YELLOW FEVER EPIDEMIC NIGERIA The Ministry of Health of Nigeria has informed WHO o f the occurrence of an epidemic o f yellow fever that has been developing since April 1987 in Oyo State, As of 11 May 1987, 365 cases and 214 deaths have been recorded, the majority in Ogbomosho Local Government Area (LGA) but with cases also reported in another 14 of the 19 LG As of Oyo State. Available information indicates that cases may have also been occurring in some neighbouring states. Diagnosis has been established on clinical grounds, with limited serological and histopathological confirmation. The epi demiological features of the outbreak are now being investigated, but there is the strong suspicion that it could be of the urban type, with Aedes aegypti playing an important role in virus transmis sion. The strategies formulated by the National Yellow Fever Task Force consist of mass immunization combined with vector control measures. These measures are to be implemented in Oyo, Ondo, Ogun, Kwara and Bendel States, with a total population of approx imately 24 million. Because of its vicinity to the epidemic area, surveillance and vector control measures are also being initiated in Lagos. E d it o r ia l N o t e ; A large epidemic of yellow fever occurred from September 1986 to January 1987 in Oju LGA of Benue State and Ogoja LGA of Cross River State. The transmission cycle of this epidemic probably involved sylvatic Ae. africanus as the vector and humans as viraemic hosts. Information available to WHO indicates that a total of 3 361 cases and 631 deaths were recorded during this epidemic. An epidemiological and virological investigation, conducted by a joint WHO/Nigeria team, has provided additional information on the extent of this epidemic. Systematic surveys were conducted in 9 villages in Oju LGA to search for new cases, to ascertain the occurrence of past cases and to obtain serological samples. Approximately 20% of the population of Oju LGA were infected during this outbreak, as judged by the prevalence o f IgM and complement fixation (CF) antibodies to yellow fever virus, indi cative o f recent exposure. The infection rates varied from village to village, being as high as 38% in Adum East, considered to be the centre of the epidemic. Attack rates varied from 0 to as high as 13.5% of the population surveyed, demonstrating again that the disease was not uniformly distributed in the affected region. Mor tality rates also showed the same variation, with estimates ranging from 0.5% in areas with low attack rates, to 4.8% in areas with high attack rates. Because o f the focal and noncontinuous incidence, it was not possible to accurately define the number o f affected people in the whole Oju LG A However, an epidemiological projection o f available data suggest that in the total population of 200 000 people, there were approximately 30 000 subclimcally infected individuals, 9 000 clinical cases and 5 400 estimated deaths, with an observed case-fatality rate o f 60%. Comparable data are n o t available from Ogoja LGA o f Cross River State, but, based on the number o f reported deaths, it is possible to conclude that a similar extensive epidemic also occurred in that area As previously reported,1 during this outbreak the National Yellow Fever Task Force formulated a plan of immunization, with a fust phase including 1.4 million people in the afTected and highnsk areas, and some 3.5 million other people living in 11 neigh bouring LGAs. Likewise, plans are now being advanced to include yellow fever vaccination in the Expanded Programme on Immu nization. The current outbreak is developing in a different area, approximately 500 km west o f Oju and Ogoja LGAs. >See No. 49. 1986. p 382. No 51/S2, 1986. p 399. and No 12, 1987. pp 83-84
EPIDEM IE DE FIÈVRE JAUNE NIGERIA Le Ministère de la Santé du Nigéria a informé l’OMS qu’une épidémie de fièvre jaune sévissait depuis avril 1987 dans l’Etat d’Oyo. Au 11 mai 1987, 365 cas et 214 décès avaient été enregistrés, la majorité dans la circonscription d’Ogbomosho, mais des cas ont été également signalés dans 14 autres circonscriptions parmi les 19 de l’Etat d'Oyo. Les infor mations dont on dispose indiquent que des cas ont pu aussi se produire dans quelques Etats voisins. Le diagnostic a été posé après examen cli nique et, dans un nombre limité de cas, confirmation sérologique et histopathologique. Les caractéristiques épidémiologiques de la flambée font actuellement l’objet d’une étude, mais on soupçonne fortement qu’il puisse s’agir du type urbain et qu'Aedes aegypti joue un rôle important dans la transmission du virus. Les stratégies formulées par le Groupe national de lutte contre la fièvre jaune consistent à associer une vaccina tion de masse à des mesures de lutte antivectorielle. Ces mesures sont appliquées dans les Etats d’Oyo, d’Ondo, d’Ogun, de Kwara et de Bendel qui ont une population totale d’environ 24 millions de personnes. Etant donné que Lagos est proche de la zone d ’épidémie, des mesures de sur veillance et de lutte antivectonelle y ont été également prises. N o t e d e la R é d a c t io n ; Une importante épidémie de fièvre jaune s’est produite entre septembre J 986 et janvier 1987 dans la circonscrip tion d’Oju, Etat de Benue, et dans l’arrondissement d’Ogoja, Etat de Cross River. Dans le cycle de transmission de cette épidémie, Ae. africanus svlvatique a probablement joué le rôle de vecteur et l’homme celui d’hôte virémique. Les informations dont dispose l’OMS montrent qu’un total de 3 361 cas et 631 décès a été enregistré à cette occasion. Une étude épidémiologique et virologique, réalisée par une équipe mixte OMS/Nigéna, a permis d’obtenir de plus amples renseignements sur l’étendue de l’épidémie. Des enquêtes systématiques ont été organi sées dans 9 villages de la circonscription d’Oju pour dépister les nouveaux cas, s’assurer que les cas précédents étaient bien réels et prélever des échantillons sérologiques. Environ 20% de la population de la circons cription d’Oju a été touchée par l’épidémie à en j uger parla prévalence des IgM et des anticorps amarils fixant le complément qui sont le signe d’une récente exposition. Les taux d’infection variaient d'un village à l’autre et atteignaient 38% à Adum Est, considéré comme le centre de l’épidémie. Les taux d’atteinte oscillaient entre 0 et 13,5% de la population consi dérée, ce qui montre encore que la maladie n’était pas uniformément répartie dans la région touchée. Les taux de mortalité présentaient les mêmes variations puisque les estimations vont de 0,5% pour les zones à faibles taux d’atteinte à 4,8% pour celles où les taux d’atteinte étaient élevés. En raison de cette incidence localisée et irrégulière, il n’a pas été possible de fixer avec précision le nombre de personnes atteintes dans l’ensemble d’Oju. Toutefois, une projection épidémiologique des don nées disponibles permet de penser que sur une population totale de 200 000 personnes, il y a eu approximativement 30 000 cas d’infections infracliniques, 9 000 cas cliniques et 5 400 décès (chiffre estimatif), soit un taux de létalité observé de 60%. On ne dispose pas de données com parables pour la circonscription d ’Ogoja dans l’Etat de Cross River, mais compte tenu du nombre de décès signalés, il est possible de conclure qu’une épidémie aussi importante s’est déclarée dans cette zone. Comme on l’a signalé précédemment,1 le Groupe national de lutte contre la fièvre jaune a formulé, au cours de cette épidémie, un plan de vaccination dont la première phase a porté sur 1,4 million de personnes vivant dans les zones touchées ou à haut risque et en outre, sur quelque 3,5 millions de personnes habitant dans 11 circonscriptions voisines. De même, des plans ont été faits pour inclure la vaccination antiamarile dans le programme élargi de vaccination. L’épidémie en cours se propage dans une région différente, à environ 500 km à l’ouest des circonscriptions d’Oju et d’Ogoja. * Voir N° 49. 1986, p 382, N" 51/52,1986. p 399; el N" 12,1987. p p 83-84