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Procès-verbal de la sixième séance, jeudi 13 septembre 2001

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WPRlRC52/SRl6

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

Salle de conference Indera Kayangan, The Empire Hotel and Country Club Jeudi 13 septembre 2001 a 8h30 PRESIDENT: Pehin Haji Abdul Aziz Umar (Brunei Darussalam) puis :: Mme Sandra S. PIERANTOZZI (Palaos)

TABLE DES MATIERES

I.

Seance speciale sur la sante mentale (suite) l.l 1.2

202 202 203 205 208

Table ronde ministerielle (suite) Strategie fegionale pour la sante mentale

2. 3. 4.

Enseignement a distance (suite) ................................................................... ..

Prevention du tabagisme et lutte antitabac .................................................... . Examen des projcts de resolutions ............................................................... .. 4.1 4.2

217 217 218

Eradication de la poliomyelite ........................................................ .. Modecine traditionnelle .................................................................. ..

5. 6.

Prevention du tabagisme et lulte antitabac (suite)

221 224

Lutte contre la tuberculose ................... . A:-<:-<EXE Table ronde ministerielle sur la sante mentale, Resume presente par Ie Professeur Norman Sartorius

227

- 201

202

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

l.

SEANCE SPECIALE SUR LA SANTE MENTALE : Point 19 de I'ordre du jour (suite) 1.1 Table ronde ministerielle: Point 19.2 de l'ordre dujour (document WPRJRC52!l3)

Le Professeur Norman SARTORIUS, animateur de 1a table ronde ministerielle, resume les deb.ts de 1. veille (voir Annexe). Le D1RECTEUR REGIONAL, repondant i la question posee par Ie representant de 1a Repub1ique des Pa1aos it propos de 1a definition de 1a sante, rappelle qu'actuellement, l'OMS definit 1a

sante camme "un etat complet de bien-etre physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infinnite". Camme beaucoup s'en souviendront, la question de savoir

s'il fallait faire figurer la notion de spiritualite dans la ddinition que ['OMS donne de la sante s'est po see il y a plusieurs annees. Apros en avoir debaltu longuement. I'Assemb1ee mondia1e de Ia Sante a decide de ne pas I'inclure. Toutefois, n'importe que 1 Etat Mcmbre peut it nouveau soulever ce point aux prochaines sessions de l'Assemblee mondia1e de 1a sante Telle que la definit I'OMS, 1. gualite de la vie englobe neanmoins la notion de spirirualite, et si certaines communautes estiment judicieux

d'aborder la question dans ce contexte, ['OMS est tout

a fail disposee it cooperer.

A propos de la declaration faite par Ie representant de la P.pou.sie-Nouvelle-Guinee, qui estime que l'OJ\tIS a parfois des conceptions trop rigides, en ce qui concerne notamrnent la

participation de partenaires

extt~rieurs

au secteur de la sante, Ie Directeur regional reconnait en toute

franchise qu'il lui arrive de partager cette opinion. II convient que l'amelioration de la sante, et en particulier de 1a sante mentale, requiert 1a participation de secteurs exterieurs

a celui de

[a sante. Au

nombre des facteurs qui influent sur 1a sante mentale figurent l'eciatement des familles, l'urbanisation rapide et Ie chOmage. domaines dans 1esque1s ['OMS n'est pas competente. La question est de savoir

comment fa ire intervenir les secteurs concernes. Le Directeur regional suggere d'inviter les represent ants des secteurs exterieurs

a celui

de la

sante aux reunions du Comite regional. Les Ministres en charge d'autres secteurs pourraient faire partie des delegations de pays suivant Ies points de l'ordre du jour

a l'examen.

On pourrait, par

exemple, inviter Ie Ministre des Finances lars des debats sur Ie tabac. Une autre solution pourrait etre ttorganisation de reunions techniques en marge de la reunion du Comite auxquelles seraient comlies des representants d'autres secteurs. II serait heureux d'etudier la question plus a fond.

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

203

Le PRESIDENT remercie Ie Professeur Sartorius d'avoir si bien resume les debats de la veille et ouvenement fait part de ses connaissances dans Ie domaine de la sante mentale.

1.2

Strategic regionale pour la sante mentale : Point 19.3 de I'ordre du jour (document WPRlRC521l3)

Lc DIRECTEUR REGIONAL rappelle aux representants que depuis quelques annees, l'OMS s'interesse de beaucoup plus pres a la sante mentale. Au niveau mondial, ce fut Ie theme choisi pour la loumee mondiale de la Sante et pour Ie Rapport sur la sante dans Ie monde en 2001. Dans la Region, I'OMS foumit un appui accru aux pays qui prennent des initiatives en faveur de la sante mentale et dans Ie but de reduire Ie fardeau des troubles mentaux.

11 remercie l'animateur du resume qutil a presente de la table ronde tenue la veille et estime que celle-ci est un excellent preambule a l'examen du projet de strategie regionale pour la sante menta Ie dont est saisi Ie Camite. Le Directeur regional souligne que les gouvernements doivent fixer des priorites et montrer la voie en promouvant la sante mentale. lis doivent aussi combattre la stigmatisation et la discrimination associees

aJa maladie mentale.

II pense que Ie projet de strategie regionaie presente au Camite inaugurera une nouvelle phase

dans la collaboration entre l'OMS et ses Etats Membres en vue d'ametiorcr la sante mentale dans la Region. La strategie regionale enoncc des principes gencraux et fixe des orientations

al'intention des

pays et territoires.

Elie les aidera

a faire

face aux problemes de sante mentale et il formuler des

politiques et programmes. Ces politiques et programmes prevoient, entre autres, les mesures suivantes : promouYoir la sante mentale ; informer sur fa sante mentale et mobiliser des ressources regionales au profit des services et de la promotion de la sante ; arne-liorer 1a prestation des services en integrant plus

completement les soins de sante mentale aux soins de sante primaires ; recycler et former Ie personnel ; prendre en compte les aspects psychologiqucs des soins de sante; et associer les consommatcurs et les families a i'elaboration des politiques et programmes. Selon lui, si les principes contenus dans la strategie regionale otaient appliques, les Etats Membres et I'OMS auraient deja fait beaucoup de progres en vue d'ameliorer la sante mentale, de

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COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

reduire les incapacites et ia mortaiite imputabies aux troubies mentaux et neuroiogiques, et d'offrir des soins efticaces et empreints d!humanite aux personnes atteintes de troubles mentaux. Mme JING (Chine), faisant sien ie projet de strategie regionaIe, suggere d'inclure ies victimes de catastrophes dans ies groupes vuinerabies, etant donne ia frequence des catastrophes naturelles dans ia Region. Ii est prouve quc ies interventions psychoiogiques aupros des vic times de catastrophes et des secouristes permettent d1eviter ou de limiter les reactions psychologiques nefastcs et les troubles

mentaux.

vu Ie lien entre sante mentale et pauvrete, la strategie regionale devrait mettre l'accent sur les soins et l'appui aux malades defavorises. Des traitements gratuits ou aprix re-dujt sont indispensables pour arne-liarer la CQllverture therapeutique. Elle convient que la prochaine ctape doit consister

a elaborer un programme detaille

pour la

sante menta Ie dans 1a Region. Data ZAINAL (Brunei Darussaiam) note que ies grandes orientations fixees par ie projet de stratt~gie

concordent avec 1a demarche adoptee par Ie Brunei Darussalam en matiere de sante mentale.

L'appui de l'OMS sera cependant necessaire pour atteindre certains des objectifs du programme national, notamment la realisation d'une enquete sur 1a prevalence des troubles mentaux et la mise en piace de programmes de formation prise en charge des cas.

a i'intention du personnel de sante charge du depistage et de ia

M. CASEY (Australie), tout en se felicitant de i'importance accordee Ii ia sante mentaie, estime qu'une evaluation des besoins des pays et territoires de [a Region pennettrait d'ameliorer 1a

strategic.

II faut tenir compte des approches et des priorites de chacun pour definir les priorites

regionales et collaborer avec les pays dans cc domaine. Le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de preparer un projet de resoiution. Sur i'invitation du PRESIDENT, Ies representants de ia Federation mondiaie pour ia Sante mentaie et de I'Alliance internationaie des Femmes font une deciaration au Comite.

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

205

2.

ENSEIGNEMENT

A DISTANCE: Point 14 de I'crdre dujour

(document WPRJRC52!52) (suite) Le PRESIDENT invite Ie Comite

a reprendre

les debats qu'il a entames la veille sur

l'enseignement

adistance. a la mise en commun des ressources humaines en vue de les d6velopper, mulripliera

Le Professeur NYMADA WA (Mongo lie), appuyant sans reserve Ie projet de strategie, pense

qu'il contribuera

les possibilites de formation continue et facilitera la nonnalisation de la technologie pour la Sante au

niveau regional. Pour un pays tel que la Mongolie, qui couvre un territoire tres elendu el peu peuple,

l'cnseignement a distance n'est pas seulement une possibilite, c'est une m!cessite. Son pays exploitera done toules les possibililes d'enseignement sante el de les rendre plus equitables. M. MOOA (Kiribati) indique qu'avec ['appui de ['OMS et du Gouvemement du Japan, Kiribati a essaye de mettre en place la technologie de base en matiere de telecommunications et demande, egard, pourquoi I'installation d'une parabole L'enseignement

a distance,

en vue d'ameliorer 1a qualile des services de

a eet

a I'ecole d'infirrniercs a ete retardee, a [aible revenu et isolcs

a distance

jaue un role essentiel dans Ie developpement des ressources

humaines dans tous les pays, mais surtout dans les pays insulaires geographiquement.

Les premiers resultats de revaluation refletent fidelement leurs besoins, et il

attend avec interet la prochaine consultation regionale, dont les conclusions serom utiles pour elaborer

la strategie et Ie plan d'action regionaux. Mme NELESONE (Tuvalu) explique que, compte tenu de la penurie d'agents de sante it Tuvalu, seuls quelques-uns peuvent etudier Ii retranger car ccux qui restent ne seraient pas assez nombreux pour assurer les services de sante. En outre, il se peut qu'ils ne reviennent pas apn!s leur

formation, L'enseignement Ii distance est une excellente solution pour remedier

a l'absence de fonnation

continue qui decourage les agents de same. 11 leur pennettra de se perfectionner, maintiendra leur interet pour la profession et ameliorera la perfonnance des services de sante dans leur ensemble.

Mme WARD (Australie) souligne que. lars de la preparation de la strategie regionalc, it ne faut pas s'anacher seulement

a la

haute technologic, mais aussi aux besoins des pays en matiere de

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COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

fonnation,

a la

souplesse des methodes de diffusion et

a la

compatibilite des technologies avec Ie

contexte local. L'Ausrralie vient de lancer Ie plan "Virtual Colombo" qui eJargira les possibilites de fonnation dans les pays en developpement grace

a une fonnation de base, a des programmes destines a ameliorer

les competences des decideurs et Ii l'utilisation des techniques de communication en vue d'elargir

J'acces

a"enseignement superieur. Le Dr KONG (Chine), notant que I'enseignement

a distance est adapte aux besoins des pays

insulaires de la Region, approuve I'idee d'adopter une strategie. L'enseignement a distance supprime

les comraintes de temps et d'espace, diversifie les methodes pectagogiques et pennet au personnel de sante de se fonner sur son lieu de travail. II ne faut pas oublier cependant que cette methode

d'enseignement a des inconvenients et ne saurait remplaeer l'enseignement medical.

Se fondant sur I'experience de la Chine, elle soulignc que I'enseignement utilise pour la fonnation continue des agents de sante et des techniciens. inconvenients, c'est une methode

a distance doit etre

Compte tenu de ses

autiliscr pour diffuser des connaissances et enseigner des theories ct

non pour former des medecins.

Vu la diversite des techniques auxquelles fait appel I'enseignement it distance, elle demande que la fonnation du personnel indispensable tel que les responsables roseau ou les infonnaticiens figure au nombre des elements importants de la strategie. Certes, I'enseigncmcm

adistance est un moyen d'appremissage pratique et facile d'acces: mais La strategie devrait donc

II pose des problemes de gestion. de standardisation et de qualifications.

pre-voir un examen approfondi des mecanismes de contr6le et de supervision. En Chme, l'enseignement

a distance

repn!sentera sans aucun doute un progres pour Ie

perfectionnement et la fonnation continue des technic lens et des agents de sante.

Le Dr Kong

dcmande au Bureau regional d'inscrire 1a Chine au nombrc des zones au la strategie prevoit des

activites de dcve!oppement et d'informcr Ie Gouvernement

ace sujet.

La Chine etant desireuse de profiter de I'expertence des pays insulaires du Pacifique, elle demande si son pays pourrait participer en tant qu'observateur

a leur

prochaine consultation sur

J'enseignement adistance.

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

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Natant que dans la version anglaise du document it !'examen, Ie tenne "open learning"· semble avoir pratiquement Ie meme sens que celui de "distance learning", elle demande une definition de "open learning" ainsi que des precisions sur 1a difference entre les deux termes.

M. MANUOHALALO (France) considere lui aussi que les progres technologiques pennettent de briser I'isolement des pays insulaircs du Pacifique et de remedier rencontrent en matiere de formation.

a certaines des difficultes qu'ils

II note ('existence d'autres applications technologiques: Ia

telemedecine contribue

a reduire

les depenses de sante grace au telediagnostic et facilite la

communication entre les professionneis aux diff6rents niveaux du systeme de sante.

M. RODRJGUEZ (Etats-Unis d'Amerique), notant que Ie developpement des ressources humaines est absolument m!cessaire

a la prestation et a I'amelioration des services de sante, approuve les mesures proposees pour l'adoption d'une strategie regionale d'enseignement adistance. Il infonne Ie Comito que l'Universite de HawaY, en collaboration avec les Samoa americaines,

assure des caurs

adistance sanctionm:s par un dipl6me en so ins infinniers.

Le Dr DA YRJT (Philippines), tout en etant favorable d'enseignement

a I'elaboration d'une strategie regionale

a distance, fait savoir que les ete

initiatives prises par les Philippines dans ce domaine ant

donne des resultats mitiges. Dans les annees 90, aux fins de fonnation des agents de sante de terrain, du materiel inforrnatique a fourni au personnel et l'on a cree un centre multimedia charge de

concevoir des supports educatifs sur CD-ROM. Il est apparu, cependant, que la technologic importait moins que Ie contenu des supports pedagogiques. L'utilite de ceux-ci depend de la competence des auteurs et des concepteurs. Les Philippines ont tire les le,ons de cette experience et recemment decide d'avoir recours

a I'enseignement adistance.

Le D1RECTEUR REGIONAL, ropondant au representant de Kiribati, explique que, lors d'une recente consultation, les Etats Membres ont emis Ie souhait de participer plus largement it la conception d'un enseignement

a distance

faisant appel aux technologies modemes et de recevoir des

infonnations sur des points tels que la fiabilite ou la faisabilite financiere et technique. lis ont estime qu'il fallait erudier attentivement la question afin de prendre une decision eclairee, ce qui explique qu'aucune mesure rapide n'ait ete prise.

NDT Sans objet pour la version franO;<iise.

208

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

La question sera de nouveau examinee lars de la prochaine consultation des pays insulaires du Pacifique. Les debats sont Ollverts

a tOllS;

la Chine est bien entendu invitee

a participer

en tant

qu'observateur, ainsi que tout Etat Membre, meme s'il ne fait pas partie de la Region. Les conclusions seront communiquces atautes les parties interessees. Le DIRECTEUR, DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA SANTE, r.opondant question du representant de la Chine

a la

a propos des definitions, explique que trois termes sont utilises

dans les domaines consideres, Itdistance learning!!'", !'open learning" et "telehealth", Le premier est un terme ancien que l'Organisation des Nations Cnies pour l'Education, la Science et la Culture

(UNESCO) a propose de remplacer par "open learning", qui suppose une approche plus souple des methodes et programmes, ainsi qu'une interaction entre etudiants et entre etudiants ct enseignants, qui

permet aux etudiants de travailler it leur propre rythme, et qui fait appel mayens de diffusion.

a toutes sortes de medias et de

Le "open learning" ne fait pas llecessairement appeJ aux techniques

electroniques, contrairement au "telehealth". C'est done Ie tenne pn!conise dans la Region.

3.

PREVENTION DU TABAGISME ET LUTTE ANTITABAC: Point 15 de I'ordre dujour (document WPRJRC52!9) Le DIRECTEUR REGIONAL presente son rapport (document WPRJRC52i9). II indique que

Ie tabagisme est I'un des plus gros problemes de sante publique dans la Region. En moyenne, un habitant de la Region du Pacifique occidental meurt toutes les 32 secondes d'nne maladie liee au tabac. Certains panni les vie times n'ont jamais consomme de tabac mais ont etc exposes i la fumee chez eux, sur leur lieu de travail et dans les lieux publics. Certains n'ont jamais mesure pleinement les dangers

du tabac. Mais la grande majorite, bien que consciente des mefaits du tabac, n'a pu renoncer en raison de la forte dependance

a fumer

ala nicotine.

Pris isolement, les pays ne pcuvent guere avoir d'influence sur l'epidemie dans son ensemble.

Par contre, si les Etats Membres de la Region et du monde entier unissent leurs forces, ils peuvent maitriser l'epidemie mondiale. revet une importance crueiale. C'cst pourquoi Ie projet de convention-cadre pour la lutte antitabac

NDT: Sans objet pour la version fran9aise.

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

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La resolution WHA52.18, adoptee par la cinquante-deuxieme Assemblee mondiale de la sante en 1999, a charge un organe intergouvernemental de negociation de rediger et de negocier Ie prolet de convention-cadre et d'eventuels protocoles s'y rapport:ant, et prie un groupe de travail de preparer les

projets de disposition. La meme annee, Ie Comite regional a adopte la resolution WPRJRC50.R6, dans laquclle il prie instamment les Etats Membres de promouvoir et d'appuyer plcinement l'elaboration et i'adoption de la convention-cadre, et de repondre favorablement

a l'invitation du

Directeur general de

I'OMS de participer au groupe de travail mondial. Depuis lars, l'organe de negociation a tenu deux reunions, auxquelles 20 Etats Membres de la Region ant participe activement.

L'organe de negociation se reunira une troisieme fois du 22 au

28 novembre 2001. Le DirccteuL regional souhaite souligner trois points concernant Ie processus de negociation.

Premierement, pour que la convention-cadre soit effectivemen! adoptee en 2003, les dingeants de chaque Eta! Membre doivent se faire les champions de la lutte antitabac. Certains pays de la Region ont deja accompli des progres remarquables, notanunent un Etat Membre dont un responsable de haut rang s'est fait Ie chantre de la lutte antitabac. Pour que ce so it Ie cas dans tous les Etats Membres, l'action de sensibilisation doit viser les principaux dccideurs et aborder des questions essentielles telIes

que Ie commerce, I'economie et l'agrieulture. 11 est important que les Etats Membres de la Region saient au courant des agissements de l'industrie du tabac, qui melle une campagne collective pour dissuader les gouvernements de soutenir une convention-cadre stricte. Les Etats Membres doivent etre prets a resister fcrmement

a toute tentative de l'industrie du tabac d'influencer la tutte antitabac, et a

soutenir ct appliquer la resolution WHA54.18 sur la transparence de la lutte antitabac. Deuxiemement, il est indispensable que tous les Etats Membres habilites a voter participent pleinement et activement it la negociation de la convention-cadre. Il a par consequent decide

d'employer une partie du programme de developpement du Directeur regional pour tinaneer la participation des pays de la Region aux futures reunions de l'organe de negociation. Troisiemement, les Etats Membres ct

rorvls

doivent oeuvrer ensemble en vue de renforcer les

moyens dont dis po sent les pays pour lutter contre Ie tabae dans la Region. En octobre 200 I, a Sydney, I'OMS, en partenariat avec Ie Gouvernement australien, parrainera un atelier pour Ie renforcement des

capacites des pays du Pacitique occidental.

Immediatement apres cet atelier, I'OMS et Ie

Gouvemement neozelandais organiseront une reunion

a I'intention des pays insulaires du Pacifique en Le Bureau

prevision de la troisieme reunion de l'organe de negotiation. en novembre prochain.

210

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

regional colla bore "galement avec un certain nombre de pays pour mettre au point des methodes novatrices de lutte antitabac. Par exemple, des negociations sont en cours avec Ie Japan et la

Republique de Coree pour etudier la possibilite de bannir Ie tabac de la Coupe du monde de football en 2002 et des evenements sportifs qui se derouleront

a I'avenir dans la Region. a prendre pour

Ennn, il est impatient de connaitre les realisations et Ie point de vue des Etats Membres concernant la lutte antitabac et d'entendre leurs suggestions concernant les mcsures

parvenir

a des

n!sultats mesurables dans Ie cadre de J'initiative Pour un monde sans tabac.

II faut

adopter une demarche coordonnee et globale fandee sur les strategies qui ant aux niveaux national, regional et mondial.

ete couronnees de succes

Le Dr TUKUITONGA (Nouvelle-lelande) felicite Ie Directeur regional pour son engagement dans la lutte contre Ie tabagisme, qui represente l'un des plus graves problemes de sante publique

auquel la Region est confrontec. Camme les pays deveioppes l:ommencent

a avoir un impact sur Ie

tabagisme, I'attention doit se porter desonnais sur les besoins des pays en developpement. La Nouvelle-Zelande a la chance d'avoir un Premier Ministre et un Nlinistre de la Same qui se vouent

acette lutte, et Ie pays a fait de grands progn:s dans ce domaine.

ElIe met en oeuvre egalcment

plusieurs initiatives de cooperation technique pour venir en aide aux autres Etats Membres de la Region. notamment ceux qui disposent de ressources lirniIeeS pour la sante publique, et elle envisage de proposer une conference regionale sur la lutte anti~tabac

en 2002.

La treizieme reunion des

Ministres de la Sante du Commonwealth, qui se tiendra en novembre 2001

a Christchurch (Nouvelle-

lelande) donnera I'occasion de contraler les progres dans Ie developpement de la CCLAT et de partager les infonnations sur la lutte antitabac.

En recherchant pour la CCLAT un texte acceptable pour un grand nombre de pays, il est important de ne pas sacrifier I'engagement pris

a i'egard du plan de I'OMS en dix points pour une lutte

globale contre Ie tabac : une CCLA T ne contenant que des obligations minimales ne serait pas efiicace pour renforcer la lutte antitabac au niveau international.

Les programmes de lutte en Nouvelle-lelande sont confonnes au plan de I'OMS en dix points. en programme fortement subventionne a ere lance en novembre 2000. II propose aux gens qui veulent arreter de fumer des patchs, des gommes

a la

nicotine en quantites suffisantes pour un mois de

traitement, pour moins de 10 % du prix du marche. Le programme, ciblant specifiquement les Maoris et les populations oceaniennes, fonctionne en association avec Ie service de conseils ttQuitline tt et a eu des H!Sultats sans precedent. La Nouvelle-Zelande sera heureuse de donner des infonnations sur ce

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

211

progranune aux Etats Membres interesses. augmentees de 14 % parallelement

En mai 2000, les taxes sur les cigarettes ont ete Depuis lors, la

a la hausse de 6 % du prix du tabac par I'industrie. COUTS

consorrunation a chute de 18 %. La legislation en fumeurs dans les bars et restaurants

d'examen iimitera, entre autres, les zones

a des salles separees et fermees d'iei ajanvier 2007, dans Ie but de Les publicites directes et

proteger les gens d'une exposition involontaire au tabagisme passif.

indirectes pour Ie tabac, y compris la promotion et Ie parrainage des evimements sportifs, artistiques et culture Is, sont interdites. En outre, des avertissements sont imprimes en premier plan sur les paquets

de tabac et on envisage d'avoir recours

a des photographies en couleur pour illustrer les consequences

medicales du tabagisme. 11 est probable que la CCLA T favorisera I'claboration de nouvelles normes pour doser les constituants nocifs du tabac et la Nouvelle-lelande entreprend des recherches dans ce domaine. Une nouvelle initiative porte sur l'importance des reseaux familiaux pour aider les

personnes

a arreter de fumer definitivement.

Enfin, la Nouvelle-lelande se prononce en faveur d'une

reunion inter-session des Etats Membres du Pacifique avant la troisieme reunion de l'organisme international de negociation pour discuter de la CCLA T. Le Dr OTTO (Palaos) felicite rOMS pour ses efforts contre Ie tabagisme dans la Region. Le delegue des Palaos aimerait remercier rOMS pour sa prompte rcponse

a la demande d'organiser un

atelier sur la prevention du tabagisme, la lutte contre ce f1eau et la CCLAT, destine aux hauts responsables du ministere de la sante, et il remercie avec gratitude les Gouvemements de l'Australie, de la :--.touvelle-lelande et des Etats-Unis d'Amerique pour leur appui

a son

programme de lutle

antitabac. II soutient les actions proposees dans Ie rapport du Directeur regional ct ccllcs-ci seront

integrees dans Ie plan national d'action des Palaos. II espere que l'appui de l'OMS dans la lutte contre Ie [abagisme se poursuivra.

M. "'tOOA (Kiribati) souscrit aux efforts mondiaux, diriges par I'OMS, pour la prevention et la lutle contre Ie tabagisme. Celui-ci a une prevalence de 60

a 70 % dans la population adulte de

KiribatI et certaines dormees montrent une augmentation de la morbidite et de la mortalite en relation

avec Ie tabagisme, imputable notanunent aux affections pulmonaires chroniques et aux cardiopathies chez I'adultc ainsl qu'aux infections respiratoires aigues chez l'enfant expose au tabagisme passif.

Kiribati participe activement au processus de tt<:gociation de la CCLA T et continuera de Ie faire. II remercie I'OMS pour son appui, lorsqu'elle a envoyc un specialiste pour aider a lancer 1. lutte contre Ie tabagisme. Cette vi site a

ete couverte par les medias, des discussions politiques ont eu lieu a

haut niveau et du materiel sportif pour remplacer les cadeaux usuels de tabac aux rassemblements traditionnels a ete presente. Unc photographie et la description de eet evenement se trouvent au

212

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

chapitre 10

du

rapport

du

Directeur

regional

sur

l'action

de

l'OMS

dans

la

Region

(Document WPRlRC52/2) L'OMS a contribue

a un examen de

la legislation sanitaire nationale et

a

I'elaboration d'une legislation anti-tabac qui sera presentee au Cabinet d'iei

a la

fin de I'annee.

L'adoption d'une legislation anti-tabae faeilitera it I'avenir les efforts de prevention et de lutte dans son pays. YI. CAPELLE (Hes Marshall) approuve les initiatives de I'OMS en matiere de lutte antitabac. Son pays a pris des mesures pour scnsibiliser les adolescents et les adultes aux effets noeifs du tabagisme, par 1'interrnediaire des dirigeants influents des collectivites et par les organismes

d'execution. Une legislation interdisant la vente du tabae et de I'aleool aux mineurs a etc adoptee et les autorites la font respecter au moyen d'inspeetions surprises dans les points de vente. De plus, des campagnes ont

ete enrreprises pour faire

connaitre cette legislation, promouvoir l' education sanitaire

sur les maladies sexuellement transmissibles et I'utilisation des substances nocives, pour faire comprendre I'importance du contrale des substances nocives, en particulier, lors de manifestations

nationales et intemationales speciales. camme Ie Mois national de la Sante et la ]oumee mondiale sans tabac. Le Dr TEMC (Papouasic-Nouvelle-Guinee),

a I'instar des intervenants precedents, felicite Ie

Directeur regional pour son rapport sur l'activite antitabac dans la Region. II felicite la NouvelleZelande pour les progres realises et exprime son interet pour en savoir plus sur cene experience. Des pays comme Ie sien, avec des ressources limitees pour la sante, se trouvent dans

I'impossibilite d'affronter I'industrie du tabac et n'arrivent pas it avoir un impact sur la prevalence du tabagisme. De fait, des evaluations ont montre que Ie taux de tabagisme continuait Papouasie-~ouvelle-Guinee,

a s'accroitre en

notamment chez les jeunes, et que les consequences economiques de la

charge de morbidite dans les annees futures depasseront les moyens du pays. Les Etats Membres doivent trouver des moyens de collaborer pour renforcer et hannoniscr les

strategics de lutte antitabac dans la Region et pour contrer les pratiques mises en oeuvre par les fabricants qui souvent respectent des reglementations severes dans leurs propres pays tout en profitant des systemes reglementaires plus faibles dans les pays importateurs. H est regrettable que les grandes compagnies dans Ie secteur du tabae aient frequemment de meilleurs contacts avec les dirigeants politiques que les ministres de la sante. H est essentiel de renforcer la legislation antitabae dans tous les pays. La Papouasie-Nouvelle-Guinee a adopte une legislation antitabae en 1987, mais elle n'a pas pu etre bien appliquee, ni actualisee. Un consultant de I'OMS a vi site Ie pays en 2000 pour examiner

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

213

la situation et I'on espere que la reglementation antitabac sera renforcee dans un avenir proche. Ces

questions doivent etre prises en consideration dans les negociations sur la CCLAT. 11 espere que la CCLAT sera adoptee en 2003 comme prevu, tout retard risquant d'en diminuer

les effets. La Papouasie-Nouvelle-Guinee continuera de participer aux negociations. Comme Ie Directeur regional l' a indique, il est necessaire de definir des principes de prise en charge destines aux agents de sante Oli

ad' autres

parties interesses pour aider les gens

a arn!ter

de

fumer. La Papouasie-Nouvelle-Guinee attend une analyse des couts et des bendices des differents outils de pJaidoyers disponibles pour les negociations au niveau des pays. en particulier pour contrer

I'influence de I'industrie du tabac. M. TASAKA (Japan) loue les efforts faits par Ie Bureau regional cn relation avec les negociations de la CCLAT. Il faut prendre en consideration la situation de chaque Etat Membre pour que la convention cadre soit ratifiee par autant de pays que possible. 11 souligne que les mesures de

lutte antitabac doivent reposer sur des bases scientifiques. Le Dr TANG (Macao, Chine) declare qu'il est indeniable que Ie tabagisme est nocif pour la sante. Macao a adopte une legislation amitabac et continuera

a callecter

des infonnations sur Ie

tabagisme. Des programmes de publicite, d'information et d'education sont mis en oeuvre pour

sensibiliser Ie public: des manifestations specifiques sont organisees par les centres de sante

a

l'occasion de la Joumee mondiale sans tabac. 11 est egalcment important que les autarites appuicnt ces

activit';s II un haut niveau et y participent. Le tabagisme n'est pas permis dans la fonction publique et I'on espere que les interdictions s'etendront

a d'autres lieux de travail et endroits publics.

Les agents

de sante re90ivent une formation pour renforcer leurs competences afin d'aider les gens II arreter de fumer. Les substituts de la nicotine sont disponibles dans Ie systeme des soins de sante primaires.

M. RODRlQUEZ (Etats-Unis d'Amerique) note que, en l'absence de programmes de lutte

antitabac efficaces, Ie nombre total des deces imputables au tabagisme passera, de 4 millions acruellement II 10 millions d'ici

a l'echelle mondiale,

a 2030, 70 % de ces deces survenant dans les pays en

developpement. lis' inquiete de Ia prevalence croissante du tabagisme dans la Region, notamment chez les adolescents et les enfants. Les Etats-Unis d'Amerique soutiennent fermement la mise en oeuvre de campagnes de sensibilisation, d'education, et de promotion pour decourager les gens de commencer

a fumer et les aider a arreter, dans Ie cadre de programmes exhaustifs de lutte antitabac.

214

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

Des methodes particulieres doivent etre mises en place pour lutter contre la consommation du tabae

a

chiquer, souvent associe a la noix de betel, tres repandue et en augmentation dans la Region et qui provoque des cancers de la bouche et d'autres problemes de sante. Les Etats-Unis fournissent une aide technique directe aux pays de la Region, dans ['enquete mondiale sur Ie tabagisme chez les jeunes, l'enquete regionale sur les donnees particulieres aux pays et dans d' autres projets COllC;:US

pour renforcer les infrastructures appuyant les programmes de lutte

antitabac. Des strategies globales de prevention, des partenariats, y compris de nouvelles alliances avec des partenaires n1appartenant pas au secteur de la sante, et un engagement politique sont

essentiels pour diminuer Ie tabagisme. La collaboration entre les pays est egalement essentielle pour renforcer et harmoniser les mesures antitabac et optimiser les moyens de lutte contre Ie tabagisme dans la Region. Les Etats-Unis soutiennent Ie developpement d'une CCLAT forte, reposant sur des objectifs de sante publique rationnels qui pourraient etre ratifies par tous les Etats Membres de I'OMS, et il est sur que les negociations allront des resultats benefiques pour la sante. La participation

a ce processus

implique beaucoup plus que la presence aux seances de negociations : il est essentiel de sly prcparer en

consultant toutes les parties interessees. Les Etats-Unis continueront de consulter tres largement la

comrnunautc de la sante pubJique et d'autres parties fairc de meme.

intt~ressees

et il incite les autres gouvernements

a

Les avantages de programmes antitabac complets et soigneusement conyus, et mis en oeuvre justificnt pleincmcnt les credits qui leur sont alloues. A mains de trouver des ressources pour

diminuer rapidement Ie tabagisme, les pays vont payer tres cher les soins de sante et les pertes de productivite. L'accent doit etre mis sur Ie renforcement des moyens d'action des services pour arreter Ie tabagisme, afin de diminuer 1a cbarge potentielle de morbidite et Ies deces pIt'!matures et d' ameliorer

I'etat de sante general des populations. Ayant pris note de la resolution WHAS4.1S sur la transparence du processus de lutte antitabac et des inquietudes suscitees par l'activite des societes productrices de tabac dans la Region, il prie les gouvemements de soutenir leurs proprcs politiques de sante pUblique. II revient aux gouvernements

plutot qu'a I'OMS de diriger les activites de lutte antitabac et de prendre les decisions sur la transparence des politiques nationales de lutte antitabac. Le DR MALEFOASI (lIes Salomon) souscrit fortement aux initiatives de lutte antitabac de I'OMS et ilia participation des Etats Membres de la Region a I'e/aboration de la CCLAT proposee.

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEA:-JCE

215

Avec I'appui technique de I'OMS, Ie Cabinet des lies Salomon a approuve une legislation antitabac en 1999 et celle-ci est en cours de redaction, II espere qu' elle sera presentee au parlement apres Ics elections de decembre 2002, Parallelement, les lies Salomon sont confrontees a de serieuses difficultes provenant du manque de volonte politique et de problemes socio-economiques, Avec I'augmentation du chomage lie a la recession economique actuelle, les gens se lancent dans la vente du tabac a petite echelle pour gagner leur vie; les prix sont bas et it n'y a aucune limite

a la vente.

En outre, les manifestations

sportives acceptent la publicite et Ie parrainage de I'industrie du tabac, Le pays aura besoin de I'appui de ses voisins pour faire des progres dans la lune antitabac. M. LEO (Vanuatu), a l'instar des intervenants precedents, fait l'eloge des activites antitabac deja entreprises dans la Region. Malgre son interet dans la mise en oeuvre de la CCLA T proposee, Ie Vanuatu n'en est qu'au stade initial de l'examen des modalites pour y arriver. L'OMS devrait etre au centre des echanges d'inforrnation sur les experiences dans la lune antitabac des Etats Membres de la

Region. Dans les petits pays comme Ie Vanuaru, dont l'economie depend sauvent des revenus tires des taxes ill'importation, il sera difficile pour les agents de sante de se charger seuls de la mise en oeuvre des programmes de lune antitabac. La encore, l'appui technique et financier de l'OMS sera necessmre pour preparer des materiels de sensibilisation specifiques au pays, qui seront utilises dans les

negociations pour obtenir un engagement politique. DA TO ZATI-<AL (Brunei Darussalam) declare que son pays reconnait les etTets de I'epidemie de tabagisme sur la sante publique et qu'il fait preuve d'un engagement politi que de haut nivcau dans la lune antitabac. Cet engagement s'est renforce lorsque Sa Majeste, Ie Sultan du Brunei. a manifest'; son

interet pour Ie Comite national pour la promotion de la sante, lors de ('allocution a la nation prononcee a l'occasion de son anniversaire en juillet 2000. La promotion de la sante et les sept domaincs

prioritaires identifies par Ie Comite, notamment la prevention et la lutte contre Ie tabagisme, SOnt en tete du programme national. Son pays poursuivra Ie renforcement de la politique nationale et des strategies de lune antitabac. II travaille actuellement

a I'elaboration d'une legislation antitabac, de mesures fiscales et a II espere que I'OMS et d'autres Etats Membres Des problemes de

l'introduetion d'un programme d'aide au sevrage.

maintiendront leur appui pour renforcer les moyens nationaux a eet egard.

ressourees humaines ont empeehe une pleine participation aux negociations de la CCLA T au niveau international. Neanmoins, Ie Brunei Darussalam souscrit totalement

a la CCLAT proposee, comme iI

216

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

I'a montre en soutenant la resolution WPRlRC50.R6 sur Ie plan d'action regional sur Ie tabac ou la sante: 2000-2004. M. KINGDON (Australie) declare que sa delegation souscrit Ii I'analyse et au pro)et de strategies decrits dans Ie document sur 1a prevention et la lutte contre Ie tabagisme et il approuve, en

principe, les actions proposees. Son pays s'est ferrnement engage dans la lutte contre Ie tabagisme. On trouve panni les initiatives prises J'interdiction de la publicite, la creation de zones publiques et de lieux de travail non-fumeurs, les campagnes d'infonnation du public et l'assistance therapeutique. En

consequence, Ie taux de prevalence du tabagisme en Australie est desorrnais I'un des plus faibles du mondc: 20,3 % des personnes agees de plus de 18 ans. '\'eanmoins, il y a toujours autant de jeunes

qui commencent

a furner, ce qui coIncide avec une representation crolssante du tabagisme au cinema,

au avec I'exemple donne par les idoles des jeunes.

aaider les pays en developpement a etablir des programmes efficaees de lune antitabac et a donne des fonds a l'OMS a cet effet. L'Australie soutient 1. Region en Son pays s'est egalement engage communiquant des informations, en encourageant des partenariats entre les pays et en deve10ppant les moyens rf!gionaux de lutte antitabac. Un atelier pour renforcer ces mayens doit etre organise en

Australie vers la fin de 2001. Il abordera la lutte antitabac dans un contexte mondial et regional, la promotion d'un environnement suscitant une politique de 1utte antitabac et l'elaboration de programmes nationaux, complets, factuels, de 1utte antitabac disposant des infrastructures necessaires.

En tant que representant du Pacifique occidental au bureau de la CCLAT, l'Australie donne les infonnations necessaires aux pays pour les aider

a negocier cette

convention. Avec les Etats-Unis

d'Amcrique et Ie football feminin australien, l'Australie fait la promotion des matches de football intemationaux sans tabac.

M. SOTHINATHAN (Malaisie) note que la mondialisation aceelere la propagalion du tabagisme dans la Region; Ie projet de convention-cadre pour la lune antitabac est potentiellement la solution la plus efficace pour ce probleme mondial. La luue antitabac etant une priorite en Malaiste, Ie Ministre de la Sante et ses conseillers ant elabore des strategies pour faire diminuer 1a prevalence, la

morbidite et les taux de mortalite associes au tabagisme dans ce pays. Des partenariats bilateraux et multilateraux ont etc fonnes avec d'autres pays de la Region et d'autres Regions pour renforcer les

efforts de lune, notamment pour eviter la contrebande des produits du tabac. Sa delegation souscrit aux actions proposees dans Ie document WPR/RC52/9.

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

217

4.

EXAM EN DES PROJETS DE RESOLUTIONS Le Directeur regional dit que, bien que la resolution WPRlRC521R2 sur la salubnte des

aliments ait deja ote adoptee par Ie Comite, il a re<;u des observations de plusieurs delegations sur Ie paragraphe 3(6) du dispositif. II a ete propose que, en plus de I'harmonisation de Ia legislation avec Ie Codex Alimentarius, les reglementations et Ies normes nationales soient egalement conformes au Codex, dans la me sure ou Ies legislations nationales dans ce domaine ne peuvent pas eire modifiees a chaque fois qu'un changement est apporte au Codex. II assure Ie Comite que, bien que Ie paragraphe resulte d'une demande faite a son bureau, il mettra en oeuvre ses dispositions dans Ie sens Ie plus large possible, en gardant a I'esprit Ies reserves exprimees. 4.1 Eradication de la poliomyelite dans la Region (Document WPRiRC52/Conf. Paper No.3)

Le Professeur NYMADAWA (MongoJie), rappel ant sa declaration au cours des debats sur la poliomyelite, propose d'inserer un nouveau paragraphe 2(4) au dispositifapres Ie paragraphe 2(3) avec

Ie texte SUlvant "d'elaborer un plan d'action special pour que Ie feseau existant de laboratoires nationaux de n:ference en matiere de poliomyelitc devienne un nSseau de laboratoires nationaux de ref~rence

pour les enterovirus, pennettant ainsi la poursuitc de I'appui des laboratoires aux activites de

Iutte contre les maladies transmissibles". Le paragraphc 2(4) acruel deviendrait Ie paragraphe 2( 5). II explique que Ie Bureau regional ct les Etats Membres ont investi de lourdes sommes dans la

creation du reseau actuel de laboratoires et continuent d'investir pour en maintenir la qualite. Meme apres I'elimination du poliovirus sauvage, des cas cliniques de paralysie flasque aigue devront faire

l'objet de recherches et de nouveaux enterovirus apparaitront. 11 conviendra de preserver Ie reseau. Le Directeur regional, soulignant la pertinence et I'interet de I. proposition, propose que ce nouveau paragraphe fasse I'objet d'une demande adressee a son bureau mais qu'il impJiquera des

changements dans les structures des laboratoires nationaux. Il n'est pas en mesure de prendre des decisions sur de tels changements. Toutefois, il existe un groupe consultatiftechnique qui traite de ce type de propositions. II suggere de modifier Ie paragraphe propose pour prier Ie Directeur regional de

soulever 1a question de la conversion des reseaux existants des laboratoires nationaux de reference pour la poliomyelite lors de la prochaine Reunion du groupe consultatiftechnique. Decision: Le projet de resolution, tel qU'amende, est adopte (voir resolution WPR/RC52.R3).

218

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

4.2

Ivledecine Traditionnelle (Document WPR52/Conf. Paper No.4)

Le Dr OTTO (Palaos) propose d'ajouter les mots "et dument preserve" du preambule.

a la fin du paragraphe 6

Le Dr JEON (Republique de Coree) propose de remplacer, dans Ie paragraphe 2(6) du disposirif "autres pays" par "des Etats Membres et des organisations concemees". Le Directeur

regional propose que la phrase devienne "d'autres Etats IVlemhres et organisations concemees".

Le Dr JEON accepte, II se felicite de I'insertion <lu paragraphe 3(5) au dispositif, qui souligne 1a proposition d'une joumee mondiale de la medeciTIe traditionnelle. En ce qui conceme Ie paragraphe

2(6) du dispositif, il propose d'inserer "recherches academiques" entre les mots "diffusion de l'information", et "normes reglementaires". Sur la suggestion du Directeur regional, il convient que Ie

mot "recherche" suffiL

Lc Dr OKAMOTO (Japon) note que Ie paragraphe 3 du prcambule n'evoque que la diversite des formes de medecine traditionnelle, alors que les systemes de soins de sante des pays different egalemem, II propose d'ajouter les mots "et des differences dans les systemes de soins de sante des Etats" apres les mots "developpement de la medecine traditionnelle". Datu Dr MOHAcVlAD TAHA (Malaisie) suggere que Ie paragraphe 3(5) du dispositif se termine par

lIa sa cinquante-deuxieme session

II

et que le reste du paragraphe scit supprime. II rappellc

que de nombreuses reserves cnt ete emises pendant les debats de la veille sur Ie caractere judicieux d'une "Joumee mondiale de la medecine traditionnelle".

n

considere que cette suggestion est

prematun!c ct propose que les ressources limitees disponibles soient plutot consacrees

a d'autres

domaines de la medecine traditionnelle.

Sur les suggestions du Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-

Guinee). de M, Lit.: (Chine) et du DIRECTEUR REGlON."-L, il est entendu de supprimer Ie paragraphe 3(5) du dispositif et de modifier Ie paragraphe 3(4) en ajoutant I'expression "Ie procesverbal du Comire sur la medecine traditionnelle" apres "de transmettre au Directeur general", Le

paragraphe 3(6) du dispositif deviendra 3(5), Le Dr TUKUITONGA (Nouvelle-Ulande) declare qu'it son avis, Ie ton general du projet de resolution ne reflete pas les debats de la veil Ie. Pour rendre la resolution permissive plutot que

prohibitive, il propose qu'au paragraphe 2(1) du dispositif. I'expression "de faire appel" soit remplacee par "d'cnvisager".

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

219

M. L1U (Chine) rappelle que la siruation en matiere de medecine traditionnelle differe d'un pays

a I'autre.

Toutefois. des qu'une strategie regionale pour I'exercice approprie de la medecine

traditionneHe aura

ete

formulee, eIle devra etre appliquee en tenant compte des differences de

pratiques entre les pays. ]] suggere done de conserver Ie libelle original et d'aiouter I'expression "conformement aux specificites des pays" ilia fin du paragraphe. En reponse au commentaire du Dr TUKUITONGA (Nouvelle-Zelande) qui trouve touiours Ie style trop prohibitif, la medecine traditionnelle pouvant etre developpee au sein de differents contextes dans differents pays, Ie Professeur SMALLWOOD (Australie) propose un compromis, conserver I'expression originaie mais ajouter "s'il y a lieu" apres "de faire appel ll ,

a savoir

Le Dr TUKUITONGA (Nouvelle-Zelande) accepte. 11 suggere par ailleurs qu'au paragraphe

3(1) du dispositif,.I'expression "mise en oeuvre" soit remplacee par "elaboration" au par plus poussee".

lI

elaboration

Le DlRECTEUR REGIONAL suggere que I'expression originale du paragraphe 3(1) du

dispositifsoit conservee mais que l'expression 1t8'H

y a lieu" sa it ajoutee a la fin du paragrapbe.

Le Dr TUKUITONGA (Nouvelle-Zelande) accepte. Le Dr CHAN (Hong Kong, Chine) se demande si I'OMS est I'interlocuteur ideal pour conseiller les Etats Membres sur les droits de propriete intellecruelle, comme demande au paragraphe 3(3) du dispositif. Elle suggere que Ie paragraphe soit modifie ct que I'on lise "d'impliquer les

organisations des Nations Unies concemees pour faciliter les discussions des Etats Membres sur les

questions de propriete intellecruelle en medecine traditionnelle." Le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d'Amerique) "ppUle cette proposition mais suggere que l'expresslon proposee "organisations des Nations Unies" soit rempiacee par "organisations

intemationales concernees". 11 suggere par ail leurs que Ie paragraphe 4 du preambule soit remplace par "Constatant I'importance de la medecine traditionnelle aupres des populations de la Region depuis des sieeles et Ie r61e qu'elle ioue ou pourrail iouer dans I'amelioration de la sanle el des services de same dans la Region. n

En s'appuyant sur les remarques du Dr TANG! (Tonga) et du Dr TUKUITONGA (NouvelleZelande) selon lesquelles la medecine traditionnelle a en tait fortement contribue it ameliorcr la sante des populations de la Region, Ie mot contribution" doir done etre conserve et sur les suggestions des II

220

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

Dr CHAN (Hong Kong, Chine), TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) et OTTO (Palaos), Ie Dr

NOVOTNY accepte que Ie paragraphe 4 du preambule so it modifi" comme suit "Constatant la contribution apponee par la ffiedecine traditionnelle aux populations de la Region depuis des siecles et

Ie role qu'elle joue .ctuellement et pourrait jouer dans I'.melioration de I. sante et des services de sante dans la Region."

Le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d'Amerique) propose par ailleurs qu'au paragraphe 8 du preambuie, I'expression "permettra d'evaluer, documents it l'appui" soit rempiacee par IIdoit etre demontre".

Le DIRECTEUR REGIONAL suggere que, compte tenu des discussions de la veille, Ie mot "demontrer" risque d'avoir un sens trap rigide et trop etroit, impJiquant que la medecine traditionnelle ne serait evaluee que par les IDecanismes utilises en medecine occidentale, II fait rernarquer que

certains protocoles de medecine traditionnellc utilises dans la Region ant deja ete reconnus efficaces et sans danger. 11 suggere que l'expression proposee "est l1ecessaire pour demontrer\\ soit rempJacee par

"contribuera a I'elaboration des documents et a l'evaluation de".

Le Dr NOVOTNY (EI.ts-Unis d'Amcriquc) rcpond qu'il acceptera d'utiliser ['expression "est nccessaire pour elaborer les documents it l'appui". scientifique applicable aux soins de sante.

Le role de I'OMS est de foumir une base

Le Dr YEOH (Hong Kong, Chine) fait remarquer que les termes qui viennent d'etre proposes sous-entendent que la recherche menee actucllement sur I'innocuite et [,efficacite de la medecine traditionnclle n'est pas scientifique. Les methodes pratiquees sont peut-etre differentes de celles

utilisees dans les pays occidentaux mais cela ne signifie pas pour autant qu'elles ne soient pas scientifiqucs.

Le Dr TANG! (Tonga) souligne qu'il est important de conserver Ie mot "evaluation" dans la phrase en question.

Le Professeur SMALLWOOD (Australie) propose que I'expression "permettra d'evaluer, documents i l'appui" dans Ie texte original, soit remplacee par "complete nos connaissances". Cette expression replaccrait la connaissance scientifique dans son contexte mais ne limiterait pas Pevaluation

acette connaissance scientifique.

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

221

Le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d'Amerique) en convient et ajoute qu'il n'avait pas voulu dire que la recherche en medecine traditionnelle n'est pas scientifique. Decision: Le projet de resolution, WPRlRC52.R4). tel qu'amende, est adopte (voir la resolution

5.

PREVENTION DU TABAGISME ET LUTTE ANTITABAC: Point 15 de l'ordre dujour (document WPRlRC52/9) (suite) Le Dr TANG! (Tonga) explique que pour obtenir un engagement politique, l'essentiel est de

convaincre Ie ministre de la sante qui a une influence sur Ie parlement et Ie cabinet, Ia lutte antitabac

etant essentiellement liee a Ia sante.

Dans son pays,

it y a deux ans, il n'y avait encore aucune

politi que sur Ie tabac.

En I'espace d'une annee, un projet de loi sur Ie tabagisme a ete soumis au

parlement, la loi a ete votee : elle interdit toute promotion ou toute publicite sur Ie tabac, elle interdit de fumer dans les lieux publics y compris dans les moyens de transport et impose qu'au moins 50 % des places dans les restaurants et les lieux de restauration soient dans des zones I!non-fumeurs".

L'OMS a apporte son appui

a l'organisation de debats publics ala radio et il en est ressorti que cette loi

est largement soutenue par Ie public, alors meme que 50 % de la population masculine fume. L'industrie du tabac a fait pression sur Ie Ministre, qui a refuse d'en discuter par telephone. Le temps que les industriels l'aient appele au telephone, sa loi avait ete votee (volet d'un programme sur les maladies non transmissibles). Le Professeur NYMADA WA (Mongolie) explique que les Etats Membres doivent regrouper leurs efforts et partager leurs experiences, qu'elles soient bormes au mauvaises. La reus site du projet

des Tonga est encourageante et il espere que Ie Comite pourra beneficier du constat d'echec de son propre pays, ou des mesures antitabac exhaustives ant souleve une resistance agressive de la part des

compagnies de tabac internationales.

En 1994, Ie padement mongol a vote une loi sur la lutte

antitabac mais n'a pas cree de fond special antitabac issu des taxes sur Ie tabac. Grave omission. Le

lobby du tabac a reussi il faire passer des petits amendements a cette loi entre 1996 et 2000 : l'interdiction de la vente de cigarettes 10.

a l'unite a ete supprimee et la taxe sur Ie tabac a ete divisee par

Le gouvernement precedent avait activement soutenu les compagnies de tabac etrangeres en

Mongolie en 1997, avec l'organisation d'un evenement parraine par une marque de cigarette. Cet evenement coYncidait avec la dixieme Conference internationale sur la lutte antitabac, organisee Beijing, Chine.

a

Le Premier ministre et Ie Rapporteur du gouvemement precedent avaient inaugure

222

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

l'evenement parraine par l'industrie du tabac en Mangolie.

De ce fait, au caurs des ciog annees

precedentes, Ie nombre de cigarettes importees et la consommation par tete de cigarettes ont lOtIO

multiplies par 10. Cette loi etait bonne mais aucun financement n'a

ete prevu pour la soutenir.

Bien que la Mongolie ne compte que 2 millions d'habitants, Philip Morris y a ouvert un bureau en 2000 et a publie un ouvrage de 150 pages en Mongol exposant des arguments contre la Convention-cadre pour la lutte antitabac. Philip Morris avait organise une reunion de presentation de son livre mais avait pn!tendu que cette reunion etait organisee conjointement avec Ie Parlement. Au

COUfS d'une session plelliere du Parlement, la protestation d'un officiel a ete enregistree, sur l'utilisation illegale par Philip Morris du nom du Parlement. La Societe a presente ses excuses. Le Ministre de la

sante a ft!dige un nouvel amendement de la loi antitabac et l'a soumis au Parlement. Le Professeur NYMADAWA remercie Ie Bureau regional et Ie Gouvernement de PAustralie pour Ie souticn qu'ils apportent en eovoyant deux delegues de :Mongolie 11 un seminaire prevu en octobre 2001 sur Ie renforcement des moyeos de lutte antitabac. Le pays cssaie maintenant de

constituer un fond special en faveur de celte lulte. M. VAEV AE-PARE (Iles Cook) explique que Ie tabac et l'alcool constituent des problemes dans son pays, les habitudes de tabagisme et d'alcoolisme etant prises des l'adolescence. En 2000, Ie Gouvernement a augment.: les deux taxes de 30 % pour decourager encore les achats, en diminution depuis 1998. Toute mesure proposee, dans Ie document examine ou ailleurs, pour reduire la tabac~

consommation de

sera bien venue par son Gouvernement.

Le Dr HAN (Republique de Coree) convient que Ie tabagisme est un grave probleme de sante publique dans la Region, malgre les efforts croissants de l'OMS. Il soutient l'Initiative Pour un monde sans tabac et les campagnes contre Ie tabagisme. L'annee passee, Ie Gouvernement careen a apporte sa contribution financiere 11 plusieurs reprises 11 la Convention-cadre pour la lutte antitabac et prevoit de

renouveler sa contribution cette annee. La Republique de Coree compte un pourcentage eleve de fumeurs et tente de reduire la prevalence du tabagisme en imposant une taxe sur Ie tabac et en attribuant les fonds obtenus 11 l'educatioll. II espere que Ie nombre de fumeurs aura diminue en 2003.

Le Gouvernement de la Republique de Coree est en contact avec Ie Gouvernement du Japon en vue de faire de la coupe du monde de football 2002, accueillie par la Coree et Ie Japan, un evenement en faveur d'un monde sans tabac. Depuis la vi site en Republique de Coree du Ministre japonais de la sante, du travail et du bien-Stre social, Ie 31 aout demier, d'autres initiatives de collaboration avec

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

223

d'autres pays ont ete lancees pour que cette Coupe du monde so it un evenement en faveur de la lutte antitabac. II espere que les representants participeront aces jeux.

Le Dr YEOH (Hong Kong, Chine) remarque la richesse des experiences de lutte antitabac dans la Region. A Hong Kong (Chine), 14,4 % seulement des adultes de plus de IS ans sont fumeurs. Bien que ce raux soit bas, il Ie juge encore trop eieve. Il insiste sur 1a legislation actuelle contre la consornmation de tabac it l'interieur d'un lieu, ct avertit qulil ne faut surtout pas sous-estimer la

puissance du lobby du tabac qui tente de contoumer la legislation. A cet egard, iI considere que les mesures proposees par I'OMS ne sont pas assez specifiques.

II fait part de ses preoccupations sur Ie fait que, vu les nombreux points it I'ordre du jour, il n'y aura pas assez de temps pour les discussions. Le Directeur regional pourrait envisager de soumettre au

Comite un ordre du jour plus restrein!. Lorsque I'on a debattu isolement de un ou deux sujets, la vision globale de la strategie est perdue. Le Dr DA YRIT (Philippines) declare soutenir I'OMS et les Etats Membres dans la lutte antitabac. II signale l'augmentation inquietante. aux Philippines, du nombre de jeunes gens et de

femmes qui fumen!. Une premiere vietoire a ete obtenue avec la loi sur la puret'; de I'air, qui interdit de fumer dans les lieux publics, et notamment dans les moyens de transport public. La loi prevoit egalement d'interdire la publicite sur les cigarettes et 1a vente de cigarettes aux mineurs et de taxer les

produits du tabac. Toutefois, les projets de loi correspondants ne sont pas encore votes. Le Ministere de 1a sante s'est engage

aaccentuer 1a promotion contre Ie tabagisme, notamment

pour decourager les jeunes d'en prendre l'habitude. II s'est egalement engage it produire une legislation de lutte antitabac. Toutefois, Philip Morris vient d'ouvrir une usine aux Philippines: dans ce cas, les arguments economiques ront emporte sur les considerations de sante publique. II fait remarquer que

ni lui, ni ses eollegues du cabinet n'ont participe it I'inauguration de I'usine et que leur absence a ete signalee par les medias.

Le DIRECTEUR REGIONAL repond aux commentaires, expliquant que la coordination de la lutte antitabac sera renforcee par la survenue de deux evenements majeurs : J'un en Australie, auquel

taus les Etats Membres de la Region sont invites et I'autre en Nouvelle-Zelande, pour les pays OCeanlenS. Le representant de Papouasie-Nouvelle-Guinee a demande une analyse economique des couts et des avantages des supports de sensibilisation. II observe que des etudes economiques sur la lutte

224

COMITE REGIONAL: C1NQUANTE-DEUXIEME SESSIOl'-i

antitabac ont ete publiees par la Banque mondiale et a entrepris de demander institutions, des analyses sur des pays specifiques de la Region.

a celle-ci et a d'autres

II approuve totalement les

suggestions de Hong Kong (Chine) sur une approche mieux ciblee, pour donner aux Etats Membres plus de temps de parole. Le CORRESPOND ANT REGIONAL DE L'INITIA TIVE POUR UN MONDE SANS TABAC explique qu'il traitera des problemes specifiques avec les representants qui les ont souleves. II rend hommage

a I'equipe

de travail sur la lutle antitabac, grace it laquelle les Etats Membres, Ie

Bureau regional et d'autres organismes ont accompli de grands progreso II explique qu'il est necessaire de contrer l'agressivite de l'industrie du tabac. L'annee prochaine, les communications et la campagne de sensibilisation seront axees sur les iegisiateurs et les decideurs au niveau politique car I'etape decisive des negociations sur la Convention-cadre pour la lutte antitabac approche. Paralleiement, la

mise en place des moyens d'action est en cours it I'echelon local, pour donner aux professionnels de sante les moyens d'aider et d'encourager les jeunes

a ne

pas commencer

a fumer.

L'atelier sur

rinstauration des moyens d'action et les reunions inter-sessions en Australie font partie du processus

de collaboration. publique.

n explique

que 2002 sera une annee essentielle en termes de politique de sante

Lc VICE-PRESIDEI\T demande aux Rapporteurs de preparer un projet de resolution approprie.

6.

LUTTE CO:-lTRE LA TCBERCULOSE: Point 16 de rordre dujour (document WPRlRC521l 0) Le DlRECTEUR REGIONAL explique qu'au cours des deux annees precedentes, un grand

travail a ek accompli pour jeter les bases solides du Projet special Halte II la tuberculose. Les sept pays de la Region ayant la charge la plus elevee de tuberculose ont tous prepare un plan quinquennal strategique, avec leurs besoins en budget, en vue d'atleindre l'objectif "Ie DOTS pour taus en 2005". II felicite les sept pays d'avoir produit des plans complets et detailles, <'Iabores en etroite collaboration avec des partenaires et rOMS.

II declare qu'il est maintenant important d'acceIerer I'execution de ces plans. d'execution dependra de la volante des gouvemements

La rapidite

a lutler contre la tuberculose et il donne dans

son rapport des exemples tres encourageants d'engagement politique.

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

225

Malgre ces progres tres interessants, Ie DIRECTEUR REGIONAL rappelle aux representants que la Region doit encore faire face

a de

graves problemes.

Dans certains pays, I'engagement

politique nc s'est pas encore traduit par unc augmentation des fonds alloues tubereulose.

a la

lutte eontre la

Un autre probleme grave qui se pose it l'OMS ct aux Etats Membres est l'impaet de l'epiMmie de VIH sur la tuberculose. Le DIRECTEUR REGIONAL explique egalement qu'il faut prendre des mesures immediates

pour faire halte

a la tuberculose phannaCOH!sistante,

grace

a l'amelioration des taux de guerison et it

I'expansion de la strategie DOTS.

II est convaincu que si tout Ie monde travaille ensemble, les progres accomplis ces deux demieres annees seront egaies, voire surpasses. Mme HA (Viet Nam) remereie Ie Directeur regional pour son rapport sur la lutte contre la tuberculose. La phamlacoresistanee est un probleme grave, pas sculement dans la lutte contre la

tuberculose mais aussi dans la lutte contre d'autres maladies camme Ie paludisme. Devant 1a necessite

de mener une action ferme et concertee et de parvenir it une cooperation intemationale sur 1a pharmacoresistance, eIle demande que ce sujet solt porte 11 "ardre du jour de la prochaine session du Comite regional. Le Professeur SMALLWOOD (Australie) fait remarquer que l'Australie a I'incidence de

tuberculose la plus basse du monde. La Iutte contre la tuberculose continuera dfetre une priorite

a

laquelle I'Ausrralie apportera son appui. L'Australie a femlement so menu la strategie de breve durec sous surveillance directe (DOTS). Toutefois, il fait remarquer que eette strategie no pourra erre

appliquee que dans les pays qui en auront les moyens. Dans Ie cas contraire, les gouvememcnts et les bailleurs de fonds devront commencer par meltTe ces moyens en place. Le Professeur ]\;l'MADA WA (Mongo lie) explique que son pays a mis en application en 1994

un programme national de [utte contre la tuberculose. Grace est passe de 16 % en 1994

a ce programme, Ie

taux de notification

a 67 % en 2000 et Ie taux de guerison est passe de 62 % en 1994 a 81 % en

2000. II remereie I'OMS et les gouvernements du Danemark et du Japon pour Ie precieux soutien qu'ils ont apporte

a Son pays lors de la conception et de I'exeeution du programme.

226

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

En depit de cette reussite, la Mongolie reste I'un des sept pays presentant la charge de tuberculose la plus elevee de la Region. Le Ministere de la sante a donc mis en place un nouveau plan quinquennal de lutte contre la tuberculose. La Mongolie accorde desormais toute son attention

a la

propagation de I'infection parmi les populations des centres de detention ainsi qu'aux cas de phannacoresistance.

II signale qu'en 1994, des chercheurs de Mongolie (dont lui-meme) et des scientifiques de Chine et des Pays-Bas, ont decouvert un nouveau genotype de Mycobacterium tuberculosis qui s'est

propago dans les pays de I'Est asiatique, sembIable sous certains aspects au genotype multi-resistant isole il New York. Son pays souhaite accorder une plus grande attention

a la microbiologie de I'agent COUfS

causal de 1a tuberculose. En collaboration avec des partenaires exterieurs, des efforts sont en

pour tenter de combiner les nouvelles decouvertes et une approche plus pragmatique de lutte contre la tuberculose. La seance est levee

a 13 heures.

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

227

ANNEXE TABLE RONDE MINISTERlELLE SUR LA SANTE MEN TALE Resume presente par Ie Professeur Norman Sartorius Les exposes presenU:s par les experts invites ant

ete

sui vis d'une table ronde ministerielle.

Vingt-sept delegations ont pris la parole. Le personnel de I'OMS s'est procure les notes des orateurs, qui seront utiles pour correspondre et echanger des infonnations avec les reprt:sentants et qui senriront de documents d'infonnation lars des vi sites dans les pays et de l'examen des programmes.

Les questions qui ont fait l'objet d'une attention paniculiere au cours de la discussion sont les suivantes : Les pays et territoircs de la Region ont une experience

a 1a [ois etendue et variee des activites

prealables

a I'elaboration COUfS

de programmes de sante mentale. Certains aspects de cette experience ont seTait

ete exposes au

de 1a discussion: 11

utile d'obtenir un compte-rendu plus dctaille des

programmes enumeres par les ministres et de les communiquer en bonne et due forme aux Etats

Membres de la Region. Le sentiment qui se degage des observations faites

a ce sujet est que tous les

pays ont beaucoup aapprendre les uns des autres et que I'OMS devrait faciliter leurs echanges. En depit des differences de ressources, d'experience acquise et de contexte socioculturel, plusieurs ministres ont fait etat de cenains obstacles auxquels se heurtent Ics programmes de sante mentale : a) J'effet pemicieux de la stigmatisation associee

a la

maladie mentale sur la vie des

malades, sur celIe de leurs familles et sur rorganisation des so ins de sante mentale. La stigrnatisation deprecie egalement les programmes de sante mentale et les renvoie rang de priorite moindre. car ils sont pen;us comme etant de faible importance.

a un

b)

la discrimination dont font continuellement l'objet les malades mentaux dans les compartiments de leur vic, due en partie it l'ignorance, it ranciennete de la legislation et

au fait que la maladie mentale est malheureusement assimilee au statut de minorite et ala pauvrete.

c)

la discordance entre les dispositions legales et les principes modernes de la sante mentale : la legislation peut grandement aider les programmes de sante mentale si elle

228 Annexe

COMITE REGIONAL: ClNQUANTE-DEUXIEME SESSION

favorise Ie developpement des services destines aux pcrsonnes aneintes de troubles rnentaux, protege leurs droits et garantit un soutien aux personnes qui s'occupent d'elles.

d)

I'absence de donnees de qualite sur la situation actuelle et d'inforrnations sur les programmes qui ont donne de bons resultats.

Meme si beau coup de pays manquent cruellement de ressourccs humaines et

maH~rielles,

iis ne

sont pas pauvres au point de ne pouvoir mettre en route un programme de sante mentale.

Dans une telle situation, les activites de sante mentate peuvent etrc modestes de par leur taille

et leurs objeetifs et devront puiser plus qu'ailleurs dans les ressources que constituent les familles et les autres sources traditionnelles d'appui. Les catastrophes, qU'elles soient causees par l'homme ou non, sont particulierement fn!quentcs

dans la Region. Elies ont des effets sur la sante mentale qui perdurent parfois longtemps apr;'s Ie sinistre. La prevention des catastrophes et les mesures de riposte n'en semient que meilleures si elies comprenaient une composante sante men tale. Les famines et autres soutiens communautaires peuvent apporter une aide precleuse aux

services de sante mentale et devraient paniciper a leur planification et

aleur evaluation.

Pour ce faife,

eIles doi vent cependant etre conseillees, soutenues moralement et beneficier d'une aide materielle. La fonnation do personnel cxistant aux soins de sante mentale, les programmes universitaires et les etudes de doctorat devraient comprendre une composante sante men tale. L'OMS devrait animer cette fannation au niveau des pays et au niveau regional. La plupart des recommandations sont utiles et devraient etrc facilemem acceptees. Pour

qu'elles se traduisent par des resultats concrets, il emponera de donner des directives pratiques inspirecs des principes d'action et des recommandations et ajustees aux besoins et aux moyens des

pays. Parmi ces directives, celles qui concement la promotion de la sante mentale et la collaboration avec les familles doivent etre prioritaire.

Pour reformer les programmes de sante mentale, il faut adopter une nouvelle conception, it reorienter les systemes de sante, qui de\Taient offrir des soins de proximite, et faire evoluer les

mentalites au sein de la population et des gouvernements. De tels changements exigent du temps, et il

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

229 Annexe

est donc important que I'OMS et les pays considerent les programmes de sante mentale comme des entreprises de longue haleine. Deux des questions soulevees par les participants i la table ronde ont des retombees qui depassent Ie cadre de la sante mentale. II s'agit tout d'abord de la notion de spiritualite dans les sa ins de sante et son inclusion dans la definition que donne I'OMS de la sante. Si les aspects techniques et scientifiques peuvent etre traites par Ie programme de sante mentale, s'agissant par exemple des activitcs relatives

a la

qualite de la vie recommandees par 1a strategic n!gionaie de sante mentate,

l'incidence politi que de cctte question depasse Ie cadre des discussions sur 1a sante mentale. La deuxieme concerne la participation des differentes branches du gouvernement aux programmes de sante mentale: les modalites de cctte collaboration peuvent et doivent etre detenninees par les responsables de la sante mentale, mais cctte question a des retombees qui

concernent I'ensemble du ,ecteur de la sante et taus les programmes de I'OMS

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения