Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

YELLOW FEVER SURVEILLANCE = SURVEILLANCE DE LA FIÈVRE JAUNE

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Wkly Epidcm. Sec.: No. 23 - S Joue 1979

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Relevé épidém. hebd.: N " 23 • 8 juin 1979

YELLOW FEVER SURVEILLANCE G ambia. — In October 1978 an epidemic suspected to be caused by yellow fever (YF) virus was recognized by physicians in the eastern region of the Gambia. In January 1979 with active surveillance and a review of hospital records it was possible to identify 271 suspected cases, from 131 of which diagnostic specimens were obtained. Eleven cases were confirmed (10 by > four-fold complement-fixing (CF) antibody rise and one by serology and YF virus isolation), and 83 were presump­ tively diagnosed by presence of CF antibodies in single convalescent phase sera. A total of 63 deaths were recorded. The first case with laboratory diagnosis occurred in June 1978 at the eastern extreme of the country. Cases were confined to the eastern half of the Gambia (McCarthy bland and Upper River Divisions) until December 1978 and January 1979 when scattered cases appeared in western Gambia (North Bank Division). The estimated attack rates in McCarthy Island and Upper River Divisions were 135 and 94/100 000 population respectively, but was only 5.5/100000 in the remainder of the country. Nearly all recognized cases occurred be­ tween September 1978 and January 1979, with a peak incidence in October.

SURVEILLANCE DE LA FIÈVRE JAUNE G ambie. — En octobre 1978, une poussée épidémique de maladie soupçonnée d ’être due au virus amaril a été constatée par des méde­ cins dans la partie orientale de la Gambie. On a pu, en janvier 1979, grâce à une surveillance active et â l’étude des dossiers hospitaliers, identifier 271 cas suspects, sur 131 desquels des échantillons ont été prélevés aux fins de diagnostic. Onze cas ont été confirmés (10 par un accroissement du taux des anticorps fixant le complément (FC) > à quatre fois et un par l ’examen sérologique et l ’isolement du virus am aril; dans 83 cas un diagnostic présomptif a été posé, fondé sur la présence d’anti­ corps FC dans les prélèvements uniques de sérum de la phase de convalescence. Au total 63 décès ont été enregistrés. Le premier cas diagnostiqué en laboratoire s’est produit en ju in 1978 dans la pointe orientale du pays. Les cas ont été circonscrits à la moitié orientale de la Gambie (McCarthy Island et U pper River) jusqu'en décembre 1978 et janvier 1979, époque où des cas sporadiques ont fait apparition en Gambie occidentale (N orth Bank). Le taux d ’atteinte estimatif a été de 135 et de 94/100 000 habitants dans les districts de McCarthy Island et d ’Upper River respectivement, et de 5,5/100 000 seulement dans le reste du pays. Presque tous les cas observés se sont produits entre septembre 1978 et janvier 1979, le pic de l'incidence se situant en octobre. Des enquêtes ont été menées dans neuf villages situés dans les districts gravement touchés de McCarthy Island et d ’Upper River pour recueillir des données démographiques, l’anamnèse de cas de maladie compatible avec la fièvre jaune ainsi que des échantillons de sérum. Les données d ’anamnèse et l’examen sérologique des survivants ont permis de situer le taux d’atteinte clinique dans ces villages (population totale 1 531) entre 2,6 et 4,4% (le premier chiffre étant basé sur les cas sérologiquement diagnostiqués, le deuxième sur les cas sérologiquement identifiés et les cas cliniquement suspects). C ’est chez les enfants de 0-9 ans que l’incidence était la plus élevée (6,7%), diminuant ensuite avec l’âge jusqu’à 1,7% chez les per­ sonnes de plus de 40 ans. Le taux d ’atteinte comme la prévalence des anticorps FC étaient légèrement plus élevés chez les hommes que chez les femmes. Le taux de létalité était de 19,4% et le taux de mortalité de 0,9 %. La prévalence générale des anticorps FC indi­ quant une infection récente par le virus amaril était de 32,6%. En se fondant sur le taux d’atteinte amarile dans ces neuf villages, on peut estimer que le nombre des cas survenus en Gambie orientale pendant l’épidémie s’est situé entre 5 000 et 8 000, dont 1000 à 1700 cas mortels. On a également observé une prevalence élevée des anticorps FC et plusieurs séro-conversions vis-à-vis du virus Orungo (orbivirus, probablement transmis par des moustiques du genre Anopheles, qui provoquerait une maladie humaine non spécifique). Il n’a cependant pas été prouvé que le virus Orungo soit responsable des épisodes morbides accompagnés d ’ictère observés au cours de l’épidémie. Des recherches entomologiques ont été menées jusque bien avant dans la saison sèche ( j a n v i e r ) , époque où les populations de vec­ teurs selvatiques du virus amaril étaient fortement réduites ou même absentes. Des études limitées consistant en captures de moustiques sur l’homme menées en novembre et la recherche, en janvier, de lar­ ves dans des trous d ’arbres artificiellement inondés, ont confirmé la présence du vecteur selvatique potentiel Aedes luteocephalus dans la zone d ’épidémie. Des enquêtes sut Aedes aegypti ont été menées en janvier 1979. Dans les districts de McCarthy Island et d ’Upper River, on a trouvé un indice de Breteau > 5 dans sept villages sur 21 et > 50 dans deux autres; les gîtes potentiels susceptibles d ’héberger de grands nombres d ’Ae. aegypti pendant la saison des pluies étaient nombreux. Dans le district de North Bank, plusieurs villages étaient positifs, dont un (Minteh Kunda) avait un indice de Breteau élevé (104). Dans ce village, le virus amaril a été isolé chez un malade en phase aigue le 12 janvier et deux isolements ont également été obtenus sur des spécimens d 'Ae. aegypti capturés sur l’homme. L’étude de singes capturés dans les districts de McCarthy Island et de North Bank a démontré l’existence d ’une transmission sel­ vatique de la fièvre jaune. Chez 16 Colobus badius et Cercopitheeus aethiops sur 19 l ’examen sérologique a fourni la preuve de l’infec­ tion amarile. On pense que pendant la saison des pluies l’infection a été trans­ mise à l’homme par des vecteurs selvatiques (Ae. luteocephalus et d ’autres espèces peut-être) ainsi que, dans certaines localités, par des populations domestiques et péridomestiques d 'Ae. aegypti. En décembre et janvier, où les populations de vecteurs selvatiques étaient fortement réduites, la transmission de la fièvre jaune s’est poursuivie dans des localités présentant un indice élevé à'Ae. aegypti, Minteh Kunda, par exemple. Une campagne de vaccination de masse par le vaccin antiamaril 17 D administré par injecteur sans aiguille a commencé en décembre et s’est terminée le 25 janvier après vaccination d ’environ 93% de

Surveys were conducted in nine villages in the severely affected McCarthy Island and Upper River Divisions to obtain demographic data, histories of illness compatible with yellow fever, and serological samples. On the basis of historical data and serological testing of survivors, the clinical attack rate in these villages (total population 1531) was between 2.6 and 4.4% (the first figure based on cases with serological diagnosis, the second on serologically defined plus clini­ cally suspected cases). The incidence was highest (6.7 %) in children 0-9 years and declined with age to 1.7% in persons over 40 years. Both the attack rate and CF antibody prevalence were slightly higher in males than in females. The case-fatality rate was 19.4% and the mortality rate 0.9%. The overall prevalence of CF antibodies indicating recent YF infection was 32.6%.

On the basis of the Y F attack rate in the nine survey villages, it can be estimated that between 5 000 and 8 000 cases occurred in eastern Gambia during the outbreak, with 1000-1700 deaths. High prevalences of CF antibodies and several séroconversions to Orungo virus (an orbivirus, probably Anopheles-bomt, reported to cause non-specific human illness) were also found. However, there was no evidence th at Orungo virus was responsible for the illness with jaundice encountered during this epidemic. Entomological investigations were conducted well into the dry season (January), when populations of sylvatic vectors of YF virus were markedly reduced or absent. However, limited studies consisting of mosquito on man captures in November, as well as the recovery of larvae from artificially-flooded tree holes in January, confirmed the presence of the potential sylvatic vector Aedes luteocephalus in the epidemic zone. Surveys for Aedes aegypti were made in January 1979. Breteau indices > 5 were found in seven and indices > 50 in two of 21 villages in McCarthy Island and Upper River Divisions; potential sites which would be expected to yield large numbers of Ae. aegypti during the rainy season were numerous. In the N orth Bank Division, several villages were positive, including one (Minteh Kunda) with a high Breteau index (104). In this village yellow fever virus was isolated from an acutely ill man on 12 January and two isolates were also recovered from Ae. aegypti collected on man. Evidence for sylvatic YF transmission was obtained from a survey of monkeys collected in McCarthy Island and North Bank Divisions. Of 19 Colobus badius and Cercopitheeus aethiops, 16 had serological evidence o f YF infection. It is believed that during the rainy season human infections were acquired by the agency of sylvatic vectors (Ae. luteocephalus and possibly other species) as well as, in certain localities, by Ae. aegypti breeding in domestic and peridomestic situations. In December and January, however, when the sylvatic vector populations were markedly reduced, Y F transmission continued in localities with high Ae. aegypti indices, such as Minteh Kunda. A Y F mass vaccination campaign was begun in December using 17 D vaccine administered by jet-injector and was completed by 25 January, when approximately 93% of the total population

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(534 458) had been immunized. A subsequent follow-up operation covered a further 2% of the population bringing the total coverage to about 95%. It is intended to include YF vaccine in the ex­ panded programme of immunization which is to begin in June 1979. Neutralization tests performed on pre- and postvaccination sera from 38 individuals showed a seroconversion rate of 93%. Vaccine lots returned to the Institut Pasteur, Dakar, after field use under cold chain conditions had retained adequate potency. Yellow fever 17D vaccine induced a significant ( > four-fold) CF response in 46% of persons without prevaccination YF neutralizing antibodies but with prior heterologous fiaviviral exposure (based on presence of haemagglutination-inhibition antibodies to one or more of the antigens tested, Zika, West Nile, Uganda S, Dengue-1, Spondweni, Ntaya). The C F response to YF was often quite marked (e.g. < 8 to 128) and would readily be misinterpreted as a wild-type YF infection. There was no CF response in 13 persons with primary immunization and therefore no evidence for increased immunogenicity of the D akar vaccine.

la population totale (534 458). Une opération complémentaire a permis de vacciner encore 2% de la population, ce qui a porté la couverture totale à environ 95 %, Il est prévu d ’inclure la vaccina­ tion antiamarile dans le programme élargi de vaccination qui doit débuter en juin 1979. Des épreuves de neutralisation faites sur les sérums prélevés des 58 sujets avant et après la vaccination ont mis en évidence un taux de séroconversion de 93%. L’étude de lots de vaccin, renvoyés à l’Institut Pasteur (Dakar) après avoir été conser­ vés sur le terrain selon les techniques de la chaîne du froid, a montré qu’ils avaient gardé une activité adéquate. Le vaccin antiamaril 17 D a induit une élévation importante des anticorps FC (> quatre fois) chez 46% des personnes qui ne possédaient pas d ’anticorps neu­ tralisants à l'égard du virus amanl avant la vaccination, mais avaient eu des contacts antérieurs avec d ’autres flavivirus (mis en évidence par la presence d'anticorps IH dirigés contre un ou plusieurs des antigènes testés: Zika, West Nile, Uganda S, Dengue-1, Spondweni Ntaya). La réponse en anticorps FC antiamarils était souvent très accusée ( < 8 à 128) et aurait pu facilement être attribuée par erreur à l’infection par le virus sauvage. U n ’y a pas eu de réponse en anticorps FC chez 13 personnes ayant eu une primo-vaccination et, par conséquent, pas de preuve que le vaccin de D akar ait un pouvoir immunogène accru.

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения