Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents

Procès-verbal de la huitième séance, lundi 15 septembre 1980

Всемирная организация здравоохранения
Открыть оригинал документа

Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.

Полный текст

(I"JPR/OC31/SR/8 ) m.1E"lE RENDU ANALYTIQUE DE IA HUI'l'ID1E SEI\NCE

Salle de =nferences de 1 I CMl, Manille Lundi 15 septenbre 1980, 9 heures PRESlIENT : Dr K.W. Ridings (Sanoa)

SCMlAIRE

Pages 1.

Allocution du Directeur Exarnen de

~al

214 214

2. 3.

projets de resolutions .....•......••..••...•......••...

OOclarations des representants des Nations Unies, des institutions splicialis6es et des organisations

intergouvemementales et ncn gouvernercentales en relations officielles avec l'OMS •.••.••••.•••••.••......•....••..

215

- 213 -

214

CXlMITE REGICNAL

TRl'NI'E ET UNIEME SESSICN

1.

ALIOCUrICN DU DIRlrI'.EUR GENERAL : Point 3 de l' ordre du jour

I.e PRESJ""NI' invite Ie DIRIrI'EUR GENERAL de sa declaration figure a I ' annexe 1).

a

prendre la parole (Ie texte

2.

EXl\MEN DE

PJO.JJml DE RESOLlmCNS

I.e Ccrnite examine les p=jets de resolutions suivants :

2.1

occidental

I.e Dr MINNER') (Etats-Unis d'Arrerique), it propos du paragraj11e 2.2) i) du dispositif du projet de resolution, priant Ie Directeur regional "de tenir les Etats M:!nbres au courant des cas de paludisme phannacoresistants" , fait ooserver que la reciproci te s':inp:lse, Ie Directeur regional ne pouvant tenir les Etats Manbres au courant que si ceux-ci lui fournissent les infonnations neoessaires. I.e Dr lti.nners invite les Etats l1embres a collaborer au necanisme mis en place dans la Region pour la collecte de renseignerrents, dent Ie Conseiller regional lui a signale 1 'existence.

Decision : I.e projet de resolution est adopte sans observation (voir la resolution vlPR/OC31. R26) • 2.2 Lutte antituberculeuse dans la aegion du PaCifique occidental (DoclIlent WPR/OC31/Conf. Paper No. 26)

I.e Dr OlRIS'lMAS (Nouvelle-Z~Uande), a propos du paragraphe 2. 4) du disposi tif du projet de resolution, indique qu' J. son avis l' elaboration de progranmes de o;:x:,peration technique est l' aspect essentiel de cette resolution; Ie Gouvernerrent neo-zelandais participera volontiers a cet effort conoerre.

Decision : En l' absence de toute autre observation, Ie projet de ~solution est adopte (voir la resolution WPR/OC31.R27). 2.3 ~

de l'expose technique en 1981 (Docurtent WPR/OC31/Conf. Paper No. 27)

Decision : I.e projet de resolution est adopte sans observation (voir la resolution \'iPR/OC31.R28). 2.4 Trente-deuxierre et trente-troisierre sessions du Ccrni te regional (DoclIlent WPR/OC31/Conf. Paper No. 28)

I.e DIRECIEUR REGIONAL, a propos du paragraphe 4 du dispositif, propose, o::1'Ipte tenu du temps requis par Ie Secretariat pour teDlliner la docunentation, Ie libelle suivant "DECIDE en outre que la trente-troisierre session du Ccrnite regional en 1982 aura lieu au siege regional ii. Manille durant cinq ou six jours ouvrables continus du lundi au vendredi ou, si neoessaire, au

sanedi" . Decision : I.e projet de resolution ainsi arrende est adopte (voir la resolution WPR/RC31.R29).

<D1PTE RENDU ANAIXTIQUE DE LA HUI'I'.Ill1E SEANCE 3.

215/216

recIARATICNS DES RE:PRI'!lENTAN'IS DES NATICNS UNIES, IES INSTI'lUl'ICN5 SPECIALISEES ET DES OKiANISATIOOS IN'l'ERXlUVERIDlENTALES ET NCN ~ EN REIATIOOS OFFICIELLES AVFr. L'CM5 : Point 28 de l' ordre du jour

Sur l' invitation du PRI'!lIllENI', les representants suivants prerment la parole : 3.1 Organisation des Nations tmies et des institUtions apparenwes Fonds des Nations unies pour l' Enfance Progranme des Nations unies pour Ie OOvelopparent Haut Canmissartat des Nations tmies pour les Refugies Organisation internatianale du Travail 3.2 AUtres organisations intergouvemarentales

Canmission du Pacifique sud

3. 3

Organisat;.i;0ns non gouvememmtales Association intematianale des Fermes MMecins Canmission nedicale auetienne Confederation internationale des Sages-Fennes ~ration dentaire internationale F&leration internatirnale J;i1annaceutique FMeration IlDJ1diale pour l'Enseignenent de la Medecine F&leration nondiale des Societes d' Anesthesiologistes Societe internatianale des Soins aux BrIlles Union internatianale d' Education pour la Sante

3.4 One declaration est aussi fai te au nan de la deveI.owenent. (Voir la suite des declarations faites seance) • La seance est levee

~

asiatique de

a

la section 1 de la neuviime

a midi

cr:MI?'lE RENIXJ ANALY'l'IQllli DE LA HUITIEr-1E SEANffi

217 ANNEXE 1

AL!JJCUI'ICN DU DR H. MAHLER DIRECTEUR GENERAL DE L'ORiANISATICN ~ DE LA SANTE ALA TREN'lE ET UNIEME SESSICN DU <XMrTE REXiIOOAL POUR lli PACIFIQUE OCCIIElTJ\L

Manille, 9-15 septembre 1980 FArTES PLEINEMENT LEAGE DE VOTRE G1S

amsieur Ie President, Excellenoes, Honorables OOlegues, Mesdanes et Messieurs, mes chers =llegues et amis, Strategies de la sante pour tous 1. Vous etes en train d'edaborer vos strategies de la sante pour tous d'ici it l'an 2000. Si j'use de l'aspect progressif en disant que vous etes "en train de" travailler a oette entreprise, c'est parae qu'il serait illusoire de penser qu'on puisse arreter dans Ie detail en 1980 une strab§gie destinee a nous =nduire Zl la fin du siecle. les grands axes d'action sont assurerrent definissables des a present, mais il est capital de nous reserver une marge de manoeuvre a la mesure de la diversite des cir=stanoes dans lesquelles nous SOIlllES appeles a agir. J' espo1!re danc que vous oonsidererez vos strab§gies nationales, ainsi que la strab§gie regionale qui resultera des travaux Q'! oette session, cx:mne des balises sur la voie vers la sante pour tous, et non cx:mne des carcans qui nous brideraient pendant vingt annees.

Constituants essentiels d'une stra1:.&Jie 2. Je n'aurai pas l'outrecuidanoe de tenter de vous traoer vos strategies de sante, qui de toute faCjDn seront ext:remenent variees, =nditionnees qu'elles seront par la specificite de vos hesoins respectifs. Je m'abstiendrai de merre de revenir sur les principes directeurs enonces par Ie Conseil executif pour la fonrulation de oes strategies. Mais je voudrais insister sur quelques points majeurs, plus precisement sur quelques-uns des elements qui representent selon noi les =nsti tuants essentiels de toute strategie

nationale. J'evoquerai pour ClCIIIleIloer les refonres sanitaires, dent Ie chanp ne saurai t se limiter au seul secteur sante puisque aussi bien elles sont inseparables de refonres de caractere politique, social et eamanique. Cela ne doit d' ailleurs pas nous servir de pretexte a nous croiser les bras en attendant que oes refornes aient ete accx:rtplies. La realisation d'une distribution plus equitable des ressources affectees it la sante peut declencher la mise en route d' une serie de refornes dans tous les secteurs. En fait, des initiatives prises clans Ie dcrnaine de la sante peuvent etre un facteur determinant d' inpulsion de refoDlEs dans d' autres danaines e=nomiques et sociaux. Celles-ci pourraient do leur tour favoriser l' adoption de nouvelles refm:mas sanitaires. Tel est Ie processus de retroaction positive au d6veloppenent hunain. Qu'il me soit naintenant penni.s de m' attarder quelque peu sur les actions qui, dans Ie dcrnaine de la sante, peuvent ==urir a la mise en branle de oe processus ascendant.

218

CXMI'lE REGICNAL

TRENTE ET UNIEME SESSION

3. I.e systerre de prestations de soins est devenu un enfant delaisse. Or rien ne serait plus canfome au principe de l'inflecru.sserrent de I' attention vers les plus dBrnmis que de s'enployer d'urgence a redresser cette situation. Nous etions peut~tre excusables de negliger Ie syst:are de prestations de soins lorsque nous n' avions qu' une idee confuse du genre de soins qu' 11 avai t vocation de distribuer. Maintenant que nous nous sannes mis d' accord a Alma-Ata sur la nature de ces soins et que nous en disposons d'un €nonce dans Ie rapport d'Alma-Ata, nous pouvons nous atteler a la reorganisation de l'infrastructure sanita1re. Si vous ne voyez en celle-ci qu'un receptacle passif pour des programres ~ isolenent les uns des autres, vous n'arriverez jamais a realiser dans des conditions de coiit qui vous soient supportables un systi!ne equilibre de prestations de soins. C'est dire qu' 11 faut absolument - si difficile que puisse etre l'entreprise - amener l'infrastructure sanitaire a jouer un role de premier plan dans l'integration des differents programnes de sant1i en un syst:are unifie. Et ce non seulerrent dans les grandes v11les, ce qui sera dt"ljil assez diffic11e, mais aussi, mais surtout dans les zones rurales et dans les banlieues miserables. 4. Il pourrait sarbler que la Declaration d'Allra-Ata ait suffisamrent oeme les priorit1is en recensant huit elerrents essentiels des soins de sante primaires, mais je crains que beaucoup d' entre vous ne soient dans la recessite de choisir des priori~ a l'interieur de ces priorites, en cx::mrenc;:ant par les plus essentielles COIlpte tenu des circonstances epicJemi.ologiques et socio-econaniques nationales. Par e><enple, vous pourriez retenir cx::mre neritant une priorite absolue des zones g8ogr~iques ou des groupes sociaux donnes auxquels seront en premier lieu assures l'integralite des soins de sante primaires avant d'etre progressivement etendus a la totalite de la population. Ou bien vous pourriez decider de dispenser d' errbl€e aI' ensenble de la population une sHection de soins vitaux qui seraient ensuite progressivement ooople~ par d'autres jusqu'a la mise en oeuvre de la garrrne cx:mpl~te des huit elarents essentiels. 5. Cl:oyez-vous s~t en la neressit1i de 1 'engagerrent cx::mnunautaire ? Si oui, faites hardiment confianoe aux o:mm.mau~, mais veillez en mre tenps ales infomer correcterrent, ales stimuler, ii les conseiller, bref a les epauler a:mre 11 convient. OOtenninez clairerrent ce qu 'elles sont capables et ce qu'elles ne sont pas capables d'aCCCIIPlir, et recensez les questions pour lesquelles elles ont besoin de l' appui du reste du systene de sant1i. Faisons en sorte de ne jamais preter Ie flanc aI' accusation qu' en preconisant l' autoresponsabilite <XlIlIl1Unautaire en matiere de sante notre seul souci est de nous dessaisir de nos responsabili~ pour les transferer aux desaD'!"l§s. :I.e danger est reel. La llEilleure fa90n de s 'en pr€m.mir est de doter les ccmmmautes des l1'OYens d'organiser leur propre dispositif de soins de sante primaires, de les encourager a faire pression sur Ie premier echelon de recours pour qu' 11 leur procure l' appui voulu et de nous assurer que cet echelon soit a rr6re de leur fournir l' assistance requise. 6. Je voudrais maintenant vous livrer quelques reflexions sur la maniere dont un certain narbre de programnes a haute priorite pourraient etre progress!vanent organises dans Ie cadre et par les soins de 1 'infrastructure sanitaire. Je a:mrencerai par l'approvisiol'll'lSrent en eau saine. C'est sur les gens, non sur les canalisations, qu' il faut mettre l' accent. Des projets de canalisations a longue distance au benefioe de tous seraient, j 'en ai bien peur, des projets illusoires. Des solutions :irtrn!ldiates s' :iJTposent. or ne sont-ce pas precisarent les collectivites directarent concemees qui sont

<DIPTE RENDU ANALY'l'IQUE DE LA HUITIll1E SEANCE

219

Ie mieux plarees pour trouver oes solutions? D'oil la neoessite de stimuler et d'appuyer, au double plan financier et technique, les initiatives locales et les recherches CCI1ITIJIlautaires dans oe sens. C' est J..a de l' engagarent =munautaire en acte. Et, une fois que les gens seront engages dans la tache de s' assurer leur souroe d' approvisionnerrent en eau salubre, il faudra exploiter oet engagenent en leur apprenant, d'une part o::mrent utiliser l' eau de telle sorte qu' elle soi t genfu-atrioe non de maladie rnais de sante, d' autre part cx:BlIIellt en realiser Ie rejet - de m§rre que oelui des excreta et autres matieres usees - dans des oonditions telles qu' il n' en resul te pas de nuisances ou de maladie.

7. Venons-en a la nutrition. La nourriture et l'eau sont inseparables. Vbila un autre damaine oU une utilisation intelligente du savoir existant pourrait puissanme:nt oonoourir a la decouverte de solutions. L'alinentation au sein? '!but le rronde est pour! Encore faut-il que les !!Eres soient oorrecterrent nourries? Utiliser les alirrents 10caux? Qui songerait J. etre oontre! Des ettrles d' intervention camunautaire oonjuguant les actions sociales, nutritionnelles et agriooles pourraient augrrenter oonsideralJlenent les chanoes qu ' 11 soit fait un usage optimal des alilrents locaux. 8. Des lors que seraient assures un espa=rent oorrect des naissances, un ravi taillerrent alinentaire adequat, des disponibili tes d I eau suffisantes pour maintenir la proprete des foyers et garantir I' acoes il. une eau de boisson d'une qualite hygiemque et des installations oonvenables d'eloigneIlEIlt des matieres usees, Ie soin des femres enceintes et des nourrissons devrait dans la generalite des cas pouvoir etre largenent pris en dlarge par les femres elles-mSmes avec l' appui des agents de sante cxmnunautaires. Cela suppose cependant qu I a la fois les fE!!lllES et les agents de sante cx:annunautaires puis sent carpter sur les lunieres - came sur l'intervention s I 11 y a lieu - d'elements plus qualifies postes au premier echelon d'orientation! recours du systi!me de sante. Il serait de sage politique 11. cet effet d 'investir expresS&rei'it oes elenents de la responsabilite de fOurnir oes lunieres et de repondre aux denandes d' intervention des cx::mmmautes et de leurs agents de sante. J' aurais baptise oette approdle d I "engagel!EIlt des gens du m§tier dans l' action de sante cx:amunautaire". Pour la plupart des pays, la traduction de oet engagement dans les faits necessitera qu'11s refao;onnent les fanctions de leurs centres de sante et de leurs hOpitaux. Ainsi, en prenant appui sur votre infrastructure sanitaire pour renforoer l'~cution de vos progrannes de sante, vous vous trouverez renforoer du nerre ooup votre infrastructure, oe qui .'l sen tour vous pemettra d' executer de plus nCtTbreux et de rreilleurs programres de sante, et ainsi de suite. L'interactien entre infrastructure et prograrnne pourra de la sorte avoir pour effet de les rendre interc:x::nplementaires alors que trop souvent jusqu'1I. present elle revet l'allure d'un conflit caracterise. 9. La vaccination des enfants est une autre activite destinee 11. devenir un aspect peJ:maDent des soins de sante prirnaires et elle devra done etre prise en charge par Ie dispositif de ces nerres soins de sante prirnaires pour pouvoir produire des effets durables. Le jour n' est plus oil I' on se croyai t fond€! a atten:lre des resultats permanents de canpagnes isolees. Mais, pour que les parents prennent l'habitude de venir faire vacciner leurs enfants, 11 faut que Ie dispositif de soins de sante prirnaires gagne leur oonfianoe en soignant tous les IllE!llbres de la famille en cas de maladie ou d'accident.

10. Cela rre conduit a parler de la lutte =tre les endemies locales. Elq)liquez aux gens tout ce qu' il5 doivent savoir sur ces maladies et arrenezles a assurrer une part aussi grande que possible de la lutte =tre le fleau, en leur fOw:nissant Ie soutien requis. Prenons Ie cas de la lutte antipaludique. Si vous leur eJ<pUquez a::rnrent il est possible de a:mbattre la maladie, les ocmnunautBs auront cert:ainarent a CDeur d'organiser la distribution de cnloroquine, de nBne que les aspersions intrad:rniciliaires d' insecti cides si celles-ci apparaissent necessaires. Mais enoore faut-il vous assurer que votre systi!!!re logistique livre toute l'annee a 1:.errq:ls la d1loroquine, les pulwrisateurs et les insecticides et que vos agents de sante cx:mnunautaires apprennent aux gens a se se:rvir de ces arI1'eS. 11. Enfin, et ce n 'est pas le rroins inp:>rtant, j 'cvoquerai la question de 1 ' approvisionnerent en medicanents essentiels et en vaccins. OJmrencez par la fin, c'est-a-dire par l'etablissetent d'lIDe murre liste des medicarrents les plus essentiels pour les soins de sante prim3.ires, mais assurez-veus d 'etre en l1'eSure de les procurer aux interesses c:haque fois qu' ils en auront besoin. Ce faisant, veus ~velopperez progressive!1'ent la capacite de yotre infrastructure a fow:nir des instrurrents d' action sans cesse plus nam:reux a toutes les ccrrposantes du systi!!!re de sante. 12. J' ai I1'entionne les fow:nitures a propos de plusieurs prograrnres. Or, la logistigue de l' approvisionnenent est lID des plus delaisses des enfants. ~laisses du systAne de sante. Ui aussi, la situation dernande :iJnperieusarent a etre redressee car, autant I' absence de logistique =ndamne l' infrastructure sanitaire a etre lID squelette sans vie, autant l'existence d'lID systi!!!re logistique bien organise innervant toute l' infrastructure peut =oourir a en acc:roitre Ie dynamisme. OUtre des rroyens physiques, Ie systAne logistique peut dispenser de l'info:mation au se:rvice de l' action et oollecter de l'info:mation en retour qui pellll3ttra de maintenir l' action =ientee vers les besoins des comnunautBs a\lllqllelles elle s' adresse. C' est dire qu' il faut absolurent que vous Mifiez votre systi!!!re logistique en tant que partie integrante de votre infrastructure sanitaire. 13. Sertblablarent, lID vaste travail de recherche sur les syst.erres de sante s 'irrpose pour ~tenniner la ted1nologie la plus appropriee a d1aque prograrnre OCItpte tenu des ciroonstanoes locales, pour trouver les rreilleures rrodalites d 'execution de ces prograrnres et pour en integrer l' execution dans l' infrastructure sanitaire. Ce genre de recherche exige qu'on essaie et qu'on essaie sans relacne a nouveau une pluralite d'approdles variees. Si j 'y attache tant d':inportance et si j'y insiste tellerent, c'est parce que de s' efforcer de tirer Ie rreilleur des res sources humaines, des res sources materielles et de la technologie en gardant l'esprit =starnrent ouvert a toutes les possibilitBs, c'est parce que tout cela est l'essence rrEIre de la oonstruction d'lID systi!!!re de sante. 14. J' ai esquisse lIDe fa90n d' aborder les problenes dans l' optique des besoins de la population. Un tel abord inplique qu'on renforoe graduelleI1'ent la capacite du systi!!!re de prestaticns de soins a satisfaire ces besoins en introduisant et en anplifiant progressivarent par son canal des programres specifiques f~s sur une tedmologie appropriee et en rrobilisant les gens pour les aI1'ener a rrettre en oeuvre cette tedmologie dans toute la rresure de leurs possibilitBs. Je suis certain qu'en procedant ainsi il veus sera plus facile d'aider les gens a OCIlprendre, d'une part jusqu'a quel point et cxmrent 11 leur est possible de prendre en marge leur propre sante, d'autre part

<XMPTE RENDU ANALY'l'IQUE DE LA llUI'l'IEME SEANCE

221

quand il leur faut recourir au systeme de soins. Je suis non IlOins certain que cette approdle vous aidera a faire en sorte quela fonnation dispensee aux personnels de sante s' articule etroitenent avec les taches qu' ils sernnt appel.€s a rarplir; il est grand terrps de rrettre fin au divorce trop frequemrrent obs~ entre l'enseignemmt et la fonnation des personnels de sante et les services qu'on attend reellemant d'eux. 15. La plupart des grandes lignes d' action que je viens d' €voquer ne corrportent pas de reelles innovations, n~annoins j' estirre qu' il etait neoessaire de VOllS les rappeler. L'action que nous nous prnposons d'entreprendre est essentiellement synonyme de rollaboration avec les autres secteurs. Pemettez-mJi d'insister une fois enrore sur la oocessi te d' adopter lIDe approche pragrnatique de cette rollaboration intersectorielle. n ne s 'agi t pas de VOllS pr€cipiter dans les eaux tumul. tueuses de la rollaboration intersectorielle tous azirru.tts en vue de la planification socio-~ronanique integree; vous ne risqueriez que de VOllS Y noyer. Essayez plu~t d 'I1!tre selectifs et de ne rrettre en oeuvre cette rollaboration que lorsqu 'elle est vrairrent OOcessaire. Insistez sans relikhe pour que les crnmunau~ en fassent de rrf!rce dans la mise en place de leurs soins de sante primaires. Ainsi irrFulsee, la rollaboration intersectorielle ne pourra manquer de devenir un processus autodynamique. 16. n faudra que VOllS en rontrOliez l'orientation. 11 faudra d 'abord que VOllS contrOliez l'orientation prise par vos cx::mntmautes dans le developperrent de leurs soins de sante primaires. Il faudra allSsi que VOllS rontroliez l'orientation prise par Ie reste du sysWme de sante dans Ie soutien qu' il apportera aux soins de sante primaires. Il faudra pour cela que les ministeres de la sante ope rent de fa<;'On tout a fait differente de ce que ce n 'est actuellerrent Ie cas dans la plupart des pays. Ils devront s' attaciler a devenir les autorites directrices et roorCbnnatrices de l'action sanitaire nationale, tout cx:mre l'CH> est l'autorite directrice et roorCbnnatrice de l'action sanitaire internationale. Leur tache de coordination des actions de sante ne devra pas se limiter au seul secteur sante mais s' etendre €!galerrent a d'autres secteurs. 115 devront user de toute leur infltEIlce aupres des instances planificatrices nationales pour les arrener d. acrorder au ~lo~t sanitaire I' :importance qui lui est due dans le develo~t social et eroncrnique. Ils devront les engager a allouer des ressources exterieures au service de ces strat€!gies et a garantir que ces ressources exterieures soient utilisees au profit du renforcerrent des ressources interieures du pays. 17. Les ronseils nationaux de la sante peuvent etre d'lID grand secours pour les ministeres de la sante en leur assurant un soutien politique, social et technique en provenance tant du sein rrerre du secteur sante que de l' exterieur . Ces ronseils n' ont nullerrent pour vocation d' usurper les fonctions des ministeres de la sante; bien au rontraire, leur mission est de les €pauler. 18. Pareillenent, j'ai entendu s'exprilrer des =aintes de voir les centres nationaux de developpeilEIlt sanitaire tendre a supplanter les ministeres de la sante. I.A enrore, il n'en est rien. La raison d'etre de oes centres est de faciliter aux ministeres de la sante la m::lbilisation de tous les personnels et institutions susoeptibles d'effectuer Ie travail administratif necessaire a l'organisation et a la reorganisation du systeme sanitaire sur la base des soins de sante primaires. 115 pourraient se re~ler particulierement utiles pour optimiser Ie ~veloppsrent et I' application du processus gestionnaire d'elaboration et de mise en oeuvre de vos stratl!gies sanitaires.

222 Ce

CXMI'lE REGICNAL

TRENTE

sr

UNIEME SESS=I"'ON:::.:..._ _ _ __

fdJsant, ils pourraient diiclenmer ct entretenir Ie lXoce:;sus de recherche sur les systares de sante que j' ai rrentionne i l y d quelq~s ins tants. AIlssi, je VOllS en cx:>njure, ne laissez pas des considerations d'arrour-propre nourries par des pr€sarptions sans fonderrent gamer vos chanoes de rrobiHser au service de vos fins toutes les ressources intellectuelles dont dispose votre pays. L'CM5 au service des stra~ies

de la sante pour tous

19. Quel est, me demanderez-vous, le role de l' eM> dans tout cela? Je vous repondrai que vous disposez rnaintenant, pour faire Ie rreilleur usage possible de votre CMS, d'un guide sous les espeoes de la resolution WHA33.17 que l' Asseni:>l€e nondiale de la Sante a adopt€e oette annee apres uvoir exarni.nEi 1 '~tude des structures de 1 'CMS eu ~ard a ses fonctians. Aux tenres de cette resolution, l' CMS devra s' employer en priori te a soutenir les stra~ies de la sante pour tous, de 11il.me qu '811e devra engager des actions en faveur de la sante en sus de la tadlC de oofinir les nodalites des actions dans ce sens. Par l' adoption de ce texte, l' AssenbH!e a fait franchir un nouveau pas au processus de demx:ratisation de l'CMS en ~n'«lIlt les respansabilites qui inOCilbent individuellerrent et collectiveIrent aux Etats Ma'rVres en vertu de la Constitution de 1 'Organisation. P=ni ces responsabiHtes figurent la surveillance et Ie contrCile des activites de l'Organisation en tant qu'effort collectif des Etats Menbres - n'est-ce pas I.a de la dem:x::ratie au sens le plus authentique du tenre? C'est dans ce nBne esprit de dffiocratie que 1 'AsseIlblee vous a presses, vous CXlIllites regionaux, de prendre \IDe part plus active aux travaux de 1 'Organisation. 20. Ces expressions d' intention vont-elles rester lettre norte, ou bien allons-nous les traduire dans les faits en nous effor.;:ant ensemble d' utiHser au mieux l'CMS a l'appui de vos stra~ies individuelles et collectives de la sante pour tous? Votre Organisation, pour sa part, s' est resolUI1ellt =ient€e dans cette voie. Sachez de votre oote en faire correctenent usage et ve11lez a oe qu'elle se maintienne dans la voie voulue pour vous fournir le soutien dont vous avez besoin. 21. En effet, une collaboration authentique entre l'aE et ses Menbres est la condition cle de l'atteinte de notre abjectif cc:mnun. Voyons donc de plus pres o::mrent cette collaboration pourrait vous aider a parvenir a votre but. Came d'habitu:le, je camenoerai au niveau des pays car c'est Iii. que la recessi te de l' action se fait Ie plus sentir et car c' est 1.1 qu' elle aura Ie plus grand inpact. 22. En tant que representants de vos gouvemerrents, vous etes investis d' un double role d' ambassadeurs - d' une part oelui d' anbassadeurs de vos pays aupres de l'eM) avec mission de nous faire connaitre vos besoins reels, d' autre part celui d' anbassadeurs de l' eM) aupres de vos pays avec mission de leur transnettre fidiHerrent notre message. Car 11 ne suffit pas que vous soyez convaincus de la justesse des poH tiques que vous avez adoptees a - l'CMS pour faire acceder toute votre pcflulation a la sante; 11 faut aussi que vous en cx:>nvainquiez et vos gouvernenents et vos collegues et votre opinion publique pour que-notre collaborationprofite a toute votre population. 23. Je n' ignore pas les obstacles que vous rencontrez lorsque vous reprenez contact avec les realites de vos pays. Mats c'est precisenent une raison de plus d' user du magis~re de I' CM3 pour rameuter les bcnnes volontes, je dirais

CXl-IP'l'E RllliDU ANlILYTIQUJ:: IJE LA I ruITIEf.£ SElINa;

223

merre, au risque de paraltre presrnptueux, pour y trouver une source d'inspiration. Puisez dans votre organisation COIrtre a une source de detemlination politique =llective et de soutien nora! pour realiser dans vos pays les reforrres sanitaires auxquelles vous aspirez et dont vous debattez au sein de l'CM3. C'est la, penserez-vous peut-~tre, une fa<jlOl'l bien :imna~ielle d'utiliser une organisation internationale; elle est pourtant hautarent efficaoe. Chacun de mes voyages dans vos pays m'affeonit davantage dans la conviction que les dl!!cisions prises =llectivenent au sein de l'a£ reoelent un illIrense potentiel de poUllOir poli tique a l' &helle individuelle des pays. Mais Ie poUllOir n'est o¢rant qu'a =ndition de s'exeroer; par =ns€quent, utilisez votre CM3 pour renforoer votre poUllOir dans vos propres pays afin de vous assurer que vos stra~ies de la san~ pour tous bfuJeficient de l' awui poli tique dont elles ant besoin et soient awliquees avec toute la pers~verance requise. 24. I.e savoir est aussi poUllOir. Par oonsequent. exploitez dlez vous les idOOs et l' information que vous forgez =llecti varent au sein de l' CMS. Et veillez a ce que tous ceux qui =llaborent avec vaus en fassent autant, si grand que puisse ~tre Ie prestige dont ils jouissent dans leur propre pays ou organisation ou si grand que soit Ie poids des interets financiers qu'ils representent. Vous garantirez de la sorte que votre =operation technique avec l' a£ - a:mre d' ailleurs avec n':inp:>rte quelle autre organisation tire Ie llEilleur parti possible des politiques, des idOOs et de 1 'information que les Etats r-erbres de l'(t.f; ont =llectivement a offrir. 25. Quelle est, =ncrete!lEnt, la meilleure fa<;on pour vous d 'utiliser l'(t.f; a l' awui du dl!!velORJ6OOIlt et de I' awlication de vos stra~ies nationales ? Vous pourriez a:mnenoer par dl!!cider =llectivenent de poursuivre en priori~ dans Ie cadre de ces stra~ies Ie type d'activites que je viens d'~r. VOUS pourriez ensuite vous awuyer sur cette dl!!cision =llective pour engager des activites de cette nature dans vos pays respectifs et pour sunronter les obstacles auxquels se heurtent iniNitablerrent tous ceux qui s'efforcent de reformer l'ordre ~tabli. servir de trenplin a la =OWration technique entre pays. Utilisez l'CM3 pour recenser les probleres auxquels vous souhaiteriez vaus attaquer conjointe!lEnt avec d'autres Etats Membres. Utilisez-la ensuite pour faciliter l'1nstauration d'une telle =o¢ration entre vaus. Mettez I'(t.f; a profit non seulerrent pour favoriser I' ed1ange d' idees et d' informations mais aussi pour faciliter la conclUSion d'ac=rds pratiques sur divers points Iknt je ne !lEntionnerai que quelques exenples : exploraticn en cx:mrun d'une t:edux:llogie peu =iiteuse de l' eau a la luni~re d' initiatives =uronnees de succes; formation en c:x:mnun a la gestion sanitaire IlEttant en oeuvre les ~pe!lEnts les plus awropri~s; recaniSllEs cx::mruns d'acnat et de contrOle de la quali~ des ml!dicaroonts essentiels: enfin, rCa!isation d'~changes a:mrerciaux dans Ie cadre d 'une action destinoo a crOOr tme industrie des soins de san~ primaires qui favariserait non seulerrent Ie dl!!velo~t l!=nanique en ouvrant de vastes march~. ~a!errent

26.

Les decisions =llectives pdses par les pays au sein de l'CH> peuvent

27. Je vais ma1ntenant vous donner quelques exercples illustrant cxmtent l'Organisation s'awrete a vous fournir des formes d'aide tout a fait inedites par rapport a celles awcquelles vaus ~tes habitues.

224

CCMI'lE REGICNAL

'!'RENTE 1':'1' UNII:ME SESSlOO

28. Eau saine et assainissarent. Ie systerre des Nations Unies a etabli un Comi te directeur pour la Deoennie intemationale de l' eau potable et de 1 'assainissarent. Naus avons accepte d'en assurer le secretariat, le soin de ooordonner les actiVites des Nations Unies dans ce danaine au niveau des pays etant devolu aux representants residents du PNUD. Si DJUS avons accepte cette responsabilite, c'est pour veiller d ce que la mise en valeur des ressources hydriques se fasse au J:Jenj§fice de tous. N'hesitez pas a avoir reoours a DJus! Outre l' aide que nous sames en mesure de vous apporter pour l' amenagemmt de programnes nationaux socialemmt pertinents d' app:rovi sionnnerrent en eau potable et d' assainissemmt dans le cadre des soins de sante primaires, nous pouvons inciter tout le systare des Nations Unies a rrobiliser des ressources massives en faveur de ceux d'entre vous qui ont engage des prograrmes de ce genre. 29. Venons-en maintenant a la nutrition. Ccmne vous le savez, votre Organisation rrE:ne actuellerrent, face a de puissants interets, un §pre cx:tnbat pour redonner a ]' ali.Jrentation au sein la place qui lui revient. Naus avons par ailleurs travaille a la rlidaction de proto=les de rechercnes oorrmunautaires visant a arreliorer 1 'etat nutritionnel des popllations grace a un usage optillal des ali.Jrents locaux. Naus nous SCXlllES assure des fonds pour ces recherches, et d' i.rrq:JOrtantes somres additionnelles seraient nobilisables. Pourtant, tres rams sont les pays qui serrblent s' interesser d la question. Serait-ce que nous en aurions surest:iroe l' inportance? Si vous pensez r€ellerrent que de telles etudes d' intervention pourraient vous etre utiles, di tes-le nous et DJUS serons heureux de vous aider a les realiser. Sinon, faites-nous savoir de quel type d' appui de grande envergure vous avez besoin en matiere de nutrition. S' il est hors de notre pouvoir de vous aider di:rec1:enent a vous procurer des quantites additionnelles d'alirrents, nous pouvons en revanche vous aider a tirer Ie neilleur parti des ali.Jrents dont vous disposez. 30. Natre programre elargi de vaccination a pour vocation centrale d' acc:roitre la capacite des pays a organiser des prograrmes de vaccination d'anpleur nationale destines a etre executes par Ie dispositif des soins de sante primaires. A cette fin, on a prepare des manuels et on est en train de designer des centres nationaux en tant que centres regionaux de recherche, de fonnation et de dffionstration. Si vous etes decides a les utiliser et eprouvez Ie besoin d'en disposer d'un plus grand ncxrbre, nous sames prets a faire Ie necessaire pour cela. Naus explorons actuellerrent avec Ie FISE la neilleure fag:m de foumir en vaccins et en materiels de la chaine de froid tous les gouvemaren.ts qui n'ont pas les nnyens de se les procurer mais qui en auraient besoin pour lancer sur l' ensenble du territoire national des programnes visant a vacciner dans Ie cadre des BOins de sante primaires tous les enfants du pays d' ici l' an 1990. Naus ne dP..mandons qu'a V01.l5 assister dans cette tache tant en CXJOpl'!rant directelrent avec V01.l5 qu'en vous aidant a oooperer entre vous. En=re faut-il, pour que notre con=urs puisse donner sa pleine nesure, que V01.l5 nous exprimiez vos exigences. ce faisant, V01.l5 nous inciterez a developper notre action et a recherdler pour vous les ressources dont vous avez besoin. 31. Je viens de rrentionner Ie FISE. Naus organisation et avec la Banque nondiale 1m a tous les dat1mis une selection d'environ cadre de strategies nationales de la sante de sante primaires. res rredicarrents ainsi etudions actuellemmt avec cette p=jet arrbitieux Visant a foumir 20 rredicarrents essentiels dans Ie pour taus fondees sur les soins retenus penrettent de soigner la

CXM'TE RENDU ANAI1lTIQUE DE LA HUITIEME SEANCE

225

g~ralitli des maladies d':i.nportanoe majeure pour la sante publique qui entrent dans le dlamp des soins de sante prilnaires. Cette initiative repond sans 1 'CJTbre d' 1m doute a l' \me des preoccupations qui anllnaient l' AssatDlee lorsqu'elle nous a appeles a engager des actions en faveur de la santli. Mettez-nous au ~fi! lIrticulez vos besoins et inspirez-vous en dans l' lidification de votre syst:are logistique; nous sannes prlits a vous aider en cela aussi dans le cadre de la founrlture de rredi.carrents essentiels, dont la vocatial est de soigner les gens, raJ. d'enplir les entrep5ts.

Etes-vous :resolus a renforoer votre infrastructure sanitaire de la esquissee? Si oui, je n'ai pas de solutions toutes faites a cela pour la s1nple raison qu' il n' en existe pas. Nous sc:mres par oontre tout prl!ts a Imir nos efforts aux v6tres et a vous aider a oollaba:rer entre vous a oette fin. En particulier, nous sc:mres prets a vous se<Xlrlder de toutes les maniE!res possibles si vous souhaitez di§velopper vos recherches sur les syst:ares de sante et vous ~per en consequence. Ind.ependanrrent de l' infrastructure des soins de sante prilnaires prop:rEltelt dits, nous pourrions ccmrencer a nous attaquer enserrt>le a la mise en plaoe du pl:elllier ~lon d' orientation/reoours. Ainsi, en oollaboration avec 1m certain nCJTbre d'organisations non gouve:merrentales, nous exploI:Ons actuellernent differentes maniE!res de oonvertir les hOpitaux de premiE!re ligne en premiE!re instanoe d 'orientationlreoours au sens oil. 1 'entend le rapport d'Alma-Ata. Naus avons instarrrnent invite la a::.rmunaute dlirurgicale internatiCX'lClle a oonvenir d'\me <XJUrte liste d'actes dlirurgicaux essentiels et des installations et fomnitures oo~atives ainsi qu'a fonrer des agents de sante capables de pratiquer ces interventions. Etes-vous prets a faire tout votre possible pour anener les chirurgiens de votre pays a soutenir pleinement oette initiative ? 32. mani~ que j'ai VOIJS suggfu:er,

33. A propos de fonnation, nous fournissons 1m nodeste soutien a une douzaine d' €coles de I\lMeCine qui dispensent des enseignements novateurs. Etes-vous disposes a inc! ter vos €coles de redecine a se joindre a elles et il grossir les rangs de oeux qui s'efforoent d'assurer 1m enseignement m§d1cal oonfonre awe ~tifs de l' instauration de la sante pour tous? Si cui, VOIJS pouvez cx::rrpter sur un appui a=u de notre part. Naus avons <XlLlllellre a distribuer du IlI3.tliriel d' enseignernent rlidige en langue locale 11 l' intention des agents de sante cr:::mnunautaires. Naus sames egalernent en train de preparer des diagramres de diagnostic a usage didactique et pratique. Tirez le IlBilleur part! de oes IlI3.tliriels. Plus vous nous en reclamerez, plus nous aurons a coeur de rechercher des ressouroes suppl~taires pour rl!pandre 11 votre demande. 34. Souhaitez-vous renforoer vos ministE!res de la sante dans le sens preoontse par l' Asserrt>lee de la Sante, c' est-a-dire de faQOll a les IlBttre en IlBSure d'agir en tant qu'autorite directrice et ooordormatrice des actions de santli nationales? Je suis certain que vous le souhaitez, mais je suis certain aussi que beauooup d' entre vous se heurteront ad' enonres oostacles dans cette entreprise. Vas ministi!!res de la sante ont-ils besoin de 1 'appui de oonseils nationaux de la sante et de centres nationaux de ~loJ?lX!!lBllt sanitaires pour etablir et awliquer oorrectenent vos strategies sanitaires ? Aidez-vous de votre CM3 pour recherdler en oonmun les neilleures awI:Oches a ces questions, puis appliquez dans vos pays respectifs les solutions que '\IOUS aurez elaborees en oonmun au sein de 1 'CMS? Si vous ne =aignez pas d' arroroer le p=oessus, je '\IOUS prorrets que l' CMS oonoourra de tout son

226

CXMITE REGICNAL

TRENTE ET UNIEME SESSION

pC!lNoir a lui assurer son plein elan. Cela d'une part en VOllS offrant un forum poli tique, d' autre part en se faisant votre inteI:l'lEdiairc acti f aupres de la cx:mmmauM intemationale pour gu' elle participe a la fourni ture des ressources oocessaires. 35. Puisque nous en sames au chapi tre des ressources, samez gu' il vient de se crOOr SOllS les auspices de I 'eMS un gxoupe de ressources sante/2000 avec mission de rationaliser Ie transfert de res sources destinees d fac11iter aux pays en developperent la mise en oeuvre de leurs strategies de la san~ pour tous. Des sames d' argent oonsi~rables, de l' ordre de 2 milliaxds de dollars par an, sont en jeu. I.e propos de I' CMS n' est pas d'obtenir un surcrolt de fonds pour ses propres program1es mais de servir d' agent d' ado§quation des ressources aux besoins pour garantir tIDe utilisation optiInale des ressources disponibles au profit des plus ~favorises. Enoore iltp:lrte-t-11 que VOllS assumiez pleinerrent vos resp:msabili tes , d'abord en elaborant des strategies valables, puis en identifiant les ressources dont VOllS avez rl!ellarent besoin pour llDuvoir ces strategies dans la bonne direction jusqu'~ ce que vous puissiez prendre totalE!!l1el1t en charge Ie processus.

36. Des I'!'&:anisrres existent pour vous aider 11 trouver la rreilleure fa<;>Jn possible de VOllS servir de votre CMS. Ainsi, grace au systi!n1e tres souple de prograrrmation-~tisation au niveau des pays, l'obligation VOllS est epargnl!e d' arreter vos ~cisions dans le ~tail trap longtenps aI' avance. Vous pouvez cx:mrencer par definir vos besoins prioritaires en terIl1eS de prograrnres generaux et rerrettre a un m:nent plus prodle de la jilase d 'rurecution la foDTUlation ~taillee de vos besoins tant pour l' elaboration que pour la realisation de ces programres. VOllS avez donc une occasion en or de forger avec l' CMS d' authentigues programes de oooperation technique avec l' CMS, mais j' ai Ie regret de oonstater que vous n' exploitez pas enoore au mieux cette possib11i~. Vous oontinuez apparemrent il utiliser les ressources de l' CMS au profit d' activi tes ~oollSueS qui ne sauraient avoir un effet durable sur vos strategies nationales. Aussi, je vous en oonjure, utilisez Ie systi!n1e de programnation-budgetisation en acoord avec sa vocation, laqueUe est de vous aider a utiliser votre CMS au mieux de vos int.erets. ---

37. I.e Cbnse11 executif prepare actuellerrent Ie septierre prograrcrre general de travail pour la periode 1984-1989. Veillez ~ ce que votre Organisation rrette ce programre au service de vos strategies en definissant clairerrent ce gu'11 ina:::aIDe a macun d'entre nous d'ac<XllPlir et CCIl1l1eI1t 11 doit l'aca:fll>lir autrenent di t en specifiant a qui 11 incurbe de s' enployer systematiquerrent ~ renforcer l' infrastructure sani taire et ccmrrent cette tame doi t etre aCo::l!plie; it qui 11 inOClllbe de rooner les travaux scientifiques et te<::l1oc>logiques necessaires ~ la mise au point d'une technologie sanitaire rl!ellerrent appropriee et ccmrent cette tame doit etre aca:rtplie; it qui 11 inCCi1De de con1uire les travaux de remerme oorrelatifs sur les syst:ares sanitaires et o::rnrent cette tache denande ~ etre aCo::l!plie; enfin, d qui 11 i.no::lnDe d' assurer l' appui poli tique, social, financier et gestionnaire et quelle est la rreiUeure fa<;>Jn de renplir cette mission. 38. M:lnsieur Ie President, Honorables OOI~, j' ai tente de VOllS rrontrer ccmrent, en cette epoque oil l'on place tant d 'espoirs en l' instauration de la san~ pour tous, 1 'CMS peut VOllS apporter son OOI1oours en exer<;2l1t son

ct:MP'lE RENIX1 ANALYTIQUE DE LA HUITIEl-!E SEANCE

227/228

role d'autorite directrice et o:xmbnnatrice de 1 'action de sante internationale. J' ai egalerrent essaye de vous rrontrer cx:rrmmt eile peut vous rendre service en s'ao:;ruittant de ses tadles, etroiteIrent reliees a son role premier, de generer des idees et de l' infonnation, d 'en nourrir sa CXlOperation tedlnique avec vous et de faciliter la CXXIp€ration tedlnique entre ses Etats Msti)res. Mettez pleinarent a rontribution votre eM> dans toute la pluralite de ses roles. Votre Organisation s'est mise en situation de vous servir m:l.eux que jamais. Elle occupe une position sans paralliHe sur la s~ internationale. C' est vous qui l' avez fai te teile. Telle utilisez-la.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения