ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE (APOC) 1. Dr Ilunga Kebela Benoît, (Chef d’Equipe) 2. Dr Godin Christine, 3. Dr Mebenga Tamba Luc, 4. Mr Gonda Jean Benoît 5. Mr Kwelle Patrice, 6. Mme Akame Julie. EVALUATION A MI - PARCOURS DU SECRETARIAT GENERAL (GTNO) CAMEROUN, Juin 2003 TABLE DES MATIERES I - Introduction………............................................................................ 1 II - Contexte de l’évaluation…………………………………………… 1 Organisation du système sanitaire du Cameroun…………………… 1 III - But et objectifs de l’Evaluation ……………………………………. 1 IV- Méthodologie………………………………………………………. 2 IV.1 Collecte des données……………………………………………….. 2 IV.2 Analyse des données et notation des indicateurs……………….…... 2 IV.3 Chronogramme de l’évaluation…………………………………….. 3 V - Résultats de l’Evaluation et Analyse des Données………………… 3 V.1. Planification………………………………………………………… 3 V.2. Supervision et Monitorage…………………………………………. 3 V.3. Commande de Mectizan …………………………………………… 4 V.4. Formation et IEC …………………………………………………… 4 V.5. V.6. V.7. V.8 V.9 V.10 Intégration………………………………………………………..…. Ressources Financières ………………………………………….…. Transport et Matériels………………………………………………. Personnel………………………………………………………….… Couverture…………………………………………………………… Durabilité Globale du GTNO………………..………………………. 4 4 5 5 6 7 VI. Commentaires………………………………………………………… 8 VII - Conclusion……….………………………………………………….. 9 VIII Recommandations…………………………………………………… 9 IX. Leçon à tirer………………………………………………………….. 9 REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier d’abord Dr SEKETELI, Directeur d’ APOC pour son apport dans la mobilisation des ressources qui ont permis d’évaluer la durabilité des projets TIDC des pays de la région africaine de l’OMS. Nous remercions toutes les personnalités et individualités dont l’apport a été déterminant pour la réussite de cet exercice. Nous pensons particulièrement : - A Dr Marcelline NTEP, Coordinatrice de Programme National de lutte contre l’onchocercose et à toute son équipe de niveau Central, pour leur accueil et leur disponibilité. - A toute l’Equipe de GTNO Cameroun, pour sa franche collaboration. - à Dr Albert Eyamba, Représentant National de Carter Center et tous ses collaborateurs pour la qualité de l’accueil et la franche collaboration qu’ils ont manifestés à l’endroit de l’Equipe. - Enfin, il convient de remercier les chauffeurs et les secrétaires de Carter Center, les accompagnateurs de l’équipe d’évaluateur pour leur dynamisme, leur disponibilité et leur contribution à la réalisation de ce travail. 11 RESUME L’évaluation du GTNO est la suite des évaluations de durabilité des projets provinciaux de lutte contre l’onchocercose. Cette évaluation au niveau central est une application de la solution de rendre durable le programme national de lutte contre l’onchocercose. L’évaluation à ce niveau central a porté sur la capacité de GTNO de mobiliser les ressources auprès du gouvernement, d’appuyer techniquement les programmes provinciaux de lutte contre l’onchocercose et de coordonner les projets provinciaux pour atteindre des objectifs durables. But : Déterminer le niveau de durabilité du Secrétariat Général par rapport à la disponibilité des ressources, aux activités réalisées et aux résultats atteints sur l’ensemble du territoire National Objectifs : L’évaluation du GTNO va aider à : déterminer la durabilité du Programme National à travers ses activités, apprécier les ressources disponibles pour la coordination des projets de province mesurer les atteintes des objectifs nationaux en terme des couvertures thérapeutiques. Fournir des bases pour l’élaboration de la politique nationale d’un programme durable de la lutte contre l’onchocercose. Méthodologie : L’évaluation a ciblé les entités du niveau central qui mènent ou appuient des activités de lutte contre l’onchocercose. Il s’agit de : Programme National de lutte contre l’onchocercose Coalition des ONGD OMS Collecte des données : La collecte des données était basée sur : la revue documentaire l’interview .Analyse des données et notation des indicateurs : Les cotations portées sur les indicateurs et les groupes d’indicateurs ont été faites selon le mode du consensus après de longues discussions entre les membres de l’équipe des évaluateurs. Résultats : Planification : Un plan annuel global sanitaire écrit intégrant la lutte contre l’onchocercose et un plan détaillé annuel des activités de lutte contre l’onchocercose sont disponibles. absence d’un plan écrit de durabilité, toutefois une réflexion est à ce sujet Supervision et Monitorage : Les supervisions sont planifiées et effectuées L’instrument de monitorage n’est pas disponible à ce niveau, l’exercice de monitorage est moins développé. L’insuffisance des ressources affectées aux supervisions et au monitorage. Commande des Mectizan L’approvisionnement en Mectizan est inclus au sein de système de gestion des médicaments essentiels Formation/IEC Les formations planifiées et non intégrées, sont assurées par l’équipe de GTNO . Les modules de formation sont disponibles Les matériels de formation sont insuffisants et inadaptés. Les ressources financières sont insuffisantes pour assurer toutes les formations prévues Les formateurs du niveau central sont insuffisamment utilisés. 22 Intégration Les activités d’appui au Programme National sont planifiées, mais sont menées de manière non intégrées. Ressources Financières La part du gouvernement du gouvernement augmente d’une année à l’autre. Le Gouvernement apporte un appui matériel encore (logement des bureaux, équipement) et les salaires. Les déficits dans les montants fournis par les partenaires sont comblés par les lignes du gouvernement. Le décaissement des fonds du Gouvernement est difficile et tardif. Transports et Matériels Le matériel de bureau est suffisant Le moyen de transport est insuffisant. Absence de plan de remplacement. Absence des documents de gestion du véhicule (carnet de bord etc) et du calendrier d’entretien. Personnel Le personnel est en nombre suffisant, qualifié, engagé et stable. Absence de mécanisme défini de motivation du personnel. Couverture Faible couverture thérapeutique 5 projets sur 9, soit 55% des projets, ont atteint des taux de couverture thérapeutique supérieur ou égal à 65%. Durabilité globale du GTNO Le taux de couverture thérapeutique global de TIDC obtenus au Cameroun en 2002 n’est pas proportionnels aux ressources disponibles et aux activités menées Commentaires : En dehors des faiblesses de couverture, quelques éléments essentiels en faveur de durabilité sont observés : l’engagement politique du Gouvernement, l’appropriation du programme de TIDC, l’implication des partenaires. Conclusion Le programme National de lutte contre l’onchocercose au Cameroun présente des éléments essentiels de durabilité. Cependant le Programme National de lutte contre l’onchocercose devra s’assurer des meilleures couvertures thérapeutiques dans tous les projets. Recommandations GTNO: 1. Élaborer un plan de renforcement de la capacité de coordination de Secrétariat Général 2. Organiser des ateliers de monitorage pour l’évaluation périodique des projets 3. Assister les projets à faible couverture à l’élaboration de plan de renforcement pour l’amélioration de leur couverture thérapeutique 4. Superviser régulièrement les projets à faible couverture 5. Élaborer le plan de remplacement des moyens de transport et des matériels vétustes 6. Mettre sur place la gestion des matériels roulants 7. Développer la capacité de mobiliser des ressources auprès de gouvernement et des partenaires Ministère de la Santé : 8. Assouplir le mécanisme de décaissement des fonds (Ministère de la Santé) 33 Leçon à tirer : La disponibilité des ressources et la qualité des activités au niveau de GTNO, n’assurent pas seules l’efficacité du Programme National de lutte contre l’onchocercose en terme de l’amélioration des couvertures thérapeutiques. 44 ACRONYMES APOC : Programme Africain de lutte contre l’onchocercose TIDC : Traitement à l’Ivermectine sous directive communautaire COSA : Comité de santé COGE : Comité de gestion CAPP : Centre d’approvisionnement en produits pharmaceutiques FSPS : Fond spécial pour la santé COGEPRO : Comité de gestion provincial CENAME : Centre National d’Approvisionnement en Médicaments Essentiels ONGD : Organisation non gouvernementale pour le développement DC : Distributeur communautaire DS : District de Santé AS : Aire de Santé GRBP : Global 2000/River Bliden Program (Cater center) 11 I. INTRODUCTION L’onchocercose constitue un problème majeur dans la plupart des pays Africains, en particulier au Cameroun, dont 9 provinces sur 10 sont endémiques. Le contrôle de cette maladie nécessite une prise en charge de longue durée, et son efficacité dépend de la mise en place des mécanismes de durabilité par les structures du niveau central chargées de la lutte contre cette endémie. Le Secrétariat général (GTNO) mobilise des ressources, coordonne les projets provinciaux de lutte contre l‘onchocercose pour l’atteindre de l’objectif qui est le contrôle de l’onchocercose au Cameroun. L’évaluation de GTNO est la suite des évaluations de durabilité des projets provinciaux de lutte contre l’onchocercose. Cette évaluation au niveau central est une application de la solution de rendre durable le programme national de lutte contre l’onchocercose. L’évaluation à ce niveau central a porté sur la capacité de GTNO de mobiliser les ressources auprès du gouvernement, d’appuyer techniquement les programmes provinciaux de lutte contre l’onchocercose et de coordonner des projets provinciaux en vue de l’atteinte des objectifs durables. II. CONTEXTE DE L’EVALUATION Organisation du système sanitaire du Cameroun La République du Cameroun est divisée en 10 provinces administratives qui se confondent aux délégations provinciales de Santé Publiques. Le système de santé est de type pyramidal à trois niveaux : central, intermédiaire et périphérique. Le niveau périphérique de la pyramide qui est le niveau opérationnel est constitué des Districts Sanitaires subdivisés en Aires de Santé. L’aire de Santé est le lieu privilégié de la mise en œuvre du partenariat entre l’Etat d’une part représenté par le personnel de santé et la communauté d’autre part représentée par les Comités de Santé (COSA) et de Gestion (COGE). Le niveau Intermédiaire qui correspond au niveau provincial joue le rôle d’appui technique et de coordination des Districts de Santé et des différents programmes de santé. Ce niveau comprend les structures administratives : le Délégué Provincial et ses collaborateurs, et les structures techniques : le CAPP (Centre d’Approvisionnement Pharmaceutique Provincial), les Hôpitaux Provinciaux, les Ecoles de formation des personnels, le FSPS provincial et son organe financier le COGEPRO qui est l’organe de représentation communautaire au niveau de la province. Le niveau Central a la mission d’élaboration des normes et la Politique de santé. Il comprend le Ministre et son cabinet, le Secrétariat Général, les Inspections Générales (au nombre de 3), les Directions Centrales et les Structures techniques notamment les hôpitaux généraux et centraux, les laboratoires centraux, la CENAME ( la structure d’approvisionnement en médicaments) et le FSPS national. III. LE BUT ET LES OBJECTIFS DE L’EVALUATION But : Déterminer le niveau de durabilité du Secrétariat Général par rapport à la disponibilité des ressources, aux activités réalisées et aux résultats atteints sur l’ensemble du territoire National 22 Objectifs : L’évaluation du GTNO va aider à : déterminer la durabilité du Programme National à travers ses activités, apprécier les ressources disponibles pour la coordination des projets de province mesurer les atteintes des objectifs nationaux en terme des couvertures thérapeutiques. Fournir des bases pour l’élaboration de la politique nationale d’un programme durable de la lutte contre l’onchocercose. IV. METHODOLOGIE L’évaluation a ciblé les entités du niveau central qui mènent ou appuient des activités de lutte contre l’onchocercose. Il s’agit de : Programme National de lutte contre l’onchocercose Coalition des ONGD OMS IV.1.Collecte des données La collecte des données tout au long de l’évaluation était basée sur la revue documentaire (Rapports annuels, le plan Directeur du Ministère de la Santé, le plan stratégique de lutte contre l’onchocercose, les documents financiers) et l’interview des responsables du Ministère de la Santé et des différentes structures qui appuient les activités de lutte contre l’onchocercose à travers le pays. Les personnes interviewées sont : Le Secrétaire Général du Ministère de la santé .L’Inspecteur Général Le Coordonnateur de PNLO et ses collaborateurs Le D.P.C. de l’OMS La vice présidente de la coalition des ONGD La représentante des programmes santé de LIONS Club INTERNATIONAL Conseiller technique Loase. IV.2.Analyse des données et notation des indicateurs L’analyse des données a été faite à la fin de la collecte des données par l’équipe des évaluateurs. Les cotations portées sur les indicateurs et les groupes d’indicateurs ont été faites selon le mode du consensus après de longues discussions. Les appréciations portées sont consensuelles et partagées par les 6 évaluateurs du groupe. Le tableau ci dessous montre les valeurs qualitatives et quantitatives des appréciations des groupes des indicateurs. Tableau 1 : Cotation des indicateurs des activités et des ressources Notation Indicateur Signification de la notation en faveur de la durabilité Valeur Complètement Situation complètement en faveur de la durabilité 4 Hautement Situation largement en faveur de la durabilité 3 Moyennement Situation la moitié 2 Légèrement Situation légèrement 1 Pas du tout Situation pas du tout 0 Non applicable Absence de pertinence Les cotations de L’indicateur « couverture » sont fonction du taux de couverture thérapeutique atteint. Les cotations vont de 1 à 5. Le tableau ci après résume les appréciations de cet indicateur. 33 Tableau 2 : Cotation des indicateurs des couvertures Notation Indicateur Signification de la notation Valeur Totalement 100 % des projets ont un taux de couverture thérapeutique => 65 % stable ou en augmentation 5 Considérablement 90 – 99% des projets ont une couverture thérapeutique => 65 % 4 Moyennement 80 – 89 % des projets ont une couverture thérapeutique => 65 % 3 Légèrement 70% - 79 % des projets ont une couverture thérapeutique => 65 % 2 Faiblement < 70 % des projets ont une couverture thérapeutique => 65 % 1 IV. 3.Chronogramme de l’évaluation L’ensemble de l’évaluation a duré une semaine (du 23 mai au 29 mai). Trois jours pour la récolte des données (23-24 et 26 mai). L’analyse des données le 27 mai, la préparation de la restitution des résultats le 28 mai. La journée du 29 mai était consacrée à la restitution des résultats de l’évaluation aux autorités du Ministère de la Santé et aux partenaires qui appuient les activités de lutte contre l’onchocercose au Cameroun. V. RESULTATS 3,5 2,7 3 3 3 3 1,8 3 1 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 Cotes P la ni fic at io n M on ito ra ge O bt en tio n M ec tiz an Fo rm , E S P M In té gr at io n R es so ur ce s Fi na nc ié re s Tr an sp or t R es so ur ce s H um ai ne s C ou ve rtu re Groupes d'indicateurs Fig 1.:Durabilité GTNO, Cameroun, mai 2003 Série1 V.1. Planification Il existe au niveau de la Direction de la Santé Communautaire, qui a en charge la coordination des programmes de lutte contre les maladies, un plan annuel global sanitaire écrit intégrant la lutte contre l’onchocercose. Le plan détaillé annuel des activités de lutte contre la cécité, intégrant les activités de programme de lutte contre l’onchocercose, est disponible au Programme National de lutte contre l’onchocercose. Ce plan élaboré avec la participation de tous les partenaires contient les objectifs annuels et les indicateurs pour le suivi des activités (monitorage). Il faut noter cependant l’absence d’un plan écrit de durabilité ; toutefois une réflexion à ce sujet est en cours. V.2. Supervision et Monitorage Les supervisions sont planifiées et effectuées par les membres du secrétariat en compagnie des membres du GTNO. L’instrument de monitorage n’est pas disponible à ce niveau. 44 L’exercice de monitorage est moins développé, il se limite souvent à des réunions de revue où les indicateurs de processus, des ressources et des résultats ne sont pas utilisés. Les ressources affectées aux supervisions et au monitorage sont insuffisantes. Les rapports de supervision sont disponibles. V.3. Commande des Mectizan Le Mectizan est commandé à partir du dénombrement des provinces en commençant par la synthèse des médecins de districts, inspirés par les chiffres envoyés par les CCS. Le dénombrement est calculé sur la base d’indice 2,2 La commande est finalisée au niveau des provinces puis renvoyer au GTNO pour préparer une commande accompagnée de la lettre d’exonération des droits de douane du gouvernement. L’approvisionnement en Mectizan est inclu au sein de système de gestion des médicaments essentiels V.4.Formation/IEC Les formations sont planifiées et assurées par l’équipe et les membres de GTNO. Il y a une équipe spécial de formation pour les effets secondaires. Cette équipe est formée des médecins de la santé publique et des médecins ophtalmologues responsables de projets ou membres de GTNO. Le personnel du ministère de Santé est formé par le Secrétariat Général sur la philosophie d’APOC. L’équipe du niveau Central appuie les provinces pour la formation des équipes cadres des districts de santé pour palier au problème de déformation dans la transmission des connaissances d’un niveau à un autre. Un cadre chargé de l’IEC a été nommé au niveau central. Les modules de formation sont disponibles. Cependant, les matériels de formation sont insuffisants et inadaptés, les ressources financières sont insuffisantes pour assurer toutes les formations prévues. En plus, ces formations ne sont pas intégrées. Les formateurs du niveau central du programme national de lutte contre l’onchocercose sont insuffisamment utilisés. V.5.Intégration Les activités d’appui au Programme National sont planifiées, mais sont menées de manière non intégrées. V.6.Ressources Financières Les coûts de chaque activité sont clairement inscrits dans le budget annuel. Les budgets sont clairement définis. La part du gouvernement du gouvernement augmente d’une année à l’autre (Fig. 2). En plus du soutien financier, le Gouvernement apporte un appui matériel (logement des bureaux, équipement). Les déficits dans les montants fournis par les partenaires sont comblés par les lignes budgétaires du gouvernement. 55 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% % Montant An2 (2000) AN3 (2001) AN4 (2002) AN5 (2003) Année Fig 2: Budget annuel GTNO, 2000 - 2003, Cameroun, Mai 2003 Minisanté APOC La procédure de décaissement des fonds du Gouvernement est longue et difficile. Pour l’année 2003, les fonds ne sont pas encore décaissés (Fig. 3). Les fonds sont gérés de façon informatisée basée sur les documents comptables permettant le contrôle 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% % Montants An2 (2000) AN3 (2001) AN4 (2002) AN5 (2003) Année Fig 3: Décaissement annuel GTNO, 2000-2003,Cameroun, Mai 2003 Minisanté APOC V.7.Transports et Matériels Le matériel de bureau est suffisant. Les moyens de transport sont insuffisants. Il n’y a qu ‘un seul véhicule mais il n’y a pas de plan de remplacement. Néanmoins, une demande de dotation d’un nouveau véhicule est adressée au Ministère de la Santé, il y a 2 semaines. Concernant la gestion du véhicule, il faut déplorer l’absence des documents de gestion du véhicule (carnet de bord etc) et du calendrier d’entretien. V.8.Personnel Le personnel en nombre suffisant est qualifié, engagé et stable. Cependant, ce personnel est démotivé car il n’existe pas un mécanisme défini de motivation du personnel. 66 V.9.Couverture D’une façon générale, la couverture thérapeutique de TIDC en 2002 est faible. Seulement 5 projets sur 9 soit 55% des projets ont atteint un taux de couverture thérapeutique supérieur ou égal à 65%. Les projets avec des taux de couverture thérapeutique les plus élevés sont les projets Ouest avec 82% et Nord avec 75%. Ensuite viennent les projets de Littoral, Centre 1, Adamaoua et Centre 2 avec respectivement des taux de couverture thérapeutique de 66,68%, 65,54%, 65,2%, 64,21%. Enfin des projets ayant affiché des taux de couverture thérapeutique inférieurs à 50%, le projet Adamaoua 1 avec 48%, le projet Sud Ouest 1 avec 31,1% et le projet Sud Ouest 2 avec 31,4%. (Fig. 4) Fig 4.: Taux de couverture thérapeutique par projet TIDC, Cameroun, 2002 48,06 65,2 65,54 64,21 66,68 75,86 82,11 31,7 31,43 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Ad am ao ua 1 Ad am ao ua 2 C en tre 1 C en tre 3 C en tre 2 Li tto ra l 2 N or d O ue st Su d O ue st 1 Su d O ue st 2 Projet Tx de couverture thérapeutique (%) Entre 1999 et 2001, le taux de couverture thérapeutique global de TIDC au Cameroun est resté stationnaire autour de 50%. En 2002, il a augmenté d’environ 20% par rapport à l’année 2001 pour atteindre le taux de couverture thérapeutique global de 64,18% .(Fig. 5) Fig 5.: Taux de couverture thérapeutique (%) en TIDC, Cameroun, 2002 52,76 48,05 52,88 64,18 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 AN 1999 AN 2000 AN 2001 AN 2002 Année Taux (%) Tx Couverture 77 L’évolution des couvertures thérapeutiques des projets entre 1999 et 2002 (Fig. 6), révèle ce qui suit : Augmentation progressive des couvertures thérapeutiques annuelles des projets Nord et Ouest. Augmentation en 2002, après stagnation, des couvertures thérapeutiques des projets Adamaoua 2, Centre 1, Centre 3 et Littoral. Baisse progressive annuelle des couvertures thérapeutiques des projets Centre 2, Sud Ouest 1 et Sud Ouest 2. A da m ao ua 1 A da m ao ua 2 C en tre 1 C en tre 3 C en tre 2 Li tto ra l 2 N or d O ue st S ud O ue st 1 S ud O ue st 2 An 1999 An 20020 10 20 30 40 50 60 70 80 90 Taux de couverture (%) Projet Année Fig 6.: Taux de couverture thérapeutique TIDC, Projets, 1999-2002, Cameroun An 1999 An 2000 An 2001 An 2002 V.10.Durabilité globale du GTNO En général, le taux de couverture thérapeutique global de TIDC obtenus au Cameroun en 2002 ne sont pas proportionnels aux ressources disponibles et aux activités menées. Il existe un grand écart dans les cotations entre les activités et les ressources d’une part et les 3 2,6 1 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 Cote Activitivités Ressources Couverture Groupes d'indicateurs Fig 7: Durabilité par groupes d'indicateurs,GTNO, Cameroun, mai 2003 Série1 88 couvertures thérapeutiques réalisées d’autre part.(Fig. 7). En bref, le Programme National de lutte contre l’onchocercose a obtenu en 2002 peu des résultats pour des activités bien planifiées et suffisamment menées, et avec des moyens suffisamment disponibles. VI. COMMENTAIRES La coordination d’un programme de lutte contre la maladie a une triple mission importante pour le contrôle de la maladie : 1. Rôle Normatif : élaborer les normes, les stratégies et s’assurer de leur diffusion au niveau stratégique pour les structures opérationnelles 2. Rôle stratégique : s’assurer de l’appui technique et logistique aux structures pour la mise en œuvre des stratégies définies. 3. Rôle de suivi et de contrôle : s’assurer de la mise en œuvre efficace des stratégies pour l’atteinte des objectifs assignés. 1.Ressources : Les ressources financières sont suffisantes pour le rôle normatif et le fonctionnement du Secrétariat. On note une insuffisance des ressources affectées aux supervisions et au monitorage L’intervention du gouvernement augmente d’une année à l’autre, mais il est difficile de décaisser les fonds ainsi alloués. Les ressources matérielles pour le transport et la formation sont insuffisantes. 2.Activités: La durabilité d’une coordination se traduit par la mise en œuvre des stratégiques efficaces, le transfert des connaissances et la disponibilité des ressources nécessaires aux structures et à travers les résultats obtenus grâce au suivi et au contrôle régulier des activités (supervision et monitorage). L’évaluation de la durabilité de GTNO a permis de se rendre compte que malgré la planification des activités et leur exécution d’une façon suffisante, les résultas obtenus sur l’ensemble du pays laissent à désirer. L’exercice de monitorage est peu développé. Les ressources affectées aux supervisions et au monitorage sont insuffisantes. Le décaissement des fonds du Gouvernement est tardif. Tous ces facteurs peuvent expliquer à leur juste valeur l’insuffisance des activités du suivi et du contrôle ainsi que l’insuffisance globale des couvertures thérapeutiques. 3.Couvertures : Des projets de TIDC au Cameroun sont à des différentes vitesses. Il y’a des projets qui affichent des très bons résultats, à l’instar des projets de l’Ouest et du Nord, et des projets de mauvais résultats tels que les projets de Sud Ouest 1 et 2. Ceci renforce notre point de vue exprimé dans le rapport de l’Ouest que les couvertures thérapeutiques des projets TIDC dépendent plus de la gestion des activités entre le Ministère de la Santé local et l’ONG d’appui, car le profil épidémiologique et le cadre de mise en œuvre sont presque homogènes à travers le pays. 4.Efficience : Comme nous pouvons le constater, le GTNO Cameroun a un problème d’efficience : le rapport dans les cotations, entre la couverture thérapeutique globale d’une part et les activités menées ainsi que les ressources disponibles d’autre part, n’est pas efficient (Fig7). Les résultats obtenus ne sont pas proportionnels aux activités et aux ressources disponibles. En dehors des faiblesses ci-dessus, l’étude a relevé des éléments essentiels en faveur de la durabilité qui sont, l’engagement politique, l’appropriation du programme de TIDC et l’implication des partenaires L’engagement politique est effectif à cause de : Augmentation progressive des ressources financières de la part du Gouvernement d’une année à l’autre 99 Perception d’onchocercose comme problème majeur de santé publique traduite par le paiement des distributeurs communautaires et l’intégration du plan de contrôle de l’onchocercose comme une composante importante du plan global du Ministère de la Santé L’appropriation du programme de TIDC : Le système d’approvisionnement en Mectizan est inclus au sein du système de gestion des médicaments essentiels. VII. CONCLUSION Malgré la faible couverture nationale, Le programme de lutte contre l’onchocercose au Cameroun présente des éléments essentiels de durabilité : La capacité de mobiliser les ressources qui est un des éléments essentiels de la durabilité ; L’engagement politique du gouvernement qui s’est traduit par l’augmentation progressive des ressources financières de la part du Gouvernement d’une année à l’autre ; La Perception d’onchocercose comme problème majeur de santé publique par le Ministère de la Santé L’Implication des partenaires Cependant, le Programme National de lutte contre l’onchocercose devra renforcer le suivi et le contrôle des activités des projets des faibles couvertures thérapeutiques pour améliorer la couverture nationale. VIII. RECOMMANDATIONS Les recommandations au GTNO se résument à ce qui suit : Élaborer un plan de renforcement de la capacité de coordination du Secrétariat Général Organiser des ateliers de monitorage pour l’évaluation périodique des projets Assister les projets à faible couverture pour l’élaboration du plan de renforcement pour améliorer leur couverture thérapeutique Superviser régulièrement les projets à faible couverture Élaborer le plan de remplacement des moyens de transport et des matériels vétustes Mettre en œuvre la gestion des matériels roulants Développer la capacité de mobiliser des ressources auprès du gouvernement et des partenaires La recommandation à l’intention de Ministère de la Santé : Assouplir le mécanisme de décaissement des fonds (Ministère de la Santé) IX. LECON A TIRER La disponibilité des ressources et la qualité des activités au niveau de GTNO, n’assurent pas seules l’efficacité de Programme National de lutte contre l’onchocercose en terme de l’amélioration des couvertures thérapeutiques. Le GTNO, doit aussi s’assurer des stratégies efficaces de suivi et de contrôle aux niveaux intermédiaire et opérationnel en rapport avec l’efficacité des projets 11 ANNEXES 22 RAPPORT DE REUION DE RESTITUTION DES RESULTATS D EVALUATION DU GTNO La réunion s’est tenue le 28- 05- 2003 dans la salle de conférence de la Direction de la Santé communautaire, sous la présidence du Dr. NSOM MBA ; Chef de Service de l’épidémiologie, représentant du Directeur de la maladie empêché. Elle regroupait : l’équipe des évaluateurs, les autorités sanitaires du niveau central et les partenaires (cf. liste des participants en annexe). Le programme de la journée qui a débuté à 10h30 a été présenté par Mr. NGONDA (membre de l’équipe des évaluateurs) qui s’articulait en 4 points essentiels : la cérémonie d’ouverture par coordinatrice National du PNLO et Dr. NSOM MBA Président de séance, la présentation des résultats par Dr. KEBELA ILUNGA; chef d’équipe des évaluateurs, la discussion et la cérémonie de clôture de réunion. Dans son mot de bienvenue, la coordinatrice Nationale, Dr. NTEP Marcelline, a rappelé l’existence de la structure du GTNO du Cameroun depuis 1996 et qui a pour fonction : la coordination du Programme National de Lutte contre l’Onchocercose (PNLO) dans l’ensemble du pays. Pour elle, le résultat de cette évaluation permettra à la structure de se situer et de réajuster ses stratégies, si nécessaire. Dr. NSOM MBA dans son mot d’ouverture, a remercié au nom du Ministère de la Santé Publique du Cameroun, tous les évaluateurs pour avoir accepté de faire ce travail malgré les difficultés de terrain. Il s’est engagé au nom du MSP à prendre en compte les résultats de l’évaluation et les recommandations qui seront faites afin de préserver les acquis du PNLO au Cameroun. Les résultats ont été présentés par Dr. KEBELA ILUNGA qui dans son introduction, a tenu à mettre d’abord un accent sur les raisons de cette évaluation, lesquelles traduisent de manière général , le soucis de l’APOC de voir les pays africains engagés dans la lutte contre l’onchocercose bénéficiaires de son soutien financier, capables de maintenir de façon durable, les acquis des projets de lutte contre l’onchocercose. Ensuite, le présentateur a défini le concept de durabilité comme étant la capacité d’un projet de continuer à fonctionner efficacement en utilisant aussi bien ses propres ressources que celles fournies de l’extérieur pour atteindre les résultats à condition que celles-ci soient fiables. Contrairement à l’autonomie qui est la capacité à fonctionner en utilisant ses propres ressources. La durabilité est basée sur certains aspects qui sont : l’efficacité, l’efficience, la simplicité, l’intégration, l’attitude du personnel, les ressources suffisantes et l’appropriation par les communautés. Il a précisé que pour évaluer les aspects du programme, certains indicateurs liés aux activités, aux ressources et aux résultats sont utilisés. Ainsi, l’évaluation a concerné : - les activités : planification, leadership, monitorage/supervision, obtention du Mectizan, les activités de formation et d’ESPM ; - les ressources : financières, humaine, de transport, de matériel de formation et d’ESPM ; - la couverture thérapeutique. Après une brève explication de la méthodologie utilisée, Dr. KEBELA a présenté les résultats comme suit : 33 - il existe un plan stratégique globale intégrant la lutte contre l’onchocercose et un plan détaillé des activités du PNLO. - S’agissant de la supervision/monitorage, les supervisions sont faites et de façon ciblée, mais le monitorage connaît des problèmes : pas de plan de monitorage, pas d’indicateurs de suivi. - Les formations sont ciblées mais le matériel utilisé devra être révisé - S’agissant de l’intégration, il existe un plan de lutte contre la cécité qui intègre la lutte contre l’onchocercose. - S’agissant des ressources financières,il existe des fonds qui sont mobilisés par les bailleurs, l’Etat depuis 2001 mobilise considérablement à la hausse les fonds, mais le mécanisme de décaissement reste très lourd, ne permettant pas la réalisation à temps des activités ou la dotation en matériel de fonctionnement. - Concernant le transport, il existe un seul véhicule de transport et pas de plan de remplacement. Pour la gestion de ce véhicule, il n’existe pas de fiche de circulation ni d’entretien - En ce qui concerne les ressources humaines, il existe un personnel compétent et engagé mais on note des problèmes tels que : la non obtention des congés annuels pour certains, la non existence de mécanisme de sanction positive et la non utilisation adéquate de ce personnel ,exemple existence d’un chargé d’IEC mais qui effectue très peu de descente sur le terrain pour l’exécution de cette activité. - S’agissant de la couverture thérapeutique, elle reste très basse dans l’ensemble. En 2002, seuls 55% des projets ont dépassé 65%. Les projets identifiés à problème sont : • Sud-Ouest1 • Sud-Ouest2 • Adamaoua2 Le présentateur a conclu que malgré la faible couverture thérapeutique Nationale, le PNLO du Cameroun présente des capacités à mobiliser les ressources, éléments essentiel de la durabilité, mais le système de décaissement des fonds reste absolument à améliorer. A titre de recommandations, l’orateur a relevé qu’il conviendrait de : - faire un plan de monitorage avec des indicateurs de suivi - réviser le matériel de formation - continuer la mobilisation des fonds mais en améliorant considérablement le mécanisme de décaissement - faire un plan de remplacement de matériel de transport - utiliser de façon adéquate le personnel en place et qui doit être stable pour au moins 5 ans - chercher de solution en vue d’améliore le taux de couverture. La direction du débat a été confié à Dr . NTEP par le président de séance . Elle a remercié l’équipe pour le travail fourni mais a tenu à préciser quelques unes des raisons de la mauvaise prestation des projets Sud-Ouest 1 , Sud-Ouest 2 et Adamaoua 2. - Pour Sud-Ouest 1 et 2, pour l’année 2002, ces projets avaient appliqué le recouvrement des coût alors que le MSP avait ordonné la gratuité du traitement par le Mectizan. - Pour Adamaoua 2, ce projet fonctionnait sous la stratégie TIBC et n’est passé sous TIDC qu’en 2002, tous les principes de cette stratégie n’étant pas encore bien assimilée. La première intervention, celle Mr. HENDJI Michel ; administrateur du GTNO a consisté à faire la lumière sur le mécanisme de décaissement des fonds qui n’est pas spécifique au Programme Onchocercose, la procédure actuelle est celle de déblocage des fonds qui a 44 remplacé celle de caisse d’avance plus lourde. Mais la recommandation y relative est retenue en vue d’une amélioration . Les deux autres interventions concernaient l’indulgence de l’équipe constatée sur les notes attribuées au taux de couverture (1) au lieu de (0) suivant le guide et aux ressources financières(3) alors qu’il se pose un crucial problèmes de décaissement des fonds. Des explications sur la procédure de cotation des notes ont été données à tous les participants, justifiant l’attribution de ces notes. La réunion s’est achevée à 12h30 par le mot de remerciement à l’équipe d’évaluateurs par le président de séance. Il a réitéré l’engagement du Ministère de la Santé Publique du Cameroun à prendre en compte toutes les recommandations faites afin d’améliorer et de rendre durables les acquis du PNLO . Les rapporteurs : Mme Julie AKAME Dr Luc MEBENGA TAMBA
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Evaluation à mi-parcours du secrétariat général (GTNO) Cameroun : juin 2003
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