IRAPPORT TBCHNIQUE ANNUEL DE PROJET AU COMITE CONSULTATIF TECHNIQUB (CCT) ENVOI DU RAPPORT Autorités habilitées à signer le présent rapport: Pays: Guinée Equatoriale Nom du coordonnateur national: M. Anacleto LMSI NSUE Signature: Date For Tot Représentant des ONG: I1 n'existe pas d'ONG Rapport rédigé par le Dr NSUE Anacleto LMSI Titre: Directeur National Signature: Date: ior lJmün Tor ùxrL tît.b,Voait egÀ cop co 8ro F7 L 2 0 ÀClJr 20i0 APOC/DlR RECU LE Année d'approbation: 1998 Appellation du Proiet: projet TIDC Ile de Bioko Période couverte par le rapport: ler janvier au 31 décembre2009 Année de émarrase:1999 Date de dépôt: 2 août 2010 ONGD partenaire: No I APOC OAT OAF OBC DC TIDC AMC MINISAN MTNISABS ONGD ONG GTNO SSP REMO ESG CCT UNICEF OUT OMS PNLO PNLOF ETD ABREVIATIONS Programme Africain de Lutte contre I'Onchocercose Objectif Annuel de Traitement Objectif Annuel de F Organisation à Base Distributeur Traitement à I'Ivermectine directrices communautaires Auto-suivi Ministère de la Santé Ministère de la Santé et du Social de DéveloppementOrganisation Non Organisation Non Groupe de Travail N de Lutte contre l'Onchocercose Soins de Santé Primaires Cartographie Rapide de l'Onchocercose Effets Secondaires Graves Comité Consultatif Fonds des Nations Unies l'Enfance Objectif Ultime de Organisation Mondiale de Santé I I Programme National de Programme National de Maladies Tropicales contre l'Onchocercose contre l'Onchocercose et autres Filarioses a 2 COURS DISPENSES SUR RECOMMAi\DATION DU CCT: 1. Remplir toutes les sections du table au 12 Réponse: Les sections du tableau 12 sont déjà remplies. 2. Yérifiez les chiffres de la population totale de la zone du projet Réponse: Les chiffres de la population de la zone du projet ont été vérifiés et corrigés ; nous avons pris bonne note de cette observation. 3 L'onchocercose, également connue problème de Santé Publique en Guinée prévalence atteint 75% chez les hyperendémique) selon les données o en 1988 (méthode de la biopsie parfois liées à l'épilepsie (affection Continentale du pays était considérée laquelle les résultats de l'étude de également quelques foyers d' Mongomo et Ebebiyin. En 1990, le Programme National de été créé; et par manque de financement du l'appui financier de I'ONG-Université de De 1991 à 1996, la distribution massi uniquement dans la zone rurale de l'île dans la Ville de Malabo, la distribution considérée corrme une zone h REA a été réalisée dans la ville de Malabo. En 1999, I'ONG-Université de dans les zones rurales de l'île, qui a 75% ù 42oÂ, ce qui représente une une baisse des paramètres l'épilepsie. Après la signature du Protocole d' Equatoriale a décidé d'élaborer un plan d de cette approche a été convenue pour système de distribution vertical qui été réorienter au système TIDC comme suit: lè'" Étape-I999,le TIDC ne couvrirait q Bioko. 2ème Étape-2000, le TIDC 3è*' Étape-z}Ol, le TIDC couwirait Face à cette situation complexe, Guinée Equatoriale, et par conséquent, 2002 devraient refléter uniquement le et non la population totale de l'île de De 1999 à20021es activités du financement du programme APOC. programme APOC s'est arrêté de 2003 à du Gouvernement il a été mis en I'Ivermectine dans la Ville de Malabo et RESUME YTIQUE sous le nom de cécité des rivières demeure un uatoriale, en particulier sur l'île de Bioko où la de la zoîe rurale de l'île (situation de la première enquête épidémiologique menée ,) ; et les manifestations cliniques de type cutané gique) étaient graves et débilitantes. La Région hypoendémique jusqu'en 2008, période à épidémiologique ont montré qu'il existait dans les districts de Niefang, Evinayong, Nsork, contre I'Onchocercose et autres Filarioses a le Programme fonctionnait grâce à du médicament Ivermectine a été effectuée utilisant la stratégie mobile. Il faut rappeler que massive n'a pas été effectuée, puisqu'elle était de 1990 à 2002, période à laquelle I'enquête a mené une étude d'impact sur le traitement que la prévalence de I'Onchocercose est passée de de 33Yo. Cela a également permis de constater tels que la dermatite, les lésions oculaires et avec le progfttrnme APOC en 1998, la Guinée basé sur l'approche TIDC. La mise en ceuwe période transitoire de trois ans pour sortir du pratiqué dans le Programme depuis 1991 et le 15% des populations des zones rurales de l'île de 50% des populations des zones rurales. 100% des populations des zones rurales. peut parler du démarrage des activités du TIDC en chiffres du traitement massif du TIDC de 1999 à de la population rurale (20 000 habitants) dans les zones rurales se sont développées grâce au en raison d'un malentendu, le financement du 2006. Cependant, en2004 et grâce au financement pour la première fois, la distribution massive de les quartiers adjacents. 4 En 2006, un plan de relance des activités financées par le programme APOC suivi d'un plan d'appui technique au GTNO de la Guinée Equatoriale en 2007 a permis la reprise normale des activités sur l'île de Bioko. Le Projet TIDC sur l'île de Bioko couvre quatre districts (Malabo, Baney, Luba et Riaba) et comprend environ 2l formations sanitaires, dont 12 sont publiques. Les donnees du recensement (PNLOF 2009) estiment la population de l'île à 80206 habitants, répartis dans 129 communautés. Sur un total de 362 travailleurs de la santé interrogées sur l'île de Bioko, seulement 20 sont impliquées dans le TIDC. La faible implication du personnel de santé est un véritable défi, et est par conséquent une des priorités à I'ordre du jour du Programme de 20L0 et 20ll pour atteindre plus de personnel de santé. Les activités planifiées du TIDC dans le présent rapport ont démarré en fin féwier avec la sensibilisation, la formation, la distribution du médicament Ivermectine, le suivi et la supervision. Les résultats obtenus se présentent comme suit: En ce qui concerne la sensibilisation: La mise en æuvre d'un plan de médias d'information avec la diffusion de messages courts à la radio pour expliquer la maladie, ses symptômes et le traitement massif pour encourager la population à recevoir de plus amples informations sur cette maladie. De même, des réunions ont été tenues avec les Représentants du Gouvernement des quatre districts qui forment l'île de Bioko. Aussi, à la réunion avec les leaders communautaires il a été réaffirmé le rôle principal que joue la Communauté, dans l'élection des DC. En ce qui concerne la formation: 20 membres du personnel de santé sur 20 attendus ont été formés ou ont benéficié de cours de recyclage au niveau des districts et des aires de santé. 204 Distributeurs Communautaires (DC) sur 200 attendus ont été formés ou ont bénéficié de cours de recyclage. Pour les années 2010 et 20ll,le Programme National de Lutte contre I'Onchocercose et autres Filarioses envisage de former de nombreux professionnels de la santé afin de se conformer au Plan d'Action National de Lutte Intégrale contre les Maladies Tropicales Négligées (ATN) En ce qui concerne le traitement: - 80 206 personnes ont été recensées dans les 129 Communautés. Ce chiffre est une mise à jour des données du recensement des Districts Sanitaires de Malabo, Baney, Luba et Riaba collectées par les DC au cours du traitement en 2009. - 56 902 personnes ont été traitées au Mectizan, ce qui a permis d'atteindre une couverture de70,94%o. - 129 corlmunautés ont été uées durant la distribution massive de l'Ivermectine, géographique de 100%. 5 ce qui équivaut à une L'un des défis majeurs du d'appliquer le TIDC dans une Equatoriale. Il existe de nombreuses l. Pour obtenir de meilleurs la distribution massive. 2. de nombreuses personnes, une maladie qui n'affecte Malabo il n'existe pas de Par conséquent, au cours des I'accent sur: - la Sensibilisation à Malabo - la participation accrue des afin d'avoir plus de fonds pour le durables sans fonds provenant du - L'intégration des activités du pro district. - La mise en æuvre du Plan d' Négligées (ETD). SECTION I. 1.1 Informations d'Ordre Général 1.1.1 Brève description du projet Le projet TIDC en Guinée des enquêtes épidémiologiques réalisées de 2002,les quatre districts sanitaires zone urbaine (Malabo), que compte l'île Le projet est situé dans une zone type équatorial avec deux saisons: une (avril - octobre). De 1990-1997, le Programme Filarioses (PNLOF) de la Guinée (ONG-Université de Barcelone) a stratégie mobile et en atteignant des taux zones rurales. Selon une étude de I'ONG-Uni permis de réduire la prévalence de la Entre 2002 et2005,la lutte anti prograflrme APOC a permis l'élimination transmet la maladie, des efflorts dewaient d'atteindre ce qui pourrait être I'Onchocercose sur l'île de Bioko. et est de faire face à la situation complexe ville comme Malabo, capitale de la Guinée mais nous n'en indiquerons que deux: il faut motiver financièrement les DC pour les jeunes, pensent que I'Onchocercose est les zones rurales, puisque dans la Ville de qui présentent des symptômes visibles. campagnes, le projet devra plus mettre du Ministère de la Santé et du Bien-être Social puisque que le projet ne peut avoir de bases dans le paquet minimum des activités du National de Lutte Intégrale contre les Maladies TIONS DE BASE couvre toute l'île de Bioko, selon les résultats 1988 (prévalence de 75%) et les données de REA les 3 zones rurales (Luba, Riaba et Baney) et une Bioko sont concernés par le traitement. de type forêt tropicale. Le climat est de sèche (novembre-mars) et une saison des plües de lutte contre I'Onchocercose et auües avec l'appui de la Coopération Espagnole des traitements à l'Ivermectine en utilisant la couverture thérapeutique d'environ 62Yo dans les de Barcelone en 1999, ces interventions ont de75 à33%. effectuée sur l'île de Bioko, avec l'appui du vecteur dans cette île. En I'absence du vecteur qui consacrés à la distribution de I'ivermectine afin corlme une élimination de la maladie de 6 La République de Guinée APOC pour lutter contre programme APOC pour la Le projet TIDC a a signé en 2006 le Protocole d'Accord avec Depuis 1998, le pays a pu bénéficier des fonds du du projet TIDC sur l'île de Bioko. été dans les districts des zones rurales de Riaba, mis en marche depuis 1999, principalement REA effectuée en2002, il a été Luba et Baney. Selon les données de I'enquête d'inclure également la Ville de Malabo dans le projet. La suspension du du programme APOC survenue entre 2003 et 2006 sur le retard lié à la mise en æuvre des bases de la renouvellement de l'appui financier et technique du du TIDC ont recommencé à être réalisées. aurait pu avoir une certaine durabilité du projet. Toutefois, le progranrme APOC en2007,les acti 1.1.2. Brève Description du pays La République de Guinée uatoriale est située en Afrique Centrale, et est divisée en deux Régions: la Région également connue sous le nom de Rio Muni et la Région Insulaire de Annobôn dans 'océan sud atlantique et l'île de Bioko (ancien Fernando Poo), où se trouve la capitale La superficie totale du pays est de 28 051 km2. par le Cameroun au nord, le Gabon au sud-est et leLa Guinée Equatoriale est Golfe de Guinée qui est située à I de Sao Tomé et Principe. Ancienne colonie et seul pays africain qui parle espagnol, la Guinéele 12 Octobre 1968. Membre de la CEMAC avec leEquatoriale est indépendanteCameroun, le Congo, le Gabon, également membre de la zone du République Centrafricaine et le Tchad. Le pays est Cfa, ainsi que de la Francophonie et a adopté le français comme seconde langue du après l'espagnol. Les habitants de la zone du lrgjet à part l'espagnol s'expriment également dans cinqlangues ou dialectes qui sont: Fang, Bubi, Ndowe, gisio et Annobones. La population est jeune, plus d'habitants répartis de façon inégale, 45Yo ontmoins de 15 ans et elle est estimée àl0l4gg} de la population vit à Rio Muni. La population urbaine environ 40% du total et est principalement concentrée dans les villes de Bata et Ebebiyin. Actuellement, il y a un exode massifde la migration vers les villes à la d'une vie meilleure grâce à la découverte dupétrole, et par conséquent lazone contient de moins en moins d'habitants. Le taux de croissance est de 2,9%o et est deux fois plus élevé dans les villes Le taux de natalité brut se situe autour de 43Yo et le taux de fécondité est de 5,5 enfantspar femme 7 La Guinée Equatoriale compte sept divisées en l8 districts qui représentent l'unité politique administrative de gestion Province de Annobon (San de Palé) Province de Bioko Nord ) Province de Bioko Sud (Luba) Province du Littoral @ata) Province du Centre Sur Province de Kie-Ntem Province de Wele-Nzas ORGANISATION ADMINISTRATIVE LA GUINEE EQUATORIALE Le projet TIDC couvre un quart Nord et Bioko Sud de la Région Insulaire. districts administratifs des provinces de Bioko ECONOMIE l. 2. 3. 4. 5. 6. 7. ) Jusqu'au milieu des années 90, I culture du cacao et du cafe qui ont été la de la Guinée Equatoriale était basée sur la source de revenus. En 2004, la Guinée Equatoriale, au Sud du Sahara. La production était le troisième pays producteur de pétrole en Afrique 360.000 barils par jour. Cette situation a causé la détérioration de l'économie rurale et de I' Le produit intérieur brut (PIB) par est passé de 1604,4 US $ en 1999 à3852,2 dollars U $ en 200l.Il est actuellement à plus de 30.000 dollars U $ La Conférence économique qui a adopté le plan de développement Horizon parmi lesquels la santé pour tous d'ici I'an 20202020 a prescrit 15 programmes 8 Capital, )s DistrictsRégions Provinces I [alabo Malabo, BaneyBioko Nord Luba Luba, RiabaBioko Sud S.Ar itonio Pale Annobon INSULAIRE Annobon Littoral Bata Bata, Mbini, Kogo mayong Niefang,Evinayong, Acurenam Centre Sud Er Micomiseng,Ebebiyin, NsokNsomo Kie Ntem E bebiyin M ongomo Aflisok,Mongomo, Akonibe, Nsork CONTI NENTALE Wele Nzas 187 7Total avec le passage d'une situation d'un pays à la transformation vers le développement. Présentation de la Carte de la Guinée Equatoriale S SER Le Ministère de la Santé et du Bien-être Social (MINISABS) est chargé de la conception, de la mise en æuwe et du suivi-évaluation de la politique sanitaire du pays. Principaux indicateurs de la Guinée Equatoriale Population : 1.014.990 habitants (en 2004). 0-14 ans: 42,56Yo; 15-64 ans: 53,680%; +65 ans: 3,76Yo Superficie: 28,051km'z Densité: l7 habitants Æ(m2. Frontières terrestres: Gabon et Cameroun Espérance de vie des hommes : 52 ans (en 2001) Espérance de vie des femmes : 56 ans (en 2001) Taux de croissance de la population : 2,460 (en 2001) Taux de natalité :37,72%oZ (en 2001) Taux de mortalité : 13,llYo1 (en 2001) Taux de mortalité infantile :92,9YoJ (en 2001) Taux de fecondité : 4,9 enfants / femme (2001) Source : Données du PNLOF 2007 9 GUrNÉE ÉQUaTORTALE .-,i . - -1r'- .-. Île 'deBiôko)- Ngong RÉGI .Morte Bata Nt) tNcombla tAyamiken Micomeleng . Ncue .Afiisoc ENTALE,i t" OvelS Ebomku a l,lsoc. Acurenam a I Evinayong CONT M(R lO Ehalg ù* .-l :-{ ll Les maladies infectieuses représentent plus de 85Yo des consultations, en particulier le paludisme, les infections respiratoires aiguës et la diarrhée sont les principalés causes de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. L'onchocercose (l'île de Bioko), la trypanosomiase et la lèpre sont en baisse progressivement. Cependant, la prévalence des maladies tropicales (filariose lyrrphatique, Loa-Loa, helminthiase et schistosomiase) reste élevée, en particulier dans la Région Continentale; dans cette même région, quelques foyers de la maladie de l'onchocercose ont été observés dans 5 districts sanitaires. Il existe des programmes de sensibilisation et de prévention des maladies infectieuses tandis que la diffusion des messages à la radio et à la télévision n'est pas toujours régulière. L'orientation de la politique sanitaire actuelle préconisée fournie la qualité des services diagnostiqués et curatifs à I'hôpital et au centre de santé et soutient également les efforts visant à construire des infrastructures sanitaires. Le système de surveillance épidémiologique et de riposte aux maladies infectieuses est opérationnel, mais dewait être renforcé à I'avenir. La structure sanitaire est fondée sur l'organisation administrative du pays à trois nlveaux: Au niveau central, au niveau intermédiaire et au niveau des postes de santé périphériques, les centres de santé et hôpitaux de district. Un total de 21 formations sanitaires dont 12 publiques couvrent lazone du projet et le personnel impliqué dans le TIDC est réparti comme suit: Tableau 1: Effectif du personnel de santé impliqué dans le TIDC. District/LGA Nombre de personnel de santé impliqué dans le TIDC Nombre total du personnel de santé dans toute la zone couverte par le projet B1 Nombre du personnel de santé impliqué dans le TIDC B2 Pourcentage 83: B2l81*100 Malabo 321 7 2,lyo Luba t6 5 3t% Riaba 11 4 36,36yo Baney t4 4 28,57yo Total 362 20 5o/o 10 I.1.3 LES PARTENAIRES La seule ONG qui avait des relations de coopération avec le Programme national de lutte contre I'onchocercose et autres filarioses était I'ONG -Université de Barcelone. Cette ONG a appuyé les activités du PNLOF de 1990 à 2002, et sa principale stratégie de distribution était la stratégie mobile. Actuellement, sur l'île de Bioko, la seule ONG internationale existante est la Fédération Espagnole des Religieux de la Santé (FERS) et leurs activités se limitent essentiellement aux structures sanitaires fixes (centres de santé et hôpitaux). Au cours de la période couverte par ce rapport, la mise en æuwe des activités qui ont été essentiellement financées par le Gouvernement de la Guinée Equatoriale a vu l'engagement des partenaires comme I'OMS / APOC, la Croix-Rouge de la Guinée Equatoriale et les communautés. Durant la campagne de distribution de I'année 2009, les équipes du personnel des districts sanitaires appuyées par le personnel du PNLOF ont été chargées de la coordination et du suivi des activités du TIDC dans leurs zones respectives, en particulier la formation des DC, la supervision et la gestion des cas probables d'effets secondaires. En ce qui concerne le traitement à I'Ivermectine dans la zone urbaine de Malabo, la Direction Nationale du Programme a établit des liens de partenariats avec la Croix-Rouge de la Guinée équatoriale qui a mis à la disposition du PNLOF leurs bénévoles pour travailler en tant que Distributeurs Communautaires pour la ville de Malabo. Cela a permis la mise en ceuvre des activités de distribution de I'Ivermectine dans la ville de Malabo en 2009. Toutefois, il est important de noter que pour obtenir de bons résultats, il faut rémunérer ces bénévoles, car I'expérience a montré que le traitement dans la Capitale est très diffrcile et compliqué. Les communautés rurales ont mené des activités liées à la mobilisation sociale et à leurs populations respectives, au recensement, à la distribution du médicament Ivermectine et au contrôle des effets secondaires éventuels. 11 1.2 Population et Systèmes Sanitaires Tableau no 2: Communautés et populations à risque dans toute lazone du projet. -NB: Toute lazone avait été identifiée comme étant hyperendémique à l'Onchocercose par le REMO - Source: Recensement effectué par les DC durant la campagne2009. - Village signifie, une localité géographiquement délimitée où réside un groupe de personnes qui sont dirigées par un Chef Traditionnel. En zone urbaine, le quartier est équivalent au village dont le chef visible est le Président de la Communauté. SECTION 2. Application du TIDC 2.1. Calendrier des activités Financées principalement par le Gouvemement de la Guinée Equatoriale, les activités du TIDC pour I'année 2009 ont démarré avec l'élaboration d'un plan d'action en frn Janvier, dont l'exécution a été réalisée sur la base du calendrier suivant: - Réunion de lancement du nouveau plan d'action national pour la lutte globale contre les maladies tropicales négligées (MTN) au Conseil d'administration du ministère, présidé par le ministre d'État au début de Février. - Visite des délégués du gouvernement et haités dans les districts de Malabo, Baney, Luba et Riaba dans le mois de Mars, Mai et Juin. - Session spéciale présidée par le Ministre d'État à la présentation des résultats de l'évaluation entomologique dans le mois de juin. - Formation des DC zone urbaine dans le mois de mars. Districts Population Totale Nombre de communautés/villages Population Zone méso endémique Zone hyperendémique Total dans la zone méso- hyperendémique Zone méso endémique Zone hyper endémique Total dans la zone méso/ hyperendémique Objectif ultime de traitement-'(our) Malabo 67t96 54 54 67196 67t96 45693 Luba 5825 33 33 5825 5825 3961 I 395Riaba 2052 t7 l7 2052 2052 Bancy 5 133 25 25 5 133 5r33 3490 Total 80206 129 129 80206 80206 54539,9 12 - Formation des directeurs d'hôpitaux, les points focaux et gestionnaires des centres de santé de la Région Insulaire dans le mois de juin - Formation des DC dans les zones rurales dans le mois de juillet - Recensement et la distribution de I'ivermectine dans les mois de Juillet et Août - Contrôle des activités dans lazone urbaine au cours des mois d'avril et mai - Contrôle des activités dans la zone rurale dans les mois d'août et Septembre. Le tableau suivant présente le calendrier des activités Tableau 3: calendrier des activités du TIDC 2.2 PROCURATION. Lors de l'élaboration des activités du TIDC en2009, un plan d'action a été élaboré qui comprend les visites effectuées aux Représentants du Gouvernement et assimilés des Districts de Malabo, Luba, Riaba et Baney. A ces personnalités, nous avons exposé particulièrement les expériences, les avantages, les faiblesses et les perspectives du Programme, afrn qu'ils aient une meilleure perception et qu'ils apportent leur appui. Au début du mois de février s'est tenue au Ministère de la Santé et du Bien-être Social, une réunion présidée par le Ministre de Tutelle pour la présentation officielle du document Plan National de Lutte Intégrale contre les Maladies Tropicales Négligées. Lors de cette réunion, l'accent à été mis sur les questions relatives au niveau d'endémicité, à I'emplacement, à la distribution massive des médicaments Ivermectine, Albendazole et Praziquantel. La réunion du conseil de direction spécial s'est tenue au Ministère de la Santé et du Bien-être Social sur la présentation des résultats de l'évaluation de l'élimination du vecteur Simulium Damnosum de l'île de Bioko. Cette réunion était présidée par le Minisûe d'État chargé de la Santé et du Bien-être Social. Elle a connu la participation de 2 Secrétaires d'Etat, du Secrétaire Général, de 5 Directeurs Généraux et de 6 Directeurs Nationaux. DistricU LGA Mobilisation des communautés Formation Recensement/A ctualisation Distribution des médicaments Supervision Mois de déma rTage Mois d'achève ment Mois de déma IÏage Mois d'achèv ement Mois de démar rage Mois d'achèv ement Mois de déma rrage Mois d'achève ment Mois de démarra ge Mois d'achève ment Malabo févricr mars marc avril avril avril avril mal mat mar Luba mal JUln juillet juillet aott aott aott septembrc scptembrc scptembre Riaba mal Juln juillet juillet août aott aott scptembrc septembrc scptcmbrc Baney mai juin juillet juillet aott aott aott septembre septcmbrc scptcmbrc l3 2.3 Mobitisation, Sensibilisation et Education en matière de Santé en faveur des communautés. La diffusion par radio et par télévision de messages courts sur la maladie de I'Onchocercose et les réunions avec les leaders communautaires sont des actions qui permettent de recevoir des informations sur les maladies et leurs conséquences. Ces actions permettent également d'expliquer pourquoi il faudrait continuer à prendre les médicaments Mectizan malgré l'élimination du vecteur. Dans les villages, les messages ont été également transmis par les DC Bien que le matériel IEC ne soit pas disponible dans le prograrnme, il avait été néanmoins distribué à la DC en 2009 des t-shirts avec des messages visant à éliminer l'Onchocercose de l'Ile de Bioko. Ces T-shirts ont été confectionnés pour la visibilité et la motivation des DC. 2.4 l,ngagement Communautaire Tableau 4:Pa ation communautaire au TIDC Commentaires du tableau 4: La participation des femmes en tant que DC dans les Communautés est élevée. Cela indique que la femelle est très sensible dans I'adoption des messages de santé. Cette augmentation est surtout visibles dans les zones rurales. La question de I'indemnisation des DC se pose aujourd'hui dans la plupart des communautés, en particulier dans les zones urbaines, où les DC sont utilisés pour recevoir des incitatifs financiers pour leur travail; la Guinée équatoriale d'êffe un pays producteur de pétrole par conséquent, cette situation peut être expliquée par I'augmentation du niveau de vie dans la ville de Malabo, où tout type de travail est valorisé dans la monnaie du Franc Cfa. Ce projet de loi «illégal» est utilisé par tous ceux qui vivent dans les grandes villes de la Guinée Equatoriale. Nombre de communautés/villages qui ont pour superviseurs des membres communautaires Nombre de DC et de communautés impliqués Nombre de communautés/villages ayant des femmes DC Distrit o ILGA Nombre total de communauté s dans toute la zone du projet Nombre ayant des membres de la communaut é comme superviseurs pourcentageI I I s DC homme s DC femme s Tota I Nombre de communauté s ayant des DC femmes pourcentag e 28 5l,ïyoMalabo 54 59 47 106 2l 75%Luba 28 t6 t7 33 Riaba t7 II i l5 l3 28 ll 64,1yo 25 83,3yoBaney 30 22 I ls i 37 Total 129 I I tt2 i e2 i2o4 85 65,\yo t4 Toutefois, dans les zones rurales, le problème de rémunération est moins aigu, mais il se pose aussi néanmoins, puisque les DC qui ont participé aux journées nationales de vaccination perçoivent souvent des incitations. En ce qui concerne le problème de I'abandon des DC, il existe plusieurs hypothèses. Cela est dû soit au manque de rémunération financière ou au déplacement du DC vers une autre localité à la recherche d'un emploi rémunérateur. l5 V) .o E € QÊ c) € c) *<I Eo z (B o \oO co co oo c\l r-cî $O ô.1 .q) E .o Ooo oôt c..lô,1 o\N rô o (d ch (Ë .o c) s o\ )(ü() a oÉ \oôl ca \o a cîtat o1- o os O\t (ôco æ!t cô\o c..l ü)l< (l)Ëa h Ir.qYv ,n9 TF =trdèo €9(I)lÿq -o()É'o o«,zb (o o o O Ë ,P O O o o o o d v) cl .0) oE s a(d o o o o o o o Irr o o O o o ar') oÊ- o)È (l) o .o an ;i .c)ËoÉ cg t;b€ o .c)L! -.ÔÉE3oa)AÉ cü oF c.l : cô i c.l 1 i o o\ ao Éo irlt) (ü .o k o .o o\ (ü c) oÊ .o r € ôl o\ O O O o o tJ< o cO ô{ ô.1 N o\ ()J () k an rt) q) èosE o .b.8trÉ ze ((, oF tô ôl c..l c..l .O) E _o c, o o cô ôt I (\ c.t o\ \ oo\o o (d at) d\c) lr oE s o ôt o Er o ra) s ca s \o (, .l () .E rn o op (É C§ =à c, € .l CB -o(Ë p, ho ct Êa Fl F oF \o QÊ l.r É o 6l() ÈÈ ^6rE x cl c) .8 y, .i o)(.) Lcl .0) (ll .;i()Eqx vcl EEÊ5X6l!rÈ €€ p lô ": sN= 6l H Commentaires du tableau 5: Le critère ou la recommandation utilisée par le programme est d'avoir deux DC dans chaque village, en particulier dans les zones rurales. Pour les villages ayant un plus grand nombre d'habitants, ces communautés pourraient augmenter le nombre de leurs DC. À Malabo qui est une zone urbaine, les DC ont été mis à la disposition du progr.trnme après des contacts entre ce programme et la Croix-Rouge de la Guinée Equatoriale suivant le nombre de volontaires qui ont été sélectionnés et formés pour effectuer le travail de distribution. Cependant, ces DC ont demandé à avoir une rémunération pour le travail effectué. L'une des difficultés à laquelle le programme est confronté est la mise en æuwe du TIDC en milieu urbain. Il faudrait rappeler que la Guinée Equatoriale est le seul pays du programme APOC où Ie TIDC est appliqué dans la capitale dans la mesure où il n'existe aucune approche scientifique convaincante en la matière. Tableau 6: Type de formation dispensée Stagiaires Type de formation DC Autres membres de la communauté par exemple: les superviseurs communautaires Agents de santé (structures sanitaires de première ligne) Agents de MINISABS ou autres Leaders politiques Autres (preciser) Gestion du programme x X Comment gérer l'éducation sanitaire x x x Prise en charge des ESG x x x AMC RPP Collecte de données x x x Analyse des données X X x Rédaction des rapports X x Autres (préciser) l7 Tableau 6 NB: En ce qui concerne la formation sur I'AMC (Auto-suivi Communautaire), le projet a prévu de mener cette activité en particulier au sein des communautés rurales pour les campagnes de 20ll et 2012. Il s'agit d'une évaluation au niveau local qui doit être menée au sein de chaque village ou communauté chaque année pour détecter les acquis et les lacunes qui peuvent survenir afin de bien planifier la prochaine campagne. En tenant compte du fait qu'il s'agit d'une activité importante, il faut espérer que le Gouvernement respectera sa promesse de poursuiwe le financement des activités du TIDC dans l'Ile de Bioko. l8 Y? o>u .-r{dg -'H Ë c et -iàë.oa^É;Oa- EË B nËt:;S o O o o o ËH 2c o O o o o q 6)=xb =qtspoG,AN r- c{o\o oo \f, oo ôl .<r o\ô\o\o qy3 qb5:UH Ë.$EEq)! C)L -o o z O o\cî cO\ô o\c.l oo o\ o o\ $ Éo (É aÈoÀ () =od bR .(ü _Q9-.l-.,1 ii o\ (.lq oo\o r-\ô rô oo oo c- o\(ô cJr- sq O c- o o9ÿaa -o FoE 38 2eEe ôl cft c.t\o+ tô oo o\rt No\o ca oo o\cî c-to o\\o rô =€Ëaji cL)OH ËÊ:˧(Jd!J\o co o\\o rôs \o o\cî (ô o\cî o o\+ cô o\ colat .<l lat uOÉ iDc)ô q O.,E€ àSË o.l o) tr §Ë ËÉË \o o\ r-\o rat ô.1 ætô c.ltr)O c..t cô c.) \ô \oo c.tOq û() è0(É a .l1)) «l =É E oO q) =,qr.9 Eo.b§>bôaoO'() -o()x soo sOo sOO soo aP()5!iÉ sEs .! É è04d ! (!'()!L-e zu>È s(ô ooôl t-- cô o\ô.1 orË :=E ô9H Ec)oH .B U.Ë sôEEë .irlr, æôl r- ocô o\ôl .EË- ts8 s Ë &- *+! il,§ () E'= E EE; E}§ .o ô = H 59 ËF () O! N tr a) s(ô ooôl r- oco o\ôl o 6 o o -o(B cl (ü ..o rl «t -o(l E, ()Ê(Ë e «, ot- o\ q) 5ü) L ,G, o6) troN qÀq) U)q) (.) L O fr () ari (l) €)É Q) cËL t< Fr «lo E GI H É e q) cllr 1Àq) EE(|) .ii HËt, .Lr é)6l'!L-r< .. \o \o NN Commentaires du tableau 7 La couverture thérapeutique est globalement satisfaisante, bien qu'il existe encore certaines communautés, en particulier dans les zones urbaines qui sont habituellement compliquées quant aux actions liées à la santé. Dans tous les cas, le GTNO prendra les dispositions nécessaires pour renforcer la sensibilisation et la supervision. Les chiffres de rejet et des absences sont un peu élevés dans la ville de Malabo. Les difficultés sont liées au fait qu'il s'agit d'une grande agglomération de personnes où les problèmes de santé ont differents niveaux de perception. Cette situation s'observe non seulement aux niveaux des questions liées au TIDC, mais aussi pour le paludisme durant les campagnes de pulvérisation des maisons contre le moustique anophèle. Cette situation s'observe également lors des campagnes massives de vaccination, etc. Toutefois, le GTNO prépare un plan de renforcement de la sensibilisation dans cette zone. 20 9c ooY o4 H .-§- ê.8 O q Éo 16o È E oo ô(l) 'o É(6)C' À Eo q o É G, É .o () o (Ë o o()lr (-) (J q o oL o. aË ct q .(|) & Ë Hgs 9e §ës É ËË=§E 2 ôqr sË,ËË o L;,9 I oË,E E! -:6)(d .'ON ,rLù eüètltdÉo ri 3s> o o) <o o. tr >lU) ^6 .Y(u .Ë aÉ( .9:IJËSëFÊ,âi c ô.â d €.3 § orarïPôXÀ E> o) C) .:fôo d)ct .- =o>ù o o0 .< (l) bo <(Ë * V) c..l àq) li clE oq) o U) t) -() o E (l) ü2 clÈ G É FI Éi z .jL oaÊ. cltr o LdÀ o ts o) o o o o k .oÀ (ü «t L{ q) o L<À Ê o v) o U) =(t () cr) rl] (n o (ü l<èo t/) 0)fi (§ É oo c) U) q) -c)tro .d U)d O di 6lq)§ rËtr N)oo\o N)oa oê N o{ Noo o\ NOa Lh t\)oo§ N)ao(,) N)ootJ N)oo N)Ooo \o\o\o z N\o t.)\o N)\o o o N)\o t\)\o \o(.rl \o(Jt \oL'I \oL,I *ââ'Ë=§ EË s *P-o=ooqû loo PÉ o- Ê) o-o v)io o6 o(À N\o tJ\o t\)\o t\)\o NJ\o \o L,I \o Lfi § oo Lh f E e'rE Ë aâ oo { t)\o o o UJè \oL'T o\{ §oo ln§38?a H== 5hdo = c8EâÈÉ *oo oa s Lrr æ o o a O o oo {P Lrrlr) L'Io L'I(/) lJr{\o E]RE9 ir EIZEr €9 a 5E LTJ É * oo oo s L'I oo § a a o o a oo {a Lar UJ ao oo oo >9 -< ^Oès o Ào rn rn ù,tJt oo ooot.)o o\ {o N)o{ {o N)o{ a o L,I§§{ UJ o §J oo{t.) tJ ooo u){ tJ{ u)oo t.) o\(â æ t-) HO5NÉEs'*âF Ëg = <-o o = =.j po< =.cE OôO =oT èoq o6 !oo o. L,I§(â§O t, o\\oo æ §{{§ o o lJJ{o§ ttJ o \o§t)\o \o q\ LA oo(/t o\§ N)§ IBË8ô Êoe -* rn{ L,I o\\ootJ \ot)\o§ oo o\§ o tJJ{ UJ{o o o oo{§ o{\o{ { oo ootJ N) UJ o\ q9 z.e.:{ o sq 3o=1Ëo o.o rnæ {P\o\ê o\ { tJ -.t t+.) o\ oo o\ o u)oo (,) oo Lar t.) æ \o § q\ rrj g§Jg P llrCFtrtù e6Àô+ r ==5 .66ÔE o o§ u) u) N) Lfr æ OÈ oo{ o a oO \o o L.r(.rl \o{ (.rl o\ o\(,) §t\) '§ o\ (â t\){ gr glggÈrt 6\tcrtsEoo L,I§Ur§a UJ o\\oo oo § -I{è o UJ{o§ t.J O \o§ N)\o \oa o\(/r æ L,I o\§ ooo{ o\ GOôEEP E6 >rÉ rrd H§'Ê, o\ =uroÊ9 lri \oo Ê)o (D 5(!o çr, â9.EÉ R§ÉûqiE.;HT(DÈ, TJ=Â)(DÊr È, Ht!HEE'Èôl.i. E à-o o.oEcL '.ô.6g 6'*Ê)E NToo5g3È EU§.o OÈr u)Êt âr, -t, tr trOr(D ê E ê o T aÀ N) N) Commentaires du tableau 9 L'application du TIDC s'est faite progressivement par étape dans les zones rurales avec 15 villages pilotes en 1999, puis 50% des villages en 2000, pour finalement couwir tous les villages de la zone rurale à partir de 2001. Les résultats de l'étude REA menée en 2002 ont permis d'inclure la ville de Malabo dans le projet qui, depuis 2003, pourrait avoir couvert 129 communautés de l'île de Bioko. Toutefois, la suspension du financement du programme ApoC entre 2003 et2006 a permis qu'une seule unité de traitement voit le jour en2004 dans Ia ville de Malabo grâce au financement du Gouvemement de la Günée Equatoriale. La reprise des activités grâce au financement du programme APOC a eu lieu en 2007 et a permis d'obtenir des résultats assez satisfaisants en matière de couverture qui peuvent toujours être améliorés. 2.7. Commande, stockage et livraison de I'Ivermectine La demande du Mectizan par le Ministère de la Santé et du Bien-être Social est envoyée au PDM (Programme de Donation Mectizan) par le Directeur National du Programme. Les quantités requises sont basés sur les besoins exprimés par les Districts du projet. Le Mectizan demandé provenant du PDM est réceptionné et stocké à la Direction National du Programme. Ce Programme est chargé de livrer I'Ivermectine dans les districts sanitaires conformément aux besoins exprimés. Le Mectizan n'est pas encore intégré dans Ie circuit national d'approvisionnement en médicaments essentièls, puisque cette structure n'est pas totalement fonctionnelle. Par conséquent, il faut methe en Guvre tous les programmes spécifiques visant à contrôIer, assurer et mieux superviser ces médicaments qui ont été donnés pour le traitement des communautés. Au cours de la campagne 2009,1e Mectizan utilisé était celui avait été demandé pour l'année 2008 et dans ce contexte, nous vous présenterons I'utilisation du Mectizan dans le tableau ci-après. 23 Districts Reçus utilisés Perdus Restants Malabo 139588 138996 85 507 Luba Riaba 15006 149s5 2l 30 4869 4806 l8 36 25 38 Baney 1223 t1949 170706 Total 171486 160 6s6 Tableau 10 MECTIZAN 2OO9 2.8 Auto-suivi Communautaire Au cours de la campagne précédente il n'y a pas eu de formation spécifique des formateurs sur I'auto-suivi communautaire. La question a été abordée par le personnel de santé, mais cependant il a été décidé d'améliorer l'élaboration dans les campagnes à venir, afin que cette activité soit menée au sein des communautés pour lesquelles ils peuvent mesurer I'impact des traitements. Tableau ll: Auto-suivi communautaire District/LGA #Total communautés/villages dans toute la zone du projet Nombre de communautés qui mènent I'autocontrôle (AMC) Nombre de communautés qui tiendront une réunion des parties prenantes (RPP) Malabo 54 0 0 Luba 28 0 0 Riaba t7 0 0 Baney 30 0 0 Total 129 0 0 24 2.9. Supervision 2.9.1Organigramme de Ia hiérarchie de supervision NIVEAUCENTRAL - HD (Hôpital du District) Villaees Maisons I Structures existantes Direction du programme CSI (centre de santé intégré) PS ( poste de santé) 25 Au cours de la campagne 2009, le Programme National de Lutte contre I'Onchocercose et autres Filarioses a bénéficié de I'appui du Ministère de la Santé et du Bien-être Social, et par conséquent la supervision a été programmée pour les quate districts dans les périodes comprises entre awil et mai pour la zone urbaine, et août- septembre pour la zone rurale. Cette supervision a été menée avec la participation des Directeurs d'hôpitaux, des points focaux et des responsables des centres de santé (sachant que chaque district de santé dispose d'une moto). L'équipe de la Direction Nationale du Programme, en plus de leurs supervisions effectuées durant la formation du personnel de santé et des DC, a établi un chronogramme afin de fournir une assistance soutenue aux équipes des districts sanitaires et aux communautés sur la mise en æuvre de leurs activités. Les équipes des districts sanitaires ont prévu d'effectuer au moins deux supervisions par semaine en fonction des points de distribution des médicaments. Cette supervision a permis de relever les difficultés suivantes: - Certaines personnes pensent que la maladie n'est plus un problème de santé publique du fait de l'élimination du vecteur qui transmet la maladie sur l'île de Bioko. - Certains DC (surtout les jeunes) pensent qu'ils dewaient recevoir une rémunération pour les activités du TIDC ; raison pour laquelle nous observons parfois des cas d'abandon. - Certains DC ne savent pas comment tenir les registres de traitements. La supervision est essentielle pour donner une certaine visibilité au programme, en ce sens que cette activité doit être renforcée avec une assiduité régulière à tous les niveaux et en particulier en ce qui conceme le personnel de santé. 26 SECTION 3: Appui au TIDC 3.1 Equipement Tableau 12: état des équipements source we d' APOC MINISABS District/LGA ONGD AUTRES NO Bon état No Bon état No Bon état No Bon état No Bon état l. Véhicule ,) F 2. Motocyclette(s) 4 F 3. Ordinateur(s) 0l F 0l F 4.Imprimante(s) 0l F 5. Photocopieuse(s) 6. Machine(s) fax 7. autres a) b) c) 27 Donateur An 12007 An 2 2008 An 3 2009 IMPORTE TOTAL Presupuestado 0 (s us) IMPORTE TOTAL Libcrado ( $us) IMPORTE TOTAL Prcsupucstado 0 ($ usA) IMPORTE TOTAL Libcrado ( $us) IMPORTE TOTAL Prcsupucstado 0 ($ usA) IMPORTE TOTAL Libcrado ( $us) Ministère de la santé 19860 19860 19860 19860 101660 101660 MINISAN (DistricVLGA) ONGD existe) locale (s'il en ONGD partenaire (S) Autres a) b) Communautés Fond Fiduciaire prograrnme APOC du 23.480 23480 4.000 4.000 0 0 TOTAL 43.340 43.340 23.860 23.860 10r660 101660 3.2 Contributions financières des partenaires et des communautés Tableau 13: contributions financières des partenaires au cours des trois dernières années. 3.3 Autres formes d'appui communautaire La seule forme d'appui que fournissent les communautés à ce jour est la mise en æuvre des activités de distribution ; aucune autre contribution n'est connue jusqu'à présent. Il faudrait effectuer une sensibilisation des leaders communautaires dans ce sens, afin qu'ils soutiennent effectivement le TIDC. Il est important de prendre en compte cette question, car elle pourrait contribuer à l'abandon des DC. Toutefois, dans le Plan National de Santé, le Gouvernement a envisagé de créer une ligne budgétaire pour payer trimestriellement certains mobilisateurs de santé dans chaque village (les DC représentent 99o des mobilisateurs de santé). 28 t3.4. Dépenses par activité Tableau 14: Indiquer combien le projet a dépensé pour chaque activité durant la période couverte par le rapport. La livraison du produit de la zone d'affectation du GTNO au point central de retrait de la communauté SECTION 4: Revues des projets TIDC 4.1. Revues internes, suivi participatif indépendant, évaluation de la durabilité. Jusqu'en 2007, Ie projet n'a pas tenu une évaluation ni un suivi participatif indépendant, il a seulement procéder à des évaluations internes comme celles de 2001 et de 2004. Dans ce cadre, il faut prévoir une autre évaluation interne en début 2011, et ainsi, les activités correspondant à ladite année pourraient être mieux planifiées (si les fonds publics sont disponibles). 4.2 Durabilité des projets Le projet TIDC de l'île de Bioko n'a pas encore tenu l'évaluation de durabilité pour l'exercice en cotus. cela pourrait être nécessaire pour mesurer: ' La mise à disposition des fonds par le Gouvernement de Guinée Equatoriale de façon continue. - Un plan d'activités conforme aux besoins réels du terrain - L'appropriation du TIDC par le personnel de santé et la communauté sur l'île de Bioko - La prise en compte de I'intégration du TIDC dans le paquet d'activités du district. Activité Dépenses ($us1 Source(s) de financement Livraison du médicament de la zone d'affectation du GTNO au point central de retrait de la communauté Mobilisation et éducation en matière de santé communautaire 16.000 MINISAN Formation des DC 16s00 MINISAN Formation des de santé 6500 MINISAN Formation DC MINISAN Contrôle interne des activités TIDC 8300 MINISAN Visites aux autorités et sanitaires 3000 MINISAN MatérielIEC 0 MINISAN Disüibution du médicament et ÆSG 3 1000 MINISAN Entretien des véhicu de bureaux 4500 MIMSAN Salaires 19960 MIMSAN Autres MINISAN TOTAL 101.660 MINISAN Nombre total de traitées 56.902 a 29 4.3Intégration Avant 2009, on ne pouvait pas parler d'intégration ; toutefois, après les études de cartographie épidémiologiques menées en 2008 en Guinée Equatoriale grâce au financement du programme APOC, les résultats obtenus.après ces études ont monffi la répartition des Maladies Tropicales Négligées (MTN). A cet égard, le Ministère de la Santé a élaboré un Plan National de lutte Intégrale contre les maladies Tropicales et la maladie de I'onchocercose est incluse dans ce plan. Cette intégration prend en compte les activités de lutte contre I'onchocercose, la filariose lymphatique, Loa-Loa, la schistosomiase et I'helminthiase. Et par conséquent, cette intégration permettra de renforcer la synergie des services de soins de santé et d'améliorer la couverture thérapeutique et géographique à travers l'approche TIDC qui servira de plate-fonne au sein de la communauté et sera dénommée Intervention Dirigée par la Communauté (IDC). 4.4. Recherche opérationnelle La recherche opérationnelle est un aspect très important pour un projet ; en ce qui concerne le projet de TIDC sur l'île de Bioko, il a mené des enquêtes épidémiologiques en 1988; d'auües études réalisées sont l'étude sur I'impact du traitement en milieu rural en 1999 ; et en 2002, le programme APOC a mené l'étude REA dans la ville de Malabo. Une étude a été élaborée en 2003 (qui n'a pas bénéficié du financement du prograrnme APOC) sur les enfants de moins de 5 ans souffrant de I'onchocercose en milieu rural. Il ne faudrait pas omettre les études entomologiques menées sur l'île de Bioko de 1996 à 2005, qui ont conduit à l'élimination du vecteur Simulium Damnosum sur l'île de Bioko. Actuellement, le programme se poursuit avec les études de surveillance entomologique après l'élimination du vecteur de I'onchocercose. Aussi, quelques observations ont été faites sur les populations de la Région Continentale (où Loa-Loa est endémique) pour connaître le facteur de risque en terrres de traitement. SECTION 5: Forces, faiblesses, défis et opportunités 5.1 Forces L'élimination du vecteur et, par conséquent, les risques de transmission de la maladie. L'implication des autorités politiques et administratives du pays, en particulier sur l'île de Bioko, du point de vue de l'élimination du vecteur Simulium en 2005. La portée des taux de couverture thérapeutique et géographique satisfaisants. L'appui financier ef[ectif du Gouvernement de la Guinée Equatoriale observée au cours de I'année 2009 L'existence d'un plan du Ministère de la Santé pour payer trimestriellement le salaire des mobilisateurs sociaux (mobilisateurs de santé) dans chaque village en milieu rural prévu pour 201I L'intégration d'autres maladies hopicales négligées dans la plate-forme du TIDC. i 30 a t5.2 Faiblesses La négligence de certaines personnes de la communauté de ne pas vouloir adhérer à I'approche TIDC en particulier en zone urbaine Le manque d'esprit de bénévolat chez certains DC exigeant une rémunération pour effectuer les travaux Certaines personnes, en particulier en milieu urbain, pensent que la maladie de l'onchocercose n'existe plus après l'élimination du vecteur simulium L'exploitation du pétrole a donné I'habitude de penser que tout type de travail est évalué en franc CFA, d'où la cause de I'abandon des DC. Le mauvais entretien des registres de traitement observé chez certains DC. 5.3 Défis: Pour le GTNO - Accroître I'effort afin d'assurer des taux de couverture géographique et thérapeutique élevés pendant longlemps pour parvenir à l'élimination de la maladie en I'absence du vecteur. - Assurer une couverture géographique de 100% et une couverture thérapeutique de plus de 68%o - Renforcer le partenariat avec une ONG - Maintenir un traitement régulier au sein des collectivités Pour le Ministère de la Santé et du Bien-être Social : - 4ppuy.r le GTNO à travers des réunions régulières (2 fois par an) - Elaborer un plan de viabilité et un plan de retrait progressif du programme APOC de la Guinée équatoriale à l'horizon2}l5. - Garantir une ligne budgétaire pour les questions de TIDC et ETD. 5.4 Opportunités - L'appui constant de OMS/APOC au Programme de lutte contre I'Onchocercose et autres filarioses en Guinée Equatoriale. SECTION 6: Particularités du Projet L'île de Bioko est une zone géographique bien circonscrite, la lutte antivectorielle y a permis d'éliminer le vecteur depuis 2005. Une autre particularité à signaler est le fait que I'approche TIDCO s'applique pour la première fois dans une capitale, d'où les difficultés rencontrées par ies intervenants. 31
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Rapport technique de projet TIDC Ile de Bioko au Comité Consultatif Technique (CCT) : 1er janvier au 31 décembre 2009
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