de la signature et de la remise de 1'Accord de credit speci- - frees a 1'Article 12.01 des Conditions generales. 241 Les conditions prealables a l'entree en vigueur de cet accord, a - l'exception de l'entree en vigueur de 1'Accord de l'IDA, devaient Gtre remplies. 251 - Une condition d'entree en vigueur suggeree auparavant - la nomination du responsable de la peche - a et6 eliminee au cours des negociations dans la mesure oh les responsables du projet PNUD etaient encore dans le pays. 50. La date prevue pour l'entree en vigueur de 1'Accord de credit, a l'origine le 9 septembre 1976 (trois mois apres la signature), a ete repoussee quatre fois 31 et a finalement 6te fixee au 28 fevrier 1977. L'Accord de przt du Fonds d'Abu Dhabi est entre en vigueur le 18 fevrier 1977 et 1'Accord de credit de 1'IDA le 22 fevrier 1977. 51. Les conditions d'entree en vigueur ont ete discutees avec la delegation burundaise au cours des negotiations et confirmees dans une lettre officielle du Departement juridique en date du 8 aoGt 1976. En plus de la premiere mission de supervision d'octobre 1977, un juriste de la Banque s'est rendu au Burundi du 14 au 17 octobre pour examiner les questions relatives a l'entree en vigueur. I1 a fallu beaucoup de temps pour remplir un grand nombre des conditions d'entree en vigueur, mais les retards les plus importants ont ete causes par le recrutement et la nomi- nation du responsable administratif financier (expatrie) ainsi que par le dep6t du montant initial au compte special de la SUPOBU. 52. Retrospectivement, la question qui se pose est de savoir si ces retards auraient pu Gtre evites. Or, pour repondre a cette question, il faut se placer dans un contexte plus large. Nous avons donc etudie les dates de signature et d'entree en vigueur de tous les projets au Burundi approuves jusqu'a la fin de l'exercice 84 (voir details au Tableau 4) - 271. 53 .. Le delai entre l'approbation du Conseil et la signature a ete en moyenne de deux mois s/. Le 30 aofit 1984, les d e w derniers 2 / des 23 projets approuves n'etaient pas encore entres en vigueur. Pour les autres projets, il a fallu en moyenne cinq mois apres la signature pour que les credits entrent en vigueur, soit en moyenne pr&s de d e w mois de plus que ce qui etait prevu dans les accords @/. En outre, les delais 261 - Tout d'abord au 15 novembre 1976, puis au 6 janvier 1976 et au 31 janvier 1977 et finalement au 28 fevrier 1976. 271 Des examens similaires ont ete faits dans le RERP, Ethiopie - Projet - de traitement du cafe (Credit 290-ET), Rapport OED N o 3976 en date du 21 juin 1982; et le RERP, C6te d'Ivoire - Deuxieme projet cacao (PrGt 1069-IVC), Rapport OED No 5190 en date du 29 juin 1984. 281 - Dans les cas ou il y a d'importants retards (Credit 1132 - Troisieme projet routier et Credit 1165 - Projet de developpement rural du ~irimiro), ils etaient dus au fait que 1'IDA n'avait plus de fonds a engager. 291 Le Projet hydroelectrique regional Ruzizi I1 (Credit 1419) approuve - le 6/12/83 et signe le b/4/84; et le TroisiGme projet d'assistance technique (Credit 1456) approuve le 17/4/84 et signe le 17/7/84. 301 Seuls quelques credits ( 5 sur 21) sont entrbs en vigueur conformement - au calendrier prevu dans les accords. d'entree en vigueur des credits sont en legere augmentation, mais surtout il y a des differences marquees d'un secteur a l'autre : les credits agri- coles sont entres en vigueur 4,2 mois en moyenne apres la date prevue dans les accords, alors que dans les autres secteurs le retard a ete legerement inferieur a un mois. C o m e le montre le Tableau 4, les credits agricoles sont parmi ceux qui doivent remplir le plus de conditions avant d'entrer en vigueur. Cependant, un examen des dossiers indique egalement que dans certains autres secteurs (come l'education), les conditions doivent 6tre remplies a un stade anterieur a l'entree en vigueur (par exemple, le per- sonnel cadre doit Gtre n o m e avant la presentation au Conseil des Adminis- trateurs). I1 semble qu'une coordination entre les secteurs en ce qui concerne l'application des conditions d'entree en vigueur pourrait 6tre benefique. 54. En ce qui concerne l'entree en vigueur, le bilan dresse ici est plutdt meilleur que celui d'autres pays etudies par 1'OED 311. Neanmoins, les conclusions tirees de rapports anterieurs et d'une autre etude de 1'OED 321 sur ce sujet restent toujours valables, a savoir : a) l'importance d'un calendrier realiste pour remplir les condi- tions d'entree en vigueur, presente dans le plan de demarrage du projet discute au cours des negotiations et figurant dans le compte rendu approuv6 des nkgociations; b) l'etablissement de dates d'entree en vigueur realistes c o m e l'exigent de toute Eaqon les directives de la Banque 331; et 311 On peut comparer les retards moyens de d e w mois enregistres au - Burundi par rapport a la date fixee dans les accords de 1'OED aux 2,9 mois enregistres en Ethiopie (Rapport OED No 3976) et a w 5,l mois enregistres en C6te dlIvoire (Rapport OED No 5190). 321 Rapport OED No 813 en date du 22 juillet 1975, Examen de politique - generale : Retards dans l'entree en vigueur. 331 Directive du manuel operationnel 3.30, par. 4 (Decaissements) - - "En somrne, les conditions d'entree en vigueur ne devraient pas Gtre con- siderees c o m e des kvenements isoles mais c o m e les parties inte- grantes d'une sequence chronologique d'evenements convenus bien a l'avance avec llEmprunteur/le Garant", et par. 6 - "I1 est donc necessaire dans chaque cas d'estimer de maniere realiste le temps necessaire pour remplir les conditions d'entree en vigueur et de spe- cifier une date appropriee sur cette base. Dans la plupart des cas, on peut le faire en elaborant a une phase preliminaire un plan de demarrage convenu presentant toutes les etapes devant 6tre accomplies par chaque partie en presence et en estimant de faqon realiste la duree de chaque etape." c) la codification des resultats obtenus par la Banque et de ses procedures en ce qui concerne l'entree en vigueur et le demar- rage dans une directive separee du manuel operationnel. Comme le dernier rapport sur le sujet 241 a ete redige il y a pres de dix ans, 1'OED pourrait envisager d'effectuer un nouvel examen du demarrage des projets. E. Decaissements 55. Le tableau des decaissements (RAP, par. 7.03) comportait une categorie prevoyant le financement de 90 % des frais d'exploitation de la SUPOBU pour les services de vulgarisation, la formation des pGcheurs, La formation sur place et les essais de peche. Le montant affecte a cette categorie etait de 100.000 dollars, mais plus de 400.000 dollars ont ete decaisses a cette fin 351. 56. A la fin de la periode de decaissement, le personnel regional du projet s'est aperqu que 1'IDA avait decaisse plus que prevu dans le tableau des decaissements pour la remuneration du personnel de la SUPOBU. Apparemment, d'apres le dossier operationnel, quelques annees auparavant, 1'IDA avait accepte temporairement de financer la paie du personnel de la SUPOBU car, a l'epoque, la SUPOBU avait de graves problGmes de tresorerie. Une fois acceptee, cette procedure a continue a Otre 341 - Rapport OED N o 813 en date du 22 juillet 1975. 351 - Le Departement des p Gts a donne des details supplementaires sur les procedures concernant les autorisations de verser un montant supe- rieur a celui prevu a l'origine : La premiere demande de retrait (108.611,05 dollars) pour la Categorie 3 (depenses d'exploitation) depassait le montant original. Afin de satisfaire a la demande, la Division des decaissements a contacte le Charge de projets pour demander l'autorisation de decouvert au titre de cette categorie. A cette epoque, nos procedures n'exigeaient pas l'obtention d'une auto- risation ecrite mais, dans la pratique, il fallait notifier au per- sonnel des projets que nous continuerions d'honorer les demandes pour la categorie presentant deja un solde debiteur a moins de recevoir une instruction contraire. Nous n'avons pas trouve de documents indiquant que nous devrions cesser d'honorer des demandes au titre de cette categorie. (En 1981, nos procedures ont change; elles exigent maintenant une approbation ecrite pour depasser le montant affecte a une categorie donnee; nous demandons aussi que soit indique le niveau de depassement du montant prevu pour la categorie concernee avant une reaffectation officielle des fonds et demandons la date probable de cette reaffectation. Ces changements devraient eviter qu'un probleme de cet ordre ne se reproduise.) appliquee et il semble que les decaissements effectues pour la remuneration du personnel de la SUPOBU ont ete faits au titre de la Categorie 3, mais surtout au titre de la Categorie 2 (travaw de genie civil) 361, de septembre 1977 a avril 1983, pour un montant qui a ete estime Fovisoirement de 600.000 a 800.000 dollars. A ce niveau, environ 15 a 20 % des decaissements ont ete consacres a w salaires et la plupart n'etait pas justifiable aux termes de 1'Accord de credit et n'etaient pas prevus dans le cadre du projet. Le personnel de la Division des projets a laisse entendre que le manque de suivi et de coordination du Departement des prGts expliquait en partie cette situation. Le personnel de ce departement interroge a ce sujet a retorque que l'emploi des categories "depenses d'exploitation" dans les tableaux de decaissements ne permet pas un contr6le rigourew puisque ces depenses ne sont pas definies et que l'emploi des releves de depenses empecherait de toute faqon un contr6le efficace. 57. Compte tenu de cette situation, nous avons fait d'autres recherches mais, dans le cadre du calendrier du RERP, il nous a ete impossible d'examiner toutes les ecritures. Neanmoins, sur la base de cet examen, on peut tirer des conclusions interessantes qui pourraient aider la Banque dans les efforts qu'elle fait actuellement pour accroftre l'efficacitb des decaissements et accelerer le transfert de ressources. (Voir MERP par 59). Plusieurs points meritent d'etre cites : a) Un montant d'environ 4 millions de dollars a ete decaisse dans le cadre de ce projet. Au total, 337 autorisations de retrait ont ete etablies par le Departement des prGts pour satisfaire les 476 demandes de decaissements de 1'Emprunteur. De nombreuses demandes de decaissernents etaient inferieures a quelques milliers de dollars. 371 b) Dans la mesure oh il n'a pas ete possible de reunir tous les documents relatifs aux decaissements, il est suggere que le departement du contr6le de gestion examine specifiquement ce projet (et d'autres projets) moins dans une perspective comp- table - 381 que pour etudier le bien-fonde des procedures administratives. 361 - Le montant affecte a cette categorie etait de 300.000 dollars; en fait, plus de 500.000 dollars ont ete decaisses. - 371 En fait, les autorisations de retraits les plus faibles ont ete d'une contrevaleur de 13,64 dollars (~/A288), 15,19 dollars ( ~ 1 ~ 2 7 7 ) et 17,41 dollars (~IA201); 45 autorisations de retraits etaient chacune inferieure a 100 dollars. 381 Les commissaires aux comptes internes , - et externes examinent les docu- ments de decaissements au cours de leur verification des comptes. 58. Les ecritures montrent qu'en fait, un montant important a ete decaisse pour les salaires, au depart, au titre de la Categorie 3 puis au titre de la Categorie 2 391. A partir de 1980, on a resu r6gulierement des releves de depenses (presque tous les mois). 11s indiquaient claire- ment qu'il s'agissait des salaires du personnel pour les Parties A(i), (ii), (iii), D(i) et E(i) 401 et de decaissements au titre de la Catego- rie 2. Les pieces justificatives comprenaient les &tats de paie de la SUPOBU qui indiquaient le personnel travaillant a ces elements du projet. S'il est vrai que des salaires peuvent 6tre finances au titre de la categorie travaux de genie civil (effectues en regie) 411, la regularite de ces demandes liees a des parties specifiques de la description du projet devrait avoir souleve plus t6t le probleme de leur validite. Cependant, les documents juridiques etaient egalement un peu ambigus. Si le plan de financement du projet se limitait nettement aux investissements, a l'exception d'un petit montant visant a financer le service de vulgarisation des pgches de la SUPOBU, la description du projet figurant dans l'accord 421 mentionnait la construction, l'equipement et l'exploitation 431 des stations et centres de p6che et du siege de la SUPOBU. 59. Si differents facteurs permettent d'expliquer cette situation de fason plausible, on peut neanrnoins tirer quelques conclusions susceptibles d'avoir une application plus large. Premierement, on peut se demander si la Banque devrait utiliser des fonds du credit pour resoudre les problemes de tresorerie des organes d'execution contrairement a w clauses des docu- ments de credit, mais de toutes facons une telle decision devrait 6tre enregistree de f a ~ o nofficielle. C'est precisement l'absence de tels documents qui, d'apres nous, a entraine la poursuite de decaissements pour une aide qui ne devait apparemment 6tre que temporaire. Deuxiemement, il semble que la coordination entre les services charges d'approuver les decaissements pourrait 6tre amelioree. Le Departement des prgts dispose d'enormes dossiers de decaissements et il faudrait encourager le personnel 39/ La Categorie 2 comportait les travaux de genie civil au titre des - Parties A a E (voir Annexe 1). LO/ - Voir Annexe 1. 411 Le Departement des pr6ts a indique que lorsque les demandes speci- - fiaient nettement la Categorie 2 (travaw de genie civil), le person- nel du departement a suppose que les paiements etaient consacres a des travaux effectues en regie plut6t qu'a des depenses d'exploitation. - 42/ Annexe 2 de 1'Accord de credit (voir Annexe 1). 431 Souligne par nous. - des projets a les consulter de temps a autre. Des rapports mensuels sur l'etat des decaissements sont etablis mais il serait utile de les communi- quer automatiquement a w charges de projet interesses (et egalement a w organismes d'execution du projet.) Troisiemement, l'examen theorique effectue par le Departement des prGts des demandes de decaissements ne peut Gtre que limite %/. Neanmoins, une certaine vigilance aurait d ii permettre d'identifier un probleme potentiel. Quatriemement, le recours a w releves de depenses exige que l'on contr6le la validite des demandes en examinant les pieces justificatives sur le terrain. En fait, cet exa- men n'a pas ete effectue et, d'apres l'experience de l'OED, il ne l'est pas souvent. Les missions de supervision ne sont tout simplement pas equipees pour faire ce travail et n'ont pas le temps de le faire. La Banque devrait Gtre plus realiste lorsqu'elle fait des hypotheses sur ce qui est administrativement faisable dans ces cas-la. Cinquiemement, si l'emploi accru des releves de depenses g / a permis d'augmenter l'efficacite administrative pour les decaissements, il a affaibli le contr6le interne. I1 faudrait prendre des mesures pour ameliorer ce contr6le a la Banque et dans les organismes d'execution. Sixiemement, dans ce contexte, l'argument du Departement des prsts qu'il est particulierement difficile de contr6ler les categories intitulees "depenses d'exploitation" faute de definition est tout a fait valable. 60. Entretemps, il faudrait noter que la Banque a effectue un examen en profondeur de ces procedures de decaissement (le dernier examen ayant ete effectue en 1966). D e w groupes de travail, pour examiner, l'un la politique de decaissement et l'autre les procedures et systemes de decaissement, ont ete constitues. 11s ont termine leur examen et publie leurs rapports et leurs recommandations. I1 a ete notamment recommande d'accroitre la responsabilite des emprunteur; en ce qui concerne le contr6le des depenses, de deleguer davantage les pouvoirs d'approbation a w missions de la Banque sur le terrain, d'accroitre l'emploi de releves de depenses et de fonds de roulement avec cependant un contr6le interne et externe approprie au niveau de l'organisme d'execution et de relever les montants minimums des diverses demandes de decaissement effectuees a partir des relevks de dhpenses. Apres plus ample examen, ces recommandations seront incorporees aux directives revisees du Manuel operationnel et a d'autres directives pour le retrait des montznts des prGts de la BIRD et des credits de 1'IDA. 44/ - C o m e nous l'avons decouvert, il est manifestement impossible d'eta- blir la justification de nombreux postes de depenses dans le cadre du projet, par exemple, les frais de poste, le carburant pour les vehi- cules, la sscurite sociale, les soins dentaires, etc. 45/ - Et plus recemment des fonds de roulement. 61. Dans ce projet aussi, des decaissements ont ete effectues apres la date de cldture, sujet qui a deja ete traite dans d'autres rapports d'evaluation retrospective +/. La date de cldture avait ete fixee au 30 juin 1982 g/. Le RAP (par. 5.01-5.15) decrit en detail la decision prise par la Banque en reponse a la demande du Gouvernement de reporter la date de cl6ture du 30 juin 1982 au 30 juin 1983. En bref, la Banque jugeait que le programme d'activites de la SUPOBU pour 1982183 n'etait pas satisfaisant et elle ne voulait envisager une prolongation que si cer- taines recommandations et modifications etaient mises en oeuvre. Malgre de nombrew echanges de vues, des divergences ont subsiste sur ces ques- tions et finalement (le 9 mars 19831, 1'IDA a informe le Gouvernement de sa decision de ne pas repousser la date de cl6ture et d'annuler le solde du credit au plus tard le 30 avril 1983. Le dernier decaissement a ete effectue le 17 mai 1983 pour une demande de retrait reque a la Banque le 17 avril 1983 et le solde, legerement superieur a 2 millions de dollars, a ete annule au 30 avril 1983 et le compte de prGt dans les livres de la Banque a ete ferme 481. 62. Bien que la date de cl6ture n'ait pas ete reportee officielle- ment, la Banque a continue a decaisser des fonds pour regler les depenses du projet. Ces decaissements ont ete effectues non seulement pour regler des depenses correspondant a des demandes de retrait ayant subi des retards mais aussi apparemment pour des depenses engagees apres la date de cl6ture officielle. S i la premiere procedure etait acceptable (il y a toujours des retards dans le traitement des demandes de decaissement), la 46/ - RERP, Ethiopie - Projet de developpement de la production laitiere a Addis-Abeba (Cr6dit 269-ET), Rapport OED N o 4001 en date du 23 juin 1982; RERP, Ethiopie - Dewieme projet de developpement de l'elevage (Crkdit 269-ET), Rapport OED No 3977 en date du 21 juin 1982; et RERP, Ghana - Projet de developpement de l'elevage (Credit 500-GH), Rapport OED No 3972 en date du 16 juin 1982. I1 s'agit la de trois evaluations retrospectives dans lesquelles a ete aborde le probleme des dicaissements apr&s la date de cldture. Cela me veut pas dire que c'est un probleme qui ne s'est pose que dans quelques cas seule- ment; en fait, les decaissements apres la date de cl6ture sont beau- coup plus frequents. 47/ "La date de cl6ture est fixee au 3 - 0 juin 1982 ou a toute date ulte- rieure arr6tee par 1'Association et communiquee a llEmprunteur dans les meilleurs delais (souligne par nous)." (Accord de credit de developpement, Section 2.04). - 481 Cependant, l'annulation et la cl6ture n'ont ete mentionnees dans aucun des rapports mensuels adresses a w Administrateurs sur les activites de la Banque et de 1'IDA. seconde ne l'etait pas; l'epoque la pratique de la Banque 491 etait que la date de cl6ture etait la date limite de remboursement des depenses du projet; s/ cependant plus recement, les regles a cet egard ont ete assouplies pour permettre des decaissements pour des depenses contractees apres la date de clBture 511. 63. Ce probleme n'est pas un probleme juridique puisque l'expression "date de cl6ture" est definie comrne etant "la date, specifiee dans 1'Accord de credit de-developpement, a partir de laquelle 1'Association peut, par voie de notification a I'Emprunteur, mettre fin au droit de celui-ci de retirer du compte de credit tout montant non encore retire dudit compte" 521. Kous ne critiquons pas non plus la faqon dont la Banque a pris sa decision (apres milre reflexion, elle a decidk que son soutien au projet n'etait plus justifie). La question qui se pose ici est simplement l'application administrative, coherente et claire, des decisions prises par la Banque sur ce point. I1 est interessant a ce sujet de faire quelques remarques. Premierement, apres la date de cl6ture legale, les decaissements sont effectues a la discretion de la Banque. Les emprunteurs ne seraient donc pas sGrs de l'engagement supplementaire de la Banque vis-a-vis du projet. Dewiemement, les modifications de la date legale de cl6ture doivent Gtre signalees a w Administrateurs. I1 491 Pour plus de details sur les directives officielles et officieuses - sur les decaissements apres la date de clcture, voir le RERP sur le Projet de developpement de la production laitiere a Addis-Abeba, en Ethiopie. 501 D'apres le memorandum du Premier Vice-President de decembre 1982, la Banque a pour pratique d'etudier toutes les demandes de retrait pour regler les depenses contractees avant la date de cl6ture. 511 - D'apres le memorandum du Premier Vice-President en date de janvier 1984, comme il est mentionne au paragraphe 9 du memorandum de 1982, les decaissements peuvent se poursuivre pendant une periode de six mois au maximum apres la date de cl6ture sans le report officiel de cette derniere. Dans ce cas, l'emprunteur devrait Gtre avise de la periode au cours de laquelle la Banque doit recevoir toutes les demandes de retrait. Si dans la plupart des cas, les decaissements au cours de cette periode sont effectuees pour regler des depenses contractees avant la date de cl6ture, les demandes de retrait pour des depenses effectuees au titre du projet mais contractees apres la date de cl6ture devrait egalement Gtre acceptees sous reserve bien sGr que lesdites demandes soient reques pendant la periode precisee a l'emprunteur. 521 Conditions generales applicables a w Accords de Credit de developpe- - ment (Articles 2.01, 2.12). semble qu'il y ait une certaine reticence sur le plan bureaucratique a le faire dans la mesure ou ces reports sont consideres comme un retard dans l'achevement du projet. Troisiemement, si, du point de vue operationnel, une certaine souplesse est souhaitable sur le plan comptable, un traitement mecanique est preferable. 64. I1 se pourrait que les exigences comptables et juridiques soient devenues beaucoup trop interdependantes. D'une part, il y a la date de cl6ture definie sur le plan juridique dans 1'Accord de credit, liee a la date estimative d'achevement du projet. D'autre part, il y a la simple cl6ture des comptes dans les livres de la Banque, mais, comme les examens annuels de 1'OED sur les resultats de l'evaluation retrospective des projets le montrent, l'execution des projets est toujours plus longue que prevu a l'evaluation. Dans le cas de ce projet, la date de cl6ture de droit est restee le 30 juin 1982, tandis que la date de cl6ture de fait a ete le 17 mai 1983. I1 y a de nombreuses raisons de laisser les comptes du projet ouverts apres l'achevement du projet z/, mGme si, du point de vue de l'efficacite administrative et de l'objectif de transfert des ressources, une cl6ture rapide semblerait preferable. Neanmoins, il semble qu'il serait utile d'etablir plus clairement la distinction entre la date de cl6ture de droit et la date de cl6ture de fait 541. Dans la mesure ou la pratique actuelle semble laisser cours a des interpretations divergentes par le personnel et pourrait sembler arbitraire a w emprun- teurs, nous suggerons de demander au Departement du contr6le de gestion d'etudier ces questions administratives de f a ~ o nplus detaillee. 65. I1 a egalement ete note dans ce cas (RAP, par. 6.20) que peu de temps apres le demarrage du projet, des retards importants dans les decaissements ont cree de graves problemes de tresorerie a la SUPOBU. Cek probl6mes ont ete regles lorsque des representants de la Division des decaissements de 1'IDA se sont rendus au Burundi pour y expliquer les pro- cedures de 1'IDA. Des situations identiques ont ete relevees lors de l'evaluation retrospective d'autres projets comme le Premier projet de pGche au Panama >5/. I1 semblerait que l'explication des procedures - 531 Les retenues de garantie, par exemple, couvrent des montants relati- vement peu importants non acquittes pour une longue periode apres l'achevement physique. Dans de tels cas, on pourrait accelerer les decaissements en utilisant les garanties de la Banque. - 541 Une possibilite pourrait Gtre de definir la date de cl6ture davantage c o m e une date d'achevement, lorsque les depenses du projet ne pour- raient plus faire l'objet d'un decaissement dans le cadre du prGt ou du credit. 551 RERP, Panama - (premier) Projet de pGches ( ~ r G t784-PAN), Rapport - OED N o 2578 en date du 29 juin 1979. de 1'IDA donnee a u c o u r s d e s negotiations a i n s i que l e s manuels d ' i n s t r u c t i o n s o n t i n a p p r o p r i e s ou, p l u s vraisernblablernent, q u ' i l s ne s o n t pas donnes a w personnes c h a r g e e s d ' e t a b l i r l e s demandes de d e c a i s s e m e n t s . 66. O r , ces r e t a r d s pourraient certainement 6 t r e e v i t e s e t c ' e s t pourquoi nous recommandons que dans t o u s l e s c a s , a l ' e x c e p t i o n d e s pro- j e t s r e l a i s ou d e s p r o j e t s nouveawr e x e c u t e s p a r l e rn6rne organisme, un r e p r e s e n t a n t de l a D i v i s i o n d e s d e c a i s s e m e n t s accornpagne autornatiquernent l a premiere m i s s i o n de s u p e r v i s i o n . A i n s i , l e personnel l o c a l c h a r g e de l ' e x e c u t i o n du p r o j e t c o n n a i t r a i t p a r f a i t e r n e n t l e s e x i g e n c e s d e 1'IDA e t l a D i v i s i o n d e s d e c a i s s e m e n t s s e r a i t rnise a u c o u r a n t d e s p a r t i c u l a r i t e s des systernes locaux de g e s t i o n f i n a n c i e r e x/. F. S t a t i s t i q u e s s u r l a p6che a u Burundi 67. Tout pays q u i s o u h a i t e d e v e l o p p e r s o n i n d u s t r i e de l a peche d o i t d i s p o s e r d ' u n systerne de c o l l e c t e e t d ' a n a l y s e d e s donnees s u r l e s p r i s e s e t l e s a c t i v i t e s c a p a b l e de donner d e s renseignernents raisonnablement f i a b l e s s u r l e s p r i s e s , l e s t a w de p r i s e , l e s f l u c t u a t i o n s e t tendances s a i s o n n i e r e s ou c y c l i q u e s de l a peche, de rnesurer l ' e f f e t d e s a c t i v i t e s de developpement e t de s e r v i r de base a l ' e f f o r t de r e c h e r c h e e t a t o u t s y s - terne de g e s t i o n d e s r e s s o u r c e s e t de r e g l e r n e n t a t i o n de l a p6che. Au paragraphe 2.07, l e RAP ernet d e s d o u t e s s u r l ' e x a c t i t u d e d e s donnees rassernblees p a r l e S e r v i c e d e s p6ches a u Burundi malgre l ' i r n p o r t a n t e f f e c - t i f (18 s u r 25 p e r s o n n e s ) du s e r v i c e q u i e n e s t charge. 68. Bien que l e temps c o n s a c r e a l ' e v a l u a t i o n r e t r o s p e c t i v e a u Burundi a i t inevitablernent e t e l i r n i t e , on s ' e s t e f f o r c e d ' e v a l u e r l e s y s - teme employe d a n s - l e pays, vu son importance v i t a l e , e t on a c o n c l u q u ' i l r n e r i t a i t d e s commentaires p l u s f a v o r a b l e s que c e w dont i l f a i t l ' o b j e t dans l e RAP. L a c o l l e c t e d e s donnees pour l e s e c t e u r d e l a peche indus- t r i e l l e e s t fondee s u r un cornptage ( a u p o i d s e t a u nornbre de s o r t i e s d e s b a t e a w ) de t o u t e s l e s p r i s e s l i v r e e s a Bujumbura z/. La n a t u r e t r e s d i s p e r s e e d e s s e c t e u r s de la p6che a r t i s a n a l e e t coutwniere rend irnpos- s i b l e e n p r a t i q u e un cornptage t o t a l e t , de c e f a i t , l e systeme r e p o s e s u r un comptage t o t a l d e s b a t e a u x de peche e t d e s pGcheurs e f f e c t u e dewc f o i s ' par a n e t d ' u n comptage p a r sondage d e s p r i s e s a d i f f e r e n t s d e b a r c a d e r e s e f f e c t u e p a r s e p t e n q u e t e u r s . Pour c o n v e r t i r l e s donnees d ' e c h a n t i l l o n - nage en c h i f f r e s de p r i s e t o t a l e rnensuelle, a n n u e l l e e t par b a t e a u , on u t i l i s e des f a c t e u r s de p o n d e r a t i o n . 69. Le systerne met en oeuvre e t s u i t de p r e s l e s recommandations ernises p a r l a FA0 s u r une rnethode d'enquGte "de base" a p p l i c a b l e a l a c o l - l e c t e de donnees de l a p r i s e de l a psche a r t i s a n a l e . U n systerne d'echan- t i l l o n n a g e ne peut pas donner d e s r e s u l t a t s e x a c t s ? 100 % e t c e l u i - c i i p o u r r a i t s a n s aucun d o u t e G t r e a f f i n e e t arneliore rnais, d ' a p r e s nous, il 56/ - Voir l e RERP s u r l e P r o j e t de p6che d e s Maldives ( C r k d i t 907-MAL), Rapport de 1 ' O E D N05587, en d a t e du 5 a v r i l 1985. 57/ - Tous l e s n a v i r e s i n d u s t r i e l s s o n t t e n u s de l i v r e r l e u r s p r i s e s a Bujumbura pour une premiere v e n t e . Table 1 PROJECT PERFORMANCE AUDIT MEMORANDUM BURUNDI FISHERIES DEVELOPMENT PROJECT (CREDIT 626-BU) BURUNDI - LENDINGS OPERATIONS Abbreviated ~oanl~redit Approval Disbursement/ Project Name Number Amount Date Audit Status Port and Highway Ln 165 - /a 4.80 (4.80)Ib June 1957 FD & repaid Bujumbura Water Supply Cr 85 1.32 ( 1. 29) Mar. 1966 FD (792) /c Coffee Improvement Cr 147 1.93 ( 1.93) Apr. 1969 FD (1531)- Highway Engineering Cr SO11 0.38 ( 0.08) June 1970 FD (4582) Highway Maintenance Cr 467 5.07 ( 5.07) Feb. 1974 FD (4582) Second Coffee Improvement Cr 593 5.20 ( 5.20) Nov. 1975 FD (4576) Technical Assistance Cr 613 1.50 ( 1.50) Feb. 1976 FD /d Fisheries Cr 626 6.00 ( 3.96) Apr. 1976 FD Education Cr 679 10.00 (10.00) Feb. 1977 FD BNDE Cr 731 3.40 ( 3.09) July 1977 Highway I1 Cr 773 14.00 (14.00) Feb. 1978 Technical Assistance 11 Cr 917 2.50 ( 2.49) May 1979 Forestry Cr 918 4.30 ( 3.49) May 1979 Education I1 Cr 976 15.00 (13.94) Jan. 1980 Urban Cr 1049 15.00 ( 6.58) June 1980 Telecommunications Cr 1058 7.70 ( 4.74) July 1980 Highway I11 Cr 1132 25.00 (13.02) Apr. 1981 ~ickei Expl. Engineering Cr 1154 4.00 ( 1.97) May 1981 Kirimiro Rur. Dev. Cr 1165 19.30 ( 3.89) June 1981 Ngozi 111 Rur. Dev. Cr 1192 16.00 ( 2.32) Dec. 1981 Local Construction Industry Cr 1230 5.20 ( 0.98) Apr. 1982 Education I11 Cr 1358 15.80 ( 2.14) May 1983 Ruzizi Reg. Hydroelectric Cr 1419 15.00 ( -- 1 Dec. 1983 Technical Assistance I11 Cr 1456 5.10 ( -- 1 Apr. 1984 203.50 _IC_ - /a Guaranteed by the Government of Belgium. - /b In brackets: disbursed as of June 30, 1984. - /c In brackets: number OED report. - /d PCR long overdue; scheduled for delivery to OED 07/84, but now likely to be combined with PCR for Second Technical Assistance Project. - /e This audit report; PCR received by OED 07/84. /f Draft PCR under preparation but not yet firmly scheduled. PCR scheduled for delivery 01/85, A I - M r l l AZII a, I969 I? 11. l v n K a - July J- 11. 1 9 M 10, 1914 Ih. In r i a .?o.rrucrloa P.I: :'an I prolmcr n r a r r a d m ,. i.p.~t 151 !;r a rnch.4~1. l a :re. 11 :ha l o u r n m n l o g mrarlos, r a n r h 6 prlsclp.1 r.gia0.1 ~ . . . I o :969 bur r .ad P ar f.o . cap1.r.d . * .c ~COII ha.. rro y m : r n . u r b . ~ r l c u l t u r . l c o w n . a r and around 12.J: l o r rh. pr~...lq . ~IYI...~. b a h l d echdul. 1 ol 1 . a 1 . . 7 . c-.or. . M m h r 1919. 4 d a l r h o y h orha. lmcrarm. m.r.rr.1 01 rmcurs war IICIYI~ . 1 . y. occurrnd I n I~LLDL.I..L~~ t o r l . p r o p e r . .In0 h. II IZI .c p . pc: a . . L m . .pr.d d r . cl d . : th. I*.Po~.~I. . g r ~ ~ ~ l r u c .c r l r l , co.pl.rlsa. durimg I~P.CI .v.Lu.rl.n . A I . .cart . h p r o j e c t bad ar ;.IS .>lr.ll, :ha h o j . ~ -a. ~ 8 q w l l l l a d luc~.... SL ~~CI -P 1 .d 1 .y. .d b l 1r.qua.c ch.aa.0 . uo.g.r.r 1 a d 1.pl.roCatloa .a v.a adv.r.Ly .fl*el.d by -.l.mr i1lllcu:ll~l Ihroy3ar. R o ! . e r .chl.v.rorl l o r l o o d c r o p 8- I l r o a r a h d.r.Lo~nc 1.11 .a11 b 1 . - tsrsar. a.r .r t h . r l u 01 .ppr.l.ml: t o r.rroercc. t h o . 0pp.r ro ruv. a ..) rw optl.l.rlc. a = m r l r m r a l rur.1 d.v.:opar rc4 a~m.0.1~ aM a ~ l l . 1 L a l r l o r r u c r u r . co.m.al. wr. not 1mpl.uat.O. :a r e n t r l l c , r?r c..ull. 0 1 rh. ~nll.. I...Lopmr co.pln. .c n re.. 1Dod nnJ a.ca.d.4 .ppr.l..l 1.11ur.o :om .a I@ q u a a r l r y .ad qua11ry 41 l=r.rar.l prcduerla. I t cam b. . c . r . d r l r h c o n l l d a s a r M r rM coll.rr..hln~ .ratlam. c o a a r r u e c l d ud.r thl. (!is081 1 1 ) ?COI.CI arm 1~0mo.I~a11y .I.bI.. ?Me ..b ~ 1 b a n r k p ~ l r l .~hl...nmr s f rh. h o j . ~ ~ . 3. P- ] . C I 1.11 ~onl:doc.bly nholc 01 r.cIng It. obj.~clr... 11 414, h-rar. g#n.r.ca . o r po.lclr. l ~ . c C o :or b r h - j a r areup. n l 1 a t . d d b.ullcl.ll.. I . .. ~rcl#.n.L . 1L.h.rua a .d con.-r.. ho.lll. c r I.rl..Ml 1:lb.- i m ~ : d d lb. suppl, 01 1 - L , .quIpnc m a ~c.rI.1.. .il.m.I~m I.~c.., . a cr.1.1ag. Bnlorl-call. r M o rh. c r e d l r ra. c10a.d ao.r =..I 91 :ha.. &..rlon. .clivlrl.. rh. nl.d. r a r h r..prr ? r o l l a r m #cart. I?!ah v r o j a c r c.mr.r. -re 1 01 Loc.1 L IVY. .O and oc.tlom C 7 .... erllo.n.1 ~urt.L:.d 1l.hrra. rr r r b r potaarl.1. 1. fu1.1 rmr. O ~ rrcn.nr. I d w I@ IUmlC'. ir 1 .I... . -4 . ~utrssly L ~ b l l l t y w r l l o l 1os.l Ilo..culr l . b I l l r y a d r r 3 1 I .sb.u has r ~ 1 . 3 101 a d mr.1 d v 1l.b r.cb.c I@ c o a c l n w kmd.)*M..cly. r r ~ r l a l . , 1 r La durabl.. C OY ~ .. cu. 1 nqrlr-ra 11111 r.17 . t h . .ad. )*.-id. Ucar I and LC snm b n r l l l 3.d 0. r l e h t . - l a i n .r.rcm . O F r a r 3 -.~Ll, re h 8a.nr.d !or l h l r luv91y 0 1 111h. mr.1 e o m . u . . a th. prmj.cc unlc d.nl.~d and .c-Ic.lly Qur La r a m o f r.chalc.1 ~~I..Ic mar b . ~ aloe. am 0 q I m 1 1oaw.rloo r h l c b c o d d pc.r,rl.ll~ . mr I.s.ae.rr. l a l a boar r Bllrr.~. f h L~I~~UCIIOO 01 d01c.s )rodel. .p.a r d . r rack. a t . :a g.mr.1. L vr~c...~q IU. F O ~ F I . L.. ~,.I U ik l a u r t h vl..tly ..as- b.. r.(.mtly b m c..rl.td a.1 p r e j r c L m r l u m r r r l n 1. .*cc~ re b. co.pl.tU om 11". *re 0) ha.. baa. .#l.bll..W kc I .p l w (6.Cm b ) rill b 9 L ~ t . d . hnl a..ll.blllc~ *.rl- arra.rl.m s~~ PD.~ :rial., c ~ t u r . 01 ch. -.IM . 01 rh . I .OIL. 1cd1.e 0. ha 101 . . . b.0 Jlo.pplacl~.~. 1111.. A # . E o ~ 101a.Cly pj.cI la b. 1 1 . mobl- anr.104. and 1 d l . g 7 .. 1 4 0.c. ~ o l i t q u r r t ~ ro l a11 ) l a j u t p 1 a m u c l o u rill k m n p r o r . c t 1 a 1a. W . bn ham r a l o l - 3 . r b p l d ~ c l o . orlrmrad . d w l o c h . very cnl. 1 U c r 1.. 0 r- - 5. U r l m l r o h r l l :naLop.e.r ?ro)ul cr.411 1165-M m ~~319.10 11110. A -- J- 16. 1911 ~ppra~..~ ).prts 1 40- I 2 Y fOfl19lIl) - d l . L u r u l (M130114) GUL.11 m l l l l n I -r 17. 1911 tn.u..tl ' upll: F W I l 9 - I I I t O ~ l Z ~ l 1 0 I I- 02. 1982 CL J r u lo, 1917 RI. obf.rlln. r-11.. . r 4 1 t h . p r a j r r sr. u r r a h l o s .1.%1en.1 ( c.~hm16,1 CIL~IIIC~ . I . o .L v I). 1 . " mr.1 pcdrcl.~t, 0 1 fadcrop. 1 1 . 1 ~ ~I1111c.m. b a d solfa. , b l l l d l y -cab10 Urm.Ln b # l o u l D m 1 e C . r Coq.7. r,.p..lbl. by - 1 l b l d . r e nt.r -re.. 1s 01 . s-• 0 1 C s u u m r d l y cud.: l o r v . o l r c I.vl.mr.rloo. 1c1 . . Qm.e 1.: ce prorld. b . .1 ro Lmpro.. ~urvls.. c k q u a i l l y 0 1 smff.. ro l ~ r r r mby atr.nItb.c.lw 0.B.I. by b u l l l l n a t h e uo.)..nt Ucmr 1~1'1.1 &.II.~.cc.~. I. 011 :a g& acarr-u. ilb0.t 9.100 I n r r r m 1c.r~. ? d01.v. h e.ua3 .I. by u a ~ t 1 . l . s c o q a11eady k w l l t l - - i c a r ~ w am V IO I. ..IC O P.C~ONCZ. r fo. o y s ~ a . 01 t h rlshalc.1 1qce.3 .~t.m.loa L 1 1 1 d..~c.a .ICI-~~ ..~l.cuo a d 1 1er3 .. c e u 4 rh. proj.sr ~ ~ i ~ h "0. I W Z L.. t l y I o l Imrc111v.r. dlc.st.r, r *. ~~11.. L.prn.-ac RU I O I I ~ ~ I %:h . n n r u l l ? r a p l a c d . Lap1.rmt.cloa pcalru 1 p r e b l . ~ . ~ q u i c . c.r.1~1 . e m .cMul.. .~t-cloa: 1 1 . . n a a.mmr.lly 1 7t.a c r e 1 ~ 1 w cb. CO..C~(*CLO. P -I DI ) r o # r r 18 .Ll#bcly b.hl.1 .chuul.: (b) r h . r a w l c . e l tb. 1.3 ulll.lle.e~oa p r a ~ r u era d l ~ u r a ~ l m dw# t o L u k o f 1.1wr.d ,ad*: (c) t k r . 1 . 1 -. o f m l c b l y rt.rl.1 lor <off..: 16) rE. r . @ d t . e l th. lr.. ID . L U. Y I .r. b 1 . - s-lnll.~; Y1 I * ) .dItd arm m h l d .tb.drl.. I. RI. objr.1.. do . lma . c th. moor o l r u proj.rr. a d c b are.. sr~rf:~.i1,. ( s r a v a.1 u .l p,ohurlul; I. 1~1-1.4 ch. ~ r e j w z LI...t.ok b :n~ld..> , c b . u ~ l r n - 1 hn1oma.c d-.Loync; .,B.I~. ~0.~101a d ~.a~lar..z.t~ea: .1~1culcu~.l W a r n ? o l lum.1. <r.dll: ~aab L a t o 10r.n C~ LO u r h a ~ l y zpcw1.lo. O . I I. .~PI C M ~c.U.rd 5.1 :1. : ) o f 11.tq CO.I~~~II~. 01 h a l t h f ~ 1 I I t l 1 ~ntdl... ; n.1 p r d w t l * l t y 0 1 .ppro.luc.Ly of C O - b lIqII .t.tlm.i lad 1W.W O I C 1. -. r 1. 7 ,a A r .O - .p.ro.#l .I. Cat.: .I I V O - II..I 3 dare o l 1 1 s a I y ; 8 UP~I n o. 1316 4 4 1 . .lloccLv.~.. V ~I.C I, b c r i CL 2. 1911. - ~10.1.1 dat.. 7; CPII~OL.~ b~ c h . LVID-U Y I I . I% LCDDOUC (SIC). I~ n - b r o d , 1'Ud. .r JI GOOI.C.C~~. IVY.) . .d umr. -.,-at ..h. 4 t . .r . . , . r.c.".i.. a .Ib . . .... D 11. 198). ,. (ha f1r.l n . 1 ..ceU cell.. :wro..mc vro1.e~. r r . d . 0 lee4c.d cm 1so.l vmlae.. all.,eu @y DM a.1 ch. l u r l t P 4 . Table 3 PROJECT PERFORMANCE AUDIT REPORT BURUNDI -- FISHERIES DEVELOPMENT PROJECT (CREDIT 626-84) Project Processing Steps and Rates Original Plan Actual FA0 Desk Review early 1974la - July 1974/b Identification July 19741a /c - Preparation October 1-4/a March 1975/d Appraisal January 19 75-E 09/24 - 10n0/75/e -- If Issues Paper 10/24/75 Decision Meeting 10/30/75 Decision Memo 10/30/75 Letter to Governmentk 11/17/75 Yellow Cover 12/05/75 Green Cover 021091761 i Negotiations 03/03= 08/76 Board Approvalb 04120176 Signing 06/11/76 Reporting Requirements 06/09/76/k Disbursement Letter 07/21/76n Effectiveness Letter 08/09/76E, Effectiveness 09/09/76& 02/22/77- /a - As recorded in a Bank telex to FA0 of June 27, 1974; timetable set in view of desirable January 1976 project start-up. /b Desk study on fisheries development projects. - FAO/CP was requested to field an identification mission in FY75 but could not do so. - /d Brief preparation report, "Proposals for Fisheries Development Project," issued in May 1975. French version submitted to Government by letter dated July 31, 1975. - /e Pre-Mission Briefing and Issues Paper dated September 9, 1975. - /f Government initially wanted the appraisal mission postponed, as it needed more time to study the project proposals, but later compromised to a pre-annual mission. Letter to provide outline of project proposals and describe issues to be discussed during negotiations. - /h As planned at yellow cover review stage. /i Circulated to loan committee 01/11/76. 2 - 71: Special Procedure. Date of letter on the subject. As per Credit Agreement. Date extended four times: to 11/15/76; 01/06/77; 01/31/77; and finally 02/28/77. PROJECT PERFORMANCE AUDIT REPORT - BURUNDI -- FISHERIES DEVELOPMENT PROJECT (CREDIT 6 2 6 B V ) B u r u n d i F i s h e r i e s . Lake T a n g a n y i k a ; E s t i m a t e d T o t a l C a t c h e s B a s e d on R e c o r d e d S a m p l e s - - - rear 1 Boats (No.) Peche C o u t u m i e r e Ndagala O t h e r S p e c i e s (t) (t) Peche A r t i s a n a l e (No.) Peche I n d u s t r i e l l e Ndagala O t h e r S p e c i e s Ndagala O t h e r S p e c i e s (t) (t) (t) Totals (t) Overall (t) I- Source: S e r v i c e d e s P e c h e s , Bujumbura. PROJECT PERFORMANCE AUDIT KEPORT BURUNDI -- FISHERIES DEVEI.OPMENT PROJECT (CREIIIT 626-BU) B u r u n d i F i s h e r i e s , Lake T a n g a n y i k a ; I n d u s t r i a l F i s h i n n S e c t o r Data No of O p e r a t i o n a l R e g i s t e r e d V e s s e l s T o t a l F i s h i n g Days R e c o r d e d Average F i s h i n g Days p e r Vessel T o t a l C a t c h ; Ndagala ( S a r d i n e ) ( m t ) T o t a l Catch; Sangala ( L a t e s ) (mt) T o t a l C a t c h ; Mukeke ( P e r c h ) ( m t ) T o t a l Catch; Other S p e c i e s (mt) C a t c h p e r Boat/Day; S a r d i n e ( k g ) C a t c h p e r Boat/Day; L a t e s ( k g ) C a t c h p e r Boat/Day P e r c h ( k g ) Source: S e r v i c e d e s P e c h e s , Bujumbura. ( B a s e d o n T o t a l c o u n t of a l l l a n d i n g s ) . Table 7 w u W 3 s 0 2 h P r W Z n E 0 - 3 4 3 u WFer 1 W W e ia N 3 2 cne W c.I H H 0 er;Q ra W W er; Zer: W c n v H U G c 5 n4 d 0 ra C *: bO c.I 3 C h U I a d U W 3 I al M a C cn a v c b 2 PI G Z d C U 0 d ra h al a al c 2 2 d Er er: au b al d F9 m b G J J aV) a Q d al h c n b c u m v a 3 b Q B 0 Q Q b0U 004 u c a l C Q a d & 4 M w C C Q m cn a U d hd Z a l r a Q k4 h 0) %I P w C . m U O M 0 U m e U d ' 4 ' Q M O C 0 0 a&Z m Z d ~& a a v v i b al ra al al a l a l a l a a a ur M ua 2: Q h Z ZZCCC O * a J u :s O O O U U U 0 0 0 U U U O S O z C c.I 32 & a l a J a l Q Q Q & & U U O PROJECT PERFORMANCE AUDIT REPORT BURUNDl -- FISHERIES DEVELOPMENT PROJECT (CREDIT 626-BU) Burundi F i s h e r i e s , Lake T a n g a n y i k a ; "Coutumiere" F i s h i n g S e c t o r ; Recorded C a t c h Data No. of R e g i s t e r e d "Coutumiere" P i r o g u e s Average No. o f P i r o g u e s Recorded Monthly T o t a l F i s h i n g Days Recorded Average No. o f F i s h i n g Days p e r Boat Recorded C a t c h ; Ndagala ( S a r d i n e s ) (mt) Recorded C a t c h ; Mukeke and O t h e r S p e c i e s ( m t ) Catch p e r B o a t / F i s h i n g Day, Ndagala ( k g ) Catch p e r U n i t / F i s h i n g Day, O t h e r S p e c i e s ( k g ) Source: S e r v i c e d e P G c l ~ e s , Bujumbura. (Sample d a t a shown above i s u s e d t o e x t r a p o l a t e t o t a l e s t i m a t e d c a t c h f o r t h i s s e c t o r , which h a s s h r u n k t o i n s i g n i f i c a n t p r o p o r t i o n s now co~~currentl wyi t h e x p a n s i o n o f a r t i s a n a l s e c t o r f i s h h i n g e f f o r t . ) Note: "Coutumiere" f i s h e r m e n u s e i n s i n g l e p i r o g u e t o o p e r a t e a v a r i e t y o f s i m p l e f i s h i n g g e a r s , i n c l u d i n g s c o o p - n e t s and b e a c h s e i n e n e t s . PROJECT PERFORMANCE AUDIT REPORT BURUNDI -- FISHING BOATS BUILT DURING THE PROJECT BY SUPOBU (CREDIT 626-80) 1983 1983 Unit P r i c e 1977178 - 1979 - 1980 - 19Bl Jan-April April-Dec. 198 4 (FBU) M e t a l l i c ( e x UNDP P r o j e c t ) & 250 - - - - - - - 25,300 G l a s s R e i n f o r c e d P l a s t i c (GRP)/b - - 14 - - - - - 180,000 Wood-plank Built /c - 264 130 70 - - - - 26,000 &- I-' Total 250 264 144 70 41 54 41 22 - - /a The m e t a l b o a t s s u p p l i e d by UNDP w e r e i n t e n d e d f o r u s e a s s i n g l e h u l l c o n v e n t i o n a l f i s h i n g p i r o g u e s powered by o u t b o a r d engines. /b The GRP b o a t s a 6 s u p p l i e d c o n s i s t e d o f a main h u l l a n d f i t t e d o u t r i g g e r s , t h u s 1 4 c o m p l e t e u n i t s s u p p l i e d . The numbers o f wood p l a n k l a m i n a t e d b o a t s r e p r e s e n t s i n g l e h u l l s b u i l t . A f i a h i n g u n i t c o n s i s t s o f two h u l l s j o i n e d by l o n g p o l e s f o r e a n d a f t t o f o r m a c a t a m a r a n . T h u s , p r i o r t o A p r i l 1 9 8 3 , SUPOBU b u i l t 232 wood p l a n k f i s h i n g u n i t s a n d 4 7 l a m i n a t e d f i s h i n g u n i t s , b u t some o f t h e l a t t e r v e r e 6 0 l d t o Rwanda.. Source: SUPOBU h e a d q u a r t e r s . Bujumbura. PROJECT PERFORMANCE AUDIT REPORT BURUNDI FISHERIES DEVELOPI4KNT PROJECT (CREDIT 626-BU\ ORGANIZATION CHART Minister of Agriculture and Livestock Directorate-General Directora te-General Directorate-General Planning Agriculture Livestock RDC Mminiatrative Directorate of Water Directorates for Agriculture and Foreats Land Uae, Tnforruation, etc. Service for Fisheries and Aquaculture ANNEX 1 Page 1 PROJECT PERFORMANCE AUDIT MPlORANDUM BURUNDI FISHERIES DEVELOPMENT PROJECT (CREDIT 626-BU) SCHEDULE 2 Description o f t h e R o J e c t The-Project, which i s designed t o develop a r t i s a n a l f i s h e r i e s i n t h e t e r r i t o r i a l waters o f t h e i b r r o u e r on Lake Tanganyika, t o improve f i s h processing and marketing i n t h e Borrowerfs t e r r i t o r y and t o i n i t i a t e an i n t e g r a t e d development pxmgram i n t h e P m j e c t Area, c o n s i s t s o f t h e following Parts: Construction, equipping and operation o f two new f i s h i n g c e n t e r s , and expansion, equipping and operation o f t h r e e e x i s t i n g fishing centers, vith the f a c i l i t i e s s e t f o r t h i n t h e Annex attached t o t h i s Schedule, as s a i d Annex may be amended fmm time t o time by agreement between t h e Bor-rower and t h e Association. (ii) Construct ion, equipping and operation or' five fishing stations, vith the f a c i l i t i e s set f o r t h i n t h e Annex attached t o t h i s Schedule, as s a i d Annex msy be amended from time t o time by agreement between the-3orrower .and t h e Association. (iii) Establishment and operation o f t h e Corpora- t i o n ' s headquarters facilities, including construction, equipping and furnishing o f o f f i c e f a c i l i t i e s , a garage and a workshop. LPE i X 1 Page 2 P a r t 3: (i) Purchase, manufacturing, s t o r a g e and s a l e t o fishermen i n t h e P r o j e c t Area of f i s h i n g equipment and m a t e r i a l s , i n c l u d i n g s p a r e p a r t s , replzcement equipment, ? u e l a ~ o dt h e r accessory-s u ~ p l i e s . (ii) Purchase, manufacturing and s a l e t o f i s h e r - men i n t h e P r o j e c t Area o f about 400 f u l l y - equipped f i s h i n g u n i t s . (iii) E s t a b l i s h i e n t and o p e r a t i o n of a c r e d i t p m g r m t o finsnce s a l e s of f i s h i n g u n i t s under Part B ( i i ) o f t h e P r o j e c t . P a r t C: Equipping.and o p e r a t i o n o f f i v e c e t a n a r a n p u r s e s e i n e f i s h i n g u n i t s , one each e;t each f i s h i n g c e n t e r i n c l u d e d i n Part A ( i ) of t h e Project. P e r t D: (i) Construction and equipping o f a main depot f o r t h e s t o r a g e and marketing o f smoked end d r i e d f i s h i n Sujunbura. (ii) Construction and equipping o f about f o u r secondary d e p o t s f o r t h e s t o r a g e and marketing of smoked aqd d r i e d f i s h a u t s i d e t h e P r o j e c t Area. (iii) C o l l e c t i o n , t r a n s p o r t a t i o n , s t o r a g e and marketing o f f r e s h , smoked and d r i e s f i s h . ANNEX 1 Page 3 Construction, equipping and o p e r a t i o n cf a freezerjcold s t o r e u n i t with a freezer c a p a c i t y o f approximately one t o n o f w e t f i s h p e r day, and a s t o r a g e c a p a c i t y o f approximately 5 t o n s o f f r o z e n f i s h , i n Buj umbura , f o r export . P r e p a r a t i o n of f i s h marketing s t u d i e s and marketing p l a n s . P a r t E: (i) F i s h e r i e s extension s e r v i c e s f o r approxi- mately 3,000 fishermen i n t h e Project. Ae ra t o provtde t r a i n i n g i n improved f i s h i n g end f i s h p r e s e r v a t i o n t e c h n i q u e s , and a s s i s t a n c e i n s e c u r i n g f i s h i n g equipment and materials as w e l l as i n f i s h marketing. (ii) P r o v i s i o n o f o f f i c e s and housing f o r f i s h - eries extension s e r v i c e s s t a f f . P a r t F: (i) T r a i n i n g o f Corporation s t a f f t h r o w h courses i n accounting, c r e d i t o p e r a t i o n s and r e l a t e d matters. (ii) Approximately 60 man-months of fellow- s h i p s f o r overseas t r a i n i n g o f Corporation staff. ANNEX 1 Page 4 S t u d i e s and t r i a l s t o c o l l e c t information on, and monitor, a r t i s a n a l f i s h e r i e s , t o develop a r t i . s a n a l f i s h i n g g e a r , t o improve a r t i s a n a l f i s h i n g t e c h n i q u e s , and t o prepare f'uture p r o j e c t s f o r f i s h e r i e s .in g e n e r a l . General review o f water p l l u t i o n p r o b l e m i n Lake Tanganyika, and reseerch on p o l l u t i o n - control in said lake. ' P a r t H: An i n t e g r a t e d developnent p r o g r m f o r t h e P r o j e c t Area consisting of: (i A r e g i o n a l development s t u d y t o e x p l o r e develolment pros pccts o f s e c t o r s o t h e r t h a n f i s h e r i e s , such as food and cash c r o p s , rural i n d u s t r y and s o c i a l h f ' r a s t r u c t u r e , and t o prepare a g e n e r a l development p l m aad d e t a i l e d proposals f o r p i l o t development a c t i v i t i e s i n t h e P r o j e c t Area. P i l o t development e c t i v i t i e s i n t h e Roj- e c t Area, such as a g r i c u l t u r a l e x t e n s i o n s e r v i c e s , g r o v i s i o n of a g r i c u l t u r s l i n p u t s , and v i l l a g e p m c e s s i n g and s o c i a l infra- structure facilities. The P r o j e c t i s e q e c t e d t o be completed by December 31, 1981. ANNEX1 Page 5 ANNEX TO SCHEDULE 2 F a c i l i t i e s of Fishing Centers and Fishing S t a t i o n s F i s h i n g Centers Each f i s h i n g c e n t e r s h a l l include: - a f i s h processing p l a n t t o produce d r i e d , smoked f i s h , with a c a p a c i t y of approxinately 6 t o n s of wet f i s h p e r day; - s t o r a g e and maintenance f a c i l i t i e s f o r f i s h i n g gear ; - depots f o r s a l e of f i s h i n g equipment and supplies ; - office f a c i l i t i e s ; - housing f o r s e n i o r f i s h i n g c e n t e r s t a f f ; and - a reforestation t r a c t . Fishing Statj.ons Each f i s h i n g s t a t i o 2 s h a l l i n c h d e : - drying f a c i l i t i e s t o produce sun-dried f i s h ; ANNEX1 Page 6 - s t o r a g e and maintenance f a c i l i t i e s f o r f i s h i n g gc ar ; - depots for s a l e of f i s h i n g equipment ~ n d supplies; - o f f i c e f e c i l i t i e s ; and - housing f o r s e n i o r f i s h i n g s t a t i o n staff. ANNEX 2 Page 1 PROJECT PERFORMANCE AUDIT MEMORANUbM BURUNDI FISHERIES DEVELOPMENT PROJECT (CREDIT 626-BU) Withdraval o f t h e Proceeds of t h e Credit 1. The t a b l e belov s e t s fort11 t h e Categories of i t e m t o b e f i - nanced out o f t h e proceeds of t h e Crodit, t h e a l l o c a t i o n o f t h e runuunts of t h e Credit t o each Cstegory and t h e percentage o f ex- penditures f o r i t e ~ s o t o be financed i n each Category: Amount of t h e Credit Allocated % or (Expressed i n Expenditures Category -Dollar Equivalent) t o be Finmced ( 1) Equipment, 1,303,000 56$ of f o r e i g n materials and e~pendit~e ors vehicles f c r LB f P a r t s A through E o r t h e Project (2) Civil works under Parts A through E of t h e Project (3) Operating ex- penses under P a r t s E, F ( i ) end G o f t h e Project (4) Experts' end 1005 o f f o r e i s cor!sulta,ts ' expenditures o r s e r v i c e s and 905 overseas fellow- s h i p s under P a r t s A through G of t h e P r o j e c t ANNEX2 Page 2 ibount o f the C r e t i t Allocated % of (Expressed i n Expendi twcs Category Dollar E o u i v a l e n t ) t o be Finnnced ( 5 ) Consultants' services under P a r t H of t h e PmJec: 6 C i v i l works, equipmnt , m a t e r i a l s and agricultural inputs for Part ~ ( i i of ) the Project (7) Unallocated S O C I L T ~ RLGIONALE DE DCVELOPPEWENT "USINES O E P O ~ S S O N S DU BUAUNOI- C C R E E E P A R 0. M . NO 7 1 0 1 1 2 7 D U 2 O C T O E R E 1 9 7 3 ) B O l T E P O S T A L E r 2320 TLLLGRAMMES I I F I - EUJUMeURA - EUJUMEURA - BURUNDI TELEPHONE : 4 0 3 4 >:onsieur PUI;i:iCl'rl :,-atana'ue Directeur du Dhparteqenc edes !,tonsieur l e Directeur, Concernc : ilapport d'ivaluation rGtrospective : Durundi ( ~ r 6 d i tn 0 6 2 6 / ~ uProjct de 3hveloppetnent d c la P 6 c h 2 ) Faisant suite $ votre lattre du 19 Fhvrier, j 'ai l l h o n n e u r d e vous transmettre l e s observations sur lc rapport d l & v a l u a t i o n r6trospective. J e vous en souhaitc bonne rsception et vous n r i e dtagr&er, :!onsieur le Directeur, l'assurance cle ma consid6ra- ............................. Burundi 626/3u (19-03-1525) Ce rapport ~ s t scnble-t-il a s s e z coni?let. I1 6vociue un problGr?e e c a r n ~ l ~ xrelatif 5 lz ncissance et i i la vie de la SbTO3U da:)uis la yr6paration c iu Projet ?I la cl6turc. I1 pousse l'analysa rxl 2 e u 2 1 ~ l~in et fait des fais d e s exa,;~>rationssans toutcfois manquer tout objzc tivit6. I1 c r i t i q u ~sAv?t~-ernent tous 1es OTgdileS qui Gtaient chargis 4 % ltex6cution du P r ~ j s ten passant d e 1113.',, a u 5ouverne:r la 3S3Z et A la 5 t P C ' d U . I1 revient souvent sur l~zi il6ment essentiel et s 7 a r 1e;uel tout lc zar,de a tocjours i:isist& st yui 3 non avis est A 1'ori;ine c le la c~auvaisezcstion du Pro jet : 11~161ni~oratio~a c'.u Pr~jct". La a '.- ~ P O d Uest val > a r z i ~: La preparation et ltGlaLoration ont 5th faitos h la n3.te c t d c fa; nUdiocre. Les c!ocur;len~s confectionnis n'gtaient que des clici~hs. ~'sx&cutionen P 6 t G ilsndic~p&e et f a s rGsultats n e pocvaiect ?as atre zeilleurs. Z1 aur.~lt fallu Ctra in!::nicu:: Four cor7i:;er et cornblsr toutes 12s lncunes contenues dans la ~riparationc t cela r cours d'exbcution. La S W C 3 U nt2vait ni lcs . n o y e n s ni ?rescue lo droit d'introduire dtkl,>ments 7.cruv2au2; a :s ? ll?doption 2 . 2 s T?:::?: Toates las initiatives ant 6t& Isiss&,5s A la SLPQ3U, jccne, z n i e::?&ri?ent&e et isnorani tout d e ltex5cution d e s Troj2ks; cilrtout qu'elle esecu:ait un projet ~ 3 1 ;labor& st peu cbjectif. N i ltIDi;, ni la SL'P03U nu sovnient exactcrerlt ce c;ulil fallait fa: et surtout comment il fallait proc6der. IDA a che&-chh tout sin:~ler que l e Frojet soit g6r6 et ex6cut6 dnns une certaine lizne, laque: ligne itait tr6s ma1 connue. 11s nlont donc janais p u stentendre les rndthodes et autros 7odalitAs prntiques. IDA y a donc une gran4 part de responsabilit6, car elle 6tait m i e w armis pow interveni: tout rnonpnt et pour indiquer u :ae libme directrice claire 5 siui.rre Rapport dtSvoluation Ketros>ective.- Comme on peut l e voir dans .LZd FAITS 3MRqUANTSn p a g e vii, il a mnnciu& s ~ r i e u s a r ~ e z iun t sen8 protisue et critique dans 1 biaborati, et le r6le des missions de supervision a item mediocre. - Projet ma1 pripar6 - la mission dlCvaluation s'est 1anc6 - - la hste et n l a pas fait ?reuve de sens critique tance dans l'exicution a 6th presque nulle llas supervision rssur6e par un personnel non qualifii (pas dans le domai de la p8che seulement W m m e llindiqus le rapport dais au dans la gestion en gineral et en particulier dans la ges des Projets), - Les effets induits souhait6a (diveloppement du secteur p l'expansion la p&che) n'ont pas pu Otre obtenus, parc do que les htudes n t o n t pas tear compte des faits externes, Les r6sultats attendus en arnont et en aval n'ont 4th don qutune consiquence directc d t u n e praparation subjective, Les faiblesses de 13 SUPOBU et du Gouvernement signal6es dans le rapport ont it6 sans doute exagiirhes, IDA n h san doute pas trouvb la souplessc voulue et clest ce qulelle deplore.11 y a toujours un choix et des prioritbs dont d tenir compte l e Gouvernement et la derniire dhcision lul revient en fin de cornpte, Rapport d'.xchevoment .- Si la Zin justifia les moysns, les resultats atteints ne sont qulune consequence directe de la priparation et la maniire dont le Projet a eti execut6, La SUPOSU s'occugait de produits assez fragiles et dont le fonctionnernent des r i s e a w nt&tait ,pas bien Ctabli et t6glementb pour esp&rer au moins une faible rhussite, c ornrue d'autres projets qui ont 6 t h bien ilabor6s et dent la mise en ex6cution est b e a u c o u ~plus palpable : plantation de caf6, constructions de route e tc.,... Une critique de llO.E.D 4 la page 28 du Rapport dlZvaluatinn Xetrospec- tive eat beaucoup, plus manifeste pour le Projet SL'POaU : lfLes Projets sont souvent formulhs p a r des missions qui n l o n t ?as les conp6tences voulucs et n l o n t parfois pas le temps nhcessaires pour faire le travail c~rrectenent'~, a rern~rqui dSs -lfilaborationque le Pro3et La mission d l ~ v a l u a t i o n cocnortait quelqiies risque5 inportants, nais elle n l a pr&l-u aucvU correctif. iVoir P.16) a) Une nauvaise gcstion pouvait anener la SGPOBU ne p z s attcfndre les objectifs matsriels r 1u Projet, si bizn cue le mat6riel et les accessoires de pgche risquzient de ile pas 8tre disponibles et 1 2 s iastallations dlusinage d e fonctioane d'une rnanih-e inliiifficacc. b ) 3es pris du poisson trop b a s i11 des frais dlex?loitation trop 6levis 2ouvaient obliger la S U P C U U A fonctionncr ii perte oG r6duire l1int6r6t qu'auraient les gGcheurs 2 augmenter leur production c) Les services offerts 3ux p6clieurs risquaient de dic~inuer-ou cesser apr&s la phriode dlinvestissenent. 11s n l o n t pas 6th prophhtes de malheurs, nnis de tels rssultats 6 t a i e n t - d d j i prdvisibles et cela se manifesta d g s la cr6ntion d e 12 SL'PGSU : difficult6 d e fabrication - de commnnde de dhcaissement. 3eaucoup de retards gBn6reiat la situation financiGre de la socihtb. T o u r les installations dlusinage, elles ont 6t6 ferm6es d la fin de la p r e n i i r ~ noitie de lles&cution du Projet. Pour le Point C, les services offerts a= pdchaurs oxt 6 t h nomentannement suspendus d & s la date cie cl6turc du Projet, ~x;cution,- + Cornle r ~ n r i scf-haut, l o F r o j ~ tn cornrnenc6 c!nns G R S 2ifficultS~. - La fourniture d e 5Atr:aux a btC retard6 par le recrut::leat e t lfidentification e l u n Expert cci est arriv6 d 5 3 u t 1979 c','une part, et dlautrc part difficult65 de trouver du b o i s . (St pourtant on utilise actuellement que du boiv loczl). Une borne priparation du Projet aursit permis de juguler ce handicap. - Le mathriel de pi3che n l a pas pu Stre obtenu dans cios d&lais vouius : choix d z s fournisseurs - pnssation 3t livraison dzs comnandes : seulc~eztdes problimes mineurs. Comme on le lit la page 29,la SUPOBU n'avait pas les moyens de coordonner et dtexecuter toutes les tichcs. Les missions d'identification, de priiparation et d'ivaluation qui ont 6th rslativanent brjves so sont rendus compte de certains risques en jeu, mais n l o n t pu aborder I t s questions op6rationnelles de maniire suffisarnnent ditaillhe. Ce problime devait se reaoudre (malheueeusernent) durant 11ex6cution, Or, cela n l a pas it6 le cas car l e cadre technique n'a eu que peu d8.zffi- cacit6 et les efforts de redorcement de la gestion grSce i la formation n'ont pas donnb de resultats. -P our lars d e s d6caissernents, i l s o n t 6 t h p l u s l e n t s que p r k v u s de l ' e v a l u a t i o n , c a u s e d e s r e t a r d s d a n s l e dbmarragc P r o j e t e t A c a u s e d e s problames d ' e x i c u t i o n : l e s d 6 c a i s s e n e f f e c t i f s o n t co:amencC! a v e c e n v i r o n une a n n d e d e r e t a r d par r a p p o r t aux e s t i m a t i o n s de l ' i v a l u a t i o n , En c o n c l u s i o n , 1 ' 1 D . ~ & l a SUPCSU o n t connue u n e e x p b r i e n c e n a l h e u r e r e t n o u s p e n s o n s q u ' i l f a u d r a dans d e s n 6 g o c i a t i o n s u l t h r i e u r e s , f a i i une a n a l y s e c o n p l G t e d e s documents, d t u d i e r t o u t l e problGne e n ?os; t o u t e s l e s hypot!lkses p o s s i 5 l ? s , en v u e d e t i r e r des c o n c l u s i o n s prz qucs e t o b . j e c t i v e s , !3anque Nationale p o u r 1 Developpement Economique par .islions 2 R~'sponsnbilitr:L i t ~ i i l ~ : ~ ~ .S~>rictk bolt^ Poslale 1 6 2 0 - Tkl. .>,u*a BU.1L'YBUR.i - B u r u n t i l M o n s i e u r YUKINORI Watanabe - Directeur - D6partement des &valuations r 6 t r o s - p e c t i v e s d e s op5 r a t i o n s OB J E T : R a p p o r t dl &valuation r 6 t r o s p e c t i t . e : Burundi - Banque Mondiale - P r o j e t d e d6veloppement 1818 H S t r e e t , Pi. W. d e l a pzche ( c r 6 d i t 626-BU) WASHINGTON D. C . 20433 (U. S . A . ) Monsielr l e Directeur, Par l e t t r e du 19 f 6 v r i e r 1935 v o u s a v e z bien boulu n o u s a d r e s s e r une 2 r e m i ' e r e v e r s i o n du r a p p o r t d16valuation r g t r o s p e c t i v e d u P r o j e t d e d6veloppement d e l a p s c h e a y a n t f a i t l t o b j e t du c r 6 d i t 626 - BU d e 1976 e t v o a s nous a v e z demand6 de v o u s f a i r e p a r v e n i r l e s o b s e r v a t i o n s 6 v e n t u e l l e s q u e c e d o c u m e n t a p p e l l e r a i t de n o t r e p a r t . D a n s son e n s e m b l e , l e t e x t e de c e r a p p o r t r e n c o n t r e a o t r e a p p r o b a t i o n e t nous p e n s o l s q u l i l r6pond bien a u x b u t s r e c h e r c h k s l o r s de 116valuation r 6 t r o s p e c t i v e dlun p r o j e t qui sont pour l 1 e ss e n t i e l , c o m m e vous l e rappelez, d e dkgager l e s enseignements B t i r e r de 11exp6rience acquise. Cependant, nous e s t i m o n s cptune m i s e a u point doit S t r e f a i t e en c e qui c o n c e r n e l e p a r a g r a p h e " A d m i n i s t r a t i o n du projet", a l i n 6 a 23 (page 13) oh n o u s r e l e v o n s l e p a s s a g e c i - a p r k s : !'La B . N . D . E . a acheAminkl e s fonds du p r o j e t e t , a u m o i n s a u d k p a r t , a d g a l e m e n t p a r ticip6 a u c o n t r 8 l e f i n a n c i e r . M a l h e u r e u s e m e n t , l y a n t a g o - n i s m e c r o i s s a n t e n t r e l a SUPOBU e t l a BNDE a f a i t que c e t t e d e r n i ' e r e s t e s t r e t i r k e c o m p l k t e m e n t d e l a d e r n i 3 r e p a r t i e du p r o j e t " . Nous tenons 3 p r k c i s e r qu'il n'y a e u B aucun m o m e n t d t a n t a g o - n i s m e , c l e s t 2 d i r e dtopposition dblibCrBe, m i r e dlhostilitC, e n t r e la SUPOBU e t n o t r e Banque. En f a i t , l a BNDE a 6t6 a m e n 6 e 3 s e dkgager du p r ~ j e lto r s q u t e l l e s l e s t r e n d u c o m p t e qu'il n e l u i 6 t a i t p a s p o s s i b l e d e r e m p l i r l e s t 3 c h e s qui l u i a v a i e n t 6tC d&volues, c e c i p m r la r a i s o n q u e l a SUPOBU s e t r o u v a i t d a n s l l i n c a p a c i t d d e f o u r a i r , m a l g r 6 l e s q u e s t i o n n a i r e s qui l u i 6 t a i e n t a d r e s s C s e t e n d6pit d e s d g m a r c h e s f a i t e s p a r l e s a g e n t s d e n o t r e Banque, l e s r e n s e i g n e m e n t s e t docu-rnents k l d m e n t a i r e s s u r s e s o p g r a t i o n s s a n s l e s q u e l s on ne pouvait n i v o i r c l a i r d a n s s a situation c o m p t a b l e ni l u i a p p o r t e r . a l e a i d e v a l a b l e pour s a g e s t i o n . .. . . ./.. E n effet, c o m m e c e l a a 6t6 soulign6 - dans l e rap -2- o r t dlachkvc merit d e p r o j e t , p a r a g - raphe- 6 . 05 ( p a g e 3 3 ) Iyde l T a v i s de t o u s , y cornprj , d e t o u s 1;s c o n s u l t a n t s a y a n t travLilc6 a u projet, d e s v 6 r i f i c a t e u r s d k s , c o m p t e s e t d e s -missions de ltIDA, l e s y s t k m e c o m p t a b l e d e l a SUPOBI 6tait pratiquement inexistant. " La BNDE a v a i t 6t6 l a prani'ere B en f a i r e l a c o n s t a t a t i o n e t e l l e n l a p a s manqu6 d l a t t i r e r s u r c e t t e c a r e n c e l r a t t e n t i o n d e s d i v e r s e x p e r t s v e n a s s u i v r e l e d g r o u l e m e n t du p r o j e t , m a l h e l r r e u ~ e ~ m e n sat ns qu'il en r 6 s u l t e une quelconque a m 6 l i o r a t i o n . N o t r e Banque s t e s t a l o r s t r o u v s e d a n s l t a l t e r n a t i v e suivante - s o i t a s s u m e r B e l l e s e u l e l y o r g a n i s a t i o n e t l e f o n ~ t i o n ~ e ~ nd ee t n !a cornptabilitg d e l a SUPOBU a i n s i que s a gestion a d m i n i s t r a t i v e . M a i s n o a s n e d i s p o s i o n s p a s cles m o y e a s en p e r s o n n e l qui a u r a i e n t e't n 6 c e s s a i r e s pour c e l a et, de s u r c r o i t , une t e l l e immixtion d a n s l e s a f f a i r e s d e l a SUPOBU a u r a i t 6t6 jug6e i n t o l 6 r a b l e p a r l e s d i r i g e a n t s de cette s~cie't6. - ds o i t s e r e t i r e r dtun p r o j e t d a n s lequel n o t r e p a r t i c i p a t i o n n l a v a i t plus e s e n s , solution qni s t i m p o s a i t d t e l l e - m 3 m e . E n a p p o r t a n t c e s p r $ c i s i o n s , nous n'avons c e r t e s p a s l'intention de r o n v r i r une pol6mique s t 6 r i l e s u r l e r a l e d e n o t r e E t a b l i . s e m e n t d a n s c e p r o j e t . Nous voulons s i m p l e m e n t n e l a i s s e r p l a n e r auctxne Gquivoque s u r l e s r a i s o n s qui l'ont conduit B s t en il6gager. Nous v o u s p r i o n s d ' a g r i e r , Mo:nsieur l e D i r e c t e u r , l t a ss u - r a n c e de n o t r e haute considgration. L E PRESIDENT B. KAMWENUBUSA. - BURUNDI PROJET DE DEVELGPPEMENT DE LA PECHE (Credit 6 2 6 - B U ) RAPPORT D'ACHEVENENT Bureau regional Afrique de 1'Est Departernent des projets Division Agriculture - Centre 2 6 juillet 1984 INTRODUCTION 1 .Ol Avec ce projet, 1'IDA s'interessait pour la premiere fois au sous-secteur de la psche au Burundi. 11 devait, d'une part, assurer a w petits pscheurs un revenu superieur grice a un accroissement des prises de poissons et a une amelioration des circuits de commercialisation et de distribution et, d'autre part, ameliorer la nutrition de la population rurale grgce h apport supplementaire 'de proteines. En outre, le projet de-rait aider a la preparation d'un plan de developpement regional pour la zone du projet et a l'execution d'activites de developpement pilotes. Le projet a ete execute par la Societe regionale de developpement, SUPOBU, organisme parapublic place sous la tutelle du Mini.stere de l'agriculture, qui a ete cree en 1973 et charge du developpement de la pgche. 1.02 Le Projet a ete identifie et prepare en 1975 avec une aide substantielle de l'IDA; il a ete evalue par 1'IDA en septembre 1975. Le Fonds d'Abu Dhabi a cofinance le projet. A l'epoque, un projet de p2che PNUD/FAO, d'une portee beaucoup plus limitee, etait en cours au Burundi; le projet de developpement de la psche devait poursuivre et elargir ses activites. Le credit de 1'IDA est entre en vigueur en 1977 et a ete clos en 1983. Le Gouvernement a demand6 le report de la date de clature du crCdit; cette requste a it4 examin6e par 1'IDA qui l'a finalement rejetee. Sur les 6 millions de dollars du credit de l'IDA, un montant d'environ 4 millions de dollars a ete decaisse; le reste a ete annule. 1.03 Ce rapport se fonde sur les conclusions d'une mission d'achevement qui a eu lieu en octobre 1983, sur l'etude des dossiers du projet et les entretiens de repr6sentants de 1'IDA avec les services de la SUPOBU, les responsables gouvernementaw et les pzcheurs burundais. 11. DESCRIPTION SOMMAIRE DU PAYS ET DU SECTEUR 2.01 Le Burundi est un petit pays enclave au centre-est de 1'Afrique; il est entoure au nord par le Rwanda, a l'ouest par le ZaYre et le Lac Tanganyika et au sud-est par la Tanzanie. C'est l'un des pays les moins avances du monde; selon les comptes de la nation, le PIB par habitant etait estime 266 dollars en 1980. La superficie totale du pays est d'environ 26.000 km2 et 88 % des terres servent a l'agriculture. Selon le recensement de 1979 et des enquztes demographiques anterieures, la population burundaise a ete estimee a &,02 millions d'habitants. Elle s'accroit au rythme d'environ 2 % par an - 1/ et si ce taux se maintient elle devrait atteindre 5 millions en 1990. La densite dernographique etait de quelque 160 habitants par kmz en 1980, soit l'une des plus elevees d'Afrique, et avec le t a w de croissance actuel elle devrait atteindre quelque 229 habittnts par km2 en 1990. B. Le secteur agricole 2.02 L'agriculture est l'activite economique la plus importante du Burundi; elle occupe plus de 90 % de la population. La plupart des activites agricoles releveni de l'agriculture de subsistance traditionnelle. Les cultures vivrieres sont a la base de l'economie de subsisiance st representent aussi pour les agriculteurs la source la plus importante de revenu monetaire (grAce surtout a la vente de biere de banane). Au cours des annees 70, l'agriculture representait en moyenne 60 Z du PIB; cette part a recemment diminue pour tomber A 55 % en raison surtout des mauvais resultats du sous-secteur le plus important : les cultures vivrieres. L2 t a u de croissance de la production vivriere aurait ete inferieur a 2 % durant cette periode et a par consequent a peine suffi a garantir a une population sans cesse croissante un approvisionnement alimentaire suffisante. Le t a w de croissance de la production forestiere est estime a 2 % alors que la production de la pOche et de l'elevage s'accroit de 3,5 et 7 % respectivement, selon les statistiques des comptes de la nation. Ls chiffre total des prises de poissons a baisse a nouveau au dkbut des annees 80. 2.03 L'agriculture est aussi la principale source de recettes en devises du Burundi (le cafk est de loin le produit d'exportation le plus important). Elle reprksentait de 10 a 12 % du total des depenses d'importation durant la dkcennie Ccoulee. 11 s'agissait pour la plupart de produits alimentaires et, pour une petite part seulement, d'intrants agricoles, qui de quelque 2 % du total des importations en 1971 sont tombis a environ 1 % en 1981. 2.04 Apres une periode d'investissements eleves dans le secteur agricole au cours de la premiere moitie des annees 70, la part de ces investissements qui ktait de ?lus de 30 % du total a diminue de fason spectaculaire pour tomber 15 % environ. Les credits au secteur agricole se sont concentres sur la promotion des cultures d'exportation, principalement sur la recolte, le traitement, l'emmagasinage st le transport du caf.4. Le pourcentage des credits octroyes pour ces activites est passe d'environ 10 % a plus de 30 % du tocal au cours des annees 70. L2s dernieres annees, le Gouvernement a affecte environ 10 % de son budget ordinaire et 20 % de son budget d'investissement a l'agriculture et au deveLoppement rural et une proportion infime de ces d e w budgets a ete destinee a la p0che. - I/ Selon des estimations plus recentes, ce t a w est plus eleve encore, sait environ 2,7 % par an. C. Le sous-secteur de la pgche 2.05 Le Burundi possgde quelque 2.850 kmf d'eaux territoriales dans le Lac Tanganyika. I1 y a aussi des lacs plus petits au nord du pays, dont plusieurs separent le Burundi du Rwanda. La plupart des possibilites d'expansion de la pGche du pays sont dans le Lac Tanganyika d'ok viennent entre 90 et 95 % des prises. Depuis le debut des annees 70, le total des prises de poisson a varie entre 7.500 et 20.000 tonnes par an, bien que recemment il se soit Eixk a quelque 10.000 tonnes en moyenne. 2.06 Les estimations des ressources halieutiques sont contradictoires. Au debut des annees 70, une recherche Financee par un projet PNUDIFAO estimait a titre provisoire que le Burundi devait pouvoir compter sur une production annuelle de 25.000 tonnes. Plus recemment, le volume moyen des prises de poisson permet de penser que la pGche a kte excessive, ce qui pourrait avoir une influence negative sur les ressources. Actuellement on ne possede pas suffisamment de donnees sur la dynamique des peuplements de poissons et les mouvements migratoires pour pouvoir estimer de f a ~ o nsiire le potentiel des prises dans le lac. 2.07 La Direction des eaux et foriits du Ministgre de l'agriculture a kt& officiellement chargee de soutenir et de contreler le sous-secteur des pgches. Cependant, son personnel est restreint et 18 des 25 agents s'occupant des etches s'adonnent principalement & la collecte des donnees. MalgrC l'importance qui leur est accordhe, les donnees sur les prises de poissons sont peu fiables car il n'y a pas de methode systCmatique d'enquzte et les pgcheurs ont tendance a confondre collecte des donnees et recouvrement des irnp6ts. En outre, la Societe regionale de dkveloppement "Usine de poissons du Burundi" (SUPOBU) a Ctk c r G e en 1973 griice a des fonds consentis a 1'Etat dans le cadre d'un projet du PNUD alors en cours. Le but de la SUPOBU etait de developper la piche au Burundi au moyen du traitement et de la comercialisation du poisson, de la construction et de la vente de bateaux de pGche et de la vente de materiel de p6che. Une fois le projet PNUD/FAO termink, la SUPOBU est devenue responsable de l'exkcution du projet de 1'IDA. 2.08 Depuis les annees 50, trois types de pgche se pratiquent dans les e a w burundaises du Lac Tanganyika : a) la p6che industrielle execut6e par environ 20 A 25 unites a seine tournante, qui emploient 25 a 35 pscheurs locaux chacune. Ces unites appartiennent a des expatries qui resident au Burundi bien que des ressortlssants burundais en possgdent et exploitent une depuis 1983; b) la p6che artisanale qui s'est developpee dans les annees 50 avec l'aide du Service des pgches qui a introduit des "carrelets" de nylon utilises a partir de catamarans formes par deux pirogues jointes l'une a l'autre. Au debut des annees 70, on comptait quelque 500 unites de ce type qui employaient 5 a 6 pGcheurs chacune et dont les prises s'elevaient au total a environ 7.500 tonnes par an. Durant la periode de troubles internes au Burundi en 1972 la plupart de ces unites furent detruites ou amenees vers les paysvoisins; enfin c) la pGche coutumikre qui utilise de simples pirogues et des epuisettes. En 1975 on comptait environ 700 pirogues mais leur nombre a tres Eortement baisse au fur et a mesure que les pgcheurs adoptaient les techniques de psche artisanale. 2.09 La consommation de poisson par habitant avant 1972 etait de l'ordre de 5,s kg par an en equivalence de poisson frais; par la suite elle a fluctue en fonction de la quantite totale des prises. Les commerGants individuels vendent, en gros et au detail, pratiquement tout le poisson frais et tout Le poisson seche au soleil, les autorites centrales ou Locales n'exerqant que peu de contr6le. Les quantites restreintes de ndagala seche et fume que produisent e t vendent les usines financees par le PXTD et par le pro jet de 1'IDA ont ete les seules exceptions. Le marche central de Bujumbura, exploite par la municipalite, est depuis toujours le principal marche de gros et de detail pour le poisson frais et le poisson seche. Les unitis de pGche industrielle sont tenues par la loi de vendre tout le poisson frais au inarche de Bujumbura ou il est transporte par camions a partir des plages de debarquement situees a une distance de 25 a 75 km au sud du Bujumbura. Quelques pscheurs tradi tionnels ou artisanaw apportent aussi leur poisson frais au marche bien que leurs prises soient en majeure partie vendues a des commerGants sur les dix principales plages de debarquement le long de la c6te. Lss pscheurs gardent le poisson non vendu pour leur consommation personnelle ou pour le secnage. Le poisson frais est vendu presque exclusivernent a Bujumbura; de petites quantit4s sont vendues dans des marches pres des plages de debarquenent ou sont transportees par camions a Gitega et Ngozi ou par bicyclette et a pied jusqu'a la plaine de Ruzizi ou jusqu'au collines proches du lac. Les transactions entre pscheurs et vendeurs, tant pour le poisson frais que pour le poisson seche, se font aux encheres, souvent h la criee. Les prix varient consid4rablernent d'une saison et d'un mois a l'autre de rngme que selon le lieu. 2.10 La methode traditionnelle de conservation du ndagala est le sechage au soleil. Le poisson sCche se garde environ un mois et est tres sensible aux attaques et a la decomposition. Le projet PNUD/FAO (par. 3.01) qui a precede le projet de 1'IDA a introduit des techniques de conservation et d'emballage pour conserver le poisson jusqu'h six mois. Le ndagala frais etait mis dans la saumure, sech4 au soleii sur des claies couvertes de plastique pour le proteger de la pluie, puis fumC dans de simples fumoirs au bois. Le poisson fumC (environ 27 % du poids du poisson frais) etait mis en sachets de plastique de 200 g. Le personnel du projet FAO/PNLTD a bgalement experiment6 un skchoir mecanique ainsi que la commercialisation du poisson frais en utilisant de la glace achetee a la brasserie de Bujumbura. Les essais d'exportation de poisson de luxe (capitaine et mukeke congele et sirnili-saumon) auraient donne des resultats prornetteurs. 2.11 La Banque ne s'est pas interessbe au sous-secteur de la pGche au Burundi avant 1975, mais une certaine expkrience avait deja kt6 acquise-grice a deux projets pilotes PNUD/FAO antCrieurs a cette date. En outre, etant donne que les habitants du pays manquaient de proteines, qu'il y avait apparemment abondance de poissons dans le lac et que les activites agricoles, y cornpris la psche, avaient gravenent souffert de la guerre civile de 1972, la Banque a accueilli favorablement la proposition du Gouvernement d'intervenir dans ce sous-secteur . - 21 I1 s'agit de petits poissons du type sardine qui constituent le gros des prises du Lac Tanganyika. 111. FORMULATION ET DESCRIPTION DU PROJET A. Origine du projet 3.01 En 1970, le PNUD a lance au Burundi un projet de recherches sur les peuplements de poissons, les quantites pechees et le traitement et la commercialisation du poisson. L'objectif etait de definir un plan de gestion des ressources halieutiques. Jusqu'en 1972, au moment oi les pscheries non industrielles furent detruites, le projet comprenait aussi une modeste composante de developpement, qui decoulait en quelque sorte du projet de recherche. La composante developpement est alors devenue un programme de reconstruction. A l'achgvement du projet initial en 1973, les activites de recherche et de developpement du PNUD se sont scindkes en d e w projets distincts portant sur trois ans (1974-76). Le projet de recherche a continue B mettre l'accent sur les recherches biologiques et limnologiques ainsi que sur la dynamique des peuplements de poissons, une etude des facteurs biotiques, des recherches trophobiotiques et des sondages accoustiques. Le projet de developpement devait aider le Gouvernement a relancer le secteur de la psche artisanale g r k e B la fourniture de materiel de pgche, la construction de petits centres de traitement du poisson, le developpement des institutions et un programme de formation. Le projet mettait Cgalement ltac.centsur les problemes de commercialisation et un rapport de consultants en octobre 1974 presentait notamment une evaluation optimiste des debouches . pour le poisson au Burundi. 3.02 L'execution du projet de developpement des pgches du PNUD a 6te relativement satisfaisante. La raison en revient principalement au fait que le bureau du projet ktait dirige par un directeur competent et dynamique qui non seulement etait enti&rement devoue au projet mais qui avait aussi l'autorite et les moyens necessaires en matiere d'organisation et de gestion pour en assurer le succ&s. Par consequent, l'exploitation des bateaux fournis au titre du projet a kt6 profitable et le Eonctionnement des centres du projet satisfaisant. Le personnel du projet, tant expatrie que local, ktait rernunere par le PNUD. Au debut, le projet de recherche du PMJD a lance plusieurs activitks y compris celles d'un bateau de recherche equip4 d'un sonar pour reperer les poissons et determiner d'eventuels mouvements migratoires types des poissons. Les essais de cooperation avec d'autres pays riverains (Tanzanie, ZaYre et Zambie) dans le domaine de la recherche ont egalement eu des debuts prometteurs. Quelques rapports de travaux de recherche utiles et optimistes ont ete publiks mais malheureusement tous ces efforts sont restes sans lendemain au terme du projet du PNUD. De faqon symbolique, le bateau de recherche a ete brule peu de temps apres. Durant toute la duree du projet du PNUD, le r6le de la SUPOBU a ete tres limite; elle a principalement servi d'entite administrative qui devait faciliter L'interaction entre les agents du projet du PNUD et le Gouvernernent et administrer des fonds, par exemple les recettes des ventes de poissons que le PNUD n'etait pas habilitk a traiter directement. 3.03 Alors que le projet du PNUD touchait a sa fin, des echanges de vues ont eu lieu entre le Gouvernement et 1'IDA en vue du financement eventuel par 1'IDA d'un projet de developpement de la psche. Pour assurer la continuite necessaire et permettre au projet du PNUD de rester sur sa lancee, les pouvoirs publics et L'IDA se sont efforces de reduire au minimum l'ecart de temps entre les projets du PNUD et de llIDA, ce qui explique pourquoi on a procede rapidement a l'identification et a la preparation du projet de 1'IDA. B. Identification et preparation du projet 3.04 Une mission d'identification/preparation, composee d'un repr6sencant de L'IDA, s'est rendue au Burundi pour une durke d'environ d e w semaines en mars/avril 1975. Xpres des discussions prelirninaires sur le secteur des pgches et les resultats du projet du PNUD, les responsables gouvernementaux, le personnel du P W D et la mission de 1'IDA se sont entendus sur la necessite d'entreprendre des travaux preparatoires pour un projet relativement modest? qui devait avoir pour but principal de prolonger et de developper les activites lancees par le P W D . Les besoins de preparation devaient gtre minimes, les activites en cours devant offrir une base technique, economique et financiere saine pour les investissements futurs. La conception du projet, les donnees relatives aux co6ts et les dispositions administratives ont ete e-xaminees de fason intensive au cours de la mission, a la suite de quoi 1' IDA a prepare un rapport qui resumait la proposition de projet. Celle-ci a ete soumise aux autoritis, l'accent etant mis sur differents points demandant l'intervention de l'Etat, notamment les mesures H prendre pour la gestion du projet. C'est anisi que la preparation du projet s'est faite avec un minimum d'apports et en un laps de temps exceptionnellement court. Avec le recul, nous pensoris q~t'un travail de preparation plus intensif aurait ete benefique. En particulier, vu la rarete des donnees et les bouleversements qui ont suivi la periode tumultueuse de 1972, il aurait fallu deployer des efforts plus systimatiques pour Ctablir des indicateurs dernographiques et economiques precis sur le sous-secteur des p2ches de fason h disposer d'une base de donnCes plus solide en vue de la planification du projet; par ailleurs, une meilleure planification des details d'execution du projet aurait peut-stre permis d'eviter les problimes de gestion survenus par la suite. 3.05 ies objectifs principaux du projet, tels qu'ils itaient proposes en 1975, Ctaient les suivants : a) accroitre la production de poissons par les petits pgcheurs, qui avaient besoin pour cela de materiel, pieces et accessoires de pcche et d'une formation; et b) distribuer le poisson dans tout le Burundi, en arneliorant d'une part les techniques et installations de consemation et d'autre part la commercialisation. Du fait que l'economie de la region riveraine du lac avait etC skrieusement affectke par les evenements de 1972 et que la pgche y etait etroitement liee a w autres activites economiques, le Gouvernement a demande que le projet comports aussi un programme pilote de developpement intkgre. 3.06 Pour la preparation du projet, La mission s'est largement fondee sur les donn4es techniques et financieres accumulees par les projets du PNUD alors en cours, de m6me que sur Les avis et conseils du personnel de ces projets concernant les activites a entreprendre dans le cadre du projet de 1'IDA. Le projet a 4te consu comme La prolongation directs du projet finance par le PMiD; il devait s'appuyer pour cela'sur les techniques mises au point au cours de cette operation e t sur Le personnel local forme a cette occasion. Le projet de 1'IDA devait comprendre les activites suivantes : a) la fourniture de materiel, pieces et accessoires de pgche accordes a w pecheurs sur la base de credits; b) la construction de centres de p6che et d'installations de traitement; c) la commercialisation et la distribution du poisson; d) l'etablissement d'un service de vulgarisation de la piiche; e) le renforcement de la SRD SUPOBU; enfin f) des services d'assistance technique (dkcrits de faqon plus detaillee aux paragraphes 3.18 a 3.25). 3.07 I1 a et6 convenu au cours de la preparation que le Ministere de 1 'agriculture devai t assumer la responsabilite de 1 'execution du pro jet mais que la plupart des activites du projet devaient 6tre executees par la SRD SUPOBU qui, par voie de legislation, avait ete chargee du developpement des pGches, depuis la production jusqu'a la commercialisation et la distribution. Etant donne que la mise au point de mkcanismes de credit devait Gtre un aspect important du projet, il a ete decide que la Banque nationale de developpement economique (BNDE) serait l'institution financiere la m i e u placee pour assumer la responsabilite de cette composante. La BNDE avait deja, dans une certaine mesure, aide la SUPOBU et d'autres SRD, dont elle avait verifie les comptes. La BNDE semblait tout a fait disposee a participer au projet bien que cet enthousiasme se soit limite a quelques-uns de ses agents, notamment un expert d'assistance technique expatrie, desireux d'elargir le r61e de la BNDE dans le d4veloppement. Apres son dkpart, cet enthousiasme s'est dissipe (par. 4.12- 4.14). 3.08 La mission de preparation de 1'IDA a jug6 que le d6veloppement des pGches meritait la priorite. Elle a recormnand6 que l'evaluation se fasse au plus tard au mois d'octobre 1975 de fason 2 assurer une transition harmonieuse entre les projets du PNUD et de 1'IDA. Les cocts du projet ont ete provisoirement estimes a 6 millions de dollars, moins les imprevus. Le PNUD a egalement indique alors qu'il desirait continuer a s'intkresser 2 ce sous-secteur en effectuant des travaw de recherche et eventuellernent en participant au projet de 1 ' IDA sous forme d'assistance technique. 3.09 Le bref rapport de pr6paration termin6 peu aprgs la mission soulignait trois points principaw : i) le caractere politiquement sensible de 3/ la zone du projet - du fait qu'elle avait etC directement et dramatiquement touchee par la guerre civile de 1972 (Carte, Annexe B). Le Gouvernement avait fait etat de l'urgence de la reconstruction et du developpement rapides de la zone en bordure du lac et avait presente une 6bauche de programme de "villagisation" s'inspirant du modele tanzanien. La mission a mis les responsables gouvernementaw en garde contre l'utilisation du projet a cette fin; ii) les faiblesses institutionnelles et les doutes quant a la - 3/ La zone du projet comprenait la plaine bordant le lac Tanganyika qui s'etend de la ville de Bujumbura jusqu'a la frontiere avec la Tanzanie, les collines faisant suite 5 la plaine jusqu'a la ligne de partage des eaux du Nil et du ZaYre et les e a w territoriales du Burundi sur le Tanganyika. La plaine couvrait environ 50.000 ha et les collines adjacentes se dressaient en bordure du lac a une distance variant entre quelques centaines de metres et environ 10 km. En 1975 la population rurale etait estimee a 100.000 personnes. participation active des autorites au niveau de l'execution. Les institutions du sous-secteur etaient jugees particulierement faibles et se ressentaient fortement de. la guerre civile de 1972. En outre, le personnel bien forme etait rare. Bien que la formation et le developpement institutionnel aient ete des objectiEs majeurs du projet, on ne savait pas si le Gouvernement leur accorderait l'appui necessaire sous forme de financement et autres ressources; enfin iii) il s'agissait de savoir si les petits pzcheurs beneficieraient en fait du projet ou si ces avantages risquaient de profiter a des couches moins depourvues de la population. EnEin, le rapport mentionnait aussi la pollution du lac comrne un probleme- non immediat toutefois - ainsi que la necesaits de mettre au point des programmes de cooperation entre les Etats riverains pour les droits de pGche, les travau.. de recherche et la protection de l'environnement. 3.10 Bien que les problemes principaw aient ete correctement identifies et mis en evidence par la mission de preparation, aucune analyse detaillee des risques courus et de la maniere de les eviter ou de les minimiser n'a ete faite. Une mission de d e w semaines seulement ne pouvait pas faire d'analyse en profondeur; elle ne pouvait .que signaler les problemes et insister sur la necessite de les resoudre - ce qu'elle a d'ailleurs fait. Avec le recul, ii apparait maintenant que la mission de preparation a ete trop optimiste en pensant que les divers obstacles au projet seraient surmontes. Cet optimisme resultait en partie du moins de l'attitude du personnel des projets du P X D , qui s'etaient deroules de maniere satisfaisante et semblaient avoir prepare le terrain pour un projet plus ambitiew et diversifie. Apparemment on a sous-estim6 les problemes de gestion qu'allait poser un projet plus complexe. Certains avertissements se sont Eait entendre, notamment de la part d'un agent du'PNlJD qui recommandait une approche moins ambitieuse et plus progressive, mieux adaptee a w conditions du Burundi. Mais le point de vue dominant etait que c'itait 1h un projet relativement simple, qui reposerait sur la longue experience et la Eormation prolongCe du personnel et des pzcheurs locauu dans le cadre du projet PNLTD/FAO, ce qui explique pourquoi 1'IDA et les pouvoirs publics ont decide de proceder a l'evaluation du projet. C. Evaluation et negociations 3.11 Le projet a etC 4valuC en segtembre/octobre 1975 par d e w representants de 1'IDA et un consultant. Le moment choisi pour cette evaluation a ete largement dicte par le fait que le projet du P X ! arrivait a sa Ein. Au cours de l'evaluation le projet est reste plus ou moins c o m e il avait ete propose dans Le rapport de preparation. Les principaw objectifs etaient les suivants : a) augmentation de la production de poisaon par les petits pscheurs, qui avaient besoin pour cela de materiel de p k h e et de formation; b) amelioration de la distribution du poisson dans tout le pays grHce a de rneilleurs moyens de conservation et de commercialisation; enEin c) preparation d'un programme de developpement int4gre pour la region situee en bordure du lac Tanganyika, y compris une aide pour le developpement des cultures vivrieres et l'infrastructure sociale. 3.12 Les cmposantes du projet (voir par. 3.15-3.25 pour une description plus complete) etaient les suiva~tes: i) fourniture aux petits pscheurs de materiel, pieces et accessoires de p+he ; ii) construction de centres et de stations de psche; iii) traitement et commercialisation du poisson; iv) services de vulgarisation de la pzche; v) construction du siege de la SRD; vi) assistance technique, etudes et formation; vii) programme de developpement integre pour la region cdtiere. 3.13 Dans le documentation de synthese prepare au lendemain de la mission d'evaluation, plusieurs points litigiew ont ete mis en evidence. Deux d'entre eux etaient d'ordre general. Premierernent, il pouvait s'averer difficile de mettre en place des institutions efficaces et de saines pratiques en matikre de gestion, vu la penurie de personnel burundais bien forme et le soutien institutionnel generalement faible des services officiels et autres institutions. On estimait notamment que la SRD SUPOBU etait une institution sans existence reelle qui dependait du personnel PNUD/FAO pour gerer ses activites. La mission a propose que des mesures soient prises pour contr6ler la gestion, que des homologues competents soient designes et que des programmes de formation soient organises pour tout le personnel. Deuxi&rnernent, il fallait s'assurer en permanence que les principaux beneficiaires du projet gtaient bien les petits pCcheurs et non des proprietaires de bateau absenteistes ou des consommateurs ruraux. La mission a propose que 1'IDA participe durant tout le projet b l'etablissement et au contr5le de crit&res visant a assurer que les pieces et accessoires aillent a leurs destinataires. Lorsqu'elle etait sur le terrain, la mission avait deploye des efforts considerables pour definir de tels criteres pour la repartition des bateaux (voir kgalement le par. 4.13). Six autres points litigiew ont 6te mentionnees : a) la mission d'evaluation avait propose que les credits octroyes aux pCcheurs pour l'achat de bateaux et de materiel soient assortis de t a u d'inter8t que certains services gouvernernentaux jugeaient trop eleves. La mission a suggere h la Banque de rester sur ses positions; b) le nornbre de postes d'assistance technique envisages, dont le Gouvernement jugeait le coct trop eleve. La mission a suggere a la Banque d'insister sur le rnaintien de ce nombre; c ) la difficulte d'etablir des previsions precises sur le march4 du poisson et par lh mGme la necessite d'introduire une planification efficace des ventes durant l'execution du projet. La mission a propose que des etudes de marche soient effectuees regulierement; d) les procedures envisagees pour la passation des marches, legerement differentes des procedures normales de la Banque et de L'IDA pour l'appel 21 la concurrence internationale. I1 a 4th convenu avec les pouvoirs publics que le Gouvernement ou La SUPOBU ferait paraitre des annonces dans des revues internationales de pgche et chercheraient par la suite h obtenir des devis directement aupres des fournisseurs int6ressBs; e) les prockdures de verification des cornptes proposees. Etant donne qu'il n'y avait pas de bureau d'experts-comptables competent au Burundi et que les comptes des societes parapubliques etaient normalement verifies par la BNDE, qui participait elle-m6me directement au projet, il a ete propose qne la verification des comptes soit faite par la Banque de la Republique du Burundi (BRB) a condition que l'on obtienne l'assurances au cours des negociations que la BRB avait les ressources necessaires a cette fin; f) le fait que la SRD vende a credit auK p6cheurs les pieces et accessoires de pCche importes risquait de poser un probleme de financement h la SRD, a moins qu'elle ne soit remboursee rapidement par L'IDA. I1 a ete propose que le coGt integral en devises toutes les ventes de materiel et d'accessoires de pCche a w pGcheurs - au comptant ou h credit - puisse Gtre rembourse a la SRD par L'IDA; enfin, g ) la question de la pollution du lac. Pour resoudre ce probleme, la mission a suggere, d'autres travauy de recherche, et propose que la Sanque encourage les gouvernements et les organismes multinationau~ concernes, a revoir leurs politiques et appuie les mesures recommandees. 3.1L Une reunion s'est tenue en octobre 1975 pour examiner ce document de synthese. Les propositions qu'il renfermait ont generalement ete approuvees. En ce qui concerne le personnel cle, il a ete convenu que le directeur du projet serait un ressortissant burnndais, c o m e l'avait instamment demand6 le Gouvernernent au cours de la mission d'evaluation meis contrairernent a l'avis du personnel des projets du PXUD qui avait recommande qu'un expatrie occupe ce poste. Au cours de cette reunion (Decision Neeting), il a ete egalement proposC que l'entrke en vigueur du credit ou le decaissement soit subordonne a la designation d'hornologues qualifiCs. 3.15 I1 apparait maintenant que les problemes avaient CtC correctement identifiks durant l'evaluation mais on aurait pu en ajouter trois : a) la complexite du projet due au fait que les activites du projet relevaient de domaines tres diffCrents - social (par exemple, vulgarisation, formation), commercial (par exemple, production, commercialisation), construction (par exemple, bdtiments, bateaw), et developpement rdgional; b) la difficult6 que l'on a eu h concevoir et appliquer un programme de cr6dit A l'intention des petits p6cheurs; et c) le manqce d'information sur les peuplements de poissons, les cycles de reproduction, les mouvements de poissons, etc. Bien que la mission ait Cte consciente des faiblesses de la SUPOBU, elle a pense que l'assistance technique octroyCe a la SUPOBU, a laquelle s'ajoutait la certitude de pouvoir compter sur la BNGE pour le programme de credit et sur les 6tudes de recherche du PWD pour les donnees sur les peuplements de poissons, suffirait 2 rCsoudre ces problemes. Cela n'a pas Cte le cas. En partie a cause du temps limite consacrk a l'identification et a la prkparation, la mission a sous-estine la complexite des problemes qui se - posaient et la gravite des faibiesses institutionnelles de la SUPOBU et d'autres organismes - et les remedes qu'elle proposait n'etaient pas suffisamment precis et detailles. 3.16 Au cours des negotiations, lrs principausc desaccords avec le Gouvernement ont porte sur d e w points : les tau dtinterCt et l'assistance technique, que 1'Etat voulait a un niveau inferieur dans les deux cas. C o m e les pouvoirs publics procedaient alors avec l'aide de la Banque, a un exmen de la politique des t a u d'intergt, 1'iDA n'a pas insiste sur un t a w dlinterCt fixe et a accepte qu'il soit determine par la SRD, sous reserve de l'approbation de L'IDA, et que des consultations periodiques sur ce sujet aient lieu entre les pouvoirs publics, la SXD, la BNDE et L'IDA. En ce qui concerne l'assistance technique, L'IDA a refuse ce nodifier le nornbre de consultants proposes par la mission d'evaluation. En outre, une des clauses de L'Accord de projet demandait que la designation de tout le personnel recrutk a l'echelle internationale de m2me que celle du directeur de la SRD soit soumise a l'examen et l'approbation de 1'IDA. D. Description du projet Buts du projet 3.17 Le projet avait notamment les buts suivants : a) accroitre la production de poisson de 10.000 tonnes d'ici a 1981; b ) traiter chaque annee, d'ici 2 1981, environ 7.500 tonnes de poisson que la SUPOBU et d'autres organismes devaient commercialiser dans tout le pays, en meme temps que le poisson non traite; c) aider A stabiliser les prix d'une saison a l'autre et d'une region a l'autre; d) renforcer la SUPOBU en lui accordant des fonds pour la formation, ainsi qu'un programme d'assistance technique et une aide de la BNDE; et d) aider la SUPOBU a elaborer un programme de developpement integre de la zone du projet. Composantes du projet 3.18 . Le projet prkvoyait la fourniture de toute une gamrne de materiel, pi&ces et accessoires de p2che artisanale. I1 s'agissait de bateaux (catamarans ou trimarans A coque de metal, de bois ou de fibre.de verre fabriquirs sur place), de petits'moteurs hors-bord (de 5 a 6 chevaux), de filets (carrelets en nylon de diverses tailles), d'autres accessoires de pzche, notamment lampes, pikes de lampe, cordage, ancres, caisses, carburant; enfin, de clayettes pour le sechage du poisson. Ce materiel devait equiper 600 unites de pzche environ, dont 250 fonctionnaient dkji dans le cadre du projet PNUD, sans materiel adkquat, a cause du manque de devises qui limitait l'importation du materiel. Les pBcheurs devaient acheter a credit le materiel pour les unites entierement Cquipees et au comptant le materiel, les fournitures et les pihces detachkes. 3.19 Dans le cadre du projet, la SRD devait utiliser a titre experimental un total de cinq unites de catamarans a seine tournante, A raison d'une unite par centre de pZche. Les unites de catamarans devaient combiner les techniques de la pzche industrielle et de la pCche artisanale, ce qui devait permettre a u petits pGcheurs d'apprendre des techniques de pCche plus compliquees. Ces unites devaient aussi aider les centres de p2che en stabilisant leur production et en formant les pGcheurs. 3.20 Cinq centres de psche devaient Stre mis en place aux principales plages de debarquement sur le lac Tanganyika. Pour trois centres, il s'agissait d'agrandir et de modifier les centres etablis dans le cadre du projet FAO/PNUD; les deux deniers devaient stre entierement nouveaux. Chaque centre devait comprendre des installations de rangement pour les engins de pZche et des ateliers qui devaient offrir des services aux pscheurs (entretien des moteurs et des lampes), des depdts de vente de pieces et accessoires de pGche, des bureau pour les gerants, des logements pour 12s cadres et une usine de transformation pouvant traiter 6 tonnes de poissons frais par jour, 200 jours par an. Chaque usine devait stre equipee de bacs a saumure, de claies de sechage recouvcrtes de plastique, d'un sechoir mecanique, de funoirs et de materiel de conditionnement. En outre, un petit peuplement d'arbres devait stre amenage a chaque centre pour assurer l'approvisionnement en bois necessaire a w funoirs. 3.21 On devait aussi mettre en plzce cinq stations de p6che a w prlncipaw points de debarqueaent. Ces stations devaient Ctre semblables sax centres de pCche, a la diEf6rence qu'elles ne devaient pas avoir d'installations pour le traitexen: a la samure, 12 sechage mecanique ou le fumage. Les stations devaient produire du poisson seche, ou lorsque le sechage au soleil serait rendu impossible a cause des conditions meteorologiques ou de l'abondance du poisson, elles aevaient envoyer le poisson Erais a w centres pour qu'il y soit traite. 3.21 Les installations de cormnercialisation, notamment les depdts d'emgasinage a Bujumbura et a w principauu marches de l'interieur du pays, ainsi que le reseau de transport devaiect Ctre rnodernises. O n devait organiser a titre experimental la vente de ~oissonErais avec de la glace achetse a la brasserie de Bujumbura; neanmoins le programme de commercialisation devait porter essentiellement sur l'amelioration du ramassage, de l'emmagasinage et de ?a vente du poisson seche produit le long du lac, notamment du ndagala seche et fume provenant des centres de p6che du projet. En outre, on mettrait en place une petite unite de refrigeration . comprenant un congelateur d'une capacite d'une tonne et une chambre Froide de trois a cinq tonnes pour aider les operations d'exportation pilote des voraces. Cette unite devait permettre a la SRD d'explorer les possibilites d'exportation vers les marches de l w e de 1'Afrique et de 1'Europe. 3.23 Les services de vulgarisation desservant les pCcheurs sur les rives du lac Tanganyika devaient Ctre renforces. Leur principal objectif etait de conseiller et de former les picheurs en matiere de techniques de pCche ameliorees, de les aider a se procurer materiel et accessoires, de les conseiller sur les methodes de conservation (sechage sur claies, petits fumoirs villageois) et de participer a u operations de commercialisation prevues dans le projet. Le service de vulgarisation devait comprendre 10 agents, formes dans le cadre du projet, et, en rkgirne de croisiere, il devait toucher environ 3.000 pzcheurs. Ces agents devaient etre situes dans les centres et stations de pgche du projet et travailler avant tout avec les pscheurs qui achetaient des bateaw dans le cadre du projet et avec les autres pscheurs utilisant les installations du pro jet. 3.24 Le projet prevoyait de Financer la preparation et la mise en route d'un programme de dCvelopoement intgqre de la rigion riveraine du lac Tanganyika. Une etude de developpement regional devai: etudier le potentiel de la i6gion en dehors de la peche,. l'accent etant toutefois mis sur les possibilites agricoles sans toutefois exclure d'autres activites, y compris la mise en place d'une infrastructure sociale, d'industries rurales ou la construction de routes de desserte. Sur la base de cette Stude, des operations pilotes devaient notamnent aider a renforcer les services de vulgarisation, a assurer la fournltare d'intrants agricoles (semences ameliorees, outils, petit betail et moyens de trznsforsation au niveau du villagz, tels que meules a farine ou presses a huile), et a mettre en place une infrastructure sociale et des installations communautaires. (On trouvera une carte de la zone du projet a l'hnnexe B.) Les degiits importants subis par cette region durant la guerre de-1972 et le desir du Gouvernement de voir ce projet contribuer a w efforts ,de developpement et de rehabilitation de la region autres que le developpement des pGches sont a l'origine de cette composante du projet. Les benef iciaires devaient Gtre des p6cheurs a temps partiel et des agriculteurs a plein temps, pour la plupart des femmes. 3.25 Le projet devait aider la SUPOBU a parvenir a une pestion efficace grBce a des services d'assistance technique, des etudes et un programme de formation; il prevoyait aussi la construction de bureaux pour le siege. L'assistance technique comprenait les services de quatre specialistes dans les domaines suivants : a) developpement des p6ches et vulgarisation; b ) usinage du poisson; c) commercialisation du poisson; et d) gestion et administration (y compris la gestion financiere). Un autre specialiste devait Stre recrute pour les operations techniques et mecaniques, si la SUPOBU entendait entreprendre des travaw en regie ou la construction de bateaux. Les experts etrangers devaient assurer la formation d'homologues burundais qui devaient les remplacer progressivement durant les dernieres annees d'execution du projet. Des services de consultants devaient egalement Gtre fournis pour l'etude de developpement rhgional et les operations pilotes, pour la commercialisation et pour des activites specialisees c o m e le developpement des marchhs d'exportation. Le projet prevoyait aussi de financer des etudes en vue de la preparation de projets de dCveloppement pour l'avenir, l'investigation des problemes concernant le lac et la rkgion riveraine, et en particulier un examen complet du probleme de la pollution dans le lac Tanganyika. La formation professionnelle constituait une partie essentielle du projet; il s'agissait surtout d'une formation en cours d'emploi, sur le tas, s'adressant au personnel de la SRD, aux pgcheurs pour les former aux nouvelles techniques de p6che et d'usinage, et enfin aux mecaniciens et au personnel charge de l'entretien. Des cours de comptabilith et de vhrification des comptes a l'intention du personnel de la SRD devaient Gtre organises au Burundi; quelques bourses pour des stages de courte dur6e ou des visites d'gtudes a l'etranger devaient aussi Gtre financees par le projet. Codts et financement du projet 3.26 Le coGt total du projet a et6 estimk h 8,6 millions de dollars, dont environ 5 , 7 millions de dollars (soit 66 % du total) en devises. Des details sur ces codts, par composante, sont presentes ci-apres : Coiits du pro jet Nonna ie Part en nationale Devises Total devises ---En milliers de dollars---- b 9 Composante du projet Investissenent psche - SZD (A l'exclusion de l'assistance technique 1 Materiel et accessoires de p6che 400 Centres et stations de p k h e 345 Commercialisation de la p6che 105 Services de vulgarisation 45 Siege de la SRD 57 Total partiel - 952 Developpement de la zone c6tikre Etudes de developpement regional 20 2 Operations de developpement regional 377 Total partiel - 579 Assistance technique, etudes formation Total ( a l'exclusion des provisions pour imprevus) L.87't Provisions pour irnor6vus Depassement des quantites Hausse des prix Total des irnpr6ws /b Coct total du projet - /a L'estimation des coiits date de mars 1976. - /b Une provision de LO % pour depassement des quantites a ete appliquee a toutes les composantes du projet. Les provisions pour hausse des prix ont ete estimees a 11 % pour 1976, LO % pour 1977-73, et 9,h % par la suite. Organisation et gestion 3.27 La Societe regionale de developpement "Usine de poissons du Burundi" (SRD-SUPOBU), sous la tutelle de Ministere de l'agriculture et de l'elevage, devait 6tre le principal organisme responsable de la gestion du projet. Dans le cadre du projet de l'IDA, la SUPOBU devait 6tre renforcee et elargie de maniere a en devenir un organisme "quasi-autonome" charge du developpement des psches. Elle devait stre chargee de l'approvisionnement en materiel et accessoires de psche, de la construction et de la gestion des centres et stations de psches, de la commercialisation des produits de la pzche, des services de vulgarisation et des programmes de formation a l'intention des pScheurs ainsi que de la recherche appliquee et des etudes. La SUPOBU devait comprendre de quatre divisions fonctionnelles placees sous la responsabilite d'un directeur-gerant : developpement de la peche, usinage, commercialisation de la pGche, administration et finances. La SRD devait Stre geree sur des bases commerciales et 6tre financierement viable, exception faite des activites de vulgarisation, de la formation et de la recherche appliquee. I1 n'a toutefois pas ete precise si la SUPOBU devait s'assurer suffisarnment de recettes pour couvrir le coct de toutes ses operations ou si la vulgarisation, la formation et la recherche seraient subventionnees. 3.28 En dehors de la SUPOBU, d'autres organismes s'intkressaient h l'execution du projet : a) le MinistGre de l'agriculture et de l'elevage qui avait la responsabilitb genhrale de l'orientation et de la coordination de toutes les activites du projet. Ce ministere devait aussi Gtre responsable du choix et de la supervision du personnel de niveau superieur du secteur des pGches, tant local qu'expatrie, de la formation et des etudes liees au developpement des psches. Le directeur de la Direction de la planification agricole du ministere devait assumer les fonctions de directeur du Conseil d'administration de la SUPOBU (par. 6.01); b) le Bureau technique d'etudes de la Presidence devait Btre responsable du lancement et de la coordination des activitks de developpement integre de la rkgion cbtihre; et c) la BNDE devait assurer le transfert des credits finances par 1'IDA pour le materiel et les accessoires de p8che, les centres de pgche et la comercialisation. Elle devait 2tre directement responsable du contrBle du programme de credit B l'intention des pecheurs et devait aider la SUPOBU a mettre au point des procedures administratives et un systhme comptable satisfaisants. Au cours des nbgociations, on a obtenu l'assurance que la BNDE offrirait B la SUPOBU les services et la supervision necessaires et que le Gouvernement et la BNDE veilleraient ce qu'il y ait un personnel qualifie en nombre suffisant pour effectuer ces tsches, y compris un conseiller recrut& H l'echelle internationale. Avantages escomptes et beneficiaires 3.29 Selon le rapport dl&valuation, les principaw. avantages devaient stre les suivants : a) un accroissernent de la production de poisson estimee a 10.000 tonnes au moins (100 % par rapport a w prises de 19751, dont la valeur devait Stre de 3,8 millions de dollars par an aprgs la sixieme annee du projet (1981); b) la distribution du poisson dans tout le Burundi, l'accroissernent des prises permettant d'atteindre des rnarch6s autres que les marches traditionnels grdce a l'amelioration des techniques de transformation et de commercialisation qui devaient 6tre introduites dans le cadre du projet; c) l'amelioration de la nutrition, en particulier les supplements de proteines resultant d'une plus large distribution; d) la remise en etat des installations et l'organisation des services de vulgarisation; 2 ) le lancement de nouveaw programmes de developpement regional en vue d'accroitre la production agricole et d'ameliorer les services sociaw; enfin f) des volets formation et gestion pour la SRD et la BbiDE dont les effets devaient se faire sentir sur le developpement institutionnel au-dela du projet lui-msme. 3.30 Les principau beneficiaires devaient Gtre environ 3.000 petits pGcheurs dans la zone du projet de nime qu'un nombre non precise d'agriculteurs qui devaient profiter de la composante deve'loppernent regional. La population rurale dans son ensemble devait aussi bkneficier de l'augmentation de la production de poisson et par la meme de 1 'amelioration des rations proceiques. Les travaw de ccnstruction entrepris dans le cadre du projet devaient creer des emplois surtout le long de la rive du lac, mais aussi a l'interieur du pays. Enfin, les recettes de 1'Etat devaienr s'accroitre grdce a l'augmentation du produit des imp6ts indirects et taxes sur les ventes payes par les picheurs et les commerqancs, alors que la contribution de L'Etat au projet ne devait pas depasser 2 % des coilts du . pro jec Risques ootentiels 3.31 La mission d'evaluation a adrnis que le projet comportait quelques risques importants : a) une mauvaise gestion pouvait amener la SRD a ne pas atteindre les objectifs materiels du projet, si bien que le materiel et les accessoires de psche risquaient de ne pas Otre disponibles et les installations d'usinage de fonctionner d'une manihre inefficace; b) des prix du poisson trop bas ou des frais d'exploitation trop eleves pouvaient obliger la SRD H fonctionner a perte ou reduire L'interOt qu'avaient les pscheurs a augmenter leur production; et c) les services offerts aux pscheurs risquaient de diminuer ou cesser apres la periode d'investissement (voir egalement le par. 3.09). 3.32 Afin de compenser ces risques, la mission d'evaluation a recormand6 differentes mesures pour renforcer la gestion de la SUPOBU, i savoir des services d'asslstance technique, la formation d'homologues et autres personnel, et une aide de la BNDE. Elle recommandait aussi d'effectuer des etudes de marche systematiques pour suivre de prss les fluctuations de prix. Enfin, la mission a conclu que, malgre ces risques, le projet avait de bonnes chances d'apporter au aurundi des avantages financiers et economiques importants, surtout a w petits picheurs, ainsi que d'ameliorer la nutrition dans le pays. IV. EXECUTION DU PROJET A. Entree en vigueur et demarrage 4.01 Les negociations ont eu lieu a Washington du 3 au 8 mars 1976 entre des representants du Gouvernement, du Fonds d'Abu Dabi pour le developpement economique arabe 41 et de 1'IDA. Les negociations se sont bien deroulees. A propos des quelques points de 'desaccord, 1 ' IDA a accepte la proposition du Gouvernement faisant de la designation du seul expert en questions administratives et financieres une des conditions d'entree en vigueur du credit et le Gouvernement s'est rallie a une proposition anterieure de 1'IDA selon laquelle les credits a w p6cheurs devaient stre assortis d'un interGt de 10 %. (Voir aussi les paragraphes 3.13 et 3.14.) Le credit a ete presente au Conseil des Administrateurs et approuve sans aucun debat le 20 avril 1976 21. 4.02 Les accords de credit et de projet ont ete signes le 11 juin 1976. I1 etait stipule que le credit entrerait en vigueur le 9 septembre 1976 au lieu de la date initiale du 30 juin 1976 pour autant que certaines conditions soient remplies. Celles-ci portaient surtout sur la signature des accords entre 1'ADFAED et le Gouvernement, et entre le Gouvernement, la BNDE et la SRD. Selon l'accord de 1'ADFAED avec le Gouvernement, le Fonds devait consentir un pr6t de 4 millions de dirhams (soit la contre-valeur de 1 million de dollars) au titre d'un financement conjoint avec le credit de 1'IDA. L'accord entre le Gouvernement, la BNDE et la SRD stipulait que le Gouvernement devait verser les fonds du projet a la BNDE a un taux drinter6t annuel de 4 % et que la BNDE prsterait a la SUPOBU a 6 % des fonds qu'elle retrocederait ensuite a w pzcheurs et a 8,5 % des fonds devant servir a payer les travaux de - genie civil et les marches. En outre, il a etC convenu que 1'Etat verserait a la SUPOBU une dotation initiale de 100.000 dollars et qu'un directeur et un expert en questions administratives et financi6res seraient affectes a la SRD, le choix des candidats devant ztre approuve au prealable par 1'IDA. - 41 Au cours des Assernblees annuelles Banque mondiale/FMI de 1975, 1'ADFAED s'ktait entretenu avec 1es.servicesde la Banque de la possibilitC de cofinancer des projets. Sur la suggestion de la Banque, 1'ADFAED a examine le projet de dCveloppement de la p6che qui venait d'ztre prepare. Apres etude du rapport d'evaluation, le Fonds a indique qu'il participerait au coGt en devises du projet a raison de 1 million de dollars. Durant l'execution du projet, 1'IDA et 1'ADFAED sont restees regulierement en contact et le cofinancement n'a pas suscite de problemes. L'IDA a invite 1'ADFAED a participer a w missions de supervision, ce que le Fonds n'a pas ete en mesurede faire; neanmoins les rapports de supervision de 1'IDA lui ont ete adresses. De mGme, 1'IDA a notifie 1'ADFAED avant de prendre toute decision importante interessant le projet et l'a invite 2 faire part de ses commentaires. 5/ - Etant donne que le credit de 1'IDA n'6tait que de 6 millions de dollars, il a ete presente au Conseil en vertu d'une procedure speciale qui ne demandait aucun d6bat. Personne n'a souleve de questions 2 la &union du Conseil et le credit a par consequent ete approuve sans discussion. L.33 Presque aucune de ces conditions n'ayant ete remplie le 9 septenbre 1976, la date prevue pour l'entree en vigueur du credit a par consequent d& etre repoussee plusieurs fois, et le credit est Finalement entre en vigueur lc 22 fkvrier 1977. Bien qu'il ait fallu plus de temps que prevu pour remplir toutes les conditions d'entree en vigueur, Le recrutement du specialiste des questions administratives et financieres est le principal facteur a l'origine des retards. Le Gouvernement avait d'abord refuse de recruter le nombre d'experts propose par 1'IDA et a par la suite sollicite l'aide de 1'IDA pour le processus de recrutement. (Par. 3.13 et 3.i6.) L'IDA a demande au Servlce du personnel de la Eanque de l'aider a identifier des candidats et a egalement conseillP a la SUPOEU de mettre des annonces dans des revues specialisees en Europe et d'y envoyer 2nsuite une nission de recrutenent. Le directeur de la SUPOBU et un expert d'assistance technique expatrik de la BNDE se sont rendus en Europe en 1975 et ont eu des entrevues d'entre e u - ont par la suite ete avec un certain nombre de candidats. D e ~ x retenus pour les postes de specialiste des questions administratives et financieres et du developpement des pGches, respectivement. L'iDA a approuve ce choix et a invite la SUPOBU a rapidement mettre au point leurs contrata. Ce fut fait en fevrier 1977 et ?es candidats designes ont pu assmer leurs fonctions peu de temps apres. 4.04 M0me apres l'entree en vigueur du credit, les activites du proj2t ont ete executees plus lentement que prevu. Selon 12s rapports de supervision, ce retard etait avant tout dG au?c problemes de gestion et d'organisation survenus lors de la mise en place de l'equipe ae direction de la SUPOEU. On a aussi par16 de problemes politiques sans donner de details quant a leur nature. B. Execution des composantes du projet et r6alisations 4.05 Les activitks du projet entreprises durant la pkriode d'execution sont decrites ci-apres aux paragraphes b.06 H h.38. De nombrew problkmes sont survenus durant l'execution et aucun des objectifs majeurs du projet n'a et& compl$tement atteint. Bien que certains avantages aient Cte acquis, ce fut la plupart du temps de faqon fortuite ct parfois ephemere; bien souvent, aucune structure n'a ete etablie pour que ces avantzges subsistent apres l'achevement du projet. Slateriel, accessoires et oieces de p0che b.06 parties : a) la construction ou Cecte composante comprenait d e u ~ l'importation et la vente, au comptant ou a credit, de bateaux st accessoires de pOche pour les petits pscheurs; et b) la mise en place a titre experimental de cinq unites de catamarans a seine tournant, a raison d'une unite par cencre de p0che. L.07 La fourniture des bateaux de ~ G c h ea rencontre des proolemes sans . fin. Des.aue le Droiet < est deve.nu oa&rationnel, La SUPOBU a entrepris la construction de bateaux a coque de bols avec l'aide d'ua expatrie dont l e s services ktaient finances par le credit. Au tout debut, cette activite a ete retardee car l'identification et Le recrutament de l'expert se sont heurtds a de gros problemes. En outre, il a ete tres difficile de trouver des quantites suffisantes de bois de feuillu, ce bois etant en effet meilleur et plus solide que le bois de resinew plus facile A trouver. Les missions envoyees par la SUPOBU au Za4ire et en Tanzanie pour chercher d'eventuels fournisseurs de bois de feuillu sont revenues bredouilles. Le temps passant et le besoin de bateau devenant de plus en plus pressant, la SUPOBU a passe un contrat sur place pour la construction de bateaw a coque en bois de resinew. Quelque 180 bateaw ont ete construits et la SUPOBU les a vendus a credit a w petits pgcheurs. Les missions de supervision ont releve que, au m i e w , ces bateaw n'etaient que leg6rement superieurs aux bateaw existants en raison de la qualite mediocre du bois et du manque d'experience en matiere de construction de bateaw au Burundi. Aussi a-t-il et4 decide d'entreprendre a titre experimental la construction de bateaux A coque en fibre de verre. 4.08 Lorsque l'expert en construction de bateaw est arrive au debut de 1979, il devait commencer par superviser et ameliorer le programme de construction de bateaw en cours et faire demarrer la construction des bateau en fibre de verre. C'htait urgent car les bateaw a coque en planches presentaient d'innombrables problemes vu leur manque d'efficacite et leur courte duree utile. Quelques prototypes de bateaw a coque en fibre de verre ont ete construits et fournis a w pGcheurs mais on a abondonne l'idee de les construire sur une plus grande echelle des qu'il est apparu que le coGt de la fibre de verre qu'il fallait importer rendait prohibitif le coct de ces batea~ ~ pour la plupart des petits pzcheurs. 4.09 Comrne le programme de construction de bateaw s'enlisait, 1'IDA a inclus dans l'une de ses missions de supervision en 1980 un dessinateur et constructeur de bateaw engage comme consultant. I1 a recommande un type de construction en lamelles collees et des bateaw prototypes ont et6 construits en 1981. 11s ont et& donn6s 5 certains pscheurs pour une pgriode experimentale au bout de laquelle il s'est av&r& que ce bateau repondait parfaitement a w besoins particuliers de la pgche artisanale sur le lac Tanganyika. Ce bateau presentait l'avantage de pouvoir gtre construit avec du bois de r&sinew disponible sur place; il devait durer environ 7 ans (beaucoup plus que les d e w ans de vie normale des bateaux en planches) et pouvait Gtre aiskment manoeuvr6 au moyen de rames ou de voiles. I1 n'itait toutefois pas evident alors que les petits pGcheurs auraient les moyens de payer ces bateaw soit, selon les estimations de la SUPOBU, 80.000 francs burundais pour la coque plus 86.000 francs burundais pour le reste du'matkriel. Nkanmoins, la SUPOBU s'est lancee dans un programme de construction qui a kt4 shrieusement gGne par une gestion inepte. C'est pourquoi au moment de la cldture du credit, quelques bateaw seulement (environ 1 5 ) avaient ete construits et moins encore avaient ete vendus. Aucune analyse de la viabilite financiere de ces bateaw n'a ete faite dans les conditions donnees. 4.10 La fourniture du matkriel et des accessoires de piiche a Cgalement connu des problemes. Au moment de l'entree en vigueur du credit, quelque 250 bateaw avaient deji 6th fournis A credit au-Y pscheurs dans le cadre du projet de la FAO; ils n'etaient toutefois pas tous operationnels et d'autres n'avaient pas le materiel ngcessaire. 11 s'agissait de bateaw A coque en metal construits au Surundi, trop lourds pour le pagayage et qui avaient par consequent besoin de moteurs. La SUPOBU a importe des moteurs qui etaient vendus a w pscheurs generalement a credit. Cette activite a grandement souffert des retards dans le dimarrage du projet, dans la selection des fournisseurs, dans la passation des commandes et la livraison des fournitures. Par la suite, a cause du manque d'entretien dG a la negligence, du coGt eleve des pieces detachees ou de leur absence, ces bateaux ont ete sous-utilises ou abandonnes bien avant l'expiration de leur vie economique normale. En outre, le coct du carburant a considerablenent monte durant les premieras annees du projet a cause du rationnement general et aussi de la guerre entre la Tanzanie et ltOuganda qui a serieusement perturbe l'arrivage des fournitures au Burundi. La SUPOSU a finalement cesse d'importer et de vendre des motaurs. 4.11 La fourniture des accessoires de p6che inpliquait aussi la vente de pikces telles que filets, crochets, lampes, cordage, etc., et de carburant. 11s etaient fournis a credit lorsque les petits p6cheurs les achetaient en bloc en &me temps qu'un bateau construit par la SU?OSU. 11s pouvaient aussi les acheter au comptant. On ne dispose pas de donnees fiables sur les quantites fournies mais, dans la mesure ou ces accessoires et pieces etaient difficiles a trouver en dehors de la capitale et le sont toujcurs, sauf dans les centres et stations de la SUPOBU, le projet a eu un impact positif. 4.12 Les operations de credit ont present5 de grands problemes. Etant donne que les petits p0cheurs ne pouvaient pas payer au comptant 6 / les unites de pSche et qu'il n'existait pas de moyens d'obtenir des credits, le rapport d'evaluation recommandait h juste titre que ?a SUPOBU vende ces unites h credit. La BNDE devait aider la SUPOBU a rnettre en place et a administrer un mecanisme de credit approprie. Yais la participation de la BNDE durant l'execution du projet a ete minime et sans effets pratiques (par. 4.34 a 4.36). Aussi, cette thche a-t-elle ete laissee a la SUPOBU qui n'etait pas qualifiee pour la mener a bien, surtout en l'absence des experts d'assistance technique dont le recrutement a durC un an de plus que prevu. 4.13 Le mecanisme de credit qui a ete mis en place exigeait des emprunteurs : i) que la pSche soit leur principale occupation; ii) qu'ils se soumettent une periode d'essai de trois mois la fin de laquelle la SUPOBU devait dire si elle les jugeait competents en tant que pscheurs; et iii) qu'ils payent 5 % de la valeur de l'unite de psche h titre d'acompte au moment de la signature du contrat. L'IDA etait tr&s favorable aux d e ~ x premieres.conditions car nombre des bateaux fournis par le PhTD etaient aux mains de foncticnnaires et autres proprietaires non pScheurs qui recrutaient des pScheurs pour les exploiter. L'IDA cherchait ainsi s'assurer que les beneficiaires saraient effectivement les ~etitspGcheurs. 4.14 Le principal du prSt plus les intersts devaient Stre rembourses en cinq ans. Bien que la question'du t a w d1inter6t ait revstu une importance primordiale au cours de 1'6valuation et des negotiations, d'autres considerations l'ont fait passer au second plan durant l'execution. Selon le mecanisme de credit de la SUPOBU, les emprunteurs devaient debarquer leurs - 6/ Le coct d'une unit6 artisanale en bois plus l'kquipement a et= estirnk dans Le Zapport d'evalnation a 1tO.OCO francs burundais alors que les recettes brutes annuelles (valeur des prises de poissons) variaient entre 120.000 et 180.000 francs burunaais. prises a w centres et a w stations de la SUPOBU, il devaient vendre le poisson B la SUPOBU (par la suite a des commerqants) et verser 50 % de leurs recettes nettes (deduction faite des frais d'exploitation du bateau) a la SUPOBU au titre du remboursement de leur dette. De la sorte, les pscheurs n'avaient pas B faire de paiements fixes durant les periodes ou les prises de poisson etaient rnediocres et les recettes aussi. A l'origine, c'est le probleme inverse qui s'est pose. Les 50 % des recettes nettes encaissees ont depasse le rnontant qui aurait Bte necessaire pour rembourser le credit en cinq ans. Cette situation n'a toutefois pas dure longtemps car l'on n'a pas tarde a constater une forte baisse du 'nombre des expeditions de pGche par mois et du volume et de la valeur des prises par expedition. 11 etait clair que la plupart des pzcheurs evitaient de debarquer leurs prises ou au moins une partie d'entre elles aux centres du projet afin de ne pas avoir a payer la moitie de leurs recettes a la SUPOBU. Diverses suggestions ont ete faites pour remedier a cette situation; on a notamment propose de construire des bateau patrouilleurs & raison d'un par centre pour surveiller les pscheurs, et de fournir des motocyclettes aux agents de la SUPOBU pour patrouiller les plages. 11 n'a heureusement pas Cte donne suite a ces suggestions, mais on n'a pas non plus cherche a modifier le mecanisme de credit. C'est pourquoi le montant des remboursements est reste plut8t bas. Sur le montant total des crbdits qui Ctaient d'environ 32 millions de francs burundais, quelque 8,6 millions de francs burundais avaient ete rembourses en aoGt 1982 au lieu des 19 millions qui 6taient dus a cette date. A l'heure actuelle, il est pratiquement impossible de recouvrer le solde des montants dus. La SUPOBU n'a ni les ressources ni l'organisation necessaires pour suivre les emprunteurs; et de plus, nombre de bateaw, moteurs et autre materiel initialement fournis ne sont plus operationnels. (Annexe A, Tableaux A-1 a A-3.) 4.15 La deuxigme partie de cette composante, pour laquelle des fonds etaient prevus, comprenait la construction et l'exploitation A chaque centre de la SUPOBU d'une unite de catamaran a seine tournante. 11 s'agissait d'une activite de recherche-developpement qui devait permettre a w petits pzcheurs d'apprendre des techniques de p@che plus perfectionnees et mettre au point une technologie de niveau intermCdiaire. En outre, ces unites devaient fournir le poisson dont la SUPOBU avait besoin pour ses operations de traitement et de commercialisation. A l'origine de ces unites, il y avait aussi un compromis entre 1'IDA et le Gouvernement qui au cours de la preparation du projet avait dernande h 1'IDA de financer des unites de type industriel qui devaient Gtre exploitkes par la SUPOBU et qui auraient remplac6 les unites appartenant des residents expatries. L'IDA a declare que cela aurait ete contraire au principal objectif du projet, qui etait d'aider les petits pzcheurs, mais a accepte de financer en echange ces unit6s de catamarans B seine tournante. 4.16 Avant mgme que ne commence la construction de ces unites, la SUPOBU avait rencontre de graves difficultes dans ses activites de traitement et de commercialisation dues notamment au fait que le volume des prises etait inferieur a w previsions et les prix superieurs. La SUPOBU a de nouveau demande a 1'IDA de lui permettre d'acheter et d'exploiter de plus grandes unites de pkhe de type industriel en soulignant le succes remporte par ces unites qui a l'epoque appartenaient exclusivement a des expatries. L'IDA s'y est a nouveau oppos6e pour les raisons evoquees au paragraphe precedent. Elle a aussi fait valoir que pour gtre profitable l'exploitation des unites industrielles demandait une productivite Clevee, l'entretien meticulew des bateau. et du materiel, et une bonne gestion. Vu tous les problemes de gestion et d'organisation awquels la SUPOBU devait faire face, elle n'etait vraisemblablement pas a mOme de gerer ces unites industrielles I / . L'IDA a de nouveau refuse de financer des unites de pOche industrielles et a recomande que la SUPOBU experimente d'abord des unit43 de catamaran a seine tournante plus modes tes. 4.17 Faute d'accord sur ces unites industrielles, il a ete convenu de poursuivre la constructisn aes unites de catamarans a seine tourcante qui ant ete appelees unit6s seni-industrielles. L'one d'entre elles a et4 heritee du projet du P W D et une deu~igrnea ete construite avec des fonds du credit avec l'aide de l'expert .en construction de bateau. qui en a dessine les p l a ~ set en a supervise la construction. Plalheureusement ces deuu bateau ont souvent St2 en panne pendant de longues periodes. Xucun d ' e u n'a enregistrs de benefice d'exploitation (Xnnexe A , Tableau. A4 et A5) et durant les dernieres annees du projet, les missions de 1'IDA en ont recommande la vente. La SUTOBU a declars qu'il n'y aurait pas d'acquereur au Burundi, ce qui etait probablement correct car durant cette periode plusieurs unites industrielles burundaises ont ete vendues au ZaYre et en Tanzanie. 4.18 I1 faut en conclure que cette composante a donne des resultats mediocres. Les bateaw Eournis a w petits picheurs n'etaient pas adequats. Les bateaw herites du projet de la FA0 avaient besoin d'ztre equipes de moteurs, ce qui a pose d'autres problemes en raison de l'entretien codtew, de l'absence de pi6ces detachees et de la hausse des prix du carburant. Les bateaw 5 coque en fibre de verre etaient trop chers car il a fallu importer la plupart des materiaw de.construction. La SUPOBU s'est donc resolue a construire et livrer des bateaux traditionnels en planches de bois de resineux. Non seulement ces bateaw ne representaient aucune amelioration par rapport aux techniques existantes mais leur duree de vie, qui etait d'environ deux ans, etait beaucoup plus courte que la periode de remboursement des credits (cinq ans). Ce n'est que vers la fin de la periode du projet que des bateaux en lamelles collees ont semble s'imposer comme solution du point de vue technique. I1 restait toutefois differentes questions a resoudre, c o m e les perspectives du marche pour les bateaux, le pouvoir d'achat des pgcheurs, les possibilites di exportation, etc. En outre, les faiblesses persis tantes de la SUPOBU ont jete des doutes serieux sur son aptitude produire et ? vendre i ces bateaux, du fait surtout que la plupart d'entre e w devaient Stre vendus a credit. Centres et stations de pOche h.19 Cinq centres et cinq stations de pOche devaient Otre construits dans le cadre du projet et geres par la SUPOBU. Dans le cas des centres de Magara et de Kitaza et de la station de Nyamugari, il s'agissait d'agrandir les anciennes installations du PNUD; les centres de Rumonge et de Nyanza-Lac ont - 7/ Bien que ?es agents de la SUPOBU aient reconnu le bien-fonde de ces arguments dans leurs conversations avec les missions de supervision, la SUPOBU a regulierement relance cette question jusqu'a la date de cl6ture du crbdit. ete entihrement construits dans le cadre du projet. L'execution de cette composante a des le dkbut Ctk freinke par les retards dans le demarrage qui ont affect6 l'ensemble du projet. La construction a reellement commence en 1978 et bien qu'il y ait eu penurie de ciment dans le pays a cause de la guerre entre la Tanzanie et l'ouganda, la construction des quatre centres et , d'une station a ete achevee en 1978, a 1'except.ion de la station de Nyanza-Lac qui s'est terminee en 1979. 4.20 Chaque centre comprenait un bstiment simple pour abriter :e materiel (principalement des fumoirs, des bacs a saumure, des bascules, etc.), des installations de rangement pour accessoires de pgche et un bureau. En outre, il y avait des clales pour le sechage du poisson et une citerne pour le carburant a vendre a w p6cheurs. La station ressemblait a w centres mais elle etait plus petite et n'avait pas de four. 4.21 On n'a pas construit le cinquieme centre et les autre stations, au debut parce que l'on manquait de ciment, puis de plus en plus parce que les operations de la SUPOBU, notamment le traitement et la commercialisation, etaient bien inferieures au niveau de capacite prevu (par. b.22 a 4.25). Lorsque l'on a interrompu l'usinage du poisson en 1980, les centres et stations ont kt6 utilises par les commergants pour secher le poisson achete a w pdcheurs et pour emmagasiner et vendre Les accessoires de p2che et le carburant. Commercialisation du poisson 4.22 Selon le rapport d'evaluation, cette operation devait fournir le gros des recettes de la SUPOBU, qui devaient passer de 36 millions de francs burundais en 1976 a 203 millions en 1982, soit 100 % et 98 % du total des recettes respectivement. En resumk, cette operation se prksentait comme suit : dans ses centres et stations la SUPOBU achetait le poisson aux petits pzcheurs, elle traitait la plus grande partie des prises et vendait le poisson dans tout le pays. Les unite de catamarans a seine tournante de la SUPOBU devaient fournir un supplement de poisson. Outre les recettes qu'elle procurait, cette operation devait stabiliser les prix du poisson et fournir a la population rurale une nourriture saine et riche en proteines a des prix abordables. Malheureusement, les resultats de cette opkration ont ete si decourageants qu'en 1980 la plupart des activites d'usinage et de commercialisation ont kt6 interrompues. 4.23 Les causes de cet echec sont a la fois exogenes et endogenes. En premier lieu, les quantites de poisson en general et celles de la SUPOBU en particulier sont tombees bien en-dessous des previsions. I1 y a a cela plusieurs raisons : des retards dans la construction des bateaw si bien que les fournisseurs potentiels de la SUPOBU ont eu a leur disposition un nombre de bateaw bien inferieur a w previsions; le mecanisme de credit (par. 4.12 a 4.14), qui incitait de nombrew pscheurs a essayer de ne pas vendre leur p6che a la SUPOBU; une epid6mie de cholera dans La zone du projet en 1978, qui a force le Gouvernement limiter les mouvements de population et de marchandises.d'une region l'autre afin d'eviter que la maladie ne se propage; enfin, l'accord entre les Gouvernements du Burundi et du ZaYre qui a fait que de nornbreux pQcheurs za'irois residant au Burundi sont rentr6s c h e z em. C'est A eux que l'on devait l'essentiel de la psche artisanale de poisson dans le pays ce qu'explique pourquoi les prises de la p6che artisanale au Burundi ont fortement dirninue, passant d'un total d'environ 10.000 tonnes en 1978 a environ 5.000 tonnes en 1979. A la suite de cette baisse de l'offre, les prix on& augmente beaucoup plus qu'il n'avait ete prevu a l'evaluation, comme le rnontre le tableau ci-apres. Prix effectifs Prix estimes dans la en 1979 Rapuort d'$valuation (francs) ( francs burundaislkg) burundais/kg 1 Sdagala frais 85 Ndagala seche 65 Ndagala fume S.O. En 1979 la rnarge brute de la SUPOBU pour le ndagala seche a ete egalernent superieure au chiffre qui avait ete estime dans le rapport d'evaluation (20 francs burundais le kg contre 7 ). Cependant, le volume de poisson trait4 par la SUPOBU a ete tellement inferieur (environ 60 tonnes en 1979 au lieu des 1.800 tonnes estimees dans le rapport d'evaluation) que les installations de traitement de la SUPOBU ont ete largement sous-utilisees (15 % de la capacite en 1978 et 1979). A cause des maigres ventes et recettes, la perte cwnulee d'exploitation a ete estirnee a envizon 100 millions de francs burundais (1,l million de dollars) vers la fin de l'exercice 79. 4.24 En aoiit 1979 une mission de supervision de 1'IDA a recommand6 que l'on ne procede a aucun nouvel investissernent dans les centres et stations de p6che jusqu'i ce que leur capacite soit utilisee 2 60 % au moins. La mission estimait que ce pourrait Gtre en 1981 si l'on enregistrait une augmentation du nombre des bateaw, des expeditions de pGche, de la prise rnoyenne de poissons et des livraisons correspondantes de poisson a la SUPOBU. En fait, non seulement ces projections ne se sont pas realisees mais des pertes constantes ont entrain6 l'interruption de toutes les activi~esd'usinage de la SUPOBU A l'exception de celles de Bujumbura. A Bujumbura, on continue a traLter st congeler dans les installations de la SUPOBU le poisson au prix eleve et les cuisses de grenouille achetes a des pGcheurs industriels et des commerGants au marche de Bujumbura pour les vendre principalement a Bujumbura et dans une moicdre rnesure a Gitega. Le volume total se montait a environ 40 tonnes par an et dans la rnesure ou les dossiers de la SUPOBU perrnettent une analyse, cette activite semblait couvrir les cocts d'exploitation. Cependant, cette operation ne profitait ni aux petits pgcheurs ni a w consommateurs ruraux. 4.25 Les facteurs extOrieurs decrits au paragraphe 0.23 ont sans aucun doute nui aux operations de traitement et de commercialisation. Le projet de recherche du PNUD etant reste sans suite, ces probl5mes ont ete aggraves par l'absence d'informations sur l'offre de poissons, les variations saisonnihres, les rnouvernents cycliques, etc. Cependant, 12 manque de gestion competente, d'organisation efficace et ds programmes de travail precis fondes sur des .' etudes et des projections realistes fait planer un doute serieux sur le succ&s qu'aurait pu avoir la SUPOBU avec cette composante msme s'il n'y avait pas eu le cholera et si les ZaYrois n'etaient pas rentres chez eux. Retrospectivement parlant, il n'est pas certain, par exemple, que les habitants des zones rurales auraient eu le pouvoir d'achat necessaire pour absorber les produits de la SUPOBU. Les etudes de marche menees par le personnel de la SUPOBU se sont rCvelCes peu realistes. En outre, bien que l'emballage du poisson de la SUPOBU dans des sacs en plastique ait garanti un produit plus hygienique, celui-ci a rencheri et il n!a pas su gagner la faveur des consommateurs ruraw habitues au poisson seche selon des methodes traditionnelles et vendu sur les marches locau. Enf in, en relation avec ce qui .precede, la SUPOBU n'a pas su concurrencer les comerGants prives qui, c o m e l'expliquait la SUPOBU a la mission d'achevement, pouvaient offrir aux consommateurs sur les marches locaw un produit meilleur marche, de qualit6 inferieure peut-stre mais m i e w adapt6 au goct local et au pouvoir d'achat. Services de vulgarisation de la pGche 4.26 Avec les fonds du projet un cours de formation a ete organis6 a l'intention de futurs agents de vulgarisation. Sur les 50 candidats qui se sont presentes, 15 ont ete admis au cours qui a dure de novembre 1977 a juin 1978. Quatorze participants ont termine le cours avec succks mais plusieurs d'entre eux ont choisi de travailler ailleurs qu'h la SUPOBU. La SUPOBU a engage 12 agents de vulgarisation, vraisemblablement des dipl6mes de ce cours. Les agents ont ete affectes a w centres de pzche, trois par centre, et charges respectivement de l'adrninistration generale, des operations de credit et de l'entretien et de la reparation des bateaux de pzche. 4.27 11 n'est pas possible d'evaluer de faqon .precise l'execution de cette composante car les rapports de supervision n'y font que bribvement allusion, surtout dans les dernieres annees lorsque d'autres problhmes plus urgents retenaient l'attention. Selon les entretiens qui ont eu lieu durant la mission rapport d1achPvement,800 a 900 pzcheurs au total ont beneficie des activites de vulgarisation, principalement les proprietaires et l'equipage des bateaux achetes la SUPOBU. A partir du milieu de 1978 jusqu'en 1980 il semble y avoir eu des contacts plus frequents entre les agents de vulgarisation et les pzcheurs, mais pas toujours de faqon organisee et systhmatique. Dks 1980, le rBle effectif des agents de vulgarisation s'est constamment affaibli, la personne chargee du credit ne travaillant plus qu'au recouvrement des sonnnes dues tandis que fourniture et entretien des moteurs avaient pratiquement pris fin. MGme si quelque 900 pzcheurs ont profit6 des activites de vulgarisation, ce resultat est bien inferieur au chiffre de 3.000 envisages a l'evaluation. Construction du siege de la SRD 4.28 Les seuls retards importants dans la construction du sihge de la SUPOBU datent de la periode de demarrage du projet. Les installations comprenaient des bureaux, l'kquipement des bureaux, un atelier, du mobilier et des fournitures, des installations d'entreposage et des vehicules. Durant tout le projet les travaux ont ete finances par 1'IDA et 1'Etat et ont ete executes en regie par la SUPOBU de f a ~ o nsatisfaisante. Activites de developpement dans la region riveraine 4.29 Cette composante n'a pas et6 executse, part les quelques etudes decrites au paragraphe 4.30. Le Gouvernement a toutefois continue a s'interesser au developpement de la rCsion riveraine mais l'a fait par d'autres moyens. Un certain nombre de projets de developpement dgional sont envisages ou en cours. 11 est malheurew que l'on n'ait pas cherche a coordonner ces projets avec les activites de developpement de la pSche menees dans la region. Assistance technique, etudes et formation h . 30 ies accords de projet et de credit stipuiaient que quatre experts devaient Stre engages dans les domaines du developpement et de la vulgarisation de la pSche, de l'usinage du poisson, de la commercialisation du poisson, et de l'administration et des finances. Le recrutement de ces experts a pris plus de temps que prevu et a etk la principale cause du retard d'un an avec lequel le credit est entre en vigueur. Malgre des avis publies dans la presse internationale, des missions effectukes en Europe par des representants du Gouvernement et de la BLWE pour identifier et interviewer les candidats, et l'aide fournie par 1'IDA et la FAO, le specialiste des questions administratives et financieres n'a pas signe de contrat avant le debut de 1977. Une importance particulikre a ete accordee a ce poste car c'etait la une des conditions d'entree en vigueur du credit. 4.31 Les efforts de recrutement pour les autres postes et pour un expert en construction de bateaw se sont poursuivis. Une controverse a surgi h propos de ce dernier, les candidats recommandes par la FA0 ayant ete rejetes par le Gouvernement. Au msme moment, le directeur de la SUPOBU cherchait a recruter une personne qui travaillait alors sous contrat pour un projet de la FA0 en Zambie. Cette personne est finalement venue au Burundi, ce qui a cause des frictions entre la FA0 et 1'IDA. Cependant, au moment oh cet expert entrait en fonction, le specialiste des questions administratives et financieres avait donnk sa demission. Dans la Iettre dans laquelle il informait 1'IDX ae sa dkcision, l'expert relevait que les conditions de travail etaient telles qu'il ne pouvait travailler de maniere efficace et il qualifiait de "catastrophique" la situation dans laquelle se trouvait le projet. De son cot&, le directeur du projet jugeait l'expert incompetent-et inefficace et declarait qu'il aurait ete congedie s'il n'avait demissionne. Ainsi, au bout d'une annee d'efforts avec les cocts en resultant, y compris le retard de l'entree en vigueur du credit, l'ex~erta quitte son poste au bout de quelque 5 mois. h . 32 A titre temporaire, la SUPOBU a engage a tenps partiel un consultant qui travaillait avec autre socikt6 parapublique au Surundi. Un an plus tard environ, en septembre 1978, un autre expert a ete nomme pour s'occuper de l'administration et des finances. En decembre 1978, apres la nomination de l'expert en construction de batezux, les quatre assistants techniques expatriks avaient pris leurs fonctions 5 la SUPOBU, les d e ~ xautres etant respectivement responsables du developpement de la p6che et du traitement du poisson. La duree de 12ur rnandat aupres de la SUPOBU a ete bien inferieure a ce qui avait et5 prevu. Non seuiement g a-t-il ex des retards dans le recrutement, rrziis en plus tous les experts avaient quittC leur poste en 1980 a l'exception de l'expert en construction de bateaw. Le Gouvernement n'a fait aucun e.ffort pour les remplacer. L'IDA a frequemment fait allusion a w difficultes de recrutement dans ses lettres de supervision mais a aucun moment ce probleme fondamental n'a 6te examine en haut lieu ou il a ete fait pression pour y remedier . 4.33 Les resultats du projet indiquent que l'efficacite des consultants a ete plut6t limitee. I1 serait tres difficile d'en determiner les raisons precises. Les consultants dans leurs declarations privees ou publiques n'ont pas cherche a cacher dans quel etat desespere se trouvaient selon eux la gestion et l'organisation du projet, ce qui ne leur permettait pas de s'acquitter convenablement de leur tiiches. En outre, ils avaient le sentiment que le personnel burundais etait soit oppose soit indifferent a leurs suggestions et recommandations. De leur c6te, les responsables du projet se sont aussi plaint des consultants qu'ils jugeaient incompetents, peu cooperatifs ou incapables de travailler avec le personnel local et parfois carrement hostiles. Tout cela illustre bien le dilemme pose par un besoin urgent d'assistance technique et par la difficulte que l'on a a trouver des consultants qui soient des experts mais qui sachent aussi transrnettre leurs connaissances au personnel local. 1.31 Malheureusement, la BNDE n'a pas accorde d'assistance technique a la SUPOBU. Selon l'accord de projet, les fonds de 1'IDA devaient Gtre prstes par 1'Etat 2 la BNDE qui devait les retroceder a la SRD. La BNDE devait assortir ses prgts d'un inthrgt et en kchange devait aider la SRD a mener a bien son programme de credit et 2 mettre en place des procidures de gestion et de comptabilite. La BNDE devait aussi revoir periodiquement le rksultats financiers de la SRD. 4.35 Au debut, la BNDE a participe de fason active au recrutement des assistants techniques pour la SUPOBU et a la passation des marches. Cependant, au debut de 1977, la Banque de la Republique du Burundi (BRB) a remplace la BNDE au Conseil administratif de la SUPOBU. Dans une lettre a l1IDA, la BNDE a affirme qu'elle pouvait s'acquitter de ses tzches sans 2tre repr6sentee au Conseil. Peu convaincue au debut, une mission de supervision de 1'IDA s'est ralliee a l'opinion que le retrait de la BNDE du Conseil n'affecterait pas sa contribution au projet. En fait, cette decision supprimait le seul moyen de communication regulier entre la SUPOBU et la BNDE dans des domaines particuliirements difficiles comme la gestion, les finances, la comptabilite et le credit. Au debut de 1980, la BNDE a fait savoir a 1'IDA qu'elle ne pouvait mener a bien ses tiiches car les demandes repetees de documents et renseignements qu'elle adressait depuis 1978 a la SUPOBU etaient toujours restkes sans rhponse. En novembre 1980, la BNDE a demande que l'on modifie les accords de projet et de credit de fason qu'elle puisse se retirer du projet. La SUPOBU sly est opposee en pretendant que, vu les probl&mes au-uquels elle devait faire face, la 8NDE devait l'aider plut6t que l'abandonner. La BNDE n'a pas insiste, mais n'a pas non plus intensifie sa participation. Peu de temps avant la fin du projet, la BNDE a de nouveau demand6 que les accords soient modifies pour lui permettre de se retirer. La SUPOBU y a consenti mais du fait que la date de cl6ture da crkdit n'a pas ete reportee, la question de la modification est devenue purement academique. h.36 La SUPOBU et la 3?iDE ont invoque des raisons cantradictoires pour evpliquer l'echec de leur collaboration. La SUPOBU ne voyait pas pourquoi il lui faudrait payer des inter6ts a la BNDE d'autant plus qu'elle avait des difficultes financieres et que la BNDE n'avait jamais cherche a lui offrir son aide. La BLWE a declare pour sa part que ses offres d'aide avaient toujours rencontre de la resistance de la part ae la direction de la SUPOBU. Quelle que la raison veritable, le fait n'en demeure pas moins qu'un aspect important de l'accord de credit et du projet n'a pas et6 exCcut6. h.37 Quatre etudes ont ete financees par le projet. I1 s'agissait n o t m e n t de deux etudes sur le developpement des regions de Rumonge et Yyanza Lac et d'une etude des sols. Les etudes de developpement ont ete executees par un Surean d'studes local et l'etude des sols par I'ISABU, organisme de recherche agricole de 1'Etat. Les etudes de developpement devaient pernettre au Gouvernement de creer des SRD pour Rumonge et Nyanza Lac, mzme si aujourd'hui encore ces societes n'existent que sur le papier. Le lien avec le projet de developpement de la psche a toujours et6 obscur et, lors de la mission d'achevement, le directeur de la SUPOBU ne savait pas que des etudes avaient ete financees par le projet. Bien que l'on zit signale des problemes de pollution dus a des effluents contenant des insecticides et d'autres dechets, l'etude sur la pollution du lac n'a jamais ete realisee. On n'a ni propose ni realise d'etudes sur les peuplements de poissons du lac. L'idee de formulee au moment de l'evaluation selon laquelle les efforts de recherche du PNUD se poursuivraient ne s'est pas concretisee, le programme ayant brusquement pris fin. h . 38 Les activitks de formation ont concerne plusieurs agents de la SUPOBU qui ont suivi une for.nation soit au Burundi, soit en Belgique. Dans le premier groupe on trouve c e w qui ont suivi les cours de vulgarisation organises dans le cadre du projet (par. 4.26) ainsi que d'autres agents de la SUPOBU qui ont reFu une formation sur le tas pour la construction de batea~x, l'entretien des machines et la gestion. Le deu.i&me groupe a ete forme aux techniques de gestion et d'administration, sauf une personne qui s'initiait a w techniques de construction de bateaw en larnelles collhes. Malheureusement pour le projet, mais pas pour le pays en general, la plupart des stagiaires ont quitte la SUPOBU pour travailler ailleurs au Burundi peu de temps apres avoir termine leur formation. C. Causes des problemes d'execution h.39 Plusieurs facteurs lies les uns a u autres expliquent pourquoi l'execution a connu des difficulths et pourquoi le projet n'a qu'un succes limit&. Certains d'entre eux, generalement endogenes, ont persiste durant toute la periode du projet, depuis sa preparation jusqu'a la date de clbture du credit, alors que d'autres, genkralement exogenes, n'ont pas persiste longtemps mais ont eu un effet durable sur l'execution du projet. &.hO La conception du projet etait trop complexe pour les faibles moyens institutionnels de la SUPOSU. Le projet prEvoyait la production de poisson, la construcrlon de batea~xet la livraison d'accesaoires de p6che; il prevoyait aussi de rondre financierement autonomes l'usinage et la commercialisation du poisson. En m6me temps, le projet envisageait la prestation de services sociaw c o m e la recherche, la vulgarisation et la formation ainsi que l'elaboration d'un programme de developpement regional integre. La SUPOBU n'avait pas les moyens de coordonner et d 'executer toutes ces tdches. Les missions dtidentification/preparation et d'evaluation qui ont ete relativement brgves se sont rendu compte de certains des risques en jeu, mais n'ont pu aborder les questions operationnelles de maniere suffisamment detaillee. Ce probleme devait se resoudre durant l'exkcution. Or, cela n'a pas ete le cas car llassistanc,etechnique n'a eu que peu d'efficacite et les efforts de renforcement de la gestion grsce a la formation ou le remplacement du personnel n'ont pas donne de resultats. 4.41 L'apport des services de l!IDA a ete limite. Outre le peu de temps consacre a la preparation evoque au paragraphe 4.39, la supervision n'a pas ete aussi rigoureuse qu'il aurait fallu. I1 n'etait pas rare de voir s'ecouler de six a huit mois entre des missions de supervision dans lesquelles ne se trouvaient qu'exceptionnellement des specialistes de la p6che lacustre et fluviale et de la construction de bateaw. I1 n'y a pas eu non plus de programmes annuels de travail ni de systemes bien definis de suivi, bien qu'une mission de supervision ait introduit un de ces systemes a mi-parcours. Etant donne que la direction de la SUPOBU a souvent choisi une voie tortueuse, lorsqu'elle ne s'egarait pas completement, le projet aurait pu beneficier d'une supervision plus intensive et systematique de 1'IDA. Enfin, 1'IDA a toujours rkpugne a prendre des mesures fermes lorsque, par exemple, des recommandations maintes fois repetees h l'intention de la SUPOBU ou du Gouvernement restaient lettre morte, a propos de la question de la gestion du projet notamment (voir aussi les paragraphes 6.02 et 6.16 a 6.20). Enfin, les resultats du projet n'ont jamais ete &values (31, si ce n'est par la dernigre mission de supervision. 4.42 La manque de systemes de suivi. Parce que le bureau du projet n'a pas su enregistrer de fason mCme rudimentaire ses activites et que, plusieurs annees durant apres l'entree en vigueur du credit, il n'y a pratiquement pas eu de programmes de travail detailles, il a 6tC trks difficile de suivre les activites du projet, de mesurer les progres - ou l'absence de progres - et de recormnander des mesures appropriees. 4.43 L'exCcution du projet a ete serieusement perturbee par des 4venements imprevisibles, exthrieurs au projet, qui ont par consequent echappe a son contr6le. Outre les effets sequelles de la guerre civile de 1972, il s'est agi plus precisement d'une epidemie de cholera en 1978 et de l'interdiction de la psche et de la commercialisation qui s'en est suivie. Plus tard, un accord entre le Burundi et le ZaYre a entraine le retour chez e w des pCcheurs zayrois qui jusqu'alors p6chaient le gros du poisson. I1 en est resulte une baisse soudaine de l'offre et une hausse des prix qui ont skrieusement gGn6 la vente du poisson a l'interieur du pays et ont entraine une baisse des recettes de la SUPOBU. 4.44 Assistance technique insuffisante. Bien que la mission d'evaluation ait releve les risques potentiels d 'une mauvaise ges tion et ait recommande un programme important d'assistance technique, le Gouvernement a choisi d'en reduire la portee. Le recrutement des assistants techniques a ete trGs difficilz et a pris beaucoup plus de temps que prevu. La prestation des experts a ete de qualite variable et les relations avec le personnel local, a de rares exceptions pres, sont allees de l'hostilite a l'indifference (par. 6.30 a 6.33 et 6.12 a 6.15). 6.45 L'Etat n'a oas accorde a la SUPOBU un soutien suffisant. C2 probleme s'est manifeste de diverses manieres : le titulaire du poste de Ninistre de l'agriculture a frequemment change; la relation entre la SRD et la Direction des eaux et forsts du ministere, tous deux responsables du develcppenent de la ?Oche, etait peu claire et, selon la mission d'achevement, les contacts entre eux 2 taient inexistants cu, du moins empreints de mef iance; le Gouvernement a manifeste peu d'empressernent a prendre des mesures qui renforcent la gestion de la SUPOBU, a moins qu'il n'en ait ete incapable; enfin, la BNDE n'a pas su fournir une aide a la SUPOBU dans 12s domaines des finances, de la comptabilite et du credit (par. 4.3b a b.36). 4.46 L'isolement geoqraphique du pays, aggravi par la lenteur de procedures adrninistratives du Gouvernement et de l'IDA, explique en partie les longs retards enregistris dans la passation Ces marches et le decaisseaent dss . fonds, notamcent durant la phase initiale du projet, lorsque la SUPOBU devait faire face 2 de graves problemes de liquidites. DEYAWE OFFICIELLE DE REPORT DE LA DATE DE CLOTURE DU CREDIT 5.01 En 1981, 1e'Gouvernement a demande de repousser d'un an la date de clbt~lredu credit, a savoir du 30 juin 1982 au 30 juin 1983. Une mission de supervision de l'IDA, en mars 1982, s'est prononcee en faveur de ce report date sous reserve des conditions suivantss : a) un montant d'un million de dollars devait stre affect6 par 1'IDA h la construction de batea~uet H l'achat de materiel de pGche seulement, le reste des fonds non engagks au 30 juin 1982 (soit quelque 1 million de dollars) devant 6tre annules; b) la SUPOBU devait mettre en oeuvre les recomndations d'un rapport d'audit approuvk par la mission et la SUPOBU, qui visaient h ameliorer llCtablissement des rapports financiers et l'administration du projet; c) la SUPOBU devait s'assurer les services d'un technicien competent, jug6 satisfaisant par llIDA, pour surveiller la construction des bateau; et d) la SUPOBU devait elaborer un programme d'activite detail14 pour la periode de prolongation du credit. Etant donne que les activites anterieures de la SUPOaU dans les domaines de la vulgarisation, de l'usinage de poisson et de la commercialisation avaient d o m e de mauvais resultats, la mission a recommande que, durant la prolongation du credit la SUPOBU s'adonne uniquement a la construction et a la +n lamelles collees et au traitement et a la vente de vente de b a t e a * ~ poissons a prix eleve. Les recettes engendreas par ces .activites devaient depasser les depenses de la SUPOBU a condition que ?e personnel non lie a ces activiths soit licencie. 5.02 L'IDA a requ en juin 1982, quelques semaines avant la date de clbture du credit, le programme d'activite de la SUPOBU pour la periode 1982-83. L'IDA a jug4 que ce progrmme, tel qu'il etait presente, ne justifiait pas de report. Le programme de constructicn de bacea~uprevu n'etait gnere plus realiste et il y avait un certain nombre d'erreurs et d'omissions dans la maniere dont les activites prevues etaient presentees ec les coilts et recettes avaient ete calcules. Bien que le programme ait prevu un deficit d'exploitation, il ne donnait aucune indication quant a la maniere dont ce deficit pourrait Stre comble. Enfin, aucune disposition n'avait ete prise pour recruter un specialiste de la construction de bateawc et les recommandations des verificateurs de comptes n'avaient pas non plus ete adoptees. Malgre ces defauts, apres un evamen interne dans ses services, 1'IDA a decide qu'elle pouvait accepter de reporter la date de clBture du credit si des progres satisfaisants etaient accomplis dans ces domaines. 5.03 Une mission ulterieure, en octobre 1982, a recommande la poursuite du programme de construction de bateaw en lamelles collees qui seul semblait repondre a w besoins des petits pgcheurs. Elle a aussi recommande que l'usinage et la commercialisation de poissons a prix eleve se poursuivent etant donne que ces activites semblaient pouvoir devenir profitables, que le materiel etait deja en place et qu'elles garantissaient un emploi a un certain nombre de personnes. Neanmoins, la mission avait de tres serieuses reserves quant h l'aptitude de la direction de la SUPOBU a mener a bien ce programme, tout limite qu'il fct. Ce point avait dejH ete souligne dans de precedents rapports de supervision et dans l'echange de correspondance avec les pouvoirs publics, mais en pure perte. En outre, les possibilites de vente de ces nouveaw bateaw au Burundi et ailleurs, restaient vagues et il fallait encore mettre au point un mecanisme de credit realiste qui permette aux pgcheurs d'acheter les bateaw et procure des recettes a la SUPOBU. Compte tenu de ce qui precede, 1'IDA a decide de reporter la date de cl8ture du credit pour une pkriode initiale seulement a savoir jusqu'au 30 juin 1983, a condition que les pouvoirs publics acceptent : de nommer un directeur de projet qualifie le 31 janvier 1983 au plus tard, juge satisfaisant par 1'IDA; d'achever une etude de marche pour les bateaux en lamelles collees au Burundi et dans les pays voisins; de recruter un comptable pour amkliorer le systbe comptable de la SUPOBU; et de recruter un specialiste de la construction de bateaw et de faire construire 40 bateaw en lamelles collees au moins d'ici avant le fin de juin 1983. Si des progres satisfaisants etaient realisks durant cette periode, 1'IDA Ctait disposee a repousser la date de cldture au 30 juin 1984. L'IDA a egalement informe le Gouvernement qu'elle etait pr6te a lui accorder toute l'assistance possible h l'appui des activites proposees. 5.04 Le Gouvernement a fait savoir h 1'IDA en janvier 1983 qu'il acceptait toutes ses recommandations tout en suggerant certaines modifications. Au d6but de fkvrier 1983, une mission de 1'IDA s'est rendue au Burundi pour examiner ces propositions avec les pouvoirs publics. Le premier obstacle a surgi lorsqu'il s'est avere que le Gouvernernent n'avait pas nomme de nouveau directeur et qu'il n'etait pas pr$t b s'engager-surce point. En outre, il semblait y avoir de grandes divergences de vues entre le Gouvernement et 1'IDA quant au r61e de la SUPOBU et a w objectifs du projet. Alors que la Banque recormnandait a la SUPOBU de n'entreprendre que des activites bien definies et d'adopter immediatement des mesures precises de faqon a en garantir le succes, les pouvoirs publics se.sont montres beaucoup moins presses, parlant de reorienter et de dkvelopper les activites de la SUPOBU, notamment dans Le dornaine de la vulgarisation et de renforcer par ce biais La direction de La SUPOBU. Le Ninistre de l'agriculture 6tait en outre peu dispose voir la Banque jouer un r61e dans la nomination du directeur de la SUPOBU. Tous ces points n'illustrent pas seulement la difficulte qu'il y a a doter les projets du personnel necessaire, mais egalement les divergences qu'il y a entre les pouvoirs publics et 1'IDA a propos des activites a entreprendre, et aussi le rdle de la Banque dans des domaines que le Gouvernement estime relever de sa competence exclusive. 5.05 Le 10 mars 1983, 1'IDA a officiellement informe le Gouvernement qu'elle avait decide de ne pas reporter plus avant la date de cl6ture du credit st d'annuler tous les fonds restants, a savoir environ 2 millions de dollars, au 30 avril 1983. Environ une semaine plus tard, le Ministere de l'agriculturs a repondu qu'il envoyait une mission a Washington afin de trouver une solution a ce probleme. Mais a ceia, 1'ICA a repondu que sa decision avait ete prise aprPs de longues deliberations avec des representancs gouvernementaux et que par consequent elle etait finale. Elle en a fait part au Gouvernement le 25 mars 1983 et le cr2dit a ete en fait clos le 17 rnai 1383 VI. EFFICACITE DES INSTITUTIONS A. Organisation du ~rojet 6.01 Ls projet de developpement de la pOche a ete executk par la SRD SUPOBU qui est placCe sous la tutelle du Ministere de l'agriculture. Un Conseil d'administration a ete cree pour suivre les activites de 1a.SUPOBU et lui donner des conseils. Ce Conseil Ctait preside par le Directeur general du Service de planification du Ministere de l'agriculture. Parmi les autres membres du Conseil il y avait des reprssentants de la Direction du developpement rural du Ministere, de .a Banque de la Republique du Burundi, du Hinistere des finances, de la Presidence et de la SUPOBU. Au debut, la BNDE y etait aussi representCe, mais elle en a Cte Climinee par les pouvoirs publics peu de temps apres le ddmarrage du projet (par. 4.35). Bien que le Ministere de l'agriculture ait pris une part plus active que la BNDE au contrdle de l'execution du projet, il ne semble pas qu'il ait suivi la situation de pres ou, s'il l'a fait, qu'il ait pu prendre les mesures qui s'imposaient pour inverser le tour fhcheux pris par le projet. 6.02 Le r6le du directeur-gbrant de la SUPOBU etait crucial pour le projet, mais a aucun moment durant la periode d'execution du projet ce poste n'a etC pourvu de maniere satisfaisante et les conrmunications entre les pouvoirs publics et 1'IDA sur la question de la direction sont restees sans effet. Le directeur du projet de la SUPOEU aevait Otre designe par le Conseil d'administration sous reserve ae l'approbation de L'CDA et n o m e par dicret presidentiel. Lars de la nomination du premier directeur, avant le demarrage du projet, 1'IDA a ete effectivement informee de ses qualifications et a approuve sa nomination. Cependant, contrairement aux dispositions de 1'Accord de credit, on n'a pas consulte 1'IDA ni cherche a obtenir son approbation lorsqu'un nouveau directeur a etb nomme en 1980. Mise devant le fait accompli, 1'IDA a decide de ne pas protester. I1 sst vite devenu evident que le nouveau directeur n'avait ni la forination ni ?es qualifications necessaires pour ce poste et a la fin de la periode du projet, 1'ICA a exige son remplacement c o m e condition du report de la date de clzture du credit. Le Ministre de l'agricultcre d'alors, avec lequel cette question a ete traitee, a montre beaucoup de reticence a s'engager sur ce point et a declare que c'etait la une prerogative du Gouvernement. En outre, il semblait ne pas savoir ou preferait ignorer que 1'Accord de credit stipulait clairement que les . qualifications d'un candidat a ce poste devaient stre examinees par 1'IDA (par. 5.04). 6.03 De facon generale, les echecs du projet s'expliquent pour une bonne part par le fait que l'efficacite du bureau d'execution du projet (la SUPOBU) et de la BNDE a ete tres mediocre dans le cas de la premiere et nulle pour la seconde. Pour cette raison et,mGme si, au dkpart, il avait it& prevu qu'ils ne s'occuperaient que de supervision, le Ninistere de l'agriculture et 1'IDA auraient dii, des le debut, assumer un r6le beaucoup plus decisif et dynamique (par. 6.09 a 6.11 et 6.16 a 6.20). B. La Societe regionale de developpement, SUPOBU 6.04 L'efficacitk de la direction de la SUPOBU a ete extrgmement mediocre a tous les egards ou presque. I1 serait difficile de trouver un domaine dans lequel la SUPOBU s'est acquittke de ses tzches de maniere satisfaisante. Toutes les missions de supervision de L'IDA ont relev6 ce problhme et l'ont signale de faqon plus ou moins pressante au Ministre de l'agriculture. 6.05 La faiblesse de la direction de la SUPOBU s'est manifestee de plusieurs facons notamment dans son incapacite chronique a etablir des priorites, a preparer un plan d'action et a le mettre en oeuvre. Tres - souvent, des d6cisions sur des points importants et urgents ont ete differees a cause du temps demesurement long consacre a des questions mineures. Par exemple, d e w ans apres le demarrage du projet, a un moment oh l'execution d'aucune composante du projet ou presque n'etait satisfaisante, la direction de la SUPOBU preparait un rapport de plusieurs pages expliquait que la SUPOBU manquait d'efficacite parce qu'elle n'avait pas d'appareil de telex prive. En d'autres occasions, les decisions on ete prises sur la base d'etudes non realistes ou sans etude du tout. A titre d'exemple, les projections de la conrmercialisation du poisson et les projets de piiche industrielle n'etaient fond6s sur aucune analyse s6rieuse. 6.06 De l'avis de tous, y compris de tous les consultants ayant travaille au projet, des verificateurs des comptes et des missions de l'IDA, le systeme comptable de la SUPOBU etait pratiquement inexistant. En plus de l'assistance technique fournie au debut de la periode du projet, une mission de contrdle de gestion a procede en 1981, a la demande de l'IDA, a un examen de la SRD et a recommande un certain nombre de mesures destinees a ameliorer les systemes de gestion de la SUPOBU. Ces recommandations n'ont pourtant jamais ete mises en oeuvre, la SUPOBU ayant pretendu, avec quelque raison, qu'elles etaient trop compliquees et complexes vu les besoins fondamentaw et les capacites limitees de la societe. C'etait le cas non seulement pour les questions financieres mais aussi pour l'inventaire des pieces detachhes, des accessoires de psche et des fournituros d'atelier. 6.07 Sur le plan Financier la SUPOBU a rapidement connu des deficits considerables, et ce des le demarrage du projet. Malgre les subventions que 1'Etat a accordees a la SUPOBU, la situation financi&re ne s'est pas ameliorke durant la periode du projet. Ces problernes financiers s'expliquent par le fait que les cofits ont ete superieurs et les recettes inferieures a u previsions faites lors de l'evaluation. La hausse des cotts resulte de l'augmentation des effectifs de personnel, des salaires et de coilt a l'achat du poisson par rapport a ce qui avait ete prevu a l'evaluation (par. 4.23). Les recettes ont souffert de ce que les operations, qu'il s'agisse de la construction de bataaw ou des ventes, ont etC sensiblernent inferieures a w previsions. 6.08 L'expose ci-dessus donne une bonne id& des problemes de gestion de la SUPCBU. I1 ne les evplique pas ni ne dit pourquoi il n'y a pas 4te remedie. Ce rapport ne prGtend pas offrir des reponses completes mais permet de tirer certaines conclusions. i) Avant le projet, la SUPOBU etait avant tout une institution sur le papier, dont les activites etaient gerGes directement par le personnel du PNUD. Les problernes de gestion ont rapidemenc surgi lorsque la SUPOBU a d6 assumer des tdches dont elle n'etait manifesternent pas capable. L'organisation et les procCdures de la SUPOBU auraient dt 6tre soigneusernent examinees avant l'execution du projet et l'on aurait d fi prendre des rnesures precises pour la renforcer. I1 aurait aussi fallu chercher H executer le projet par etapes, au fur et a mesure que s'amelioraient les moyens de la SUPOBU. ii) Le Gouvernement (par. 6.09-6.111, 1'IDA (par. 6.16-6-20) et la BNDE sont conjointement responsables des insuf fisances de la SUPOBU. Ces organismes n'ont' pas toujours offert des conseils et des recommandations coherents et n'ont Fas su faire preuve du dynamisme n6cessaire - &me s'il se manifeste parfois de fason deplaisante - pour inverser 1'Cvolution defavorable du projet. iii) Plusieurs cadres superieurs clCs de la SUPOBU n'avaient pas r e p la formation necessaire pour les postes qu'ils occupaient. A titre d'exernple, le directeur durant la d e w i h e moitie de la pkriode du projet avait ete forme aux techniques de rkfrigeration du poisson. Sa competence dans ce domaine n'est pas connue, mais il manquait tres certainement des qualifications necessaires pour ameliorer et gerer les ressources de la SUPOBU, tant hurnaines que rnatirielles, ce que etait indispensable si i'on voulait realiser au moins certains des objectifs du projet. iv) La SUPOBU n'a pas su bien utiliser l'assistance technique prevue par le pro jet. En outre, les rates agencs locaux de la SUPOBU qui avaient requ une formation ont cnoisi de travailler ailleurs, une fois leur stage termini. C. Le Gouvernement 6.09 Le Ministere de l'agriculture qui supervisait les activites de la S U P O B U a eu l'influence la plus directe sur l'execution du projet. Bien que le ministere ait certainernent tenu a ce que le projet soit bien exgcute, on ne sait pas tres bien dans quelle rnesure il a pris une part active a w operations de la S U P O B U . Le fait qu'il y ait eu trois ministres durant l'execution du projet a eu des effets negatifs, chaque nouveau titulaire ayant eu besoin d'un certain temps pour se familiariser avec le projet et pour donner des directives de politique generale, qui ne s'inscrivaient pas necessairernent dans la ligne de celles de son predecesseur. 6.10 Au cours des premigres annees du projet, les missions de 1'LDA ont recomrnande au Ministere de donner a la SUPOBU une plus grande independance pour prendre des decisions en matiere de gestion et les appliquer. Tout compte fait, cette recommandation ne sernble guere logique car la faiblesse de la direction de la S U P O B U etait notoire. Elle avait ete dictke avant tout par les interventions deplacees du Yinistere et les lourdeurs administratives a l'origine de retards. Vrai ou non, il est clair que le ministhre ne fournissait pas a la S U P O B U l'orientation et le soutien ferme dont elle avait besoin pour aborder des probl6mes majeurs. Les missions de 1'IDA ont, par exemple, recommand6 qu'un expert en mati6re de finances et de comptabilite affecte au ministere et paye par la Banque passe un certain temps a aider le service de la comptabilite de la S U P O B U . A ce moment-la le seul assistant technique a travailler i la S U P O B U etait Se construtteur de bateaux et le systeme comptable de la societ6 etait plus confus que jamais. I1.n'a pas ete donne suite a cette recommandation. Une inertie semblable parait avoir ete la norme pour d'autres questions importantes; on en voit le couronnement dans l'attitude plutzt nonchalante adopthe par le ministkre lorsque 1'IDA lui a fait part de son intention de clore le crkdit 2 moins que certaines mesures ne soient adoptees et mises en oeuvre (par. 5.03 a 5.05). 6.11 I1 a dCjA kt6 fait dtat de l'inaction de la BNDE (par. 3 . 4 3 A 4 . 3 6 ) . I1 suffit donc de dire que la S U P O B U ne pouvait pas instituer et appliquer un programme de credit pour la vente des unites de p6che et qu'il n'aurait pas fallu l'en charger. L'aide de la BNDE dans ce domaine etait cruciale mais elle ne s'est mat6rialisee. D. Assistance technique 6.12 L'impact de l'assistance technique sur le projet a ete bien inferieur a w previsions. 11 y a eu de grands retards dans le recrutement et la duree des mandats a 6te inferieure aux previsions Eaites lors de l'evaluation, ce qui s'explique par le fait que les consultants qui demissionnaient ou dont les contrats venaient a expiration n'etaient pas remplacks ou leurs contrats nl&taient pas renouveles. L'absence de coordination et d'un cadre precis au sein de la S U P O B U a certainement nui aux prestations des consultants. En outre, si l'on avait choisi un cabinet de consultants plut6t que des individus, il aurait ete plus Eacile de Les remplacer en cas de demission ou de prestations insuffisantes, ce qui n'etait toutefois pas une garantie de qualite. 6.13 11 est aifficile de determiner avec precision les raisons du manque d'impact positif des expatries; en d'autres termes, on ne sait pas dans quelle mesure cela venait du manque de competence, de la personnalite, du manque de motivation ou des difficultes imposees par 12s conditions propres au pays en general ou au projet en particulier. 11 est evident toutefois que dans c e cas l'efficacite des consultants a ete plutit limitee et n'a pas servi a renforcer les moyens institutionnels et operationnels de la SUPOBU. Ce projet illustre bien certaines des difficultes posees par le recrutement et la bonne utilisation des assistants techniques. I1 auralt fallu accorder plus d'attention au recrutement de consultants bien qualifies mais aussi de leurs homologues sur place. La formation de ces d5rniers aurait d il Ctre l'une des tiches principaies des experts d'assistance technique et on aurait d; prevoir de remplacer rapidement les pcrsonnes qui n'etaient pas qualifiees ou qui ont ecourte la duree de leur mandat dans le cadre du projet. 6.1h Bien que ce soit la une question complexe a laquelle il n'y a pas de solutions faciles, il en ressort que l'on doit accorder une attention particuliere a l'identification et au recrutement des consultants et suivre de pres leurs prestations. Ce processus devrait commencer le p l u ~rapidement possible de faqon a ne pas retarder l'entree en vigueur du credit. En outre, l'organisme au sein duquel le consultant doit travaill2r devrait Gtre examine soigneusement l'avance de faqon que l'on puisse dkfinir avec precision le poste du consultant, ses responsabilites et ses relations avec le reste du personnel. Dans certains cas il pourrait Stre souhaitable d'offrir des mandats initiaw A l'essai, renouvelables pour de plus longues periodes. 6.15 Enfin, en ce qui concerne la construction des bateaw, il est a noter que la SUPOBU, le Gouvernernent et 1'IDA ont tous trois neglige de prendre en considkraticn les specialistes residant au Burundi msme. Presque toutes les unites de psche industrielle, y compris les petits bateaw accompagnant le bateau principal sont conqus et construits au Burundi par des residents burundais expatries. On ignore si un accord satisfaisant aurait pu Stre conclu entre l'un d'entre e w et la SUPOBU car malheureusement cela n'a jamais ete tente. 6.16 L'IDA a joue un r6le cle dans :'identification et la pre~arationdu projet bien qu'elle ait largement tir2 parti l'experience acquise dans le cadre du projet pilote FAO/PWD alors en cours. Avec le recul, il est evident que 1'IDA aurait dG consacrer plus dc ressources a l'identificationlpreparation et a l'evaluation, d'autant plus que le pays se remettait alors, tant sur le plan materiel que psychologique, du traumatisme d'une guerre civile. Les missions de 1'IDA n'ont par consequent pas eu l'acces a l'information, au l i e u et aux personnes qu'elles auraient normalement eu. L'evaluation a correctement identifie ?es risques considerables que posaient pour la bonne execution du projet les faiblesses dans la gestion et les institutions st la variabilite vraisemblable des recettes et des coiits. Pour minimiser ces risques, 1'IDA a demande avec insistance que l'on recrute des experts d'assistance technique, ce que le Gouvernement a accepte a contre-coeur. Ii semble mainkmant que l'on aurait d ii anaiyser plus en detail La portee et la nature de ces risques; on aurait surtout dG m i e u planifier le developpement des institutions et de la gestion; et preparer des recommandations precises destinees a eliminer les obstacles a caractere institutionnel. L'IDA aurait ainsi m i e w apprecie les deficiences institutionnelles et organisationnelles du Gouvernement et de la SUPOBU pour un projet aussi complexe ce qui l'aurait peut-Gtre amenke a le simplifier ou a l'etaler dans le temps. Pour bien faire, ce projet aurait dG commencer par Gtre un projet d'assistance technique et de developpement de la gestion, suivi d'une phase d'investissement; 1'IDA aurait ainsi pu participer de ,faqon plus intensive au projet au stade du developpement. 6.17 D'octobre 1976 a octobre 1982, il y a eu douze missions de supervision de 1'IDA composees de d e u personnes en moyenne. Dans chaque mission ou presque une personne au moins avait participe a la mission precedente. Cela n'a toutefois pas suffi a assurer la continuite necessaire car durant toute l'execution le charge de projet a l'IDA, principalement responsable de la supervision, a change quatre fois. Des changements frequents dans le personnel de la division des programmes ont egalement eu lieu durant la periode du projet. Chaque fois que le charge de projet changeait, il y avait des modifications dans l'importance relative accordee aux differentes composantes, dans l'idee que l'on avait d'un progres satisfaisant, etc. Vu la nature des graves difficultes rencontrees par le projet, on peut arguer que la Banque aurait dG prevoir une supervision plus intensive, d'autant plus que l'intervalle entre les missions a varie entre quatre et huit mois. Bien que les recommandations des differentes missions de supervision soient pour la plupart allees dans le sens qui s'imposait, elles etaie-t souvent generales et supposaient que la SUPOBU y donnerait suite. Cependant, vu la faiblesse de la direction de la SUPOBU, les recommandations de 1'IDA auraient dii indiquer non seulement ce qu'il fallait faire mais comment proceder. 6.18 L'apport total de 1'IDA (y compris les consultants) pour la supervision du projet s'est monte B 104 semaines de travail pour les exercices 1977 a 1982, soit une moyenne de 17 semaines de travail par an. Cependant, la repartition annuelle a 6th inkgale : 35 semaines de travail en 1980 contre 5,9 en 1981. Le reste du temps, les apports pour la supervision ont ete en moyenne d'environ 15 semaines de travail par an ce qui est leghrement supkrieur a la moyenne des projets agricoles dans la r6gion qui est de 14 semaines. Au fond, le problgme venait du fait qu'il s'agissait d'un projet relativement modeste et que son execution n'etait pas d'importance cruciale pour la strategie du developpement agricole au Burundi. C'est pourquoi la division chargee de la supervision ne lui a pas accorde une importance ou une priorit6 particulihre lors de l'affectation de ses rnaigres ressources en personnel. Etant donnk que l'execution du projet a present6 beaucoup plus de problemes que prevu en raison de l'eutrBme faiblesse de la direction, la supervision effective a ete insuffisante. Retrospectivement parlant, nous pensons qu'une supervision plus intensive aurait permis de m i e w definir les probl5mes et de trouver des solutions. 6.19 Au debut, l'execution du projet et sa supervision ont ete genees par l'absence de plans annuels de travail et de tenue systernatique des dossiers. La situation s'est beaucoup am6lioree vers 1980 lorsqu'une mission de 1'IDA a introduit un systeme de suivi pour les expeditions de psche chaque mois, les prises par expedition, le remboursement des credits, etc. On a ainsi pu se faire une idee plus claire du projet et des problemes qu'il rencontrait. (Annexe A, Tableau A6). 6.20 Au debut du projet, peu de temps apres son demarrage des retards dans les decaissements on: cree de graves problemes de tresorerie a la SUPOBU. Ces problemes ont ete regles de maniere satisfaisante lorsque des representants de la division des decaissements de ''IDA se sont rendus au Burundi pour y expliquer les procedures de 1'IDA. Yais les communications au sein de l'iDA a propos des dkcaissements n'ont ?as toujours ete efficaces. La mission dlach&vement a decouvert que 1'IDA avait rembourse la SUPOBU de ses depenses salarialss pendant presque toute la duree du projet bien que cela n'ait pas ete prevu dans les accords de credit et de projet. Cela a vraisemblablement commence a une epoque ou la SUPOBU avait de graves difficultes de tresorerie et probablsment a titre ternporaire, rnais on ignore quand cela a ete autorise, par qui et pour quelle duree. I1 en est resulte une situation paradoxale dans laquelle l'IDA, d'une part, recommandait avec fermete de reduire le personnel de la SUPOBU et, d'autre part, payait les salaires en contradicltion totale avec le calendrier de decaissernent. C'est precisement la la preuve que la supervision de 1'IDA doit Gtre plus stricte et que les communications doivent Ctre ameliorees sans parler de la coordination entre les divisions chargees des decaissements et du projet. 6.21 I1 faut noter que, malgre les divergences entre 1'IDA et les pouvoirs publics, lorsque le Gouvernement ou la SUPOBU avaient besoin de conseils, c'est & 1'IDA qu'ils s'adressaient de preference. A titre d'exemple, les reunions du Conseil d'administration de la SUPOBU utilisaient generalement des lettres et des documents de 1'IDA c o m e base de leurs deliberations. Malheureusement, les problemes auxquels le projet a d ii faire face Ctaient tels que 1'IDA aurait dG consacrer des ressources considerables, avant tout en temps de trzvail, pour pouvoir fournir l'analyse et les recommandations precises propres h corriger cotte situation. VII. RESULTATS FINANCIERS 7.01 Dans le rapport d'evaluation, le coiit total du projet avait ete estime A 8,6 millions de dollars, Le financement des coiits du projet se repartissant de la maniere suivante : Francs Dollars Pourcentage burunda is E.U. du total (millionsj (millions Etat burundais SRD/SUPOBU Ptcheurs ADFAED IDA Total 7.02 Sur les 6 millions du credit de 1'IDA un montant d'environ 4 millions de dollars a ete decaisse. Les decaissements effectifs ont ete plus Lents que prevu lors de l'evaluation, d'abord a cause des retards dans le demarrage du projet et par la suite cause des probl6mes d'execution. Ainsi qu'il est rnontre au Tableau A7 de 1'Annexe A, les decaissernents effectifs ont comence avec environ une annee de retard par rapport aux estimations a l'evaluation et ont represente entre 10 et 67 % des estimations a l'evaluation durant toute la periode du credit. 7.03 Le tableau qui suit 'indique les categories de travaw, fournitures et services qui devaient stre financees par le credit et la maniere dont les montants du credit devaient Gtre affectes, selon llAccord de credit de developpement et- l'ont 6te en realite : A B Montant /a Montant % de du credit ef fec tif /a B par rap- affecte decaisse port a A 1) Mathriel, accessoires, 1.300.000 1.332.819 103 pihces et vkhicules pour les Parties A A E du projet 2) Travaw de genie civil au 300.000 515.906 172 titre des Parties A a E du projet 3) Depenses d'exploitation au 100.000 417;741 418 titre des Parties E, F(i) et G du projet 4) Services d'experts et de 2.100.000 712.195 34 consultants et bourses d'6tudes l'etranger au titre des Parties A h G du projet 5) Services de consultants au titre de la Partie B du projet 6) Travaux de genie civil, materiel, accessoires et intrants agricoles pour la Partie H(ii) du projet 7) Non af fectb Total /a - Exprime en dollars des Etats-Unis. Les decaisseaents effectifs pour les categories ( 3 ) et ( 2 ) ont depasse les montants affectes de 418 % et 172 % respectivement. La majeure partie de ces decaissements a ete consacrie a la remuneration du personnel de la SUPOBU (par. 6.19). Par contre, un tiers seulement du montant prevu pour l'assistance technique a .ete effectivement utilise. 7.04 En conclusion, les resultats financiers de La Societe regionale de develo~pementSUPOBU ont ete tres mediocres. Ses pertes financieres ont ete manifestes et considerables, mais on ne les connait Pas exactement a cause des tres inauvaises pratiques comptables. Le probleme pose par la 'comptabilite a deja et= releve en 1977 lorsque le specialiste des questions administratives et financieres a donne sa demission et a fait part a 1'IDA de son pessimisme concernant la situation a La SUPOBU et les chances d'une am6lioration rapide. Par ?a suite, un consultant engage pour une court? duree comrne chef comptabLe a decrit Le systkae cornptable de la SUPOBU en termes similaires. Durant son mandat il a &labore plusieurs rapports dont l'un etait consacre a la mise en place d'un systeme comptable. Dans les autres rapports il a mis au point un programme financier ainsi que des propositions pour les operations, l'organisation des achats et des ventes des centres. La BNDE a examine ces rapports et a vivement reccntmande a la SUPOBU d'adopter les propositions qu'ils contenaient. Cela n'a appare.ment pas ete le cas car un rapport ae contrble de gestion de la SUPOBU, publie en 1981 par des consultants independants decrivait une situation caracteriske par de graves infractions aux principes et A la discipline comptables, qu'il s'agisse de l'absence de procedures de contrble interne et de regles pour la comptabilite, de la perte de documents, du non-enregistrement des transactions et du manque de respect general pour les procedu-es comptables. 7.05 Compte tenu de ce qui precede, les chiffres mentionnes ci-apres ainsi que les &tats financiers presentes a w Tableaux A8 2 A16 de 1'Annexe A n'ont qu'une valeur indicative. 11 n'est pas possible de comparer les coGts unitaires estimatifs figurant dans le rapport d'evaluation avec les cocts unitaires effectifs car les rapports et le contrble ont Cte insuffisants ou inappropries durant l'exkcution. I1 est clair toutefois que contrairement aux estimations faites a L'evaluation et a toute attente, la SUPOBU a perdu des s o m e s d'argent considerables. On trouve ci-apres une cornparaison des donnees disponibles pour certaines annees : 1979 1980 1981 Dossiezs Dossiers Dossiers Evaluation SUPOBU Evaluation SUPOBU Evaluation SUPOBU (en millions de francs burundais) Recettes provenant des ventes Zevenu net (pertel I1 est probable que les pertes nettes effectives de la SUPOBU ont ete en realite plus elevees car les frais de personnel, estimks entre 600 et 800.000 dollars, l'un des principaw postes de depenses de la SUPOBU, ont ete en fait rembourses par 1'IDA. En outre, les subventions directes de 1'Etat a la SUPOBU durant les annees 1979 a 1981 se sont elevees 2 24 millions de francs burundais (soit la contre-valeur de 270.000 dollars), en plus d'autres contributions de 1'Etat au projet et de subventions anterieures. 7.06 Lors de l'evaluation, le t a w de rentabilite financiere et le t a w de rentabilite 6conomique ont kt6 estimes a 34,6 % et 20 %, respectivement. Pour calculer le t a w de rentabilite economique on a utilise un t a w de change virtue1 ainsi que les co6ts de la main-d'oeuvre. Avec le t a w de change en vigueur, la rentabilite aurait ete de 36 %. Pour le rapport d'achevernent on n'a pas calcule de t a w de rentabilitk car ils auraient certainement ete negatifs. La production de poisson de la SUPOBU et le volume comercialise ont ete negligeables et les pertes financieres considerables. La production totale de la pgche artisanale durant la periode du projet qui, selon l'kvaluation, devait s'accroitre de 10.000 tonnes, a kt6 en 1982 de 43 % %nferieure en 1982 a celle de 1976. Bien que cette baisse de production ne soit pas imputable au projet, elle a certainement eu un impact negatif sur son t a w de rentabilite economique. VIII. LES ENSEIGNEMENTS A TIRER DU PROJET 8.01 Des enseignements importants sont tirer du projet en ce qui concerne la participation future de la Banque au secteur de la pGche. I1 portent sur les points suivants : caracteristiques du sous-secteur; preparation et supervision des projets; importance et complexite des projets en fonction des ressources institutionnelles et organisationnelles; innovations technologiques; assistance technique; et attitude de la Banque. 8.02 Le secteur de la pdche connait toutes les incertitudes caractbristiques de l'agriculture plus le fait que les poissons tendent a se deplacer de fason pas toujours previsible. Dans le cas particulier de ce projet, on ne connaissait pas bien les ressources halieutiques et on ne possedait pas suffisamment de renseignements sur les rnouvements, les cycles de production, les rendements possibles, etc. Les problGmes ont ete aggraves par le fait que le programme de recherche sur la p6che finance par le PNUD s'est arr6t~au debut de la periode du pro jet. Enf in, les pgcheurs constituent generalement un groupe de la population pauvre et peu nombrew, disposant par consequent d'un soutien politique limite et de structures institutionnelles insuffisantes. 8.03 Le projet s'est aver6 plus complexe qu'il n'y avait paru au premier abord et les activites de preparation et de supervision de 1'IDA auraient benef icie d 'apports plus intensifs en particulier d'une rneilleure utilisation des experts dans les domaines de la pdche, de la commercialisation et de la sociologie. A diffkrents stades critiques, une approche interdisciplinaire aurait probablement permis d'identifier et de resoudre les principa- problGrnes du pro je t . 8.04 Le projet comprenait des composantes multiples et diverses qui ont depasse les capacites locales sur le plan institutionnel et gestionnel. Bien que l'on puisse gkneralement compter sur des assistants techniques, ii ne faut pas supposer que c'est la la cle de tous les problemes car on ne peut garantir que le recrutement sera fait a temps, que !'assistance technique sera satisfaisante et qu'il y aura accord parfait entre assistants tschniques st homologues 1ocau.u d'un projet. 11 y aurai: interEt a utiliser dans la mesure du possible les specialistes disponibles sur place. 8.05 Le projet a Eacilite 1 ' introduction de plusieurs innovations techniques, notamment des types nouveaux ds bateaux et accessoires de pGche, des techniques novatrices de construction de bateaux et du materiel nouveau pour le traitement du poisson. C*pendant, aucune de ces techniques n'a 2tk completement adoptee. Dans le cas des bateau de pGche a moteur, le cott ds l'exploitation et de l'entretien etait prohibitif. Dans le cas des bateaux en lamelles collees, il n'a pas eti possible de generaliser la distribution par manque de promotion systematique et de techniques de connnercialisation et parce qu'il n'y avait pas de mecanisme de credit approprie. Enfin, l'introduction de techniques complexes de traitement et d'emballage du poisson a echoue en partie a cause de la resistance de la population locale habituee a d'autres coutumes et saveurs. I1 semble donc que l'on ne devrait pas introduire d'innovations technologiques sans proceder a des analyses qui prouvent leur adaptabilite technique a - u conditions locales, y compris l'existence de possibilitCs d'entretien et de pieces detachees, l'acceptation par la population locale et un effet positif manifeste sur la rentabilite de l'activite des pecheurs. 8.06 Les credits accordes par les banques conrmerciales aux petits pzcheurs sont tres limites, lorsqu'ils existent. Mais les pecheurs on besoin de ces credits si l'on veut qu'ils achetent un matdriel aussi cocteux que des bateau. I1 faut pour cela mettre au point non seulement un mecanisme de credit approprie mais aussi les modalites institutionnelles necessaires pour l'appliquer. Leur mise au point en cas de besoin est une entreprise longue et compliquee qui demnde a gtre d'abord mise a l'essai. 8.07 La coannercialisation est un element primordial de la strategie d'un projet de ce type; elle dernande une attention continue et un esprit d'entreprise. Cela n'a pas ete le cas pour ce projet et l'on a peut-Gtre pas suffisamment tenu compte dans l'analyse initiale et la conception ulterieure du projet des prCjugCs et goits culturels si cruciaw. 8.08 Les missions de pr6paration et de supervision de 1'IDA ont generalement bien diagnostique les risques et faiblesses potentiels et reels du projet. Cependant, vu les problemes institutionnels et de gestion du sous-secteur, il aurait fallu faire des recommandations qui, pour avoir ?'impact voulu, auraient di preciser la maniere de remedier a w problemes, les moyens de financement et le momeat auquel on pouvait s'attendre a des rCsultats effectifs. 8.09 On devrait mettre en place des systemes de suivi; en outre, la preparation de budgets et de plans de travail annuels devrait Otre' obligatoire. Ces docments peuvent fournir h la Sanque et aux autoritis locales des informations a jour sur l'orientation et 1'exCcution du projet, les egarements ou les retards, et ils permettent aussi de preparer a temps des rnesures correctives. L'absence de ces mecanismes dans le cadre du projet a ete fdcheuse et a rendu plus difficiles la comprehension et la resolution des problemes de gestion. 8.10 La direction de la SUPOBU a ete tres faible. Malheureusement, la SUPOBU n'est pas un cas isole; il est frequent en effet que les economies moins avancees manquent de bons gestionnaires, que les secteurs publics et parapublics soient organises et que les institutions fonctionnent ma1 . Plus que pour le passe, la Banque et les pays d'accueil devraient s'efforcer de renforcer les institutions et de developper la main-d'oeuvre, notamment les cadres moyens et les experts techniques. 8.11 Vu la penurie alimentaire qui regne dans la plus grande partie du monde et en Afrique en particulier, la p6che pourrait contribuer dans une large mesure a resoudre ce probleme. Le developpement de la pOche est toutefois une operation complexe qui comporte une bonne part d'incertitude. Les efforts d'accroissement de la production doivent 6tre accompagnes et souvent precedes d'importants travaw de recherche sur les ressources halieutiques, les methodes de pOche et le developpement de la main-d'oeuvre et des institutions. Malheureusement l'echec de projets c o m e celui-ci a tendance a compromettre toute participation future a ce secteur. I1 n'empgche que la construction et la vente de bateaw en lamelles collees, la fourniture d'accessoires de pCche et l'octroi de services de vulgarisation pour les p6cheurs sont parmi les activites introduites par le projet qui auraient d il stre poursuivies au lieu d'6tre interrompues h plus ou moins brhve echeance lorsque le projet s'est achev0. I1 est a esperer que la Banque n'en conclura pas qu'elle doit mettre fin a son aide au sous-secteur de la psche mais qu'elle cherchera plut6t A identifier les moyens de rendre cette aide plus ef ficace. Annex -1 T a b l e =?I 306003UQI . . . . .-. . = s 3 o o O - L - L"CW%aUv- C\O*.SOrCrOrbL? n I 0 0 a 3 ".? -0 ,. 0 O O Q O O 33030 ? ??C.?? 5 0Ga)o 0 0 3 0 0 6 O O Q ? ?'?Y 0-QI 3Z3C33001.? 3 Q 4 4 d 4 d - 4 ~ 1 - 4 2 UL3UU 4 - r J r l - '3 4 ucs::: - 4 4 t e Tab i 'i'r9i' (? a \n i=.u ' hL S ? 0 I\ 0 rb pc m M h ~ 7 - m. ~n-- 3 V\LTV\OOC~COCOC 3 -I -: c: . I + L?< - L> : I . br- I I - L??!?! r c. 1 % : . 7Z 0 (? ?I 1 ? \ C7 CI ? I C! CI r 1 : ?! CI C: :L D h1 . 4 % a ;: LLI L? L a!! ? I &%I ,., c.:> .-- :, a . c'\ -- .\--. . . .\ c I C. - \rr\S I-. 0. . ....- . . .- . . . . t ' . . ?a r: y r , *, b -- 111 r - -- , . I*, - I-,. , o r . o. la-,t 1.1 .. v. . 1 ' I 1 I .. . * ;.-.., .(. j;. r . + ,r . 7 . - r. , . , , r r . .,. ,&. < . - i : - rr. , . . . :\C: r j , r - U \.i - y t 2 . ... ! - * e r-,,r,-. , *- * u 0 1 ( \ ; ' > ' , \ . , , C . r - f d L.., 1 I I1 I . : . . r , t f . ?, %:lc P.Q.., t : L-, -,\ .. t z w a -\ - - \ > . > \ : a t--: - * r T \ > c -.*y , \n n - - , m . - , s . - C , I Q W , ~ : . , L , r r r r r r r C;\- arrr r r c .- b Gi r I: C I1 -0)- I F '1 Y I * r I ,I GI ,,I 1 I > ;, .!" .<I, 1, 2 - I:) , - = -- - -- - -- -- - , >ITIC:-= Z r - , I I :I I! I t .3 - , I! :! -- . ., 1 Q. I .&iNEX . 4 , , , , ,. .LI.O,:-)b.C'c'C,OY.L. ,.:,:-,.:-:-1.1..-t-.,. ! , ' \ . . L . - i.. -1 " n. Cr,r.~ !:,I.: r :.=.o u , ,-- * ' r :. r % :, r 1: I I :-1 , 2 I Table A 2 ?age 2 of 2 I I n I .... I 1 1 : I ~ ~ I , ' \ C ~ C ' ? ~ ~ :,;.\m:?4:rrjmcD ~ ~ C I C ~ ~ r r r r r I II \ r .t ~.:-(-c-i-;-c. .. . - r . r~ r! ---- . 1 ~ - C - L - - C - - ~ ~ % G ~ C I!Z I i: I ? Cs : . . . I7 1.. * . I.', 1.7 l ' , 1- * I--. 0,V \ j 7 .\ 3- * . . . . . . . . * . ~ * . 1 . ! 1 > 1 7 I n-- a 11 !:rd'. ..- - r c - r r r ' ~ O ~ C l r r r ~ ~ ( J & C l r . hI ' I1 ! c \ l r c ~ c \ r c ~ ~ ~ r ~ ~ r ~ r ~ ; r r c ~ ~ ~ 11 ul I r : ~ r r c < r 1 I ! I n 11 . JI 3 I I I I I .' LT XL Y .I BURUNDI FISHERIES DEVELOP>fENT ?ROJECT Tabie A3 ? a g e I of ,e-c-t-c-=-.=-=-=-=-'-=-= -=-=- =-,z-.=-c-z-=-=-.2 -=- I 07 5;;/74 C2 11 . - c; 11 04 0s C3 27/;/73 C;i:/C9 27/;/'7: n - 9 n c7 d,!1/'$5 0 0s ?7/:,/'?5 R 11 C3 5/5/79 , 0 : - 11 0 11 1P I jC/'/?s 2-,-,m,. ti;/ ( 7 n n - li j jCi'? ../-- 157.3&3 II -i i l T~,'?,/'s 11 75 22,/5/7? n 16 I :c,9/7$ rn 17 ( " n 1j;.i:o 2.C23 ' "15.347 L I 157.jS~ A-- #>;.".w 2G5.216 [Ffi I L I n a2f.i:; 4h i.t;3 - , , I . o 8 ; /.sue 1 -a U 0 - " - 31 'I - -- 32 27/5/79 o 22 34 7C/?/79 157.680 - - 0 - I' $5 " n 36 n zc5.6Eo 37 38 39 rn t7/5/7: 105.8:6 2~5.52~ 737.iEo o ? 0 .CCO " . 40 43 " ' 17/1/79 lg;.i.sC :57.550 - o - 1.7 7- 4 It :570C60 n 1~7.5:~ - - - 11 45 46 - 33/9/75 P , 4 , n , Q c- .5cc -- - I." / ?57.5Ec ;y.IEs 48 +? 50 11 .t :57.:::: -n-, - - - - ? 2 P .:- -w-. .--. : - - d " 1 52 '5,';;s: " :Cr*C:c -L, I - - !I 0 I T;:i 55 (1 l1 I1 n . . - 56 n 0 -- 53 >" R. 'I It - 0 - 59 60 ,-,iot i.,a i.=-cA.--' :5/:/2 c I :62.;20 - ANNEX A Table A 3 ?age 2 o f 1-. : - -, - *a-= 51 ~ - ~ - = - = - = - = - ~ - a - ~ - . - = - = - = - z * = - ~ - ~ - = - ~ - ~ - ~ - . - = - = - s - s ~ , ~ - ~ - = - = - = - = -" :,z/Ec . li~.~;;3 , ! j~.&>: I 9.599 -¶ - - ¶ ~ ~ - ' - ~ ~ ' - ' " - ~ I 5r,2?5 -- r: n IG.GCS €2 '9t.5~3 o . 5 ~ 5 : 8 63 m 1 r?. ~ 2 3 $ E . jc? ?S.LO; 64 u 0 13.5CO S:.SC~ 85.~~9 6j j I' n I .50c 9C.350 F8.5C9 g 8.759 65 Xet.ircs=>let 67 68 69 ?>/z/Eo " " w 162.6E3 n - 0 15.647 3.245 34.550 96.509 93.5~9 98.5E .. -- - 32.ffi2 95.264 6j.S5'? 70 * I) I 46.40; 48.505 52.1~9 71 7j/7/~2 1 16;.?16 - .. . .5.bE2 . 48.509 . 52-5~y 72 j/ib/sl 57.5~4 . 57. j84 .. -.. g 73 , I 159.216 12.625 54. t7? 42.21 4 74 rn 154.315 - 625 54*25$ 54-214 75 It 159.9:6 o 7. CCO 54-85? - 0 k7.139 75 ?=?.CYrJ - 3.5CC 3+.E>$ . # 11 o L ?,. $6-77 77 78 1 """ " L 1 157.?'16 . I - - I j.CC0 jl .$SO 57.5% 57.5?4 - g o . 54 '9' ~ 5 ~ 5 ~ ,b+ 73 23 1C7.E; 6 155.516 .. 24.&53 6.5? j E' / I jS.j~? C''4 - 4 o 3j.134 lri.324 81 " 1 5E . :6 : 53. C20 57*;Z$ - 4.5?5 I 1f.SCC 57.5Cft k;.?Zj e2 n - I " 63 ?;t *- v It 1 n " : 22. jG0 LSSC 8. cco 57. 3% 57.58'; o 3~ fj.?ES &g.s"ej ~ 2 - 0 2I.- 8.5 87 ea 1.' I* 1 -- - .. 0 23 CGO 5k.239 54.238 -. 2-i.5.;5 0 89 1 :/72/€: L I - 0 I o .. C. 760 g 11.225 i - i - -. . 9 21.37s 1 t -- 2: .57S -? 21;;. .r cg -5 PZ 1177.530 .. I 10*iC0 .. o 1O.CCO 21.575 15.5-35 15*C;25 1 - 7- 0 , 79. $15 S.$25 t- I ? 11y.bt0 :CT.Lfi@ I L5CO - 0 -5.5CC 2Z.578 21.37F 15.525 Y 0 ' - 9 _7?.j78 '?*375 :ye425 12?.6ZO 1??.580 - .. 19.525 21,378 - 19.$25 z?,;;~ - m " - o 1CO 101 " 177.SCC 123*68O - - .. 21.278 ;$*?25 - o 21 -57; 19.525 1C2 703 fl " tc?,i80 ?c?.6$C - . .. - 1?.725 18-722 1$ . :Z 5 Irk 105 1 6 'I 12/2/22 '0 5 ; .-- 2 . C5Z 5 2; . . -~,t62 .. - f :.COO 15,722 : 1,2 72 55 >? 137 lCj.662 - - ; :,!t22 =-z-=-l-=-=-~-=-=-=-=-=.l-=-=-=-=-i;i;=C~- 1 15.16k.313 =-=-=-*-=.=-=-=-:-=-=-=.=-=-=-*.=-=-=- 17.SGC Source: S'c'POBi!, 3DC EURl;:lDt F!SILERIES BEVELOFI:CiCr PROJECT. Cr . 6 2 6 3 F l s h l n g S t a t i o i l c ~ ,t l o n t l ~ l y Avuroes--- --1982 I s r 1981 nr.4 hprll-J:ln!, -- - Kltnra P l s l h l n ~Ceolcr ----- ~ -- 1 Ilagora F l a l ~ i n g Centcr -. - I H ~ I Q ~ I .Flahlt~:: :;~ Ccntcr tiont t ~ l y tion thly ticntlrly Hon~l~iy Avy,c. A p r l l I(ay J%no Avgo. A p r l l Hay 3.m~ Avgr. A,-rll Hny June Avgq:. Aprll Hay June 1981 19U2 1982 1902 1981 1982 198Z lSC2' 1982 1902 1902 1982 1901 19&2 1982 1982 Lo. of Firh- Inn units No. of Tzlps Acrlva unit pcr rcont h Actual Froduct l o o per boat t r i p (kg) ObJcctive Actual - Source: SUYOIU, 1{1)(: I-ec:ords FISHER13 DEIELOPHEXT FROJECT, Cr. 626-3U PROJECT COXPLETION EPORT Schedule of Disbursements Revised A c t u a l Disbursement IDA F i s c a l y e a r Actual T o t a l Appraisal Disbursement a s Z Appraisal and Q u a r t e r Disbursements Estimate Estimate Estimate --------- ( Cumulative - US$ ' 000) --------- 1976177 September 3 0 , 1976 11 - - Oecember 31, 1976 - Yarch 3 1 , 1977 - - June 3 0 , 1977 - 1977178 September 3 0 , 1977 December 31, 1977 200 1,300 200 Xarch 3 1 , 1978 400 1,600 400 June 30, 1978 600 1,900 600 1978179 September 30, !978 800 2.100 8 00 ~ e c e r n b e r3 1 , . 1978 '900 2; 300 1,000 Xarch 31, 1979 1,000 2., 500 1,400 J u n e 3 0 , 1979 1,400 - 7 9 700 2,000 1979180 September 30, 1979 1,400 3,000 2,500 December 31, 1979 1,700 3,400 3,000 Harch 31, 1980 1,800 3,800 3,500 J u n e 30, 1980 2,100 4,100 4,100 1980/81 September 30. 1980 2,lcIo ?larch 3 1 , 1981 2,700 5.100 5,100 J u n e 30, 1981 2,900 5,300 5,300 1981182 September 3 0 , 1981 3,100 5,400 5,400 December 31, 1981 3,325 5,500 5,500 Xarch 3 1 , 1982 3,550 5,750 5,750 June 30, 1982 3,650 5,000 6 , COO 1982/83 September 3 0 , 1982 3,727 - 11 Date of E f f e c t i v e n e s s : A p p r a i s a l : J u l y 3 1 , 1976 Actual : February 22, 1977 Source: IDA -LTNE:C X T a b i e A9 . C - - -.. - - * - " u - - ~ ~ 4 0 0 P a - Y - y - - r - 5 0 v 0. a Y - - L a " - C . . A V U .Y - U C S U a 0 !=a- C a . r i . a ; S I., Y - - - - L A - : 'U 2 4 e:::::::: - 4 - - y > " .-..-- " - - - - - d -.I <,: * -, a u w v , c - n a * " = - - ,. n L - 3 6, - <.; = - , a z : = - z -'d.-<z< = 2 = = C ae12nm: 21,uraa r. * *, u. a uv 1*72aar- - - - MOIPI - - F C . !. 1i:'CCl C - ! CC.I 2 01C'Cl - DL; I 6?i'C! ST$.:' EOC'CC b<Z".> 63"'~: - a:!. S: iiC'6: 7-5 S S L , ~ ll.i.13 ~ s li .. .,".',i * l IY..ETn-: . - suwve>; :a ~UTS.? 3urrslno; p., z v e . i E T A ~ Lail u n r L) 6 Q> rc a G 7 71 a Y h u s 3 0 G - I. >-A u ,s L) .a 3 S+ ?; ,-, :. J .rl U '1 I.I .Y \:,, ' '3 > ....I ... 2 I c: F . U : ill :it ; ;;,I,- I j -;I 5 ,<.;g . -\ ;; -'II -- - I n 1 l .. .l................,. !..LA- I1 i n I 2I ,I I 11 I b2 I 0 It "? F $4 w 1 '1 :, I ; 0 1 ..... r3 4 U t--i i: 3 j . 2 3 r( i-l :I .$ , ) I :. .I ; ,.,; : \.-; . A .a 51- ;I ICS 4c:m c b:i:u 8 .. .; .......... .I?.: 1.. I , . ", ;I ?-;,; c, j3 .. .......... .I ...... I Q ! ;1
Группа Всемирного банка · Project Performance Assessment Report
Burundi - Fisheries Development Project : Burundi - Projet de Développement de la Pêche
Открыть оригинал документа
Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.
Вернуться к постатейному просмотруПолный текст
Основные сведения
Организация
Группа Всемирного банка
Тип документа
Project Performance Assessment Report
Страна
Бурунди
Источник
Всемирный банк