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Morocco - Fifth Banque Nationale Pour Le Developpement Economique (BNDE) Project : Maroc évaluation de la Banque Nationale pour le Développement Économique

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DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. DB- 74a TRADUCTION NON-OFFICIELLE FILE CO PY A TITRE D'INFORMATION Ce rapport ne peut être utilisé que par le Groupe de la Banque et les organisations ou personnes spécialement autorisées, et à des fins officielles seulement. Il ne peut être ni publié ni cité sans 'autorisation du Groupe de la Banque, lequel ne garantit en aucune manière son exactitude ou son caractère exhaustif. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT MARO C EVALUATION DE LA BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE (Traduction de l'Anglais) Le 5 mai 1971 Development Finance Companies Department MAROC EVALUATION DE LA BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPE1ENT ECONOMIQUE TABLE DES MATIERES Page Paragraphe DONIEES DE BASE RESU1ME iii I. INTRODUCTION 1 i II. ROLE DE LA BNDE DANS L'ECONOMIE 1- 9 2-21 Investissement industriel privé 1 2 La BNDE en tant que source de financement 2- 4 3- 7 La BNDE, agent mobilisateur de ressources 4- 6 8-13 Promotion des projets 6 14 Evaluation des projets 7 15-17 Surveillance de l'investissement 8 18-19 Traits dominants des investissements de la BNDE 8-. 9 20-21 III. ASPECTS INSTITUTIONNELS 10-15 22-40 Actionnaires et Conseil d'administration 10 22 Direction et personnel 10-11 23-27 Relations avec les pouvoirs publics et le monde des affaires 11 28-29 Principes d'action li 30 Evaluation du portefeuille des prêts et des participations 12-13 31-36 Rentabilité et situation financière 14-15 37-40 IV. PERSPECTIVES D'AVENIR DE LA BNDE 16-21 41-56 Avenir de l'investissement industriel au Maroc 16 41-42 Prévisions de la BNDE touchant ses activités et ses besoins financiers 16-l 43-9 Taux d'intérêt et subvention de l'Etat 19 50-52 Projections corcernant la rentabilité et la situation financière 19-21 53-56 V. CONCLUSIONS ET RECOlIANDATIONS 22-24 57-65 Conclusions 22-23 57-63 Recommandations 23-24 64-65 Le présent rapport procède des constatations faites par une mission composée de iM. Pollan et Hidalgo qui s'est rendue au Maroc en septembre 1970 ainsi que de contacts qui ont eu lieu par la suite avec la BNDE au cours de 1971. ANNEXES 1. Private Investment in Manufacturing - Approvals by the Investment Commission 2. Financing of Investments in All Sectors 3. Long-term Resources as of December 31, 1970 4. Comparison of Projects Authorized under Loans 571 and 660-MOR 5. Analysis of Investments Approved 6. Shareholders and Ownership Structure 7. Board of Directors as of December 31, 1970 8. Organization Chart 9. Statement of Policy 10, Equity Portfolio as of December 31, 1970 11. Profit and Loss Statements, 1966-1970 12. Summary Balance Sheets, 1966-1970 13. Forecast of Operations, 1971-1975 14. Projected Statements of Income, 1971-1975 15. Projected Sources and Uses of Funds, 1971-1975 16. Projected Balance Sheets, 1971-1975 17. Estimated Disbursement Schedule for the Proposed Bank Loan IBRD/DF April 19, 1971 BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE BASIC DATA Year of Establishment: 1959 % of Ownership (September 30, 1970) No. of Shares Total (Par value DH 50) Government, direct and indirect 172,927 43.23 Moroccan private institutions 59,185 14,80 Moroccan individuals 1,582 0.39 Total Moroccan 233,694 58.42 Foreign financial institutions 67,519 16.88 IFC 98,737 24.70 Total Foreign 166,306 41.58 Total Capital 400,000 100.00 Bank Group Financing a. IFC InvestIent in BD's Shre Ci Investment Date Number of Cost per Total Investment No. Approved Shares Share at Cost (US$) (US$ 56-MOR Dec. 20, 1962 150,000 10 1,495,774 Share Sales 51,213 10 501,645 Held by IFC 98,787 10 994,129 b. IBRD Loans (as of March 31, 1571, in US$000) Rate of Loan No. Date Signed Interest Net Amount Authorized Disbursed 329-MOR Dec. 21, 1962 Variable 7,580 7,580 7,580 447-MOR May 13, 1966 Variable 10,582 10,582 10,582 571-MOR Nov. 14, 1968 Variable 15,000 14,932 9,h09 660-MOR March 6, 1970 7% 15,000 14,941 5,329 Operations (DH millions) Direct Loans 1967 1968 1969 1970 Net approvals 50.2 64.2 65.5 164.7 Commitments 39.6 38.4 68.5 65.0 Disbursements 47.4 32.3 42.7 61.1 Equity Investments Approvals 2.1 - 0.1 3.0 Disbursements 2.4 2.4 0.7 1.6 Rediscounts Approved 70.6 39.2 5.4 96.7 Financial Performance (a) Total assets 195.9 214.7 226.7 260.9 of which Loan Portfolio (162.6) (172.6) (188.2) (218.9) Equity Portfolio ( 16.1) ( 18.0) ( 18.5) ( 19.3) Total Equity 39.0 30.8 32.8 36.5 Long-Term Debt 135.5 162.6 172.4 201.1 of which Bank Loans ( 89.2) (107.0) (119.6) (151.3) Long-Term Debt/Equity 3.5 5.2 5.2 5.5 Long-Term Debt/Equity as defined in Bank Loan Agreement 1.5 2.0 2.7 2.8 (b) Earnings before interest, tax and provisions as % of average total assets 5.0 5.2 5.6 5.6 Profit before tax as % of average equity 8.5 11.0 13.1 14.0 Profit after tax as / of year-end share capital 8.8 14.9 16.3 18.7 Administrative costs as % of average total assets 1.3 1.2 1.2 1.1 Reserves and provisions as % of portfolio 5.0 5.6 6.1 7.0 Book value as % of par 130.1 154.0 164.2 182.6 Dividend as % of par ";6% 6 7 / - / Proposed - iii - EVALUATION DE LA BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPIENT ECONOMIQUE RESUME i. Le présent rapport a pour objet de mettre à jour l'exposé de la situation et des perspectives d'avenir de la BNDE contenu dans un rapport précédent (DB-57(a)) soumis aux Administrateurs le 30 dé- cembre 1969 sous la cote R69-244. ii. Les opérations de prêt direct de la BNDE ont continué de progresser durant l'exercice qui vient de s'écouler et le quatrième prêt de la Banque Mondiale à cet établissement, approuvé le 13 janvier 1970 par les Administrateurs, est à l'heure présente entièrement engagé. Comme par le passé, la BNDE a fait office d'établissement marocain de prêt à long terme à l'industrie, la plupart des capitaux prêtés ayant servi à financer des importations de biens d'équipement. La BNDE n'a pris que peu de participations ces trois dernières années. Elle ne joue encore qu'un rôle assez effacé dans la mobilisation de l'épargne. Elle est tributaire à plus de 90 pour cent du Groupe de la Banque et de l'Etat marocain en ce qui concerne ses ressources. iii. Sa situation financière est satisfaisante et sa rentabilité - qui avait inspiré des inquiétudes il y a quelques années - s'est grandement améliorée. Son portefeuille à long terme est diversifié et de bonne qualité, le peu de risques véritables auxquels elle est exposée est amplement couvert par des réserves. Ses participations dans les textiles restent substantielles mais leur importance relative dans son portefeuille a des chances de diminuer considérablement avant que ne s'exécutent les plans gouvernementaux qui doivent avoir pour effet d'augmenter la capacité de production de l'industrie textile marocaine. iv. La qualité des évaluations auxquelles procède la BNDE est bonne des points de vue technique et financier. Le tri des projets a été facilité par l'adoption de conditions de rentabilité que la BNDE pose depuis l'an passé. Toutefois la BNDE a encore beaucoup à faire dans le sens d'une meilleure appréciation de l'incidence que ses opérations exercent sur l'économie marocaine, notamment en ce qui concerne la mesure dans laquelle ]a compétitivité des affaires qu'elle finance provient de la protection qui leur est accordée contre les importations. La BNDE exerce sur la réalisation des projets une surveillance qui est bonne en ce sens qu'elle lui permet de déceler les problèmes qui se posent3 quant aux leçons pratiques qu'elle en retire, elle n'a pas encore trouvé le moyen de les appliquer métho- diquement à l'évaluation des projets et à I'acquirsition d'une con- naissance plus profonde de l'économie marocaine. - iv - v. Si la composition de l'actionnariat et du Conseil d'ad- ministration de la BNDE n'a guère changé depuis deux ans, des modi- fications profondes ont récemment été apportées à sa haute direction. Elle a un nouveau président qui est également son directeur-général, et un directeur-général adjoint. Son personnel a gagné en expérience et en maturité. Les difficultés suscitées il y a deux ans par une coordination interne déficiente sont maintenant moins aiguës. vi. L'activité de la BNDE s'est rapidement intensifiée en 1970. Elle dispose d'une réserve considérable de projets qui en sont à un stade d'étude déjà très avancé, et la situation générale au Maroc est propice à l'investissement industriel privé. La B'DE est donc fondée à prévoir une élévation de son volume d'affaires jusqu'au milieu de la décennie en cours. Ccme il apparait que son rôle principal res- tera le financement direct des importations, la BNDE s'attend à prêter d'ici à la fin de 1972, 61 millions de dollars sur lesquels 49 millions serviront à financer des importations. Elle ne prévoit que peu de prises de participations ces prochaines années. Elle devrait se montrer plus active dans ce domaine et d'ailleurs aussi faire davantage pour attirer des coparticipations au financement des grands projets. vii. La BNDE se tourne de nouveau vers la Banque Mondiale pour reconstituer ses ressources. Si cette Banque lui accordait tout ce dont elle a besoin, elle se trouverait être en 1975 le bailleur defonds de près de bo pour cent de ses ressources à long terme. Il est donc encourageant de constater que la BNDE s'efforce actuellement de trouver des capitaux auprès d'autres sources que ses bailleurs de fonds habituels. L'autorisation qui lui a été donnée d'exploiter le marché intérieur devrait lui faciliter la tâche. Le gouvernement a en effet accepté de lever les restrictions qui la gênaient à cet égard. Autre décision importante prise récemment par les pouvoirs publics: celle de permettre à la BNDE de faire passer le taux d'in- térêt qu'elle charge de 7 à 0 pour cent immédiatement et à 9 pour cent à la fin de 1971. Cette mesure devrait lui permettre d'atteindre un niveau d'activité et par conséquent de revenu suffisant pour qu'elle puisse se passer de subventions. viii. La BNDE est un candidat indiqué et digne de crédit à un nouveau prêt de la Banque. Ce prêt pourrait être de 35 millions de dollars, montant qui est inférieur à ce dont elle aura probablement besoin pendant deux ans et de nature, par conséquent, à stimuler les efforts qu'elle déploiera pour trouver d'autres bailleurs de fonds. Les conditions de ce prêt devraient être celles que la Banque applique aux sociétés finançant le développement, commission d'engagement com- prise. Tout comme pour les deux précédents prêts, le financement de projets du secteur public ne devrait être autorisé que dans les limites prévues par la déclaration de politique de la BNDE, mais cette fois-ci avec un plafond de 6 millions de dollars. Par suite de récentes amé- liorations constatées à la BNDE, sa franchise devrait être portée de 300.000 à 500.000 dollars pour chaque prêt et, pour l'ensemble des prêts, à 7 millions de dollars. L'endettement maximum permis à la BNDE passerait de 4,5 à 5,5 fois ses capitauxpropres au sens qui est donné à ce terme dans les Accords de pret conclus avec la Banque. EVALUATION DE LA BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE I. INTRODUCTION 1 . La Banque nationale pour le développement économique, fondée en 1959, a reçu de la Banque Hondiale quatre prêts s'élevant à un total de 62,5 millions de dollars. Le plus récent, signé le 6 mars 1970, d'un montant de 15 millions de dollars, est entièrement affecté à l'heure actuelle. La BNDE qui est en possession d'une série considérable de propositions de projets a besoin d'argent frais. Le présent rapport a pour objet d'évaluer la BNDE et de recommander qu'on lui accorde un cinquième prêt. II. ROLE DE LA BNDE DANS L'ECONOMIE Investissement industriel privé 2. Le document intitulé "Economic Developments and Prospects in Morocco" communiqué aux Administrateurs le 16 octobre 1970 -sous la cote R70-195 contient une analyse de l'économie marocaine. De 1965 à 1969, à en juger par les seuls indicateurs systématiques disponibles 1/ l'investissement a oscillé entre 134 et lbO millions de DH par an, sans marquer aucune tendance à augmentation. En 1970 toutefois, l'intérêt des investisseurs pour cette forme d'investissement s'est considérable- ment accru. La Commission d'investissement, qui se prononce sur les titres des propositions d'investissement à bénéficiErdes divers encou- ragements offerts par l'Etat, et à laquelle s'adresse la plupart des investisseurs, a fait connaÎtre que les approbations de projets in- dustriels d'ordre privé accordées par elle en 1970 ont été 2,5 fois plus élevées qu'en 1969. (Voir Annexe I). Ce témoignage d'un intérêt accru est corroboré par d'autres indicateurs tels que la montée de la production des matériaux de construction mais l'indice le plus probant reste encore l'engagement rapide du quatrième prêt de la Banque à la BNDE et le jaillissement ininterrompu de projets approuvés par cette dernière. 1/ Approbations de la Commission d'investissement. Elles offrent le seul moyen de suivre la marchade l'investissement industriel privé au Maroc. On n'y trouve aucune donnée sur les investisse- ments eux-mêmes. - 2 - La DIDE en tantue source. de financement 3. La BNDE finance deux secteurs, l'industrie manufacturière et le tourisme. Elle est la source principale du financement à long terme de l'industrie marocaine et joue un rôle prépondérant dans le développement du secteur manufacturier. L'Annexe 2 et le Graphique I font ressortir l'évolution des approbations de projets prononcées par la BNDE rapprochées de celles qu'a prononcées la Commission d'in- vestissement. Si l'on laisse de côté plusieurs grands projets secto- riels publics pour lesquels des crédits-fournisseurs ont été convenus directement entre l'Etat marocain et les vendeurs d'équipements, on constate que la BNDE a contribué au financement de l'ensemble des projets industriels marocains exécutés ces dernières années et semble avoir accordé son soutien à plus des trois quarts de ceux que la Commission a approuvé. 4. Prêts. L'assistance financière octroyée par la BNDE a surtout revêtu la forme de prêts directs d'une durée s'échelonnant entre 3 et 15 ans 1/. Une caractéristique marquante de ces prêts est qu'ils servent à financer des importations dans la proportion d'environ dO pour cent. Lorsque la source du financement est à l'étran- ger, c'est l'Etat qui supporte le risque de change. Les approbations de prêts directs à l'actif de la BNDE sont passées d'une moyenne de 25 millions de DH par an, chiffre d'avant 1965, à plus du double en 1966-1969, pour atteindre un record de 165 millions de DH en 1970. Tandis que les demandes les plus récentes sont encore à l'étude, les engagements ont connu la même progression sauf en 196u, année durant laquelle deux prêts hôteliers %urent annulé,. 5. Les solutions de remplacement aux prêts BNDE à long terme: les crédits-fournisseurs et les prêts à moyen terme des banques de commerce n'ont pas présenté la même constante importance comme source de financement de l'industrie privée et il semble bien qu'elles soient en fort déclin depuis 196. C'est là un fait d'un intérêt tout par- ticulier si l'on considère que les crédits-fournisseurs sont plus faciles à obtenir que les prêts BNDE lesquels supposent une étude préalable assez longue; il est vrai que, dans leur cas, les emprunteurs supportent le risque de change et que leur durée est généralement plus courte. Les prêts à moyen terme des banques de commerce sont limités par l'étroi- tesse des disponibilités de ces banques et sont accordés surtout pour de petits projets. f/ 12 ans au maximum pour les projets industriels. - 3 - 6. Deux circuits empruntés par le financement industriel de la BNDE appellent des commentaires particuliers: a. Les prêts à moyen terme offerts par les banques de commerce à leurs propres risques peuvent être réescomptés par la Banque centrale s'ils ont été évalués et approuvés par la BNDE. Les engagements annuels de réescompte de la BNDE varient beaucoup sous l'effet notamment des incidences exercées par les grands projets du secteur public pour lesquels les banques de commerce ne disposent pas de pos- sibilités de financement suffisantes. La participation de la BNDE se limite au financement des imobilisaticns sans s'étendre aux fonds de roulement. b. La Maroc Leasing, fondée en 1965 avec le parrainage de la BNDE et de la Banque de Paris et des Pays-Bas, loue des équipements aux petites et moyennes entreprises avec option d'achat jusqu'à la fin du bail. Son chiffre d'affaires a cru très rapidement, ses contrats représentant 6,2 millions de DH en 1966, 20 millions en 1969 et davantage en 1970. La Maroc Leasing est maintenant de loin le plus gros client de la BNDE qui lui fournit 60 pour cent de ses ressources en argent. Les services financiers de cette société com- plètent, sans les concurrencer, ceux de la BNDE étant donné la nature des équipements financés par elle (petites ma- chines plutôt que projets entiers) et le faible montant des contrats dont elle s'occupe. Les baux sont inférieurs à 700.000 DM et bO pour cent d'entre eux n'atteignent pas 250.000 DR contre plus de 750.0C0 DM pour c5 pour cent des prêts BNDE. La Maroc Leasing joue un rôle très utile en ceci qu'elle octroie du crédit pour de petites extensions qui n'appeleraient pas une enquête approfondie de la part soit de la BNDE soit de la Commission d'investissement. INVESTISSEMENTS DU SECTEUR MANUFACTURIER APPROUVES PAR LA COMMISSION D'INVESTISSEMENT ET PAR LA BNDE (En millions de dirhams) 500 400 'otal des approbations d'investissements manufacturiers prononcées par la Commission d'in- vestissement 300 Total de l'investis sement représenté par jeta manufacturiers po 200nonc6es par la BNI 200, 1 100 Approbations de projets privés du secteur manuf ac- -. turier prononcées par la C I. ------------------ ~ rite directset-- Prise de participation de la BNDE 0 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Approbations de projets manufacturiers prononcées par la Commission d' investissement (en mill1ioro de DR) Privé 183 161 146 180 134 138 136 300 Tous projets 183 161 251 180 474 243 136 377 0 1BRD-5373WR H 7. Participation. Ces trois dernières années, la BNDE n'a pris que peu de participations. Il en allait tout différemment au début et, à la fin de 1966, cette banque se trouvait à la tête d'un portefeuille d'actions relatives à 24 investissements et représentant une valeur comptable de 15 millions de DH. Le déclin de ses opérations de participation ect partiellement dû au fait gu8elle ne tient pas à gonfler son portefeuille-actions en raison de difficultes qu'elle a ôprouvées a l' égard de certains de ses premiers investissements. Plus importante encore, de ce point de vue, a été la création, en 1966, de la Société nationale d'investissement (SNI), établissement public pour les prises de participation dont nous parlons au paragraphe 10, ci-dessous. Cet établissement et les pouvoirs publics eux-mêmes ont acheté des actions. Ils profitaient des occasions qu'ils jugeaient intéressantes et qui, en raison du désir du gouvernement de participer à certains investis- sements, étaient en pratique réservées à l'Etat et à la SNI. Au cours de négociations, la Banque Mondiale exprima les préoccupations que lui inspirait le peu d'empressement que mettait la BNDE à investir en actions et souligna la nécessité de faire davantage dans ce domaine. Les pouvoirs publics ont déclaré que la BNDE ne rencontrerait pas d'obstacles dans cette voie et que, dans les limites imposées par la prudence à observer en matière financière, elle serait libre de re- chercher des occasions d'investir. La BNDE, agent mobilisateur de ressources Le chiffre total des financements consentis par la BNDE depuis 1962, soit 525 millions de DH dont environ 65 pour cent au moyen de fonds prêtés par la Banque Mondiale, porte sur des inves- tissements se montant à plus de 2 milliards de DH (équivalant à 4CO millions de dollars). La BNDE a réussi à intéresser à ses projets quelques investisseurs de l'étranger, notamment lorsqu'il s'est agi de financer des h8tels par l'intermédiaire de la SOMADET, filiale de la BIDE pour les opérations de financement, et de la SOTHERMA, société vendeuse d'eau minérale. 9. Les ressources propres de la BNDE, en capitaux à long terme, au 31 décembre 1970, sont résumées à l'Annexe 3. Les prêts de la Banque Mondiale y figurent pour 70 pour cent, cu 6h pour cent si l'on ne tient compte que des encours. Les prêts subordonnée de l'Etat à long terme, portant intérêt à deux pour cent, représentent 12 pour cent du total, les obligations détenues par des établissements marocains depuis la fondation de la BNDE en l959 en constituent les 4 pour cent et un prêt de l'AID, signé en juillet 1970, 4 pour cent également. Les fonde pro- pres de lIaBNDE constituent 10 pour cent du total des ressources. Les reserves ont progressé rapidement et atteignent plus de 40 pour cent de l'actif net. La BNDE a besoin de plus de ressources mais dans sa quête de capitaux provenant d'autres sources que jusqu'ici, elle doit compter avec diverses contraintes: - 5 - (a) En premier lieu, au Maroc, le capital privé est mobilisé par les pouvoirs publics et les banques, ce sont les pouvoirs publics qui, dans le pays, réglementent les emprunts à terme. Certes plusieurs établissements ont réussi à pénétrer sur le marché financier, mais jusqu'ici la BNDE s'est vue interdire l'accès à l'épargne privée ou sociétaire si l'on fait exception pour une émission qui eut lieu en 1961 et pour 10 millions de DH de bons de caisse à 3,75 pour cent pris par les compagnies d'assurance et automatiquement renouvelés à leur échéance sous réserve de l'autorisation du Ministère des finances. Cette auto- risation annuelle a été régulièrement accordée jusqu'ici. Au cours de négociations, le Gouvernement marocain a déclaé qu'il traitera la BNDE su±· un pied d'égalité avec les autres établissements marocains à la recherche de capitaux sur le marché national; en fait, la BNDE est sur le point d'émettre pour 20 millions de DH d'obligations en 1971. (b) En second lieu, l'Etat contrôle les taux d'intérêt au Maroc et a obligé la BNDE à maintenir le taux de ses prêts à 7 pour cent car les pouvoirs publics avaient eu le sentiment, par le passé, qu'un relèvement de ce taux décou- ragerait l'investissement industriel et aurait des effets inflationnistes. En compensation, l'Etat subventionne la BNDE pour ses frais d'emprunt supérieurs à 5 pour cent et cela jusqu'à 7 pour cent. La BNDE a reçu une offre de prêt d'un établissement financier de l'extérieur à des taux d'intérêt supérieurs à 7 pour cent, qu'elle n'a pas accep- tée en raison des arrangements qu'elle avait pris avec l'Etat. En conséquence, jusqu'ici, la BNDE est obligée de prêter à des conditions de faveur. Afin d'être moins tributaire de ses deux uniques sources de fonds, la BNDE cherche de l'erÉ.ent ailleurs, auprès de plusieurs banques, européennes notamment. C'est en particulier pour mettre la BNDE en mesure de réussir dans cette recherche que le Gouvernement marocain a récemment décidé de laisser la BMDE relever le taux de ses prêts à dater du ler juillet 1971. Nous pré- sentons les détails de cette décision dans notre paragraphe 51. 10. La bourse marocaine, celle de Casablanca, n'a pas été une source de fonds appréciable pour la BNDE. Cette observation est également vraie pour d'autres entreprises. La bourse de Casablanca, bien que son activité augnente depuis deux ans, ne fait que commencer à se développer. Le marché est étroit, le volume des transactions n'a cru que de 23 millions de DH en 1967 à 54 millions de DH en 1969 pour se tasser à 50 millions de DH en 1970 malgré 65 titres inscrits à la cote. Peu de participations à l'actif des investisseurs insti- tutionnels qui, dans l'ensemble, ne détiennent qu'un dirham en action - 6 - pour 25 dirhams en bons d'Etat. La répugnance que mettent les entre- prises familiales à accepter des acticinairùs extérieurs a eux est aussi un gros obstacle au dÉleloppeent de la bourse. Pour stimuler les achats dractions et aider à élargir le cercle des déten- teurs de valeurs, le gouvernement a patronné en 1966 la fondation de la Société nationale d'investissement (SNI). Cette société dispose d'un capital social de 30 millions de dirhams, dont l'Etat possède 51 pour cent, les établissements du secteur public 29 pour cent, la BNDE cinq pour cent et les investisseurs privés 15 pour cent. La SNI est aussi chargée de gérer toutes les participations financières de l'Etat. 11. A l'except&on de l'investissement de 1,5 million de dirhams dans la SNI, les titres détenus actuellement par la BNDE et dont la valeur comptable s'établit à 22 millions de dirhams ne sont pas cotés en bourse. La BNDE n'a guère de moyens d'activer les transactions boursières et quant aux ventes privées de titres, elles sont inexistantes. 12. Les activités de financement de la BNDE entrainent la par- ticipation d'autres établissements, de banques marocaines principale- ment. Toutefois, il est souvent difficile de dire si cette partici- pation est du goût soit de la BNDE, soit des banques. La BNDE n'a réalisé que peu de financements en collaboration avec des établisse- ments financiers en dehors du Maroc; les principales exceptions sont le projet Lukus auquel a pris part la SFI, des financements à l'ex- portation assurés par la COFACE l/ en France et plus récemment un financement d'achats d'avions avec la coopération de banques améri- caines. 13. Au total, la BNDE n'a joué qu'un rôle assez effacé dans la mobilisation des ressources en dehors de celles fournies par la Banque Mondiale et l'Etat. Elle a fait connaître son intention de chercher davantage à se procurer de l'argent d'autres sources et de susciter des accords financiers auxquels seraient parties des établissements tant nationaux qu'étrangers. Les dispositions visées aux paragraphes 7 et 9 ont pour objet de faciliter son action dans ce sens. Promotion des projets 14. La BNDE ne s'est pas bornée à prêter des fonds pour des projets qui lui étaient amenés. Jusques et y compris le milieu de la décennie 1960-107C, elle a activement poussé les initiatives nou- velles du domaine industriel (plastiques, ciment, poudre de poisson, bitume, moteurs électriques, alimentation pour animaux, huile d'olive, mise en bouteille) et touristique. A part ces derniers mois, les lf Compagnie française d'assurance du commerce extérieur. - 7 - activités promotionnelles de la BNDE n'ont pas été très considérables depuis trois ans, période pendant laquelle cet établissement n'a pris que peu de participations. Les études sectorielles se poursuivent ce qui peut favoriser de nouvelles activités de promotion. Evaluation des projets 15. Les évaluations faites par la BNDE sont maintenant bien supérieures à ce qu'elles étaient il y a deux ans et leur qualité est actuellement bonne. Des 19 projets présentés à l'approbation de la Banque Mondiale ces lu derniers mois, aucun n'a été rejeté et trois seulement ont provoqué des demandes d'éclaircissements. La BNDE possède une bonne section de l'ingénierie, appelée Département du développement et dont les membres ont acquis une expérience con- sidérable en matière d'appréciation des projets portant sur l'indus- trie textile ou alimentaire. Ces ingénièurs collaborent étroitement avec les clients à l'élaboration des projets; il leur arrive fréquem- ment de modifier, voire de repousser des demandes présentées sous une forme non viable. Ils ont atteint un niveau tel que les projets de la BNDE ne suscitent que peu de difficultés techniques. La BNDE a à son actif un bon nombre de projets qui ont été exécutés avec ponctualité et rares sont ses clients qui ont connu de gros dépasse- ments de devis. 16. L'analyse financière est traitéeavec compétence. L'analyse du marketing et de l'organisation est moins bien faite. Les services de la BNDE travaillent en plus étroit contact que par le passé avec les organes dirigeants de ses emprunteurs à l'établissement de projec- tions réalistes. Ils ont souvent à projeter eux-mêmes les affaires de leurs clients et leurs prédictions se sont révélées d'une bonne exactitude jusqu'à présent: dans l'ensemble les résultats financiers ont été assez proches de ce qu'ils avaient prévus. Depuis plus d'une année la BNDE exige que les projets atteignent un niveau de rentabilité intérieur égal au moins à 10 pour cent et s'est engagée à continuer dans cette voie. 17. La plupart des clients de la BNDE ont réalisé des bénéfices ces dernières années mais l'on n'a pas cherché à connaître, de façon systématique, si et dans quelle mesure, le bon comportement financier de cette clientèle est dû à la protection qui lui est accordée contre les importations, aux subventions de l'Etat ou à sa propre efficacité. La BNDE développe la partie économique de ses évaluations, comme d'ail- leurs l'étude de sa propre incidence sur l'économie marocaine. Les discussions qui ne cessent de se poursuivre entre la Banque Mondiale et la BNDE sur les moyens d'améliorer les travaux économiques de cette dernière aboutissent à de gros progrès discernables depuis quelques mois déjà. Surveillance de l'investissement 18. La surveillance que la BNDE exerce sur l'exécution des projets se révèle de plus en plus utile en ce sens qu'elle permet à ses organes directeurs d'être prévenus à temps des problèmes qui se posent et des mesures à prendre pour protéger le portefeuille. Les travaux de construction font l'objet de fréquentes visites, et les réalisations sont examinées au moins une fois par an pendant deux ou trois ans après leur entrée en activité. Les rapports d'ins- pection de la BNDE donnent une image exacte de l'état d'avancement des projets et du comportement de l'emprunteur et cherchent à établir les causes des écarts constatés entre les projections et les résultats obtenus. 19. Néanmoins la rétroinformation qui devrait découler de ces rapports n'est pas pleinement mise à profit dans les évaluations ul- térieures car ils ne sont pas diffusés parmi le personnel des dépar- tements responsables do ces évaluations. En outre, l'étude systématique de l'usage qui devrait être fait, en dernière analyse, des rapports d'inspection pourrait conduire à des conclusions intéressantes sur les répercussions économiques des projets BNDE. Celle-ci dispose maintenant d'une documentation substantielle sur les perfonancès de irindustriemarocaine qui, si elle était analysée et évaluée, serait très précieuse non seulement pour la BNDE mais aussi pour le gouver- nement et les autres entités qui s'intéressent à la politique indus- trielle du Maroc. La BNDE s'est engagée, au cours de négociations, a entreprendre l'évaluation nécessaire. Traits dominants des investissements de la BNDE 2C. Le fait que la BNDE participe au financement de'la plus grosse partie des projets industriels du secteur privé marocain porte à penser que certaines conclusions touchant le développement de l'en- semble de l'industrie marocaine pourraient être tirées de l'expérience acquise par cette banque. On trouvera exposés à l'Annexe 4 les traits saillants des projets financés par la BNDE au moyen des deux derniers prêts accordés par la Banque Mondiale, et à l'Annexe 5, les principales caractéristiques des opérations de la BINDE depuis leur début. a. L'ampleur des projets financés par la BNDE a augmenté (et d'une façon particulièrement marquée ces derniers mois). Sans tenir compte de la grande raffinerie de sucre de Doukkala, 30 projets manufacturiers financés par l'em- prunt 571-HOR ont bénéficié de prêts équivalant en moyenne à 173.000 dollars EU; le total des investissements impliqués par ces affaires s'est élevé, en moyenne, à 350.0Co dollars EU. En vertu du prêt 660-HOR, la BNDE a accordé pour 22 projets manufacturiers un montant moyen de 436.000 dollars EU, les coûts totaux moyens s'étant élevés à 953.000 dol- lars EU. - 9 - b. Les projets industriels de la BNDE sont de plus en plus orientés vers l'exportation en dépit de l'encouragement insuffisant que ce secteur reçoit de l'Etat. Sur les 31 projets manufacturiers financés par le prêt 571-MOR, deux visaient une production exportable à plus de 50 pour cent et trois, à plus de 10 pour cent. Sur les 22 projets fi- nancés par le prêt 660-HOR, cinq (tous concernant des pro- duits alimentaires) se rapportent à des fabrications surtout exportables et cinq autres exportables à 10 pour cent pour le moins. Sur les 12 projets restants, six concerneront des productions réalisées à des prix assez concurrentiels qui d'après les projections ne devraient excéder que de peu les cotations c.a.f. Les six autres bénéficieront de taux de protection plus élevés. Nous n'avons pas pu ob- tenir de données sur la protection dont jouissent les réa- lisations BNDE déjà en activité mais les projets au sujet desquels des engagements ont été pris récemment marquent une tendance à une compétitivité accrue. c. Il n'existe pas de données systénatiques sur la répartition géographique de l'industrie marocaine. Toutefois, il est probable que les projets BNDE donnent une idée de cette répartition en général. Cela étant, 40 pour cent de ces projets étaient concentrés dans la région de Casablanca de 1959 à 1966, contre 25 pour cent de 1967 à 1970. L'Etat concédait des encouragements fiscaux aux projets intéressant la région de Tanger mais la proportion des projets financés par la BNDE dans cette région n'a pas augmenté ces récentes années. Rien n'indique que les investissements BNDE aient favorisé la déconcentration de l'industrie en direction d'au- tres régions. d. Le tableau sectoriel des projets industriels BNDE ne s'est pas modifié depuis deux ans. Les textiles et l'alimentation représentent toujours quelque 40 pour cent des engagements de la BNDE à partir de fonds prêtés par la Banque Mondiale, et la Maroc Leasing environ 15 pour cent. En revanche, le financement hôtelier s'élimine rapidement en raison de l'ex- tension prise par la CIH. 21. En résumé, l'impact économique du financement par la BNDE est considérable. Les tentatives faites par cet établissement pour en discerner la nature et l'importance présentent un intérêt particulier en ce sens que c'est le moyen qui permettra à la BNDE de connaître par elle-même ces données et de les appliquer à l'évaluation des poli- tiques et des procédures qu'elle entend pratiquer à l'avenir. - 10 - III. ASPECTS INSTITUTIONNELS Actionnaires et Conseil d'administration 22. Aucun changement important n'est à signaler en ce qui con- cerne les actionnaires de la BNDE (voir Annexe 6) ni la composition de son Conseil d'administration (voir Annexe 7) depuis que le rapport (R69-244) recommandant à la Banque Mondiale d'accorder un quatrième prêt à la BNDE a été remis aux Administrateurs le 30 décembre 1969. Direction et personnel 23. Direction. Après une stabilité presque totale depuis 1966, trois changements importants sont survenus dans la haute direction de la BNDE ces lb derniers mois. Le 22 décembre 1969, N. 1ohamed Bargach a remplacé le Prince Moulay Hassan Ben iehdi à la présidence du Conseil d'administration de la BNDE. Le 25 mars 1970, M. Azzedine Sefrioui, jusque-là directeur du Département juridique et de la marche des investissements, fut nommé directeur général adjoint. Enfin, M. Mohamed Benkirane qui était directeur général depuis environ cinq ans donnait sa démission le 30 mai 1970 pour devenir président-directeur général de la Banque marocaine pour le commerce et l'industrie. M. Bargach lui succéda le 2 juillet. 24. M. Bargach, ancien gouverneur adjoint de la Banque centrale du Maroc et ex-Ministre de l'agriculture jouit d'un prestige considérable dans le pays. Il s'est donné tout entier à sa tâche de chef de la BNDE. Il entretient de bonnes relations avec le monde des affaires et a puissament contribué à l'intensification des activités de la BNDE ces derniers mois. M. Sefrioui, directeur général adjoint de la BNDE, appartient à cet établissement depuis 1959. 25. Le pouvoir de décision appartient au premier chef à M. Bargach qui délègue certaines de ses responsabilités au directeur général adjoint lequel a la haute main sur le contrôle des projets, la comptabilité et l'administration, et au directeur du Département du crédit auquel revient la tâche d'évaluer les projets. M. Marcel Alacchi, économiste doté d'une vaste expérience des affaires publiques, a été récemment placé a la tête des études économiques de la BNDE. 26. Personnel et organisation. L'Annexe o contient l'organigramme de la BNDE. Au 31 décembre 1970, le personnel cadre de la BNDE compre- nait 43 personnes, dont deux étrangers. Dans l'ensemble ce personnel a maintenant acquis plus d'expérience et de maturité. Plusieurs de ses membres appartenant aux échelons moyens témoignent de hautes ca- pacités. - il - 27. Les évaluations incombent à trois départements: ceux du Développement (aspects techniques), des Etudes économiques (études des marchés, notamment au niveau macroéconomique) et du Crédit (qui fait la synthèse, et les projections financières). La coordination de ces trois départements est en progrès depuis une année. Personne n'est spécialement chargéede l'assurer, mais le directeur du Départe- ment du crédit la réalise dans une certaine mesure. Les contacts pro- fessionnels entre les membres du personnel sont plus étroits que ce n'était le cas il y a deux ans et les équipes composées de membres des trois départements travaillant à l'évaluation de mêmes projets ont pris l'habitude de se réunir régulièrement. Le président n'in- tervient qu'au dernier stade de l'évaluation et au sujet des seules questions essentielles. S'il est vrai que la coordination s'est beaucoup améliorée depuis deux ans, elle n'en requiert pas moins une attention suivie de sa part. Relations avec les pouvoirs publics et le monde des affaires 28. La situation est à peu près la même qu'en 1969. Le fait que la BNDE est tributaire de l'Etat pour ses ressources financières, pour les subventions attachées aux taux d'intérêts qu'elle a à payer, et pour d'autres avantages d'ordre eiscal., et que l'Etat est son plus gros actionnaire et dispose de la plus forte représentation au sein de son Conseil d'administration est un motif important, pour elle, d'entretenir de bonnes relations avec les pouvoirs publics. Certes, elle conserve sa liberté de manoeuvre en ce qui concerne les détails des projets et une bonne partie de son organisation propre, mais elle n'en observe pas moins très attentivement les politiques officielles de développement. Dans le cadre ainsi défini, la BNDE s'est efforcée de..faire prCvnloir des considérations commerciales et d'améliorer sa propre efficacité. 29. Avec le monde des affaires, la BNDE entretient des relations correctes et parfois un peu formelles qui semblent se réchauffer quel- que peu depuis un an. Certains clients ne plaignent du nombre de ren- seignements de détail qu'elle leur demande. Rien ne permet de penser que la BNDE favorise un groupe quelconque. Elle tient à être en bonnes relations avec les banques de commerce du Maroc et paraît y parvenir. Principes d'action 30. La politique générale de la BNDE exposée à l'Annexe 9 n'a pas subi de modification ces deux dernières années à une exception près. Le 22 décembre 1969, son Conseil d'administration a relevé la limite normale des engagements qu'elle pouvait prendre en faveur d'une seule entreprise de 10 à 15 pour cent du total de son capital social et des emprunts subordonnés. La Banque Mondiale a accepté cette modi- fication. La BNDE peut financer des entreprises d'Etat mais dans des cas spéciaux seulement, lorsque les capitaux privCs ntcessaires à l#Cta- blissement dù projet ne peuvent être trouvýs à des conditions raisonmables. - 12 - Depuis l'adoption de sa déclaration de politique générale de 1963 .1 BDE n'a accorde que relativement peu de prets directs en faveur de proje s du secteur public3 il n'y en eut que quatre ces trois dernières années. Evaluation du portefeuille des prêts et des participations 31. Portefeuille des prêts. Au 31 décembre 1970, l'encours des prêts consentis à 13d sociétés s'élevait à un total de 219 millions de DH sur lesquels 50 millions (représentant quatre prêts) étaient garantis par l'Etat et 22 millions (deux prêts) par des banques de commerce. Les arriérés continuent à se maintenir à un niveau très modique. Au mois de septembre 1970, huit prêts seulement, pour un encours de 5,1 millions de DH, soit moins de 2,5 pour cent du porte- feuille des prêts, accusaient des retards d'amortissement. Le chiffre réel des remboursements en retard était de 1,1 million de DH, ce qui correspondait à 0,5 pour cent du portefeuille des prêts. Les arriérés d'intérêts sont également peu importants. Le nombre de projets con- naissant de sérieuses difficultés s'est réduit ces trois dernières années. Quatre-vingt pour cent de l'arriéré en intérêts et principal sont attribuables à trois projets seulement qui concernent une fabrique de verre (Manuver), une tannerie (Nouvelle Somatam) et une manufacture de protéines tirées du poisson (Sonafap). Le prêt à la Sonafap est garanti par l'Etat, les prêts à la Manuver et à la Nouvelle Somatam ont de bons répondants de sorte que la BNDE ne s'attend pas à subir des pertes du fait de ces prêts. En dépit d'une certaine concentra- tion dans les secteurs des textiles et des produits alimentaires, la composition du portefeuille des prêts de la BNDE est raisonnablement diversifiée. Il ne semble pas, à l'heure présente, qu'un secteur menacé de récession soit représenté parmi les investissements de la BN¯DE. 32. Risques assumés dans les textiles. Les risques pris dans le secteur des textiles ou la capacité de production était excédentaire et les stocks gonflés, inspiraient quelque appréhension il y a deux ans. Depuis lors, la part des textiles dans le portefeuille des prêts a baissé de 35 à 24 pour cent et continue de s'amenuiser au fur et à mesure que les prêts anciens sont renbour;s. Du reste, les textiles semblent avoir surmonté la crise de 1967-1966 grâce au fait que le revenu du consommateur a augmenté à la suite de la bonne récolte de 196U et de l'amélioration de la productivité enre- gistrée par diverses entreprises qui ont maintenant acquis une plus grande expérience. Au 31 décembre 1970, 42 entreprises textiles avaient un ehcours à la BNDE, sur lesquelles 19 avaient une dette supérieure à 1 million de DH chacune. Deux seulement n'ont pas fait de bénéfices en 1969 contre 10 qui ont accusé un profit net supérieur à 10 pour cent de leur fonds propres La capacité de production et la con- sommation intérieure semblent être à peu près équilibrées aujourd'hui mais cette situation changera probablement dans deux ans lorsque la grande usine COTEF de Fez patronnée par l'Etat (500.00 broches et 1.000 métiers) entrera en activité, ajoutant 25 pour cent à la capacité ac- tuelle. D'ici là une forte proportion des prêts accordés au secteur - 13 - textile en 1965-1966 sera complètement remboursée. Quoiqu'il en soit, le portefeuille textile de la BNDE doit continuer à être sur- veillé de près. 33. Portefeuille des participations. On trouvera à l'Annexe 10 le détail du portefeuille-participations de la BNDE au 31 décembre 1970. Elle a acquis des actions de 25 sociétés, pour un montant de 24,9 mil- lions de DH sur lequel 22,6 millions ont été versés. La BNDE a prévu une réserve spéciale de dépréciation de 2,7 millions de DH concernant six investissements qui ne rapportent rien et dont quatre ont été passés par profits et pertes. Ainsi le chiffre net de l'investissement est de 22,2 millions de DH dont 19,9 millions ont été versés. 34. Le revenu tiré des dividendes a doublé en deux ans, passant de 397.000 DH en 196 à plus de OO.000 DH en 1970, ce qui représente un rendement de 4,2 pour cent, calculé sur le prix diachat du rtfeile-patciaton (coâtre ? -Cur cent en 196-). :2lior:ition sans doute considérable mais ce portefeuille n'en reste pas moins alourdi par quelques investissements improductifs. 35. Le portefeuille-participations de la BNDE peut être ventic ainsi qu'il suit: (Millions de DH) Nombre Montant 1. Sociétés réalisant des bénéfices et distribuant des dividendes 13 14,31 2. Sociétés en formation ou sur le point de démarrer 3 3,03 3. Sociétés ne rapportant rien 5 4,93 21 22,27 La plupart des sociétés appartenant à la première catégorie (repré- sentant 63 pour cent du portefeuille-participations) offrent d'excel- lentes perspectives. Sur les cinq qui pour le moment ne rapportent rien, quatre devraient réaliser des bénéfices en 1971. 36. En bref, les risques sérieux de pertes encourus par la BNDE sur ses prêts et ses participations ne se montent qu'à 3,d millions de DH environ; toutefois, eu égard à la garantie de l'Etat dont bénéficie un projet et les très bonnes cautions qui répondent des deux autres, des pertes ne sont pas probables. - 1h - Rentabilité et situation financière 37. On trouvera à l'Annexe 11, les comptes d'exploitation de la BIME de 1 é6 à 1970, le dernier exercice n'ayant pas encore é vérifié par les éz- perte comptcblee.l rentabiiti do la BL½ conot4u.:ent Cté une ootwco de pr - occupation. Elle inspire moins de soucis maintenant car les bén5fices nets de cette banque sont en augmentation: de 2,65 millions de DH en 1967 (7 pour cent de la moyenne des fonds propres et 8,6 pour cent du capital-actions) à 3,8 millions de DH en 1970 (11 pour cent des fonds propres et 19 pour cent du capital-actions). Cet accroissement du ren- dement s'explique en partie par la réduction du capital-actions de 30 à 20 millions de DH intervenue en 1968 mais en partie aussi par un effet d'amplification non assorti d'un accroissement des frais d'administration. Les subventions de nature diverse accordées par l'Etat à la BNDE ont également fortement influencé la croissance des bénéfices de la BNDE. Sans ces apports, les bénéfices nets de 1970 n'auraient pas dépassé 1,8 million de DH, représentant un rendement de 5,5 pour cent des fondu propres moyens. 38. La BNDE distribue des dividendes depuis 196h. Au titre de chacun des exercices 1968 et 1969, elle a versé 6 pour cent. Un divi- dende de 7 pour cent est envisagé pour 1970. La fraction distribuée sous forme de dividendes est des plus modique (37 pour cent en 1969) et la BNDE accumule des réserves, comme nous le verrons au paragraphe ho. 39. On trouvera à l'Annexe 12 les bilans afférents aux années 1966 à 1970. La situation financière de la BNDE est saine. L'actif s'est accru à un taux annuel de 10 pour cent en 1967 et 1968, de 6 pour cent en 1969 et de 15 pour cent en 1970. Le ratio de liquidité était de 0,98:1 au 31 décembre 1970. Près de la moitié des engagements cou- rants dela BNDE est représentée par les bons de caisse à trois mois dont il a été question au paragraphe 9 et qui ont été renouvelés automatique- ment à l'époque de leur échéance. Dans le cas peu probable où ces bons ne seraient pas renouvelés, les excédents de caisse apportés à la BNLE par ses opérations courantes suffiraient presque à couvrir ce surcroît d'engagements à court terme et la BNDE aurait largement le temps de se procurer le solde par des emprunts à court terme. La liquidité de la BNDE est donc meilleure qu'il n'y paraîtrait à première vue. La dette à long terme était, au 31 décembre 1970, de 205 millions de DH compre- nant h0 millions de DH de prêts de l'Etat subordonnés. Le rapport dette totale sur fonde propree était de 5,6:1 à la même date. Les accords signés avec la Banque Mondiale restreignentles emprunts de la BNDE à h,5 fois le chiffre de ses fcnds propres Ici "fonds propres" inclut la part du montant deo prête de ilEtat oubordopncs rembourseble après la dernière échéance des prêts consentis par la BNDE a l'aide de fonds empruntés à la Banque Mondiale. Cela étant, le rapport en question n'était plus, au 31 décembre 1970, que de 2,8:1. - 15 - 40. La BNDE jouit de la faculté de prélever, sur son revenu cou- rant, des réserves non soumises à l'impôt, à un rythme annuel égal au septième de ses frais financiers directs et à 0,15 pour cent des nou- veaux crédits réescomptables octroyés chaque année. Elle a profité au maximum de cet accord passé avec l'Etat pour se constituer des ré- serves générales destinées à parer au risque de pertes éventuelles. En conséquence, ses réserves et ses gains non affectés sont passés de 54 pour cent du capital-actions de 1968 à 83 pour cent de ce même capital au 31 décembre 1970. Ils étaient égaux, à cette date, à 7 pour cent du portefeuille à long terme de la BNDE, contre un arriéré de prêts de 2,3 pour cent, sans pertes prévisibles. - 16 - IV. PERSPECTIVES DI-AVEiIR DE LA BNIDE Avenir de l'investissement industriel au Maroc 4i. Ainsi que nous l'avons déjà indiqué, l'on a enregistré en 1970 chez les investisseurs privés du M1aroc un vif regain d'intérêt pour l'investissemnent incustriel. Dans les deux années qui vont suivre, certaines branches vont travailler à la limite de leurs capacités (cimenterie, mines et raffinage du pétrole). En outre, les investisseurs étrangers ont marqué de façon concrète qu'ils s'intéressent à plusieurs secteurs manufacturiers (pneumatiques, nylon, boîtes à conserves); des propositions concernant ces secteurs en sont déjà à un stade d'étude très avancé et ont des chances de déboucher sur de vastes projets. L'on devrait donc assister, dans les deux années à venir, à une crois- sance substantielle, par rapport à un passé récent, de l'investissement industriel privé. 42. Au-delà de 1972, les perspectives de croissance industrielle demeurent bonnes. Certaines incertitudes subsistent parce qu'il reste au Maroc à prendre d'importantes décisions de politique susceptibles d'influencer l'avenir: traitement approprié des investisseurs étrangers et encouragements judicieux aux exportations industrielles. Mais certains facteurs travaillent en faveur de l'industrie marocaine. Citons la crois- sance de la demande de matériaux de construction entraînée par l'augmen- tation des constructions d'hôtels, et la croissance continue des produits alimentaires amenée par le rapide développement du tourisme. Importante aussi apparaît l'association, récemment conclue, du Maroc avec la Commu- nauté économique européenne, qui confère aux industriels marocains un régime de faveur dans la zone de la CEE. Le Maroc est bien placé pour tirer parti de cette situation car il dispose d'une main-d'oeuvre abondante et capable. A l'heure actuelle environ 200.000 Marocains, chiffre presque égal à celui de leurs concitoyens employés par l'in- dustrie du pays, travaillent en Europe et nombre d'entre eux reviendront sans doute dans leur patrie enrichis de connaissances nouvelles. Comme le manque de main-d'oeuvre a des chances de subsister en Europe, des entreprises européennes seront tentées d'investir dans ce pays proche qu'est le Maroc et d'utiliser la réserve de main-d'oeuvre qualifiée qui s'y trouve. Dans cette perspective, elles pourront se prévaloir des accès que l'accord d'association du Maroc à la CEE ouvre aux exportations industrielles marocaines. Prévisions de la BNDE touchant ses activités et ses besoins financiers 43. Prêts directs. Les prévisions relatives aux activités des années 1971 à 1975 figurent à l'Annexe 13. Elles reflètent la montée récente des affaires traitées et le grand nombre de demandes de finan- cement actuellement à l'étude. La BNDE prévoit des approbations de prêts de 170 millions de DH pour 1971 et de 150 millions de DH pour 1972 contre 165 millions en 1972. Le niveau annuel prévu pour la période - 17 - 1972 à 1975 est de 150 millions de DH. Les prévisions d'engagements tienrent compte du pourcentage de déchet enregistré dans le passé. La BNDE s'attend à voir les engagements suivre les approbations dans les six mois. 44. Les projets en cours d'étude ne concernent plus l'hôtellerie qui s'était attribuée une forte proportion des prêts BUDE des dernières années. Mais comme nombre de projets, relatifs à de grosses affaires industrielles, se trouvent à un stade d'élaboration déjà fort avancé, le chiffre élevé des prévisions pour 1971 semble justifié. La BNDE est également fondée à prédire, ainsi qu'elle le fait, que ses approbations de prêts se stabiliseront de 1972 à 1975 au niveau de 10 millions de DH par année. Il y a plus: elle a besoin d'inciter un plus grand nombre de partenaires à s'associer au financement des gros projets. En fait, certains parmi les projets approuvés par son Conseil d'administration (deux raffineries et un projet sucrier) appellent des engagements assez considérables de la part de la BNDE (de 25 à ho millions de DH). Même s'ils étaient étayés par des garanties de premier ordre, il serait juste que d'autres prêteurs s'associent à l'effort de financement déployé en faveur de projets de cet ordre 1/. Comme par le passé, 80 pour cent environ des prêts que la BNDE envisage de consentir serviraient à financer des exportations. 45. Participations. Après trois années pendant lesquelles elle n'a que fort peu accordé de participations, la BNDE se propose d'en prendre pour quelque 8,5 millions de DH en 1971, 3 millions en 1972 puis 2 millions chaque année qui suivra. Trois gros investissements expliquent le chiffre anormalement élevé des participations afférentes à 1971. Les niveaux envisagés pour les années suivantes tout en étant plus élevés que pour les derniers exercices, sont toujours très bas. La Banque Mondiale encourage la BNDE à prendre plus de participations. 46. Crédits à moyen terme réescomptables. Ces crédits sont dif- ficiles à prévoir car ils dépendent fortement de la situation des banques de commerce. Etant donné qu'il y a eu beaucoup de gros projets en 1971, la BNDE s'attend à un chiffre élevé d'engagements à moyen terme réescomp- tables. Le niveau annuel estimé pour 1972-1975 est de 60 millions de DH. Ces prêts n'ont pas d'effet sur le bilan, ce ne sont que des engagements éventuels. Ils n'en favorisent pas moins les recettes de la ENDE. Leur incidence sur les revenus de la BNDE devrait décroître progressivement et passer de 7 pour cent du chiffre brut de ces revenus en 1969 à 3 pour cent en 1975. 1/ La BNDE a informé la Banque Mondiale, au cours de négociations, que sauf dans des cas exceptionnels, elle ne la saisirait pas de projets appelant de sa part, pour une affaire donnée,un financement supérieur à 3,5 millions de dollars. - 18 - 47. Ressources nécessaires. Pour faire face aux engagements prévus jusqu'à 1975 (compris), figurant à l'Annexe 13, la BNDE devra emprunter pour près de 600 millions de DH d'argent frais dont le plus clair servira à financer des importations. Les perspectives jusqu'à fin 1972 sont étudiées plus en détail ci-dessous. 48. Le prêt 660-IOR est entièrement engagé. Pour faire face aux engagements afférents à 1971 et 1972, la BNDE aura besoin d'environ 305 millions de DH sur lesquels 61 millions financeront des dépenses en monnaie locale et 244 millions (près de 49 millions de dollars EU) des importations. C'est ce qui ressort du tableau ci-dessous: (en millions de DH) 1971 1972 ler 2 ièe ler 2-ième Total sem, sem. sens sem. Approbations brutes 85 85 75 75 320 Approbations nettes (90%) 77 77 68 67 288 Engagements 84 76 77 68 305 - dont dépenses locales (20%) 16,8 15,h 15,2 13,6 61 - dont importations (80%) 67,2 61,6 60,8 55,4 244 Trois hypothèses principales, fondées sur l'expérience des deux dernières années, servent de base à ces calculs et au reste des projections jusqu'à 1975: un taux de déperdition de 10 pour cent sur les approbations brutes, un intervalle moyen de 6 mois entre les approbations et les engagements et enfin une composante-importations de 80 pour cent des prêts directs de la BNDE. Les engagements se sont accélérés ces derniers temps, et le délai est tombé à trois mois. Néanmoins comme de gros projets sont susceptibles de subir des retards, particulièrement si, comme cela est souhaitable, des efforts sont déployés pour s'assurer le concours de co- prêteurs, il semble plus prudent de s'en tenir au schema biennal observé jusqu'ici. 49. Les 61 millions de DH dont la BNDE aura besoin en 1971-1972 pour ses financements en monnaie marocaine sront- couvçrts par la orCation interne de liqui- ditéâ par une augmentation de 10 millions de DH de son capital-actions envisagée pour 1972 (paragraphe 56) et par un emprunt s'élevant environ à la même somme lancé sur le marché. Sur les 244 millions de DH (48,8 millions de dollars EU) oui seront nécessaires pour financer des impor- tations, la BNDE en possède déjà 34: 19 millions provenant du prêt 660-MOR de la Banque Mondiale et 15 millions provenant d'un prêt de l'AID. Il lui restera donc à trouver 210 millions de DH (42 millions de dollars EU) pour faire face aux prévisions d'engagements relatifs aux importations d'ici à la fin de 1972. - 19 - Taux d'intérêt et subvention de l'Etat 50. La convention signée avec l'Etat le 22 janvier 1960 interdisait àlaBIE deporter le taux d'intérêt de ses prêts au-delà de 7 pour cent et pré- voyait qu'elle recevrait de l'Etat une subvention équivalant au supplé- ment de dépense que représenteraient pour elle les emprunts qu'elle con- clurait à plus de 5 pour cent (avec plafond à 7 pour cent) tant qu'elle- même n'exigerait pas plus de 7 pour cent. Il est bien évident que ce taux d'intérêt de 7 pour cent par an pour les prôta de la BEDE est bas. 51. Le gouvernement estime maintenant qu'il est temps de modifier le taux d'intérêt appliqué par la BNDE. Celle-ci portera à 8 pour cent le taux de ses prêts à partir du ler juillet 1971 et la subvention qui lui est accordée à raison de ses frais d'emprunt sera ramenée à l'équivalent du supplément qu'elle aura à débourser pour ses emprunts conclus à des taux supérieurs à 6 pour cent, avec plafond à 7 pour cent. A partir du ler janvier 1972, son taux de prêt sera de 9 pour cent et la subvention de l'Etat disparaîtra complètement à l'égard des emprunts qu'elle con- clura après cette date. Pour sa part, l'Etat subventionnera directement les emprunteurs de la BNDE pour les dédommager de l'augmentation du taux d'intérêt réclamÉepar la BNDE et celle-ci n'aura rien à voir avec la gestion de la subvention. Le gouvernement étudie en ce moment la structure des taux d'intérêt au Maroc ainsi que les politiques qu'il applique à l'investissement industriel, notamment celle des incitations financières. Ces recherches visant à améliorer le régime des incita- tions afin de mieux utiliser les ressources affectées à cet objet, et à encourager les secteurs industriels bien placés pour exporter en di- rection de la Communauté Economique Earopéenne. Les résultats de ces études permettront au gouvernement de voir comment ses sub- ventions liées au taux d'intérêt pourraient être allouées de façon plus sélective aux emprunteurs de la BNDE, en fonction de la priorité des projets et de la nature des activités qu'il entend encourager. 52. La décision prise par le gouvernement au sujet du taux d'inté- rêt à pratiquer par la BNDE est un pas dans la bonne direction. La Banque Mondiale restera en contact étroit avec 1e autorités marocâinec qui font un effort pour rendre meilleur et plus efficace le régime des incitations prévues en faveur des investissements industriels au Maroc. Projections concernant la rentabilité et la situation financière 53. La BNDE fonde ses prévi&ions financières sur le volume es- compté des affaires décrites aux paragraphes 43 à 46 ci-dessus. Elle tient compte également de la modification qui va intervenir dans le taux d'intérêt qu'elle exige et, comme nous l'avons exposé au paragraphe 56, d'une augmentation de 50 pour cent de son capital-actions envisagée pour les derniers mois de 1972. - 20 - 54. Les comptes d'exploitation pr'visionnels de 1971 à 1975 figurent à l'Annexe 14. Ses bénéfices nets devraient croître de 3,8 millions de DH (10 pour cent du capital-actions) en 1970 à 10,8 millions (15 pour cent du capital-actions) en 1975. Le rendement des partici- pations devrait passer graduellement de h à 5 pour cent durant la période quinquennale. L'on s'attend à ce que les frais d'administration croissent au rythme annuel d'environ 8 pour cent et représentent quelque 0,8 pour cent de la moyenne des actifs totaux à fin 1975 contre 1,1 pour cent en 1969. Les projections tablent sur une élévation du dividende qui devrait être de 8 pour cent dans le cadre des résultats de 1972 et se maintenir à ce niveau en dépit de l'augmentation de capital qui a été décidée. Etant donné que la BNDE est résolue à tirer parti au maximum des réserves que la loi sur l'impôt lui permet de constituer, la partie des béné- fices distribuée sous forme de dividendes baisserait de 37 pour cent en 1970 à 22 pour cent en 1975. En raison des dividendes prévus, la valeur comp- table des actions BNDE passerait de 175 pour cent du pair, chiffre de fin 1970, à 252 pour cent à fin 1975. 55. Les projections relatives aux sources et à l'utilisation des fonds figurent à l'Annexe 15. Cet état et le précédent montrent que le coefficient du service de la dette s'établira à un chiffre confortable pendant la période considérée. Les versements d'intérêts annuels varient de 63 à 65 pour cent des bénéfices annuels avant déduction des dépenses financières. Les remboursements de principal auxquels procédera la BNDE seront, pour chaque exercice, inférieurs de 20 pour cent aux encaisse- ments afférents aux prêts. Le coefficient du service de la dette ne tombera pas au-dessous de 1,3 jusqu'à la fin de 1975. Si la BNDE con- tinue de préserver l'équilibre entre les échéances qu'elle doit assurer du fait de sa dette et les remboursements qu'elle perçoit à raison de ses prêts et si, par ailleurs, elle parvient à maintenir ses conditions actuelles d'emprunt et de prêt pour le gros de ses transactions, son coefficient de service de la dette ne tombera pas au-dessous de 1,2 pen- dant la durée de vie d'un nouveau prêt de la Banque Mondiale. 56. Les projections relatives aux bilans jusques et y compris celui de 1975 figurent à l'Annexe 16. L'actif devrait augmenter plus rapide- ment que par le passé et plus que doubler durant la période quinquennale, passant de 261 millions de DH en 1970 à 652 millions à fin 1975. On es- time que le portefeuille à long terme passera de 238 millions de DH en 1970 à 610 millions en 1975. Le ratio dette à long terme/ fonds ro re montera de 5,7 à 7,h tandis que le ratio dette/fonds propres tel u est défini par les accords de prêt passés avec la Banque Mondiale s'élèvera de 2,8 en 1970 à 5,3 en 1975, la limite fixée contractuellement étant de4,5:1. D'après ses projections, la BNDE dépasserait cette limite à un moment ou un autre de 1972. Son portefeuille est de bonne qualité, une partie substantielle en est couverte par de solides garanties. La BNDE a poursuivi une politique judicieuse de constitution de réserves et celles- ci devraient, durant les cinq années à venir, correspondre à environ 7 pour cent de son portefeuille à long terme; il est en outre probable que - 21 - la BNDE sera en mesure de maintenir à un coefficient convenable le service de sa dette. Il serait donc normal de desserrer la contrainte représentée par la limite d'endettement actuelle. Cette limite pourrait, en toute prudence, être portée au coefficient 5,5. Et même avec cette dernière limite, la BNDE se verrait obligée d'augmenter ses avoirs nets afin d'exécuter les opérations prévues par elle. Au cours des négocia- tions en vue d'un futur emprunt, la BNDE a proposé d'augmenter son capital de 50 pour cent, ce qui le porterait à 30 millions de DH, l'opération devant être terminée dans les derniers mois de 1972. - 22 - V. CONCLUSIONS ET RECONMANDATIONS Conclusions 57. Depuis que les Administrateurs ont, le 13 janvier 1970, approuvé le récent prêt de la Banque Mondiale à la BNDE, le rôle de celle-ci s'est amplifié au Maroc, notamment ces derniers mois, à la faveur d'une expansion rapide des affaires. La BNDE reste la grande institution assurant le financement de l'investissement industriel privé. Elle se montre actuellement moins active dans le domaine des projets touristiques. Son action est très étendue. Face à un investissement industriel privé relativement stagnant depuis des années, la BNDE a accru le volume de ses prêts et fourni la majorité des crédits à terne dont bénéficie l'industrie notamment pour ses importations. Le niveau des participations prises par la BNDE a été bas ces trois dernières années et cet établissement continue à ne jouer qu'un rôle modeste dans la mobilisation de l'épargne. Pour plus de 90 pour cent de ses ressources, la BNDE est tributaire de la Banque Mondiale et de l'Etat. 58. La BNDE reconnaît]a part importante qui revient à l'Etat dans l'économie et dans ses propres affaires du fait qu'il détient la majorité de son capital et qu'il agit comme bailleur de fonds. Toute- fois, elle a su conduire ses affaires avec compétence et améliorer ses pratiques et ses normes. Sa réputation est bonne dans les milieux financiers du Maroc mais elle n'a encore noué que peu de rapports ac- tifs avec les établissements financiers de l'étranger. Elle entretient de bonnes relations avec le Groupe de la Banque Mondiale. 59. Les évaluations de projets auxquelles elle procède sont dans leur généralité bonnes en ce qui concerne leurs aspects techniques et financiers mais l'analyse économique de ces projets devrait être plus poussée de façon à ne pas aboutir à des investissements qui bien qu'étant profitables d'un point de vue financier ne sont pas judicieux d'un point de vue économique. Par le contrôle qu'elle exerce sur les projets, la BNDE se prémunit contre d'éventuelles difficultés mais les conclusions auxquelles elle arrive ne sont pas utilisées dans ses appréciations subséquentes de même que l'abondante information recueillie par elle à l'occasion de ce contrôle n'est pas mise à profit pour mieux connaître l'industrie marocaine ni la contribution que la BNDE lui apporte. La BNDE s'emploie actuellement à combler ces lacunes. 60. D'importantes modifications ont été apportées à la direction de la BNDE ces dix-huit derniers mois. Le personnel de cet établissement a acquis de l'expérience, de la maturité et, dans l'ensemble, il est ca- pable. La coopération à l'intérieur de la BNDE est maintenant meilleure qu'elle ne l'était l'anée précédente mais continue de devoir être sur- veillée attentivement. - 23 - 61. La situation financière de la BNDE est satisfaisante. Son portefeuille parait sain et les défaillances des emprunteurs sont remar- quablement peu importantes. La rentabilité s'améliore encore que les subventions de l'Etat y aient une part substantielle. A la vérité, le contrôle qu'exerce l'Etat sur le comportement financier de la BNDE a jusqu'ici empêché celle-ci d'avoir plus largement recours à des sources de fonds autres que la Banque Mondiale et l'Etat. 62. La BNDE possède un bon nombre de projets en instance et la situation générale paraît propice aux investissements industriels. Elle étudie en ce moment plusieurs grands projets auxquels devraient participer un plus grand nombre de bailleurs de fonds. En tout état de cause elle peut s'attendre à un chiffre d'affaires substantiel ces cinq prochaines années. Les projections font apparaître une grande activité de prêt mais non de participation. Comme dans le passé, la BNDE devrait jouer un rôle primordial dans le financement des importations d'équipements destinés surtout aux entreprises privées qui procèdent à des investissements industriels. A cette fin, elle a besoin d'argent frais - de 42 millions de dollars environ - pour financer la composante- importations des engagements d'investissements qui s'échelonnent jusqu'à fin 1972. 63. La BNDE se tourne de nouveau vers la Banque Mondiale pour reconstituer ses ressources. Si la Banque Mondiale satisfait tous les besoins de la BNDE, elle deviendrait, en 1975, l'origine de 80 pour cent des ressources à long terme de la BNDE, ce qui serait excessif. Il est donc encourageant de constater que cet établissement déploie actuelle- ment des efforts pour obtenir des fonds auprès de bailleurs autres que ses bailleurs traditionnels. Le fait qu'elle peut maintenant s'adresser au marché intérieur devrait lui permettre de mobiliser plus facilement les ressources existant au Maroc. La décision du gouvernement de laisser la BNDE opérer à dos taux d9intérêt qui lui vaudront des revenus tels qu'elle pourra emprunter aux conditions pratiquées par les marchés extérieurs va dans le même sens. Recommandations 64. La BNDE est un candidat indiqué et digne de confiance à un nouveau prêt de la Banque. Ce prêt pourrait être de 35 millions de dollars 1/, somme inférieure aux besoins de la BNDE pour deux exercices et qui serait, par conséquent, de nature à stimuler ses efforts en vue de trouver d'autres sources de financement. Le prêt nouveau servirait comme le précédent à financer le prix c.a.f. de marchandises importées l/ Pour les versements, voir Annexe 17. et 65 pour cent du prix de marchandises déjà entrées au Maroc ou de marchandises fabriquées au Maroc mais incorporant une partie substan- tielle de composants étrangers. 65. Les conditions à prévoir pour ce prêt devraient être celles que la Banque applique normalement aux sociétés qui financent le dé- veloppement, y compris la commission habituelle d'engagement. Comme cela avait été le cas pour deux emprunts précédents, le financement de projets du secteur public devrait être assujetti aux limites indiquées dans la déclaration de politique de la BNDE mais pas plus de 6 millions de dollars provenant du prêt envisagé ne devraient être utilisés à cette fin. Les aptitudes de la BNDE en matière d'évaluation s'étant améliorées, le plafond des franchises devrait être porté de 300.000 à 500.000 dollars sans que leur somme puisse dépasser le chiffre de 7 millions de dollars. Le plafond imposé à la dette de la BIJDE, tel qu'il est actuellement défini par les accords de prêts passés avec la Banque Mondiale, devrait être porté au coefficient 5,5. ANNEX 1 MOROCCO Private Investment in lanufacturing Approvala b3 he Investrent Coision (in DII million) 1969 1970 Sector First Semester Second Semester First Semester Second Semestr Miber Total ihnber Total Number Total Number Total of Pro- Invest- of Pro- Invest- of Pro-Invest- of Pro- Invert- - jects ment jects ment Jects ment Jects ment Textiles 10 33.68 4 5.04 4 13.82 15 38.15 Food Processing 6 31.04 4 16.37 10 20.88 14 29.43 Chemicals 1 .85 1 1.71 6 17.90 4 5.77 Niechanical 1 .80 2 5.34 1 1.60 5 40.96 Ties - - - - 2 63.65 - - Cement & bricks - - 1 9.56 1 4.65 3 13.99 1iscellaneous 17 25.03 15 26.75 22 _3-.9 8 16.39 35 71.40 27 64.77 46 155.80 49 144.69 IBRD/DFC April 19, 1971 ANNEX 2 M0ROCCO - - Financing of Investments in All Sectors (DH millions) I. Projects approved by the Investment Commission 1967 1968 1969 Total Internal Funds Share capital 127.6) 74.4) 28.7) 230.7) Internal generation of )39c% )h1% )51% )42% funds 128.0) 84.9) 71.5) 284.4) External Funds M4edium & long-term loans/ suppliers' credits 347.9)54 215.7)56% 83.5)43% 647.1)53% Leasing 1.) , 2.3) 1.3) 5.0) Equipment Grants 46.5 7% 8.6 3% 12.1 6% 67.2 5% 651.4 385.9 197.1 1,234.4 II. Projects Approved by BNDE Internal Funds Share capital 120.2) 95.2) 33.2) 248.6) Internal generation of ) ) ) ) funds 53.1) 15.7)34%, 384)46F 107.2)41% Sponsors' loans 7.8) 10.0) 8.5) 26.3) External Funds Iiedium-term loans 70.6) 39.2) 5.6) 115.4) BNDE long-term loans 48.2) 64.2)60,1 65.5) 48 177.9)55e Other loans/suppliers' ) 54$ ) )o )) credits 99.7) 106.5) 10.7) 216.9) Equipment Grants 7.5 2,1 19.7 6% 10.4 620 37.6 4% 407.1 350.5 172.3 929.9 Source: Secretariat of the Investment Commission and,BNDE November 30, 1970 IEFD/DFC ANNEX 3 BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPENT ECONOMIQUE Long-Term Rnsources ,. of Donmvr 31, 1970 Net Year Repayment Source Amount Interest Contracted Period (DH '000) Equity Share Capital 20,000 - - Reserves and Surplus 16,47 - - 36,474 Government Subordinated Loans lst 20,000 2% 1962 1978-93 2nd 10,000 2% 1966 1981-96 3rd 10,000 2% 1968 1993-98 40,000 Local Currency Borrowings 6 1/2 % bonds 61-77 1/ 10,399 6 1/2% 1961 1970-77 6% bonds 68-77 2/ 1,732 6% 1968 1970-77 12,131 AID Loan 15,000 4% 1970 1975-90 IBRD Loans 329-IOR 37,500 variable 1962 1970-79 477-MOR 59,500 variable 1966 1970-83 571-1OR 75,000 variable 1968 1971-85 660-MOR 75,000 7% 1970 1972-86 2,000 Total Resources 35,L6r 1/ Issued when BNDE was established in 1959, guaranteed by the Government, and held by local institutions. 2/ Bonds issued to shareholders who elected not to redeem their shareholdings at cash at the time of BNDE's share capital reduction in 1968. IBRD/DFC April 19, 1971 AMEX 14 BAIfQUE HATIONALE POUR LE DEVELOPPENNT ECVO1IQUE Comparison of Projects Anthorized Under loans 571 and 660-I0R Loan 571 Loan 66o No, ;a of Amount No of Amount A. Sectoral Distribution Nanufacturing Food Processing 9 24 8 22 Textiles 11 17 6 14 Chemicals 2 1 1 12 Construction materials - - 5 12 Hechanical 5 4 1 1.5 Paper 2 1 - - Other subsectors 2 1 1 2 Land Improvement - - 2 2.5 Mining 1 3 - - Leasing 3 15 1 17 Transport - - 1 8 Tourism 12 34 Total 47 100 30 100.0 B. Purpose of Investment New enterprise 19 54 9 33 Extension 28 46 21 67 47 100 30 100 C. Export Orientation Projected exports Over 50, of production 2 7 5 22 Between 10t and 50. 2 5 5 23 Less than 10/- 27 86 12 55 31 100 22 100 D. Average Loan Size (US$ 000) Manufacturing Projects 232 436 Other Projects 487 650 All Projects 319 496 E. Average Investment Cost of Projects Financed (US:000) Nanufacturing Projects 751 953 Other Projects 1,391 1,608 All Projects 972 1,156 ./ Includes a loan of $2 million to the Doukkala sugar mill. Doukkala's total investment costs were $12.8 million. IBRD/bFC April 19, 1971 BANQUE NATIONAIE POVt I DEEWPPW ECONDHIQUS Analysia of lavestments Approved (in thousands of Dirhames) Type of Investment 1959-1966 1 1968 1969 1970 TOTAL__ No. Amount No. Amount No. Awount No. Amount *j Aes-n= No. A-unt Direct medum-term loans 1/ 46 29,280 14 10,005 4 900 15 18,110 18 33,550 97 91,845 Direct loog-tea loans 2f 106 186,609 28 40,183 32 63,275 25 47,410 21 131,167 212 468,644 Indirect loan / - 203 266,205 36 70,551 26 39,230 14 5,370 49 3,000 30 2016 Equity investments 22 14,970 5 2,071 - - 2 105 1 3,000 87 2 3,146 Oaranties, etc. Total assistance 264, 7 r7 10 23 Term of Direct Loans Up to 3 years 2 700 2 480 - - 3 660 2 1,850 9 3,6y0 4 to 5 Years 47 30,655 13 10,725 7 5,800 18 19,630 1B 42,700 103 109,510 6 to 8 yeas 82 88,105 19 19,350 15 18,050 11 21,350 9 35,930 136 182,785 9 to 12 years 14 33,175 3 12,750 2 10,450 1 2,000 8 80,318 28 L38,693 Over 12 years 7 63.2S4 4 6 590 12 29,875 7 21 880 2 3,919 32. 125 516 Total direct loans 152 2 r4T _ 9 1,717 30 Size of Direct loans Up to DH 750,000 87 31,425 25 10,935 13 5,210 19 7,540 6 2,880 150 57,990 OH 751,000 - 5 million 58 111,150 14 26,460 21 39,565 19 43,080 22 34,469 134 244,724 OH 5,100,000 - 10 million 3 19,950 2 12,500 2 19,400 2 14,900 7 46,368 16 113,118 OH 10,100,000 and above 4 5 364 - - - - - - 81000 1336 Total direct lomas T" 1i 81 000 3 134 31 7 Purpose of Investment Nee Enterprise 155 260,642 41 81,941 37 90,955 20 29,73S 17 33,179 270 096,452 Extension 229 266 S47 Tt 40 917 26 17 150 36 41 260 72 231198 40 597.072 Total 373fi'T 7~ -fl nTTl 356 T9~ 7 t 264,37 77 1,093,524 Ownership of Enterprise Financed Majority public 2? 140,711 6 49,001 1 25,000 1 5 8 86,o4o 43 300,757 Majority private 3S7 386 478 78 T l 62 83 105 55 9 1 178 337 633 Total 377 771 73'295 *l T!17 ~ 990 ~ 537 7 ,9,2 Nationality of Recipient Predominantly Moroccan 204 316,242 58 94,548 38 62,110 40 39,285 66 194,614 406 706,799 Predominantly Foreign Total180 210 947 26 28 310 25 45 995 16 31 710 23 69763 27 386 725 Geographical Distribution Casablanca 187 214,383 31 26,467 13 19,970 20 20,750 31 101,730 282 383,300 Rabat 22 27,802 7 LB,860 6 6,850 2 2,8S0 8 14,094 45 100,456 Mekne 13 3,680 3 9,200 11 11,200 5 5,250 12 37,120 44 66,450 Fes 37 51,022 12 9,141 1 60 6 15,000 9 37,690 65 112,913 Tetouan 13 5,355 3 5,400 8 15,430 4 3,730 3 6,100 31 36,015 Tangir 35 29,315 6 5,740 8 9,160 4 2,495 5 4,144 58 50,854 Eastern Morocco 6 2,360 1 450 3 950 1 1,700 4 20,580 15 26,040 Tadla 8 42,650 2 65o 1 25,00 - - - - 11 68,loo Marrakech 12 14,920 4 4,000 5 11,880 3 1,740 4 4,049 28 36,58q Agadir 24 i1,598 6 2,310 4 2,985 8 7,980 7 11,170 49 36,043 No specific location 5/ 27 124 104 9 10 840 3 4620 3 9 Soo 6 27 700 48 176,764 Total 5n7 7FFLM" 'tr - ~ 7T 36 B ?7 7 ,9,2 Sector Power and Mining 16 107,894 2 1,000 3 5,500 - - 33,108 26 17,502 Petroleum and derivatives 7 61,450 5 18,410 2 1,900 - - 77,000 19 158,760 Textiles 116 93,095 11 10,260 3 2,750 14 15,980 42,909 153 164,994 Food and beverages 60 73,963 23 56,167 20 48,610 11 8,190 25 33,066 139 219,996 Mechanical industry 37 46,490 9 3,050 2 1,600 2 1,500 1 250 51 52,890 Chemical industry 30 35,067 5 6,450 3 1,600 1 90 ± 9,000 40 52,207 Agriculture 20 11,606 2 460 1 400 - - - 23 12,466 Transportation 16 36,790 4 5,160 - - 3 6,330 9,040 3 57,320 Tourism 7 6,2L0 7 7,041 14 34,925 7 21,880 2,919 37 73,005 Miscellaneous 75 54 594 16 14 860 15 10 820 18 17 0S 5 3 57.085 7 154.384 Total assistance ML97 -67 tLu. * 9 264,77 1/ Loans with a term up to five years. Guaranties, promise of rediscounts, and operations for account of Treasury. 2/ Loans with a term longer than five years. 3/ Assistance to power ani transport sectors. 3/ Rediscounis. IBRD/DFC April 19, 1971 ANNEX 6 Page i BANQUE NATIONALE POUR LE DEELOPFEM ECONOMIQUE Shareholders and Ownership Structure (as of December 31,. 1970) Amount in % of A. Moroccan Dirhams TOTAL 1. Government and Semi-Public Agencies Government 8,.477,550 Crédit Immobilier et Hôtelier (C.I.H.) 166,700 Banque du Maroc 1,000 Caisse de Dep6t et de Gestion (C.D.G.) 1,000 Total 8,646,250 43.23 2. Moroccan Financial and Insurance Institutions Banco Espanol en Marruecos 66,700 Banque Commerciale du Maroc 266,700 Banque Franco-Suisse pour le Maroc ...66,750 Banque Marocaine pour le Commerce et l'Industrie 334,350 Banque de Paris et des Pays-Bas (MAROC) 166,650 Compagnie Marocaine de Crédit et de Banque 366,700 Socidté de Banque du Maghreb 300,000 Société Générale Marocaine de Banques 283,350 The British Bank of the Middle East 66,700 Union Bancaria Hispano Marrroqui 234,000 Union Marocaine de Banques 66,650 Worms & Cie Maroc 174,000 Société Financière et de Participations 33,350 Crédit du Maroc 216,700 Caisse Marocaine des Marchés 66,650 Omnium Marocain d'Investissement 83,300 Caisse Interprofessionnelle Marocaine des 133,350 Retraites Compagnie d'Assurances et Reassurances "ATLANTA" 3,350 La Paix Africaine 5,000 La Providence Marocaine 20,000 Société Marocaine d'Assurances 5,000 Total 2,959,250 14.80 3. Moroccan Subsidiaries of Foreign Insurances Companies L'Aigle Accidents 33,500 Mutuelle Assurance Automobile des Instituteurs 10,000 de France Le Soleil Accidents 66,750 L'Urbaine et la Seine 15,000 . Total 125,250 0.63 TBPJ3/r, April. 1-9, 1971 ANNEX 6 Page 2 Amount in % of Dirhams TOTAL 4. Moroccan Individuals 79 200 0.39 Total Moroccan 11,809,950 59.o5 B. International Finance Corporation 4,939,350 24.70 C. Foreign 1. French Caisse Centrale de Coop6ration Economique 466,650 Caisse Nationale des Marchds de lEtat 166,650 Banque Nationale de Paris 200,000 Cr6dit Lyonnais 250,000 Total 1,083,300 5.42 2. German Dresdner Bank A.G. 200,000 Deutsche Bank A.G. 200,000 Commerzbank A.G. 200,000 Westfalenbank 66,700 Total 666,700 3.33 3. Italian Istituto obiliare Italiano 278,550 Banca Nazionale del Lavoro 277,55o Banca Commerciale Italiana Holding 277,600 Total 83,700 4.17 3. United States Morgan Guaranty International Banking Corporation 667_,ooo 3.33 TOTAL IFC and Foreign 8,190,050 40.95 TOTAL 20,000,000 100.00 1971 ANNEX 7 BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPFI-ENT EC ONOMIQUE Board of Directors as of pecerber 31 , 1970 President (Chairman of the Board) .4'Hamed Bargach 1/ Vice-President Banque du Maroc (Bennani, Deputy Governor) 1/ Directors Mohamed Ben Jilali Bennani (Merchant) Caisse de Depots et de Gestion (M. Rheraye, Managing Director) Larbi Sakkat (Private textile manufacturer) M. Lahlouh, Director of Finance 1/ Bureau d'Etudes et de Participations Industrielles (Mohamed Belkhayat, Managing Director)1/ Abderrahman Guerraoui, Director of Industry, Ministry of Industry Worms et Cie, Maroc (Jean Pineil, Director General) 1/ Union Bancaria Hispano-Marroqui (M. Landa, Director General) Societe Nationale d'Investissement (Lemniai, Director General) Jacques Grosjat, General Manager of Banque Marocaine pour le Commerce et l'Industrie 1/ Frederick Aen, Vice President of Morgan Guaranty Trust Co. of New York Odi Bagloni, Managing Director of Italconsult Klaas Peter Jacobs, Director, Commerzbank Ali A. Khoaropur, IFC Representative 1/ Government Commissaire (Not a Board Member) M. Tazi, Ministry of Finance 1/ Member of the Executive Committee (established on May 31, 1968). IBRD/DFC April 1?, 1971 MOROCCO: BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ORGANIZATION CHART AS OF DEC. 31, 1970 BOARD OF DIRECTORS PRE S;DENFT M 'HAM ED BA RC ACH EXECUTIVE COMMITTEE MANAGING DIRECTOR DEPUTY MANAGING DIRECTOR ADMINISTRATEUR D'RECTFUR GENERAL) M'HAMED BARGACH AZZEDINE SEFRIOUI DEVELOPMENT ECONOMIC STUDIES CREDIT AND INVESTMENT LEGAL AND FOLLOW-UP ADMINISTRATIVE DEPARI MENT AND STATISTICS DEPARTMENT DEPARTMENT DEPARTMENTS DEPARTMENT KOLALI KERDOUDI HANS BURCHARDI MOHAMAD MANSOURI M. IMAGHRI L ACCOUNTS DEPARTMENT TECHNICAL STUDIES OF PROJECTS GENERAL AND SECTORAL APPRAISAL OF PROJECTS CONTRACTS AND LEGAL WORK ECONOMIC STUDIES TECHNICAL FOLLOW-UP ADMINISTRATION OF FOLLOW-UP OF DIRECT LOANS CONTROL OFFICE MARKET STUDIES OF PROJECTS REDISCOUNTABLE CREDITS TOURIST PROMOTION DISBURSEMENTS MOHAMED FILALI REFERENCE CENTER MANAGEMENT OF INDUSTRIAL MANAGEMENT OF TOURIST EQUITY INVESTMENTS RELATIONS WITH IBRD SECTOR SUBSIDIARIES CASHIERS DIVISION ASSISTANT PROFESSIONAL STAFF 6 6 6 DV SECRETARIES, OTHER 4 43 z TOTAL 15 12 13 9 18 Z MANAGING DIRECTOR'S OFFICE : 3 OTHER PERSONNEL (MESSENGERS, CHAUFFEURS, ETC.) 18 TOTAL STAFF d9 PROFESSIONAL STAFF 43 IBRD - 5376(R) April 1971 ANNEX9 BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEENT ECONOMIQtE Statement of Policy (Approved by the Board of Directors on March 29, 1963 and amended on March 7, 1966, September 24, 1968 and December 22, 1969) 1. BNDE's general investment policy should be stated along the following lines: (a) BNDE's objective will be the encouragement of productive investment in Morocco, chiefly in the industrial field. To that end it will assist particularly in the financing of private industrial enterprises to which the major portion of its resources will be devoted. (b) BNDE will assist a non-private enterprise only in special circumstances, and when private capital cannot be found on reasonable terms to carry out the project; (c) BNDE will assist a non-industrial enterprise only when capital cannot be found elsewhere on reasonable terms. An enterprise will not be considered "private" if the Government or any of its agencies directly or indirectly hold 50% or more of its outstanding voting stock. 2. BNDE will consider enterprises only on the basis of their economic and financial merits. To this end, projects will be analyzed as to their ecc omi.c desirability, technical feasibility, financial sound- ness, managemert competence, etc., to insure that only sound productive ventures are financed. BNDE will finance only projects which: (a) have a high economic priority, ard (b) promise to provide a satisfactory rate of return on the investment. BNDE will perform adequate supervision of the operations it finances. 3. BNDE should, as appropriate, make use of a variety of forms of investment, including,w ithin the limits of sound financial practice, equity participations, and the underwriting or participation in the under- writing of securities sold by investment enterprises. 4. In order to assist the development of the Moroccan capital market, BNDE should stand ready to sell portions of its investments to other private investors, with due respect to its own interests and to those of the other participants in the investments sold. ANNEX9 Page 2 5. IWhen one or more comercial bank participates with BNDE in lending to an enterprise, BNDE should exert every effort to ensure that the terms of all the loans, taken together, are well suited to the needs of the enterprise. 6. BNDE should, whenever appropriate, extend technical assistance to its clients in respect of the formulation, execution and operation of projects. 7. BNDE should not normally make direct loans or other investments in favor of one single enterprise aggregating more than 15% of BNDE's paid-up capital, reserves and outstanding long-term Government loans, with the exception of such loans and investments which are covered by a Government guarantee or guarantee from the Caisse Centrale de Garanties or by a bank guarantee after examination of the financial position of the bank concerned. In entering into discounting arrangements with a commeroial bank, involving contingent liabilities, BNDE will limit the amount of its individual commitments on the basis of its assessment of the financial position of the bank concerned and in the light of BNDE's share capital and reserves. 8. In general, BNDE should not take aqW single equity participation larger than the smaller of (a) 15% of BNDE' s paid-up capital and reserves and (b) 25% of the share capital of the investment enterprise concerned. In the case of underwritings, BNDE might take a large commitment in the faith that it will not in fact have to take up more than the proportion of shares here indicated. 9. BNDE will build reserves consistent with sound financial practice. It will annually appropriate a portion of its income to reserves. Appropriations will be made so as to build up total reserves to a level that is appropriate to the size and quality of BNDE's portfolio of loans and equity investments, while permitting the distribution of an adequate dividend to BNDE' s shareholders. The Board of BNDE will review every year the situation in this respect. IBRD/DFC April 19, 1971 ANE 10 BAGUE NATIONALE POUR LE DEVEILPPEMENr ECONOMIQUE Equity Portfolio as of September 30, 1970 B.N.D.E. Net Asset % of ENDE Sector Year of Year Sh rehol Vaue % of Share Equity Dividend in 1970 Remarks Creation Acquired (Book valu Capital Portfolio Amunt ofar I. Profitable Companies Distributing Dividends Carnaud Cans 198 1963 625,000 1,368,885 5.7 2.9 85,000 17 Very profitable Can Manufacturer. B.M.C.E. Bank 1959 1959 886,250 2,091,637 8.3 5.1 83,296 8 Profits doubled in 1969. S.N.C.E. Water utility 1961 1961 100 186 0.0 0.0 20 20 Profitable water apply S. nopoly. S.F.R.M. TV-Radio assemtly 1948 1965 750,000 917,946 30.0 3.5 - - Technical problema suffered during 1969 have been overcome. S.N.1. Investment company 1965 1965 1,500,000 1,649,942 5.0 6.9 105,000 7 Equity Investor, 51% Govern- ment-owned. Maroc Leasing Leasing 1965 1965 5,001,000 5,233,016 25.0 22.0 160,000 8 Complementary Institution leasing industrial equipment. B.C.P. Bank 1961 1961 250,000 509,250 5.0 1.2 15,000 6 Fast growing public bank Somadet Tourism investment 1969 1959 2,800,000 2,962,680 49.8 12.9 86,700 3 Hotel.investment company sponsored by UNDE. M.M. Aluminium Aluminium 1964 1964 507,000 576,000 9.1 1.8 58,000 12 Well managed, fast growing company. SCIF Mechanical worksnhps 1916 1965 859,800 879,360 20.1 5.0 86,000 10 Foreign sponsored Manufacturer of railroad equipment. C.M.M. Finance 1960 1961 551,000 1,028,576 36.1 2.1 81,000 18 Better screening of customers has increased profits. Frusuma Fruit juices 1961 1961 516,000 525,970 13.7 1.9 37,500 9 Fruit juice exporter. Very good prospects. S.therma Mineral water 1960 1960 371.800 523,538 26.0 1.7 22 308 6 Very successful promotion 1L.119' .5Q 1U.X85.2AX W. ktm- by BINDE. II. Companies starting up or under construction S.C.H. Sidi Harazem Hotel 1966 1966 500,000 500,000 25.0 1.9 - - The hotel has opened in 1970. S.N.A. Tourism development 1967 1967 1,735,852 1,735,852 10.0 6.9 - - Land developers in Tangiers improving the land they own. Somadim Glucose and sugar 1966 1966 900 000 773 000 20.0 4.1 - - After suffering losses the 3,035,82 2,9073 2 12.9 company broke ven in 1969. III. Unprofitable comoanies Cellulose du Paper pulp 1952 1963 975,725 557,123 5.2 5.2 An extension planned for 1971 Maroc should improve results. Limadet Transport 1962 1965 1,950,000 1,472,942 21.1 8.9 Ferry between Malaga and Tangiers. Comanav Transport 1960 1967 500 L50 0.0 0.0 Lukus Canning 1966 1966 2,000,000 1,55$,113 23.0 9.0 Joint investment with IFC. Comapra Food processing 1963 1963 1 100 - 0.0 0.0 Total equity portfolio 22,272,1,7 2h, - ,,66 IBRD/DFC April 19, 1971 ANNEX 11 BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEMET ECON0MIQUE Profit &nd Loss Statements, 1966-1970 (in thousands of dirhams) 1966 1967 1968 1969 1970 INCOME Un- Audited) Interest and commissions on: direct loans 8,665 10,882 11,735 12,768 14,664 rediscountable loans 521 529 892 1,108 1,046 Income from equity investments 157 348 397 601 831 Guaranty commission and other income 337 430 557 563 506 Gross Income 9,680 12,189 13,581 15,040 17,047 EXPENSES Interest, etc., on long-term debt 4,506 6,254 7,201 8,188 10,269 Less: Ireasury rebate _hE11 (741) (903) (1,128) (2,100) 4,015 5,513 6,298 7,060 8,169 Interest on notes, deposits, etc. 345 346 323 313 313 Interest and fees paid to Central Bank and miscellaneous financial expenses 89 148 258 612 604 Total financial expenses )4,W49 6,007 6,879 7,985 9,086 Salaries, wages and allowances 1,546 1,692 1,590 1,755 2,020 Other operating expences 43 494 568 636 503 Depreciation of fixed assets 232 261 233 227 223 Total administrative expenses 2,221 2,447 2,391 2,618 2,746 Provisions for doubtful loans and investments - 91 500 250 412 Total expenses 6,670 6,945 9,770 10,853 12,244 Income before tax 3,010 3,244 3,811 4,187 4,803 Taxes on income 607 595 834 924 995 Net Income 2,403 2,649 2,977 3,263 3,808 IBRD/DFC April 19, 1971 AhNEX 12 BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEENT ECONOMIQUE Surmary Balance Sheets, 1966-1970 (in thousands of dirhams) ---------December 31-------------------- 1966 1967 1968 1969 1970 - - (Unaudited) ASSETS Cash 12,905 8,848 14,503 9,533 11,486 Sundry debtors, stocks, etc. 4,656 3,866 5,276 6,355 7,091 17,561 12,714 19,779 15,888 18,577 Loans and investments: Direct loans outstanding 134,567 162,593 172,567 188,258 218,941 Equity investments paid-up 15,275 17,650 20,051 20,771 22,024 Total portfolio 149,842 180,243 192,618 209,029 240,965 Less: provisions 1 076 1,66 2,066 2,316 (2,728) 1 7 17, T77 190, 72 206,713 238,237 Fixed assets net of depreciation 4,740 4,481 4,336 4,136 4,052 Total assets 171,067 195,872 214,667 226,737 260,866 LIABILITIES AND EQUITY Tax payable 607 595 834 924 995 Dividend payable 1,050 1,200 1,200 1,200 - Short-term notes 9,900 10,000 9,900 8,100 10,000 Other current liabilities 9,579 9,515 9,342 11 219 12,280 21,136 21,310 21,270 2 23,275 6-V% bonds 1961-1977 8,000 8,000 7,405 ( 6% bonds 1961-1971 10,180 8,375 6,460 (12,806 9,842 6% bonds 1968-1977 - - 1,732 ( IBRD Loans 64,161 89,158 106,992 119,648 151,275 82,3b1 105,$33 122,.89 132,454 161,117 2% subordinated Government loans 30,000 30,000 40,000 40,000 40,000 Share capital 30,000 30,000 20,000 20,000 20,000 Legal reserve 466 512 567 629 629 Reserve for rediscountable loans 254 297 383 428 428 General loan reserve *,929 6,484 8,120 9,907 9,907 Free general loan reserve 500 5Co 00 00 00 Investment reserve 351 463 611 775 775 Undistributed surplus 1,090 773 621 601 4,235 37 590 39,029 30,802 32,840 36,474 Total liabilities and equity 07 872 7 2 260,866 Guarantee liabilities outstanding 7,531 4,519 7,704 4,895 1,980 Cutstanding commitments for rediscountable credits 60,524 79,967 124,639 134,537 110,863 IBRD/DFC April 19, 1971 BANQUE IATIOIALE POUR LE DEVELOPPEIENT ECOUONIQUE . Forecast of Operations 1971-1q75 (in thousands of dilthams) 1970 191 1972 1973 1974 197 (Actual) I. Direct Loans Loans approved 164.,717 170,000 150,000 150,000 150,ooo0 150,000 Contracts signed 64,980 160,000 135,000 135,000 135,000 135,000 Disbursements 61,150 103,000 155,000 16,o0o 131,000 128,000 II. Equity Investments Investments approved 3,000 8,500 3,OOO 2,000 2,000 2,000 Contracts signed 3,000 8,500 3,000 2,000 2,OOO 2,000 Disbursements 1,055 5,875 6,275 6,300 2,000 2,000 III. Rediscountable Credits Credits approved 96,600 80,000 60,000 60,000 60,000 60,oco Contracts signed 96,600 80,000 60,000 60,000 60,000 60,000 Outstanding, end of period uo,863 214,280 196,960 195,640 190,640 181,000 IBRD/DFC April 19, 1971 ANNEU 1h Page 1 BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE Projected Statements of Income, 1971-1975 (in thousands of dirhams) Year ending December 31 actual 1970 1971- 1972 1973 1974 1975 INCOME (unaudited) Income from loans Direct loans 14,252 18,930 25,161 32,476 38,321 41,786 Rediscountable loans 1,046 1,200 1,600 1,450 1,500 1,500 Commitment charges, other fees, commissions 4l2 500 550 580 610 64o Dividend income 831 900 1,150 1,570 1,850 2,150 Income from short-term investments 356 350 350 350 350 350 Other income: Rental Incane 150 150 150 150 150 150 Total Income 17,047 22,030 28,961 36,576 42,781 46,576 EXPENSES Interest and commitment charge on borrowings 9,086 12,538 16,999 21,874 25,483 28,056 Salaries and other personnel expenses 2,020 2,100 2,150 2,250 2,hoo 2,600 Other Administrative expenses 726 950 1,000 1,050 1,100 1,150 rovisions for doubtful investments l2 100 100 100 - - Total Expenses 12,244 15,688 20,249 25,274 28,983 31,806 Profit before tax 4,803 6,342 8,712 11,302 13,798 14,770 Provision for tax 995 1,388 2,156 2,828 3,692 3,932 NET PROFIT 3,808 4,954 6,556 8,h 108806 APPROPRIATIONS Dividends 1,400 1,500 1,600 2,400 2,400 2,400 Reserves 2,319 3,159 4,178 5,373 6,385 6,930 Unappropriated surplus 89 295 778 701 1,321 1,508 3,808 4,95 6,556 8,474 10,106 10,838 IBRD/DFC April 19, 1971 ANNEX 14 Page 2 Year ending December 31 1970 1971 1972 1973 1974 1975 (Actual) Profit before tax as % of average equity 14.6 17.2 18.9 20.1 21.8 20.6 Profit after tax as % of year-end share capital 19.0 24.8 21.9 28.3 33.8 36.2 Administrative costs as % of average total assets 1.1 1.0 0.8 0.7 o.6 0.6 Yield of Equity port- folio (%) 4.0 4.0 h.o 4.4 4.7 5.1 Dividend as % of par value 7 7.5 8 8 8 8 Dividend as % of net earnings 37 30 25 29 24 22 IBRD/DFC April 19, 1971 ANNEX 15 BANQUE NATIONAL POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE Projected Sources and Uses of Fbnds 91-21975 (in thousands of dirhams) actual Year ending December 31 1970 1971 1972 1973 1974 1975 (unaudited) SOURCES Profit before tax 4,803 6,342 8,712 11,302 13,798 14,770 Non-cash charges 635 320 320 300 200 200 Cash generation 5,438 6,662 9,032 11,602 13,998 14,970 Drawdown on borrowings 58,600 105,000 125,000 110,000 80,ooo 80,ooo Loan collections 31,122 W0,00O 46,000 55,000 80,000 93,000 Share capital increase - - 10,000 - - - 95,160 151,662 190,032 176,602 173,995 157,970 USES Increase in fixed assets 122 50 50 50 50 50 Loan disbursements 61,150 103,000 155,000 146,000 131,000 128,000 Equity investments 1,254 6,529 6,470 6,595 2,385 2,500 Repayments - Against local currency loans 2,96h 3,143 2,25h 2,308 2,372 2,439 - Against foreign currency loans 21,366 22,588 21,882 23,h20 28,065 40,105 Increase in current assets 725 (1,080) - - - (Less increase in current liabilities) 3,231 4,544 620 (5,599) 4,034 (8,544) Tzx 995 1,388 2,156 2,828 3,692 3,932 Dividend 1,400 1,500 1,600 2,200 2,400 2,400 Increase in cash 1 933 10,514 10,000 - - - 151 L662 190,032 1769O2 173998 187L97 IBRD/DFC April 19, 1971 ANNEX 16 BANQUE NATIONAL POUR LE DEVELOPPMENT ECONOMIQUE Projected Balance Sheets, 1971-1975 (in thousands of Dirhams) Year ending December 31 1970 1971 1972 1973 1974 1975 (Actual) . ASSETS Cash and Short term Investments 11,486 22,000 32,000 32,000 32,000 32,000 Receivables 7,91 6,011 6,011 6,011 6,011 6,011 18,577 28,011 38,011 38,011 38,011 38,011 Outstanding loans 218,941 281,940 390,940 481,940 532,940 567,940 Equity investments 22,024 28,040 34,508 41,103 43,488 45,988 (Less provisions) (2,728) (2,828) (2,928) (3,028) (3,028) (3,028) Total Loans and Investments 233,237 307,152 422,520 520,015 573,400 610,900 Fixed assets 4,052 3,882 3,712 3,562 3,412 3,262 260,866 339,045 464,243 561,588 614,823 652,173 LIABILITIES Tax payable 995 1,388 2,156 2,828 3,692 3,932 Dividend payable 1,400 1,500 1,600 2,400 2,400 2,400 Other current liabilities 12,280 17,243 25,755 31,282 26,384 17,400 24,675 20 131 29,511 36,510 32,476 33,732 Foreign currency borrowings 151,275 2316803 To3,363 75,318 495,213 Local currency borrowings 9,842 26,699 24,445 22,137 19,765 17,326 Subordinated Government loans 40,000 40,000 40,000 40,000 40,000 40,000 Share Capital 20,000 20,000 30,000 30,000 30,000 30,000 Reserves and surplus 15,074 18,528 23,486 29,558 37,264 45,702 260,866 339,045 464,243 561,588 614,823 652,173 Long Term Debt/Equity 5.7 7.0 7.1 7.8 7.7 7.4 Debt/Equity as defined in Bank's Loan Agreement 2.8 3.9 4.4 5.1 5.2 5.3 Reserves and provisions as % of portfolio 7.3 6.9 6.1 6.3 6.9 7.8 Book value as % of par 175.0 192.6 178.0 198.5 224.2 252.3 IBRD/DFC April 19, 1971 ANNEX 17 MOROCCO BANQUE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE Estimated Disbursement Schedule for the Proposed Bank Loan Amount ($ 1000) 1971 Third quarter 2,000 Fourth quarter 2,750 1972 First quarter 3,000 Second quarter 3,400 Third quarter 4,050 Fourth quarter 4,400 1973 First quarter 4,000 Second quarter 3,450 Third quarter 2,900 Fourth quarter 2,200 1974 First quarter 1,45o Second quarter 50 Third quarter 250 Fourth quarter 100 1975 First quarter 100 Second quarter 100 35,ooo IBRD/DFC April 19, 1971

Основные сведения
Тип документа Staff Appraisal Report
Дата принятия
Страна Марокко
Источник Всемирный банк