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Variant Creutzfeldt-Jakob disease (vCJD) : Precautionary measures against the risk of transmission of the agent of vCJD by blood transfusion = Variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ) : Mesures de précaution contre le risque de transmission transfusionnelle de l'agent de la vMCJ

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V ariant Creutzfeldt-Jakob disease (vCJD) Precautionary measures against th e risk o f transmission o f th e agent o f vCJD by blood transfusion As of end September 2000, at least 84 people in the United Kingdom,' 1 in Ireland and 3 more in France^ have contracted variant Creutzfeldt-Jakob disease (vCJD). Available scientif­ ic evidence indicates that the agent causing vCJD is the same as the agent causing bovine spongiform encephalopathy (BSE). One of the principal risks for acquiring vCJD is residence in the United Kingdom. To date, no case of transfusion-transmitted vCJD has ever been detected, despite intensive surveillance for vCJD in the United Kingdom and other coun­ tries. A recent publication of preliminary data on transmission by transfusion of the Data provided by the Creutzfeldt-Jakob Disease Surveillance Unit (United Kingdom), 28 September 2000 (http://www.cjd.ed,ac,uk/ figures.htm). Data provided by Réseau national de surveillance de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (France),

Variante de la m aladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ) Mesures de précaution contre le risque de transmission transfusionnelle de l'ag en t de la vMCJ A la fin du mois de septembre 2000,84 personnes au moins au Royaume-Uni,' 1 en Irlande et 3 autres en France^ avaient contracté la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ). D’après les données scientifiques, Tagent étiolo­ gique de la vMCJ est le même que celui de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). L’un des risques majeurs de contracter la vMCJ est de résider au Royaume-Uni. Jusqu’ici, aucun cas de vMCJ post-transfusionnel n’a été dépisté, malgré une surveillance intensive de la maladie au Royaume-Uni et dans d’autres pays. Une pu­ blication récente des données préliminaires concernant la transmission transfusionnelle de Données fournies par: Creutzfeldt-Jakob Disease Surveillance Unit (Royaume-Uni), 28 septembre 2000 (http://www.cjd.ed.ac.uk/ figures.htm). Données fournies par: Réseau national de surveillance de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (France).

WORLD HEALTH ORGANIZATION Geneva ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Genève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 230.5.9001.2000 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

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BSE agent in sheep reinforces the previously theorized risk of human transmission of vCJD by transfusion. In the face of heightened concern of transmission by transfusion, the untreatable and inevitable fatality of vCJD, and the fact that there is no evidence which can be used to counter the theoretical risk, a number of countries have adopted precautionary measures. These measures have included a ban in the United Kingdom on plasma from the United Kingdom as source material for fractionation, deferral of donors considered exposed to BSE/vCJD agents and universal pre-storage leukodepletion of blood products. Precautionary measures for blood safety should not deprive patients of vital transfusion therapy. Deferral of currently accepted regular voluntary non-remunerated donors from low-risk donor population groups, because of a hypothetical risk, may result in blood shortages and result in recruiting new donors from populations previously considered unsafe. Countries where precautionary measures have been taken to defer donors at higher risk of vCJD have had to balance any theoretical benefit against the need to maintain availability and safety of blood products. For example, the United States has determined that a deferral threshold of a cumulative total of 6 months spent in the United Kingdom between 1980 and 1996 was the best compromise between theoretical risk reduction and manageability of whole-blood donor losses. Canada recently added deferral of donors who have spent a cumulative total of 6 months in France during the same period. In the future, other countries may also be seen to be at risk from a BSEcontaminated food chain. With the scientific evidence currently available regarding the theoretical risk of vCJD transmission by transfusion, the implementation of precautionary measures could be considered, as long as reducing the theoretical risk was not detrimental to the management of known risks. More than 20% of the global blood supply is not screened for all relevant transfusion-transmissible infections. Even some wellorganized transfusion services in developing countries cannot afford to test for hepatitis C antibody. Likewise implementing costly measures such as prestorage universal leukodepletion should only be considered when all recognized safety measures against the major proven risks of transfusion are in place and the cost-effectiveness of these interventions is determined in light of the health care needs of the country. Implementation of policies which ensure that blood products are used only when appropriate and necessary can also reduce the risk of transmission by transfusion of infectious agents, whether known, unknown or theoretical. Countries choosing to defer donors should provide appropriate counselling for deferred donors in order to avoid anxiety and to ensure that, should future evidence demonstrate that deferral is not necessary, they can be reinstated as blood donors. As with any precautionary measure, regular review of available scientific information is essential to confirm or modify the measures taken. 378

l’agent de l’ESB chez le mouton confirme l’existence d’un risque théorique de transmission humaine transfusionnelle de la vMCJ. En raison de la préoccupation grandissante concernant le risque de transmission transfusionnelle, de l’absence de traitement, de la létalité inévitable de la vMCJ, et du fait que rien ne permet de lutter contre ce risque théorique, un certain nombre de pays ont adopté des mesures de précaution. Ces mesures comportent l’interdiction par le Royaume-Uni de plasma collecté dans le pays comme matière première destinée au fractionnement, l’exclusion des donneurs considérés comme exposés aux agents de l’ESB/de la vMCJ et la déleucocytation généralisée des produits sanguins avant conservation. Les mesures de précaution en matière de sécurité transfusionnelle ne doivent pas priver les patients d’une transfusion vitale. L’exclusion, en raison d’un risque hypothétique, de donneurs bénévoles, volontaires, réguliers et actuellement acceptés au don du sang appartenant à des groupes à faible risque pourrait entraîner une pénurie de produits sanguins et aboutir au recrutement de nouveaux donneurs parmi des populations considérées auparavant comme à risque. Les pays qui ont décidé d’écarter les donneurs à haut risque de vMCJ ont dû peser d’un côté l’intérêt théorique d’une telle mesure et de l’autre la nécessité de garantir la disponibilité et l’innocuité des produits sanguins. Par exemple, aux Etats-Unis d’Amérique, il a été décidé qu’un seuil d’exclusion fixé à 6 mois de séjour au total au Royaume-Uni entre 1980 et 1996 était le meilleur compromis entre la réduction du risque théorique et la possibilité de faire face à la perte en donneurs de sang total. Le Canada vient d’ajouter à ces mesures l’exclusion des donneurs qui ont passé 6 mois au total en France pendant la même période. Il se pourrait que d’autres pays soient ultérieurement considérés comme à risque par suite de la contamination de la chaîne alimentaire par l’agent de l’ESB. Considérant les arguments scientifiques actuellement disponibles sur le risque théorique de transmission transfusionnelle de la vMCJ, la mise en œuvre de mesures de précaution pourrait être envisagée, dans la mesure où la réduction du risque théorique ne nuirait pas à la gestion des risques connus. Plus de 20 % du stock mondial de sang échappent à la recherche des agents connus des infections à transmission transfusionnelle. Dans les pays en développement, des services bien organisés de transfusion sanguine ne peuvent pas, pour des raisons financières, rechercher les anticorps antihépatite C. De même, la mise en œuvre de mesures coûteuses, comme la déleucocytation précoce généralisée, ne devrait être envisagée que lorsque toutes les mesures reconnues de sécurité contre les risques majeurs et prouvés de la transfusion seront prises et que le rapport coût/efficacité de ces interventions aura été déterminé en fonction des besoins sanitaires du pays. La mise en œuvre de politiques garantissant que les produits sanguins ne sont utilisés que s’ils sont appropriés et indispensables permet aussi de diminuer le risque connu, inconnu ou théorique de transmission transfusionnelle d’agents infectieux. Quand les autorités d’un pays décident d’exclure des donneurs, il est souhaitable que ces derniers puissent bénéficier d’un conseil pour éviter qu’ils s’inquiètent et pour faire en sorte que, si l’inutilité de l’exclusion était ultérieurement démontrée, ils puissent être à nouveau acceptés comme donneurs de sang. Comme avec toutes les mesures de précaution, un réexamen régulier des données scientifiques disponibles s’impose, pour confirmer ou modifier les mesures prises. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 47, 24 NOVEMBER 2000

The capacity to recognize priorities, plan, implement and evaluate blood-safety measures at country level requires a nationally-coordinated transfusion service and efficient oversight by national health authorities. Government commitment and support is a necessary prerequisite. For a transfusion service, the capacity to react to actual or theoretical threats to the safety of the blood supply is a measure of quality. WHO will continue to monitor the situation regarding blood safety and vCJD through expert consultations. Ⅲ

Pour identifier les priorités, planifier, mettre en œuvre et évaluer des mesures de sécurité transfusionnelle au niveau du pays, il faut qu’existe un service de transfusion coordonné à l’échelle nationale et que les autorités sanitaires nationales exercent une surveillance efficace. L’engagement et le soutien des pouvoirs publics est un préalable indispensable. La capacité de réagir aux dangers effectifs ou hypothétiques qui menacent la sécurité de l’approvisionnement en sang est, dans un service de transfusion, un indicateur de qualité. L’OMS continuera de surveiller la situation concernant la sécurité transfusionnelle et la vMCJ, en faisant appel à des experts. Ⅲ

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Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения