Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 2659-BU REPUBLIQUE DU BURUNDI RAPPORT D' EVALUATION DEUXIEME PROJET EDUCATION 7 janvier 1980 Division des projets éducation Bureau régional Afrique de l'Est TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le présent document fait l'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut être utilisé par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut être autrement divulguée sans l'autorisation de la Banque Mondiale. TAUX DE CHANGE Unité monétaire Francs burundais (FBu' 1 dollar EU 90 FBu 100 FBu 1,11 dollar EU POIDS ET MESURES Système métrique ANNEE BUDGETAIRE DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI ler janvier - 31 décembre RAPPORT D'EVALUATION DEUXIEME PROJET EDUCATION EN REPUBLIQUE DU BURUNDI Table des matières Pages DONNEES GENERALES GLOSSAIRE I. DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE ET BESOINS EH MAIN-D'OEUVRE .. Contexte géographique et socio-économique ..................... 1 Tendances et perspectives récentes en matière de développement ............................................... 1 Besoins en main-d'oeuvre ..................................... 2 II. ENSEIGNEMENT GENERAL ET PROFESSIONNEL ........................ 4 Généralités .................................................. 4 Structure .................................................... 5 Administration et planification .............................. 6 Enseignement primaire et programmes d'alphabétisation ........ 6 Enseignement secondaire général .............................. 7 Enseignement supérieur ....................................... 9 Enseignement technique ....................................... 10 Généralités ................................................ 10 Programmes ................................................. 10 Efficacité ................................................. 11 Plans d'expansion et d'amélioration ........................ 12 Capacité future ............................................ 14 Le Bureau d'études de l'enseignement technique (BEET) ...... 16 Assistance extérieure à l'enseignement technique ........... 16 Financement de l'enseignement ................................ 17 Le présent rapport est fondé sur les conclusions d'une mission composée de M. A. Salmon (Educateur général/Chef de mission), Mme J. Vial (Economiste), M. R. Welter (Architecte), M. F. Chabouis (Educateur technique, Consultant) et M. R. Lesire (Educateur agricole, Consultant de la FAO), qui s'est rendue au Burundi en mai 1979. En septembre 1979, le projet a été réexaminé sur place par MM. A. Salmon, R. Welter et L. Swahn (Educateur technique). - ji - Table des matières (suite) Pages III. EXPERIENCE ET POLITIQUE DE PRET DE LA BANQUE DANS LE SECTEUR DE L'EDUCATION ....................................... 21 Expérience passée ............................................ 21 Stratégie du Groupe de la Banque pour les projets futurs ......22 IV. LE PROJET .................................................... 23 Objectifs et composition .................................... 23 L'Ecole müyenne technique des métiers du bâtiment (EMT), Bubanza ................................................... 24 L'Ecole des travaux publics (ETP), Gitega .................... 25 Département de mécanique de l'Ecole technique secondaire (ETS), Bujumbura-Kamenge ................................... 26 Département de formation des sténodactylographes et aides- comptables de l'Ecole secondaire des techniques adminis- tratives (ESTA), Bujumbura-Kamenge.......................... 27 Recrutement du personnel enseignant ........................ 28 Caractéristiques communes aux institutions du projet ....... 29 Etudes de préinvestissement .................................. 30 Enseignement fondamental ................................... 30 Enseignement teuhnique ..................................... 31 Soutien logistique aux services ministériels.................. 31 Assistance technique ......................................... 31 Contrôle et évaluation ....................................... 32 V. COUT ET PLAN DE FINANCEMENT DU PROJET ........................ 33 Coût du projet ............................................... 33 Plan de financement .......................................... 36 VI. EXECUTION DU PROJET, PASSATION DES MARCHES ET RETRAITS DE FONDS ...................................................... 37 Exécution du projet .......................................... 37 . Passation des marchés ........................................38 Retraits de fonds ............................................ 39 VII. AVANTAGES ET RISQUES ........................................ 41 Avantages .................................................... 41 Risques ...................................................... 42 VIII. POINTS D'ACCORD ET RECOMMANDATIONS ............................ 43 - il]. - ANNEXES Annexe 1 - Tableaux et graphiques de réfërence Tableau 1. Secteur moderne : Emploi par secteur et niveau de qualification, 1977, 1987, 1992, 2000 Tableau 2. Effectifs de l'enseignement technique par spécialité et niveau de qualification (1974/75-1978/79) Tableau 3. Effectifs de l'enseignement technique par année d'études et diplômés 1974/75 - 1978/79 - 1985/86 Tableau 4. Secteur moderne Besoins en matière de formation par secteur et niveau de qualification, 1978-1982, 1983-1987, 1988-1992, 1993-2000 Tableau 5. Indicateurs comparatifs internationaux pour le secteur de l'éducation Tableau 6. Effectifs et dépenses courantes du Ministère de l'éducation nationale 1978, 1983, 1987 Tableau 7. Effectifs, personnel et diplômés des écoles du projet Tableau 8. Récapitulation des coûts estimés du projet Tableau 9. Calendrier des décaissements Graphique 1. Structure du système d'éducation, 1977/78 Graphique 2. Pyramide des effectifs scolaiies, 1977/78 Graphique 3. Structure du Ministère de l'éducation nationale (1978) Graphique 4. Structure de l'enseignement secondaire - Propositions de réforme Graphique 5. Calendrier d'exécution Annexe 2 - Documents et données figurant dans le dossier du projet CARTE - BIRD 14428 REPUBLIQUE DU BURUNDI DONNEES DE BASE Données générales Superficie 27.800 km2 Population totale (1978) 4,1 millions Taux annuel de croissance 2,2 % Population active (1977) 1,9 million Emploi dans le secteur moderne (1977) 92.000 PIB par habitant (1978) 140 dollars EU Taux d'alphabétisation (1978) 25 % Enseignement (1977/1978) Effectif des élèves de l'enseignement primaire (lère à 6ème années) 142.800 En pourcentage du groupe d'âge 6-11 ans 23 % Effectif des élèves des programmes privés d'alphabétisation (lère à 6ème années) 270.000 En pourcentage du groupe d'âge 6-11 ans 45 % Effectif des élèves de l'enseignement secondaire (7ème à 13ème années) 15.170 En pourcentage du groupe d'âge 12-18 ans 2,5 % Dont : Secondaire général 7.400 Formation des instituteurs 5.940 Secondaire technique 1.540 Secondaire agricole 290 Effectif des étudiants de l'enseignement supérieur 1.500 En pourcentage du groupe d'âge 19-23 ans 0,5 Financement de l'enseignement (1978) Dépenses renouvelables du Ministère de l'éducation nationale 1,5 million de FBu En pourcentage du PIB 2,7 En pourcentage du budget ordinaire de l'Etat 22 % GLOSSAIRE Al Technicien supérieur ayant fait deux à trois ans d'études après les études secondaires. Se situe entre technicien moyen et ingénieur. A2 Technicien moyen : trois à quatre ans d'études au niveau du deuxième cycle du secondaire. A3 Ouvrier qualifié : cinq ans d'études après achè- vement des études primaires. A4 Ouvrier semi-qualifié : quatre ans d'études après avoir quitté l'enseignement primaire. BEET Bureau d'études de l'enseignement technique. Département semi-autonome du Ministère de l'édu- cation nationale, chargé de préparer et d'appli- quer la réforme de l'enseignement technique secondaire et de la formation professionnelle. BEPES Bureau d'études des programmes de l'enseignement secondaire. Département semi-autonome du Minis- tère de l'éducation nationale, chargé de préparer et d'appliquer la réforme de l'enseignement se- condaire général et de la formation d'instituteurs. BER Bureau d'éducation rurale. Département semi- autonome du Ministère de l'éducation nationale, chargé d'appliquer la réforme de l'enseignement primaire. Candidature Grade universitaire obtenu après achèvement des deux premières années d'enseignement supérieur. Chef de travaux Directeur des études techniques et des ateliers dans une école technique. Cycle d'Orientation ou C.O. Premier cycle de l'enseignement secondaize Gné- ral durant quatre ans. D4 Instituteur adjoint : cinq ans d'études après achèvement des études primaires. - .. - D7 Instituteur de l'enseignement primaire huit ans d'études secondaires. EMT Ecole moyenne technique des métiers du bâtiment. EPA Ecole professionnelle agricole. Forme des moni- teurs agricoles et est située à Karuzi. ESTA Ecole secondaire des techniques administratives. Principale école commerciale secondaire du pays, située à Bujumbura-Kamenge. ETP Ecole des travaux publics qui doit être ouverte à Gitega. ETS Ecole technique secondaire. Principale école tech- nique secondaire du pays, située à Bujumbura- Kamenge. FAC Fonds d'aide et de coopération. Organisme français d'aide bilatérale. FED Fonds européen de développement. GETO Ecole des techniciens géomètres et des travaux publics, située à Bujumbura. ITAB Institut technique agricole du Burundi. Forme des techniciens de la vulgarisation agricole et est situé à Gitega. Licence Grade universitaire le plus élevé obtenu après quatre ans d'études supérieures. OIT Organisation internationale du travail PIB Produit intérieur brut PNUD Programme des Nations Unies pour le développement SCOG Service central d'organisation et de gestion. Unesco Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture. Yagamukama Programme privé religieux d'alphabétisation et de développement communautaire. BURUNDI RAPPORT D'EVALUATION I. DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE ET BESOINS EN MAIN-D'OEUVRE Contexte géographique et socio-économique 1.01 Le Burundi, petit pays situé sur la rive nord-est du lac Tanganyika, est l'un des pays les plus pauvres et les plus densément peuplés (147 habi- tants au km2) du continent africain. Environ 95 % de la population (estimée à 4,1 millions d'habitants) sont installés sur de petites exploitations agri- coles, éparpillées dans des zones rurales vallonnées, et vivent de l'agricul- ture de subsistance et du café - principal produit alimentaire d'exportation du pays. Cette population se compose principalement de deux grands groupes ethniques : les Hutus, qui constituent la majorité et sont essentiellement ruraux et les Tutsis, qu'on trouve surtout dans les principaux centres ur- bains. Il s'est produit de graves affrontements entre ces deux groupes et, bien que la paix semble maintenant rétablie, les divergences antérieures dominent encore en grande partie la scène politique et économique. 1.02 Le développement du Burundi sz heurte à de gros obstacles a) le pays est enclavé (le port le plus proche, Dar-es-Salaam, se trouve à quelque 1.400 km), ce qui l'isole des marchés extérieurs; b) d'une facon géné- rale, les ressources naturelles sont limitées, et, en particulier, la super- ficie des terres agricoles est faible par rapport à la population rurale; c) le terrain accidenté augmente le coût de la construction et de l'en- tretien des routes; d) le niveau d'instruction et e formation profession- nelle est extrêmement bas parmi la main-d'oeuvre l/, ce qui réduit encore l'efficacité avec laquelle sont utilisées les ressources naturelles, déj rares, du pays. Tendances et perspectives récentes en matière de développement 1.03 Pendant la première moitié des années 70, les problèmes structu- rels qui entravaient le développement du Burundi ont été aggravés par des luttes intestines. Entre 1970 et 1975, le PIB est resté pratiquement stag-- nant et le revenu par habitant en termes réels a diminué de 7 à 8 %. Depuis 1/ Trois adultes sur quatre sont analphabètes et les étudiants de l'ensei- gnement technique représentent 10 % environ du total des élèves de l'en- seignement secondaire, ce qui est une proportion insignifiante du groupe d'âge concerné. -2- trois ans, la hausse des prix du café et une stabilisation de la situation intérieure ont donné un élan à l'expansion économique : selon les estimations, le PIB a augmenté, en termes réels, de 5,5 % par an. Toutefois, la situation s'est sensiblement détériorée pendant les premiers mois de 1979, le conflit qui mettait aux prises deux pays voisins, la Tanzanie et l'Ouganda, ayant interrompu l'approvisionnement à l'étranger. A la fin du mois de mai, la si- tuation commençait à s'améliorer et l'on s'attend à une reprise. 1.04 La plus importante des mesures prises par le Gouvernement en vue d'améliorer la gestion de l'économi. a été l'établissement d'un Plan quin- quennal intérimaire de développement économique. Ce Plan, qui portait ini- tialement sur la période 1978-82, a déjà été révisé et va maintenant de 1979 à 1983. Il prévoit une réorganisatiorn de l'administration avec une assis- tance technique extérieure et vise à produire des effets cumulatifs; ses principaux buts sont les suivants : a) accélérer la croissance économique afin d'augmenter le nombre d'emplois et les revenus des couches les plus pauvres de la population; b) donner au Gouvernement un rôle plus actif dans la mobilisation des ressources financières et des ressources en main-d'oeuvre et accroître sa participation aux activités productrices et commerciales; c) favoriser la décentralisation économique; et d) promouvoir la production agricole et, en particulier, les cultures vivrières. 1.05 Le Plan initial énonçait des objectifs socio-économiques ambitieux. Au début de 1979, les événements récents (par. 1.03) et l'évolution des pers- pectives de l'économie mondiale ont amené le Gouvernement à se fixer des ob- jectifs beaucoup plus modestes, mais plus réalistes. On a tenu compte des incidences qu'auraient sur le montant des ressources financières disponibles la baisse attendue du prix du café et l'augmentation constante des prix des importations. De même, on a réexaminé et pris en considération les délais d'exécution des projets industriels, qui comportent dans beaucoup de cas une participation du secteur public, et d'autres programmes. D'après les nou- velles projections pour la période 1979-83, les investissements seront infé- rieurs à 70 % de l'objectif initial et le taux global de croissance de l'éco- nomie sera donc moindre que celui qui avait été prévu initialement - 5 % par an environ, contre près de 6 % selon l'estimation précédente. Ces objectifs restent peut-être encore trop ambitieux et le Gouvernement les réévaluera sans doute dans les prochains mois. Besoins en main-d'oeuvre 1.06 A la suite de l'établissement du Plan de développement 1978-82, le Ministère du Plan et le Ministère des affaires sociales et de la main-d'oeuvre ont effectué conjointement, avec le concours de l'OIT, de nouvelles études sur la situation de l'emploi au Burundi. Sur la base de ces études et en fonction des objectifs socio-économiques révisés pour la période 1979-83, de nouvelles prévisions des besoins du secteur moderne en main-d'oeuvre et en matière de formation ont été établies en mai 1979. Ces estimations sont étroitement liées -3- à l'hypothèse d'un développement des secteurs traditionnels (en particulier de l'agriculture) : en effet, il a été tenu compte de la main-d'oeuvre que le Gou- vernement devrait employer pour fournir des services publics à ces secteurs. Au surplus, si le développement du pays a lieu selon le schéma et au rythme prévus dans le Plan, l'importance relative du secteur moderne de l'économie devrait croltre rapidement et les offres d'emploi y augmenter beaucoup plus vite que la main-d'oeuvre disponible. 1.07 Selon les études sur l'emploi, l'effectif total de la population active s'élevait en 1977 à 1,9 million d'habitants environ,!/dont quelque 95 % se livraient à des activités traditionnelles, surtout l'agriculture de subsistance. Le secteur moderne emploie quelque 92.000 personnes qui sont a) des salariés occupant des postes de nature permanente dans des entreprises publiques, semi-publiques et privées, b) les membres des professions libérales et hommes d'affaires indépendants compris dans les statistiques officielles, c) des personnes travaillant dans des institutions religieuses et d) les membres des forces armées. Le secteur public y occupe une place prépondé- rante : près de 60.000 emplois sont fournis par l'administration, les établis- sements publics autonomes et les organismes semi-publics (y compris les en- treprises d'économie mixte). Il était donc naturel que les pouvoirs publics considèrent comme prioritaire la formation de la main-d'oeuvre nécessaira au développement du secteur moderne. 1.08 Les projections de mai 1979 concernant l'emploi ont trait au sec- teur moderne, à l'exclusion de l'agriculture privée moderne (qui occupait quelque 5.000 travailleurs en 1977). Selon ces projections, le nombre d'em- plois dans le secteur moderne, qui était de 87.000 en 1977, devrait passer à 177.300 en 1987 et à près de 400.000 en l'an 2.000. A supposer que la popula- tion active augmente de 2,2 % par an - ce qui est le taux de croissance démo- graiique prévu - la proportion du nombre d'emplois dans le secteur moderne par rapport au nombre total d'emplois, qui était de 4,6 % en 1977, passera à 7,5 % en 1987 et à 12,7 % en l'an 2.000. Il faudra encore que le nombre d'emplois dans le secteur traditionnel augmente annuellement de 30 à 35.000, c'est-à- dire de 1,8 % environ au cours de la prochaine décennie. L'expansion de l'agriculture, qui est l'une des priorités du Plan de développement, devrait permettre de créer la plupart de ces nouveaux emplois. Certaines des hypo- thèses sur lesquelles reposent ces projections semblent un peu trop optimistes mais, d'une façon générale, les prévisions quant à l'augmentation progressive de la part du secteur moderne dans l'ensemble de l'emploi semblent raisonnables. 1/ Estimation provisoire, en attendant les résultats du recensement d'août 1979. -4- 1.09 Selon les prévisions, le secteur moderne devrait employer le nombre suivant de cadres supérieurs (enseignement universitaire) et de travailleurs spécialisés 1977 1987 2000 Cadres supérieurs 1.600 2.700 5.100 Travailleurs spécialisés : /l Enseignement technique 12.100 24.000 52.000 Enseignement général 13.300 22.000 41.000 /1 Techniciens moyens, ov.iriers et employés qualifiés et semi-qualifiés. Source : Annexe 1, T-1 Ces chiffres montrent qu'on s'attend à une modification notable de la struc- ture de l'emploi. Alors qu'en 1977, au niveau moyen, le nombre de travail- leurs occupant des emplois administratifs et de bureau (et venus de l'ensei- gnement secondaire général) était supérieur de 10 % à celui des travailleurs ayant des emplois spécialisés (et ayant fait des études secondaires tech- niques), on pense qu'en l'an 2000 c'est l'inverse qui sera vrai et que ceux-ci seront de 25 % plus nombreux que ceux-là. Des prévisions allant jusqu'en l'an 2000 ne peuvent certes avoir qu'un caractère indicatif, mais il est ex- trêmement important de tenir compte de l'évolution attendue du marché du travail en planifiant le développement de l'enseignement (par. 2.22-2.33). II. ENSEIGNEMENT GENERAL ET PROFESSIONNEL Généralités 2.01 Sauf dans le cas de l'enseignement primaire, qui a subi des réformes profondes depuis 1973, l'enseignement au Burundi continue à souffrir du même manque d'adaptation des structures, des méthodes et des normes qu'au moment de l'accession à l'indépendance, en 1962. Chaque cycle est orienté vers le cycle suivant. Même dans l'enseignement technique, les cours sont trop théoriques et trop abstraits et les programmes exagérément longs et coûteux : il en ré- sulte que les élèves peu nombreux qui obtiennent un diplôme sont rarement employés au grade et dans la spécialité pour lesquels ils sont censés avoir été formés. Structure 2.02 L'enseignement général officiel (Annexe 1, G-1) comprend six années d'enseignement primaire, quatre années d'enseignement secondaire du premier cycle (cycle d'orientation ou C.0), trois années d'enseignement secondaire du deuxième cycle et deux à cinq ans d'enseignement supérieur (deux ans pour la candidature, quatre ans pour la licence et cinq ans pour le diplôme d'agro- nome) dispensé dans les huit facultés de l'université nationale du Burundi. Outre l'enseignement général, le système officiel offre, au niveau du secon- daire, les programmes spécialisés suivants : a) Formation de maitres de l'enseignement primaire : des instituteurs adjoints et des instituteurs sont formés en cinq et huit ans, respectivement;./ b) Enseignement technique : les ouvriers semi-qualifiés et qualifiés sont formés en quatre et cinq ans, respectivement, et les programmes de forma- tion de techniciens moyens consistent en trois ou quatre années d'études après le cours de formation d'ouvriers qualifiés ou le cycle d'orientation;2/ c) Enseignement agricole : le programme de formation de moniteurs (A3) consiste en une année d'études après deux ou trois années de cycle d'orienta- tion ou en trois années d'études après l'enseignement primaire; le programme de formation de vulgarisateurs (A2) comprend quatre années d'études pour les élèves ayant achevé le cycle d'orientation; et d) Enseignement paramédical : les élèves ayant achevé le cycle d'orien- tation peuvent devenir, après deux à quatre années d'études, membres du person- nel sanitaire et du personnel médical auxiliaire aux niveaux A3 et A2. 2.03 Il existe trois types d'établissements d'enseignement . a) les éta- blissements publics ou "officiels"; b) les écoles privées subventionnées par l'Etat, qui se conforment aux programmes officiels et dont le budget est fi- nancé par l'Etat; et c) les établissements privés indépendants. Sauf pour 15 à 20.000 élèves de l'enseignement primaire et quelque 270.000 élèves sui- vant des cours d'alphabétisation dans des établissements privés indépendants, l'enseignement est, à tous les niveaux, financé presque exclusivement par l'Etat. Toutefois, le manque d'inspecteurs qualifiés et la rareté des moyens 1/ Selon la terminologie locale, les maîtres formés en cinq et huit ans sont respectivement des D4 et des D7. 2/ Selon la terminologie locale, les techniciens moyens sont des A2, les ouvriers qualifiés des A3 et les ouvriers semi-qualifiés des A4. Les techniciens supérieurs (deux à trois années d'études universitaires) sont des Al. -6- de transport ont, jusqu'à présent, empêché un contrôle efficace. En 1977/78, le nombre d'élèves inscrits dans les écoles primaires publiques, légèrement supérieur à 142.0G0, ne représentait que 23 % environ du groupe d'âge inté- ressé (Annexe 1, b-2). En outre, 45 % d'élèves de ce groupe d'âge étaient inscrits dans des écoles primaires privées et des centres d'alphabétisation. Quant aux 15.200 élèves de l'enseignement secondaire et aux 1.500 étudiants de l'enseignement supérieur, ils représentaient seulement 2,5 et 0,5 % de leurs groupes d'âge respectifs. Ces taux d'inscription sont parmi les plus bas en Afrique - ce qui montre bien la pauvreté du Burundi et son stade peu avancé de développement (par. 1.01 et 1.02). Administration et planification 2.04 Le Ministère de l'éducation nationale exerce un contrôle administra- tif, financier et académique sur l'enseignement primaire et secondaire, la formation des instituteurs et l'enseignement technique. L'Université relève de la Direction générale de l'enseignement supérieur, qui fait partie du Ministère, mais elle jouit d'une grande autonomie (Annexe 1, G-3). Les Minis- tères de l'agriculture, de la santé et des travaux publics apportent, dans leurs domaines respectifs, une contribution importante à l'enseignement spé- cialisé (environ un tiers du nombre d'inscriptions). 2.05 La planification de l'enseignement au Burundi est confiée au Bureau de la planification du Ministère de l'éducation nationale, créé en 1977. Le Bureau s'occupe actuellement d'établir des statistiques et une carte scolaire avec le concours d'un conseiller spécialiste de la planification de l'ensei- gnement. Sa dotation en personnel est satisfaisante, mais le mauvais état du matériel, le manque de matériaux de travail et l'insuffisance des moyens de transport le gênent dans ses activités et, en particulier, dans ses déplace- ments et ses enquêtes sur le terrain. Le deuxième projet d'éducation, qui doit fournir de l'équipement, des fournitures de bureau ainsi que des véhi- cules, contribuera à résoudre ce problème. Enseignement primaire et programmes d'alphabétisation 2.06 Le nombre d'inscriptions dans les écoles primaires, qui s'était stabilisé aux environs de 130.000 entre 1972/73 et 1976/77, a augmenté rapi- dement - de quelque 9 % par an - au cours des deux dernières années. Le Gouvernement prévoit l'inscription de 10.000 élèves supplémentaires par an et le nombre d'élèves inscrits devrait atteindre 200.000, c'est-à-dire 28 % du groupe d'âge intéressé, avant le milieu des années 80. En outre, les centres d'alphabétisation publics qui seront créés au cours des cinq pro- chaines années devraient pouvoir accueillir 20.000 élèves environ en sus des 300.000 qui suivront les programmes d'alphabétisation de l'organisation religieuse privée Yagamukama. Ces programmes consistent en deux journées d'études par semaine pendant six ans et l'alternance permet d'assurer trois classes. Les centres sont aussi utilisés pour l'éducation des adultes. Le système a la faveur des parents, dont les enfants peuvent s'acquitter de travaux agricoles et ménagers pendant une grande partie de la semaine. Selon l'Unesco, les enfants qui ont participé à ces programmes savent lire et écrire, et possèdent des rudiments d'arithmétique. Les conclusions -7 - d'une étude comparative des résultats des deux systèmes d'enseignement, qu'il est envisagé de financer dans le cadre du deuxième projet d'éducation, permet- tront de décider de la proportion à établir entre enseignement primaire et programmes d'alphabétisation pour que toute la population soit alphabétisée au cours de la décennie de 1990. 2.07 La réforme de l'enseignement primaire, qui bénéficie de l'aide de l'Association dans le cadre du premier projet d'éducation (Crédit 679-BU), progresse de façon satisfaisante. La langue nationale, le Kirundi, est main- tenant universellement employée. Le programme a été adapté à l'environnement local, grâce surtout à l'introduction d'activités agricoles auxquelles parti- cipent élèves et parents. Le Bureau d'éducation rurale (BER), qui est chargé d'appliquer la réforme, prépare les manuels et les matériels d'enseignement nécessaires et veille efficacement au perfectionnement des instituteurs et des inspecteurs. 2.08 Formation des instituteurs. En 1979, quelque 6.300 élèves étaient inscrits dans 21 écoles de formatIon d'instituteurs. Ces écoles ont actuel- lement une capacité suffisante pour fournir le nombre nécessaire de nouveaux instituteurs pendant les cinq à sept années à venir, estimé à 500 par an en- viron, si l'on suppose que le rapport élèves : instituteur, qui est actuel- lement de 32:1, passera à 35:1 vers le milieu des années 80. Toutefois, le système de formation des instituteurs présente un certain nombre d'imperfec- tions qui doivent être corrigées : premièrement, les écoles sont très disper- sées et, de ce fait, le rapport moyen étudiants : professeur est faible (15:1). Deuxièmement, les étudiants qui suivent le cours de cinq années (D4) reçoivent une formation pédagogique insuffisante, alors que la majorité de ceux qui ter- minent le cours de huit années (D7) partent à l'université après avoir ensei- gné un an ou deux, soit dans une école primaire, soit dans un établissement du premier cycle secondaire. Troisièmement, les programmes de formation sont trop théoriques et ne mettent pas assez l'accent sur les méthodes pratiques et le travail créateur. Pour remédier à ces défauts, le Gouvernement prévoit de remplacer le système double de formation d'instituteurs actuel par un nouveau programme unique, comportant le cycle d'orientation plus deux années de forma- tion exclusivement pédagogique. Il envisage également de concentrer les éta- blissements de formation et d'amiéliorer la qualité de celle-ci en lui donnant une orientation plus pratique. A cetto fin, il faudra notamment doter un cer- tain nombre d'établissements existants de nouveaux laboratoires scientifiques et de nouvelles bibliothèques. Un éventuel troisième projet d'éducation pourra aider à réaliser ces réformes, lorsque les détails en auront été précisés. Enseignement secondaire général 2.09 Le nombre d'élèves inscrits dans l'enseignement secondaire général, qui a augmenté de près de 12 / par an au cours des cinq dernières années, a atteint 7.900 environ en 1978/79 (70 % de ces élèves sont dans le premier cycle et 25 % sont des filles). Ces élèves fréquentaient 29 écoles, dont 24 financées par l'Etat. La capacité moyenne des classes (33 élèves) est satisfaisante, mais le rapport élèves : professeur (16:1) est faible, en raison surtout du grand nombre de petits établissements de l'enseignement -8 - secondaire du premier cycle ne comptant en moyenne que quelque 150 élèves. Environ 50 % des professeurs peuvent être considérés comme pleinement qua- lifiés et ils exercent surtout dans des établissements du deuxième cycle. 2.10 Les étudiants qui arrivent à la fin du deuxième cycle de l'ensei- gnement secondaire ont fait au moins 13 années d'études générales. Toutefois, en raison du manque de laboratoires, d'équipement, de matériel pédagogique et de bibliothèques appropriés, l'enseignement secondaire est trop théorique et la plupart des étudiants sont mal préparés aux études ýupérieures, en parti- culier dans les domaines scientifiques et techniques../ Le Ministère de l'éducation nationale est conscient de ce problème et prévoit de doter les établissements secondaires, en particulier ceux du deuxième cycle, des moyens nécessaires. En outre, en vue d'accroître l'efficacité économique du sys- tème, il envisage de concentrer l'enseignement secondaire du deuxième cycle dans une quinzaine d'écoles fonctionnellement réparties entre les huit pro- vinces. Cette mesure constituerait la première phase d'un plan visant à sé- parer ultérieurement les établissements du premier et du deuxième cycles, afin qu'une certaine proportion des élèves du premier cycle puisse facilement être orientée vers des types d'enseignement autres que l'enseignement secondaire général du deuxième cycle. En outre, le Ministère de l'éducation nationale entreprend actuellement une réforme des programmes de l'enseignement secon- daire général et des méthodes pédagogiques, afin de rendre le travail des élèves plus pratique et plus créateur et de faire une plus grande part à l'ef- fort personnel. Il devrait être facile de mettre en oeuvre cette réforme, la plupart des établissement secondaires étant des internats qui appliquent le système de l'étude surveillée. Un éventuel troisième projet d'éducation pourra aider à réaliser cette réforme lorsque les détails en seront connus. 2.11 Le Bureau d'études des programmes de l'enseignement secondaire (BEPES) et l'Inspection participent activement à la réforme et à la réorgani- sation de l'enseignement secondaire. Le BEPES dispose d'un personnel quali- fié composé de conseillers nationaux et étrangers; ces derniers sont fournis par l'assistance bilatérale, qui doit également permettre la construction de nouvelles installations pour le BEPES dans un proche avenir. L'Inspection, qui n'a commencé à s'occuper de l'enseignement secondaire qu'en 1977/78, pré- voit d'étendre ses activités en recrutant 12 nouveaux inspecteurs de l'ensei- gnement secondaire. Toutefois, qu'il s'agisse du BEPES ou de l'Inspection, l'insuffisance des moyens de transport gêne considérablement les tournées dans les établissements, la distribution de matériel pédagogique ainsi que le suivi et le contrôle des réformes. Le deuxième projet d'éducation aidera à résoudre ce problème en fournissant des véhicules pour ces deux institutions. 1/ Les carrières scientifiques et techniques attirent une proportion élevée d'étudiants de l'enseignement supérieur (40 % des inscriptions en 1979). - 9- Enseignement supérieur 2.12 L'Université du Burundi, inaugurée en 1.961 avec quatre facultés et 53 étudiants, compte maintenant près de 1.700 étudiants répartis dans huit facultés.-/ Le personnel enseignant est composé pour 60 % environ d'expa- triés qui appliquent les normes pédagogiques internationales. Ce fait et la préparation défectueuse des élèves du secondaire (par. 2.10) expliquent le pourcentage très faible de réussite aux examens dans l'enseignement supérieur en général et en sciences en particulier.2/ Malgré la médiocrité de ces ré- sultats, la Faculté polytechnique peut, grâce à une augmentation extrême- ment rapide des inscriptions, former un nombre assez important de titulaires d'une candidature-/, qualifiés pour se spécialiser à l'étranger comme profes- seurs d'enseignement technique au niveau technicien supérieur (Al) et ingé- nieur. On pense disposer d'un nombre suffisant de ces professeurs pour ensei- gner dans les écoles techniques du projet. Quant aux professeurs d'enseigne- ment général à prévoir pour ces écoles (par. 4.06), ils pourront être fournis par les établissements de formation de professeurs de l'enseignement secondaire existants et par un nouvel institut pédagogique dont l'ouverture est prévue pour l'année universitaire 1979/80. Les professeurs de l'enseignement secon- daire du premier cycle en particulier y recevront une formation dans trois domaines essentiels : français/kirundi, mathématiques/physique et biologie/ agriculture. 1/ Faculté Pourcentage des étudiants Droit 18 Lettres et sciences humaines 18 Psychologie et enseignement 4 Economie et administration 18 Sports et éducation physique 2 Sciences 27 (y compris la Faculté polytechnique) (11) Médecine 8 Agriculture 5 Total 100 (dont 32 % d'étudiants étrangers) 2/ Au cours des quatre dernières années, 40 % seulement de tous les étudiants entrés à l'université ont obtenu une "candidature" (sanctionnant les deux premières années d'études) et 34 % une "licence" (sanctionnant les quatre années d'études universitaires). En sciences, les pourcentages sont encore plus bas (30 % et 13 % respectivement). 3/ On compte qu'une soixantaine de candidatures seront délivrées en 1979 contre 12 seulement en 1978. - 10 - Enseignement technique 2.13 Généralités. L'enseignement technique et les autres types d'ensei- gnement spécialisé se sont développés très rapidement au Burundi au cours des dernières années - à raison de 14 % par an en moyenne (Annexe 1, T-2). Toute- fois, le système actuel (Annexe 1, G-1) n'est ni quantitativement ni qualita- tivement adapté aux besoins du développement des divers secteurs de l'économie. Sous la tutelle du Ministère de l'éducation nationale, l'enseignement technique est dispensé dans : a) huit écoles techniques, qui forment des techniciens moyens (A2) et des ouvriers qualifiés (A3), et b) cinq centres de formation professionnelle, qui forment des ouvriers semi-qualifiés (A4) (par. 2.02). Les domaines de spécialisation sont : le génie civil, l'électricité, l'élec- tronique, les moteurs thermiques, les machines outils, la mécanique automobile, les métiers du bâtiment, la menuiserie/ébénisterie, la tôlerie, l'assistance sociale, le commerce, l'art et l'habillement. Trois écoles agricoles et l'Ecole des techniciens géomètres et des travaux publics (GETO) sont patron- nées par d'autres ministères mais fonctionnent avec la collaboration du Minis- tère de l'éducation nationale. Les autres établissements de formation tech- nique relèvent exclusivement des ministères intéressés. Les plus importants d'entre eux sont ceux qui dépendent du Ministère de la santé (par 2.02). Les autres ministères offrent surtout des programmes spéciay x de formation en cours d'emploi à l'intention de leur propre personnel.- Le nombre d'élèves de l'enseignement technique par domaine et par niveau pour 1978/79 est le suivant : Indus- Agri- Com- Assistance Habil- trie culture merce sociale lement Art Total A2 195 186 223 150 - 58 821 (42 %) A3 377 147 - - - - 524 (26 %) A4 529 - - - 91 - 620 (32%) 1.101 (56 %) 333 (17 %) 223 (11 %) 150 (8 %) 91 (5 %) 58 (3 %) 1.956 (100%) 2.14 Programmes. Comme nous l'avons dit plus haut, les programmes de for- mation professionnelle, qui consacrent 34 % à 55 % du temps à des sujets d'en- seignement général, sont trop théoriques et ne sont pas assez spécifiquement orientés vers les futures possibilités d'emploi. Cela est particulièrement vrai des établissements de formation industrielle où la première année des cours A3 et A4 comporte 80 % environ d'enseignement général, principalement pour combler les lacunes de l'enseignement primaire. La situation est encore plus grave dans le cas du cours A2 de l'Institut technique agricole du Burundi (ITAB), où l'enseignement général représente pendant la première année "tran- sitoire", près de 90 % des cours. Une faiblesse supplémentaire du système est que la durée des cours est standardisée et ne tient pas compte du caractère ni des exigences spécifiques des divers métiers. l/ On dispose de très peu de renseignements à jour sur ces cours. - 11 - 2.15 Efficacité. La plupart des écoles techniques ont des installations défectueuses et sont mal situées._/ Leur équipement et leur matériel d'en- seignement sont insuffisants ou inadaptés à la formation spécifique qu'elles sont censées dispenser. Ces problèmes sont particulièrement aigus à l'école moyenne technique des métiers du bâtiment de Gihanga et à l'Ecole des tech- niciens géomètres et des travaux publics de Bujumbura. Cette situation, ainsi que l'absence de politique coordonnée et la longueur inutile de nombreux cours, expliquent que le nombre de succès soit limité et inégal dans la plupart des écoles techniques.2/ Le rapport moyen étudiants : professeur est faible (9:1) à cause du domaine trop étroit de certaines spécialisations et du petit nombre d'élèves inscrits drns la plupart des écoles (de 50 à 100). Parmi les écoles techniques relevant du Ministère de l'éducation nationale, deux seule- ment comptent plus de 100 étudiants, à savoir l'Ecole technique secondaire (ETS) et l'Ecole secondaire des techniques administratives (ESTA) de Bujumbura- Kamenge./ 2.16 L'ETS compte actuellement 600 étudiants. Elle assure une formation a) au niveau A2 en électromécanique et électronique (85 étudiants), b) au ni- veau A3 en menuiserie/ébénisterie, moteurs diésels, machines outils et élec- tricité (260 étudiants) et c) au niveau A4, en mécanique automobile et tô- lerie/carrosserie (255 étudiants). L'Ecole reçoit une assistance bilatérale considérable, principalement de la Belgique, et actuellement la moitié de son personnel enseignant est composée d'expatriés. Toutefois, elle est mal orga- nisée, ses méthodes pédagogiques sont désuètes et une grande partie de son matériel est périmée. En revanche, l'ESTA, bien dirigée et bien équipée, as- sure une formation de bonne qualité. En 1978, 78 étudiants y suivaient un pro- gramme du cycle A2 de deux ans portant sur les techniques de secrétariat, la comptabilité, le droit et la gestion et 96 étudiants un programme du cycle A3 1/ Font exception l'Ecole secondaire des techniques administratives (ESTA), l'école technique secondaire (ETS) et l'ITAB. 2/ Voici par exemple quel a été le nombre de diplômés des cours A3 ces dernières années 1975 1976 1977 Menuiserie/ébénisterie 8 14 17 Moteurs thermiques 9 18 19 Machines-outils 9 17 14 Electricité 6 21 17 Bâtiment 13 15 17 En 1978, il n'y a pas eu de diplômés des cours A3 dans ces domaines parce qu'aucun étudiant n'avait été inscrit en première année en 1974. 3/ Le nombre d'inscriptions à l'ITAB et à l'Ecole professionnelle agricole de Karuzi (EPA) a récemment dépassé la centaine. - 12 - de deux ans formant des sténo-dactylographes et des aides-comptables. Toute- fois, la plupart des diplômés du cycle A3 passant au cycle A2, il est prati- quement impossible de trouver des dactylographes et des aides-comptables sur le marché du travail.l/ 2.17 Plans d'expansion et d'amélioration. Une condition indispensable du succès de l'application du Plan de développement du Gouvernement (par. 1.04 et 1.05) sera l'existence, en temps opportun, d'une main-d'oeuvre qualifiée dans différents domaines et à différents niveaux. Le Gouvernement s'est rendu compte que les besoins en main-d'oeuvre ne seraient satisfaits que si l'ensei- gnement technique était rapidement développé et amélioré (par 1.09). 2.18 En vue d'améliorer l'enseignement technique, de mieux .'adapter aux possibilités d'emploi et de le rendre financièrement plus efficace, le Gouver- nement prévoit d'introduire des réformes de structures et de programmes (Annexe 1, G-4). Il envisage : a) de fixer un âge minimum (15 ans) et d'élever les norme académiques requises pour l'admission dans les écoles techniques;. b) d'énoncer des objectifs clairement définis pour chaque niveau et chaque type de formation et de mettre au point de nouveaux programmes adaptés à ces objectifs; c) de réduire le temps consacré à l'enseignement général dans les pro- grammes techniques au minimum nécessaire à la compréhension des su- jets techniques. Cette mesure permettrait de réduire la durée des études et, par conséquent, d'augmenter le nombre d'élèves sortant annuellement des établissements existants; d) de fixer la durée des cours d'une façon indépendante pour chaque ni- veau et chaque type de formation professionnelle, uniquement en fonc- tion des objectifs professionnels spécifiquement définis; e) de lier directement la formation aux besoins réels de la profession et aux futures possibilités d'emploi. A cet égard, la coopération des futurs employeurs publics et privés serait extrêmement utile. Ils pourraient participer aux conseils d'établissements scolaires, à la mise au point des programmes, à la formation à l'école et à l'usine, à l'orientation professionnelle des diplômés, etc.; et 1/ En 1977 et 1978, sept diplômés du cycle A3 seulement se sont portés deman- deurs d'emploi. 2/ Deux ans de cycle d'orientation au moins au lieu de l'achèvement des études primaires, comme c'est le cas actuellement, pour l'admission dans les écoles de formation d'ouvriers spécialisés A3. - 13 - f) de mettre au point de nouveaux cours combinant une formation spécia- lisée et des programmes techniques plus généraux. Les étudiants pourraient ainsi mieux juger de leurs aptitudes professionnelles avant de se spécialiser et chercher du travail dans une autre branche si leur spécialité n'offrait temporairement pas de possibi- lité d'emploi. 2.19 Le Gouvernement envisage d'augmenter la capacité d'accueil des éta- blissements d'enseignement technique en agrandissant ceux qui existent et en en construisant de nouveaux. Le Gouvernement belge a accepté de participer à un grand projet de réorganisation et d'agrandissement de l'ETS de Kamenge (par. 2.15 et 2.16). L'ETS agrandie formera des ouvriers qualifiés A3 dans cinq domaines, à savoir menuiserie/ébénisterie, électricité, moteurs thermi- ques/mécanique automobile, tôlerie/carrosserie et machines-outils, et des techniciens moyens A2 dans quatre domaines, à savoir électricité industrielle, électronique, moteurs diésels et mécanique générale/machines-outils. Le deuxième projet d'éducation complétera le programme bénéficiant de l'aide de la Belgique et, en particulier, financera le nouveau département mécanique générale/machines-outils destiné à former des techniciens A2. D'après les plans du Gouvernement, la capacité d'accueil de l'école doit être portée de 600 à 950 places d'externat et 250 nouvelles places d'internat viendront s'ajouter aux 370 places actuelles. Les élèves se répartiront comme suit 180 élèves suivront une année préparatoire pendant laquelle ils seront mis à l'épreuve et orientés vers les divers domaines du cours A3; 450 étudiants se- ront inscrits dans les cinq départements A3 et 320 étudiants dans les quatre départements A2. Les programmes actuels de formation d'ouvriers semi-qualifiés A4 seront progressivement abandonnés et les installations transférées aux dé- partements A3. La durée des nouveaux programmes A2 et A3 sera de trois ans. On étudie actuellement dans quelle mesure il pourrait être nécessaire d'ajouter une quatrième année pour l'électronique. 2.20 Un deuxième projet d'agrandissement vise l'ESTA (par. 2.15 et 2.16). La réduction de quatre à trois ans des cours A2 qui est envisagéei/ permet- trait de mieux utiliser les installations existantes. De ce fait, le nombre d'élèves inscrits, qui est actuellement de 174, pourrait être porté à 250. En outre, il est prévu de financer de nouvelles installations dans le cadre du deuxième projet d'éducation. Elles seront utilisées pour un nouveau pro- gramme de formation de dactylographes et d'aides-comptables A3, auquel seront inscrits 280 étudiants. En ce qui concerne l'Ecole des techniciens géomètres et des travaux publics, le nombre de ses diplômés (moins de 20 par an) est très inférieur aux besoins immédiats du secteur public. Pour y remédier, au 1/ Les étudiants seraient recrutés parai les élèves ayant achevé le cycle d'orientation et, seulement d'une manière exceptionnelle, parmi les élèves ayant suivi le programme de formation A3 de dactylographes et d'aides-comptables. - 14 - moins temporairement (par. 2.15), on envisage un agrandissement limité de l'Ecole,ly bien que le terrain sur lequel elle est construite à Bujumbura soit très réduit; les fonds nécessaires pourraient être prélevés sur un éventuel troisième projet routier actuellement à l'étude. Le nombre d'élèves inscrits, qui est pour le moment de 110, passerait à 270 environ, augmentation qui contribuerait à faciliter la transition entre l'école actuelle et une nou- velle école des travaux publics qui doit être créée à Gitega. Cette dernière sera comprise dans le deuxième projet d'éducation. Lorsqu'elle aura été ache- vée, les installations agrandies de Bujumbura seront entièrement utilisées par le Ministère des travaux publics, qui pourra ainsi centraliser ses services des routes et du bâtiment, actuellement dispersés dans toute la capitale. Le nouveau matériel pédagogique qui sera acheté lors de l'agrandissement de la vieille école sera transféré à la nouvelle école. 2.21 Les installations de l'Ecole moyenne technique des métiers du bâti- ment de Gihanga (par. 2.15), qui est l'une des écoles techniques les plus ef- ficaces, deviennent de plus en plus inadéquates, en raison de l'affaissement des bâtiments qui ont été construits sur un sol particulièrement instable; ainsi, pour des raisons économiques, il est préférable de ne pas agrandir les bâtiments actuels. Le Gouvernement a l'intention de remplacer cette école dans le cadre du deuxième projet d'éducation par une école technique A3 plus gr'ande qui sera construite à Bubanza et qui pourra accueillir 380 étudiants, alors que l'école de Gihanga n'a que 120 places. En ce qui concerne l'ensei- gnement agricole, le Gouvernement prévoit d'augmenter la capacité de son Ecole professionnelle agricole A3 (EPA) de Karuzi qui aura 250 places au lieu de 120. Grâce à cet agrandissement et à la réforme des programmes A2 et A3 (par. 2.18), le nombre d'élèves sortant des écoles agricoles sera suffisant pour satisfaire les besoins vers la fin des années 80. 2.22 Capacité future. Lorsque les constructions susmentionnées seront achevées et que la réforme des programmes aura été menée à bien, les établis- sements d'enseignement technique (y compris ceux de l'enseignement agricole) auront environ 1.300 places au niveau A2 (dont 1.100 environ pour les métiers industriels, commerciaux et agricoles) et 2.400 places au niveau A3 (ouvriers qualifiés) et A4 (ouvriers semi-qualifiés) (Annexe 1, T-3). On trouvera ci- après des indications sur la répartition des diplômés qui pourront sortir an- nuellement de ces écoles 1/ L'Ecole, là où elle est située, ne peut être suffisamment agrandie pour satisfaire les besoins pendant les 10 prochaines années. Au demeu- rant, les bâtiments actuels ne valent guère mieux que des entrepôts. - 15 - Techniciens A2 Ouvriers qualifiés A3/semi-qualifiés A4 Industriel 160 375/1 Commercial 70 130 Agricole 70 145 Total partiel 300 650 Social 35 - Artistique 15 - Total 350 650 /1 Dont 120 A4 seulement. 2.23 Selon l'étude sur l'emploi dans le secteur moderne de mai 1979 (par. 1.08), les besoins annuels moyens en main-d'oeuvre à former aux niveaux supérieur et moyen sont les suivants : Niveau de formation 1978-87 1988-1992 1993-2000 Niveau supérieur 150 260 350 Main-d'oeuvre spécialiséel! Technique 1.700 2.500 3.800 Général 1.300 1.900 2.600 l/ Voir paragraphe 1.09, note 2. Source : Annexe 1, T-4. On estime que les écoles techniques existantes ne pourront fournir que 22 % environ de la main-d'oeuvre de niveau moyen qui sera nécessaire annuellement pendant la période 1978-87. A partir de 1988, les nouvelles écoles techniques envisagées dans le cadre du deuxième projet d'éducation fourniront 14 % des diplômés nécessaires et le système d'enseignement technique, dans son en- semble, pourra satisfaire 40 % des besoins. Le reste de la main-d'oeuvre nécessaire devra être formée en cours d'emploi. Même si les objectifs de dé- veloppement économique ne sont pas atteints et si le nombre d'emplois offerts par le secteur moderne augmente beaucoup plus lentement qu'on l'escompte ac- tuellement (par. 1.08 et 1.09), le développement de l'enseignement technique est une nécessité absolue. 2.24 En tenant compte du fait que la plupart des écoles spécialisées n'admettent que des élèves qui comptent déjà deux à quatre ans d'enseignement secondaire général et que ce sont également les études secondaires générales qui mènent à l'enseignement supérieur, on estime qu'en fonction des futures possibilités d'emploi, le rapport entre le nombre de places dans l'enseignement - 16 - secondaire général (y compris les écoles de formation d'instituteurs) et le nombre de places dans l'enseignement spécialisé devrait être de 3 à 1. Ac- tuellement, il est de 7 à 1. Le plan de développement prévoit que le nombre d'élèves inscrits dans l'enseignement secondaire général augmentera de 7 % environ par an et que le nombre d'inscriptions dans les écoles d'instituteurs restera à peu près inchangé; si tel est le cas, lorsque les nouvelles écoles techniques seront devenues pleinement opérationnelles, vers le milieu des an- nées 80, le rapport devrait être réduit à 5:1. Il faudrait donc continuer à développer les écoles spécialisées plus rapidement que les autres pour at- teindre le rapport 3:1 avant 1990. 2.25 Le Bureau d'études de l'enseignement technique (BEET). Le BEET, créé en 1977, a été chargé de mettre au point et d'appliquer les plans de dé- veloppement et les réformes pour l'enseignement technique. Longtemps mal di- rigé, dépourvu d'une politique bien définie et manquant de personnel, il est resté pratiquement inactif jusqu'à la fin de 1978. Actuellement, il procède à une réforme des programmes et des méthodes pédagogiques en matière de génie civil, d'électricité, d'électronique et de mécanique.!/ Huit divisions sup- plémentaires, qui seront chargées des autres domaines de spécialisation dans ce sous-secteur, doivent être créées. Le BEET ne peut, faute de moyens de transport, contrôler toutes les écoles techniques. Le deuxième projet d'édu- cation l'aidera à cet égard en lui fournissant des véhicules. 2.26 Le BEET est placé sous l'autorité du Département de l'enseignement technique et professionnel dans le cadre de la Direction générale de l'ensei- gnement secondaire. Le Département de l'enseignement technique et profession- nel opère de manière indépendante et dispose d'une ligne de crédit particu- lière dans le budget du Ministère de l'éducation nationale, ligne de crédit qui a été régulièrement augmentée depuis deux ans. Cette autonomie fonction- nelle et financière de l'enseignement technique et professionnel équivaut à une reconnaissance officielle de l'importance et du caractère particulier de ce sous-secteur et elle est indispensable à l'amélioration de celui-ci. Au cours des négociations, le Gouvernement s'est engagé à mettre à la disposition du Département de l'enseignement technique et professionnel, en tant que de besoin, le personnel compétent et expérimenté ainsi que les moyens financiers nécessaires au fonctionnement et au développement adéquats de ce sous-secteur. 2.27 Assistance extérieure à l'enseignement technique. Dans son effort d'amélioration de l'enseignement technique, le Gouvernement reçoit une aide bilatérale et multilatérale, spécialement sous forme de matériel et de bourses. Sur les 2.075 étudiants qui bénéficient actuellement d'une bourse dans le pays et à l'étranger, 562 ont opté pour l'enseignement technique aux niveaux de technicien et d'ingénieur. Ce chiffre représente 27 % du total des bourses de l'enseignement supérieur, ce qui est une proportion assez 1/ Le Bureau compte actuellement sept fonctionnaires qualifiés (deux natio- naux et cinq expatriés). - 17 - élevée pour un pays dont le stade de développement de l'enseignement est celui du Burundi. Le FED fournit une contribution majeure, avec 146 de ces bourses de formation technique, et il est prêt à accrottre au besoin son assistance au sous-secteur dans le cadre de son programme pour 1980-1985. On pense que s'il le faut, le PNUD fournira également par priorité à l'enseignement tech- nique du matériel et des prestations de spécialistes, dans le cadre de son. programme d'assistance pour 1982-86. Cependant, il est encore trop tôt pour évaluer avec précision la nature et le montant de ces contributions éventuelles. 2.28 La Belgique est la principale source d'assistance bilatérale au Burundi dans le domaine de l'enseignement technique. Outre sa contribution à l'agrandissement de l'ETS (par. 2.19), elle aide au développement de la Faculté polytechnique (par. 2.12) et financera la construction des nouvelles installations du BEET. En plus, elle fournit un nombre important d'ensei- gnants (110, dont 16 professeurs de l'enseignement technique en 1977/ 78), des conseillers techniques (dont cinq pour le BEET) et des bourses (dont cinq et huit pour des professeurs de l'ETS en 1978 et 1979, respectivement). On pense que la Belgique pourra fournir environ 20 professeurs pour les écoles techniques du deuxième projet d'éducation. Le FAC, organisme d'aide bilaté- rale français, accorde également une assistance. En 1978/79, il avait 10 pro- fesseurs à l'ETS, un à 1'ESTA (par. 2.16) et un au BEET. Dans un proche ave- nir, il doit envoyer deux professeurs de plus à l'ETS et un spécialiste au BEET. En outre, le FAC envisage de transférer progressivement son assistance technique de l'enseignement général à l'enseignement technique. Financement de l'enseignement 2.29 Bien que l'assistance multilatérale et bilatérale continue à finan- cer une grande partie des dépenses d'enseignement du Burundi, son importance relative a rapidement décliné. Le montant de l'aide publique extérieure, en termes réels, est resté pratiquement inchangé, mais la contribution de l'Etat a augmenté de près de 14 % par an entre 1974 et 1977. En revanche, les in- vestissements privés dans l'enseignement (réalisés principalement par les parents et par des institutions religieuses) semblent décrottre et le mon- tant total des dépenses d'enseignement du secteur privé a considérablement diminué. Selon les estimations, le total des dépenses consacrées à l'en- seignement en 1974 et 1977 était le suivant - 18 - 1974 1977 /l En millions En millions d'unités d'unités monétaires monétaires constantes constantes de 1977 de 1977 FBu $ EU % FBu $ EU Source de financement Gouvernement 937 10,4 36,9 1.380 15,3 46,5 Secteur privé 97 1,1 3,9 65 0,7 2,1 Aide publique extérieure 1.502 16,7 59,2 1.516 16,9 51,4 Total 2.536 28,2 100.0 2.961 329. 100,0 /1 Dernière année pour laquelle on dispose de renseignements complets sur l'aide étrangère. L'accroissement en provenance de l'Etat s'est traduit notamment par une augmen- tation des dépenses d'investissement qui, inférieures à 1 % des dépenses con- sacrées par le Gouvernement à l'enseignement en 1974, en représentaient plus de 10 % en 1977 et, selon les estimations, ont atteint 14 % en 1978. 2.30 La structure des dépenses renouvelables du Gouvernement dans le do- maine de l'enseignement a considérablement évolué au cours des dernières années, la part relative de l'enseignement secondaire général et de l'enseignement supé- rieur augmentant rapidement alors que celle de l'enseignement primaire et de l'enseignement technique diminuait. On trouvera ci-dessous un état estimatif des dépenses d'enseignement renouvelables en 1974 et 1978 : 1974 1978 en millions de En millions de Objet de dépenses FBu de 1978 % FBu de 1978 %_ Administration 6,4 0,6 10,0 0,7 Primaire 524,1 47,9 667,2 43,9 Secondaire général/ formation des instituteurs 242,1 22,1 389,1 25,5 Technique 70,6 6,5 84,7 5,6 Agricole 23,0 2,1 21,5 1,4 Supérieur 181,0 16,6 302,1 19,8 Diversd/ 45,8 4,2 47,7 3,1 Total 1.093,0 100,0 1.522,3 100,0 /1 Dépenses de ministères autres que ceux de l'éducation et de l'agriculture. - 19 - En ce qui concerne l'enseignement primaire, la réduction en pourcentage des dépenses renouvelables entre 1974 et 1978 est imputable essentiellement au fait que le nombre d'inscriptions a augmenté moins rapidement que dans les autres types d'enseignement. On peut s'attendre à un changement lorsque les écoles financées dans le cadre du premier projet d'éducation fonctionneront. La dimi- nution en pourcentage des dépenses renouvelables consacrées à l'enseignement technique, malgré l'accroissement rapide du nombre d'inscriptions (par. 2.13), peut s'expliquer par l'augmentation du rapport étudiants : professeur, qui a abaissé les coûts unitaires. Dans le cas de l'enseignement agricole, une réduction considérable du déficit financier des fermes-écoles a également con- tribué à abaisser les coûts unitaires, sans que la formation n'en souffre. Quant à l'enseignement supérieur, le nombre des inscriptions a plus que doublé au cours des quatre dernières années, et les coûts unitaires ont également diminué, surtout à cause de l'augmentation du rapport étudiants : professeur. 2.31 Presque toutes les dépenses renouvelables de l'Etat (plus de 95 %) dans le domaine de l'enseignement se font par l'intermédiaire du Ministère de l'éducation nationale qui a disposé, au cours des dernières années, d'environ 22 % des ressources du budget ordinaire. Le Plan de développement (par. 1.n4 et 1.05) donnant la priorité à la fourniture de services économiques et so- ciaux, on prévoit que les dépenses d'enseignement atteindront 25 % du budget vers le milieu des années 80. C'est une proportion raisonnable, qu'on retrouve normalement dans les pays africains arrivés à un niveau de développement simi- laire (Annexe 1, T-5). On trouvera ci-après quelques indications sur les dé- penses renouvelables d'enseignement : (En millions de FBu) Chiffres réels (prix courants) Prévisions (prix de 1978) 1976 1977 1978 1983 1987 PIB (au coût des facteurs) 36.167 43.050 54.445 70.180 85.970 Budget ordinaire de l'Etat 4.298 5.094 6.595 8.217 9.803 - en % du PIB 11,9 11,8 12,1 11,7 11,4 Budget du Minis- tère de l'éduca- tion nationale 863 1.174 1.454 2.015 2.450 - en % du PIB 2,4 2,7 2,7 2,9 2,8 - en % du budget ordinaire 20,0 23,0 22,0 24,5 25,0 2.32 Les dépenses renouvelables pour l'enseignement technique, qui repré- sentaient 5,8 % du budget du Ministère de l'éducation nationale en 1978, de- vraient atteindre quelque 8,7 % du montant total en 1983 (Annexe 1, T-6), si - 20 - les écoles prévues dans le deuxième projet d'éducation et celles qui doivent être financées par l'assistance bilatérale sont terminées aux dates prévues. L'augmentation des dépenses courantes due au deuxième projet d'éducation sera limitée à 3 % du budget du Ministère de l'éducation nationale (par. 5.06). 2.33 Selon le Plan de développement révisé (par. 1.05), les immobilisa- tions du Gouvernement pour la période 1979-83 s'élèveront à 31,1 milliards de francs burundais (en prix constants de 1978) dont 6,2 milliards seront affec- tés à l'enseignement. Pour ce qui est du financement de ces investissements, quelque 18,7 milliards de francs burundais (60 % du montant total) provien- dront de sources extérieures, et le reste, soit 12,4 milliards, du pays lui- même. Le deuxième projet d'éducation financera 2,7 % du total des inves- tissements de l'Etat pendant la période du Plan et 13,5 % des investissements consacrés à l'enseignement; en même temps, il exigera moins de 1 % du finan- cement national prévu et 4 % seulement des ressources étrangères affectées au programme d'investissements. Ce projet tient compte de la priorité assignée à l'enseignement technique dans le Plan et il est compatible avec la capacité de financement prévue du secteur public. - 21 - III. EXPERIENCE ET POLITIQUE DE PRET DE LA BANQUE DANS LE SECTEUR DE L'EDUCATION Expérience passée 3.01 Le secteur de l'éducation au Burundi a bénéficié d'une assistance de la Banque après l'introduction d'une réforme radicale de l'enseignement pri- maire en 1973. A la suite d'une demande d'assistance présentée par le Gouver- nement pour développer ce sous-secteur, la Banque a participé avec l'Unesco à une étude sectorielle sur l'enseignement fondamental, étude réalisée en 1974. Une mission d'identification du Groupe de la Banque s'est ensuite rendue sur place en 1975. Elle a conduit à la préparation d'un projet d'enseignement primaire d'une contre-valeur de 12,7 millions de dollars dont 10 millions fi- nancés par le Crédit IDA 679-BU d'avril 1977. Ce projet comportait les élé- ments suivants : construction de 100 centres de formation polyvalente et d'en- seignement primaire, construction d'un centre pour la formation des instruc- teurs d'enseignement pratique, construction d'une imprimerie pour le Bureau d'éducation rurale (BER), fourniture d'équipement et de mobilier et assistance technique au BER créé pour assurer la mise en application de la réforme. Du- rant la période de préparation et de mise au point du Premier projet d'éduca- tion, un certain nobre de problèmes ont été discutés de concert avec les au- torités : l'égalité des chances en matière d'accès à l'enseignement primaire et l'incidence de cet objectif sur la répartition géographique des écoles du projet, l'adaptation des programmes d'études aux besoins des jeunes ruraux, la formation des enseignants et l'administration du système. Ce dialogue a amené les autorités à revoir et à modifier plusieurs éléments de la politique adop- tée en matière d'enseignement primaire - taille des classes, carte scolaire, promotion automatique, classes de roulement et heures de service des ensei- gnants - afin d'améliorer l'efficacité et l'équité du système éducatif. 3.02 Lors de la réalisation du Premier projet d'éducation, l'exécution des programmes de construction a présenté des difficultés du fait que les écoles du projet étaient dispersées dans tout le pays et que l'industrie du bâtiment n'était pas adéquate. Les choses se sont améliorées par la suite grâce à l'efficacité du Bureau du projet qui a créé des brigades, au sein du Ministère de l'éducation nationale, pour effectuer les travaux en régie. Mal- heureusement, le Burundi a connu une pénurie généralisée de ciment et de car- burant, pénurie essentiellement imputable aux conflits entre états voisins, ce qui a entralné l'arrêt de la quasi-totalité des travaux entre septembre 1978 et mai 1979. Bien que les approvisionnements en matériaux de construction et en carburant soient maintenant retournés à la normale, le programme de cons- truction accuse à peu près un an de retard sur le calendrier prévu. A ce con- tretemps est venue s'ajouter une hausse importante des prix du ciment. Il faut donc s'attendre à un dépassement des coûts qui est actuellement à l'étude. A l'heure actuelle, 12 établissements primaires, le centre de formation des instructeurs d'enseignement pratique et l'imprimerie du BER sont achevés, et - 22 - huit autres écoles sont en voie d'achèvement. La réforme des programmes d'études primaires est maintenant officielle; mais, à cause des retards enre- gistrés dans la construction du centre de formation des instructeurs, il faut retarder d'un an l'introduction des disciplines pratiques (agriculture, tech- nologie élémentaire, techniques artisanales, économie familiale) jusqu'à la sortie de la première promotion des diplômés de ce centre. 3.03 Ce premier projet d'éducation prouve que, pour préparer un projet,- l'on a avantage à établir dès que possible un dialogue sérieux avec les auto- rités sur les moyens susceptibles d'assurer, dans l'immédiat et à terme, le développement du secteur de l'éducation. Ce procédé devrait rester un des principes de base de la stratégie du Groupe de la Banque. Il a été repris pour la préparation du deuxième projet d'éducation. C'est ainsi que la Banque a proposé son concours pour aider les autorités à étendre la réforme de l'édu- cation à l'enseignement secondaire, et plus particulièrement à l'enseignement technique. La réalisation du Premier projet a également mis en évidence les difficultés que présente l'exécution d'un programme de construction très dis- persé. Le deuxième projet d'éducation concernera donc un nombre limité d'ins- titutions de formation. 3.04 Une nouvelle étude sur le secteur de l'éducatiün conduite par l'Unesco en 1978 a permis d'augmenter et de mettre à jour les données disponi- bles sur ce secteur au Burundi. Très complète, cette étude comporte également des projections et des recommandations sur le développement futur de l'éduca- tion. Elle a servi de base aux entretiens menés avec le Gouvernement au cours de l'identification du deuxième projet en août 1978. De son côté, le BEPES avait préparé un programme provisoire pour la réorganisation et l'amélioration de l'enseignement secondaire (par. 2.10 et 2.11), programme qui s'est révélé utile dans la conduite de ces discussions. Stratéqie du Groupe de la Banque pour les projets futurs 3.05 Après l'exécution du Deuxième projet d'éducation, l'assistance du Groupe de la Banque dans le secteur de l'enseignement et de la formation de- vrait être axée sur les domaines suivants : a) extension de l'enseignement technique dans le domaine de la formation d'agents qualifiés et semi-qualifiés et organisation parallèle de programmes de formation pratique en cours d'em- ploi dans le cadre de divers projets spécialisés; b) extension de l'enseigne- ment fondamental sur la base des conclusions et recommandations de l'étude de préinvestissement qui doit être financée au titre du Deuxième projet d'éduca- tion (par. 2.06); et c) amélioration de l'enseignement secondaire général et de la formation des enseignants à tous les niveaux. Comme les études réali- sées au cours des dernières années ont permis de recueillir une documentation de base sérieuse sur le secteur, il conviendrait de donner la priorité à des études portant sur des questions précises, sur lesquelles pourraient s'appuyer les opérations de prêts dans les domaines indiqués ci-dessus. - 23 - IV. LE PROJET Objectifs et composition 4.01 Le projet a été conçu en vue d'aider le Gouvernement a) à former des techniciens moyens ainsi que des ouvriers qualifiés pour les métiers indus- triels et des employés qualifiés en matière de secrétariat et d'administration, b) à appliquer et à évaluer la réforme du système éducatif et c) à renforcer les services du Ministère de l'éducation nationale chargés de la planification, de l'inspection scolaire et de l'exécution des projets. Le projet comportera les éléments suivants : Niveaux et objectifs Elément Principaux bénéficiaires Enseignement secondaire 1. Construction, ameuble- 270 techniciens moyens, technique ment et équipement de 440 ouvriers qualifiés deux nouvelles écoles dans les domaines du gé- techniques secondaires nie civil et du bâtiment. avec internat et loge- ments pour le personnel Formation de personnel 2. Construction, ameuble- 90 techniciens moyens en technique de niveau moyen ment et équipement mécanique générale. (techniciens moyens et d'un département de ouvriers qualifiés), mécanique dans une particulièrement insuf- école technique se- fisant dans les secteurs condaire existante clés de l'économie. Réorganisation fondamen- tale du système d'ensei- gnement technique en vue d'améliorer son efficacité 3. Construction, ameuble- 280 sténodactylographes ment et équipement et aides-comptables d'un département de premier cycle secon- daire commercial (avec internat et un logement pour le personnel) dans une école secondaire commerciale existante 4. Assistance technique 420 techniciens moyens (chefs de travaux) et ouvriers spécialisés, et 34 professeurs d'en- seignement technique - 24 - Niveaux et objectifs Elément Principaux bénéficiaires Etudes de 5. Réalisation de deux préinvestissement études : une étude comparative de l'en- Connaissance plus appro- seignement primaire fondie du sous-secteur de et des programmes l'enseignement fondamental d'alphabétisation, en vue de préparer d'au- et une étude de tres opérations d'aide, et l'enseignement tech- étude de l'enseignement nique technique pour faciliter l'évaluation du projet Services de l'éducation Planification, inspec- 6. Fourniture d'équi- 18 spécialistes et tion, réformes de l'en- pement, de matériel agents auxiliaires seignement et exécution et de véhicules au des projets Bureau de planifica- tion du Ministère de l'éducation nationale Amélioration de l'effi- 7. Fourniture de véhicu- 49 inspecteurs et spé- cacité des services clés les à l'Inspection, cialistes des programmes du Ministère pour assurer au BEPES et au BEET la réforme et la réorga- nisation du système édu- catif 8. Assistance technique et fourniture de vé- hicules au Bureau du projet Au total, le projet financera : a) la construction, l'ameublement et l'équipe- ment de 1.080 places d'élèves dans des écoles techniques secondaires, 990 places d'internat et 46 logements pour le personnel et b) l'équipement des principaux services ministériels (Annexe 1, T-7). L'Ecole moyenne technique des métiers du bâtiment (EMT), Bubanza 4.02 D'une capacité d'accueil de 380 places, cette nouvelle école formera des ouvriers qualifiés dans les domaines suivants : travaux de maçonnerie/ béton, plomberie, installation électrique et mécanique générale. Tous les élèves seront internes. La durée des études sera de trois ans et les promo- tions sortantes devraient compter environ 110 diplômés par an répartis de - 25 - manière égale entre les quatre spécialités. Ces ouvriers devraient normale- ment trouver un emploi au niveau A3 dans les entreprises privées, publiques et semi-publiques du bâtiment ou s'établir à leur compte. Les travaux d'ate- lier, les activités pratiques sur le terrain et les cours théoriques y affé- rents occuperont environ 75 % de l'emploi du temps, les 25 % restants étant consacrés à l'enseignement général (kirundi, français, morale/instruction ci- vique, mathématiques et sciences) qui sera étroitement lié à la formation pro- fessionnelle. Durant les deux premières années de formation, les élèves seront répartis entre deux grandes sections, à savoir construction/plomberie et méca- nique/électricité. La spécialisation dans l'une des quatre options citées ci- dessus ne s'effectuera qu'en troisième année. Il faut prévoir 27 professeurs, ce qui représente un taux d'encadrement de 1:14. Ce rapport relativement peu élevé est dû à la diversification de la formation technique dispensée impli- quant l'initiation à une vaste gamme d'activités professionnelles (par. 2.18 f) par petits groupes d'élèves pour assurer un maximum d'efficacité à la forma- tion pratique. Cet établissement est destiné à remplacer l'école des métiers du bâtiment de Gihanga (par. 2.21), dont il accroîtra la capacité d'accueil. Ce sera l'unique établissement de niveau secondaire dans l'arrondissement très peuplé de Bubanza. Le personnel administratif et auxiliaire comprendra 16 agents, dont un chef de travaux hautement qualifié (niveau Al), qui sera chargé de l'organisation et de l'exécution des programmes de formation profes- sionnelle ainsi que de l'utilisation des ateliers. On prévoit 22 logements pour le personnel; ceux du directeur de l'école, du chef de travaux et du directeur de l'internat seront situés dans l'enceinte de l'école. L'Ecole des travaux publics (ETP), Giteqa 4.03 Cette institution est destinée à remplacer l'Ecole des techniciens géomètres et des travaux publics (par. 2.20) dont elle accroîtra la capacité d'accueil. Conformément à la politique de décentralisation du Gouvernement, l'école sera implantée à Gitega, deuxième ville du Burundi et carrefour le plus important au centre du pays, où les pouvoirs publics sont en train d'éta- blir le deuxième grand pâle de développement du pays. Le site se prête bien à la formation pratique, particulièrement en ce qui concerne le matériel lourd de travaux publics. L'école accueillera 330 élèves, tous internes. Elle of- frira des programmes de formation à deux niveaux interdépendants : au niveau A2, elle formera 270 techniciens moyens spécialisés dans les domaines sui- vants : topographie, direction de chantier, dessin, et génie rural/hydraulique; au niveau A3, elle formera 60 conducteurs/mécaniciens d'engins. La durée des études sera de trois ans. Le nombre annuel de diplômés sera d'environ 80 tech- niciens moyens (soit environ 27 géomètres, 27 chefs de chantier, 16 dessina- teurs et 10 techniciens hydrauliciens du génie rural) et d'environ 15 conduc- teurs d'engins. Les diplâmés devraient normalement trouver un emploi dans les services du Ministère des travaux publics, mais un petit nombre d'entre eux s'orientera probablement vers le secteur privé. Exception faite des 90 élèves de topographie qui suivront des cours distincts, étant donné les exigences particulières de leur métier, les futurs techniciens A2 suivront un programme - 26 - commun travaux publics/ bâtiment de deux ans et ce n'est qu'en troisième et dernière année d'études qu'ils se spécialiseront dans l'une des options : di- rection de chantier, dessin ou génie rural/hydraulique. Le programme d'études des A2 comprendra 30 % d'enseignement général (langues, mathématiques et sciences) et 70 % de formation technique. Pour les A3, ces pourcentages se- ront respectivement de 25 % et de 75 %. Les travaux d'atelier et les travaux pratiques sur le terrain occuperont un à deux tiers des programmes de forma- tion professionnelle. Il faudra 28 professeurs, ce qui représente un taux d'encadrement de 1:12. Les groupes d'élèves seront restreints pour permettre un encadrement efficace de la formation pratique. Tous les cours d'enseigne- ment général, sauf les cours de langues et les cours de morale et d'instruc- tion civique, seront dispensés par des professeurs techniques pour donner au programme un caractère résolument professionnel. Les services administratifs et auxiliaires compteront 15 agents dont un chef de travaux qui sera un ingé- nieur hautement qualifié. En plus de ses activités régulières, l'école servira également de centre de perfectionnement pour les agents du Ministère des tra- vaux publics. Il est prévu de construire 23 logements pour l'ensemble du per- sonnel de l'école; les trois logements destinés au directeur de l'établisse- ment, au chef de travaux et au directeur de l'internat seront construits dans l'enceinte même de l'école. Au cours des négociations, le Gouvernement a con- firmé son intention de transférer la responsabilité de la future ETP de Gitega du Ministère des travaux publics, qui patronne actuellement l'Ecole des techni- ciens géomètres et des travaux publics, au Ministère de l'éducation nationale, qui est mieux placé pour aider et contrôler de tels programmes de formation. Département de mécanique de l'Ecole technique secondaire (ETS), Bujumbura-Kamenqe 4.04 Dans le cadre de l'extension et de la modernisation de l'ETS (par. 2.19), le projet prévoit la création d'un département pilote pour for- mer 90 techniciens moyens en mécanique générale et en dessin industriel. L'ETS a été choisie parce qu'elle est située non loin de la capitale, dans la seule région susceptible d'offrir, dans un avenir prévisible, l'envi- ronnement industriel approprié pour les activités du Département envisagé. Par ailleurs, la création de ce département au sein de l'ETS bénéficiera aux nombreuses activités connexes de formation technique des différents départe- ments de l'école et vice-versa. De plus, le Ministère de l'éducation natio- nale se propose de se servir de ce département moderne comme modèle pour réor- ganiser l'ensemble de l'école dont il pourra ainsi mieux suivre les activités. La durée des études sera do trois ans. Le programme comprendra environ 70 % de formation technique, dont la moitié sera consacrée à des travaux d'atelier, et 30 % environ d'enseignement général pour renforcer en particulier les con- naissances en langues, mathématiques et sciences, l'enseignement de ces matiè- res étant étroitement lié aux programmes de formation technique. Tous les élèves suivront un tronc commun d'études pendant les deux premières années. La spécialisation en mécanique ou en dessin industriel ne s'effectuera qu'en troisième et dernière année d'études. L'effectif annuel des promotions sor- tantes sera de l'ordre de 25 techniciens A2. Le Département sera organisé - 27 - comme une véritable unité de production. Le programme de formation technique comportera un grand nombre d'activités axées sur la production et couvrant tous les aspects de la production mécanique afin que les élèves puissent être aussi rapidement que possible en mesure de participer à de réelles opérations de réparation, d'entretien et de fabrication pour les entreprises publiques, semi-publiques et privées. Ce système devrait permettre d'assurer une forma- tion de haute qualité et de stimuler la motivation des élèves; en outre, la création de ce département donnera au pays une plus grande autonomie technolo- gique. Pour atteindre ces objectifs, il faudra disposer d'un plus grand nombre de machines variées aux capacités de production différentes, et assurer un encadrement plus étroit que ne l'exigent habituellement les établissements de simple formation (par opposition aux unités de production). Il faut pré- voir 11 professeurs et un chef de travaux pour organiser, surveiller et con- trôler les opérations de formation; on obtiendra de la sorte un taux d'enca- drement de 1:8. La participation des employeurs aux activités du Département et de 'oute l'école sera d'une importance capitale pour le succès de l'opéra- tion entreprise. L'aide bilatérale belge doit en principe doter l'ETS de 250 places d'internat supplémentaires (il y en a 370 à l'heure actuelle). Au cours des négociations, le Gouvernement a donné l'assurance que le personnel et les élèves du Département de mécanique de l'ETS seront logés, en tant que de besoin, de manière adéquate. Département de formation des sténodactylographes et aides-comptables de l'Ecole secondaire des techniques administratives (ESTA), Bu.jumbura-Kamenqe 4.05 Dans le cadre de la réorganisation de l'ESTA (par. 2.20), le deuxième projet d'éducation prévoit la création d'un nouveau département qui aura pour mission de former des sténodactylographes et des aides-comptables A3. Ce sera la seule institution du pays formant des employés de bureau de ce niveau (par. 2.16). Le Département aura une capacité d'accueil de 280 places dont 50 % seront réservés aux filles. Tous les élèves seront internes. La durée des études sera de deux ans, le programme comportant 60 % de formation profes- sionnelle et 40 % d'enseignement général visant surtout à renforcer les con- naissances en kirundi, français et anglais. Les promotions sortantes compor- teront environ 130 diplômés par an. Il faudra 20 professeurs, ce qui repré- sente un taux d'encadrement de 1:14. Les deux programmes de formation seront distincts, mais ils comporteront cependant un nombre important de cours com- muns en comptabilité, dactylographie et méthodes de bureau commercial afin de permettre à chaque catégorie de diplômés d'avoir des compétences profession- nelles dans des domaines variés. Le département envisagé sera une institution modèle. Etant donné l'extrême pénurie de personnel qualifié de ce niveau, il est en effet possible que des organismes privés créent d'autres établissements de formation similaires. Le projet prévoit la construction d'un logement dans l'enceinte même de l'école pour le directeur de l'internat. - 28 - 4.06 Recrutement du personnel enseignant. En plus des 15 professeurs d'enseignement général, il faudra recruter 74 professeurs techniques pour les écoles du projet../ Ces derniers comprendront 14 professeurs d'enseignement commercial et 60 professeurs d'enseignement technique et industriel. On ne prévoit aucune difficulté pour recruter des professeurs burundais d'enseigne- ment général et d'enseignement commercial parmi les diplômés des institutions de formation du pays. Quant aux disciplines industrielles et techniques, leur enseignement sera principalement assuré par des ingénieurs et techniciens bé- néficiant de bourses d'études à l'étranger et qui doivent rentrer au Burundi avant que les écoles du projet ne soient pleinement opérationnelles - en 1985 (par. 2.27). Un autre facteur facilitera le recrutement de professeurs burun- dais : Un décret présidentiel a en effet été publié en 1977, décret aux termes duquel les boursiers sont légalement tenus de servir, pendant au moins 10 ans après l'obtention de leurs diplômes, dans des postes déterminés par le Gouvernement, et notamment dans l'éducation, secteur déclaré prioritaire par les autorités. A l'heure actuelle, 196 étudiants suivent des cours dans des établissements du Burundi pour devenir techniciens ou ingénieurs et 366 ingé- nieurs sont en formation à l'étranger. De plus, des primes d'encouragement représentant environ 30 % du salaire de base sont déjà offertes aux diplômés de l'université qui s'orientent vers le professorat et le Ministère de l'édu- cation a engagé des pourparlers avec les syndicats d'enseignants en vue de prendre d'autres mesures d'incitation qui devraient normalement augmenter l'attrait Je l'enseignement. L'Etat peut également faire appel aux agents techniques de la fonction publique pour pourvoir des postes d'enseignants à temps partiel ou à plein temps, comme il l'a fait pour l'Ecole des techniciens géomètres et des travaux publics. En outre, les organismes de coopération français et belge et le PNUD (par. 2.27) doivent en principe pouvoir fournir des enseignants expatriés pour remplir les postes qui ne pourraient être pour- vus par des titulaires burundais. Il ne devrait pas non plus être difficile d'obtenir des organismes d'aide multilatérale et bilatérale qu'ils fournissent des professeurs techniques expatriés chargés de l'encadrement pédagogique et de l'orientation des professeurs burundais, notamment des boursiers rentrant de l'étranger. Au cours des négociations, le Gouvernement a donné l'assu- rance que des enseignants expatriés qualifiés seront nommés en priorité dans les écoles du projet pour y dispenser les cours et y assurer la formation pé- dagogique des jeunes professeurs jusqu'à ce que des professeurs burundais puissent assurer leur relève. 1/ Six ingénieurs, 22 professeurs de niveau Al, 42 de niveau A2 et 4 de ni- veau A3. - 29 - 4.07 Caractéristiques communes aux institutions du projet. Les caracté- ristiques communes aux établissements d'enseignement technique du projet sont les suivantes a) Pour être admis dans les établissements de formation d'employés et d'ouvriers qualifiés A3, les candidats devront avoir 15 ans au moins et avoir suivi deux années entières de C.O. s'ils choisissent les programmes industriels (par. 4.02) et au moins trois années de C.O. s'ils s'orientent vers des programmes commerciaux et administratifs (par. 4.05). Les élèves ayant ainsi acquis un niveau d'instruction suffisant avant d'entrer dans l'enseignement technique, il sera pos- sible d'y minimiser l'enseignement général au profit de la formation professionnelle. Les élèves du C.O. seront dirigés vers les pro- grammes de formation du niveau A3 en fonction de leurs préférences personnelles, des conseils de leurs professeurs, des recommandations des responsables de la planification de la main-d'oeuvre et des dé- cisions des autorités scolaires. b) Pour être admis dans les établissements de formation de techniciens moyens A2, les candidats devront avoir terminé leur C.O. Ils seront dirigés vers les cours de formation de niveau A2 sur la base des éléments indiqués au paragraphe (a) ci-dessus. Les agents du niveau A3 pourront être également admis dans les conditions indiquées au paragraphe (c) ci-dessous. c) Le nombre de diplômés des programmes techniques pouvant accéder au niveau de formation suivant dès l'obtention de leur diplôme ne devra pas excéder 10 % des effectifs des nouveaux admis à ce niveau. Ainsi, la majorité des diplômés de l'enseignement technique se pré- sentera sur le marché du travail au niveau de qualification et dans la spécialisation pour lesquels ils ont été spécifiquement formés, tout en laissant aux éléments les plus qualifiés la possibilité d'at- teindre le plus haut niveau de formation compatible avec leurs aptitudes. d) Les futurs employeurs des diplômés des écoles du projet ont accepté de participer à l'organisation et aux opérations pratiques de l'en- seignement technique et de la formation professionnelle, y compris les écoles du projet (par. 2.18), comme le Gouvernement l'avait de- mandé. Ceci contribuera de manière significative à aligner les pro- grammes de formation technique sur les besoins réels de la profession. e) En dehors de leurs activités normales, les institutions du projet organiseront des sessions pratiques de formation et de perfectionne- ment spécialement conçues à l'intention du personnel des organismes publics et privés et des communautés locales, et ce particulièrement pendant les vacances. - 30 - f) Une fois qu'ils auront acquis une expérience pratique suffisante, certains diplômés des écoles du projet pourront être choisis pour occuper des postes de professeurs ou d'instructeurs dans les écoles techniques (y compris dans les écoles du projet). g) Bien qu'il soit indispensable d'avoir des classes à effectifs ré- duits pour assurer l'efficacité du type d'enseignement dispensé dans le cadre du deuxième projet d'éducation, le taux moyen d'encadrement dans les écoles du projet (1:13) représentera un net progrès par rapport au taux actuel qui n'est pas économique (par. 2.15). h) Tous les élèves seront internes étant donné que le recrutement des écoles du projet s'effectuera à l'échelon national et que les com- munautés locales ne peuvent fournir suffisamment de logements conve- nables pour les élèves. Le Gouvernement a exprimé sa détermination de mettre en vigueur les règlements indiqués aux paragraphes (a), (b) et (c) ci-dessus, ainsi que le contenu et la durée des programmes de formation des institutions du projet spécifiés dans les paragraphes 4.02 à 4.05. De plus, au cours des négociations, le Gouverne- ment a donné l'assurance a) que les instructions ministérielles relatives à ces règlements et programmes seront publiées le 31 décembre 1981 au plus tard, dans le cadre de la réforme et de la réorganisation générales de l'enseigne- ment secondaire (par. 2.10) attendues pour cette date et b) qu'il prendra les mesures nécessaires pour que, le 30 septembre 1980 au plus tard, les employeurs participent à l'organisation et aux opérations de l'enseignement technique et de la formation professionnelle. Etudes de préinvestissement 4.08 Enseignement fondamental. Bien que les autorités aient pour objec- tif final de généraliser l'e,seignement primaire et qu'elles entendent tout mettre en oeuvre pour limiter le coût de ce type d'enseignement, elles ne pourront atteindre cet objectif avant la fin du siècle. L'objectif intéri- maire étant de généraliser l'alphabétisation d'ici à l'an 2000, le Gouverne- ment envisage d'instituer un système d'enseignement fondamental qui associe- rait les aspects positifs de l'enseignement primaire classique actuel et les programmes Yagamukama qui sont plus économiques (par. 2.06). L'étude incluse à cet effet dans le projet comprendra entre autres : a) l'analyse de l'effi- cacité en fonction du coût ainsi que de la valeur à long terme des pro- grammes Yagamukama par rapport à l'enseignement primaire classique et à l'en- seignement dispensé dans les centres de formation polyvalente créés dans le cadre du premier projet d'éducationl/) et b) l'étude de la répartition géo- graphique des centres d'alphabétisation et des écoles primaires. Première 1/ Une attention particulière sera accordée au problème du retour à l'anal- phabétisme. En effet, si les programmes sont trop courts et si aucun suivi n'existe, les élèves retombent dans l'analphabétisme. - 31 - phase d'un programme d'action, cette étude d'évaluation sera suivie d'une deuxième phase devant aboutir à la formulation de recommandations en vue de créer un système efficace d'enseignement fondamental ou bien de nouveaux pro- grammes pilotes d'alphabétisation. On ne devrait en principe rencontrer au- cune difficulté pour obtenir d'autres organismes tels que le PNUD les crédits nécessaires pour financer cette seconde phase. Le projet financera pour une durée d'environ six mois les prestations d'un spécialiste chargé de contrôler la collecte et le traitement des données; il financera aussi le matériel, les véhicules et divers coûts d'exploitation tels que les frais de déplacement et d'impression du rapport. Cette étude, qui est réalisée par le Gouvernement avec le concours de l'Unesco, devrait en principe être achevée en avril 1980. 4.09 Enseignement technique. Le deuxième projet d'éducation financera pour une durée d'environ six mois les prestations d'un spécialiste chargé d'analyser la structure, le contenu et les méthodes du système actuel de for- mation technique, de dresser l'inventaire des installations existantes, d'identifier les besoins supplémentaires et de proposer les moyens d'y faire face. Un consultant recruté par l'Unesco a terminé cette étude en février 1979. Soutien logistique aux services ministériels 4.10 Il est prévu de fournir, au titre du projet, du matériel et des fournitures de bureau ainsi que deux véhicules au Bureau de la planification du Ministère de l'éducation nationale (par. 2.05), neuf véhicules à l'Ins- pection secondaire, quatre véhicules au BEPES (par. 2.11) et du matériel de bureau ainsi que deux véhicules au BEET (par. 2.25) pour aider le Ministère à lancer, suivre et contrôler la réforme de l'éducation, notamment au niveau du secondaire. 4.11 Le Bureau du premier projet d'éducation sera chargé de surveiller et d'exécuter une importante partie du deuxième projet d'éducation, à savoir la construction du Département de mécanique de l'ETS (par. 4.04), du Département de formation des sténodactylographes et aides-comptables de l'ESTA (par. 4.05) et d'environ 46 logements pour l'EMT (par. 4.02), l'ETP (par. 4.03) et l'ESTA. Le Bureau du projet (par. 6.02) sera renforcé en conséquence dans le cadre du deuxième projet d'éducation. Assistance technique 4.12 Le projet envisagé permettra de financer : a) les services de deux ingénieurs, qui seront engagés comme chefs de travaux (par. 4.03 et 4.04) pen- dant trois ans et demi chacun, pour le Département de mécanique de l'ETS et -32- l'ETP de Gitega,./ b) 12 mois de prestations de spécialistes pour effectuer les études de préinvestissement (par. 4.08 et 4.09) et c) neuf années de pres- tations de spécialistes pour renforcer le Bureau du projet (par. 6.02). Les conditions d'emploi de tous les spécialistes de l'assistance technique devront être jugées satisfaisantes par l'Association. Contrôle et évaluation 4.13 Etant donné les innovations qui seront introduites dans l'enseigne- ment technique, le BEET devra mettre en oeuvre un programme d'évaluation et de suivi socio-professionnel qui permettra de juger des activités des élèves de l'enseignement technique tant au cours de leurs études qu'après leur sortie de l'école. L'analyse des conclusions devrait permettre de déterminer si les programmes d'enseignement, la durée des études et les conditions d'admission prévues pour les écoles du projet doivent être modifiées. Au cours des négo- ciations, le Gouvernement a) a donné l'assurance que ce programme d'éva- luation et de suivi socio-professionnel sera institué au sein du Ministère de l'éducation nationale le 30 septembre 1982 au plus tard et que des proposi- tions détaillées concernant ce programme seront transmises à l'Association pour observations le 31 décembre 1981 au plus tard et b) a confirmé son inten- tion d'élaborer et de transmettre à l'Association pour observations, dans les six mois suivant la date de clôture, un rapport évaluant le projet, son exécu- tion, les résultats obtenus et le râle joué par les divers organismes impliqués dans sa mise en oeuvre. 1/ Ces ingénieurs rejoindront leurs postes six mois avant l'ouverture des écoles (prévue pour septembre 1983) afin de contrôler la livraison et l'installation du matériel, de préparer le plan d'opérations et de coor- donner la mise au point définitive des programmes de cours. Pendant les trois années suivantes, ils contrôleront l'exécution des programmes de formation des élèves, assureront la formation de leurs homologues burun- dais et conseilleront les professeurs techniques. -33- V. COUT ET PLAN DE FINANCEMENT DU PROJET Coût du projet 5.01 Le coût total du projet envisagé est évalué à 18 millions de dollars dont 0,7 million de droits et taxes. On trouvera ci-dessous la récapitulation des coûts et de l'élément en devises du projet dont le détail est donné en Annexe I, T-8 - 34 - En millions de FBu En millions de $EU Monnaie Monnaie % du coût Eléments du projet nationale Devises Total nationale Devises Total de base I. Travaux de génie civil, mobilier, équipement, maté- riaux et véhicules EMT, Bubanza 115,20 273,60 388,80 1,28 3,04 4,32 35 ETP, Gitega 89,10 236,70 325,80 0,99 2,63 3,62 29 ETS, Bujumbura- Kamenge 12,60 84,60 97,20 0,14 0,94 1,08 9 ESTA, Bujumbura- Kamenge 39,60 95,40 135,00 0,44 1,06 1,50 12 Etudes de pré- investissement - 2,70 2,70 - 0,03 0,03 - Soutien logis- tique au Minis- tère de l'édu- cation nationale - 22,50 22,50 - 0,25 0,25 2 Soutien logis- tique au Bureau du projet - 4,50 4,50 - 0,05 0,05 - Total I 256,50 720,00 976,50 2,85 8,00 10,85 87 II. Assistance technique 19.80 80,10 99,90 0,22 0,89 1,11 9 III. Honoraires 1,80 9.00 10,80 0,02 0,10 0,12 1 IV. Administration du projet 9,90 18,90 28,80 0,11 0,21 0,32 3 Coût de base Total I-IV 288,0 828,00 1.116,00 3,20 9,20 12,40 100 V. Imprévus a) Dépassement des quanti- tés (10 %) 28,80 82,80 111,60 0,32 0,92 1,24 b) Hausse des prix (32 %) 101,70 290,70 392,40 1,13 3,23 4,36 Total V 130,50 373,50 504,00 1,45 4,15 5,60 Coût total du projet I - V 418,50 1.201,50 1.620,00 4,65 13,35 18,00 -35- 5.02 L'estimation des coûts afférents aux travaux de génie civil, au mo- bilier, au matériel et aux véhicules est basée sur l'examen a) des données disponibles concernant les éléments similaires du premier projet d'éducation et b) des marchés de construction récemment adjugés dans le secteur privé. En ce qui concerne les établissements secondaires du projet, les coûts unitaires varient de 380 dollars au m2, pour les bâtiments scolaires qui seront cons- truits à Bubanza et à Gitega par des entreprises privées, à 240 dollars au m2, pour les logements du personnel et les bâtiments scola..es de l'ETS et de l'ESTA à Bujumbura qui seront construits en régie par les brigades du Bureau du projet. Ces estimations (aux prix de janvier 1980) reflètent en particu- lier la cherté des matériaux importés, cherté essentiellement imputable aux tarifs très élevés des transports entre les ports du Kenya et de la Tanzanie et Bujumbura. Compte tenu de ces facteurs, les prix au m2 sont assez compa- rables aux coûts de construction des écoles secondaires dans d'autres pays africains tels que le Kenya (190 dollars en 1978), l'Ile Maurice (215 dollars en 1978) ou la Tanzanie (235 dollars en 1977) sur la base de taux de change traduisant la rareté des devises. Les coûts du matériel et les prix des ma- nuels scolaires ont été calculés sur la base de l'expérience acquise dans le cadre de projets similaires en Afrique et des listes provisoires d'équipement dressées par des spécialistes de l'aide bilatérale et multilatérale au Burundi et par le Bureau du projet. Le coût de l'assistance technique a été estimé sur la base de 50.000 à 70.000 dollars par année de service, ce qui correspond aux barèmes appliqués par les institutions spécialisées des Nations Unies pour les différents types de services qu'implique le projet. 5.03 Droits et taxes. Tous les éléments spécifiquement importés pour l'exécution du projet seront exonérés de droits de douanes et d'impôts, con- formément aux pratiques en vigueur au Burundi. On prévoit que certains maté- riaux de construction utilisés pour les institutions du projet ainsi qu'une partie du mobilier seront achetés sur place et qu'ils seront de ce fait frap- pés de droits de douanes et de taxes dont le montant est évalué à la contre- valeur de 0,7 million de dollars. 5.04 Provisions pour imprévus. La provision pour dépassement des quanti- tés représente 10 % du coût de base du projet. Pour évaluer la hausse des prix, on a retenu les taux annuels d'augmentation suivants, qui ont été appli- qués au coût de base (janvier 1980) en fonction du calendrier d'exécution (Annexe 1, G-5) Construction et Mobilier, matériel et Assistance Honoraires administration du projet technique 1980 15 % 12 % 10 % 1981-84 12 % 10 % 10% En ce qui concerne les travaux de construction, les calculs relatifs à la hausse des prix sont basés sur un examen des tendances récentes de l'industrie burundaise du bâtiment et des prévisions établies pour ce secteur, telles - 36 - qu'elles ont été confirmées par le Ministère des travaux publics et par le Bureau du projet. Pour le mobilier et le matériel, les estimations reflètent l'expérience acquise lors du premier projet d'éducation ainsi que les infor- mations données par des fournisseurs d'équipement éducatif. Quant à l'assis- tance technique, les estimations sont fondées sur les informations fournies par les agences multilatérales et bilatérales opérant au Burundi. La hausse totale des prix est estimée à 32 % du coût de base majoré de la provision pour dépassement des quantités. 5.05 Elément en devises du projet. Cet élément a été calculé sur les bases suivantes : a) construction, terrassement et administration du projet, 65 %, b) mobilier, 75 %, c) matériel et véhicules, 100 %, et d) honoraires et assistance technique, 80 %. L'élément en devises, imprévus compris, est éva- lué à 13,4 millions de dollars, soit 74 % du coût total du projet. Le coût en devises des travaux de génie civil est élevé comparativement à ceux des pays non enclavés d'Afrique de l'Est malgré la simplicité des bâtiments envi- sagés. La raison en est que le Burundi doit importer beaucoup de matériaux, dont le ciment, et que le coût des transports est extrêmement élevé du fait que le Burundi n'a aucun débouché sur la mer. Plan de financement 5.06 Le plan de financement, qui comporte un crédit de l'IDA d'une contre- valeur de 15 millions de dollars (87 % du coût total du projet net d'impôts), se présente comme suit En millions de $EU Gouvernement Crédit Catégorie du Burundi IDA Total 1. Travaux de génie civil 1,16 6,52 7,68 2. Mobilier, matériel et véhicules 0,18 3,00 3,18 3. Assistance technique et honoraires 0,18 1,04 1,22 4. Administration du projet 0,08 0,24 0,32 5. Imprévus 1,40 4,20 5,60 Total 3,00 15,00 18,00 dont impôts 0,70 0,70 La contribution totale du Gouvernement s'élèvera à la contre-valeur de 3 mil- lions de dollars (dont 0,7 million d'impôts). Celle-ci sera échelonnée sur une période de cinq ans et l'apport maximum du Gouvernement sera de l'ordre de 0,9 million de dollars pour une année donnée. Les dépenses de fonctionnement des institutions du projet sont évaluées à quelque 0,8 million de dollars par an lorsque ces institutions fonctionneront à plein rendement, montant qui est estimé représenter environ 3 % du budget de fonctionnement du Ministère de l'éducation nationale en 1985 (par. 2.32). 5.07 En novembre 1978, l'Association a approuvé une avance de 135.000 dol- lars sur le Fonds de préparation des projets afin de pGrmettre la préparation de la composante du projet relative à l'enseignement technique et le lancement de l'étude sur l'enseignement fondamental (par. 4.08). Cette avance sera rem- boursée par le Crédit. - 37 - VI. EXECUTION DU PROJET, PASSATION DES MARCHES ET RETRAITS DE FONDS Exécution du projet 6.01 Calendrier. L'exécution du projet s'échelonnera sur cinq ans envi- ron après l'entrée en vigueur du crédit; un délai de six mois est inclu dans le calendrier pour terminer les paiements et les retraits de fonds du compte du Crédit (Annexe 1, G-5). Le projet devrait être achevé le 31 décembre 1984 et la date de clôture est fixée au 30 juin 1985. Ce calendrier d'exécution réaliste a été établi en fonction de l'expérience acquise lors du premier pro- jet d'éducation financé par l'Association. 6.02 Administration. Le Bureau du projet créé au sein du Ministère de l'éducation nationale pour la réalisation du premier projet d'éducation fi- nancé par l'Association sera chargé d'assurer le contrôle administratif et financier du deuxième projet, la coordination des activités avec les diffé- rents ministères et organismes intéressés et la liaison avec l'Association. Le personnel du Bureau du projet comprend actuellement un directeur, un directeur-adjoint (architecte), un comptable, deux chefs de chantier et du personnel auxiliaire, tous employés à plein temps. Les services du comptable. et des chefs de chantier sont financés sur les crédits du premier projet d'éducation; le directeur est un haut fonctionnaire burundais du Ministère de l'éducation nationale et, à ce titre, il émarge au budget de l'Etat; le poste de directeur-adjoint est pris en charge par le programme belge d'assistance bilatérale au Burundi. Des crédits représentant environ huit années de pres- tations de spécialistes et octroyée au titre du premier projet d'éducation serviront à payer les prestations du comptable et des chefs de chantier pen- dant deux ans, c'est-à-dire jusqu'à la date de clôture du premier projet d'éducation. En plus de ces agents, il faudra recruter un architecte à plein temps, deux autres chefs de chantier et un spécialiste de la passation des marchés sur une période de trois ans afin de faire face au travail supplémen- taire qu'implique le deuxième projet d'éducation. Le projet permettra de fi- nancer neuf années d'assistance technique en vue de rémunérer ces spécialistes supplémentaires dont les conditions d'emploi devront être jugées satisfai- santes par l'Association. 6.03 Honoraires. Les plans et la supervision des travaux de construction de toutes les institutions du projet seront effectués par le Bureau du projet. Le recrutement d'un architecte et de chefs de chantier permettra au Bureau du projet de régler toutes les questions techniques exception faite des struc- tures, de la plomberie et de l'électricité; celles-ci seront confiées à des ingénieurs-conseils dont les conditions d'emploi devront être jugées satisfai- santes par l'Association. 6.04 Choix des emplacements. Des emplacements satisfaisants ont été choisis pour toutes les institutions du projet, et, au cours des négociations, le Gouvernement a confirmé que ces terrains sont disponibles. Les terrains seront fournis gratuitement par l'Etat. - 38 - 6.05 L'industrie du bâtiment. Au Burundi, l'industrie du bâtiment est peu développée et elle dépend dans une très grande mesure des importations directes et indirectes de matériaux et d'éléments de construction, d'engins et de matériel, de main-d'oeuvre qualifiée et de personnel de gestion. Malgré le soutien important qu'il reçoit de l'Etat, ce secteur aura des difficultés con- sidérables pour faire face à la demande intérieure et pour réaliser les opéra- tions fixées par le Plan de développement actuel du pays. Lors du premier pro- jet d'éducation, on a déjà rencontré des difficultés dans ce domaine. Pour les résoudre (par. 3.02), le Bureau du projet a créé des brigades en vue d'effec- tuer les travaux en régie. Cette solution s'est révélée économique et effi- cace. Ces brigades ont été placées sous la direction de l'architecte et des deux chefs de chantier du projet (par. 6.02). Le Bureau du projet se procure les matériaux en gros par voie d'appel à la concurrence internationale ou à la concurrence locale qui s'est également révélée économique et efficace. Etant donné la demande à laquelle devra faire face l'industrie du bâtiment,.! il est vraisemblable que le Bureau du projet devra continuer à dépendre de ses bri- gades pour la réalisation du deuxième projet d'éducation et l'on prévoit que 35 % des travaux de génie civil (par. 6.06) seront exécutés en régie. Les travaux qui peuvent être groupés de façon à intéresser les entreprises pri- vées du bâtiment (nationales et étrangères) représentent environ 65 % de l'ensemble des travaux de génie civil (par. 6.06). Un projet visant à ac- croître la capacité et à améliorer la qualité de l'industrie locale du bâ- timent est actuellement en cours de préparation et il a été soumis à l'examen du Groupe de la Banque en vue d'un financement éventuel. Passation des marchés 6.06 Travaux de génie civil. a) Les marchés relatifs aux travaux de gé- nie civil pour les constructions scolaires et l'internat de l'EMT de Bubanza et de l'ETP de Gitega seront adjugés par voie d'appel à la concurrence inter- nationale, la publicité étant faite localement ainsi qu'au Kenya, au Rwanda, en Tanzanie et au Zaire. Ces marchés sont évalués à la contre-valeur de 7,2 millions de dollars, imprévus compris. b) Les brigades du Bureau du pro- jet travaillant en régie seront chargées de la construction i) des logements du personnel de l'EMT et de l'ETP, ii) du Département de mécanique de l'ETS et iii) du Département de formation des sténodactylographes et aides- comptables de l'ESTA. L'ETS et l'ESTA sont toutes deux situées à Bujumbura- Kamenge. Les coûts des travaux prévus au titre du point (b) ci-dessus sont évalués à 3,9 millions de dollars, imprévus compris, soit 35 % de l'ensemble des travaux de génie civil. A la lumière de l'expérience acquise au cours de la réalisation du premier projet, il apparaît plus économique et plus efficace 1/ La production du secteur devrait passer de 2,75 milliards de francs burundais (30,7 millions de dollars) en 1977 à 8,9 milliards de francs burundais (en termes réels) en 1982. - 39 - de recourir aux brigades que de faire appel à des entreprises privées (par. 6.05). Certains éléments des travaux pourront toutefois être confiés à des sous-traitants locaux, les marchés étant alors adjugés par voie d'appel à la concurrence locale selon des procédures jugées acceptables par l'Association. 6.07 Evalués à 4,3 millions de dollars, imprévus compris, les contrats de mobilier, de matériel et de véhicules seront adjugés par voie d'appel à la concurrence internationale conformément aux directives du Groupe de la Banque en la matière. Toutefois, les marchés d'un montant inférieur à 50.000 dollars seront adjugés par voie d'appel à la concurrence locale conformément à des procédures qui auront été jugées satisfaisantes par l'Association. Le montant total des contrats de ce type ne devrait pas dépasser la contre-valeur de 0,6 million de dollars. 6.08 Plans, dossiers d'appel d'offres et listes de matériel. Les plans, les dossiers d'appel d'offres et les listes de mobilier, de matériel et de vé- hicules portant indication des groupages envisagés et de l'estimation des coûts devront être soumis à l'Association pour examen. Dans toute la mesure du possible, les lots devront être groupés pour encourager la concurrence et permettre des approvisionnements en gros. L'examen des résultats du dépouil- lement des offres, avant adjudication, ne sera exigé par l'Association que pour les marchés d'un montant supérieur à la contre-valeur de 250.000 dollars en ce qui concerne les travaux de génie civil et de 50.000 dollars en ce qui concerne le mobilier, le matériel et les véhicules. S'il est fait appel à la concurrence internationale : a) les fabricants locaux de mobilier et de maté- riel se verront accorder une marge de préférence égale à 15 % du prix c.a.f. des importations concurrentes ou aux droits de douanes applicables, le montant le plus faible étant retenu et b) les entrepreneurs locaux qualifiés se ver- ront accorder une marge de préférence de 7-1/2 % sur les offres des entre- prises concurrentes étrangères. Retraits de fonds 6.09 Les retraits de fonds (Annexe 1, T-9) seront effectués sur les bases suivantes : a) 85 % du montant total des dépenses afférentes aux travaux de génie civil, b) 100 % des dépenses en devises concernant les matériaux de construc- tion, le mobilier, le matériel et les véhicules directement impor- tés ou 85 % des dépenses en monnaie nationale si les achats sont effectués sur place, c) 100 % des dépenses en devises ou 80 % des dépenses en monnaie natio- nale afférentes à l'assistance technique et aux honoraires, - 40 - d) 75 du montant total des dépenses afférentes aux salaires et aux frais de fonctionnement du Bureau du projet, e) 100 % du montant déboursé et non remboursé à la date d'entrée en vigueur de l'avance consentie au titre de la préparation du projet. 6.10 Tous les retraits de fonds seront effectués sur présentation de toutes les pièces justificatives nécessaires à l'exception de ceux afférents a) aux travaux exécutés par les brigades du Bureau du projet travaillant en régie et b) aux dépenses de fonctionnement relatives à l'administration du projet; dans ces deux cas, les retraits de fonds seront effectués sur présen- tation d'un bordereau de dépenses, les pièces justificatives étant toutefois conservées par l'Emprunteur et tenues à la disposition de l'Association aux fins d'examen au cours de la supervision du projet. 6.11 Vérification des comptes. Le Bureau du projet, organisme financiè- rement autonome sous la tutelle du Ministre de l'éducation nationale, tiendra des comptes séparés pour toutes les opérations du projet conformément au plan comptable national. Ces comptes seront contrôlés conformément aux procédures normales de contrôle financier du Gouvernement qui sont satisfaisantes. Le Bureau du projet préparera un rapport annuel résumant la situation financière de toutes les opérations du projet et ce rapport sera soumis à l'Association. Le Gouvernement prendra également les mesures nécessaires, et jugées satisfai- santes par l'Association, pour que la vérification annuelle des comptes du projet, en particulier pour les travaux exécutés en régie par le Bureau du projet et pour les salaires et autres dépenses de fonctionnement relatives à l'administration du projet, soit exécutée de manière indépendante et objective, conformément à des méthodes comptables jugées satisfaisantes par l'Associa- tion, par des commissaires aux comptes agréés par l'Association. Les rapports annuels relatifs à la vérification des comptes seront soumis à l'Association dans les six mois suivant la clôture de l'exercice financier du Gouvernement. - 41 - VII. AVANTAGES ET RISQUES Avantages 7.01 Le deuxième projet d'éducation permettra de renforcer les services clés du Ministère de l'éducation nationale et d'accroltre ainsi l'efficacité de l'ensemble du secteur de l'éducation. La création de nouvelles écoles techniques pilotes et l'amélioration des établissements d'enseignement tech- nique existants contribuera à augmenter les ressources en main-d'oeuvre qua- lifiée de niveau moyen dont le pays a un besoin urgent pour assurer son développement. 7.02 Le projet permettra de renforcer et d'améliorer les services du Ministère de l'éducation nationale chargés de la planification, de l'inspec- tion scolaire, de l'élaboration des programmes et de l'établissement des ins- titutions ainsi que les services d'exécution, et ceci au moment particulière- ment important où les autorités procèdent à une réforme globale du système. Grâce au matériel et aux véhicules qui seront fournis dans le cadre du pro- jet, cette réforme pourra être mieux étudiée sur le terrain, suivie et con- trôlée (par. 4.08 et 4.10). La réalisation de l'étude sur l'enseignement fondamental (par. 4.08) permettra en outre aux autorités de faire le bilan des résultats déjà obtenus au premier niveau du système éducatif et d'en ti- rer des conclusions pour leur action future. 7.03 Le projet contribuera à assurer la formation d'une main-d'oeuvre spécialisée dans des domaines clés de l'économie où la pénurie aiguë de main- d'oeuvre compromet les programmes de développement. Le projet se traduira également par des mesures décisives pour l'enseignement technique qui sera doté d'institutions pilotes dispensant une formation adaptée aux besoins réels de la production et servant de modèle pour rationaliser les structures, les programmes d'études et les méthodes pédagogiques et pour en accroltre l'efficacité. Un plus grand nombre d'élèves pourra ainsi bénéficier de l'en- seignement technique et le recrutement des écoles techniques s'effectuant parmi les élèves du CO (par. 2.02) contribuera indirectement à réduire la de- mande au niveau de l'enseignement secondaire général. Le nombre des diplômés des écoles techniques accédant directement au niveau de formation suivant ne pouvant dépasser 10 % des nouveaux admis à ce niveau (par. 4.07(c)), il sera possible de disposer sur le marché du travail d'agents qualifiés aux niveaux et dans les domaines de spécialisation où ils sont nécessaires, ce qui permet- tra une planification efficace de la main-d'oeuvre. Il en résultera égale- ment une rentabilisation immédiate et appréciable des investissements effec- tués par l'Etat pour développer les ressources humaines. La participation ac- tive des employeurs du secteur privé et du secteur public au fonctionnement des établissements (par. 4.07(d)), l'intégration de la formation profession- nelle et du perfectionnement en cours d'emploi des agents des organismes pri- vés et publics et des communautés locales (par. 4.07(e)) ainsi que l'introduc- tion de méthodes basées sur les conditions réelles de production (par. 4.04) - 42 - entraineront immanquablement une augmentation de l'efficacité externe du sys- tème. Les écoles du projet participeront également à la formation des profes- seurs techniques, les futurs enseignants étant choisis parmi leurs diplômés les plus qualifiés ayant acquis une expérience pratique suffisante et reçu une formation pédagogique en cours d'emploi dans ces écoles. Une caractéristique fondamentale des programmes envisagés est la formation technique pluridisci- plinaire dispensée à l'ensemble des élèves avant leur spécialisation. Cette formation permettra de mieux évaluer les aptitudes professionnelles indivi- duelles des élèves, de stimuler leur motivation par la diversité des tâches et surtout de protéger les diplômés contre le chômage dans le cas où leur secteur de spécialisation serait temporairement saturé. Risques 7.04 Il est évident que le projet comporte un certain nombre de risques. Entre autres : a) Il est possible qu'on ne puisse recruter en temps voulu un nombre suffisant de professeurs burundais qualifiés pour pourvoir tous les postes nécessaires, ces professeurs pouvant trouver d'autres possi- bilités d'emploi plus attrayantes du fait de la pénurie aiguë de techniciens et d'ingénieurs; b) Le projet est basé sur l'introduction de concepts novateurs exigeant le conccurs d'un nombre important de spécialistes hautement quali- fiés. Le recrutement d'un certain nombre de ces spécialistes peut subir des retards ayant pour conséquence une élaboration plus lente de certaines composantes des nouveaux programmes. 7.05 Le projet a été conçu de façon à minimiser ces risques et les condi- tions préalables fondamentales nécessaires à l'exécution du projet sont rem- plies. En effet, le Gouvernement attache au projet un intérêt prioritaire (par. 2.17); les crédits budgétaires sont assurés (par. 2.32); un nombre suf- fisant de professeurs expatriés sera disponible au cas où tous les professeurs burundais ne pourraient être recrutés en temps voulu (par. 4.06) et le Gou- vernement s'est révélé prompt à prendre les dispositions juridiques et admi- nistratives nécessaires à la mise en oeuvre de programmes d'études novateurs (par. 2.18). Le Bureau du projet, le Bureau de la planification du Ministère de l'éducation nationale, le BEPES et le BEET accorderont une attention toute particulière aux risques et aux avantages du projet. - 43 - VIII. POINTS D'ACCORD ET RECOMMANDATIONS 8.01 Au cours des négociations, le Gouvernement a : a) fourni les assurances suivantes : i) le Gouvernement mettra à la disposition du Département de l'enseignement technique et profes- sionnel, en tant que de besoin, le personnel compétent et expéri- menté ainsi que les moyens financiers nécessaires au fonctionnement et au développement adéquats de ce sous-secteur (par. 2.26); ii) le personnel et les élèves du Département de mécanique de l'ETS seront logés, en tant que de besoin, de manière adéquate (par. 4.04); iii) des enseignants expatriés qualifiés seront nommés en priorité dans les écoles du projet pour y dispenser les cours et y assurer la formation pédagogique des jeunes professeurs jusqu'à ce que des professeurs burundais puissent assurer leur relève (par. 4.06); iv) les instructions ministérielles relatives aux règlements et programmes spécifiés respectivement au paragraphe 4.07(a) à (c) et aux paragraphes 4.02 à 4.05 seront publiées le 31 décembre 1981 au plus tard (par. 4.07); v) le 30 septambre 1980 au plus tard, le Gouvernement prendra les mesuirs nécessaires pour que les employeurs participent à l'organisation et aux opérations de l'enseignement technique et de la formation professionnelle (par. 4.07); vi) un programme d'évaluation et de suivi socio-professionnel sera institué au sein du Ministère de l'éducation nationale le 30 septembre 1982 au plus tard et des propositions détaillées concernant ce programme seront transmises à l'Association pour observations le 31 décembre 1981 au plus tard (par. 4.13); b) confirmé son intention : i) de transférer la responsabilité de l'ETP de Gitega du Ministère des travaux publics 2u Ministère de l'éducation nationale (par. 4.03); et ii) d'élaborer et de transmet- tre à l'Association pour observations, dans les six mois suivant la date de clôture, un rapport évaluant le projet, son exécution, les résultats obtenus et le rôle joué par les divers organismes impli- qués dans sa mise en oeuvre (par. 4.13); c) confirmé la disponibilité des emplacements choisis pour les insti- tutions du projet et jugés acceptables par l'Association (par. 6.04). 8.03 Compte tenu des assurances et des confirmations énumérées ci-dessus, le projet ici proposé justifie l'octroi à la République du Burundi d'un crédit de l'IDA d'une contre-valeur de 15 millions de dollars aux conditions habituelles. ANNEXE 1 ~4 - TABLEAU 1 BURUNDI Page 1 de 2 DEUXIEME PROJET D'EDUCATION SECTEUR MODERNE: EMPLOI PAR SECTEUR ET NIVEAU DE QUALIFICATION - 1977, 1987, 1992, 2000 Cadres Main d'Oeuvre Qualifiée Main d'Oeuvre Supérieurs Technique Générale Non Qualifiée Total 1977 Industrie 85 2,095 450 5,300 7,930 Construction 35 2,410 165 23,570 26,180 Services Privés 120 1,015 1,300 23,170 25,605 Services Publics 1,360 6,550 11,430 8,750 28,090 Total 1,600 12,070 13,345 60,790 87,805 1987 Industrie 215 5,355 1,155 13,545 20,270 Construction 90 6,525 450 63,955 71,020 Services Privés 195 1,655 2,125 37,870 41,845 Services Publics 2,145 10,295 17,960 13,755 44,155 Total 2,645 23,830 21,690 129,125 177,290 1992 Industrie 305 7,480 1,605 18,925 28,315 Construction 135 9,505 650 93,110 103,400 Services Privés 245 2,115 2,725 48,460 53,545 Services Publics 2,705 13,020 22,710 17,385 55,820 Total 3,390 32,120 27,690 177,880 241,080 2000 Industrie 520 12,780 2,745 32,325 48,370 Construction 245 17,330 1,190 169,800 188,565 Services Privés 365 3,135 4,035 71,900 79,435 Services Publics 3,940 18,940 33,045 25,300 81,225 Total 5,070 52,185 41,015 299,325 397,595 1/ Voir note ci-jointe Source: "Les prévisions en matière d'emploi pour le secteur structuré 1979-2000"; Ministère des Affaires Sociales et Ministère du Plan - Bujumbura,Mai 1979. ANNEXE 1 - 45 - TABLEAU 1 Page 2 de 2 NOTE Secteur Moderne: Emploi par Secteur et Niveau de Qualification Les prévisions d'emploi se rapportent au secteur moderne de l'économie, à l'exclusion du secteur agricole privé. Cependant, comme la fonction publique forme partie intégrante du secteur moderne, l'emploi dans les services agricoles gouvernementaux est compris dans les prévisions concernant les services publics, selon la classification sectorielle de la comptabilité nationale. Les prévisions ont été faites d'après un modèle écono- métrique sur la base d'hypothèses précises relatives aux variations de la productivité et au taux de croissance des diverses branches du secteur moderne tel qu'il est prévu dans l'édition révisée de février 1979 du Plan de Développement 1979-80. Les niveaux de qualification ont été définis de la manière suivante: Cadres supérieurs: niveau universitaire Main-d'oeuvre qualifiée technique: une à quatre années d'enseignement secondaire général suivi d'une à quatre années d'enseignement technique. Main-d'oeuvre qualifiée générale: sept à huit années d'enseignement secondaire général ou de formation d'instituteur. Main-d'oeuvre non-qualifiée: alphabétisation comme niveau minimal. DEUiXIEME PR3OJET 3'EXUCAiON EFFECTIFS DE L'ENSEIGNElIM TECUNItgUE PAR SPEGIALLTE ET HIVEAUlj DE JIUALICATION (197415-1978/19) -- 974/75 1975/76 1976/77 1977/78 197 179 kLiera EffetI __ D ii_més Effactifä Iplillåh Etfecrifa Diptbinm EffacttIl lI_Iós ___ EffetCkIfs DiplOmélå_ A3 A, ta 2 A" A41 Totäl A2 A3T A41 L ol A2 A3' A41 ToLl A2 A31/ A41 Total A2 A3 A4 Total A2 A3 A4 otal A2 3Al A2 A31-' A4'- T.tal A2 A31 A4 Total Ha.nner l L 130 36 127l 34 1321 24 130 115 ouuet ablmet54 1155 '15 35 57 - 11 50 59 -- 2/ 91 18 Heanllquu Automolbjle 71 11 63 18 35 91 - 22 60 89 21 2/ 89 26 Tälvriel Carrouaurle 59 12 46 14 75 13 80 14 82 20 Huitlslle /Eténisterta o3 129 8 39 46 136 14 39 75 146 17 25 65 148 - - 54 159 6 26 imtIUAIL 92 13 82 15 87 17 93 - 338 14 Hiteaur Taliques. 05 9 61 l8 77 19 73 - 94 9 tacineta.s Outil 66 9 58 17 75 14 75 - 93 5 Ebuit e lt 6 60 21 76 17 76 - 102 8 Electroulque 15 3 14 2 25 3 29 6 38 6 Electrumácaulque 1 - 19 4 31 4 36 6 47 9 35 3 40 4 43 6 47 9 55 7 Gitli Civitl 3 4 41 5 43 7 47 9 55 8 Art 45 - S1 13 54 13 54 14 58 17 A3iMLtaC SoIl 54 17 60 10 91 19 108 14 150 35 Scecretarlikt/AdmfiutLaLjun - 160 72136 7 223 30 5 tota443 27 45 109 383 225 307 427 959 38 85 120 243 517 390 501 1,408 52 91 95 238 652 380 506 1,538 94 7 35 136 626 461 536 .623 92 47 108 247 t Y cprikl kille propurLu égle d'±ltvo de seplt l Km dlLt LruIttoire 2/ L.'ole d, blHy.bu ö'cst pla , al t a m u tl. Llv LcIlnique et ses erfeCLlfä de 1978/79(147 illvk) kont coumtta pani lIeh effeettfå du Cyclc d'Ortenltation 1/ E0 L1,mat u 1.11,1t 1 ., tal >tri H BURUND l DEUXIERE PROJET 'EDUCATION EFFECTIFS DE LENSEIGNEENT TECINIQUE PAR ANNEE D'ETUDES ET DIPLOMES 1974/75 - 1978/79 - 1985/86 1974/75 1975/76 1976/77 1977/78 1978/79 1985/86 6/ Clases Effectifs Dip;lmås Effectify Dipillmés Effectifä Dipl&s Efe DIP1855 Effecctfs Diplmlés Effecttfs DIP11s06 Septitue 128 16u8 309 283 242 285 Premièåre 151 137 281 283 287 260 Deuxièume 246 118 102 235 235 465 Troisième 218 225 108 85 191 565 Diplamés A4 109 120 95 35 108 125 Quatriiike 120 151 317 221 295 835 lploisé A311 45 85 84 42 245 Premlåre Sup'ereire 65 74 126 234 178 380 DiplôImés A3 n n.a. n.a. 7 7 5 130 euxième Supérieure± 40 60 124 96 129 320 Troaisièe Supérie.e 26 26 41 101 66 50 Diplâiia A2 36 38 52 94 92 285 TOTAL 994 190 959 243 1,408 238 1,538 136 1,623 247 3,160 7/ 785 8/ flutes: 1/ Previsions 2/ Ouvriers semii-qualttiés (xidustrie) 3/ ouvriers qialifiés (indusrie) 4/ Sténodactylographies et Aides-Comptables 5/ Technictens byens, Secrétaires et Comptables 6/ Date à laquelle l'Enseignemeti Techniquåe fonctionnera a plelin régiSme. Les effectifs et les dipYbumás de l'Enseigneient Agricole(525 et 215 respectiveiment) ne sont pas compris daiks les tOLaUX ci-dessus 71 ljunit 1,080(plus du tiers) seront inserits dans len institutions du projet 8/ Doot 60(461%) sortirnti dipl&mes des institutions du projet. Hi ANNEXE 1 - 48 - TABLEAU 4 BURUNDI DEUXIEME PROJET D'EDUCATION SECTEUR MODERNE: BESOINS EN MATIERE DE FORMATION PAR SECTEUR ET NIVEAU DE QUALIFICATION A/ 1978-1982 1983-1987 1988-1992 1993-2000 Cadres Main d'Oeuvre Qualifiée Main d'Oeuvre Supérieurs Technique Générale Non Qualifiée Total 1978-1982 Industrie 70 2,125 430 5,430 8,055 Construction 30 2,615 165 25,750 28,560 Services Privés 40 485 610 11,660 12,795 Services Publics 330 2,495 4,095 3,615 10,535 Total 470 7,720 5,300 46,455 59,945 1983-1987 Industrie 100 2,270 480 5,740 8,590 Construction 50 2,885 200 28,085 31,220 Services Privés 150 575 - 735 12,315 13,775 Services Publics 720 3,495 5,985 4,760 14,960 Total 1,020 9,225 7,400 50,900 68,545 1988-1992 Industrie 135 3,110 655 4,875 11,-775 Construction 70 4,235 285 41,235 45,825 Services Privés 190 790 1,020 17,195 19,195. Services Publics 910 4,420 7,565 6,015 18,910 Total 1,305 12,555 . 9,525 . 72,3'20 95,705 1993-2000 Industrie 320 7,730 1,630 19,610 29,290 Construction 165 11,100 745 108,490 120,500 Services Privés 355 1,720 2,205 38,055 42,335 Services Publics 1,925 9,610 16,440 13,095 41,070 Total 2,765 30,160 21,020 179,250 233,195 l/ Voir note jointe au Tableau 1 Source: "Les prévisions en matière d'emploi pour le secteur structuré 1979-2000"; Ministère des Affaires Sociales et Ministère du Plan - Bujumbura,Mai 1979. - 49 - Indicateurs Comparatifs Internationaux ANNEXE 1 pour le Secteur de 1'Education TABLEAU 5 Page 1 de 2 21 Aott 1979 : : GNP/ : % GNP :% TOTAL:% OF PUBLIC : :PRI. :AV.PRI. : SEC : :CAPITA: DEVOTED:PUSLIC : EDUCATION :LITER* : PRI. :COMPLE- :STU- :SCH.TEA:H:PROGRESS-: SEC. :STU- :HIGHER: : : AT : TO EDU.: EXP. : RECURRENT :ACY :ENROLL:TION :0ENTS:SALARY IN:ION RATE :ENROLL:OENTS:ENROLL: : :MARKET: (PUBLIC:DEVOTED:EXP ALLOCATED: RATE RATIO :RATE FOR:PER :RELATION FROM PRI.:RATIO :PER :RATTO : t POP. !PRICES: EXP : TO TO: :(% OF : NET :PRI.SCH.:TEACH: TO GNP :TO SEC. : NET :TEACH- GROSS: YR:MILLS.: (USS): ONLY) :SQU. :PRI. SEC. HI.:ADULTS): (%f :CYCLE(%):ER : 'CAPITA ") 1%) :ER : 1%) : 1 : (2) : (3) (4) :' (S) ' : 6 (7) : ( ) (9) : (10)W 0 1) -(12) :.(A3) :(tA) ADVANCED AUSTRIA 74 7.5G 5,620G 5.3Y 8.SEY 24Y 51Y ISY 99 98 930 260 2.OD 990 510 190 16.BSY CANADA 75 22.8 7,135 7.3 16.7 30 37 26 98 99 97 19 2.0 99 90 18 16.00 GERMANY F.REP.75 61.8 6.670 5.0 10.2 3iEY 64* 26EY 99 90 99 239Y ... 99Y 84Y 22C 20.26Y JAPAN 75 111.6 4.450 4.3E 20.7E 40UY 31UY IIUY 99 990 99C 25 2.08 99C . 9SXY 20C 24.69Y NETHERLANDS 75 13.7 5.425 9.4 22.40 21 39 25 99 95 95 29 2.0 97 80 20 12.00 NEW ZEALAND 73 3.IG 4.200G 5.2 ... 39 24 29 99 99 99 26 ... 99 67 19 24.00 NORWAY 76 4.0 9.043 7.2 14.4 54 24 I5 99 99 99 16 1.5 99E 62 1i i.00 SWEDEN 76 8.2 3.150 8.8 14.0 23 29 12. 99 99 99 16 . 907 85C 13 30.0C U.K. 75 56.0 3.780 7.1 13.9 26 41 18 99 99 ... 24 2.0 ... 68 17 21.0ox U.S.A. 76 214.6 7.950 5.4 15.8 ... 72- 28 99E 99 99 22 ... 99 93 19 24.00 EUROPE GREECE 76 9.1 2.590 2.6 10.4 37 26 21 866 99 820 31 2.0 70E- s0 27 15.00 IRELAND 74 3.1G 2.620G 5.1 13.90 43Y 41Y 14Y 98 108XY 99A 35 ... 95A 65XY 19 15.47Y PORTUGAL 77 9.7 1.850 3.6 15.4 41 21 15 TOG 82 60s 19 2.) 75- 35 12 5.00 ROMANIA 75 21.2 1.240 4.0 6.4 36 19 13 98 otx ... 21 ... 98 49 22 10.00 SPAIN 74 35.8G 2,990G 2.48 15.2A 49Y 22Y ISY 94A II5XY ... 35A ... ... 7aXY 30 i7.68Y AFRICA ALGERIA 78 17.3 1.110H 7.4 14.3FY 34 26 21 377 86 45 35 4.0 55 31 27 6.00 SENIN 74 3.2G 180G 7.2N 36.OY 470 230 100 110 44XY 708 53Y 25.0E 438 IIXY 398 0.74Y BOTSWANA 78 0.8 540 6.0 22.0 52 23 14 35 8ox 70 31 5.0 48 14 22 2.00 BURUNDI 78 4.1 130H 2.7 22.IR 46R 33R 21R 25 23X 45 32 9.0 22 3X 1 0.5 CAMEROON 76 7 7 314 3.7 21.5 33 43 20 ... 60 45 52 4.0 20 90 24 0.90CY C.A.R. 74 1.SF 220F 3.00 17.00 568 198 ... .... 79X 25 69Y . . is aXY 27BY 0.21Y CHAD 75 4.0 . 120 3.0 10.0. 78 22 ... Is 29XBY 30 658Y 15 0 8 2XBY 30 0.0tSY CONGO(S) 74 1.3F 5iOF 6.0 19.3 40 32 21 507 133X 83 63 6.0 48 33X 22 3.40 EGYPT 76 38.2 310 5.9N ... 10 32 25 44 76 so 31 . 79 45 20 12.00 ETHIOPIA 77 29.0 100 2.4 12.5 44 31 14 10 26 ... 50 . . 63 8 38 GABON 74 0.5F 2.540F 5.00 20.60 250 90 110 ... ooy 25C 46C 5.0 ISA 31Y 21C 0.29Y GAMBIA 76. 0.5 170 3.3 11.5 46 25 a 10 27 90 33 ... 92 13 25 1~ GHANA 74 9.9F 590F ... 19.7Y 43Y 22Y 2010 ... 6oXY 628 30Y .. 148 3SXY 16cy 1.09Y GUINEA 76 4.7 ISOF 4.3NO ... 30 31 30 ... 30X 64 45 12.OF 86 t3x 26 4.00 IVORY COAST 76 7.0 610 6.8 23.1 33 46 13 9A 50 86 43 7.0 47 17XY 26 1.64Y KENYA 76 13.8 240 5.9 26.0 67 23 to 40 80? 07 34 6.0 30 16 27 1 0 LESOTHO 75 1.2 160. 12.OP 23.0 49 Is 20 40 85 50 52 7.ON 61 10 26 1.00 LIBERIA 75 1.5 410 2.4 13.2 27 Is 20 73 58 ... 35 2.0 ... 12 26 l.tAY MADAGASCAR 77 8.0 240 4.0 24.0 53 28 19 50 90 33 44 6.0 38 14 23 1.70 MALAWI 77 5.5 140 2.2 9.3 40 17 22 25 56X 21 61 5.0 9 SX 21 0.47 MALI 75 3.7F 90F 4.2M 33.OF 45F 37F ISF IOF 22XF ... 48F 9.5F SOF 6X 21 ... MAURITANIA 71 1l3F 320F 4.IY 20.OY ... .... ... 10A 17XY ... 22A ... ... 3XY 24A MAURITIUS 76 0.9L 660 4.7 12.1 50 26 6 soC 94 99 24 4.5 90 45 32 1.50 MOROCCO 76 18.2 520 6.3 15.2 39R 48P 131t 28 65 33 40 ... 33 17X 22 4.00 NIGERIA 74 75.OF 340F 4.10Y 24.20Y 23Y tGY 42Y ... 49XY ... 3401 ... ... IOXY 20CY 0.48Y RWANDA 73 4.IF tOOF 3.2C 28.00 ... ... ... 23 52 ... SI ... ... 2 13 0.23CY SENEGAL . 77 5.2 420 5.0 23.0 46 34 20 to 32 ... 49 10.0 20 10 21 1.5 SIERRA LEONE 73 3.OF 200F 3.4 23.4 31 36 30 15? '34X 45 32. A.CE 86 13X 21 .0.538Y SOMALIA 78 3.6 11C 5.0 12.0 69 31 21 60? 39X 80 27 12.0 76 5 14 0.10 SUDAN 76 15.9 290 4.5 19.9 48 36 1 20 34 74 33 3.8 33 14 24 1.24 SWAZILAND 78 0.5 560 '.1 12.2 37 33 23 65 92X 49 37 4.OH 66 32X 20 2.00X TANZANIA 78 15.1 180 8.6 17.4 42 21 12 66 TX 81 49 3.0 to A* 19 0.34 TOGO 77 2.4 300 5.5 26.5 30 28 21 18 74 40 58 6.0 52 * 44 2.00 TUNISIA 73 5.7G 800G 6.3 23.4 37 43 18 55 72 81 41 6.0 31 14 21 3.00 UGANDA 75 11.6 230 3.40Y 15.70Y 34EY 40EY 22EY 25A sXY ... 34EY ... 14A 6XCY 21A 0.56Y UPPER VOLTA 77 5.8 18 3.4 23.9 31 16 32 SC 13 23 5t 24 o - 19 2 25 1.0 ZAIRE 76 25.6 140 6.0 22.0 49 26 25 15 36X 44 42X 2.. 41 13X 27 1.OOX ZAMBIA 76 5.1 4A0 6.8 15.9 54 22 22 39 97X 80 49 7 0 . 21 16 23 1.50 CENTRAL AMERICA AND THE CARIBBEAN SARBADOS 76 0.2 1.620 8.1 22.1 43 31 16 99 '06X 99 21 3.0 99 94X 17 COSTA RICA 75 2.0 960 5.2B 22.78 57, 25a 128 898 lo9XY 656 298 3.0e 588 52XY 258 17 ISY CUBA 78 9.5 9.500 8.0 11.0 ... ... ... 96 98 98 22 2,7 98 65 is 15.00 DOMINICAN REP.72 4.8G 790G 3.0 13.9 42 24 22 51 80 17 54 3.00 63 14 24 7.00 EL SALVADOR 77 4.1 570 4.0 27.2 64 8 27 62 88X 32 39 2.2 41 23 21 7.00 GUATEMALA 73 6.2G 7000 1.9 16.0 55 23 14 47 64 26 35 3.0 69 8 25 4.09Y HAITI 76 4.7 200 1.0 8.0 61 21 11 208 25F 13 56U 3.0 62 a ... 0.7 HONDURAS 75 2.9G 400G 4.2G 18.8G 62G ISG 19G 53 78 30 35 3.0 68 11 17 4.00 JAMAICA 76 2.1 1.070 9.9 16.2 37 33 72 16E 91 52 39 4.5 94 64 25 7.58 MEXICO 75 59.9 1,050 3.100 12.000 Sly 26Y 12Y 76 112XY 31 46 3.0 63 35XY 23A 8.97EY NICARAGUA 74 2.3G 700G 2.5 14.2 61 13 13 57 85 21 37 2.0 93 17 24 7.00 TRINIDAD & T. 77 1.1 2.185 4.5 14.1 48 32 20 95 98 91 30 3.0 49 62 24 SOUTH AMERICA BOLIVIA 76 5.8 315F 5.0 17.5F . 38 it7 290 24 SF ... 48 180 BRAZIL 75 110.00 1.300G 5.0 12.4 42E 20E 37E 64A 86G ... 27CY . ... 26G 15CY 6.008 CHILE 75 10.3G I,050G 3.SRY 12.5RY 23Y tOY 50Y ... 19K,Y ... 35Y ... .. 48XY ... 16.55Y COLOMBIA 74 24.3G 650G 3.30Y 21.20Y 440Y 22DY 111 73 105yy 20 33Y 4 0 90 36xY 144 6.67Y ECUADOR 75 7.3G 700G 3.7D 27,7C ... ... ... 69 Io2XY ... 3-C ... ... 38XY 14C GUYANA 74 0.aF SIOF 5.SN 14.70 47 35 14 83A 92X 39 33 6.: 19 62X 24 1.00 PARAGUAY 74 2.6G 650G 1.8 11.0 55 13 22 81 82 26 30 1.9 65 17 12 5.00 PERU 75 16.OG 840G 4.20Y 21.70Y 40Y 22Y Is 72 111xY 38 390Y 3.0 70 48XY 230Y t4.41Y URUGUAY 75 2.8G 1.370G 2.5 15.3 46 34 20 94 93X ... 24 ... 83 ... 10 . VENEZUELA 73 12.3G 2.540G 4.6 19.9 300 250 350 77A 81 ... 33 2.4 ... 33 ... t2.63CY Indicateurs Comparatifs Internationaux ANNEXE 1 pour le Secteur de 1'Education(suite) TABLEAU 5 Page 2 de 2 21 Aofit 1979 ------------------------;---------------------------- ------------------ :----- --------------------------------- : : GNP/ :% GNP :% TOTAL:% OF PUBLIC . :PR. AV.PRI. :SEC :CAPITA: DEVOTED:PUSLIC : 'EDUCATION :LITER- PRI. :COMPLE- :STU- :SCH.TEAr4PROGRESS- SEC. .STU- :HIGHER: : AT : TO E0U.: EXP. : RECURRENT :ACY :ENROLL:TION :0ENTS:SALARY iN:ION RATE :ENROLL:DENTS:ENROLL: - MARKET- (PUBLIC:OEVOTED:EXP ALLOCATED: RATE :RATIO ;RATE FOR:0ER :RELATTO:1 FROM PRI. -RATIO PER :RATIO : POP. :PRICES: EXP. TO TO: :(% OF : NET :PRI.SCH.:TEACH! TO GNP TO SEC. : NET :TEACH- GROSS: YR:MILLS.: (USS): ONLY) : EDU. :PRI. SEC. HI. :ADULTS): (%) :CYCLE(%):ER CAPITA (%) : (%) :ER : (%): : 1 : (2) : ( ) : (4) : ( ) : (a) : (7) : ( ) : (9) : 1 ) 111) :(12) :(13) : 14) : -------------------------------------------------------------------------------------------------------- -------------------------------- ASIA ANO OCEANIA AFGHANISTAN 77M 14.3 180G 1.8 11.6 47 19 15 12 29X 69 37 3.0G 62 aX 17 1.00 SANGLADESH 73 80.4G 90G 1.2 20.2 44Y 22Y 21Y 230 56x .. 480 ... ... 23XD 28 CHOINATAIWAN) 73 16.31G 1.00G 3.2 14.0 28 41 22 82 98C 94 40 14.0 84 6IC 26 20.0C INDIA 75 620.440 140G 2.SVY ... ........ 298 65XY . .. 43A ... . .. 29XY 20AY 2.34EY INDONESIA 76 t30.9G 280G 3.0 11.0 26 32 1s 608 79EX 43E 30E 2.0 52E. 19EX 14E 2.00 IRAN 73 33.6G 2.060G 3.3 12.6 508 188 125 50 77 74A 32 5.08 80A 24 32 4.32CY IRAQ . 75 11.5G i.390G 6.7C 16.30R ... ... ... 26C 93XY ... 22 ... ...- 35XY 26C 8.47Y JOROAN 77 2.3 997 4.5K 7.1K 25R SOR 3R 70 97X 1 - 32 2.0 . 91 66 22 10.60 KOREA 78 37.0 1,242 2.8 17.5 35 29 36 93 102. 94 49 2.9 91 60 45 18.00 LEBANON 72 3.2G i.070G 3.5 18.0 39 40 10 68 86 6s 19 2.0 63 26U 25 23.00 MALAYSIA 76 12.6 860 6.7 26.0 42 34 15 60C 95 93 32 3.7 78 48 28 3.00 NEPAL 76 12.SF 1IOF 1.1 10.0 29 20 41 19 59 28 31 2.3 64 14 24 0.8 OMAN 72 0.8F 2.300F I.7N 3.8 96 - - 20 24x 99 27F 7.0 ... 0.4X 9 ... PAKISTAN 75 71.3G 180G 1.6 16.2 45 25 18 21 47X 50 39 2.0 ... 17X 18 6.00 PAPUA N.G. 75 2.8G 450G 5.6 16.1 38 16 24 32 577 73P 31 11.0 90 12X7 24 0.907 PHILIPPINES 74 43.2G 420G 2.5 14.9 73 15 12 87 104X ... 34 15.0 ... 46X ... 21.00 SINGAPORE 74 2.30 2.580G 2.7Y 9.2Y 39Y 39Y 17Y 75A 1O9XY 72A 31Y ... 99A 44XY 24 7.68Y SYRIA 7!' 7.6G 830G 3.6 8.9 39 29 26 53 89 70 35 2.0 92 45 21 12.00 THAILAND 77 44.1 410 4.OV 20.0 55 30. 15 84F 83 30 35 5.0U 70 28 25 3.00 TURKEY 73 40.9G 1.0100 S.6CY 20.6CY ... ... ... ... 85Y ... 34Y ... ... 24Y 27DY 5.83Y YEMEN 73 5.4G 300G 0.5 4.0 45P 21P 23P iC ISX to 36 5.0 75 2X 19 0.05BY YEMEN P.O.R. 76 1.7 280 6.6 ... 57 28 8 20 89X 48 30 5.0 94 21X 24 0.10 ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- SUMMARY FOR DEVELOPING COUNTRIES: NUMBER OF COUNTRIES: 94 90 88 as 85 87 95 74 95 68 77 94 91 84 RANGE: (0.5- (3.8- (25- (5- (2- (3- (14- (13- (19- (1.9 (7- (.4- (9- (.o - 12.0 ) 33.0) 96 ) 47) 41) 98) 133x) 99 ) 69 ) 25.0 99) 80 ) 39) 23.0) QUARTILES:UPPER : 5.1 21.2 54 32 22 73 94 76 , 46 7 83 36 25 7.0 MEDIAN: 3.9 16.3 45 23 18 so 78 55 36 4 63 17 23 2.3 LOWER : 3.0 12.4 38 IS 12 20 53 30 32 3 43 9 20 .9 -------------------------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------- SYMBOLS:... OATUM UNAVAILABLE Aa1970 OR SEFORE MaCURRENT PRICES -OURCES: MAGNITUDE NIL OR NEGLIGIBLE 8w1971 NwGOP ---- ? QUESTIONABLE C=1972 PwtNCLUDING FOREIGN AID COLUMNS:1 AND 2 WORLD SANK ATLAS INCLUDES PART-TIME STUDENTS D1973 OaCENTRAL GOVT. ONLY OR IBRD MISSIONS ** COMBINED WITH PRIMARY E*1974 RuMINISTRY OF EDUCATION (MOE) ONLY 3 TO 14 IBRO MISSIONS UNDER REVIEW Fm1975 SMOE AND STATE GOVT. ONLY ANO/OR UNESCO G1976 TxfXCLUOING CENTRAL GOVT. STATISTICAL H*1977 UnPUBLIC ONLY YEARBOOK K.1978 V=(NCLUOING PRIVATE EXPENDITURE XmINCLUOING OVERAGED STUDENTS Y=UNESCO SOURCES .------------------------------------------------------------------------------------- COMPARATIVE EDUCATION DATA ARE USEFUL IN THE EVALUATION OF VARIOUS EDUCATION SYSTEiWS AND ANALYSIS OF RELATIVE STAGES OF EDUCATIONAL DEVELOPMENT BETWEEN VARIOUS COUNTRIES. HOWEVER.0N THE BASIS OF THE PRESENT DATA.CROSS-NATIONAL COMPARISON SHOULD BE APPROACHED WITH GREAT CAUTION. DATA PRESENTED IN THE ABOVE TABLE HAVE SEEN COLLECTED LARGELY BY THE 3ANK MISSIONS FROM GOVERNMENT SOURCES: THE REMAINDER ARE STAFF ESTIMATES OR DATA FROM UNESCO. EFFORTS HAVE BEEN MADE TO STANDARDIZE DEFINITIONS AND WITHIN LIMITS, TO CHECK THE ACCURACY OF THE DATA. NEVERTHELESS.SUCH DATA ARE STILL IMPERFECT IN SEVERAL RESPECTS AND THE SANK I- WORKING TO IMPROVE THEM OCOGRESSIVELY ON THE OCCASION OF ITS OPERATIONAL WORK. IN THE USE OF THESE DATA. THE FOLLOWING- QUALIFICATIONS SHOULD BE BORNE IN MIND: (1)'EDUCATION* AS DEFINED IN THE TABLE INCLUDES ALL EDUCATION AND TRAINING, FORMAL AND NON-FORP."L: (2)'PRIMARY EDUCATION REFERS TO EDUCTION AT THE FIRST LEVEL AND *SECONDARY" EDUCATION REFERS T" ALL EDUCATION AT THE SECONDARY LEVEL REGARDLESS OF TYPE (E.G. GENERAL, TECHNICAL, AGRICULTURAL) : (3)*LITERACY RATES*tCOL.6) ARE OFTEN OBTAINED FROM COUNTRY CENSUSES. IN MANYCOUNTRIES THEY ARE -NLY APPROXIPATIONS AND IT IS DOUBTFUL THAT ANY UNIFORM DEFINITION OF *LITERATE' HAS BEEN FOLLOWED CONSISTENTLY; (4)"PUBLIC EXPENDITURE IN EDUCATION*(COLS.3.4 AND 5) REFER TO ALL CAPITAL AND RECURRENT EXPENCITURES DEVOTED TO EDUCATION BY PUBLIC AND QUASI-PUBLIC AGENCIES: (5)"ENROLLMENT RATIOS"(COLS 7. 12 AND 14) REFER TO SCHOOL YEAR AND MEAN THE PERCENTAGE OF ELIGPLE CHILDREN ENROLLED FULL-TIME IN THE APPROPRIATE SCHOOL. PUBLIC AND PRIVATE BY LEVEL. THEY ARE OFTEN SUBJECT TO A WIDE MAR IN OF ERROR IN THE DEVELOPING COUNTRIES OWING TO VARIATION IN THE ACCURACY OF BASIC OATA(I.E. AGE-SPECIFIC POPULATION AND ENROLLMENTS). ENROLLMENT FIGURES FREQUENTLY ARE HIGHER THAN THE NUMBER OF STUDENTS ACTUALLY IN SCHOOL. OVERAGED STUDENTS WHO r INCLUSION IS INDICATED BY FOOTNOTES ALSO CAN INFLATE THE RATIOS. ANNEXE 1 - 51 - TABLEAU 6 Page 1 de 2 BURUNDI DEUXIEME PROJET D'EDUCATION Effectifs et Dépenses Courantes du Ministère de l'Education Nationale 1978,1983,1987 Estimation des Coûts Réels Prévisions 1978 1983 1987 Effectifsi' Dépenses Effectifs Dépenses Effectifs Dépenses (000) (millions FBu (000) (millions FBu (000) (millions FBu prix 1978) prix 1978) prix 1978) Administration et Bourses 53.7 65.0 75.0 Primaire 146,3 665,9 190,0 910,0 225,0 1080,0 Alphabéti- sation - 1,3 20,0 20,0 40,0 40,0 Secondaire et Formation des Instituteurs 13,7 389,1 17,1 515,0 21,4 645,0 Technique (Agricole non compris) 1,5 84,7 3,1 175,0 4,1 230,0 Supérieur 1,6 259,5 2,0 330,0 2,3 380,0 Total 1454,2 .2015,0 2450,0 1/ Moyenne pondérée des effectifs pour les années scolaires 1977/78 et 1978/79. Source: Pour 1978, Ministères de l'Education et des Finances; pour 1983 et 1987, estimations de la mission. - 52 - ANNEXE 1 TABLEAU 6 Page 2 de 2 Hypothèses concernant les coûts unitaires: a) Les salaires des enseignants (aux divers niveaux de quali- fication),qui furent augmentés pour compenser l'inflation dans un passé récent, seront maintenus à leur niveau réel de 1978; b) La proportion d'enseignants qualifiés s'accroîtra à tous les niveaux de l'enseignement; c) Le nombre d'étudiants par enseignant s'accroîtra à tous les niveaux de l'enseignement(le personnel d'administration étant compris dans le personnel enseignant); d) Le coût des aides pédagogiques par élève croîtra rapidement en termes réels(Il ne représente qu'une très petite part des dépenses totales); e) Les dépenses d'internat par élève resteront inchangées en termes réels. On s'attend à ce que les changements ci-dessus s'équilibrent sauf pour l'enseignement primaire et secondaire général au cours de la période 1979-80 pendant laquelle l'accroissement des coûts d'un certain nombre de composantes est supposé l'emporter quelque peu sur la réduction des coûts des autres composantes. 스 ltE~TULATION US MLITS lýSIIH" vti pkt()JE.r (gis milli*re de Frenes aurundi *c de Dollara daa 1'.U.) avaux do Geni# elsift Total vid-, d,Elýv ItStinsente Total CquIpasskant. G ni* C1v11 AdmintaLckstiutt Akealkstance Coýt Tistel du prøjeL NutJ- colkatruction viw Total Gante Hubiller Møbiller A, prolet Tochi,tq,t, 11.I.Oratren M2 ut lilt.r.ýa týUý-11t6 rA Vdkiic,llca -X~LRMUIL- AktuiaLa-KIhå- -RUILTLL-a-U Reol* TscIsnIcttig h-yfklu%* Ndtlers du siciowitt-bubanza /,764 51.3tiso 137,700 72.000 49,500 259,200 310,500 24,300 54,0()o 388.800 - - - 3d8,000 4.320 2. Reale de* Tr*vauss Publica- GlLeiid 33() 6,367 40.500 95,400 63.900 42,300 201,600 242,100 th.000 65.700 325,800 - 24.300 - 350,100 3.890 3. &cola T.-Cillsiquo Scct>sljååftsi 90 972 5.400 27,00fi - - 27,000 32.400 5.400 59.400 g).foo - 24,300 - 121,500 1.550 %cola Socandalta Jon Tocisalquea Adwitil~arived- 25() 280 N30 3.255 16,000 44.100 41,4M 2,700 ab,200 106.204) 10.800 18.00() 135.0M - - - 135,000 1,506 Kå.ýisil. 5. KLudess du P)UttcaLl.lt du bas. - - - - - - - - 2,700 2.700 1,5GO 4,5ou - 9.000 100 Tsschniquit - - - - - - - - - - - - - - 4.500 4ý500 50 Souis-tc,Lel l 2,700 2.700 1,800 9,000 13,500 Isa- 6. bu.tialt lt,gistkq.. au MIrslistere de V9duckstion 22.500 22.500 - - 22,500 250 7. buweau du Projist. 4,500 4,500 27.000 42.300 lo, Soci 84.6M 940 Cuåt*, ý!-- bå-ý eik FLI 18,356 115,200 304,200 177,300 94.500 576,000 691,2OU 50.500 226,800 9ýb.s()0 28,hoo 99.900 10,8o0 1,116,0(>0 - sul Lý.ildra 11.0. 1.280 3.380 1.970 1,050 6.400 7,680 650 2.52() 10.550 320 1.110 120 - 12,400 Ul ø) - r- an % 10% 101 10L 10% 10% 10% IK 10% au Flikk 69.120 5.350 22.680 97,65o 2.800 9.990 1,080 111,600 - eik "llåkrkå £.11. 768 65 252 1,085 32 lit 12 - 1.240 ø Jass frib en % 34% 39% 3 ýØl 35% 33% 31x 33x 35% til Vbu 234,9ý#0 22.860 88.470 346.320 9,540 3Z.940 3.600 392,4ou eks 1)csliaré 14.1.1. 2.611 M 983 3.848 106 366 40 4.360 ess Vsu 995.310 87.210 337,950 [,420,470 41.2211 142,534 15,4d0 1,63ON000 - bu Dýlinim E.U. 11.059 969 3,755 15. 7t13 458 1,587 172 18.000 D i I.Lsi E.U. I i)tý kliss 90,00 55 ANNEXE 1 - - TABLEAU 9 BURUNDI DEUXIEME PROJET D'EDUCATION Calendrier des Décaissements (en millions de dollars E.U.) Année 1/ Décaissements Solde Budgétaire Trimestre - Décaissements Accumulés Non décaissé 1981 1 - - 15.00 2 0.10 0.10 14.90 3 0.20 0.30 14.70 4 0.40 0.70 14.30 1982 5 0.80 1.50 13.50 " 6 1.00 2.50 12.50 7 1.20 3.70 11.30 " 8 1.40 5.10 9.90 1983 9 1.50 6.60 8.40 10 1.60 8.20 6.80 " 1l 1.50 9.70 5.30 12 1.30 11.00 4.00 1984 13 1.10 12.10 2.90 14 0.80 12.90 2.10 15 0.60 13 .50 1.50 16 0.50 14.00 1.00 1985 17 0.40 14.40 0.60 18 0.30 14.70 0.30 19 0.20 14.90 0.10 20 0.10 15.00 - 1/ A partir de la date de mise en vigueur Aout 1979 Source: Estimation- de. la Mission l'um ANNEXE 1 - 56 - GRAPHIQUE 1 BURUNDI - DEUXIEME PROJET D'EDUCATION STRUCTURE DU SYSTEME D'EDUCATION, 1977/78 PRIMAIRE SECONDAIRE SUPERIEUR Premier Cycle Deuxieme Cycle Formation des Instituteurs 5 6 7 8 1 3 4 507 D4 Enseignement Secondaire Génèral2 5 Cycle d'Orientation Cy cle Supérieur 1 3 4 6 7C L AG Enseignement Agricole 4 6Diolômes & Qualifications Primaire A2 - Technicien Moyen 1 2 A2 A3 -Ouvrier/Employé Qualifié 1A4 - Ouvrier Seni-qualifié CN AG - Ingénieur Agronome Alohabetisatic1 ASA - Assistant Sanitaire (Yagamukamai ASO - Assistante Sociale --- ------------------------------------ Sciences Médicales C - Candidature CN - Concours National D4 - Instituteur Adjoint D7 - Instituteur A3. IA ASA A2, IE lA - Infirmier Auxiliaire lE - Infirmier d'Etat Enseignement TechniqueZ L - Licence L-D F 1 f I MA - Moniteur Agricole SD - Sténodactylographe V Examen Il ou Aide Comptable Marché du Travail A4 A3 A2 j/ Droit, Sciences Economiques et Administratives, Lettres et Sciences Humaines, Sciences et Polytechnique, Agronomie, Psychologie et Sciences de l'Education, Education Physique et Sports, Médecine. 2 Mécanique, Travaux Publics et Bétiment, Electricité. Electronique, Travail des Métaux et du Bois, Maçonnerie, Commerce, Comptabilité, Secrétariat, Assistance Sociale, Economie Domestique, Couture et Habillement, Gestion, Droit, Art. Source: Elaboré par la mission sur la base de "Burundi - Education: Priorités et Perspectives," UNESCO, Juin 1978. Banque Mondiale - 20990 ANNEXE 1 - 57 - GRAPHIQUE 2 BURUNDI - DEUXIEME PROJET D'EDUCATION PYRAMIDE DES EFFECTIFS SCOLAIRES-V Taux de Scolansation Niveau Annees Garcons Filles Totai2 par Grouøe a-Age 5 8 - 8 4 137 20 157 Suoerieur 3 242 36 278 0.5% 2 320 48 368 586 88 674 1.293 (87%) 192 (13%) 1.485(1%) 222 93 315 7 434 201 935 904 327 1.231 seconaire 5 1.326 646 1.972 2.5% 4 1,641 809 2.450 1,713 883 2,596 1.830 856 2.686 2.056 924 2.980 10,426 (69%) 4,739(31%) 15.165 (10%) 17.768 5 22.098 primaire 21.303 primaire 12899 8.404 23.0% 3 22.013 13.212 8812.1 15.043 9.788 24,831 8696(1)13,411 34,221 5.,288 (39%) 142.234 (89%) 15.000 12.000 jJ Y compris l'enseignemnent spi:ialisé post-primire sous la tutelle dem Ministère de I'Education Nationale et de 'Agriculture 2 Let chiffres entre oerentiiism indiQuent le ocurætage per raoort aux effectifs totaux 3/ Elves des écoles normales at des établissements d'enseinement commercial, industriel et agricole 4J Non compris les 15 å 20.000 ålevas inscrits dans les écales pripes non subsidies et environ 530 éleves inscrits dans les écols msternelles Source: Ministeres de 1'Education Nationale et de l'Agrculture et 'Burundi - Education: Priorités et Perspectives, Sancue Mondiale - 20991 UNESCO. Juin 1978 ANNEXE 1 GRAPHIQUE 3 BURUNDI - DEUXIEME PROJET D'EDUCATION STRUCTURE DU MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE (1978) Ministre Université Bureau de la Planification Bureau de l'inspection Cabinet du Secrétariat Permanent de la Ministre Commission Nationale pour l'UNESCO Bureau du Proiet Education Comptabilité Direction Générale Direction Générale Direction Générale de l'Enseignement de l'Enseignement de l'Enseignement Primaire Secondaire Supérieur Département Département Département de l'Enseignement de l'Enseignement de l'Enseignement Primaire Secondaire et Normal Supérieur Bureau Bureau d'Etudes des d'Education Programmes de Rurale (BER) l'Enseignement Secondaire (BEPES) Département Département de l'Enseignement de l'Enseignement Parascolaire Technique et Professionnel Bureau d'Etudes de l'Enseignement Technique (BEET) Source: Ministère de l'Education Nationale Banque Mondiale - 20988 - 59 - . ANNEXE 1 GRAPHIQUE 4 BURUNDI - DEUXIEME PROJET D'EDUCATION STRUCTURE DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE PROPOSITIONS DE REFORME Formation Industrielle A3 PREMIERE PHASE PRIMAIRE Formation Commerciale et Administrative A3 Formation A2 FCycle Supérieur du Secondaire Général UNIVERSITE Formation des nInstituteurs (6) Formation Industrielle A3 PHASE FINA LE PRIMA R E - Formation Commerciale et Administrative A3 1 Marché du Travail Admission directe au niveau supérieur de formation dans la Formation A2 limite de 10% des effectifs des admis a ce niveau Premier Cycle du Secondaire Cycle Supérieur du (Cycle d'Orientation ou C.O.) Secondaire Générai -7711 F UNI VERSITE Quatrième année de C.O. 1 devant être progressivement supprimée Formation des Intuteurs D5 1 + Examens et Diplômes Professionnels 0 Orientation A2: Techniciens Moyens A3: Ouvriers/Employés Qualifies 06-05: Instituteurs Banque Mondiale - 20989 BURUNDI DEUXIEME PROJET D'EDUCATION Calendrier d'Exécution Années 1980 1981 1982 1983 1984 1985 Trimestre 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 A. Cons truc t ion,Ameublement & Equipement 1.Ecole Technique Moyenne des Métiers ### ### PPP PPP TTT XXX XXX XXX XXX XXX XXX XXX XXX XXX LLL LLL LLL LLL de la Construction- Bubanza 2.Ecole des Travaux Publics- Gitega ### PPP PPP TTT XXX XXX XXX XXX XXX XXX XXX XXX LLL LLL LLL LLL LLL LLL 3.Département de Mécanique-ETS-Kamenge ### PPP XXX XXX XXX XXX XXX XXX 4.Département Sténodactylographes et ### PPP PPP XXX XXX XXX XXX XXX XXX XXX XXX Aides Comptables-ESTA- Kamenge B.Asistance Technique - Ecole Travaux Publics-Chef de Travaux 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 - Département Mécanique-Chef de Travaux 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 - Etude Enseignement Technique- 3 3 Spécialiste - Etude Education de Base-Spécialiste 3 3 - Architecte et Chefs de Chantier 6 6 9 9 9 9 9 9 6 6 6 - Spécialiste Passation de Marchés 3 3 3 3 3 3 3 3 C.Administration du Projet *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** *** Date de Mise en Vigueur Date de ClÔture Légende ______________( 1er Mars 1980) (30 Juin 1985) # Etudes topographiques et avant -projets P Elaboration documents d'exécution,listes mobilier & équipement et documents appels d'offres T Soumissions et adjudications X Construction et installation mobilier & équipement L Période de garantie * Administration du Projet(dépenses courantes opérationnelles) o0 ANNEXE 2 - 61 - Page 1 de 2 BURUNDI DEUXIEME PROJET D'EDUCATION DOCUMENTS ET DONNEES FIGURANT DANS LE DOSSIER DU PROJET A. RAPPORTS ET ETUDES SUR LA POPULATION, LA MAIN D'OEUVRE ET L'EDUCATION AU BURUNDI 1. Plan Quinquennal de Développement Economique et Social du Burundi,1978-82 (Rapport Principal et Annexes IV et V),Ministère du Plan,Bujumbura. 2. Rapport sur le Recensement Pilote, Août 1978. Ministère de l'Intérieur, Bujumbura,Novembre 1978. 3. La Situation de l'Emploi dans le Secteur Structuré. Revue de Statistiques du Travail. Ministère du Plan et Ministère des Affaires Sociales et du Travail- Bujumbura,Février 1979. 4. "Les Prévisions en Matière d'Emploi pour le Secteur Structuré, 1979-2000". Ministère du Plan et Ministère des Affaires Sociales et du Travail- Bujumbura,Mai 1979. 5. "L'Emploi et la Valeur Ajoutée dans les Industries Manufacturières". Ministère du Plan et Ministère des Affaires Sociales et du Travail- Bujumbura 1979. 6. Projets Industriels: Situation au 5 Avril 1979. Ministère du Plan- Bujumbura 1979. 7. Le Secteur de la Construction. Analyse et Rapport d'Identification. UNIDO-Vienne-Autriche,Janvier 1979. 8. Séminaire sur la Planification des Ressources Humaines et les Besoins Essentiels. Ministère du Plan et Ministère des Affaires Sociales et du Travail/ILO- Bujumbura,Novembre 1978. 9. Rapport de Mission d'Etudes: Formation et Perfectionnement du Personnel de Direction et d'Encadrement des Entreprises du Secteur Industriel. André Germeau-UNIDO, 17 Avril 1978. 10. Burundi - Education: Priorités et Perspectives. UNESCO- Paris-Juin 1978. 11. Burundi - Mémorandum sur le Secteur de l'Education.Rapport Banque Mondiale No. 1717-BU , 26 Août 1977. 12. Projet de Restructuration de l'Enseignement Secondaire-BEPES-Ministère de l'Education Nationale-Bujumbura, Juin 1978. 13. Programme National d'Alphabétisation-Sidicou Baba Moussa-Consultant,UNESCO- Bujumbura , Janvier 1979. -62- ANNEXE 2 Page 2 de 2 14. La Lutte contre l'Analphabétisme au Burundi - Centre d'Entr'aide et de Développement du Burundi , Décembre 1977. 15. Horaires, Programmes et Directives Méthodologiques pour les Classes Primaires de l'Ecole Communautaire - Ministère de l'Education Nationale - Bujumbura, Septembre 1978. 16. Centre de Formation Polyvalente, Formation de Maîtres Pratiques pour les Ateliers Polyvalents, Programme - Ministère de l'Education Nation- ale - Bujumbura , Avril 1978. B. RAPPORTS ET ETUDES CONCERNANT LE PROJET 1. Etude du Sous-Secteur de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle - Michel Petiot, Consultant, UNESCO - Bujumbura - Février 1979. 2. Deuxième Projet Education Banque Mondiale. Projet de Requête. Ministère de l'Education Nationale - Bujumbura - Février 1979. 3. Mission ORT pour la Formation de Personnel dans le Domaine de la Construction et de l'Entretien des Routes. Rapport Préliminaire. Ministère des Travaux Publics, de l'Equipement et du Logement - Bujumbura - Février 1979. 4. Proposition de Programme des Locaux à Construire dans le Cadre de l'Extension de l'E.T.S. à Kamenge - Ministère de l'Education Nationale Bujumbura - Mars 1979. 5. Listes d'Equipement de Base pour les Ecoles Secondaires Techniques, utilisées pour l'Evaluation du Projet. 6. Rapport d'Acttvité 1978(comprenant les programmes de bourses). Direction Générale de l'Enseignement Supérieur - Ministère de l'Education Nationale iiajumbura - 1979. C. DOCUMENTS DE TRAVAIL 1. Documents de travail concernant les aspects architecturaux 2. Calcul des imprévus et de la part en devises étrangères 3. Documents de travail concernant les aspects éducatifs 4. Indicateurs pour la supervision du projet. 29* 00' 29° 30' BU D 00 30 30' SECOND EDUCATION PROJECT R W A N D A PROJECT COMPONENTS: SNew Technical Secondory School for Public Works and Civil Engineering L New Technical Secondory School Proposed Education Zones (5) for Construcion Trades - Mior Roads, Poved U New Mechanics Departrnent (in Existing R Technical School) Major Roads, Unpaved 0 New Secretarial Skills and Bookkeeping Dept Secondary Roads, Unpaved (in Existing Commercial School) @ Notional Capital 2°30' Provincial Capitals (8) 2°30 * Arrondissement (District) Capitals (18) - -- lnternational Boundaries Provincial Boundaries K Arrondissement Boundaries Kirundo T o i o Bukoba Rivers To 8Duoovu ~00,Ä J,O R ugari é } Gisanze Buye Muyinga BuBuye Cibiroke Bsg NgoZ Kayanz ao ureke ~ ~MusenyiT ukb -3°00' Ga'gr' 2Y3O0- Buhiga Bur sira6 .Bubanz Shang Bukeye Cankuzo Murp nMuyaga O Kivoga Kibimba\ J) Mugera orKiganda ''~ Gihet BUJUMBURA Mwisale Rusengo \)Buhonga - ? .Gitega 3'30' 3* 30' Kibumbu Mutumba o Kfihondo N( Bukirosazi Kinyinya T A N Z A N I A aotana - Rubanga t Rutovu Rutana KI.OMETERS < > i 0 2 Burunri emaMiE 4°00 - Rumonge] - 4°00' Buta GThof ~t ha ns been j,cp.ad by the w~r,1 &ank vistat -lus,eMy fo the cort-eece -ef'ht- rtomn hbor the legal strus of any termtory or any endorsernent nr oNyabigina~ ^' v Kampalo. KENYA NyonzoLoc ~Nairob, A ANAN Na 430 29°00G' 29° 30' nr' . Dors-saz,a
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Burundi - Second Education Project : Burundi - Deuxième Projet Éducation
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Бурунди
Источник
Всемирный банк