WklyEpidem Rec - Relew epidem hebd 1982, 57, 33-40
No. 5 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE
WORLD HEALTH ORGANIZATION GENEVA
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Epidemiological Surveillance o f Communicable Diseases Telegraphic Address : E P ID N A TIO N S G EN EV A Telex 27821 A utom atic Telex Reply Service Telex 28150 Geneva w ith ZC Z C a n d E N G L for a reply in English Service de la Surveillance épidémiologique des M aladies transmissibles Adresse télégraphique: EPÏD N A TIO N S G E N È V E Télex 27821 S e m a autom atique de réponse Télex 28150 Genève suivi d e ZC Z C et F R A N p o u r une réponse en fiançais
S FEBRUARY 1982
5T "1YEAR - 57* ANNÉE
5 FÉVRIER 1982
TUBERCULOSIS CONTROL (PART 3 )': REGION OF THE AMERICAS Introduction The information on the current situation of tuberculosis control programmes in the Region was compiled from two previous assess ments conducted by PAHO/WHO in 1973 and 1978 in Latin Amer ica, and from a questionnaire which was sent to all countries of the Region in 1981. Latin America has 60% of the population and pro duces 87% of the notified new cases and 93% of the deaths from tuberculosis in the Region. All countries in the Region have adopted integration of the tuber culosis activities within general health services as the recommended strategy for control as early as in the 1960s. In 1972, the Third Special Meeting of Ministries o f Health of the Americas recommended as objective for the decade the reduction of mortality due to tuberculosis by 50 to 65% by combining BCG vaccination of children under 15 years of age, case-finding and specialized treatment of patients using general health services. The goals were 80% coverage with BCG o f the group 0-15 year age group, direct smear examination of 60 to 75% of patients consulting outpatient services with respiratory symptoms for over four weeks duration, and treatment, mainly ambulatory, of all detected cases of tuberculosis, all activities integrated in general health services.
LUTTE ANTITUBERCULEUSE (3* PARTIE)1: RÉGION DES AMÉRIQUES Introduction L’information dont on dispose sur la situation actuelle du Pro gramme de lutte contre la tuberculose dans la Région a été réunie lors des deux évaluations antérieurement organisées par TOPS/OMS en 1973 et 1978 en Amérique latine et d’un questionnaire envoyé à tous les pays de la Région. L’Amérique latine totalise 60% de la population de la Région, 87% des cas nouveaux notifiés et 93% des décès par tuberculose. Tous les pays de la Région ont adopté l’intégration des activités antituberculeuses dans les services généraux de santé en tant que stratégies recommandées dès les années 1960. En 1972, la Troisième Réunion spéciale des Ministres de la Santé des Amériques avait recommandé, comme objectif de la décennie, la réduction de la mor talité par tuberculose de 50 à 65% en combinant la vaccination au BCG des enfants de moins de 15 ans, le dépistage et le traitement spécialisé de patients qui utilisent les services généraux de santé. Les buts étaient les suivants: couverture au BCG de 80% des enfants dans le groupe 0-15 ans, examen direct des étalements pour 60 à 75% des patients des services de consultations externes présentant des symp tômes d’affection respiratoire pendant plus de quatre semaines et traitement — essentiellement ambulatoire — de tous les cas de tuber culose dépistés, toutes activités intégrées aux services généraux de santé. Intégration des activités de lutte antituberculeuse La structure du programme varie selon le système de santé et l’im portance du pays. D’une façon générale, on distingue trois niveaux: une équipe gestionnaire nationale pour la tuberculose, les équipes régionales qui dans les petits pays sont généralement chargées de plusieurs programmes et le personnel de santé périphérique qui s’oc cupe de toutes les activités y compns la lutte antituberculeuse. Les équipes gestionnaires peuvent avoir officiellement fonction de con sultation ou fonction de direction, mais en pratique elles assument des fonctions de direction opérationnelle et technique, d’encadrement et d'évaluation. Le réseau des laboratoires de santé comporte des servi ces de bactériologie pour la lutte antituberculeuse, avec généralement un ou plusieurs laboratoires de niveau élevé pouvant faire des cultures et des épreuves de sensibilité ainsi que des contrôles de qualité de la bacilloscopie au niveau des services périphériques. Le degré d’intégration des activités antituberculeuses aux activités des services généraux de santé varie également d’un pays à l’autre, mais dans l’ensemble elles progressent de façon satisfaisante (Tableau !). On a porté moins d’efforts, toutefois, sur le contrôle de la qualité du travail par l’encadrement et l’évaluation. Dans la moitié des pays environ, des objectifs précis sont fixés à toutes les unités périphéri1Voir N® 50, 1981, pp. 393-396 et N ° 3, pp 17-20.
Integration of Tuberculosis Control Activities The structure of the programme varies according to the health system and size of the country. In general there are three levels : a national managerial team for tuberculosis, regional teams which m small countries are usually responsible for several programmes, and peripheral health personnel responsible for all the activities including tuberculosis. The mangerial teams may be executive or advisory in name, but in practice they provide technical and operational direc tion, supervision and evaluation. The health laboratories network includes bacteriological support for tuberculosis, usually with one or more laboratoines of a higher level with the ability to make cultures and sensitivity tests and to perform quality control of bacilloscopy at the peripheral services. The degree of integration of tuberculosis control activities into the general health services also vanes from country to country, but on the whole is proceeding well (Table l). Less effort, however, has been made to control the quality of work through supervision and evalua tion. In about half of the countries specific targets as regards tuber culosis control are given to all peripheral health units. As for USA and 1Sec No SO. 1981. pp. 393-396 and No. 3, pp. 17-20
Epidemiological notes contained m this number:
Informations epideraiologiques contenues dans ce numéro*
Influenza Surveillance, Malaria Surveillance, Rabies Trans mission, Trends in Foodborne Viral Disease, Tuberculosis Control. List of Newly Infected Areas, p. 40.
Lutte antituberculeuse, surveillance de la grippe, surveillance du paludisme, transmission de la rage, virologie alimentaire. Liste des zones nouvellement infectées, p. 40.
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Canada, both countries with larger resources and a smaller problem, the recommendation o f the national health authorities and Lung Associations have been towards integration.
ques. Pour les Etats-Unis d’Amérique et pour le Canada — c’està-dire, dans les deux cas, des pays où les ressources sont considérables et les problèmes limités — les recommandations des autorités sani taires nationales et des associations de pneumologues préconisent l’intégration.
Table 1. Proportion of General Health Services with Integrated Tuberculosis Activities AMRO, 1973,1978 and 1980 Tableau l. Proportion de services généraux de santé ayantJntégré les activités antituberculeuses, AMRO, 1973,1978 et 1980 Year — Année N umber of Countries — Nombre de pays Number of Health Services — Nombre de services de same 1973 14* 16 534 1978 13" 22 953 1980 18*** 23 888
— With BCG vaccination — Vaccination par le B C G ........................................ — With case finding (smear examination or sputum collection) — Dépistage (examen d’étalements ou récolte de crachats) ...................................................... — With microscopy for TB — Microscopie pour la tu b ercu lo se....................... — With TB treatment — Traitement de la tu b e rc u lo se.....................................
30.1% 35.0% 14.0% 37.2%
43.8% 45.9% 14.2% 43.0%
49 7% 61.8% 16.9% 67.1%
* Aisentma, Bolivia, Brasil, Colombia. Costa Rica, Dominican Republic, HI Salvador, Guatemala, Ham, Honduras, Mexico, Panama, Paraguay, Venezuela — Argentine, Bolivie, Brésil, Colombie, Cosia Rica, République dominicaine, H Salvador, Guatemala, Haïu, Honduras, Mexique, Panama, Paraguay, Venezuela. " Bolivia, Brasil, Colombia, Costa Rica, Cuba, Dominican Republic, El Salvador, Guatemala, Honduras, Mexico, Panama, Paraguay, Venezuela — Bolivie, Brésil, Colombie, Costa Rica, Cuba, République dominicaine, El Salvador, Guatemala, Honduras, Mexique, Panama, Paraguay, Venezuela. * " Argentina, Barbados, Bolivia, Brasil, Colombia, Cuba, Chile, Ecuador, El Salvador, Ham, Honduras, Mexico, Nicaragua, Panama, Paraguay, Peru, Uruguay, Venezuela — Argenune, Barbade, Bolivie, Brésil, Colombie, Cuba, Chili, Equateur, El Salvador, Haïu, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Uruguay, Venezuela.
Among the main obstacles to integration nearly two thirds of the countries list "insufficiency of resources for supervision and insuffi ciency of training or frequent turnover of personnel”. Other obstacles, like resistance of personnel both specialized and in general health services, and irregularity of supplies, although still existing in some countries, have diminished in recent years (Table 2). The participa tion of countries in the Expanded Programme on Immunization Rotating Fund has contributed to diminish problems for funding, importation and distribution of BCG vaccine, and the inclusion of BCG vaccination in the EPI programme has increased the covera ge.
Au nombre des principaux obstacles freinant l’intégration, près des deux tiers des pays mentionnent l'insuffisance des ressources pour l’encadrement et l’insuffisance de la formation où la rotation trop grande du personnel. D’autres obstacles, tels que la résistance du personnel des services généraux ou spécialisés et l’irrégularité de l’ap provisionnement — qui existe encore dans beaucoup de pays — ont diminué au cours des quelques dernières années (Tableau 2) La participation des pays au Fond de roulement du Programme élargi de vaccination a contribué à diminuer les problèmes de financement, d’importation et de distribution du vaccin BCG et l’inclusion de la vaccination dans le Programme EPI a permis d’augmenter la couver ture.
Table 2. Proportion of Countries Reporting Specified Problems for Integration of TB Control Activities into General Health Services AMRO, 1973 and 1978 Tableau 2. Proportion de pays signalant les problèmes spécifiés pour l’intégration des activités antituberculeuses aux activités des services généraux de santé, AMRO, 1973 et 1978 1973 (20 countries — 20 pays) 1978 (17 couoines— 17 pays)
1. Resistance of Specialized Personnel — Résistance du personnel spécialisé.................... 2. Resistance of Personnel in General Health Services — Résistance du personnel des services généraux de santé ......................................................................................... ... .................... 3. Insufficiency ofTraining or Frequent Turnover of Personnel — Insuffisance de la formation ou roulement rapide du personnel ............................................................ ... .................... 4. Irregularity of Supplies — Irrégularité de l’approvisionnement . . . . . . . . . . . 5. Insufficiency of Resources for Supervision — Insuffisance des ressources pour l’encadrem e n t....................................................................................................................................... Case-Finding Regional recommendations on case-finding give first priority to the systematic request o f sputum samples from all patients with the res piratory symptoms attending general health services. This recom mendation has been accepted by most o f the countries but implemen tation with estimates o f persons to examine and cases to discover by each health service has progressed slowly during the decade. Some countries have reported studies on the proportion o f adult patients with respiratory symptoms attending general health services and the prevalence o f pulmonary tuberculosis confirmed by bacter iology in that group. It was found that the proportion o f symptomatic patients ranges from 5 to 12% and out o f them 1 to 10% are found positive (Table 2), In programme conditions however, these case finding activities are still unsatisfactory, although improving steadily. The proportion o f cases detected by general health services has increased from 20% in 1972 to 61% in recent years (Table 4). Conse quently, the proportion of cases confirmed by bacteriology has in creased to nearly 80% of all cases registered, and those diagnosed on radiological grounds only decreased to less than 20%. The distribution of notified cases of pulmonary tuberculosis ac cording to age (Table 5) indicates that the proportion of cases in the group under 15 years old has decresased slightly, while the proportion o f adults increased by one third. This may be due to an increase of
65% 60% 60% 50% 70%
24% 35% 59% 35% 76%
Dépistage Les recommandations régionales sur le dépistage placent en pre mière pnontê la demande systématique d’échantillons de crachats à tous les patients des services généraux de santé qui présentent des symptômes d’affection respiratoire. Cette recommandation a été acceptée par la plupart des pays mais la mise en œuvre — estimations du nombre de personnes à examiner et de cas à dépister pour chaque service de santé — n’a progressé que lentement au cours de la décen nie. Certains pays ont mentionné des études portant sur la proportion de patients adultes des services généraux de santé qui préseniem des symptômes d’affection respiratoire et la prevalence de la tuberculose pulmonaire confirmée par examen bactériologique dans ce groupe On a constaté que la proportion de cas symptomatiques varie de 5 à 12% et que 1 à 10% d’entre eux étaient positifs (Tableau 3). Dans les conditions du programme, toutefois, ces activités de dépistage laissent encore à désirer, bien qu’elles s'améliorent régulièrement. La pro portion de cas dépistés par les services généraux de santé est passée de 20% en 1972 à 61% au cours des dernières années (Tableau 4) La proportion des cas confirmés par examen bactériologique est donc passée à prés de 80% de tous les cas enregistrés et celle des cas diagnostiqués par examen radiologique seulement est tombée à moins de 20%. La distribution par âge des cas notifiés de tuberculose pulmonaire (Tableau 5) montre que la proportion de cas dans le groupe de moins de 15 ans a légèrement diminué, tandis que la proportion d’adultes a augmenté d’un tiers. Ceci peut être dû à une intensification du dépis-
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case-finding in adults or better registration (in view o fa large decrease in the proportion of cases with “unknown" age), but also to a real decrease of incidence of disease in the younger age groups.
tage chez les adultes ou à un meilleur enregistrement (forte diminution de la proportion des cas d’âge «non spécifié»), mais également à une diminution réelle de l’incidence de la maladie dans les groupes d’âges plus jeunes.
Table 3. Proportion of Patients with Respiratory Symptoms among Adults Attending General Health Services, and Prevalence of Tuberculosis in that Group, AMRO Tableau 3. Proportion de patients présentant des symptômes respiratoires parmi les adultes qui consultent les services généraux de santé et prevalence de la tuberculose dans ce groupe, AMRO Country — Pays Place — Lieu % Resp. Symptoms % de patients à symptômes respiratoires Prevalence TB (%) Prevalence de la tuberculose (%)
Argentina — A rgentine...................................... Colombia — C o lo m b ie...................................... Costa R i c a .......................................................... G u a te m a la ....................................................... ... H onduras..........................................................
Santa Fe Risaralda San José whole country tout le pays whole country tout le pays States with TB mortalny/états où la mortalité par tuberculose est < 10%ooo 10-19,9%ooo > 20%ooo
12.5 12.6 —
_ 3.9
1.4 8.2
5.3 5.0
10.5
Mexico Peru —
—
M ex iq u e ........................................... .......................... ..................
4.0 6.0
7.0 10.0 11.0 10-12 6.8
3.0 4.0 5.0 6.0 6.0 —
Pérou
Uruguay ............................................................ Venezuela ........................................ ............
Lima Tacna Coloma, Mercedes, Rocha one state — un état
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Table 4 Distribution of Notified Cases by Type of Health Service Performing Diagnosis in Latin America, 1973 and 1978 Tableau 4. Distribution des cas notifiés par type de service de santé posant le diagnostic en Amérique latine, 1973 et 1978 1972-1973 1977-1978
Number of countries — Nombre de pays ........................................................................... Number of cases — Nombre de cas n o tifié s........................................................................... — by TB Clinics — par les consultations antituberculeuses................................................. — by TB or Chest hospitals — par les hôpitaux de phtisiologie ou de pneumologie . — by General services — par les services généraux . ....................................................... — by other — par d’autres services .......................... ...........................................................
14 110.346 57,1% 21,0% 20.3% 1,6%
12 41.280 29,8% 6,0% 61,3% 2,9%
Table 5. Distribution of Notified Cases of Pulmonary TB According to Age Group in the Americas Tableau 5 Distribution des cas notifiés de tuberculose pulmonaire par groupes d’âge dans les Amériques 1972-1973 1977-1978 1978-1980
Number of countries — Nombre de p a y s ............................................................ Number of cases — Nombre de cas ..................................................................... — 0-14 years old — 0-14 a n s ................................................................................. — 15 years and more — 15 ans et plus ............................................................... — Age unknown — Age non spécifié ............................................................ Treatment Treatment of tuberculosis has undergone significant changes in recent years. Several countries have adopted short course chemother apy for all or pan of the cases, fully supervised treatment is gradually being recognized as useful and feasible, and hospitalization has dim inished significantly although there are still too many beds for tuber culosis in many countnes. In at least half of the Latin American countries the drugs most commonly used in the treatment of tuberculosis are streptomycin, isoniazid and thioacetazone, all three are used during the intensive phase of two months duration, and two of them during the continua tion phase of ten months duration. Next are ethambutol and rifampicin, but it is not possible to estimate the proportion of patients treated with these drugs. Many countnes have also treatment by pri vate practitioners (often covered by social security systems indépen dant from the Ministry of Health) who do not follow the standard recommendations. According to data from 13 countnes in the Region, hospital beds for tuberculosis decreased from 26 888 in 1973 to 17 340 in 1978. Most beds are still in specialized institutions. Several countries reported, however, that beds in general hospitals are available for tuberculosis patients when needed, without being reserved specially for tubercu losis. BCG Vaccination BCG vaccination has recently been incorporated into the Expanded Programme on Immunization, so that besides the previous coverage in newborns an added proportion is covered at 2-6 months of age.
13 108.248 13,6% 63,4% 23,0%
10 79.562 10,7% 85,8% 3,5%
18 94.666 10,0% 85,4% 4,6%
Traitement Le traitement de la tuberculose a subi des modifications importan tes au cours des dernières années. Plusieurs pays ont adopté la chi miothérapie de courte durée pour la totalité ou une partie des cas, la surveillance du traitement est peu à peu reconnue comme étant utile et possible et l'hospitalisation a considérablement régressé, bien qu'il y ait encore trop de lits pour tuberculeux dans beaucoup de pays. Dans au moins la moitié des pays d’Amérique latine, les médica ments les plus couramment utilisés dans le traitement de la tubercu lose sont la streptomycine, l’isoniazide et la thioacétazone, tous les trois administrés pendant la phase de soins intensifs de deux mois et deux pendant la phase d’entretien de dix mois. Viennent ensuite l’éthambutol et la rïfampicine, mais il n’est pas possible d’estimer la proportion de patients traitée par des praticiens privés (souvent agréés par des systèmes de sécurité sociale indépendants du ministère de la santé) qui ne suivent pas les recommandations standards. D’après les chiffres fournis par 13 pays de la Région, le nombre de lits d’hôpitaux pour la tuberculose est passé de 26 888 en 1973 à 17 340 en 1978. Ils sont encore pour la plupart dans des institutions spécialisées. Plusieurs pays, toutefois, ont indiqué que les hôpitaux généraux peuvent disposer de lits pour les tuberculeux si nécessaire sans qu’ils soient spécialement réservés à la tuberculose. Vaccination par le BCG La vaccination par le BCG a récemment été intégrée au Programme élargi de vaccination, de sorte qu’à la couverture déjà obtenue chez les nouveau-nés vient s’ajouter celle obtenue chez les enfants de 2 à 6 mois.
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la 1977-1978, 14 Latin American countries with nearly 9 750 000 live births reported three million BCG vaccinations in infants, a coverage of about 30%. This coverage was 21% in a survey in 1972. In 1980, a study by the EPI in 18 Latin American countries showed that the BCG coverage in children under one year old was 50 to 74% in five countries, and over 75% in four. In many countries BCG vaccination or re vaccination is also done at school entrance and school leaving age. The general target is over 80% vaccinated in the group 0-14 years old. At the moment, however, coverage in this group is difficult to quantify for the Region as a whole. Training Every year the Region offers international training courses on epi demiology and control of tuberculosis in five countries (Argentina, Brazil, Cuba, Chile and Mexico), and a regional course on bacteriology in CEPANZO, a PAHO centre in Argentina. All these courses are supported with PAHO/WHO consultants and fellowships. More than 250 professionals are trained every year. The countries also have periodic courses and seminars on tuberculosis, according to the needs for training of personnel and evaluation of the program me. Supervision and Evaluation Three countries reported that no supervision could be provided for the tuberculosis programme in 1978, nine countries provided super vision as planned and in another five countries supervision was pro vided on an ad hoc basis, without prior programming. Evaluation of the programme is usually done in national or regional seminars, and in some countries an annual report is published. How ever, the quality of evaluation vanes from country to country and there is no generally accepted regional standard. Research The pnonty area of research seems to be short course chemother apy. Some research is done on tuberculin products and several coun tries are studying prevalence of infection in children. Basic research is conducted in the USA only. Recently surveys have been initiated on protection of children by BCG, through studies in contacts and casecontrol studies. Summary and Conclusions In summary', integration of activities o f TB control in the American Region is progressing well and appears to have resulted m extension of coverage, increased bacteriological diagnosis and reduction o f hospi tal treatment. Duration o f treatment o f TB is being reduced with the introduction of new and more potent drugs. Supervised intermittent treatment has been recognized as feasible, and useful to control drug intake and to reduce costs in short course treatment. Patient default and loss o f contact by the health services, training of peripheral personnel of general services and supervision seem at the moment the major deficiencies o f the programmes. A stronger man agement to supervise and evaluate the programme and tram and support the personnel of the general health services seems to be the needed strategy for the immediate future.
En 1977-1978, 14 pays d’Amérique latine comptant près de 9 750 000 naissances vivantes ont enregistré 3 millions de vaccina tions par le BCG chez les nouveau-nés, soit une couverture d’environ 30%. Le taux était de 21% lors d’une enquête faite en 1972. En 1980, une étude menée par le Programme élargi de vaccination dans 18 pays d’Amérique latinea montré que létaux de couverture par le BCG chez les enfants de moins d’un an se situait entre 50 et 74% dans cinq pays, et au-delà de 75% dans quatre autres pays Dans beaucoup de pays, la vaccination ou la revaccination au BCG est également pratiquée lorsque les enfants entrent à l’école et quittent l’école. L’objectif général est de vacciner plus de 80% des enfants dans le groupe 0 à 14 ans. A l’heure actuelle, il est difficile de quantifier la couverture dans l’ensemble de la Région. Formation La Région offre tous les ans des cours internationaux de formation en épidémiologie et lutte contre la tuberculose dans cinq pays (Ar gentine, Brésil, Cuba, Chili et Mexique) et un cours régional de bac tériologie à CEPANZO, qui est un centre de l’OPS situé en Argentine. Tous ces cours bénéficient de services de consultants OPS/OMS et de bourses d’études. Chaque année, plus de 250 personnels de niveau professionnel reçoivent une formation. Les pays organisent egalement des séminai res et cours périodiques sur la tuberculose en fonction des besoins en personnel et de l’évaluation du programme. Supervision et évaluation Trois pays ont indiqué qu’aucun encadrement ne pouvait être assuré pour le programme antituberculeux en 1978, neuf pays ont assuré l’encadrement comme prévu et dans cinq autres pays un enca drement ad hoc a été fourni sans programmation préalable L’évaluation du programme se fait généralement dans des séminai res nationaux ou régionaux et, dans quelques pays, un rapport annuel est publié. Toutefois, la qualité de l’évaluation varie d’un pays à l’autre et il n’y a généralement pas de normes régionales acceptées Recherche 1 1 semble que le domaine prioritaire en matière de recherche sou la chimiothérapie de brève durée. Quelques travaux de recherche por tent sur la tuberculine et ses dérivés et quelques pays étudient la prévalence de l’infection chez les enfants. La recherche fondamentale ne se fait qu’aux Etats-Unis. Plusieurs enquêtes ont été entreprises récemment sur la protection des enfants par le BCG au moyen d’étu des des contacts et d’études de cas et de témoins Résumé et conclusions En résumé l’intégration des activités de lutte antituberculeuse dans la Région des Amériques progresse de façon satisfaisante et semble avoir entraîné une amélioration du taux de couverture, une augmen tation du nombre de diagnostics bactériologiques et une diminution des traitements hospitaliers La durée du traitement de la tuberculose est abrégée grâce à l’introduction de médicaments nouveaux et plus actifs. Le traitement sous surveillance intermittente est apparu à la fois possible et utile pour contrôler les prises de médicaments et pour réduire le coût des traitements de brève durée. L’abandon du traitement par le malade et la perte de contact par les services de santé, la formation du personnel périphérique des services généraux et l’encadrement semblent être actuellement les principaux points faibles du programme. Il semble que la stratégie nécessaire pour l’avenir immédiat soit de mettre en place un encadrement plus iort pour superviser et évaluer le programme et pour former le per sonnel des services généraux de santé.
RABIES TRANSMISSION VIA CORNEAL TRANSPLANT F rance — Since 1978 five cases of transmission of rabies via cor neal transplant have been reported. The first case was in the United States o f America;1the second in France;1the third and fourth in Thailand. All four recipients of cor neas developed rabies and died. In these cases, the diagnosis of rabies in the donor was made after the recipient developed fatal rabies.
TRANSMISSION DE LA RAGE CONSÉCUTIVE À UNE GREFFE DE CORNÉE France —Cinq cas de transm ission de la rage à la suite de greffes de cornée ont été signales depuis 1978. Le premier cas s’est produit aux Etats-Unis d’Amérique,1 le deuxième en France1et le troisième et le quatrième en Thaïlande Les quatre receveurs de greffe ont été atteints de rage et ont succombe. Dans les quatre cas la rage chez le donneur a été diagnostiquée après l'apparition de la maladie a issue fatale chez le receveur. L’Institut Pasteur de Paris a signalé le premier cas de ce type de transmission où la rage chez le donneur a été diagnostiquée le lcndemain de la greffe. Cette circonstance a permis de pratiquer immédia tement une thérapie prophylactique de l’infection rabique associant interferon, immunoglobuline humaine antirabique et vaccin rabique inactivé préparé sur cellules diploïdes humaines. Six mois après la greffe on n’a observé chez le sujet aucun signe ni symptôme de rage. ' Voir N ° 9, 1980, pp 68-69.
The Pasteur Institute in Pans has reported the first case of this type of exposure where rabies was diagnosed in the donor on the day following the transplantation. This made it possible to initiate pro phylactic therapy of the rabies infection in the recipient without delay. Interferon, human anurabies immunoglobin and human diploid cell inactivated rabies vaccine were administered. Six months have elapsed since and there have been no signs or symptoms of rabies in the recipient. 'S eeN o 9. 1980, pp 68-69
(Based on/D’après: A report from Institut Pasteur/Note de l'Institut Pasteur, Paris.)
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TRENDS IN FQODBORNE VIRAL DISEASE The WHO Food Virology Programme has been compiling infor mation concerning the transmission of viral disease through foods, including water, Amongcountries from which outbreaks offoodbome diseases are reported publicly, the viral diseases most often recorded bave been hepatitis A (HA) and, in recent years, acute infectious nonbacterial gastroenteritis (A1NG), Both of these viral diseases appear to be transmitted predominantly by the anal-oral route, with contact transmission most frequent but with foods (including water) serving occasionally as vehicles. Much foodbome disease, however, is not specifically attributable to any etiological agent—most of the foodbome disease of undetermined etiology is gastroenteritis, with no known bacterial pathogens cultured from the stools o f those affected. It is dear that Campylobacter and enteropathogenic Escherichia call are responsible for some of these outbreaks, but viral AING is to be suspected in those instances where the incubation period tenges from 24 to 48 hours. HA and AING lie at opposite ends of the spectrum of onset times for acute viral diseases—onsets o f AING are commonly 24 to 48 hours, whereas the incubation period ofHA ranges from 15 to 50 days with a median o f 28 days. Pathogenesis o f AING appears to take place at the primary site of viral implantation in the intestines and may be quite dependent upon the size of the ingested dose of virus; attack rates are often quite high in recorded outbreaks. Ou the other hand, HA probably begins with an asymptomatic intestinal infection, fol lowed by a secondary infection of the liver from which the symptoms result Under these circumstances, there appeals to be a high inci dence of inapparent HA infections, and the requirement that virus be produced in the intestines before the liver becomes involved may mean that the probability of overt disease does not depend strongly upon the quantity of virus that has been ingested. It now appears that the virus of HA has been propagated success fully in cell cultures. No cell culture has been shown to be capable of repheating the small round viruses that appear to cause the AING that is transmitted through food, so a number of techniques have been developed for detecting these viruses on the basis of their antigenicity. These include immune electron microscopy, radioimmunoassay, and enzyme-linked immunosorbent assay, which are capable of detecting the AING and HA viruses in faecal (and perhaps other clinical) spe cimens, or antibodies against these viruses in blood or faeces. Neither these serological procedures nor direct electron microscopy are suffi ciently sensitive to detect viruses at the levels occurring in foods as a rule, simply because o f the dilution of the source faeces that is inherent in the contamination process. Even where the means to detect these viruses are available, intensive epidemiological investigation is neces sary to justify and explain the laboratory tests.
LE POINT SUR LES MALADIES VIRALES D’ORIGINE ALIMENTAIRE Le Programme OMS de Virologie alimentaire a réuni des informa tions sur la transmission des maladies virales par l’eau et les aliments. Dans les pays qui enregistrent des poussées épidémiques de maladies transmises par les alimentSyles maladies virales le plus souvent citées sont l’hépatite A et, ces dernières années, la gastro-entérite infectieuse aiguë non bactérienne. Ces deux maladies virales sont essentiellement transmises par voie oro-anale, et le plus fréquemment par contact, Cependant, beaucoup de maladies d’origine alimentaire ne sont pas imputables à u n agent étiologique précis. Dans la plupart des cas où l'étiologie n’a pu être déterminée et où aucun pathogène bactérien connu n’a pu être cultivé dans les selles des personnes atteintes, U s’agit de gastro-entérite. D est évident que Campylobacter et Escheri chia colt entéropathogène sont responsables de certaines de ces pous sées épidémiques, mais l’on doit suspecter une gastro-entérite virale dans les cas où la période d’incubation va de 24 à 48 heures. Les périodes d’incubation sont très differentes pour l’hépatite A et pour la gastro-entérite virale : pour cette dernière, elle est en général de 24 à 48 heures, alors que pour l’hépatite A, elle peut aller de 15 à 50 jours, avec une médiane de 28 jours. L’action pathogène de la gastro entérite intéresse le site, primaire d'implantation du virus dans les intestins, et peut dépendre de l'importance de la dose de virus ingérée ; les taux d’atteinte sont souvent très élevés lors des poussées épidémi ques enregistrées. Au contraire, l’hépatite A se manifeste d’abord par une infection intestinale asymptomatique, suivie d’une infection secondaire du foie, qui est à l’origme des symptômes. Dans ces con ditions, il semble que l’incidence des hépatites A inapparentes soit élevée et le fait que le virus doive d ’abord être produit dans l’intestin avant que le foie ne soit touché peu! signifier que la probabilité pour que la maladie devienne patente n’est pas essentiellement fonction de la quantité de virus ingérée. Or, on sait maintenant que le virus de l’hépatite A a été propagé avec succès dans des cultures cellulaires. Aucune culture cellulaire n’a permis de répliquer les petits virus ronds qui semblent être respon sables de la gastro-entérite virale transmise par les aliments, aussi a-t-on mis au point un certain nombre de techniques pour dépister ces virus en fonction de leur antigénicité. Ces méthodes, qui comprennent l’immuno-microscopie électronique, le dosage radioimmunologique et le titrage avec immuno-adsorbant lié à une enzyme, permettent de déceler les virus de l’hépatite A et de la gastro-entérite dans des spé cimens de matières fécales (et éventuellement d’autres spécimens cli niques) ou des anti-corps contre ces virus dans le sang ou les matières fécales. Ces méthodes sérologiques, non plus que la microscopie élec tronique directe, ne sont suffisamment sensibles pour dépister les virus aux concentrations auxquelles ils se trouvent en général dans les aliments, et cela en raison de la dilution des selles, inhérente au pro cessus de contamination. Même lorsqu’on dispose des moyens de déceler ces virus, des recherches épidémiologiques intensives sont nécessaires pour justifier et expliquer les épreuves de laboratoire. Les Etats-Unis d’Amérique disposent du système de notification et de recherche le plus important pour les maladies transmises par les aliments, et ce sont eux qui produisent la plus grande quantité de statistiques. La majorité des maladies d’origine alimentaire notifiées aux Etats-Unis sont des gastro-entérites d’étiologie indéterminée, dont certaines sont vraisemblablement provoquées par des virus. E>es cas de gastro-entérite due à un virus spécifique transmis par l'eau ont été notifiés mais aucun aliment n’a été mis en cause, encore que, récemment, une triple poussée épidémique de gastro-entérite ait été attribuée, par déduction, à un virus. L'hépatite A continue d’être transmise par les aliments. L'incidence globale de la maladie semble avoir diminué aux Etats-Unis et être devenue moins saisonnière. Les résumés annuels font état d’environ quatre poussées épidémiques d’hépatite A d’origine alimentaire par an. Ces dernières années, les véhicules incriminés ont rarement été des fruits de mer (mollusques bivalves), et j amais l’eau. Il a été démontré que les fruits de mer étaient un véhicule de transmission important de l'hépatite A, en dehors des poussées épidémiques enregistrées il y a quelques années à Boston, mais les statistiques pour l’ensemble du pays indiquent qu’ils ne constituent pas une source majeure d’hépatite A pour la plus grande partie de la population. Le seul autre virus transmis par des aliments enregistré ces dernières années, en dehors des agents responsables de l’hépatite A et de la gastro-entérite, a été l’échovirus 4, propagée par une salade de chou cru et qui avait provoqué au moins 80 cas fébriles chez des personnes qui s’étaient rendues à un pique-nique fie mode de contamination n’avait pu être déterminé). Au Royaume-Uni, où toute maladie d’origine alimentaire doit être notifiée, la gastro-enténte infectieuse aiguë non bactérienne a soulevé récemment un grand intérêt La plupart des cas de gastro-entérite provoqués par des petits virus ronds et certains cas d’hépatite A semblent être transmis par les fruits de mer, et un petit virus rond a été décelé par microscopie électronique dans une huître analysée à la suite d’une poussée épidémique de gastro-entérite. D’autres aliments ont
The United States of America is the country that seems to have the most extensive investigative and reporting system for foodbome dis ease and produces the most voluminous statistics. The majority of foodbome disease reported in the USA is gastroenteritis of undeter mined etiology, some o f which is most likely caused by viruses. Virus-specific AING has been reported for water in the USA, but not for other foods, though a recent triple outbreak of gastroenteritis was suspected deductively of having been caused by virus. HA continues to be transmitted through foods. The overall ucidence of the disease seems to have decreased in the USA and to have become less seasonal. Approximately four outbreaks of foodbome HA per year appear in the annual summaries—vehicles in recent years have seldom included shellfish (bivalve molluscs) and have not included water at all. Shell fish were shown to be an important vehicle for HA outside the context of recorded outbreaks some years ago in Boston, but statistics for the nation as a whole indicate that this food is not a major source o f HA to most of the population. The only other foodbome virus reported in recent years, aside from the agents o f HA and of AING, was echovirus 4, which was transmitted through cole slaw and caused at least 80 cases of febrile illness among those attending a picnic (the mode of contamination could not be determined).
In the United Kingom, where all foodbome disease is reportable, there has recently been much interest in AING. Much AING caused by small round viruses and some HA are seen to be transmitted by shellfish, and a small round virus has been detected by electron microscopy in an oyster tested in association with an outbreak of AING. Other foods have been implicated as the vehicles in some outbreaks of AING; the incidence of virus in the stools of patients m
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these outbreaks bas been much lower than in outbreaks where shell fish have been the vehicle. No waterborne viral disease is apparently being recorded. Canada evidently has an effective system for reporting foodbome disease. With this in mind, it is noteworthy that there has been no foodbome viral disease reported there in many years. Australia has been the site of several outbreaks (or one very large one) of AING transmitted through shellfish. The causative agents appear to have been small round viruses of the Norwalk type, but an even smaller round virus (22 to 25 nm) has been seen in some patients’ stools and in the extract o f one o f the oysters tested. Other viruses (echovirus 8 and reo virus) have been detected in bottled oysters implicated in an outbreak of AING; although these viruses were not the cause of the observed disease, they may well be the best available indicators of contamination in shellfish by viruses that do not express themselves in laboratory cell cultures. Outbreak reports and statistics for other countries have not been available to the Food Virology Programme, but one can expect that in developed countries the incidence of HA and AING transmission through foods will depend upon how frequently food is mishandled, how effectively die discharge o f human wastes is controlled, and the degree to which the national cuisine includes raw or lightly cooked shellfish. The situation in developing countries with respect to food bome viral disease can only be conjectured at this point, for statistics are generally unavailable. Surveys have shown a very high incidence of enteric virus infections in children under the age o f five years in the developing world. Food and water surely play a role in virus trans mission in such settings, but the proportion o f HA and AING that is transmitted by these vehicles may be no greater than in developed countries, in that contact transmission o f these diseases probably predominates in both settings. The key to reducing the enteric viruses in developing countries is the implementation o f safer means for disposal o f faeces and improved community hygiene. The stage may eventually be reached where the rejection of food or water on the grounds o f contamination is not an unthinkable luxury, but this is not possible at this time in many places.
The Food Virology Programme is devoted, among other tasks, to the collection and dissemination of information such as that which is summarized above. Published and unpublished information concern ing outbreaks and the general incidence o f foodbome viral disease is badly needed, from as broad an international data base as possible, to aid national planners in all countries. Those willing to share such information through the Programme are requested to send it to the Food Hygienist, Veterinary Public Health, WHO, Geneva. Descrip tions of the Food Virology Programme and the services it offers are available from the same office upon request MALARIA SURVEILLANCE — In the last five-year period (1976-1980), 117 malaria cases were diagnosed in Israel. With no exception, all were imported cases, of which 74 were among Israeli citizens returning from abroad, 19 in foreigners coming to Israel and 24 in new immigrants (Table 1). The distribution of cases by place of acquisition was as follows; African countnes—87 cases (74.3%), followed by Asian countries—21 Isr a el.
été impliqués lors de certaines poussées épidémiques de gastro-enté rite ; l’incidence du virus dans les selles des patients lors de ces pous sées épidémiques a été beaucoup plus faible que lorsque la transmis sion avait été imputée à des fruits de mer. Aucune maladie virale d’origine hydrique n’a apparemment été enregistrée. Le Canada dispose à l’évidence d’un système efficace de notifica tion des maladies d’origine alimentaire. Il est donc intéressant de noter qu’aucune maladie virale d’origine alimentaire n’a été noufiée dans ce pays depuis plusieurs années. En Australie, on a enregistré plusieurs poussées épidémiques (ou une seule poussée importante) de gastro-entérite transmise par des fruits de mer. Les agents responsables semblent avoir été de petits virus de forme arrondie de type Norwalk, mais un virus rond encore plus petit (22 à 25 nm) a été observé dans les selles de certains malades et dans une huître analysée. D’autres virus (échovirus 8 et réovirus) ont été décelés dans des huîtres en conserve mises en cause lors d’une poussée épidémique de gastro-entérite ; bien que ces virus n’aient pas été responsables de la maladie observée, il se pourrait bien qu’ils soient les meilleurs indicateurs disponibles de contamination de coquillages par des virus qui ne se manifestent pas dans des cultures cellulaires de laboratoire. Le Programme de Virologie alimentaire n’a pas eu connaissance de poussées épidémiques ou de statistiques pour d’autres pays, mais il semblerait que, dans les pays développés, l’inddence de la transmis sion de l’hépatite A et de la gastro-entérite par des produits alimen taires dépend à la fois de la fréquence des manipulations non hygié niques des aliments, de l’efficacité du contrôle de l'élimination des déchets humains et des habitudes alimentaires nationales, selon que les coquillages sont consommés crus ou légèrement cuits. On ne peut à l’heure actuelle qu’émettre des conjectures sur la situation en ce qui concerne les maladies virales d’origine alimentaire dans les pays en développement, pour lesquels on ne dispose en général d’aucune sta tistique. Des études ont fait état d’une incidence très élevée des infec tions par entéro-virus chez les enfants de moins de cinq ans. Les aliments et l’eau jouent certainement un rôle dans la transmission des virus dans ces pays mais la proportion d'hépatites A et de gastro entérites qui leur sont imputables n’est peut-être pas supérieure à celle des pays développés, du fait que dans un cas comme dans l’autre, ces maladies se transmettent surtout par contact Le moyen le plus sûr de réduire la circulation des entéro-virus dans les pays en développement est la mise en œuvre de méthodes plus sûres d ’évacuation des matières fécales et une meilleure hygiène communautaire. Sans doute amverat-on à ce que le fait de rejeter des aliments ou de l’eau parce qu’ils sont contaminés ne soit plus considéré comme un luxe impensable ; mais cela n’est pas encore possible aujourd’hui dans beaucoup d’en droits. Le Programme de Virologie alimentaire a pour fonction, entre autres, la collecte et la diffusion d’informations du type de celles qui sont résumées ci-dessus. Les informations publiées et non publiées concernant les poussées épidémiques et l’incidence générale des mala dies virales d’origine alimentaire font gravement défaut, et la base de données devrait couvrir le plus grand nombre de pays possible, pour aider les planificateurs de tous les pays. Les personnes désireuses de mettre en commun des informations sont priées de les communiquer au Service de Santé publique vétérinaire de l’OMS à Genève. Une description du Programme de Virologie alimentaire et des services qu’il offre y est également à leur disposition sur simple demande. SURVEILLANCE DU PALUDISME — Au cours de la dernière période quinquennale (19761980), 117 cas de paludisme ont été diagnostiqués en Israël, il s’agis sait exclusivement de cas importés, soit 74 par des citoyens israéliens rentrant de l’étranger, 19 par des étrangers arrivant en Israël et 24 par de récents immigrants (tableau 1). La répartition des cas par lieu où la maladie a été contractée était la suivante; pays africains — 87 cas (74,3%), pays d’Asie — 21 (17,9%), Isr a ël.
Table l. Malaria cases by population group, Israel 1976-1980 Tableau I. Nombre de cas de paludisme par groupe de population, Israël, 1976-1980 1976-1980 Population 1976 1977 1978 1979 1980 No Nombre 74 19 24 117 % Pourcentage 63 3 162 20 5
Israeli — I s r a é l i e n n e ................. ... F oreign — E trangère . . . . Im m igrant — Im m igrante T o ta l .............................................................
9 3 1
24 4 — 28
13 3 1 17
13 3 —
15 6 22
13
16
43
(17.9%), South or Central Americas—6 (5.1%) and very few other parts of the world (Table 2). The majority of malaria cases were caused by Plasmodium vivax (61,5%), as against Plasmodium falciparum (32.5%) and other (6.1%) (Table 2).
pays d'Amérique centrale ou du Sud - 6 (5,1%) et très peu d ’autres régions du monde (Tableau 2). La majorité des cas de paludisme ont été provoqués par Plasmo dium vivax (61,5%), Plasmodium falciparum (32,5%) et d’autres espè ces (6,1%) (Tableau 2).
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T M e 2.
Malaria casas by distribution of Plasmodium species and continent of acquisition, Israel, 1976-1980 Tableau 2. Nombre de cas de paludisme par espèce de plasmodies et par continent où l'affection a été contractée, Israël 1976-1980 Total P mm P falciparum P malariae P ovale Percent % 74.4 17.9 17 0.9 5 1 1 0 0 .0
Comment
Mixte
Number Nombre 87 21 2 I 6 1 17
A frica — A frique . . , . . . A sia - A sie .................... ............. O ceania — O céanie . . . . . . . E u r o p e * ............................................... ... A m ericas** — A m ériques** . . . . N um ber — N o m b r e ..................................
44 21 2 ï 4 72 61 S
36 — — — _ -
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4 — — —
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2 38 32.5
— t 0.9 4
— 2 17
Total Percent — Total Pourcentage
34
IOO.Q
* Turkey — Turquie •* Ceniral or South America — Amérique centrale ou du Sud
Continued vector control and surveillance activities, including case detection, radical treatment, epidemiological investigation and con stant informing of the medical services are the basic methods used to maintain the country free of local infection. INFLUENZA SURVEILLANCE (22 January 1982). —1 The incidence of influenza-like illness remains low across the country. One strain o f influenza B virus was isolated from a 15-month-old boy. Canada E g y p t (9 January 1982), —* 2 Two strains of influenza A (H1N1) virus were isolated dunng a localized outbreak of acute respiratory illness which began m November 1981. The strains are being further investigated. I s r a e l (24 January 1982). —Sporadic cases and family outbreaks of febnle respiratory illness have been reported since the end of Decem ber 1981 among persons below 60 years of age in the central pan of the country. Four strains of influenza B/Singapore/222/79-like virus were isolated. U n i t e d K in g d o m (22 January 1982). —3 A sharp increase in influenza-like illness was noted by general practitioners in Northern Ireland since mid-January. Two strains o f influenza B/Singapore/222/79-like virus were isolated from adults.
L’action soutenue de lutte anti vectorielle et de surveillance, notam ment le dépistage, le traitement radical, les enquêtes épidémiologi ques et l’information constante des services médicaux sont les métho des fondamentales utilisées'pour maintenir le pays indemne d’infec tion locale. SURVEILLANCE DE LA GRIPPE (22 janvier 1982). —1 L’incidence des affections d’allure grippale reste faible dans le pays. Une souche du virus grippal B a été isolée chez un petit garçon de 15 mois. Canada E g y p t e (9 janvier 1982). —3 Deux souches du virus grippal A (H1N1) ont été isolée lors d’une poussée localisée d’affections res piratoires aiguës apparue en novembre 1981. L’investigation des souches se poursuit. I s r a ë l (24 janvier 1982). — Des cas sporadiques et des flambées, circonscrites des formes d’affections respiratoires fébnles ont été signalés depuis la fin décembre 1981 parmi des personnes de moins de 60 ans dans le centre du pays. Quatre sourches de virus grippal du type B/Singapore/222/79 ont été isolées. R o y a u m e - U n i (22 janvier 1982). —3 Les généralistes d’Irlande du Nord ont noté une forte recrudescence des affections d’allure grippale depuis la mi-janvier. Deux souches de virus grippal du type B/Singapore/222/79 ont été isolées chez des adultes.
USSR (25 January 1982). —3 The incidence of acute respiratory’ diseases and influenza-like illness increased from the end o f Novem ber 1981 in towns in South-West Siberia and Kazakhstan and later m other parts of the country. As a result, the indices o f morbidity which for a couple of weeks had been exceeding the upper tolerance limit of non-epidemic morbidity increased considerably. There has been no record of increased morbidity in Moscow. Strains of influenza A (H1N1) and influenza B viruses have been isolated in most towns reporting increased morbidity. 'See No. 1, p 6 2See No 2, p. 15.
URSS (25 janvier 1982). —3L’incidence des maladies respiratoires aiguës et des affections d’allure grippale s’est accrue depuis la fin novembre 1981 dans plusieurs villes du sud-ouest de la Sibérie et du Kazakhstan et un peu plus tard dans d’autres régions du pays. Aussi les indices de morbidité qui, pendant deux semâmes environ, avaient dépassé le seuil de tolérance de la morbidité non épidémique, ont-ils considérablement augmenté. Aucun accroissement de la morbidité n’a été enregistré à Moscou. Des souches des virus grippaux A (H 1N 1) et B ont été isolées dans la plupart des villes ayant signalé une recru descence de la morbidité. 1Voir N» 1, p. 6. JV o irN °2 , p 15
CORRIGENDUM VACCINATION CERTIFICATE REQUIREMENTS FOR IN TERNATIONAL TRAVEL AND HEALTH ADVICE TO TRAV ELLERS, 1982 (English Edition) Page 48, Immunization, third paragraph Delete the sentence beginning. “Booster doses are recommended every 5 years...” Insert: “Booster doses are recommended every 3 years for typhoid fever. For poliomyelitis, travellers from countries where polio vacci nation is widely practised who are going to countries in which there is a high risk of the disease may be advised to have a single additional dose of vaccine.”
RECTIFICATIF CERTIFICATS DE VACCINATION EXIGÉS DANS LES VOYA GES INTERNATIONAUX ET CONSEILS D’HYGIÈNE À L’IN TENTION DES VOYAGEURS, 1982 (Version française) Page 50, Vaccination, troisième paragraphe Supprimer la phrase commençant par: «Des rappels sont recom mandés tous les cinq ans ...» Insérer à la place: « Des rappels sont recommandés tous les trois ans pour la fièvre typhoïde. Pour la poliomyélite, l’administration d’une dose supplémentaire de vaccin pourra être conseillée aux voyageurs qui viennent de pays où la vaccination antipoliomyélitique est large ment pratiquée et se rendent dans des pays où le risque de contracter la maladie est élevé». SERVICE AUTOMATIQUE DE RÉPONSE PAR TÉLEX pour les dernières informations sur les maladies transmissibles Numéro de télex 28150 Genève Faire échange d’indicatifs et composer le code: ZCZC ENGL (pour une réponse en anglais) ZCZC FRAN (pour une réponse en français)
AUTOMATIC TELEX REPLY SERVICE for Latest Available information on Communicable Diseases Telex Number 28150 Geneva Exchange identification codes and compose; ZC ZC ENGL (for reply in English) ZCZC FRAN (for reply in French)
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YELLOW-FEVER VACCINATING CENTRES FOR INTERNATIONAL TRAVEL Amendment to 1980 publication
CENTRES DE VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE POUR LES VOYAGES INTERNATIONAUX Amendement a la p ublication de 1980
United Kingdom Insert: Delete: London: Insert: London: \
Royaume-Uni Insérer:
Buckinghamshire : Pinewood Studios, Medical Service, Yellow-Fever Vaccination Centre
| Supprimer: Rank Organisation, Ltd, Medical Service London, Yellow-Fever Vaccination Centre \ Insérer: Rank Xerox Ltd, Medical Service London, Yellow-Fever Vaccination Service
DISEA SES SUBJECT TO THE REGULATIONS - MALADIES SO U M ISES AU RÈGLEMENT Notifications Received from 29 January to 4 February 1982 Notifications reçues du 29 janvier au 4 février 1982 C ases-C as D eaths- Décès Port Airport - Aéroport ... i r s Figures not yet received - Chiffres non encore disponibles Imported cases - Cas importes Revised figures - Chiffres révisés Suspected cases - Cas suspectés
PLAGUE - PESTE America - Amérique PERU - PÉROU C D 3-19 X n N IGERIA-N IGERIA
Asia - Asie C D 26.1X-10X IN D U -IN D E C D 27 XII-21
.............................................. RWANDA
6
0
69 0 t The toial number o f cases and deaths reported for each country occurred in infected areas already published, or m newly infected areas, see below / Tous les cas et deces noti fiés pour chaque pays se sont produits dans des zones infec tées déjà signalées ou dans des zones nouvellement infectées, voir ci-dessous.
Piura Department Huancabamba Province Huancabamba District . . . .
13-19X11
.............................................. 20 0 SWAZILAND SOUAZILAND
2
0 1-15.1
YELLOW FEVER - FIÈVRE JAUNE America - Amérique C BOLIVIA - BOLIVIE D 1-311
.............................................. CHOLERA t - CHOLÉRA t Africa - Afrique LIBERIA - LIBÉRIA C D 1-30IX TANZANIA, UNITED REP. O F TANZANIE, RÉP.-UNIE DE
235
4
17-23.1
......................................................... 59 5 10-16.1
Cochabamba Department Chapare Province PE R U -P É R O U
i
...
............................................ ...............................................
152 127
3 2
.............................................. . . . . . . . . . . . . . . .
138 3-9.1 201
4 0
16-22 XI
1-31.VIU
Madré de Dios Department Tambopata Province Tambopata District
1
1
Newly Infected Areas as on 4 February 1982 - Zones nouvellement infectées au 4 février 1982 For entena used in compiling this list, see No- 38, 1981, page 304 - Les critères appliques pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N ° 38, 1981, a la page 304 The complete list of infected areas was last published in WER No, 3, page 24. li should be brought up to date by consulting the additional information published subsequently in ibe WER regarding areas to be added or removed, Tbe complete list is usually published once a month La lisle complète des zones infectées a paru dans le REH N ° 3, page 24. Four sa mise a jour, il y a lieu de consulter les Relevés publiés depuis lors où üguren i les listes de zones aajo u iereu supprimer. La liste complète est généralement publiée une fois par mois A sia-A sie PLAGUE - PESTE America - Amérique PERU - PÉROU Piura Department Huancabamba Province Huancabamba Distnci CHOLERA - CHOLÉRA Africa - Afrique NIGERIA - NIGERIA Ondo State Akure Local Government Area TANZANIA, UNITED REP. OF TANZANIE, RÉP.-UNIE DE ùar es Salaam Region Dar es Salaam District Dodoma Region Kondoa District Morogoro Region Kilo sa District Morogoro District Tanga Région Lushoio District IN D U - INDE Karnataka (Mysore) State Chikmagalur District Hassan Distnci Mysore Distnci YELLOW FEVER - FIÈVRE JAUNE America - Amérique BOLIVIA - BOLIVIE Cochabamba Department Chapare Province PERU - PÉROU Madré de Dios Department Tambopata Province Tambopata District
Areas Removed from the Infected Area List between 29 January and 4 February 1982 Zones supprimées de la liste des zones infectées entre les 29 janvier et 4 février 1982 For enterta used in compiling this list, see No. 38, 1981, page 304 - Les enteres appliqués pour la compilation de celle liste sont publiés dans le N° 38, 1981, a la page 304 PLAGUE - PESTE Africa - Afrique MADAGASCAR Antananarivo Province Antananarivo- Ville 2e Arrondissement Fianaranisoa Province Ambositra S Préf Tsarasaotra District TANZANIA, UNITED REP. OF TANZANIE, RÉP.-UNIE DE Arusha Region Arusha District Ktteto District Mam Region Musoma District Mbeva Region Kjrela District Rukwu Region Sumbawanga District Singula Region Iratnba District
CHOLERA - CHOLÉRA Africa - Afrique CAMEROON, UNITED REP. OF CAMEROUN. REP.-UN1E DU Cameroun Occidental Fako Departement Tiko Arrondissement