DRUG ABUSE — The harm drugs are causing in this country gen erally parallels the damage they are causing in the majority of developed countries. Drugs are harming users, their families and fnends, and are having an impact on society through premature death, avoidable illness and disability, social dysfunction, crime, and the cost of drug-related law enforcement and corrective ser vices. Government and community organizations are increasingly being drawn into the battle against drug abuse, combating it through the promotion of healthy lifestyles as an alternative to drug dependence, substitute therapies, and innovative treatment and rehabilitation strategies. The fight is being led by all Commonwealth, State and Territory Governments through the National Campaign Against Drug Abuse. Considerable resources, financial and otherwise, were being devoted to drug abuse before the Campaign. However, never before had all Australian governments pledged themselves to a long-term, unified approach. The Campaign has seen a mar shalling of resources and a major injection o f funds to enable a much-increased expansion o f existing programmes, together with additional resources for new initiatives. A u s t r a l ia .
ABUS D ES DROGUES -A ustralie. — Les problèmes posés par l’usage des drogues en Aus tralie sont dans l’ensemble comparables aux problèmes observés dans la majorité des pays développés. Les drogues sont nocives pour les usagers, leurs familles, leurs amis et pour la société, si l’on considère les décès prématurés, les cas évitables de maladie et d’incapacité et d’inadaptation sociale dont elles sont responsables ainsi que le coût des mesures de répression qui s’imposent Des organismes nationaux et communautaires s’engagent de plus en plus nombreux dans la lutte contre l’abus des drogues, en s’efforçant de promou voir des modes de vie sains, des thérapies de remplacement et des stratégies novatrices de traitement et de réadaptation. Le combat est mené par tous les gouvernements du Commonwealth, des Etats et des Territoires dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre l’abus des drogues. Des moyens financiers et autres considérables étaient consacrés à la lutte contre la drogue avant le lancement de la campagne. Toutefois, jamais auparavant tous les gouvernements australiens ne s’étaient engagés dans une action commune à long terme. La campagne a été caractérisée par une mobilisation importante de ressources et des injec tions considérables de crédits, grâce auxquelles les programmes existants pourront être sensiblement développés, sans parler des ressources sup plémentaires allouées pour des initiatives nouvelles. Les données suivantes font ressortir l’étendue du problème: • Un total de 20 200 décès auraient été dus à la drogue en 1984 (soit 1 décès sur 5 pour toutes les causes). Sur ce total, 81 % étaient dus au tabac, 16% à l’alcool, 1% aux opiacés, 1% aux barbituriques et près de 2% à d’autres drogues. • Chez les jeunes (de 15 à 34 ans), la proportion des décès dus aux opiacés a augmenté de 125% entre 1980 et 1984. • On estime à 20% le nombre des hospitalisations liées à l’abus des drogues. • La consommation globale d’alcool pur par personne âgée de 15 ans et plus est actuellement estimée à plus de 11,9 litres par an — soit le taux de consommation par habitant le plus élevé des pays anglo phones. • La consommation actuelle de produits du tabac par personne âgée de 15 ans et plus est de 2,4 kilos par an. Ce chiffre représente une baisse de près de 25% par rapport à 1976, mais ce niveau de consommation continue de coûter cher à la société sur les plans sanitaire et finan cier. • Malgré une diminuuon globale du tabagisme dans la plupart des secteurs de la communauté, l’usage de la cigarette est en augmenta tion chez les femmes jeunes.
The extent of the problem becomes apparent when one con siders: • In 1984,an estimated 20 200deaths were caused by drugs(l in every 5 deaths from all causes). O f these drug-related deaths, 81% were due to tobacco, 16% to alcohol, l% to opiates, l% to barbiturates, and nearly 2% to other drugs. • For young persons ( 15-34 years) death rates relating to opiates have increased by 125% between 1980 and 1984. • An estimated 20% of general hospital admissions are related to drug abuse. • Current estimated total absolute alcohol consumption per person aged 15 years and over is 11.9 litres per year—the highest per capita consumption of alcohol among Englishspeaking countries. • Current consumption of tobacco products per person aged 15 years and over is 2.4 kg per year. This represents a drop of nearly 25% since 1976, but remains a level which causes sub stantial health and financial costs to the Australian commu nity. • Despite the overall reduction in smoking among most sectors of the community, cigarette smoking among young females is increasing.
Epidemiological n o m contained in dus issue:
Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:
Acquired immunodeficiency syndrome (A ID S), dracunculiasis, drug abuse, parasitic diseases, yellow fever. L ist of infected areas, p. 170.
Abus des drogues, dracunculose, fièvre jaune, maladies parasi taires, syndrome d’immunodéficience acquise (SID A ). Liste des zones infectées, p. 170.
Wklv Epidem Rec N o 23-5 June 1987 • Data from a school-based survey in 1983 suggest that, among Year 10 students, alcohol, tobacco, analgesics and cannabis are used, on a weekly basis, by 50%, 35%, 30% and 12% respectively. This compares with a similar survey a decade earlier in which comparable figures were 31%, 30%, 15% and 4%. What is not known is the extent ofillegal drug use, because there are no accurate data—a problem the Campaign is addressing through the development of a national drug-related data collection system. Australian governments have committed at least 100 million Australian dollars to the fight against drug abuse over 3 years, over and above existing funds. Another $24 million is being made available to Customs and law enforcement authorities. The national strategy seeks to reduce harmful use of drugs through: _ • Education programmes—both national and tailored to meet local needs. • New, more accessible treatment and rehabilitation pro grammes. • Research and monitoring of epidemiological data. • Enhanced law enforcement. Measures to restrict the supply of illegal drugs are being inten sified and the widespread health and social problems caused by both legal and illegal drugs are being tackled. An important part of the strategy agreed to by all levels o f government was the need to raise the level of public awareness. This resulted in the launching in April 1986 of the Drug Offensive (see below). By August 1985, the States had determined their local priorities, and the Commonwealth had agreed to cost-share 138 new and expanded projects. This involved provision o f $24 million for the first year of the 3-year campaign for a wide range of projects. In 1985-1986, in tandem with cost-shared programmes, the Commonwealth provided $1 million for research, $1 million for "centres of excellence” in drug studies, and $ 1 million to establish the national data collection system. Another $S million was ear marked for education, including a media and information cam paign—the Drug Offensive. A strategy is in place to monitor and evaluate the campaign. Performance indicators have been developed and are being used as a basis for short-term activity reporting In the longer term, out come evaluation projects will be implemented, with the aim of improving knowledge o f the effectiveness o f different forms of intervention. The impact o f the campaign, as a whole, is to be assessed using national indicators o f trends in the supply of, demand for, and use o f drugs, and of drug-related problems. Changes in the community’s knowledge o f and attitudes towards drugs will be tested. The Drug O ffensive
- 166 -
Releve epidem hebd N" 23 - 5 ju in 1987
• Les résultats d'une enquête conduite en 1983 en milieu scolaire montrent que l’alcool, le tabac, les analgésiques et le cannabis sont utilisés, par semaine, par respectivement 50%, 35%, 30% et 12% des lycéens de dixième année. Une enquête du même type conduite lOans auparavant avait donné des chiffres de 31%, 30%, 15% et 4%. L’ampleur de la consommation illégale de drogues n'est pas connue faute de données précises — problème que s'efforcent de résoudre les responsables de la campagne par la mise en place d’un système national de collecte de données sur la drogue. Les gouvernements australiens ont affecté, en plus des crédits déjà engagés, au moins 100 millions de dollars australiens à la lutte contre l'abus des drogues, pour une période de 3 ans. Par ailleurs, un montant de $24 millions a été mis à la disposition des services de douane et de police. La stratégie nationale de lutte contre l’usage de la drogue repose sur les éléments suivants: • Programmes d'éducation — tant nationaux qu’adaptés aux besoins locaux. • Programmes nouveaux, plus'accessibles, de traitement et de réadap tation. • Activités de recherche et surveillance des données épidémiolo giques. • Renforcement des mesures prises pour fane respecter la loi. Les mesures conçues pour restreindre l’offre illicite de drogues ont été intensifiées et l’on s’attaque aux nombreux problèmes sanitaires et sociaux posés par la consommation des drogues licites e t illicites, La stratégie adoptée à tous les échelons gouvernementaux fait une place importante à la nécessité de sensibiliser l’opinion. C est ainsi qu’a été lancée en avril 1986 l’offensive contre la drogue (voir plus loin). En août 1985, les Etats avaient fixé leurs priorités locales et le Com monwealth avait accepté de participer au financement de 138 projets nouveaux et élargis. C est ainsi que devait être alloué, pour la première des 3 années de la campagne, un montant de $24 millions à un large éventail de projets. En 1985-1986, en tandem avec les programmes qu’il finance en partie, le Commonwealth a fourni $ 1 million pour la recherche, $1 million pour la mise en place de «centres modèles» d’étude des toxicomanies, et $1 million pour la création du système national de collecte de données. Enfin, 5 autres millions de dollars ont été alloués à des activités d’édu cation comprenant une campagne d’information par les médias appelée «offensive contre la drogue». Une stratégie a été élaborée pour surveiller le déroulement de la cam pagne et en évaluer les résultats. Les indicateurs qui ont été mis.au point sont utilisés pour le compte rendu des activités à court terme. A long terme, des projets d’évaluation des résultats viseront à déterminer l’elficacité des différentes formes d’intervention. L’impact global de la cam pagne sera déterminé à l’aide d’indicateurs nationaux des tendances de l’offre, de la demande et de l’utilisation de drogues, ainsi que des pro blèmes liés à leur abus. Les modifications intervenues dans les connais sances et attitudes de la communauté à l’égard de la drogue seront analysées. L’offensive contre la drogue
The impact made by the Drug Offensive is illustrated by the fact that many people believe that the National Campaign Against Drug Abuse is the Drug Offensive. In fact, the Drug Offensive accounts for only 15% o f the total programme cost The Drug Offensive is a comprehensively planned and researched media information programme which draws on world wide experience in battling drug abuse. A baseline survey was conducted in 1985 designed to report on people's awareness of problems, their exposure to drugs and their sources o f information. The Drug Offensive was designed in 3 stages around the knowledge gained from this survey. The aims of the Offensive are: • to provide facts to the public about drug abuse; • to increase awareness about the broad range o f drugs; • to respond to the community's perceived need for informa tion; • to provide a base for more detailed drug education pro grammes. Stage 1 o f the Drug Offensive, now almost completed, had 6 main elements. It began on 6 April 1986 with a national television report.
L’impact de cette offensive est manifeste si l’on considère que de nombreuses personnes croient que la campagne nationale contre l’abus des drogues est l’offensive contre la drogue. En fait, cette dernière activité ne représente que 15% du coût total du programme. L'offensive contre la drogue est un programme d'information par les médias très soigneusement planifié et documenté qui fait appel à l’expé rience accumulée dans le monde en matière de lutte contre la drogue. Une enquête de base a été conduite en 1985 pour déterminer le niveau de sensibilisation de la population à l’égard du problème, son exposition à la drogue et ses sources d’information. A partir des résultats de l’enquête, l’offensive contre la drogue a été conçue pour se dérouler en 3 phases. Ses buts sont les suivants: • fournir des faits au public sur l’abus des drogues; - • accroître le nivçau de sensibilisation du public face à l’éventail des drogues; • répondre aux besoins perçus d'information de la communauté, • constituer les bases d’un programme plus détaillé d’éducation sur la drogue. La phase 1 de l'offensive, maintenant sur le point d'être terminée, comportait 6 éléments principaux. Elle a débuté le 6 avril 1986 par une émission télévisée nationale.
hilly Epidmi Hue N o 2 3 - 5 June 1987
- 167 -
JttffW épidèm hebd N» 23 - 5 ju in 1987
Following the launch, 5.5 million copies o f The Drug Offensive were distributed to all households. The booklet aimed to give families an overview o f the drug problem andto show where more detailed information and help could be obtained. A toll-free National Drug Information Line was set up and an information kit forwarded to callers. A. television campaign drew attention to the booklet, the tele phone line, and raised public awareness of the Offensive. The final thrust o f Stage 1 has been distribution o f information to the media, and an attempt to seek their cooperation in dissemi nating drug information. In 1986-1987, Stage 2 of the public information and media campaign is assisting individuals and community groups in devel oping responses to local problems. Priority areas will be smoking, excessive alcohol consumption and heroin. Other aspects to receive special attention will be drug abuse problems peculiar to women, the ethnic and Aboriginal communities, and young people. The misuse o f prescription and over-the-counter drugs will also receive increasing attention. Community attitudes to drugs With the Campaign and the Offensive both under way, a major survey was undertaken to evaluate progress. Results, released in June 1986, showed that almost everyone had tried alcohol and tobacco, and that a third o f the population had tried marijuana (1 person in 2 surveyed had been offered it). About 10% had had opportunity to try heroin and cocaine, but only a few had done so. Seventy per cent considered heroin to be the worst problem, followed by marijuana, cocaine, alcohol and tobacco. Sixty-one per cent saw alcohol as a community problem, followed by heroin, tobacco, marijuana and cocaine. Features such as age, employ ment status, location and ethnicity were shown to be factors influencing the extent o f drug use and the type used.
Après le lancement, 5,5 millions d'exemplaires de The Drug Offensive ont été distribués à tous les ménages. Le but de cette brochure était de donner aux familles une idée générale du problème de la drogue et d’indiquer où s’adresser pour obtenir des renseignements plus détaillés et une aide. ' Un service téléphonique gratuit d’information sur la drogue a été ins titué et un dossier envoyé systématiquement aux personnes appelant ce numéro. Une campagne télévisée a permis de faire connaître la brochure, le service téléphonique et l’offensive en général. La dernière étape de la phase 1 a consisté à remettre aux médias des informations sur la drogue et à leur demander leur concours pour leur diffusion. Le but de la phase 2, exécutée en 1986-1987, sera d’aider des individus et des groupes communautaires à trouver des réponses aux problèmes locaux. On s’attaquera en priorité au tabagisme, à l’abus de l’alcool et à l’héroïne. Parmi lesautres questions étudiées en particulier, figureront les problèmes d’abus des drogues propres aux femmes, aux communautés ethniques et aborigènes et aux jeunes. L’abus des médicaments prescrits sur ordonnance ou en vente libre recevra également une attention accrue. Attitudes de la communauté à l’égard des drogues
The Campaign has caused the community to reassess its per ception of the deleterious consequences o f various drugs, with tobacco and tranquillizers now being regarded with the same seri ousness as heroin and alcohol. The number of young women who now regard the excessive use of alcohol as the most serious drug problem had doubled, while young men show greater concern about heroin, tobacco, alcohol and barbiturates. The number of respondents listing tobacco as the most serious drug problem has doubled. The survey indicated that people now had a more balanced view L’enquête a montré que la populationavait maintenant une conception plus équilibrée du problème de la drogue et se montrait davantage prête à of drug abuse and a greater willingness to participate in combating participer à l’effort fourni pour le combattre. Enfin, il est apparu qu’elle the problem. It was also shown that the community wanted the souhaitait que soient poursuivies les activités de la campagne en matière combined educational, rehabilitation and law enforcement aspects d’éducation, de réadaptation et de respect de la loi. of the Campaign to continue. Le Ministère de la Santé du Commonwealth est satisfait des résultats The Commonwealth Department of Health is happy with the obtenus jusqu’ici. Cette campagne ne représente cependant que le début Campaign and the Offensive so far. It is, however, only the begin d’un effort soutenu visant à combattre et éventuellement réduire l’un des ning of a sustained programme to attack and hopefully reduce the problèmes majeurs de la société australienne. dimensions of one of the major problems within Australian society. (Based on/D’après: Commonwealth Department o f Health Annual Report 1985-1986.)
Alors que la campagne et l’offensive étaient en cours, une grande enquête a été réalisée pour mesurer les progrès accomplis. Les résultats, publiés en juin 1986, ont montré que la quasi-totalité des personnes interrogées avaient essayé l’alcool et le tabac et qu’un tiers avaient essayé la marijuana (1 personne sur 2 s’en était vu proposer). Environ 10% avaient eu l’occasion d’essayer l’héroïne et la cocaïne mais peu l'avaient fait Pour 70% des personnes interrogées, l’héroïne posait le problème le plus grave, puis la marij uana, la cocaïne, l’alcool et le tabac. Soixante et un pour cent considéraient l’alcool comme un problème communautaire, suivi par l’héroïne, le tabac, la marijuana et la cocaïne. Il est apparu que des fheteurs tels que l’âge, la situation en matière d’emploi, le lieu de résidence et l’appartenance ethnique avaient une influence sur le niveau de la consommation et le type de drogues utilisées. La campagne a conduit la communauté à reconsidérer sa perception des effets délétères des drogues, le tabac et les tranquillisants étant main tenant jugés avec le même sérieux que l’héroïne et l’alcool. Le nombre des femmes jeunes pour lesquelles l’abus de l’alcool est le problème le plus grave a doublé, cependant que les hommes jeunes se montrent davantage préoccupés par l’héroïne, le tabac, l’alcool et les barbituriques. Enfin, le nombre des enquêtés citant le tabac comme le problème de drogue le plus grave a doublé.