Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

ACQUIRED IMMUNE DEFICIENCY SYNDROME (AIDS) = SYNDROME DTMM UNODÉFICIT ACQUIS (SIDA)

Всемирная организация здравоохранения
Открыть оригинал документа

Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.

Полный текст

ACQUIRED IM M UNE DEFICIENCY SYNDROME (AIDS) Classification of AIDS patients C a n a d a . - For the most part, patients suffering from acquired immune deficiency syndrome (AIDS) belong to 1 or other o f 4 well-defined groups found to be at highest risk for the disease. O f the 248 patients (231 adults and 17 children) reported to the Laboratory Centre for Disease Control up to 14 J une 1985,78% of the adult patients belong to these major risk groups, as shown in Table 1. The 17 children reported have 1 o f the 2 risk factors usually associated with AIDS in this age group.

SYNDROM E DTM M UNODÉFICIT ACQUIS (SIDA) Classification des malades atteints du SIDA C a n a d a . - La plupart des malades souffrant du syndrome d’immunodéficit acquis (SIDA) appartiennent à l’un des 4 groupes bien définis pour lesquels les risques de contracter la maladie sont les plus élevés. Comme l'indique le Tableau 1, sur les 248 cas (231 adultes et 17 enfants) signalés au Laboratoire de lutte contre la maladie au 14juin 1985,78% des adultes touchés se classent parmi ces principaux groupes à risque. Quant aux 17 enfants en cause, ils présentent 1 des 2 facteurs de risque généralement associés au SIDA chez ce groupe d’âge.

The "Others” category Most of the patients in the “Others” category have 1 or more risk factors usually associated with AIDS. Thirty-five are from endemic areas (Haiti 34, Zaire 1), 4 are heterosexual contacts of persons in high-risk groups, and 3 persons give a history (longer than 5 years priorto (Été o f diagnosis) ofboth (a) blood transfusion and (b) homosexual activity. The natural history o f the disease in these patients follows the course observed in the major risk groups, they experience the same clinical picture and have the same immu­ nological deficits. LAV/HTLV-III serology was carried out for 3 of them and they were positive. The remaining 9 patients in the “Others” category do not appear to have any risk factor which would allow them to be exposed to the AIDS virus. Two patients gave histories o f promiscuous sexual activity over a long period o f time with anonymous heterosexual partners. Any one of these partners may have been the source of the infection. Both these patients were from Quebec where 58% of AIDS patients are heterosexual, compared to 10% of Ontario patients and only 5% of British Colombia patients, so the risk of contracting AIDS through heterosexual activity is proportionately greater in Quebec. Both patients were seropositive for LAV/HTLV-III. Two other patients who deny any risk factor have the typical immunological profile and are LAV/HTLV-III posi­ tive. It is impossible to say how these 2 patients could have been exposed to the virus with the information they have volunteered. These 4 patients have the same clinical pattern as the majority of AIDS patients. One patient whose immune studies are characteristic o f AIDS but who is LAV/HTLV-III negative is also atypical m several other important respects. He does not show the inevitable physical decline, even though he has been seriously ill with opportunistic infections on 3 occasions. He is the longest surviving patient in Canada (diagnosed in January 1980) and in between infections he is generally healthy and fit for work. A cause other than infection with LAV/HTLV-III may eventually be found to explain his immune defect

La catégorie «Autres» La plupart des malades de la catégorie «Autres» présentent au moins 1 des facteurs de risque généralement associés au SIDA Trente-cinq sont originaires d’une zone d’endémie (Haïti 34, Zaïre 1) ; 4 sont des contacts hétérosexuels de sujets appartenant à des groupes à risque élevé et 3 ont des antécédents (remontant à plus de 5 ans avant la date du diagnostic) à la fois a) de transfusion sanguine; b) d’activité homosexuelle. Chez ces sujets, l’histoire naturelle de la maladie est conforme à l’évolution observée dans les principaux groupes à risque ; tous ont présenté le même tableau clinique et les mêmes déficits immunitaires. La sérologie à l’égard du LAV/HTLV-III, pratiquée chez 3 de ces malades, s’est révélée posi­ tive. Les 9 autres sujets de la catégorie «Autres» ne semblent présenter aucun facteur de risque qui expliquerait leur exposition au virus du SIDA Deux d ’entre eux ont reconnu une certaine promiscuité sexuelle, pendant une longue période, avec des partenaires hétérosexuels anonymes. N’importe lequel de ces partenaires peut avoir été la source de l’infection. Ces 2 malades venaient du Québec où 58% des sujets atteints de SIDA sont hétérosexuels contre 10% en Ontario et 5% seulement en Colombie britannique; le risque de contracter le SIDA par contacts hétérosexuels est donc proportionnellement plus élevé au Québec. Les 2 sujets en question se sont révélés LAV/HTLV-III positifs. Deux autres malades, qui nient toute association à l’un des facteurs de risque, présentent le profil immunologique classique et une positivité à l’égard du LAV/HTLV-III. D’après les renseignements qu’ils ont bien voulu donner, il est impossible d’expliquer l’exposition de ces 2 malades au virus du SIDA Ces 4 malades présentent le tableau clinique commun à la majorité des cas de SIDA Un sujet chez qui des études immunologiques ont donné des résultats caractéristiques du SIDA, mais qui est LAV/HTLV-III négatif, est éga­ lement atypique sur plusieurs autres points importants. Il ne manifeste pas l’inévitable affaissement physique, et pourtant il a été gravement malade lors de 3 épisodes d'infection opportuniste. Parmi les cas cana­ diens, il détient le record de survie (le diagnostic date de janvier 1980) et, entre les accès infectieux, il se porte généralement bien et est apte au travail. Il se peut qu’on identifie une cause autre que l’infection à LAV/HTLV-III pour expliquer sa perturbation immunitaire.

Epidemiological noies contained in dus issue

Informations épidémiologiques comenues dans ce numéro'

Acquired immune deficiency syndrome (AIDS), Expanded Programme on Immunization, influenza. List of newly infected areas, p. 320.

Grippe, programme élargi de vaccination, syndrome d’immunodéficit acquis (SIDA). Liste des zones nouvellement infectées, p. 320.

WklyEpidem Ree No 41 - il October 1985

-

314

-

Releve epidem. h M - N° 41 - 11 octobre 1985

Table 1. Classification of Canadian patients with AIDS, as of 14 June 1985 Tableau 1. Classification des malades canadiens atteints de SIDA, au 14 juin 1985 Adults —Adultes Homosexual/bisexual men — Hommes homosexuels/bisexuels . . . . . . Intravenous drug abusera — Toxicomanes qui se piquent Haemophiliacs - H ém ophiles.......................... Recipients of blood transfusions/blood products (excluding haemophiliacs) — Transfusés — sang/produtts sanguins (mis à part les hémophiles) ....................... , . Others — A u tr e s ................................................. Number of cases Nombre de cas 174 1 3 2 SI Children —Entants Children of parents in high-nsk groups - Enfants dont les parents apparuennent aux groupes à risque elevé . . Recipients of blood transfusions/blood products — Trans­ fusés — sang/produtts sanguins , . — , ... ... T Number of oses Nombre de cas 16

1

231

Total . . .

........................................................................

17

The remaining 4 cases are not typical o f AIDS patients in gen­ eral. All had a normal immune status on examination, even though 3 of them died from diseases associated with a cellmediated immune defect — Pneumocystis carinu pneumonia, pri­ mary lymphoma of the brain, and disseminated Kaposi’s sarcoma. The fourth man presented with 1 small Kaposi’s sarcoma lesion which was excised and he has had no recurrences. None of these 4 cases had evidence o f LAV/HTLV-111 infection. In conclusion, only 5 o f the patients in the •‘Others” category are truly “unknown” although they fit the Centers for Disease Control (CDC) surveillance definition o f AIDS. The addition of another high-risk group "heterosexual partners of people at risk of AIDS” would account for most o f the other “unknowns” in this group.

Les 4 autres cas ne sont pas caractéristiques des victimes du SIDA en général. Chez tous, l’examen a révélé un statut immunologique normal, et pourtant 3 sont morts de maladies associées à une perturbation immu­ nitaire à médiation cellulaire, à savoir: pneumonie à Pneumocystis connu, lymphome primitif du cerveau, et sarcome de Kaposi généralisé. Le quatrième homme présentait une petite lésion cancéreuse du sarcome de Kaposi et, depuis l’ablation, n’a connu aucune récurrence. Ces 4 cas ne présentaient aucun signe d’infection à LAV/HTLV-111. En conclusion, seuls 5 des malades de la catégorie «Autres» peuvent réellement être qualifiés d’« Inconnus», même s’ils correspondent à la définition du SIDA formulée par l’organisme de surveillance des Centers for Disease Control (CDC). Quant à la plupart des autres cas « Inconnus» de cette catégorie, ils pourraient se classer dans un groupe supplémentaire à risque élevé, sous l’étiquette «Partenaires hétérosexuels de sujets à risque à l’égard du SIDA».

Features o f a selected group o f Canadian patients with A ID S C a n a d a . - Forty-four cases of AIDS were studied in depth to profile the clinical history o f the typical AIDS patient in Canada. The information was collected by reviewing the patients’ medical chans and by interviewing 15 o f the patients. Their age ranged from 23 to 59 years with an average of 39 years. Thirty-nine (89%) of the patients were homosexual or bisexual men (3 also used intravenous drugs occasionally), 1 (2%), was a haemophiliac, and 4 (9%) did not belong to any recognized high-risk category. AIDS is a fatal condition and there is no evidence to suggest that this is changing. The case-fatality rate is still over 80% 2 years after diagnosis. Patients with Pneumocystis carinu pneumonia may die within a week of diagnosis. There is a general impression that patients with Kaposi’s sarcoma have a better survival rate than patients with P. carinu pneumonia or other opportunistic infec­ tions. It is true that at the time of diagnosis, patients with Kaposi’s sarcoma are generally in better health and the case-fatality rates cited are usually lower for them (Table 1). A glance at Table 2 shows that this is an artifact due only to the earlier diagnosis of Kaposi’s sarcoma in the course o f the disease.

C aractéristiques d’un groupe de m alades canadiens atteints du SID A C a n a d a . - Afin de dresser le profil des antécédents cliniques de b victime type du SIDA au Canada, on a étudié à fond 44 cas du syndrome. Les données ont été recueillies par l’examen des dossiers des malades et par des entretiens avec 15 d’entre eux. L’âge des sujets variait entre 23 et 59 ans, la moyenne étant de 39 ans. Aii total, 39 (89%) des malades étaient des hommes homosexuels ou bisexuels (3 faisaient également usage de drogues intraveineuses à l’occasion), 1 (2%) était hémophile, et 4 (9%) n'appartenaient à aucune catégorie reconnue comme étant à risque élevé. Le SIDA est une maladie mortelle et nen ne laisse présager un chan­ gement. Deux ans après le diagnostic, le taux de létalité reste supérieur à 80%. Les malades atteints de pneumonie à Pneumocystis connu peuvent mourir dans la semaine qui suit le diagnostic. Les taux de survie donnent généralement l’impression d’être meilleurs chez les sujets atteints du sarcome de Kaposi que chez ceux souffrant de pneumonie à P. carinu ou d'autres infections opportunistes. Il est vrai que les malades atteints du sarcome de Kaposi sont, dans l’ensemble, en meilleure santé au moment du diagnostic et que les taux de létalité précisés sont habituellement plus faibles chez eux (Tableau 1 J _ Un coup d ’œil au Tableau 2 révèle toutefois qu’il S ’agit là d’un phénomène trompeur, attribuable uniquement au fait que le sarcome de Kaposi est diagnostiqué plus tôt dans le cours de la maladie.

Table 1 Presenting disease and case-fatality rates of 44 Canadian patients with AIDS, 1985 Tableau 1 Maladie initiale et taux de létalité chez 44 malades canadiens atteints du SID A 1985 Disease —Maladie Kaposi's sarcoma — Sarcoma de K a p o s i................. P connu pneumonia — Pneumonie à P. connu , . . Opportunistic infections — Infections opportunistes Number of cases {%} Nombre de cas (%) 14 (32%) 24 (54%) 6 (14%) Overall ease-fatality — Létalité globale Remarks — Remarques (5 later contracted P. connu pneumonia — (5 ont par la suite contracte une pneumonie P. carinu) (2 later developed Kaposi’s sarcoma — 2 ont par la suite développé un sarcome de Kaposi) Case-iataUiy raie Taux de Icialité 57% 75% 50% 64%

The past medical histones of these AIDS patients were remark­ ably similar. Even before the onset of symptoms associated with AIDS, many had multiple admissions to hospitals for such con­ ditions as irritable bowel syndrome, repair of anal fistula, and haemorrhoidectomy. The majority also showed evidence o f past infection with hepatitis B (Table 3) In the 18 months before the onset of the first symptoms associated with AIDS, 52% of the patients complained o f chronic

Les antécédents médicaux de ces victimes du SIDA étaient remarqua­ blement analogues. Même avant la manifestation de symptômes associés au SIDA nombre d’entre eux avaient été hospitalisés a plusieurs reprises pour des états tels que: colite muco-membraneuse, réfection d’une fistule anale, et hémorroïdectomie. La majorité présentait également des signes d ’une infection antérieure par le virus de l’hépatite B (Tableau 3). Au cours des 18 mois précédant 1'appaniion des premiers symptômes associés au SIDA 52% des malades se sont plaints d’affections cutanées

Wkiy Epidem Rec No 4 1-11 October 1985

315

-

Relevé épidérn hebd N° 41 - 11 octobre 1985

skin conditions. Usually this was described as erythematous, scaly, dry and itchy. Sixteen of the patients sought medical attention for these rashes; diagnoses made were as follows: seborrheic derma­ titis 9, psoriasis 3, severe acne 2, acne rosacea 1, and lichen mtidus 1.

chroniques, généralement décrites comme étant érythémateuses, squa­ meuses, sèches et prurigineuses. Seize des malades -visés ont consulté un médecin pour ces éruptions; les diagnostics posés se répartissaient comme suit; parakératose séborrhéique, 9; psoriasis, 3; acné grave, 2; acné rosacée, 1 ; et lichen mtidus, 1.

Table 2. Survival times for 44 Canadian patients with AIDS, 1985 Tableau 2. Périodes de survie chez 44 malades canadiens atteints du SIDA, 1985 Average urne between onset of symptoms and diagnosis Intervalle moyen entre l'apparition des symptômes et le diagnostic 16 weeks — semâmes 47 weeks — semaines 34 weeks — semaines Average survival after diagnosis Survie moyenne apres le diagnostic 41 weeks — semaines IS weeks — semaines 12 weeks — semaines Avenue survival after onset of symptoms Survie moyenne après 1 ‘appantion des symptômes 56 weeks — semaines 57 weeks — semâmes 65 weeks — semaines

Disease —Maladie

Kaposi’s sarcoma — Sarcome de K a p o s i..................... P carinu pneumonia — Pneumonie à P carinu . . . Opportunistic infections — Infections opportunistes .

Table 3. HB markers present in 42 Canadian patients with AIDS, 1985 Tableau 3 Présence de marqueurs HB chez 42 malades canadiens atteints du SIDA, 1985 Marker — Marqueur H B s A g ................................ HBsAg, Anti-HBc . . . . . . A m i-H B s............................. H B c A g ................................ Number positive (%) Nombre de sujets postué (%) 5 (12%) 4 (10%) 22 (52%) 1 (2%)

S u of these patients had used topical steroids for their skin conditions for varying durations. Three others also used steroids, 2 for Crohn’s disease and 1 for chronic active hepatitis. Later in the course of their disease, 3 of these 9 patients were found to have neoplastic disease : 2 were primary lymphomas of the brain and the third was described as lymphoblastic sarcoma of the brain, pitui­ tary and kidney. No other patients had neoplastic disease. The significance of this finding is not known. Forty-one per cent of these patients developed signs and symp­ toms of neurological disorders during the course of the disease including optic atrophy, blindness, and dementia. Fifty per cent of the patients had anaemia, thrombocytopenia, lymphopenia or pancytopenia. Some had very severe thrombocy­ topenia (often while under treatment for P. carinu pneumonia). Patients with Kaposi’s sarcoma, especially early in the disease, were usually free of these disorders. During the course o f the illness, the patient with AIDS spends an average o f 75 days in hospital.

Parmi ces malades, 6 avaient employé des stéroïdes topiques pendant des périodes plus ou moins longues pour soigner leur état cutané. Trois autres avaient également pris des stéroïdes, 2 parce qu’ils souffraient de la maladie de Crohn et 1, en raison d’une hépatite chronique acuve. A un state ultérieur de la maladie, on a observé une atteinte néoplastique chez 3 de ces 9 sujets, plus précisément lymphome primitif cérébral dans 2 cas, le troisième ayant été décrit comme un lymphoblastosarcome cérébrohypophyso-rénaL II s’agissait des seuls cas d’atteinte néoplasique. On ne peut se prononcer sur la signification de ce constat. A total, 41% de ces malades ont manifesté des signes et symptômes de troubles neurologiques au cours de la maladie, notamment atrophie optique, cécité et démence. Parmi les malades, 50% présentaient une anémie, une thrombopénie, une lymphopénie, ou une pancytopénie. Cèrtains accusaient une throm­ bopénie très prononcée (souvent pendant le traitement d’une pneumonie à P. carinu). Les sujets atteints du sarcome de Kaposi, tout particulière­ ment au stade précoce, étaient généralement épargnés par ces troubles. Pendant l’évolution de sa maladie, le sujet atteint du SIDA accumule en moyenne 75 jours d’hospitalisation.

(Based on/D’après: Canada Diseases Weekly Report/Rappon hebdomadaire des maladies au Canada, 1985, Vol. 11-27; Health and Welfare Canada/Samé et Bien-être social Canada.)

The San Francisco cohort study, 1978-1985 Between 1978 and 1980, acohort of approximately 6 875 homosexual and bisexual men who had sought evaluation for sexually transmuted diseases at the San Francisco (California) City Chnic was enrolled in a series of studies of the prevalence, incidence, and prevention o f hepatitis B virus infections. In 1981, 6 of the first 10 men reported with acquired immune deficiency syndrome (AIDS) in San Francisco were dis­ covered to be members o f the City Clinic cohort. Subsequently, the Department of Public Health and the Centers for Disease Control (CDC) began a study of cohort members for AIDS and for infec­ tions with lymphadenopathy-associated virus/human T-lymphotropic virus type III (LAV/HTLV-III), the cause of AIDS. In a representative sample o f cohort members, prevalence of antibody to LAV/HTLV-III, measured by an enzyme immuno­ sorbent assay (EIA), increased from 4.5% in 1978 to 67.3% in 1984. From January through August 1985, LAV/HTLV-III anubody prevalence further increased to 73.1% (Fig. 1). The number o f AIDS cases reported among cohort members increased from 166 m 1984 to 262 in August 1985 (Fig. 2). Thirty-one members of the sample who consented to have their earliest specimens tested had antibody to LAV/HTLV-III at the time they enrolled in studies between 1978 and 1980. By December 1984, 2 (6.4%) (95% confidence bounds 0.8%-21.4%) had developed AIDS, and 8 (25.8%) had AIDS-related conditions. Symptomatic infections with LAV/HTLV-III thus had occurred in 10 (32 2%) (95% confidence bounds 16.7%-51.4%) of the 31 men after a follow-up penod averaging 61 months. No further cases of AIDS have been reported in the 29 men through the first 8 months of 1985, U n it e d S t a t e s o f A m e r ic a . -

Etude de cohorte à San Francisco, 1978-1985 E tats -U n is D’A m ér iq u e . — Entre 1978 et 1980, une cohorte d’environ

6 875 hommes homosexuels et bisexuels ayant demandé un contrôle des maladies à transmission sexuelle à la Policlinique de San Francisco (Californie) ont été engagés dans une séné d’études sur la prévalence, l’incidence et la prévention des infections à virus de l’hépatite B. En 1981, 6 des 10 premiers hommes chez lesquels on a notifié un syndrome d’immunodéficit acquis (SIDA) à San Francisco se sont révélés faire pante de la cohorte de la Policlinique. Par la suite, le Dépanement de la Santé publique et les Centersfo r Disease Control (CDC) ont entrepris sur les membres de cette cohorte une étude ponant sur le SIDA et les infec­ tions par le virus associé aux lymphadénopathies/virus T-lymphotrope humain type 111 (LAV/HTLV-III), agent du SIDA. Dans un échantillon représentatif des membres de la cohone, la pré­ valence des anticorps anti-LAV/HTLV-III, mesurée par titrage immu­ noenzymatique (IE) est passée de 4,5% en 1978 à 67,3% en 1984. De janvierà août 1985, elle a encore augmenté, passant à 73,1% (Fig. 1). Le nombre de cas de SIDA notifiés chez les membres de la cohone est passé de 166 en 1984 à 262 en août 1985 (Fig. 2). Trente et un membres de l’échantillon de sujets ayant accepté que leurs premiers prélèvements soient examinés avaient déjà des anticorps antiLAV/HTLV-IJI au moment où ils ont été engagés dans l’étude, c’està-dire entre 1978 et 1980. En décembre 1984,2 d ’entre eux (6,4%) (inter­ valle de confiance à 95%: Û,8%-21,4%) avaient développé un SIDA et 8 (25,8%) un para-SIDA. Une infection symptomatique par le LAV/HTLV-III s'est donc déclarée chez 10 sujets (32,3%) (intervalle de confiance à 95%: 16,7%-51,4%) sur les 31 qui ont été suivis pendant en moyenne 61 mois. Pendant les 8 premiers mois de 1985, aucun autre cas de SIDA déclaré n'a été nonfié chez les autres hommes de ce groupe (soit 29 sujets).

Wfdy Epidenu Rec N a 41-11 October 1985

-

316

-

Relevé epidèm hebd NM1 - 11 octobre 1985

Fig. 1 L A V /H T L V -III infections in City Clink cohort, by year specimen collected, San Francisco, California, 1978-1985 Infections à LA V /H T L V -III dans une cohorte de la Policlinique, par année de collecte des prélèvements, San Francisco, Californie, 1978-1985

Sixty members o f the cohort who were seronegative in 1984 were tested again in 1985, an average o f 14 months (range 9-18) after their last specimens were collected; 9 (15.0%) were found to have developed antibodies to LAV/HTLV-III. Five o f the 9 had reducedthenum berof their sexual partners since their last visit ; 2 had not changed; and 2 had increased the number slightly. Each man who seroconverted had engaged m sexual activities that resulted in the exchange o f semen and other body fluids. Two seroconveners who reported sexual exposures with only 1 steady partner since their last negative test had engaged in receptive anal intercourse with ejaculation by their respective partners.

Men who remained seronegative were not shown to differ significantly m sexual practices from those who seroconverted, but the number of seroconveners available for comparison is small.

Soixante membres de la cohorte qui étaient séronégatifs en 1984, ont été de nouveau testés en 1985, en moyenne 14 mois (intervalle 9-18 mois) après la collecte des derniers prélèvements; chez 9 d’antre eux (15,0%) on a trouvé des anticorps anti-LAV/HTLV-IIL Sur ces 9, 5 sujets avaient limité le nombre de leurs partenaires sexuels depuis leur dernière visite, 2 n'avaient pas changé leurs habitudes et 2 avaient augmenté légèrement le nombre de leurs partenaires. Tous les hommes chez lesquels on a observé une séroconversion avaient eu des activités sexuelles ayant impliqué l’échange de sperme et d’autres liquides corporels. Deux de ces sujets, qui avaient déclaré n’avoir eu de rapports sexuels qu’avec un seul partenaire régulier depuis leur dernier dépistage négatif, avaient eu des rapports anaux en tant que partenaire passif avec éjaculation du partenaire actif. Chez les hommes restés séronégatifs, on n’a pas observé de différence notable en ce qui concerne les pratiques sexuelles par rapport aux sujets ayant présenté une séroconversion; toutefois, la comparaison ne portait que sur un petit nombre de ces derniers.

Fig 2 AIDS among members of City Clink cohort, by 6-month period of report, San Francisco, California, 1981-1985* SIDA parmi les membres d’une cohorte de la Policlinique, par semestre de notification, San Francisco, Californie, 1981-1985* lOO-i

MMWR E d it or ia l N o te : The cumulative incidence of AIDS in City Clinic cohort members is now 3825 per 100 000, the

N o t e d e la R é d a c t io n d u MM WR ; L’incidence cumulative du SIDA chez les membres de la cohorte de la Policlinique est actuellement de

Wkly Eputem Rec No. 41 -11 October 1983

-

317

-

Relevé éputém. hebd N“41 - 11 octobre 1985

highest of any reported population. Almost three-quarters of cohort members now have serological evidence ofLAV/HTLV-III infections. The long-term prognosis for these men is unknown. The fact that two-thirds of men infected for over 5 years have not developed AIDS or AIDS-related illness is an encouraging indi­ cation that infection with this virus is not necessarily followed by rapid development of symptoms and death. Studies from New York City, San Francisco, and elsewhere suggest that many gay men have changed their sexual lifestyles. Between 1980 and 1983, rates o f rectal and pharyngeal gonorrhoea in men in Manhattan decreased by 59%. Surveys o f self-reported behaviour of gay men in San Francisco have shown decreases in both the average number o f sexual partners and sexual practices known to transmit LAV/HTLV-III infection. However, as the prevalence o f LAV/HTLV-III infection in a population increases, substantial changes in both the numbers o f sexual partners and types of sexual practices will be necessary to reduce the risk that susceptible gay men may become infected

3 825 cas pour 100 000; c’est la plus forte qui ait jamais été observée dans une population. Chez près des trots quarts des membres de la cohorte, l’examen sérologique a montré une infection par le LAV/HTLV-III. Le pronostic à long terme de ces infections est inconnu. Toutefois, le fait que les deux tiers des hommes infectés depuis plus de 5 ans'n’aient pas développé de SIDA ni de para-SIDA est un indice encourageant, qui tend à montrer que l’infection par ce virus n’est pas nécessairement suivie par l’apparition rapide des symptômes et par la mort. D’après des études faites notamment à New York et San Francisco il semblerait que de nombreux homosexuels aient modifié leur comporte­ ment. Entre 1980et 1983, les taux de gonococcie rectale et pharyngée chez les hommes ont baissé de 59% à Manhattan, Des enquêtes sur le com­ portement déclaré des homosexuels à San Francisco ont montré une baisse du nombre moyen de partenaires sexuels et de la fiéquençe'des pratiques sexuelles dont on sait qu’elles transmettent l’infection par le LAV/HTLV-III. Toutefois, comme la prevalence de l’infection' par le LAV/HTLV-III dans une population'donnée augmente* il faudra une’ modification importante du nombre de partenaires sexuels et des types de pratiques sexuelles pour pouvoir réduire le risque d’infection chez les homosexuels masculins sensibles.

(Based on/D’après: Morbidity and Mortality Weekly Report, 1985,34, No. 38; US Centers'for Disease Control.)

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения