Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1989, vol. 64, 11 [full issue]

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Wkly Epidem Rec - Relevé éptdém. hebd . 1989, 64, 77-84

No. 11

W orld Health O rganization . Geneva

O rganisation m ondiale de la Santé Genève

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Telegraphic Address : EPIDNATIONS GENEVA Telex 27821 Adresse télégraphique : EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27821 Automatic Telex Reply Service Telex 28150 Geneva with ZCZC and ENGL for a reply in English Service automatique de réponse par télex Télex 28150 Genève suivi de ZCZC et FRAN pour une réponse en français

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64th year - 64® année

17 mars 1989

ACQUIRED IMMUNODEFICIENCY SYNDROME (AIDS) Consensus statement from Consultation on partner notification for preventing HIV transmission A Consultation on partner notification for preventing HIV infection was convened by the World Health Organization’s Glo­ bal Programme on AIDS (GPA) and Sexually Transmitted Dis­ ease Programme (VDT) from 11 to 13 January 1989 in Geneva. A total of 27 participants from 20 countries attended the Consulta­ tion, including experts in public health, law, epidemiology and the biomedical and social science aspects of AIDS and sexually transmitted diseases (STD).

SYNDROME D'IMMUNODÉFICIENCE ACQUISE (SIDA) Déclaration par consensus à l’issue de la Consultation sur la notification aux partenaires aux fins de prévention de la transmission du VIH Une Consultation sur la notification aux fins de prévention de l'in­ fection à VIH a été organisée par le programme mondial de lutte contre le SIDA (GPA) et le programme des maladies sexuellement transmis­ sibles (VDT) de TOMS, du 11 au 13 janvier 1989, à Genève. La Consul­ tation a réuni au total 27 participants venus de 20 pays et comprenant des experts dans les domaines de la santé publique, du droit, de l’épidémio­ logie ainsi que des aspects biomédicaux et sociaux du SIDA et des maladies sexuellement transmissibles (MST).

I. Introduction The global strategy for the prevention and control of AIDS has 3 objectives: (1) to prevent transmission of the human immuno­ deficiency virus (HTV); (2) to reduce the morbidity and mortality associated with HTV infection; and (3) to unify national and international efforts against AIDS. T he World Health Assembly and the United Nations General Assembly have called upon all countries to establish national AIDS prevention and control pro­ grammes in conformity with the Global AIDS Strategy. According to the Global AIDS Strategy, the key to preventing HTV infection is information and education, when linked with relevant health and social services and carried out in a supportive and non-discriminatory social environment. T he Global AIDS Strategy calls for information and education programmes to be directed to the general population as well as to target audiences which include persons whose behaviour places them at increased risk of infection with HIV. In addition, the Global AIDS Strategy emphasizes the need to protect the rights and dignity of HIVinfected persons.1 During the past year, increasing interest has been expressed by many countries in partner notification as a method for targeting informauon and education to those at highest risk of HIV infec­ tion—the sexual and injection equipment-sharing partners of persons with HIV infection. Partner notification is similar to “contact tracing”, the practice of identifying, counselling and treating sexual partners of persons with STD as a component of STD control programmes. However, HIV infection differs in important ways from many other STD.

I. Introduction La stratégie mondiale de lutte contre le SIDA a u n triple objectif: 1) prévenir la transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH); 2) réduire la morbidité et la mortalité liées à l’infection à VIH; et 3) unifier les efforts nationaux et internationaux de lutte contre le SIDA. L’Assemblée mondiale de la Santé et l’Assemblée générale des Nations Unies ont lancé un appel à tous les pays-afm qu’ils créent des programmes nationaux de prévention et de lutte contre le SIDA confor­ mément à la stratégie mondiale. ~ ■ Selon cette stratégie, la clef de la prévention de l’infection à VIH est l’information et l’éducation, qui doivent être complétées par l’action de services de santé et d’action sociale compétents et déployer leurs effets dans un milieu social favorable et non discriminatoire. La stratégie préconise l’établissement de programmes d'information et d’éducation visant la population en général et des groupes cibles particuliers, notam­ ment les personnes que leur comportement expose à un risque accru d’infection à VIH. En outre, la stratégie souligne la nécessité de protéger les droits et la dignité des personnes infectées par le VIH.1 Durant Tannée écoulée, de nombreux pays ont exprimé un intérêt croissant pour la notification aux partenaires en tant que méthode per­ mettant de cibler l’information et l’éducation sur les personnes les plus exposées à l’infection à VIH, à savoir les partenaires sexuels des per­ sonnes infectées par le VIH et ceux qui partagent l’utilisation de leur matériel d’injection. La notification aux partenaires s’apparente à la «recherche des contacts», pratique permettant, dans le cadre des pro­ grammes de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, d’identifier les partenaires sexuels de personnes atteintes de MST, de les orienter par des conseils et de les traiter. Cependant, l’infection à VIH se distingue par d’importants aspects de nombreuses autres MST. 1 R ésolution W HA 41.24 (N o n -d iscn m in an ao à l’égard des personnes infectées p a r le V IH et des sidéens).

1 Resolution W HA 41.24 (A voidance o f discrim in atio n in relatio n to H IV -infectcd people a nd people w ith AID S).

Epidemiological n otas contained in d u s issu e .

Inform ations épidém iologiques c o n te n u e s d a n s e s n u m éro :

.

Acquired immunodeficiency syndrome (AIDS), Autom atic Telex Reply Service, dengue, interna­ tional travel and health, yellow -fever vaccinating centres. List of new ly infected areas, p. 8 4 .

Centres de vaccination contre la fièvre jaune, dengue, ser­ vice autom atique de réponse par télex, syndrome d'imm unodéficience acquise (SIDA), voyages interna­ tionaux e t santé. Liste des zones nouvellem ent infectées, p. 84 .

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Le programme mondial de lune contre le SIDA a également défini Additional issues which should be addressed before con­ d’autres questions qu’il conviendrait d’aborder avant d’envisager un sidering any HIV testing or screening programme have also been programme de dépistage individuel ou d e masse du VIH.1 defined by the Global Programme on AIDS.1 • C’est dire toute l’importance qui s’attache à l’élaboration fondée sur Therefore, it is considered important to develop consensus, Une analyse critique des données d’expérience d’un consensus au sujet based on critical analysis of available experience, regarding the du rôle que pourrait jouer la notification aux partenaires dans le cadre de potential role of partner notification activities as part of compre­ programmes globaux de prévention et dp lutte contre le SIDA. hensive AIDS prevention and control programmes. ; Les objectifs de.la Consultation étaient les suivants:„ The Consultation.had the following objectives:, 1. Passer en revue les données d’expérience relatives à la notification 1, To review experience with partner notification in HIV pre­ aux partenaires dans le cadre dés programmes de prévention" du vention programmes with emphasis on the different objec­ VIH, en accordant une attention particulière aux différents objec­ tives, methods and measures of efficacy employed. tifs poursuivis, aux méthodes utilisées et aux moyens d’en mesurer l’efficacité. 2. Passer en revue et évaluer les données disponibles sur les coûts et 2. To review and assess available data on the costs and benefits les avantages des programmes de notification aux partenaires ainsi of partner notification programmes, including social,legal, que sur les aspects sociaux, juridiques, politiques et éthiques de ces political and ethical issues. programmes. ___ 3. Parvenir à un consensus pour définir le rôle éventuel de la noti­ 3. To reach consensus on the potential role and approaches for fication aux partenaires et des approches possibles de cette mé­ partner notification as part of a comprehensive AIDS pre­ thode dans le cadre de programmes globaux de^-prévention et de vention and control programme and to develop a list of lutte contre léSIDA . “points to consider” prior'to establishing an HIV partner notification programme. . IL Definitions For purposes of the Consultation, the following working definitions were used: f < r, 1. Parmer notification; The spectrum of public health activ­ ities in which sexual and injection equipment-sharing partners of individuals with HIV. infection are .notified, counselled about their exposure and offered services. Parmer notification consists of 2 general approaches, pa­ tient referral and provider referral. , 2. Patient (index person} referral; The. approach by which HIV-infected persons are encouraged to notify partners of their possible, exposure K>...iHIV» witliput tjbe direct involve­ ment of health pare providers. In Üais approach, ihqhealth, care provider counsels thé HIV-infected person with regard to the information to be passed oh to his/her partners and the techniques for providing it. 3. Provider referred: T he approach by which health care pro­ viders or other health workers notify an HIV-infected per­ son’s partners. In this approach, HTV-infected persons give their partners’ names to health care providers or. other health workers, who then confidentially notify the. partners directly. This notification can.be undertaken in the context of primary health care and can involve the index person as well as the health care provider or other health worker.

O. Définitions Pour les besoins de la Consultation, on a utilisé les définitions sui­ vantes: 1. Notification aux partenaires: Gamme des actions de santé publique qui visent à informer lex partenaires sexuels des personnes infec­ tées par le VIH et les co-utilisateurs de leur matériel d’injection, à conseiller ces partenaires et co-uulisateurs au sujet des risques qu’ils encourent et à leur offrir des services. La notification aux partenaires peut sç faire selon 2 méthodes principales: la notifica­ tion par le patient et la notification par le dispensateur de soins. 2. Notification par le patient (cas initial): Méthode selon laquelle les personnes infectées par le VIH sont encouragées à faire connaître à leurs partenaires leur éventuelle exposition au VIH, sans interven­ tion directe des dispensateurs de soins. Selon cette approche, le dispensateur de soins donne des conseils à la personne infectée par le VIH sur l’information à transmettre à ses partenaires et sur les procédés à utiliser à cet effet. 3. Notification par le dispensateur de seins: Méthode selon laquelle les dispensateurs de soins ou les agents de santé avertissent lies parte­ naires d’une personne infectée par le VIH. Selon cette méthode, les personnes infectées par le VIH communiquent les noms de leurs partenaires aux dispensateurs de soins ou autres agents de santé, qui se chargent ensuite d’aviser directement les partenaires de façon confidentielle. Cette notification peut s’effectuer dans le contexte des soins de santé primaires et se faire avec ia participation du patient aussi bien que du dispensateur de soins ou d’uh autre agent de santé. 4. Cas initial: Individu chez qui on a constaté uneinfectionà VIH ou le SIDA. Les partenaires sexuels et les co-utilisateurs des matériels d’injection de l’informateur primaire sont les personnes à qui la notification doit être adressée. 5. Période d'infectiosité; Période pendant laquelle il y a risque de transmission, c’est-à-dire à partir du moment où le sujet est infecté par le VIH. 6. Partenaire: Tout individu qui, pendant la période d’infectiosité, a eu des rapports sexuels avec un cas initial ou partagé l’utilisation de son matériel d’injection:

4. Index person : The index person is an individual to be recog­ nized with HIV infection or AIDS. The index person’s sexual and injection equipment-sharing partners are the ones considered for partner notification. , 5. Period o f infectiousness: The period of infectiousness is the period of risk of ppssibfejyansmission, that is, the time singe HIV infection. 6. Parmer: A partner , is an individual who has had sex or shared in jection equipment with an index person during the period of infectiousness. / : . HI, Consensus statement

HL Déclaration par consensus

T he Consultation developed-the following consensus state­ Les participants à la Consultauon ont élaboré la déclaration par ment: consensus suivante: 1. Partner notification programmes should be considered, but 1. Des programmes de notification aux partenaires devraient être within the context of a comprehensive AIDS prevention and envisagés, mais dans le contexte d’un programme global de lune contre control programme. .Howeyer, partner notification raises serious le SIDA. Cependant, la notification aux partenaires soulève des problè­ medical, logistical, social, legal and ethical issues. Partner noti­ mes médicaux, logistiques, sociaux, juridiques et éthiques graves. Elle fication has potential benefits and risks, including the potential comporte des avantages et des risques potentiels, notamment la possi­ to help prevent HIV transmission and reduce the morbidity and bilité de contribuer à la prévention de la transmission du VIH et à une mortality of HIV infection but also the potential to produce réduction de la morbidité et de la mortalité dues à l’infection à VIH, mais 1 Screening and testing in A ID S prevention and control program m es

iWH0/spA/iNF/?8,u

...............................

1 L e dépistage d e masse et le dépistage individuel d an s les program m é* d e lu tte c o n tre le . S ID A [W H O /S P A iIN F /8 8 .1 |. .. ......................................

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individual and social harm and detract from other AIDS pre­ vention and control activities. In addition, the costs and contri­ bution of partner notification programmes to AIDS prevention and control objectives in a given population and area may vary considerably and are difficult to document. Therefore, in the context of a comprehensive AIDS prevention and control pro­ gramme, the objectives and underlying principles of partner noti­ fication, as well as a series of key variables and critical method­ ological issues must be carefully and explicitly considered before deciding whether or not to implement partner notification. Partner notification programmes which fail to take these issues into consideration may be individually harmful and counter­ productive to AIDS prevention and control. The following description of objectives, principles, variables and methodologi­ cal issues is intended as a guide to these critical issues for those considering the development of partner notification activities within a comprehensive AIDS prevention and control pro­ gramme. 2. Objectives: Partner notification can contribute to 2 objec­ tives of the Global AIDS Strategy (prevention of HIV transmis­ sion and reduction of morbidity and mortality associated with HIV infection) by: identifying individuals who have been exposed to HIV infec­ tion sexually or by sharing injection equipment, and informing them of the risks to which they have been exposed, so that they can be offered counselling and other services. 3. Principles: Partner notification as part of a comprehensive AIDS prevention and control programme is acceptable only if the following principles are adhered to. Partner notification should: (a) be in accordance with the Global AIDS Strategy and national AIDS programme goals ; (b) respect the human rights and dignity of the partners and the index person; (c) be a balanced part of a comprehensive AIDS prevention and control programme and be coordinated in the context of primary health care with other public health activities such as programmes on STD, maternal and child health, family planning and substance abuse prevention; (d) be voluntary‘and not coercive, and index persons and their partners should have full access to available services inde­ pendent of their willingness to cooperate with partner noti­ fication activities; (e) be confidential, including written records, locating infor­ mation for partners, and, in provider referral, the identity of the index person. Nevertheless, in an occasional provider referral situation such as where an index person has had only a single partner, the identity of the index persons may be able to be inferred; (f) be undertaken only when appropriate support services are available to index persons and partners; the minimum requirements are counselling on the implications of haring been exposed to infection, the availability of voluntary, confidential HIV testing with pre- and post-test counselling and appropriate health and social services; the quality of these services should be assured and regularly moni­ tored. 4. Key variables: In considering the decision to undertake partner notification as pan of a comprehensive AIDS prevention and control programme, the following key local and national variables must be taken into account : (a) Epidemiology — HIV seroprevalence, seroincidence and patterns of transmission and disease, demographic factors and knowledge, attitudes, beliefs and practices in the rel­ evant population groups. (b) Resources — financial, personnel, facilities for diagnosis and management, including scientific and technical devel­ opments in diagnosis, treatment and prevention, and or­ ganization of health and social services. 1 I n c ertain situations, w hen a n in d ex p e rso n refuses to notify o r p erm it n otifica­ tion o f a p a rtn e r know n to th e h e a lth c a re provider, th e p rovider will be req u ired to m ake a decision consistent w ith m ed ical e th ic s a n d relevant law.

aussi celle de porter préjudice à l’individu et à la société et de faire négliger les autres activités de prévention et de lutte Oontrele SIDA: En outre, le coût des programmes de notification aux partenaires et leur contribution à la réalisation des objectifs de prévention et de lutte contre le SIDA dans une population et une zone données peuvent être très variables et sont difficiles à établir. Ainsi convient-il) dans le contexte d’un programme global de prévention et de lutte contre le SIDA, d’exa­ miner attentivement et explicitement les objectifs et les principes fon­ damentaux de la notification aux partenaires en même temps qu’un certain nombre de variables clefs et d’aspects méthodologiques d’une importance cruciale avant de décider d’instituer ôü non une procédure de notification aux partenaires. Les programmes de notification aux partenaires qui n e tiennent pas compte de ces éléments peuvent porter préjudice à l’individu et aller à l’encontre des efforts de prévention et de lutte contre le SIDA. La description ci-après de ces objectifs, principes, variables et aspects méthodologiques est‘destinée à o rien ta su rces questions cruciales tous ceux qui envisageraient d’introduire la méthode de la notification aux partenaires dans le cadre d’un programme global de prévention et de lutte contre le SIDA. ' ■ 2. Objectifs : La notification aux partenaires peut contribuer à la réa­ lisation de 2 objectifs de la stratégie mondiale de lutté contre le SIDA (prévention de la transmission du VIH et réduction de la morbidité et de la mortalité liées à l’infection à VIH) en permettant: d’identifier les individus exposés à cette infection — en raison soit de leurs rapports sexuels soit de l’utilisation partagée d e matériels d’in­ jection — et de les informer des risques auxquels ils ont été exposés afin qu’ils puissent recourir aux services d e conseils et autres. 3. Principes: La notification aux partenaires comme élément d’un programme global de prévention et de lutte contre le SIDA n ’est accep­ table que si les principes suivants sont observés. La notification aux partenaires devrait: a) répondre aux objectifs de la stratégie mondiale de lune contre le SIDA et des programmes nationaux de lutte contre le SIDA; b) être pratiquée dans le respect des droits et de la dignité des partenaires et du patient; c) s’insérer de façon équilibrée dans un programme global de pré­ vention et de lune conue le SIDA et être coordonnée dans le contexte des soins de santé primaires avec d’autres actions de santé publique telles que des programmes sur les MST, la santé mater­ nelle et infantile, la planification familiale et la prévention de la toxicomanie; d) êue volontaire1 e t non coercitive, les patients et leurs partenaires devant avoir la possibilité de bénéficier de tous les services offerts, qu’ils aient ou n o n la volonté de coopérer à l’application d’une méthode de notification aux partenaires; e) êue confidentielle, y compris pour ce qui concerne les dossiers écrits, les renseignements permettant de localiser les partenaires et, dans le cas de la notification par le dispensateur de soins, l’identité du patient. Cependant, il peut arriver, lorsque le patient n’a eu qu’un seul partenaire, que ce dentier puisse e n déduire l’identité du premier; " f ) êue pratiquée seulement lorsque les patients et leurs partenaires peuvent bénéficier de services de soutien appropriés comprenant au minimum la prestation de conseils sur les conséquences de l’exposition à l’infection, la possibilité de subir un test volontaire et confidentiel de dépistage du VIH, avec prestation de conseils avant et après l’examen sérologique, et des services de santé e t d’action sociale appropriés; la qualité de ces services devra êue assurée et faire l’objet d’un conuôle périodique. 4. Variables defs: S’agissant de décider s’il faut intégrer la notification aux partenaires à un programme global de prévention et de lutte conue le SIDA, il convient de tenir compte des variables clefs — locales et nationales — ci-après: a) L ‘épidémiologie — la séroprévalence du VIH, la séro-incidence, les modes de transmission et les tableaux cliniques de la maladie, les facteurs démographiques ainsi que les connaissances, attitudes, croyances et pratiques des groupes de population concernés. b) Les ressources — moyens de financement, personnel, équipement de diagnostic, gestion, y compris les progrès scientifiques et tech­ niques en matière de diagnostic, de uaitem ent et de prévention, et l’organisation des services de santé et d’action sociale. 1 D an s l e s t a s particuliers o ù le p aticn i refuse d 'in fo rm e r o u d e laisser in fo rm e r u n parrenaire co n n u d u d ispensateur d e soins, ccUu -q sera te n u d e p ren d re u n e décision qui sou conform e à Péih iq u e m édicale e t à la législation p ertinente.

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(c) Local environment — relevant legislation, cultural con­ siderations, political realities, social climate, and perceived and actual threats to human rights. (d) Existing A ID S prevention and control activities also includ­ ing activities in STD control, maternal and child health, family planning and substance abuse.

c) Le milieu local— la législation pertinente, les considérations cultu­ relles, les réalités politiques, le climat social, les craintes pour les droits de l’homme et les menaces qui pèsent réellement sur eux. d) Les activités existantes de prévention et de lutte contre le SID A y compris les activités déployées dans le cadre de la lutte contre les MST et dans le domaine de la santé maternelle ei infantile, de la planification familiale et de la toxicomanie. 5. Méthodes: Compte tenu des objectifs du programme, des principes fondamentaux et des variables clefs, i] convient de se préoccuper expli­ citement des aspects méthodologiques suivants avant de mettre en œuvre un programme de notification aux partenaires: a) Questions relatives au programme: Optera-t-on pour la notification p a rle patient, pour la notification p a r le dispensateur de soins ou pour une combinaison de ces 2 méthodes? La notification par le patient est le point de départ naturel de la notification au partenaire; cependant, cette méthode peut se révéler impraticable pour certains patients et certains partenai­ res. Quels seront les partenaires et les populations visés? Comment la notification aux partenaires s’articulera-t-elle avec les autres actions de prévention et de lutte contre le SIDA et d’autres programmes de santé publique pertinents? Comment la confidentialité sera-t-elle garantie à un patient et aux partenaires et comment sera-t-elle assurée pour les dossiers? Le seul renseignement pertinent à consigner concernant les partenaires qui reçoivent la notificauon est la possibilité d’une exposition au VIH. Comment les dispensateurs de soins participant aux activités de notification aux partenaires seront-ils formés et comment la qualité sera-t-elle assurée dans ce domaine? Etant donné que l’échange d’informations entre les pays est assez complexe et peut poser des problèmes particuliers notamment en ce qui concerne la confidentialité, l’information au sujet des par­ tenaires résidant dans d’autres pays sera-t-elle communiquée aux responsables de la santé publique de ces pays lorsque le patient ne peut pas ou ne veut pas aviser ses partenaires? Comment le programme sera-t-il contrôlé et évalué? b) Questions concernant le patient: Comment le diagnostic de l’infec­ tion à VIH sera-t-il confirmé? Comment le consentement éclairé du patient sera-t-il obtenu? Comment aura lieu l’entretien avec le patient? Comment et quand la question de la notification aux partenaires sera-t-elle soulevée? Quelle sera la partie de la période d’infectiosité qui sera retenue pour déterminer quels partenaires devront être avisés? On veillera à ce que la partie de la période d’infectiosité à retenir pour déterminer quels partenaires devront être avisés sait aussi étendue qu’il est possible et utile. Quels conseils donnera-t-on au patient concernant l’information de ses partenaires? c) Questions concernant les partenaires: Quels partenaires devra-t-on informer? Comment les partenaires seront-ils informés? De quelle manière seront-ils conseillés? Leur proposera-t-on à tous de subir un examen sérologique et, si tel est le cas, selon quelles modalités? De quels services cliniques disposeront les personnes déclarées séropositives dans le cadre des programmes de notification aux partenaires? D ’une manière générale, les partenaires informés selon le schéma ci-dessus devraient avoir accès à des services de dépistage volontaire, de conseils et autres. 6. Evaluation: Les risques et avantages de la notification aux parte­ naires et l’efficacité de cette démarche pour ce qui est de diminuer l’incidence de l’infection à VIH dans une communauté n’ont pas été clairement établis. Il sera rarement possible d’évaluer directement ces

5. Methods: Taking into account the programme objectives, principles and key variables, the following methodological issues should be explicitly considered before implementing a partner notification programme: (a) Programme issues: Will patient referral, provider referral or a mix of the 2 approaches be used? Patient referral is the natural starting point for partner notification; however, this approach may not be feasible for selected index persons and partners. Which partners and populations will be targeted? How will partner notification relate to other AIDS pre­ vention and control activities and other relevant public health programmes? How will confidentiality be assured for the index person, the partners, and the written record? T he only relevant piece of information that should be related to the partners being notified is the possibility of HIV exposure. How will health care providers participating in partner notification activities be trained and how will quality be . assured? As exchange of information between countries is quite complex and may create special problems, particularly regarding confidentiality, wül information about partners in other countries be communicated to health officials in those countries in circumstances where the index person cannot or will not notify his/her partners? How will the programme be monitored and evaluated? (b) Index person issues: How will the diagnosis of HIV infection be confirmed? How will the informed consent of the index peison be obtained? How will the index person be interviewed? How and when will the issue o f partner notification be raised? What portion of the period of infeciiousness will be used for determining the partners to be notified? The portion of the period of infeciiousness for determin­ ing which partners should be notified should be as com­ plete as can be practicable and useful. How will the index peison be counselled regarding inform­ ing his/her partners? (c) Partner issues: Which partners will be notified? How will the partners be notified? How will they be counselled? Will they all be offered testing and, if so, how? What clinical services will be available to persons found to be HIV-infected through partner notification pro­ grammes? As a general principle, partners thus notified should have ready access to voluntary testing, counselling and other services. 6. Evaluation: T he risks and benefits of partner notification and its effectiveness in decreasing the incidence of HTV infection in a community have not been clearly established. T he direct measurement of these risks and benefits in a properly controlled

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intervention trial -will rarely be feasible. Thus, the incremental contribution made by partner notification to comprehensive AIDS-prevention and control programmes and, hence, its true effectiveness, has not been assessed. Indicators of trends in HIV incidence, both direct and indirect, such as behavioural change, reduction in incidence of other STD and condom usage, are, nonetheless, important measures of the overall effect of a comprehensive AIDS prevention and control programme, of which partner notification may be a compo­ nent. Additionally, to assess the efficiency of partner notification activities and to assure their quality, a variety of programme measures should be monitored. These include : (a) quantitative measures: — number of index persons — number of partners identified number of partners notified and counselled and their seroprevalence — cost of the programme (b) qualitative measures: — satisfaction of participants — compliance of participants — acceptability to participants (c) quality assurance activities: — assessment of counselling and support resources — level of staff training — confidentiality provisions and legal protections — monitoring of counselling (and, as appropriate, testing activities) — adequacy of follow-up.

risques et ces avantages dans le cadre d’une intervention expérimentale sous contrôle correct. Faute de pouvoir apprécier ce qu’elle ajoute aux programmes globaux de prévention et de lutte contre le SIDA la véri­ table efficacité de la méthode de la notification aux partenaires n ’a pas été évaluée. Les indicateurs de" tendance de l’incidence du VIH, qu’ils soient directs et indirects, tels que les changements de comportement, la dimi­ nution de l’incidence d’autres MST et l’utilisation de préservatifs, per­ mettent cependant de mesurer l’effet d ’ensemble d’un programme glo­ bal de prévention et de lune contre le SIDA, dont la notification aux partenaires peut être une composante. Ep outre, pour évaluer l’efficacité des activités de notification aux partenaires et en assurer la qualité, il conviendrait de surveiller divers paramètres du programme, dont; a) les paramètres quantitatifs: — nombre de patients, — nombre de partenaires identifiés — nombre de partenaires avisés et conseillés ainsi que leur séroprévaience — coût du programme b) les paramètres qualitatifs: — satisfaction des participants — observance par les participants — acceptabilité pour les participants c) actions visant à garantir la qualité: — évaluation des ressources allouées à la prestation de conseils et au soutien • — niveau de formation du personnel — clauses de confidentialité et protections juridiques — contrôle de la prestation de conseils (et, selon le cas, des actions de dépistage) — adéquation des mesures de suivi.

Les recherches nécessaires: Les questions fondamentales à élucider 7. Research needs: The basic research questions concern the 7. effectiveness of partner notification as a component of a compre­ sont celles qui concernent l’efficacité de la notification aux partenaires en tant que composante d’un programme global de préventionet de lutte hensive AIDS prevention and control programme. Since coun­ contre le SIDA. Etant donné que l’épidémiologie du VIH et les données tries vary widely in HIV epidemiology and availability of relevant et ressources disponibles sont très différentes d’un pays à un autre, il sera data and resources, it will be helpful to develop and disseminate utile d’élaborer et de diffuser des instruments normalisés de collecte de standard instruments for collecting information on programme l’information sur l’élaboration et la mise en œuvre des programmes, y design and implementation, including objectives, key variables, compris leurs objectifs, les variables clefs, les méthodes et les paramètres methods and evaluation measures. To the extent that uniform or d’évaluation. Dans la mesure où Ton dispose de données uniformes ou comparable data are available, comparisons among programmes comparables, on peut comparer, d’un programme à l’autre, le coût de la can be made about the costs and contributions of partner notifi­ notification aux partenaires ainsi que ses avantages du point de vue de la cation to AIDS prevention and control. prévention et de la lutte contre le SIDA. Further scientific information which may be of programmatic importance includes factors which influence the efficiency of HIV transmission (e.g., stage of infection, coexistence of other STD) and therapeutic modalities for early HTV infection. On the social level, research could help to establish whether particular risk behaviours and/or ethnic and cultural groups pro­ vide especially favourable or unfavourable settings for partner notification efforts. In addition, prospective surveys of knowl­ edge, attitudes, beliefs and practices of the population, index persons and notified partners could provide important assessment information. As a part of the social considerations, the effect of partner notification activities on partner relationships and on willingness of individuals to participate in HIV prevention and control activ­ ities must be carefully assessed in local contexts. As a corollary it will be useful to ascertain whether testing of notified partners appears to be a useful or effective component of the partner notification effort. Les autres données scientifiques importantes pour les programmes sont notamment les facteurs qui influent sur l’efficacité de la transmis­ sion du VIH (par exemple le stade d’infection, la coexistence d’autres MST) et les thérapeutiques applicables au stade précoce de l’infec­ tion. Dans le domaine social, la recherche pourrait aider à déterminer si des comportements à risque particuliers èt/ou des groupes ethniques et culturels constituent ides facteurs ou des environnements spécialement favorables ou défavorables pour lànotification aux partenaires. En outre, des études prospectives des connaissances, attitudes, croyances et prati­ ques de la population, Iles patients et des partenaires informés pourraient fournir des données importantes po u r l’évaluation. ~ Parmi ces considérations relevant du domaine social, il convient éga­ lement d’évaluer soigneusement, en fonction du contexte local, l’effet de la notification aux partenaires sur les relations entre partenaires et sur la volonté des individus de participer aux actions de prévention et de lutte contre le VIH. Corrélativement, il sera utile d’établir si l’examen séro­ logique des partenaires avisés parait une composante utile ou efficace de la procédure de notification.

8. Recommendations to WHO: (a) provide technical support to those national AIDS pre­ vention and control programmes wishing to consider the advantages and disadvantages of undertaking partner noti­ fication programmes;

8. Recommandations à l ’OMS: a) apporter un soutien technique aux programmes nationaux de pré­ vention et de lutte contre le SIDA qui souhaitent examiner les avantages et les désavantages de programmes de notification aux partenaires;

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(b) provide technical support, including training materials and guidelines, to national AIDS programmes which undertake partner notification activities; (c) develop uniform standards and instruments for describing, comparing and evaluating partner notification pro­ grammes; (d) explore the feasibility of designing and implementing con­ trolled intervention trials to evaluate the role of partner notification to decrease HIV transmission; (e) facilitate the exchange o f information on the design, imple­ mentation, monitoring and evaluation of partner notifica­ tion activities as part of comprehensive AIDS prevention and control programmes; . (f) critically examine the experience o f partner notification with comprehensive S T D control programmes and its potential contribution to S T D and AIDS prevention and control.

b) apporter un soutien technique, notamment par la fourniture de matériels de formation et l’élaboration de,principes d’orientation, aux programmes nationaux de lutte contre le SIDA q u i souhaitent introduire la notification£tix partenaires; c) élaborer des normes et des instruments normalisés de description, de comparaison et d’évaluation des programmes de notification aux partenaires; d) entreprendre une étude defaisabilité concernant la conception et la mise en oeuvre d’interventions expérimentales, mus contrôle pour déterminer dans quelle mesure la notification aux partenaires contribue à réduire le taux de transmission du VIH; e) faciliter l’échange d’informations sur la conception, la mise en oeuvre, la surveillance et l’évaluation des procédures de notifica­ tion aux partenaires dans le cadre des.programmes globaux de prévention et de lutte contre le SID A ;, ,, f) soumettre à une analyse critique les données d ’expérience relatives à la notification aux partenaires en tant que composante de pro­ grammes globaux de lutte contre les MST et à la contribution qu’elle peut apporter à la prévention et à la lune contre les MST et le SIDA.

Transmission of-HIV through bone transplantation; Case report and public health recommendations U nited S tates o f A merica . - In February 1988, a bone trans­ plant recipient was diagnosed w ith acquired immunodeficiency syndrome (AIDS) after being found positive for antibody to human immunodeficiency virus (HIV>and developing Pneumo­ cystis carinii pneumonia (PCP). The recipient had no known risk for HIV infection other than the bone grafting procedure, and the bone donor was subsequently found to have been infected with HIV. A summary of the investigation o f the recipient and the donor follows. Recipient. In November 1984, a woman with progressive idio­ pathic scoliosis underwent a fusion of a lateral curvature of her spine. She received no blood transfusions. Allograft bone ob­ tained from the hospital bone bank was used in the procedure. The recipient was seen by a physician 21 days after surgery for complaints of fevers with, temperatures to J0 2 °F (about 39°), night sweats, diarrhoea, nausea with vomiting, and enlarged lymph nodes. On physical examination, the physician noted bila­ teral cervical and axillary lymphadenopathy. T he patient’s symp? toms resolved over the next 3 days. In July 1986,20 months after receiving the bone allograft, the recipient was evaluated again when she complained of enlarged axillary lymph nodes that she had found during a breast selfexamination. T he physician noted “âlmond-sized” axillary and anterior cervical glands. No change in the size of these nodes was found on a second examination by another physician 6 months later, and no further diagnostic procedures were performed,

Transmission du VIH par transplantation osseuse: Rapport de cas et recommandations du Service de la Santé publique Etats-U n is d’A mérique . - E n février 1988, le syndrome d’immuno­ déficience acquise (SIDA) a été diagnostiqué, après la mise en évidence du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le dépistage d’une pneumonie à Pneumocystis carinii, chez une personne qui avait subi une greffe osseuse. Celle-ci ne présentait aucun risque connu de contracter l’infection à VIH à part la greffe osseuse; et il a par la suite été établi que le donneur était infecté par le VIH. L’enquête qui a été conduite sur le receveur et le donneur est résumée ci-après.

In February 1988, the patient returned to her physician with a 2-week history of malaise, fever, nonproductive cough, and gen­ eralized chest pain. On physical examination, the physician noted oral and vaginal candidiasis and generalized lymphadenopathy. She was tested and found positive for HIV antibody and was subsequently diagnosed with P. carinii pneumonia and AIDS. The patient’s illness improved with therapy that included pen­ tamidine, azidothymidine, and ventilatory support; she has not developed other HIV-related illness. On interview, the recipient denied the use of intravenous drugs or previous blood transfusion. She was employed as a health-care worker, and although she had washed gynaecological specula without using gloves, she had never had a needlestick injury or a mucous membrane exposure to blood or other body secretions in the course of her work. She had been married for 4 years before the transplantation and denied having other sex partners. Her husband also denied haying extramarital sex partners and any other risk for HIV infection since 1979. He was tested for HIV antibody in February and April 1988; both tests were negative.

Receveur. En novembre 1984, une femme atteinte de scoliose idiopa­ thique évolutive a subi une arthrodèse d’une déviation latérale de la colonne vertébrale. Elle n ’a pas reçu de transfusion sanguine. On a pratiqué une allogreffe de tissu osseux provenant de la banque de tissus osseux de l’hôpital. L a patiente a été vue par un médecin 21 jours après l’opération car d ie avait de la fièvre (environ 39 °C), des sueurs noctur­ nes, de la diarrhée, des nausées accompagnées de vomissements et une lymphadénopathie. A l’examen physique, le médecin a détecté une lymphadénopalhie bilatérale cervicale et axillaire. Les symptômes ont disparu au cours des 3 jours suivants. En juillet 1986, soit 20 mois après l’allogreffe osseuse, la patiente a été examinée à nouveau car elle présentait une lymphadénopathie axillaire importante détectée à l’occasion d’une autopalpation des seins. Le médecin a remarqué des ganglions axillaires et cervicaux antérieurs de la taille d’une amande. Les ganglions n’avaient pas changé de taille lors d’un deuxième examen pratiqué par un autre médecin 6 mois plus tard et aucune épreuve diagnostique n’a été effectuée. En février 1988, la malade est revenue voir son médecin car elle avait éprouvé pendant 2 semaines des malaises; de la fièvre, une toux sèche et des douleurs thoraciques généralisées. A l’examen physique, le médecin a relevé une candidose buccale et vaginale et une lymphadénopathie généralisée, Elle a été soumise à l’épreuve de recherche des anticorps ami-VIH et trouvée positive; par la suite, te diagnostic de pneumonie à P. carinii et de SIDA a été posé. L ’état de la malade s’est amélioré grâce à un traitement comprenant l’administration de pentamidine, d’azidothymidine et une ventilation assistée; elle n’a pas présemé d’autre maladie fiée au VIH. ........ Interrogée, la malade a déclaré n’avoir jamais pris de drogue par voie intraveineuse ni reçu de transfusion sanguine. Elle travaillait comme agent de santé et bien qu’elle ait lavé des spéculums gynécologiques sans mettre de gants, elle n’avait jamais reçu de piqûres d’aiguilles ni vu ses muqueuses exposées à du sang ou à d’autres sécrétions organiques dans l’exercice de ses fonctions. Elle était mariée depuis 4 ans lorsqu’elle a subi la transplantation et a déclaré n ’avoir pas eu d’autres partenaires sexuels. Son mari a également déclaré n’avoir pas eu de partenaires en dehors de son épouse et n’avoir été exposé à aucun risque d’infection à VIH depuis 1979. Il a subi l’épreuve de recherche du VIH çn février puis en avril 1988; les 2 fois, ce résultat a été négatif.

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Donor. T h cb o n e donor was a 52-year-Qld,mau whoJiad do­ nated his left femoral head, which was excised during a hip ar­ throplasty procedureperformed for degenerative joint disease in Novemfer 1 9 5 4 /^ the thne.pf tissue procttrqnent the Honor said that he had had a “cyst” remQved from thé left side of bis ' neck in July 1984. It was not'recorded in the medical record whether the donor was asked about known ridts associated with AIDS. On physical examination at the time of dbnation,a2-cm node in the Hghrcervical area was fotmd. T h e donor’s'hone-was harvested under sterile conditions and stored at — 80 “C, and no sterilizing procedures were performed. T h e bone was used in the recipient’s surgery 24‘days after procurement. In July 1986, the donor developed P .'carinii pneumonia, was tested and found positive for HIV antibody, and was diagnosed as having AIDS, Ax that time, the donor reported previous intrave­ nous-drug use' and denied other nsks for HIV infection. The donor’s wife was also tested and found positive for HIV antibody. Subsequent review of the donor’s medical record from another hospital revealed that a lymph node, not a cyst, was biopsied in July 1984. T he pathology report noted nonspecific hyperplastic changes, and no further evaluation was performed. T he donor died in April 1987 of recurrent P. carinii pneumonia and atypical mycobacteriosis. •

Donneur. Le donneur était un homme de 52.ansdam.la tête du fémur gauche avait été excisée au cours d’unfiiarfhroplastie de la hanche pra­ tiquée en novembre 1984pour une. maladie dégénérative des articula­ tions. Anette époque, le donneur a déclaré qu’p n «kyste» lui avait été ..enlevé en juillet l984 sur le côté gauche,ducou, L e dossiermédical ne mentionnait pas si l’on avait posé au donneur ces questions sur les risques de contracter le SIDA. Lors de l’examen physique pratiqué au ' moment du don, un ganglion de 2 cm a été observé dans lazone cervicale “ droite. L’os du donneur’a été prélevé dans des conditions stériles et ' conservé à —80 “C. Aucune procédure de stérilisation n’a été effectuée. La greffe a eu lieu 24 jours après le prélèvement. En juillet 1986, le donneur a contracté une pneumonie àP .carinü; soumis à l’épreuve de recherche du VIH, il a été trouvé positif et le diagnostic de SIDA a été posé. A ce rçn n e g t-l^ Je donneur a signalé avoir pris de la drogue par voie intraveineuse mais a déclaré n’avoir eu aucun autre comportement l’exposant à l’infection à VIH. La femme du donneur a également été soumiseàl’épreuvederecherche des anticorps aqti-VIH et trouvée positive. L’examen dp dossier médical du donneur conservé dans un autre hôpital a révélé que c’était u n ganglion lympha­ tique et non un kyste qui avait été prélevé en juillet 1984. Le rapport de biopsie faisait était étarde modifications hyperplasiques non spécifiques et aucun autre examen n’a été effectué. Le donneur est décédé en avril 1987 d’une pneumonie à P. carinii à réchutes et de mycobactériose atypique. ........................ N ote de la R édaction du MMWR :Il s’agit du premier cas notifié de transmission du VIH par transplantation osseuse. De même, la rece­ veuse est la première personne qui ait été signalée aux Centersfor Disease Control comme présentant un §IDA jsspcié à une transplantation. Des rapports antérieurs ont signalé dés cgs dç transmission du VIH à l’issue de transplantations de rein, de foie, de cœur, de pancréas, éventuelle­ ment de peau et d’insémination artificielle, mais’aucun de ces receveurs, infectés n’a semble-t-il présenté de SIDA. Les greffes osseuses peuvent être effectuées à l’aide du propre maté­ riel osseux du receveur (autogreffe) ou de matériel osseux de donneurs vivants ayanVspbi d e iqti^qntions chirurgicales ou de donneurs décé­ dés (allogrefféJ.'Lé recours à l’aùtogreffe éjûioinêràit le risqué de trans­ mission du VIH par transplantation osseuse. Le Service de la Santé publique a recommandé que tousles donneurs de tissus et d’organes soient soumis à un-examen pour la recherche des. risques d’infection à VIH et des anticorps anti-VIH. Le 10 août 1988, des représentants de YAmerican Association o f Tissue Banks (AATB), de l’American Academy o f Orthopedic Surgery, de la Food and Drug Adm i­ nistration et des CDC se sont réunis pour établir des projets de recom­ mandations en vue de la prévention de la transmission du VIH p a r greffe osseuse. Compte tenu de cette réunion ei de recommandations anté­ rieures, le Service de la Santé pubiique-reeommande également les mesures suivantes pour la prévention de la transmission du VIH.1

MMWR E ditorial N ote : This is th e first reported case of HIV transmission by bone transplantation. Also, the recipient is the first person reported to the Centers for Disease ControL (CDC) as having prapsplantation-associated AIDS. Previousreports have identified' transmission of HTV through transplanta­ tion of kidney, liver, heart, pancreas, possibly by skin, and by artificial insemination, but none offthese infected recipients have been reported as having developed AIDS. Bone grafts may be procured from the recipient’s own bone (autograft) or fiom either living donors who are having bone removed during surgical procedures or cadaveric donors (allo­ graft). The lise of bone autografts will eliminate the risk o f HIV transmission by bone transplantation. The Public Health Service has recommended that all donors of tissue and organ allografts be evaluated for risks associated with HIV infection and tested for HIV antibody. On 10 August 1988, representatives . of the American Association of Tissue Banks (AATB), the American Academy of Orthopedic Surgery, the Food and Drug Administration, and CDC met to discuss draft recommendations'for the prevention of HTV'transmission by bone transplantation. Based bn this meeting and previous recommendationSj the Pubhc Health Service also recommends the fol­ lowing measures to prevent HIV transmission.1 For donors of bone allografts, as well as other organ and tissue allografts, the assessment of risks for HIV infection should include reviewing the donor’s medical record, testing the donor for HIV antibody, and interviewing living donors. T he interview should consist of standardized questions that identify risks for HIV infection. T he donor’s responses to these questions should be recorded on a form signed by the donor acknowledging that the recorded responses are correct. The completed form should be kept in the tissue bank with other records for the donor. As previously recommended by AATB, all living donors of bone should be retested at least 90 days after tissue procure­ ment, and only bone from living donors negative for HIV antibody on this repeat testing should be distributed for trans­ plantation. Bone from donors not available for retesting, including cadaveric donors, should be used when bone from retested living donors is not available or is not appropriate for use in the anticipated surgical procedure.

Pour les donneurs de tissus osseux ainsi que d’autres organes et tissus en vue d’allogreffes, l’étude des risques d’infection à VIH devrait comporter l’examen du dossier médical du donneur, la recherche d’anticorps anti-VIH et des entretiens avec les donneurs vivants. L’entretien comportera une série d e questions types sur les risques possibles d’infection à VIH. Les. réponses à ces questions seront consignées sur un formulaire sur lequel le donneur apposera sa signature attestant que ses réponses sont exactes. Le formulaire une fois rempli sera conservé dans la banque de tissus avec les autres dossiers concernant le donneur. Conformément aux recommandations déjà formulées par l’AATB, tous )es donneurs vivants de tissus osseux devraient être à nouveau soumis à un test 90 jours au moins après le prélèvement et seuls les tissus provenant de donneurs vivants pour lesquels la recherche des anticorps anti-VIH s’est révélée négative lors du deuxième test devraient être fournis pour des transplantations. Les tissus osseux provenant de donneurs n ’ayant pu être soumis à un deuxième test de dépistage, y compris les donneurs décédés, ne devraient êtreutilisés que lorsque des tissus prélevés sur des donneun vivants ayant subi un deuxième test ou ne seraient pas disponibles ou que leur emploi ne serait pas indiqué compte tenu de la procédure chirurgicale envisa­ gée. 1 Ces recom m andations n e reflètent pas nécessairem ent les vues de to u s les con su ltan ts pris individuellem ent ou des organisateurs q u 'ils re p ré s e n te n t

1 T h e se Public H ealth Service recom m endauons may no t reflect th e views o f all individual consultants or th e organizations th ey represented

(Based on/D’après: Morbidity and Mortality Weekly Report, 37, No. 39,1988; US Centers for Disease Control.)

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DENGUE IN THE SOUTH PACIFIC UPDATE1 N e w C a l e d o n i a (10 March 1989) — A to o l of 1769 clinical cases of dengue type 3 were recorded by 26 sentinel posts between 16 February and 7 March 1989. This figure includes 128 hospital cases. The total estimate for the epidemic now stands at 10 000 cases (8% of the poulation). Two related deaths have been confirmed and a further 5-10 are suspected. Ongoing control activities include mass education campaigns, environmental clean-up, and spraying of insecticide from the ground and from the air. ' See N o . 9, 1989, p, 67.

DENGUE DANS LE PACIFIQUE SUD MISE Â JOUR1 N o u v e l l e - C a l é d o n i e (10 mars 1989). — Au total, ! 769 cas clini­ ques de dengue de type 3 ont été enregistrés par 26 postés sentinelles entre le 16 février et le 7 mars 1989. Sur ce total, 128 cas ont été hos­ pitalisés. Le total des cas survenus au cours de cette épidémie est maintenant estimé à 10 000 (8% de La population). Deux décès liés à l’épidémie ont été confirmés et 5 à 10 autres sont soupçonnés. Les mesures de lune en cours comportent des campagnes d’éducation systématique, des activités d’assainissement et des pulvérisations d’in­ secticides au sol et par voie aérienne. 1 V oir N “ 9 ,1 9 8 9 , p, 67.

(Based on/D’après: A report from the South Pacific Commission/Un rapport d e là Commission du Pacifique Sud). CORRIGENDUM WER 1989, 64, No. 10, p. 75 YELLOW FEVER VACCINATING CENTRES FOR INTERNATIONAL TRAVEL RÉSUMÉ OF AMENDEMENTS TO 1985 EDITION Please note that the vaccinating centre at Mannheim, Federal Republic of Germany should be listed under “Insert” and not “ Delete”. RECTIFICATIF REH 1989, 64, N° 10, p. 75 CENTRES DE VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE POUR LES VOYAGES INTERNATIONAUX RÉCAPITULATION DES AMENDEMENTS A LA PUBLICATION DE 1985 Prière de noter que le centre de vaccination à Mannheim, République fédérale d’Allemagne, devrait apparaître sous «Inférer» au lieu de «Supprimer».

AUTOMATIC TELEX REPLY SERVICE (ATRS) As from 21 March 1989 the telex number for the ATRS will be changed to 415768.

SERVICE AUTOMATIQUE DE RÉPONSE PAR TÉLEX (SART) A partir du 21 mars 1989 le numéro de télex réservé au SART deviendra le 415768.

INTERNATIONAL TRAVEL AND HEALTH Vaccination Requirements and Health Advice 1989 Edition CORRIGENDUM CAYMAN ISLANDS, p. 21 (English only) The sentence “Resistance to chloroquine reported” should be deleted.

VOYAGES INTERNATIONAUX ET SANTÉ Vaccinations exigées et conseils d’hygiène Edition 1989 RECTIFICATIF CAYMAN ISLANDS, p. 21 (édition anglaise seulement) La phrase «Resistance to chloroquine reported» est à supprimer.

DISEASES SUBJECT TO TH E REGULATIONS - MALADIES SOUMISES AU RÈGLEMENT Notifications received from 10 to 16 March 1989 — Notifications reçues du 10 au 16 m ars 1989 C D P A Cases - Cas Deaths - Décès Port Airport - Aéroport .. Figures not yet received - C h if& a non encore disponibles i Imported cases - Cas importés r Revised figures - Chiffres révisés s Suspected c a s a - Cas suspects

CHOLERAf - CHOLERAf MALAYSIA - MALAISIE

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Asia - Asie INDU - INDE D 291-18 II C

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11-31.XII.88 t T h e total num ber of cases and death» icponed for each country occurred in infected areaa already published, or in newly infected areaa, ace below / T o u s lea caa et décès notifiés pour chaque paya ae sont produit» dan» dca aonca infectées d é ÿ signalées ou data des u n e s nouvellement infectées, voir ci-

There have been no notifications of newly infected areas or areas removed Aucune notification de zones nouvellement infectées ou de zones supprimées n’a été reçue. Price of the Weekly Epidemiological Record Prix du Relevé épidémiologique hebdomadaire .................................. ..................................................................... .............................. ISSN 0049-8114

Annual subscription - Abonnement annuel 7.700 I I I 89

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PR IN TED IN SWITZERLAND

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения