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Cameroon - Second Semry Rice Project : Cameroun - Deuxième Projet Rizicole de la Semry

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Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 5156-F RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE CAMEROUN: DEUXIEME PROJET RIZIC~LEDE LA S EmY (PRET ~ ~ ~ ~ - C M / C R E DIT 763-CM) 25 Juin 1984 D6partement de l'6valuation r6trospective des opgrations TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'uile diffusion restreinte. et ne peut itre uti1isC par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut 6tre autrement divulguee sans I'autorisztion de la Banqrrr Kondiaie. POIDS ET MESURES Systerne metrique ABREVIATIONS CAMDEV Cameroon Development Corporation CCCE Caisse centrale de cooperation econornique (France) CTFT Centre technique forestier tropical FAC Fonds d'aide et de cooperation (France) FED Fonds europtien de dkveloppernent FONADER Fonds national de developpement rural HEVEACAM Societe Hevea-Cameroun IEMVT Institut d'elevage et de medecine veterinaire des pays tropicaw IRAF Institut de recherches agronorniques et forestieres OED Departernent de l'kvaluation retrospective des operations RAP Rapport d'achevement du projet RER Rapport d'evaluatiop retrospective SEMRY Societe d'expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua SEMRY I Premier projet rizicole de la SEMRY (Credit 302-CM) SEMRY I1 Deuxieme projet rizicole de la SEMRY (Credit 1512/ Credit 763-CM) SOCAPALM Societe camerounaise de palmeraies T a w de change Nom de la monnaie Franc CFA (FCFA) T a w de change : Moyenne de l'annee d'6valuation 1 dollar = 245 francs CFA Moyenne des annees d'execution 1 dollar = 225 francs CFA Moyenne de l'annee d'achevement 1 dollar = 270 francs CFA EXERCICE DE L'EMPRUNTEUR Du Ler juillet au 30 juin A N'CITILISER QU'A DES F I N S O F F l C l E L L E S RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE CAMEROUN: DEUXIZME DROJET RIZICOLE DE LA SEPIRY (PFET 1512-cMICREDIT 763-CM) TABLE DES MATIERES PrGface ............................................... i DonnGes de base ........................................ iii Faits saillants ........................................ vii MEMORANDUM D'EVALUATION RETROSPECTIVE ................. 1 Opsrations de la Banque au Cameroun .......... 1 Cadre et dsveloppement 6conomique ............ 5 Le secteur agricole .......................... 6 11. RESUME DU PROJET ............................. 7 Le projet prGcGdent .......................... 7 Formulation du projet ........................ 7 Exgcution du projet .......................... 9 Administration du projet ..................... 13 111. PRINCIPAUX PROBLEmS ......................... 15 A. Rsparation de la digue barrage ............ 15 B. Performance de la Banque et de 1'Xn~runteur 17 C. Commer.cialisation du r i z .................. . 18 D. Perspectives de dGveloppement ............. 23 Tableaux 1. Evolution des superficies nettes en production 2. Dgboursements 3. Prix du riz et du paddy L e present document fait I'objet d'une diffu\ion re\treinte, et ne peut etre u t i l i \ e par \e\ destinataires que dan\ I'exercice de leurc fonctions officielles. S a teneur ne peut 6tre autrement divulguee sans I'autorisation de l a Banque M o n d i a l e . TABLE DES MATIERES (suite) Annexes 1. Liste des Rapports d'evaluation retrospective des projets au Cameroun 2. Projets agricoles au Cameroun 3. Resume du Premier projet rizicole de la SEMRY I. Description du projet dans 1'Accord de pr&t/credit 5. Presentation de la SEMRY en graphiques Pieces jointes 1. Comentaires des ingenieurs-conseils 2. Comentaires du cofinancier (CCCE, Yaounde) 3. Comentaires du cofinancier (FAC) 4. Commentaires du cofinancier (Mission FAC) 5. Comentaires du cofinancier (CCCE, Paris) 6. Comentaires du Mlnistgre de l'bgriculture RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET I. Introduction 11. Le secteur 111. Formulation du projet IV. Execution du projet v. Autres aspects du projet VI. JustiEication du projet VII. Renforcement institutionnel VIII. Performance de llEmprunteur et de la Banque IX. Impact du projet X. Conc1us ions Annexe 1. Comparaison des resultats Annexe 2. Coiits estimatifs et effectifs Cartes 18149 Region du Dewieme projet de la SEMRY 18366 Projets d'irrigation realises par la SEMRY RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE CAMEROUN : DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY (PRET 1512-CMICREDIT 763-CM) PREFACE Ce rapport d'evaluation retrospective porte sur le Dewieme projet rizicole de la SEMRY pour lequel un prGt (1512-CM) et un credit (763-CM) de 4,5 millions de dollars chacun avaient ete approuves le 19 janvier 1978. C o m e le Premier projet rizicole de la SEMRY (Cr6- dit 302-CM), ce projet a ete cofinance avec le Fonds d'aide et de coopera- tion (FAC) - organisme franqais d'aide bilaterale - qui lui a accord6 un don d'une contre-valeur de 4 millions de dollars. La Caisse centrale de cooperation economique (CCCE) a egalement cofinance le projet avec un pret d'une contre-valeur de 8,l millions de dollars. L'achevement du projet etait prevu pour le 31 decembre 1983 et le prGt et le credit devaient Gtre clos le 30 septembre 1984. Les decaissements au titre du credit se sont acheves le 10 decembre 1979 et c e w au titre du prGt le ler octobre 1982. A la date du dernier decaissement, la plus grande partie des investisse- ments pour les travaw de genie civil etait achevee mais la moitie des superficies prevues n'etait toujours pas amenagee pour la culture. Le rapport d'evaluation retrospective comprend un memorandum d'evaluation retrospective prepare par le Departement de l'evaluation retrospective.desoperations (OED) et le Rapport d'achevement du projet (RAP) date du 5 octobre 1983. Le RAP a ete redige par le Bureau regional Afrique de l'0uest sur la base du Rapport d'achevement du projet SEMRY I1 repa are par l'agence d'execution, la Societe d'expansion et de modernisa- tion de la riziculture de Yagoua (SEMRY), et des conclusions d'une mission qui s'est rendue au Cameroun en mailjuin 1983. Les auteurs du Rapport d'evaluation retrospective ont etudie le Rapport d'evaluation du projet (No 1722a-CM) date du 27 decembre 1977, le Rapport du President (P-2151-CM) du 5 janvier 1978, les Accords de prGt, de credit et de projet en date du ler fevrier 1978 et le RAP. 11s ont kgalement consulte le Rapport d'eva- luation retrospective du premier projet (SEMRY I) (No 2054, date du 12 mai 19781, la correspondance echangke avec l'emprunteur, les notes de service portant sur divers aspects du projet et conservees dans les dos- siers de la Banque et pose des questions au personnel de la Banque ayant participe a w diverses phases du projet. Une mission d'evaluation retrospective s'est rendue dans la region du projet en octobre/novembre 1983, et s'est entretenue avec les autorites camerounaises, les representants.del'agence d'execution du pro- jet, des organismes d'aide bilaterale et les beneficiaires du projet. Les renseignements obtenus au cours de la mission ont permis de verifier la validite des conclusions du RAP. Les auteurs de l'evaluation retrospective estiment que le RAP est excellent, qu'il decrit et analyse d'une maniere detaillee et exacte l'extkution et l'impact du projet, et leurs conclusions rejoignent les conclusions et recommandations du RAP, surtout en ce qui concerne l'ave- nir. S'ils ont choisi de s'etendre sur certains points dans le memorandum d'evaluation retrospective, c'est pour souligner l'importance qu'ils pour- ront avo.ir tant dans ce projet que dans d'autres projets soutenus par la Banque. Des exemplaires du projet de rapport avaient ete envoyes, pour commentaires, a lPEmprunteur,aux cofinanciers et aux ingenieurs-conseils, le 6 avril 1983. Leurs reponses sont jointes au M6morandum d'evaluation retrospective. Une mission d'evaluation retrospective du FAC s'est egalement rendue au Cameroun en novembre 1983. La Piece jointe No 3 donne le texte complet des conclusions de cette mission. Les auteurs tiennent a remercier les hauts fonctionnaires de la Republique du Cameroun, les representants de l'agence d'execution du pro- jet et des organismes de cofinancement ainsi que les beneficiaires du pro- jet de l'aide qu'ils leur ont apportie pour la preparation de ce rapport. - iii - c .- 0 3 30 0 0 U) E .- -.. wrn U Y m U) rnf - u al rnr .. -\ 3 01 orn nL I 'al .al rnf K .- C I-- L 0) u - i 0 z !I - XI- = 0 K w r: a 0 - . ---no 0 m - .- n L,m L L al-o-- 00 V) - u- L 0 O m N m u PI-cO c a\\ o al m w o - .-'CI -cL O- L r r \\ .- m r o V) €.E C - V) '=.. a-420 .-- - .- al'Q*al L L O) .-- -*- cc --- - E n n n E -or O 0 0 0 EalE- 'alooal -occ U)00-'alwOC 0,g.E 0) 30, U) 0, 0 Ealal C-E E alQ .- 0 o n - al al c m u UL .-,Q .- L @.a-nu m u 'al3 E - - > r m .-L- L . Q u o ' 0 0-0.- 0 0-u Q L L U >.-.- C c n 0 L\Eal--CQ-o o m m- no- m air-u, L c n L cal a l L a l E O n c m- 0 ' , 3 ~ o u o 3 0 ) m m . -( D L a l C uric--cu> 0 u 'al al c al Q a l n - Q m @.-,a 3 E - O E X 010) 0 O O C m u a l u O O ~ L c cCo m o o acme m m m . - u 0UCV)U)O- CalE u C m u V) 0-0 Q u L ttg, mcc.--al o oO O 3 L o o . - o m O L X L LLun <3CLLLO U33L L L O E 0 0 0 m 0 a al 0 ) a l L O UP0 0aI-0 a n o r 11 .. .. CLL 1 0 LLLL 0 1 INN I (UN .- w - n aoaa m m m m .- ,a .- .a .P) .-.a .- (I) KIU) U) - - - o L L 3 =t]S 4 .-.-.-.- I ' - I 6556 2 m C C C . 0 0 0 N 0 a 0 0 . C L C C . 3 C C 000Q 0 .-.- c- V) .-CC).-CL,L)YY cc0m .-.- (c0mm L.-.- mm-.0) L L L L m L a - - Y- m c m m V)V)V) a V)aP)LV)V)am LT U) P)- Y O C 3o o o m ~ o m m m m o c m PC m P a P a O 0) O ' a P) O'a'a'a'a C >~ 'Q .- - 0 3 Y 0 -a L) m I - aU P ) V) 0) L a au.- a a d OPPV) P J P P 3 E PPC W LT C L C PP) L Q L L L L L > =33.-3V)31o 3 3 0 3 ~m E 0- nnLn n u U)U)U)5:U) mcnw mU)u a w a /CC Comprenait l e Chef de l a D i v i s i o n des p r o j e t s e t un c o n s e i l l e r I ' i r r i g a t i o n d e s s e r v i c e s de p o l i t i q u e o p e r a t i o n n e l l e . /dd Le Chef de l a D i v i s i o n des programmes s ' e s t k g a l e m e n t r e n d u s u r l e s l i e u x p e n d a n t l a m i s s i o n de s u p e r v i s i o n . /ee augmentation d ' e n v i r o n 27 % dans l e p r i x e n do1 l a r s e s t due a v a n t t o u t 5 u n t a l l x de change p l u s bas; I ' a u g m e n t a t i o n de 11 X dans l e c o h t en f r a n c s CFA i n c l u t l e s hausses d e p r i x e t l e s t r a v a u x de p r o t e c t i o n d e l a d i g u e . /ff I I s ' a g i s s a i t d ' u n e m i s s i o n d ' 6 t ~ 1 d ep a r des c o n s u l t a n t s i n d k p e n d a n t s . Lqq Depassements de coirts, ne n e c e s s i t a n t pas de f inancement supplementa i r e p a r l a Banque. /hh A n c i e n agent e x p e r i m e n t 6 de l a Banque. / ii R a p p o r t d ' e v a l u a t i o n r e t r o s p e c t i v e No 2054, d a t e du 12 mai 1978, p r e p a r e p a r l e Departernent de I ' d v a l u a t i o n r k t r o s p e c t i v e des o p e r a t ions. , - - 'Lei J P r o j e t SEMRY I l l e s t u n p r o j e t de p e t i t s p e r i m & t r e s d ' i r r i g a t i o n , s i t u 6 p r & s de K o u s s e r i , f i n a n c e p a r l e FED. SEMRY IV, f inancb p a r l e budget d ' i n v e s t issement camerounais, p O r t e s u r l a m i Se e n va l e u r de 600 ha d e b a s - f o n d s . ~ ' a c h e v e m e n t de 7 . 0 0 0 ha de SEMRY I1 e s t egalement f i n a n c e s u r l e Cameroun. RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE CAMEROUN : DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY (PRET 1512-CMICREDIT 763-CM) FAITS SAILLANTS Le Dewieme projet rizicole de la SEMRY etait la onzieme opera- tion du Groupe de la Banque dans le secteur agricole du Cameroun. A la fin de l'exercice 83, les prBts de la Banque et de 1'IDA au Cameroun se montaient a environ 800 millions de dollars, dont environ 40 % etaient alles a l'agriculture (312,6 millions de dollars). Les pr8ts au secteur agricole ont surtout port6 sur la mise en valeur des cultures arbustives; et de nombrew projets etaient des projets de grandes plantations en enclave. Le secteur agricole est diversifie et, bien que sa part dans le PIB et les exportations soit en baisse, il joue toujours un r6le important dans l'economie camerounaise. Jusqu'a present, cependant, la productivite des petits exploitants n'a progress6 que lentement. L'execution du Premier projet rizicole de la SEMRY (Cr. 302-CM) n'a subi que de legers retards et les depassements de cocts ont ete peu importants. C'est un des rares programmes d'irrigation en Afrique de llOuestou l'introduction de la double culture a Ct6 reussie. Par suite de l'expansion du pkrimetre, de la mise en double culture de superficies plus importantes et de l'augmentation des rendements, la production est le double de celle prevue au moment de l'evaluation et le t a w de rentabilitb du premier projet est de 23 %, contre 11 % prevus a l'evaluation (Rapport d'evaluation retrospective No 2054, date du 12/5/78). Le projet SEMRY I1 est situe 70 km en aval du premier projet. I1 est different de celui-ci du fait qu'il porte non seulement sur un plus grand nombre d'activites mais aussi sur un autre type d'irrigation : par gravite, a partir d'un barrage de retenue, et non par pompage come SEMRY I. SEMRY I1 comprenait la construction de d e w digues (d'une lon- gueur totale de 48 km), d'ouvrages de prise d'eau, de canaux, d'un systeme d'irrigation et de drainage et d'autres travaw de genie civil (bureau, routes, installations de stockage et rizerie) et la fourniture du materiel necessaire a l'irrigation et a la mise en double culture de 7.000 ha. Huit mille hectares supplementaires, proteges contre les inondations, devaient 8tre exploites selon des techniques traditionnelles de culture en sec. Le reservoir cree par le projet devait egalement permettre le deve- loppement de la p8che, et ses berges devaient servir de p2turage pendant la saison seche. Le projet a bien demarre et le calendrier a ete respecte pendant les trois premieres annees. Cependant, deux problemes se sont prksent6s : d'abord, le talus amont de la digue barrage s'est erode et des "renards" y sont apparus; ensuite, un certain desequilibre s'est revele entre les terres amenagees pour la culture et l'usage qui en etait fait. Pour resoudre ce dernier probliime, la Banque a sugg6re que la mise en valeur de ' nouveaux perimetres soit arrstee jusqu'a ce que les terres dkja amenagees soient mieux utilisees; s'agissant du premier problbe, apres de longues discussions, on a trouve des solutions techniques que la SEMRY a executees en regie. Malheureusement, alors que les mesures de remembrement avaient permis d'occuper les 3.500 ha en cours d'amenagement et que les travaux de remise en etat de la digue etaient bien avancks, le projet s'est trouve a court de fonds, a cause des depenses engagees pour les reparations de la digue et des fluctuations du t a u de change. La Banque n'a pas fourni de financement supplementaire, mais le projet se poursuit grgce a des fonds de 1'Etat et un appui complQmentaire des cofinanciers, et l'on prevoit que la mise en valeur du perimetre (environ 6.700 ha) sera terminee d'ici a 1985, c'est-a-dire avec deux ou trois ans de retard. On estime qu'h l'achevement, il aura coilte la contre-valeur de 75 millions de dollars, contre 55,5 millions de dollars prevus l'evaluation, soit un depassement de coilt de 35 %. administration et la gestion du projet par la SEMRY ont ete excellentes; cependant, la camerounisation est plus lente que prevu. Vu l'importance des pertes globales de la SEMRY, la position financiere de celle-ci est inquietante. En outre, certaines annhes, la SEMRY s'est heurtee a de grosses difficultes de commercialisation du riz et elle a recemment accumule des stocks importants qu'elle a commence d'ecouler avec une subvention de 1'Etat de 25 francs CFA Le kg, laquelle a ensuite ete portee a 35 francs CFA le kg : en effet, ses prix de revient sont eleves et le riz qu'elle produit n'est pas concurrentiel, sur les grands marches de consommation du sud du pays, avec le riz produit ailleurs au Cameroun ou importe; l'exportation au Nigeria s'est revelee possible mais irrkgulihre. D'un point de vue technique, le projet est une reussite. La culture par repiquage a 6th gdneralement acceptee, de nouvelles varietes ont ete introduites, et les rendements sont donc aujourd'hui plus eleves que ceux prevus au moment de l'evaluation. En regime de croisiere, la production de paddy devrait atteindre 53.000 tonnes, contre 47.000 prevues a 116valuation. La p6che dans le lac de retenue fournit d'importants avantages supplementaires. Le t a u de rentabilite r6Cvalue est de 20 %. Pour la seule riziculture irriguee, il est de 16 %, chiffre proche des 15 % prevus a l'evaluation, les depassements de cocts ayant ete compenses par une augmentation des rendements. Le nombre de beneficiaires est lege- rement plus eleve que celui qui avait ete prevu a l'kvaluation et l'effet multiplicateur du projet, bien qu'il n'ait pas et6 calcule, est probable- . men t important La leqon que l'on peut tirer du projet est que sa reussite tient a trois facteurs : sa gestion a ete excellente, les enveloppes techniques ont ete adoptees, et c'etait un projet enclave. Mais, en m8me temps, tout le monde s'accorde a reconnaztre que la grande question a resoudre est celle de l'avenir de la riziculture au Cameroun. Si la reussite technique semble pouvoir se poursuivre, les questions liees a la commercialisation de la production, a la participation des exploitants et a l'efficacite institutionnelle doivent Gtre etudiees de pr&s (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 48-55). Les points ci-apres meritent egalement d'stre releves : - Les modifications apportees au plan de la digue (pour en reduire le coiit) et le calendrier d'execution tres serre sont en partie responsables des problemes d'erosion et de renardage de la digue barrage. Les mesures correctives ont fait l'objet de longues discussions mais, une fois acceptees, elles ont ete executees d'une maniere efficace (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 31-36). - La supervision technique par la Banque a ete excellente. Le m8me personnel a ete maintenu a w dCpens peut-8tre de la compo- sition des equipes d'experts qui auraient pu Gtre miew equili- brees (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 37-40). - I1 ne semble pas justifie de developper davantage la riziculture . dans le nord du Cameroun (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 47), et il serait avantagew de limiter les activites de la SEMRY A celles qui sont rentables (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 52-54). - Vu les difficultes de la commercialisation du riz, les autorites camerounaises devaient entreprendre une analyse detaillee du sous-secteur rizicole (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 41-47). - Pour verifier si la viabilite du projet peut durer, il est sug- gere de faire une etude d'impact des d e w projets de la SEMRY a w environs de 1990 (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 55). MEMORANDUM D'EVALUATION RETROSPECTIVE CAMEROUN : DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY (PRET 1512-CM/CREDIT 763-CM) INTRODUCTION Operations de la Banque au Cameroun 1. A la fin de l'exercice 83, les operations de la Banque/IDA au Cameroun representaient environ 800 millions de dollars L/ pour 43 pro- jets. A ce jour, 18 ont fait l'objet de rapports d'evaluation retrospec- tive (voir Annexe 1). Sur les 43 projets, 18 - enumeres au Tableau 1 ci-apres - appuyaient le developpement agricole. 1/ BIRD : 538,lO millions de dollars et IDA : 252,95 millions de dollars, - dont la contre-valeur de 22,5 millions de dollars en DTS (au moment de l'approbation). Tableau 1 : PRETS A L'AGRICULTURE (Ex. 67-83) Annee d 'appro- bation par les Rapport Adminis- PrGt d'evaluation Nom (abrege) du projet trateurs Source Montant retrospective ( termine ) 1. CAMDEV (hevia- culture) I Ex.67 BIRD/IDA oui 2. Palmier a huile I Ex.69178 BIRD oui 3. Riziculture SEMRY Ex. 72 IDA oui 4. Elevage Ex. 74 BIRD oui 5. Cacao Ex. 75 BIRD - /a - 6. HivCaculture Niete Ex. 75 IDA oui 7. D.R. plaine des M'Bo Ex.77 IDA oui 8. SOCAPALM I1 Ex. 77 BIRD/ - /b Troisieme guiche t 9. Fonds de developpement rural Ex. 77 IDA 10.CAMDEV (hevia- culture) I1 Ex. 78 BIRD 11.Riziculture SEMRY 11 Ex. 78 BIRD/IDA 12.D.R. intigrh Zapi Ex. 78 IDA 13.D.R. Plateaux de 1'Ouest Ex. 78 IDA 14.HEVECAM (hevea- culture) I1 Ex. 80 BIRD/IDA 15.Elevage 11 Ex.80 IDA L6.D.R. Province du Nord Ex.81 BIRD/IDA 17.foresterie Ex.82 BIRD 18.Consolidation des secteurs palmier a huile et heveaculture BIRD 50,80 312,60 ------ - /a En priparation. /b Emprunteur prkpare le RAP. /c RAP reGu par OED. 2. Au cours de la periode allant de l'exercice 67 a l'exercice 83, les pr6ts a l'agriculture se sont montes a 313 millions de dollars, soit 40 % du total des pr6ts de la BanqueIIDA au Cameroun 21. Le Tableau 2 ci-dessous en donne la ventilation par sous-secteur. Tableau 2 : PRETS A L'AGRICULTURE PAR SOUS-SECTEUR (EX. 67-83) Nombre de Montant total pro jets des pr6ts % Cultures arbustives Developpement rural Riziculture Elevage Foresterie 3. Les pr6ts a l'agriculture ont surtout porte sur les cultures arbustives (palmier a huile, hevea et cacaoyer, en particulier). De nom- b r e w projets, y compris c e w de developpement rizicole, ont appuye des operations de type enclave ou plantation industrielle. On trouvera a lQAnnexe 2 des details sur l'execution des 18 projets agricoles soutenus , par la Banque. D'une manikre generale, les resultats des projets agri- coles ont ete inegaw : le premier projet d'elevage (Pr6t 938) n'a pas atteint ses objectifs de production et, jusqu'a ces derniers temps, le dewieme (Credit 1010) se heurtait a de gros problemes techniques et de gestion. A son achevement, le coiit du projet cacao (Pr6t 1039) avait pratiquement double par rapport aux previsions de l'kvaluation, et l'augmentation envisagee des rendements ne s'etait pas manifestee 21. En ce qui concerne les autres projets de cultures arbustives, les objectifs materiels ont en general ete soit atteints, soit legerement inferieurs a w estimations de l'evaluation, mais les depassements de coiits ont kte impor- tants et, dans la plupart des cas, la production a ete inferieure a w pre- visions. En outre, beaucoup d'agences d'execution se sont heurtees a de 21 Au cours de la m6me periode, les pr6ts aux transports (13 projets) ont - represente 44 X du total des engagements. 31 Le Departement de l'evaluation retrospective des operations prepare un - rapport d'evaluation retrospective du projet cacao (Pret 1039-CM). gros problemes financiers. A l'heure actuelle, la Banque et le Gouverne- ment s'emploient ensemble A consolider le secteur des cultures arbus- tives +/. Les problemes d'organisation qui s'etaient poses au debut ayant kt6 resolus, le Projet de developpement rural des plateaux de l'0uest (Credit 784) atteint maintenant ses objectifs. L'execution du Projet de developpernent rural integre Zapi (PrGt 776) laissait A desirer, mais une serie de mesures correctives vient d'6tre identifiee. Le Projet de deve- loppement rural de la province du Nord (PrGt 1919/Credit 10751, qui repose essentiellement sur la culture du coton, donne de bons resultats 5/. Entre-temps, la strategic de developpement agricole de la Banque a 6t6 reorientee sur la consolidation de la mise en valeur des cultures arbus- tives et la mise en valeur des petites exploitations. Quatre projets con- GUS dans cette nouvelle optique viennent d'6tre evalues : le Dewieme pro- jet de developpement rural de la province de l'0uest 5 / , le Dewieme projet de fonds de developpement rural 7/, le Troisi&me projet d'heveaculture 8/ et un Projet de recherche agricoie ?/. - 4/ Pour la SOCAPALM et la CAMDEV, il s'agit du Projet de consolidation des secteurs du palmier A huile et de l'hevea (Pr6t 2160). Voir le Rapport d'evaluation No 3713-13 date du 5 mai 1982. Le programme d'heveaculture de la Niete, qui avait ete soutenu par les Projets HEVECAM I (Credit 574) et HEVECAM I1 (Pr6t 1971/Credit 9751, sera acheve dans le cadre d'un troisieme projet qui vient dqQtreevalue. 5/ Cela semble confirmer les conclusions anterieures d'OED que, d'une - maniere generale, le developpement rural fonde sur la culture du coton reussit bien en Afrique de lfOuest. Voir Rapport d'evaluation retro- spective du Projet de developpement des zones rurales cotonnieres en C6te d'Ivoire (PrGt 10771, Rapport OED No 4568, date du 20 juin 1983, et RER du Projet de developpement rural dans les regions cotonnieres du Togo (Credit 741-TO) en preparation. 6/ - I1 porte sur l'expansion de la mise en valeur entreprise dans le cadre du premier projet, et donne une importance particuliere a l'ameliora- tion de l'organisation des cooperatives agricoles et a la formation; il doit toucher une grande partie de la population de la province. . - 7/ I1 appuie les efforts faits par les pouvoirs publics pour renforcer des institutions et mettre en place de petits projets prioritaires. -/ Troisieme phase du Projet d'heveaculture de la Niete. 8 - 9/ I1 doit permettre d'ameliorer la portee et l'application de la recherche agricole nationale en renfor~antles institutions; il met l'accent sur la formation, l'evaluation et la creation de liens de vulgarisation avec la recherche et le developpement regional. Cadre et developpement economiques 101 4. La Republique du Cameroun est situee sur le golfe de Guinee, en Afrique centrale. S'etendant au nord jusqu'aw rives du lac Tchad, elle est entouree par le Nigeria a l'ouest, le Tchad et la Republique centra- fricaine a l'est et par la Guinee equatoriale, le Gabon et le Congo au sud. Elle a une superficie de 475.000 km<, et un climat tres varie allant du regime sahelien a l'extrsme nord jusqu'a la for2t tropicale humide au sud, ce qui explique la bonne diversification de son agriculture et la quasi-autosuffisance de sa production vivriere. 5. Le Cameroun compte environ 9,l millions d'habitants. On prevoit que la croissance demographique (aujourd'hui de 2,7 %) va s'accelerer et que la population atteindra 12 millions d'habitants d'ici la fin de la decennie. Le pays s'urbanise; a l'heure actuelle, environ 3 millions de Camerounais vivent dans les villes, surtout a Douala, principal port et centre industriel, et a Yaounde, la capitale. Si la tendance actuelle se poursuit, pres de 9 millions de Camerounais vivront dans les villes d'ici l'an 2000. Dans ces conditions, on conqoit que la creation d'emplois pre- sente un defi enorme. De ce seul point de vue, il est indispensable que l'agriculture continue h se developper regulierement pour absorber au moins une partie de la main-d'oeuvre supplementaire. 6. Au cours des d e w dernieres decennies, la croissance economique a 6te soutenue : lente pendant les annees 60 (3,7 %), elle est passee a 6,3 % pendant les annees 70 et A 8 % au debut des annees 80. Entre 1966 et 1980, le revenu par habitant a augment6 de 3,l % par an; en 1982, on l'es- timait a 880 dollars. La croissance economique se fonde sur l'elimination progressive des obstacles a la capacite d'absorption, sur l'augmentation de l'epargne interieure et, depuis peu, sur l'exploitation des ressources petrolieres. La balance des paiements n'a jamais pose de probleme parti- culier, les petits deficits courants etant facilement equilibres par les f l u de capitaw; le ratio du service de la dette est rest6 faible. 7. La production petroli&re a un impact considerable sur l'economie camerounaise. Traditionnellement, les recettes d'exportation venaient principalement (72 % en 1978) des produits agricoles. En 1978, le cacao et le cafe A eux seuls representaient 53 % des exportations. La part du petrole dans les exportations, qui n'etait que de 1 % en 1978, etait pas- see 63 % en 1982, et celle des produits agricoles etait tombee a environ 28 %. Les exportations petrolieres ont continue A augmenter en 1983, reduisant encore l'importance relative des exportations agricoles. La structure de la production se modifie egalement; entre 1978 et 1981, la production agricole est tombee de 32 a 26 % et la production petroli&re est passee de moins 0,5 % a plus de 11 % du PIB. 10/ Voir rapport d'evaluation, Projet de consolidation des secteurs du - palmier 8 huile et de l'hevea, Rapport No 3713-CM datC du 5 mai 1982, et Rapport du President, Troisieme projet du port de Douala, No P-3483-CM, date du 10 mars 1983. Le secteur agricole 8. Si le secteur agricole a perdu quelque peu de son importance, il reprksente toujours environ le quart des exportations totales, le quart du PIB, et il emploie environ trois quarts de la main-d'oeuvre. Puisque l'on s'attend que l'exploitation petroli&re soit limitee dans le temps, le sec- teur agricole diversifie reste le principal pilier de l'economie camerou- naise. Un tiers de la superficie du pays est class6 come terres agri- coles; mais on &value qu'environ 2 millions d'hectares sont cultives, soit 13 % seulement de la superficie agricole. Les petites exploitations dominent : environ 1 million de familles de paysans produisent 93 % du total de la production agricole, les plantations industrielles les 7 % restants. Malgre ces pourcentages, les flux d'investissements sont all& plus vers les entreprises agroindustrielles d'Etat que vers les petits exploitants. 9. Dans l'ensemble, la productivite des petites exploitations ne progresse que lentement par suite du manque de services de vulgarisation, de la faiblesse des institutions, de l'inadaptation de la recherche, du mauvais 6tat de l'infrastructure routiere et des insuffisances des moyens d'approvisionnement et de comercialisation. L'acckl6ration des migrations urbaines, surtout parmi les jeunes, qui se traduit par la montee du chdmage en ville et des penuries de main-d'oeuvre dans le secteur agricole, cause beaucoup d'inquietude. Les pouvoirs publics . accordent une grande priorite l'autosuffisance alimentaire; pour repondre a l'augmentation de la demande urbaine, la productivite agricole devra donc nettement augmenter. RESUME DU PROJET Le projet ~recedent111 10. Evalue en 1971, le Projet rizicole de la SEMRY (Credit 302-CM) devait ameliorer la riziculture sur quelque 4.300 ha du Nord Cameroun grBce a l'adoption de l'irrigation par pompage, qui devait permettre d'augmenter les rendements et d'introduire la double culture, et de rele- ver ainsi les revenus de quelque 2.800 fami1les.de paysans et de rendre le pays moins dependant des importations de riz. GrSce A la bonne gestion du projet, au soutien que lui ont apporte les pouvoirs publics et a l'intergt que lui ont porte les agriculteurs, les rksultats ont et6 bien superieurs a c e w qui avaient ete prevus au moment de l'evaluation. 11. Aucun probleme seriew ne s'est presente lors de l'execution du projet qui n'a souffert que de retards mineurs. Sans depasser le prix du marche initial de travaw de genie civil, on a pu construire non seulement les reseaw primaires et secondaires desservant quelque 4.500 ha (contre 4.300 prevus a 116valuation), mais egalement une partie du reseau pour un polder supplementaire d'environ 800 ha qui a pu stre mis en valeur par la suite avec un financement de l'Etat, du FAC et de la CCCE. Les travaw de mise en valeur des exploitations, couvrant les 5.300 ha de la region du projet au lieu des 3.000 prevus au moment de l'evaluation, ont cite execu- tes en r6gie par la SEMRY. Les travaw executes par la SEMRY pendant cha- cune des saisons seches ont toujours ete plus importants que c e w qui avaient et6 prevus a llCvaluation. 12. L'exicution de SEMRY I n'a subi que de legers retards et le depassement des coilts n'a ete que de 10 %. C'est un des rares programmes d'irrigation en Afrique de l'0uest ou l'introduction de la double culture a rkussi. Par suite de l'expansion du perimetre, de la mise en double culture de superficies plus importantes et de l'augmentation des rende- ments, rendue possible par l'acceptation du repiquage (qui a remplac6 les 'semis a la volee), la production est le double de celle qui etait prkvue a l'evaluation et le t a w de rentabilite est de 23 %, contre 11 % prevus a l'evaluation (pour plus de details, voir 1'Annexe 3 . ) Formulation du projet 13. Le projet SEMRY 11, pres de Maga, est a 70 km en aval de Yagoua ou est sit& le projet SEMRY I (voir carte ci-jointe). I1 est different de celui-ci du fait qu'il porte non seulement sur un plus grand nombre d'activites mais aussi sur un autre type d'irrigation : par gravite a partir d'un barrage de retenue, et non par pompage come SEMRY I. 111 - Les remarques qui suivent constituent un resume du Rapport d'evalua- tion retrospective du Projet rizicole de la SEMRY (Credit 302-CM), No 2054, prepare par OED et date du 12 mai 1978. Voir egalement le resume donne llAnnexe3. 14. En octobre 1973, au cours d'une mission de supervision conjointe du premier projet, les cofinanciers ont donne leur accord de principe B une proposition du Gouvernement visant a elargir le projet. Le FAC a finance le codt des etudes techniques. Le Ministere du Plan a prepare une etude de faisabilite sur la base des etudes techniques realisees par des consultants. Pendant toute la preparation du projet, de graves r6serves ont kt6 exprimees. Le FAC a donc finance une etude de la comercialisa- tion du riz et les consultants ont prepare d'autres plans de developpement qui, B la fin de 1975, pendant une etude de la preparation, ont et6 reje- tes come 6tant non rentatiles. Cependant, l'ampleur et le codt du projet initial (qui portait sur la mise en valeur de 7.000 ha) restaient preoccu- pants et l'on a suggCre des etudes compl6mentaires portant sur la concep- tion et les m6thodes de construction de'la digue, sur le potentiel de l'elevage et de la pBche et sur les possibilites de culture en sec; la possibilite d'executer le projet en plusieurs phases a Bgalement Cte exa- minee. C'est pourquoi, alors que 1'Ctude de faisabilite etait prste au d6but de 1975, le reste de l'annee s'est passe a mettre au point des scC- narios de remplacement et la plus grande partie de 1976 a revoir la con- ception initiale du projet. Pendant ce temps, les pouvoirs publics insis- taient sur le fait que le projet btait prBt a Btre 6value et demandaient instamment a la Banque d'envisager le financement de cet important projet de developpement; lea coprtSteurs, de leur c6te, soutenaient que le projet n'btait pas encore pr6t. Une mission de preevaluation, jointe a la der- niere mission de supervision et d'achevement de SEMRY I, s'est rendue au Cameroun en janvierlfbvrier 1977. Elle a conclu que les modifications apportees au projet avaient permis d'en abaisser le codt et que la ques- tion de la commercialisation du riz, bien qu'encore importante, n'etait plus aussi cruciale qu'on l'avait cru. 15. Entre-temps, la preselection des entreprises et la preparation des dossiers d'appels d'offres continuaient. Apres de nouveaw entretiens avec les pouvoirs publics, la Banque a accelkre le traitement du dossier du pro- jet pour que les travaw puissent commencer pendant la saison seche sui- vante (novembre 1977-juin 1978). Le projet a kt6 bvalue en mai-juin 1977 et les negotiations ont eu lieu du ler au 4 novembre 1977 A Washington. Les appels d'offres pour les principaw marches de travaux de genie civil et de gros engins de terrassement avaient it8 lances, les plis ont bte ouverts en septembre, les offres 6valu6es en octobre et approuvees par la Banque en novembre 1977. Les marches pour les principaw travaw de genie civil et le materiel de regie ont bte sign6s en d6cembre. Le projet com- prenait un financement r6troactif de la connnission de mobilisation pour le march6 de travaux de genie civil (1,l million de dollars), de l'acompte sur le march6 du materiel (400.000 dollars), et des services d'ingenieurs- conseils (100.000 dollars). 16. Come le Logone forme la frontiere entre le Cameroun et le Tchad, en 1975, le Cameroun a informe le Tchad, conform6ment au Protocole d'ac- cord d'exploitation des e a w du Logone, de son intention de r6aliser ce projet. En janvier 1976, les d e w pays ont sign6 un document par lequel le Tchad donnait son accord de principe B 11ex6cutiondu projet envisage, et cet accord a Bte confirme en juin 1977. 17. Les Administra'teurs ont approuve le projet le 19 janvier 1978 apres avoir etudik les mesures de transfert de la population, le coGt de l'assistance technique expatriee, la camerounisation, et les dispositions portant sur le financement retroactif et l'attribution des marches. Les Accords de prGt et de credit ont 6th signes le ler fevrier 1978 et le pro- jet est entre en vigueur le 14 avril de la m8me annee. 18. Le projet, tel qu'il a eth approuve, rendait la riziculture et d'autres cultures possibles sur 15.000 ha, qui seraient proteges des crues du Logone par d e w digues. Sur ces 15.000 ha, 7.000 devaient gtre irri- gues par gravite, ce qui permettait d e w recoltes de riz par an, et les 8.000 ha restants seraient cultivhs en sec. L'eau d'irrigation devait venir d'un reservoir couvrant au maximum 30.000 ha, qui devait offrir un certain potentiel pour le developpement de la pGche et dont les berges devaient servir de psturages pendant la saison seche. Le projet devait Gtre realis6 en six ans (de 1977/78 a 1982/83) et comprenait Les elements suivants (voir kgalement l'hnexe 4) : a) construction de d e w digues, d'une longueur totale de 48 km, d'un ouvrage de prise d'eau, d'un canal de jonction, des regulateurs, et d'un ouvrage de vidange; b) construction d'un systeme d'irrigation et de drainage, y compris des travaw d'amenagement des exploitations, et de routes d'acces sur 7.000 ha; c) construction d'une cinquantaine de kilometres de routes d'acces reliant en particulier les principales localit6s de la region du projet : Tekele, Pouss, Maga et Guirvidig; d) construction d'un complexe pour le siege et les services, y com- pris logements pour le personnel, garages, entrepBts, une rize- rie, des installations de stockage et une piste d'atterrissage; e) fourniture diengins lourds de terrassement, de materiel agricole et de vkhicules; f) recrutement de personnel et fourniture de materiel pour le siege, formation du personnel local, et realisation d'etudes et de recherche appliquee; g) fourniture de services de soutien, y compris de credit, a quelque 7.000 familles de paysans, dont la moitik devait Gtre transferee; et h) crbation d'un programme de santh pour la rbgion du projet. Execution et impact du projet 19. La bonne gestion de la phase de conception du projet a permis B celui-ci de dhmarrer rapidement. MalgrC quelques retards mineurs, le calendrier d'execution a 6th.respecte en gros jusqu'en 1981. La qualite de l'execution a ete bonne, la gestion efficace et capable de resoudre les problemes A mesure qu'ils se presentaient. Le Chapitre IV du RAP donne sur l'execution du projet tous les details voulus qui ne seront donc pas repetes ici. 20. La digue barrage de 27 km de long a souffert de gros probl&mes d'erosion et de renardage. On a pens6 a l'origine que l'erosion pouvait Stre maitrisee par un enrochement de la face amont de la digue, qui aurait amen6 un cobt supplhmentaire de 15 a 20 millions de dollars. Mais a la demande de la Banque, des etudes et des essais complementaires ont ete entrepris, et une solution beaucoup moins coiiteuse a ete trouvee : le pro- fil amont du reservoir a ete ramene de 4:l a 10:l et le talus a ete pro- tege par une couverture vhgetale. La SEMRY a realise ce travail en regie (Memorandum d96valuation retrospective, par. 31 A 36, et RAP, par. 4.22 a 4.29). 21. Quelque 3.500 ha de perimetre ont hte mis en valeur au cours des trois premieres annees, plus ou moins dans l'ordre prevu, mais, come le montre le Tableau 3 ci-apr&s, un desequilibre croissant s'est revele entre les superficies am4nagees et celles en culture. Tableau 3 : UTILISATION ET DISPONIBILITE DES TERRES (en hectares 1979/80 1980/81 1981/82 Saison Saison Saison Saison Saison des pluies skche des pluies seche des pluies Superficie mise en valeur 856 856 2.390 2.390 3.433 Superficie distribuee 692 692 2.070 2.070 3.122 Superficie plantee 692 353 1.561 1.033 1.886 Deux faits permettent de l'expliquer : d'abord, les parcelles attribuees a chaque famille ont kt4 moins grandes que prevu et, ensuite, les migrations spontanees n'ont pas eu l'ampleur attendue (RAP, par. 4.15-4.18). A l'origine, les actions de la SEMRY dans le domaine du repeuplement n'ont port6 que sur le transfert des personnes touchCes par les travaux du pro- jet; l'execution de ce programme a 6te bonne (RAP, par. 4.30-4.32). Pour resoudre ce problbme, la Banque a suggere que l'on arrete la mise en valeur des terres jusqu'a ce que celles qui etaient deja amenag6es soient plus complbtement utilisees. En 1981 et 1982, la SEMRY a accru ses efforts de transfert des populations, depla~antpr&s de 3.000 personnes et, a la fin de 1982, toutes les parcelles amenagees etaient occupees a/. - 12/ Les surfaces plant6es sont passees de 2.055 ha au cours de la saison seche 1981/82 a 2.450 ha pendant la saison pluvieuse 1982/83 et a 3.000 ha pendant la saison seche 1982/83. 22. Cependant, alors que les mesures de remembrement avaient permis d'occuper entihrement les parcelles amenagees et que la remise en etat de la digue barrage etait bien avancee, le projet s'est trouve a court de fonds a cause des dkpenses supplementaires engagees pour les reparations de la digue et des pertes liees aux fluctuations du taux de change. On estimait a cette epoque qu'il faudrait environ 15 millions de dollars pour terminer la mise en valeur des 7.000 ha envisages. Une etude de mi-parcours avait ete entreprise par des consultants en 1981 pour examiner les avantages et les inconvenients du developpement ulterieur. Sur la base des conclusions de cette etude et d'autres, la Banque a conclu qu'il serait plus economique d'achever le projet tel qu'il avait ete initiale- ment prevu plutbt que d'en limiter le developpement a 3.500 ha (RAP, par. 4.48-4.50). Neanmoins, malgre de fortes pressions du Gouvernement pour que la Banque continue a participer au programme de la SEMRY, auquel elle etait associ6e depuis une dizaine d'annees, celle-ci s'est recusee (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 3 8). Le projet est mainte- nant en voie d'achevement grzce a un financement de 1'Etat. En juin 1983, 840 ha avaient ete prepares pour la culture et il est prevu d'amenager environ 1.200 ha supplementaires en 1984 et 1985, respectivement; le projet sera donc termine avec d e w ou trois ans de retard. A son achevement, on estime qu'il aura ~06thquelque 75 millions de dollars, contre 55,5 mil- lions de dollars prevus a l'evaluation, soit un depassement de co6t de 35 %. 23. Les cofinanciers continuent a appuyer activement la SEMRY; le FAC lui fournit une assistance technique et la CCCE a approuve un projet de consolidation 131 141. Ce programme financera des travaw et la reg& neration des terres, de nouveaux entrepbts, du materiel de collecte du paddy et d'entretien, et la recherche agricole pour SEMRY I; et l'acheve- ment des reparations de la digue barrage, les transferts de population et du materiel de collecte'du paddy pour SEMRY 11. Parallelement, le Fonds europeen de developpement (FED) participe au financement de SEMRY 111, qui vise a developper la riziculture irriguee sur de petits perimetres 151. La premiere phase, qui vient de se terminer, portait sur 600 ha de petits perimktres autour de Kousseri. Une phase interimaire a Cte lancke pour evaluer les resultats et preparer une deuxihme phase, au cours de laquelle la superficie totale des petits perimetres pourrait atteindre 2.000 ha. En outre, 600 ha de bas-fonds sont en cours d'amelioration (SEMRY IV) grsce h un financement de 1'Etat. Ce programme ne permettra manifestement 131 L'entree en vigueur de ce progranune dependra de l'amelioration de la - commercialisation du riz et de la situation financihre de la SEMRY. 141 En plus du cofinancement qu'elle avait accord6 h SEMRY 11, la CCCE - avait deja finance un projet parallele fournissant des elements de soutien lt6valuationde projets, h la recherche agricole, et au developpement de l'elevage et de la pCche. 151 Pour ce projet, l'irrigation se fera par pompage. - jamais d'arriver h une mi^ltrise de l'eau semblable h celle des projets d'irrigation, mais il pourrait, s'il reussit, 6tre repris dans de nombreux autres bas-fonds . 24. La construction d'ouvrages et l'amenagement des terres avaient CtC priviligi6s dans le cadre de SEMRY 11, mais lea autres volets ont ega- lement 6tC bien executes par la SEMRY. Elle a construit une rizerie, des installations de stockage en vrac (RAP, par. 4.21) et une centrale elec- trique (RAP, par. 4.20). Un programme de sante important a donne de bons resultats (RAP, par. 4.43). Le programme de recherche appliquee s'est' poursuivi dans le domaine des cultures irriguees et a permis d'introduire de nouvelles varidtds. Les dernibres recherches ont porte surtout sur l'amelioration des pratiques culturales, notamment sur la mecanisation de la recolte et du battage et sur le transport en vrac du paddy (RAP, par. 4.38-4.39). En outre, la peche, 1'6levage et la foresterie ont b6nCficik de la recherche appliquee et d'autres mesures. Lors de 1'Cva- luation, on avait Bgalement envisage d'amenager 8.000 ha pour les cultures en sec. Cet 616ment a reGu une attention moindre, bien que la SEMRY ait fourni des services de prkparation des terres a w populations transferees pour qu'elles puissent faire leurs cultures annuelles en sec : elle a en particulier laboure un millier d'hectares. Le survol a6rien de la region montre que, dans les zones protegees par les digues, les cultures sont importantes mais on ne sait pas exactement quelle est leur ampleur. 25. Du point de vue technique, le projet est une reussite manifeste. Come les auteurs du rapport d'evaluation r6trospective du premier projet l'avaient d6jh remarque g/, la technique du repiquage a 6th acceptee. Avec la diffusion de nouvelles varietes, on s'attend aujourd'hui que les rendements soient plus eleves que c e w qui etaient prevus lors de l'evaluation E/. A plein regime, la production de paddy de SEMRY I1 devrait atteindre environ 53.000 tonnes, contre 47.000 tonnes prevues lors de l'evaluation. La p6che dans le lac produit egalement des avantages complementaires importants : bien qu'ils aient ete reconnus au moment de - 16/ Rapport d'evaluation retrospective, No 2054 (du 12/05/78), 9. G., par. 1.07-1.12. - 17/ Au moment-de l'evaluation, on avait estime que les rendements seraient, h plein regime, de 4 tonnes h l'hectare pendant la saison des pluies et de 4,7 tonnes pendant la saison sbche. Dans le RAP, ces chiffres avaient &t& corriges et remontes respectivement a 4,5 et 5,5 tonnes. Des informations provenant de la SEMRY montrent que des rendements encore plus eleves sont possibles. de 55 tonnes pendant la . saison des pluies et de 6 tonnes pendant la saison shche. I1 n'est cependant pas certain que ces niveawc puissent 6tre maintenus pendant les 35 ans de vie du projet. En fait, jusqu18prhsent, la SEMRY a eu la chance de n'avoir aucun problbme avec les parasites ou avec les maladies du riz. l'kvaluation, ils n'avaient pas 6te calcules. Le t a w de rentabilitg r&t$value est de 20 %, y compris les avantages de la pGche. Pour la seule riziculture irriguke, il est de 16 %, chiffre proche des 15 % pr6vus a 116valuation,les dkpassements de cofits ayant etC compenshs par une aug- mentation des rendements. Le nombre de familles de paysans b6nCficiant directement du programme de riziculture irriguke devrait.Gtre 18gerement plus klev6 que celui qui avait kt6 prkvu a 1'6valuation (voir Donn6es de base). L'effet multiplicateur du projet est probablement important bien qu'il n'ait pas 6te calcul6. Un des grands objectifs du projet, lfam61io- ration des conditions de vie dans la region nord pauvre en ressources, a kt6 atteint. En effet, gr2ce a w routes construites par le projet, la population est devenue plus mobile, de nouveaw centres cormnerciaw et de nouvelles activit6s comerciales se sont d6velopp6s, les revenus ont pro- gress& et les kquipements collectifs se sont amhlior6s (RAP, par. 6.01- 6.03). Administration du projet 26. Le projet a 6te gCr6 efficacement par la SEMRY, soci6tC cr6Ce pour la mise en oeuvre du premier projet. Celle-ci a del6gu6 la responsa- bilitk de l'ex6cution a des antennes de terrain. A l'heure actuelle, on trouve trois unites de gestion sur le terrain, a Yagoua, a Maga et a Kousseri, qui sont appuy6es par le personnel du centre toujours situ6 a Yagoua. L'organisation et les procedures administratives continuent a s1am61iorer. Si la gestion et l'administration sont excellentes, la came- rounisation n'est pas aussi rapide que prevu et la situation financiere de la SEMRY est inquibtante (RAP, par. 4.45-4.47 et 7.01-7.02). 27. Au cours de la pkriode allant de 1977178 a 1981182, la SEMRY a accumul6 des pertes se montant a plus de 1 milliard de francs CFA 181 (soit, au t a w de change actuel, a l'kquivalent de 3,s millions de dol- lars). Les perspectives pour 1982183 et 1983184 ne sont guere meilleures. Si certains indices laissent penser (come on peut le voir au Tableau 4 ci-dessous) que SEMRY I degage des b6nefices et que SEMFtY I1 pourrait en dhgager dans un avenir proche, il est peu probable que ce soit jamais le cas pour SEMRY 111. 181 - 173 millions de francs CFA en 1977178, 96 millions de francs CFA en 1978179, 247 millions de francs CFA en 1979180, 125 millions de francs CFA en 1980181 et 444 millions de francs CFA en 1981182. Tableau 4 : ETAT DES PROFITS ET PERTES FINANCIERES DE LA SEMRY PAR SOUS-PROJET (en millions de francs CFA) Annee SEMRY I SEMRY I1 SEMRY I11 Total - la Chiffres effectifs. /b Chiffres inscrits au budget. - 28. Les pouvoirs publics et la SEMRY ont pris des mesures pour corri- ger cet etat de choses; il est important que ces efforts se poursuivent, non seulement par l'intermediaire du transfert de ressources financieres supplementaires mais egalement pour augmenter la liquidit6 interne par des mesures destinees a accroitre l'efficacite. Un des objectifs majeurs du projet etait en effet que la SEMRY devienne une organisation autonome financierement viable. 29. La camerounisation n'a pas kt6 aussi rapide que prCw mais les objectifs etaient probablement trop optimistes. Quelques remarques s'im- posent d'ailleurs a ce sujet : la camerounisation a suivi le rythme de croissance de la SEMRY. En outre, h la suite de la diversification des activites de la SEMRY dans des domaines tels que la pGche, l'elevage, etc., des experts supplementaires ont ete engages. La SEMRY a egalement continue A ameliorer sa gestion et ses methodes administratives, et l'in- troduction d'une comptabilite informatisee a exige le recrutement de spe- cialistes. D'un autre c8t6, l'assistance des expatries se concentre sur l'execution des 6lements materiels du projet. Les investissements de SEMRY I sont termines et les expatries ne participent plus a la gestion de ce projet. Ainsi, lorsque la phase d'investissement de SEMRY I1 sera achevee, on prevoit que la camerounisation des services de terrain s'acce- lerera. Les auteurs de 1'Bvaluation retrospective sont neanmoins d'accord avec ceux du RAP (par. 7.02) qu'il faut eviter de nommer prematurement b des postes de direction des personnes insuffisamment qualifiees. La came- rounisation n'en reste pas moins une.des grandes priorites de la direction de la SEMRY et elle se poursuit activement. L'efficacite de l'organisa- tion doit cependant l'emporter sur toutes les autres considerations et, de ce point de w e , il est probable que la SEMRY continuera a avoir besoin d'expatries, m6me si l'on peut esperer que leurs effectifs diminueront. 30. Les auteurs du rapport d'kvaluation retrospective sont d'avis que, jusqu'a present, le developpement et le renforcement institutionnels ont etC bons. La SEMRY va toutefois devoir faire face A de gros defis A l'avenir (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 48-55). 111. PRINCIPAUX PROBLEMES A. Reparation de la digue barrage 31. L'histoire des reparations de la digue est analysee et decrite en detail dans le RAP (par. 4.22-4.29). En resume, des la premiere mise en eau au cours de la saison des pluies 1979, deux problkmes importants sont apparus qui auraient pu mettre en danger la resistance de la digue barrage s'ils n'avaient pas ete correctement resolus : il s'agissait de "renards" et de l'erosion du talus amont de la retenue sous l'effet du batillage. Si 1'Crosion semblait Gtre le problkme le plus grave, puis- qu'elle Ctait visible, c'etaient en fait, et tous les ingenieurs interes- ses l'ont reconnu, les renards qui presentaient le plus grand danger pour la securite de la digue. Le personnel de la Banque, les ingenieurs char- ges de la supervision, le personnel de la SEMRY et de l'entreprise, et les representants des cofinanciers se sont attaches a trouver des solutions h ces deux problemes. S'il a etC relativement aise de remedier au probleme des renards, on a eu du ma1 a se mettre d'accord sur la lutte contre l'erosion, ce qui a retarde l'application de mesures correctives. 32. Des mesures d'urgence prises par la SEMRY et par l'eotreprise ont permis de maTtriser les renards. Les reparations majeures, aprks abaissement du niveau du reservoir, ont consiste a recharger la face amont de la digue. Telle qu'elle avait 6te construite, la digue avait une pente aval de 2:l et une pente amont de 4:l. La premikre solution envisagee pour resoudre le probleme d'erosion avait ete de proteger par enrochement la face amont de la digue. Les ingenieurs preferaient cette solution parce qu'elle permettait aussi de reduire considerablement l'entretien annuel que la SEMRY devrait realiser par la suite. Mais la Banque l'a rejetee, surtout parce qu'elle cohtait cher (a l'epoque, on l'estimait a environ 15-20 millions de dollars) mais aussi a cause de certains de ses aspects techniques : d'abord, les travaux tres cohteux c o m e l'enrochement n'eliminent pas la nCcessitC de l'entretien; ensuite, l'enrochement, s'il n'est pas bien realis&, peut echouer; et enfin, la mise en place de cet enrochement risquait de gener le contr8le et la detection de nouveaux renards et d'accroztre considerablement le coht de leur maitrise. Elle a donc suggerk que l'on Ctudie des moyens 6conomiques de minimiser l'erosion par batillage sur la face amont de la digue; la methode ou la combinaison de methodes retenue devait rkduire le coht de l'entretien annuel, assurer la protection et la securite adequates de la digue, et exiger le minimum d'investissements. Diverses techniques de protection a faible coht (cou- vert vegetal, plages de sable et meme melanges de ciment et de terre) devaient Gtre CtudiCes et testees sur le terrain. Une d'entre elles, fai- sant appel h une pente enherbee de 10:l sur le c8t6 amont, a donne d'ex- cellents resultats : aprks la saison des pluies de 1980 191, 14 km de digue avaient Cte erodes mais les 200 m de zone pilote avaient tres bien 191 C o m e en 1979, 14 km de digue avaient ete erodes en 1980, mais les - dkgzts avaient hte plus consid6rables.en 1980 parce que le niveau de l'eau dans le rkservoir Ctait plus klevh qu'en 1979. tenu contre le batillage a/. Apres de longues discussions et a 1' ins is- tance de la Banque, il a kt6 finalement decide vers la fin de 1980 d'adop- ter cette solution. Les travaux ont ete executes en regie par la SEMRY. Les dossiers d'appel d'offres pour le materiel necessaire ont 6tk prkparks a la fin de l'annee 1980. Entre-temps, la zone pilote a etk porthe a 1 km en 1981. Les travaw ont ete exkcutks sur une phriode de d e w ans h comp- ter de decembre 1981; depuis lors, aucun probleme grave ne s'est produit. 33. Ainsi, les problemes ont et6 identifiks et resolus; mais leurs causes n'ont jamais 6th toutes officiellement etablies. Pour ce faire, il aurait fallu ouvrir une enqugte et la confier un conseil d'ingenieurs. Selon les auteurs de ce rn6morandum, il valait miew, come.on l'a fait, resoudre les problemes plutBt que d'en chercher la cause. N6anmoins, au cours de la supervision, certains faits sont apparus qui peuvent apporter quelque lumiere sur les causes de ces problemes. 34. Parmi les facteurs responsables des renards, on releve : la qua- lit6 des materiaw de remblai, leur degr6 d'humidite, les methodes utili- sees pour le compactage et le deroulement des travaw; il s'agit la de facteurs tres techniques qui doivent &tre rkgles chaque jour sur le ter- rain. On trouvera des renseignements complCmentaires des ingenieurs- conseils dans la Piece jointe No 1 . Les ingknieurs charges de la supervi- sion avaient fait savoir qu'ils auraient pr6fer6 terminer la digue barrage en travers du canal nature1 du Mayo-Vrik avant de commencer a y construire le dkversoir en ciment. Cependant, pour gagner du temps sur l'ensemble des travaw, on a d'abord construit le deversoir puis on y a raccorde la digue des d e w c6tes : cela a rendu plus difficile le compactage des berges. En fait, en 1979, tous les renards, sauf un, sont apparus A proximite du deversoir du Mayo-Vrik g / . 35. En ce qui concerne le probleme de l'erosion, retrospectivement, on peut se demande'r si le dessin initial etait bon. Le dossier technique a kte considerablement modifik au cours de la preparation pour reduire les coiits (Memorandum dt6valuationretrospective, par. 1 4). Le dossier fina- lement adopte comprenait, come les ingknieurs de supervision l'avaient - 201 De la mgme facon, apres la saison des pluies de 1981, la zone pilote de 1 km avait tr&s bien tenu, alors que 16 km de digue avaient 6te endommag6s par le batillage, bien que la pente ait deja etk modifiee et ramenee h 6:l. - 21/ En 1980 egalement, des renards se sont produits dans la partie cen- trale, la plus epaisse du reservoir, des d e w c6tes du deversoir du Mayo-Vrik, sur une longueur d'environ 800 m. On n'en a cependant releve que 17 au lieu de 21 et ils ont ete facilement maitrises par l'hquipe speciale. Mais, et c'est la une chose importante, ces renards sont apparus lorsque le niveau des e a w a depasse celui de 1979, ce qui indique que le niveau inferieur comenqait h se stabili- ser. En 1981, un seul renard est apparu. 111. PRINCIPAUX PROBLEMES A. Reparation de la digue barrage 31. L'histoire des reparations de la digue est analysee et decrite en detail dans le RAP (par. 4.22-4.29). En resume, dks la premiere mise en eau au cours de la saison des pluies 1979, d e w problemes importants sont apparus qui auraient pu mettre en danger la resistance de la digue barrage s'ils n'avaient pas ete correctement resolus : il s'agissait de "renards" et de l'erosion du talus amont de la retenue sous l'effet du batillage. Si l'brosion semblait Gtre le probleme le plus grave, puis- qu'elle etait visible, c'etaient en fait, et tous les ingenieurs interes- ses l'ont reconnu, les renards qui presentaient le plus grand danger pour la securite de la digue. Le personnel de la Banque, les ingenieurs char- ges de la supervision, le personnel de la SEMRY et de l'entreprise, et les representants des cofinanciers se sont attaches a trouver des solutions a ces d e w probl&mes. S'il a 6th relativement aise de remedier au probleme des renards, on a eu du ma1 a se mettre d'accord sur la lutte contre l'erosion, ce qui a retard6 l'application de mesures correctives. 32. Des mesures d'urgence prises par la SEMRY et par l'entreprise ont permis de maitriser les renards. Les reparations majeures, apres abaissement du niveau du reservoir, ont consiste a recharger la face amont de la digue. Telle qu'elle avait ete construite, la digue avait une pente aval de 2:l et une pente amont de 4:l. La premiere solution envisagee pour resoudre le problerne d'erosion avait ete de proteger par enrochement la face amont de la digue. Les ingenieurs preferaient cette solution parce qu'elle permettait aussi de r6duire considerablement l'entretien annuel que La SEMRY devrait realiser par la suite. Mais la Banque l'a rejetee, surtout parce qu'elle coiitait cher (a l'epoque, on l'estimait a environ 15-20 millions de.dollars) mais aussi a cause de certains de ses aspects techniques : d'abord, les travaw tres coGtew connne l'enrochement n'eliminent pas la necessite de l'entretien; ensuite, l'enrochement, s'il n'est pas bien realise, peut echouer; et enfin, la mise en place de cet enrochement risquait de gGner le contr8le et la detection de nouveaw renards et d'accroitre considerablement le codt de leur maitrise. Elle a donc suggere que l'on etudie des moyens economiques de minimiser l'erosion par batillage sur la face amont de la digue; la methode ou la combinaison de methodes retenue devait reduire le coct de l'entretien annuel, assurer la protection et la securite adequates de la digue, et exiger le minimum d'investissements. Diverses techniques de protection B faible coGt (cou- vert vegetal, plages de sable et mGme melanges de ciment et de terre) devaient 6tre etudiees et testees sur le terrain. Une d'entre elles, fai- sant appel a une pente enherbee de 10:l sur le cdte amont, a donne d'ex- cellents resultats : apres la saison des pluies de 1980 2 / ,14 km de digue avaient ete erodes mais les 200 m de zone pilote avaient tres bien 19/ - Come en 1979, 14 km de digue avaient ete erodes en 1980, mais les degsts avaient ete plus considerables en 1980 parce que le niveau de l'eau dans le reservoir etait plus eleve qu'en 1979. tenu contre le batillage s/. Apres de longues discussions et a l'insis- tance de la Banque, il a ete finalement decide vers la fin de 1980 d'adop- ter cette solution. Les travaw ont c ite executes en regie par la SEMRY. Les dossiers d'appel d'offres pour le materiel necessaire ont 6te prepares a la fin de l'annee 1980. Entre-temps, la zone pilote a 6te portee a 1 km en 1981. Les travaux ont 6th executes sur m e periode de d e w ans a comp- ter de decembre 1981; depuis lors, aucun problbme grave ne s'est produit. 33. Ainsi, Les problemes ont 6te identifies et resolus; mais leurs causes n'ont jamais 6tB toutes officiellement etablies. Pour ce faire, il aurait fallu ouvrir m e enqu6te et la confier a un conseil d'ingenieurs. Selon les auteurs de ce memorandum, il valait miew, c o m e on l'a fait, resoudre les problemes plut6t que d'en chercher la cause. Neanmoins, au cours de la supervision, certains faits sont apparus qui peuvent apporter quelque lumiere sur les causes de ces problemes. 34. Parmi les facteurs responsables des renards, on releve : la qua- lit6 des materiawr de remblai, leur degre d'hwnidite, les methodes utili- sees pour le compactage et le deroulement des travaux; il s'agit la de facteurs tres techniques qui doivent 6tre regles chaque jour sur le ter- rain. On trouvera des renseignements compl6mentaires des ingenieurs- conseils dans la Piece jointe No 1. Les ingenieurs charges de la supervi- sion avaient fait savoir qu'ils auraient prefhre terminer la digue barrage en travers du canal nature1 du Mayo-Vrik avant de commencer a y construire le deversoir en ciment. Cependant, pour gagner du temps sur l'ensemble des travaw, on a d'abord construit le deversoir puis on y a raccorde la digue des d e w c6tes : cela a rendu plus difficile le compactage des berges. En fait, en 1979, tous les renards, sauf un, sont apparus a proximite du deversoir du Mayo-Vrik a/. 35. En ce qui concerne le probleme de l'erosion, retrospectivement, on peut se demander si le dessin initial etait bon. Le dossier technique a et6 considerablement modifie au cours de la preparation pour reduire les coiits (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 1 4). Le dossier fina- lement adopte comprenait, c o m e les ingenieurs de supervision l'avaient 20/ De la meme facon, apres la saison des pluies de 1981, la zone pilote de 1 km avait tres bien tenu, alors que 16 km de digue avaient ete endommages par le batillage, bien que la pente ait deja ete modifiee et ramenee a 6:l. - 211 En 1980 egalement, des renards se sont produits dans la partie cen- h ~deversoir du trale, la plus epaisse du reservoir, des d e w ~ 6 t du Mayo-Vrik, sur une longueur d'environ 800 m. On n'en a cependant relev6 que 17 au lieu de 21 et ils ont 6te facilement maltrises par l'equipe speciale. Mais, et c'est la une chose importante, ces renards sont apparus lorsque le niveau des e a w a dbpasse celui de 1979, ce qui indique que le niveau inferieur comenqait a se stabili- ser. En 1981, un seul renard est apparu. 111. PRINCIPAUX PROBLEMES A. Reparation de la digue barrage 31. L'histoire des reparations de la digue est analysee et decrite en detail dans le RAP (par. 4.22-4.29). En resume, des la premiere mise en eau au cours de la saison des pluies 1979, d e w problemes importants sont apparus qui auraient pu mettre en danger la resistance de la digue barrage s'ils n'avaient pas 6th correctement resolus : il s'agissait de "renards" et de l'erosion du talus amont de la retenue sous l'effet du batillage. Si l'erosion sembliit etre le problkme le plus grave, puis- qu'elle etait visible, c'etaient en fait, et tous les ingenieurs interes- ses l'ont reconnu, les renards qui presentaient le plus grand danger pour la securite de la digue. Le personnel de la Banque, les ingenieurs char- ges de la supervision, le personnel de la SEMRY et de l'entreprise, et les representants des cofinanciers se sont attaches a trouver des solutions h ces d e w problemes. S'il a Cte relativement aise de remedier au probleme des renards, on a eu du ma1 h se mettre d'accord sur la lutte contre l'erosion, ce qui a retarde l'application de mesures correctives. 32. Des mesures d'urgence prises par la SEMRY et par l'entreprise ont permis de maitriser les renards. Les reparations majeures, aprhs abaissement du niveau du reservoir, ont consiste a recharger la face amont de la digue. Telle qu'elle avait kt6 construite, la digue avait une pente aval de 2:l et une pente amont de 4:l. La premihre solution envisagee pour resoudre le probleme d'hrosion avait 6th de proteger par enrochement la face amont de la digue. Les ingenieurs preferaient cette solution parce qu'elle permettait aussi de reduire considerablement l'entretien annuel que la SEMRY devrait realiser par la suite. Mais la Banque l'a rejetee, surtout parce qu'elle cohtait cher (h l'epoque, on l'estimait a environ 15-20 millions de dollars) mais aussi a cause de certains de ses - aspects techniques : d'abord, les travaw tres cohtew c o m e l'enrochement n'dliminent pas la necessite de l'entretien; ensuite, l'enrochement, s'il n'est pas bien realise, peut echouer; et enfin, la mise en place de cet enrochement risquait de g6ner le contr8le et la detection de nouveaw renards et d'accroitre considerablernent le coht de leur maitrise. Elle a donc suggere que l'on etudie des moyens economiques de minimiser l'erosion par batillage sur la face amont de la digue; la methode ou la combinaison de methodes retenue devait reduire le coht de l'entretien annuel, assurer la protection et la securite adequates de la digue, et exiger le minimum d'investissements. Diverses techniques de protection a faible coiit (cou- vert vegetal, plages de sable et m6me melanges de ciment et de terre) devaient &re etudiees et testees sur le terrain. Une d'entre elles, fai- sant appel a une pente enherbee de 10:l sur le 128th amont, a donne d'ex- cellents resultats : aprhs la saison des pluies de 1980 g/, 14 km de digue avaient ete erodes mais les 200 m de zone pilote avaient tres bien - 191 Cornme en 1979, 14 km de digue avaient Bte erodes en 1980, mais les deggts avaient ete plus considerables en 1980 parce que le niveau de l'eau dans le reservoir etait plus eleve qu'en 1979. tenu contre le batillage %/. Apres de longues discussions et a l'insis- tance de la Banque, il a 6te finalement decide vers la fin de 1980 d'adop- ter cette solution. Les travaux ont ete exkcut6s en regie par la SEMRY. Les dossiers d'appel d'offres pour le matbriel necessaire ont 6th prhpar6s a la fin de l'annee 1980. Entre-temps, la zone pilote a 6th portee a 1 km en 1981. Les travaux ont ete executes sur une phriode de d e w ans a comp- ter de decembre 1981; depuis lors, aucun problkme grave ne s'est produit. 33. Ainsi, les problemes ont et6 identifies et resolus; mais leurs causes n'ont jamais 6th toutes officiellement 6tablies. Pour ce faire, il aurait fallu ouvrir une enquCte et la confier a un conseil d8ingCnieurs. Selon les auteurs de ce m&morandum, il valait mieux, comme on l'a fait, resoudre les problemes plut6t que d'en chercher la cause. Neanmoins, au cours de la supervision, certains faits sont apparus qui peuvent apporter quelque lumiere sur les causes de ces problemes. 34. Parmi les facteurs responsables des renards, on releve : la qua- lit6 des mat6riaw de remblai, leur degrC d'humidite, les methodes utili- sees pour le compactage et le deroulement des travaux; il s'agit la de facteurs tres techniques qui doivent 6tre regles chaque jour sur le ter- rain. On trouvera des renseignements complCmentaires des ingenieurs- conseils dans la Pike jointe No 1. Les ingenieurs charges de la supervi- sion avaient fait savoir qu'ils auraient prefhre terminer la digue barrage en travers du canal nature1 du Mayo-Vrik avant de commencer a y construire le deversoir en ciment. Cependant, pour gaper du temps sur l'ensemble des travaux, on a d'abord construit le dhversoir puis on y a raccorde la digue des d e w cbtCs : cela a rendu plus difficile ie compactage des berges. En fait, en 1979, tous les renards, sauf un, sont apparus b proximite du deversoir du Mayo-Vrik 211. 35. En ce qui concerne le probleme de l'Crosion, retrospectivement, on peut se demander si le dessin initial etait bon. Le dossier technique a 6th considerablement modifi6 au cours de la prhparation pour rhduire les coiits (Memorandum d'kvaluation retrospective, par. 14). Le dossier fina- lement adopt6 comprenait, comme les ingenieurs de supervision l'avaient - 201 De la mGme faqon, aprbs la saison des pluies de 1981, la zone pilote de 1 km avait tres bien tenu, alors que 16 km de digue avaient 6th endommagis par le batillage, bien que la pente ait d6ja kt6 modifiee et ramenee a 6:l. En 1980 egalement, des renards se sont produits dans la partie cen- trale, la plus epaisse du reservoir, des deux c6tCs du deversoir du Mayo-Vrik, sur une longueur d'environ 800 m. On n'en a cependant relev6 que 17 au lieu de 21 et ils ont ete facilement maFtrises par l16quipe speciale. Mais, et c'est la une chose importante, ces renards sont apparus lorsque le niveau des eaux a depasse celui de 1979, ce qui indique que le niveau inferieur comen~aita se stabili- ser. En 1981, un seul renard est apparu. 111. PRINCIPAUX PROBLEMES A. Rriparation.de la digue barrage 31. L'histoire des reparations de la digue est analysee et decrite en detail dans le RAP (par. 4.22-4.29). En resume, d&s la premiere mise en eau au cours de la saison des pluies 1979, d e w problemes importants sont apparus qui auraient pu mettre en danger la resistance de la digue barrage s'ils n'avaient pas ete correctement resolus : il s'agissait de "renards" et de l'krosion du talus amont de la retenue sous l'effet du batillage. Si l'erosion semblait Stre le probleme le plus grave, puis- qu'elle etait visible, c'htaient en fait, et tous les ingknieurs interes- ses l'ont reconnu, les renards qui presentaient le plus grand danger pour la securite de la digue. Le personnel de la Banque, les ingenieurs char- ges de la supervision, le personnel de' la SEMRY et de l'entreprise, et les representants des cofinanciers se sont attaches a trouver des solutions a ces deux problemes. S'il a ete relativement aise de remedier au probleme des renards, on a eu du ma1 a se mettre d'accord sur la lutte contre l'erosion, ce qui a retarde l'application de mesures correctives. 32. Des mesures d'urgence prises par la SEMRY et par l'entreprise ont permis de maltriser les renards. Les reparations majeures, apres abaissement du niveau du reservoir, ont consist6 a recharger la face amont de la digue. Telle qu'elle avait 6tC construite, la digue avait une pente aval de 2:l et une pente amont de 4:l. La premiere solution envisagee pour resoudre le probleme d'krosion avait kte de proteger par enrochement la face amont de la digue. Les ingenieurs prefkraient cette solution parce qu'elle permettait aussi de reduire considCrablement l'entretien annuel que la SEMRY devrait realiser par la suite. Mais la Banque l'a rejetee, surtout parce qu'elle coiitait cher (a l'epoque, on l'estimait a environ 15-20 milljons de dollars) mais aussi a cause de certains de ses aspects techniques : d'abord, les travaux tres cocteux c o m e l'enrochement n'eliminent pas la necessitk de l'entretien; ensuite, l'enrochement, s'il n'est pas bien realis&, peut echouer; et enfin, la mise en place de cet enrochement risquait de gSner le contr6le et la detection de nouveaw renards et d'accroitre considerablement le coiit de leur maTtrise. Elle a donc suggCr6 que l'on etudie des moyens Cconomiques de minimiser l'krosion par batillage sur la face amont de la digue; la methode ou la combinaison de methodes retenue devait reduire le coiit de l'entretien annuel, assurer la protection et la sCcuritk adkquates de la digue, et exiger le minimum d'investissements. Diverses techniques de protection faible codt (cou- vert vegetal, plages de sable et msme melanges de ciment et de terre) devaient Stre ktudikes et testties sur le terrain. Une d'entre elles, fai- sant appel a une pente enherbee de 10:l sur le c6te amont, a donnk d'ex- cellents rksultats : apres la saison des pluies de 1980 x/, 14 km de digue avaient kte erodes mais les 200 m de zone pilote avaient tres bien 19/ C o m e en 1979, 14 km de digue avaient kte erodes en 1980, mais les - degsts avaient Cte plus considerables en 1980 parce que le niveau de l'eau dans le rkservoir ktait plus eleve qu'en 1979. tenu contre le batillage a/. Apres de longues discussions et b l'insis- tance de la Banque, il a ete finalement' decide vers la fin de 1980 d'adop- ter cette solution. Les travaux ont ete executes en regie par la SEMRY. Les dossiers d'appel d'offres pour le materiel nkcessaire ont 4th prepares a la fin de l'annee 1980. Entre-temps, la zone pilote a ete portee a 1 km en 1981. Les travaux ont ete executes sur une pbriode de deux ans a comp- ter de decembre 1981; depuis lors, aucun probleme grave ne s'est produit. 33. Ainsi, les problemes ont 6th identifies et resolus; mais leurs causes n'ont jamais etC toutes officiellement etablies. Pour ce faire, il aurait fallu ouvrir une enquste et la confier i un conseil d'ingenieurs. Selon les auteurs de ce memorandum, il valait mieux, c0m.e on l'a fait, resoudre les problemes plut6t que d'en chercher la cause. Neanmoins, au cours de la supervision, certains faits sont apparus qui peuvent apporter quelque lumiere sur les causes de ces probl&mes. 34. Parmi les facteurs responsables des renards, on releve : la qua- lit6 des materiaux de remblai, leur degre d'humidite, les methodes utili- sees pour le compactage et le deroulement des travaux; il s'agit la de facteurs tres techniques qui doivent 6tre regles chaque jour sur le ter- rain. On trouvera des renseignements complementaires des ingenieurs- conseils dans la Piece jointe No 1. Lesingenieurs charges de la supervi- sion avaient fait savoir qu'ils auraient pref6r6 terminer la digue barrage en travers du canal nature1 du Mayo-Vrik avant de commencer A y construire le deversoir en ciment. Cependant, pour gagner du temps sur l'ensemble des travaux, on a d'abord construit le deversoir puis on y a raccord6 la digue des deux cdtes : cela a rendu plus difficile le compactage des berges. En fait, en 1979, tous les renards, sauf un, sont apparus a proximite du deversoir du Mayo-Vrik a/. 35. En ce qui concerne le probleme de l'erosion, retrospectivement, on peut se demander si le dessin initial etait bon. Le dossier technique a ete considerablement modifie au cours de la preparation pour reduire les coGts (Memorandum d'evaluation retrospective, par. 14). Le dossier fina- lement adopte comprenait, c o m e les ingenieurs de supervision l'avaient - 201 De la msme faqon, apres la saison des pluies de 1981, la zone pilote de 1 lun avait tres bien tenu, alors que 16 km de digue avaient ete endoarmages par le batillage, bien que la pente ait d6ja kt6 modifiee et ramenee a 6:l. - 21/ En 1980 egalement, des renards se sont produits dans la partie cen- h ~deversoir du trale, la plus epaisse du reservoir, des d e w ~ 6 t du Mayo-Vrik, sur une longueur d'environ 800 m. On n'en a cependant releve que 17 au lieu de 21 et ils ont ete facilement ma?trises par l'equipe speciale. Mais, et c'est la une chose importante, ces renards sont apparus lorsque le niveau des eaux a depasse celui de 1979* ce qui indique que le niveau inferieur comenqait a se stabili- ser. En 1981, un seul renard est apparu. conseille, une couverture vegetale sur toute la digue barrage, mais elle n'a jamais ete realisee parce qu'elle ne pouvait pas 2tre achevee avant la premiere mise en eau du reservoir. 36. En resume, il apparaTt donc que les problemes de la digue semblent avoir ete causes par des modifications destinkes h realiser des economies et par les contraintes d'un calendrier de travaw trks serre. Ces observations sont consignees ici moins pour evaluer retrospectivement les erreurs que pour servir de lesons pour la conception de digues sem- blables ailleurs (voir igalement RAP, par. 4.22-4.29). B. Performance de la Banque et de 1'Emprunteur 37. C o m e on l'a vu ci-dessus, la participation tres active de la Banque a permis de trouver des solutions satisfaisantes a w problemes techniques rencontres lors de l'execution du projet. Selon les auteurs de cette evaluation, la performance de la Banque a Cte tres bonne pendant tout le cycle du projet. Elle s'est interessee de pres h la preparation; a ce stade, l'accent a ete mis sur la rentabilite : cela a cause quelques retards et, retrospectivement, il semble que les problemes d'erosion ont peut-2tre Cte causes par les changements de plan de la digue. La supervi- sion technique a egalement kt6 tres bonne et si des controverses se sont elevees a propos des mesures correctives a prendre, elles ont ete rCsolues. 38. La decision de la Banque de ne pas aider 1'Emprunteur h terminer le projet est plus discutable. Son raisonnement a ete qu'elle etait le prCteur de denier recours et que, puisque l'aide bilaterale et 1'Etat pouvaient financer le projet, il ne lui etait pas necessaire d'accorder un . nouveau prCt pour l'achever. En outre, lorsqu'elle a pris cette decision, la Banque devait consolider ses investissements dans la riziculture, et dans le secteur des cultures arbustives. Devant ces demandes contradic- toires et des limites sur les ressources, elle a decide de privilegier le secteur des cultures arbustives. Le projet de consolidation des secteurs palmier h huile et heveaculture (PrCt 2160-CM de 50,8 millions de dollars) a kt6 approuve le 27 mai 1982 221. Cependant, en renonsant a sa partici- pation a la SEMRY, la Banque a sans doute perdu l'opportunite d'un dia- logue continu sur l'avenir du developpement institutionnel de la SEMRY qui, avec la commercialisation du riz au Cameroun, sont des facteurs de developpement ultiirieur des d e w premiers projets rizicoles de la SEMRY. L'occasion de continuer le dialogue sur la commercialisation du riz n'est pas perdue, toutefois, car la Banque dtudie actuellement une proposition pour un projet de developpement rural sur le littoral. Le projet couvre, entre autres, la production rizicole et suppose donc que les probl&mes de commercialisation du riz soient r6solus. En outre, le Ministere de l'agriculture a demand6 l'aide de la Banque pour la preparation de termes de r6ference relatifs a la definition d'une strategic en matiere de cul- tures vivrikres. 22/ Voir Rapport d'evaluation du projet, Projet de consolidation des - secteurs palmier a huile et h6veaculture, No 3713-CM, date du 5 mai 1982. 39. Le succes de la supervision technique par la Banque tient pour beaucoup a sa continuite. L'ingenieur hydraulicien principal, qui avait participe a w travaw de preparation, a ete de toutes les missions de supervision. S'il n'a pas participe a la mission d'hvaluation, l'inge- nieur hydraulicien qui en avait fait partie l'a accompagne au cours de la premiere mission de supervision; il n'y a donc pas eu de rupture. La direction de. la Banque et les conseillers principawr ont egalement epaule les efforts de la supervision a w moments critiques. Le chef de la Divi- sion des projets et le specialiste de l'irrigation des services de poli- tique operationnelle se sont rendus sur le terrain lorsqu'il a fallu deci- der des mesures h prendre pour resoudre le probleme d'erosion de la digue. Pendant toute la supervision, le contact a ete maintenu avec les cofinan- ciers et la presence de representants du FAC et de la CCCE a ete perma- nente. D'un autre cijte, par suite de la primaute accordee a l'excellence technique et a la continuite, la place accordee aux autres specialistes s'est trouvee reduite : on ne trouve un agronome que dans d e w missions de supervision, un economiste dans d e w autres et un analyste financier dans une seule. En consequence, le developpement institutionnel et les ques- tions financikres ont ete quelque peu negliges; cela n'a cependant pas pose de probl&me particulier puisque la SEMRY avait les choses bien en main. Toutes les missions de supervision se sont interessees a la comer- cialisation du riz, mais aucun expert ne faisait partie de ces missions. Retrospectivement, et vu les problemes awquels la SEMRY s'est heurtee dans ce domaine, le probleme de la commercialisation du riz aurait pu faire l'objet d'une attention plus poussee. Un des grands problemes dans le travail operationnel de la Banque est de constituer des missions de supervision bien equilibrees du point de vue des specialistes et d'assurer en m6me temps une certaine continuit6 du personnel. 40. C o m e le dit le RAP (par. 8.011, la performance de l'emprunteur a ete bonne : l'execution du projet par la SEMRY a ete excellente, toutes les clauses de 1'Accord de prst ont kt4 respectees et le Gouvernement a accord6 tout son soutien au projet. La seule faiblesse notable tient b l'evaluation qui a t 5t6 faite du sous-secteur du riz au Cameroun. En par- tie pour atteindre l'autosuffisance, les pouvoirs publics ont encourage la production de grandes quantites de riz dans le nord alors que les grands centres de consonunation se trouvaient dans le sud, ce qui a cree de gros problemes de commercialisation. En fait, il y a toujours eu une contra- diction entre les objectifs d'exportation et d'autosuffisance dans les projets de production rizicole (Mhorandum df6valuationretrospective, par. 44-45 et RAP, par. 10;03-10.06). I1 faudra continuer a suivre de pres ces questions. C. Cormnercialisation du riz 41. Presque toutes les missions de supervision ont fait des commen- taires sur la comercialisation du riz; ils sont rksumes ci-aprks. - Supervision I (05178). Pas de comentaires specifiques. - Supervision I1 (02-03179). A cause d'importations massives de riz, les ventes interieures de SEMRY I s'etaient ralenties et les stocks de paddy invendu se montaient a 13.000 tonnes. Les pouvoirs publics devaient prendre des mesures energiques pour accelerer les ventes de la SEMRY et reglementer les importations. Supervision I11 (11-12179). La vente du riz de SEMRY I etait toujours lente. Malgre les promesses, les ameliorations n'etaient gukre sensibles et les stocks de paddy se montaient i 8.000 tonnes. Au rythme d'usinage d'alors, ils pourraient atteindre 16.000 tonnes en fevrier 1980. La mission n'a pas menage ses observations et a laisse entendre a w pouvoirs publics que si les ventes ne s'acceleraient pas et si une solu- tion permanente n'etait pas trouvee, les donateurs pourraient remettre en question le financement qu'ils avaient envisage d'accorder b la mise en valeur de nouvelles terres. - Supervision IV (05-06180). A la suite des mesures prises par le Gouvernement, et en particulier de l'ouverture du march6 nige- rian, les ventes de riz de la SEMRY avaient repris et tous les stocks avaient ete ecoules. Le Gouvernement n'avait toujours pas pris les mesures institutionnelles destinees a reglementer la comercialisation du riz produit au Cameroun. La mission a insiste pour que ces mesures soient prises et elle a egalement recommand6 une Ctude des prix du paddy verses a w paysans et des prix au depart de la rizerie payes h la SEMRY qui, malgre l'in- .flation, etaient restes au niveau de 1977. - Supervisian V (12180). A la fin de 1980, les pouvoirs publics ont decide d'augmenter le prix du paddy d'environ 30 % et le prix du riz blanc de la SEMRY d'environ 20 %. Supervision VI (09/81). Ce rapport contient une longue analyse des prix et de la comercialisation du riz. I1 apparait que puisque le prix moyen du riz import6 semblait avoir nettement baisse, le riz de la SEMRY n'etait plus concurrentiel sur les marches de Douala et de Yaounde; il restait cependant competitif sur les autres marches. La mission a recommande que les prix du paddy et du riz soient modifies et qu'une distinction soit faite en fonction de la qualite. Supervision VII (03182). Pas de references specifiques dans ce rapport, mais la mission a recommand6 qu'une etude des prix soit entreprise g/ en m e d'introduire les modifications recomnan- dees par la mission de supervision precedente g/. - 23/ La SEMRY a tennine cette etude en juin 1982. - 241 Les prix du paddy et du riz sont donnes au Tableau 3. 42. Les problemes de commercialisation du riz sont chroniques. Le Rapport d'evaluation retrospective du Premier projet rizicole de la SEMRY indiquait que la SEMRY ne s'etait heurtee h aucun probleme de commerciali- sation malgre l'eloignement des centres de consomation et les cofits de transport eleves qui en resultaient, sauf en 1976 oh des importations de riz bon marche avaient oblige la SEMRY h arrgter l'usinage et la vente pendant plusieurs mois s/. A la suite de cette experience, le Gouverne- ment a introduit un systeme de "jumelage" par lequel les negociants devaient acheter certaines quantites de riz produit localement pour obte- nir des licences d'importation 2 / . Les probl&mes se sont manifestes a nouveau en 1979, a la suite des importations massives de riz asiatique de 1978 : la vente s'est ralentie et les stocks ont grossi. Les stocks avaient ete ecoules vers la moiti6 de 1980, surtout grdce a l'augmentation des exportations vers le Nigeria (RAP, par. 5 .01). De 1980 a 1982, la commercialisation du riz s'est deroulee sans probliimes, mais ceux-ci sont reapparus en 1982 et 1983 (RAP, par. 5.01-5.04). Les ventes se sont effondrees et les stocks ont augment&. En septembre 1983, les stocks de tous les projets de la SEMRY se montaient h 11.000 tonnes de riz et 25.000 tonnes de paddy. Bien evidemment, cela a cause toutes sortes de problemes techniques, de gestion des stocks et de qualite, immobilise des capitaux importants, impose le versement de paiements de lourds intergts supplementaires pour le financement des stocks, et l'entreprise a enregis- tre de grosses pertes financiiires. A la fin de 1983, les pouvoirs publics ont decide d'introduire une subvention temporaire de 25 francs CFA pour chaque kilo de riz vendu par la SEMRY pour faciliter 1'6coulement de ces stocks. En outre, ils ont demande B la SEMRY de participer plus active- ment a la commercialisation du riz et de ne pas dependre entierement des negociants. Cela pourrait aboutir a une presence directe de la SEMRY sur . les marches de Yaounde et de Douala mais les details de ces dispositions sont encore a l'etude. Une analyse des problemes de commercialisation du riz semble montrer que chaque crise est plus grave que la precedente et plus coilteuse a resoudre, ce qui est fort inquietant. 43. Dans une certaine mesure, le probleme est lie a l'importance de la production rizicole de la SEMRY. Come le Tableau 5 ci-aprks le montre, la quantite de riz comercialisable par la SEMRY pourrait facile- ment atteindre pres de 65.000 tonnes dans quelques annees. Si le pourcen- tage d'utilisation des terres qui a servi dans ces calculs est peut-6tre trop optimiste, les rendements y sont aussi plus faibles que c e w qui ont 6te utilises dans les derniiires projections de la SEMRY (voir tableaux de l'hnexe 5 ). - 25/ Rapport d'evaluation retrospective No 2054 (du 12/5/78), 9. tit, par. 7.3. 26/ Ce systeme n'a pas tres bien fonctionne. En fait, un rapport de la SEMRY du 20 septembre 1983 notait que sur deux quotas recents repre- sentant 17.900 tonnes, les negociants n'avaient pris livraison que de 9.800 tonnes . 44. I1 faut rapprocher les chiffres de la production (65.000 tonnes de riz) de c e w de la consommation. En 1980, on estimait que la consomna- tion de riz etait de 60.000 tonnes; elle se concentrait surtout dans la zone sud, et plus particulikrement a Douala et Yaounde. Elle augmente rapidement depuis 1970, date a laquelle on l'estimait 15.000 tonnes, et elle devrait atteindre 200.000 tonnes en l'an 2000. Ces chiffres ne sont peut-dtre que des projections, mais la tendance est claire. Ainsi, lorsque la production de riz de la SEMRY aura atteint son plein developpe- ment, la consommation camerounaise pourrait dtre d'environ 90.000 tonnes, chiffre qui concorde avec les estimations faites au moment de l'evalua- tion 271. Cela montre cependant que par rapport B la consommation inte- rieure, la SEMRY occupe une place preponderante come producteur et que, mdme compte tenu de la croissance de la consomnation, elle restera un gros producteur. I1 est en outre evident qu'il existe un desequilibre regional entre le nord et le sud dans les domaines de la production et de la con- somation de riz. Compte tenu des cocts eleves et des difficultes de Tableau 5 : PRODUCTION DE RIZ DE LA SEMRY EN REGIME DE CROISIERE (1987188) Saison Saison Superficie cultivee (ha) /a des pluies skche Total SEMRY I SEMRY I1 SEMRY III SEMRY I11 Rendements (tlha) 4,5 . 5,5 Production de paddy (t) 56.600 58.900 (47.100) Besoins domestiques (t) /c 11.320 11.780 ( 9.420) Paddy A usiner (t) 45.280 47.120 (37.680) Riz usine en vente (t) /d 31.470 32.750 (26.190) 64.220 ------ ------ ------ (57.660) - la Donnees du Tableau 1. - Ib Les chiffres entre parenthkses donnent les resultats dans l'hypothkse d'un t a w d'utilisation des terres de LOO % au lieu de 200 % pour SEMRY II. IC - Representant 20 % du total pour Les semences et la consommation domestique. Id - Conformement au ratio d'usinage ktabli a l'evaluation (69,5 %). 271 A l'epoque, on estimait toutefois que la production commercialisable - de la SEMRY serait inferieure (environ 53.000 tonnes). transport vers le Cameroun Sud, et de la faiblesse des prix sur les mar- ches internationaw (quelquefois causes par des mesures de dumping ou de promotion), le riz produit par la SEMRY n'est pas toujours competitif dans le sud avec le riz import6 a/. 45. Ces faits avaient kt6 reconnus lors de la preparation et de l'evaluation. A cette epoque, on avait pense que le riz produit dans le nord du Cameroun serait consomme dans la region et dans les pays voisins, et que le march6 du sud serait approvisionne par la production de cette region et par les importations. Mais aucune etude detaillee de la commer- cialistion n'avait ete faite sur le potentiel du marche nigerian et, d'ail- leurs, la SEMRY n'etait pas equipee pour promouvoir les exportations. I1 existait, en outre, une certaine contradiction entre la vocation exporta- trice du projet et la politique d'autosuffisance pr5nee par le Gouverne- ment pour le developpement rizicole. Cette contradiction existe toujours. Et lorsque la commercialisation du riz de la SEMRY s'est heurtee a des problemes, on les a souvent resolus en faisant absorber cette production par le march6 interieur. En tant qu'organisme de production, la SEMRY n'a toujours pas kt& dotee de la souplesse necessaire pour se lancer directe- ment dans la commercialisation, qui exige une specialisation, notamment une bonne connaissance des marches. 46. Compte tenu du passe, il n'y a, a ce stade, aucune raison de penser que les problemes de connnercialisation ne se reproduiront pas et, si l'on fait appel a des solutions semblables a celles qui ont ete utili- sees pour les resoudre, il est doutew que la SEMRY devienne jamais finan- ci&rement.autonome. Cela etant, il est indispensable que l'on porte une plus grande attention a la commercialisation du riz. Selon les auteurs de ce rapport, on pourrait arriver a une meilleure comprehension de la ques- tion si l'on entreprenait immediatement : i) de lancer des Btudes plus detaillees et regionales de l'offre et de la demande de riz; ii) d'etudier plus en detail les mecanismes du commerce du riz a l'echelle nationale et regionale; iii) d'evaluer plus en detail les perspectives d'exportation a long terme vers les pays voisins; et iv) de donner a la SEMRY plus de latitude dans le domaine de -la commercialisation du riza/. 28/ Et inversement, le riz importe n'est gu&re competitif dans le nord. - - 29/ On pourrait, par exemple, lui donner la possibilite de fixer les prix, d'offrir des rabais, de traiter directement avec les marches au lieu de passer par les negotiants, etc. 47. Vu les incertitudes de la commercialisation du riz, la prkpondk- rance de la S P Y dans la production et le dkskquilibre regional entre la production et la consommation, toute expansion de la production rizicole, surtout dans le nord, ne semble pas se justifier a ce stade. D. Perspectives de dkveloppement 48. . I1 ne fait aucun doute que le projet, jusqu'a prksent, est une reussite. CrCke en 1971 (un autre organisme de riziculture avait ktk fond6 en 1954), la SEMRY s'occupe de riziculture depuis plus de dix ans et les rksultats qu'elle a obtenus pendant cette periode laissent bien augu- rer de l'avenir. Nkanmoins, ces gros investissements sont suivis de longues phases de postinvestissement x/. I1 est donc important d'analy- ser la rkussite actuelle pour dkterminer les facteurs critiques qui per- mettront qu'elle se poursuive. 49. Techniquement, le projet est tr&s rkussi (Mkmorandum d'kvalua- tion rktrospective, par. 2 5). Les rendements sont beaucoup plus klevks que c e w qui ktaient prkvus a l'origine, les t a w d'utilisation des terres sont klevks et des techniques culturales avanckes ont kt6 introduites et adoptees. Les probl&mes techniques, qu'il s'agisse de la rkparation de la digue barrage, du remembrement ou des transferts des populations, ont 6th rksolus. La SEMRY poursuit ses'enquetes techniques et ses travaux de recherche appliquke. La rkussite technique peut donc facilement se pour- suivre. Mais le succ&s d'un projet ne se mesure pas seulement sur le plan technique; pour assurer la rkussite totale, il faut egalement prendre en compte de nombrew autres facteurs. Dans le cas present, parmi les plus importants, les auteurs du rapport relevent : i) la commercialisation de la production; ii) la participation des paysans; et iii) l'efficacitk institutionnelle. 50. Les probl&mes de commercialisation rencontrks jusqu'a present ont etk dhcrits plus haut (Mkmorandum d'kvaluation rktrospective, par. 41- 47). 11s sont graves : apr&s tout, il ne sert a rien de produire quelque chose que l'on ne peut pas vendre a un prix rkmunkrateur. Dans ce domaine, les rksultats ne sont gutire rassurants, et les pouvoirs publics et la SEMRY doivent s'intkresser de plus pr&s h cette question. Toute diffkrence entre les prix rnondiaux et ceux qui ont kte utilises pour la rkkvaluation du t a w de rentabilitk se rkpercutera sur les rksultats du projet. I1 faudra cependant qu'elle soit tr&s importante pour affecter la viabilitk kconomique a long terme du projet (voir RAP, par. 6.02; une 30/ Les calculs pour le taux de rentabilitk se fondent sur une durke de 35 ans. chute de 30 % du prix du riz usine ne ferait baisser le t a w de rentabi- lit6 que de 4 %). Dans le court terme neanmoins, les variations de prix ont des repercussions immediates sur la competitivite du riz de la SEMRY. Celle-ci doit donc avoir la liberte de reagir a ces modifications de prix. Si les prix mondiaw echappent au contrdle de la SEMRY, ce n'est pas le cas de la commercialisation de sa production, ni de la rentabilite de cette production. Des ameliorations devront donc Gtre realisees dans . ces deux domaines si l'on veut que la reussite du projet se poursuive. 51. La question de la participation des exploitants a d&j& &t& Ctu- dice dans le rapport d'evaluation retrospective du premier projet a/. La plupart des exploitants participant au projet sont des colons qui se sont install& dans la region soit de leur propre chef, soit a la suite des efforts de la SEMRY. Beaucoup d'entre e w sont relativement jeunes et l'avenir du projet va dependre de leur comportement : partiront-ils en grand nombre vers d'autres rbgions apr&s avoir g a p e beaucoup d'argent ou resteront-ils participer a l'expansion continue de la region du projet? Les questions sont interessantes, mais il n'est pas facile d'y repondre puisque les renseignements disponibles couvrent une dur&e trop courte %/. La SEMRY suit de pr&s les probl&mes d'implantation des populations, mais il pourrait etre utile de prendre des dispositions a titre plus ou moins permanent avec un ou des sociologues pour continuer a suivre ces questions de pres. 'Les exploitants du projet sont tenus de se conformer tres stric- tement a w directives de culture imposees par la SEMRY; dans le cas con- traire, ils sont chasses du perimetre. La SEMRY fournit des services importants, notamment des intrants, des services de vulgarisation et de preparation de la terre. Pour tous ces services, la SEMRY per~oitdes redevances qui, y compris le recouvrement du coht de l'irrigation, se montent a l'heure actuelle a la contre-valeur d'une tonne de paddy par hectare cultive. La SEMRY suit donc l'amenagement des terres et fournit au paysan tout ce dont il a besoin, a l'exception de la main-d'oeuvre. En fait, son attitude envers les participants du projet est plutdt paterna- liste, attitude qu'il n'est pas rare de trouver dans les projets de zone de peuplement a/. I1 n'existe pas encore d'organisation de producteurs. Un des objectifs du projet est de promouvoir une participation accrue des exploitants, mais l'interpretation donnee A ce concept n'est pas uniforme. - 31/ Rapport d'evaluation retrospective No 2054 (12/05/78), 9. &., par. 2.06-2.07, 2.12 et 2.20. 32/ Le FAC a entrepris une &valuation detaillhe du projet; on trouvera - les conclusions de la mission, A laquelle un sociologue a participe, dans la Piece jointe No 3. - 33/ Ce serait kgalement l'attitude de l'organisme de colonisation FELDA en Malaisie. Voir, par exemple, -1e Rapport d16valuationretrospec- tive No 2122, dat& du 30 juin 1978, sur le Premier projet du triangle Malaisie-Jengka (PrBt 533-MA); et le Rapport d'evaluation retrospec- tive No 4221, date du 13 ddcembre 1982, du Projet de colonisation rurale Malaisie-Johore (PrGt 967-MA). Jusqu'a present, la SEMRY lui donne un sens tres limit&; elle aimerait que les exploitants jouent un rdle plus actif dans certains domaines de l'ame- nagement foncier, par exemple, qu'ils entretiennent les canaw tertiaires et participent h la mise en place des pCpinieres. D'un autre cdte, elle envisage serieusement d'introduire des techniques de recolte, de battage et.de collecte du paddy, en partie pour accroztre encore les rendements mais aussi pour s'assurer qu'elle usinera un plus fort pourcentage du paddy produit dans la region %/. L'introduction de ces techniques, qui viendraient s'ajouter a m autres services que la SEMRY fournit deja, aurait pour effet de ramener l'exploitant au r6le de metayer. La partici- pation des paysans n'est pas un objectif ideologique; le paternalisme bienveillant n'est pas nkcessairement mauvais, mais il risque de ne pou- voir survivre a long terme, A mesure que la population du projet s'accroi- tra et que l'esprit de pionnier s'estompera. Certains aspects de la par- ticipation des exploitants devront faire l'objet d'une attention soutenue a l'avenir. 52. Efficacith institutionnelle. Jusqu'a present, la SEMRY a prouvC qu'elle Ctait un organisme d'execution efficace. Mais maintenant que la phase de mise en route s8ach&ve, il faut qu'elle devienne une organisation capable de fournir des services a w perimetres qu'elle a mis en valeur. I1 ne fait aucun doute que la SEMRY est capable d'assumer ce rdle mais certaines questions devront faire l'objet d'une attention particuliere. Dans une grande mesure, le projet doit sa reussite au grand nombre d'expa- tries qui y ont travaillk. I1 va 2tre tres dklicat de les remplacer sans rompre son Clan. Jusqu'a present, la camerounisation s'est rCvelee diffi- cile et a certainement 6th plus lente que prevu (Memorandum d'evaluation . retrospective, par. 2 9). Le service de terrain de SEMRY I a 6te entiere- ment camerounise mais il est difficile de tirer des conclusions valables de cette experience pour le developpement institutionnel a long terme puisque le siege de la SEMRY, air l'on trouve encore beaucoup d'expatriks, est situe a proximite, a Yagoua. Cela permet donc au personnel du siege de m i e w contrdler SEMRY I et donne au personnel de SEMRY I l'occasion d'avoir des contacts plus frequents avec le siege. I1 n'y a aucune raison pour que le siege reste i Yagoua, m6me les cadres superieurs de la SEMRY le reconnaissent. I1 vaudrait m i e w qu'il soit sit& plus pres des autres autorites administratives, de la capitale et des centres commerciaw. I1 faudrait donc envisager de reinstaller le siege (par exemple, a Maroua). Entre-temps, sur la demande du Gouvernement, la SEMRY est en train de s'installer a Yaounde et Douala pour faciliter la commercialisation du riz. 53. Dans le dewieme projet, la SEMRY a considerablement Qlargi l'eventail de ses activites qui englobent maintenant la psche, l'elevage, la forst, etc. Dans une certaine mesure, cela prouve qu'elle desire s'oc- cuper de tous les aspects de la vie de ses exploitants : si le bois de feu - 34/ Certaines quantites de paddy sont vendues a llextCrieurdu perimetre du projet, sur ce que la SEMRY considl?re le marche noir, 2i des prix plus eleves que c e w payes par la SEMRY, et surtout en vue de l'exportation vers le Nigeria. fait defaut, il faut faire quelque chose; si le cheptel augmente, son potentiel de developpement doit Btre etudie, etc. Jusqu'a present, la SEMRY s'est bien acquittee de ces tiiches, mais il faut reconnaitre qu'elle s'est engagee dans des domaines qui ne sont pas reellement de son ressort et qui relevent d'autres organismes. Deux questions se posent donc a ce propos, a savoir : la SEMRY pourra-t-elle poursuivre ces activites une fois la phase d'execution terminee, et ces activites devraient-elles con- tinuer a Btre payees sur son budget? I1 est difficile d'y repondre, et on se demande s'il vaut mieux apporter des ameliorations rapides et efficaces mais ponct%elles ou preferer un developpement plus lent mais a long terme. Tout se ramene a m e question : la SEMRY doit-elle devenir une micro- agence de developpement regional ou rester une entreprise de developpement de la riziculture. De l'avis des auteurs de ce rapport, il vaudrait mieux confinerle r81e de la SEMRY a celui d'une entreprise de production de riz rentable tant du point de vue commercial que financier et les autres fonc- tions devront Btre abosorbees par des organismes existants. Une telle entreprise de production rizicole devrait Btre autofinancee, efficacement geree et toujours a la recherche de faqons de reduire les frais generaux et les autres coiits. A long terme, les pouvoirs publics devraient mGme Gtre en mesure de revendre m e partie ou la totalit6 de ses actions dans la SEMRY au secteur prive %/. 54. B'ien qu'il s'agisse de' questions interessantes auxquelles il faudra prGter une attention continue, la Banque, en refusant de participer au financement complementaire de la SEMRY, a perdu une partie, sinon la totalite, de l'influence qu'elle aurait pu exercer sur l'avenir de la SEMRY. Cela peut tres bien ne pas avoir de consequence dans l'immediat. Par ailleurs, toute decision dans ce domaine aura des consequences non seulement sur la viabilite de la SEMRY, et donc des investissements de la Banque, mais aussi sur la mani6re dont se £era le developpement regional du nord du Cameroun. La Banque continue a soutenir le Projet de develop- pement rural de la province du Nord (PrBt 1919/Credit 1075) %/. Toute assistance ulterieure a la SEMRY pourrait se concevoir dans le cadre d'une seconde phase du projet. Cela aurait l'avantage de mieux integrer la SEMRY, mGme si elle reste une operation de type enclave, dans les objec- tifs d'ensemble du developpement regional du nord. 55. En rbsume, ce projet est une reussite. Cependant, come le dit justement le rapport d'achhvement (par. 10.05) et cormne le montre ce qui precede, c'est l'avenir qui est en doute. I1 serait donc trhs inthressant et enrichissant d'examiner 1'Ctat du projet dans quelques annees : cela serait relativement facile vu la nature enclavee de ce projet d'irriga- tion. Les auteurs du rapport suggerent donc qu'une ktude de l'impact de ce projet et du premier projet soit entreprise aux alentours de l'annee - 351 La CCCE doute que cela soit possible (Piece jointe No 2.). - 36/ Voir Rapport d'bvaluation, Projet de developpement rural de la province du Nord, No 3031-CM, du 7 octobre 1980. 1990. I1 pourra s'agir d'une operation conjointe avec les cofinanciers, c o m e l'a ete une autre etude d'impact realisee recemmentx/. Cette ktude devra Ctre soigneusement preparke et faire appel a la participation des institutions de recherche nationales. - 37/ Voir Rapport d'impact, CBte dlIvoire : Projets palmier a huile et cocotier (en voie d'achevement). Tableau 1 CAMEROUN DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE L A SEMRY 763-CM) (PRET ~ ~ ~ ~ - C M / C R E ~ I T Evolution des s u p e r f i c i e s n e t t e s en production s e l o n l e s programmes a c t u e l s de l a SEPIRY (ha) I 8 3-8 4 8 4-8 5 8 5-8 6 86-87 8 7-88 Saison des p l u i e s 4 380 4 800 4 900 4 900 4 900 SI Saison szche 3 000 3 000 3 100 3 100 3 100 SEMRY I TOTAL 7 380 7 800 8 000 8 000 8 000 Saison des p l u i e s 3 000 5 200 6 300 6 300 6 300 SI1 Saison szche 4 100 5 200 6 300 6 300 6 300 SEMRY I1 TOTAL 7 100 1 0 400 12 600 12 600 12 600 Saison des p l u i e s 7 00 9 00 1 100 1 300 1 375 SIII Saison seche 5 00 7 00 1 000 1 200 1 305 SEMRY 111 TOTAL 1 200 1 600 2 100 2 500 2 680 Saison des p l u i e s T o t a l G6n6ral 3 080 1 0 900 12 300 1 2 500 12 575 Saison seche T o t a l G6n6ral 7 600 8900 10400 10600 10705 TOTAL GENERAL 15 680 19 8 0 0 22 100 23 100 23 280 Tableau 2 CAMEROUN DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY DIT (PRET ~ ~ ~ ~ - C M / C R E763-CM) S o m e Affectge/b Montant D5caisg/c 1 Travaux de g5nie civil $ 13,620,000.00 $ 19,022,786.84 2 Mat5riel et vghicules pour les Parties A 3 D et la Partie F, y compris un avion l5ger 7,470,000.00 6,347,114.05 3 Mat5riel et engrais au titre de la Partie E(iii) du Projet 960,000.00 4 Services de consultants techniques 2,020,000.00 3,412,525.53 5 Autres services de consultants et personnel pour les Parties D(v) et F(ii) et (iii) du Projet 580,000.00 217,573.58 6 Non affect5 TOTAL /a - PrSt 1512-CM pour 14.5 millions de dollars et Cr6dit 763-CM pour 14.5 millions de dollars. /b Annexe 1 de 1'Accord de Cr5dit du 1 fEvrier 1978. - D'aprss le memo du Dgpartement de l'administration des prtts du 14 octobre 1982. Les dgcaissements du cr5dit 6taient achev6s le 10 d6cembre 1979 et des d5caissements du prtt 5taient termin6 le 1 octobre 1982. - 30 - Tableau 3 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE CAMEROUN DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY - (PRET 1512-CMICREDIT 763-CM) Prix du riz et du paddy Contribution du production pour re- Prix du Paddy /a Prix du R i z - /b couvrement des coGts --------- fran= CFA/kg ---------- - (francs ~~~/ha/saison)/c - /a Prix au producteur. /b - Ex-SEMRY. - /c Deux fois ce montant pour un producteur pratiquant la double culture. ANNEXE 1 Page 1 CAMEROUN DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEEiRY (PRET 1512-CM/CREDIT 763-CM) L i s t e d e s Rapports d t E v a l u a t i o n R6trospective d e s p r o j e t s a u Cameroun Distribution au Conseil Rapport Date d u R a p p o r t Nom d u P r o j e t / N o d1Administration (Mois/Jour/Ann6e) Sec. Memo Date (M/J/A)- A. R a p p o r t s d f E v a l u a t i o n R 6 t r o s p e c t i v e - /a 11/12/76 . DoualaetYaound6Adduction 76-761 11/12/76 d ' e a u ( P r s t 604) 04 /29 /7 7 Premier p r o j e t r o u t i e r 77-359 04/29/77 ( P r s t 6 6 3 / C r 6 d i t 180) 05/24/77 P r e m i e r p o r t d e Douala 77-447 05/24/77 ( CrGdi t 229 ) 06/15/77 Chemin d e f e r I ( P r C t 687 ) 10/12/77 CA M D E V I e t palmiers 2 77-736 10/12/77 h u i l e I (SOCAPALM) ( C r 6 d i t 1001 P r E t s 490/593/886) 2054 05/12/78 SEMRY I ( C r g d i t 502) 2 368 02/13/79 Education I ( C r g d i t 161) 3056 06/30/80 Chemins d e F e r I1 e t 111 ( P r G t s 1038/5004) 3507 06/22/81 H6vGaculture N i 6 t 6 (CrGdi t 574) 39 34 05/24/82 P r o j e t s R o u t i e r I1 e t I11 ( P r G t s 935/1515/ C r g d i t 429) * R 6 f g r e n c e s 3 l a page s u i v a n t e . ANNEXE 1 Page 2 Distribution au Conseil Rapport Date du Rapport Nom du ~rojet/No d'Administration (~ois/~our/Ann6e) Sec. Memo Date 4362/b - 03109 183 D5veloppement rural de la 83-280 03/28/83 Plaine des M'Bo (Crgdit 672) 4556 06/16/83 Elevage (PrGt 983) - 4900/b Ol/20/84 Education I1 (Crgdit 320) - 49 42/b 02/14/84 Port de Douala I1 84-163 02/24/84 (Prlt 1377lcrgdit 847) --- /b -- Petites et moyennes (Distribution au Conseil d' Entreprises Administration pr6vue pour avril 1984) B. Rapports en cours de prgparation Cacao /c (Distribution au Conseil d' (PrSt 1039) Administration prgvue pour juin 1984) SEMRY II/d (le prgsent rapport) (Prlt 15E/~r&dit763) C. Rapports d1AchSvement en prgparation -- -- Palmier 5 huile I1 (RAP pr6vu pour (PrZts 1391-TWl139 2) mi- 1984) -- -- CAMDEV I1 (RAP requ) (Loan 1508) - /a A la fin de l'annge fiscale 83. /b Le rapport consiste seulement d'un rapport d'achsvement du projet. - Une mission d'gvaluation rgtrospective a visit5 Cameroun en novembre 1983. /d - Une mission d'gvaluation rgtrospective a visit6 Cameroun en octobre/novembre 1983. ANN= 2 Pane 1 PlloJKCS PIWOIMWCZ AUDIT WWBT CUaSDON SECOND SDQl BICZ PBOJ?XT (LOAM 1 5 1 2 - Q I I W D I T 76)-QI) -- 1. C m c r o o a D c r s l m s a t C o r p o r a c i o a P r o j e c t (CAMDEV I ) , :USSl8.00 m i l l i o n A March 23. 1967 /b A p p r a i s a l Rsporc Tc-5Yb. 02/17/67 - Cr. 100-CUlLn. 490-cu mount Aisbur~cd :US$20.26 m i l l i o n /r S Uarch 28. 1967 P r s a i d e n c ' s Rcporc P 5 3 0 , 03/13/67 e J u l y 07. 1967 PPM. oeo b p o r t 1752. 10/12/77 m e p r o j e c t conai.csd of r h s p l a n t i n g o r r s p l s n t i n g of a p p r o x i u t s l y 7 , 8 8 6 ha of o i l palm. 2.530 ha of r u b b e r . 1,000 ha of t e a and 72 ha of p e p p e r ; chc b r i n g i n g i n t o production of a p p r o x i m a t s l y 6 2 5 ha of i . u t u r s o i l palm a n d 4 , 8 8 2 ha of i . u t u r s r u b h r ; a n d t h e p r o v i s i o n of t h e n s c s s a a r y i n f r * s c r u c t u r s , procsssing f a c i l i t i e s and ochar r s l a c s d e q u i p u a c . I h c p r o j c c c l a r g e l y a c h i e v e d i t s o b j c c c i v c of . c r s a g r h c n i n g chc fin.acl.1 p o a l c i o n o f C M E V . Hcccarcage d e v e l o p e d..u lomeuhac s m a l l e r t h a n e s r i m t e d .c apprais.1. However, o u t p u t s h o r c f . l l a .ad e.ub.cattci.1 c o a t incre..cs have been o f f s e c by co-dity p r i c e f0re;a.t incresaee. 2. E a s t Cameroon O i l Palm P r o j e c t (SCCAPAU4 I ) Ln. 5 9 3 C u :US$7.90 i i l l i o n A -- b r c h 18. 1969 Appr.ia.1 Report TC-651.. 02/03/69 -- amount d i a b u r a e d :US$7.90 m i l l i o n S A p r i l 1 5 , 1969 President'. Paport P 6 7 1 , 02/05/69 e ~ w u s c 14, 1969 PPM., oeo b p o r t 1752. 10112177 CL December 31. 1976 r a . 886-cn /c amount disbursed :uSS1.70 m i l l i o n :US$1.70 m i l l i o n A S --- F s b w r y 13. 1973 A p r i l 09. 1973 Appraisal b p o r t P r e s i d c a c ' m Reporc 8.-CU. 01/22/73 B-Pll75-CU, 01/26/73 e CL - O c t o h r 19. 1973 J u a e 3 0 , 1979 PPAB. o e ~ Report 1752. 10/12/77 Aa r e a p p r a i s e d . t h e p r o j e c t comsiscm o f t h e e s t * b l i s h c n c of 8 , 5 3 4 ha of o i l palms on CM e s c s c e s (.pprai..l 9 , 0 0 0 hm); t h e c o n s t r u c t i o n o f an o i l palm m i l l a n each c s c s c s ; t h e p r o r i s i o n of n e c e s s a r y road., b u i l d i n g s and o c h s r i n f r a . c r u c c u r c ; and t h e b u i l d i l n g of a house and o f f i c e a t 00".ll. The p r o j e c t o b j e c t i v e o f i n c r e a s i n g emcat. p r o d u c t i o n of o i l palm p r o d u c c s h a s been a c h i e v e d . Somerhac l o w e r t h a n e x p e c t e d o u t p u t s and sub.tanti.1 c o a t i n c r e a s e . have been o f f a c t by commodity p r i c e . f o r c c a a t e d a c s u b ~ c a a t i a l l yh i g h c r 1rv.l. rhaa d u r i n l appraisal. Cr. 302-C!i :US$3.70 m i l l i o n A -- J a n u a r y 25: 1972 Appraia.1 Reporc PA-103. 1 2 / 2 9 / 7 1 -- amount d i s b u r e e d :US53.70 m i l l i o n S A p r i l 2 6 , 1972 P r e s i d a n c ' s Reporc PlOLS. 01/12/72 E J u l y 28. 1972 P P M , OED Report 2054. 05/12/78 CL J u n e 30. 1976 The SEnRr I Rice P r o j e c t p r o v i d e d f u n d s f o r iapr0v.d r i c e cultiv.cion on s b o u c 4 , 3 0 0 ha t h r o u g h th. i n c r o d u c c i o n o f pump i r r i g a t i o n . me p r o j e c t . me p r o j e c t , r e c e i v i n g s t r o n g s u p p o r t from Government and b.naficting from good management am w e l l am rempoaaive f a r m e r a . s u c c e e d e d i n achieving b e t t e r r e s u l t s than erpecrcd a t appraisal. SMRY l a on. o f t h e few I r r i g a t i o n ach.me. l a Vast Afrlc. where d o u b l e c r o p p i n g ham been s u c c e a a f u l l y i n r r o d u c e d . I h a p r o j c c c warn i m p l e r n c a d u i c h o n l y minor delay. and c o a c overruns ( 1 0 1 ) . I t was l e s a succe..ful in e ~ r a b l i s h i n ga n 1n.Citution which c o u l d diapcnm. wich arp.criaca -- - assistance. 4. Liv.stock Mv.loprnt Project Ln. 9 8 3 CU :US$L1.60 m i l l i o n A -- b r c h 26. 1974 Appraisal & p o r t 295-Cu, 0 3 / 0 6 / 7 4 -- amount d l r b u r l e d :US$Ll.53 m i l l i o n S May 14. 1976 P r e s i d e n t ' s Reporc P-1367-CAM, 0 3 / 1 3 / 7 6 amaunt c a n c e l l e d :US5 0.07 m i l l i o n e Septambcr 16. 1976 PPM, O ~ D Reporc 4556. 0 6 / 1 6 / 8 3 CL June 30. 1980 The p r o j t c c we. t o .m.imc t h e Government o f Cameroon i n t h e i . p l a m e n c a c i o n o f t h e f i r a t phaae o f I r a l i v m a t o c k develop.mr program. I t would cornprime e s t . b l i s h i n g and o p e r a c i n g c h r c c 20,000 ha s t a r e ranch... two s1aughC.r p l a n c s . m o d e r n i z i n g 1 2 b u r c h a r s h o p s , d e v e l o p i n g l i v e m t o c k p r o d u c t i o n on 1 5 0 p r i v a t e ranches and fa-. and e r a d i c a t i n g tliecm. f l i a a from 800.000 ha of good p a s c u r e l a n d . The p r o l e c t accompliahcd momc p h y a i c a l objeccivc.. e x c e p t f o r t h e alau(lhcarhouaca which ar. compl.ced under ch. f o l l o r o n p r o j e c t . me t h r e e Cavernmenr ranchem have been e s c a b l i s h a d but t h e i r finaoci.1 v i a b i l i t y i s i n doubc d u e t o low p r o d u c t i o n c o c f f i c i . n c a . About 8 0 0 , 0 0 0 ha g r a z i n g l a n d s have been c l e a r e d from rmecae. I a c r o d u c c i o a o f mired f a r m i n g and s m a l l p r i v a c c ranch.. ha. been s u c c c a m f u l . O v e r a l l p r o j e c t Impact on n a t i o n a l meat p r o d u c t i o n was 1e.a t h a n expected. I h e economic r a c a of r e t u r n ha. been rccalcul.cad a t 4 1 compared wich t h e appri.a.1 e s c i m a t c o f 11%. 5. cocoa P r o j e c t - --- In. 1039-M .US56.50 m i l l i o n A 5epcemb.r 05,1976 Appraisal & p o r c 462.-CU. 10101174 amounc d i s b u r s e d :US$6.50 m i l l i o n s Scpcemb.r 1 8 , 1976 Pr.aid.nt'. P a p o r t PlU5.-CU. 10/21/76 E F e b r u a r y 26. 1975 PPM, under praparacioa CL D.c.mb.r 31. 1981 The p r o j e c t warn a i m d a t r e h a b i l i c a c i n g 35.000 ha of cocoa; p l a n r i n g 1 5 . 0 0 0 h . w i t h h i g h - y i e l d i n g h y b r i d * ; streagch.ning mnd t r a i n i n g c r c c n m i o n s e r v i c e . and s u p p l y i n g f a r m e r s w i t h i n p u c a and c r e d i t ; c r m i a i n g cocoa f a r m e r s .ad a m s i a t i n g i n t h e F o r m c i o n o f f a r m e r s ' markcclng ..aociation-: improving 9 5 0 km of f e e d e r road.; a p p l i e d r a a e a r c h on cocoa mnd foodcrop.; and p r e p a r i n g a f o l l o r u p p r o j e c c . Ihc projecc u a. not succcaaful. I c warn e l s e m c i a l l y completed a t almoac d o u b l e t h e c o a t e a r i m t c d , bur t h e incream. i n cocoa y i e l d . t a r g e t e d was n o t o b c s i n e d i n any r i g n i f l c a n c m.*sure. I h e p r i m a r y caume vaa t h e o v e r o p c i m i s t e c a s s u p t i o n m d e i n p r o j e c t demign c o n c e r n i n g t h e improvement i n y i e l d which c o u l d be obtained o n s m l l h o l d e r f a r m s from t h e intensive a p p l i c a t i o n o f f u n g i c i d e s t o c o n c r o l t h e b l a c k pod f u n g u a . which i. remponsibl. f o r d c s c r o y i n g much o f t h e cocoa c r o p i n Cameroon. . \ s e c o n d and imporcant f a c t o r was c h e g e n e r a l m a l a d m i n i a t r a t i o n of t h e p r o j e c c e x e c u t i n g agency. I c s we.knasaes were p e r v a * i v e . m i 8 was compounded by C o v e r m n t ' s erratic p o l i c i e s w i t h tc.pcct t o c r e d i c and t h e p r i c i n g of cocom cocoa i n d u s t r y and f a r . i n p u t s . 6. Niece Rubber E s t a c c P r o j e c t Cr. 576-Cn amount d i s b u r s e d :US$16.00 m i l l l o n :US$16.00 m i l l i o n A S --- Juo. 0 3 . J u l y 30. 1975 1975 Appraisal R e p o r t P r e l i d c n c ' s Report 7 16.-CU, 0512017 5 PlbLS-CU. 0 5 / 2 1 / 7 5 C& e - ~~ccmb June 30, 01, c r 1975 1981 PPM. OED Report 3507. 0 6 / 2 2 / 8 1 me c r e d l c *a. g r a n t a d Lo support t h e f i r m = 5.800 ha cranch. of cac.bllahing a 15.000 ha r u b b e r e c a c e i n Chc s o u t h w e a r e r n r a l n f o r c m c a r e s o f Cameroon and t o f i n a n c e t h e prap.r.tian o f a m s c e r p l a n f o r t h e propoacd davelopmenr o f t h e s o u r w e a r e r n p r o v i n e c of t h e c o u n t r y . M r h c area 1.6 o n l y I p a r m e l y i n h a b i c c d , h o u a i n g a. w e l l am h e a l t h , commn.1 .ad soel.1 f a c i l i c l e . had r o be p r o v i d a d a. p a r t of t h e p r o j e c t . W i n g c o higher-than-expccccd p r i c e escalation and t e c h n i c a l problems chac nece.*ltaced ~ m p l o y m e n t of c o s t l i e r solution., chc o r i g i n a l fund. permitted o n l y p l a n l i n g a b o u t 4 , 2 0 0 ha. o r 7 2 2 , of t h e arc. p l a n n e d . H a a l c h , e o m m n a l and s o c i a l f a c l l i c i e a were p r o v i d e d o n l y f o r t h e arc. p l a n t e d . I h e m a a t e t p l a n was p r e p a r e d I n d r a f t . A f o l l o r o n p r o j e c t w l l l b r i n g t h e = s c a r e t o 13,500 ha. A t h i r d p r o j e c t i s e x p e c t e d r o £1-nce t h e c o a p l e c l o n of t h e e n t i r e 15.OW ha and t h e l a c e x proce..ing faeilitiea. me economic race o f return o f t h e p r o j c c c we. e a c i m s c c d . i n 1975. t o be a b o u t 141. I h a p r a a c a t r e c s t i m e c c . a l l o v i n g f o r h i g h e r cosra but a l s o l i g n l f i c a n t l y h i g h a r p r i c e (10 r e a l t e r m s ) of r u b b e r 1 . about 12%. ANNEXE 2 Page 2 PR0J'F.m P E W O W C E AUDIT REPORT CAHEPOON sacom SEWBY RICE PROJECT (LOAN 1512-CU/CREDIT 763-CU) ACRICULTLfBN OPEBATIONS It1 CAneRWN 7. P l a i n e den U'Bo R u r a l D e v e l o p e a t P r o j e c t - --- Cr. 672-CU :US$2.OO m i l l i o n A December 21, 1976 A p p r a i a a l Report none I d amount d i s b u r s e d :US$Z.OO m i l l i o n S F e b r u a r y 28, 1977 P r e s i d e n t ' s Report ~ 1 9 0 i i ; C n . 12/09/76 E August 2 9 , 1977 PCR/c. OED Report 4362. 0 3 / 1 9 / 8 3 CL J u n e 30, 1981 The p r o j e c t i n c l u d e 8 s o i l a n a l y s i s and agronomic t r i a l s ; t h e s e t t l e m e n t of f a r m e r s on a p p r o x i m a t e l y 300 ha t o t e a t d i f f e r e n t t y p e s of s e t t l e m e n t and m e c h a n i z a t i o n schemes; s t u d i e s on t h e d o m e s t i c m a r k e t i n g of s o y a , h e a l t h c o n t r o l measures a n d m i g r a t i o n p r o b l e m ; p r e p a r a t i o n o f t h e f e a s i b i l i t y s t u d y f o r t h e f u l l - s c a l e d e v e l o p n t of t h e P l a i n e d e s U'Bo. W i n g t o d e l a y s i n a t a r t i n g t h e p r o j e c t , t h e 1977 s e a s o n was miaaed and i t became n e c e s s a r y t o e x t e n d t h e p r o j e c t f o r one y e a r , which was f i n a n c e d by Government. Thin, t o g e t h e r w i t h t h e need t o a c h i e v e m e a n i n g f u l r e w u l t a from t h e r e v i s e d t r i a l program, c o u p l e d w i t h t h e e f f e c t s of i n f l a t i o n , r e s u l t e d i n a t o t a l c o s t o v e r r u n o f 38%. N o f o l l o r o n p r o j e c t was approved d u e t o d i f f i c u l t i e s i n j u s t i f i n g economic d e v e l o p n t of t h e p l a i n by l a r g e - s c a l e m e c h a n i z a t i o n o r by r e t t l e m e n t . 8. Second SOCAPALH P r o j e c t Lns. 1 3 9 1 - C n c 6 1392-Cn :US$25.00 m i l l i o n A -- W r c h 2 9 , 1977 Appraisal Report 1 3 6 0 - a , 03/16/77 -- amount d i s b u r s e d :US$23.60 m i l l i o n S Auguat 25, 1977 P r e r i d e n t 'a Rrport P1982-Cn, 03/16/77 amount c a n c e l l e d :US$ 1 . 0 0 m i l l i o n E November 23. 1977 CL J u n e 30, 1982 Over a f i v e - y e a r p e r i o d , t h e p r o j e c t aimed a t e w t a b l i s h i n g a 6.000 ha o i l palm e a t a t e , t h e f i r a t phaae of a processing p l a n t and o t h e r n e c e s s a r y i n f r a s t r u c t u r e f o r a n e s t a t e complex a t Kienke, p l a n t i n g a n e d d i t i o n a l 1 , 3 3 0 h a a t W'Bongo e a t a t e . p r o v i d i n g f o r management and a d m i n i s t r a t i o n of Kienke e s t s t e and p a r t of a d m i n i s t r a t i v e c o s t s of Eaelu and W ' b n g o . E s t a b l i s h i n g 2 , 0 0 0 ha of o i l palm s m a l l h o l d i n g s , and c o n s t r u c t i n g and e q u i p p i n g a common s e r v i c e s complex i n Douala. The p r o j e c t ha8 been completed. Rowever, SOCOAPU's f i n a n c i a l s i t u a t i o n ha8 been p r e c a r i o u s t h r o u g h o u t t h e p r o j e c t p e r i o d . There has been s l a c k o f s e l f - g e n e r a t e d f u n d s aa y i e l d s and s e l l i n g p r i c e 8 have been lower t h a n e x p e c t e d ; p r o d u c t i o n h a s a l s o been lower due t o f s c t o r y breaUowna and low l a b o r p r o d u c t i v i t y ( h i g h t u r n o v e r and a b s e n t e e i s m ) . t k a a u r e a being t a k e n t o improve t h e s i t u a t i o n a r e c o n a o l i d a t e d u n d e r s follow-up pro j e c t . Cr. 723CW :US$8.50 m i l l i o n amount d i a b u r s c d (11183) :US$6.01 m i l l i o n A S --- J u n e 30, 1977 Augurt 0 0 , 1977 A p p r a i s a l Rcport P r e a i d e n c ' s Report 1479-CU, 05/26/77 -2052-CH, 06/20/77 C E L - J a n u a r y 30. 1978 December 31. 1983 The p r o j e c t i a aimed a t s t r e n g t h e n i n g l o c a l i n a t i t u t i o n a i n v o l v e d i n r u r a l d e v e l o p e n t by e a t a b l i s h o e n c o f "Fonds S p g c i a l d ' l u t i o n s R u r a l e a " under PONMER f o r c r e a t i n g s y s t e m and c h a n n e l i n g fund. f o r e x e c u t i o n of aeven p i l o t s u b p r o j e c t s , i n c l u d i n g r u r a l w a t e r s u p p l y (A), a g r i c u l t u r a l d e v e l o p e n c of b o t t m l a n d a , and s t a l l c a t t l e f a t t e n i n g and market g a r d e n i n g w i t h associated c r e d i t s y s t e m , t h e i d e n t i f i c a t i o n and e x e c u t i o n o f f u r t h e r s u b p r o j e c t s i n t h e r e g i o n , and p r e p a r i n g a f o l l o r u p p r o j e c t . The p r o j e c t ' s o r g a n i z a t i o n and p r o g r e s s have c o n t i n u e d t o improve and become c o n a o l i d i t e d ; c o n a t r u c t i o n s t a n d a r d s of a 1 1 b u t one s u b p r o j e c t have been good, a s a r e t h e i r p l a n n i n g , b u d g e t i n g and a c c o u n t i n g . I t i s e x p e c t e d t h a t w i t h t h e a v a i l a b l e f u n d s a b o u t 80% o f o v e r a l l o b j e c t i v e s v i l l be a c h i e v e d a t c o m p l e t i o n . Government ha8 a r k e d t h a t t h e c l o a i n g d a t e be e x t e n d e d f o r a n a d d i t i o n a l s i x months t o make f u l l uae of t h e remaining f u n d s . A f o l l o r u p p r o j e c t ha8 been appraised. 10. Second CAnDEV P r o j e c t Ln. 1508-Cn :US$15.00 m i l l i o n A -- December 2 7 , 1977 Appraisal R e p o r t 1676-CU, 12/09/77 -- amount d i a b u r s c d (11183) :US$10.10 m i l l i o n S February 01, 1977 P r e s i d e n t ' s Report PZ150.Cn, 12/08/77 E J u n e 30. 1978 CL J u n e 30. 1983 The p r o j e c t e x t e n d s CAhDW's e x i a t i n g p l a n t a t i o n 8 by p l a n t i n g 2.900 ha o f r u b b e r and 6 0 0 h a of o i l palma; c r e a t i n g a new 5,000 h a r u b b e r e a t a t e a t Kompina; i n i t i a t i n g a a m a l l h o l d e r program of 1 , 0 0 0 ha e a c h r u b b e r and o i l p a l m ; p r e p a r i n g t h e n e x t phase of W E V ' a e x p a n s i o n and c r o p d i v e r s i f i c a t i o n program; and p r e p a r i n g a m a s t e r p l a n f o r t h e a g r i c u l t u r a l d e v e l o p e n t of t h e w e s t e r n c o a s t a l a r e a . The i n v e s t m e n t program ha8 been plagued by d e l a y s and c o s t o v e r r u n s . The m a a t e r p l a n w i l l n o t be u n d e r t a k e n a s e x p e r i e n c e ha8 a h w n t h a t i a a u e s - o r i e n t e d s t u d i e a a r e more u a e f u l ttmn g l o b a l p l a n s ; a v e g e t a b l e o i l m a r k e t i n g s t u d y haw been u n d e r t a k e n . Management e f f e c t i v e n e s s h a s been impeded by human and s t r u c t u r a l weakneaaes i n t h e c o n t r o l p r o c e s s . CAhDEV's o v e r a l l f i n a n c i a l p o s i t i o n h a s been p r e c a r i o u a . Remedial meaaures a r e b e i n g c o n a o l i d a t e d under a f o l l o r u p p r o j e c t . 11. Second SEmY Rice P r o j e c t Ln. 1512-Cn/Cr. 763CM amount d i s b u r s e d :US529 .OO m i l l i o n :US529 .OO m i l l i o n A S --- J a n u a r y 1 9 , 1978 F e b r u a r y 0 1 , 1978 Appraisal Report P r e s i d e n t ' s Report 1722.-Cn, 12/27/77 P2151-CM. 01.05.78 CL E - A p r i l 1 0 , 1978 September 30, 1980 PPAR, t h i s r e p o r t The p r o j e c t provided f o r c o n s t r u c t i o n o f a r e s e r v o i r and g r a v i t y i r r i g a t o n and d r a i n a g e a y s t e m t o s e r v e 7 . 0 0 0 ha f o r double-cropping o f r i c e and f l o o d p r o t e c t i o n works f o r 8 , 0 0 0 h a u n d e r r a i n f e d f a r m i n g ; c o n a t r u c t i o n of a r i c e m i l l , s t o r a g e and a d m i n i s t r a t i v e b u i l d i n g s , on-farm works; management, e x t m a i o n and consulting e n g i n e e r i n g a e r v i c e s t o d e s i g n and s u p e r v i s e c i v i l works; and r e s e t t l e m e n t and, h e a l t h p r 0 g r . u . The p r o j e c t was successful. T a r g e t a f o r a c r e a g e p l a n t e d a n d c u l t i v a t e d , y i e l d and a n n u a l tonnage w i l l be met. M r e o v e r . a s u b s t a n t i a l f i s h i n g l n d u a t r y i n t h e i r r i g a t i o n r e s e r v o i r c r e a t e d h a s been e s t a b l i s h e d . On c o m p l e t i o n , a b o u t 1986187, t h e r e vill have been a s u b s t a n t i s l c o s t o v e r r u n r e f l e c t i n g mainly t h e c o s t of t h e r e s e r v o i r d i h improvement8 found necessary, and t h e e x t r a c o s t a i n c u r r e d t o r e l o c a t e t h e s m a l l h o l d e r s brought t o t h e s i t e . The e x t r a c o s t s w r e o f f a e t by t h e somewhat improved y i e l d s . and t h e b e n e f i t s from t h e f i s h i n g i n d u s t r y . resulting i n a somewhat h i g h e r economic r a t e o f r e t u r n t h a n o r i g i n a l l y e x p e c t e d . The economic m l t i p l i e r e f f e c t o f t h e p r o j e c t i s n o t a b l e : t h e r e i s s u b s t a n t i a l improvement of t h e w e l f a r e of t h e reaource-poor n o r t h e r n r e g i o n of t h e c o u n t r y , a r a i n p r o j e c t o b j e c t i v e . a a e v i d e n c e d by i n c r e a s e d m o b i l i t y r e s u l t i n g from t h e p r o j e c t r o a d s y s t e m , new commercial c e n t e r a and a c t i v i t i e s , i n c r e a s e d income. and s u p e r i o r s o c i a l a o c n i t i e a , among o t h e r s . ANNEXE 2 Page 3 PROJECT P E K P O W C E AMIT REPORT CMEROON secom semr sin p a a r e c r (LOAN 1512-CHICREDIT 763-Cn) 12. Zap1 l n t c g r a r r d R u r a l D e v e l o p r a t P r o j e c t - --- Cr. 7 7 6 - 3 :USSLI.IO d l l i o n A k r c h 07. 1978 Apprala.1 R e p o r t 1737.-Cn. 02/17/18 m o u n t d l a b u r s c d ( 1 1 / 8 3 ) :US$6.01 d l l i o n S A p r i l 1 7 , 1978 P r e a l d e n t ' s B c p o ~ t 219C-C1, 02/22/78 2 O c t o b e r 0 4 , 1978 CL June 30, 1984 he p r e j t c t support. LAPI'S im.titutlon.1 d e v e l o m n t t h r o u g h improvemeat of m a a a g e u a t and o r g 8 n l i . t l o a . mtaff and f a r r r t r a l n i a g a n d m o n i t o r i n g and ev.luation; a i w a t l a c r e a s e d f a r m i n c o w . t h r o u g h c r o p d i v e r a l f i c a t i o a . f o o d c r o p research. e x t e a r i o n s e r v i c e . . and c r e d l t ; improves l a d expend. c o f f r e processing .ad c o f f e e .ad cocoa u r k e t l n g , improve. aoci.1 i m f r a a t r u c t u r e . t h r o u g h p r i m a r y h e a l t h c a r e and p o c a b l r water s u p p l i e s . U a t i l r e c e n t l y , p r o j e c t e r e c u r i o a ha. baen p o o r du. t o o v e r - m b l t o u a a n d comp1.x d e a l g n . ia.fficl.nt 'upport from Cov.rammt dcpart.rmt.. and c a r t a l n deflciencl.. l a -aag.rat a n d a t a f f l n l . m s r t h e 1a.t y e a r , v a r y p o s i t i v e d.ve1opr.t. h a v e t . h a p1.c. c o n c r r a i n g ZAP1 u n d a r naw project u m g e r . accuu1at.d compoamatr. coff.. k a s u r e . t a k e n by C o v e n u n c aimad a t improving t h a f l ~ n c l . 1 a i t u a t l o m . e l f m l r u t i a g r e d u n d a n t p.r.omn.1 stock.. ~le.nrhll. w u l d s e r v e t h e d.v.lop.lnt involv.rnt !br.ov.r G o v . r n r n t he. iadic.ted , r e c e n t a u b r v i s i o a m i s a l o n id.atifi.d o f t h a h e t e r n proviac.. l a chi. p r o j s c t and l a Progr... p o s s i b l . f o l l o r u p op.r.tion. i t . willingamam r o r e o r i e n t p r o j s c t .ctlvit.. a e r i e . o f -..urea l a rh. impl.mncaclom of the.. r.qu1r.d t o t u r n LAPI i n t o u..ur.. w i l l dmt.rmia. . and u r h t i a g o f toward. t h e p r o d u c t i v e v i a b l e institution t h a t continued b n k 11. ueat.cm n i p h l a r d a Rur.1 mr.lop.nt Projact Cr. 784-RI :usS13.00 m i l l i o n A -- k r c h 28. 1978 Appraisal Report 178C-Cn. 0 3 / 0 6 / 7 8 amount d1abura.d (11/83) :US$ll.lO m i l l i o n CL S E -- A p r i l 17. 1978 December 08. 1978 m c m b r r 31, 1983 Pr.lid.nt'8 Bcport P-2195-Cn. 03/15/78 Thia c r e d i t p r o v i d e d f o r i a i t l . t i ? n of r r e g i o n a l r u r a l d.v.loprnt p r o j a c t i n v o l v i n g cra.tion o f projacc a u t h o r i t y within a provincial apex c o o p e r a t i v . o r g a n l u t l o n . r.aponaibl. f o r t r e i n i n g a n d instituting ext.naion a t th. f a m a r l e v e l . r i c h . l a o c i a t e d s u p p o r t Irrvic.. of i n p u t .upply, s e e d p r o d u c t i o n . Improved cooper.tiv. s e r v i c e cemt.r.. farmet c r a d i t . O t h e r component. i n c l u d e d ri1l.g. water supply, doffee procemming, bottomland. der.lop.nt. and r r f o r e s t . t l o n / * r o s i o n control. P r o d u c t i o n obj.ctive r.1.t.d t o i n c r e a l i n g p r o d u c t i v i t y o f c o f f e e and foodcrop.. The p r o j e c t i s a c h i e v i n g i t . o b j r c t i v e . a n d technlc.1, and f l r u n c i . 1 u l u g e m e n t I. good. Phymic.1 e x e c u t i o n 1.u.d b e h i n d appr.il.1 sch.dul-m. owing c o I n i t i a l org.mlr.tlom.1 problem. Hou.v.r, t h e d c v e l o p . a t o f momt component. i a nor progremmlng w e l l . .ad p r o c u r s r n t , r e p o r t i n g and a c c o u n t i n g procedurms arm good. C o r . r o l n t ' ~ c o n t r i b u t i o n . t o p r o j e c t f i n a n c i n g c o n t i n u e t o be r e g u l a r . a n d l i q u i d i t y problems, d u e t o d - l a y a I n prrp.r.tion of rlthdr.w.1 applc.tloms, have bean p a r t l y r a c t i f i e d . C o v . r o l n t he. r - q u e a t r d b n k ...i.caaca for f o l l o r u p project a p p r a i s e d .xt.nding covereg. t o t h e e n t i r e Y..t.rn Provine*. 14. Second HEVECW Rubber Ln. 1791-Cn/Cr. 975-cn amount dimburmed ( 1 1 / 8 3 ) :USsIl.50 m i l l i o n :USSL9.87 m i l l i o n S A -- January 15, 1980 A p r i l 18. 1980 Appr.la.1 Pr8mid.nt'. Report Bcport 2661-Cn. 1 2 / 1 0 / 7 9 P-2672-U. 12/21/79 E CL CL -- September 16. 1980 m c a m b . r 31. '1983 ( C r e d i t ) k Juaa 30, 1985 ( L o e n ) - Over a f1v.-year t o 1 5 , 0 0 0 h a ; p r o v i d e m a l n t e ~ n c . of t h e r u b b e r p1.mc.d t h e f i r e r p r o j a c t ; e a t a b l l s h t h e infr.atructur. HEVECM s t a f f ; c o n t i n u . an on-going program of mppli-d r.s..rch; foodcrop u n i t . s e c o n d ph... p.rio-3. t h e proj.ct r e q u i r e d , i n c l u d i n g e o n . t r u c t i o n of th. f i r a t phae. of a n d estab1i.h a . w u l d e x t e n d t h e r u b b e r - p l a n t e d are. from 4.200 t o 13.500 ha and t h e ere cl..r*d r u b b e r proc...lng from 5 , 2 0 0 up t o t h e t i m e o f p r o d u c t i o n , b r i n g i n g i n t o t a p p i n g of t h e f i r a t 1 , 5 0 0 ha p l a n t e d u n d e r factory. t r a i n i n g of m e x p e r i m a t . 1 r u b b e r s r 1 l h o l d . r program of 250 ha end A. of June 30. 1983. tot.1 p l a n t l a g m m o u n t e d t o 1 1 , 8 1 1 ha againmt an mppr.ls.1 t a r g e t o f 1 1 , 8 0 0 h a r i t h a comt overrun of 131, m i a l y d u e t o h i g h e r t h a n e x p e c t e d s a l a r y 1ncrr.s.. and c o m t l as.ocl.t.d r i t h moci.1 pr0gr.u mot I n c l u d e d i n o r i g l r v l p r o j e c t d e a i p a . C r w t h mnd upkaep are of acc.pt.blc mcandard.: h a a v e r , t h e p l a n r e t i o n s u f f e r m from gloe.ponlm. a l e a f dimcame, r h l c h c o u l d a f f e c t t h e or.r.11 yield. The m a n a g e r n t team i a good end HEYECAM'. f i r u n c l . 1 eitu.tion I n sound and d i a b u r m c r n t s ara 9 7 2 of appraia.1 estimt... A joint cedomor'r miamion ha. a p p r m i r e d a f o l l o r u p p r o j e c t . 15. Second L i r e e t o c k D e v a l o p e n t P r o j e c t Cr. 101C-Cn :US$l6.00 m i l l i o n A - A p r i l 22. 1 9 8 0 Appr.lm.1 Report 269C-Cn, 0 3 / 1 8 / 8 0 m o u n t d i a b u r e e d ( 1 1 / 8 3 ) :US$ 1.97 d l l i o n CL S e -- June 20, 1980 ?c.y 12, 1 9 8 1 Deccmb.r 31. 1984 Pre.id.nta. B c p ~ r t P-2740-Cn, 0 4 / 0 2 / 8 0 me p r o j e c t form8 p a r t of t h e mccoad phase of t h e n a t i o m l - P l a n Viandc'. The mala component. ere: ( a ) l i v c l t o c k end . g r i c u l t u r . l credit progrcm w i t h 1.110 s u b l o a n e t o p i g . p o u l t r y end c m t t l e p r o d u c a r a : ( b ) a t r c a g t h e n l n g of SODCPA t o f i a i a h t h e t r r .lauphcarhou.ea a n d improve p r o d u c t i v i t y on t h r e e ranchem; ( c ) tmete. f l y .r.dicatlon on t h e r e w i n l a g 4.360 h 2 of l n f c m t s d .re. i n t h e Ma-ou.; .ad ( d ) e t r e a g t h a n l n g IINEPIA'm v e t e r i r u r y mervicc. i n th. M a r o u . t h r o u g h p r o v i s i o n o f e q u i p c a t end t r a i n i n g . The p r o j e c t face. a n u b e r of mamgcri.1 a n d t e c h n i c a l p r o b l e m . A r e c e n t r e v i e w o f p.r..t.tal ranchem ha. d a c r c t e d coruid.r.bla raaknemmc. t h r e . t c n l n g t h e ranchem' finmncl.1 v i a b i l i t y . Only on. of t w ~1.ughterhou.c. he. h g u n operation.. km.gcuat .ad techal.1 p r o b 1 . u coatlaurn t o maka t h e t e a t s e f l y e r . d l c a t i o a program l e a 8 t h e n f u l l y .uccc..ful. The c r e d i t component ha* n o t b e c o m e f f e c t i v e owing co d i f f i c u l t i c e i n making c o f i n a n c i n g e f f e c t i v e . The r c a t r u c t u r i a g of a n i u l h e a l t h s e n i c e . 1 . t h e Mamou. P1.te.u Zone he. been d e l a y e d becmwc l o c a l fund. h a v e n o t been .vail.ble t o l a u n c h t h e c i v i l w r k . program. C o r r e c t i v e w a l u r e s arc b e i n g discu..cd. 16. N o r t h e r n P r o v i n c e R u r a l D e v e l o p a n t Pro j c c t Ln. 1919-CII/Cr. 1075-Cn :USs37.50 m i l l i o n amount d i r b u r m c d ( 1 1 / 8 3 ) :US$ 8 . 2 1 m i l l i o n A S --- Nov.mb.r 10. 1980 J a a t u r y 27. 1981 ~ppraia.1 Report P r a s i d e n t ' * Report 3031-Cn. 1 0 / 0 7 / 8 0 P-2889-Cn, 1 0 / 2 9 / 8 0 E CL - June 01, 1981 December 31, 1986 The p r o j e c t a i u t o Incrcemc c o t t o n mad f o o d c r o p p r o d u c t i o n a n d f r m c r m ' income. t h r o u g h i m p r o v c r n t of r u r a l lnfr..tructure, input supply, c r e d i t . m a r k e t i n g . mdaptivc rr...rch. .ad p r o d u c t i o n . and c r t a n a i o a 8.rvic.m end tr.lmiap; ~ t r e n g t h e aSODECOTON, t h e p r o j e c t e r e c u r i n g agency and r e g i o n a l p l a n n i n g and d . v e l s p m t c a p a c i t y , including p r o j s c t m o n i t o r i n g and c v a l u a t l o n . The t.chnlc.1, f l ~ n c i . 1 and .dmiml.tratlva m n a g a r a t of SODLCOTON I. e x e m p l a r y , i n c l u d i n g on-the-job t r a i n i n g of l o c a l staff the project coordi~tlng c o d t c a . play. i t . r o l e e f f i c i e n t l y . a n d t h e p r o j e c t m l u g e u a t a t a l l l e v e l . colp.tcnt. C o t t o n c u l t i v a t i o n I. e . t i ~ t c d ac a b o u t 4 7 , 0 0 0 h a and r e e d c o r t o n p r o d u c t i o n I. e x p e c t e d t o r e a c h 53.000 ton. i n 1983 o r 762 o f appr.im.1 cetimte.. The a c h i e v c r n r s on Improved c u l r l r . t i o n of o o r g h l v are ..tisf.ct~ry w h i l e t h o s e o f groundmurs arc . r i l l v e r y low d u e co t h e l a c k of Improved r e e d . '7%. o t h e r components are c a r r i e d o u t s . t l r f a c t o r i l y , e x c e p t f o r t h e m c t b c k u n d e r t h e a n i u l r r s c t l o n program. The o n l y major o u t e r a n d i n g l a s u e concerns t h e c o n t i n u e d d e l a y I n r h c r e c r u i t u n t o f a mx.ltoriag and cv.lu.tloa .prciali.t t o head t h e P r o j e c t M n i t o r i o g and E s a l u a t i o a Umic, r h l c h ha. r e a u l t l d i n l i m i t e d pr0gre.s I n L h i r are. and absence of r e l i a b l e d a r r . PROJECT PERFOiU'lANCE AUDIT REPORT CAMEROON SECOND SEURY RICE PROJECT (LOAN 1512-04lCREDIT 763-04) AGRICULTURAL OPERATIONS I N CAEROON 17. Forestry Ln. 2092-CX :USS17 .OO m i l l i o n amount d i s b u r s e d ( 1 1 1 8 3 ) :- 0 - A S --- F e b r u a r y 1 6 , 1982 January 04, 1983 AppraisalReport P r e s i d e n t ' s Report 3448-CU, 1 2 / 2 2 / 8 1 F3189-Ctl, 01118182 E CL - not y e t e f f e c t i v e December 31. 1987 The p r o j e c t p r o v i d e s f o r t h e e s t a b l i s h m e n t of a b o u t 1 1 , 0 0 0 ha o f f o r e s t p l a n t a t i o n s t o s t r e n g t h e n t h e f o r e s t r y s e c t o r ' s c o n t r i b u t i o n t o t h e n a t i o n a l economy: e n h a n c i n g t h e c a p a b i l i t i e s of t h e Government f o r e s t r y a g e n c i e s t o m a i n t a i n c o n t i n u o u s r e g e n e r a t i o n o f t h e f o r e s t s t h r o u g h improvement i n t h e i r t e c h n i c a l c a p a c i t i e s t o e x e c u t e r e f o r e s t a t i o n and r e c o v e r y of revenue from t a x e s and r o y a l t i e s . A s o f end 1983, t h e l o a n was n o t y e t e f f e c t i v e , m a i n l y b e c a u s e o f d e l a y s i n t h e d r a f t i n g and s i g n a t u r e of t h e c o n t r a c t f o r t h e e s t a b l i s h m e n t of t h e i n d u s t r i a l f o r e s t p l a n t a t i o n , which i s a c o n d i t i o n o f e f f e c t i v e n e s s o f t h e CDC l o a n f o r t h i s component. I n order t o avoid delaying u n n e c e s s a r i l y t h e o t h e r components which can be e x e c u t i e d s e p a r a t e l y , t h e c o f i n a n c i e r s have r e c e n t l y p r o p o s e d t o Government t o waive t h e ~ r o s s ~ e f f e c t i v e n e scsl a u s e w i t h C DC and t o t r a n s f o r m t h e s i g n a t u r e o f t h e c o n t r a c t i n t o a c o n d i t i o n of d i s b u r s e m e n t f o r t h i s component. 18. O i l Palm and Rubber C o n s o l i d a t i o n P r o j e c t - --- Ln. 216C-CX :USS50.80 m i l l i o n A b y 27, 1982 A p p r a i s a l Report 3713-CX. 05105182 amount d i s b u r s e d (11183) :US$ 2 9 2 m i l l i o n S J u l y 26, 1982 P r e s i d e n t ' s Report P-3305-C!i. 05106182 E J u n e 21. 1983 CL J u n e 30. 1988 The p r o j e c t a i m s a t c o n s o l i d a t i n g i n v e s t m e n t s made u n d e r p r e v i o u s B a n k - a s s i s t e d p r o j e c t s . I t w i l l h e l p s t r e n g t h e n t h e f i n a n c i a l s i t u a t i o n of SOCAPALH and CAWEV and w i l l a l l o w t h e s t r u c t u r a l improvements needed f o r o i l palm and r u b b e r d e v e l o p m e n t . The p r o j e c t a l s o i n c l u d e s p r o v i s i o n f o r t e c h n i c a l a s s i s t a n c e , t r a i n i n g and s t u d i e s and c o n t i n u e d s u p p o r t t o s m a l l h o l d e r schemes. The l o a n became e f f e c t i v e on J u n e 2 1 , 1983, and d i s b u r s e m e n t s have been i n i t i a t e d . - la /b 17 - A - approval; S - signing; E - I n c l u d e s IDA e x c h a n g e a d j u s t m e n t o f USS3.26 m i l l i o n . e f f e c t i v e n e s s ; CL Supplementary l o a n t o c o m p l e t e p r o j e c t . - closing. Id Technical Assistance P r o j e c t . P a s s - t h r o u g h PCR. - /f T h i r d window l o a n of USS7.0 m i l l i o n . Credit already f u l l y disbursed. CAMEROUN : DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY (PRET 1512-CM/CREDIT 763-CM) Rgsuq6 du Premier p r o j e t r i z i c o l e d e l a SEMRY 1/ 1.1 D'aprBs l e r a p p o r t d ' i v a l u a t i o n d e 1971, l e p r o j e t r i z i c o l e de l a SEMRY vfsait l ' d l i o r a t i o n de l a r i z i c u l t u r e s u r environ 4.300 ha dans l e Nord Camerotm p a r l ' i n t r o d u c t i o n de l t i r r i g a t i . o n p a r pompage p e n n e t t a n t l ' a c c r o i s s e m e n t des rcndements e t l ' i n t r o d u c t i o n d e l a c u l t u r e de contre-saison avec l e double o b j e c t i f d'iilever l e s revenus de quelque -. 3.800 e x p l o i t a t i o n s f a m i l i a l e s a g r i c o l e s . a i n s i que l a t i d u c t i o n de l a dependance du pays s u r l e s i m p o r t a t i o n s de tit. Un programme complimen- taire que l e s co-financiers de 1 ' I D A o n t accept6 en 1976 e s t actuellement en cours de r e a l i s a t i o n . 1 1 p o r t e r a l a s u p e r f i c i e i r r i g a b l e du p r o j e t 1 environ 5.300 ha e t l e nombre de f a m i l l e s b b n e f i c i a i r e s 1 environ 3 . 4 0 0 . L'extension a i t b p r i s e en compte dans l a r i i v a l u a t i o n des b i n l f i c e s finan- c i e r s e t iconomiques du p r o j e t en rig- de c r o i s i S r e . 1.2 En r a i s o n d'une bonne o r g a n i s a t i o n , d'un s o l i d e s o u t i e n gouverne- mental 1 l ' i c h e l o n n a t i o n a l e t l o c a l e t d'une bonne r i p o n s e paysanne, l e p r o j e t a obtenu des r l s u l t a t s b i e n s u p i r i e u r s 1 ceux q u i d t a i e n t p r i v u s l o t s de l ' b v a l u a t i o n e t l ' o n p e u t s ' a t t e n d r e B c e que l e s r i i s u l t a t s cor- respondants en regime de c r o t s i s r e s o i e n t Zgalement supiirieurs. En consi- diirant l a p o l a r i s a t i o n d e l a d i r e c t i o n pour a t t e i n d r e son p r i n c i p a l o b j e c t i f de diiveloppement d e l a production de tit, il n ' e s t pas s u r p r e n a n t de cons- t a t e r que l e s a u t r e s a s p e c t s a i e n t b i n i f i c i E d e -ins d ' a t t e n t i c n . La c o m p t a b i l i t b n ' a pas Btii s a t i s f a i s a n t e j u s q u t l m e d a t e r i c e n t e e t l e re- crutement e t l a formation d e s homologues camerounais o n t p r i s du r e t a r d s u r l e u l c n d r i e r . Egalement , 1'Zlargissement du champ d ' i n t e n e n t i o n du p r o j e t a p a r t i r d'une Importance trZs grande accordbe au r i z v e r s m e approche p l u s i n t l g r l e ( s o u h a i t a b l e mais non prdvue 1 l f Z v a l u a t i o n ) a du a t t e n d r e l e lancement du programme complZmentaire. 1.3 Deux q u e s t i o n s importantes concernant l ' a v e n i r du p r o j e t ne p e w e n t t r o w e r de rEponse actuellement =is il a i t 6 supposi dans l e s p r o j e c t i o n s rZvfsiies q u ' e l l e s t r o w e r a i e n t t o u t e s deux une s o l u t i o n s a t i s f a i s a n t e . Bien que l e s homologues camerotmais cn p l a c e a c t u e l l e m e n t donnent s a t i s f a c t i o n , l e u r nombre e s t f a i b l e e t il r e s t e 1 v o i r s i une Zquipe s u f f isamment s o l i d e pourra S t r e c o n s t i t u i i e 1 temps pour a s s u r e r l a c o n t i n u i t b a p t & l e d e p a r t de l f Z q u i p e a c t u e l l e pour l e p r o j e t S EMRY 11 s i t u e 1 quelque 70 km au Nord. Le s o u t i e n gouvernemental dont b i n i f i c i e l a SEMRY, d e v r a i t s e r E v i l e r p a r t i - culiSrement prEcieux 2 c e t Bgard. L ' a u t r e q u e s t i o n e s t de s a v o i r s ' i l e s t techniquernent p o s s i b l e d e m a i n t e n i r l e s rendements m y e n s Z l e v i s obtenus s u r l e s quelques s a i s o n s pasaiies pendant t o u t e l a durEe d e v i e du p r o j e t . - 1/ D'aprSs l e Rapport d ' g v a l u a t i o n r g t r o s p e c t i v e , Cameroun Projet - r i z i c o l e d e l a SEMRY ( C r g d i t 302-CM), Rapport No 2054 du 1 2 mai 1978. ANNEXE 3 Page 2 R L a l i a a t i o n s physiques 1.4 Le p t o j e t a 6 t 6 r e g a l i s 6 avec s e u l e n e n t quelques r e t a r d s minimes e t s a n s problames s b r i e u x . Dans l ' e n v e l o p p e d e s c o Q t s du c o n t r a t i n i t i a l des p r l n c i p a u x t r a v a u x d e gbnie rural, il a L t L p o s s i b l e de c o n s t r u i r e non seulement les rbseaux p r i m a i r e s e t s e c o n d a i r e s d e s s e r v a n t e n v i r o n 4.500 ha ( c o n t r e l e s 4.300 prbvus B 1 ' E v a l u a t i o n ) mais a u s s i une p a r t i e des rLseaux d e s s e r v a n t un c a s i e r a d d i t i o n n e l d ' e n v i r o n 800 ha ( c a s i e r de Gabareye No 8 ) . Les t r a v a u x r s s i d w l s o u t Bt6 e f f e c t u g s en r E g i e p a r l a SEMRY. 1.5 Les t r a v a u x dlamEnagement des p a r c e l l e s , q u i o n t c o u v e r t l a super- f i c i e e n t i g r e du p r o j e t au l i e u d e s 3.000 h a prEvus B l l E v a l u a t i o n , o n t S t 6 r b a l i s b s en riZgie p a r l a SEMRY. La q u a n t i t b d e s t r a v a u x rOalisEs chaque ann6e a S t 6 considOrablement p l u s grande que les p r s v i s i o n s B l ' e s t i - mation. En a v r i l 1976, 4.527 ha L t a i e n t t o t a l e m e n t d n a g g s e t avec l a rga- l i s a t i o n p a r l e programme complEmentaire de 11am6nagement d e s p a r c e l l e s du p o l d e r 8, l a s u p e r f i c i e i r r i g a b l e a t t e i g n i t e n v i r o n 5.300 ha mi-1977. 1.6 La S o c i e t d :lationale d t E l e c t r i c i t E a y a n t o f f e r t de f o u r n i r l e c o u r a n t S l e c t r i q u e , des pompes E l e c t r i q u e s o n t EtiZ achetEes B l a p l a c e des pompes d i g s e i prgvues i n i t i a l e m e n t ; c e t t e p o s s i b i l i t E n ' E t a i t . p a s prgvue 1 1 ' E v a l u a t i o n . Ceci degage des bdnBfices s o u s l a f o m e d'une s i m p l i c i t d p l u s grande des i n s t a l l a t i o n s e t d'une rLduction d e s coOts de fonctionnement e t d'entretien. DEveloppement a g r i c o l e 1.7 La p r o d u c t i o n a c t u e l l e de paddy a depassd considgrablement l e s p r b v i s i o n s de 1 ' 8 v a l u a t i o n e t on p r 6 v o i t que l a production en rdgime de c r o i s i e r e a t t e i n d r a 35.000 t o m e s avec l ' e x p a n s i o n en c o u r s , s o i t l e double de c e s p r E v i s i o n s . Les p r i n c i p a l e s r a i s o n s s o n t premisrement une s u p e r f i c i e . d i s p o n i b l e p l u s grande, d e d 8 m e m e a t l ' e x t e n s i o n d ' d n a g e m e n t d e p a r c e l l e s s u r l a s u r f a c e e n t i s r e du p r o j e t , troisismement des rendements p l u s bleviis rendus p o s s i b l e s p a r l ' a d o p t i o n gSnBrale du repiquage au l i e u du semis d i r e c t et quatrigmernent, l a s u p e r f i c i e beaucoup p l u s grande s u r l e q u e l l e on prZvoit maintenant d e f a i r e deux r g c o l t e s . 1.8 Dans l a phase i n i t i a l e du p r o j e t , l a p o s s i b i l i t d d ' a c c r o r t r e l e s rendements p a r le repiquage a v a i t Ztd d i s c u t E e 1 p l u s i e u r s r e p r i s e s mais l e s p e r s p e c t i v e s n e p a r a i s s a i e n t pas t r S s f a v o r a b l e s . Pendant l a s a i s o n s s c h e 1973/1974, l e semis d i r e c t Ztait l a r l g l e . En j a n v i e r 1974, d e s tern- p E r a t u r e s exceptionnellement b a s s e s compromirent l a r e c o l t e mais l a d i r e c t i o n de l a SEMRY r e u s s i t 5 c o n v a i n c r e l e s c u l t i v a t e u r s q u ' i l s p o u r r a i e n t e n c o r e a v o i r me bonne r E c o l t e : e l l e p r d p a r a i d d i a t e m e n t d e s pBpiniSres e t r e p t des c u l t i v a t e u r s l ' a s s u r a n c e q u ' i l s r e p i q u e r a i e n t . L ' a c t i o n a s t 6 un s u c c ~ s . Le c o n t r a s t e e n t r e l e s champs d e s c u l t i v a t e u r s q u i a v a i e n t r e p i q u e e t l e s a u t r e s B t a i t t e l l e m e a t Lvident que l a SEMRP o r g a n i s a une s e r i e de v i s i t e s pour l e s paysans q u i d e v a i e n t c u l t i v e r l e s f u t u r s c a s i e r s . Le r e s u l t a t f u t l'abandon du semis d i r e c t s u r t o u t e l a s u r f a c e du p r o j e t . ANNEXE 3 Page 3 1.9 lb caauidlrmt leur racolta u t r h m e n t faible due B la s6cheresse 8rhllianre de 197213973, l u cultiv8teura sa h c 4 r m t fgbrilrreent dans la cultura dr 68iaoa sache m c la projet et en 1975/1976 la auperficie cultivbe, on -an dche, rtt.j@t 1.073 ha contra 450 ha projatgs a l'bvaluation. La superficie atteadue an 1976/1977 est de 1.350 ha. A l'interieur des limit- de l'rccord 8ur lea eaux du Logone, entre le Cameroun et la Tchad, un maxbmm de 3.000 ha (net) sera diapoaible pour la double culture, soit le doubla dea superficiea prcvues B l'lvaluation. 1.10 Jwqu'en 1974, on craigncit que le rythme de mise en culture des casiers ne suivrait pas celui des amCMganents physiques. Mais, aprTs la -dCmonstration que le repiquage powait garantir des rendemants tras Glevbs, la dcmnnde de terra a'est accrue fortement: en juin 1976, elle a dlpassG lea terres diaponibles de 30% et 2.700 condidats ont Ot€ enregistres pour le easier No 8 alors qu'il n'y aura de la terre que pour seulement 1.450. Ceci permet 3 l'mcadrcmcnt d'atre s6lectif dana le recrutement des nouveaux caodidats et d'expulser les cultivateurs qui n.'obtiennent pas les resultats attendus. - Codt du proiet et financement 1.11 Avec 2.274 millions de CFA, le codt actuel du projet (non compris l'extension) eat seulement d'environ 10% plus ClevC que les estimations - . de l'bvaluation (16% en dollars courants). Ce faible dbpassement du codt est d^u principalemeat B trois facteurs: 1) les principaux travaux de gCnie rural ont 6t6 rCalisis B un codt peu bled par rapport aux norm- 1972 et qui n'a pu ftre alors obtenu que parce que l'entrepreneur venait de terminer UP chantier sur la muvelle voie ferrCe Yaounde-Ngaoundere et voulait maintenir son per- sonnel et son bquipement au Cameroun; 2) une partie des 36% d'augmentation des coQts de construction, rbsultant d'une dlioration de la qualitb'et de l'extension du projet a it6 compensCe par des dconomies sur l'bquipement et le personnel; et 3) une grande partie dea coQts du projet est intervenue dans les premieres annCes lorsque l'impact de l'lnflation mon- diale de l'augmentation du prix-du pEtrole n'btait pas ancore pleinement ressenti. 1.12 Les ajustements de change entre le moment de l'lvaluation et de la prbsentation au Conseil d'administration de la Banque out reduit la valeur en CFA du crGdit IDA prop086 et les 200..000 dollars supplementaires allou6s par IDA out €tE insuffisants pour maintenir sa participation origi- nelle dans le financement du projet. En dQpit des requztes rl~bt6esdu Gnlr- vernement pour obtenir un fiaanceiment supplbmentaire en raison de L'Srosion continue de la valeur de change en Francs CFA du credit, 1'IDA n'a dsbloque ANNEXE 3 Page 4 aucua c r i d i t suppl6mentaire e t a l a rdunion a n n u e l l e de 1975, l e repr6- s e n t a n t du Cameroun a a c c e p t s que eon Gouvernement renonce 2 o b t e n i r un financement c o m p l l m m t a i r e pour l a SEMRP. Le dQpassement d e s c o d t s a Et6 couvert p a r l e Gouvernement e t l e FAC. En cons$quence, des modifi- c a t i o n s du coGt du p r o j e t e t du financement, l a c o n t r i b u t i o n IDA est passQe de 46% l o r s de l a s i g n a t u r e du c r B d i t B moins de 38%. Le c r e d i t d e 3,7 m i l l i o n s de d o l l a r s q u i Etait totalement debours6 l e 24 j u i n 1976 r e p r s s e n t e 1 1 6 q u i v a l e n t d e 857 m i l l i o n s de CFA c o n t r e l e s 947 m i l l i o n s de CFA e s t i s s dEbut 1972. Aspects Qconomiques e t f i n a n c i e r s 1.13 En 1976, l a consonmration d e r i z Q t a i t e s t i d e a u Cameroun 1 31.400 tonnes, s o i t e n v i r o n 5 kg p a r personne. Environ 70% d e c e t o t a l Q t a i t c o n a o d d a m les villes e t principalement dans l e Sud oCi l a consom- mation moyenne p a r personne f t a i t de 10 kg. Bade s u r la p r o g r e s s i o n des d e r n i e r e s annges e t e u r l a c r o i s s a n c e prQvue d e l a p o p u l a t i o n e t du revenu, l a consommation p a r personne a t t e i g n a i t 8 kg en moyeme et 1 3 kg dans l e s c e n t r e s u r b a i n s . La producion de r i z commercialis6e p a r la SEHRY d ' e n v i r o n 21.000 tonnes c o u v r i r a a l o r s 30% d e l a demande t o t a l e . 1.14 Bien que son iloignement (1.500 km) des p r i n c i p a u x c e n t r e s d e consommation d4savant.age l a production d e l a SEXRY p a r r a p p o r t aux impor- t a t i o n s , e l l e n ' a r e n c o n t r 6 aucun probllme de commercialisation e x c e p t s en 1976 l o r s q u e les p r i x trls b a s B l ' i m p o r t a t i o n l l o b l i g S r e n t A suspendre l e s v e n t e s pendant p l u s i e u r s mois. C e probl2me ne d e v r a i t p a s s e repro- d u i r e car l e Gouvernement a i n t r o d u i t f i n 1976 l e s y s t l m e de "jumelage" en v e r t u duquel les cormnersants n e p e w e n t o b t e n i r des l i c e n s e s d'impor- t a t i o a que s ' i l s a c c e p t e n t d ' a c h e t e r c e r t a i n e s q u a n t i t d s d e r i z SEMRY. D e nombreux a u t r e s p r o j e t s r i z i c o l e s s o n t maintenant 2 d i f f e r e n t s s t a d e s de priiparation. La p l u p a r t d ' e n t r e eux s o n t s i t u e s p l u s p r l s des p r i n c i - p a l e s zones de consoannation que l a SEMRY. M & ne s ' i l s s e diveloppent p l u s lentement que prbvu, l a SEMRY a u r a a f a i r e f a c e , dans l e f u t u r , B une compi5tition c r o i s s a n t e d e l a p a r t des producteurs locaux. Mais l a SEMRY e s t bien s i t u s e pour e x p o r t e r v e r s l e Nord Nigdria e t l e Tchad e t d e v r a i t C t r e capable d 1 6 t e n d r e ses marchis pour compenser l e d e c l i n de s e s v e n t e s s u r l e march6 l o c a l . Les e x p o r t a t i o n s non o f f i c i e l l e s s e s o n t en f a i t rdcemment accrues (principalement v e r s l e N i g i r i a ) . D e p l u s l e Gouvernement a d e c i d i d ' a d o p t e r une p o l i t i q u e f a v o r i s a n t l e s e x p o r t a t i o n s de r i z . On peut a i n s i supposer que l a t o t a l i t d du r i z de l a S E M R Y t r o u v e r a un march6. Bas6 s u r les p r d v i s i o n s du p r i x s u r l e march4 mondial, l e p r i x Gconomique s o r t i e u s i n e SEMRY (ponddre pour l e a d i f f e r e n t e s d e s t i n a t i o n s ) s e r a i t en 1980 e t dans l e s annges s u i v a n t e s proche de 94.000 Francs l a tonne, s o i t deux f o i s e t demi l e p r i x priivu 2 l l E v a l u a t i o n . 1.15 Avec une s u p e r f i c i e d e paddy s u p e r i e u r e (en r a i s o n d'une p r o p o r t i o n p l u s b l e v i e d e double c u l t u r e ) , des rendements nettement p l u s dlevgs (en r a i s o n de l ' d n a g e m e n t des p a r c e l l e s e t du repiquage) e t d'un p r i x d e paddy p l u s Blev6 qu'3 l ' S v a l u a t i o n , on p r 6 v o i t que l e revenu moyen des e x p l o i t a - t i o n s a g r i c o l e s a t t e i n d r a 213.000 CFA en regime de c r o i s i i i r e (890 d o l l a r s 5 245 F. CFA p a r d o l l a r ) , s o i t presque t r o i s f o f s l e s p r e v i s i o n s de l'dva- l u a t i o n e t presque s i x f o i s l e montant "sans p r o j e t " . Le p r o j e t o f f r a n t une m e i l l e u r e maZtrise de l ' e a u a c c r o r t r a Ggalement de faqon s u b s t a n t i e l l e l a s G c u r i t 5 du revenu des e x p l o i t a t i o n s . ANNEXE 3 Page 5 1.16 Lea rdaultats dfexploitation actuela de la SEMRY supportent favo- rablemeat l a comparaiaon avec les prLvisions de lfLvaluation. En raison des augmentations du prix du riz autoris6es par le Gouvernement et dtamL- liorations consid6rables dans le taux de rBcup6ration des redevances paysannes ( B plus de 96% en 1975/1976), lee produits des ventes de riz out dt6 plus dlevds et le dLficit cumulB du compte d'exploitation a St5 consid6rablement plus bas que prLvu lors de l'dvaluation, et aucune subvention n'a 6td ndcessaire depuis 1974/1975. La situation de trLsorerie n'a paa 6volu6 aussi favorablement, principalement en raison d'un accrois- sement involontaire dea stocks rLsultant des importations de riz 1 bas prix dvoqudes plus haut (par. 1.14). Dee tentative8 d'estfmation pour les anndes B venir, basdes sur les niveaux actuels des prix et sur les rede- vances dea agriculteurs montrent que la SEMRY sera capable de dBgager un bBndfice d'exploitation B partir de 1976/1977 suffisant pour c o m i r les obligations de son service de la dette (1.13 milliard de F. CFA), incluant le programme complBmentaire 1 3,5X dtintBre^t) et de financer le renouvel- lement des dquipements. 1.17 Bien que la production supplLmentaire en rdgime de croisizre soit maintenant estide B environ 20.000 tonnes de riz (le double des estimations de l'lvaluation), le Cameroun restera importateur net de riz. En se basant sur les pfix sortie usine, attendus d'environ 94.000 F. CFA la tonne (esti- mation de 1'Lvaluation 37.000 F. CFA), en incluant les estimations du co6t du programme complBmentaire, except6 les dldments qui ne concernent pas directement la SEMRY, le taux de rentabilitd du projet est de 23% contre 11% estim6 B 1'Svaluation. Si les bdndfices 6taient r6duits de 10 1 20% les taux seraient de 19 et 15% respectivement. Les points les plus faibles 1.18 I1 avaitStS convenu lots de 1'Lvaluation que: premisrement, en plus du personnel Btranger alors employB, la SEMRY devrait engager trois expatri6s suppldmentaires (quatre en incluant 1'ingSnieur agricole devant remplacer le directeur sortant du projet); deuxismement, dans un dSlai de trois ans des Camrounais seraient recrut Ss pour travailler avec les expatriSs et Stre f o d s par eux; troisizmement, les expatriSs seraient remplaces lorsque les performances de leurs homologues le justifieraient, et un calendrier d'6vo- lution du personnel avait ZtS etabli. A la suite des recommandations des missions de supervision, des experts Strangers supplSmentaires out Zt6 engages et dzs mi.-1973, ltSquipe de supervision a ggalement attire l'attention du Gouvernement sur les besoins en homologues supplSmentaires; mais en dLpit des rappels rdpdtLs et bien qu'il n 'y ait pas eu de ddsaccord de principe, le recrutement des homologues etait encore insatisfaisant 1 la fin de 1975, ceci Stant dG en partie aux niveaux de salaires non compdtitifs. La mission de supervision de novembre 1975 a r e p l'assurance qu'un nombre cons6quent de Camerounais serait recrutL dans les six mois et le Conseil d'administration de la SEXRY approuva une nouvelle Schelle de salaire plus compdtitive. MalgrS cela, il etait clair que l'encadrement expatriS devrait stre maintenu au-d811 de la date d'achsvement du projet mi-1976 pour assurer la continuit8 et le FAC a accepte de founir le financement dans le cadre du programme complEmen- taire pour cinq postes de direction pour une annee suppl8mentaire. ANNEXE 3 Page 6 1.19 A l a f i n de 1976, 1 3 des 34 c a d r e s de niveau moyen e t s u p e r i e u r 4 t a i e n t e x p a t r i g s , t r o i s employ€s de niveau moyen d t a n t i n c l u s . P a d l e s 10 s a d r e s de d i r e c t i o n q u a t r e a v a i e n t des h m l o g u e s en f o n c t i o n ; aucun homologue n ' e t a i t pr6vu pour l ' u n des s i x c a d r e s r e s t a n t s ( l e d i r e c t e u r de l a v u l g a r i s a t i o n ) . ~ ' a r r i v s ed'un m6deci.n en j a n v i e r 1977 a p o r t 6 2 onze l e nombre de cadres g t r a n g e r s d e niveau d i r e c t i o n . 1.20 11 est asaez probable qu'une r 4 v i s i o n p l u s pr4coce de l a s t r u c t u r e des salaires d e l a SEMRY a u r a i t motiv6 un p l u s grand nombre d'homologues dans les d € l a i s pr4vus; b i e n que l ' o n n e pouvait pas s ' a t t e n d r e que c e l a surmonte l ' o b s t a c l e sociologique pour a t t i r e r des c a n d i d a t s q u a l i f i e s v e t s l e Nord. M ais l ' i n s i s t a n c e du Gouvernement s u r l a q u a l i t 4 des performances & r i t e l e r e s p e c t non seulement parce q u ' e l l e c o n t r i b u a au succes du p r o j e t mais a u a s i parce que c e l a montra que c ' e t a i t d'une importance primordiale pour l u i . 1.21 1.e volume c r o i s s a n t d e t r a v a i l m i t bientGt en Bvidence l e besoin pour l a SEMRY d ' a v o i r un chef comptable en p l u s d e s d i r e c t e u r s a d m i n i s t r a t i f e t f i n a n c i e r . Mais, cornme souvent dans d ' a u t r e s pays a f r i c a i n s , personne ne put f t r e t r o w 6 au Cameroun. Come s o l u t i o n i n t e r m e d i a i r e , - u n v o l o n t a i r e du S e r v i c e National F r a n s a i s a S t 6 employ6, appuy4 p a r des missions de c o u r t e dur4e d'un e x p e r t f i n a n c i e r de l a CCCE; mais en 1973/1974 l a S EM RY n ' a pas eu de comptable pendant onze mois. Le t r a v a i l de r o u t i n e en a s o u f f e r t e t l e s a n S l i o r a t i o n s envisagges du s y s t h e comptable n ' o n t pu f t r e r d a l i s 6 e s . Depuis j u i n 1975, l a SEMRY a employe un chef comptable e x p a t r i g financ6 p a r l e FAC. S o n programme de t r a v a i l pour 1975/1976 a 6 t 6 c e n t r e s u r l ' d t a b l i s - sement d'un systeme de comptabilit6 a n a l y t i q u e q u i est maintenant opiirationnel. 1 1 6 c l a t e l a c o m p t a b i l i t e g€ndrale en cinq c e n t r e s de c o d t s q u i a d l i o r e n t grandement l e f l u x d'informations d e base s u r l e s coGts d e s t i n e s 2 l a d i r e c t i o n e t promet d ' a s s u r e r un c o n t r s l e p l u s s e r r 6 des coGts. 1.22 La recherche appliquge dans Le c a d r e du p r o j e t a 5td confige 1 1'IRAT jusqu'en f d v r i e r 1975, l o r s q u e l e c o n t r a t e s t a r r i v i 2 e x p i r a t i o n , un agronome camerounais a p r i s l a t z t e de l a s t a t i o n de recherche de Vounaloun. Le programme d t a b l i par 1'IRAT i n c l u a i t de l a recherche v a r i d t a l e e t des e s s a i s d ' e n g r a i s . La mission de s u p e r v i s i o n de 1975 a recommands l'amslio- r a t i o n de l a recherche v a r i s t a l e , l ' e x t e n s i o n des e s s a i s d ' e n g r a i s e t l ' i n - t r o d u c t i o n de l a recherche p h y t o s a n i t a i r e . La mission a recommandS egalement d ' o b t e n i r de l ' a s s i s t a n c e technique p a r des v i s i t e s r e g u l i 2 r e s du s p g c i a l i s t e responsable du programme n a t i o n a l de r i z . De c e t t e faqon, on e s p d r a i t que l'agronome camerounais p o u r r a i t a u s s i Gtre charg4 de l a m u l t i p l i c a t i o n des semences e t de l a p r s p a r a t i o n des p6piniZres sans m e t t r e en danger l e programme de recherche. Malheureusement, l a mission de s u p e m i s i o n 1977 ddcouvrit q u ' i l a v a i t remplac6 l e D i r e c t e u r technique a d j o i n t e t que l a recherche G t a i t au p o i n t mort. La mission a fortement reconnnande de redgmarrer l e programme de recherche c e n t r d s u r l e s themes suggdres en novembre 1975. 1.23 L'squipe .dlGvaluation i n c l u a i t un c o n s u l t a n t en environnement pour g t u d i e r l e probleme de l a b i l h a r z i o s e ( s c h i s t o s o m i a s i s ) , l a maladie l a plus lourde de cons6quences s u r l e Logone e t il e t a i t convenu au cours de nsgociations que l e s Services de Santii du Gouvernement g t u d i e r a i e n t de pr2s l e d6veloppement de l a maladie dans l a zone du p r o j e t e t dans l e s zones v o i s i n e s , e t f e r a i e n t ANNEXE 3 Page 7 dee contlblm pi4rlodiqueu de la population d . ' escargots vecteurs Cette . obligation n 'a prr pu Stre remplie et a u c m e dee missions de supervision qui vleitarent le projet fusqu'en 1976 n'a discute le probleme. Mais srci do&t .&re vu h e Ie contexta de la situation sanitaire gEnErale dans la zone. Jusqu'en 1975, pendant de longues pbriodes, il n 'y avait pas de 6 d e c i n dans le departement de Yagoua. La situation s'est d l i o r d e depuis mais est encore insatisfaisante si l'on considere les besoins des 180.000 habitants du ddpartement. De plus, il n'existe encore aucun moyen dcono- mique et techniquement fiable dt€radication de la bilharziose. En se basant sur les quelques observations qui ont pu Stre faites B l'hopital de Yagoua et dans les dispensaires de la zone, l'incidence de la maladie est estimde B 90X, comme B l'dvaluation. Le projet ne s d l e pas avoir empird la situation. Le ddecin de la SEMBY, nouvellement arrivd, essaiera de vErifier les estimations de l'incidence de la maladie, d'Etablir sa distribution gEographique et aussi de vErifier la distribution gdographique et saisonnilre de la population d'escargots' vecteurs. Les performances du Gouvernement, de la SEMR?, de la Bangue et des co-financiers. 1.24 Les insuffisances mentionnEes ci-dessus n' infirment pas la conclusion gdndrale que le Gouvernement, la SEMRY, la Banque et les deux co-financiers ont travail16 hannonieusement et correctement ensemble pour accomplir les rdsultats gEnEralement positifs du projet. Pour le financement du projet, la Banque s'est strictement comportQe comme un prsteur de dernisre instance: le Gouvernement et 1'Alde Fransaise ont fourni un total de 9 millions de dollars adricains, y compris le programme compldmentaire, contre 3,7 millions de dollars pour 1'IDA. Le grand intErtt du Gouvernement pour le projet s'est aussi manifest6 dans sa participation rEgulilre dans les missions conjointes des co-financiers. La supervision du projet a Etd correcte et, si l'on consi- dsre la participation de la Banque, exQcutde avec une continuitd en personnel supdrieure B la moyenne. L'action de suivi a d tiS entreprise avec une pramp- titude raisonnable. Le Ministlre de tutelle de la SEMRY a fdlicitd B plusieurs reprises les Squipes de supervision pour la qualite de leur travail. Modifications dans un second proiet 1.25 Le Gouvernement ayant demands aux co-financiers de l'aider B financer un projet-relais (SEMRY II), la Banque et 1'Association ont approuvd un PrCt/ Credit le ler fdvrier 1978. Le projet incluera la construction de digues pour la protection d'environ 15.000 ha contre l'inondation et permettra le stockage de l'eau pour irriguer deux rdcoltes annuelles par gravitd sur environ 7.000 ha 11 ddgagera dgalement Ges bdndfices par la production additionnelle de mous- kouari (sorgho de saison sBche) et de sorgho dans la zone protdgde de l'inon- dation. Le lac de stockage sera utilisd pour la pgche et comme il se rdduira pendant la saison ssche, ses berges fourniront des terres de paturage pour le bGtail. 1.26 D B s le ddpart, S E W I1 devrait dviter les problzmes rencontrds par SEMRY I et qui, en partie, existent encore. Son systBme ae comptabilit6 devra Gtre suffisamment fort pour satisfaire les besoins du projet et ceux des agences de financement. Le recrutement et la formation des homologues came- rounais devront recevoir plus d'attention que dans le passd. En considdrant ANNEXE3 Page 8 l ' b m n s e rdsame d'eau q u i va Gtre cr6Ee (360 km2 B 120 Ian2), une unit6 s m i t e t i r e devra S t r e incorporge pour contr8ler l e s nombrewes maladies enddmfqws e t pout proteger autant que poaelble les paysans qui p a r t i c i - pe.rcmt e t l e u r s families. Finalement, l a recherche appliquge devra S t r e renforcde pour a i d e r B trancher l a question c t u c i a l e de savoir s i les rendements pourront $ t r e maintenus s u r me longue periode aux niveaux 6levCs de ces dernisres ann6es. RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE ANNEXE 4 Page 1 CAMEROUN : DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE .LA SEMRY (PRET 1512-CM/CREDIT 763-CM) Description du projet dans ltAccord de prZt/crgdit ' ANNEXE 2 D e s c r i p t i o n du P r o j e t Le P r o j e t a pour l a p r o t e c t i o n c o n t r e l e s i n o n d a t i o n s d ' u n e zone d l e n v i r o n 15.000 h a s u r l a r i v e o c c i d e n t a l e du Logone, 2 q u e l q u e 7 0 km au nord d e Yagoua, e t l e ddveloppement i r r i g u d d e l a c u l t u r e du r i z s u r e n v i r o n 7.000 h a d e l a d i t e z o n e , e x i g e a n t l a c r 6 a t i o n d ' u n e r 6 s e r v e d l e a u d ' u n e s u r f a c e maximale d ' e n v i r o n 38.000 ha. Le P r o j e t comprend l e s P a r t i e s s u i v a n t e s : Partie A : P r o t e c t i o n c o n t r e les i n o n d a t i o n s , stockage de l ' e a u et routes d'accks Construction : i) m entre d ' u n e d i g u e b a r r a g e d l e n v i r o n 27 k Pouss e t G u i r v i d i g ; ii) d ' u n e d i g u e d e p r o t e c t i o n c o n t r e l e s inonda- m l e l o n g d e l a r i v e oc- t i o n s d ' e n v i r o n 21 k c i d e n t a l e du Logone e n t r e P o u s s e t T6k616; iii) d ' u n c a n a l d l a l i m e n t a t i o n d ' u n ouvrage d e p r i s e au. Logone 2 p r o x i m i t 6 d e D j a f g a e t d e r 6 s e r v e d ' e n v i r o n 11 km e n t r e l e Logone e t l e Mayo Burad; iv) d ' u n d 6 s e r v o i r en amont du Mayo P o u s s e t d t u n ouvrage d e d 6 c h a r g e d a n s l e Mayo V r i k p r e s d e Maga pour l t 6 v a c u a t i o n d e s eaux d ' i n o n d a t i o n ANNEXE4 Page 2 excddentaires de l a r e s e r v e ; e t v) de deux r o u t e s p r i n c i p a l e s d l a c c & s d'une lon- gueur t o t a l e d'environ 50 km l e long d e s digues B c o n s t r u i r e au t i t r e d e s P a r t i e s A ( i ) et ( i i ) du P r o j e t . Partie B : I r r i g a t i o n , drainaqe e t amdnagement & l a p a r c e l l e i) Construction de canaux e t d r a i n s p r i m a i r e s d ' i r r i g a t i o n pour d e s s e r v i r une s u p e r f i c i e d'environ 7.000 ha. ii) Amdnaqements b l a p a r c e l l e de l a d i t e super- f i c i e , notamment defrichement e t planage d e s t e r r e s e t c o n s t r u c t i o n de canaux e t d r a i n s secondaires et t e r t i a i r e s . Partie C : Routes de d e s s e r t e Construction d l u n rdseau de r o u t e s de d e s s e r t e l e long d e s canaux e t d r a i n s p r i m a i r e s e t s e c o n d a i r e s d ' i r r i g a t i o n i n c l u s dans l a P a r t i e B du P r o j e t . Partie D : Administration e t s o u t i e n du P r o j e t i) Etablissement, equipement et mise en place du personnel de l a d i r e c t i o n de l a SEMRY respon- s a b l e de l l e x d c u t i o n du P r o j e t . ANNE= 4 Page 3 ii) C o n s t r u c t i o n e t dquipement du s i e g e du P r o j e t B Maga, notamment d e s logements du p e r s o n n e l , d e s h a n g a r s d e machines e t o u t i l s , d e s i n s t a l - l a t i o n s d e r e p a r a t i o n e t d e s v.r.d. iii) C o n s t r u c t i o n e t dquipement d ' u n e r i z e r i e A Maga, comprenant deux u n i t e s d ' u n e c a p a c i t C d e 5 t o n n e s B l t h e u r e chacune, e t d t i n s t a l l a - t i o n s d e s t o c k a g e d ' e n v i r o n 26.000 t o n n e s de paddy et d e r i z . iv) Construction dtune p i s t e d ' a t t e r r i s s a g e & Mega. v) Formation d e p e r s o n n e l l o c a l , notamment b o u r s e s pour f o r m a t i o n s p e c i a l i s e e A l ' b t r a n g e r , c o u r s s p d c i a l i s 6 s et formation s u r l e t a s . vi) Recherche a p p l i q u d e s u r l e s c u l t u r e s alimen- t a i r e s e t d t u d e s s u r l e ddveloppement de 1'61evage e t d ' a u t r e s r e s s o u r c e s a l i m e n t a i r e s d a n s l a Zone du P r o j e t . Partie E : Programmes d ' i n s t a l l a t i o n d t e x p l o i t a n t s e t d e credit agricole i) I n s t a l l a t i o n d ' e n v i r o n 7.000 e x p l o i t a t i o n s familiales d a n s l a Zone du P r o j e t , notamment ANNEXE4 Page 4 t r a n s f e r t d'environ 1.350 f e m i l l e s d ' a g r i c u l - t e u r s vivant dans l a zone de l a r e s e r v e d'eau q u i s e r a crde au t i t r e de l a P a r t i e A ( i ) du P r o j e t , pour c u l t i v e r l e s t e r r e s devant B t r e amenaqees au t i t r e du P r o j e t . ii) Mise en p l a c e de l ' i n f r a s t r u c t u r e , t e l l e que . p u i t s couverta d'eau p o t a b l e e t r o u t e s de d e s s e r t e , s e r v i c e s techniques e t de v u l g a r i - s a t i o n pour l e a a g r i c u l t e u r s de l a Zone du Projet. iii) F o u r n i t u r e de p l a n t s , de m a t e r i e l , d ' e n g r a i s , d ' a u t r e a f a c t e u r s de product ion a g r i c o l e et de materiaux de c o n s t r u c t i o n de logement, c r e d i t , aux e x p l o i t a n t s de l a SEMRY. Proqramme de s e n t 6 i) Construction e t Bquipement d'un c e n t r e de 1 . s e n t 6 B Maga e t de t r o i s propharmacies a Yagoua, Guirvidig e t Maga, et modernisation du cent r e departemental de medec ine p r e v e n t i v e A Yagoue e t d e s c e n t r e s de santC de Guirvidig e t de Pouss. ANNm 4 Page 5 ii) Format ion du personnel mddical n d c e s s a i r e pour les i n s t a l l a t i o n s comprises dans l a P a r t i e F ( i ) du P r o j e t e t exdcution d'un programme d'amd- l i o r a t i o n de l a p r o t e c t i o n m a t e r n e l l e e t infan- t i l e et du c o n t r b l e des maladies enddmiques dans l a Zone du P r o j e t . iii) Enqudtes s u r l a s i t u a t i o n s a n i t a i r e dans l a Zone du P r o j e t e t 8Ur l e s u i v i du programme de s a n t d . + * * L1ach&vement du P r o j e t e s t prdvu pour l e 3 1 ddcembre 1983.' Annexe 5 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE CAMEROUN DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY (PET ~~~~-CM/CRED IT 763-CM) P r z s e n t a t i o n d e l a SEMRY e n Graphiques Graphique 1 E v o l u t i o n d e s s u p g r f i c i e s c u l t i v z e s e n r i z Graphique 2 Evolution des productions r i z i c o l e s Graphique 3 Evolution des surfaces e n r i z r g a l i s a t i o n s - p r g v i s i o n s ensemble SEMRY Graphique 4 E v o l u t i o n s d e s p r o d u c t i o n s d e r i z paddy r e a l i s g e s e t prgvues PROJECT PERFORMANCE AUDIT REPORT CAMEROON SECOND SEMRY RICE PROJECT (Loan 1512-CM/Credit 763-CM)/ RAPPORT D'NALUATIONRETROSPECTIVE CAMEROUN DEUXIEME PROJET RlZlCOLE D E LA SEMRY (Pret 1512-CM/Credit 763-CM) Cultivated Suffaces/Suffaces Cultivee.5 Surtoce (ha . .... .,. .....: Atea Cull~valedIn Ro~ny Seam/ : ? : ::?: ::: ::: ::: : Surtace Cultwee en Solsun de, Plu~es A~eo Cull~voted In Dry S e a u r ~ Surtoce Culllvee en k11,on Sectie - PROJECT PERFORMANCE AUDIT R EPOR T CAMEROON SECOND S EM RY RICE PROJECT (Loan 1512-CM/Credit 763-CM)/ RAPPOR T D'EVALUATION RETROSPECTIVE CAMEROUN DEUXIEME P ROJET RlZlCOLE DE LA SEMRY (Pret 1512€M/Credit 763-CM) Paddy Production/Production Paddy Product~on (Ions) ' ti 70 000 - ------------------- --- ----- --- ........... .... .:.:.:.:...... .... ;..... Reta~ned l4etenl1on by pol les Paysans Farnw11 Marketed by Semvl Tonnuge Cummerc~ul~% p31la krllv 79 80 80-81 81-82 82-83 79 80 80-81 81-82 A2 83 79-80 80-81 81-82 82-83 79-80 80-81 81-82 82-83 Sernry Ill Semry ll Semry I 70101 World Bank 26302 PROJECT PERFORMANCE AUDIT REPORT CAMEROON SECOND SEMRY RICE PROJECT (Loan 1512-CM/Credit 763-CM)/ RAPPORT D'NALUATIONRETROSPECTIVE CAMEROUN DEUXIEME PROJET RlZlCOLE D E LA SEMRY (Pret 1512-CM/Credit 763-CM) Past and Future Cultivated Surfaces/ Surfaces Cultivees Passe et Futur n Area Cullwaled In (ta~nySeason/ Sudace Culllvtu?en Salron des Plules Arm Culllvaled In Dry Season/ Sudace Culllvee en Sulsorl Secha . Actual PROJECT PERFORMANCE AUDIT R EPORT CAMEROON SECOND S E MRY RICE PROJECT (Loan 1512-CM/Credit 763-CM)/ RAPPOR T DEVALUATION RETROSPECTIVE CAMEROUN DEUXIEME PROJET RlZlCOLE D ELAS EMRY (Pret 1512-CM/Credit 763-CM) Past and Future Paddy Production Production (ton) llo,~ t - El Retamed b - y Formers/ e Retention de Paddy par l s Paysans - I I - World b n k - 26300 - L -,---- -- - --. - --- -- pisce jointe 1 Page 1 - - - - .--- - - - Adduct~on Amenaqements agr~coles d'eau et ' ~ s s a ~ n ~ s s e m i ent Barrages. Hydroelectr~c~te - Ports. CBles. Nav~qatlon- Quallte des eaux Deve!oppemenl reglonal - Amenaqements iluvlaux : L'eau dans I'lndustrle - Laboratolre d'hydraul~que 1818 H. S t r e e t , NW WASHINGTON DC 20433 USA n1re1 CBE/DAG/~Z ~cnlroese 24 AVRIL 1984 ATTENTION M R SHIV 5. W U R D i r e c t e u r G6n6ral Evaluations r6trospectives des op6rations OBJET : RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE : CAMEROUN 2 h e PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY (PrZt 512/CrCdit 763 CM) Monsieur l e D i r e c t e u r G6nbra1, Nous vous remercions d ' a v o i r b i e n voulu nous communiquer l e r a p p o r t d ' Cvaluation r d t r o s p e c t i v e du P r o j e t R i z i c o l e d e SEMRY e t a p p r 6 c i o n s vivement que vous nous proposiez d e f a i r e S t a t d e nos o b s e r v a t i o n s dans l a p r g s e n t a t i o n du r a p p o r t f i n a l . Nous voudrions i c i exprimer nos f 6 l i c i t a t i o n s aux a u t e u r s pour l a c l a r t 6 , l a v 6 r a c i t 6 e t s u r t o u t l t o b j e c t i v i t 6 d e l ' e n s e m b l e du r a p p o r t . Nous prdparons une n o t e d e c o m e n t a i r e s e t d ' i d b e s que nous croyons i n t 6 r e s s a n t s d e mentionner ou de d6velopper e t vous l a i s s e r o n s j u g e d e l f i n t 6 r Z t d e l e u r r e p r o d u c t i o n dans l e r a p p o r t . Come vous l e s a v e z , SOGREAH e s t p a r t i c u l i P r e m e n t impliqu6e dans c e p r o j e t e t nous s o u h a i t e r i o n s G t r e i n v i t 6s of f i c i e l l e m e n t ou non aux prochaines m i s s i o n s ou d 6 b a t s concernant c e pro j e t . Nous a v i o n s prEsent6 aux s p 6 c i a l i s t e s d e l a Banque Mondiale 2 Washington, en A v r i l 1981, un f i l m SOGREAH s u r l a r 6 a l i s a t i o n d e c e p r o j e t que nous t e n o n s B votre disposition. Vous t r o u v e r e z c i - j o i n t c o p i e d 'un a r t i c l e r 6 c e n t s u r 1' a s p e c t d6veloppement a g r i c o l e du p r o j e t , a i n s i que l a c o p i e d ' u n e l e t t r e d e commentaires que nous avons envoy6e 1 l ' a u t e u r . Nous vous p r i o n s d ' a g r 6 e r , Monsieur l e D i r e c t e u r Gbn6ra1, 1'e x p r e s s i o n d e n o t r e haute considgration. a groupe d',ngenierle 1 correspondance d adresser a Sogrean a P 172 X 38042 GrenoDle Cedex France-Tel ii61 09 80 22 I Tx 5og.e 380876 F el bureaux 6 rue ge Larrame 1 38130 Ech~rolles Slege soc~al (SrenoDlel-Oelegalton a Parts 33 av ou Maine 1 75755 Parls : Tel 538 67 46 I T i Sogreah 203677 F piece jointe 1 Page 2 Monsieur C h r i s t o p h e NAIGEON INTERTROPIQUES 27, r u e Louis-Vicat 75015 PARIS CBE/DAG/~~ . . 16 MARS 1984 Monsieur, Votre a r t i c l e : SEMRY B i l a n a u t o c r i t i q u e du n o 3 d e " I n t e r t r o p i q u e s " m'a vivement i n t d r e s s 6 p a r son o b j e c t i v i t d e t s e s c o n c l u s i o n s . SOGREAH ( e t SOGETHA) a a s s u r s l e r a l e d e 1'1nggnieur d a n s l e s p r o j e t s d e SEMRY dSs sa c r d a t i o n (1954). A c e t t e dpoque, l e s problSmes d t a i e n t a b o r d d s exclusivement s o u s l ' a s p e c t d e s p o t e n t i a l i t d s t e c h n i q u e s , l a socio6conomie d t a n t 2 p e i n e e f f l e u r d e . La prernigre Etude d e f a i s a b i l i t d du ddveloppement d e l a r i z i c u l t u r e d a n s l e p d r i m g t r e d e SEMRY d a t e d e 1971 ; e l l e a v a i t e n c o r e un c a r a c t g r e t e c h n i q u e t r g s marqud. De c e f a i t , l e s p r o j e t s SEMRY n f o n t p a s d t d b a s d s s u r un p l a n d e dsveloppement a g r i c o l e ou dconomique d 'une r d g i o n , m a i s s u r une o p p o r t u n i t d d 'amdnagement a s s e z e x c e p t i o n n e l l e en A f r i q u e . La r d g i o n d i t e d e s y a d r g s : zones d e ddbordement du f l e u v e Logone e n c r u e Z t a i t i n h a b i t g e e t u t i l i s d e comme p z t u r a g e a p r s s l a d 6 c r u e e n s a i s o n s s c h e . * Les p o p u l a t i o n s l i m i t r o p h e s a v a i e n t un n i v e a u d e v i e trss b a s . Ce s e c t e u r n e s u s c i t a i t p a s d ' i n t d r s t d e l a p a r t d e s a d m i n i s t r a t i o n s d e Yaound6. En d ' a u t r e s termes, l a c i v i l i s a t i o n n ' a v a i t pas a t t e i n t c e t t e rdgion i s o l d e e t pourtant stratdgique. Malgrg l e s " e r r e u r s " d ' e s t i m a t i o n e t d ' a p p r d c i a t i o n s , l a r 6 u s s i t e d e s p r o j e t s que vous rgsumez a i n s i : "heureusement d e s m i l l i e r s d e paysans s e s o n t e n r i c h i s " e s t due en g r a n d e p a r t i e aux c o n d i t i o n s p h y s i q u e s du s i t e . Le Logone e s t l ' u n d e s f l e u v e s l e s p l u s poissonneux d r A f r i q u e . En o u t r e , l e s normales d e t e m p d r a t u r e e t d e r a d i a t i o n s o l a i r e s o n t p a r t i c u l i s r e m e n t f a v o r a b l e s B l a c u l t u r e du r i z . p i k e jointe 1 Page 3 Les p r e m i e r s axn6nagements r e a l i s & e n t r e 1954 e t 1960 c o n s i s t a i e n t simplement 5 e n d i g u e r l a zone d e s ya6r6s en c o n t r 8 l a n t d e f a s o n sommaire l ' a l i m e n t a t i o n en eau l o r s d e s c r u e s . Le systsme a 6 t 6 modernis6 en 1972 p a r l ' a d j o n c t i o n d e 4 s t a t i o n s d e pompage p e r m e t t a n t deux c u l t u r e s d e r i z p a r an s u r 5 000 hectares. - Le s u c c g s de c e t t e "mise en v a l e u r " , r6v616 en 1977 par l f C t u d e d f i m p a c t d e 11am8nagement d e SEMRY I s u r son environnement s o c i o ~ c o n o m i q u e , a i n c i t C l e Gouvernement e t l e s B a i l l e u r s d e Fonds 5 Gtendre davantage l a r i z i c u l t u r e . Mais entre-temps, un accord Tchad-Cameroun pour l ' u t i l i s a t i o n d e s eaux du f l e u v e a v a i t i n t e r d i t les pompages en p6riode d ' 6 t i a g e . 11 c o n v e n a i t donc d ' i n v e n t e r un amenagement q u i r e s p e c t e c e t t e c o n t r a i n t e . SEMRY 1 1 (ou MAGA) e s t l e f r u i t d e c e t t e r e c h e r c h e . L1am6nagement permet une i r r i g a t i o n g r a v i t a i r e ( s a n s consommation d l Gnergie) , avec un i n v e s t i s s e m e n t 2 l ' h e c t a r e c o n s i d 6 r 6 c o m e l ' u n d e s moins 6 l e v 6 s d f A f r i q u e . Malheureusement, l a c o n j o n c t i o n d e c e s f a c t e u r s physiques f a v o r a b l e s : c l i m a t , hydrologic, t o p o g r a p h i e , d i s p o n i b i l i t E d e s t e r r e s , e t c . . est tres rare, s i n o n unique e t il e x i s t e peu d e s i t e s comparables en Afrique. Je pense q u f i l serait j u s t e de t e n i r compte d e c e t a s p e c t t e c h n i q u e dans l e b i l a n d e SEHRY. Sans ffouvrages" il n ' y a u r a i t p a s eu d e r i c h e s s e i i distribuer n i b i e n sCr d e problsmes e t d ' e r r e u r s d f a p p r 6 c i a t i o n a u d 6 p a r t . J e vous p r i e d ' a g r g e r , Monsieur, l ' e x p r e s s i o n d e mes s e n t i m e n t s d i s t i n g u e s , - ---. - -- I . -,= .-L- 7% / --? *. , ( a. J - .-. // - . . C BE2.UC:iZSE Chef d a DCpartenent d e s Aii&na3??-.en; -, Agricoles I P S 3nDl d O U t131NI 'eq/ll uoJ!nua xnep eJiua eJnpnos ep sei!p s e p o ~ ~ e d e sluauepuaJ sal &leilull sa~nld sal Se/ ~ n 0 dSJe!JA!A Sy30lS ep SeJnldn~ ~ane,p jnoa a~6lew a!e~nawap !nb awep sep ~ei!np 'eeaeueur euoz eun suep !~ -uad?p el s!eu s a l o ~ ! z sappadns sap eu!Luy ep e n b ~ ! ~ inoi iuewen~i!u!~ep ~an6!~ ~ ! nea*I ap al(a!ued as!Jj!eur nod J!uen?J,j v .sa!uua3ep saluapaeeld sap aun s ! u ~ a d)!&?he iai0Jd Ja!LUaJd a3 s~no3 ne sanb!do~i sal snos ~eddOle~0p '096I as nn e uo,~enb ad& 03 ap S U O ! ~ ~ J ~ ~ O sap saala! ala lua!ene saseq s a ~ e ! u a ~ d sap uednld el ap 'ad!3u!~d uos suep sel iUOp aLUlUeJ60Jd a3 ? Sex!+~+!13a!q0 'sed aJa#!p au 'uno~aue3-p~ou el suep sal eia iuo slaz r ZIJ ep eleuo!ieu uo!~ ' e n o b e ~? aJnlln3!z!J el ap uo!l -euru/osuoD el a~!e#s!jes je suesAsd sep -as!uJepoLu ap ia uo!suedxe,p nuanel el ~e~o!lpcue 'eJniln3 ep suosres eie!aos '!~weS el ap i a f 0 ~ da .ellennou juewelaaoa enbserd pa!rr!aoe eun,p elleqoq epuer6 q uo!ronporau!,l red uo!aeuno+suera epuojo~d es ep seeuenb -8suoo sep )a larnJ ne!l!w np uo!an(orrg,l ep uo!aeNesqo,p w!oaeloqsl aueuuo!ssed un )SO )e!o~d e3 'sepnaa sesnsJqruou ep )e!nS 'uno~eure3-pou na k w e s el ep see el auaurureaou $se,3 .oeqoa,p aeasuo3 un $ueweldw!s sed a!os eu !nb ua(!q un resserp ua !nq,prno!na ess!nd uo.1 enb m o d aues!#ns aueweddolerrQp ep g16ep un au!eUe )UO SUIBYB~ ')ueunod ' s e u ~ a u e ~ ~ ow se6er)alder r e p enb )uos eu 'puo) ep eurglqorcl ne sad aueqono& eu selle,nb e o ~ e d '!nb cc suo!aayl!qaqgl 1) sel snld eaduroo eu u o .esnerno6u uo!ase6 eun,p eanej auerpuoue,s erooue sel&ne,p 's)!wefqo wnel elpu!eue q sed )uerrye,u selane,p 'muewgp q l e u np auo dnooneeg -uo!6gl era9 q aueeuewwoe egn6ur! ernUno!zu ep sae!ord s e l ('exploit en lanCant un autre projet rizi- Cole au nord du premier, pres de la localite de Maga. 11 s'agissait cette fois de mettre 12.000 ha en culture dont 7.000 ha sous irrigation. Pour subvenir aux importants besoins en eau des perimetres, une retenue artificielle a ete construite. Une digue en terre de 27 km de long delimite un plan d'eau de 35.000 ha alimente par un canal de derivation du Logone. Le paysage s'en est trouve totalement transforme alors qu'il n'y avait qu'une zone seche de type sahelien juste inter- rompue par les eaux boueuses du fleuve, aujourd'hui le lac, dont la faible profondeur laisse voir le sommet des arbres a demi noyes, apparait un peu comme un mirage. Mais d'autres modifications, plus pro- fondes et moins visibles ont touche la region entiere et les quelque 65.000 personnes qui y vivent. II est bien entendu previsible qu'un tel projet ait d'importantes repercussions sociales et economiques mais il est plus rare que, des le depart, les promoteurs decident d'en etudier systematique- Peche a lUperv~erdans le canal d amenee (Sernrv 11) ment I'importance. Pourtant, des 1977 - - - - des equipes depechees sur place pour laisse entendre les previsions. n Con- qui avait ete initialement prevue. Ces de longues enquetes ont ete chargees trairernent au riz, la peche offre un difficultes etaient telles qu'en 1981, la d'etablir reguT'&e?rient des bilans eco- revenu irnrnediat qui peut etre supe- societe a dt3 rechercher des agricul- nomiques, sociaux et sanitaires des rieur tant que le paysan n'a pas acquis teurs en dehors de la zone du projet. operations en cours. la maitrise de la technique de la culture Mille personnes de I'ethnie Toupouri Cette tache a ete principalement irriguee : a Maga, 62 % des hornrnes ont ainsi ete cc recrutees N, installees a conf-iee a I'equipe du Pr Brunet-Jailly de sont pecheurs w ecrivait en 1982 Mar- Ziam, au nord de Maga. Ceux-ci se sont la'faculte des sciences economiques tine Audibert qui a effectue I'essentiel mis a la riziculture a la premiere saison d'Aix-en-Provence. De ces longs tra- des enquetes. Elle poursuit dans son des pluies. vaux effectues en prise directe avec le rapport : a La population de Maga sern- Outre le fait que la riziculture irriguee terrain sont sortis des rapports, tres ble moins rnotivee par la riziculture que avec deux recoltes par an soit une precis, qui ont entre autres avantages par la peche, et le taux de culture sur ce activite exigeant une formation et un celui de donner un point de vue plus caster etait faible jusqu'a l'arrivee des soin importants, ce qui exclut les pay- original que les traditionnels u rapports Toupouri. Par contre, sur les bords du d'evaluation D habituellement entrepris sans peu motives, des facteurs stricte- lac, les pirogues et les pecheurs se sont ment pratiques ont milite en defaveur par les bailleurs de fonds. C'est de ces multiplies si bien que la plche a du etre documents, inedits, et a la suite d'un de cette culture. reglernentee afin de preserver en prin- Parmi eux, la distance des villages aux reportage effectue sur les lieux en 1982 cipe aux riziculteurs le benefice des que sont tirees les conclusions de I'en- casiers. Certains paysans doivent effec- ressources du lac P. tuer 24 km pour se rendre a leur champ quete d' lntertropiques Agricultures. Reglementation certes, mais aussi et en revenir et, dans certains villages coercition pour la faire respecter. non demenages, les hommes doivent Confiscation des filets et des pirogues, s'exiler un mois entier en periode de destruction des cabanes, telles ont ete repiquage. Quelques riziculteurs ont fini les mesures qu'il a faNu prendre pour par laisser en friche plusieurs saisons contre le riz endiguer la desertion des casiers rizico- de suite leur piquet et ces desertions les et la police locale a joue son r6le ont souvent co'incide avec le surcroit de dans le n retour a la riziere )) des pay- travail impose par I'abandon du semis La premiere chose qui frappe le visiteur sans de Maga. direct au profit du repiquage. qui longe la route de terre le long du Au-dela de I'anecdote, le fait est symp- L'amenagement de nouveaux casiers fleuve entre Yagoua, site de la Semry I, tomatique et on voit que se joue la une pres de certains villages eloignes a re- et Maga, site de la Samry 11, c'est I'in- severe concurrence entre une activite lance I'interet mais, dans les villages de tense activite de pbche qui regne sur les immediatement rentable a peu de frais Bourmi et de Dandalang, distants d'une plans d'eau artificiels crees par le pro- et moyennant un investissement hu- douzaine de kilometres, la proportion jet. PIche a I'epervier dans les dever- main tres faible; et une culture penible, de riziculteurs est respectivement de 15 soirs, au filet traditionnel sur le lac de assez fortement technologtque et qui a et 2.5 % seulement. retenue. Les pirogues sont alignees sur necessite un lourd effort financier. I1 est egalement important de noter que la plage pres de cabanes sommaires Mais les difficultes rencontrees par la malgre I'appreciable relevement du ni- construites par les pecheurs pour ran- Semry pour inciter les paysans a se veau de vie des paysans qui ont accepte ger le materiel. Le lac, que I'on avait lancer dans la riziculture ont des origi- de se lancer dans la riziculture, le projet suppose poissonneux dans les etudes nes plus profondes. Semry II a bien failli avoir au contraire prealables s'est avere bien plus riche En fait, comme le note Martine Audi- des repercussions nefastes sur les re- que prevu en ressources piscicoles. bert, les difficultes eprouvees par la Venus des agriculteurs. L'erreur d'estimation etait de taille Semry pour remplir les casiers s'expli- En effet, initialement. I'activite econo- puisqu'on estime que les prises sont dix quent en 'partie par une immigration mique de la zone reposait essentielle- fois plus importantes que ne I'avaient beaucoup moins importante que celle ment sur le mtl et le sorgho. Le riz, INTER TROPIQUES 5 piece -j-eh+e b Page 6 seulement cultive dans la region de Pouss sur des terres non amenagees. . .. . ,. .,. l Z..A. r - w v . founissait un complement alimentaire. L'introduction du riz n'a pas modifie la physionomie de I'alimentation et les deux cereales traditionnelles conser- vent la primeur dans la ration quoti- dienne des villageois. a Si le nombre de champs de mil par concession n'a que peu varie entre mars 1979 et novembre 1981 pour les villages de la zone d'amenagement, il a considerablement baisse pour les villa- ges de la zone du lac, demenages en juin 1979 et juin 1980. Ces villages se sont mis a la culture du riz mais .. - n'avaient oas laboure ~ r - - ~- - - en 1980 les terres ~~- B mil, attendant que la ~ e m r y~ ' e n La peche sur le lac de rerenue de la Semry I1 charge. La population a ere obligee d'acheter des cereales, prelevant ainsi dios, mobylettes toits de t61e indiquent II en existe enfin deux (Manaka et pour se nourrir sur son revenu rizicole. une relative prosperite. Godjo) qui ne couvrent pas leur rede- Comme celui-ci etait assez faible pour En me rendant vers Maga en 1982. vance par leurs revenus. les premieres recoltes, on a craint en j'ava~s pu personnellement constater Pour ceux-la, la riziculture est une toute 1980 que loin d'assurer I'independance que les villages de la zone du second nouvelle. activite et I'apprentissage - notamment celui du repiquage - est financiere des paysans, le projet Se- mry I1 ait des repercussions nefastes projet prenaient le m6me chemin. L'etude d'impact socio-economique de long, ce qui explique le delai important - sur le niveau de vie des paysans. Mais, Martine Audibert confirme et precise necessaire a la rentabilisation de cette au moins pour certains de ces villages, cette impression de voyageur. activite. cette situation n'a dure que le temps de Entre 1980 et 1982,le revenu moyen est aI 1 faut donc apparemment au moins I'adaptation au nouveau milieu :fin 1981 passe de 23.300 Fcfa a 53.000Fcfa mal- cinq recoltes pour que les riziculteurs et en 1982 quelques centaines d'hecta- gre des disparites entre les villages et apprennent peu a peu a maitriser la res de terres J mil ont ete labourees et les saisons. Le revenu est generalement technique, nouvelle pour certains d'en- cultivees. Ds nouveau, le paysan peut superieur en saison seche et il est inte- tre eux, de la culture irriguee )). assurer son autosubsistance alimen- ressant de noter que le paysan qui Constate Martine Audibert qui precise taire sans utiliser le revenu de la rizicul- pratique la double culture annuelle que ce temps d'apprentissage est, plus ture w indique I'enqugte de la faculte n'augmente en realit6 son revenu que court pour les ethnies to up our^ qui des sciences d'Aix-en-Provence. de 30% par rapport a celui qui ne fait depassent 5 t/ha des la seconde saison Pour le visiteur, d'autres signes retien- qu'une recolte et non pas 50 % comme de culture. nent I'attention. A Yagoua tout d'abord. on pourrait s'y attendre. Au total, les II ne s'agit pas seulement d'un talent a la Semry I : ici on constate visuelle- 'revenus les plus faibles se situent particulier dO a une tradition ethnique ment que le niveau de vie des paysans autour de 20.000 Fcfa, les plus eleves mais pour beaucoup d'une question de est superieur a la plupart des villages depassent 160.000Fcfa. alors que le motivation personnelle. Migrants volon- saheliens. Boutiques. restaurants, ra- revenu moyen dans les villages taires, les to up our^ ont une attitude nors-projet est de I'ordre de 5.000 Fcfa. beaucoup plus dynamique par rapport Les villages qui cultivaient le riz de maniere traditionnelle avant d'adherer au projet que d'autres, par exemple a Godjo. village qui ne peut pas payer sa . a la Semry II obtiennent des rende- redevance, OD les paysans ont adopte ments et des revenus superieurs. Tout une attitude passive a I'egard de la d'abord, ceux qui pratiquent a Pouss le semis direct avec maitrise totale de Semry : en large part en raison de leur statut de migrants (( forces r. . I'eau ont des rendements superieurs ou Derniere explication a ces disparites, egaux a 3 .5 t/ha et un revenu net sup& les varietes cultivees. Les Toupouri sont rieur a 49.000 Fcfa. Leur redevance re- les seuls a avoir utilise les varietes IR 46 presente environ 50% de leur revenu a forte productivite en saison des brut. pluies. D'une maniere generale. chaque rizicul- teur cultive un demi-hectare de riziere. La Semry fournit pour sa part divers services, notamment le labour des ter- saisons res, I'avance des engrais, I'irrigation et I'encadrement. Le riziculteur doit construlre les diguettes, repiquer sa Ensuite, les villages d'anciens rizicul- parcelle, desherber, surveiller I'irriga- teurs qui pratiquent aujourd'hui le repi- tion, epandre les engrais, couper, van- quage a M'aga : ceux-ci ont des rende- ner et mettre la recolte en sacs. La ments qui oscillent entre 2.5 et 3.2 t/ha recolte est achetee par la Semry, sauf et des revenus situes entre 20.000 et quelques sacs qui servent de reserve de 40.000 Fcfa nets pour une redevance a soudure au paysan qui prefere t0ujourS la Semry de I'ordre de 60 a 80% du les cereales (( pauvres D. En Bchange de revenu brut. ses services, la Semry demande une INTER TROPICUES 6 redevance qui, en 1980 s'elevait a 45.000 Fcfa pour les piquets en semis - @ E ;::el jointe Parmi les incidences positives du pro- jet, I'elimination quasi-totale des cas de maladies dues a la malnutrition : (( les , direct et a 55.000 Fcfa pour les piquets en repiquage. Avec la generalisation du cas de kwashiorkor ou de marasme sont repiquage, les tarifs ont ete uniformises exceptionnels et les indices anthropo- et restent inchanges. Quant au prix du metriques satisfaisants u note le rap- paddy, il etait de 55 Fcfa le kilo en 1980 port. La mortalite a probablement pour passer a 62 Fcfa en 1982. A ce prix, baisse, autant que I'or! puisse aujour- le seuil de production a I'hectare est de d'hui le savoir et la population a rajeuni. 1.7 t .pour commencer a degager un La schistosom~ase, que I'etvde preala- surplus monetaire. ble au projet avait estime a 90% de prevalence n'est en realite que 15 O h. 1-es autres difficultes se situent plut6t tous ages confondus. La presence a en aval n du projet. L'ecoulement des d'eau toute I'annee sur le site, qui stocks de la Semry tout d'abord. Lors maintient par consequent une popula- de ma visite, les entrep6ts de Yagoua tion constante de moustiques, vecteurs etaient pleins a craquer et M. Buch: du paludisme, maintient en perma- mann, directeur de la Semry, detach0 nence les defenses immunitaires de & 'laiScetagii-i firis, B'inquietait fort I'organisme et devrait en anenuer les de l ' a v ~ o ~ m m e r c i de a l la produc- consequences sanitaires, bien que le tion de Yagoua et de Maga. En effet, le risque ait pour sa part ete largement riz produit ici etait plus cher. rendu a sous-evalue au depart. On s'attend Yaounde ou Douala, que le riz pakista- neanmoins a une recrudescence des nais importe a bas prix. Les recoltes incapacites temporaires. precedentes avaient pu etre ecoulees grace aux difficultes des pays voisins Les points faibles resident dans I'impor- proches de la zone de production. Le tance des diarrhees dues a la mauvaise Tchad avec ses refugies et le Nigeria qualite de I'eau alimentaire faute avec ses resultats agricoles catastro-. d'avoir, parallelement au projet, installe phiques ont ete des clients providen- des forages d'eau potable, et dans celle tiels. Mais ceci ne pouvait en aucun cas des maladies respiratoires causees par Btre une solution definitive et une solu- le froid dans les habitations I'hiver. Ces tion devait Btre trouvee au niveau des affections auraient pu Btre combanues instances dirigeantes camerounaises. des le depart avec des mesures simples Aux dernieres nouvelles, la situation du et quelques investissements supple- riz Semry sur le marche national se mentaires. serait amelioree et la societe pourrait Les erreurs d'estimation dans le do- ecouler normalement ses stocks. maine sanitaire - en bien, mais aussi L'autre probleme d'aval, consequence en ma1 - du projet initial laissent ega- directe de la brusque et importante lement ma1 augurer de la confiance que augmentation des revenus des paysans pourront -avoir a I'avenir les paysans a de la zone. m'est apparue de maniere I'egard des responsables de la Semry. fortuite. De retour a Yagoua, alors que Un projet sanitaire d'envergure prend nous nous etions arrates pour que le corps et le retard pourrait etre rattrape chauffeur musulman puisse faire sa dans les annees a venir. plusieurs pay- priere du soir, j ' o b s e ~ a i Erreurs d'appreciation au depart, diffi- sans a bicyclette dont la trajectoire me cultes et disparites dans le recrutement paraissait plus tortueuse que ne I'aurait des riziculteurs, problemes d'ecoule- normalement exige le mauvais etat de ment des recoltes et d'utilisation des la piste. Meprisant, mon chauffeur revenus des paysans, tels sont les m'avait tout de suite renseigne : I'alcool points faibles de la Semry 1 1. Mais ce aurait eu raison des interdits de I'lslam. Stocks de sacs dans la rfzerfe de Maga projet a deux grands merites : d'abord M. Buchmann m'a confirme dans cette celui de pouvoir se permettre d'avoir idee. Flairant le bon filon, un commer- interessant a noter pour d'autres pro- des difficultes d'cc aval a alors que tant cant a, des la premiere annee, installe jets, rien n'a kite fait pour canaliser les d'autres n'arrivent pas a produire, et une buvette a Maga. Son premier ca- depenses des agriculteurs vers des ensuite celui d'accepter de s'autocriti- mion de biere, avant mBme que le bar achats qui permettraient d'ameliorer quer et de se corriger en permanence et sommaire ne soit construit. avait ete les conditions de vie : aliments plus avec une franchise que I'on ne retrouve vide en quelques iours. varies. medicaments, materiaux de pas partout. Perpetuels sujets d'enque- Faute de disposer d'autres distractions construction, vetements et couvertures tes, Yagoua et Maga sont de veritables et d'autres moyens plus utiles pour pour les nuits froides et tous objets laboratoires pour agro-socio-econo- depenser I'argent gagne. les hommes pouvant participer a une vie plus (c mo- mistes mais heureusement aussi deux se sont tournes vers ce que les plus derne n et plus saine. n Nous avons ere. endroits ou des milliers de paysans se malins offraient. un peu pris de court par ce bond du sont enrichis, de maniere sensible. pouvoir d'achat alors qu'il aurait fallu On parlait egalement, sans que j'aie pu creer tout de suite des cooperatives Christophe Naigeon personnellement le verifier, d'un com- d'achat et de distribution, creer des mencement de trafic de drogue. besoins pour des marchandises utiles Bien que cela soit significatif, il ne faut au developpement u reconnait M. Adresses utlles M a n ~ n e A u d ~ b e n Centre pas exagerer le phenomene. Yagoua et Buchmann. d economle d e la sante Faculte des sclences economlques d Ax-en-Provence 38 cours Maga ne sont pas devenus Sodome et est d'autant plus a retenir que La l e ~ o n Mlrabeau Gomorrhe, ni les villes des pionniers du I'etat de sante des populations riverai- 13100 AIX-EN-PROVENCE Far-West encore que le paysage puisse nes ne s'est pas ameliore en proportion Fvi Buchmann SCETAGRI 27 rue LOUIS-V~cat Y faire songer. Simplement, et cela est du niveau de vie. 75015 PARIS INTER TROPI Q UES7 I .- -- 62 -..- - - 7 pisce. jointe Page 8 1 - - Qualite des eaux C Amenagements agricoles - Adduction d'eau el Assainissement Barrages, Hydroelectricite Pons, Cotes. Navigation - DCeloppement regional Amenagements fluvlaux - L'eau dans I'industrle Laboratoire d'hydraulique I.B.R.D. 1818 H. S t r e e t , NW WASHINGTON DC 20433 USA A t t e n t i o n M r Shiv. S K . APUR and M r C h r i s t i a n POLTI OBJET : RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE : CAMEROUN 2 k e projet r i z i c o l e de l a SEMRY ( P r z t 5121CrGdit 763 CM) Messieurs, S u i t e P vos l e t t r e s des 6 a v r i l e t l e r m i , nous avons l e p l a i s i r de vous envoyer 1/ c i - j o i n t une c o u r t e n o t e en f r a n ~ a i sd e commentaires sur l e r a p p o r t c i t e en o b j e t , conform6ment 5 n o t r e l e t t r e du 24 Avril. Nous esperons pouvoir vous envoyer l a v e r s i o n a n g l a i s e d e c e t t e n o t e avant l a f i n du mois. Nous avons essay6 de donner P c e s r g f l w i o n s l e m&ne c a r a c t e r e d f o b j e c t i v i t 6 ; t o u t e f o i s , nous vous prions d e prendre en c o n s i d 6 r a t i o n n o t r e r e q u t t e d e s t p p r e s s i o n d e l a phrase concernant l a mauvaise. s u p e r v i s i o n technique -page 24 du t e x t e f r a n ~ a i s e t page 20 du t e x t e a n g l a i s (poor engineering supervision-). 21 C e t t e remarque nous semble p a r t i c u l i s r e m e n t i n j u s t i f i g e c o m e nous t e n t o n s d e l e d h o n t r e r dans l e d e r n i e r paragraphe d e nos commentaires. A n o t r e a v i s , e l l e a un aspect n 6 g a t i f q u i ne s e r e t r o u v e n u l l e p a r t a i l l e u r s dans l e contenu du r a p p o r t . En vous r a n e r c i a n t encore d e v o t r e aimable c o n s u l t a t i o n , nous vous p r i o n s d ' a g r b e r , Messieurs, l ' e x p r e s s i o n d e nos s a l u t a t i o n s d i s t i n g u g e s . C. BEAUCHENE dnagements kgricoles - 11 Jointe Z c e t t e l e t t r e . - 21 V o i r MER, Par. 3 4 . correroondance h adresser h Sogreah 0 P 172 X 38042 Grenoble Ceder France-Tel (i6109 80 22 1 T x Sogre 980876 F Siege soclal er bureaux 6 rue de Lorra~ne (Grenoblel-Delegal~on i 38130 Ech~rolles a Pans 33 av du Malne / 75755 Parts / Tel 53867 46 1 Tx Sogreah 203677 F pisce fointe 1 Page 9 C. BEAUCHENE COMMENTAIRES SUR LE RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE : CAMEROUN - DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY (PRET. 512/CREDIT 763-CM) La r b u s s i t e du p r o j e t e s t a v a n t t o u t l e f a i t d e l a v o l o n t g profonde du Gouver- nement camerounais d e mener B b i e n l e s o p g r a t i o n s p r b a l a b l e s , l e s t r a v a u x d ' a m h a g e m e n t , l ' i m p l a n t a t i o n d e s r i z i c u l t e u r s et l e s u i v i a g r i c o l e d e l a m i s e en v a l e u r . 1. S i t u a t i o n p h y s i q u e e t m i l i e u humain e x c e p t i o n n e l s Le succPs t e c h n i q u e du p r o j e t e s t en g r a n d e p a r t i e l i e 2 l a c o n j o n c t i o n f a v o r a b l e d e p l u s i e u r s f a c t e u r s p h y s i q u e s , en p a r t i c u l i e r c l i m a t , h y d r o l o g i e , t o p o g r a p h i e et d i s p o n i b i l i t g d e s t e r r e s a p t e s 2 l a r i z i c u l t u r e . Mais l ' u n e d e s r a i s o n s d e s bons r e s u l t a t s o b t e n u s e s t a u s s i 2 r e c h e r c h e r d a n s l e changement fondamental d e s c o n d i t i o n s d e v i e a n t g r i e u r e s e t p r g c a i r e s d e l a p l u p a r t d e s p o p u l a t i o n s i m p l a n t g e s s u r l e s t e r r e s ambnagbes. I1 s ' a g i t d ' u n e o p p o r t u n i t g d'amgnagement a s s e z r a r e en A.friqus q u ' i l f a l l a i t saisir : l ' i n v e n t i o n m h e du s y s t h e h y d r a u l i q u e n ' s t a i t p a s , 2 l ' o r i g i n e , S v i d e n t e 2 l a s i m p l e v u e d e s zones inondges. 2 . C a r a c t P r e bconomique e t r u s t i q u e ' d e l'amgnagement Le coiit d e l ' e n s e m b l e d e s a m h a g e m e n t s ( y compris l e s b s t i m e n t s , l e m a t e r i e l , l ' a s s i s t a n c e t e c h n i q u e , l 1 i n g 6 n i E r i e , e t c . . ) d e v r a i t a t t e i n d r e 2 llachPvement d e s 6 500 h e c t a r e s une v a l e u r d ' e n v i r o n 6 000 d o l l a r s p a r h e c t a r e , s o i t un i n v e s t i s s e m e n t f a i b l e comparb 5 ceux d e s a u t r e s p r o j e t s a f r i c a i n s . P a r a i l l e u r s , l ' i r r i g a t i o n e s t g r a v i t a i r e e t a i n s i n ' e n t r a i n e p a s d e dSpenses S n e r g S t i q u e s d e pompage. p i k e jointe 1 Page 10 Ces c o Q t s r e l a t i v e m e n t bas s ' e x p l i q u e n t d'une p a r t p a r l a r u s t i c i t d de l ' i n f r a s t r u c t u r e hydraulique e t d ' a u t r e p a r t par l ' e x d c u t i o n d e s r6seaux d e d i s t r i b u t i o n r 6 a l i s 6 s en Rdgie p a r l a SEMRY. Les i n f r a s t r u c t u r e s hydrauliques r u s t i q u e s correspondent i c i P d e s canaux en t e r r e non r e v s t u s , P d e s ouvrages d e d i s t r i b u t i o n p r d f a b r i q u d s , 1 d e s t a l u s de d i g u e b a r r a g e en t e r r e devant Z t r e enherb&, P d e s digues d e p = o t e c t i o n en t e r r e , P un chenal de d d r i v a t i o n en t e r r e , e t c . . Ces amgnagenents simples e t peu coQteux o n t 6 t 6 p l u s ou moins imposds a u d e p a r t pour minimiser l e s f r a i s d ' i n v e s t i s s e m e n t , e t ainsi a c c r o i t r e l a r e n t a b i l i t z du p r o j e t . Le r e v e r s d e l a m g d a i l l e d e c e t t e r u s t i c i t 6 e s t b i e n Gvidemment l ' e n t r e t i e n e t l e contrsle : E n t r e t i e n pour l e desherbage d e s c a n a w , l e ddvasement e t l e ddsherbage du du c h e n a l d e d g r i v a t i o n , l a r e c h a r g e d e s t a l u s d e s d i g u e s e t du b a r r a g e , l e r e c a l a g e 6ventuel d e s p e t i t s ouvrages prdfabriquEs, e t c . . C o n t r s l e d e s digues e t barrage, d e l'ensablement au d r o i t de l a d 6 r i v a t . i o n du f l e u v e , d e s vannes de r d g u l a t i o n , d e l a v d g 6 t a t i o n f l o t t a n t e dans l a retenue, e t c . . L ' a n a l y s e de 1 1 6 v a l u a t i o n r d t r o s p e c t i v e d e v r a i t en t o u t e l o g i q u e prendre en compte c e s f r a i s de fonctionnement q u i a u j o u r d ' h u i s o n t , d'une p a r t d i f f i c i l e s P c h i f f r e r , e t d ' a u t r e p a r t semblent sous-estimds dans l e s budgets d ' e x p l o i - t a t i o n d e l'amhagement. 3. Au s u j e t de l a digue-barrage . Le r a p p o r t e x p l i q u e b i e n l e s c o n t r a i n t e s f i n a n c i h r e s e t l e d 6 l a i de l a c o n s t r u c t i o n d e l a digue-barrage. . Le p r o j e t a d t 6 r e f a i t p l u s i e u r s f o i s pour p a r v e n i r 2 un coQt a c c e p t a b l e par l e s a u t o r i t z s camerounaises e t l e s organismes d e financemenc. . Les 6 r o s i o n s e t conduits hydrauliques c o n s t a t d s l o r s de l a premihre mise en eau ont donng l i e u 2 une r e c h e r c h e d e s o l u t i o n s p a r t i c u l i h r e m e n t p o s i t i v e s , non seulement pour l e p r o j e t l u i - m h e mais s u r t o u t pour l a conception d e s amgnagements P E t u d i e r en Afrique, e t c e c i gr8ce 2 l ' o b j e c t i v i t d d e s p a r t i c i p a n t s de t o u t e o r i g i n e 2 c e t t e recherche. Outre c e t a s p e c t fondamental de conception d'amdnagement simple e t peu coeteux, l ' e x p e r t s e n i o r en i r r i g a t i o n de l a Banque Mondiale a f a i t , 2 j u s t e t i t r e , remarquer qu'une p a r t i e d e l ' i n v e s t i s s e m e n t d e s t i n e P l a p r o t e c t i o n du t a l u s du b a r r a g e a v a i t pu E t r e non seulement minimisd mais s u r t o u t d i f f E r 6 de deux a n s , c e q u i c o n s t i t u a i t un avantage 6conomique certain. pisce lointe 1 Page 11 4. P r o p o s i t i o n s d e m o d i f i c a t i o n e t d e c o r r e c t i o n du t e x t e du r a p p o r t 1/ - d e r n i e r p a r a ~---- ------------------ Page V aphe Faits saillants, The S EMRY I1 p r o j e c t i s l o c a t e d 70 km downstream from t h e f i r s t p r o j e c t page v ; MER, a r e a (au l i e u d e 90 km upstream). Par. 13. Page V I- 2 h e p a r a g-- -- ------------- - ra~ he Faits saillants, The r e s e r v o i r embankment d i k e experienced s e r i o u s e r o s i o n and seepage page v . (au l i e u d e major) NER, P a r . 3 1 Two s e r i o u s problems were d i s c o v e r e d which, i f n o t p r o p e r l y handled, could have . ..(au l i e u d e p o t . e n t i a l l y ) . Page ,,, , 20 ,, - Er , ,, , e , ,- misre l i p, e , MER, P a r . 33. O n problem-solving r a t h e r than i n v e s t i g a t i n g r e s p o n s a b i l i t i e s i f any (au l i e u d e a s s e s i n g blame). MER, P a r . 34 Page 20 - 34. F a c t o r s r e s p o n s i b l e f o r seepage may i n c l u d e MER, P a r . 34. -- Page ---20 - SOGREAH demande l a s u p p r e s s i o n d e l a p h r a s e : "Therefore, t h e c a u s e s of seepage encountered under t h e p r o j e c t r e l a t e t o poor e n g i n e e r i n g s u p e r v i s i o n d u r i n g c o n s t r u c t i o n a n d / o r poor c o n s t r u c t i o n " . En e f f e t , l a s u p e r v i s i o n d e s t r a v a u x d e l a d i g u e a donne l i e u 5 4 400 d e t e r m i n a t i o n s d ' h u m i d i t e pour 2 000 000 d e m 3 d e r e m b l a i e t 5 600 p r o c t o r s d e r e f e r e n c e , a y a n t d o p e l i e u 5 2 2 d e r e f u s . La s u r v e i l l a n c e s u r l a zone i n c r i m i n e e a v a i t S t 6 doublee en r a i s o n de l a p r o x i m i t e d e l ' o u v r a g e . P l u s i e u r s e x p e r t i s e s o n t eu l i e u par d e s personnes e t r a n g s r e s au p r o j e t s a n s que l e s e x p l i c a t i o n s a i e n t e t 6 e n t i s r e m e n t s a t i s f a i s a n t e s . Nos s p e c i a l i s t e s pensent a u j o u r d ' h u i , s o u s t o u t e s r e s e r v e s , qu' il s ' a g i s s a i t peut-Stre d ' u n e consi5quencr d e l a s o d i c i t e e t d e lfhi5tiSrogiSniSit6 d e s zones d'emprunt 1 p r o x i m i t e du Mayo VRICK. N.B.: Toute m o d i f i c a t i o n a iSt6 f a i t e dans l e RER. - CAISSE CENTRALE - 67 - YaoundC, la pi2ce 18 mai 198Zage jointe 2 L e Directeur de la Caisse Centrale DIRECTION DU CAMEROUN de Cooperation Economique au Cameroun Adrerre Tilographiqua : CAISCOP Yaounde a Tdldphone : 22.23.34 - 22.44.05 Tblex : CAISCOP 8301 KN b n s i e u r W. COOPER - - 8. P. 46 YAOUNDE ~epr6sentant-Resident de l a BANQUE MONDIALE YAOUNDE OUET : Rapport d ' evaluation r e t r o s p e c t ive SEMRY I1 - Transmission du l e r mai du Wparte- ment d' hraluation S t r o s p e c t i v e Cher Monsieur, J ' a i bien r e p l e rapport r6ferenc6 ci-dessus qui a r e t e n u t o u t e mon a t t e n t i o n . Comme l e demande l a l e t t r e de t r a n s - mission sign6e Ch. WLTI, vous t r o w e r e z ci-dessous mon a v i s sur ce document. En gGn6ral je partage l e s opinions des a u t e u r s , e t e n p a r t i c u l i e r sur l e s u c d s technique remarquable du pro j e t e t sur l e c a r a c t e r e exemplaire des r a p p o r t s qui s e s o n t B t a b l i s , durant La duree du pro j e t , e n t r e l e s p a r t i e s concernees : E t a t , Agence d0.exe- cution e t B a i l l e u r s de fonds. J e p a s s e r a i rapidement sur l e s remarques de d g t a i l pour developper un peu plus mes commentaires s u r l e 'fond. 1. m i n t s de d e t a i l RER, Par. 13. . page 10, point 13, l e r e l i g n e : SEMRY I1 e s t au Nord, donc - e n a v a l de Yagoua e n suivant l e cours du Logone - RER, Par. 32. . page 23, avant-derniere 1ign.e : il d o i t e t r e question de 1' " i n s i s t a n c e l ' de l a Banque e t non de son instance - RER, Par. 48. . page 34, point 48, deuxieme l i g n e : l a SEMRY a Bte crege en 1971 e t l e SEMRY q u i l ' a precedbe ( e t qui s'occupait Bgalement de - r i z i c u l t u r e ) en 1954 N.B. : Tous l e s commentaires ont 6 t 6 incorpor6s dans l e PZER. p i k e jointe. 2 Page 2 RER, P a r . 53. . page 40, d e u x i h e l i g n e : il d o i t s ' a g i r de "confiner" p l u t d t que de "confier" - . t a b l e a u 1, colonne 1984/85 : 3.000, e t non 3.300 - . tableau 3 : - renvoi b : p r e c i s e r q u a i l s ' a g i t d'un montant hors t a x e s - - 3Bme colonne :. l e s redevances mentionnees concernent d e s "piquets" d ' 1/2 ha - . l e c h i f f r e mentionne pour l ' e x e r c i c e 1979/80 e s t incomplet dans l a mesure oii, au-del2 de c e d o n t a n t , l e s p l a n t e u r s payaient une redevance i n d i r e c t e de 5 F/Kg de paddy vendu - 2. Commentaires Donnses de Base. 21. Point g, page v i : l a double c u l t u r e a n n u e l l e e t l e repiquage ( g e n e r a l i s 8 sur SEMRY I des avant 1977) a v a i e n t largement f a i t l e u r s preuves au moment de l ' e v a l u a t i o n de SEMRY I1 e t l e s hypotheses de rendement retenues t e n a i e n t compte de l a p r a t i q u e de l a double c u l t u r e ( i n t e n s i t e 1,58 c f p o i n t i) e t de l a g e n e r a l i s a t i o n du repiquage ( p l u s f a c i l e 5 f a i r e admettre d des paysans n'ayant e u aucun c o n t a c t p r e a l a - b l e avec une forme quelconque de r i z i c u l t u r e ) - Donnses de Base. 22. m i n t j, page v i : connnent l e r a p p o r t d'achgvement p e u t - i l s e Estimation du RAP basgebaser s u r l a mise en valeur de 6.000 Ha n e t s avec une i n t e n s i t d de 1,80, s u r p l e i n e dsvelop- a l o r s que 4.000 Ha environ 6 t a i e n t amenages au moment de s a redaction pement p l u t c t que s u r e t que l ' i n t e n s i t 6 1,80 e s t l o i n d ' e t r e a t t e i n t e ? annge f i n a l e de dgbour- sement . 23. Page x, l i g n e 19 : l a subvention de 25 F.CFA du kg de p r o d u i t s Faits saillants, blancs ( r i z e t b r i s u r e s ) a tres rapidement e t e reevaluee 35 F. De page x i i . p l u s , 1 ' E t a t s ' e s t engage 5 prendre 5 s a charge l e s f r a i s d'approche de S E MRY aux c e n t r e s de consommation - Voir Prsface e t Con- 24. Page x i i i : une equipe de l a sCE~?-AGRI appuyee p a r des clusions , aussi c o n s u l t a n t s independants a r 6 a l i s e une etude d ' impact de l a SEMRY, reproduit 5 l a p i k e s u r s e s 4 u n i t e s a c t u e l l e s , a f i n 1983- j o i n t e no. 3. 25. Page 9, p o i n t 11 : il ne s e r a i t pas i n u t i l e de p r e c i s e r que RER, Par. 11. l'amenagement des 800 Ha supplementaires de SEHRY I ( c a s i e r 8 ) a f a i t l ' o b j e t , en 1977, d'un financement t r i p a r t i t e : RBpublique, FAC e t C.C.C.E. . - 69 - p i k e jointe 2 Page 3 RER, P a r . 50. Taux de r e n t e calculi5 26. Page 36, l e r e l i g n e : d e q u e l t a u d e r e n t a b i l i t e s ' a g i t - i l ? s u r v a l e u r s de pro- Ce ne p e u t d t r e l e TRI economique q u i e s t i n s e n s i b l e & t o u t e duits sur v a r i a t i o n du p r i x du r i z ex SEMRY ( e t il semble b i e n que c e s o i t du TRE substitution d'engrais q u ' i l e s t q u e s t i o n dans l e r a p p o r t d'achivement). s o i t s u r p a r i t 6 expor- t a t i v e d6pend de v a r i - Par c o n t r e , l a f r a g i l i t e de l ' i q u i l i b r e f i n a n c i e r a c t u e l d e l a a t i o n s de f a c t e u r s Soci6tb ne l u i p e r m e t t r a i t certainement pas de m a i n t e n i r une e x p l o i t a - externes . t i o n p o s i t i v e a p r e s une chute d e s e s p r i x d e v e n t e de 30 % (- 44 F / K ~ Viabiliti5 f i n a n c i b r e pour l e r i z marchand). Dans c e s c o n d i t i o n s , comment p a r l e r d'une n ' e s t pas n 6 c e s s a i r e - b a i s s e de 4 % seulement du TRI ? ment i d e n t i q u e au c a l c u l du taux de 27. Page 40 : f i n du p o i n t 53 : S m Y n ' e s t pas une s o c i e t d agro- r e n t e i5conomique. i n d u s t r i e l l e t r a v a i l l a n t e n r 6 g i e . La p a r t l a p l u s r e n t a b l e , e t a u RER, P a r . 5 3 . moindre r i s q u e , de l ' a c t i v i t b concerne l a production de paddy. C e c i a e t B b i e n compris p a r c e r t a i n e s p e r s o n n a l i t 6 s du Mayo Danaf, dont d e s membres du d i s p o s i t i f SPIRY, qui emploient des "metayers - pr& te-nom" sur d e s s u r f a c e s pouvant &passer 100 Ha. L ' a c t i v i t e "de s e r v i c e " de l a SE M RY (encadrement, p r e s t a t i o n s aux paysans, d i r e c t i o n generale), devant & t r e payee p a r l e s redevances recouvrdes a u p r i s d e s paysans e t l e d i f f e r e n t i e l d'usinage, e s t & p e i n e e q u i l i b r e e meme dans l ' h y p o t h i s e d ' u n e commercialisation r e g u l i e r e d e s p r o d u i t s . J e v o i s ma1 comment on p o u r r a i t y i n t 6 r e s s e r d e s i n v e s t i s - seurs prives - Malcompris . L'audit 28. Page 50, p o i n t 54 : il m e semble d i f f i c i l e , p o l i t i q u e m e n t , ne veut Pas d i r e que d ' e n v i s a g e r une i n t e r v e n t i o n f i n a n c i e r e s u r l a S EM RY par l e b i a i s l e p r o j e t s e r a i t exg- du p r o j e t Centre Nord (2gme phase) f i n a n c e pat BIRD e t dont l ' a g e n c e c u t 6 P a r SODECOTON. d'execution e s t l a S O D E C ~ N . P l u t c t , un t e l p r o j e t p o u r r a i t a v o i r un 616- ment d e s u p p o r t SEMRY q u i s e r a i t exi5cut6 p a r SEI.IRY. J e vous s e r a i s r e c o n n a i s s a n t de b i e n v o u l o i r t r a n s m e t t r e une c o p i e de c e t t e l e t t r e & Washington, s i vous l e jugez opportun. J e vous p r i e d 1 a g r 6 e r , Qler Monsieur, l ' e x p r e s s i o n de ma consideration distinguee. Ampliation : C.C.C.E. Paris - 71 - piece j o i n t e Page 1 3 R k P U B L I Q U E F R A N C A I S E MINISTORE OES RELATIONS EXT~RIEURES PARIS. LE . ................................... - Sous-Direction des Etadea du Diveloppement Monsieur KAPW Direc t e u r des Evaluations Barque Mondiale Bird Washington 1818 H. S t r e e t DC 20433 U.S.A. Objet : Rapport dt6valuation, deuxibme p r o j e t r i z i c o l e de l a SEMRY. RBf. : Votre l e t t r e du 6 Avril 1984. Monsieur l e Directeur, J t a i lthonneur de vone transmettre ci-joint lea conclusions du rapport dt6vdluation de l a S m Y , qui a Btd rddigd & l a s u i t e dtane mission, financBe p a r l e m i s t e r e de l a Coopdration e t qui e t e s t dBroul6e an moia de Novembre 1983. Ces conclusions refl'etent l e point de vue de notre MFnistBre. J e vons p r i e de c r o i r e , Monsieur l e Directeur, B l'asaurance de P.J.- m a haute consid6ration. G Claude FREUD pisce jointe 3 Page 2 . - CONCLUSIONS Claude bBDITI, SEDES P i e r r e BBRIS, IRAM Michel BAFlNAUD, IBdM pisce jointe 3 Page 3 Depuis l a sdcheresse de 1970-1973, l e Carsroan cherche B r 6 d i - s e r une politique d'auto-mffisance en r i z . 4 cette f i n , plusieura pro j e t s rizicoles ont m l e jour dont, l e projet SgMBY e a t l ' b l h e n t eseentiel. L a SEMRY e a t llrm des plus importante projets agro-indmtriels au Cemeroun. Depuia 1972, debut du projet p l m de 19 milliards de F.CFB ont 6t6 investis, s o i t 26 millid de P . CZA constant 83. Son coat e a t B l a mesure des objectifs que s lest f i x 6 l o Goaver- nement Camero&s. - seaurer llaato-auffisance alimrataire pour tout l e pays en m a t i h e de ria, - sm6liomr l a balance commbrciale par M projet pernettant l a substitu- t i o n des importations de r i z , - cr&r un m p p l h e n t de valeur a,jout& nationale e t l e dhloppement de l a region de Ysgoua, zone particulibrement aoaa-dhlopp6e. En 1982/1983, l a production de la M Y d t a i t de 74 000 tomes de paddy, dont 60 000 tonnes transform6 en 36 000 tonne8 de ria. Replacer l e projet dslls l e aadre d'une politique Bconomique objectifs du n l e a t pea i c i i n u t i l e , car, come noas l e verrons, c e r t a h ~ projet ont pu 8 t r e a t t e i n t s sane aatiaPaire pleinement lea f i n a l i t & de la politique bonomique qui a jrustifid l e projet. Ainsi, pax exemple, la comer- tare des besoins en r i z par la production nationale qpi B t a i t de 25 % en 1972 aurait pu B t r e B 60 % en 1982, ceci m a l - B une eugnentation importante de l a demande intdrienre (plus de 5% p a a n). Le premier objectif semble donc .pouvoir 8 t r e atteint. Ndanmoina, c e t t e couverture n l e a t que potentiel- l e car l a plus grande partie du r i z produit par l a SWBY (8096) e a t expor- t & vew l e Nig6ria e t non paa comommth au Cameroun. Face B c e t t e situation, plasieurs questions se pasent. Comment est-on pass6 dlun projet pr6m c omm e an projet d1import-mbstitution B un projet dlexportation ? Peut-on reorienter la production de l a S H R Y vers l e march6 intdrieur e t quel coat? De d m , l'objectif d1am61ioration de l a bdance des paiements, senble etre a a t i s f a i t d l a u t a . t que l a plus grande partie de l a produc- tion e a t export&, mais on p a t de demander quel e a r a i t dt6 l e gain obtenu dans l l a l t e r n a t i v e dltme substitution aru importations de r i z destine B l a consommation nationale. Enfin, incontestablement, l e projet c r & une importante veletlr a j o u t b locale qui profite B des dizdnes de milliers de personnes. NCan- moins, il e a t ndcessaire de calculer ce s u p p l h n t de richesse par rapport B une situation sans projet e t de determiner quels sont lea agents q ui profitent du projet. O n dolt aussi s e demander B qpel coat ce supplhent iece jointe 3 age 4 de d e a r ajoat6e a 6td obtena, (coat pour l a collectivitd e t pour 116tat), e t s i l e s some8 Fnvestiea n'auralent pa O t r e a f f e c t b s B M antre type de projet plue aventagetu pour l a collectivit6. Cette &valuation n'a pas -'an fnt&@t rdtrospectif, c a r e l l e clll~hnedea d l b e n t a de rdponae A up certain nombre de questions qul se sont p o s h 8 dana l e cadre du projet SEWBY au cours de 11ann8e 1983. ELI e f f e t , pendant l e premier semestre de c e t t e d m e am&, l a SMERY n'a pas pu Bcouler s a production n i B 116tzanger pi sur le mmchd int6rieu.r. Ceci a engendrd u , n 6 t a t de c r i s e (diff icultBs de trdsorerie subventions dlerploitation, baiase des prix de vente, intervention de l l E t a t sur lea flux d'importation) e t enacitd un certain nombre dlfnterrogations que l'on ne se pose, h6la8, qu'en B t a t de n6cesait6; B savoir 1 .f r a g i l i t d du debouch6 vers l e Bigdria, la contpdtivit6 du r i z , - S l e a coats de production e t en consBquence la r e n t a b i l i t d Bcoaomique de llopdration, Les r d m l t a t a Bconomiques aaivanta i l l u t r e n t c e t h situation. Le projet SENRY engendre diverse8 productions : r i z , poisson, produits v i v r i e r s dont l'impact Bconondque pent 8 t r e abordd en tenne de f i l i b r e en suivaat l e e traasformations r W i s 4 e e sur ces produits, du pro- ducteur aa consommateur, ou ; uu fronti6res nationales pour lea produits erport6s. En 1983, l a production de l a SENEY d o r i e d e B son stade f i n a l , ddpaeaait 10 milliard8 de F.CFA. DESTIRA!?IONDE LA WOWCTIOR : ! Valeur ! % ! ! Autoconsonrmation ........................ .................... .............................. Ria march6 intQieur Biz export Paddy march6 intdrieur .................. Paddy export ............................ ................ Poisson march6 i n t k i e u r Poisson export .......................... Elevage, autre march6 int6rieu.r ......... Noas soulignerans que : - l a production export& reprdsente 72 %; 6 milliards pour l e r i z , prba d' 1 milliard pour la f i l i h r e p a r d l b l e du paddy e t 640 millions pour l e poisson. Le ~rerch6i n t k i e u r n'absorbe donc que 28 % de l a produc- tion, s o i t prbs de 3 milliards; 10 96 en autoconsommation par l e s paysans de l a SEMBY, 12 % pour l e r i z vendu dans l e Nord Cameroun; 646 pour l e poisson e t 1161evage. Le projet SEXEiY slimpoae donc come un projet d'exportation p i k e jointe 3 P,age 5 e t non pae come une opdration orient& vers l a demande i n t k i e u r e . - La f i l i h r e ris, 70 96 de l a valeur de l a production totale, e a t de loin l a f i l i i r e l a plus importante dn projet. L a f i l i h r e paddy (nrarch6 p ~ 1 : d l b l ee t autoconsammation) 13 96 reste limit& maia pent s161az+ g i r en fonation de l a pression da contr6le exem6 per l a SE4EY e t l a d i f f h n c e des prlx entre 1 % pad* aahet6 pcrr l a SEMBY e t lea cours du mar- ch6 pmallile. La f i l i h r e poisson, 10 % n l e e t paa ndgligeable; ind6pendante de l a SIAEY, e l l e aeaure des r e v e m importants aux peysana autochtones e t B des p8cheurs nigkisna. La valeur de la production dee f i l i e r e s vivribres . e t &levage, '796 reflhte la competition du r i p avec l e s activitds productrices traditionnelles L1mtoconsomaation ne repreaente qae 10 % de l a valeur de l a production. Le projet e s t fortement int@8 dans l'bonomie mon6taire. En c o n b p o r t i e l e e paysane doivent acheter m e partie inportante de leur dimentation. Le poids respectif dea f i l i i r e s montre qae l e projet e s t avant tout un projet agro-fndistriel risicole. Lee e f f e t s nets du projet slobtiennent en comparant l a situation sana projet avec l a situation actuelle avec projet. La demande de prodaits rizicoles dtant supposde l a rnhe queen 1982/83 , l a situation de r t 6 f h c e in p li w b e laportotione de r i z n b e s s a i r e s pour satisf- 9ne demande i n t k i e u r e dquivalente, on t i e n t compte du f a i t que lea payeans travaillant A la SMBY auraient produit de fwon traditionnelle pour leur autoconsonm~~lr tion. Sur c e t t e baae l e projet a permis la creation dtune vale- a j o u t k supplhentaire de 7,2 milliards p o n ltann6e 82/83. Le principal b k 6 f i c i a i r e e s t l a SENRY (j,9 milliards) puis l e s paysans q d ont vn -enter leurs revenas de 2,8 mil-ds (2,255 milliards pour lee payeam de l a SEMBY, 0,58 milliard pour lea salaries agricoles). Le projet a anssi pennis l a creation de 1,s milliards de r e v e m pour lee ccmmergants. piPce. jointc 3 Page 6 ! Payeana !%my !Commeqants !Commer.! Total ! ! -. !int$rieur !Export ! ! !I- ! ! 1 ! Saleire-nat. .............. ............. ! ! ! ! 580 ! 1 453 ! 48 - .!+ !+ 200!2 185 Salairea erp. R a i a f-ciera ........... .......... ! 1 O f 2 2 9 ! 1 1 ! 359! 13 - !+ 2 ! 230 41 ! 308 Emenw agcicoles Antree r e v e n u ~ Amortiseemnta ............. ............. ! 2 255 ! ! ! O ! 8 ! 104 ! 18 ! 1 768 ! 0 16 64 - ! . !t 1 133!1 251 b 249 ! 0 5 255 I 971 ! ! ! ! ! - - - h - t ! ! ! i TOTAL ....................... ! 2 862 ! 3 913 ! ! ! 110 ! - ! 1 625 ! ! 8 3 0 ! Lea importations de r i z apnt. peu d.lleirm6, la balance comer- c i a l e e s t d d f i c i t a i r e de 500 millioks de F.CFA. : - inportation des connmnnntione intennediaires - 1 008 - substitution de r i z (6 000 T. x 85 000 F/T.) + 510 Par contre, a i l e r i z b t a t erport6 p a r des c i r c u i t s lCgaux e t pay6 en monnaie convertible, l a balance comerciale deviendzait exc 6den- t a i r e de 6,5 milliards de F.CFII ce q ui n l e s t pas l e cas. De mhe, si l e r i z prodait p a r l a m Y 6 t a i t substitn6 en t o t a l i t k an r i z import&, la bdlance commerciale s e r a i t excddentaire de 2 millisrds de F-CFA, Per contre, l a perte financihre de l l E t a t e s t assez importante, dlune part 1'Etat a perqu moins de taxes d t e n t r & sur l e r i z import6 e t d l e a t r e psrt, il d o i t wbventionner la SMRY. L a p e r t e nette e a t dona de 1 milliard. piPce jointe 3 Page 7 Recettes DBpenses Taxes-i~ap8ts effet dir. 406 Subventions directes 1 477 Taxes-imp. effatsindir. 163 Subventions indirec tea 108 FLNE + DES socidt6 dlEtat 0 - RNE Des socidtds dlEtat 0 TOTAL 569 TOTAL 1 585 SOLDE En rdsumB, cinq types de problhmes reasortent de l'analyse : - l a commercialisation - la dietribation des revsnua crdee par 11activit6 - - le deficit de la filibre pour llEtat la non-appropriation des fonctions de production par les productears. LA COMMEBCIALISATION Le systhme de juraelage, mis en place pax les aatoritds came- rounaises, qui comporte llobligation pour lee c o m m q a n t s d'acheter du riz produit localement pour obtenir llautorisation dlimporter du riz, B charge pour eux de procider A une p&Bquation entre le prix du riz importd et celui du riz local, n l a paa BtB respect6 et explique lea problhmes d16coulement de la production auxquels a d tl f d r e face la SEMBY, au cours de 11ann6e 1983. I l en ressort qae le march6 da riz SEMRY eat en concur- rence avec le riz importd, ce dernier arrive entre 150 et 155 F au Nord Cameroun, alors quo le ri? de la SEMRY eat vendu 165 'F sortie nsine A Yagoua. Et, plus l1on se rapproche des centres de consommation de Yaounde et D o d a , plus la difference de prix eat grande (moins de frais de trans- port pour le riz hport6, plus de frais de transport p o w le riz local). Dana la situation anterieure 2~ 1982, oG la subvention de 1'Etat Btait plua importante, le prix dn riz sortie nsine dtait comp6- titif avec celui da riz importd, il s'en est suivi des achats par les commeqants poar llexportation. Ce qui fait dire B certains esprits que le projet Btait devenn un projet dlexportation. I1 faut noter, cependant, que ces exportations nlont j m a i s Btd comptabilis6es, dans le compte de la balance comerciale, et qne l1on ne dispose dfaucune infomation B ce sujet. Le projet, en tout dtat de cause, crde en fait, un ddficit au nivean de la balance commerciale (- 500 millions de F CFA). pi2ces jointes 3 Page 8 LA DISTRIBUTION DES REVENUS CREES PBB LIACTIVITE Lee paysans qui c r h n t 46 % de la valeur ajouthe ne peqoivent que 34 % dee revenue diatribade. Lea grands bhdficiaires da projet sont la SPlRY, prbe de 50 96 des revenua diatriba6a et lee commergants 18 % . Par ailleurs, on peut remarquer que lea sslari6e de la filihre reqoivant dee revanus (2 435 millions) plus 61evds que ceux dee paysans (2 255 millions). On eat done en presence dlun projet agro-industriel plat8t que dlun projet promoavant le monde rural. (Lea eubventione apportks h cette filibre que ce soit psr llEtat camerounais ou lea aides internationalee sont comptabiliseee sous la rubrique Etat ;car de b a t e fqon, llEtat csaerounais devra remboumer lea p d t e de llaide internationale.) Le deficit eat lid au coat de production du riz. D1aprBe nos calcule, la str~ctaredes codte de production en - 1982/83 aerait la euivante : Coat de llintervention sur la production ..... 35,5 Coat du paddy ..................... 77,2 Perte avant usinage ............... 797 Codt paddy avant usinage .......... 84.9 Coat dn paddy dans un Kg de riz ...132,2 Coat transofrmation ............... 53.2 Codt du Kg de ria ................. F 185,4 CFA Il convient de noter'qae le riz Btant vendu 150 F HT, la subven- tion eat donc de 35 F par kilo. I l semble possible pour la SEMRY de diminuer le coat du ria sortie mine, llaugmentation des rendemente B llusinage dtaat le fscteur le plus important (le g d n eat de 15 F si l1on retablit lee rendemente de 1977). Lo ddficit, couwrt par m e subvention de llEtat, peut se justifier, daae le cadre dlune politique d' anto-suff isance alhentaire, par contre il perd tout sene, si cette production eat destin6e l1expor- tation, cax il revient B aubventionner les consommatenra Qtrangers. p i k e fointe 3 Page 9 FBAGILITE DES SYSTEPES DE PRODUCTION L a f r a g i l i t e des systhmes de production mis en place B la S m Y ne s'erprime pas de manibre identique B SENRY I e t B S ENE Y 11. On peat cependant conetater quo 10s s y s t h s i9e p r o h c t i o n b a a e t Monsgown ae caractdriaent avant l l i n t r o d u c t i o n de l a r i z i c a l t u m i r r i g u h par une combinaieon d W a c t i v i t 8 s relatimment 6quilibrde r production vivribre, Blevage e t pdche. Cette d i v e r s i f i c a t i o n c o n e t i t u s i t une bonne adaptation B an milieu dcologique, caractdria8 sur dee al6as climatiques, e t s e t r a d u i s a i t pcu an a y e t h e aliment- relativement 6quilibrB lui-anasi. - Avec l l i n t r o d u c t i o n de l a r i z i c u l t u r e i r r i g u k B deux cycles snnaels, 116quilibre en- l e e diverse8 a c t i v i t 6 s s ' e s t t r o w 4 totalement r e m i s en question, l a production de paddy prenant de f e o n ilaperative l a premibre place. A S EM RY I.., l a population Massa concern6e par l e p r o j e t a va see t e r r o i r s amput68 d'importantes superficies a u t r e f o i s conaacrds B l a production v i v r i b r e e t B 1161evage, cellee-ci ont permis l ' i n s t a l l a t i o n des r i z i b r e s 'd6sonnais regies par an s y e t h e d ' a t t r i b u t i o n des parcelles dens lequel l e a paysans n'exercent pratiquement aucun contlble. Lea unit68 de production familial08 ont eu, face B c e t t e nauvelle s i t u a t i o n , des rdactions t r b s differentea. Celles qui b h 6 f i c i s i e n t d'une importante force do t r a v a i l l e plae souvent parce qn'elles d t a i e n t compos6es de chefs de famille polygames, ont pa mener de f r o n t l a r i z i c a l t u r e irrigude e t l a production vivribre traditionnelle. Celles qui, contraire, s e c a r a c t 6 r i s a i e n t par l a f a i b l e s s e de l a force de t r a v a i l f a m i l i a l e n'ont pa mener de f r o n t l e a deux a c t i v i t 6 s e t ont donc db d e l a i s s e r pour an temps l e u r sotiviti rizicole. O n e s t a i n s i arriv8, aprhs quelques anndes, B une s i t u a t i o n caract6ris6e par l e f a i t qu'une p a z t i e des am6nagements ne pouvait O t r e mise en culture que par des fonctionnll.rea ou des commergants de Yagoua venant prendre l e r e l a i s des paysane. Ces categories sociales u t i l i s a n t des s a l a r i 6 s agricoles pour l a production du paddy e x e q e n t an contr8le do plus en plus important s u r l e s p a n e l l e a r i z i c o l e s au detriment des psyeane, contribugnt &.mi B marginaliser cea derniers. U n glissement a'eet donc produit au niveau des o b j e c t i f s du p r o j e t , c a r l e a paysane dont l e s t e r r o i r s Ctaient concern68 par l e e adnagements devaient 8 t r e l e e principaux bdnt5ficiaires du proje t. Les paysans qui ne peuvent retrouver de psccelle r i z i c o l e du f a i t d'une demande urbaine croissante n'ont d'aatre recours que de a'enga- ger corn- salaries sur lea amhagements. Cette 6volution, a t t e s t e e p a r differentea sources e s t B l'encontre des o b j e c t i f s de s t a b i l i s a t i o n des payeaas Massa, e t de l a mise en oeuvre d'un systkme de production "stabilis6" p i k e jointe 3 Page 10 S i l a double culture e a t effectivement r6alia6e aar lea am& gementa de SEMRY I c l e a t , d'une part, pazce que dee d t 6 e de production faanilialee diapoaent d'une main d'oeuvre importante, e t de l ' a u t r e , parce que dee categories eocialea non-payaannes capable de payer dea salaries ont accapari une p a r t i e importante du phrimbtre. Cee p h h o d n e a ont 6t4 jatrqu'h ce jour pen 6voqu6s dans l a meaure'ou l a prkccupation fondamen- t a l e concernait l a production. O n e e t donc de p l m en plus en presence d'un p r o j e t de type sgro-industriel d a a ~ lequel l e peysan n'exerce plru, aucun contrble dane l e domrrine foncier, dans c e l u i dea op6rations cal- turalea, e t de l ' i r r i g a t i o n doe parcellee. Sa condition e a t proche de c e l l e dtun a a l a r i 6 , dont l a r h d r a t i o n dependrait dea r 6 e u l t a t a obtenus maia qui n ' a a r a i t qu'une r d t r i e e t r e e f a i b l e dee paramhtrea dont dhpendent ces derniers. A SEMRY 1 1 , du f a i t d'une defection non p r h e d'ane p a r t i e - inportante dee populationa Housgoum l e recoura B une population ToupoaEi - allochtone a ' e e t r k 6 1 6 indiapenaable pour l a miae en valeur dea a m b gementa ; celle-ci ne s e r a d'ailleura i n t e g r a l e qu'en 1986. L a creation d'un l a c de 35 000 hecterea a permia aux populations Mowgown dont l a p8che cons tituait dejh une a c t i v i t e Bconomique importante, de b h e f i c i e r do revenas mon6tairea w b e t a n t i e t Lea populationa Toupouri t r a n a f b r h a SMBY I f aprba des campagnes de recrutement dam leara villages, se aont a d a p t k s rapidement 8 l a r i z i c u l t n r e i r r i g a b , e t ont pa bdndficier dea revenua qu'elle procure. Lour production vivribre, aLnsi que lt61evage, du f a i t du manque d'eepace diaponible pour ces a c t i v i t e a connaieeent cependant d'importantea d i f f i c u l t b e . Lea centres de d k i a i o n pour cea unit68 de production f a m i l i d e a continwnt B dependre dea villagea ' d origine . Lea populations Toupoari presentee B SEMRY I1 ae cazact6rieent pax l e u r jeunease deatin6ea - e t donc pas l a recherche de liquiditha mon6tairea c o n e t i t a e r l a dot. Pour une p l u r a l i t 4 de raiaons, letu fix+ t i o n n'eat nullement a s a u r k SEMBY 11. Qu ce a o i t 8 S X R Y I ou SEHEY 11 , l e a conceptions qui a'ex- priment s u r l e e s y a t h e a do production Masaa, Monsgoum ou Toapouri r6duiaent ceux-ci l a juxtaposition d'exploitationa moyennea qui auraient l e &me type de reaction via-&-via de l a r i z i c u l t u r e irrigurh. Or, l'analyse a i n e i e t h eur la d i v e r s i t 6 dea unit68 de production familiale quant B leur diaponibilith en force de t r a v a i l . Celle-ci e a t l'origine de reactions trha differentea vis-8-vis de l ' a c t i v i t d r i z i c o l e , e t ae t r a d u i t donc p a dea niveaux d'adh6sion au p r o j e t t r h s contrast68 eux auasi. piece j o i n t e 3 Page 11 LA lVON APPROPRIATION DES ~NCTIONSDE PRODUCTO I N PAB LES PBODUCTEWS Au plan fonctionnel, l a f i l i h r e r i a e a t priae en charge de l'amont de l a production pqyaanne B la miae au commerce de groa du r i z (qui e a t aas&par dea commerganta privds) par l l a p p a r e i l SPIBY, lais- aant peu de place B l ' i n i t i a t i m payaanne. I1 cumule an grand nombre de fonctiona que 1'on peut regrouper en q u a k e types r - Les fonctions de r 6 a l i s a t i o n des amdnagements jusqu'au p c e l l e s , e t d'entretien de cea dquipementa, plus ou moins rdalis8ssuivant - lea caa. L1intervention de la SPlRY va jusqu'h l ' a t t r i b u t i o n des par- celles. - Les fonations de production proprement d i t e dont l e principe e a t l a m d t r i a e de la mise en oeuvre, chaque f o i s que possible d i r e c t e , des principaux facteurs de production. C1est a i n a i que l a SPiaY sssure l a geetion de l ' e a a juequlB l a parcelle (service de qualit6 indgale), approvisionne l e e pgysena en plants (avec date limite de repiquage e t destruction des plants lorsqu'elle e e t d6pass&), approvisionne e t distribue l e s i n k a n t s , en r e l a t i o n avec une forme de crddit, laboure aux engins (ma1 u U t r i s 6 aa plan technique, puiaque f a f s a n t de grosses , mottes) e t f a f t l a vulgarisation-encsdrement-contrdle. O n notera pour c e t t e dernihre fonction la dominante slrrveillance-contr8le qui tmuve sa raison ddtre dam ane d w c h e qui consiste B f a i r e appliquer B l a l e t t r e p i c l e a payacure an i t i n k a h techniqae t r h s perfonnant (contr8le dn respect des thhmee e t calendriers cultnraux). - Lee fonctione aval de l a production, avec l'achat de paddy aux paysans (qui ne peuvent en conserver que 10 96). e t l e stockage puis transformations du paddy, en r i z (qui rencontre dea d i f f i c u l t 6 8 de c a p e c i t e s d'uaine e t dea problhmes de rendement B l'usinage). - Lee fonctions g&&ales, t e l l e s que l e pilotage de 1 1 a c t i v i t 6 , l a gestion finaacihre (quelque pen confuse). I l e s t A noter que l e pilo- tage B moyen terme d'une t e l l e a c t i v i t 6 ne peut Otre rkl e t efficace que s l i l e a t nourri en permanence par l e s donndes d ' suivi-6valnation ~ por- t a u t sur l a conndssance e t l a compr6hension de l a s i t u a t i o n foncihre qui s e ddveloppe e a r lea p k i & t r e a e t de systhmes de production paysans, de leura resultat8 6conomiques. Pour assurer l a mattrise de ce d i s p o s i t i f t&s lourd, l a SRQY d o i t f a k e appel A nn encadrement expatrid important e t codteux, dont on no v o i t pas comment il porrrrait se d6gager. pi6ce l o i n t e 3 Page 1 2 Le tablean met en Badence an s y a t h e de produotion trbo centralisd, t r e e capitalistique, dont l a c o n t r e p a t i e dee bonnea per- fomancea techniques q u ' i l &fiche a p p o r d t d m s l'importance des coats factur6e aor paysans B travers une redevance de 4 h ha pour deux r6coltes de paddy par an. Ce e y s t b e e a t condaand A l a pzodnction intensive, e t mhe dana cea condition8 l ' e n t r e t i e n de l'app-il n'est pas rdellement aasur6 ce qui l e conduit B terme B f a i r e l ' o b j e t de "r&abilitationsn. En contrepoint on se trouve en presence d'une payeannerie totale- ment dessaisie de l a mattrise dea 616ments eesentiele de eon aystbme de production r l a t e r m , l e travail, lea techniques. Elle n'est mattre sous s m i l l m c e - que de l a p a r t de travail qui ne p a t pas e t r e f a i t - sr zr engins, t e l s l e repiquage, l e sarclage, e t la r d c d t e (tant qu'elle ne s e r a pas mdcanis d e. ... ) L ' a p p m i l mi8 en place, en rapport avec see objectife pro- ductivistes eat totalement conk816 par l a technoatracture ; l e payaan n'y a pas r k l l e m e n t m e fonction de production, mais plut8t une fonc- t i o n de travail. Toutefois, psr rapport au s t a t u t qulaurait an travail salasi6, il assure l e i riaques, e a r b & a t i o n Qtant ce qui l u i n s t e l o r s q u l i l a pay6 l a redevance e t h n t u e l l e m e n t dea aalari6s aaiaonniers. Il e a t noter que l'absence de suivi-&valuation du s t a t u t e t du comportement dea onitds de nproducteursn ne pennet pas actuellement de c o d t r e l e n s s t r a t e g i e s par rapport B l a SEXRY : qu'eet-ce qui e a t d d f i n l t i f dans l e u r adhdeion B l a SiHRY ? qu'est-ce qui e s t provisoire e t qui relbve de l'opportanit6 ( r h e r a t i o n de l a force de travail aur une moyeme parcelle) , qui ceasera lorsqu'une autre opportunit6 plus i n t h s s a n t e ee prdsentera a i l l e u r s ? C a r il e s t dvident que l e contexte actuel n'a pas c r & de v k i t a b l e paysannerie, de m eme que n'en c r b r a pas l ' a r t i f i c e qui c o n s i s t e r a i t 5 regrouper cee travailleure-paysans dam dee mgroupementan sans r i e n changer par a i l l e u r s leur absence de mattrise de l a t e r r e , du t r a v a i l , des techniques. Diminuer l e s p r i x de vente du r i z de l a SEMRY Actuellement, toute diminution des prix de vente du r i z de l a SEMBY, entratnera des pertes d'exploitation supplhentaires pour 1'entrepriee e t en cons &pence des subventions d' exploitation que devra accorder l l E t a t . Ceci reviendrait angmenter l a subvention sur l a pro- duction de r i z national. Cette solution ne peat e t r e que temporaire c s r e l l e e a t trha cobteuse. D e plus, l e s d h i s i o n e de changement de p r i x devraient e t r e rapides pour e t r e accordks A l a situation conjonctumlle du march6. p i k e jointe 3 Page 13 kir sur l e mix de revient du r i z import6 en .louant aur l e a taxes A l'imuortation Il d f i r a i t ponr c e l a de moduler la t a r e de pthdquation ou d'augmenter l e e d r o i t s de douane sur le- r i z en vrac (ces d r o i t a de d o m e sont actuellement nule pour c e t t e oatdgorie d'importation). On pourrait alore prot6ger l e r i a national t o u t en p e r m e t t a t d'asaurer des rewrms pour 1'Etat. Ces revemu pourraient 8 t r e u t i l i a 6 s ponr eubventionner l a produotion nationale. Pour l e r i a en t r a n s i t , ces taxes s e r a i e n t remboursks qaand l e r i z auroit f r a a c h i la f r o n t i b r e , afin d t 6 v i t e r q u ' i l s o i t revendu hors tare sur 10march6 national. En caa de p h i e sur l e ma.rch6 national, ce r i a p u a r r a i t 4tre wndu toutes taxes s u r l e t e r r i t o i r e camerotmais. Ces meaures e n t r a h e r a i e n t m e aaeplentation da p r i x du r i a B l a consommation, l e e taxes s e r6percutant snr l e s p r i r de d6tail. On peat d o r s s e demander quelle s e r a i t l'ampleur de ces rdpercnseions e t l e s limites acceptable8 de cea a a p e n t a t i o n s de p r i x de d e t a i l sur l e pouvoir d'achat des Camerounais. Thbriquement, l e p r i x du r i z e a t f i x 6 B p a r t i r de marges iPrpos6es ponr l e commerce de gros e t de d6tail. Ce p r i x e s t augment6 selon l e a l i e u de coneommation en tenant compte des f r a i a de transport B p a r t i r de Douala. Now constatona que ponr an p r i r C AF de 85 000 F l a tonne, l e p r i x de vente ertl d e t a i l devrait O h de 139 F sur l e a marches de Douda. O r , en 1983, l e p r i r de dCtail r&l e n r e g i s t r e par l e seryice des s t a t i s t i q u e s Qtaitde 165 F ir Douala. Bone eommes donc obliges de constater que c e t t e rdglementation n'est paa appliquk. Boua concluerons donc q u f i l e a t possible dfan&penter l e e taxes . A l'importation sans -enter ddtail dans l e s mbes proportions l e s p r i x de Par a i l l e u r s , l e s s t a t i s t i q u e s s u r longue phriode montrent que . l e p r i r du r i a e a t reatd relativement bas p a r rapport aux autres produits vivriew pigce jointe 3 Page 14 Cette politique de p r i x bas du r i z a dee e f f e t s eur l e e s a t r e s productions nationalee vivribree. Par e f f e t do mbetitution de l a demande ( report de consommation dea prodnits traditionnels plantain, manioc vers des produits import&, r i z e t bide) on p k a l i e e l a production natio- nale do produite vivriers e t on azxgnente l a dBpendance alimentpire du Cameroun. Cee e f f e t e de subatitation due en ppytio B l a d h b u t i o n des p i x r e l a t i f s des produite alimentairea import68 eont tree rapidee (la oonaonmation de r i z par t e t e sagaente do pr&s de 5 96 par an). Le montaut de l a taxe sar l e e importations pennettrait, dana l e cadre dfune remiee de compensation, de eubrsntionner l e p r i x du r i a , a o r t i de la SEHEY, pour l e rendre coapdtitif arec l e r i a importd. Chawer 1e e y e t h e de production SMRY On a vu quo ce syathme Btait M e f r a g i l e aa plan technique, au plan soaial, au plan financier ; car il repose sar m e techno-sfracture nettant en oeuvre an modale trba intensif, donc B haut risque, qui ne peat r h s i r qulen Btent toujours eon ma,ximm, e t qui ne peat ae per- met t r e aacune ddf aillance. Et pour cela, on a mis en place un eystbme tree i n t e r k n t i o n - n i s t e , gBr6 p a r une f o r t e assistance technique, qpi psuxient ir minimiser lee risquea techniquee, en redaisant B eon minimum 1 ' i n t e r v e n t i o n . d ~ producteur. Maia q u f s l r i v e r a i t - i l s i on r8dnieait la preaaion de l'ap- p a r e i l ou a i 10paysan ne tronvait plus d l i n t & t B collaborer B ce md&le ? 190 vaudrait-il pas mieux aontribuer B ce quo se mette en place m e pqysannerie, niaitre de cea facteure de production sur ses am&agemente, ce qui condoirait Bvidegment modifier l e modhle technique de r B f thence. pisce. jointe 4 Page 1 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE CAMEROUN : DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY (PRET 1512-CM/CREDIT 763-CM) COMMENTAIRES DU COFINANCIER (MISSION DU FAC) Retranscription de la lettre Banque mondiale s/c Representant resident au Cameroun Yaounde, le 5 juin 1984 Monsieur , Vous m'aviez envoye, pour comentaires, la version anglaise du Rapport d'evaluation retrospective du Dewieme projet rizicole de la SEMRY. Apres avoir lu ce rapport, qui decrit une reussite extraordinaire, je me permettrai de formuler quelques objections. pages v et 8 : il est dit que SEMRY I1 se trouve Faits saillants, soit a 90, soit a 70 km en amont de SEMRY I. Je P-V; dirais plutat que SEMRY I1 est en aval puisque MER, par.13 le Logone coule vers le nord. page 4 : "La population atteindra 15 millions MER, par.5 d'habitants d'ici la fin de la dQcennie." J'espere que non: il serait assez effrayant qu'elle atteigne ce chiffre d'ici la fin du sihcle. page vi: "an additional 8000 ha protected by Faits saillants, flooding". Je pense qu'il faudrait remplacer P* V "by" par "from". pisce iointe 4 Page 2 page 31: "se monten-. ... a la contre-valeur MER, par. 5 d'une tonne de paddy vendu a la SEMRY". C'est vrai a condition que l'on precise: - une tonne par demi-hectare - une tonne par recolte. Veuillez agrker, Monsieur, L'expression de ma consideration distinguee. J. Longeuinas Mission d'aide et de cooperation CAISSE CENTRALE DE COOPERATlON ~!CONOMIQUE ETABLISSEMENT PUBLIC - OOTATlON 500 MILLIONS OE FRANCS M. S h i v S. KAPUR BANQUE MONDIALE DBpartement de 1 ' E v a l u a t i o n Retrospective des Operations 1818 H. S t r e e t N.W. O b j e t : O b s e r v a t i o n s de l a Caisse C e n t r a l e s u r l e s rapports provisoires d16valuation WASHINGTON D.C. 20433 r e t r o s p e c t i v e d u p r o j e t SEMRY I1 e t du p r o j e t Cacao a u Cameroun U.S.A. Cher Monsieur, 11 n e nous a malheureusernent p a s k t 6 p o s s i b l e de r e s p e c t e r l e s d e l a i s de r e p o n s e que vous nous a v i e z i m p a r t i s . Mais nbanmoins, j e vous t r a n s m e t s c i - j o i n t l e s o b s e r v a t i o n s de nos a g e n t s q u i o n t e u 2 s u i v r e ces projets. . Concernant l e r a p p o r t SEMRY 11, l e s e n t i m e n t e s t que l e r a p p o r t f a i t u t i l z i n e n b l a r e c a p i t u l a t i o n des a c t i o n s e n t r e p r i s e s e t d e l a s i t u a t i o n a c t u e l l e . I1 r e l e v e l e s problgmes i r n p o r t a n t s : respon- s a b i l i s a t i o n limitee du p a y s a n n a t , d i f f i c u l t 6 . s d e c o m m e r c i a l i s a t i o n du r i z , ' s a n s t o u t e f o i s p r o p o s e r d l a l t e r n a t i v e q u a n t au modele d e production. Le r 6 1 e de l ' a s s i s t a n c e t e c h n i q u e e s t p e u t - E t r e sous-estimg ; sa p e r e n n i t 6 i n e v i t a b l e e s t mentionn6e, s a n s S t r e remise e n c a u s e . Le r a p p o r t s o u l i g n e j u s t e m e n t l ' e f f i c a c i t e de l a c o n d u i t e d e s a c t i o n s , n a i s on a u r a i t pu egalement d6noncer l e s c a r e n c e s de l ' o r g a n i s a t i o n a d m i n i s t r a t i v e e t comptable e t du systeme d e g e s t i o n . . Concernant l e r a p p o r t s u r l e p r o j e t cacao, les a g e n t s c o n s u l t d s o n t adhbrb s a n s r e s e r v e aux a n a l y s e s d e l ' a u t e u r . 11s s o u l i g n e n t , p a r a i l l e u r s , avec s a t i s f a c t i o n , l e s o u c i de formuler des enseignements pour d e s a c t i o n s f u t u r e s . En vous r e n o u v e l a n t n o s e x c u s e s , je vous p r i e d e c r o i r e , Monsieur l e D i r e c t e u r , a l o a s s u r a n c e d e mes s e n t i m e n t s les p l u s d i s t i n g u i s . A Observation du Departement de115valuation rgtrospective Par lettre du 6 avril 1984 la premisre version du rapport d'Evaluation rdtrospective 6tait transmise B l'emprunteur et le cofinancier. Les observations Sventuelles Staient demanddes avant le 8 juin 1984. Malheureusement les commentaires de la CCCE sont arrives tardivement pour Stre pris en considdration dans la version finale du rapport. Toutefois, ils ont St5 incorpor6s en annexe. - - CITE D U RETIRO - 35-37. RUE BOlSSY D'ANGLAS 75379 PARIS CEDEX 08 ADRESSETELEGRAPHIQUE : CAISCOP PARIS TELEPHONE : 111268.93.66 TELEX UZBg F TELECOPIEUR (11268.05.31 p i k e jointe 6 Page 1 REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON Paix - Travail - - Patrie Peam - Work - Fatherland MINISTERE DE L'AGRICULTURE MINISTRY OF AGRICULTURE - Yaound6, le .................... on the I - .- ; .......... : , . . 19.......... Ref. : Ref. obiat :Rapportd@ioaluation Le Ministre de I'Agriculture trospe ctive du IIe Subiectre The Minister of Agriculture projet rizicole de la SEMRY (pr8t 1 5 1 2 4 ~ / crddi t 7 6 3 4 ~ ) . 6 to M ONSIEUR LE .DIREC.rn.UR DE LB BANQUE MONDIALE GENXRAL(.. .... Evaluations retrospectives des Opdrations 1818 H STREET N.W. WASHINGTON DC 20433 - U S A Monsieur lo Directear GBnBral, En acousant reoeption de votre lettre en date du 6 Avril 1984 par laquelle vous m@avez fait p-nir pour observations 10 rapport d*dvaluation retrospective du IIe projet rizicole de la SEMRY ( ~ r 8 t t 1 5 1 2 - ~ ~ / o r i d i 763-CM), j*ai l'honnenr de voas faire connattre quo lea proposi- tions dudit rapport ne soulbvent aacune objection de ma part. Toutefois il oonvient de signaler que le rapport ne d o m e pas suffisamment d'information en ce qui concerne l*Bvolution de la commercialisation et de la redevance et ntentre pas dans Itanalp- se du systhme de credit mis en place. Par ailleurs, il aurait 6t6 indispensable quo 10 rap- port ressorte lo mode de calctal du t a u de rentabilit6 en pr6- oisant qutil swagit d*rme rentabilit6 Bconomique ou financisre. . Observation du Dbpartement de llGvaluationrbtrospective Par lettre du 6 avril 1984 la premiere version du rapport d'gvaluation rbtrospective Etait transmise B l'emprunteur et le cofinancier. Les observations Gventuelles Etaient demandses avant le 8 juin 1984. Malheureusement les commentaires da MinistSre de llAgriculture sont arriv6s tardivement pour 2tre pris en consideration dans la version finale du rapport. Toutefois, ils ont EtG incorpor6s en annexe . pisce j o i n t e 6 Page 2 En ce qui concerne la privatisation des actions B l a SEMRY, elle n e peut atre envisagee pour l e moment Bt-t dom6 que l a SEMRY oonstitue le seul organisme de ddveloppemenf de l a region et qutil faudrait pour ce faire trouver un autre or- ganisme qui sera charge de l a vulgarisation une fois l a priva- tisation effeatuee. Beaillez oroire, Monsieur 10 Directeur GBnBral, B Itassurance de m a considdration distingut5e.- CAMEROUN DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY RAPPORT .D ' ACHEVEMENT DE PROJET PRET 1512/CREDIT 763-CM Dbpartement des proj e t s Af rique de 1 'Ouest Division Agriculture D 1 .' . I - -.* . CAMEROUN RAPPORT D ' ACHEVEYENT DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY I. INTRODUCTION 1.01 Ce projet 6tait la neuvieme opkration de prit du Groupe de la Banque dans le secteur agricole et la deuxiime dans le developpement rizicole du Cameron. Le projet rizicole de la SEMRY (Cridit 302-CM, de 3,2 millions de dollars), l a c 6 en 1972, avait tris bien r6ussi et le pr6- sent projet a permis de poursuivre le programme de diveloppement de la riziculture irrigu6e dans le nord du Cameroun. 1.02 agriculture fait vivre environ 75 X de la population. Lorsque le projet a 6th pr6par6, en 1975, elle procurait au pays 35 X de son PIB et 70 X de ses recettes d'exportation. Les deux projets de riziculture 6taient du type enclave; ils visaient h mettre en valeur la r6gion Nord pauvre et semi-d6sertique et a lui permettre de produire suffisamment de riz pour satisfaire une demande locale croissante de riz et d'exporter. 1.03 Le Rapport d'achivement de projet suit le mod&.le standard h l'exception'du chapitre "~xBcutiondu projet" qui, A quelques details et modifications de forme prhs, a it6 repris du "Rapport d'achivement du projet SEMRY 11" de d6cembre 1982 pr6par6 par l'organe d'exicution, la SociBt6 d'expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (SENRY). On remarquera des diffirences dans les tableaux statistiques : le rapport de la SEMRY s'arrttait au milieu de l'annie 1982 alors que les Sections V h X du Rapport dlach&vement tiennent compte des r6sultats de la campagne 1982-83. 11. LE SECTEUR 2.01 Si le Cameroun est largement autosuffisant dans le domaine des produits vivriers, les importations de blB et de riz se sont fortement gonflies au dibut des ann6es 70, alors que la production des denr6es ali- mentaires traditionnelles connaissait une certaine stagnation. On remar- quait des disparit6s r6gionales dans les revenus agricoles qui pouvaient tomber b 70 dollars par habitant dans le Nord alors qu'ils sf6tablissaient b environ 150 dollars par habitant dans les r6gions du Sud productrices de cacao et de caf6. Dans le Quatriime Plan (1977-81), le Gouvernement a donc voulu mettre l'accent sur l'expansion des plantations, y compris des petites plantations, qui devaient recevoir 25 % des ressources, tout en continuant 21 encourager . l l a g r i c u l t u r e t r a d i t i o n n e l l e (75 % des ressources) e t en i n s i s t a n t s u r l e diveloppement des regions l e s plus d e f a v o r i s i e s . Le programme finance par l e Groupe de l a Banque pendant c e t t e periode cou- v r a i t tous l e s secteurs a g r i c o l e s : p r o j e t s d f i l e v a g e e t de cacao (1974), de caoutchouc (1975) e t de diveloppement r u r a l (1977). Le p r o j e t S EMRY I1 i p o u s a i t l e s o b j e c t i f s i m p l i c i t e s du Plan : accroissement de l a producti- v i t i des rigions r u r a l e s pauvres, augmentation des r e c e t t e s en devises du pays, mfse en oeuvre de p o l i t i q u e s s e c t o r i e l l e s e t amilioration des institutions. 2.02 V u l e succbs patent du p r o j e t de S EMRY I , on a pens4 que S EMRY I1 - . p e r m e t t r a i t de f a i r e de grands progres dans l a r e a l i s a t i o n de c e s objec- t i f s dans l e Nord. S EMRY I , achevi en 1975, a permis d ' i r r i g u e r 5.300 ha, e t a p r o f i t 4 B 3.400 f a m i l l e s , s o i t 600 de plus qu'originellement prhvu. En 1977, l a production de paddy i t a i t sensiblement s u p i r i e u r e B c e l l e q u i a v a i t 6th initialement privue en 1983; en rigime de c r o i s i e r e , l a produc- t i o n annuelle dipasse l e s 40.000 t o m e s , s o i t deux f o i s l e tonnage p r o j e t i au moment de l ' i v a l u a t i o n . Cela t i e n t aux f a i t s que l e s s u p e r f i c i e s mises en valeur sont plus importantes, que 1'on a adopt6 l e repiquage au l i e u du semis B l a v o l i e , que l ' o n f a i t deux r i c o l t e s s u r des surfaces plus i t e n - dues, e t que l e s rendements dipassent 5 t o m e s B l ' h e c t a r e pour chaque r i c o l t e . En o u t r e , l e p r o j e t a & t ir i a l i s i dans l e s temps e t h peu p r i s aux coOts privus. 2.03 Cette r e u s s i t e a p p a r a i t dans l e s r i s u l t a t s f i n a n c i e r s e t icono- miques de S EMRY I : son taux de r e n t a b i l i t i iconomique e s t de 22 % (contre 1 1 % privu B 1'Bvaluation) , e t l e s revenus par e x p l o i t a t i o n a t t e i g n e n t presque 900 d o l l a r s , t r o i s f o i s l'estimation f a i t e au moment de l ' i v a - l u a t i o n e t six f o i s l e montant "sans projet". 2.04 Le p r o j e t S EMR Y I1 d i f f a r e de S E M RY I en ce q u ' i l u t i l i s e ua s y s t k e d ' i r r i g a t i o n par g r a v i t 6 aliment6 par u n i t a n g de retenue a l o r s que l e r i s e a u d ' i r r i g a t i o n de S EM RY I e s t aliment6 par pompage. D e grands travaux ont donc 6th n i c e s s a i r e s pour l a construction de l a digue. Quant au Deuxiame grand p r o j e t r i z i c o l e , i l a igalement soulevi des problimes q u i ne s ' i t a i e n t pas posis pour SEMRY I : on pouvait s e demander s i l a demande s e r a i t s u f f i s a n t e pour absorber l a production de r i z supplemen- t a i r e , e t s ' i l y a u r a i t assez d ' e x p l o i t a n t s pour c u l t i v e r l e s nouvelles p a r c e l l e s aminagees. 2.05 Un organisme semi-autonome, l a SEMRY, a v a i t i t e c r i 6 pour r i a l i s e r e t e x p l o i t e r l e Premier p r o j e t de diveloppement r i z i c o l e e t on a conservi ce systime pour l e p r o j e t S EM RY 11. La S EMRY a kt6 chargee de tous l e s ilbments de l ' e x i c u t i o n du p r o j e t , y compris l e s t r a n s f e r t s de population, l a s i l e c t i o n des e x p l o i t a n t s devant c u l t i v e r l e s p a r c e l l e s i r r i g u i e s , l e s s e r v i c e s de v u l g a r i s a t ion, l e labourage e t l a p r i p a r a t ion des p a r c e l l e s avant l e s semis, l a c o l l e c t e du paddy, l e paiement, e t l a f o u r n i t u r e de c r h d i t aux e x p l o i t a n t s , l'usinage e t l a vente du r i z aux nigociants. Les p e t i t s e x p l o i t a n t s i t a i e n t donc dhcharges d'un t r a v a i l qui pose souvent des problkmes, c e l u i de l a borne preparation, en temps voulu, de l a t e r r e . Le p r o j e t k t a i t conqu pour imposer une s t r i c t e d i s c i - p l i n e de p l a n t a t i o n a un grand nombre de p e t i t s r i z i c u l t e u r s i n s t a l l e s dans une zone t r i s compacte, propice b une supervision 6 t r o i t e . 111. FORMULATION DU PROJET Historique 3.01 Le p r o j e t e s t s i t u e a 70 km en a v a l de S EM R Y I, sur l a rive gauche du fleuve Logone dans une p l a i n e inond6e pendant l e s crues de j u i l l e t B dicembre. D i s 1951, on a v a i t ditermini que l e s s o l s de l a r6gion inond6e s e p r g t a i e n t h l a c u l t u r e du r i z . En 1974, environ 3.000 ha 6 t a i e n t c u l t i v 6 s en r i z e t prot6g6s par quelques digues de t e r r e q u i devaient 6 t r e souvent r6par6es. D u f a i t des inondations e t de l a por- t 6 e limithe des mesures c o r r e c t i v e s p r i s e s , l e s r 6 s u l t a t s 6 t a i e n t mauvais e t l e s rendements 6 t a i e n t en moyenne i n f b r i e u r s h 1 , 3 tonne a l ' h e c t a r e . El6ments du p r o j e t 3.02 En 1974, devant c e t r i s t e 6 t a t de choses, l e s pouvoirs publics avec l e s o u t i e n des organismes qui avaient cofinanc6 l e p r o j e t S EMRY I, ont chargi un bureau de consultants d1ex6cuter une etude de f a i s a b i l i t 6 pour d6terminer s t i l . s e r a i t possible de p r a t i q u e r l a c u l t u r e i r r i g u i e du r i z dans c e t t e p l a i n e . Les auteurs de c e t t e i t u d e , financ6e par l e Fonds d ' a i d e e t de coopiration (FAC), .ont proposi un programme d ' i r r i g a t i o n par g r a v i t 6 de 7.000 ha, permettant deux r i c o l t e s de r i z p a r an. 11s i n d i - quaient 6galement qu' il s e r a i t possible de divelopper l a p6che dans l e nouveau r6servoir de retenue e t d1anr6nager 8.000 ha de t e r r a i n l e long de s e s bords pour des c u l t u r e s alimentaires. Outre l e s travaux de construc- t i o n du r i s e r v o i r , 1 ' i t u d e p o r t a i t igalement s u r l e s principaux travaux . d ' i n f r a s t r u c t u r e d ' i r r i g a t i o n e t l e s am6nagements a g r i c o l e s 3.03 Une digue de 27 km devait b a r r e r l a p l a i n e , retenant l e s eaux du fleuve e t cr6ant un r b s e r v o i r couvrant, une f o i s p l e i n , 32.000 ha. Les perimitres d ' i r r i g a t i o n pour l a c u l t u r e du r i z s e trouvaient en dessous de l a digue e t proteges par l e s inondations du Logon6 Dar une deuxisme digue de 22 km c o n s t r u i t e parallilement au fleuve. Ces deux digues repr6- s e n t a i e n t l e s principaux travaux de g i n i e c i v i l , q u i sont d 6 c r i t s en d e t a i l aux paragraphes 4.01- 4.09. Le p r o j e t comportait 6galement des s e r v i c e s de s o u t i e n , dont un r6seau de p i s t e s d'acciis de 50 km de long r e l i a n t l e s p r i n c i p a l e s agglomerations de l a rkgion, une r i z e r i e , des i n s - t a l l a t i o n s de stockage du r i z , des bdtiments pour l e s i & g e , des logements e t une c e n t r a l e 6 l e c t r i q u e . I 1 d e v a i t 6galement f o u r n i r l e s v6hicules e t l e m a t i r i e l n i c e s s a i r e s aux travaux d' aminagement e t aux s e r v i c e s a g r i - c o l e s . I 1 comprenait igaleinent un programme de formation pour l e person- n e l l o c a l e t un ilbment de recherche appliqu6e. T r a n s f e r t s de population 3.04 Environ 7.000 familles d ' a g r i c u l t e u r s devaient p a r t i c i p e r au p r o j e t : l a rnoitii v i v a i t d6jA dans l a r i g i o n , l ' a u t r e rnoiti6 devait venir d e l a region au nord du p r o j e t ou des hautes t e r r e s de l l O u e s t . Les ora- t iques p a s t o r a l e s de c e r t a i n e s familles transhumantes ont 6 t 6 modif i d e s p a r l e p r o j e t . Tout un programme de t r a n s f e r t s de population a i t 8 confi6 au coordinateur des s e r v i c e s de v u l g a r i s a t i o n . Programme de s a n t i ......... 3.05 D u f a i t que l a c r i a t i o n ' d u r i s e r v o i r pouvait augmenter l e s r i s q u e s de maladie, ux programme de s a n t i tr&s cornplet a i t 6 conqu. I1 comprenait l ' o u v e r t u r e d'ux dispensaire e t de t r o i s pharmacies, l'amhlio- r a t i o n des t r o i s pharmacies v i l l a g e o i s e s e x i s t a n t e s , l e fonqage de p u i t s d'eau potable ferm&s, l a formation de personqel mhdical, e t des c e n t r e s de l u t t e c o n t r e l e s maladies e n d h i q u e s . Certaines i t u d e s concernant l a s a n t i devaient 6galement 6 t r e lancies. Organisat ion 3.06 Dans l'ensemble, S E M RY I1 a &ti organisie de i a meme rnaniere que S E M R Y I : h s a t 6 t e on t r o u v a i t l e d i r e c t e u r supervisant l e personnel sup6rieur des d i f f i r e n t s dhpartements dont d6pendaient l e s employ6s des groupes a d m i n i s t r a t i f s e t techniques. U n chef de s t a t i o n i t a i t B l a t 6 t e de chacun des quatres pirimhtres d ' i r r i g a t i o n dans lesquels, en r6gime de c r o i s i i r e , on devait trouver 15 chefs de zone e t 85 agents de vulgarisa- t i o n . Soixante-dix - d ' e n t r e eux, s p 6 c i a l i s t e s des techniques de l a r i z i - culture' i r r i g u i e , 6taientcharghs de f o u r n i r aux p e t i t s e x p l o i t a n t s l e s renseignements voulus s u r l a c u l t u r e du r i z , d ' a f f e c t e r e t de d i s t r i b u e r l ' e a u d l i r r i g a t i o n , de f o u r n i r l e s f a c t e u r s de production a g r i c o l e s , de percevoir l e s remboursements de c r i d i t e t d'organiser l a r i c o l t e . En t o u t , l e p r o j e t devait employer e n t r e 7 5 0 e t 800 personnes. 3.07 Le Fonds national de d6veloppement r u r a l (FONADER), organisme d ' E t a t charge du c r 6 d i t a g r i c o l e , devait acheter e t payer l e s engrais e t l e mat6riel a g r i c o l e demandis par l a SEMRY; c e l l e - c i s ' e s t occupde de pr6- p a r e r e t de labourer l a t e r r e , e t de fournir l e mat6riel a g r i c o l e e t l e s a u t r e s i n t r a n t s a g r i c o l e s aux p e t i t s e x p l o i t a n t s h c r 6 d i t . Pour l e mat&- r i e l , l e s e x p l o i t a n t s devaient v e r s e r 20 % du p r i x d'achat au comptant e t rembourser intigralement l e c r 6 d i t en t r o i s ans; l e s c r 6 d i t s de campagne devaient 6 t r e remboursis au moment de l a r 6 c o l t e , sous forme d'une deduc- t i o n du p r i x d'achat du paddy. En principe, l e montant remboursi i t a i t "le coQt t o t a l " , c a l c u l i en fonction des achats d' i n t r a n t s , plus un pour- centage d'une redevance b r u t e pour l a v u l g a r i s a t i o n , 1'eau, 1' e n t r e t i e n du r i s e a u d' i r r i g a t i o n e t 1' amortissement du pro j e t . de l a Banque au s u - j e t du p r o j e t ~6serves 3.08 L16tude de f a i s a b i l i t e de S E MRY I1 e t a i t p r k t e h l a f i n de 1976, mais l e p r o j e t n ' a 6th 6valu6 par l a Banque qu'en 1977 : r e t a r d caus6 en p a r t i e par l e s inqui6tudes d e l a Banque e t des a u t r e s organismes de c o f i - nancement s u s c i t i e s p a r son ampleur e t son c o ~ i t ;l a question se p o s a i t 6galement de s a v o i r s ' i l o f f r a i t l e moyen l e plus 6conomique de produire du r i z dans l a region e t s ' i l e x i s t a i t des d6bouch6s pour c e t t e produc- t i o n . Une 6tude du march6 du r i z au Cameroun n ' a gukre permis d 1 6 t a b l i r des p r o j e c t i o n s de l a demande. Lorsque l a Banque a reexamink l a s i t u a t i o n en 1977, l e coiit du p r o j e t a v a i t quelque peu b a i s s 6 e t l a question de l a commercialisation du r i z n ' d t a i t plus a u s s i c r u c i a l e . Selon l e s estima- t i o n s , l a production i n t 6 r i e u r e d e r i z e n 1985 s e r a i t de 85.000 t o m e s , dont 57.000 t o m e s par l a SEMRY, e t l e march6 i n t 6 r i e u r p o u r r a i t absorber environ 60.000 tonnes; l e s o l d e , 25.000 tonnes, p o u r r a i t probablement & r e export&, s u r t o u t au Nig6ria. En 1976, l a consommation i n t 6 r i e u r e du Cameroun d t a i t de 31.000 tonnes. 3.09 En 1977, l a p o s i t i o n du Gouvernement, adopt6e par l e s cofinan- c i e r s , 6 t a i t qu'h long terme l a production r i z i c o l e du nord du Cameroun s e r v i r a i t s u r t o u t h approvisionner c e t t e r6gion e t l e s march6s du Nigeria e t du Tchad, mais q u l & court terme une p a r t i e du r i z de l a S EM RY serait vendue dans l e sud du Cameroun, p u i s q u ' i l a p p a r a i s s a i t plus f a c i l e de dbvelopper l a production r i z i c o l e dans l e Nord. Les pouvoirs p u b l i c s ont f a i t s a v o i r qu' i l s s ' e f f o r c e r a i e n t de developper l e s exportations d e r i z e t de promouvoir l a consommation i n t 6 r i e u r e en maintenant l e s p r i x au d & t a i l a u s s i bas que p o s s i b l e . Les mecanismes de l a commercialisation au Cameroun s o n t pr6sentes dans les paragraphes 5.02-5.03. - Coiit du p r o j e t 3.10 Le coiit du p r o j e t 6 t a i t estim6 h 55'5 m i l l i o n s de d o l l a r s , dont 41,2 m i l l i o n s de d o l l a r s , s o i t 74 X en d e v i s e s , y compris l e s imp6ts i n - d i r e c t s mais non l e s d r o i t s dont il 6 t a i t exon6r6. Les provisions pour impr6vus mathriels (20 % pour l e s grands travaux de g6nie c i v i l , 15 % pour l e s i n s t a l l a t i o n s d ' i r r i g a t i o n e t 10 % pour l e s bgtiments) 6 t a i e n t i n - c l u s e s dans l e p r o j e t a u s s i bien que des provisions pour hausse de p r i x r e p r e s e n t a n t 8 , 5 % pour 1978/79 e t 7,5 % pour l e s annnies suivantes . Plan de financement 3.11 Le FAC e t l a Caisse c e n t r a l e d e coop6ration 6conomique (CCCE) ont cofinanc6 l e coiit en devises du p r o j e t avec l a Banque de l a mani6re suivante : Banque/IDA FAC CCCE - GOWERNEMENT Total en millions de dollars Travaux de genie civil 16 ,O - 4,s 3,6 24,l Materiel - 9,7 - 2,2 14,6 Exploitation et entretien Personnel - - 2,7 382 " 3,2 2,6 4,o 0,7 5 ~ 2 12,s Etudes 0,7 - 0,2 0,2 1,1 TOTAL 29,O 4,O 891 14,4 55,s . -- - . -- . . Net d1imp6ts 29 ,O 4,o 8,1 9,9 51,O Pourcentage de participation (57) (8) (16) (19) (100) Le Groupe de la Banque a fourni 29 millions de dollars, partag6s par Le financement du FAC a pris la forme moiti6 entre la Banque et 1 ' 1 ~ ~ . d'ua don et le prit de la CCCE a it6 fait h des conditions normales de pr6t. Un tiers des fonds du Groupe de la Banque a 6th r6troc6d6 la SEMRY par llEmprunteur sous forme de don et les deux autres tiers sous forme de prit B long terme portant inter& a 5,s X . 3.12 Passation des march6s et d6caissements Les marchis pour les travaux de ginie civil et les gros engins de terrassement ont 6t6 pass6s.par appel B la concurrence internationale avant approbation du Conseil, avec l'accord de la Banque. Les marchis pour les autres fournitures ont &ti igalement passis B appel a la concur- rence internationale, 1 llexception de ceux d'une valeur infirieure a 100.000 dollars qui ont 6t6 passis par appel a la concurrence locale. Les marchis sp6cifiques sont prisent6s B la Section IV. 11s n'ont fait l'objet d'aucune difficult6 particulikre, except6 ceux portant sur la centrale ilectrique (par. 4.20). Un financement retroactif, d'un montant total de 2,l millions de dollars, a it6 fourni par le Groupe de la Banque pour les march& de mat6riel de terrassement, pour les paiements de mobi- lisation pour les travaux de g6nie civil et pour les services de consultants. Finances de la SEMRY 3.13 Organisme semi-autonome, la SEMRY avait 6th dotie, lots de sa constitution en 1971, d'un capital initial qui , aprks des augmentations periodiques, a atteint 4.580 millions de francs CFA, soit quelque 20 millions de dollars, en 1978. Au moment de llach&vement du projet SEMRY I, l'icart entre le prix du paddy et le prix de vente avait permis Zi la SEMRY de digager un excident d' exploitation. I1 6tait privu qu' en rigime de croisikre, la SEMRY devait avoir des recettes annuelles nettes d'environ 650.000 dollars, ce qui itait le cas au moment du lancement de SE M R Y 11. U n d t a t des l i q u i d i t d s prdpar6 pour S EMRY I 1 inddpendamment de SE M R Y I montrait que S EM RY I 1 s e r a i t capable de s a t i s f a i r e s e s o b l i g a t i o n s j u s q u f a un s t a d e avanci de mise en oeuvre du p r o j e t , apres quoi e l l e dega- g e r a i t un excident notable apres paiement de l a d e t t e , s e montant h quelque 5 m i l l i o n s de d o l l a r s l a quinzihme ann6e. O n a tenu e t l ' o n t i e n t des comptes indiquant l a s i t u a t i o n f i n a n c i h r e de l a S E M R Y e t des comptes s 6 p a r i s pour l e s p r o j e t i n d i v i d u e l s SEMRY I et SEMRY 11; on £era de m&me, subsbquemment, pour S E W 111. Buts e t o b i e c t i f s 3.14 Les grands o b j e c t i f s du p r o j e t d t a i e n t de mettre en valeur l e nord du Cameroun, region relativement pauvre, grdce h l a r i z i c u l t u r e i r r i - gude e t d ' a c c r o i t r e l e s revenus d'une grande p a r t i e de s a population e t , p a r l a m&me occasion, permettre d'augmenter l e s r e n t r d e s de devises dues a w exportations de r i z e t de divelopper l e s c a p a c i t i s i n s t i t u t i o n n e l l e s dans l a rdgion. Le programme 6 t a i t particulihrement i n t 6 r e s s a n t en ce q u ' i l d e v a i t , B terme, s ' a u t o f i n a n c e r . A p l e i n regime, il d e v a i t produire environ 26.000 tonnes de r i z par an, a p a r t i r de 47.000 tonnes de paddy, dont 10.000 pour l a consommation i n t i i r i e u r e , e t des r e c e t t e s b r u t e s d'en- v i r o n 12 m i l l i o n s de d o l l a r s . Des rendements.d'environ 4 , s tonnes h l ' h e c t a r e e t a i e n t attendus pour chacune des deux campagnes annuelles e t l e s revenus familiaux n e t s devaient passer de 54.000 francs C FA (sans p r o j e t ) a 183.000 francs CFA, s o i t une augmentation de plus de 200 X . Les revenus n e t s par homme-jour devaient passer de 320 f r a n c s C FA B 560 francs CFA. O n trouvera B 1'Annexe 1 tous l e s d i t a i l s p o r t a n t s u r les rendements a t t e n d u s e t obtenus e t s u r l e s a u t r e s r 6 s u l t a t s . N6gociation du p r b t 3.15 Les n i g o c i a t i o n s ont eu l i e u en novembre 1977 ; aucun problgme important n ' y a i t 6 soulevd. Clauses des accords 3.16 Les clauses des documents d e p r g t e t de c r i d i t r e f l b t e n t dans une grande mesure l e s accords e t l e s p r a t i q u e s adopt& pour S E M RY I. Toutes l e s clauses ont bt6 respectees dans l e cadre du p r o j e t . 3.17 Le Prbt e t l e Crddit ont dtd approuvds p a r l e s Administrateurs l e 19 janvier 1978 e t sont e n t r i s en vigueur l e 14 a v r i l 1978. IV. EXECUTION DU PROJET 4.01 Le p r o j e t SEMRY I1 b t a i t d i f f 6 r e n t du premier p r o j e t r e a l i s 6 b Yagoua (SEMRY I ) en c e sens qu' il v i s a i t un nombre p l u s grand d ' a c t i v i t e s , d e s t i n d e s A mettre en valeur l'ensemble de la r i g i o n Pouss-Guirvidig, &/ L e pr6sent c h a p i t r e e s t r e p r i s du Rapport d ' achevement du pro j e t SEM R Y I 1 du mois de ddcembre 1982 pripard par l a SEMRY. Certains d b t a i l s ont 6th blimines a des f i n s de concision. reconnue comme i t a n t beaucoup moins d6veloppbe que l e r e s t e du Nord Cameroun. Le deuxieme p r o j e t prevoyait d ' i r r i g u e r 7.000 ha de t e r r e s s i t u i e s . e n bordure de l a r i v e gauche du Logone. Une retenue, d'une capa- c i t d t o t a l e de 600 millions de m3 d'eau e t d'une s u p e r f i c i e maximum de 38.000 ha, devait fournir de l ' e a u d ' i r r i g a t i o n t o u t e l ' a n n i e . I1 compre- n a i t igalement une protection contre l e s inondations s u r une s u p e r f i c i e de 8.000 ha, pennettant l a c u l t u r e en sec. Barrage de retenue e t route 4.02 Un barrage en t e r r e de d i r e c t i o n e s t - o u e s t , de Pouss h Guirvidig, devait i t r e c o n s t r u i t perpendiculairement au Logone sur une longueur de 27 km. I1 devait avoir une hauteur maximum de 7 m , une l a r - geur de c r d t e de 3,5 m e t des pentes de t a l u s de 411 e t de 1,7511 respec- tivement du c6t6 de l a retenue e t du c 6 t i des t e r r e s . La retenue a i n s i c r i i e devait couvrir une s u p e r f i c i e t o t a l e de 32.000 ha au niveau de dibordement (cbte 312,19) e t de 12.000 ha au niveau m i n i m u m (c6te 310,80), l a i s s a n t une c a p a c i t i u t i l e de stockage de 330 millions de m a . Deux ouvrages d'ivacuation de l'eau excidentaire de l a retenue devaient i t r e c o n s t r u i t s : un ouvrage de vidange, i q u i p i de vannes h glissement, r i a l i s i dans l e corps du barrage j u s t e h l ' o u e s t de Maga pour ivacuer l e s eaux excidentaires, avec un d i b i t possible de 100 m3/seconde dans l e d r a i n n a t u r e l du Mayo Vrik; e t un d i v e r s o i r , sur l a digue Logone, en amont immi- d i a t de l a digue barrage, pour r i g u l a r i s e r l e s e a w de l a retenue, s o i t par dibordement des eaux de l a retenue vers l e Logone au-delA de l a cbte 312,19 m , s o i t par remplissage de l a retenue. par l e s eaux du Logone jusqu'i une cbte maximale de 312,73 m. Une route devait d t r e c o n s t r u i t e s u r - l e c b t i aval du barrage en moyenne de 0,40 - - longue de 27 km, l a r g e de.8 m , e t s u r i l e v i e pour r e l i e r les principaux centres du p r o j e t , Pouss, Maga e t Guimidig, avec cinq ponts, s u r l e canal Mayo Vrik e t l e s quatre canaux d ' adduct ion d ' eau. Canal t i t e morte e t ouvrage de p r i s e d'eau 4.03 U n canal tiite morte devait i t r e c o n s t r u i t de Djafga, sur l e Logone, au Mayo Burad, a f f l u e n t du Mayo Guerleo, h 1 ' e x t r k i t i amont de l a retenue. Le canal devait avoir une longueur de 1 1 km, une largeur de 13 m , une profondeur v a r i a b l e , e t un dhbit maximum de 30 m3/seconde. U n ouvrage de p r i s e d'eau devait d t r e c o n s t r u i t h Djafga, s u r l a digue du Logone, i q u i p i de quatre vannes h glissernent. Dime du Logone e t route 4.04 La digue e x i s t a n t e , longue de 21,s km, s i t u i e s u r l a r i v e gauche du Logone e n t r e Pouss et.Tekele devait g t r e renforcie, pour p o r t e r s a hau- t e u r & un maximum de 2,8 m au-dessus du s o l , l u i donner une largeur de criite de 3,s m e t des pentes de 1,7511 des d e w c b t i s avec une revanche de 0,7 m. Une route au pied de l a digue du Logone s u r 23 km, de 8 m de largeur e t de 0,4 m au-dessus du t e r r a i n n a t u r e l , devait assurer 1'accis au p i r i m i t r e d l i r r i g a t i o n de Pouss e t r e l i e r Pouss h l a p a r t i e nord de l a plaine. P r i n c i p a l canal de drainage 4.05 Le lit du Mayo Vrik d e v a i t s e r v i r de d6versoir n a t u r e 1 au debor- dement de l a ret.enue e t aux principaux d r a i n s du p r o j e t . Son d e b i t d e v a i t Btre r 6 g l e h c e t e f f e t s u r une longueur de 400 a. I 1 r e s s o r t des c a l c u l s hydrauliques, appuy6s par l e s c h i f f r e s dont on dispose s u r l e s crues du Mayo Vrik, que,la retenue s e r v a n t de tampon, s a c a p a c i t 6 de drainage de l a zone du p r o j e t d e v a i t Btre amplement s u f f i s a n t e . Un ouvrage d e v a i t Btre c o n s t r u i t en t B t e de chacun des q u a t r e canaux primaires, d'une c a p a c i t e d e 2 , s m3/seconde. Ces ouvrages devaient Btre 6quip6s de deux vannes a g l i s - sement pour l e c o n t r 6 l e de 1' e n t r 6 e de 1'eau e t de deux vannes automa- t i q u e s pour maintenir constant l e niveau des canaux q u e l l e que s o i t l ' u t i - l i s a t i o n des e a w en a v a l . Construction des r6seaux d ' i r r i g a t i o n e t de drainage (7.000 ha) 4.06 Les t r a v a w du p r o j e t comprenaient l a c o n s t r u c t i o n de canaux e t d r a i n s primaires e t secondaires, B c i e l ouvert, a i n s i que des ouvrages de c o n t r 6 l e du plan d ' e a u , des p r i s e s , des passages busbs e t des p i s t e s d ' acchs a w e x p l o i t a t i o n s . Les canaux secondaires devaient Btre 6quipis de vannes d e dicharge f i x e s , combinies avec des d i v e r s o i r s en bec de canard dans l e s c a n a w primaires 1 B oii c e l a i t a i t n 6 c e s s a i r e . Des p r i s e s d e v a i e n t h t r e c o n s t r u i t e s v e r s l e s canaux t e r t i a i r e s avec des mains d'eau d e 120 l i t r e s / s e c o n d e p a r zones, i r r i g u 6 e s p a r r o t a t i o n . Une p r i s e d'eau b t a i t pr6vue pour chaque u n i t 6 de 3 , s ha, h p a r t i r de l a q u e l l e l e s foss6s des e x p l o i t a t i o n s devaient acheminer l ' e a u directement B chaque p a r c e l l e d e 0,5 ha. Les d r a i n s des e x p l o i t a t i o n s devaient 6vacuer l'excedent d'eau de chaque u n i t 6 d e 3 , s ha aux c o l l e c t e u r secondaire e t principaux ouvrages d e vidange se dbversant dans l e c o l l e c t e u r p r i n c i p a l du p r o j e t . Les p r i n - c i p a w ouvrages de vidange devaient en p a r t i e h t r e creusbs specialement e t en p a r t i e c o n s t i t u 6 s de c h e n a w n a t u r e l s e x i s t a n t s , a f f l u e n t s du Mayo Vrik, q u i devaient & r e approfondis e t contr616s. Les canaux ne devaient pas Btre revetus c a r l e s t a u d ' i n f i l t r a t i o n s o n t f a i b l e s dans t o u t e l a zone du p r o j e t . Des p i s t e s d ' e x p l o i t a t i o n e t d ' e n t r e t i e n non revetues devaient Btre c o n s t r u i t e s s u r l e s berges des canaux. Les canaux primaires e t secondaires devaient e t r e pourvus d'une chauss6e de 3 , s m s u r l e s deux r i v e s . Des p i s t e s d'acchs - servant 6galement de r o u t e s a l l a n t des e x p l o i t a t i o n s aux marchbs - devaient Btre c o n s t r u i t e s l e long des d r a i n s , au moyen des mat6riaux d'excavation; sur6lev6es de 0,40 m au-dessus du s o l , elles devaient a v o i r 6 q de l a r g e l e long des d r a i n s primaires e t secondaires e t 4 q de l a r g e l e long des d r a i n s t e r t i a i r e s . Logements e t b u r e a u 4.07 11 6 t a i t pr6vu de c o n s t r u i r e l e bureau p r i n c i p a l de l a SEMRY e t l a rQsidence de son Directeur g6n6ral a Yagoua. Le s i e g e du p r o j e t SE MRY I1 e t l e s logements du personnel (au t o t a l 20 maisons meublees de 3 , 2 ou 1 p i k e ) devaient Btre s i t u 6 s B Maga. Le s i h g e comprenait des bureaux, un garage e t un parc de stationnement pour l e s engins, des hangars pour le matiriel, & I atelier et un magasin de pikes d6tach6esJ des ouvrages d'adduction d'eau, notamment Par une tour d 'eau de 10 m, un puits tubulaire iquipe d'une pompe ilectrique diesel, et des installations de santi. En outre, la piste d'atterrissage locale devait &re anilioree. Rizerie et installation de stockage 4.08 Une rizerie.devait Btre construite avec un iquipement de d e w unites d'usinage, ainsi qu'une installation de stockage du paddy et du riz. La premiire uniti, ayant une capaciti de 5 tonnes/heure, devait Gtre installie h temps pour la recolte de la troisiime annie du projet, et la -. dewtieme unit6 au cours de la cinquieme ann6e du projet, portant la capa- cit6 totale B 10 tonnes/heure. Les entrepbts B paddy et h riz devaient Otre construits de la troisiime annie B la sixiime annie du projet, fai- sant passer progressivement la capacit6 de stockage de 9.500 i i 26.000 tomes. 4.09 L.Bgence d'exicution, la SEMRY, itait reprisentie par son Directeur giniral base a Yagoua et par un chef de base sur le site de Maga. Pour l'exicution des travaw, la SEMRY a fait appel h des contracteurs pour les gros travaux de genie civil; h la rigie pour les travaux d'anina- gement des 7.000 ha de parcelles irriguies et' pour la construction de la cit6 SEMRY I1 B Maga; et & un bureau d'inginieurs-conseils pour les pres- tations d ' inginierie (consultation, supemision) aff 6rentes aux travaw sous contrat, et d'assistance 2 la SEMRY Dour les travawr exicut6s en regie par cette derniire. Prestations des consultants 4.10 Le bureau d'inginieurs-conseils qui avait 6th chargi des 6tudes et de la supervision du projet SEMRY I a tout naturellement it& choisi pour les prestations du projet SEMRY I1 et pour assurer la direction et la super vision des travaux sous contrac , et fournir l'assistance voulue h la SEMRY pour l'exicution des travaw en rigie; il a igalement fourni les services suivants : itablissement des dossiers afferents a w travaux ex&- cutes sous cantrat et en rigie; direction et surveillance de tous les travaux sous-contrat, et assistance pour les travaw en rigie; fourniture de personnel de vulgarisation, d'un micanicien pour l'entretien des vehi- cules et engins, et aide a la preparation des rapports relatifs aux travaw. EXECUTION DES TRAVAUX 4.11 Les travaux suivants ont etb effectuis sous contrat : i) construction de la digue barrage, de l'ouvrage d'bvacuation dans le canal Nayo Vrik et des ouvrages de prise des can& primaires d'irriga- tion, ii) construction de la digue Logone, iii) construction du deversoir de la digue Logone, du canal tgte morte et de l'ouvrage de prise au Logone, . et construction de la piste en terre Guirvidig-Tekele via Maga et Pouss. Aprhs appel A la concurrence internationale, ce march6 a it6 attribu6 l l e n t r e p r i s e l a moins d i s a n t e , l e montant du march6 &ant de 2.124 m i l - lions de francs CFA. Les travaux ont commenci en janvier 1978. Une com- paraison des q u a n t i t e s e t des codts e s t i m a t i f s e t r i e l s pour l e s t r a v a w montre : - en terrassement -- 15 % en plus des q u a n t i t i s privues -- 38 % en plus des q u a n t i t i s primes Codt f i n a l des travaux -- - 2.589 millions de francs C FA (11 m i l l i o n s de d o l l a r s ) dont i l d o i t b t r e r e t i r 6 -- 83 millions de f r a n c s CPA (non p r i m au march6) (300.000 d o l l a r s ) Codt r 6 e l des travaux h -- 2.506 m i l l i o n s de francs C FA 1' e n t r e p r i s e 10,7 m i l l i o n s de d o l l a r s ) ( C h i f f r e de 16 % i n f i r i e u r h l ' e s t i m a t i o n f a i t e h 116valuation par l a BIRD, 2.993 m i l l i o n s de f r a n c s CPA, mais s u p i r i e u r de 16 % aux conditions i n i t i a l e s du march&). 4.12 Problbmes rencontr6s au cours de l a c o n s t r u c t i o n . i ) Terrasse- ment : . pr6sence de l e n t i l l e s sableuses s u r l e t r a c i de l a digue barrage, e t couche 6 p a i s s e de s a b l e s u r l e t r a c i du chenal t b t e morte, q u i a dd b t r e diplac6, i i ) pr6sence d'eaux s o u t e r r a i n e s dans l e s f o u i l l e s de l ' o u - vrage de p r i s e , i i i ) inondations des c h a n t i e r s p a r l e s eaux de drainage de SE M R Y I . Pour r a t t r a p e r l e r e t a r d q u ' e l l e a v a i t dans l1ex6cution des ou- vrages (en grande p a r t i e dus aux problbmes de l a digue), l ' e n t r e p r i s e a dii renforcer s e s moyens. La S EM R Y a d6 f a i r e appel h l ' e n t r e p r i s e pour l e confortement de l a digue barrage (par. 4.22), mais autrement l e s probl6mes o n t i t 6 r i s o l u s sans i n t e r r u p t i o n indue. En t o u t i t a t de cause, conforme- ment aux accords du marchi, une p a r t i e des t r a v a w a & t i r i c e p t i o n n i e en j u i l l e t 1979, l e s a u t r e s travaux s e sont poursuivis conformiment au calen- d r i e r e t ont i t 6 achevis en mars 1980. 4.13 Travaux en r i g i e . Les reseaux d ' i r r i g a t i o n e t de drainage a i n s i que l e s p i s t e s de d e s s e r t e ont i t 6 r e a l i s i s sous l a supervision des c o n s u l t a n t s avec l e s moyens, l e mat6riel e t l e personnel f o u r n i s par l a SEMRY., Sur l e s 7.000 ha r i s e r v i s aux aminagements, 6.641 ha seulement ont pu i t r e u t i l i s i s pour l a c u l t u r e du riz, c e r t a i n e s s u p e r f i c i e s ayant dd b t r e i l i m i n i e s s o i t q u ' e l l e s i t a i e n t impropres h b t r e amenagies (topographie-phdologie), s o i t q u ' e l l e s 6 t a i e n t r i s e r v i e s aux p i s t e s , aux d r a i n s e t aux canaux. La s i t u a t i o n peut s e r6sumer a i n s i : Superficie Superficie Superf i c i e Cas i e r s cultivable amenagee 5 amenager POUSS MAGA OUEST MAGA EST GUIRVIDIG - - - 1/ Dont 1.885 ha r6ellement en c u l t u r e . Les 3.485 ha am6nagis pour l a c u l t u r e l ' o n t kt6 en t r o i s campagnes, de janvier 1978 au 30 juin 1981, c'est-A-dire plus ou moins conformiment au c a l e n d r i e r des previsions. Malheureusement, l e s travaux d1am6nagement ont dii g t r e interrompus pour plus i e u r s raisons : inoccupation des parce 1l e s amenagees, t r a n s f e r t du matbriel de terrassement aux travaux de conforte- ment de l a digue, e t besoins en nouveaux financements. 4.14 Le f a i t que t o u t e s l e s p a r c e l l e s aminagbes n ' o n t pas & t b occu- p i e s immediatement n ' a pas i t 6 sans surprendre, e t ce pour p l u s i e u r s raisons. A Maga e t a Pouss i l e x i s t a i t un p o t e n t i e l de r i z i c u l t e u r s q u i a u r a i t pu occuper l e s am6nagements en 1981. Mais une grande p a r t i e de l a population i n s t a l l 6 e B Maga a v a i t commence A picher lorsque l e s p r i s e s dans l e l a c s e sont rivel6es importantes, e t i l y a donc eu de nombreuses d i f e c t i o n s . Quant aux populations de l a region de Pouss, l e c a s i e r Maga Ouest, s e u l disponible, 6 t a i t t r o p l o i n de l e u r residence, s u r t o u t a l a saison des p l u i e s ; pour eux 6galement l a pgche s ' e s t r6v61ie une a l t e r n a - t i v e t r e s tentante. I1 e s t c e r t a i n que s i au cours de l a deuxiime cam- pagne une p a r t i e du c a s i e r de Maga E s t a v a i t 6th amenag6e au l i e u de Maga Ouest, l e s choses auraient sans doute 6volu6 autrement. Cela ne d o i t pas amener a penser que l e t r a n s f e r t des populations a p a r t i r d ' a u t r e s regions voisines ne s o i t pas necessaire. 4.15 Le p r o j e t a v a i t prbvu en p a r t i e un dbplacement spontan6 de l a population, qui ne s ' e s t pas m a t e r i a l i s e pendant c e t t e periode. Heureuse- ment, au cours des deux dernieres campagnes (1980/81 e t 1981/82), il a i t e m i s en ividence que l e t r a n s f e r t o r g a n i s i e t a i t entierement possible. I 1 e s t c e r t a i n a u s s i que l e s revenus de l a pkche dans l a retenue, l e detour- nement important du paddy vendu a des p r i x superieurs A ceux o f f e r t s par l a SEMRY e t l e cumul de f a t i g u e s ( c u l t u r e du r i z , c u l t u r e s v i v r i e r e s , p4che) ont contribu8 fortement B r i d u i r e l e nombre des r i z i c u l t e u r s poten- t i e l s , mais a u s s i f a c i l i t e r l ' a r r i v h e des migrants, Le p r o j e t pr6voyait l a d i s t r i b u t i o n de 1 ha de c u l t u r e par famille; l'exp6rience a montr6 que c e t t e s u r f a c e e t a i t t r o p grande, s u r t o u t l e s premiires annies. E l l e a donc 6 t 6 ramenbe provisoirement B 0 , s ha par famille, d'oii un besoin sup&- r i e u r en e x p l o i t a n t s . I 1 e s t envisag6 de passer d i s l e s annies 1984/85 B I ha ou plus par famille, ce q u i r e d u i r a l e nombre d ' e x p l o i t a n t s n6cessaires . 4.16 Les montants des pr6ts et des subventions ayant etci greves par le codt des travaux de confortement de la digue et par les travaux supplb- mentaires impos6s par les circonstances, des fonds supplbmentaires se sont r6vel6s nbcessaires. Cet ensemble de faits a amen6 la mission de supervi- sion de la Banque de septembre 1981 et le Gouvernement a demander h la SEMRY de suspendre tous les travaux de pr6paration des terres et d'irriga- tion jusqu'h ce que soit 6tabli un 6quilibre entre l'avancement des trava,ux d1am6nagement a la parcelle et 11arrivi5e de nouveaw paysans. La SEMRY devait ainsi avoir le temps de trouver des occupants pour la totaliti des casiers am6naggs dans la zone du projet, de procider aux travaux de confortement de la digue, et de penser h ses probl&mes de ges- tion qui, compte tenu de la complexit6 croissante du projet, avaient pris de nouvelles dimensions. Le coiit de la pr6paration des nouvelles par- celles (travaux topographiques, terrassements et ouvrages) a 6t6 de 351.000 francs CFA (1.500 dollars) par hectare (de 1977 h 1981). a .-- Autres infrastructures 4.17 Etant donn6 11610ignement de Maga et son inaccessibilit6, sur- tout en saison des pluies, jusqufaumois de novembre 1980 (date b laquelle l'amblioration de la route Maroua-Maga a 6t6 achevke), les travaux d1am6- nagement de la base SEMRY I1 ont souffert d'un certain retard dd essen- tiellement aux difficult6s dans la livraison du mat6riel et des matkriaux. Ce retard s'explique en partie 6galement par le fait que la SEMRY a souf- fert d'une faqon permanente du manque de personnel national qualifi6 dans le Nord Cameroun alors que les conditions difficiles rebutaient le person- nel du Sud. Les travaux en r6gie sur le chantier du sihge portaient essentiellement sur la construction de logements, de bdtiments industriels et techniques, des r6seaux d'eau, d161ectricit6, du t616phone, des assai- nissements, des pistes de circulation et dtacc&s tant sur la cit6 de SEMRY que sur la ville de Maga, et des am6nagements destinb b recevoir les populations transf6r6es. Le rapport d' 8valuation avait sous-estim6 cet 6lgment et la SEMRY a 6th obligee de faire de gros efforts pour domer a la cit6 SEMRY I1 et h la ville de Maga un enviromement et des structures d'accueil raisomables pour le maintien du personnel venu de l'extbrieur. La centrale ilectrique n'avait pas 6t6 pr6vue dans les plans originaux puisque l'on pensait pouvoir brancher l'ensemble de la base sur le r6seau national. Centrale 6lectrique 4.18 Puisque la Soci6t6 nationale d161ectricit6 n'a pas pu alimenter la SEMRY en 6nergie, celle-ci a d ii s'6quiper en cons6quence. Dans un premier temps, une centrale 6lectrique provisoire a 6t6 installee avec trois groupes 6lectroghnes appel6s h 6tre utilis6s en groupe de secours par la suite. Des appels d'offres conformes aux proc6dures de la Banque ont 6t6 lanc6s pour une centrale 6lectrique fonctiomant b la balle de paddy (chaudihre). Une soumission proposait une solution diffkrente, qui consistait h utiliser d e w groupes 6lectrogGnes dual-fuel (de 600 kW chacun) fonctiomant h 90 % de gaz pauvre et 10 % de gas-oi1,les gazongnes fonc- t i o n n a n t 5 . l a b a l l e de paddy pressGe en rondins. C e t t e s o l u t i o n a 6 t 6 r e t e n u e 5 coGt equivalant a 1 , 7 m i l l i o n de d o l l a r s . Le f a b r i c a n t n'ayant pu s a t i s - f a i r e h s e s o b l i g a t i o n s quant au fonctionnement des gazogknes, des ave- nants modif i a n t l e cadre du c o n t r a t , s u i t e aux d i f f i c u l t i s r e n c o n t r i e s pour l a mise au p o i n t du m a t i r i e l de g a z i i f i c a t i o n , ont i t 6 conclus q u i r i d u i s a i e n t l e p r i x du march6 h l ' b q u i v a l e n t de 1,04 m i l l i o n de d o l l a r s . En d i f i n i t i v e , il a i t 6 conservi l e s deux groupes -dual-fuel e t une p r e s s e pour l a f a b r i c a t i o n d e rondins en b a l l e de paddy q u i devaient f t r e m i s 2 l a d i s p o s i t i o n des populations de l a rEnion pour v a l l i e r a un manque de bois de chauffage L/. Par l a s u i t e , c e t t e . p r e s s e s ' e s t r i v e l e e inopirative. O n n o t e r a que l a f o u r n i t u r e d t i n e r g i e i l e c t r i q u e a e n t r a i n 6 pour l a S EM RY des dipenses supplimentaires d e 247.500.000 f r a n c s C FA (1,l m i l l i o n de d o l l a r s ) s u r s e s propres fonds, pour l a r i a l i s a t i o n d'un r i s e a u de d i s t r i b u t i o n . R i z e r i e e t stockage en v r a c 4.19 En f 6 v r i e r 1979, un marchi a 6 t h a t t r i b u i h une s o c i i t i , pour un montant de 433.016.881 f r a n c s C F A (1,8 m i l l i o n de d o l l a r s ) , p o r t a n t s u r une r i z e r i e d'un d 6 b i t minimum de 10 tonnes/heure, un pont bascule, e t du rnatdriel de rbception du paddy. Bien que l e s r i c e p t i o n s a i e n t i t 6 prevues pour 1980, l e s p i e c e s de rechange e t l e m a t i r i e l complimentaire n ' o n t i t 6 requs qu'en novembre 1981 e t a v r i l 1982 respectivement, en r a i s o n de pro- b l h e s techniques e t d ' a v a r i e s pendant l e t r a n s p o r t . A p r k un e s s a i c o n t r a c t u e l s u r 2.000 tonnes de paddy, l ' u s i n e a i t 6 r i c e p t i o n n i e provi- soirement, avec de nombreuses r i s e r v e 3 c o m p t e tenu du mauvais fonctionne- ment d e c e r t a i n s il6rnents. E l l e n ' a & t ir i k e p t i o n n i e dkfinitivement qu'en a v r i l 1982, aprhs de nombreuses i n t e r v e n t i o n s e t d i s c u s s i o n s p a r f o i s t e n - dues. A l ' h e u r e a c t u e l l e , aprbs 1'a s s i s t a n c e d'un t e c h n i c i e n hautement q u a l i f i i e t compitent, en j u i n / j u i l l e t 1982, la s i t u a t i o n peut t t r e . consi- d b r i e c o m e normale. I1 f a u t n o t e r que l a r i z e r i e d e S EM R Y I est iquipie de m a t i r i e l provenant du mgme f o u r n i s s e u r , c e q u i e s t un gros avantage ( i n t e r c h a n g e a b i l i t b des p i k e s ) . La digue e t s e s problhmes 4.20 La digue barrage, dont l e r 6 l e e s t de s t o c k e r l e volume d'eau n b c e s s a i r e a l ' i r r i g a t i o n des r i z i e r e s , e s t un ouvrage en t e r r e compactie d e 26.860 m d e long, a t t e i g n a n t l a c d t e 314,23 en c r 6 t e . E l l e a un p r o f i l trapizoYda1 d e 3,50 m d e l a r g e u r en c r g t e e t une hauteur v a r i a n t de 2,50 m h 4,88 m. A l a r i c e p t i o n des' travaux, l a pente a v a l i t a i t de 211 e t l a p e n t e amont de 4/1. DBs la p r e m i i r e mise en eau, au cours de l a s a i s o n L/ Par l a s u i t e , c ' e s t uniquement l e groupe d i e s e l - i l e c t r i q u e , fonction- nant au g a s - o i l , q u i a 6 t h e x p l o i t k . des p l u i e s 1979, deux phenomenes importants s o n t apparus, mettant en danger l a r e s i s t a n c e de l a digue barrage; i l s ' a g i s s a i t d'abord d e c o n d u i t s hydrau- l i q u e s , d i t s "renards", q u i s e t r a d u i s e n t p a r d e s resurgences d ' e a u en a v a l de l a digue,qui peuvent evoluer en l a formation de b r i c h e s s i l e s mesures appropri6es ne s o n t pas p r i s e s rapidement. La formation des renards peut 6 t r e due au choix m&me des m a t i r i a u x q u i o n t 6 t h u t i l i s 6 s pour l a construc- t i o n d e l a digue. Ces m a t i r i a u x s o n t d'une t r i s grande h i t i r o g i n i i t i oh l ' o n c o n s t a t e l a pr6sence de s a b l e dans l e s a r g i l e s ; h l ' h u m i d i f i c a t i o n au moment de l a mont6e des eaux, un gonflement d i f f 6 r e n t i e l des a r g i l e s favo- r i s e l a c r e a t i o n de c o n d u i t s hydrauliques dont c e r t a i n s , sous l a poussee des eaux, a b o u t i s s e n t en a v a l de l a digue. Le second problkme 6 t a i t c e l u i de 1 1 6 r o s i o n du t a l u s amont de l a r e t e n u e sous l ' e f f e t du b a t i l l a g e , s u r t o u t pendant l a s a i s o n des p l u i e s lorsque des v e n t s f o r t s s o u f f l e n t du Nord; c e b a t i l l a g e ronge l a digue au niveau des eaux e t peut a b o u t i r , . e n c a s d ' a b - sence d ' e n t r e t i e n , h l'effondrement du remblai e t au dhbordement des eaux. Face h c e problbme perenne d e l a d i g u e , l a SEMRY a e u B r e s o u d r e un problkme d i f f i c i l e , pour l e q u e l de nombreuses i n t e r v e n t i o n s o n t &ti5 n6ces- s a i r e s r a n t du p o i n t de vue 6tudes que travaux. I 1 semble que l e p r o j e t i n i t i a l ayant 6 t 6 jug6 t r o p coGteux, i l a 6 t 6 modifid; une des modifications a 6 t 6 de r 6 d u i r e l a p r o t e c t i o n a n t i b a t i l l a g e dont 11ex6cution ne s e m b l a i t pas absolument n 6 c e s s a i r e en premitire phase mais dont l a r e p r i s e pouvait 6 t r e ulthrieurement envisag6e. C e t t e s o l u t i o n a 6 t 6 e n t e r i n h e de f a c t o p a r t o u t e s l a s p a r t i e s prenantes dans l ' e x i c u t i o n du p r o j e t e t , par cons6quentY l e s d6gradations c o n s t a t g e s dks l a p r e m i i r e annie de mise en eau n e sau- r a i e n t raisonnablement & r e imput6es n i h un d i f a u t de conception n i h des e r r e u r s dans l a mise en oeuvre. 4.21 A la f i n d e l a s a i s o n des p l u i e s 1979, l e s d6gdts s u r la digue 6 t a i e n t l e s s u i v a n t s : 21 r e n a r d s , m a i t r i s e s ; e t 14.000 q d e digue 6rod6s p a r b a t i l l a g e . I1 a 6 t h demand6 aux c o n s u l t a n t s de chercher des s o l u t i o n s B c e s problhmes en m&me temps qu'une e x p e r t i s e i t a i t c o n f i 6 e h des s p e c i a - l i s t e s e t qu'un second bureau de c o n s u l t a n t s e x p e r t s en barrages t r i s connu 6 t a i t i n v i t e a donner son a v i s . Dans un premier temps (mars 1980), on s ' e s t o r i e n t & v e r s l a s o l u t i o n de p r o t e c t i o n p a r enrochement, mais l e coht de l ' o p e r a t i o n ayant 6 t 6 6valu6 h 3 , 2 m i l l i a r d s de f r a n c s C FA (14 m i l l i o n s de d o l l a r s ) , des 6tudes compl6mentaires o n t k t 6 demand6es. En a t t e n d a n t , e t avant l a s a i s o n des p l u i e s 1980, i l a 6 t h decid6 de p r a t i q u e r un ''recharge- ment" en t e r r e compactie s u r l e t a l u s amont avec un p r o f i l m o d i f i i ( s u r l a r g e u r ) , a f i n de compenser l e s e f f e t s de 1 1 6 r o s i o n e t de r a t t r a p e r l e p r o f i l i n i t i a l . Avec l ' a c c o r d des b a i l l e u r s de fonds, l t e n t r e p r i s e a k t 6 c h a r g i e (par llAvenant N o 1 au march6 o r i g i n a l ) d'ex6cute.r l e s travaux q u i c o n s i s t a i e n t B deposer 55.000 m J d e t e r r e en remblai e n t r e l e 20 mars e t l e 15 j u i n 1980, pour r i p a r e r l e s d6gdts l e s p l u s importants. Le coiit en 6 t a i t de 150 m i l l i o n s de f r a n c s CPA (640.000 d o l l a r s ) . 4.22 Dans un deuxi6me temps ( j u i n 1980), A l a s u i t e des 6tudes mention- n6es ci-dessus e t d'une a n a l y s e p l u s pouss6e des probl&mes, l a s o l u t i o n de p r o t e c t i o n p a r enrochement ne s e m b l a i t p l u s Gtre l a m e i l l e u r e ou l a p l u s iconomique. A u d e r n i e r moment ( j u i n 1980), j u s t e avant l e d i b u t de l a saison des p l u i e s 1980, l a SEKRY, avec l ' a c c o r d des b a i l l e u r s de fonds, a d e c i d i de demander a l ' e n t r e p r i s e de r i a l i s e r un e s s a i de t a l u s avec une pente de 10/1 s u r 200 m dans une zone de "renard", en preparation d'un e s s a i grandeur n a t u r e , complit6 par un engazonnement du t a l u s . En mgme temps, l'enherbement du t a l u s amont 6 t a i t l ' o b j e t d'une ktude pousske. La s u r - ' v e i l l a n c e de l a digue pendant l a saison des p l u i e s a 6 t 6 exicut6e p a r un expert en m6canique des s o l s charg6 de s u i v r e l ' i v o l u t i o n de 1'6rosion attendue e t d ' i n t e r v e n i r dans l e cas de "renards". Cette p r e s t a t i o n a 6th l ' o b j e t d'un rapport de f i n de mission q u i a permis de mieux comprendre l e s ivinements pour l e s m a i t r i s e r . 4.23 A l a f i n de l a saison des p l u i e s 1980, l a s i t u a t i o n i t a i t l a suivante : 11 renards m a i t r i s i s , e t 14.000 m de digue irod6s; l e s d6gbts 6 t a i e n t p a r e n d r o i t s pr6occupants, e t une p r o t e c t i o n supplimentaire, par d6pbt de sacs remplis de s a b l e , a e t i jugie n i c e s s a i r e en c e r t a i n s points. L'irosion a v a i t i t i i v i d e m e n g plus f o r t e en 1980 qu'en 1979; par contre, dans l a zone p i l o t e dfengazonnement, -h pente de 10/1, l a tenue a v a i t i t 6 remar- quable face 116rosi%- par l e b a t i l l a g e . P a r t a n t de 18, l e s d6cisions s u i - vantes o n t 6 t 6 p r i s e s : accord de tous l e s p a r t e n a i r e s s u r l e choix de l a s o l u t i o n technique du confortement de l a digue barrage par l a mise en place d'une recharge en t e r r e non compactie, i 10/1, avec l e t a l u s amont enherbe. Pour des raisons d16conomie, l e s travaux devaient i t r e exicut6s s u r deux campagnes, en r i g i e , par l a .SEFlRY. Des appels h l a concurrence ont i t 6 l a n c b au plus v i t e pour l e s marchis de m a t i r i e l de terrassement. Ces 4 travaux nepouvant i t r e e n t r e p r i s avant l a s a i s o n des p l u i e s 1981, l a S EMRY devait executer en rggie c e r t a i n s travaux de recharge p r o v i s o i r e de t e r r e non compactie s u r l a p a r t i e i r o d i e pendant l a saison des p l u i e s 1980; l a pente d e v a i t & t r e de 611, a l'exception de 1.000 q pour lesquels on l a por- terait k 1011 pour confirmer l e s r i s u l t a t s de l a campagne p r i c i d e n t e e t 6tu- d i e r l a r e s i s t a n c e au "renardage" fournie par un t a l u s h pente 1011. Les travaux de p r o t e c t i o n supplimentaires avant l e commencement de l a saison des p l u i e s ont g t 6 conformes aux estimations e t achevis selon l e c a l e n d r i e r . Quatre-vingt-dix m i l l e mitres cubes de mat6riel de recharge ont &ti repartis s u r 13.500 m , h un c o t t de 106.800.000 francs C F A (450.000 d o l l a r s ) . Les e s s a i s de p r o t e c t i o n supplimentaires (couverture v e g i t a l e ) devaient s e con- tinuer. U n s p e c i a l i s t e des s o l s du Service de protection des s o l s du Minis- t a r e de 1 ' a g r i c u l t u r e des Etats-Unis a 6th envoy6 en mission pour s u r v e i l l e r l'implantation in s i t u e t en p e p i n i i r e de p l a n t s de phragmites, r i p u t e s adaptis a c e type de s i t u a t i o n ; l e s r i s u l t a t s ont L t i s a t i s f a i s a n t s . 4.24 Le m a t i r i e l supplimentaire n i c e s s a i r e au renforcement a 10/1 de l a pente amont, prbvu pour 1981/82 e t 1982/83, a c o t t k 400.000.000 de francs CFA (1,8 m i l l i o n de d o l l a r s ) . L e coSt t o t a l des travaux de confortement, ex6cut&s en rhgie, a i t 6 esticai h 600.000.000 de francs CFA (2,5 millions de d o l l a r s ) . Le financement des travaux e t du m a t i r i e l a pu Btre imputi aux montants des c r i d i t s du p r o j e t , avec 1' accord des b a i l l e u r s de fonds. 4.25 Un expert en micanique des s o l s a assure l a s u r v e i l l a n c e de l a digue au cours de l a saison des p l u i e s 1981. A l a f i n de c e l l e - c i , on cons- t a t a i t : un s e u l renard, mais une hrosion presque catastrophique, causie par l e b a t i l l a g e , s u r l e s 16.000 m de digue h pente de 611. La p e t i t e p a r t i e du t a l u s h 1011 6 t a i t en t r e s bon e t a t , c e q u i confirmait l e s r e s u l t a t s prece- d e n t s ; apres t r o i s s a i s o n s de p l u i e s , on c o n s t a t a i t des g r i f f e s d ' e r o s i o n importantes, e s s e n t i e l l e m e n t en extr6mite de l a digue (6rosion p l u v i a l e ) . I1 s e confirmait a i n s i que l a s o l u t i o n l a m e i l l e u r e e t l a p l u s 6conomique de p r o t e c t i o n c o n t r e l e b a t i l l a g e 6 t a i t l e t a l u s h p e n t e de 1011. Dbs novembre 1981, avec l e mathriel e x i s t a n t auquel v e n a i t s ' a j o u t e r peu h peu du math- r i e l command&, l e s travaux de confortement de l a digue o n t 6 t 6 lancis avec une dquipe d e jour e t une hquipe d e n u i t . En j u i n 1982, l e s travaux r e a l i - s6s r e p r e s e n t a i e n t environ 80 X (667.000 m3) de l a t o t a l i t 6 des p r e v i s i o n s .Les e s s a i s d 'engazonnement e t de p l a n t a t i o n de phragmites s e s o n t poursuivis , avec des r 6 s u I t a t s - a s s e z peu prometteurs, mais dont l a n 6 c e s s i t 6 imm6diate n ' i t a i t plus a u s s i i v i d e n t e . ~ ' e s p o i rqu'un enherbement n a t u r e 1 s e m e t t r a i t en p l a c e a f a i t d i f f i r e r des mesures onhreuses d'engazonnement a r t i f i c i e l . 4.26 Le confortement du t a l u s amont de l a digue avec une pente de 1011 a t r b s bien r 6 s i s t i au b a t i l l a g e d e l a s a i s o n des p l u i e s 1982. En c e r t a i n s p o i n t s cependant , quelques i n t e r v e n t i o n s 16ghres s o n t nhcessaires . Aucun renard n ' a 6 t 6 s i g n a l i . Les travaux r e s t a n t s 6 t a i e n t pratiquement achev6s a l a f i n de 1982183, y compris 3.000 m de p r o t e c t i o n h 10/1, l e renforcement des e x t r 6 m i t i s de l a digue, a f f a i b l i e s p a r 1 ' 6 r o s i o n p l u v i a l e , e t l a p r o t e c - t i o n des ouvrages de p r i s e par s a c s remplis de beton maigre. Environ 200.000 m3 de matiria& de renforcement ont i t 6 m i s en p l a c e . Le coGt t o t a l des r 6 p a r a t i o n s e t des travaux de confortement de l a digue s f 6 t a b l i t c o m e suit : - Terrassement B des f i n s de renforcement (h l ' e n t r e p r i s e ) 150.000.000 francs CFA (650.000 d o l l a r s ) - P r o t e c t i o n des ouvrages (en r 6 g i e ) 57.767.000 f r a n c s CFA (250.000 d o l l a r s ) - Confortement de l a digue 405.435.000 francs CFA (1,7 m i l l i o n de d o l l a r s ) TOTAL au 30 j u i n 1982 613.202.000 francs CFA (2,6 millions de dollars) - Provision pour l e s t r a v a u x en r 6 g i e devant b t r e e n t r e p r i s en 1982183 90.000.000 f r a n c s CFA (400.000 d o l l a r s ) TOTAL 703.202.000 f r a n c s CFA (3 m i l l i o n s de d o l l a r s ) Le montant t o t a l de ces travaux e s t estim6 h 1 m i l l i a r d de f r a n c s C FA (environ 4,2 m i l l i o n s de d o l l a r s ) s i l ' o n t i e n t compte de l ' a c h a t du m a t b r i e l de g6nie c i v i l n6cessaire h l a rdgie e t dont l a valeur r 6 s i d u e l l e s e r a amortie p a r l e s travaux d'amknagement r e s t a n t a r e a l i s e r . 4.27 Depuis octobre 1981, l e s problGmes de l a digue, consideres depuis leur dbbut comme t r e s pr6occupants pour l ' a v e n i r du p r o j e t , ont p r i s une nouvelle dimension p u i s q u ' k e s o l u t i o n technique l e u r a &titrouvee, a un coiit de 3 m i l l i a r d s de francs C FA (12 millions de d o l l a r s ) , i n f e r i e u r b c e l u i de l'enrochement q u i a v a i t 6th quasiment accept6 en juin 1980 ( e t q u i a u r a i t co1it6 quelque 15 millions de d o l l a r s ) . Des 1983, i l d t a i t 6vident que l ' i t a t de l a digue s ' b t a i t s t a b i l i s 6 e t que l ' i r o s i o n e t l e s renards ne p r i s e n t a i e n t plus de problime. O n reoarquait cependant s u r l e cbt6 aval de l a digue des t r a c e s d86rosion p l u v i a l e q u ' i l a f a l l u reparer; l e s t e n t a t i v e s d ' e ~ gaz_on_n_ement des c6t6s du barrage n'ont jusqu'h pr6sent eu qu'un succbs limiti. I 1 e s t c l a i r q u ' i l faudra procider B des inspections periodiques e t 1 un e n t r e t i e n annuel de l a digue 21 l ' a v e n i r . Trans f a r t de populations 4.28 Cet element du p r o j e t comportait deux o p i r a t i o n s d i f f i r e n t e s : l e - d6m6nagement des populations vivant s u r l e s zones h amenager (deguerpisse- ment) , e t l e t r a n s f e r t des populations des regions voisines s u r l e s i t e SEM RY 11, n6cessaire pour 1 'occupation du parcel l a i r e am6nag6. Le deguer- pissement c o n s i s t a i t 1 d6minager.les populations q u i s e trouvaient s u r l e s zones dfam6nagement des i n f r a s t r u c t u r e s du p r o j e t . Celles qui s e trouvaient s u r l a zone d'emprise de l a retenue ont e t 6 d6m6nag6es pour g t r e i n s t a l l 6 e s a proximite des c a s i e r s , dans s e p t v i l l a g e s s a t e l l i t e s amenages a c e t e f f e t , e t ont requ une indemnitb en r e l a t i o n avec l e u r s biens. Celles q u i s e t r o u - vaient s u r l e s zones d ' emprise des canaux, drains ou digues ont simplement e t e t r a n s l a t h e s s u r place e t indemnis6es. Entre novembre 1977 e t 1982, 7.496 personnes ont i t 6 touch6es, dont 5.956 avaient dim6nagi v e r s . l e p 6 r i - mitre e t 1.540 simplement t r a n s l a t b e s , i t a n t d 6 j i s u r l a zone du p r o j e t . La misson de supervision du 26 novembre 1979 a c o n s t a t i "que c e t t e opdration a v a i t 6th effectu6e dans d'excellentes conditions e t que l a reaction des populations a v a i t 6th positive". 4.29 Ayant c o n s t a t i en 1981 que l e s populations s u r place 6 t a i e n t in- s u f f i s a n t e s pour l'occupation t o t a l e des c a s i e r s d e j i amenagks, l a SEKRY a dfi proc6der a des t r a n s f e r t s de population p a r t i r des regions voisines pour combler ce d i s & q u i l i b r e , avant de penser a poursuivre l e s nouveaux amenagements q u i ont 6 t 6 d i f f 6 r 6 s . Devant 1' importance de ces t r a n s f e r t s e t l e s i n c e r t i t u d e s q u i y e t a i e n t l i e e s , une etude technique e t sociologique a bt6 effectuee au cours du t r o i s i k n e t r i m e s t r e de 1981 a f i n de f a c i l i t e r c e t t e op6ration. La premibre op6ration de t r a n s f e r t a commenc& en mars 1981 h p a r t i r des populations Toupouri, du sud-ouest de Yagoua. Neuf cent cinquante-huit personnes ont 6 t i t r a n s f h r i e s dans des v i l l a g e s amenages b c e t e f f e t B proximiti immediate des zones d ' i r r i g a t i o n . Une deuxieme opera- t i o n du m6me type a i t 6 organishe en f 6 v r i e r 1982. Mille neuf cent six personnes de rigions voisines ont i t &i n s t a l l i e s dans l e s nouveaux v i l l a g e s . En sus de ces d e w opbrations, plus d'un m i l l i e r de personnes s e sont spon- tanement i n s t a l l e e s s u r l e s i t e du pirimetre, a t t i r e e s par l e s p o s s i b i l i t 6 s de r i z i c u l t u r e e t de piche e t par l e confort s o c i a l que leur o f f r a i t l e pro je t . 4.30 A la fin de 1982, quelque 3.000 parcelles arnenagees avaient ete occuphes. .Le restant des superiicies amenagees est consacre aux p6piniGre.s et h la recherche. La superficie theorique totale des arnknagernents prehs est de 6.641 ha. Compte tenu de l'occupation actuelle d'environ 3.000 ha et des 641 ha riserv6s h l'expirimentation et aux pipinhres, il y a lieu de prevoir encore dans les annies h venir le lotissement d'environ 3.000 ha. On estime qulapr&s avoir acquis une connaissance certaine de la riziculture et des techniques culturales appropriies (battage mbcanisb) qui viendront diminuer les efforts actuellement demandes pour la realisation de deux cam- pagnes par an, les familles nouvellement implantiies pourront exploiter sans difficult6 de 0,75 a 1 ha (comme privu initialement au projet) au lieu de 0,5 ha actuellement. Partant de 0,75 ha comme chiffre de base realiste tant pour les nouveaux Venus que pour les familles d6ja en place, il y aura encore besoin d ' environ 3.000 famil les , soit en gros 15.000 personnes , pour occuper toute la zone du projet. Compte tenu des risultats du repeuplement, des risultats dlenqu&te et des revenus monetaires possibles avec la rizicul- ture et la pbche, il ne parait pas impossible d'atteindre cet objectif. Le codt des opirations de transfert s'etablit comme suit : OPERATIONS FRANCS CFA Diguerpissement Indemnisation 143.683.959 (600.000 dollars) Codts des aminagements 20.235.496 (100.000 dollars) TOTAL 163.919.445 (700.000 dollars) Codt par personne 21.868 (94 dollars) - Transfert Frais du transfert 59.303.967 (250.000 dollars) Codts des amdnagements 38.036.895 (150.000 dollars) TOTAL 97.340.862 (400.000 dollars) Codt par personne 33.988 (145 dollars) RESULTATS D'EXPLOITATION Privisions et r6sultats riels L/ 4.31 Si les pr6visions de 1'6valuation du projet de SEMRY I se sont r6v61ees tr&s infkrieures aux realisations, tel n'a pas it6 le cas de 1'6valuation de SEMRY 11, qui affichait un optimisme exagerb quant h la pro- duction, sans doute guide par les risultats trhs prometteurs de SEMRY I. La comparaison entre les previsions et les r6alisations des superficies culti- vies et des rendements amgne aux rbflexions suivantes. Pour lloccupation - 1/ Les ditails en sont donnis h 1'Annexe 1. des s o l s : l e taux prhvu, f o n d i s u r deux campagnes annuelles e t compte tenu des s u p e r f i c i e s r i s e r v i e s aux p e p i n i k e s , i t a i t de 200 %. Dans l e contexte a c t u e l , ce c h i f f r e e s t i r r i a l i s a b l e pour l e s q u a t r e premieres annies de c u l t u r e ( c y c l e des v a r i i t 6 s t r o p long, p r i p a r a t i o n de l a t e r r e impossible avant l a s a i s o n des p l u i e s e t chevauchement des campagnes). Lorsque le p r o j e t a u r a a t t e i n t son rigime de c r o i s i e r e , e t compte tenu de l ' e n t r e t i e n n i c e s s a i r e des c a s i e r s , on pourra a t t e i n d r e un taux d ' u t i l i s a - t i o n d e 150 %, e t m6me ce c h i f f r e p a r a i t i l e v 6 encore q u ' i l p u i s s e i t r e a t t e i n t avec des techniques plus appropriies ( b a t t a g e rnicanique, v a r i i t i s a c y c l e plus c o u r t , r e s p e c t t r i s s t r i c t des c a l e n d r i e r s culturaux). Pour l e s t r o i s premieres annies de c u l t u r e , l e taux d'occupation des s o l s a i t 6 . s u p i r i e u r B 110 % e t a avoisin6 l e s 150 % en 1982/83, non sans c e r t a i n s r i s q u e s : en e f f e t une s a i s o n des p l u i e s pricoce en 1983 pouvait non seulement. compromettre l a r i c o l t e de l a saison siiche 1982/83.mais i g a l e - ment i n t e r d i r e l e labour pour l a s a i s o n des p l u i e s 1983/84. Avec des v a r i i t h s aux cycles p l u s c o u r t s e t l ' i n t r o d u c t i o n du b a t t a g e mhcanique, l a SE M RY peut pretendre a r r i v e r B une occupation des s o l s de 150 X , v o i r e mime de 180 %, sans r i s q u e a u s s i important. Les recherches actuellement en cours permettent d e penser que ces o b j e c t i f s s e r o n t probablement a t t e i n t s dans l e s annies 21 v e n i r . 4.32 Les p r o j e c t i o n s pour l e s rendements pendant l e s premiires ann6es i t a i e n t d l e v i e s : 3 , 8 tonnes/ha en s a i s o n des p l u i e s e t 4 , s tonnes/ha en s a i s o n shche, donnant une moyenne genbrale de 4,15 tonnes/ha. Dbs l ' a n n i e 5 du p r o j e t , c e s c h i f f r e s p a s s a i e n t 21 4 , s e t 4,7 tonnes/ha respec- tivement, s o i t une moyenne d e 4,6 tonnes/ha. S i c e s c h i f f r e s p a r a i s s e n t relativement raisonnables en annee de c r o i s i i r e , i l s s o n t i l e v i s p o u r , l e s premiires annies, d ' a u t a n t plus que l a p l u p a r t des e x p l o i t & t s n ' a v a i e n t jamais c u l t i v i de riz, e t que pour des r a i s o n s techniques tous l e s amena- gements nouveaux 6 t a i e n t mis en premiere c u l t u r e par semis d i r e c t , dont l e s rendements s o n t largement i n f i r i e u r s & ceux obtenus p a r repiquage. Ces deux r a i s o n s j u s t i f i e n t l e s f a i b l e s rendernents des premiires a n n i e s , sans o u b l i e r que l e s c h i f f r e s c a l c u l i s n e s o n t pas d'une t r e s grande f i a b i l i t i ; en f a i t , i l s s o n t vraisemblablement en dessous de l a v e r i t i , puisqu ' 8 1' heure a c t u e l l e i l e s t impossible d ' i v i t e r d ' importantes f u i t e s de paddy, c e l u i - c i i t a n t ditournd pour i t r e vendu au N i g i r i a ou au Tchad B des p r i x c o n t r e lesquels l a S EM RY ne peut l u t t e r . S i l ' o n a coutume de prendre 20 B 25 % pour l'autoconsommation e t l e ddtournement du paddy, on a des raisons de c r o i r e que dans c e r t a i n s cas c e pourcentage peut a t t e i n d r e 40 %, e t q u ' i l v a r i e d'une campagne B l ' a u t r e essentiellement avec l a demande du Nig6ria e t l e s rendements des c u l t u r e s v i v r i e r e s t r a d i - t i o n n e l l e s . Bien q u ' i l s o i t d i f f i c i l e d'empicher l e s d6tournements de paddy, l e s r i s u l t a t s a c t u e l s montrent que l e s rendements ne cessent de c r o i t r e depuis l e d i b u t du p r o j e t ( t r o i s annies de c u l t u r e s ) e t q u ' i l s s e s i t u e n t actuellement aux environs de 4 tonnes/ha en s a i s o n des p l u i e s e t de 5 tonnes/ha en s a i s o n sgche. I1 e s t probable qua c e s rendements a t t e i n d r o n t 4 , s tonnes/ha e t 5,s tonnes/ha respectivement une f o i s que l e s r i z i c u l t e u r s auront m a i t r i s i l e s techniques c u l t u r a l e s e t que l e s am6- l i o r a t i o n s apportkes p a r l a recherche auront 6th adopt6es. Lorsque l e s 6.641 ha auront 6th am6nages, un t o t a l de 6.000 ha s e r a consacre a l a r i z i c u l t u r e . Avec une hypothese minimale d ' u t i l i s a t i o n des s o l s de 150 %, l a production s e r a de 43.500 t o m e s de paddy par an; avec l'hypothese p l u s vraisemblable de 180 % d t o c c u p a t i o n des s o l s , l a production s e r a de 53.400 t o m e s . Product ion 4.33 S i l e s rendements obtenus pendant l e s premieres annies ont i t i p l u s f a i b l e s que ceux e s p i r i s , c e l a e s t dd, c o m e on l ' a d i j a d i t , h l t i n e x p 6 r i e n c e de l a majorite des a g r i c u l t e u r s , a l a mise en c u l t u r e l a premihre annie p a r semis d i r e c t , e t A l t o c c u p a t i o n des r i z i c u l t e u r s a des a c t i v i t i s annexes (pgche p a r exemple) au d i t r i m e n t de l ' e n t r e t i e n des c u l - t u r e s . Le p o t e n t i e l productif de S EMR Y I1 e s t au moins a u s s i bon sinon m e i l l e u r que c e l u i de S E M R Y I . Pour en b i n 6 f i c i e r Y l a SEMRY d o i t proc6der des t r a n s f e r t s de population, riglementer l a phche s u r l a retenue, i l i m i n e r l e s n o n - r i z i c u l t e u r s de l a rGgion, o b t e n i r un rel&vement du p r i x du paddy, augmenter l a p r o d u c t i v i t 6 des v a r i i t 6 s c u l t i v 6 e s e t v u l g a r i s e r en milieu paysannal l e s techniques c u l t u r a l e s a p p r o p r i i e s , dont c e l l e du r e s p e c t du c a l e n d r i e r c u l t u r a l dans un monde oii l a notion de temps e t de d i l a i n ' a pas l a valeur qu'y a t t a c h e n t l e s g e s t i o m a i r e s de l a SEMRY. Le t r a n s f e r t des populations e s t en cours e t en bonne voie. U n rbglement de l a p k h e e s t i d i c t 6 mais pratiquement pas applique; c e l a s e f e r a avec l e temps, l a S E M RY e t l ' a d m i n i s t r a t i o n s ' y emploient. Les a u t o r i t i s adminis- trative~ oeuvrent avec l a S E M RY pour i l i m i n e r (ou c o n v e r t i r ) l e s non- - r i z i c u l t e u r s implantis dans l a r i g i o n . Avec beaucoup de peine, l a S EM R Y e s t a r r i v i e B o b t e n i r l e relkvement du p r i x du r i z . . L ' i n t r o d u c t i o n d'une nouvelle v a r i i t i I R 46 a permis de r i d u i r e l e s cycles culturaux des d e w campagnes de 20-25 jours e t a i n s i d ' a c c r o i t r e l e t a w dloccupation des s o l s . Le rendement de c e t t e v a r i i t i e s t hgalement plus &lev6 de l ' o r d r e d e 1 tonne/ha. D'annie en annie, on c o n s t a t e que l e respect des calen- d r i e r s s'am6liore e t que l e s consignes c u l t u r a l e s appropriies sont a s s i - mil6es e t mises en p r a t i q u e . Cela e s t particulihrement v r a i chez l e s nouveaux t r a n s f i r i s , q u i sont Toupouri . D ' o r d i n a i r e peu ou pas p k h e u r s , i l s sont t r b s d i s c i p l i n 6 s e t organis&s, e t obtiennent de meilleurs r 6 s u l - t a t s de l a r i z i c u l t u r e dbs l a p r e m i k e a m i e ; i l s donnent a i n s i un excel- l e n t exemple aux a u t r e s populations i n s t a l l e e s dans l a r i g i o n du p r o j e t . La S E M R Y peut igalement s e f i l i c i t e r du f a i t que l e parasitisme e t l e s maladies s u r l e r i z s o n t quasiment i n e x i s t a n t s dans s e s deux p r o j e t s . Les canards e t une ou deux esp&ces d'oiseaux peuvent p r i s e n t e r des dangers, s u r t o u t pour l e s p i p i n i b r e s , mais l a chasse permet d'en m a i t r i s e r l e nombre. 4.34 Dbs l a premibre mise en eau du r i s e r v o i r (1979/80), il e s t apparu que s e s reserves de poisson f o u r n i r a i e n t des ressources non n6gli- geables. Cependant, avec les a c t i v i t 6 s multiples du p r o j e t , c e t t e exploi- t a t i o n p o t e n t i e l l e a i t 6 remise A plus t a r d , d ' a u t a n t p l u s que l a popula- t i o n a vu q u ' e l l e pouvait s ' a c c r o i t r e rapidement e t presque immidiatement. ~ u i s q u ' i ls ' e s t aver6 t r h s v i t e que l a pkche pouvait devenir une a c t i v i t b p r i n c i p a l e , concurrenqant l a r i z i c u l t u r e , l a SEM RY e t 1' administration l o c a l e ont p r i s des mesures pour organiser l a gestion de l a retenue en tenant compte des d i f f i r e n t s intervenants e t ayants d r o i t . Deux s i t u a t i o n s sont en e f f e t h considerer : au nord de l a retenue ofi s e s i t u e l e p r o j e t , l e s r i z i c u l t e u r s beneficient des aminagements p a r c e l l a i r e s e t pritendent pouvoir t i t e r c e r t a i n s revenus de l a pgche. A u sud de l a retenue, ofi l e s populations en place n'ont pu b i n i f i c i e r des aminagements p a r c e l l a i r e s , e l l e s revendiquent des d r o i t s plus importants s u r l e s reve- nus de l a pgche. Ainsi l a riglementation propos6e n ' e s t pas sans poser de gros problimes e t , compte tenu de l e u r ampleur, il faudra encore quelques annies pour s a t i s f a i r e t o u t l e monde. Selon des estimations prudentes, qu' il faudra confinner, l a p r i s e annuelle du l a c s e r a i t au moins de L O O kg/ ha de poissons f r a i s pour une s u p e r f i c i e moyenne de 20.000 ha. Environ 2.000 tonnes de poissons pourraient donc & r e vendues s u r l e s bords du l a c i 200-250 francs CFA/kg ( 1 d o l l a r ) , s o i t une production de 40.0-500 m i l - l i o n s de francs C FA (1,7 million de d o l l a r s ) chaque annie, e t probablement p l u s 1 tenne. Recherche 4.35 La S EM R Y a demand6 21 d i f f i r e n t s organismes s p i c i a l i s i s de 1' a i d e r dans s e s e f f o r t s de recherche e t d ' expirimentation : 1' I n s t i t u t de recherche agronomique e t f o r e s t i i r e (Convention ONAREST/IRAF); l e Centre technique f o r e s t i e r t r o p i c a l pour l a pkche e t l a r e f o r e s t a t i o n (CTFT - Rapport Delwall s u r l e s f o r i t s e t Rapport de Kempe s u r l a p i s c i - c u l t u r e ) ; e t 1 ' I n s t i t u t d ' i l e v a g e e t de midecine v i t i r i n a i r e des pays tropicaux (IEMVT) . Recherche a n r i c o l e 4.36 E l l e e s t confi6e B un agronome camerounais q u i b i n e f i c i e de l ' a p p u i de 1'IRAF. Coaqte tenu des nombreux travaux en cours de r i a l i s a - t i o n s u r l e p r o j e t SEMRY 11, e t en l'absence de personnel compitent l e s premieres annies, l a recherche a g r i c o l e s ' e s t poursuivie a l a s t a t i o n de Vounaloum de SEMRY I . E l l e n ' a commenci S EM RY I1 qu'a p a r t i r de l a campagne 1981/82, s u r une p a r c e l l e de 48 ha aminagie h c e t e f f e t . U n Ser- v i c e de recherche des techniques c u l t u r a l e s a i t 6 c r i i e t du personnel q u a l i f i i (deux e x p a t r i i s ) e s t venu renforcer 1' iquipe de S EM R Y I . Le pro- gramme e s t consu pour confirmer l e s r i s u l t a t s de l a recherche en cours, s u r : i ) l a s d l e c t i o n de v a r i i t i s de bonne q u a l i t i , h f o r t rendement e t h c y c l e court, adapties aux conditions locales ; i i ) 1'am6lioration des tech- niques c u l t u r a l e s , par des e s s a i s de materiel nouveau pour l a pr6paration des s o l s , l a r i c o l t e en vrac, e t c . ; i i i ) l a d i v e r s i f i c a t i o n des c u l t u r e s en vue d' i v a l u e r l e s p o s s i b i l i t i s d l a d a p t a t i o n d ' a u t r e s c u l t u r e s v i v r i k r e s que l e riz (mil, b l i , e t c . ) s u r l e s pirimetres S E M R Y pour subvenir aux besoins des populations q u i s e r o n t t r a n s f i r i e s dans l a r i g i o n , a l o r s mkme que l a production de m i l risque de f a i r e d i f a u t dans c e t t e r i g i o n de s o l lourd e t a l a p l u v i o s i t e d i f i c i e n t e ; e t i v ) l a production de semences de base pour r e s t a u r e r e t maintenir l a puret6 v a r i i t a l e . 4.37 Un des r6sultats les plus marquants du programme de recherche a it6 la vulgarisation sur les perimetres SENRY de la vari6t6 IR 46 qui est venue remplacer la variete IR 24. Cette nouvelle variet6,'outre les valeurs technologiques comparables a celles de 1'IR 24, a un rendement superieur (de l'ordre de 1 tonne/ha) et surtout des cycles plus courts, permettant de gagner de 15 h 20 jours, ce qui est fondamental pour l'occu- pation maximale des sols, sur deux campagnes annuelles. La plasticit6 du repiquage est moindre; les riziculteurs seront donc contraints a respecter un calendrier cultural plus strict mais indispensable pour riussir d e w campagnes annuelles. D'autres essais variitaux se poursuivent et permet- tent de penser que la SEMRY pourra encore am6liorer les rhsultats. La diversification des cultures n'en est qu'h ses dkbuts, mais elle laisse h penser que de grosses difficult6s restent h vaincre (vari6t6s, techniques , culturales) . Depuis deux ans, on s 'efforce surtout d1am61ior.erles tech- niques culturales grdce h des itudes sur les problGmes de battage, de r6colte en vrac, de prbparation des sols, de r6duction du coht des p6pi- ni6res et d'achat de paddy de qualit6. La prod;ction de semences de base est bien avanc6e; au cours de la campagne 1983/84, les semences distri- bu6es seront de qualit6 nettement sup6rieure B celles utilisees actuelle- ment qui, jusqulen 1982, n'itaient que les productions des annies ant6rieures. Recherche sur l'hlevage 4.38 Mis a part un essai de dkmonstration d'embouche sur bovins h partir des sous-produits de la rizerie, compl6ment6s par du fourrage, et confirmant les resultats acquis sur SEMRY I, il n'y a eu que trhs peu d1activit6 dans ce dornaine h SEMRY 11, si ce n'est quelque recherche sur les plantes locales susceptibles d'htre utilis6es c o m e fourrage pour l'alimentation du b6tail. Par contre, un vitirinaire de llIEMVT,assiste d'une technicienne camerounaise, viennent d'htre affect6s h SEMRY I1 pour 6tudier les problhmes plus sp6cifiques h ce projet. Compte tenu de l'im- portance du troupeau bovin qui augmente de jour en jour, du fait des revenus du riz qui y sont consacrks, on s'oriente vers la recherche de zones de piturage oh des m6thodes df61evage en accord avec les traditions locales pourront htre mises en place; il importe de satisfaire les besoins cr66s par ce type d'investissement qui vient imm6diatement aprhs l'agri- h culture. ~ u s ~ u 'prbsent, la mise en valeur des zones de d6crue de la retenue semble indiquer qu'elles pourront htre utilis6es h cette fin. Cette possibilit6 est h 116tude et un enclos pour la mise en defens et llexploitationrationnelle de pdturages a it6 r6alis6e h des fins d1exp6- rimentation. Un polder en bordure du lac a igalement 6t6 amhnag6 pour 6tudier ces rn6rnes problhrnes avec en plus, la maitrise de l'eau. Recherche sur la pcche 4.39 Faute de techniciens trhs sp6cialisis sur ies pkches continen- tales, il n'a pas 6ti possible h la SEKRY de se consacrer h des btudes pour l'exploitation de la retenue par 'la piche. Grdce h des missions dlappui du CTFT, une mhthode de travail a nianmoins bt6 arrgtie, et les travaux ont commenc6 au cours de la campagne 1982/83. Recherche s u r l a f o r f t 4.40 En 1978, l e CTFT a aid6 a concevoir un programme q u i a i t 6 exi- cut6 avec l ' a i d e de 1'IRAF h Maga, dans l a region de S E M RY 11. En 1981182, a p r i s t r o i s annies de p l a n t a t i o n s , l a S E MRY a i t u d i i l e s r i s u l t a t s . Trois problkmes majeurs s e sont pr&sentes : i ) l e choix des essences, compte tenu des s o l s e t du climat, n ' i t a i t toujours pas i v i d e n t ; i i ) l e s tech- niques de p l a n t a t i o n e t d ' e n t r e t i e n devaient & r e mises au p o i n t , l e s s o l u t i o n s u t i l i s i e s i t a n t s u j e t t e s B caution; e t i i i ) l a l o c a l i s a t i o n des zones B reboiser devait k t r e c h o i s i e de t e l l e faqon q u ' i l n'y a i t pas de concurrence avec l e s c u l t u r e s v i v r i k r e s e t 1 ' &levage. Autant de problemes que la S EM R Y d o i t i t u d i e r a f i n d'engager des dipenses d'investissement bon e s c i e n t e t de r i u s s i r une production v i t a l e pour l'iconomie domestique de l a rigion. A l a f i n de 1982, 120 ha avaient i t 6 r e b o i s i s , . c e r t a i n e s p l a n t a t i o n s i t a n t d e s t i n i e s B l a production de bois de feu, d ' a u t r e s i t a n t .des plantations d'environnement de l a base SEMRY, de l a v i l l e de Maga e t de * v i l l a g e s .environnants . Les r 6 s u l t a t s sont discutables e t p l u s i e u r s saisons de recherche seront n6cessaires pour a b o u t i r au but recherchi. 4.41 La S EM R Y a pass6 avec l e Ministhre de l a s a n t i publique une convention qui d i f i n i t un programme d ' a c t i o n . Les r i a l i s a t i o n s ant 6te' importantes e t l a s i t u a t i o n des soins de s a n t i e s t consid6rie cornme s a t i s - f a i s a n t e dans la r i g i o n du p r o j e t . U n midecin e x p a t r i i assure l e s p r e s t a - t i o n s midicales sous l ' a u t o r i t i du midecin chef dipartemental bask a Yagoua, en attendant l a nomination d ' un midecin camerounais . De nombreuses enquftes e t missions ont 6th consacr6es aux grandes endimies. Des r i s u l - t a t s encourageants ont 6 t i obtenus pour l a b i l h a r z i o s e , mais en ce qui concerne l e paludisme, l e s actions d i r e c t e s s u r l e t e r r a i n semblent avoir du ma1 B diboucher, probablement du f a i t de l e u r r i u s s i t e i n c e r t a i n e e t de l e u r coSt extrsmement i l e v i . Une i t u d e d ' impjict du p r o j e t s u r 1' ensemble de l a rigion a 6th igalement i t 6 menie pour appr6cier l a s i t u a t i o n s a n i - t a i r e , n u t r i t i o n n e l l e e t iconomique de la zone du p r o j e t avant e t apres l a mise en oeuvre des aminagements e t l ' i n t r o d u c t i o n de l a r i z i c u l t u r e . Les enquftes ont i t 6 menies de mars 1979 h 1981, B raison de deux par an, en collaboration avec 11Universit6 d' Aix-~arseille (France) ; e l l e s ont permis d ' o b t e n i r un ensemble de renseignements i n t i r e s s a n t s s u r l a s i t u a t i o n i n i - t i a l e de l a zone e t s u r l e s premiers e f f e t s des amenagements hydro- agricoles. Ces e f f o r t s devront s e poursuivre jusqu'en 1986 pour que l e s r k s u l t a t s soiant s i g n i f i c a t i f s . ENVIRONNEMENT 4.42 Le p r o j e t a largement c o n t r i b u i B d6senclaver c e t t e r i g i o n a u t r e f o i s inondie jusqula six mois dans l ' a n n i e ; s e u l e s quelques communi- c a t i o n s p a r voie f l u v i a l e i t a i e n t possibles . A l ' h e u r e a c t u e l l e , l a SEMRY, avec l e Gouvemement, a m i s en place un r6seau r o u t i e r en excellent i t a t e n t r e Maga e t Maroua; l ' a x e Maga-Yagoua r e s t e condamni environ quatre mois pendant l a saison des p l u i e s . Une route digue s u r 22 km e s t envisagie pour permettre l e t r a f i c en t o u t temps. La v i l l e de Maga a connu un essor considgrable : depuis 1977, l e nombre de s e s h a b i t a n t s e s t passe de quelques individus a plus de 4.000 personnes, e t des amknagements ont e t e r i a l i s 6 s s o i t par l a SEMRY, s o i t par l ' a d m i n i s t r a t i o n . Devenue une sous- p r i f e c t u r e disposant de quelques i n f r a s t r u c t u r e s avanc6es, Maga a t t e n d t o u j o u r s 1' i n s t a l l a t i o n des grandes i n f r a s t r u c t u r e s : adduction d ' eau (en cours d ' i t u d e ) , i l e c t r i f i c a t i o n , r6seau d ' &gouts ( r i s q u e de contamination de l a nappe p h r i a t i q u e ) e t r6seau t616phonique. En plus du bdtiment de l a sous-prkfecture, on y trouve une gendarmerie, un poste v 6 t 6 r i n a i r e , un p o s t e a g r i c o l e , une &ole, un dispensaire e t un h b p i t a l . Dans l e s quar- t i e r s r & s i d e n t i e l s , on trouve une d i z a i n e de rnaisons p a r t i c u l i e r e s de bon standing. Le march6 de Maga e s t en passe de devenir un grand c e n t r e de commerce, malgre l a proximitQ des march6s de Pouss e t de Guirvidig, qui n ' o n t cess6 de grandif du f a i t du commerce du poisson. Les v i l l a g e s aux a l e n t o u r s de Maga connaissent 6galement un essor consid6rable du f a i t des ressources nouvelles e t de l a d i f f u s i o n des productions. DIRECTION ET ORGANISATION ' 4.43 S i l e nombre des e x p a t r i 6 s n ' a pas augment6 depuis l e dhmarrage, il n ' a pas non plus diminu6 comme privu. Dans l e contexte a c t u e l , l a Direction g6nQrale ne p o u r r a i t fonctionner avec seulement deux cadres supgrieurs e x p a t r i 6 s (Directeur g i n Q r a l e t Directeur a d m i n i s t r a t i f ) : l e s cadres camerounais confirm6s sont peu nombreux e t i l r e s t e encore des probliimes complexes A r6soudre au niveau de l a gestion e t de l a coordination (con- t r b l e de l a gestion 2 mettre en p l a c e , coordination e t mise en place des a c t i o n s nouvelles devenues n i c e s s a i r e s , camerounisation de 1' encadrernent , formation). Les pr6visions p o r t a n t sur l ' e f f e c t i f global du personnel de SE M R Y I1 ont largement 6 t Q d&passbes, bien que l e s proportions e n t r e expa- t r i 6 s e t Camerounais a i e n t 6 t h respect6es. Cela conf irme 1' importance e t l e nombre des tdches auxquelles l ' u n i t 6 d o i t f a i r e face. En plus des pr6visions, il a f a l l u prendre des d i s p o s i t i o n s pour : - dedoubler l e s a c t i v i t e s de l a r6gie en deux d i v i s i o n s , I r r i g a - t i o n e t Bdtiment, chacune d i r i g 6 e par un responsable expatri6 e t dot6e d'une Qquipe de techniciens; - a c c r o i t r e l e nombre des techniciens des travaux de terrassement (un e x p a t r i g , deux techniciens du G6nie r u r a l camerounais) e t 6liminer l e poste de p6dologue; - i n t e n s i f i e r l a recherche sur l e s techniques c u l t u r a l e s e t l a d i v e r s i f i c a t i o n des c u l t u r e s (2 expatri6s e t 1 technicien came- rouriais), cr6er un s e r v i c e des f o r & t s ( 1 ingdnieur camerounais e t 1 e x p a t r i i ) e t c r i e r un s e r v i c e de l a p&che ( 1 expatri6 e t 1 technicien camerounais); - c r i e r un s e r v i c e de midecine priventive ( 1 e x p a t r i 6 e t 3 homo- logues en format ion) . De janvier 1978 h juin 1982, l e s e f f e c t i f s de SE?lRY I1 ont o s c i l l 6 e n t r e 638 e t 884 employgs e t ouvriers (main-d'0euvr.e occasionnelle non incluse) par mois e n t r e l e 15 octobre e t l e 30 juin; l e s c o n t r a t s 6 t a i e n t suspendus pendant l a s a i s o n des p l u i e s . En juin 1982, on ne comptait que 7 8 employes permanents, t r a v a i l l a n t avant t o u t B l a produc- t i o n e t A l'administration. A l a m6me d a t e , on comptait 39 cadres, dont 19 e x p a t r i e s e t 20 Camerounais; l e recrutement a v a i t 6t6 lance pour t r o i s de ces postes h pourvoir. Depuis l e debut du p r o j e t , l a S EMRY a eu des d i f f i c u l t 6 s h r e c r u t e r des ouvriers s p e c i a l i s e s , qu' e l l e cherche h f a i r e v e n i r du sud du p-ays; mgme l e s primes sphciales o f f e r t e s n'ont pas s u f f i a a t t i r e r des ouvriers en nombre s u f f i s a n t ou au niveau voulu. Evidemment, ces ophrations ont eu des incidences notoires s u r l e codt de l a masse salariale. Camerounisation des cadres 4.44 Malgri l e bon vouloir du Gouvernement e t de l a Direction g6ni- t a l e -(surtout ces deux d e r n i i r e s annies), l a camerounisation s e r i v h l e toujours d i f f i c i l e . Le marche de l'emploi au Sud absorbant l e s cadres l e s plus e x p i r i a e n t e s , l a S EMRY f a i t p o r t e r s e s e f f o r t s s u r l e recrutement de jeunes diplbm6s de 1' u n i v e r s i t i . Mais 1'adaptation s o c i o - c u l t u r e l l e des i16ments du Sud dans l e Nord, l e s s a l a i r e s peu a t t r a c t i f s , e t l e s condi- t i o n s de v i e d i f f i c i l e s rendent l a t i c h e i n g r a t e ; e l l e n ' e s t pas f a c i l i t e e par l e f a i t que l e Gouvernement attache une grande importance a l a q u a l i t 6 de c e t t e camerounisation q u i g a r a n t i r a l a poursuite heureuse du p r o j e t . Devant ce contexte, du f a i t que l e s d i f f i r e n t e s interventions du Gouverne- ment ( a f f e c t a t i o n de fonctionnaires) e t de l a S EM R Y (recrutement au Cameroun par voie de presse, par r e l a t i o n s , e t par experts en l a matikre) n'ont pas donni tous l e s r e s u l t a t s escomptis, e t du f a i t qu'une p a r t i e du programme d'investissement a p r i s du r e t a r d , l e F A C a accept6 de proroger quelque peu son a s s i s t a n c e technique. Nianmoins, un gros e f f o r t de recru- tement e t de formation d o i t Btre fourni sans r e t a r d . Organis a t ion 4.45 L16volution de l a S EMRY en tant que s o c i 6 t 6 , s a t a i l l e , s e s a c t i v i t e s , son r 6 l e dans l a rCgion e t au niveau n a t i o n a l , sont autant de f a c t e u r s q u i , depuis l e debut du Projet S E M R Y 11, exigent une gestion toujours plus rigoureuse mais souple. A un moment oh l ' o n engage des i n - vestissements importants e t of^ 1' encadrement technique e t administrat i f s e trouve fortement s o l l i c i t i , on a pu noter de temps .en temps un c e r t a i n f lottement dans l a gestion de l a s o c i e t i , q u i l ' a obligee h parer au plus press4, remettant h plus t a r d une r e d b f i n i t i o n des proc6dures dont e l l e s e n t l a n i c e s s i t 6 e t B laquelle e l l e s ' a t t k l e actuellement. Une n e t t e am6lioration a 6th n o t i e dans l e s domaines suivants : - l e systime de comptabilite e s t mieux organis&, e t i l permet un s u i v i plus exact de l a position f i n a n c i e r e de l a s o c i i t 6 ; il demande nianmoins B 5 t r e . p e r f e c t i o n n i s i l ' o n veut que l e s don- n6es s a i s i e s s o i e n t plus rigoureuses; - la rnecanisation.de la paie a ete generalisee dans toute la sociiti ; - un contr6le de gestion externe permet de suivre la gestion de la sociiti; - les conseils d'un expert de la formation des cadres ont permis de mettre en place un service de formation au niveau de la Direction g6n6rale; - trois cadres canerounais ont it6 envoy& h la CCCE recevoir . .. une formation en gestion de projet agricole; - la politique des prix du riz s'est consid6rablement amelioree (jumelage des prix, suivi de 1'6volution des prix) depuis que le Gouvernement a commence h s'y interesser de plus prbs (la situation de la politique des prix du riz en 1983 est 6tudiee au - paragraphe 5.01) ; - un service de contr6le de gestion interne, cr66 en novembre 1982, permettra de mieux cerner des problbmes jusqulh present perGus mais non 6tudi6s; - la criation d'un Service de contentiew juridique devra soutenir la gestion. Perspectives pour SEMRY I1 4.46 Les d6penses de la SEMRY ont ete superieures aux fonds qui avaient 6te mis h sa disposition par les organismes de cofinancement. Outre les variations du t a u de change du dollar, qui ont reduit les dis- ponibilitks de financement de 542,s millions de francs CFA (2,3 millions de dollars), d'autres facteurs sont h l'origine de cette situation, dont l'inflation et les travaux suppl6mentaires non prevus au projet. La mis- sion h mi-terme de juillet 1981 demandee par les bailleurs de fonds et le Gouvernement faisait apparaitre qu'un financement supplementaire d'environ 4.313 millions de francs CFA (18 millions de dollars) serait n6cessaire pour achever le programme. Une etude complimentaire (juillet 1981) du Programme d'investissement de SEMRY 11, qui prisentait une analyse objec- tive de la situation h un moment oh les fonds 6taient epuises et qui don- nait des estimations quant aux fonds supplementaires et complementaires necessaires pour achever le projet, a montre que l'extension des superfi- cies amenagees i 6.641 ha serait plus 6conomique que le maintien des an&- nagements dans leur 6tat actuel (3.485 h a). 4.47 Les travaux ndcessaires pour achever le projet, outre la pour- suite des amenagements existants, comportaient le confortement de la digue, l'achhvement des infrastructures centrales prevues, et le transfert des populations nbcessaires pour la mise en culture des 3.485 ha de terres amenag6es. On a utilis6 le reliquat de financement et un financement sup- pl6mentaire de la CCCE, et ces travaux 6taient pratiquement achev6s en juin 1983. 4.48 Pour que les s u p e r f i c i e s amenagbes s o i e n t p o r t e e s aux 6.641 ha originellement prevus, i l f a u t avant t o u t que l e s operations de t r a n s f e r t d e population pour 1' occupation des superf i c i e s de j a amenagees r e u s s i s - s e n t ; compte tenu des r 6 s u l t a t s p o s i t i f s obtenus dans c e domaine en mars 1982, l e s travaux ont r e p r i s B c e t t e d a t e e t s e poursuivront jusqu'en 1986. En j u i n 1983, 840 ha Gtaient pr6par6s pour l a c u l t u r e , e t il e s t p r i m d ' a m k a g e r 1.200 ha suppl6mentaires au cours des campagnes 1983/84 e t 1984/85 respectivement; l e p r o j e t s e r a a l o r s achevd pratiquement comme pr6vu. La c o n s o l i d a t i o n e t ltach&vement des amenagements ont coiit6 e t coiiteront : -- - . - - - Consolidation /1 2.278 m i l l i o n s de f r a n c s CF A ( 6 , s m i l l i o n s de d o l l a r s ) - Achbvement des amenagements 3.027 m i l l i o n s de f r a n c s CF A (8,6 m i l l i o n s de d o l l a r s ) Tot a 1 5.305 mil-lions de f r a n c s C FA (15 m i l l i o n s d e d o l l a r s ) / 2 En o u t r e , l a S EMRY envisage de m e t t r e en r i z i c u l t u r e un a u t r e p e r i m i t r e i r r i g u 6 d e 500 ha. Les aminagements t o t a u x du p r o j e t s e monteront donc B environ 7.500 ha. C e t t e expansion s e r a r 6 a l i s 6 e en 1985/86. V. AUTRES ASPECTS DU PROET F i x a t i o n du p r i x e t commercialisation du r i z 5.01.' La commercialisation du r i z de l a S EMRY s'est rivelie dif- f i c i l e lorsque de grosses q u a n t i t b s de r i z a s i a t i q u e ont i t 6 importies en 1978. Deux missions de supervision o n t f a i t observer au Gouvehement, en 1979, que l e s t o c k de paddy invendu a t t e i g n a i t 8.000 tonnes, soulignant que s i l e problgme n ' i t a i t pas r b s o l u , 11am6nagement de nouveaux p e r i - mitres r i z i c o l e s s ' en t r o u v e r a i t cornpromis. A u milieu de l ' annie 1980, l e s s t o c k s avaient 6 t 6 6cou16s g r s c e B l'augmentation des exportations v e r s le N i g i r i a . Les ann6es s u i v a n t e s , t o u t e l a production d e l a SEMRY a k t 6 vendue mais en 1982/83, l e problgme s ' e s t posh a nouveau. /1 Y compris, pour l e P r o j e t S EMR Y 11, ltach&vement du confortement de l a digue, l e s t r a n s f e r t de population u l t e r i e u r s e t une p a r t i e du m a t 6 r i e l de c o l l e c t e du paddy. /2 Alors que jusqu'en 1982 (y compris c e t t e ann6e-lh) l e s cofits a v a i e n t 6 t 6 c a l c u l i s s u r un taux de change moyen de 235 f r a n c s C FA pour 1 d o l - l a r , pour l e s travaux u l t i r i e u r s , on l e s a c a l c u l 6 s s u r un taux de 350 f r a n c s C FA pour 1 d o l l a r . 5.02 La commercialisation du riz, tant importe que produit locale- ment,.est presque enti&rement contrblke par huit grands negociants. Deux fois par an, les pouvoirs publics, les negociants et les producteurs se rencontrent pour fixer le niveau des importations, compte tenu de la production int6rieure et de la demande, et le prix officiel du riz. Les importateurs doivent acheter une quantit6 de riz produit localement cor- respondant A un pourcentage sp6cifique de leur quota d'importation (13 % en juillet-d6cembre 1980). Ce mode de commercialisation et ce processus semestriel de fixation des quotas des ndgociants en riz ont des connota- tions politiques. En 1979, la Banque a sugg6r6 une 6tude du systime de fixation des prix qui n'a abouti A rien. La direction de la SEMRY presse actuellement le Gouvernement de stabiliser le marche du riz; il semble qu'elle va arriver h ses fins et qu'apr6s le chaos dans lequel 6tait tomb6 le march6 en 1982-83 (voir ci-apres), elle obtiendra des d6bo.uchks plus sbrs pour ses ventes. 5.03. A cette 6poque, par suite de l'encombrement du port de Lagos, 75.000 tonnes de riz ont 6th d6tourn6es sur Douala et ont 6tk acheminees par les grands negociants camerounais vers le nord du Nighria. On pense que d'importantes quantit6s de riz (dont on ignore le volume) n'ont pas atteint le Nighria mais ont 6t6 vendues au Cameroun, se substituant aux ventes du riz de la SEMRY. Si tel est bien le cas, cela expliquerait les 5.000 tonnes de riz et les grandes quantit6s de paddy que la SEMRY a di i stocker pour n'avoir pu les vendre en 1982-83. La combinaison de diffb- - rents 616ments l'achat du riz en dollars, la fixation du prix de vente en naira (monnaie qui est sur6valu6e d'environ 100 %) et son paiement en biens de consommation (troc) et la faiblesse du franc franqais et du franc CFA - devait entrainer des pertes notables, dont une partie a pu &re 6vi- t6e par des ventes au Cameroun. Au cours de cette pkriode, les pouvoirs publics n'ont pas convoqu6 la r6union semestrielle de novembre 1982 pour fixer les quotas d'importation et les prix du riz. En dehors de ce qui prhcede, la sur6valuation du naira rend en tout &tat de cause les importa- tions de biens camerounais au Nig6ria tris cobteuses. 5.04 Les directeurs de la SEMRY se sont adress6s aux plus hautes instances gouvernementales, auxquelles ils ont un acc6s facile, et il semble probable qu'une solution acceptable sera trouvke, garantissant qu'aucun obstacle ne s 'opposers aux exportations de la SE?IRY. La SEMRY a 6galement pr6parh le cadre de ref6rence d'une dtude du march6 du riz qu'elle a demand6 aux pouvoirs publics d' entreprendre et qui devrait 6tre ex6cut6e en 1983. Cette dtude devrait d6boucher sur une meilleure admi- nistration de la commercialisation du prix, y compris les importations et la fixation des prix, dans l1int6r&t de 116quit6et de la r6gularisation des activit6s des n6gociants et des producteurs. Cultures alimentaires 5.02 En 1982, SEMRY I1 a commenc6 h souffrir de certains problemes inhirents h la concentration d'un grand nombre de personnes (exploitants et leurs families, pkcheurs et autres) dans la rdgion du projet. Le plus important t e n a i t au f a i t - q u ' i l f a l l a i t pouvoir pratiquer l e s c u l t u r e s t r a d i t i o n n e l l e s auxquelles l e s p e t i t s e x p l o i t a n t s e t a i e n t habitues, e t en p a r t i c u l i e r c e l l e du mil, q u i pousse ma1 dans l a region (conditions clima- t i q u e s d6favorables). La SEMRY a donc menag6 un grand t e r r a i n p a r t i e l l e - ment i r r i g u 6 , prbs du v i l l a g e de SEMRY 11, pour p e r n e t t r e aux p e t i t s e x p l o i t a n t s de c u l t i v e r ces produits alimentaire en quantit6 h peu prhs s u f f i s a n t e pour subvenir h l e u r s propres besoins. Entre-temps, l e s p e t i t s e x p l o i t a n t s achbtent du m i l , ou l'obtiennent en echange contre du paddy, s o l u t i o n s a t i s f a i s a n t e t a n t que l a p a r i t i des p r i x e s t raisonnable, mais q u i p o u r r a i t provoquer des probl5mes t r b s graves au cas oh une mauvaise r 6 c o l t e de l ' u n ou l ' a u t r e de ces produits amenerait une d i s t o r i i o n dks prix . -- -- . . -. -- 5.06 Le nombre c r o i s s a n t de t g t e s de b e t a i l que l e s petit.s proprib- t a i r e s achiitent avec l e u r s nouvelles r i c h e s s e s (par. 4.40) cause un a u t r e . grand probl6me. A l ' h e u r e a c t u e l l e , ce b 6 t a i l p a i t dans des zones margi- n a l e s ou de d6crue de l a retenue dont, h terme, l e s ressources risquent de s ' kpuiser. La SEMRY envisage l a p o s s i b i l i t i de pdturages suppl6mentaires ou d ' a u t r e s d6bouchis pour l e s investissements des e x p l o i t a n t s . Probliimes f i n a n c i e r s 5.07 Les r e s u l t a t s financiers de SEMRY I 6 t a i e n t s a t i s f a i s a n t s e t l ' o n pr6voyait q u ' i l s continueraient de l ' e t r e . Cependant , par s u i t e de 1' expansion de l a SEMRY, (qui en 1982 comprenait SEMRY I , I1 e t 111) , s a p o s i t i o n f i n a n c i e r e s ' e s t a f f a i b l i e . Dans l e cadre de SEMRY I e t de SEMRY 11, l a SEMRY f o u r n i s s a i t gratuitement c e r t a i n s s e r v i c e s publics, par exemple e n t r e t i e n des routes de d e s s e r t e de l a r i g i o n du p r o j e t q u i au- r a i e n t dii & r e h la charge de 1 ' ~ t a t . S i SEMRY I e t SEMRY I1 sont en t h i o r i e des p r o j e t s commerciaux v i a b l e s , i l n'en va pas de m b e de SEMRY 111, q u i comporte l a c r i a t i o n d'un c e r t a i n nombre de p e t i t s p6ri- mbtres de r i z i c u l t u r e i r r i g u 6 e reprhsentant en t o u t 800 ha 6 p a r p i l l 6 s s u r une zone t r b s v a s t e , e t l e s finances de l a SEMRY en p i t i s s e n t A / . En o u t r e , l a marge e n t r e l e s sommes que l a SEKRY verse aux exploitants pour l e u r paddy e t c e l u i q u ' e l l e r e q o i t des n6gociants pour l e r i z usin6 e s t a peine convenable. 5.08 Lu budget 1983-84 de l a SEMRY f a i t donc a p p a r a i t r e une p e r t e globale de 254 millions de francs CFA (700.000 d o l l a r s ) . SEMRY I1 d6gage un l6ger excident, SEMRY I des b6n6fices notables, mais SEMRY 111 enre- g i s t r e une p e r t e de 1 , 4 m i l l i o n de d o l l a r s , q u i annule l e s p r o f i t s des deux a u t r e s . Ces pr6visions sont probablement optimistes e t l a p e r t e s e r a plus probablement d' environ 1,s million de d o l l a r s , sur des r e c e t t e s brutes approchant l e s 50 millions de d o l l a r s . La SEMRY essaye d ' o b t e n i r du L/ SEMRY 111, q u i a requ un financement du FED, peut Btre j u s t i f i 6 d'un point de vue 6conomique par l e s avantages q u ' i l f o u r n i t a l a popula- t i o n t r e s d i s p e r s i e i n s t a l l e e dans l a r6gion du l a c Ndajema. Gouvernement une dotation supplementaire en capital, qui devra probable- ment 6tre renouvelee de temps en temps dans la mesure oh la Societb sera chargee d'entreprendre au nom du Gouvernement des pro jets financierement non viables . Codt du projet 5.09 Le codt du projet est donnb en francs CFA puisque la plus grande partie des d6penses ont 6t6 engagbes soit dans cette monnaie, soit en francs fran~ais. Lors de la derni&re mission de supervision de la Banque, en mars 1982, le codt se montait pour les quelque 3.500 ha qui avaient 6te mis en valeur h l'6poque h 15.480 millions de francs CFA. Selon les esti- mations de 1' 6valuation, 1'ambnagement de 3.500 ha (au lieu des 7.000 ha initialement prbvus) aurait dh codter 14.000 millions de francs CFA. I1 n'est cependant pas possible de comparer exactement ces codts &ant donnb les travaux suppl6mentaires.ex6cut~s pour le confortement des digues, et l'addition d'un systhme de distribution d161ectricit6 (247 millions de ,francs CFA). Si l'on d6duit ces d6penses supplbmentaires, les codts rhels ne sont probablement pas tr&s diffbrents des codts estimatifs. On trou- Vera h l'Annexe 2 des dbtails sur les codts estimatifs et rbels. 5.10 ~'ex6cutiondu projet se poursuit (par. 4.50), et si les plans de la mi-1983 sont suivis, il devrait htre acheve et toutes les terres mises en culture d'ici 1985/86. Les coiits du projet continueront a aug- menter mais assez lentement, puisque seuls restent h financer les travaux d' irrigation, de drainage et les travaux d'am6nagement et 1' installation de nouveaux exploitants sur les 3.500 ha restants; les gros investisae- ments pour la d3gue ont d6jh it6 r6alisbs. Si, dans le contexte actuel, il est pr6maturi d'estimer le codt total, on pense cependant qu'il sera de l'ordre de 19 milliards de francs CFA, y compris les codts consolid6s. JUSTIFICATION DU PROJET 6.01 .Jusqu'h present, le projet a permis de mettre en culture 3.156 ha de terre dont les rendements sont de 4,s tonnes/ha pendant la saison des pluies et 5 tonnes/ha pendant la saison shche. Le taux d'cti- lisation des terres est A l'heure actuelle de 150 X et devrait passer a 180 %. On prbvoit que les superficies couvertes augmenteront de 840 ha en 1983184, de 1.200 ha en 1984/85 et de 1.200 ha en 1985/86, ce qui amenera les surfaces am6nagies aux 7.000 ha pr6vus lors de 1'Qvaluation. Le taux de rentabiliti 6conomique a it6 recalcul6 sur cette base. Des depenses suppl6mentaires devront htre engag6es pour la mise en valeur des terres, l'exploitation, et le transfert des failles d'exploitants. Compte tenu de ces facteurs, le taux de rentabiliti bconomique est de 19,6 %, contre 14,7 % prevus a 1'&valuation. I1 faut cependant remarquer que 1'on y a incorporb les avantages de la phche (environ 4 %) qui n'avaient bt6 ni 6valu6s ni inclus dans les calculs de l'ivaluation. Compte tenu de ce fait, le TRE n'est que leghrement supirieur B celui de l'bvaluation, les rendements plus 6levbs compensant les dipassements de coQts . 6.02 I1 semble.que l e p r o j e t s e r a acheve a l a d a t e prevue, mais des r e t a r d s , dans l e s t r a n s f e r t s de population par exemple, ou d ' a u t r e s pro- blgmes, s o n t t o u j o u r s p o s s i b l e s . Dans l e premier c a s , l e taux de r e n t a b i - l i t 6 6conomique n ' e n s e r a i t pas fortement m o d i f i i , mais une b a i s s e n o t a b l e d e l a p r o d u c t i v i t d ou du taux d ' u t i l i s a t i o n du s o l p o u r r a i t a v o i r des consiquences p l u s graves. S i l e s t e r r e s r e s t e n t u t i l i s 6 e s uniquement h 150 %, l e TRE tombera de 4 %, une b a i s s e de 30 X du p r i x du r i z u s i n i a u r a i t l e s mames consiquences . Quoiqu' i l en s o i t , i l semble probable que l e TRE r e s t e r a dans l a f o u r c h e t t e 15-20 %, mime s i des d i f f i c u l t i s , impri- vues mais p o s s i b l e s , surviennent. 6.03 Ces r i s u l t a t s ne prennent pas en compte l e s avantages non quan- tifiable~ q u i s o n t notables. L'impulsion que l e p r o j e t a donne au deve- loppement de l a r i g i o n nord du pays (population accrue, ichanges i l a r g i s , m e i l l e u r e m o b i l i t 6 grdce aux routes q u i s e s o n t c o n s t r u i t e s h cause du p r o j e t , nouveaux marchis, am6lioration du systhme de s a n t i e t , 6videm- ment, augmentation des revenus e t a m i l i o r a t i o n des conditions de v i e du grand nombre de personnes imm6diatement touchees p a r l e p r o j e t ) e s t v i s i b l e dans t o u t e l a r i g i o n B l a q u e l l e l e s p r o j e t s de l a SEMRY ont 6 t h tris binefiques. VII . ENFORCEMENT INSTITUTIONNEL 7.01 Le personnel de S EM RY I1 s e montait h quelque 750 employis, dont l a formation a 6 t h une des p r i n c i p a l e s a c t i v i t i s du p r o j e t . . La m o i t i e des 40 cadres de supervision i t a i e n t camerounais. Face B l a concurrence du Sud, oh l e s o u v r i e r s s p i c i a l i s i s peuvent t r o u v e r des conditions d ' emploi a t t r a y a n t e s , l e personnel technique e t de g e s t i o n de l a S EMRY a accompli un bon t r a v a i l de recrutement e t d e formation. Outre q u ' i l a permis de v a l o r i s e r l e s ressources humaines, l e p r o j e t a i t 6 h l ' o r i g i n e d ' a m i l i o r a - t i o n s dans b i e n des domaines : comptabilit6, s e r v i c e de l a p a i e , s u i v i , c o n t r 6 l e i n t e r n e e t , dans une c e r t a i n e mesure, f i x a t i o n des p r i x . L ' o r g a n i s a t i o n de l a S EMR Y a d6 b t r e quelque peu modifiie pour l u i p e r - m e t t r e de g i r e r convenablement une e n t r e p r i s e plus importante. La d i r e c - t i o n a s u resoudre l e s probl6mes que p r h s e n t a i e n t l a digue, l e s t r a n s f e r t s d e p o p u l a t i o n e t l a f i x a t i o n des p r i x , e t s a g e s t i o n des travaux de cons- t r u c t i o n du p r o j e t a e t e w c e l l e n t e . 7.02 Dans l'ensemble, l a S EMRY e s t devenue une s o c i i t i t r i s e f f i c a c e d o t i e d'un personnel de d i r e c t i o n e t d ' e x i c u t i o n q u a l i f i 6 . Cela e s t dii en p a r t i e aux progrbs q u i ont i t 6 n o t e s , B l r a m 6 l i o r a t i o n progressive de l a formation e t B un bon s y s t k e d ' i n c i t a t i o n s . S i l a camerounisation n ' e s t pas a u s s i r a p i d e qu'on a u r a i t pu l ' e s p e r e r , e l l e a s u i v i l e t a u x de c r o i s - sance de l a SEMRY e t s u r t o u t e l l e s e pou'rsuit a un rythme c o n c e r t i ; e l l e i v i t e a i n s i un danger souvent r e l e v e , c e l u i de nommer prgmaturkment b des p o s t e s de d i r e c t i o n des personnes insuffisamment q u a l i f i i e s : lorsque des Camerounais s o n t nommhs B des postes de d i r e c t i o n , i l s s o n t p r g t s h assu- mer l e u r s fonctions. I1 e s t cependant i v i d e n t que l a SEMRYdevra continuer a faire appel h des expatri&s, mgme si leur nombre diminue, compte tenu de 1 ' ampleur et de la complexit6 de ses op6rations, et du fait qu'elle doit fonctionner au maximum de son efficacit6 et Gtre en mesure de r6agir rapidement aux problhmes et aux impr6vus. VIII . PERFORMANCE DE L'EMPRUNTEUR ET DE LA BANQUE 8.01 Dans lfensemble,la performance de l'emprunteur a 6te bonne, le fait que toutes les clauses de prgt ont 6t6 respect6es en est une indica- tion. Toutes les parties ont fait preuve de la plus grande coop6ration; 1'~tata fourni i la SEMRY les financements voulus, et il a r6agi favora- blement aux suggestions de la Banque, par exemple, lorsque celle-ci lui a demand6 d'arrgter les travaux d' irrigation sur la deuxibme tranche de 3.500 ha. ~'exicutiondu projet par la SEMRY est exemplaire. Cependant, les pouvoirs publics n'ont pas su administrer la commercialisation du riz, ni formuler une politique satisfaisante en la matibre et ce problhme devra gtre r6solu le plus rapidement possible. 8.02 La Banque a bien supervis6 le projet : elle a fourni des conseils valables et a aid6 h r6soudre certains des grands problhmes, en particulier ceux pos6s par la digue et par l'impossibilite de mobiliser des petits exploitants en nombre suffisant. IX. IMPACT DU PROJET 9.01 I1 est trop t6t pour d6terminer quel sera en d6finitive 1'impact du projet mais, comme on l'a d6jh remarqu6, il est d'ores et d6jA consid6- rable : les revenus et les conditions de vie des petits exploitants ins- tall6s dans la r6gion du projet, ainsi d'ailleurs que dans la r6gion Nord du pays en g6n6ra1, se sont am6liores. Cela montre qu'il est possible dlexploitertrbs efficacement un projet agro-industriel de grande enver- gure dans lequel les petits exploitants jouent un grand r6le, situ6 dans une r6gion isolke, au climat dur, de 1'~friquede l'ouest, h condition qu'il soit bien conqu, bien gkre, bien financ6 et qu'il b6neficie de l'appui et de la coop6ration de 1'Etat. 9.02 Une leqon se d6gage du projet, au cas oh on l'aurait oubli6 : la taille d'un projet suscite des problhmes sp6cifiques. Dans le cas prksent, l'enrichissement des exploitants a provoqu6 le problbme du betail et de ses besoins de patiirages, et l'irnmigration dans la zone du projet a mis en lumi8re la nicessiti de donner aux nouveaux exploitants les moyens de pra- tiquer les cultures alimentaires traditionnelles. 9.03 Le projet a 6galement montr6 aux pouvoirs publics qu'ils devaient mettre en place des m&canismes justes, pr6visibles et stables pour la gestion du march6 du riz. Ce march6 pose des problemes depuis que l e Cameroun p r a t i q u e l a c u l t u r e du r i z h grande e c h e l l e , mais l t a m p l e u r de l a SEMRY e s t t e l l e q u ' e l l e va imposer h 1 ' ~ t a de t prendre des mesures, f a u t e de quoi i l r i s q u e d f e n r e g i s t r e r df6normes p e r t e s f i n a n c i e r e s dans l e sous-secteur de l a r i z i c u l t u r e . 9.04 Le p r o j e t montre 6galement q u f i l e s t d i f f i c i l e h un organisme d ' 8 t r e B l a f o i s une e n t r e p r i s e commerciale e t un organisme de d6veloppe- ment. A long t e m e , c e l u i - c i tend h 6 t o u f f e r c e l l e - l h . Dans l ' i d e a l , on pourrait, sur l e papier, scinder l a S EMRY en deux organismes d o t i s d'un personnel comrnun. Le premier, s o c i 6 t 6 h vocation commerciale e t devant d6gager des b6n6ficesY s f o c c u p e r a i t des o p i r a t i o n s financierement v i a b l e s - . . de S E M RY I et I1 q u i , B long terme, pourront s ' a u t o f i n a n c e r . Le second s e r a i t un organisme de diveloppement, regroupant S EM R Y I11 e t l e s a u t r e s p r o j e t s de diveloppement B vocation s o c i a l e , dont l e s p e r t e s .financiE?res i n i v i t a b l e s s e r a i e n t combl6es p a r des subventions p6riodiques de 1 ' ~ t a t . X. CONCLUSIONS 10.01 A quelques r6serves p r k , l e p r o j e t a 6 t 6 une r 6 u s s i t e . U n sys- time de r e t e n u e devant f o u r n i r de l ' e a u h longueur d ' a n n i e pour l ' i r r i g a - - t i o n d e 7.000 ha de t e r r e s consacr6es h l a r i z i c u l t u r e a pu & t r e c r i e malgr6 l e s problgmes ( q u i o n t pu 8 t r e e l i m i n e s ) d 1 6 r o s i o n e t d e f u i t e des digues. S i , dans un premier temps, l a moitik seulement des 7.000 ha pr6vus o n t e t 6 pr6par6s pour l a mise en c u l t u r e p u i s q u f i l n ' a pas 6 t 6 p o s s i b l e de t r o u v e r a s s e z d ' a g r i c u l t e u r s pour l e s i n s t a l l e r s u r l e s p a r - c e l l e s am&nag6es, c e problhme a 6galement 6 t h r i s o l u . Huit cent q u a r a n t e hect.ares suppl6mentaires ont 6 t h p r 6 p a r i s e t s e r o n t m i s en v a l e u r en 1984 e t il e s t probable que l e r e l i q u a t (2.400 ha) s e r a mis en c u l t u r e dans l e s t r o i s annies q u i v i e m e n t , e t que l e s d6bouchis s e r o n t s u f f i s a n t s . Le taux d e r e n t a b i l i t i dconomique r e c a l c u l i s u r c e t t e base e s t de 1 9 , 6 % c o n t r e 14,7 % pr6vus h 1 ' 6 v a l u a t i o n . Les o b j e c t i f s du p r o j e t , q u i 6 t a i e n t d'amiiliorer l e s revenus e t l e s c o n d i t i o n s de v i e des p e t i t s e x p l o i t a n t s d e c e t t e r6gion pauvre e t manquant de ressources du nord du pays, a i n s i que l a p r o s p e r i t 6 de l a r6gion elle-mgme, o n t dans une grande mesure i t 6 atteints. 10.02 Les a u t r e s i l i m e n t s du p r o j e t , annexes ou l i 6 s au diveloppement de l a r i z i c u l t u r e , o n t 6galement r 6 u s s i . La p8che dans l e r d s e r v o i r a donnd des r i s u l t a t s i n a t t e n d u s , e t a permis d e c r 6 e r une dewi&me indus- t r i e . Le systbme de r o u t e s d f a c c & s e s t t r 6 s u t i l e e t va permettre de d6senclaver l a region. Les v i l l a g e s e t l e s a c t i v i t i s s e c o n d a i r e s , s e r - v i c e s p a r exempla, s e diveloppent spontaniment. Le programme de s a n t i progresse de faqon s a t i s f a i s a n t e . Le programme de recherche, bien con- d u i t , a commenc6 h p o r t e r des f r u i t s . 10.03 Organisme permanent, l a SEMRY, q u i continue h f a i r e preuve d ' u n e grande e f f i c a c i t 6 , e s t charg6e de l ' e x p l o i t a t i o n du complexe r i z i c o l e ( p r o j e t s S E W I , I1 e t 111), e t e l l e s e r a probablement c h a r g i e des a u t r e s pro j e t s a 1' etude. La p r a t i q u e de c u l t u r e s a l i m e n t a i r e s t r a d i t i o n n e l l e s pour l a consommation des p e t i t s a g r i c u l t e u r s , l e c o n t r 6 l e du b e t a i l e t des patdrages, e t un c o n t r 6 l e e q u i t a b l e e t l a s t a b i l i s a t i o n du marche du r i z , s u r t o u t des e x p o r t a t i o n s v e r s l a r6gion nord du Nigkria, r i s q u e n t de poser des problemes h l f a v e n i r . Les deux premieres questions s o n t du r e s s o r t de la S E M RY e t s e r o n t probablement r6solues. Le march6 du r i z e s t c o n t r d l 6 p a r 1 ' ~ t a t ;c e l u i - c i devra entreprendre une 6tude des f a c t e u r s de commer- c i a l i s a t i o n . La S EM RY f a i t des d6marches p r e s s a n t e s aupres des pouvoirs p u b l i c s pour qu' i l s prennent des mesures dans c e sens , c e quf i l s f e r o n t probablement. C e t t e question s e r a donc probablement r6solue a terme, mais il n ' e x i s t e aucune c e r t i t u d e dans. c e domaine. 10.04 Le personnel de l a Banque considere cependant l e p r o j e t de SE M R Y I1 avec une c e r t a i n e ambivalence. C e r t a i n s pensent que. l e p r o j e t a montr6 que l a r i z i c u l t u r e dans l e Nord n ' e s t pas vraiment une c u l t u r e v i v r i 6 r e parce que l e s importations dans l e Sud, p r i n c i p a l e region de consommation, s o n t m e i l l e u r march&, e t que l a v a l e u r 6conomique du p r o j e t e s t i n e e r t a i n e du p o i n t de vue des e x p o r t a t i o n s vu l e s d i f f i c u l t & p a r f o i s rencontr6es s u r l e march6 n i g 6 r i a n . En f a i t , s i l ' o n s e r 6 f e r e au con- t e x t e s e c t o r i e l dans lequel l e p r o j e t a v a i t 6 t 6 envisagb (par. 2.01). S EM R Y I1 n ' a v a i t pas 6 t 6 conqu pour alimenter l e march6 n a t i o n a l en pro- d u i t s v i v r i e r s mais c o m e un p r o j e t a vocation d l e x p o r t a t i o n q u i permet- t r a i t de d6gager des r e c e t t e s en d e v i s e s e t , accessoirement, d 1 a p p r o v i - sionner l e march6 i n t 6 r i e u r . I1 d e v a i t avant t o u t s e r v i r h ameliorer l e s o r t du Nord, c e q u i s ' e s t pass6. Sauf en 1983, il semble q u ' i l n ' y a i t eu aucune d i f f i c u l t 6 h dcouler l e r i z de l a SEMRY, s u r t o u t dans l e nord du Nighria, e t l e march6 e x t 6 r i e u r s e r a probablement capable d f a b s o r b e r l a production de l a S EMR Y lorsque l e p r o j e t s e r a t e r m i n i , h condition que l e Gouvernement prenne l e s mesures appropri6es en ce q u i concerne l a s t r u c - t u r e de l a commercialisation i n t e r i e u r e . 10.05 Ce q u ' i l importe de f a i r e , c ' e s t d t e n v i s a g e r l f a v e n i r . La S EMRY e t l e s pouvoirs p u b l i c s envisagent d l i m p l a n t e r un a u t r e p r o j e t r i z i c o l e de 1' importance de S E MR Y I1 dans l a r i g i o n du Nord a i n s i qu 'un ou deux p r o j e t s p l u s p e t i t s , de type S E M R Y 111. Avant de s'engager, i l s devront bien 6videmment 6 t u d i e r l e s aspects commerciaux, s t r u c t u r e l s e t 6cono- miques a i n s i que l e s p r i o r i t b . 11s l e f e r o n t certainement, mais il e s t p o s s i b l e que c e t t e 6tude ne s o i t pas assez approfondie. Dans une c e r t a i n e mesure, e l l e p o u r r a i t 6 t r e e n t r e p r i s e en m6me temps qu'un examen des problemes e t de l ' a v e n i r des grands p r o j e t s a g r o - i n d u s t r i e l s ( h u i l e de palme e t caoutchouc) que l a Banque a aid6 h f i n a n c e r e t q u i s e h e u r t e n t a des d i f f i c u l t 6 s semblables B c e l l e s que l a S EMRY p o u r r a i t rencontrer s i e l l e v e n a i t a s 1 6 t e n d r e . La Banque e s t bien plac6e pour o r i e n t e r l e cours de ces a g r o - i n d u s t r i e s p u i s q u ' e l l e finance un p r o j e t h u i l e de palme- caoutchouc. Malheureusement , s ' a g i s s a n t de l a SEMRY, s e s moyens d ' a c t i o n s o n t p l u s l i m i t k s , puisque s a p a r t i c i p a t i o n , q u i a v a i t commenc6 avec S EM R Y I e t s 1 6 t a i t poursuivie avec S EMRY 11, s ' e s t pratiquement terminke l o r s q u ' e l l e e s t intervenue en 1981 pour suspendre l a pr6paration des t e r r e s . I1 n'en r e s t e pas moins que, dans c e r t a i n e s c o n d i t i o n s , une a s s o c i a t i o n de l a Banque avec l e s e c t e u r r i z i c o l e p o u r r a i t b t r e u t i l e . 10.06 La Banque pourrait jouer un rble constructif dans ll&valua~ion du rnarche du riz dans le nord du NigCria, au Tchad, et au Carneroun : sans ces renseignements, on ne peut savoir sur quels d6bouch6s la SEMRY peut compter b long terme. I1 est possible que, comme on le pense aujourd'hui, le march6 de llexportation soit assez important pour soutenir m e iven- tuelle expansion de la SEMRY : le Nighria a import6 1 million de tomes de riz en 1982 et les importations augmentent en moyenne de faqon notable. I1 reste cependant m e question de priorit6 h r6soudre : vaut-il mieux privil6gier les recettes d'exportation ou les cultures vivribres. RAPPORT D'ACHEVEMENT D U PROJET DEUXIEME PROJET RlZlCOLE DE LA SEMRY P r b t 1 5 1 2 / C r e d i t 763 COMPARAl SON DES RESULTATS 1979/80 1980/81 198 1/82 1982/83 1983/84 1984/85 1985/86 Eva- R k a l i - Eva- Reali- Eva- R e a l i - Eva- Reali- Eva- PrBvi- Eva- Prbvi- Eva Previ- luation sation l u a t i o n sation l u a t i o n sation l u a t i o n sation l u a t i o n sions l u a t i o n sions l u a t i o n sions Superf i c i e amenagee - ha 800 845 2.300 2.385 3.800 3.485 5.400 3.485 7.000 4.325 7.00G 5.525 7.000 6.728 S u p o r f i c i e en c u l t u r e : ( s a i s o n s6che e t sa i s o n des p l u l e s ) - ha % d ' u t i l i s a t l o n des t e r r e s 1.440 180 940 111 4.140 180 2.595 109 6.840 180 3.940 130 9.720 180 5.619 161 11.025 158 7.785 11.025 180 158 9.945 11.025 12.110 180 158 180 Product i o n ( tonne6 de paddy 1 5.976 2.134 17.469 10.763 29.214 18.155 41:706 25.949 46.832 36.510 47.408 46.742 47.408 56.919 Paddy : p r 1 x / k g 43 55 55 62 Riz : rlz/kg 100 120 120 145 / J Hypottlhses r e t e n u e s : a ) 840, 1.200, el; 1.200 ha de t e r r e s q u i s e r o n t amenages r e s p e c t i v e m e n t e n 1983/84, 1984/85 e t 1985l86; b ) u n t a u x d ' u t i l i s a t i o n des t e r r e s de 180 %; c ) une a u g m e n t a t i o n des rendements v e n a n t de l ' e m p l o l de l a v a r i e t e IR46. ANNEXE 2 RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET DEUXIEME PROJET RIZICOLE DE LA SEMRY COUTS ESTIMATIFS ET EFFECTIFS (Juin 1982) (millions de FCFA) Estimations h fi CoCt % augmentation 116valuation/2 effectif coilts effectifs/ ivaluation Digues 26 Travaux d' irrigation S.O. Bdtiments '25 (Total des travaux de ginie civil S.O. Tranferts de population fi S .O. Matiriel/iquipement (10) Facteurs de production /4 - Inginierie (9) Consultants/6tudes (16) Recherche agricole 120 Programme de santi 18 Assistance technique 39 Personnel local 25 Entretien - Petite hydraulique fi (20) Stocks - TOTAL 14.400 15.480 S.O. fl /1 Y compris imprivus. /2 Y compris le coGt du programme complimentaire de la CCCE (500 mil- lions de francs CFA). Estimations fond6es sur le coiit des 3.500 ha aminagis pour 1'irrigation. /4 Surtout engrais, dont le coiit a 6t6 recouvr6. /5 Compris dans les coGts d' investissement. fi Petits travaux prbs de Koussiri, financ6s par la CCCE. /7 Par suite des travaux supplimentaires (digue) et compte tenu du fait que 50 % uniquement des terres ont 6t6 aminagis pour l'irrigation, une comparaison des coiits ne serait gubre'significative.

Основные сведения
Тип документа Project Performance Assessment Report
Дата принятия
Страна Камерун
Источник Всемирный банк