EM/RC12/2 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE BUREAU R2GIONAL DE LA HEDITEHRANEE ORIENTALE RAPPORT ANNUEL DU DIRECTEUR REGIONAL A LA DOUZIEME SESSION DU COMITE REGIONAL ler j uillet 1961 - JO juin 1962 .TABLE DES NAT IERES EM/RC12/ 2 page i INTRODUCTION APER.CU GENER AL I. COMITE REGIONAL •••• . . . . . • 22-24 II. SERVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES •• ENSEIGNEM:t;NT EI' FORMATI ON PROFESSIONNELLE • 25-132 • 25-41 GENERALITES . . . . . . . . . . . . . . • 25-26 L I ENSEIGNEMENT MEDICAL EI' L I ASSI8rANCE' AUX INSTITPTIONS D'ENSEIGNEMENI' •••••••••• • 26-34 . • 34-37 FOEH.ATIO IJ DU PERSONNEL AUXILIAIRE • • • • • • • FROGRAl'lHE DES BOURSES D 'ETUDFS • . • . • . • • • • • • 37-41 l1ALADIBS TRANSMISSIBLES . 42-73 L I EF.'.ADICAT ION DU PALUDISME • • • • • • • • • • • • • • 42-55 LA TUBERCULOSE •••••• YJALADIES ENDEMO-EPIDE.MIQUF.s LA BILHARZIOSE LA VARIOLE • • LA FIEVRE JAUNE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . LES OPHT ALMIES TRi\NSMISSIBLES LA LEPRE SECTION EPIDEMIOLOGIQUE • • SERVI CES DE SANI'E PUBLIQUE •• EDUCATION SANIT AIRE • • • • . . . . 56-61 ••••••• 61-73 . . . . . . . . 61-64 . . 64-67 • . • • 68-69 • • • 69-71 ••• 72-73 • 73-77 • 77-104 • 77-79 LABORATOIRES DE SANI'E PUBLIQUE ET SERVICES CONNEXES • • 79-81 HYGIENE MATERNELLE ET I NFANTILE • • • 81-90 LES SOINS INFIRM[ERS • • • • • • • • • • • • • 91-97 ADMI NISTRAT I ON DE LA SANTE PUBLIQUE ••• G8NERALITES • • • • • • • • • DEVELOPPEHE;NT C OHMUNAUTAIEE . . . . • • • 97-102 . • • . • 97-99 . •.•••• 99-100 SLBVICES LOCAUX DE SAl'JTE • • • • • • • • • • .100-102 STATISTIQUES DEMOGRAPHIQUES ET SANITAIRES • • • •• 102-104 EH/RC12/2 page ii PROI'ECTION EI' A11ELIORAT ION DE LA SMITE . . . . . LUI'TE ANTI-CANCERE USE HYGIENE DU MILIEU . . . . . . . . . . . . . . . . READAPI'A'l'I ON MEDICALE ET PHYSIOTHERAPIE • . . . . . SANI'E MENrJ-:1.IE . . . . . . . . . . . . . . . . NUTRITIO N . . . . . . MEDECI NE DES RADIATIONS • • • • III. SERVICES ADMINISTRAI'IFS ET FINANCIERS GENERALI TES • • . . . . . . . . . PERSONNEL ••• . . . . . . . BUDGET EI' FINANCES ••••••••• FOURNITURES ET r11ATERIEL MEDICAUX • . . . . . IV. INFORJvl .. ATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ANNEXES ANNEXE I - DECENNIE DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENl' 104-132 104-105 106-110 110-111 111--125 126-131 131-132 133-138 133 133-134 134-136 136-138 139-1~.3 A:NNEXE II - SITUATION DES SERVICES D1EDUCATION SANITAIRE DANS LA REDION DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE POUR LES ANNEES 1956, 1958 El' 1961 ANNEXE III- LE PROGRAMME DE SANTE MENrALE DANS LA REGION DE LA MEDITERRANEE ORIENI'ALE .. JANVIER 1962 ANNEXE IV - PROJETS P.AR PAYS ANNEXE V - ACCORDS CONCLUS ENTRE LE l ER J UILLEI' 1961 El' LE JO J UD J 1962 INTRODUCTION I N T R O D U C T I O N Avant d 1aborder 1 1examen des points saillants du programme regional, et de presenter un rapport sur les activites entreprises dans le cadre de ce programme, je voudrais exprimer ma profonde gra- titude aux Gouvernements des Eta ts Membre.s pour leur excellente cooperation avec le Bureau regional, au cours de la premiere periode demon mandat de Directeur, et leur reiterer 1 1e.xpression de mes remerciements personnels pour leur confiance et leur appui. Il ne serait peut~tre pas sans inter3t, maintenant, non seulement de donner un aperc;u. des faits survenus au cours de ces douze derniers mois, mais aussi d 1envisager l'avenir a la lumiere de 1 1experience recueillie du passe. J 1estime qu'a cet effet, il conviendrait de borner notre perspective aux cinq annees a venir, pour autant qu 1elles se rapportent aux evenements qui se sont deroules depuis 1957. Un tel examen revelerait les merites et les faiblesses des projets et programmes sanitaires entrepris dans la Region. Il servirait de plus a etablir dans quelle mesure l'Organisation a rempli ses obligations constitutionnelles, notamment celle 11d 1aider les Gouvernements, sur leur demande, a renforcer leurs services de sante", 11de stinruler et faire progresser 1 1action tendant a la suppression des maladies epidemiques, endemiques et autres", et "de favoriser 1 1amelio- ration des normes de 1 1enseignement et celles de la formation du personnel sanitaire, medical et apparente. 11 Ces fonctions, jointes A une evaluation continuelle de la valeur des projets et des realisa- tions, dans le domaine sanitaire, sont considerees comma les plus importantes dont l'Organisation ait a s'acquitter dans cette Region. De plus, une determination precise de 1 1etendue et des limites des ressources propres a assurer 1 1accomplissement de ces fonctions, EM/RC12/2 page 2 devrait egalement permettre de tirer le meilleur parti possible de 1 1assistance fournie par l'OMS. Nous ne pouvons que nous feliciter de pouvoir ainsi jeter ce Coup d I oeil retrospecti! sur nos acti vi tes' considerees cians le cadre plus vaste de toute 1 1evolution economique et sociale. dont la Region a ete le the~tre. D1inunenses progres ont ete realises en ces domaines, et il est encourageant de constater que la quasi-totalite des pays accordant actuellement ala sante la place qui lui revient et la considerent comme une partie integrante de leurs plans de developpement en general. Dans leur desir de relever rapidement le niveau de sante de leur population, les gouvernements font de plus en plus appel a 1 1assistance de l'OMS, non seulement pour obtenir une aide technique directe, mais aussi et surtout pour assurer la coordination de 1 1assistance fournie par d 1autres organismes inter- nationaux ou bilateraux. Ce r8le coordonnateur de l'OMS, sur le plan des operations exterieures,est en train de gagner en importance, au fur et a mesure que s'accentuent l'ampleur et l'intensite de 1 1assistance destinee a la Region et, plus particulierement, aux pays economiquement moins avantages, ou moins avances dans le domaine de la sante. Cette circonstance a necessite le renforcement graduel des services consultatifs de l'OMS et de ses effectifs en represen- tants;, dans uncertain nombre de pays de la Region. *** Notre cooperation avec les Nations Unies, ainsi que les institutions internationales ou bilaterales, dans les domaines se rattachant a la sante, a ete et n'a pas cesse d'etre aussi etroite que fructueuse. Je voudrais, ace propos, signaler a 1 1attention des ·autorites sanitaires quelques evenements recants dans la famille EM/RC12/2 page 3 des Nations Unies, qui ne peuvent manquer d'avoir de profondes repercussions sur 1 1evolution sanitaire et socio-economique future de la Region. Je veux parler de la resolution adoptee l'an dernier par 1 1Assemblee generale des Nations Unies sur la Iecennie de Developpement, ainsi que de la creation du Fonds special des Nations Unies et de l 'Association de Developpement international. L'Assemblee generale des Nations Unies, lors de sa session de 1961, a adopte une resolution* proclamant la decennie actuelle la Decennie des Nations Unies pour le Ieveloppement, en vue d I accelerer et intensifier les efforts deployes tant par les Etats Membres que par les Nations Unies et leurs institutions specialisees pour realiser un developpement economique et social rapide des pays mains developpes, Ila ete souligne,dans cette resolution, que chaque pays fixerait son propre objectif, inclus de preference dans un vaste plan de developpement. En mai dernier, la Quinzieme Assemblee mondiale de la Sante a fait sienne la recommandation* aux termes de laquelle le Conseil ex,cutif invite les gouvernements, en ce qui concerne les aspects sanitaires du developpement economique et social accelere, a participer aux programmes prevus par la r esolution sur la Decennie de Developpement, avec 1 1assistance de 1 10MS, s 1ils le desirent, en entreprenant un programme decennal de sante publique, oriente vers certains buts determines, pour elever le niveau de sante des populations, Le Bureau regional est pr~t a aider les pays a elaborer ou a reviser de tels programmes, et 1 10MS pourrait envisager, a cet effet, la designation d 1equipes d'enqu.@tes et la prestation d 1une assistance technique. Je n'ai pas besoin de souligner la relation directe qui existe entre les facteurs economiques, sociaux et sanitaires, et il va sans dire que si la Decennie de Ieveloppement doit donner naissance * Voir Annexe I EM/RC12/2 page 4 a un developpement harmonieux> la sante doit occuper une place proeminente dans la liste des objectifs que les nations se proposeront pour ameliorer le sort de leur population. * * ➔~- Le Fonds special des Nations Unies a concentre ses activi tes sur trois domaines: operations prealables a l'investissement, notarnment enqu@tes et etudes sur la possibilite d 1utiliser les ressources naturelles, formation technique et professionnelle, et creation d 1institutions de recherches appliquees. Dans le choix de-s projets, on s 1est surtout attache a ceux qui sont censes contribuer a accelerer 1 1 essor economique des pays en voie de developpement, bien que 1 1on reconnaisse maintenant de plus en plus volontiers que le secteur des "ressources humaines" est indispensable en matiere de developpement economique, et qu 1un resultat durable est subordonne a un progres economique et social harmonieusement realise. Au titre du Fonds special, un grand nombre de projets de formation professionnelle ont ete approuves et ont beneficie d 1une assis- tance. Certains concernaient la formation d'instituteurs, d'autres, la formation technique et professionnelle, d 1autres encore se rapportaient a divers domaines, tels que ceux de l'agriculture, de la sylviculture, des telecommunications, etc. Rien, semble-t-il, ne s'oppose ace que les institutions de formation professionnelle medicale soient incluses dans ce programme, surtout s 1il s 1agit de pays entierement derirunis de telles institutions, ou la creation d'un potentiel sanitaire et 1 1augmenta- tion de la capacite productrice des ressources humaines sont d'une im- portance vitale pour un progres economique et social rationnels. Dans un projet de cette nature, la ph~e prealable a 1 1investissement rele- verait ordinairemen.t de la competence du personnel de 1 10MS; quant au EM/RC12/2 page 5 Fonds special, il pourrait contribuer a l'etablissement du centre de formation professionnelle medicale, - passant ainsi A la phase de 1 1investissement des capitaux. Le Bureau regional est pr@t a aider les pays dans le choix de leurs projets et 1 1elaboration de leurs requetes sous une forme propre ales rendre acceptables. De m@me, durant la phase subsequente, les gouvernements pourraient @tre conseilles sur la preparation et le mode de presentation des requ~tes, pour les rendre conformes aux criteres etablis par le Fonds special. Enfin, les direeteurs designes par le Fonds special aupres des divers pays et cumulant avec leurs fonctions celles de represent.ants residents du Bureau de 1 1Assistance technique, peuvent Btre, le cas echeant, requis de preter leur collaboration ou de donner leur avis. *** L'Association de Developpement international (IDA), affiliee a la Banque internationale de Reconstruction et de Deve- loppement, est administree par cette Banque. Creee en septembre 1960, elle est effectivenent entree en fonctions 1 1annee derniere. Le but de l'IDA est de fournir des capitaux aux pays qui, pour des raisons se rapportant a la balance des paiements, sent incapables de se procurer suffisamment de credits a 1 1etra.nger a des conditions normales. Ainsi, elle aide a favoriser le developpement ecdnomique et, partant, a relever le niveau de vie dans les Pays Membres, en leur eonsentant des pr~ts a longue echeanee; a des inter6ts minimes, ou sans interets, remboursables en devise locale. t 1iDA peut accorder des prets pour une grande variete de projets, ne comprenant pas exclusivement des programmes directement productifs, colllllle ceux qui sont normalement finances par la Banque, mais aussi des EfVRCl2/2 page 6 projets a, caractere social. Ainsi., 1 1 Association est autorisee a financer tout projet hautement prioritaire pour les besoins du de- veloppement., abstraction faite de 1a question de savoir s 1il est productif de revenus ou directement productif, De la sorte., des projets d 1adduction d 1eau, d 1assainissement, de logement (a la phase experimentale), etc •. , sont susceptibles de financement, bien qu 1il soit entendu qu 1une fraction importante des allocations de credits de 1 1IDA soit destinee aux projets directement productifs. L1ID~ peut egalement envisager la possibilite de financer la cons- truction de b~timents pour les besoins de programmes d'enseigne- ment et de formation professionnelle. Dans cette Region, 1 1 IDA a accorde,l'an dernier, sa premiere allocation de .credit, dans un but de developpement, a la Jordanie, pour un montant de deux millions de dollars, destine a financer 1 1expansion et 1 1amelioration du systeme d 1adduction d'eau, a Amman. Le cout total du projet est estime a trois millions de dollars, et le credit accorde par l'IDA au Gouvernement jordanien est remboursable en cinquante ans, comprenant un delai de grace de dix ans. Apres cet aper<;u de quelques-unes des nouvelles ressources virtuellement utilisables pour 1 1execution des programmes sanitaires, je voudrais maintenant parler de quelques-unes de nos activites les plus importantes darn;; la Region. Comme je l 1ai deja. dit, j 'ai pense que, dans cette introduction, · il convenait d 1aborder certains points ayant trait . a nos travaux,effectues au cour5: .,des cinq annees qui viennent. de s 1ecouler, et de faire quelques previsions sur les ten- dances qui se dessinent pour 1 1avenir. En passant notre travail en rewe, il est important de preciser que l'ordre de presentation des sujets ne comporte nullement un ordre de priorite, car les EM/RC12/2 page 7 differents pays de la Region representent differents niveau.x d 1organisation sanitaire,ainsi que des niveau.x profondement differents de systeme social et economique; il s 1ensuit que ce qui pourrait avoir un caractere de priorite pour un pays ne l'aurait pas pour un autre, Il est,par consequent,important que le programme de ce Bureau soit considere dans le sens collectif le plus large. L'enseignement et la formation, prevus pour le persqnnel professionnel et au.xiliaire, figureront longtemps parmi les aspects les plus importants du programme de 1 10rganisation, On aura une eloquente demonstration des besoins de la Region a cet egard, avec les vingt-cinq pays et territoires qui la composent,et sa population de 210 millions d'habitants, si l'on considere le rapport du nombre des medecins a celui de la population, Ce n 1est que dans quatre pays seulement que ce rapport est inferieur a 2 500 habitants par medecin, et ces pays ne representent que le 2,5% de la population que groupe la Region, Dans trois autres pays, ou vit environ le quart des habitants de la Region, le rapport est de 2 500 et 5 000 habitants par medecin; dans quatre autres, qui representent le 10% de la population, il oscille entre 5 000 et 10 000 habitants par medecin, et dnns les pays restants, qui groupent pres des 2/J des habitants de la Region, il est au-dessus de 10 000, Citons enfin un ens ou il n'est pas inferieur a 150 000 habitants par medecin, Pour remedier a cette situation, des pro jets . a longue .. et a breve echeance sont egalement necessaires. Au cours de ces quelques demieres annees, dans le but de procurer un soulagement irnmediat a un certain nombre de pays aux prises avec des problemes EM/RC12/2 page 8 suscites par la lutte centre les maladies et le manque de services essentials de sante, les efforts se sont surtout concentres sur la formation d'un personnel auxiliaire, bien qu 1une assistance en rnatiere d 1enseignement medical eut ete requise et accordee. Main- tenant qu'un changement se dessine, on peut prevoir que, durant les cinq annees a venir, une place plus importante sera accordee a l'enseignement medical. L1assistance en faveur de la formation d 1un personnel semi-professionnel et a.uxiliaire a ete fournie, au cours de ces cinq dernieres annees, au moyen de trente-trois projets nationaux, comportant environ quatre-vingts pastes occupes par un personnel international, et des resultats relativemerrt rapides ont pu @tre obtenus en ce domaine. A 1 1heure actuelle, la plupart des pays de la Region ont mis sur pied leurs institutions de formation d 1infirmieres et de personnel auxiliaire; aussi, les projets inter-pays de formation professionnelle seront-ils dorenavant l'objet d 1une plus grande sollicitude, dans le but de former des surveillants et des instructeurs, destines aux d.iverses categories requises de techniciens de la sante. Durant cette m~me periode de cinq ans, il a ete octroye 1 141 bourses d 1etudes, dont 166 pour la branche de l'enseigneIJBnt meo.ical et les sciences medicales cliniques de base, et 72 pour de futurs etudiants en medecine appartenant a des pays depourws d 1ecoles de medecine. Des consultants et des professeurs a titre etranger ont egaleroont ete charges de pr~ter leurs services a diverses ecoles de medecine et d 1en completer les effectifs en personnel enseignant. De 1957 a 1961, vingt-quatre educateurs dans le domaine medical, dont plusieurs de renommee mondiale, ont entrepris des etudes, donne des avis et travaille dans les ecoles EM/RC12/2 page 9 de medecine de cer.tains pays de la Region-. Une etude analytique, basee sur les rapports detailles qu 1ils ont presentes et sur les suggestions qu 'ils ont formulees dans chaque cas en particulier, pour l'amelioration des institutions par eux visitees, a recemment ete preparee par un consultant special en matiere d 1enseignement medical; cette etude est appelee a jouer un r6le utile dans 1 1 orga- nisation future des ecoles de medecine de la Region Les deux-tiers des ving-sept ecoles de medecine reparties entre huit pays de la Region ont vu le jour durant ces vingt dernieres annees. On s'attend, par ailleurs, ace que les cinq prochaines annees coincident avec uri reel essor de 1 1enseignement medical dans la Region, surtout dans les pays qui en ont· ete depourvus jusqu 1ici. Notre but est de continuer a aider au releve- merrt du .1iveau des ecoles actuelll.'s de medecine, tout en pretant notre assistance a 1 1elaboration des progranmes de creation de nouvelles ecoles, ainsi qu'a l'execution de ces programmes. Une Conference regionale sur 1 1Enseignement medical aura lieu a Teheran, en octobre. Bien des pays de la Region, riches du patrimoine de science medicale que leur a legue le passe, ont entre eux bien des affinites,tant sous le rapport culturel et social, qu 1en matiere de sante publique, et sont ouverts aux idees et aux methodes nouvelles en matiere d'enseignement. On peut prevoir que cette Conference, en contribuant a faire mieux connaitre las tendances modernes, issues des progres scientifiques realises dans toutes les branches de la medecine, ~idera a donner a 1 1enseignement medical 1 1orientation qui lui est necessaire. De plus, il est envisage de renforcer nos Services consultatifs regionaux pour l'enseignement medical, afin de les mettre en mesure de repondre a 1 1urgence de ce besoin. EM/RC12/2 page 10 Il y a cinq ans., des progrQllllTles d 'ero.dication du po.ludisme n 1etaient en cours d'execution que dans six pays de la Region; ac- tuellement, l'application de mesures d 1eradication s 1est etendue a tous les pays. De plus, en Irak, en Israe'l., en Jordanie, au Liban et en Republique Arabe Syrienne, les phases finales de 1 1eradica- tion sont sur le point d 1~tre atteintes. Selon les previsions, a la fin de la pr.ochaine periode quinquennale, la rnaladie aura ete eliminee egalement de l'Iran, et 1 1eradication se trouvera a un stade avance au Pakistan, en Arabie Saoudite et en Republique Arabe Unie. Le succes de 1 1eradication du paludisme - une imperieuse necessite sociale de ~otre siecle - dependant de la competence et de la capacite administrative du personnel affecte aux operations, une granda importance est accorde,e a la formation de ce personnel. Deux centres de formation professionnelle, beneficiant de 1 1assis- tance de .1 10MS, sont deja en service au Pakistan, et il en existe un en Ethiopia. On espere que cette annee verra 1 1etablissement d 1un de ces centres en Arabie Saoudite et un autre au Soudan. Ces centres, ainsi que ceux de Teheran et du Caire, donnent des cours destines au personnel professionnel et semi-professionnel, sur la base des no:rmes etablies par l'OMS. Des bourses d'etudes sont, par ailleurs, octroyees a des instructeurs attaches aces etablisse- ments, ainsi qu I au personnel superieur, pour leur permettre de suivre des cours internationaux a 1 1etranger, ou de visiter les services relevant de programmes avances, dans le cadre du systeme d 1echange de specialistes. De plus, le Bureau regional est toujours pret a fournir aux gouvernements, cornme il l' a fai t dans le pas,se, des services consultatifs, ta.nt dans le domaine d$ la formation professionnelle que dans celui de 1 1execution des operations. EM/RC12/2 page 11 L'eradication du paludisme passe par diverses phases, qui sont les phases preparatoire, d'attaque, de consolidation et d 1entretien. Bien que les operations des deux premieres, soit celles de preparation et d'attaque, puissent s 1effectuer au moyen d'un service autonome, la phase de consolidation s'avererait extremement defectueuse et onereuse, si toutes les institutions de sante publique du pays, les h6pitaux et d.ispensaires, n'appor- taient leur collaboration a la detection et a la declaration de taus les cas de palud.isme. C1est precisement cette phase deci- sive, ou le taux de frequence de la maladie tombe tres bas, ou, partant, 1 1interet des gouvernements commence a faiblir envers l'eradication du paludisme en tant que programme prioritaire, qui necessite un app:Ui financier constant, pour permettre de parfaire la tgche ardue d 1eliminer les derniers foyers d 1une maladie .sur le point de s'eteindre. C1est ici egalement que l'organisation sanitaire publique du pays sera severement mise a 1 1epreuve; en effet, a mains qu 1elle n 1etende ses services ruraux d 1hygiene en consequence, de maniere a desservir toutes les zones sou.mises aux operations d 1eradication du palud.isme, qu 1elle ne soit consciente du fait que le maintien du pays a 1 1abri du paludisme lui incom- bera entierement au cours de la phase d 1entretien, et qu 1elle ne commence, par suite, a preparer tout son personnel a participer au programme durant cette phase, les efforts et les millions de dollars necessites par ces programmes auront ete depenses en vain. La tendance recernrnent manifestee par les gouvernements vers 1 1 expansion de ces services ruraux d'hygiene de base, et leur participation aux activites relatives a l'erad.ication du paludisme, constitue l'un des plus grands avantages subsidiaires recueillis de 1 1experience que leur a value 1 1execution de ces programmes d'eradication. Le Bureau regional maintient la coordination et la cooperation qui s 1est etablie, dans le domaine de l'eradication EM/RC12/2 page 12 du paludisme, avec le FISE et 1 1 Agence des Etats-Unis pour le Developpement international (US AID). En outre, les pays limi- trophes ont ete encourages a negocier la conclusion entre eu.x d 1accords bilaterau.x perrnettant aux agents de la lutte antipalu- dique de se rencontrer periodiquement et de coordonner leurs ac- tivites entreprises dans les zones frontalieres. Des accords ;de ce genre ant ete mis en vigueur entre 1 1Iran et 1 1Irak, le Soudan et l'Ethiopie, ainsi qu 1entre 1 1Arabie Saoudite et le Yemen. Le Pakistan a pris part, pour la dellXieme fois, a la conference de la frontiere indo-birmane. · Un autre exemple de coordination interre- gionale nous a ete fourni par la Conference technique interregionale sur l 1Eradication du Paltidisme, reunie a Teheran en mai 1962. L1Afghanistan, l'Inde, 1 1Iran, 1 1Irak., le Pakistan, la Republique Arahe Syrienne, la Turquie et 1 1URSS ont participe a cette reunion, ou ont ete discutes des problemes techniques, la question des mou- veroonts nomadiques de masse et l 1importance de l 'hygiene rurale. Il est reconfortant de constater 1 1empressement que chacun des pays de cette Region a mis a emettre des timbres-paste pour la campagne de 1 1eradication du paludisme, et a faire don d 1un certain pourcentage des produits de la vente des timbres ou d 1une certaine quantite de timbres, en faveur du Compte special de l'Eradication du Paludisme. Cette attitude reflete 1 1inter@t et 1 1importance accordes a 1 1eradication du paludisme dans les programmes sanitaires de cette Region. *** Dans le domaine de la lutte centre la tuberculose, la ligne de conduite adoptee par l 10rganisation exige que se poursuive sans relgche la formation d 1un personnel specialise, aussi bien que d'un personnel destine aux services generaux de sante, pour mener l 1action EM/RC12/2 page 13 antituberculeuse, Ce type de formation revet une plus grande importance depuis 1 1adoption du principe d 1integrer les procedes simples de lutte centre la tuberculose dans les activites courantes des agents affectes aux services generaux de sante. Il est egalement preconise de faire une plus Jarge application des connaissances techniques actuelles en matiere de lutte anti- tuberculeuse, ces connaissances devant gtre prealablement mises au point sur le plan local, eprouvees et evaluees dans une zone pilote, avec adoption des moyens les plus propres a assurer cette lutte et sa generalisation. 1 10rganisation a egalement donne son approbation a 1 1emploi de vaccin BCG lyophilise. Ceci resoudra la difficulte rencontree sous les climats tropicaux de maintenir le vaccin BCG liquids a une temperature assez basse pour eh conserver 1 1activite. Les notifications necessaires ont ete faites aux divers ministeres de la sante, au.xquels des donnees pertinentes ont ete fournies ace sujet. Ces decisions, qui visent a inten- sifier la lutte centre la tuberculose, ant encourage les gouverne- ments a reviser leurs programmes antituberculeux, dans le but de tirer plus . efficacement parti des res sources dont ils disposent, et de s 1assurer des cas ou une assistance peut leur ~tre fou:rnie par l' OMS et le FISE. *** Des foyers endemiques de variole existent encore dans un certain nombre de zones de cette Region. Plusieurs pays ant entrepris ou decide d'entreprendre des campagnes d 1eradication de la variole. Quelques ~cces ont deja ete enregistres, a cet egard, dans certaines circonscriptions, et les resultats jusqu'ici acquis sont encourageants, mais il faudrait cependant se garder de tout exces d 1optimisme, le probleme exigeant toujours beaµcoup d 1attention et de vigilance. EM/RC12/2 pagel.4 La possibilite de disposer de vaccin antivariolique lyophilise sec a resolu la grosse difficulte du transport du vaccin sur de grands parcours sans en alterer 1 1efficacite; toutefois, en depit de ce fait et des mesures prises par les gouvernements pour ameliorer l'organisation et 1 1execution de leurs campagnes, les resultats n'ont pas repondu a l'attente. L1etablissement de centres pour 1 1isolement des cas averes ou suspects de variole, 1 1application de la surveillance pour assurer la detection des cas importes, l'imposition de la vaccination dans les seuls cas ou la maladie pourrait s 1implanter da.ns le pays, - sont des mesures qui ne peuvent opposer a la m.aladie une barriere absolunEnt infranchissable. La seule garantie de securite est le maintien, parmi la population, d 1un indice eleve d'immunisation, par des vaccinations et revaccinations de masse. LI OMS, consc iente de 1 1 importance de ce problema, dans la Region et dans le monde, est prete a fournir la plus large assistance possible aux programmes d 1eradication. On espere que, grace a l 1intensification des campagnes, .il sera bient6t possible de juguler cette maladie. *** Ence qui concerne le probleme de la bilharziose, un vaste plan d 1action, com.prenant une formation professionnelle, des recherches, des enquetes et des mesures de lutte, est envisage pour l'ensemble de la Region. On estime que, par une action c.oncert.ee des gouvernements, de l 'OMS et du FISE, il pourra etre possible d 1eliminer la maladie de certaines cir- conscriptions ,isolees et de la tenir en echec en d1autres zone.s EM/RC12/2 page 15 ou elle est largement repandue. Parallelement aux travaux de recherches qui se poursuivent intensernent sur le terrain, dans le cadre des activites du Projet pilote et du Centre de Perfec- tionnement pour la Lutte contre la Bilharziose, a Kafr el Dawar, RAU, la formation du personnel professionnel et auxiliaire requis pour les diverses phases des travaux est actuellement en cours. La plupart des pays en voie de developpement,appartenant a cette Region,ont elabore de vastooplans de developpement de 1 1irrigation et de 1 1agriculture, dont la reallsation entratnera des risques virtuels de propagation de la bilharziose. Il s 1agit, par conse- quent, de se livrer a une course centre le temps pour trouver un moyen efficace de faire echec a cette maladie. *** La. sante mentale est indeniablement un grave probleme dans cette Region, et on peut prevoir qu 1elle continuera a. l'etre de plus en plus. L'opinion populaire que les troubles psych,ia.~ triques sont rares dans certains milieux traditionnels, encore primitifs dans le sens evolutionniste, est difficile a deraciner. Cette conception est erronee et fallacieus.e. Elle est de nature a favoriser chez le public et les autorites une attitude de non- chalance et a. les entretenir dans un .faux sentiment de securite. Elle pourrait m~me I?eduire a neant les raisons qui, autrement, auraient pu inspirer et moti ver las efforts vis ant a sauvegarder et ameliorer les conditions de sante. Deux facteurs sont a. l'origine de cette impression. (1) Au niveau actual de developpement, la notion de sante et de maladie, telle qu 1elle est en honneur dans certains pays, est toujours, du point de vue evolutionniste, indistincte et inde- terminee; par suite, certaines maladies sont toujours considerees EM/RC12/2 page 16 comme relevant d'autres institutions, co:mrne la religion ou la magie. Telles sent les constatations auxquelles on se trouve amene en se rapportant a la melancolie nee de 1 1involution et a la depression simple. Plusieurs cas commencent a faire 1 1objet d 1une conception exacte, au fur et a mesure que 1 1education du public gagne du terrain. (2) La question du niveau liminal des membres d 1une collectivite tend a determiner le niveau de susceptibilite aux facteurs psychogeniqµ.es, c 1est-a.-dire les facteurs qui peuvent precipiter la nevrose. Le developpement communautaire tend a amene,r a l 1auto-decouverte, resultant de l 1instruction et de la sophistication. Comme ceci se combine avec un abaissement du ~euil menant a 1 1experience psychogenique, il s'ensuit que, plus la co:mrnunaute se developpe socialement et culturellement, plus ce seuil s 1abaisse. Ce phenomena explique la ·hausse de 1 1indice neurotique en Occident et en .A.~erique du Nord. On peut y voir un presage de 1 1importance croissants que revgtiront les problemes de sante mentale dans 1 1avenir. Il ya cependant une autre raison pour laquelle la sante mentale semble appelee a un regain d 1impor- ta.nce dans cette Region. Les tensions et les contraintes nees des processus de changement sent vraisemblablement de nature a provoquer des tendances et des instabili tes de comport,ement qui ne sorrt pas necessairement propres a la sante. L'expression peut §tre largement sociale dans 1 1acception la plus extensive du terme. A cet egard, i1 convient de souligner avec insistance que le r8le de ~'education sanitaire, au cours de cette periode de changements et d 1evolution rapides, est significatif. Si 1 1education sani- tair~ ne met en relief que l'ensernble des maladies et des sympt8mes, en laissant dans 1 1ombre la sante et sa qualite positive~ elle peut conduire a 1 1implantation de ces tensions precoces sous forme EM/RC12/2 page 17 de nevroses tranches. Plusieurs de ces tensions sont des reactions saines et physiologiques vis-a-vis de conditions culturelles en voie de changement, et se pretent particuliere- ment a 1 1education sa.nitaire. Il y aura.it lieu d 1observer que la sante ne devrait pas ~tre con9ue separement et distincten:ent des processus sociaux et economiques, OU de l a collectivite qui en benefide. En fait, elle suit la collectivite comme son ombre. La sante ne doit plus etre envisagee dans les limites d'une optique strictement medicale. L'objet de la sante est la collectivite en action dans le temps et dans l'espace. Le developpement conununautaire devient ainsi une partie integrante de 1 1amelioration des conditions de sante, et cette amelioration devient, a son tour, une fonction de la collectivite. Si l'on veut, en effet, relever le niveau de la medecine, on doit relever celui de la collectivite. Mais on s 1abuserait completement si on voulait representer la medecine comme une denree, et la collectivit6 comme un consommateur, et si on concevait l e tout a travers l e mirage de la science eco- nomique. Ence qui concerne les principes directeurs qui regissen_t l 'hygiene maternelle et iDfantile, et les acti vi tes qui s I exerc.ent en ce dornaine, il est ban de souligner la necessite de- certains cha11gements dans les conceptions de 1 1enseignement et de la pratique pediatriques, telle_s qu 1elles sont en honneur dans certains pays de la Region. Les besoins quantitatifs sont egalement grands, et tout developpement a cet egard doit aller de pe.ir aveq les ameliorations quali ta.tives. EM/RC12/2 page 18 Pour 8tre pleinement efficoce, un ~ervice pediatrique doi t @tre un .service d 1hy.giene infantile englobant les activites curatives, preventives et sociales d 1un h8pital (y compris le service de consultations externes), .d 1une clinique, d 1un centre, d 1un service de soins a domicile, dans une seule organisation utilisant, chaque fois que la chose est possible, les m@mes moyens materials et le meme personnel. La division actuelle en 11pediatrie 11 j "hygiene maternelle et infantile 11 , "consultations pour enfants bien portants", "service de soins a domicile", etc., est une source de gaspillage; elle est, en outre, d 1une action moins. efficace dans la reduction de l a morbidite et de la morta- lite ini'antiles, qu 1un service d'hygiene infantiie bien integre . La frequence des cas de malnutrition, notamment panni. les meres et les eni'ants d 1age prescolaire, impose la necessite d 1une etude de la nutrition dans les zones urbaines et les agglo• merations rurales. Il f~ut trouver des denrees aliloontaires locales, peu couteuses, agreables et nutritives (telles que l 'incaperinaj produite par l' Hincapll, au Guatemala), et encourager la population a en faire usage. A cet effet, il est recommande d 1entreprendre, sur le plan national, l'application de programmes de nutrition,en adaptant aux possibilites locales quelques pratiques simples, et en commen~ant par les cas ou le besoin de reforme sera.it le plus urgent. Un ~ervice central de l a nutrition devrait etre etabli dans chaque ministere de Ia sante ·pour .diriger 1 1execution du programme et s'assurer qu'une .fortnation a:ppropriee est donnee aux travailleurs de toutes catl gories qUi sont en contact avec le public, et se trouvent ainsi en mesure de trans- mettre les conna.issa.nces qu 1ils ont acquises en fait de nutrition a. ceux qui en ont le plus besoin. *** EM/RC12/2 page 19 funs le domaine de la lutte centre le cancer et de la protection centre les radiations, notre assistance aux pays continue a se developper. Il est projete de donner plus d 1e.x- tension a la prestation des services consultatifs d 1experts,et aussi d 1octroyer un plus grand nombre de bourses d 1etudes pour uno formation professionnelle dans des branches de specialisa- tion. La creation d'un centre regional de formation profession- nelle en matiere de lutte anticancereuse est a 1 1etude. Le nombre tres limite de donnees statistiques, demo- graphiques et sanitaires valables dont il est possible de disposer, est un obstacle qui continue a entraver une evaluation appropriee, et des problemes sanitaires et des progres realises dans le domaine de la sante. L'insuffisance des services de statistiques sanitaires est une faiblesse des services generaux de sante, dans la plupart des pays de la Region~ Neanmoins, les gouvernements se re_ndent de plus en plus compte de la necessite de statistiques sanitaires etablies avec exactitude; aussi, peut-on prevoir, au fur et a mesure que les diverses categories de personnel sanitaire deviendront plus nombreuses, une amelioration progressive en ce doma.ine. Le Bureau regional se propose de renforcer ses services consultatifs en matiere de statistique. La formation d 1un personnel statisticien se poursuivra et se developpera. pour autant que les ressources disponibles le permettront. Parmi les mesures destinees a developper les statistiques sanitaires dans la Region, il convient de signaler la reunion d'un groupe d 1experts des statistiques demographiques et sanitaires, envi- sagee pour 1963. *** E}1/RC12/2 page 20 I-1-eonvient maintenant de rappeler brievement la desas- treuse inondation qui s 1est' produite en Somalieve:rs~la i'in de l 1annee 1961, ep:rouvant environ un quart· du pays, et pres de 600 000 habitants. Grace aux efforts conjugues des gouvernements amis, de la Ligue des Societes de la Croix-Rouge, de l'Organisa- tion inondiale de la Sante, et d 1autres organismes des Nations Unies, les risques d'epidemies et de famine ant ete en grande partie evites. Des secours ant ete offerts sous forme de medi- caments et d 1autres fournitures medicales, pour une valeur d 1un million de dollars environ. Le Siege de 1 10MS, le Bureau regional et le personnel a.ffecte aux operations sur le terrain, chacun dans sa ::;phere re spec ti ve, ont apporte leur concoi.irs a-1 1 installation urgente de magasins medicaux, a la distribution des medicaments et des fournitures, a 1 1etude de la situation alimentaire et, particulierement, a la coordination des activi tes generR.les entre- prises dans le domaine sanitaire et dans la distribution des secours. !ls ant, en outre, formule des recomma.ndations concernant l 1action a entreprendre dans l 'avenir. i} * * Le cas de la Somalie est un bel exemple de ce qui peut s'accomplir grace a des efforts concertes. On pourrait en citer plus:i.eurs autres qui, pour etre mains spectaculaires, sont tout aussi importants. En terminant cet expose preliminaire, je voudrais reiterer mes sinceres remerciements aux gouvernements de la. Region po~ leur collaborati_on et leur appui sans reserve, qui n 1ont pas c:mtrib"J.e pour peu aux succes realises. Qu 1il me soit permis,a ce propos, de rappeler un ancien proverbe arabe EM/RC12/2 ·page 21 qui illustre sous une forme imagee 1 1inanite de tout effort isole et la portee de toute action commune, et se resumerait en fran~ais par l'adage: "L'union fait la force". \ ONZIEME SESSION DU COMITE REGIONAL (SOUS-COMITE A) Dix-sepl pays, les Nations Unies, diverses inslilulions spccialisee,, la Ligue Arahe el une serie 1l'organisa tions non -gouvernem enlales, eta ient repn:sentcs it l'an11uelle Session du Sou s-Comite A du Comit e regional de l'0:\1S pour la MediLerrance oriea tale, con v011u{,e ,lu 28 aout a u l er septembre 1961, a Chtaura (Lihan ). r 11 µro 11pc de rcpri'"cn tant• i, la Ses, ion 1961 d11 Comit e rel! ional de ro,1 s pour la _\lediterran (>e orienta le (Sou s-Comite A). CHYPRE : Le Dr _\1.G. Canda11 . Directe ur _!!t'neral de l"O_\J S, el le Dr A.H. Taha , Dircc teur r eµ: iona l. se sont cntretenu s aYee l'Arche- vf- q11 c Makarios. lors de le11r \' isite i1 :'\ieos ie au printcrnps de rnier. l&IIM\8~ II lt(5 DI GOW. Of WESi PAKISTA ~It. \\-DCl.14. PAKISTA\ : Le General \'r.A. Burki , .\lini strc de !'Hyg iene. du Travail et de la Prevoyance socia le (Pakistan), a ouvert le cours d'h ydraulique organi se i1 Lahore, , ous !es auspices de l'0.\'1 S, du 18 se pternbre au U octohre 1961. 1ft ·, i IRA N : U ne diprnn R eza Shah (Teheran) des mains de S . .\l. S0-L"DA ., : 35 pays groupes dans lcs six R egions de J"0:'11 S eta du Pnsonnel sanitai re aux iliaire, co nYoquee par 1"0.\IS i1 Kh , de :,;oi n~ infirrnier:- :ne de , a promotio11 :e Farah Pahlm·i. RAI - : l -11 <' i11firmir r, · d e la pro111otion 196 1 de 1·111,t itut supo'ric11r d e so in , infirmiers (Alexa 11drie) , es t: f'cli citee par It> Dr Abel E l Aziz E l Saved, :\lini,tre de l'Eme i1mc111c11t supcricur (RAU). a la Conference inter-regional !' s11r In Forma ti on ~ au 20 dcce rnbre 196 L L"allocution c1·011Yert11re a e te pro11oncee par le ref! rette Dr _\loha111111cd Ahmed Ali. :\Iin is trc d e la Santc du Souda n. SOMALIE : L'unc d es quatorzc infir- rnicre, aux iliaircs de sanlt' publiq11c, qui o nt obte nu ecn c an- nee lc11r dipl ,11 11 e ,, _\lof!a rli sc io. est fe li ci- tec par S.E. le Dr. Abdt>lra shid A li Shermarke, Pre mier :\lini , tre d e So rnnli c . ARABIE S .-\OL-DITE: Cn <' li-, ·e de l"J-: co le d"as,i, - tants sa nitaircs et d e techni ciens d e l'a,sa inissement (Riyad), re~oit son dipli\m e des mains du Dr. Hamed Harsani , :\finistre d e la Sante publique . De gra,·c,; in undatio n• ont ep ro11,·,· 1·a11to111ne d erni cr !es prin cipa ux srdrnr, agri,·o lr, d e la S0111a lic. affce ta nt le quart de , 011 te rri toirc. AIDE D'URGENCE A LA SOMALIE l "n Yaletta ya !arguer de, ,acs d e 111.i"i, au- dcs ,u, d'un scc t cur i,ul,·. Des medicaments pour une va leur d'un million de dollars environ ont ete expedies l'aulomne dernier a la Som alie, eprotn·ee par les inondations. Dix pays, donl l'Ethiopie, le Koweit, la RA l_; et le Sou dan, ont part icipe a cett e ac tion de secours a laquelle !'OMS a ega lement contribue. l -ne sc ie , un 111 a rtcau et !"aid e spo11tanee du personnel 0.\1S - ii u"rn faut pa s plu s pour co ,n -ertir de !- i1nples eai s~es a·e1nba lla~c e n Ctaf!Cres ol1 111 l"di ca1ncnls e t fourniturcs. qui affluent de t out es parts. trouYent !cur place . Le pcr,-onne l pre po,e aux aspersion s ,:appr,·t r ,, traiter aux in sec ti cides !es habitatiu11 :; de J" un de, mille Yi lla:rcs dircc t t" ment expose, a ux flalllbees d e paludi, 111c consecuti,·c, aux inonda tion:;. A P E R C U GENERAL EJVRC12/2 page 22 I. COMITE REGIONAL DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE ONZIEME SESSION 1. Le Sous-Comite A du Comite regional s 1est reuni a Chtaura, au Li.ban, du 28 aout au ler septembre 1961, et le Sous-Comite A, a Geneve, les 21 et 22 aoOt 1961. 2. Au cours des discussions qui se sont deroulees sur le Rapport annuel du Directeur regional, il a ete signale que les budgets nationaux consacres au domaine sanitaire accusaient une augmentation satisfaisante, et que la majorite des pays de la Region developpaient leurs programmes sanitaires. Ila ete reconnu que la plupart des pays ant, par ailleurs, realise des progres da.ns leurs activites relatives a l 1eradication du paludisme, mais l'importance d 1une meilleure coordination entre les pays, en ce domaine comme dans tousles autres, a ete neanmoins soulignee. 3. Les travaux de recherche portant sur les maladies transmissi- bles et sur de nouveaux domaines qui exig9r-t un effort soutenu, tels que ceux de la virologie, de la protection centre les radiations, et de la sante mentale, ant ete declares indispensables, et il a ete juge necessaire que l'Organisation continue a fournir une assistance, non seulement a cet egard, mais aussi pour aider a combattre plus speciale- ment la tuberculose, la variole, la bilharziose, les ophtalmies trans- missibles, les maladies veneriennes, le cholera et la favus. 4. Le developpement acquis par le programme d 1enseignement et de formation professionnelle, et, notamment, 1 1augmentation du nombre de bourses d 1etudes, ont ete notes avec satisfaction, mais il a ete insiste sur le fait que 1 1elaboration de projets de formation pro- fessionnelle regionale, orientee vers de nouveaux domaines, s'imposait d 1urgence. En signalant la necessite d 1une assistance continue, pour repondre aux besoins en personnel de toutes categories, mention a ete EM/RC12/2 page 23 specialement faite de la formation d 1infirrnieres et d 1auxiliaires, ainsi que de technicians de la sante rnentale, surtout d 1infirrnieres psychia- triques, et du recruternent d 1un personnel convenablernent forrne pour les centres ruraux d 1hygiene, dont le nornbre augrnente et qui sont en voie de decentralisation. L1importance de l'hygiene rurale et de l'assainisse- ment, dans le developpernent co:mmunautaire, a ete reconnue. 11 a ete observe que le taux de mortalite infantile dans la Region derneurait eleve, surtout dans les zones rurales; aussi, dans 1 1expansion des activites afferentes a la nutrition, convient-il que la mere et l'enfant retiennent tout particulierernent 1 1attention. Par une evaluation constante de tous les projets et programmes, plusieurs des difficultes administratives et techniques rencontrees jusqu'ici peuvent @tre evitees, permettant ainsi d 1obtenir le maximum de succes. 5. Le projet de programme et de budget pour 1963 a ete approuve aux fins de transmission au Di.recteur general, et c 1est avec satisfaction qu'a ete notee 1 1augmentation des credits alloues aux projets entrepris dans les nouveaux domaines precedemrnent rnentionnes, ainsi qu'en d 1autres, tels que celui de l'approvisionnement public en eau. Les Etats Membres ont ete instarnment pries de redoubler d 1efforts pour etablir et developper des programmes nationaux de protection contre les radiations. L1importance d 1une coordination entre pays, assuree dans tousles domaines, a ete de nouveau soulignee. 6. Les documents techniques soumis a discussion traitaient des sujets suivants: l'eradi cation du paludisrne, le contr8le et 1 1eradication de la variole, les probl emes du cancer, 1 1administration des h6pitaux, 1 1hygiene rurale, la gestion des magasins medicaux et des pharmacies dans le cadre de 1 1administration de la sante publique, et le khat. ?. Dans les deux Sous-Cornites, le theme des discussions techniques etait la poliornyelite, qui a fait 1 1objet de communications emanant EM/RC12/2 page 24 d 1experts de la Region et d 1ailleurs. L'importance d'une assistance accrue et de la declaration des cas de poliomyelite, dans les pays de la Region, a ete de nouveau mise en relief, et il a ete recommande d 1etablir des services virologiques et serologiques bien organises, prealablement a toute campagne de vaccination de masse, utilisant de~ vaccins a polio- virus vivants attenues. Ila ete egalement recommande que, la ou un vaccin inactive est utilise pour l'immunisation des nourrissons et des enfants en bas §ge, on continue a faire usage de ce vaccin, jusqu'a ce qu 1il soit possible d'adopter le vaccin a poliovirus vivants attenues. 8. "L'a.dministration des h6pitaux" est le theme qui a ete choisi par le Sous-Comite A pour les discussions techniques de sa Session de 1963. ( I.es deux Sous-Comi te s avaient precedemment decide que II La Radia- tion solaire et son Effet thermique sur l 'Organisme humain 11 serait le · theme des discussions de la Douzieme Session, en 1962). GENERALITES II. SERVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES ENSEIGNEMENI' EI' FORMATION PROFESSIONNELLE EM/RC12/2 page 25 9. Bien qu'a quelques exceptions pres, les conditions economiques et sociales des pays de la Region soient essentiellement les m~mes, on .~ peut neanmoinSy relever une difference sensible sous le rapport des ressources, des moyens mis en oeuvre pour assurer 1 1enseignement et des effectifs disponibles en personnel experimente. 10. Aussi, une analyse des programmes precedents, des projets actuals et des plans envisages pour 1 1avenir, dans le domaine de 1 1ensei- gnement et de la formation professionnelle, ne permet d 1etablir aucun critere general, susceptible de s'appliquer a taus les pays de la Region. Ces pays seront done ranges, grosso modo, en trois groupes, selon les circonstances qui leur sont propres. On risquerait evidemrnent, par la, de ne pas toujours rendre pleinement justice ·a un pays dans un cas deter- mine, mais un tel risque est inherent a toute tentative de condenser, sur le plan collectif, des faits et des particularites. ll. Dans la premiere categorie sont compris les pays pourvus d 1institutions d'enseignenent universitaire de base et, dans certains cas, de quelques etablissements assurant une formation postuniversitaire. Ces pays disposent, par consequent, d 1administrateurs de la sante publique, de praticieris, de professeurs, hautement qualifies et expe- rimentes, ain.si que d 1un important personnel d I encadrerent, tout au mains dans certains groupes professionnels. Ceci s'applique plus particulie- rement au corps medical, alors que les moyens de formation profession- nells requis pour d' autres professions, par exemple, celle des infir- mieres, pourraient ne pas exister. Cette circonstance peut expliquer EM/RC12/2 page 26 la grande complexite du;, prableme .q:u,e _po.sent le_s services d 1a.ssista.nce medi- cals, notamment dans les h8pitaux d'enseignement, - probleme qui subit l'in• fluence de nombreux facteurs. 12. funs la deuxieme categorie sont inclus les pays qui, non encore en mesure de mettre sur pied et de financer leurs propres institutions d I enseignement ( notamment les facultes de medecine), sont cependant ·ctotes d1une organisation scolaire de base assez developpee., comportant des ecoles secondaires et un corps d 'agents qualifies, ayant a.cquis leur forma- tion a l'etranger. Par suite, ces pays disposent d 1administrateurs medicaux et sanitaires, de directeurs, notamment dans la categorie medicale, a.insi que des medecins praticiens et quelques specialistes. Il convient de ·sou- ligner encore urie fois le fa.it qu 'il -existe de notable a -differences concer- nant le 'nombre de medecins, leur age et, partant, leur ,degre d 1e.xperience, ainsi que le nombre de medecins etudiant a l 1etranger et le ~:rapport dU chiffre de la population a celui des medecins. 13. La troisieme categorie comprend les pa.ya qui ne possedent pas de medecins e.xperi.mentes, capables de repondre a des buts pratiques. On ne pourrait affirmer qu'il y existe ou n'y existe pas quelques elements jeunes, qui, apres avoir tennine leur etudes a l'etranger sont rentres chez eux, ma.is, en tout cas, ils ne sont ni assez nombreux n1 assez_quali£ies pour jouer un role important dans les services medicaux -et sanitaires de leur pays. L'ENSEIGNEMENT MEDICAL EI' 1 1 ASSISTANCE AUX INSTITTJI'IONS· Il 1ENSEIGNEMENI' 14. On compte actuellernent vingt-sept ecoles o:u colleges de ~edecine dans les pays de la Region. Di.x-huit de ces etablissements ont ete crees , , , au cours de ces vingt dernieres annees. On s 'at tend a ce que trois a.utres ecoles de medecine voient bient8t le jour dans deux pays de la Region, dejA pourvus de facultes .de medecine. EM/RC12/2 page 27 15. L'assistance de l'OMS aux ecoles de medecine existantes est limitee. Il est, cependant, un projet, dont l'execution.a ete entreprise durant la periode consideree:, qui merite d'etre specialenient mentionne: il s 1agit du groupe consultatif de l'enseignement medical, qui, sur l'invitation du Gouvernement de 1 1Irak, a visite Baghdad et Mossoul. Ce groupe etait forme d 1un professeur de sciences medicales de base, d'un professeur de medecine clinique et d 'un professeur de medecine sociale et preventive. Le rapport redige par le groupe fait actuellement 1 1objet d'une etude et de discussions par les autorites nationales. 16. L1assistance fournie, les annees precedentes, aux pays appar- tenant a la premiere categorie se manifestait principa.lement sous trois formes: designation de professeurs a titre etranger, envoi de missions d 1enseignement, ou bien de consultants delegues individuellement ou par groupes et octroi occasionnel de bourses d'etudes. Selon les conceptions actuelles, appuyees du reste par l'experience acquise de projets ante- rieurs, c 1est a juste titre qu 1une place importante est faite aux petits groupes consultatifs de l'OMS, destines a certains pays ou a certaines facultes de medecine, ainsi qu 1a des reunions inter-pays, de plus grande envergure, chargees de discuter librement de la situation et des besoins de 1 1enseignement medical. Ce principe cadre certaineroont davantage avec la ligne de conduite de l'Organisation, que le systeme consistant a faire occuper une chaire d 1universite par un professeur etranger. 17. Le programme destine aux pays de la troisieme categorie sera axe, au cours des cinq prochaines annees, sur la prestation ·de services de consultants en enseignement medical, pour etablir un lien etroit entre tousles colleges et facultes de medecine, et fournir des informa- tions et des avis sur leur developpement dans la Eegion aussi bien qu 1ailleurs. On se propose d 1attacher au Bureau regional des consultants ou un conseiller permanent pour 1 1enseignement medical, avec mission EM/RC12/2 page 28 de preparer et distribuer a taus les professeurs des informations speciales, des rapports, etc., qu 1i1 leur serait impossible de se procurer autrement, porta.nt sur; certaihs aspects importants de 1 1 enseignement medical. 18. Uri autre plan, dont on espere la realisation au cours des cinq prochaines annees, consiste a assurer dans la Region m~me, un echange de professeurs qualifies, afin que les institutions puissant profiter des recherches scientifiques d 1un caractere particulier et de 1 1experience pedagogique de professeurs hautement competents. Le but vise n'est pas seulement de rassembler, grace a eux, des connaissances et des capacites dans-un-domaine de specialisation limite, mais aussi d 1offrir a des· confre- res -travaillant dans':<-ctes domaines connexes, l' occasion de proceder a des echanges de points de vue et d 1elaborer des programmes et des methodes d'enseignement, bien doses et coordonnes. Enfin, durant les cinq annees a venir, un encouragement· sera donne a 1 1 organisation de conferences nationales sur l 'enseignement medical., · ainsi qu' a ln formation de comi tes pennanents de programmes d 1etudes, ou d 1organismes analogues, ayant pour mission de suivre constamment d 1un oeil attentif l'evolution de 1 1ensei- gnement medical. 19. L; assistance fournie, dans le domaine de l 'enseignement medical universitaire de base, a la deuxieme categorie de pays - ceux depourvus de facultes de medecine, mais disposant d 1un contingent important de medecins competents - a, jusqu 1ici, surtout consiste a octroyer des bour- ses a 'def3 Iiiedecins pour des specialisations et des etudes postuniversi- taires. Im1s un de ces pays, la Tunisie, un groupe medical consultatif a procede, il ya un an et demi, a une enqu@te; un rapport a ete soumis au 6ouvernement pour lui servir de guide dans le ftitur etablissement d'une faculte de medecine. En outre, depuis 1 1annee dernie:te, des bourses d 1etudes sont octroyees annuellement a deux jeunes medecins tuni- siens, pour les · preparer · a leur futur r8le de membres du corps eriseignant de 1 1ecole de medecine. EM/RC12/2 page 29 20. Quel est le programme a recornmander pour 1 1assistance a fournir par l'OMS, au cours des cinq prochaines annees, aux pays appartenant a la deuxierne categorie? (a) Visites et consultations effectuees soit par un groupe consulta- tif, soit par un conseiller du Bureau regional, pour etudier les develop- pements survenus dans ces pays et maintenir le contact avec les responsables de la planification. Une importante realisation a cet egard consisterait a faire d'un h6pital central un h6pital d 1enseignement, et a le pourvoir d'un personnel medical, infirmier et paramedical, competent et suffisamment nombreux, (b) Preparation d'un personnel infirmier, de technicians (de laboratoire, de radiologie, etc.) et de bibliothecaires. L1importance de ce point ne sau- rait etre trop soulignee. On projette, sur une base interpays, 1 1organisation de cours destines a quelques-unes de ces categories de personnel (notamment, pour la formation de moniteurs et d 1un personnel d'encadrement), de telle sorte que chaque pays soit en rnesure, apres uncertain temps, de pourvoir a ses propres besoins en personnel paramedical competent. Il convient toute- fois de signaler que le premier pas dans cette direction devrait etre de former un petit noyau d 1elements qualifies plutet qu'un important contingent d'un niveau de formation mediocre. Ce point est particulierement important pour la preparation aux futures activites d 1enseignement. (c) La preparation d 1un personnel de niveau universitaire doit, dans tousles cas, etre renforcee par 1 1octroi de bourses d'etudes. ll est sug- gere que chacun des pays de la deuxieme categorie, envisageant serieusement la creation d 1institutions d 1enseignement medical, devrait demander et obte- nir, pour une periode limitee, une assistance destinee a la fonnation d 1un personnel. A la lumiere de 1 1experience acquise, et conformement aux prin- cipes qui regissent la fourniture d 1une assistance par 1 10MS, il convient de donner la priorite a la preparation de professeurs de sciences de base, EWRC12/2 page 30 ainsi que de medecine sociale et preventive. Cependant, les domaines cli- niques ne sont pas exclus. (d) L1assistance materielle fournie par 1 10MS est plut8t limitee. Neanmoins, une assistance consultative pourra ~tre pretee, sur demande, pour la commands et 1 1installation du ms.teriel et des fournitures, ainsi que pour les aides d 1enseignernent. Des avis pourront egalement etre donnes concernant les moyens materiels, et il ya lieu de souligner lorsqu 1il s'agit d'h8pitaux en general et d 1h8pitaux d 1enseignement en particulier, qu'il faut toujours consulter: l'administrateur medical et son personnel (notamment le personnel infirmier) sur les besoins que comporte le fonctionnement de 1 1etablissernent; 1 1architecte, sur le meilleur type de construction suscep- tible de repondre aces besoins; l'ingenieur, pour obtenir le meilleur type d 1installation, du point de vue technique. (e) Le stage d 1internat des jeunes medecins, qui se fait le plus souvent a 1 1etranger, devrait sieffectuer, des que les circonstances le permettront, dans le milieu social et culturel ou evolue 1 1etudiant dans son propre pays. Des amenagements hospitaliers appropries, 1 1etablisse- ment de normes pour les soins medicaux et infirmiers, des services et une direction assures par des specialistes qualifies sont autant de conditions prealables essentielles. Les formes d 1assistance precedernrnent mentionnees doivent etre utiles a cet egard. (f) 11 ne faudrait pas oublier que la legislation est un instrument administratif dont dispose le gouvernement. La determination des buts de 1 1enseignement medical sert a preciser les divers types d 1activites medi- cales qui constitueront l es t~ches des futurs medecins. Leurs droits, leurs obligations, les conditions prevues pour 1 1exercice de leur art doivent 8tre enonces et proteg~s, et cette protection doit s 1etendre aux besoins du public. 21. Les pays de la troisieme categorie, c 1est-a-dire ceux qui ne EM/RC12/2 page 31 comptcnt pratiquement pas de docteurs en medecine, ont encore un long che- min a parcourir avant de pouvoir envisager avec realisrne un relevernent du ni veau de 1 1 enseigriement medical. 22. Pour mieux faire ressortir la cornplexi.te du problerne, on pourrait signaler que le rapport de la population au nombre de rnedecins ne doit pas necessairement donner u.ne idee exacte de la situation. Ainsi, certains pays appartenant a ces trois differentes categories ant le m€hne rapport population/ medecin et, virtuellement, assurent a l eur population les memes services medi- cawc, alors que ces pays different largement entre eux sous le rapport du ni- veau d 1enseignement ainsi que de l a quantite et de la qualite de leur corps medical. Quelques-uns de ces pays peuvent dependre entier ement des medecins etrangers; d'autres, peuvent compter .un assez grand nombre de medecins na- tiona'1X, mais formes a 1 1etranger. 2J. De toute evidence, plusieurs autres facteurs entrent en jeu qui peuvent etre la cause de t erminante de certaines differences fondamentales. Neanmoins, du point de vue de 1 1enseignement, les ressources des pays de la troisieme categorie doivent etre developpees par etapes successives, confor- rnement au schema que l'on va lire, bien qu 1il ne soit pas possible, dans le cadre de cet expose, de donner des indications precises sur la periode re- quise pour att eindre chacun des buts assignes: (a) preparation des jeunes medecins a leurs fonctions et etablisse- ment d 'une selection prealable, basee sur les apti.tudes personnelles, 1 1attitude et les notes obtenues, pt:: r mett:.nt d-=,- d,:, signer l es c.:.ndi<iJ.ts pouvo_nt ncqu6rir une exp~rience odditionnelle et recevoir une forL~tion destinee a en f aire des profess eurs, au rnoyen de l' octroi de bourses d' etudes, avec maintien du systeme d 1attribution de bourses d 1etudes uni- versitaires de base; (b) assistance aux institutions centrales assurant des services sanitaires et medicaux dans le pays meme (laboratoires de la sante publique, EM/RC12/2 page 32 h8pital central avec ses sections mises au service du public, etc.), afin de les amener a un niveau moyen et de preparer les nationaux au r8le de personnel homologue, qui leur permettra d 1assumer les importa.ntes fonctions dont ils seront les titulaires des qu 1ils seront tout a fait pr§ts pour en assumer la chargeJ (Voir aussi sub (a))J (c) preparntiop des nutres categories nquis s:: s d0 p..: rsonn.::: l para- medic:-.1 d sanitc.ire a c.ssurer le fonctionnemerit des institutions medicales et sa.nitaires selon des principes techniques satisfaisants, en leur dis- pensant les connaissances et en leur fournissant les moyens necessaires a. l'etablissement d'un diagnostic et a l'application d'un traitement, pour les mettre en mesure d 1assister les medecins dans 1 1utilisation des connais- sances scientifiques et de techniques dument mises au. point; (d) formation professionnelle, assuree sur place, et le plus t8t possible, aux internes, au personnel paramedical (personnel infirmier, assistants de laboratoire, etc.), au personnel auxiliaire, dont la forma- tion serait ensuite confiee a un jeu.ne medecin national; (e) '-nrichissement de 1 1experience des jeunes medecins nationaux, d I abord au niveau in.ferieur · en les familiarisant avec les services pro- vincia.ux et municipaux de sant~, pour les preparer a occuper ulterieure- ment des fonctions plus importantes, precedees, si possible, d'un cours posturiiversitaire~ 24. Une experience a ete tentee en Israe1., en 1961, dans le domaine de 1 1enseigneroont universitaire de base, pour eveiller 1 1inter~t envers les sciences medicales de base. Un enseignement universitaire de base est dispense aux etudiants appartenant aux pays d'Afrique et d'Asie en voie de developpement, principalement dans le but d 1instruire et former des i'uturs professeurs et techniciens de la recherche dans le domaine des sciences medi.cale.s de base, et les preparer a former le noyau du corps medical enseignant , de ]e ur pays. Il va sans dire qu I il est plus "facile WJ/RC12/2 page 33 de f orraer dE:s pr ofcsseurs pour l 'enseignement clinique que pour celui des sciences medical es de base. 25. L' assistance aux institutions d 1enseignement postuniversi taire, notamment dans l e dom~ine de l a sante publique, est en trainl de se . c;oncentrer sur .un petit nombre de lieux et de pays de cette Region. Les medecins qui doivent obtenir l eur f ormation postuniversitaire hors de cette Region continuent a former la majorite. Une institution nationale qui s'est bien developpee est 1 1Instit ut superieur d'Hygiene publique, a Alexandrie, qui re~oit deja des boursiers de l'OMS venant d'autres pays, et qui a organise en 1961 un cours interregional de medecine du travail; dont le succes a ete complet. 1 10MS continue a fournir son assistance en pr~tant les services de professeurs a titre etranger; ainsi, en 1962, un professeur d 1education sanitaire a examine, conjointement avec le personnel de l'Institut, le pr ogramme d 1enseignement de 1 1education sanitaire, ainsi que le r~le plus etendu que 1 1Institut est appele a jouer dans le domaine de l'education sanitairc. En deux aut r es pays, des institutions assurent une formation postuniversitaire en s~nte publique et en des domaines apparentes. Un cours meriant au dipl6me d 'hygiene publlque est donne a Lahore, par l' Insti- tut d 1Hygiene, depui s 1955. Des mesures tendant a renforcer et developper l'enseignement de cett e tranche sont envisagees, dans le but d' ouvrir une nouvelle institution de f ormation postuniversitaire a des boursiers prove- nant de divers pays, - on SUS de 1 1Ecolc de Sante publique, attachee a l'Universite americainc de Beyrouth. 26. La formation postuniversitaire d 1autres categories de personnel medical et paramedical est en voie de developpement. Certaines facultes de medecine, au Caire, a Alexandrie, La~1ore, Karachi, Multan , Deyrouth et T8heran, ont des programmes prevus pour des specialiste s possedant des titres postuniversitaires. Les questions se rapporta.rit a la format i on de; specialides, aux titres postuniversitaires, a la preparation des EM/RC12/2 page 34 professeurs d'universite, etc ., seront examinees au cou rs de la Conference sur l'Enseignement medical, qui s e r eunira a Teheran, en octobre 1962. 27 . Des professeurs de sciences medic al es sont en train ct·1 etre formes a Karachi a l1Institut des Sciences medic .s.l es de base , qu i a ete organise dans le . cadre du pr ogr amme d I assistance bilat eral e des Etats-Unis -en faveur du Pakistan. Des pr ograrnrra s d I enseignernent i nfi rmier sup-2rieur n I exist ent jusqu'ici qu 1au Pakistan, mais on esper e que , dans ci nq. ans, deux aut r es pays ~u moins s er on~ prets a mettre en oeuvre des projets de ce genre. FCRHAT I 0;•1 DU F&."l=l.S ONNEL ,·,uxILIAIRE 28 . Il p~urr ait etr e tout aussi utile d 1examiner la ligne de conduite de ce Bureau a 1 1egard de la f or mation pr ofessionnelle du pe rsonnel auxi- liair e , par rapport aux diverses cat egories de pays dont il a et e pr ecedem- ment fai1 mention . La formati on du per oonne~ auxiliaire s'effectue dans l a presque t ot alite des pays, mais l'assistance aux projets entrepris en ce domaine est limitee a un petit nombre de pays. En 1957, une assistance a et e fournie a cet egar d a deux pays . Actuell eme nt, les beneficiaires s ont au nombre de six . Le pr obleme du personnel auxi liaire a et e discute en detail au C0'--1.rs d 1une Conference intor !'egi onal e , t enue a Khar toum, en d.c~cembre 1961, et a l aque lle les six Regi ons de l ' OMS ont pris part. Cette Conference peut etre consideree cornme marquant une etape dans l' histoire du Eure au r ,;gional de l a Hedi terranee oriental e, car elle a trai te d 1un probleme dont l'importance n'est pas confinee a cette Region, mais s' etend au monde entier, ~c,ui squ 'il conc(· r nc 1 1 org :..nis::,tior.. dee St.. rvic t.. s dt: s:.nte en quel que endr oit qu 'ils se trouvent . Ell e a , en outre , contribue a me t t r e en lurni ere l e fai t que cette R(:gi on dispose de ressources ct d 1 expe- r iences incomparable s · en ce domai ne , - veri te dont le pays d ' ac cueil de l e. Confe r ence, l e Soudan, a fourni l a demonstration la plus eclatante, 29 , D1une maniere general e , on pr evoit qu ' en princi pe, l'assistance f ournie en ce domaine, en faveur de certains pro j ets dete rrn:l.nes de forma- Exa 111 c11 d ' un c as su sp ect de , ·ario lc. Contri'> lc 1n Cd ica l pt-; riodiqu e a 11 ~ervit:e de con sultatio n externc du centre d ' E l Rud a . A fflu ence qnotidienne : 150 pa- tient s e n rnoycnne. dont 'i 0 cnfants. ,, • -.• ' .•J ~ ,.,~ ) .. , ; ••. ..,, ... ,-:, :;; ' ':'--r.4<\_« -~ ;,-~ , ! ,'fr;-·~.,,. ! ·- •W ., . . _. ' \: . I I ·!''-,6,,. -- -,-~·; -..:-- .~ ·-· •--· ;:.;..... {~ · ., .... -. L'assista nt medi ca l d'F.l R uda se double d"un ex ce llent i'rlucateur ;,anitaire. qui s'e fforc e d ' in cu lqner a ses adrn in istrcs qnclq:i es rrtil es notion s d"h ygiene eo ntre les frequcntes a ffections d 'or igine 11'-drique . l,-n assistant 111edical affec t c au centre d"h,-g iene rurale d 'EI Huda . ba, -a rd e a yee la farni llc d ' un tuber- c ulc 11x au cours d" u ne toum ec ,, domicile . II prend so m des q uelque 5000 habitant, d'El H uda et d es qui11zc , -illa gcs de la c ir- conscript ion rl e :'l[enagil. ZONE DE DEMONSTRATION D'HYGIENE RURALE (SOUDAN) Ln agent sanitaire de Gon- dar vis itc uu crrnitage sur les riYe,; du Lac T a na. Il a ,;ui,·i un cycle d"etud es de trois a ns au Centre de sante publique de Gonda r, qui forme chaque annee . avec J"appui de J"O)IS, 90 agents sani ta lres, t echni~ ciens de l"as,a inisse ment e t infirmiercs. D'AUX Une infirruiere monitricc. a ncienne bour,ii·re de 1'0)1S. accomp agne ,o n ele, ·e a u cours d'un e tournee i, do, Les malades qui attendent leur tour au Centre de K olladuba sont inities a quelques principes et notions elcmenta ires d ' hygicne. D es techniciens de l'assainiss, Jes puits des vi llages environ ,TION S SANITAIRES :>PIE) :lar rem ettent en etat \ r L .. ' • L ' infirmii• rc sage-fernrrrc e rr l' hef du ecnt rc rura l d e sa nte d e Sakba s·cntret ient avec 11n e da ya , 'l"i a j rrdic icuse ment a ss istc un c partur iente. q11 clques jours p lus t ,,t. Cettl' aec·uur-heuse tradit ionn clle ap pliq nc d('so rm ais scrupuleusemen t Jes mod ernes connai, ,anl'cs acqui ses a u cent re de Sa kba 011 elle a r e~ u un c form ation ae,·t> lr ro'e. so u, le, au , piecs de r O~lS. CENTRE RURAL DE SANTE (REPUBLIQUE ARABE SYRIENNE) Exa1nc n co llectif des ic un cs n1 Cr P.s r: t. d P. l r. nrs d Ar n iP- r.'- -n P, nn rPn trP rl P Snlch ::. CENTRE DE SANTE, SANA (YEMEN) I r L es j eun es indigrnts qni frequ c nte nt le centre de sante de Sa na rec:oi,·ent d es , ·et e ments con fec tionn cs p a r le gronpcmcnt loca l d ' assistancc sociale. Le1~rs m eres sont notammcnt initiee,; ,, l"n sage judicirnx d es a liment s loca nx. Que lque l .000 fernm e, et enfants ,e present ent chaqu c m oi•. CENTRE DE FORMATION D'HMI, BENGHAZI (LIBYE) L"unc des 12 in f irmiercs a uxiliaires form ce, a u centre ci r Sana·a. prend conge d ' un e pa ti cnt c , ·pnue :-u bir un Pxa ,nen post -nata l; 38 au tres j e un~s ) ' C- menites rcc:oi,·ent a !cur t onr u ,ie ~ducat ion d e base e t nne ,o lid c fo rma tion d "infirmierr a11xiliaire. Une st ag: jajre de dc11xie1n e annee partieipe i, 11 11 e xa1n e11 rn Cdi cal. Stage pratique des elc, ·es d e premiere a nnee s0 11 s la condui tc d"une infirmiere mo• nitri ce de l'O:\I S. Le centre d "hy!( icne materne lle e t infanti le de Bengh az i a d ej ,1 form e deux contingents de 11 et 15 auxiliaires. en 1959 et 196l. EM/RC12/2 page 35 tion professionnelle, ira diminuant. Il ne s'ensuit cependant pas que cet important domaine sera quelque peu neglige dans les activites regio- nales, - bien au contraire. Il y aura plutot deplacement du centre de l'action et de l'intensite du travail, qui, de la formation professionnelle nationalt (s 1adressant, en principe, au "travailleur de premiere ligne"), evolueront vers les projets interpays, de maniere a assurer une formation . . professionnelle tres poussee aux professeurs charges de la formation des auxiliaires et, ce qui n 1est pas moins important, au personnel d'encadre- ment operant sur le terrain. Bient6t sera mis en train un projet appele a combler une grande lacune: c'est celui de la formation de technicians instructeurs de laboratoire. Un autre projet, actuellement a 1 1etude et qui, d 1ici cinq ans, sera certainement en pltine activite, consiste a assurer la formation d 1instructeurs et de cadres pour techniciens de 1 1assai- nissement. 30. Il y aura evidernment toujours certaines categories d 1auxiliaires dont la formation continuera a requerir une assistance de la part de ce Bureau, • comme, par exemple, celle des dentistes-assistants. Un projet - le premier en son genre~ a ete mis en train au Soudan. L1insuffisance des soins dentaires est aigue dans la presque totalite des pays de la Region, Comme c'est le Cd.S pour la profession medicale, les quelques dentistes existants se trouvent concentres dans l es villes. Ce type d 1auxiliaire est un example dont pourront s'inspirer les programmes futurs, qui pourront ~tre mis en train et se poursui vre lorsque le personnel de 1 1 equipe sani k.ir'3 de: b~oe .:.ur.:i. ete forme ct rn.o a 1~ disposition des ::1dministrations sani- taires. 11Equipe de base 11 s I entend ici d 1une equipe ainsi formee: 1 ~as., Ls- tant medical ou sanitaire, le technicien de 1 1assai~issement et l'infir- miere sag~-femme de la ,sante publique. La plupart d~s pays precedent actuellement a la forpiation de toutes ces trois categories; d I autres ne le font que pour deux d 1entre elles. EM/RC12/2 page 36 31. On comprendra facilement que 1 1assistance de l'OMS en matiere de formation de personnel auxiliaire se limite presque exclusivement aux pays des deuxieme et troisieme categories (voir page 26). Les pays appar- tenant a la troisiellle categorie continuent a a.voir besoin d 1une aide de vaste envergure et du concours d'un personnel de 1 10MS responsable de l'exe- cution des operations. Cette assistance est fournie actuellement sous une forme plut8t etendue. Le personnel de l'OMS s 1occupe de la formation pro- fessionnelle proprement dite, assumant, nota.mrnP.nt, des responsabilites quant a l'administration et a 1 1organisation du projet. Selon les previsions, au cours des prochaines annees, des dispositions, echelonnees sur deux etapes, comme expose ci-apres, seront prises afin de confier graduellement aux gou- vernements interesses la retsponsabilite ctes operations, l'OMS devant se confiner a son role d 1orga·nis_me consul~atif,, _tel qu'il est defini par sa Constitution : 32. premiere etape - de jeun~s medecins rentres de 1 1etranger seront attaches aux services de leur pays et aux programmes de formation profession- nelle de personnel sanitaire, apres avoir, de preference, acquis une certaine experience de la pratique des services de sante; 33~ seconde eta.pe . - aider au reclasseilient d 1auxiliaires qualifies et experimentes; a la suite d 1une formation professionnelle acquise; soit par des cours i:hterpays, · soit par des programmes de formation professionnelle sPecialement prevus pour certains groupes determines, ou pour de petits groupes, appartenant a des institutions nationales de la Reg:icm. 34. Au.ssi, bien que l 1assistance en faveur de la formation profession- nelle du personnel auxiliaire doive s 'intensifier par rapport a.Ja · prepara- tion des professeurs, on s'attend ace que les projets entrepris dans les pays ayant besoin d'une assistance· immediate aillent diminuant. Les proJet,s n::i.tion;~ux cte rormo.tion proress1onnc.1le des o.uxilinircs sruutaires empiriques, qui etaient, il ya six ans, au nombre de deux, et s 1elevent EM/RC12/2 page 37 maintenant a six, ne depasseront vraisemblablement pas, d 1ici cinq ans, le chiffre de deux, - avec modification de 1 1objet principal et de la forme de l'assistance, comme precedemment indique. Cette circonstance pourrait - et, en fait, devrait - permettre aux pays de prendre entierement en mains, non seulement la formation professionnelle de leurs travailleurs sanitaires dits "de premiere ligne", mais d'organiser, en outre, une formation en cours d 1emploi et des cours d 1entretien, dans le cadre meme de leurs programmes nationaux de formation professionnelle . PROGRAMME DES BOURSES D'EI'UIES * 35. Les Etats Membres de la Region se rendent pleinement compte de 1 1importance du programme de bourses d 1etudes, et de serieuses tentatives ont ete faites pour ameliorer les programmes envisages pour l'avenir. J6. La plupart des pays de la Region ont realise dans 1 1elaboration et l'execution de leurs programmes de bourses d 1etudes de 1 10MS; des progres qui, pour etre modestes dans certains cas, n 1en sont pas moins reels. Le Bureau regional a continue a fournir des directives techniques aux pays qui en ont fait la demande, pour les aider a elaborer des program- mes de bourses d'etudes, etablis un an A l'avonce, au mains, o.f'in d'assurer aces programmes urie longue duree d 1efficacite. En depit de ce fait, on doit cependant reconnaitre que les pays ne se sont pas toujours conformes aux criteres qui s'imposai~nt dans la determination des priorites. Une intensification et une adaptation d 1efforts est,par consequent, necessaire pour atteincir e ce but. 37. 1 1affectation au Bureau regional, au cours de 1 1annee qui vient de s 1achever, d 1un medecin prepose a 1 1enseignement et a la formation pro- fessionnelle, qui a consacre la majeure partie de son temps au programme de bourses d 1etudes, temoigne du tres grand inter~t accorde ace domaine. ws visi tes plus frequentes ont ete fai tes su·r le terrain pour etablir des * voir egalem:rnt figures I - . IV EM/RC12/2 pnge 38 contacts personnels avec les boursiers de 1 10MS poursuivant leurs etudes. Les buts que l'on se propose par ces visites sont multiples. Gr~ce a des entrevues personnelles, les problemes des boursiers sont etudies a fond et des tentatives sont faites sur place pour y trouver ure solution. Les divers programmes de formation professionnelle sont discutes, tant avec les boursiers eux-memes qu 1o.vec les autorites chargees de leur formation, pour aider les boursiers a retirer le maximum de profit des cours dlinstruc- tion, compte tenu de la nature du travail qui leur sera confie dans 1 1avenir. Par ailleurs j un systeme plus approprie a ete mis en vigueur, permetto.nt d'evaluer les progres realises par l es boursiers au cours de leurs etudes et de suivre leurs efforts; de plus, chaque fois que les circonstruices le permettent, des entrevues sont menagees avec les ex-boursiers pour discuter des questions se rapportant a leurs travaux et a leurs aspirations. 38. Un regain d'iI;lportance est donne au r8le des representants de l 1 0MS, qui pretent leur concours en expliquant aux gouvernements les grandes lignes des programmes de . bourses d'etudes de l'OMS, notamment en ce qui concerne la necessite de recruter des candidats aptes. Souli- gnons cependant. ace propos, qµe les procedures et methodes presidant a cette selection laissent encore place a bien des ameliorations. 39. Les ressources dont dispose la Region sont explorees et de plus en plus mises a contribution pour le placement des boursiers de l'OMS, notamment les etudiants en medecine et le personnel paramedical. Le Soudan offre 1 1exemple d 1un pays de la Region dont les services sont de plus en plus recherches pour l e place.roont des boursiers de 1 10MS, particulierement au niveau "auxi.liaire", lorsq_u 1un genre determine de formation professionnelle n'existe pas encore dans le pays d'origine du boursier, ou lorsque 1 1auxiliaire a besoin d 1une formation plus poussee dans un dornaine determine ► 40. Le nombre total de bourses. d 1etudes octroyees de 1949 a fin 1961 a atteint l e chiffre de 1 935. Les ·bourses attribuees 1 1annee EM/RC12/2 page 39 derniere se sont elevees a 306, cont re 221 en 1960. Il n I est pas sans interet de relever que, durant 1 1annee 1961, il ya eu une nette augmen- tation du nombre des bourses d 1etudes destinees a des cours ainsi qu'a des visites d'etude. Autre constatation interessante: le nombre de bourses d 1etudes intraregionales, accordees au cours de l'annee, a conti- nue a augmenter, depassant celui des bourses octroyees par le Bureau regional de la Mediterranee orientale pour des etudes hors de la Region. Cette tendance est devenue particulierement remarquable depuis l'annee 1959, date a laquelle les bourses d 1 etudes intra.regionales se sont elevees a 103, contre 107 et 140 en 1960 et 1961, respectivement. 41. Un fait nouveau qui meri te d'etre signale est 1 1 augmentation du nombre de femmes appartenant a divers pays de la Region,qui ant entrepris des etudes de medecine et de pharmacie sous les auspices de l'OMS. Durant l'annee consideree, six bou:r:sieres de l'OMS, venant de trois pays, ant commence lcurs etudes de medecine et de pharmacie dans des ecoles de mede- cine de cette Region. A defaut de toute autre portee significative, on peut trouver dans cette circonsta.nce 1 1indice du desir grandissant de plu- sieurs pays d 1offrir a 1 1element feminin plus de possibilites de formation professionnelle en ces branches. Cette evolution continuera a beneficier de l'appui sans reserve du Bureau regional, qui n 1est pas sans connaitre le besoin urgent de certains pays de s'assurer les services d'un personnel medical et sanitaire forme d 1elements feminins qualifies, susceptibles de diriger l'application de programmes specifiques au sein de leur propre collectivite, notamrnent des progrrunrnes d 1hygiene maternelle et infantile, de gynecologie et d 1 obstetrique, etc. On p:revoit qu 1avec 1 1augmentation du nombre de j eunes filles terrninant leur instruction secondaire dans la Region, un plus fort contingent sera susceptible de beneficier dans 1 1avenir de bourses d 1etudes de l'OMS. EM/RC12/2 page 40 42. Il est prevu que, dans les quelque cinq prochaines annees, le progra.rrure de bourses d 1etudes sera oriente vers les buts suivants: (a) impulsion donnee a une elaboration appropriee des programmes par leS divers pays interesses, a la lwniere des besoins ressentis dans le domaine sanitaire et des priorites a leur accorder par rapport a 1 1ensemble des programmes sanitaires nationaux; (b) favoriser et renforcer la fonnation professionnelle postuniver- sitaire en matiere de sante publique, dans les institutions de la Region. D' or es et deja,l'Institut superi eur de sante publique, a Alexandria, projet beneficiant de l 1assistance de l'OMS, et l 1ecole de sante publ~que, atta- :chee a 1 1Universite a.mericaine de Beyrouth, contribuent a la formation postu.niversitaire · de boursiers de l'OMS. ( c·) octroi de bourses d 1etudes a des infirmieres dipl8mees ayant re~u une formation de base, pour etudier a 1 1Institut superieur des eoins infirmiers a Alexandrie, a 1 1Universite americaine de Beyrouth et au College des soins infirmiers, a Khartoum, qui, t ous benefici ent de 1 1c.s sistc,nc e d0 l ' ONS , ·_i :.c i QD.,.: d:i.ns t out,.:: :Jut re i nstitution .'.:l.ppro- priee pouvant recevoir des boursiers des pays de la Region ne possedant pns encore des possibilit~s de formation professionnelle dtma le domQine de l 1enseignement infirmier. (d) assurer a des. etudiants en medecine des stages d1internat pour leur facili ter les moyens de passer leur pericxle d 1interna.t d.s.ns leur pays d I origine ou dans des pays limi trophes presentant de_s conditions · analogues. 43. En r esume, des efforts seront deploy-es pour concentrtr le programme de bourses d 1etudes sur des · "centres de gravite", choisis dans 1 1 ensemble des progra.IlllTE s sani taires nationaux, et ou se reveleraient un besoin prioritaire pour des effectifs plus nombreux en personnel sani- taire experimente. I Figure I NOMBRE DE BOURSES D'ETUDES OCTROYEES PAR LE BUR. REG. DE I.: OMS POUR LA MEDIT. ORIENT, DE 191.9 A 1961 DE PROLONGATION NON COMPRISES) ( PER/ODES PAYS ANNE£ 19,9 195 0 19 51 1952 1953 19 5 4 19 5 5 19 56 1951 19 58 19 59 7960 79 61 l __ , TO T4L ----· I ADEN - - - - I - I - - - - - - - 1 CHYPRE - I - 3 2 - - - - I ' 3 I I 1 5 ETH/OP/£ ' I 3 I 0 9 6 1 5 3 7 8 5 7 8 8 fi --/RAN 8 1 0 7 2 7 3 ' 1 6 2~ ! 5 3 4 3 8 27 "13 21 279 /RAK 1 2 3 1 3 1 9 6 9 7 1 2 1 8 I 6 12 2 2 1 4 0 ··-/SRA EL I 0 9 I 5 , 2 7 7 5 , 0 11 I I I 0 8 1 0 8 . JORDAN/£ - , 5 2 ' 3 6 ) 5 8 I 3 I 8 1 8 8 6 KOWEIT - - - - - - - - - - - - 3 3 LIBAN I ' 8 6 I 7 8 8 9 I 8 I 7 I 5 I 3 I 2 1 J 6 LIBYE - - , 5 6 ' 7 3 9 5 , 3 I 2 7 7 2 PAKISTAN 7 ' I 2 , 2 " ' , 3 ' 11 I 0 2 0 I 9 3 9 1 6 9 ARABIE SAOUDITE - 2 ' 3 3 I ' ' 5 1 I 4 7' I 5 7 0 SOMALI£ - - - - - - 5 , 6 9 , 2 , 2 20 6 5 SOUDAN - I 5 I 8 5 7 7 2 0 , 9 2 5 28 2 8 I 5 4 R. A. SYRIENNE - ' I 0 5 , 6 6 2 2 , 0 , 7 6 8 8 I 6 I 2 8 TUNIS/£ - - - - - - - , 2 I 4 I 2 1 9 22 , 6 9 5 RAU , 0 , 1 0 9 3 I I 8 3 3 I I 2 6 3 8 I 2 I 7 3 I 2 5 3 YEMEN - - - - - 2 I 2 2 2 - 3 I 3 3 I 6 5 TOTAL 3 2 5 I 8' 1 1 0 I 73 81 I 6 7 9 6 I 9 6 2 0 I 21 7 221 30 6 I 9 3 S JSO JOO 250 200 I 5 0 100 so I I 0 ~ 19,9 19~0 19SI 19 52 1953 195, 1955 19 56 1957 1958 /959 1960 1961 Figure II NOMBRE DE BOURSES D'ETUDES OCTROYEES DE 1949 A 1961 /NCLUSIVEMENT, REPARTIES PAR SUJETS D'ETUDES 0 10 20 3 0 , o 50 100 15 0 200 25 0 1 ORGANISATION SAN/TA/RE ET SERVICES DE SANT£ As sa inis se me nt Adm Ste Pub . Hy g Mat . et I nfant . So ins l n fi rm ier s S tat isti qu es Sa nita ires San ti, Menta le Mede ci ne d u Travail Edu ca tion Sanita ir e N ut r i t i on - Controle des Med icaments - Readaptat ion - Hyg iene D entaire 1l SERVICES DES MALADIES TRANSM/SSIBLES Tub ercul ose La borato ir es Ma ladies Vener i ennes et Treponema tos es B il ha rzi ose Tra chome San te Pub . Vet er ina i re Autres Ma ladi es Tr an smis s ibles llI ENSEIGNEMENT MEDICAL, SCIENCES DE A n est hes iologie Rad i ol ogi e Ch ir urg ie Et Medecin e Hema t ol og ie Enseignement Medi ca l Sc ience s Medica tes de Base CL/NIQUES BASE Autru Spec ia l i sa t ions Me dica l es Pa lud i sm e ET SCIENCES MED/CALES t Y ETUDES UNIVERS/TAIRES DE BASE r SANS PROLONGATIONS I Medec ine Soins / nfi rm i.rs ■ Pha r ma cie ■ Gen ie San 1tai re I Odonto lo gie PROLONGATIONS D'ETUDES UNIVERS/TA/RES DE BASE So ins l nf ir m i er s Medecine lalll Pharmaci e ■ Ge.oi e San i tai re ~ BOURSES REPARTIES PAR SUJETS , D'ETUDES , 200 ETUDES POSTUNIVERSITA/RES ET AUTRES COURS VIS/TES D'ETUDES , ETUDES UNIVERSITAIRES DE BASE ,so ~ 0 ~ a, !0 n, 0 100 n, ,,,' a, 0 C: !0 (I) ~ !! 1 / /7 ~- JO C: 20 0 10 - -- -- --·- ·- -- --n, (I) r -· 0 ----· --" ,," ,,, ... - ' / , ' / / ' ,, ,," ' ,,, '::!,," ,_.,, ·-·- ·- ·- ·- ·- ·- ·- ·- ·- ·- ·- ·- ·- ·- ·- ·.,,·.,,·.,, ·-·--. ______ .-·-·-·- ·-. _____ ______ _ , i:J,9 t950 1951 1952 1953 195, 1955 1956 1957 1958 1959 1980 1961 ANNEE Tl oa· C ., " ... ... ... VIS/TES D'ETUDES PAR DES BOUR SIERS DE /.:OM'> (BUR. REG. MEDIT. ORIENl) I i " , , , POURCENTAGE DE REPARTITION PAR REGION D'ETUDES IN TRAREGIDNALES 19 ,9-1961 __ _ _ _ REGION DE L'EURDPE "'t> 70 0 c:: , · · DES AMERIQ.UES ,, AUTRES REGIONS ~ ~ 0 60 A / '-, rl') I' / \ I ' ~ 1' ......... .._,/' \ I '\. :--,f / \ / }:.; 50 I \ I Q ' / V n, \ / C) ' _/ n, ,o . \... - - ..... 0 c:: i:;:; 30 V) r- n, 20 V) ~ ·, .. . --- ~ 10 n1 V) ' ,/ . .......,., ' ' ··--·-··-·-·-· --- . -. . --,,,., ·- _.,,.,,... . . - _.,, ' . ,,--. . .,,. ·, ,,,-... -·--- . / "'. 0;-----,----r---.-----r------,----.----r-----Y----.--~---- , 191.9 50 51 52 53 5, 55 56 57 58 59 60 61 ANNE£ < EM/RC12/2 page 41 44. En portant plus loin le regard, on constatera qu'il est possible et meme probable que, l'an prochain, les bourses d 1etudes octroyees soient encore plus nombreuses, et forment ainsi un veritable invcstissement pour de futurs programmes. On peut prevoir que ce progres sera 1 1aboutissement d 1une action patiente et perseverante, menee avec la cooperation et 1 1esprit de comprehension qui caracterisent les relations des Etats Membres avec le Bureau regional de l'OMS. A cet egard, il convient de rendre hommage aux pays pour le precieux concours qu 1ils ont fourni durant 1 1annee et qui a sensiblernant contribue a l•acceleration du programme dans son ensemble. On peut dire que le t errain est suffisamment riche et fertile pour promettre une plus abondante moisson dans 1 1avenir. EM/RC12/2 page 42 INTRODUCTION MALADIES TRANSMISSIBLES L'ERADICATION DU PALUDISME* 45. La Region de la Mediterranee 0rientale, qui englobe vingt-cinq pays et torritoiresj avec une population totale d 1environ 210 millions d 'habitants, comptai t originairement 172 millions d 1habi tants vivant dans des zones impaludees. Des operations de lutte antipaludique de vaste ehvergure, comportant des aspersions aux insecticides a base d'hydro- carbure chlore, ont abouti a une reduction impressionante de 1 1incidence du paludisme, et meme dans certains pays, a l'eradication de cette mala- die. Depuis 1955, et apres la resolution historique de Ja Huitieme Assemblee mondiale de la Sante, adoptee en c0tte m&me annee, exhortant les gouvernements a convertir leurs programmes de lutte antipaludique en progra.Il1IlX3s d 1eradication, il n 1est presque pas de pays, dans cette Region, qui n'ait commence a appliquer des programmes d 1eradication ou des programmes pre-eradication. Ces activites ont eu pour resultat d 1assurer la protection d'environ 36 millions d 1habitants, ce qui represente une proportion de 21% de ceux qui, primitivement, etaient exposes au risque du paludisme. Neanmoins, cette maladie n'a pas cesse de constituer une grave menace, car ses ravages s 1exercent non seulement sur la sante, mais aussi sur le developperront economique, comme on a pule voir r ecemment en Sornalie, a l u suite des inondations qui ont desolc ce pays vers la fin de 1 1annee 1961. L1epidemie de paludisme,qui a suivi ces inondations, a eprouve environ un demi-million d 1habitants, soit un tiers de la population. 46. L'eradication du paludisme se con~oit comme une entreprise mondiale de sante publique, a laquelle tousles Gouvernements sont moralement obliges de participer. Independamment des avantages * Voir: document EM/RC12/4 EM/RC12/2 page 43 socio-economiques manifestes qui decoulent de 1 1eradication de cette mala- dia, dewc facteurs principawc sont mn.intenant entres en jeu, pressant les GouverneIJEnts de h~ter leurs programmes d 1eradication. Le premier se rat- tache au probleme de la resistance opposee par les vecteurs du paludisme awe insecticides comnru.nernent en usage, tels que le WI', le BHC et le DID. Cetta resistance, si elle venait a se propager, necessitera.it 1 1emploi d 1insecticices plus coGtewc, tels que les composes organophosphoreux, dont 1 1effet remanent est, d 1ailleurs, moins prononce, imposant a.insi 1 1appli- cation repetee du produit pour interrompre la transmission du paludisme, et entra.inant par le fait meme une augmentation des depenses locales, ainsi que des mesures de securite plus strictes. L1autre facteur pressant est constitue par 1 1elaboration de grands projets d 1irrigation, tels que celu.i du. Haut-Barrage d'Assouan, dans la Republique Arabe Unie, de l'Indus, au Pakistan, ainsi que d 1autres, au Soudan, en Iran et en Irak, qui sont · certainement appeles a accentuer les risques du paludisme et a rendre toute future entreprise d 1eradication e.xtremement onereuse et difficile. 47. Le Pakistan porte a lui seul plus de la moitie (55%) du fa.rdeau que le paludisne fai t peser sur la Region; aussi, le succes remporte par la mise en train, en 1961, du programme pakistana.is d 1eradication a fait naitre 1 1espoir d 1une eradication de cette maladie de toute la Region de la Mediterranes orientale dans un proche avenir. On ne peut egalement que se feliciter d 1apprendre que, dans les quatre annees a venir, le Liban, Israe1., la Ll.bye, la Jordanie, la Republique Arabe Syrienne, l'Irak et lea deux tiers de la pa.rtie septentrionale de l 1Iran annonceront successivement 1 1elimination du paludisme de leur terri.toire. 48. Les gouvernements dont les programmes d 1ero.dication sont en cours, ou bien en prep·aration en vue d'une prochaine execution, sont conscients des avantages subsidiaires qui decoulent d 1une entreprise de de. genre. La formation professionnelle et 1 1experience acquises par tous EM/RC12/2 page 44 les travailleurs de la sante publique participant aces programmes dans les domaines de l'organisation et de 1 1administration, ainsi qu'a une · planification efficace, basee sur des connaissances techniques et une evaluation constante, constituent pour les gouvernements, un precieux atout, bien propre a favoriser et stimuler leurs activites d 1ordre sani- taire. De plus, le principe de l 'eradication du paludisme, forrle sur le traitement total, et le besoin de disposer de services vigilants et efficients, durant la phase d'entretien, afin de prevenir la reintroduc- tion de la maladie, ont attire l'attention des gouvernements sur la necessite et 1 1urgence de renforcer et developper les services essentiels d 1hygiene rurale dans toutis les circonscriptions; ces services, inde- pendarnment de leur mission de vigilanc·e, pourvoiront aux besoins sanitai- res de toute la ·populatioh. Les mesures energiqu.es prises par les gou- vernements, a cet egard-, constituent leur meilleure contribution a la mise en oeuvre des programmes d'eradication du paludisme ou des programmes prealables a 1 1eradication. ETAT D'AVANCEMENr ·nES ACTIVITFS RELATIVES A L'ERADICATION DU PALUDISME DANS LA REGION DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE 49. Coriune 1 1indique le tableau (page 55), cinq pays ou territoires, groupant une population totale d 1un million et demi d 1habitants, ant eM debarrasses du paludisme -cu en sont originairement exempts: ce sont la Colonie d'Aden, Chypre, la C6te fran~aise des Somalis, la bande de Gaza et le Kowei t. Un systeme de surveillance a ete etabli dans c es pays, et les tentatives d 1eliminer les especes vectrices, pour parer a tout risque de reinfection, se poursuivent avec succes. 50. Des programmes d'eradication sont en cours dans huit pays ( totalisant 139 millions d 'habitants), a savoir: 1 'Iran, 1 'Irak, Israe"l, la JOrdanie, le Liban, la Libye, le Pakistan et la Republique Arabe Syrienne. La Tunisie et la Republique Arabe Unie peuvent, toutes deux, EM/RC12/2 page 45 etre considerees COmIIE etant a la phase preparatoire; on prevoit c;ue l'une et l'autre doivent, selon les plans d 1 operations recemment modifies, commencer 1 1execution de leur programme d 1eradication au debut de 1963. Ainsi, toute la lisiere septentrionale de la Region, du Pakistan a la Tunisia, est virtuellement soumise a 1 1eradication, entreprise qui semble avoir les plus grandes chances de r eussir, comme 1 1a prouve l'evaluation epidemiologique des resultats recueillis des programmes - maintenant presque termines - entrepris a l 1echelle nationale, au Liban, en Irak, dans les deux tiers de la partie septentrionale de 1 1Iran, en Isra~"l., en Jordanie et dans la Republique Arabe Syrienne. 51. Des programmes pre-eradication, portant sur 27 millions d 'habi- tants, ont ete mis en train en Ethiopia, en Arabie Saoudite, en Somalie et au Soudan. Tous ces pays ont, certes, demontre, par des operations ante- rieures, effectuees sur une base experimentale, la possibilite technique de 1'6radication du paludisme, et ont deja etendu les activites d 1eradica- tion a une partie 'de leur territoire; neanmoins, le manque de personnel qualifie, la rarete des services essentials d 1hygiene rurale, joints au nomadisme, sont autant de problemes qu 1il importe tout d 1abord de resoudre pour pouvoir ensuite elaborer les plans rationnels de futurs programmes d1eradication du paludisme donnant toute garantie de succes. 52. Les programmes pre-eradication impliquent pour chaque pays, une synchronisation entre 1 1etablissement et 1 1extension des services essentials d 'hygiene rurale et le fonctionnement du service d 'eradication du paludisme. Celui-ci et ceux-la doivent participer a des enquet~s sur le paluqisme et aux activitEls antipaludiques, pour contribuer a la coUecte de plus vastes connaissances sur l'epidemiologie du paludisme et, e~ rn@roo temps, pour stimuler les activites exercees dans le domaine sanitaire et toutes autres formes d 1activite necessaires a la mise en oeuvre des programmes d'eradi- cation. EM/RC12/2 page 46 53. Ence qui concerne les pays qui, jusqu'ici, ne se sont pas en- gages dans la voie de l'eradication, cormne le Protectorat d 1Aden, Ba.hrein, Ma.scate et Oman, Katar, les Etats sous Regime de Traite et le Yemen, qui englobent une population d'environ 5 millions d 1habitants exposes au ris- que du paludisme, on ne peut que se feliciter de ce que le Protectorat d 1Aden,qui, a 1 1exception du Yemen, compte la population la plus nombreuse, ait deja fait appel aux services d'un expert, pour se rendre compte sur place de la situation, en octobre 1962. Cette visite aidera a 1 1elabora- tion d 'un programme pre-eradication. A la demande du Gouvernement yeme- nite, une equipe de techniciens nationaux et internationaux du paludisme a precede, a la suite d'un accord entre. 1 1.Arabie Saoudite et le Bureau regional, a une enquete dans les zones frontalieres du Yemen, en octo- 'bre 1961. Les resultats de cette enquete ont revele un etat d 1endemicit& paludique generale, notamment dans la bande cotiere du Yemen, ce qui a amene le Gouvernement a demander l 1assistance de l 10MS pour la mise a exe- cution d 1un progra.mroo pre-eradication, au debut de 1963. 54. L'expose qui precede montre les progres realises dans le domaine de 1 1eradication du paludisme, et 1 1excellente reaction constatee a cet egard dans taus les pays et territoires de cette Region. ACTIVITES RELATIVES A L'ELABORATION DES PROGRAMMES El' PROJETS 55. Plans d'operations. Au cours de cette periode, un nouveau plan d'operations a ete mis au point en vue de 1 1eradication du paludisme en Iran. Le nouveau plan est base sur 1 1evaluation epidemiologique des resul- tats obtenus d 1activites anterieures exercees en ma.tiere -d 1eradication dans chaque ostan (province). Il indique les mesures a prendre jusqu 1a la fin de la phase de consolidation, et pourvoit a un service de surveillance, assure du.rant la phase d'entretien par l'organisation d 1hygiene ru.rale existante, recemment etablie. 56. Le plan d 1operations prevu pour la Republique Arabe Unie a ete TYPES ET PHASES DES ACTJVITES RELATIVES A L' ERADlCA'f!ON DU PALUDISME DANS LES PAYS DE LA REGION - Juin 1962 I -~~:-: - "l \• ~ : I • .,· "•\ I ~- f •' I • •• : :j ~ I • ;·.·: ••••. •• I ~ • ·~ ' ~ ~ •~ I $ •. _,....._ ,e.~ I s:~ -,..~. •JO,,,.. ·"'· "•""" -~~ 1pno1r.n-~~nnn. ~... J" _. · ·.. ..· . ··~ . . . . . . . · . ... • ~ I":. . . . .. . . ,,,r.::/;)./\\/i.: h_=.. \! . . :: : : : ·: :\ i,;._·.-.t- .- .·.·-._.. - \ - Phase d'entretien - Phase de consolidation - Phase d'attaque ~ Phase preparatoire Ji. au nord de cette limite • • • • • au sud de cette limite v"'\\.:. -:. :-:.,;,i,·;>~'-· - · . . .. . ,...:--: ·: ·. ::,t• ·. - ~'.J• •••. --- " ,. ··- . . . ····· programmes d 'eradication du paludisme programmes pre - eradication !i:l{) ,F ,.· . . . • . • . . • . . . . . • . ................. r:- :-:J Programme pre-eradication ·:,,:•: ( zone soumise ,\ des mesures d'attaque J::-=-=l Ne relevant pas de la politiquc 1:::.=.=i d'eradication du paludisme Figure V "' ~ V, ci :::, ..... <{ Cl <: "' <: 0 ;:: <{ '-' Cl 'l: Q: "' ' <{ l.) Cl <{ Q: "' ' "' Q: Cl V, <: <{ V, ETAT D'AVANCEMENT DES PROGRAMMES ANTIPALUDIQUES EN 1951 REPARTITION DE LA POFULATION TOTAL£ DE CHAQUE PAYS SELON LE DEGRE D'EXPOSITION AU RISQUE DU PALUD!SME 100 90 80 70 60 50 30 20 10 0 COLON/£ D ' ADEN "' CHYPRE :z: ~ ~ COT£ FR . DES SOMALIS ..... "' BAND£ DE GAZA KOWEIT / RAN P7ZZ777777777777777 /RAK f½VJZZ/ZZZZZ/77777 7777777/J ISRAEL f?VZ07777777777//ZZ/ll/ll7 / /Z/ul JORDAN/£ ~ 7777777770777777/2 LIBAN f/ll/ 777777/ /'ZI V, Q: LI B YE :::, 0 l.) PA KI STA N R . A . S YRIENNE fZlZZOOZZZZZI TUN I S IE VZZ/ZZZZZZZZZZZZZZZZl R AU ETH I OP IE ARAB IE SA OUD I TE . c! 0 .::: SOMA LIE SOUDAN 12ZZ7Jzzzzzzzzzzz;zzzzzo .... <: "' ~ "' YEMEN <:> <{ <:> :z: TERR. DU GOL F £ "' PERS/QUE i., i==J N CfJ EX P OS££ AU R ISQU£ OU PALUD .. OU PALUD . £LIM/NE ~ ~ :'.; E X POSE£ A U RI SC!UE D U PAL UDISM£. PROTEGEE ~-:::: !JON PROTEGEE EM/RC12/2 page 47 modifie en raison des recents changements apportes a l 'organis'ation dos services de sante publique, notamment ceux qui decoulent de la decen- tralisation de ces services a 1 1echelon provincial et de 1 1etablissement de services ruraux d 1hygiene, destines, chacun, a desservir une popu- lation de 5 000 habitants. Selan le nouveau plan d 1operations, ces centres seront charges, sous les directives et le contr8le du Service national de l'Eradication du Paludisme, ainsi que des stations anti- paludiques installees dans les provinces, de proceder aux pulverisations, ainsi qu'aux activites afferentes a la surveillance. 57. Conformement a la ligne de conduite adoptee par 1 10MS et le FISE, tout programne d 1evaluation du paludisme est evalue a la fin de 1 1annee par les conseillers principaux de l'OMS attaches aux programmes nationaux, par le personnel national de contrepartie et par le personnel du Bureau regional; un plan d 1action annuel est ensuite etabli sur la base des resultats de cette evaluation. Ces plans d 1action sont utilises par le FISE comme une annexe a ses recommandations annuelles au Conseil d'Adrninistration du Fonds, pour 1 1assistance qui doit continuer a ~tre accordee aux programmes d 1eradication du paludisme. 58. Selan les principes de l'OMS regissant 1 1elaboration de pro- grammes pre-eradication dans lcs pays en voie de developpement, des plans d 1operations ont deja ete dresses pour la Somalie, 1 1Ethiopie et l'Arabie Saoudi te. ll est prew que le plan relati.f au Soudan sera tennine vers fin 1962. Coill!TB deja mentionne, une place importante est faite dans ces programmes pre-eradication a 1 1etablissement et au developpement du service antipaludique, parallelemant a la creation de services essentiels d 1hygiene rurale, et a 1 1utilisation du premier et des seconds pour completer la documentation reunie sur -1·1epidemiologie du paludisme et sa repartition dans tout le pays. Dans •' ces programmes pre-eradication, destines a preparer les pays a executer les futurs programmes d 1eradication par EM/RC12/2 page 48 etapes, l'accent est mis sur la formation d 1un personnel tant professionnel qu'aux:iliaire, dans le domaine du paludisme aussi bien que dans celui des activites relatives a l'hygiene rurale, ,_ la future execution du programme d'eradication dependant de la presence d'un personnel possedant une for- mation adequate et reparti avec homogeneite. 59. Aucune recommandation n 1est formulee en faveur de nouveaux projets pilotes dans cette Region, la preuve ayant deja ete faite de la possibilite de realiser 1 1eradication du paludisme au moyen de pulverisations a effet remanent, utilisees seules ou completees par d 1autres moyens. L1elaboration des programmes pre-eradication est con~ue sur le plan national, avec opera- tions d 1eradication entreprises a titre experimental dans une ou plusieurs circonscriptions, a.fin d 1aborder les problemes techniques locaux: propres au pays, ou d'eprouver l'efficience des rouages administratifs du .service d 1eradication du paludisme, dans l'application des mesures d'eradication. Ces operations pilotes assurent egalement une formation en cours d 1emploi aux eleves sortant du centre antipaludique de formation professionnelle, et fournissent le modele des futures operations d'eradication a entreprendre par etapes. 60. Prestation des services d'un personnel de l'OMS. Tus services consultatifs en ctiverses specialites sont mis a la disposition des gouver- nements. Le personnel pretant ces services, deja affecte aux divers pro- grammes a.ntipaludiques entrepris dans la Region, comprend: 13 paludologu.es, 7 entomologistes, 4 ingenieurs sanitaires, 9 techniciens de l'assainisse- ment, 4 administrateurs et 5 techniciens instructeurs. Pour les pays envi- sageant 1 1elaboration de futurs programmes d 1eradication du paludisme, il est d 1uoo necessite urgente de constituer et former leurs effectifs en t ·echniciens et en administrateurs, comme de jeter les bases de leu.r orga- nisation d 1hygiene rurale, prealablement a 1 1execution de ces programmes. Ace propos, il convient d'attirer 1 1attention des gouvernements EM/RC12/2 page 49 sur le memorandum du Directeur general, date du 15 mars 1962, confirmant que les Di.recteurs regionaux sont toujours pr€ts a fournir aux gouverne- ments taus services consultatifs requis. 61. LI expansion donnee aux programmes d 'eradication du paludisme a accentue les besoins en personnel superieur qualifie, et l'OMS a deja etabli un systeme selon lequel les noms des candidats juges aptes apres entrewe sont communiques a toutes les Regions, prealablement au recrute- ment, a la formation d'un tel personnel et a son affectation a un poste quelconque. De plus, la constitution dans chaque Region, d'une reserve d'experts en differentes branches de specialisation paludologique, a permis de sunnonter les difficultes de recrutement auxquels on se heurtait aupa- ravant. 62. Recrutement du personnel national. Le centre national de forma- tion professionnelle, en Ethiopie, et les deux centres du Pakistan contri- buent a assurer les besoins en personnel professionnel et auxiliaire. En outre, le Bureau regional a encourage et aide a la creation de tels centres en Arabie Saoudite et au Soudan. Le Centre regional de formation profession- neJle en Eradication du Paludisme, ouvert en 1958, au Caire, a atteint ses buts et assure la formation de 114 membres du personnel professionnel supe- .. rieur et 168 membres du personnel auxiliaire. Comme les centres benefi- ciant , de. 1 1assistance de l'OMS sont en train d'etre organies de maniere a pouvoir assurer sur place la formation du personnel national, le centre de formation professionnelle du Caire a cesse d'etre un centre regional. Le systeme adopte par 1 10MS pour relever le niveau technique du personnel national est d'octroyer des bourses d'etudes a des instructeurs attaches aces centres nationaux, ainsi qu 1a des membres du personnel superieur, pour pemettre aux uns et aux autres de suivre des cours d 1entretien, patronnes par l'OMS et portant sur certaines branches de specialisation, et aussi pour fournir a la seconde categQrie de personnel la possibilite d 1echanger des visites avec d 1autres specialistes. EM/RC12/2 page 50 63. La Quatorzieme Assemblee de la Sante* a lance un appel a tous les gouvernements, les invitant a adjoindre, le plus t6t possible, des homologues au personnel de l'OMS, et a utiliser les bourses d 1etudes de paludologie de l 10M3 pour assurer la formation complementaire de ces homo- logues a l'etranger, et les mettre ainsi en mesure d'assumer pleinement la responsabilite des programmes d 1eradication ou des programmes pre- eradication. 64. Au cours de la periode consideree, 68 bourses d 1etudes ont ete octroyees a des candidats appartenant a des pays de cette Region, pour suivre les cours de centres i:1ternationaux de formation, outre 16 autres beneficiaires de bourses pour voyages d 1etudes ou echanges de visites avec des specialistes. L'experience a demontre que c'est parmi les administra- teurs principaux de sante publique que se recrutent les meilleurs direc- teurs de progra.IllIOOs de vaste envergure, tels que ceux d 1eradication du pa- ludisrne, surtout s 1ils ant pu, au moyen d'une bourse d 1etudes, suivre un bref cours d I eradication du paludisme dans un centre in~ernational de for- mation professionnelle. 65. Avec le declin du paludisme, las preoccupations se sorrt davan- tage concentrees sur le renforcement des cours d'epidemiologie de cette maladie, ainsi que des cours de methodologie portant sur l'evaluation ento- mologique des resultats des campagnes de pulverisation. Des courf;I d ''entre- tien, organises par les centres nationaux de formation professionnelle, ain- si que des reunions groupant, dans chaque pays, les membres du personnel professionnel, tenues ordinairement chaque fin d'annee, pour preparer lea plans d 1action annuels, constituent le meilleur moyen d 1enrichir les connaissanc'es techniques du personnel national et de developper chez · lui 1 1esprit de corps. *v· oir: resolution WHAl4.J8 EM/RC12/2 page 51 66. En 1961, les menbres du personnel national professionnel partici- pant aux programmes d 'eradication, en cette Region, ont atteint le chiffre total de 384 (comprenant des paludologues, des entomologistes et des inge- nieurs sanitaires), plus 4 176 membres du personnel auxiliaire (comprenant des chefs de secteur, des surveill,ants et des techniciens). 67. Le montant alloue pour 1962 aux activites d 1eradica.tion du pa.lu- disme, en cette Region, s I el eve, :a environ un million de dollars des Etats-Un;i.s, representant plus d'un cinquieme des allocations totales de credits prevues pour toutes les nctivites de la Region. La plus grande partie des depenses sont absorbees par les services consultatifs, les bourses d 1etudes, quelques fournitures et des vehicules de transport. :tans le cas du Pakistan, le retard subi par la conclusion d'un accord avec les autres institutions fournissant des subsides a amene 1 10:MS a consacrer $491 000 a l'achat de fournitures, pour h~ter le demarrage du programme en 1961 et pour une partie de liannee 1962. Au titre du Fonds de Secours, 1 10MS a egalement aide a fournir des medicaments antipaludiques aux habitants de la Somalie, eprouves par l'inondation. 68. Le FISE maintient son assistance au programme mondial d 1eradica- tion du paludisme, au plafond annuel de 10 millions de dollars des Etats-Unis; sur ce montant, la Region recevra, en 1962, environ$ EU l 095 000 pour les programmes de l'lrE).Il, de 1 1Irak, de la Jordanie, du Liban et de la Republique Arabe Syrienne. LI Association des Etats-Unis pour le developpement inter- national (US AID) continuera a pr@ter son assistance en faveur des program- mes d 1eradication du paludisme, durant l'annee 1962, notamment, en Ethiopie, en Iran, en Jordanie et en Libye. Elle a promis son appui, .pour l 1avenir, aux programmes du Pakistan et de la Republique Arabe U~e. 69. La contribution apportee par chacun des pays de la Region au projet d 'emission de. t,imbres-poste en faveur de l 1eradication du paludisme, dont. ·l 'Organisation mondiale de la Sante a pris l 'initiative, et. les dons EM/RC12/2 page 52 offetj;s :par .ces pays, soit sous forme d'un pourcentage du produi~ de la ·vente des timbres, soit en une certaine quantite de timbres, au benefice du Cqmpte special pour l'Eradication du Paludisme, donnent la mesure de l'inter@t et de l'importance accord.es al'eradication .du paludisme dans les programmes sanitaires de la Region. 70. L1attention des gouvernements est attiree sur l'incorporation graduelle dans le budget ordinaire de l'Organisation, des credits prevus pour toutes les activites relatives a 1 1eradication du paludisme. Col!llnen- cee en 1962, cette incorporation se·ra. completee vars fin 1964. Il s 1en- suit que lea gouvernements desireux de mener A bonne fin leurs programmes d'eradi~ation, doivent y accorder la priorite dans leur liste de projets, presentee a l'OMS. ACTIVITES DE COORDINATION 71. En raison du caractere international du programme d'eradication du paludisme, et de 1 11mportance qui s'attache A des mesures quarante!laires efficaces, propres A prevenir 1 1infiltration des maladies a travers les frontieres, notamment a la faveur d'un nomadisme massif et de deplacements migratoires entre pays voisins, le Bureau regional s'est particulierement applique a encourager les gouvernements de pays voisins A negocier entre eux des accords bilateraux, permettant aux techniciens du paludisme de se rencontrer periodiquement et de coordonner ieurs activites, surtout dans les zones frontalieres. Jusqu'ici, des accords de cette nature ont ete conclus entre l'Iran et l'Irak, le Soudan et l'Ethiopie, l'Arabie Saoudite et le Yemen. On peut voir un example de coordination interregionale dans la participation du Pakistan aux reunions frontalieres tenues entre l'Inde et la Birmanie. La recente Conference de Teheran, reunie au debut de mai 1962, a laqu.elle ont pris part, de la Region de 1 1 Asie du fud-Est, 1 1 Afgha- nistan et 1 1 Inda, de la Region de l 'Europe, -la Turquie et l 1URSS, et de cette Region, le Pakistan, l'Irak, 1 1Iran et la Republique Arabe Syrienne, EM/RC12/2 page 53 a brillamment contribue a coordonner la planification et 1 1execution des mesures d'eradication du paludisme le long des frontieres, cornme a assurer un echange d 1informations sur les progres jusqu 1ici realises dans les pro- grammes d'eradication, et sur les moyens d'aborder certains problemes tech- niques poses par 1 1ecologie ou la resistance des vecteurs du paludisme, le nomadisme et les mouvements massifs de population. 72. Les recornmandations de cette Conference apportent une precieuse contribution a 1 1 epidemiologie du paludisme et a 1 1 experience acquise en matiere d 1eradication par des pays comptant environ un tiers de la popula- tion mondiale originairement exposee au risque du paludism2. L'attention est attiree sur ces recornmandations, qui sont annexees au document sur l'Eradication du Paludisme.* 73. En outre, l'Equipe d 1Evaluation inter-pays, constituee par l'OMS, dont le siege est a Beyrouth, s'est activement employee a coordonner lea operations entreprises en vue de 1 1eradication, en Iran, en Jordanie, au Liban et en Republique Arabe Unie. Ces programmes ayant maintenant atteint un stade avance, un plan d 1operations coordonne est en cours d 1elaboration, dans le but de stimuler les gouvernements interesses a rillter l'achevement de la phase de consolidation, sur la base d'un plan determine, et de les inviter a conclure entre eux des accords sur des echanges periodiques d'in- fonnations epidemiologiques relative5 au paludisme. De plus, ce plan de- finira le role qui incombera aux gouvernements dans le renforcement et le developpement de services essentiels d 1hygiene rurale, permettant d 1exercer une surveillance efficace durant la phase d'entretien. 74. Le Service de Coordination de l'Eradication du Paludisme, attache au Bureau regional, continue a exercer ses fonctions coordonnatrices vis-a- vis de la Division de l'Eradication du Paludisme, au Bureau de Siege, ainsi que du FISE et de 1 1US AID, par rapport a la planification, a 1 1execution * EM/RC12/4 EM/RC12/2 page 54 et au financement du Programme regional d 1Eradication du Paludisme, et notamment aux activites relatives a la formation professionnelle. PERSPECTIVES D'AVENIR 75. On ne peut que se rejouir ·du rythme de deroulement des projets d'eradication du paludisme dans la Region, surtout apres la mise en train du programme entrepris par le Pakistan; taus les pays, a 1 1exception de quelques territoires de fai~le etendue, situes en bordure du Golfe,. sont maintenant inclus dans la zone des activites antipaludiques. 76. Les problemes techniques, tels que la resistance opposee par les vecteurs aux insecticides a hydrocarbure chlore (A. stephensi, Iran; A. pharoensis, Republique Arabe Unie) et les mouvenBnts de masse des po- pulations nomades, s'averent de moindre importan·ce,dans 1 1execution des programmes d 1eradication du paludisme, que. le facteur desavantageux re- presente par l'ins'i.lffisance des services essentiels d 1hygiene rurale, dans la plupart des pays de la Region, et m@me dans certains pays dont les programmes d 1eradication sont deja avances. 77. Il est reconfortant de constater que selon l'evaluation epide- miologique effectuee en 1961, et portant sur les six pays qui ont corrnnence plus t6t l'execution de leurs progrannnes d 1eradication, sur 1213106 lames examinees, dans les pays en phase de consolidation, (12 077 000 habitants), 853 se sont revelees positives, accusant ainsi une incidence pa.ludique de 0,07% seulement. 'n,ype de Programme Debarrasse I du palud. ! ~u origin • . 1 , 1 1.ndemne · TO TA L Eradica- tion I TO T A L· I ' Pre- eradica- . tion TO TA LI Pays non :EM/RC12/2 page 55 ETAT D1AVANCEMENT ET DEROULEMENT DU PROGRAMME DANS LA REGION DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE - 1961 (POPULATION PAR MILLE) Pays ADEN(COL.) CHYPRE COTE FR.SOM. 1 I BA.NDE DE GA'ZA · KPWEIT l ' IRAN _IRAK ISRAEL JOR])ANIE LIBAN; LIBYE PAKISTAN REP. ARABE SYRIENNE TUNISIE R.A.U. l ' \ : I Chiffre total de popul. 1 21 150 581 70 350 219 370 500 6 500 2 200 1 700 1 880 1 250 93 808 4 561 3 783 2:k) 080 1: 163 262 ETHIOPIE - 20 000 ARABIE st ... OUD. 5 000 SONIALIE 2 000 SOUDAN 11 390 ' ' 18 390 . l ADEN( PROTECT,); 660 I i I i population! ; exposee au! !risque du \paludisme 150 581 70 350 population protegee par tous procedes 150 581 70 350 Er ad i C a t i 0 n i annee I annee i commenc. ! fin Type ! attaque i consolidl I Paludisme elirnin~ depuis 195 1 Paludisrne elimine depuis 1949 lPaludisme elimine depuis 1957 ' IPaludisme elimine depuis 19 I ---·· 1Exempt d& paludisme t ! ! 7 151 I .l. i ' 13 000 i I - I 4 600 i 2 200 906 683 31 93 008 1 588 1 914 1 151 10 562 4 600 2 200 906 683 31 1 363 1 588 1 914) l ' . ) i I I 1957 1957 1957 1959 1957 1959 1961 i i 11971 11964 :1963 ;1965 11964 !1964 ;1974 I 1Par etapes l , tout le pays . ltout le pays ! !tout le pays I ltout le pays i I . , itout le p:i.ys !par etapes 1956 1 1964 tout le pays ; Debut phase d 1attaque ---,..-----4------;---pr_e_' vu __ P_our __ 1_9_6_3 ____ t, 20 259 4 931) 138 989 28 778 10 000 600 4 000 716 1 776 182 11 390 I 6 800 .L- i 27 166 I 8 298 660 er1t:,o-age s I BABREIN ; 147 147 pour ! M.ASCATE & OMAlt 550 5~•0 l 1erad .• KATAR ' 40 35 . ! (Lutte ETAT SOUS REG1 ·1 antipalud. [ DE TRAITE 86 86 I restre:inte) YEMEN 5 000 3 500 I i I TOT A L' 6 483 4 978 I , T 0 TA L G E N E R A L : 209 505 172 284 38 227 ==========================------- --------------- EM/RC12/2 page 56 TUBERCULOSE * COMITE MIXTE FISE/OMS DES DIRECTIVES SANITAIRES 78 • . . Une tres grande importance s I est attachee pour la Region a l 1etu- de entreprise par l'OMS et le FISE, concernant les progres realises par ces deux Organisations dans l'execution des programmes nationaux de lutte centre le tuberculose. Un interet t out aussi vif a ete suscite par leurs decisions sur ·les tendances qui, dans l'avenir, marqueront 1 1assistance qu 1elles fourniront a cet egard, - question qui a fait l'objet de discussions durant la session du Comite mixte FISE/OMS des Directives sanitaires, tenu a Geneve du 31 janvier au ler f evrier 1962.~Dans un document de base pre- . 1PnY} · .~ pare en vue de cette reunion, l ' OMS a propose une plus large application des c_onnaissances techniques act uell es en matiere de lutte antituberculeuse, . - celles-ci devant etre pr ealablement mi ses au point sur le plan local, eprouvees et evaluees dans une zone pilote, avec adopti on des moyens les plus propres a assurer cette lutt e et sa generali sation a travers toute 1 1etendue du pays. L' OMS s' est egalenent declaree en faveur d'une formation professionnelle qu'il convi endrai t de cont inuer a donner au personnel des services specialises aussi bien que des services generaux de sante, pour le mettre en mesure de mener 1 1action ant ituberculeuse. 79. Le FISE s'est engage a pr et er son assistance conformement aces principes, tels qu'ils ont ete enonces par l'OMS. On lira ci-apres des extraits du rapport du Corr~ t e : "(a) il conviendrait de s 1employer en priorite a reduire la propa- gation de la tuberculose par le traitement chimiotherapeutique ambulatoire et a domicile des cas contagieux et a accroitre par la vaccination BCG la resistance specifique de la population aux contaminations. irievitables; * . Voir : Document EM/RC12/ 5 ~~Rapport sur la Treizie:nre Session tenue au siege de l'Organisation mondiale de l a Sante (JClJ/UNICEF-WH0/8, 7 fevrier 1962) ~~-~JClJ/UNICEF-WH0/2 l:-ne infirmiere , ·isiteuse, dep t'.·chec en banlie11e par le Cen tre antituberculeux de B<>yrouth, baYa rd e a\'CC des cnfants dont la mere tuberculense vient d 'e tre hospitalisce (ci-dessous). Ils ,eront a leur tour <> xa rnin cs au Centre, puis vaccines au BCG 0 11 so umis ii la chimioproph\"laxie antituberculeuse. Le medecin et les assistantes sociales du Centre antitubereuleux inte rroge nt une autre patiente. Les donnees ains i recueillies orien- teront son traitement et les me- sures qui s' imposent pour assurer la protection de ses tous proches . LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE (LIBAN) Sous la t ente du groupe mobile du Centre antituberculeux, une j eune malade est declaree guerie apres radiographic. Les lesions tuberculeuses, decelees a temps, p euvent ctre soignees a domicile - comme l'ont ete celles de cet enfant. CAMPAGNE DE VACCINATION AU BCG (PAKISTAN) ··Ce n·est pas si terrible·· , se mble dire ce j e11ne gar,on, qui a brave• ment affronte la se ringuc du ,·ar - c inate ur. Les clevcs de la l3arikot l\l iddlc Schoo l so nt tout a !cur le,o n, tandis que leurs ca marades se disposent a , 11bir l" epreu,·e i, la tuberculine. Zorah ~loh am med est la Yill:;!t-mi llionicme p cr- sonnc ,, subir le tc,t tuberculiniqu e au P akis t an. L "~quipc de , ·acc ination gagnc un Yil!agc perdu clans !es hautes soli tudes de Swat (Paki stan occ idental). L'infinniCre se cu uvre le visage d'un Yo il e pour rnCn ager le con~c n -at i-.., ne des villagco i, de striete obser va nce. EM/RC12/2 page 57 (b) 1 1aide du FISE . pour la realisation dlun pro_gramme ,anti- tuberculeux natioml serait accord~e en deux temps: en premier lieu, il s 'agirait de mettre au point, dans la zone pilote nationale, des· me·sures antituberculeuses .-qui soient effectivement applicables, avec :Les ress-0ur- ces techniques et economiques disponibles'; en tant que mesU:res permanentes de sante publique; ul terieureme nt, quand l 'efficaci te de ces mesures se- rai t prouyee, il s 1agirait de .les etendre progressivement a une fr r.ction croissante de la population, sous reserve que cette extension soit conti- nuellement orientee et eval~~-e-.par las responsables du projet de zime pilote nationale, qu'elle se'' i'asse par l'intermediaire des services de sante publique existants et qu 1elle se deroule a un rythme qui g'a.ran- tisse une constante efficacite, et notamment la regularite dans 1 1admi- nistration des medicaments. Le Co!llite estime., .. comme 1 10MS,. qu.e la forme et 1 1ampleur de 1 10.ide a fournir aux gouv~rnerilents doivent etre determinees avec beaucoup de souplesse, etnnt·donne que les programmes antituberculeux nationaux s 1appuient a 1 1 origine sur une _infrastructure technique et economique tres differente suivant les pays. Le Comite estime aussi que le FISE devrait, a court terme, continuer de soutenir certaines activites antituberculeuses en cours qui ont re~u l!approbation de 1 10MS, en attendant qu'elles soient inte- grees dans les programmes nationaux, comme il est indique plus haut. Ainsi, le FISE pourrait utilement continuer d 1appuyer les campagnes ac- tuelles de vaccination de masse par le BCG, pourw .que des normes tech- niques et operationnelles satisfaisantes soient respectees, et de four- nir des medicaments pour le traitement des cas diagnostiques avec certi- tude par les moyens de depistage existants, a condition que l'adminis- tration effective des medicaments puisse ~tre assuree pendant tout le temps qu'il faut. Le Comite a souligne qu 1il est important, comrne 1 1a fait re- marquer le Cami te OMS d I experts · de la Tuberculose, de tirer pleinement parti de la chimioprophylaxie secondaire pour proteger les jeunes en- fants qui vivent en contact etroit avec des malades contagieux." VACCIN BCG DESSECHE PAR CONGELATION 80. Un autre fait important a signaler est 1 1approbatiori donnee po.r l 10MS, le 12 juill~t 1961, a _1 1emploi du .. vaccin BCG dess6che par cong~la:tion: .. · .. c 1etuit la, l 1aboutissement .de cinq annees d 1etudes EM/RC12/2 page 58 poursuivies sur une base de collaboration par des laboratoires du Danemark, de France, du Japon, de la Pologne, du Royaume-Uni et de la Tchecoslovaquie. C1est un tres grand pas en avant, gr~ce auquel sera resolue la grosse dif- ficulte, rencontree dans le s climats tr_opicaux, de maintenir le vaccin BCG liquide a une temperature suffisamment basse pour en conserver 1 1activite. 81. Certains problemes d I ordre administratif continueront nearunoins a se poser. En effet, les techniciens operant sur le terrain devront ~tre inities aux precedes corrects de reconstitution du vaccin sec en vaccin liquide. Il faudra pourvoir, par ailleurs, a la fourniture d 1un lot sup- plementaire de seringues, aiguilles et recipients:' Toutefois, le probleme le plus important consiste a determiner en principe ·s 1il est expedient de produire du vaccin BCG, desseche par congelation, dans les laboratoires nationau.x deja producteurs de ce vaccin sous sa forme liquide. L10MS n 1en- courage pas la production du .vaccin sec par un trap grand nombre de la.bo- ratoires nationaux, car sa standardisation est difficile et, par surcrott, coOteuse. Il est plutot soubaitable que les gouvernements desireu.x d 1adopter l'usage du vaccin sec, en achetent des stocks d 1un petit nombre de _laboratoires renommes, dent les produits sont deja bien connus et lar- gement utilises. 82. Lars de la reunion, precedemment mentionnee, du _ Comi te :mixte des Dire~tives _sanitaires, il a ete recon1uande que 1 1assistance du FISE se li- mite a la fourniture du vaccinBCG lyophilise a certaines zones determinees, ou son ·emploi offrirait des avantages techniques et pratiques. Pour le moment, le FISE ne preterait aucuno assistance a la creation de nouvelles possibilites de production de vaccin BCG lyophilise, mais pourrait le faire dans 1 1avenir. 83. Ence qui concerne cette Region, les decisions de principe dont il a deja ete question, relatives a la lutte antituberculeuse, ant incite les gouvernements interesses a exruniner leurs propres programmes anti- EM/RC12/2 page 59 tuberculeux et a rechercher dans quells mesure les decisions du Comite mixte de Directives sanitaires etaient susceptibles d 1affecter ces pro- grammes. Plusieurs pays ont deja entrepris des enquetes sur la frequence globale de la maladie, mises en train avec 1 1assistance de l'OMS et du FISE. La Jordanie, la Libye, le Pakistan et la Syrie ant t ermine leurs enquetes. L'Irak, qui a commence la sienne ·avec 1 1assistance de 1 10MS, la poursuit sous la direction de 1 1equipe nationale d 1enquete. Le Soudan a precede a une prospection de la Province du Nil Bleu. L'Ethiopie et la Somalie attendent d 1avoir re9u leur materiel radiologique mobile et d 1avoir precede a la f ormation du personnel destine aux operations exte- rieures. La Republique Arabe Unie a termine 1 1enquete sur la frequence globale de la maladie, effectuee dans la zone de demonstration de Kalioub. Les pays precites (a l'exception de la Libye) ainsi que 1 1Iran, Israe'l et le Liban, ont deja etabli des centres antituberculeux de demonstration et de formation professionnelle, avec 1 1assistance de 1 10MS/FISE. Ces pro- jets fonctionnent actuellement sous une direction strictement nationale, a l'exception de ceux qui sont entrepris en Ethiopie et en Somalia, et qui continuent a beneficier d 1une aide fournie par 1 1 0MS/FISE. 84. Tousles pays de la Region a 1 1exception du Koweit, de 1 1Arabie Saoudite et du Yemen, ont beneficie clans le passe d 1une assistance re9ue de 1 1 0MS et du FISE ou de l'une de ces deux organisations seulement, en faveur de leurs programmes de vaccination au 13CG. Le deroulement de ces programmes se poursuit maintenant par les soins exclusifs des gouverne- mGnts interesses eux-memes , quoique 1 1Iran et l e Pakistan coritinuent a recevoir une aide du FISE. Comme on l e voit, les elements necessaires a la lutte contre la tuberculose existent deja dans ces pays, ma.is la question qui preoccupe l es administrateurs nationaux de sante publique, aussi bien que 1 1 OMS et le FISE, est de determiner la maniere la plus efficace de les utiliser. EM/RC12/2 page 60 85. Le principe de la creation d 1une zone-pilote nationale de lutte antituberculeuse, propose par 1 10MS, a gagne du terrain en plusieurs pays. Le Koweit a etabli son projet en janvier 1962, avec 1 1assistance de 1 10MS. La Libye, le Pakistan et l'Arabie Saoudite envisagent la mise en train de leurs propres projets de zone-pilote au cours de la seconde moitie de 1962. Chypre, la Jordanie et la Syrie ant deja fait appel a 1 1aide de 1 10MS/FISE pour des projets analogues. La Tunisie a continue a developper le Centre antituberculeux de Formation professionnelle, ou se poursuivent l'ensei- gnement des cours de formation des techniciens de radiologie, et la de- monstration des methodes statistiques a employer dans les campagnes sco- laires et le depistage des cas sounds, a domicile, a la chimiotherapie et a la chimioprophylaxie. Le projet de zone-pilote nationale a Sousse, au- que1 ·11assistance de l'OMS a pris fin en 1961, a etendu le chomp de ses operations aux gouvernorats voisins, sur la base d 1un plan que le Gouver- nement se propose d 1adopter pour le reste du pays. Ces projets ant ega- leroont servi a donner a un groupe de medecins venant de toutes les Regions, inscrits aux cours de phtisiologie de l'Institut Carlo Forlanini, a Rome, une orientation sur les methodes de lutte anti tuberculeuse dans le domaine de la sante publique • 86. La formation d 1un personnel professionnel et auxiliaire a la lutte centre la tuberculose rev@t une importance grandissante depuis qu'a ete emis le principe d 1introduire des precedes simples de lutte antituberculeuse dans les activites courantes exercees par les agents de la sante publique en general. Parallelement au cours regional organise en Tunisie, et grace auquel ce pays pense pouvoir satisfaire aux besoins de la Region en agents de langue fran<;aise, il · semble indique d 1insti- tuer un cours analogue en langue anglaise. On etudie actuellement la possibilite d 1etablir ce cours a Baghdad. 87. Les methodes ordinaires de lutte antituberculeuse, deja en vigueur dans certains pays, ne conviennent pas a certains autres, situes EM/RC12/2 page 61 dans cette Region, pour des raisons d 1ordre geographique, economique et culturel. Parmi ces derniers pays, on peut citer le Protectorat d 1Aden et le Yemen. Ila fallu, en effet, integrer la lutte contra la tubercu- lose dans les activites de leurs services generau.x de sante, en utilisant principalement 1 18preuve tuberculinique pour le depistage des cas, ainsi que la vaccination au BCG et une chimioprophylaxie lirnitee, pour les besoins de la prevention. Dans les cas ou le diagnostic radiographique est possible, la chirniotherapie a domicile, avec administration de l'INH et du PAS, est appliquee. Il est egalement de pratique courante d 1ini- tier le personnel des services generau.x de sante a 1 1utilisation des tech- niques precitees. 88. Tousles ministeres de la sante de la Region ont ete mis au courant du principe adopte par l'OMS relativement a 1 1utilisation du vaccin BCG lyophilise. Des informations ont ete fournies aux gouverne- ments sur le coflt d 1achat de ce vaccin, pour leur permettre de se procu- rer les vaccins lyophilises susceptibles de servir utilement leur pro- gramme de vaccination au BCG. MALADIES ENDEMO-EPIDEMI QUES LA BILHARZIOSE 89. Divers projets de lutte centre la bilharziose sont en cours d 1execution en Irak, en Iran, en HAU et au Yemen. Dans ce dernier pays, un consultant a court terrae de l'OMS a commence une etude et a amorce les operations de lutte contre la maladie, entreprenant, par ailleurs, la formation professionnelle de techniciens de 1 1assainissement a Sana'a. Ceux-ci ont poursuivi leur entrainement au Caire, au cours de visites faites e_n Rei:,ublique Arabe Unie et au Soudan, au moyen de bourses de l'OMS. Au Yemen, les operations de lutte se poursuivent a Taiz sous la direction du conseiller pour la sante publique, designe par 1 1CHS. EM/RC12/2 page 62 En Republique Arabe Unie, des progres sont enregistres dans le deroulement du projet de vaste envergure etabli par le Gouvernement a Kafr El Dawar, avec 1 1assistance de 1 1 0MS et du FISE. I.a zone du projet, groupant une po- pulation de250 000 habitants, a ete choisie en raison du fait qu'aucune mesure de contr6le n 'y avai t e te precedemment appliquee; aussi, devenait-il possible d 1y recueillir des donnees fondamentales sur l'incidence, la fre- quence globale et le cycle de transmission de la bilharziose. En outre, le probleme s 1y trouve pose sous une variete d 1aspects, car elle comprend des zones exclusivement agricoles, des zones industrielles et des zones ou sont entrepris des travaux d 1amendement et de mise en valeur, dans le cadre du developpement communautaire. On se propose egalement de faire servir ce projet a la creation d 1un champ de recherches portant sur l 1app:J..ication de nouveau molluscicides. 90. Les buts specifiquement vises, conformement au plan d'operations, sont les suivants: "1. etablir et eprouver des mesures de lutte pour determiner les moyens les plus efficaces et les plus economiques d 1enrayer la bilharzio- se dans les conditions regnant en Egypte; 2. mettre au point des tech- niques appropriees d 1evaluation, notamment des methbdes d 1analyse du co-Ot des operations., 3. etablir un systeme d 1organisation assurant l'applica- tion d'un programme interdepartemental complet de lutte contre la ~adie; 4. former un personnel qualifie et auxiliaire aux di verses phases des tra- vaux envit:>ages. II 91. Un groupe typique de l a. population habitant la zone d 1experimen- tation : du pro jet a ete examine pour la determination du taux de frequence globale specifique, par age et par sexe. Les villages situes au bord de canaux principaux ont accuse des taux d I infection nettement 'eleves. Les etudes sur le dynamisme biologique des populations de mollusques ont -conti- nue a etre suivies avec attention. Il s 1est degage de ces travaux la UNE HOLLAND E EG YPTIE i\:\"E : Le Canal :\lah,11oudia , , ·01e d 'ea u de 85 kms qui reli c le bras occidenta l du :i'iil ft la :\lCd itc rra nCe, a li1n c 11tc un ~y:-- t e' 111f' tre~ ra,nifi t; d "i rri l,! ati on clans un f' zo ne 011 retc ntit f'n eorc l'l'cho des ,nartea ux et des metier, i1 t.i sse r de la proche ba nlin1e nln:andri11 e de K a fr E l Dawar. Ce sec t eur est le th e~t re d"un proj et-pi lotc 0'1S, l ".\ICEF de lut tf' c·o ntre In bilharziosc, qui es t a us, i le p lus ambitieux dn µ:enrr; (A DROITE) d em onstration de l'u ,aµ:f' d ' unf' pelle ,, draµ:uer . C.-t in strunw ut pernrd d 'e, ·nlu er la population rnalaco lo 2:iqu1· d ' un ca nal infes t<'. LUTTE CONTRE LA BILHARZIOSE (RAU, SOUDAN, IRAK) De riµ:0 11 rc u~cs l·tudf' s ont ett-; effe ('t11t'es clan s le rl'sen 11 d 'irri f!at ion de la Cez irah . l ~nc , -a~ te ,!!a rnmf' d·cxpericn ces - nsscchern ent d es ca11nux, des her- bng-e, application massive de rnnlluscic ides. usage de barri ere, mecanique- ct d e sacs el f' sulfa t e de cu ivre (photo) - ont t't(, realisecs clan s ce scc t eur. L'usage d e bnrricrcs mcea niques ct <l e produits chi- miques selec tionnes a ega lement ete tentc en lrak . L e monta!,(P d"u11 ak hal. frn p; il e hutt r po rtnti, ·f' d e (' layo nnag-es c t <le pai llasson !=' . ERADICATION DU PALUDISME (SOMALIE) La rate h ypertrophiee de cc j eune nomade denon ce naisemblableme nt d es a ttaqu es repetees de paln - di sme. L'exa men microscopiqu e d 'u n pre leYr ment sang uin dira s'il est porteur du p arasite incrimin C. .\ umades , umali s clrn111t lr 11 r akha!. L e pa ludi s rn r Yic t i rn es pan n i le~ no1uadc:--. qui ron .. titnP11t If':-- dr11 u 11 pa ludo loµ: ue ,;om a li di ,tribue des comprirnes de Yen us camper dans 1111 secte ur irnpaludc: 375 .00(), et d e chloroquine on t ,· te expedies d' urp;encc l'autornne derni er, pour enra ye r ur1 retonr offensii 11 0 111hre 11 :--e:-- l pop 11 lation . e aux nornadc~ pyrime tarnin e a ,ro~adi sc- io. e. L,,, reche rchc, su r le, e,pi·ces resi st antes d l' mo ustiq11es intriguent fort ces v illa;:-eo i, du sc,·tc ur d e Kazc roun , La d onblc res istarH'C oppo.sfr a u DDT Pt i, la dic ldrinc par l'A 11 011/r eles ste11/r e11 s i contrai11t· IP , pa l11do log 11 cs ira nicns ,, multiplie r. cl a ns le, ,ec t eurs p ro blcmcs. !cs cssa is de nou,·eau x in se<·tic ides e t de se l, antipaludiq11 es. Espo ir des malariolo;:- 11 es : le sc i chloroqui ,11' . incorpore aux a liments. po11r c11raYcr la tran smiss ion du p a ludi-rne ehcz !es tribu s nomadc, . rn cnto mologis tc introduit d es rnoustiques clan s unc chambre d e eonta r· t pour verifi er l'effe t res idue! d e J'in sec tieide appliqu e sur ce mur quclqu c~ sc rnaines a npan1,·ant. ERADICATION DU PALUDISME (IRAN) LUTTE CONTRE LE TRACHOME (TUNISIE, RAU) Le, s11n·i,·a 11 ts d "un cvclon e d eplore cla ns le sec te11r de Chit- tagong (Paki stan oriental) . sont Yaccin t's con tre le cholera i"l !'aide ti"u11 inj ec te ur it do se:-; multiples. qui est a ppele it jouer ,m role dfr isif clans les campagnes de va ccination sur , ·ast c echellc. Ce t inj ec tcur hvpod ermique, q ui pe rrnet d"ad m in..i strer jusqu·,, 1200 doses vaee inal es a l"he11re, t e nd it de trf) ne r la c lassiqu e sc ring ue e l son labo rieux a rsena l cl"aig11i llcs . C n ba"teriolo;ristc de l" O \J S. , ·enu en1lue r l"in- cidcn,·e du tra cho rn e cl a ns le S ud-tu11i,i en , effr ctuc un prelt·,·c111 cnt oculairc. qui se ra ana- l~·si' ,l\·ec hcau co 11p d"a11trcs f' ll laborat oire. L r, on;ru ents aux a11tibiotiq11es ont fait beu 11 co up cL,depte, clan ,; lcs fro les d e la R . .\ l -. o i, le, ai nes t rai ten t ,·oura mm en t le, p lus je 1111c,. LUTTE CONTRE LE CHOLERA (PAKISTAN) EfVRC12/2 page 63 conclusion generale importante que la croissance et la mortalite sont plus rapides qu·1on ne 1 1avait precedemment suppose. Ce phenomene aura pour re- sultat de reduire les estimations sur la duree d 1une generation de mollusques, et perm.et de prevoir que, selon toute vraisemblance, les mollusques se retabli- ront de 1 1effet des molluscicides plus rapidement qu 1on ne l'avait evalue. Une attention toute speciale est accordee aux prospections et au trace des cartes ayant pour objet les systemes d 1irrigation et de drainage, ainsi que les conditions hydrologiques et les informations meteorologiques se rappor- tant a la bilharziose. Des enquetes sanitaires sont entreprises, dans les villages, en marge des etudes sur 1 1 epidemiologie et le contr8le de la ma- ladie. 92. Dans 1 1execution des projets entrepris dans la Region, les buts que le progrrunne d 1education sanitaire, avec l'assistance des sections d 1education sanitaire des Ministeres de la Sante, s 1est propose d 1atteindre, a longue et breve echeance, sont surveilles de pres. Le but ultirne, qui est 1 1integration de la lut te contre la maladie dans les services essentiels de sante, est a 1 1etude, pour permettre de detenniner les meilleures metho- des et techniques garantes du succes futur. 93. Des enquetes sur la maladie ont ete effectuees en. Tunisie. La presence do la bilharziose a ete constatee dans la zone de Nefzaoua, com- prise dws la region centrale engioba.nt les districts de Kebili et Douz. Une bourse d 1etudes sera accordee par le Bureau regi'onal, en juillet 1962, pour former un technicien de 1 1 assainissement, appartenant· au Service tuni- sien de Sante,a diriger des mesures de lutte. On estime qu'en pareils cas, l 1eradication de la maladie est possible. 94. Un vaste plan d 1action, prevu pour 1 1ensemble de la Region, est a l'etude. Il comprend l'Ethiopie, 1 1Iran, l'Irak, le Libari, la Libye, l'Arabie Saoudite, la SomaHe, le Soudan, la Syrie, la Tunisia, la. Republique Arabe Unie et le Yemen. Par ailleurs, le Bureau regional EM/RC12/2 page 64 a ete represente au Symposium de la Fondation Ciba sur la bilharziose, tenu au Ce.ire, du 17 au 23 mars 1962, ainsi qu'a la conference reunie au Caire, du J au 8 mai 1962, pour 1n commemoration du centenaire du Dr Theodore Maximilien Bilharz, qui a decouvert le Schistosoma haemato- ~ a 1 1Ecole de Medecine du Caire, en 1850. 95. La bilharziose est en train de revetir une grande importance, en raison de sa prope,gation progressive, qui va de pair a.vec le developpe- ment de l'a.griculture dans les divers pays, amenant ainsi des collecti- vites jusqu 1ici dispersees a s 1agglomerer et a entrer en contact avec les f oyers d 1infection que recelent les cours d 1eau. Sevi.ssant dans cette Region sur un rayon etendu, la bilharziose requiert une action menee· avec plus de vigueur et appelee, il faut l 1esperer, a prendre 1encore plus d 1ampleur dans les annees a venir, grace aux efforts conjugues des gou- vernements, de l'0MS et du FISE. LA VARI0LE 96. Un coup d I oeil sur le tableau figurant a la page 15 du present rapport, montrera qu 1a 11exception du Pakistan, la variole a accuse un flechissement marque dans la Region, ce qui, dans la plupart des cas, etait d6 a des campagnes de vaccination de masse. Durant la periode consi- .. . deree, aucun cas de variole n'a ete rapporte dans la Colonie d'Aden, dans le· Protectorat d 1Aden, a Bahrein, a Chypre, dnns la C6te fran9aise des Somalis, en Irak, en Jordanie, au Koweit, au Liban, a Ka.tar, en Arabie Saoudi te, en Republique Ara.be Syrienne et en Republique Ara.be Unie. 97. En Ethiopia, entre le debut de l'annee 1961 et le mois de mai 1962, 900 000 personnes ont ete vaccinees au cours de campagnes combinees de vaccination a.ntiamarile et antivariolique, entreprises dans les pro- vinces sud-occidentales de 1 1Ethiopie. Les vaccinations se poursuivent et se developpent systematiquement, la variole n 1ayant pas cesse de poser un grave probleme pour le pays. EM/RC12/2 page 65 98. En 1961, l 'Ethiopie a cree dans son laboratoire central de reference (Institut Pasteur d 1Ethiopie), un departement de production de vaccin antivariolique lyophilise. Le vaccin est produit en qu.antites suffisantes. Cette iresure constitue 1 1etape principale vers les campa.gnes de vaccination de masse a entreprendre dans des regions arides et loin- taines, parallelement a la creation des services essentiels de sante publique. 99. La Libye est sur le point d 1entreprendre une campagne d 1eradi- cation de la variole; a cette fin, elle a fait appel a l'assistance du FISE pour obtenir les vehicules necessaires a la vaccination de la popula- tion des regions lointaines de son territoire. 100. Au Pakistan oriental ou la variole sevit a 1 1etat endemique, un projet-pilote d 1eradication de la variole a ete mis en train en janvier 1961, dans les districts de Faridpur et Camilla (Divisi~n de Dacca); en novembre, 85% de la population de ces deux districts, qui s 1eleve a 7 millions et demi d 1habitMts, avaient ete vaccines. Aucun cas de variole n 1a ete signale de 1 1un ou l'autre district depuis le premier semestre de 1 1annee 1961. Cinq millions de doses de vaccin lyophilise, offert a l'0MS par le GouverneIOOnt de l'URSS, ont ete utilisees au cours de cette campagne. Le Gouvernement a dernande 1 1assistance de 1 10MS pour 1 1etablissement d'un projet-pilote dans le district de Kuehtia (Province de Rajshahi), - projet qui s'etendra a tout le territoire, de telle sorte que d'ici fin 1963, toute la population du Pakistan Oriental aura ete vaccinee. 101. Un consultant de l'0MS s'est rendu au Pakistan, du 23 juillet au 11 septembre 1961, pour pr@ter son concours au Gouvernement dans la produc- tion_ de vaccin 11I1tivariolique lyophilise a Dacca. Les resultats des tests d 1activite et de purete, effectues par le Staatserum Institute de Copen- hague sur les echantillons de vaccin produit par le 11 Dacca Pasteur Cum- Vaccine Institute"§ ont ete trouves satisfaisants. La production actualle EM/RC12/2 page 66 est d 1environ 1 200 000 doses par semaine et peut etre facilement _portee a 2 000 000 de doses. Une semainG apres reception de la comrnande, 1 600 000 doses ont ete fournies au Gouvernement d~ Pakistan Occidental pour les besoins de la caropagne de vaccination entreprise dans cette province, ou la variole s 16tait manifestee sous une forme epidemique. A 1 1heure actuelle, trois laboratoires de production de vc.ccin lyophilise sont en service. Aucune fourniture de vaccin provenant de 1 1etranger n 1est par consequent requise pour la crunpagne. 102. En Arabie Sa.oudite, la variole est endemique. Des plans sont A l 1etude en vue d'assurer la production de vaccin liquide par le Laboratoire central de Sante publique, ~ Riyad, qui est en voie d 1installation avec 1 1assistance de l'OMS. Une campagne generale de vaccination a commence il ya deux ans. Entre septembre 1960 et septembre 1961, 458 265 personnes ont ete vaccinees. Une vaccination generale est effectuee chaque annee, deux mois avant la saison du pelerinage, dans les principales villes visi- tees par les pelerins, soit la Mecque, Djeddah et Medine. A 1 1heure actuel- le, toute personne arrivant de la partie meridionale du pays, ou des pays limitrophes situes au Sud, est vaccinee meme si elle est munie d 1un certi- ficat international valide de vaccination. Deux: pastes ont egalement ete etablis dans la zone orientale pour la vaccination des pelerins arrivant par voie de terre apres avoir traverse la mer d 10man. Aucun cas de variole n 1est survenu dans le Royaume depuis fin avril 1961. Une campagne d 1eradi- cation sera entreprise en 1963 avec l'assistance de l'OMS. 103. En Somalie, la variole n 'est pas une maladie endemique, mo.is elle constitue un danger permanent en raison des mouvcments de population aynnt pour point de depart 1 1 Ethiopie) le Kenya et le Yemen. Des equipes de vaccinateurs sont organisees et entrainees. Un personnel sanitaire a ete envoye de Mogadiscio dans le Haut Giuba pour proceder a une campagne de vaccination de masse qui s 1est etendue a plus de 8 000 personnes. Le FISE fournit des vehicules pour les besoins des services de sante. Le derou- lernent de la campagne d 1eradication de la variole breuses difficultes en raison de la vaste etendue de communications et de 1 1irnportance du nornbre de se de la EM/RC12/2 page 67 heurte a de la zone, du norn- manque population nomade. 104. Au Soudan, un plan d'operation a ete signe, prGvoyaht 1 1era- dication de la variole au cours d 1une periode de quatre ans. Le pays a .ete divise en quatre zones, et il sera procede successivernent, chaque annee, a la vaccination des habitants d'une zone toute entiere. La premiere phase de la campagne, qui doit s 1etendre aux provinces de Kordofan et du Dafour, dont la population est estimee a 3 millions et demi d 1habitants, a commence en janvier 1962. Le nombre total d 1indivi- dus vaccines jusqu'a fin rnai 1962, s'est eleve a J 044 950, dont 1 500 435 dans le Kordofan et 1 544 515 dans le To.rfour. La proportion de prises et de reussites a ete d'environ 95% pour l es primovaccinations et de 80% pour les revaccinations. Pour des raisons d 1ordre technique l'appareil a lyophilisation, fourni par 1 10MS, n 1a pas ete jusqu 1ici en mesure de produire du vaccin. 105. En fevrier 1961, le conseiller pour la sante publique et re- presentant de Zone de JOMS, en Arabie Saoudite, a visite le Yemen, dont il a etudie la situation, en vue d 1y declencher une campagne d 1eradica- tion de la variole englobant tout le territoire. Un plan d 1operations a ete signe pour la vaccination de toute la population, dans un espace de trois ans, avec 1 1assistancc de 1 10}~. 106. A Masca.te et Oman, une vaccination de rnasse s est effectuee a la suite de la survenance de huit cas de variole dans la region de Masna, et plus de 70 000 habitants ont ete vaccines a Dubai, dans les Etats sous Regime de Traite, ou, selon une notification faite au debut de 1962, douze cas de vario1e avaient ete signales. Du vaccin offe.rt a l'OMS pa!' la Jordanie a ete fourni a Chypre et au Liban, pour aider awe campagnes de vaccination de rnasse, entreprises par ces deux pays. E}VRC12/2 page 68 FIEVREJAUNE i07, Les poussees epidemiques de fievre jaune dent 1 1Ethiopie a ete le theatre; a la fin de 1 1annee 1959 et en 1960, et qui se sont soldees par ·un chiffre de deces estime a 3 ooo, ont declenche une action de la part du Gouvernemen t ethiopien et de 1 10MS. Une equipe de 1 1Institut Pasteur a identifie la :maladie apres la premiere epidemie, et des precau- tions ont ete prises pour en enrayer la propagation. 108. En octobre 1961, au cours d 1une reunion officieuse d 1e.xperts internationaux de la fievre jaune, il a ete recommande: (1) d 1effectuer des recherches entomologiques et zoologiques, comportant la capture, 1 1identification et 1 1inoculation a des souris de differentes especes de moustiques provenant de la zone incriminee, (2) d'entreprendre une enquete epidemiologique pour verifier si la fievre jaune avait traverse la barriere montagneuse de 1 1Est ethiopien et s 1etait infiltree dans la Rift Valley (Kenya); si elle s 1etait introduite et implantee dans la zone sylvestre de la region de Kaffa; si elle avait penetre dans la vallee du Baro, region a population dense, proche de la frontiere soudana.ise. 109. Una equipe de 1 1Institut Pasteur d 1Ethiopie, dirigee par le Dr Ch. Serie, comprenant un entomologiste et un veterinaire, a ete conati- tuee pour donner suite aces r ecommandations. L10MS a alloue a. cet effet $30 000 par imputation sur le Fonds de Recherches. L1enqugte epide- miologique a ete effectuee du 14 novembre 1961 au 24 fevrier 1962. La zone a prospecter a ete divisee en cinq secteurs, successivement visites par 1 1equipe. Celle-ci a recueilli 1100 serums pour une etude portant non seulemerrt sur le virus de la fievre jaune, mais aussi sur le "virus Arbor", et a conclu a 1 1existence d 1un foyer epidemique au sud-ouest de Djimma, dru1s le Coulo-Conta, ainsi qu 1a la possibilite de considerer la zone de Baro•Ghilo-Didessa comme zone d 1endemicite. Trois souches hurnaines de virus, isolees de mnlades, et envo;yBes aux divers laboratoires pour EM/RC12/2 page 69 identification, ont ete jusqu 1ici confirmees com.me souches de fievre jaune, per l'Institut Rockefeller, a New York. 110. Apres une tournee dans la Province de Kaffa, ou une enqu€te effectuee dix ans auparavant n 1avait revele aucun indice de fievre jaune, 1 1 equipe a etabli une station experimentale de recherches entomolo.giques dans la zone de Tchabera, au sud-est de Djimma, ou la presence de nombreux Aedes simpsoni avait ete observee au cours de l 1epidemie humaine. Douze souches virales, isolees d 1Aedes simpsoni, ont ete expediees aux fins d 1identification a divers laboratoires de l 1etranger, outre celui d 1Addis Abeba. Huit de ces souches ont ete identifiees comme virus de 1n fievre jaune. La preuve est done definitivement faite que 1 1Aedes simpsoni est un vecteur de la fievre jaune; par ailleurs, un nombre important de serums preleves sur des animaux domestiques ont ete trouves positifs. ill. En janvier 1962, alors que l'enquete se poursuivait dans la Province de Kaffa, nouvelle alerte: selon des informations re~ues, une centaine de deces avaient ete signales de la region de Tirgol, Province d'Illoubabor, en Ethiopie, pres d 1Akobo, a 24 km environ de la frontiere soudanaise. Le Gouvernement ethiopien depecha une equipe sur les lieux pour enqueter sur 1n nature de la maladie, cause de ces deces. Toutefois, en raison de l'inaccessibilite de la region de Tirgol, qui ne peut gtre atteinte, m@me pa.r helicoptere, les resultnts des recherches s ont encore inconnus. En attendant, toutes les mesures de prec·aution necessaires ant ete prises, y compris, notamment, 1 1inoculation de JOO 000 individus. Le probleme de la fievre jaune dans l'Ouest ethiopien et la region limitrophe du Soudan est suivi de tres pres par le Bureau de Siege de l'OMS. LES OPHTALMIES TRANSMISSIBLES 112. Le trachome, ainsi que les autres ophtalmies apparentees, est t oujours repandu dans l es pays appartenant a la Region de la Mediterranee Orientale. Des programmes de lutte ont ete elabores et entrepris, depuis EM/RC12/2 page 70 19.52, en Tunisie et dans la Republique Arabe Unie. Ils se poursuivent encore et ont dom1e des resultats encourageants. · Depuis lors, plusieurs pays de. notre Region temoignent d 1un interet de plus en plus vif envers 1 1etablissement de projets de lutte antitrachcmateuse. 113. Au debut de 1 1 annee 1961, un projet de lutte contre les ophtal- mies transnussioles, a ete m2. s ei1 t:::•a.:i..1 er. l:i.·ak avec 1 1 assistance de 1 1 OMS. L'execution s 1en est deroulee avec Sl'.cces, elle s 1etendra tres prochaine- ment, de la ville et du liwa (province) de Baghdad, aux autres parties du pays. Des projets an2:logues ont &te prevus, pour 1962, en Jordanie, a.u Pakistan Occidental et au Soudan. lJ::4. Iles -projets de lutte, entre1Jris sur une base nationale, ont ete mis en oeuvre avec succes en Erybhree (Ethiopie), ou les ecoliers se tr9u- vent sou.mis, depuis plusieurs annees, a u...r1 controle regulier, et ou des groupes entiers de population font l 1objet de campagnes de traitement. Des mesures de lutte anti trachornateuse s ont en cours d I application en Iran, ainsi que dans la Province de Tr:i_politaine , en Libye, et s 1adressent notamment a.ux ecoliers. Le Gouvernement du Koweit a egalement manifeste 1 1intention d 1en- treprendre une campagne dans tou~,es l es ecoles du pays. TIS. Le Service de Recherches virologiques aupres du Centre ophtal- mologique de Tunis, auquel 1 10MS p~et2 son assistance, a reussi a isoler diverses souches de virus du trachome, sur des malades trachomateux. Il effectue, en outre, des anaJ.yses de laboratoire pm 0 t ant sur des antibiotiques et autres medicaments, pour decouvrir de3 methodes de traitoment plus efficaces. lm labor atoire siniLLaire, fonc-i:,ion: :.mt sur une base nationals, est en service a Asmara. 116. Perspectives offertes pa~ la lutte arititrachomateuse. Saris ~tre mortels, ·le trachom.e et l es affections qui y sont apparentees sont·grave- ment prejudiciablGs, du point de vua economique, dans la Region de la Medi- terranee orientale, par les p2rtes qu 1ils causent en main d'oeuvre et en heures de travail. EM/RC12/2 page 71 117. L'efficacite des mesures de lutte contre le trachome, applique.~s au cours d 1une campagne, depend largement de leur deg:re d1ampleur et de la mesure ou elles sont completes. Il est, en tout cas, heureu.x que, de nos jours, il soit possible de guerir les trachomateux par les antibiotiques ou les sulfanamides a action prolongee. Toutefois, dans une crunpagne de masse, il ne suffit pas de compter seulement sur 1 1efficacite des medicaments en tant que methode unique de traitement car, en fait, trop d 1elements entrant en jeu pour favoriser l'infection trachomateuse. On a besoin dans une cam- pagne de masse de recourir a des moyens supplementaires pour combattre la maladie. Ces moyens peuvent m~me avoir une importance fondamentale plus grande que les mesures therapeutiques appliquees. ll8. Par consequent, le succes d 1une campagne __ de lutte cont re le tra- chome est surtout subordonne a une application appropriee et energique des mesures tendant. a ameliorer les conditions de l 1assainissement et a relever le niveau social et d 1education de la population. Le meilleur moyen d'y parvenir est d 1integrer la lutte antitrachomateuse dans les services generau.x sanitaires et d 1hygiene publique d 1un pays. Dans cet ordre d'idees, il ne ser~it peut-etre pas s ans interet de rappeler que le trachome, au debut de 9e , s.iecle, sevissait encore en di verses parties de 1.1Europe Occidentale et Centrale, puis, sans traitement specifique, il a commence a decliner, au fur et a mesure que s 1elevait le nivaau de vie et d'hygiene, au point que, de nos jours, meme les specialistes ophtalmologues de ces pays ne connai~sent souvent le trachome que de nom. ll9. Celebration de la Journee mondiale de la. Sante en 1962. "Pour prevenir la Cecite", tel est le theme adopte pour celebrer le quatorzieme anniversaire de 1 1annee ou la Constitution de l'Organisation mondiale de la Sa.nte a vu le jour. L1attention des gouvernements, des administrations sanitaires et du public a ete attiree sur le nombre considerable des vie~ times de la cecite dans le monde et sur le fait que les deu.x tiers de ce·s cas de cecite auraient pu €tre evites si les rnalades a.va.ient dispof3e en temps voulu et dans les conditions requises du traitement approprie. EM/RC12/2 page 72 LA LEPRE 120. Le fait le plusimportant a signaler en ce domaine est la Confe- rence interregionale de la Lepre EURO/EMRO (Regions de l'Europe et de la Mediterranee orientale), reunie a Istamboul du 2 au 7 octobre, et a la.quelle Chypre, l'Iran et le Liban ont ete representes. 121. L1expose qui suit resume quelques-uns des points les plus saillants des discussions qui s'y sont deroulees et des recommandations qui y ont ete formulees: (1) il n'est pas possible de determiner avec exactitude les taux de prevalence, tant que des enquetes n 1auront pas ete effectuees, soit sur un echantillon de la population totale, soit sur la population tout entiere d 1une zone determinee; (2) une campagne de lutte antilepreuse devrait s 1ouvrir par un projet-pilote, etabli clans une zone a frequence elevee, calculee par rapport a 1 1estimation du taux de frequence moyenne pour 1 1en- semble du pays; (3) le depistage des cas doit Stre suivi du traitement des cas deceles; (4) le traitement ambulatoire peut @tre applique dans un service de consultation externe, un centre d 1hygiene, une station medi- cale rurale, ou par des groupes mobiles; le traitement doit gtre effectue avec continuite et regularite durnnt la periode prescrite (deux ans, au moins, dans les cas lepromateux), (5) la construction de nouveaux sana- toriums n 1est pas recommandee, mais il faudrait moderniser les etablisse- ments existants, (6) la ou les conditions sanitaires sont suffisrunment bonnes, les campagnes de masse sont inutiles; (7) des examens cliniques et bacteriologiques doivent s 1effectuer au moins une fois par an; (8) une chinrl.oprophyl~e _proJongee. dE7~ __ en:fants en contact avec les cas peut contri- buer efficacement a reduire l 1incidence de la maladie; la vaccinE!tion au, ECG, dans les zones ·ou se constate la presence de la lepre ne peut @tre qu 1ava.ntageuse; (9) un diagnostic 0precoce et un tr-aitement regulier effec- tues aux premiers stades de la lepre . sorit de nature a prevenir les inva.- lidi tes et les infirmites, evitant ainsi la necessite d 1onereux program.mes de readaptation; ·. (10) toute legislation et tous reglements regissant le contr8le, la prophylaxie et le trai tement des r.12.lc.dies tro.nsmissibles en EM/RC12/2 page 73 general doivent s'appliquer automatiquement a la lepre. Toute legislation existante qui serait contraire ace principe devrait @tre abrogee; (11) l'imposition, par mesure legale, de 1 1isolement obligatoire dans des lepro- series, comporte de graves inconvenients et constitue un obstacle au derou- lement d'une campagne de lutte antilepreuse; (12) la separation des enfants de leurs parents lepreux n'est pas recommandee; (13) 1 1education de la collectivite tout entiere doit se poursuivre avec continuite et , in- tensite, pour detruire le prejuge universel dont cette rnaladie est 1 1objet; (14) la necessite d 1une readaptation sociale et professionnelle du malade doit toujours retenir 1 1attention, mais le but ultime doit etre sa reinte- gration au sein de la collectivite. 122. Des enquetes sur la lepre ont ete entreprises par un consultant de 1 10MS a Chypre, en Iran et au Liban, au cours de la deuxieme moitie de 1 1annee 1961. Un projet de lutte contre la lepre est en cours d 1execution au Pakistan, ou un centre de traitement de la lepre a ouvert ses portes en janvier de cette annee. Vers la fin du premier trimestre, 200 malades s 1etaient inscrits ace centre. On prevoit qu'un consultant a court terme visitera la Republique Are.be Unie avant la fin de l'annee, a 1 1 occasion d 1un programme de lutte antilepreuse. SECTION EPIDEMIOLOGIQUE SYSTEME D'ECHANGE DE RENSEIGNEMENTS EPIDEMIOLOGIQUES DU BUREAU REGIONAL DE LA MEDITERRANEE ORIENr ALE 123. Dans 1 1application du reglement sanitaire international, l'Orga- nis.:ition mondia.le de la S!lnte a utilise, jusqu 'au ler juillet 1961, les services des unites quarahtenaires etablies dans les Regions de l'OMS pour les Ameriques, la Mediterranee orientale, l'Asie du Sud-Est et le Pacifique Occidental. La. responsabilite qui incombait aces trois der- nieres uilites,d 1assister le Directeur general dans 1 1application du EM/RC12/2 page 74 reglement a maintenant passe au Bureau de Siege ·de l'OMS. 124. Pour eviter une perturbation dans les services, ce changement s 1est effectue en deux temps: le ler juillct 1961, les responsabilites autres que celles prevues par les dispositions des articles 3 a 7, 9 et partie de 1 1article 11 du reglement sanitaire international, ont ete transmises au Bureau de Siege; mais pendant six mois, les pays ont conti- nue a envoyer les notifications requises aux termes de ces articles A 1 1unite quarc;mtenaire d 1Alexandrie, qui a assume la charge de les recevoir et de les diffuser. Toutes autres notifications, ainsi que toutes ques- tions ou plaintes, etaient directement adressees a Geneve. Le ler janvier 1962, la periode transitoire a pris fi.n et, a partir de cette date, toutes les notifications ont ete envoyees directement au Siege de l'Organisation a Geneva. Par consequent, si 1 1on excepte la transmission au Bureau de ·siege des informations que certains pnys de la Region continuaient, par erreur, a adresser au Bureau regional, l'activite de 1 1unite quarantenaire d'Alexandrie a virtuellement cesse. 125. A la suite des nouvelles dispositions, la publication du Bulletin epidemiologique hebdomadaire, qui pa.raissait en 250 exemplaires, a ete in- terrompue apres la derniere livraison du 29 decembre 1961. Concernant le bulletin bi-hebdomadaire radiodiffuse, a la requgte du Bureau de Siege, et a titre de mesure provisoire, la station d 1emission du Caire a commence a retransmettre, a. -partir du ler janvier 1962, chaque lller.credi e.t vEndredi, a 12.15 G.M.T., le contenu du radio-bulletin epitlemi•o1ogtque quottdien . erilana.nt du Bureau de Siege. 126. Reglement snnitaire international. Au cours de la periode consi- derec, 1n version nrabe de l'edition r evisee du reglement sanitaire inter- national a ete imprimee et distribuee aux pays interesses. 127. _!per<tu sommaire des epidemies de maladies quarantenaires presentant un interGt spec i~±. Les epidemies mn.jeures auxquelles des pays de la Region EM/RC12/2 page 75 ·ont eu a faire fac e ont ete 1 1epidemie de variole dans la circonscription de Karachi et les poussees epidemiques de fievre jaune en Ethiopie. 128. Le cholera au Pakistan. Depuis 1 1epidemie survenue au Pakistan Occidental, le 21 mai 1960, et qui a pris fin le 17 decembre de la m@me annee, aucun cas de cholera n 1a ete signale de cette Province. L1inciden- ce du cholera, au Pakistan Oriental, a accuse un declin sensible qui s 1est encore accentue durant 1 1annee 1961, en effet, 1279 cas ont ete rapportes durant l'annee, centre 8 301 en 1960 et 20 035 en 1959. Toutefois, on si- gnale, en 1962, um hausse du tawc de l'incidence pour les quatre premieres periodes de quatre semaines chacune, par rapport a l'annee 1961, ainsi qu'il en resulte du tableau suivant: Periodes de quatre semaines J I F II M III A IV M V J VI VII J VIII A IX s X 0 XI N XII D XIII Le Cholera au Pakistan Oriental 1959 1960 1961 1962 cas cas cas cas 1 286 1 481 141 313 756 398 32 151 611 487 52 181 1 103 2 686 68 475 1 371 1 670 26 227 297 12 85 80 ll 105 92 109 235 47 J6 1 532 19 36 4 728 120 51 4 813 4,6 256 3 183 468 449 20 035 8 JOl 1 279 EM/RC12/2 page 76 129. Ace propos, on remarquera qu'independamment des foyers classiques de cholera (Inde et Pakistan Oriental), des epidemies de paracholera El Tor - forme qui, depuis quelques decennies, etait demeuree confinee aux Celebes - ont ete signalees, au cours de la periode consideree, de plusieurs pays du Pacifique Occidental. A la suite de la survenance de ces epidemies, une reunion a ete t enue sur l'initiative de 1 10.MS, a Manille, au mois d 1avril dernier, pour examiner le probleme pose par cette recente propagation de paracholera a vibrion El Tor. Un representant du .Pakistan a assiste a cette conference~ Le Comite de la Quarnntaine internationale, au Bureau de Siege, reuni a Geneve le 3 mai 1962, a examine la quest~on de 1 1infection par le vibrion El Tor et son r apport avec le Reglement sanitaire international. Le Comite a ete d'avis que selon la definition des maladies quarantenaires, donnee a l'article 1 du Reglement, le cholera devait inclure la forme de cette maladie provoquee par le vibrion El Tor. ~tte opinion a ete enteri- nee par la Quinzieme Assemblee mondiale de la Sante, le 23 mai 1962. l}O. Frequence de la variole dans la Region. Le tableau suivant donne le total des cas de variole rapportes durant la perio9.e consideree, avec, en regard, le total afferent a la periode precedente: Colonie d 1Aden Protectorat d'Aden Ethiopia Iran Masc at et OI!k.'Ul (region de Masna) Pakistan Oriental Occidental Karachi Arabie Saoudite Soudan Etats sous Regime de Traite fubai Chiakhat de Fujairah Yemen juillet 1960 ' a juin 1961 1(1) 1 814 264 0 532 1167 158 38 108(1) · O 0 D juillet 1961 jusqu'a la date~ indiquee 0 au 2 juin 1962 0 au 2 juin 1962 321 au 16 juin 1962 108 au 31 mars 1962 8 412 ) Chiffres approx. 1 394 ) jusqu'au 1 899 ) 26 mai 1962 0 10 au 13 juin 1962 12 1(1) D () Les chiffres errtre parentheses indiquent des cas importes et sont compris dans le total D Donnees non clisponibles PELERINAGE DE LA MECQUE (ARABIE SAOUDITE) Au n euvicmc jour du pclerin agc, r aride plaine d 'Arafat renait a la v ie avec la mul- titud e des p clerins venus y planter leurs tentes pour se garder de l'ardeur solaire. Le pelerinage de l 381 (1962), qui a etc declare exempt de maladies quara ntenai res, a enregistre un n ouveau et sensible declin des cas m ortels d ' insolation : au cours des quatre jours qu'on t dure Jes ceremonies rituelles au H edjaz, 57 dcces imputables-a la ch aleur ont He deplores - co ntre 194 l 'an dernier, 377 en 1960 et 454 en 1959. HYGIENE MATERNELLE ET INFANTILE, KARACHI (PAKISTAN) Les examens m edicaux effectues au centre r eve- lent souvent des symptomes de carences alimen- taires (manque de protein cs, de vitamines, etc.) Le centre d ' HMI a r er;u l'an dernier plu s de 50 inscriptions, dont 32 ont ete retenues - contre 8 inscriptions sculement en 1956, quand ce t etablis- sement a ouvert scs portes. Des eleves-infirmieres . qu' accompagne un e monitrice du centre,visitent une jeune m ere clan s la banlieue de K arachi. EM/RC12/2 page 17 131. L'Arabie Saoudite a accepte que, durant la saison de rassem- blanents periodiques importants, les voyageurs revaccines contre le .cholera a.pres avoir anterieurement re~u une double dose de vaccin anti- cholerique, ne soient tenus de justifier que d 1une dose unique, si leur revaccination, pratiquee avant l'expiration de la validite de leur cer- tificat, ne remonte pas a plus de six mois. SERVICES DE SANI'E PUBLIQUE EDUCATION SANITAIRE 132. L1education sanitaire a beneficie d 1une sollicitude particti- liere dans les projets entrepris sur le terraiz:i, les conferences et las programmes de formation professionnelle, auxquels l'OMS a accorde son assistance, dans la Region. Lors· de la reunion technique interregionale sur 1 1eradication du paludisme, qui s'est tenue a Teheran, en mai 1962, on a parle d1une "resistance humaine", - autrement dit, la resistance qu'oppose parfois la population quand il s 1agit de faire le diagnostic du paludisme; elle a son origine dans 1 1ignorance ou se trouvent les interesses de la gravi te du problems. A ce propos, on a souligne la ne- cessite de programmes d 'education sanita.ire s 'adressant a toutes les classes de la societe. Un autre indice de la prise de conscience generale qui se rr.ani:feste dans la Region quanta l'importance de l'education sanitaire, est la reunion, au Caire, en janvier dernier, sur l 1initiative du Ministere de l 1Hygiene de la Republique Arabe Unie, d 1une conference de l'education s-anitaire, au cours de laquelle 400 participants ont discute des ·divers aspects du probleI)le et formule des recommandation~ )pbur accelerer les mesures propres a le resoudre. 133. On se rend tres nettement compte du fait que i 1educatiort sani- taire ne doit pas etre consideree cornme un domatne a part; mais doit na- turellement trouver place parmi les·· ~utres activites, et etre acceptee EM/RC12/2 page 78 par la persuasion plut8t que par la contrainte. Le personnel de 1 10MS, affecte aux projets de nutrition, d 1hygiene maternelle et info.ntile, de soins infirmiers, d 1assainissem.ent, de controle ou d 1eradication des :ma- ladies trnnsmissibles, est charge de stinruler l' education sanitru.re dans ses contacts quotidiens avec le public. Il est recommande que toutes les ecoles, tousles centres sanitru.res de forilllltion professionnelle, les instituts et colleges de medecine introduisent cette rnatiere dans leurs programmes d 1etudes; en outre, pour renforcer 1 1enseignement, il est necesso.ire de prevoir des bour.ses d I etudes destinees a former un person- nel national aux principes et methodes de 1 1education sanitru.re. Il faut avoir .soin d 'utiliser les techniques applicables a cho.que pays et a cha- que region, et veiller ace qu'elles soient appuyees d'un materiel audio- visual adapte aux conditions locales, par le choix des sujets et de la langue. 134. En 1962, une consultante de 1 10MS en education sanitaire a ete affectee pour trois mois a 1 1 Institut superieur d 1Hygiene publique, a Alexandrie. Au cours de sa mission, elle a participe a une elaboration de programme effectuee en comnrun entre la Section d 1Education sanitaire de 1 1Institut et le Ministere de 1 1Hygiene, et a prete son concours a 1 1elo.borntion du plan quinquennal de cette Section. Elle a, par ailleurs, contribue a la conference tenue a 1 1 Insti tut superieur des Soins infir- miers, pour discuter de I 'introduction de l 1education sanitaire dans le programme des etudes infirmieres. Le conseiller de l 'OMS pour la Sante publique, affecte au Centre de Formation professionnelle d'Educateura en Developpement communautaire pour les Etats Arabes, a poursuivi son enseignement des principes de la sante publique, dans les diverses phases du programme de formation professionnelle, y compris l'achninistration de la snnte publique et l 'education sc.ni ta.ire. On prevoit que sa mission se poursuivra au cours des deux prochaines annees. El-1/RC12/2 page 79 135, Un fait nouveau a signaler est que le progra.tlllOO d 1education sanitaire de l'UNRWA, dont la division sanitaire est placee sous la di- rection technique de l'OMS, est en train d'@tre remanie de maniere a pouvoir englober tousles domaines d 1activite de cette institution. I1 ya lieu de faire une plus large utilisation des groupes organises et des moyens destines a conummiquer avec les masses. Des Comites sanita.ires sont en voie d 1organisation, a cet effet, dans chaque camp de refugies et dans la presque totalite des ecoles. 136. Une etude, basee sur les docwnents dont dispose le Bureau regional, a ete faite, cette annee, pour determiner le degre de develop- pement de 1 1education sanitaire dans la Region.* Il s 1en degage tout d'abord que 1 1idee de considerer 1 1education sanitaire comma un service requis d 1urgence '. pour l'amelioration des conditions de sante gagne pro- gressivement du terrain. Il semble ensuite que l'on ait de plus en plus conscience - quoique parfois, a un rythme un peu lent - des divers genres de services que peut rendre un specialiste de l'education sanitaire. Le nombre de demandes de bourses pour 1 1etude de 1 1education sanitaire, emanant des gouvernements, est, a cet egard, un, indice suffisrurroent reve- lateur. On estima, neanmoins, qu 1il conviendrait d 1approfondir les re- cherches concernant la situation de 1 1tradication sanitaire dans la Region. 137. L'actuel conseiller regional pour 11education sanitaire poursuit 1 .1 oeuvre de son predecesseur, maintena.nt en conge d I etude. Il conseillera les gouvernemants qui en feront la demande sur leurs progra.mrrEs d 1education sanita.ire. LABORATOIRES DE SANTE PUBLIQUE El' . SERVICES CONNEXF.s 138. Toujours plus nombreux sont les pays de la Region qui demandent une assistance en vue de la reorganisation et du developpement de leurs *v· oir: Annexe II EM/RC12/2 po.ge 80 services de laboratoire de l a sante pubJique e: t autres services .:i.pparont cs, dans le cadre de l eur structure sanitaire ge nera.le . Les s ervices de conseillers et consultants speciaJises sont, par cons£quent; mis a l eur disposition; en outre, des fournitures e:, t du mat eriel l eur sont procur ?;: c:; , soit au moyon des credits alloues a cot effet par les gouvernements, soit par des ac hats effectues par 1 10MS pour compte des gouvernements interess t s et a char ge de r embours ement par eux. On peut ci ter, cornme exemples do 1 1assistance fournie en f aveur de projets de ce genre, la prestation de s services de virologistGs a 1 1 Irak, a· la Jordanie et a la Republique Ar abo Unie; d 1un consultant bacteriologiste a court terme a 1 1 Ins t i t 1,1t de Snnte publique a Dncca , au Pckistan Oriental, d 1un consE:liller pour la sante publique, charge de proceder a 1 1installation d 1un laboratoire central de la sante publique a Islamabad, au .Pakistan Occidental, · d 1un bacteriologi st e et d 1un technicien de l aboratoire pour le Laboratoire central de la s ~nt~ publique, a Riynd, en Arabie Saoudite, et d 1un conseiller pour la produc- tion de serums conc entres, en Republique Arabe Unie. Des services de banque de sang ont ete r equis par 1 1 Irak, l e Liban, l a Some.lie et la Republique Arabe Syrienne. 139. Un expert de 1 10MS, specialise dans 1 1archit'ecture des labora- toires de la sante publique, se rendra prochainement e..u Soudan pour conseill er le Gouvernement sur 1 1el abor ation des plans du nouveau labo- ratoire dont la creation es t projetee. Un consultant de l'OMS a visite le Liban, 1 1Irak et le Soudan pour dormer de s avis sur l es plan~ emrisa- . ges par ces pays pour ameliorer le systeme _de controle des medicament s ·. !es preparatifs sont en cours pour affecter a la Somalie un expert en organisation et ·gestion des fournitures et magasins medicaux. 140. Des di spositions :ont ete prises pour org.£;niser, a Beyrouth, un cours r egional de formati on professionnelle des t echniciens de la- boratoire. Ce cours doit , selon les previsions, commencer en 1962 . Par ailleurs; 1 1 OMS continue a preter son assist ance pour 8.!ll~li9rer les EM/RC12/2 page 81 ressources nationales en matiere de formation professionnelle, et pour faciliter, par 1 1octroi de bourses d 1etudes, les moyens d 1acquerir une formation professionnelle a, 1 1etranger. HYGIENE MATERNELLE ET INFANTILE 141. 1 1assistance de l'OMS aux activites afferentes ! 1 1hygiene mater- nelle et infantile, qu i font partie integrante de projets sanitaires et de formation professionnelle d 1un caractere plus general, s 1est poursuivie en Ethiopie, au Liban, en Libye, en Somalia, au Soudan, dans la Republique Al"abe Syrienne, la Republique Ara.be Unie et le Yemen. 142, Au Centre de Demonstration et de Formation professionnelle en Hygiene maternelle et infantile, a Benghazi, en Cyrenarque, 1 1entrainement du troisieme contingent d 1au.xiliaires d'hygiene maternelle et infantile est actuellement en cours, - la deu.xieme promotion de dipl8mees fomees par ce Centre ayant deja re~u diverses affectations, en majeure partie dans les services hospitaliers. 143, Au Centre de Demonstration et de Formation professionnelle en Hygiene maternelle et infantile, etabli en Tunisia, un effort se dessine vers um liaison plus etroite avec les h8pitaux pediatriques et las mater- nites, ainsi qu 1avec les services generaux de sante, ma.is il n 1y est pas precede a la formation d 1auxiliaires specialisees en hygiene maternelle et infantile, Jusqu 1ici, le Centre a servi a des cours d 1entretien ou d'orientation portant sur la protection de la mere et de l'enfant, desti- nes, au personnel sanitaire, entreprenant ou appele a entreprendre des activites dans le domaine de 1 1hygienc maternelle et infantile. Entre- temps, des plans sont elabores en vue d 1introduire 1 1enseignement theorique et pratique de la protection maternelle et infantile dans le programme de formation des infirmieres, sages-femmes et infirmieres au.xiliaires, a l'Ecole Avicenne a Tunis. 144. L'a -sistance de 1 10:MS a 1 1H8pital pediatrique de Karachi a cesse a la fin de 1 1annee 1961, Des programmes ont ete etablis clans cat EM/RC12/2 page 82 hopital pour la formation d 1etudiants en medecine, d 1omnipraticiens, d'in- firmieres, d'infi:i;mieres sta.giaires et d 1infirmieres visiteuses stagiaires. En outre, une section preventive a ete creee au service des consultations externes, pour 1 1exercice d 1une surveillance post-cure sur les enfants sortis de l 1h6pi tal, ainsi que pour 1_1 .. fu:!Uc:ation des meres. Il en est r esult& .i en quelques mois,.' une attenuation de -1 'encombrement des salles reservees a la pediatrie. 145. A l'H6pital pediatrique d 1.Amman, 1 1infirmiere de 1 10MS a aide a organiser la formation en · soins "infirmiers pediatriques, · destinee aux infirmieres, infirmieres stagiaires, . infirniieres auxiliaires:, sages-femmes (Hygiene maternelle et infantile) et sages-femmes stagiaires pour collec- tivite s rurales. , Elle prete egalement son concours a. la realisation dans une certaine mesure, de la coordination requise entre les activites de l'H8pital pediatrique, du Centre de Demonstration et de Formation profession- nelle en Hygiene maternelle et infantile (qui beneficiait p:recedemment de l 1assistance de l 'OMS), de l 'Ecole des soins infirmiers_, de. 1 1H8pi tal de la Maternite, ainsi que des services des soins obstetricaux a domicile et d 1autr~s projets. Une section preventive et de soins post-cure est en voie d 'organisation au service des consultations exteroos. 146. Le's services du Professeur de Pediatrie sociale,_ o.esigne a titre etrariger par 1 10:MS, pour assister le personnel national du.departement . d 1hygiene maternelle et infantile; a l 'Institut superieur d'H;y:gieno pubEquc, a ·-Jhexandrie, Republique ATabe Unie, dans la mise au point cie cours d 'hyg:.i}: r,c maternelle et: infantile et d 1hygiene scolaire, ont pris fin en a oµt 1961 • . On espere que les services :pr&ventifs d 1 hygiene maternelle et inf antilu, qui sont bidn ~integres darts l .es · se rvices curatifs, ,pourront etre uti:lJ~es .. pqur l e s besains de la formation pratique, appelee a completer, dans 1 1,ave:::~: :_ r , l o. formation the orique. 147. Les projets d 'hygiene maternelle et infantile auxquels l ' mts a ' "' · t t 't' . . d ' · 1 1 1 - t c esse de preter son assis ance on e e sui v:.1;s • e pres, cornroo i s avn.J_en EM/RC12/2 page 83 ete de.ns le passe, et un contact constant est rraintenu avec le personnel sanitaire national interesse. TENDANCES Fur URES 148. En 1957, l'OMS a pris sous ses auspices un Colloque interregional d 1Hygiene maternelle et infantile, pour la Region de la Mediterranee orien- tale et les pays avoisinants. Un resume des recommandations de ce Colloque a figure dans le Rapport annual du Ilirecteur regional, presente au Comite regional a sa huitieme ses_sion, tenue en 1958. * Bien que de serieuees ten- tatives aient ete faites, au cours de ces cinq dernieres annees, pour dormer effet aces recommandations, les progres realises en ce sens ont ete lents, et il reste encore beaucoup a faire. Les efforts a deployer dans l 1avenir devront se concentrer davantage sur les buts suivants: (1) recueillir dee autorites nationales des donnees exactes sur les taux de naissances, les taux de mortalite parmi les enfants du premier age (0 a 1 an), du deuxieme ftge (1 a 4 ans), et parmi les meres, ainsi que sur les taux de morbidite et les causes de deces; (2) integrer, chaque fois que la chose est possible, les services d 1hygiene scolaire et les services d 1hygiene maternelle et in- fantile dans le programme sani taire general, a tous les echelons;~ (3) ame- liorer, sous le rapport de la quantite et de la qualite, les services d 1hy- giene maternelle et les .services hospitaliers; (4) developper 1 1usage des produits locaux, pour eviter la necessite de recourir a la distribution de lait importe; (5) favoriser une liaison plus etroite entre l'universite et le ministere de la sante publique, afin que l'enseignement dispense .aux etudiants en medecine soit adapte aux besoins actuals, notamment dans les ctomaines de la pediatrie sociale, de la sante publique et de l'hygiene ma- ternelle et infantile; (6) adopter des mesures tendant a diminuer }.e ris- que des affections .diarrheiques chez les enfants en bas age, ce qui o.urait pour. ,corollaire l 'attenuation du risque de malnutrition, - ces mesures * !):)cun:ent EM/RC8/2 - paras. 101 - 102 H-fucument EM/RCl0/2 - paras. 185 - 188; Document EM/RCll/2 - paras. 109 - 112 EM/RC12/2 page 84 devant notamment comprendre l'organisation .de reunions et de collogues trai• tant de ce groupe de maladies, pour faire suite au premier Collogue sur l'Hy- giene maternelle et infantile, et le completer; (7) relever le niveau de connaissances des praticiens en ms.tiere de puericulture (pediatrie sociale) et de nutrition, en renfor~ant les departements de pediatrie dans les ecoles de medecirie, proportionnellement au developpement et au niveau atteints par les autres departements, notamment celui de h. medecine preventive, ainsi qu. 1 au developpement des services locau.x de sante et la qualite du travail fourni dans 1es h6pitaux pediatriques. 149. C'est depuis dix ans que 1 10MS a commence a pr@ter une assistance systematique a 1 1organisation et au fonctionnement des projets sanitaires entrepris dans cette Mgion. Sur la base de 1 1experience acquise, il est maintenant plus facile de prevoir et de determiner les tendances qui se dessineront a cet egard au cours des dix prochaines annees, alors qua le type sur lequel doit etre con~u un service d 1hygiene maternelle et infantile adapte aux besoins de la Region de la Mediterranee orientale, peut @tre plus clairement defini. 150, , Un des buts les plus importants a atteindre au cours de la prochaine decennie est d 1eliminer toute tendance a considerer 1 1hygiene matemelle et infantil,e· comme une entite distincte des services hospitaliers prevua pour la femme et 1 1 enfant, d 1une part, et des services generau.x de sante, crees dans l'inter@:t de• Ja fa.mille, d 1autre part, L1action preventive en matiere d'hy- giene maternelle .et infantile doit, autant que possible, gtre graduellement introduite dans tousles services hospitaliers de consultations externes, outilles pour le s soins a la materni te et a l 'enfance, meme dans le plus modeste des h8pitaux rurau.x. 151. Un service modele de demonstration et de formation professionnelle en hygiene materne·lle et infantile, pour etre complet et offrir le · mo.xi.mum d'efficacite, doit comporter les elements suiyants, fonctionnant en etroite EM/RC12/2 page 85 liaison les uns avec les autres: (1) un hopital pediatrique, ou W1e salle de pediatrie dans W1 h6pital general; (2) un h8pital de maternite ou une salle de maternite dans un h6pital general; (3) un service de consulta- tions externes, comprenant une section preventive et de post-cure pour la rna~ernite et l'enfance - et, si possible, pour la farnille en general - assurant lss soins curatifs et preventifs prenatals, postnatals, ainsi qua les soins aux enfants du premier et du secorrl age, et un p~ogramIOO de soins obstetricaux a domicile et de visites a domicile. Au moins durant les mois d'ete, il sera necessaire d'appliquer energiquement aux cas de maladies diarrheiques et de malnutrition infantile, exemines a la section d 1hygiene infantile du service de consultations externes, un traitement reconstituant, comportant l'administration d'electrol.yte liquide, la .therapie .nutritionnelle et des conseils, tout en poursuivant ce traitement a domicile. 152. Cette fusion des activites relatives a 1 1hygiene maternelle et infantile avec celles des services hospitaliers pour malades ambulatoires (ou des centres familiaux de sante) contribuera, en m@me temps, a resoudre le probleme de la penurie de personnel et celui de pourvoir aux depenses requises par le fonctionneroont de deux organisations distinctes. 153. M"'erne . dans un service de demonstration d 'hygiene maternelle et infantile, le batiment, le mobilier et le materiel, bien qu'appropries aux l;:lesoins, doivent etre simples et d 'un mode le susceptible d I etre re- produit en d 1autres parties du pays; en outre, ils doivent, autant qua -possible, @tre. con<;us selon des normes architecturales s 1harmonisant avec les coutumes locales. 154. Il y aurait lieu d 1envisager une reorganisation des h8pita.ux ou sa.lles pediatriques actuelleroont existants, en les dotant., par exemple, d 1ure installation J;ermettant a la mere de partager la chambre de l'enfartt., ainsi que des -services -pour ma.lades non-hospi ta.lises, -en--:y fa.isant amalga- mer les activi tes curatives et preventives. Une telle reorga-nisation ne · EM/RC12/2 page 86 serait pas seulement plus economique, mais faciliterait la surveillance post-cure et reduirait progressi vement le nombre de rechutes et de re-- admissions (notamment des cas de maladies diarrheiques et nutritionnelles parmi les enfants), et eviterait l'encombrernent des h6pitaux et cliniques par ces cas qu 1il aurait ete possible de prevenir a un stade plus recule. 155. Formation du personnel d'hygiene maternelle et infantile. Cette rubrique ayan t ete trai tee a fond dans le rapport de 1 1 annee derniere{~, seuls quelques points, qu 1il importe de ne pas perdre de vue dans 1 1elaboration des futurs programmes de formation en matiere d 1hygiene :ma.ternelle et in- fantile, seront examines ici. 156, Institut .d'Hygiene maternelle et infantile ou d 1Hygiene infantile La plupart des peys de cette Region doivent, au cours des dix prochaines annees, se proposer pour but decreer un tel institut pour assurer la foma- tion du personnel sanitaire s•occups.nt d 1hygi~ne maternelle et infantile. Il est indispensable, pour 1 1 organisation d 1un tel institut ou centre de formation professionnelle, de disposer au prealable: (1) d 1une ecole de medecine au sein de laquelle les departements de pedfatrie, d 1obstetrique et de sonte publique coopereraient en etroite liaison; (2) d 1une ecole universitaite de sante publique, dotee d 1un departement d 1hygiehe mater- nelle · et infantile fonctionnant en etroite collabora.,tion a.vec 1es autres depa.rtemnts; (3) d'une ecole de soins infirmiers, des niveaux.fondamental et superieur; {4) d 1h8pitaux (ou salles) de materhite et de pediatrie, attaches a des · untversites, pourvus d 1une section complete d 1hygiene .mater- nelle et infantile, preventive et curative, etablie au service des consul- tations externes, comme roontionne sous la rubr.ique ."Service modele d 'hy- giene maternelle et infantile"; (5) d 1un centre d 1hygiene (pourvu d'une section d 1hygiene maternelle et infantile bien dirigee), a. l .a fois urbain * EM/RCll/2 - paras. 96 - 105 EM/RC12/2 page 87 et rural, comportant un service social de sante, mis a la disposition de 1 1institut. 157. Pour assurer le succes de ce plan, il est indispensable qua 1 'ecole de medecine, le departement sani taire, l 1ecole de sante publique, 1 1ecole de soins infirmiers et d 1obstetrique, 1 1ecole du personnel au- xiliaire de sante, et les h6pitaux de maternite et de pediatrie cooperant etroiteroont entre eux, avec un echange constant de personnel de service et d 1enseignement. 158. Il faudrait utiliser 1 1Ins~tut d'Hygiene infantile ou d 1Hygiene maternelle et infantile pour assurer a'ilx categories ci-bas mentionnees, une formation en pediatrie, en obstetrique, en sante publique, en hygiene maternelle et infantile, en tant que partie integrante de la sante en ge- neral et des services infirmiers de sante publique : (a) etudiants en me- decine, en soins infirmiers et en obstetrique, ainsi qu 1auxiliaires sa.ni- taires stagiaires; (b) medecins du niveau postuniversitaire; {c) di- pl6mesen soins infirmiers, et le personnel auxiliaire de sante. 159. De brefs cours d 1orientation ou d 1entretien devraient egalement y 6tre donnes a l'intention des medecins, des infirmieres, des sages-femmes et ·ote auxiliaires affectes au service general de sante et d 1hygiene ma- terrielle · et infantile, notarnment des omnipraticiens a.ffectes a de petits h8pitaux generaux isoles; demunis de specialistes. La grande majorite des enfants examines par les medecins prives ou dans les centres d'hygiene, les centres d 1hygiene rnaternelle et infantile et les dispensaires, se trouvent confies aux soins d I omnipra.ticiens ne possed&nt qu •une forl!lation medicale de base. 160. Institut regional d 1Hygiene infantile (HMI). Il faudrait •par ailleur s envisager la transformation d 'un ou plusieurs instituts nationa.ux d 'hygiene infantile ou d 'hygiene maternelle et infantile en un Institut regional a utiliser pour la formation du personnel sanitaire des pays ou EM/RC12/2 page 88 d 1un groupe de pays de la Region, notamment des pays ou diverses difficultes retarderaient 1 1organisation d'un tel institut, a l'echelon national. Il convient de signaler qu'un pareil centre regional devrait, autant que possi- ble, faire partie d'un institut d 1hygiene ou d 1un centre de formation pro- fessionelle, d 1un caractere general et d 1une portee plus etendue, - ce qui serait plus economique et plus judicieux. 161. L'Institut regional devrait cooperer etroitement avec des instituts analogues d 1hygiene maternelle et infantile ou d1hygiene infantile, etablis a 1 1etranger et utilises pour l a formation professionnelle du personnel sani- taire de cette Region, soit au moyen de bourses d 1etudes octroyees par l'OMS ou provenant d 1autres sources, ou a titre prive •. Le personnel sanitaire, rentre de l 1etranger apres _avoir termine sa formation, doit faire un stage de trois mois au minimum a 1 1institut regional ainsi qu'au service modele d 1hy- giene maternelle et infantile y rattache et precedeininent decrit, pour se mettre au courant des conditions et problemes sanitaires locaux. Un echange de maitres de conferences et de travailleurs sanitaires aiderait les deux instituts a mettre au point un programme de formation professionnelle efficace et con~u dans un esprit realiste. 162. Independaminent de la necessite .d 1organiser un institut regional destine a assUrer une formation professionnel),:e dans_ tous 1es_ domaines .de l 1hygiene maternelle et infantile, · il conviendrai.t d 1utiliser certains pays pour des stages ou des periodes d'observation de breve duree, dans certains domaines ou ces pays pourraient apporter une contribution utile. ,Ainsi, la formation professionnelle complete en hygiene maternelle et infantile des membres d'une equipe sanitaire, appeles a travailler dan~ une zone rurale, et, plus P:1,rticuliere~nt, les fonctionnaires sanitaires et les infirmieres pour collectivites rurales, pourrait s 1effectuer au College cte· Sante pu- blique et au Ce_ntre de Formation professionnelle, a Gondar, en Ethiopie. Le Soudan est en mesure d'apporter, entre autres, une contribution a la EM/RC12/2 page 89 formation des sages-femmes analphabetes et semi-analphabetes, alors que, dans le Protectorat d 1Aden, un interet particulier s'attache a la forma- tion, "par etapes successives", du personnel auxiliaire sanitaire et in- firmier, et a la determination du stade auquel un pays est mar pour l'in- troduction de l'hygiene mat&rnelle et infantile dans son programme de for- mation professionnelle et ses services. Le Centre d'Hygiene et 1 1Ecole de Formation professionnelle, a Sana'a, est une excellente illustration d 1un projet sanitaire ou un service d 1hygiene maternelle et infantile et un progra.mIJB de formation professionnelle se sont graduellement degages · d 1un service general de sante, dans un pays ou se fait sentir une penurie aigue de personnel sanitaire. 163. Recherche. Les activites entreprises dans le domaine de la re- cherche, comme celles que comportent les programmes de services de sante et de formation professionnelle, devraient etre davantage orientees vers las problemes sanitaires importants qui se posent dans le pays m§me. 164. L'etude regionale sur les affections diarrheiques comporte des recherches deja entreprises par des pediatres nationaux, dans les h8p1taux pediatriques d 1Addis Abeba, Amman et Karachi, ou a entreprendre prochai- nement en divers autres hopitaux. A cet effet, il est utilise une fiche standard speciale, dont le modele a ete mis au point par le Bureau regional de la Mediterranee orientale, comprenant des rubriques pour 1 1indication des facteurs sociaux et economiques, ainsi que pour les constatations d 1ordre clinique. Les donnees fournies par les fiches seront depouillees au Bureau regional et il est a pr6voir qu 1elles fourniront des indications interessantes. 165. Les pratiques d 1allaitenent et de sevrage se rattachent etroite- ment au probleme des maladies diarrheiques, au niveau alimentaire, aux anemias et a la mortalite parmi les enfants du premier et du deuxi~me gge. On sait que les legumes, riches en proteine, peuvent contribuer au maintien EM/RC12/2 page 90 d'un rythme normal de croissance et de developpement chez les jeunes enfo.nts. 11 est recommande de proceder, dims chaque pays, a des re- cherches plus poussees sur la mesure dans laquelle ces aliments sent accessibles aux familles et en faveur aupres d 1elles, ainsi que sur leur toxici te, leur digestibili te et leur sapidi te pour 1 1 enfant en bas ~ge. 166. Non moins importantes seraient des etudes sur les method.es compatibles avec les conditions et les ressources sanitaires de la Region, et susceptibles de ma.intenir 1 1:equilibre' fluidique et elec.tro- lytique, et applieables par les voies orale et parenterale. Ces etudes devraient ~tre incluses dans les projets de recherche3 de tout pays reellement dJsireux de re lever la ni veau cie• la Sal'ite et de reduire le tawc de mortali te parmi- les nourrissons et les enfants. 167. On envisage, pour l'annee 1965, la reunion d 1un groupe pour l 'etude des affections diarrheiques et des problemes qui s 'y ratta.chent et dont il a deja ete question~ Des services de eon.sultants seront egalement f ournis en 196.3 et 1964 pour stimuler, orienter et coordonner . les activites de recherche en ce dornaine, et aussi pour reunir et classer les informations disponibles. 168. Independamment des activites relatives a l'Etude regionale.sur les Affections diarrheiques, ce Bureau a pr~te son concours a 1 1 F.quipe consultative interregionale pour les Affections diarrheiques1 dep@chee par le B~reau de Siege, durant sa visite en Republique Arabe Unie, en ete 1961~ et a 1 1 occasion de sa visite preliminaire en Irak, en fevrier 1962. Il est permis d I esperer que les actions decleneheas simu l tanement sur le plan regional et a l'echelle mondiale, pour resoudre ce probleme complexe, se completeront mutuellement pour le profit de l'hygiene infantile en cette Region et ailleurs. LES SOINS INFIRMIERS EM/RC12/2 page 91 169. En e:x:aminant l'evolutiondes services de sante, on peut consta- ter que, de toute evidence, les services infirmiers ont continue a enregis- trer de louables progres. Ce resultat est largement dfi au fait que, par- tout, les femmes ont pris conscience du r6le unique qu'il leur incombe de jouer pour contribuer au developpement de leur pays. Cette tendance ne va pas sans conflits, car elle heurte .de vieilles conceptions sur la femme et sur sa place dans la societe; mais les conflits agissent comrne un levain, stimulant l'effort et constituant une -force bienfaisante. 170. On compte actuellement vingt-quatre projets en cours d 1execution, auxquels participent des infirmieres. L'Arabie Saoudite a mis en train, en octobre 1961, son premier progra.IllID9 de formation d 1un personnel infi:rniier feminin, - un eveneroont memorable, appele a avoir de profondes repercussions sur l'administration des services de sante, aussi bien que sur 1 1organisa- tion sanitaire du pays. Le programI!le, encore au stage embryonnaire, doit etre couve avec sollicitude pour etre durable. Nos consultants estiment, toutefois, que si l'echantillon de population feminine qu'ils ont eonnu est representatif de cette meme population en general, le prograJT!lOO survivra. L'etiricelle a ete donnee au desir .d 1apprendre; on trouvera moyen de sur- moriter les difficultes, 171. En poussant plus avant 1 1exploration du domaine des ree,lisations de la Region, on constate que la Ll.bye a substitue un programme quadri'ennal de formation professionnelle des infirmieres, au programme biennal de for- mation de personnel auxiliaire. Le Gouvernernent a effectue des remaniements impor'tam:,s · dans 1 ''<:,rganisation de _ l 'ecole, pour en facili ter le fonction- n:ernent et preparer la voie a son developpement. Le besoin se fait toujours sentir de par.faire l'instruction generale de base qui _fome le bagage des etudiantes, mais il y a un chan~ement notable dans le degre de capacite des jeunes femmes qui s'interessent a la profession infirmiere, et le re- crutement sera soumis, cette annee, a une procedure plus selective. EM/RC12/2 page 92 172. 1 1accroissement du chiffre des etudiantes inscrites est un ind.ice de progres dont, pratfqueinent, cha.qua pays de la Region donne le spectacle. 1 1Ecole Rey de Soins infirrniers, en Iran, a augmente ·son tawc d 1aclmission de cinquante pour cent par rapport a 1 1annee precedente, et a recrute des candidates parmi le tiers le mieux classe aux e.xamens de fin d 1etudes secondaires. L'Institut superieur de Soins infinniers, a Alexandria, en Republique Arabe Unie, re~oit deux fois plus de demandes d 1inscription qu 1il n 1en peut accepter. Toutes les candidates possedent les titres requis pour entrer a l'Universite. Au Yemen, les dipl6mes de 1 1Institut sanita.ire de fomation professionnelle, a Sana'a, jouent dans les services de 1 1h6pital et du centre sanitaire un role tres remarque, et les admissiom a l 1ecole ant double. Le College de Soins infimiers de Khartoum, au Soudan, qui, de toutes les ecoles etablies en cette branche, a probablement atteint le plus haut niveau d 1enseignement infirmi~r, a re~u seize demandes, alors quc l'an dernier, a la meme epoque, les eandi- datures ne s'etaient elevees qu 1a six. Trois jeunes filles venant de pays voisins y sont inscrites. 173. Un autre indice significatif du developpement pris par 1 1ensei- gnement infirmier est fourni par la qualite des programmes. 1 1integration dE!3 la sante publique et des aspects sociaux des soins infirmiers est de-- venue une reali te dans la plupart des pays, et des infirmieres de la sante publique • sont engagees pour enseigner le programme de base. Les ecoles de soins infirmicrs, medioc_rement satisfaites des programmes em:pruntes a d1autres pays, sont en train de se constituer leurs propres programmes. 174. L1Institut superieur de Soins infirmiers, a Alexandria, a l'instar d1institutions analogues da.ns le monde, donne des cours preparatoires A l'etude des techniques de la recherche. Au Caire (Egypte-50), des dipl8mees (faisant fonction d'eleves-institutrices et d'eleves-administraticcs) sont en train d'appliquer leurs connaissances, au fur et a mesure qu'elles EM/RC12/2 page 93 met tent au point les types d 'adrriinistration de services infirmiers et d 'enseignement infirmier, les plus adaptes aux besoins de la Republique Arabe Unie. 175. L'Institut, bien qu 1il n 1ait pas pleinement atteint son but initial, qui etait egalement de pourvoir les autres pays de cadres infir- miers de premier ordre, a neanmoins realise une chose qui - on le recon- naitra, un jour - est tout aussi importa.nte. Il a mis en lumiere la · signification des soins infirmiers professionnels et aide plusieurs pays a comprendre que les infirmieres doivent etre instruites pour etre en mesure d 'assumer leurs reisponsabilites dans l 1equipe sanitaire; qu 1e1les doivent developper en elles 1 1esprit d 1initiative pour comprendre ce que le medecin veut que l ' on fasse pour les malades et, a 1 1occasion, savoir prendre une decision en l 1absence du medecin; que, pour faire progresser la qualite des soins infirmiers, il faut que les infinnieres posseclent les -connaissances et les capacites qui leur permettent de s 'acquitter cortvenablement de leur role, - ce qui implique la necessite d 1assurer des soins complets aux malades et de detenniner le genre d 1enseignement requis pour les infirmieres. Ila egalement contribue a donner une notion plus exacte de ce que sont les services de sante, tout en favorisant la coordination de ces services et 1 1elaboration d 1une legislation destinee a proteger le public centre une pratique defectueuse de la profession infirmiere. Ence siecle de primaute scientifique, les infirmieres doivent ~tre capables de participer intelligemment avec les medecins aux travaux entrepris darts le dorilaine de la recherche medicale comme en d 1autres domaines, ou m@me de se livrer, seules, a des .activites de recherche pour contribuer a la marche ascendante de leur profession. L'I:hstitut ·a egalement demontre qu 1une instruction qui met la jeune femme en mesure d 1exercer et de penser professionnellement, constitue la· ineilleure des publici tes en faveur du recrutement. 176. L'Irak, qui offre indistinctement aux deux sexes des possibilltes d •enseigne:roont superieur, mais qui a maintenu les soins infinniers au EM/RC12/2 page 94 niveau auxiliaireJ s 1est rendu compte de la necessite de proceder a des changements radicaux, et projette de mettre sur pied, aussit8t que possi- ble, un Institut superieur de Soins infirmiers. Le conseiller principal de l'OMS, attache a 1 1Institut d 1Alexandrie, comme consultant A court terme, a aide le Gouvernement a elaborer son programme, 177. En envisageant une assistance plus intensifiee en faveur des soins infirmiers dans la Region, il est neeessaire d 1etablir une distinc- tion entre les differents niveaux de developpement des soins infirmiers dans les divers pays. Dans un pays ou l'instruction genera.le de la femme est encore a ses debuts, il sernble plus sage d 1attendre son adaptation a la structure sociale avant d I accorder une aide directe a un pro jet deter- mine. -Neanmoins, une assistance fournie sous forme d 1avis d'experts est nacessaire, a 1 1echelon gouvernernental. La ou 1 1instruction a penetl"e moins de dix ans auparavant, les programmes prevus doivent pourvoir a la _fois aux besoins du pays en services et en formation professionnelle, pour les dix annees a venir. Dins les pays ou l 1enseignement infirmier se deve- loppe a un rythme satisfaisant, et ou les besoins en services commencent a etre satisfaits, 1 1assistance doit etre fournie, dans le pays meme, a un niveau plus eleve, par exemple a la preparation d 1instructeurs, d 1adrni- nistrateurs, de techniciens de la recherche, pour assurer un developpement progressif. C1est en de tels pays que 1 1on pourrait entreprendre des pro- jets susceptibles d'etre partages par d 1autres pays ayant atteint un stade analogue de developpement. Dans cet ordre d 1idees, l'on envisage la possi- bilite decreer un college superieur de soins infirmiers., sous forme de projet interpays. On prevoit que, dans le cadre d 1un tel projet, il serait possible d' organiser, par la suite, des cours portant sur tous les secteurs d 1importance majeure, - etant consideres comrne "secteurs d'importance majeure", l'enseignement infirrnier, 1 1ndministration des services de soins infirmiers et la recherche dans 1 1un ou 1 1autre de ces deux domaines. Ces cours fournirai ent matiere a des programmes d 1etudes essentiels port.ant sur EM/RC12/2 page 95 telle specialite clinique que l 1etudiante aimerait choisir. 178. Il est propose 'de commencer par un secteur d'importance ma.jeure et une speciali te clinique. Par exemple, 1 1 enseignement de 1 1 obstetrique. Au ·fur et a mesure qu 1un systere approprie sera rriis au point, et qu'un personnel national de plus en plus nombreux sera fome, toutes les specia- lites cliniques, dans tousles secteurs d 1importance majeure, seront en- seignes. Par la suite, ce College ferait evoluer son programme de telle sorte qu 1au lieu de mener a un certificat, il mene a un dipl6me, et qu 1il y soit donne des cours postuniversitaires airtsi que des cours superieurs. Il s 1agit la d'un projet a long tenne, ·qui exige que les bourses d 1etudes laissent aux infirmieres du pays d'accueil suffisamment de temps pour obtenir les dipl6mes leur preparant l'acces au corps enseigna~t •. 179. Il ya, dans le domaine des soins infirmiers, des secteurs qui continuent a etre relegues au second plan, ce qui affecte facheusement 1 1 ensemble de 1 1 ensei gneroo nt infirmier ainsi que du service infirmier. Un des points faibles releves dans la plupart des pays de la Region est l'absence persistante d1une section des soins infirmiers, etablie a 1 1echelon national, pour conseiller le Gouvernement sur les questions se rattachant aux soins infirmiers, pour etablir des directives, des normes, et veiller ace qu'elles soient observees. On reconnaft de plus en plus ia valeur d'une organisation infirmiere stable par l'ensemble des services sanitaires d'un pays, mais, sans les directives d'une orga- nisation competente, fore tionnant a 1 1 echelon national, les soin~ infir- miers auraient plut6t tendance a of frir l 1image d 1une. founniliere, donnant 1 1inipression d'une grande activite m@lee de confusion plut8t que d1un travail reellement product if. Certains pays, quoique pourvus d 'une telle section, rt I ont cepen::l.ant pas \me legislation, ni un moyen d 'imma.tricula- tion du personnel infirmier. 180. Un autre point faible se revele dans l 'administration des services infirmiers etablis a l'echelon local, et 4ui, outre les soins EM/RC12/2 page 96 aux maJades, constituent un champ d' experience clinique pour 1es medecins, les infirmieres et tout le personnel paramedical. On ne peut utilement assimiler des connaissances et des capacites, a moins que ce qui doit 8tre appris ne soit vu, senti, entend~ et pratique dans l'ambiance clinique. Tant que ce .secteur n 1aura pas ete reforme, l'instruction ne pourra se d~velopp~r que dans le domaine de la theorie. L10rganisation projette pour l'Irak 1 1elaboration d 1un projet d 1administration de services hospi- taliers, auquel seront affeetes un medecin et ure infirmiere ayant l'ex- perience de l'administration. Il s'agit la d 1un projet important dont on prevoi~ qu'il offrira les moyens d 1acquerir des connaissances suceptibles ct•~tre utilisees ailleurs. 181. En attendant, on dispose de certainB moyeKs qui pourraient modi- fier avantageusenent ee tableau, - tels que des guides, prepares par les conBultants engages par 1 10rganisation, sur la maniere de pourvoir en personnel les hopitaux et les services de sante publique. Ces guides et autres documents analogues peuvent servir de documents de travail pour une conference d 1etude de cinq a six jours, groupant des medecins, des infirmieres et autres agents s 1occupant de l'administration des services de sante dans leur pays respectif. Des plans pourraient ~tre elabores a cet egard, et des consultants "ad hoc" pourraient etre fournis, avec mission de voyager d 1un pays a. l .' autre pour diriger d.es discuasions et 9rganiser des groupes en vue de 1 1action a entreprendre. 182 ~ Plusieur s programmes d r etudes en vigueur devraient faire l' ob jet d 1une evaluation, et les infirmieres monitrices devra:ient ~tre aidees a mettre au point des techniques necessaires a l'etablissement de. programmes rationnels. Les pays ont besoin d 1@tre conseilles sur l 1organisation de cours destines a des infirmieres qui, actuellement, occupent des postes importants auxquels rien ne les a preparees •. 183. Ce ne sont la que quelques-uns seulement des secteurs des soins infirmiers a renforcer. Une assistance pourrait etre pr@tee a cet egard EM/RC12/2 page 97 par des consultants a court terme cooperant avec des animateurs nationaux. Il ya n6cessite de pourvoir la plupart des pays de la Region de program- mes plus complets de formation obstetricale. On doit admettre qua l'usage de former des specialistes en accouchement seulement est peu economique, si l'on considere que, par 1 1intermediaire de 1 1obtetrique, il s 1offre a l'infirmiere une excellente occasion de relever le niveau de la sante et d 1enseigner la prophylaxie par la protection fa.miliale. 184. Une assistance fondarrentale sera requise, pour uncertain temps, dans quelques pays, en faveur des soins infirmiers, mais il faut poursuivre l 1elaboration de programmes visant a aider les autres pays a con.solider les gaim rapides qu 1ils ont realises et a relever le niveau de leurs activi- tes, pour les mettre a m@roo d 'occuper la place qui leur revient dans le Conseil international des Infirmieres. ADMINISTRATION DE LA SANTE PUBLIQUE GE~NtALITES 185. Le vif interet temoigne par les pays de cette Region envers le developperoont des services nationaux de sante publique est de plus en plus evident, Plusieurs pays ont etabli des plans sanitaires a longue echeance, ou la reorganisation et l'ncceleration de leurs services de sante est prevue par ordre de priorite, Quelques-uns de ces pays se sont deja attaques a leur second OU troisieme plan a longue echeance, 186. Bien que certains pays ne con~oivent pas encore pleinement 1 1idee de sante dans ses rapports avec les facteurs sociaux et economiques, le Colloque sur l'Organisation et l'Administration des Programmes de Develop- pement communautaire dans les Etats Arabes, reuni au Caire en m.ai 1962, qui a groupe des membres eminents des gouvernements des Etats Arabes, a revele, de la part des participants, un vif inter~t envers la coordination des services de :sante dans l 'ensemble des plans socio ... economiques E?,vRC12/2 page -98 prevoyant la creation de services communautaires essentiels. On sait que, dans certains pays de la Region, il existe des conseils ou comites speciaux de coordination, gui s'occupent activernent de la planification generale et de 1 1arnelioration des services cornrnunautaires. A cet egard, il sernble que 1 1 opinion soit unanimement pour une decentralisation des services de base, a l'echelon de la province, du district et de la commune, et pour 1 1application d 1un systeme d 1administration locale perroottant de patronner ces services, d 1eveiller 1 1interet du public et d 1obtenir sa par- ticipation effective en ce domaine. 187. llis conseillers re gionaux de l' OMS pour la planification et le developpement comrnunautaire seront Engages bient6t pour aider le s pays de 1n. Region a elaborer leurs plans sanitnires dans le contexte de leurs conditions socio-economiques. 188. Dans la plupart des pays de la Region, la reorganisation des administrations natiomles de sante publique s 1est poursuivie, tout en etant plus netternent orientee vers les services prophylactiques et le developpement des services epidemiologiques ainsi que des services de statistiques demographiques et sanitaires. A cet effet, l'OMS s'est proposee de pourvoir la Jordanie, le. Koweit et le Pakistan Oriental de conseillers pour la sante publique, et de mettre des epidemiologistes a la disposition de 1 1Ethiopie et de la Somalie. Ces affectations viendront s 'ajouter a la designation de Represent.ants de 1 1 OMS en Ethiopie, en Irak, au Pakistan, en Arabie Saoudite, en Somalie et au Yemen • . 189. En Soma.lie, un chirurgien specialiste et un anesthesiste ont ete charges par 1 10MS d'nider les gouvernements de ces pays a relever le niveau de l'assistance medicale, notarnment dans le domaine de la chirurgie, et d 1assurer la formation professionnelle d 1un personnel. 190. Dn prevoit, par ailleurs, qu 1un accord sera conclu entre 1 10MS et le Gouverhement de 1 1Arabie Saoudite, pour 1 1etablissement EM/RC12/2 page 99 d 1un projet d 1organisation sanitaire provinciale modele, dans la region orientale du pays. L'OMS pretera son assistance, en procurant a. charge de remboursement, les services de quatorze experts sanitaires pour les besoins du projet. DEVELOPPEME Nr COMMUNAUTAIRK 191. C'est surtout par le Centre de Formation d 1Educateurs en :OOve- lopperilent commu.nautai re pour les Etats Arabes (ASFEC), a Sirs-el-Layan, Republique Arnbe Unie, par- les rei.m:i.ons regionales annuelles groupant les institutions des Nations Unies, ainsi que par des conferences, collo- ques, etc., organises par la Commission economique pour 1 1Afrique, que se manifeste la participation du Bureau regional au developpement · communau- taire. 192. Toutefois, une etroite cooperation est, en outre, maintenue entre le personnel ·attache aux projets de l'OMS et les conseillers des Nations Unies pour le developpement communautaire, assignes a. divers pays. Par ailleurs, dans l e. formation de -toutes les categories de personnel requises pour les pro jets de l 'OMS, il est tenu comptEi des aspects sani'.- taires du developpement communautaire. Il en est particulierement ainsi dans les projets d 1hygiene rurale. Trois de ces projets sont en cours d 1execution: au Liban, en Republique Arabe Syrienne et au Soudan. · Deux autres sont envi.sages pour Chypre et le. Pakistan. En Ethiopie, l 1Equipe de 1 10MS pour le Contr6le des Centres . d'Hygiene, qui, selon les previsions, doit entrer en fonctions en septembre 1962, contribuera a1;1x activites entreprises dans le domaine du developpement communaut,aire. A .l 1Institut superieur d 1Hygiene publique, a Alexandrie, Republique Arabe Unie, et au Centre sanitaire de Formation professionnelle, a Benghazi, en Libye, les principes du developpement communo.utaire figurent aux prograrnI1Bs.d 1etudes. En juillet 1961, un consultant de 1 10MS s 1 est rendu en Arabie Sadudite pour donner des avis sur les services infirmiers de 1ai san:te : pub:liqu.e dans le cadre du developpement communautaire. EM/RC12/2 page 100 193. L'affectation de conseillers de l'OMS a des pays comma la Jordanie, le Koweit et le Pakistan Oriental est nettement rev~latrice de 1 1intention de l 'organisation d I associer plus etroi tement encore le developpement commu- nautaire aux activites sanitaires en general. 194. Il a ete propose que le projet de l '0?£ de creer des se.rvices sanitaires de base en Somalie soit coordonne avec le progra.IllIIB de develop- pe~nt communautaire entrepris sous Jes auspices des Nations Unies a Villa- bruzzi. De Ill€ITra, il a ete suggere qu 1au Yemen, des centres de developpement communautaire soient etablis dans les environs de Sana'a, et qua Jes eleves sortant_du Centre sanitaire et Ecole de Fonnation professionnelle, benefi- ciant de 1 1assistance de l'OMS, npportent leur contribution aux activites essentielles de ces centres. 195. La. Commission economique pour 1 1Afrique a institue un Comite permane0t de Prevoyance sociale et de Developpement communautaire qui s 1est reuni pour la premiere fois en fevrier de cette annee; en outre, les Nations Unies avec la cooperation du Gouverne!XElnt de la Republique Arabe Unie et de l'ASFEC, ont reuni, au mois de mai, un colloque sur 1 1organisation et 1 1administration des programmes de qeveloppement co:mmunautaire dans las Eta.ts Arabes. Le Bureau regional etait represente a 1 1une et 1 1autre reunion. 196. Les reponses au questionnaire sur 1 1hygiene rurale et le deve- loppement communautaire, adresse aux divers gouvernemants en avril dernier, ont ete recueillies et analysees dans un document prepare par les soins du Bureau regional (EM/RC12/9). SERVICES LOCAUX DE SANI'E 197. Dans les pays de la Region, la tendance vers 1 1expansion des services ruraux d 'hygiene se maintient a une courbe satisfaisante. Le pro jet d 'hygiene rurale ent repris avec 1 1 assistance d.e 1 1 OI1S au Liban-Nord, a Halba, a realise des progres en beneficiant, sur le plan central, de EM/RC12/2 page 101 1 1appui que lui a procure la formation d 1un Comite technique rural, et, sur le plan local, la creation d 1un Comite sanitaire aux elements recru- tes parmi la population locale. Un budget annuel a ete en outre approu- ve en faveur du pro jet, comportant une allocatio_n speciale de credits pour 1 1hygiene du mili eu. Une formation professionnelle en cours d 1emploi a ete organises. 198. Au Pakistan Occidental, trente centres ruraux d 1hygiene seront, selon les previsions, mis en service vers le milieu de 1 1annee 1962, et trente autres le seront v_ers la fin de la meme annee. Des plans sont en cours d 'elaboration pour la creation de neuf centres d 'hygiene· au Pakistan Oriental, vers le milieu de l 1annee_ 1962, et quinze autres en 1963, vers la meme epoque. Quelques-uns des centres envisages serviront d'unites d 1enseignement et de demonstration. 199. Au Soudan, une prevision budgetaire a ete approuvee pour la premiere . annee du plan septenhal d 1expansion des services ruraux d 1hygiene. Le projet de zone de demonstration d 'hygiene rurale, a El Huda, qui bene- ficie de l'assistance de 1 10MS/FISE, est entre egalement dans sa phase d'application. 200~ Dans la Republique Arabe Syrienne, le projet d 1hygiene rurale, entrepris avec 1 1assis t ance de l'OMS, a ete coordonne avec le projet de developpement communautaire, de Harran-el-Awamid, auquel les Nations Unfes pretent leur assistance. 201. La creation de 2 500 centres ruraux d'hygiene est projetee en Republique Arabe Unie, conformement au plan quinquennal prevu pour le pays; le premier groupe de 400 centres seront ouverts en juillet 1962; par la suite, une moyenne de 400 a 450 centres le seront chaqu,e annee, au cours de la periode couverte par le plan. 202. Des preparatifs sont en cours pour l'installation d'un centre rural d'hygiene a Hodeida, aµ Yemen, en 1962, avec 1 1assistance de l'OM3. F.M/RC12/2 page 102 Le personnel national requis sera recrute parmi les eleves sortant du Centre sanitaire et Ecole de Formation professionnelle de Sana'a, qui est un projet beneficiant de 1 1assistance de l'OMS. STATISTIQUES DF.MOGRAPHIQUES ET SANITAIRES 203. La rarete, sinon m@me le manque de donnees statistiques demogra- phiques et sanitaires de base, demeure, pour la majorite des pays de la Region, un :obstacle a l 1evaluation de leurs progres dans le domai-ne sani- taire. Les effets de cette lacune continuant egalement a @tre ressentis quand il s'agit de passer a lielaboration et a 1 1execution de programmes sanitaires a actiori efficace. Il est cependant indispensable que '1 1admi- nistrateur de la sante publique dispose de donnees completes et dighes de foi pour determiner l'ordre de priorite qu'il convient d'accorder a ia mul- titude des besoins existants, lesquels requierent des programmes nouveaux OU elargis visa.nt a prevenir les maladies OU ales guerir. De telles donnees sont egalement necessaires pour une comparaison des besoins exis- tant dans le domaine de la sante avec d 'autre.s besoins concurrents,- decou- lant de la. necessite de relever le niveau de vie des populations, notamment dans les spheres sociales et economiques. 204. Les autori. tes sanitaires responsables des pays de la Region ant demontre qu 1elles etaient conscientes de la necessite d 1une determination quantitative des problemes sanitaires, pour les besoins de la planifica- tion aussi bien que pour d I autres fins, mais les e,fforts deploy-es pour mettre sur pied un systeme de statistiques sanitaires exigent naturelle- ment beaucoup de temps avant de porter leurs fruits. Divers pays ont recemment pris des mesures concretes pour le renforcement des services statistiques de leur ministere de la sante, et a cet egard, le programme de bourses d 1etudes de 1 10MS s'est revele utile. En effet, les bureaux de statistiques sanitaires sont, de plus en plus, pourvus d'un personnel forme grace . a ce progra.mIOO. 205. Les realisations receillIIY2nt enregistrees dans la Region· en matiere de statistiques demographiques et sanitaires comprennent une EM/RC12/2 page lOJ enquete sur la morbidite, entreprise clans la Republique Arabe Unie, 1 1adoption du systeme de l'enregistrement des naissances et deces, au Pakistan Occidental, l a proposition d'imposer par decret 1 1enregistre- ment des faits d'etat civil en Arabie Saoudite, et l'introduction en Republique Arabe Syrienne, d'un systeme revise de collecte de statistiques de morbidite. 206. L'OMS encourage au developpement des statistiques sanitaires. On envisage, pour 1963, une reunion destinee a grouper des administra~ teurs sanitaires et des statisticians de la Region, pour evaluer la situation actuelle et les futurs besoins en matiere de statistiques demographiques et sanitaires, pour echanger des informations et determi- ner 1 1action a entreprendre dans les divers dornaines des statistiques sanitaires, a la lumiere de l'experience acquise sur les plans national et international. 207. L'OMS a, par ailleurs, deploye beaucoup d'activite pour aider les gouvernements des Pays Membres a organiser des services nationaux de statistiques sanitai res, et le Bureau regional continuera a procurer les services de , conseil lers, comme aussi a octroyer des bourses pour 1 1etude des statietiques dans les universites et autres centres d 1ensei- gnement, ou pour une formation protique a acquerir dans les pays a admi- nistrations sanitaires dotees d'importants services statistiques. Depuis 1958, les services de conseillers statisticiens sont mis a la disposition du Ministere de la Sante de la Republique Arabe Syrienne et, depuis janvier 1961, du Ministere de l'Hygiene du Pakistan. D:is conseillers statisticiens ont ete egalement inclus dans le personnel de 1 1 0MS a affecter aux projets antituberculeux, en Tunisie et au Pakistan. Un total de quinze bourses d'etudes en statistiques sanitaires ont ete octroyees au cours de l'annee consideree. Treize de ces bourses d 1etudes etaient destinees a la for- mation de statisticiens-assistants au Centre international d'Enseignement de la. Statistique, a Beyrou th, durant 1 'annee uni versi taire 1961/1962. E}VRC12/2 page 104 -208. Le Conseiller statisticien regional a continue a pr@ter son assistance a la planification et a l 1evaluation des projets et a fourriir des services consultatifs aux dive:rs pays de la Region. Le Centre epi- demiologique et statistique, cree au Bureau regional, au debut de 1960, a precede au depouillement et a l 1analyse d 'un materiel statistique recueilli a la suite de diverses enquetes portant notamment sur la tuberculose; les ophtalmies transmissibles, la bilharziose et les affections diarrheiques. D1une maniere g~nerale, ce Centre et le Conseiller statistician regional sont au service des pays de la Region. 209. En aofit 1961, la version arabe de la Classification statistique internationale des Maladies, Traumatisrnes et causes de Deces a ete dis- tribuee a tousles pays de langue arabe. Ce document est actuellement a l'etude dans les divers pays, et les resultats de cette etude determineront 1 1action a entreprendre ulterieurement a cet egard. PRarECTION ET AMELIORATION DE LA SANTE LUTTE ANTI-CANGEF.EUSE 210. Le problerne du cancer est considere avec un intergt croissant par les autorites sanitaires du monde entier et, dans la region de la Mediterranee orientale, de nornbreux pays ont entrepris d 1etablir sur un plan national un programme de lutte anti-cancereuse. En vue de faciliter la preparation et l'extension de ces programmes nationaux et de coordoriner . * leur action, un document technique sur les "Problemes du Cancer" fut presente a la onzieme session du Cornite regional. Le Cornite a recomrnande aux gouvernements de la Region d'intensifier par leurs propres rnoyens la lutte contre le cancer et au Directeur regional d 1envisager l'aide necessaire en particulier pour l'etablissement des statistiques et de d~nnees epi_demiologiques. ~ A cet egard deux projets anti-cancereux ont ete inscrits au budget regulier de la Region, 1 1un a Khartoum au Soudan, l'autre a Dames en Syrie. Tu plus trois bourses d'etudes ont ete accordees * EM/RCll/6 ·:Ht-voir egalement resolution EM/RCll/R.6 dans le document EM/RGll/17 EM/RC12/2 page 105 pendant l'annee pour l a formation de specialistes, pathologistes et radio- therapeutes. 2ll. Les reponses fournies au questionnaire adresse precedemrnent aux Etats Membres ont permis d 1etablir un fichier des moyens, existants ou projetes, pour le diagnostic et le traitement du cancer ainsi que des conditions particulieres d'ordre epidemiologique inherentes a certaines zones. Au cours de ses visites dans les pays de la Region, le Con:seil1= r regional a pu recueillir sur place des renseignements complementaires et donner des avis circonstancies dans le domaine du cancer aux specialistes et aux administrateurs de sante publique. Par des conferences aux etu- diants dans certaines ecoles de medecine, une plus grande diffusion des recentes notions concernant le cancer a ete realisee. En outre, le . Conseiller regional a participe de fac;on active a un cours d'entretien sur le cancer organise pour les medecins par 1 1 Universi te americaine de Beyrouth. 212. Le Bureau regional a egalement pris part a une mission organisee par l'Agence internationale pour l'Energie atomique qui a effectue une etude sur 1 1 emploi de la radiotherapie et plus particulierement de la co- baltotherapie pour le trai tement du cancer dans certains pays de )a Region. Comrne consequence de cette mission, une meilleure cooperation a pu ~tre etablie entre les deux organismes en ce qui concerne l'assistance aux Etats Membres. 213. Dans le domaine du cancer, le Bureau regional envisage dans le futur, le progra.Illm3 sui vant: assistance aux gouvernements pour la creation ou 1 1extension de projets nationaux de lutte anti-cancereuse, octroi de bourses d 1etudes pour la formation du personnel, organisation d'un centre regional de formation de specialistes a l'Institut du Cancer a Teheran; reunion d'un groupe regional de consultants dans le but d 1etudier les oondi- tions geographiques de distribution du cancer dans la Region et d' organiser sur un plan national ou regional un programm: de lutte anti~ce.ncereuse. EM/RC12/2 page 106 HYGIENE DU MILIEU 2]1. La portee etendue de l'hygiene du milieu et 1 1influence que celle-ci exerce sur la presque totalite des domaines sanitaires, non seulement en prevenant les maladies mais aussi en favorisant positive- ment le confort et le bien-gtre, ne sont pas toujours une caracteristi- que apparente, de sorte que les progres realises a cet egard sont diffi- ciles a evaluer. Une comparaison entre le developpement des aspects specifiques de l'assainissement et des activites paralleles entreprises dans le domaine de 1£1. sante publique, peuvent reveler 1 1ampleur des progres realises. En revanche, si 1 1on considere ces resultats a la lumiere des nombreux besoins de 1 1assainissanent et des problemes qui viennent s'y greffer et que suscitent le progres et 1 1evolution continus de notre monde moderne, on les trouvera insignifiants, et le chemin a parcourir semblera, a vrai dire, encore bien penible. Ceci devrait nous inciter a adopter une attitude plus energique pour travailler a. creer de meilleures conditions d 1assainissement. 215. Les nombreux aspects que revetent les activites requises par 1 1assainissement, et leur repercussion stir, peut-on dire, chacune des phases de l'evolution sociale, ne permettent pas toujours d 1etablir un systeme naturel et normal pour la determination de l'ordre de priorite a suivre. 11 arrive tres souvent que des activites qui n'etaient pas considerees comme hautement prioritaires dans le contexte de 1 1 assai- niss~ment pris dnns son ensemble, finissent par occuper le premier rang en raison des liens qui les rattachent a des faits socio-economiques d 1un caractere urgent. D'autres considerations peuvent, de mgme, favoriser selectivement certains aspects determines de l'assainissement qui sont indirectement censes stimuler le developpement des moyens essentiels concourant a assurer 1 1 assainissement. Un changell)2nt apporte a un ordre de priorite reconnu ne signifie pos que l 'application et le deroulement EM/RC12/2 page 107 de certaines activites essentielles dans le domaine sanitaire doiyent @tre negliges. Celles-ci continuent a etre la base de 1 1epanouissement diun milieu sain et doivent benef.icier d'une recrudescence d 1inter~t et d I efforts. · Ce sent la di versi te d I aspects de 1 1 as sainissement, son ex- pansion et le r ecul incessant de ses limi tes qui ant incite 1 1 OMS a en chnnger la denomination dans un sens propre a illustrer la multiplicite d'activites qu'il comporte. C1est ainsi que le terme actuellement admis est celui d 1 "hygiene du milieu". 216. Le programme d'approvisionnement public en eau doit beneficier d 1un encouragement et d 1une assistance continus. La premiere place est toujours accordee A l'institution ou au developpement d'une organisation appropriee, chargee de concevoir, etudier, financer, construire, faire fonctionner et entretenir ·les systemes d 1adduction d 1eau aux collectivites. La meme importance est accordee a la formation du personnel destine a assurer 1 1execution des phases necessaires d 1un- programme. 217. Cornme dans l es autres domairns de la sante publique, la recherche est en train de deveni r un element essentiel de toute activite se rappor- tant a l'hygiene du milieu, aussi merite-t-elle de retenir davantage l'atten- tion. Un certain nombre de difficultes, dues non seulement au cote tech~ nique du probleme envisage; mais aussi a ses aspects sociaux, necessitent un travail de recherche destine a fournir la solution voulue et indiquer le meilleur moyen d 1aborder les problemes. 218. La pollution de 1 1air, la pollution de 1 1eau, l'evacuation des dechets industri els et, plus particulierement, l'evacuation des matieres radioactives, figurent parmi les nouveaux problemes que les rapides progres accomplis par les pays en voie de developpement placent maintenant au premier rang des preoccupations. Graduellement, ils attirent notre atten- tion et sol11citent notre interet. EM/RC12/2 page 108 219. A l o conference tenue a Beyrouth, en novembre 1961, sur les 11Aspects sociaux des Plrms de Developpement dans 1es Etats· arabes", il a ete maintes fois souligne que, souvent, le principal obstacle au deve- Ioppement, dans certains Etats Arabes, n'est pas d 1ordre financier, mais administratif, organique et institutionnel. Ceci s'applique egalement au deroulement des activites r elatives a 1 1hygiene du milieu, et non seulement dans cert2ins pays arabes, rnais en d 1autres parties de la Region. On peut trouver, par ailleurs, un desavantage de plus dans le fait que le departe- ment sa.nitaire s I est trouve amene, depuis une date relativement. recente, a assumer des responsabilites et des nctivites plus etendues, par rapport a !"hygiene du milieu. Aux r esponsabilites que les autorites sanitaj.res acceptent d I endosser en ce dornaine devrait correspondre 1 1 organisation d 'un service npproprie, ufin que la tnche a a.ccomplir puisse l'etre d'une maniere satisfaisante. 220. La formation d 1un personnel pour 1 1assainissement est toujours une necessite capitale et continuera a l'etre pour uncertain nombre .. d I annees • . La premiere phase consiste a proceder a la formation d 'agents specialises du ni veau elementaire. Elle est maintenant en tri:dn d I evoluer progressivement vers la seconde phase, qui est celle de la formatio!l d 1agents d 'un niveau. ~intermediaire, et plus specialises. La formation d 1un personnel plus hautement qualifie dans le dornaine de l'hygiene du milieu beneficie egalement, chaque fois que les circonstances le permettent, de toute l'atten- tion qu 1elle merite., il en est de m@me de l 1instruction de base qu 1il convient de donner en c.e domaine a d 1autres travailleurs sanitaires. 221. CI est en conformi te de ces principes qu I une assistance et un encouragement ont continue a ctre accordes aux activites entreprises, pour assurer le developpement des services d 1.assninissement au sein du departe- ment sanitaire, au Liban, au Po.kistan, . en Arabie Saoudite et, partielJement, en Republique Arabe Syrienne. Un nouveau projet de cet ordre a ete mis en EM/RC12/2 page 109 train en Tunisie. Des cours de formation professionnelle pour aide sani- taire sont en plein essor en Ethiopia, en Irak, en Arabie Saoudite, en Republique Arabe Syrienne et au Yemen, et de nouveaux cours sont envisages pour 1 1Iran, le Liban et la Tunisia. Un cours regional pour une fonnation poussee des techniciens de 1 1assainisseroont fait 1 1objet d 1une etude atten- tive. 222. Bien que les activites entreprises dans le domaine de l 1appro- visionnement public en eau aient fait certains progres, elles n 1ont cepen- dant pas repondu aux espoire qu'on y avait fondes. Ce n'est qu 1au Pakistan que le probleme pose par l'approvisionnement des collectivites en eau a ete etudie dans son ensemble par une equipe de 1 10MS formee de consultants a court terme. Un cours de breve duree portant sur les systemes d 'installa- tion hydrauliquee et leur fonctionnement a ete organise a Lahore. Y ont participe, outre le Pakistan, Chypre, 1 1Irak, 1 1Iran, la Jordanie, le Soudan, la Republique Arabe Syrienne et la Republique Arabe Unie. Le but que 1 1on se proposait par ce cours etait de rafraichir et enrichir les connaissances du personnel affecte aux installations d'adduction d 1eau et de les stimuler a atteindre a cet egard de meilleurs resultats. Les services de specialistes hautement qualifies de.ne le domaine de 1 1adduction d'eau ont ete fournis par l'Organisation au Pakistan Occidental et a la Jordanie. On se propose de reunir un groupe d'experts pour examiner les activites entreprises par rapport a l'approvisionnement public en eau vers la fin de l'annee 1962, et un projet d 1organisation d'un cours de breve duree pour hydrauliciens, prevu pour une date prochaine, est actuellement a l'etude. 223. Le premier pret accorde par l'Association internationale pour le Developpement en faveur d'un projet d 1adduction d 1eau a ete approuve pour la Jordanie en decembre 1961. Toutefois, c 1est le seul pret consenti a un pays de la Region, et il ne represente qu'une infime portion de l'assistance finnnciere que requiert un tel domaine. Il semble que les EM/RC12/2 po.ge 110 possibilites et les conditions relativement faciles offertes par cet orga- nisme international de pret devraient etre mises a profit l e plus large- mcnt possible. 224. Le logement et l'urb2nisati on, en raison de leurs implications socio-economiques, constituent un probleme de haute priorite qui figure egalement dans l e programme d 1action concertee des Nations Unies et des ·rnstitutions specialisees~-. La premiere me sure prise., a cet egard, dans la Region a consiste a recruter deux experts qui etudieront, en septembre 1962, lesaspects sanitaires du logement dal}s un petit nombre de pays et suggereront un programme indiquant la marche a suivre et 1 1action a entre- 'prendre dans l'avenir. La cooperation et la part:icipation auprogramme d' Action i nt ernationale concertee pour le Logement et les Re ssources commu- naut aires connexes* sont maintenues, notamment par rapport a toute activite concernant plus particulierement notre Region. A cet egard, la participa- tion des pays de la Region a ete patronnee par l'Organisation, et ce Bureau r egional 11 ete represente a la Conference sur les Logements populaires, or- ganisee par l e s Nat ions Unies 'et l a Commission economique pour 1 1 Afrique, a Tunis, en octobre 1961-, ainsi qu' a l a Conference sur les Problemes de l' Ur banis ation en 'Afrique, t enue en mai 1962 a :Addis Abeba. READAPJ'ATION MEDICALE ET PHYSIOTHER.APIE 225 . Dans l' elaboration des programmes visant a la creation de ser- vices de r,eadaptati on medicale, i l convient d' observer 1 1 01-dre de priori te prevu par l e plan sanitaire general. L'assistance f curnie aux projets de r eadaptation medicale entrepris dans un pays prendra plus d 1ampleur au fur et a mesure que ce pays se trouvera bi en pourvu, dans t oute 1 1etendue de son territoire , en s ervices generaux de sante et d 1assistance medicale. Conformement a la r econnnandation des · consultants de l'OMS, une assistance ~'" Actes off. ~COSOC , 32e Session , Supplement No 12 (E/3489), Chap. IV. EM/RC12/2 page 111 est envisagee en faveur des projets de readaptation medicale, en Iran et en Tunisie. 226. Une etroite cooperation est maintenue avec le Bureau des .Affaires sociales des Nations Unies, qui assume la charge des questions d 1ordre so- cial et professionnel se rattachant a la readaptation, ainsi qu 1avec le FISE, qui procure des fournitures plus specialement destinees aux projets visant les enfants physiquement deficients. 227. Les activites entreprises en Israel et au Liban, et qui benefi- ciaient precedeITl!TEnt de l'assistance de l'OMS, se poursuivent. Un supple- ment d' assistance de la part de 1 1 OMS est, en out re, prevu en faveur du Liban. Un technicien orthopediste a aide les autorites pakistanaises a etablir sur une base solide l'atelier orthopedique de Karachi, et une assis- tance leur sera encore fournie en 1963 et 1964. La formation profession- nelle de physiotherapistes est en cours, avec 1 1assistance de l'OMS, en Iran et au Pakistan. SANTE MENI' ALE 228. En r "ison de la survenance de faits sociaux et economiques et des changements culturels qui en ont ete la consequence, le programme de sante mentale* a du etre con~u sur la base d'une entreprise a court terme, et avec assez de soupl~sse pour pouvoir se preter a toute modification rendue necessaire par les nouvelles tendances qui se faisaient jour. Dans une situation aussi mouvante, ou la structure de la sante mentale passe rapidement d 1une phase a une autre, l'ordre de priorite peut parfois donner lieu a des conflits. Le travailleur operant sur le terrain, le planifica- teur dans son bureau, peuvent sur ce point se trouver nettement en anta- gonisme. Le facteur decisif, en matiere de priorite, peut devenir psycho- logique plut6t que logique, et idealiste plut6tque realiste, et ce qui * : ' .. . Voir: Annexe III EM/RC12/2 page 112 commence sous 1 1aspect psychologique peut finir comrne un besoin pressant et une dure necessite. Par ailleurs, la participation des·organismes publics, civiques et _non specialises, a grandement influence l'~volution des services de sante. Elle a eu pour effet de faire peser le poids des f acteurs demotiques a tout es les etapes de la planification, aussi, 1 1 ordre de priorite et 1 1essence meme de l'assistance sanitaire en ont-ils ete profondement affectes. Dans ces conditions, on peut difficilement insister sur 1 1observation d 1un ordre technique quelconque qui ne soit pas pleinement approuve par les gouvernements interesses. Par ailleurs, et ceci est parfaitement vrai, le niveau ascendant des aspirations du public, et 1 1in- fluence grandissante que celui-ci exerce sur les questions sanitaires et civiques ont amene l'etablisseITEnt de programrres qui, envisages dans une perspective plus large, peuvent ne pas paraitre adequats. Mais il est certain que la sante n 1est pas un concept exclusivement medical, et que le r6le des facteurs sociaux, economiques et autres n'est pas moins important, surtout ace stade evolutionnaire de la Region, caracterise par de grands evenements a portee sociale. A la verite, la contribution des organismes civ:i.ques et benevoles a certains domaines de la planification et de 1 1assis- tance sanitaires n 1est pas encore pleinement appreciee et mise a profit, en depit du fait que ces organismes s e trouvent en mesure d 1apporter une contri- bution tres utile, particulierement par rapport a la dimension anthropolo - gique et aux besoins territoriaux. 11 est, par consequent, tres important de faire appel a la participation des organismes civiques et surtout des organismes benevole s, pour autant qu 1une telle participation est eclairee et informee. 22 9. Par ailleurs, en raison de la cadence rapide des changeITEnts sociaux et economiques survenus dans la Region, la planification sanitaire n 1Ei peut-etre pas ete en mesure de se maintenir a la hauteur des besoins nes de cette evolution et requis par lescollectivites en voie de deve- loppement rapide, visees par cette planification. C1est peut-~tre le cas EM/RC12/2 page 113 de la plupart des pays en voie de croissance. Aussi, certains problemes sanitaires d'involution et de devolution n'ont-ils pas tarde a se poser. Pour remedier ace type de deceleration spec ifique, il est necessaire de recourir a un procede d'envergure mondiale. De fait, la promotion des services de sante d 1un niveau a un autre doit etre consideree d 1un point de vue general plut6t que phenomenologique, celui-ci ayant, typiquernent, tendance a envisager l es services en t ermes de categories singulieres s'integrant dans l'ensemble d'une vaste mosaique. Par exemple, la forma- tion professionnelle du personnel ne peut, en soi, resoudre le probleme sans s'etendre egalement a l'amelioration des mesures curatives, domestiques, preventives et administratives, ainsi qu 1aux activites de readaptation, qui s 1imposent en pareil cas. Non mains importante - et ceci doit @tre souligne avec encore plus d 1insistance - est la reorientation qu'il importe de donner aux relations sociale s, parailelement a l a nouvelle situation, afin d'eta- blir un nouveau type de relations entre le malade, le medecin et la societe, adapte a 1 1evolution subie par l a collectivite. Sans aucun doute, 1 1effet de nouvelles techniques de traitement et le mode de vie dans les institutions donnent naissance a de nouveaux besoins et cre ent de nouvelles formes d 1expression personnelle. L'aptitude du medecin a modifier sa propre atti- tude dans le domaine des relations sociales en general et dans ses relations avcc les malades en particulier est peut-etre ce qu'il ya de plus difficile a realiser. 2JO. Neanmoins, 1 1experience a demontre que, durant ces dernieres annees, deux evenements, precipites par l es tendances socialistes, ont mis en evi- dence la valeur de la coll ectivite dans le domaine sanitaire, apportant un changement remarquable dans 1 1importance r espective du r6le du medecin, du malade et de la collectivite. Ceci demontre le fait non neg~igeable que la medecine emboite le pas a la collectivite, et que, par suite, les indices de chaque etape de progres en medecine sont reveles par le rythme et 1 1evo- lution du progres de la societe. On peut, en outre, y voir la preuve que, EM/RC12/2 page 114 pour 6lever le ni veau de la me de cine, il est n,~cessaire d I elever celui de la collectivite. Enfin, autre deduction, 1 1expert sanitaire ne peut se permettre de vivre longtemps isole de la societe et dC;>mcurer etrcnger a sa culture. 231. A la suite de la premiere guerre mondiale et, surtout, de la seconde, la medecine a atteint une phase cruciale, ou ses possibilites futures ne pouvaient plus se developper dans les limites de sa propre sphere. Ce fait n'en est devenu que plus reel sous l'influence du deve- loppement continu des techniques des sciences sociales. Il a largement contribue a donner le premier elan a l'irruption de la medecine dans le domaine social. L1identite de la medecine avec la collectivite, ainsi qu 1avec le regime social, economique et culturel, est devenue une realite definitivement etablie. Le noeud gordien etait tranche. 232. Par ailleurs, le developpement intensif. de l'industrie et de 1 1agriculture, en accelerant la polarisation des groupes sociaux, a eveille et avive un sens aigu de l'auto-decouverte et de la conscience de soi, - tous deux facteurs de grande importance dans les directives sanitaires et, par voie de consequence, dans l'elaboration des programmes sanitaires. Ceux-ci, entre autres facteurs, ont ete indeniablement les premiers herauts et les premieres manifestations de l'avenement, dans la Region, d 1une nouvelle classe sociale. Dans un pays de la Region, la cormnercialisation de la culture du coton a donne naissance a des parti- cularites nouvelles dans le domaine de la sante, parmi lesquelles on peut noter la stabilite conferee au deficient mental superieur qui, mieux adapte que l'etre normal au travail monotone de la cueillette du coton, est, par suite, capable de gagner relativement davantage. 233. Les differents niveaux d'evolution, ainsi que les variations du rythme de developpement des services de sante existants de la Region, ont permis au personnel sanitaire de ce Bureau de decouvrir et identifier EM/RC12/2 page 115 la qualite evolutionnaire de la sante et de remonter a son origine, aussi bien dans l'etude phenomenologique de son stade actuel que dans 1 1etude longitudinale des temps historiques. C1est dans cet ordre d 1idees qu 1on est venu a la conclusion que la sante est essentiellement une qualite d 1une collectivite en action, - autrement dit, qu 1elle n'a pas de qualite in- trinseque. La nature de la sante, dans un pays, est caracteristique de la structure communautaire de ce pays. On peut dire, pour cette raison, que la sante n'est pas nettement separable ni distincte de la collectivite, ou de l'ordre historique et social qui lui est propre ; car la sante se confond avec la population, et il ne saurait y avoir de definition de la sante en dehors de la population, et sans qu 1il soit tenu compte du degre atteint par les realisations culturelles et sociales de cette derniere. Ainsi, la sante est une fonction des niveaux de stratification sociale et de rea- lisations sociales, - le mot "social" etant employe ici dans son acception la plus large. 234. * Ce qui suit est une esquisse rapi~e du programme triennal propose. Cette Region traverse une phase de developpement intensif, et la penurie de personnel experimente constitue le probleme le plus difficile qu 1elle ait a resoudre. De plus, le public exige de plus en plus des services de sante de meilleure qualite, au fur et a mesure qu 1il prend davantage conscience de ses besoins et de son influence grandissante dans la gestion de ses propres inter@ts. De cette situation peut naitre un cercle vicieux. 235. Formation de psychiatres. La fonnation de psychiatres, A 1 1etranger et dans la Region, est en progres. Toutefois, pour le moment, elle se pour- suit a un rythme plut8t lent, et ne se concilie pas entierement avec l'inten- site ni avec l'urgence des besoins. Dans certains pays de la Region, le pro- gramme de formation postuniversitaire n'a encore ete ni revise ni porte au niveau des normes modernes, mais est demeure inchange; aussi, la formation professionnelle n 1est-elle pas allee de pair avec l'evolution de 1 1ordre social et economique, pas plus,du reste, que la notion ecologique de sante *v . air: Annexe III EM/RC12/2 pc.ge 116 mentale n'a suffise.mment penetre dans lcs programmes d 1etudes de certains pays, at la notion de m6decine, telle qu 1elle est enseignee et encore appliquee, demeure, par definition, scientifique et technologique, sans plus, son caractere social etant passe eous silence. Nonobstant ce fait, il est permis de constater avec optimisme que l'on devient de plus en plus conscient de l'importance des facteurs socio-economiques et culturels, et que des efforts positifs sont orientes vers l'utilisation de ces criteres pour 1 1interpretation de 1 1assistance ct de la planification sanitaires. 236. Ce Bureau essaye de developper son budget pour assurer des possi- bilites de formation a un plus grand nombre de psychiatres. Quelques can- didats, beneficiaires de bourses d 1etudes, passent trois mois a l 1H6pital libanais des Troubles mentau.x et nerveux, pour se familiariser avec les implications ecologiques du probleme dans la Region, et le domaine plus vaste de la psychiatrie en Occident et en Amerique du Nord. Ce systeme pouvait . eg~lement permettre d'evaluer la capacite des candidats et 1eur aptitude a faire des etudes plus avancees. EffE:ctivement, 1 1appreciation portee sur l es deux premiers candidats a ete confirmee par la poursuite favorable de leurs etudes et leur reussite a 1 1examen final subi a l 'Institut de Fsy- chiatrie de Landres, pour l 1 obtention du DPM. 237. Il semble, a cet egard, que des contacts plus nombreux doivent s 1etablir avec des h6pitaux r egionaux pourvus de moyens adequats et d 1un personnel competent, non seulement dans un but de formation professionnelle, me.is aussi de recherche , car certains problemes regionaux de sante mentale peuvent etre d 1un caractere t el, qu 1ils ~e puissent se preter a la recherche hors de leur contexte culturel et ambiant. 238. Il est necessaire de souligner ici 1 1importance des progres et des decouvertes cliniques et l'influence des tendances cliniques, en general, sur 1 1administration et la planification. La grande portee de I quelques medicrumnts de decouverte recente sur l es systemes administratifs, EM/RC12/2 page 117 en general, et l'hospitalisation, en particulier, exige qu'un des elements indispensables de la t§che devalue aux planificateurs et aux administrateurs soit de suivre de tres pres 1 1evolution qui s 1observe dans le domaine cli- niqtie. Ceci, naturellement, s'applique aussi aux medecins. Pour la pre- miere fois, les nouveaux medicaments ont rompu la barriere entre les soins curatifs et les soins preventifs, comme ce fut le cas pour les antibiotiques dans le traitement du pian et de la syphi lis. Grace a certains medicaments, il est devenu possible aux tuberculeux de suivre un traitement extra-hospi- talier, a domicile, ce qui s'est traduit par une reduction tres sensible du cout du traitement. De f ait, des medicaments efficaces peuvent etre mis au point a tres bref delai, creant ainsi une situation susceptible d 1exiger soudainement une co~plete reorientation des principes en vigueur. Il convient de mentionner, dans cet ordre d 1idees que ce Bureau participe activement a la formation medicale postuniversitaire, et qu 1un membre du pers9nnel du Bureau donne r egulierement des cours a une classe postuniversitaire de 1 1 Uni- versi te d I Alexandrie. De -l a sorte, . le Bureau rie -contribue- pas seulement au progres dans les domaines cliniques, mais en suit systematiquement le deroulement. 239. Formation des infirmieres. Des bourses d 1etudes destinees a assurer aux infirmieres une formation superieure a l'etranger sont toujours octroyees a des candidates possedant les aptitudes requises, et continue- ront a 1 1@tre chaqu0 fois que les circonstances le permettront. 240. Cependant, en raison des besoins pressants qui se font sentir dans la Region, une formation professionnelle intensive de courte duree, destinee a parer a une situation d 1urgence, s 1y impose de toute necessite; aussi, l'application du programme regional beneficiant de 1 1assistance de l'OMS a commence a l'Hopital libanais des Troubles nerveux et mentaux en janvier 1962, pour le premie r groupe de douze infirmieres re gionales. Il avait ete originairement decide qu'une formation intensive de six mois pourrait conferer aux candidates les aptitudes necessaires pour travailler EM/RC12/2 page ll8 dans certains h6pitaUJC, notamment comme .monitrices en cours d 1emploi, - categorie de personnel dent les servj_ces sont requis d 1urgence. Un mois supplementaire pour 1 1enseignement des techniques sociales a ete ajoute par la suite, portant ainsi la periode totale de formation a sept mois, pour rendre les candidates plus aptes a l'assistance sociale •. Au stade actuel d 1evolution atteint par certains pays, 1 1action sociale serait certaine~ nt plus profitable si elle s I integrai t pleinement dans :e s fonctions infirmieres. Dans la conjoncture presente, une differentia- tion entre les deUJC spheres d 1activite ne donnerait pas de resultats heureux. Il est a peine besoin de signaler que le niv.eau des soins infirrniers devrait se maintenir a la hauteur du developpement communau- taire et. du niveau des activites medicales en general. Le principe ecologique de l'action sociale a penetre dans le domaine des techniques sociales. 241. Services pediatriques de sante mentale. En 1964, un petit groupe d'experts discutera de 1 1organisation de servlces de sante mentale pour enfants, dans le cadre des services pediatriques en general. On estime pouvoir tenir cette reunion au Koweit, en raison de ce·rtaines considerations extremement favorables. a un_e telle etude. 242. Dans la Region, tres peu a ete fait jusqu 1ici pour les enfa.nts, a cet egard. Il semble, en eff et, qu'on ne se soit encore preoccupe que des servic·es de sante pour adultes. Ce Bureau est d 1avis que, lorigitu- dinalanent, des services pour enfants auraient une portee preventive tres importante, et qu 1ils devraient etre orcanises avec la claire notion de ce qui constitue l'hygi,~ne de 1 1enfance, parce que l'enfant n 1est pas un adulte en miniature, et des services pour adultes ne pourraient, par suite, repondre a ses besoins. 243. La pouponniere de Kyrenia (Chypre), ou sont appliques des tarifs modiques en faveur des meres qui travaillent (cinq shillings par semaine), a demontre qu'un grand nombre d 1 enfants de la classe ouvriere, amenes a EY✓RC12/2 page 119 cette institution atteints de nevrose virtuelle(revelee, par example, par des mictions au lit), se sont retablis tres rapidement. De plus, il semble que ce soit la le seul moyen possible d 1ameliorer les condi- tions d 1existence des enfants de la classe laborieuse, dont le revenu des parents ne peut etre ameliore sur la base de considerations therapeu- tiques; ces enfants passent, en effet, la plupart des heures qui ne sont pas consacrees au soITJneil dans un milieu ou le niveau de vie et les fac- teurs favorables a la sante sont bien superieurs ace qu 1ils trouvent dans leur propre foyer, ce qui a pou:r effet de sauvegarder la sante men- tale des meres. Il convient de rendre hommage aux autorites rnunicipales de Kyrenia pour cette importante realisation connnunautaire. 244. Le probleme des malades chroniques. Le sejour des malades chro- niques dans les hopitaux entraine des depenses excessives et une multi- plication facheuse des lits d 1hopitaux. Les malades chroniques, en occupant les lits pour de longues periodes, f ont obstacle a 1 1adrniss'ion des cas precoces guerissables, contribuant ainsi a la chronicite par un cercle vicieux. Constituant en que lque sorte un legs du passe, de nombreux mala- des chroniques se t rouvent dans la plupart des hopitaux de la Region. En raison de la gr avite de la situation, il a ete prevu qu'un petit' grou- pe de specialistes arriveraient prochainement a Tehere.n pour discuter de cette question. Sur l'invitation qui leur en a ete faite, des auteurs ont envoye des communications importantes sur le traitement et la readaptation des malades chroniques. A l'Hopital libanais des Troubles nerveux et mentaux, un service special des malades chroniques, dirige par un infinrl.er competent ayant acquis sa formation a 1 1etranger, au moyen d'une bourse de 1 10MS, assiste d 1un personnel specialement forme a cet effet, travaille depuis uncertain temps avec d'excellents resultats. 245. Psychologie clinique. En raison de certains facteurs historiques d 1un caractere evolutionnaire, on estime que.la meilleure contribution que EM/RC12/2 page 120 ce Bureau puisse apporter a la promotion de la psychologie clinique est d 1 encourager :i_es autorites ·pedagogiques a creer des departements de psy- chologie, pour permettre aux psychologues de se concentrer sur leur tache specifique pour 1 1adaptation et la standardisation des tests et, au be- .soin, pour la mise au point de nouveaux tests, en rapport avec des exi- gences particulieres. Bien que des efforts soient G.ctuellemont deployes e.n ce sens, le nombre de psychologues s I interess nnt effecti vement aux activites pedagogiques est plut6t reduit. Comme deuxieme etape a fran- chir~ il f Qudr ait que l es psychologues a affecter-au travail medical clinique fussent surt out r ecrutes de ces centres. Ce fait paraitra im- portant si 1 1on considere l es circonstances speciales de la psychologie clinique dans l a Region. Il importe de souligner avec insistance le fait que la tache du psychologue clinique se concentre sur son domaine par- ticulier d 1activites, en tant que membre de 1 1equipe diagnostico- therapeutique. L' etat de choses actuel, ou quelques-uns d 1entre eux travaillent a titre independant, comme therapeutes, ne pourrait longtemps subsister surtout avec 1 1eveil grandissant du sens critique chez le public et le renforcement des responsabilites medico-legales des prati- ciens. Du reste, une telle pratique ne serait pas davantage favorable a 1 1interet de la psychologie elle-m@me> surtout dans le cas de la psychometrie (tests d 1intelligence et de personnalite), qui constitue la partie la plus essentielle de leur travail. 246. On doit dire que cet etat de choses n 1est nullement propre a cette Region. On a pu l e constater precedemment en Occident et en .Amerique du Nord, et on doi t le considerer cornme une partie integrante de l 1evolution de l a psychologie par rapport a la medecine, talle qu 1elle se produit par t out. C1est une phase inevitable de l 1histoire du deve- loppement de t out se rvice. 247. As sistance sociale . Po.r p.rincipe ecologique de 1 1assistance sociale, on entcnd l' or g~ni sation de t echniques et enquetes sociales EM/RC12/2 page 121 en vue qe 1 1evaluation de besoins sociaux specifiques, en rapport avec les ressources disponibles, - qu' elles soient effectivement existantes ou potentielles - propres a assurer la readaptation de l'interesse a la lumiere de ses besoins, ceux-ci etant determines par les circonstances de son milieu social, economique et culturel. La definition comprend egalement la determination des moyens de procurer toute assistance sus- ceptible d'etre obtenue des ressources disponibles, de maniere a favo- riser chez le sujet un regain de confi ance en soi et d 1amour-propre, en stimulant en lui un esprit d'initiative et d 1independance qui lui pemette d 1affronter tout changement de circonstances. 248. En consultant l'Histoire, on constate que des oeuvres sociales ont existe dans cette Region sous une forme charitable OU autre, prenant une signification particulier e qui pouvait affaiblir leur valeur cte re- leveill3nt moral et ne p::.E enc ourager l es necessiteux a y recourir. Il importe de rappeler, a cet egard, que le grand danger qui menace les buts de 1 1ass i stance social e est de laisser se developper chez les benefi- ciaires un sentiment de dependance, - habituellement favorise et entretenu par la charite. Ceci doit etre rigoureusement evite. Au cont~aire, il faudrait entretenir chez le beneficiaire le sens de la confiance en soi et le desir de lutter pour s 1assurer une existence independante, les circonstances vinssent-elles a changer pour lui. Il ne faudrait pas non plus laisser se developper chez le beneficiaire un sentiment d 1infe- riorite ou d 1indignite, car, dans toute collectivite civilisee, 1 1assis- tance sociale est un droit, et non une fe..veur. Dans cette Region, ou 1 1administration de 1 1as sistance sociale est une initiative nouvelle, les moyens mis ~n oeuvre pour a~surer 1 1education populaire doivent se concen- trer sur ce point, et tendre a eliminer toute identification de 1 1idee de charite avec des activites de cet ordre. L'assistant s.ocial qui se comporterait en bienfaiteur se placer2..it lui-mgme dans une situation des plus difficiles. Il est, en tout cas , encourageant de consta.ter que ·Tes EM/RC12/2 page 122 projets experimentaux entrepri s dans ce secteur ont prouve que l'attitude de certaines collectivites, d 1abord r eticente et irreductible, peut faci- lement subir un heureux changement, pour peu que 1 1 on reussisse a gagner la confiance des interesses. 249. L1engagement d'un expert en techniques sociales est a 1 1etude, et l'on espere qu 1il participe ra a 1 1elaboration des programmes prevus pour taus proje ts sanitaires. 250. Etudes epidemiologiques. Il est projete d 1organiser, pour fin 1963 OU debut 1964, une etude demonstrative, destinee aux experts regionaux de la sante mentale et de la sante publique, ayant pour theme les methodes et techniques epidemiologiques, et se proposant d 1assurer un echange d 1in- formation sur une base de comprehension mutuelle. Nea.runoins, le Bureau est conscient de ce que de telles etudes comportent, surtout dans un domaine cornme celui de la psychiatrie, ou les categories sont toujours etablies sur la base d 1un systeme d 1ecoles, et ou 1 1unanimite des vues est loin d 1avoir ete realisee. 251. L'application de 1 1epidemiologie dans le domaine de la sante mentale a fait l' objet d1un document emanant de ce Bureau* rnl se trouvent soulignes certains aspects pratiques, propr~s a chaque culture, et qui doivent etre pris en con$ider ation dans la mise au point de tout programme epiderniologique. 252. Recherche. L1opinion prevaut de plus en plus que la recherche ne peut gtre dissociee des activites journalieres ni des travaux courants du clinicien, pas plus qu 1il n 1est possible de separer l'enseignement des autres activites, puisque la foncti on du clinicien n'a pas cesse de s 1exercer dans un triple domaine, selon la description qu 1en avait donnee Hippocrate lui-meme: t herapie, ensei gnernent et recherche. * EM/MENT/29/3 EM/RC12/2 page 123 253. 11 pourra.it @tre necessaire, au stade actuel d 1organisation des services, de definir en quelques mots ce que l'on entend par recherche, dans le sens regional, et d 1assigner une limite au degre, a l'evolution et a la nature de toute recherche. On doit tout d 1abord admettre que, dans les conditions actuelles de penurie de personnel, de materiel et de fonds, existant dans la plupart des pays de la Region, il ne serait pas possible, ni m@me indique, d'entreprendre une forrne quelconque de recherche d 1un caractere hautemeht scientifique, qui ne rot pa.s d 1une utilite imroodiate. Toutefbis, il existe diautres donta.ines de recherche qui ne sont pas moins importants par rapport aux besoins positifs et immediats des services. n convient de preciser que, dans les circonstances ou se trouve actuellement la Region, la tache essentielle de 1 1expert sanitaire est d 1assu.rer des services aux ma.lades et de sauvegarder et a.meliorer les conditions de sante de la collectivite. Au stade a.ctuel, 1 1expert mental, en pa.rticulier, peut se trouver dans la situation d 1un pionnier, dont les efforts peuvent orien- ter 1 1organisation et 1 1evolution futures de ces services. Pour cette rai- son, la formation des psychiatres doit, a cette phase, @tre complete, effec- tuee avec ·competence et superieurement organisee, pour leur perrnettre de faire face a des situations ou ils peuvent ~tre appeles a travailler sans pouvoir compter sur autre chose que sur leurs propres moyens. De plus, et ceci est capital, la tliche initiale, dans toute action d 1a.vant.-garde, consiste a commencer par mettre au point des techniques, plut6t qu'a instau- rer des pratiques. On doit reconnaitre, qu 1en de telles circonstances, peu nombreux sont ceux qui peuvent se permettre de se livrer A des recherches n 1offrant pas d'interet pour la tfiche immediate du moment. Dans ses rapports quotidiens avec ses ma.lades, avec leur famille et avec la collec- tivite, le clinicien peut decouvrir certains elements conducteurs extr&le- ment importants, susceptibles de servir utilement ses recherches. Ces elements, judicieusement mis a profit, peuvent mener a d 1interessants resultats. Ra.ppelons encore les "experiences de la nature", qui doivent EM/RC12/2 page 124 gtre particulicr eme nt mises en relief. Dans le rapide deroulement de 1 1evolution s ocio-economique et des changemcnts culturels qui s 1y r atta- chent, plusieurs situations, herissees de difficultes ou revelant des contras tes, se s ont creees, et l e medecin, en tant que travailleur social, peut avoir a confronter, durant s es ac t ivites courantes, plusieurs situa- tions nouvelles et embarrassantes, extremement interessantes et propres a stinmler s on zel e . L' obscrvateur perspicace peut se trouver devant un champ degage, particulierement favorable a ses desseins, et l'explorer dans le cadre de ses travaux quotidiens. I.a nature a mis a sa disposi- tion des buts de recherche, la methode a suivre et meme les plans de travail. 254. Pour illustrer une de ces experiences de la nature, dues a la repercussion subite de facteurs socio-economiques nouveaux, il convient de citer un cas ou il a ete possible de separer "grosso modo 11 1 1ordre biologique dans un type caracteristique de deviation sexuelle. Dans une autre experience de l a nat ure, sous 1 1effet de la -soudaine intervention de ·certains f e.cteurs economiques, il a ete possibls d 1observer frequemment chez la femme un tableau anormal de .t roubles neurotiques; a l'analyse, les chercheurs ant pu explor er profondement. la dynamique de l a nevrose et 1 1intcraction de l a sante et des changements sociaux. Cette experience a f ait davantage l a lumiere sur un autre type de trouble qui etait jus- qu'alors res t e de.ns le vague. 255 . Les circonstance: s ol~ se t rouve actuellement la Region offrent des occasions parti culier cment propices a l'etude de ces experiences de la nature, parce que 1 12-spect s ocial et economique des changements a fourni a l a nature 12. possibili te d I experimenter des cas is oles, c ompor- tant une variete de combine.i sons. Par ailleurs, les differences d 1 ordre social, economiquc et cult urel, constatees dans l a Region, favorisent 1 1etude non seulement des phenomenes statiques, mais aussi des phenomenes dans leur phase evolutive. Les r esultats compares de telles e tudes, EM/RC12/2 page 125 comporto.nt differentes combino.isons de cultures ou de culture s derivces, pnlVcnt ftre cxtremement instruc ~ifs. En r eo.lite, c 1es t en s 1inspirant de l e. situ:::ticn prevc.l ['. nt d2ns l e'. Rc 6i on que ce Bureau 2. pu formule r b. conception de 1 1 ek.t de sont e , pl us po.rticulie r ement c!.2_ns l e sens evol u - t i onnc.ire. 256 . fo. sant 6 mentn.lc des etudian t s d 1universite et des i ntellec t uels. Ce 3ureau precede a l 1€·t ude d 11+n plan visant a la pr omotion de 1 11 sante mental e des 6t udia nts d 1universite e t des intellectuels, et poursuit l'ana- lyse de la question p2r r apport aux di ffere nte s disciplines en cause. Dans cette Ri,gion, l a generation r.1ont :::wte d I intellectuels a ses problemes pro- pres, ce ~ui es t comprehensible. Pour le moment, cette question est etu- di6e sous son t. spe ct historique , (~duc c::.t i f et soc i a l, au ssi bien c:ue dc::.ns la perspect ive pl us vaste de l a culture . Il est important de rappel er que 1 1ini'luence de cette cl a ss e 0:ctiviste, qui s 1agite pour obtenir la r e connaiss ance de son statut s oci al, est d 1une portee et endue, non seule- ment sur l a stabilite de s modes d 1adaptation de s es membres, Ill.2~s 8Ussi , d 1une IT1:1.niere gene r al e, sur 1 2- nati on a l aquelle ils appartiennent, dc.ns des spheres l a r gcment dif fen:ntcs les unes des c.utres . 257. D' c,pr es 1 1 exempk d 1rm pe,ys de l rc ii'. gi on , ou l o. classe de s intcllectuel s s 1est fondue et h o.rmonieusement 2Jlk'll gc1IT1ee do.ns 1 1 ensemble de l a collectivite, il semble 'Lue certains facteur s geogr aphiques et historic:ues c.uss i bien qu 1experi mentrn.1x aient l eur i mportance s cet egard. 258. J o.ns l e ce.s du, etudiants d 1uni versit 6 , de s s er vices spt,c i2-:_:_x de s ante commci~cent a S C ere er. Ces services offrent un des meill curs exemplcs de la ,:1ani e re dont un processus educ atif e t le proce c: sus s oc:; jJ_;l peuvent s 1assoc i er. Pyur ce t te r ai son , de tel s se r vices pcuvent avoir L:, double ava.nt ._1gc de contribm:r a nou s f c,ire compr cndre certains f acteurs d I ir.1port:_mcG (, t iologi que concernant la sru:te des .-)eunes . EM/RC12/2 page 126 NUTRITION 259. On a pu enregistrer, au cours de l'annee, des indices encoura- gec.nts dans le domdne de la nutrition. Deu.x pays de la Region (la Jor- danie et le Liban) s ont sur le point de t errniner des enquetes sur la nu- trition, entreprises avec une assistance bilaterale. On prevoit que les resu1tats de cc.s C::nquetes fornicront la base des programmes natiopaux de nutrition qui seront elahor6s par ces pays. Des enquetes sont projetees ou au stade experimental, en Iran, 2.u Pakistan e t en Republique Arabe Unie. Dans le premier de ces trois pays, un Institut de 1 1Alimentation et de la Nutrition a ete cree au sein du Ministere de la Sante. En outre, la for- mation d 1agents nutritionnistes a ete entreprise dans ces pays. Ailleurs (e·'1 Ethiopie et au Soude:n), on envisage l'introduction de l'enseignement et de la recherche dans le domaine de la nutrition appliquee. 260. En Somalie, des mesures de reorganisation ont ete prises pour attenuer la disette alimentaire provoquee par la secheresse, d 1abord, par les pluies abondantes et les inondations, ensuite. Ces mesures se sont traduites par la creation d 'un Comite de 1 1 Alimentation et de la Nutrition, qui, dans 1 1avenir, aura pour mission d 1assister le Gouvernerr.ent dans la mise au point d 1un progrrunme nutritionnel a longue echeance. 261. En Libye et en Tunisie, on se propose de renforcer les prograI7lme s d 1education nutritionnelle par une mcilleure cooperation entre le Gouver- nement et l es services de sante publique et d 1hygiene mnternelle ct i nf an- tile b2nef icilmt de 1 'assistance de 1 1 OHS. Les donnees sur les malo.cii.es do la nutrition, l cs aliments locc1ux et les pratiques de sevrage , recuci:Lli ,;s pnr 1 1interm6diaire des centres de formation professionnelle en hyr,ienc matornelle et info.ntile, et rm 1;:oyon d 112nquetc:s, seront incluses de ns lee progrn.nm1es d 16duc :::tion semi t c.irE et nutri tio~nelle. En Arabie Se.oud:i. t o ,. en Republique Ar2.be Syrienne et au Yemen, des donnees sur la nut ri th,n sont recueillies; a 1 1echelle loc o.le, dans des centres sanitairos de EM/RC12/2 page 127 formation professionnelle, et utilisees pour les besoins de 1 1education rrutritionnelle des meres, sur une base locale. 262. Le programme de nutrition dans l e domaine de la sante publique. On peut prevoir que l es activites croissantes des Etats Membres aboutiront a une application .r ationnelle , au progrc.mme de sante publique, des connais- sances acquis es en matier e de nutri tion. Au cours des deux dernieres decennios, 1 1etude de l a nutrition appliquee a contribue a l'abandon des procedes be.ses sur les seules m6thodes scientifiques. L'importance des facteurs humains, ainsi que des aspects sociaux, culturels et econo~ques, a ete reconnue, et les etudes f aites sur le terrain ant demontre que la nutrition est un probleme social, exigeant une action a entreprendre dans le cadre de la sante publique. La propagation de la malnutrition, notamment parrni les meres et les enfants d 1age prescolaire, ne peut gtre resolue par la therapie, ou par les seuls programmes d 1alimentation d 1appoint; de plus, ceux-ci ne devraient pas se voir accorder une importance exageree, au point de faire obstacle aux programmes preventifs du fait d 1un budget limite. On ne doit pas oublier qu'il est beaucoup plus economique et efficace de preve- nir les maladies nutritionnelles au moyen d 1un effort social organise, que de tenter une cure, fut-elle restreinte a un petit nombre de ces maladies. La nutrition, con~ue clans la perspective de la sante publique, n 1a pas seu- lement pour effet de prevenir les maladies, mais elle releve aussi le ni- veau de la so.nte. 263. Organisation du progr~e de nutrition dans le domaine de la so.nte publique. D~ns chQque pays, il doit y avoir un noyau ou c~ntre autour duquel gravite l e progrQ1!1Ille. Certains pays de la Region sont deja pourvus d'une sorte d 'armature t enant lieu de service de la nutrition, etablie sur le plan national au sein du ministere de la sante. Sans cet element, aucun succes ne peut gtre escompte, et bien des efforts deployes pour e.meliorer le nivea.u de l'alimentation et de la nutrition se trouvent EM/RC12/2 page 128 gaspilles en raison d 1un manque de coordination, d 1un chevauchement d 1acti- vites et de directives contrcdic t oires. 264. Le budget r el ativGment modeste, requis pour 1a creation d 1une section centrale de l a nutri tion, est pleinement justifie, car, grace aux directives e;t a l:l coordination assure s par cette section, et sans depen- ses supplemento.ires, des r cch-:::r ches appropriees et des activites produc- trices pourrQi ent @tre incorporees dans le travail courant du personnel sanitaire, et aussi .des ins ti tut eurs et autrrn agents operant a 1 1 echelon local. 265. Dans certains pays, on devra.i t commencer par creer un petit service de la nutrition, attache a l a dfv:i.sion de l' hygiene maternelle et infantile ou aux services l ocaux de sante du ministere . Si le budget et l e personnel sont lirriites , l e prepose a l'hygiene maternelle et infan- tile peut faire f onction de nutritionniste de l a sante publique, employe a t emps partiel, pour s timuler et coordonner tousles efforts tendant a ameliorer la nutrition. 11 doit former une petite equipe, comprenant une infirmiere de la sante publique et une specfoliste de 1 1economie domes- tique , l esquelles, au debut, pourraicnt egalement travailler a t emps ·pc.rtiel et etre procurees par d 1 o.utres depo.rtements. Apres o.voir acquis, dans l eur pGys, une experience pratique sur le t errain, pendant uncertain hombre d'annees , l es membres de 1 1equipe pourrQicnt suivre a 1 1etranger une formation plus poussee ou benefici cr de l eur cooperation avec des experts int GJ:'!1?:_~~oric1:~ en :!.1u~_r1tion, en mission daZ1s _J12 payo.~ .. Si l 'on ne dispose pas, pour l e moment, des se rvi ces d 'un personnel _nat.ional, on doit f c.ire appel a. 1 1as sistance d 1un pers onnel interrn1tiont1l pour 1 1eta- blissement d 1un s er vice central de la nutrition . Ulterieurement, et comme deuxieme eta.pc , lo peti t s r::rvice de le.. nutrition peut se developper et devenir une section i nd(:pcndo.nt e , tout en demeurnnt cependant etr oitement nssocie a d I c.utres depnrtements du ministero de la sante. EM/RC12/2 page 129 266. La trois i eme etape comporte souvcnt lo. creation d 1un institut de nutrologie, dote d 'une certaine 2utonomie du point de vue administratif et technique , mo.is appel e a cooperer etroitement avec d'autres departe- ments de la sante puLi liquo, notamment ceux de l 1hygiene maternelle et infantile , de::; s ervic es ruro.ux d' hygi ene , des services medic aux et de 11~ducation sanitaire. 267. En plusieurs pays, il a He ct abli un comite ou conseil de la nutrition, forrne de membres exer~ant des fonctions dans divers departements. ' . . Ces comites sont tres utiles pour assurer la coordination des activites relatives a la nutrition, dans les ministeres de la sante, de 1 1agriculture et de 1 1education, mais ils jouent ordinairement un r8le purement consul- tatif, et n 1ont aucun pouvoir executif. Un des premiers soins du comite doit etre la creation., au sein du ministers de la sante, d 1un service de la nutrition r epondant a la description precedemment donnee. Le rnedecin attache a ce service peut faire fonction de se.cretaire du comite. 268. Il est recornmande de rnettre en vigueur., sur le plan gouvernernental, un programme de nutrition en rnatiere de sante publique, Ce systerne est plus ecoriomique et assure une coordination avec les services de 1 1agriculture et de 1 1educatioh, a tousles niveaux. Le programme de nutrition mis en pra- tique comportorn des contacts a et ablir,sur le plan local,par le personnel local de sante publique et autres c2. tegories de personnel, plut8t que par le personnel ministeriel du service de l a nutrition, dont l es fonctions serai ent d 1ordre plut6t consul t atif. 269. Fonction d 1un servic e de la nutrition au ministere de la sante * Formation professionne lle . Les princip2l es fonctions du nutritionniste attache au ministero de la sonte doivent gtre de mettre a la portee du public les connaissances et l es r c- ssources dont on dispose pour le releve- ment du nivc~u de la nutrition, surtout pQr 1 1intermediaire de tousles * Comite mixte FAO/OMS d 1Experts de la Nutrition, 2e Session - Serie des Rapp. tech. de l'OMS No 44, Geneve 1951 EM/RC12/2 page 130 membres du personnel sanitaire, qui doivent s 1acquitter de cette charge au cours et en sus de l eurs fonctions quotidiennes courantes. Le nutritionnis- te et son equipe doivent assurer la formation des agents qui sont en contact avec le grand public, sur une base locale. 270. LI enseignement de la nutrition appliquee doi t etre inclus dc::ns les programmes des f acultes , des ecol es pour personnel medical et auxiliaire de sante publiquo, dans l es programmes des ecoles normales d 1instituteurs, ainsi quc des &col es d 1Qgronomie et d 1assistance soci ale. Cet enseignement peut etre egalement dispense au moyen de cours de perfectionnement, de confe- r ences, de colloques l occrn:x, ou par une formation en cours d 1emploi. 11 doit surtout se limiter a des demonstrations pratiques du role que les. stagiaires doivent jouer dans l'execution du progra.m1m de nutrition. 11 importe que 1 1attention du public soit attiree sur les pratiques alimentaires necessitant une reforme . Les matieres du programme enseigne doivent etre toujours les mgmes dans chaque zone . Ce n 1est que de la sorte que le public pourrait comprendre les avantages d 1une nutrition meilleure. 271. Recherches sur le terrain 11 se pose dans cette Region deux principaux problemes: la mal- nutrition de 1 1enfo.nt d 1age prescolaire ot coll e de l n mere. Il incombe , par consequent, au nutritionniste et a son equipe de rechercher, dans chaque agglomeration, urbaine ou· rurale, les aliments nutritifs, peu cout eu:x et d'une saveur agreable, susceptibles de convenir a la mere , au nourrisson et a l'enf'ant d'age prescolaire. L'emploi d 1alimcnts semi-solides appro- pries , disponibles sur place, au cours du deu:xieme semEstre suivant 1~ naissn.nce, contribuerai t grandenient a prevenir, chez des milliers d 'e nfants d'age prescolaire, le marasme et l e kwashiorkor. L'augmentation des quan- tites ingerees de calories, de pr oteine et de fer previendrait l'anemie chez plusieurs meres. EM/RC12/2 page 131 272. En r esume, on E.- s timG que , dm·ant les quelques annees a venir, les efforts devront SE conc entrcr sur : (1) la creation ou le renforce- ment d 1un sErvice central de l a nutrit ion, au sein du ministere de la sante; (2) 1 1elaboration d 1un proero.mme de nutrition, applicable sur le plan national, adaptant aux besoins locaux quelques pratiques simples et commen~ant par l es ca s ou l a ne ccssite d 1une reforrne serait particu- lierement urgente ; (3) 1 1introduc t ion d 1une formction professionnelle, basee sur ce programme de nutrition, dans taus l cs progro.rilmes d 16tudes (depuis lcs facultes de medecine jusqu' aux sages-femmes rurales). Des cours brefs de perfectionnement et une foTillll.tion professionnelle en cours d 1emploi devraient etre offerts au plus grand nombre possible de personnes appelees par leur travail a entrer en contact avec l e grand public, sur le plan loc al. La for rnntion devrait etre donnee surtout sous forrne de demonstrations pratiques, adaptees aux conditions locales. MEDECINE DES RADIATIONS 273. L'examen des docurents budgetaires ne r eve l e peut-6tre pas a sa juste val eur l'importo.nc e accor<lee par l e Bureau r egional au probleme de l a protect ion contra l e s r adiations ionisant-:s. Les act:i vites dans ce dom._~ine n 1ont cependant cesse de se duvel opp~r au cours de 1 1annee ecoulee, et on peut m,.i nt ene.nt considere r comme achevee la periods d 1etudes preliminaires: il semble de sormc.i r, possible d 1aborder une phnse plus active et d'apporter aux diffe r ents gouvernements une aide plus concrete. 274. De nombr eux pays de la Region ont ete visites par le conseiller regional pour l es radiations ct isotopes, qui a pu etudier localement les risques consecutifs a l' emploi des radiations, notarnment en medecine. Des avis ont cte donnes aux autorites sanitaires competentes pour 1 1etablisse- ment d 1un progrC'Jllil1e precis, con~u pour parer aux dangers causes par les radiations, quelle qu 1en soit l'origine. Et c 1est ainsi qu e, dans plusieurs gouvernements, des decisions officielles ont snnctionne la nomination de conseillers pour les radi~tions au dep~rtement de la sante publique, ln EM/RC12/2 page 132 reunion de commissions consultati ves chargeoo d' elaborer une reglementation ou une legislation locales, la creation d'organismes executif pour l'appli- cation de mesures preventives de protection. 275. 1 1assistance accordee par le Bureau regional a surtout consiste dans 1 1octroi de bourses pour la formation de personnel radiologique, me- decins et techniciens, 1 1envoi en mission de fonctionnaires de la sante publique en vue de l cs familiariser avcc le fonctionnement des services de protection contre les radiations, 1 1envoi de participants aux differents cours organises ace sujet par l'OMS: un representant de la Region a suivi les cours de Shiba City au Japon; six participants sont designes pour un cours similaire a Dusseld~rf. 276. Un consultant pres du Siege de 1 1 O:MS s 'est rendu dans un des pays de la Region en vue d 1etablir un projet da recherches d 1ordre gene;.. t;i.que; au cours de son sejour, il a ete a meme d 1effectuer une premiere enqu~te dans une zone ou le rayonnement ambiant est anormalement eleve. 277. Le conseiller regional pour les radiations et isotopes a parti- cipe a 1 1enseignement donne dans des cours de perfectionnement organises par 1 1Agence internationale de l'Energie 2.tomique, .:1.-µ C~ire et a Athencs. D. a en outre expose, a l'occasion de reunions du corps medical dans certains pays visites, les problemes de sante publique resultant des dangers causes par les radiations. 278. Le programme envisage dans le futur par le Bureau regional comprendra: une augmentation du nombre de bourses d 1etudes accordees pour la formation des specialistes en medecine des radiations, - ces bourses dev~nt figurer a une rubrique sp0ci.::; l e pour cha.que pays de la Region; 1 1envoi de consultants a court terme; l'organisation d 1un centre superieur de formation pour l es t echnici0ns de rc.yons X, la reunion d 1un groupe de consultants re gionaux dans le but d ' ,itablir un programme d' ensemble de protection contre les radiations ; 1 1organisation, dans la Region d 1un cours de perfectionnement pour la protection contre les radiations. destine aux fonctionnaires appartenant aux services de la sante publique. III. S.IBVICE3 ...-\DEI1'H STRATIFS ET FINANCIEES GENERALI TES EM/nc12/2 page 133 279. Aucun remaniement notable n I a ete apport6 a la struc t ure du . Bureau regiona~, ni a l' organisat~on prevue pour l es conseiilers r egionaux; mais un chancemcmt est survenu dans le ser vice de s bourses d I etudes, par 1 1affe ctation ace ser vice d 1un medecin a plein temps, et le remplacement d 1un administrateur par deux assistant s d 1administration, en outre, une etroite cooperation s 1est etablie au sein de la section de 1 1enseignement et de la formation professionnelle, des cour s et des bourses d 1etudes. 280. Le Bureau s 1est efforce de r eviser et mettre a jour les accords de base conclus par 1 10MS avec les divers gouvernements, et ces efforts ont abouti a la signature de cinq accords revises, deux autres faisant encore 1 1objet de pourparlers. PERSONNEL 281. Les effectifs en personnel du Bureau r fgional ont subi certains changements, au cours de 1 1annee, en conformite des revisions approuvees par les Comites regionaux ant0r ieurs et l'Assemblee mondiale de la sante. On peut cit.er, entre autres, la suppression de 1 1un des deux postes de conseillers pour l es s oins infirmiers et du· paste administratif au Service de Coordination de 1 1 Eradication du F::i.ludisme. Trois des administrateurs principaux de la so.nt e publique ont ete transfer es, 1 1un en qualite de repr6sentant de l'OMS en Ethiopie, l'autre au Bureau regional de l 'Europe, et le troisieme au Bureau de Siege. En revanche, il a ete pourvu a la vacance de deux pastes superieurs par 1 1engagement de t i tulaires recrutes dans l a Region. De m~ne, dans le cadre adininistratif, il ya eu un notable mouvement de deplacement, marque par 1 1entree en fonctions d 1un adminis- trateur principal et par la mise au point des dispositions prises en vue du transfert de Mr R. s. M. Sundaram au Bureau de Siege, a la fin du mois EM/RC12/2 page 134 de juillet; enfin, conformement au systeme de roulement, 1 1ad.Ininistrateur des services budgetaires et financiers et le comptable ont ete transferes, dans le courant de 1 1annee, et remplaces par des fonctionnaires experimen- tes venant d 1autres Bureaux de l'OMS. Dix membres du personnel des servi- ces generaux ont quitte le Buroau, par suite de demissions ou de transferts, quatre ont ete recrutes, et neuf, eI'-gages a titre temporaire, ant rempli d I autres postes vacants. Q,_,;_ ,:'. t:re mc: rribres du personn9l des services generaux ont ete promus, au soin du Bureau r egi o:i.al, pour occuper des pastes de la categorie professionnclle . BUDGET ET FI NANCES 282. I'fJalgre l es chanf ern.ent s pr ecedemme nt mentionnes, surverius parmi le personnel, et qui comprenaient, en particulier, la designation de nou- veaux titulaires a trois pastes d 'adminis t rat eurs sur quatre, ce Service a reussi a faire faec a sa tache et, not amment, a appliquer les mesures appropriees pour permettro au Directeur r egional d 1exercer le pou~oh additioDJ1el de reviser des allocations de credits accordees par le BiJreau de Siege en faveur d 1activites sur le terrain, sans devoir en referer prealablernent au Siege . 283. L'ampleur prise par le regime de 1 1assurance-n1ala.die du p?rson- nel, qui couvre les foncti onnaires et l es personnes a leur charge, a en- traine un supplement de travail et de cont role, le nombre de demandes de remboursement presentees au cours de l a periode consideree nyant double par rapport a la periode correspond.ante t errninee le JO juin 1961. 284. Une autre parti culari t e importante c, ete l 'adoption par le Bureau de 1 1.Ass:i. stance t echnique d 1un sy::-: teme: consistant a {: l aborer les plans de projets et a appr ouver ce1}.x-ci ·:)our toute ]eur duree, pourvu qu 1elle ne depas se pas -!_Uatre ans. Ce systerne s 1 appliquera a la periode biennale 1963/64, pour l aquGl l e l c s trav2.ux pr 6paratoires, suivis d'une Figure VI , PROJETS DIVERS ET POSTES POUR MISSIONS SUR LE TERRAIN, PREVUS , , S LE BUDGET DU BUR. REG. DE LA MEDIT. ORIENT., 1951-1962. Nombrt 280 ---..-------------------------------Leoende 2'0 200 160 120 80 1/ 0 ~ 1 ~ '/ 1951 !ZI Proj ets • Pastes :::: !7" ~ 1/ 7 1/ ~ ~ '/ :I / ~ ~ / / [ V V ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ / ~ ~ 8 ~ V '/ '? ~ / ~ I/ v ~ / ~~ t; ~ / ~ ~ ti ~ ~ / ~ / / ~ ~ ~ / ~ ~ ~ / ~ ~ V ~ ~ V / ~ / ~ / / V / [j '/ l/ / / [j l! ~ ~ ~ ~ / V ~ / V, ~ ~ / / ~ ~ ~ / ~ ~ ~ / ~ 0 ~ V / / 1952 1953 195 5 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 NOMBRE DE POSTES PREVUS POUR DES PROJETS SUR LE TERRA IN DANS LE BUDGET DE 1962 133 Medccin s ,9 ln f i rm i er es ,; lngfnieurs san; t,a ,' res et rechn ;ciens d e f' •ssain issemenr ~A t.iiiiiiil 18 Techn i c iens de L;i bo rat oire e t Membres d u P erso nne l de RJdio l og ie ~-- Figure VII Figure VIII ESTIMATION DES BESOINS BUDGETAIRES POUR 1963 -1964 A . REPARTITION DES DEPENSES Doll~rs I Mi/lions J 5 .0 ' .5 3 .5 3.0 2 .5 2 .0 1.5 ,.o 0 .5 0 LES CHIFFRES IND/QUENT LE POURCENTAGE DES DEPENSES TOTAL£$ 1963 1964 PERSONNEL PERSONNEL SUR LE SUR LE TERRAIN TERRAIN 66 .4 60 . 9 BOURSES BOURSES D'ETUDES D'ETUDES 11 . 8 9., 2 . 9 " 3. 6 " CONSEIL- LERS CONSEIL - LERS REGIONAUX REGIONAUX 1., a., 3.1 "" 3.8 "" BUREAU BUREAU REGIONAL REGIONAL 10 .6 II . S " J< K FOURNITURES ET MATERIEL REPR£S£NTANTS DE L'OMS 8 . ORIG/NE DES FONDS LES CHIFFRES SONT EN DOLLARS DES £TATS UNIS 1963 1964 ERADICATION DU ERADICATION PALUDISME DU 718,000 PALUD/SME 68,000 """ 661,000 1-02 , 000 " :u ASSISTANCE ASSISTANCE TECHNIQUE TECHNIQUE 1, 281,000 910,000 BUDGET BUDGET ORD/NAIR£ ORDINAi RE 2,428,000 2,652,000 APPROVISIONNEMENT PUBLIC EN EAU l COMPTE SPECIAL J EM/RC12/2 page 135 consultation avec le ministere de la sa.nt c , 1 1 c,utorite coordonnatrJce et le Representnnt resident de l'Assistance technique, d2ns checun des pays interesses, ont ete effectue s dans b. premiere moitie de 1962, qu.ant aux requetes d6finitives de s gouvernenwnts, elles ont ete presen- tees QU Bure ,J.u de 1 1 Assistance t echnique au mois de juin de cette annee. 285. L'attention soutenue 3.pport~,c a 1 1analyse des pro jets et du budget a perrnis, durant le second semes t re de 1961, de consacrer les economies disponibles, realisees au titre des credits reguliers et de l'Assistance technique, aux demandes prioritaires des gouvernements, notr::JJTir.1ent a 1 1octroi de bourses d 1etudes pour lesquelles aucune previ- sion n 1avait ete specifiquement faite dans le projet de programme et de budget approuve. 286. Passant mainten2.nt de la periode consideree aux previsions budgetaires pour 1962 e t aux programmes envisages jusqu 1en 1963 et 1964, on constatera du tableau ci-apres et de l& figure VIII (v. en regard de la · page 137), que 1 1 augmentation probable des credits de tout es prove- nances, en 1963, ne sera que de 3% plus elevee qu 1en 1962, Alers que l'allocatiun do credits ordinaires r ,§vele une augmentation qui ne peut etre accueillie qu 1avec satisfaction, celle-ci est neanmoins en grande pt trtie neutralisee par 1 1 excessive modici te des fonds de 1 1 Assistance technique ot la r 6ducti on des credits dont il sera possible de disposer 2.u titre du Comrit e sp6cial pour l 'Eradication du Paludisme. En ce qui regarde l 1ann6e 1964, on peut prev•)ir un leger flechissement par rapport e. 1963. Ce fait est surtout du a une r epartition inegale des credits de l 'Assistance technique dans les deux annees de la p-2riode biennale, ainsi qu 1i1 resulte des demandes definitives present6es par les gouver- ner:~nts au Bureau de 1 1 AssistcJ.nce technique. Durant l 'execution eff oc- tive des projets envisages pour l a prochaine p&riode biennale, il y aura vraisemblablemEnt plus d 1harmonie entre les deux annees. EM/RC12/2 page 136 Bureau regional Budget ordinaire de 1 10HS Activites sur le t errain 1962 $ 465 000 Budget ordinaire de 1 1011S 1 660 000 Assistance t echnique de l 10HS 1 22 0 000 Compto special de ~ 1Era- clication du Paludisme 91.! 0 000 Compte s peci a l pour J_ 1 ,:tiJur o - visionr.cment public e ;, eau 75 000 4 360 000 1963 1964 - $ 486 000 499 000 1 942 000 2 153 000 1 281 000 930 000 718 000 661 000 68 000 102 000 4 495 000 4 345 000 287. La figure VI reproduit les projets dive rs et les postes prevus pour les acti vi t es sur l e t errain ch ns le Budget regional durant la periode de 1951 a 1962 ; a l a figure VII , on t r ouvera l e nombre de postes prevus par l e budget de 1962. La fi gure VIII indique l es besoins budgetaires r evises pour 1 963 , ainsi que le projet de programme et de budget du Bureau regional de la Mediterranee orienta le pour 1964. FOURNITURES ET l'-'J.ATERIEL HEDICAUX 288. Durant l a perLJde consideree, l e s autorisations d I achat de fournitures et de materiel m{dicccux., de livres , journ:lux et p.§ riodiques, totalisant 1 95 7 article s, ont atteint un montant de $ EU 55 0 J61, emballa- gc , assuranc e et f r e t compris. Le tableau a l a page 138 donne une compa- r aicon des depenses en fourni tures et materie l de 1955 a 1961 inc lusivement. 289. Les "s ervice s de fo'u r nitures assure s par 1 10MS aux pays membres a charge de rembour s ene nt " c ontinuent a avoi r l a faveur c'. c s ;;ouvernements. Des achats r emt oursabl es ont e te effectues par le Bureau r egional pour le EM/RC12/2 page 137 compte de J.L1 Jord2nie, du Kowcit , du Liban .:1 de l '.l Libye, de 1 1Arabie Saoudite et de la Republique Arabe Un:i.e, port a.nt sur du materie l chirur- 1).c::~l ct d.e diagnostic , des a ppa.reiJ.s r aL1.iologiques, de s instrunents et acces soircs, du materiel d 1enseignement e t de d~monstration, et de s V'\Ccins. 290. L I administra teur r egioru.l du Service des Fourni tures medicales a e te dctache en Somalie en decembre 1961, pour aider e.ux ope rations de s .: cours, necessitees pa r l 1inondation cru.i a l,prouvc, lo pays. En attendant l 1affectation d 1un conseiller a plcin temps pour les magasins pharmaceuti- ques et medicaux, au ti t:.·e du progr amr,1e interpays EHRO 76, l I administra- tcur du s e rvice des f ournitures medic2les a prete son assistance aux pr-,, ys de la He;;;ion dans 1 1execution de ce programme. EM/RC12/2 page 138 Pays Arabie Saoudite Chypre Ethiopie Irak Iran IsrM1. J ordanie Liban Libye Pakistan Republique Arabe Syrienne Republique Arabe Unie Somalie Soudan Tunisia Yemen EMRO 1955 $ 9 546 812 22 552 15 066 49 305 5 617 19 436 JO 956 7 543 19 630 lJ 900 34 246 4 000 31 108 2 700 25 000 20 425 FOURNITURES ET MATERIEL 1956 1957 1958 $ $ i , .p 8 575 29 810 13 400 350 400 19 850 36 230 27 836 14 550 6 570 3 325 3 610 35 383 15 606 550 27 500 18 000 2 30.$ 13 640 12 035 11 830 31 900 l 980 470 2 455 9 880 3 840 15 445 11134 4 100 54 854 12 690 21145 79 255 39 612 50 10 500 6 200 25 350 75 900 24 172 1 200 42 355 17 635 8 000 46 080 780 9 880 14 650 6 890 1959 1960 1961 ~~ $ $ 5 678 2 842 3 866 25 895 12 844 3 315 11 115 5 870 4 800 16 192 2 494 2 654 2 300 7 807 11 378 16 761 12 800 7 770 9 057 4 944 4 715 2 660 40 582 392 624 369 089 5 094 2 573 1~ 401 30 890 19 737 15 615 1 804 14 000 28 053 17 997 45 737 24 961 35 235 4 510 7 808 16 864 2 203 14 390 24 875 79 681 38 575 Totaux 311 842 135 655 522 927 221175 257 772 611 278 554 005 IV. I HFCJRhATIO ;) EM/RC12/2 page 139 291. L'!ictivite du Service de l'Informo.tion, au cours de 1 1n.nnee tcoulee , n ( te mnrquee pa.r la public ::ition d 1un numero specio.l de la. revue "E.,o.nt e: du i ionde II sur J.o. Medi t errnn6e orientnl e , comportcmt ::1.oto.I11nent une .', ,Jit:Lon en l :::_ngue i rabe, pnr unc p .. ~e,cuction accrue d I articles docu:mentnires ct I :c r eportage s illustres, e t po.r une l .'.J. r r,e diffusion donnec a lo. celebra- tion de lo. J ourn6e mondiclle de lo. Sante, dont le theme presentn:i.t un inte- ret 1x crUculier pour l es pc..ys de c e: ttc Re gion. 292. Une proportion notable des informations OMS reproduites dnns la presse r&gionnle et interna.tionnle e~2nnit de ce Service m@me. Outre le numtro special de Sa.nte du Monde sur la. Mfditerranee orientale (plus de 100 000 exemplaires en six lnngues), l es articles diffuses au cours de 1 10.nnee ont genernlement o.tteint un vnste public en trouvant place dnns divers quotidiens et periodiques a grand tirnge. 293. Agences de presse et periodiques d 1informntion ont notnmment mo.nifeste un interct evident pour certc.ins grands sujets medicaux et sa.ni- ta.ires de cette Region. Un c.rticle documcmt ::ire sur l e ·Pelerinage de la. lfocque ot l es sxperts O!v'LS d2pochG: s nu Hed jnz a. ete nota:mment r eprodui t pD.r le New York TimES, l e Daily Telq{r:J.ph, l e Times de Londres c t Newswe ek - out r e plusi ours quotidiens de lD. R5;:;ion. D'o.utres articles sur div0rs t hemes d 1i nt ,Sret r t giono.l - toxic onani e , bilhirziose E:- t irri?ation , palu- rlisme et norr:a.disme, ncti vi tes sG.Di tcdr cs d ' avo.nt-garde - ont 6;zalcment ( t~ : .. , ::,sez L ,~'gement r<::oproduits. 294. La. pr tpnro.tion de l 1edi tion sp6ciale de "Sante du Honde" sur 1·1 H,:,dj_tcrr:-.ni~~E: orientnle , dont ce Se;rvice a fourni le texte et les protos, offr.::1.it une excc-llente occasion dE constituer un doss i e r original c~ 1 nrticlos, de docuroc nts e t d I informo.ti ons statistiques sur les grands .probleme s smiitnir2s de 1 'heure clQns cette R.Cgion. Ce dossier, qui sera EM/RC12/2 page J.40 tenu a jour et complete regulierement, permEttra de repondre plus prompte- ment c.,ux demJ.ndes d'informations ou d 1articles exclusifs. 295. Autre initiative propre a sat isfaire le reflexe "regionaliste11 de la presse - la diffusion d 1informations redigees a l'intention du seul pays ou secteur inte r esse, complete utilement la distribution, dans 1 1en- semble de la Region, de communiques deportee plus generale. Cette formule, adoptee depuis deux ans, ,merite d'etre rotenue. 296. En t6te de liste des .evenement s de l'annee qui ont suscite un regain d 1inter@t pour l' OMS, fi gurent la Conference interreeiomle sur la formation du personnel snni t:i.ire !c.uxiliai re, a Khartoum, et la Session annuelle du Sous-Comite A du Cornite r c'.:gi onal, a Chtaura (Liban). Communi- ques et articles sur cett e Session ont. f<trticulj er 2ment retenu 1 1 attention de la presse libanaise, qui leur n f ait une place importante . Les coupures de presse sur la Session ont totalise 150 colonnes - contre 95 1 1nn dernier. Les contacts prealablement etablis avec les quotidiens et les corrcspondants de presse a Beyrouth - l'un des principaux centres journalis- tiques de la Region - se sont notamment soldes par l'insertion d'une serie d 1articles de f ond sur les principaux points de 1 1ordre du jour et par la. diffusion d I informations plus immedio.tes. L I Arab News Agency, Reuter et Associnted Press ont notrunment contribue a diffuser au.-dela du Liban des informations d 1int6r_et general. 297. La. radio loc nl e , pour sa part, a retransmis de longs extraits comnBntes des allocutions d 1 ouverture et une serie. d'interviews de divers r epresentants a cette Session. La BBC ( Overseas Servi_ce), la television locale et les Actualites Metro Goldwin Hayer ont egalement consacre des sequences a cette Session. 296. -La Confer ence wur l o. f r)r rnc.ti on du personnel sc.nitaire auxiliaire, a Khartoum,- en gr oupant des ._ t e chnici_e_ns originaire s· de s six TIGgions de l 10MS, EH/RC12/2 page 141 c. 6gc.L.mcnt rctenu l ' [1t tc:ntion des or c;c.n2::, d 'informo.tion, particulierement de lo. rndio l oc,:tl e . Comr:runiques e t c'.rticles de fond ont ete inse:re s dans maints quotidiens r 2giona.ux et periodiquGs medicc.ux. 299, Le. Joumee mondio.lc de l a So.nte, sans doute a cause de son theme proprement htunnnitnire (lo. prevention de la cec.ite), a suscite _cette annee un tres 12.rge mouvement d 1interet e t une nette recrudescence d 1activi tes. Les rapports emano.nt des divers pays de la R6gion mettent d 1a.illeurs en evidence la croissante popularite de cette manifestation, mcee de surcroft sur l 'un des problemes sanito.ires mo.jeurs de la Region. La plupart des gouvernements ont publie des brochures, des dcplic.nts et des o.ffiche s sur l a cecite et so. prevention. Ce Service, pour sa part, o. distribue quelque 3 000 dossiers d 1informo.tion, pressenti de nombrcux redacteurs c t editorialistes, et publie une serie d 1articles d 1int6r6t regional sur les campagnes ophtalmologiques a 1 1ac tif de 1 10MS et de ses Etats-Hembres, Articles exclusifs, informations et photos ont ete erivoyes a !.+2 quotidiens et hebdo:mc.dc.ires illustres, intervi ews enregistr6es, docu- 1n.: 11ts sonores et c:-;useries radiophoriiq 1 0s ont ete fournis a 12 emetteurs de L'1 Rtgion, et divers films sur lo. prevention des ophtalmies ont ete projet6s sur l cs ecr::cns de qu~1trc r e se''UX de television r egionaux. JOO. Au cours de 1 1 anneo consideree, l a. presque toto.li te des emett curs de ln I?/:, gion ont retrnnsnis des en~eg~: s t rements emanant de ce Bureau ou ' ("'1 ,' a uen2ve . Des i nterviews de divers conseillcrs r ,'.g iorn:~tuc de l I OMS, d ' experts exe r<;c.nt sur le terrain ou de repre sehtan+,::; cL s Etnts - Lembres, ont 6t ,2 di f fus e,:, s par une quinz 2ine d ' emetteurs, dont cc-lui des Nations Unios, qu' intere sse p,:::.rticulieremE;nt ce mo.teriel pour son progr r,1:une sur ondes court es a 1 1 intent ion du Hoyen-Ori0.nt. Wi/RC12/2 page 142 301. Les archives photographiques de ce Service se sont augmentees, au cours de 1 1annee, d'une quinzaine de reportages portant notamment sur l 1era- dication du pa1udisme (P.akistan, Somalie), la lutte antituberculeuse (Pa- kistan, Liban), l e. lutte contre la biTharzi ose (Republique Arabe Unie), 1 1obstetrique (R.6publique Arabe Syrienne), 1 1enseignement medical et auxi- liaire (Israel, Republique Arabe Unie, Yemen) et la s:rnte mentale (Koweit). 302. Pl1.1.s de 70 reportages illustres et 850 phQtos emanant de ce Service ont paru cette annee do.ns la presse de la Region - contre 55 re- portages et 540 photos l 1an dernier. La r ecrude scence d 1activite qu 1impose a ce Service 1 12.fflux croissant de der.;andes de materiel d I information sur les initiatives de 1 10HS, se solde d 1: dlleurs par des resultats positifs, si l'on en juge par les coupures de presse collationnees au cours des dernieres ann1i es. Ce Service doi t evidernment stimuler cet inter€lt, 1 1 en- tretenir et fair e ;face a l 1augmentation de der,1andes d 'informations qui en r esulte fatale~Ent. 303. Autre initiative a l'actif de 1 1annee 6coulee: 1 1etablissement de contac-~s plus etroits avec la presse de divers .pays, par l 1entrernise :·i_( des representants qu 1y a detaches 1 10:MS. Leur presence sur place faci- lite dfsormais considerablement l 1entrctien de relations suivies avec les milieux journalistiques interesses. Et la distribution du materiel d 1information qui leur est destine s 1est considerablement acceleree avec 1 1adoption des nouveaux courriers hebdomadaires entre le siege re- gional de 1 1Q;;jS et ses representants. 304. Bien qu 1il soit hasardeux do prec iser dans quelle mesure les activites conjointes de l'OMS et de ses Etats-Nembres regionaux sont connues du public int6ress6 J on peut n£,amrcoins trouver dans les coupures de presse recueillies, lcs rapports re~us des emetteurs de radio et les demandes emanant de divers cer cles journalistiques, un indice certain du regain d 1inte:d:H que suscitent ces activites. EM/RC12/2 pa ge 143 I·Jul doute que l e s procrarnm'."'::' s2nitaires proprer,1ent di tsJ no- tammont l cs co.mpagnes de masse , frappcnt davantage l'opinion publiq,1e que le s propos de l a pressc krite ou parl ee , m2.is il es t 8galement 0vident, pour peu qu I on se r ef e r e aux c c,upures d.e pr esse et 2ux rapports d 16rdssion, qu e 12. croissante production de ce Service, au cours des derni eres an.."l&es, compte pour une assoz lar1:;e p2.rt d 2.ns la publicite r ~ise rvee aux c onmmnes initiative s de l 1CJHS et de ses Etats -Hembres r egionaux. A NNEXES I ANNEXE I EM/RC12/2 Annexe I page i DECENNIE DES NATIONS UNIES FOUR LE DEVELOPPEMENT RESOLUTION AOOPTEE PAR L 1ASS:E!JIBLEE GENEHALE1 1710 (XVI). Decennie des Nations Unies pour le developpement (I): programme de cooperation economigue internationale L1Assemblee generale, Considerant l'engagement solennel contenu dans la Charte des Nations Unies de favoriser le progres social, d'instaurer de meilleures con- ditions de vie dans une liberte plus grande et de recouxir aux institutions internationales pour encourager le developpement economique et social de taus les peuples, Considerant que le developpement economique et social des pays economiquement peu devel oppes est non seulement d 1une importance capitale pour ces pays, mais aussi essentiel pour la paix et la securi te interna- tionales et pour un accroissement plus rapide et mutuellement profitable de la pr,osperi te mondial e 9 Reconnaissant que, pendant 'la periode 1950-1960, des efforts ap- preciables ont ete faits pour favoriser le progres economique dans les pay-s peu developpes tant par les pays qui commengaient a se developper que par les pays plus developpes, Notant cependant que, malgre les efforts deployes au cours des dernieres annees, l 1 ecart entre les revenus par habitant des pays economi- quement developpes et ceux des pays peu developpes s'est accru et que le rytbme du progres economique et social dans les pays en voie de developpe- ment est encore loin d'etre satisfaisant, 1 sur le rapport du 2eme Comite (A/5056 et Corr.1) EM/RC12/2 Annexe I page ii Rappelant ses resolutions 1421 (XIV) du 5 decembre 1959, 1514 (XV) du 14 decembre 1960, et 1515 (xv), 1516 (xv), 1519 (xv) et 1526 (xv) du 15 decembre 1960, Convaincue qu 1une action concertee est necessaire pour montrer que les Etats Membres sont r esolus a dormer une impulsion nouvelle a la coopera- tion economique i nternationale pendant la decennie en cour s , par l'interme- diaire des organismes des Nations Unies et sur une vase bilaterale et multi- laterale; 1. Proclame la presente decennie "Decennie des Nations Unies pour le developpement", pendant laquelle les Eta ts Membres et leurs peuples inten- sifieront leurs efforts afin de susciter et de renforcer les appuis neces- saires aux mesures que doivent prendre les pays developpes et les pays en voie de developpement pour accelerer le progres vers la croissance auto- entretenue de 1 1 economie des divers pays et leur progres social de maniere a parvenir dans chaque pays sous-developpe a une augmentation sensible du tau:,c de croissance, chaque pays fixant son propre objectif, en prenant comme but un tau:,c minimum de croissance annuelle du revenu national global de cinq pour cent a la fin de la Decennie. 2. Invite les Eta ts Membres de l 10rganisation des Nations Unies ou membres d'institutions specialisees a: (a) appliquer des politiques visant a permettre aux pays peu developpe s et a ceux qui sont t ributaires de 1 1exportation d'un petit nombre de produit s primaires de vendre leurs produit s en plus grandes quanti t es, a des prix stable s et remunerateurs, sur des marches on expansion, et de financer ainsi une part toujours plus grande de leur developpement economique grace a leur s recett es en devises et a 1 1epargne interieure ; 3. EM/RC12/2 Annexe I page iii (b) appliquer des poli tiques visant a assurer aux pays en voie de developpement une part equitable des recettes provenant de l'extraction et de la commercialisation de leurs resso:urces naturel- les au moyen de capitau.x etrangers, qui soit en rapport avec le revenu generalement considere comme raisonnable du capital investi; (c) appliquer de s politiques qui aient pour effet d 1accroitre le courant des ressources, en vue du developpement, tant publiques que privees, vers les pays en voie de developpement, a des con- ditions mutuellement acceptables; (d) adopter des mesures qui stimuleront le courant des investis- sements prives en vue du developpement economique des pays en voie de developpement, a des conditions satisfaisantes tant pour les pays exportateurs que pour les peys importateurs de capitaux, Prie le Secretaire general de communiquer aux g-ouvernements des Eta ts Membres toute documentation utile pour 1 1 examen et 1 1 application de la presente resolution et de les invit er a faire, si possible, des propositions au sujet du contenu d'un programme des Nations Unies relatif a la Decennie et de l'application de telles mesures dans leurs plans respectifsf 4. Prie le Secretaire general, tenant compte de s vues de ·s gouverne- ments et agissant en consultation, selon le cas, avec les chefs des institu- tions internationales qui ont des attributions financieres, economiques ou sociales, le Directeur general du Fonds special, le President-Directeur du Bureau de 1 1assistance technique et les commissions economiques regionales, de mettre au point des propositions en vue de 1 1intensification de 1 1action des organismes des Nations Unies dans le domaine du developpement economi- que et social et concernant notamment les methodes et mesures ci-apres, destinees a promouvoir l es fins du paragraphe 1 ci-dessus: (a) la realisation et 1 1acceleration d'un developpement economi- que auto-entretenu et sain dans les pays peu developpes, gr~ce a EM/RC12/2 Annexe I page iv 1 1industrialisation, la diversification et la creation d 1un secteur agricole hautement productif; (b) les mesures propres a aider les pays en voie de developpement, sur leur demande, a elaborer des plans nationaux rationnels et integres - comprenant, s' il y a lieu, la reforme agraire - qui serviront a mobiliser leurs ressources interieures et a utiliser celles qui sont offertes par des sourses etrangeres, sur une base tant bilaterale que multilaterale, pour le progres vers une expan- sion auto-entretenue; (c) les mesures propres a ameliorer 1 1 emploi des institutions et des procedures internationales en vue d'encourager le developpement economique et social; (d) les mesures propres a accelerer 1 1 elimination de l 1analphabe- tisme, de la faim et de la maladie, qui affectent gravement la productivite des habitants des pays peu developpes; (e) la necessite d'adopter de nouvelles mesures et d 1 ameliorer les mesures existantes pour donner une impulsion plus grande encore a 1 1 enseignement en general, a la forma tion de specialistes et de techniciens dans les pays en voie de developpement, avec le con- cours, le cas 6cheant, des institutions specialisees et des Etats qui peuvent fournir une assistance dans ces domaines, ainsi qu 1a la formation de personnel national competent dans les dornaines de l'administration publique,de l'enseignement, de la t echnique, de la sante et de l'agronomie; (f) 1 1 intensification de la recherche et de la demonstration, ainsi que dlautres efforts pour exploiter les possibilites scien- tifiques et technologiques qui paraissent devoir permettre d 1ac- celerer considerablement le developpement economique et social; 5. EM/RC12/2 Annexe I page v (g) les moyens de trouver et de faciliter des solutions efficabes dans le domaine du commerce des produits manufactures aussi bien que des produits primaires, eu egard en particulier a la necessite d 1 accroitre les recett es en devises des pays sous-developpes; (h) la neces site de passer en revue les moyens permettant de rassembler, de collationner, d 1analyser et de diffuser les statis- tiques et autres donnees necessaires pour organiser le developpe- ment economique et social et pouvoir mesurer constamrnent les progres realises vers les obj ectifs de la Dec ennie; (i) l 1utilisation des re s sources liberees par le desarmement en vue du developpement economique et social, en particulier celui des pays sous-developpes; (j) les moyens par lesquels les Nations Unies peuvent encourager et aider a atteindre les objectifs de la Decennie, gr~ce aux efforts combines des institutions nationales et internationales, tant publiques que privees; Prie en outre le Secretaire general de consulter les Etats Membres, sur leur demande, en ce qui concerne 1 1application de telles mesures dans le cadre de leurs plans de developpement respectifs; 6. Invite le Conseil economique et social a hater 1 1examen des prin- cipes de la coor)eration economique internationale et sa decision au sujet de ces principes, qui sont destines a ameliorer les relatiorn, economiques mondiales et a stimuler la cooperation internationale; 7. Prie le Secretaire general de presenter des propositions concer- nant un tel programme au Conseil economique et social, lors de sa trente- quatrieme session, pour que le Conseil 1 1examine et lui donne la suite qui convi endra; EM/RC12/2 Annexe I page vi s. Invite le Conseil economique et social a trans~ettre aux Etats i':Iembres de l 10rganisation des Nat ions Unie s ou membres d 1 institutions spe- cialise es et a 1 1Assemblee generale, lors de sa dix-septierne session, les recornmanda tions du Secretaire general, accornpagnee s de ses propres vues et de son rapport sur les mesures qu I il aura prises . l084erne seance plenier e , 19 decembre 1961. II RESOLUTION AOOPrEE PAR LA QUINZIEME ASSE!vIBLEE MONDIALE DE LA SANTE1 Decisions de 1 10rganisation des Nations Unies, des institutions specialisees et de 1 1Agence internationale de 1 1Energie atornigue qui interessent 1 1activite de 1 10MS: Decennie des Nations Unies pour le Developpement La Quinzieme Assernblee mondiale de la Sante, Vu la re solution A/1710 (XVI) de 1 1Assemblee gencrale des Nations Unies qui proclame la presente decennie "Decennie des Nations Unies pour le Developpernent" pendant laquelle les Etats Membres intensifieront leurs efforts pour accelerer le progres economique et social; Connaissant les profondes r epercuss ions qu 1exerce le niveau de sante des famille sj des communaute s et des pays sur leur progres social et economique, en par ticulier dans l es r egions en voie de developpement ; Consciente des bienfaits que comportent pour la sante les pro gram- mes nationau.x d 1acceleration du developpement socio-economique general; A t , 1 d D , , 12 t t. 1 · yan examine a rapport u ir ecteur genera e, en par icu i er, le programme de sante a appliquer au cours de la Decennie pour le Develop- pement, que le Directeur general a transmis au Secret aire general de 1 10rga- nisation des Nations Unies a l a demande ce derni er; ¾HA 15.57 2Documents Al5/P&B/13 et Add .2 EM/RC12/2 Annexe I page vii Tenant compte des opinions exprimees par le Conseil executif a sa vingt-neuvieme session, 1. EXPRThlE sa sat isfa ction de la de cision prise par l 1Assemblee ge:i:ie- rale des Nations Unies d'instituer une Decennie pour le Developpement visant notamment a 11 accelerer 1 1 elimination de l'analphabetisme, de la faim et de la maladie qui affectent gravement la productivite des habitants des pays peu developpes"; 2. FAIT SIENNE l a :recornmandation aux termes de laquelle le Conseil executi.f1 invite les gouv 9rnement s , en ce qui conc erne les aspects sanitai- r e s du developpement economique et social accel ere, a participer aux program- mes en question, avec l'assistance de l 10rganisation mondiale de la Sante s 1 ils .l e desirent, en entrepr enant un programme de sante publique de dix ans oriente vers 1 1elevation du niveau de sante de s populations, notamment par les mesures suivantes: 1 (1) etablir des plans nationaux de developpement des programmes de sante publique pour la Decennie, en coordonnant ces programmes avec tous autres plans apparenteS Qans les domaines social et economique ; (2) concentrer l e s efforts sur l 1enseignement et la formation de personnel professionnel et auxiliaire afin de renforcer les ser- vices de sante, avec fixation d 'obj ectifs precis et mesurables pour chaque ca te gorie de personnel selon les besoins determi~es a 1 1avance dans chaque ca s; (3) adopter comme base de reference certains indices de la situa- tion sanitaire a ctuelle a l'aide desquel s on pourra evaluer les progres realises vers certains objectifs determines a l 1avanc,e com- me devant etre atteints a l'issue de la Decennie; EB29.R.44, 25 janvier 1962 EM/RC12/2 Annexe I page viii (4) consacrer une proportion accrue des ressources nationales a 15 lutte contre la maladie et a 1 1ameliora tion de la sante; APPELLE 1 1 attention des :8tats Membres sur les propositions formu- lees et les objectifs quantitatifs indiques par le Directeur g~nerat pour un programme de sante a appliquer au cours de la Decennie, tel qu 1il l'a esquis- se dans son rapport et ceci en vue de developper les mesures sanitaires enu- merees ci-dessus; ESTIME que, dans les pays en voie de developpement la creation d 1un reseau minimum de services sanitaires de base doit @tre consideree comme une operation essentielle de pre-investissement, sans laquelle le developpement agricole et industriel serait a la fois perilleux, lent et anti-economique; 5. FRIE le Directeur general de comrnuniquer son rapport aux Etate Membres en meme temps que la pr esente resolution; 6. RECOI,1:'I.Al'IDE que les Eta ts Membres etudient les propositions et les realisations envisagees dans le rapport du Directeur general et les adoptent dans leurs programmes afferents a la Decennie pour le Developpement dans la mesure ou ils le jugeront opportun, en fai sant appel s'il ya lieu a 1 1assis- tance de l'Organisation mondiale de la Sante; 7. PR.IE insta.mment les pays donateurs, qui sont en mesure d 1accorder une assistance aux pays en voie de developpement, d 1 augmenter 1 1assistance financiere, technique et materielle fournie dans le domaine de la sante afin de h~ter le progres economique et social; 8. FRIE le Directeur general de transmettre la presente resolution au Secretaire general de l 10rganisation des nations Unies avec priere de la com- muniquer a 1 1Assemblee generale, au Conseil economique et social, au Comite de 1 1Assistance technique et au Conseil d 1Administration du Fonds special; et 9. EM/RC12/2 Annexe I page ix FRIE le Direct cur general de continuer a collaborer avec 1 10rga- nisation des Nations Unics et autr (;s institutions a la mise en oeuvre de la Decennie des Nations Unies pour le Developpement. Treizieme seance pleniere, 25 mai 1962 Al5/VR/13 AN1-..TEXE II SITUATION DES SERVICES D' EDUCATION SANITAIRE DANS LA REGION DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE pour les annees 1956, 1958 et 1961 Donnees basees sur les documents disponibles EM/RC12/2 Annexe II page i au Bureau regional de l 10MS pour la Mediterranee orientale juin 1962 E:M/RC12/2 A::·mexe II n,_1,ge ii 7 ·---•- ·---·- --·· -.. -- ·-· i 0:r p:ani oat ioi·, t 1 · t · Pays Pr o t ect. d 1Adei Chypro ~-:;thiopie Iran I rak · I srae l .J ,,rdanie I:u-:rei t L:Lll:::.n Libyo I I Popul . r;·ouvo1'nemon " 0 SC,ffL ::nre C,, Su118l'f . l --,ll Kll' ' L. ~ 1 c c,r r es 290 080 1 9 251 1 184 320 1 648 00(; 444 442 I 20 700 96 GlO 15 540 ! 10 400 i Or ra n. centJ:a l par e milli ')L · en ma tie r e d 1iduc . scmit . 660 558 21 800 20 149 6 952 2 061 1 636 219 I , 56 : j Hon ! Non 0ui 0ui Non Non ' i 1 555 ; O,tl1 1 172 , ' 61 I Hon! Non I ; I ECE 0ui 0ui Oui1 0ui 3 ' 0ui Oui ! Non 0ui i Ou.ii 0ui l i ; No1 l ' ! ! I DiriG~ par un , Activi t e u de ! educ 2, t . sani t~ 1 1 educa t c:ur 1 ·c-2 . sani t. provincia qua , __ ie ·- 56 58 61 i 56 58 61 Non Non Non j I I Non No n Non I 0ui 0ui 0ui Non Non Non 0ui 0ui , 0ui 0ui 0ui I 0ui Non Non Non 0 "? I UJ.. I No n ' t I Non Non Non I I I I Non Non Non Non Non I ! I I I i I I ! ' I I J I I 1 759 540 94Y 7a5 l 1 600 000 I I 86 823 6 036 1 990 Oui 0 u i j 0ui Non Non Non Non q,qr-ures \ A:c c,bie S::.,.oud. . S•)rnc~lie Sc;.,.Jan Hop . Ar abe Syr llAU Yemen 637 661 I 2 ~OS 823 ' 11 615 ~8~ 479 ! 4 539 I 125 180 I 3 935 ' 1 ooo oool 25 365 195 000 t 4 500 1 Non No EC Non 1 Almanach demo grap11 ique d.es N. u., 1960 Nont ECE! Ouil Ouil I 0uil I Nonj 0ui Non ECE 0ui o . I Ul . Oui j Non j I I Jfon l Non Non Non Non Non Non Non Noni No ni Non No n Oui 0ui I ' ECl; Non Non I I 0ui 0ui 0ui ! 0 c,i I I Non Noni Noni I 2 1Jn 6duc2. t eur sanita ire qualifie est c elu i qui d e t ient un dipl ome post- 3 .. :ni ver sit a iTe de c;ant e publique twee s pec i a li sation en educa tion sc,.m. tc. ire➔ (!CPR , MSPH, ou DPU) :::~CE = en couT f'. cl 1 {., 1::-.bora tion I }}'! nc r tion Exi3tence de moyens i ____ Coordi ,1a tion pour educ . pour ., EM/RC12/2 Annexe II page iii ·-·----·---------- __ .,. _____ OU d I ac t i v i te s en matieTe rl I education 32,ni t ail·e: •-·· ·- ____ _J I autre pour pers . pour instr uc t em' n r-1,C t i vi te 8 sani t aire ;:J.(;ti personnel auxiliaire (d I educ. sr.mi t.) u.ffercmtes a 1 16duc . sanit . -~-~.--~ 56 50 ! 61 56 : 61 56 i 61 56 61 56 ' 61 : j 58 58 58 58 ' ' 1 . l I ! -t(- ' ! No4 Nori Non 1 Nor{ Non i ' ; i Noni Non : Noni Non qqns i qqp.s I I I ' i I EGE~ ' I . ;qqns !qqn1 Nort Noni Non , Non Non 1 , qqns ' I qqns ; qqns : Ii i j i I i 0 . I I Hon !qqns I I ! Nori Non j ECE?i Nori qqrn j Oui '? qqnG' Oui 1u· qqns ! Oui I ' i I ' ! l ' qqns \qqns j ! Ou.i.i ' C.hri Oui Oui qqnfJ qqn9 cnns 1qqns : Oui· Oui Oui I Oui Oui I I , i ! I Non ! I l qqn~ ! ' t <~ c~ns · Nor\. Non Non! qqn~ Oui Oui; Oui Oui l I i qqns Non Non: Oui . Oui i Oui I I I ' I I I ( I ' ~Jon Nori Non ; Non • Nori_ Non; Non i qqn~ qqns qns qqns ' I I NoJ i Non : Nori Non; 1 ' Non Non • Non Non Notj Non I i i ! oJ Uon ' Nori Ou:i! Oui ; Oui ! om! Oui Oui Ou:il Oui qqns qqns ' I i ' I Non l ' i No:rf Non : j Non I l l i I ::'fon . 2fo:t\ Nori Non , Non : Oui Oui· . Ou.ii Ouil Oui I l Non I J l lio:,, • Non Non j Non ; Non Non , qqn~ qqns I I j ! I f !'ion •. Non: Noni No~ Non J Non ! Non Non i Noni qqm'.? Oui loanJ qqns I I ! i I qqn~ I ECE; No:nl Non! Non l ' Non '. Non Non 1 Non Non l qq:0s q_qns Non I ! ! -~ I ' I ' ! i i Non Hon' I iqqn~ ! ! f I \ ' ' I Non ' q_qns,qqn9 qqns: Non Non Non : Hon Non ! Non ! Qqnsi qqns :t ! No1 ! om! I Oui; Oui . Oui .l Non : Oui j Oui Oui Oui Oui Ouil Oui I Oui Oui I I i I i Noti i I i Non j j Non Non 1 Nort. Non ' pe-q. ! ·*· qqns = quelques-uns ,. ! H-1/RC12/2 Annexe II page iv Pa.7rs ·1 ( I I P:rotec t.d 1Ad~ Chypre ! I i~thiopie I IrD,n Ira'k I srael Jordanie Kowe i t Liban 1Jibye Pakistan J\rabie Saoud. Somalie ,~ ' ' ,;ouaan I j , Ai·abe S;p~ . I ~-\-:J:·Li.;3 ie J.JiD- --;, _r -· .,omen Nombre d 1educateurs sanitaireE qua lifies dano l e pays ( nationaux ) l 56 58 61 0 0 0 0 0 0 2? 2? 3 6+ ; + + i 10 15 .I 0 0 0 + 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 10 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 + 2? 3? 3 0 0 0 -·-"''·--· Alloca tion budgetaire speciale pom 1 1 educaticm sa ni t a ire t ·---... - .. : 56 58 61 -- ____ ,!. Non Non Non Non? i Oui Oui I qqnes t · ! Oui Oui CJ1..2.i Non peu Non Qui Pas forllmlelJement Non Non Non Oui Non Non 01Ji Oui Oui 1 Dans cet t e co l onne f igure l e nombr e total d I educat,"u:rs sani tair es nat lonm1.,a: r esidant dan2 l e pays , abstraction fai te de 1 1emploi qu1 i l s occupent 56 EM/Rc 6/Techn.Di sc . II II II " II II " II II " II II II II " II II II II " " ff II " " fl " II : If If filli1/RC12/2 Annexe II page v D OC UM EN TA TI ON ·- ·- - ·-• 58 61 EM/IIBP. Sem/15 13. 10. 58 3 II " " EM/ HEP/14 22. 6. 61 15 II II " FJ'fi./ HEP/7 sep temrir ,.c 1~)59 2 II " " 8 II II II EM/ fIBP/1'1 22. 7 . 61 II II II EM/ IIEP/15 22 . 6. 61 5 " II II E·,i/IIEP/16 22 . 6 . 61 II II " 10 " II II II " II EM/ HEP/12 novembr e 19'1) 13 II II II EM/ HEP/ 9 decem1JT 8 ·1 o r:9 l ~ .1_1 • 18 II II II 6 II " " 7 II II II n.T/ HEP/ 8 septembr,; 19.79 II " " El,1/BEP/11 jui llet 19(0 II II II "]i".·,'f/ •IED/ 10 J.J.. , ... ..L .r/ juille t 1r) 60 4 II II II II 11 II ANNEXE III LE ffiOGRAMME DE SA11TE MENTALE DANS LA REG ION DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE JANVIER 1962 I INTRODUCTION EM/RC12/2 Annexe III page i Le Programme r egional de Sante men tale, qui a fai t 1 1 obj et de discussions au cours des reunions tenues par les experts de la sante menta- le, a Alexandrie, entre les 19 et 23 decembre 1960, continue a se derouler conformement aux plans etablis. Pour pouvoir d~finir nettement la portee du probleme, et faciliter ainsi 1 1elaooration des programmes, il avait ete entendu, durant ces reimions, que le point principal de 1 1ordre du jour serait la notion de sante mentale et de son aspect medical, social, economique et surtout cultural. De plus, on se proposait d 1offrir a des technicians appartenant a des pays differents, 1 1occasion de se connaitre, de se livrer entre eux a des echanges d'opinions et de profiter mutuellement de leurs experiences respectives, pendant et apres la conference. Un autre but vise par la reunion etait d 1orienter 1 1 interet des participants vers les problemes de la Region, en general, et de les mettre en mesure de dormer, le cas echeant, leur avis sur ces ques- tions. En d'autres termes, il s'agissait de les tirer hors de la sphere particuliere ou chacun d' eux se trouvai t confine dans son propre peys. En raison, cependant, de la survenance de certa.ins faits socio- economiques et des changements culturels qui en ont ete la consequence, il a fallu concevoir le programme sur la base d 1une entreprise a court terme, et 1 1organiser de maniere a lui donner assez de souplesse pour se preter a des modifications rendues necessaires par les tendances qui commenc;aient a se faire j our • Dans une situation a1.1ssi fluide, ou la structure de la san- te mentale passe rapidement d'une phase a une autre, l'ordre de priorite peut parfois susciter de s controverses et des divergences d'opinion. Le travailleur operant sur le terrain, le planificateur dans son bureau, peu- vent a cet egard se trouver nettement en conflit. u~/Rc12/2 Annexe III page ii Le facteu:r decisif, en matiere de priorite, peut devenir psycho- logique plutot qu 1utilitaire, et ce qui commence sous l'aspect psychologique peut finir comme un mobile pressant et se reveler comme une dure necessite. Par ailleurs, la participation d'organismes publics non specialises a gran- dement influence l'evolution des services de sante. Elle a eu pour effet de faire peser le poids des facteurs populaires a tousles niveaux de la planification et de l'organisation. Le resultat en a ete que 1 1 ordre de priorite et les systemes d'assistance sanitaire s'en sont trouves affectes. Dans ces conditions, il devient difficile d 1insister sur un ordre logique quelconque dans tout programme r..ational auquel le gouvernement ne prete pas pleinement son concours. De plus, il est vrai qu 1 avec la courbe ascendante du "niveau des aspirations" chez un public de plus en plus confiant en l'efficience de son role en matiere de sante et en d 1autres domaines, on a abouti a des programmes inappropries, en raison de certaines restrictions d'ordre technique ou budgetaire. Le prejuge selon lequel l'hopital est la solution des problemes souleves par la sante mentale est toujours vivace, bien que nous estimions que l'hopital n'est pas un archetype, mais un genre de service qui doit se conformer strictement aux besoins de la collectivite. Il semble que l'ho- pital, tel qu 1 il etait congu autrefois, ne puisse m;Jlement atteindre ses objectifs modernes: il peut m~me aller a leur encontre. De petites institutions hospitalieres fonctionnant en etroite liaison avec la collectivite, et des services extra-hospitaliers appropries, joints a un concours benevole, peuvent a 1 1heure actuelle, apporter une meilleure contribution a l'assistance sanitaire. Tel est le domaine spe- cifique ou la participation du public peut etre d 1un reel appoint a 1 1action technique,- les facteurs locaux pouvant etre d'une supreme importance en personnalisant et en popularisant l 'assistance san:i.taire offerte au public. :EM/RC12/2 Annexe III page iii Le role des organismes benevoles n'est pas encore pleinement ap- precie par les techniciens. On peut citer des exemples ou, dans cette Region, l'ergotherapie a ete pour la premiere fois congue et pratiquee dans un hopital, en 1884, par un soldat et un administrateur. Plus important encore, a cet egard, est le fait - a souligner avec insistance - que la san- te mentale n'est pas entierement technique, du point de vue medical, et que quelques-uns des problemes graves de la sante mentale peuvent avoir leurs origines dans le domaine social, economique ou cultural. Ce fai t montr e clairement que le procede de traitement doit etre coaju sur la base d 1un travail d'equipe toutes les fois que la participation du public est eclairee et informee. Le programme triennal, de 1961 a 1964, dont.· une esquisse est don- nee ci-apres, a ete accept~ et est en cours d'execution. Cette Region traverse une phase de changements et d 1evolution intenses; aussi, la pe- nurie de personnel qualifie y pose-t-elle un grave probleme. De plus, les exigences du public en services de sante d 1un niveau plus eleve crois- sent rapidement, au fur et a mesure que ce public est davantage coriscient de ses possibilites ~t de ses besoins. II FOIDviATION PROFESSIONNELLE DU PERSONNEL 1. P sychia tr es La formation de psychia tres, tant a 1 1 etranger que dans la Region meme, est en progres. La cadence de cette formation n 1est en harmonie ni avec 1 1intensite ni avec l'urgence des besoins a satisfaire. Dans certains pays, le programme de formation postuniversitaire n'a pas encore ete revise et eleve aux niveaux modernes. Dans certains pays, la notion ecologi.que de sante mentale n'a pas encore penetre dans le programme des <Hudes. Ce Bureau essaie de developper son budget pour permettre la for- mation d 1un plus grand nombre de psychiatres. Des boursiers ont passe trois mois a 1 1Hopital libanais des Troubles nerveux · et mentaux pour se EM/RC12/2 Annexe III page iv familiariser avec les implications ecologiques et un'? etude plus poussee de la psychiatrie en Occident. Ce systeme permettra d 1 evaluer la valour des candidats et leu:r aptitude a pouxsuivre leurs etudes. De fait, 1 1evalua- tion dont les deux premiers candidats ont f ait 1 1obj:et a ete ccmfirmee par la rraniere favorable dont leurs etudes se sont poursuivies a 1 1Institut psychiatrique de Landres. A cet egard, on constate la necessite d 1etablir des contacts plus nombreux, dans le domaine des activites, entre 1 1H6pital du Liban et les autres hopitaux regionaux pourvus de ressources appropriees et d'un person- nel competent, non seulement pour les besoins de la formation, mais aussi dans un but de recherche, car certains problemes regionaux de sante mentale peuvent ne pas se prater a des recherches effectuees hors de leur contexte culturel et du milieu ou ils ont pris naissance. 2:. Infirmieres Des bourses d' etudes, destinees a assurer a des infirmieres une formation superieure a 1 1etranger, sont toujours octr~yees aux candidates possedant les aptitudes requises, et continueront a 1 1etre, chaque fois que les circonstances le permottront. Cep.endant, en raison de la necessi te de faire face a des situations urgent es, dans la Region, le besoin se fai t sentir avec acuite d'une for- mation intensifiee de breve duree, a titre de solution provisoire; aussi, de concert avec l 1Hopital du Liban pour les Troubles mentaux et nerveux, un programme est en train d'etre mis au point pour la formation de douze infirmieres regionales. Il avait ete primitivement decide q:u 1une formation intensive de six mois pourrait rendre les candidates aptes a travailler dans certains hopitaux, surtout en qualite de monitrices en cou:rs d'emploi,- categorie tres demandee de personnel. Un mois supplementaire est prevu pour l'etude des techniques et enquetes sociales, afin de permettre aux candidates de mieux s 1acquitter de leurs activites sociales. Au stade E~r/RC12/2 Annexe III page v actuel d'evolution, atteint par certains pays, l'action sociale serait plus :profitable si elle faisait partie integrante des fonctions infirmieres. Une differentiation pourrait, ace stade, ne pas avoir d 1heu:reux resultats. Il est a peine besoin de souligner que 1 1 etat d I avancement des soins infir- miers doit etre en harmonie avec les progres de la collectivite et la qua- lite du travail en general. La notion ecologique de 1 1action sod.ale s'introduit dans la conception des techniques sociales,qu.i feront partie inte- grante du programme general de la formation infirmiere. III SERVICES PEDIATRIQ.UES DE SANTE MENTALE En 1964, l 1organisation des services pedia triques de sante mentale , dans le cad.re des servic es pediatriques en general, sera examinee par un petit groupe d 1experts. On estime que cette reunion pourrait peut-etre avoir lieu au Kowei t, en raison de certains facteurs extr@mement favorables a une telle etude. Dans la Region, tres neu a ete fait jusqu1ici, a cet egard, pour les enfants, l'interet se concentrant surtout sur les adultes. Ce Bureau estime que l es services pour enfants ont un role preventif dont il ne faut pas se dissimuler l 1importance. La pouponniere de Kyrenia, a Chypre, OU sont p0r9us des tarifs modiques (cinq shillings par semaine pour les meres qui travaillent) a demontre que plusieu:rs parmi les enfants de la cla sse OUVJ'.'iere, amenes a l'hopital avec des signes de nevrose (miction au lit) se sont retablis tres rapidement. De plus, nous estimons que c 1est le seul moyen de relever le niveau de vie des enfants dont les parents ne jouissent que d 1un faible revenu, car ils ne sont gardes a l'hopital que de 6h a 18h.; pax consequent la plus grande partie de s heures ou 11enfant ne dort pas se passe a l'ho- pital, qut lui offre des conditions d'existence de beaucoup superieures a 00lles qu 1il trouve chez lui. EN/RC12/2 Annexe III page vi IV LE PROBLEME DES I.IALADES CHRONIQ.UES Le probleme des malades chroniques dans les hopitaux psychiatri- ques se presente sous un aspect tel, qu 1 il peut etre cause d 1un important gaspillage de fonds ainsi que d'une facheuse multiplication des lits d 1 h6- pitaux. 11 constitue un grave obstacle a l'hospitalisation des cas preco- ces guerissables, contribuant ainsi a la chronicite par une sorte de cercle vicieux. Aussi, se propose-t-on de reunir en 1963, et probablement a Tehe- ran, un petit groupe de specialistes, pour discuter de cette question. D1 im- portants documents ont ete prepares sur le traitement et lareadaptation des malades chroniques. 11 convient a cet egard de faire une mention speciale de 1 1experience acquise par l'Hopital libanais des Troubles nerveux et mentaux, place sous la direction du Dr A.S. M:anugian, ou un service special de mala~ des chroniques, fpnctionnant depuis quelque temps avec le concours d 1un personnel specialement forme a cet effet, a donne d'excellents resultats. V REGIONALISATION DES CENTRES DE FORMATION PROFESSIONNELLE Ce Bureau, se basant sur les don,7.ees de 1 1 experience, estime que divers pays dela Region peuvent apporter une importante contribution aux differents domaines envisages '.)ar les programmes de formation professionnel- le en matiGre de sante □entale, car la valeu:r d 1 une telle contribution depend generalement du patrimoine historique et culturel ainsi que d 1 autres ressources, qui sont susceptibles d 1agir davantage en faveur d'un projet plutot que d 1 un autre. Par exemple, au Pakistan et en Tunisie, il est possible d 1apporter une reeile contribution aux etudes et techniq~es sociales. En effet, le Pakistan represente un champ ideal pour des etudes demographiques sur les problGmes que pose 1 1 augmentation d.e la population. L'Iran peut offrir les meilleures posr:;ibili tes a la Region pour 1 1 ergothe- rapie et la readaptation, en raison de ses traditions d'art et d'artisanat. D' autre part, en raison de certains f actcurs historiques et contemporains, le Liban pourrait apporter un concours precieux a la formation du personnel; EM/RC12/2 Annexe III page vii la Republique Arabe Unie pourrait faire de meme en matiere de toxicomanie, de therapie recreative, etc. Enfin, le Y~weit possede d 1 importants facteurs qui peuvent favoriscr la valeur des 2tudes epideraiologiques. Les ressources d'autres pays semblent devoir etre tout aussi utiles, et ce Bureau travaille actuellemcnt ales analyser. VI ASSISTANCE SOCIALE ET PSYCHOLOGIE CLINIQUE La definition et 1 1 elaboration du concept ecologique dans l'as- sistance sociale et la .psychologie clinique, notamment la psychometrie, constituera le theme d'une petite conference prevue pour 1964. Il convient de souligner que le but de cette reunion sera;_t de recueillir et integrer les donnees de l'experience acquise en ce domaine pax divers pays, et qui, apres avoir ete mise a l'epreuve, aurait etabli sa valeur a la lumiere de leur culture respective. VII SERVICES PROVINCIAUX On constate un besoin grandissant de developper des services psychiatriques dans les regions provincialos et rurales, notarament celles ou une im:portante evolution a eu lieu dans le domaine agricole. Ce Bureau prevoit que l'evolution ag:ricole dans certaines regions peut, en r 8alite, consti tuer une revolution agr icole, aux effets parallel es o, ceux de la revolution industrielle survenue en Europe. Comme mcsure preliminaire, la designation d 'un prat i cien 'de medecine gen6rale serait, semble-t-il, un excellent point de depart pour la creation de tels services. Un cours de formation professionnelle en sante mentale, d'une duree de six mois, s'adressant a des medocins possedant les aptitudes requises, exer9ant dans les provinces, les mettraient en E1esure de s' occuper d0s problemes et de les evaluer d'avance, preparant ainsi le terrain a des travaux d 1 approche d'un caractere plus specialise. Evidemment, ce systeme pourrait comporter un risque reel; celui de voir le praticien de medecine generale perdre son orientation et sa perspective en a ssu:-rrant, a son insu, un role de specialiste. FN/RC12/2 Annexe III page viii Pour cetto raison, une formation professionnelle dans la Region meme semble plus indiquee. VIII RIDRGANISATION DES HOPITAUX PSYCHIATRIQ,UES Les hopitaux psychiatriques,qui ont epuise leurs possibilites en restant loin en arriere d'une collectivite on marche vers le progres, posent de veritables problemes. D1apres 1 1 experience de ce Bur eau, il serait vain d'aborder un domaine particulier de reforme, tel que celui du personnel, des batiments ou de l'installation. Au debut de 1%1, une equipe formee d'un expert et d'infirmieres experimentees a ete envoyee dans un de ces hopitaux ou elle a travaille et observe pendant un mois. Les recomrnanda- tions. formulees dans son rapport offrent un tres grand interet et sont susceptibles de servir de base a la reorganisation et a la modernisation de ces hopitaux dans la Region. IX ETUDES EPIDENIOLOGIQUES On prevoit que, vers la fin de l'annee 1963 ou le debut de l'annee 1964, les methodes et techniques epidemiologiques feront l'objat d 1une etude de~onstrative qui permettra ace Bureau de contribuer a une .uniformisation des methodes et ipartant, de f ac iliter les echanges d'infor:nations. On ne peut, neanr~oins, se dissimuler les consequences que de telles etudes en- t r ainent, ni l e risque d'en util~ser les resultats pou:r l 1elaboration de s programmes 9 avant d'avoir eu la possibilite d'en eliminer tousles element s d'erreu:r inherents a leur application en psychiatrie. X RECHER.CHES On se rend de plus en plus compte du fait que la recherche ne peut ici etre dissociee des activites quotidiennes du clinicien. Une plus grande i mportance doit etre accordee aux techniques qu'a la _pratique. C1 est aux premieres plutot qu I a la seconde qu I il convient de s I att acher dans tout es activites d'avant-garde, La methodologie et les techniques doivent etre eprouvees,puis definitivement mises au point, avant que leur application ENI/RC12/2 Annexe III page ix pratique au sein de la collectivite ne soit effectivement organisee. En raison des differences culturelles et sociales nees du milieu, quelques methodes et techniques d'etudes, de recherche et de therapie, empruntees a l'etranger, peuvent ne pas donner des resultats satisfaisants, et necessi- tcr une revision et une adaptation, comme c 1 est le cas en psychometrie, en therapie analytique, etc. Independamment de la recherche orientee vers l 1aspect culturel et se rattachant a l'etiologie, a la the.rapie, a la semeiologie, il existe certains problemes specifiques, cccme par example, le role joue par les virus et les cas d I infection parasitaire., consideres comme facteurs etiologiques. On a, certes, constate que la propagation d 1une epizootie chevaline d 1 origine africaine, survenue dans un pays, en 1960, colncidait avec la survenance de cas neuropsychiatriques d 1une etiologie douteuse. Dans un autre pays, il ya de fortes raisons de croire qu'il existe un rapport entre la sante mentale et les facteurs entomologiques et virologiques. La psychiatrie ne peut etre facilement transplantee,a cause des barrieres du language, de la culture et du milieu, et le psychiatre doit avoir la capacite decreer et developper des systemes aequats qui lui permettent de se concentrer su:r- les problemes de ses malades en se mettant au niveau de ces derniers. Les experiences psychologiques les plus profon- des de l'etre humain revetent une telle forme anthopologique, psychologique et sociologique, qu'une comprehension profonde du milieu et de caracteristi- ques cultu:r-elles devient absolument indispensable. XI SANTE MENTALE ET SANTE PUELIQUE On a le sentiment croissant que sante mentale et sante publique devraient etre plus efficacement coordonnees, du moment que les problemes importants de sante mentale, qui se posent dans cette Region, sont d'un caractere qui les apparente a la sante publique. Par ailleurs, la EM/RC12/2 Annexe III page x penetration graduelle des ac tivites epidemiologiques, de 1 1b;ygiene scolaire et industrielle et des services a domicile dans le systeme de sante meritale exige que l'experience et quelques-unes des t echniques du specialiste de la sante publique soient adoptees dans la ~esure ou les circonstances le per- mettent. Enfin, une telle association es t inevitable, si 1 1on veut renfor- cer la theorie de l'unite de 1 1 esprit et du corps. ANNEXE IV PROJETS PAR PAYS EM/RC12/2 Annexe IV page i L' expose qui suit indique 11 etat d 1avancement des pro jets dans la Region de la Mediterranee orientale,au 30 juin 1962: En cours d 1elaboration - Credits affectes et inclus dans les programmes en cours (1962-1964 ) En cours d 1 execution - Personnel de 1 10MS operant sur le terrain. Termine AT Ordinaire FISE Divers Pays No ADEN 2 ARABIE SAOUDITE 4 5 7 - Retrait du personnel international ou d 1une autre forme d'as$istance fournie par 1 10MS (y compris tousles projets termines entre le 1.7.61 et le 30.6.62). . - Credits de 1 1assistance technique (Categorie I seulement). - Credi ts provenant du -buo.get ordinair e de l 10MS. - Credi ts provenan t du Fonds de s Nations Unies pour l 1Enfance. ~ Fonds en depot, etc. Pro jet 0:rigine Etat des fonds d 1 avancement Hygiene ma ternelle et infantile, Ordinaire/ En cours Protector a t d 1Aden FISE d I elaboration Programme prealable a 1 1eradi- :MESA/Fonds En cours cation du paludisme en depot d I execution Hygiene du milieu AT En cours d 1 execution Laboratoire de la sante Ordinaire En cou:r s· :· publique d' elaboration EM/RC12/2 Annexe IV page ii .ARABIE SA.OUDITE {suite) CHYPRE No 11 ll,. 15 2.0 23 26 28 29 30 31 32 1 Projet Origine des fonds. Hygiene maternelle et infantile AT/Fonds en dep8t Lutte antituoorouleuse (p.roj~t-pilote national) Institut d•assistants sanitai- ;res et de techniciens -0.~ l.Ja.s- sainissementc, lliya.d Lutte centre l.es -ophtslmies transmissible a Serviae8 consultatifs de sante publ:i.q'Ue Developpement communautaire (a.spects sanitaues) Enquete sanitaire Ordinaire/ FISE Fonds en depot AT OTdinaire Ordinaire/ Fonds en dep6t Eiiat d'avanoement En cours d 1elabo:ra.t:Lon En. <>OUI' s d, elab(}re.tion. En cours dlexe.cution En oours d 1-el.a.boration En cours d'execution . Termine En cours d 1elaboration Services essentiels de sante publique et d 1 assistance medicale Rembour sable En cour s Eradication de la variole Conseiller pour les soins infirmier s au pres du Gou- vernement Conservation des viand.es Ensei~'nement infirmier Ordinaire AT Ordinaire AT d I elaboration En cours d 1 elaboration En cours d I elaboration En cours d'elaboration En cours d I elaboration Pays No Proj et CHYPRE 6 Lutte antituberculeuse (suite) 10 Lutte antilepreuse 11 Hygiene rurale 12 H1giene publique veterinaire 13 Administration de la sante publique 15 Laboratoire de la sante publique ETHIOPIE 2 Lutte antilepr~use 3 Administration de la sante publique 4 Lutte centre le s maladies veneriennes 6 Lutte antituberculeuse 9 Centre sanitaire de formation professionnelle, Gondar 14 Programme prealable a 1 1eradi- cation du paludisme 17 Enseignement medical EM/RC12/2 Annexe IV page iii Origine Etat des fonds d I avancement AT En cours d I elaboration AT En cours d'elaboration Ordinaire En cours d I elaboration Ordinaire En cours d I elab"ration AT En cours d I elaboration Ordinaire En cou:rs d 1elaboration AT/FISE En cours d'elaboration AT En cours d I elaboration AT/FISE En cours d I elaboration AT/FISE En cours d I execution Ordinair e/ En cours FISE d I execution MESA En cours d 1 execution Ordinaire En cours d I elaboration EM/RC12/2 Annexe IT page iv ------------------------------·---- -·- -·--··-----···· -· Pays No ETHIOPIE 23 ( suite) 25 29 IR.AK 11 15 18 23 33 34 35 37 38 Projet Hyg~ene ma t ernolle et irrfan tile1 Erythree Equipe d 1ori entation des centres sani taires Cours de formation profe ssion-- nelle pour techniciens des ap- pareils de r adiolo:~:ie Consultant nutritionniste Eradication du palusinro Lutte contre la bilharziose Lutte contre les ophtalmies transmissible s Services d 1 hygiene scolaire College de med Gcine , Baghdad Sta ti t, tiques d omo graphiques et sanitairec Formation -prof essionnelle d 1un personnel sanit airo College de Soins infirmier3, Ba1:hdad Labora toir e de la sant e publique Origine de s fonds AT/FISE 01·dinaire/ FISE AT Ordinaire/ FISE MESA/Ordi- naire/FISE AT Ordinaire/ 'fi'ISE AT/FISE Ordinaire Ordinair e Ordina ire/ FISE Ordinaire Etat d I avancemer.t En c o1:u·s cl' executfon En cour 1:1 d 1execution En cour s d I e labor 'l ticn En cours d' elabor a tion En cour c d' exeuution En cours d'execution En cours d' exec ution En cour[, d'elaboration Terrnine En cour s d' e l e,boration En cour ~-, d'exocuti0n En cours d ' e l abora.tion En cou:r s d' elaboration Pays IR.AK (suite) IRAN No 40 42 43 1 7 21 25 26 28 30 37 ;e 42 Projet Administration des hopitaux Services consultatifs de sante publique Lutte anticancereuse Eradication du paludisme Institut de nutrologie Enseignement de 1 1 obstetrique Lutto contre les ophtalmies transmissibles Laboratoire de la sante publique Sante mentale Hygiene industriolle et medecine du travail Enseignement infirmier, Ecole de soins infirrnier s des Lion et Soleil Rouges, Rey Lutte contre la bilharziose Ecole de physiotherapie, Chiraz 0rigine des fonds AT AT 0rdinaire MESA/AT/ FISE AT/FISE EM/RC12/2 Annexe IV page v Etat d 1avancement En cours d 1elaboration En cours d'elaboration En cours d 1elaboration En cours d' execution En cours d 1 execution 0rdinaire/ FISE Termine AT/FISE 0rdinaire 0rdinaire AT AT AT Ordinaire En coms d 1elaboration En cours d I execution En cours d 1execution En cours d telaboration En cours d 1execution En cours d I execution En cours d' execution EM/RC12/2 Annexe IV page vi Pays IRAN (suite) ISRAEL No 43 45 47 48 50 52 5 24 25 26 29 32 Projet Assistance aux facultes pro- vinciales de med ocine Lutte contre la pollution de l'air Centre de readaptation, Jamalabad, Teheran Assistance medico- sociale Origine des fonds Ordinaire Ordinaire Ordinaire AT Ecole de formation profession- AT/FISE nelle pour techniciens de 1 1as- sainissement (Ecole Palasht) Enseignement infirmicr Ordi:naire superieur Eradication du paludisme Psychiatrie et sante mentale de 1 1 enf ance MESA. Ordinaire Etat d I avanc ement En cour s d' elaboration En cours d I elabor r.,,, tion En coUTs d I elabora t forc En cour s d 1 f'.5 laboration En cour s d I el abor ~1 tion En cours d 1 elabora.tion En cours d I execution En cours d 1 execution Ecole de medGcine Hadassah, Jerusalem - (A) Ana tomie Ordinaire/ En cour ::: RomboUTsable d I exC::icution Administr ation des hopitaux Ecole de medecine Hadassah, J erusalem - (B) Medecine preventive et sociale AT Ordinaire Evaluation d'u...~e pr ogramme sani- AT taire national En cours d' e l abora t ion En coUT s d I ex0cut ion En cours d' elabor a t i on Pays No JORDANIE 6 11 21 23 24 2.5 27 28 29 30 IDWEIT 1 2 8 EM/RC12/2 Annexe IV page vii Projet Eradication du paludisme Origine des fonds MESA/AT/ PISE Lutte contre les ophtalmies AT/FISE transmissibles Services d 1 hygiene scolaire Ordina:ire Production de vaccins Ordinaire/ FISE Assistance a 1 1H6pital pedia- AT/FISE trique, Amna.n Services consultatifs de sante Ordinaire publiq_ue Ingenieur sanitaire pour l'ap- AT provisionnement des municipali- tes en eau Services de readaptation Lutte antituberculeuse (zone- pilote nationale) Laboratoire de virologie Lutte antituberculeuse Lutte contre les ophtalmies transmissibles Services consult a tifs de sante publique Ordinaire Ordinaire/ FISE Ordinaire Ordina:ire O:rdinaire Ordinaire Etat d 1avancement En cours d 1 execution En cours d I elaboration En cours d I elaboration En cours d'elaboration En cours d I execution En cours d I elaboration En cours d' execution En cours d'elaboration En cours d 1elaboration En cours d 1elaboration En cours d I execution En cours d 1 daboration En cours d 1elaboration Ell1/RC12/2 Annexe IV page viii Pays LIBl.lf LIBYE No 4 7 10 17 24 25 31 34 39 41 42 45 2 Projet Service d 'bygiene ru:rale Er adica tion du paludimne Enseignement infirmier Hygiene du milieu Utilisation des radioisotopes a des fins medicales Origine des fonds AT/FISE K8SA/FISE Ordinaire AT O:rdinaire Hygiene industrielle et medeci- AT ne du travail Readaptation des individus pl:zysiquement diminues Hygiene dentair e Universite americaine d e Bey:routh Banque de sang Service s sanitaires municipaux Lutte contrEJ la bilharzj_ose Ordinaire AT Ordinaire Ordinaire Ordinaire AT Hygiene ~aternelle et infantile? Ordinaire/ T:ri polita ine FISE £ , •. . , _ , ___ • ~ - Etat d' avancerr,ent En cour s d 1 execution En cow :::: d' execution En COUTS d I elabora t:Lon En cou:rs d'elaboration En cou:rs d 1 elaboration En cours d I elaboration En cou:rs d I elaboration En cours d 1elabor3.tion En cours d' execution En cour s d' elabOI' [i -Li.on En corn's d' e l a b ,)ration En cour·t: d I elabore,t j_on En cours d' elabor :i. tion Pays LIBYE (suite) PAICTSTAN No 3 6 7 9 12 22 22 23 25 32 33 :EM/RC12/2 Annexe IV page ix Projet Enseignement infirmier, Tripoli Origine des fonds Ordinaire/ FISE Lutte contre les ophtalmies Ordinaire/ transmissibles FISE Institut sanitaire de formation AT/FISE profes sionnelle, Benghazi Eradication du paludisme MESA Hygiene maternelle et infantile, AT/FISE Cyrenaique Lutte antituberculeuse (zone- pilote nationale) Centre sanitaire, Fezzan Genie sanitaire, Pakistan Occidental AT/FISE Ordinaire AT Etat d 1avancement En cours d I execution En cours d I elaboration En cours d'execution En cours d' execution En cours d 1 execution En cours d 1 execution En cours d'elaboration En cours d'execution H8pi tal pedia tr iq ue, Karachi Ordinair e/ Termine FISE Ecole de physiotherapie, Karachi Ordinair e En c ours Enseignement infirmier, Pakistan Ordinaire/ Orienta l (Chittagong) FISE Lutte antituberculeuse (enque- te sur la fr cquence globale de la maladie) Institut d 1 hygj.0ne publique Pakis tan Oriental ~"'radication du paludisme Ordinaire/ FISE LT MESA d I execution En cours d I execution Termine :Cn cours d 16laboration En cours d' execution El'l1/RC12/2 Annexe IV page X Pays PAKISTAN ( sui te) No 37 38 39 40 41 42 43 44 48 49 51 ,52 ____________ , ____________________ _ Projet ,---·---------- J\ssistance '-1,UX ecoles de medecine Insti tut de nutroloc:, ie Lutte antilepreuse Lutte contre les opht c::;lmies transmissibles Eradication de le. v nriolo (proj et-pilote) Origine des fonds Ordinaire AT/FISE Ordinaire/ FISE AT/FISE OTdinaire/ FISE Conseiller pour les applications AT/FISE/ de la prothese Ul\l])ESI\. Statistiques d6mo .0 raphiques et AT sani t a il· es Bnseicnement infirmier , AT/FISE Pakistan Occidenta l AsBistance aux l abora to ires Ordina ire nationaux de l a sante publique 9 I s l amabad Centres de formation profession- MESA nelle a 1 1eradic a tion du pal udisme Lutte a ntituberculeuse (zone- piloto, Rawalpindi) Hygiene r ur a le Servic es consult ~tifs de sa nte publique (Pakistan Occidental) AT/FISE Ordina ir e/ FISE Ordinaire Etat d I avc.nc ement En cours d I elabora t i on En cours d' elaboration En cours d I execution En cours d'elaboration En cours d 1 elaboration En cours d I execution En cours d I execution En cours d I c~labora tion En couro d I elaborat:i ,m En cours d ' exocuti,m En c ou.rs d I e l ::~bOr ilt i oll En cou:c s d I e l aborat.!J)H En cour c, d I e l abo:r ::ction Pays No REPUBLIQUE 2 ARABE SYRIENNE 4 15 16 20 32 33 34 37 45 REPUBLIQUE 23 ARABE UNIE Projet Eradica tion du pal udisme Lutte contre l a bilharzio s e Statistiques dewographiques et sani t air es Service d'hy ,'i ene ru:r ale Lutte contre les opht al mie s transmi ssibles Origine des fonds MESA/AT/ FISE Ordinaire Ordina:iJ:,e AT/FISE Ordinaire :EM/RC12/2 Annexe IV page xi Etat d' avancement En cours d 1 execution En cou:r s d 1 elaboration Termine En cours d' execution En cour s d I elaboration Laborat oire de l a sant e publi- Ordina ire que et des mal adi es endemique s En cou:r s d I elaboration Banque de sang Lutte anticancer euse As saini s sement rur al Enseignement infirmi er, Damas Formation profess ionnelle de technic i ens de 1 1a s saini ssement Lutte anti tuberculeuse (zone- pilote na tionale ) Eradicat ion du paludi sme Ordinaire Ordinaire Ordinaire Ordinaire/ FISE AT Ordina:iJ:, e/ FISE MESA/FISE En cour s d'elaboration En cou:rs d' elaboration Termine En cours d I execution En cours d'elaboration En cours d' elaboration En cour s d' elaboration EM/ nc12/2 An.YJ.exe IT pafB xii - - - ------ - ·- - - ----- - -- - -- - ---•• . - --•-•-··•--•w• - ·-- _, .., , __ Pay s No Projet 0ri :·-ine de s 1~onds -· - -----------~- --- ------ ---- -.-------- . --~~ RT~PUBLIQ,UE 27 I'.?,ABE UlHE ( suit G) 30 35 38 44 48 49 50 51 52 55 57 Insti tut 2upcriour d I Hy giene publique, }.l exandr i e Service de prematli_:r.es Institut de nutro l ogie Labora toiro de r cchcrche f: virolog i ques Centr e de recherches en genie sanitair e , re leva nt de 1 1 Uni - ver sit e d 1Al exandrie Labora t oire de production de serums concentr e s La borQt oire de contr ol e d es medicaments Centre dP. formati on profession- nelle et 9roj ot- pi l o t e de l utte contre h t bilharzio sc1 EnfJeignement infirmi er R6adffot a ti on de s tu1:ierculeux 0rdi na.ire Ordinaire/ FISE AT/ FISE 0 rdina ir e AT .b.T AT 0rdinaire/ FISE AT/FISE 0rdina ire Production de vs.c c in anti vario - 0rdinn. ir e lique s ec EtudG su:r- 1 ' hygie ne rura l e Centre a udiome trique pour ecol i (,TfJ AT/FISE AT Etat ---- _____ ,, .... ...:.. · En cour s d I e:xecl·;tion En cour s d 1 e l nbor u. tion En cour s d' e l a bor a tion :Cn cour s d ' e l n.boration En cour s d 1 e l abor a tion En cour s d I e l a bor 2 tiori En cour l; d 1 e l aborn.ti.on En c OUT,; d I ex('. cution En cours d I execution En cour s d 1 0 l abora tiun En COUTL'. d I el ,.;,bor e:. tion En cou:rs d 1 e l a bor ation En cour f; d I el2bora.tion Pays No Projet SOMA.LIE 2 Progr amme prealable a 1 1era- dication du paludisme 8 Formation d'un personnel sanitaire 11 Lutte antituberculeuse 13 Services essentiels de sante 14 Services consultatifs de sante publique 15 Formation professionnelle d'un ~ersonnel infirmier 16 Lutte antilepreuse 19 Contr6le et eradication de la var i ole 20 Organi sation de 1 1assistance medicale 21 Gestion des magasins medicaux et des pharmacies 22 Lutte contr e les ophtalmies transmissi bles SOUDAN 6 Programme prealable a l 1 eradi- cation du paludisme 7 Enseignement infirmier, Khartoum EM/RC12/2 Annexe IV page xiii Origi:he Etat des fonds d 1avancement MES.A/AT En cours d 1execution Ordinaire/ En cours FISE d' execution AT/FISE En cours d'execution AT En cours d I execution Ordinaire En coure d'execution AT/FISE En cours d 1 execution AT En cou:r s d I elaboration AT En cours d 1 elaboration AT En cours d 1 execution AT En cours d I elaboration Ordinaire En cours d' elaboration MESA En cours d I execution Ordinaire En cours d I execution H I/ RC12/2 Annoxc IV p~!.ge xiv ----·----·- · - ·- Pay s No Pro.id Orip.ne des .fonds ------·-___ , _, ___ SO®AN ( sui t c) TUNISIE 9 i2 i5 16 17 19 26 32 34 3 6 Centro anti tubercul eux d e demons t r :,1.tion et de f or;;1ation pr ofe ssionnelle, Wad Meciani AT Lutte antilepreuse Ordinaire/ FISE Lutte contre l es opht~.:,l mie s AT/FISE transmissibles Lutte contre le s ooladie s AT/ FISE vener iennes For mation profcssi onr..elle Ordi nair c d' a s s i s. t c1.nts dent a ir o::: Zone de demonstr a t ion d ' hygiene AT/FISE rur ::tl e Lutte contre 1 1 onchocer co se Eradic~tion de l a v ~riole Services des r adi a tions et u. Gs isotopes ( Kh::i.rtoum) Centre de forma tion profesion- n clle a 1 1 ,fr3.dic a tion du palud isme Contr6 l c des medic 2.ment c I.u tt e contre l os ophtalmi er; tr ;:;,n smissibl es Or dine.ire Ordinaire Ordinair0 Ordinaire AT/FISE }zy'gi ene 1?1.a ternd lo et ir..frntil e AT/FISE Eta t d ' !:wanccment Terra ine En cour s d I e l a bora tion En cour s d 1 el abora tion En cour s d I e l abora tion En cour s d 1 execution En com' s d 1 execution En cour s d' e l abor,:,.tion En c ours d ' elabora t ion En cou:r s d I e l abor,!. tion En c ours d I ela.bora t ion l')1 • , ~cr r.nne En cour s d I e l abo r ati on En c our s d 1 execution Pays TUNISIE (suite) YEMEN No 17 18 20 22 24 26 27 29 31 3 4 7 8 EM/RC12/2 Annexe IV page xv ,_ , __ .. ________ ---------------- Projet Eradication du paludisme Hygiene du milieu Labora toire de la sante publique Centre ophtal mologique, Tunis Lutte antituberculeuse Fabric ation de produits pharmaceutiques Enseignement medical Origine des fonds MESA/ A'r AT Ordinaire Ordi:naire Ordinaire/ FISE Ordinaire Ordinaire Centre de readapt ation medicale AT/FISE Lutte contre l es maladies veneriennes Formation professionnelle d 1un personnel sanitaire bdmini stra tion de la sante publique Ordinaire Ordinaire Ordinaire Programme prealable a 1 1 eradi- MESA ca tion du paludisme Hygiene maternclle et infantile Ordinaire Centre sanitaire et ecole de AT/FISE for mati on professionnelle,Sana 1a Etat d 1avancement En cours d I elaboration En cours d' execution En cours d 1elaboration En cours d I execution Termine En cours d I elaboration En cours d'elaboration En cours d 1elaboration Termine En cours d' elaboration En cours d 1execution En cours d'elaboration Termine En cours d'execution EM/RC12/ 2 J:,.rmoxe IV p2gc xvi Pay s No Pro j e t ------- - ··-··--··• - ·- - - -___ ., _____ _ Origi ne de s f oncls Et.·, t d; ;:w2r1c cTt0nt -- --------·----------- --- ---· . . -------- -- --- ·-·----- ·-·- ·· ----- ... ····-··- -- Y1.il\1EN ( sui t e ) PROJETS L-TTERPAYS 13 15 16 5 7 19 22 34 38 Lutt e c ontr e l e e, o:::,ht ul rnie s t r ansrr.i ssi bl e,, Services l ocaux d e scn t e (a ) Centre sanita ir e , Hodeida (b) Centr e s::;,nita i:r e , T::1iz Er c:.di ca tion de l a v ariolo I n stitu t superieur d e Soins inf i r mi er s , Univ er site d I Ll exancl r ie Or di na ire Ordinai:r e/ FISE Ordi n,'1 i:r e AT/FISE Centr e d e For CTa tion profes s ion- AT nell e d I Educ c. t eur s on Dev cl op- pement cor:11!runauta ir e pour l es Et a t s a r abcs Centr e r egi onal de For Y'.1.1. tion MESA pr ofess i onnelle en Eradi cation du Pa l udi :Jme Cons e i l l e r pour 1 1 Aduc a tion Ordinaire so.nit c.ire Ge n i e sanita ire, f or ,:12. t i on Ordinair e pr a. t iqu e Reun i on d I un 7 ou.pe d I exrler t s Ordim.:.ire d Gf: s t [. t i :1t i qucc: d 1.1mo[raphiqucc ot Dnni t c.. i:r o ~:, Col. l oq_ ue sur l 111Ycif:nc e. limen- Ordi:n..:1. i r e t o. i r(, , l a lut t e contr r: le ::; zoono - sos l,t J:, 1:-' T :1.tiquo de l I hy i c ne publ iqu 0 v ,'.i t erin:d r o fu c our s d 1 ,i l 8.bo:cs, t i.on En cour s d I c l abor a tion En C OUT c'l d 1 0l a bor a tion En cour s d 1 (;Xecution En cour s d 1 Gxecution En c oUT s d. 1 ex c cutio:n Er: c our s cl I ox, ;; cut :i.or. Tcr mine En com':, d I f5 1~1Jorr: t ::. ·i :"", En com.' ::J Pays No PROJETS 42 INTER.PAYS 43 44 45 51 53 55 56 58 59 60 Erf/RC12/2 Annexe IV :page xvii - -· ------·--------- Proj et Conference sur l'ensei?,ne- ment medical Services consultatifs Origine des fonds Ordinaire Ordinaire Document ation medicale Ordinaire Partic i pation a des reunions Ordinaire a but educatif Colloque S\ll' la formation du Ordinair e personnel sanitaire auxiliaire Centre epidemiologique et Ordinaire statist ique Formati on professionnelle en Ordinaire virologiG Ji.ssistance aux bibliotheques medical es Approvisionnement public en cau Equipe d 1 evaluation des resul- t a ts de 1 1eradication du paludisme Ordinaire Ordinaire/ CWSSA MESA/ Ordinaire Etude regionale sur les affec- Ordinaire tions diarrheiques Bour ses d 1etucl.es collectives en AT matiere d 1administration de la sante publique (URSS) Etat d 1 avancement En cours d' elaboration En cours d I execution En cours d I execution En cours d'execution Termine En cours d'execution En cours d I elaboration En cours d I elaboration En cours d 1 elaboration En cours d 1 execution En cours d'elaboration En cours d I elaboration El-,i/RC12/2 Annexe IT pace xviii Pay s No P:roj c t Ori t,rinc des .fonds Etc.t d 1 Q.vanc emG:nt ----- ---- - - ----- ------------·-· ----------·---. - -- -- - -- ·-·- ----- FOJ:crs I HTB.-?.PA YS (!,ui t c) 61 62 66 71 72 74 75 77 Cour s de formo.,tion pr of er, sion- noll e pour t cc},_nicion:J d e l ct- bor?. t oirc Co ur :::: d e, forr.i.a t ion prof Gs ;; ion- nol l e pou:r techniGi ens de s a;Jpa r e i l :::, de r ad i ol o ::-ie For m;: tion prof 0ssionnelle an :.:u.nte men t r:.le (a ) Cour s do for mation pour omni pm. ticiens (b ) Cours de for mn. t ion pour infi::crniere s psy chi 2.tr i quo s Habita t rural Conference regionnle sur 1 1 c- r 3dic o,tion du paludi sme Cour ,., do for ;:-c.tion pour in-- g6nieur s hydr cmlici ens - Reunion , sur la r .-.;::td [.i,p t [, tion d u; rrtri l ::l<l.ec mentnux ci1roni quc f3 Centre na tional Qnti t ubercul eux d e pcrf c9ction.'1.eme nt , a v cc pr o- f ;r amme r 0giom.l de f or :it .. t:i. or: ·Jrof e :; := i om1el le Co n cwill or pour l c s m2, ··".":sinu pL(:r 1:1~c cn t iqu os Gt rnidi c ::cu.."\'. l.e ,xni l'l:. :} I 1_1n z:rciupo. QI export ~; d.o 1 1 c.pprovi s i onnement public Ord:i.na ire AT Ordirw.ire Ordina i r e Ord.i n.a.ir e MESA Ordi ~1aire/ C\7S&\ Ord.i hail· e Or dinairc/ 1:rsE Onli:r..a iro Ord.inai rc/ CWSSA En cour r; d' ex e cution En c our s d I elabor a tion En cour s d I e l 2.bor a tion En cou:rs d' e l abor r.1tion En cour s d' e l a bora t ion En c our s d ' e l aborat i orc En cour c; d' cl :.1.bcr , t jJ) Jl En c ot1.:r .·: d I e l n.bor.::i.Li.o;'. En cou:rc; d ' cx ,3c ut L.JP Ln cou1.' c d I eL.bvf' ~ t-i UY'. En col-r r· d 1 .:1 ·.t , i ,•;•_b_ ,.: . Pays No Projet FROJETS 78 Colloque sur l a tuberculose INTERPAYS du ba s ~ge et de l'enfanc e (suite) 79 Formation professionnelle superieure pour t echniciens de 1 1as saini ssement 82: Reunion regionale d 1un groupe d'experts de l a psychia trie de l'enfance 84 Consultants en enseignement medic a l 87 Colloque itiner ant pour admi- nistrateur s de l a sant e publique 88 Eradication de l a var i ol e :EM/RC12/2 Annexe IV page xix Origine des fonds Ordina.ire AT Ordinaire Ordinaire Ordinaire Ordinaire Etat d'avancement En cours d I elaboration En cours d 'elaboration En cours d'elaboration Bh cours d I elaboration En cours d'elaboration En cours d 1el aboration :EM/RC12/2 Annexe V page iii ANNEXE V EM/RC12/2 Annexe V page i ACCORDS CONCLUS ENTRE LE ler JUILLET 19.61 ET LE 30 JUIN 1962 PROTEC'IORAT D1ADEN FISE/3 CHYPRE 1 ETHIOPIE ETHIOPIE 2 ETHIOPIE 16 ETHIOPIE 26 IRAN 1 rnAN 43 Services de Protection maternelle et infan- tile de base Avenant I au plan d 1operations Enseignement infirmier Lettre d 1accord Sur la prestation des services d 1une infirmiere monitri-ce L 1accord de base entre le Gouvernement de 1 1Ethiopie et 1 10MS a ete conolu en janvier 19€2 Lutte antilepreuse Avenant I au plan d'operations Lutte contre les ophtalmies transmissibles Avenant I au plan d 1operations Sante mentale Lettre d 1 accord sur 1 1 engagement d 1un consultant a court terme Eradication du paludisme Lettre d 1 accord sur la prorogation de plan d 1 operations Assistance aux f acul tes provinciales de medecine Lettro d 1accord sur le recrutement d 1un personnel de llOMS IM/RC12/2 Annexe V page ii IRAK IRAK 11 IRAK 18 IRAK 33 IBAK 37 IRAK 41 ISRAEL 5 ISRAEL 26 ISRAEL-FIS E/1 ISRAEL-FI SE/ 6 L1a ccord de base entre le Gouvernement de l''Irak et 1 10MS a e te conclu en octobre 1961 Eradication du paludi3Ile Avenant I au plan d 1opere. tions Lutt e contre les ophtalmies transmissibles Plan d 1operations Assi s t ance au Coll ege de Medecine, Ba ;hdad Lettre d I accord I nstitut superieur de Soins infirm±ers, Baghdad Lett re d I accord ffilI' 1 1 engage1nent d •vn consultant a court t er me Controle des medicaments Lettre d 1accord sur 1 1enga,-r,enent d 1m1 consultant a court t erme Eradication du paludisme Plan d 1oper a tions Administra t ion des hopitaux Lettr e d 1 accord sur 1 1 engage:.1ent d'un consultant a court terme Services de Protection raat ernell e et infantil e Plan d 1operations Nutrition Plan d 1oper a tions .TORDANIE 6 JORDANIE 23 JORDANIE 2'4 RDWEIT 1 LIBAN 7 LIBAN 21 LIBAN 43" LIBYE LIBYE 2 Eradica tion du paludisme EM/RC12/2 Annexe V page iii Avenants I et II au plan d'oper ations Production de vaccins Plan.d 1operations As sistance a 1 1Hopital pedia trique, Amrran Plan d 1oper a tions Lutte antituberculeuse Plan d'opera tions Eradica tion du paludisme Avenant III au plan d 1operations Admini s tration de s hopitaux Lettre d 1 accord sur 1 1 engagement d'un consultant a court terme Sante mentale Lettre d 1a ccord sur 1 1en,sagement d'un consultant a court terme L'accord de base entre l e Gouvernenent lib3ren et 1 10:MS a e t e conclu en j uin 1962 Hygi ene mat er nelle et infantile, Tripolita ine Avenant I au pl an d 1 operntions ----------------------·------------------- LIBYE 3 Enseignement infirni er, Tripoli Avenant I au pl an d 1operations EM/RC12/2 Annexe V page iv LIBYE 7 LIBYE 12 PAKISTAN 13 PAKISTAN 36 (c) PAKISTAN 38 PAKISTAN 39 PAICTSTAN 40 PAKISTAN 41 PAKISTAN 43 PAKISTAN 49 Ins ti tut sani ta ire de formation profess.ion- nelle, Benghazi Avenant I au plan d 1operations Hygiene ma ternelle et infantile, Cyrena'ique Avenant I au plan d 1operations Lutte antituberculeuse (ECG) 9e avenant au plan d 1opera tions Eradication du pal udi sme Plan d'operations Enquete sur la nutrition Plan d 1 operations Lutte antilepreuse Plan d 1operations Lutte contre les ophtalmies transmis sibles Plan d 'operations Eradic ation de la variole Lettre d 1accord sur 1 1engagement d'un consul tant a court tcrrne Stati s tiques demographiques et sanitaires Plan d 'operations Assistance aux centr es de formation profGsion- nelle aux operations antipaludiques Avenant I au plan d 1operations PA ICTSTAN/FISE/ 2 PAICTSTAN/FISE/17 ARABIE SAOUDITE 4 A?J1.BIE SAOUDITE 26 S01'/IALIE EM/RC12/2 Annexe V page v •--<- •-•----------- Centr es de Protection mat ernelle et infantile Avenant V au pl an d 1opor a tions Hygiene rurale Avenant I au plan d 1 oper ations ---------------- Eradica tion du paludisme Lettr e d 1ac cord prorogeant l e plan d'oper ations ·--·- --- ----------- Developpement communautaire (questions sanitaires) Lettre d 1accord su:r l'enga.gement d 1un consultant a court terme 1 1accord de base entr e l e Gouvernement de la Somalie et 1'0Iv1S a ete conclu en janvier 1962 -------~-----------------·- ·---· ------------- SOIY1'l LIE 2 SOUDll.N SOUDAN 15 Zradic a tion du paludisme Plan d ' opera tions L 1a ccord de ba se entre le Gouvernement du Soudan e t l 10MS a ete conclu en mars 1962 Lutte centr e les ophtal mies transmissibles Plan d' oper a tions ----------------·----------- SOUDAN 19 Zones de denonstration d 'hygi ene rurale Plan d 1op8r a tions ----------------------·-----· SOUDAN 34 Contr6lc dee medical!lents Lettre d'accord sm 1 1engagement d'un cor.sultant a court t erme :Ell/I/RC12/2 Annexe V page vi SYRIE 2 SYRIE 3'.9 TUNISIE 3 Eradication du paludisme Avenant I au plan d'operations Formation professionnelle des technici ens de l'assainissement Lettre d'accord sur le r ecrutement d 1un instructeur d 1 a s sainissement Lutte contre les ophtalmies transmissibles Avenant VI au plan d 1operations ---------------------·--------~--- - - -- -- TUNISIE 6 TUNISIE 8 TUNISIE 18 TUNISIE 20 TUNISIE 22 TillUSIE 27 Hygiene matcrnelle et infantile Avenant I au plan d 1operations Nutrition et alimentation scolaire Avenants I et II au plan d 1operations Hygiene du milieu Lettre d 1 accord sur le recrutement d'un ingenieur sanitaire Labora toire de la sante publique Lettre d 1accord SU1' l 1 engagement d 1un consultant a court terme Centr e ophtalmologique, Tunis Lettre d 1accord etendant la validite du plan d 1oper ations Enseignement medic al Lettre d I accord sur les bou:r ses d I etu.de s TUNISIE 28 EM/RC12/2 Annexe V page vii Proj et-pilotc de chimiother apie do la tuberculose Lettr e d'accord SUI' 1 1 engage□ent d'un consultant a court tcrme -------·- - - --------- -----·-·---·---------- ---- RAU-EGYPTE 25 (II) Lutt o contr c l es ophtalmies trcmsmissibl os Avenant s I et II au plan d 1operations ------------------·-- RAU-EGYPrE 44 RAU-EGYPTE 50 RAU-EGYPTE 52 YEMEN 8 YEMEN 16 EMRO 56 Laboratoir e de production de serums concentres Lettre d ' accord sur 1 1 e:ngagement d 1un consultnnt a court terme Ense ignement infirmier Plan d'oper a tions Production de vaccin antivariolique sec Lettr e d'accord sur le materiel et l es f ourni tures Centre sanitaire et ecole de formation profcssionnelle, Sana'a Avenant I au pl an d'operations Contr6le ot er adication de la variol e Plan d' opera t ions Approvi s i onnement public en eau Lettre d' accord avec le Gouv ernement du Pakistan --------------------~-·------------------ flvIRO 61 Cours de f ormation professionnelle pour t echnic i ens de l abora toirc Plan d 1operations avec le Gouvernement du Liban
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Publications
Rapport Annuel du Directeur Regional a la Douzieme Session du Comite Regional, juillet 1961 - 30 juin 1962
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