TECHNICAL DISCUSSIONS AT THE TWENTY-EIGHTH WORLD HEALTH ASSEMBLY The Technical Discussions during the Twenty-eighth World Health Assembly were held on 16-17 May on the subject “Social and Health Aspects of Sexually Transmitted Diseases: Need for a Better A pproach" with more than 220 participants from 100 countries. Below is a summary o f some o f the main suggestions brought out during the discussions.1 Policy It was suggested that in view of the increasing incidence of sexually transmitted diseases and their considerable associated morbidity and resulting economic burden, a greater realization of their impor tance is required. As a consequence of emotional conflicts and behavioural changes generated by failures to adapt to changing societies, new groups at high risk for sexually transmitted diseases are emerging throughout the world. Many interrelated factors are responsible, including industrialization, urbanization, population mobility and the social equality being accorded to women. Further delineation of these high risk groups is required so that active programmes, including health education and screening, can be designed to meet their specific needs. Health authorities should review the extent o f the problem in sexually transmitted diseases and the possibilities for their control, if necessary, so they may be afforded their proper priority in budgetary allocations.
DISCUSSIONS TECHNIQUES A LA VINGT-HUITIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Les Discussions techniques qui ont eu lieu à la Vingt-Huitième Assemblée mondiale de la Santé se sont tenues les 16 et 17 mai sur le sujet « Aspects sociaux et sanitaires des Maladies transmises par Voie sexuelle, Nécessité d ’une meilleure Approche » avec plus de 220 participants représentant plus de 100 pays. Le résumé ci-dessous rapporte les principales suggestions pré sentées durant ces discussions.1 Politique Il a été proposé qu’étant donné l’incidence croissante des mala dies transmises par voie sexuelle, et vu l’importance de la morbidité et des charges économiques qu’elles entraînent, il est nécessaire de bien se représenter les véritables dimensions du problème. A cause des conflits affectifs et des changements de comportement dont s’accompagne une mauvaise adaptation au changement social, il se forme à travers le monde de nouveaux groupes d ’individus forte ment exposés au risque de maladies transmises par voie sexuelle. De nombreux facteurs interdépendants en sont responsables: indus trialisation, urbanisation, mobilité de la population, enfin l’égalité sociale maintenant accordée aux femmes. Il est indispensable d ’ar river à mieux repérer ces groupes à haut risque afin de pouvoir mettre sur pied, pour répondre à leurs besoins particuliers, des programmes d ’intervention spéciaux (y compris des campagnes d’éducation sanitaire et de dépistage). Les autorités sanitaires devraient s’employer à mesurer exactement l’étendue du problème des maladies transmises par voie sexuelle et, si nécessaire, à envi sager les moyens de lutte appropriés, afin que les programmes dirigés contre ces maladies reçoivent le rang de priorité qui convient lors du partage des crédits budgétaires. Dans la plupart des pays, il est urgent d ’affecter des ressources plus importantes: accroître les capacités des personnels de santé en ce qui concerne le traitement de ces maladies, ce qui implique formation de personnel, création ou amélioration d ’établissements cliniques et de laboratoires, ainsi que des moyens de diagnostic, de dépistage, d'éducation sanitaire, de surveillance et de recherche. Les barrières qui peuvent exister, notamment dans l’appareil administratif, les structures et les filières de communication, doivent être brisées afin que la lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle bénéficie plus pleinement de la contribution que peuvent apporter toutes les branches de la profession médicale, à l ’intérieur • Voir aussi N» 19, pp. 177-180.
In most areas, it appeared urgent that increased resources should be allocated to improve the capacity of health personnel to effec tively manage these diseases. This includes the training of personnel ; the establishment or improvement o f clinical and laboratory facil ities; diagnosis; case finding; health education; disease surveillance; and the fostering of research efforts. Administrative, organizational, communication, and other bar riers should be broken so that all branches of the medical profession both within and outside the government service, including special ists in other fields, university, industrial, military and mission physicians, private practitioners, as well as educators, legislators, 1 Sec also N o. 19, pp. 177-1S0.
Epidemiological notes contained in this number:
Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:
Technical Discussions at the Twenty-Eighth World Health Assembly. List of Newly Infected Areas, p. 243.
Discussions techniques à la Vingt-Huitième Assemblée mondiale de la Santé. Liste des zones nouvellement infectées, p. 243.
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social scientists, community leaders, and also the public at large, can contribute more fully.
et au dehors du secteur public, y compris les médecins des univer sités, du secteur industriel, des forces armées et des missions, les praticiens privés ainsi que les éducateurs, législateurs, sociologues et animateurs de collectivités, sans oublier le public dans son ensem ble. Dépistage Dans la plupart des pays, l’évolution socio-économique a eu des effets défavorables, du point de vue épidémiologique, sur le réser voir inconnu d’infections transmises par voie sexuelle; il a été sug géré qu’il faudrait intensifier les efforts pour réduire ce réservoir, par divers moyens: dépistage des cas, recherche des contacts et campagnes d’éducation sélectives visant à convaincre les sujets appartenant aux groupes à haut risque de se soumettre à des exa mens médicaux pour la recherche d ’éventuelles infections asympto matiques. Le choix des groupes-cibles pour les campagnes de dépistage devrait reposer sur une analyse coût/efficacité des rendements à atteindre ainsi que du potentiel des laboratoires existants. E n ce qui concerne la syphilis, le dépistage comprendrait d’abord des examens' du sang chez les femmes enceintes et chez les donneurs, ces examens pouvant être ultérieurement étendus à d’autres groupes (par exem ple, les militaires, les travailleurs migrants, etc.) s’il apparaît que cela soit payant. En l’absence d ’un test sérologique fiable pour la gonococcie, il faut s ’en remettre aux cultures dont l’application de plus en plus large suppose un renforcement approprié des moyens de laboratoire, ces cultures devant être progressivement pratiquées dans les dispensaires de planification familiale, les cliniques d ’obsté trique et de gynécologie, ainsi que sur les délinquants, les prostitués (hommes et femmes) et d ’autres groupes encore si l’analyse coût/ efficacité semble le justifier. Des réexamens périodiques de tous les sujets ayant été atteints de gonococcie seraient particulièrement utiles. Si elle est efficace et rapide, la recherche des personnes ayant eu des contacts sexuels avec des cas avérés ou suspects est le meilleur moyen de prévenir les maladies transmises par voie sexuelle, en particulier si on lui associe le traitement épidémiologique. Lorsque les moyens financiers et les disponibilités en personnel le permettent, il y a certainement avantage à intervenir auprès des con tacts en leur rendant visite à domicile, mais on peut aussi obtenir d ’excellents résultats à peu de frais en faisant donner à chaque malade, par son médecin qui le soigne, une lettre type que le malade devra remettre à chacun de ses contacts pour le convaincre d’aller se faire examiner. Diagnostic et traitement Il a été suggéré que tous les pays devraient fournir, dans toute la mesure de leurs moyens, des services de diagnostic et de traite ment des maladies transmises par voie sexuelle. U a été reconnu que, en particulier au niveau des soins primaires, les diagnostics et les traitements doivent souvent reposer seulement sur des consta tations cliniques. Pour favoriser les services de diagnostic dans les régions dont les moyens médico-sanitaires sont limités ou dont les populations dispersées sont difficiles à atteindre par suite du climat et de l’état des moyens de communications, on a estimé qu’il serait utile d’en treprendre le programme progressif suivant: Première phase: à l’échelon des soins de santé primaires, il faudrait apprendre aux personnes chargées de ceux-ci à recueillir des spé cimens et à faire des examens microscopiques (notamment prépa rations humides, étalements colorés, etc. et dans les régions à forte incidence syphilitique, examens à l ’ultramicroscope). Ce personnel devrait être capable de faire des prises de sang et de séparer le sérum afin que l’on puisse procéder sur place aux réactions sérologiques de dépistage de la syphilis ou envoyer les échantillons à un échelon plus élevé, capable de procéder à des épreuves à la réagine et/ou aux antigènes tréponémiques; Deuxième phase: l ’échelon des soins primaires devrait être capable de procéder à des cultures de gonocoques, soit pour envoyer les cultures à un échelon des services de santé plus élevé, soit pour les faire examiner sur place par petites unités mobiles de laboratoire se rendant périodiquement à l’échelon primaire; Troisième phase: l ’échelon des soins primaires devrait être capable de procéder à des cultures de gonocoques grâce à l'installation d ’un laboratoire local. Dans la plupart des régions en voie de développement, et aussi dans de nombreuses régions développées, il est recommandé d’ap-
Case Finding As socioeconomic developments in most countries have had an u n fa v o u ra b le effect on the epidemiological balance in relation to the pool of undisclosed sexually transmitted diseases infections, it was suggested that intensified efforts be made to reduce this pool by means of case finding through screening and contact tracing, and selectively applied health education aimed at motivating high risk groups to seek medical examinations for possible asymptomatic infections. The target groups selected for screening procedures should be decided through initial cost-effectiveness evaluations related to the yield obtained and laboratory capabilities. For syphilis they should commence by means of blood tests for expectant mothers and for blood donors, to be extended to other groups (e. g. military, migrant workers, etc.) if shown to be profitable. In the absence of a dependable serological test for gonorrhoea, reliance must be placed on cultures, and these should be progressively applied with commensurate strengthening of laboratory capabilities to family planning clinics, obstetric and gynaecological clinics, delinquents, prostitutes (both male and female), and other groups if shown to be cost effective. Periodic re-examination of patients who have previously had gonorrhoea may be particularly rewarding.
The tracing of contacts of patients with known or suspected venereal disease, if efficiently and rapidly performed, is the most effective available method of prevention, especially if combined with epidemiological treatment. While home visits by contact tracers have proved of much value when sufficient resources and manpower are available, much can be done at very little cost by means of the “contact slip” , i.e. a motivating letter from the physician given to the contact by the patient.
Diagnosis and Treatment It was suggested that all countries should provide diagnostic and treatment services to the full extent o f their capabilities for sexually transmitted diseases. It was recognized that, particularly at the primary care level, diagnosis and treatment might have to be made on clinical grounds alone. In order to promote the diagnostic service in areas with limited medical resources or scattered population with difficulties due to climate and communication, the following stepwise programme for action was considered useful: First phase: at the primary care level persons should be trained to obtain specimens and to perform microscopic examinations (including wet preparations, stained smears, and, in areas of high syphilis incidence, darkfield examinations). They should be able to draw blood and separate the serum so that serological tests for syphilis can be read locally or be sent to a higher level where testing with reagin and/or treponemal antigens can be performed.
Second phase: gonococcal culture capability provided to the pri mary care level either through transport of cultures to a higher health service level, or through the periodic visit by small mobile laboratory units. Third phase: gonococcal culture capability provided to the pri mary care level by means of a permanent local laboratory facility. In most developing areas, and in many developed areas as well, epidemiological treatment is recommended for all contacts of pa-
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tients with sexually transmitted diseases. It can be a powerful preventive weapon, and is especially needed where comprehensive medical evaluation and follow-up cannot be assured. As developing resistance of the gonococcus to penicillin is an important medical factor resulting in higher failure rates from insufficient treatment, the treatment schedules for gonorrhoea should be strengthened. Health Education Health education should be an integral part of sexually transmitted diseases control programmes, with actions geared to the local capabdities and characteristics of existing health services and with strong commitment to community involvement and participation Priority should be given to implementing health education (a) for sexually transmitted diseases patients and groups at risk to assist them in developing awareness, knowledge, and motivation to use personal preventive measures, to report early for examination and treatment, and to help to assure that their sexual contacts receive treatment; (b) for the young in schools to help them develop a positive appreciation o f human sexuality in its health and social aspects so they can decide responsibly in personal and community health matters; (c) for health workers, teachers, and interested com munity personnel to equip them with sufficient knowledge and skill in sexually transmitted diseases education; (d) for the public.
pliquer un traitement épidémiologique à tous les contacts des mala des atteints de maladies transmises par voie sexuelle. Ce traitement peut en effet être un puissant moyen de prévention, particulièrement nécessaire lorsqu’on ne peut procéder à une évaluation médicale complète ni assurer un contrôle ultérieur. L ’apparition d ’une résistance du gonocoque à la pénicilline étant l ’un des principaux facteurs médicaux qui entraînent une augmentation des taux d’échec résultant de traitements insuffisants, les schémas de traitement de la gonococcie devraient être renforcés. L ’éducation pour la santé L'éducation sanitaire devrait faire partie intégrante des program mes de lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle; elle devrait être axée sur les moyens locaux et correspondre aux caractéristiques des services de santé existants tout en faisant large ment appel à l’engagement et à la participation de la collectivité. L ’éducation sanitaire devrait s’adresser en priorité: a) aux sujets atteints de maladies transmises par voie sexuelle et aux groupes exposés au nsque afin de les aider à prendre conscience du danger, à s’informer et à vouloir recourir aux mesures de prophylaxie personnelle, à se présenter le plus tôt possible aux visites d ’examen et de traitement et à veiller à ce que leurs contacts sexuels se fassent soigner; b) aux jeunes des écoles afin de les aider à acquérir une conception positive de la sexualité humaine dans ses rapports avec la santé et la société de manière qu’ils puissent prendre en connais sance de cause des dérisions concernant la santé personnelle et collective; c) au personnel sanitaire, aux enseignants et au personnel communautaire intéressé afin de les doter de connaissances et de compétences suffisantes en matière d ’information sur les maladies transmises par voie sexuelle; d) au grand public. L ’effort d ’éducation au sujet des maladies transmises par voie sexuelle devrait s’abstenir de tout jugement et insister sur le fait qu’il s’agit de maladies transmissibles et non d ’un châtiment d ’in fractions à la morale. Il convient d’informer les niveaux de dérision et les administra teurs de la santé de l’ampleur et de l’importance des problèmes relatifs aux maladies transmises par voie sexuelle et notamment de leurs aspects sociaux et psycho-sociaux, afin de les convaincre de prévoir des budgets suffisants. Il conviendrait de faire participer à l’action d ’éducation sanitaire les dirigeants et les porte-parole de la collectivité, les jeunes, les personnes atteintes de maladies transmises par voie sexuelle, les personnels de santé et autres et de les préparer à diffiiser de l’infor mation sur ces maladies afin que cette action ait davantage de crédi bilité et d ’impact. L’éducation en matière de sexualité et de maladies transmises par voie sexuelle devrait être pleinement intégrée aux programmes de santé maternelle et infantile et de planification familiale. Pour diffuser dans les écoles l’information relative à la sexualité et aux maladies transmises par voie sexuelle, il conviendrait d’adop ter une démarche progressive comportant les étapes suivantes: créer un comité mixte du Ministère de la Santé et du Ministère de l’Education chargé de définir une politique éducative; élaborer les grandes lignes du programme d ’enseignement et mettre au point le matériel pédagogique à l’usage des écoles locales; intégrer l’édu cation sexuelle et l’information sur les maladies transmises par voie sexuelle dans un programme d ’ensemble d ’éducation sanitaire et de préparation à la vie familiale et aux relations humaines qui devra commencer assez tôt et se poursuivre tout au long des études; intégrer l’éducation sexuelle et l’information sur les maladies transmises par voie sexuelle dans le programme des écoles normales de telle sorte que les enseignants puissent traiter de sexualité en connaissance de cause et sans être gênés; associer les parents à l’éducation sexuelle conçue pour leurs enfants. Recherche Il faudrait encourager la recherche opérationnelle et l’évaluation sur une base continue. Il faudrait en particulier étudier le rapport coùt/efficarité des méthodes de lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle (y compris l’évaluation des méthodes diagnos tiques et thérapeutiques, la surveillance de la résistance aux anti biotiques, ainsi que l ’évaluation de la recherche des contacts et des programmes d’éducation sanitaire) dans différentes conditions locales. Les priorités de la recherche fondamentale devraient être centrées sur l’immunologie, car il faudrait mettre au point des épreuves
Education in sexually transmitted diseases should be presented in an objective manner, emphasizing that these are communicable diseases, and not punishment for moral transgression. Information be given to decision makers and health adminis trators about the extent and importance o f the sexually transmitted diseases problem, including the social and behavioural aspects, to convince them to provide adequate budgets. Community leaders and spokesmen, the young, sexually trans mitted diseases patients, health personnel, and others should be involved and prepared to disseminate sexually transmitted diseases information, thereby lending it more credibility and impact.
Education concerning sexuality and sexually transmitted diseases should be fully integrated into maternal and child health and family planning programmes. A step-by-step approach should be followed with respect to dis seminating information on sexuality and sexually transmitted dis eases in schools consisting of establishing a joint committee of the Ministry of Health and the Ministry of Education to decide on an educational policy; developing curriculum guidelines and educa tional material for such courses for use by local schools; incorpo rating sex and sexually transmitted diseases education as part of an overall curriculum of health education, family life, and human relations which should commence early and continue throughout schooling; incorporating sex and sexually transmitted diseases education in the curriculum o f teacher training institutions so that teachers can competently discuss sexuality and without embarrass ment; involving parents in sex education designed for children.
Research Operational research and evaluation should be encouraged as a continuing process. In particular, the cost effectiveness of sexually transmitted diseases control procedures under local conditions (including the evaluation of therapy and diagnostic procedures; the monitoring of antibiotic resistance; and evaluation of contact tracing and health education programmes) should be studied. The priorities of basic research should be in the field of immuno logy from which simpler, more efficient diagnostic tests should
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emerge mainly for syphilis and also for gonoccocal infections; and one day, perhaps, effective immunizing procedures.
diagnostiques plus simples et plus efficaces principalement pour la syphilis ainsi que pour la gonococcie et peut-être, un jour, des méthodes d'immunisation efficaces. B faudrait encourager la recherche comportementale sur les aspects Behavioural research into cultural psychosocial and educational aspects of sexually transmitted diseases transmission and control culturels, psycho-sociaux et éducatifs de la transmission des maladies —which to date has suffered from a profound neglect—should be transmises par voie sexuelle et de la lutte contre ces maladies — promoted so as to determine: (a) practical and acceptable methods recherche qui a été jusqu’à présent tout à fait négligée — afin de in sexually transmitted diseases control which fit into the socio déterminer: a) des méthodes pratiques et acceptables de lutte contre cultural context of health service capabilities of each country; les maladies transmises par voie sexuelle qui puissent s’intégrer (b) motivational background of groups at risk of acquiring sexually dans le contexte socio-culturel des services de santé de chaque pays; transmitted diseases and their health care behaviour; (c) how far b) les motivations des groupes exposés au risque de contracter des the level of awareness and knowledge of sexually transmitted dis maladies transmises par voie sexuelle et les attitudes de ces groups eases can be influenced; (d) how far attitudes can be modified vis-à-vis des soins médicaux; c) la mesure dans laquelle il est possi to promote adoption of the use of preventive measures; (e) the ble d ’influencer le niveau de conscience et de connaissances en attitudes of health personnel to the sexually transmitted diseases matière de maladies transmises par voie sexuelle; d) la possibilité and how these can be modified to promote a positive approach; de modifier les attitudes afin de promouvoir l’adoption de mesures (0 how sexually transmitted diseases services may be organized to préventives; e) les attitudes des personnels de santé vis-à-vis des remove any social stigma to patients; and (g) which of the various maladies transmises par voie sexuelle et les moyens de modifier people in the community are most effective in disseminating sexually ces attitudes afin de promouvoir une approche positive du problème; f) les moyens d ’organiser les services de lutte contre les maladies transmitted diseases information to target groups. transmises par voie sexuelle de façon à supprimer tout stigmate social pour les malades; enfin g) les individus qui, dans la collecti vité, sont le mieux à même d ’informer les groupes exposés sur les maladies transmises par voie sexuelle. Organisation o f Health Service Infrastructure There was general agreement that the sexually transmitted dis eases services should be an integral part of the general health service under the responsibility of the health authorities. It was suggested that the health authorities create a central full time unit, preferably headed by a physician competent in the fields of sexually transmitted diseases and public health management, to administer the sexually transmitted diseases control programme. This unit should be responsible for planning, budgeting, super vision of personnel, evaluation, sexually transmitted diseases sur veillance, and coordination with other health related activities. It should receive advice from persons representing many disciplines, including educators and lay groups. Organisation des infrastructures sanitaires De l’avis général, les services de lutte contre les maladies trans mises par voie sexuelle devraient faire partie intégrante des services de santé généraux et être placés sous la responsabilité des autorités sanitaires. Il a été suggéré qu’il serait bon que les autorités sanitaires créent un service central à plein temps, de préférence sous la direction d ’un médecin compétent dans les domaines des maladies trans mises par voie sexuelle et de la santé publique, pour gérer le pro gramme de lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle. Ce service serait chargé de l’élaboration des plans, de l’établis sement du budget, de l'encadrement du personnel, de l’évaluation, de la surveillance des maladies ainsi que de la coordination avec d ’autres activités ayant trait à la santé. II devrait bénéficier des avis de personnes représentant de nombreuses disciplines, y compris des éducateurs et des groupes de non-spécialistes. Ce service central pourrait superviser, selon les besoins, des sousunités analogues au niveau régional ou intermédiaire. Dans les pays où il n ’existe pas de programme organisé de lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle, il faudrait déter miner l’ampleur du problème et évaluer les ressources humaines et matérielles disponibles, notamment les installations de labo ratoire. Dans les pays où il n ’existe pas de dispensaires spécialisés pour la lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle, il faudrait en créer au moins un, de préférence dans un hôpital universitaire; placé sous la direction d'un spécialiste, il serait étayé par des services de diagnostic, de traitement de recherche des contacts et d ’éducation sanitaire capables d’assurer les activités correspondantes. A l’échelon périphérique où sont assurés les services, il faudrait utiliser de façon optimale les centres de santé ruraux polyvalents, les policliniques et les hôpitaux. Il conviendrait de formuler des directives-types pour le diagnostic et le traitement des maladies transmises par voie sexuelle, en donnant notamment des instruc tions pour la recherche des contacts et le traitement épidémiolo gique, selon les besoins. Il faudrait organiser les services de laboratoire de manière à assurer pour toutes les unités intermédiaires, au m in im u m , Je diagnostic de la gonococcie sur lame et une épreuve sérologique simple pour la syphilis au moyen de techniques et réactifs norma lisés. Il devrait y avoir un laboratoire central de référence qui puisse contrôler de façon suivie la qualité des épreuves et pratiquer une ou plusieurs épreuves plus élaborées utilisant des antigènes tréponémiques. En outre, le programme de lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle devrait prévoir, chaque fois que possible, des épreuves de dépistage de la syphilis, tout au moins pour les femmes enceintes et les donneurs de sang à tous les niveaux, ainsi que le dépistage de la gonococcie par culture dans les dispensaires gyné cologiques et les centres de planification familiale. Le médecin généraliste devrait participer de près aux programmes de lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle pour
This central unit might supervise similar sub-units as appro priate at a regional o r intermediate level. In countries with no organized sexually transmitted diseases control programme, an assessment should be made of the extent of the problem and available human and material resources, includ ing those of laboratories. In countries where no specialized clinics for sexually transmitted diseases exist a t least one should be established, preferably in a teaching hospital under the charge of a specialist, backed by diag nostic, treatment, contact-tracing, and health education services adequate for the management of these diseases. At the peripheral or service level, the existing multipurpose rural health centres, polyclinics, and hospitals should be utilized to the best advantage. Standardized guidelines for the diagnosis and management of sexually transmitted diseases patients should be formulated, including instructions regarding contact tracing and epidemiological treatment where necessary. The laboratory services should be organized so as to provide in all units at the intermediate level at least smear diagnosis for gonor rhoea, and one simple serum test for syphilis using standardized techniques and reagents. There should be a central reference laboratory which could supervise and monitor the quality of these tests and provide one or more sophisticated tests based on trepo nemal antigens. The sexually transmitted diseases control programme should furthermore provide, where possible, screening tests for syphilis, at least for expectant mothers and blood donors at all levels, and screening cultures for gonorrhoea in gynaecological and family planning clinics. The general practitioner should be closely involved in sexually transmitted diseases control programmes so that he diagnoses and
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treats cases effectively, participates in contact tracing, and is motiv ated to educate his patients with respect to these diseases. It is vital that practitioners receive not only adequate basic training but also the latest information concerning epidemiological trends, clin ical developments, and methods o f management, including treat ment required and laboratory techniques.
pouvoir diagnostiquer et soigner les cas de façon efficace, parti ciper à la recherche des contacts et avoir les motivations voulues pour informer ses malades de tout ce qui concerne les maladies transmises par voie sexuelle. Il est indispensable que les médecins reçoivent une bonne formation de base, mais en outre qu’ils soient informés des faits les plus récents concernant les tendances épidé miologiques, les progrès de la clinique et les méthodes de gestion des cas, y compris les différents traitements requis et les techniques de laboratoire. Formation des médecins et autres personnels de santé Les doyens des facultés de médecine, les directrices d'écoles d ’infirmières, les responsables des établissements de formation paramédicale et des jurys d ’examens devraient être invités à réexa miner leurs programmes d ’enseignement pour veiller à ce que, du point de vue des soins et de la lutte, les maladies transmises par voie sexuelle aient leur juste place à la mesure de l’importance qu’auront ces maladies au cours de la future carrière des étudiants. Le programme doit aborder les problèmes cliniques, les questions d ’épidémiologie et de santé publique, tandis que l’instruction portera à la fois sur ce qu’il faut faire dans un service spécialisé, et sur ce qui est faisable quand les ressources sont limitées. Il importe que la formation tienne toujours compte des aspects psycho sociaux et éducatifs. Les moyens disponibles sur le plan international pour la forma tion devraient être utilisés au maximum. Les pays en voie de déve loppement devraient être encouragés à envoyer des participants aux différents programmes de formation postuniversitaire qui existent maintenant dans certains pays. Le personnel de tous les pays devrait être encouragé à participer aux réunions traitant des maladies transmises par voie sexuelle et à se rendre dans les pays tiers qui appliquent des programmes de lutte ayant atteint divers degrés de développement. 1 1 conviendrait de formuler clairement à l’intention des travail leurs sanitaires polyvalents des services périphériques, des métho des normalisées de diagnostic et de traitement ainsi que des direc tives en matière d ’éducation sanitaire. Action internationale nécessaire ^ L’OMS devrait favoriser l’évaluation « coût/efficacité » des méthodes de lutte en fonction des conditions qui caractérisent les pays de leurs régions respectives. ^ L ’OMS devrait continuer à examiner la législation relative aux différents aspects de la lutte contre les maladies transmises par voies sexuelle et du traitement de celles-ci, afin de donner des avis aux pays membres sur la législation modèle susceptible de soutenir le plus efficacement possible les programmes de lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle. P- L ’OMS devrait encourager et aider les pays membres à créer des cours de formation pour les travailleurs sanitaires, y compris les responsables du dépistage des contacts ou de l'éducation sani taire, ainsi que le personnel de laboratoire des pays en voie de développement. ^ Les bourses de l’OMS devraient être davantage utilisées pour promouvoir la formation postuniversitaire des médecins et des autres travailleurs de la santé en matière de lutte contre les maladies trans mises par voie sexuelle. L ’OMS devrait encourager et aider les pays qui possèdent de grandes ressources à organiser des cours de for mation postuniversitaire à l’intention des pays qui en possèdent peu. ^ L’OMS devrait envisager de rédiger des manuels de diagnostic et de traitement des maladies transmises par voie sexuelle, avec des directives pour l’éducation sanitaire, en insistant particulièrement sur les méthodes à utiliser dans les zones où les ressources sont limitées. ^ L ’OMS devrait renforcer son assistance en vue d ’encourager la recherche fondamentale dans les laboratoires spécialisés, notam ment en matière d ’immunologie et d ’études poussées sur les orga nismes responsables de la syphilis et de la gonococcie. Parallèle ment, la recherche opérationnelle concernant l’efficacité des métho des de lutte (y compris la politique de traitement), la résistance aux antibiotiques, etc., ainsi que les programmes d ’éducation, devrait être encouragée à tous les niveaux. ^ L ’OMS devrait continuer à coopérer étroitement avec les orga nisations internationales qui s’occupent déjà des problèmes en rapport avec les maladies transmises par voie sexuelle, telles que l'OIT, l’UNESCO, le FISE, l’Union internationale d ’Education
Training o f M edical and other Health S ta ff Deans of medical schools, heads o f nursing schools, those in charge of paramedical colleges and examining boards, should be asked to review their curricula of undergraduate training and ensure that sufficient instruction in the care and control of sexually trans mitted diseases is included, commensurate with the importance of these diseases in their later practice. The syllabus should cover clinical management, epidemiological, and public health aspects, and instruction should include not only what should be done in a specialized service, but what is feasible when resources are limited. It is important that all training should include an appreciation of the psychosocial and educational aspects.
Full advantage should be taken o f training opportunities available internationally. Encouragement should be provided to develop ing countries to send staff to participate in various postgraduate training programmes now available in some countries. Encour agement should be provided to staff from all countries to participate in meetings concerned with sexually transmitted diseases and to visit other countries in which control programmes are at various stages of development. Standardized methods of diagnosis and treatment and guidelines for health education for use by polyvalent peripheral health work ers should be clearly formulated. Required International Action ► WHO should promote cost-effectiveness evaluation of control methods under the conditions obtained in the countries of their regions. ► WHO should continue to review legislation regarding all aspects of sexually transmitted diseases control and management, with the objective of advising Member countries concerning model legis lation which would provide optimal support for sexually trans mitted diseases control programmes. ► WHO should encourage and assist Member countries to estab lish training courses for health workers, including those involved in contact tracing, health education, and laboratory workers from developing countries. ^ WHO fellowships should be more extensively utilized to promote the postgraduate education o f physicians and other health workers in sexually transmitted diseases control. WHO should encourage and assist countries with greater resources to organize postgraduate training courses for countries with few resources. ^ WHO should consider compiling manuals o f diagnosis and man agement of the sexually transmitted diseases, including guidelines for health education, focussing particularly on methods to be used in areas where resources are limited. ^ WHO should intensify their assistance to foster basic research in specialized laboratories, particularly in the field of immunology, and the detailed studies of the organisms of syphilis and gonorrhoea. Meanwhile, operational research concerning the effectiveness of control methods, including treatment policies, antibiotic resistance etc., and educational programmes, should be encouraged at all levels.
^ WHO should continue to cooperate closely with international organizations already involved in problems related to sexually transmitted diseases such as 1LO, UNESCO, UNICEF, the Interna tional Union for Health Education, and the International Union
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against the Venereal Diseases and the Treponematoses concerning areas of common interest and responsibility. ^ WHO should promote education tn sexually transmitted diseases not only as an important entity in itself but also as a priority com ponent of its other programmes such as those concerned with maternal and child health, family planning, school health, devel opment o f basic health services, and general health education.
The importance given to the control of sexually transmitted diseases is further reflected in the following resolution adopted by the Twenty-eighth World Health Assembly: “The Twenty-eighth World Health Assembly, Noting that sexually transmitted diseases, in particular syphilis and gonorrhoea, are still far from being controlled and that the severe complications they cause, if not adequately treated, have serious individual, community, social and economic consequences; Noting that a better approach to this public health problem requires coordinated and multidisciplinary action, medical as well as informative, educative and social; 1. INVITES Member States to collect, disseminate and commu nicate to WHO epidemiological, statistical and operational infor mation for the control of the sexually transmitted diseases; 2. REQUESTS governments to consider the need: - ' (a) to make optimal use of existing services and health struc tures to strengthen the control of sexually transmitted diseases; (b) to encourage the appropriate training in this field of medical personnel and other health workers at all levels and the further training of existing personnel ; (c) to promote information and health education to all con cerned in order to develop the sense o f responsibility and respect for the integrity of all human beings; 3. REQUESTS the Director-General: (a) to provide Member States with the advice and assistance necessary for a fuller appreciation of the public health aspects of sexually transmitted diseases; (b) to. encourage the holding of international, regional or nation al seminars, with WHO participation, for the exchange of information and further education of personnel and researchers; (c) to establish and keep up-to-date guidelines for the organi zation of control activities, including technical specifications; (d) to try to obtain from various sources within the United Nations system, as well as from nongovernmental and private organizations, budgetary resources with a view: (i) to providing assistance to governments in planning and conducting studies, and research on sexually transmitted diseases, their epidemiology, clinical study, diagnosis, treat ment and prevention and on methods for their control; (ii) to provide assistance, if requested, to governments already conducting control programmes; and (e) to report on this subject to the World Health Assembly.”
pour la Santé et l’Union internationale contre les Maladies véné riennes et les Tréponématoses dans tous les domaines où les respon sabilités et les intérêts sont communs. L’OMS devrait promouvoir l’éducation en matière de maladies transmises par voie sexuelle, non seulement en raison de son impor tance propre, mais comme élément prioritaire de ses autres pro grammes, tels par exemple ceux qui sont consacrés à la santé mater nelle et infantile, à la planification familiale, à l’hygiène scolaire, au développement des services de santé de base et à l’éducation sanitaire générale. L’importance donnée à la lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle est démontrée par la résolution suivante adoptée par la Vingt-Huitième Assemblée mondiale de la Santé: « La Vingt-Huitième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que les maladies transmises par voie sexuelle, en parti culier la syphilis er la gonococcie, sont encore loin d ’être maîtri sées et que la gravité des complications qu’elles occasionnent, si elles ne sont pas traitées de manière adéquate, a de sérieuses consé quences individuelles, collectives, sociales et économiques; Notant qu’une meilleure approche de ce problème de santé publique nécessite une action coordonnée et pluridisciplinaire tant médicale qu’informative, éducative et sociale, 1. INVITE les Etats Membres à réunir, diffuser et communiquer à l’OMS des renseignements épidémiologiques, statistiques, opé rationnels pour la lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle; 2. PRIE les gouvernements de prendre en considération la néces sité: a) de faire un usage optimal des services et des structures sani taires existantes pour renforcer la lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle; b) d ’encourager la formation appropriée dans ce domaine du personnel médical et d ’autres travailleurs sanitaires de tous les niveaux et le perfectionnement du personnel existant; c) de favoriser l’information et l’éducation pour la santé de toutes les personnes concernées en vue de promouvoir le sens des responsabilités et le respect de l’intégrité de tous les êtres humains; 3. PRIE le Directeur général: a) de fournir aux Etats Membres les avis et l’assistance néces saires pour une meilleure appréciation des problèmes de santé publique posés par les maladies transmises par voie sexuelle; b) d ’encourager la réunion de séminaires internationaux, régio naux ou nationaux pour l’échange d’information et le perfec tionnement du personnel et des chercheurs, avec la participa tion de l ’OMS; c) d ’établir et de tenir à jo u r des directives pour l’organisation des activités de lutte y compris des spécifications techniques; d) de chercher à obtenir de diverses sources à l’intérieur du système des Nations Unies ainsi que d ’organisations non gouvernementales et privées les ressources budgétaires en vue: i) de fournir une assistance aux gouvernements pour la planification, l’exécution d ’études et de recherches sur l’épidémiologie, la clinique, le diagnostic de traitement, la prévention, les méthodes de lutte; ii) de fournir une assistance, si elle est demandée, aux gouvernements qui exécutent déjà les programmes de lutte; et e) de faire rapport sur cette question à l’Assemblée mondiale de la Santé. »