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Meeting of the International Task Force for Disease Eradication, October 2017 = Réunion du Groupe special international pour l’éradication des maladies, octobre 2017

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Meeting of the International Task Force for Disease Eradication, October 2017 The 27th meeting of the International Task Force for Disease Eradication (ITFDE) was convened at the Carter Center, Atlanta, Georgia, the United States of America, on 17 October 2017, to review the status of the global campaign to eradicate guinea-worm disease (dracunculiasis) and of research to understand and stop transmission of the parasite among dogs, particularly in Chad.1

Réunion du Groupe spécial international pour l’éradication des maladies, octobre 2017 La 27e réunion du Groupe spécial international pour l’éradication des maladies (ITFDE) a été convoquée au Centre Carter, à Atlanta, en Géorgie (États-Unis d’Amérique), le 17 octobre 2017, pour faire le point sur la campagne mondiale d’éradication de la maladie du ver de Guinée (dracunculose) et sur la recherche visant à comprendre et à mettre fin à la transmission du parasite chez le chien, en particulier au Tchad.1

Global overview and status of certification of eradication During January–September 2017, 13 laboratory-confirmed cases of guinea-worm disease were reported provisionally: 12 cases in Chad, and 1 case in Ethiopia, where a small outbreak occurred at the end of September. Of the cases in Chad, 8 (62%) were contained. No cases were reported in Mali for 22 consecutive months and in South Sudan for 10 consecutive months. Through to the end of August 2017, Chad reported 708 infected domestic dogs and 11 domestic cats; Ethiopia reported 9 infected dogs and 4 baboons; and Mali reported 8 infected dogs and 1 cat. For the first time since infected dogs were reported in Chad in 2012, the number reported in 2017 (708) declined by 19% (879) compared with same period of the previous year; the number of guinea-

Présentation générale et état d’avancement de la certification de l’éradication Entre janvier et septembre 2017, 13 cas confirmés en laboratoire de dracunculose ont été notifiés: 12 cas au Tchad et 1 cas en Éthiopie où une petite flambée épidémique s’est déclarée fin septembre. Parmi les cas notifiés au Tchad, 8 (62%) ont été confinés. Aucun cas n’a été notifié au Mali pendant 22 mois consécutifs ni au Soudan du Sud pendant 10 mois consécutifs. À la fin du mois d’août 2017, le Tchad avait signalé 708 infections parmi des chiens domestiques et 11 parmi des chats domestiques, l’Éthiopie 9 infections parmi des chiens et 4 parmi des babouins, et le Mali 8 infections parmi des chiens et 1 chez un chat. Pour la première fois depuis que des chiens infectés ont été notifiés au Tchad en 2012, leur nombre a diminué, passant de 879 en 2016 à 708 en 2017, soit une basse de 19% par rapport à la même période l’année

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Members of the Task Force for this meeting represented the following institutions: Bill & Melinda Gates Foundation, The Carter Center, Georgia Institute of Technology (USA), Jacobson, Liverpool School of Tropical Medicine, National Institute of Health of Mozambique, PATH, Task Force for Global Health, UNICEF, United States Centers for Disease Control and Prevention, University of Exeter (UK), University of Georgia (USA), University of Kelaniya, Sri Lanka/WHO Strategic and Technical Advisory Group (STAG), University of the West Indies (Jamaica), Vassar College (USA), Wellcome Trust Sanger Institute (UK),World Bank and WHO.

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Les membres du Groupe spécial réuni à cette occasion représentaient les institutions suivantes: Fondation Bill & Melinda Gates, Centre Carter, Georgia Institute of Technology (États-Unis d’Amérique), Jacobson, Liverpool School of Tropical Medicine, Institut national de la Santé du Mozambique, PATH, Task Force for Global Health, UNICEF, United States Centers for Disease Control and Prevention, Université d’Exeter (Royaume-Uni), Université de Georgia (États-Unis d’Amérique), Université de Kelaniya (Sri Lanka) / Groupe consultatif stratégique et technique de l’OMS, Université de West Indies (Jamaïque), Vassar College (États-Unis d’Amérique), Wellcome Trust Sanger Institute (Royaume-Uni), Banque mondiale et OMS. 33

worms emerging from infected dogs declined by 39%. This reduction is believed to reflect mainly the impact of tethering infected dogs until their worms have emerged; educating villagers to bury fish guts instead of discarding them on the ground where dogs can eat them; encouraging residents to always cook and cure thoroughly aquatic animals; and the limited use of Abate for treatment. From 2012 to 2016, 79% of dog infections occurred during the period March to August. Most infected dogs and humans in Chad reside in villages along the Chari River, where 1862 villages were under active surveillance during 2017. The pattern of cases in humans since the outbreak in 2010 remains unusual, with only 9–16 cases reported annually, located in different villages each year: of 94 villages with cases since 2010, only 6 had a case in a subsequent year, including 3 that had cases in successive years.

précédente; le nombre de vers de Guinée émergeant de chiens infectés a diminué de 39%. Cette diminution reflèterait essentiellement l’effet de la mise en laisse des chiens infectés jusqu’à ce que leurs vers aient émergé; de l’éducation des villageois à enfouir les viscères de poisson au lieu de les jeter au sol où les chiens peuvent les manger; de l’encouragement des habitants à toujours cuire et préparer suffisamment les animaux aquatiques avant leur consommation; et de l’utilisation limitée de l’Abate pour le traitement de l’eau. Entre 2012 et 2016, 79% des infections chez le chien se sont produites pendant la période allant de mars à avril. La plupart des chiens et des humains infectés au Tchad se trouvent dans des villages situés le long de la rivière Chari, parmi lesquels 1862 villages faisaient l’objet d’une surveillance active en 2017. Depuis la flambée épidémique de 2010, l’apparition des cas humains suit un schéma inhabituel: 9 à 16 cas seulement sont notifiés annuellement, dans des villages différents chaque année; sur 94 villages signalant des cas depuis 2010, seuls 6 ont notifié un cas dans les années suivant la notification initiale, dont 3 plusieurs années successives. La flambée épidémique en Éthiopie a touché au moins 6 travailleurs migrants de sexe masculin provenant de la région d’Oromia qui, un an auparavant, avaient partagé de l’eau de boisson prélevée dans un étang contaminé sur leur lieu de travail, une exploitation agricole située dans une zone limitrophe de la région de Gambella. Les autorités éthiopiennes et le personnel du programme national d’éradication de la dracunculose en Éthiopie avaient alors interrogé les patients, évalué les points d’eau pour un éventuel traitement par l’Abate et identifié et suivi tous les travailleurs saisonniers qui se trouvaient, avant janvier 2017, dans l’exploitation agricole en question et dans d’autres fermes alentours et qui étaient susceptibles d’avoir bu de l’eau provenant de l’étang contaminé; une surveillance active au niveau communautaire avait également été mise en place dans les zones touchées. À ce jour, l’OMS a certifié 198 pays, zones et territoires exempts de transmission de la dracunculose. Huit pays doivent encore être certifiés: 4 pays d’endémie (Éthiopie, Mali, Soudan du Sud et Tchad), 2 pays au stade la précertification (Kenya, Soudan) et 2 pays dont on ne sait pas s’ils ont connu une dracunculose autochtone depuis le début de la campagne mondiale d’éradication (Angola, République démocratique du Congo). La préparation des dossiers à soumettre à la Commission internationale pour la certification de l’éradication de la dracunculose se poursuit en Angola et en République démocratique du Congo; un examen de ces dossiers pourrait être envisagé en 2018. Le Kenya et le Soudan ont déjà remis leurs rapports de pays à l’OMS. Il est prévu d’envoyer une mission de l’équipe internationale de certification au Kenya fin 2017 si les conditions de sécurité suivant l’élection présidentielle le permettent; la mission programmée au Soudan a été reportée en raison de rumeurs non confirmées de quelques cas suspects. L’OMS continue de demander un rapport trimestriel sur les activités de surveillance dans les pays d’endémie passée qui sont aujourd’hui certifiés. Fin septembre 2017, l’OMS avait reçu des rapports d’enquêtes menées chez les chiens dans 21  952 foyers répartis dans 1947 villages situés dans 8 pays où la dracunculose était précédemment endéWEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NOS. 4/5, 26 JANUARY 2018

The outbreak in Ethiopia affected at least 6 migrant male workers from Oromia Region who, a year earlier, had shared drinking-water provided from a contaminated pond at their workplace on a commercial farm in an adjacent area of Gambella Region. Ethiopian authorities and the staff of Ethiopia’s national Dracunculiasis Eradication Program had begun to interview the patients, assessed relevant water bodies for possible treatment with Abate, and identified and monitored all seasonal workers who had been working before January 2017 on the implicated farm and other nearby commercial farms and who may have drunk water from the contaminated pond; active community-based surveillance in the affected areas was also established.

To date, WHO has certified 198 countries, areas and territories as free of dracunculiasis transmission. Eight countries remain to be certified: 4 endemic countries (Chad, Ethiopia, Mali and South Sudan); 2 countries in the pre-certification stage (Kenya, Sudan); and 2 countries not known to have had indigenous disease since before the start of the global campaign (Angola, Democratic Republic of Congo). The governments of Angola and the Democratic Republic of Congo are at various stages of preparing dossiers for consideration by the International Commission for the Certification of Dracunculiasis Eradication (ICCDE) and may be ready for review in 2018. Kenya and Sudan have already submitted their Country Reports to WHO. Kenya was scheduled to receive an International Certification Team (ICT) mission in late 2017 should the security situation following the presidential election permit; the ICT mission to Sudan has been postponed due to unconfirmed rumours of a few suspected cases. WHO continues to request quarterly reporting of surveillance activity in post-certified, formerly endemic countries. By the end of September 2017, WHO had received reports of surveys among dogs in 21  952 34

households in 1947 villages in 8 formerly endemic countries; these surveys found no dogs or humans infected with guinea-worm disease.

mique; ces enquêtes n’ont révélé aucun cas d’infection par le ver de Guinée chez le chien ni chez l’homme.

Biology and life cycle Studies to date have revealed findings that suggest transmission of guinea-worm parasites in Chad involves a paratenic or transport host, and that frogs may be more susceptible as hosts than fish, but other aquatic animals such as Nile monitor lizards (Varanus niloticus) may be involved also. Dracunculus medinensis has been recovered from a wild caught frog in Chad, and catfish (Synodontis) native to Chad have been infected experimentally. Third stage larvae of D. insignis, which is indigenous to North America, have remained viable in frog tissue for up to 8 months in the laboratory. Dogs can drink copepods in high concentration from bowls of water under experimental conditions, but more studies are needed to determine how many copepods they may ingest during a typical drinking event at copepod densities observed in the field. Species of copepods found in Chad are not different from species found in other African countries where guinea-worm disease is or was endemic. It is not clear why frequent infection of dogs with guinea worms occurred in Chad at that specific time. Elders and leaders of the earlier Guinea Worm Eradication Program (GWEP) in Chad confirm that infections in dogs were not seen before the current outbreak. Recent ecological changes in the Lake Chad basin associated with over-fishing and drought may have played a role. As fish stocks decline and fishermen use smaller nets, people eat and discard smaller fish (2–2.5 cm in size) which most frequently use copepods as food. Small fish usually are not cleaned before eating and are often eaten uncooked. Agricultural use of pesticides on farms near the Chari River has reportedly declined in recent years and may have caused copepod populations to increase. For generations, seasonal mass fishing along the river has been practiced at the end of the dry season; the activity is not new; people garden in the river bed during the dry season and move inland to farm during the rainy season. Furthermore, evolutionary changes in guinea-worm parasites themselves are not a likely explanation for the rapid changes observed in Chad, as these would occur over a much longer term.

Biologie et cycle évolutif Les résultats des études conduites à ce jour suggèrent que la transmission des parasites de la dracunculose au Tchad implique un hôte paraténique ou transporteur, et que la grenouille pourrait être un hôte plus sensible que le poisson; mais d’autres animaux aquatiques comme le varan du Nil (Varanus niloticus) seraient également impliqués. On a récupéré Dracunculus medinensis sur une grenouille sauvage capturée au Tchad et on a expérimentalement infecté des poissons-chats (Synodontis) natifs du Tchad. Les larves du troisième stade de D. insignis, autochtone d’Amérique du Nord, sont restées viables dans le tissu de grenouille pendant une période allant jusqu’à 8 mois au laboratoire. Les chiens peuvent boire de l’eau contenant une forte concentration de copépodes dans des conditions expérimentales, mais d’autres études sont nécessaires pour déterminer combien de copépodes les chiens sont susceptibles d’ingérer lors d’un lapement ordinaire d’eau présentant une densité de copépodes similaire à celle que l’on observe sur le terrain. Les copépodes présents au Tchad ne sont pas différents des espèces que l’on trouve dans d’autres pays africains d’endémie de la dracunculose actuelle ou passée. On ignore pourquoi de fréquentes infections par le ver de Guinée se sont produites chez des chiens au Tchad à des moments précis. Les anciens et les dirigeants du programme d’éradication de la dracunculose au Tchad confirment que l’on n’observait pas d’infection chez le chien avant la flambée épidémique actuelle. De récents changements écologiques survenus dans le bassin du Lac Tchad associés à la surpêche et à la sécheresse peuvent avoir joué un rôle. Tandis que les stocks de poissons diminuent et que les pêcheurs utilisent de plus petits filets, les gens mangent et jettent de plus petits poissons (d’une longueur de 2 à 2,5 cm) qui très souvent se nourrissent de copépodes. Les petits poissons ne sont généralement pas nettoyés avant leur consommation et sont souvent insuffisamment cuits. L’utilisation agricole de pesticides dans les fermes situées à proximité de la rivière Chari aurait diminué ces dernières années et peut avoir favorisé l’accroissement des populations de copépodes. Pendant des générations, une pêche saisonnière massive se pratiquait le long de la rivière à la fin de la saison sèche; cette activité n’est pas nouvelle; les gens font pousser des jardins dans le lit de la rivière pendant la saison sèche et se déplacent vers les terres pour cultiver pendant la saison des pluies. Par ailleurs, il est peu probable que les modifications évolutives des parasites de la dracunculose expliquent en eux-mêmes les changements rapides observés au Tchad, car de telles modifications nécessitent beaucoup plus de temps. Une enquête épidémiologique a été conduite en juillet-août 2017 afin de déterminer les facteurs de risque d’infections sporadiques humaines par le ver de Guinée, y compris les facteurs de risque potentiellement partagés avec le chien, et de tester un questionnaire à titre expérimental en vue d’une future étude cas-témoins impliquant des chiens infectés; les résultats préliminaires de cette enquête suggèrent que l’eau de boisson issue de puits creusés à la main non couverts serait associée à la

Preliminary results of an epidemiological investigation, conducted during July–August 2017, to determine risk factors for sporadic guinea-worm infections in humans, including risk factors potentially shared with dogs, and to pilot test a questionnaire for a future case-control study of infected dogs, suggest that drinking-water from uncovered hand-dug wells appears to be associated with guinea-worm disease in humans, but found no differ-

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ence between cases and uninfected controls using other unprotected sources of drinking-water. This initial study found no evidence to confirm that the consumption of aquatic animals by humans or the presence of infected dogs in the village acted as risk factors for guinea-worm disease in humans.

dracunculose chez l’homme, mais ils n’ont mis en évidence aucune différence entre les cas et les témoins non infectés en utilisant d’autres sources non protégées d’eau de boisson. L’étude initiale n’a fourni aucune preuve permettant de confirmer que la consommation d’animaux aquatiques par l’homme ou la présence de chiens infectés dans le village constituaient des facteurs de risque de dracunculose humaine.

Molecular and genetic studies There is no evidence of genetic differences between guinea worms from infected dogs and those from humans in Chad. The worms are indistinguishable and appear to be the same species, D. medinensis. Epidemiologically, however, guinea worms in Chad, are unusual, compared with worms in other countries: they infect dogs far more frequently and do not cause outbreaks or cases among humans in successive years in the same village. The genetic diversity of guinea worms in Chad is high, and generally, they are distinct from worms in other endemic countries. The genetic findings suggest that guinea-worm parasites were circulating in Chad from 2001 to 2009 when no cases were reported. During this time, surveillance for the disease was poor; it was also a period of much civil unrest and political strife in the country. Molecular studies also reveal genetically restricted populations of guinea worms remaining in Mali and South Sudan, which suggests that these 2 countries are closer to stopping transmission than Chad and Ethiopia, where populations of guinea-worm are more diverse genetically.

Études moléculaires et génétiques Il n’existe aucun élément probant indiquant qu’il existe des différences génétiques entres les vers de Guinée provenant de chiens infectés et ceux issus d’humains au Tchad. Il est impossible de distinguer ces vers et ils semblent appartenir à la même espèce, D. medinensis. Sur le plan épidémiologique, cependant, les vers de Guinée rencontrés au Tchad sont inhabituels par rapport à d’autres pays: ils infectent beaucoup plus fréquemment les chiens et ne donnent pas lieu à des flambées épidémiques ou à des cas chez l’homme dans les années qui suivent, dans le même village. La diversité génétique des vers de Guinée au Tchad est élevée et généralement distincte de celle des vers présents dans d’autres pays d’endémie. Les résultats des analyses génétiques suggèrent que des parasites de la dracunculose circulaient au Tchad entre 2001 et 2009 à une époque où aucun cas n’était rapporté. Pendant cette période, la surveillance de la maladie était insuffisante; il y avait également de nombreux troubles civiles et querelles politiques dans le pays. Les études moléculaires mettent aussi en évidence des populations génétiquement limitées de vers de Guinée au Mali et au Soudan du Sud, suggérant que ces 2 pays sont plus proches de l’arrêt de la transmission que le Tchad et l’Éthiopie où les populations de vers de Guinée sont plus diversifiées sur le plan génétique.

Dog ecology and diet The use of GPS collars and the examination of stable isotopes in dog whiskers are feasible ways to track dog movements and study dietary preferences of dogs in Chad. Dogs in Chad range over a small area, closely associated with their owners; they rarely visit the river and frequent a few small ponds often in the middle of the village close to their residence. Preliminary findings show that providing clean drinking-water appears to protect dogs against guinea-worm infection, while increased fish consumption is a risk factor. Dogs are sentinels for guinea-worm contamination in the environment.

Écologie et alimentation du chien L’utilisation de colliers GPS et l’examen d’isotopes stables dans les moustaches des chiens sont des méthodes envisageables pour suivre les déplacements des chiens au Tchad et étudier leurs préférences alimentaires. Au Tchad, les chiens évoluent dans une zone limitée, très liée à leurs propriétaires; ils se rendent rarement à la rivière et fréquentent de petites mares souvent situées au milieu du village proche du lieu où ils habitent. Les résultats préliminaires montrent que la mise à disposition d’eau de boisson propre protègerait les chiens contre l’infection par le ver de Guinée, tandis qu’une consommation plus importante de poisson serait un facteur de risque. Les chiens sont des sentinelles pour évaluer la contamination de l’environnement par le ver de Guinée.

Anthelminthic treatment of dogs Investigations to date have shown that mass prophylactic treatment of dogs in rural Chad with Advocate/ Advantage (Bayer) or Heartgard (Merial) is feasible. More than 5000 dogs in 88 villages have been treated monthly with Advocate/Advantage, administered topically since October 2016, and more than 200 dogs have been treated monthly with Heartgard, administered orally since September 2016. Both treatments are well accepted by the dogs and their owners. No impact of Heartgard on guinea-worm infection is evident to date; results of the Advocate/Advantage trial should be avail36

Traitement anthelminthique des chiens Les enquêtes menées à ce jour montrent que le traitement prophylactique massif des chiens dans les zones rurales du Tchad avec Advocate/Advantage (Bayer) ou Heartgard (Merial) est réalisable. Plus de 5000 chiens dans 88 villages ont reçu chaque mois une application topique d’Advocate/Advantage depuis octobre 2016, et plus de 200 chiens ont reçu chaque mois une dose orale de Heartgard depuis septembre 2016. Les deux traitements sont bien acceptés par les chiens et leurs propriétaires. On n’observe aucun impact manifeste d’Heartgard sur l’infection par le ver de Guinée pour le moment; quant aux résultats de l’essai utilisant Advocate/Advantage, ils devraient WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NOS. 4/5, 26 JANUARY 2018

able early in 2018. Researchers also plan to examine the effect of Advocate/Advantage treatment on guineaworm larvae from adult worms in experimentallyinfected dogs and ferrets.

être disponibles début 2018. Les chercheurs prévoient aussi d’examiner l’effet du traitement avec Advocate/Advantage sur les larves de ver de Guinée issus de vers adultes chez des chiens et des furets expérimentalement infectés.

Mathematical modelling Researchers have constructed models to explore the different parameters and assumptions of the life cycle and ecology of guinea-worm transmission in humans and animals. These include transmission via a paratenic host or by drinking-water; the lifetime of the paratenic host; the duration of larval viability in the host and timing of the rainy season; and comparison of the ability of different interventions to prevent or reduce the intensity of infection. Initial results simulating the ingestion of water or infected lizards by dogs appear to match existing data from Chad, and suggest that tethering infected dogs is effective in reducing infection; however, Abate treatment does not interrupt transmission under current assumptions. Future work will extend and refine the model to include infections of humans and test the effectiveness of different interventions singly and in combination and at different levels of coverage. Other work will seek to identify factors associated with the presence and clusters of infected dogs in villages.

Modélisation mathématique Les chercheurs ont élaboré des modèles afin d’explorer les différents paramètres et hypothèses du cycle évolutif et de l’écologie de la transmission de la dracunculose chez l’homme et l’animal. Ils incluent la transmission par un hôte paraténique et celle résultant de la consommation d’eau contaminée; la vie de l’hôte paraténique; la durée de la viabilité de la larve dans l’organisme hôte et le calendrier de la saison des pluies; et la comparaison de la capacité de différentes interventions à prévenir ou à réduire l’intensité de l’infection. Les résultats initiaux de la simulation de l’ingestion par les chiens d’eau ou de lézards infectés semblent confirmer les données existantes au Tchad et suggèrent que la mise en laisse des chiens infectés est efficace pour réduire l’infection; cependant, le traitement de l’eau par l’Abate n’interrompt pas la transmission avec les hypothèses actuellement utilisées. De futurs travaux étendront et affineront ce modèle pour inclure les infections humaines et tester l’efficacité de différentes interventions, seules ou combinées, avec différents niveaux de couverture. D’autres travaux chercheront à identifier les facteurs associés à la présence et aux groupements de chiens infectés dans les villages.

Conclusions and recommendations The ITFDE commends the continued progress of the global Guinea Worm Eradication Program since the previous review two and a half years ago, with cases in humans reported , to date, only from Chad and Ethiopia during 2017; 22 months and 10 months since the most recent indigenous cases were reported, respectively, from Mali and South Sudan; and a 19% reduction in the number of infected dogs in Chad. The unfortunate recent outbreak of a few cases in Ethiopia requires special attention, but so far appears manageable. 2. The ITFDE commends the robust research agenda being pursued related to dog infections in Chad, and endorses the ongoing search for relevant intervention tools, including modelling of transmission scenarios and the study of dog diets and habits. 3. Research priorities also should include continued attention to the mode of transmission, especially (dog) lapping studies and duration of larval viability in aquatic animals. At this stage, it is not possible to rule out transmission of guinea-worm infections in Chad via drinking-water or eating a paratenic host, or both modes of transmission; frogs appear to be a more likely paratenic host than fish. 4. It would be instructive to look for any differences between the behaviour of dogs and humans in households with and without dogs infected with guinea-worm. 5. Genetic studies indicate that the guinea worms recovered from animals and humans in Chad, 1.

Conclusions et recommandations 1. L’ITFDE loue les progrès continus accomplis par le programme mondial d’éradication de la dracunculose depuis le précédent point fait il y a deux ans et demi: à ce jour, en 2017, seuls le Tchad et l’Éthiopie ont notifié des cas humains; 22 mois et 10 mois se sont écoulés depuis le dernier cas autochtone signalé au Mali et au Soudan du Sud, respectivement; et le nombre de chiens infectés au Tchad a diminué de 19%. La récente flambée épidémique de quelques cas survenue en Éthiopie nécessite une attention particulière, mais semble gérable jusqu’à présent. 2. L’ITFDE loue le solide programme de recherche prévu sur les infections chez le chien au Tchad et approuve la recherche en cours sur des outils d’intervention pertinents, y compris la modélisation de scénarios de transmission et l’étude sur l’alimentation et les habitudes des chiens. 3. Les priorités de la recherche doivent aussi inclure un examen continu du mode de transmission, en particulier des études sur le lapement (chien) et sur la durée de la viabilité des larves à l’intérieur des animaux aquatiques. À ce stade, on ne peut exclure une transmission des parasites du ver de Guinée au Tchad par la consommation d’eau de boisson contaminée ou l’ingestion d’un hôte paraténique, ou les deux; la grenouille semble être un hôte paraténique plus probable que le poisson. 4. Il serait intéressant de rechercher des différences de comportement entre chiens et humains dans les foyers avec et sans chiens infectés par le ver de Guinée. 5. Des études génétiques indiquent que les vers de Guinée récupérés sur des animaux et des humains en Éthiopie, au

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Ethiopia and Mali are all of the species D. medinensis. 6. The relatively small genetic diversity of guineaworm specimens from Mali and South Sudan suggests that these 2 countries are closer to elimination of transmission than Chad and Ethiopia. Genetic findings also suggest that guinea-worm parasites were circulating in Chad during the decade when no cases of the disease were reported there. 7. In Chad, intervention priorities should stress active surveillance; intensified use of Abate wherever possible; increased containment rates for infected humans and animals; thorough cooking or curing of aquatic animals; the burial of fish guts; and focus on those villages in Chad which have the highest number of infected dogs. The GWEP and Government of Chad are urged also to advocate, with utmost urgency, for the provision of safe sources of drinking-water to all villages with infected humans or animals which lack a safe source of drinking-water. 8. Prompt reporting and containment of guineaworm infections in both humans and animals are important, since the worms from both are indistinguishable. The ITFDE endorses the enhanced communication campaigns, launched recently in Mali and Chad and soon to be launched in South Sudan and Ethiopia, to increase knowledge of the cash reward scheme for reporting cases of guinea worm disease and of prevention messages, and to help prepare countries for certification of eradication. 9. The ITFDE emphasizes the need for strong political support in all the remaining endemic countries; this has been particularly forthcoming in South Sudan and to some extent in Mali. This need remains particularly acute in Ethiopia – as was specifically noted in a recommendation at the ITFDE meeting in 2015 – and also in Chad. 10. In response to the recent outbreak in Ethiopia, the Task Force encourages the engagement of regional health authorities, including activation of the Health Development Army and Health Extension Workers, especially in the 2 regions of Oromia and Gambella. 11. Insecurity is a significant hindrance to surveillance and interventions, to validation of interruption of transmission, and to certification of the elimination of transmission of D. medinensis in Mali and South Sudan especially, but to a lesser extent also in Ethiopia and Chad. 

Mali et au Tchad appartenaient tous à l’espèce D. medinensis. 6. La diversité génétique relativement limitée des espèces de ver de Guinée au Mali et au Soudan du Sud suggère que ces 2 pays sont plus proches de l’élimination de la transmission que l’Éthiopie et le Tchad. Les résultats des analyses génétiques suggèrent aussi que les parasites du ver de Guinée avaient circulé au Tchad pendant une décennie alors qu’aucun cas n’était rapporté. 7. Au Tchad, les priorités en matière d’interventions doivent être une surveillance active; une utilisation plus intensive de l’Abate quand il est possible de le faire; un meilleur taux de confinement des humains et des animaux infectés; une cuisson ou une préparation suffisants des animaux aquatiques avant leur consommation; l’enfouissement des viscères de poisson; et l’attention à centrer d’abord sur les villages tchadiens qui comptent le plus de chiens infectés. Il est aussi vivement conseillé au programme mondial d’éradication de la dracunculose et au Gouvernement tchadien de promouvoir, de toute urgence, la mise à disposition de sources d’eau potable salubre dans tous les villages abritant des hommes ou des animaux infectés quand ils n’en disposent pas. 8. Il est également important de notifier et de confiner rapidement les cas humains et animaux d’infection par le ver de Guinée car les vers provenant des uns ou des autres sont impossibles à distinguer. L’ITFDE approuve l’amélioration des campagnes de communication lancées récemment au Mali et au Tchad, et prévues prochainement en Éthiopie et au Soudan du Sud, pour répandre la connaissance du plan de récompense financière pour la notification de cas de dracunculose et des messages de prévention, et pour aider les pays à préparer pour la certification de l’éradication. 9. L’ITFDE souligne la nécessité d’un appui politique fort dans tous les pays où l’endémie persiste, très attendu au Soudan du Sud et, dans une certaine mesure, au Mali. Ce besoin reste particulièrement aigu en Éthiopie – comme cela a été spécifiquement indiqué dans une recommandation formulée lors de la réunion de l’ITFDE en 2015 – et aussi au Tchad. 10. En réponse à la récente flambée épidémique survenue en Éthiopie, le groupe spécial encourage l’engagement des autorités sanitaires régionales, y compris l’activation de l’armée du développement sanitaire et les agents de vulgarisation sanitaire, spécialement dans les régions d’Oromia et de Gambella. 11. L’insécurité est un obstacle considérable à la surveillance et aux interventions, à la validation de l’interruption de la transmission et à la certification de l’élimination de la transmission de D. medinensis au Mali et au Soudan du Sud notamment, mais aussi dans une moindre mesure en Éthiopie et au Tchad. 

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