AFR/RC59/Conf.Doc/4 4 Septembre 2009
COMITÉ RÉGIONAL DE L’AFRIQUE Cinquante-neuvième session Kigali, Rwanda, 31 août – 4 septembre 2009
ORIGINAL : ANGLAIS
DISCOURS DE SON EXCELLENCE ANDRÉ MAMA FOUDA, MINISTRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE DU CAMEROUN, PRÉSIDENT DE LA CINQUANTE‐ HUITIÈME SESSION DU COMITE RÉGIONAL DE L’OMS POUR L’AFRIQUE Honorables Ministres de la Santé des États Membres de la Région africaine de l’OMS, Madame le Commissaire aux Affaires sociales de l’Union africaine, Madame le Directeur général de l’OMS, Monsieur le Directeur régional de l’OMS de l’Afrique, Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et les Membres du Corps diplomatique, Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales, Distingués Invités, Mesdames, Messieurs C’est pour moi un grand privilège et un agréable devoir de prendre la parole ce jour, en ma qualité de Président de la 58ème session du Comité régional de l’OMS de l’Afrique, à l’occasion des travaux de la 59ème session dudit Comité qu’abrite Kigali, cité capitale aux mille collines, résolument tournée vers la modernité. Avant toute chose, qu’il me soit permis d’exprimer notre profonde et sincère gratitude à son Excellence Monsieur Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, pour le grand honneur qu’il nous a fait de présider personnellement la cérémonie d’ouverture de la présente session du Comité régional. Tous nos remerciements vont également à l’endroit du Gouvernement, des différentes autorités locales et au peuple rwandais pour la chaleur de l’accueil et l’hospitalité qu’ils nous ont offert depuis notre arrivée dans ce beau pays, terre de rencontre chargée d’histoire. Permettez‐moi enfin de saluer la présence on ne peut plus réconfortante parmi nous de Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, ainsi que des dignes représentants des organisations internationales pour l’amitié qu’ils nous font de prendre part à nos assises, en dépit de leurs multiples et pressantes occupations.
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Excellences, Mesdames et Messieurs,
Au moment où s’ouvrent nos travaux, notre Région, longtemps épargnée, fait désormais face à la propagation sans précédent de la grippe A H1N1 2009, qui touche actuellement la quasi‐totalité des États membres et commande la mise en place, sans retard, d’une stratégie commune de riposte. Le lieu et le moment me semblent bien indiqués pour rendre hommage à l’OMS, pour son précieux appui technique, la qualité et la promptitude de son accompagnement qui nous ont permis de renforcer nos capacités d’intervention en cette période de crise sanitaire. Excellences, Mesdames et Messieurs Cette crise majeure que je viens d’évoquer et qui mérite toute notre attention ne doit pas nous faire perde de vue les autres défis de santé tout aussi importants auxquels notre continent se trouve confronté et qui compromettent gravement nos efforts de développement. Sans être exhaustif, je citerais, entre autres, la pandémie du VIH/Sida, la tuberculose, le paludisme, les autres maladies transmissibles, la mortalité maternelle et infantile à laquelle les femmes et les enfants continuent de payer un lourd tribut, etc. Comme vous pouvez le constater, la situation sanitaire de notre Région demeure préoccupante, mais pas désespérée. Avec l’aide de nos partenaires techniques et financiers, nous poursuivrons avec détermination le combat contre la maladie et, j’en suis sûr, nous gagnerons. Excellences, Mesdames et Messieurs, Je voudrais à présent retracer à grands traits ce que nous avons accompli, au cours des douze derniers mois qu’aura duré mon mandat, pour faire avancer notre programme commun d’amélioration de la santé de nos populations. Comme vous le savez, l’année 2008 aura connu un développement fort appréciable des outils de stratégie liés à la redynamisation des soins de santé primaires, la recherche en santé, la santé et l’environnement notamment. Dans ce contexte, les conférences organisées à cet effet sous le leadership du Bureau régional à Ouagadougou, Alger et Libreville, ont constitué des temps forts qui confirment, s’il en était encore besoin, la détermination de notre Région à trouver des solutions appropriées à ses problèmes de santé.
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Je note à cet égard avec satisfaction que le rapport annuel 2008 du Directeur régional ait bien relevé avec pertinence que «des progrès notables ont été réalisés en 2008 vers l’obtention des résultats attendus». Cette performance, nous la devons en priorité au leadership personnel du Dr Luis Gomes Sambo. Qu’il se trouve ici remercié. Par ailleurs, la participation de notre Région à la dernière Assemblée mondiale de la Santé est, de mon point de vue, un autre motif légitime de satisfaction. En effet, nous avons, dans le cadre de la coordination de notre Région, dégagé un consensus sur le principe d’une meilleure collaboration entre le Bureau régional et le Groupe africain auprès de l’Office des Nations Unies, aux fins de garantir la cohérence de nos choix avec les décisions politiques prises au niveau de l’Union africaine d’une part, et d’assurer une meilleure visibilité de la Région au sein de l’Assemblée mondiale de la Santé d’autre part. Aussi, je témoigne toute ma reconnaissance à tous les acteurs qui, à l’instar des Ministres et Chefs de Délégation, de l’Ambassadeur de l’Union africaine auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, du Coordonnateur du Groupe africain et du Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique qui ont fait preuve d’un sens élevé de la collaboration et du consensus. Excellences, Mesdames et Messieurs, Les défis de santé restent encore énormes pour notre Région dont le chemin vers l’atteinte des OMD de santé est encore relativement long et émaillé d’embûches. Nous avons néanmoins l’avantage de connaître précisément nos problèmes au rang desquels figurent la faiblesse de nos systèmes de santé, la crise des ressources humaines, l’insuffisance des financements, l’accès limité aux médicaments, la faible valorisation des connaissances générées des recherches et l’insuffisance de la participation des communautés. Sachons, par conséquent, imaginer des stratégies adaptées et développer des synergies susceptibles de mieux capitaliser les meilleures pratiques. En tout cas, la santé est plus que jamais un enjeu mondial et il devient urgent de consolider davantage la place du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique pour lui permettre de remplir convenablement les lourdes missions qui lui sont dévolues. Je voudrais, pour terminer, remercier du fond du cœur, au nom de mon pays le Cameroun, les honorables membres du Bureau, les Ministres et le Secrétariat, pour le soutien et la franche collaboration dont j’ai pu bénéficier de leur part tout au long de mon mandat. Je souhaite plein succès aux travaux de la présente session. Merci pour votre attention.