Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 5 1 3 7 - F RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - P R O J E T DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME ( C R E D I T 638-TO) E T P R O J E T DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS L E S ZONES COTONNIERES ( C R E D I T 741-TO) 18 j u i n 1984 D g p a r t e m e n t de 116valuation rgtrospective des op6rations TRADUCTlON NON-OFFICIELLE A TlTRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut 6tre utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. S a teneur ne peut etre autrement divulguee sans I'autorisation de la Banque Mondiale. RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO . PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) ET PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) TABLE DES MATIERES Pages Preface ........................................................ i Donnkes de base ................................................ iii Faits saillants ................................................ 1 MEMORANDUM D'EVALUATION RETROSPECTIVE .......................... I . HISTORIQUE DU PROGRAMME .............................. I1 . ETAT RECAPITULATIF DU PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME ................................ Donnees generales et formulation du projet ...... Execution et incidence du projet ................ Administration du projet ........................ . I11 ETAT RECAPITULATIF DU PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES ........................... Donnees generales et formulation du projet ...... Realisation et incidence du projet .............. Administration du projet ........................ Deuxieme projet de developpement rural dans les zones cotonnieres ......................... IV . PRINCIPAUX ASPECTS Routes de desserte .............................. Suivi et evaluation ............................. Crkation et renforcement des institutions ....... Togolisation .................................... Subventions accordees aux facteurs de production et politique des prix ......................... Maintien des effets du projet ................... Table des matieres (suite) Tableaux 1. Liste des projets au Togo 2. Projets agricoles 3. Rapports d'evaluation retrospective sur le Togo 4. Pistes rurales 5. Projet coton, commentaires Eournis par la mission de supervision sur la fixation des prix 6. Projet coton, prix facteurs de production et coton Annexes 1. Donnees generales sur le Projet maritine 2. Donnees generales sur le Projet coton 3. Statistiques du Projet pistes rurales 4. Dewieme projet de developpement rural dans les zones cotonnieres 5. Evaluation retrospective par l'organisme de financement Pieces jointes : 1. Commentaires du cofinancier 2. Commentaires de la DEESA 3. Commentaires de la CNCA 4. Commentaire de la SOTOCO RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET MARITIME I. Introduction 11. Le secteur agricole 111. Formulation du projet IV. Execution du projet V. Justification VI. Developpement institutionnel VII. Prestations de l'emprunteur et de 1'IDA VIII. Incidence du projet IX. Conclusions Annexe CoGts estirnatifs et realises Table des matieres (suite) RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET COTON I. Donnees generales 11. Elaboration du Projet 111. Execution du Projet IV. Aspects financiers V. Incidence sur le secteur agricole VI. Aspects institutionnels VII. Resultats economiques VIII. Projet relais IX. Prestations de 1'IDA X. Conclusions Annexes statistiques (Tableau 1-9) Cartes: 18010 Zones climatiques et principales cultures du Togo , 18886 Zones 6cologiques de la region maritime 17808 Zone du projet de la region maritime 17809 Infrastructure institutionnelle de la SOTOCO 16296 Deuxieme projet cotonnier RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) ET PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) PREFACE Le pr6sent document est une evaluation retrospective de d e w projets de developpement rural realises au Togo. Le Credit 638-TO, d'un montant de 9,5 millions de dollars, approuve en juin 1976, etait destine a la realisation du Projet de developpement rural de la region Maritime. En fevrier 1982, avec l'accord de llEmprunteur,un montant de 1,7 million de dollars a ete annul&, la situation indiquant que toute depense supplemen- taire pour le developpement agricole ne serait pas justifi6e; en 1980, un montant de 50.000 dollars avait ete annul6 a la suite d'un vice relev6 dans la passation des marches. Initialement, le Projet de developpement rural de la region Maritime devait etre acheve en juin 1980 et la date de cl6- ture du credit avait ete fixee au 31 decembre 1981. Toutefois, le projet n'a ete acheve qu'a la fin de 1982. Le credit a ete clos en decembre de la mGme annee et un faible montant qui n'avait pas ete decaisse a ete annule. Le Credit 741-TO, d'un montant de 14 millions de dollars, approuve par 1'IDA le 13 septembre 1977, etait destine au Premier projet de deve- loppement rural dans les zones cotonnieres. Le projet a ete en grande partie acheve en decembre 1981, comme prevu, et le dernier decaissement a ete effectue en juillet 1982, soit un mois apres la date initiale qui avait ete fixee pour la cl5ture du credit. En 1980, un montant de 0,79 million de dollars avait et6 annule a la suite d'un vice dans la passation des marches. Le 23 novembre 1982, 1'IDA approuvait un autre credit d'un montant de 23,5 millions de dollars pour la realisation d'un Dewieme projet de developpement rural dans les zones cotonnieres (Credit 1302-TO). Le Projet de developpement rural de la region Maritime et le Premier projet rural de developpement dans les zones cotonnieres ont bkneficik respectivement d'un don du Fonds d'aide et de cooperation (FAC), d'un montant de 2,25 millions de dollars et de 5,l millions de dollars. Le FAC a fait evaluer les d e w projets et a publie d e w rapports : "Evaluation economique de l'operation developpement rural de la region Maritime au Togo" (janvier 1983) et "Evaluation Cconomique de l'activite coton au Togo" (avril 1983). Des copies de ces rapports se trouvent dans les dossiers du Departement de l'evaluation retrospective des operations et des &tats recapitulatifs figurent dans le present document (Annexe 5). Le present rapport d16valuation retrospective comprend un m6morandum prepare par le Departement de lf6valuation retrospective des operations, un rapport d'achevement du Projet de d6veloppement rural de la region Maritime, en date du 15 ao6t 1983, prepare par le Bureau regional Afrique de lfOuest,et un rapport d'achevement du Projet de dkveloppement rural dans les zones cotonnieres en date du 31 ao6t 1983, prepare par la mission regionale en Afrique de lfOuest. I1 est fond6 sur l'examen des rapports d'evaluation (Region Maritime : No 1100a-TO, du 21 mai 1976; R6gions cotonnieres : No 1494-TO, du 26 ao6t 1977), les rapports du Pre- sident (Region Maritime : P-1823-TO du 24 mai 1976; Regions cotonnieres : P-2112-TO du 30 ao6t 1977), 1'Accord de credit relatif au projet de la region Maritime, en date du 16 juin 1976, ainsi que les Accords de credit et de projet relatifs a w zones cotonnieres en date du 5 octobre 1977, les rapports d'achevement et les rapports d'evaluation preparbs par le FAC. La correspondance avec llEmprunteuret les memorandums internes de la Banque sur les questions relatives aux projets, contenus dans les dossiers de la Banque, ont egalement &t& consult6s et le personnel de la Banque associe a la rkalisation des projets a ete interviewe. En novembre 1983, une mission d'evaluation r6trospective des operations s'est rendue au Togo oh elle a eu des entretiens avec des repr6sentants de l'hprunteur et des membres des services de la Banque affect& aux projets. Les renseignements obtenus au cours de cette mission ont servi a verifier la validite des conclusions des rapports d'achevernent. L'evaluation retrospective confirme les principaw arguments prCsent6s dans les deux rapports d1ach&vement et plusieurs de leurs conclusions. 11 est regrettable toutefois que ces d e w rapports ne comportent que peu d'informations quantitatives en annexe. Les questions examinees dans le memorandum df6valuation r6trospective ont 6te choisies en raison de leur importance a l'egard de ces projets et d'autres projets de d6veloppement rural finances par la Banque. Le projet de rapport avait ete envoy&, pour commentaires, a llEmprunteuret aux cofinanciers le 30 avril 1984. On trouvera ces comrnentaires dans les pieces-jointes au Memorandum d18valution r6trospective. Les auteurs du present document tiennent & remercier les repr6- sentants du Gouvernement togolais et des organismes d'execution pour l'aide gen6reuse qu'ils leur ont offerte pendant la preparation du rapport. ExCcution du projet interrmpue. A l'exception de pluaieurs C l W n t s mineura, l a u j o r i t C des agriculteurr n'ayant par adopt4 l'enveloppe technique. ~c 5 u r n 1980, 1 ' I M annulait un montant de 50.000 d o l l a r r pour vice de paasation dea marchia; l e 23 fCvrier 1982, 1 ' I D A annulait un w n t a n t de 1.7 million de d o l l a r s , du f a i t q u ' i l C t a i t Ilia un terne au projet; en reptembre 1983, un montant non dCcaissC de 13.487.99 d o l l a r r a C t C annulC. Voir Cgalement dwxandum dl&aluation dea rCaultat8 du p r o j e t , Chapitre 4. Les dC1aia a u p p l h e n t a i r e a aont calculCa A p a r t i r de l a date de l a signature. Non comparablea, une p a r t i e du c r i d i t du projet ayant C t C annulCe. Agriculteura touchCs par lea aervicea de v u l g a r i a a t i m . Accord de crCdit, Section 6.02. Accord de crCdit. Section 2.04. Date reportCe par tC1Cgr-e du DCpartement dea prow-ea en date du 10 mars 1982. Lcs modification. n'ont C t C portCes aux cmptea aur ordinatcur de l a Banque qu'en aeptembre 1983. de par l a faute den services adminintratifs. Ne reprCsente pas l a durCe de l a miaaion mais l e t o t a l combid dea journCea sur l e t e r r a i n de tour lea membres de l a mission. I - -- ingCnieur d ' i r r i g a t i o n ; A agronome; E -- Cconomirte; c expert en c r i d i t ; AR - expert arboriculture; F analyrte -- financier; JC = jeune cadre; D Chef de division adjoint; P gCnCralirte du projet. -- - - 1 p r o b l h s inexistants ou mineurs; 2 problhues modCrCs; 3 p r o b l h e r majeura. F - 1 en cours d'sllilioration; 2 financier; C - gestim; T rtationnaire; 3 technique; P - en d i t i r i o r a t i o n . politique; M autres (voir notea). - Identification du d6veloppaent de l ' i r r i g a t i o n dans lea va11Ces des fleuvea Sio e t W o . ACDI Agence c a d i e n n e pour l e dCveloppement international. La mission f a i s a n t p a r t den r i s e r v e s de 1'IDA en ce qui concerne lea projeta i r r i g a t i o n ; l a mission a proposi lea grander lignes du projet de dCveloppernt rural. Missions ayant pour o b j e c t i f d'examiner l e s grander lignes du p r o j e t e t de proposer merures pratiques A prcndre.cn vue de s a priparation. Missions ayant pour objet d'examiner rapport d ' i d e n t i f i c a t i o n e t de prCsenter dispositions en matilre de logistiqua en vue de s a priparation. Mission ayant pour objet d'examiner lea tlches de prCparation rCalirCes par lea consultants. D'autre p a r t , l e chargC du p r C t a p a r t i c i p i aux travaux de l a p r a i l r e setmine d l C v a l u t i o n . L1C1CPent c o t r e t i e n e t matCriel a C t C examin4 en dCcembre e t une mission de deux jourr portant rur c e t C l h n t a eu l i e u en mars 1977. L'un des agronomer f a i a a i t p a r t i e des Services de politique opCratimnelle came conseiller. Une mission de 1'IDA cmposCe de deux meabres s ' e s t reudue au Togo en mai 1977 pour examiner l e s procCdures de dCcairsement Problhner de passation den urchCs. Crave ~Ccheresse; p r o b l h e r de passation des urchCs. Bffet de l a grave rCchererae rur l e s rCsultats matCriels e t l e recowrement du crCdit. Brcowrement du c r l d i t . Recouvrartent du crCdit e t unit41 s u i v i e t C v a l u t i m . Fluctuation des prix e t den rendments e t r e c o w r a c n t du crCdit; s u i v i e t 6valuation D'autre p a r t , un c m a u l t a n t (auivi e t Cvaluation) dont l e s services Ctaient financCs s u r l e s montants du crCdit a sCjournC au Togo pendant l a m&ne pCriode. Un expert en Clwage de l a Banque a e x m i d sCparWnt l e projet de cmposante Clevage de c e projet e t du projet cotcrmier. Une mission de auivi a eu l i e u en juin 1981. Bien que l a SOW a i t C t C a n t C r i e u r a c n t aid& dams l e cadre de l ' a i d e b i l a t l r a l e fransaise, qui a fourni den capitaux e t p a r t i c u l i 8 r m e n t de l ' a s r i r t a n c e technique. DONNEES DE BASE DE L'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEllERT RURb D AN (CREDIT 741-TO) S LES ZONES COTONXIERES DONNEES DE BASE DU PRQTET R C v i a iona RCaultata ou RCsultata en X a ltCvsluation denisre eathation dea estimations Coat t o t a l du p r o j e t (en m i l l i o n s d e d o l l a r a ) Montant du crCdit (en m i l l i o n s d e d o l l a r a ) C o f i m a c a c n t /c (en m i l l i o n s d e d o l l a r a ) Ponda d ' a i d e e t d e coopCration (France) Date d'achhrement du p r o j e t Proportion dea C l h e n t a achevCa A l a d a t e prCvue (XI Taux de r e n t a b i l i t C Cconmique (%) Perfermance den i n s t i t u t i o n 8 R C w l t a t a dsns l ' a g r i c u l t u r e Nombre d e bCnCficiairer - - - - - - Ex. 78 Ex. 79 Ex. 80 Ex. 81 Ex. 82 Ex. 83 E a t h a t i f a l o r e de 1 ' C v a l u t i o n (en m i l l i o n d e d o l l a r s ) 1.45 4,85 8.25 11,65 14,OO 14.00 E f f e c t i f a (en million8 de d o l l a r s ) E f f e c t i f a en pourcentage dea dCcaiaaements e a t i m a t i f r (%) - - 1,80 37 3,88 47 9,17 79 13,15 94 13,21 94 Date du d e r n i e r dlcaiaaement : 23 j u i l l e r 1983 DATES DU PRQTET Plan i n i t i a l happort d ' i d m t i f i c a t i o n Nlgociationa Approbation p a r l e Conseil 06/77 Signature du crCdit E n t r l e en vigueur 03/01/78 / e 03/04/78 / Clbture 30/06/82 31/12/82 $ DONNEES CONCERNANT LES MISSIONS Nombre d e journCes Type EnvoyCe Date N d r e d e aur l e Note d e Note de de Mission par (moialannCe) personnee terrain Expert8 / i performcmce & tendance /k p r o b l h e a /1 Identification WBM 9-10/75 3 29 PrCparation Rlparation nB P M A ) C 10-12/75 04/76 /p 2 1 - 4 PrCparatioa /n W 08/76 1 3 Waluation )z Si&ge/)(R110 10/76 6 l ~ 105 3uperviaion I iupewision I1 iuperviaion I11 iuperviaion IV ;uperviaion V ;uperrriaion VI iuperviaion VII ;uperviaion VIII rhbvaorat chhement lJTgeS DONNEES DU PROJET mprunteur RCpublique du Togo rgane d ' u C c u t i o n SOTOCO r o j e t antCrieur Aucun rojet relais Nom : D e u x i h e p r o j e t de dCveloppement r u r a l dana l e e zones cotonni8res /r MnCro du crCdit 1302-TO Montant du c r l d i t ( m i l l i o n s de d o l l a r s ) 23,s D~te d'approbation par le Conseil 23/11/83 a /a Un montant de 792.000 dollars' a 6th annul6 pour vice dans la paaaation den marchCs. L contribution effective du PAC s'eat montCe A 1.250 millions de francs CFA, montant prCvu lore de I'Cvaluation. En outre; le PAC a fourni A la SMOCO un financement pour la prlpatation du projet d'un montant de 95 millions de francs CFA (0.04 million de dollars) en 1975 et un montant de 175 milliona de francs CFA (0,7 million de dollars) en 1976. Id Satisfaisant pour le coton, mCdiocre pour les cultures vivrihres. Accord de crCdit, Section 6.03. Ti Accord de credit, Section 2.04. f4lCgr.11~ en date du 23 dCcembre 1977. 7ft - TClCgr-e -- en date du U avril 1982. - - - -- - E Cconmiste; A agronaa; P analyste financier; I ingCnieut en irrigation; R ingCnieur den routes; T Cconomis des transports; D Chef de division adjoint; JC jeune cadre. 1 problhme nu1 ou mineur; 2 1 en amClioration; 2 P = financier; G - - - gestion; T - - problbe modCrC; 3 = problbe majeur. stationnaire; 3 en dltbioration. technique; P politique (voir renvois). Etude de faisabilitC prCparCe par des consultants dont les services Ctaient financCs par le PAC. n Hiasion de courte d u d e pour examiner prCparation du projet cotonnier. - Le Chef de la Division des projets agricoles et le ChargC de prCts Ctaient Cgalement sur le terrain pendant une partie de l'ivaluation. Y compris trois membres de la mission rCaidente en Afrique de 140uest qui oat particip4 A temps partiel A 14Cvaluation (ingCnieur irrigation, ingCnieur routes, Cconmiste des transports). Une courte visite de suivi a 4th effectde en novembre 1977 par un expert financier. % Le rapport de supervision V n'attribu pas de notes supplhantaires. 5 Un expert en Clevage a exmind sCparCment la cmposante traction a n b a l e de ce projet et du Projet de dCveloppement rural de la region Uaritime. - It Pour plus de dCtails, se reporter au rapport d1Cva1uation du Deuxihe projet de dCveloppement rural dans les zones cotonnihres, Rapport No 3920-TO, en date du 21 octobre 1982. RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) ET PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) FAITS SAILLANTS Au 30 juin 1983, la Banque avait prGte au Togo 200 millions de dollars pour la realisation de 18 projets. Initialernent, il s'agissait de projets portant principalement sur le developpement de l'infrastructure et sur le secteur agricole mais, ces dernieres annees, l'attention s'est davantage portee sur l'ajustement structure1 et l'assistance technique. Les interventions de la Banque dans le secteur agricole togolais ont porte sur les principales cultures d'exportation (cafe, cacao et coton) et couvert tout le territoire. Les deuxieme et troisieme projets de develop- pement agricole ont ete respectivement le Projet de developpement rural de la region maritime (Projet maritime) et le Projet de developpement rural dans les zones cotonnieres (Projet coton). Le Projet maritime avait pour objectif d'accroTtre la production des cultures vivrieres grgce a l'utilisation de meilleures methodes cultu- rales et a l'intensification des cultures dans cette region au climat dur et ou les sols ne sont pas toujours propices. Apres un dernarrage rapide, la realisation du projet s'est heurtee a des difficultes. Jusqu'au debut des annees 80, l'evaluation par 1'IDA de l'execution du projet n'a pas cite particulierement negative mais, a partir de la, on a commence a s'aperce- voir que la technologie prevue dans le projet ne donnait guere de resul- tats. I1 a donc ete decide de mettre un terme a w activites concernant les principaw elements du projet et de reporter la date de cl6ture pour permettre l'achevement de certains klements de moindre importance mais donnant de meilleurs resultats. Dans l'ensemble, le projet a ete bien gee. Les operations de credit et d'approvisionnement en intrants ont ete mises en place mais sous une forme diff6rente de ce qui avait ete pr6vu lors de l'evaluation et elles ont disparu a l'achevement du projet. Quoi qu'il en soit, l'echec du projet a reduit a neant les rhsultats obtenus en matiere de renforcement institutionnel. Les mauvais resultats enregistres, particulierement dans la mise en valeur des cultures et des exploitations, ont ete imputables a plusieurs facteurs, notamment l'extrsme rigueur de la secheresse a certaines periodes et l'intensite des fortes pluies a d'autres, le fait que les petits exploitants n'ont pas adopte a une echelle suffisante les enveloppes tech- niques proposees, le manque de donnees de base et l'absence de tout effet de demonstration. L'experience a prouve que dans la region Maritime, l'agriculture de petites exploitations envisagee par le projet n'etait pas viable sur une grande echelle. En l'absence de donnees de suivi et d'evaluation, il est difficile de connaitre les augmentations de rendement et de production enregistrees mais il est certain qu'elles ont ete minimes. A l'achevement, le t a w de rentabilite a ete reestime a 1-4 %. Seuls quelques elements secondaires du projet ont ete realises de fason satis- faisante : production et commercialisation des legumes, essais sur le terrain et distribution de plants de cocotier et amenagement de dispen- saires ruraw. Retrospectivement, il semble qu'il aurait ete preferable d'opter pour un programme de projet pilote/fonds de developpement rural mettant l'accent sur la recherche et le renforcement des institutions plut6t que d'entreprendre un projet de developpement rural de type classique. Le Projet coton avait pour objectif d'ameliorer les conditions de vie de quelque 53.000 familles d'agriculteurs qui devaient en Gtre les beneficiaires directs, grsce essentiellement a l'amelioration et a l'expansion de la production de coton et de cultures vivrieres, au deve- loppement de l'infrastructure et a un appui fourni a la gestion du projet. Malgre d'importants problemes financiers et organisationnels, la SOTOCO (organe 4'execution du projet) a reussi a faire pour le moins tripler la production de coton et a realiser 90 % des objectifs fixes lors de l'eva- luation. Tout comme dans d'autres projets de developpement rural axes sur le coton, realises en Afrique de l'ouest, la production vivrigre n'a pas beneficie de la m6me attention que la culture principale et on estime, malgre l'absence de donnees precises, qu'elle a atteint 50 % seulement de l'objectif vise a l'evaluation. En matiere de developpement de l'infra- structure, les resultats ont ete importants et le service de la SOTOCO charge du developpement des pistes rurales a ete probablement l'organisme le plus efficace du pays. Les effets du projet sur la production coton- niere et sur le revenu des populations rurales ont ete substantiels, mais le t a w de rentabilite reestime du projet est de 11 %, ce qui est tres loin des 32 % prevus lors de l'evaluation. Cette difference n'est que dans une faible mesure imputable a une production inferieure a w previsions; la cause principale en a ete la chute des cours du coton par rapport a w cours en vigueur lors de l'evalution. Aucun projet relais ne s'est materialise dans la region Maritime, que ce soit avec le concours financier de la Banque ou d'autres bailleurs de fonds. Deux dkcennies d'aide financikre exterieure a cette region s'achevent sans effet satisfaisant, ce qui est affligeant. Un dewieme projet de developpement rural dans les zones cotonnieres a ete approuve par la Banque en novembre 1982. L'evaluation retrospective de ces d e w projets, comme du reste celle de projets precedents, met en lumiere des problemes dans le domaine du renforcement des institutions et de la formation d'homologues. Le developpement des pistes rurales ainsi que le suivi et l'evalution du developpement agricole au Togo sont egalement des sujets de preoccupation. Chacun de ces projets, comme d'autres projets agricoles realises au Togo, comportait un element concernant le developpement des pistes rurales. Afin de reduire la proliferation de programmes dans ce domaine, une strategic tres precise avait ete mise au point au cours de l'evalua- tion : la Banque financerait un projet de pistes rurales et un organisme charge des pistes rurales serait cree qui, a la fin de la periode des pro- jets agricoles, reprendrait le materiel et assumerait la responsabilite du developpement des pistes rurales au Togo. Dans la realite, c'est l'inverse qui s'est produit. Cet organisme n'est pas devenu l'institution efficace que l'on prevoyait, a tel point qu'il travaille a l'heure actuelle en sous-traitance pour la SOTOCO et d'autres projets agricoles. La responsa- bilite de l'amenagement et de l'entretien des pistes rurales continue d'etre divisee entre une multitude d'organismes. Les mesures institution- nelles a long terme visant la construction et l'entretien des pistes rurales au Togo demeurent un probleme important (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 29-37). Le suivi et l'evaluation prevus pour les d e w projets devaient essentiellement Gtre confies a une unite centrale faisant partie du Ministere du developpement rural. Les idees concernant cette activite etaient bonnes mais n'ont pas kt6 precisees dans le detail, ce qui a ete l'une des principales causes des retards apportes par la suite a leur application. La composante suivi et evaluation a ete un echec dans les d e w projets (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 38-46; Rapport d'achevement du projet maritime, par. 4.12-4.13; et Rapport d'achevement du projet coton, par. 3.53-3.54). Sur le plan institutionnel, il s'agis- sait d'etablir un systeme national d'hvaluation. Malheureusement, les objectifs plus limites du projet ont fait obstacle a ce developpement institutionnel et le dewieme projet coton ne fait que renforcer cette faiblesse (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 45-46). Les dispositions institutionnelles prises dans le secteur agricole togolais etaient complexes au moment de l'evalution des d e w projets et le sont restees. Elles n'ont guere evolue au cours de la realisation des projets (Mkmorandum d'evaluation retrospective, par. 47-50). Les subventions accordees a w facteurs de production et la politique des prix des le debut de la preparation des projets ont fortement preoccupe 1'IDA. Toutefois, cette derniere a dG ceder du terrain a propos de cette question au cours des negotiations et, qui plus est, aucune reduction notable des subventions a w intrants n'a ete enregistree au cours de la realisation des projets. Ce n'est que dernierement que le Gouvernement s'est montre plus ouvert A l'idee d'un changement dans sa politique des prix des produits et des intrants (Mkmorandum d'evaluation rktrospective, par. 56-61). Les rapports annuels du Dkpartement de l'kvaluation rktrospective des opkrations ont soulignk B de nombreuses reprises que les projets ne sont pas des instruments efficaces de modification des politiques d'action : les rksultats de ces projets confirment le bien-fonde de ces remarques. Cependant, les projets font partie d'un programme de plus ample envergure de la Banque. Vu l'absence d'amelioration notable dans la politique sectorielle, il faut en conclure que dans l'ensemble le programme de la Banque a ktk inefficace au cours de la p6riode durant laquelle les projets ont kt6 mis en oeuvre. Pour ce qui est du Projet maritime, la togolisation 6tait complkte B la fin de la pkriode du projet et il est certain qu'elle a kt6 facilitke par le changement de stratkgie : la notion d'homologues dksignks a kt6 remplacke par le placement de personnel togolais 5 des postes de cadres, les promotions ultkrieures devant stre accordkes c e w qui auraient fait leurs preuves. A la SOTOCO, il n'y a pratiquement pas eu de togolisation. En fait, le nombre de postes occupks par des expatriks est plus klevk dans le dewikrne projet que dans le premier. Toutefois, il est important de faire preuve de rkalisrne dans ce domaine et il ne para?t pas rationnel d'kclaircir les rangs dkja peu fournis des cadres moyens de la SOTOCO (qui en sont la clk de voiite) car la togolisation ne doit pas etre un objectif en soi. En outre, le dewikrne projet est plus complexe que le prkckdent; il comporte un plus grand nombre de cornposantes et exige, par conskquent, un plus grand nombre de spkcialistes (Mkmorandum d16valuation . rktrospective, par. 51-55 ) S'agissant du maintien des effets des projets, le Projet maritime s'est soldk par un kchec et il n'y a donc rien a maintenir. C o m e on l'a dit plus haut, un projet c o n p diffkremment aurait pu rkussir, mais la question de savoir si les effets d'un tel projet auraient ' p u se poursuivre appartient au domaine de la rhktorique. Le projet coton a rkussi grsce a : i) des enveloppes techniques bien adaptkes; ii) des prix rkmunkrateurs a w producteurs; et iii) un bon soutien institutionnel. S'il est possible d'ameliorer encore l'efficacitk du projet, ses effets pourront probablement se poursuivre, surtout avec l'appui continu du projet de dewikme phase. La encore, la principale leson a tirer de l'expkrience est que le transfert de technologie ne peut se faire que si l'enveloppe technique est bien adaptke non seulement a w conditions mathrielles mais kgalement B l'environnement socio-kconomique du pays intkressk, et que des prix B la production rkmunkrateurs sont indispensables pour soutenir llinthrGt des agriculteurs a l'kgard des cultures commerciales. D'autres conclusions irnportantes : - les avantages d'un contrat gkn6ral (ou contrat cadre) d'assistance technique par rapport 5 une multitude de contrats individuels (Mkmorandum d 'evaluation rktrospective, par. 55 ) ; - l'importance pour la Banque de veiller attentivement a harmoniser, dans la mesure du possible, ses objectifs macroeconomiques et micro~conomiques(Memorandum d'evalution retrospective, par. 50) ; - la confirmation de la conclusion a laquelle le Dbpartement de l'evaluation rBtrospective des operations etait arrivb a propos d'autres projets, a savoir que, generalement, il n'est tenu aucun compte des clauses de consultations en matikre de prix (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 59); et - la necessite d'approfondir de fason plus detaillee, au cours de la preparation et de l'evalutation, les techniques du suivi et de l'evaluation (Memorandum d'evaluation rktrospective, par. 41). MEMORANDUM D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) ET PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) I. HISTORIQUE DU PROGRAMME 1. Le Projet de developpement rural de la region Maritime (Credit 638-TO) 11, approuve en 1977, et le Projet de developpement rural dans les zones cotonnieres (Credit 741-TO) 21, representent les Dewieme et Troisieme projets de developpement agricole de la Banque au Togo. Le Premier projet de developpement agricole, approuve en 1974, a ete le Projet de developpement du cacao et du cafe (Credit 503-TO) 21. Les interventions de la Banque dans le secteur agricole togolais ont porte sur les cultures d'exportation les plus importantes 4/ (cafe, cacao et coton) et, sur le plan geographique, ont couvert la totalite du territoire. Pour le Projet cacao et cafe 51, et le Projet coton 51, une dewieme phase a ete approuvee. ~ucuneac tivite de suivi relative au pro jet de developpement rural dans la region Maritime n'a ete financee par 1'IDA ou par dfautres organismes d'aide. 2. Au 30 juin 1983, le total des prGts consentis au Togo pour la realisation de 18 projets s'elevait a environ 200 millions de dollars (voir egalement Tableau 1). La ventilation sectorielle du programme de pr6ts est la suivante : 11 Ci-apres appele Projet maritime. 21 - Ci-apres appele Projet coton ou Developpement rural I. 31 - Voir egalement Rapport d'evaluation retrospective du projet - Togo, Premier projet de developpement cacao et cafe (Credit 503-TO), Rapport du Departement de lfevaluationretrospective des opera- tions No 4552, en date du 15 juin 1983. 41 - Les phosphates sont au premier rang des exportations de produits de base du Togo. 51 - Dewieme projet de developpement du cacao et du cafe (Credit 945-TO), approuve en juin 1979, d'un montant de 14 millions de dollars. 61 - Dewieme projet de developpement rural dans les zones cotonnieres (Credit 1302-TO), approuve en novembre 1982, d'un montang de 23,5 millions de dollars. Montants du prGt/credit En pourcentage Nombre de (en millions du total pro jets de dollars) (% Agriculture Routes Assistance technique/ ingenierie Industrie Enseignement Adduction d'eau Ajustement structurel 3. Initialement, les projets mettaient l'accent sur le developpement de l'infrastructure (routes) et les activites agricoles. Ces dernieres annees, une attention plus grande a ete accordee a l'ajustement structurel et a w activites dqassistancetechnique connexes. Dans l'ensemble, la realisation des projets a 6te satisfaisante mais certains problemes sont apparus. Le Projet Maritime a nettement echoue dans la realisation de ses objectifs; les problemes rencontres en matiere de financement de contrepartie ont fait obstacle a la realisation du Projet de pistes rurales et du Quatrieme projet routier. Les problemes financiers awquels s'est heurte le projet de la CIMAO ont exige un effort de restructuration supplementaire. Le Tableau 2 presente des notes sur la realisation des projets agricoles ?/. 4. Outre les d e w projets examines dans le present document, quatre projets 81 ont ete examines par le Departement de l'evaluation retrospective des operations (Tableau 3 ). Un theme comrnun se retrouve dans tous ces rapports, a savoir les problemes de creation ou de renforcement des institutions et l'absence d'une formation efficace d'homologues. A ce jour, ils n'ont pas ete resolus. 7/ - Le dernier rapport du President (Projet d'ajustement structurel) No P-3534-TO, en date du 26 avril 1983, et l'etat d'avancement des projets BIRD/IDA figurant dans le document de realisation des projets en date du 3 novembre 1983 (SECM 83-1010, 03/11/83) contiennent egalement des notes sur l'execution d'autres projets. 8/ - Entretien routier (Credit 131-TO), Dewieme projet routier (Credit 450-TO), Developpement du cacao et du cafe (credit 503-TO) et Troisieme projet routier (Credit 693-TO). 11. ETAT RECAPITULATIF DU PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME Donnees generales et formulation du projet 5. Le Projet de developpement rural de la region Maritime a son origine dans les idees de projets formulees a la fin des annees 60. A cette epoque-la, le Gouvernement desirait irriguer les vallees des cours d'eau Sio et Haho. En 1972, apres examen du rapport d'identification par la Mission residente en Afrique de l'ouest, 1'IDA faisait connaitre au Gouvernement ses doutes quant au developpement de l'irrigation dans ces vallees, mais indiquait toutefois qu'il serait possible de realiser dans la region Maritime un Projet de developpement rural 91. Par la suite, le FAC, agence d'aide bilaterale franqaise, finanqait des etudes sur les caracteristiques pedologiques de la region et etablissait des cartes d'utilisation des terres tandis que le PNUD finanqait, pour sa part, l'etude de faisabilite. En 1975, au cours de l'evaluation, des modifica- tions importantes ont ete apportees a la conception du projet (Rapport d'achevement du Projet Maritime, par. 3.01). Le cadre institutionnel a donne de fortes preoccupations au cours des etapes suivantes du projet (Memorandum d'evaluation retrospective des operations, par. 47-50), de m6me que les subventions dont devaient beneficier les facteurs de production (Memorandum cite, par. 56-61). Ce dernier element a egalement ete un point tres discute au cours des negociations (Rapport d'achevement du Projet Maritime, par. 3.14) en mai 1975. 6. Le 8 juin 1976, apres de breves discussions 101, le Conseil approuvait le projet. L'Accord de credit etait signe peu apres (le 16 juin 1976) 111 et le Credit entrait en vigueur le- 26 octobre 1976 - 121. 91 - Le rapport d'identification de la Banque a ete acheve en 1973 et remis au Gouvernement au debut de 1974. 101 - Plusieurs questions ont et& soulevees, concernant la necessite pour 1'IDA d'approuver des programmes annuels de travaw routiers, ainsi que toutes modifications a l'organisation des services de soutien dispenses a w agriculteurs, et toutes nouvelles activites "non liees au projet"; la question s'est egalement posee a ce moment-la de savoir si l'insuffisance des precipitations a certaines periodes de l'annee avait ete prise en compte dans les calculs economiques. 111 La lettre indiquant les procedures de decaissement a ete envoyee peu - apres (le 23 juin 1976). Les mesures a prendre pour assurer l'entree en vigueur du Credit etaient detaillees dans un Aide-memoire distribue a la Delegation togolaise pendant les negociations et une lettre de suivi envoyee le 16 aoGt 1976. 121 - Apres une prolongation reportant la date du 14 septembre au 15 novembre 1976 pour permettre a 1'IDA de recevoir et d'examiner les divers documents qui avaient deja et6 envoyes. 7. Le projet, tel qu'il avait ete approuve, devait representer la premiere phase d'un programme integre de developpement rural de la region Maritime et couvrir la totalite de la region; toutefois, des zones de concentration devaient 6tre choisies de facon a ce qu'environ 20.000 familles d'agriculteurs en soient les beneficiaires pendant la periode de cinq ans prevue (1976-81). Le projet, que devait realiser en grande partie la societe SORAD Maritime, comportait les elements suivants : a) Developpement des exploitations et des cultures. Le projet fournissait a m agriculteurs - les facteurs de production, le materiel et les services de vulgarisation et de credit neces- saires en vue : i) d'ameliorer et d'intensifier la production des principales cultures de hauts plateaux (mays, manioc, ara- chide, dolique et coton) sur quelque 18.500 ha repartis entre 12.000 familles; ii) de creer environ 3.000 ha de riziculture pluviale de bas-fonds pour 6.000 familles et de fournir a w villages une centaine de motoculteurs et 75 decortiqueuses a riz; iii) de cultiver sur 25 ha des legumes pour 250 familles et de remettre en &tat les installations d'irrigation sur 20 ha dkja cultives en legumes; et iv) de renover 600 ha de petites plantations de cocotiers a l'intention de 2.000 familles. b) Services de soutien aux agriculteurs. i) Renforcer la SORAD de la region Maritime grsce a un personnel supplkmentaire, a la formation de personnel, la fourniture de bstiments et de vehicules, a l'expansion des services de multiplication des semences et a la creation d'une unite d'approvisionnement en facteurs de production; et ii) creer une agence de la CNCA qui dispenserait les credits agricoles necessaires au projet. c) Infrastructure. Construire ou ameliorer 300 km de routes, 15 dispensaires, 20 puits, 2 barrages en terre, 20 marches de d) Etudes et essais sur le terrain. i) Realiser une etude d'ingk- nierie pour l'irrigation par gravite de 1.000 ha, dans la basse vallee du Sio, pour la riziculture; ii) mettre a l'essai sur le terrain des techniques permettant de restaurer la productivite des terres epuisees et de tester la resistance de varietes hybrides de cocotiers a la maladie de Kaincope; iii) mettre en place l'unite de suivi et d'evaluation du projet; et iv) fournir des services de consultants ayant pour tiche d'klaborer des pro- positions d'investissement dans les zones du nord du pays devant 6tre debarrasskes de l'onchocercose. Execution et incidence du projet 8. Le demarrage de la realisation du projet a ete rapide et tout le personnel cadre affecte a cette realisation etait en poste au debut de 1976. Par consequent, l'organisation du projet etait bien engagee au moment de la premiere mission de supervision, grgce au financement par le FAC de la phase de demarrage au cours du premier semestre de 1976. Par la suite, l'execution du projet a donne des resultats mitiges (pour une description chronologique, se reporter au rapport d'achevement du Projet Maritime, par. 4.02-4.07), mais jusqu'en 1980 1'IDA ne considerait pas la situation come particulierement mauvaise. Toutefois, a partir de cette date, il devint apparent que la technologie du projet ne donnait guere de resultats. Apr&s une etude approfondie et detaillee, realisee en janvier 1981, il a ete decide de mettre fin des juin 1981 a la composante portant sur le developpement des exploitations et, en fevrier 1982, un montant de 1,7 million de dollars a ete annule. Les fonds du credit restants ont permis de realiser un nombre limite de composantes u/ de moindre importance, et la date de cl6ture a ete reportee d'un an (au 31 decembre 1982) pour leur permettre d'gtre menkes a bonne fin. 9. Le developpement des exploitations et des cultures dans le cadre du projet a ete un echec. Les services de vulgarisation ont touche un grand nombre d'agriculteurs (environ 12.000 sur les 18.000 prevus lors de l'evaluation 14/), mais la superficie sur laquelle les cultures de hauts plateaw devaznt 6tre ameliorees n'a ete que de 3.600 ha alors que l'ob- jectif etabli lors de l'evaluation etait de 18.000 ha; la riziculture s'est etendue a 750 ha contre 3.000 ha prevus. La composante cultures de legumes a donne de bons resultats, de m6me que les plantations de cocotiers : 600 ha ont pu etre plantes (dans les delais prevus) mais les agriculteurs participant au programme etaient pour la plupart de gros planteurs. Moins de 150 petits planteurs ont ete touches par ce programme, alors que l'ob- jectif, fixe lors de l'evaluation, probablement trop optimiste, etait de 2.000 (Rapport d'achevement du Projet Maritime, par. 4.23-4.25). 10. Le developpement de l'infrastructure (routes, puits, dispensaires et magasins) dans le cadre du projet a ete de loin infkrieur a w estima- tions faites lors de l'evaluation (Rapport dPach&vement du Projet Maritime, par. 4.17 et 4.18 et Annexe 1, Tableau 1). D'autre part, l'immeuble des bureaux de la SORAD 21 Lome a 6ti agrandi, un bztirnent destine a la CNCA a ete construit a Tsevie et un centre de formation a ete amenage a Agbatope. 131 - D'autre part, il avait ete convenu que des consultants entrepren- draient une etude socio-economique de la region Maritime (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 5.19). - 14/ D'apres les estimations du Rapport d'evaluation de la Banque concer- nant les beneficiaires du dkveloppement des cultures de hauts plateaw et de la riziculture de basse terre. Le programme de multiplication des semences s'est heurte a de nombreuses difficultes (Rapport d'achevement du Projet Maritime, par. 4.26). Le pro- jet prevoyait egalement des activites de defrichement et des labours meca- nises mais les superficies traitees chaque annee ont ete limitees (Rapport d'achevement du Projet Maritime, par. 4.27). 11. En 1979, un bureau de consultants fran~ais a realise une etude sur la Vallee de la Sio et a confirme que ce site avait un potentiel de riziculture irriguee sur une superficie de 300 ha. L'IRAT a realise des essais sur le terrain de cultures vivrieres et PRODERMA en a fait de mGme pour le cocotier, avec l'assistance technique de 1'IRHO; les resultats ont ete satisfaisants. Le suivi et l'evaluation n'ont pas ete efficaces (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 38-46). Les services de consultants relatifs a l'etude sur l'onchocercose ont ete rem- places par la preparation d'un projet de developpement rural dans la region de Bassar, qui a ete realisee par la SOTED x/, aidee de consultants. Toutefois, le projet Bassar a ete par la suite remplace par le Dewieme projet de developpement dans les zones cotonnieres (Memorandum d'evalua- tion retrospective du projet, par. 27-28). 12. Le projet a touche un nombre considerable d'agriculteurs, et a notamment entraine la constitution d'associations d'agriculteurs (Rapport d'achevement du Projet Maritime, par. 4.15); toutefois, en l'absence d'une enveloppe technique acceptable et adequate, les efforts de vulgarisation n'ont eu qu'une incidence limitee sur la productivite. I1 semble aujour- d'hui evident que, bien que les risques inherents a toute activite de developpement agricole de zones marginales au climat incertain aient ete reconnus au cours de l'evaluation x/, la realisation du projet a ete abordee comme soil s'agissait d'un projet de developpement rural "normal". Un effort plus soutenu de suivi et d'evaluation aurait pu permettre de se faire une meilleure idee des risques accompagnant le projet. Retrospecti- vement, il semble qu'il aurait ete preferable, plutst que d'entreprendre un projet de developpement rural "traditionnel", d'opter pour un projet pilote de type fonds de developpement rural, mettant l'accent sur la recherche appliquee et le renforcement des institutions. - 15/ bureau d'etudes paraetatique togolais, 16/ "Les hypotheses concernant les augmentations de rendement au niveau - de l'exploitation peuvent 6tre entachees d'erreur de m6me que, par consequent, les hypotheses concernant la reaction des agriculteurs a l'egard d'innovations que le projet s'attache A promouvoir ... et les risques qui accompagnent le projet doivent Gtre consideres comme importants (Rapport d'kvaluation du Projet Maritime, par. 8.03). Administration du projet 13. Lors de l'evaluation, il etait prkvu que le projet serait realise par la SORAD de la region Maritime et par la CNCA pour l'elkment credit. Le r6le de la SOTOCO dans la zone du projet devait se limiter a fournir les facteurs de production, a assurer la commercialisation et a prodiguer des conseils pour le coton. Le projet a ete administre comme prevu. Les modifications organisationnelles qui ont eu lieu au cours de l'execution du projet E/ n'ont eu aucun effet sur sa realisation. Dans l'ensemble, le projet (PRODERMA) a ete bien administre. 14. L'unite de fourniture de facteurs de production a ete creee mais n'est jamais devenue la cooperative autonome envisagee lors de l'evalua- tion, pour les raisons suivantes : chiffre d'affaires limite, coGts kleves, subventions des prix des facteurs de production et faiblesse de la struc- ture des cooperatives. L'unite a donc ete essentiellement une petite division dans l'organisation du projet (Rapport d'achevement du Projet Maritime, par. 4.16). L'organisme de credit du projet etait semi- independant vis-a-vis de la CNCA et du projet. I1 avait pour tgches d'en- registrer les quantites de biens et de services fournies par PRODERMA et de percevoir le remboursement de prgts consentis par des bailleurs de fonds dont il ne faisait pas partie et ne participait pas vraiment a l'examen des demandes de credit. Les activites de credit ont ete limitees et le t a w de recouvrement tres faible, PRODERMA finanqant les pertes sur ses fonds de roulement. L'organisme de credit du projet a disparu. Le biti- ment et le materiel dont il disposait ont ete transferes a la CNCA qui, a l'heure actuelle, a etabli une succursale a Tskvie. Le Projet Maritime et les Projets cacao et cafe ont respectivement mis en place des organismes de credit distincts et lies en partie seulement a la CNCA. La direction de la CNCA estime, retrospectivement, que cette methode n'etait pas satisfaisante. Dans l'avenir, la CNCA voudrait soit participer pleinement a w operations de credit et en avoir la responsabilite, soit n'avoir absolument rien a y voir. Ce raisonnement est rationnel. 15. Au cours de la majeure partie de la periode du projet, quatre expatries ont occupe des postes de cadres superieurs; ils n'ont pu Etre remplaces de faqon satisfaisante par un personnel togolais a la fin de 1981 (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 51-55). Dans la plupart des cas, la formation des homologues a donne de bons resultats. Le programme de formation de PRODERMA destine a w agents de vulgarisation et a w associations d'agriculteurs a kgalement ete mis en place de faqon satisfaisante. 171 En 1977, les SORAD ont ete remplacees par les Organismes regionaw de - promotion et de production vivriere et plus tard par les Directions regionales de l'animation rurale et de l'action cooperatives a w - quelles ont succede les bureaux regionaw actuels de la Direction regionale du dhveloppement rural (DRDR). 16. Toutefois, l'echec du projet et l'arrgt des versements de fonds qui en ont resulte ont reduit a neant les resultats obtenus en matiere de renforcement de l'organisme du projet. La DRDR de la region Maritime ne dispose plus de fonds d'origine externe et, en raison de la situation financiere difficile dans laquelle se trouve le Gouvernement, les res- sources d'origine interne sont extrgmement limitees. Les vehicules ont ete remis dans le parc general des vehicules du Gouvernement et un personnel nombreux a ete mis a pied; de nouvelles reductions de personnel sont pre- vues pour 1984. Dans ces conditions, la DRDR de la region Maritime aura beaucoup de difficultes a fonctionner de faqon efficace. 111. ETAT RECAPITULATIF DU PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES Donnees generales et formulation du projet 17. En 1966, le FED et le FAC ont commence a fournir une aide financiere et une assistance technique importantes pour la realisation d'un programme de culture cotonniere dont l'objectif etait de remplacer la variete Mono par la variete Allen. En mars 1974, un organisme specialise, la SOTOCO, a ete cree ayant pour tsche de promouvoir le developpement de la culture du coton. En octobre 1975, des membres de la Mission residente en Afrique de l'0uest ont identifie le projet pour lequel une etude de faisabilite etait alors en preparation avec l'aide du FAC. Cette etude a ete publiee au debut de 1976. Essentiellement, aucune modification n'a ete apportee au cours des etapes suivantes a la conception initiale du projet. Le projet a ete evalue en octobre 1976 et les negotiations se sont deroulees du 18 au 20 juillet 1977. Les questions pendantes ont ete resolues (Rapport d'achevement du Projet coton, par. 2.21-2.33), mais on se rend compte avec du recul qu'elles ne l'ont pas toujours ete de fason efficace 181. Le Conseil a approuve le projet le 13 septembre 1977 apres de courts debats 5 1 . Le credit a ete signe le 5 octobre 1977 et est entre en vigueur le 17 mars 1978 g / (Rapport d'achevement du Projet coton, par. 3.11). 18. Le projet, tel qu'il a ete approuve, avait pour objectif d'ame- liorer les conditions de vie de quelque 53.000 familles d'agriculteurs qui devaient, en outre, en retirer des avantages plus directs. Les elements du projet (Rapport d'achevement du Projet coton par. 2.41-2.42) peuvent 6tre groupes comme suit : 18/ - Par exemple, la situation financiere de la SOTOCO est restee diffi- tile pendant toute la periode du projet. 191 - Une seule question a ete soulevee a propos de la formation de per- sonnel togolais et de la togolisation des postes occupes par les expatries; il a ete repondu que la togolisation prendrait d e w ans, ce qui, avec du recul, paraTt quelque peu optimiste (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 51-55). 201 - La date, initialement prevue au 3 janvier 1978, a ete reportee au 4 avril 1978 pour permettre de remplir les conditions d'entree en vigueur qui ne l'avaient pas encore ete. a) amelioration et augmentation de la production cotonniere et vivriere grsce a la fourniture de services de soutien, de facteurs de production agricoles, de credit, ainsi qu'a la mise en place d'un systeme de multiplication des semences et de traction animale; b) infrastructure, a savoir la creation et l'amelioration de 700 km de pistes rurales et l'amenagement d'une capacite de stockage supplementaire 211; et c) soutien a la gestion du projet, grsce au redforcement de la SOTOCO dans le cadre de la fourniture d'une infrastructure, de vehicules, de materiel et de personnel supplementaire ainsi qu'au suivi et a l'evaluation du projet. Realisation et incidence du projet 19. Malgre d'importants problemes financiers et organisationnels, la SOTOCO a reussi a tripler au moins la production de coton et a atteindre environ 90 % des objectifs fixes au moment de l'evaluation en matiere de superficie plantee et de production (Rapport d'achevement du Projet coton, par. 5.11-5.14 et Annexe 2, Tableau 1 ). A la suite de ces resultats, le revenu d'un grand nombre de petits agriculteurs s'est considerablement ameliore (Rapport d'achevement du Projet coton, par. 7.22 et Tableau 8 ). Bien que l'augmentation de la production vivriere soit l'un des principaw objectifs du projet, ce dernier mettait surtout l'accent sur le coton, a l'instar d'autres projets de developpement rural realises en Afrique de l'0uest 221. C'est pourquoi, alors que les renseignements disponibles en matiere de production cotonniere etaient tres detailles, les donnees concernant la production vivriere connexe etaient tres sporadiques. La construction de puits ne faisait pas partie des elements du projet etant donne qu'elle etait financee par le FED dans le cadre d'un pro- gramme de construction de puits villageois au cours de la m6me periode. I1 convient de noter que le projet relais (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, Annexe 4) comporte une compo- sante puits. L'augmentation de la capacite d'egrenage n'etait pas non plus incluse dans le projet et faisait l'objet d'un programme distinct. En fait, une capacite supplementaire d'egrenage a ete mise en place avec l'appui financier de la CCCE, mais un peu plus tard que prevu, ce qui a cree des problemes dans l'intervalle (Rapport d'ache- vement du Projet coton, par. 3.43). 221 Voir, par exemple, C6te d'Ivoire, Projet de developpement rural - des zones cotonnieres (Pret 1077-IVC), Rapport d'evaluation retro- spective No 4568 du Departement de l'evaluation retrospective des operations, en date du 20 juin 1983. Toutefois, sur la base des sources d'information disponibles, on estime que la production vivriere a atteint 50 % seulement des objectifs visbs lors de l'evaluation (Rapport d'achevement du Projet cotonnier, par. 5.21-5.25). 20. A maintes reprises, les achats annuels de facteurs de production se sont heurtes a de seriew problemes (~apportd'achgvement du Projet coton, par. 3.24), les livraisons etant habituellement en retard et, dans plus d'un cas, presque trop tard z/. La production de semences de coton a ete bien organisee mais, pour les cultures vivrigres, des obstacles ont dG 6tre surmontes (Rapport d'achevement du Projet coton, par. 5.24). La composante traction animale a initialement progresse plus rapidement que prevu mais, par la suite, la faiblesse et le manque d'organisation de la gestion ont ralenti les travaw (Rapport dVach&vementdu Projet coton, par. 3.52). Des composantes de traction animale ont kte incluses dans un grand nombre de projets de developpement agricole au Togo, chacune avec une methode et des conditions de credit differentes. Toutefois, le Gouvernement a ces derniers temps tente d'adopter une methode d'approche commune qui est du reste utilisee dans le Dewieme projet de developpement rural. 21. La construction des pistes rurales a commence avec du retard et environ 70 % de l'objectif indique lors de l'evaluation ont kt& realises (Rapport d1ach&vement du Projet coton, par. 3.51). D'autre part, un important programme d'entretien minimum des pistes rurales non prevu lors de l'evaluation du projet, a ete realise par la SOTOCO (Rapport d'acheve- ment du Projet coton, par. 3.51 et Mbmorandum dV&valuation retrospective du projet, par. 29-37). Parmi les autres element d'infrastructure realises dans le cadre du projet, il convient de citer la construction d'un nouveau siege a Atakpame, d'un atelier central et d'un garage a Lama Kara, de bureaw regionaw et de logements, de bureaw et d'installations de stockage au niveau du secteur, sans compter un grand nombre de magasins villageois. Des vehicules et du materiel etaient egalement prevus. 22. Le projet a eu des effets considerables sur la production cotonniere et, par consequent, sur les revenus des populations rurales. Toutefois, le t a w de rentabilite est reestime a 11 %, c'est-&-dire tres au-dessous du chiffre prevu lors de l'evaluation (32 %). Cette situation est imputable, dans une certaine mesure seulement, a l'insuffisance du volume de production mais surtout a w modifications a la baisse des previsions des prix cotonniers, lesquelles au moment de l'kvaluation etaient beaucoup plus elevees (Rapport d1ach&vement du Projet coton, par. 7.31-7.34). - 231 En 1980, par exemple, il n'a ete possible d'appliquer des engrais sur la majeure partie de la superficie plantee en coton que grGce, si l'on peut dire, aux dklais d'execution du programme imputables a la secheresse. Administration du projet 23. La SOTOCO etait chargee de l'execution du projet. L'evaluation retrospective estime que, compte tenu des difficult& serieuses awquelles la SOTOCO s'est trouvee confrontee, cette derniere sqenest dans l'en- semble bien sortie. Pendant les premieres phases, l'organisation et la gestion ont beaucoup laisse a desirer : le personnel expatrie changeait frequemment et les services sur le terrain etaient loin d'gtre efficaces. Les retards habituels de demarrage n'ont egalement pas ete epargnes a la SOTOCO et ont affecte, notamment, la realisation de la composante routes de desserte ainsi que le f l u des decaissements. I1 convient egalement d'indiquer les delais considerables qui se sont ecoules avant la signature du contrat d'assistance technique entre la CFDT et la SOTOCO. Des le depart, des efforts ont 6te deployes pour ameliorer les services sur le terrain de la SOTOCO et ont donne des resultats effectifs sur les plans de la gestion, de la formation et de l'organisation desdits services. En fait, l'organisation dont s'est montree capable la SOTOCO sur le terrain est probablement plus que tout autre element la cause de l'augmentation considerable de la production cotonniere qui a ete enregistree. 24. Malheureusement, les progres realises sur le terrain ne se sont pas accompagnes de resultats equivalents dans d'autres domaines, et vers la moitie de 1979 le projet se trouvait confront6 a de graves problemes : i) la gestion du projet traversait une crise et les relations de travail entre les cadres superieurs etaient tendues; trois expatries avaient demissionne et le Directeur general avait kt4 demis de ses fonctions; ii) le projet etait en mauvaise posture sur le plan financier du fait, principalement, que le Gouvernement n'avait pas verse les contributions attendues; et iii) l'infrastructure etait insuffisante sur le plan des transports c o m e sur le plan de l'egrenage pour faire face a l'augmentation de la production cotonniere. Ces problemes techniques de gestion ont ete resolus assez rapidement, mais la situation financiere a continue de s'aggraver, et en avril 1980 le projet etait classe parmi les projets a problemes (Note 3 ). A cette date, le deficit de la contribution financiere du Gouvernement etait estime a 2,4 milliards de francs CFA (11,6 millions de dollars). 25. La SOTOCO a connu des problkmes financiers pendant toute la periode du projet, en raison des retards enregistres dans les decaissements de fonds par les cofinanciers - le departement financier de la SOTOCO s'averant incapable de preparer et presenter les demandes de retrait en temps voulu %/ - mais surtout en raison des arrieres considerables accu- mules dans le versement des contributions du Gouvernement. Pour financer ses arrieres, la SOTOCO a retarde ses propres paiements A ses principaux fournisseurs et a eu recours a des emprunts a court terme, ce qui lui a impose des charges d'intergt tres lourdes et, dans certains cas, a pousse les soumissionnaires a majorer leurs offres pour couvrir les cocts finan- ciers des differes de paiements qu'ils prevoyaient. D'autre part, pendant la majeure partie de la periode du projet, le bareme applique g/ ne suf- fisait pas a couvrir entierement les dkpenses de commercialisation de la SOTOCO, laquelle a dG eponger les pertes en touchant a son capital social. Toutefois, des ameliorations ont ete apportees dernierement a cette situa- tion et le dernier bareme est fonde sur le principe selon lequel il doit couvrir la totalite des depenses de la SOTOCO, a l'exception de celles qui sont financees par des bailleurs de fonds externes. La SOTOCO est donc moins tributaire a l'heure actuelle de transferts provenant du Tresor. En outre, -des dispositions ont kte prises dans le cadre du Dewieme projet de 26/. developpement rural en vue dlaccro?tre les reserves de la SOTOCO - 26. Aucune des activites et des mesures concernant le suivi et l'kvaluation envisagees lors de l'evaluation ne se sont materialisees, ce qui va a l'encontre des principes de gestion raisonnablement efficaces generalement admis (Rapport d'achevement du Projet coton, par. 3.53-3.54; Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 38-46). Dewieme projet de developpement rural dans les zones cotonnieres 2J/ 27. Un projet correspondant a la dewieme phase des activites (Dewieme projet de developpement rural dans les zones cotonnieres) a ete approuve par le Conseil le 23 novembre 1982. Le Credit No 1302-TO, d'un montant de 21,7 millions de DTS (equivalant a 23,5 millions de dollars au moment de l'approbation) a ete sign4 le 18 fevrier 1983 et est entre en - 24/ Du fait d'une mauvaise tenue des comptes et de l'absence d'une liaison valable avec les departements du Gouvernement a Lome. Toutefois, cette situation a ete par la suite amelioree. - 25/ Le bareme des cocts fait l'objet chaque annee d'un accord entre le Gouvernement, 1'OPAT et la SOTOCO, et determine le prix que devra payer la SOTOCO par kg de coton livre a 1'OPAT. 26/ - Pour accro2tre les reserves, la SOTOCO encaisserait B son compte les montants verses par les agricul'teurspour rembourser les livraisons d'engrais financees par des sources exterieures. 27/ Voir Rapport d'bvaluation, Dewieme projet de developpement rural - dans les zones cotonnieres, Rapport No 3920-TO, en date du 21 octobre 1982. vigueur le 29 juillet 1983. Le Dewieme projet de developpement rural poursuit l'expansion de la production cotonniere mais accorde plus d'im- portance que le premier a w cultures vivrieres. I1 prevoit des efforts en vue de promouvoir davantage l'usage de la traction animale. La SOTOCO sera egalement l'organe d'execution du projet et son efficacite sera ame- lioree grsce a la formation de son personnel et a une assistance technique. L'infrastructure connexe (pistes rurales, approvisionnement en eau des villages, bstiments) est egalement prevue. Outre ses objectifs de produc- tion, le projet s'attachera a renforcer les aptitudes de la SOTOCO dans les domaines de la gestion et des services fournis sur le terrain. Le projet prevoit d'autre part un soutien au programme national de multipli- cation des semences lance par le Gouvernement. 28. La realisation du projet a demarre de faqon efficace. La plu- part des postes de cadres superieurs ont ete attribues rapidement et les plans detailles de formation destinee au personnel local ont ete prepares. Les objectifs de production de la premiere annee devraient Gtre atteints et dans l'ensemble l'avis general est que le projet sera realise de faqon satisfaisante. IV. PRINCIPAUX ASPECTS A. Routes de desserte 29. Le programme routier compris dans le Projet Maritime et envisage au moment de l'evaluation devrait etre realise de l'annee 2 a l'annee 4 du projet et couvrir 300 km de routes. I1 comporte : l'amelioration de 90 km de pistes pour en faire des routes secondaires, la construction de 90 km de nouvelles routes de desserte et la refection de 120 km de routes de desserte existantes. La SORAD sera equipee du materiel necessaire pour l'entretien de ce reseau routier et des routes existantes (Rapport d'evaluation du Projet Maritime, Annexe 10, par. 3). Pendant la periode du projet, 166 km de routes ont ete construits (soit 55 % des estimations indiquees lors de l'evaluation), (Rapport d'achevement du Projet Maritime, par. 4.15) et 279 km de routes ont ete entretenus (ce chiffre etant tres pres des estimations faites lors de l'evaluation). D e w routes seulement (16 km) ont ete construites dans le cadre d'un marche conclu avec une entreprise 281 et la plupart des travaw routiers ainsi que la totalite des tzches d'entretien ont ete effectues en regie par l'unite d'ingenierie de la SORAD. 30. Dans le cadre du Projet coton, le principal objectif de la composante routes de desserte prevue dans la zone du projet etait de commencer dans les meilleurs delais possibles a ameliorer et par la suite entretenir 694 km de pistes rurales, en utilisant les methodes les moins coilteuses et en respectant les normes de qualite voulues. Pour cela (a court terme), il est indispensable de renforcer considerablement l'unite d'ingenierie de la SOTOCO et de confier les travaw a cette derniere pour qu'elles les execute en regie (Rapport d'evaluation du Projet coton, par. 3.15). Pendant la periode du projet, 498 km de routes ont ete cons- truites (soit 72 % des objectifs prevus lors de l'evaluation), (Rapport d'achevement du Projet coton, par. 3.51). La difference est imputable a w livraisons tardives de materiel et a w retards enregistres dans l'arrivee des expatries, d e w facteurs qui ont entrahe un delai de pres de d e w ans dans le demarrage des travaw. Par la suite, le programme de construction routiere s'est deroule de f a ~ o nsatisfaisante. D'autre part, pour les routes situees dans les zones de production de coton, un programme minimum d'entretien routier a ete mis au point, qui represente plus de 1.800 km par an de routes entretenues d'ici a la fin de la periode du projet. 281 Au moment de l'evaluation, il etait prevu que des routes secondaires (70 km) seraient construites par des entreprises privees. 31. Toutefois, au moment de l'evaluation, la responsabilite institu- tionnelle a long terme du developpement du reseau des routes de desserte a souleve des questions serieuses. Le fait que la SOTOCO, organisme de developpement agricole, aurait a construire les routes de desserte requises, met en evidence l'absence d'une agence gouvernementale ayant pour responsabilite globale de veiller a la construction et a l'entretien des routes de desserte. Cette situation a pour effet la proliferation de programmes divers de routes de desserte confies a plusieurs organismes distincts (Rapport d'achevement du Projet coton, par. 3.15). Les trois projets de developpement agricole finances par 1'IDA comportent une compo- sante et entretien de routes de desserte. Outre les d e w projets susmen- tionnes, le Premier projet de developpement du cacao et du cafe (Credit 503-TO) prevoyait la construction de 50 km de routes nouvelles, la refection de 110 km de pistes rurales en tres mauvais etat et l'entretien de toutes les routes construites par l'organisme national de developpement du cacao et du cafe (SRCC) 29/. Pris ensemble, les trois projets corres- pondaient a la constructionet a la refection de 1.154 km de routes de desserte et a leur entretien. 32. Au cours de la preparation du projet, la SOTOCO avait mis au point un inventaire preliminaire des routes de desserte, indiquant un total de 1.442 km. Au moment de l'evaluation, une strategic bien definie d'expansion des pistes rurales au Togo avait ete elaboree, qui comprenait les elements suivants : i) un projet distinct de routes de desserte, visant principalement l'organisation et l'entretien, serait evalue, l'objectif final etant de mettre en place dans ce secteur un organisme centralise ef ficace; ii) les routes de desserte incluses dans l'inventaire de la SOTOCO seraient reparties presque egalement entre le Projet de routes de desserte et le Projet de developpement rural dans les zones cotonnieres; et - 29/ Les 196 km de routes de desserte construites correspondaient a une augmentation de 22 % par rapport a w estimations prevues lors de l'evaluation, et en moyenne 74 km de pistes ont ete entretenus chaque annee. Voir Rapport d'evaluation retrospective du Premier projet de developpement du cacao et du cafe au Togo (Credit 503-TO), Rapport du Departement de l'evaluation retrospective des operations No 4552, en date du 15 juin 1983. iii) apres l'achevement des composantes routes de desserte des projets agricoles, le materiel achete dans le cadre desdits projets serait transfere au service responsable des routes de desserte 301. 33. Le Projet de routes de desserte (Credit 810-TO) a ete approuve par le Conseil en mai 1978. I1 comprenait un programme quadriennal d'ame- lioration et d'entretien de 1.000 km de routes de desserte, l'assistance technique necessaire a la creation du Service des routes de desserte et a la mise en oeuvre de son programme, ainsi que des services de consultants a court terme pour l'etude d'un programme complementaire de routes de des- serte (les statistiques du projet sont donnees a 1'Annexe 3). 34. Le projet a demarre dans des conditions prometteuses, malgre quelques retards, mais au bout de d e w ans la situation s'est brusquement aggravee. A la suite d'interventions exterieures, il est devenu tres difficile de gerer le projet. Apres une periode d'interruption offi- cieuse, la gestion s'est amelioree mais a partir de ce moment-l& le projet s'est heurte a des difficultes financieres serieuses. A la fin de 1982, la realisation du projet cessait definitivement. Quelque 530 km de routes seulement avaient ete construits, pour les raisons suivantes : les travaw realises par les brigades routieres ont ete inferieurs a w previsions, des problhmes ont surgi au niveau des institutions et une penurie de fonds en monnaie nationale n'a pu etre compensee que partiellement par une augmen- tation des pourcentages de decaissement. A la fin de 1982, les fonds non engages ont ete affectes a l'entretien des routes de desserte deja cons- truites dans le cadre du projet. Toutefois, l'absence de fonds de contre- partie a empeche le SNPR d'utiliser ces montants et d'effectuer les 301 Rapport d'evaluation du Projet de routes de desserte, No 1944-TO, en - date du 2 mai 1978, par. 3.04 et 2.09; voir egalement le Rapport d'evaluation du Projet de developpement rural dans les zones coton- nieres (Annexe 8, par. 101, selon lequel, dans le cas ou au cours de la duree de vie du projet, le Gouvernement creait un organisme cen- tralise dans ce secteur, le departement des routes de desserte de la SOTOCO ainsi que son materiel et son personnel lui seraient transfe- res et la construction de routes de desserte situees dans la zone du projet constituerait une activite prioritaire au sein du programme global dudit service. operations d'entretien 311; en m6me temps il a ete envisage de ne pas reporter la date de cl6ture et d'annuler le solde non decaissb 321. Mais il apparait maintenant (1984) que la date de cl6ture a en fait z b reportee et que l'on a demande au SNPR de reprendre la construction des routes de desserte (une centaine de kilometres) avec le solde du credit. Entre-temps, on etudie le r81e que le SNPR pourra jouer a l'avenir (~emorandum d'evaluation retrospective, par. 37). 35. A l'heure actuelle, d e w services de routes de desserte existent et sont tous d e w bien geres : l'un fait partie de la SOTOCO, l'autre de la SRCC. Ces services, au lieu de transferer leur responsabilite en matiere de dbveloppement des routes de desserte au SNPR a la fin du pro- jet, come il avait ete envisage (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 32), sont a l'heure actuelle renforces dans le cadre des pro- jets relais suivants : - Dewieme projet de developpement du cacao et du cafe (Credit 945-TO). Dans le cadre de ce projet, 300 km de routes de desserte seront construits ou remis en etat. Les activitbs d'entretien du projet porteront sur les 160 km de routes construits dans le cadre du Premier projet cacao et cafe ainsi que les routes construites dans le cadre du dewieme projet a/. - Dewieme projet de dkveloppement rural dans les zones coton- ni&res (Credit 1302-TO). Ce projet prevoit la construction de 950 km de routes de desserte et l'entretien regulier de 2.100 km 341. En 1983, le manque de fonds de contrepartie n'a pas permis au SNPR de construire ou d'entretenir de routes dans le cadre du Projet de routes de desserte. Cependant, sous la direction d'un nouvel ingenieur des ponts et chaussees detache par l'administration des travaw publics, le SNPR a construit une centaine de kilometres de routes de desserte en sous-traitance pour la SOTOCO. Le personnel regional souligne que "ces resultats obtenus sans l'aide de l'assistance technique montrent que les capacites techniques du SNPR sont satisfaisantes". 321 Les pouvoirs publics ont recemment prhsentb une etude de faisabilite - d'un dewieme projet de routes de desserte. Cette etude est en cours d'examen dans le cadre d'une reevaluation globale des responsabilites institutionnelles pour la construction et l'entretien des routes de desserte (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 37). 331 Rapport d'evaluation du Dewieme projet de developpement du cacao et - du cafh, Rapport No 2408-TO, en date du 4 juin 1979, par. 4.10. 341 Rapport d'evaluation du Dewieme projet de developpement dans les - zones cotonnieres, Rapport No 3920-TO, en date du 21 octobre 1982, par. 3.24. 36. Bien que techniquement compktent, le SNPR n'est pas trks efficace et, en tant qu'organisme, il est soutenu par des moyens peu orthodoxes. C'est ainsi, par exemple, que dans le cadre du Dewikme projet cotonnier le service de routes de desserte de la SOTOCO assumera la totalitk des travaw d'entretien rkguliers, mais il ne construira que 50 % des routes et sous-traitera la construction des autres 50 % au SNPR. Cette situation est l'inverse de ce qui avait kt6 envisagk puisque c'est l'organisme national qui a l'heure actuelle est le sous-traitant de la SOTOCO et travaille sous la supervision de cette dernike. 37. Bien que l'efficacitk du service routier de la SOTOCO (ainsi que du service routier de la SRCC) ne fasse aucun doute, la viabilitk a long terme de ce genre d'arrangement est sujette k caution. A l'heure actuelle, la responsabilitk de la construction et de l'entretien des routes de desserte est dispers6e entre plusieurs organismes g / ; le finan- cement est presque exclusivement fourni par des bailleurs de fonds ext6- rieurs. Sans cette sous-traitance financke artificiellement (par des sources extkrieures), le SNPR aurait dkja cessk d'exister totalement. La rhalisation matkrielle des travaw de construction des routes de desserte (court terme) est assurke de f a ~ o n satisfaisante, mais sur le plan du ren- forcement des institutions (long terme), les resultats ont 6tk faibles et nu1 ne sait ce qu'il adviendra du r6seau de routes de desserte aprks la pkriode d'investissement du projet. I1 faudra cependant en venir 6tablir un lien avec la stratkgie nationale de construction et d'entretien des routes. Le Bureau rkgional est bien kvidernment conscient de l'importance de ceci et un groupe de travail interdivisionnaire a kt6 crk6 pour 6tudier cette situation et envisager les moyens de rationnaliser la planification, la construction et l'entretien des routes de desserte x/. - 35/ Par exemple, le Projet de d6veloppement rural de Notse, bvaluk et supervis6 par 1'IDA et financ6 par le FIDA (Rapport No 3908-TO en date du 13 juillet 1983), prbvoyait la rbfection de 195 km de routes de desserte - confike en sous-traitance au SNPR et l'entretien annuel d'environ 300 km de routes de desserte confib a la brigade routigre de la SOTOCO. - 36/ Le personnel rkgional est maintenant persuad6 "qu'il faut centraliser la planification des routes de desserte et assurer la bonne intkgration de cette planification avec celle des projets agricoles et sectoriels. I1 est 4galement important de rationaliser 11ex6cutionet la supervision de la construction et de l'entretien 1 un ou des routes de desserte, mgme si la construction est confike 2 plusieurs organismes publics ou a des entreprises locales, 6tant bien entendu que le matkriel et les pikces d6tachbes devront faire l'objet d'une certaine normalisation". B. Suivi et evaluation 38. Du fait que le Projet de developpement rural de la region Maritime comportait davantage de risques (Memorandum d'evaluation retro- spective du projet, par. 12), il a ete propose, au cours de son evalua- tion, de lui incorporer un mecanisme permettant de detecter le plus t6t possible les problemes eventuels et soit d'y remedier, soit de modifier l'ordre des priorites. Une unite de suivi et d'evaluation a donc ete creee au sein du Ministere du developpement rural; cette unite devait 6tre le point de depart d'un service fonctionnant au niveau national. Elle devait avoir pour objectif de determiner les donnees de base et de proce- der a des essais d'echantillons au cours des diverses &tapes d'execution du projet, de preparer des rapports trimestriels sur l'etat d'avancement ainsi que des rapports annuels globaw. Le projet prevoyait 30 homes-mois de services de consultants pour aider a mettre au point le programme de suivi et a elaborer les directives concernant la collecte et l'analyse des donnees (Rapport d'evaluation du projet Maritime, par. 4.25). 39. Le 30 novembre 1976 etait fixe c o m e date limite pour la crea- tion de l'unite de suivi et d'evaluation. Avant cette echeance, le Ministre du developpement rural a decide d'affecter son principal conseil- ler technique a la direction de l'unite et manifeste l'intention de recru- ter un consultant pour fournir des conseils quant a la creation de l'unite et pour aider periodiquement a analyser les donnees. L'IDA a estime que le choix du directeur etait excellent, a condition que ce dernier soit degage de la plupart de ses tdches au Ministere et resoive un soutien ade- quat (compte rendu de mission de supervision, octobre 1976). Retrospecti- vement, 1'IDA a p6che par exces d'optimisme en pensant qu'il pourrait 6tre ainsi, compte tenu, specialement, de l'anciennete de l'interesse comme conseiller technique du Ministre (Rapport d'achevement du projet Maritime, par. 4.12). 40. A cette epoque (octobre/novembre 1976), le Projet de developpe- ment rural dans les zones cotonnieres etait en cours d'evaluation. La mission d'evaluation, a juste raison, a fond6 ses conseils en matiere de suivi et d'evaluation sur la situation qui existait alors. En conse- quence, il a ete prevu que l'unite de suivi et d'evaluation creee et financee dans le cadre du Projet Maritime assumerait la responsabilite globale du suivi et de l'kvaluation du Projet de developpement rural dans les zones cotonnieres, et que ledit projet se bornerait a prevoir le recrutement d'un responsable technique base a Atakpame, la fourniture d'un vkhicule, de materiel et de services de consultants a court terme. 41. Les idees formulees au moment de l'evaluation en ce qui concerne le suivi et l'evaluation etaient appropriees. Toutefois, elles n'etaient pas suffisamment detaillees et, sur le plan pratique, les prises de deci- sion quant a la conception dktaillee des enquGtes (quels devaient Gtre les elements a estimer et la formule de presentation des rapports) se trou- vaient reportees a la periode d'execution du projet. Retrospectivement, il apparait que de tels arrangements ont ete a la source de la plupart des retards enregistres, ce qui vient confirmer d'autres conclusions du Departement d'evaluation retrospective des operation 371 selon lesquelles il est indispensable d'approfondir davantage, au cours de la preparation et de l'evaluation, les details techniques du suivi et de l'evaluation. C o m e le souligne a juste titre le rapport d'achevement du Projet Maritime (par. 4.13), il n'etait pas rationnel, en raison des risques attaches au projet, d'accorder une importance prioritaire a w donnees agricoles, de compter sur l'unite de suivi et d'evaluation pour les obtenir au cours des premieres phases du projet, et de remettre a la phase d'execution du projet l'organisation de l'unite de suivi et d'evaluation et la formation de son personnel. 42. Le rapport d'achevement du projet Maritime (par. 4.12-4.13) et le rapport d'achevement du projet coton (par. 3.53-3.54) decrivent claire- ment l'echec des composantes suivi et evaluation des d e w projets, et rien ne permet de douter de leurs conclusions. Initialement, un economiste togolais avait ete choisi c o m e responsable technique du projet coton, mais apres une formation de six mois a Ibadan, il devait revenir a la SOTOCO pour se voir confier un autre poste. Le poste de responsable technique est donc reste vacant et les rapports de supervision se sont bornes a mentionner en passant l'unite de suivi et d'evaluation du projet coton. Cela dit, le systeme de collecte des donnees de la SOTOCO, du moins en ce qui concerne la production cotonniere, est tres satisfaisant et un systeme d'kvaluation supplementaire ne s'imposait donc pas. Retro- spectivement, on peut se demander s'il etait vraiment indispensable d'eta- blir des fonctions de suivi et d'evaluation distinctes. En fait, le suivi des operations, au niveau du projet, releve plut6t du domaine de la ges- tion, tout c o m e la preparation de rapports trimestriels et annuels sur la base de systemes existants de renseignements en matiere de gestion 381. Certes, toute enquete approfondie des exploitations agricoles donne des resultats interessants, mais il n'est pas evident que de telles enquetes etaient indispensables pour &valuer les realisations de ce projet speci- fique. De toute faqon, le responsable technique n'aurait pas ete en mesure de realiser ces enqugtes. 43. Une unite de suivi et d'evaluation du projet Maritime a ete etablie dans les delais prevus (fin 1976) sans que son programme ait ete fix&. Les efforts deployes par la Banque et par les consultants en vue d'elaborer un tel programme ont ete sporadiques, incomplets et il n'y a 371 - Voir, par exemple, Rapport du Departement de l'kvaluation retrospec- tive des operations en cours de preparation, portant sur le suivi et l'evaluation de projets de developpement realises au nord-est du Bresil. - 381 Dans le cadre du Dewieme projet de developpement rural, de tels rapports doivent etre prepares par la direction de la SOTOCO sur la base de renseignements fournis par les chefs des services de travaw. pas kt& donne suite come il aurait fallu. La mission de supervision de fevrier 1979 a donc recommande le recrutement d'une equipe de consultants composee d'un expert en unite d'evaluation et d'un specialiste du traite- ment des donnees, pour tenter d'ameliorer la situation. A la fin de 1977, le personnel prevu pour l'unite de suivi et d'evaluation etait au complet, un charge de supervision, trois contr6leurs et 14 enqugteurs ayant kt6 recrutes. En 1978 et a titre d'essai quelques enqugtes furent lancees, principalement pour former les enqugteurs. En fevrier 1980, cqest-a-dire un an apres la date recommandee, un consultant visita le projet. I1 recommanda, notamment, le recrutement d'un expert expatrie pour diriger d'une f a ~ o npermanente l'unite de suivi et d'evaluation , ainsi que la fusion des services de la DEESA 391 et de l'unite de suivi et d'evalua- tion. Le conseiller technique du Ministere du developpement rural ne pouvant consacrer qu'un temps tres limite aux activites de l'unite de suivi et d'evaluation (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 39), a la fin de juillet 1979 le Directeur de la DEESA se voyait confier la responsabilite globale de l'unite. L'expatrie est arrive en juin 1980, mais au debut de nombreux problemes administratifs se sont present& pour son logement, ses transports et la signature du contrat. En 1980, l'unite de suivi et d'evaluation a realis4 une enqugte sur l'utilisation des terres dont le rapport a ete effectue en mai 1981. Une enquGte semblable a ete effectuee en 1981, mais elle ne comportait aucun renseignement sur les rendements aux diverses &tapes de l'intensification des cultures, pour la simple raison qu'en l'absence de l'expatrie, qui etait en conge, une enqugte sur les rendements n'avait pas kt& realisee. Le contrat de l'expatrie a ete prolong6 pour lui permettre d'aider a traiter les donnees afferentes a cette enqugte. L'expatrie a quitte le Togo au milieu de 1982 et a presente son rapport sur la deuxieme enqugte a la fin de la mGme annee. (L'envergure du projet avait ete considerable- ment reduite en juin 1981 et le projet a ete acheve un an apres.) 44. Apres la mission de supervision de novembre 1980, la Banque a consenti a financer une enqugte socio-economique ayant pour objet de determiner les mesures de developpement specifiques qui pourraient 6tre envisagees dans la zone du projet. Cette etude, realisee au cours du dewieme semestre de 1981 par la SOTED avec l'appui d'un consultant expa- trie, couvrait la partie occidentale de la zone du projet, la region d'Ave et le plateau littoral oh les terrains etaient epuises. L'enquGte a abouti a plusieurs conclusions dont les plus importantes etaient qu'envi- ron 2.500 ha de rizieres pouvaient Gtre amenages sur les bas-fonds de la region d'Ave et qu'environ 3.000 ha de vieilles plantations de cocotiers endomages par la maladie de Kaincope pourraient gtre replantes dans la zone littorale. Ces recommandations sont restees sans suite. 391 DEESA - Direction des enquGtes, evaluation et statistiques agricoles. - 45. Toutes ces activites de suivi et d'evaluation ont abouti B la realisation de d e w etudes sur la geographie de la region, plusieurs etudes sur l'utilisation des terres et une enqugte socio-economique, toutes restees sans suite. Des conflits de personnalite sont malheureuse- ment apparus entre les expatries et le personnel togolais. Initialement, la direction de PRODERMA n'a pas manifeste un grand interGt pour les tkhes d'evaluation et lorsqu'elle a eu besoin d'information pour justi- fier toutes mesures complementaires, il etait trop tard. L'absence d'un directeur d'unite a plein temps a egalement ete un obstacle seriew. Autre initiative malencontreuse, le directeur expatrie de l'unite de suivi et d'evaluation, sur la recommandation qui avait ete faite, a fusionne le personnel de la DEESA et de l'unite de suivi et d'evaluation. Or, la Banque avait deja change d'avis et s'opposait a cette fusion. Tout au long du projet, il y a toujours eu opposition entre d e w notions : une evaluation plus axee sur le projet et une evaluation davantage centree sur la region, au sein d'un cadre national. Le directeur de la DEESA, dans une etude de cas preparee a l'intention d'un colloque regional sur le suivi et l'evaluation de projets de developpement rural en Afrique de l'ouest, organise sous l'egide de la Banque (Cameroun, mars 1983), indi- quait qu'a son avis c'etait a un organisme national que devait incomber la responsabilite globale de l'evaluation des projets. En fait, tel etait kgalement l'objectif au moment de l'evaluation, l'unite de suivi et d'eva- luation etant consideree c o m e le noyau d'un futur systeme d'kvaluation national. Malheureusement, les objectifs plus limit& du projet ont fait obstacle a ce developpement institutionnel, et cette situation se trouve renforcee par le Dewieme projet coton, lequel appuie la creation d'une unite de suivi et d'evaluation distincte. Le rapport d'hvaluation du Dewieme projet de developpement rural indique clairement qu'il est indis- pensable d'etablir dans la mesure du possible des liens de cooperation avec la DEESA, mais il indique egalement que l'unite de suivi et d'evalua- tion, dotee d'un specialiste expatrie, sera un organe independent et rele- vant directement de la SOTOCO. Par contre, le Projet de developpernent rural de la region de Notse, supervise par la Banque et finance par le FIDA, prevoyait la creation d'une unite de suivi et d'evaluation relike a la DEESA, sous la supervision d'un specialiste expatrie. 46. Selon l'evaluation retrospective, la mise en place progressive d'un organisme national d'evaluation, objectif etabli lors de 1'~valuation du projet, representait la marche a suivre, compte tenu, notamment, de la superficie relativement peu etendue. Malheureusement, les prioritCs axees sur le projet y ont fait obstacle. La centralisation de l'evaluation de l'impact des projets n'implique pas que le suivi interne des projets, essentiel pour l'information de la direction, sera abandonnee. La situation actuelle offre plusieurs approches differentes a l'egard de l'evaluation, avec, dans certains cas, double emploi des institutions pour un grand nombre de projets de developpement rural mis en oeuvre au Togo, meme lorsqu'il s'agit de projets supervises par la Banque. C'est pourquoi le present rapport d'evaluation rktrospective recommande que la Banque envisage l'envoi au Togo d'un expert en suivi et evaluation qui aurait pour tBche d'examiner, sur le plan institutionnel comme sur le plan technique (enqugtes techniques), l'ensemble des efforts d'evaluation deployes. Compte tenu des contraintes actuelles en matiere de ressources et de personnel au Togo, toute simplification des operations ne peut qu'avoir des effets positifs. C. Creation et renforcement des institutions 47. Les resultats de l'evaluation des effets qu'ont eus ces d e w projets sur le renforcement des institutions sont mitiges. Les compo- santes routes d'acces (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 29-37) et suivi et evaluation (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 38-46) ont abouti a des resultats inverses de l'objectif recherche. En tant qu'institution, la DRDR de la region Maritime se trouve probablement affaiblie par rapport a sa situation d'il y a vingt ans. Les efforts de renforcement deployes au cours de la periode du projet n'ont finalement pas abouti. (Memorandum d'evaluation retrospec- tive du projet, par. 16). La SOTOCO est devenue une institution de deve- loppement plus efficace, plus particulierement depuis que sa situation financiere a ete assainie (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 25) et qu'elle beneficie du soutien que continue de lui fournir le Dewieme projet coton (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 27-28 et Annexe 4). 48. Dans le secteur agricole togolais, les dispositions prises en matiere d'institutions ont toujours ete complexes et le sont restees. D e w ministeres sont charges du developpement agricole - le Ministere du developpement rural et le Ministere de l'equipement rural - et sont engages, par ailleurs, dans un grand nombre de fonctions faisant double emploi. Sur le terrain, il y a double emploi entre les directions regio- nales du developpement rural du Ministere du developpement rural et les organismes specialises s'occupant respectivement d'une culture specifique. En l'absence d'une strategie globale de developpement agricole et rural bien definie, les projets de developpement rural et les services ruraw ont serieusement manque de coordination. Cette situation a engendre la fragmentation, le double emploi et l'inefficacite, et n'a fait que s'ag- graver avec l'augmentation du nombre de projets. Dans le domaine de la recherche agricole, la coordination est pratiquement inexistante. Quatre ministeres et une douzaine d'organismes-s t y interessent. D'autre part, chaque projet a invariablement sa propre composante de recherche appli- quee. D'autre part, cinq instituts de recherche fran~aissont represent& au Togo. Dans le domaine de la multiplication des semences, la plupart des projets possedent egalement leur propre composante. L'absence de coordination a entraxne le double emploi des efforts et la qualite des semences en a parfois souffert. De nombrew projets ont entrepris de promouvoir la traction animale, mais chacun selon une methode differente. La fourniture d'animaw et de materiel aw agriculteurs s'est accomplie dans le plus grand desordre (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 2 0). 49. Au cours de la preparation et de l'evaluation du projet de developpement rural dans les zones cotonnieres et du projet de developpe- ment rural de la region Maritime, les etudes sectorielles et economiques de la Banque ont mis en lumiere la situation peu satisfaisante du cadre institutionnel dans le secteur agricole togolais et l'absence d'une strategie globale pour ce secteur. Or, nonobstant quelques modifications de nom et de structure au cours de la periode d'execution de ces projets, la situation est essentiellement restee la m6me. Les projets en question n'ont pas ete des instruments assez rigoureux pour entraker des change- ments d'ordre institutionnel ou strategique. Ces derniers temps, des mesures ont ete prises dans le cadre du Dewieme projet d'assistance tech- nique (Credit 1270-TO) 401 pour remedier aux problemes, en raison, principalement, de la forte aggravation de la situation economique du Togo et a la suite d'un programme d'ajustement structure1 finance par la Banque. En mars 1983, une unite de planification du developpement rural et une unite de coordination de la recherche ont ete creees au sein du Ministere du developpement rural, chacune dotee d'un resident expatrie. Ces d e w unites se sont mises a l'oeuvre avec energie, mais on ne sait pas encore a quel degre elles s'integreront a la structure de prises de decision dans le domaine du developpement rural. D'autre part, une vaste etude de developpement rural, financee egalement dans le cadre du Dewieme projet d'assistance technique, realisee par des consultants, est en cours d'execution. Cette etude doit examiner l'evolution du secteur, au cours des dernieres annees, ainsi que son potentiel et ses contraintes, les arrangements institutionnels, les services de soutien, l'environnement dans lequel s'applique la strategie ainsi que les projets acheves et en cours de realisation. Retrospectivement, le seul fait qu'une etude de cette ampleur s'impose a un tel moment semble indiquer que les tiiches sectorielles de la Banque au Togo n'ont pas ete tres efficaces au cours des dix dernieres annees. 50. I1 a ete reconnu a maintes reprises que les projets ne sont pas des instruments efficaces de modification des politiques sectorielles - 411. La pratique semble le confirmer. Or, les projets s'inserent dans un programme plus vaste de 1a'Banque. La strategie sectorielle ne s'etant pas amelioree de faqon sensible, a l'exception de la politique des prix (voir Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 56-61), on peut en fait affirmer que, dans l'ensemble, le programme de la Banque a ete inefficace pendant la periode d'execution de ces projets. Les divers 401 Voir le Rapport du President sur le Deuxieme projet d'assistance - technique, Rapport No P 3345-TO, du 28 m i 1982. - 411 Voir, par exemple, Huitieme examen annuel des resultats de l'evaluation retrospective des projets, Rapport No 4101 du Departement de l'evaluation r6trospective des projets, en date du 9 septembre 1982. elements de tout programme devraient se renforcer mutuellement. L'expe- rience a toutefois demontre que cette interaction n'est pas toujours facile a obtenir. Le programme d'ajustement structure1 a impose a w depenses budgetaires et au recrutement de fonctionnaires des contraintes strictes. Par ailleurs, le Dewieme projet coton prevoit un renforcement important de la SOTOCO et l'expansion considerable de certaines activites du projet. I1 se pourrait que la SOTOCO ait de la difficulte, au niveau microeconomique, a atteindre les objectifs du projet appuyes par la Banque, du fait de contraintes, egalement appuyees par la Banque, au niveau macroeconomique. La Banque doit veiller attentivement a ce qu'il n'y ait pas de contradiction entre objectifs macroeconomiques et microeconomiques. D. Togolisation 51. Le projet Maritime prevoyait que chaque expatrie aurait un assistant togolais qui recevrait ainsi la formation necessaire pour assu- mer a terme ses responsabilitbs (Rapport d'evaluation du projet Maritime, par. 5.08). Toutefois, la notion d'homologues designes a ete modifiee a la demande de la Banque (au cours de la premiere mission de supervision), qui a propose de placer plut6t du personnel togolais a des postes de cadres, dans les divers departements, les plus competents devant Gtre par la suite choisis pour succeder a w expatries. A PRODERMA, la togolisation etait complete a la fin de la periode du projet. Dans la plupart des cas, les adjoints togolais se sont vu confier au debut de la periode du projet des responsabilites suffisantes pour leur permettre d'acquerir de l'expe- rience pendant qu'ils travaillaient pour le projet. Dans les cas ou l'expatrie ne s'est pas attache a promouvoir le perfectionnement du per- sonnel togolais, les frustrations ont ete considerables. 52. Le rapport d'evaluation du Projet coton ne specifiait pas la togolisation mais celle-ci a ete discutee lors des reunions du Conseil. En reponse a la question demandant par quel moyen le personnel local serait forme et a quelle date il succederait aux expatries, les services de la Banque ont repondu que le Togo etait dote d'installations de formation et que les expatries seraient remplaces apr&s une periode de d e w ans. Retrospectivement, la reponse se fondait sur une hypothese trop optimiste. Le rapport d'evaluation prevoyait le recrutement de sept cadres expatries %/. En fait, d e w chefs de departement seulement et cinq techniciens etaient des expatries (Rapport d'achevement du projet coton, par. 3.22). I1 n'y a absolument pas eu de togolisation dans le cadre du Projet coton, et on pourrait presque dire que le processus a ete l'inverse. 42/ - Directeur technique, Directeur financier, Directeur general adjoint, Ingenieur des travaw civils, Mecanicien en chef, Directeur du ser- vice des routes de desserte et Charge de formation. 53. Le Dewikme projet coton prevoit le recrutement d'expatries pour 12 postes 431 et l'une des conditions d'entree en vigueur est la signa- ture de cozrats pour un minimum de six postes 441. Le nombre important d'expatries necessaires pour le Dewieme projet coton s'explique par la plus grande complexite des activites et la penurie toujours presente de main-d'oeuvre qualifiee; d'autre part, en raison du faible niveau des salaires et de l'isolement de la region, la SOTOCO continue d'avoir de la difficulte a attirer un personnel competent pour qui la capitale peut offrir des emplois plus remunerateurs. Mais la togolisation reste l'un des principaw objectifs du Dewieme projet. Come l'indique le rapport d'achevement du Dewieme projet de developpement rural (par. 4.08), tous les postes confies a des expatries seront initialement des postes de cadres de gestion. Toutefois, un adjoint togolais (et parfois dew) a w responsabilites clairement definies travaillera en etroite collaboration avec chaque expatrie. I1 est prevu que ces homologues togolais assumeront progressivement les responsabilites des expatries pendant la derniere phase du projet. Chaque expatrie, avant son depart, assumera un r6le con- sultatif pour faciliter ce processus. 54. L'evaluation retrospective a mis en lumiere le fait que la togolisation est une preoccupation majeure de la SOTOCO. Des candidats ont ete identifies pour chaque poste et les programmes de formation ont ete mis au point. Toutefois, selon le rapport d'evaluation retrospective, il faudrait eviter de faire de la togolisation un objectif en soi. A l'heure actuelle, la plupart des homologues occupent B la SOTOCO des postes de cadres moyens. Leur formation et leur promotion risqueraient d'eclaircir les rangs deja peu fournis des cadres moyens de la SOTOCO, alors que c'est a e w que l'on doit la reussite des services sur le terrain. D'autre part, le programme de remplacement est lui-mgme assez leger : il y a un seul homologue pour chaque poste, et rien d'autre n'est 431 Les directeurs du Departement agricole, du Departement finances et - administration et du Departement industriel; les directeurs de la division ingenierie et de l'unite de suivi et evaluation; le chef des services de vulgarisation; le chef des groupes d'agriculteurs et des services de credit; un comptable pour la comptabilite analytique; un agronome specialiste de la production de semences pour la SOTOCO; un agronome pour le service national de production de semences et d e w directeurs d'atelier. Au total, ces 12 postes representeraient 42 homes-annees plus des visites de consultants representant 22 homes-mois pour la composante traction animale et 24 hommes-mois pour la preparation d'un eventuel troisieme projet relais ainsi que pour d'autres besoins susceptibles de se materialiser pendant la realisation du projet (Rapport d'evaluation du Dewieme projet de developpement rural, par. 4.05). 4 -41 Les six premiers mentionnes ci-dessus. prevu, de sorte que dans le cas d'un accident ou si un homologue revient de sa periode de formation pour se voir confier un autre poste, il ne peut y avoir de remplacement. L'evaluation retrospective ne fait pas le proces de la togolisation, mais voudrait souligner qu'il faut faire preuve de realisme dans ce domaine et que la togolisation doit 6tre envisagee dans le cadre global de la valorisation des ressources humaines et des besoins en matiere de gestion, a tous les niveaux de la SOTOCO. 55. La realisation de ces projets a egalement montre les avantages d'un contrat general (ou contrat cadre) d'assistance technique visant a pourvoir tous les postes, par comparaison avec une multitude de contrats individuels. M6me en tenant compte du t a w eleve de renouvellement du personnel expatrie enregistre certaines annees, il ne semble pas que leur remplacement par d'autres expatries ait ete difficile ou ait pris trop de temps. C'est pourquoi le Dewieme projet de developpement rural adopte le mGme type d'arrangements. Les expatries residents seront recrutes si pos- sible dans le cadre d'un contrat unique passe avec un bureau de consul- tants, ce qui permettra de beneficier des services d'appoint generalement prevus dans ce genre de contrat (Rapport d'achevement du Dewieme projet de developpement rural, par. 4 . 0 6 ) . E. Subventions accordees aux facteurs de production et politique des prix 56. Au moment de l'evaluation des d e w projets, 1'IDA etait preoccu- p6e par le niveau des subventions accordees a w facteurs de production. En effet, les coilts des engrais etaient subventionnes a prks de 75 % et les coilts des insecticides a 50 %. Le Gouvernement togolais justifiait sa strategie de promotion de l'agriculture moderne grgce a la subvention des facteurs de production par le fait qu'il s'agissait d'une industrie nais- sante. D'autre part, les quantites d'intrants utilises etaient relative- ment faibles et se concentraient sur les cultures commerciales pour lesquelles les recettes d'exportation couvraient largement le coGt des subventions. 57. La mission de pr6evaluation du Projet Maritime a donc suggere d'abandonner la question des subventions, mais par la suite, au cours du processus d'examen, il a et6 fortement recommand6 de revenir sur la question. En consequence, il a ete decid6 d'obtenir, au cours des nego- ciations, l'assurance que ces subventions seraient progressivement reduites et feraient l'objet de consultations annuelles. Les projets de documents juridiques indiquaient que, selon I'IDA, 1'Emprunteur devait suivre une politique des prix qui tienne compte progressivement du coilt des facteurs de production agricoles dans le prix de vente desdits fac- teurs a w agriculteurs, conformement a un calendrier juge satisfaisant par 1'IDA. La delegation togolaise a rejet4 ces propositions et les parties en presence sont tombkes d'accord sur une clause de consultation %/. Mais en meme temps, 1'Association indiquait, et la degation togolaise prenait note, qu'en relation avec le Projet de developpement dans les zones cotonnieres un calendrier d'execution concernant la reduction progressive des subventions des prix des facteurs de production devrait 6tre examine au cours des phases preparatoires et faire l'objet d'un accord au plus tard au cours des negociations relatives a ce projet %/. 58. 11 restait donc a resoudre la question dans le cadre de la pre- paration du Projet coton, mais en fin de compte aucun accord ne s'est fait sur un calendrier d'execution. Les discussions qui ont eu lieu avec le Gouvernement togolais au cours de la preparation et de l'evaluation du Projet coton n'ont pas ete tres concluantes. A leur issue, il a ete convenu que l'hssociation ecrirait une lettre au Gouvernement togolais, lui rappelant que 1'IDA insistait sur l'adoption d'un plan en vue de mettre un terme a w subventions et demandant au Gouvernement quelles etaient ses intentions. Dans l'intervalle, la mission devait mettre au point un train de mesures visant a la fois a reduire les subventions aux facteurs de production et a majorer les prix A la production et devant Gtre examinees avant les negociations. Les services de politique opera- tionnelle indiquerent qu'ils exigeraient que la presentation par le Gou- vernement d'un plan d'action raisonnable destine a l'elimination progres- sive des subventions soit une condition prealable a w nkgociations du credit propose (Memorandum de dkcision, en date du 17 decembre 1983.) Toutefois, il etait evident que la mission d'evaluation n'etait pas favo- rable a cette idee. Selon elle, dans le cas du coton, la vente de fac- teurs de production a des prix inferieurs a w prix du march4 n'ktait pas comparable a une subvention nette au profit des producteurs, etant donne que le coGt de ces subventions etait largement cornpens6 par les prix a la production fixes par le Gouvernement et maintenus ainsi a des niveaw inferieurs a w cours mondiaw. ~ ~ f une snouvel examen de la question, il fut decide d'envoyer simplement une lettre au Gouvernement togolais en lui rappelant les discussions qui avaient eu lieu au cours des negotiation du Projet de developpement de la region Maritime et lui demandant quelles etaient ses intentions en ce qui concerne le niveau de subvention des facteurs de production dans l'avenir. Par la suite, l'idee d'imposer un 45/ Accord de credit de developpement, Section 4.04 : A w fins de suivre - une politique des prix visant progressivement a tenir compte du coGt total des facteurs de production agricoles, notamrnent engrais et pesticides, dans les prix de vente de ces facteurs de production a w agriculteurs, I'Emprunteur, au moins une fois par an, procedera a des &changes de vues avec l'hssociation sur les prix applicables. 46/ Minutes officielles des negociations, 6 mai 1976. - calendrier d'execution comrne condition prealable a la presentation au Conseil ete evoquee, sans qu'il y soit donne suite 471. Enfin, c o m e avec le Projet Maritime, seule l'assurance de consultations annuelles a ete obtenue 481. 59. Au cours de la supervision du Projet Maritime, l'attention pr6tee a w questions de fixation des prix des intrants et de la production et a w consultations annuelles connexes a ete minime. Ces questions ont souleve bien plus d1inter6t au cours de la supervision du Projet coton (voir Rapport d'evaluation retrospective du projet, Tableau 5 ). Les dos- siers du projet n'indiquent pas qu'il y ait eu en fait des echanges de vues annuels avec 1'Association. Au cours de la periode d'execution de ces projets, 1'IDA n'a pasdavantage reussi a obtenir que les prix payes par les agriculteurs pour l'achat de facteurs de production agricoles tels qu'engrais et pesticides tiennent compte du coiit total desdits facteurs de production (voir Rapport d'evaluation retrospective, Tableau 6 ). On peut donc dire qu'officiellement les clauses relatives a w consultations en matiere de prix n'ont pas ete respectees. Dans le cadre du Premier projet cacao et cafe (Credit 503-TO), ces clauses n'avaient pas non plus. ete respectees 491. Cette situation et d'autres conclusions du Departement de 501 confirment que generalement l'evaluation retrospective des operations - 471 D e w autres conditions qui avaient ete proposees ont egalement - disparu avant l'examen par le Comite des prgts. La modification des statuts de la SOTOCO en vue d'etendre ses activites a w cultures vivrieres dans les zones cotonnieres a fait l'objet d'une promesse (il s'agissait tout d'abord de modifier les statuts d'ici a decembre 1978, cette date ayant ete plus tard reportee a une date ulterieure raisonnable). L'idee d'une augmentation du capital social de la SOTOCO s'est transformbe en versement par le Gouvernement a la SOTOCO d'un montant de 275 millions de francs CFA, ce versement etant une condition d'entree en vigueur. 481 - Accord de credit de developpement, Section 4.01 : Aux fins de suivre une politique des prix visant progressivement a tenir compte du coiit total des facteurs de production agricoles, notamment engrais et pesticides, dans les prix de vente de ces facteurs de production a w agriculteurs, lfEmprunteur,au moins une fois par an, procedera a des echanges de vues avec 1'Association quant auxdits cocts et prix. 491 Selon le rapport d'evaluation retrospective No 4552, en date du - 15 juin 1983, le Gouvernement n'a jamais respecte la Section 4.05 de 1'Accord de crkdit qui prevoyait des consultations annuelles entre la Banque et le Gouvernement avant la fixation des prix a la production du cafe et du cacao. 501 - Voir, par exemple, Huitieme examen annuel des resultats de l'evaluation retrospective des projets. il n'est tenu aucun compte des clauses de consultation en matiere de prix. La Banque ferait peut-6tre bien de se demander si de telles clauses doivent continuer a figurer dans les documents juridiques relatifs a des projets agricoles specifiques. 60. Toutefois, il n'en faudrait pas conclure que la Banque ne se preoccupait pas des politiques de fixation des prix des intrants et de la production; elle s'en preoccupait et elle s'en preoccupe encore. Au debut de la periode d'execution du projet, et selon un memorandum interne en date du 4 novembre 1977, la Banque ecrivait qu'il etait egalement vital d'obtenir des prix a la production satisfaisants pour les diffbrentes cultures, au debut de la campagne de commercialisation. Elle a indique que son action dans ce domaine devait etre de suivre de prgs et dans le detail la situation, soulignant qu'il ne suffirait pas de soulever super- ficiellement la question de temps a autre, au moment des missions de supervision. Elle ajoutait qu'il serait meme peut-gtre bon d'envisager d'aider materiellement le Minist&re de la planification pour creer une unite d'analyse economique et doter cette derniere du personnel neces- saire, la chargeant specifiquement de presenter des recommandations en matiere de prix et subventions des produits et des facteurs de production, conformement aux objectifs de developpement du Togo et, dans la mesure du possible, de recommander les mesures qui, aux yeux de la Banque, sont indispensables a la reussite de son projet, sur les plans financier et economique. Toutefois, aucun progres notable n'a ete enregistre au cours de la periode d'execution du projet, malgre l'attention portee a la ques- tion de la fixation des prix dans les etudes sectorielles et economiques de la Banque, dont cette derniere a pourtant publie les resultats - 511. Ces dernieres annees, le Gouvernement a ete beaucoup plus ouvert a un changement de sa politique des prix. C'est ainsi qu'en 1982183, les consultants dont les services etaient finances dans le cadre du Premier projet d'assistance technique (Credit 930-TO) 521 ont realise une analyse globale des prix agricoles au Togo 531. En 1982, le Gouvernement a consenti a la mise en place d'une unite d'analyse des prix et de suivi au sein de 1'OPAT; cette unite est aujourd'hui totalement operationnelle et a entrepris la mise a jour de l'analyse preparee par les consultants. 511 Agricultural Pricing in Togo, World Bank Staff Working Paper No. 467, - juillet 1981 (en anglais seulement). 521 Voir egalement Rapport du President sur un projet de credit a la - Republique du Togo pour la realisation d'un projet d'assistance technique, Rapport No P-2503-TO, en date du 31 mai 1979. 531 Louis Berger International, Inc., Etude des prix agricoles, Rapport final, juin 1983. D'autre part, dans le cadre du Credit a l'ajustement structurel (Credit 1365-TO) 54/, ainsi que dans le cadre du Dewieme projet coton, le ~ouvernementtogolais a accepte d ' eliminer progressivement les subventions a l'achat d'engrais pour le coton et les cultures vivrieres, au cours d'une periode de cinq ans a dater de 1983. En 1983, comme premiere mesure, le Gouvernement a majore les prix des engrais destines a la cul- ture du coton, les portant de 45 francs CFA/kg a 60 francs CFA/kg -55/. 61. Comme on le voit, le Gouvernement et la Banque se sont mis d'accord sur les objectifs en ce qui concerne la fixation des prix des intrants et de la production, quoique beaucoup plus tard que prevu et par des moyens detournes. I1 est indiscutable que la crise budgetaire serieuse qui confrontait le Togo y a egalement contribue dans une grande mesure. F. Maintien des effets du projet 62. A l'achevement du projet, les coiits et avantages du projet ont ete reestimes, en partie sur la base des chiffres enregistres pendant la periode d'investissement, et en partie sur la base des previsions de developpement futur. Les hypotheses implicites ainsi degagees constituent donc les principaw facteurs determinants du maintien des effets du projet. Quels sont ces facteurs en ce qui concerne le Projet Maritime et le Projet coton? 63. Le Projet Maritime n'a pas atteint ses objectifs tels qu'ils avaient etk dkfinis lors de l'evaluation; le projet a etk un echec et il n'y a donc rien a maintenir (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 16). Consu de fason diffkrente, il aurait peut-Gtre reussi (Memorandum d'evaluation retrospective du projet, par. 12). Mais la question est theorique et rien ne sert de s t yattarder. 64. Le Projet coton a pour l'essentiel ete rkalise de fason satis- faisante et la question du maintien de ses effets est donc pertinente, pour obscurcie qu'elle soit par le projet relais. Ce dernier constitue la principale raison pour laquelle la performance du Premier projet de dkve- loppement dans les zones cotonnieres se poursuivra. Les t a w de renta- bilite ont ete reestimes pour une periode de dix ans seulement et ont de fortes chances d'Gtre atteints puisque les d e w projets couvrent cette periode. Toutefois, plusieurs facteurs gardent leur importance : 54/ Voir egalement Rapport du President sur un projet de crkdit de - 36,9 millions de DTS a la Republique du Togo pour la realisation d'un projet d'ajustement structurel, Rapport No P-3534-TO, en date du 26 avril 1983. 55/ I1 devait simultanement porter le prix du coton de 65 francs CFA/kg a 75 francs CFA/kg. i) l'enveloppe technique du developpement de la culture cotonniere est bien adaptke et bien acceptee et la poursuite du transfert de cette technologie ne devrait poser aucun probleme; il n'en va pas tout a fait de mGme pour le dkveloppement des cultures vivrieres et il conviendra d'ameliorer les conseils de vulgari- sation prodigues dans ce domaine, m6me c e w qui sont dispenses a w agriculteurs qui a l'heure actuelle produisent du coton; ii) l'application de prix a la production remunerateurs est indispensable pour soutenir l'intergt des agriculteurs dans la production cotonniere. Avec la presence, au sein de I'OPAT, de l'unite d'analyse des prix, tout a fait operationnelle a l'heure actuelle, on a toutes les raisons de croire que les prix a la production continueront d'Gtre suivis de pres, ce qui est particulierement important du fait que le Gouvernement s'est engage a eliminer progressivement les subventions a l'achat d'engrais; iii) toute fluctuation sensible des cours mondiaw par rapport a w projections de l'analyse retrospective aura des effets conside- rable~sur la rentabilit6 du projet, a la hausse ou a la baisse; et iv) le maintien d'un appui institutionnel est indispensable, mais il est de toutes fasons assure dans les conditions actuelles. 65. En consequence, en l'etat actuel des choses, il est pratique- ment certain que les effets positifs du Projet de developpement dans les zones cotonnieres peuvent Gtre maintenus. Toutefois, l'efficacite pour- rait encore Gtre amelioree, et il conviendrait que la SOTOCO s'y emploie en tant qu'organisation cotonniere; toute amelioration peut se traduire par une augmentation des recettes percues par le Gouvernement ou par la majoration des prix a la production, ou encore peut servir a accroitre les reserves. Les projections indiquent des marges financieres et economiques positives en ce qui concerne la production cotonniere au Togo, mais ces marges ne sont pas de nature a permettre un relgchement des efforts d'ame- lioration de l'efficacite. Tableau 1 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE - TOGO PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) ET PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) LISTE DES PROJETS AU TOGO (des 30 juin 1983) M0ntant.d~ PrStICredit Date d'appro- NumCro du Crddit Prdt ba tion Nom du projet ~rStICr6dit -SDR - us$ -US$ - Entretien routes - /a . Cr. 131 act. - Routes I1 /a ~~ ~ ~ Cr. 450 nov. - Cacao-Cafe -la- Cr. 503 juil. - Cimao - Pr. 1296 juin - Region maritime/a Cr. 638 juin - Routes I11 /a- Cr. 693 mars - Coton IT - Pistes rural- Cr. Cr. 741 810 sept rnai . - Assistance technique Cr. 930 juin - Cacao-Cafe I1 Cr. 945 juin - Education Cr. 1018 rnai - Routes IV Cr. 1139 rnai - Gi5nie civil phosphate Cr. 1169 - G6nie civil 6nGrgie - Assistance technique I1 Cr. Cr. 1190 1270 juin nov . - Coton I1 - Cimao reforme Cr. Cr. 1302 1326 juin nov fev. . - Adduction d'eau Lome Cr. 1354 rnai - Reforme structurelle , Cr. 1365 mai - /a Projets evaluees r6trospectivement. - Ib En autre un prdt de dollars 49,5 million dtait donne au CIMAO sur le guarantie du Ghana, cate dlIvoire et Togo. - /c Y compris compensation pour le taux de change, le montant du credit etait de dollars 4.32 million. - Id L1i5quivalent au moment de l'approbation. - /e SDR 18,45 million des fonds IDAet SDR 18,45 des fonds special 1'IDA. 1. n r a t GxocCoffn D8nlopmt R o j u t C r d i t 503-To: Um6.0 d l l i o n A -- Jul 23, 1974 Appraisal lmport 3 5 L T 0 . 06126174 rully diabuad: Dg6.0 d l l i o n 5 I CL -- h g 06, mr 12. D8e 31. 1974 1975 1980 Raaidwnt'm lmport F ~ Y I ~ - T o . 07/1W74 PPU. Om lmport 4552. 0611V113 I b a p r o j a e t u t o p r m t a d 8 n l o p . n t of d m -1lbold.r cocoa and c o f f n production t k o q b a t r a q t b m n i n s of p r o j a e t I ~ t i t u t i o ~ traini- , of u t 8 w i o n 4 m t a d 4 r i d t u r a l e m l i t praonnml, d t o a x p a d app1i.d r a u a r c b . About 6.500 d l b o l d a r a m ..putad ro bm providmd r i t b t r h a i u l a a a i a u n c a , c r d i t and s r a n t a . Total p l a n t i q a w u l d -t t o 4,400 b . of eoco. ud 4.000 It8 of c o f f u . ylaldi- a t f u l l production 4.400 t of cocoa and 4.800 t of d r y c o f f u h u m . In a d d i t i o n 50 h of f&r rod* w a l d ba e o o l t n u t d d 110 b rodm r a b a b i 1 i t a t . d . Caamultanta w u l d b8 a p l o y a d t o r u b i.prord d r i n i a t r a t i n atmcturma 8nd landi- p r o c a d u r u u r l l a a a r a l u a t a p r o j a e t impact and p r a p u a a l o l l o r o n pro*t. C o f f n p l a n t i q a of 5.740 b . r r c d d a p p r a i u l a a t i u t a a but cocoa p h c i q a of 2.164 ba f a l l w r a t b 5lU ~ balou a p p r a i u l tarsat.. h t 14.000 d l b o l d a r a b m w f i t t d f m tb. c r d i t p r o s r u . I b . road e o ~ t r u e t i o d r a b a b i l i t a t i o n e a p o w n t a l a o u c 8 8 d d a p p r a i u l a a c i u c a a . T o t d p r o j a e t coat. r r a only 4.61 a b a a a t i u t a a but annual production r u e b a d only 1.200 t c m c ~ and 3,500 t e o f f a a . Ih u o o o r i c rat* of r a t u r n h a bmm r r a l e u l a t d a t Z L E a a e o m r a d t o tb. a p p r a i u l a a t i u t a of 3 3 . n a d i s a p p o i n t i n s prfo-a baa h a m r i n l y d t u t o tbm u a a a t i a f n t o r y cocoa d a n l o p mt. 2. mritir edit 635-m: Diaburnd: lmsion lurd D 8 n l o p m t R o h e t ua~9.5million 0857.75 m i l l i o n Dg1.75 d l l l o n A S I - --- sun Q. 1976 J m 16. 1976 a c t 26. 1976 ~ppraia.1 lmport 1 1 0 ( l r ~ o . 0~121176 t r a a i d m t ' a lmport P-1823-TO. 0 V 2 U 7 6 PPU. t b i a om lmport C.nc#lld: CL D. c 31, 19111 I h a p r o j r t r a t o p r a i d a f a r r r a d t b inputa. 8 q u i p . n t 8nd m a m i o n and c r d i t u r v i u a to kprora and d l r a r a i f y u p l u d e r o p , d m l 0 p l d n d =add t i e * Md n s a t a b l e a . d r a b b i l i u t a CocOnUta; aCr8nstb.n SOUD (PU>DIWA) and u t a b l i a b a c r d l t 4 a n c y ; c o ~ t r u c tr o d m , rlla. d i a p n u r i a a , rr h t a and atorma; c a r r y out wrondc r a n a r c h . d i r r i g a t i o n 8 q i n n r i n g a t & Md p r a m i n n a m m t p r o p o u l a h r a r a a a t o ba e l u r d of onchoearciaaia. n a p r o j u t f a i l d t o u t it* h i e o b j a e t i n a t o u y a u b a c u t i n l d q r a a . I b. m a t i r t d rat. of r a t n m a t c o q l a t i o n u 1-U e m p a r d t o u a p p r a i u l u t i r t a of 3 U . S o n d n o r c-nta of tb. p r o j a e t r r a r a l a t i v a l y auceaaaful: q a t a b l a production d r r h c i - . m t a n t i o n d r f o r d a a t i e r t a r aupply. coconut f i a l d t r i a l * . and r u r a l d i a p w u c i a a . ht p r t l y d t u to raintall u t r m m a ud r r @ o . l c o u d i t i o ~ i n tb. p r o j e c t araa. f a r r r a f a i l d t o r i d a l y adopt t h e farm i n p u t p.- propond d a r tbm pmjut. Actual ineraamma i n production d y i a l d a bar. h a m d n i r l . A8 aucb, tb. u p 8 r i a . u d-tratd c b t d 1 b o l d . r farmins u a n r i a w a d hy t b a p r o j a e t r a not r i a b l a . 3- b r d D n d o p . n t R o j u t i n Cotton & m u -- C r d i t 741-To: Diabrwdr W U d : rm514.0 m i l l i o n Dg13.21 m i l l i o n 0 9 0.79 d l l l o n A S I CL -- k p 13. 1977 Occ 05, 1977 mr 17. 1978 D.c 31. 1982 ? t ~ ~ p p r a i u lmport l t b.i a 01 le4-TO. 0 lmport 0116177 h a a i d a n t m almport F2112.To. Ql31177 I b a projaer u t o 4 - llri- e m d i t i o u i n tb. p r o j u t r r a a on a b r o d a u l a W U i q c o t t o n production (20.000 b . ) ud food crop p r o h c t i o n ( r l s a 13.700h.. a o r e n 7 . m h .. s r o o d a u t a 2.700 b. m a c b i a n d through a t r a n s t b a w ) to b i n s of tb. m c u t i q -7'. bmmdq~lrtaraand f i e l d a a r v i ~ a ;proviaion of 4 r d a&. f a r t i l i a a r a 8nd i ~ r t i c i d m a d r r h t i n s n r r i e a a . imp- rod i d r u t r u e t o r . (700 b of h&r r o d * ) , Md i n t r o d u c t i o n of a n i m l t r a c t i o n on a p i l o t hi*. h a t o C o n m m n t ' a f i n a n c i a l p r o b l a tb. p r o j a e t did sot i n i t i d l y n c a i n on t i n e l l tbm fmdm n a c a a a a v t o urq out i t # a c t i d t i m a a f f i e i a n t l y . h a p i t a t h a a d i f f i c u l t i a a it o r w a d it* f i e l d y m t a a f f i e i e n t l y a d they a u c c n d d i n p r m i d i q o w a a a r y a a r v i u a t o f r r r r a . A8 a r a e u l r . c o t t o n production r o u acre-ly duri- tb. p r o h e r i m p l m n u t i o n p r i o d 8nd r a n b d 9lU of i t a o b j . c t i n a . WTOCO u lama auceaaaful i n food c r o p p r c a t i o n . r a r r r a ' u a b i m m a and Conrsrnt f o r a i r amluqa a d - b a n i n e r d u a n t i c i p t d . I b a X U a a a t i r t d a t 2 4 a g a i n a t tb. a p p r a i a a l r a p o r t ' a 3ZZ. Ib . p r o j u t b u hilt up u a f f u t i n . u e u t i q 4 m c y c a p b l a of d m l i n r i - th n r v i c a a r 8 q u i r d r i t b tbm bmlp of a a t r q . r p . t r i a t a t8n. Luw of tb. t a e b n i u l . d f i n a n c i a l aupport i t r a e a i r d . tb. a f f u t i n m a a r i t b I uhIeh i t u r ~ i e a out it* n t i r i t i a a and f i d l y tb. mceaaa i t b u & b i d . SOTOCO bu b m a p ~n n r f u l 4 m c y u i t b i n tb. a s r i d t u r d i ~ t i t u t i o a d frawrk. -- edit 9 4STo: D i a b u n d (10/30/83): USlb.00 m i l l i o n 3.76 d l l i o n A S I CL -- Jun Jul Jul D8e 28. 23. 11, 31, 1979 1979 1980 1985 A p p a i u l lmport 2 L B T o . W O U 7 9 m a i d a n t ' a lmport P-2521-10, 06/01/79 Mpk.ti- about 7.500 b . of e o f f 8 8 d 4.000 b . of cocoa W a o r 17.000 d l b o l d a r f a r r r a , i n t r o d d n s i q r o n d food- e r o p . p r o r i d i n s p l u u i n r r h t i n s f . c i l i t i a 8 . c o l d u e t i q a p p l i d r a n a r c h . c o n a t r u e t i n s about 3 0 0 h of r a d a r rod.. eamatructins l o r c o a t a t o r u a a p u a i n rillasam. a t r m s t h m d q tb. p r o j a c t . u c u U n s a s m c y (SRCC) Md f i ~ n c i n s atudiaa. Coffra r r p l u t i n s a e o n t i n t u a t l w a l a bi8b.r t h . a p p r a i a d a a t i r t a a but t b a 19821113 drought a a r i o u a l y a f f a e t d plant- i-. n a coco. raplamti- c q o w n t bu f a i l d . U c a r n a t i n cocoa r a b a b i l i t a t i o n p r o s t m u arm t u h a i u l l y f u a i b l a . bat f i n a n c i a l l y w u t t r a e t i n ud c o o l t r a i n a d W l a i a c i u l p r o b l m . w it r a c a r y f o r both cocoa and c o f f a a bava Curtbar d a c l l w d t o 1 . 6 i n tb. 2 4 r-a. Tbm d 8 q m u y of p r i c a a n8sdm f o r t b a r r a r i . r . SICC i a an a f f i e i m t l y r~yd o r # s u i a a t i o n but l i t t l a hu be80 dona m o f a r t o l o c a t a ud t r a i n T o p l a u c o r u t a r p r t a . 5. k c o l d b r a O m l o p r n t R o j a e t i n C o t t o . Arum edit 1302-~o 508 21.70 m i l l i o n A -- l o v 23. 1982 5 I a b 18. 19113 A p p r a i u l lmport 3320-10. 1W111112 R a a i d m t ' a r a p o r t P-3398-10, 1110bI112 - ( a q u i m l a n t a t a w r w d t o 09) 23.50 m i l l i o n ) D i a b u a d (10/30183) S m 0.71 d l l i o n 8 - J u l a. l983 ( a q u i r d l m t a t d i m b u m a n t Ua0.75 million) CL lor 01. 1988 U m r d i - 5oroCo. tb projact'm . u c u t i u g a p a c y . ?rovidins f a r r r a a t b t a c h a i c a l aaaimtanca and inputa t o axpand cot- t o n production 8nd food cropa ( u i a a . a o r s b u . srouadnutm. p8ddy and c a p u a ) ; m u l t i p l i c a t i o n and distribution of 4 r o n d food erop a a d a mupport t o n a t i o u l ud m l t i p l i c a t i o n p r o s r u ; a w l i d c a a u r c b om cotton. food crop. and fa- mWt8u. a n i u l b 8 a l t b and p r m t i o n of oxmn t r a c t i o n (1125 pair.); r r o m t r u e t i o n of a- 950 h and p r i o d i e r i n t r of 2 . l m b of fa&r roads; conatruetion of ba) rillqm r l l a . Ib . f i r a t p r o j a e t baa l a i d a a o l i d b a a f o r tb. eontia&ution of .rpanaion i n c o t t o n produetion. and c o t t o n s a d p r o d u r t i o n i a a t pramant w a r a p p r a i u l a a t i r t a a . 8 - r racordad food crop production i a bmbind a p p r a i a a l a a t i r t a a aaada a r a i n a b o r t supply d a m v a r i a t i a a i n t r o d u c d a r a u a a u i t a b l a f o r l o c a l uu. *r t b a b q i n n i n s of t b m aaeond p r o j a e t - - 0 bad b n n r a o ~ s u i u d i n four d a p r m a t a and a n.r d c a q . t a n t r u s a r n t t a r put i n placa. So f a r tha prOjaCt bu d m a sood s t a r t . 4 - 37 - Tableau 3 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) ET PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) RAPPORTS D'EVALUATION RETROSPECTIVE SUR LE TOGO Distribution au Con- NumCro du Date du Nom du projet/ seil dfAdminstration ra~~ort ra~~ort Num6ro du~rGt/Credit Sec. Memo Date Moi/~ate/~n Moi /~ate/An 1649 06/24/77 Entretien routes 77-527 06/24/73 CrEdit 131 3987 06/30/82 Routes 11 82-651 07/15/82 Credit 450 4552 06/15/83 Cacao-Caf 6 83-629 06/21/83 CrEdit 503 4904 01/23/84 Routes 111 /a - 84-67 01/31/84 CrEdit 693 5137 06/18/84 DEveloppement rural dans 84-586 06/26/84 la rEgion maritime CrEdit 638 [ce rapport] D6veloppement rural dans 84-586 06/26/84 les zones contonnieres /a - Rapport d'achzvement seulement. Tableau 4 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) ET PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) Pistes rurales Nom d u p r o j e t Construction ~ i s t e s rurales Cacao/Caf6 I (Cri5dit 503) 160 M a r i t i m e (Cri5dit 638) 300 Coton (Cri5dit 741) 69 4 P i s t e s r u r a l e s (Cri5dit 8 0 1 ) 1,000 ~ a c a o / C a f i 5I1 ( C r 6 d i t 945) 300 Coton I1 (Cri5dit 1302) 950 - /a P r o j e t s e n c o u r s . Tableau 5 MEMORANDUM D'EVALUATION RETROSPECTIVE DU PROJET TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) ET PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) PROJET COTON, COMMENTAIRES FOURNIS PAR LES MISSIONS DE SUPERVISION SUR LA FIXATION DES PRIX Mission de Situation concernant supervision le respect des clauses Autres commentaires (Section 4.01) possibilite d'une augmentation du prix du coton 2. 04/78 n.d. le prix du coton a kte majore 3. 10/78 clause respectee, aucune pas de commentaire intervention necessaire 4. 05/79 clause respectee, aucune une nouvelle majoration des intervention necessaire prix est recormnandee 5. 09/79 clause respectee, aucune pas de commentaire intervention necessaire 6. 03/80 clause respectee, aucune calculs detailles du montant intervention necessaire des subventions a la produc- tion du coton 7. 11/80 clause respectee, forte les subventions elevees sont subvention des intrants; un lourd fardeau pour 1'Etat; lettre envoyee a le Gouvernement devrait 1 ' Emprunteur analyser la situation 8. 03/81 clause respectee /a les prix des intrants agricoles et les prix a la production sont en cours d'examen; les prix des intrants ont ete majo- res mais une subvention de 50 % subsiste. /a - Implicitement, le rapport n'indiquant que les clauses non respectees. Tableau 6 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - P R O J E T DE DEVELOPPEMENT RURAL DE L A REGION MARITIME ( C R E D I T 638-TO) ET P R O J E T DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS L E S ZONES COTONNIERES ( C R E D I T 741-TO) P R O J E T COTON, P R I X FACTEURS DE PRODUCTION E T COTON - Ann6e Coton Engrais - /a /b D e r n i e r e ann6e d u p r o j e t coton. A u g m e n t a t i o n d e s p r i x d ' e n g r a i s B t r o i s t e m p s annonc6 e n m a r s 1981. - A u g m e n t a t i o n d e s p r i x d u coton annonc6 en d 6 c e m b r e 1981. RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO DONNEES GENERALES SUR LE PROJET MARITIME Tableau 1. Infrastructure Tableau 2. P e r s o n n e l du p r o j e t Tableau 3. Actions de vulgarisation Tableau 4. Nombres d e s f ermiers e t groupement e n c a d r 6 Tableau 5. Plantations cocotiers Tableau 6. Ouvertures e t e n t r e t i e n s des p i s t e s Tableau 7. P u i t s et f o r a g e s Organigrame d u p r o j e t pendant l ' g v a l u a t i o n Organigrame d u p r o j e t m a i n t e n a n t ANNEXE 1 Tableau 1 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) Infrastructure Composante Objective d 1'6valuation Realis6 1. Pistes 2. Dispensaires 3. Puits 4 . Barrages 5. Magasins villageois - 18z 6. March& villageois rien - /a /b En outre, 279 km 6taient entretenus. Maintenant sous la responsabilit6 du Ministere de la sant6. - En outre, une petite barrage 6tait construit sur le station de recherche de culture attel6. - /d Au lieu de magasins de storage pour les produits, des magasins pour le storage des inputs 6taient construits; trois en puis construits sous financement FAO. - 43 - ANNEXE 1 Tableau 2 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) PERSONNEL DU PROJET Fonctionnaires Agents permanents Encadreurs - /a Sur financement budget d'investissement. - /b Sur financement du projet (FAC a continu6 de financer le projet apres les dgboursements par 1'IDA 6taient arr6tGs). c 0 m 4 4 - u a m 1haJ n P M C I O h l O O h l h l 0 0 3 0 0 0 3 h h a 0 U - U m a w rl w 2 - 45 - ANNEXE 1 Tableau 4 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) Nombres d e s f e r m i e r s et g r o u p e m e n t s e n c a d r g s Nombre d e g r o u p e m e n t s Nombre d e F e r m i e r s Annee Vie-groupement Officialisgs Total Group& Individuels Total Source: PRODERMA R a p p o r t d e S y n t h s s e . ANNEXE 1 Tableau 5 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) Plantations Cocotiers Total No ha A. P l a n t a t i o n s paysannes e t v i l l a g e o i s e Cr6dit (Projet) - - 16 27.4 3 4.1 - - 1 5.0 Cr6dit (Caritas) - - 14 17.0 34 54.0 11 12.0 - - Achats au comptant 14 - - 9 .5 14 - - 21.4 - 1 5 11.8 1 - 4 - 17.7 - 13 15.4 Tot a 1 14 9.5 44 65.8 52 69.9 25 29.7 14 20.4 B. Plantations fonctionnaires et p r i d e s Cr6dit (Projet) Achats au comptant Total C. R6gie PRODERMA TOTAL 42 51.5 87 132.0 93 139.3 73 145.1 77 132.2 - / a Achats a u comptant seulement aux p e r s o n n e s Source: PRODERMA Rapport d e S y n t h s s e . v e n a n t en d e h o r s de l a r 6 g i o n m a r i t i m e . WEXE 1 Tableau 6 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) Ouvertures e t e n t r e t i e n s d e s p i s t e s Secteur 1980 1981 Total A. Ouvertures TSEVI TABLIGBO VO ANEMO TOTAL B. Entretien TSEVI - 19 19 TABLIGBO 16 16 17 VO - 16 16 ANEMO -- -4 10 - TOTAL 16 55 62 Source: PRODERMA Rapport d e Synthese TOGO PRO JECT PERK>RMANCEA UDTR I EPO RT TOGO MARITIME REGION R UR AL DEVELOPMENT PROJECl Project Organization at Appraisal IOGOGRAIN OPAl elc ) -- -- RojecI Mamger IRA1 IOGO CNCA I I I I I I I and Mm~n~stratwe F~nanc~al D~recla lechn~cal Ddrector I Rural Eng~neer~ng U~II Cred11L\gencv I I I I I I I - I I r ) ~ersonnel - Vegetable R I C S~~CKIIISI ~ Coconut lralnlng Fleld lr~als Studles -- Waks Spec~allsl Spec~al~sl - MalnteMnce I 4 Sectas --------------------------- CredllSecla I I I I Sub Seclas I I I I - --- Control Adm~n~strollve I I Fteld txtensm ----- lechnlcol Suppott Morltetlng wake1 I I I L -- - - - - - - -- - - - - - - - - Farmet Asmlallon r3 Farm Fam~ly W a d Bonk - 26% PROJECT PERFORMANCE A U DTR I EP ORT TOGO MARITIME REGION RURAL DMLOPMENT P ROJECT (Credlt 638-TO) Project Organlgram at Present I ----- ---- -- --- --- ----------- ---------- W e i l n g Agencies T ~ A H J . T ~ f i R*t & t,- SOTOCO.O I PAT I I I I I DeprhlR*t I I I I I I I I Adrnlnisirafion & ACC~Y~IS %F+v Technical I lhm"elDhh DMIlon DM* mecia I I I I I I I I I I I I I I RoQlcnOn 1 I Aulsimi -E%$n-hl Auldmt I I I I I I R-ChDktrbn I I SeedRcducikmDktrbn PqkuM.d Mchmlzatbn Mvi* I Sga i L M . TSEVY. TABUGBO. Veget&bm Oh4sb-l kblk Wuks & RooJ, lrrprmwwnt DMskm I I I W. ANEW CocautDMIlon TrownoDM* MechonlmlWukhopOMslon I I I I I I I I WSecta I I I I I I I I I I I I I I I I I I I L,,,,,,,,,,,---- -- - , - -------------------------------- - - - - I ANNEXE 2 - 51 - RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) Donn6es e6n6rales sur le ~roietcoton Table 1. Production du coton pendent le projet Table 2. Construction des pistes Table 3. Production du coton en Togo Table 4. Rentailit6 financisre du production du coton Table 5. Analyse de la valeur ajout6e Graphique Coton rentabilit6 financiere Graphique Coton rentabilitg 6conomique Graphique Organigramme du projet pr6vue par 1'Gvaluation Graphique Organigramme SOTOCO ANNEXE 2 Tableau 1 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) Production du coton pendant le projet Estim6 par lf6valuation Realis6 Ann6e Nombre de Surface Production Nombre de Surface Production Projet Fermiers (ha (tons) Fermiers (ha) (tons) PYO 76/77 19.300 PY1 77/78 23.100 PY2 78/79 29.500 PY3 79/80 35.700 PY4 80/81 44.400 PY5 81/82 53.000 PY6 82/83/c 53.000 PY7 83184- 53.000 - /a Production affect6e par la s6cheresse. - /b Augmentation des prix des engrais. /c Annee intermediare entre premier et deuxieme projet. - Estimations pour le premiere annee du deuxieme projet de dCveloppment rural dans les zones cotoniZres. ANNEXE 2 Tableau 2 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) Construction des pistes Construction (km) Entretien (km) Entretien mimimum (km) ANNEXE 2 Tableau 3 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) Production du coton en Toeo Surface Production Rendement - /a /a Du vari6t5 Bou seulement. K - Prgvision. - c w 1 1 9 o m m 9 0 N 9 r n N 1 1 ae m 0O 9 0 1 1 9 4 1 1 0 Q url 3 O W 9 O O N o I " a ev m * \ o a m m d 0 9 2 n I C 0 0 I m * \ - o m gg u m 2 g , Z * . J d ? m N 4 d =" N *. ae 4 ? r'l ae m m 9 :2 F h " 1 1 d * d N h I u d o u Q C Q cm 0 U C Q 'Z -a z z % % r n - a e s: N 1 1 0 b I Q U O a 0.4 9 m 0 9 b 9 1 9 1 a N e ae * W O W d el 9 2 " m I 0 Cal 0 0 - V o m m \ 88 m ae 2 h 0 - 0 mae * d - 9 y 9 aJJ , d ae ae N - - d 9 d cP N m o m P . N 5 S I " 2 s : F 3 'm, N 9 d N d d I u d u - C Q u 8 m 1 0 1 9 N m 9 0 ae S c t ~ m m N ~ .J 4 9 oa e o m o o N ae QU-4 a ow 9 m 9 a e 1 1 ae w v m m ,-I % 9 m 9 " 3 d N h 9 0 d 00 m ae- : 6 00 o m V I * \ 0 m* ae 2 ? , 0 m ,-I ? *- 4 d a e 1 1 U 1 1 -8 4 1 1 w m m o d * Z 8 :2 ra N . J m m m N m 01 w r( h I m d o u u 0 C Q cm S c t 0 P 5 : g ; ; 51 1 1 z 51 " 0 QU.4 9 9 1 1 1 1 N m d r( a 0 r n - - 1 1 9 0 d w a 9 d * m Z 4 h 0 m 00 I I * \ o m 00 O N V V = N -' 1+ 1 m 4 $0 n 0 0 Nd N * . 9 N r m l . .. y o- J * * 9 m 9 1 1 m ae * u 2 , " 2 $ 8 * 0 * 9 2 8u d * 9 4 h d n Y I u V b I a 9) n a l a B b U h b h 8 C :C 4 W 0 o I a , ,u 0 u c e a d u m m m Qal I k, ~ 0 V J u I -2 b b + " " " " " b Q U C W V r l o u U X 1 2 m b U Z Sg 8 g 3 b a 9) - m c n m Y o a m a m m e d u c r l a' m b r l 5 c mm l m a 4 w U x u u a a m s rb l o e o a o r c m g Z E I . u u u d S g k P 2 m 1 1 l 1 1 1 I I d u m u ~ w w z~ ANNEXE 2 Tableau 5 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) Analyse d e v a l e u r a j o u t g e ( m i l l i o n s FCFA e t pourcentage) 1981/82 1977/78 Before P r o j e c t Valuer % 1977178 p r i x 1981182 p r i x f i % Chiffres d ' a f f a i r e s 3.947 Engrais -- 1.384 Valeur a j o u t 6 2.573 dont : Salaires 860 Salaires agricoles 2 29 Taux n e t t e s de subvention 188 RBE c / f e r m i e r s 845 RBE e n t r e p r i s e s . 187 RBE SOTOCO 264 - /a /b - Source: Evaluation Economique de l ' A c t i v i t 6 I n f l a t i o n i 10% par an. Coton e n Togo. - RBE = Revenue b r u t de l ' e x p l o i t a t i o n . PROJECT PERKIRMANCE AUDIT R EPORT TOGO RURAL DEVELOPMENT PROJECT IN COTTON AREAS/ RAPPORT D'EVALUATIONRETROSPECTIVE TOGO PROJETDE DNHOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES Financial Returns to Cotton Sector/Coton Rentabilite Flnanciere CFAFIKQFiber/ FCFA/Kgde Fibres Loon Rep~menls/ Rewbwmrnent de Rats 700 C Total Earningq Rwenu Total weml Fimnciols/ r - - - -- - - - --- - ----- Financial Surplus/ Surplus F i m i a rota1costs/cartsrotallx Lcan RWments/RemboursamenmdeRets- OPAT Cortsl Couts OPAT - - - FinMcialSuplus/ Suplus Fimrrmt - SOTOCO Costs Includlng/Couts SOTOCO y Comprls: -- - Extension/Encadrernent - sutxii/Subvention - - Morketing/Commerclali~3flon Production Subsidy/ Subvention a la Production Producer Price/ -_ Ru aux Rcducteurs PROJECT PERFORMANCE A UDITR EPORT TOGO RURAL DMLOPMENT P RO JECT IN COllON AREAS/ RAPPORT D'EVALUATIONRETROSPECTM TOGO PROJETDE DMLOPPEMENT R UR AL DANS LES ZONES COTONNIERES Economic Returns to Cotton Sector/Coton Rentabilite Economique CFAF/KQFiber/ F CFA/Kg de Fibre I 1982-83 1984-85 1989-90 1994-95 Sowce. Lmls Berger l n t e r ~ t i x a l Rix Agricdes ou logo Les WoI!dBMk -2 M TOGO RURAL DNELOPMEM PROJECT IN COTTON AREAS Project Organigrarn at Appraisal Ministry d Rural Development 1 SOTOCO General M a ~ Q e r I Technical Maroger I I ,A Flnance and Ccinrnerclal CMI Englneerlng Trolnlng Dklsbn RegionalOffices Admlnlstration and Marketing and Medonlcal Unit A I I I Plateaux Re~lans Centrole Reglon . Karo Reglon Sovonna Reglon I I I Sectors Sectors Secton Secton Feeder Roods Unlt I I I .: . SubSecton Sub-Sectors Sub-sectors Sub-Sectors WorM Bonk - 26308 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) Statistiques du projet pistes rurales (Cr6dit 8 1 G T O ) Tableau 1. Progres de l'execution Tabluau 2. Classements de la supervision - 62 - ANNEXE 3 Tableau 1 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) Statistiques du projet pistes rurales (Cr6dit 810-TO) ProgrGs de l'execution Routes construit/ Routes construit/ amendait par amendait par Date Traveax publics SNPR a/ Tota1 (rnosn6e) (km) (km) (km) Objective 11/79 /a - SNPR = Service nationale des pistes rurales. - /b Dont 28 km sous contrat par SOTEXMA (Soci6t6 Togolaise de llExploitation de Materiel). - /c Chiffres adapt6 exclure construction des pistes pas financi5s par le pro jet. ANNEXE 3 Tableau 2 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) Statistiques du projet pistes rurales (Crgdit 810-TO) Classements de la su~ervision Dates des missions Standing - /a Orientation /b septembre 1978 novembre 1978 janvier 1979 mars 1979 juillet 1979 novembre 1979 avril 1980 - octobrs/novembre 1980/d janvier 1981 mai 1981 juillet 1981 septembre 1981 novembre 1981 mars 1982 juin 1982lf septembrei982 fevrier 1982 octobre 1983 - /a 1 = pas des problemes; 2 = problsmes moyennes; et 3 = problemes majeur. - /b /c 1 = amelioration; 2 = pas de mouvement; et 3 = deterioration. F = financisre; M = gestion; P = politique. - Le resultat de deux missions en octobre et novemebre rapportait dans un seul rapport de supervision. - /e Pas rapport officiel de supervision, mais memorandum retour de mission seulement. - /f Jusqu'a ce moment la, supervision du projet gtait la responsabilitg du section pistes rural du bureau rggionale de la Banque en Abidjan; apres sous la responsabilitg de la siege. ANNEXE 4 Page 1 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE DU PROJET TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) Description sommaire de la dewieme phase (projet relais) 11 Les objectifs generaux susmentionnes seront atteints au cours d'une periode d'execution du projet couvrant cinq ans et comprenant les activites suivantes : i) renforcement des departements cles de la SOTOCO, y compris la prestation d'une assistance technique et des efforts vigourew de recrutement et de formation (formation sur le tas et bourses de formation a court terme) de personnel togolais. Ce renforce- ment institutionnel portera sur le departement financier et le departement industriel (commercialisation, traitement et trans- port du coton); ii) renforcement des services de vulgarisation de la SOTOCO, mettant notamment l'accent sur la formation polyvalente, la planifica- tion de l'ensemble de l'exploitation, l'amelioration du systeme de formation et visites recemment mis en place, la constitution de petits groupes d'agriculteurs a des fins d'activites de vul- garisation et de cooperative, l'amelioration des approvisionne- ments en facteurs de production et de la commercialisation du coton, et la decentralisation des responsabilites; iii) multiplication et distribution de semences vivrieres ameliorees; iv) recherche appliquee sur le coton, les cultures vivrieres et les systemes de culture; v) promotion de la traction animale grBce a la formation, a la sante animale et a l'octroi de credits pour l'achat de boeufs et de materiel; 1/ - Rapport d'evaluation, Dewieme projet de developpement rural dans les zones cotonnieres, Rapport No 3920-TO, en date du 21 octobre 1982, par. 3.02. ANNEXE 4 Page 2 vi ) promotion de l'utilisation de pesticides biodegradables pour reduire les pertes au cours du stockage des produits vivriers selon les methodes traditionnelles; vii fourniture, a credit ou au comptant, de facteurs de production agricoles et de materiel pour les activites susmentionnees, y compris la simplification des procedures de distribution et de comptabilite; refection de quelque 950 km de routes d'acces et entretien periodique de quelque 2.100 km de routes d'acces existantes, pour faciliter les deplacements des agents de vulgarisation, les approvisionnements en facteurs de production et la comercialisation; amenagement de 400 puits tubes villageois pour contribuer au developpement agricole de zones propices a w cultures, 1h oh la productivite agricole est limitee par la difficulte a se procu- rer de l'eau pour les besoins des menages et par le temps consi- derable que doivent y consacrer les populations; mise en place d'une capacite supplementaire de stockage et d'une petite infrastructure en vue d'ameliorer la capacite annuelle d'egrenage des installations existantes et fourniture de camions pour le transport des intrants et du coton; xi ) creation d'une unite de suivi et d'evaluation-du projet; xii ) amenagement de bgtiments supplementaires (magasins, bureaw regionaw, ateliers, logement pour le personnel, agrandissement des bureaux du siege 1; xiii) prestation de services de consultants pour la preparation d'une eventuelle troisieme phase du projet; et xiv ) soutien au programme national de multiplication des semences du Ministere du developpement rural, notamment creation d'une petite pepiniere pour la production de semences m&res destinees aux cultures vivrieres, creation d'une unite de contr6le de la qualite des semences rattachee a la pepiniere, ayant pour t2che de superviser la qualite des semences produites au Togo a tous les stades de la multiplication, et constitution d'un comite de coordination et d'un secretariat ayant pour tdche de coordonner la production dans tout le pays. ANNEXE 5 Page 1 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE DU PROJET TOGO - PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME (CREDIT 638-TO) ET PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741-TO) Evaluation retrospective par l'organisme de cofinancement Introduction 1. Le FAC s'est livre a des evaluations retrospectives du Projet de developpement rural de la region Maritime et du Projet de developpement rural dans les zones cotonnieres. La tsche a ete confiee a des equipes d'experts qui ont effectue des visites sur le terrain pendant des periodes de trois a quatre semaines. Les rapports complets d'evaluation retrospec- tive ont ete publies au debut de 1983 et peuvent Stre obtenus aupres du Departement de l'evaluation retrospective des operations. A des fins de reference de brefs resumes de ces rapports sont donnes ci-apres. Projet de developpement de la region Maritime - 1/ 2. "L'operation PRODERMA a donne des resultats materiels et economiques marginaw, a la suite d'une mauvaise conception et d'une mauvaise gestion." 3. "Les responsables de la conception du projet envisageaient la realisation d'un programme de developpement regional extremement complexe en raison de la diversite des activites de production et de traitement et d'un environnement economique domine par les phenomenes d'urbanisation et de frontiere, en utilisant exclusivement une approche technique fondee sur la repartition de la production rurale en autant d'elements sectoriels qu'il existe de produits. I1 n'est donc pas etonnant que le projet soit devenu, particulikrement du point de vue des agriculteurs, un melange d'activites de faible envergure portant sur des produits specifiques. Et les resultats obtenus sont ceux que l'on obtient habituellement avec ce type d'approche pour un projet ma1 organise, a savoir que les agriculteurs ne suivent pas les conseils techniques qui leur sont dispenses." 11 - D'apres le document intitule "Evaluation economique de l'operation developpement rural de la region Maritime au Togo" (janvier 1983). ANNEXE 5 Page 2 4. "En raison de la multitude d'operations de petite envergure, il n'a pas ete possible d'administrer chaque operation efficacement, d'ou les resultats irreguliers enregistres par le projet. D'autres facteurs ont contribue a ces resultats peu satisfaisants - a savoir un manque de com- prehension a l'egard des systemes de production utilises par les agricul- teurs, l'organisation de la recherche selon la formule classique dite "de deduction" - qui font emettre des doutes quant a la justification de ce type de projet, lequel devrait Gtre integre mais qui en fait ne l'est pas. Le projet en question ne tient pas compte de tous les aspects du developpement regional alors qu'il devrait viser a integrer toutes les activites des populations au sein d'une region donnee." 5. "Ce n'est pas tant l'approche regionale utilisee a l'egard du developpement rural qui est a la source des mauvais resultats enregistres que les moyens utilises." Projet de developpement rural dans les zones cotonnieres 11 6. "L'analyse de ce projet fait apparaitre une situation globale qui souleve un grand nombre de questions." 7. "11 semble que le projet degage des excedents en devises impor- tants et qu'il s'agit la de son seul resultat tangible; le compte du Gouvernement s'equilibre tout juste, mais de faqon extrgmement precaire, puisque ce resultat n'a pu Gtre obtenu qu'en bloquant les revenus des agriculteurs au cours des quatre dernieres annees." 8. "I1 convient egalement de tenir compte, dans l'evaluation de ce projet, des consequences 6conomiques des revenus distribues; cela dit, il convient toutefois de faire preuve de prudence en raison du caractere fon- gible des revenus; une strategic visant obtenir des produits vivriers une rentabilite monetaire en les exportant vers les pays voisins ne man- querait pas, par la mGme occasion, de distribuer des montants appreciables de revenu. Seuls les revenus des employes peuvent Gtre consideres avec certitude comme des revenus supplementaires et non rempla~ables pouvant Gtre attribues au projet; mais le volume de ces revenus est tel que leurs effets restent tres limitks." 21 - D'apres le document intitule ''Evaluation economique de l'activite coton au Togo" (avril 1983). ANNEXE 5 Page 3 9. "Sur le plan des methodes agricoles utilisees dans le pays, le projet ne semble pas avoir eu d'effet sensible. Les revenus distribues par exploitation sont faibles et la mesure dans laquelle la culture du coton a ete incorporee dans la repartition des cultures est restee mar- ginale. On peut se demander si la culture du coton n'est pas, pour les agriculteurs qui reqoivent des conseils de vulgarisation, une possibilite qui disparaitra avec le depart des agents de vulgarisation." 10. "Le fait est que ce projet n'eu aucun effet structure1 sur l'environnement socio-economique. I1 n'a pas debouche sur la creation d'associations de producteurs capables d'assumer certaines des tsches de la SOTOCO, laquelle a l'heure actuelle ne peut guere garantir autre chose que la poursuite des innovations adoptees, et par consequent la poursuite du developpement rural en soi; une telle situation risque d'affaiblir l'efficacite du mecanisme etabli, et la SOTOCO, prisonniere de son objectif qui est de maximiser la production, doit lutter contre cela." 11. "I1 faut reconnaitre que la SOTOCO a accompli la principale tBche qui lui avait ete assignee, a savoir maximer la production de coton. Elle n'a pas eu d'effet sensible sur le developpement rural, mais telle n'etait pas sa mission." 12. "On peut etablir des previsions sur la base des resultats enre- gistres. Le maintien d'une forte production de coton depend de la survie du mecanisme grsce auquel il a ete possible d'obtenir cette forte produc- tion de coton, car il est difficile d'imaginer comment, en l'etat actuel des choses, on pourrait s'engager dans une autre direction. Sur le plan des resultats economiques, il est clair que les revenus provenant de la production de coton ne peuvent pas financer la diversification, car il n'existe pas d'excedent. Si l'on decidait de developper sur une grande echelle d'autres elements du projet; ces elements devraient compter sur leurs propres ressources. L'origine de ces ressourses n'est pas evidente, si l'on veut eviter de surcharger le budget de llEtat." 13. "En derniere analyse, la SOTOCO n'a pas exerce d'effet important sur le developpement du Togo, qu'il s'agisse du developpement rural ou de la situation financiere du Gouvernement." Commentaires dkcoulant de l'evaluation retrospective 14. Les conclusions de l'evaluation retrospective et celles du rapport d'evaluation retrospective du Projet Maritime qui precede sont identiques. I1 est net que le projet a ete un echec. Retrospectivement, cet echec est imputable dans une grande mesure a la conception meme du projet : le projet a ete c o n p come un projet de developpement rural "classique" et mis en oeuvre dans une rkgion marginale. Les enveloppes techniques introduites dans la zone du projet n'ont pas suscitk des reponses suffisamment importantes et les activites ont dG etre reduites. ANNEXE 5 Page 4 Un certain nombre d'activites mineures du projet ont ete realisees de faqon satisfaisante, mais il est peu probable qu'il soit possible de les maintenir en raison des difficultes budgktaires serieuses. En l'absence d'une aide financiere substantielle de la part des donateurs, le Gouverne- ment a dii reduire considerablement le personnel et le budget de la DRDR, ce qui est affligeant apres plus de 15 ans d'aide exterieure a la region Maritime (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 2.13 et 2.18). 15. Le rapport d'evaluation retrospective du Projet coton prepare par le bureau d'etudes franqais a fonde son analyse economique sur la methode des effets 2/. Essentiellement, cette methode determine les effets d'un projet sur l'environnement economique par l'analyse de la valeur ajoutee, ce qui fournit des indications quant a la part de la valeur ajoutee qui revient respectivement a l'Etat, a la SOTOCO, a m agriculteurs, etc. (Rapport d'evaluation retrospective, Annexe 2, Tableau 3). Toutefois, devant l'insuffisance des donnees, cette analyse n'a pu porter que sur une annee (81/82). Depuis cette date, beaucoup de choses se sont passees. Les prix a la production du coton, qui pendant les quatre ans couvrant la periode 1977-81 etaient restes constants A 60 francs CFA/kg de coton graine, correspondant a une baisse du revenu des producteurs en termes reels pendant cette periode, sont passes a 65 francs CFA de 1981 a 1983 et dernierement a 75 francs CFA. D'autre part, les projections de prix etablies par les consultants indiquent que le secteur du coton, au Togo, degagera des excedents financiers (Rapport d'evaluation retrospective, Annexe 2 ). 16. C'est pourquoi l'evaluation retrospective de la Banque est plus optimiste que celle presentee par le FAC. 3/ - Voir, par exemple, Republique franqaise, Ministere de la cooperation, la Methodologie de la planification, Manuel de l'evaluation economique des projets, la Methode des effets, Marc Chervel et Michel le Gall; et Republique franqaise, Ministiire de la cooperation, 7 d'evaluation de projets, Volumes I et 11. ZCZC D I S T 9 2 8 1 W U I 9 7 4 Pi2ce jointe 1 DIST R E F : TCF' FCA OEUDR Commentaires du Cofinancier MU1974 5202 AMEFRA TO MESSAGE TEI-EX NO, C91 D E AMFASSAkE DE F i i A N C E A LOME : .TEL,ZX N O + 5 2 0 2 ? A YNTEAFRAIi ( WASHINSTON > ( TE!..EX .3O+ 61145 ; . A L-'ATTENTION DE M + S H I V - S, KAPUR ( O E B O K t ) DE 1.A PART D U CHEF TIE LA M I S S T O N IIF CnOF'ERkTIcN A i..l:;CI?' I T:!E? ) MERCI FOIJR L ' E ~ W O Z nr! R A P F O R T D' E!J;'~l..l!~'~;:!iu' i ! ~ PRS:?:!ERM;, = T 'i;yn':~, OBSERVATIONS E T JUGFMENT TIES SER!JT:FS F . ; ~ A N C ~ I S TIE C ~ . ~ : F ' S S . ~ : ' T E S ;::~,r F A T T I..'fl8.JET UE rIEIJX RAF'FORTS Q!IT 8i.I: ETF: Rk:if13 i"; l . A .. R;lt'"'" "' . L' %?r.,<'- a * . . . <s,:-, T I M E N T S D I S T I N G U E S , M I S S I O N F R A N C A I F E RF C Q ? ? F R A T I ? ? i .? j.l;?!f+ EEGAI-.I-AIXt 1 1 3 . l ' L O , / + 5 2 0 2 AMBFRA TOMMM 006491 1109 110594 01710173 9 7 4 !JU P!~FO;~~ASTER 1-305406A151 0 5 / 3 J/d4 ICS IPALJf\JC bJS!i ZCZC 01961 0 5 - 3 0 1d00A EDT TLX 39rj5J ;,Idi7LDBri:lK i4Si-i dT Commentaires de la DEESA I I S S F il R C A 30 2 3 4 6 VJC333? TOM964 372 U2IX CO T O L O 314 - LOi.iE SHIV 14/11 313 9925 K A P U 2 biOL!LD ;rhSHiP4CTCti2!l433 EiAiiK 1313 HST2EET 3APPljaT SATISFESAIIT SALUTATIOiJS G8EdLEiJ03 COL 131d >lASHIT4GTdtJ2J433 ii PI i4 J847 EST 11 M liil 5324 E S T - 1 !!OtlL3BAIit<A LJSf-1 e P i k e jointe 3 Z C Z C DIST0880 RCA0290 --- \ DIST REF : TCP H C Commentaires de la CNCA RCA0290 248423 WORLDBANK D E CAISSE NATIONALE D E CRE DIT AGRICOLE DU TOGO A L'ATT* RE HR SHIV S KAPIJR DIRECTElJR DEPARTEHENT 13E L'EVAL.IIATION RETROSPECTIVE DES OPERATIONS ------------------- TLX NR 611 DU 04/06/84 I SUITE RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE DES PROJETS DE DEVELOPPEME NT RURAL D E LA REGION HARITIH E (CREDIT 638-TO) ET DU PROJET DE DEVELOP- PEHENT RURAL DANS L E S Z O N E S COTONNIERES (CREDIT 741-TO)* NOUS ESTIMONS N'AVOIR D'OBSERVATIONS PARTICUL.IERES A Y A,JOUTERe SALUTATIONS DAUBAN DIRECTEUR GENERAL CNCA TOGO 2 4 8 4 2 3 WORLDEANK 5 2 6 8 CRAGRI TOHH I.. - i =06041253 NNNN Piece j o i n t e 4 Page 1 MINISTERE DE DEVELOPPEMENT RURAL RBPWLIQUE TOGOLAISB SOClETE TOCOLAIS€ DU COTOEl -- Unlon Palx Soltdrrlt6 SO. TO. CO. 0. P - . 219 141 4041.53 ! DIRECTION CENERALE 29 MAI 1984 ATAKPAME Objet : ci M o n s i e u r 1s ~ i n j . a . t . . ? cdu . .-.- .................. Observationssur l e rapport D6veloppement Rural d l6valuat.ion r 6 t r o s p e c t i v e de : PDR I ( c r 6 d i t 741LTO) L O M E --..---.. . - - .-- ..... . . -- - -- Observation du'D6p8rternerit.de 116va.luation r 6 t r o s p e c . ~ a l h e u r e u a e m e n tces commentaires s o n t a r r i v e s t a r d i v e - ment pour &re p r i a en c o n s i d 6 r a t i o n dana l a v e r s i o n Monsieur l e M i n i s t r e , f i n a l e du r a p p o r t . Toutefoia, i l a o n t 6 t & incorpor6s 1I en m a c ------__ e. - _ _ ._ --- J ' a i l l h o n n e u r d e p o r t e r a v o t r e c o n n a i s s a n c e les o b s e r v a - t i o n s q u e l a SOTOCO e n t e n d f o r m u l e r s u r l e r a p p o r t d 1 6 v a l u a t i o n r 6 t r o s p e c t i v e d e PDR I , B l ' i s s u e d e 1 1 6 t u d e d u d o c u m e n t q u e l e S e r v i c e d t E v a l u a t i o n d e l a Banque M o n d i a l e a b i e n v o u l u n o u s communiquer. I1 n e s ' a g i r a p a s d l o b s e r v a t i o n s m a j e u r e s , mais p l u t d t d ' i n f o r m a t i o n s a c t u a l i s 6 e s p o u r p e r m e t t r e a u r a p p o r t d t & t r e com- p l e t , du p o i n t d e v u e s u r f a c e s c u l t i v 6 e s e t t o n n a g e s d e p r o d u c t i o n . C e p e n d a n t , il e s t B s o u l i g n e r q u e , c o n t r a i r e m e n t a u r a p p o r t d t 6 v a l u a t i o n FAC q u i c o n c l u a i t " e n d e r n i e r e a n a l y s e , SCTOCO I n l a p a s d ' e f f e t s d e t e r m i n a n t s s u r l e d d v e l o p p e m e n t du p a y s t a n t d a n s l e domaine du ddveloppement r u r a l que d a n s 1 1 6 q u i l i b r e d e s r e s o u r - ces de l1EtatW, \ l e r a p p o r t d9ach&vementdu p r o j e t (29/12/83) t r a d u i t p l u s . o b j e c t i v e m e n t l e s r e s u l t a t s o b t e n u s p a r l e PDR I . En e f f e t , ? l e p r o j e t a b t d c o n q u comme u n p r o j e t d e d 6 v e - loppement r u r a l d o n t l l o b j e c t i f 6 t a i t d 9 a m 6 1 i o r e r l e s c o n d i t i o n s d e v i e d e s p o p u l a t i o n s g r a c e au d 6 v e l o p p e m e n t d e l a p r o d u c t i o n du c o t o n e t d e s c u l t u r e s v i v r i h r e s . Dans u n e t r h s g r a n d e m e s u r e , l e s o b j e c t i f s o n t 6 t 6 a t t e i n t s pour c e q u i e s t d e l a production coton- n i h r e mais s o n t t r h s l o i n d e l l a v o i r 6 t 6 pour l e s c u l t u r e s v i v r i 5 r e s Les r e v e n u s m o n 6 t a i r e s d e s a g r i c u l t e u r s e t l e s r e c e t t e s e n d e v i s e s du G o u v e r n e m e n t o n t c o n s i d d r a b l e m e n t a u g m e n t 6 , comme p r d v u . " . Vous t r o u v e r e z e n a n n e x e , q u e l q u e s c o m p l b m e n t s s u r l e s s u r - f a c e s et tonnages de production. Tels s o n t , M o n s i e u r l e M i n i s t r e , l e s 6 1 6 r n e n t s q u e n o u s . avons juges u t i l e s de p o r t e r votre connaissance. V e u i l l e z r e c e v o i r . Monsieur l e M i n i s t r e , l l e x p r e s s i o n d e ma t r & s h a u t e c o n s i d 6 r a t l o n . Copie : D.G.D.R. D i r e c t e u r d e l l E c o n o m i e Lome D i r e c t e u r Dbpartement E v a l u a t i o n USAH U.S.E. D.A.F. D .T. Pisce j o i n t e 4 Page 2 ..................... N N E X 4-------------------- E Compl6ment B a p p o r t e r aux a n n e x e s d u r a p p o r t de l a BANQUE MONDIALE Annexe 2 (Table 1). P Y7 8 3 / 8 4 53,000 31,660 32,540 55,612 30,188 Ha 24,780 T au l i e u d e : 53,000 31,660 32:540 n. a. 30,188 Ha 28,397 T Annexe 2 (Table 3). 82/83 27,316 Ha 27,480 T 1,006 T/Ha au l i e u de : 23,318 Ha 27,450 T 1,005 T/Ha (1) C e t t e c h u t e d e r e n d e m e n t e s t dO au d e f i c i t p l u v i o m 6 t r i q u e de l ' a n n e e 1983/1984. RAPPORT D ' ACHEVEMENT PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION MARITIME - TOGO Rapport d ' achivement P r o j e t de diveloppement r u r a l de l a rigion Maritime C r i d i t 638-TO I. INTRODUCTION 1.01 Le p r o j e t i t a i t l a d e u x i k e o p i r a t i o n de prbt du Groupe de l a Banque dans l e secteur agricole. Le premier, qui d t a i t un P r o j e t de ddve- loppement des productions de cacao e t de c a f i ( C r i d i t 503-TO, d'un montant de 6 millions de d o l l a r s ) , e x i c u t i en 1974, a v a i t donni de bons r k s u l t a t s . 1.02 L'agriculture f a i t v i v r e 80 X environ de l a population du Togo, q u i compte quelque 2,3 millions d'habitants. Principale a c t i v i t i du pays, e l l e contribue pour un t i e r s environ au PIB e t aux r e c e t t e s d'exportation. Toutefois , apras quelques annies d' axpansion e n t r e 1960 e t 1967, 1' a c t i - v i t i a g r i c o l e a eu tandance a stagner de 1968 4 1974, j u s t e avant l a p i r i o d e du p r o j e t : l e randement des principales c u l t u r e s a f l i c h i , l e s axportations ont plafonni e t il e s t devenu d i f f i c i l e de c o n s t i t u e r des stocks s u f f i s a n t s de danries alimentaires produites dans l e pays. Le cacao e t l e c a f e c o n s t i t u a i e n t l ' e s s e n t i e l des exportations a g r i c o l e s , s u i v i s par l e coton, l'arachide e t l e coprah. Les aliments de base, ignames, manioc, mais, riz e t sorgho, reprisentaient 80 X de l a production agricole. 1.03 Le T r o i s i h e plan de diveloppement (1976-80) a donc v i s i A obte- n i t notamment l a modernisation des sous-secteurs du cacao e t du c a f i (Cri- dit.503-TO), un v a s t e programme de d6veloppement de l a production coton- n i i r e e t des mesures pour a t t e i n d r e 1' autosuf f isance alimentaire dans l e s annies 80. On d e v a i t , pour a t t e i n d r e ces o b j e c t i f s , augmenter l e s rende- ments e t i t e n d r e l a s u p e r f i c i e c u l t i v i e . A c e t e f f e t , l e s pouvoirs publics avaient d6jB o f f e r t des i n c i t a t i o n s aux a g r i c u l t e u r s , notamment un relivement des p r i x i l a production des cultures d'exportation, une am6- l i o r a t i o n des services de c r i d i t e t d'appui e t des subventions, en p a r t i - c u l i e r pour l e s engrais. C'est dans ce contexte que l e p r o j e t a p r i s naissance. Simultaniment, l'accroissement de l a demande urbaine a v a i t provoqui l a hausse des p r i x des c u l t u r e s v i v r i i r e s , qui sont devenues de ce f a i t plus i n t i r e s s a n t e s pour l e s agriculteurs. 11. SECI'EUR AGRICOLE 2.01 Le Togo s e d i v i s e en cinq regions agricoles, q u i s o n t , du nord au sud : i) l a savane, rigion de c u l t u r e s v i v r i i r e s oh l e s pluies sont i r r i g u l i i r e s ; en dehors des foyers d'onchocercose, c e t t e r6gion e s t s u r - peuplie; i i ) l a r6nion de Kara, en p a r t i e montagneuse, l a p l u v i o s i t i y e s t s u f f i s a n t e , mais s e s s o l s sont i p u i s i s i cause de l a surpopulation; il y e x i s t e d'importants foyers d'onchocercose; i i i ) l e c e n t r e , peu p e u p l i B cause du manque d'eau potable; i v ) l a r i g i o n des plateaux, l a plus propice i l ' a g r i c u l t u r e e t l a p r i n c i p a l e r i g i o n productrice de caf6 e t de cacao, de coton e t de c u l t u r e s v L v r i i r e s ; on y p r a t i q u e a u s s i l a c u l t u r e i n t e n - s i v e du maXs; e t v) l a r i g i o n Maritime c e t i b r e , q u i s ' i t e n d s u r 6.000 km2 e t oii s e trouvent l a c a p i t a l e , Lome, e t l a zone du p r o j e t . 2.02 La zone du p r o j e t couvre 1' ensemble de l a r i g i o n Maritime, oii vivent 800.000 personnes, dont 250.000 & Lomi. C e t t e r6gion i t a i t e t r e s t e un importateur n e t de denries a l i m e n t a i r e s , s u r t o u t de mays e t d'ignames (50.000 tonnes par an environ) . C'est pourquoi on a v a i t c r u que l a demande s u f f i r a i t b i n c i t e r l e s a g r i c u l t e u r s h s ' o r i e n t e r v e r s l e s cultures vivriires. 2.03 La rdgion Maritime comprend elle-m6me p l u s i e u r s zones i c o l o - giques. A u Nord, l e s p l u i e s sont abondantes e t l'on peut o b t e n i r deux r i c o l t e s par an. Faiblement peuplie, c e t t e zone a un bon p o t e n t i e l a g r i - c o l e malgri des s o l s peu f e r t i l e s . Dans l e s t e r r e s de b a r r e , on peut 6ga- lement o b t e n i r deux r 6 c o l t e s par an lorsque l e s conditions s a i s o n n i i r e s sont favorables, mais c e l a dipend de l a "seconde" s a i s o n des p l u i e s , q u i e s t courte e t imprivisible. TrGs peuplie, c e t t e r i g i o n produit principa- lement des c u l t u r e s v i v r i i r e s . Les t e r r e s de b a r r e d6grad6es sont a u s s i une r i g i o n de c u l t u r e s v i v r i g r e s , e l l e s sont t r b s peuplhes, l a p l u v i o s i t i y est marginale e t l e s s o l s , t r o p c u l t i v i s , sont appauvris. O n y trouve 6galement t r o i s v a l l 6 e s f l u v i a l e s propices aux c u l t u r e s i r r i g u i e s e t une ddpression t r a v e r s a n t l e p l a t e a u e t propice i l a r i z i c u l t u r e . Les p r i n c i - pales c a r a c t 6 r i s t i q u e s de l a r i g i o n sont l e d i f i c i t alimentaire, l e s u r - peuplement e t 116puisement des s o l s . En o u t r e , l a maladie de KaXncop6 (maladie du c o c o t i e r ) a considirablement r6duit l a production de noix de coco, s e u l e c u l t u r e de rapport s u r l e l i t t o r a l . Les s e r v i c e s d'appui a g r i c o l e i t a i e n t i n s u f f i s a n t s , de mbme que l e s routes r u r a l e s e t l e r i s e a u d' alimentation en eau. 2.04 Les S o c i 6 t i s r i g i o n a l e s d'aminagement e t de diveloppement (SORAD), q u i i t a i e n t responsables du d6veloppement a g r i c o l e dans l e s cinq r6gions administratives du pays, i t a i e n t f a i b l e s et ma1 g i r b e s ; e l l e s man- quaient de personnel q u a l i f i i e t de c r e d i t s e t n'avaient pas de programmes d ' a c t i v i t i bien d i f i n i s . Les c u l t u r e s de rapport ont i t 6 p r i s e s en charge par des organismes s p i c i a l i s i s , t e l s que l a S o c i i t i t o g o l a i s e du coton (SOTOCO) pour l e coton. La Caisse n a t i o n a l e de c r i d i t a g r i c o l e (CNCA) i t a i t responsable des c r i d i t s a g r i c o l e s , q u i i t a i e n t o c t r o y i s p r i n c i p a l e - ment par l f i n t e r m 6 d i a i r e des SORAD. La SORAD Maritime, chargee du d6ve- loppement a g r i c o l e dans l a rkgion, comptait s u r l e s a s s o c i a t i o n s d ' a g r i - c u l t e u r s pour f o u r n i r l e s s e r v i c e s d'appui. Son s e r v i c e de v u l g a r i s a t i o n , peu d6velopp6, a v a i t un champ d'action l i m i t & . C e t t e s o c i i t i B t a i t Bgale- ment responsable de l a production de semences. 2.05 Le p r i n c i p a l o b j e c t i f du p r o j e t 6 t a i t donc de contribuer au diveloppement a g r i c o l e de l a rdgion Maritime en am6liorant e t en d i v e r s i - f i a n t l e s c u l t u r e s e t en r e n f o r q m t l e s s e r v i c e s a g r i c o l e s d e s t i n e s aux quelque 20.000 p e t i t s exploitants qui devaient b i n i f i c i e r des i n t r a n t s e t des services fournis dans l e cadre du p r o j e t de 1976 B 1981. Les autres paysans.de l a r i g i o n , au nombre de 40.000 environ, ne devaient pas p a r t i - c i p e r directement au p r o j e t ; on pensait t o u t e f o i s que s i l e p r o j e t r i u s - s i s s a i t , son e f f e t de d h n s t r a t i o n p o u r r a i t i n f l u e r sur l e u r s fasons culturales. 111. ELABORATION DU PROJET 3.01 Le p r o j e t a 6th i d e n t i f i i par une Mission r i g i o n a l e en Afrique de l'0uest en 1973. Une dtude de f a i s a b i l i t i , financie par l e PNUD, a 6 t i i l a b o r i e par des consultants en 1974. En juin 1975, une mission de p r i - ivaluation de 1 ' I D A a sensiblement remanii l e p r o j e t . Selon e l l e , l ' i t u d e de f a i s a b i l i t i i t a i t ma1 consue car un ban nombre de composantes n ' i t a i e n t pas i n t i g r i e s dans une conception globale du p r o j e t e t comprenaient cer- t a i n s 6 l h e n t s qui ne pouvaient pritendre au financement de 1 ' I D A e t des subventions qui n' avaient p a r e de chance d' i t r e accepties . La mission a cependant tenu compte des donnies de base contenues dans l ' i t u d e de f a i s a - b i l i t 6 . E l l e a a j o u t i au p r o j e t l a composante cocotier. Programmes de c u l t u r e 3.02 Le p r o j e t comprenait une quinzaine de composantes, dont cinq privoyaient l e d6veloppement de certaines cultures, avec des programmes de recherche agronomique e t de production de semences dans l e s d i f f i r e n t e s zones icologiques de l a rigion; l e s a u t r e s composantes portaient s u r l e s cultures maraichires , l a plantation de cocotiers , 1' ambagement r o u t i e r , l'alimentation en eau, l e stockage e t l a commercialisation e t l a creation de dispensaires. Le p r o j e t privoyait en outre des itudes de g6nie hydrau- lique, des e s s a i s au champ e t une i t u d e s u r l'aminagement d'un foyer d'on- chocercose a s s a i n i . 3.03 Sur l e s plateaux, l e p r o j e t privoyait l a fourniture de c r d d i t s e t de services de vulgarisation pour i t e n d r e l a modernisation des mithodes agricoles entamie par l a S O W Maritime. Dans l a savane, l e s p a r t i c i p a n t s au p r o j e t devaient obtenir des semences de coton, des engrais e t des pes- t i c i d e s pour a c c r o i t r e l a production cotonniire, selon l e s mdthodes iprou- vies. Le coton devait i t r e c u l t i v i en r o t a t i o n avec l e mais e t l ' a r a - chide, pour lesquels il i t a i t privu de fournir des semences hybrides e t des i n t r a n t s . Toutefois, l e p r o j e t donnait l a p r i o r i t i aux t e r r e s de - barre. Dans c e t t e r i g i o n oc l e rendanent des cultures v i v r i e r e s par unit6 de surface i t a i t d i j a i l e v i , oii l a p l u v i o s i t i e s t marginale e t o i ~ les sols sont i p u i s i s , l a S O R A D a v a i t dijB encouragi l'amilioration des pratiques culturales. objectif if i t a i t d ' i n c i t e r l e s paysans B u t i l i s e r des engrais, B i n t e n s i f i e r l a c u l t u r e du mais pendant l a longue saison des pluies e t divelopper l a r o t a t i o n avec l'arachide e t l e n i i b i , a f i n de l u t t e r contre 1' ipuisement des s o l s . 3.04 Sur l e s s o l s appauvris du plateau c e t i e r , il i t a i t prdvu de f a i r e des e s s a i s techniques minimaux de labour e t de p a i l l a g e e t , s i l e s r i s u l t a t s d t a i e n t concluants, d'encourager l a vulgarisation de ces mithodes aupr&s de 1.000 paysans au cours des d e w derniires annies d'exicution du projet. Sur les basses terres, des tracteurs seraient utilis6s pour difricher et labourer de nouvelles terres, le coiit de cette op6ration Qtant B la charge de 6.000 paysans silectionnis par la SORAD pour la rizi- culture. Ces paysans devaient 6tre regroupis en association de cultiva- teurs et pourvus des intrants n6cessaires. Deux cent cinquante maraichers devaient b6nificier des services de vulgarisation et de la fourniture d'intrants et d e w centres d'assistance technique devaient Btre criis, l'un B proximit6 de Lom6 et l'autre dans la vall6e du Zio pour la d6mons- tration, la formation de vulgarisateurs et le contr6le varietal. Le centre maraicher dfAgoueve devait itre modernis6, notamment en remplaqant les pompes diesel par des pompes Blectriques. Pour tenter de remettre sur pied l'industrie du coprah, on avait p r i m de planter, au titre d'essai, 600 ha de jeunes plants de cocotiers obtenus B partir de vari6t6s hybrides r6sistant B la malad3e de KaYncope, et ce B l'intention de 2.000 petits planteurs. Infrastructure 3.05 Le projet pr6voyait la construction de 90 km de routes de des- serte, la transformation de 90 km de pistes de desserte en routes secon- daires et 1 ' an6lioration de 120 autres kilomitres pour faciliter 1 ' accis aux regions agricoles et la commercialisation des produits . L ' alimenta- tion en eau domestique, qui est un grave problbme dans la zone du projet, devait Btre amhlior6e par la construction de 20 puits tubulaires 6quip6s de pompes et de deux petits barrages de retenue. Le projet devait finan- cer l'achat des mat6riaux n6cessaires B la construction, dans les vil- lages, de 150 magasins et de 20 marches pour entreposer des intrants agri- coles et faciliter la commercialisation des r6coltes. On pr6voyait aussi de.financer la construction de 15 dispensaires de six piices chacun, pour les quelques 10.000 personnes vivant dans leur voisinage immediat. Le financement portait encore sur l'agrandissement des locaux de la SORAD, la construction d'un centre de formation et l'achat de v6hicules et dtautres moyens de transport. 3.06 Le projet devait Otre ex6cutB par la SORAD Maritime. I1 Qtait pr6vu de recruter un directeur technique, un directeur financier, un for- mateur et un chercheur agronome, dont les adjoints togolais recevraient une formation de manibre A pouvoir prendre la relbve. Les services de soutien devaient 6tre renforces dans le cadre du projet. On devait recru- ter quelque 143 agents de vulgarisation en plus des 122 d6jB employes, pour augmenter la proport ion d ' agents par rapport au nombre d exploita- tions (1:150 pour les cultures des hautes terres, 1:100 pour le riz et la noix de coco et 1:40 pour les cultures maraichbres) A/. I1 etait prdvu de former le personnel subalterne , notamment les agents de vulgarisat ion, et i tous les niveaux. I1 Btait aussi pr6vu de cr6er les nouveaux employes i un service de fourniture d'intrants, charge dlBvaluer les besoins, de com- mander les intrants et de les distribuer. - 1/ En fait, pendant lfex6cution du projet le nombre des agents de vulga- risation n'a pas dbpass6 120. 3.07 Comme l'indique l e rapport d'ivaluation, l e s a c t i v i t i s de l a S O W Maritime portaient notamment sur l e riz, l e s cocotiers e t l e marai- chage, l ' e n t r e t i e o des routes m r a l e s e t l e c r i d i t . E l l e i t a i t aussi res- ponsable de l'iducation n u a l e pour former des animateurs e t promouvoir l e s associations d'agriculteurs, de l a mise en valeur des t e r r e s , de l'en- t r e t i e n des barrages e t des canaux, e t c . , a i n s i que du diveloppement de l ' a r t i s a n a t r u r a l e t de l'organisation de coopiratives rigionales, du cr6- d i t agricole, des r i c o l t e s e t de leur commercialisation. On avait obtenu l'assurance que l a S O W n'entreprendrait dans l a rigion pendant c e t t e pdriode aucune autre a c t i v i t i nouvelle "hors projet" e t qu ' e l l e procide- r a i t i l'examen de ses a c t i v i t i s , notamment l e s a c t i v i t i s "hors projet", avant l e 30 juin 1977 e t i t u d i e r a i t l e s r i s u l t a t s de cet examen avec 1 ' A s - sociation. On peasait que "moyennant ces mesures, a l a f i n de l a piriode de mise em oeuvre du p r o j e t , l e programme de diveloppememt r u r a l pour l a rigion Maritime devrait dam l'ensemble i t r e orient6 de fason s a t i s faisante". 3.08 Cet espois n ' i t a i t guire fondi. En e f f e t , on ne pouvait miser sur l ' a s s i s t a n c e e t l e s conseils fournis aux 20.000 paysans b i n i f i c i a i r e s du programme d ' i n t r a n t s pour i n c i t e r l e s 40.000 autres paysans q u i n'avaiant r e p n i conseils, n i i n t r a n t s , 21 adopter des mithodes culturales analogues. En o u t r e , o n manquait de moyens pour atteindre l e s multiples o b j e c t i f s du projet, autrement d i t , c e l u i - c i i t a i t trop ambitiew e t s a p o r t i e t r o p vaste. 'I1 a v a i t d ' a i l l e u r s f a i t l ' o b j e t de c r i t i q u e s au moment de 1' ivaluation. L' ancien Dipartement central des pro j e t s avait a l o r s a t t i r i l ' a t t e n t i o n sur 18s p o i n t s suivants : - l e s renseignements sur l a t a i l l e des exploitations e t l e nombre des membres des f amilles d ' agriculteurs i t a i e n t minces ; - on a v a i t peut-Stre t o r t de c r o i r e que l e s paysans a l l a i e n t adop- ter e m bloc l e programme d ' i n t r a n t s ; - l e s renseignements s u r l e s exploitations, leur budget, leur superficie, leurs moyens d'autofinancement , etc. , i t a i e n t confus ; - l e personnel d ' exicution n'aurait probablement pas 1' expirience n6cessaire pour s ' a c q u i t t e r de l a tiche, car ses a t t r i b u t i o n s semblaient plus complexes que c e l l e s du vulgarisateur moyen en Afrique de 1'0uest; - on semblait recourir 21 un expidient en c r i a n t une unite de four- n i t u r e d ' i n t r a n t s r a t t a c h i e a l a S O W pour permettre aux asso- ciations de cultivateurs de prendre en main l a fourniture com- merciale des i n t r a n t s ; _ . on n'avait pas pens6 que l e s paramktres v i r i f i i s pouvaient v a r i e r de fason difavorable. Description du proiet 3.09 En risum6, e n t r e 1976 e t 1981, l e projet devait atteindre l e s o b j e c t i f s suivants : - a c c r o i t r e e t d i v e r s i f i e r l e s c u l t u r e s s u r 18.500 ha de plateau; - am6nager 3.000 ha pour l a r i z i c u l t u r e p l u v i a l e de p l a i n e e t 25 ha pour l e s c u l t u r e s maraichires; - remettre en & t a t l e s i n s t a l l a t i o n s d ' i r r i g a t i o n s u r 20 ha consa- c r b aux cultures maraichbres; - remettre en 6 t a t 600 ha de p e t i t e s cocoteraies; - f o u r n i r des services d'appui e t une i n f r a s t r u c t u r e pour 20.000 familles . Estimation des codts 3.10 Le codt du p r o j e t a v a i t i t 6 estimi B 15,7 millions de d o l l a r s , comprenant 1,8 million d'imp6ts e t dont 1'6lkment en devises s ' 6 l e v a i t 1 9,3 millions de d o l l a r s , n e t d1imp6ts, s o i t 67 % du t o t a l . Les provisions pour impr6vus Btaient de 10 % pour l e materiel e t l e s dipenses au niveau des exploitations e t de 15 % pour l ' i n f r a s t r u c t u r e ; l e s provisions pour hausse des p r i x b t a i e n t de 26 %, s u r l a base d'un taux d ' i n f l a t i o n annuel de 1 1 % en 1976 e t de 9 % pour l e s annkes suivantes. Les codts e s t i m a t i f s e t e f f e c t i f s sont donn6s 21 l ' h e x e 1. Plan de financement 3.11 Un organisme franqais, l e Fonds d'aide e t de cooperation (FAC), a cofinanci l e p r o j e t B raison de 2,2 millions de d o l l a r s en contre-valeur, l e solde 6tant B l a charge de 1'Etat t o g o l a i s e t des a g r i c u l t e u r s . Le financement du p r o j e t s e r 6 p a r t i s s a i t de l a manibre suivante : - IDA FAC --- con=-valeur Etat illi ions Agriculteurs Total de d o l l a r s ---- Coiits au niveau des e x p l o i t a t ions Cr6dits B moyen terme S O W CNCA Infrastructure Etude s u r 1'onchocercose Autres 6tudes Impr6vus Total Total (net d'imp6ts) Pourcentage Les fonds provenant du c r 6 d i t de 1 ' I D A ont 6t6 r6trochdds par l e Gouvernement A l a SORAD B t i t r e de don. Passat ion des marchis 3.12 Les marchis de fournitures d'un montant i g a l ou supirieur 1 50.000 d o l l a r s e t dont l e coilt global i t a i t de 3,4 millions de d o l l a r s , devaient i t r e passds sur l a base d'un appel d'offres international, con- formhent aux d i r e c t i v e s de l a Banque, tandis que l e s marchis portant s u r des travaux de g k i e r u r a l , de construction e t sur d'autres fournitures devaient i t r e passis par voie dlappel h l a concurrence nationale. Pour c e t t e d e r n i i r e c a t i g o r i e , des d i f f i c u l t d s s e sont prisenties, comme on l e verra par l a s u i t e . Buts e t o b j e c t i f s 3.13 e c t i f global du p r o j e t i t a i t d'accroitre substantiellament ~ ' o jb l a production agricole dans l a region Maritime, de resoudre l e s p r o b l h e s du surpeuplement e t de l'ipuisement des s o l s , de l u t t e r contre l a maladie de Kajhcopd, d ' amdliorer l e s services d ' appui fournis aux agriculteurs , a i n s i que l ' i n f r a s t r u c t u r e . On e s p i r a i t a u s s i que l e projet permettrait d'amiliorer l a s i t u a t i o n des plus d i f a v o r i s i s en doublant presque l e revenu net des agriculteurs . Des avantages d i r e c t s , c'est-&-dire l ' a c - croissement de l a production agricole, devaient &re obtenus g r t c e B l'augmentation du rendement par hectare'des cultures existantes (de l'ordre de 50 %) e t , dans certain cas, B l'augmentation de l a superficie, a i n a i qu'h l'introduction de deux nouvelles cultures, l e coton e t l e r i z , s u r une vaste superficie. Pour l e s 20.000 agriculteurs participant au p r o j e t , c e l a devait s e t r a d u i r e par un accroissement de l a production de 20.000 t o m e s (de 60.000 h 80.000 t o m e s ) . Les r i s u l t a t s escomptis e t e f f e c t i f s sont donnis dans l e Tableau 1 (par. 4.22). Le taux de rentabi- l i t 6 dconomique i t a i t estimi h 37 % environ, pour l'ensemble du projet comme pour s e s principales composantes ( l e s cultures v i v r i i r e s e t l e coton) . Nigociation du pr6t 3.14 A u cours des nigociations, qui s e sont diroulies en mai 1977, l e s e u l p r o b l b e a 6th l e financement par l ' E t a t , au moyen de subventions, de presque tous l e s coiits des i n t r a n t s , des engrais e t des insecticides. association a proposi un calendrier pour l a reduction progressive de ces subventions. Le Gouvernement a r e f u s i en alliguant que 20 % seulement des agriculteurs b i n i f i c i a i e n t des subventions e t que, selon l u i , il f a l l a i t aussi en f a i r e b h i f i c i e r l e s 80 % restants pour les i n c i t e r B u t i l i s e r des i n t r a n t s . On a finalemant d i c i d i d'examiner B nouveau ce calendrier dans l e cadre des nigociations sur l e Projet de diveloppement r u r a l de l a rigion cotonniire. Principales clauses 3.15 Les principales clauses de 1'Accord de c r i d i t i t a i e n t l e s suivantes : - l e montant du c r i d i t d e s t i n i B financer l'achat d ' i n t r a n t s agri- coles e s t r i t r o c i d i par 1'Etat h l a CNCA, pour une durie de 15 ans, dont un d i f f i r 6 d' amortissement de 7 ans, au taux de 5,s X . un compte de p r o j e t (en f a i t un fonds de roulement) e s t c r i i au nom de la SORAD Maritime pour l e financement a n t i c i p i des biens e t s e r v i c e s d e s t i n 6 s au p r o j e t ; un fonds de roulement e s t c r i i au nom de l a CNCA pour l ' a c h a t d l e n g r a i s e t de p e s t i c i d e s ; il e s t riapprovisionni tous l e s ans d'un montant 6gal au montant de l a subventisn que 1 ' E t a t a u r a i t v e r s i s ' i l a v a i t intkgralement f i n a n c i l ' a c h a t des ces i n t r a n t s . l a S O W emploie en permanence l e s cadres du p r o j e t (8numiris au par. 3.06) dont l e s compitences sont jugies s a t i s f a i s a n t e s p a r 1 ' ~ s s o c i a t i o ne t e l l e nomme des r e s s o r t i s s a n t s t o g o l a i s compi- t e n t s en q u a l i t i d ' a d j o i n t s aux cadres susmentionnis ; un programme de formation e s t Q t a b l i e t soumis A l'examen de 1'8ssociation avant l e 31 dicembre 1976; un programme d ' e s s a i s s u r l e t e r r a i n e s t m i s au point e t des d i s p o s i t i o n s sont p r i s e s en vue de son exicution; au plus t a r d l e 31 dicembre 1976, un accord e s t conclu avec l l I n s t i t u t de recherches s u r l e s h u i l e s e t oliagineux (IRHO); c e t accord p r i c i s e l e s d i t a i l s du programme d ' e s s a i s de coco- t i e r s e t l e budget a f f e c t 6 B c e programme; l a SORAD c r i e , dans l e s t r o i s mois q u i suivent l a conclusion de l18ccord de c r i d i t , une u n i t 6 d'approvisionnement dont e l l e exa- mine l e s a c t i v i t i s avant l e 30 j u i n 1980; un s e r v i c e de s u i v i e t d ' i v a l u a t i o n du p r o j e t e s t cr66 avant l e 30 novembre 1976, e t des consultants j u g i s s a t i s f a i s a n t s p a r 1 ' 8 s s o c i a t i o n sont a f f e c t i s a u d i t s e r v i c e , e t un programme e s t &labor6 dans l e s t r o i s mois q u i suivent l a d a t e de l e u r recrutement; l a SORAD Maritime s ' a b s t i e n t d ' entreprendre d ' a u t r e s a c t i v i t i s dipassant l e cadre du p r o j e t e t prochde B l'examen de s e s a c t i - v i t i s avec l l A s s o c i a t i o n avant l e 30 j u i n 1977; e l a S O W Maritime achete 10 motoculteurs (pour l e s e s s a i s au champ de labour minimal) e t rend compte Zi l l A s s o c i a t i o n des r e s u l t a t s obtenus; e l l e s'entend e n s u i t e avec 1 ' ~ s s o c i a t i o ns u r l ' a c h a t de motoculteurs suppl6mentaires e t d e p i k e s de rechange; avant de proc8der a l a r h f e c t i o n ou B l a construction des routes, des p u i t s e t des barrages, llEmprunteur soumet h l ' a p - probation de 1'Association des plans de t r a v a i l annuels d 6 t a i l - l i s , en p r i c i s a n t notamment l e s normes techniques e t , pour l e s p u i t s e t l e s barrages, l e s normes de fonctionnement e t d ' e n t r e - t i e n q u i doivent 6 t r e appliqu6es dans l e cadre d'arrangements approprihs ; - l a SORAD Harithne c o n s t r u i t e t iquipe l e s dispensaires , e t assure l e u r e n t r e t i e n e t l e u r approvisionnement, e t r e c r u t e l e . personnel n i c e s s a i r e ; - pour que l a p o l i t i q u e des p r i x contribue B l a r i d u c t i o n progres- s i v e des subventions aux i n t r a n t s a g r i c o l e s , 1'Emprunteur pro- c i d e tous l e s ans B des ichanges de vues avec llAssociation s u r l e s p r i x applicables; - l ' e n t r i e en vigueur du c r i d i t est subordonnie B l a nomination des d i r e c t e u r s a d m i n i s t r a t i f , f i n a n c i e r e t technique, e t 1 l'ou- v e r t u r e du compte de p r o j e t a i n s i qu'8 l a c r i a t i o n du fonds de roulement . 3.16 Le c r i d i t a i t 6 approuvi p a r l e Conseil des Administrateurs l e 16 juin 1976 e t il e s t e n t r i en vigueur le 26 octobre 1976. IV. EXECUTION DU PROJET 4-01 Le p r o j e t n ' a pas donni de bons r i s u l t a t s e t l a p l u p a r t des o b j e c t i f s n'ont pas i t 6 a t t e i n t s . En f a i t , peu avant l a f i n du p r o j e t , on s ' e s t rendu compte que l'accroissement de l a production a g r i c o l e d t a i t f a i b l e , v o i r e nul. ~ ' ~ s s o c i a t i oan a l o r s d i c i d i , avec l'accord de 1'Em- prunteur, d'annuler un montant important du c r i d i t . Dans un sens, c e pro- jet i t a i t o r i g i n a l , dans l a mesure 06, t a u t que s e s lacunes n'ont pas i t 6 manifestes, 1 ' I D A ne s ' e s t pas montrde particuliirement n i g a t i v e son igard. La chronologie des f a i t s , p r i s e n t i e c i - a p r i s , pennettra de mieux comprendre c e q u i s ' e s t pass6 . 4.02 En 1976, premiire annie d'exicution, l e s r k u l t a t s ont /ti nuan- c i s . La nomination des cadres s u p i r i e u r s , l a passation des marchis, l a formation e t c e r t a i n e s composantes du p r o j e t ont dimarri rapidement. Les composantes r e l a t i v e s B l a commercialisation des ldgumes e t a l a c u l t u r e de cocotiers progressaient sans heurts, un s e r v i c e de c r i d i t a v a i t 6th m i s en place e t l ' o n a v a i t anaonci l ' o r g a n i s a t i o n e t l a mise en route du s e r - v i c e de s u i v i e t d' &valuation. La gestion semblait s a t i s f a i s a n t e . Toute- f o i s , l e s donnies de base s u r l a production a g r i c o l e e t s u r l a s u p e r f i c i e cultivGe, q u i s e fondaient s u r l e s s t a t i s t i q u e s du s e r v i c e de vulgarisa- t i o n ( s i t u a t i o n a n t i r i e u r e au pro j e t ) , d t a i e n t jugies incomplites ou inexactes . Par exemple , d' aprks ces chif f r e s , 1.200 ha i t a i e n t consacris E! l a r i z i c u l t u r e , a l o r s q u ' i l n'y en a v a i t en f a i t pas plus de 300. O n p e n s a i t que des estimations plus p r i c i s e s pourraient b t r e f a i t e s a p r i s l e d b a r r a g e du p r o j e t . Le releve topographique e f f e c t u i pour l e s travaux d ' i r r i g a t i o n l a i s s a i t B d i s i r e r e t l a zone pour l ' i r r i g a t i o n par g r a v i t i ne semblait pas avoir 6th judicieusement choisie. I1 s ' e s t a v i r i que dans l e nord, l a g i o l o g i e des t e r r a i n s anvisagis pour l e s p u i t s n ' i t a i t pas pro- p i c e au forage, q u i a l l a i t donc n i c e s s i t e r du m a t i r i e l s p i c i a l at entrai- ner des f r a i s superflus. On a a l o r s d i c i d i de c o n f i e r l a poursuite de ces travaux au F ED (Fonds europden de diveloppement), q u i e x i c u t a i t d6jB un programme de forage dans l a rigion. L'itude de l a mise en valeur de l a i zone lib6r6e de 1'onchocercose a 6 t 6 ginhe par l e s plans du FED. O n envi- sagea a l o r s d ' u t i l i s e r l e s c r e d i t s pour i t u d i e r 11am6nagement d ' a u t r e s i I . zones a s s a i n i e s 4.03 Les e s s a i s effectu6s s u r l e s s o l s appauvris ont 6 t 6 bien organi- s6s e t i l s ont permis de recommander de meilleures pratiques c u l t u r a l e s . i Le coiit u n i t a i r e des J i s p e n s a i r e s , estim6 h 4 m i l l i o n s de francs CFA (18.000 d o l l a r s ) h l v 6 v a l u a t i o n , s ' e s t finalement 6lev6 ii 14 millions de francs C F A (60.000 d o l l a r s ) . La passat ion des march6s d ' engrais de moins de 50.000 d o l l a r s a soulev6 des d i f f i c u l t & . 4.04 A u printemps de 1977, l a s a i s o n de p l u i e s a 6 t h i n e x i s t a n t e , c e q u i s ' e s t t r a d u i t p a r une p6nurie de semences. Pendant t o u t e l ' a n n i e , la s6cheresse a 6 t i t e l l e que l a production d e r i z (dans l e cadre du p r o j e t ) a At6 n i g l i g e a b l e e t c e l l e de semences midiocre, t a n d i s que pour l e s a u t r e s c u l t u r e s , l a production i t a i t i n f i r i e u r e en moyenne de 50 % environ au niveau normal. La s i c h e r e s s e a donc annuli 1' e f f e t que l e p r o j e t a v a i t pu avoir jusque-lh s u r l a production a g r i c o l e . Les s u p e r f i c i e s c u l t i v i e s reprksentaient 75 % environ de c e q u i a v a i t i t 6 estimi ii 116valuation, sauf pour l e r i z (65 %) e t l e coton (30 %). Les e s s a i s de micanisation ont prouv6 que l e s motoculteurs n ' i t a i e n t pas t r i s u t i l e s dans les r i z i i r e s irriguGes, que les t r a c t e u r s h q u a t r e roues motrices d t a i e n t mieux a d a p t i s h l a prhparation annuelle des s o l s e t que l a c u l t u r e du r i z annuel ne j u s t i f i a i t pas llemploi de m a t i r i e l cotteux. On p e n s a i t a l o r s que l e p r o j e t d e v a i t prfncipalement v i s e r h promouvoir l e s c u l t u r e s r h s i s - t a n t ii l a sgcheresse (arachides, n i i b i et sorgho) e t A encourager l'amina- gement de d i g u e t t e s dans les r i z i i r e s des v a l l 6 e s e t des p l a i n e s inondies. 4.05 Sous l ' e f f e t conjugu6 de l a s i c h e r e s s e , q u i a encore s 6 v i au d i b u t de 1978, de 1'absence de s u i v i e t d'6valuation e t de l a mauvaise g e s t i o n des s e r v i c e s de v u l g a r i s a t i o n , i l e s t devenu impossible d ' &valuer exactement 1' incidence. du p r o j e t . O n a e s t i m i qu' il touchait quelque 7.000 paysans, mais que, hormis l e s composantes ligumes e t c o c o t i e r s , il i t a i t tr&sma1 p a r t i , p u i s q u ' i l f a l l a i t notamment importer l ' e s s e n t i e l des semences. Come l a production a g r i c o l e 6 t a i t nettement i n f d r i e u r e au niveau escompti e t que l e remboursement du c r i d i t h t a i t v o l o n t a i r e , l e s paysans ont accumul6. l e s a r r i 6 r 6 s ; en o u t r e , ils n'avaient g u i r e de r a i - sons de s f i n t 6 r e s s e r h l a cr6ation de magasins de v i l l a g e . En 1978, l a p l u v i o s i t i a 6 t 6 s u f f i s a n t e , mais inigalement r i p a r t i e , e t l a r i c o l t e a 6 t i v a r i a b l e s e l o n l e s c u l t u r e s . Comme l a r i c o l t e de mals a v a i t i t 6 abon- dante, l e p r i x du mals, q u i 6 t a i t jusque-la de 180 francs C FA l e kg, e s t tombi B 15 francs C F A l e kg immidiatement a p r i s l a r i c o l t e . Pour l e s a u t r e s c u l t u r e s , l e s o b j e c t i f s d ' ensemencement e t de rendement ont 6th a t t a i n t s , sauf dans l e s cas du coton e t du r i z oh 35 % environ d e l a s u p e r f i c i e privue ont i t 6 ensemencis, avec un rendement moyen pour l e r i z mais f a i b l e pour le coton. 4.06 ~ ' a n n 6 esuivante (1979), malgri des p l u i e s t r o p abondantes dans c e r t a f n e s r i g i o n s , l a r k c o l t e a i t 6 bonne dans l'ensemble, mais on c r a i n t q u ' e l l e n ' a i t i t 6 surestimie. La production de semences e t d'arachide a 6 t i f a i b l e , c e l l e d e r i z moyenne e t l e s a u t r e s c u l t u r e s ont eu un bon ren- dement. O n p e n s a i t qulB c e s t a d e , l e p r o j e t touchait 8.200 paysans, e t non 13.000, comme on l ' a v a i t p r i m l ' i v a l u a t i o n . Vers l a f i n de 1980, on s ' e s t rendu compte que 16s techniques du p r o j e t ne donnaient gubre de r i s u l t a t s e t q u ' i l d t a i t risque de se lancer dans l e s c u l t u r e s v i v r i k e s dans une zone climatique a u s s i incertaine e t marginale, connne l e prouvent largement 16s f a i t s suivants : - en 1980, des semences amiliories e t des engrais n'avaient i t 6 u t i l i s i s que sur 20 X de l a s u p e r f i c i e p r i m e par l e p r o j e t (lS.OOO ha euviron); - l e s r i z i i r e s des basses t e r r e s ne couvraient que 1.000 ha, a l o r s que l a s u p e r f i c i e privue pour l a q u a t r i b e annie du p r o j e t i t a i t de 2.500 ha; on avait c e r t e s aminagi 520 ha supplimentaires, mais l'accroissement n e t n ' a i t 6 que de 170 ha, c a r l a plupart des nouvelles riziires out i t 6 ravagies par de f o r t e s pricipitations ; - la production de semences, tris variable, a 6th nettement i n f i - r i e u r e B l a demande; - l e s rendements du maXs out it& gkiralement moins Blevis que dans 18s annies a n t i r i e u r e s au p r o j e t ; - seules l e s c u l t u r e s de cocotiers e t de ligumes out donne des r i s u l t a t s s a t i s f aisants. 4.07 En f i v r i e r 1981, llAssociation a f a i t l e b i l a n thiorique du pro- j e t . E l l e a conclu que s i l e s i l h e n t s d ' i n f r a s t r u c t u r e avaient donni c e r t a i n s r 6 s u l t a t s , 1' incidence globale du proj e t i t a i t l i m i t i e , t a n t pour ce qui e s t de l'adhision des paysans que de l a s u p e r f i c i e c u l t i v i e ou du nombre des b i n i f i c i a i r e s e t q u ' i l i t a i t l o i n d'avoir apporti l e s avan- tages pr6vus B l ' i v a l u a t i o n . Les facteurs l e s plus n e g a t i f s i t a i e n t , selon 1' ~ s s o c i aion, t l e manque d 'une enveloppe technique adaptie aux cul- t u r e s v i v r i i r e s , l'absence de cultures de rapport e t , dans une moindre mesure, l e s lacunes gestionhelles e t techniques. Enfin, e l l e f a i s a i t remarquer que l e s conditions climatiques difavorables qui ont p e r s i s t 6 du dibut du p r o j e t jusqu1B l a q u a t r i h e annie ont provoqui de mauvaises r i c o l t e s , i n t e r d i s a n t t o u t e f f e t de dimonstration. Annulation d'un montant de 1,7 million de d o l l a r s du c r e d i t 4.08 Dans ces circonstances, l'bssociation proposa tout d'abord d'ar- r h t e r , avec l'accord du Gouvernement, l e programme de cultures B p a r t i r du 30 juin 1981 e t d'annuler l e montant correspondant du c r i d i t , s o i t 2 , l m i l - l i o n s de d o l l a r s , montant qui f u t ensuite ramene a 1,7 million de dol- l a r s . Cette proposition ne souleva aucune objection de l a p a r t du Gouver- nement qui p a r t a g e a i t manif estement 1'opinion de 1'Association quant 1' u t i l i t i de poursuivre l e proj e t . Les c r i d i t s r e s t a n t s furent u t i l i s i s pour mener terme plusieurs composantes secondaires. O n a l l a i t ainsi achever l a construction du barrage d ' Atti-Atouvou e t continuer jusqu' en dicembre 1981 l a production de semences, l a recherche appliquie s u r l e s cultures v i v r i 8 r e s , 1' e n t r e t i e n des cocoteraies d' expGimentation e t l'assistance technique aux producteurs de coton. Cet accord a 6th conclu 6tant entendu que le FAC continuerait & financer intigralement la recherche appliquie, ce qu'il n'a pas &ti en mesure de faire par la suite. Aussi, pour permettre la poursuite de la recherche et r6aliser une itude socio-iconomique sur le dkveloppement potentiel de la rigion Mari- time, la date de clbture a 6ti reportie au 31 dicembre 1982 et le montant du cridit annuli a it6 ramen6 & 1,7 million de dollars. Ce montant a it6 annul6 le 23 fivrier 1982. La suite a confirm6 qu'il avait it6 sage d'ar- rgter la production au milieu de 1980. En effet, au premier semestre de 1983, il n'y a pas eu de saisons des pluies et, une fois de plus, la ricolte a 6th catastrophique. Gest ion et organisation 4.09 On a constat6, 1 mesure que le projet avanqait, que la plupart des activitis administratives et institutionnelles itaient faibles et inefficaces. Cet 6tat de choses a it6 attribu6 en partie au Directeur gin6ral togolais qui, en dipit de sa compitence technique et gestionnelle, manquait d'autoriti, contrelait ma1 les opirations et semblait quelque peu absent de 1 'administration du projet. Peut-btre cherchaitoil, B 1 'approche de la retraite, B iviter les situations qui auraient pu itre source de controverses ou de difficultis personnelles. Format ion 4.10 La construction d'un centre de formation a 6th achevie en 1977 et le programme de formation initial a kt6 men6 B bien en 1978. Le direc- teur expatrii a alors it6 remplaci par un ressortissant togolais. Toute- fois, cornme les associations d'agriculteurs, les coopiratives et les vul- garisateurs devaient recevoir une formation, un spicialiste expatrii a it6 recruti pour un an en vue df61aborer et de mettre en oeuvre un programme sous 1 ' autoriti du Directeur technique expatrib. Ce programme s ' est pour- suivi jusqu'en 1980. Pendant cette pitiode, on a recruti et formi 20 vul- garisateurs et assuri le recyclage des chefs de secteur et des agents de vulgarisation. Les agriculteurs appartenant B une trentaine d'associa- tions nouvellement constituies ont requ une formation et leurs respon- sables ont suivi des cours de recyclage. Le programme de formation encou- rageait aussi l'association des agriculteurs ayant des int6rgts communs (par exemple, la production, la transformation et la commercialisation du riz) . Services de vulgarisation 4.11 Au dibut, on a voulu conserver l'orientation hiritie de la SORAD et recycler leurs vulgarisateurs, en mettant l'accent sur 1'6valuation des risultats sur le terrain. C o m e on l'a indiquh, les chefs de secteur et de sous-secteur ont requ une formation, et on leur a expliqui les docu- ments techniques et les documents de cridit. Sur le conseil de 1'8ssocia- tion, on a utilisi de nouveaw formulaires pour consigner les donnies sur les exploitations mais B l'usage on a constati que de nombreux chefs de sous-secteur n'avaient pas la compitence voulue et ces formulaires ont rarement servi. On a alors insisti sur la nicessiti d'exploiter convena- blement les renseignements obtenus. Mais les chefs de secteur et de sous-secteur ne s e sont guPre montris disposis a remplir l e s formulaires, espirant a i n s i s e s o u s t r a i r e au contrhle i t r o i t du Directeur technique. Cette s i t u a t i o n t e n a i t B ce que ce dernier ne t e n a i t pas de riunions men- suelles' avec s e s chefs de secteur, parce q u ' i l n'avait pas a p p r i c i i l e refus du Directeur g i n i r a l de prendre des sanctions contre l e s chefs de secteur . Ce manque d' a u t o r i t b a iti c o n s i d i r i comme 1'une des principales causes de l ' i n e f f i c a c i t i des services de vulgarisation. Suivi e t ivaluation du proj e t 4.12 Le senrice de s u i v i e t d'ivaluation a une longue h i s t o i r e . Mal- gr6 plusieurs i n i t i a t i v e s e t une aide importante de l l ~ s s o c i a t i o n ,il n ' a fonctionni efficacement que vers l a f i n du projet, o G il a prouve son u t i - liti. Cela i t a i t d'autant plus regrettable que le projet a s o u f f e r t d h l e dibut du manque de donnees de base e t de l ' i m p o s s i b i l i t i d'en consti- tuer. Ce service, formi de t r o i s sections e t de huit enquiteurs, i t a i t place sous l ' a u t o r i t i du Conseiller technique aupris du Ministre du dive- loppement r u r a l . Le Directeur technique i t a i t t r o p occupi par a i l l e u r s pour d i r i g e r riellement l e service, voui de ce f a i t B l a paralysie. En 1979, il n ' b t a i t pas encore pleinement o p i r a t i o m e l . LIAssociation a alors c o n s e i l l i B llEmprunteur de recruter un s p i c i a l i s t e des services d ' &valuation ayant de bonnes connaissances en inf ormat ique . Apris plus d'un an, on a engage un consultant expatrid, qui a p r i s ses fonctions en juin 1980. On a commenci a l o r s des a c t i v i t e s organisies, notamment l a premiire enquite de base sur l ' u t i l i s a t i o n des t e r r e s e t l a production agricole dans l a zone du projet. Une enqugte socio-iconomique a ensuite 6th r e a l i s i e en 1981. 4.13 I1 n ' i t a i t pas tris logique de donner l a p r i o r i t i a l a c o l l e c t e de donnies sur l e s exploitations e t de compter que l e service de s u i v i e t d'ivaluation l e s obtiendrait au debut de l'ex6cution du projet, a l o r s q u ' i l r e s t a i t B l'organiser e t 1 former son personnel. Apras l a premiire mission de supervision B l'automne 1976, 1'8ssociation a examini l a s i t u a - t i o n compte tenu des o b j e c t i f s p a r t i c u l i e r s e t des contraintes icologiques du projet e t a i t a b l i un rapport succinct q u ' e l l e a soumis B l1Emprunteur. E l l e proposait l a constitution d'une iquipe de 18 enquOteurs e t recoman- d a i t que, l e s a c t i v i t i s du projet portant principalement s u r l e s t e r r e s de barre, l e programme d'ivaluation s o i t ax6 s u r c e t t e region. Le rapport p r i c i s a i t aussi s u r quels points devait porter l a recherche, notant q u ' i l s correspondaient aux hypothises fondamentales du pro j e t . L' i d i a l a u r a i t i t 6 d ' inclure c e t t e analyse dans l a conception du projet e t dVorganiser beaucoup plus t d t l e s u i v i e t l'ivaluation. On e s t toutefois en d r o i t de s e demander quels renseignements l e service a u r a i t pu fournir en l'occur- rence. Certes, on a u r a i t probablement pu ivaluer l e volume des r i c o l t e s e t leurs variations, a i n s i qua l e s super£i c i e s b b 8 f i c i a n t d' i n t r a n t s. Mais on avait d i j 1 B ce s u j e t des renseignements B l ' i t a t brut, e t peu cohirents e t l ' i r r i g u l a r i t i des pr6cipitations e t a i t connue de longue date. Organisat ion 4.14 En octobre 1977, l a SOW Maritime e t l e s S O W regionales ont i t 6 remplacies par llOrganisme rbgional de promotion e t de production v i v r i b r e . Le moment venu, l e Gouvernement a expliqu6 que, en attendant l a mise au point de d i s p o s i t i o n s o f f i c i e l l e s , l e p r o j e t s e r a i t administri p a r l a m b e d i r e c t i o n e t l e m b e personnel que l a S O W Maritime au t i t r e du P r o j e t de diveloppement de l a r i g i o n Maritime (PRODERMA). U n communiqu6 o f f i c i e l p r 6 c i s a i t l e s t a t u t juridique, que l s ~ s s o c i a t i o na jug6 s a t i s f a i - s a n t . Cet arrangement e s t r e s t 6 en vigueur jusqu'h l a f i n du p r o j e t . Associations de c u l t i v a t e u r s 4.15 Les associations de c u l t i v a t e u r s , dont l a formation d e v a i t 6 t r e encouragie dans l e cadre du p r o j e t , devaient s e charger des s e r v i c e s d l a p - pui e t on e s p i r a i t l e s regrouper B l ' i c h e l o n des v i l l a g e s pour finalement c o n s t i t u e r des coop6ratives. Cette i n i t i a t i v e a abouti h l a c r 6 a t i o n de quelque 700 groupes de 10 membres en moyenne, touchant 7.500 a g r i c u l t e u r s . L'une de l e u r s p r i n c i p a l e s a c t i v i t i s , l e c r i d i t agricole, a 6 t i suspendue parce que l e s a g r i c u l t e u r s ne remboursaient pas l e s sommes prGt6es (par. 4.21). Les r i z i c u l t e u r s de p l a i n e ont effectivement b 6 n i f i c i 6 de l a formation a s s u r i e par l ' i n t e r m i d i a i r e des associations (par. 4. l o ) , l a c o n s t i t u t i o n de coopiratives a 6 t i remise en cause, c e t 616ment du p r o j e t i t a n t ma1 compris. Service de f o u r n i t u r e d ' i n t r a n t s 4.16 Le Service de f o u r n i t u r e d ' i n t r a n t s (par. 3.05), c r i i dans l e cadre du p r o j e t , a v a i t un champ d ' a c t i o n t r b s limit&. Lorsqulen 1980, on a envisagi de l e transformer en organisme commercial, l a s o c i i t i P RODER M A a o b j e c t i notamment que l e s associations n ' b t a i e n t pas encore miires pour assumer c e t t e r e s p o n s a b i l i t i . C e s e r v i c e 6 t a i t c a r a c t h r i s i par son f a i b l e volume d ' a c t i v i t i s e t l e coiit i l e v i de son fonctionnement en s o r t e q u ' i l f a i s a i t f i g u r e d ' anomalie. Infrastructure 4.17 Les travaux d ' i n f r a s t r u c t u r e n'ont pas eu l'ampleur p r i m e , mais ceux q u i ont 6th ex6cutis s e sont a v 6 r i s f o r t u t i l e s : - Les 150 magasins de v i l l a g e pr6vus dans l e p r o j e t 6 t a i e n t jugis i n u t i l e s au d i p a r t . Les paysans ne s ' y i n t 6 r e s s a i e n t plus, c a r l'une de l e u r s p r i n c i p a l e s u t i l i s a t i o n s , l e stockage des r k c o l t e s , ne s e j u s t i f i a i t gubre aprbs l'expdrience ddcevante des r i c o l t e s . Treize magasins ont quand m&me 6 t 6 c o n s t r u i t s en 1981 en des p o i n t s c l d s de l a zone du p r o j e t pour l a vente de semences , d'engrais e t d ' i n s e c t i c i d e s . Ces magasins fonc- tionnent convenablement. - Quatre dispensaires ont i t 4 c o n s t r u i t s , au l i e u des 15 p r 6 m s . 11s sont extrgmement u t i l e s . L'un d'eux, v i s i t 6 en 1983, a c c u e i l l e 4.000 p a t i e n t s , assure 125 accouchements par an e t d e s s e r t plus de 50.000 personnes dans un rayon de 20 km. S i l'on c o n s t r u i t moins de dispensaires, c ' e s t que l e s travaux cod- t a i e n t beaucoup plus cher que pr6vu l ' i v a l u a t i o n (parfois l e quadruple) . - Sur l e s 20 p u i t s t u b u l a i r e s i q u i p i s de pompes privus pour l ' a l i - mentation en eau des v i l l a g e s , cinq ont 6th f o r i s en 1981. La m k e annie, un grand barrage de retenue a i t 6 c o n s t r u i t , au l i e u des deux barrages plus p e t i t s qui avaient i t 6 envisagis. Cette riduction t e n a i t principalemant B ce que l e s co6ts i t a i e n t plus i l e v i s que privu. Les ouvrages de d i s t r i b u t i o n d'eau ont i t 6 d'une grande u t i l i t i . Ainsi, l e barrage de retenue, qui e s t s i t u i dans une r i g i o n p r i v i e d'eau pendant l a saison siche, a l i - mente un bloc de 15 canalisations de d i r i v a t i o n ; on a compti 18 300 personnes en une heure. Cet ouvrage a i t 6 tras pricieux pendant l a sicheresse de 1983. 4.18 Le programme de routes de d e s s e r t e privoyait l a construction e t l ' a m i l i o r a t i o n de 300 km de routes, dont 150 km en r i g i e e t 120 km en sous- traitance. A u t o t a l , 166 km de routes ont 6 t i achevk ( s o i t 55 % du programme) : Programme r o u t i e r Longueur des tronqons achevis (km) Les routes q u i ont i t 6 c o n s t r u i t e s i t a i e n t de bo-nne q u a l i t i mais e l l e s ont i t 6 peu entretenues par l a s u i t e . Les programmes r o u t i e r s annuels ont 6t6 examinis par l a Mission r i g i o n a l e en Afrique de l ' 0 u e s t e t dans au moins un cas, il a f a l l u renoncer A construire un tronqon assez long parce que l ' o p i r a t i o n coiitait t r o p cher e t n ' i t a i t pas rentable. Passat ion des marchis 4.19 Au d i p a r t , l a passation des marchis d'engrais, de vihicules e t de m a t i r i e l s s ' e s t h e u r t i e a quelques d i f f i c u l t i s . Dans l a cas des engrais, l a procidure i t a i t c e n t r a l i s i e e t , comme c e l a s e f a i t souvent en Afrique de llOuest, une s e u l e commande i t a i t passie pour tous l e s engrais , q u ' i l s s o i e n t ou non d e s t i n i s au p r o j e t . L'Emprunteur e t l a S OCODER n'ont pas toujours applique B l a l e t t r e l e s procidures d'appel d ' o f f r e s , en par- t i c u l i e r pour l e s march& secondaires. Le cas s ' e s t produit & plusieurs r e p r i s e s , giniralement pour des montants i n f i r i e u r s B 50.000 d o l l a r s . Toutefois, l e s p r o b l h e s ont iti r b o l u s d'une maniire ou d'une autre; on a d i c i d i , par exemple, d ' u t i l i s e r l a t o t a l i t i des engrais f o u m i s dans des r i g i o n s e x t i r i e u r e s a l a zone du p r o j e t , c e qui a i v i t i B llAssociation d'avoir B refuser de payer. La s i t u a t i o n s ' i t a i t amiliorie mais l e Gou- vernement a commis l a grave e r r e u r d'acheter pour plus de 2 millions de d o l l a r s d'engrais e t d' i n s e c t i c i d e s , dont 750.000 d o l l a r s environ pour l e P r o j e t coton (Cr. 741-TOG), 75.000 d o l l a r s pour l e p r i s e n t p r o j e t , e t l e r e s t e pour des a c t i v i t i s itrangbres au p r o j e t . Le marchi a 6th a t t r i b u i au meilleur o f f r a n t , une e n t r e p r i s e l o c a l e qui, ividemment, importait ces f o u r n i t u r e s . De s u r c r o i t , l a formule des i n s e c t i c i d e s d e s t i n i s au P r o j e t coton i t a i t peu e f f i c a c e e t e l l e n ' i t a i t pas t o u t B f a i t a d a p t i e 1 c e t t e c u l t u r e . En consiquence, 1 ' ~ s s o c i a t i o n a d i c i d i en 1980 d'annuler 792.000 d o l l a r s au t i t r e du c r 6 d i t d e s t i n 6 au P r o j e t coton e t 50.000 dol- l a r s au t i t r e du c r 6 d i t pour l e P r o j e t Maritime. 4.20 S i 1 8 ~ m p r u n t e ua r a t t r i b u i l e marchi au fournisseur de son choix, c ' e s t que 60 % de c e march6 devaient b t r e finances p a r llEmprunteur s u r ses propres ressources e t non en u t i l i s a n t le c r i d i t . Des probl6mes analogues ont i t 6 rencontr6s dans d ' a u t r e s pays, c e q u i prouve h l ' i v i - dence que l ' o n s'expose B des d i f f i c u l t i s en a c h e t a n t , dans l e cadre d'un s e u l marchi, des engrais financ6s en p a r t i e par l e Groupe de l a Banque e t en p a r t i e par llEmpnmteur pour des raisons de s i m p l i c i t i e t d'iconomie e t pour v e i l l e r h c e que llEmprunteur f o u r n i s s e s a p a r t e t obtienne c e l l e de 1' ~ s s o c i a t i o n . Fixation des p r i x e t c r i d i t 4.21 Le montant des p r b t s de campagne administr6s p a r llAgence c r e d i t p r o j e t (ACP), branche de l a CNCA, ne r e p r i s e n t a i t que l e quart du montant v i s i 1 l ' i v a l u a t i o n q u i i t a i t de 1 , l m i l l i o n de d o l l a r s . Cela t i e n t aux midiocres r i s u l t a t s du programme de c u l t u r e , b l a f a i b l e s u p e r f i c i e ense- menc6e, 1 l'adoption l i m i t i e de techniques modernes e t au p e t i t nombre de paysans pouvant p r i t e n d r e 1 un c r i d i t . Apr6s l a sticheresse e t l a mauvaise r i c o l t e de 1977, p l u s de 80 % des c r e d i t s de campagne ont du b t r e ri6che- lonnis. Malgri c e l a , l e taux de remboursement e s t r e s t 6 tr&s f a i b l e , 1 cause de l a p e r s i s t a n c e des mauvaises r i c o l t e s . Aussi, b l a f i n du pro- j e t , 75 % des c r i d i t s n ' i t a i e n t pas encore remboursis. A u d i b u t du pro- j e t , l a CNCA a v a i t r e f u s e d'accorder des c r i d i t s 1 long terme aux plan- t e u r s de c o c o t i e r s , parce qu' il i t a i t t r o p r i s q u i de p r b t e r aux p e t i t s p l a n t e u r s , au d i b u t de l a phase de production. F o r t heureusement, c e r e f u s a 6th compensi par un c r i d i t de deux ans accord6 par CARITAS, orga- nisme c a r i t a t i f , q u i a v a i t d i j h c o n t r i b u i h diverses a c t i v i t b dans l e pays. La CNCA a finalement consenti un c r 6 d i t pour l a c u l t u r e des coco- t i e r s , mais seulement 1 1' i n t e n t i o n des gros e x p l o i t a n t s disposant d ' a u t r e s sources de revenu. Dans l'ensemble, ~ ' A c P a bien j o u i son r e l e , encore que s e s agents n ' a i e n t pas toujours eu l e s comp6tences requises. Toutefois, s e s d6penses i t a i e n t sans commune mesure avec l e volume des c r e d i t s q u ' e l l e g i r a i t . L ' a r r i t des p r i n c i p a l e s a c t i v i t i s du p r o j e t a e n t r a i n 6 c e l l e des c r i d i t s consentis aux a g r i c u l t e u r s q u i , b p a r t i r de l a campagne 1981, ont d6 acheter au comptant l e s f a c t e u r s de production. Par l a suite, ~'ACP s ' e s t consacrie essentiellement au recouvrement des sommes non remboursies . Financement du p r o j e t 4.22 Au cours de 11ex6cution du p r o j e t , l e s dipenses de l a P RO DERMA e t l e s dicaissements du c r i d i t ont i t 6 nettement i n f i r i e u r s a w montants estim6s 1 l ' i v a l u a t i o n puisqu'h l a f i n de 1978, i l s ne r e p r i s e n t a i e n t que 45 % environ de ces montants. Dans l'ensemble, l e Gouverneaent s ' e s t a c q u i t t i sans r e t a r d du versement h l a P R ODERMA de s a c o n t r i b u t i o n au coiit du p r o j e t e t aux dipenses d ' e x p l o i t a t i o n . I1 a cependant t a r d i i rembour- set A la P RODERM A l e montant des subventions accord6es a w i n t r a n t s e t d ' a u t r e s dipenses dont l e montant t o t a l i t a i t de l'ordre de 50.000 d o l l a r s vers l e milieu de 1979. Le Gouvernement a finalement liquid6 ces comptes, A l'ipoque, on pensait que s i l e p r o j e t i t a i t men6 b terme, son coiit s e r a i t i n f i r i e u r de plus de 2 millions de d o l l a r s au codt privu. Cela t e n a i t i v i d e m e n t A c e que l e s a c t i v i t i s du p r o j e t a' avaient g6niralement pas 1' ampleur pr6vue. R i s u l t a t s du p r o l e t : plantations de cocotiers e t cultures v i v r i i r e s 4.23 Au dibut , l e p r o j e t a i t 6 handicap6 par l e manque de donnies de base, puis , en cours d' exicution, par 1' i m p o s s i b i l i t i d'obtenir du s e r v i c e de s u i v i e t d'ivaluation des estimations p r i c i s e s sur l e s cultures. I1 n'a g u i r e i t 6 possible d'ivaluer l'accroissement de l a production, n i l e s r i s u l t a t s r e l a t i f s du p r o j e t . D'ailleurs, l e s renseignements dont on d i s - pose actuellement sont fortement s u j e t h caution en raison de l e u r manque de cohirence e t de p r i c i s i o n ; c ' e s t pourquoi l e s donnies du Tableau 1 doivent Btre considiries come un ensemble de c h i f f r e s p r i s p a m i ceux dont on dispose af in de constituer une base' A 1'analyse des r i s u l t a t s . Une contradiction importante a 6tB c o n s t a t i e dans l e s c h i f f r e s da l a PR O DE R M A . D'apras ces c h i f f r e s , l e service de vulgarisation a u r a i t touch6 en 1981 11.700 familles e t 16.700 ha de cultures d ' a l t i t u d e (ce qui i t a i t en f a i t l'ob j e c t i f v i s i . l'ivaluation) O r , l a superf icie ef fectivement aminagie par l a P R ODERM A n ' i t a i t que de 3.500 ha environ, s o i t 14 % de l ' o b j e c t i f . Les r i z i i r e s de plaine couvraient 750 ha, s o i t 13 % environ de l a s u p e r f i c i e v i s i e . O n manque de renseignements s u r l e tendement. Les c h i f f r e s p r i c i d e n t s ne c o s c i d e n t pas exactement avec ceux du Tableau 1 ci-dessous , come 1' indiquent l e s nombreuses notes. Tableau 1. SUPERFICIE CULTIVEE DANS LE CADRE DU PROJET A LA FIN DE 1980 Nombre de paysans Superficie Rendement p a r t i c i p a n t au p r o j e t c u l t i v 6 e en ha /1 Kg/ha Mays Magnoc Arachide Ni6bi Riz (non i r r i g u 6 ) Coton Total R i z de p l a i n e /1 Emploi de techniques modernes e t d t e n g r a i s e t , dans le cas du coton, d e semences am6lior6es. /2 Couverte par l e s s e r v i c e s de v u l g a r i s a t i o n . fi Obj e c t i f s h 1' Qvaluation. /5 Avant l e p r o j e t : 960 ha. fi Accroissement n e t , 170 ha. /7 Rendement en 1980. 4.24 C e t t e composante a 6 t 6 r 6 u s s i e . A l a f i n du p r o j e t , l a s i t u a - t i o n s e p r e s e n t a i t de l a manibre suivante : March6 des lkgumes Nombre de. maraichers 90 Production 227 tonnes Recette p a r p a r c e l l e de 0 , s ha 800 -000 francs CFA ($ 2.500) Binif i c e 270.000 francs CFA ($ 800) Nombre de maraichers b6n6ficiant des s e r v i c e s de v u l g a r i s a t i o n dans l a zone du p r o j e t 260 (Objectif & 116valuation : 330) Volume d' engrais employ6 93 tonnes Semences 280 kg Recouvrement des d6penses d'eau 100 % . Dans l e c e n t r e maraicher proche de Lomi, l e s pompes d i e s e l ont i t 6 remplacies par des pompes i l e c t r i q u e s e t un p u i t s t u b u l a i r e a i t 6 c o n s t r u i t pour l ' a r r o s a g e des lbgumes. Les produits sont i c o u l i s s u r l e marchi moderne c o n s t r u i t B Lomi, q u i c o n s t i t u e un dibouchi commode e t ren- t a b l e . Les ventes de ligumes dans l e cadre du p r o j e t i t a i e n t donc concen- t r i e s dans l a r i g i o n de Lomi od l e s ligumes f r a i s sont t r i s demandis e t oii l e pouvoir d'achat e x i s t e . C e t t e composante ripondait donc h un besoin r8el. U n p e t i t c e n t r e maraicher a 13th abandomi B Tovegan, h cause des d i f f i c u l t i s de commercialisation e t on a renonci h en c r i e r un b Tokali. P l a n t a t i o n de c o c o t i e r s 4.25 La p l a n t a t i o n de c o c o t i e r s a e l l e a u s s i r d u s s i . Alors que l ' o n a v a i t p r i m une s u p e r f i c i e de 600 ha, c u l t i v i e p a r 2.200 p e t i t s p l a n t e u r s , on a p l a n t i en f a i t 605 ha dont 195 seulement i t a i e n t exploitbs par 149 p e t i t s p l a n t e u r s , l e r e s t e c o n s i s t a n t en grandes cocoteraies. Cet i t a t de chose t e n a i t aux r e s t r i c t i o n s de c d d i t (par. 4.21). Les p e t i t e s p l a n t a t i o n s q u i b i n i f i c i a i e n t de c r i d i t s i t a i e n t ma1 entretenues, c o n t r a i - rement aux grosses e x p l o i t a t i o n s . A u milieu de 1983, l e s cocoteraies cou- v r a i e n t 750 ha. Quoique dans l'ensemble t r i s prospkres, e l l e s ont p a r f o i s beaucoup s o u f f e r t d e l a s i c h e r e s s e p e r s i s t a n t e q u i a s i v i de 1980 b 1982; c ' e s t notamment l e cas de l a p l a n t a t i o n Bayime d'une s u p e r f i c i e de 40 ha, oii en 1982, on n ' a obtenu que 15 % de l a r i c o l t e normale. 11 s u b s i s t e quelques t r a c e s de l a maladie de Kakcopb, mais e l l e s sont s u i v i e s de p r i s . Sur l e s 10 ha du c e n t r e de recherche de Baguida, l a p i p i n i i r e de jeunes p l a n t s hybrides e s t toujours en bon i t a t . Les c o c o t i e r s , mainte- nant tgds de q u a t r e ans, ont 6th i r r i g u d s pendant les d e w premieres anndes; i l s s e diveloppent normalement e t produisent h p l e i n rendement. Par con- s i q u e n t , l e s e s s a i s ont prouvi jusqu'b p r i s e n t que l e s p l a n t s hybrides r i s i s t e n t b i e n h l a maladie de Kakcopi. Le programme de semences a s o u f f e r t des conditions climatiques dhfavorables e t impr6visibles : au cours de l a cinqui&me annie du p r o j e t , on a produit seulement 146 tonnes de semences au t o t a l , a l o r s que l'objec- t i f d t a i t de 672 tonnes. Pour le mays, l a production de semences a v a r i i de 20 h 95 tonnes p a r an, pour l e r i z de 12 h 56 t o m e s , pour le n i 8 b i de 2 h 12 t o m e s , pour l ' a r a c h i d e de 3 h 10 tonnes, a l o r s que l e s o b j e c t i f s pour l a cinquiime annie Btaient respectivement de 383, 100, 17 e t 172 tonnes. La production de semences d'arachides e t de n i d b i a &ti tris f a i b l e parce que l a s u p e r f i c i e c u l t i v i e i t a i t nettement plus p e t i t e que prhvu e t l a q u a n t i t i de semences meres fournie par l l I n s t i t u t de recherches agronomiques t r o p i c a l e s e t de c u l t u r e s v i v r i i r e s (IRAT) i t a i t i n s u f f i s a n t e . Pour l e mays e t l e r i z , l a surface de m u l t i p l i c a t i o n des semences a 6th conforme aux prdvisions. MIme s i e l l e n ' a pas pleinement s a t i s f a i t l a demande, l a production de semences a i t 6 un aspect p o s i t i f du pro je t . Micanisat ion 4.27 an a v a i t prhvu de d i f r i c h e r 3.000 ha pour l a c u l t u r e du r i z de bas-fond e t 6.000 ha pour l a c u l t u r e du mals. Pour c e t t e dernikre, on a f a i t des essais de micanisation en plein champ en appliquant l e s mithodes du labour minimum e t du paillage pour r i g h i r e r l e s s o l s appauvris des t e r r e s de barre. On a fourni suffisamment d ' i n t r a n t s pour 1.000 paysans de l a rigion. ~ ' a p r b sl e s c h i f f r e s de l a PRODEW, plus de 5.000 paysans ont p a r t i c i p i au projet, mais ce chif f r e e s t p e u t - i t r e exagiri. Alors que l a micanisation i t a i t r i s e r v i e au difrichage des bas-fonds, l e s p e t i t s cultivateurs ont t e n t i de l ' u t i l i s e r pour l e labour annuel, mais ils n'ont pas pu rembourser l e s c r e d i t s q u ' i l s avaient obtenus k c e t t e f i n . Finale- ment, 500 ha seulement ont i t 6 d i f r i c h i s e t l e labour micanisi a causi de nombrew p r o b l k e s . Les a c t i v i t i s ont 6th considirablement r a l e n t i e s par l e s pannes, l e matiriel ne pouvant i t r e r i p a r i qu'8 l ' a t e l i e r c e n t r a l , par 1' iparpillement des parcelles, par l a n i c e s s i t i d'appliquer d i f f i r e n t e s mithodes de labour s u r une mhe parcelle e t par l'obligation de remplacer l e s matiriels ma1 adaptis aux besoins. Une itude entamie B l a f i n du pro- j e t apportera peut-itre des iclaircissernents sur l e s consiquences de l a micanisat ion. Recherche 4.28 Le programme de recherche a don116 de bons r i s u l t a t s . Le plan de t r a v a i l de 1'IFfAT i t a i t bien orient6 e t adapt6 aux besoins des p e t i t e s exploitations agricoles. L'IRBT a analysi de nombreuses v a r i i t i s de mays e t d'arachides, e t a introduit de nouvelles v a r i i t i s dans l a zone du pro- j:t. I1 a p e u t - i t r e trouvi une solution aux p r o b l h e s agronomiques liis B 1 ipuisement des s o l s e t a constamment m i s k jour l e s recommandations con- cernant l e s cultures. L' IRAT a aussi fourni, A un rythme r i g u l i e r e t en q u a n t i t i s u f f i s a n t e , l e s semences nicessaires. Les r i s u l t a t s de ces t r a - vaux, d i c r i t s dans plusieurs rapports q u i figurent dans l e s dossiers du Bureau rigional Afrique de ltOuest, oat 6th e x p l o i t i s progressivement dans l e cadre du p r o j e t , a l o r s que d'ordinaire, l e s r i s u l t a t s de l a recherche agronomique menie dans l e cadre d'un p r o j e t ne sont pas connus assez t 6 t pour influencer notablement son exicution pendant l a piriode de dicaissement . Etudes 4.29 L'itude (par. 4.02) des p o s s i b i l i t i s de diveloppement des rigions dibarrassies de l'onchocercose n ' a pas iti r i a l i s 6 e . A l a f i n de 1978, on privoyait encore d'itudier un p e t i t p r o j e t de diveloppement r u r a l dans l a rigion de Bassar. Mais on a finalement conclu que cet e f f o r t ne s e r a i t pas j u s t i f i i e t l ' i d i e a i t 6 abandonnie. L'itude hydraulique du cours i n f i r i e u r du fleuve Zio (par. 4.02) a finalement 6th achevie. E l l e a permis d ' i t a b l i r que l ' o n pouvait aminager dans c e t t e rigion 300 ha de r i z i i r e s irriguies. 4.30 La tabulation des coiits e f f e c t i f s e t estimatifs e s t i t a b l i e en francs CFA, car l a plupart des dipenses ont i t 6 effectuies en c e t t e mon- naie ou en francs franqais. Le coct e f f e c t i f du projet i t a i t de 2.870,6 millions de francs CFA, au l i e u des 3.531,5 millions prdvus 8 l'ivaluation, s o i t 81 % du cofit estimatif. Cette difference e s t due en p a r t i e 1 ce que l e s a c t i v i t i s de production ont 6th a r r k t i e s avant l a f i n du p r o j e t , ce qui s ' e s t t r a d u i t par l'annulation d'un montant du c r i d i t iquivalant 1 1 , 7 million de d o l l a r s . O n trouvera 1 1'Annexe 3 l e s cohts d i t a i l l b s , qui sont r i c a p i t u l i s ci-dessous : Coft estimatif Coft e f f e c t i f Millions de francs. CFA I n t r a n t s agricoles Bdt iments Vihicules e t matir i e l (PRODERMA) Charges d ' exploi- t a t ion ( PROD ERMA ) Infrastructure 1 Dans 1' ensemble, l e s modalitis d' exicution de chaque composante explique que l e s coiits e f f e c t i f s a i e n t 6th i n f i r i e u r s aux cohts estimatifs. En revanche, l e s dipenses d'exploitation de l a P RODERMA ont it15plus i l e v i e s que privu, principalement parce que l ' u t i l i s a t i o n des vihicules a coiiti plus cher, l e p r i x du carburant ayant pratiquement quintupli en raison de l a s i t u a t i o n pitroliGre. Exicution des clauses 4.31 Les clauses ont i t 6 totalement respecties. Cela ne s i g n i f i e pas que tous l e s o b j e c t i f s ont i t 6 a t t e i n t s . A i n s i , faute de c r i d i t , on a construit moins de dispensaires que privu. I1 e s t i n t i r e s s a n t de noter que, par un d i c r e t de 1980, l a subvention aux engrais e s t passie 1 50 % du coiit 1 l a livraison, ce q u i reprisente une iconomie considirable. V. JUSTIFICATION DU PROJET 5.01 I1 e s t d i f f i c i l e de diterminer l e s c o f t s e t l e s avantages icono- miques du p r o j e t . Les quelques indications fournies par l e s rapports de supervision manquent de p r i c i s i o n e t sont incomplGtes, e l l e s sont m&me parfois contradictoires. Une analyse iconomique a cependant i t 6 e f f e c t u i e 1 p a r t i r des donnies l e s plus siires. C omm e dans l e rapport d'ivaluation, l e s coiits e t l e s avantages du p r o j e t sont c a l c u l i s en prix constants de 1975 e t a j u s t i s de l a manihre suivante : - Le c o f t des i n t r a n t s e s t r e c a l c u l i en fonction des superficies effectivement ensemencies ou p l a n t i e s e t c e l u i du c r i d i t uniquement en fonction du nombre de p a r t i c i p a n t s . Le coiit de l ' i n f r a s t r u c t u r e a i t 6 ramen6 1 26 %, tandis que l e s autres coiits reprisentent 81 % du coiit e s t i - matif, compte tenu des coefficients de pondiration r e l a t i f s des dkpenses r i e l l e s (Annexe 1) . ' - Les avantages dconomiques sont recalcul6s en fonction de l a s u p e r f i c i e effectivement consacrie B chaque c u l t u r e pour chaque annie du projet. Faute de donnies complltes, on calcule l e t a w de r e n t a b i l i t d iconomique sur l a base des d e w hypothises suivantes : a] l e volume de l a production e n r e g i s t r i pour l a cinquiime annie du projet s e maintiendra jusqu'i l a f i n du p r o j e t ( 3 0 h e annie); b) l e volume de l a production e n r e g i s t r i l a s i x i t h e annie jusqulB l a f i n du p r o j e t e s t au mobs i g a l i l a moyenne du volume obtenu de l a t r o i s i h e & l a c i n q u i k e annie, e t il r e s t e constant. Dans l a premibre hypothbse, l e taux de r e n t a b i l i t b minimal e s t infirieur I X , tandis que dans l a seconde, il e s t de l'ordre de 4 X . ~'un e t l ' a u t r e sont t r h s i n f i r i e u r s au taux estimi B l'ivaluation, qui i t a i t de 37 X . VI. RENFORCEHENTDES INSTITUTIONS u 6.01 Le pro j e t comportait plusieurs i n i t i a t i v e s propres B renforcer l e s i n s t i t u t i o n s : renforcement de l a SOW Maritime, cr6ation de coopira- t i v e s villageoises , investissement dans l e s a c t i v i t i s de formation e t diveloppement de ces a c t i v i t b , mise en place d'un systlme commercial de fournitures d ' i n t r a n t s , production e t commercialisation des ligumes , expansion de la culture du cocotier e t conStruction de dispensaires. Dans l e cas des 16gumes, de l a noix de coco, des dispensaires, e t de l a forma- tion, ces i n i t i a t i v e s ont gbiralement port6 leurs f r u i t s , m Ome s i une p a r t i e seulement des iquipements pr6vus a 6th r i a l i s i e . Cependant, l e projet n'a eu que peu d ' e f f e t sur l e s i n s t i t u t i o n s l'ichelon du secteur agricole; d ' a i l l e u r s , avec s e s lacunes manifestes, il n ' i t a i t pas un ins- trument ef f icacement consu pour renforcer des i n s t i t u t i o n s . VII. ACTION DE L'EMPRUNEUR ET DE LA BANQUE 7.01 Dans l'ensemble, 1'action de 1'~mprunteura i t 8 s a t i s f a i s a n t e . Le Gouvernement a fourni tous l e s fonds nicessaires, il s ' e s t montri coopiratif e t il a ghiralement respect6 l e s clauses e t appuyi 1 ' ~ s s o c i a - tion. I1 a c e r t e s crdd une certaine confusion dans l a passation des m a r - chis e t il a u r a i t pu v e i l l e r & ce que l a PRODERMA s o i t mieux g i r i e e t administrie, mais l e s principaux difauts du projet ne l u i sont pas imputables . 7.02 L' action de 1'Association durant 1' ex8cut ion du pro j e t a e l l e aussi donni s a t i s f a c t i o n . L' Association a organisi 11 missions de super- vision tr&scomplite e t fourni une importante assistance technique e t de nombreux conseils. Les midiocres r i s u l t a t s du projet peuvent donc Btre imputis B uxe defaillance de l ' h s o c i a t i o n pendant c e t t e piriode. O n pourrait en revanche mettre en cause, du moins dans une certaine mesure, son r d l e dans l ' i l a b o r a t i o n du p r o j e t puis dans l'ivaluation. Comme la prouvent l e s r b u l t a t s , l e s composantes de production agricole, qui itaient 1 ' iliment essentiel du pro jet, n' itaient pas adapties auk condi- tions de la rigion Maritime. On pourrait critiquer 1 ' tivaluation prilimi- naire de l'Association, si tant est qu'elle ait pu s'en rendre compte avant l'exicution. On pourrait aussi assimiler le projet B une opiration pilote menie pour diterminer si la rigion se pritait aux syst6mes de cul- tures envisag6es. VIII. INCIDENCE DU PROJET 8.01 Quels que soient ses risultats, le projet est riche d'enseigne- ments. On a constati que, dans la rigion Maritime, le volume et la fr6- quence des pricipitat ions sont trop imprtivisibles pour permettre la pro- duction riguliire et rentable de cultures vivri6res et de coton dans le cadre de petites exploitations pratiquant la culture intensive, c'est-8- dire employant des techniques modernes et des intrants agricoles. On pourrait supposer que, si une sirie de conditions itaient remplies : orga- nisation rationnelle, planification rigoureuse, calendrier pricis et vastes possibilitis de stockage, etc., ces cultures pourraient servir d'appoint aux cultures vivriires produites dans les autres rigions, de sorte que les fluctuations annuelles de la production dans la rigion Mari- time pourraient itre amorties dans des conditions h peu pris rentables. Mais, dans 1 'itat actuel des choses, il serait vain d'y songer. 8.02 Par consiquent, la poursuite sur cette base des efforts de dive- loppement agricoles dans la rigion devra avoir un caractire ponctuel. Un petit pro jet relais actuellement B 1 ' itude porte provisoirement sur le mays, le coton, le riz de bas-fond et le riz irriguh; mais on sait que la riziculture pluviale serait au mieux marginale et que la riziculture irri- gu6e risque de ne pas dtre rentable. On pourrait envisager de d6velopper la plantation des cocotiers hybrides, h condition que les risultats des essais au champ restent positifs . ~'~mprunteu r envisage un projet combi- nant la culture irriguie du riz et des cultures vivriires en utilisant des barrages de retenue, la plantation de 2.000 ha de cocotiers risistant B la maladie de KaYncopi, l'alimentation en eau des villages au moyen de bar- rages et la construction de dispensaires , c ' est-h-dire les activitis qui avaient donni de bons risultats dans le cadre du projet. 8.03 Cette expirience a confirmi aussi qu'il est indispensable de bien priparer un pro jet. En l'occurrence, on manquait dis le dipart des renseignements nicessaires et on n'avait pas un service de suivi et d16va- luation opirationnel pour effectuer une itude de base ou ivaluer les risultats au dibut de l'exicution. Cette lacune semble d'autant plus grave que l'expirience du Groupe de la Banque dans le secteur agricole togolais itait limitie au Projet de d6veloppement du cacao et du caf6 en 1974. 8.04 Le rapport d16valuation comportait une description exceptionnel- lement ditaillie des "risques" affirents au projet. I1 en ressortait que le projet itait la premiire initiative importante du Groupe de la Banque dans le domaine des cultures d'altitude dans un pays d f ~ f r i q u e de llOuest c a r a c t i r i s * par une p l u v i o s i t i bimodale, oh l e diveloppement des cultures v i v r i i r e s a v a i t g6n6ralement i t 6 niglig6 e t oh, de ce f a i t , l e s hypothises r e l a t i v e s au rendement e t l a r i a c t i o n des paysans risquaient f o r t d ' i t r e erroniis. La p l u v i o s i t i i t a i t c e r t e s plus favorable que dans l e nord, mais c e t avantage pouvait Btre i l l u s o i r e . Ce projet reposait donc s u r une base technique moins s o l i d e que l e s autres projets de culture r i a l i s i s en Afrique de l ' h e s t . D e toute ividence, il importe de peser t r b s a t t e n t i - vemeit l e s risques avant de lancer un projet. 8.05 Le projet a prouvi q u ' i l i t a i t contreproductif d'avoir un trop grand nombre de composantes. On ne peut certes affinuer que l e s cultures auraient r i u s s i s ' i l y a v a i t eu moins de composantes. Mais il e s t i v i - dent que l e s missions de supervision risquaient d ' i t r e dibordies s i e l l e s accordaient l a mhe attention h chaque composante, e t ce au ditriment de 1' orientation principale e t des obj e c t i f s du proj e t . IX. CONCLUSION 9.01 Les o b j e c t i f s du projet ont i t 6 loin d ' i t r e a t t e i n t s . Le prin- cipal i t a i t d'accroitre l e s productions v i v r i i r e s en u t i l i s a n t des tech- niques amiliories dans une rigion dlAfrique de l ' h e s t dont l e s conditions climatiques e t pidologiques i t a i e n t pratiquement ma1 connues. Les midiocres r i s u l t a t s sont imputables aux variations e x t r k e s de l a pluvio- s i t i , B l'absence d ' e f f e t de d h o n s t r a t i o n , ii l ' i m p o s s i b i l i t i de f a i r e l a r - gement u t i l i s e r l e s i n t r a n t s par l e s paysans, B 1' insuff isance de donnies s u r ' l e s exploitations e t B l a faiblesse des services de vulgarisation. En tout 6 t a t de cause, 11ex6cution du projet a prouvi que l a pratique de l a . culture intensive s u r de p e t i t e s exploitations n ' i t a i t pas viable dans l a rigion. I1 e s t malheureusement d i f f i c i l e de quantifier l e s r h u l t a t s du p r o j e t , car 1'on manque de renseignements s u r ce qui s ' e s t pass6 dans l e cadre du projet e t s u r ce qui s e s e r a i t pass6 sans l e projet. Toutefois, l e taux de r e n t a b i l i t i iconomique r i i v a l u i , qui e s t probablement de l'ordre de 1 B 4 X e t non de 37 X come on l ' a v a i t estimi b l'ivaluation, donne bien une i d i e de l'incidence du projet. 9.02 Come l e s r i s u l t a t s avaient 6 t i minimes pendant l e s t r o i s quarts du p r o j e t , l e financement des a c t i v i t i s agricoles a 6th a r r i t i en juin 1981. Toutefois, l e financement des itudes e t de l'assistance tech- nique a 6 t i maintenu jusqu'h l a d a t e de clbture, qui avait i t 6 reportie au 31 dicembre 1982. En consiquence, une p a r t du c r i d i t i g a l e h 1,7 million de d o l l a r s a &ti annulie, avec l'accord de l'~mprunteur, l e 23 f i v r i e r 1982. Come des erreurs avaient i t 6 comises dans l a passation des marchis, un montant de 50.000 d o l l a r s a i t 6 igalement annul6 au cours de 1'exicut ion. 9.03 Le projet a quand m Ome donni quelques bons r i s u l t a t s ; les compo- sautes secondaires ont giniralement r i u s s i , m k e s i e l l e s n'ont pas &ti exicuties dans l a mesure privue. La plantation expirimentale de cocotiers hybrides r i s i s t a n t b l a maladie de Ka'incopi donne des r i s u l t a t s p o s i t i f s , mais il faut poursuivte l e s essais pour confinner l a v a l i d i t i de ces r 6 s u l t a t s . La c u l t u r e e t l a commercialisation des primeurs dans l a r6gion de Lom6 ont igalement r 6 u s s i . L'alimentation en eau des v i l l a g e s e t l a construction de dispensaires dans l a zone du p r o j e t ont i t 6 extrt5mement u t i l e s e t l a demande e x i s t e toujours. 9.04 Bien que l t e x 6 c u t i o n du p r o j e t a i t p a r f o i s l a i s s i B d k i r e r , que les cadres nationaux e t e x p a t r i i s n ' a i e n t pas toujours 6 t 6 B l a hauteur de l a tHche e t que l a v u l g a r i s a t i o n , a i n s i que l e s u i v i e t l l & v a l u a t i o n du p r o j e t , a i e n t 6th m6diocres , 1'Emprunteur e t 1' agent d ' ex6cution s e s o n t montris c o o p i r a t i f s e t assez e f f i c a c e s . Aussi, l e s r 6 s u l t a t s du p r o j e t ne s o n t - i l s pas imputables B une mauvaise gestion. 11s t i e n n e n t p l u t 6 t B ce que l e s p o s s i b i l i t i s du systhme c u l t u r a l envisage avaient 6 t 6 surestim6es pendant 1' i l a b o r a t i o n e t 1' &valuation du p r o j e t . 9.05 Le p r o j e t n ' a gubre c o n t r i b u i au renforcement des i n s t i t u t i o n s p a r t i c i p a n t e s , n i B c e l u i du s e c t e u r a g r i c o l e . I1 a cependant ouvert l a v o i e au diveloppement d e l ' a l i m e n t a t i o n en eau des v i l l a g e s , de l a commercialisation des legumes e t de l a construction de d i s p e n s a i r e s . CoQt e f f e c t i f / CoQts e s t i m k Coiits CoQt estlmat i f h 116valuation & e f f e c t i f s g (XI ----Millions de francs CFA----- Intrants agricoles 378.6 231.1 61 Cr6dit e t associations d'agriculteurs 206,8 4s 3 2 V6hicules e t mathriel 304,9 328,s 108 Opdrations e t administration 915,5 1.493,7 163 ACP Infrastructure Etudes - & Y compris l e s taxes e t l e s impr6vus. Y compris l e s taxes. TOGO PROJET DE DEVEMPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CREDIT 741 -TO) 29 dicembre 1983 BUREAU REGIONAL AFRIQUE DE L'oUEST DIVISION AGRICULTURE A PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LES ZONES COTONNIERES (CR. 741-TO1 RAPPORT D 'ACHEVEMENT DU PROJ'ET I. DONNEES GENERALES 1.11 Le Togo est situi sur le golfe de Guinbe et couvre un territoire de 56.000 km' bordi par le Ghana, le Binin et la Haute-Volta. Le pays est divisi en cinq rigions administratives qui sont, du nard au sud : la rigion des Savanes, la rigion de Kara, la rigion Centrale, la rigion des Plateaux et la rigion Maritime. La population est estimie B 2,s millions d'habitants, dont 2 millions (80 %) de ruraux, les plus fortes concentra- tions itant au sud et dans la rigion de Kara. Le taux de croissance dimo- graphique est de 2,s % par an. Le PNB moyen par habitant itait de 340 dollars en 1981, mais de deux fois moins pour la population rurale. Le secteur agricole fournit 80 % des emplois, 30 % du PIB et 30 % des recettes d'exportation. Environ 11 % de la superficie du pays sont culti- v6s par 265.000 familles (7,s personnes par famille) cultivant des pro- duits vivriers et des cultures commerciales sur des parcelles d ' environ 2 hectares en moyenne par famille. Les cultures vivrihres (mays, sorgho, mil, manioc, ignames et haricots) s' 6tendent sur environ 450.000 ha et les cultures industrielles (palmiers 1 huile, cafi, cacao et coton) sur envi- ron 160.000 ha. L1ilevage joue un rble assez important dans les rigions du nord et du centre. 1.12 A 1 'exception de la plus grande partie de la rigion Maritime, l'environnement est propice h la culture du coton et des produits vivriers. u ' dibut des annies 60, le pays ne produisait que la variiti Mono ~ u s ~ au Gossipium barbadense, en assolement avec d'autres cultures, avec des ren- dements de 100 kg B l'hectare en moyenne. A la fin des annies 60, le Togo, avec le concours du Fonds d'aide et de coop6ration (FAC) et du Fonds europien de diveloppement (FED), a commenci h introduire le Gossipium Hirsutum, la variiti Allen d'abord, puis la variiti Bou cultivie en peu- plements purs et dont le rendement moyen atteignait, en 1976, 700 kg i 1 'hectare grdce B 1 'utilisation d'engrais et d'insecticides . A la suite de ces innovations, la production a augment6 rigulihrement pendant les premieres annies 70; toutefois, cette progression a pris fin au cours de la piriode 1975-77 en raison, principalement, de la sicheresse. 1.13 En 1972, une itude financie par le FAC et rialisbe par la Compa- gnie franqaise pour le d6veloppement des fibres textiles (CFDT) a recom- mandi la rialisation d'un projet de diveloppement de la culture cotonni&re sous la direction d'une societi d'iconomie mixte chargee de fournir une assistance technique aux agriculteurs et d' assurer la commercialisation, le traitement et les exportations; ce projet devait permettre de faire passer la production cotonniere de 10.400 tonnes en 1973/74 i 23.000 tonnes en 1977/78. En 1974, le Gouvernement togolais a cr8e la Sociiti togolaise . . . . . . . . . . . . .. . . .. . . . . . . . . . .- . . . . .. . . - . . . . . . . . . . I.,., . . . . . . .. ... . ... .. ..< .. , , ; . - : . . . . . . .. : . . . : . ... . . - . .. . - . . . .. ., > . * .. . . .. . < . . . . . . . . ... . .. ). . . .. . .- -., :_ .. . . ' , - . A -. -.. .* , < -.. . . . . . -x. . 2" du coton (SOTOCO), suivant en c e l a l a p l u p a r t des recommandations tech- niques p r i s e n t i e s p a r l ' i t u d e ; t o u t e f o i s , la SOTOCO e s t devenue une s o c i i t i d ' E t a t e t l e s o p i r a t i o n s d'exportation ont i t 6 c o n f i i e s lV0ffice des produits agricoles du Togo (OPAT). 1.14 Ee Premier p r o j e t de diveloppement r u r a l dans l e s zones coton- nibres , Q a i t i r i a l i s i de 1977 B 1982, a l o r s que l a s i t u a t i o n f i n a n c i b r e du pays i t a i t en p l e i n e ivolution. Ce f a c t e u r , q u i n'avait pas 6 t i privu l o r s de l ' i v a l u a t i o n , a eu des e f f e t s ditenninants. Jusqu'en 1974, l e Gouvernement comptait pour l e s exportations (dont 76 X i t a i e n t des expor- t a t i o n s de phosphates n a t u r e l s ) s u r l e s e c t e u r p r i v i , menait des p o l i - t i q u e s budgitaires prudentes e t parvenait B maintenir, s u r l e plan i n t i - r i e u r c o m e s u r le plan e x t i r i e u r , un bon i q u i l i b r e f i n a n c i e r . La hausse des cours du phosphate n a t u r e l , survenue au lendemain de l a n a t i o n a l i s a - t i o n de c e t t e i n d u s t r i e en 1974, a permis au Gouvernement de doubler s e s r e c e t t e s en 1975 e t de se lancer dans un a m b i t i e w programme de diveloppe- mant fondi sur l ' i n t e r v e n t i o n d i r e c t e de 1 ' ~ t a t dans l a plupart des sec- t e u r s . Lors de l a chute en 1976 des cours du phosphate n a t u r e l , l a plu- p a r t des e n t r e p r i s e s d ' E t a t ont f a i t de mauvaises a f f a i r e s ; d ' a u t r e p a r t , l e s r i c o l t e s de 1976 e t de 1977 ont iti tras i n f i r i e u r e s & l a moyenne en r a i s o n de l a p e r s i s t a n c e de la s i c h e r e s s e . Ee budget de 1'Etat s ' e s t a l o r s t r o u v i 'conf r o n t i h de s i r i e u s e s d i f f i c u l t b f inanci&res q u i , j o i n t e s B un manque de d i s c i p l i n e en m a t i i r e de finances publiques, a sirieusement p o r t 6 a t t e i n t e B l ' a p t i t u d e du Gouvernement h honorer l e s engagements f i n a n c i e r s qu' il a v a i t p r i s dans l e cadre du Premier p r o j e t de diveloppe- ment r u r a l . C'est l h un point e s s e n t i e l q u i permet de mieux comprendre l e s d i f f i c u l t i s auxquelles s ' e s t h e u r t i e l a r i a l i s a t i o n du p r o j e t . 11. ELABORATION DU PROJET 2.11 En octobre 1975, l a Mission r i g i o n a l e en Afrique de l ' 0 u e s t a o r g a n i s i une v i s i t e d' i d e n t i f i c a t i o n g k i r a l e au Togo, concentrant l e s e f f o r t s s u r la p o s s i b i l i t i de r i a l i s a t i o n d'un p r o j e t de diveloppement r u r a l dans l e s zones cotonnieres. Cette i n i t i a t i v e correspondait B l a haute p r i o r i t i que l e Gouvernement t o g o l a i s accordait B c e type de p r o j e t q u i s e t r o u v a i t B un s t a d e de p r i p a r a t i o n avanci. Lorsque,au dibut de 1976, a 6th p u b l i i e une i t u d e de f a i s a b i l i t i f i n a n c i e par l e FAC, l a H i s - s i o n r i g i o n a l e en Afrique de l ' 0 u e s t a appuyi l e s concepts du p r o j e t a i n s i que s e s principaux o b j e c t i f s . Selon e l l e , l ' i t u d e i t a i t fondie s u r des renseignements s o l i d e s et contanait l a plupart des donnies n i c e s s a i r e s . A u cours d'une p i r i o d e de cinq ans, l e p r o j e t de diveloppement r u r a l pro- pose devait a c c r o i t r e l a production cotormiire e t vivriGre, amiliorer 1' i n f r a s t r u c t u r e , ranforcer 1' organe d' exicution, divelopper l a c a p a c i t i d'igrenage du coton, propager l a c u l t u r e a t t e l i e e t f o u r n i r des c r i d i t s pour l ' a c h a t des f a c t e u r s de production. Ces o b j e c t i f s sont, dans l ' e n - semble, demeuris inchang6s , mais au cours de 1'ivaluation d'octobre 1976, A/ Qui a i t 6 s u i v i , en 1982, du DeuxiGme p r o j e t de diveloppement r u r a l . ' 6 1' o b j e c t i f v i s a n t 1' accroissement de l a production c o t o m i h r e a 6 t h ramen6 de 30.000 tonnes 1 21.500 t o m e s e t 1 ' I D A a consenti h ce que l e s i n s t a l - l a t i o n s d'igrenage s o i e n t f i n a n c i e s s6pariment par l e Gouvernement. ~ ' a c - cord s ' e s t f a i t s u r c e r t a i n s de ces p o i n t s avant l e s n i g o c i a t i o n s , q u i s e sont d i r o u l i e s du 18 au 20 j u i l l e t 1977, e t s u r d ' a u t r e s p o i n t s pendant ces dernibres . 2.2 Questions r i g l i e s avant l e s nigociations 2.21 I n s t i t u t i o n s . Avant l a c r i a t i o n de l a SOTOCO, en 1974, l a r e s p o n s a b i l i t i du diveloppement des c u l t u r e s v i v r i h r e s e t cotonnikres incombait au Ministbre de l'iconomie r u r a l e et B s e s agences rhgionales, l e s S o c i 6 t i s d'aminagement e t de d6veloppement (SORAD). Dans l e cadre de s e s s t a t u t s , l e s a c t i v i t i s de l a SOT O C O s e l i m i t a i e n t au d6veloppement de l a c u l t u r e du coton. La mission d ' i v a l u a t i o n , s e fondant s u r l e s r i s u l - t a t s e n r e g i s t r i s jusque-11, a recommandi que l a S O T O C O e t non pas l e s S O W s o i t chargee d e l'ex6cution du p r o j e t , e t c e t t e proposition a i t 6 acceptie. Enfin, a p r b a v o i r au d6but i n s i s t 6 pour que l e s s t a t u t s de l a S OT O C O s o i e n t modifies en vue d e l u i permettre de s'occuper du divelop- pement des c u l t u r e s vivritlires, 1 ' I D A a r i a l i s 6 que l e s procidures d'amen- dement s e r a i e n t longues e t r i s q u e r a i e n t de r e t a r d e r l a mise en t r a i n du p r o j e t . En consiquence, e l l e s' e s t content6e d ' o b t e n i r 1' assurance que l e s mesures n i c e s s a i r e s s e r a i e n t p r i s e s dans des d i l a i s r a i s o m a b l e s . 2.22 Subventions : Vers l e milieu des annies 70, l e Gouvernement t o g o l a i s e s t i m a i t qu'il s e r a i t probablement n i c e s s a i r e de subventionner l e s f a c t e u r s de production pour deux r a i s o n s : i ) l e s mauvaises r i c o l t e s e n r e g i s t r i e s dans l e cas de p l u s i e u r s c u l t u r e s i t a i e n t imputables h une u t i l i s a t i o n insuf f i s a n t e d ' i n s e c t i c i d e s e t i i ) l e s midiocres campagnes de 1976 et 1977 avaient r 6 d u i t l e s revenus a g r i c o l e s h des niveaux tellement bas que, s e l o n l u i , l e s a g r i c u l t e u r s i t a i e n t dans l ' i n c a p a c i t i d ' a c h e t e r ces f a c t e u r s de production. ~ ' e s pourquoi, t en dicembre 1976 e t sans c o n s u l t e r l t I D A , l e Gouvernement a supprimi l a contribution que devaient v e r s e r l e s a g r i c u l t e u r s pour financer une p a r t i e du cofit des i n s e c t i c i d e s . Lors de l a riunion de p r i s e de d i c i s i o n , l a d i r e c t i o n de 1 ' 1 ~ Aa demandb, c o m e condition p r i a l a b l e aux nigociations ou B l a presentation du p r o j e t au Conseil, que l e Gouvernement s'engage B Bliminer progressivement l e s subventions. Toutefois, l a mission d ' i v a l u a t i o n a recommand6 une approche plus souple, arguant que i) une t e l l e dlimination progressive des subven- t i o n s ne changerait r i e n h l a s i t u a t i o n de l i q u i d i t 6 des a g r i c u l t e u r s ou du Gouvernement s i l e s p r i x A l a production Btaient augmentis proportion- nellement e t i i ) l e s subventions 6 t a i e n t largement compens6es par l a t a x e imposie p a r 1 ' ~ t a t ;de p l u s , l a subvention des f a c t e u r s de production r i d u i s a i t pour les a g r i c u l t e u r s l e s risques r i s u l t a n t de f l u c t u a t i o n s de rendement e t l e s encourageait i adopter l e s mithodes c u l t u r a l e s modernes n i c e s s a i r e s au succ6s du p r o j e t . L'IDA a accept6 ces arguments avant l ' o u v e r t u r e des nigociations e t a dome son accord h un examen annuel du niveau des p r i x 1 l a production e t des cofits e t subventions des f a c t e u r s de production; l e Gouvernement a v a i t accept6 un t e l examen annuel dans l e cadre du p r o j e t de diveloppement d e l a r6gion Maritime. 2.23 Passation des marchis r e l a t i f s aux facteurs de production. Quand l e s SOW avaient pour mission de s'occuper du diveloppement des cultures v i v r i i r e s e t cotonniires, l e s facteurs de production i t a i e n t achetis par un organisme de 1'Etat e t les livraisons i t a i e n t habituelle- ment en retard. L'IDA, compte tenu de c e t t e expirience, a voulu assurer que l e s livraisons soient f a i t e s en temps voulu. Pour y parvenir, l ' a c - q u i s i t i o n des facteurs de production a i t 6 zonfiie h l a S OTO C O . I1 f a l - l a i t igalement v e i l l e B ce que l e s fonds necessaires soient mis h l a d i s - position de c e t t e dernihre au moment opportun. A c e t e f f e t , il f u t d i c i d i qu'un Compte s p i c i a l s e r a i t ouvert au nom de l a SOMCO e t approvisionni par l e Gouvernement, l e s cofinanciers e t l e s agriculteurs. Le Gouverne- ment devait effectuer un dip& i n i t i a l de 300 millions de francs C FA B ce compte come condition p r i a l a b l e h l ' e n t r i e en vigueur du c r i d i t . I1 n ' e x i s t e aucune preuve que c e t t e question a i t i t 6 examinee en d i t a i l au cours des nigociations. Toutefois, l e dossier du p r o j e t indique que c e t t e question a i t 6 r i s o l u e avant les nigociations e t que I IDA, e s t parvenue h un accord sur c e point avec l e Gouvernement. Aux tennes d'un mhorandum figurant au dossier, de l ' a v i s de l l I D A , l'ouverture de ce Compte s p i c i a l au nom de l a SOTOCO n 8 B t a i t pas incompatible avec l e f a i t que l a passation des marchis i t a i t confide 5 un organisme du Gouvernement. 2.3 w e s t i o n s r i g l i e s l o r s des nigociations 2.31 Situation financiire de l a S O T O CO. L'une des principales raisons de l'ichec des SOW dans l e domaine de l a promotion de l a culture coton- n i i r e a 6 t i l'insuffisance des ressources d i n t e l l e s disposaient. La SO TO C O s ' e s t heurtie initialement au mbe p r o b l b e , l e s subventions four- nies par l ' E t a t , de mhe que l a r h i r a t i o n des s e m i c e s que devait ver- s e r 1'OPAT (conformiment au b a r h e i t a b l i ) arrivant en g i n i r a l avec du retard, e t n ' i t a n t pas toujours suffisantes pour couvrir ses dipenses. C'est pourquoi l a mission dtBvaluation a m i s au point un s y s t h e en vertu duquel l e s subvemtions versies par l e Gouvernement B l a S OTOCO seraient progressivement iliminies d ' i c i B 1981 e t lea paiements e f f e c t u i s par ~'oPATdans l e cadre du b a r h e i t a b l i devraient d t r e s u f f i s a n t s pour cou- v r i r les coiits de l a S OTOCO. Dans un premier temps, l e Gouvernement devait r i d u i r e progressivement l e s subventions annuelles ( l e premier ver- sement d'un montant de 275 millions de francs C FA i t a n t une condition p r i a l a b l e B l ' e n t r i e en vigueur du c r i d i t ) e t 1'OPAT devait verser B l a SO T O C O un montant s u p p l h e n t a i r e de 16 francs C FA par kg de coton-graine l i v r i B son usine. 2.32 La d i l i g a t i o n togolaise n' a fonmrli aucune objection quant au versement des 275 millions de francs C FA (une contribution annuelle du Gouvernement a igalement i t 6 confirmie dans une l e t t r e annaxe en date du 5 octobre 1977), mais a r e f u s i de f i x e r un montant p r i c i s B l'augmentation proposie du barbme. L'accord s ' e s t f a i t sur un t e x t e g i n i r a l par lequel ll.Emprunteur s'engageait B f i x e r l a r6mun6ration versie B l a S OTOCO dans l e cadre du b a r h e h un niveau permettant B c e t t e derniere de couvrir l e s coiits de s e s a c t i v i t i s de commercialisation e t de vulgarisation. S i c e t t e disposition avait 6th respectie, l e s paiements e f f e c t u i s dans l e cadre du b a r h e e t l e s subventions annuelles vers6es par 1'Etat auraient permis B la SOTOCO d16tre financi6rement autonome en 1981. Le refus du Gouvernement de fixer un barbme pricis semble indiquer qu'il privoyait des difficult& financigres. 2.33 Prix B la production. Au cours de la priparation du projet, les services de 1'IDA se sont rendu compte que le rendement B l'hectare et par home-jour itait en giniral plus ilevi pour les cultures vivrihres que pour le coton et a donc recommandb que les prix B la production du coton soient port6s B 60 francs CFA/kg pour en rendre la culture plus comp6ti- tive. LA encore, la diligation togolaise a refusi de fixer un prix la production. Au lieu de cela, elle a accept6 de fixer le prix au niveau de l'exploitation B un niveau suffisant pour motiver les producteurs de coton-graine et s'est engag6e B consulter chaque annie 1'IDA sur ce point. 2.4 Description du projet 2.41 Le projet, qui devait 6tre exicuti en cinq ans (y compris la piriode de dimarrage financ6e par le FAC), devait permettre d1am61iorer giniralement les conditions de vie des habitants de .la rigion. I1 se proposait de renforcer l'infrastructure de base pour assurer B la fois les transports et les approvisio~ements en eau potable, cette dernihre compo- sante itant financie dans le cadre d'un projet du FED. L1agriculture tra- ditionnelle devait igalement 6tre amiliorie grice B l'introduction de mithodes culturales amiliories, notamment la traction bovine, et au relh- vement des rendements grice A l'intigration des cultures vivrit3res B la culture du coton, en vertu d'une rotation simple et bien iquilibrie. 2.42 Le projet, dont l'exicution a it6 confiie h une sociiti d'~tat, la SOTOCO, devait toucher quelque 53.000 familles d'agriculteurs (soit plus de 4 0 0 . 0 0 0 personnes) ou environ 36 % de la population rurale vivant dans la zone du projet b l'annie 5 . Voici quels en itaient les principaux objectifs : a) renforcer la S O M C O : i) en fournissant bdtiments et matbriels destinis au sibge et a w antennes extirieures de la SOTOCO, des installations de stockage, des logements, des v6hicules et du mathriel; ii) en fournissant un personnel d'administration et un personnel sur le terrain suppl6mentaires et en prenant en charge les dipenses de formation et d' exploitation. b) fournir des facteurs de production suppl6mentaires financbs par des cridits de campagne, en vue d'accroitre la superficie plan- tie en coton et en cultures vivrihres grdce B des mithodes cul- turales amilior6es ; c) mettre en place un riseau de stations.de multiplication de semences, y compris le matiriel et les vihicules, et effectuer des essais dladaptation en champs; d) construire et amiliorer 700 km de pistes de collecte et en assu- rer 1' entretien; e) former l e s agriculteurs l a culture a t t e l i e , en leur fournis- sant du matiriel de d b o n s t r a t i o n e t des c r i d i t s pour l1acquisi- t i o n de matiriel traction bovine; e t f) fournir un appui pour l e s u i v i e t l ' i v a l u a t i o n du projet. 111. EXECUTION DU PROJET 3.1 Phase i n i t i a l e 3.11 L e c r i d i t a &tiapprouvi par l e Conseil l e 13 septembre 1977 e t sign6 l e 5 octobre 1977. Deux importantes conditions prialables B son e n t r i e en vigueur i t a i e n t privues, a savoir que llEmprunteur devait four- n i t B l a SOMCO, pour l'exercice 1977, une subvention de 275 millions de francs C FA e t diposer dans un Compte s p i c i a l un montant de 300 millions de francs C FA pour l'achat de facteurs de production. En janvier 1978, l a CNCA a a t t e s t 6 avoir au n om de l a S OM C O deux comptes indiquant un solde c r i d i t e u r de 575 millions de francs CFA. L'IDA a estimi que c e t t e indica- t i o n d t a i t l a preuve qua l e s conditions prialables A l ' e n t r i e en vigueur avaient i t 6 remplies e t l e 17 mars 1978 d i c l a r a i t l ' e n t r i e en vigueur du cr6dit. Les missions de l a Banque ont dicouvert en 1978 que, malgri 1' a t - t e s t a t i o n de l a CNCA, l e Gouvernement n'avait pas diposi aux comptes de l a S O TO C O l e montant de 575 millions de francs C FA e t que l e s conditions d ' e n t r i e an vigueur du c r i d i t n'avaient donc pas i t 6 respecties. A u cours des deux annies suivantes, plusieurs missions de supervision de l a Banque s e sont rendues dans le pays pour essayer d'obtenir du Gouvernement qu' il verse ces fonds e t s a t i s f a s s e a i n s i l e s besoins financiers de l a SOTOCO. 3.12 Conformbent aux normes de l a prudence, l e rapport d'ivaluation avait prdvu pour l e s achats de facteurs de production, de matiriel e t vihicules e t pour l a construction des principales i n s t a l l a t i o n s , des dates triis en avance sur l e ddbut des travaux, mais l e s calendriers d'achat ou de construction s e sont a v i r i s optimistes, l a mission d'ivaluation ayant surestimi l a c a p a c i t i d'exicution de l a S O TO C O. En e f f e t , l e personnel de c e t t e d e r n i k e , q u ' i l s'agisse des expatriis ou de Togolais, n ' i t a i t pas expiriment6, l ' i n f r a s t r u c t u r e administrative i t a i t inadiquate e t l e cadre i n s t i t u t i o n n e l auquel l a s o c i i t i avait h f a i r e 6 t a i t complexe. En consi- quence, l a passation des marchis st l e s travaux de construction ont souf- f e r t d i s l e dibut de retards qui s e sont r Q e r c u t i s sur toute l a durie d' exicution du pro j e t . 3.2 Organisat ion e t gestion 3.21 I1 convient de f a i r e l a d i s t i n c t i o n entre les problkmes auxquals s e sont heurties l e s antennes extirieures de l a S OTOCO, lesquelles d6s l e debut ont bien fonctionni (par. 3.31), e t l e s d i f f i c u l t i s financiPres qui ont confront6 l e personnel du siPge e t qui s e sont manifestis aussi long- temps que l e s p r o b l h e s financiers a l'ichelon national. La s i t u a t i o n s ' e s t progressivement amiliorie avec l ' a r r i v i e , en 1979/80, du nouveau directeur ginbral e t d'un personnel d V e x p a t r i i spour les postes c l i s . 3.22 Come indiqui l o r s de l f 6 v a l u a t i o n , l e Directeur g i n i r a l de l a SO T O C O e t son a d j o i n t devaient superviser q u a t r e dipartements (technique, commercial, f i n a n c i e r e t constructions micaniques). En f a i t , ce d e r n i e r dipartement n ' a pas i t 6 c r i i e t l e s u n i t i s q u i devaient en f a i r e p a r t i e ( a t e l i e r , parc de v i h i c u l e s e t brigade de construction r o u t i i r e ) ont r e l e v i directement du Directeur g i n i r a l . A l'exception du Directeur com- mercial, l e s chefs de dipartement e t cinq techniciens i t a i e n t des expa- t r i i s d i t a c h i s de l a CFDT e t de l a BDPA, dont l a S OTOCO s ' e s t assurie les s e r v i c e s (28 homes-annies). La S O TO CO n ' e s t pas parvenue A r e c r u t e r un nombre s u f f i s a n t de Togolais q u a l i f i b , l e s s a l a i r e s q u ' e l l e o f f r a i t n ' i t a n t pas assez i l e v i s pour a t t i r e r des cadres compitents t r a v a i l l a n t dans l e s e c t e u r p r i v i e t h Lomi, l a c a p i t a l e . Jusqu'en 1979, l e taux de renouvellement du personnel e x p a t r i i a i t 6 i l e v i , en r a i s o n notamment de conditions de t r a v a i l , d ' i n s t a l l a t i o n s de bureaux e t de logements inadi- quats, sans p a r l e r de l'absence d ' i c o l e s e t d ' a c t i v i t i s de l o i s i r a Atakpami . 3.23 Pendant l e s deux premiires annies, la gestion f i n a n c i i r e a 6th l e point f a i b l e dans l ' a d m i n i s t r a t i o n globale de l a S O T O C O : initialement, l a r e s p o n s a b i l i t i de t o u t l e dipartement f i n a n c i e r r e p o s a i t essentiellement s u r l e s 6paules d'un s e u l e x p a t r i i . Le personnel l o c a l i t a i t i n s u f f i s a n t e t l ' e s t r e s t 6 ; l e s compitences du personnel de c o m p t a b i l i t i n t 6 t a i e n t pas s a t i s f a i s a n t e s , de mime que 1' i n s t a l l a t i o n de l e u r s bureaux. Les e f f o r t s d i p l o y C pour r e c r u t e r un chef comptable t o g o l a i s q u a l i f i i s e sont soldiis par un 6chec, l e traitement o f f e r t p a r l a S OTOCO ( d ' a p r i s l e barbme des traitements de l a fonction publique) n 1 6 t a n t pas suffisamment i l e v i . Le systbme de comptabilit6 u t i l i s i ne comportait n i comptabiliti analytique, n i v i r i f i c a t i o n i n t e r n e des comptes, n i gestion des stocks, n i c o n t r e l e des l i q u i d i t e s . I1 n ' e s t donc pas itonnant que l a S O T O C O a i t vu s e succi- d e r cinq d i r e c t e u r s f i n a n c i e r s pendant l e s premiires annees. En r a i s o n de c e t t e s i t u a t i o n , l e s i t a t s f i n a n c i e r s ont toujours i t 6 p r i s e n t e s avec r e t a r d , de m h e que l e s demandes de r e t r a i t a d r e s s i e s aux cofinanciers, c e q u i a aggravi encore l e s problbmes de cash-flow. Les i t a t s f i n a n c i e r s que la S O TO C O a p r e s e n t i s d t a i e n t s u j e t s h caution du f a i t que l e s procidures de c o m p t a b i l i t i i t a i e n t constamment modifiies, l e s i n v e n t a i r e s i t a i e n t inexacts e t . l a v e n t i l a t i o n n ' e t a i t pas d i f i n i e de faqon assez p r i c i s e . En 1980/8 1, l a s i t u a t i o n s ' e s t cons idirablement a m i l i o r i e avec 1' a r r i v i e du d i r e c t e u r f i n a n c i e r a c t u e l e t de l a nouvelle iquipe q u i e s t toujours en place. 3.24 Passation des marchis r e l a t i f s aux f a c t e u r s de production. Le r 6 l e de l a S OTOC O dans l a passation des marchis r e l a t i f s h l ' a c h a t d'en- g r a i s e t d ' i n s e c t i c i d e s a i t 6 l'une des p r i n c i p a l e s p i e r r e s dlachoppement. Initialement, l a mission d ' i v a l u a t i o n a v a i t e s t i m i que l a S OTOCO serait llorganisme charge de l a passation des marchis e t que pour l u i permettre de remplir c e t t e tbche, e l l e devait disposer d'un Compte s p i c i a l ( v o i r par. 2.23). En f a i t , l e Compte s p i c i a l n ' a jamais 6 t i ouvert e t l a p a r t i - c i p a t i o n de l a S O T O C O h l a passation des marchis e s t r e s t i e marginale, l e s achats de f a c t e u r s de production 6 t a n t e f f e c t u e s par l e Ministgre du deve- loppement r u r a l dans l e cadre d'un financement a s s u r i p a r l ' E t a t , c e q u i a peut-8tre i t 6 une bonne chose i t a n t donni l e s d i f f i c u l t i s de gestion e t f i n a n c i i r e s auxquelles l a S O TOCO s ' e s t h e u r t i e p a r l a s u i t e (par. 3.23). Le rBle de l a S OTOC O s ' e s t l i m i t 6 B d i f i n i r l e s besoins en facteurs de production, a p a r t i c i p e r B l ' i v a l u a t i o n des o f f r e s , B s e r v i r de l i a i s o n avec l l I D A , e t B recevoir, emmagasiner e t d i s t r i b u e r l e s facteurs de pro- duction. Le processus de passation des marchis n ' a donc pas fonctionni come privu, mais dans 1' ensemble, l e s facteurs de production nicessaires ont i t 6 l i v r i s , bien que souvent B l a d e r n i i r e minute. La S OTOCO a pris soin de constituer des stocks, c e q u i l u i a permis de desservir l e s zones i l o i g n i e s ou inacessibles qui auraiemt l e s plus s o u f f e r t d'un r e t a r d dans l e s livraisons. En mars 1980, s o i t un an plus t a r d , h l a s u i t e d l i r r i g u - l a r i t i s , I IDA d i c l a r a i t que l a procidure de passation des marchis i t a i t - i r r i g u l i k e e t annulait un montant de 792.000 d o l l a r s reprisentant s a p a r t du marchi p a s s i en 1979 portant s u r 5.680 t o m e s d'engrais e t 400.000 l i t r e s de pesticide. 3.3 Services e x t i r i e u r s 3.31 Les services e x t i r i e u r s ont s e m i de pivot aux a c t i v i t i s de l a SOTOCO, fondies s u r une s o l i d e s t r u c t u r e v e r t i c a l e (directeur technique a s s i s t i d'un chargi de formation) e t horizontale ( r i g i o n a l e ) . A u cours de l a piriode d1ex6cution du p r o j e t , l e nombre des agents e s t p a s s i de moins de 500 B plus de 700. I1 s ' a g i s s a i t pour l a m a j o r i t i d ' e n t r e e w d'anciens employis des S O W ayant requ une formation midiocre, n'ayant jamais eu de d i r e c t i v e s p r i c i s e s e t manquant de motivation. Le p r o j e t , e t c ' e s t peut- h t r e l B un de ses principaux points f o r t s , a r i u s s i , grace B une formation appropriie e t B un systime de ricompemses e t de sanctions, B en f a i r e un cadre ef ficace qui s ' e s t a c q u i t t i de toutes l e s t i c h e s nicessaires pour a t t e i n d r e l e s obj e c t i f s du pro j e t en prodiguant des conseils techniques, en d i s t r i b u a n t l e s facteurs de production e t l e c r i d i t e t en achetant au comptant l e coton-graine. Ce personnel e s t parvenu h r i a l i s e r un taux de recouvrement de c r 6 d i t de 96 %, ce q u i e s t remarquable. 3.32 Les agents t r a v a i l l a n t s u r l e t e r r a i n ont essentiellement con- centre leurs a c t i v i t i s s u r l e coton, s'occupant des cultures v i v r i i r e s dans l a mesure seulement oii il i t a i t indispensable de l e . f a i r e pour l e s i n t i g r e r daus l e s y s t k e d'assolement. Chaque annie, i l s ont d i f f u s i des messages techniques aux agriculteurs e t en ont v i r i f i i l'exicution. Grace B e w , l a plupart des planteurs de coton (90 h 100 %) sont parvenus B maintenir des taux moyens d l a p p l i c a t i o n d1engrais de plus de 200 kg/ha, 1 a c c r o i t r e de 50 X l e taux d ' u t i l i s a t i o n d ' i n s e c t i c i d e s e t l a densitb des plantations, tous B l k e n t s qui entrent pour beaucoup dans 1' amilioration de l a production e n r e g i s t r i e . Les messages r e l a t i f s B l a priparation des s o l s , aux dates d'ensemencement e t aux a c t i v i t i s de dbherbage n'ont pas 6th a u s s i bien s u i v i s . Halgri des r i s u l t a t s moins spectaculaires dans l e domaine des cultures v i v r i i r e s (par. 5.21-5.23), l a gestion des parcelles a &ti, dans l'ensemble, s a t i s f a i s a n t e . 3.33 Dans l e cadre du p r o j e t , des accords avaient 6th conclus avec 1'IRCT e t 1'IRAT pour l a production de semences mares e t de semences de reproduction e t pour l a recherche appliqu6e. La production e t l a multi- p l i c a t i o n des semences de coton s e sont d i r o u l i e s sans d i f f i c u l t 6 en col- laboration avec llIRCT, l a SOTOCO, l a coopirative Mono E s t e t l e s agricul- teurs de l a rigion des Savanes. Pour l e s cultures v i v r i i r e s , l a s i t u a t i o n a 6tb moins a i s i e (par. 5.22). 3.4 Commercialisation et traitement 3.41 Initialement, la SOTOCO devait se contenter d'acheter le coton- graine aux agriculteurs et de le vendre h ~ ' O P A T qui se chargeait de 1 ' 6grenage. En 1978/79, 1 'augmentation de la product ion cotonni&re dans le cadre du projet a pris la SOTOCO au dhpourvu. Du fait de l'insuffi- sance des fonds, des 6quipes de commercialisation, des installations de stockage et de la capacit6 d86grenage, la SOTOCO a perdu de 1.500 B 1.800 tonnes de coton-graine qui avaient 6th emmagasin6es l'air libre, ce qui a 6t6 probablement l'une des causes du d6part pr6matur6 du direc- teur g6n6ral en poste h ce moment-lh. Avec la venue d'un nouveau direc- teur gdn6ral et a p r b 1 ' intervention vigoureuse de 1 ' IDA, la situation s ' est consid6rablement ambliorhe (par. 9.22). Le financement a 6t6 fourni de faqon plus r6guli&re, des 6quipes de commercialisation ont 6t6 organi- shes et 400 hangars de stockage ont 6t6 construits, ce qui est un r6sultat remarquable. En raison de 1 'insuffisance de la capacith df6grenage (par. 3.43), les stocks ont 6t6 report6s d'une ann6e sur l'autre, ce qui a entrain6 das codts financiers Qlev6s et a retard6 les flux da liquiditis aussi bien pour la SOTIC0 que pour les caisses de 1'~tat. 3.42 Les transports ont constitu6 un s6rieux goulet dt6tranglement. Au lieu d'acheter progressivement camions et remorques , la SOTOCO a regroup6 les achats, les effectuant tous h l'ann6e 4 du projet. Au moment des livraisons de ces v6hicules 1 la SOTOCO, cette dernibre n'6tait pas en mesure de les utiliser pleinement, n'ayant ni les installations d'entre- tien, ni les conducteurs qualifihs, ni la capacit6 de gestion n6cessaires. Ces problbmes ont 6t6 aggrav6s par les codts 61ev6s des transports sur certains itin6raires en raison de l'isolement et de la dispersion de cer- taines exploitations cotonnibres (par. 3.5 I), du choix de Lama Kara pour l'implantation de la nouvelle usine dlkgrenage (par. 3.43) et des r6quisi- tions effectukes par les pouvoirs publics. Malgr6 les recommandations r6it6r6es de I'IDA, la SOTOCO n'a pas recrut6 un consultant en gestion des transports. I1 a fallu attendre le Dewi&me projet de d6veloppement rural pour que ce problbme soit rhsolu. 3.43 L' insuffisance de la capacit6 des installations d' 6grenage a 6galement 6t6 un obstacle majeur. La mission d16valuation avait jug6 que les pouvoirs publics prenaient les mesures n6cessaires pour assurer une capacit6 dl&renage suffisante. En effet, ils avaient d6jB conclu les march6s pour l'achat dfoutillage destin6 h la nouvelle usine de Lama Kara, dans la r6gion Nord du pays, et entrepris une 6tude sur l'agrandissement de l'usine d'6grenage de Nots6, dans le Sud. ~ ' e s tpourquoi la mission d'ivaluation n'avait pas pr6vu que la capacitk d'6grenage pourrait &re un obstacle h la r6alisation du projet. Mais des difficult6s financibres ont empGch8 le Gouvernement de trouver des entreprises capables de se charger des travaux de g6nie civil B Lana Kara et l'usine n'a fonctionnd h pleine capacith qu'h la f in de 1981, aprbs un refinancement octroy6 par la CCCE. Dans 1 ' intervalle, du fait de 1' insuffisance des installations d1bgrenage, le coton-graine a d ii Btre stock6 sur les parcelles, ce qui a entrain6 des avaries et des pertes financibres (par. 3.41). Le Deuxibme projet de d6veloppement rural s ' ef force de r6soudre ce problbme . Autres iliments 3.51 P i s t e s r u r a l e s . En raison des retards e n r e g i s t r i s dans l ' a r r i v i e du personnel e x p a t r i i e t l e s l i v r a i s o n s de m a t i r i e l , l e programme n'a pas dCarri e m temps voulu. Toutefois, l e s services r o u t i e r s ont c o n s t r u i t 500 km de p i s t e s rurales, s o i t environ 70 X de l ' o b j e c t i f de 700 km v i s i l o r s de l ' i v a l u a t i o n . Cette r i a l i s a t i o n p a r t i e l l e de l ' o b j e c t i f a i t 6 compensie par un programme a c t i f d ' e n t r e t i e n r o u t i e r minimum qui, 1 l a . q u a t r i k e annie du p r o j e t , p o r t a i t s u r quelque 1.800 km de p i s t e s a l o r s qu'au moment de l ' i v a l u a t i o n on en privoyait moins de 500. Les caract6- r i s t i q u e s des routes i t a i e n t adiquates par rapport au volume de t r a f i c ; g r i c e h une bonne gestion e t h une u t i l i s a t i o n intensive du m a t i r i e l , l e s coiits u n i t a i r e s d i r e c t s ont bt6 f a i b l e s . Toutefois, un consultant de l a Mission r i s i d e n t e en Afrique de llOuest, expert en construction r o u t i i r e , a h i s des doutes quant h l a j u s t i f i c a t i o n ionomique de certaines de ces p i s t e s m r a l e s , l e t r a c i de plusieurs d ' e n t r e e l l e s i t a n t p a r a l l i l e h c e l u i de voies existantes. Dans s e s commentaires, il s ' e s t demand6 s i certaines de ces p i s t e s rurales avaiemt i t 6 convenablement i v a l u i e s par rapport l a production q u ' e l l e s s e r a i e n t appelies B acheminer. La S O TOCO n l a . p a s accept6 ces c r i t i q u e s e t a affirm6 que l e s p i s t e s r u r a l e s cons- t r u i t e s i t a i e n t nicessaires s i l ' o n v o u l a i t a c c r o i t r e l a production coton- n i i r e dans t o u t e l a rigion. 3.52 Traction animale. Apres des dibuts prometteurs, il s ' e s t a v i r i que l f o r g a n i s a t i o n e t l a supervision des iquipes mobiles de dimonstration mises en place dans l e cadre de c e t iliment p i l o t e du p r o j e t i t a i e n t i n e f - ficaces e t disorganisies e t que l'impact s u r l a population a g r i c o l e i t a i t nigligeable. En octobre 1980, 136 agriculteurs seulement de l a r i g i o n de Savanes avaient 6th &quip& alors que 1' obj e c t i f f i x i l o r s de 1' ivaluation i t a i t de 350. Vers l e milieu de 1981, l a SOTOCO, arguant q u ' e l l e ne pos- s i d a i t pas de connaissances techniques en m a t i i r e de t r a c t i o n animale, d i c l a r a i t q u f i l i t a i t p r i f i r a b l e d ' i n c l u r e c e t t e composante dans d ' a u t r e s p r o j e t s miew appropriis. En 1982, l a S O TOCO a admis que 18 seulement des 23 centres de d h o n s t r a t i o n privus continuaient h avoir certaines a c t i v i - t i s , par s u i t e de l a m o r t a l i t i animale e t du manque d 1 i n t 6 r 6 t de l a p a r t des agriculteurs. D'autres p r o j e t s e n t r e p r i s au Togo n'ont pas donni de meilleurs r i s u l t a t s , mais des e f f o r t s ont i t 6 e n t r e p r i s au niveau national pour s i m p l i f i e r l e s procidures, organiser l a fourniture d'animaux e t de m a t i r i e l , former des agents d' encadrement e t i l a b o r e r une s t r a t i g i e natio- nale cohirente. Le Dewiime p r o j e t de ddveloppement r u r a l jouera un grand r d l e dans c e t e f f o r t . 3.53 Suivi e t &valuation. Dans l e cadre du p r o j e t , une unit6 de s u i v i a t &valuation a i t 6 c r i i e sous l a supervision du Projet de divelop- pement r u r a l de l a r4gion Maritime e t du MinistGre du dhveloppement r u r a l . U n responsable du p r o j e t possidant une formation agricole devait r i u n i r des donnbes au niveau das exploitations, s u i v r e l ' d t a t d'avancement de l a r i a l i s a t i o n m a t i r i e l l e du p r o j e t , a l e r t e r l a d i r e c t i o n du p r o j e t dans l e cas 06 surviendrait un problkme e t coop6rer avec c e t t e d e r n i i r e 1 l'blabo- r a t i o n de rapports t r i m e s t r i e l s e t annuels s u r l ' b t a t d'avancement du pro- j e t . En f i n de compte, c e t t e unit6 de s u i v i e t ivaluation n ' a pas i t 6 c r i i e . La S OTOC O a estimi s u f f i s a n t e s l e s donnies riunies par ses agents s u r l e t e r r a i n dans l'accomplissement de l e u r s t i c h e s r d g u l i i r e s . 3.54 Selon un expert en s u i v i e t Qvaluation q u i a p r i s p a r t en j u i n 1983 h une mission de supervision dans l e cadre du Deuxihme p r o j e t de d6veloppement r u r a l , chaque dQpartement de l a S O T O CO s u i t plus ou moins s e s propres a c t i v i t 6 s en t a n t que de besoin. Toutefois, selon l u i , l e s donnQes a i n s i r6unies n 1 6 t a i e n t n i f a c i l e s d ' a c c i s n i t5valuQes de faqon suffisamment approfondie. E l l e s p o r t a i e n t particulibrement s u r l a produc- t i o n c o t o n n i i r e e t n' accordaient que peu d' importance aux c u l t u r e s v i v r i h r e s e t aux systimes de production. Les agents du s e r v i c e d'encadre- ment de l a SOTOCO ont tenu des i c r i t u r e s relativement p r i c i s e s concernant l e s planteurs de coton, h des f i n s o p Q r a t i o n n e l l e s , mais l e s e f f o r t s d i p l o y i s pour analyser un i c h a n t i l l o n de ces d c r i t u r e s n'ont j u s q u ' i c i donni aucun r 6 s u l t a t v a l a b l e . 3.55 Rapports. La mission d16valuation a v a i t pr6par6 l a l i s t e d i t a i l l i e des i l ~ e n t s du p r o j e t 2 propos desquels des rapports d ' a c t i v i - t 6 s s e r a i e n t Btablis t r i m e s t r i e l l e m e n t e t annuellement. Ces renseigne- ments devaient s e r v i r d ' o u t i l s de g e s t i o n e t f o u r n i r 6galement l a base nQcessaire h l a pr6paration d'un p r o j e t r e l a i s . En f a i t , h p a r t i r de 1978, l a SOTOCO a p r i s e n t d une s i r i e de rapports annuels p o r t a n t s u r tous l e s aspects de l a c u l t u r e c o t o n n i k e avec, dans p l u s i e u r s c a s , des d o m i e s s u r l e s c u l t u r e s v i v r i i r e s . Ces rapports 6 t a i e n t des documents i n t e r n e s du D6partement technique, u t i l e s h c e t i t r e , mais d'une portde l i m i t Q e , bien que ce d6partement a i t 6 t i l e p l u s important d e l a SOTOCO. Ces rap- p o r t s ne comportaient pas de renseignements s u r d ' a u t r e s a s p e c t s , t e l s que l a s i t u a t i o n f i n a n c i k r e e t l a s y n t h i s e de l a s i t u a t i o n globale. Toute- f o i s , en r a i s o n des d i f f i c u l t i s qu'iprouvait l a SOTOCO, l e s missions de supervision ont probablement eu r a i s o n de ne pas i n s i s t e r davantage pour que l a S O TOC O respecte avec plus de rigueur l e s p r e s c r i p t i o n s r e l a t i v e s a 116tablissement de rapports, d'autant que l a S O T OC O a toujours f o u r n i l e s do~des demandies par l e s missions de supervision. 3.56 La SOTOCO B l a q u e l l e i l a v a i t 6t6 demand6 de prdparer un rapport d'achbvement, a f o u r n i p l u s i e u r s notes p o r t a n t s u r d i v e r s aspects du pro- j e t mais dont l e s do1q16es de base 6 t a i e n t i n s u f f i s a n t e s . ~ ' a n c i e nd i r e c - t e u r technique de l a SOTOCO, M. D. Salvy, a p r d s e n t i un rapport f i n a l s u r l e coton, comportant des commentaires s u r l a production de semences. 3.57 Un bureau d'experts-comptables t o g o l a i s a v i r i f i 6 en mai 1981 l e s comptes de l a SOTOCO r e l a t i f s aux t r o i s premiers exercices, e t en novembre 1981 l e s comptes r e l a t i f s au quatriime exercice. Les comptes a f f d r e n t s au cinqui&me exercice, a l l a n t du l e r septembre 1981 au 31 mars 1982, sont en cours de v i r i f i c a t i o n . Etant donn6 l a faqon dont l a SO T O C O t e n a i t s e s icr i t u r e s pendant les premiires annies , l a v i r i f icaton de type "commissariat au compte" h l a q u e l l e s ' e s t l i v r i l e bureau dlexperts-comptables l o c a l n ' i t a i t probablement pas suf f i s a n t e . Dans l e cadre du nouveau p r o j e t , de nouvelles mithodes de v h r i f i c a t i o n des comptes, y compris l e choix du bureau d'experts-comptables , sont envisagis . IV. ASPECTS FINANCIERS 4.1 Piriode d'exicution du p r o j e t 4.11 Le don accord6 par l e F AC couvrait une piriode de cinq ans com- menqant au l e r janvier 1977 e t l e c r e d i t de 1 ' I D A une piriode de quatre a m e t demi h d a t e r du l e r octobre 1977. Du l e r janvier au 30 septembre 1977, le F A C a financi l e s traitements e t s a l a i r e s du personnel c l 6 a i n s i que les coiits d'exploitation du p r o j e t , e t l e Gouvernement togolais a f i n a n c i l e s facteurs de production e t l e s a u t r e s codts de fonctionnement. A par- t i r du l e r octobre 1977, l l I D A , l e F AC e t l e Gouvernement ont p a r t i c i p i au financement des investissements a i n s i que des facteurs de production sup- p l h e n t a i r e s , s a l a i r e s e t a u t r e s codts. La piriode de financement ne c o s c i d e pas du t o u t avec l a campagne a g r i c o l e e t correspond en p a r t i e seulement B l'exercice f i n a n c i e r de l a SOMCO. Ce problhme e s t aggravi par l e s mithodes adopties par l a S OTOCO pour l a tenue des i c r i t u r e s , q u i obligent B c o n c i l i a r l e s diverses piriodes e t i t i r e r des conclusions valides B p a r t i r de 18. Le p r i s e n t rapport estime que l e s annies 1977/78 e t 1981/82 sont respectivement l ' a n n i e 1 e t l ' a n a i e 5 du p r o j e t , confonni- ment aux documents o f f i c i e l s du Premier p r o j e t de diveloppement r u r a l dans lesquels l a d a t e d'achivement du p r o j e t i t a i t f i x i e au 31 dicembre 1981 e t l a d a t e de c l b t u r e du c r i d i t au 30 juin 1982. 4.2 Codts du p r o j e t 4.21 Le tableau c i - a p r i s risume l e s codts du p r o j e t e n r e g i s t r i s du l e r octobre 1977 au 31 mars 1982, t e l s q u ' i l s ont i t 6 fournis par l a SO T OCO : TABLEBU 4.1 : COOTS DU PROJET, EN MILLIONS DE FRANCS CFA E s t h a t ions Chi f f r e s Diffirence h l16valuation ef f e c t i f s Dif firence en X Investissements Batiments 737 671 (66) 91 Vihicules e t matiriel 1.255 9 18 (337) 73 Matiriel rout i e r 233 141 (92) 61 Total p a r t i e l 2.225 1.730 (495) 78 Opirat ions Engrais 409 339 (70) 83 Insecticides 494 356 (138) 72 Traitements e t salaires 1.129 859 (270) 76 Autres coiits - 2.124 - 3.350 - 1.226 - 158 Total p a r t i e l 4.156 4.904 748 118 Le coiit total du projet reprisente la contre-valeur de 26,8 millions de dollars (Annexe, Tableau 1). 4.22 Les coiits effectifs du projet ont it& supirieurs de 4 % aux es b a t ions faites lors de 1 'kvaluation. Les dkpenses d' investissement llexception de celles inscrites h la rubrique "autres coiits", qui ont kt6 supdrieurs de 60 % aux privisions en raison, principalement, de la hausse des coiits de transport et des charges financibrs, ont dti infirieures de 20 % aux montants privus. 4.3 Financement 4.31 Gkkralitis. Au cours de la pdriode d'exdcution du projet, la SOTOCO n' a requ que 89 % des fonds jugls ndcessaires lors de l'ivaluation; toutefois, le Gouvernement et le FAC ont versi le solde du montant de leurs engagements en 1982/83 aprbs 1 ' achbvement du pro jet . La riduct ion de la contribution de I IDA est imputable h l'annulation, en mars 1980, d'un montant de 792.000 dollars et B des pertes de change. L'IDA a effectui son dernier versement en juillet 1982. TABLEAU 4.2 COUTS ET FINANCEMENT DU PROJET (EN MILLIONS DE FRANCS CFA) 1 2 3 4 5 TOTAL Sources IDA - 386 964 1.392 311 3.053 fi FAC - 138 317 5 13 174 1.142 Gouv. /4 - 240 300 500 430 1.470 fl Total - 764 1.581 2.405 9 15 5.665 Coiits du projet Diffdrence Financement suppliimentaire OPAT 199 265 155 789 1.570 2.978 Solde (391) (280) 140 1.093 1.447 2.009 Solde cumulatif (391) (671) (531) 562 2.009 /1 : Diffirence imputable h l'annulation d'un montant de 792.000 dollars et a m pertes de change. /2 : Le FAC a versi sa derniire contribution, d'un montant de 109 millions de francs CFA, en fkvrier 1983. /3 : Le Gouvernement a vers6 sa dernihre contribution, d'un montant de 170 millions de francs CFA, en 1982/83. /4 : Sur le budget d16quipement de 1'Etat. /5 : Comprenant la rimunkation de 1'OPAT dans le cadre du barame itabli, une subvention annuelle de 110 millions de francs CFA versie par 1'OPAT et le recouvrement par la SOTOCO des cridits consentis aux agriculteurs . 4.32 Le tableau confirme l ' i n s u f f i s a n c e de fonds de roulement q u i a n u i B l a r i a l i s a t i o n du p r o j e t dans s a phase i n i t i a l e e t que l e finance- ment em. cours de ~ ' O P A T a s e u l permis de r i d u i r e . Le solde p o s i t i f de 2 m i l l i a r d s de francs C FA e s t e n r e g i s t r i avec e t sans l e p r o j e t , e t eom- prend l e s cocts de transport de l ' u s i n e d' Qgrenage de Lama Kara jusqu' a Lomi, lesquels s ' i l b v e n t B 500 millions de francs C FA pour l e s annies 4 e t 5 , l e s r b e r v e s accumulies, d'un montant de 800 millions de francs CFA; l e solde, s o i t 700 millions de francs C F A ou 140 millions de francs C FA par an, correspondant B l a s i t u a t i o n sans l e p r o j e t . V. INCIDENCE SUR LE SECTEUR AGRICOLE 5.1 Diveloppement de l a c u l t u r e cotonniire 5.11 P r i s e globalemant, l a production cotonniire semble avoir s t a g n i du milieu das annies 60 au milieu des annies 70, e t selon l a mission d'ivaluation, s e r a i t demeurie, pandant c e t t e piriode, 8 un niveau de 6.700 t o m e s . Toutefois, s i l'on distingue e n t r e l a v a r i i t i Mono Gossi- pium barbadense (par. 1.12) e t l a v a r i i t i Bou Gossipium Hirsutum amelio- t i e , des tendances tris n e t t e s s e digagent. La production de l a v a r i i t i Mono B f a i b l e rendementqui, B son niveau m a x i m u m , i t a i t de plus de 9.000 t o m e s en 1968, e s t tombie B quelques centaines de t o m e s seulement au dibut des annies 80. La production de l a v a r i i t i Bou, B haut rende- m a t , a par contre augmenti, passant de 182 tonnes en 1965/66 B 9.586 t o m e s en 1974/75 pour a t t e i n d r e 27.450 t o m e s en 1982/83. A deux r e p r i s e s , l a sicheresse a interrompu c e t t e progression, l a premiire f o i s en 1972/73 e t l a deuxiime f o i s en 1976/77. En g i n i r a l , l a sicheresse menace en premier l e s approvisionnemeats alimentaires des agriculteurs. Les a g r i c u l t e u r s u t i l i s e n t a l o r s pour des cultures v i v r i i r e s l e s t e r r e s r i s e r v i e s nonaalememt au coton jusqulB ce que l e u r s besoins soient assu- ris. Dans c e r t a i n s cas, l'incidence sur l e s s u p e r f i c i e s c o t o m i i r e s peut i t r e r e t a r d i e d'un B deux ans en fonction des privisions de l ' a g r i c u l t e u r . 5.12 A u dibut des annies 70, l e s planteurs sont passis de l a v a r i i t i B f a i b l e rendement Mono B l a v a r i i t i B f o r t rendement Bou, ouvrant a i n s i l a voie a w r i s u l t a t s s a t i s f a i s a n t s de l a production eotonniire e n r e g i s t r i s dans l e cadre du Premier p r o j e t de diveloppement r u r a l . La S OTOCO a orga- n i s i up s e r v i c e d'encadrement e f f i c a c e grace auquel l e s producteurs de coton o n t , pour l a plupart, pu maintenir des taux d ' u t i l i s a t i o n d'engrais e t d ' i n s e c t i c i d e s i l e v i s e t adopter des mithodes agricoles ayant f a i t l e u r preuve (par. 3.31-3.32). I1 e s t v r a i que l a production e s t tombee B son niveau l e plus bas au cours de l a premiare annie du p r o j e t (4.200 tonnes) mais c e t t e chute de l a production Q t a i t imputable aux annies de sicheresse a n t i r i e u r e s . I1 e s t probable que sans l a S O TOCO l a production cotonniire au cours de l a premiire annie du p r o j e t a u r a i t 6th ancore plus f a i b l e . 5.13 De l a deuxiime B l a q u a t r i k e annie du p r o j e t , l a production cotonniire a a t t e i n t l e s o b j e c t i f s privus, mais s ' e s t trouvie en deqi de ces o b j e c t i f s pendant l e s annies 1 e t 5 pour des raisons ichappant h l a r e s p o n s a b i l i t i des gestionnaires du p r o j e t : B l'annie 1, l e s mauvais r i s u l t a t s i t a i e n t isputables aux annies de sicheresse qui avaient p r i c i d i (par. 5.12), e t h l'annie 5 B l'augmentation du coiit des engrais (toute- f o i s , dans ce cas-lh, l a baisse de l a production a i t i de 10 % seulement alors que les prix des engrais avaient tripli, c o m e indiqui au paragraphe 7.14). I1 importe, pour bien apprhcier les risultats du projet, de consi- direr le niveau de production effectivement enregistri 1 l'annie 5 (21.200 t o m e s ) c o m e un effet du hasard si on le compare au niveau de l'annie pricidente (23.900 tonnes) et 6 celui de l'annhe suivante (27.500 tomes), et de prendre comme moyenne plus reprbentative de l'an- nie 5 le chiffre de 25.700 tonnes. Avec de telles hypothkes, le projet aurait donc atteint 85 h 98 % de ses objectifs, cornme 1' indique le tableau ci-aprk (ainsi que llAnnexe, Tableau 3). Comparaison entre les objectifs de production et les chiffres de production ajustis Objectifs estimis 1 Chif fres 1 ' gva- ajustis luat ion Annie Annie Annie Annie R6sultats du du du du enregistr6s projet 4 /1 profet 6 /2 projet 5 projet 5 /3 en % Nombre de planteurs 46.171 44.061 45.116 53.300 85 Production, en t o m e s 23.860 27.450 25.655 29.210 88 Rendements, en kg/ha 819 1.005 909 923 98 Superficies, planties en ha 29.130 27.318 28.224 31.660 89 - 11 : SEDES; 21 : SOTOCO; 21 : Rapport d'bvaluation de la Banque. 5.14 La production cotonniire, qui se chiffrait B 6.300 tonnes B l'an- nee 0 a augment6 de 236 % au cours de la rialisation du projet. Les ren- dements sont passis da 700 kg B l'hectare B 900 kg B l'hectare, le nombre des planteurs participant au projet de 18.700 h 38.100, et la superficie cotoxmiire moyeme par exploitation est passee de 0,48 ha B 0,62 ha. La superficie consacrie au coton par chaque agriculteur itait relativement limitie compar6e h la superficie cultivie totale : 25 % dans la rigion des Plateaux, 15 % dans la region Centrale, 16 % dans la region de Kara et 11 % dans la region des Savanes . Quarante-quatre pour cent de 1 ' augmentat ion de la production provenaient de l'accroissement du nombre des exploitants participant au projet, lequel a doublh, 33 % d'une augmentation des rende- ments de pris de 30 % et 23 % de l'augmentation de la superficie plantie en coton par chaque exploitant. L'importance relative des diffirentes r6gions ne s'est pas trouv6e sensiblement modifiie et la rigion des Pla- teaux a continui B produire plus de 50 % du volume total, la rigion Cen- trale environ 25 %, la rigion de Kara et celle des Savanes se partageant le reste. Cultures v i v r i k e s 5.21 A l ' a n n i e 5. du p r o j e t , l a SOTOCO devait avoir m i s en c u l t u r e 29.200 ha de t e r r e s dans l e cadre de l a phase I1 e t 15.030 ha dans l e cadre de l a phase 1 11 (maxs, sorgho e t arachides) . En 1' absence d'une u n i t 6 d'ivaluation e t de s u i v i , il e s t d i f f i c i l e d'estimer avec exactitude t a n t l e s rendements des c u l t u r e s v i v r i b r e s que l e s s u p e r f i c i e s p l a n t i e s , e t l e s c h i f f r e s p r i s e n t i s dans l e Rapport d'achbvement du p r o j e t sont fondis s u r l e s approvisionnaments en facteurs de production e t l e s s u p e r f i c i e s p l a n t i e s en coton a i n s i qua s u r l e s observations d i r e c t e s des missions de supervision e t du personnel de l a SOTOCO. Le rapport de la SEDES a conclu que, vu l a q u a l i t i des donnies, il i t a i t impossible de prochder a une analyse approfondie de l a coaposante cultures v i v r i b r e s . Le m h e rapport demandait igalement s i s u r l e s superficies p l a n t i e s en v a r i i t i s amiliories tous l e s c r i t b r e s s t i p u l i s dans l e rapport d ' i v a l u a t i o n de l a Banque avaient vraiment i t 6 s u i v i s , i t a n t donni que l e s approvisionnements en angrais d e s t i n i s aux cultures vivribres avaient 6th t r b s limitis. Le rapport de l a SEDES n ' a retenu par la s u i t e aucun avantage a t t r i b u a b l e aux cultures vivribres. 5.22 Tout an reconnaissant 1' insuf f isance des renseignements r e l a t i f s aux c u l t u r e s vivribres, particulibrement en c e qui concerne l e s rende- ments, l e Rapport d'achbvement estime que des avantages n e t s ont i t 6 d4ga- g i s par c e t t e composante du p r o j e t . 11 e s t c l a i r que l e s a g r i c u l t e u r s de l a phase I1 ont tous u t i l i s i des semences amiliories e t des engrais, au moins au cours de l e u r premiire ann6e de p a r t i c i p a t i o n , c a r il s ' a g i s s a i t d'une condition o b l i g a t o i r e f a i s a n t p a r t i e de l'enveloppe technique de l a SOTOCO, e t qu'8 l a c i n q u i b e anaie du p r o j e t , 45 X des o b j e c t i f s v i s i s - l o r s de l ' i v a l u a t i o n (Aanexe, Tableau 4), B savoir l'itablissement de 6.600 ha de plantations de l a c a t i g o r i e 111, out i t 6 a t t e i n t s . A u cours de l a deuxibme phase, l e s o b j e c t i f s de plantation du maPs o a t pratiquement i t 6 r i a l i s h s , pour l e s arachides l e s o b j e c t i f s ont i t 6 d i p a s s i s e t pour l e sorgho 20 X seulement des o b j e c t i f s privus ont i t 6 a t t e i n t s , du f a i t , principalernent, qu'une varibtk de sorgho amiliorie que l e s agriculteurs auraient pu juger acceptable n ' i t a i t pas disponible. Le Rapport dtach&ve- ment doute igalement que l e s privisions de rendemant 6 t a b l i e s l o r s de l ' i v a l u a t i o n pour l a phase I11 se s o i e n t m a t i r i a l i s i e s . 5.23 Pour l a phase 11, l e s pr6visions Btablissaient une augmentation du rendement des cultures v i v r i i r e s q u i devait passer de 100 kg B l ' h e c t a r e 1.200 pour l e mays, e t de 500 kg/ha h 800 kg/ha pour l e sorgho. Ces augmentations devaient r i s u l t e r des e f f e t s r b i d u e l s , s u r l e s v a r i i t i s locales de mays e t de sorgho, des engrais u t i l i s i s pour l a c u l t u r e du &/ Phase 2: i n t i g r a t i o n des cultures vivribres en assolement avec l e coton, calendrier appropri6 des ophrations, espacement e t nombre de p l a n t s adhquats. Phase 3 : u t i l i s a t i o n de v a r i i t i s aatiliories, traitemant des semences e t application d'engrais (sauf pour l e s arachides). coton, et de 11am61ioration des m6thodes de culture. Le rapport de la SEDES ne pr6voyait aucun avantage rbiduel pour les cultures vivrihres faisant suite au coton, mais les recherches r6alis6es depuis 1965 par 1'IRCT en de nombreux points du Togo ont indiqu6 une augmentation des ren- dements des cultures vivrieres de 14 % en moyenne imputable h 1 'utilisa- tion dlengrais pour le coton. En cons6quence, le Rapport d'achevement a adopt6 llhypoth&se d'une augmentation du rendement de 1 'ordre de 14 % par rapport au rendement enregistr6 jusque-lh par les cultures vivrieres en assolement avec le coton, sur une superficie estimie B 14.000 ha & l'an- n6e 5 du projet. Aucune hypothese d'effets b6n6fiques attribuable A l'amilioration possible des mithodes de culture n'a 6th prise en ligne de compte. Le Rapport d'achivement estime l'augmentation totale de la pro- duction des cultures vivri&res, h 11ann6e 5 du projet, & environ 4.500 tomes, soit 46 % de l'estimation de 9 -800 tonnes 6tablie pour cette annie-18 lors de 1 ' &valuation (Annexe, Tableau 5). Etat r6capitulatif des rendements en kg/ha Estimations Estimations du lors de 116valuation Rapport d'achevement Sans le projet Phase 2 Phase 3 Phase 2 Phase 3 Mais 700 1.200 1.800 800 1.300 Sorgho 500 800 1.300 600 900 Arachides 400 - 1.000 - 900 5.24 Dans le cadre du projet, 1' Institut de recherche agronomique tropicale et de cultures vivrieres (IRAT) devait produire des semences s6lectionnGes et des semences mbres ainsi que les semences commerciales de la SOTOCO avec 1 'aide d'agriculteurs sous contrat .Plusieurs facteurs ont limit6 la production de semences : les agriculteurs qui auraient 6ventuel- lement passi des contrats 6taient inexp6riment6s, l'isolement des zones de multiplication des semences s'est aver6 difficile et au cours des pre- mieres ann6es du projet , le materiel et 1 ' infrastructure necessaires pour la rhcolte, le traitement et le stockage des semences itaient inexistants. Toutefois, le projet a r6ussi h produire des quantit6s consid6rables de mais et de semences (750 tonnes de semences de mays et 285 t o m e s de semences de sorgho de la premiere B la cinquieme annie du projet), (Annexe, Tableaux 6 et 7). Sur ces quantit6s, un pourcentage relativement limit6 a kt6 distribu6 c o m e semences et la plus grande partie de la pro- duction de la S O M C O a 6t6 vendue pour la consommation. Les vari6t6s am&- lior6es de semences de sorgho multipli6es n'ont pas it6 jugies acceptables par les agriculteurs de la zone du projet. Dans le cas du mais, le com- pose La Posta a 6th accept6 dans les r6gions nord du Togo et le NH1, vari6t6 de mays hybride h cycle court et dont le rendement est relative- ment peu &lev&, a 6t6 la seule vari6t6 identifi6e dans les travaux de recherche qui ait kt6 acceptke par les agriculteurs du sud du pays, r6gion bin6ficiant de deux saisons pluvieuses. Un aspect positif est i signaler, B savoir que la SOTOCO a bien en main les techniques de multiplication des semences et a mis au point l'infrastructure nicessaire pour produire & l'avenir des quantitis considirables de semences de produits vivriers. 5.25 L'IRAT a entrepris des essais portant sur la silection de varii- t b , les ilbents nutritifs de base dont les cultures ont besoin, la den- sit6 de peuplement, l'espacement et la protection des cultures, dans le but d16tablir un systime iquilibri d'assolement avec le coton. 5.3 Rentabiliti comparative 5.31 Les cultures vivriires ont toujours sembli plus profitables que le coton et c'est pourquoi les agriculteurs leur accordent la prifirence. En fait, alors qu'il y a une limite h l'expansion des cultures vivriires, l'ilhent de complimentariti entre le coton et les cultures vivriPres est considbrable . 5.32 Des plantations tardives et un certain profil de la main-d'oeuvre entrainent des r6ductioas des rendements de nature h defavoriser 1 ' expan- sion des cultures vivriires; B cela vient s'ajouter, semble-t-il, le fait que les prix awquels le coton est vendu est attrayant et les dibouchis sont assuris, alors qua la corumercialisation des produits vivriers est incertaine. Ce dernier facteur a peut-8tre son importance lorsqu'il s'agit de programmes de production alimentaire h grande ichelle. Le Togo est consid8r6 normalement comme un pays produisant suffisammemt de pro- duits vivriers pour nourrir sa population. En consiquence, deux ou trois ans sur cinq, les agriculteurs qui concentrent exclusivement leurs efforts sur la production alimentaire risqueraient d'avoir de la difficult6 h icouler leurs produits et de subir de lourdes pertes d'emmagasinage. Le Togo export6 des produits vivriers de temps B autre, mais le Gouvernement n'autorise pas toujours ce type d'exportation, de sorte qua l'agriculteur n'est jamais siir de ce d6bouchi. Compte tenu des incertitudes actuelles du marchi, il se peut que l'agriculteur trouve plus profitable d'accroitre la rendement des cultures vivriires pour libirer des terres ou de la main-d'oeuvre qui seront employies B la culture du coton, que de produire d' importants excidents alimentaires. L' intirit manifest6 par les agricul- teurs h 1'6gard des semences am6liories et le fait que le pourcentage le plus 616136 des terres arables comacries au coton se trouve dans les zones doties du meilleur potentiel agricole semblent indiquer que pour les agri- culteurs le coton reprisente le meilleur moyen de rentabiliser son travail, une fois sa subsistance assurie. Toutefois, cette situation pourrait fort bien changer d a m l'avenir. Dans son dialogue avec le Gouvernement togo- lais sur la politique d'action, 1'IDb a mis l'accent sur le potentiel du pays en matiire de production et d'exportation de cultures vivriires grlce A la promotion d'installatiom de stockage et h llQlimination de l'inter- diction d'exporter les produits vivriers. De telles mesures permettraient d'amiliorer le revenu des agriculteurs, de riduire les fluctuations sai- sonnieres des prix et contribueraient assurer la s6curiti alimentaire de la population. L'Unit6 de suivi et &valuation du dewihme projet devrait examiner les mithodes culturales des agriculteurs, producteurs ou non- producteurs de coton, pour voir si les planteurs de coton emploient de meilleures mithodes pour la culture des produits vivriers et si, en fait, les agriculteurs sont convaincus qu'il y a une limite B la commercialisa- tion des excidents de produits alimentaires. 5.33 En raison des incertitudes qui rbgnent quant B 11efficacit6 de la composante cultures vivribres du projet, on peut se demander quelle est l'importance relative du coton et des produits vivriers dans une iconomie de petites exploitations comme celle du Togo, et si la production vivribre totale pourrait B elle seule augmenter h un rythme beaucoup plus rapide que celui qui a 6th enregistri (les objectifs fix6s dans le premier projet i ayant alors davantage de chances dl&tre atteints). ~ u s ~ u ' prisent, les risultats indiquent que la culture du coton et celle des produits vivriers sont, dans une certaine mesure, compl6mentaires. Certaines cultures vivriires, notamment le mays, ont une rentabilit6 nette plus ilevie par hectare et par journie de travail que le coton. Toutefois, les rendements (et par cons6quent la rentabilit6) du mays baissent trbs rapidement plus la plantation est tardive. Le coton, par contre, ne souffre pas d'une plantation tardive et, dans certaines zones, sa piriode de plantation vient aprbs celle du mais. Le profil de la main-d'oeuvre est quelque peu diffirent pour le coton qui utilise une main-d'oeuvre plus abondante, un peu plus tard dans la saison. Le coton et le mays cultiv6s en association ont donc tendance B optimaliser la main-d'oeuvre, particuligrement dans la region du Plateau ofi le mays est plant6 comme culture de premier cycle, le coton lui faisant suite et constituant une culture de deuxi&me cycle. 5.34 Le coton est l'une des principales cultures commerciales du Togo. Les agriculteurs accordent tris nettement la priorit6 la plus ilevie aux produits vivriers de subsistance mais ils cultivent 6galement du mais et d'autres cultures vivribres pour les vendre. ~'autrepart, des indices permettent d'btablir que les cultivateurs pbsent la rentabilite compara- tive des deux cultures. C'est ainsi que, aprbs une piriode de s6cheresse ou une augmentation des cotits des facteurs de production affectant le coton, le nombre de planteurs de coton baisse et on ne peut que supposer que les cultures vivribres prennent la place du coton. Toutefois, si le climat au cours de la saison pr6c6dente est favorable et si les ricoltes S quand le prix du coton augmente), un plus grand vivribres sont ~ O M ~ (ou nombre d' agriculteurs plantent du coton aux dipens., pense-t-on, des cul- tures vivrikres, plut6t que de continuer & cultiver des produits vivriers pour les vendre (malgr6 le profit apparent qu'ils en retireraient). Cette hypothbse semble correspondre aux chiffres disponibles de production annuelle et aux diverses observations faites pendant la rialisation du pro jet . ASPECTS INSTITUTIONNELS 6.1 Environnement institutionel. La SOTOCO fait partie du groupe des soci6t6s patronn6es par la Compagnie fran~aisedes fibres textiles, (CFDT) itablies en Afrique de l'0uest francophone et qui, initialement , s 'occupaient exclusivement d'une seule culture avec 1' appui d' instituts de recherche dont les travaux Btaient initialement axis sur une monoculture mais qui s'inthressent aujourd'hui au d6veloppement des cultures vivri&res. La CFDT est en gk8ral actionnaire de ces sociBtBs avec lesquelles elle conclut un contrat de gestion et auxquelles elle fournit des services trbs importants, particulibrement dans le domaine de l'assistance technique et de l a commercialisation des exportations. La c r i a t i o n de l a S O TOC O a fait exception 21 ce principe e t l e r 6 l e de l a CFDT 21 son i g a r d s e l i m i t e 21 l a fourniture de personnel e t de conseils techniques. 6.02 Du f a i t que l a SOMCO n ' e x e r s a i t pas un contrdle complet s u r l e secteur cotonnier (par. 1:13), s e s revenus n ' i t a i e n t pas g a r a n t i s e t dipendaient p l u t b t des l i q u i d i t i s , de l a bonne volont6 e t de l ' e s p r i t de coop6ration d ' a u t r e s agences t e l l e s que l e s Ministbres des finances, du diveloppement r u r a l e t de l'iquipement r u r a l , 1'OPAT, l a CNCA e t les orga- nismas de cofinancement, IDA e t FAC. En raison de c e t t e s i t u a t i o n com- plexe, l e s aptitudes de l a S O TO C O en matibre de financement e t de gestion ont 6 t i mises B rude ipreuve e t s a tdche a i t 6 extrhement d i f f i c i l e . 6.03 Obstacles s t r u c t u r e l s . La SOMCO poursuivait un double objec- t i f : assurer un s e r v i c e p u b l i c en t a n t aue s o c i 6 t i d ' E t a t e t s e l i v r e r B des a c t i v i t i s c o m e r c i a l e s devaat per consiquent digager un b6nhfice. Ces o b j e c t i f s ont p a r f o i s 6 t i contradictoires. La mission de priparation du Dewibme p r o j e t de diveloppement r u r a l a examin4 avec l e s a u t o r i t e s togo- l a i s e s , parfaitement conscientes de l e u r existence, l'ampleur de ces con- t r a d i c t i o n s . E l l e a proposi des solutions B long terme (par. 6.08) mais e s t parvenue B l a conclusion que, pour l e court terme, il n ' e x i s t a i t gubre de solutions a u t r a s que l e s amiliorations o p i r a t i o ~ e l l e s U . n comporte- ment ax6 s u r l a p r e s t a t i o n d'un s e r v i c e public semble en e f f e t peu r a t i o n - n e l du point de vue d'une s o c i b t i B a c t i v i t i commerciale, e t vice versa. ' ~ ' e s pourquoi, t ayant B coeur l e bien-dtre des a g r i c u l t e u r s , l a SOMCO a eu tandance B rechercher des solutions techniques sans s e prioccuper des coiits. Par exemple, c ' e s t pour pouvoir approvisiomer l e s a g r i c u l t e u r s en f a c t e u r s de production aux moments. opportuns que l a S OTOCO a p r h 6 l'acha: e t l e stockage de ces facteurs de production un an B l'avance, ce qui a entrain6 des coiits financiers i l e v i s . Une e n t r e p r i s e purement commerciale a u r a i t essay6 d ' i v i t e r de t e l s coiits en achetant chaque annie ces f a c t e u r s de production h temps pour l e s semis. C'est du r e s t e ce que t o u t e s l e s missions de 1 ' I D A ont recommandi, mais l e d i s p o s i t i f de passation des mar- c h i s du Gouvernement i t a i t dans l ' i n c a p a c i t i de fonctionner dans de t e l l e s conditions. 6.04 ~'autre p a r t , l a SOTOCO d o i t B son s t a t u t de s o c i i t i d ' E t a t de s ' 6 t r e h e u r t i e B c e r t a i n e s d i f f i c u l t i s : en premier l i e u , l a SOTO CO a dii s u i v r e l e s d i r e c t i v e s du Gouvernement en m a t i k e de recrutement, s a l a i r e s e t avantages sociaux. E l l e n ' a pas 6th l i b r e d ' o f f r i r B des Togolais qua- l i f i i s des s a l a i r e s a t t r a y a n t s e t c ' e s t pourquoi e l l e n ' a jamais rBussi a r e c r u t e r un chef comptable t o g o l a i s , par exemple. Malgri l e s diffhrences de coiits, i l e s t , encore aujourd'hui, plus f a c i l e B l a SOMCO de r e c r u t e r des expatrids que des Togolais. Cet obstacle e s t en p a r t i e l a raison pour laquelle l a S O TOC O dispose d'une 6quipe d' expatri6s de t r b s haut niveau mais ne poss&de pas d'homologues togolais p r i t s B l u i succbder. En f a i t , l e pro j e t r e l a i s , c' est-&-dire l e D e w i h e p r o j e t du ddveloppement r u r a l , prhvoit 1' augmentation du nombre d ' e x p a t r i i s mais Bgalement un ildment important de formation e t de bourses d16tude dont l ' o b j e t e s t d'essayer de redresser l a s i t u a t i o n . 6.05 Le dewiime o b s t a c l e q u i confronte l a SOTOCO t i e n t au f a i t q u ' e l l e n ' a pas a c c i s au financement des banques du s e c t e u r mixte, ce q u i a u r a i t 6 t 6 u t i l e pendant l e s p6riodes durant l e s q u e l l e s l e Gouvernement n ' a pas f o u r n i l a c o n t r i b u t i o n f i n a n c i i r e prbvue. Les s o c i i t i s d16conomie mixte ont manifest6 un c e r t a i n i n t 6 r 6 t envers l e s a c t i v i t 6 s comrnerciales de l a SOTOCO e t a u r a i e n t d i s i r i y p a r t i c i p e r comme a c t i o n n a i r e s . Le Gou- vernement a r e f u s 6 c e t t e p a r t i c i p a t i o n pour p l u s i e u r s r a i s o n s , e t notam- ment parce q u ' i l ne v o u l a i t pas l a p a r t i c i p a t i o n du s e c t e u r p r i v 6 A une s o c i 6 t 6 dont 1'une des a c t i v i t 6 s v i s a i t l a promotion de l a production v i v r i i r e , l a q u e l l e e s t une p r i o r i t 6 n a t i o n a l e . 6.06 La SOTOCO e t l e d6veloppement r u r a l : La p a r t i c i p a t i o n de l a SOMCO h l a promotion des c u l t u r e s v i v r i i r e s a 6 t 6 depuis l e d6but un s u j e t de controverse. Avant l a c r 6 a t i o n de l a SOTOCO, l e M i n i s t i r e de ll&conomie r u r a l e , p a r l'entremise de s e s agences l o c a l e s , l e s SORAD, 6 t a i t c h a r g i du diveloppement des c u l t u r e s v i v r i k r e s a u s s i b i e n que de l a c u l t u r e du coton. Par l a s u i t e , on s'est efforc6 d'enlever s e s responsa- b i l i t b au M i n i s t i r e de lt6conomie r u r a l e p u i s au M i n i s t i r e du d6veloppe- ment r u r a l q u i l u i a succid6. Pour y p a r v e n i r , l a premiire mesure p r i s e a 6tB l a c r h a t i o n , en 1974,.de l a S OT O CO q u i a eu pour mission de stoccuper des a c t i v i t 6 s de d6veloppement de l a c u l t u r e cotonniire; l a deuxiime mesure a 6th de charger igalement l a SOTOCO de l a promotion des p r o d u i t s v i v r i e r s c u l t i v 6 s en assolement avec l e coton; c e t t e mesure, q u i s'impo- s a i t s u r l e p l a n technique, a eu pour e f f e t d'af f a i b l i r encore davantage les m i n i s t i r e s e x i s t a n t s . Les a u t o r i t i s , probablement conscientes du dan- g e r q u ' i l p o u r r a i t y a v o i r a a f f a i b l i r encore davantage l e s m i n i s t i r e s , n t o n t pas donn6 & l a SOTOCO mandat o f f i c i e l d t a s s u r e r l a promotion des c u l t u r e s v i v r i i r e s . Ses s t a t u t s n t o n t pas 6 t 6 amendis pour i n c l u r e o f f i - ciellement ces d e r n i i r e s parmi s e s a c t i v i t h s , ce q u i n ' a t o u t e f o i s pas emp6ch6 l a SOTOCO de jouer un r 6 l e a c t i f dans c e domaine. 6.07 En 1981, au cours de l a pr6paration du Deuxiime p r o j e t de dive- loppement r u r a l , l a question de l a r e s p o n s a b i l i t 6 du d6veloppement des c u l t u r e s v i v r i k r e s a 6 t 6 l t u n e des p l u s discut6es. Le Ministre du dive- loppement r u r a l , q u i 6 t a i t igalement l e pr6sident du Conseil d'administra- t i o n de l a SOTOCO, ayant soulign6 l e s u c c i s l i m i t 6 des a c t i v i t 6 s de dhve- loppement des c u l t u r e s v i v r i i r e s e n t r e p r i s e s p a r l a SOTOCO, a 6mis des doutes s u r l a comp6tence de c e t organisme e t l t i n t 6 r i t q u t i l p o r t a i t B l a production v i v r i i r e , e t a i n s i s t 6 pour que c e t o b j e c t i f de p r i o r i t 6 n a t i o - n a l e n e s o i t pas l a i s s 6 au bon v o u l o i r d'une s o c i 6 t 6 d t E t a t q u i , en f a i t , e t comme l e s r 6 s u l t a t s obtenus l e montraient clairement, 6 t a i t ax6e s u r une s e u l e c u l t u r e . Selon l u i , il a u r a i t 6 t h pr6f6rable que l a SOTOCO stoccupe exclusivement des aspects techniques de l a production c o t o n n i i r e sous l a supervision des organismes r 6 g i o n a w de d6veloppement r e l e v a n t de son m i n i s t i r e et ayant p r i s l a r e l i v e des SORAD. - VII. RESULTATS ECONOMIQUES 7.1 Avantages r e t i r e s par l e s a g r i c u l t e u r s 7.11 R i s u l t a t s : Le Rapport d'ivaluation de l a Banque a v a i t estimi que 16s avantages r e t i r k par l e s a g r i c u l t e u r s r i s u l t e r a i e n t giniralement d'une augmentation de 50 % de l a valeur n e t t e de l a production des cul- t u r e s , c e t t e d e r n i i r e passant de 76.000 h 113.000 francs C FA par an e t l e revenu monitaire n e t doublant pour passer de 32.000 b 64.000 francs CFA. Plus de 75 % de c e t t e augmentation devaient provenir de l ' a m i l i o r a t i o n des cultures v i v r i i r e s . I1 e s t tris d i f f i c i l e d' ivaluer avec exactitude l e s r i s u l t a t s obtenus an l'absence de c h i f f r e s i n d i c a t i f s prhcis au niveau des exploitations. La SOMCO, en e f f e t , n'a pas concentri s e s e f f o r t s s u r l ' e x p l o i t a t i o n agricole e m t a n t que t e l l e , e t l e s donnies figurant dans s e s r e g i s t r e s , en ce qui concerne l e s c u l t u r e s v i v r i i r e s , sont fragmen- t a i r e s (par. 3.54). 7.12 Pour l e s nouveaux planteurs, l e revenu monitaire moyen par exploitation c u l t i v a n t 0 , 6 2 ha de coton a augment6 de 29.200 francs C FA B l'annie 5 du p r o j e t ; pour l e s anciens planteurs, c e t t e augmentation a kt6 de 15.700 francs CFA. I1 e s t probable que l e revenu monitaire explique dans une grande mesure l t i n t i r & t que l e s agriculteurs ont continui de por- t e r b l a production cotonniire (Annexe, Tableau 8 ) . 7.13 R e n t a b i l i t i r e l a t i v e . Les missions d ' i d e n t i f i c a t i o n e t d'iva- l u a t i o n ont i t a b l i que l a production v i v r i h r e i t a i t plus rentable pour l e s agriculteurs que l a production cotonniire e t 1 ' I D A n ' a c e s s i de demander instamment aux a u t o r i t i s gouvernementales de rendre l a c u l t u r e du coton plus attrayante en majorant l e p r i x du coton 1 l a production, compte tenu de l ' i l i m i n a t i o n progressive des subventions b l'achat des facteurs de product ion. 7.14 Au cours de ltex6cution du p r o j e t , l e Gouvernement, B plusieurs r e p r i s e s , a modifii l e s mesures d'encouragement d e s t i n i e s a w agriculteurs. La premiire modification a eu l i e u em dicembre 1976, a p r i s l e d i p a r t de l a mission d'ivaluation e t sans que c e t t e derniere en a i t i t 6 a v e r t i e . I1 s ' a g i s s a i t de l ' a b o l i t i o n de l a contribution que l e s agriculteurs devaient v e r s e r pour couvrir une p a r t i e du coiit des insecticides. En 1977, 1'IDA ayant Fnsistd s u r ce point au cours des nigociations, l e Gouvernement a r e l e v i l e s p r i x a l a production, l e s portant de 48 francs CFA/kg 1 60 francs CFAlkg. Cette mesure a eu pour r i s u l t a t d ' a c c r o i t r e de 50 % l a rentabilitir n e t t e de l a main-d'oeuvre fournie par l e s producteurs de coton a t , une f o i s amortis l e s e f f e t s de l a sicheresse qui a s h v i en 1976 e t 1977, e s t peut-6tre b l ' o r i g i n e de l'augmentation spectaculaire de l a pro- duction de coton au cours des annies suivantes. La deuxiime modification a eu l i e u en 1981, en deux i t a p e s e t , initialement du moins, n'a pas donni d'aussi bons r i s u l t a t s . Le Gouvernement ayant annonci en mars 1981 que l e s p r i x des engrais avaient t r i p l i , l e nombre des producteurs de coton a diminui ( l e s producteurs marginaux ont probablament disparu) e t pour l a campagne 1981182 l a production a b a i s s i de 10 %. Les p r i x h l a production ont 6th majoris en dicembre 1981 de 5 francs CFA/kg pour l e coton-graine, mais c e t t e augmentation n ' a couvert qu'une p a r t i e des majorations de codts prichdentes e t a , d ' a u t r e p a r t , r i d u i t l a r e n t a b i l i t i p a r home-jour pour l a ramener au niveau de 1978179 aux p r i x courants, e t aux n i v e a w d'avant 1977178 en valeur r i e l l e , dans l'hypothise d'un t a u annuel d ' i n f l a t i o n de 10 %. Toutefois, c e t t e majoration des p r i x a 6 t 6 s u f f i s a n t e pour amener en 1982183 une augmentation de 16 % du nombre des a g r i c u l t e u r s e t une ami- l i o r a t i o n de 11 % des rendements e t de p r i s de 30 % de l a production totale. 7.15 Malgri l e s ajustements des p r i x h l a production du coton, l a r e n t a b i l i t i des c u l t u r e s v i v r i b r e s continue de dhpasser c e l l e du coton; t o u t e f o i s , c e t i16ment n ' a pas empgch6 l e nombre de planteurs de coton d'augmenter . Ce paradoxe apparent s 'explique probablement par l e compor- tement des a g r i c u l t e u r s c u l t i v a n t h l a f o i s des produits v i v r i e r s e t du coton. Premikrement, l a s u p e r f i c i e consacr6e au coton e s t f a i b l e s i on l a compare h c e l l e qui e s t consacrie aux c u l t u r e s v i v r i b r e s en assolement avec l e coton : 25 % dans l a r6gion des Plateaux, 15 % dans l a r i g i o n Cen- t r a l e , 16 % dans l a r6gion de Kara e t 11 % dans l e s Savanes. E t e l l e e s t encore plus f a i b l e s i on l a compare h l a s u p e r f i c i e t o t a l e consacrie aux c u l t u r e s v i v r i i r e s . Deuxiimement, i l n'y a pas toujours concurrence e n t r e c u l t u r e s v i v r i i r e s e t coton, mais p l u t b t une t r b s f o r t e complimentariti (Section 5.3). 7.2 Recettes publiques 7.21 Selon l e s p r i v i s i o n s , l e s revenus d6coulant du p r o j e t devaient h l a quatriime ann6e b t r e s u f f i s a n t s pour couvrir l a t o t a l i t i des coiits e t augmenter progressivement pendant l e s s i x anndes suivantes. Dew 6tudes rhcentes ont examini l a question : c e l l e de Louis Berger I n t e r n a t i o n a l ( v o i r l a P r i f a c e ) e t c e l l e de l a SEDES. Ces deux bureaux d16tudes ont analys6 l a s i t u a t i o n du s e c t e u r cotonnier en 1981182, c'est-h-dire l a s e u l e p6riode pour l a q u e l l e on d i s p o s a i t de donnies s u f f i s a n t e s . Aucun de ces rapports ne comprend une analyse de l ' i n d u s t r i e t o g o l a i s e des t e x t i l e s . 7 -22 En f i v r i e r 1983, Louis Berger I n t e r n a t i o n a l (LBI) a examin6 l a s t r u c t u r e des p r i x du coton, exclusion f a i t e des taxes e t paiements de t r a n s f e r t , de 1' e x p l o i t a t i o n jusqu' a w marchis mondiaux, e t a i t a b l i qu' en 1982183 l e coiit t o t a l p a r kg de coton f i b r e s ' e s t 61ev6 h 669 francs C FA a l o r s que son p r i x de vente s u r l e march6 mondial 6 t a i t de 557 francs C FA seulement, s o i t un d i f i c i t de 92 francs C FA l e kilo. Coiits e t r e c e t t e s par k i l o de cotonfibre aux cours mondiaux 1982/83 Francs CFA/kg Producteur SOTOCO OPAT Coiit t o t a l Recettes Dif i c i t Source : Louis Berger International Inc., Etude des p r i x agricoles, Rapport f i n a l , vol. 2 : Coton, juin 1983, Tableau 5.1, p. 66 LBI e s p i r a i t que l e s r e c e t t e s parviendraient B couvrir l e s coiits e t B digager un b i n i f i c e b p a r t i r de 1985, B condition que l e s rendements e t l e s cours mondiaux augmentent comme privu. 7.23 Le rapport de l a SEDES e s t moins pessimiste. 11 estime l a valeur t o t a l e de l a production cotonniire de l a campagne 1981/82 B 4 m i l - liards de francs CFA, y compris une valeur a j o u t i e de 2,6 m i l l i a r d s de francs CFA (65 X ) e t des importations s 'dlevant B 1,4 m i l l i a r d de francs CFB (35 X ) . Selon c e rapport, l e compte du secteur cotonnier s ' i q u i l i b r e dans l'ensemble, mais aux d&pens, t o u t e f o i s , d'une baisse du revenu r i e l des agriculteurs pendant l a piriode d' exicution du pro j a t . D' a u t r e p a r t , l e rapport souligne que l a p a r t du revenu a g r i c o l e provenant de l a produc- t i o n de coton (21 %) e s t 8 peu de chose p r i s l a m b e qua dans l e s s a l a i r e s des enrployis de l a SOMCO (22 X), lesquels paraissent 6 t r e l e s v i r i t a b l e s b i n i f i c i a i r e s du p r o j e t . En 1981/82, l a SOTOCO a v a i t un e f f e c t i f de prbs de 1.200 employ6s a l o r s que l e s agriculteurs p a r t i c i p a n t au p r o j e t Btaient au nombre de 38.000. 7.24 Les deux rapports susmentionnis ont un m k e d i f a u t , B s a v o i r une base de donnies d t r o i t e (1981/82). Toute extrapolation B p a r t i r de l e u r s conclusions risque par consiquent d' Q t r e primaturBe , d' autant plus que l e s deux rapports ne parviennent pas aux mhes conclusions : l e rapport de Louis Berger International conclut q u ' i l y a un d i f i c i t tandis que l e rap- port de l a SEDES conclut q u ' i l . y a un Qquilibre global du compte du sec- t e u r cotonnier. Toutefois, une constatation s'impose : l a p a r t des pro- ducteurs de coton n ' e s t que de 23 % a l o r s qua l a p a r t de l a S O TOCO e t de 1'OPAT e s t de 67 X e t 10 X respectivement. En supposant qu'en 1981/82, l e compte cotonnier a i t B t i dans l'ensemble i q u i l i b r 6 , t o u t e modification de l a r k p a r t i t i o n des p a r t s ne pourrait s e f a i r e qu'au dhtriment des a u t r e s b h i f i c i a i r e s ou dans l e cadre d'un t r a n s f e r t net b a n a n t du Gouvernement. S i , comme l e suggire l e rapport de LBI, l e secteur cotonnier 6 t a i t d i f i c i - t a i r e en 1981/82 e t en 1982/83, il a resu en f a i t un t r a n s f e r t net de fonds de l a p a r t du Gouvernement. Le remide B p r e s c r i r e pour l ' a v e n i r s e r a i t donc de s ' e f f o r c e r de r i d u i r e l e s coiits de l a SOTOCO e t dlOPAT e t d'augmenter proportionnellement l e s p r i x B l a production. ..+ 7.3 Avantanes 6conomiques 7.31 La mission d'ivaluation a estimi que l'augmentation de la pro- duction de coton, de mays, de sorgho et d'arachides entrainerait des avan- tages.directs et diboucherait sur un t a u de rentabiliti iconomique de 32 % pendant les dix annies de vie du projet. Parmi les risques, la mission d'ivaluation a indiquh les rendements, la qualiti du personnel de vulgari- sation, les problbes de logistique en matitire de transport et les taux d'adoption par les agriculteurs de nouvelles mithodes culturales. Le rap- port d'ivaluation indiquait que le t a w de rentabiliti iconomique corres- pondant itait normal pour un projet introduisant des techniques de produc- tiviti ilevie pour des cultures annuelles pratiquies , depuis longtemps , 1 l'aide de mithodes agricoles B faible rendement. 7.32 Le Rapport d'achivement a procidi 1 un nouveau calcul du t a u de rentabiliti iconomique en fonction des hypotheses itablies lors de l'iva- luation. Les cohts et avantages ont 6th actualisis au niveau de 1982, sur la base des indices de la valeur unitaire des produits manufacturis pour ce qui est de l'iliment en devises, et du coefficient d'ajustement du PIB pour ce qui est de l'iliment en monnaie nationale. Le t a w de rentabiliti iconomique recalculi, sur la piriode de 10 ans considirie, a 6th de 29 % contre 32 % lors de l'ivaluation. Cette diffirence est imputable B une production vivri8re infirieure au niveau privu. Si l'on compare les prix, on s 'apersoit que dans 1' intervalle les privisions de prix de 1' IDA ont considirablement 6th modifi6es : les privisions de juillet 1983 reprisen- taient 75 B 90 % seulement des pr6visions de 1977. Si l'on utilise ces derniires (1977) pour ivaluer la production du projet, le t a w de rentabi- lit6 6conomique tombe h 11 % pour les 10 ans de la durie de vie du projet. 7.33 I1 est intiressant de comparer le t a w de rentabiliti iconomique respectif des premier et deuxiime projets. Pour le Deuxiime projet de diveloppement rural, la mission d'ivaluation a calculi le t a w de rentabi- liti iconomique pour une piriode de 20 ans. Elle a d'autre part adopt6 llhypoth&se selon laquelle les avantages ne progresseraient plus une fois le projet achevi. Dans des conditions identiques, le t a w de rentabiliti iconomique pour le Premier projet de diveloppement rural est de 13 % contre 21 X pour la Deuxiime projet de diveloppement rural. 7.34 ~'analysede sensibiliti indique que, tel qu'il est consu B l'heure actuelle, le projet ne sera pas iconomiquement viable s'il est fondi exclusivement sur la culture du coton et que les avantages dicoulant des cultures vivriires sont essentiels B son succ8s. Toutefois, la pro- duction cotomiire repose sur une base technologique solide et peut sans difficult6 dtre maintenue aux n i v e a w existants. Les niveaux de produc- tion des cultures vivrihres s'amilioreront probablement avec le projet relais et le Premier projet de diveloppement rural en recevra igalement des effets binifiques. De mihe, dans le cadre du projet relais, la mai- trise des cocts de transports et des charges financiires s'affirmera con- sidirablement, et lh encore le Premier projet de dhveloppement rural bini- ficiera des effets de cette amilioration. Le projet, du fait qu'il accorde une plus grande importance aux cultures vivriires, deviendra un viritable projet de diveloppement rural au lieu de se contenter d'gtre un projet de production cotonni8re. VIII. PROJET REUIS 8.11 Le p r o j e t r e l a i s , B savoir l e Deuxitime p r o j e t de diveloppement r u r a l approuvi par l a Banque en octobre 1982, poursuivra l e diveloppement de l a production cotonniire mais en mettant davantage l'accent s u r l e s produits v i v r i e r s c u l t i v i s par l e s agriculteurs p a r t i c i p a n t au p r o j e t . I1 favorisera davantage, igalement, l a t r a c t i o n animale. La S O T O C O conti- nuera B Btre llorgane d'exicution du p r o j e t e t son e f f i c a c i t i s e r a amilio- r i e grdce B l a formation du personnel e t a la prestation d'une assistance technique mettant particuliirement l'accent sur l ' i l i m i n a t i o n des f a i - blesses passies e t l'amilioration des services d'encadrement. La pour- s u i t e de ces o b j e c t i f s exige une i n f r a s t r u c t u r e ( p i s t e s r u r a l e s , approvi- sionnememt em eau des v i l l a g e s , bitiments) qui e s t kgalement p r i m e au p r o j e t . Outre ces o b j e c t i f s de production, l e p r o j e t v i s e r a & renforcer l e s aptitudes de gestion de l a S OTOCO e t s e s services d'encadrement pour permettre, 6ventuellement, la riorganisation de l a SOMCO en un organisme cotonnier s p i c i a l i s i mais igalement pour en f a i r e un service de vulgarisa- t i o n autonome, administri sur l e plan national. Le p r o j e t p r i v o i t , d ' a u t r e p a r t , d'appuyer l e programme national de multiplication des semences . 8.12 Malgri une base plus s o l i d e , l e Deuxikme p r o j e t de diveloppement r u r a l s e trouve confront6 aux mbes p r o b l h e s que l e p r o j e t p r i c i d e n t . Toutefois, l l I D A , t i r a n t l a leqon de l'expirience, a rendu plus s t r i c t e s l e s conditions que l e Gouvernement togolais &it respecter dans l e s bmaines suivants : - Subventions : L' IDA, sans toucher au principe selon lequel l e Gouvernememt subvemtionne totalement l e s insecticides, a obtenu de ce d e n i e r q u ' i l s'engage B Bliminer progressivement l e s sub- ventions aw engrais d' i c i a 1987. P r i x & l a production : une unit6 d'analyse des p r i x a iti c r i i e au s e i n de 1'OPAT e t s e r a chargie d ' i t u d i e r tous l e s kl&ents inclus dans l e s coiits e t de p r i s e n t e r des rapports annuels. Les niveaux des p r i x seront a l o r s f i x i s en consultation avec 1'IDA. I1 s ' a g i t l B d'une pro- cidure plus s t r u c t u r i e que dans l e cadre du Premier p r o j e t de diveloppememt r u r a l . - Passation des marchis r e l a t i f s aux facteurs de production : Dana l e cadre du Premier p r o j e t de diveloppement r u r a l , l e Gouverne- . m e a t prenait soin de passer l e s marchis r e l a t i f s a w achats des f a c t e u r s de production et de f a i r e l'avance des fonds nices- s a i r e s B ces achats sur s e s propres ressources, l a S OTOCO jouant un rBle marginal. Avec l e Deuxibe p r o j e t de diveloppement r u r a l , l a SOTOCO se charge de l'achat des facteurs de production dont l e coiit e s t financi par llOPAT, l e s agriculteurs e t l e s cof inanciers . - Financement : Tout coanne pour l e Premier p r o j e t de diveloppement r u r a l , l a mission d'ivaluation du Deuxieme p r o j e t de dbveloppe- memt r u r a l s ' e s t e f f o r c i e d'obtenir l'assurance que l a SOTOCO s e r a f i n a n c i e dans l a mesure du p o s s i b l e conformiment au bar&me i t a b l i . Selon l e s d i s p o s i t i o n s af f i r e n t e s au Deuxiime p r o j e t de diveloppement r u r a l , l a p l u p a r t des cohts de l a S OT OCO s o n t cou- v e r t s par le barime e t l a n i c e s s i t i pour l e Gouvernement de f o u r n i r des subvent ions s ' en trouve diminuie . Dans l'ensemble, s u r l a base des e f f o r t s accomplis dans l e cadre du Pre- mier p r o j e t de d6veloppement r u r a l , le deuxiime p r o j e t a de bonne chance d ' a t t e i n d r e s e s o b j e c t i f s . Son personnel de g e s t i o n a i t 6 r e n f o r c i grdce au recrutement d'un grand nombre d l e x p a t r i i s . La f a i b l e s s e , s u r l e plan professionnel, des homologues t o g o l a i s r e s t e un o b s t a c l e q u i ne pourra Gtre surmont6 qu'h l ' a i d e d'une formation i n t e n s i v e d e s t i n i e h donner B ce personnel l e s a p t i t u d e s n i c e s s a i r e s pour l u i permettre d'assumer s e s r e s - p o n s a b i l i t i s . A c e t e f f e t , l e Deuxiime p r o j e t d e dbveloppement r u r a l com- p o r t e un Qliment important de formation. IX. PRESTATIONS DE L' IDA A. Conception 9.11 P a r t i c i p a t i o n de 1 ' I D A . En 1975/76, 1 ' I D A n ' a v a i t qu'une expi- r i e n c e limitee d e l a s i t u a t i o n au Togo. E l l e v e n a i t B peine d'accorder un c r i d i t d e s t i n i h financer un P r o j e t d e diveloppement de l a c u l t u r e du cacao e t du c a f i ( C r i d i t 503-TO, du 6 aoht 1974) que d e v a i t rialiser l a SRCC, s o c i i t i d ' ~ t a ts p i c i a l i s i e dans ces deux c u l t u r e s . ~ ' a u t r ep a r t , I IDA p a r t i c i p a i t B c e moment-lh B l a p r i p a r a t i o n du P r o j e t de diveloppe- ment de l a region Maritime ( C r i d i t 638-TO, du 16 j u i n 1976), dont l a r i a - lisation i t a i t confiie B la S O R AD Maritime, organisme r i g i o n a l de divelop- pement. A c e s t a d e , 1 ' I D A n ' a v a i t manifest& aucune p r i f i r e n c e pour l ' u n e ou l ' a u t r e de ces s o c i i t i s comme organe d'exicution. 9.12 Dans son programme d'action d ' a o t t 1974 concernant l e Togo, l a Banque a v a i t p l a c i l e Premier p r o j e t d e diveloppement r u r a l parmi les p r i o r i t b l e s p l u s & l e v i e s , j u s t e a p r i s l e P r o j e t de c a f i e t de cacao e t l e P r o j e t de diveloppement de l a r i g i o n Maritime, pour des raisons tenant au p r o j e t lui-mime a u s s i bien qu'au pays. - Raisons ayant t r a i t au p r o j e t : dans l e p a s s i , n i l e Gouverne- ment t o g o l a i s n i l a Banque n ' a v a i e n t manifest6 d ' i n t i r i t v i r i - t a b l e envers l ' a g r i c u l t u r e ; l e Premier p r o j e t de diveloppement r u r a l comportait une composante c u l t u r e s commerciales e t une composante c u l t u r e s v i v r i i r e s ; son e f f e t s u r l a balance des paiements du pays d e v a i t i t r e favorable e t il d e v a i t e n t r a i n e r des avantages pour un nombre important d e f a m i l l e s d 1 a g r i c u l - t e u r s f a i s a n t p a r t i e des couches l e s p l u s pauvres de l a popula- - t i o n t o g o l a i s e ; l e p r o j e t d e v a i t f a v o r i s e r , en o u t r e , un dive- loppement regional plus i q u i t a b l e p u i s q u ' i l p o r t a i t p r i n c i p a l e - ment s u r les zones l e s moins avancies du pays. - Raisons ayant t r a i t au pays : dans l e p a s s i , l e s financements consentis au Togo avaient 6th l i m i t i s e t l a r i s e r v e de p r o j e t s 1 l ' i t u d e pour l e Togo ne comprenait qu'un nombre r i d u i t de pro- j e t s appropriis . Le p r o j e t i d e n t i f i i par l a Hission r i s i d e n t e en Afrique de l f O u e s t ripon- d a i t aux c r i t i r e s susmentionnis : il i t a i t bien p l a c i sur l a l i s t e des p r i o r i t i s de l a Banque a u s s i bien que du Gouvernement; on disposait d'une i t u d e de f a i s a b i l i t i bien document6eS de promoteus e t de cofinanciers. Halgri 1'absence d'une enquite s e c t o r i e l l e s u r 1' agriculture, 1' IDA i t a i t favorable au lancement du p r o j e t . 9.13 Financement. Les missions de priparation e t d ' i v a l u a t ion avaient i d e n t i f i i , comme p r i n c i p a l p r o b l h e , l e financement de l a S OTOCO e t avaient m i s au point, en accord avec l e Gouvernement t o g o l a i s , un mica- nisme v i s a n t a assurer que l a S OTOCO r e c e v r a i t l e s fonds nicessaires en q u a n t i t i s s u f f i s a n t e s e t aux moments voulus. Ce micanisme s ' e s t temporai- rement a r r i t i de fonctionner h l a s u i t e des graves d i f f i c u l t h s f i n a n c i i r e s que t r a v e r s a i t l e Gouvernement e t qui i t a i e n t imputables h l a riduction de son propre f l u x de t r 6 s o r e r i e (par. 1.14); ces d i f f i c u l t i s empichaient d ' a u t r e p a r t l e Gouvernement de construire l e s i n s t a l l a t i o n s d'igrenage qui devaient Btre financ6es s u r s e s propres fonds (par. 3.43). 9.14 L' IDA pouvait-elle , en 1976, p r i v o i r l e s problimes financiers auxquels l e Togo a l l a i t par l a s u i t e s e trouver confronti? Rien dans l e dossier du p r o j e t ne semble indiquer que 1 ' I D A s e d o u t a i t de l a d i t i r i o - r a t i o n f u t u r e de l a s i t u a t i o n financibre. du pays. S ' i l en a v a i t i t 6 autrement, 1' IDA a u r a i t pu prendre d'autres dispositions : 1) 1 ' I D A a u r a i t pu, par exemple, i n s i s t e r pour que l a S OT O C O assume l a responsa- b i l i t 6 des exportations cotonniires, c e qui l u i Burait pennis de disposer d'un revenu autonome. Toutefois, de t e l l e s dispositions auraient e x i g i des remaniements profonds du d i s p o s i t i f administratif du pays e t n'au- r a i e n t donc pas i t 6 r i a l i s t e s ; 2) I IDA a u r a i t pu i n s i s t e r pour s e voir confier un- r61e plus d i r e c t dans l e financement des nouvelles i n s t a l l a - t i o n s d'igrenage, i t a n t d o m i que l e respect du calendrier des travaux de construction i t a i t e s s e n t i e l au s u c c b du projet. A u l i e u de c e l a , I IDA a p r i s pour argent comptant l e s affirmations du Gouvernement selon l e s - quelles l e s i n s t a l l a t i o n s d'igrenage s e r a i e n t p r i t e s (par. 3.43), ce q u i n'a pas i t 6 l e cas. Enfin, l e p r o j e t s ' e s t heurt6 A des d i f f i c u l t i s f i n a n c i i r e s indipendantes de l a volonti du personnel qui en a v a i t assume l a conception. 9.15 I n s t i t u t i o n s . I1 e s t un a u t r e p r o b l h e important qui, sans s 'aggraver, a toujours 6th p r i s e n t : l a f a i b l e s s e des i n s t i t u t i o n s au Togo. L' IDA a v a i t accept6 1' argument p r i s e n t i par l a mission d' gvaluation selon lequel l a SMOCO i t a i t plus e f f i c a c e que l e s S ORAD e t devait donc Gtre choisie comme organe d'ex6cution (par. 2.21). Malgr6 l e s p r o b l b e s i n i t i a u x de gestion e t des d i f f i c u l t i s f i n a n c i i r e s apparues d i s l e s pre- miires phases, l a SOTOCO a organis6 efficacement l e s services q u ' e l l e devait fournir awc producteurs de coton e t a e n r e g i s t r i de bons r i s u l t a t s dans s e s e f f o r t s de promotion de l a production cotonniire. La mission d16valuation du D e w i h e p r o j e t de developpement r u r a l a confirmi expres- s h e n t l e s bons r i s u l t a t s obtenus par l a S O T OC O e t a proposi de maintenir, , pendant encore cinq ans, l a S OTOCO come organe d'exicution. Toutefois, l'importance p r i s e par l a SOTOCO en raison de l'appui que l u i apportaient l e s cofinanciers a peut-btre introduit dans l e secteur agricole togolais un changement s u r l e plan des i n s t i t u t i o n s q u i demande B b t r e r a t i o n a l i s 6 par rapport aux autres organismes p a r t i c i p a n t s au d6veloppement du secteur agricole . 9.16 Optimisme. La mission d' Gvaluation, dont 1' expbrience du Togo i t a i t de fraiche date, a supposi que l a S O TO C O i t a i t capable de suivre un calendrier de construction s t r i c t a u s s i bien pour l e s bdtiments que pour l e s p i s t e s r u r a l e s , d'assurer des services de vulgarisation, l a fourniture des facteurs de production e t l a commercialisation, de lancer l a t r a c t i o n animale e t de promouvoir l e s cultures vivribres a u s s i vigoureusement que l a c u l t u r e du coton, d'assurer l e s livraisons de semences de fason a u s s i r6gulibre pour l e s cultures vivribres que pour l e coton, d'obtenir des fonds du Gouvernement, de ~ ' o P A T , de l a CNCA e t des cofinanciers, t o u t c e l a en t a n t que de besoin. La mission i t a i t convaincue que l a S OTOC O i t a i t capable de g6rer toutes s e s a c t i v i t b simultaniment e t de fason e f f i c a c e dbs l e d6but, e t c ' e s t en c e l a q u ' e l l e s ' e s t trompie. En f a i t , l e s bons r 6 s u l t a t s obtenus par l a S OTO C O sont 6tonnants s i l'on considbre tous l e s obstacles auxquels e l l e s ' e s t heurtie. 9.2 Supervision du proj e t 9.21 Entre l a d a t e de signature du p r o j e t , en octobre 1977, e t c e l l e de s a clbture, en j u i l l e t 1982, I IDA a envoy6 neuf missions de supervi- sion, dont l a dernibre en novembre 1981, h l'occasion de 116valuation du Deuxibme p r o j e t de diveloppement r u r a l . Le personnel de I IDA af f e c t 6 au p r o j e t a consacri en moyenne 11,s hommes-jours dans l e pays pour l e s h u i t premibres missions (h propos desquelles des donn6es sont disponibles). En 1979, l e p r o j e t a & t i not6 3 pour deux rubriques ( r i s u l t a t s e f f e c t i f s e t tendances), l e s notes ayant i t 6 respectivement 2 e t 3 en septembre, 3 e t 1 six mois plus t a r d e t par l a s u i t e 2 e t 1, ce qui i t a i t un progrbs. Des agronomes, des analystes financiers e t des 6conomistes ont 6t6 envoy6s par 1 ' I D A pour superviser l e p r o j e t , lequel a Bgalement b b n i f i c i i , h certaines piriodes, des conseils d'un ing6nieur des routes de l a Mission r6sidente en Afrique de llOuest, q u i a supervisi l ' i l i m e n t r o u t i e r au cours de r a r e s visites . 9.22 Les missions de supervision ont c o n s t a t i des problbmes de ges- t i o n , de financement e t de commercialisation, e t en septembre 1979, 1 ' I D A a menace de suspendre s a p a r t i c i p a t i o n au p r o j e t s ' i l s n'dtaient pas r b o - lus. A c e t t e 6poque-lh, l e directeur g6niral i t a i t en prison e t h son poste s e sont succid6 plusieurs expatri6s. Le Gouvernement n'avait vers6 s a contribution financibre n i en 1978 n i en 1979 e t n'avait pas non plus c r 6 i l e Compte sp6cial pour l'achat des facteurs de production n i fourni l e s c r e d i t s de commercialisation nicessaires pour l a prochaine campagne. En f i n de compte, des mesures d'urgence s 'imposaient en p r i v i s i o n de l a prochaine campagne s i l'on voulait mettre un terme aux pertes successives : il f a l l a i t que des iquipes de commercialisation soient organisdes e t des i n s t a l l a t i o n s de stockage d'urgence amdnag6es e t que des e f f o r t s vigoureux soient d6ployis pour l a construct ion des i n s t a l l a t i o n s d' 6grenage. 9.23 Cette intervention k e r g i q u e de 1 ' I D A a produit des r i s u l t a t s . U n nouveau d i r e c t e u r g i n i r a l a 6th nommi qui a organisi des iquipes e f f i - caces de commercialisation e t veil16 i l'aminagement d ' i n s t a l l a t i o n s de stockage d'urgence; l e Gouvernement a obtenu de l a CCCE l e refinancement des usines dtigrenage e t a commenci i verser des fonds pour l a r i a l i s a t i o n du p r o j e t ; un nouveau d i r e c t e u r technique st un nouveau d i r e c t e u r finan- c i e r ont 6th noamis an 1980 e t 1981 respectivement. La mission d ' i v a l u a - t i o n du Deuxiime p r o j e t de diveloppement r u r a l , qui a s i j o u r n i dans l e pays en novembre 1981 e t a igalement s u p e r n i s i l a dernibre phase du Pre- mier p r o j e t de d6veloppement r u r a l , a conclu que l e p r o j e t ne s e h e u r t a i t plus B des problimes majeurs e t l u i a a t t r i b u i l e s notes 2 e t 1, q u ' i l a maintenues jusqu'i l a d a t e de clbture, en j u i l l e t 1982. X. CONCLUSIONS 10.01 Initialament, l e p r o j e t a s u b i l e contrecoup des d i f f i c u l t i s f i n a n c i i r e s que t r a v e r s a i t l e pays, lesquelles ont nui i son lancement e t ont retard6 s e s a c t i v i t b s . I1 n'a pas i t 6 possible, par l a s u i t e , de remidier e n t i i r e m a t aux e f f e t s de ces r e t a r d s . Dans ces conditions, l e s responsables de l a gestion du p r o j e t ont eu i f a i r e face 8 des problimes d'une complexit6 imprivue e t pour lesquels ils n ' i t a i e n t pas armis. Les bons r i s u l t a t s e n r e g i s t r i s n'en sont que plus remarquables. I1 n ' e s t mal- heureusement pas f a c i l e d'en fournir des preuves, en ce qui concerne l e s cultures v i v r i i r e s , en l'absence d'une unit6 de s u i v i e t d'ivaluation au s e i n du ministire. 10.02 Le p r o j e t a iti conqu come un p r o j e t de diveloppement r u r a l dont 1'ob j e c t i f i t a i t d ' amiliorer l e s conditions de v i e des populations grace au diveloppement de l a production du coton e t des cultures v i v r i i r e s . Dans une tris grande mesure, l e s o b j e c t i f s ont i t 6 a t t e i n t s pour c e qui e s t de l a production cotonniire mais sont tris l o i n de l ' a v o i r i t 6 pour . l e s cultures v i v r i i r e s Les revenus monitaires des agriculteurs e t l e s r e c e t t e s en devises du Gouvernement ont considirablement augmenti, comme privu. La s i t u a t i o n de t r i s o r e r i e du Gouvernement devrait devenir posi- t i v e d ' i c i b 1985 au plus t a r d . Selon l e s estimations, l e taux de renta- b i l i t i iconomique s e r a i t de 21 X s u r une d u r i e de v i e de 20 ans, c'est-8- d i r e i g a l e B c e l l e du p r o j e t r e l a i s . Toutefois, ce taux tombe B 14 X s i l'on ne t i e n t compte que des avantages dicoulant des c u l t u r e s v i v r i i r e s au cours de l a deuxiime phase. 10.03 Le p r o j e t a d k o n t r i que l a SOTOCO e s t capable, avec l e concours indispensable d' e x p a t r i i s , d'organiser ef f icacement l a production e t l e traitement d'une c u l t u r e commerciale. La S OTOC O a concentri s e s a c t i v i t k s s u r l e diveloppement de l a c u l t u r e du coton, e t l e succes d'un iliment important du p r o j e t l u i e s t donc imputable. Le p r o j e t r e l a i s , c'est-22-dire l e Deuxibe p r o j e t de d6veloppement r u r a l , s ' e f f o r c e de surmonter l e s obstacles dont l e Premier p r o j e t de diveloppement r u r a l a i t 6 &mail16 e t ouvre l a voie A une reorganisation future. 3 0 G 0 I R & L DEVELOFHEJT PROJECT I N COTTON A B W I -41-Tgl PROJECT COMPLETION REPOR2 i 1 - Anticipnted and !z_t:a!_ Project Costs L t in CFAP millio$= i 1977/78 . 1978/79 1979/80 1980/81 1981/82 1982/83 AE ACT AE ACT AE ACT AE ACT AE ACT AE ACT Buildings 35 101 255 18 174 87 161 249 112 216 737 671 Vehicles and equipment 141 - 216 102 177 15 346 783 375 18 1255 918 I Road equipment - 52 - 181 --- ---- 127 - - ---- 12 - - 2 - - - - - - -- 233 141 I-' W 4 Sub-total 228 101 652 247 351 114 507 1034 487 234 2225 1730 I I t Fertilizers - 29 114 146 97 248 90 (152) 108 ' Insecticides . 113 209 256 75 164 99 (182) 111 Salaries Other operat!ng costs - 178 161 32 315 * - 229 394 118 542 ----- 257 536 182 888 239 527 -- 304 1097 226 511 - -*-- 223 508 1129 2124 859 3350 1 . II Sub-total 339 489 946 1062 965 1482 950 1067 956 804 4156 4904 1 ., TOTAL ,567 590 1598 1309 1316 1596 1457 2101 1443 1038 6381 6634 Rate of exchange: CFAP/~IS$ Cost in US$ million i i Source : SOTOCO and SAR. Controller's Department f o r exchange rates. AE : A p p r a i ~ a lEstimat ACT : hctual ..- . --_r .. - .--.-,.* ... .". -_*,-"----- ..--. . . -.--..-----.-.-- - ... .-.....- -A .b ).-a -A,.---- . - - -- - .- -__ -- . .. - _ .-.. L...._..- .. _ -.-. .-.- .._.-- ---- ... _ _ 3 _ . . .__ ._.____.._._..___.__ . ..-__ - . ___ :___...-_.__. _ . .. . . . , I . j . . . . .. . . - .,., . ... . I - Annex TOGO TADLE 2 RURAL DEVELOPMQlTPROS= IN COTTON AREAS (CR. 741 - TO) PROJECT COMPLETI O NREPORT Schedule of Disbursement (USS.1 030) Appraisal ~evised Actual Ac tuol Estimatc A E after cancellation 11 - .. : US$ 792 000 declared misprocurtd in Harch 1980 - Annex Table 3 T O G O RURAL DEVELOPHEKT PROJECT JN-$PTTO ARFAS (CREDIT KO. 741 TO) - PROJECT COPCPLETION REPORT Cotton (BOU) Production i n TOGO Production Data Number of p l a n t e r s Productio11 ( t ) Area (h6) Yields (kg/ha) .- Aren/Plantrr (ha) Income (CFAF '060) Cross,Inccme Input c o s t s N t t Iticcrsc Ket Incurne/Planter l e t Incone/ha 27.9 32.5 50.9 43.5 42.2 46.7 I Technical Data I F e r t i l i z e d a r e a (ha) 6 821 5 349 11 277 18 977 25 867 20 410 f i < F e r t i l i z e r input (kglha) 222 23 1 207 184 207 224 1 4 Treated a r e a (ha) 8 359 6 573 13 406 25 226 28 534 23 273 I I Insecticide input (llha) 10.7 15.8 15.6 17.3 14.5 18.4 i Source : SEDES, Evaluation Economique d e 1 ' ~ c t i v i t eCoton au Togo, A v r i l 1983. - Anna TABLE 4 0 - 0 e a u 0, d m S: 3 % s e a 0 0 0 e w o u w n - Annex TABLE 5 TOGO RURAL DEVELOl'tIENT PROJECT IN COTTON AREAS - (CR. 741 TO) PROJECT COMPLETlON REPORT Food Production Estimates a/ - Haise Productions. tons , b/ - PYl PY2 PY3 4601470 PY6 1915 PY5 2880 PY6 5130 value, F . A l l o n C/ 244 77.9. 1 01.5 152.6 n1.9 Sorehuia Production, tons b/ . million-d Value, F - Groundnuts Production, ton Value, I. nillion d - - 50 - 350. 310 21.7 820 57.4 1170 81 -9 Hacklin meuo of October 10, 1983 Yackliclin, Annex 2 , Tablo 5 - Annex Tables 6 b 7 - .. - TOGO RrrrW DEVELOP-ET PROJECT IN COTT$?-BM - JCREDIT N02_,7>1 TO) PXOJECT COWL-QION REFGRT Commtrcial Seed Require~ztin tons Cotton 500 630 760 950 I 140 Uaize 30 50 80 Sorghum 9 19 26 Groundnuts 160 220 270 - - .-- 0 Source : SAB C m e r c ~ a lSeed PrtnJ3stion in tons Cocton 0.a 1 516 2 006 1 473 1 358 Habe composite 148 171 144 Maize hybrid 26 261 Sorghum I26 42 117 Croundnuce 23 17 60 - Annex TABLE 8 ~b G 0 RUML DEVELOPMENT ,PL,J,ECT I N COTTON-+t,P+E LCR.741 - TO) ----- PROJECT COMPLETION * REFOKT Net R e t t c r ~ srrom Cot tor1 p3r- f i e t a r e Yields Gross 11 - Cost of 2 I - Net Index Return 2 Years kglha return6 . input 6 returns 1976177 t o labour Flha P/ha F/ha - 100 F/md , 11 : Producer price: F 481kg i n 1976177. F 601Lg from 1977178 t o 19C0/81 and F 651kg from 1981182 t o 1982183 21 : F e r t i l i z e r : 225 kglha; F 15/kg from 1977178 t o 1980181 ocd F 45/kg from 1981182 t o 1982183 B a t t e r l e e : P 400fha. 31 : 137 mdlha. SAX Annex d Teble 2. Source : Synthese Agronoaique par D.Salvy, SOTOCO, A p r i l 1983. Evaluation Economique de l ' A c t i v i t 6 Coton au Togo SEDES, A p r i l 1983. - . .. ' t .,., --.... -..---.-- ' .---- -.. . . . .. --..... . . ., . _ ..__.. .... ..._... - -...._ _ . . -_ .____ . ._ ._ . . . . .I . . . .. .. < .. I , - Annex TABLE 9 TOGO RURAL DEVELOPHENT- IN C.OITON AREAS CREDIT KO 741 - TO ' Economic Anolyseo ( I n Cl'AP m i l l i o n ) . I -1 .. PYI 7 pr2 - P Y ~ P Y ~ P Y ~ - pr6 - PY~ we. - p19 pr(0 Incremental Costs F. E. Co~ponent/ 532 1 108 1 464 1 933 1 587 1 164 1 247 1 257 1 290 1 323 Projet ' L o c r l C o s t C o r n p o n e n t ~ 238 603 .849 1 1 5 2 868 868 868 868 868 868 gRI Period Family Labor - 265 676 804 810 932 1 013 1 069 1 069 1 059 f years - - - . - - - - - - - T o t a l Costs 770 1976 2989 3889 3056 2964 3125 3194 3227 3260 10 I fncremcntal Benefits 10 I-' cotton 1331 2546 3257 3590 10 * I ' * i Pood Crops Total Benefits - - 34 1365 147 179 J346. 266 443""4e20*- 3206 10 10 t . . Net Benefits(1977 Price adjuatnent Ajue tment NB @QB (ns) (770) (611) 269 mS (296) 287 (453) 483 7%3 75fTl 7719) 78f 200 919 1470 687 1692 4e9 1204 1896 372 1524 1976 272 1704 2023 256 1*i61 29 11 10 10 10 . B e n e f i t s remain constant a t PY6 l o v e l , Total Costa 770 1976 2989 3889 3656 2964 3128 3194 3227 3260 20 Benefits Cotton Pood crops Total EeneCits P r i c e ad jus t n e n d . Ad jueted b e n e f i t s 269 287 488 919 687 488 372 272 ( 0 9 6 2 4 0 6 2 9 q y 7 3 3 7 ~ 7 3m~7~ 255 0 1 W 20 20 \ . i I .3 . . = 7 M J u s t s-d - r e t benefit (770) (080)- (503) a ~ j u s t c da c t u a l c o s t s from PY I t o 5 CPD adjurted a c t u a l c o s t s f rum PY 1 t o 5 Aseming t h e aane prngrossion of b o n e f i t s an i n SARI (941) (719) 703 ' 153 -788 855 836 20 i - Taxing account of J u l y 1983 p r o j e c t i o n s IBRD 18010 (PPA) 1 JANUARY 1984 MAURITANIA I 1 -11- MA" 1 NIGER -- fl / I ). S A V A N N A ' FOOD CROPS DENREES V/YR/ERES'b I 10' oSansanne Sorghum, Millet ?- -. Mango Sorgho, M;/ '? INDUSTRIAL CROPS Rice !I \. CUf TURES /NDUSTR/Ef f E5 a R1z Groundnuts E \. -10' Arachide - \. 10"- cC z 4- o// ~tamtougou \ Sorghum, Millet L- sorgho, M;/ \, z Yam /gnome t % yd - Cowpea, q".P' 7 . Bambaro Nut I I \ \. Nieba, Rice Voandzcw i bmg \ Bafiloo \b------. 1 Q Riz i / / z I' r-4--4 / // - 9' i. , / \ / Tchambo 0 \ cotton \\ O~okode / L' \ \ I 1 4 - i I \ I i W Maize Sotouboua I Mais -\. 0 I *. L. m Bambara Nut Voandzm /. \ 0 Yam /gnome i T/- I -8' Rice ' \ RURAL DEVELOPMENT PROJECT i T 0 G0 Riz \ \ IN COTTON AREAS PROJf T DE G€ VEiOPPEMENT RURA i L. \ \ i Cocoa ~arao DANS ~ E S REGIONS COTONNIERE~.< A A - Coffee I I I I Caf* MAIN CROPS AND CLIMATIC PRINCIPAIES CUf TURES E r ZONES . I I I Oil Palm ZONES CL /MA NQUES 1 Amlome0 ' r : ~ ~ ; * R ~ ~ ~ ~ ~ ~ , Maize Lono R o w Seoson " ~ I Y i * I M~ij L.T / Lo- ,-;son d n phi., LF \ Blmodol Romr Seoron Cassava M ~ ~ , ~ ~ S a ; ~ o nd m P/U,OI brmodale i I Rlrers F~UVI) Yam /gnome i 1 I I -7 @ Notnonol C o ~ r t o I i I -2 7.- C~PIIO/*I ----- D!rtricr Boundotter L;m;#*I &I distrct1 Rsplonol Boundorler Rice z 5 L. Opol~me ,L.- ONotse A - - , .-.- I,rnil*~ r i p o m h s Internot~onolBoundar~es C. /' j Frmtr4r.s I 1 ".--.--* m--.-rrW 0 l - d . . w" -- , a w . c w a ~ . -Y*m-- w..llll.O.=-. - .a m. -.-d-..L.MII- --- 0.1110*...- 0.1 0 On*m--lb.. -F-- Maize '\. kevie -- "-olNm."u dm--" -we-* Moir -' Cassava , Manioc 0 2p $0 , KILOMETERS q0 O S I00 L. c- 10- '*LOME . .. .-dm -lm.-bm *m*ld".*bldl*. dn-Mf.m R F G I O VELOPMENT PROJECT = .P = .. c -"dm-- -,.-*-- molm*bldl*.dD m -" ECOLOGICAL ZONES/ZONES ECOLOGIQUES -f-w. .m m L ] d e " m . . , .- ,ol " ---. rn ,( Forest Reserves ~ s . e m Savannah Zone s a ~ ~ n ~ ronrt~im Coastal Ploteou (Terres de borre) Depleted Coostol Plateou r u r m & tmrm 1 Terres de borre degroddes) r) 1- Lorna Depression ( B~do)&-ron Coostol Sands sabm car*= dp ~ , mIS&) D d d a p p m n t da R Lowland Rice Development 11 r i ~ i c u i t ~ rMI bawr n- r I- V Vegetables m i t u r n numrct&s I Irrigated Rice Development $g~';'!& la Marshy Areas zona ~ n m d . b l e . Irohyets in M~llimetershohvercr m mm - Major Roads Grandr axs. - - Regional Boundaries Limit- rsbro~les -.- lnternationol Boundaries Fronrih Tlli, PPA ,liar, i, I,r,nl ,111 l t l R D 11886, h4~1c.11 1976 Hudds and l ~ r c r l1 r s e 8 u t ~ II""? ,we0 ',<l<lt~,l IBRD 17809(PPI 11' W - ~ . - - - I U & R - I I I . I - F - n--..d-bU-m#.-*- lrwan*L-dm--CIC.Lnw- n ~ a am--....-m..-.=-...d.d 10' TOGO SOTOCO INSTITUTIONAL INFRASTRUCTURE DE LA SOTOCO 9' Cro*ct A r m 2 0. " du mu Man Rwdm ffarf.1 "o*toro*# @ Noltonol Cop~lol Cwfok . Sotoce S r t w H.odsuo.1~~ L i p k l o 5cwoco 0 b t o c o R*oonol H*od~uorl*r8 S r i p r+nrl do k Saoco Soloco S*ctoral H.odquort*r8 5 t h reeforrol sC lo S&oco 1 A Gmnn*r~*s, . U#,II# d o # r w w du c o f a 0 S. d 9 Mult~dlcatoonC . n . r ts Conror k ult~plrcotrond.r so-n ADMINISTRATIVE STRUCTURE SOTOCO STffUCIURf ADMINISIRANW 5OrOCO --., Re@-1 Bwndoms ffigforr '.------ 5.~10. Baundorn*~ .%clwrr -.- I n l ~ m o t ~ a Boun&,n*n f , 0 ~ " f , , . ol 0 20 40 60 W 100 I JANUARY 198
Группа Всемирного банка · Project Performance Assessment Report
Togo - Maritime Region Rural Development Project; and Rural Development Project in Cotton Areas : Togo - Projet de Développement Rural de la Région Maritime ; Et Projet de Développement Rural Dans Les Zones Cotonnières
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