Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 5403-F MADAGASCAR: PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA ET PREMIER PROJET D'ELEVAGE VILLAGEOIS ET DE DEVELOPPEMENT RURAL (CREDIT 322-MAG ET CREDIT 506-MAG) VOLUME I D6partement de ll&valuation rt?trospective des opgrations TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TlTRE D'INFORMATION Le prCscnt document fait I'objet d'une diffusion restreinte. et ne peut gtre utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut Ptre autrement divulguee sans I'autorisation de la Eanque Mondiale. POIDS ET MESURES Systsme m6trique M6 trique Equivalents anglais/E.U. 1 hectare (ha) 2,47 acres 1 kilometre (km) 0,62 mile 1 kilometre carre (km2) 0,39 mile carr6 1 kilogramme (kg) 2,20 livres 1 litre (1) 0,26 gallon 0,22 gallon imp6rial 1 tonne m6trique (t) 2 204 livres ABREVIATIONS ET GLOSSAIRE CFDT Compagnie Fransaise pour le DBveloppement des Fibres Textiles FAO/CP Programme de coop6ration FAO/Banque Mondiale FAFIFAMA Agence de D6veloppement de 1161evage dans l'0uest de Madagascar FOFIFA Centre de Recherche pour llAgriculture et le D6veloppement Rural Dgpartement de G6nie Rural du Ministere du D6veloppement Rural HASYMA Soci6te Malgache de DBveloppement du Coton IDA Association pour le D6veloppement International- IRAM Institut de recherches agronomiques malgache ODEMO Organisation pour le Developpement du Moyen-Orient OMBY Ferme bovine dlEtat (OMBY est 116quivalent malgache de bouvillon) SODEMO Soci15te pour le Developpement 6conomique de la region de Morondava SPA Service de la production animale du MDRRA SPE Service provincial de 1161evage PNUD Programme des Nations Unies pour le Developpement RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE MADAGASCAR: PROJET D'IRRIGATION ET D E DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA ET PREMIER PROJET D'ELEVAGE VILLAGEOIS ET DE DEVELOPPEMENT RURAL (CREDIT 322-MAG ET CREDIT 506-MAG) TABLE DES MATIERES Prgface ...................................................... i Donnges d e Base .............................................. iii Faits saillants .............................................. v MEMORANDUM D'EVALUATION RETROSPECTIVE I. P r o j e t d ' i r r i g a t i o n e t d e developpement r u r a l d e l a r g g i o n d e Morondava .................... A. Resum6 ......................................... B. ........................... P r i n c i p a u x problemes 11. Premier p r o j e t d161evage v i l l a g e o i s e t d e d6veloppement r u r a l ............................. A. Resum6 .......................................... B. P r i n c i p a w problemes ........................... Annexe : Cable du M i n i s t e r e d e l e P r o d u c t i o n Animale ( E l e v a g e .................... e t Peche) e t d e s Eaux e t F o r S t s Cable du M i n i s t e r e d e l l A g r i c u l t u r e e t d e l a Reforme Agraire ............................................ L e t t r e du M i n i s t r e d e l a P r o d u c t i o n Animale ( E l e v a g e e t Peche) e t d e s Eaux e t F o r e t s a u M i n i s t r e d e s M f a i r e s Etrangeres ................................ L e t t r e du P r 6 s i d e n t du Cornit6 d e G e s t i o n d e l a SODEMO. ............. L e t t r e du D i r e c t e u r G e n e r a l d e l a SODEMO Cartes: 18052 (PCR) 15637 (PCR) 3954 (PCR) 18189 (PCR) 18116 (PCR) MADAGASCAR: PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE NORONDAVA ET PREMIER PROJET DIELEVAGE VILLAGEOIS ET DE DEVELOPPEMENT RURAL (CREDIT 322-MAG ET CREDIT 506-MAG) PREFACE Le prgsent document est 1'6valuation r6trospective de deux projets de d6veloppement rural 3 Madagascar: le Projet d'irrigation et de developpe- ment rural de la r6gion de Morondava, pour lequel le Cr6dit 322-MAG a 6t6 approuv6 le 29 juin 1972 pour un montant de 15,3 millions de dollars et clos le 31 dgcembre 1981, apres annulation de 1,2 million de dollars; et le Premier projet d161evage villageois et de d6veloppement rural, pour lequel le Crgdit 506-MAG a GtG approuvg le 17 juillet 1974 et clos, le 31 d6cembre 1982. (Les fonds qui restaient disponibles ont Et6 utilisgs pour financer certains investissements du projet-relais et le Cr6dit a 6t6 entisrement dgboursg en aoOt 1983.) Ces deux projets de d6veloppement rural, bien que d'une nature dif- fgrente, ont gt6 group& dans une seule 6valuation r6trospective car ils ont 6t6 affect6s par des problemes similaires et des lesons identiques peuvent en Stre tirges. Le rapport df6valuation rgtrospective se compose de deux mgmoranda dV6valuation r6trospective pr6par6s par le Dgpartement de lf6valuation r6tro- spective des OpCrations (OED) et de deux rapports d'achevement de projet (RAP), dat6s d'avril et de juin 1984. Les RAP ont 6t6 pr6par6s par le Bureau r6gional Afrique de 1'Est. Les m6moranda df6valuation rgtrospective sont bas6es sur une analyse des rapports df6valuation (No. PA-128a-MAG et No. PA-403a-MAG, dat6s du 26 mai 1972 et du 25 juin 1974), des rapports du Prgsi- dent, des Accords de cr6dit et des RAP; la correspondance avec 1'Emprunteur et les notes internes de la Banque sur les problemes des projets, que con- tiennent les dossiers de la Banque, ont 6t6 consulti5s et le personnel de la Banque associ6 aux projets a 6t6 interview6. Une mission de 1'OED s'est rendue 3 Madagascar en juin 1984. Des entretiens se sont dgroulgs avec les fonctionnaires des Ministeres des Finan- ces et de la Production agricole, ainsi qu'avec les fonctionnaires de la SODEMO et de la FAFIFAMA, les deux organismes responsables des projets. Un voyage d'6tudes a 6t6 entrepris pour visiter les zones des projets et rencon- trer les agriculteurs y participant. Les informations obtenues au cours de la mission ont 6t6 utilisges pour tester la validit6 des conclusions des RAP. La premiere version du rapport a 6t6 envoyge 3 lfEmprunteur le 23 octobre 1984 pour commentaires. Les commentaires requs, qui figurent en Annexe 1, refletent de mani2re g6n6rale les principales conclusions du rap- port d16valuation rgtrospective. L'gvaluation rCtrospective estime que les RAP sont excellents et d6crivent avec justesse les caractgristiques du projet, et les m6moranda sur l'gvaluation retrospective des projets concordent ggndralement avec leurs conclusions. Outre qu'ils rgsument les objectifs et les rgsultats des projets, ils en indiquenet les problemes principaux: le manque de consensus entre la Banque et llEmprunteur, les problemes institutionnels des projets et les difficult6s inhgrentes au d6veloppement int6grE dans le projet d'glevage villageois et de dgveloppement rural. Nous tenons 2 exprimer notre reconnaissance au Gouvernement de Madagascar et au personnel des projets rencontrg durant la pr6paration de ce rapport pour l'aide prgcieuse qu'ils ont fournie. DONNEES DE BASE D O M E S PRISCIPALES RCsultats R6sultats en Z Previsions aux derniares de l'esrima tion b 1'6valuation estimations de 116valuation Cotlr total du projet (Yillions de SEU) 27.0 Xontant du credit (?Ullions de $ELt) 15. 3 ?(oncant debours6 15.2 Xontant annul16 -- Date d'achsvement des 6lements materiels: Travaux de g6nie civil 12/78 02/80 130 Xise en valeur des rerres 12/78 12181 1u Pourcentage achevi d la date ci-dessus: Travaux de genie civil -- -- 1 0 0 % ~ Vise en valeur des terres YL Z / b Taux de rentabilite 6conomtque (TRE) ( d ) : 16 0 ou nbgative Perforpances inecitutionnelles: bonnes rn6diocres Performances techniques bonnes mbdiocres Performances financisres bonnes ddiocres Premiere mention dans les dossiers debut 1965 Demande du Gouvernement 04/71 NCgociationa 05/72 Approbation du Conseil 06/29/72 3ate ?e !'Accord de crddit Q6!30li2 Date d e l'E3tr6e en vigueur 09/28/72 01i39173 Oate ?e Cldture 06/?0/79 i2,?!/P: 135:: DECA:SSE.X!:TS CLWLZS inillions de SEC) /il A 1 'bva luation -1973 1.9 1971 - 1.1 - - - - 1975 6.9 1976 9.3 1977 1978 11.6 :2.1 :979 - i5.3 1980 - - 1981 - - Effeccifs - 0.4 3.8 7.9 10.1 11.3 i2.9 13.7 14.1 Zffectifs,Z des escimerions - 9 55 85 83 77 8h 90 92 Date du dernier d6caissemenc: 11 f6vrier 1982 b n c a n t du principal rcmbours6: 210 000 au 31 mars 1984 DONNEES CONCERNANT U S MISSIONS No. de SpCciali- Type de Dace No. de horns- c6s r e p r e Effi- Ten- diffi- Yission (mois/ann€e) personnes joursle sencCes If cacitblg dancelh cultbsi'i Idencif icacion FA0 O7165 Prbparation Yo. 1 11/56 Yo. 2 02/67 Yo. 3 06/70 No. 1 10/i0 Yo. 5 02/71 Evaluation 11/71 5 70 Supervision No. 1 08!72 2 8 No. 2 04/73 1 6 No. 3 No. 4 No. 5 No. 6 No. 7 No. 8 no. 9 No. 10 No. 11 No. 12 No. 13 No. 14 No. 15 No. 16 No. 17 No. 18 No. 19 12/81 2 10 Total 387 AUTRES DONNEES SUR LE PROJET Emprunteur: Republique de Hadagascar Organe d'execution: SODEMO Exercice de l'organe d'exCcucion: Taux de change: ler n o v e m b r e 3 1 occobre Yoyenne annCe da l'6valuacion 1 SEU -- 225.00 Hoyenne anndes d'ex6cucion Xoyenne annCe de l'achdvemenc 1 SEW 1 $Ell - 231.28 271.73 - /a - /b Coat du projec remanie. U v i s i o n de la porcCe du projec; X des objeccifs revises. Ic CalculC P parcir de la date 1 laqualle le Conseil a approuv6 le credit. AnnCes civiles. /e a - 6conomiace: c - Nombre de jours/homme travaillCs sur le projec, ec non pas simplemenc dans le oays. agronome; b -- - ing6nieur sp€cialiste en irrigation; d analyste - - - - financier; e spCcialisce en d6boursemenCs; f spCcialisCe en gastion1 1 - administration publique; g fonccionnaire rbgional; h sans difficultes ou difficulcCs d n e u r e s ; 2 chargC de prCcs. difficulcCs mnderees, ec 3 - /h 1 - grosses difficultCs. - en voie U'amClioration; 2 F = financisre; X - - stacionnaire. 3 de gestion; T technique: P -- se d6ceriore. politique. 71 La d s s i o n d'ivaluation se compoaait d'un hydraulicien, d'un 6conomiste de l'irrigation, d'un agronow. d'un spCcialisce de la culture du tahac ec d'un spCcialisce des quesciona sanicaires. - /k La direction rlgionale-y compris la chef de la Division des projecs ec la direcceur des Programmes--a participC 1 plein t e w s P cecce mission; le chargC de prets a C g a l m e n t parcicip6. RA!!PORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE .WACASCAR: PREXIER PROJET D'ELEVAGE V I L W G E O I S ET DE DEVELOPPFMENT R L W L (CREDIT 506W.G) 30NNEES 9E BASE DONhiES PRIJCIPALES R6sultats RCsultats en Z aux dernieres de :'estimation estimations de l'€valuation Code total du projee {Hillions de SEU) 12.8 13.6 106 Hontant du cr€dit (Hillions de SEU) 9.6 9.6/a 100 Date d'encr6e en vigueur 11/29/74 061 1 7 7 5 Date d'achsvement des 616ments mat6riels: 06/79 12/82 150 Pourcentage achev6 P la date ci-dessus: 100% 60-70% 60-70% T a m de rentabilitg economique ( T E ) ( X ) : 69 16 Taux de rentabilitl financisre ( % ) nepacive Performances inscitutionnelles: bonnes moyennes Performances techniques bonnes bonnes Performance f inancisre bonne movenne Xonbre de villages b€r.€ficiaires : 900 ?remiere m e n c i m ?an6 ;es jossiers Approbation du ,Conseil ate de 1'Accord de credit Date de Cloture DECAISSEHEhTS C L X T E S (millions de SEU) Id 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 A 1'6valuation 7-3 7 3 7 3 T.3 T T ~ Effectifs 0.1 0.1 0.8 3.2 4.4 6.3 7.7 9.6 EffectifslX des estimations 0 ? 11 36 46 66 80 100 Date du dernier decaibsemenc: aoQt 1983 DONNEES CONCERNANT LES XISSIONS No. de SpCciali- Type de Date No. de hommes- t6s repr6- Effi- Ten- diffi- Preparation FA0 CP!SIRD I 06172 3 84 a,b,g Evaluation a IRD I 10173 0 104 a,b.c.e BIRD I1 06/70 1 5 a SOUS-total - - 155 rvision I 05/75 2 30 a.b . . . v 02/77 2 14 bit 3 1 L,H.T.F 11 07/77 2 14 a.b 2 1 L.M.F VII 02-03/78 1 10 b 2 1 H VIII 11/78 3 27 a.b,e 2 1 M.F IX 04-05/79 3 22 a.b.c 2 1 W.E,T X 10179 3 24 a.b.d 2 1 X.T.F TOTAL - 612 F AUTBES DONNEES SUR L. PROJET Emprunteur: Upublique de .%dagascar Organe d'ex6cution: FAFIFANA (Aeence de d6veloppemene de l'€levage dana 1'0uesc de %dagascar); OWBY (ferme bovine d'etat); et OOEHO (Erganisation pour T a m de change: le ddveloppement du !ioyen-Cuest). Ynyenne annde de l'lvaluation 1 SEU 222.76 -- Projet relais Xoyenne annees d'exCcution Xogenne annCe de l'achsvemenc 1 $EU 1 $EU 206.76 349.71 - Son: Derrxisme projee d'llevage villageois ec de Dbveloppement rural BumCro de Crddit: 1211-MAG .%ntant (millions de dollars): USSL5.O Date d'approbation par les Adminibtrateurs: 23 f6vrier 1982 - la Comprend 1.3 millions de dollars d'investisbements au tiere de la prbparation d'un projet relais. - /b Leo taux particuliers de rentabilit6 financisre oat ec€ calculla pour :es eldmcnnts du projet lors de 1'Cvaluation ec ils ont vari€ de 28% 3 1002; les taux rlels de rentabilit6 ont bte soit insignifianes, soie nCgatifs. - /C La zone du projet a €tC aprandie en 1976 et. 3 nouveau. en 1977; le chiffre englobe - Id a -- -- 40 villages bCnCficiant du programme de vulgarisation agricole de 1'OHBY. spCcialiate de l'Clevage; b Cconomlste: c - analysce financier; - d h --spCcialisce de la sanc.5; f ingenieur hydraulicien. sp€cisliste de l'agriculture; g -- ingenieur civil; et - /e 1 F -financisre; J - en voie d'am6lioration; 2 juridique; M stationnaire, 3 se deceriore. de gestion; T -.technique; P politique. Informations provenanc den Statiatique. financisres incernationales publi6ss par Ie - Fond. mon6caire international RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE MADAGASCAR: PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA ET PREMIER P R O E T D'ELEVAGE VILLAGEOIS ET DE DEVELOPPEMENT RURAL (CREDIT 322-MAG ET CREDIT 506-MAG) FAITS SAILLANTS En septembre 1984, les operations de la Banque pour le secteur agricole malgache se composaient de 14 projets et se montaient 2 146 millions de dollars. Les deux projets 6tudi6s dans ce rapport ont 6t6 les troisieme et quatriPme op6rations pour le secteur. Le Projet d'irrigation et de d6veloppement rural de la region de Morondava, dans la partie occidentale du pays, a 6t6 conqu en tant que premisre phase d'un plan de developpement d long terme. Le projet se composait de la construction d'un barrage de derivation, de la refection d'un reseau d'irrigation existant, de 11am61ioration fonciere d'environ 9 300 ha et de la construction d'une infrastructure rurale. Les objectifs du projet etaient d'accroltre la production de riz et de coton, d6jB cultiv6s dans la region, et d'introduire deux nouvelles cultures d'exportation, le tabac et l'arachide. Le riz devait Etre cultiv6 par de petits planteurs tandis que les autres cultures devaient Gtre pratiqu6es par des fermes dlEtat. Le Projet d161evage villageois et de d6veloppement rural, au Nord-Ouest de Madagascar, devait realiser un programme intensif de soins v6tCrinaires et d161evage, ainsi qu'une infrastructure rurale (routes, alimentation en eau, centres sanitaires et de formation), dans l'une des regions les moins developpe'es et les moins peupl6es du pays. En outre, trois programmes pilotes orientes sur 1161evage devaient Ctre ex6cutes dans le Moyen-Ouest. Le projet devait ben6ficier B quelque 2 000 villages et plusieurs milliers de petits proprietaires de betail. Son objectif etait d'accroftre la production de boeuf tant pour la consommation int6rieure que pour l'exportation. Deux nouvelles entreprises devaient Ctre crC6es pour ex6cuter les projets: la SODEMO pour le Projet d'irrigation de la region de Morondava et la FAFIFAMA pour le Projet d'elevage villageois. Par suite de la complexit6 des projets et du manque de comp6tences nationales dans certains domaines, des consultants expatries devaient Etre recrute's. Les autres organismes gouvernementaux concern6s par le Projet d161evage villageois 6taient les ministsres et/ou les services provinciaux de la Sante, de llEducation, des Travaux publics et des Eaux et Forets, charges d'executer leur part respective du projet sous la coordination de la FAFIFAMA. Les projets ont 6 mis en oeuvre au cours d'une p6riode mouvement6e de l'histoire de Madagascar, qui a connu plusieurs changements de gouvernement, l'expansion du contr6le de 116conomie par 1'Etat et, 3 la fin des annees 70, une crise de devises et de 116conomie. Les organismes des deux projets ont requ la responsabilit6 de la commericalisation des produits agricoles dans leur r6gion respective, ce qui a serieusement pes6 sur leurs capacites financisres et organisationnelles. Le contr8le des prix agricoles par llEtat a eu un effet negatif sur la production des projets. Les relations entre la Banque et le Gouvernement ont St6 marqu6es par des malentendus et des confrontations au cours du d6marrage et d'une partie de la p6riode d1ex6cution des projets. Le Projet d'irrigation et de d6veloppement rural de la r6gion de Morondava a 6 6 r66valu6 lorsqu'il s'est av6r6 que les coGts du projet 6taient 100% plus 6lev6s qu'il n'avait 6t6 initialement estim6 par suite de modifications de la conception du projet et d'une forte inflation. Pour maintenir un coOt proche de l'estimation initiale, la port6e de 11616ment am6liorations foncieres a 6t6 fortement rgduite, ce qui s'est traduit par une viabilit6 Sconmique marginale. A l'achsvement du projet, les travaux de g6nie civil achevds correspondaient aux objectifs r6vis6s mais la mise en valeur des terres n16tait que partiellement r6alis5e. Le coOt total du projet dspassait d'environ 85% les estimations r6vis6es. La production supplgmentaire de paddy s'est approch6e des estimations du projet renani6; en revanche, la production de coton a 6t6 inf6rieure 2 la production d'avant le projet par suite des mauvaises performances de la SODEMO. L'introduction de tabac et d'arachide ne s'est pas concr6tis6e. D'aprss la nouvelle estimation, le taux de rentabilitg 6conomique (TRE) du projet est aujourd'hui n6gatif ou nul. L'impact social du projet est n6anmoins important car le nombre des familles d'exploitants agricoles ayant bCn6fici6 du projet est plus 6lev6 que pr6vu. Le Projet d161evage villageois et de d6veloppement rural a subi les effets n6gatifs de problemes de d'emarrage: retards dans le recrutement du personnel de FAFIFAMA, confusion dans les rBles respectifs de FAFIFAMA et du Service Provincial de 1 'Elevage, dgfaillances du Gouvernement dans 1 'apport des cr6dits budg6taires dues b un malentendu sur la politique de 1'IDA de ne financer que les coOts additionnels, et d6cision du Gouvernement de fusionner la FAFIFAMA avec OVOMA, entreprise publique de commercialisation de viande en faillite. La Banque a demand6 que 1'Accord de cr6dit soit r6vis6, en specifiant de s6parer la gestion et le financement de la FAFIFAMA de ceux de 1'OVOMA. A la suite de la rgvision, la FAFIFAMA a fortement renforc6 sa capacit6 d1ex6cution et elle a r6ussi b r6aliser un programme de soins v6t6rinaires efficace en formant et mettant en place des vaccinateurs villageois, formule nouvelle qui a 6 un succ2s. En revanche, la cr6ation de pzturages am6lior6s et l'introduction de nouvelles m6thodes d161evage ont connu peu de succ2s. Par suite du manque de coop6ration de la part des autres organismes gouvernementaux, 11616ment infrastructure du projet a 6t6 en desd des estimations. La nouvelle estimation du TRE du projet est de 16% environ. Les accroissements de productivit6 se maintiendront probablement car les proprigtaires de b6tail sont maintenant habitu6s 3 des services vgtgrinaires r6guliers. L1exp6rience acquise et les leqons tir6es des projets sont les suivantes: les deux projets ont prouvg la difficultg que pr6sente la mise en oeuvre de projets de d6veloppement dans un environnement politique et 6conomique versatile, ainsi que la n6cessit6 pour la Banque de prendre des mesures fermes lorsque des poltiques malavisges menacent d16branler les avantages du projet (MER, paragraphe 28 et RAP, Elevage villageois paragraphes 6.33-6.40). Le Projet d' irrigation de la ri5gion de llorondava a aussi d'emontre le risque qu'il y a 2 mettre en oeuvre un projet en l'absence d'un consensus entre la Banque et llEmprunteur sur lss objectifs et les elements du projet (MER, paragraphes 21-28). Les projets ont illustre (i) le risque que prgsente un abandon, ou bien une forte rgduciton, de l'assistance technique lorsque cette derniere est jugee essentielle 2 la reussite du projet, et (ii) la necessit6 de reformuler le projet si, pour des raisons politiques, le Gouvernement s'oppose au recrutement de cette assistance techniques (MER, para. 23). Les problemes institutionnels des deux projets font la preuve (i) de la difficult6 de crser de nouvelles institutions de toutes pieces, notamment dans le but d'exscuter des projets, et (ii) du danger que pr6sente l'imposition d'un objectif double (commerce et services) aux responsables d'un projet (MER, paragraphes 33-37 et 75-77). Les points suivants peuvent pr6senter un int6rEt particulier: - La Banque r6pugne 2 se d6sengager d'un pro jet et il lui est difficile de le faire (MER, paragraphes 29-32); - L'application par la Banque de ses criteres de viabilit6 Gconomique ri5vZle des contradictions (MER, paragraphe 31); - L'expgrience du projet a confirm6 les conclusions de llOED, b savoir que la coordination entre les institutions est un probleme constant des projets de dsveloppement rural intlgr6 (MER, paragraphes 70-74) ; - I1 y a de bonnes chances que les r6sultats du projet d161evage villageois se maintiennent (MER, paragraphes 78-84); et - La formule des vaccinateurs villageois s'est avsree une innovation r6ussie (MER, paragraphes 79 et RAP Elevage Villageois paragraphes 5.10-5.12). MEMORANDUM DIEVALUATION RETROSPECTIVE I. PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA (CREDIT 322-MAG) Conception du projet 1. Le projet a et6 le second cre'dit de llIDA B Madagascar pour le d6veloppement de l'irrigation et la troisieme ope'ration du Groupe de la Banque dans le secteur agricole. I1 a fait partie d'un programme du Gouver- nement destine a accgle'rer le d6veloppement rggional, encourager le peuple- ment des regions sous-peuplees mais fertiles de la cBte ouest du pays, accroftre la production de riz (la principale culture de premiere ne'cessit6) et diversifier la production des cultures d'exportation. 2. Le projet devait constituer la premiere phase d'un plan de develop- pement B long terme portant finalement sur l'irrigation de 30 000 ha dans la region de Morondava, grace B la construction de deux barrages de dgrivation sur la Morondava et llAndronomena et d'un reservoir de stockage sur un afflu- ent de la Morondava. 3. Conform6ment B l'evaluation de fin 1971, ce projet constituant une premizre phase a 6t6 conqu pour financer la refection et l'extension d'un reseau d'irrigation existant, datant du debut du vingtizme siecle. Le projet devait fournir l'irrigation B trois zones indgpendantes totalisant 9 300 ha: un ptirimztre rizicole (4 700 ha) devant 6tre exploit6 par quelque 1 200 familles de planteurs vivant dejh dans la region et par quelque 2 300 nouveaux colons; une ferme d'Etat cultivant le tabac et l'arachide (2 700 ha) et une ferme dlEtat cultivant le coton (1 900 h a). Les travaux du projet comprenaient: (a) la construction d'un barrage de derivation B Dabara, sur la Mo rondava ; (b) la remise en 6tat d'environ 6 4 km de canalisations prinicipales; (c) la construction d'un reseau d'irrigation par gravite et de drainage sur 6 600 ha, pour la culture du riz et du coton; (d) la construction d'un r6seau d'irrigation par aspersion sur 2 700 ha pour la culture du tabac et de l'arachide; (e) des am6liorations foncisres, englobant la construction de canaux et de drains tertiaires et quaternaires, ainsi que le nivellement de terrains ; 11 - D'apres le RAP. (f) l'am6lioration et la construction de routes rurales (90 km); (g) la construction des bdtiments et des logements du projet; (h) la crsation de villages pour la population existante et les nouveaux colons, y compris celle d'installations sanitaires, sco- laires et commerciales. Le projet devait aussi englober un programme de migration et de colonisation, des activit6s de recherche agricole, un programme de cr6dit aux planteurs pour l'acquisition de facteurs de production et des mesures de prgvention et de lutte contre la bilharziose. 4. Le projet devait Gtre ex6cut6 sur une pgriode de 6 ans. La respon- sabilit6 d'ensemble du projet devait reposer sur la SODEMO, entreprise devant Gtre spgcifiquement cr66e par le Gouvernement pour exCcuter le projet. La SODEMO devait Gtre supervis6e par un Conseil d'administration comprenant des reprgsentants de diff6rents ministeres concern6s par le projet. Le directeur g6n6ral devait Gtre nomm6 par le Conseil d'administration apres consultation de 1'IDA. Le D6partement du g6nie rural (GR) du Ministere de l'agriculture devait Gtre responsable de la construction des principaux travaux de g6nie civil. Pour aider la SODEMO et le GR 2 g6rer leurs tsches complexes et ambi- tieuses, des cabinets de consultants devaient Gtre engag6s. Deux adjoints au directeur g6nGral de la SODEMO, les trois directeurs charggs de l'exploita- tion rizicole et des deux fermes dlEtat, ainsi qu'un expert pour diriger le service d'exploitation et d'entretien devaient Gtre fournis par ces cabinets. Les consultants devaient aussi Etre responsables de la prgparation des plans dgfinitifs et du dossier d'appel d'offres ainsi que de la supervi- sion de la construction. L'emploi de consultants dans des termes et 3 des conditions recevables par 1'IDA 6tait une condition de l'entrge en vigueur du crgdit. On estimait que tous les expatrigs seraient remplacgs par du person- nel local en dix ans. La SODEMO devait s'autofinancer completement en 1979 grdce aux revenus des fermes produisant le tabac et le coton ainsi qu'aux recettes provenant des agriculteurs pour les services de mise en valeur et d'irrigation des terres. Le coGt global estimatif du projet 6tait de 27 millions de dollars. Le projet devait ggngrer un TRE de 16%. 5. Le projet a 6t6 ex6cut6 au cours d'une pgriode mouvement6e de l'hi- stoire malgache. Le Gouvernement a 6t6 renvers6 en mai 1972, quelques semaines aprSs les nggociations. La prgsentation du projet au Conseil 6tant pr6vue en juin, le personnel de la Banque a contact6 des fonctionnaires pour d6terminer si le projet avait le soutien du nouveau Gouvernement. Le person- nel de la Banque a mis l'accent sur l'urgence d'une d6cision rapide car les fonds affectgs au projet pouvaient Gtre retir6s si le cr6dit n'6tait pas sign6 au cours de l'ann6e budggtaire 1972. L'accord du Gouvernement a 6t6 requ le 16 jui.n 1972 et le projet a 6t6 approuv6 par le Conseil le 29 juin. Toutefois, la premiere mission de supervision a d6couvert que certains membres du nouveau Gouvernement avaient marque leur opposition au projet, allgguant qu'il s'agissait d'un projet vaste et complexe, ngcessitant une assistance technique importante et ma1 adapt6 3 la priorit6 du nouveau Gou- vernement, 2 savoir centrer les efforts de dgveloppement sur les segments les plus pauvres de la population. 6. Par suite des incertitudes caus6es par le changement rCcent de Gouvernement il y eut du retard dans l'accord et 11ex6cution des conditions d1entr6e en vigueur et la date limite initiale pour 11entr6e en vigueur du cr6dit a 6tE reportCe quatre fois. Le nouveau Gouvernement a insist6 pour que la forte assistance technique propos6e dans le cadre du projet soit r6duite et que les postes b responsabilit6s du projet soient remplis par des autochtones. L'IDA s'est rang6e 2 l'opinion du Gouvernement et le cr6dit a Ct6 d6clar6 en vigueur en avril 1973. 7. Une fois les 6tudes du projet d1ex6cution achev6es en 1973, il apparut 6vident que des changements dans la conception du barrage et du canal principal 6taient n6cessaires. Ces modifications de la conception, cornbinges avec l'inflation internationale, ont entrafn6 un d6passement des coGts de 40%. Le Gouvernement a fait part de sa pr6occupation au sujet des implica- tions financisres de cet accroissenent des coGts. Les missions de supervi- sion de 1'IDA ont cependant conclu que le projet continuait 2 se justifier d'un point de vue 6conomique. En novembre 1974, 2 la suite d'une demande officielle de cr6dit suppl6mentaire de la part du Gouvernement pour financer les depassements de coGts, 1'IDA a d6cid6 d'envoyer une mission de supervi- sion pour r6-'evaluer entisrement le concept du projet. La mission a d6couvert que les coGts de tous les 616ments du projet avaient augment6 de manisre importante, se traduisant par un doublement du coOt initial du projet et, de ce fait, que le TRE du projet 6tait devenu au mieux marginal et, pro- bablement, n'egatif. La mission a donc recommand6--et la direction de la Banque a approuv6--que le Gouvernement mette le projet existant de cBt6 et commence b pr6parer un projet totalement diffCrent. 8. Un second changement de Gouvernement s'est produit au d6but de 1975 et les communications ont 6t6 rompues pendant des semaines. Alors que la direction de la Banque envisageait d'annuler le crgdit, elle a appris que le Gouvernement avait rejet6 la proposition de la Banque, qu'il avait donn6 l'ordre de commencer les travaux relatifs au contrat de g6nie civil et qu'il ne voulait prendre en consid6ration aucune option autre que le Projet de Mor- ondava initial. Toutefois, le Gouvernement Ctait prCt b remanier les 616- ments de d6veloppement agricole du projet afin de r6duire les coGts et le d6ficit financier. 9. Une mission de haut niveau de 1'IDA a 6t6 envoy6e a Madagascar en octobre 1975. Elle a d6couvert que les travaux de g6nie civil avaient d6marrE en mars 1975 et que llarrCt de 11ex6cution du projet ne pouvait pas Ctre envisag6 car il se traduirait par une perte de 7 millions de dollars. La mission croyait toujours que le projet initial n16tait pas viable d'un point de vue 6conomique et, de ce fait, elle n'a pas voulu recommander de financement compl6mentaire de la part de 1'IDA. Toutefois, la mission est convenue avec le Gouvernement de remanier les 616ments de d6veloppement agri- cole du projet (i) en supprimant les travaux d'irrigation pour le coton, (ii) en supprimant la plantation de tabac et (iii) en supprimant 11616ment peuple- ment car la migration spontange dans la rCgion de la Morondava avait dEpass6 les prsvisions. 10. Le projet remani6 se composait de: (a) la construction, l'exploitation et l'entretien des principaux travaux d'irrigation, tels qu'ils avaient 6t6 initialement prgvus, sauf pour le culture du coton; (b) l'am6nagement de quelque 2 500 ha pour la riziculture et la fourni- ture des services d'appui aux riziculteurs; (c) l'organisation d'une exploitation de coton en culture pluviale sur 1 300 ha; (d) l'ex6cution d'un programme de recherche appliquee (principalenent pour la culture pluviale); (e) l'extension des installations sanitaires; et (f) des services de consultants 2 des fins d'assistance technique et pour des 5tudes. 11. Le coOt estimatif du projet remanis 6tait de 30,7 millions de dollars, soit un accroissement de 3,7 millions de dollars (14%) sur les esti- mations initiales. Le TRE estim6 se situait entre 1% et 3%. L'Accord de cr6dit a 5t5 amend6 pour tenir compte de la nouvelle conception du projet. En d6cembre 1975, le Conseil a 6t6 inform6 des changements propos6s sur une base d'accord tacite. Aucune objection n'ayant 6t6 soulevge, 1'Accord de credit amend6 est entr6 en vigueur en f6vrier 1976. 12. L'ex6cution du projet amend5 s'est heurt6e 2 un certain nombre de difficult6s. Si les travaux de g6nie civil ont progress6 dans les d6lais impartis grdce aux bonnes performances du contractant, la mise en valeur des terres et la construction des bztiments par la SODEMO ont 6t6 retard6es par lfarriv6e tardive du matgriel, la mauvaise planification et la mauvaise orga- nisation des travaux. De mzme, la qualit6 des travaux a i5t6 dgfectueuse. La plantation de coton a connu un d6ficit chronique, principalement dO au manque de connaissances techniques et administratives du directeur de la planta- tion. A l'exception du programme de recherche appliquge, qui s'est av6r6 bien gi5ri5 et utile, les activit5s d'appui agricole de la SODEMO ont 6t6 d6ce- vantes. La direction de la SODEMO a chang6 trois fois de titulaire et l'assistance technique n'a pas suffi pour compenser la faiblesse en matiere de gestion. Qui plus est, la SODEMO a 6ti5 d5sign6e par le Gouvernement come organisme de commercialisation de produits agricoles, dont le riz, pour la r6gion de Morondava; la SODEMO s'est aussi engagge dans un atelier de menui- serie, dans un programme d'engrais et dans la construction d'outils aratoires pour g6n6rer des fonds et faire face 2 son manque chronique de liquidit6s. 13. La prolifgration des activit6s de la SODEMO a pes6 sur ses capaci- t5s financieres et administratives et s'est traduite par une structure bureaucratique dot6e d'un personnel excessif, alors que les objectifs de mise en valeur des terres, de construction, de production agricole et d'exploita- tion et entretien de l'irrigation n'6taient pas atteints. En 1981, le pays a commenc5 2 Stre frapp6 par une s5vSre crise 6conomique. Les cr'edits budge- taires refus par la SODEPlO du Gouvernement ont 6t6 d'environ la moiti6 de ceux de 1980 et ils n'ont permis que de payer les salaires. En consgquence, les activitgs de la SODEMO se sont pratiquement toutes arrstges. 14. A la date de clature du crgdit, en dgcembre 1981, les travaux d'ir- rigation achevgs correspondaient B 100% des objectifs rgvisgs, mais les rga- lisations en matiere de mise en valeur des terres et de construction reprg- sentaient 60% environ des estimations du projet remanig. Le coGt global du projet gtait de 56,6 millions de dollars, soit un dgpassement de costs de 85% par rapport aux estimations rgvisges (1975). Impact du projet 15. La production supplgmentaire de paddy (15 800 t) a 6t5 voisine des des estimations de l'gvalu- estimations rgvisges (16 000 t) mais tres en d e ~ a ation (32 500 t en pleine production). La production effective de coton a lit6 infgrieure b la production antgrieure au projet. On estime que le TRE est maintenant nggatif (si la production reste aux niveaux actuels) ou nu1 (si la production et les rendements augmentent fortement), contre 16% estimgs lors de 116valuation et 1% b 3% au moment du remaniement du projet. 16. L'intensit6 de culture du paddy (90%) et les rendements (2,6 t/ha) ont 5t6 bien infgrieurs aux prgvisions (160% et 4 t/ha respectivement) au sein de la zone d'intervention de la SODEMO. A l'inverse, l'intensitg de culture (110-125%) et les rendements (3 t/ha) ont 6tC meilleurs sur les terres n'appartenant pas b la zone du projet (principalement le delta de la Morondava), lesquelles ont indirectement bgn6fici6 du projet sous forme d'un accroissement de l'alimentation en eau. Les principales raisons des faibles performances du projet sont: (i) la mauvaise conception des canaux tertiaires et quaternaires; (ii) la mauvaise qualit6 du nivellement des terres par la SODEMO; (iii) l'absence de traction animale et de charrues se traduisant par une pdnurie de main-d'oeuvre au moment de prgparer la terre, et (iv) le manque d'expgrience des planteurs en matiere de riziculture et le non respect du calendrier de plantation. Les planteurs n'appartenant pas 2 la zone du projet ont 6t6 moins affect& par ces inconv6nients car ils sont install& sur leurs terres depuis plus longtemps et possedent ggngralement de l'expg- rience. 17. L'impact social du projet a 6t6 plus important que prgvu lors de la rg-6valuation du projet. Quelque 1 065 familles d'agriculteurs dans la zone du projet et 3 680 en dehors ont bgn6fici6 des activitgs du projet. Bien qu'il n'existe aucune information sur les revenus des agriculteurs, on estime que les riziculteurs ont tir6 un profit financier du projet et ce, d'autant que les clauses de 1'Accord de crgdit stipulant que les bbn6fi- ciaires verseraient des redevances annuelles pour couvrir les ddpenses de la SODEMO pour la mise en valeur des terres et pour l'exploitation et l'entre- tien des rgseaux d'irrigation n'ont jamais 6t6 appliquges. 18. L'impact du projet sur les institutions a 6t6 mgdiocre. La SODEMO a eu des performances laissant continuellement 3 dgsirer et elle a assum6 ses responsabilitgs de mise en valeur des terres et d'irrigation de manisre inef- ficace; elle n'a pas non plus rgussi B ggngrer des revenus de sa production de coton. La principale raison des mauvaises performances de la SODEMO a 6t6 la prolifgration des activitgs qui lui ont 6tg assignges (de mCme qu'8 d ' a u t r e s organismes p a r a p u b l i c s a g r i c o l e s malgaches) e t l f a m b i g u T t 6 d e son r a l e e t de s o n s t a t u t r 6 s u l t a n t d e s a f a i b l e autonomie e t d e s o n peu d e r e s - ponsabilit6s. A l f 6 v a l u a t i o n r g t r o s p e c t i v e , l a SODEMO a v a i t r 6 d u i t s e s a c t i - v i t g s , s a s t r u c t u r e e t s e s e f f e c t i f s e t pr6parC un nouveau programme d e t r a v a i l q u i n q u e n n a l a v e c p l a n d e financement. Aux termes d e c e programme, l e s a c t i v i t C s d e developpernent (non g C n 6 r a t r i c e s d e r e v e n u s ) t e l l e s que l e s s e r v i c e s d e v u l g a r i s a t i o n a g r i c o l e e t l ' e x p l o i t a t i o n e t l ' e n t r e t i e n du r 6 s e a u d ' i r r i g a t i o n s e r a i e n t f i n a n c e s p a r l e Gouvernement, a l o r s que l e s a c t i v i t e s p r o d u c t i v e s ( c o t o n ) s e r a i e n t f i n a n c e e s p a r d e s prGts d e l a Banque de develop- pement r u r a l (BTM) e t p a r l f A g e n c e d e developpernent du c o t o n (HASYMA). Ces rCformes r e p r e s e n t e n t un p a s e n a v a n t e t p o u r r a i e n t p e r m e t t r e b l a SODEMO d e d e v e n i r un organisme de d6veloppement r e g i o n a l p l u s e f f i c a c e . 19. A c a u s e d e l f 6 c h e c du p r o j e t , aucune seconde phase n ' a 6 t 6 f i n a n c 6 e par l f I D A . Le Gouvernement a t o u t e f o i s commence d dCvelopper l a p r o d u c t i o n d e s u c r e e t de mars d a n s l a p l a i n e d e l a Morondava. Ces nouveaux i n v e s t i s s e - ments s o n t d e s t i n e s 3 u t i l i s e r l ' e a u e n c o r e d i s p o n i b l e g r 3 c e aux i n v e s t i s s e - ments du p r o j e t pour l e s t r a v a u x d ' i r r i g a t i o n . 20. En c o n c l u s i o n , l e p r o j e t n ' a r i e n a p p o r t g 3 llCconomie n a t i o n a l e e t i l a c o n s t i t u e une mauvaise u t i l i s a t i o n d e s r a r e s r e s s o u r c e s f i n a n c i s r e s e t humaines. T o u t e f o i s , l e p r o j e t a eu un impact i m p o r t a n t s u r l e bien-&re d e l a population rurale. I1 i l l u s t r e l a d i f f i c u l t 6 que p r 6 s e n t e l f e x 6 c u t i o n d f a c t i v i t C s d e developpernent d a n s un environnement mouvant, c a r a c t 6 r i s e p a r d e s remous p o l i t i q u e s , d e s c h a n g e n e n t s s o c i a u x , une c r i s e Cconomique e t une pCnurie d e d e v i s e s . Avec l e r e c u l , il a p p a r a f t c l a i r e m e n t que l a c o m p l e x i t 6 d e s problemes s o c i o l o g i q u e s e t l a d i f f i c u l t 6 que p r e s e n t e l e lancement d ' u n e n o u v e l l e i n s t i t u t i o n d e developpernent cr6Ce d e t o u t e s p i k e s o n t Ct6 sous- estim6es.?/ Le changement d e l a p o l i t i q u e gouvernementale r e l a t i v e aux organismes p a r a p u b l i c s e t l a r e t i c e n c e du Gouvernement 3 f a i r e a p p e l 3 l ' a s s i s t a n c e t e c h n i q u e o n t eu a u s s i d e s e f f e t s n e g a t i f s s u r l e r e s u l t a t du projet. B. PRINCIPAUX PROBLEMES Manque d e c o n s e n s u s e n t r e l a Banque e t l l E m p r u n t e u r 2 1. L ' h i s t o i r e du p r o j e t , ( e n r e g i s t r e d a n s l a l i s t e d e s p r o j e t s 3 pro- blZmes d e p u i s l e demarrage j u s q u ' b l a c l a t u r e du c r g d i t ) , a S t 6 une t e l l e s C r i e d e malentendus e t de c o n f r o n t a t i o n s e n t r e l e Gouvernement e t l a Banque q u ' o n p e u t s e demander pourquoi il n ' a p a s Ct6 m i s f i n au p r o j e t 3 s e s dCbuts. 2/ - Le p e r s o n n e l du S e r v i c e d e s O p e r a t i o n s de l a Banque emet q u e l q u e s r g s e r v e s s u r c e t t e a f f i r m a t i o n e t a j o u t e que l e P r o j e t a 6 t 6 e x c e p t i o n n e l l e m e n t b i e n p r e p a r e p a r FAO/CP e t un c o n s o r t i u m de deux f i r m e s r g p u t e e s de c o n s u l t a n t s . De p l u s , SODEMO a 6 t 6 conque 2 l ' i m a g e d e SOMALAC e t SOMANGOKY, deux o r anismes q u i g e r a i e n t avec succZs d e s p g r i m e t r e s modernes d ' i r r i g a t i o n P Madagascar. 22. Conqu en 1970, le projet devait constituer la premisre phase d'un plan de dGveloppement 3 long terme ambitieux et dont les autorit6s responsa- bles devaient Etre soutenues par une assistance technique 6trangSre impor- tante. A la suite de la r'evolution de 1972, le nouveau Gouvernement a 6t6 pressE par la Banque d'accepter le projet afin qu'il puisse Etre imm6diate- ment soumis aux Directeurs exscutifs et que le Gouvernement ne perde pas les avantages des fonds de 1'IDA affect6s au projet pour cet exercice budg6- taire. I1 6tait toutefois clair que le nouveau Gouvernement avait de s6rieuses r6serves 3 propos du projet, qui lui semblait Etre un vaste projet enclave par 116tranger et inadapt6 B ses priorit6s nationales et b sa nouvelle politique de d6veloppement. 23. Le projet est finalement entr6 en vigueur en avril 1973, aprSs que la date d1entr6e en vigueur ait 6t6 report6e quatre fois et que le Gouverne- ment ait r6ussi B obtenir de la Banque qu'elle r6duise le volume et le niveau de l'assistance technique initialement propos6e. Avec le recul, on peut dire que la d6cision du Gouvernement--approuv6e par la Banque--de r6duire l'assis- tance technique a 6t6 le coup fatal port6 au projet tel qu'il 6tait initiale- ment conqu. A 116poque, le pays ne disposait pas des compgtences suffisantes pour ex6cuter un projet d'irrigation complexe de cette nature et, par voie de cons6quence, le projet aurait dQ Stre reformu16 et simplifi6 pour s'adapter aux ressources humaines disponibles B Madagascar. 24. Le Gouvernement a exprim6 B nouveau ses prgoccupations en 1974, lorsqu'il s'est avgr6 que les codts du projet 6taient en d6passement d'envi- ron 40% par suite de l'inflation et des changements dans le plan d1ex6cution des principaux travaux de gGnie civil. Le Gouvernement a propos6 plusieurs suggestions visant 5 rgduire l'ampleur du projet; toutefois, la Banque a insist5 sur le maintien du projet en 116tat parce qu'elle le considgrait encore 6conomiquement dgfendable. Face B cette fermet6 d'attitude de la Banque, le Governement a imm6diatement r6agi en demandant un cr6dit suppl6- mentaire pour financer les dgpassements de coGts, demande 2 laquelle la Banque n'a pas accGd6. 25. Fin 1974, alors que les codts du projet avaient augment6 de loo%, une mission de la Banque a conclu que le projet n'avait plus de viabilit6 6conomique et qu'il faudrait soit complztement le remanier, soit r6duire sa dimension soit le supprimer. La mission a notamment prop086 que le projet soit limit6 b la simple remise en 6tat du rgseau existant ou bien au d6velop- pement de cultures pluviales, pour lesquelles la r6gion de la Morondava a des dispositions naturelles. Mais, revenant sur sa position prgcgdente, le Gou- vernement a rejet6 les conclusions de la mission, a marqu6 son d6saccord avec l'analyse codts-avantages r6vis4e de llIDA, a insist6 pour que le projet soit achev6 cornme pr6vu et a demand6 B nouveau que la Banque accroisse son finan- cement pour couvrir les dgpassements de codts. I1 a aussi d6cid6 de signer le march6 de construction du barrage en d6pit de vives objections de la part de la Banque. 26. La signature par le Gouvernement du march6 de construction du bar- rage et des structures annexes a mis la Banque devant un fait accompli alors que la direction de la Banque envisageait d'annuler le crgdit. La Banque a alors proc6dg 3 une suspension de fait des dgcaissements et de la supervision du projet, qu'elle a repris toutefois quelques mois plus tard, dans 11id6e qu'elle ne devait pas abandonner llEmprunteur au milieu du gu6. La teneur du projet a 6t6 finalement r6duite de maniere 2 maintenir le coGt global b un niveau pratiquement identique B celui des estimations initiales. Compte tenu de la r6vision, le TRE estimatif du projet amend6 a dii Stre ramen6 au niveau de 1% B 3%. Fin 1975, le nouvel Accord de credit a 6t6 soumis au Conseil. La note du Pr6sident au Conseil a mis l'accent sur le fait que, bien que la premiere phase du projet se traduisait par une rentabilit6 d6cevante, une seconde phase parviendrait 2 un bon TRE si les principaux travaux de gdnie civil inclus dans le premier projet 6taient consid6rss c o m e des coSts ants- rieurs. Le Conseil a accept6 le projet amend6 malgr6 la r6ticence de certains de ses membres. 27. Bien que la p6riode d1ex6cution 1976-80 se soit traduite par une nette amglioration des relations entre le Gouvernement et la Banque, aucun accord ne s'est fait sur une ligne de conduite qui aurait pu rssoudre les problemes pos6s par le projet. Le Gouvernement n'a pas respect6 les clauses du Cr6dit stipulant que la SODEMO devait Otre dot6e de dirigeants exp6rimen- t6s et que des redevances devaient Stre persues aupres des utilisateurs pour la mise en valeur des terres et pour l'exploitation et l'entretien du r6seau d'irrigation. En outre, la SODEMO a resu des responsabilitss supplgmentaires dspassant son mandat et sa capacit6; sa direction a chang6 trois fois, sans consultation pr6alable de la Banque. 28. L'histoire complexe et mouvement6e du projet montre qu'il est risqu6 d'essayer d1ex6cuter un projet lorsque la Banque et llEmprunteur ne parviennent pas B s'entendre clairement sur les objectifs et les 6l'ernents d'un projet. Le projet a 6td un exemple frappant d'absence complete de con- sensus, chacun des partenaires recommandant B tour de rale, mais jamais en msme temps, que le projet soit maintenu en l'dtat, supprim6, ou remani6. En fin de compte, le projet a st6 prsserv6 par la Banque surtout pour maintenir ses bonnes relations avec le Gouvernement. L16valuation rstrospective admet difficilement que participer 2 un projet qui courre un tel risque de faillite est la meilleure ligne de conduite que la Banque puisse adopter. Certes, la Banque a essay6 d'aider le Gouvernement b rdsoudre les 6normes problemes pos6s par le projet mais ses efforts n'ont pas 6t6 un succes. Avec le recul, il semble qu'une attitude plus ferme face au non-respect des conventions du Cr6dit et le retrait 6ventuel de 1'IDA auraient dt6 des moyens plus efficaces pour persuader le Gouvernement de prendre les mesures qui s'imposaient. Procsdures de dgsengagement de la Banque 29. L1exp6rience du projet illustre aussi la r6ticence de la Banque B se dgsengager d'un projet et la difficult6 pour elle a proc6der B ce d6senga- gement. Les conditions g6n6rales applicables b 1'Accord de cr6dit de d6ve- loppement (ACD) stipulent (Section 6.01) que "llEmprunteur peut, par avis B llAssociation, annuler tout montant du Cr6dit que llEmprunteur n'aura pas pr6lev6 avant de produire ledit avis". D'autre part, la Banque ne peut pas proc6der 1 une telle annulation 3 moins que llEmprunteur n'ait "omis de remplir ses obligations aux termes de llACD," (Section 5.02(b)) 1 noins que "les Svgnements qui se sont dsroul6s apres la date de 1'ACD aient cr66 une situation exceptionnelle par suite de laquelle il est improbable que le projet puisse Stre ex6cut6 ou que llEmprunteur puisse remplir ses obligations aux termes de 1'ACD" (Section 6.02 (d)). 30. L'histoire du projet, qui a connu des manquements substantiels aux clauses du Credit (RAP, paragraphe 3.37) et de nombreux CvCnements dans le pays, confirme les conclusions de llOED, 1 savoir que "la Banque re'pugne B prendre des mesures correctives dnergiques car elles tendent B troubler le processus de d6veloppement envers lequel la Banque et llEmprunteur se sont engaggs".- 3/ 31. Ce projet illustre aussi certaines des contradictions qui r6sultent de l'application des criteres de viabilitC 6conomique de la Banque. En prin- cipe, la Banque n'accepte pas de financer un projet dont le TRE est infgrieur au coQt d10pportunit6 du capital. Toutefois, si durant l'execution il appa- raft que le projet ne se justifie plus d'un point de vue gconomique, les Conditions ggn6rales ne donnent pas Z i la Banque le droit d'annuler un prCt ou un crCdit (contrairement 1 d'autres organisations financieres internatio- n a l e ~ )- .~-/ ~ / Dans le cas present, la Banque est mCme allCe plus loin: un nouvel Accord de cr6dit a 6t6 approuv6 par les Directeurs executifs, contre leurs principes, puisqu'ils savaient que le taux de rentabilit6 du projet amend6 n'btait que de l'ordre de 1 1 3%. 32. Enfin, comme le RAP l'indique avec justesse, l'insistence de la Banque pour maintenir la date de presentation d'un projet au Conseil d'admi- nistration, sans faire aucun cas des he'sitations de 1'Emprunteur et des trou- bles politiques, est susceptible de causer des difficultes dans le futur et constitue un risque qui ne devrait pas Stre pris dans le simple but de respecter le calendrier. Problemes institutionnels 33. Le projet s'est fortement inspirg de deux projets d'irrigation existants, Lac Alaotra et Mangoky, 3 116poque considCr6s comme des - 31 Examen de la politique d'intervention--Respect des clauses des prCts, Rapport de 1'OED No. 4090 en date du ler septembre 1982. - 4/ Voir aussi le projet stockage de cCr6ales en Irak, Rapport de 1'OED No. 2778 en date du ler aoOt 1973. Le D6partement Juridique note qu'a sa connaissance un seul organisme de financement (la Banque Europgenne de D6veloppement) pr6voit dans ses Conditions G6nCrales la suspension et l'annulation pour "6chec 6conomique". Le D6partement Juridique pose ggalement la question th6orique suivante: "Etant donn6 que la Banque n'a pas r6agi lorsque des clauses de 1'Accord de cr6dit n'ont manifestement pas 6tb respectbes, aurait-elle arrCt6 le projet pour e'chec 6conomique si cela lui 6tait possible mCme si llEmprunteur avait insist6 pour la continuation du projet?". Le DCpartement de la politique des op6rations fait 6galement le commentaire suivant: "Si les clauses du Crgdit, stipulant que le Gouvernement doit ex6cuter le projet selon de bons principes financiers et de gestion, ne suffisent pas pour annuler le crbdit lorsque ces principes ne sont pas respecttis, il semble alors qu'il faille trouver un autre m6canisme pour arrCter un projet que la Banque ne devrait pas soutenir". r6ussites. A l'instar de ces deux projets, une entreprise publique, la SODEMO, a 6t6 cr66e et 11ex6cution du projet de la region de Morondava lui a 6t6 confi6e. Son rale a initialement consist6 5 mettre la zone du projet en valeur, B installer les riziculteurs, B fournir des services de vulgarisation agricole, 1 ggrer et 1 entretenir le r6seau d'irrigation et B produire du coton, de l'arachide et du tabac sur les terres qui lui ktaient affectges. Neuf sp6cialistes expatries devaient Ctre fournis dans divers domaines, y compris la gestion et la comptabilit6. La plupart des investissements devaient etre eff ectu6s par des entreprises. La SODEMO devait progressivement s'autofinancer grace aux b6n6fices g6n6r6s par ses propres cultures en r6gie et aux redevances payees par les planteurs pour la mise en valeur des terres et les droits d'eau d'irrigation. 34. La SODEMO a consid6rablement d6vi6 de ses objectifs initiaux. Elle est progressivement devenue une entreprise 2 objectifs multiples, allant de la production agricole en r6gie B la commercialisation r6gionale des produits (fonction assignee par le Gouvernement), B la construction de bdtiments, B la fabrication d'outils et de meubles, et au d6frichement et au nivellement de terres. L'accroissement des responsabilit6s de l'entreprise s'est traduit par une expansion de ses services et de son effectif qui a totalis6 1 LOO personnes entre 1974 et 1978.~1 Le niveau d1exp6rience de ses dirigeants et de ses experts a 6t6 tout a-fait insuffisant pour assumer les nombreuses tdches attribu6es B l'entreprise. Le probleme a 6t6 exacerb6 par le refus du Gouvernement d'engager les consultants initialement jug& n6cessaires. 35. L'une des cons6quences de cette prolif6ration d'objectifs et de cette insuffisance de personnel a 6t6 que la SODEMO est devenue incapable de bien ex6cuter ses tdches. C'est ainsi que le nivellement des terres effectu6 par le personnel propre de la SODEMO n'a pas 6t6 effectu6 de manisre satis- faisante. La production agricole, limiti5e en tout 6tat de cause au coton, a suscit6 des d6convenues et des deficits croissants pendant neuf ann6es cons6- cutives. De nombreuses maisons ont 6t6 construites et restent inoccup6es. Quant aux tdches principales de la SODEMO, B savoir 6tablir les agriculteurs et leur fournir des services de vulgarisation agricole, elles ont 6t6 rell- gu6es B l'arrizre-plan pendant la plus grande partie de la p6riode de rkali- sation. Enfin, le systeme comptable de la Sociltl Etait tellement en d6sordre que le contrtile financier gtait pratiquement impossible. 36. L1exp6rience du projet qui confirme celle d'autres projets, notam- 1 ) prouve combien il est dangereux de con- ment en Afrique au Sud du Sahara ' fier A une entreprise r6cemment cr66e de nombreuses tdches auxquelles elle n'est pas adapt6e. 37. Qui plus est, comme d'autres entreprises du mGme type, la SODEMO a souffert et souffre toujours de 11ambigurt6 de son objectif et de la dualit6 de sa nature. S'agit-il d'une entreprise de services aux agriculteurs ou 61 - La SODEMO a abandonn6 son r6le de commercialisation de produits agricoles en 1977, ce qui a encore accentu6 les problemes de personnel. - 7/ Voir notamment le Rapport d16valuation r6trospective sur 6 Tanzanie (Rapport de lfOED No. 5197). projets en bien d'une entreprise commerciale auto-suffisante? En fzit, il lui a 6t6 i la fois, ce qui s'est rev616 une tsche impossible. demandg dfStre les deux Z Pour remplir son rale commercial, elle aurait dO non seulement etre pleinement autonome et disposer d'un personnel sp6cialisG mais aussi Stre capable de congedier le personnel en surnombre, ce dont elle n'a pas eu l'autorisation pendant des annees. Elle aurait aussi dO diversifier ses cultures, compte tenu des gchecs repgtgs avec le coton, et se tourner, par exemple, vers la production d'arachide et de mars; mais il lui est fait obligation de produire du coton pour la ginnerie dfHasyma B Morondava et elle ne dispose pas d'un savoir-faire suffisant pour les autres cultures. Lorsque la responsabilite de commercialisation du riz dans la Morondava a 6t6 confige B la SODEMO, cette derniBre n'a pas eu son mot B dire dans la determination du prix du riz et, de ce fait, elle s'est exposee 3 de sgrieuses pertes de recettes sur lesquelles elle n'avait aucun contrele. Qui plus est, il a 6t6 impossible B la SODEMO de percevoir aupr2s des agriculteurs des redevances pour la mise en valeur des terres et les droits dfacc2s h l'eau parce qu'agir ainsi allait contre la politique du Gouvernement qui, jusqulB present, n'a pas 6t6 favorable Zi un recouvrement. En ce qui concerne ses activitds de services (exploitation et entretien du reseau, vulgarisation agricole) elles ne constituent pas des priorites pour la SODEMO parce qu'elles ne contribuent pas B ses revenus et les fonds r e p s du Gouvernement pour ces services sont faibles et irrgguliers. 38. L'avenir de la SODEMO et la perennit6 des investissements dans le projet dependent maintenant fortement du maintien ou de la modification du rale de l'entreprise et de ses priorit6s conflictuelles. L1exp6rience a montre que la SODEMO n'a pas su parvenir 2 l'autosuffisance en pratiquant des ~ ~ r61e essen- cu.ltures en r6gie ou par d'autres activites c ~ m m e r c i a l e s . Le tie1 de la SODEMO est d'assurer et de rationaliser l'explztation du r6seau d'irrigation et d'alimentation en eau et de fournir aux riziculteurs des ser- vices de vulgarisation agricole et des facteurs de production. La SODEMO n'a pas assum6 ce r61e de manisre satisfaisante; au contraire, elle a trop disperse ses efforts dans la poursuite illusoire de l'independance finan- ciere. 39. Le fait que les riziculteurs de la zone du projet ont des rende- ments plus faibles que ceux qui n'en font pas partie et qu'ils ont de grandes difficultes h pr6parer leurs terres de maniBre adequate prouve qu'il reste beaucoup B faire en matisre de services de soutien aux planteurs. Qui plus est, de nouveaux developpements de la rggion de Morondava sont en cours (pro- duction de sucre) ou en projet (production de mars), qui utiliseront l'eau qui est thgoriquement disponible dans le r6seau d'irrigation. Tant que le secteur rizicole restera aussi suranne qu'il l'est actuellement par suite des problemes de main-d'oeuvre et du non respect du calendrier agricole par les agriculteurs, le gaspillage d'eau restera considerable et des conflits surgiront entre les anciens usagers de l'eau et les nouveaux. La p6rennit6 - 81 Les memes erreurs de jugement se sont produites dans un certain nombre de projets financgs par la Banque. En gen6ra1, seuls les projets qui sont obligatoirement bases sur la transformation (huile de palme et coton par exemple) ont rgussi B s'autofinancer tout en fournissant aux planteurs des services de soutien. du p r o j e t e t l a p o u r s u i t e d e s o n i m p a c t s o c i a l d6pendent d a n s une l a r g e mesure d e l a c l a r i f i c a t i o n e t d ' u n e n o u v e l l e d 6 f i n i t i o n du r a l e d e l a SODEMO. 40. Qui p l u s e s t , l a r 6 g i o n d e Morondava d i s p o s e d ' u n e x c e l l e n t poten- t i e 1 d e c u l t u r e s p l u v i a l e s pratiquement i n e x p l o i t 6 q u i p o u r r a i t E t r e m i s e n v a l e u r p a r d e s e x p l o i t a n t s d e p e t i t e ou moyenne e n v e r g u r e p r o v e n a n t d e d i f f 6 - r e n t e s r 6 g i o n s d u pays. Le d6veloppement r 6 g i o n a l p o u r r a i t E t r e c o n s i d 6 r a - blement r e n f o r c 6 p a r l a promotion e t l ' o r g a n i s a t i o n d ' u n e p o l i t i q u e d ' i n s t a l - l a t i o n d e nouveaux a g r i c u l t e u r s d a n s l a Morondava. MEMORANDUM D'EVALUATION RETROSPECTIVE 11. PREMIER PROJET D'ELEVAGE VILLAGEOIS ET DE DEVELOPPEMENT RURAL (CREDIT 322-MAG) Donn6es d e Base 41. L'6levage c o n s t i t u e l ' u n e des p r i n c i p a l e s r e s s o u r c e s n a t i o n a l e s de Madagascar e t r e p r e s e n t e e n v i r o n 10% d e l a p r o d u c t i o n a g r i c o l e . Le c h e p t e l e s t estime 3 quelque 1 0 m i l l i o n s de bovins, 1 , 8 m i l l i o n d'ovins e t de c a p r i n s e t 1 , l m i l l i o n de p o r c i n s . Bgneficiant d'une f o r t e t r a d i t i o n d'glevage, de v a s t e s r 6 g i o n s d e p a t u r a g e s n a t u r e l s , d ' u n e a b s e n c e d e l a p l u p a r t d e s mala- d i e s p r i n c i p a l e s communes 3 1 ' A f r i q u e c o n t i n e n t a l e e t d ' u n e consommation d e boeuf p a r h a b i t a n t & l e v e e , Madagascar d i s p o s e d ' u n e x c e l l e n t p o t e n t i e l pour l a production de b e t a i l . 42. La p r o d u c t i o n p r o v i e n t p r e s q u e e x c l u s i v e m e n t du s e c t e u r t r a d i t i o n - n e l e t une g r a n d e i m p o r t a n c e socio-6conomique e s t a t t a c h 6 e a u b 6 t a i l d a n s nombre de r 6 g i o n s du pays. A l ' e x c e p t i o n d e q u e l q u e s fermes d ' E t a t , l e s b o v i n s a p p a r t i e n n e n t p r i n c i p a l e m e n t 3 9 0 0 000 p e t i t s e x p l o i t a n t s . Le t r o u - peau moyen e s t p e t i t ( 1 5 t s t e s e n v i r o n ) e t il y a d e n e t t e s d i f f g r e n c e s d a n s l a t a i l l e e t l a composition d e s troupeaux. Conception du p r o j e t 43. Le p r o j e t a c o n s t i t u g l e q u a t r i z m e p r S t d e l a Banque a u s e c t e u r a g r i c o l e e t l a seconde o p e r a t i o n d a n s l e s e c t e u r de 1 ' 6 l e v a g e . Le p r e m i e r p r o j e t , l e P r o j e t d e d6veloppement d e l ' b l e v a g e bovin ( P r t t 585MAG, approuve e n 1960 e t c l o s e n 1 9 7 5 ) , q u i a v a i t une o r i e n t a t i o n commerciale, a b t 6 conGu pour 6 t a b l i r s i x r a n c h e s d ' 6 l e v a g e b o v i n a v e c p d t u r a g e s amClior6s. Bien que l e p r o j e t a i t ete techniquement r e u s s i 3 c e r t a i n s g g a r d s , il n ' a p a s a t t e i n t s e s o b j e c t i f s pour l a r a i s o n p r i n c i p a l e q u ' i l n ' a p a s t e n u p l e i n e m e n t compte du c o n t e x t e socio-6conomique d e l a zone du p r o j e t e t notamment d e l a p r e s e n c e , d a n s l a r e g i o n d e s r a n c h e s , d ' 6 l e v e u r s q u i a v a i e n t u t i l i s 6 de v a s t e s p a r c e l l e s d e t e r r e pour l e pacage t r a d i t i o n n e l e t l a c u l t u r e d e paddy. Ceci a c r 6 6 une f o r t e o p p o s i t i o n c o n t r e l e s r a n c h e s e t s ' e s t t r a d u i t par d'importants v o l s d e b e t a i l , p a r l a d e s t r u c t i o n de c l 8 t u r e s e t p a r l ' i n - cendie de paturages. La p r i n c i p a l e l e q o n t i r 6 e du p r o j e t a et& q u ' u n e meil- l e u r e approche du d6veloppement d e l ' 6 l e v a g e b o v i n 3 Madagascar c o n s i s t e r a i t 3 f o u r n i r une i n f r a s t r u c t u r e d e b a s e e t d e s s e r v i c e s d e s o u t i e n aux 6 l e v e u r s t r a d i t i o n n e l s pluti3t que d ' i m p l a n t e r d e s r a n c h e s . 44. Le p r o j e t a c t u e l v i s e 3 r e p o n d r e aux problzmes l e s p l u s u r g e n t s d e s 6 l e v e u r s t r a d i t i o n n e l s dans l ' u n e des p r i n c i p a l e s r e g i o n s de reproduction de Madagascar, l a p r o v i n c e d e Mahajanga, a u nord-ouest du pays ( v o i r l a c a r t e ) . La zone du p r o j e t , q u i a une p o p u l a t i o n c l a i r s e m e e e t c o u v r e 6 , 2 m i l l i o n s d ' h a , e s t l ' u n e d e s r g g i o n s l e s moins d6velopp6es d e Madagascar. Au c o u r s d e - 9/ D1apr8s l e RAP. la przparation du projet, en 1972, trois obstacles principaux b la production du betail ont Ct6 identifiCs; (i) la faiblesse des taux de conception des animaux et leur forte mortalit6 dues aux mauvaises conditions alimentaires, et l'insuffisance de l'alimentation en eau et de la couverture des soins vCtCrinaires; (ii) la pauvretg de l'infrastructure rurale; et (iii) un systeme de contrale des prix de la viande et de quotas b l'exportation qui subventionnait les consommateurs des villes et pgnalisait les Cleveurs. 45. ConformCment 3 llCvaluation de 1973, le projet devait rCaliser un programme intensif de soins vCt6rinaires et de vulgarisation ainsi qu'une infrastructure rurale pour dix-huit sous-prgfectures de la province de Maha- janga. Le projet comprenait: (a) la construction de l'infrastructure ngcessaire, llCquipement et la mise en oeuvre d'un programme de vaccination annuelle systgmatique contre la charbon et le charbon symptomatique et la fourniture de services de vulgarisation aux Cleveurs pour am6liorer les techni- ques d' 6levage; (b) la cr6ation de 10 000 ha de pzturages arn6liot-6s; (c) la fourniture d'eau potable pour le bCtail et les ttres humains par la construction de 100 mares, de 50 puits et de 150 forages; (d) la construction de 28 Ccoles de village et la fourniture de huit unitcs mobiles de sant6; et (e) la mise en place d'un Centre de formation professionnelle pour former les Cleveurs aux techniques de production animale. 46. Au cours de la mission d16valuation, et 2 la demande du prgsident de la Banque, M. McNamara, en visite 3 Madagascar, un Cl'ement supplCmentaire visant b vulgariser dans les villages environnants la technologie dCvelopp6e au cours du Projet de d6veloppement de llClevage bovin a Ct6 inclus dans le projet. Cet 6lsrnent se composait de trois programmes pilotes de dCveloppe- ment (embouche de bovins, vulgarisation et production de porcins) dans la sous-prsfecture de Tsiroanomandidy (Moyen-Ouest) oG les ranches sont situ6s (paragraphe 3). 47. Le projet devait ttre exCcut6 sur quatre ans. Son coOt global Gtait estimz 3 12,8 millions de dollars et son TRE 3 69%. Le Dgpartement de l'glevage du Ministere du dgveloppement rural devait ttre responsable pour la coordination de lfex6cution des activitCs du projet. Une sociCt6 de d6ve- loppement de llClevage, la FAFIFAMA, devait ttre cr6Ce sous la forme d'une institution quasi-autonome qui aurait la responsabilitg de coordonner les activitCs du projet dans la province de Mahajanga. La FAFIFAMA devait ex6cu- ter les programmes de services v6tCrinaires et de vulgarisation, se substitu- ant partiellement au Service provincial de llClevage dont le personnel et les installations seraient transf6rCs b la FAFIFAMA. Des vaccinateurs villageois seraient recrutCs au sein des populations villageoises, form6s pendant trois mois aux m6thodes vCt6rinaires et dlClevage et rCintCgrCs dans leurs villages. Les ministeres de llEducation, des Affaires sociales et des Travaux publics devaient ttre respectivement responsables de la construction des gcoles, des unit6s de sant6 et des routes du projet. Le projet devait b6n6ficier 3 quelque 1 000 villages et la population villageoise devait four- nir des matgriaux disponibles localement et de la main-d'oeuvre. 48. Les programmes pilotes de dlveloppement du Moyen-Ouest devaient Etre plac6s sous la responsabilit6 de 1'OMBY (ferme 6tatique d161evage bovin) et de 1'ODEMO (organisme de d6veloppement du Moyen-Ouest) , tous deux d6pen- dant de la direction g6n6rale du Ministere du d6veloppement rural. 49. Tous les bovins produits dans le cadre du projet devaient Gtre com- mercialis6s et transform6s par les r6seaux en place. I1 6tait estimi5 que 80% de la production suppl6mentaire de boeuf (10 600 t par an) seraient export6s et 20% seraient consomm6s localement. Pour encourager la production et l'ex- portation de bovins, des consultations entre la Banque et le Gouvernement devaient avoir lieu au moins une fois par an sur les prix, les quotas 2 l'exportation et les autres politiques concernant la production, la transformation et la commercialisation de bovins. 50. Trois consultants, un hydrog6ologue, un conseiller en matizre de production de b6tail pour la FAFIFAMA et un sp6cialiste de la production de porcins pour 1'ODEMO devaient Gtre recrut6s. Le projet englobait aussi un 616ment formation, des essais expgrimentaux et des 6tudes sur la commerciali- sation et l'abattage. 51. Les changements successifs de Gouvernement, les troubles sociaux, les efforts du Gouvernement pour renforcer son contrale sur 116conomie et, plus tard, une crise Sconomique d'ampleur nationale ont eu des effets n6ga- tifs sur 11ex6cution du projet. La date initiale d1entr6e en vigueur a 6t6 report6e quatre fois, principalement b cause de la situation politique qui a entrain6 de grands retards dans la mise au point finale de l'accord de prEt subsidiaire entre le Gouvernement d'une part et la FAFIFAMA et 1'OMBY d'autre part. Au cours de la pdriode 1974-76, des retards dans le d6marrage du projet ont 6t6 dOs Ggalement au fait que le Gouvernement--qui supposait par erreur que 1 'IDA pr6f inancerait les dgpenses du pro jet--n' a pas fourni les crgdits budggtaires. Peu d'emplois ont 6t6 pourvus. Aucune action n'a 6t6 entreprise pour les 616ments alimentation en eau et routes car les ministeres concern6s n'ont pas d6tach6 d1ing6nieurs aupres de la FAFIFAMA, comme pr6vu lors de 116valuation. Aucun consultant n'a 6t6 recrut6. Le seul signe de progres a 6t6 le recrutement et la formation de 54 agents d161evage villa- geois. En 1976, la zone d1activit6 de la FAFIFAMA a 6t6 6largie pour corres- pondre aux nouvelles frontieres administratives r6sultant de la politique de dgcentralisation du Gouvernement. En outre, et 2 la suite de la volont6 du Gouvernement d'exercer un plus grand contr8le sur la commercialisation de la viande, une entreprise publique de distribution de viande en faillite (OVOMA) a 6t6 fusionnge avec la FtlFIFAMA sans consultation avec 1'IDA. 52. Dans le Moyen-Ouest, llOMBY, s6lectionn6 comme acheteur unique de bovins pour Tananarive, a connu des difficultgs financieres quand le Gouver- nement a cherch6 b diminuer les prix de la viande. Les problemes de sgcu- ritg et les vols de b6tail ont d6courag6 les 6leveurs de participer aux acti- vit5s d'embouche de bovins. En revanche, les services de vulgarisation de llOMBY et son assistance en matiere de commercialisation ont 6t6 bien requs par les 6leveurs. Les programmes pilotes de 1'ODEMO ont i?t6 affecte's de manisre negative par des problsmes bureaucratiques et administratifs. 53. En mai 1976, une mission de supervision de la Banque a dgcouvert que la fusion FAFIFAMAIOVOMA et la nouvelle politique du Gouvernement concer- nant la commercialisation et les prix de la viande contredisaient l'esprit de llAccord de credit. L'IDA s'est particulierement preoccup6e de la situation fianciere nbgative de 1'OVOMA et du conflit potentiel entre les objectifs de vulgarisation du projet et les nouveaux objectifs de commercialisation de la FAFIFAMA. La politique du Gouvernement en matiere de prix de la viande 6tait egalement en contradiction avec la clause du cre'dit sur la fixation des prix et les quotas 2 l'exportation (paragraphe 49). A la suite d'entretiens avec le Gouvernement, 1'IDA a accept6, en janvier 1977, de poursuivre le projet dans le cadre d'un accord de cr6dit r6vis6 sp6cifiant que: (a) la gestion, le personnel et le financement du projet seraient s6par6s de ceux de llOVOMA; (b) le Gouvernement liquiderait les dettes de 1'OVOMA; et (c) une etude sur les prix et la commercialisation des bovins et de la viande serait effectube. LIAccord de credit amend6 a 6t6 sign6 en mai 1977 et il est entr6 en vigueur en septembre 1977. Par suite des retards dans 11ex6cution du projet, de l'inflation et de l'extension de la zone du projet, les coiits du projet avaient augment6 de 20%, d'aprss les estimations, et le nouveau TRE Gtait de l'ordre de 35%. 54. A la suite de la rdvision de llAccord de crbdit, la FAFIFAMA a for- tement renforci? sa capacit6 d1ex6cution. De 1976 3 1982, l'effectif des vaccinateurs villageois est pass6 de 53 2 110 agents; le nombre des interven- tions v6tCrinaires s lest accru de 4002, d6passant de beaucoup les objectifs de l'dvaluation. Toutefois, vers la fin de la p6riode d1ex6cution du projet, le programme de soins vetbrinaires a subi l'influence negative de l'accrois- sement des vols de bovins, de la crise 6conomique nationale et de la p6nurie de devises qui s'est traduite par une production insuffisante de vaccins et un manque de produits v6tCrinaires. L1616ment amglioration des pdturages a 6tC exbcut6 sur quelque 3 800 ha, dans des endroits dispers6s, mais ses r6sultats ont 6t6 m6diocres par suite d'erreurs techniques et du manque d'in- t6r6t de la population concern6e. Deux ans aprss, il ne restait que 10% des pdturages am6lior6s. 55. La progression de 11b16menc infrastructure rurale du projet a 6t6 irr6guliSre. La construction des puits et des points d'eau a St6 retardbe parce que le D6partement du G6nie Rural du MinistPre du d6veloppement rural a 6te' incapable d1ex6cuter le programme. Aussi la FAFIFAMA a-t-elle commenc6 ii forer les puits avec l'assistance d'un ing6nieur hydraulicien. Les coots se sont avGr6s plus 6levGs que pr6vu. Le programme d'alimentation en eau a 6t6 r6duit de 300 points d'eau 2 140, dont 69 seulement ont 6t6 construits, la plupart pour la consommation humaine. Les criteres de localisation, les normes de construction, l'entretien et le recouvrement des coilts sont rest6s ma1 dGfinis. 56. Le programme d1am61ioration des routes est pass6 de 170 km 2 680 km parce qu'il s'est av6rb que le rdseau regional 6tait plus d6tbrior6 que prbvu. Nganmoins, il est bientSt apparu que le service provincial du Mini- stere des Travaux publics ne disposait pas d'un personnel suffisant pour ex6cuter le programme. Comme pour 11616ment alimentation en eau, la FAFIFAMA a repris le programme de routes en cr6ant et en structurant son propre D6par- tement des Travaux publics. Les travaux routiers ont cependant 6t6 inf6- rieurs aux objectifs (environ 60%), ce qui tient principalement au fait que la FAFIFAMA n'avait pas les comp6tences techniques pour ex6cuter le programme. En outre, la qualit6 du travail a 6t6 sacrifi6e au profit de la quantit6 et toutes les routes n6cessitent un entretien fr6quent. 57. L16l6ment 6coles rurales a 6t6 rgussi, avec 33 6coles construites (cinq de plus que prevu), souvent avec la participation de la population locale. Des professeurs ont 6t6 mis b disposition par le biais du Ministere de 1'6ducation et toutes les 6coles ont 6t6 immgdiatement utilis6es b leur achevement. Toutefois, certaines d'entre elles ont 6t6 d6truites par un cyclone qui a s6verement frapp6 la region de Mahajanga en avril 1984. 58. L1ex6cution du programme d1Unit6s Mobiles de Santg (UMS) a 6t6 retard6e par le niveau excessif des offres locales. Finalement, huit unites ont 6tC construites, mais deux seulement sont actuellement en fonctionnement parce que la politique officielle de la sant6 est passee du concept d'UMS b la creation de dispensaires pour chaque Faraissam. Le Centre de formation professionnelle a 6t6 construit dans une r6gion isol6e cr6ant des problemes dfaccZs importants et ni l'blectricit6, ni l'eau n'ont Ct6 fournis. Le premier cours de formation a cess6 au bout de deux mois et, dans la pratique, le Centre est aujourd'hui ferm6. 59. Conform6ment b 1'Accord de credit r6vis6, les activitCs commer- ciales de la FAFIFAMA ont 6t6 maintenues s6par6es de ses activit6s de d6ve- loppement; toutefois certains montants ont 6 d6tourn6s des fonds de d6veloppement pour financer le fonds de roulement du D6partement commercial, ce qui 6tait une violation directe des clauses de 1'Accord de credit. Depuis octobre 1978, la FAFIFAMA a 6tC responsable du fonctionnement du nouvel abat- toir de Mahajanga et elle a subi des pertes, principalement dues Zi l'insuffi- sance de l'approvisionnement en bovins (car le prix d'achat de la FAFIFAMA n'a pas soutenu la concurrence de ceux des bouchers locaux), b l'importance des frais d'exploitation, au manque de terrains pour stocker les animaux b proximiti5 de l'abattoir, et Zi la faible utilisation de la capacit6 de l'abat- toir. 60. Dans le Moyen-Ouest, le programme pilote de 1'OMBY a rencontr6 des problsmes; l'gl6ment vulgarisation des cultures et credit agricole a subi l'influence n6gative des difficult6s b recouvrer les coots et les pr6ts aux exploitants. L10p6ration villageoise d'embouche en participation n'a r6alis6 que 33% des estimations de 1'6valuation. Le programme de paturages am6liorCs a 6chou6 mais les programmes d'infrastructure sociale et de vaccination des bovins ont 6t6 r6ussis et appr6ci6s par la population des villages; le pro- gramme porcin de 1'ODEMO a rencontrg des problemes techniques et il a 6t6 clos en 1980; 1'ODEMO n'a jamais engage le sp6cialiste de la production de porcins envisagg lors de 116valuation. 61. Les d6penses de formation ont 6t6 sup6rieures aux previsions ini- tiales: sept specialistes de l'elevage ont 6t6 envoy6s en France et le directeur g6nbral de la FAFIFAMA a visit6 des 6levages aux Etats-unis. La formation sur le tas initialement pr6vue n'a pas eu lieu car aucun technicien assistant n'a lt6 engag6. Deux ltudes ont 6t6 effectu6es: (i) une 6tude de suivi et d'6valuation continue qui n'a pas rlussi B mettre au point une m6thodologie pour mesurer l'impact 6conomique du projet mais qui a aid6 a concevoir un projet relais; et (ii) une 6tude sur le b6tail et sa commercia- lisation qui a 6t6 surtout un recensement du b6tail et a prlsentl peu de recommandations sur la politique future de 1161evage. 62. A la date de clature du crgdit, en d6cembre 1982, soit avec trois ans de retard sur les pr6visionsY les coQts effectifs du projet 6taient esti- m6s B 12,9 millions de dollars (101% de l'estimation de 1'6valuation). Les dlcaissements dans le cadre du cr6dit de 1'IDA 6taient d'environ 8 , 3 millions de dollars, soit 86% des estimations de l'6valuation, ce qui tenait principa- lement au fait que les objectifs des Elgments routes et alimentation en eau n'ltaient pas atteints. Le crldit de 1'IDA a 6t6 cependant entierement d6caiss6 par suite de la d6cision de financer les investissements de dgmar- rage du Second projet d'llevage villageois et de d6veloppement rural (approuv6 par le Conseil en f6vrier 1982), dont les objectifs sont pratique- ment les msmes que ceux de ce premier projet. Impact du projet 63. L1616ment soins v6tSrinaires du projet a eu un impact positif sur la productivitl des troupeaux, principalement par la rgduction du taux de mortalit6. I1 est probable que les accroissements de productivit6 se main- tiendront car les proprigtaires de b6tail comprennent maintenant le bienfait des vaccinations r6gulieres. Toutefois, le projet n'a eu que peu ou pas de succes quant B son objectif d'am6lioration des techniques d161evage. L1616ment pzturages am6lior6s a 6chou6. Les objectifs de d6veloppement rural ont 6t6 partiellement atteints par une meilleure accessibilit6 aux villages et le bon fonctionnement des 6coles. Le programme du Moyen-Ouest n'a 6t6 qu'un succes marginal ou un 6chec. Le TRE de 11616ment soins vltgrinaires du projet a Bt6 r6-estim6 B 19%, tandis que la rentabilit6 des programmes du Moyen-Ouest s'est av6r6e nggligeable ou n6gative. Le TRE global du projet est maintenant estim6 B 16%, contre 69% estim6 lors de 116valuation et 35% B la r6vision du projet. Par suite de l'absence de cr6ation d'un systeme de recouvrement des coilts, le taux de rentabilit6 financisre du projet est n6ga- tif pour FAFIFAMA. 64. L'impact du projet sur les institutions a 6t6 in6gal. La FAFIFAMA a eu beaucoup de succes dans la rgalisation de son programme de soins v6t6ri- naires bas6 sur les villages. Toutefois, les responsabilit6.s suppl6mentaires (commercialisation de bovins) impos6es par le Gouvernement et le manque de soutien des ministeres de la Sant6, des Travaux publics et des Mines ont eu une influence n6faste sur la capacit6 de la FAFIFAMA B r6ussir l1ex6cution d'un projet de d6veloppement rural de cette nature. La politique des prix de la viande 3 Madagascar a 6t6 une source continuelle de pr6occupation au cours de l'ex6cution du projet; la clause de 1'Accord de crgdit spgcifiant que des consultations se tiendraient chaque ann6e sur les prix de la viande entre le Gouvernement et 1'IDA n'a pas 6t6 respectge. Aujourd'hui toutefois, le Gou- vernement a reconnu les effets n6gatifs de sa politique ant6rieure et il a d6mantel6 les monopoles et supprim6 le contr6le des prix de la viande. 65. En conclusion, le projet a eu un impact positif, mais limit6, sur 1' Gconomie nationale. Son impact social, en revanche, a 6t6 significatif . La rgticence du Gouvernement 3 recruter l'assistance technique a eu des effets nggatifs sur l'introduction de nouvelles techniques d'6levage et il reste beaucop 2 faire dans ce domaine. La difficult6 que pr6sente la cr6a- tion d'une nouvelle institution a 6t6 sous-estimge, c o m e dans le projet de Yorondava. L'avenir financier de la FAFIFAMA reste incertain car aucun sys- teme viable de recouvrement n'a 6t6 mis en place. Be PRINCIPAUX PROBLEMES 66. Le projet illustre les difficultgs rencontrges dans de nombreux projets de dgveloppement rural intggrg financ6s par la Banque et, notamment, les problsmes li6s 2 la cr6ation d'une nouvelle administration du projet, 2 la coordination entre les institutions, 3 l'autonomie financisre des services du projet et a la pGrennit6 des avantages du projet. Crgation de la FAFIFAMA 67. C o m e pour beaucoup de projets de dgveloppement rural, une nouvelle institution a 6t6 cr66e pour ex6cuter le projet. Les principales raisons de crger la FAFIFAMA gtaient la faiblesse reconnue du Ministere du d6veloppement rural et de la rgforme agraire et la conviction qu'un organisme autonome aurait une plus grande souplessse administrative et financigre. L'OED a con- stat6 que ces deux raisons pour crger une nouvelle institution existaient dans un grand nombre de projets de cette nature. La FAFIFAMA devait ltre contr816e par un comitg exgcutif interministgriel qui faciliterait la coopi5- ration avec les autres ministsres et les services provinciaux. 68. La crgation de la FAFIFAMA a 6t6 entrav6e par un certain nombre de problsmes. Premisrement, les changements successifs de gouvernement, les troubles sociaux et la politique de dgcentralisation ont ingvitablement entrain6 des problemes administratifs et juridiques, la lenteur des recrute- ments du personnel et des retards dans les affectations budggtaires. Deuxiz- mement, le Gouvernement n'a pas eu recours 2 l'assistance technique expatri6e qui Ctait pr6vue. Troisismement, et c o m e pour le projet de la Morondava, les relations entre le Gouvernement et la Banque ont 6t6 marquges par une s6rie de malentendus. Au cours des premiers mois de 11ex6cution du projet, le Gouvernement, 2 la suite d'interprgtation erronge des procgdures de la Banque, a pens6 que toutes les dgpenses du projet et tous ses investissements (et pas seulement les investissements suppl6mentaires) seraient prgfinancgs (et non partiellement remboursgs) par la Banque. Ultgrieurement, lorsque la Banque a rgagi contre la fusion de la FAFIFAMA et d'OVOMA, et la politique des prix de la viande, le Gouvernement a fait preuve d'une mauvaise connais- sance des politiques et des pratiques de la Banque en exprimant l'opinion que les fonds de 1'IDA devraient Ztre utilis6s au gri5 du Gouvernement, sans limi- tation par certaines conditions. Ces difficultgs ont 6tB finalement, mais tardivement, surmontges gr3ce 3 la bonne volont6 et 2 la compr6hension r6ci- proque de la direction de la FAFIFAMA et de la Division de la Banque respon- sable du projet. Cette exp6rience montre cependant que le manque de communi- cation et de nombreux malentendus auraient pu Gtre i5vit6s si la Banque avait donn6 3 1'Emprunteur une meilleure information sur ses rZgles et ses pro&- dures. A cet ggard, le r8le du Departement juridique et du Dgpartement de dCcaissements semble e s s e n t i e l dans l a premiere phase d'un p r o j e t . La p r e s e n c e dans l e pays d'un r e p r e s e n t a n t r e s i d e n t d e l a Banque ( c e q u i e s t maintenant l e c a s a Madagascar) peut a u s s i f o r t e m e n t c o n t r i b u e r 3 une meil- l e u r e compr6hension e n t r e l a Banque et llEmprunteur. 69. Les problsmes d e l e n t e u r du d6marrage du p r o j e t due aux r e t a r d s dans l a c r 6 a t i o n d ' u n e n o u v e l l e i n s t i t u t i o n , dans l a mise a u p o i n t de s o n s t a t u t j u r i d i q u e , dans l e r e c r u t e m e n t du p e r s o n n e l e t dans l ' e f f e c t a t i o n du budget o n t Ct6 n o t & dans l a p l u p a r t d e s p r o j e t s a u d i t 6 6 06 d e n o u v e l l e s e n t i t C s d e p r o j e t o n t 6tC c r e 6 e s . Dans l a p l u p a r t d e s c a s , l e s d g l a i s e t l e s d i f f i c u l t E s o n t 6t.E sous-estimCs. Comme l e RAP l e f a i t t r 2 s justement observer, l a l e s o n importante 3 tlrer de c e p r o j e t , e t d ' a u t r e s p r o j e t s s i m i - l a i r e s , e s t qu'une n o u v e l l e a d m i n i s t r a t i o n d e p r o j e t ne d e v r a i t C t r e crC6e que s ' i l a € 36 d6montr6 que l e p r o j e t n e p e u t p a s t t r e exCcut6 p a r l e s ser- vices exlstants. Coordination e n t r e l e s i n s t i t u t i o n s 7 0. Les d i s p o s i t i o n s du p r o j e t concernant les i n s t i t u t i o n s s t i p u l a i e n t que l a FAFIFAMA a u r a i t l a r e s p o n s a b i l i t 6 d i r e c t e d e 1161Cment Clevage e t q u ' e l l e c o o r d o n n e r a i t les a c t i v i t e s d ' i n f r a s t r u c t u r e r u r a l e , q u i s e r a i e n t ex6cutCes p a r les m i n i s t e r e s e t s e r v i c e s p r o v i n c i a u x concerngs: Travaux p u b l i c s , Education, Sant6 e t Eaux e t F o r t t s . La FAFIFAMA e n c o u r a g e r a i t a u s s i l a p o p u l a t i o n B p a r t i c i p e r aux d 6 c i s i o n s e t aux t r a v a u x concernant l e p r o j e t . 7 1. Dans l a p r a t i q u e , l e p r o j e t n'a pas Cte e x e c u t e d e l a manicre pr6vue. Les m i n i s t e r e s d e s Travaux p u b l i c s e t d e l a S a n t 6 , a i n s i que l e departement d e s Eaux e t ForCts, n'ont p a s f a i t preuve d'un i n t e r & r 6 e l pour l e p r o j e t e t n ' o n t presque p a s p a r t i c i p 6 b s o n ex6cution. La FAFIFAMA a donc cherchC B e x e c u t e r d i r e c t e m e n t nombre d ' a c t i v i t h du p r o j e t , c o n s t r u i s a n t d e s r o u t e s , des gcoles, des p u t t s e t des c e n t r e s de sant6. Toutefois, par s u i t e d e l ' i n s u f f i s a n c e d e s e s competences e t d e l a r e t i c e n c e du Gouvernement 2 employer d e s e x p a t r i e e s , l a FAFIFAMA n ' a p a s r C u s s i B achever l e s programmes d ' i n f r a s t r u c t u r e r u r a l e , e t l a q u a l i t 6 d e s t r a v a u x a Ct6 frdquemment d s f e c t u - euse. En o u t r e , l e s a c t i v i t C s du p r o j e t o n t 6 t 6 d i s p e r s 6 e s B t r a v e r s t o u t e l a province d e Mahajanga e t p a s i n t 6 g r C e s dans un programme d e d6veloppement coh6rent. U n c e r t a i n nombre d e s i n v e s t i s s e m e n t s du p r o j e t s o n t rest& i n u t i - lises. La p a r t i c i p a t i o n d e l a p o p u l a t i o n a Ct6 p l u s f a i b l e que pr4vu.10/ - 72. Le probleme d e l a c o o r d i n a t i o n e n t r e l e s i n s t i t u t i o n s a 6 t 6 n o t 6 p a r 1'OED dans pratiquement t o u s les p r o j e t s de d6veloppement r u r a l i n t 6 g r C a u d i t g s . Les c i t a t i o n s t y p i q u e s d e s r a p p o r t s d 1 6 v a l u a t i o n r 6 t r o s p e c t i v e v o n t de "Les d i s p o s i t i o n s r e l a t i v e s 3 l a c o o r d i n a t i o n s e s o n t avi5rCes peu s a t i s f a i ~ a n t e- s"~l B/ "Les r e s p o n s a b l e s du p r o j e t n ' o n t pas ete e n mesure d e coordonner les i n s t i t u t i o n s q u i a v a i e n t l a r e s p o n s a b i l i t e d i r e c t e de l ' e x e c u t i o n du - 101 En j u i n 1 9 8 4 , l a p o p u l a t i o n ne s e m b l a i t p a s e n c o r e disposCe 2 p a r t i c i p e r B l a r e c o n s t r u c t i o n d e s 6 c o l e s d C t r u i t e s p a r l e cyclone. - 111 Paraguay: NO. 4419). P r o j e t de CrCdit e t d e developpement r u r a l (Rapport de 1 ' O E D projet"12/ et "La faiblesse des services locaux a oblig6 l1autoritG du - pro jet g s e substituer b eux pour lfex6cution des travaux"13/. 73. Ce projet confirme que lorsqu'un grand nombre de disciplines sont concernGes par un projet, l'organisme responsable a peu d'autorit6 sur les autres ministsres et les autres services gouvernementaux, qui tendent b donner la priorit6 3 leur propre programme et leur propre budget et n'ont pas d'int6rGt 3 exgcuter les travaux qu'un autre ministsre leur demande d'effec- tuer. Une autre cons6quence du manque de coordination et de la mauvaise com- munication entre les institutions gouvernementales est la duplication des programmes, laquelle s'est traduite dans le cas du projet par "Les puits de la FAFIFAMA" et "Les routes de la FAFIFAMA" que le Ggnie Rural et le Mini- sti5re des travaux publics ne reconnaissent et n'entretiennent pas. I1 faut noter qu'une situation similaire existe au sein de la Banque oG une division agricole a des difficult& 2 obtenir l'assistance d'autres divisions spgcia- lisdes (gducation, santd, routes et alimentation en eau dans le cas de ce projet) pour 1'6valuation et la supervision d'un projet. 74. L'expgrience de la Banque a d6montr6 que plus un projet est simple, plus il a de chances de rgussir, ce qui va plut6t b l'encontre du dsveloppe- ment intdgrg. I1 existe un risque sdrieux dans les projets de cette nature que les multiples glgrnents infrastructure nuisent aux dlsments productifs en accroissant les responsabilitgs de l'administration du projet et en diminuant sa capacit6 3 effectuer son travail principal. I1 se pourrait bien que la rdponse au dCveloppement rural intdgrg soit de promouvoir une sdrie de projets spgcialisds (agriculture, routes, dducation et santg) dans une mgme rggion plut6t que de combiner tous ces dlgments au sein d'un mcme projet. L'exdcution du projet serait alors rGalisde par les ministsres respectifs et la coordination du projet serait assurge par une entit6 supra-ministgrielle. Autonomie financisre 75. La situation financisre de la FAFIFAMA a Gt6 et reste une source de prgoccupation pour la Banque. Lors de l"evaluation, il dtait prdvu que la FAFIFAMA serait traitde comme un service public financg par des crgdits bud- ggtaires et non c o m e un organisme parapublic autonome. En ce qui concerne le recouvrement des coQts, la Banque pensait que, par suite du caractere innovateur du projet, le recouvrement des coGts se ferait tout d'abord par le systsme d'imp8ts en place et que le paiement des dgpenses de fonctionnement relatives au service vGtGrinaire et 3 l'entretien des points d'eau par les bgngficiaires n'aurait lieu qu'aprss que la valeur des nouvelles technologies aurait 6td dgmontrge. 76. La politique du Gouvernement en faveur d'organismes parapublics financierement autonomes et sa ddcision de fusionner la FAFIFAMA et OVOMA ont inutilement compliqug un projet dgjb complexe. A l'instar de la SODEMO dans 121 Tanzanie: - Projet de dgveloppement rural du Kigoma (Rapport de 1'OED No. 4858). - 131 Ha'iti: Projet de Dgveloppement rural du Nord (Rapport de 1'OED en prgparation). l e p r o j e t d e Morondava, l a FAFIFAMA a d6vi6 d e s e s o b j e c t i f s i n i t i a u x de d6veloppement e t e l l e a s o u f f e r t d'une d u a l i t e ' d ' o b j e c t i f s . En o u t r e , l e c o n t r 6 l e gouvernemental d e s p r i x d e l a v i a n d e a d6courag6 l a p r o d u c t i o n d e b o v i n s e n r 6 d u i s a n t l ' i n c i t a t i o n B l a p r o d u c t i o n , a n u i 3 l ' o b j e c t i f d e pro- d u c t i o n du p r o j e t e t s ' e s t t r a d u i t p a r d e s p e r t e s c o n s t a n t e s pour l e de'parte- ment commercial d e l a FAFIFAMA. 77. L 1 e x p 6 r i e n c e d e c e p r o j e t c o n f i r m e B nouveau c e l l e d ' a u t r e s p r o j e t s s i m i l a i r e s oil l a r e s p o n s a b i l i t 6 t a n t du d6veloppement r u r a l que d e s a c t i v i t e s commerciales a 6 t 6 c o n f i e ' e B l ' a d m i n i s t r a t i o n du p r o j e t . Dans l a p l u p a r t d e s p r o j e t s de c e t y p e examine's p a r l ' O E D , l e s problemes r e s u l t a n t d ' o b j e c t i f s doubles o n t 6t6: (a) l e manque d e c o n t r 6 l e s u r l e s p r i x d e s p r o d u i t s , f i x e ' s p a r l e Gou- v e r n e m e n t , c e q u i expose l ' a d m i n i s t r a t i o n du p r o j e t B d e s 6 r i e u s e s p e r t e s de r e c e t t e s , pour l e s q u e l l e s e l l e ne r e q o i t p a s d e compensa- tion, e t B des d 6 f i c i t s financiers;1 -4/ (b) l e s comp6tences i n s u f f i s a n t e s du p e r s o n n e l pour s ' o c c u p e r B l a f o i s du d6veloppement e t d e s a c t i v i t e s commerciales; (c) l e manque d e s o u p l e s s e p o u r e n g a g e r ou c o n g 6 d i e r du p e r s o n n e l e t l e risque de s u r e f f e c t i f s . C ' e s t dans l e sous-secteur de l ' a r b o r i c u l t u r e t r o p i c a l e l 5 / e t dans c e r t a i n s p r o j e t s de c o t o n 16/ que 1 ' O E D a t r o u v 6 l e s q u e l q u e s r a z s p r o j e t s q u i o n t r 6 u s s i B combinercdes a c t i v i t 6 s d e de'veloppement e t d e s a c t i v i t 6 s commer c i a l e s . I1 f a u t t o u t e f o i s n o t e r q u e , d a n s l e s deux c a s , l e s r e s p o n s a b l e s du p r o j e t n ' o n t p a s f a i t f a c e 3 un c o n t r 6 l e d e s p r i x p a r 1 ' E t a t e t que c e t y p e de p r o j e t s e c o n c e n t r e s u r une c u l t u r e d e r a p p o r t q u i d o i t Z t r e t r a n s f o r m 6 e e t n 6 c e s s i t e donc une i n t 6 g r a t i o n v e r t i c a l e d e l a p r o d u c t i o n , du t r a n s p o r t , de l a t r a n s f o r m a t i o n i n d u s t r i e l l e e t d e l a c o m m e r c i a l i s a t i o n . P e r e n n i t 6 du p r o j e t 78. Le RAP s o u l s v e l a q u e s t i o n i m p o r t a n t e d e l a p e r e n n i t 6 du p r o j e t e t d e l ' a v e n i r d e l a FAFIFAMA une f o i s que c e s s e r a l e s o u t i e n e x t 6 r i e u r . Le RAP i n d i q u e q u ' u n e p o s s i b i l i t 6 s e r a i t que l a FAFIFAMA s o i t re'ahsorbge a u s e i n du 141 Voir, - en p a r t i c u l i e r , l e s rapports d16valuation rgtrospective s u r l e Mali: P r o j e t d e d6veloppement r u r a l (Rapport OED No. 3274); l a Haute- Volta: Second f o n d s d e ddveloppement r u r a l (Rapport O E D No. 4541); e t d e l a CGte d ' I v o i r e : E v a l u a t i o n d e l ' i m p a c t d e s p r o j e t s d e d6veloppe- ment d e l ' h u i l e d e palme e t du c o c o t i e r (Rapport OED No. 5072). - 151 R a p p o r t s d ' 6 v a l u a t i o n r g t r o s p e c t i v e s u r l e s P r o j e t s d e developpement d e l ' h u i l e d e palme e t du caoutchouc e n Malaysie ( R a p p o r t s d e 1'OED No. 2122, 3024 e t 4221). - 161 Rapport d 1 6 v a l u a t i o n r g t r o s p e c t i v e s u r l a C6te d ' I v o i r e : P r o j e t de d6veloppement d e s r e g i o n s c o t o n n i s r e s (Rapport de 1'OED No. 4568). service vgtgrinaire national, ce qui rgduirait toutefois l'impact de l'insti- tution sur le dgveloppement rural. Une autre possibilitg serait de maintenir ou de renforcer le caractsre d'organisme de d6veloppement r6gional de la FAEIFAMA, laquelle n'a cependant pas fait pleinement la preuve de son succes dans ce domaine. Le RAP conclut que la solution la plus prometteuse serait de consolider les activitss d'slevage de la FAFIFAMA. 79. L'Svaluation rstrospective estime, c o m e le RAP, qu'il reste beau- coup 8 faire en matiere de d'eveloppement de l'glevage et que les efforts de la FAFIFAMA devraient donc se concentrer dans ce domaine. Sur l'ensemble du programme d'slevage ambitieux consu B l'Gvaluation, seul 1'6lsment vgt6ri- naire a dt6 exgcut6. Le programme des vaccinateurs villageois, dssigngs par la population du village, form'es aux msthodes v6t6rinaires et rSinssr6s dans leur village natal, s'est av6r6 innovateur et a pleinement rgussi dans une rggion 03 les communications sont extrtmement difficiles. I1 constitue la principale rsalisation du projet. 11 n'en reste pas moins que les autres activit6s d161evage ont 6chou6 ou n'ont pas encore 6t6 r6alis6es. La crsa- tion de pzturages artificiels a 6t6 entravge par les difficultss communes 3 tant de projets d'6levage: manque de familiarit6 avec le contexte socio- gconomique et les droits de pacage, manque d1int6rSt de la part des gleveurs, proprigt6 comnune des terres, absence de rgglementation du pacage se tradui- sant par une disparition rapide du psturage. Cette exp6rience confirme celle acquise dans d'autres projets, B savoir que la cr6ation de pzturages amglio- rgs dans une r6gion d161evage extensif ne peut se faire que trss progressive- ment, apres une longue p6riode de tests et de dgmonstration (aujourd'hui en cours dans le cadre du projet relais). 80. Les techniques d'6levage ont fait peu de progrss au cours du projet et il reste beaucoup 8 faire dans ce domaine. L'6levage bovin dans la r6gion de Mahajanga reste un "6levage de cueillette". Les veaux naissent n'importe quand; la castration est rarement pratiqu6e; les gleveurs ont tendance 3 accrortre leur troupeau plutbt qu'8 vendre leurs animaux au moment approprid. Cette tendance B amasser du b'etail tient en partie au prestige li6 3 un vaste troupeau, sans tenir compte de sa qualit6, et en partie au fait que les gleveurs n'ont besoin d'aucun argent frais dans une rggion dgs- hgrit6e oil, disent-ils, il n'y a rien B acheter. L'attitude des sleveurs pourrait ~Erieusement mettre l'avenir du projet en pgril: en continuant B accrortre leurs troupeaux sans augmenter leurs ventes, il est vraisemblable qu'ils contribueront 3 l'gpuisement des pzturages naturels tout en privant le pays de tout avantage sconomique. 81. L'un des m6rites du Second projet d'slevage villageois et de d6ve- loppement rural est d'avoir reconnu qu'on savait en fait tres peu de chose sur les motivations et la mentalit6 des 6leveurs et qu'aucune activit6 desti- n6e 3 amgliorer les m6thodes d'glevage n'gtait possible sans une tres grande familiarit6 avec les facteurs humains. Une gtude socio-gconomique est main- tenant en cours et un systeme de suivi et d'gvaluation continue est en cours de rgalisation. I1 est regrettable que ces Glgments, qui 6taient prgvus dans le premier projet, n'aient pas 6t6 r6alis6s. 82. Les rgalisations limitses du projet indiquent clairement que (i) le temps n6cessaire pour obtenir un impact important sur la production est par- ticulierement long pour ce type de projet et (ii) les r'esultats obtenus d e v r o n t S t r e c o n s o l i d g s p a r un o u p l u s i e u r s p r o j e t s r e l a i s . Des o b s e r v a t i o n s s i m i l a i r e s o n t 6 t 6 f a i t e s d a n s nombre d e p r o j e t s d e d5veloppement r u r a l a u d i - t 6 s p a r ~ ' o E D- .'~/ 83. B i e n q u e l e Second p r o j e t d 1 6 1 e v a g e v i l l a g e o i s d o i v e c o n s o l i d e r l e s r s s u l t a t s du p r e m i e r p r o j e t p o u r l e s a n n 6 e s q u i v i e n n e n t , l e problSme d e l a p g r e n n i t 6 se p o s e r a l o r s q u e l e f i n a n c e m e n t e x t e r n e c e s s e r a . A l'inverse des a u t r e s p r o j e t s d e c e type, l a s i t u a t i o n du P r o j e t d'glevage v i l l a g e o i s e t de d6veloppement r u r a l semble r e l a t i v e m e n t f a v o r a b l e s o u s r 6 s e r v e q u e l e Gouver- nement p r e n n e d e s m e s u r e s a d 6 q u a t e s . I1 e s t p r o b a b l e q u e l e s a c c r o i s s e m e n t s d e p r o d u c t i v i t 6 se m a i n t i e n d r o n t c a r l e s s l e v e u r s s o n t m a i n t e n a n t h a b i t u g s aux vaccinations e t a u t r e s s e r v i c e s v6t6rinaire.s. La m i s s i o n d ' s v a l u a t i o n r d t r o s p e c t i v e a pu se r e n d r e compte q u e l e s p r o p r i g t a i r e s d e b g t a i l s o n t maintenant prOts B contribuer financierement B c e s services. L'introduction de mesures d e recouvrement d e s c o d t s semble maintenant p o s s i b l e e t c o n s t i t u - e r a i t une s o u r c e v a l a b l e d e r e v e n u s p o u r l e Gouvernement. 84. L o r s q u e l ' i n v e s t i s s e m e n t s e r a a c h e v 6 , l e s a c t i v i t s s d e s o i n s v6t6- r i n a i r e s e t d '6 l e v a g e p o u r r a i e n t t t r e r e p r i s e s , p r o b a b l e m e n t s a n s t r o p d e d i f f i c u l t & , p a r l e M i n i s t e r e d e l ' g l e v a g e , d e l a pbche e t d e s f o r O t s . La FAFIFAMA p o u r r a i t c o n c e n t r e r ses a c t i v i t g s s u r l a c o m m e r c i a l i s a t i o n d e b 6 t a i l e t l a g e s t i o n de l ' a b a t t o i r d e l h h a j a n g a , deux o p d r a t i o n s q u i p o u r r a i e n t d e v e n i r r e n t a b l e s s i un a c c r o i s s e m e n t s u b s t a n t i e l d e l a p r o d u c t i o n d e b 6 t a i l se p r o d u i t d a n s l a p r o v i n c e . Les r o u t e s e t l ' i n f r a s t r u c t u r e s o c i a l e p o u r r a i e n t S t r e r e p r i s e s , g g r g e s , e t e n t r e t e n u e s p a r l e s m i n i s t s r e s e t ser- v i c e s p u b l i c s concerngs, c e q u i 6 v i t e r a i t l a confusion a c t u e l l e B propos d e s " r o u t e s d e l a FAFIFAMA" e t d e s " p u i t s d e l a FAFIFMIA" q u e p e r s o n n e n ' e n t r e - tient . 171 V o i r e n p a r t i c u l i e r - les r a p p o r t s d ' g v a l u a t i o n r 6 t r o s p e c t i v e s u r l a Tanzanie: P r o j e t d e dgveloppement r u r a l d e Kigoma ( R a p p o r t d e 1'OED No. 4858); l a Haute-Volta: P r o j e t d e dgveloppement a g r i c o l e du Bougouriba ( R a p p o r t d e 1'OED No. 4547); e t l e Mexique: P r o j e t PIDER I ( R a p p o r t d e 1'OED No. 4617). Annexe 1 Page 1 Annexe 1 Page 2 Annexe 1 Page 3 Antananarivo, 16 J C J ~ g !) .r 2, i ,,.r. . 5 5- L& HINIiirfSLi; DE L A PRODUCTION ANIMAL& (Jihvaec st Pache) ET D U i ZAUX E l! FCjRETS 0 d J E T : Rapport dlach&vement du premier projet dqClevage vill~eois a t de d6reloppemsnt r u r a l ( c r 6 d i t 506- ).!MI) aapport d * C v d u s t i o n r6trospectire lW3RENCE a Documents Crnanant de l a Banquo Hondiale. J'ai l'honnaur de roue f a i r e conmaftre que . 1e rapport port6 en o b j s t n l a p p e l l o de na part aucune obmarvatioa partiuuLi8re Auesi, j e r o u t eaurai8 gr6 de b i e n v o u l o i r saisir l a Rspr6sentation da l a b q u e Wondiale que mon Dipartemeat e a t entiaraaent d'acoord m u r eon contenu . Annexe 1 Page 4 DE LA REGION DE MORONOAVA SJCIETE DIECONOMIE MIXTE A U C A P I T A L D L 1 ~ 0 , O O Q . t O O FMG R. C, 582 MORONDAVA - IDENTIFICATION 011 1 0 8 0 1 0 7 7 9 4 9 ANTCNNE ANTANANARIVO SIEGE SOCIAL : MORONDaIVA LALANA AMPANJAKA TCL. 1 1 1 7 - 0 4 - TOBRA 2 1 2 - 0 4 . 9. P. 3 1 3 4 TELEPHONE : 822.30 - 8. F. 166 Xossiear Tukinori M t maha: a Xrsct e u r Departernent l e l m & d u a t i o n r&m spect i v e de s operat i o n s 34 Ipco j t ~ l r re :~~elqaa r sugge~stions, r e h t i v e s rap~rt d * & l h a a t i a n zwkrospective et rapport d ' d e v e m e n t do - j e t d ' i r r i g a t i o n st d e * - developpemmt xurd de La R&ion de Moron- dava. ( C r a i . 322 HAG ). . ' . Monsieur , Nous avons ~ u l e . rapport d t achevemant de c r b i i t , du - 13 A v n l 884 (crejdit no 322 NAG) ainsi que le memorandum d t &&ation r e t m s p e d i v e du 23 Octobre 8 8 4. Nous vous en remercions beaucoup a u s s i r i a s avon s bien vaulu repondre pax l e pz6sent & - w e n t qi a B 6 &ta b l i , p u r sorter queLques i n f o m a t i o n s e t suggest i o n s s u p p l h e n t aires, jet- tat un regard sar Les f a i t s s a i l l a n t s du p a ~ s 6 ,p m r mi- cerner c e u r du pr6sen-k et de Lravenir. Bous sommes t o u j o u r s disgonihlea B recevoir b s o , b a r v a t i o n s concernant des passages de c e pr4sent daarment, Pour p v o i r fairs ce t r a v a i l , nous avans p r i s comme r6f6renceal Les azp&eu- cae ve cum ri I b SODEMO, Tout ar dahrt. nous parLeron s d ' un pro j e t daas l e c a s l e p l u s gC6ral. Daus l a pmmibre p a r t i e (A) de 1' expos6 nous a l l o n s e e s w e r dtinvent o r i a r t a u s Lea pmblkneo c p i psuvent s e poeer d q u i s l a , conception d 'urr pro j et jusqu 'B son aahavernent s l r t o u t ceux qui nous i n t emsserrt p l u s p&iailibranent, Dims la 2 b mrtie (B) nsus ndus i n t e r e s s e m n t au cas p a r t i c u l i e r de la SODEMO, Dans La 3 b e partie (c) nous p a r l e r a n s m r t o u t d e s perspectives d'avenir e t d e d i f f k r e n t e s s lp g e s t i o n s possibles. T a i l l e z Agre6r Monsiazr La Direct eur l'expression de mes s e n t hats d i s t ingu &st. Annexe 1 Page 5 A - mm.mzs DZS PROBLD~IES: Nous s o n s c l a s s 6 l e s p m b l k n e s en 3 c a t 6 g o r i e s i l b r e Cat @ o r i e : I - PmblSm~: en Amont d l u n pmjet - 1)- Le voieu d e l t h p z u n t e u r S- L a conception du lxlreau d16tudes pour r 6 a l i s e r ce voar 3 Les d i f f e r e n t es a u d e s s u r un p m j e t : Enqu2te Sociologique ctc... 4)- Formation en dehors ou arr s e i n d t u n p r o j e t e t p r 6 p a r a t i o n s p v - chologlques. - - 5)- I n f r a s t x u d u r e s n k c e s s a i r e s pour p e n n e t t r e aisement 1Iexlcut ion dlun pro j e t routes port. 6)- Concenars avant l a s i g n a t u r e et 1'Qaborat ion d t u n accord a)- P l a n de firancement b)- O b j e d i f s v l n u e l s 26me C z t & o r l e : I1 - nl u n p r o j e t ~ m b l ~ e s d u r j e ' e x 6 c u t i od '1 --- Nomination d 'un D i r e d e u r G&Bral 2 Problime d e m i v i : nominat i o n au sein du bIPXRA d lune pe rsonne ou d l u n gmu-ee de personnes pour l e s u i v i d e s o p 6 r a t i o n a - - -Personnel de l a Banque qui s u i t un projeh Compo sit ion du Cornit 6 d e Ge st i o n Une r h i o n s u u a a l l e , enii~e l e Conit6 de Gestion - L I D A et Le M i n i s t e r e est souhait a b l e au d e b t de & w e qmbe nouvelle, al mAW i , - Pmblime d 1 i n f r a s t m c t u r e s - - Problime d e d e v i s e s e t cie rnaint enance problhe d a p r i x des idagasin, 3) - p m d u i t s agricoles. Infrastmct ure s Social.es - Ecol es- Hopit dL 1)- Voeu de 1l&r>nult eur: 6 t ait l a constxuction s u r l a Morondava dlun Porrt et d l u n Barrage q u i p e r n e t t r a i t d l a l i m e n t e r d e mulibre s a t i s f a i s a n t e e t r 6 g u l i 6 r e l e r6seau d l i r r i g & i o n exist arrt : ( B A P 8 0 1 ) a)- &tarit que p o s s i b l e on n e doit p a s s l & a r t e r t r o p l o i n du voeu. Car l e voeu r6-e , dlune manibre i n t u i t i v e l e s p o s s i b i l i t 6s, l e s motivations, l e s r a i s o n s cachees mais peut F t r e t o u j o u r s m a l exposBes, de c e l u i qgi l e fonnule. - ionc. l a premiere mesure B prendre a u r a i t kt6 d e c r 6 e r une Soci6t6 d e Zeve- loppene2t cchargee uniquanent d e l a v u l g a r i s a t i o n , de l l e n c z i r e a e n t I de l a g e ~ i o n du reseau. C e q u i const i t u e une part i e de 1'ensemble d e s A l e s jou6s p a r l a SCZ.;0 a c t u e l l met?t. -S i l e b r e a u alGtudes a e s t i n i q u l i l f a l l a i t c r d e r d l a u t r e s a c t i v i t 6 s pour amortir, l e s depenses a f a i r e s u r l e s i n f r a s t r u c ~ ; u r e s . I1 g ~ r a i tt o a t simplemerrt falh c r 6 e r d ' a u t r e s S o c i & 6 s q u i s e s e r a i e n t sp6cialisBes d a n s des c u l t u r e s at,-es w e l e r i z , e t t e l l e s que, coton, a a c h i d e , t a b a c ( come, 3 T a i t d ' a i l l e u r s 1Idtat malagasy pour l a Canne B Sucre ). CONCIUSIQI : On ne d o i t p a s s 1 6 c a r t e r du voeu e t il e s t souhaitnble d e s p k c i d i s e r l e s Soci&Bs dans d e s branches d 1 a c t i v i t 8 s s r i c o l e s pour une m e i l l e u r e n a i t r i s e des problhes. - 30 - Annexe 1 Page 6 2)- Conce~tiondes i n s t i t u t i o n s 2 n e t t l e en place : I1 fact bien d i f i n i r 9u.n; mmiile c l a i r e e t nes-;e l a vocazion e x a d e 5e l a Soci6-i 6 que nous voslons mettre en place. Cette d6fir1ition de l z vocation exacte de l a Socikte nous p e m e t i e . . f i x e r l e s o b j e c t i f s 2 z t t e i n d r e , e t i e ne pas pexdre de m e c s s o b j e c t i f s , mag,-r-z l e s d i f f i c d t 15s ;ue 2 0 ~ poilrrions s ~ n c o nrer. t 3e m&.e I t ;roc37 iog .i'l;?e SociG",6 nous p e m e t de n e t t r e en plzce, l a s t r z t q i e 5'wproche d'~. milieu d m s leqclel nous a l l o n s t r a v a i l l e r . C1est a i n s i que nolis pouvofis d i s t i n g u e r 2 types de Socigt 4s i e develop? en e ? .t s Le 1e r t y p e : C V e s t c e l u i qui e s t c e n p poar t r a v a i l l e r sur donzine -presque vibrge : C1est l e cas de l a SAiS;XJGOKIC. I c i on peut p a r l e r d'extensions rapides d e s s l r f a c e s i amhagere 2 b e type : Les h a i n e s sont d6j2 occupes m h e e n g a r t i e p a r des villageois: I1 y a l i e u d'accorder , m e inportance t o u t e p a r t i a r l i 'ere aux erqu3tes socio dconorniques. O n d o i t s e n s i b l l l s e r l e s pz!,ysss avant t w t e amion. ?our c e l a l a p o l l t l q u e dz t a d l e i i r h u i l e ess prGf4rzile B 1 2 ? c l i t l ( ; ~ l e ;l9s:te.iislons r ~ ~ d ie e ss sclrfaces 2 am6nger. 51 I d s pziysans sorrt r e s l c e n t s pour p w e r l e s l e a e v x ~ c e sil y ? I r a A ~ ceS c a s de l e u r a s s u r e r l e s i n f r a s t r u c t u r e s d ' i r r i d a t i o n s seulenerls, e t Z 1s l i n i t e alors place des moyens d 4 t o u r n 6 ~ pour recuperer l e s redevances Decortiqueries- LaTbuzs- Vente de m a t e r i e l s e t a u t r e s ( ~ o l i t i ~ u - l e s g r o s d6frichenents. Et l e r e s t e , i l s i o i v e n t l e f a i r e p a r eux mbe. On m e t de Batteuses e demibre - h a r e de l a S01)31;0, m a i s non r6alis6e1 faute de moyen%Dans l e cas de l a S CG 'X Z 0 l e s s t r a t e g i e s d'approche d e l a F A 0 dans l e I l e l t a auraient mieux convenus anx pa;ysans, pLut8-t qu'une p o l i t i q u e d'mthagement rapide d e s grandes s l r f a c e s f liarx OCCUP 6s). 3)- Les d i f f 6 r e n t s 4tudes sur un p r o j e t S i l e . p m j e t n'est pas un proje* de developpement v i l l ~ e o i s ,il y s l i e u d'accorder d e l'importance aux donnes purerneilt techniques. Dans l e cas d'un projet de developganent v i l l a g e o i s , il y a l i e u de t e n i r compte de 1'6volution p o l i t i q u e des masses, avant de f a i r e d e s hypothbses, srr l'avenir. I1 ne faut pas avoir peur d'envisager p l u s i e u r s p o s s i b i l i t b s , srr l e s r e a d i o n s des masses durant 1'exkart ion des pro jets. 4)- Formation en dehors ou au sein d'un projet e t pr6parationa p ~ y c h o l o g i m e s Dans t o u s l e s cas il y a l i e u de p r e v o i r l a formation du personnel, avant l a m d'ezbcut ion e t durant 1'ex6cut ion. Ceci const i t u e au predlable une p r g p a a t i o n pggchologique, une meilleure motivation, Qnc une responsabilisation des indi- vidus. Pour l e s personnes, secondaires, il y a l i e u d'accorder une place importante, B l a pr6paration a v ~ tto u t e action.( La pens6e e s t un de'cus de 1 'action). A l a SODZiO il nly a v a i t p z s eu de formation, e t d e preparation au niveau &a personnel tout aebut. L a formation a &6 assuree demibrement pour l e service A d n i ! i s t r p 7 3 t i f pap l e s areaux d'audites. 5)- I n f r a s t r u c t u r e s n e c e s s a i r e s Celrr: a a 6 largement p r h s dans l e cadre de b SOD3240 Port de 2lorondava - Les pourparlers sont en cours. - Reste a realis6 l e 6)- Consensus a v a t l a signature et 1' Q a r a t ion de 1'accord Un consensus e s t t o u j o u r s necessaire c a r il p e n e t une l i b r e adhesion d e s p a r t e n a i r e s e t p a r consequent un engagement p l u s d e c i s i f de l e u r p a r t , a)- Plan de financement Le plan de financement d o i t se baser s u r l e temps c e d e s , maia il f a u t s l r t o u t t i i r compte de l ' o r d r e des r e a l i s a t i o n s B faire. Bien souvent pour p l u s i a r r s raisons, l a m a i t r i s e du f a c t e u r temps deviznt difficile. -4nnexe 1 I1 - Probl5rne durant l l e x 6 c u t i o n avun projet Page 7 1)- Nomination du Direct e u r G h 6 r a l Dans l ' a c c ~ r dde trait 3224TAG: i L e s t prevu que nomination du a i e c t e u r G4nkral s e f a i t apr2s c o n e a t i o n de l l D b Cett e solution e s t peut & re adkquat e, mais l e c o n t e r t e s o c i e p o l i t i q u e qui exist e d u e l l e m e n t ne penneA p a s l a r e s p e d de cet engagement. I1 e s t pr8fkr;r ble d s c x f i e r c e t t e r e s p o n s a b i l i t 6 entibrement B 1 1 i 3 a t e P a r contre l ' a v i s de l a Banque est souhait6 pour l e personnel technique erpatri& 2)- Pmblbme de s u i v i La nomination d h n e personne, og dlun gmupe de personnes au MPMA, pi d o i t a s s i s t e r en pemanence a s r & i o n s concernant un p r o j e t donn6, e s t souhait8o.Ce1, pernet d r a s s u m r l e s l i v i des deroulements d e s op6rations. 3)- P e ~ s o n n e lrie l a Eanaue qui s u i t l e p r o j e t Il est pr6f4rable d t a v o i r H f z i r e aux mimes p e r s o m e s o u r un m e i l l e d r a i v i a e s op 8rat ion s. 4)- Concosition du Cornit6 d e Gestion U a Ueu d e pzevoir sein du Comit6 de Gestion non seulenent un r e p r k sentant du MPARA? du Kin, Finances, mais a s s i un rep.&sentant du blinistkre du t rav& 5)- Une mhnion a m u e l l e au M P U ent R Le Minist hre, 1' D A e t l e Cornit 6 d e Gestion e s t n6cessaire; Ceci durant La phase d1ex6cut ion et l a p6rioae de cmi- sibre. krwt c e s r h i o n s p6rioalques, on essayera a e v o i r l e pourcentage atex& cut ion d lun p l ' o g r a m e annuel p r k l a b l e m ent fix6 I11 - Pro blkne en A v d pmblimes de d e v i s e s eD de maintenance 1)- S i au cours de 1lex6cut ion a lun p m j e t on ala pas rencont 1-6 d e g r o s s e s h d i f f i c u l t &, il a r r i v e , q u ' e l l e s surgissent d u r v l t sa p6riode d e croisibre, E e f f e t pour d e s r a i s o n s technologiques, un p m j e t p a t % r e dependant d e s pays avancks, i3 est aLors p d e n t de gad- une Ligue de c r d i t q u i mettra L1enpnm- ' - t eur, B 1 abri d e s fluotuat i o n s men et aims. Four a s s u r e r par b s u i t e une m a i l - Eaare maint enance - ( ~ r a c t e u r s ,m g i n s etb..). Peut 0 t r e p a s pour une pkriode indet enninga, m a i s pour un temps relativernemt long, apes La phase d ' i n u e s t i s s e - mat. I & moins j u s q u t a moment oir l e pro j e t e 3 mppos6 Bcanomiquenent e t finan- ciBlwnent m n t able. A la SODS10 l a d e f f a i l l a n c e de l a m b t enance du parc mat 6 r i e l a cr66 un goulot dt6tranglenent sur l a pmduction cot o m i i r e , l iliagasin a)- I1 faut p r e v o i r une plus granie capacit6 de stockage dans l e flrtur. ? A x des p r o d u i t s agricoles: L a p o l i t i q u e , encourageante des p r i x d e s p r o d u i t s a g r i c o l e s d o p t k e p a r l e gouvernement ces dernibres ann6es, a b e a - coup. Bid6 l a SQDEbIO H mettre en v a l e u r l e s r i x i h r e s am&ag6es. L a rnotivj-iion d e s pa-sans 5 c u l t i v e r l e s l o t s q u i l e u . sont a t t r i b & n l e s t p l u s B dolrter B 1'heure actuelle. N - Infrastructures sociales I1 e s t souhaita'cle ae songer H r 6 a l i s e r l e s i n f r a s t m c t u r e s s o c i d e s prevues dans l'accord de c r 4 i i t s bien q u t e l l e s soient appareriment ninimes e t noins p r i o - r i t a i r e s , c a r en f i n a l c t e s t l e bien 2 t m de llhomme en g h 6 r a l que nous c h e ~ chons r 6 a l i s e r H t r a v e r s un p m j e t . k saison des p l u i e s l a m o r t a l i t 6 i n f a n t i l e connbtt un t ~ Y Z a s s e z e l m 6 dans l e a v i l l z g e s qui sont d r i r b i d e s p e r i n n r e s irri- gu6s. La n i s e sur pied a'un collkge agricole s e r a t r i s bien vue dans c e t t e r e i o n qui a un avenir f l o r i s s a n t dans 1'agriculture. Annexe 1 Page 8 C -. R i a l i s a t i o n s et Perspectives d'avenir I)S e r f omauces et r 6 a l i s a t i o n s a)- Sur l e plan f i n a n c i e r L e b i l a 8-4 de l a Sooi6-t 6 a a 6 d6jA somairement consult 6 par l e C a n i t 6 d e Gestion &rant s a d e r n i b r e r b i o n du 18 Dkembre 1984. 1 1 sera prebablement pr& s e n t 6 par l e comnissaire auc canptes, et apprmv8 p a r l e e m i t 6 d e Gestion au. c a r s du mois de J a n v i e r prochaia. Les c o m p t a sont 2 jours. b)- S u l e plan de l a produdion Dms. l ' a ~ c o r dde c r U t 3 2 W G revis6, il a & b pr&u un programme de 1300tia de cotan. Ncm sa.d,endlt l e u 1300Ha sont d6friches et ambag6sr l e programme 1984- I987 present6 au gouvemement prevoit un o b j e c t i f d e l t o r d r e d e POOH- Si nous voulons f i x e r l a SO3310 s u r l a produdior. cutonnibre, il est grand t m ~ de s l a d o t t e r , dtune i n f r a s t z u c t u r e d t i r r i g a i i o n d t k p r t e , pour l u t t e r con- t r e l e s a l e a s climatiques. Ceci pour l a f e m e dtAN7(ILIVilLOo On ne aeut p a s e p+ s e r de cet investissenent s i on v a t f a i r e l e s choses ccinme. i l f a u t .Dan9 l a val- 1 6 e d e l a TSIBIBIHIXA cet investissement n'est pas n e c e s s a b e ( p l a t i d i o n s d e deczues). c)- Sur l e plan r i z i c o l s On p a t d i r e que l e s o b j a c t i f s ont a 6 d t e i n t s p a t %re pas diredement l e s e r v i c e des amthagenents. Eh e f f e t s u r l e s 2500Ha de r i z i k r e s prevus, l a SODELO i 3 am&agB 1500Ha, et l e s 1OOOHa r e s t a n t s , a n t 4-t 6 am6nagbspzr l e s paysans a x m h e s lersquton a m s en place l e s infrast z u d u r e s hydrauliques, i ilo&avant des f i c h e s d a c a n t r o l e s seroat &tablies pour s u i v r e d e r i s l e trar v a i l du S e r v i c e d e l a v u l g a r i s a t i o l ~ CO1~CUsIm: Certes l e p r o j e t SODWO (I) e s t un projet q u i codtait cher, mais dans ltensem- b l e on ne d o i t pas Le r e g r e t t er, c a r il a s e m i d e t m l i m . B beaucarp d e p r o j e t s qu$se font actuallement dans l a rC&on et q u i se feront encore* La SODM0 est une n e c e s s i t 4 , t m t quva&eut p a l e r de developpement a g r i c o l a &s l a r & i m de 10RONDAVA. E U e a l a n c e l e s bases de ce developpement- Recherc- hes, i n f r a s t x u d u r e s , am&agements. aeaocoup de t e r r e s sont encore 2 rnettre ep v a l e u r (m Ha) environ. Par a i l l e u r s , il serait ind-6 d e s ' i n t e r e s s e r aus: p o s s i b i l i t 6 s en eauz s o u t e m r a i n e s d e l a r@ion,grace aux forrages quvon p a t f a i r a &td d6ja e n t r e p r i s e dans ce sens en 1974) 4 u q 6 t u d e f a i t e par l e PNLTD G u a t aux e r r e u r s qui ant a 6 canmises, rappellons-nous de c e que l e s s c i e n t i - f i q u e s 3ous disent " U . faut p l u s i e u r s e r r e u r s pour *me s a l e r Q s s i t e s t . 3 t s t i l y 9 3es e - ~ e u r s~i co0ten-t ciiers, c e x %?es ~ ~ s s i t n s n t 21s -!e p r i r ,&ga l l e s et o 2rofiteront F BX ;&brztions fiturs. L t ~ s ~ _ i n i s s a n e n det l a Societ 5 contime. X m nous em~dchede v o i r l t a v e n i r d t m e rnmigre S e a c o u p plus optinisbe. - :' . . . , - - c TiI;c GO~~kol T'ap.? ____-I.- C' I tOClEli FClLlh LE. DF'diLOPPC!,:CXT ECONOI..IIO:J~- ! . DE LA REGION DE MORONDAVA (SODEMO) S O C I E T E . v E C O N O M I E MIXT,E A U C A P I T A L D E .80.000.000 FMO R. C, 8 0 2 MORONDAVA - IDENTIFICATION 0 1 1 DOSO1 0 7 , 7 B 4 9 AN1ENN.E ANTANANARIVO SIEGE SOCIAL : MORONDAVA LALANA AMPANJIKA TOIRA TELEPHONE : 522.30 - B. P. 166 TLL. , 2 1 7 . 0 4 . 2 1 2 - 9 4 . 6 . P . 3 1 3 4 ~DnKmscTLLCC. i ANTENASOOLMO ANTANANARIVO Plonsieur PROCIIE J u s t i n , D i r e c t e u r G6nEral de l a SODEMO B.P 166 MORONDAVA 1 (EIADAGASCU.) A Rionsieur Y U K I N O R I W A T A N ABE , D i r e c t e u r de 1' E v a l u a t i o n r e t r o s p e c t i v e d e s OpGrations THE W O RL D BANK 1818 H S t r e e t , N.W WASHINGTON, DC 20433 ( U . S .A) --- 0 B J E T :Rapport d l & v a l u a t i o n r e t r o s p e c t i v e : p r o j e t d ' i r r i g a t i o n e t de D&veloppement Plonsieur , Nous avons l ' h o n n e k r d r a c c u s e r r 6 c e p t i o n de v o t r e l e t t r du 23 Octobre 1984, p a r l a q u e l l e vous nous a v e z t r a n s m i s l a p r e m i g r e v e r s i o n du r a p p o r t d l & v a l u a t i o n s u r ' l e p r o j e t d l l r r i g a t i o n e t de D6veloppernent R u r a l de l a R6gion de MOROKDAVA, ob j e t de l ' a c c o r d de c r & d i t 322-NAG. ck r a p p o r t n ' a p p e l l e p a s de n o t r e p a r t d e s o b s e r v a t i o n s p a r t i c u l i 6 r e s , l e s q u e l l e s o n t 6 t 6 d6jS couch&es dans n o t r e r a p o r t d1ach6vement d o n t l a Banque I n t e r n a n a t i o n a l e p o u r l e D6veloppcment k t a i t a n i p l i a t a i r e p a r l e b i a i s de s e s e x p e r t s , l o r s de l e u r s deux d c r n i g r e s descent.^ 2 EiOROSDAVA. Mous s o u h a i t e r i o n s vivement t e l q u ' i l e s t d ' a i l l e u r s s t p u l 6 dails v o t r e l e t t r e , d t r e d e s t . i n a t a i r e du r a p p o r t d 6 f i n i t i d ' 6 v a l u a t i o n r e t r o s p e c t i v e s u r ce p r o j e t - - ieur, o n .s l l a s s u r a n c e de n o t r e p a r f a i t , - ICRD18052R(PCR -1 MADAGASCAR MAY 1 9 8 4 FIRST VILLAGE LIVESTOCK AND RURAL DEVELOPMEIIT PROJECT FAFIFAMA INSTALLATIONS 1976 - 1981 I'" PREMIER PROJET DFLEVAGE V/LLAG€-0I.S ET D f DEVEIOPPEMENT RURAL REA AI/SAJ/ONS DE f A FERME D'ETA T FA F / f A M A /976 - /F8/ . I -J /M.\FvATANANA '.\ J \ h+"h~:~"~ V. ( Aqrculturol Centre h Center Trotrl~n~ F o i m a / o n Pro/essanne"c Eco le s B~turntnovs Surfoced Roods Goutes o Sur/ore B~tumek A l l Weather Roads Routes Praticob/ei h u t e l A n n e e ~+pbatomantv .. r-/ Roods Constructed Under The Prolect Sor .d,,"" / Routes Reohees dons /e Codre du Prolet /--E'- F A F I F A M A Heodquorters 4 e g e d e /o FAFlFAMA And,,,,,,, j ' A Former Prefecture B o u r d o r ~ e s I //mites des onc~ennesprefecrures / FARITANY Boundary i,rn,/e d e FARITANY Mobile Heolth U n ~ t Unite' M o b l i e d e Sorites : V ~ l l a g eVacc~nator Vorc,noteur V,//oqeo,s [ I ; Quarters Vllloge V o c c n o t o r R e s ~ d e n t ~ o l fogement du Vocc,noteur V,llogeo/s * Veterjnory Outposts Postes Vet@r,no,re> Water Potnt For Human Consumpt~on Potn: D%u b Usage Humorn Woter Point For A n ~ m a lConsumpt~on Po,n/ D'Eou b Usoge Anlmol Warer Po~ntFor Human and A n ~ r n a lConsumption ,,yo "k,, O. , ' Point D'Fou o Usqge Humom el Antma/ Ponds ,Mores ' Am~alokazaha ) rhir nai aepn o r u a r a ? dl ih. ~ nr r *~an vrclis,reh lor me ranlen,ence me .esaeri sna a r r c # u s f v ~lor h bc-(nleiilai use o! i h e worm ssrr aon me htrrnatlma: W o t e r Potnt Wind D r ~ v e r h a m e comoraoon rha drnooirs,loni ,,erd anr, h e ~oundr,,~i .horn iill so r,oh on Ihr oar, ol The Worid i i i n k ma me inlenlalonai Finance Corvorelion any judpmenl Eo/,enne ~o ,mp *ga,lla,"\ an" ,*r.lto~,.r a,," ~ " m i ~ e n r or n ,e r c e 0 , a n e r " c ~bmnaarleS I B R D 15637(! a. 4'4. k an. dv FEBRUARY 12. MADAGASCAR F l RST VILLAGE LIVESTOCK AND RURAL DEVELOPMENT' PROJECT PREMIER PROJET DEf N H V L / L5 - ETL W DNC:LOMMBVT RUM MAHAJANGA FARITANY 1 FARITANY DE MAHAJANGA FIVONDRONANA RECEIVING INTENSIFIED VETERINARY SERVICE UNDER CREDIT 505 - MAG / Y/ FIVONDRONANA AYANT BENEFICIE D'ENCAOREMENT VETERINAIRE INTENSIF DANS LE CADRE DU CREDIT 506 - MAG PILOT DEVELOPMENT PROGRAMS - MIDDLE WEST UNDER CREDIT 506 - M A G 1 PROGRAMMES PILOTES DU MOYEN - OUEST DANS LE CADRE DU CREDIT 506 - MAG OMBY STATE RANCHES / RANCHES DE LA FERME D ' E T A T OMBY -Id' - BITUMINOUS SURFACED ROADS I ROUTES A SURFACE BITUMEE - A L L WEATHER ROADS 1 ROUTES PRATICABLES TOUTE L'ANNEE RAILROADS /CHEMINS DE FER . FARITANY BOUNDARIES / L I M I T E S D E S FARITANY FORMER PREFECTURE BOUNDARIES / LlMlTES DES ANCIENNES SOUS-PREFECTURES CHIEF TOWN IN FIVONDRONANA / PRINCIPALE V l L L E DES FIVONDRONANA -16' Mozornbique -18' Channel -20' Ocean Morolomba mbotofnondrahono Ambahmoharoo Man,n i FIANARANTSOA Morombe 0 .-, '" u~nColr Beraroh~ -22' Ankoioobo Voh~oena THIS MAP IS BASED ON I'BRD 15637. MARCH -1 THE TITLE HAS BEEN CHANGED AND PART OF Farafangana THE PROJECT HAS BEEN DELETED. Betroko TOLIARY Vcngalndrono T h o map her bssn o r w r s d by The WorW Bank r s l s l sxchs!vs& la me cmvsruencs 01 me readers and IS sxchrrrveh lor me nbmsl use ol The W M Bank AFRICA rind Ins hlernalarwl Fmnce Corporallon The denommeOmr ussd and ma boundarler mow on mjr map do no1 xnph on me per1 o! ma world ear* and m # Inbinahonal Fnsncs C a p a s l ! m any /"*men1 m me ,ma1 slatus 01 any l e r n l q or sny s n d a r m s n l a scceptence of Sucll bomdar.9r MADAGASCAN MADAGASCAR MORONDAVA IRRIGATION AND RURAL DEVELOPMENT PROJECT ,,t,,,,,,,,8,w,Nd PROJECT AREA AND LANDS DEVELOPED UNDER PROJECT IBRD 18189 ( P C R ) t APRIL 1984 T H I S M A P H A S B E E N C R E A T E D SPECIFICALLY F O R A PROJECT C O M P L E T I O N REPORT ( P C R )
Группа Всемирного банка · Project Performance Assessment Report
Madagascar - Projet d'irrigation et de Développement Rural de la Région de Morondava et Premier Projet d'elevage Villageois et de Développement Rural
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Основные сведения
Организация
Группа Всемирного банка
Тип документа
Project Performance Assessment Report
Страна
Мадагаскар
Источник
Всемирный банк