Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Publications

Activité de l'OMS en 1953: rapport annuel du Directeur général á l'Assemblée mondiale de la Santé et aux Nations Unies

Всемирная организация здравоохранения
Открыть оригинал документа

Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.

Полный текст

ACTES OFFICIELS DE

L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ N° 51

ACTIVITÉ DE L'OMS 1953

RAPPORT ANNUEL DU DIRECTEUR GÉNÉRAL A

L'ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ET AUX

NATIONS UNIES

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE PALAIS DES NATIONS

GENÈVE Mars 1954

ABRÉVIATIONS

Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation Mondiale de la Santé: AAT BAT

Administration de l'Assistance technique Bureau de l'Assistance technique

BIT BSP

Bureau International du Travail Bureau Sanitaire Panaméricain

CAC CAT

Comité administratif de Coordination Comité de l'Assistance technique

CEAEO CEAL CEE

Commission Economique pour l'Asie et l'Extrême -Orient

Commission Economique pour l'Amérique latine Commission Economique pour l'Europe Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales

CIOMS

FAO FISE

Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture Fonds des Nations Unies pour l'Enfance Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies Organisation de l'Aviation Civile Internationale

FMANU OACI OIC

- Organisation Internationale du Commerce (Commission Intérimaire) Office International d'Hygiène Publique

OIHP OIT

- Organisation Internationale du Travail Organisation Météorologique Mondiale

OMM OSP

UIT UNESCO

- Organisation Sanitaire Panaméricaine - Union Internationale des Télécommunications Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture

UNKRA UNRWAPRNE

- Agence des Nations Unies pour le Relèvement de la Corée Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient

IMPRIMÉ EN SUISSE

TABLE DES MATIÈRES Pages

Introduction

y

PARTIE I - APERÇU GENERAL Chapitre 1. Chapitre 2. Chapitre 3. Chapitre 4. Chapitre 5. Chapitre 6. Chapitre 7. Chapitre 8. Chapitre 9. Chapitre 10.

Maladies transmissibles Bureau de Recherches sur la Tuberculose Services de santé publique Enseignement et formation professionnelle Services d'épidémiologie et de statistiques sanitaires Médicaments et autres substances thérapeutiques Envois de fournitures Publications et documentation Information Questions d'ordre constitutionnel, financier et administratif

3

18

20 36 42 49 55 57

59

62

PARTIE II - LES RÉGIONS Chapitre 11. Région africaine Chapitre 12. Région des Amériques Chapitre 13. Région de l'Asie du Sud -Est Chapitre 14. Région européenne Chapitre 15. Région de la Méditerranée orientale Chapitre 16. Région du Pacifique occidental 67 71

77

84 97 105

PARTIE III - COOPÉRATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS Chapitre 17. Coordination des travaux de l'OMS avec ceux d'autres organisations Chapitre 18. Programme élargi d'assistance technique en vue du développement économique 115 . .

122

PARTIE IV - LISTE DES PROJETS Projets terminés ou en cours d'exécution en 1953 CARTES 1.

129

2.

Règlement sanitaire international : Position au 31 décembre 1953 Le Continent africain

44 67

- 111 -

ANNEXES Pages 1.

2. 3.

4. 5.

Etats Membres de l'Organisation Mondiale de la Santé Composition du Conseil Exécutif Tableaux d'experts et comités Conférences et réunions organisées en 1953 par l'Organisation Mondiale de la Santé ou avec son aide Colloques et cours de formation professionnelle internationaux

155

156 157 162

164 168 171

6.

Conférences et réunions convoquées en 1953 par l'ONU et les institutions spécialisées, et auxquelles l'OMS a été représentée Conférences et réunions convoquées en 1953 par des organisations non gouvernementales et d'autres organisations, et auxquelles l'OMS a été représentée

7. 8.

9. 10. 11.

Calendrier provisoire des réunions constitutionnelles de l'OMS en 1954 Organisations non gouvernementales admises à des relations officielles avec l'OMS Budget ordinaire de 1953 Etat des contributions et avances au fonds de roulement

174

174 175

176 181

12. 13.

14. 15. 16.

Structure du Secrétariat du Siège Fonctionnaires supérieurs de l'Organisation Mondiale de la Santé Effectif et répartition du personnel Répartition du personnel d'après la nationalité Bourses d'études accordées en 1953

182 183

185 186

- IV -

INTRODUCTION

L'ANNÉE 1953 doit être considérée comme se rattachant encore à la phase initiale de l'Organisation Mondiale de la Santé, et, par suite, comme une année de croissance, d'adaptation et de consolidation. A tous les échelons, tant au Siège que dans les Régions, on a continué à dégager - et à mettre le plus possible en pratique - les leçons des tâtonnements et des erreurs, aussi bien que des réussites, qui ont caractérisé les premières années de l'OMS. Je suis certain que le lecteur ne cessera de trouver, au fur et à mesure qu'il tournera les pages du présent Rapport, des exemples d'activités qui, par leur conception et leurs modalités d'exécution, répondent plus exactement à ce qui est devenu l'une des préoccupations fondamentales de l'OMS: contribuer par tous les moyens disponibles au renforcement des services nationaux de santé.

Il ne saurait faire de doute, en effet, que la plupart des projets entrepris en 1953 reposent sur une définition des problèmes plus concrète et précise que précédemment. Il est non moins évident que des considérations nettement réalistes ont, dans une mesure toujours plus marquée, présidé au choix des méthodes et des techniques d'exécution. Et il est un fait capital dont chacun de nous se rend de mieux en mieux compte,

c'est que l'OMS doit organiser son action en reconnaissant que la santé mondiale est un élément, certes essentiel et central, mais un élément seulement du vaste domaine où s'exercent les efforts nationaux et internationaux en vue d'améliorer l'ensemble des conditions économiques et sociales dans le monde. La tendance à remplacer les mesures d'urgence par des programmes équilibrés destinés à répondre à des besoins à long terme a peut -être eu pour effet de dépouiller en partie certains des projets exécutés en 1953 du caractère spectaculaire que revêtaient, pour le grand public comme pour les techniciens, les initiatives antérieures de l'OMS. Cette perte se trouve toutefois largement compensée, à mon avis, par l'accroissement d'efficacité qui est résulté du fait que l'Organisation a pris plus clairement conscience des moyens par lesquels elle peut contribuer aux progrès de la santé et de la prospérité. Nombreuses sont les réalisations de l'OMS en 1953 qui, à des degrés divers, témoignent de cette évolution. En allant ainsi de l'avant, malgré les difficultés financières prolongées et extrêmement graves qu'il lui afallu surmonter pendant l'année, l'Organisation aprouvé une fois de plus sa force et son dynamisme.

* Pour résumer brièvement les principales tendances et caractéristiques nouvelles de l'activité de l'OMS en 1953, je crois utile de donner tout d'abord quelques exemples de l'aide directe que différents bureaux ou services de l'Organisation ont apportée aux administrations sanitaires nationales. Un exemple particulièrement frappant est l'étude effectuée par le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est, à la demande du Gouvernement de la Birmanie, en vue d'une réorganisation complète de la Direction centrale de la Santé de ce pays. Les recommandations soumises au Gouvernement, à la suite de cette enquête, ont été immé-

-V-

diatement acceptées. Pour la première fois, d'autre part, un cours destiné à la formation d'infirmières de la santé publique, sanctionné par la délivrance d'un diplôme, a pu être institué et mené à bonne fin dans cette Région. Dans toutes les Régions d'une façon générale, et plus particulièrement dans celles des Amériques

et de la Méditerranée orientale, la mise en oeuvre de projets sanitaires globaux (comme au Salvador, en Egypte, au Pérou, etc.) commence à se répercuter favorablement sur le développement des services locaux de santé. En démontrant à la fois la possibilité et l'avantage d'une coordination des efforts, les projets de ce genre incitent les gouvernements à mieux élaborer leurs programmes avant de passer à l'exécution, et ils encouragent les pays dont les services de santé publique sont encore en période de formation à instituer d'emblée des services rationnels et cohérents. Il est désormais manifeste que l'OMS devra faire appel à toutes les ressources de son ingéniosité pour perfectionner le mécanisme extrêmement complexe et forcément lent de la coordination et de l'intégration des services. Notre meilleur - et peut -être notre unique espoir à cet égard - est que les gouvernements soient de plus en plus nombreux à se rendre compte que pour être efficace, l'action sanitaire doit s'insérer dans un ensemble organique plus vaste, et que, dans chaque pays, le progrès nécessite l'amélioration simultanée des conditions sanitaires et des conditions économiques et sociales, qui sont étroitement interdépendantes.

Dans toutes les Régions, des efforts intensifs ont été accomplis en 1953 en vue de développer, par tous les moyens disponibles, l'enseignement et la formation professionnelle, de façon à assurer, pour les différents types de services sanitaires, un personnel compétent de techniciens et d'auxiliaires. Dans les Amériques, par exemple, le Bureau régional a aidé les écoles de santé publique qui accueillent des étudiants d'autres pays à améliorer leur enseignement et à s'équiper de manière à pouvoir former du personnel d'assainissement pour tous les pays de la Région. Grâce à l'organisation de conférences et de colloques plus nombreux, beaucoup de pays ont pu continuer à avoir accès aux informations scientifiques les plus récentes. La conférence régionale africaine sur l'enseignement infirmier, à laquelle participèrent des représentants de vingt pays et territoires, a été considérée comme l'amorce d'un échange régulier d'informations concernant les problèmes infirmiers en Afrique. La discussion a porté avant tout sur les types de services infirmiers qui répondent le mieux au stade actuel de développement de cette Région et sur les méthodes de formation professionnelle à adopter, étant donné le genre d'élèves, hommes ou femmes, qui désirent entrer dans la profession. L'intérêt que l'OMS porte au développement de l'éducation sanitaire de la population a été particulièrement mis en lumière en 1953 par deux conférences organisées à Londres et à Mexico. Ces conférences avaient pour but de permettre des confrontations d'expériences entre administrateurs médicaux et spécialistes de l'éducation sanitaire et de favoriser les progrès de l'éducation sanitaire dans les pays représentés. Les participants ont insisté sur le rôle essentiel que le personnel et les services d'enseignement peuvent jouer pour inculquer de bonnes habitudes d'hygiène aux enfants d'âge scolaire, à leurs parents et aux membres des collectivités rurales.

La première conférence mondiale sur l'enseignement de la médecine, qui s'est tenue à Londres sous les auspices de l'Association médicale mondiale et avec l'aide et la participation de l'OMS, a appelé l'attention des milieux compétents sur certains problèmes essentiels tels que la sélection des étudiants en médecine, les buts et les objectifs de l'enseignement médical, les techniques et les méthodes péda- VI -

gogiques et l'inclusion de la médecine préventive et de la médecine sociale dans le programme des études médicales. La première conférence asienne sur le paludisme, qui s'est tenue à Bangkok au mois de septembre,

constitue un excellent exemple d'échange d'informations scientifiques et techniques sur un plan interrégional. A cette occasion, les représentants des pays des Régions de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental et du Pakistan ont examiné les moyens de mieux coordonner à l'avenir les efforts locaux, de manière à réunir les zones de lutte contre la maladie, actuellement dispersées, en un ensemble continu, tant à l'intérieur des pays représentés à la conférence qu'au -delà de leurs frontières. Cette conférence a contribué, d'autre part, à montrer comment l'OMS pourra désormais aider plus efficacement les pays de cette partie du monde à exécuter un programme antipaludique s'étendant à tout le sous -continent. C'est également le paludisme qui a été discuté au cours d'une autre réunion importante organisée par l'OMS. L'expérience déjà ancienne que les pays de l'Europe méridionale ont acquise dans l'éradication du paludisme est à l'origine d'un colloque qui s'est tenu à Rome sur la lutte contre les insectes, et plus particulièrement sur les problèmes que pose actuellement la résistance aux insecticides. Etant donné le nombre croissant des programmes inter pays exécutés par l'OMS, il semble indiqué de dire quelques mots de l'orientation prise en 1953 par ces programmes dans l'une des Régions, celle de l'Europe. L'expérience acquise dans cette Région prouve, semble -t -il, que les colloques et les conférences, pour être réellement efficaces, doivent être précédés d'une étude préliminaire des problèmes et des services sanitaires des pays participants. Il est non moins évident que l'OMS doit être prête à aider les gouvernements, au terme d'une conférence ou d'un colloque, à en adapter les conclusions générales aux besoins et aux ressources de leurs pays respectifs.

Les chapitres consacrés aux services techniques du Siège montrent avec quel succès l'Organisation a continué à s'acquitter en 1953 de l'une de ses tâches fondamentales, qui est de dresser le bilan et de favoriser l'extension des connaissances théoriques et pratiques en matière de santé, en vue d'en assurer l'utilisation dans l'ensemble du monde. Un certain nombre de faits méritent d'être mentionnés à cet égard. Le Comité de la Quarantaine internationale, qui s'est réuni à Genève au cours de l'automne, a constaté avec satisfaction que la première phase d'application de la nouvelle réglementation sanitaire d'ensemble s'est écoulée sans avoir donné lieu à aucune difficulté, contrairement à ce qu'on aurait pu attendre, et que les questions de quarantaine internationale n'ont provoqué aucun conflit particulier nécessitant l'intervention du comité. La conférence des commissions nationales de statistiques démographiques et sanitaires, organisée à Londres avec la collaboration des Nations Unies, a fait largement progresser les efforts de l'OMS pour améliorer et uniformiser la présentation des statistiques dans le monde. Les recommandations formulées par cette conférence seront d'une grande utilité pour les commissions nationales, qui s'attachent, dans chaque pays, à encourager le rassemblement des statistiques sanitaires établies par les divers services de santé. Tout en poursuivant la préparation et la revision des étalons biologiques, l'OMS a été en mesure, tout au moins dans une de ses Régions, d'aider les pays à recourir à ces étalons sur le plan national. La première édition du Répertoire mondial des Ecolés de Médecine a été citée comme un excellent exemple de l'utile travail effectué par l'OMS.

Dans la présente introduction à !'oeuvre accomplie par l'OMS en 1953, je tiens à rendre hommage aux personnalités éminentes dans le domaine de la santé qui, en acceptant de faire partie de nos tableaux et comités d'experts, ont, en grand nombre, aidé cette année l'Organisation à s'acquitter de sa tâche. Je suis heureux de signaler à ce propos que les maladies rhumatismales, la poliomyélite, l'éducation sanitaire de la population et l'onchocercose ont figuré pour la première fois au nombre des sujets étudiés par nos comités d'experts. *

Je crois devoir aussi - en raison de leurs répercussions futures - évoquer la question des crises financières mentionnées au début de cette introduction. Par suite de l'importante diminution des fonds primitivement escomptés au titre du programme élargi d'assistance technique des Nations Unies, il a fallu à deux reprises, durant l'année, la première fois en février et la seconde en août, amputer les programmes de l'OMS. Grâce au Conseil d'administration du FISE, qui a bien voulu, au nom de cette organisation, prendre à sa charge certaines des dépenses afférentes au personnel affecté à nos projets communs, il a été possible de remédier à quelques -unes des difficultés, mais la situation financière demeure grave. On a dû réaliser des économies, mais en sacrifiant le recrutement et le remplacement du personnel, en se privant des services de spécialistes faute de pouvoir prolonger leur contrat, en réduisant les crédits prévus pour les bourses d'études et les fournitures et en annulant des projets nouveaux. Il est alors apparu vers la fin de l'année qu'à moins de nous résigner à perdre le bien le plus précieux de l'OMS -la confiance

des gouvernements dans la fidélité de l'Organisation à ses engagements - il nous faudrait trouver les moyens d'éviter le retour de crises de ce genre. L'OMS ne saurait asseoir son activité sur des fondements solides et durables si une partie de son programme global devait dépendre de ressources aléatoires. Je suis persuadé que la Septième Assemblée Mondiale de la Santé ne manquera pas d'assurer à notre Organisation les moyens financiers dont elle a besoin pour s'acquitter de la grande tâche qui lui a été assignée par les gouvernements du monde.

Le problème de l'analyse critique et de l'évaluation des programmes a continué à retenir notre attention en 1953. Il est évident que le moment viendra tôt ou tard où nous serons obligés de répondre avec plus de précision que nous pouvons actuellement le faire à la question que l'on entend poser de plus en plus fréquem-

ment: dans quelle mesure les programmes de l'OMS, qui s'étendent aujourd'hui à tous les continents, contribuent -ils à améliorer la santé dans le monde ? En outre, pour que nos plans gagnent en précision et en rigueur, il faut que nous sachions nous -mêmes si les travaux exécutés aboutissent aux résultats souhaités et que nous puissions déterminer, le cas échéant, la raison de nos échecs et les moyens de les éviter à l'avenir. L'expérience révélera peut -être que l'étude préliminaire effectuée en 1953 a été la première tentative concrète en vue de mettre au point les nouvelles méthodes qu'exige l'évaluation de l'activité sanitaire sans précédent

dont l'OMS assume la responsabilité. *

Le Népal et le Yémen ont été admis dans l'Organisation, ce qui a porté à 81 le nombre des Etats Membres, tandis que la qualité de Membre associé était étendue à la zone du Protectorat espagnol au Maroc. Dans la plupart des pays, on a constaté une compréhension et une acceptation croissantes du principe de la solidarité internationale dans le domaine de la santé, ainsi que des objectifs visés par

l'OMS. Le nombre élevé de pays qui ont organisé sur leur territoire la célébration de la Journée mondiale de la Santé en 1953 constitue un indice encourageant de cette évolution. Les autorités sanitaires nationales et locales ont mis à profit le thème choisi à cette occasion -« La Santé est d'or » - pour faire comprendre

au grand public le lien étroit existant entre la santé et la prospérité.

La période couverte par le présent Rapport se partage en deux parties à peu près égales: pendant la première, le Dr Brock Chisholm était encore en fonctions, tandis que la seconde est celle de mes débuts en qualité de Directeur général. En dépit du changement intervenu dans la direction de l'OMS, je crois pouvoir affirmer qu'il n'y a eu aucune solution de continuité, ni dans les principes ni dans l'action de

l'OMS. Ce fait témoigne de la sagesse et de l'esprit constructif qui ont permis à mon prédécesseur d'asseoir l'Organisation sur des bases solides et de s'entourer d'un personnel compétent entièrement dévoué à la cause de l'OMS. En présentant ce Rapport, j'exprime le vif espoir d'être en mesure, guidé par les organes directeurs de l'Organisation et aidé par tous mes collaborateurs, de m'acquitter des hautes responsabilités de ma charge d'une façon qui puisse jusqu'à un certain point être jugée digne de l'admirable exemple donné par le premier Directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé.

Directeur général

PARTIE I APERÇU GÉNÉRAL

CHAPITRE 1

MALADIES TRANSMISSIBLES Les maladies transmissibles posent encore actuellement de graves problèmes sanitaires et économiques, surtout dans les régions qui n'ont pu se développer dans des conditions favorables. Source d'infirmité, d'invalidité ou de mortalité pour les individus de tous âges, elles menacent plus particulièrement les enfants et les adolescents et diminuent la capacité de travail des populations. L'OMS avait tout d'abord concentré ses efforts sur les maladies dont la prophylaxie générale était déjà

au point ou pouvait être aisément organisée grâce aux connaissances existantes. L'intérêt porté à d'autres maladies, en particulier aux maladies à virus, a, par la suite, amené l'Organisation à modifier son attitude et elle joue aujourd'hui un rôle plus important dans la coordination internationale de la lutte contre toutes les maladies transmissibles sans distinction. La collaboration avec le FISE a grandement contribué au succès des programmes de prophylaxie générale de ces maladies. Dans l'orientation future et l'organisation pratique de la lutte contre les maladies transmissibles, il faudra tenir compte, en particulier, des éléments suivants : 1) Bilan des résultats acquis. C'est seulement par un examen critique des résultats obtenus que l'on parviendra à éviter la répétition des erreurs commises, à généraliser l'emploi de méthodes qui se seraient révélées efficaces dans une région déterminée, et à orienter utilement les recherches techniques en vue d'améliorer les méthodes et de réduire les frais. 2) Adaptation des nouvelles méthodes de lutte à l'organisation de campagnes de masse. Il y aura lieu d'entreprendre à cet effet des essais pratiques soigneusement préparés et de les réaliser dans des conditions permettant d'aboutir à des conclusions précises. A titre d'exemples de méthodes se prêtant aux campagnes de masse, on peut citer l'injection d'une dose unique de pénicilline additionnée de monostéarate d'aluminium (PAM) pour lutter contre le pian à Haïti et contre la syphilis endémique en Bosnie ; on peut mentionner d'autre part l'inoculation aux chiens, pour la lutte contre la rage, d'une seule dose du nouveau vaccin préparé sur embryon de poulet, grâce auquel la fréquence de cette maladie s'est maintenue, dans une région d'Israël naguère fortement enzootique, à un niveau très faible au cours d'une période d'observation de trois ans. Le traitement en série du trachome par les antibiotiques est également à l'étude. 3) Recherche de nouveaux moyens pour le traitement de maladies dont la prophylaxie n'est pas encore au point. Cette recherche exige l'étude de la littérature mondiale - entreprise de longue haleine -, la collaboration avec des instituts nationaux et internationaux et avec divers spécialistes, ainsi que la coordination des résultats obtenus, l'ouverture d'enquêtes sur des problèmes spéciaux et l'organisation d'essais pratiques. C'est le stade auquel se trouvent actuellement les recherches sur la grippe, la poliomyélite, la brucellose, la fièvre Q, la lèpre, les parasitoses et d'autres maladies endémo -épidémiques importantes.

Les recherches entreprises et les mesures appliquées dans les différents pays pour combattre les maladies transmissibles, ainsi que les efforts poursuivis par l'OMS au cours du dernier lustre en vue de coordonner ces recherches sur le plan international et de faciliter l'application pratique de leurs résultats, ont conduit à trois conclusions importantes. La première est que certaines maladies transmissibles, dont la variole offre un exemple typique, peuvent être combattues avec succès : cette tâche pour laquelle on dispose de toutes les connaissances techniques nécessaires n'exige que l'organisation de services nationaux. On peut ranger également dans cette catégorie les affections intestinales, telles que les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, la dysenterie et le choléra, qu'il serait possible de maîtriser complètement à condition que les pays aient la volonté et le pouvoir d'adopter, le cas échéant avec une aide internationale, des mesures rationnelles d'assainissement. Il existe, en second lieu, un groupe de maladies transmissibles dont il est possible de réduire la fréquence à un point tel qu'elles cessent de poser de graves problèmes de santé publique. Dans toutes les régions du monde -à l'exception de l'Afrique et de certaines parties du Pacifique occidental où diverses questions techniques n'ont pas encore été résolues dans ce domaine - la suppression du paludisme en tant que problème de santé publique ne soulève plus que des questions d'organisation et de financement. Un autre exemple peut être mentionné : la fréquence des tréponématoses, comme la syphilis endémique et le pian, peut être réduite au moyen de campagnes de prophylaxie générale judicieusement conçues.

-3-

4

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

La troisième conclusion est que la coordination internationale des recherches permet, dans certains cas, d'aboutir plus rapidement à des résultats que si les travaux se poursuivent exclusivement sur le plan national : on peut citer, à titre d'exemple, les études coordonnées concernant le sérum antirabique hyperimmum grâce

auxquelles il est maintenant reconnu que le sérum hyperimmum, associé à la vaccino- thérapie, doit être utilisé pour tous les cas humains de contamination grave et injecté le plus rapidement possible après l'infection. Les principes et les méthodes de la lutte contre les maladies transmissibles ont subi diverses modifications au cours des dernières années : 1) L'introduction des antibiotiques permet désormais de recourir à des campagnes de masse contre certaines maladies. Les nouvelles recherches effectuées au cours de l'année écoulée concernant certains antibiotiques polyvalents n'ont pas sensiblement enrichi les moyens de lutte contre ces affections.

2)

Les insecticides à effet rémanent se sont révélés d'une grande utilité pour lutter contre le paludisme et, d'une

façon générale, contre les espèces vectrices de maladie, tout particulièrement contre le pou transmetteur du typhus. Les problèmes posés par la résistance des espèces vectrices aux insecticides et par le pouvoir absorbant des parois en terre séchée ont continué à faire l'objet d'études. 3) Dans la lutte contre la tuberculose, l'OMS s'est principalement préoccupée d'empêcher la propagation de l'infection. En raison de la résistance mycobactérienne et de l'observation de certains effets secondaires, il importe de ne recourir aux antibiotiques qu'avec beaucoup de prudence et de discernement ; les constatations faites au cours de l'année ont confirmé que l'isoniazide ne se prête dans ce domaine qu'à une application limitée.

Bien que l'efficacité de la gamma -globuline dans la lutte contre la rougeole et contre l'hépatite infectieuse ne soit plus contestable, il convient d'éviter toutes conclusions prématurées quant à la possibilité d'utiliser 4)

largement cette substance pour combattre la poliomyélite. La recherche de vaccins efficaces contre cette dernière

maladie en est encore au stade expérimental. 5) Des recherches sont en cours concernant la possibilité d'utiliser les sulfones en vue d'un traitement en série de la lèpre. L'isolement des lépreux à l'hôpital n'est plus considéré aujourd'hui comme offrant le seul moyen efficace de lutter contre ce mal : le dépistage précoce et le traitement ambulatoire des malades dès la constatation des premiers symptômes constituent actuellement des méthodes plus rationnelles de prophylaxie générale.

En ce qui concerne la bilharziose, il apparaît que le recours aux molluscocides - en dépit des espoirs qu'autorisent les nouveaux produits - ne suffit pas à lui seul pour combattre la maladie. Il est nécessaire de poursuivre les recherches écologiques sur les mollusques vecteurs. 7) L'utilité de la coordination des recherches internationales dans la lutte contre les maladies à virus n'est plus à démontrer. Cette méthode a permis de déterminer rapidement le type de virus responsable de l'épidémie de grippe de 1953. Elle a, d'autre part, joué un rôle décisif dans la délimitation des zones d'endémicité amarile. Les recherches concernant la résistance des vaccins antivarioliques desséchés aux variations de température ont été poursuivies, de même que les travaux portant sur la standardisation des méthodes de diagnostic et des techniques de laboratoire ; on s'efforce de trouver des méthodes simples et efficaces d'analyse en laboratoire à l'intention des équipes opérant sur place. 8) Pour ce qui est des zoonoses, on met actuellement au point, outre le vaccin antirabique sur l'aeuf dont il 6)

a été question plus haut, des vaccins contre la brucellose qui semblent autoriser certains espoirs ; des expériences sont actuellement en cours en vue d'en contrôler l'efficacité sur les ovins et les caprins.

On a pu constater durant l'année l'importance croissante que revêt le problème de la toxoplasmose ; l'OMS a reçu des demandes d'avis au sujet de cette maladie. L'Organisation a, d'autre part, entrepris des travaux sur l'onchocercose. Outre diverses études parues dans le Bulletin, des monographies consacrées à la grippe, au paludisme, à la peste, à la poliomyélite, à la rage et au pian ont été publiées ou étaient en préparation. Des conférences ou des colloques régionaux et inter -régionaux ont été organisés pour discuter des questions relatives au paludisme, à la lutte contre les insectes, à la fièvre jaune et à l'hygiène du lait. En outre, les comités d'experts du paludisme, de l'onchocercose, de la poliomyélite, de la rage et de la vaccination antituberculeuse, ainsi que le Sous -Comité de la Sérologie et des Techniques de Laboratoire pour les maladies vénériennes et les tréponématoses, se sont réunis durant l'année. Les discussions techniques organisées pendant la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé, et qui avaient pour thème la tuberculose, les maladies vénériennes et le groupe des fièvres typho- paratypholdes, ont contribué

à mieux faire connaître et à propager sur le plan international les diverses méthodes de lutte contre ces maladies. Les résultats de ces discussions ont été publiés dans un numéro spécial de la Chronique.' 1 Chron. Org. mond. Santé, 1953, 7, 205 -229

MALADIES TRANSMISSIBLES

5

L'exposé qui suit montrera que l'OMS s'occupe d'un grand nombre de maladies transmissibles. Mais qu'il s'agisse de l'aide accordée aux Etats Membres pour la lutte contre les affections de cette catégorie, ou de la coordination des recherches sur l'application des méthodes nouvelles, l'Organisation a donné à son programme une telle ampleur qu'il ne lui sera plus possible d'entreprendre de nouvelles activités importantes avec le personnel dont elle dispose actuellement. L'OMS devra donc, dans l'avenir immédiat, borner ses efforts à quelques -uns des problèmes majeurs qui ont retenu son attention jusqu'ici.

Paludisme L'OMS a poursuivi activement l'exécution de programmes de démonstration et de formation professionnelle et de projets pilotes dans le domaine de la lutte antipaludique. Au début de 1953, des travaux étaient en cours dans

française par des fonctionnaires du Gouvernement

français, qui avaient reçu des avis techniques de

dans la Nigeria par les autorités de ce territoire, avec l'assistance d'un entomologiste envoyé par Des experts- conseils de l'OMS et des membres du Secrétariat de l'Organisation ont visité, à la fin de 1952, la Gambie, la Côte de l'Or, la Nigeria et le Sierra Leone.

l'OMS. Un autre projet important a été mis sur pied l'OMS.

20 pays. Dans la région de Terai (Inde), ainsi qu'au

Viet -Nam, le personnel de l'OMS a été rappelé durant l'année ; ce sont les gouvernements intéressés qui assurent désormais la continuation et l'extension des opérations. De nouveaux projets ont été entrepris

au Brunéi, au Cameroun français et au Libéria. A la fin de l'année, 21 pays bénéficiaient de l'aide de l'OMS pour la lutte antipaludique. L'exécution de vastes programmes nationaux à long terme, dont il a été question dans le Rapport annuel de 1952, s'est poursuivie de façon satisfaisante. Il est encourageant de constater que des

En raison de l'ampleur prise par les programmes nationaux de lutte antipaludique, on a été conduit à envisager la possibilité de combattre la maladie à l'échelon régional ou inter -régional, afin de consolider les résultats acquis et d'encourager une action de plus

grande envergure encore. Ces problèmes furent

programmes analogues ont été adoptés par de nombreux autres pays ; c'est le cas notamment des Phili-

examinés tout d'abord à la première conférence asienne sur le paludisme, convoquée à Bangkok au mois de septembre par le Bureau régional de l'Asie

pines oí1 un projet pilote, entrepris en 1952 avec l'aide de l'OMS, a permis de démontrer l'efficacité des insecticides à effet rémanent dans la lutte contre le paludisme transmis par Anopheles minimus .iavirostris ; aussi ce programme a -t -il été étendu au cours de la seconde année à toutes les régions impaludées de Mindoro et de deux îles de moindre superficie, et des plans ont été établis en vue de l'extension de l'action antipaludique à l'ensemble du territoire des Philippines. Au Liban, où l'équipe de l'OMS a terminé ses travaux à la fin de 1953, le Gouvernement,

du Sud -Est, avec la collaboration du Siège et du Bureau régional du Pacifique occidental. Cette réu-

nion a groupé des délégués de 14 pays différents

appartenant à trois Régions, des représentants de la Foreign Operations Administration qui dirigent l'exécution des programmes entrepris dans un certain nombre de pays, du FISE et de la Commission du Pacifique sud, ainsi que des membres des équipes de l'OMS (voir également page 78). L'année 1953 pourrait bien marquer un tournant

bénéficiant des avis techniques et d'une aide de l'Organisation pour la coordination, a étendu de même les mesures antipalutiques à toutes les parties

dans l'évolution des méthodes de lutte de l'OMS contre le paludisme ; en effet les experts, au cours des

du pays où la maladie sévit. Enfin, une équipe de l'OMS a procédé à une étude complète de la situation existant à Taiwan, où les mesures prises englobent déjà une vaste région ; le Gouvernement se

propose d'en faire bénéficier, en 1954, toutes les zones impaludées de ce territoire. Les premiers résultats du projet pilote entrepris à Sarawak contre l'espèce vectrice A. leucosphyrus ont été encourageants et les recherches se poursuivent.

échanges de vues auxquels ils ont procédé durant l'année, ont examiné la possibilité - récemment démontrée en Grèce - d'interrompre les opérations antipaludiques actives après quelques années de lutte efficace contre la maladie, sous réserve que l'opportunité de cette décision soit fondée sur des critères sûrs et que l'interruption s'accompagne de précautions judicieuses. Les premières discussions internationales à ce sujet, semble -t -il, ont eu lieu à Istanbul, lors d'une réunion officieuse de spécialistes inscrits au Tableau d'experts du Paludisme, qui s'est tenue pendant le ye Congrès international de Médecine tropicale et du Paludisme ; elles furent reprises plus tard pendant la cinquième session du Comité d'experts du Paludisme ; enfin la question a été de nouveau examinée à la première conférence asienne sur le paludisme, mentionnée ci- dessus.

Pour l'étude des problèmes relatifs au paludisme transmis par A. gamhiae, des projets de même nature bénéficiant de l'aide de l'OMS sont actuellement en

cours au Cameroun français et au Libéria ; deux autres projets de moindre envergure ont été entrepris dans deux régions différentes de l'Afrique- Occidentale

6

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

La possibilité de suspendre les pulvérisations d'insecticides à effet rémanent après quelques années

de lutte antipaludique est de nature à encourager les gouvernements à adopter des programmes englo-

lutte antipaludique, retenir l'attention des pouvoirs publics. Le comité d'experts s'est, en outre, prononcé

nettement en faveur d'une coordination des programmes antipaludiques des divers pays. A défaut de quoi, les pays qui auraient extirpé le paludisme sur leur territoire demeureraient exposés au danger

bant l'ensemble du territoire national et à inciter d'autres pays à leur accorder une aide par un truche-

ment international ou bilatéral. Il est évident que l'interruption pourra être décidée avec d'autant plus

de sécurité que les opérations antipaludiques se seront étendues à une zone plus vaste ; il est, par

d'un retour de la maladie en provenance des pays voisins et devraient continuer, par conséquent, à

conséquent, indiqué, tant au point de vue technique que pour des raisons d'économie, d'englober dans les programmes toutes les régions impaludées du

territoire national et même, si possible, des pays limitrophes. Le fait qu'en 1953, après plusieurs campagnes annuelles consécutives de pulvérisations, une résistance au DDT des espèces vectrices locales

appliquer des mesures antipaludiques, tout au moins sur leurs frontières. L'une des principales questions figurant à l'ordre du jour de la conférence de Bangkok avait également trait à la nécessité d'une coordination internationale dans ce domaine. Le comité d'experts a examiné un certain nombre

d'autres questions techniques intéressant la lutte contre le paludisme. Il a réaffirmé sa confiance dans la possibilité d'atteindre le but initial de l'OMS,

a été constatée dans certains pays est un motif de plus pour aménager les programmes antipaludiques, entrepris dans un territoire ou un groupe de territoires, de façon à pouvoir interrompre le traitement par les insecticides avant que la résistance

à savoir l'élimination du paludisme en tant que problème de santé publique dans l'ensemble du monde ; il a suggéré que l'Organisation pourrait contribuer très utilement à réduire le coût des campagnes antipaludiques en encourageant des recherches expérimentales en matière d'organisation, de forma-

risque d'apparaître (selon les constatations faites jusqu'ici, celle -ci n'intervient jamais avant cinq ans).

Le fait que la transmission du paludisme a été

tion du personnel et d'emploi des insecticides. De nombreuses recherches devront encore être effectuées sur des questions fondamentales, telles que les

enrayée n'implique évidemment pas que les espèces vectrices ont été extirpées ; la densité anophélienne peut même demeurer à peu près aussi forte qu'avant les pulvérisations. Si des porteurs d'hématozoaires du paludisme pénètrent dans le territoire, la trans-

propriétés physiques et chimiques des insecticides, l'interaction de ces produits avec les surfaces murales

et leur mode d'action sur les insectes, ainsi que le moustiques vecteurs du paludisme dont il convient de tenir compte dans les pulvérisations d'insecticides à effet rémanent. Après avoir examiné une monographie préparée par un expert -conseil de l'OMS sur la toxicité de certains pesticides pour l'homme,$ le comité d'ex-

mission pourra certes reprendre, mais ce danger diminuera en proportion de l'augmentation du nombre de pays limitrophes où le paludisme aura été supprimé. En cas d'interruption des opérations antipaludiques actives, il est nécessaire de remplacer

celles -ci par des mesures destinées à empêcher le

retour du paludisme et à prévenir - ou à enrayer immédiatement - la transmission de la maladie. A cet effet, il sera nécessaire d'organiser un système de déclaration générale et immédiate des cas nouveaux de paludisme et de décentraliser, d'autre part, les services de diagnostic et de recherches épidémiologiques ; il peut s'avérer nécessaire, en cas d'épidémie, de faire procéder à nouveau à des pulvérisations d'insecticides (ce qui suppose évidemment que

perts a conclu « que le DDT et le HCH sont tout à fait inoffensifs dans leur emploi normal et que l'on pourrait employer la dieldrine, sous réserve de certaines précautions en attendant que ses propriétés

soient mieux connues ». Le comité a examiné de façon approfondie les progrès importants réalisés récemment dans la chimiothérapie du paludisme et a noté les difficultés auxquelles on se heurte pour obtenir les nouveaux produits en quantité suffisante

l'insecticide n'aura pas perdu son efficacité contre l'espèce vectrice au moment de l'interruption des opérations) et de recourir à la chimiothérapie. Il existe fort heureusement certains agents thérapeutiques modernes qui garantissent un pourcentage très élevé de guérisons radicales pour les deux

et à un prix modéré. Il a recommandé que l'OMS examine les moyens de remédier si possible à ces difficultés.

La possibilité de combattre le paludisme par des méthodes autres que l'application d'insecticides a également été discutée ; le comité d'experts a estimé que, si la lutte contre l'espèce vectrice doit figurer au premier plan des campagnes antipaludiques, il y

principales infections paludiques, et l'on dispose de ce genre.

également d'autres produits qui pourraient constituer de précieux auxiliaires en cas d'épidémie Le Comité d'experts du Paludisme, qui a tenu sa cinquième session à Istanbul au mois de septembre, peu avant la réunion de la conférence de Bangkok, a conclu que l'interruption des pulvérisations d'insecticides à action rémanente, sous réserve de précautions convenables, doit, après plusieurs années de

a encore place pour des méthodes traditionnelles telles que des travaux de construction et de drainage. D'autre part, le comité a été d'avis que les nouveaux

médicaments synthétiques peuvent présenter une valeur particulière dans la lutte contre la maladie ; 2 Barnes, J. M. (1953) Toxicité de certains pesticides pour l'homme, Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, NO 16)

MALADIES TRANSMISSIBLES

7

il peut être notamment indiqué d'y recourir lorsque, pour une raison quelconque, l'application d'autres méthodes s'avère impossible, ou en cas d'épidémie, ou encore si, après que les campagnes de pulvérisations d'insecticides à effet rémanent ont pris fin, il apparaît nécessaire de traiter les sujets présentant des rechutes ou les paludéens provenant de régions non protégées.

avec l'exécution des campagnes antipaludiques. Une aide a été accordée également à des instituts de paludologie et à des centres de formation professionnelle pour la lutte contre les insectes.

Une monographie sur la terminologie du paludisme 3 a été publiée par l'OMS en 1953. Pendant l'année, l'Organisation a encouragé et aidé effectivement la coordination internationale des recherches sur 1) la sensibilité des anophélinés aux insecticides, afin de déterminer l'apparition éventuelle d'une résistance, et 2) l'absorption des insecticides par les

L'OMS a offert des possibilités de formation professionnelle dans des domaines divers afin de répondre

aux demandes d'assistance de plus en plus nombreuses émanant de gouvernements désireux de renforcer leurs services antipaludiques ; elle a souligné l'intérêt que présentent, de ce point de vue, les activités des équipes, dans la mesure où celles -ci assurent une formation pratique complète en liaison

parois de terre séchée. On trouvera d'autre part, dans la dernière partie du chapitre 3, un exposé de l'assistance prêtée par l'OMS à l'UNRWAPRNE en vue de combattre le paludisme chez les réfugiés de Palestine.

Tréponématoses et maladies vénériennes L'OMS a participé, en 1953, à des campagnes de traitement collectif des maladies vénériennes et à l'exécution de projets de démonstration et de formation professionnelle entrepris dans un certain nombre de pays en collaboration avec le FISE. A la fin de l'année, plus de 15 millions de personnes avaient été examinées et plus de 4 millions traitées à la pénicilline. Quatre programmes - lutte contre le pian à Haïti et aux Philippines, contre la syphilis endémique en Yougoslavie et contre le béjel en Irak sont parvenus au stade de consolidation ; les conseildanger de contagion et de réduire la fréquence de la maladie dans une mesure voisine de la suppression radicale. Il en a été notamment ainsi de la syphilis endémique en Yougoslavie et du pian à Haïti. Des techniques mises au point au cours des trois

dernières années peuvent être appliquées sur une vaste échelle dans les campagnes de masse contre les

tréponématoses, avec un minimum de frais et un maximum de techniciens sans formation médicale ou paramédicale. Il a été établi que les dépenses s'élèvent, dans les campagnes de ce genre, à environ 25 cents des Etats -Unis d'Amérique par personne examinée et à approximativement $1,50 par malade traité à la pénicilline ; ce chiffre comprend les traite-

lers de l'OMS affectés au projet de lutte contre le béjel en Irak ont donc pu être rappelés, du personnel

national ayant été formé grâce à leur concours et les services sanitaires du pays étant suffisamment renforcés pour assurer désormais le développement du programme. Des progrès ont été réalisés également

dans l'action entreprise contre le pian dans l'Inde, en Indonésie et en Thaïlande. De nouvelles campagnes contre cette maladie ont été amorcées, au cours de l'année, au Bechuanaland, au Laos et au Libéria, et des plans ont été établis pour en lancer en Nigeria. On estime que ces deux derniers pays comptent ensemble un million et demi de cas de pian évolutif. On se propose, d'autre part, d'entreprendre une campagne méthodique de longue haleine visant

ments du personnel, le prix des médicaments, les frais de gestion et de transport, ainsi que toutes les autres dépenses engagées par les administrations sanitaires, par l'OMS et le FISE. Diverses difficultés d'ordre technique ou autre ont surgi. Si dans les campagnes de masse un traitement systématique des contacts s'avère indispensable pour des raisons épidémiologiques, ce principe n'est pas encore entièrement admis dans certaines régions, od il a fallu recourir à une méthode beaucoup

à maîtriser cette maladie dans toute l'Afrique tropicale, région où le nombre des malades est évalué à 20 ou 30 millions, ce qui peut représenter la moitié du réservoir mondial de l'infection pianique. Il est désormais prouvé que les campagnes de masse permettent de combattre efficacement les tréponé-

plus complexe, plus coûteuse et plus longue pour éteindre les nouveaux foyers et avoir finalement raison de la maladie. De plus, on hésite à reconnaître,

dans diverses régions, qu'il peut suffire, dans une

campagne de masse contre

les tréponématoses, d'administrer une dose minimum uniforme de PAM

matoses. On a pu notamment constater qu'il est

possible, grâce à l'exécution méthodique d'un projet soigneusement préparé, d'abolir complètement le

3 Covell, G., Russell, P. F. & Swellengrebel, N. H. (1953) Malaria terminology, Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, N° 13). Un lexique français analogue est en préparation.

8

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

en une seule injection, conformément à la recommandation du Comité d'experts des Maladies vénériennes et des Tréponématoses,4 bien que l'efficacité durable de cette méthode ait été maintes fois démontrée.

importante concernant l'étendue et la nature des problèmes posés par les maladies vénériennes ; elles ont fait mieux connaître dans ces pays les méthodes

La lutte contre les tréponématoses ouvre des

modernes de diagnostic et de traitement, et elles ont permis de doter le personnel national de cadres compétents et de renforcer les services locaux de santé.

possibilités d'améliorer les services ruraux de santé qu'il conviendrait d'exploiter avec plus de discernement. Il faut se préoccuper de bonne heure de coor-

donner la lutte contre le pian avec le programme général de santé publique du pays ; la phase de la consolidation est celle qui se prête le mieux à une fusion de ce genre ; à ce moment, en effet, « les habitants ont été alertés, la population a été dénombrée, du personnel a été recruté, les fondements d'un système d'enregistrement ont été posés et des services locaux de santé ont été institués dans de nombreuses régions ».6

L'OMS a organisé des recherches internationales en vue de déterminer la valeur de nouveaux sels de diamino -pénicilline à effets prolongés pour le traitement de la syphilis, du pian, du béjel et de la pinta ; l'emploi de ces agents permettrait de simplifier les méthodes utilisées tant dans le traitement individuel que dans les campagnes collectives. Elle a recueilli des informations sur l'utilité d'un test intradermique

Il ressort des constatations faites dans de nombreuses contrées - et plus particulièrement dans les pays évolués dotés de services antivénériens très actifs - que la syphilis d'origine vénérienne est en voie de régression. On estime que la possibilité de se procurer facilement de la pénicilline est l'une des causes principales de cette régression rapide de la

proposé récemment pour le diagnostic du pian ; afin d'assurer, d'autre part, une plus grande uniformité dans les méthodes thérapeutiques et les mesures applicables à la syphilis, l'Organisation a effectué une enquête sur les schémas de traitement utilisés par des spécialistes éminents dans les principaux dispensaires du monde. Elle a réuni également

L'un des rapports sur les discussions techniques qui ont eu lieu pendant la Sixième maladie.

une documentation sur la lymphogranulomatose vénérienne et sur l'urétrite non gonococcique en vue de déterminer l'importance que présentent ces infections pour la santé publique. Le Laboratoire international des Tréponématoses à Baltimore (Etats -Unis d'Amérique) a poursuivi ses recherches sur des problèmes biologiques fondamentaux relatifs aux maladies tréponémiques. Grâce au matériel pathologique recueilli lors de l'exécution de projets bénéficiant de l'aide de l'OMS, ce centre a été en mesure d'isoler différentes espèces et souches

Assemblée Mondiale de la Santé contient notamment les remarques suivantes : « Les perspectives à longue

échéance, en dépit du traitement par la pénicilline, ne justifient en aucune façon le relâchement de la vigilance ou l'abandon des efforts spécialement dirigés contre la syphilis par le moyen de programmes sanitaires de caractère général ou sélectif. Au

contraire, la pénicillinothérapie offre à l'administra-

de tréponèmes. Il étudie actuellement les effets de la température ambiante sur diverses espèces de tréponèmes, la mise au point de nouvelles techniques sérologiques, l'efficacité de certains nouveaux antibiotiques contre les tréponèmes et d'autres questions analogues de grande importance ; l'apparition pos-

teur de la santé l'occasion d'adopter une attitude réaliste et plus rationnelle, du point de vue économique et administratif, à l'égard de certaines phases des campagnes de masse contre les tréponématoses dans les zones fortement infectées. Dans les régions accrue à d'autres éléments essentiels du programme

à morbidité moyenne ou faible, le traitement par la pénicilline permet d'accorder une importance

de lutte (par exemple au dépistage, au contrôle post- thérapeutique, etc.). »6 Rien ne permet d'affirmer

sible de la pénicillino- résistance chez les souches tréponémiques continue à retenir l'attention. La mise au point, pour le séro- diagnostic, d'un test d'agglutination utilisant des tréponèmes tués cons-

titue un progrès marquant dans ce domaine. Ce test (TPA), à la fois sensible et hautement spécifique, permet, semble -t -il, d'envisager pour l'avenir une

toutefois qu'une telle régression se manifeste égale-

ment pour la blennorragie ou pour les diverses

autres infections vénériennes de moindre gravité. Il a été donné suite, dans dix pays, à des études et

simplification des techniques de laboratoire. Dans l'espoir de simplifier les méthodes sérologiques complexes et très coûteuses auxquelles les laboratoires et les services de santé publique doivent actuellement

à des projets de démonstration et de formation

professionnelle destinés à aider les gouvernements respectifs à mettre au point leurs programmes de lutte contre les maladies vénériennes. Dans deux de ces pays, en Egypte et dans l'Inde, les projets de ce genre ont été menés à bien ; les équipes qui y avaient opéré ont laissé sur place une documentation Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 63, 43 S Clark, E. G. Observations sur la campagne de lutte contre la syphilis endémique en Bosnie, dans Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 63, 47 -55 ° Chron. Org. mond. Santé, 1953, 7, 222

recourir, l'OMS se propose de procurer les quantités nécessaires d'antigène aux laboratoires de certains

pays en vue de leur permettre de déterminer la valeur de ce test en tant qu'épreuve de contrôle. laquelle ont collaboré 40 laboratoires appartenant

(TPI) a fait l'objet durant l'année d'une étude à à différentes régions. Le Sous -Comité de la Sérologie et des Techniques

Le test d'immobilisation de Treponema pallidum

de Laboratoire pour les maladies vénériennes et les tréponématoses a tenu sa troisième session à Copen-

MALADIES TRANSMISSIBLES

9

hague (Danemark) pendant l'été de 1953. Il a examiné

les travaux sérologiques effectués depuis 1950 et a

donné à l'OMS des avis concernant l'orientation de son activité future dans ce domaine. En vue de faire progresser la standardisation des réactifs ainsi

vité, en tant que préparations internationales de référence.

disation biologique du Statens Seruminstitut à établir trois sérums, présentant différents degrés d'acti-

que des méthodes et procédés de laboratoire, les préparations internationales provisoires de référence pour les antigènes cardiolipides ou à base de lécithine ont été renouvelées ; des études ont été amorcées

Les rapports reçus des laboratoires créés par les équipes de l'OMS dans les divers pays ont montré la valeur des méthodes quantitatives dans les épreuves

concernant la conservation de ces préparations ; des recherches ont été organisées, d'autre part, à l'aide d'antigènes cardiolipides, en vue de s'assurer que les résultats des épreuves pratiquées au moyen de diverses méthodes sérologiques peuvent être

sérologiques de diagnostic et de surveillance post thérapeutique des tréponémiques. L'OMS, qui continue à s'intéresser spécialement à la lutte contre les maladies vénériennes chez les gens de mer, a collaboré à un projet de démonstration

reproduits dans les différents laboratoires. Le laboratoire international pour les préparations sérologiques de référence, au Statens Seruminstitut de Copenhague, a établi une collection de sérums desséchés sous congélation présentant différents degrés de réactivité, préparés à partir d'échantillons

dans le port de Rotterdam, au cours duquel cinq groupes nationaux d'étude ont mené à bien leurs recherches sur divers aspects de l'action antivéné-

rienne dans les zones maritimes. Les rapports établis

de sang de donneurs syphilitiques et non syphilitiques. Un certain nombre de ces sérums ont été, depuis 1950, mis à l'épreuve dans 15 laboratoires de

différents pays, en vue de déterminer l'utilité des échantillons desséchés sous congélation pour l'étude comparative des méthodes sérologiques appliquées par les divers laboratoires. Lors de sa septième session, le Comité d'experts pour la Standardisation

et les informations recueillies par ces groupes ont servi de documentation de base pour l'organisation d'un premier cours international de formation professionnelle, qui a eu lieu durant l'année et qui sera suivi d'autres cours analogues. Deux monographies - un rapport sur la campagne de traitement en série de la syphilis endémique en Bosnie,7 et un recueil des communications faites lors du premier symposium international sur la lutte contre le pian, qui s'est tenu à Bangkok a - ont été publiées pendant l'année. Plusieurs études traitant tréponématoses ont paru dans le Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé.

de divers problèmes relatifs à la lutte contre les

biologique a examiné les progrès réalisés dans ce domaine et a autorisé le département de la standar-

Tuberculose On se base habituellement sur la mortalité tuberculeuse pour évaluer l'ampleur du problème que cette Les chiffres actuellement disponibles concernant

maladie pose dans les différents pays. Les données obtenues pour les régions du monde où il existe des statistiques de mortalité dignes de foi incitent à penser que ce problème a vite perdu de son importance au cours des années récentes dans les pays économiquement et techniquement évolués. Il est néanmoins de plus en plus évident que les taux de mortalité ne reflètent pas exactement l'étendue de la tuberculose dans un pays donné, ni l'évolution du problème épidémiologique. Dans beaucoup de contrées otl la mortalité tuberculeuse décroît rapidement, on ne constate pas de régression correspondante en ce qui concerne les cas nouveaux de tuberculose pulmonaire et le nombre de phtisiques infectieux connus. Il y a là une source de difficultés réelles pour les autorités sanitaires ; il est donc indispensable du point de vue de la santé publique

l'incidence ou l'importance de la tuberculose ne sont pas d'une grande utilité, d'abord parce qu'il n'existe pas de définition claire et universellement admise de ce qu'il convient de considérer comme des « cas », ensuite parce que la qualification de ces derniers dépend davantage du jugement des cliniciens que de critères objectifs. Il est évident que les résul-

tats des examens pratiqués sur différents groupes de population ne peuvent autoriser des comparaisons

valables tant que l'on n'aura pas fixé et adopté des règles uniformes sur la manière d'effectuer et d'interpréter ces examens. Ce problème se pose en particulier dans les pays qui ont demandé une assistance pour la mise en ceuvre de programmes méthodiques de lutte antituberculeuse ; c'est pourquoi syphilis: report on a mass -treatment campaign in Bosnia,

7 Grin, E. I. (1953) Epidemiology and control of endemic

d'établir un indice permettant d'évaluer de façon plus précise la situation des divers pays quant à la tuberculose. L'OMS s'est attachée à l'étude de cette question en s'efforçant d'obtenir des statistiques qui soient comparables sur le plan international.

Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, N° 11 --- édition anglaise seulement). Publié également dans Bull. Org. mond. Santé, 1952, 7, 1 -74 8 Organisation Mondiale de la Santé (1953) Premier symposium international sur la lutte contre le pian, Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, N° 15). Publié également dans Bull. Org. mond. Santé, 1953, 8, 1 -418

10

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

l'OMS a établi pour le diagnostic de la tuberculose pulmonaire un examen type qu'un certain nombre de projets permettront de mettre à l'épreuve. On a préparé des fiches uniformes d'observations et analyser les résultats des examens pratiqués sur des groupes de population (dans les dispensaires antituberculeux ou au moyen d'enquêtes). On compte que l'expérience qui sera ainsi acquise au cours des années prochaines sera de nature à faciliter beaucoup l'établissement d'une méthode uniforme de diagnostic

quatre millions de sujets ayant réagi négativement

à ces épreuves ont été vaccinés par quelque 65 équipes comprenant chacune un médecin et six dites, y compris les épreuves tuberculiniques, la

élaboré des méthodes pour enregistrer, réunir et

« techniciens du BCG ». Les opérations proprement lecture des résultats et la vaccination ont été assurées par ces techniciens, qui sont dépourvus de formation médicale ou paramédicale, mais ont été spécialement

préparés à l'organisation et à l'exécution de leur tâche. Les

dépenses afférentes à la

qui ralliera l'adhésion internationale et servira de fondement à la statistique de la tuberculose. En 1953, l'OMS a prêté son concours pour la création ou l'extension de services antituberculeux dans 24 pays, situés pour la plupart dans les zones tropicales ou subtropicales. Quelque 37 projets ont été mis en oeuvre ; ils peuvent être divisés en deux grandes catégories : d'une part, 21 projets de vaccination par le BCG, entrepris conjointement

entreprise dans l'Inde se sont élevées au total à US $350.000 (soit 3,5 cents par personne soumise à l'épreuve et 10 cents par sujet vacciné), dont US $50.000, soit un septième seulement, ont été fournis par voie d'assistance internationale. Le

campagne

avec le FISE, et d'autre part la création de 16

système de contrôle adopté permet d'évaluer les résultats de la campagne de vaccination collective d'après le degré d'allergie tuberculinique produite et les complications qui en résultent ; une équipe spécialement rompue à ce travail est chargée de dresser ce bilan. Cette méthode efficace et sûre pour les programmes

centres d'enseignement et de formation professionnelle, projets dont quelques -uns ont également bénéficié de la collaboration du FISE. Les difficultés actuellement rencontrées dans ce domaine sont pour une large part dues au fait que, même dans les pays évolués, la tuberculose a été considérée et traitée comme un problème clinique plutôt que sanitaire. On s'en est très souvent remis aux cliniciens pour organiser et diriger la lutte contre

de vaccination en série n'a pu être mise au point que grâce à une collaboration étroite avec le Bureau de Recherches sur la Tuberculose (voir chapitre 2). La standardisation minutieuse des techniques, indispensable en l'occurrence, est en effet subordonnée à des recherches préalables portant sur chaque tech-

nique particulière et à l'appréciation de l'effet des variations de technique qui résultent de l'emploi d'un personnel non médical.

cette maladie, de sorte que dans les hôpitaux la

thérapeutique a pris le pas sur la prophylaxie. Dans l'assistance qu'elle accorde, l'OMS vise avant tout

C'est en s'inspirant des mêmes principes fondamentaux que l'OMS s'est efforcée de mettre au point diverses autres méthodes propres à enrayer de façon

à assurer la protection des éléments sains de la

population. En effet, le but de la lutte antituberculeuse est avant tout de diminuer pour les bien portants

le risque de contracter la tuberculose et par conséquent de se voir frappés d'une incapacité temporaire ou même permanente de travail. La tuberculose étant une maladie contagieuse due à l'infection par le bacille de Koch, il importe de dépister le plus grand nombre possible de sources

plus directe la dissémination des bacilles tuberculeux et susceptibles d'être appliquées à des pays entiers, avec le minimum de frais et le plus large recours possible à un personnel non médical. Pour dépister les cas infectieux de tuberculose pulmonaire,

«l'examen type» peut être utilement pratiqué, à un coût relativement minime, sur de larges groupes de

de contage - au premier chef les phtisiques qui excrètent des bacilles - et de faire en sorte de neutraliser ou d'enrayer la propagation de l'infec-

population. Cet examen repose sur des moyens d'investigation qui sont à la portée du personnel susvisé : épreuve tuberculinique (Mantoux, 5 unités

tion à partir de ces sources. D'autre part, l'on devrait s'efforcer d'accroître la résistance à l'infection chez les éléments sains de la collectivité. Il est évident

internationales), examen radiologique de la cage thoracique (film de 70 mm), et examen des crachats

et des prélèvements faits dans la gorge en vue de déceler l'existence éventuelle de bacilles tuberculeux. Il semble que, dans les pays très ensoleillés, la tuberculose se transmette principalement ou exclusivement à l'intérieur des habitations et plus particulièrement la nuit. L'isolement des tuberculeux infectieux, la nuit,

que la lutte antituberculeuse ne peut aboutir à un

résultat d'ensemble dans un pays que si elle englobe toute la population. Il importe donc que les mesures recommandées soient de nature à recevoir une large

application, compte tenu des crédits, des moyens d'action et du personnel disponibles. Pour la vaccination par le BCG, l'OMS a recours actuellement à des méthodes susceptibles d'être généralisées, à frais relativement réduits et avec du

peut donc constituer en lui -même un moyen de réduire la transmission. Dans les pays jouissant de ce climat, l'OMS a donc recours aux visiteuses d'hygiène qui se rendent au domicile du malade et montrent de quelle façon il convient de recueillir et de traiter les crachats (par exemple en les exposant à la lumière solaire pour les stériliser) ; elles s'efforcent d'obtenir que le malade soit isolé la nuit à son domicile ou à proximité. Des méthodes de ce

personnel auxiliaire. Dans l'Inde, par exemple, la campagne de vaccination par le BCG a permis, en 1953, de soumettre à l'épreuve tuberculinique plus de dix millions d'enfants et d'adolescents ; plus de

MALADIES TRANSMISSIBLES

11

genre sont actuellement expérimentées dans l'exécu-

tion de nombreux projets bénéficiant de l'aide de l'OMS ; il est toutefois évident qu'il ne sera possible d'en déterminer la valeur réelle qu'après un certain nombre d'années. Des recherches internationales ont été entreprises en vue de trouver une méthode simple et efficace de diagnostic bactériologique susceptible d'être appliquée sur place par les équipes ; les résultats de ces

des inconvénients à les utiliser sans discernement. Il ressort des constatations faites jusqu'ici que la durée limitée des projets qui ont été établis dans le

passé ou qui sont envisagés pour l'avenir a pour

effet de diminuer la valeur de l'assistance accordée

par l'OMS. Il faut, en effet, un effort soutenu de

études ont été coordonnés en 1953 et l'essai des méthodes préconisées sera poursuivi à fond aussi bien

plusieurs années pour mettre sur pied dans un pays un programme efficace de lutte et pour former le personnel indispensable à son exécution. Une assistance internationale qui n'est assurée que pour une

brève période d'une ou de deux années ne peut guère avoir de valeur prophylactique réelle.

par des instituts bactériologiques agréés que lors de l'exécution de projets bénéficiant de l'aide de l'OMS. On a émis l'avis que les nouveaux médicaments tels que la streptomycine, l'acide p- aminosalicylique (PAS) et l'isoniazide permettraient de combattre

Le Comité d'experts pour la Vaccination anti-

efficacement la tuberculose dans les pays où elle sévit. Certes, ces remèdes sont de nature à prolonger

nettement la vie des bacillaires, mais rien ne permet encore d'affirmer qu'ils faciliteraient la prophylaxie de la tuberculose et il pourrait même y avoir

tuberculeuse s'est réuni au début de décembre. Des expériences et recherches récentes sur divers vaccins et leur mode d'emploi firent l'objet d'un examen. D'une manière générale, le comité approuva l'utilisation du vaccin BCG et sanctionna les méthodes et techniques employées pour les programmes de vaccination collective bénéficiant de l'aide du FISE et de l'OMS.

Hygiène publique vétérinaire et zoonoses Divers projets relatifs aux maladies qui se transrégions respectives, à organiser l'enseignement et à poursuivre des recherches sur des problèmes fondamentaux.

mettent de l'animal à l'homme ont été menés à alimentaire ont été étendues de façon à inclure, lactés et les substances ajoutées aux denrées alimen-

bonne fin durant l'année ; des études nouvelles ont été entreprises et les recherches concernant l'hygiène

Sur le plan technique, l'OMS collabore avec la FAO à une étude expérimentale de l'efficacité de divers vaccins antibrucelliques sur les chèvres et les moutons. Ces recherches, entreprises à Tunis, s'étendront sur deux à trois années. L'infection due à Br.

outre les viandes de boucherie, le lait, les produits

taires. L'OMS s'est acquittée de certaines de ces tâches en collaboration étroite avec la FAO, et toujours en liaison avec l'Office international des Epizooties, les comités permanents du Congrès international de Médecine vétérinaire et du Congrès international de Microbiologie. Les problèmes importants que les zoonoses posent pour la santé publique en milieu rural seront examinés dans le cadre des discussions techniques qui auront

melitensis chez l'homme et chez l'animal

demeure toujours dans de vastes parties du monde

il faut espérer que les travaux en cours à Tunis prévenir. Rage

le point le plus délicat de la lutte contre la brucellose ;

permettront de se faire une idée plus claire de l'épidé-

miologie de cette maladie et des moyens de la

lieu pendant la Septième Assemblée Mondiale de la Santé. Brucellose

Lors de sa deuxième session tenue à Rome au mois de septembre, le Comité d'experts de la Rage a dressé le bilan de plusieurs projets exécutés avec l'aide de l'OMS et a formulé certaines recommandations sur la base des résultats obtenus. Il convient de rappeler à ce propos qu'un essai d'application des

Le rapport sur la deuxième session du Comité mixte FAO /OMS d'experts de la Brucellose 9 a été

largement répandu et a eu pour effet de stimuler l'activité des centres FAO /OMS de la brucellose ;

avec la création d'un nouveau centre à l'Indian Veterinary Research Institute, à Mukteswar, le

nombre de ces centres a été porté à treize. Des sub-

ventions financières d'un montant limité ont été

consenties à quelques -uns d'entre eux pour les aider à entreprendre des études sur cette maladie dans leurs 9 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1953, 67

vaccins préparés sur embryon de poulet dans la lutte contre la rage canine a été entrepris sous le patronage de l'OMS dans l'Etat d'Israël au mois d'octobre 1950 ; d'autre part, l'OMS a donné en 1952 des avis techniques au Gouvernement de la Malaisie concernant l'emploi de ce vaccin pour combattre une grave épizootie. Les résultats acquis tant en Israël qu'en Malaisie ont été encourageants : ils ont prouvé que le vaccin préparé sur embryon

12

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

de poulet confère un haut degré d'immunité aux chiens vaccinés, ce qui a permis de ramener dans ces pays l'incidence de la rage au taux le plus faible qui ait été enregistré au cours des vingt -cinq dernières années. En outre, l'OMS a coordonné les recherches

sur l'utilisation du sérum hyperimmun associé au vaccin prophylactique de la rage chez l'homme. Il ressort de ces études que, venant s'ajouter au vaccin, le

admis ce sérum comme étalon international et des recherches ont été entreprises en vue de déterminer s'il se prête à la réaction d'agglutination aussi bien qu'à la réaction de déviation du complément. L'étude des méthodes de diagnostic de la fièvre Q sera de nature à faciliter les recherches relatives à d'autres rickettsioses. Les enquêtes épidémiologiques entreprises en vue de déceler l'existence de la fièvre Q ont été poursuivies dans vingt -huit pays. L'Organisation a accordé une

sérum confère une protection immédiate qui

persiste assez longtemps pour permettre à la vaccination de produire ses effets antigéniques. Il semble

donc raisonnable d'admettre que l'application de cette méthode à la prophylaxie de la rage humaine pourra pallier l'insuffisance de la vaccination dans les cas où, par suite de la gravité de l'infection, la période d'incubation de la maladie est trop brève pour que le vaccin puisse engendrer l'immunité. Il y a lieu de penser qu'en raison des résultats de ces recherches de nombreux pays modifieront les mesures

subvention d'un montant limité à l'Université de Cambridge pour encourager les biologistes à trouver des antigènes moins coûteux pour le diagnostic.

L'OMS a, d'autre part, commencé à coordonner

qu'ils ont adoptées contre la rage. L'OMS a préparé à la fin de l'année un manuel des

techniques de laboratoire relatives à la rage ;

les recherches concernant les réservoirs naturels de l'agent pathogène. Parmi les autres questions relatives à la fièvre Q qu'il importe d'élucider, on peut mentionner la pathogénie de la maladie dans les différents réservoirs animaux et sa transmission par les arthropodes ou par d'autres voies chez l'animal ou chez l'homme. Leptospirose

ce

manuel, qui contient les informations les plus récentes

concernant les méthodes de diagnostic et les tests d'activité du vaccin antirabique et du sérum hyperimmum, paraîtra dans la Série de Monographies de l'OMS. Les renseignements de ce genre n'existant

Les études concernant les méthodes de typage et de diagnostic dans la leptospirose ont été poursuivies. Il faut espérer que les techniques délicates que

généralement que sous une forme sporadique et

requiert actuellement l'établissement du diagnostic

fragmentaire dans la littérature consacrée à ce sujet, on estime que ce manuel rendra de grands services

pourront être simplifiées grâce à l'utilisation des réactions de macro- agglutination et de déviation du complément. Un expert -conseil a été envoyé en Espagne pour donner des avis au sujet d'une épidémie de leptospirose qui a éclaté parmi les travailleurs des rizières. (Voir également chapitre 14, page 92.) Tuberculose bovine et aviaire L'OMS a entrepris, en collaboration avec la FAO,

à tous les pays où la prophylaxie de la rage pose un problème. Des travaux ont été entrepris en vue de l'établissement, à l'usage des laboratoires nationaux désireux

d'étalonner leur propre sérum, d'une préparation internationale de référence pour le sérum antirabique hyperimmum.

L'OMS a créé, pour le contrôle de l'activité des vaccins et des sérums produits par les laboratoires

une étude en vue d'apprécier l'importance des

jusqu'au moment où ces laboratoires seront en mesure d'exécuter eux -mêmes les tests d'activité. Parmi les problèmes épineux relatifs à la rage qui attendent encore une solution, on peut mentionner : les accidents neuro -paralytiques provoqués par

nationaux, un service qu'elle se propose de maintenir

sources extra -humaines de l'infection tuberculeuse dans les divers pays de la Région de la Méditerranée orientale où opèrent les équipes antituberculeuses de l'OMS. Ces informations sont nécessaires afin de

déterminer avec plus de précision

l'injection à l'homme de vaccins à base de tissus nerveux, la lutte contre les réservoirs de l'infection que représentent les animaux sauvages, le traitement local des plaies et la dissémination, sur le continent nord- américain, de la rage transmise par la chauve souris. L'OMS continue à coordonner les recherches concernant plusieurs de ces problèmes. Fièvre Q

les résultats, chez l'homme, des épreuves tuberculiniques qui sont actuellement pratiquées dans cette Région. D'autre part, les travaux amorcés en vue de l'établissement d'un étalon international de tuberculine

aviaire PPD se sont poursuivis. Cet étalon sera Hygiène alimentaire

utilisé dans la réaction intradermique comparative qui sert à déceler la tuberculose chez le bétail.

L'OMS a envoyé en Birmanie, à Ceylan, dans l'Inde et à Costa Rica, des experts -conseils chargés de donner des avis sur des questions relatives à la

L'OMS a achevé les travaux relatifs à l'examen préliminaire d'un étalon international de sérum de la fièvre Q pour l'emploi en médecine humaine et vétérinaire (voir page 50). Sur la base des examens pratiqués par cinq laboratoires ayant collaboré à cette

salubrité des viandes de boucherie. Un colloque OMS /FAO se tiendra à Copenhague au mois de février 1954 pour discuter des problèmes qui se posent à ce sujet dans les pays européens. Un comité

étude, le Comité d'experts de l'OMS pour la Standardisation biologique a, lors de sa septième session,

d'experts FAO /OMS de la salubrité des viandes se réunira ultérieurement dans le courant de l'année.

MALADIES TRANSMISSIBLES

13

L'Organisation a collaboré également aux études concernant les normes auxquelles doit satisfaire un lait de bonne qualité (voir chapitre 3, page 22). Autres zoonoses

tation concernant l'histoplasmose, la toxoplasmose, la trichinose et la tularémie. Cette dernière maladie a été diagnostiquée pour la première fois en Yougoslavie avec l'aide de l'OMS. La toxoplasmose, maladie qui présente une importance croissante

dans plusieurs pays, figurait à l'ordre du jour du

Outre les avis donnés sur les zoonoses susmentionnées, l'OMS a fourni à plusieurs pays une documen-

VIe Congrès international de Microbiologie réuni à Rome au mois de septembre.

Maladies à virus et rickettsioses Les progrès constants réalisés dans les techniques virologiques permettent d'envisager le moment où le laboratoire des virus jouera, conjointement avec le laboratoire de bactériologie, un rôle essentiel dans le diagnostic et la prophylaxie des maladies transmissibles. Cette évolution s'impose d'autant plus que l'on met actuellement au point de nouveaux vaccins contre les maladies à virus ; il faudra donc recourir

lisé, ce qui ne sera pas le cas pour d'autres, tandis que pour une troisième catégorie de maladies le réseau actuel de laboratoires devra être complété. Grippe

On s'est efforcé d'étendre et d'améliorer le réseau des laboratoires de la grippe relevant de l'OMS. Lors

au laboratoire des virus pour pouvoir appliquer

de la grande épidémie de grippe A qui a sévi dans

rationnellement ces vaccins et d'autres mesures de prophylaxie générale que les nouvelles techniques ont rendues possibles. Le programme de l'OMS, dont la première phase a consisté à créer un réseau international de centres de la grippe, est parvenu actuellement à un stade où il est possible de l'étendre progressivement à d'autres maladies à virus qui appellent une coordination des recherches sur le plan international ; il s'agit, dans chaque pays, de jeter les bases de laboratoires spécialisés qui pourront ultérieurement se développer et travailler avec les autres laboratoires des services de santé publique. Une première mesure a été prise à cet effet en 1952, lorsque les spécialistes figurant aux tableaux d'experts de diverses maladies

l'hémisphère nord au début de l'année,

il

a été

possible d'acquérir une expérience particulièrement utile. Une vaste documentation épidémiologique a été recueillie et publiée dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire (voir page 46) ; des virus ont été isolés dans la plupart des laboratoires participants ; un compte rendu de l'épidémie, qui a paru dans le Rapport épidémiologique et démographique, indique notamment les résultats provisoires des recherches sur les virus effectuées au Centre mondial

de la Grippe et au Centre d'Etude des Souches pour les Amériques. Les études détaillées qui se poursuivent dans ce domaine feront l'objet de

ont été groupés en un tableau unique d'experts

des maladies à virus. Conformément à une recommandation du Comité d'experts de la Poliomyélite, certains laboratoires du réseau ont été invités à collaborer en 1953 aux études relatives à la poliomyélite.

rapports ultérieurs. Les essais d'application contrôlée de vaccins antigrippaux entrepris par les pouvoirs publics au Canada, aux Pays -Bas, dans le Royaume -Uni et aux Etats -Unis d'Amérique ont été suivis avec attention. On ne connaît pas encore les résultats définitifs de ces essais, mais il ressort, semble -t -il, des informations

Pour diverses autres maladies, qui comprennent la variole, les affections du groupe lymphogranulomatose- psittacose- trachome, les maladies causées

par les virus éliminés dans les selles, telles que les infections du groupe coxsackie, et l'hépatite à virus, des laboratoires sélectionnés ont été ou seront encouragés à participer au diagnostic

recherches. Le programme devra être très souple,

ou aux

provisoires que ceux -ci ont été décevants en ce qui concerne le degré de protection assuré par les vaccins qui ont été utilisés dans certaines de ces expériences. Pour un certain nombre d'autres essais, les résultats n'ont pas été concluants, la grippe n'ayant pas atteint des proportions épidémiques dans la région intéressée. Dans certains cas, enfin, les résultats n'ont pas encore été analysés.

car les mesures à prendre pour les diverses maladies à virus, bien qu'analogues en principe, diffèrent cependant dans le détail. Pour certaines maladies, il sera nécessaire de créer un laboratoire central spéciaio A l'exception de la rage et de la fièvre Q, dont il est traité plus haut

Il apparaissait évident, vers la fin de l'année, que les

efforts poursuivis par le Bureau régional des

Amériques en vue d'accroître le nombre des centres

de la grippe faisant partie du réseau de l'OMS en Amérique latine avaient déjà porté des fruits. Les réseaux de ces centres se développent également dans d'autres régions.

14

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Conformément à une recommandation formulée dans le rapport du Comité d'experts de la Grippe, qui a été publié durant l'année,11 les envois de réactifs

étalonnés aux laboratoires participant à l'étude ont commencé. L'OMS a créé, en outre, un service pour faciliter les échanges de tirages à part des publications traitant de la grippe. Un numéro spécial du Bulletin 12

la fin de l'année. On commencera par désigner dans chaque région ou continent un laboratoire capable d'entreprendre les travaux nécessaires. Ultérieurement, le réseau de ces centres de recherche sera élargi et développé de la même manière que le réseau des

centres de la grippe, compte tenu toutefois des différences que présentent les deux maladies. Fièvre jaune

a été consacré à la grippe ; il contient des études importantes (en anglais) sur divers aspects de cette maladie, y compris sa thérapeutique ; ces études ont Série de Monographies.13 Poliomyélite

paru également en anglais et en français dans la

Le Comité d'experts de la Poliomyélite a tenu à Rome, au mois de septembre, sa première session qui a été consacrée principalement à une discussion des opinions émises actuellement sur la nature réelle

L'enquête sur l'immunité entreprise par l'OMS en vue de déterminer la limite méridionale de la zone d'endémicité amarile en Afrique (voir les Rapports annuels de 1950, 1951 et 1952) a été achevée durant l'année. Au cours de cette enquête, environ 12.000 échantillons de sang humain ont été prélevés dans les

territoires suivants :

Congo belge, Mozambique, Rhodésie du Nord,

Angola, Bechuanaland,

de la maladie, ainsi qu'à l'examen des progrès réalisés récemment dans ce domaine, notamment en

Nyassaland, Rhodésie du Sud, Tanganyika et Union Sud -Africaine ; ces échantillons ont été envoyés au Johannesburg, qui les ont analysés en vue d'y déceler

ce qui concerne les méthodes de diagnostic et la possibilité d'une prophylaxie. Le comité a indiqué un certain nombre de mesures préventives qui pourraient contribuer à limiter la propagation de l'infection et à réduire la fréquence de la paralysie. Il

Virus Research Institute d'Entebbe, ainsi qu'au South African Institute for Medical Research à la présence éventuelle d'anticorps du virus amaril. Les résultats de ces recherches ont été examinés par

a estimé que le recours, en vue d'une prévention spécifique, à l'immunisation passive par la gammade vue de la santé publique ; il convient, en revanche,

le Comité d'experts de la Fièvre jaune, dont la deuxième session - tenue à Kampala, Ouganda, au mois de septembre -a été consacrée principale-

globuline ne présente que peu d'intérêt du point de fonder de grands espoirs sur la préparation de vaccins, actuellement en cours, bien que celle -ci en

ment à

soit encore au stade expérimental. La méthode de culture tissulaire du virus poliomyélitique a révolutionné les recherches relatives à cette maladie et le comité a recommandé de mettre un bien plus grand nombre de laboratoires en état de poursuivre ces travaux, car on parviendra peut -être ainsi à dépister l'infection poliomyélitique de la même manière que les infections typhoïdes. A titre de mesure provisoire, le comité a recommandé que des laboratoires régionaux soient chargés de procéder à l'identification et au typage des virus poliomyélitiques isolés dans

la délimitation des zones d'endémicité conformément au Règlement sanitaire international. Dans ses recommandations, le comité a énuméré les territoires qui doivent être considérés comme zones de réceptivité amarile et il a préconisé une nouvelle

délimitation des zones d'endémicité en Afrique et dans les Amériques (afin de remplacer celle qui avait été précédemment établie par l'UNRRA). Le

comité a pris en considération les requêtes qu'ont présentées divers gouvernements pour obtenir que soient exclus des zones d'endémicité les territoires exempts d'Aëdes aegypti. En formulant ses propositions concernant la délimitation méridionale de la zone d'endémicité en Afrique, il a tenu compte des résultats de l'enquête sur l'immunité. Pour les Amériques, le comité a recommandé de maintenir la

toutes les parties du monde et de poursuivre les recherches dans ce domaine, afin d'accroître les connaissances touchant l'épidémiologie de la polio-

délimitation provisoire établie par l'UNRRA en application de la Convention sanitaire internationale de 1933/1944 pour la Navigation aérienne. Il a, enfin, proposé de modifier sur certains points plusieurs articles du Règlement sanitaire international relatifs à la fièvre jaune et a recommandé l'adoption d'un programme varié de recherches sur cette

myélite et de faciliter l'utilisation rationnelle des vaccins au moment où il sera possible de s'en procurer

aisément. Il convient, d'autre part, de préparer les spécialistes du virus de la poliomyélite à appliquer les techniques de culture sur tissus. Le comité a, enfin, indiqué les problèmes sur lesquels il importe d'entreprendre d'urgence des recherches. Afin de donner suite à ces recommandations, certaines mesures préliminaires ont été adoptées dès il Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1953, 64 12 Bull. Org. mond. Santé, 1953, 8, 591 -824 13 Organisation Mondiale de la Santé (1954). La Grippe: état actuel des recherches, Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, N° 20)

maladie. Le Comité de la Quarantaine internationale, qui s'est réuni à Genève au mois d'octobre, a examiné lesdites recommandations. (Les travaux de ce comité sont exposés au chapitre 5, page 43.) La session du comité d'experts avait été précédée par un colloque sur les connaissances scientifiques actuelles concernant la fièvre jaune en Afrique.

Le vaccin antiamaril préparé par les Commonwealth Serum Laboratories à Melbourne, et celu

LA BILHARZIOSE

car leur vie gravite autour de ces canaux d'irrigation infestés de mollusques vecteurs de la maladie. L'homme et l'enfant, au premier plan, propulsent, à l'aide de la vis d'Archimède, l'eau du canal dans les rigoles qui alimentent les cultures. Chaque fois que leurs genoux sont inondés, les cercaires microscopiques émises par les mollusques risquent de leur attaquer la peau, puis de s'infiltrer dans leur organisme. Le danger couru par les lavandières n'est pas moins grand.

Des membres de cette famille de paysans égyptiens, aucun n'est à l'abri de la bilharziose,

Avec l'aide de l'OMS, qui lui fournit les services d'experts et contribue, au titre de l'assistance technique, à l'achat du matériel indispensable, le Gouvernement égyptien a entrepris contre la bilharziose une campagne expérimentale dans la région de Calioub : toutes les méthodes de lutte sont mises en oeuvre pour vaincre un fléau qui infeste le pays depuis la plus haute antiquité.

LE GOUVERNEMENT ÉGYPTIEN ENTREPREND, AVEC L'AIDE DE L'OMS, L'EXÉCUTION D'UN PROJET DE LUTTE CONTRE LA BILHARZIOSE

méthodes utilisées pour redes fins expérimentales, les mollusques que charrient les cours d'eau : Les petits conduits sont inspectés

Deux

cueillir, à

à

Les branches sont retirées de l'eau, et les mollusques attachés aux feuilles sont recueillis dans des sachets

droite).

l'aide de filets à main (photographies de gauche). Pour les grands canaux, on à

a recours feuilles de

des pièges constitués de palmier (photographies de

de toile. Sur la photographie du centre, un phi norbis pris au piège. Il s'agit du mollusque qui provoque la forme urinaire de la bilharziose.

Les mollusques recueillis dans la journée sont placés dans des bocaux remplis d'eau. L'examen de ces bocaux, vingt quatre heures après, permet, en révélant les émissions de cercaires, d'identifier les vecteurs de la bilharziose (photographies de gauche). Deux membres de l'équipe (photographie du centre) préparent des

mollusques pour détecter au microscope parasite de la bilharziose. Dans les centres de traitement de la zone expérimentale (photographies de droite), l'examen des échantillons d'urine permet de déterminer le taux d'infection de !a population. Les villageois reconnus le

positifs sont soignés dans ces centres.

CAMPAGNE CONTRE LES MALADIES OCULAIRES EN TUNISIE ET AU MAROC...

Une campagne contre les maladies oculaires (affections très répandues dans les pays méditerranéens) est organisée par les Gouvernements de la Tunisie et du Maroc (zone française) avec la collaboration du FISE et de l'OMS. A gauche, rassemblement d'habitants de la région

d'Ouarzazate pour la visite médicale; à droite, un ophtalmologiste fait des instillations (Tinerhir).

... ET EN ÉGYPTE, COLLOQUE SUR L'OPHTALMOLOGIE

Un des participants au colloque sur les maladies oculaires, le Dr Karl Lindner, professeur d'ophtalmologie à l'Université de Vienne, examine un malade.

Dans le même hôpital Kars el Aini du Caire, examen d'un cas de strabisme avant l'opération.

MALADIES TRANSMISSIBLES

15

qu'a préparé la National Drug Company, Swiftwater, Pennsylvanie, ont été approuvés par l'OMS pour la délivrance du certificat international de vaccination ou de revaccination contre la fièvre jaune. Des campagnes contre Aëdes aegypti et d'autres

infectieux suffisant, dans l'espoir de découvrir ainsi

une souche de virus qui serait ensuite étudiée en laboratoire. Typhus

insectes vecteurs de la maladie ont été organisées au Guatemala, dans le Honduras, au Nicaragua et

au Panama. L'OMS a continué, par ailleurs, recommander la vaccination méthodique

à de la

Une étude sur le typhus dans le nord de l'Inde a été entreprise en vue d'une campagne contre cette maladie. D'autre part, l'exécution des programmes de lutte s'est poursuivie en Afghanistan et au Pérou. Trachome

population exposée au virus de la fièvre jaune. Variole

Les recherches de laboratoire sur quatre vaccins antivarioliques desséchés ont été poursuivies durant l'année afin de déterminer le degré de leur perte d'efficacité. La longue série d'expériences entreprises à cet effet s'est à peu près terminée en 1953, mais les

Après la publication du premier rapport du Comité d'experts du Trachome 16 (voir le Rapport annuel de

1952), de nouvelles demandes d'assistance ont été présentées par des gouvernements désireux d'assurer la prophylaxie de cette maladie. En conséquence, des

résultats définitifs ne seront connus qu'après leur analyse statistique. Ces recherches seront suivies de nouvelles expériences de laboratoire et d'essais pratiques sur l'homme. Des progrès ont été réalisés, d'autre part, dans l'étude de l'emploi de la gammaglobuline pour la séro -protection et la sérothérapie de la variole, qui a été entreprise par la Fondation Hooper de l'Université de Californie, avec la collaboration du Directeur général de la Santé du Gou-

experts- conseils de l'OMS ont entrepris une série d'enquêtes importantes en Iran, au Maroc (zone française), à Taiwan et en Yougoslavie ; l'expert -conseil envoyé à Taiwan a également effectué des enquêtes

préliminaires dans d'autres pays de la Région du Pacifique occidental : Brunéi, Cambodge, Hongkong, Malaisie, Nord -Bornéo, Philippines, Sarawak, Singapour et Viet -Nam. Des projets pilotes de lutte contre le trachome ont été entrepris en collabo-

vernement de l'Inde et des autorités sanitaires de New Delhi et de Madras. Les résultats obtenus jusqu'ici sont encourageants, mais il y aura lieu de poursuivre cet ordre de recherches avant de pouvoir formuler des conclusions définitives. L'Organisation a collaboré à ces travaux, dont elle suit attentivement le cours.

Les comités régionaux, les experts inscrits aux tableaux de l'OMS et d'autres spécialistes ont été consultés sur certaines questions techniques de nature

ration avec le FISE, le Conseil d'administration de cette organisation ayant, au cours de l'année 1953, accepté que la lutte contre cette maladie figure au nombre des activités du FISE. Des projets de traitement collectif, établis pour des zones limitées, ont également été amorcés au Maroc, en Tunisie et à Taiwan. Il est encore trop tôt pour se prononcer sur le résultat de ces entreprises, mais les rapports des experts -conseils de l'OMS qui ont pu inspecter à nouveau les projets en cours d'exécution au Maroc et à Taiwan, quelques mois après leur mise en oeuvre, sont encourageants.

à influencer l'organisation d'une campagne contre la variole, comme celle qui a été envisagée par la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé." Les comités régionaux ont également été consultés à ce propos, conformément à la résolution WHA6.18, et un rapport, qui sera soumis au Conseil Exécutif lors de sa treizième session, a été établi. Hépatite à virus

trachomatologie, conformément à la recommandation du comité d'experts ; elle a mis en oeuvre un programme coordonné qui comprend les recherches sur la virologie du trachome, des études sur le rôle de la cortisone dans les cas ot une guérison clinique

L'OMS a appuyé et stimulé les recherches en

le but est d'établir un test de guérison possible,

de la maladie a vraisemblablement réussi, études dont

réelle importance pour la solution des problèmes

et des recherches histopathologiques qui sont d'une

Le rapport sur la première session du Comité d'experts de l'Hépatite, qui s'est tenue en 1952, a été

pathologiques et thérapeutiques. Une initiative importante a été prise : l'échange de spécialistes de la recherche entre la Tunisie, le Maroc

publié pendant l'année." Des recherches ont été entreprises concernant la possibilité de recueillir, dans les différentes parties du monde, un matériel 14 Voir résolution WHA6.18, Actes off. Org. mond. Santé, 48, 23

(zone française), le Japon, l'Egypte et l'Iran. On espère, grâce à ce projet dont l'exécution est en

bonne voie, éclaircir quantité de points controversés dans l'étiologie, l'épidémiologie et la thérapeutique du trachome, et ainsi améliorer les moyens de lutte contre cette maladie. 18 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1952, 59

15 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 62

16

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Autres maladies transmissibles Diphtérie et coqueluche maladie, la nature des problèmes locaux qu'elle soulève et pour évaluer les résultats obtenus dans les

Une conférence de l'OMS sur la vaccination contre la diphtérie et la coqueluche a eu lieu en Yougoslavie en 1952.17 Le rapport établi par cette conférence a été publié. Avec l'aide de l'OMS et du FISE, des campagnes de vaccination se sont poursuivies au Brésil, au Chili et en Colombie, et une campagne contre la coqueluche a été entreprise dans l'île Maurice. Un document énonçant les critères à adopter pour déterminer quels vaccins utiliser suivant les circonstances a été mis au point. Une subvention a été accordée au Research Medical Council, à Londres, pour aider à financer les importants essais de vaccination anticoquelucheuse qui se poursuivent dans ces pays. Fièvre typhoïde

campagnes de lutte. Le comité a également appelé l'attention sur d'importants problèmes qui se prêteraient à une coordination internationale des recherches.

Ces recommandations constitueront un point de départ pour les travaux sur l'onchocercose. Cette maladie atteindrait plus de 20 millions de personnes dans de vastes zones d'endémicité en Afrique et en Amérique ; elle constitue donc un problème social sérieux et un obstacle réel au développement économique de riches territoires non encore mis en valeur. Lèpre

non encore résolus, dont certains ont été étudiés au cours des discussions techniques intervenues pendant la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé. Le Gouvernement de la Yougoslavie ayant présenté une demande d'assistance pour un essai pratique de vaccination antityphoïdique, il en a été fait état pour aborder résolument ce problème : deux conseillers se sont rendus dans ce pays pour arrêter le plan de l'entreprise, qui sera exécutée en collaboration avec les autorités locales. Dans les années à venir, une série d'essais du même ordre auront lieu dans d'autres régions et seront conçus comme une vaste expérimentation d'ensemble de nature à fournir des réponses satisfaisantes aux questions en suspens. Onchocercose

La vaccination contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes soulève un certain nombre de problèmes

tuer au système de la ségrégation une meilleure organisation des services de santé, de manière à pouvoir dépister rapidement les cas et instituer un traitement ambulatoire. Pour aider les Gouverne-

Dans la lutte contre la lèpre, on s'attache à substi-

ments de Birmanie et d'Ethiopie, l'OMS a organisé pendant l'année des enquêtes suivies de l'exécution d'experts de la Lèpre, publié en 1953.18

de projets pilotes de traitement en série, dans le sens que préconise le premier rapport du Comité la nature de la maladie, il est encore trop tôt pour apprécier les résultats de ces mesures. A la demande des Gouvernements de Thaïlande et de Turquie, des experts- conseils de l'OMS ont également mené des enquêtes dans ces deux pays et présenté des recommandations sur l'organisation des projets et sur les méthodes de lutte. Le Conseil En raison de

d'administration du FISE a accepté en principe d'étendre l'aide de cette dernière organisation à la la collaboration de l'OMS.

lutte contre la lèpre, qui doit être entreprise sur une vaste échelle et suivant des méthodes modernes, avec

L'onchocercose est une des causes majeures de la cécité. Conformément au programme approuvé par

il y aurait intérêt à utiliser la vaccination par le BCG dans la prophylaxie de la lèpre et à amorcer un programme coordonné de recherches à cet égard ont

Les suggestions du comité d'experts selon lesquelles

la Cinquième Assemblée Mondiale de la Santé, l'OMS a entrepris de lutter contre cette maladie en 23

retenu toute l'attention qu'elles méritaient. La première de ces suggestions a été examinée par le Comité

convoquant la première session d'un Comité d'experts

de l'Onchocercose, qui s'est tenue à Mexico du

d'experts pour la Vaccination antituberculeuse lors de sa session tenue en novembre 1953

traitement grâce à l'utilisation d'agents thérapeutiques modernes ; faisant état, d'autre part, des découvertes récentes, il a discuté de la possibilité de recourir aux insecticides pour lutter contre les vecteurs aux différents stades de développement. La discussion a permis d'arriver à un accord sur les méthodes types à utiliser pour déterminer l'aire de la 17

novembre au ler décembre. Le comité a examiné les résultats obtenus dans le

à Copenhague ;

d'autre part, une étude internationale méthodique du matériel histopathologique a été entreprise. L'OMS a maintenu sa collaboration avec la Société internationale de la Lèpre et a participé au VIe Congrès international de la Lèpre tenu en octobre à Madrid. Ce congrès a montré que, de nos jours, l'opinion mondiale s'intéresse bien davantage à la question de la lèpre ; il a confirmé que de nouvelles 18

Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 61

Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 71

MALADIES TRANSMISSIBLES

17

méthodes de traitement et les progrès accomplis en immunologie ouvrent de nouveaux espoirs et permettent d'aborder le problème dans un esprit novateur. Il en est résulté, dans nombre de pays, un remarquable regain d'activité dans la lutte contre cette maladie, qui est l'une des plus anciennes et des plus redoutables pour l'homme.

Pakistan oriental, la difficulté de recruter un personnel

compétent a eu pour effet d'en retarder la mise à exécution.

La standardisation des vaccins anticholériques et des antigènes est décrite au chapitre 6 qui traite de la standardisation biologique. Bilharziose

Peste et choléra Le dernier de la série d'articles sur la peste a paru dans le Bulletin au cours de l'année ; tous ces articles ont été réunis et seront publiés, avec des illustrations, sous la forme d'une monographie. spécialistes inscrits

L'OMS s'est maintenue en rapports avec les au tableau d'experts afin de connaître leur opinion sur des points relatifs à

l'épidémiologie et à la prophylaxie de la peste, et de pouvoir ainsi élaborer des plans détaillés concernant les recherches proposées par le comité d'experts, dont le deuxième rapport a été publié au cours de l'année.1° Un programme inter -régional de coordination des recherches et de lutte contre cette maladie est en cours de préparation ; il sera exécuté en Iran, en Irak, en Syrie et en Turquie et comportera une étude des formes de la peste sylvatique qui sévit dans ces pays.

Si elles opèrent isolément, les autorités sanitaires ne peuvent pas lutter efficacement contre la bilharziose ; elles doivent agir de concert avec celles qui sont chargées du développement de l'agriculture. En raison même des lacunes de nos connaissances relatives à l'écologie des mollusques vecteurs, il est indispensable que les conseillers en santé publique, les malacologues, les biologistes et les ingénieurs sanitaires travaillent en équipe. Le besoin de former des spécialistes en ces différents domaines se fait vivement sentir. L'OMS préconise la revision de la classification internationale des mollusques et l'organisation de cours de formation professionnelle ; d'autre part, elle collabore à des essais sur le terrain. Bien que les molluscocides les plus récents - spécialement les composés halogénés du phénol, tels que le pentachlorophonate de soude et les composés du dini-

Les plans relatifs au projet de recherches sur la peste en Inde, dont il a été rendu compte dans le Rapport annuel de 1952,20 ont été remis à l'étude ; quant au projet de lutte contre le choléra dans le 19 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 74 80 Actes off. Org. mond. Santé, 45, 21

trophénol - aient donné des résultats pleins de promesses, il est évident qu'il ne suffira pas de recourir aux molluscocides pour avoir raison de la bilharziose.

Des campagnes de lutte sont en cours en Egypte et aux Philippines. Les travaux de recherche sur les molluscocides les plus récents et sur leur application ont été encouragés et les essais sur le terrain se sont poursuivis en Egypte.

CHAPITRE 2

BUREAU DE RECHERCHES SUR LA TUBERCULOSE La tuberculose était, au lendemain de la guerre, le danger le plus menaçant pour la vie de millions d'individus. Une action internationale devenait donc urgente. La vaccination par le BCG, découverte

de le tenir à l'abri de la lumière et des températures élevées (voir le Rapport annuel de 1952, chapitre 2) ; la durée de son séjour au froid joue un rôle relati-

française dont les pays scandinaves ont internationalisé l'application, semblait offrir la meilleure chance d'enrayer la maladie dans les nombreuses régions où elle se propageait, et fut pour ainsi dire du jour au lendemain reconnue comme l'un des principaux moyens d'action internationale dans le domaine de la santé publique. On procéda quotidiennement à des milliers de vaccinations. Natude nombreuses difficultés techniques surgirent, pour lesquelles il n'existait pas de solution

vement peu important. Un vaccin, même récent, s'il est exposé, ne fût -ce qu'un temps infime, à la lumière et à la chaleur peut perdre beaucoup de son activité, car la plupart des bacilles qu'il contient

risquent d'être tués. Ces considérations ont déjà

rellement,

toute faite. Comme il fallait, d'autre part, élucider certaines questions d'ordre pratique, tel le problème des effets immédiats et lointains de la vaccination par le BCG, on fut amené à créer, au printemps de 1949, le Bureau de Recherches sur la Tuberculose.

conduit à la mise au point de méthodes plus économiques pour la préparation du produit en laboratoire et sa manipulation par les vaccinateurs. Les épreuves de contrôle pratiquées sous les tropiques à la suite de certaines campagnes systématiques ont montré que, dans ces régions, l'allergie à la tuberculine créée par le BCG a été très faible,

par rapport aux résultats obtenus dans les pays situés plus au nord. Pourtant, des enquêtes spéciales effectuées par sondage en Egypte, dans l'Inde et au

Dès ses premières années d'activité, ce Bureau obtint des résultats d'une valeur pratique immédiate.

Pakistan ont révélé que, dans des conditions soigneusement contrôlées, le BCG peut produire une allergie presque égale à celle que l'on observe chez les personnes infectées naturellement. Les résultats médiocres enregistrés au cours de certaines campagnes ne sont donc pas imputables à une inaptitude des personnes vaccinées à réagir au BCG, mais très

Les études entreprises dans plusieurs parties du monde confirmèrent qu'une seule épreuve tuberculinique intradermique à faible dose suffit pour déterminer quelles sont les personnes qui doivent être vaccinées. On sait maintenant qu'il est possible, en mesurant les réactions à une dose de 5 UI (unités internationales) de « Vieille tuberculine » standardisée, de distinguer la plupart des personnes infectées (y compris les cas cliniques) de celles qui ne le sont

lumière. L'OMS et le FISE devront, bien plus tôt qu'ils ne le prévoyaient, répondre aux questions sévères que leur poseront de nombreux pays touchant

probablement à l'emploi de vaccins tués par la

pas. D'autre part, rien n'indique, jusqu'ici, que l'épreuve à 5 UI ne puisse être utilisée partout à cette fin.

la nécessité de revacciner des millions d'individus. A ces questions il n'est pas encore possible de donner une réponse précise.

Nous savons aujourd'hui que des variations,

même sensibles, dans la technique de la vaccination intradermique n'affectent que peu ou point l'allergie

post -vaccinale, bien que le diamètre de la lésion vaccinale et la fréquence des abcès locaux augmentent

Les importantes variations géographiques de la sensibilité à la tuberculine, mises en évidence par les épreuves prévaccinales, confirment - certains indices le faisaient déjà supposer - que le bacille tuberculeux ordinaire de type humain (ou bovin) n'est pas la seule source de cette sensibilité chez l'homme. L'agent causal n'a pas encore été identifié, mais des progrès considérables ont été réalisés dans la discrimination entre les réactions spécifiques et les réactions non spécifiques à la tuberculine avant et après la vaccination par le BCG. Ces travaux ont

avec la profondeur de l'injection. Il est donc manifeste que le faible degré d'allergie parfois observé après des campagnes de masse ne saurait être imputé à des irrégularités ou à des différences de technique. Une importante conclusion pratique se dégage de ces observations : le personnel paramédical peut apprendre à effectuer lui -même et de façon satisfaisante les vaccinations antituberculeuses. On a fréquemment indiqué qu'il est indispensable, pour conserver au vaccin BCG son pouvoir allergène,

manifestement une incidence directe sur l'emploi efficace de l'épreuve à la tuberculine dans tous les domaines de la lutte antituberculeuse. Les vaccinations effectuées en série sous les auspices de la Campagne internationale contre la Tuber-

- 18 -

BUREAU DE RECHERCHES SUR LA TUBERCULOSE

19

culose sont décrites dans une série de rapports sur douze pays ayant participé à cette campagne.' Ces documents constituent un dossier permanent sur tuberculiniques et les vaccinations auxquelles ont été soumises respectivement quelque vingt et un et onze millions de personnes. Ils fourles épreuves

son côté, le laboratoire du United States Public Health Service, à Atlanta, étudie sur de nombreux cobayes les relations existant, dans divers types de

nissent aux techniciens de la santé publique, sous une forme commode, des renseignements de base sur l'âge, le sexe et la résidence des personnes vacci-

vaccins, entre le pouvoir de créer l'allergie à la tuberculine et le pouvoir immunisant contre une infection expérimentale provoquée au moyen de bacilles tuberculeux virulents. Le sang de ces cobayes

est envoyé pour examen sérologique au Centre de recherches sur l'Immunisation contre la Tuberculose à Copenhague. Quels seront, en définitive, les effets de la vacci-

nées et des informations épidémiologiques sur la sensibilité à la tuberculine dans chacun des pays pendant la campagne. Ces données fournissent probablement le meilleur indice de fréquence de la tuberculose pour de nombreux pays où les statistiques

de morbidité et de mortalité font défaut ou laissent à désirer. Il est fort possible que la valeur de ces rapports augmente avec le temps, car les campagnes de vaccination de masse ont eu, sur le tableau de la sensibilité tuberculinique, de profondes répercussions

nation par le BCG sur la santé publique ? Il est encore difficile de le dire. Certes, le Danemark et la Finlande sont en train de procéder conjointement à des études qui éclaireront sans doute quelques aspects du problème, mais les résultats de ces travaux

qui persisteront pendant au moins une génération encore. Le Bureau de Recherches sur la Tuberculose, depuis

ne seront connus que dans plusieurs années. De toute façon, on ne pourra se prononcer de façon décisive sur la valeur du BCG que lorsque seront achevées les études quantitatives comparées actuellement entreprises, sur des groupes vaccinés et sur des groupes non vaccinés (témoins), par le British Medical Research Council et par le United States Public Health Service.

sa création il y a près de cinq ans, est un centre international où se discutent et s'échangent des

renseignements sur le problème de la tuberculose. Le personnel consacre une grande patie de son temps

Dans l'avenir, la tâche des organisations internationales consistera moins à appliquer des mesures d'urgence pour combattre la tuberculose qu'à aider

à des discussions avec des spécialistes venant de nombreux pays. Ces entretiens aboutissent souvent à

des programmes coordonnés de recherche sur divers aspects de la tuberculose. Environ soixante communications ont été publiées par le Bureau au sujet des résultats qu'il a obtenus dans ses études. Maints problèmes touchant la vaccination par le BCG demeurent entiers. L'un des plus difficiles est celui de savoir si l'allergie tuberculinique constitue un indice certain d'immunité. Pour le résoudre, le Bureau de Recherches sur la Tuberculose procède méthodiquement à des études de laboratoire sur des animaux d'expérience et à des études cliniques sur

les gouvernements à élaborer des programmes de santé publique permanents et bien équilibrés. Elles devront tenir compte, à cet égard, de certains facteurs qui, ces dernières années, ont profondément modifié les données du problème. En premier lieu, la mortalité par tuberculose a diminué rapidement presque partout, pour des raisons qui sont loin d'être claires. En deuxième lieu, la découverte de nouveaux

médicaments efficaces entraînera, selon toute probabilité, une orientation entièrement nouvelle de l'action menée contre cette maladie ; étant donné les immenses possibilités qu'offrent ces médicaments de rendre non contagieux les tuberculeux évolutifs,

l'homme. Le Centre de Recherches sur l'Immunisation contre la Tuberculose, laboratoire rattaché au Bureau, est en train d'expérimenter, sur des sérums

un jour viendra peut -être où les programmes de santé publique s'attacheront à prévenir la tuberculose- infection plutôt que la tuberculose clinique. En troisième lieu, enfin, l'OMS collabore actuelle-

provenant de diverses catégories de sujets (tuberculeux, personnes réagissant ou ne réagissant pas à la tuberculine, personnes vaccinées depuis plus ou moins longtemps), des méthodes qui ont été élaborées pour étudier la réponse sérologique à différents composants antigéniques du bacille tuberculeux. De ' Les rapports sur les campagnes systématiques de vaccination entreprises en Autriche, en Egypte, en Equateur, en Grèce, en Israel, à Malte, au Maroc et à Tanger, en Pologne, en Syrie, en Tchécoslovaquie, en Tunisie et en Yougoslavie, ont été publiés entre 1947 et 1953 par la Campagne internationale de la Tuberculose et le FISE.

ment à l'action antituberculeuse menée dans des pays où la fréquence de la tuberculose et, peut -être,

les caractéristiques spéciales que cette maladie y revêt, sont mal connues. Le Bureau de Recherches sur la Tuberculose ne doit plus concentrer son activité

sur une phase limitée de la lutte antituberculeuse. Il importe que la recherche et l'action sanitaire internationales s'adaptent à l'évolution des besoins et des possibilités et les programmes doivent être établis en conséquence.

CHAPITRE 3

SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE Renforcement des Services nationaux de Santé En accordant son aide aux gouvernements, l'OMS vise essentiellement à renforcer les services natio-

Pendant l'année considérée, l'OMS a prêté son concours à la Birmanie, à la Colombie et au Panama,

naux de santé. Pour y parvenir, elle doit avoir recours à des méthodes variées, étant donné les différences de niveau économique et culturel ainsi que de développement économique et social entre les divers pays. Il arrive donc souvent que les progrès soient lents.

Durant l'année écoulée on s'est attaché à coordonner les activités sanitaires nationales et internationales et à encourager l'amélioration et la réorganisation des services de santé ; l'aménagement de services locaux de santé judicieusement équilibrés a été

pour leur faciliter le recensement et l'amélioration de leurs services nationaux et locaux de santé. En se basant sur les recommandations de l'OMS, le Gouvernement birman a créé récemment un ministère de la santé et renforcé l'administration sanitaire nationale. Ce même Gouvernement a également consenti à majorer de 40% le traitement du personnel médical et paramédical, afin de l'encourager

à se consacrer entièrement au service de l'Etat. En Colombie, un expert -conseil de l'OMS a fait une étude sur les services municipaux de santé de la ville de Bogota. Au Panama, une équipe de l'OMS

préparé par des enquêtes, une organisation

l'hygiène de la maternité et de l'enfance, l'assai-

méthodique et des démonstrations. La nécessité de coordonner les travaux sanitaires internationaux avec l'activité des services nationaux a été pleinement reconnue. Dans de nombreux pays, des comités nationaux de coordination ou d'organisation ont été créés à cet effet et l'OMS a détaché auprès des gouvernements des représentants de zone ou des administrateurs de la santé publique qui ont activement collaboré à ces efforts. Les équipes qui opèrent dans les pays, dans des domaines tels que

a procédé à une enquête approfondie et détaillée sur les services ruraux de santé, en vue de les réorganiser méthodiquement, conformément à un plan englobant la totalité du pays ; une vaste enquête a été entreprise également sur les conditions écono-

miques, sociales et sanitaires de la région de La Chorrera, où l'on se propose de créer un service

modèle de santé ; à cet effet, les enquêteurs se sont entretenus avec les membres de 400 familles domiciliées dans la ville ou dans la région avoisinante. Les rapports que les administrations sanitaires de la Belgique, de la France, de la Norvège, de l'Ecosse et de la Suède ont préparés sur l'organisation de leurs services de santé publique, à l'occasion des visites effectuées par des groupes de hauts fonctionnaires

nissement, la lutte contre la tuberculose, les maladies vénériennes et le paludisme, ont reçu pour instruc-

tions de considérer chaque projet entrepris avec l'aide de l'OMS comme une partie intégrante des programmes nationaux de santé : le chef d'équipe doit non seulement voir dans les travaux dont il assume la direction un moyen d'amener le gouvernement à élaborer son propre programme dans le domaine considéré, mais s'efforcer en outre de rat-

de la santé des pays européens (voir le Rapport annuel de 1952), ont été mis à la disposition du Bureau régional de l'Europe et seront distribués en même temps que les observations des conseillers de l'OMS qui accompagnaient ces groupes pour conduire les débats sur les divers problèmes de santé publique. L'intérêt des groupes itinérants d'étude ne

tacher ce programme à l'ensemble des activités sanitaires nationales. A cet effet, l'Organisation a pour principe de désigner en qualité de chefs d'équipes des spécialistes possédant une formation générale en santé publique. Cette formule d'intégration trouve désormais une application plus large dans de nombreux pays bénéficiaires de l'aide de

consiste pas seulement dans les avantages que les participants peuvent retirer des constatations faites

et des discussions intervenues au cours de leur visite ; il réside également en ce que les autorités

l'OMS. Dans certains d'entre eux - en Ethiopie, en Indonésie, en Iran et en Thaïlande - il existe

en outre, à l'échelon national, un système de coordination de l'aide fournie par l'OMS et de l'assistance accordée en vertu d'arrangements bilatéraux par des institutions telles que la Foreign Operations Administration ou le Plan de Colombo.

sanitaires nationales des pays visités peuvent saisir cette occasion pour examiner l'organisation de leurs services de santé et pour discuter des problèmes d'intérêt commun avec des représentants des administrations sanitaires d'autres pays. Un autre groupe

d'étude doit se rendre en Allemagne et en Italie

au mois d'avril 1954 (voir page 93), et toutes dispositions utiles ont été prises à cet effet.

- 20 -

SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE

21

Dans la zone de démonstrations sanitaires du Salvador, l'élaboration d'un programme sanitaire bien équilibré a progressé de façon satisfaisante. La création d'un conseil, la « Junta Planificadora », qui comprend des représentants des ministères intéressés et des organisations internationales participantes, a permis de réaliser l'unité de direction de

publique, en septembre, devraient amener les administrations sanitaires et les milieux politiques à s'intéresser à l'organisation de services de santé locaux bien équilibrés. Le comité d'experts a examiné

les méthodes à suivre dans la préparation et

la

coordination des programmes sanitaires locaux et il

ce programme. Au cours d'une réunion tenue au début de l'année, ce conseil a examiné les programmes

a estimé que la mise sur pied d'unités sanitaires locales constituerait le meilleur moyen de doter ces régions de services rationnellement conçus. Un expert

sanitaires que le Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, agissant de concert avec le

Ministère de l'Intérieur, envisageait d'exécuter dans cette région en 1953. La direction des opérations a été progressivement décentralisée et les divers services ont été coordonnés. On se propose de créer un réseau de quatre centres de santé, pour lesquels les bâtiments nécessaires ont déjà été construits ou transformés avec la collaboration des habitants des zones intéressées. L'un de ces centres fonctionne déjà à Quezaltepeque, chef -lieu de la région, où un centre de formation professionnelle a également été créé ; en outre, un service d'eau a été installé,

a été chargé de préparer une étude spéciale sur l'organisation et le fonctionnement d'unités sanitaires rurales, en prévision des discussions techniques qui auront lieu à la Septième Assemblée Mondiale de la Santé sur les problèmes de santé publique dans les régions rurales.

des plans ont été établis pour des canalisations

d'égout et des cours ont été organisés en vue de la formation d'auxiliaires pour les soins infirmiers de santé publique et pour les travaux d'assainissement. L'UNESCO, la FAO et l'OIT ont entrepris

des enquêtes dans la région, et l'UNESCO aide le Gouvernement à préparer un programme de formation professionnelle pour les instituteurs des

écoles primaires. L'exécution du programme établi pour la zone de

L'Organisation des Nations Unies a publié des rapports sur les diverses missions qu'elle a patronnées en 1952 et auxquelles l'OMS a participé. Dans son rapport, la mission de service social envoyée par les Nations Unies en Birmanie recommande la création de centres ruraux de santé, qui constitueraient la première étape de l'établissement de services sanitaires essentiels pour les éléments ruraux, lesquels représentent 85 % de la population globale du pays. Dans le rapport de la mission envoyée dans les Hautes Andes par l'Organisation des Nations Unies, l'OIT, l'UNESCO, la FAO et l'OMS, il est recommandé notamment d'établir dans chacune des trois subdivisions nationales du plateau habité par la population indienne (Bolivie, Equateur et Pérou) un centre sanitaire rural devant servir de point de

démonstrations sanitaires de Calioub en Egypte a commencé au mois de mars.' Afin d'assurer l'unité d'action et de direction dans cette région, le Gouvernement égyptien a créé le Conseil sanitaire de

départ pour l'organisation ultérieure de services de santé. (On trouvera un rapport plus détaillé sur cette enquête dans la Partie IV, projet AARO 6.) Un expert de l'OMS sera recruté pour cette mission,

Calioub, dont font partie des représentants des ressés, et il a ouvert un crédit de 250.000 livres égyptiennes au titre des activités sanitaires de la zone.

divers ministères et institutions spécialisées inté-

L'OMS a recruté pour ce projet deux infirmières de la santé publique, un épidémiologiste, un ingénieur

qui a commencé, dans la région, l'exécution de la deuxième partie du programme visant à améliorer la condition économique et sociale des Indiens des Andes. Les rapports établis par les missions d'enquête sur l'organisation et le développement des collectivités, que l'Organisation des Nations Unies a envoyées en 1952 dans les Régions de l'Asie du Sud -Est et de la Méditerranée orientale, soulignent que les activités sanitaires sont de nature à préparer les voies à l'organisation sociale.

sanitaire, un statisticien et un éducateur sanitaire. Les débats qui ont eu lieu à la deuxième session du Comité d'experts de l'Administration de la Santé

Assainissement En 1953, l'OMS a intensifié son action dans le domaine de l'assainissement, en multipliant surtout les services fournis sur le plan régional et sur le plan mondial. Une grande partie du travail a été exécutée en collaboration avec des institutions spécialisées des Nations Unies et d'autres organisations. Le but que vise l'OMS à cet égard est d'étudier les problèmes importants qui préoccupent plusieurs gouvernements, de diffuser des informations tech1 Voir Actes off Org. mond. Santé, 45, 130.

niques et de susciter parmi les spécialistes un courant d'intérêt pour l'assainissement. Voici une énumération des initiatives prises au cours de l'année considérée : 1) étude des problèmes d'assainissement qui se posent dans les zones rurales et les petites collec-

tivités ; 2) préparatifs en vue d'instituer des normes internationales relatives à la qualité de l'eau et des méthodes types pour l'analyse de l'eau ;

22

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

3) préparation d'un manuel des techniques d'assainissement dans les ports et aéroports, en collaboration avec l'OACI ; 4) étude sur la sensibilité des poux aux insecticides, entreprise en étroite collaboration avec tous les Gouvernements Membres et visant à mettre au point des méthodes rationnelles de lutte contre les maladies transmises par les poux ; 5) étude des effets que l'emmagasinage dans des conditions tropicales exerce sur divers insecticides dispersables dans l'eau ; 6) étude des problèmes que pose la lutte contre les mouches domestiques dans les pays de la Méditerannée orientale ; 7) participation à la préparation du symposium sur la lutte contre les insectes qui s'est tenu à Rome au mois d'octobre sous les auspices du Bureau

Désireuse de formuler des recommandations relatives à la place importante que les administrations sanitaires nationales devraient réserver à la salubrité des régions rurales dans leurs programmes futurs, l'OMS a convoqué en juillet une troisième session du Comité d'experts de l'Assainissement. Les personnalités inscrites au Tableau d'experts de l'Assainissement et d'autres spécialistes de cette question ont collaboré à la préparation de cette réunion, à laquelle 35 experts de divers pays ont adressé des communications. Le rapport établi sur cette session renferme des suggestions pratiques quant aux mesures d'assainissement à prendre dans les régions rurales ; il sera soumis au Conseil Exécutif à sa treizième session, en janvier 1954.

Le Comité d'experts de l'Assainissement avait recommandé lors de sa première session, en 1949,

que l'OMS fixe le plus tôt possible des normes

régional de l'Europe et de l'Istituto Superiore di Sanità ; 8)

le contrôle de la qualité et le traitement du lait. Ce cours, minutieusement préparé par un groupe de travail inter -organisations (FAO /FISE /OMS) sur le lait et les produits laitiers, qui s'est également réuni

collaboration à l'organisation d'un cours sur

internationales permettant d'évaluer les qualités bactériologiques, chimiques et physiques de l'eau de boisson.2 Au cours du deuxième semestre de 1952, deux demandes émanant de sources différentes ont

invité l'OMS à prendre l'initiative d'établir une norme internationale pour la qualité de l'eau de boisson et l'ont priée d'étudier le problème des méthodes types à appliquer pour l'analyse de l'eau. La première demande émanait du troisième colloque des ingénieurs sanitaires européens et la seconde de l'Association internationale des Distributions d'eau.

à Rome, a été suivi par quarante spécialistes et

directeurs d'entreprises laitières appartenant à onze pays des Régions de l'Europe et de la Méditerranée orientale (voir aussi page 13) ; 9) formation, sur le plan national, de personnel d'assainissement de diverses catégories.

Pour tous ces travaux, l'OMS a bénéficié du concours spontané des gouvernements, qui lui ont fourni les données de base nécessaires ; elle a également pu faire appel aux personnalités inscrites aux

Tableaux d'experts des Insecticides et de l'Assainissement, ainsi qu'à d'autres spécialistes et à diverses organisations de nombreux pays.

En conséquence, l'Organisation a convoqué une réunion officieuse de plusieurs experts européens des services de distribution d'eau et a engagé un consultant spécial. Il a fallu aussi rassembler des données sur la qualité de l'eau pour la rédaction d'un manuel relatif à l'hygiène et à la salubrité des aéroports, que l'OMS est en train d'établir en collaboration avec l'OACI. Ces premières mesures prises, l'OMS s'est adressée au début de 1953 à la plupart des pays du monde pour savoir s'ils avaient adopté des normes officielles concernant la qualité

On se préoccupe de plus en plus depuis quelques années d'améliorer les conditions de salubrité dans les régions rurales et les petites collectivités où résident les deux tiers de la population du globe. Dans quelques régions fortement peuplées du monde,

de l'eau et, dans l'affirmative, quelles étaient ces normes. Cette enquête a montré que le principe de normes officielles applicables à la qualité de l'eau était généralement admis, mais que les normes elles -

mêmes étaient loin d'être uniformes, sauf dans les

plus de 80 % de la population vit dans des districts ruraux où les services d'assainissement sont rudimentaires, voire inexistants. Il en est souvent de même dans les zones rurales proches des villes, ce

Amériques et dans les pays du Commonwealth

qui constitue un danger non seulement pour les

habitants desdites zones, mais encore pour les agglomérations urbaines voisines. Dans de telles régions,

britannique. Les réponses résultant de cette enquête préliminaire ont été résumées au Siège et communiquées aux bureaux régionaux. A la fin de 1953, le Bureau régional de l'Europe a convoqué un groupe de spécialistes de la santé publique et d'experts des

services de distribution d'eau pour examiner les renseignements disponibles à cette date sur les normes

la mortalité chez les enfants âgés de un à quatre ans peut être de trente à quarante fois supérieure à celle qu'on observe dans les pays où l'assainissement est satisfaisant. L'importance accordée maintenant à ce problème est attestée par le fait que les discussions techniques auxquelles procédera la Septième Assemblée Mondiale de la Santé au sujet des problèmes de santé publique dans les régions rurales porteront notamment sur l'assainissement.

relatives à la qualité de l'eau et pour présenter des observations dont l'OMS puisse s'inspirer. Un autre groupe se réunira en 1954, cependant que deux ou trois autres bureaux régionaux organiseront sans doute des réunions analogues. Après ces échanges de vues régionaux, l'OMS organisera une réunion 2 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 10, 16

SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE

23

d'experts des différentes Régions, en vue d'étudier la situation et d'élaborer un projet de norme internationale qui sera soumis aux Etats Membres. Ceux -ci seront priés de l'adopter, notamment dans

les ports et les aéroports ouverts au trafic international. Etant donné l'urgence de la question, l'OMS est en train d'établir une norme provisoire qui pourra être utilisée en attendant qu'une norme internationale satisfaisante ait été définitivement acceptée.

Un autre exemple significatif du travail accompli pendant l'année 1953 est l'enquête sur la sensibilité des poux aux insecticides. Des rapports d'après lesquels certains insectes vecteurs de maladies sont en train d'acquérir une résistance aux insecticides

les programmes existants. Elle a d'autre part attribué des bourses pour études de perfectionnement à l'étranger. On peut signaler dans cet ordre d'idées le cours de formation professionnelle d'inspecteurs sanitaires au Libéria, qui a pris fin en mars 1953, et le programme de formation professionnelle de personnel d'assainissement au Brésil, au Chili et au Mexique, dont l'exécution a débuté vers la fin de 1952. Ces projets sont énumérés dans la Partie IV. L'OMS a en outre prêté assistance aux gouvernements sur des points particuliers : lutte contre les mouches et les insectes, évacuation des ordures ménagères et étude des conditions de salubrité dans les aéroports et leurs environs. Les équipes antipalu-

diques que l'Organisation a envoyées dans divers comprenaient des techniciens de l'assainissement qui ont mis en évidence, par leur action, le rôle important que doit jouer le génie sanitaire dans les programmes antipaludiques nationaux. Au total, l'OMS a collaboré en 1953 à l'exécution de 35 projets, dans le cadre desquels 42 spécialistes de l'assainissement ont opéré dans 37 pays. Les remarques qui précèdent montrent qu'en 1953 l'OMS s'est intéressée tout particulièrement aux domaines de l'assainissement dans lesquels elle est le mieux en mesure de collaborer avec les gouvernements et d'autres organisations internationales. Cette politique est appelée à se poursuivre et à s'intensifier à l'avenir. 11 est cependant des aspects de l'assainissement qui n'ont été qu'abordés jusqu'ici : on peut signaler à cet égard l'échange d'informations pays

inquiètent beaucoup de spécialistes de la santé publique. Au cours des dix dernières années, on a fondé de grands espoirs sur la poudre de DDT et d'autres insecticides pour la lutte contre les poux vecteurs de maladies. Or, on court le danger maintenant de voir les poux acquérir lentement une résis-

tance qui risque de poser un grave problème de santé publique intéressant l'ensemble du globe. Pour obtenir des informations techniques aussi complètes que possible, l'OMS a entrepris dans le monde entier une enquête sur la sensibilité des poux aux insecticides et a adressé à tous les gouvernements une circulaire exposant le plan détaillé de l'enquête ; afin d'uniformiser les examens qui seront pratiqués à cette occasion, on a préparé une trousse spéciale, qui contient des poudres de DDT, d'HCH et de pyréthrines. Les données recueillies dans les différentes régions seront donc comparables entre elles et feront l'objet d'une analyse minutieuse. L'aide directe que l'OMS a accordée aux gouvernements en matière d'assainissement vise à améliorer l'enseignement et la formation du personnel d'assainissement, à renforcer les administrations sanitaires nationales en mettant à leur disposition des services

techniques, les problèmes sanitaires relatifs à l'habitat et à l'urbanisme et le vaste problème de l'assainisse-

ment dans les régions rurales. L'OMS continuera sans doute à donner aide et

de consultations et à faire la démonstration de bonnes techniques d'assainissement et des méthodes modernes de lutte contre les insectes et autres vec-

conseils aux gouvernements pour leur permettre d'instituer, de développer ou de renforcer leurs services d'assainissement urbains et ruraux et de les intégrer dans leurs services nationaux de santé publique. Nombreux sont les pays où la pénurie de personnel auxiliaire qualifié dans l'assainissement et les branches connexes restera, durant plusieurs années encore, un obstacle à l'exécution de ces programmes. Il est donc essentiel que l'OMS continue à accorder une haute priorité aux projets visant à former du personnel compétent pour les services de santé publique et d'assainissement.

teurs de maladies. Au cours des trois dernières

années, l'OMS s'est particulièrement préoccupée de la formation de personnel national de toutes catégories. Elle a envoyé dans les pays des experts internationaux chargés de mettre en train des programmes de formation professionnelle ou d'aider à améliorer

Nutrition Deux importantes réunions consacrées à la nutrition ont été organisées sous les auspices de l'OMS en novembre et en décembre 1952. Une réunion

cuter la lutte contre le goitre endémique. Les deux groupes ont donné à l'OMS des indications précises

sur la foime que devrait revêtir, à l'avenir, son

mixte FAO /OMS a eu lieu en Gambie (Afrique occidentale) pour traiter de la malnutrition protidique chez la mère, le nourrisson et l'enfant, du point de vue mondial ; d'autre part, un groupe d'étude de l'OMS s'est réuni à Londres pour dis-

activité dans ces deux domaines de la nutrition, et beaucoup de temps a été consacré depuis lors à la mise en oeuvre de leurs recommandations. En 1953, l'OMS a participé avec la FAO à deux conférences régionales, qui se sont respectivement

24

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

tenues à Bandoeng (Indonésie) et à Caracas (Venezuela). La première a réuni des délégations de pays de l'Asie du Sud -Est, et la seconde des représentants de diverses parties du Pacifique occidental et des Amériques. Les conclusions et les recommandations

nions mixtes de ce genre lui offrent une occasion exceptionnelle de s'acquitter de cette tâche. En effet, non seulement on procède à de vastes recherches

des deux groupes d'étude ont été présentées aux deux conférences régionales ; les spécialistes délégués

par les pays ont donc pu examiner de façon appro-

fondie les opinions d'autorités mondiales en la matière. Ne serait -ce qu'à ce point de vue, des confé-

sur les maladies qu'engendre la malnutrition protidique dans les pays très épars où on constate son existence, mais encore on étudie le métabolisme protidique dans les pays qui jouissent d'un niveau de vie élevé et qui ignorent le syndrome. Ces deux ordres de recherches se complètent mutuellement et ont tout à gagner à être étroitement coordonnés.

rences de ce genre sont d'une grande valeur. Comment les conclusions des experts s'appliquent -elles

aux problèmes que pose la maladie dans chaque pays particulier et comment les mesures préconisées peuvent -elles être appliquées au mieux ? Ce sont là des questions qui se prêtent à des discussions utiles tant pour les délégués que pour l'OMS. Au cours des deux conférences régionales, la mal-

La Josiah Macy Jr Foundation, de New -York, s'intéresse au problème de la malnutrition protidique et a fait un don en espèces qui a permis à l'OMS et à la FAO d'inviter six spécialistes de régions différentes du monde à assister à une réunion

à la Jamaïque, en novembre. Des chercheurs éminents ont pu ainsi échanger leurs vues, se faire une idée d'ensemble des progrès récents et essayer d'en prévoir les résultats.

nutrition protidique a suscité un vif intérêt et elle y a fait l'objet de communications très intéressantes. Si, foncièrement, elle est identique pour toutes les populations sous -alimentées du monde, ses manifestations varient suivant les régions, surtout peut -être

Le groupe d'étude qui s'est réuni en 1952 a pu donner des directives claires en vue de la prévention du goitre endémique dans les pays où l'on n'utilise

en fonction des aliments de base disponibles. Les différences observées peuvent être fort précieuses pour

que du sel brut séché au soleil. Il a été établi que, administré sous forme d'iodates, l'iode est utilisable

mettre en lumière le rôle joué par divers facteurs dans l'étiologie de cet état. En Asie, d'importantes recherches et enquêtes sont en cours, généralement exécutées par les pays eux -mêmes. Cependant, en Indonésie, où la malnutrition protidique semble

par la glande thyroïde, et les essais d'application ont confirmé que le goitre endémique peut être combattu par l'emploi de ces sels. Les iodates sont beaucoup plus stables dans le sel brut que les iodures. Ceux -ci exigent des agents stabilisants et leur emploi est quelque peu plus onéreux que celui des iodates.

constituer l'un des principaux problèmes de santé publique, l'OMS a envoyé des consultants pour aider à déterminer sa fréquence. Des rapports sur tous ces travaux ont été présentés à la conférence de Bandoeng. Des rapports concernant des enquêtes faites en Amérique centrale et au Brésil avec l'aide de l'OMS et de la FAO ont été soumis à la troisième

D'autre part, un procédé simple a été mis au point pour broyer le sel brut et l'additionner d'iodates. Ces constatations sont de nature à hâter considérablement la solution du problème de la prophylaxie du goitre endémique dans de vastes régions du globe. Elles ont en tout cas suscité un renouveau d'intérêt

conférence latino- américaine sur la nutrition, qui s'est tenue au Venezuela. Ces rapports, ainsi que les renseignements fournis par les pays eux -mêmes, ont

montré que, dans certains pays, la malnutrition protidique est un facteur très important de morbidité et de mortalité dans les groupes d'âge inférieurs. Les moyens de combattre ce syndrome ont longuement examinés conférences. été

de l'expérience de ceux qui emploient du sel de table en poudre. Le délégué de l'Inde a informé la conférence de Bandoeng qu'un Etat de l'Inde où le goitre endémique pose un grave problème, non seulement médical mais encore économique et social,

pour cette question, et il paraît vraisemblable que plusieurs pays qui utilisent le sel brut s'inspireront

au

cours des

deux

Au cours de sa session de 1952, le Comité mixte FAO /OMS d'experts de la Nutrition avait recom-

s'apprête à expérimenter sur une petite échelle les techniques recommandées par le groupe d'étude, à savoir l'adjonction d'iodates au sel brut séché au soleil. Ce travail préliminaire sera entrepris en collaboration étroite avec l'OMS. Les essais d'application précédemment mentionnés ont été effectués en Amérique centrale sous les auspices de l'Institut de la Nutrition de l'Amérique

périodiquement, dans différentes régions, des réunions mixtes groupant un nombre restreint d'experts du métabolisme protidique, qui « passeraient en revue les travaux accomplis et recommanderaient les études à entreprendre avec l'aide éventuelle de centres de recherches et autres organismes adéquats ».3

mandé que

les deux

organisations convoquent

centrale et du Panama et ont fait l'objet de com-

munications à la conférence régionale sur la nutrition

L'OMS a accepté cette recommandation qui s'accorde avec sa politique visant à stimuler et à coordonner les recherches médicales ou scientifiques plutôt qu'à les entreprendre elle -même. Des réu8 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 72, 21

à Caracas. Ils ont incité les pays de la Région à s'intéresser vivement à la lutte contre le goitre endémique, et plusieurs de ceux -ci se disposent à essayer la nouvelle méthode. Aussi la question a -t -elle été longuement discutée à Caracas, où on a formulé, d'après l'expérience acquise en Amérique latine, des recommandations relatives à des enquêtes

sur le goitre endémique, à la quantité d'iode à

SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE

25

adjoindre au sel, aux méthodes à appliquer pour traiter ainsi le sel, etc. L'OMS se tiendra étroitement au courant de l'évolution de ces travaux. Elle s'apprête d'autre part à envoyer dans plusieurs pays de l'Amérique latine un expert -conseil spécialisé dans la technique de l'adjonction de l'iode au sel.

talité. L'infirmière de la santé publique ne peut

Les deux réunions régionales ont examiné la question des méthodes à appliquer pour l'enseignement de la nutrition. Celle de Bandoeng a recom-

mandé que des institutions internationales orga-

nisent un colloque en vue d'améliorer l'action éducative dans les centres de protection maternelle et infantile, dans les écoles, etc. Dans de nombreux pays du monde, l'OMS tra-

vaille, avec l'aide du FISE, à mettre sur pied des services de protection maternelle et infantile. L'un des aspects que revêt cette activité mérite ici une mention particulière. Ce sont les cours de nutrition que reçoit l'infirmière de la santé publique, dont le degré de préparation et les qualités personnelles conditionnent dans une large mesure l'efficacité des services de protection maternelle et infantile. Les carences alimentaires chez le nourrisson et le jeune enfant sont parmi les principales causes de maladies

s'acquitter de cette tâche que si elle est elle -même bien au courant de ces questions et comprend les gens parmi lesquels elle travaille. Un consultant ayant une longue expérience de la pédiatrie dans les pays tropicaux s'est rendu dans les Régions de la Méditerranée orientale, de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental et a présenté des rapports sur cet aspect important de la protection sanitaire de la mère et de l'enfant. Pour réformer les habitudes alimentaires des collectivités rurales et leur permettre de tirer le meilleur parti de toutes les denrées qu'elles produisent ou pourraient produire, il est indispensable de connaître leurs coutumes et leurs traditions. Aussi l'OMS est elle en train d'effectuer une synthèse de la documentation parue sur les problèmes de nutrition et les habitudes alimentaires dans différentes parties du monde. Un consultant qui a séjourné plusieurs années en Afrique a rédigé un manuel qui traite des méthodes et des habitudes alimentaires dans les territoires

africains au sud du Sahara.

WAPRNE, un expert du Siège s'est rendu dans la Région de la Méditerranée orientale pour effectuer

Sur la demande du médecin -chef de l'UNR-

dans maints pays, si bien qu'en inculquant aux mères de bonnes habitudes alimentaires, on peut faire beaucoup pour réduire la morbidité et la mor-

une enquête sur l'état de nutrition des réfugiés arabes (voir page 34). C'est la troisième enquête de ce genre exécutée par l'OMS.

Santé mentale Il apparaît de plus en plus que les méthodes par lesquelles l'OMS a encouragé les activités traditionnelles de santé publique ne sont guère applicables à

pays, font que la simple transplantation de tech-

niques d'un pays à l'autre par des équipes de mentale.

un programme international de santé mentale. L'Organisation n'a pas hérité des institutions sanitaires internationales de caractère permanent ou temporaire qui l'ont précédée les fondements qui lui auraient permis d'asseoir solidement son action dans ce domaine. Il lui a donc fallu, au cours de ses premières années d'existence, essayer de mettre au point des méthodes appropriées. Un moyen couramment utilisé par l'Organisation pour venir en aide aux gouvernements s'est toutefois révélé extrêmement efficace : il s'agit des experts conseils à court terme. En effet, l'engagement d'un personnel international pour une longue durée semble beaucoup moins indiqué pour les programmes de démonstration et d'enseignement en santé mentale que pour les activités traditionnelles de santé publique. La pénurie, même dans les pays très évolués, de spécialistes éminents de cette branche, l'in-

démonstration ne serait guère susceptible d'être couronnée de succès dans le domaine de la santé L'appel à des experts -conseils à court terme permet par contre à l'Organisation d'assurer temporairement à un Etat Membre les services d'un expert international éminent, qui pourra aider les techniciens nationaux à étudier les problèmes du pays et à organiser les services nécessaires. Il est évident que ces services ne pourront, à la longue, être développés

que par du personnel national ; toutefois, l'OMS peut attribuer des bourses d'études, et les experts conseils à court terme envoyés dans les pays intéressés

peuvent aider les autorités à choisir des candidats aptes à en bénéficier, ainsi qu'ils l'ont fait en 1953 au Guatemala, au Japon, au Liban, au Soudan et en Syrie. Il convient de noter que la durée d'une bourse destinée à la formation post- universitaire en psychiatrie, ou dans une discipline apparentée, est souvent très sous -estimée. Une assistance de cette nature ne profite toutefois

opportunité pour l'Organisation de recruter

des

techniciens de second ordre, les difficultés inhérentes

à l'emploi d'une langue étrangère dans la pratique de la médecine mentale et l'influence considérable exercée sur les problèmes psychiatriques par les conditions d'ordre social et culturel propres à chaque

qu'à un seul pays. Aussi, a -t -on eu, en 1953, plus largement recours à des activités inter -pays, sous forme de colloques sur des questions de santé mentale dont tous les territoires d'une Région peuvent

26

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

retirer des avantages. Un colloque sur l'alcoolisme s'est tenu en Argentine pour les pays de l'Amérique du Sud ; un autre, sur les problèmes de santé mentale de l'enfance, a été organisé en Australie à l'intention

l'OMS et de l'UNESCO résume, à l'intention des personnes appelées à s'occuper des écoles maternelles, des maîtres et de leur formation professionnelle, les conclusions pratiques qui se dégagent sur ce point des connaissances les plus récentes de psy-

des pays de la Région du Pacifique occidental ; le Gouvernement du Liban a accueilli sur son territoire un colloque de l'OMS sur le développement des services psychiatriques dans la Région de la Méditerranée orientale, et une réunion analogue s'est

chologie et de psychiatrie infantiles. Ce rapport a paru dans la série des publications de l'UNESCO sur les Problèmes d'éducation.

tenue aux Pays -Bas pour discuter des facteurs de santé mentale intéressant la santé publique. Le succès de ces colloques permet de penser que ce type d'activité convient particulièrement pour le programme de santé mentale de l'OMS. Les experts internationaux qui y participent apportent de nombreuses connaissances nouvelles prêtes à être mises en pratique ; la présence de techniciens des divers pays de la Région non seulement offre à des représentants nationaux, parfaitement informés des condi-

Le troisième rapport du Comité d'experts de la Santé mentale, qui a également paru durant l'année, est consacré à l'hôpital psychiatrique public.5 Des-

tiné aux administrations de la santé publique, ce rapport résume les vues formulées par un groupe d'experts internationaux, touchant le rôle, les fonctions et l'administration de l'hôpital psychiatrique public moderne, questions qui ont été fort négligées même dans certains des pays les plus évolués. Pour certaines études, toutefois, il est plus indiqué

tions particulières de la Région, la possibilité de discuter l'application de ces connaissances, mais les eux, les connaissances et l'expérience acquises.

de faire appel à un expert -conseil à court terme, hautement spécialisé, que de recourir à un comité d'experts. On peut citer, à titre d'exemple, une monographie publiée en 1953 sous le titre Psychologie normale et pathologique de l'Africain.° Outre qu'elle réunit

encourage également à appliquer, de retour chez

On a pu ainsi constater les heureux effets que le colloque scandinave de psychiatrie infantile (dont il

est question dans le Rapport annuel de 1952) a exercés ultérieurement sur un colloque national organisé en Norvège, au cours duquel les partici-

pants à la réunion de l'OMS ont pu faire connaître à des collègues de leur propre pays les résultats des travaux auxquels ils avaient été associés. De même, les experts qui ont assisté au colloque sud -américain

sur l'alcoolisme se proposent d'entreprendre, selon un plan commun, des enquêtes sur l'alcoolisme dans leurs pays respectifs, afin d'entretenir l'intérêt suscité par cette réunion.

Si tout programme régional de santé mentale a principalement pour objet de diffuser les connaissances lorsqu'elles ont atteint l'état où elles peuvent trouver place dans un programme de santé publique,

une documentation considérable qui n'avait jamais fait l'objet jusqu'ici d'une étude d'ensemble, cette monographie soulève certaines questions propres à susciter de nouvelles recherches sur des problèmes d'une très grande portée. En effet, elle n'intéresse pas seulement le psychologue et le psychiatre ; elle peut être utile à tous ceux qui s'occupent de l'assistance technique à des régions insuffisamment développées. Une nouvelle étude, entreprise en 1952, visait à l'origine à coordonner certaines constatations récentes relatives au développement de l'enfant et aux troubles de sa croissance, tels que peuvent les faire apparaître l'analyse psychologique et les recherches électro- physiologiques ; élargie depuis lors, elle est devenue un exposé général des tendances

les travaux entrepris au Siège dans le domaine de

qui se dessinent actuellement dans les recherches des différentes disciplines ayant trait au déveloploppement psycho -biologique de l'enfant.

la santé mentale visent surtout à développer les connaissances jusqu'au point où elles deviennent utilisables pour une administration sanitaire nationale. Plusieurs rapports publiés en 1953 mettent en lumière ce rôle de l'Organisation. Le rapport de la réunion mixte ONU /OMS d'experts des problèmes de santé mentale se rattachant à l'adoption 4 contient, par exemple, un exposé succinct sur cette question, à l'usage des administrateurs nationaux s'occupant de questions de législation ou de procédure relatives à l'adoption. Ce rapport pourrait être appelé à exercer, dans ce domaine particulier, une influence au moins égale à celle que la monographie Soins maternels et

Un questionnaire relatif aux lois et règlements régissant le traitement des troubles mentaux a été envoyé aux gouvernements des Etats Membres et a permis d'obtenir des informations sur les dispositions

santé mentale a eue dans de nombreux pays sur l'organisation des soins généraux destinés à l'en-

en vigueur dans ce domaine. Cette documentation fait actuellement l'objet d'une analyse critique qui permettra vraisemblablement de formuler certains principes généraux dont pourraient s'inspirer les nombreux gouvernements désireux de rajeunir une réglementation tombée en désuétude. De nombreuses informations ont été recueillies également sur l'alcoolisme afin de faciliter l'élaboration d'une série d'études nationales sur ce problème. Des travaux préparatoires ont été effectués, 5 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 73

fance et sur la législation applicable en la matière. Sous le titre L'hygiène mentale à l'école maternelle, le rapport sur une réunion mixte d'experts de 6 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 70

6 Carothers, J. C. (1953). Psychologie normale et pathologique de l'Africain, Genève (Organisation Mondiale de la Santé : Série de Monographies, N° 17)

SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE

27

d'autre part, en vue d'une étude des troubles que les analyses psychologiques et électro- physiologiques

permettent de déceler chez les enfants atteints de kwashiorkor, maladie qui provoque un retard marqué du développement psychique au cours d'une période critique de la croissance de l'enfant.

contribuent à adapter les connaissances nouvelles aux besoins, aux conditions et aux possibilités des divers pays, et facilitent en même temps l'échange et la diffusion des informations en la matière. Les études faites au Siège, les réunions d'experts, les colloques régionaux et l'envoi d'experts -conseils

La conclusion qui se dégage de ces cinq années d'activité de l'OMS en matière de santé mentale est que les efforts entrepris dans ce domaine présentent les meilleures chances de succès lorsqu'ils

chargés de collaborer avec les gouvernements à l'étude des problèmes que ceux -ci doivent résoudre, constituent les éléments essentiels d'un programme de cette nature.

Hygiène de la maternité et de l'enfance La plupart des pays qui demandent l'aide de l'OMS pour les questions d'hygiène de la maternité et de l'enfance ont surtout besoin de conseils sur la façon d'améliorer leurs services existants. A cette fin, l'OMS a envoyé dans certains pays des experts conseils, et les conseillers spéciaux affectés aux bureaux régionaux en ont visité beaucoup d'autres. Les pays souffrent trop souvent d'une pénurie de L'OMS a insisté à maintes reprises sur la nécessité

d'associer la protection sanitaire des mères et des enfants à l'action des services généraux de santé publique. Le besoin s'en fait tout particulièrement sentir dans les projets ayant trait à l'assainissement, à la lutte contre les maladies transmissibles, à l'amé-

personnel compétent et d'un manque de matériel indispensable. L'OMS s'est donc efforcée d'orga-

lioration de la nutrition et à l'éducation sanitaire, car tous ces facteurs influent beaucoup sur la mortalité et la morbidité infantiles. La coordination de ces projets avec ceux visant la protection maternelle et infantile a progressé durant l'année, notam-

niser dans les pays intéressés des programmes nationaux de formation professionnelle en matière d'hy-

giène de la maternité et de l'enfance, à l'intention des médecins, des infirmières, des sages -femmes et des autres techniciens de la protection maternelle et infantile au sein des collectivités. Des équipes internationales de médecins et d'infirmières ont collaboré dans vingt pays avec le personnel national dans des centres de démonstration. Le plus souvent le travail

ment à l'occasion des travaux sanitaires en cours dans les régions rurales de Ceylan, du Salvador, de l'Inde, de Taïwan et de la Thaïlande.

a été entrepris conjointement avec le FISE, qui a procuré du matériel et des fournitures, non seulement pour répondre aux besoins des centres principaux, mais aussi pour permettre l'extension des services

par l'intermédiaire de centres subsidiaires,

créés

dans d'autres régions du pays à mesure

qu'a progressé la formation du personnel nécessaire. C'est ainsi qu'au Pakistan, le Gouvernement a organisé, avec l'assistance internationale, quatre

d'hygiène scolaire sont encore rudimentaires, et l'OMS a encouragé les administrations sanitaires nationales à les améliorer en collaboration avec les autorités responsables de l'enseignement. Le Comité d'experts des Services d'Hygiène scolaire, dans le rapport sur sa première session tenue en 1951,' a souligné que ces services doivent - pour répondre aux exigences d'un programme sanitaire judicieusement équilibré et pour avoir leur maximum d'efficacité - être combinés avec d'autres services tels que ceux qui s'occupent des enfants du premier âge et des enfants d'âge préscolaire ; leur action doit de médecine générale et des hôpitaux.

Dans un grand nombre de pays,

les services

centres de formation professionnelle de ce genre,

dont le premier en date, celui de Lahore, pour-

plus être coordonnée avec celle des services de la santé publique et avec celle des praticiens de De nombreux pays se proposent d'adopter des mesures en faveur des groupes d'enfants particuliè-

d'un personnel national, l'équipe de l'OMS ayant été rappelée après deux années et demie. Le centre

suit actuellement son activité sous la direction

tement vulnérables en raison de déficiences physiques ou mentales ou de difficultés d'ordre affectif.

de Lahore revêt un intérêt particulier car c'est là que l'on a, pour la première fois, entrepris un programme de formation d'infirmières visiteuses, exemple qui est actuellement suivi par les autres centres du pays. Ce type de formation vise à préparer, dans le plus court délai, un nombre suffisant d'agents sanitaires

L'OMS a donné de temps à autre des directives et des conseils à ce sujet, soit par l'entremise d'experts envoyés individuellement en mission, soit sous forme

qui, bien que n'ayant pas une formation générale d'infirmières, sont cependant en mesure de donner les soins voulus avant, pendant et après l'accouche-

de recommandations dans les rapports de comités d'experts tels que le Groupe d'experts sur la Pré maturité,8 le Comité mixte d'experts de l'Enfance physiquement diminuée 8 et la réunion mixte ONU/ Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1951, 30, 10 8 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 27 9 Org. mond. Santé : Sér. Rapp. techn. 1952, 58

ment, et de surveiller l'état de santé des mères et des enfants, ainsi que des autres membres de la famille.

28

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

OMS d'experts des problèmes de santé mentale se rattachant à l'adoption.10 Un expert -conseil de l'OMS a visité en 1953 le Japon et les Philippines pour donner des avis sur les soins aux enfants prématurés, et une réunion d'experts a été convoquée conjointement par l'Organisation des Nations Unies, l'OMS, l'OIT et l'UNESCO pour discuter les problèmes se rapportant à l'enfance mentalement insuffisante.

part, l'OMS procède actuellement, en collaboration avec l'Association internationale de Pédiatrie, à une

étude sur l'enseignement de la pédiatrie dans la plupart des pays d'Europe, et cette enquête pourrait être étendue par la suite à d'autres Régions. Bien que l'enseignement de l'obstétrique ait été dans l'ensemble moins négligé que celui de la pédiatrie, la formation pratique des étudiants en médecine et des sages- femmes est surtout assurée dans les hôpitaux ; l'OMS encourage actuellement le développement de services d'accouchement à domicile et se préoccupe de la formation à donner au personnel à ce sujet. La multiplicité et l'interdépendance des problèmes qui se posent dans le vaste domaine de la protection de l'enfance ont provoqué, dans certains pays, des chevauchements et des doubles emplois dans les services destinés aux enfants ; ailleurs, ces services accusent des insuffisances auxquelles il serait possible de remédier par une meilleure collaboration entre les autorités compétentes. Avec l'Organisation des Nations Unies et les autres institutions spécialisées représentées au sein du groupe de travail tech-

Il apparaît indispensable et urgent d'améliorer l'enseignement de la pédiatrie donné aux médecins, aux infirmières, aux étudiants en médecine et aux élèves infirmières. L'OMS a, dans certains cas, recom-

mandé aux gouvernements d'encourager la création de chaires de pédiatrie dans les écoles de médecine. Il faut en même temps instituer une collaboration étroite entre les centres d'enseignement de la pédiatrie et les services de santé publique dont relève la

prophylaxie infantile. Ce n'est pas toujours une tâche aisée car les écoles de médecine dépendent souvent d'une autorité distincte des autorités sanitaires ; en outre, dans de nombreux pays, la liaison entre les services de médecine préventive et de médecine curative

n'est pas encore réalisée. L'OMS

s'efforce de développer cette coordination à l'occa-

nique pour une action à long terme en faveur de l'enfance, l'OMS a participé en 1953 à une évaluation des services en question dans différents pays.

sion de projets de démonstration et de formation professionnelle, en encourageant les étudiants en médecine à visiter les centres de protection maternelle et infantile ou à y suivre des cours. D'autre

Les résultats de cette étude permettront aux gouvernements intéressés de connaître exactement les ressources dont ils disposent et d'élaborer un plan judicieux d'organisation.

Soins infirmiers

L'organisation de bons services infirmiers à l'hôpital et à domicile pose un problème complexe que peu d'administrations sanitaires ont réussi à résoudre à leur satisfaction. Sa solution exige une nette compréhension des besoins locaux et l'emploi judicieux d'un personnel qualifié très varié. L'OMS s'est donc fixé pour but d'aider les Etats Membres à déterminer leurs besoins et leurs ressources à cet égard et à former en nombre croissant des infirmières compétentes et capables de s'acquitter des tâches essentielles qui leur incombent. En 1953,

formation générale leur permettant de diriger par la suite du personnel auxiliaire. L'OMS aide ces gouvernements à instituer des écoles de ce genre et à préparer leurs élèves à assumer les fonctions de monitrices et de surveillantes du personnel auxiliaire. Les progrès rapides de la médecine et des moyens

dont on dispose pour prévenir les affections aussi bien mentales que physiques entraînent une réorientation des services de santé publique. Dans le monde entier, il est urgent de faire disparaître le décalage entre la recherche médicale et son application pratique. Infirmières et sages- femmes peuvent y contri-

elle a prêté assistance à six pays - Birmanie, Iran,

permettre de créer ou de développer leurs services infirmiers au sein de leur administration nationale de

Libye, Pakistan, Syrie et Thaïlande - pour leur

buer fortement en leur qualité d'éducatrices sanitaires. Les multiples occasions qu'elles ont de nouer des contacts personnels fréquents et suivis avec la population, de même que la nature de leurs relations personnelles et professionnelles avec les enfants et les adultes, leur permettent de gagner la confiance des gens parmi lesquels elles travaillent et de com-

santé publique et pour leur faciliter l'étude de leurs besoins immédiats et lointains. L'organisation de services infirmiers complets implique l'existence d'un personnel divers et bien

encadré. Chacun des gouvernements qui ont fait appel à l'OMS a souligné qu'il lui fallait créer ou renforcer sans délai au moins une école profession-

nelle, où un noyau d'infirmières recevraient une 1° Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 70

prendre les problèmes familiaux et sociaux. Sur les 144 infirmières qu'emploie actuellement l'OMS dans le cadre de son programme d'aide aux Etats Membres, 54 sont attachées à des écoles d'infirmières et 90 à des centres de démonstration et de formation professionnelle. Le premier groupe se

SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE

29

compose d'équipes d'infirmières monitrices, qui com-

de ce genre est au contraire de susciter chez les gouvernements le désir de prendre des mesures pour améliorer leurs services infirmiers.

prennent toujours une personne spécialisée dans la formation des infirmières de la santé publique. Grâce à ces équipes, les écoles sont amenées à travailler en collaboration étroite avec les dispensaires et les centres sanitaires voisins et bénéficient souvent des ressources des centres de démonstration et de formation professionnelle qui reçoivent, comme elles, une aide internationale. Tel a été le cas, par exemple,

Le manque de personnel enseignant qualifié est une des grandes difficultés auxquelles se heurtent les gouvernements dans leurs efforts pour développer et améliorer leurs écoles d'infirmières. L'Organisation a pris diverses initiatives en 1953 afin d'aider

en Afghanistan, en Birmanie, au Cambodge, à Costa Rica, en Malaisie, en Syrie et à Taiwan. En matière de soins infirmiers, comme dans de nombreux autres domaines de la santé publique, les

conférences - aussi bien nationales qu'internatioles

échanges de renseignements et les confrontations d'expériences. En 1953, l'OMS a collaboré à l'organisation de conférences sur les soins infirmiers dans trois Régions : Amériques, Europe et Afrique. A Rio

nales - se sont révélées un moyen efficace de diffuser connaissances nouvelles et d'encourager les

les pays à remédier à cette pénurie. Le programme de bourses d'études a été largement mis à contribution pour donner aux infirmières expérimentées la possibilité d'acquérir une formation de monitrices et d'administratrices. En Birmanie, dans l'Inde, en Malaisie, au Mexique, en Thaïlande et en Turquie, des cours de trois à douze mois ont été organisés à l'intention des infirmières locales, avec l'aide d'infirmières monitrices de l'OMS ; en Israël, une mission d'infirmières monitrices de l'OMS a donné un cours de six semaines à 137 infirmières spécialement

de Janeiro, 272 infirmières appartenant à 16 pays de l'Amérique du Nord, de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud se sont réunies pour discuter deux problèmes qui revêtent un intérêt capital pour ces Etats, à savoir la législation sur les soins infirmiers, et l'enseignement infirmier. L'enseignement infirmier a également été le thème d'une conférence qui s'est tenue en Suisse au mois d'octobre et qui a groupé des représentants de 21 pays européens. Ce groupe de 47 infirmières des services hospitaliers et des services de santé publique a surtout étudié

désignées. D'autre part, la Faculté de Médecine de l'Université d'Alexandrie a établi, avec le concours de l'OMS, les plans d'une école régionale d'infirmières monitrices et administratrices, qui sera inaugurée en 1954 (voir chapitre 15). L'organisation de cours pour infirmières et sages femmes auxiliaires exige que les pays disposent de monitrices. L'OMS a donc entrepris de former du personnel enseignant dans certains pays où il fait encore défaut : Brunéi, Ceylan, Costa Rica, Pakistan, Paraguay, Pérou, Salvador, Taiwan et Thaïlande.

les méthodes à appliquer pour coordonner leurs services respectifs, renforcer le travail d'équipe et assurer la formation du personnel infirmier. La conférence régionale africaine sur l'enseignement infirmier, qui s'est tenue à Kampala (Ouganda) en septembre et en octobre, a réuni des représentants de 20 Etats et territoires. En prévision de cette confé-

Les équipes de l'OMS affectées aux centres de démonstration et de formation professionnelle en matière de protection maternelle et infantile et de lutte antituberculeuse et antivénérienne ont formé, « sur les lieux », du personnel infirmier local pour ces centres. L'avenir de ces auxiliaires dépendra des

rence, l'OMS avait rédigé un rapport d'après l'enquête faite par une consultante sur la formation des infirmières, des sages- femmes et du personnel auxiliaire de diverses catégories dans les services sani-

possibilités que l'on aura de les utiliser et de les encadrer. Des difficultés risquent de surgir si l'on ne prend soin d'intégrer, comme on l'a fait en Birmanie et en Thaïlande, la formation de ce personnel dans les programmes de développement des services infirmiers et des services d'obstétrique. L'OMS a abordé un domaine non encore défriché en étudiant les législations modernes sur les soins infirmiers et en aidant les administrations sanitaires

taires de l'Afrique équatoriale. Grâce à ce rapport et aux renseignements supplémentaires fournis par les délégués, la conférence a pu examiner comment il conviendrait d'adapter les méthodes d'enseignement aux qualités et aptitudes spécifiques des élèves

à élaborer des lois appropriées. Comme on l'a dit plus haut, la conférence régionale sur les soins infirmiers de Rio de Janeiro a consacré une grande partie

africains et les programmes d'études à leur degré de développement éducatif et culturel. C'est la première fois que des représentants d'un nombre aussi important de territoires ont eu la possibilité de se réunir en Afrique pour échanger des informations sur les problèmes infirmiers tels qu'ils se posent dans leurs territoires respectifs.

conseils pour la rédaction de textes législatifs ont été donnés à des pays des Amériques et de la Méditerranée orientale. Comme suite à une recommandation formulée lors de sa deuxième session par le Comité d'experts des Soins infirmiers,11 l'OMS a fait le point de la législation en vigueur dans 22 pays. Cette étude montre que le législateur a naturellement hésité à réserver l'exercice de la profession d'infirmière aux seules infirmières légalement qualifiées 11 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1952, 49, 24

de son temps à l'étude de cette législation. Des

Ces conférences ont été organisées de façon que tous les délégués puissent y prendre une part aussi active que possible. Elles ne visaient pas à résoudre des problèmes d'intérêt exclusivement national ; ceux -ci sont trop nombreux et, en raison des facteurs sociaux et culturels qu'ils font intervenir, demandent

à être étudiés séparément. Le but des conférences

30

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

avant que les fonctions de ce personnel aient été nettement définies et que ses effectifs soient devenus suffisamment nombreux. Elle met en évidence l'interdépendance de la médecine et des services infirmiers

et la tendance qu'ont les infirmières à assumer des fonctions nouvelles à mesure que progresse la science médicale. Néanmoins, les ministres de la santé

publique ou des organismes spéciaux d'enregistrement des infirmières se sont vu habilités à approuver les écoles d'infirmières et leurs programmes, ainsi qu'à protéger légalement les titres des infirmières qui satisfont aux conditions prescrites pour l'entrée dans la profession. L'OMS a publié cette étude au

cours de l'année,la et en a distribué des tirages à part aux administrateurs de services sanitaires et

la rédaction du rapport, mais celui -ci paraîtra sans doute en 1954. Il est manifestement nécessaire de poursuivre les travaux visant à définir les attributions du personnel infirmier, et le Conseil international des Infirmières a récemment décidé de convoquer une conférence de travail internationale qui se préoccupera tout particulièrement de cette question. Tout au long de l'année, l'Organisation a continué à collaborer étroitement avec le Conseil international des Infirmières et avec la Fondation internationale Florence Nightingale, fondation dépendant du Conseil et spécialisée dans les activités de longue haleine sur le plan de l'enseignement. A la demande

infirmiers qui en ont formulé la demande. Aussi longtemps que les conceptions touchant les fonctions des infirmières n'auront pas été précisées, une réglementation trop rigide de la formation pro-

de l'OMS, qui lui a accordé une subvention à cet effet, le Conseil a procédé en 1953 à une analyse des programmes d'études de perfectionnement, et une liste internationale des programmes de perfectionnement de 127 établissements d'ensei-

fessionnelle de ce personnel risquerait d'être un obstacle au progrès (comme l'a souligné la conférence sur l'enseignement infirmier de 1952).13 La

législation récente de certains pays laisse une grande latitude aux organisateurs des programmes d'études. L'étude des fonctions de l'« assistante sociale » en France et de la « health visitor » en Angleterre (voir les deux derniers Rapports annuels 14) a été terminée

gnement a été dressée aux fins de publication. Les principes dont on s'est inspiré pour effectuer cette analyse dans cinq écoles - dans des régions différant par leur situation géographique et leur type de civi-

lisation - ont été résumés dans un rapport, avec des exemples illustrant la méthode utilisée ; ce rapport sera lui aussi publié. Le Conseil a d'autre part travaillé utilement à développer la protection sociale des infirmières et à définir des normes acceptables pour diverses catégories de services infirmiers.

au cours de l'année. Le décès regretté, survenu en septembre, du D' René Sand, qui dirigeait l'étude pour le compte de l'OMS, retardera inévitablement

Hygiène sociale et médecine du travail L'industrialisation rapide de nombreux pays insuffisamment développés, souvent provoquée par l'exé-

cution de divers plans internationaux d'assistance technique en vue du développement économique, a posé de nombreux problèmes touchant la santé des travailleurs ; de ce fait, la protection de la santé considérée comme facteur d'efficience a pris une place importante dans l'élaboration des programmes

Exécutif de l'OMS ainsi qu'au Conseil d'administration du BIT et a été publié.15 Il renferme en parti-

culier des recommandations visant les mesures à prendre sur les lieux de travail pour protéger et améliorer la santé des travailleurs. Ces mesures ont trait à l'alimentation, à la lutte contre les maladies transmissibles, à l'assainissement, à la santé mentale, à l'éducation sanitaire et à la protection maternelle et infantile.

de mise en valeur industrielle. C'est pourquoi le Conseil Exécutif, à sa douzième session (résolution EB12.R23), a prié le Directeur général d'examiner,

L'OMS a aidé l'Egypte, la Finlande, l'Iran, la

de concert avec l'OIT, les moyens propres à renforcer l'action menée sur le plan de la médecine du

Turquie et la Yougoslavie à évaluer l'importance de

travail. A la fin de l'année, une étude sur la question avait été préparée et devait être soumise au Conseil lors de sa treizième session. Le deuxième rapport du Comité mixte OIT /OMS de la Médecine du Travail a été présenté au Conseil 12 Rec. int. Législ. sanit. 1953, 4, 485 13 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 60, 16 14 Actes off. Org. mond. Santé, 38, 22 ; 45, 28

leurs problèmes sanitaires et à organiser des programmes à la mesure de ces problèmes. Les difficultés financières de 1953 ont entraîné une réduction considérable des plans établis pour aider ces pays à

poursuivre les enquêtes industrielles effectuées en 1952. Divers projets ont dû être complètement

abandonnés, d'autres n'ont pu être réalisés qu'en partie. C'est ainsi que, pour le programme de médecine du travail concernant l'Egypte, il a seulement été possible d'attribuer trois bourses d'études. 15 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 66

SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE

31

Un colloque européen sur la médecine du travail, analogue à celui qui avait eu lieu à Leyde en 1952,

a été considérablement aidée par la Ligue interfois à la fin du mois d'août, a passé en revue les maladies rhumatismales chroniques, tant articulaires points suivants : nomenclature et classification, incinationale contre le Rhumatisme. Le Comité d'experts des Maladies rhumatismales, réuni pour la première

L'OMS a entrepris des études sur ces maladies et

s'est tenu à Milan en septembre (voir également page 95). Ces colloques contribuent efficacement à stimuler l'intérêt des spécialistes en leur permettant d'échanger des renseignements et de confronter leurs expériences ; il y aurait avantage à organiser des colloques de ce genre dans d'autres Régions.

que non articulaires. Ses débats ont porté sur les

Une collaboration étroite a été maintenue avec l'OIT pendant toute l'année. En vue d'améliorer les méthodes de sélection des travailleurs migrants, l'OMS a préparé, en collaboration avec l'OIT, un projet de rapport sur les critères médicaux applicables à la sélection des migrants destinés à un tra-

dence et fréquence, prévention et traitement. Le comité a abouti à la conclusion que, faute de connaissances précises sur l'étiologie et la pathogénie

de ce groupe de maladies, il n'était pas encore

possible de préconiser des mesures précises pour la

vail normal ou à un travail de force, ou en quête d'un emploi nécessitant des aptitudes physiques spéciales. En décembre, les deux organisations ont convoqué une réunion d'experts qui ont été chargés d'établir le texte définitif du rapport à soumettre à leurs organes directeurs. La deuxième session du Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de Mer devait se tenir en 1953 mais, sur la demande de l'OIT, elle a été renvoyée à 1954. L'OMS a continué de collaborer avec l'Organi-

prophylaxie et le traitement. Il a recommandé de poursuivre les recherches de base. Plusieurs pays ont demandé l'aide de l'OMS pour des questions de soins médicaux et d'administration

hospitalière, mais le seul projet de ce genre dont l'exécution ait été commencée pendant l'année, au moyen des fonds de l'assistance technique, est celui

qui se rapporte à la construction d'hôpitaux et à l'administration hospitalière en Turquie. Le projet

de réorganisation de l'administration des stocks de fournitures médicales à Ceylan s'est poursuivi conformément aux plans établis. Au Pérou, le programme d'assistance aux services d'archives médi-

sation des Nations Unies et d'autres institutions

spécialisées dans les questions de réadaptation médicale.

Elle a participé à la quatrième session du

cales (exposé en détail au chapitre 12 du Rapport annuel de 1952) a été mené à terme. Dans une étude sur les hôpitaux ruraux considérés comme des

groupe de travail technique spécial pour la réadaptation des personnes physiquement diminuées, créé par le Comité administratif de Coordination. L'exécution de projets de réadaptation médicale s'est poursuivie dans l'Inde, au Japon, en Grèce et en Yougoslavie. Ces deux derniers projets bénéficient de l'aide du FISE, qui a également procuré des four-

centres de santé pour les populations rurales, un expert -conseil de l'OMS s'est attaché à déterminer quels sont les services médicaux dont le besoin se fait sentir dans les régions rurales, notamment dans les pays insuffisamment développés, et à examiner

nitures et du matériel pour le projet de réadaptation

des enfants physiquement diminués entrepris en Israël.

Il ressort d'une étude préliminaire effectuée par un consultant de l'OMS sur la coordination internationale de la production, de la pose et de l'emploi des appareils de prothèse, que l'absence de normes afférentes à la fabrication des membres artificiels est extrêmement gênante et que la demande actuelle est loin d'être satisfaite dans de nombreux pays. L'OMS prépare pour 1954 la réunion d'un groupe d'experts

comment on pourrait les améliorer ou en créer lorsqu'il n'en existe pas encore. Cette étude est publiée sous forme de monographie.16 En mai, l'OMS a été représentée au VIIIe Congrès international des Hôpitaux, à Londres, dont le thème central a été la médecine préventive considérée

comme une des fonctions importantes de l'hôpital, et ses implications. Pendant de longues années à venir, de nombreux pays consacreront d'importantes sommes à la construction d'hôpitaux de divers types :

les besoins dans ce domaine sont énormes et le nombre des lits est tout à fait insuffisant L'exploitation de ces hôpitaux sera plus efficace et économique si les plans initiaux ont été minutieusement établis. L'OMS peut aider les pays dans l'élaboration de ces plans. En liaison avec l'action menée par les Nations Unies pour la prévention des accidents de la circu-

qui sera chargé d'étudier, du point de vue international, le problème des appareils de prothèse. Elle a consulté, d'autre part, à ce sujet, la Société internationale pour la Protection des Invalides.

Les progrès enregistrés dans la lutte contre la plupart des principales maladies transmissibles aiguës et l'augmentation de l'espérance moyenne de vie ont

accru l'importance relative d'un grand nombre de maladies chroniques. Il faut mentionner tout spécialement parmi elles les maladies rhumatismales chroniques à cause de leurs effets invalidants, des souffrances prolongées qu'elles infligent et des graves répercussions sociales et économiques qu'elles entraînent.

lation routière, l'OMS a entrepris de rédiger, à l'intention des médecins, un manuel sur l'examen médical des candidats au permis de conduire. 16 Bridgman, R. F. (1954) L'Hôpital rural -Sa structure et son organisation, Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, No 21) (édition anglaise en

préparation)

32

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Hygiène dentaire L'OMS s'est adjoint pendant cinq mois, au début de 1953, un stomatologiste qu'elle a chargé de procé-

der à des études sur les services dentaires destinés aux femmes enceintes, aux mères allaitantes et aux enfants, qui sont particulièrement sujets aux caries

caries. Le rapport en question doit paraître au début de 1954. L'expert- conseil a également participé à l'orga-

nisation d'un colloque sur l'hygiène dentaire qui aura lieu en Nouvelle- Zélande au mois de mars 1954 et qui durera deux semaines. Tous les Etats Membres

spéciaux. L'expert -conseil a procédé à une étude approfondie sur l'emploi des fluorures pour la prévention des caries dentaires. A cet effet, il s'est rendu aux Etats -Unis d'Amérique et dans plusieurs pays d'Europe pour y recueillir des renseignements sur l'adjonction de fluor à l'eau et sur les autres moyens d'utiliser cet halogène pour prévenir les

dentaires et qui ont besoin, en conséquence, de soins

des Régions du Pacifique occidental, de l'Asie du

Sud -Est et de la Méditerranée orientale ont été invités à s'y faire représenter et 30 bourses seront

attribuées à des participants. Les débats seront dirigés par quatre consultants spécialisés dans l'hygiène dentaire.

Education sanitaire de la population Il convient de signaler, en fait de réalisations qui ont marqué l'année 1953 dans le domaine de l'éducation sanitaire de la population, les deux premières conférences régionales organisées par l'OMS sur_

cette question en Europe et dans les Amériques. L'OMS avait fait appel au concours d'experts conseils à court terme pour la préparation, l'orgaLa conférence européenne s'est tenue à Londres en avril. Dix -huit pays étaient représentés par des spécialistes éminents de l'administration des services médicaux, des soins infirmiers, de l'éducation sanitaire, de l'éducation générale et des sciences sociales. Des représentants d'organisations sani-

d'autres organismes ou personnes intéressées des pays participants. On a, d'autre part, pris soin tout spécialement de mettre au point diverses méthodes qui devaient faciliter, au cours de la conférence, les échanges de vues ou d'informations et les confrontations d'expérience. A en juger d'après les réactions qu'ils ont suscitées et d'après l'impulsion ainsi donnée dans les pays participants, ces conférences et ces colloques inter -pays semblent devoir présenter

nisation et la conduite de chacune de ces conférences.

une utilité considérable pour l'action future de l'OMS en matière d'éducation sanitaire de la population. Dans bien des pays, l'un des besoins primordiaux

taires bénévoles y ont également assisté. Cette conférence se proposait essentiellement de ménager à des administrateurs des services médicaux et à des personnes se consacrant activement à l'éducation sani-

est l'organisation de cours sur les méthodes d'éducation sanitaire à l'intention de nombreuses catégories du personnel des services de santé publique et d'assistance sociale, des maîtres de l'enseignement

taire la possibilité de se réunir, de procéder à un échange de vues et à une confrontation d'expériences,

et des personnes qui s'occupent de l'éducation des adultes et de l'enseignement agricole. Conscients de cette nécessité, les administrations sanitaires de

de dégager quelques -uns des principaux éléments d'un programme d'éducation sanitaire de la population et d'aider au développement de l'éducation sanitaire dans les pays de la Région. Comme les réunions nationales qui avaient eu lieu, en 1950 et en 1952, aux Pays -Bas, elle a déjà suscité diverses

quelques pays envisagent, en collaboration avec le corps enseignant des instituts et des écoles de santé publique, de faire figurer des cours de ce genre dans les programmes ordinaires d'études des médecins, des infirmières, des spécialistes de l'assainissement et de l'éducation sanitaire et des diverses catégories de personnes qui se consacrent à l'enseignement et à la

initiatives dans les pays qui avaient envoyé des

représentants. La conférence des Amériques, à laquelle ont participé les délégués de onze pays, s'est réunie à Mexico

formation professionnelle. Pendant toute l'année 1953, l'OMS a continué d'affecter à l'Université de Malaisie, à Singapour, un chargé de cours qui devait aider à organiser des cours de formation en matière d'éducation sanitaire. A cette même fin elle a fourni des consultants à l'Ecole de Santé publique d'Ankara, en Turquie. Les deux conférences régionales mentionnées plus

en septembre. De nombreuses disciplines y étaient représentées : administration de la santé publique, éducation sanitaire de la population, soins infirmiers, assainissement, ethnologie, éducation générale, psychologie et enseignement agricole.

Ces deux conférences ont eu ceci de particulier qu'une grande importance a été attachée, dans leur préparation, aux consultations avec les autorités sanitaires, les spécialistes de la santé publique et

haut ont mis l'accent sur le rôle déterminant que peuvent jouer les instituteurs et les autorités scolaires en inculquant de bonnes habitudes d'hygiène aux écoliers, aux parents et à des groupes de villa-

SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE

33

geois. Dans le cadre d'initiatives nationales, ou sous l'impulsion des campagnes de démonstration et des conférences auxquelles l'OMS a participé, des instituteurs ont été initiés aux problèmes sanitaires et à l'éducation sanitaire. Dans cet ordre d'activité, l'Organisation a chargé des experts -conseils de prêter leur collaboration aux autorités nationales de Ceylan,

coût élevé. C'est pourquoi l'Organisation a encouragé la production sur place d'un matériel d'enseignement peu onéreux. En août et en septembre, l'Organisation

du Honduras, de Sarawak et de Singapour. A sa première session, tenue à Paris en décembre,

le Comité d'experts de l'Education sanitaire de la Population a étudié la question de la formation professionnelle, non seulement du personnel des services de santé, mais également de celui des services

a participé, en Sicile, à un colloque international qui s'est tenu sous les auspices de l'UNESCO pour étudier la question de l'utilisation des moyens visuels dans les programmes d'éducation de base. Ce colloque a examiné diverses méthodes de production d'un matériel approprié. Au début de l'année, l'OMS a aidé la Commission

apparentés. Le rapport sur cette session formule des principes fondamentaux relatifs à la manière d'apprendre, au rôle de l'éducateur dans les programmes d'éducation sanitaire, à l'organisation de l'éducation sanitaire considérée en tant que partie

intérimaire de l'Union internationale pour l'Education sanitaire populaire à organiser la deuxième conférence internationale sur l'éducation sanitaire. Au cours de cette réunion, qui s'est tenue à Paris et à laquelle ont participé environ 200 représentants

de pays de l'Europe, de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique du Nord et de l'Amérique du Sud, l'Union a été constituée en tant qu'organisation internationale non gouvernementale. L'OMS a de nouveau fourni les services de trois ethnologues expérimentés, qui ont aidé les adminis-

intégrante des services de santé publique, à la formation du personnel et à l'évaluation des programmes. En participant à l'oeuvre d'éducation de base que

certains Etats Membres ont entreprise avec l'aide de l'UNESCO, l'Organisation a pu initier diverses catégories d'étudiants à la théorie et à la pratique des méthodes et des techniques de l'éducation sanitaire. Les étudiants qui ont pris part au projet d'éducation de base se composaient, en majeure partie, d'instituteurs, d'administrateurs des services scolaires et de spécialistes de l'éducation des adultes, mais ils comprenaient aussi des infirmières, des inspecteurs sanitaires et des spécialistes de la mise en valeur des régions rurales. L'Organisation a continué

trations sanitaires de deux Régions à étudier les caractéristiques culturelles de groupes déterminés de la population et, sur la base de ces constatations, à

organiser et administrer les services de santé, à former du personnel sanitaire et à définir les principes directeurs d'une action de propagande sanitaire auprès des familles et des groupes de villageois.

à collaborer aux programmes de formation en

Certaines administrations sont de plus en plus conscientes de la nécessité d'organiser et de développer l'éducation sanitaire dans le cadre des programmes sanitaires destinés aux villages et autres

matière d'éducation de base entrepris au Mexique et à Ceylan. D'autre part, elle a affecté en 1953 un administrateur de la santé publique et un spécialiste de l'éducation sanitaire au Centre d'éducation de base pour les Etats arabes, en Egypte. L'OMS, secondée par des experts -conseils à court terme, a aidé certains de ses Etats Membres à établir

collectivités locales. D'autre part, on se rend de mieux en mieux compte qu'il importe de consacrer

beaucoup plus d'attention à la mise au point des méthodes et des moyens éducatifs les mieux adaptés

aux préoccupations, aux problèmes, aux caractéristiques psychologiques ou culturelles de la population que l'on veut atteindre. L'OMS a chargé deux spécialistes de l'éducation sanitaire parlant l'arabe de collaborer à l'exécution des programmes de protection maternelle et infantile dans deux provinces de la Libye. Il s'agit d'une initiative qui permettra de déterminer dans quelle mesure des spécialistes de l'enseignement des sciences sociales et de la santé publique sont capables, en recourant à des méthodes éducatives, d'inciter les villageoises à accepter et à appliquer des règles simples d'art ménager, d'hygiène individuelle et d'hygiène familiale.

des plans pour la préparation et la production de matériel d'illustration et de moyens audio- visuels d'enseignement, ainsi que pour leur emploi dans les

programmes d'éducation qui s'adressent au grand public. Dans ces pays, en raison des différences de langue, de civilisation et d'instruction, les moyens visuels de propagande importés (par exemple les films) constituent généralement un procédé d'éducation sanitaire peu efficace et, par surcroît, d'un

L'action sanitaire chez les réfugiés de Palestine Par sa résolution WHA6.25, la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé a prorogé jusqu'au 30 juin 1954

l'accord conclu avec l'Office de Secours et de Tra17 Les

vaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient (UNRWAPRNE).18 L'Orga-

de cet organisme sur le plan sanitaire.

l'UNRWAPRNE, que l'on peut se procurer à son Bureau de Beyrouth (Liban), rendent compte en détail de l'activité

rapports annuels de la Division sanitaire de

nisation a donc continué à élaborer et à diriger le programme sanitaire de l'Office, et à mettre à la disposition de celui -ci un médecin engagé à plein 18 Actes off. Org. mond. Santé, 35, 376

34

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

temps, un paludologue, un ingénieur sanitaire et des experts -conseils, ainsi que l'a déjà indiqué le Rapport

mencé un cours de formation professionnelle à l'in-

annuel de 1952.19 Une nouvelle subvention de $42.857 a été accordée à l'Office.

tention d'étudiants choisis parmi les réfugiés. On pense que l'influence de ce programme sera grande sur tous les territoires occupés par les réfugiés. Dans la prévention et l'élimination des maladies

Les dépenses de l'UNRWAPRNE pour son programme sanitaire et pour l'entretien des camps de réfugiés se sont élevées, au cours des douze mois allant du ler juillet 1952 au 30 juin 1953, à $3.294.000.

Cette somme comprend les traitements, le coût des fournitures médicales, les subsides aux établissements médicaux et les dépenses de santé publique et d'assainissement. Une partie de ce total a servi à

infectieuses, la vaste campagne de vaccination a joué un rôle important. Au cours d'une période de douze mois, on a procédé à quelque 261.200 vaccinations antivarioliques, 253.800 vaccinations TAB

et à 269.300 vaccinations antidiphtériques.

On a continué à appliquer des mesures de précaution contre le paludisme dans le district de Gaza. En ce qui concerne les autres districts, les travaux ont continué dans les zones reconnues impaludées. Des pulvérisations de DDT à effet rémanent ont été pratiquées et se sont révélées très efficaces, sauf dans les villages du nord -est de la vallée du Jourdain, oú il n'a pas été possible de protéger entièrement les habi-

l'entretien et à l'amélioration des logements dans les camps. La Division sanitaire de l'Office a employé environ 1.800 personnes, dont 18 fonctionnaires internatio-

naux. En plus de l'aide accordée à l'Office par les gouvernements des pays d'accueil, diverses organi-

sations bénévoles ont prêté leur concours pour la gestion d'hôpitaux, de polycliniques et de services de protection maternelle et infantile, et ont collaboré

à la mise sur pied de différents programmes de

formation de personnel. L'état sanitaire général des réfugiés est demeuré

tants, car le vecteur local a tendance maintenant à éviter les surfaces traitées pour se réfugier de préférence durant les heures du jour dans les cavernes et les fissures naturelles des collines. Afin d'assurer une protection effective à cette zone, il a été nécessaire de s'attaquer aux larves, de drainer les terrains marécageux et de procéder à des pulvérisations supplémentaires dans les villages situés à la périphérie. Ces diverses mesures ont été appliquées en liaison avec

satisfaisant en 1953. Il n'y a eu aucune épidémie

grave, à l'exception d'une forte poussée de rougeole chez les enfants exposés par leur âge à cette maladie.

Exception faite d'un cas isolé de typhus à poux, il n'a pas été signalé de maladies quarantenaires. On a enregistré 83 cas de fièvre récurrente à tiques, principalement en Jordanie et à Gaza, et 43 cas de poliomyélite (dont 40 au Liban, en Syrie et en Jordanie, et 3 dans le district de Gaza). La fréquence des fièvres typho -paratyphoïdes a diminué, de même que celle des cas déclarés de dysenterie ; les fièvres typho -paratyphoïdes ont été particulièrement rares chez les réfugiés qui sont hébergés dans les camps et qui avaient tous été vaccinés. Le nombre de cas de tuberculose enregistrés a été de moitié moindre que l'année précédente, grâce surtout au développement des services antituberculeux qui ont assuré un meilleur contrôle des malades et un diagnostic plus précis ; mais les moyens d'hospitalisation sont à la fois médiocres et insuffisants pour cette catégorie de malades. Le trachome demeure très répandu et la meilleure façon de le combattre consiste, semble -t -il,

la campagne organisée par l'Agence du Yarmouk, qui se propose d'effectuer des travaux d'électrification et d'irrigation dans les vallées du Yarmouk et du Jourdain. La direction technique de l'action

antipaludique est assurée par le paludologue de l'OMS, qui a choisi et formé un certain nombre d'assistants parmi les réfugiés. A la fin de 1953, l'Office a recruté un entomologiste, qui travaillera sous la direction du paludologue.

Il ressort des enquêtes effectuées que l'état de nutrition des réfugiés est demeuré sensiblement le même qu'en 1952. Le problème le plus important, selon les experts -conseils de la FAO et de l'OMS, est celui des nourrissons après sevrage, chez lesquels on observe souvent des symptômes de malnutrition consécutifs aux troubles gastro- intestinaux fréquents

à élever le niveau de l'hygiène générale et à développer l'éducation sanitaire. On a constaté une baisse très forte du nombre de cas de syphilis diagnostiqués sérologiquement : cette baisse, qui équivaut à plus de 50 % du taux de fréquence de l'année précédente, semble due à l'efficacité du contrôle exercé par les polycliniques et les dispensaires prénatals. L'éducation sanitaire de la population s'est révélée d'une grande utilité pour la solution des problèmes sanitaires des réfugiés. L'exécution d'un programme

patronné conjointement par l'UNWRAPRNE et l'OMS a débuté à la fin de l'année ; d'autre part, un éducateur sanitaire engagé par l'OMS a corn19 Actes off. Org. mond. Santé, 45, 161

dans ce groupe d'âge. Des enquêtes sur l'économie alimentaire ont été achevées à la fin de l'année et des premiers travaux ont été entrepris en vue d'améliorer les rations alimentaires normales et les projets alimentaires spéciaux. Un nutritionniste a été attaché à la Division sanitaire pour assurer l'utilisation la plus judicieuse des aliments disponibles. Le nombre de personnes ayant droit à des rations supplémentaires a doublé et représente actuellement 6 % du total des réfugiés enregistrés. La formation d'un personnel paramédical parmi les réfugiés s'est poursuivie : ce personnel comprend des infirmières générales et des infirmières de la santé publique, des sages- femmes, des infirmières psychiatriques, des aides soignantes, des aides

accoucheuses, des techniciens de laboratoire, des techniciens pour la lutte antipaludique, des techni-

SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE

35

ciens de l'assainissement et des aides -pharmaciens.

Le Service des Camps et de l'Assainissement, créé

Les cours ont été organisés soit directement par l'UNRWAPRNE, soit conjointement par cet Office et d'autres organismes tels que des universités, des associations bénévoles et la Technical Cooperation Administration des Etats -Unis d'Amérique. En 1953, 147 réfugiés avaient reçu ou recevaient une formation paramédicale.

par la Division sanitaire, est chargé de fournir des abris satisfaisants et d'assurer l'approvisionnement en eau et l'évacuation des matières usées dans des conditions hygiéniques. Sur une population de quelque 871.000 réfugiés, 242.000 vivent dans 58 camps, tandis que les autres ont été installés dans des villages ou des villes. Les conditions de logement se sont améliorées, en particulier à Gaza où de nombreux baraquements ont été construits. D'une façon

A l'heure actuelle, 81 dispensaires de l'Office desservent les réfugiés, soit 2 de plus qu'en 1952, et on compte 2.000 lits d'hôpitaux. La proportion est maintenant d'un lit pour 420, 477, 497 et 311 réfugiés respectivement au Liban, en Syrie, en Jordanie et dans le district de Gaza. Les services de laboratoire ont été suffisants ; ils sont assurés directe-

générale, l'approvisionnement des camps en eau a été suffisant, bien que certains problèmes locaux se posent à cet égard. Il convient de signaler le remplacement progressif, en 1953, des latrines ordinaires par des fosses septiques.

ment par l'UNRWAPRNE en Syrie et à Gaza, et par l'Université ou par le Gouvernement au Liban et en Jordanie.

Le soin de procurer les fournitures médicales nécessaires à l'Office a été transféré durant l'année de l'OMS au FISE.

CHAPITRE 4

ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE Le Conseil Exécutif, lors de sa onzième session, tenue en janvier 1953, a consacré au programme d'enseignement et de formation professionnelle de l'Organisation 1 une étude spéciale dont les conclusions ont obtenu l'adhésion de la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé.' Cette étude ainsi que les débats du Conseil et de l'Assemblée de la Santé ont fourni des suggestions et des directives pour la mise en oeuvre de ce programme dont les principaux objectifs sont les suivants : aider les gouvernements à former du personnel sanitaire pour les divers services de santé publique et pour l'enseignement ; aider les gouvernements à développer leurs établissements d'enseignement ; encourager les pays à confronter leurs expériences et stimuler l'intérêt à l'égard des méthodes modernes d'enseignement et de formation professionnelle. L'activité de l'OMS dans ce domaine s'exerce sous trois formes principales - bourses d'études, assistance aux établissements d'enseignement et échange de renseignements scientifiques - qui constituent trois aspects différents d'un programme coordonné. Le deuxième rapport du Comité d'experts pour la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire,' qui a été publié au cours de l'année, fait ressortir la nécessité d'une réforme de l'enseignement médical, sujet actuellement débattu dans de nombreux pays.

Cette question a également été examinée lors de la première conférence mondiale sur l'enseignement médical, qui s'est réunie à Londres, en août, sous les auspices de l'Association médicale mondiale, avec l'appui et la participation de l'OMS. Des membres du personnel de l'OMS et des spécialistes inscrits à son Tableau

d'experts pour la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire ont collaboré à l'établissement du programme de la conférence et ont pris part aux travaux. L'OMS a continué d'organiser des conférences et des discussions pour l'étude des questions d'enseignement médical qui se posent sur les plans régional et national. Une conférence européenne sur l'enseignement post -universitaire de la médecine préventive et sociale a eu lieu à Goteborg en juillet. Dans la Région de l'Asie du Sud -Est, à l'occasion de la présence de missions d'enseignement médical de l'OMS auprès des universités de Madras et de Bombay (Inde) et de Djakarta (Indonésie), des discussions officieuses sur l'enseignement de la médecine ont été organisées ; elles ont suscité d'utiles échanges de vues et des confrontations d'expériences, et permis aux participants d'analyser les problèmes de formation professionnelle sous l'angle des besoins nationaux

aussi bien que des tendances mondiales. Les résultats d'activités analogues organisées antérieurement dans d'autres pays donnent lieu d'espérer que ces discussions inciteront les gouvernements à élaborer une politique nationale en matière de formation professionnelle du personnel médical et auxiliaire et à préparer des plans à long terme. Il est question d'organiser en 1954, dans un des pays de l'Amérique du Sud, un colloque sur l'enseignement de la médecine préventive et de l'hygiène. C'est par des méthodes analogues que l'OMS s'est efforcée de développer la formation professionnelle et technique dans le domaine de l'assainissement, des soins infirmiers, de l'éducation sanitaire de la population, de la statistique sanitaire et dans d'autres domaines encore : des colloques sur ces sujets ont été institués à l'échelon régional et national, avec l'aide d'équipes en mission et de consultants. La formation collective de personnel dans diverses questions de santé publique, qui est plus spécialisée, ayant été conçue pour répondre aux besoins particuliers de certains pays et de certaines Régions, est décrite en détail dans d'autres chapitres de ce Rapport. On trouvera à l'annexe 5 et au Tableau I, page 87, une liste des colloques et des cours de formation professionnelle internationaux organisés par l'OMS ou avec son aide. Dans bien des pays od les ressources ne correspondent pas aux besoins, l'OMS a encouragé les établissements d'enseignement médical, les milieux médicaux et les administrations de la santé publique à unir leurs efforts pour élaborer et mettre en oeuvre les programmes d'enseignement qui répondent le mieux aux conditions et aux ressources du pays intéressé. Depuis sept ans déjà, l'OMS s'efforce d'introduire les méthodes, techniques et connaissances nouvelles dont disposent certains pays dans d'autres où ces ressources font défaut. Des bourses d'études permettent 1 Actes off. Org. mond. Santé, 46, 131 2 Actes off. Org. mond. Santé, 48, 24 (WHA6.21) 8 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1953, 69

- 36 -

ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE

37

aux élèves de se déplacer pour bénéficier de l'enseignement de tel ou tel maître et ainsi de s'instruire dans un milieu étranger, ou alors ce sont les maîtres eux -mêmes (consultants, missions) qui vont enseigner dans le pays même des élèves. Les deux systèmes ont leurs avantages et se complètent plutôt qu'ils ne s'opposent. Pour l'étudiant qui a fait des études avancées et qui est bien préparé, le voyage à l'étranger et la possibilité de profiter des avantages d'établissements d'enseignement et de recherche constituent une expérience à la fois stimulante et enrichissante. D'autre part, il y a un intérêt manifeste à ce que le maître acquière une connaissance directe des conditions dans lesquelles les nouvelles découvertes seront appliquées et puisse y adapter son enseignement. Il faut donc, pour assurer ces deux genres d'avantages, combiner judicieusement les deux méthodes.

L'OMS a prêté son aide, pour la création d'établissements d'enseignement supérieur, à certains pays où ces établissements faisaient défaut ou étaient insuffisants. Dans d'autres pays, notamment dans ceux oí1 il n'existait pas d'école de médecine, de soins infirmiers ou de génie sanitaire, l'OMS a collaboré à l'établissement de plans à long terme visant à accroître l'effectif du personnel qualifié et elle a accordé des bourses pour des études de médecine et d'autres sujets connexes. En 1953, 51 bourses d'études de cette catégorie ont été attribuées

à des étudiants d'Arabie Saoudite, de Bolivie, d'Ethiopie, du Laos, du Libéria et de Libye. Le programme d'enseignement et de formation professionnelle de l'OMS se développe aussi bien sur le plan régional que sur le plan national. La nomination de conseillers en matière d'enseignement et de formation professionnelle dans trois bureaux régionaux (Asie du Sud -Est en 1952, Pacifique occidental en 1953 et Méditerranée orientale dans un proche avenir) ne manquera pas de contribuer à ce résultat dans les Régions od une action s'impose de toute urgence à cet égard.

Le programme de bourses d'études Pour la première fois depuis sept ans, le nombre annuel des bourses d'études accordées par l'OMS totalement décentralisée. Vers la fin de l'année, deux des bureaux régionaux employaient, pour ce

au début - 199 en 1947 4 - s'est élevé à 1.147 en 1952,6 mais est retombé à 894 en 1953.6 Cet arrêt dans la progression est dû en 1953 en partie à des restrictions financières : elle provient également du fait qu'on ne compte plus désormais comme boursiers les participants aux conférences, colloques et autres réunions d'étude analogues (où il n'est pas établi de

n'a pas accusé d'augmentation. Ce nombre, modeste

programme, un personnel médical spécial ; dans deux autres, cette tâche incombait au conseiller en matière d'enseignement et de formation professionnelle, et dans chacun des deux bureaux restants un

assistant ou un commis, chargé spécialement des

bourses, prêtait son concours au personnel médical. Le personnel du Siège, qui a été réduit de moitié, devant faire des études hors de leur Région d'origine.

distinction entre maîtres et élèves). Cette catégorie représentait 287 personnes qu'il convient d'ajouter au nombre des boursiers de 1953, afin d'arriver à un total comparable avec celui du Rapport de 1952.' Cette modification influence non seulement le

donne des avis pour le placement des boursiers Une liste des établissements d'enseignement a été préparée, en 1953, à l'intention des bureaux régionaux.

nombre total des bourses d'études indiqué dans les tableaux 1 à 4 de l'annexe 16, mais aussi les statistiques de répartition et de durée moyenne des bourses, qui ne sont donc pas tout à fait comparables avec celles des années précédentes.

L'application du programme des bourses a été

La Chronique de l'OMS a de nouveau publié, vu leur intérêt général, des extraits de certains rapports rédigés par des boursiers de l'OMS à la fin de leurs études. Tous les boursiers qui avaient collaboré à la Chronique pendant les années antérieures ont été invités à préparer, aux fins de publication éventuelle,

personnes sous la rubrique « formation collective », qui comprenait des bourses attribuées en général pour très peu bourses étaient financées, dans la plupart des cas, au moyen études dans des pays d'Europe.

4 Actes of Org. mond. Santé, 46, 140 5 Actes off. Org. mond. Santé, 45, 37 6 Voir annexe 16, tableaux 1 à 4. 7 Dans les tableaux des années précédentes on a classé ces

de temps en vue d'études à l'intérieur d'une Région. Ces

un rapport succinct sur leur travail depuis l'achèvement de leurs études de boursiers. Le numéro de novembre de la Chronique contient, au sujet des bourses de l'OMS, un article qui, sous le titre « Problèmes posés par le programme de bourses », traite des trois conditions à remplir pour la réussite de ce programme, à savoir : choix judicieux des candidats, arrangements appropriés en vue de ses études et utilisation ultérieure des services du boursier. Un répertoire des anciens boursiers est en cours de préparation.

des fonds du budget ordinaire et concernaient surtout des

38

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Pour évaluer les résultats du programme de bourses l'OMS a entrepris une étude expérimentale préliminaire sur certaines des premières bourses attribuées. Elle a puisé des renseignements dans les

pour les rapports leur confère plus d'uniformité, les appréciations demeurent en partie subjectives. Toutefois, ces éléments subjectifs peuvent fournir

demandes de bourse, dans les avis d'attribution, dans les rapports de fin d'études, dans les rapports ultérieurs des boursiers, ainsi que dans les rapports des gouvernements sur les services rendus par les anciens boursiers, adressés à l'OMS deux ans après le retour des intéressés. La mesure dans laquelle chaque boursier a contribué à renforcer les services de santé de son pays a été le principal critère appliqué pour déterminer si la bourse a été un succès ou un échec. Il ressort de cette étude que, sur les 650 bourses attribuées entre 1947 et 1949, la carrière de l'ancien boursier a pu être suivie dans 325 cas ; les données recueillies sur 140 de ces cas ont permis de faire les constatations suivantes (les chiffres sont trop peu élevés

désormais des données d'une plus grande valeur car leur interprétation s'appuie sur un fond solide d'expérience au sujet des divers aspects du programme de bourses.

On constatera qu'une forte proportion des boursiers ont formé du personnel après leurs études ; en

fait, nombreux sont ceux qui continuent à rendre de tels services. Les chiffres cités ici sont impressionnants car, de toutes les formes d'activité énumérées plus haut, la formation d'autres personnes est celle qui peut être considérée comme la plus fructueuse puisqu'elle multiplie les avantages retirés de la bourse d'études. Cette même enquête a permis de constater égale-

pour permettre une répartition par Région ou pays). Sur les 140 bourses de la période 1947 -1949 qui

ment qu'un grand nombre des contacts établis à l'étranger par les boursiers ont duré bien au delà de la période des études. Certains boursiers estiment que ces contacts leur permettent de se tenir au courant

ont été examinées, 9 sont considérées comme un « échec » et 131 comme une « réussite ». Les échecs sont imputables aux raisons suivantes : un boursier n'a pas terminé ses études, cinq boursiers ne sont pas retournés dans leur pays à la fin de leurs études et, enfin, trois autres n'ont pas reçu d'emploi correspondant à leurs études. Les titulaires des 131 bourses qui ont donné de bons résultats ont contribué de la manière suivante au renforcement des administrations sanitaires de leur pays : 52 ont assumé des responsabilités plus étendues qu'auparavant ; 21 ont assumé de nouvelles fonctions, pour lesquelles ils s'étaient préparés à l'étranger ; 95 ont fait profiter d'autres personnes des connaissances qu'ils ont acquises à l'étranger ;

des progrès réalisés dans leur spécialité et aussi d'obtenir des avis sur les problèmes qui les préoccupent. Il ne faut voir dans ce qui précède qu'une première

tentative pour apprécier à leur juste valeur

les

l'élaboration de cette méthode si l'on parvenait à établir, pour déterminer le succès d'une bourse, des critères susceptibles de rallier une large adhésion.

résultats obtenus ; on espère trouver une méthode plus satisfaisante. Les institutions spécialisées des Nations Unies pourraient toutes contribuer à

En septembre, au cours d'une réunion du groupe de travail technique sur les bourses d'études, tenue à l'occasion de la 26e réunion du Bureau de l'Assistance technique, il a été décidé que toutes les institutions spécialisées utiliseraient les formules et feraient l'essai de la méthode d'appréciation employées par l'OMS.

84 ont pris part à l'élaboration de plans pour la

formation systématique de personnel ; 69 ont introduit de nouvelles méthodes ; 15 ont créé de nouveaux services et 49 ont procédé à des recherches.

Sur ces

131

boursiers, 65 ont été considérés

comme ayant incontestablement contribué à établir des relations internationales, pour les raisons suivantes : 58 ont eu des contacts avec des fonctionnaires, à l'étranger, ou avec d'autres boursiers ; et 7 ont été affectés à un service international à l'étranger. Ces chiffres résultent non pas d'une enquête méthodique sur chaque cas particulier, mais de

Il est peut -être à propos de rappeler une déclaration faite par Chester I. Barnard, lorsqu'il assumait la présidence de la Fondation Rockefeller : « Les bourses d'études constituent des expériences non contrôlées, en ce sens que le résultat qui aurait pu être obtenu sans les bourses demeure inconnu. Etant donné que le but visé est, avant tout, de choisir,

parmi les candidats, des sujets d'élite, on est fondé à supposer qu'un grand nombre de ces sujets auraient

fait une brillante carrière, même sans l'aide d'une bourse. Il serait, par conséquent, tout à fait injustifié

données recueillies par les voies administratives habituelles. Leur valeur dépend du degré d'intérêt manifesté par chaque boursier et de la qualité des

rapports des administrations sanitaires, qui sont

plus ou moins complets et exacts. Il faut également

tenir compte du facteur personnel qui intervient dans les appréciations et, par ailleurs, on est toujours

d'attribuer aux bourses elles -mêmes les éclatants succès des centaines de boursiers de la Fondation Rockefeller. Cependant, les boursiers eux -mêmes affirment qu'une bourse d'études judicieusement conçue et venant à un moment décisif du développement peut fortement contribuer au succès d'une carrière. » 8 8 The Rockefeller Foundation (1951) Directory of fellowship awards, 1917 -1950, New York, p. xi

en droit de se demander si certains des résultats indiqués n'auraient pas pu être obtenus sans les bourses. Bien que la formule adoptée maintenant

ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE

39

Echange d'informations scientifiques Dans les efforts qu'elle a déployés au cours des quatre dernières années pour encourager l'échange spécialistes des sciences médicales fondamentales, des disciplines cliniques et des diverses questions de santé publique. Elles se sont efforcées de démontrer

d'informations scientifiques, l'OMS a eu principalement recours aux méthodes « directes », qui consistent à réunir des savants de divers pays pour

leur fournir l'occasion d'échanger des vues sur

quel pourrait être l'apport de chaque spécialité dans les programmes d'études médicales universitaires et post- universitaires, de façon que la médecine pré-

d'importants problèmes d'actualité. Ces colloques, symposiums et missions médicales ont bénéficié d'une très grande faveur et ont été, par conséquent, très fréquemment utilisés. Dans les Amériques, dans la Méditerranée orientale, en Europe et dans l'Asie du Sud -Est, les activités de cet ordre consti-

ventive et l'hygiène publique occupent une place plus importante. Dans chaque centre, la mission termine normalement son activité par une conférence

sur l'enseignement de la médecine, dont l'objet principal est de montrer comment les méthodes expo-

tuent maintenant un élément important des programmes sanitaires. Ces divers projets ont pu être mis en oeuvre grâce à une étroite collaboration entre les bureaux régionaux et le Siège, ce dernier agissant parfois pour le compte des bureaux régionaux et fournissant le personnel nécessaire. Comme pour beaucoup de programmes d'enseignement et de formation professionnelle, l'établissement des plans et leur exécution ont nécessité l'intervention bureaux régionaux. Les

sées peuvent le mieux être adaptées aux conditions locales. A la conférence de Madras, les représentants de dix -huit universités indiennes ont procédé à des

échanges d'idées avec l'équipe des spécialistes et ont ainsi obtenu des renseignements sur les tendances qui se manifestent, en matière d'enseignement, dans

d'un grand nombre de services du Siège et des congrès scientifiques

internationaux -

méthode la plus consacrée par l'usage pour l'échange

direct d'informations scientifiques - commencent à se préoccuper des problèmes de l'enseignement post -universitaire et de l'enseignement universitaire

lui -même. L'OMS n'assume, en principe, aucune responsabilité directe pour les congrès de cette nature, mais, par l'appui financier qu'elle accorde au Conseil des Organisations internationales des Sciences médi-

chacun des sept pays auxquels appartenaient les membres de l'équipe. Le système des missions médicales pour les échanges d'informations est le fruit de plusieurs années d'expériences. L'accueil fait à ces missions dans les pays où elles se sont rendues a été des plus encourageants : des spécialistes de toutes les parties du territoire ont assisté aux conférences, aux démonstrations et aux colloques, et des fonctionnaires d'un rang élevé ont profité de la présence des missions pour discuter avec elles divers problèmes de santé publique. L'intérêt suscité dans l'opinion publique a été également considérable. Entre autres aspects satisfaisants de cette forme d'activité, il y a lieu de relever en particulier la collaboration étroite qui s'est

cales (CIOMS), elle contribue à coordonner ces congrès et à améliorer la technique des conférences. En 1953, le Conseil a pris une initiative utile : il a

convoqué deux réunions au cours desquelles des organisateurs de congrès internationaux ont mis en commun leur expérience mutuelle et ont recherché ensemble les meilleurs moyens d'organiser les congrès

établie entre les administrations sanitaires de tous les échelons et les facultés de médecine, qui ont participé activement aux travaux des équipes. Le compte rendu des activités scientifiques des équipes est

et d'établir leurs programmes. Il y a lieu de citer également une nouvelle forme aux chercheurs dont les travaux portent sur diverses questions de santé publique de visiter leurs laboratoires respectifs et d'échanger leurs idées.

d'échange qui, bien qu'à ses débuts, n'en est pas moins intéressante : elle a pour objet de permettre

Le travail accompli par les missions médicales 1953 dans l'Inde et en Indonésie (et qui sont également décrites dans la Partie II) est envoyées en

une démonstration pratique des principes préconisés

par le Comité d'expe-ts pour la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire.' Ces missions étaient composées de 9 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1950, 22 ; 1953, 69

distinct (p. ex. en Indonésie) par une institution gouvernementale ou une organisation professionnelle ; dans d'autres cas, il est imprimé dans les revues médicales du pays (p. ex. dans l'Inde). Les conférences faites par l'équipe qui s'est rendue en 1951 en Iran ont été publiées en 1953, en persan, par l'Université de Téhéran. Un groupe de six professeurs d'ophtalmologie, appartenant à cinq pays différents, s'est rendu en Egypte en février, à l'occasion du congrès du jubilé de la Société égyptienne d'Ophtalmologie qui avait attiré au Caire la plupart des ophtalmologistes de la Région. Un colloque régional, d'une durée de deux semaines, sur les récents progrès de l'ophtalmologie, sujet d'un intérêt vital pour la Région de la Méditerranée orientale, a été organisé

généralement publié en un volume

en même temps qu'une série de démonstrations. D'autre part, un groupe de conseillers pour l'enseignement et la formation professionnelle en matière

40

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

d'hygiène publique, composé de trois professeurs spécialisés, respectivement,

L'on peut mentionner comme exemple d'échanges

dans l'administration

de la santé publique, l'épidémiologie et l'assainissement, a également accompli une mission d'un mois en Egypte. Ces deux missions de consultants formaient le genre d'équipe que, dans son étude sur le programme d'enseignement et de formation professionnelle, le Conseil Exécutif désigne sous le nom d'« équipe spéciale de démonstration ». Leur travail correspond à la conception développée dans l'étude en question, selon laquelle le nombre des questions traitées par ces missions devrait être plus restreint.10 De petits groupes de ce genre ont également été utilisés avec succès pour d'autres spécialités.

d'informations scientifiques qui se poursuivent par des voies indirectes : 1) les échanges de matériel d'enseignement, notamment de films instructifs et documentaires, entre les établissements d'enseignement et de recherche - pour lesquels une aide internationale serait très profitable - et 2) les échanges de modèles ou de dessins d'instruments et d'appareils

scientifiques ou de perfectionnements découverts par des chercheurs et des professeurs, notamment dans les cas oí1 ces appareils ne sont employés que dans une seule institution ou dans un cercle très restreint. De modestes essais ont été entrepris par l'OMS pour développer cette dernière forme d'échanges. Le Bureau régional des Amériques a créé un bureau d'informations sur l'enseignement médical, et il est possible que d'autres Régions suivent son exemple. L'échange ou la diffusion des comptes rendus des

Conformément à une autre suggestion formulée dans l'étude du Conseil Exécutif, les rapports des équipes qui se sont rendues dans l'Inde et en Indonésie et ceux du groupe de conseillers en matière d'enseignement de la santé publique, envoyé en Egypte, ont été transmis aux gouvernements intéressés. Ces rapports contiennent des études d'ensemble sur l'organisation de l'enseignement de la médecine et de la santé publique dans les pays en question.

débats de congrès médicaux et de sociétés scientifiques est un moyen classique d'échange d'informations scientifiques et il y aurait avantage à lui donner une plus grande extension. L'établissement par l'OMS d'une liste des sociétés scientifiques nationales est un premier pas sur cette voie.

Assistance aux établissements d'enseignement En 1953, l'OMS a donné plus d'extension à son programme d'assistance aux établissements d'enseignement qui vise,

aspects de la formation professionnelle, est en voie

d'une part, à leur fournir du personnel enseignant et, d'autre part, à leur

de développement. Le programme de l'OMS a fait une place importante à l'amélioration des programmes d'études, des méthodes d'enseignement, du niveau du personnel enseignant et des pratiques administratives de ces établissements, conformément aux suggestions contenues dans le deuxième rapport

envoyer du matériel et des fournitures d'enseignement. Des professeurs d'anatomie, de bactériologie, de pharmacologie, de pharmacie, de pathologie, de

médecine préventive et de biostatistique ont été respectivement envoyés par l'Organisation dans les pays suivants : Afghanistan, Equateur, Inde, Indonésie, Pakistan, Paraguay et Malaisie (Singapour) et, dans chaque cas, du matériel d'enseignement a été fourni. Au cours de l'année, seize professeurs et un doyen ont été nommés par l'OMS auprès d'écoles de médecine et de santé publique : deux d'entre eux - le professeur de parasitologie envoyé en Egypte

du Comité d'experts pour la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire.1'

La première conférence mondiale sur l'enseignement médical, dont il a déjà été question plus haut,

a joué un rôle très utile en attirant l'attention des écoles de médecine de tous les pays sur certains des problèmes se rattachant aux quatre sujets discutés : le choix des étudiants en médecine, les buts et objectifs de l'enseignement de la médecine, les techniques

et le professeur d'hygiène affecté au Liban - ont

achevé leur mission. Bien que le professeur nommé

au Liban n'ait eu qu'un mandat d'une année, il a mené à bonne fin sa tâche, dont l'objet principal était d'aider à former un ressortissant du pays, qui devait lui succéder, et à créer un service de médecine

et les méthodes de cet enseignement, la place que doit occuper la médecine préventive et sociale dans le programme d'études.

Les écoles de santé publique sont au premier rang des établissements que l'OMS se préoccupe d'améliorer. Plusieurs pays ont été encouragés

préventive répondant aux conceptions modernes. En 1953 également, 51 instructeurs et monitrices, nommés par l'OMS, ont participé à dix -neuf programmes nationaux de formation professionnelle en matière de soins infirmiers. Une autre forme d'assistance, qui consiste à donner des avis aux établissements d'enseignement sur divers lo Actes off. Org. mond. Santé, 46, 145, 154

à créer des écoles de ce genre pour permettre aux médecins des services de santé, aux infirmières de la santé publique, aux ingénieurs sanitaires et aux autres catégories de personnel sanitaire de perfectionner leur instruction. A cet effet, l'OMS a organisé en 1953 des échanges de personnel ensei11 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. tacha. 1953, 69

ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE

41

gnant et patronné l'institution de colloques et de cours dans l'Inde, au Japon, aux Philippines, à Singapour et dans les pays scandinaves. Le premier cours de santé publique pour les pays scandinaves, organisé avec l'aide de l'OMS à Goteborg en août et en septembre, était dû aux efforts combinés des pays scandinaves et de l'OMS pour mettre en commun les ressources disponibles dans cette partie de l'Europe en vue de l'organisation d'un enseignement post- universitaire moderne à l'intention du personnel de la santé publique. On espère organiser d'autres cours sur le même modèle.

sur le rôle des auxiliaires dans les programmes des Nations Unies concernant l'aménagement des collectivités et l'on espère que ces travaux aboutiront

à une publication d'ensemble sur la question.

L'OMS a participé à une réunion régionale, convo-

quée à Beyrouth, en septembre, par les Nations Unies et portant sur la formation professionnelle des travailleurs sociaux auxiliaires et des travailleurs des centres sociaux de collectivités de la Région de la Méditerranée orientale. En outre, les projets à l'exécution desquels l'Organisation a participé dans

L'OMS a préparé et transmis à l'UNESCO, à

plusieurs Régions ont été conçus de manière à accroître l'expérience acquise quant à la manière d'utiliser au mieux l'assistance internationale dans cet important domaine.

des fins de publication, une liste du matériel nécessaire, dans les écoles de médecine, pour l'enseigne-

ment de l'anatomie et de l'histologie, de la bactériologie, de la biochimie, de l'hygiène, de l'anatomie

L'OMS a pris une part active à deux réunions spéciales sur l'aménagement des collectivités, convoquées à Genève, pendant l'été, par le Comité administratif de Coordination. Au cours de ces réunions,

pathologique, de la physiologie et de la pharmacologie. Cette liste comprend, en outre, des descrip-

tions d'appareils en vue d'aider les professeurs à compléter ou à renouveler le matériel de leur service d'enseignement, et indique approximativement les prix des différents articles afin de faciliter la tâche des établissements pour lesquels se posent des problèmes monétaires. Enfin, la liste en question fournit indirectement des renseignements concernant la nature et la teneur de l'enseignement donné sur ces

la portée et les objectifs des programmes en cours ont été définis, des renseignements ont été échangés sur les plans envisagés pour 1954 et 1955 et des défini-

tions ont été adoptées pour les expressions « aménagement des collectivités », « travailleur social auxiliaire » et « travailleurs des centres sociaux de collectivités ». La pénurie de personnel qualifié capable d'assurer la formation du personnel sanitaire auxiliaire est l'une des principales difficultés auxquelles se sont heurtés de nombreux pays. Une

sujets dans les diverses écoles de médecine. Pour la préparation de cette liste, l'Organisation s'est assuré le concours de 129 professeurs appartenant à 92 écoles de médecine.

étude de ce problème a abouti aux conclusions sion avec le personnel

L'OMS vient de publier un répertoire de 568 écoles de médecine existant dans le monde. Les

suivantes : 1) le personnel sanitaire auxiliaire doit

avoir un statut bien défini, afin d'éviter toute confupleinement qualifié qui travaille dans le même domaine ; et 2) les auxiliaires

renseignements ont été recueillis en collaboration avec l'Association internationale des Universités, qui a continué de travailler en liaison étroite avec l'OMS dans ce domaine. Afin de tenir à jour et de compléter, le cas échéant, les renseignements en question, des éditions revisées seront publiées de temps à autre. A cet effet, chaque institution inscrite a reçu, en même temps que le répertoire, un questionnaire spécial. L'Organisation a également poursuivi son étude

doivent être formés pour des fonctions bien déterminées s'insérant dans un cadre administratif nettement délimité et leur nombre ne doit pas dépasser celui qui peut être absorbé dans les limites de ce cadre administratif ; ils doivent, en outre, être soumis à une surveillance exercée par un personnel pleinement qualifié. Le Comité d'experts de l'Admi-

nistration de la Santé publique qui, lors de sa

sur l'utilisation, les fonctions et attributions et la formation professionnelle du personnel sanitaire auxiliaire. Cette étude a permis de préciser les idées

deuxième session, tenue en septembre, a étudié le problème de l'administration sanitaire locale, a adopté des recommandations dans ce sens.

CHAPITRE 5

SERVICES D'ÉPIDÉMIOLOGIE ET DE STATISTIQUES SANITAIRES La première année d'application du Règlement sanitaire international La préparation du Règlement sanitaire international et son entrée en vigueur ont été évoquées dans les deux derniers Rapports annuels.' Avec l'année 1953 a pris fin ce que l'on peut appeler la phase introductoire ; au cours de celle -ci la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé a examiné les refus et les réserves que les Etats Membres ont présentés au nom de leurs territoires d'outre -mer ou éloignés

et terminé ainsi la procédure juridique relative à l'adoption du Règlement. Bien que sept Etats Membres eussent informé le Directeur général qu'ils se réservaient le droit de présenter des refus ou des réserves de cette nature, seuls trois d'entre eux en ont effectivement formulés.

Un groupe de travail, constitué par l'Assemblée de la Santé, a étudié les 26 réserves émanant de 19 territoires : 4 ont été considérées comme étant, en fait, des

nécessaires pour préserver un pays de l'introduction de maladies quarantenaires ; enfin, reviser la législation nationale de presque tous les pays. Ces difficultés ont nécessité de nombreux échanges de correspondance entre les administrations et l'Organisation ; il convient de noter que, dans la quasi -totalité des cas, les conseils et avis de l'Organisation, comme les demandes qu'elle a adressées aux Etats Membres pour les amener à modifier certaines procédures ou certaines mesures, ont été reçus d'une manière qui montre clairement que des Etats du monde entier ont le désir et l'intention d'appliquer le Règlement sanitaire international dans un esprit de collaboration, de compréhension et de bienveillance réciproques.

Il n'a été nécessaire de saisir le Comité de la

refus qui auront, il faut l'espérer, un carac-

tère provisoire ; 14 ont été acceptées par l'Assemblée repoussées ; dans quatre autres cas enfin, l'Assemblée a considéré qu'aucune réserve n'était nécessaire.

de la Santé avec ou sans modification ; 4 ont été

Quarantaine internationale d'aucun différend relatif à l'application du Règlement. S'il est vrai que, sur plusieurs points, le comité a été prié de donner une interprétation ou de formuler une recommandation, il n'a jamais été requis de faire fonction d'arbitre. Ainsi s'affirme l'esprit d'amicale collaboration qui

Les décisions prises par l'Assemblée de la Santé à ce sujet 2 ont été communiquées à tous les Etats Membres afin que les gouvernements intéressés puissent notifier au Directeur général leurs propres décisions en vertu de l'article 107 du Règlement.

était déjà discernable au cours de la phase introductoire du Règlement, ce qui permet de bien augurer

de son avenir. Plusieurs pays des Amériques ont estimé que les Etats parties au Code sanitaire panaméricain devaient entreprendre des démarches séparées en vue d'obte-

Tous les Membres actifs de l'Organisation, à l'exception de six d'entre eux, sont actuellement parties au Règlement sanitaire international. La position de plusieurs territoires d'outre -mer ou éloignés à l'égard du Règlement doit encore être précisée. La carte 1 et le tableau qui l'accompagne (pages 44 -45) permettent de se faire une idée générale de la position au 31 décembre 1953. La première année de l'application quasi univer-

nir l'abrogation de celles des dispositions du Code qui se réfèrent au trafic international et à la quarantaine internationale. A cette fin, un protocole pour la signature a été établi à La Havane le 24 septembre 1952 ; l'entrée en vigueur effective du Règlement a été retardée dans certains pays de l'Amérique

centrale et de l'Amérique du Sud parce qu'il était nécessaire d'attendre la ratification de ce protocole. Il en est résulté quelques difficultés avec d'autres

selle du Règlement a pris fin le ler octobre 1953. Cette période initiale n'aura pas été sans causer des difficultés aux administrations nationales, aux autorités locales, aux compagnies de transport et même aux voyageurs ; il a fallu réformer des règlements et des usages séculaires ; modifier, sinon supprimer entièrement, des mesures de sécurité jusqu'ici jugées

Etats parties au Règlement, notamment au sujet des patentes de santé. Les questions susmentionnées, qui appelaient soit une interprétation du Règlement, soit une modification de texte, ont été examinées par le Comité de la Quarantaine internationale, qui a siégé à Genève

du 19 octobre au 4 novembre. Le comité a pris connaissance du premier rapport du Directeur général sur l'application du Règlement et d'une série

1 Actes off. Org. mond. Santé, 38, 41 ; 45, 41 2 Actes off Org. mond. Santé, 48, 33, 371

d'observations présentées par des Etats Membres sur les obstacles rencontrés à cet égard ; ces obser-

- 42 -

SERVICES D'ÉPIDÉMIOLOGIE ET DE STATISTIQUES SANITAIRES

43

des avis techniques des Comités d'experts de la Peste, du Choléra et de la Fièvre jaune. Lors de sa deuxième session, qui s'est tenue à Kampala au mois de septembre, le Comité d'experts de la Fièvre jaune a délimité les zones d'endémicité amarile et les zones de réceptivité amarile. Les tra-

vations étaient accompagnées de demandes d'éclaircissement ou d'amendement. Le comité a bénéficié

purgés de l'Aëdes aegypti. Il appartiendra à la Septième Assemblée Mondiale de la Santé d'adopter ou de modifier ces propositions.

De surcroît, le Comité de la Quarantaine internationale a recommandé que la validité du certificat de vaccination antiamarile soit portée de six à neuf ans ; qu'aucun certificat de vaccination contre

vaux du comité d'experts et l'enquête qui les

a

Le Comité de la Quarantaine internationale a approuvé la délimitation de la zone d'endémicité amarile en Afrique, proposée par le comité d'experts, sous réserve de l'accord des pays intéressés. Pour les Amériques, il a suggéré une délimitation provisoire fondée sur celle qui a été précédemment établie en

précédés sont exposés en détail au chapitre 1, page 14.

le choléra ne soit exigé pour les enfants de moins d'un an ; que, dans les notifications concernant la peste des rongeurs, une distinction soit faite entre la « peste des rongeurs sylvatiques », qui ne présente

que peu de risques pour le trafic international, et la « peste des rongeurs domestiques ». Enfin, le comité, tenant compte de l'efficacité

vertu de la Convention sanitaire internationale de 1933 -44 pour la Navigation aérienne ; il en a toutefois

exclu les pays ou territoires qui ont été récemment

accrue des insecticides à action rémanente, a décidé de ne pas proposer, pour le moment, de dispositions réglementaires additionnelles concernant la lutte contre les insectes vecteurs dans le trafic aérien international.

L'information épidémiologique, nécessité de la quarantaine internationale Le succès du Règlement sanitaire international - comme de tout code pratique qui, en vue de combattre la maladie, restreint les droits souverains des portance internationale, parce que le gouvernement responsable ne fait pas diligence pour aviser l'OMS. Il est à tous égards souhaitable que l'Organisation en soit promptement informée par la voie officielle ; cela est même indispensable, si l'on veut éviter que le système international adopté ne prête à la critique. Il est capital que les administrations nationales communiquent à l'OMS, le plus tôt possible et par les voies les plus rapides, toutes les informations qu'elles se sont engagées à lui transmettre, en vertu du Règlement sanitaire international, et tous autres renseignements qu'elles estiment importants pour le trafic international ou dans l'intérêt des autres

Etats en matière de trafic international - dépend de la confiance mutuelle des Etats et de leur collaboration. Pour maintenir un tel esprit, il est indispensable que chaque pays soit informé de l'existence

ou de l'absence de maladies transmissibles dangereuses dans d'autres contrées. Dans ce domaine, l'Organisation peut apporter, et apporte effectivement, une importante contribution. Son service d'informations épidémiologiques est la condition essentielle de l'efficacité du Règlement sanitaire international. Le système adopté par l'OMS pour recueillir et diffuser des renseignements sur les maladies transmissibles, aussi bien quarantenaires que non quarantenaires, a été décrit dans les Rapports annuels précédents ; il n'a pas été sensiblement modifié. Cependant, étant donné le rôle fondamental que joue l'information épidémiologique pour la santé internationale et dans les relations commerciales entre Etats, il est important d'examiner les principes sur lesquels se fonde le service des relevés épidémiologiques. Dans un service des relevés épidémiologiques, trois éléments doivent être pris en considération : 1) les renseignements qui lui sont adressés ; 2) le dépouil-

administrations sanitaires. Afin d'accélérer le dépouillement des informations

et d'assurer la bonne exécution des tâches que le Règlement lui impose, l'OMS a, dès avant son entrée

en vigueur, entièrement remis à l'étude l'organisation de ses services épidémiologiques et y a apporté certains changements. Les services épidémiologiques et statistiques ont été groupés en une seule division ;

les anciennes sections de l'information épidémiologique et des statistiques de morbidité ont été amalgamées, les fonctions du service de surveillance

des épidémies ont été confiées à la Section de la Quarantaine internationale, afin de centraliser toutes les informations épidémiologiques « urgentes », qu'il s'agisse de maladies quarantenaires ou non quarantenaires. Le fonctionnement de ces services est constamment soumis à un examen critique et il est immédiatement procédé à tous les aménagements et remaniements jugés souhaitables. C'est ainsi qu'une

lement et l'étude de ces renseignements ; 3) leur transmission aux administrations sanitaires intéressées. Il est évident que l'Organisation peut diffuser seulement les informations qu'elle reçoit officielle-

ment des administrations sanitaires. Elle ne saurait ajouter foi à des nouvelles de presse ou à des renseignements officieux, même si les journaux sont parfois les premiers à annoncer une épidémie d'im-

modification récente de l'horaire d'expédition des télégrammes échangés entre le Bureau du Siège et les stations épidémiologiques régionales a permis d'avancer de plusieurs jours la publication des informations

CARTE 1.

RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL

Position des Etats et territoires au 31 décembre 1953

bound by the Regulations M`///i liés par le Règlement

STATES AND TERRITORIES - ETATS ET TERRITOIRES position not yet defined not bound by the Regulations a dont la position n'est pos encore définie non liés par le Règlement

/

/

7

La carte ci- dessus donne une idée générale de la position des Etats et territoires vis -à -vis du Règlement sanitaire international à la date du 31 décembre 1953. On y trouvera la liste des Etats et des territoires liés par le Règlement - avec ou sans réserves -, de ceux qui ne le sont pas, et enfin de ceux dont la position n'est pas encore connue. Les territoires sont rangés sous le nom de l'Etat ou des Etats qui ont la responsabilité de la conduite de leurs relations internationales.

LIES PAR LE RÈGLEMENT Etats Membres Afghanistan Argentine Autriche Belgique Bolivie Brésil Cambodge

Paraguay Pays -Bas

Pérou Portugal République Dominicaine Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

SANS RÉSERVES France Afrique -Equatoriale française Afrique- Occidentale française :

NON LIES PAR LE RÈGLEMENT Royaume -Uni

Canada Chine Corée Costa Rica Cuba Danemark Equateur Espagne Etats -Unis

d'Irlande du Nord

Cameroun français Comores (lles) Côte française des Somalis

Salvador Suède Suisse Syrie

Etablissements fran-

Aden Bahamas Bahrein Barbade Basutoland Bechuanaland Bermudes Cameroun britannique Chypre

Etats Membres

Allemagne (République fédérale d') 2 Australie

Birmanie Chili

Territoires d'outre -mer ou éloignés Australie

Tous les territoires

çais de l'Inde

Côte de l'Or

Danemark Féroé (Îles) * Groenland *

Pays -Bas

Surinam *

Thaïlande Turquie Uruguay Venezuela Viet -Nam Yougoslavie

Etablissements français de l'Océanie Madagascar et dépendances Maroc (zone française) 1 Nouvelle -Calédonie et dépendances Saint-Pierre-et-Miquelon

Gibraltar Guyane britannique Honduras britannique Iles du Vent (Grenade seulement)

Etats non membres Liechtenstein

Mascate et Oman (Sultanat de)

d'Amérique Ethiopie Finlande France Guatemala Haiti Honduras Indonésie Irak Iran Irlande Islande Israel Italie Japon Jordanie (Royaume Hachimite de) Laos Liban Libéria Libye Luxembourg Mexique Monaco Népal Nicaragua Norvège Nouvelle -Zélande

Iles sous le Vent (Montserrat, Saint Christophe- Nevis, Îles Vierges) Jamaique

POSITION NON ENCORE DÉFINIE Etats Membres Egypte * Yémen a

Territoires d'outre -mer ou éloignés Belgique

Togo français Tunisie 1

Katar

Congo belge Ruanda -Urundi Espagne Afrique -Occidentale espagnole

Italie Somalie Nouvelle -Zélande

Kenya Koweit Malaisie

(Fédération de) Maurice (Île) Nigeria Nord -Bornéo Nyassaland

Albanie Biélorussie, RSS de Bulgarie Hongrie Pologne Roumanie

Etats Membres inactifs Tchécoslovaquie Ukraine, RSS d' Union des Républiques Socialistes Soviétiques

Territoires insulaires Samoa occidental Pays -Bas

Guinée espagnole Maroc (zone espagnole) 1 Etats -Unis d'Amérique Alaska Guam Hawai

Oman sous régime de traité Ouganda

Territoires d'outre -mer ou éloignés Australie, Nouvelle- Zélande, Royaume-Uni Royaume -Uni (suite) Hong -Kong *

Antilles néerlandaises Nouvelle -Guinée néerlandaise

Rhodésie du Nord Rhodésie du Sud 1 Sainte -Hélène Seychelles (lles)

Nauru (Île) Egypte, Royaume -Uni Soudan Royaume -Uni

Iles du vent (Dominique,* Sainte Lucie,* Saint -Vincent *)

Iles du Pacifique (Carolines, Mariannes et Marshall) Iles Vierges (Etats-

Portugal Angola

Sierra Leone Swaziland

Iles sous le Vent (Antigua seulement) * Malte *

Togo britannique Trinité Zanzibar France, Royaume -Uni Nouvelles- Hébrides

Cap Vert (lles du) Guinée portugaise Inde portugaise Macao Mozambique Saint- Thomas

Bruni * Falkland (îles) * Fidji, y compris les Tonga (lies) * Gambie * Gilbert et Ellice (lles) *

Panama (Zone du Porto Rico Samoa américain Canal)

Unis)

Salomon britanniques (Îles) * Sarawak * Singapour * Somalie britannique * Tanganyika *

Panama

et Prince Timor portugais

Etat non membre Cité du Vatican

Etats ou territoires non membres Andorre Colombie Mongolie (République laire de) Saint -Marin

Tanger (Zone internationale) popu-

LIES PAR LE RÈGLEMENT : AVEC RÉSERVES Etats Membres Philippines (réserve à l'article 69) Union Sud -Africaine (réserves aux articles 40, Arabie Saoudite (réserves aux articles 61, 63, 64, 42, 43, 76, 77) 69, Al, A6) Ceylan (réserves aux articles 37, 68, 74, 76, 104 et à l'annexe 3) Territoire extérieur Grèce (réserve à l'article 69) Inde (réserves aux articles 42, 43, 70, 74, 100 Union Sud -Africaine: et à l'appendice 3) Pakistan (réserves aux articles 42, 43, 70, 74, 100 Sud -Ouest africain (réserves aux articles 40, 42, et à l'annexe 3) 43, 76, 77)

1 Membre associé 8 La décision interviendra lorsque des mesures d'ordre constitutionnel

auront été mises au point. 8 A signé la Constitution de l'OMS le 20 novembre 1953. * Les refus ou les réserves concernant les territoires dont le nom est marqué d'un astérisque ont été examinés par l'Assemblée Mondiale de la Santé. Les gouvernements intéressés n'ont pas encore fait connaltre leur position.

46

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire. Des études ont été entreprises et des mesures adoptées en vue de développer les services épidémiologiques et statistiques du Siège et des stations régionales et de les coordonner plus étroitement. Aucun effort n'est épargné pour accélérer la diffusion des renseignements reçus. Les informations les plus importantes du point de vue du trafic inter-

utilisaient plus largement les émissions épidémiologiques radiodiffusées quotidiennement par l'OMS. Ces émissions peuvent être captées dans toutes les parties du monde et leur transmission ne demande pas plus de temps qu'il ne s'en écoule entre la constatation de la maladie par l'autorité sanitaire locale et sa notification à l'OMS par l'administration sani-

national - celles qui concernent les ports et les aéroports - sont radiodiffusées par 15 stations, dont quatre émettent quotidiennement un bulletin épidémiologique, les autres le diffusant à intervalles réguliers

taire nationale. Un questionnaire sur l'utilisation

effective du bulletin épidémiologique quotidien radio-

diffusé par l'Organisation a permis de recueillir un certain nombre de réponses ; celles qui sont parvenues avant la fin de l'année montrent bien que le Règlement serait appliqué d'une manière plus efficace

durant toute la semaine. Ce bulletin est confirmé et complété par la publication hebdomadaire de bulletins épidémiologiques à Genève, Washington, Alexandrie et Singapour ; ces bulletins imprimés sont expédiés par avion aux administrations sanitaires. Le Relevé épidémiologique hebdomaire, expédié

si ces bulletins radiodiffusés étaient plus largement utilisés. Ce mode de transmission rapide et relativement économique des informations épidémiologiques sera développé au maximum. Le nouveau code télégraphique épidémiologique

de Genève, contient des informations sur les maladies quarantenaires et les épidémies les plus impor-

tantes d'autres maladies telles que la grippe et la

peut être donc actuellement considéré comme le journal officiel mondial de la quarantaine. Cependant, la diffusion rapide des informations épidémiologiques par les soins de l'OMS ne peut atteindre son but que si les administrations sanitaires se fondent sur ces renseignements pour adopter leurs mesures quarantenaires. Les mesures en question seront d'autant plus efficaces qu'elles seront imposées et rapportées plus rapidement ; il serait souvent pos-

poliomyélite, et reproduit maintenant les notifications formelles adressées par les gouvernements aux termes du Règlement sanitaire international. Ce périodique

(CODEPID), dont il a été rendu compte dans les précédents Rapports annuels,3 a été achevé dans le courant de l'année et distribué aux administrations sanitaires du monde entier. Il est destiné à garantir la transmission fidèle, sûre et économique des notifications officielles ; son emploi sera généralisé à

dater du let janvier 1954. Un supplément cartographique détaillé est en préparation. Durant l'année, l'OMS a continué de collaborer dans le domaine de la quarantaine et des problèmes connexes avec l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale, la Commission de Climatologie de l'Organisation Météorologique Mondiale, la Commission du Pacifique sud et le South Pacific Health Service.

sible d'y parvenir si les administrations nationales

Statistiques sanitaires L'activité de l'OMS en matière de statistiques sanitaires peut être examinée sous trois chefs : la réunion et la publication des statistiques sanitaires et démographiques ainsi que des études internationales fondées sur elles ; l'action entreprise pour améliorer la qualité et la comparabilité internationale de ces statistiques et de ces études ; les conseils sur les méthodes statistiques donnés aussi bien aux administrations sanitaires nationales qu'aux services du Siège, des bureaux régionaux et des missions opérant sur le terrain. Réunion et publication des statistiques sanitaires Les Statistiques épidémiologiques et démographiques

mortalité, le Rapport épidémiologique et démogra-

phique, qui paraît chaque mois, a publié des études spéciales sur la fréquence de la cécité et de la surdimutité, celle de la poliomyélite, l'épidémie de grippe de 1952/1953, les fièvres typhoïde et paratyphoïdes et l'endémicité variolique ; il a également publié une étude sur les accidents mortels provoqués par des moyens de transport, ainsi que des données statistiques sur la mortalité imputable à diverses autres causes.

D'autre part, une étude sur la mortalité due aux morsures de serpents dans le monde paraîtra en 1954 dans le Bulletin. Les études épidémiologiques et

statistiques

annuelles ont fait l'objet de deux publications en 1953: l'une consacrée aux cas des maladies à déclaration obligatoire et aux décès consécutifs pendant la période 1947 -1949, l'autre au mouvement de la population et aux causes de décès en 1950. Outre les tableaux habituels des déclarations de cas de mala-

couvrent donc un champ bien plus vaste que celui des maladies transmissibles. La collaboration avec les services statistiques de l'Organisation des Nations Unies pour la réunion et la publication des données statistiques s'est améliorée. Afin d'éviter l'envoi de plusieurs demandes d'infor3 Actes off. Org. mond. Santé, 38, 44 ; 45, 46

dies transmissibles et des taux de natalité et de

SERVICES D'ÉPIDÉMIOLOGIE ET DE STATISTIQUES SANITAIRES

47

mation identiques aux services nationaux de statistiques, l'Organisation des Nations Unies rassemble les données statistiques sur la population et les faits d'état civil qui présentent un intérêt commun pour un certain nombre d'institutions spécialisées, parmi lesquelles figure l'OMS ; de son côté, l'OMS recueille

services nationaux de statistiques sanitaires, permet de mesurer les effets probables d'une modification du classement international existant, et d'examiner le bien -fondé des règles applicables à la classification

des décès. Ce travail ne laissera pas de porter ses fruits lors de la septième revision des nomenclatures internationales des maladies et causes de décès, qui est envisagée pour 1955. Le personnel du Siège, à Genève, et celui du centre de l'OMS à Londres ont l'un et l'autre conseillé les administrations sanitaires sur le classement rationnel des maladies pour l'établissement de statistiques de morbidité et de mortalité. Dans le courant de l'été, un membre du personnel de l'OMS a donné un cours sur cette question au Centre interaméricain de

des informations sur la mortalité imputable aux causes figurant dans la Liste internationale détaillée. Enfin, toutes dispositions utiles ont été prises pour coordonner la publication de données qui intéressent aussi bien les hygiénistes que les sociologues dans la série des Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles et dans l'Annuaire démographique, édités respectivement par l'OMS et par l'Organisation des Nations Unies. Comparabilité internationale

Biostatistique, à Santiago, qui est placé sous le patronage commun du Gouvernement chilien, de l'Organisation des Nations Unies et de l'OMS. La conférence internationale pour la sixième revision décennale des nomenclatures internationales des

Dans le domaine de la comparabilité des statistiques, l'activité de l'OMS est également venue compléter celle de l'Organisation des Nations Unies, avec laquelle une collaboration effective s'est poursuivie.

maladies et causes de décès, organisée à Paris en 1948, avait recommandé la création de commissions nationales pour encourager et coordonner, dans les

L'Organisation des Nations Unies a formulé des recommandations en vue de l'amélioration et de la normalisation des statistiques démographiques (Principes fondamentaux d'un système de statistiques de

divers pays, les travaux de statistique sanitaire

exécutés par les services nationaux (services sanitaires, sécurité sociale, hôpitaux, établissements scolaires, forces armées, etc.) ; ces commissions

l'état civil) ; l'OMS s'est attachée, pour sa part, à rendre les statistiques de la mortalité plus exactes et, partant, plus utiles dans leur application à la médecine et à la santé publique. L'OMS a publié deux brochures : la première, intitulée Explications et instructions complémentaires pour le chiffrage des causes de décès,' est destinée à faciliter l'usage du Manuel de Classement statistique international des Maladies, Traumatismes et Causes de Décès ; la seconde a pour titre Renseignements complémentaires sur le certificat médical de la cause

devaient s'inspirer des avis techniques du Comité d'experts des Statistiques sanitaires de l'OMS et, à leur tour, faire bénéficier ce comité de leur expérience.

La Première Assemblée Mondiale de la Santé entérina ces recommandations ; 6 au cours des années suivantes, les Etats les mirent progressivement à

effet et créèrent des commissions nationales de statistiques démographiques et sanitaires. L'OMS informe les diverses commissions nationales de l'activité des autres commissions. L'événement le plus important de 1953 pour ce qui est de l'amélioration

de décès 6 et doit aider les bureaux de statistique à améliorer l'exactitude des certificats de décès. Un index des termes latins utilisés dans le Manuel de Classement statistique international des Maladies, Traumatismes et Causes de Décès (publié en anglais,

et de l'uniformisation des statistiques aura été la conférence des commissions nationales de statistiques démographiques et sanitaires organisée par l'OMS au General Register Office, à Londres, du 12 au 17 octobre, en collaboration avec l'Organisation des Nations Unies. La conférence de Londres a permis aux représentants de ces organismes, venus de 28 Etats Membres

en français et en espagnol) a été préparé et sera publié comme supplément du Manuel, dont il rendra plus aisé l'emploi dans les pays de l'Europe septenencore largement utilisée en médecine.

trionale et centrale, où la terminologie latine est Au Centre de Classement des Maladies, créé par l'OMS le leT janvier 1951 en liaison avec le Bureau général de l'Etat civil (General Register Office) du Royaume -Uni, pour assurer la centralisation et l'échange d'informations, les modifications que l'on

et Membres associés, de procéder à un échange

de vues sur les moyens par lesquels les commissions pourraient le mieux s'acquitter de leurs tâches. Plusieurs des recommandations présentées portent

propose d'apporter à la procédure de déclaration des causes de décès et au classement des maladies font l'objet d'essais préalables sur plusieurs milliers de certificats de décès. La documentation dont dis-

pose le centre, jointe à celle que lui apportent les ' Supplément No 6 au Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé 5 Supplément No 5 au Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé

non seulement sur les fonctions des commissions, mais encore sur la formation des statisticiens, et sur un certain nombre de questions techniques : nature des statistiques à établir dans les territoires qui en sont à divers stades de développement social et médical, méthodes à appliquer pour faire mieux comprendre l'utilité des statistiques sanitaires et engager le corps médical à collaborer en fournissant les données nécessaires. D'autres recommanda6 Actes off. Org. mond. Santé, 13, 304

48

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

tions visent le rôle du centre de l'OMS à l'égard des problèmes que pose le classement des maladies, l'utilisation des définitions de la « naissance vivante » et de la « mort foetale » adoptées par l'OMS, enfin

sation qui s'occupent de la tuberculose, du trachome,

l'application du Règlement No 1 de l'OMS à la préparation de statistiques.

du choléra, de la fièvre typhoïde, du paludisme et du pian ; ils ont de même prêté leur concours en ce qui concerne les activités entreprises dans certaines zones de démonstrations sanitaires générales. Enfin des enquêtes sur la morbidité ont été effectuées. L'OMS a collaboré avec l'Organisation des Nations Unies, les gouvernements -hôtés et d'autres institutions à la formation professionnelle de statisticiens appelés à travailler dans les services sanitaires nationaux. Les méthodes applicables à l'information

Afin d'améliorer la partie du Classement international qui concerne le cancer et d'être ainsi en mesure d'évaluer l'efficacité du traitement de cette maladie sous ses diverses formes et à ses divers stades, on a organisé une réunion officieuse du Sous -

Comité sur l'Enregistrement des Cas de Cancer à l'occasion de la session du Comité de Nomenclature

épidémiologique ont été enseignées lors d'un colloque sur l'enregistrement des maladies transmissibles

et de Statistique des Tumeurs de l'Union internationale contre le Cancer, qui s'est tenue à Copenhague au mois de juillet. Conseils sur les méthodes statistiques

dans les Amériques, qui a eu lieu à Santiago du Chili au mois de décembre. Les cours professionnels de statistique sanitaire organisés précédemment sous

les auspices de l'OMS à Santiago, à Ceylan, en Egypte et au Japon ont montré la nécessité de donner cet enseignement dans des aires linguistiques homogènes ; il a donc été décidé d'organiser en 1954 un

De nos jours, les administrations sanitaires nationales et le corps médical reconnaissent de plus en plus l'utilité des procédés statistiques modernes pour apprécier la valeur des méthodes thérapeutiques et prophylactiques. L'OMS utilise toujours davantage les nouvelles méthodes statistiques aussi bien pour établir les plans de ses opérations de démonstration

et de ses enquêtes sur le terrain que pour évaluer les résultats obtenus. C'est ainsi que, indépendamment du bénéfice direct qu'en retire la population intéressée, tout projet exécuté sur le terrain fournit des données précieuses à l'homme de science. Les services techniques du Siège font plus largement appel à la compétence de statisticiens sanitaires professionnels ; il en est de même des bureaux régionaux

cours professionnel de statistique démographique et sanitaire qui aura lieu en Afghanistan et sera donné en langue farsi. Des mesures préparatoires ont été prises à cet effet. Des manuels statistiques établis à l'intention du personnel en mission et des techniciens de laboratoire sont en cours de préparation ; il est probable

que le manuel destiné au personnel en mission

- notamment aux équipes antipaludiques de l'OMS - sera utile aussi à de nombreux fonctionnaires des services sanitaires nationaux. Parmi les autres études statistiques entreprises, il convient de mentionner la

rédaction - à la demande de l'Organisation des Nations Unies - d'un mémoire sur le calcul du

qui ont créé à cet effet des postes de statisticiens. Dans le cadre de leurs études statistiques et de leurs travaux sur les statistiques de la morbidité, les organes

compétents du Siège ont donné des conseils sur les méthodes et ont procédé à des analyses statistiques, notamment pour le compte des services de l'Organi-

taux de la mortalité infantile, la réunion et l'analyse de statistiques sanitaires en milieu rural et l'établissement d'une note relative à la mortalité prénatale, à l'intention du groupe d'étude sur les problèmes se rapportant à la période périnatale, qui s'est réuni à Bruxelles au mois de septembre 1953.

CHAPITRE 6

MÉDICAMENTS ET AUTRES SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES Standardisation biologique Dans le domaine de la standardisation biologique, l'année 1953 a été marquée par l'adoption de nouveaux étalons internationaux de substances utilisées pour des fins thérapeutiques, prophylactiques et diagnostiques, par des travaux préparatoires en vue de l'établissement de nouveaux étalons et du remplacement de ceux dont le stock est en voie d'épuisement, et par une étude détaillée, dans l'une des Régions de l'OMS, des systèmes de distribution et d'utilisation des étalons biologiques par l'intermédiaire des centres nationaux de contrôle. Les travaux du Centre international des Salmonellae et des Escherichiae à Copenhague se sont développés, cependant que le Laboratoire international de Référence pour la Détermination des Groupes sanguins à Londres a terminé sa première année d'activité sous les auspices de l'OMS. D'autre part, de nouvelles mesures ont été prises pour faciliter le transport des produits biologiques par la poste. Le Comité d'experts pour la Standardisation bio-

amphénicol et dihydrostreptomycine - pour lesquelles des étalons internationaux ou des préparations de référence ont été établis au cours de l'année ne donne pas une image complète des travaux accom-

plis dans ce domaine. La préparation de plusieurs autres étalons a maintenant atteint un stade avancé (anatoxine diphtérique adsordée par l'hydrate d'aluminium, dérivé protéinique purifié (PPD) de tuberculine aviaire, thyrotrophine, hormone de croissance, vitamine B12, sulfate de dextrane et oxytétracyline). Le projet d'étalon d'anatoxine diphtérique adsor-

bée par l'hydrate d'aluminium appelle quelques d'« anatoxine diphtérique adsorbée », présentera une

explications. Cette substance, connue sous le nom

très grande utilité. La législation de la plupart des

pays - lorsqu'il en existe une - se borne aujourd'hui à exiger que les préparations d'anatoxine diphtérique satisfassent à certaines normes minimums concernant l'absence de toxicité et le pouvoir immunisant. En conséquence, l'efficacité des produits vendus pour l'usage médical peut varier dans de très

logique a tenu sa septième session à Genève en octobre. Il a établi des plans détaillés afin que les travaux en cours puissent être poursuivis et que d'autres activités analogues soient entreprises.

Un certain nombre d'articles concernant divers apects de la standardisation biologique internationale ont été publiés dans le Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé.1

Nouveaux étalons de substances thérapeutiques et prophylactiques

La liste des quelques substances thérapeutiques et prophylactiques - auréomycine, bacitracine, chlor1 Miles, A. A. & Perry, W. L. M. Biological potency and its relation to therapeutic efficacy (Bull. Org. mond. Santé, 1953, 9, 1 -14) ; Humphrey, J. H., Mussett, M. V. & Perry, W. L. M.

grandes proportions, au point que certains lots sont parfois jusqu'à cinquante fois plus actifs que d'autres, sans qu'aucun règlement ou spécification ne permette de connaître l'activité respective des préparations : ni les médecins, ni les parents (ce sont en effet généralement des enfants qui sont vaccinés) n'ont aucun moyen d'être fixés aisément sur ce point. Lorsque l'étalon international d'anatoxine diphtérique adsorbée sera établi, le producteur pourra, en s'y référant, indiquer le pouvoir immunisant de ses préparations en unités internationales. Il sera alors en mesure de donner, au sujet de l'activité de chacune des préparations qui sortent de ses laboratoires, des indications suffisamment précises pour permettre au médecin de connaître exactement le produit qu'il utilise. Ces indications, exprimées en unités internationales, auront en outre une signification identique

The second international standard for penicillin (Bull. Org.

mond. Santé, 1953, 9, 15 -28) ; Christensen, P. A. Problems of antivenene standardization revealed by the flocculation reaction

International standardization of diphtheria toxoids (Bull. Org. mond. Santé, 1953, 9, 829 -836) ; Greenberg, L. International

(Bull. Org. mond. Santé, 1953, 9, 353 -70); Greenberg, L.

standard for tetanus toxoid (Bull. Org. mond. Santé, 1953, 9, 837 -842) ; Prigge, R. Standardization of diphtheria and tetanus toxoids (Bull. Org. mond. Santé, 1953, 9, 843 -849) ; Humphrey, J. H. et al. The international standard for aureomycin (Bull. Org. mond. Santé, 1953, 9, 851 -860) ; Humphrey, J. H.

dans toutes les parties du monde. Il est un point de quelque intérêt historique qui mérite d'être mentionné. Le Rapport annuel de 1952 rappelait que l'année 1952 marquait le trentième anniversaire de l'adoption du premier étalon biolod'Hygiène de la Société des Nations. Il s'agissait de

gique international, ce qui représentait l'une des premières initiatives officielles de l'Organisation l'étalon d'antitoxine diphtérique. Au cours de ces trente années, la roue a accompli une révolution

et al. The international standard for bacitracin (Bull. Org. mond. Santé, 1953, 9, 861 -869)

- 49 -

50

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

complète : aujourd'hui comme en 1922, une substance destinée à combattre la diphtérie est au premier plan

des travaux de standardisation biologique internationale. Mais, à la différence de la situation qui se présentait il y a trente ans, il s'agit maintenant d'une substance destinée à prévenir et non plus à guérir, ce qui montre le rôle de plus en plus important que la médecine moderne attribue à la prophylaxie par

sérum étalon. Les résultats de ces diagnostics pourront désormais être exprimés sous une forme extrêmement simple : au lieu d'avoir à expliquer longuement que tel sérum a réagi à telle ou telle dilution qui correspond à un certain titre que l'on observerait si

l'on employait l'étalon international dans des

rapport à la thérapeutique. Dans un autre sens aussi la roue a fait un tour complet. Les principes théoriques et pratiques qui avaient présidé à l'établissement du premier étalon biologique international étaient dus au grand pionnier de la standardisation, Paul Ehrlich. Aujourd'hui, l'établissement du nouvel étalon international d'anatoxine diphtérique a été confié à l'institut qui porte le nom de ce savant, l'Institut Paul Ehrlich à Francfort-sur-le-Main.

conditions analogues, il suffira maintenant de dire que le sérum s'est révélé contenir un certain nombre d'unités internationales de pouvoir agglutinant (ou de pouvoir de déviation du complément). Au cours de l'année, des préparations internationales de référence ont été établies pour les sérums

et antigènes du choléra et pour les vaccins anticholériques. En outre, des mesures ont également

Nouveaux étalons de substances utilisées pour diagnostic

le

Pendant l'année 1953, on a établi un étalon inter-

été prises en vue de l'établissement d'étalons ou de préparations internationales de référence pour les sérums qui servent au diagnostic des fièvres typhoparatyphoïdes. D'autre part, on a examiné la possibilité d'établir un étalon international de toxine de Schick pour la détermination de la réceptivité à l'infection diphtérique. On est également en train d'étudier la mise au point d'un étalon international de

national d'antisérum de la fièvre Q, et une unité internationale de pouvoir de déviation du complément pour la fièvre Q sera définie sous forme d'un certain poids de cet étalon. On a également défini une unité internationale pour mesurer le pouvoir agglutinant du sérum anti- Brucella abortus en fonc-

sérum anti -D de la série Rh pour les travaux de détermination des groupes sanguins.

tion d'un poids donné de l'étalon international de sérum anti- Brucella abortus établi en 1952. Deux remarques s'imposent à propos de ces deux

Remplacement d'étalons internationaux existants Il ne suffit pas d'établir et de distribuer des étalons biologiques internationaux. Les réserves s'épuisent

nouveaux étalons. En premier lieu, leur établissement montre que l'on se rend de plus en plus nettement compte que la santé des hommes est liée à celle des animaux domestiques, en ce sens que les uns et les

à mesure des prélèvements opérés, et il faut donc constamment veiller à leur renouvellement. Les étalons et les préparations de référence qui entrent dans cette catégorie sont ceux d'insuline, d'hormone adrénocorticotrope, ainsi que de cardiolipine et de lécithines (de coeur de boeuf et d'oeuf) pour le diag-

autres sont exposés à de multiples maladies

nostic de la syphilis. Des mesures ont été prises pendant l'année en vue de reconstituer les stocks. Distribution et utilisation des étalons

contagieuses importantes dites « zoonoses », qu'ils

peuvent se transmettre mutuellement et que, par conséquent, seuls les efforts conjugués du médecin et du vétérinaire permettront d'éliminer. La fièvre Q

et la brucellose sont au nombre de ces maladies. L'établissement de préparations étalons internationales, visant à rendre plus précis le diagnostic de ces affections tant chez l'homme que chez les animaux domestiques, marque une étape notable, qui a pu être franchie grâce à la collaboration entre médecins et vétérinaires. Si ce progrès, dont l'importance pour la santé et le bien -être de l'homme est

Dans toutes les régions du globe, il existe des centres nationaux de contrôle ou des laboratoires nationaux chargés de la garde et de la distribution d'étalons biologiques. Ces centres, créés sous les auspices de l'OMS, jouent également un rôle consul-

tatif. L'OMS leur apporte son aide, notamment en les conseillant sur l'emploi des préparations étalons. En 1953, en vertu d'arrangements avec le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est, un expert -conseil s'est rendu dans cette Région afin de se documenter plus exactement, pour le compte du Siège et des centres internationaux de Copenhague et de Londres, sur ses

manifeste, a pu être réalisé, c'est parce que l'OMS avait à sa disposition un vaste ensemble de connaissances vétérinaires théoriques et pratiques ; d'autre liaison étroite avec la FAO.

part, ce résultat n'aurait pu être atteint sans une Le second point intéressant à signaler est que, comme il a été dit plus haut, on fixe actuellement des unités internationales de « réactivité» pour ces deux étalons. La notation, en unités, du pouvoir réagissant des sérums de ce genre constitue une inno-

vation en matière de sérodiagnostic. On pourra y recourir largement chaque fois que le diagnostic exige

besoins et ses problèmes particuliers en matière de standardisation biologique. Il devait également mettre les administrations et les laboratoires de la Région au courant des objectifs les plus récents que s'étaient fixés le Siège et les centres internationaux, ainsi que des derniers progrès accomplis par eux dans ce domaine. Son voyage, qui a duré environ quatre mois, lui a permis de visiter la plupart des centres importants de préparation de produits biologiques et de recherche

le titrage des anticorps par rapport à un immun-

MÉDICAMENTS ET AUTRES SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES

51

sur ces mêmes produits dans toutes les parties de la Région. Les recommandations enregistrées au cours de cette mission seront utiles non seulement aux pays de la Région, mais aussi, quoique de façon indirecte, à toutes les Régions de l'OMS, en ce sens qu'elles aideront le Siège et les deux centres internationaux susmentionnés à fixer leur politique future en matière de standardisation biologique. Centre international Escherichiae des

Référence pour la Détermination des Groupes sanguins, à Londres, a examiné 2.894 spécimens d'hématies provenant de diverses parties du monde, pour la

recherche de la totalité ou de la quasi -totalité des antigènes connus des groupes sanguins. La plupart des échantillons avaient été prélevés sur des membres du personnel des laboratoires intéressés et serviront

Salmonellae

et

des

Le Centre international des Salmonellae et des Escherichiae, à Copenhague, a continué à recevoir

d'antigènes de référence pour l'examen de sérums inconnus. En outre, le laboratoire a examiné, en vue d'une étude anthropologique, 1.673 spécimens d'hématies provenant de toutes les régions du globe. Le laboratoire a examiné 2.287 sérums pour la

des cultures de toutes les régions du monde aux fins de diagnostic et de classification, ainsi qu'à distribuer des cultures et des sérums de diagnostic aux

recherche d'anticorps anormaux et a fourni aux laboratoires de 23 pays des sérums pour la détermination des groupes sanguins.

centres nationaux des salmonellae et à d'autres laboratoires spécialisés. L'ampleur prise par cette activité est attestée par le nombre de cultures envoyées

Il a organisé en 1953 deux cours de formation professionnelle, auxquels ont assisté des techniciens des pays suivants : Egypte, Etats -Unis d'Amérique, France (et Algérie), Soudan, Suède et Suisse.

au Centre pour typage, durant les quatre années qui se sont écoulées entre 1950 et l'année dont traite

le présent rapport ; ce nombre, au cours de ces années, a été successivement de 459, 876, 1.039 et 938.

Transport des produits biologiques par la poste

Laboratoire international de Référence pour la Détermination des Groupes sanguins Au cours de sa première année d'activité sous les

L'OMS a continué à se tenir en contact avec l'Union postale universelle au sujet du transport des produits biologiques. L'Union est en train d'établir une synthèse de tous les règlements postaux et douaniers nationaux qui ont trait à cette question, afin qu'on puisse facilement s'y reporter.

auspices de l'OMS, le Laboratoire international de

Normes et nomenclature pharmaceutiques La préparation du Volume II de la Pharmacopoea Internationales a beaucoup avancé en 1953. La totalité du texte anglais et une partie du texte français étaient en épreuves à la fin de l'année. Les derniers

Volume I en allemand, sous le contrôle d'une autre bonne voie.

personnalité inscrite au tableau d'experts, est en La revision du Volume I a été entreprise en vue de la publication d'une deuxième édition et l'on s'est tout particulièrement préoccupé de s'entourer d'avis aussi nombreux que possible. On consulte actuellement des groupes de travail, composés de personnalités inscrites aux tableaux d'experts intéressés, afin que cette importante entreprise repose sur la collaboration de nombreux spécialistes de laboratoires. Tout est mis en oeuvre pour tenir la Pharmacopoea Internationalis à jour et pour rendre son utilisation

exemplaires du Volume I en français ayant été épuisés, des dispositions ont été prises pour procéder à un deuxième tirage de 1.200 exemplaires.

Le Comité d'experts de la Pharmacopée inter-

nationale a tenu sa douzième session du 29 juin au 4 juillet. Les personnalités inscrites au Tableau d'experts de la Pharmacopée internationale, d'autres experts de différents pays et des spécialistes inscrits à d'autres tableaux de l'OMS avaient été priés de communiquer par correspondance leurs observations au sujet des monographies destinées au Volume II. Ces observations ont été examinées par le comité. Lorsqu'au Volume I, qui a déjà paru, et à l'Addendum actuellement en préparation, s'ajoutera le Volume II, la première édition de la Pharmacopoea Internationalis sera achevée. Elle sera suffisamment complète pour être d'une grande utilité à de nombreux pays. La traduction espagnole du Volume I, qui a été

aussi pratique que possible. Les normes qu'elle la disponibilité ou entraîner une sensible augmen-

définit seront suffisamment rigoureuses pour garantir la haute qualité des médicaments, sans en restreindre

tation des prix de revient. Des personnes appartenant

à des milieux très divers ont été consultées et ont bien voulu donner leur avis sur les substances phar-

maceutiques qu'il y aurait lieu d'inclure dans la pharmacopée internationale.

faite par le Bureau régional de l'OMS pour les au tableau d'experts. D'autre part, la traduction du

Amériques, a été revisée par une personnalité inscrite

internationales des médicaments, l'OMS a noué des relations de travail avec les principaux groupements qu'intéresse l'attribution, à de nouvelles substances

Pour ce qui est des dénominations communes

52

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

médicamenteuses, de dénominations communes susceptibles d'être ultérieurement incluses dans les

façon la plus simple et la plus efficace possible. Elle

pharmacopées nationales, la Pharmacopoea Internationales ou d'autres recueils de normes et de formules, ou d'être imprimées sur des étiquettes. L'Union

se révèle très utile pour remédier à la confusion qui se produit lorsqu'une même préparation est connue sous plusieurs dénominations différentes dans diverses parties du monde. Les dénominations com-

internationale pour la Protection de la Propriété industrielle a également prêté sa collaboration. Comme l'avaient recommandé l'Assemblée de la

munes internationales proposées pour les drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie sont actuellement utilisées par l'Organe de Contrôle des

Santé et le Conseil Exécutif, on a procédé à une étude spéciale des résultats obtenus et de l'expérience acquise au cours de ce travail complexe. A sa douzième session, le Conseil Exécutif a examiné la procédure à suivre pour le choix des dénominations communes internationales et institué un système cohérent qui établit une distinction plus nette entre les dénominations « proposées » et celles qui sont « recommandées ».2 C'est sur cette base que les

Stupéfiants des Nations Unies lorsqu'il demande aux gouvernements de leur fournir une évaluation de leurs besoins en stupéfiants. Une liste de 299 dénominations communes internationales proposées a été établie et publiée dans

le numéro d'octobre de la Chronique de l'Organisation Mondiale de la Santé.

travaux se poursuivent actuellement, avec la collaboration de spécialistes du tableau d'experts qui

Au cours de l'année, des spécialistes du contrôle des produits pharmaceutiques ont fourni, sur les

ont été désignés à cet effet. Lorsqu'une dénomination

caments, définitions, principes à adopter pour la

points suivants, des renseignements accompagnés de suggestions pratiques : buts du contrôle des médi-

est retenue provisoirement, l'OMS la communique aux Etats Membres, aux commissions nationales de pharmacopées et aux autres organismes intéressés

à l'attribution de dénominations pour les médicaments ; elle les invite à lui adresser leurs observations et, si une dénomination se révèle acceptable dans un pays, elle demande que les dispositions nécessaires soient prises en vue de son introduction et de sa protection en tant que dénomination commune.

mise au point d'un système de contrôle, étiquetage, méthodes de contrôle analytique, contrôle des substances toxiques, et meilleure façon de contrôler les produits pharmaceutiques dans un pays donné. Les renseignements recueillis seront utilisés pour la préparation d'une conférence sur ces divers sujets, au cours de laquelle des spécialistes appartenant aux administrations sanitaires nationales, des experts

attachés aux laboratoires de contrôle, aussi que d'autres personnalités étudieront la possibilité d'uni-

Toute cette procédure fait l'objet d'un constant examen, afin que l'expérience acquise puisse être mise à profit et que le travail s'accomplisse de la

formiser davantage les méthodes de contrôle des produits pharmaceutiques dans l'intérêt de la santé publique et du commerce international.

Drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie Ces dernières années, l'OMS a étudié de près l'emploi de la diacétylmorphine (héroïne) en thérapeutique et, en 1953, une décision importante a été unanimement prise à ce sujet par la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé (résolution WHA6.14).

session à Genève en juin. Il a de nouveau discuté le projet de convention unique sur les stupéfiants qui est en train d'être préparé par les Nations Unies et a envisagé les conseils que l'OMS devrait fournir

L'Assemblée de la Santé a recommandé que des campagnes soient entreprises pour convaincre les

à ce sujet à la Commission des Stupéfiants. A la demande du comité d'experts, l'OMS a par ailleurs fait part au Secrétaire général des Nations Unies de recommandations préconisant que plusieurs nouvelles substances (dont un certain nombre de substances synthétiques à effet morphinique) soient souconventions

médecins et les gouvernements que la diacétylmorphine n'est pas irremplaçable dans l'usage médical ; elle a également recommandé que les Etats Membres qui ne l'ont pas encore fait interdisent l'importation et la fabrication de cette drogue. Cette résolution a été communiquée, pour étude et suite à donner, au

mises à un contrôle international et que d'autres soient exemptées des effets des dispositions des internationales sur les

stupéfiants.

Secrétaire général des Nations Unies, qui la soumettra à la Commission des Stupéfiants, lors de sa neuvième session, en avril 1954.

Le Comité d'experts des Drogues susceptibles d'engendrer la Toxicomanie a tenu sa quatrième ° Résolution EB12.R24, Actes off. Org. mond. Santé, 49, 7, 29

L'OMS a également informé le Secrétaire général que, aux termes d'une décision du comité, la nalorphine, bien qu'étant un dérivé de la morphine, ne devait pas être placée sous contrôle international. L'Organisation a appelé l'attention des gouvernements sur l'abus des préparations d'amphétamine et leur a recommandé, pour renforcer le contrôle exercé sur ces substances, de leur appliquer des

MÉDICAMENTS ET AUTRES

SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES

53

mesures analogues à celles qui ont déjà été proposées pour les barbituriques.

L'OMS a continué de collaborer avec le Comité central permanent de l'Opium et avec l'Organe de Contrôle des Stupéfiants des Nations Unies. D'autre part, elle a été représentée à la huitième session de

la Commission des Stupéfiants, qui s'est tenue à New York en avril. Elle a resserré sa collaboration avec la Division des Stupéfiants de l'Organisation des Nations Unies ; c'est ainsi qu'elle a présenté à cette

division des avis et des observations préliminaires sur des études rédigées par celle -ci. A la demande du Conseil Economique et Social,'

l'OMS, en consultation avec les Nations Unies, est en train de rassembler des renseignements pour une étude scientifique des stupéfiants synthétiques. Les travaux ont commencé sur les produits à effet morphinique. Avec la collaboration d'un chimiste envoyé par la Division des Stupéfiants de l'Organisation des Nations Unies, on a rédigé un document - le premier d'une série d'études - sur les questions chimiques relatives aux produits de ce genre. L'OMS a donné des conseils à plusieurs gouvernements au sujet des drogues mentionnées ci- dessus

H. Fischer, de la Suisse, et du Professeur S. Tavat, de la Turquie), ont été réélus pour une période qui prendra fin le ler mars 1958. Le Comité d'experts de l'Alcool s'est réuni pour la première fois au mois d'octobre, à Genève. Ses travaux ont porté principalement sur : les notions relevant de la pharmacologie de l'alcool, l'étude de l'alcoolisme par expérimentation sur l'animal, le métabolisme de l'alcool, y compris l'influence de la consommation d'alcool sur la nutrition, et l'alcool et la circulation routière. Le comité a constaté qu'il existait actuellement une certaine confusion due à l'emploi abusif du terme « tolérance » ; au lieu de ce terme, qui désigne la sensibilité innée du sujet à l'alcool, il conviendrait de recourir à l'expression

« surcroît acquis de tolérance » pour désigner le changement de résistance à l'alcool amené par une

consommation habituelle. Une nette distinction doit être établie entre les symptômes de sevrage dans le cas de l'alcoolisme et ceux que provoque le sevrage des drogues du type de la morphine : lorsqu'il s'agit de l'alcool, seule l'expression « symptômes de sevrage » est recommandable, celle de « syndrome d'abstinence» ne se justifiant que dans le cas d'une

et des préparations- retard de morphine, ainsi que sur les traitements à instituer. Certaines des substances synthétiques existantes ouvrent très certaine-

toxicomanie par des drogues du type de la morphine. Dans le cadre de l'étude de l'alcoolisme par expérimentation sur l'animal, le comité a discuté des études d'ordre organogénique, des carences alimentaires, des études endocrinologiques, et du problème

ment la voie à la découverte d'analgésiques non toxicomanogènes (ou en tout cas moins toxicomapart, encourager leur emploi pour des raisons d'éco-

nogènes que la morphine). On pourrait, d'autre nomie nationale. Mais il ne fait aucun doute que la lutte contre la production et le trafic illicites de ces substances soulèvera - et en fait soulève déjà de nouvelles difficultés pour les autorités nationales, car certaines sont relativement faciles à préparer à

de l'alcool en tant que drogue. Se fondant sur la

définition d'une catégorie intermédiaire de drogues, telle qu'elle est formulée dans le troisième rapport du Comité d'experts des Drogues susceptibles d'engendrer la Toxicomanie,' le comité d'experts décrète que l'alcool en tant que drogue devrait être classé, de par sa nature et son intensité, entre les drogues

partir de produits qui, en raison de leur utilisation dans d'autres industries, ne pourront pas être soumis à une réglementation. L'OMS a commencé des études sur l'effet du katt

qui engendrent la toxicomanie et celles qui provoquent l'accoutumance. Le comité est arrivé à la conclusion que, pour être résolus de façon satisfai-

et sur son caractère toxicomanogène. La Division des Stupéfiants de l'Organisation des Nations Unies s'intéresse également à ces recherches. Aux termes de la Convention de 1931 pour limiter la fabrication et réglementer la distribution des stupéfiants (article 5, paragraph 6), l'OMS nomme deux membres de l'Organe de Contrôle des Stupéfiants.

sante, maints problèmes relatifs à l'alcool nécessitent la collaboration d'expérimentateurs et de cliniciens, et qu'il importe de convoquer une réunion groupant des représentants de ces deux catégories. Au cours du colloque régional sur la santé men-

tale qui s'est réuni en novembre à Beyrouth, sous les auspices de l'OMS, la question des drogues engen-

venu à expiration en 1953 (il s'agit du Professeur

Ces deux membres, dont le mandat est

drant la toxicomanie, et notamment du haschich, a fait l'objet de discussions.

Avis sur les antibiotiques et les insecticides Conformément à la résolution WHA5.30 de la Cinquième Assemblée Mondiale de la Santé (voir également le chapitre 7 du Rapport annuel de 1952),

de l'Assistance technique des Nations Unies au sujet du transfert aux Nations Unies des responsabilités d'ordre industriel qui incombaient précé-

l'OMS a poursuivi, pendant le premier semestre de l'année, ses négociations avec l'Administration 8 Résolution ECOSOC 505 C (XVI)

demment à l'OMS en matière de production des antibiotiques et des insecticides. 4

Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1952, 57, 10

54

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Ces négociations ont heureusement abouti et le transfert a eu lieu le ler juillet. Les arrangements conclus avec l'Administration de l'Assistance technique ont porté sur les points suivants : responsabilités financières, bourses d'études attribuées en liaison avec des projets de production et nouveau partage des fonctions, les Nations Unies devant

Lorsque le transfert a eu lieu, l'exécution des projets de production de pénicilline avait atteint un stade suffisamment avancé pour qu'on soit assuré de leur succès. Les premiers travaux préparatoires (examen des questions techniques, plans et études) étaient achevés, notamment en ce qui concerne les plans des bâtiments, le choix du matériel d'exploita-

s'occuper de toutes les questions intéressant la production proprement dite, tandis que les problèmes de caractère non industriel qui touchent à

tion et des installations, l'établissement des programmes de travail et l'évaluation des dépenses. D'autre part, la réunion de données techniques avançait, de même que la formation d'un personnel technique national.

la santé publique et à la médecine seront du ressort de l'OMS. Trois projets concernant la production de pénicilline (Chili, Inde et Yougoslavie) et quatre projets de construction de fabriques de DDT (Ceylan,

Quant à la construction des fabriques de pénicilline, elle avait aussi suffisamment progressé pour

Egypte, Inde et Pakistan) ont été affectés par ce

qu'on ait eu la certitude qu'elle serait menée à bonne fin.

transfert, auquel tous les gouvernements intéressés ont donné leur accord.

CHAPITRE 7

ENVOIS DE FOURNITURES Les achats de fournitures et de matériel à usage médical pour les projets de l'OMS financés au moyen

Nations Unies, des achats s'élevant à $438.000 ; ce montant comprend une demande d'achat de $265.000,

du budget ordinaire ou des fonds de l'assistance technique se sont élevés à $585.000 pendant l'année comprise entre le ler octobre 1952 et le 30 septembre

émanant de l'UNKRA, pour l'exécution d'un projet relatif aux soins infirmiers, pour une école de méde-

1953. Bien qu'il ne s'agisse pas de sommes très considérables, un grand nombre d'articles spéciaux

cine et pour un hôpital d'enseignement. La redevance de 3 % a été évaluée à $9.000 pour les achats effectués sur la demande des gouvernements et des

destinés à divers projets entrepris dans le monde conditions sensiblement moins favorables que précédemment. Les difficultés étaient dues surtout à la nécessité d'utiliser, autant que possible, les devises reçues à titre de contributions au programme d'assistance technique et de passer, en conséquence, des commandes dans des pays qui n'exportent pas habituellement des fournitures et du matériel à usage

entier ont dû être achetés et expédiés dans des

Nations Unies dans l'année qui

se termine le 30 septembre.' Il a été plus facile de se procurer sur les marchés européens les médicaments et autres produits phar-

maceutiques nécessaires. La baisse du prix de la pénicilline, constatée en 1952, s'est à peu près maintenue : le prix a été, tant aux Etats -Unis d'Amérique qu'en Europe, d'environ moitié moindre qu'en juin

1952, bien qu'il continue à être un peu plus élevé

médical ou qui n'en produisent qu'une quantité

limitée. En de tels cas, les fabricants, dont souvent la production est restreinte, hésitent parfois à accepter, pour l'exportation, des commandes qu'ils pourraient

en Europe qu'aux Etats -Unis. Les prix mondiaux du DDT et du HCH sont restés assez bas, leur niveau étant à peu près le même qu'en 1952 ; en automne,

avoir à exécuter au détriment du marché national. Il a donc été nécessaire de prospecter de nombreux marchés afin de découvrir des sources d'approvisionnement dans de petits pays d'Europe ou dans des pays du Pacifique occidental et, en outre, de rechercher des articles de remplacement qui, bien que ne répondant pas en tous points aux spécifications des articles portés sur les listes de commande, peuvent servir essentiellement aux mêmes fins. Une autre complication venait de ce qu'un certain nombre des projets de 1953 financés au moyen des fonds de l'assistance technique ont dû être ajournés

cependant, une augmentation s'est produite. Dans l'ensemble, les fournisseurs européens ont pu effectuer leurs livraisons plus rapidement qu'en 1952, grâce, en partie, au fait que les restrictions frappant les matières premières sont moins rigoureuses, ce qui

a permis de constituer des stocks plus importants ; ceux des Etats -Unis, en revanche, ont exigé des délais

un peu plus longs.

En dehors des fluctuations qui viennent d'être

mentionnées, on n'a pas enregistré de changements notables sur les marchés mondiaux de fournitures publique ; néanmoins, par suite de l'obligation d'utiliser au maximum certaines monnaies non convertibles, il a fallu accepter parfois de payer des prix plus élevés que ceux qui auraient été demandés pour des articles analogues, sur d'autres marchés, si

et de matériel destinés aux programmes de santé

jusqu'à ce que soit connu le montant exact des sommes que l'OMS pouvait obtenir de l'assistance technique, du FISE ou d'autres sources ; c'est ainsi que les affectations de crédits n'ont pu être fixées définitivement qu'au mois d'avril, et l'ajournement des projets d'assistance technique a retardé à la fois la préparation des listes de fournitures et les achats et livraisons. En 1953 un contrat passé avec l'Agence des Nations

l'on avait disposé des devises nécessaires. Réductions de prix consenties à ''OMS Un nombre appréciable de fabricants européens accordent maintenant des remises spéciales à l'OMS et certains d'entre eux, en indiquant leurs prix nets, 1 Comme précédemment, cette redevance n'a pas été perçue sur les achats effectués pour le compte de l'UNRWAPRNE, l'accord conclu avec cet organisme étant considéré comme excluant une taxe de cette nature.

Unies pour le Relèvement de la Corée (UNKRA) prévoyait que celle -ci aurait recours à l'OMS pour l'achat de fournitures et de matériel à usage médical,

moyennant une redevance de 3 % établie par le livrées aux Etats Membres, sur leur demande et de $35.000. Durant la même période, l'OMS a été priée d'effectuer, pour le compte d'institutions des Conseil Exécutif (résolution EB9.R90). Pour l'année se terminant le 30 septembre 1953, les fournitures

contre paiement préalable, représentaient une somme

à la page 35, de centraliser tous ses achats pour l'action de secours, à l'exception de ceux qui peuvent être effectués sur place, en recourant au FISE.

L'UNRWAPRNE a décidé récemment, comme il est indiqué

- 55 -

56

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

ont donné l'assurance qu'ils ne versent ni commissions d'agents, ni redevances d'intermédiaires pour les commandes passées par l'Organisation. Le fait que ces commandes émanent du Siège de l'OMS, qui

produits répondaient à ces prescriptions était minime, mais certains fabricants européens produisent actuellement des fournitures conformes aux normes

est situé hors des pays de destination, leur permet de consentir plus facilement ces avantages. Les rabais spéciaux que certaines compagnies de navigation maritime ont accordés, en considération de la nature de l'ceuvre poursuivie par l'OMS, et les réductions obtenues des agents d'expédition ont également contribué à diminuer les frais de transport. Appareils de radiologie

requises et d'autres se proposent d'en faire autant. On trouvera à l'annexe 5 du quatrième rapport du Comité d'experts des Maladies vénériennes et des Tréponématoses les normes applicables au soluté injectable huileux de benzylpénicilline pro caînée. Les gouvernements ont été informés des conditions effectuer.

que doivent comporter les contrats d'achat de PAM touchant la conformité du produit avec les normes prescrites et les vérifications à

Depuis que le Comité d'experts des Insecticides a

Afin d'inciter les fabricants à construire des appareils de radiologie mieux adaptés à leur emploi dans les pays insuffisamment développés, notamment dans les régions tropicales, et d'assurer que le personnel local recevra toutes instructions nécessaires concer-

les normes applicables aux pulvérisateurs et aux poudreuses utilisés par les programmes sanitaires,2 certains fabricants d'Europe et des EtatsUnis d'Amérique ont créé de nouveaux modèles et les appareils que l'on peut se procurer actuellement fixé

nant l'utilisation et l'entretien de ces appareils, l'OMS a pris des dispositions pour que certains des accompagner par un de leurs techniciens les unités radiologiques commandées pour les projets antituberculeux entrepris avec l'aide de l'OMS dans ces pays. Ces techniciens sont chargés de faire fonctionner et d'entretenir les appareils et, également, d'instruire et de surveiller le personnel local. Ainsi, les producteurs devraient être à même de recueillir les renseignements qui leur permettront de modifier les plans des appareils destinés à ces régions, d'après l'expérience acquise sur place. Application des recommandations formulées par les comités d'experts

pour les programmes de lutte contre les insectes sont meilleurs et plus efficaces. Seuls les appareils répon-

principaux fabricants d'appareils de radiologie fassent

dant à ces normes entrent maintenant en ligne de compte pour les achats destinés aux programmes de l'OMS. Listes types et inventaires

Des listes types supplémentaires de matériel de base, donnant des indications détaillées et renvoyant aux numéros correspondants des catalogues, ont été

préparées pour les projets de démonstrations dans les pays et certaines des listes existantes ont été revisées sur la base de l'expérience acquise sur place.

dans l'eau et de benzylpénicilline procaïnée dans l'huile additionnée de monostéarate d'aluminium (PAM) se préoccupent toujours davantage de tenir

Les producteurs de poudres de DDT dispersables

Ces listes types sont presque indispensables pour l'énumération des articles qu'il y a lieu de se procurer en vue de l'exécution des divers projets et, en outre, elles facilitent les achats. Le FISE s'y réfère pour la préparation de ses propres listes de fournitures et, après une élaboration plus poussée, elles pourront s'avérer également utiles pour les administrations sanitaires nationales. Collaboration avec le CARE L'accord avec la Co- operative for American Remit -

compte des normes minimums fixées par le Comité d'experts des Insecticides 2 ainsi que par le Comité d'experts des Maladies vénériennes et des Tréponématoses. Tous les contrats passés par l'OMS pour

l'achat de ces produits, soit en vue de l'exécution de ses propres programmes, soit pour le compte d'Etats Membres ou d'autres organismes des Nations Unies, stipulent que les livraisons devront être conformes aux normes prescrites et prévoient que, à cette fin, des échantillons seront prélevés et examinés

tances to Europe Inc. (CARE) a été maintenu pen-

dant toute l'année. Le montant des contributions obtenues par le CARE pour l'achat de fournitures et de matériel à usage médical destinés aux institutions agréées par l'OMS est demeuré inférieur aux prévisions, mais cet organisme se propose d'entreprendre une campagne pendant l'hiver 1953/54 afin de pouvoir répondre aux demandes de fournitures déjà examinées et transmises par l'OMS. a Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 63, 60

avant l'expédition. Au début, le nombre des fabricants de l'Amérique du Nord ou du Sud dont les 2 Organisation Mondiale de la Santé (1953) Insecticides: Recueil de normes applicables aux insecticides et aux appareils de pulvérisation et de poudrage

CHAPITRE 8

PUBLICATIONS ET DOCUMENTATION Comme l'indiquait le dernier Rapport annuel, le service de documentation de l'Organisation a atteint en 1952 son plein développement et on a pu dès lors s'attacher davantage à en accroître l'efficacité. En 1953, on s'est préoccupé de le mettre de plus en plus à même de répondre aux besoins des Etats Membres et aux programmes de l'OMS. Les monographies et les séries d'études techniques publiées en 1953 exposaient les résultats des programmes mis en oeuvre par l'OMS ou avaient direcjusqu'ici aucune voie régulière de distribution commerciale des publications de l'OMS.

L'OMS a procédé à des échanges de vues avec d'autres organisations internationales, gouverne-

mentales et non gouvernementales, au sujet de la documentation sur les questions médicales et sur les questions connexes. Au cours de discussions inter - secrétariats avec l'UNESCO, elle s'est efforcée

tement trait à d'importantes fonctions techniques de l'Organisation. Une monographie consacrée à la toxicité pour l'homme de certains pesticides 1 a été l'aboutissement direct d'une résolution de l'Assemblée de la Santé. Des études de législation sanitaire comparée, entreprises à la suite de délibérations du Conseil Exécutif, se rapportaient également aux programmes. De même, les ressources de la bibliothèque en personnel et en matériel ont été

de délimiter les attributions respectives des deux organisations en matière d'action internationale dans divers domaines de la documentation. Elle a, d'autre part, envoyé un observateur à une réunion du Comité consultatif international de Bibliographie de l'UNESCO, à des réunions de groupes de travail pour les publications et les services de bibliothèque et

mises de plus en plus directement au service des activités pratiques de l'Organisation. On s'est beaucoup préoccupé d'améliorer la

international de l'Enfance, ainsi qu'à des réunions du Comité exécutif du Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales (CIOMS), au cours desquelles ont été discutées les activités que le CIOMS pourrait entreprendre en cette matière.

de documentation convoquées par le Centre

distribution et la vente des publications. Après avoir

étudié la question lors de sa onzième session, le

L'OMS a participé à une réunion mixte CIOMS/ UNESCO /OMS qui s'est tenue à Genève du 31 juil-

Conseil Exécutif a autorisé, par sa résolution

let au leT août, sur la convocation du CIOMS.

EB11.R43, la nomination d'un fonctionnaire qui

devait être chargé de la distribution et de la vente des publications et dont le traitement devait être imputé sur le fonds de roulement des publications. Depuis

la nomination de ce fonctionnaire, qui n'a pu être faite qu'à l'automne car il a été difficile de trouver un candidat présentant les compétences requises, des plans ont été élaborés pour améliorer la distribution commerciale des publications de l'OMS ; ils seront appliqués au début de 1954. A la suite d'une suggestion émise lors de la onzième session du Conseil Exécutif, des tarifs spéciaux ont été fixés pour les abonnements globaux et pour les abonne-

L'objet de cette réunion était de passer en revue les tentatives faites antérieurement pour organiser, sur le plan international, la documentation médicale, de déterminer si une action internationale était manifestement nécessaire dans ce domaine et, dans l'affirmative, de préciser les tâches que pourrait assumer

le CIOMS. Il a été convenu à l'unanimité que de plus amples renseignements étaient indispensables avant que l'on puisse se prononcer sur la nécessité d'une action internationale, et il a été recommandé que l'UNESCO, qui disposait des fonds nécessaires, entreprenne, en recourant éventuellement aux services

ments mixtes. D'autre part, des prix d'abonnement

annuel ont été établis pour la Série de Rapports techniques et pour les Actes officiels, et le tarif des ventes au numéro a été considérablement simplifié. Des mesures ont été prises pour augmenter le nombre des dépositaires dans les pays où un seul dépositaire ne pouvait suffire à assurer la diffusion nécessaire

du CIOMS, une étude visant à établir dans quelle mesure les spécialistes et les chercheurs utilisent et considèrent comme satisfaisantes les publications secondaires courantes, telles que les périodiques

et pour en désigner dans les pays où il n'existait

publiant des comptes rendus analytiques ou les index. Le directeur de 1'Armed Forces Medical Library (Washington) et le rédacteur en chef du Bulletin de l'Institut Pasteur (Paris) avaient été invités par le CIOMS à assister à cette réunion, à titre consultatif. Un article intitulé « International Medical Docu-

1 Barnes, J. M. (1953) Toxicité pour l'homme de certains pesticides, Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, Na 16)

mentation and the World Health Organization » a paru en juillet dans le Bulletin of the Medical Library Association des Etats -Unis d'Amérique.

- 57 -

58

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Publications

Le Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé et la Chronique ont paru régulièrement ;

Documents fondamentaux et la deuxième édition du Recueil des Résolutions et Décisions, ce dernier avec un index. Traduction

plusieurs numéros du Bulletin ont été consacrés à des séries d'études techniques sur des sujets spéciaux. Le Bulletin s'efforce, d'autre part, de suivre de plus près les principales activités entreprises dans le cadre du programme de l'Organisation.

En dehors des périodiques, d'un certain nombre de numéros nouveaux dans la Série de Monographies et la Série de Rapports techniques, et de Suppléments

tant des traductions demandées pendant l'année, certains documents ont dû être distribués sans que la traduction ait pu être revisée. Au cours du dernier trimestre de 1953, il a fallu engager quatre traducteurs temporaires pour faire face au surcroît de travail. Bibliothèque et documentation Depuis que la salle de lecture de la Bibliothèque a

En raison du volume exceptionnellement impor-

du Bulletin, l'OMS a publié pendant l'année un

recueil de normes applicables aux insecticides (en feuillets mobiles), le CODEPID et la première édition du Répertoire mondial des Ecoles de Médecine.

A partir de 1954, les volumes du Recueil international de Législation sanitaire correspondront aux

été transférée dans l'aile du secrétariat du Palais des Nations, elle est utilisée beaucoup plus qu'auparavant par le Secrétariat du Bureau du Siège, par les consultants et par les spécialistes de passage à l'OMS. Des bibliothécaires médicaux venus de nombreuses

années civiles, un numéro devant être publié au début de chaque trimestre. A cette fin, on a groupé cinq numéros dans le volume 4. En 1953 ont paru deux

l'une sur

études de législation sanitaire comparée, les

« Maladies transmissibles dans les

établissements d'enseignement », l'autre sur les « Soins infirmiers ». Celle -ci a fait l'objet d'un tirage

à part en vue d'une plus grande diffusion, notamment auprès des personnalités inscrites au Tableau d'experts des Soins infirmiers et auprès des partici-

régions du monde, et dont certains sont attachés à des bibliothèques médicales et scientifiques de premier plan, ont récemment visité la bibliothèque de l'OMS pour se rendre compte des ressources dont elle dispose et pour discuter de problèmes techniques. En 1953, trois boursiers étudiant la bibliothéconomie médicale ont travaillé à la Bibliothèque de l'OMS pendant une partie de leur stage. Au cours de l'année, une liste annotée des « Index et périodiques analytiques courants sur les sciences médicales et biologiques » a été publiée sous forme

lation concernant la lèpre était sous presse et la préparation d'une autre étude sur la vaccination

pants à des conférences consacrées à cette question. A la fin de l'année, une étude comparée sur la légis-

antivariolique était très avancée. Il serait certainement souhaitable que chaque numéro trimestriel du Recueil renfermât une étude de législation sanitaire comparée, mais les difficultés pratiques sont considérables, d'autant plus qu'il faut rechercher, obtenir et utiliser une documentation rédigée dans un grand nombre de langues très différentes. Outre les numéros habituels de la Série des Actes officiels ont paru la sixième édition du Recueil des

de supplément des Nouvelles de la Bibliothèque.

L'établissement de cette liste, qui contient 179 titres, représente un premier effort pour faire mieux connaître les ressources qu'offre la Bibliothèque de

l'OMS et les renseignements qu'on y peut trouver. L'OMS était représentée au Ier Congrès international sur les Bibliothèques médicales, qui s'est tenu à Londres en juillet, et elle a présenté une communication sur l'Organisation Mondiale de la Santé et les bibliothèques médicales.

CHAPITRE 9

INFORMATION Il a été possible, cette année, de satisfaire dans une large mesure, et sans accroissement de dépenses, aux

demandes toujours plus nombreuses de renseignements sur l'Organisation. Une innovation importante a consisté à diffuser

bien qu'il soit souvent difficile d'obtenir de techniciens que leur travail accapare entièrement et qui, à quelques exceptions près, sont peu familiarisés avec l'usage des moyens d'information, une relation vivante des activités auxquelles ils participent dans les divers pays. Des fonctionnaires de l'information ont été

des informations qui ne portent plus sur la seule activité de l'OMS, mais décrivent objectivement les problèmes sanitaires eux -mêmes et plus spécialement les efforts entrepris, sur le plan national comme sur le plan international, pour les résoudre.

affectés durant l'année aux Régions européenne et africaine, de sorte que les six bureaux régionaux disposent actuellement de services d'information très actifs travaillant en liaison les uns avec les autres

Cette formule a été bien accueillie. Elle a été mise en pratique par la mission d'information, organisée sur l'initiative de l'OMS, qui a visité durant les mois d'octobre et de novembre cinq pays de la Région de la Méditerranée orientale, sous les

ainsi qu'avec la division correspondante du Siège. Presse

auspices communs de l'UNESCO, du FISE et de l'OMS. Cette mission, qui comprenait un journaliste

indépendant, un photographe et deux spécialistes de la radiodiffusion, a contribué efficacement - ainsi que l'avait fait en 1951 -1952 l'équipe envoyée dans

En plus des 300 communiqués de presse du type courant que le Bureau du Siège et les bureaux régio-

naux ont diffusés dans le monde durant l'année, une série d'articles spéciaux ont été distribués ; sous la signature d'experts de l'OMS, ils ont fait connaître

l'Asie du Sud -Est -à stimuler l'intérêt des populations à l'égard des problèmes sociaux et sanitaires. Au nombre des avantages que présente l'envoi de missions de ce genre, il y a notamment les suivants : 1) elles font connaître de façon objective et sous dans les différents pays ; 2) elles assurent une diffusion très satisfaisante de la documentation, grâce aux relations étroites

au grand public un certain nombre d'importants problèmes de santé ainsi que les progrès les plus récemment réalisés dans les techniques sanitaires. Plusieurs articles de cette série ont été reproduits,

un angle nouveau l'aspect humain des efforts poursuivis par les organisations internationales

que leurs membres entretiennent avec la presse, les réseaux de radiodiffusion et les agences de documentation photographique ; 3) elles n'entraînent pas de dépenses considérables pour les organisations internationales, car les membres de la mission sont habituellement rétribués par les publications périodiques et par les institutions dont ils ont été momentanément détachés.

souvent intégralement, dans la presse d'information et dans les journaux et revues spécialisés. Les nombreuses demandes de renseignements et de documentation émanant des rédacteurs en chef des publications les plus diverses attestent l'intérêt croissant porté aux problèmes de la santé mondiale. Cet intérêt se reflète également dans les coupures de journaux des différents pays reçues par le Bureau

du Siège et les bureaux régionaux, bien que ces

coupures ne constituent qu'un choix représentatif. Les communiqués de presse de l'OMS bénéficient maintenant d'une large diffusion : des sondages ont été effectués à ce sujet dans 13 pays d'Europe où paraissent 20.000 journaux quotidiens et périodiques.

D'après l'un de ces sondages, qui n'a porté que sur 100 périodiques, les articles publiés sur la célébration

La mission, qui est patronnée par plusieurs institutions, est à même de faire comprendre aux personnes qui, dans les pays visités, s'occupent spécialement de l'information et de la propagande, façon dont les diverses organisations des Nations Unies collaborent aux activités d'assistance technique. la

de la Journée mondiale de la Santé totalisaient, à eux seuls, 300.000 mots. OMS Nouvelles

relatifs aux programmes de consultations et de démonstrations de l'OMS dans le domaine de l'assistance technique s'est accrue durant l'année ; et cela

Dans l'ensemble, la production des documents

Afin de répondre, sans augmentation de frais, au nombre toujours croissant de demandes concernant le journal mensuel OMS Nouvelles, il a été décidé d'imprimer cette publication suffisamment à l'avance, de sorte qu'il n'est plus nécessaire maintenant d'en expédier de grandes quantités par avion. Une écono-

- 59 -

60

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

mie supplémentaire a été réalisée à la fin de 1953 : la publication de l'édition en langue anglaise sera centralisée à Genève au lieu d'être répartie, comme c'était le cas jusqu'ici, entre Genève et Washington. L'augmentation de tirage qui résultera de cette l'impression, moins coûteuse, sur rotative. La diffusion actuelle de OMS Nouvelles pourrait

contre les tréponématoses et en matière de soins destinés aux enfants prématurés. Les films constituent incontestablement un moyen d'information des plus efficaces, mais c'est généralement aussi l'un des plus coûteux. L'OMS a néan-

centralisation permettra de recourir désormais à être très largement et utilement accrue, mais non sans une dépense supplémentaire. Cette publication a ouvert ses colonnes à d'éminentes autorités nationales et les exposés publiés par elles sur l'évolution de la santé publique dans leurs pays respectifs ont suscité un vif intérêt. Radio et télévision Les relations avec d'importants services nationaux

moins pu produire durant l'année un film documentaire de dix minutes sur les travaux du groupe d'étude qui s'était rendu, ce printemps, au Danemark pour y visiter les services d'hygiène scolaire. Ce film, intitulé « Mieux vaut prévenir », est principalement destiné à être télévisé en Europe et aux Etats -Unis d'Amérique. L'OMS a collaboré également avec la Division du Cinématographe et de l'Information visuelle de l'Organisation des Nations Unies et avec l'UNESCO à la production de films sur des projets sanitaires internationaux, y compris les programmes de lutte

contre la rage, la tuberculose et le pian qui ont

de radiodiffusion ont été développées. La British Broadcasting Corporation a introduit dans ses divers programmes destinés aux Iles britanniques, à

bénéficié de l'aide de l'OMS. Le film de l'UNESCO « World Without End », qui montre le rôle essentiel de l'action sanitaire internationale dans la création

l'Europe et aux pays d'outre -mer, plusieurs séries

d'un monde nouveau, a remporté un très grand depuis lors. Expositions

de causeries consacrées aux travaux de l'OMS.

succès lors de sa présentation en 1953 au festival du

Des stations françaises, suisses et belges diffusent des exposés en utilisant la documentation recueillie par la mission qui s'était rendue en Asie en 1951 ; des émissions destinées aux écoles et portant sur des

film d'Edimbourg, et il a été fréquemment projeté

questions relatives à l'OMS ont été organisées en Belgique, aux Pays -Bas ainsi que dans la République

Une nouvelle exposition itinérante a pu être organisée en 1953 à peu de frais grâce à un procédé,

fédérale d'Allemagne. Le poste de radiodiffusion des Nations Unies à Genève consacre, deux fois par semaine, un quart d'heure à des informations sur les activités de l'OMS. Dans certaines occasions spéciales, telles que les sessions de l'Assemblée Mondiale de la Santé et du

inventé par une firme britannique, qui permet de reproduire rapidement les tableaux et les panneaux (15 au total) dans le format désiré et avec la couleur

ou la langue choisies. Les premières séries de ce matériel d'exposition ont été établies en anglais, en français et en espagnol et on se propose de les faire circuler dans les différentes Régions, sous le contrôle des fonctionnaires régionaux de l'information. L'OMS a collaboré avec d'autres institutions des

Conseil Exécutif, ou le départ de Genève de la mission d'enseignement médical envoyée par l'OMS

dans l'Inde, des informations ont été diffusées sur ondes courtes spéciales entre Genève et le poste de radiodiffusion des Nations Unies à New York. Dans le domaine de la télévision, la BBC a utilisé les films produits par l'OMS -« Quelque part dans l'Inde » et « Mieux vaut prévenir » - et a diffusé des programmes spéciaux sur les projets mis en oeuvre par l'OMS dans différents pays. Photographies et films

Nations Unies à la production d'un important matériel documentaire, préparé sous la direction de l'UNESCO et destiné à l'exposition organisée dans l'Etat d'Israël, sous le titre « La conquête du désert » ; il s'agissait de faire connaître les

progrès récemment réalisés dans les méthodes scientifiques, économiques et sociales utilisées pour le développement des régions désertiques. Une

Un service a été créé au Siège pour la production et la distribution des photographies, et les archives photographiques ont été réorganisées. Il a été ainsi

possible de porter de 200 à 1.000 le nombre des photographies distribuées chaque mois et empruntées à une collection de documents photographiques qui comprend actuellement 4.000 unités.

partie de ce matériel doit pouvoir être utilisé pour des expositions dans d'autres pays en 1954. Des expositions ont été préparées également pour la première conférence mondiale sur l'enseignement de la médecine qui s'est tenue à Londres, ainsi que pour la Sixième Assemblée Mondiale de la. Santé, à Genève.

Les services de la photothèque ont été utilisés pour la production de quatre bandes fixes sur des travaux de l'OMS dans la lutte antipaludique et antituberculeuse, dans les campagnes de masse 1 Actes off. Org. mond. Santé, 38, 60

Journée mondiale de la Santé « La Santé est d'or », tel était le thème choisi pour la Journée mondiale de la Santé en 1953 ; les administrations sanitaires, tant nationales que locales, ont très bien su la mettre en valeur, dans des pays de niveaux économiques différents, pour rendre

INFORMATION

61

tangible au grand public la corrélation étroite qui existe entre la santé et la prospérité. Chaque année voit s'accroître le nombre de pays où les organisateurs locaux rivalisent de zèle et d'ingéniosité pour célébrer

Le Conseil Exécutif a suggéré, lors de sa douzième session (résolution EB12.R17), de choisir pour

la Journée mondiale de la Santé de 1954 un thème évoquant le rôle des services infirmiers dans la santé publique. On a donc adopté le thème « L'infirmière, militante de la santé », particulièrement indiqué pour cette année 1954 qui marque le centenaire de l' oeuvre inaugurée par Florence Nightingale pendant la guerre de Crimée.

la Journée mondiale de la Santé par des manifestations appropriées ; de plus en plus, on tend à utiliser, à côté de la documentation de base fournie par l'OMS, du matériel produit sur place et répondant aux besoins particuliers du pays.

CHAPITRE 10

QUESTIONS D'ORDRE CONSTITUTIONNEL, FINANCIER ET ADMINISTRATIF Questions d'ordre constitutionnel Membres de l'Organisation Le Népal a été admis par la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé comme Membre de l'Organisation et a déposé, le 2 septembre 1953, son instru-

ment d'acceptation de la Constitution auprès du Secrétaire général des Nations Unies. D'autre part, la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé a décidé (résolution WHA6.37) d'étendre à la zone du Protectorat espagnol au Maroc les effets de l'admission du Maroc en qualité de Membre associé (de telle sorte que cette admission vise maintenant à la fois la zone française et la zone espagnole) et s'est féli-

Gouvernement de la France (pays hôte),2 signé le 18? août 1952 pour le compte du Gouvernement français et le 23 juillet 1952 par l'OMS, ainsi que l'échange de notes s'y rapportant. L'Accord définit la situation juridique, les privilèges et les immunités concerne le Bureau régional de l'Afrique, à Brazzaville, ainsi que les dispositions de caractère régional prises par l'Organisation dans les territoires français ou administrés par la France dans la Région africaine. Adhésions à la Convention sur les Privilèges et Immunités

de l'Organisation et de son personnel en ce qui

citée de voir la Chine reprendre sa participation active aux travaux de l'OMS. Le Yémen est devenu

Membre de l'Organisation le 20 novembre en signant la Constitution. Les Membres de l'Organisation sont maintenant au nombre de 841 (dont trois Membres associés). Une liste complète des Membres et des Membres associés figure à l'annexe 1. Bureau régional de l'Afrique : Accord avec le Gouvernement de la France (pays hôte) Par la résolution WHA6.39, la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé a approuvé l'Accord avec le

Deux pays ont respectivement adhéré à la Convention sur les Privilèges et Immunités des Institutions spécialisées, la Belgique le ter mai (avec des réserves)

et l'Equateur le 7 juillet 1953, ce qui porte à 18 le nombre des Etats Membres qui ont adhéré à cette Convention (certains avec des

réserves) :

Autriche, Belgique, Chili, Danemark, Egypte, Équa-

teur, Guatemala, Haïti, Inde, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays -Bas, Philippines, Royaume Hachimite de Jordanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

d'Irlande du Nord, Suède et Yougoslavie.

Questions d'ordre financier Fonds de l'assistance technique L'une des principales difficultés auxquelles l'Orga-

Le Directeur général a, en conséquence, prévu l'affectation de ces ressources aux programmes déjà en cours d'exécution, afin que les résultats acquis ne fussent pas compromis. De son côté, le Conseil

nisation s'est heurtée en 1953 a été la réduction imprévue des fonds afférents au programme élargi d'assistance technique, qui ont été ramenés à quelque

d'administration du FISE a accepté que le FISE

cinq millions de dollars, alors que le coût des programmes projetés s'élevait à neuf millions et demi environ. Au cours de sa onzième session, en janvier 1953,

prenne à sa charge certaines dépenses afférentes au personnel affecté aux opérations dans les pays, afin que l'exécution des projets mixtes puisse se poursuivre. Au cours du deuxième semestre de 1953, le Bureau

le Conseil Exécutif a examiné la sérieuse

situation financière ainsi créée et a décidé (résolution EB11.R57.4) qu'il devrait être tenu compte de toutes les ressources disponibles - crédits du budget ordinaire et fonds de l'assistance technique - pour la réalisation des projets de l'Organisation en 1953. 1 Ce chiffre comprend neuf Membres inactifs.

de l'Assistance technique a constaté que les fonds disponibles au titre de l'assistance technique étaient encore plus restreints qu'on ne le pensait lorsque le Conseil Exécutif avait été informé de la situation,

et la somme réservée à l'OMS a été ramenée de cinq millions de dollars à $4.593.000. Ce fait a 2 Actes off. Org. mond. Santé, 46, 192

- 62 -

QUESTIONS D'ORDRE CONSTITUTIONNEL, FINANCIER ET ADMINISTRATIF

63

naturellement eu des répercussions profondes sur l'ensemble du programme de

Les dispositions prises afin de permettre aux Etats

l'Organisation

;

celle -ci s'est vue contrainte de reconsidérer et de réaménager l'emploi des ressources dont elle disposait tant au titre du programme ordinaire qu'au titre du programme élargi d'assistance technique, afin d'éviter une réduction brutale et soudaine de ses activités à la fin de l'année. Après l'expérience de 1953, conséquence de l'incertitude qui régnait, au début de l'année, quant au montant des fonds de l'assistance technique, et consé-

Membres d'acquitter en livres sterling une partie de leurs contributions ont donné des résultats très satisfaisants et resteront applicables en 1954. Lorsqu'elle a fixé les contributions de 1954, la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé a adopté le même barème et les mêmes dispositions que pour 1953 (mais avec l'adjonction rendue nécessaire par

l'admission d'un Membre nouveau, le Népal). De plus, elle a autorisé le Conseil à poursuivre son étude du barème des contributions et à faire rapport

quence également du problème financier qui s'est posé dès que la réduction draconienne des fonds accordés devint effective, il apparaît nécessaire d'étudier de très près si l'OMS doit continuer, comme l'y avait autorisée le Conseil Exécutif, à utiliser presque indifféremment les crédits du budget ordinaire et les fonds de l'assistance technique pour le financement

à la Septième Assemblée Mondiale de la Santé. Après avoir examiné les propositions du Gouvernement chinois relatives à sa contribution financière, l'Assemblée de la Santé a, par la résolution WHA6.6, maintenu la contribution de la Chine à 720 unités, mais elle a décidé d'accepter le paiement d'une somme annuelle de $10.000 jusqu'à ce que la situa-

des projets dans les divers pays. Budget de 1953

tion financière de ce pays se soit améliorée, ainsi que le versement de l'équivalent de $125.000 qui vien-

draient en déduction des arriérés dus à l'Organisation. Cette question devrait être réexaminée en 1954 par le Conseil Exécutif et par l'Assemblée de la Santé. Par la résolution WHA6.29, la Sixième Assemblée

La Cinquième Assemblée Mondiale de la Santé avait approuvé un budget de $9.832.754 pour 1953 :

les contributions dues par les Membres inactifs se sont élevées à un total de $1.347.659, aussi le budget effectif pour l'exercice en question a -t -il été fixé à $8.485.095.3

Mondiale de la Santé a décidé de maintenir, en 1954, le fonds de roulement au même montant qu'en 1953 et d'y ajouter les avances des pays qui devien-

L'annexe 10 indique la répartition des crédits votés pour 1953 entre les diverses activités de l'Orga-

nisation, ainsi que les virements que le Directeur général a opérés, avec l'approbation du Conseil Exécutif, entre les sections de la résolution portant ouverture de crédits.

Le montant exact des dépenses de 1953 ne sera connu que lorsque les comptes de l'exercice auront été clos. Il figurera dans le Rapport financier, qui sera soumis, en même temps que le rapport du Com-

draient Membres après le 30 avril 1953. Plusieurs autres Membres ont versé leurs avances au fonds de roulement pendant l'année et, au 31 décembre, trois Membres actifs seulement (dont les deux nouveaux Membres, le Népal et le Yémen) étaient encore redevables d'une partie de leur contribution. L'état des avances versées au fonds de roulement figure à l'annexe 11. Vignettes de l'OMS En 1951, la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé avait approuvé l'émission de vignettes de la santé mondiale et avait créé un fonds spécial à cet effet (voir résolution WHA4.48). Onze pays ont participé à la première campagne de vente de vignettes en 1952 (Afghanistan, Cambodge, Corée, Inde,

missaire aux Comptes, à la Septième Assemblée Mondiale de la Santé. Versements reçus, barème des contributions et fonds de roulement

La rentrée des contributions dues pour 1953 a été très satisfaisante. D'autre part, les versements effec-

Indonésie, Israël, Laos, Panama, Thaïlande, VietNam et Yougoslavie) et sept à la campagne de 1953 (Afghanistan, Birmanie, Inde, Laos, Portugal, Suède et Viet -Nam). Deux pays (le Laos et le Viet -Nam) prendront part à la campagne de 1954. Les gouvernements ayant été assez lents à informer

tués en 1953, au titre des contributions arriérées, se sont traduits par un solde de caisse d'environ $543.000 au compte d'attente de l'Assemblée et par le

remboursement, au fonds de roulement, des

sommes qui lui étaient encore dues pour les avances de 1948, 1949 et 1950. L'état des contributions au 31 décembre 1953 figure à l'annexe 11. 3 Actes off. Org. mond. Santé, 42, 19 (résolutions WHA5.8 et WHA5.9)

l'OMS du montant des recettes perçues, l'Organisation ne possède pas encore de renseignements com-

plets pour 1952. Il est, toutefois, évident que les recettes seront inférieures aux prévisions ; le produit des ventes aux collectionneurs a été minime.

64

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Questions d'ordre administratif Structure du Secrétariat et personnel Locaux du Siège Les questions relatives à l'agrandissement du

Une seule modification a été apportée en cours d'année à la structure du Secrétariat du Siège. Dans le Département des Services techniques centraux, l'achèvement du CODEPID a permis de supprimer la Section des Services technologiques, qui faisait partie de la Division des Services d'Epidémiologie et de Statistiques sanitaires. Les autres activités de cette

Palais des Nations en vue de fournir des bureaux

pour le Siège de l'OMS sont sur le point d'être

réglées. Il est maintenant possible, bien que l'Organisation des Nations Unies n'ait pas encore communiqué les comptes définitifs, de se faire une idée assez précise des dépenses (y compris les transformations intérieures et les dépenses administratives). Sous réserve de rectifications éventuelles après réception des comptes définitifs, ces dépenses s'élèveront à un total d'environ Fr. s. 4.430.000. La Confédération Suisse ayant pris à sa charge Fr. s. 3.000.000, le solde devant être versé par l'OMS sera d'environ Fr. s. 1.430.000. Les Quatrième et Cinquième Assemblées Mondiales

section ont, avec le personnel correspondant, été transférées à la Section de la Quarantaine internationale, dans la même division. L'annexe 12 indique l'organisation du Secrétariat du Siège. La structure des bureaux régionaux n'a pas subi de changements notables. Par suite de la réduction des fonds de l'assistance technique (voir page 62 et chapitre 18), l'augmentation de l'effectif du personnel a été très faible en

1953 et a porté presque exclusivement sur le personnel en mission.

de la Santé avaient approuvé, à cet effet, des crédits d'un montant total de Fr. s. 1.571.681,75, il restera donc un solde non utilisé d'environ Fr. s. 141.700,

La répartition géographique du personnel est

qui sera viré au compte d'attente de l'Assemblée lorsque les chiffres définitifs seront connus. Le montant exact des dépenses afférentes à l'agrandissement du Palais des Nations et les économies réalisées sur les crédits votés par les Assemblées de la Santé seront indiqués dans le Rapport financier de 1953, qui sera publié sous forme de supplément au présent volume.

restée sensiblement la même. On trouvera dans les annexes 14 et 15 des indications détaillées sur la com-

position du Secrétariat et, à l'annexe 13, la liste des fonctionnaires supérieurs. Collaboration avec l'Organisation des Nations Unies dans les questions de personnel

Sièges des Bureaux régionaux de l'Europe et l'Afrique

de

Par l'intermédiaire du Comité administratif de Coordination, l'OMS a accepté une formule qui sera utilisée en 1954 pour répartir, entre les institutions

Au cours de leurs sessions de septembre,

les

intéressées, les frais d'administration de la Caisse commune des Pensions du Personnel. La Cinquième Commission de l'Assemblée générale des Nations

Comités régionaux de l'Europe et de l'Afrique ont étudié la question de l'emplacement de leurs bureaux régionaux respectifs. Les recommandations du Co-

Unies a recommandé, lors de sa huitième session, qu'après 1954 la Caisse prenne elle -même ces dépenses à sa charge. En 1953, le Comité administratif de Coordination

mité régional de l'Europe devaient être examinées par le Conseil Exécutif lors de sa treizième session. Quant au Comité régional de l'Afrique, il a créé un comité spécial chargé d'étudier les causes des difficultés auxquelles se serait heurté l'établissement d'un

a poursuivi l'étude de la création éventuelle d'une caisse mixte pour le versement d'indemnités en cas de décès ou d'invalidité survenus, en cours de service, dans le personnel des organisations internationales. Le comité a, d'autre part, étudié les points suivants : revision annuelle des indemnités journa-

bureau régional en Afrique et de faire rapport à ce sujet.

Fournitures de bureau Depuis le début de 1953, l'OMS groupe ses achats de fournitures standardisées de bureau avec ceux de l'Organisation des Nations Unies et des autres institutions spécialisées ayant leur siège à Genève,

lières accordées au cours des voyages en mission ; ajustements en raison du coût de la vie ; indemnités de résiliation ; stages ; âge de la retraite et définition des personnes à charge. Des recommandations communes ont été adressées au Bureau de l'Assistance sociale et médicale des experts.

technique des Nations Unies en ce qui concerne l'assurance -maladie des boursiers et la protection

afin de bénéficier des réductions de prix que permettent les achats en gros. Depuis le let octobre, l'Organisation des Nations Unies se charge de l'achat

et de la distribution des fournitures en question. L'OMS n'emploie plus de personnel à cette fin.

PARTIE II

LES RÉGIONS

CHAPITRE II

RÉGION AFRICAINE 1 Situation en Afrique

La situation évolue rapidement, mais le continent africain demeure très différent de ceux où la civilisation repose depuis des années sur le développement

de la technique. Il suffit de jeter un coup d'oeil

sur la carte reproduite sur cette page pour se

C'est pourquoi il est rare que de vastes campagnes de lutte contre la maladie puissent être entreprises avec quelque chance de succès général. Il est sans doute préférable d'encourager des projets sanitaires restreints, que la population elle -même pourra, un jour, reprendre et poursuivre : par exemple, la création de centres où les Africains seront, dans toute la mesure du possible, instruits et formés par d'autres CARTE 2

convaincre de l'immensité de l'Afrique, qui est en fait un continent hétérogène, dont les centaines de populations, complètement séparées aujourd'hui encore par les distances et les difficultés de communication, diffèrent par leur civilisation, leurs cou-

tumes et leurs idéals, vivent sous des climats très variés et possèdent des traditions économiques dissemblables.

C'est pourquoi, lorsqu'il s'agit de l'Afrique, toute généralisation serait difficile et fallacieuse ; toutefois,

dans la plupart des pays de la Région, le village africain demeurera, pendant longtemps encore, le centre de la plupart des problèmes sanitaires. Dans le village, le sens de la collectivité est primordial ; les objectifs sanitaires ne sont pas admis s'ils s'opposent aux fins visées par la collectivité dans son ensemble et ne peuvent contribuer à leur réalisation. C'est donc le village et non la « nation » qui constitue l'unité pour laquelle les programmes doivent être conçus ; les plans doivent tenir compte des coutumes locales et de la civilisation particulière de la population, et les méthodes s'inspirant de l'expé-

rience acquise dans d'autres pays ne doivent être employées qu'avec prudence ; il faut toujours être prêt à enregistrer les réactions imprévues des habitants et à abandonner ou à modifier rapidement, selon les conditions et l'ambiance locales, les principes mis en oeuvre au début. Il convient également

de ne pas perdre de vue que l'esprit de tradition et de conservation qui est la règle dans de nombreuses parties du globe et qui est essentiel pour le fonctionnement efficace d'une administration publique quelconque fait encore défaut dans la plupart des régions

de l'Inde, du Pakistan et des Etats -Unis d'Amérique donne une idée de l'immensité du continent africain.

La surimpression, à la même échelle, des cartes de la Chine,

de l'Afrique. 1 Cette Région se compose des parties de l'Afrique qui ne sont pas comprises dans la Région de la Méditerranée orien-

Africains qualifiés et d'où les idées nouvelles pourront se répandre. A vouloir aller trop vite, on ne gagnera rien ; il est indispensable, avant de chercher à appli-

tale ou dans les territoires français de l'Afrique du Nord. la Santé (voir Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80, 330). Confor-

Elle a été délimitée par la Première Assemblée Mondiale de

quer un plan quelconque, de procéder à des études et à des recherches approfondies. Des erreurs ont déjà été commises et ne devraient pas se répéter. En Afrique, l'OMS, avec la coopération des services sanitaires existants, dont certains ont déjà de longues

mément à la résolution WHA6.46, les territoires suivants ont été provisoirement rattachés à cette Région : Ascension,

He Maurice, Maroc (zone espagnole), Sahara espagnol et ses dépendances, Sainte -Hélène, Seychelles, Somalie britan-

nique, Tristan da Cunha et Zanzibar.

années d'expérience, doit, donc se fixer les tâches préliminaires suivantes : chercher à connaître les idées de la population sur la nature et l'origine des

- 67 -

68

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

maladies et les raisons pour lesquelles elle a adopté certaines méthodes en vue de les combattre ; persuader les autochtones qu'ils peuvent tirer profit des nouvelles techniques et des découvertes de la science ;

techniques sur la question examinée au cours de la précédente Assemblée de la Santé, et que ses quatrième et cinquième sessions aient lieu respectivement à Léopoldville (Congo belge) et à Tananarive (Madagascar). Bureau régional

enseigner à leurs chefs les méthodes applicables du point de vue économique ; favoriser la formation des Africains, en particulier en médecine (envisagée

notamment dans ses rapports avec les conditions sociales et économiques) et du génie sanitaire et, dans l'intervalle, choisir et former des médecins non

africains qui puissent aider au développement du continent ; coordonner les activités sanitaires existantes et prévenir les inconvénients qui peuvent résulter de la révolution industrielle actuellement en cours. Le Bureau régional a déjà accompli une première étape dans cette voie. Comité régional

Le personnel du Bureau régional a été légèrement renforcé ; toutefois, on s'en est tenu au principe

qui consiste à ne prévoir au Bureau qu'un personnel restreint et à envoyer la plupart des fonctionnaires

de la santé publique et des autres membres du personnel technique dans les divers pays de la Région. Les chefs des sections techniques du Siège de Genève ont continué à remplir les fonctions de conseillers techniques pour la Région et ce système a donné satisfaction. Le groupe des fonctionnaires sanitaires régionaux comprend seulement des spécialistes de la santé publique, un ethnologue et un ingé-

Le Comité régional a tenu sa troisième session à Kampala (Ouganda) du 21 au 25 septembre. Des représentants de la Belgique, de la France, du Libéria, du Portugal, de la Rhodésie du Sud et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord ont pris part à cette réunion, ainsi que des observateurs du FISE et de quatre organisations non gouvernementales ; le Directeur général de l'OMS était également présent. L'Espagne et l'Union Sud -Africaine n'étaient pas représentées à cette

nieur sanitaire. Ce groupe, travaillant en étroite

coopération, élabore les plans et donne des directives au personnel opérant dans les divers pays, de façon que les méthodes employées pour l'amélioration de la santé ne heurtent pas les coutumes et les conditions de vie locales, mais contribuent au bien -être social et

mental de la population aussi bien qu'à la lutte

menée contre la maladie. L'ethnologue est arrivé en janvier ; un fonctionnaire

session, dont le Gouvernement de l'Ouganda a contribué par tous les moyens à assurer le succès.

de la santé publique a rejoint son poste en août et assiste le Directeur régional ; un autre fonctionnaire de la santé publique, qui se trouvait précédemment à

Le Comité régional a approuvé, sous réserve d'amendements secondaires, le programme et le budget de 1954 revisés ainsi que le projet de programme et de budget pour 1955. Après avoir étudié le rapport du Directeur régional, il a adopté des résolutions invitant le Directeur régional à poursuivre la politique de collaboration étroite avec la Commission

Monrovia, a pris ses fonctions à Brazzaville en novembre pour s'occuper de la zone occidentale d'Afrique, tandis qu'un troisième restait affecté aux activités pratiques, principalement dans la zone orientale. Au mois de mars, le Directeur régional, accompa-

de Coopération technique en Afrique au sud du

gné du Directeur général du Service de Santé de l'Afrique -Equatoriale française, a visité le territoire du Tchad ; à deux reprises, pendant l'année, il s'est rendu à Paris auprès des autorités françaises et une

Sahara (CCTA, commission intergouvernementale);

instituant un comité composé de quatre représentants de gouvernements de la Région et chargé de rechercher les causes des difficultés rencontrées dans

la création d'un bureau régional en Afrique, et de présenter le plus tôt possible au Comité régional un rapport accompagné de recommandations tendant à améliorer la situation ; priant le Directeur régional

fois également à Londres auprès des ministères compétents. L'ingénieur sanitaire s'est rendu au Libéria et dans la Côte de l'Or et a fait plusieurs taire, qui avait été d'abord affecté à Monrovia,

voyages dans la Nigeria ; quant à l'inspecteur saniil a été transféré aux Seychelles. L'ethnologue s'est

d'indiquer à l'avenir dans son rapport tous les

projets offrant une possibilité d'action commune de la part de plusieurs pays ou territoires de la Région ; invitant le Directeur régional à consulter les administrations sanitaires de la Région en vue d'établir si l'OMS peut fournir une aide supplémentaire pour les campagnes de vaccination antivariolique ; recom-

rendu au Cameroun français et dans la Nigeria et le fonctionnaire de la santé publique pour la zone

orientale a fait, au début de l'année, une visite en Somalie britannique et accompli, avec le principal représentant du FISE pour l'Afrique, un voyage d'assez longue durée dans les territoires de l'Afrique orientale et de l'Afrique méridionale. Activité dans la Région

mandant la nomination, en 1954, d'un Directeur notamment que les frais de voyage des délégués participant à ses réunions ne soient pas à la charge de l'Organisation ; que les réunions du Comité

régional adjoint. D'autre part, le Comité régional a recommandé

La publication de la monographie de l'OMS Psychologie normale et pathologique de l'Africain est le premier résultat concret de l'étude qu'a effectuée

régional comportent, chaque année, des discussions

RÉGION AFRICAINE

69

en Afrique, à la fin de 1952, un expert -conseil de l'OMS en matière de psychiatrie et de problèmes psychologiques (voir aussi page 26).

En décembre 1952, un expert -conseil de l'OMS spécialiste des tréponématoses est arrivé au terme

d'un voyage d'étude en Afrique occidentale

et

Une autre étude, mentionnée dans le Rapport annuel de 1952, s'est poursuivie au cours de l'année il s'agit de celle qu'a effectuée un spécialiste des soins infirmiers en vue d'établir quelles sont les catégories de soins infirmiers les plus nécessaires dans les pays de la Région et dans quelle mesure les pays peuvent actuellement faire face aux besoins. L'étude en question a été entreprise pendant le deuxième semestre de 1952 en vue de la conférence régionale africaine sur l'enseignement infirmier, qui s'est tenue

centrale ; d'autres études sont envisagées pour 1954. Il s'agit de déterminer s'il serait possible d'établir un programme coordonné, à long terme, pour la lutte antipianique en Afrique tropicale, qui

constitue le plus grand réservoir d'infection du monde (20 à 30 millions de cas). Outre la campagne combinée

contre le paludisme et le pian au Libéria, dont on a parlé précédemment, un projet pilote de lutte contre les tréponématoses endémiques a été entrepris au Bechuanaland, et en 1954 commencera dans la Nigeria un projet de lutte contre le pian, grâce auquel on espère obtenir des renseignements utiles pour la conférence internationale sur le pian qui sera convoquée en 1955 en Afrique. Vers la fin de 1953, un expert -conseil de l'OMS

à Kampala en septembre (voir page 29). La deuxième session du Comité d'experts de la Fièvre jaune, qui a eu lieu également à Kampala en septembre, a été surtout consacrée aux délimitations

exigées par le Règlement sanitaire international (pour plus de détails, voir page 14). Au début de l'année, un expert -conseil paludologue

pour la tuberculose a effectué un voyage d'étude en Afrique occidentale et centrale et, au début de en Afrique orientale, en Afrique méridionale ainsi que dans les îles. Ces visites, effectuées à la demande

de l'OMS, poursuivant une enquête commencée en décembre 1952, a visité la Côte de l'Or et la Nigeria. Une campagne antipaludique a été entreprise

1954, un autre expert accomplira un voyage analogue

par l'administration en Afrique -Occidentale française (dans les territoires de la Haute -Volta et de la Côte- d'Ivoire) ainsi que dans le Togo et le Cameroun

sous tutelle française ; elle a été reliée au projet pilote concernant le Cameroun pour lequel l'OMS a accordé une aide. Cette campagne fournit un bon

de divers pays, permettent de réunir les renseignements nécessaires pour décider de la forme d'assistance que doit accorder l'OMS en vue de la, lutte antituberculeuse et d'établir si la tuberculose constitue effectivement, dans différentes parties du

exemple de l'application de plans concertés qui corres-

pondent à la structure administrative locale. Le

conseiller principal affecté par l'OMS à l'exécution du projet du Cameroun a parcouru, en novembre et décembre, les autres territoires ; il a recueilli les observations et les suggestions de ses collègues

français au sujet de cette campagne et formulé lui -même, le cas échéant, des suggestions fondées

sur l'expérience acquise par l'OMS dans d'autres parties du monde. On a pu aboutir à des conclusions utiles quant au type d'équipement qui convient aux régions tropicales d'Afrique et l'on procède actuellement à l'évaluation des catégories et des quantités d'insecticides qui doivent être employées dans ces pays. Pour le projet pilote, de même que pour la cam-

continent, un problème de plus en plus inquiétant, comme l'indiquent certains rapports. Des études sur le BCG ont déjà été entreprises par les administrations sanitaires de certains pays ; les résultats, lorsqu'ils auront été examinés, compléteront les renseignements recueillis au cours des voyages d'étude. Vers la fin de 1953, un spécialiste de l'OMS en matière de statistiques démographiques et sanitaires a commencé une série de visites dans quelques pays d'Afrique afin de rencontrer des statisticiens des administrations locales, de discuter avec eux les problèmes qu'ils ont à résoudre et de donner des conseils au personnel de l'OMS affecté à l'exécution de projets.

pagne combinée contre le paludisme et le pian au Libéria, il a été difficile de s'assurer la coopération d'équipes homologues satisfaisantes. Au Cameroun comme au Libéria, un technicien de l'assainissement a travaillé avec l'équipe de l'OMS et l'on s'est cons-

En avril, un expert -conseil s'est rendu dans l'île Maurice pour donner des avis sur un projet de campagne de vaccination contre la coqueluche et sur le type de vaccin le plus indiqué. Cette campagne est amorcée actuellement par le Gouvernement au moyen de vaccin fourni par le FISE.

L'ethnologue a discuté avec les administrations sanitaires de certains pays d'Afrique la question des enquêtes sur la santé publique que ces pays désirent

tamment préoccupé de fonder les projets exécutés sur des principes de santé publique appropriés aux conditions locales. Au Libéria, un nombre considérable d'habitants ont été traités conformément aux plans et l'on a pu déjà recueillir des renseignements très intéressants en matière de météorologie, d'entomologie et de santé publique. Ces deux campagnes se poursuivent de façon satisfaisante, mais d'autres projets qui doivent être exécutés en Afrique avaient seulement commencé ou étaient encore en préparation à la fin de l'année.

voir entreprendre par l'OMS sur la base d'investigations socio- ethnologiques préliminaires. Des enquêtes de ce genre ont été commencées dans les territoires français et belges de l'Afrique ; l'une d'elles, par exemple, vise à déterminer la nature, les

causes et les effets des réactions des populations africaines à l'emploi du lait écrémé en poudre fourni

par le FISE ; une autre enquête a pour objet de découvrir les causes d'une consommation apparemment anormale de produits pharmaceutiques, sans

70

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

rapport avec les quantités prescrites par les médecins.

Des recherches sont en cours pour étudier les réactions et les comportements psychologiques des Africains à l'égard des sciences médicales modernes et pour évaluer les possibilités, la valeur ou l'inefficacité des thérapeutiques et des remèdes empiriques que la population emploie actuellement.

En 1953, 27 bourses d'études imputées sur le

budget ordinaire ont été attribuées à des candidats de la Région. Collaboration avec d'autres institutions et avec les services gouvernementaux

Indigènes du Congo belge (FOREAMI) a poursuivi et développé une action très efficace. Un fonctionnaire spécialisé en santé publique a été désigné pour se joindre à la mission que la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement a envoyée, vers la fin de l'année, dans la Nigeria. Les crédits dont dispose l'OMS, au titre du budget ordinaire comme au titre de l'assistance technique,

sont très réduits en comparaison des ressources

offertes par le Fonds belge susmentionné, le Fonds d'investissement pour le développement économique et social des territoires français d'outre -mer, ou des

fonds fournis par le Royaume -Uni en vertu du Colonial Development and Welfare Act. Ce fait

Au cours de l'année, les dispositions prises en vue de la collaboration avec d'autres institutions exerçant leur activité dans la Région ont été consolidées. A Brazzaville, les bureaux régionaux de l'OMS et du

FISE se trouvent dans le même immeuble, ce qui facilite grandement les échanges d'idées et d'informations qui intéressent les deux organisations. Toutes les fois que cela a été possible, les fonctionnaires du FISE ont été accompagnés, dans leurs tournées, par

souligne l'importance du rôle qui incombe à l'OMS dans la coordination des activités de santé publique, ainsi que dans la réunion et l'échange d'informations scientifiques. En Afrique, plus peut -être que dans tout autre continent, la compréhension réciproque et la coopération entre ceux qui exercent leur activité dans le domaine de la santé sont absolument indispensables.

un fonctionnaire de l'OMS spécialisé en santé publique. La Commission de Coopération technique

L'information en Afrique Un contact a été établi avec les services d'information que les divers gouvernements entretiennent dans toute l'Afrique, et des articles sur les activités

en Afrique au sud du Sahara et ses bureaux techniques subsidiaires ont continué à coopérer avec l'OMS. Les plans établis par la Inter -Territorial High Comcomprennent : 1) un projet de lutte antipaludique, élaboré en commun avec l'OMS et le FISE

générales de l'OMS dans le monde entier ont été et en

et prévoyant notamment l'évaluation des résultats probables de la suppression de l'infection hypérendé-

Les agences d'information, les journaux et périodiques, professionnels ou non, les bibliothèques scientifiques, les centres d'enseignement et les écoles de médecine recevront des informations concernant

la

mique pour la santé de la population d'une région adjacente à la frontière entre le Kenya et le Tanganyika ; 2) un projet, établi avec l'OMS et visant à étendre le rayon d'action et les activités du East Africa Malaria Unit. En Afrique- Occidentale française et en Afrique -Equatoriale française, les Services mobiles d'Hygiène et de Prophylaxie continuent leur

les objectifs et les fonctions de l'OMS grâce aux communiqués de presse et à la publication intitulée OMS Nouvelles.

excellent travail en pénétrant de plus en plus à l'intérieur du pays. Dans les territoires belges, le Fonds Reine Elisabeth pour l'Assistance médicale aux

La puissante station locale de radiodiffusion de Brazzaville a apporté un précieux concours à la célébration de la Journée mondiale de la Santé, le 7 avril, en diffusant à plusieurs reprises les allocutions

du Directeur général et du Directeur régional en français, en anglais et en espagnol.

CHAPITRE 12

RÉGION DES AMÉRIQUES Problèmes de la Région Si l'extrême diversité des conditions socio -économiques et sanitaires des pays des Amériques rend difficile l'adaptation des principes généraux d'administration sanitaire, ces difficultés s'amoindrissent au fur et à mesure que les gouvernements nationaux, provinciaux ou locaux se convainquent que le renforcement de leurs services essentiels de santé publique constitue la forme la plus importante d'assistance sanitaire internationale. Il se peut que l'on obtienne ainsi des résultats immédiats moins marqués que par une lutte directe contre la maladie, mais les moyens employés étant mieux adaptés à la situation locale, leur effet sur le développement de programmes sanitaires nationaux judicieusement conçus devrait être plus durable. Les maladies que l'on pourrait qualifier de « maladies de masse» posent toujours de graves problèmes dans la Région. Les affections gastro- intestinales, le paludisme, la tuberculose, la bilharziose, le pian et l'ankylostomiase sont répandus dans de nombreux secteurs et opposent un obstacle sérieux au progrès social et économique. Pour les combattre, il ne suffit pas d'élaborer de judicieux programmes de santé publique, il importe également d'améliorer d'autres conditions, telles que la nutrition, l'éducation, le milieu économique et social. La fièvre jaune sylvatique est une source d'infec-

L'amélioration des conditions sanitaires, notamment dans les régions rurales, demeure une nécessité vitale ; certains aspects de l'action de l'OMS dans ce domaine sont décrits à la page 73. L'accomplissement d'une oeuvre sanitaire nationale ou internationale, pour être efficace, exige le concours

d'un personnel convenablement formé. Dans de nombreux pays, il y a pénurie de ce personnel, tant professionnel qu'auxiliaire, aussi la formation de cadres médicaux et paramédicaux est -elle l'une des tâches que peut utilement assumer une organisation sanitaire internationale.

L'expérience, en se renouvelant, rend possible une amélioration des plans des activités de l'OMS, de leur mise en oeuvre et de l'examen critique des résultats obtenus. La nécessité de coordonner les travaux des diverses organisations poursuivant une activité sanitaire internationale est devenue urgente au point que le Comité régional a demandé que le

problème de ces activités intergouvernementales, Comité régional

dans son ensemble, fît l'objet d'un examen spécial.

La septième session du Conseil de Direction de l'Organisation Sanitaire Panaméricaine, qui était également la cinquième session du Comité régional de l'OMS, a eu lieu du 9 au 19 octobre, à Washington. Les représentants de 15 Etats Membres de la Région étaient présents ; cinq Etats n'étaient pas représentés. La France, les Pays -Bas et le Royaume -Uni de Grande -

tion permanente pour les régions urbaines et sa présence justifie les mesures prises pour l'extirpation de l'Aides aegypti dans les Amériques.

Une amélioration durable de la santé publique dépend de l'éducation sanitaire de la population. Ce n'est pas chose facile que de modifier l'attitude de populations appartenant à des civilisations et à des traditions diverses ; une aide internationale visant à propager la connaissance des techniques dont le succès est éprouvé, présente, à cet égard, une valeur indéniable. 1 Conformément à la décision de la Première Assemblée Mondiale de la Santé (Actes of Org. mond. Santé, 13, 80, 331), cette Région comprend l'ensemble des Amériques. Les pays suivants de la Région sont Membres de l'OMS : Argentine, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Costa Rica, Cuba, Equateur, Etats -Unis d'Amérique, Guatemala, Haïti, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République

Bretagne et d'Irlande du Nord, responsables des relations internationales de certains territoires des Amériques, ont également participé aux réunions du Comité régional. Des observateurs de la FAO, du FISE,

de l'Organisation of American States et de plusieurs organisations non gouvernementales étaient présents.

Le Directeur général de l'OMS a prononcé une allocution à la séance d'ouverture. Le Conseil a adopté le programme et le budget de 1954 (US $2.100.000) de l'Organisation Sanitaire Panaméricaine (OSP), dont le financement doit être assuré par les contributions des Membres des Etats de la Région. Le Conseil, agissant en tant que Comité régional de l'OMS, a approuvé le projet de programme et de budget pour 1955 de la Région des Amériques, qui devait être transmis au Directeur général de l'OMS aux fins d'examen lors de la préparation du budget de 1955.

Dominicaine, Salvador, Uruguay et Venezuela. Au cours de la

Sixième Assemblée Mondiale de la Santé, les Iles Falkland et leurs dépendances ainsi que les Iles Hawaï ont été rattachées à la Région à titre provisoire (WHA6.46).

- 71 -

72

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

publique à long terme, fondé sur une étude et une évaluation permanentes des besoins et des ressources des Etats Membres, a été approuvé. Ce plan s'inspire des principes suivants : renforcer les services sanitaires essentiels de chaque pays ; organiser et déve-

Un plan d'ensemble de programmes de santé

par la présentation d'un budget unique pour le Bureau Sanitaire Panaméricain et le Bureau régional,

par la réorganisation des opérations financières, par l'amélioration des méthodes et la mise en service d'un nouveau matériel. Grâce à ces mesures le rende-

lopper la formation du personnel professionnel et auxiliaire destiné à ces services, fournir une assistance

pour l'élaboration et l'exécution des programmes nationaux ou régionaux de lutte contre les maladies transmissibles, et assurer la coordination nécessaire. A la demande de l'Assemblée Mondiale de la Santé, le Conseil a examiné plusieurs questions. Il a formulé des propositions au sujet d'une campagne mondiale contre la variole ; il a recommandé le remboursement

ment individuel des employés s'est accru, ce qui a permis non seulement une réduction du personnel mais encore des économies de fournitures, de matériaux, d'équipement et d'espace occupé.

L'incertitude qui régnait au sujet des fonds de

l'assistance technique a rendu nécessaire, à plusieurs reprises, un remaniement total du programme et du

des frais de voyage des représentants participant aux sessions du Comité régional et il a proposé qu'il ne soit pris aucune mesure tendant à modifier, dans le Comité régional des Amériques, les droits et les obligations des Membres associés. L'Argentine et les Etats -Unis d'Amérique ont été élus par le Conseil pour occuper les sièges devenus

budget, ce qui a demandé au personnel beaucoup de temps et de travail. Au cours de l'année, un certain nombre d'expositions, d'une conception originale et illustrant de manière frappante l'oeuvre de l'OMS et du BSP, ont fait l'objet de commentaires très favorables lors de la première Conférence nationale des Etats -Unis

pour la Santé mondiale, tenue à Washington, lors du VIIe Congrès international de Pédiatrie à La Havane et à l'occasion des expositions organisées au

vacants au Comité Exécutif, lequel est chargé de préparer le budget annuel qui doit être soumis au Conseil. Les autres membres du Comité Exécutif sont le Brésil, l'Equateur, Haïti, le Mexique et Panama. Il a été décidé de tenir à Santiago (Chili), en 1954, la Quatorzième Conférence Sanitaire Panaméricaine

Siège de l'Organisation des Nations Unies, à New York, et dans divers autres endroits de la Région. Bourses d'études

L'attribution de bourses aux candidats de la Région et le placement des boursiers des Amériques

qui sera également la sixième session du Comité régional. La date exacte sera fixée ultérieurement. Bureau régional

et d'autres Régions ont été poursuivis. En 1953, 121

au

du

ordinaire, 45 au titre de l'assistance technique et

7 ont été imputées sur les fonds du FISE. On trouvera à l'annexe 5 un tableau indiquant les cours internationaux de formation professionnelle qui ont eu lieu dans la Région. Fonds de l'assistance technique

L'exécution des programmes de l'OMS et du Bureau Sanitaire Panaméricain a pu être assurée d'une manière plus efficace et plus économique. Conformément à la politique selon laquelle certaines responsabilités sont transférées aux bureaux de zone, de nombreux services (questions financières, personnel, budget, voyages, gestion des biens, etc.) sont désormais confiés à des fonctionnaires de zone.

technique a eu pour conséquence une série de compressions, d'ajournements et de suppressions dans le programme de 1953 et des années suivantes. Les ajustements suivants ont été opérés : 1. Réductions de projets : En janvier, les projets

La brusque réduction des fonds de l'assistance

Il s'agit de répartir harmonieusement les activités entre les bureaux de zone et le bureau de Washington,

de telle sorte que les premiers assurent la liaison directe avec les gouvernements, l'établissement des plans, l'exécution et le contrôle des programmes à

en cours d'exécution qui avaient déjà fait l'objet d'engagements fermes ont dQ être revisés. En retardant le recrutement, en supprimant des postes ou en réduisant le nombre des bourses et les fournitures, il a été possible d'opérer une réduction de l'ordre de $164.000.

l'échelon local et à l'échelon de la zone, tandis que le second est responsable de la coordination et de la préparation générale des programmes et des activités des services.

La structure organique n'a pas subi de modifications importantes mais on s'est efforcé de mettre en application les plans de réorganisation proposés en 1952. Quelques postes essentiels ont été pourvus et les progrès réalisés dans les services de fournitures

Transferts de projets: Au mois d'avril, 14 des projets d'assistance technique, d'un coût dépassant $200.000, ont été transférés au budget ordinaire de l'OMS, ce qui a entraîné la suppression de projets 2.

et d'approvisionnement ont été maintenus. Malgré la pénurie de quelques fournitures essentielles et l'obligation d'utiliser certaines monnaies, le nombre des articles manutentionnés en 1953 a été supérieur à celui de 1952. D'autres progrès ont été réalisés

nouveaux du programme ordinaire de l'OMS. Afin d'assurer la réalisation de certains projets communs OMS /FISE et d'autres projets urgents, l'Organisation Sanitaire Panaméricaine (OSP) a affecté plus de $60.000 à l'exécution de six projets inscrits au programme d'assistance technique.

RÉGION DES AMÉRIQUES

73

Ajournements ou suppressions: Une quarantaine de projets de l'assistance technique, évalués à près de 3.

$1.000.000, ont été ajournés d'un ou deux ans, ou complètement abandonnés. Il est difficile de prévoir les répercussions générales de cette réduction des fonds de l'assistance technique. La simple énonciation des réductions opérées pour-

les plus urgents et les plus importants. Les réductions effectuées au début de 1953, bien que très sensibles,

ont cependant laissé subsister un programme qui pourra bénéficier d'un contrôle plus rigoureux, par le personnel régional, que le programme tout d'abord envisagé. Le développement régulier du programme

ordinaire est plus important que celui d'un pro-

rait donner une impression exagérée de leurs effets défavorables sur le programme. Dans les remaniements, on a évidemment donné la priorité aux projets

gramme financé par des contributions occasionnelles. Les réductions proposées pour 1954 ne manqueraient

toutefois pas d'atteindre dans ses oeuvres vives le programme du Bureau régional.

Aperçu de quelques projets typiques Formation professionnelle en matière d'assainissement

objet de former des ingénieurs sanitaires et du personnel auxiliaire de manière à créer un noyau d'agents qui seront appelés à constituer et à renforcer le personnel des administrations nationales et locales de la santé publique. Les écoles de santé publique du Brésil; du Chili et du Mexique reçoivent une aide qui

Le projet régional relatif à l'assainissement a pour

statistique (Santiago) en vue d'améliorer les statistiques démographiques et sanitaires dans les pays d'Amérique latine, afin que ceux -ci puissent connaître

plus exactement les besoins de la population et établir sur cette base leurs programmes de santé. Le centre est patronné conjointement par l'Organi-

du Chili. L'OMS l'aide dans ses travaux portant

sation des Nations Unies, l'OMS et le Gouvernement

leur permettra de perfectionner leurs cours et de développer leurs installations, afin qu'elles puissent servir à la formation de spécialistes de l'assainissement originaires de tous les pays des Amériques. Ce projet vise à stimuler l'intérêt des divers pays pour la formation de leur personnel et à les aider par l'octroi de bourses d'études pour les cours susmentionnés. Des bourses de voyage seront également accordées pour permettre aux membres du corps enseignant de

sur les statistiques sanitaires et hospitalières et

l'Organisation des Nations Unies, dans le cadre du programme d'assistance technique, lui apporte son concours pour les statistiques démographiques. En 1953, l'activité du centre concernant les statistiques sanitaires et hospitalières a été la suivante : le premier cours de formation professionnelle, qui a duré neuf mois - six mois de cours théoriques et trois

de se perfectionner. La difficulté de recruter des conseillers qualifiés a retardé jusqu'ici l'exécution

mois de travaux pratiques dans des bureaux de statistique - a commencé en mars à l'Ecole de Santé publique de l'Université du Chili. Dix -sept étudiants chiliens et quinze étudiants appartenant à quatorze autres pays ont été régulièrement admis.

de ce projet. Au Brésil, le premier cours pour ingénieurs sani-

taires, d'une durée de neuf mois, a commencé à à l'Université de São Paulo en mars 1953. Il se déroule de façon très satisfaisante ; les étudiants manifestent beaucoup d'intérêt et d'enthousiasme pour leur travail et des dispositions ont été prises pour leur donner, au terme du cours théorique, une forma-

Des membres du personnel de l'OMS ont donné

des cours portant sur la méthodologie statistique, les statistiques sanitaires, le classement statistique international et les statistiques hospitalières, et ont aidé

à établir le plan d'une enquête sur la morbidité. Certains étudiants, parmi ceux qui ont obtenu les

tion pratique. Un cours pour inspecteurs sanitaires aura lieu en 1954. L'école a réservé quinze places aux étudiants étrangers. Aux termes de l'accord conclu avec le Gouvernement du Chili, en novembre 1952, l'Organisation doit fournir à ce pays un professeur de génie sanitaire, des bourses d'études, des bourses de voyage et du matériel d'enseignement. Douze inspecteurs sanitaires venant de huit pays ont suivi un cours de quatre mois qui a commencé en septembre 1953 à l'Ecole de Santé publique de Santiago. On projette d'ouvrir en 1954 un cours de génie sanitaire, si l'on par-

meilleurs résultats, devraient, après avoir poursuivi quelque temps leurs études, recevoir des bourses qui leur permettraient de préparer le diplôme supérieur de santé publique. Les plans des cours théoriques pour 1954 sont terminés et le deuxième cours commencera

en mars. Le centre a donné des avis au sujet de la création d'une section de bio- statistique au Service national de la Santé du Chili. Une formule de certificat de décès, rédigée conformément aux recommandations de l'OMS et comportant des instructions sur la façon de l'utiliser a été établie.

vient à recruter un nombre suffisant de professeurs. Statistiques démographiques et sanitaires Un programme d'enseignement de longue haleine

Lutte contre les insectes

a été entrepris au Centre interaméricain de Bio-

L'exécution d'un programme de lutte contre les insectes se poursuit en Colombie. Ses objectifs sont

74

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

l'éradication de l'Aëdes aegypti, vecteur de la fièvre jaune, et en même temps la lutte contre le paludisme

ment de plans d'ensemble ; il doit s'étendre sur cinq

et d'autres maladies transmises par les insectes,

grâce à l'application systématique d'insecticides à effet rémanent et de larvicides. Ces opérations sont le résultats d'une action commune : le Gouvernement de la Colombie, assisté par

ans. Des fonds ont été fournis à cette fin au titre de l'assistance technique. Au cours de 1953, l'équipe de l'OMS affectée à l'école d'infirmières a prêté son aide pour l'administration de l'école et pour l'organisation de l'ensei-

le Servicio Cooperativo Interamericano de Salud Pública de l'Institute of Inter -American Affairs, s'est chargé de l'administration du projet, le FISE a livré

gnement. On a modifié le programme des études en vue d'y inclure les questions de santé publique et les sciences sociales, et des infirmières ont reçu une

des fournitures et l'OMS a donné des directives techniques pour la lutte antipaludique et l'éradication de l'Aëdes aegypti.

formation les préparant à enseigner à l'école. Le

La région choisie pour le travail initial était, de tout le pays, celle qui offrait le plus de difficultés : la région des Antilles. Des enquêtes avaient été faites

personnel hospitalier a subi une préparation en vue de participer au programme d'enseignement et les dispositions nécessaires ont été prises pour que les hôpitaux puissent former convenablement des élèves. Une boursière supplémentaire a été formée au

avant la campagne de pulvérisations qui a commencé en avril 1952 ; un an plus tard, dès que la première pulvérisation a été terminée, on a entrepris le deuxième cycle. Cette deuxième opération n'a pas été entravée par les mêmes difficultés que la première

Portugal en 1953 et une autre le sera en 1954 aux Etats -Unis d'Amérique. Le cours destiné aux auxiliaires a commencé en juillet 1953, sous les auspices de trois organismes sanitaires nationaux et de l'Hôpital San Juan de Dios, qui ont tous fourni des infirmières monitrices.

- pénurie d'équipement et de personnel expériplus rapidement. On a fait des enquêtes avant et menté - aussi les travaux ont -ils été menés beaucoup après chaque pulvérisation, afin d'établir la fréquence

du paludisme et la présence d'A. aegypti. On a réservoirs

Ce projet a abouti non seulement à la réorganisation du programme fondamental d'enseignement des soins infirmiers, mais à des modifications très importantes dans les services infirmiers de l'Hôpital San Juan de Dios. D'autre part, l'inclusion des soins

pratiqué des pulvérisations de DDT là où il s'agissait

de lutter contre le paludisme et l'on a traité des lorsqu'on se proposait uniquement de supprimer le vecteur de la fièvre jaune. Le programme a montré que si l'on veut combiner

au DDT par

infirmiers de santé publique dans le programme fondamental a entraîné des changements dans les

la

méthode périfocale

avec succès l'éradication de l'A. aegypti avec la lutte antipaludique, il est indispensable de contrôler

sérieusement, après la pulvérisation de DDT, la présence éventuelle de ce vecteur, et procéder à une nouvelle pulvérisation si elle est nécessaire.

méthodes du Service de la Santé. Son influence sur les soins psychiatriques n'a pas été aussi marquée, mais des méthodes rationnelles de soins infirmiers ont été adoptées dans les salles d'insulinothérapie à l'hôpital psychiatrique. On pense que, lorsque le programme concernant le personnel infirmier auxiliaire et la formation d'infirmières monitrices sera

étendu aux hôpitaux provinciaux et à l'hôpital de la sécurité sociale, les résultats se feront sentir dans tout le pays. Services ruraux de santé publique

Il est encore trop tôt pour apprécier de façon

complète les résultats de la campagne, car la seconde pulvérisation effectuée dans cette région est à peine

terminée, mais les résultats obtenus jusqu'ici indiquent que le programme est en bonne voie. On estime

en effet que les opérations d'éradication entreprises sont plus qu'à moitié réalisées. Ce programme sera étendu en 1954 et en 1955 à d'autres régions du pays où le paludisme sévit à l'état endémique. Soins infirmiers

Avec l'aide de l'OMS et du FISE un projet a été entrepris au Panama en vue de renforcer les services généraux de santé publique, de les étendre aux districts ruraux et de former le personnel nécessaire, y compris les auxiliaires.

Un des projets relatifs aux soins infirmiers pour lesquels l'OMS a prêté son concours vise le développement de l'école d'infirmières de San José, à Costa Rica. Ce projet a un double but : préparer le personnel qui doit assumer des responsabilités dans les écoles d'infirmières et dans l'administration des services de soins infirmiers et former un nombreux personnel auxiliaire qui sera employé dans les services

La première phase de l'exécution de ce projet a commencé en 1952 par une étude préliminaire de l'OMS sur la région. Au début de 1953, un état des services existants a été dressé, un ordre de priorité a été établi et un plan d'opérations a été mis au point.

Dans le même temps ont été formés également

quelques agents professionnels et auxiliaires : l'exécution d'un programme de cinq mois pour la formation professionnelle d'aides -radiologistes, ainsi qu'un

premier cours de formation pour les inspecteurs sanitaires, ont été achevés ; un cours de soins infirmiers de santé publique pour le personnel auxiliaire a été ouvert ; la préparation d'autres cours, pour les médecins, dentistes, infirmières et techniciens de laboratoire, a été effectuée pendant l'année.

de soins infirmiers, sous la direction d'infirmières diplômées.

L'exécution du projet a commencé en 1951 par une étude sur l'école d'infirmières et par l'établisse-

RÉGION DES AMÉRIQUES

75

Les travaux d'organisation et de mise au point ont commencé au laboratoire central de Panama en vue d'assurer les examens de laboratoire demandés par les centres ruraux de santé. Un manuel exposant les méthodes et les techniques à appliquer dans les centres ruraux de santé, dans les

Au début de 1953, un ingénieur sanitaire a été affecté à la mise en oeuvre du projet. Il a passé en revue les travaux d'assainissement effectués dans la région et a établi des plans pour l'exécution immédiate

hôpitaux et au laboratoire central a été préparé

de nouveaux travaux. A la requête des autorités du pays et en coopération avec des ingénieurs sanitaires du Servicio Cooperativo Interamericano de Salud

pendant l'année. Au cours de 1953, l'exécution du projet considéré s'est déroulée de façon très satisfaisante. Les travaux sur le terrain, qui doivent être effectués par le personnel spécialisé, à l'aide d'un équipement perfectionné, doivent commencer vers le milieu de 1954, et l'on pense que la seconde phase, c'est -à -dire la réorganisation des services ruraux de santé et leur extension à des collectivités sélectionnées, puis à l'ensemble du pays, commencera en 1955. Opérations conjuguées contre l'ankylostomiase et la variole

Pública et des ingénieurs du pays, il a étudié un pour inspecteurs de la santé publique a eu lieu en 1952, le deuxième s'est terminé en janvier 1953, tandis

plan visant à créer au Ministère de la Santé publique une division de l'assainissement. Le premier cours

que le troisième se poursuivait à la fin de l'année. Des mesures ont été prises en vue d'encourager la collectivité à participer à l'exécution de ce projet et un bulletin intitulé « Campagne contre l'ankylostomiase au Paraguay » a été publié à l'intention des

écoles, dans le cadre du programme d'éducation sanitaire pour la région d'Assomption -Villa Rica. Un manuel d'instructions pour les visites à domicile, destiné aux inspecteurs sanitaires, a été également rédigé.

Ce projet, qui bénéficie également de l'aide du FISE, avait été entrepris au Paraguay pour combattre l'ankylostomiase. Une campagne de vaccination antivariolique est venue s'y ajouter en 1952.

Le programme de lutte contre l'ankylostomiase, amorcé en décembre 1951, prévoyait des recherches sur la fréquence de cette maladie et le degré d'infestation, le traitement de masse, l'assainissement,

La campagne de vaccination antivariolique a été effectuée par le même personnel que l'autre partie du programme. On se propose d'immuniser 200.000 personnes dans la région d'Assomption -Villa Rica, grâce à la vaccination à domicile et à l'emploi de vaccins secs. Au cours de l'année, on a établi un plan de vaccination antivariolique, visant avant tout à former le personnel, et la préparation des inspecteurs sanitaires en vue de la vaccination antivariolique a été terminée dans le district de Sajonia. En septembre, des stocks suffisants de médicaments

l'éducation sanitaire et l'évaluation des résultats. En 1953, des études sur la fréquence de l'ankylostomiase ont été achevées dans une autre partie de la région d'Assomption et dans celle de Mboi -y Itauguá. Les enquêtes sur les habitations ainsi que la construction et la réparation de latrines se sont poursuivies, et plusieurs enquêtes coprologiques ont été faites. Après une enquête visant à déterminer la fréquence de l'ankylostomiase, on a entrepris et achevé, dans la région expérimentale de Mboi -y Itauguá, le traite-

et de vaccins ont permis enfin d'entreprendre à

Assomption une campagne intensive de lutte contre l'ankylostomiase et la variole. En raison des retards imprévus qui se sont produits en 1952 dans le recrutement du personnel et dans la réception d'une partie

ment au tétrachloréthylène en vue de déterminer l'efficacité de ce médicament.

du matériel, et étant donné qu'il a fallu prévoir des vaccinations antivarioliques dans les régions où les premiers travaux n'avaient porté que sur l'ankylostomiase, l'exécution de ce programme . devra se poursuivre en 1955.

Progrès dans la mise au point de programmes sanitaires nationaux coordonnés

Les gouvernements des pays des Amériques ont manifesté un intérêt croissant pour l'amélioration et l'extension des services sanitaires destinés à la population. Il serait difficile de préciser quels sont les facteurs qui ont contribué à cette évolution et d'en mesurer l'importance, mais les principaux semblent être les suivants : le développement de l'industrie qui a augmenté de deux tiers depuis 1946,

parmi les facteurs se rapportant plus directement à la

de sorte que la valeur de sa production dépasse actuellement de 36 % celle de la production agricole, et l'accroissement de l'intérêt général pour les services

question, on peut relever un nombre plus grand de fonctionnaires qualifiés de la santé publique, formés dans le cadre des programmes d'organisations internationales gouvernementales ou non gouvernementales et occupant maintenant des postes dirigeants dans leur pays, et, enfin, l'encouragement et l'aide prêtés par les organisations internationales pour l'établissement de programmes sanitaires. De nombreux indices viennent confirmer cette tendance. Par exemple, le Bureau régional reçoit actuellement plus de demandes officieuses de conseils

publics concernant le bien -être de la population ;

76

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

sur des problèmes de caractère technique ou administratif relatifs à des questions de santé publique.

La plupart d'entre elles sont examinées dans les bureaux de zone, dont certains indiquent que leur personnel technique consacre jusqu'à 60 % de son temps à donner ainsi des conseils aux gouvernements.

sont : les projets concernant l'assainissement, les statistiques démographiques et sanitaires et les soins infirmiers, qui sont décrits aux pages 73 et 74, le colloque sud -américain sur la notification des maladies transmissibles, qui s'est tenu à Santiago, et l'aide aux

Les bureaux de zone, qui consultent les gouverne-

ments sur leurs programmes sanitaires pour les travaux préparatoires au projet de programme et de budget de l'OMS et du BSP, signalent que cette méthode paraît encourager les gouvernements à mieux élaborer à l'avance leurs programmes nationaux. L'étude du programme et du budget de l'OMS pour 1954 et des prévisions pour 1955 permet de constater

des projets, Partie IV). Des plans ont également été établis pour l'organisation d'un colloque sur l'enseignement de la médecine préventive. Activité future

écoles de médecine et de santé publique (voir liste

la tendance marquée de l'Organisation à établir des projets de santé publique qui forment un tout et qui, à leur tour, contribuent à la mise en oeuvre de programmes nationaux équilibrés et bien coordonnés. Quatre grands projets d'administration de la santé publique ont été mis en oeuvre dans la Région depuis 1952 ou antérieurement à cette date : la

justifiables d'un traitement de masse, formation de personnel et renforcement des services nationaux de santé. Les travaux antérieurs relatifs aux maladies transmissibles ont permis de concentrer les efforts sur les

En 1952, le Comité régional a établi, en ce qui concerne l'activité à long terme, trois catégories de priorités : lutte contre les maladies transmissibles

zone de démonstrations sanitaires du Salvador, le programme de développement des services ruraux de santé publique du Panama (décrit ci- dessus) et deux projets au Pérou : création d'un centre de démonstration et de formation professionnelle à Callao et projet d'aide aux services de protection maternelle et infantile et aux services apparentés dans la région de Lima- Pativilca- Huarás. Quatre des principaux projets du Paraguay sont exécutés par l'entremise des centres locaux de santé assurant un ensemble complet de services. Six nouveaux projets sanitaires bien équilibrés doivent être entrepris au cours des prochaines années : l'un, qui devait être exécuté en 1953 et a été ajourné, vise à renforcer les services locaux de santé

maladies pouvant être éliminées ou ramenées à des proportions négligeables. Comme beaucoup de services nationaux de santé ont été créés essentiellement pour lutter contre les maladies transmissibles, et en raison de la portée internationale du problème,

on pense que les pays de la Région appuieront

dans la zone de Petit Goave, en Haïti ; deux autres concernent les services ruraux de santé publique du Guatemala et du Nicaragua respectivement, un autre la réorganisation des services de santé en Bolivie, et deux autres, enfin, la démonstration de services locaux de santé au Chili (Conception) et au Venezuela. Deux autres projets d'administration sanitaire, dans l'Equateur et à la Barbade, en sont encore au stade des discussions officieuses. La moitié au moins de ces projets, en cours d'exécution ou seulement à l'état de plans, porte sur les services de santé publique de l'ensemble du pays. Tous les projets susmentionnés prévoient la formation de personnel de santé publique, mais plusieurs d'entre eux concernent exclusivement cette activité,

pleinement cette activité. On s'attaquera en particulier au paludisme, à la fièvre jaune, à la variole, à la tuberculose, au pian et à la syphilis. La nécessité de former du personnel est généralement reconnue, elle aussi, bien qu'ici les résultats puissent ne se manifester qu'assez tard, en raison des nombreux problèmes qui se posent : sélection de candidats convenables, placement ultérieur des boursiers et utilisation rationnelle de leurs services. Néanmoins, les faits récemment enregistrés dans ce domaine sont pleins de promesses. Le développement des services nationaux de santé

est un problème général qui peut être abordé de

nombreuses manières. Le principe même est admis, mais au fur et à mesure que les programmes se réaliseront, l'Organisation devra décider la nature précise de l'assistance qu'il lui faudra fournir pour atteindre l'objectif fondamental. Il est évident que celle -ci variera d'un pays à l'autre ; c'est pourquoi l'Organisation devrait pouvoir utiliser, à cette fin, des pro-

grammes portant sur des questions autres que la lutte contre les maladies transmissibles, par exemple la protection maternelle et infantile, les soins infirmiers de santé publique, le génie sanitaire et l'hygiène

qui doit contribuer elle -même à l'établissement de programmes sanitaires nationaux coordonnés. Ce

industrielle. La plupart des pays s'intéressent aux trois premières questions et possèdent une certaine expérience de l'ensemble des problèmes ; aussi peut -on s'attendre à des progrès réguliers.

CHAPITRE 13

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST Problèmes de la Région L'extension rapide de l'action sanitaire dans tous les pays de l'Asie du Sud -Est a soulevé de nombreux problèmes qui intéressent au plus haut point l'OMS. Les besoins des populations en services médicaux de placer sous une direction unique les laboratoires où s'effectuent des travaux relatifs à la tuberculose, à la

préparation de vaccins, ainsi que des travaux cliniques et de santé publique, ce qui permettra de disposer d'un système coordonné pour l'ensemble du pays.

immédiats ont obligé les gouvernements à entreprendre des programmes aux objectifs limités, ce qui ne favorise pas toujours au mieux l'élaboration de plans de longue haleine. Certains pays pauvres en ressources supportent de ce fait un lourd fardeau, si bien que les fonds et le personnel encore disponibles

Il devient en effet de plus en plus nécessaire de coordonner les activités sanitaires entreprises dans la Région. D'ailleurs, le rôle de l'OMS en tant qu'autorité coordonnatrice est de mieux en mieux apprécié. La présence constante sur les lieux des

représentants de zone, qui sont parfaitement au courant des conditions locales, s'est révélée des plus

sont insuffisants pour créer un service de santé solidement établi. Si l'on ne freine pas cette tendance, on assistera dans l'Asie du Sud -Est pendant les prochaines années à une réédition des erreurs qui, pendant les cent dernières années, ont marqué en Europe le développement des services de santé publique. L'OMS doit donc continuer ses services consultatifs et les développer de façon que les gouvernements

utiles. D'autre part, l'établissement de liens plus

actifs dans cette Région, se traduit peu à peu par une politique sanitaire plus homogène. Au Népal, par exemple, la collaboration avec la Foreign Opera tions Administration des Etats -Unis d'Amérique

étroits avec les organismes bilatéraux, extrêmement

puissent y faire appel dans l'élaboration de programmes de longue haleine. Les demandes d'aide visant des problèmes spéciaux font place peu à peu

(FOA) a donné toute satisfaction : la préparation minutieuse effectuée par le conseiller en santé

publique que la FOA avait détaché auprès du

Gouvernement a permis de frayer la voie au projet

à d'autres requêtes - concernant en particulier l'éducation et la formation professionnelle qui montrent l'importance que l'on commence à attribuer à l'organisation à long terme. Les gouver-

de lutte antipaludique qui doit être exécuté avec et du matériel procurés par la FOA. Dans certains pays plus avancés de la Région, les services responsables de l'organisation des travaux sont conscients du danger que présente la tendance à faire passer les mesures curatives avant l'action sanitaire de longue haleine, mais ils jugent difficile de résister à la pression que la population exerce dans ce sens. L'OMS, par des avis techniques, peut faciliter la tâche de ces services. La création de services de santé efficaces n'est possible que lorsque la population en ressent réellement le besoin. Certains gouvernements sollicitent des conseils sur la meilleure façon de susciter un tel

l'aide de personnel de l'OMS, et avec des fournitures

nements de la Région se montrent très heureux de l'aide que l'OMS peut leur prêter à cet égard. Cette remarque s'applique notamment à la Birmanie, dont les services de santé sont en train d'être réorganisés rapidement. En Afghanistan, on espère que le conseiller en matière de santé publique détaché par l'OMS auprès du Gouvernement de ce

pays sera à même d'encourager l'établissement de services de santé rationnellement conçus. Comme exemple de la manière dont cette tâche peut être accomplie, on peut citer le cas du laboratoire créé il y a trois ans en Afghanistan à l'occasion d'une campagne de lutte antivénérienne : ce laboratoire,

désir d'amélioration. Des campagnes d'éducation

développé par l'OMS et le FISE, est maintenant devenu un laboratoire central de la santé publique à Kaboul, avec succursale à Kandahar. On s'occupe

sanitaire s'inspirant d'un esprit réaliste seraient

également bien nécessaires, mais l'OMS a encore de la peine à recruter des éducateurs qualifiés en nombre suffisant. Certaines maladies largement répandues continuent d'entraver le développement économique de la

de former le personnel nécessaire à trois autres laboratoires. D'autre part, on envisage maintenant l'Inde, l'Indonésie, le Népal et la Thailande (voir Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80, 330, résolution WHA3.118, et résolution WHA6.48). D'autre part, aux termes de la résolution WHA6.46, les lles Maldives y ont été rattachées provisoirement. 1 Cette Région comprend l'Afghanistan, la Birmanie, Ceylan,

plupart des pays de la Région. Maintenant que les campagnes de lutte antipaludique sont en bonne voie,

la création de services fondamentaux d'assainissement est une impérieuse nécessité dans l'Asie du Sud -Est. L'Organisation est saisie de demandes d'aide

de plus en plus nombreuses dans ce domaine de la

- 77 -

78

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

médecine préventive ; cette aide devra naturellement

être adaptée aux besoins de la Région. On espère

qu'en 1955 des équipes de démonstration et de

formation professionnelle en matière d'assainisse-

ment fonctionneront déjà dans tous les pays de l'Asie du Sud -Est. Le Bureau régional a accordé une grande attention à la question du personnel national appelé à collaborer avec les experts internationaux. Quoique certains gouvernements éprouvent des difficultés à fournir du personnel adéquat, des progrès satisfaisants ont néanmoins été accomplis à cet égard durant l'année. Dans quelques cas, cependant, le personnel

ainsi que par des observateurs de la Foreign Opera tions Administration des Etats -Unis d'Amérique et de cinq organisations non gouvernementales. Le Directeur général a assisté aux premières séances plénières. Le Comité régional a discuté en détail le Rapport

annuel du Directeur régional. Il a, d'autre part, examiné et approuvé le programme et le budget proposés pour 1955. Le Comité a par ailleurs souscrit

à la concentration des efforts dans les domaines fondamentaux de la santé publique, notamment l'enseignement et la formation professionnelle, l'assainissement et l'éducation sanitaire. Il a examiné

tout particulièrement la possibilité de transformer les campagnes antipaludiques en programmes régio-

des services d'opérations de l'OMS travaille sans être secondé par les agents nationaux dont le concours avait été promis ; il arrive aussi que le type de personnel fourni et ses conditions d'emploi (notamment

en ce qui concerne la durée de l'engagement) ne soient pas satisfaisants. Ces difficultés sont peut -être

dues avant tout à l'insuffisance des traitements offerts, qui pousse les spécialistes de la santé publique,

naux de lutte contre le paludisme. Une délégation a appelé l'attention du Comité régional sur deux problèmes intéressants : d'une part, la possibilité d'organiser des échanges d'experts techniques entre Etats Membres de la Région, et, d'autre part, les conditions d'emploi faites au personnel des services de santé publique.

et même les professeurs des écoles de médecine, à clientèle privée. La pénurie de personnel qualifié demeure critique

consacrer une grande partie de leur temps à leur dans la Région, si bien que l'OMS devra avant tout persévérer dans son assistance aux établissements qui forment des médecins, du personnel infirmier et diverses catégories de personnel paramédical,

par l'OMS d'une campagne mondiale contre la Santé. Il

Le Comité régional a discuté le patronage éventuel

variole, question qui avait été renvoyée aux comités régionaux par la Sixième Assemblée Mondiale de la

a estimé que l'OMS devait continuer,

lorsque son intervention s'avérait nécessaire, à aider les pays à combattre la variole. Le Comité régional a décidé de ne recommander

notamment en matière d'assainissement. Un trop grand nombre d'entre eux disposent actuellement d'un personnel insuffisant, sans parler de ceux, plus nombreux encore, qui sont pauvrement équipés. Malheureusement, étant donné le petit nombre d'experts -conseils compétents dont peut disposer l'OMS et le manque de suppléants nationaux,

pour l'instant aucune modification dans les droits et obligations des Membres associés. Il a, d'autre part, examiné la question du remboursement des frais de voyage des représentants aux sessions du Comité régional et a émis l'avis que le paiement de ces dépenses par l'OMS était souhaitable, sous réserve

l'Organisation ne peut contribuer que dans une mesure limitée à transformer cet état de choses. Tel pays qui souffre d'une pénurie aiguë de médecins peut demander à l'OMS de lui fournir des profescréée, mais l'Organisation serait hors

prêter une aide de ce genre pendant huit ou dix ans si celle -ci ne devait pas aboutir à la formation de remplaçants nationaux. Pourtant, sans l'aide de l'OMS, la nouvelle école de médecine sera incapable de prendre un bon départ et tout espoir sera alors

seurs pour une école de médecine nouvellement d'état de

qu'il n'en résulte pas de conséquences défavorables pour les programmes de l'Organisation dans les pays. Le Comité a également discuté des points suivants : frais d'entretien et de voyage des ressortissants nationaux suivant, en qualité de stagiaires, des cours

de formation professionnelle organisés dans leur pays avec l'aide de l'OMS ; lutte contre la lèpre dans l'Asie du Sud -Est ; et programmes régionaux d'hygiène dentaire. Comme le Comité avait décidé en 1952 de se réunir au siège du Bureau régional une année sur deux, sa session de 1954 aura lieu à New Delhi.

perdu de remédier à la pénurie existante. Il n'est pas facile de déterminer en quel point il importe de briser ce cercle vicieux. Comité régional

La session du Comité régional a été suivie, du 21 au 24 septembre, par la première conférence asienne sur le paludisme, à laquelle ont assisté des représentants de la plupart des pays de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental, ainsi qu'un représentant du Pakistan.2 Des représentants d'autres

La sixième session du Comité régional de l'Asie du Sud -Est s'est tenue à Bangkok du 16 au 19 septembre, avec la participation de représentants de huit des dix Etats Membres de la Région, le Népal et le Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord n'étant pas représentés. La session a également été suivie par des représentants du Bureau de

institutions spécialisées des Nations Unies et de la Foreign Operations Administration ont également assisté à la conférence. Celle -ci avait été convoquée

principalement pour discuter de l'organisation de la lutte antipaludique et des problèmes que pose la vants : Afghanistan, Birmanie, Ceylan, Etablissements français

a Les pays représentés à cette conférence étaient les sui-

l'Assistance technique des Nations Unies, de la CEAEO, du FISE, de la FAO et de l'UNESCO,

de l'Inde, Inde, Inde portugaise, Indonésie, Pakistan, Chine, Laos, Malaisie, Nouvelle- Guinée néerlandaise et Viet -Nam.

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST

79

mise en oeuvre de campagnes de grande envergure (voir page 5). Une autre réunion s'est encore tenue à Bangkok après la session du Comité régional : il s'agissait d'un groupe de travail de membres du personnel de

l'échelon national et régional, avec des membres d'autres institutions spécialisées. L'excellente colla-

boration instituée avec le FISE s'est poursuivie, comme l'attestent de nombreux projets mixtes dont l'exécution a été menée à bien. Cette collaboration inter -organisations s'est manifestée notamment par la participation ininterrompue d'un représentant

l'OMS, auquel ont participé tous les agents des services d'opérations et du Bureau régional alors présents dans la capitale thaïlandaise. Le but de cette réunion était de procéder à un échange de vues et à des confrontations d'expérience. Cette initiative a contribué à resserrer les liens entre le personnel du Bureau régional et le personnel des services d'opérations et a permis de coordonner les travaux entrepris dans la Région. Bureau régional

de l'OMS à la mission d'enquête des Nations Unies sur les services sociaux en Birmanie, par l'organisation, de concert avec la Commission Economique

pour l'Asie et l'Extrême- Orient, d'un groupe de travail pour l'examen des problèmes de l'habitat dans les régions tropicales, et par des consultations avec les membres de la mission des Nations Unies chargée d'étudier l'aménagement des collectivités en Asie du Sud et du Sud -Est. D'autre part, le personnel de l'OMS a collaboré étroitement avec des

Les principales difficultés administratives auxquelles s'est heurté le Bureau régional au cours de l'année ont été la conséquence d'incertitudes budgétaires. Le Bureau a été gêné par l'insuffisance de ses effectifs et par les mouvements de personnel, mais le recrutement de deux conseillers en matière

représentants de la Division de la Population de l'Organisation des Nations Unies dans le cadre des études démographiques entreprises dans l'Inde.

de santé publique aura sans doute d'heureuses répercussions sur l'élaboration des plans et leur exécution. En outre, des représentants de zone envoyés en Birmanie, à Ceylan, dans l'Inde et en et à coordonner leurs travaux. L'échange d'administrateurs de l'information entre le Bureau régional et le Siège a permis d'améliorer au sein de l'Organisation la coordination du travail dans ce domaine. A mesure que l'oeuvre de l'OMS est mieux connue des services de santé des pays de la Région, on s'efforce davantage de susciter l'intérêt et le concours d'autres groupes professionnels et Indonésie ont aidé les services de ces pays à organiser

L'année 1953 a également été marquée par un renforcement de la coopération entre l'OMS et la Foreign Operations Administration des Etats -Unis d'Amérique (FOA). Les représentants de zone de l'OMS et les missions médicales de la FOA se sont concertés à maintes reprises et ont souvent uni leurs

efforts dans l'élaboration de plans d'action. Les gouvernements ont été encouragés à entreprendre des programmes nationaux, dont l'exécution sera facilitée par les conseils techniques de l'OMS et les fournitures et le matériel livrés par la FOA. D'autre

part, au cours des réunions du Comité consultatif de Coopération technique du Plan de Colombo tenues à New Delhi, le Bureau régional a noué, à titre officieux, des relations avec les autorités du Plan de Colombo. Il espère pouvoir, avec leur aide, exécuter un projet visant à améliorer les dispositions quarantenaires en vigueur dans les ports et aéroports

du grand public. Une documentation de base est actuellement établie dans les langues vernaculaires

et l'on a encouragé le plus possible l'adaptation et la reproduction de ce matériel. On expérimentera sous peu un système selon lequel des journalistes des divers pays collaboreront avec les représentants de zone de l'OMS pour adapter les communiqués

de l'Indonésie - en prévision duquel l'OMS avait déjà entrepris une enquête - et recruter des experts pour quelques autres projets nationaux à l'exécution desquels l'OMS participe. Il est actuellement procédé

de presse et autres éléments d'information aux

préoccupations et aux problèmes locaux. Afin d'amener les spécialistes et le personnel sanitaire de toutes catégories à appuyer davantage l'OMS, le Bureau régional s'est arrangé, avec l'aide des représentants de zone, pour distribuer à l'avance aux éditeurs de certains périodiques des exemplaires

au placement d'un grand nombre de boursiers par l'intermédiaire du Plan de Colombo. Enfin d'autres possibilités de collaboration entre l'OMS et le Plan sont actuellement à l'étude. Le Bureau régional a continué de collaborer avec les autorités norvégiennes qui concourent à l'aménagement de pêcheries et à l'amélioration des conditions

de la Chronique de l'Organisation Mondiale de la Santé et pour leur faire parvenir des articles de fond sur des sujets divers. Grâce à ces mesures, les articles de la Chronique et d'autres documents de l'OMS ont reçu une large diffusion.

sanitaires dans une région de faible étendue de l'Etat de Travancore. Le Bureau régional a, en outre, collaboré avec des organismes non gouvernementaux, notamment avec

La liaison entre le Bureau régional, d'une part, d'autres organisations des Nations Unies et des organismes bilatéraux, d'autre part, s'est renforcée dans le courant de l'année. Les représentants de zone ont entretenu d'étroites relations de travail avec les représentants résidents de l'assistance

la Fondation Rockefeller, la Fondation Ford et le CARE. L'OMS participe à l'organisation d'un échange de professeurs entre la Harvard School of Public Health et l'All -India Institute of Hygiene and Public Health de Calcutta. Des mesures sont prises pour encourager la création

d'un organisme central chargé de coordonner les mesures de lutte contre la lèpre dans l'Inde, auxquelles

technique. Plusieurs réunions ont été organisées, à

80

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

participent actuellement des organismes gouvernementaux, des organismes officieux et de multiples organisations bénévoles. Le Bureau régional est, d'autre part, resté en liaison avec l'Indian Council of Medical Research. Bourses d'études et formation professionnelle

consacrée à l'organisation, dans les pays de la Région, de cours nationaux de formation professionnelle sur des sujets spéciaux, sous forme de projets particuliers ou dans le cadre de l'activité des équipes de démons-

tration. En 1953, l'OMS a prêté son concours à environ 65 cours de ce genre, dont la durée variait

Le Bureau régional a octroyé 97 bourses d'études au cours de l'année, soit pour des cours internationaux de formation collective, soit en vue d'études individuelles : 67 bourses ont été imputées sur

de une semaine à un an, et qui ont été organisés en Birmanie, à Ceylan, dans l'Inde, en Indonésie et en Thaïlande. Le Bureau régional a participé à la préparation de la conférence de l'OMS sur le paludisme, dont il est question plus haut, d'un colloque régional pour agents des services des eaux, qui comptait 50 participants, et a envoyé des participants à des colloques dans d'autres Régions (énumérés à l'annexe 5).

le budget ordinaire et 27 sur les fonds de l'assistance technique ; 3 bourses ont été financées par le

FISE. De plus, une attention particulière a été

Aperçu de quelques projets typiques

Lutte antipaludique en Birmanie Le paludisme entrave depuis longtemps le développement social et économique de la Birmanie. Si l'on s'avise que cette maladie frappe environ sept millions

aides et à d'autres auxiliaires, ce projet a favorisé et facilité la mise à exécution du plan quinquennal de lutte antipaludique que le Gouvernement a amorcé

et demi d'habitants, soit près de 40 % de la population, on se rendra compte de l'ampleur du problème de santé publique que soulève ce fléau. A la demande du Gouvernement birman, une équipe de l'OMS, composée d'un paludologue, d'un entomologiste et d'un technicien de l'assainissement, s'est rendue en Birmanie en mai 1951 pour y enseigner par la pratique les méthodes modernes de lutte antipaludique et pour former du personnel en vue de la création d'une organisation nationale de lutte contre cette maladie. Après avoir consacré quelques mois à des travaux et à des enquêtes préliminaires, l'équipe a décidé de

en 1953 et qui doit s'étendre à l'ensemble du pays. La lutte antipaludique est maintenant bien accueillie par la population et les équipes peuvent se déplacer sans entrave même dans les régions désorganisées.

La phase des démonstrations sera terminée au début de 1954. Hygiène de la maternité et de l'enfance et lutte antivénérienne en Birmanie Le Gouvernement birman a entrepris en septembre

1950, avec l'aide de l'OMS et du FISE, un projet visant un double but : renforcer les services d'hygiène

procéder à ses démonstrations dans le district de Lashio, où l'indice splénique chez les enfants était de 90 %, l'indice parasitaire de 26 % et d'environ 56

de la maternité et de l'enfance (dans les domaines prophylactique, curatif et éducatif), diagnostiquer et traiter la syphilis chez la mère et l'enfant. Dès le début, ce projet a été axé sur l'enseignement infirmier. Une infirmière monitrice expérimentée a été chargée d'en préparer et d'amorcer l'exécution qui, à l'origine,

chez les nourrissons. Les travaux ont commencé au début d'octobre 1951. Le projet est donc amorcé depuis un peu plus de deux ans et son exécution se poursuit. Les quatre premiers mois ont été consacrés à des études épidé-

ne devait s'étendre que sur deux ans mais qu'on a, après coup, décidé de poursuivre jusqu'en 1954. A la fin de 1951, l'équipe de l'OMS se composait de dix

miologiques et entomologiques. Au cours de la première année, les opérations intéressaient une région de 800 milles carrés et une population d'envi-

personnes : un

pédiatre, quatre infirmières

monitrices, trois infirmières de la santé publique, un vénéréologue et un sérologiste. Elle a été renforcée en 1952 par un pédiatre et une autre infirmière de la

ron 53.500 habitants. Pendant la deuxième année elles ont été étendues à une région de 2.600 milles carrés englobant plusieurs petites villes, et à une population de 110.000 habitants. Le vecteur, Anopheles minimus, a été identifié ; la propagation semble

santé publique. L'équipe a poursuivi ses travaux jusqu'à la fin de 1953, mais son effectif sera réduit Rangoon et à Mandalay.

en 1954. Elle a concentré surtout son activité à Lorsque le projet a été entrepris, la Birmanie devait faire face aux suites de la guerre et des troubles y sévissaient. Mais, grâce à l'appui total et au parfait

être le plus intense de juillet à décembre. Après la première année d'opérations, sur 173 frottis sanguins de nourrissons examinés, aucun n'était positif ; les

indices spléniques et parasitaires avaient fléchi de 26 % et les espèces vectrices avaient diminué d'envi-

ron 90 % par rapport aux régions non traitées. En offrant des possibilités de formation pratique à des paludologues, à des entomologistes, à leurs

esprit de compréhension du Gouvernement ainsi qu'à l'étroite collaboration qui a régné entre les membres nationaux et internationaux de l'équipe, la plupart des difficultés ont pu être surmontées. On ne pourra dresser un bilan complet des résultats obtenus que dans quelques années, mais il est d'ores

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST

81

1) D'importants changements ont été apportés à l'organisation des services de santé birmans ; le conseiller principal et l'infirmière- conseil ont contri-

et déjà possible de donner les précisions suivantes.

bué à cette réorganisation et travaillent maintenant au sein de la direction remaniée de la santé. 2) L'assistance fournie par le FISE a permis de pourvoir avec plus de célérité à un développement considérable des services de santé en milieu rural où ont été créés des centres sanitaires, qui s'intéresseront notam-

six semaines à des inspecteurs sanitaires, un cours de formation technique de trois mois à des agents des services de développement rural, un cours d'entretien de trois semaines à des instituteurs de centres d'éducation populaire, neuf conférences sur la lutte antivénérienne à plus de 200 fonctionnaires

des services publics et agricoles, et 24 causeries destinées à des instituteurs sur les méthodes de lutte

ment à la protection sanitaire de la mère et de l'enfant. 3) Des services de maternité et de pédiatrie ont été institués dans plusieurs hôpitaux provinciaux.

contre l'ankylostomiase. D'autre part, il a eu des entretiens sur l'éducation sanitaire avec des administrateurs d'écoles, il a collaboré à de vastes campagnes de propagande et aidé le Gouvernement central à réorganiser son centre d'éducation sanitaire

Si cette réorganisation et ce développement des services de santé birmans ont été possibles, c'est grâce à la formation professionnelle en matière de protection maternelle et infantile qui a été donnée

et à mettre au point un programme d'éducation sanitaire au centre de formation professionnelle du Service de la Santé de Kalutara.

dans le cadre du projet. On a pu ainsi disposer

du personnel nécessaire. Dix -huit agents nationaux ont été formés dans ces conditions, soit deux spécia-

Lutte contre les tréponématoses en Thaïlande

listes de la protection sanitaire de la mère et de

l'enfant, deux pédiatres, neuf infirmières monitrices et cinq infirmières de la santé publique. Quatre- vingtdouze diplômés ont suivi des cours de perfectionnement (six en pédiatrie, quarante -deux en enseignement

Le Gouvernement thaïlandais se rend compte depuis quelques années des effets paralysants du pian sur les groupes d'âge productifs de la population et des obstacles qui en résultent pour le développe-

infirmier et quarante - quatre en obstétrique), tandis que 722 étudiants ont reçu une formation dans divers domaines (227 étudiants en médecine ont fait des stages de pédiatrie, 305 étudiants ont été initiés aux soins infirmiers généraux, 40 à l'obstétrique et 150 aux fonctions d'infirmière visiteuse locale). En outre 81 Let Thes

ment économique du pays. Il a entrepris en 1950, avec l'aide de l'OMS et du FISE, une campagne

contre cette maladie. Son but immédiat était de ramener la fréquence du pian à un niveau suffisamment bas pour que cette infection puisse être endiguée par les services de santé généraux. Des résultats ont population rurale prend de mieux en mieuxconscience

(sages- femmes indigènes non diplômées)

déjà été obtenus, notamment en ce sens que la de l'importance des problèmes de santé publique. Les opérations sont dirigées à partir du quartier général situé à Rajburi, qui sert également de centre de formation professionnelle pour le personnel de laboratoire et les agents affectés aux travaux sur le terrain. Il existe tant à Rajburi qu'à Korat des laboratoires bien équipés qui pourront être développés de façon à faire fonction de laboratoires généraux de la santé publique. Les équipes volantes procèdent à de vastes enquêtes et pourvoient au traitement en cas de besoin. Pendant la période qui s'est écoulée entre le début de la campagne et juin 1953, près de

ont bénéficié d'une formation professionnelle. Education sanitaire à Ceylan

En 1952, le Gouvernement de Ceylan a créé à Minneriya, avec l'aide de l'UNESCO, de l'OIT, de la FAO et de l'OMS, un centre d'éducation de base. Il s'agit de donner une éducation de base aux habitants de quelque 70 villages situés dans une région de 1.000 milles carrés au nord -est de Ceylan. Ce

centre a également pour fonction de former des agents pour l'ensemble du pays. L'OMS et les services publics de santé se sont chargés de l'éducamatériel.

tion sanitaire. L'OMS a, d'autre part, fourni du La mise en train de ce projet triennal remonte à environ deux ans. Comme les opérations ont débuté avec une année de retard, elles se poursuivront en 1954. Plusieurs services gouvernementaux ainsi que différentes organisations s'intéressent également au projet. Bien que le Gouvernement ait collaboré sans réserve avec l'équipe internationale, il a fallu un

2.700.000 personnes ont été examinées et plus de 300.000 cas de pian ont été diagnostiqués et traités. Organisation d'un service de pharmacologie à Bombay

Comme la chaire de pharmacologie au Seth G. S. Medical College de Bombay était vacante depuis 1950 et qu'il n'avait pas été possible de recruter un titulaire

compétent, l'OMS a envoyé en 1953 à cet établissement un professeur chargé d'enseigner des étudiants en médecine, d'organiser un service de pharmacologie

certain temps pour déterminer les responsabilités respectives des deux parties. La question n'est pas encore complètement résolue. Néanmoins un travail considérable a été accompli. L'éducateur sanitaire de l'OMS, indépendamment

et d'établir un programme d'études susceptible de

convenir au Medical Council of India et, enfin, tifique.

des fonctions qu'il exerce normalement dans les villages, a donné un cours d'éducation sanitaire de

d'instruire son successeur. L'OMS et la Fondation Rockefeller ont également fourni du matériel scien-

82

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Le professeur est arrivé à Bombay en février. Une

de ses premières initiatives a été de recommander une réforme du programme d'études et des examens de pharmacologie. Les changements qu'il a proposés ont été acceptés par un comité spécial et sont entrés en vigueur. Le service a accompli des progrès satis-

le laboratoire de la Municipalité de Madras, aux campagnes de lutte antivénérienne qu'on envisage d'organiser dans cette ville. L'assistance internationale fournie en liaison avec

ce projet ayant rempli son objet, le personnel de l'OMS affecté au service a été rappelé à la fin de l'année.

faisants sur ces nouvelles bases. Le successeur du professeur étranger a été désigné et, bien avant la fin du premier trimestre, un programme de recherches

a été amorcé. D'autre part, une étude clinique sur le traitement du tétanos a été entreprise. La collaboration entre les différentes parties intéressées ne laisse rien à désirer. Le Medical Council of India a mis à la disposition du professeur envoyé par l'OMS des locaux supplémentaires, des fonds, des auxiliaires techniques et professionnels. Les modi-

Création d'un centre rural de santé en Thaïlande Un centre rural de santé qui s'intéresse tout spécialement à l'hygiène de la maternité et de l'enfance et aux soins infirmiers est en voie de création à Chiengmai.

fications du programme d'études et du régime des examens ont été favorablement accueillies par les étudiants.

L'origine de ce centre remonte à un projet de lutte antipaludique dont le champ d'action a été étendu, par la suite, à la protection maternelle et infantile. Nous avons là l'illustration, à une échelle réduite, de la manière dont les efforts du Gouvernement, de l'OMS, d'organismes bilatéraux et d'organisations locales peuvent être coordonnés avec succès dans

Formation à la lutte antivénérienne à Madras Depuis le deuxième semestre de 1952, l'OMS a procuré au Gouvernement indien une équipe composée d'un sérologiste, d'une infirmière de la santé publique et d'une assistante médico- sociale, ainsi que les fournitures et le matériel nécessaires pour l'aider à réaliser son projet de création d'un centre de formation professionnelle dans le cadre du service de vénéréologie de l'Hôpital général de Madras. La mise en train des travaux avait été retardée par suite de difficultés qu'avait éprouvées le Gouvernement à recruter du personnel national satisfaisant et à fournir des locaux et du mobilier. Cependant, le centre de formation professionnelle fonctionne actuellement sur des bases solides et dispose d'un personnel convenable. Il est envisagé d'organiser pour l'ensem-

le cadre d'un projet mixte urbain et rural. Cette initiative a eu une autre conséquence importante, celle d'encourager les habitants de la collectivité intéressée à s'efforcer d'améliorer eux -mêmes leur état sanitaire. Le projet en question, qui en est encore à ses débuts, vise à créer un centre de démonstration et une zone de formation dans lesquels le personnel intéressé de la partie septentrionale de la Thaïlande sera initié à l'hygiène

rurale et aux soins de maternité et de puériculture à domicile. Il insiste particulièrement sur les aspects de l'hygiène rurale qui intéressent la santé publique. Les travaux portent également sur l'hygiène scolaire, et une série de cours d'entretien a été organisée à l'intention

d'instituteurs affectés à des centres ruraux. Toujours dans le cadre de ce projet, le Gouvernement a nommé

ble du pays un enseignement post- universitaire sur tous les aspects de la lutte antivénérienne. Le personnel homologue a maintenant été formé. Comme, d'autre part, le centre a entre temps reçu le matériel d'enseignement et le matériel clinique dont il avait besoin, il a déjà commencé à organiser des cours qui permettront aux élèves d'obtenir un

un spécialiste de l'hygiène dentaire et une équipe de nutritionnistes qui opèrent dans la région en étroite collaboration avec le personnel international.

Un hygiéniste étranger sera adjoint à l'équipe en 1954 et des cours d'assainissement seront organisés. Quoique limité, ce projet a permis de coordonner les activités de divers services médicaux du Gouvernement, d'une part, et des organisations bénévoles et internationales, d'autre part.

diplôme d'études supérieures de vénéréologie. Une formation professionnelle touchant les divers aspects de la lutte antivénérienne a été également donnée à

Il est très important en pareil cas d'éveiller et

des équipes nommées par les gouvernements de divers Etats. L'amélioration des services infirmiers et les aspects sociaux de la lutte antivénérienne ont retenu spécialement l'attention. Le centre de formation professionnelle a, en outre, fait fonction de laboratoire de référence pour deux enquêtes. L'une de ces enquêtes était organisée et patronnée par l'Indian Council of Medical Research. La seconde, patronnée par l'OMS, avait pour objectif l'évaluation du travail accompli dans treize labora-

d'entretenir l'intérêt de la population à laquelle on s'adresse. A cet effet, on a créé à Chiengmai des comités sanitaires groupant des volontaires et des fonctionnaires locaux. Les membres de ces comités ont été chargés d'intéresser les habitants aux activités du centre sanitaire. Ils se réunissent une fois par mois sous la présidence du chef de district en milieu rural ou du maire de Chiengmai s'il s'agit de cette ville. Par leur présence, les membres de l'équipe

toires situés dans différents Etats de l'Inde et qui avaient bénéficié antérieurement de l'aide de l'OMS et du FISE. Le laboratoire participera, en collaboration avec

contribuent à mettre la population au courant des travaux accomplis et à rester en contact étroit avec eux. De cette façon, on est parvenu à entretenir le zèle des volontaires. Le Gouvernement a fourni une équipe médicale chargée de pourvoir à l'éducation sanitaire, de pratiquer des vaccinations et d'adminis-

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST

83

trer des soins médicaux courants. Cette équipe recevra, sous peu, du matériel d'éducation sanitaire

du FISE. Comme c'est le cas pour de nombreux autres projets de ce genre, le personnel qualifié n'est pas suffisamment nombreux pour subvenir aux

de maternité de cinquante lits dans un hôpital local. Ce service sera utilisé pour former des sages- femmes rurales. Le matériel nécessaire est livré par la Foreign Operations Administration des Etats -Unis d'Amérique. Bien qu'il ait débuté modestement, ce projet englobe peu à peu les principaux aspects de la médecine préventive et facilite l'organisation d'un

besoins et répondre aux désirs de la population. problèmes sanitaires, le projet de Chiengmai a pu donner lieu à une collecte publique qui a permis de réunir des fonds suffisants pour installer un service

En raison de l'intérêt qu'il a suscité pour les

service très utile pour le traitement des affections bénignes dans les collectivités rurales.

Perspectives d'avenir Il existe des indices qui montrent que, malgré les difficultés susmentionnées, les projets de démonstra-

tions sur lesquels l'aide internationale s'était tout d'abord concentrée ont incité les gouvernements à organiser d'une façon coordonnée leurs activités sanitaires ; en fait, c'était un des buts de ces démonstrations.

terme particulièrement qualifiés seront très utiles. Dans le programme futur, il faudra tenir compte s'assurer qu'elles soient réparties conformément aux besoins des ressources globales disponibles et

Il demeure nécessaire que l'OMS fournisse des avis et une aide pour les campagnes de masse et la formation de personnel. Mais cette nécessité s'atténuera à mesure que des services nationaux complets s'élaboreront et disposeront d'un effectif suffisant de personnel sanitaire qualifié. Il importe maintenant d'accorder plus d'importance à l'établissement de plans de longue haleine, à l'intégration des campagnes de lutte contre des maladies déterminées dans les services de santé généraux et à la coordination de ces services. A cet effet, des experts -conseils à court

de la Région. Il faudra, en outre, prendre soin de résister à toute pression d'ordre national ou international qui tendrait indûment à orienter dans un sens particulier l'action sanitaire.

Mais, dans l'ensemble, on peut sans doute dire que, dans la Région, cette action s'approche du stade

oh il sera possible de s'attaquer aux besoins sanitaires les plus fondamentaux des pays intéressés. C'est pourquoi il devient nécessaire d'élaborer les programmes régionaux avec souplesse, de façon à pouvoir éventuellement les modifier à bref délai

pour tenir compte de l'évolution de la situation ainsi que des projets nationaux déjà établis ou en préparation.

Ci-íAPITRE 14

RÉGION EUROPÉENNE 1 En approuvant, à sa deuxième session, des objectifs

lointains qui fixent les grandes lignes de l'activité future du Bureau régional, le Comité régional a notablement aidé ce dernier à mettre au point sa

voyage des représentants participant aux réunions des comités régionaux, mais il n'a pas recommandé

leur adoption par l'Assemblée de la Santé, étant donné que dans la Région européenne les distances à parcourir sont relativement courtes. Il a en outre examiné une proposition qui avait été formulée lors

structure et à élaborer des programmes adaptés

aux besoins particuliers de la Région. La deuxième année complète d'activité de l'Organisation régionale de l'Europe a été, dans l'ensemble, satisfaisante. Il faut cependant regretter que les pays suivants

de sa deuxième session, tendant au versement de contributions supplémentaires aux budgets régionaux,

n'aient pas encore repris leur participation aux

et il a décidé de poursuivre cette étude lors de sa prochaine session, après que les différents gouvernements auront été consultés à ce sujet.

travaux de l'Organisation régionale : Albanie, RSS de Biélorussie, Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, RSS d'Ukraine et Union des Républiques socialistes soviétiques. Comité régional

Un débat important s'est déroulé à propos du siège permanent du Bureau régional. Considérant le développement des travaux en Europe et les responsabilités qui incombent au Bureau régional du fait de la décentralisation des activités, le Comité a décidé tout d'abord de recommander que le siège du Bureau

Le Comité régional a tenu sa troisième session à Copenhague du 7 au 10 septembre. Les représentants

régional soit établi en dehors du Siège de l'OMS, otù il est actuellement installé à titre provisoire. Il a ensuite examiné des propositions à l'effet d'établir

de 22 Etats Membres et Membres associés y ont assisté, ainsi que des représentants de l'Organisation des Nations Unies et du FISE et des observateurs de

le Bureau à Copenhague, à Nice, à Francfort, à au Conseil Exécutif, lors de sa treizième session, le choix de Genève comme siège permanent. Le Comité régional a approuvé certaines modifications apportées au programme de 1954, compte tenu

la Fondation Rockefeller, du Centre international de l'Enfance et de huit organisations non gouvernementales entretenant des relations officielles avec l'OMS. Le Comité régional a recommandé à l'Assemblée de la Santé que chaque comité régional soit habilité à accorder à ses Membres associés la plénitude des droits de vote. Il a discuté d'autres problèmes

La Haye et à Genève, puis a décidé de recommander

des faits survenus depuis la Sixième Assemblée

d'intérêt régional qui avaient été examinés par la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé, en particulier l'étude du Conseil Exécutif sur la régionalisation.' Le Comité régional a étudié les propositions du Conseil Exécutif relatives au paiement des frais de 1 Cette Région, conformément à la décision de la Première Assemblée Mondiale de la Santé (Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80, 330), comprend l'Europe. La Turquie y a été rattachée tandis qu'elle suspendait provisoirement ses activités dans la

Mondiale de la Santé. Dans l'étude des propositions afférentes à 1955, il a accordé une attention toute spéciale aux prévisions concernant le personnel du Bureau régional et aux programmes inter -pays. Dans un souci de continuité, il a accordé la priorité

aux programmes inter -pays qui s'inscrivent à la suite des travaux déjà entrepris par l'OMS au cours des années précédentes.

Le Comité régional a estimé que la proposition qui avait été faite de remplacer la Commission internationale antivénérienne du Rhin par une commission

Région de la Méditerranée orientale (résolution WHA5.46). Aux termes des résolutions WHA5.43 et WHA6.46, l'Algérie, le Maroc (zone française), la Tunisie, le Groenland, Gibraltar et Malte y ont aussi été rattachés provisoirement. Les Membres

médico -sociale à mandat plus étendu appelait un complément d'étude. A cet effet, des représentants des cinq gouvernements et des divers organismes intéressés se sont réunis à Anvers les 9 et 10 décembre. S'inspirant de l'étude organique du Conseil

et Membres associés suivants ont participé aux travaux en

Exécutif sur l'enseignement et la formation profes-

1953 : Allemagne (République fédérale), Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Maroc (zone française), Monaco, Norvège, Pays -Bas, Portugal, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Suède, Suisse, Tunisie, Turquie et Yougoslavie. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 46, 157

sionnelle,' le Comité régional a procédé pendant sa session à des échanges de vues très féconds sur le programme d'enseignement et de formation profes-

sionnelle pour le personnel médical et sanitaire en 2 Actes off. Org. mond. Santé, 46, 131

- 84 -

RÉGION EUROPÉENNE

85

Europe. Les points suivants, qui revêtent un intérêt particulier pour la Région, ont été traités de façon officieuse : examen des tendances actuelles de l'ensei-

de beaucoup les possibilités du Bureau du Siège, et celle des services budgétaires et financiers, qui ne peuvent être assurés que de plus en plus difficilement par le Bureau du Siège. En revanche, l'engagement

gnement, assistance aux établissements d'enseignement, bourses d'études, conférences et colloques. Les suggestions qui ont été formulées sont de nature

à faciliter beaucoup à l'OMS l'établissement de plans de travail en matière d'enseignement et de formation professionnelle pour la Région au cours des prochaines années. Le Comité régional a décidé de tenir sa quatrième session à Opatija (Yougoslavie) et sa cinquième session à Vienne (Autriche). Bureau régional

d'un administrateur responsable de l'information au cours de l'année a permis de satisfaire à la plus grande partie des besoins du Bureau dans ce domaine.

Lorsque le siège permanent du Bureau régional aura été définitivement approuvé, une étape importante aura été franchie dans le sens d'une stabilisation de l'effectif du personnel. Collaboration avec d'autres institutions

Il a déjà été parlé plus haut du choix d'un siège permanent pour le Bureau régional de l'Europe. Le Bureau avait intérêt au début à se tenir en contact

Chaque année, des progrès sont réalisés dans l'établissement de relations de travail plus souples entre

étroit avec le Siège de l'Organisation, mais il lui est de plus en plus difficile de s'acquitter de son

rôle régional et de développer son activité en restant

installé dans le bâtiment du Siège. L'incertitude qui a régné jusqu'ici quant à l'emplacement du siège permanent du Bureau régional a suscité de

l'OMS et les autres institutions qui déploient une activité sanitaire en Europe, oí7 il n'existe pas, en fait, de grandes distances empêchant les contacts personnels qu'exige une coopération efficace. Le Bureau régional a participé à des conférences et à des colloques organisés par les Nations Unies et inversement ; il a continué aussi de collaborer à la mise au courant de boursiers des Nations Unies. L'élaboration des plans conjointement avec le

Du côté technique, les besoins de personnel se dessinent assez nettement. D'après les prévisions pour les prochaines années, le Bureau régional devra engager un médecin qui sera chargé des bourses

nombreuses difficultés pour le personnel et a également retardé une organisation stable du personnel.

FISE est devenue maintenant une formule de travail habituelle, qui s'avère extrêmement fructueuse. Le Centre international de l'Enfance offre des programmes intéressants pour la formation professionnelle du personnel qui se destine aux services de protection maternelle et infantile, et des

d'études, un spécialiste de la santé mentale et un spécialiste des soins infirmiers. Les crédits nécessaires a été

ont été approuvés pour 1953 et le premier poste d'ordre financier, ont empêché jusqu'ici de faire de même pour les deux autres. Vers la fin de l'année, pourvu, mais des difficultés, notamment

membres du personnel du Bureau régional participent régulièrement aux échanges de vues sur les futurs programmes d'activité du Centre. La collabomédecine du travail en Europe ainsi que sur l'établissement de services médico- sociaux pour les bateliers

ration avec l'OIT a surtout porté en 1953 sur la du Rhin et leurs familles. Quant à la collaboration avec la FAO, elle a porté sur les problèmes régionaux

le Bureau régional a engagé un fonctionnaire sanitaire de zone chargé de surveiller l'exécution des programmes de lutte contre le trachome au Maroc (zone française), en Tunisie et en Yougoslavie. personnes étaient affectées aux services d'opérations ; 13 ont été engagées pour une longue durée et 39 pour une courte durée. Sur le plan administratif, la question s'est souvent posée de savoir quels étaient les services qui devaient être assurés par le Bureau régional lui -même et quels Cinquante -deux

viandes et aux zoonoses. Dans le cadre d'un arrangement de travail conclu en 1952 avec le Conseil de l'Europe, l'OMS a procédé

relatifs au contrôle de la salubrité du lait et des

à des échanges réguliers d'informations avec cet organisme.

étaient ceux pour lesquels il fallait faire appel au Bureau du Siège. Elle n'a pas toujours reçu une solution satisfaisante. Lorsqu'il était manifestement impossible au Bureau du Siège d'entreprendre le travail qui lui était demandé, le Bureau régional a réorganisé son personnel pour s'acquitter des tâches nécessaires. C'est ainsi qu'il a renforcé au cours de l'année ses services généraux en engageant un administrateur chargé des conférences, colloques et symposiums inter -pays et un assistant technique

La coopération solidement établie avec la Fondation Rockefeller s'est poursuivie pour la mise en oeuvre de programmes particuliers, tels que ceux qui intéressent les services de santé ruraux et l'enquête sur les assistantes médico- sociales, et dans bien d'autres domaines où la longue expérience de

la Fondation a été généreusement mise à la disposition du Bureau régional.

Assistance technique en vue du développement économique

chargé des services de documentation et de reproduction des rapports. Deux questions ne sont pas encore résolues : celle de la traduction, qui représente un volume de travail dépassant maintenant

Dans les premières phases du programme d'assistance technique, certains pays européens qui souffraient d'un retard économique directement impu-

86

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

table à la guerre étaient en état d'« absorber » une assistance de cet ordre. C'est pourquoi l'Europe a été le théâtre, à cette époque, d'une activité relativement importante en matière d'assistance technique,

conférence européenne sur l'éducation sanitaire s'est tenue à Londres.

qui a atteint son point culminant en 1952. Avec les progrès du développement économique en Europe

Programmes se rapportant à des pays déterminés Toute distinction entre les programmes inter -pays et

et l'augmentation de la « capacité d'absorption » d'autres pays du monde, la situation a sensiblement

les programmes n'intéressant qu'un seul pays

évolué, et l'on enregistrait en 1953 une réduction considérable des activités d'assistance technique.

Pendant la plus grande partie de l'année, l'incertitude dans laquelle on se trouvait quant aux fonds de l'assistance technique a rendu très difficile l'ajustement des programmes prévus pour les pays européens. Chose peut -être plus grave encore, il a fallu constamment reconsidérer aussi bien le programme ordinaire que le programme d'assistance

devient assez artificielle en Europe. En fait, la plupart des travaux entrepris avec l'aide de l'OMS dans des pays déterminés tendent de plus en plus à constituer l'aspect national d'un programme plus large, d'intérêt

régional. Tous les Membres actifs de la Région européenne participent aux programmes inter -pays.

Presque tous ont maintenant accueilli soit une près tous au programme de bourses d'études indi-

conférence régionale, soit un colloque, soit un cours de formation collective. Ils ont aussi participé à peu viduelles imputées sur le budget ordinaire ou sur les fonds de l'assistance technique. Dans les pays eux -mêmes se manifeste un grand

technique chaque fois qu'une modification intervenait dans l'état des fonds disponibles au titre du programme d'assistance technique. Programmes inter -pays Comme les années précédentes, l'activité de l'OMS en Europe a porté principalement sur les programmes

intérêt pour les programmes visant à renforcer les établissements nationaux d'enseignement, notamment

en matière d'enseignement supérieur de la santé publique (Autriche, Grèce, Italie, Pays -Bas, Turquie et Yougoslavie), d'enseignement infirmier (Turquie)

inter -pays, dont on trouvera ci- contre un exposé

sous forme de tableau. Jusqu'à présent, on s'est préoccupé surtout de l'échange d'informations scientifiques

et de psychiatrie (Danemark). L'OMS participe de plusieurs façons à ces activités : des fonctionnaires

et de l'enseignement et de la formation

professionnelle. Il en a été de même en 1953, mais il est devenu évident qu'une étude préliminaire des problèmes et des services sanitaires est souvent nécessaire avant qu'on puisse organiser des conférences ou des colloques réellement utiles. Il conviendra donc à l'avenir de consacrer plus de temps et de travail à des études de ce genre. Parmi les activités nouvelles enregistrées au cours de l'année, il y a lieu de signaler une étude faite sous les auspices de l'OMS au sujet des effets qu'exerce sur le développement du jeune enfant la séparation de la mère, un groupe d'étude visant à préciser les rôles respectifs du pédiatre et du pédo -psychiatre dans la protection infantile et, enfin, un colloque sur les principaux facteurs de santé mentale intéressant la santé publique. En 1953 a été faite dans deux pays d'Europe une étude collective sur les services d'hygiène scolaire ; elle sera suivie en 1954 d'une conférence européenne sur certains aspects des services sanitaires destinés aux enfants d'âge scolaire. D'autre part, un symposium et un cours de formation collective portant sur la lutte contre les insectes vecteurs de maladies ont été organisés. En outre, l'OMS a complété son oeuvre dans le domaine de l'anesthésiologie en collaborant à l'organisation, à Paris, d'un cours international de formation collective destiné aux personnes de langue

sanitaires régionaux aident à l'élaboration et à l'exécution de plans de travail ; des conférenciers sont envoyés dans les pays ; des bourses d'études sont octroyées à des membres du corps enseignant ; enfin, l'OMS fournit du matériel d'enseignement et elle renforce les services de documentation médicale.

Les pays portent aussi un large intérêt aux programmes de protection maternelle et infantile, qui ont été institués en liaison étroite avec les conférences

et les cours collectifs de formation professionnelle inter -pays, dont certains ont été organisés par le

Centre international de l'Enfance. Ces activités

trouvent leur reflet dans les programmes généraux de

protection maternelle et infantile, dans les efforts déployés en faveur des enfants prématurés et dans les initiatives destinées aux enfants diminués. L'OMS, généralement en collaboration avec le FISE, a

apporté son aide à l'exécution de programmes de ce genre en Autriche, en Finlande, en France, en Grèce, en Irlande, en Italie, en Turquie et en Yougoslavie. La troisième catégorie de programmes nationaux auxquels participe l'OMS, ici souvent encore avec le FISE, concerne la lutte contre les maladies transmissibles et surtout la tuberculose, le trachome et

les maladies contagieuses courantes de l'enfance.

L'OMS a, d'autre part, fourni son aide pour la

production de vaccins et de sérums. En 1953, des programmes portant sur tel ou tel aspect de la lutte contre les maladies transmissibles ont été élaborés ou appliqués dans huit pays de la Région : Autriche, Espagne, Finlande, Grèce, Maroc (zone française), Tunisie, Turquie et Yougoslavie. On trouvera dans la Partie IV une liste descriptive des projets établis dans les différents pays.

française et analogue au cours qui continue d'être donné en anglais au Centre d'anesthésiologie de Copenhague. Un cours de formation collective en matière de santé publique a été institué à Goteborg pour les pays scandinaves, cependant que la première

RÉGION EUROPÉENNE

87

Bourses d'études

attribuées sur les fonds de l'assistance technique, en

En 1953 ont été attribuées en Europe 287 bourses

revanche, une diminution réelle s'est produite en raison de difficultés financières : il n'en a été attribué que 63 en 1953, contre 134 en 1952.

d'études au total, contre 592 l'année précédente. Cette diminution est plus apparente que réelle, étant donné que dans les chiffres afférents à 1953 il n'est plus tenu compte des « participants » aux conférences, colloques et symposiums inter -pays énumérés dans

Le programme de bourses d'études demeure une

le Tableau I. Pour ce qui est des bourses d'études

des bases principales de l'activité de l'OMS en Europe. Il mérite de recevoir toute l'attention possible.

TABLEAU I. - PROGRAMMES INTER -PAYS EN EUROPE Gouvernement(s) principalement intéressé(s)

Description du programme

Durée

Autres pays participants

Participants ou boursiers §

Institutions participantes Institutions et du Bureau régional

Administration de la santé publique

Cours de formation collective pays scandinaves ; borg EURO 60

2 mois

Suède

à l'intention du personnel ler aoûtde la santé publique des 30 sept. Gote-

Danemark Finlande

Islande Norvège

20

Le Gouvernement suédois et le Bureau régional qui a participé à la rétribution du personnel enseignant.

Anesthésiologie

a) Quatrième cours fonda- 1 an mental de perfectionnement juin 1953pour anesthésiologistes, or- mai 1954 ganisé au Centre d'anesthésiologie de Copenhague t EURO 52

Danemark

Allemagne (République fédérale) Autriche

Espagne Italie Norvège

7

L'Université de Copenhague

et le Bureau régional qui a envoyé des chargés de cours et procuré une par tie du matériel d'enseignement. 6

b) Cours de perfectionnement pour anesthésiologistes, organisé au Centre d'anesthésiologie de Paris f EURO 62

1 an mai 1953avril 1954

France

Allemagne (République fédérale) Belgique

Espagne Grèce Suisse

L'Université de Paris et le Bureau régional qui a envoyé un conseiller technique, un chargé de cours,

Turquie

et fourni une partie du

matériel d'enseignement. Assainissement

Groupe d'étude chargé d'examiner la situation actuelle en Europe en ce qui concerne les méthodes classiques d'analyse de l'eau et les

3 jours 8 -10 déc.

Pays -Bas

Allemagne (République fédérale) Belgique

France Italie Royaume -Uni

6

Bureau du Siège et Bureau régional

normes de qualité de l'eau de boisson, La Haye EURO 66

Assistantes médico- sociales

Continuation de l'étude pilote visant à déterminer la catégone de personnel sanitaire

3 ans 1951 -1953

France RoyaumeUni

-

-

-

La Fondation Rockefeller et le Bureau régional qui a envoyé le conseiller technique et assuré le secrétariat du comité consultatif technique.

le mieux adaptée aux besoins médico- sociaux des familles EURO 6

§ Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS f Bien que des ressortissants d'autres Régions aient été invités à prendre part aux activités inter -pays, il n'est fait mention ici que des boursiers et des participants européens.

88

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

PROGRAMMES INTER -PAYS EN EUROPE (suite) Gouvernement(s) principalement intéressé(s)

Description du programme

Durée

Autres pays participants

Participants ou boursiers §

e

Institutions participantes participantes

do s

régional

Chirurgie

thoraco -pulmonaire

Cours de formation collective sur la chirurgie thoracopulmonaire, portant sur certains aspects des recherches cliniques et du traitement ; Groningue t EURO 27.3

3 semaines 6 -24 mai

Pays -Bas

Allemagne (République fédérale) Autriche Danemark Espagne Luxembourg Maroc (zone française)

Norvège Royaume -Uni Suède Suisse Tunisie Yougoslavie

12

L'Université de Groningue et le Bureau régional qui

a envoyé 2 chargés de cours.

Contrôle de la salubrité du lait

Cours de formation collective sur le contrôle de la qualité

du lait, organisé à l'intention du personnel des ateliers de pasteurisation du lait et des représentants des services sanitaires natio-

4 semaines 20 oct.13 nov.

Italie

Autriche Finlande France

Grèce Yougoslavie

5

FAO, FISE, Bureau du Siège et Bureau régional

naux ; Rome t INTER -REGIONAL 9

Education sanitaire

Conférence organisée à l'in- 9 jours tention des administrateurs 10 -18 avril de la santé publique et des personnes s'occupant activement de l'éducation sanitaire ; Londres EURO 25

RoyaumeUni

Allemagne (République fédérale) Autriche Belgique Danemark Espagne Finlande France Grèce

Irlande Italie Norvège Pays -Bas

40

Le Bureau du Siège et

le

Portugal Suède Suisse

Turquie Yougoslavie

Bureau régional qui a envoyé une personne pour organiser la conférence et 5 directeurs des débats (l'UNESCO était représentée à la conférence).

Etude sur la séparation de la mère et de l'enfant

Etude des effets produits sur à partir de le développement de l'en- nov. 1952

fant par la séparation de la mère au cours des premières années EURO 64

France RoyaumeUni

--

-

-

Le Centre international de l'Enfance et le Bureau régional qui a pris en charge une partie des frais afférents aux équipes tra-

vaillant en France et en Angleterre. 2 mois l01 juin31 juillet

Lutte contre les insectes

a) Cours de formation collective pour le personnel médical et auxiliaire sur la lutte

Italie

contre les maladies transmises

par

les

insectes ;

Espagne France (Algérie) Maroc (zone française)

Portugal Turquie Tunisie Yougoslavie

10

Istituto Superiore di Sanità, Rome, et Bureau régional

Rome t EURO 46 b)

la lutte contre les insectes vecteurs

Symposium sur

6 jours 26 -31 oct.

Italie

de maladies, à l'intention des experts et des fonctionpaires de la santé publique intéressés ; Rome EURO 23

Espagne France Grèce

Maroc (zone française) Royaume -Uni Suisse

12

Istituto Superiore di Sanità, Rome, et Bureau régional

§ Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS t Bien que des ressortissants d'autres Régions aient été invités à prendre part aux activités inter -pays, il n'est fait mention ici que des boursiers et des participants européens.

REGION EUROPÉENNE

89

PROGRAMMES INTER -PAYS EN EUROPE (suite) Gouvernement(s) principalement intéressé(s)

Description du programme

Durée

Autres pays participants

Participants ou boursiers §

Institutions participantes et r61e du Bureau régional

Maladies vénériennes

a) Continuation des travaux de la commission intergouvernementale instituée pour

4 ans 1950 -1953

lutter contre les maladies vénériennes parmi les bate-

Tiers du Rhin, et réunion pour l'examen du futur sta-

Allemagne (République fédérale) Belgique France Pays -Bas Suisse

-

-

-

Le Bureau du Siège, l'OIT et le Bureau régional qui a contribué aux dépenses afférentes

au

fonction -

nement de la commission et payé les frais de parti -

tut de la commission EURO 5

cipation à la réunion.

b) Cours de formation collective sur les divers aspects de la lutte contre les maladies vénériennes s'appliquant plus particulièrement aux

12 semaines 21 sept.12 déc.

Pays -Bas

Allemagne (République fédérale) Espagne Finlande

France Italie Norvège Suède Yougoslavie

11

Le Bureau du Siège et le Bureau régional qui a envoyé 4 chargés de cours.

gens de mer ; Centre de démonstration et de formation professionnelle dans

un port (Rotterdam) t EURO 59

Médecine préventive et médecine sociale Conférence de professeurs

5 jours

Suède

d'hygiène et d'administra- 6 -10 juillet teurs de la santé publique sur l'enseignement postuniversitaire de la médecine préventive et de la médecine sociale ; Goteborg EURO 22.3

Allemagne (République fédérale) Autriche Belgique Danemark Espagne Finlande France Grèce Allemagne (République (fédérale) Autriche Belgique

Irlande Islande Italie Norvège Pays -Bas

20

Le Bureau du Siège et le Bureau régional qui a envoyé 3

directeurs de

Portugal Royaume -Uni Suisse

discussions et 4 administrateurs principaux de la santé publique.

Tunisie Yougoslavie Grèce Italie Maroc (zone française) Suède Suisse Yougoslavie 11

Médecine du travail a) Cours de formation collec-

3 semaines 8 -26 juin

Royaume -

British Council

tive en matière d'hygiène industrielle ; Manchester et Roffey Park, Angleterre EURO 57

Uni

Danemark Espagne

b) Colloque sur la médecine avec l'organisation des services sanitaires ; Milan EURO 32.2

6 jours 3 oct.

Italie

du travail et ses rapports 28 sept.-

Autriche Belgique Espagne France Grèce Luxembourg Allemagne (République fédérale) Belgique Espagne

Maroc (zone française) Portugal Suisse

49

L'OIT et le Bureau régional,

qui a désigné une per sonne pour organiser le colloque et envoyé conférenciers 7 7

Tunisie Yougoslavie

Pédiatrie sociale Cours de formation collective 12 semaines sur la pédiatrie sociale ; 13 avril4 juillet Paris EURO 55.3

France

Irlande Italie Norvège Turquie

Centre international de l'Enfance

§ Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS t Bien que des ressortissants d'autres Régions aient été invités à prendre part aux activités inter -pays, il n'est fait mention ici que des boursiers et des participants européens.

90

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

PROGRAMMES INTER -PAYS EN EUROPE (suite) Gouvernement(s) principalement intéressé(s)

Description du programme

Durée

Autres pays participants

Participants ou boursiers §

et rôle du Bureau régional

Institutions

Problèmes relatifs à la période périnatale a) Groupe d'étude sur les problèmes relatifs à la période périnatale ; Bruxelles EURO 39

7 jours 17 -23 sept.

Belgique

Danemark Finlande France Norvège Belgique Norvège Pays -Bas

Pays -Bas

17

Royaume -Uni Suède

Le Gouvernement belge et le Bureau régional qui a envoyé 2 experts -conseils.

b) Cours de formation collective sur les problèmes relatifs aux périodes périnatale et néo- natale ; Paris EURO 55.4

6 semaines 12 oct.20 nov.

France

Portugal Suisse

6

Centre international l'Enfance

de

Réadaptation des enfants physiquement diminués

Cours de formation collective

6 semaines

France

Espagne

Yougoslavie

2

pour assistants sociaux et 16 fév.spécialistes, sur la réadap- 28 mars tation des enfants atteints d'infirmité motrice ; Paris EURO 55.2

Centre international l'Enfance

de

Santé mentale et santé publique

Colloque sur l'application des principes de santé mentale dans divers domaines de la santé publique, organisé

2 semaines 12 -14 juillet

Pays -Bas

pour les fonctionnaires de la santé publique et les psychiatres ; Amsterdam EURO 14.8

Allemagne (République fédérale) Autriche Belgique Espagne Finlande France Allemagne (République fédérale) Autriche Danemark Espagne France Grèce Irlande Islande Luxembourg Allemagne (République fédérale) Autriche Belgique Danemark Espagne Finlande France Grèce Irlande Islande

Italie Portugal Royaume -Uni Suisse

18

Le Gouvernement des Pays -

Bas et le Bureau régional

qui a fourni 2 conférenciers et 8 directeurs des débats.

Tunisie Turquie Yougoslavie

Services d'hygiène scolaire Groupe itinérant d'étude pour

le personnel supérieur des services d'hygiène scolaire, Danemark et Pays -Bas t EURO 40

3 semaines 9 avriller mai

Danemark Pays -Bas

Maroc (zone française) Norvège Pays -Bas

19

Le Bureau régional, qui a désigné 2 chefs de groupe.

Royaume -Uni Suède Suisse Tunisie Turquie Yougoslavie

Soins infirmiers de santé publique Conférence des infirmières de la santé publique ; Mont Pèlerin s /Vevey EURO 7.2

2 semaines 4 -18 oct.

Suisse

Italie Luxembourg Maroc (zone française) Norvège Pays -Bas

47

Le Gouvernement suisse et le Bureau régional qui a

envoyé 4 directeurs des débats et une personne chargée d'organiser conférence. la

Portugal Royaume -Uni Suède

Turquie Yougoslavie

§ Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS t Bien que des ressortissants d'autres Régions aient été invités à prendre part aux activités inter -pays, il n'est fait mention ici que des boursiers et des participants européens.

RÉGION EUROPÉENNE

91

PROGRAMMES INTER -PAYS EN EUROPE (suite) Gouvernement(s) principalement intéressé(s)

Description du programme

Durée

Autres pays participants

Participants ou boursiers §

Autres institutions participantes

et rôle du Bureau régional

Tuberculose a)

Cours de formation collecpour phtisiologues ; Istanbul t tive EURO 56

8 semaines

Turquie

à partir du 30 nov.

Autriche Espagne Finlande Gréce

Maroc (zone française) Trieste Tunisie Yougoslavie Gréce Italie Maroc (zone française)

15

Le Centre antituberculeux de formation profession nelle et de démonstration d'Istanbul et le Bureau

régional qui a fourni 2 chargés de cours. 5

b)

Cours de formation collective sur la prévention de la tuberculose chez l'enfant, à l'intention des médecins et des fonctionnaires médicaux chargés des services de prévention de la tuberculose ; Paris EURO 55.1

6 semaines 5 janv.14 févr.

France

Allemagne (République fédérale) Finlande

Centre international l'Enfance

de

§ Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS t Bien que des ressortissants d'autres Régions aient été invités à prendre part aux activités inter -pays, il n'est fait mention ici que des boursiers et des participants européens.

Aperçu de quelques projets typiques Il est difficile et parfois impossible d'exposer convenablement quels ont été dans l'espace d'une seule année les progrès de l'activité de l'OMS en Europe. Les tableaux ne permettent pas toujours de

Le premier de ces problèmes est celui des laboratoires de santé publique. Ces laboratoires sont indispensables pour l'application efficace des mesures

modernes de santé publique. L'organisation des

saisir l'interdépendance qui existe entre de nombreux

projets, et il n'est pas facile non plus de suivre une activité déterminée pendant une période de plusieurs années. Dans les pages qui suivent, on s'est efforcé de remédier à cette difficulté en groupant certaines activités par catégories et en exposant les progrès

services de laboratoire est assez poussée dans certaines parties de l'Europe ; toutefois, quelques gouverne-

ments ont demandé à l'OMS de les aider à améliorer les moyens dont ils disposent dans ce domaine. Aussi

accomplis au cours d'une période débordant le cadre de l'année considérée. Maladies transmissibles

les bourses d'études ont -elles été accordées à des ressortissants de plus de la moitié des pays de la Région pour leur permettre d'étudier, tant en Europe qu'aux Etats -Unis d'Amérique, les maladies bactériennes, virales et rickettsiennes. Plusieurs laboratoires récemment rénovés, en Autriche et en Yougoslavie par exemple, sont actuellement capables d'exécuter une gamme étendue d'épreuves qui aident les médecins à poser un diagnostic exact et à prescrire un traitement efficace. Des chercheurs yougoslaves,

Alors que le paludisme est maintenant enrayé dans

le sud de l'Europe et que les maladies vénériennes ont cessé de poser un problème grave dans la Région

européenne, de nombreuses autres maladies transmissibles, en particulier d'origine virale, constituent toujours un danger. L'activité déployée par l'OMS dans la lutte contre les maladies transmissibles courantes de l'enfance, comme la coqueluche et la

après avoir bénéficié d'une bourse de l'OMS, ont mené des enquêtes épidémiologiques visant à déterminer la fréquence du typhus, de la brucellose et de la fièvre Q. Le second problème est celui des zoonoses. A la

en cours contre le trachome dans trois pays de la Région. Le domaine est vaste, si bien qu'on se bornera à traiter ici de deux des problèmes posés par la lutte contre les maladies transmissibles.

diphtérie, devra être examinée dans un rapport ultérieur, de même que les campagnes actuellement

fin de 1952 s'est tenue à Vienne une conférence européenne consacrée à l'étude de cinq des quatre vingts maladies transmises à l'homme par les animaux

- la tuberculose, la brucellose, la leptospirose, la fièvre Q et la rage - qui posent toutes de sérieux problèmes de santé publique en Europe. L'OMS et

92

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

la FAO ont publié conjointement un rapport sur cette conférence.' En Europe, bien souvent le lait livré à la consommation n'était pas exempt de danger,

Le Bureau régional de l'Europe a commencé très tôt à organiser périodiquement des colloques grou-

car il pouvait transmettre la tuberculose bovine et la brucellose. C'est pourquoi on a organisé à Rome, en 1953, un cours mixte FISE /FAO /OMS sur divers

pant des ingénieurs sanitaires européens. Il est apparu que ces colloques contribuaient très efficacement à diffuser des renseignements précieux auprès

aspects du traitement du lait et des maladies qu'il propage (voir Tableau I). Grâce à l'éradication de la maladie chez l'animal, à la pasteurisation et à l'amélioration des mesures générales d'hygiène, le lait devient l'élément de consommation courante le plus important dans le régime alimentaire de l'Européen. La leptospirose provoque de nombreuses incapacités et fait perdre un grand nombre de jour-

des participants, à favoriser le reclassement des spécialistes de la question et à renforcer la collabo-

occupent une surface de plus de 60.000 hectares et dans lesquelles travaillent, estime -t -on, plus de 100.000 ouvriers. Un expert -conseil de l'OMS a aidé le Gouvernement espagnol à définir l'ampleur du problème et à améliorer les mesures de lutte contre cette maladie. Toujours dans le domaine des zoonoses, l'OMS organisera une conférence sur la salubrité de la viande au début de 1954 et, par la suite, une réunion qui sera consacrée à l'étude des problèmes vétérinaires d'hygiène publique. Services de santé publique

nées de travail dans les rizières d'Espagne, qui

ration entre les ingénieurs sanitaires et les autres catégories de personnel des services nationaux de santé publique. Au cours d'une réunion d'experts européens, ceux -ci ont souligné la valeur de ces colloques et ont montré, avec exemples à l'appui, qu'ils avaient favorisé l'application de données techniques pour l'amélioration de l'assainissement. Ces colloques ont eu aussi un heureux effet sur le

développement de l'activité entreprise en matière d'assainissement au cours de l'année 1953. Ils ont périodiquement réuni des experts hautement qualifiés de tous les pays de la Région, pour la discussion de

problèmes d'intérêt commun, dont certains trouveront par la suite leur solution dans le programme établi par l'OMS pour l'Europe. C'est ainsi que deux études internationales ont été entreprises : la première vise l'adoption, en anglais et en français, d'un glossaire des termes de génie sanitaire utilisés en Europe, ouvrage qui pourra également être adapté à d'autres langues ; la seconde, qui a débuté au

L'effort actuellement déployé en Europe dans le domaine sanitaire vise essentiellement à réorganiser les services de santé publique de façon à les adapter aux besoins actuels. Des rapports ultérieurs traiteront des programmes régionaux de soins infirmiers et de l'activité de l'OMS en matière d'éducation sanitaire de la population. Il conviendra également de parler, l'OMS pour adapter les services médico- sociaux aux

cours de 1953, porte sur les méthodes d'analyse de l'eau et sur la définition des normes de qualité dans le cadre d'une action plus vaste à laquelle participent les autres Régions de l'OMS et elle est menée en étroite collaboration avec le Bureau du Siège.

à une prochaine occasion, de l'action menée par

Le prochain colloque sur l'assainissement, qui aura lieu en 1954, sera consacré au problème de la pollution des eaux souterraines et des eaux de surface. Ce problème revêt une acuité de plus en plus grande

besoins des familles, de la lutte qu'elle entreprend contre l'alcoolisme, de l'importance qu'elle accorde à la santé mentale dans le cadre général des mesures de santé publique, et, enfin, de ses efforts toujours

dans de nombreux pays d'Europe, où les besoins d'eau pure pour l'usage domestique et industriel augmentent sans cesse, tandis que l'expansion de l'industrie en rend la solution plus difficile. Il devient

plus fructueux pour mettre fin, dans de nombreux pays, à la pénurie d'anesthésiologistes qualifiés.

Dans le présent Rapport, on s'attachera

spécia-

lement aux aspects suivants de l'activité de l'OMS en Europe. Assainissement

nécessaire de mettre à jour la législation en vue de protéger de la pollution les masses d'eau formées par la nature, de façon qu'elles puissent continuer à être utilisées sans danger pour la boisson sans avoir à subir une épuration onéreuse. Ce problème préoc-

cupe tout spécialement un certain nombre de pays de l'Europe centrale. Comme bien souvent plusieurs pays utilisent les mêmes cours d'eau, il sera nécessaire

La diversité des formes de civilisation et l'inégalité

du développement économique et social dans les différents pays européens se reflètent dans leur politique d'assainissement. L'OMS s'efforce d'harmoniser les systèmes appliqués dans les divers pays en facilitant l'adoption de normes internationales et l'amélioration des services nationaux d'assainissement. Connaissances et techniques nouvelles, Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, N° 19) ; a paru également dans Etudes agricoles de la FAO, N° 25

d'entreprendre une action internationale. Enseignement de la santé publique Il a été question plus haut des programmes tendant à renforcer les établissements nationaux qui donnent des cours supérieurs de santé publique. Une proportion élevée des bourses d'études individuelles attri-

' Organisation Mondiale de la Santé (1953) Zoonoses -

buées au cours des années précédentes visaient

également à permettre à leurs bénéficiaires de perfectionner leurs connaissances sur des problèmes particuliers de l'organisation de la santé publique

RÉGION EUROPÉENNE

93

et de ses services. Etant donné la nécessité de reviser

des problèmes administratifs et de comparer différents types d'administration. Certains des pays

le système européen d'enseignement de l'hygiène, de la médecine préventive et de la médecine sociale, le Bureau régional, qui avait patronné à Nancy, en décembre 1952, une conférence sur l'enseignement

d'accueil ont constaté de leur côté qu'il leur avait été très utile de procéder à des préparatifs intensifs

de ces disciplines dans les écoles de médecine, a organisé à Goteborg, en juillet 1953, une conférence praticiens diplômés. Ces deux conférences ont

en prévision de la visite d'un groupe d'adminis-

sur l'enseignement de la médecine préventive aux

trateurs expérimentés, auxquels ils avaient à montrer en un laps de temps relativement court, les aspects importants de leurs services de santé. Ceci ne s'ap-

réuni de nombreux professeurs et hauts fonction-

l'enseignement de la santé publique en Europe et d'étudier les mesures qu'il conviendrait de prendre.

naires européens de la santé publique, auxquels elles ont fourni une occasion unique de faire le point de

plique pas seulement aux services centraux de la santé, mais aussi aux médecins et aux administrateurs de la santé publique. Plusieurs gouvernements ont exprimé l'avis que cette façon d'étudier les problèmes de la santé publique donne, pour tous les intéressés, de meilleurs

A la fin de l'année, un rapport sur cette réunion était en préparation.

résultats que ne feraient des études individuelles dans ce domaine particulier. Organisation des bibliothèques médicales Etant donné l'importance des bibliothèques médicales pour les établissements d'enseignement, l'OMS

De même, une série de groupes d'étude sur l'administration de la santé publique a été organisée conformément aux recommandations formulées en

1950 par un groupe spécial d'experts européens.

Il s'agit de donner à des administrateurs expérimentés

de la santé publique l'occasion d'examiner les problèmes auxquels ont à faire face d'autres pays, de manière à assurer graduellement une meilleure compréhension de ces problèmes et de l'état des services de santé publique en Europe. Les buts immédiats des groupes d'étude sont les suivants : permettre aux participants de connaître les problèmes sanitaires qui se posent dans les pays d'accueil, d'évaluer les ressources dont on dispose pour y faire face, de voir par quels moyens le pays s'efforce de les résoudre et, finalement, de comparer les méthodes respectivement appliquées dans divers pays à l'égard des problèmes communs. Le premier groupe s'est rendu en Suède, en Ecosse et en Belgique en 1951 et le second en Norvège et en

a entrepris un programme visant à renforcer l'organisation des bibliothèques médicales dans certains pays de la Région. Ce programme avait pour objet de centraliser les ressources dans ce domaine, d'attribuer des bourses de perfectionnement à des bibliothécaires médicaux et de fournir la littérature médicale nécessaire pour l'enseignement de la médecine et la formation du personnel de la santé publique. Le bibliothécaire -conseil de l'OMS s'est rendu dans plusieurs pays oh. les ressources des bibliothèques sont faibles ; il a constaté que l'extrême dispersion des livres et des périodiques (bureaux du personnel enseignant, bibliothèques des différentes facultés, petites bibliothèques des services hospitaliers, par exemple) et l'absence d'un catalogue collectif y rendaient la situation encore plus fâcheuse.

France au cours de l'automne 1952 ; ils étaient tous les deux dirigés par un administrateur de la santé publique expérimenté. Les services centraux de santé publique des pays dans lesquels les deux groupes se sont rendus avaient rédigé des brochures donnant, sur les conditions sociales et sur l'organisation et l'administration des services de santé intéressés, les renseignements dont les participants avaient besoin pour comprendre ce qu'ils allaient observer et discuter. Ces brochures fournissent déjà

Il en résulte souvent que des achats font double emploi et que la pénurie de bibliothécaires qualifiés

empêche de tirer le meilleur parti possible des ressources existantes. C'est ainsi que l'étudiant en médecine ne peut guère se rendre compte de tout ce qu'il pourrait trouver dans les ouvrages médicaux

de référence, ni faire usage des outils bibliographiques de sa future profession.

les éléments d'un rapport sur l'organisation des services de santé en Europe. Dix-huit pays européens participent maintenant régulièrement à ces voyages d'étude, et des dispositions ont été prises en vue de

l'envoi d'un groupe en Allemagne et en Italie en 1954. Les participants et les gouvernements intéressés

soumettent cette activité à un examen constant, et il est tenu compte des modifications qu'ils suggèrent dans l'organisation de chaque nouveau voyage. Ce travail a été examiné par le Comité régional au cours de sa troisième session et les gouvernements repré-

L'OMS a pu apporter son concours à ces pays sous forme de conseils et de bourses d'études. Par exemple, une bourse d'une année a été attribuée en 1952 à un bibliothécaire médical yougoslave. Pendant les neuf premiers mois, il a suivi un cours général de bibliothéconomie à l'Ecole de Bibliothécaires de Genève et a fait un stage à la Bibliothèque de l'OMS. I1 a reçu ensuite une préparation intensive dans des bibliothèques médicales françaises et

sentés ont été unanimes à reconnaître son utilité. Ces voyages, ont -ils estimé, ont été très instructifs

anglaises de premier plan. Il est rentré à Belgrade à l'expiration de sa bourse pour diriger des cours de bibliothéconomie de courte durée et organiser un

pour ceux qui y ont participé, en leur permettant d'entreprendre une étude plus vaste et plus objective

fichier de la documentation relative à la santé publique. D'autre part, deux bibliothécaires médi-

caux finlandais ont reçu des bourses en 1953 et ont visité, en France, en Italie, en Suisse et au Royaume-

94

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, des bibliothèques médicales réputées dont ils ont étudié l'organisation. Des bibliothécaires d'Autriche, de Finlande, de Grèce, de Norvège, des Pays -Bas et de Yougoslavie ont sollicité une aide et des conseils en matière de système de classement, d'organisation des bibliothèques médicales, de techniques pour l'établissement de catalogues collectifs et pour l'élaboration de bibliographies dans divers domaines. De nombreux bibliothécaires médicaux de ces mêmes pays ont également demandé à l'OMS de patronner des cours de perfectionnement ou un colloque sur la bibliothéconomie médicale, traitant spécialement des problèmes auxquels ont à faire face les bibliothèques médicales d'Europe. A la suite du Ier Congrès international sur les Bibliothèques médicales qui s'est tenu à Londres en

quarantaine de centres dans des hôpitaux universitaires et autres ; ces centres sont généralement rattachés au service de pédiatrie. Les personnes et organismes intéressés ont chaleureusement accueilli cette initiative. Médecins et administrateurs des hôpitaux n'ont rien ménagé pour réserver des locaux convenables à cette fin. Ils ont fait appel à du personnel spécialement formé. D'autre part, des crédits ont été fournis pour le fonctionnement de ces centres, dont les principaux servent en même temps de centres

nationaux de formation professionnelle dans ce domaine. L'OMS a accordé à plusieurs médecins

et infirmières des bourses destinées à leur permettre d'aller recevoir à l'étranger une formation spécialisée. L'expérience ainsi acquise en France a facilité la

mise sur pied de services analogues en Italie, où sept centres ont été créés dans le nord du pays. La plupart sont rattachés à des hôpitaux universitaires.

juillet et auquel ont assisté un grand nombre de

bibliothécaires médicaux éminents, le Bureau régional a convoqué un comité consultatif spécial formé de huit bibliothécaires d'Autriche, de Norvège, du Royaume -Uni, de Suède et de Yougoslavie, assistés d'un expert bibliothécaire des Etats -Unis d'Amérique, d'un expert -conseil qui avait été affecté au Centre

Sept autres centres seront établis plus tard dans diverses parties du pays. Le personnel chargé des centres pilotes italiens a reçu une formation complé-

de Bibliographie d'Ankara (Turquie), d'un repré-

mentaire à Paris, grâce à un cours organisé dans cette ville par le Centre international de l'Enfance sur la demande de l'OMS et auquel ont également participé des membres du personnel des centres de Yougoslavie.

sentant de la Division des Bibliothèques, de la Documentation et des Archives de l'UNESCO et du bibliothécaire de l'OMS. Se fondant sur les besoins qui se manifestent dans leurs pays respectifs et dans

Bien qu'on ne dispose pas encore de données statistiques à ce sujet, il y a de bonnes raisons de penser que l'institution de ces services perfectionnés

d'autres pays qu'ils avaient visités, les membres de ce comité ont recommandé qu'un colloque d'étude sur la bibliothéconomie médicale soit organisé en 1955. Cette réunion, qui grouperait vingt participants, serait chargée d'étudier les points suivants : 1) centralisation de la documentation médicale ; 2) collaboration entre bibliothèques médicales ; 3) bibliogra-

phie médicale et travaux de référence ; 4) relations extérieures, notamment démonstrations aux étudiants effectuée en 1954.

en médecine sur l'emploi des bibliothèques. La préparation proprement dite de ce colloque sera Mortalité infantile Avec la baisse progressive des taux de la mortalité

contribuera à réduire la mortalité par prématurité. La prématurité est certes un facteur important de mortalité périnatale, mais ce n'est pas le seul. Aussi un groupe d'étude s'est -il réuni à Bruxelles en septembre pendant une semaine pour procéder à des échanges de vues et de renseignements sur l'ensemble de la période périnatale, qui pose un problème d'une importance toute spéciale dans les pays où la mortalité infantile est la plus faible. Des obstétriciens, des pédiatres, des infirmières de la santé publique et des sages- femmes de huit pays d'Europe occidentale ont participé aux débats, au cours desquels les causes de mortalité périnatale ont été discutées et certaines conclusions générales ont été tirées. Il a été recommandé que des contacts étroits soient établis entre les personnes qui étudient ce pro-

infantile générale, la prématurité est devenue une des principales causes de décès dans la période néo-

blème sur le plan national, que les connaissances

cliniques et l'expérience pratique soient appliquées à

natale. Dans les pays où la mortalité infantile est faible, la prématurité est responsable de la moitié au moins de tous les décès de nouveau -nés. Depuis plusieurs années déjà, l'OMS et le FISE aident à la création ou au renforcement de services pour préma-

l'organisation de services de protection maternelle

et infantile et à la formation du personnel, que

turés. A cet effet, ils forment des médecins et des fournissent le matériel moderne nécessaire. Un service complet de soins aux prémainfirmières et

l'incidence des conditions sociales et économiques sur la mortinatalité et la prématurité soit étudiée et que des recommandations soient formulées pour leur amélioration. Un rapport complet sur les travaux de ce groupe d'étude est en préparation. Santé mentale et développement de l'enfant

turés implique un nombre de centres assez grand pour réduire au minimum le temps qu'il faut pour transporter le prématuré dans un incubateur portatif du lieu de sa naissance à un centre spécialisé. Au cours des deux ou trois dernières années, la France a, avec l'aide internationale, créé ou renforcé une

L'action déployée par l'OMS pour protéger la santé mentale des enfants d'Europe découle essen-

tiellement d'initiatives du Bureau du Siège et de recommandations de comités d'experts. En outre, les monographies sur les soins maternels et la santé

FORMATION D'INFIRMIÈRES EN BIRMANIE A mesure que, dans toutes les parties du monde, se développent les services de santé publique, il devient nécessaire d'augmenter le nombre des infirmières et des auxiliaires aptes à être enrôlées dans l'équipe sanitaire. L'OMS aide les gouvernements dans cette tâche.

A l'école d'infirmières de l'hôpital général de Rangoon (Birmanie), les élèves apprennent les rudiments de l'anatomie.

Dans une salle de la même école, une infirmière monitrice, formée à cette tâche par les monitrices de l'O M S, montre comment il faut panser un malade chirurgical.

ÉDUCATION SANITAIRE EN BIRMANIE

melb

Ah

Au dispensaire pour enfants du centre de protection maternelle et infantile de Goodliffe, près de Rangoon, des infirmières visiteuses sont initiées à l'emploi des fiches d'observation des malades.

Une infirmière de l'hôpital général de Rangoon soigne un nourrisson atteint de pneumonie...

Au centre, une élève- infirmière assiste à l'examen de deux jumeaux de 14 jours. Debout derrière la mère, la let -the ou dai (sage -femme non diplômée) qui a fait l'accouchement.

Cette autre élève- infirmière explique à une mère comment utiliser des aliments solides dans l'alimentation de son nourrisson.

Une infirmière de la santé publique démontre à des infirmières visiteuses comment administrer aux enfants de l'huile de foie de poisson en capsules.

... tandis que, dans la salle de chirurgie infantile du même hôpital, une de ses collègues panse l'ceil d'un jeune malade.

La pesée d'un nourrisson par une élève du centre. Devant elle, la fiche où elle consigne ses observations.

Lors d'une visite à domicile, l'infirmière de la santé publique examine les enfants de la famille sous l'oeil attentif de deux élèves du centre.

Consultation post -natale à domicile. L'infirmière enseigne à une jeune mère la pratique des soins à donner aux nourrissons,

Une infirmière du centre de protection maternelle et infantile donne des soins à domicile à une jeune mère tuberculeuse. Ce traitement se fait sous le contrôle du dispensaire antituberculeux,

UNE VISITE AUX SERVICES D'HYGIÈNE SCOLAIRE DU DANEMARK ET DES PAYS -BAS Un groupe d'étude de l'OMS, composé de médecins des Régions de la Méditerranée orientale et de l'Europe, a visité les services d'hygiène scolaire du Danemark et des Pays -Bas au cours d'un voyage de deux semaines. Les méthodes éducatives créées à l'usage des enfants physiquement diminués

ont particulièrement retenu l'attention des délégués.

Les membres du groupe d'étude contemplent la piscine où s'ébattent les petits pensionnaires de l'Institut royal pour aveugles de Refsnaes (Kalundborg, Danemark).

Trois médecins du groupe d'étude examinent une fillette pendant la visite médicale qui, pour chaque enfant danois, est obligatoire au moins une fois par an.

Grâce aux méthodes d'enseignement appliquées par l'Institut royal pour aveugles de Refsnaes, les enfants qui ont perdu complètement ou partiellement la vue peuvent suivre le programme des écoles ordinaires.

Au jardin d'enfants de Copenhague pour les enfants sourds, un jeune

garçon apprend à parler. Il touche les muscles de la gorge et du visage de l'institutrice pendant qu'elle articule le nom d'un objet familier, et il essaie de l'imiter.

RÉGION EUROPÉENNE

95

mentale et sur les aspects psychiatriques de la délinquance juvénile ont défini les objectifs d'une série

de projets que le Bureau régional a entrepris en collaboration avec d'autres organisations depuis

d'usines et les infirmières d'usines, mais encore les syndicats, les employeurs et les services de

1950. En France et au Royaume -Uni, l'OMS et

le Centre international de l'Enfance patronnent des

études de longue haleine sur la carence de soins maternels. L'OMS a participé à des réunions organisées par les Nations Unies et le Centre international de l'Enfance sur l'enfance sans foyer et le placement dans un foyer nourricier, ainsi qu'à des conférences convoquées par l'UNESCO sur l'éduca-

tembre 1953. Tous les pays européens ont été

sécurité sociale. Deux colloques ont été organisés, le premier (en anglais) à Leyde (Pays -Bas) à la fin de 1952 et le second (en français) à Milan en sep-

invités à envoyer des participants à l'une ou à l'autre réunion.

L'ordre du jour des deux colloques était à peu près le même. Il portait notamment sur des questions

collectifs sur la pédo -psychiatrie ont été organisés par le Centre international de l'Enfance en 1950 et par l'Association internationale de Pédiatrie en 1951. En 1952, l'OMS a organisé à Lillehammer (Norvège) un colloque sur la pédo -psychiatrie et la guidance infantile ; le rapport sur ce colloque a été largement diffusé. Plus tard au cours de la même année, seize pays européens ont envoyé plusieurs de leurs ressortissants à un cours d'été sur la santé mentale et le développement de l'enfant que la Fédération mondiale

tion et la santé mentale des enfants. Des cours

telles que la réadaptation professionnelle, la santé mentale, les problèmes relatifs à la santé des vieux travailleurs, les services de médecine du travail dans

les grandes et les petites entreprises, l'absentéisme et les tendances de la législation relative à la médecine

du travail. Toutes ces questions revêtaient un intérêt particulier pour chacune des catégories de participants. Le programme comportait la visite d'usines et spécialement de leurs services médicaux. Les participants ont insisté sur l'importance de la collaboration entre les différentes organisations nationales chargées de la protection médico- sociale des

pour la Santé mentale avait organisé à Chichester avec des fonds fournis par l'OMS. En 1953, un groupe

consultatif spécial a discuté de l'importance que présentait pour l'enfant l'existence de relations de travail étroites entre pédiatres et pédo -psychiatres.

travailleurs. Certains résultats ont été immédiatement obtenus : des échanges d'informations ont eu lieu sur des problèmes particuliers de médecine du travail, l'intérêt commun porté à cette question a été renforcé et la collaboration entre les différentes organisations nationales intéressées a été resserrée. Ces colloques ont en outre permis de réunir des rensei-

Ces travaux ont frayé la voie à une conférence

d'étude sur les enfants hospitalisés qui se tiendra à Stockholm en septembre 1954. Au cours de ces quatre années, les divers pays ont de leur côté déployé une activité importante dans ce domaine. Les pays scandinaves ont organisé des colloques nationaux calqués sur celui de Lillehammer.

gnements sur les services de médecine du travail

existant dans les pays européens et de pressentir des personnalités influentes, dignes de confiance et expérimentées, qui seraient en mesure de participer aux activités futures dans ce domaine. Ils ont également

donné à des équipes nationales la possibilité de

L'OMS a aidé au développement des services de guidance infantile d'Autriche, de France et d'Irlande. D'une façon plus générale, le pourcentage croissant de bourses individuelles demandées en vue d'études

formuler des suggestions constructives pour les programmes nationaux et internationaux futurs en matière de médecine du travail.

sur les problèmes de santé mentale de l'enfance reflète l'intérêt porté en Europe à cet aspect de la santé de l'enfant. Médecine du travail

Il est encore trop tôt pour évaluer les résultats lointains de ces réunions. On peut cependant dire d'ores et déjà que la Finlande a décidé d'organiser un colloque entre pays scandinaves sur la médecine du travail, que la Turquie envisage de créer à Ankara

un institut de médecine du travail, et que dans quelques -uns au moins des pays qui ont participé aux colloques on observe des signes certains d'une

Si quelques problèmes particuliers intéressant les relations humaines dans l'industrie avaient déjà été étudiés depuis quelque temps par le Bureau régional, les colloques européens sur la médecine du travail ont constitué la première activité régionale dans ce domaine. Ces colloques avaient pour but essentiel

collaboration plus étroite entre les services de méde-

cine du travail et les services généraux de la santé publique.

de réunir des fonctionnaires de la santé publique, des médecins du travail et des médecins inspecteurs d'usines, ainsi que de réduire l'isolement dans lequel se trouvent les services de médecine du travail dans de nombreux pays européens. L'OIT a été priée de collaborer à cette initiative car ce problème n'intéresse pas seulement les médecins du travail, les fonctionnaires de la santé publique, les médecins inspecteurs * *

Un rapport sur les deux colloques était en préparation à la fin de l'année. Il sera adressé à tous les participants, aux gouvernements et aux instituts qui s'intéressent à la médecine du travail en Europe. On s'efforcera en même temps de pousser plus loin l'analyse des résultats obtenus. Pour l'avenir, l'OMS se propose, en collaboration avec l'OIT, d'aider à établir et renforcer des programmes bien conçus et coordonnés visant la protection médico- sociale des travailleurs. *

96

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Perspectives d'avenir

de réduire le nombre des programmes et de les améliorer. Une question d'une importance particulière est l'aide que l'OMS est et sera de plus en plus invitée à donner pour adapter les conclusions générales d'une étude, d'une conférence ou d'un colloque régional aux besoins particuliers des pays et à leur capacité d'amélioration technique. Elle sera sans doute appelée de ce fait à accorder une plus grande importance à l'aide directe aux pays, tout en conservant les éléments les plus valables des programmes inter -pays. Si elle entend suivre les activités déployées

Les Etats Membres collaborent aujourd'hui de façon très active à l'élaboration des plans d'activité de la Région européenne, si bien que l'action internationale qui en découle commence à répondre de beaucoup plus près aux besoins de la Région. Comme on l'a vu plus haut, le Bureau régional a besoin, pour développer son activité en Europe, d'une organisation

plus stable du personnel et d'un siège permanent. La solution de ces deux problèmes est en vue, mais la condition primordiale à laquelle est subordonnée l'utilité de l'action future de l'OMS en Europe est la stabilité budgétaire. Les réalisations resteront toujours en deçà des intentions aussi longtemps que les fluctuations des fonds de l'assistance technique

dans le cadre des programmes inter -pays jusqu'à leur aboutissement sur le plan national, l'Organisation devra incontestablement assumer des tâches nouvelles et choisir avec le plus grand soin les actiinterrompus.

cières qu'aura l'Organisation d'intégrer dans le programme ordinaire les plus importantes des

interrompront régulièrement toutes les activités de l'OMS. En Europe, où les perspectives concernant ces fonds sont peut -être moins certaines que dans d'autres Régions de l'OMS, l'avenir semble dépendre en grande partie des possibilités techniques et finan-

vités qu'elle compte entreprendre, faute de quoi les travaux commencés risqueront souvent d'être On peut envisager de nombreuses améliorations dans les programmes tendant à développer l'enseignement et la formation professionnelle. Il y a certainement beaucoup à faire en ce qui concerne les normes d'enseignement, encore que les conférences de Nancy

activités d'assistance technique. Dans le proche avenir, le Bureau régional continuera sans nul doute à exercer essentiellement son activité dans les grands domaines de l'échange des informations, d'une part, de l'enseignement et de la formation professionnelle, d'autre part. De plus amples études préliminaires sur les problèmes ou les services sanitaires devront être entreprises avant

et de Goteborg sur l'enseignement de la médecine

préventive et de la médecine sociale aient déjà

accompli un utile travail dans ce sens. La création d'établissements nationaux de formation professionnelle, le parrainage, par deux ou plusieurs pays, de centres de formation professionnelle et le dévelop-

que ces questions puissent faire utilement l'objet d'une conférence ou d'un colloque régional. Un autre enseignement se dégage maintenant de l'expérience acquise en Europe ; c'est qu'il y a eu une trop grande dispersion des activités dans techniques pour les programmes inter -pays et les demandes d'assistance des gouvernements pour leurs programmes nationaux complémentaires ont eu pour résultat la mise en train en 1953 d'activités régionales dont le volume commence à dépasser les possibilités du Bureau régional, si toutefois celui -ci entend les

pement des moyens de formation collective sont autant de questions qui appelleront l'intervention de l'OMS en Europe pendant plusieurs années. Les programmes visant essentiellement à provoquer des échanges de renseignements par des groupes d'étude, des conférences, des colloques et des symposiums, demandent à être étudiés avec soin, notamment en

les divers domaines sanitaires dans lesquels les pays sont prêts à progresser. La nécessité d'élaborer des

ce qui concerne les techniques appliquées, pour justifier pleinement le travail considérable que nécessite leur organisation. Même dans un domaine

aussi ancien que le programme de bourses d'études, il se pose toute une série de problèmes (choix, place-

proche avenir l'attention des Etats Membres et celle de l'OMS.

ment, contrôle du travail des boursiers pendant et après le stage) sur lesquels devra se porter dans un

mener à bien. Il importera certainement à l'avenir

CHAPITRE 15

REGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE Problèmes de la Région Il existe dans la Région deux catégories différentes de pays : ceux qui ne possèdent pratiquement pas

de services sanitaires et ont besoin d'une aide de l'OMS pour en établir les fondements, et ceux qui ont des services sanitaires mais qui désirent obtenir renforcer. Il s'ensuit que les plans généraux de

Un autre problème qui intéresse la plupart des pays de la Région est l'utilisation judicieuse des bourses d'études. La condition essentielle, selon laquelle les boursiers doivent être désignés parmi des candidats qui retourneront dans leur pays et se mettront au service de leur gouvernement durant une période raisonnable, est fréquemment négligée,

une assistance en vue de les améliorer et de les

travail de l'Organisation dans cette Région doivent conserver une certaine souplesse ; dans certains cas il pourra être nécessaire d'apporter des modifications considérables aux règles habituellement suivies lorsqu'il s'agira de les appliquer dans des pays moins

parfois à cause des conditions d'emploi peu satisfaisantes dont il a été question plus haut, mais quelquefois aussi parce que les gouvernements

évolués. Néanmoins il se pose des problèmes communs à tous les pays de la Région. L'un de ces problèmes consiste à assurer au per-

intéressés n'ont pas pris les dispositions nécessaires pour pouvoir employer les boursiers qui ont terminé leurs études. Une autre difficulté, enfin, tient à ce que la plupart des gouvernements, tout en étant à même d'établir leurs plans un an à l'avance, ne sauraient aisément

sonnel des services de santé publique la stabilité de l'emploi et des conditions raisonnables de travail.

Dans la Région de la Méditerranée orientale, ce personnel n'est pas rémunéré d'une façon qui lui permette d'avoir un niveau de vie et une position sociale correspondant à ses responsabilités. Aussi est -il parfois difficile de trouver, pour ces postes, des candidats possédant les compétences souhaitées ;

élaborer des programmes pour des périodes plus longues ; il s'ensuit que le cycle des opérations de l'OMS ne concorde pas avec celui des activités de ces gouvernements, puisque les programmes de l'Organisation doivent être préparés deux ans à l'avance et que l'exécution d'un grand nombre de ses projets s'échelonne sur plusieurs années. Des changements d'ordre politique ou financier peuvent également faire obstacle, dans ces pays, au développement d'une collaboration continue. Dans le premier des deux groupes de pays men-

on ne peut, d'autre part, imposer un service à plein

temps à des employés qui sont dans l'obligation de compléter leur traitement par l'exercice d'une activité privée. En raison de cette situation et par suite de la pénurie de personnel sanitaire technique

tionnés plus haut, c'est -à -dire dans ceux qui ne

dont souffrent de nombreux pays de la Région, certains gouvernements n'ont pas été en mesure d'adjoindre des membres du personnel national aux équipes internationales. Il est possible de surmonter partiellement cette difficulté grâce à un emploi plus intensif d'auxiliaires, mais ce n'est là qu'une solution temporaire : seule, l'amélioration des conditions fondamentales d'emploi et de travail pourra assurer la continuation des travaux lorsque l'aide internationale aura pris fin. 1 Conformément aux décisions des Première, Deuxième et Cinquième Assemblées Mondiales de la Santé (Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80, 330 ; 21, 17, 53 ; 42, 31), cette Région comprend : Aden, l'Arabie Saoudite, Chypre, la Cette fran-

possèdent pas encore de véritables services de santé publique, on tend à recourir toujours davantage aux équipes de l'OMS pour la mise en train des projets,

les gouvernements ne disposant pas du personnel nécessaire à cet effet. Dans les projets de ce genre, c'est habituellement le gouvernement intéressé qui propose lui -même les travaux jugés nécessaires ; tout en sachant de quelle manière ceux -ci devront être exécutés, il peut n'être pas en mesure de les entreprendre lui -même ou de fournir dès le début une équipe nationale homologue. C'est ainsi, par exemple, que la plupart des gouvernements reconnaissent parfaitement la nécessité de former du personnel auxiliaire, mais ils se trouvent souvent dans l'impossibilité de mettre à exécution des projets de ce genre au moyen de leurs propres ressources. Grâce à l'assistance de l'OMS, des ressortissants de

Jordanie, la Somalie britannique, la Syrie, la Turquie et le Yémen. Conformément aux résolutions WHA5.46 et WHA6.46, la Turquie a été provisoirement transférée à la Région de l'Europe, la Somalie britannique à la Région africaine; la Somalie sous tutelle ainsi que Bahrein, Koweit Katar et les Territoires sous régime de traité ont été provisoirement rattachés à la Région de la Méditerranée orientale.

çaise des Somalis, l'Egypte, l'Ethiopie, l'Irak, l'Iran, Israël, le Liban, la Libye, le Pakistan, le Royaume Hachimite de

ces pays pourront être envoyés à l'étranger pour y acquérir une formation professionnelle ou pourront recevoir celle -ci sur place ; au bout de quelques années, le projet sera ainsi en plein développement et sa continuation sera entièrement assurée par le gouvernement. L'assistance accordée par l'OMS dans

- 97 -

98

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

des activités de ce genre, pour lesquelles le principe des deux équipes parallèles ne peut pas être pleinement appliqué, semble constituer, sans doute, une

dérogation aux règles établies, mais c'est souvent sous cette forme qu'une aide peut être le plus utilement accordée. Le projet de formation en matière Lahore en offre un exemple.

sous -comités envisagés par la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé, ce qui a considérablement entravé les travaux de la Région. Bureau régional : Questions administratives et organisation

de protection maternelle et infantile entrepris à conseillers en santé publique, on aiderait grandement les gouvernements à répartir judicieusement leurs fonds entre les activités sanitaires curatives et les activités préventives, les premières tendant habituellement à revêtir une importance trop grande par rapport aux secondes. Dans ce groupe de pays, le budget sanitaire est généralement très insuffisant ; il ne dépasse pas 5 %, et le plus souvent représente

En envoyant dans les pays de ce groupe des

la même qu'en 1952 et il n'y a pas de changements

La structure du Bureau régional est demeurée

notables à signaler à cet égard. Tous les postes

autorisés ne sont pas encore pourvus, car il n'a pas été possible de recruter le personnel technique nécessaire et il ne semble pas que l'on puisse faire grand- chose, à l'heure actuelle, pour remédier à cette situation. La pénurie de personnel technique

2 % ou une fraction moindre encore, des revenus du gouvernement. Il importe donc que tout projet entrepris dans les pays en question le soit pour une longue durée et ne soit pas exposé à des fluctuations ou à des annulations extrêmement décourageantes

a souvent empêché le Bureau régional de rester

en contact avec le personnel opérant dans les divers

pays de la Région ou de lui accorder un appui

pour des services de santé qui se trouvent encore au stade initial de leur développement. C'est incontestablement aux fluctuations survenues dans le

suffisant. Des plaintes ont été formulées à ce sujet par le personnel en mission, mais l'obligation de reviser les programmes par suite des fluctuations survenues dans le montant des fonds de l'assistance technique a imposé au Bureau régional un surcroît

personnel de l'OMS qu'il convient d'attribuer, en partie, les difficultés initiales auxquelles s'est heurté le projet de lutte antivénérienne entrepris par l'OMS en Egypte (voir page 101). En ce qui concerne les pays plus évolués, l'OMS

de travail, qui a eu pour résultat d'aggraver une

peut leur venir en aide en accordant des bourses d'études et en donnant des avis aux gouvernements pour faciliter la mise en train de certains de leurs

propres projets. Dans les pays de cette catégorie qui possèdent déjà une administration sanitaire, l'une des tâches les plus urgentes consiste à créer des laboratoires de la santé publique, dans les services

situation déjà difficile. Des indications supplémentaires sont données sur ce point dans le paragraphe qui traite des fonds de l'assistance technique. Le recrutement du personnel chargé de l'exécution des projets s'est également heurté à des difficultés : il n'est pas aisé de trouver des spécialistes qualifiés, car la connaissance technique d'une branche n'est pas suffisante ; ils doivent également posséder la faculté d'adaptation et l'équilibre nécessaires pour être capables de fournir un travail efficace dans des

conditions auxquelles ils ne sont pas habitués et qui, souvent, diffèrent sensiblement de celles qu'ils ont pu connaître au cours de leur formation ou de leur activité antérieure. L'absence de ces qualités risque de susciter des malentendus avec les gouverne-

centraux pour commencer, et, ultérieurement, dans les villes ou les provinces. Il convient également de vouer, dans ces pays, une plus grande attention à l'organisation des services centraux de statistique, y compris les statistiques sanitaires. Par ailleurs, on ne se préoccupe relativement pas

assez, dans la Région, du problème des services d'hygiène scolaire. L'un des premiers symptômes du

ments et les populations, ce qui peut entraîner des pertes de temps et d'argent et imposer au Bureau régional une lourde tâche en ce qui concerne les ajustements indispensables. Les gouvernements se sont fréquemment heurtés à des difficultés dans l'application de la Convention

développement d'un pays est le désir d'intensifier l'éducation, et les activités d'hygiène scolaire même sous leur forme la plus simple constituent, lorsqu'elles sont convenablement organisées, le moyen le plus

efficace d'entreprendre l'éducation sanitaire de la population. Les activités de ce genre peuvent parfaitement se relier à des programmes de distribution de repas dans les écoles : il serait extrêmement regrettable que les pays de la Région en viennent à croire que ces programmes suffisent, en eux -mêmes, à assurer le bien -être des écoliers. Comité régional

sur les Privilèges et Immunités, et il en est résulté des retards dans l'accomplissement des formalités douanières, non seulement pour les fournitures et le matériel destinés aux gouvernements, mais aussi pour les effets personnels des envoyés de l'OMS. Envisagées isolément, ces difficultés administratives peuvent paraître sans gravité, mais leur accu-

mulation provoque finalement un sentiment de

malaise et d'incertitude et risque, par suite, d'entraver

sérieusement l'aide que le personnel, plus particulièrement le personnel affecté aux projets, est chargé

Il n'a pas été possible, en 1953, de réunir le Comité

régional de la Méditerranée orientale, ni les deux

d'apporter aux pays intéressés. Le remède à cette situation réside évidemment dans une meilleure compréhension réciproque des besoins de ces pays ainsi que des buts de l'Organisation.

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

99

En revanche, on a pu constater, durant l'année, une amélioration

dans l'envoi

des

fournitures

destinées aux projets de l'OMS.

un style très simple et accessible aux éléments de la population qui ne savent pas lire très couramment. On dispose, actuellement, de photographies meil-

Services de caractère général assurés par le Bureau régional

leures et plus nombreuses et on en fait un plus

large usage : diverses expositions ont été préparées

Le Bureau régional a accompli, en 1953, un travail important dans des domaines tels que le rassemblement et la diffusion des informations épidémiologiques, la distribution de bourses d'études,

(dont une à l'occasion du troisième symposium médical du Moyen- Orient, tenu à Beyrouth) ; le matériel produit au Bureau du Siège, il y a deux ans,

l'organisation des cours de formation collective et l'information. Le Bureau régional a, durant l'année, continué

pour servir à des expositions itinérantes, a été utilisé sous des formes diverses. On a eu recours à un plus grand nombre de films de propagande, notamment à l'occasion de la Journée mondiale de la Santé qui, maintenant, est régulièrement célébrée dans la plupart des pays de la Région. Les gouverne-

de collaborer avec un certain nombre d'autres

organisations, en particulier avec l'Organisation

ments prêtent leur concours pour faire connaître l'OMS et ces efforts ne se trouvent entravés que par l'insuffisance des fonds et du personnel disponibles. Fonds de l'assistance technique On a pu voir, dans les paragraphes qui précèdent,

des Nations Unies lors de la réunion d'experts régionaux convoquée par cette organisation et la FAO à propos des programmes régionaux, et

consacrée à la formation du personnel auxiliaire et aux questions administratives et financières, avec avec l'Administration de l'Assistance technique (Nations Unies) et les organismes bilatéraux d'as-

sistance technique. Le Bureau a également maintenu ses

combien nombreux sont les facteurs dont il est indispensable de tenir compte dans les activités

relations avec des groupements tels que la Commission des Questions sanitaires de la Ligue des Etats arabes, ta Société égyptienne d'Ophtalmologie, la Société franco -libanaise de Médecine, l'US Naval Medical Research Unit, de nombreuses sociétés nationales antituberculeuses ainsi que plusieurs sociétés de protection infantile. Des progrès ont été réalisés dans le domaine de l'information. On commence à connaître assez

sanitaires de la Région et combien il est nécessaire de mesurer exactement l'importance qu'il convient d'accorder à chacun d'eux. On comprendra aisément les répercussions exercées sur ces activités par les réductions et les ajournements auxquels il a fallu procéder en 1953, à la suite de la diminution imprévue des fonds de l'assistance technique. L'incertitude presque complète qui régnait au sujet du montant

bien l'OMS dans la Région de la Méditerranée orientale ; ce résultat a été, en partie, obtenu grâce aux moyens usuels d'information, mais il est dû encore davantage à l'action des nombreuses équipes de l'OMS qui opèrent dans les pays ; les renseignements concernant leurs travaux se communiquent de bouche à bouche, ce qui revêt une importance particulière dans une Région où la presse ne constitue

des fonds d'assistance technique disponibles en 1953 ou qui seraient éventuellement accordés en 1954 (voir chapitre 18), ainsi que les annulations et les ajournements qui en résultèrent dans les programmes régionaux, ont eu dans la Région de la Méditerranée orientale une influence extrêmement démoralisante sur tous les intéressés - sur les fonctionnaires des services de santé des divers pays, sur

les membres du personnel de l'OMS obligés d'expliquer ces changements à leurs collègues nationaux, sur les conseillers régionaux ainsi que sur les membres des services administratifs et des services chargés de

pas le principal moyen d'information des masses et où les stations de radiodiffusion sont peu nombreuses. Les voies usuelles ne permettant pas d'atteindre le grand public, il importe d'utiliser plus largement les ressources de la propagande visuelle - illustrations, expositions, films et bandes fixes et c'est dans cette direction que porteront principalement les efforts. La diffusion régulière de communiqués de presse

l'élaboration des plans. Il est difficile d'apprécier exactement dans quelle mesure les résultats qui avaient été acquis précédemment en obtenant la confiance des gouvernements et en encourageant ceux -ci à développer leurs propres services de santé

ont été ou seront compromis par ces fluctuations qui, déjà pénibles et paralysantes pour le personnel de l'OMS, auront nécessairement des répercussions

en français, en arabe et en anglais s'est poursuivie

et de nombreux articles ont été préparés par les ainsi que dans divers autres idiomes de la Région, s'est révélée insuffisante, mais la situation s'améliore à

journalistes eux -mêmes. Toutefois, la quantité de matériel disponible en persan, en ourdou et en bengali,

encore plus graves pour les gouvernements de la Région.

Bourses d'études et cours de formation professionnelle

cet égard. Des publications spéciales sur les travaux entrepris dans la Région ont été éditées et diverses

A la date du 31 décembre le nombre des bourses d'études accordées était de 195, dont 137 sont impu-

brochures ont été traduites en arabe. La diffusion des publications s'est améliorée. On se propose de publier, si les ressources financières le permettent, une brochure de vulgarisation illustrée, rédigée dans

tées sur le budget ordinaire, 56 sur les fonds de l'assistance technique et 2 sur les sommes allouées tableaux indiquant la répartition de ces bourses.

par le FISE. On trouvera dans l'annexe 16 des

100

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Sept autres bourses d'études ont été attribuées à des candidats choisis dans la Région pour leur per-

mettre de suivre le cours sur le trachome qui a commencé, en février 1953, au Memorial Ophthalmic

pour visiter les services d'hygiène scolaire (voir Tableau I, page 90). De plus, un spécialiste du Pakistan a pris part à la conférence sur le paludisme

Hospital du Caire ; cinq boursiers de la Région européenne ont également suivi ce cours et tous les participants ont eu la possibilité d'assister au cours régional sur les maladies oculaires, organisé, à

l'occasion du congrès jubilaire de la Société égyptienne d'Ophtalmologie, avec la participation de

Région pour leur permettre d'assister au colloque régional sur la santé mentale, tenu à Beyrouth en novembre et décembre. (Voir liste des colloques

tenue à Bangkok (voir page 5) et des bourses d'études ont été attribuées à 19 personnes de la

dix experts venant de neuf pays différents de la

Région de la Méditerranée orientale. En outre, sept représentants de la Région ont fait partie du groupe d'étude itinérant que le Bureau régional de l'Europe a envoyé, en avril, au Danemark et aux Pays -Bas,

extra -européens à l'annexe 5.) Afin de tirer le meilleur parti possible de certaines monnaies, un nombre croissant de boursiers possédant les connaissances linguistiques nécessaires ont été placés dans des pays où ces devises sont utilisées et oíù existent des moyens de formation répondant aux besoins des boursiers.

Aperçu de quelques projets typiques

Protection maternelle et infantile au Pakistan Dans l'Etat du Pakistan, créé en 1947, le personnel médical ou paramédical était fort peu nombreux et les moyens de formation professionnelle étaient tout

groupe d'élèves, qui purent ainsi se familiariser avec les questions d'hygiène rurale. L'OMS fournit

à fait insuffisants. On ne comptait, en 1950, que 15 écoles d'infirmières et 13 écoles de sages- femmes,

ainsi que quelques autres cours de soins infirmiers de santé publique. Dans le domaine de la protection maternelle et infantile, il n'y avait qu'une spécialiste par 150.000 habitants. Dans ces conditions, le Gouvernement fit porter principalement ses efforts sur la formation de personnel en hygiène de la maternité et de l'enfance. Les infirmières de la santé publique et les sages femmes ayant une formation complète étaient très peu nombreuses, aussi les autorités décidèrent -elles de former des auxiliaires pour en faire des «infirmières visiteuses » : des jeunes femmes de bonne

des bourses d'études et envoya une équipe internationale de six membres tandis que du matériel était procuré par le FISE. Les autorités locales, à tous les échelons, accordèrent leur plein appui à ce projet. Un comité de coordination, comprenant de hauts fonctionnaires des services de santé, des médecins accoucheurs, des pédiatres, des infirmières et les membres de l'équipe

internationale, s'est réuni régulièrement, a stimulé les efforts et suivi attentivement les progrès réalisés.

Il continue à exercer son activité. L'attitude des élèves (dont le nombre s'est continuellement accru) a été très encourageante ; elles ont fait preuve d'un grand zèle dans leurs études ; malgré les traditions

qui, dans la plupart de ces collectivités, écartent

éducation suivirent, pendant 27 mois, des cours d'hygiène de la maternité, d'obstétrique, de soins

infirmiers de santé publique et de pédiatrie. Le but pratique visé était d'assurer la formation de 30 auxi-

liaires par an, de façon à atteindre finalement la proportion d'une auxiliaire par 10.000 habitants. Ces auxiliaires suivirent, en outre, des cours sur l'éducation sanitaire et sur le traitement des maladies, car elles étaient appelées à travailler dans des régions où les autres services sanitaires sont peu développés et elles devaient être préparées à former et à surveiller les accoucheuses indigènes (dais).

La première école de formation professionnelle pour infirmières visiteuses fut créée à Lahore en 1951 avec l'aide de l'OMS et du FISE. L'école de

les femmes de la vie publique, elles sont devenues des auxiliaires très utiles et pleines d'enthousiasme qui sont en mesure de s'acquitter de façon satisfaisante de leurs responsabilités. Ces possibilités de formation professionnelle ont été mises à profit par les écoles d'infirmières et par les étudiantes des écoles de médecine et des facultés universitaires de sciences politiques ; l'Institut d'Hygiène a prêté son concours pour quelques -uns des cours et deux élèves- assistantes sociales, envoyées par une organisation bénévole, ont été adjointes à l'équipe internationale. Ces divers contacts se sont révélés très utiles et ont servi à démontrer l'influence que l'exécution d'un projet dans un domaine particulier de la santé peut exercer sur les activités con-

santé publique du Pendjab servit de base pour

l'exécution du projet, qui prévoyait en outre l'utilisation de plusieurs des hôpitaux pour femmes et enfants de Lahore ; l'enseignement de la santé publique, y compris les accouchements à domicile, fut organisé à partir de deux centres de protection maternelle et infantile. Une région avoisinant Lahore fut affectée à la formation pratique d'un

le programme de formation appliqué au centre de Lahore a été étendu à l'ensemble du nexes ;

Pakistan par le Conseil central des Soins infirmiers, et des plans ont été élaborés en vue de l'exécution de trois autres projets d'hygiène de la maternité et de l'enfance, conçus selon les mêmes principes et qui bénéficieront également de l'aide de l'OMS et du FISE.

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

101

comme en témoigne le fait que 91 % des mères interrogées se sont, en moyenne, rendues quatre fois au centre ; d'autre part, 72 % des nouveau -nés ont été examinés durant la première semaine de vie et chacun de ces nourrissons a fait ultérieurement l'objet de neuf visites, en moyenne, à domicile.

à la population et a reçu un accueil très large,

Le projet a permis d'assurer de nombreux services

de l'équipe suscitèrent de l'intérêt dans le corps médical et dans d'autres milieux du Caire, puis dans le pays tout entier. Pendant la deuxième année, les membres de l'équipe internationale assumèrent

surtout le rôle de conseillers, en laissant à leurs

Un peu plus de deux années après la mise en

oeuvre du projet, on comptait 137 élèves infirmières et « infirmières visiteuses » ayant terminé les cours

préparatoires de l'école, tandis que 77 jeunes femmes avaient poussé jusqu'au bout leur formation de sages- femmes et 30 autres avaient suivi tous les cours prévus pour l'obtention du diplôme. Le centre a organisé, en outre, de brefs cours d'entretien ainsi que divers autres cours. Lors de l'achèvement du projet en juillet 1953, l'équipe internationale avait doté le pays d'un centre de formation professionnelle parfaitement au point et très actif, placé sous la direction de médecins et

collègues nationaux le soin d'administrer l'hôpital. Grâce à l'intérêt provoqué par ces démonstrations, un programme plus vaste d'éducation sanitaire put être élaboré ; l'équipe prêta son concours à divers ministères, à des universités et à des organisations bénévoles en vue de coordonner leurs activités dans ce domaine, et fournit ainsi la preuve que le succès d'un programme sanitaire dépend d'une telle collaboration. Les travaux continuèrent sur les mêmes bases après le départ de l'équipe internationale au début de 1953 : le conseiller médical principal de l'équipe prolongea son séjour pendant deux mois en qualité d'expert- conseil auprès de l'Université du Caire. L'équipe égyptienne, qui avait été formée

d'infirmières du Pakistan. Le seul problème

par l'équipe internationale, procéda pendant les mois d'avril et de mai 1953 à une enquête dans l'oasis de Siwa et l'on put constater, à cette occa-

important à résoudre consiste à trouver des emplois pour toutes les élèves diplômées. En raison des difficultés financières, il n'est pas facile au Gouvernement de créer chaque année les trente postes envisagés, mais il sera sans doute possible, dans l'intervalle, d'affecter

ces auxiliaires à d'autres activités infirmières. Lutte antivénérienne en Egypte A la suite d'une enquête effectuée avec l'assistance de l'OMS, le Gouvernement égyptien demanda une aide pour la réorganisation de ses services antivénériens. En 1951, un programme de démonstrations

sion, que ses membres étaient parfaitement préparés pour des missions pratiques de ce genre, qu'ils étaient capables d'effectuer avec succès une étude sur place et de réunir les informations indispensables touchant les conditions sociales et la santé publique. D'autres enquêtes sont envisagées. Le Gouvernement a manifesté beaucoup d'intérêt pour ce projet et le viceu a été formulé dans le pays que des activités analogues soient étendues à divers groupes de la population. Le Ministère de l'Hygiène

publique organise actuellement une campagne de masse contre les maladies vénériennes et il a constitué des unités mobiles destinées à opérer dans les régions rurales.

fut élaboré et réalisé, la première année, dans la

ville de Tantah, située à mi- chemin entre le Caire et

Alexandrie, mais on estima par la suite que cette localité ne se prêtait pas très bien aux travaux envisagés du fait, principalement, qu'elle ne possédait pas d'établissements d'enseignement. D'autre part, une trop grande attention fut consacrée aux problèmes

Lutte antituberculeuse en Syrie

Des démonstrations ont été organisées à Damas avec l'aide de l'OMS. Il s'agissait de donner des avis au Gouvernement sur la lutte antituberculeuse

purement administratifs afférents à la création d'un

dispensaire, et on ne disposa pas d'un conseiller l'équipe nationale homologue était, en outre, trop peu nombreuse et ses membres n'eurent pas la possibilité de participer pleinement à l'exécution du programme. Néanmoins, des enquêtes furent effectuées, un dispensaire antivénérien moderne fut créé, des médecins et des sérologistes furent formés et un programme d'éducation sanitaire fut mis sur pied.

médical

principal

recruté

internationalement ;

en général, de montrer le rôle qu'un dispensaire peut jouer à cet égard, de mettre sur pied un laboratoire d'analyses bactériologiques, de déterminer l'incidence et l'épidémiologie de la tuberculose en Syrie et de former du personnel pour tous les genres de travaux qui relèvent de la lutte antituberculeuse. Le Gouvernement hésita, durant la phase prépara-

toire, à adhérer à certaines des propositions formulées, mais dès que le projet fut mis en ceuvre il lui accorda son plein appui. Le bâtiment primitive-

ment prévu pour abriter le centre s'étant révélé à peine suffisant, le Gouvernement mit à la disposition

En 1952, l'équipe fut transférée à l'Hôpital Hod el Marsoud au Caire et son laboratoire fut rattaché aux laboratoires centraux du Gouvernement. Les professeurs d'université eurent la possibilité de

de l'équipe une partie d'un vaste hôpital neuf où il y avait amplement place pour un dispensaire réservé

collaborer au projet, ce qui permit de créer un

aux maladies thoraco -pulmonaires ainsi que pour les travaux de démonstration et de formation professionnelle. Dans le même hôpital, on put également

excellent centre de formation professionnelle ; le Gouvernement fut en mesure de recruter du personnel homologue en nombre suffisant et les travaux

affecter au laboratoire d'analyses bactériologiques un emplacement convenable.

102

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Les travaux du centre commencèrent en 1952. L'activité s'organisa rapidement dans le dispensaire pour maladies thoraco -pulmonaires ; grâce à l'appui et à l'encouragement des autorités, l'effectif du personnel local fut porté au double du chiffre prévu dans l'accord. La participation des professeurs de l'Université syrienne de Damas a permis d'élargir

en matière de soins infirmiers pour l'assister dans toutes les questions d'enseignement et d'administration

l'intérêt porté par l'Université à la lutte antitudivers groupes influents de la ville et de l'Université.

et de développer la formation professionnelle, et

fussent préparées à ces diverses tâches. Il n'existait à l'époque, en Syrie, qu'une seule école d'infirmières reconnue, celle de l'hôpital universitaire de Damas, où l'on recevait un enseignement théorique donné par des professeurs de l'Université, mais, par contre, une formation clinique limitée en raison de la pénurie d'infirmières diplômées. Une vingtaine d'infirmières

en attendant que des infirmières syriennes

berculeuse paraît devoir se maintenir. Des conférences ont été organisées, au centre, à l'intention de

Les deux Universités de Beyrouth, ainsi que les services de l'UNRWAPRNE, ont également utilisé ces moyens de formation professionnelle. Le Gouvernement reconnaît la nécessité d'étendre la lutte antituberculeuse à l'ensemble du pays et de créer dans chaque province un dispensaire pour les maladies thoraco -pulmonaires. On a aussi envisagé une extension des services de traitement hospitalier, mais celle -ci pourrait s'avérer trop onéreuse. En outre, le danger persiste de voir donner trop d'importance à ce mode de traitement, au détriment des

obtenaient leur diplôme chaque année, après trois ans d'études. Une école de sages- femmes rattachée à la maternité universitaire donnait, à l'intention des infirmières diplômées, un cours d'une année pour les

visites à domicile. L'un des problèmes les plus difficiles consiste à organiser un système de lutte contre la maladie dans les régions rurales, et le succès du projet ne pourra être pleinement assuré

maternités, mais aucun enseignement n'était prévu pour les accouchements à domicile. Il n'existait pas de section des soins infirmiers au Ministère de la Santé publique, ni de véritable service de soins infirmiers de santé publique. L'infirmière- conseil a assumé ses fonctions en septembre 1951. Depuis lors, une section de soins infirmiers et d'obstétrique a été créée au Ministère de la Santé publique et placée temporairement sous la direction d'une infirmière / sage -femme

préparer au travail de sage -femme dans les

syrienne, en attendant la désignation du titulaire

tant que ce problème n'aura pas été résolu ;

la

principale difficulté réside dans l'extrême pénurie de personnel féminin, notamment d'infirmières qualifiées. Il serait sans doute possible de pourvoir les postes d'infirmières diplômées à Damas, mais non dans les régions rurales, ni même dans les autres villes ; la meilleure solution serait que le Gouvernement recrutât des infirmières auxiliaires dans les villages où celles -ci seront appelées à travailler et les formât, de préférence, pour les activités générales de santé publique.

permanent de ce poste. L'infirmière- conseil a prêté également son concours pour la création de l'association nationale des infirmières et sages- femmes syriennes qui, avec son aide, a revisé la loi de 1949 sur l'exercice des professions en question ; le texte revisé est actuellement soumis à l'approbation officielle. L'association s'est affiliée au Conseil international des Infirmières. Une enquête sur l'état des services infirmiers de Syrie a été entreprise en vue de déterminer le nombre

des infirmières et des auxiliaires qui devront être formées dans l'avenir. L'infirmière- conseil a prêté son concours pour l'aménagement et l'équipement de nouveaux hôpitaux ainsi

La campagne nationale de vaccination par le BCG a été rattachée au projet de démonstrations

entrepris par le centre, bien que les travaux épidémiologiques aient été retardés par les retards intervenus dans la livraison de l'unité mobile de radiologie. Des recherches sur la tuberculose bovine ont été amorcées

que pour l'amélioration d'établissements anciens ; elle a participé à la revision des programmes d'études

avec l'aide de la FAO. Le recrutement de personnel national pour les postes supérieurs s'est heurté à des difficultés par suite du faible niveau des traitements qui peuvent être accordés et des retards continuent à se produire dans la réception et le dédouanement des fournitures. Il est probable que le chef de l'équipe et l'infirmière

de certaines écoles non officielles d'infirmières, en vue de permettre à leurs élèves d'obtenir leur enregistrement ; elle a donné également des avis à la

nouvelle école d'infirmières d'Alep concernant le programme d'enseignement. Cette école, créée par le Gouvernement en 1953, est actuellement dirigée

par un ancien boursier de l'OMS qui a fait des

de la santé publique devront prolonger leur séjour après la création du centre, en vue de donner des

études en Belgique. L'OMS a envoyé en 1953 deux infirmières monitrices à l'école d'infirmières de l'Université syrienne

avis et de prêter leur concours à l'extension du de Damas. Soins infirmiers en Syrie

de Damas. Le programme d'études a été revisé ; une salle modèle de malades a été affectée à l'enseignement clinique ; une place a été faite aux soins

service à des régions situées en dehors de la province

infirmiers de santé publique dans le programme d'études de base et des possibilités de formation pratique ont été créées. Des plans sont actuellement élaborés en vue de la formation de personnel auxiliaire pour les soins hospitaliers et les autres services infirmiers.

Le Gouvernement demanda, vers la fin de 1950, que l'OMS lui assurât les services d'un conseiller

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

103

Le recrutement d'un corps enseignant national pour l'école universitaire d'infirmières de Damas s'est heurté à des difficultés ; les conditions prévues

pour l'admission à cette école n'ont pas toujours pu être strictement observées, étant donné qu'il était urgent d'accroître le nombre des infirmières,

supplémentaires et, en 1952, un accord fut conclu aux termes duquel cette organisation s'engageait à faciliter le développement ultérieur de la campagne,

qui se poursuivit sous la direction technique du

et on n'a pas encore institué de cours pour les

accouchements à domicile. Toutefois, les progrès réalisés revêtent une grande importance, tant pour le personnel infirmier que pour les services généraux de santé de la Syrie.

Gouvernement, avec l'aide et les conseils de l'équipe de l'OMS. La Technical Cooperation Administration a aussi

prêté son concours pour la création de l'Institut national de Paludologie de Téhéran, dont on se propose de faire un centre d'enseignement et de recherche, et qui diffusera également des informations sur le paludisme. Grâce au concours de la Technical Cooperation

Lutte antipaludique en Iran

L'OMS envoya en février 1950 une équipe de trois membres chargés de donner des avis au Gou-

vernement sur la lutte contre le paludisme et de

Administration et de l'OMS, le Gouvernement a ainsi pu créer une organisation nationale antipaludique judicieusement conçue et s'étendant à l'ensemble du pays, avec des centres antipaludiques dans les diverses provinces ; une commission du paludisme créée au Ministère de la Santé coordonne les efforts et il

l'aider à organiser un service national antipaludique. Des enquêtes furent effectuées dans toutes les parties du pays, des équipes furent constituées et les pulvérisations au DDT commencèrent en 1951, mais les travaux furent entravés par l'insuffisance des fournitures. En mars 1951, la Technical Cooperation Administration envoya, à titre de mesure d'urgence, certaines quantités de DDT ainsi que des véhicules

existe, en outre, un service très

efficace de formation professionnelle et de recherche.

Une réduction considérable de l'incidence du paludisme a été enregistrée et les résultats, au point de vue du développement économique, notamment dans les régions situées en bordure de la mer Caspienne, sont déjà manifestes.

Progrès réalisés dans la coordination des programmes Dans certains pays de la Région de la Méditerranée

dans la zone de Calioub en Egypte consiste précisél'échelon local, résultat qui paraît devoir être atteint dans un proche avenir. En démontrant la possibilité

orientale, les efforts de l'OMS ont bénéficié d'une très large compréhension. Dans quelques pays moins évolués, on constate toutefois que les attributions et les méthodes de l'Organisation ne sont pas toujours suffisamment comprises. Afin de facili-

ment à réaliser une coordination de ce genre à

d'une telle coordination, ce projet facilitera l'accomplissement de l'une des tâches du Bureau régional qui est d'encourager les pays dont les services

ter la tâche des gouvernements en question et de gagner leur confiance, il est indispensable de maintenir, dans l'élaboration des programmes, la souplesse dont on a parlé plus haut : il a paru indiqué, dans certains cas, d'adopter des programmes qui n'étaient pas strictement conformes à la ligne de conduite de

de santé publique ne sont pas définitivement stabilisés à assurer, dès le début, une coordination judicieuse de ces services.

l'OMS, mais qui ont permis d'établir de bonnes relations entre les gouvernements intéressés et le Bureau régional parce qu'ils répondaient à un besoin

réel des pays. Dans la plupart des pays qui possèdent déjà des services sanitaires, les efforts actuels s'orientent progressivement vers la coordination

Les efforts futurs porteront moins sur l'adoption de nouveaux types de programmes que sur l'aménagement et la consolidation des programmes actuels. On se propose d'assurer au moyen du budget ordinaire - moins sujet à des fluctuations que les autres

sources de revenus - le financement des projets

des programmes nationaux. Toutefois, dans quelques -uns d'entre eux, certains ministères autres que celui de la santé ont, en vertu d'une tradition ancienne, appliqué leur propre programme sanitaire, et il n'est pas aisé - ni peut -être même nécessaire -

fondamentaux à long terme qui ont pour but d'aider les gouvernements (plus particulièrement ceux des pays moins évolués) à améliorer leurs administrations de la santé publique, notamment en ce qui concerne la formation et l'enseignement du personnel nécessaire. On prévoit que les fonds du budget ordinaire seront en très grande partie absorbés par ces activités.

d'amener ces ministères à y renoncer. De ce point de vue, la création de commissions nationales de coordination permet d'accroître la collaboration entre les divers ministères. L'un des principaux objectifs des démonstrations sanitaires entreprises

D'autres projets d'enseignement et de formation professionnelle seront alors entrepris à l'aide des ressources afférentes au programme d'assistance technique, qui serviront également à financer des travaux tels que les campagnes de masse ou les

104

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

projets de caractère plus nettement « périphérique ». Une plus grande sécurité devrait être ainsi obtenue pour les programmes dont la continuité importe tout particulièrement, et l'OMS pourra assurer, dans une plus large mesure, le contrôle du financement et de l'orientation des activités qu'elle considère comme l'élément le plus important de ses programmes régionaux. On espère élaborer, en collaboration avec le FISE, des projets analogues à ceux qui sont

surtout dans deux directions principales. En premier lieu, il s'agira d'aider les gouvernements à améliorer

ou à créer, le cas échéant, leurs services de santé publique. A cet égard, il est indispensable d'aider les gouvernements à organiser les services essentiels

dont dépend toute administration de la santé publique : laboratoires de santé publique, services d'assainissement, dispensaires, etc. En second lieu, l'OMS prêtera son aide en vue de la formation du personnel nécessaire pour assurer ces services. Cette

actuellement entrepris, mais en faisant une plus grande place à l'hygiène scolaire et à la formation du personnel auxiliaire.

aide doit être accordée à tous les échelons et comprendra l'attribution de bourses ainsi qu'une assistance en vue du développement des établissements d'enseignement chargés de former tant les techniciens

Il est donc à prévoir que, dans la Région de la Méditerranée orientale, les efforts s'orienteront

que le personnel auxiliaire.

CHAPITRE 16

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL ' Problèmes de la Région Les compressions de dépenses et les autres restric-

Au cours des deux années qui se sont écoulées depuis la création du Bureau régional du Pacifique occidental en 1951, on est parvenu progressivement à une connaissance plus complète des besoins et des problèmes de la Région. Certains sont, d'ailleurs, communs à plusieurs Régions de l'OMS, tandis que d'autres sont propres au Pacifique occidental. Une des plus sérieuses difficultés auxquelles se heurtent les pays de la Région est la pénurie de personnel qualifié de santé publique. C'est ainsi qu'un pays dont la population s'élève à plus d'un million d'habitants ne compte qu'un seul médecin diplômé

tions qu'il a fallu apporter au programme et au

budget ont fortement entravé les opérations en 1953 ;

parmi les autres difficultés rencontrées, il convient de mentionner encore le coût élevé de la gestion du Bureau régional à Manille et les distances considé-

rables qui séparent le Bureau régional des Etats Membres qu'il a mission de desservir. Un nombre

important de territoires insulaires ont été récemment rattachés à la Région. Comité régional

et que dans un autre, ot la population atteint

La quatrième session du Comité régional s'est tenue à Tokyo du 3 au 8 septembre. Tous les Etats Membres de la Région, sauf la Corée et le Laos, y avaient envoyé des représentants. Les Gouvernements des Etats -Unis d'Amérique, de la France, des Pays -Bas, du Portugal et du Royaume -Uni de Grande -

reçu une formation en santé publique ne dépasse pas la demi- douzaine. Dans plusieurs territoires, presque tous les agents de la santé publique sont recrutés à l'extérieur. En revanche, on assiste dans certains pays à un gaspillage des compétences. Un grand nombre de personnes qualifiées qui pourraient être utilement employées dans les services de l'Etat sont contraintes

3.500.000 habitants, le nombre de personnes qui ont

Bretagne et d'Irlande du Nord, responsables de territoires de la Région, ont participé aux travaux ; leurs délégations comprenaient, pour la plupart, les administrateurs sanitaires locaux de territoires de la Région. Etaient également présents un représentant de l'Organisation des Nations Unies, des observateurs

d'exercer une activité privée parce que les emplois publics n'offrent guère d'avantages. Telles sont les raisons pour lesquelles les administrations sanitaires d'un grand nombre de pays et de territoires sont si peu actives et ont un personnel si restreint. Même avec l'aide que l'OMS est en mesure d'offrir, cette situation restera probablement inchangée ou ne s'améliorera que légèrement pendant de longues années encore. La situation troublée et les conditions d'insécurité que plusieurs pays et territoires de la Région ont dû affronter au cours de l'année envisagée dans le présent rapport ont été de gros obstacles aussi bien au développement des services sanitaires dans leur ensemble qu'à la réalisation des projets entrepris. 1

de neuf organisations non gouvernementales, de la Foreign Operations Administration des Etats -Unis

d'Amérique et de la Fondation Rockefeller. Le

Directeur général de l'OMS était à Tokyo pendant toute la durée de la session. Le Gouvernement japonais a été un hôte généreux et empressé. Le Comité régional a étudié la situation financière de l'Organisation, examiné le projet de programme et de budget pour 1955 et fixé des priorités pour cet exercice, approuvé les amendements au programme et au budget de 1954, autorisé le Directeur régional à poursuivre en 1954 l'exécution des projets déjà

commencés et à établir un ordre de priorité pour d'autres projets d'importance régionale, et recom-

Assemblée Mondiale de la Santé (Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80, 330) et compte tenu des modifications apportées par les résolutions WHA3.118, WHA4.86 et WHA6.46, comprend les pays suivants : Australie, Cambodge, Chine, Corée, Japon, Laos, Nouvelle -Zélande, Philippines et Viet -Nam, ainsi que, provisoirement, les territoires suivants : Brunél, Fidji, Gilbert et Ellice, Guam, Hong -kong, Malaisie, Nord -Bornéo, Territoires insulaires de la Nouvelle -Zélande, Nouvelles- Hébrides, îles Salomon, Samoa sous administration américaine, Sarawak,

La Région, telle qu'elle a été délimitée par la Première

mandé les moyens qui seraient de nature à permettre aux Etats Membres de la Région d'augmenter et de stabiliser les ressources de l'OMS. Le Comité a invité les Etats Membres de la Région à préparer et à mettre en oeuvre des plans de grande

Iles du Pacifique sous tutelle, Protectorat britannique des

envergure et à long terme pour combattre le paludisme, ainsi qu'à les intégrer progressivement dans des programmes régionaux. Il a chargé le Directeur régional de faciliter cette intégration.

Singapour, Tonga, et d'autres possessions du Royaume -Uni dans le Pacifique sud.

Le Comité a approuvé le rapport du Directeur

régional et a proposé que, au cours de la prochaine

- 105 -

106

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

année, l'on se préoccupe d'encourager l'attribution de bourses pour des études à l'intérieur de la Région et de préférence dans des institutions qui bénéficient de l'assistance de l'OMS. Il a en outre recommandé que le droit de vote soit pleinement accordé aux Membres associés dans les réunions des comités régionaux et que les frais de voyage des représentants qui assistent aux sessions de ces organismes soient mis à la charge des gouvernements des Etats Membres et Membres associés. A propos de l'opportunité d'organiser, sous les auspices de l'OMS, une campagne mondiale contre la variole,

à cet égard, d'une grande compréhension. Avant de prendre possession de leur poste, les nouveaux fonc-

tionnaires sont mis au courant de leur travail au Bureau régional, et chaque fois que cela est possible un membre du personnel du Bureau les accompagne jusqu'à leur lieu d'affectation. Le comité du personnel qualité de membres associés, le personnel de l'Admi-

fonctionne de façon satisfaisante et a admis, en nistration de l'Assistance technique des Nations Unies, celui de l'UNESCO et celui du Bureau du FISE à Manille. Vers la fin de 1952, lorsque l'Organisation a appris que sa quote -part des fonds de l'assistance technique serait très considérablement réduite, sa collaboration à certains projets qui devaient être mis en oeuvre en 1953 a été supprimée et l'assistance fournie pour les

question qui avait été renvoyée aux

comités régionaux par la Sixième Assemblée Mondiale

de la Santé, le Comité a décidé de ne pas fournir de suggestions ou de renseignements à ce sujet avant

que soit terminée l'enquête régionale qu'il avait

projets déjà entrepris et devant être poursuivis en 1953 a été réduite. En août, de nouvelles réductions de crédits sont devenues nécessaires, ce qui a placé le Bureau régional dans une situation extrêmement

autorisée lors de sa troisième session. Parmi les autres questions étudiées par le Comité régional, il y a lieu de signaler le programme à long terme de l'OMS, la coopération entre les pays de la Région pour l'échange de renseignements et l'octroi de bourses d'études régionales, les problèmes sanitaires des réfugiés de Corée, les voyages d'étude, l'organisation d'un cours de formation professionnelle de statisticiens et l'information dans la Région. Le problème de la planification en matière de santé

S'il faut beaucoup de temps et de travail pour élaborer un projet, il en faut presque autant pour le remanier, et les engagements auxquels les difficile.

gouvernements ou d'autres organisations, aussi bien que l'OMS, avaient souscrit ont rendu plus délicate encore la situation créée par l'obligation de rompre

des pourparlers ou de revenir sur des promesses d'assistance, même de caractère préliminaire. Tout au long de l'année, l'OMS a très utilement collaboré avec l'Organisation des Nations Unies (le FISE en particulier) et ses institutions spécialisées. La collaboration du FISE a été précieuse pour les

a fait l'objet de discussions techniques fort utiles. Le comité a décidé que, lors de sa prochaine session, les discussions techniques porteraient sur l'adminis-

tration de la santé publique et plus spécialement sur l'organisation des services de santé. Le Comité régional se réunira en 1954 à Manille et en 1955 à Singapour. Au cours de la session du Comité régional, l'Association japonaise pour les Nations Unies avait organisé à Tokyo un colloque sur la santé mondiale. Bureau régional

Gouvernements de Brunéi, du Cambodge, de la Chine, de Hong -kong, du Japon, de la Malaisie, du Nord -Bornéo, des Philippines, et du Sarawak. Un expert- conseil de l'OMS, spécialiste de l'administration de la santé publique et installé au Viet -Nam, a également assumé les fonctions de représentant du FISE auprès des Etats associés d'Indochine. La liaison avec le bureau du représentant résident de l'assistance technique aux Philippines a été maintenue. L'Organisation s'est fait représenter, en 1953, par

Il y a eu deux ans, le premier septembre, que le Bureau régional s'est installé à Manille. Il a signé, le 27 mars 1953, pour les locaux qu'il occupe, un bail de dix ans renouvelable. Il a procédé à quelques modifications qui s'imposaient, mais maintenant que l'effectif de son personnel est presque au complet les locaux actuels sont devenus insuffisants. Il envisage donc d'ériger dans le voisinage un bâtiment préfabriqué.

des membres du personnel du Bureau régional à deux réunions de la Commission du Pacifique sud :

la deuxième Conférence du Pacifique sud et la cinquième réunion du Conseil de Recherche. Un exposé sur les activités de l'OMS a été présenté à la sous -commission sanitaire du Conseil de Recherche afin d'éviter les doubles emplois.

Tous les membres du personnel international, soit 22 fonctionnaires appartenant à 10 pays, sont maintenant entrés en fonctions. En 1953, en outre, 40 experts internationaux appartenant à 17 pays et 17 experts -conseils à court terme ressortissant à 7 pays ont été nommés dans la Région. Les mouvements de personnel ont été insignifiants, ce qui peut être interprété comme un signe de stabilisation. Le recrutement du personnel destiné aux opérations dans les pays a été difficile et il en est résulté des retards dans la mise en oeuvre de certains projets ; toutefois, les gouvernements intéressés ont fait preuve,

D'autres représentants du Bureau régional ont assisté à la Conférence régionale asienne de l'OIT, qui s'est tenue à Tokyo en septembre ; au cours des discussions sur l'habitation ils ont offert l'aide de l'OMS pour les recherches entreprises dans ce domaine, l'évaluation des travaux, l'établissement de normes et d'autres services consultatifs. Le Bureau

a, d'autre part, été représenté au deuxième stage d'étude et d'information à l'intention des cadres des Mouvements de Jeunesse, organisé par l'UNESCO à Tokyo en octobre. En novembre, d'autres représentants du Bureau ont été envoyés au VIIIe Congrès

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

107

scientifique du Pacifique, à Manille, où ils ont présenté deux communications sur la santé publique.

l'Institut d'Hygiène de l'Université des Philippines. C'est ainsi que l'Organisation a affecté visant

L'année 1953 a, en outre, été marquée par une collaboration intense entre l'OMS et certaines orga-

à l'Institut, en qualité d'experts -conseils à court terme, des professeurs d'administration de la santé publique et de génie sanitaire de l'Université Johns Hopkins, qui ont été chargés de donner des conseils sur l'enseignement de leurs disciplines respectives. Leurs collègues, qui remplissent les fonctions d'« associate professors » à l'Université Johns Hopkins, sont ensuite venus les remplacer et occuper,

nisations non gouvernementales dans la Région. Les Associations pour les Nations Unies, dont huit ont déjà été créées dans la Région du Pacifique occidental (en Australie, en Corée, à Hong -kong, au Japon, en Nouvelle -Zélande, aux Philippines, à Singapour et à TaIwan), ont aidé à faire mieux connaître au public les buts et les travaux de l'OMS.

à l'institut, les chaires professorales afin que les titulaires locaux pussent suivre des cours de perfectionnement à l'Université Johns Hopkins grâce à des bourses d'études de l'OMS. Trois titulaires coréens de bourses de l'OMS ont été immatriculés à l'Institut

La Journée mondiale de la Santé a été célébrée, le 7 avril, dans la plupart des pays et territoires de la

Région. Des mesures avaient été prises pour la

production d'affiches, de tracts, de dépliants et de brochures, ainsi que pour l'organisation de conférences de presse, de conférences dans les écoles, de causeries radiophoniques, de réunions publiques et de projections de films cinématographiques. Il est encourageant de constater qu'en 1953 la Journée mondiale de la Santé a été plus largement observée qu'auparavant dans de nombreux pays. La distribution de documents d'information de tous les genres s'est considérablement accrue. Le nombre des exemplaires d'OMS Nouvelles distribués a passé de 12.000 en 1952 à 21.000 en 1953 ; plus de 72 communiqués de presse ont été publiés, 13 causeries radiophoniques de quinze minutes ont été enre-

d'Hygène. Par ailleurs, huit boursiers de l'OMS inscrits à l'Ecole d'Officiers de Santé de Pnom -penh. Au cours de l'année, 115 bourses d'études ont été

originaires du Laos, pays qui ne possède pas d'établissement d'enseignement de la médecine, ont été

accordées. Les comités nationaux chargés de la sélection des boursiers ont fait preuve d'un remarquable esprit de coopération. D'autre part, les administrateurs des institutions dans lesquelles ont été envoyés les boursiers de l'OMS originaires de la Région ont fait l'éloge de leurs aptitudes et de la qualité de leur travail.

gistrées à Manille, et des films sur l'OMS ont été projetés par le réseau de télévision récemment inauguré dans cette ville. Le fonctionnaire chargé de l'information a surveillé la préparation du stand des Nations Unies à la Foire internationale des Philip-

Les gouvernements des Etats Membres et

les

institutions de ces pays dans lesquelles les boursiers ont été envoyés ont également tout mis en oeuvre pour faciliter le placement des boursiers, pour les accueillir

pines et a aidé à assurer le service de presse de la Conférence de la CEAEO qui s'est tenue à Manille en février. La traduction, en chinois, des numéros de la Chronique publiés entre avril 1952 et mai 1953 a été achevée. Enseignement et formation professionnelle

et pour leur prêter assistance. Certains gouvernements ont prié l'OMS de les aider à formuler leurs demandes de bourses et à choisir des candidats pour

les bourses octroyées par le Canada et le Plan de Colombo.

Un colloque sur les problèmes de santé mentale des enfants, qui est la première réunion de ce genre organisée conjointement par le Gouvernement australien et par l'OMS, s'est tenu pendant trois semaines

en août à l'Université de Sydney. Les débats ont porté essentiellement sur les enfants âgés de moins de sept ans. Les points suivants ont été examinés : 1) caractéristiques de la santé et du développement des enfants ; 2) influences qui, au sein de la collectivité, forgent la mentalité de l'enfant et lui donnent les caractéristiques familiales et sociales de son type de civilisation ; 3) problèmes du comportement communs aux enfants du premier âge et aux jeunes enfants ; 4) utilisation de ces connaissances dans les programmes de protection médico- sociale et d'éducation des enfants. Le colloque s'adressait à des

Une aide a été octroyée à plusieurs établissements d'enseignement de la Région. Des conférenciers, des

bourses d'études, de la documentation médicale et du matériel d'enseignement ont été envoyés à l'Institut d'Hygiène de l'Université des Philippines (Manille), à la Faculté de Médecine sociale et de Santé publique de l'Université de Malaisie (Singapour) et à l'Ecole d'Officiers de Santé de Pnom -penh.

Le premier cours de santé publique pour diplômés

donné à l'Université de Malaisie s'est ouvert en octobre. Quatre conférenciers envoyés par l'Organisation non seulement donnent des cours sur l'éducation

sanitaire, la statistique médicale, la nutrition appliquée, la physiologie appliquée, mais procèdent aussi à des recherches et donnent des avis. L'Organisation a attribué une bourse qui permettra à son titulaire d'aller suivre des cours avancés de statistique médicale à la London School of Hygiene and Tropical Medicine. L'Université Johns Hopkins et la Fondation Rockefeller ont collaboré au projet d'assistance

personnes occupant des postes importants dans les services de santé publique, de la protection de l'enfance et de l'enseignement. On l'a estimé très utile, notamment pour tous ceux qui s'occupent de l'organisation et de la mise sur pied de services de protection médico- sociale de l'enfance et de cours de formation professionnelle à l'intention des agents

spécialisés dans ces questions. Un groupe de spécialistes éminents de la pédiatrie, de la psychiatrie.

108

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

et de la psychologie de l'enfant, des soins infirmiers, de l'assistance sociale, de l'ethnographie, de l'éducation, et de disciplines connexes, était chargé des exposés. Trente -sept participants venus d'Australie, de Chine, de Hong -kong, du Japon, de

Malaisie, de Nouvelle- Zélande, des Philippines, de Sarawak et de Singapour (Région du Pacifique occi-

dental), ainsi que de Birmanie, d'Indonésie et de Thaïlande (Région de l'Asie du Sud -Est) ont assisté au colloque.

Projets intéressant respectivement l'ensemble de la Région et les divers pays

En novembre 1953, 39 projets étaient en cours d'exécution dans la Région. Pendant l'année, 12 nouveaux projets avaient été amorcés et 10 avaient

pris fin. Les gouvernements ont collaboré à toutes les phases de l'élaboration et de la mise en oeuvre des projets, et la continuation des travaux par les équipes locales homologues après le départ du personnel international a été, dans l'ensemble,

enfants et non pas simplement le taux de survie. Les faits ont montré que c'est à l'âge du sevrage et à l'âge préscolaire que la santé de l'enfant a le plus besoin d'être améliorée, et c'est pourquoi on attache une grande importance à la nutrition et aux soins généraux des enfants des âges en question. Comme le succès de la protection maternelle et infantile dépend essentiellement de l'enseignement donné aux parents et que cet enseignement constitue toujours un processus assez lent, on ne s'attend pas à des changements spectaculaires dans la santé des

assurée de façon satisfaisante. La mission UNKRA /OMS de planification sanitaire a achevé son étude sur la Corée et a présenté des recommandations. Celles -ci ont été acceptées par le Gouvernement et doivent être mises en oeuvre par l'UNKRA avec l'aide et les conseils de l'OMS. En 1953, les équipes chargées de faire la démons-

enfants de la Région avant quelques années. Le conseiller a, d'autre part, étudié les services de protection sanitaire de la mère et de l'enfant en Nouvelle -Zélande,

afin de se rendre compte des

tration des méthodes de lutte contre une maladie déterminée se sont également préoccupées d'autres maladies qui sévissaient dans les zones de leur ressort. C'est ainsi qu'au Sarawak la lutte contre le pian s'est accompagnée de campagnes de vaccination par le BCG ; les équipes locales qui poursuivent les travaux dans ce territoire continuent cette action

ressources qu'offrirait ce pays pour le placement de boursiers (médecins et infirmières) venant d'autres pays de la Région. Formation professionnelle d'infirmières

combinée. Cette tendance à organiser une activité mixte s'est traduite par l'établissement de services sanitaires plus complets dans les régions intéressées. Les experts -conseils

tenu en 1952 à Taiwan et qui a été décrit dans le Rapport annuel de 1952 2 a eu d'importants retentissements. Les participants ont déclaré que cette réunion les avait aidés à améliorer les programmes d'études de leur école d'infirmières et leurs

Le colloque sur l'enseignement infirmier qui s'est

à court terme

affectés à

plusieurs projets bénéficiant de l'assistance de l'OMS

ont aidé les gouvernements à étudier les besoins sanitaires de leur pays et à faire le bilan des ressources

méthodes d'enseignement, à utiliser de façon plus efficace les moyens visuels d'éducation et à mieux comprendre la question des relations personnelles. De retour dans leur pays, les infirmières philippines qui avaient assisté au colloque ont organisé à Manille

dont ils disposent pour différentes activités. Ils ont,

d'autre part, fourni des avis pour l'organisation et la surveillance de ces activités par les autorités nationales et facilité la collaboration entre techniciens de diverses catégories.

une conférence- atelier (workshop) à laquelle ont assisté plus de cinquante infirmières venant de toutes les parties des Philippines. Quant aux participantes qui étaient venues de Taiwan, du Japon, du territoire de Papua et Nouvelle -Guinée, elles ont également

Hygiène de la maternité et de l'enfance Le conseiller régional pour la protection maternelle

et infantile a consacré une bonne partie de sa première année dans la Région à l'étude des services

mis au point des plans en vue de l'organisation de groupes d'étude locaux. On se propose de réunir, lors du prochain colloque régional, des administrateurs d'écoles d'infirmières, des directrices de services

occidental. Il s'est occupé d'abord des pays dans lesquels des projets de démonstrations intéressant la protection maternelle et infantile étaient en cours,

que possèdent, à cet égard, plusieurs pays du Pacifique

infirmiers d'hôpitaux et des infirmières en chef, ainsi que des infirmières monitrices. Des projets visant à renforcer les écoles élémentaires d'infirmières ont été mis en oeuvre à Brunéi, au Cambodge, en Malaisie, dans le Nord -Bornéo et à Taiwan, cependant qu'une action a été entreprise au Cambodge, à Hong -kong, en Malaisie, dans le Nord -Bornéo et à Taiwan pour améliorer la formation technique des infirmières de la santé publique, dans le cadre soit de projets intéressant la protection 2 Actes of Org. mond. Santé, 45, 141

puis de ceux qui envisageaient d'entreprendre des projets de formation professionnelle, pour l'exécution

desquels le FISE devait fournir du matériel. Dans le cadre des trois projets de démonstrations actuellement mis en oeuvre dans la Région, on s'est soucié de veiller à la qualité de l'enseignement dispensé et de suivre ultérieurement les participants plutôt que d'assurer aux cours un auditoire nombreux. Le but est de relever le niveau de santé des mères et des

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

109

sanitaire de la mère et de l'enfant, soit de projets d'enseignement infirmier entrepris avec l'aide de l'OMS. Education sanitaire

ration de plans coordonnés de lutte antipaludique dans quelques pays et peut -être par la suite dans l'ensemble des Régions. Elle sera complétée par une deuxième conférence qui se tiendra en 1954 à Taiwan et portera sur la lutte antipaludique dans les zones rurales.

C'est aux agents sanitaires qu'incombe la tâche difficile d'amener la population à modifier ses habitudes et ses conceptions ainsi qu'à prendre une part

plus active dans l'élévation du niveau de santé de leur voisinage immédiat et de la collectivité locale. Dans certains pays, la science et la technique de l'éducation sanitaire de la population ont progressé rapidement au cours de ces dernières années, si bien qu'un grand nombre de méthodes encore en usage sont considérées comme désuètes. Le conseiller dont le Bureau régional dispose pour l'éducation sanitaire

Le projet de lutte contre le paludisme et les insectes, entrepris à Taiwan, se poursuit de façon satisfaisante. En 1953, les habitations de plus de 1.509.000 personnes ont fait l'objet de pulvérisations de DDT et on envisage d'étendre en 1954 les mesures de protection à environ 5.300.000 personnes, chiffre

présumé de la population exposée de cette île. Les travaux seront confiés à l'équipe nationale, l'équipe

internationale se bornant à fournir des avis et à surveiller les opérations. Cela donnera confiance au

de la population s'est rendu dans divers pays pour étudier les problèmes qui s'y posent à cet égard. Il a aidé un de ces pays à mettre au point un programme d'éducation sanitaire de longue haleine et un autre à organiser une conférence nationale sur cette question. L'éducateur sanitaire affecté par

personnel local et lui permettra d'assumer convenablement ses responsabilités après le départ de l'équipe internationale. Celle -ci pourra ainsi consacrer plus de temps à l'étude d'autres maladies propagées par les insectes et à la lutte contre ces maladies

l'OMS à la chaire de médecine sociale et de santé publique de l'Université de Malaisie a, indépendamment de ses fonctions professorales, apporté sa des cours d'adultes et à des organismes sociaux, etc.,

à Taiwan. Les résultats de la campagne pilote de lutte contre le paludisme entreprise aux Philippines ont été

collaboration pendant l'année aux services de la santé et de l'éducation, à l'école d'instituteurs, à à Singapour et en Malaisie. Cet exemple montre comment on peut attirer l'attention des diverses organisations sanitaires officielles et bénévoles, et des organismes apparentés, sur l'importance de l'éduca-

utilisés par le Gouvernement pour l'organisation d'une campagne de grande envergure. D'autre part, le projet pilote de lutte antipaludique de Sarawak

a été poursuivi et étendu à Brunéi, où les pulvérisations d'insecticides à action rémanente ont commencé en octobre. Au Cambodge, l'OMS a repris, en août,

sa collaboration au projet de lutte contre le paludisme et les insectes, dont l'exécution avait été suspendue dans la première partie de l'année. (Pour plus de détails à ce sujet, voir la Partie IV.) Tuberculose

tion sanitaire, et comment on peut intégrer cette discipline dans des programmes sanitaires et médicaux. Un expert -conseil en éducation sanitaire a,

d'autre part, été affecté à un projet de lutte antivénérienne entrepris à Taiwan. On espère pouvoir organiser en 1955, comme plusieurs pays en ont exprimé le désir, une conférence régionale sur

l'éducation sanitaire. Assainissement

La lutte antituberculeuse a été marquée pendant l'année par une importante réorientation qui a fait l'objet d'une discussion approfondie au cours de la conférence des pays du Pacifique sur la tuberculose, tenue à Manille en avril. L'aide directe apportée par l'Organisation aux gouvernements pour l'exécution prendre fin, et il faudra ensuite intégrer ces campagnes

Le conseiller régional pour l'assainissement s'est

de campagnes BCG dans la région est près de dans des programmes d'ensemble de lutte antituberculeuse, lesquels devront à leur tour trouver place dans les programmes nationaux de santé publique.

rendu dans plusieurs pays de la Région pour les aider à préciser leurs problèmes d'assainissement. Les services de santé publique des différents pays de la Région ont manifesté un intérêt accru à l'égard de ces problèmes, ainsi que l'atteste l'augmentation

du nombre des demandes d'aide pour le renforcement des ressources et des services nationaux dans ce domaine.

Paludisme et lutte contre les insectes A Bangkok s'est tenue en septembre une conférence sur la lutte antipaludique, organisée en commun

Au cours de l'année, plusieurs gouvernements ont demandé à l'OMS de les aider à réaliser cette intégration, et des plans préliminaires sont actuellement élaborés pour donner suite à ces demandes. La conférence des pays du Pacifique sur la tuberculose a été organisée sous les auspices communs du Gouvernement des Philippines, de la Ligue antituberculeuse des Philippines et de l'OMS. Des représentants de 29 pays et un grand nombre d'obser-

par le Bureau régional du Pacifique occidental et par le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est (voir page 5). Cinq pays de la Région ont participé à cette réunion, qui avait pour but de faciliter l'élabo-

vateurs y ont participé ; quatre orateurs avaient été invités à présenter des communications spéciales qui

ont donné lieu à d'intéressants échanges de vues. Les participants se sont mis d'accord sur l'emploi

110

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

de méthodes uniformes qui permettront non seulement d'appliquer à la lutte antituberculeuse les méthodes les plus modernes, mais encore d'obtenir des résultats comparables dans tous les pays qui s'inspireront de la méthode type. Il sera ainsi possible de comparer et d'évaluer les résultats des campagnes

environ 60 % des cas de cécité sont imputables à cette maladie. A Taiwan, l'expert -conseil de l'OMS a collaboré à la mise en oeuvre d'un projet pilote de

traitement du trachome entrepris au moyen de

futures mieux que cela n'a été le cas jusqu'ici. La conférence a fait l'objet de comptes rendus dans les journaux spécialisés du monde entier. Les Gouvernements de Brunéi, de Hong -kong, des Philippines, de Sarawak et de Taiwan ont poursuivi

fournitures procurées par le FISE. Les résultats ont été si encourageants que le Gouvernement a décidé d'entreprendre une campagne de trois ans au cours de laquelle tous les écoliers de l'île et leurs contacts seront traités. Pian

les campagnes de vaccination par le BCG

commencées avec l'aide de personnel international en 1953 ou au cours d'années précédentes. L'exécution des projets qui devaient être mis en oeuvre au Cambodge et au Viet -Nam s'est trouvée retardée par des difficultés de recrutement, mais elle a commencé au

Les campagnes contre le pian menées avec l'aide de l'OMS et du FISE dans les îles du Leyte et de Samar (Philippines) ont pris fin en août 1953, comme

Cambodge en novembre, et sera entreprise sans vaccination par le BCG au Brunéi, à Hong -kong, aux

doute prochainement au Viet -Nam. Le FISE continue

prévu. Des opérations ont, d'autre part, été entreprises dans certaines zones des îles de Mindanao et de Catanduanes où la fréquence du pian serait élevée. La campagne s'étendra également à 700 municipalités où l'incidence serait assez faible ; les municipalités intéressées se chargeront elles -mêmes

à procurer des fournitures et du matériel pour la Philippines, à Sarawak et à Taiwan. Une équipe spéciale se rendra dans divers pays de la Région en résultats de la campagne internationale de vaccination par le BCG.

de cette opération lorsque le personnel aura été formé et qu'elles auront reçu les fournitures nécessaires. Le FISE participe à cette action en livrant des fournitures et du matériel, et l'OMS en fournissant des conseils techniques par l'intermédiaire du conseiller régional et de consultants à court terme. Dès le début,

1954 pour y procéder à un examen critique des

En ce qui concerne la production du BCG, le laboratoire d'Alabang, près de Manille, a préparé tout le vaccin nécessaire pour la campagne entreprise

aux Philippines et en a exporté à destination de Brunéi, de Hong -kong, de l'Indonésie, de Sarawak

et de Taiwan. Le laboratoire du BCG de Taipeh, qui a été officiellement agréé par l'OMS en mars 1953,

les équipes responsables comprenaient des agents des services sanitaires locaux, provinciaux et municipaux, qui poursuivront le travail lorsque la campagne de masse sera achevée. Ainsi, la lutte contre le pian est devenue partie intégrante de l'activité sanitaire normalement déployée dans les secteurs en question, et on est certain que les mesures complémentaires nécessaires seront assurées après le départ du personnel international. Plusieurs fonctionnaires

fournit le vaccin destiné à la campagne menée à Taiwan. Quant aux campagnes intéressant le Cambodge et le Viet -Nam, elles seront approvisionnées par le laboratoire de Saigon. Un expert -conseil à court terme de l'OMS, spécialisé dans la production du BCG, a visité en février et en mars les laboratoires d'Alabang, de Kyose et de Sendai (Japon), de Saigon et de Taipeh. Ces visites ont cet avantage qu'elles permettent d'assurer le maintien des normes internationales et de tenir les spécialistes au courant des recherches et des découvertes les plus récentes. Trachome

sanitaires provinciaux se sont servis des résultats éloquents de la lutte contre le pian pour promouvoir d'autres activités sanitaires dans des collectivités généralement situées dans des régions souvent

reculées et hors du rayon d'action habituel des

services de santé. On estime que, à la fin de 1953, 2 millions de personnes auront été examinées et 75.000 cas de pian traités. Une action thérapeutique de masse aura été amorcée ou menée à terme dans tous les secteurs où la fréquence du pian est élevée, et des campagnes auront été entreprises dans plusieurs zones où la fréquence de cette maladie est Au Laos, la campagne commencée en avril 1953 a été intensifiée dans la province de Savannakhet, autant que cela était possible avec le personnel dont on disposait, dans une région où les communications sont malaisées et où sévissent des troubles. Les deux

En 1953, un expert -conseil à court terme s'est rendu dans plusieurs pays de la Région pour aider les gouvernements intéressés à évaluer l'importance du problème que pose cette maladie. Il a procédé à des échanges d'informations avec les spécialistes locaux, donné des conférences et assisté à des opérations. Il a profité de son voyage pour attirer l'attention des services nationaux sur les méthodes recommandées par le comité d'experts de l'OMS en ce qui concerne la classification et le traitement du trachome. Dans certains pays de la Région, le trachome est très répandu, notamment chez les enfants, et de nombreuses personnes présentent des cicatrices. On a estimé que dans l'un de ces pays

faible.

équipes et l'expert de l'OMS ont réussi à examiner plus de 95 % de la population des secteurs explorés à ce jour et dans lesquels la fréquence moyenne du pian est de 5,54 %. On a décelé quelques poches où l'incidence est particulièrement élevée ; c'est ainsi qu'à Na Di, environ 14 % de la population et plus de 27 % des sujets âgés de 0 à 16 ans sont atteints de pian infectieux.

LA SYPHILIS COMBATTUE EN ÉTHIOPIE

Une campagne contre la syphilis a été déclenchée en juin 1952 par le Ministère de la Santé de l'Ethiopie, avec l'aide de l'OMS. L'équipe de l'Organisation est dirigée par un médecin spécialiste que l'on voit ici examinant un jeune enfant. L'infirmier qui l'assiste dans son travail doit sa formation à l'OMS.

Au dispensaire Filoha à Addis- Abéba, une infirmière éthiopienne formée par les monitrices de l'OMS effectue une prise de sang.

Dans une salle du même dispensaire, le sérologiste de l'équipe de l'OMS initie de jeunes élèves éthiopiens aux diverses techniques utilisées pour les maladies vénériennes.

Ces cours théoriques sont suivis de travaux pratiques. Dans le laboratoire du dispensaire, les futurs techniciens procèdent à des épreuves sur des échantillons de sang de malades.

LE GOUVERNEMENT INDONÉSIEN FAIT CAMPAGNE CONTRE LE PIAN AVEC L'AIDE DE L'OMS ET DU FISE '"%

,' f,e:gr PRÉPARATIFS

UNE ÉQUIPE AU TRAVAIL Le camion, poussé à

Au quartier général de la campagne entreprise en Indonésie contre le pian, le personnel national des équipes volantes

bras, a vaincu

l'obstacle et gagné le village où l'un des membres de l'équipe explique le but de la à la population rassemblée (7 et 8). Puis les opérations commencent. Tour à tour, jeunes et vieux sont examinés (9) et l'on procède aux prises de sang et aux injections de pénicilline (10), cependant qu'au laboratoire les prélèvements sanguins sont soumis aux tests sérologiques (11). Leur travail terminé, les membres des diverses équipes confrontent leurs expériences et discutent des problèmes posés

reçoit une formation appropriée. Documents photographiques (1), tableau noir et projections lumineuses (3) sont utilisés dans les cours sur l'étiologie, la symptomatologie et l'épidémiologie du (2)

campagne

pian. L'enseignement théorique est suivi de démonstrations du diagnostic et du traitement de la maladie (4). Le plan de la campagne a été arrêté avec

les autorités locales (5) et, dans un village, un chef d'équipe informe le conseil munici-

par la campagne (12).

pal du déroulement des opérations (6).

9

11

12

LA LUTTE CONTRE LE PIAN AU

LIBÉRIA

Cette campagne est entreprise par le Gouvernement avec l'aide du FISE et de

l'OMS et l'appui financier de l'assis-

tance technique. Cicontre, une infirmière du Libéria fait une injection de pénicilline.

CAMPAGNES ANTIPALUDIQUES AU LIBAN ET AU CAMBODGE

Chasse aux vecteurs du paludisme lors de la campagne menée au Liban avec l'aide de l'OMS. Ce piège conique érigé au- dessus d'un puits surprend le moustique au moment où il sort de l'état de nymphe.

Les membres de l'équipe antipaludique de l'OMS, au Cambodge, démontrent à de futurs éducateurs sanitaires cambodgiens, vietnamiens et laotiens, les méthodes de pulvérisation au DDT.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

111

Au Sarawak, les équipes internationales de vaccination par le BCG ont combattu le pian au moyen de fournitures livrées par le FISE, et la lutte se poursuit maintenant par les soins des équipes nationales.

et sérums de Taiwan, un cours d'initiation aux méthodes et aux techniques de laboratoire nécessaires

effectué une enquête dans les Etats de Kélantan et de Trengganu (Malaisie) et a proposé aux autorités un programme de lutte contre le pian. Les autorités du Samoa occidental, des îles Cook et des îles Fidji ont demandé une aide et les autorités de la Nouvelle -

Sur la demande du Gouvernement, l'OMS a

pour l'exécution du programme. La formation d'un deuxième groupe de spécialistes du même genre a commencé. Des cours analogues seront organisés, tous les deux mois, jusqu'à ce que tout le personnel des laboratoires participants aient reçu la formation

voulue. On a, d'autre part, mis au point un vaste programme d'éducation sanitaire à l'intention des instituteurs. Dans le port de Keelung, qui est le plus

Guinée néerlandaise ont également manifesté leur intérêt à l'égard d'un programme de ce genre. Lutte antivénérienne à Taiwan

grand port international de Taiwan, 400 à 500

serveuses et autres employées de restaurant ont été examinées et ont reçu un traitement approprié. Ce groupe de personnes pose, à Keelung, un problème

L'exécution du projet de lutte antivénérienne à Taiwan a débuté en août 1953, avec l'aide de la Foreign Operations Administration et les fournitures

spécial. Des plans sont actuellement élaborés en vue de l'exécution, dans l'ensemble de l'île, d'un programme de lutte antivénérienne intéressant les femmes enceintes, leurs maris et leurs enfants ; il sera mis en oeuvre avec l'aide de l'OMS et du FISE. Les opérations commenceront à Taïchung, oí1, avec

et le matériel livrés par le FISE. L'OMS enverra une équipe de quatre personnes ; deux d'entre elles, un expert des maladies antivénériennes et un éducateur sanitaire, étaient sur les lieux à la fin de l'année et participaient déjà aux opérations. Un comité pour

l'aide de l'OMS, un projet de démonstration et de formation professionnelle a été entrepris en matière de protection sanitaire de la mère et de l'enfant. Construction d'hôpitaux

la lutte antivénérienne a été créé. Un dispensaire antivénérien, destiné à servir de centre de démonstration et de formation professionnelle, a été installé à l'Hôpital provincial de Taipeh, et le centre administratif fonctionne au centre sanitaire provincial de démonstration et de formation professionnelle de cette même ville. Le personnel homologue national

Au cours de l'année 1953, l'OMS a envoyé au Cambodge, à Hong -kong, aux

Philippines,

au

reçoit une formation en cours de service et des résultats satisfaisants ont déjà été obtenus.

Le sérologiste fourni par le Gouvernement a

Samoa sous administration américaine, à Sarawak et au Viet -Nam, un architecte spécialisé dans la construction d'hôpitaux qui a été chargé de fournir aux gouvernements des conseils pour rénover des hôpitaux existants ou pour en construire de nouveaux. Les plans d'un hôpital d'enfants de 250 lits à Saigon ont maintenant été établis sous leur forme définitive et les travaux de construction commenceront probablement bientôt.

inspecté les vingt laboratoires qui participeront aux

opérations. Le premier groupe de médecins et de techniciens de laboratoire a terminé, au laboratoire de référence installé dans le laboratoire des vaccins

Tendances actuelles

L'OMS a dès ses débuts souligné l'importance d'une coordination des entreprises communes, à partir de l'instant même où il est procédé à l'établissement des plans, et l'expérience a montré que la coordination entre plusieurs autorités nationales

activités envisagées. Des membres qualifiés d'organisations bénévoles peuvent également être cooptés.

Ce système paraît bien fait pour éclairer tous les organismes nationaux et internationaux sur les répercussions lointaines de certains projets spéciaux, sur

n'est pas moins importante que celle qui s'effectue entre organisations internationales. C'est ainsi que des comités de coordination fonctionnent efficacement

la relation qui existe entre les projets bénéficiant d'une aide internationale et ceux qui sont entièrement

dans plusieurs pays de la Région. Du comité de coordination central dépendent des sous -comités char-

nationaux. On se propose d'encourager cette politique d'action commune et l'on espère qu'elle contribuera, d'une part, à précipiter l'évolution suivant laquelle l'exécution pratique de projets indi-

gés de veiller à ce que le travail entrepris dans des domaines spéciaux de la santé publique coïncide avec le développement général du pays. Ces sous -comités

se composent d'un personnel technique détaché par le gouvernement et de représentants des organisations

bilatérales, de l'OMS et d'autres institutions spécialisées des Nations Unies qui portent un intérêt aux

viduels est progressivement abandonnée au profit du développement des services de santé publique et de leur administration nationale et, d'autre part, à accroître l'importance du rôle qui incombe à l'OMS en tant qu'autorité directrice et coordonnatrice de l'action sanitaire internationale.

PARTIE III COOPÉRATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS

CHAPITRE 17

COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS

Collaboration dans le domaine social

Au cours des deux dernières années, le Conseil Economique et Social et l'Assemblée générale des Nations Unies ont porté une attention particulière au développement et à la concentration des efforts poursuivis dans le domaine social par l'Organisation des Nations Unies et par les institutions spécialisées. L'insuffisance des informations disponibles sur la situation et son évolution dans les différentes parties du monde entravait l'établissement de directives générales en vue de l'amélioration des conditions sociales ; c'est pourquoi le Conseil Economique et Social, se rangeant à l'avis de la Commission des Questions sociales, a estimé que le secrétariat de

élargi d'assistance technique en vue du développement économique.

L'Organisation des Nations Unies, après consultation avec les institutions intéressées,) a présenté en 1953 au Conseil Economique et Social des sugges-

tions pour ce programme d'action pratique. Le

Conseil a recommandé, dans la résolution 496 (XVI), que l'on s'attachât tout particulièrement, pour

l'immédiat, à l'aménagement des collectivités, à la formation du personnel technique et du personnel auxiliaire et au renforcement des administrations nationales et locales. Il a autorisé le Secrétaire

général des Nations Unies à réunir des groupes

l'Organisation des Nations Unies, d'une part, et l'OIT, la FAO, l'UNESCO et l'OMS, d'autre part,

restreints composés de hauts fonctionnaires chargés d'élaborer la politique sociale de divers gouvernements et de représentants des secrétariats des organisations internationales intéressées, en vue d'établir

devraient préparer alternativement, à des intervalles

de deux ans, deux rapports : l'un sur la situation sociale dans le monde et l'autre sur les programmes nationaux d'action sociale. Cette décision a été prise

en 1952, après la présentation, à la Commission des Questions sociales, du rapport préliminaire sur la situation sociale dans le monde, dont l'OMS avait rédigé le chapitre relatif aux questions sanitaires. Les travaux ont commencé pour la préparation du premier rapport sur les programmes nationaux Economique et Social en 1954.

des plans d'action concrète pour la réalisation de vastes projets d'aménagement des collectivités. A l'occasion de ces réunions, l'OMS fournira aux gouvernements une aide appropriée. En vue de l'élaboration de ce programme, des consultations inter -secrétariats ont eu lieu dans le cadre du Comité administratif de Coordination ; certaines de ces consultations, portant sur l'aménage-

ment des collectivités, ont été organisées au cours de la session d'été du Conseil Economique et Social,

d'action sociale, qui sera examiné par le Conseil Afin d'assurer le maximum d'efficacité pratique aux activités des organisations des Nations Unies, le Conseil Economique et Social a invité en 1952 les gouvernements et les institutions spécialisées à lui adresser des recommandations et des suggestions

tandis que d'autres, consacrées aux programmes sociaux en général, se dérouleront pendant l'été de 1954. Des réunions analogues ont eu pour but de coordonner les méthodes financières et administratives ainsi que les activités communes dont il est question plus loin. Ces diverses consultations ont permis de présenter des suggestions utiles concernant les méthodes à employer et d'assurer une meilleure compréhension des buts et des activités des organisations participantes ; elles ont également mis en lumière la souplesse croissante du système de coordination inter -secrétariats. Les travaux du Bureau de l'Assistance technique, organe de coordination du programme élargi d'assistance technique en vue du développement écono-

pour un programme d'action pratique concertée dans le domaine social. Les Etats Membres de l'OMS

ont été invités à présenter des observations sur les aspects sanitaires de ce programme (résolution EB11.R40). Bien qu'aucune recommandation précise n'ait été formulée à ce sujet, la Sixième Assemblée

Mondiale de la Santé a souscrit, dans la résolution WHA6.24, à la résolution 642 (VII) de l'Assemblée générale sur le développement économique et social intégré, en soulignant qu'elle devrait servir de guide pour l'établissement des programmes en question ; elle a, d'autre part, approuvé à nouveau l'énoncé de principes adopté par le Conseil Economique et Social dans la résolution 222 (IX) pour le programme

mique, sont décrits au chapitre 18. On trouvera ci -après des exemples de collaboration dans le domaine social entre l'OMS et d'autres institutions des Nations Unies. 1 Document ONU E /CN.5 /291

- 115 -

116

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Education de base L'OMS collabore avec l'Organisation des Nations Unies, l'OIT, la FAO et l'UNESCO au programme d'éducation de base de cette dernière organisation.

mentation a été réunie au moyen d'enquêtes effectuées sur place en Asie et en Méditerranée orientale, avec la participation de l'OMS.

Ce programme représente un effort méthodique

Formation du personnel auxiliaire

visant, dans les pays insuffisamment développés, à faire prendre conscience aux populations de leurs possibilités individuelles et collectives, et à les aider à acquérir certaines connaissances et techniques élémentaires qui sont la condition préalable de tout progrès. Il est fait mention, au chapitre 3, page 33, de travaux entrepris en commun dans les centres régionaux d'éducation de base qui ont été créés en

Les nombreuses études que poursuit l'OMS sur les attributions, les responsabilités et la formation du personnel auxiliaire ont facilité la discussion de ces problèmes par les organisations intéressées des Nations Unies. L'OMS a été représentée aux réunions régionales d'experts que l'Organisation des Nations Unies a organisées, vers la fin de 1952 et durant 1953,

en Colombie, dans l'Inde et au Liban pour l'étude de cette question. D'autres discussions inter- organiégalement envisagées.

Egypte et au Mexique, ainsi que du programme

national de Ceylan. Des dispositions ont été adoptées

sations portant sur les problèmes communs sont Action à long terme en faveur de l'enfance Les services créés à l'intention de la famille et de l'ensemble de la collectivité couvrent la plupart des besoins de l'enfance ; il est néanmoins indispensable d'assurer à celle -ci certains services spéciaux comme,

en vue de rattacher l'éducation sanitaire entreprise dans le centre égyptien - qui est un centre de forma-

tion professionnelle pour les pays arabes - aux travaux effectués dans la zone avoisinante de démons-

trations sanitaires de Calioub, qui a été créée avec l'aide de l'OMS et de la FAO. L'éducateur sanitaire envoyé par l'OMS au Mexique a terminé, à la fin de l'année, sa mission au centre pour l'Amérique latine et la continuation des travaux sanitaires sera assurée par le Gouvernement. Aménagement des collectivités Lors des réunions inter -organisations mentionnées

par exemple, l'instruction scolaire et l'attribution d'un supplément d'alimentation à l'école. L'Organisation des Nations Unies (y compris le FISE) et les quatre institutions spécialisées qui s'occupent de questions se consultent régulièrement, par l'entremise du Comité administratif de Coordination, sur les activités à long terme en faveur de l'enfance qui pourraient aider les gouvernements à développer et à coordonner leurs services généraux et spéciaux dans ce domaine. Ces consultations permettent également de coordonner les divers programmes techniques auxquels le FISE accorde son assistance en envoyant des fournitures ou en offrant des possibilités de formation professionnelle. Dans le cadre de ce programme commun, l'OMS ces

plus haut, l'aménagement des collectivités a été défini comme un terme générique employé pour désigner l'ensemble des travaux par lesquels les collectivités s'efforcent d'élever leur propre niveau de vie. Dans les programmes d'aménagement des collectivités, on s'efforce de combiner l'aide extérieure avec l'initiative locale et avec les efforts entrepris par les intéressés pour résoudre eux -mêmes les questions qui se posent. Ces programmes visent à créer des services (tels que les services de santé ou d'enseignement) et à mettre sur pied des entreprises locales (par exemple, des coopératives et de petites industries), en coordonnant ces diverses activités pour arriver à la solution des problèmes fondamentaux de

a participé, en 1952, à une étude sur les services sociaux généraux (y compris les services destinés à

l'enfance) existant en Birmanie et, en 1953, à un examen des services de protection de l'enfance en Syrie. Les évaluations, qui en sont encore au stade expérimental, ont pour but d'aider les gouvernements

la collectivité. Les travaux sanitaires qui, dans les divers programmes d'aménagement des collectivités, donnent les meilleurs résultats pratiques sont ceux qui ont trait à l'assainissement, à l'organisation d'unités sanitaires locales et à l'éducation sanitaire.

Dans l'aménagement des collectivités, on peut souvent commencer par un projet particulier, tel que la création d'un centre sanitaire, qui servira ensuite de point de départ pour le développement progressif d'autres activités. Les zones de démonstrations sanitaires, créées avec l'aide de l'OMS, en collaboration avec d'autres organisations, fournissent des exemples de ce type de projet.

à faire l'inventaire des moyens dont ils disposent pour la protection de l'enfance et à élaborer des plans en vue de développer cette protection, avec ou sans aide internationale. Les plans qui seront établis par les gouvernements sur la base de ces évaluations permettront, en même temps, de coordonner l'assistance accordée par les différentes organisations internationales. L'OMS continuera à particette expérience.

ciper à ces travaux si les résultats des premières évaluations donnent lieu de conclure au succès de Réadaptation des personnes physiquement diminuées L'Organisation des Nations Unies, l'OIT,

L'Organisation des Nations Unies a recueilli, en 1952 et 1953, des informations en vue de la prépa-

ration d'un rapport sur les méthodes qui se sont révélées efficaces, dans différents pays, pour l'aména-

gement des collectivités. Une partie de cette docu-

l'UNESCO et l'OMS ont inauguré -en 1951 leur collaboration dans ce domaine en publiant un rapport technique sur un programme coordonné visant la réadaptation des personnes physiquement

COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS

117

diminuées, notamment des personnes atteintes de cécité.

L'OMS a invité les autres organisations à participer à une série de réunions d'experts consacrées à l'étude des problèmes de l'enfance diminuée et se rattachant aux programmes d'hygiène de la maternité

Autres questions L'OMS a pris part à des consultations avec l'Orga-

et de l'enfance de l'Organisation. La première en date de ces réunions fut celle du Comité mixte d'experts de l'Enfance physiquement diminuée, dont le rapport a paru en .1952 ; 2 le Comité mixte d'experts de l'Enfance mentalement insuffisante a été convoqué

conférence sur les enfants atteints de surdité est envisagée pour 1955. L'OMS a attribué, durant l'année, des bourses d'études en vue d'une participation à un cours de formation professionnelle sur la réadaptation des enfants atteints d'infirmité motrice organisé par le Centre international de l'Enfance à Paris (voir Tableau I, page 90). L'OMS a, par ailleurs, entrepris en collaboration avec

en 1953, et la réunion d'un groupe d'étude ou d'une

nisation des Nations Unies, ainsi qu'avec plusieurs institutions spécialisées et avec le Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes, en vue de l'établissement du programme commun en matière de migrations, question qui est principalement du ressort de l'OIT (voir page 31). L'Organisation a, de plus, donné des avis techniques et une aide pour les fournitures médicales et elle a procédé à l'achat de quantités substantielles de fournitures de ce genre pour le compte des organisations des Nations Unies (chapitre 7). La collaboration dans le domaine de l'information

est décrite au chapitre 9. Organisation des Nations Unies

De même que d'autres institutions spécialisées, l'OMS collabore avec l'Organisation des Nations de la Commission de Statistique et de la Commission

l'Organisation des Nations Unies et la Fédération mondiale des Anciens Combattants, des travaux préparatoires concernant les appareils de prothèse en vue d'une réunion d'experts qui doit avoir lieu en 1954 et elle a prêté son concours pour l'exécution

Unies au rassemblement et à la publication de statistiques, et elle se fait représenter aux réunions de la Population du Conseil Economique et Social. Cette collaboration, qui s'est poursuivie en 1953, s'est étendue aux questions intéressant la comparabilité internationale des statistiques, à la conclusion d'arrangements en vue de la publication des informations et

de divers programmes nationaux de réadaptation (voir chapitre 3, page 31). Logement

à l'organisation de cours de formation

La création d'un nombre suffisant de logements satisfaisants soulève un certain nombre de problèmes techniques ; quelques -uns d'entre eux ont été étudiés,

professionnelle. La première conférence des commissions nationales de statistiques démographiques et sanitaires a été convoquée conjointement par les Nations Unies et l'OMS ; le chapitre 5 fournit des indications à ce sujet. La liaison a été maintenue avec l'Organisation des Nations Unies dans les questions

en Europe, par la Commission Economique pour l'Europe, notamment par le Sous -Comité de l'Habitat

créé par le Comité de l'Industrie et des Produits de Base ; cette commission a organisé, d'autre part, un centre de démonstration. La liaison a été maintenue avec ces deux organismes. L'Organisation des Nations Unies s'est particulièrement préoccupée, au cours des dernières années, des problèmes de l'habitat dans les régions tropicales. En 1951, la Commission Economique pour l'Asie et

se rapportant à la conférence de la population qui, en 1954, se réunira en Italie et pour laquelle l'OMS prépare des études techniques. L'OMS a continué à donner des avis aux organismes des Nations Unies qui s'occupent des stupéfiants, au sujet de l'établissement ou de l'exemption du contrôle pour certaines substances ; à la demande

du Conseil Economique et Social, elle a entrepris des études sur de nouveaux stupéfiants synthétiques et, en collaboration avec la Commission Economique pour l'Europe, des travaux sur l'examen médical des conducteurs d'automobiles en vue de la prévention des accidents de la circulation routière. Le Conseil Economique et Social, par l'entremise de sa Commission des Questions sociales, s'occupe de la politique sociale en général, aussi bien que des programmes techniques de prévoyance sociale. L'OMS s'est efforcée, depuis longtemps, chaque fois que l'occasion s'en présentait, de combiner une action préventive de caractère général avec la lutte contre les maladies transmissibles, en attachant, par

l'Extrême- Orient a constitué, conjointement avec l'OIT et l'UNESCO, un groupe de travail inter secrétariats sur l'habitat et les matériaux de construction en Asie et en Extrême -Orient, auquel l'OMS a participé. L'OMS a présenté, en outre, une communication technique lors d'un symposium sur l'habitat tropical dans l'Asie du Sud -Est, convoqué en

décembre 1952 par l'UNESCO, et elle collaborera avec les Nations Unies à la préparation d'un colloque

et d'une exposition du logement prévus pour le

début de 1954 à Delhi. L'exposition sera organisée sous la forme d'un village modèle pour lequel l'OMS a fourni des informations et des avis sur les problèmes

d'assainissement et sur l'organisation d'un centre sanitaire. L'OMS a de même été représentée à des réunions sur l'habitat, lors de la Conférence régionale asienne de l'OIT, qui s'est tenue à Tokyo. 2 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1952, 58

exemple, des infirmières de la santé publique aux équipes de démonstration. Selon le même principe, des assistantes sociales désignées par l'Organisation

des Nations Unies ont été affectées à des centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance qui ont bénéficié de l'aide de l'OMS en 1953, et elles ont

118

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

prêté leur concours pour la formation du personnel national homologue. L'OMS a participé à plusieurs études ou colloques européens, organisés par l'Organisation des Nations Unies, sur diverses questions sanitaires et de prévoyance sociale (voir Partie IV, page 129).

aux hôpitaux, et il a réexaminé les principes régissant

l'assistance accordée par le FISE pour la mise en oeuvre de programmes de lutte contre la lèpre (voir page 16).

Organismes de secours des Nations Unies

Il a été fait mention, dans le Rapport annuel de 1952, de la mission que l'OMS, sur la demande de l'Agence des Nations Unies pour le Relèvement de

D'autre part, il est fait mention, tout au long du présent Rapport, de projets communs d'aide aux gouvernements, pour lesquels le FISE procure les fournitures et offre des possibilités de formation professionnelle, tandis que l'OMS donne des avis techniques ; on en trouvera l'énumération dans la Partie IV. Ces programmes ont trait à divers domaines : hygiène de la maternité et de l'enfance, nutrition, réadaptation des personnes physiquement diminuées, assainissement, paludisme, tréponématoses, tuberculose et autres maladies transmissibles.

la Corée (UNKRA), avait envoyée dans ce pays et qui était chargée de donner au Gouvernement de la Corée des avis sur la réorganisation et le développe-

ment de ses

services sanitaires.

Etant donné la

situation, il n'a pas été possible, en 1953, de donner effet aux plans établis, mais des crédits ont été prévus

La liaison a été maintenue avec le FISE pour l'aide apportée au Centre international de l'Enfance de Paris. L'OMS a fourni des avis au Centre pour

pour l'octroi d'une aide au Gouvernement de la Corée en 1954. L'OMS a procédé à d'importants

un certain nombre de programmes techniques et

achats de fournitures et de matériel pour le compte de l'UNKRA (voir chapitre 7). Comme les années précédentes, l'OMS a collaboré avec l'UNRWAPRNE ; on trouvera au chapitre 3 (page 33) une description de l'action sanitaire exercée en faveur des réfugiés de Palestine. Une aide pour la lutte contre la tuberculose a été accordée au Haut -Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, et la liaison a été maintenue avec cet organisme en ce qui concerne le réétablissement de médecins réfugiés. FISE En 1953, l'Assemblée générale des Nations Unies

elle a continué à attribuer des bourses d'études, plus particulièrement à des candidats européens, afin de leur permettre de participer à des cours de formation professionnelle et à des colloques organisés par le

Centre. L'OMS avait prêté en 1950 son concours au Gouvernement français pour l'établissement du Centre ; cette assistance ayant été prévue pour une période de trois ans au maximum, la question du maintien de la collaboration avec le Centre devait être examinée par le Conseil Exécutif lors de sa session de janvier 1954. Institutions spécialisées des Nations Unies

a confirmé à nouveau le mandat du FISE, sans

OIT

limitation de durée. Elle a reconnu que les activités

du FISE créent des conditions favorables pour le développement des programmes économiques et sociaux à long terme de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, particulièrement de l'OMS et de la FAO, et elle a félicité les organisations intéressées d'avoir entretenu des relations de travail de plus en plus étroites. Le nom du FISE a été changé en celui de « Fonds des Nations Unies pour l'Enfance », mais le symbole FISE a été maintenu. Les mesures d'assainissement ont contribué direc-

L'OMS et l'OIT ont poursuivi et intensifié leur collaboration dans le domaine de la médecine du travail, ainsi que dans celui de l'organisation des soins médicaux et des services de santé. En vue de favoriser les travaux se rapportant à la médecine du travail, le Conseil Exécutif de l'OMS a recommandé que l'Organisation continue à effectuer des études suivies sur ces questions, conjointement avec l'OIT ;

un rapport sur les mesures propres à renforcer les activités en matière de médecine du travail a été préparé pendant l'année, en consultation avec l'OIT, pour être soumis au Conseil en 1954. Les deux organisations ont poursuivi en commun leurs travaux sur les questions relatives à l'hygiène des gens de mer ainsi que sur les critères médicaux applicables pour la sélection des migrants ; l'OMS

tement à la protection de la santé de l'enfance, en facilitant notamment la lutte contre les infections et les infestations intestinales et en réduisant l'incidence du trachome. Aussi le Comité mixte FISE/ OMS des Directives sanitaires a -t -il approuvé en mai 1953 des plans pour des travaux d'assainissement, qui seront exécutés soit en liaison avec des centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance, soit de façon indépendante ; les travaux en question ont déjà commencé. Le Comité mixte des Directives sanitaires a approuvé également les activités communes portant sur le contrôle de la qualité du lait et

a donné, durant l'année, des avis techniques à l'OIT au sujet de la recommandation contenue dans le rapport du Comité mixte OIT /OMS de la Médecine du Travail et visant à assurer la protection

de la santé des travailleurs sur les lieux de travail (voir chapitre 3, page 30).

sur l'octroi, dans certaines conditions, d'une aide

L'OIT et l'OMS ont aussi continué à collaborer aux travaux de la Commission internationale antivénérienne du Rhin (voir chapitre 14, page 84).

COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS

119

FAO

Pour les travaux effectués en commun dans les domaines de la documentation et de la bibliographie médicales, il convient de se référer au chapitre 8. Enfin, l'OMS a participé comme les années pré-

Dans les travaux entrepris en commun avec la FAO en matière de nutrition, la contribution de l'OMS consiste à déterminer quels sont les problèmes de la nutrition qui exercent une influence sur la santé

cédentes aux travaux du Comité consultatif de

publique, à stimuler et à coordonner les recherches sur ces problèmes et à élaborer des mesures pratiques de prévention de la malnutrition. Les deux organisations ont collaboré en 1953 à l'organisation de conférences régionales sur la nutrition en Indonésie et au Venezuela, à la convocation d'une réunion d'experts sur le métabolisme

l'UNESCO pour les Recherches sur la Zone aride. Autres institutions spécialisées Des travaux préparatoires ont été entrepris durant

l'année en collaboration avec l'OACI pour la publi-

cation d'un manuel sur les mesures de salubrité applicables aux aéroports et aux voyages aériens. L'OMS a, en outre, collaboré avec la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement

protidique, à des travaux pratiques concernant la prévention de la malnutrition protidique et, avec

la participation du FISE, à l'organisation d'un cours de formation collective sur le contrôle de la qualité

et le traitement du lait (voir chapitre 3, page 22). La liaison a été également maintenue avec la FAO dans les travaux entrepris par cette Organisation en matière d'économie domestique, laquelle comprend l'enseignement donné aux femmes sur les principes de la nutrition, sur les normes concernant les soins aux enfants, ainsi que sur les mesures générales d'assainissement et d'hygiène. Les travaux entrepris conjointement avec la FAO dans les questions se rapportant aux services vété-

en désignant des experts sanitaires pour faire partie de missions d'étude. En liaison avec les travaux de la Commission des Transports et des Communications

et de la Commission Economique pour l'Europe

l'OMS a entrepris, L.anjointement avec l'Union Postale Universelle, des recherches sur les moyens de faciliter le transport des substances biologiques, et l'Union procède actuellement au collationnement des règlements postaux et douaniers actuellement en vigueur.

sur le transport des marchandises dangereuses,

rinaires de la santé publique et aux zoonoses sont décrits au chapitre 1, page 11. UNESCO

Organisations non gouvernementales

Le Conseil Exécutif a, comme on sait, décidé lors de sa neuvième session de r ,considérer complètement le problème des relations officielles avec les organisations non gouvernementales et invité le

question à propos des programmes sociaux inter institutions, l'UNESCO développe rapidement son activité en vue de l'extension de la scolarité obligatoire et gratuite ; l'OMS contribue à ces efforts en donnant des avis techniques et en collaborant à la formation du corps enseignant dans le domaine de l'hygiène, à l'éducation sanitaire dans les écoles, aux services d'hygiène scolaire ainsi qu'aux mesures d'assainissement visant les bâtiments scolaires et les terrains de jeux. Le rapport du Comité d'experts des Services d'Hygiène scolaire et les documents techniques préparés par l'OMS ont été présentés à la conférence internationale annuelle de l'instruction publique, convoquée par l'UNESCO conjointement avec le Bureau international de l'Education. D'autre part,

En dehors de l'éducation de base dont il a été

Directeur général à préparer une étude sur cette question. A sa onzième session, le Conseil, ayant pris

connaissance de l'étude effectuée, a décidé que la question présentait certains aspects au sujet desquels seule l'Assemblée de la Santé avait compétence pour prendre une décision et il a renvoyé ce problème à la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé. Celle -ci

n'a pas jugé nécessaire de modifier les principes

généraux qui avaient été approuvés par la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé pour l'admission de ces organisations aux relations avec l'OMS, et elle a reconnu que, selon ces principes, rien ne s'opposait à une pluralité de représentation des organisations ayant les mêmes champs d'activité (résolution WHA6.49.

pendant l'année, l'UNESCO a chargé un membre de son Secrétariat d'étudier les programmes d'hygiène

Le Conseil Exécutif devait donc, au cours de sa

treizième session, se prononcer sur quatorze demandes

scolaire appliqués dans la zone de démonstrations sanitaires de l'OMS au Salvador. Les deux organisations se sont fait réciproquement représenter aux réunions sur l'éducation sanitaire de la population (voir Tableau I, page 88) et sur l'emploi des auxiliaires visuels dans l'enseignement (voir chapitre 3, page 33), organisées par l'OMS et par l'UNESCO respectivement. L'UNESCO a fait paraître le rapport sur la réunion des experts de l'hygiène mentale à l'école maternelle (voir chapitre 3, page 26) et elle a aussi publié des listes du matériel d'enseignement nécessaire dans les écoles de médecine, listes préparées par l'OMS (voir chapitre 4, page 41).

d'admission aux relations officielles, dont certaines présentées pour la première fois. On trouvera ci -après des exemples de collaboration

avec certaines des 27 organisations non gouvernementales qui entretiennent déjà des relations officielles

avec l'OMS. Comme les années précédentes, la collaboration avec le Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales a porté sur de très nombreuses questions. Cet organisme, qui groupe 42 associations ou groupements internationaux non gouvernemen-

taux des branches médicales et paramédicales, a

été créé en 1949 sous les communs auspices de

120

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

l'UNESCO et de l'OMS, en vue de coordonner et d'aider les congrès internationaux des sciences médicales. Le CIOMS fait maintenant porter principalement ses efforts sur l'amélioration de la

technique des congrès et sur l'étude des questions intéressant à la fois plusieurs spécialités. La coordi-

rapportant à la Pharmacopoea Internationalis et aux dénominations communes internationales. L'OMS a consulté le Comité international de la Croix -Rouge ainsi que la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge sur de nombreuses questions, notam-

nation directe dans le choix des lieux et des dates des

ment en vue de donner effet à la résolution de la

congrès ne s'est révélée possible que dans un très petit nombre de cas, mais le CIOMS a entrepris diverses autres activités se rattachant aux aspects internationaux de la collaboration scientifique ; il a réuni, en Europe et aux Etats -Unis d'Amérique, des conférences d'organisateurs de congrès internationaux de médecine et établi un manuel à leur usage. En outre, le CIOMS envoie à l'OMS des exemplaires des comptes rendus des travaux des congrès internationaux, qui sont régulièrement distribués à la bibliothèque du Bureau du Siège et à celles des bureaux régionaux. Les relations de l'OMS avec cet organisme ont été examinées chaque année lors de la discussion du programme et du budget, et

Sixième Assemblée Mondiale de la Santé concernant

l'organisation d'études sur le droit international médical, et sur les mesures à prendre en Grèce à la suite des tremblements de terre. L'OMS a maintenu, par voie de correspondance et au moyen d'échanges de vues officieux, des rela-

tions étroites avec le Central Council for Health Education (Royaume -Uni) qui lui donne des avis et lui fournit des informations. Sur la demande de l'OMS, le Central Council a envoyé des échantillons de publications et de matériel de l'OMS dans diffé-

rents pays et à diverses organisations du monde entier. Cet organisme a apporté son entière collaboration à la conférence régionale sur l'éducation sanitaire, qui s'est tenue récemment à Londres (voir page 32), et il a élaboré, en diverses occasions, des

l'OMS a continué à subventionner le Conseil, bien que le montant de la subvention, qui était de $35.000 en 1952, ait été ramené en 1953 à $29.000, et qu'une

programmes d'études à l'intention de personnes visitant le Royaume -Uni et s'intéressant à l'éducation sanitaire et au nombre desquelles figuraient des

nouvelle réduction soit envisagée pour les années suivantes. On trouvera au chapitre 8 des détails sur la réunion mixte CIOMS /UNESCO /OMS relative à la documentation médicale. Des relations étroites ont été maintenues, durant l'année, avec la Fédération mondiale des Associations

boursiers de l'OMS ainsi que des membres du Secrétariat.

pour les Nations Unies. Celle -ci, au moment de la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé, a de nouveau organisé un stage d'études sur la santé mondiale, auquel ont participé 50 médecins, étudiants en médecine et infirmières appartenant à 15 pays différents. Elle a inclus des conférences sur l'OMS dans le programme des stages régionaux d'études sur les Nations Unies, qu'elle a organisés pour les

L'OMS a été consultée au sujet de la préparation de la septième conférence internationale de service social, qui se tiendra au Canada en juillet 1954 et à laquelle l'Organisation sera représentée. Le comité

exécutif de la conférence a retenu la suggestion

éducateurs à Monrovia en avril et à Mogadiscio en octobre 1953. L'Association japonaise pour les ;

présentée par l'OMS qui visait à rattacher les questions de santé au thème choisi pour les discussions - à savoir l'auto- assistance en matière de santé et de prévoyance sociale (Self -Help in Health and Welfare). L'OMS prépare une liste de documents pour l'information des participants à cette conférence.

Nations Unies a tenu en septembre un colloque sur d'autres associations de la la santé mondiale Région du Pacifique occidental affiliées à la Fédération ont également fait preuve d'une grande activité (voir chapitre 16, page 107). La section italienne de la Fédération a patronné une série de conférences sur les problèmes de la santé mondiale, qui ont eu lieu à Rome du 28 octobre au 15 décembre. L'Association de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord a constitué, pour l'OMS, une section spéciale qui a été inaugurée à l'occasion de la Journée mondiale de la Santé. L'OMS a collaboré avec l'Association médicale mondiale à l'organisation de la première conférence

Le Conseil international des Infirmières a continué

à donner à l'OMS des informations et des avis sur les normes applicables aux services et à l'enseignement infirmiers. Il s'est chargé de nombreuses fonctions, comprenant notamment l'organisation d'un service international d'échange et de placement des infirmières (1949- 1953), une étude, confiée à ses associations nationales affiliées, sur les normes qualitatives des soins infirmiers (1951 -1953), et une

analyse détaillée de 32 rapports nationaux sur le bien -être économique (1950- 1953). Les rapports relatifs à ces deux dernières enquêtes sont maintenant disponibles. Le Conseil a en outre publié une

mondiale de l'enseignement médical, qui a réuni environ 600 participants, provenant de plus de 50 pays et territoires, et, parmi eux, des représentants de 92 écoles de médecine (pour de plus amples détails à ce sujet, voir le chapitre 4). L'Association médicale

étude qui a été préparée par des experts de 21 pays sur la formation de base de l'infirmière monitrice,

ainsi qu'une autre étude sur l'équipement standard des écoles d'infirmières. On trouvera, d'autre part, au chapitre 3, page 30, des indications sur une étude concernant les programmes d'enseignement infirmier

mondiale a, d'autre part, continué à adresser à l'OMS des suggestions et des avis sur les travaux se

supérieur, qui a été entreprise au cours de l'année. L'Union internationale contre le Péril vénérien,

qui est en train d'élargir son champ d'activité, a

COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS

121

consulté l'OMS sur la possibilité d'associer étroitement les programmes des deux organisations, en vue 1) d'encourager les associations nationales de certains pays à rechercher des concours bénévoles pour les activités sociales se rattachant à l'éducation

L'OMS a eu des consultations avec le Bureau international pour la Protection de la Propriété industrielle au sujet de la protection des dénominations communes internationales, ainsi qu'avec l'Organisation internationale de Normalisation et avec l'Union internationale de Chimie pure et appliquée, au sujet de la confirmation de formules développées.

sanitaire; 2) d'élaborer, en accord avec l'OMS, un programme portant sur les cinq années à venir ; et 3) d'assurer la distribution des publications techniques de l'OMS aux associations nationales affiliées à l'Union. L'Union a envoyé des observateurs aux discussions techniques organisées à la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé. La collaboration de l'OMS avec l'Union internationale contre la Tuberculose a porté principalement sur les aspects cliniques de la tuberculose, y compris la réunion d'informations et l'encouragement des recherches, notamment en ce qui concerne

L'Organisation a également collaboré avec l'Association internationale du Transport aérien, dont elle a reçu d'utiles avis, et elle s'est tenue au courant des recherches effectuées par l'Association sur les ques-

tions de quarantaine intéressant

le trafic aérien international. Enfin, la participation de l'OMS aux réunions du VIIIe Congrès scientifique du Pacifique, organisé à Manille par l'Association scientifique du Pacifique

le traitement au moyen des antibiotiques.

Lors du VIe Congrès international de Microbiologie, qui s'est tenu à Rome en septembre, le représentant de l'OMS a fait rapport sur la suite donnée par l'Organisation à deux requêtes présentées par le Ve Congrès international de Microbiologie, à savoir la création de centres internationaux des shigellae à Atlanta (Géorgie) et à Londres, et l'unification des procédures de transport par la poste des échantillons biologiques.

(voir page 107), a fourni l'occasion d'examiner la question des relations ultérieures avec cette organisation. Organisations intergouvernementales

On trouvera tout au long du présent Rapport, et notamment dans le chapitre 18, des indications sur la coopération de l'OMS dans les différentes Régions avec les organismes bilatéraux d'assistance technique

Il est fait mention au chapitre 3, page 31, de la coopération de l'OMS avec la Ligue internationale contre le Rhumatisme et avec la Société internationale pour la Protection des Invalides. On trouvera

(Foreign Operations Administration of the United States of America, Colombo Plan for Co- operative Economic Development in South and South -East Asia).

concernant une étude entreprise en 1952 avec la

dans ce même chapitre, à la page 28, des indications collaboration de l'Association internationale de Pédiatrie. Les autres organisations qui entretiennent des relations officielles avec l'OMS ont activement

coopéré avec l'Organisation grâce à des échanges d'informations et à une représentation réciproque

lors de réunions. Elles se sont constamment déclarées

prêtes à participer plus largement aux activités de l'OMS lorsque le programme de travail de l'Organisation s'étend à leur sphère particulière d'action

La liaison avec les organisations intergouvernementales exerçant leur activité dans les différentes Régions - telles que la Commission de Coopération technique en Afrique au sud du Sahara, le Conseil de l'Europe, le South Pacific Health Service et la Commission du Pacifique sud - est du ressort des bureaux régionaux respectifs de l'OMS, et les attributions qu'ils ont en ce domaine ont été clairement définies et indiquées aux directeurs régionaux, ainsi que, le cas échéant, aux organisations intéressées. Avec la Commission du Pacifique sud et le South Pacific Health Service la collaboration a porté sur les

sanitaire. On trouvera à l'annexe 7 une liste des réunions et des conférences convoquées par les organisations non gouvernementales ou autres, auxquelles l'OMS s'est fait représenter, et à l'annexe 9 une liste complète des organisations non gouvernementales entretenant des relations officielles avec l'OMS en 1953. Diverses organisations non gouvernementales qui n'entretiennent pas de relations officielles avec l'OMS lui ont également apporté leur coopération. Voici quelques exemples de cette collaboration :

informations épidémiologiques dans la Région du Pacifique et sur l'établissement d'un code de quarantaine pour la protection des collectivités isolées. L'OMS est au nombre des institutions spécialisées qui ont été consultées sur les amendements à apporter

à la Constitution du Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes ; par ailleurs des contacts ont été établis avec le Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires, à l'occasion de la résolution WHA6.40 de la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé sur une étude des problèmes relatifs au droit international médical.

CHAPITRE 18

PROGRAMME ÉLARGI D'ASSISTANCE TECHNIQUE EN VUE DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE On peut, dès maintenant, distinguer trois phases dans l'évolution du programme élargi d'assistance technique en vue du développement économique. La première phase, qui s'est étendue de juillet 1950 à décembre 1951, a été surtout une phase de préparation, au cours de laquelle les travaux réalisés sur le terrain par les organisations participantes n'ont pas pris de grandes proportions. La deuxième, qui a coïncidé avec l'année 1952, a été une phase de développement rapide au cours de laquelle le principal souci des gouvernements, qu'ils ont exprimé respective ; en décembre 1953, 121 projets bénéfi-

ciant de l'aide de l'OMS étaient en cours d'exécution au titre du programme élargi, contre 167 à la fin de 1952. En 1953, 34 projets ont été achevés et 9 nou-

veaux projets ont été entrepris ; certains de ces derniers ont été amorcés d'accord avec les gouvernements pour tenter d'utiliser les contributions payées en devises non convertibles. L'OMS a engagé,

au titre de l'assistance technique, 150 experts de 32 nationalités, contre 220 en 1952. En décembre 1953, 239 experts venant de 36 pays différents participaient à des projets d'assistance technique, contre un total de 247 en 1952. En 1953, 238 bourses d'études

par l'organe du Conseil Economique et Social et des Nations Unies ou de l'Assemblée générale, a été que les organisations participantes accélèrent le rythme de leurs travaux. En 1953, troisième phase du programme, les ressources financières sont tombées bien au- dessous des besoins, tant pour la conti-

ont été attribuées à des candidats originaires de 69 pays et territoires, alors que 369 bourses avaient été accordées en 1952.

nuation des projets de 1952 que pour la mise en train de nombreuses activités demandées de façon pressante par les pays insuffisamment développés.

L'activité déployée par l'OMS au titre du programme élargi d'assistance technique est restée dans les grandes lignes la même qu'au cours des années précédentes ; on a toutefois accordé plus d'impor-

L'OMS s'est donc vue obligée de procéder à une refonte radicale de ses plans, de ralentir le rythme de son aide aux gouvernements, en ajournant chaque

fois qu'il était possible la nomination d'experts et l'attribution de bourses d'études, et de rechercher dans certains cas d'autres fonds, ne fût -ce que pour poursuivre des activités déjà en cours ou pour lesquelles des plans très poussés avaient été établis.

tance qu'antérieurement à la formation professionnelle et aux projets de nature à influer le plus favorablement sur l'évolution sociale et l'économie du pays requérant. Conformément à la résolution WHA5.30 de la Cinquième Assemblée Mondiale de la Santé, toutes les activités relatives à la fabrication des antibiotiques

L'insuffisance des fonds dont l'OMS a pu disposer en 1953 au titre de l'assistance technique a eu de graves répercussions sur l'ensemble de ses programmes, puisqu'elle s'était jusqu'alors fait une règle d'utiliser de façon interchangeable ses diverses

et des insecticides, auparavant entreprises conjointement avec le FISE, ont été transférées le 1.er juillet

à l'Administration de l'Assistance technique des Nations Unies (voir page 53). Dispositions administratives

ressources, quelle qu'en fût l'origine, et de mettre en oeuvre, avec les gouvernements, un programme sanitaire complet et coordonné. Les difficultés financières ont rendu impossible le développement des travaux tel qu'il avait été conçu

En avril, le Comité de l'Assistance technique a étudié le système administratif appliqué par le Bureau de l'Assistance technique et a prié le Président directeur de cet organisme de lui soumettre, après avoir consulté les institutions participantes, 1) des propositions tendant à améliorer les méthodes suivies pour élaborer, à l'échelon national, des programmes coordonnés d'assistance technique ; 2) un exposé des fonctions des représentants résidents du Bureau de l'Assistance technique et des responsabilités des représentants des institutions participantes dans les pays ou les zones. Il a, d'autre part, recommandé que les représentants résidents continuent à présenter des observations sur les projets intéressant les pays de leur ressort.

lors de l'élaboration initiale du programme d'ensemble 1 ou tel que les diverses institutions l'avaient

ensuite envisagé en fonction de leur participation 1 Le rapport sur l'Assistance technique que le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies a présenté au Conseil Economique et Social en 1949 estimait à $35.900.000

pour la première année et à $50.200.000 pour la deuxième année le coût du programme d'assistance envisagé par les institutions spécialisées participantes. Les contributions promises par les gouvernements participants au cours des trois premières périodes sont demeurées à peu près immuables aux alentours de $20.000.000 par an.

- 122 -

PROGRAMME ÉLARGI D'ASSISTANCE TECHNIQUE EN VUE DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

123

En mai, sous la présidence du Secrétaire général des Nations Unies, le Comité administratif de Coordination a examiné les problèmes de méthode

que possible sur l'apport de fonds nécessaire pour l'exécution du programme en 1954 et les années suivantes.

posés par l'exécution du programme d'assistance technique et,

au Conseil lors de sa seizième session, a formulé des suggestions sur la coordination des programmes

dans un rapport

spécial,

soumis

Lors de sa session de juillet, le Comité de l'Assitance technique a reconnu que, pour garantir l'exécution d'un programme à long terme, il serait souhai-

table d'obtenir un appui financier plus stable. En conséquence, il suggéra au Conseil d'inviter les Etats

dans les pays, la répartition des ressources et les attributions des représentants résidents. Il a souligné les changements qui avaient été introduits dans l'exécution du programme pour donner suite au désir du Conseil de voir assurer une meilleure coordination des travaux à la direction centrale et une collaboration plus étroite sur place,a mais a exprimé l'avis que ces objectifs pourraient mieux être atteints par une planification adéquate que par l'examen et l'évaluation détaillée des programmes par le Bureau de l'Assistance technique lui -même et

participants qui seraient en mesure de le faire à

prendre, dans les limites imposées par leur constitu-

tion, les dispositions permettant d'assurer au programme un appui financier plus stable. Il décida dans le même temps de charger un groupe de travail d'examiner les méthodes financières appliquées au programme et demanda au Bureau de l'Assistance technique d'effectuer lui -même cette étude, y compris celle de questions telles que le système des engage-

la répartition des ressources sur cette base. Il a estimé que les activités des institutions spécialisées

en tant que telles ne sauraient aboutir à un vrai programme coordonné de développement écono-

mique : celui -ci ne peut être réalisé que si les orga-

nisations utilisent leurs ressources pour aider les pays à élaborer et à exécuter leurs propres programmes coordonnés de développement économique.

Le Conseil Economique et Social, lors de sa seizième session, tenue en été, a examiné le cinquième

rapport du Bureau de l'Assistance technique au Comité de l'Assistance technique. Le Conseil a également examiné la situation à la lumière de ces rapports ainsi que d'autres documents

chaque pays bénéficiaire, d'un programme d'assistance technique dont les diverses parties seraient exécutées en étroite coordination avec les efforts et les plans de développement du gouvernement. Il a, d'autre part, reconnu qu'il incombe aux gouvernements intéressés d'assurer l'organisation rationnelle et la coordination des programmes de ce genre. La nomination de représentants résidents a été approuvée à la majorité et leurs fonctions ont été définies plus clairement. Financement ultérieur du programme Conformément à une directive donnée au Conseil

et s'est rallié à l'idée de la mise au point, dans

ments et des obligations, ainsi que le montant du fonds spécial de réserve créé en vertu de la résolution 519 (VI) de l'Assemblée générale, et de faire rapport au groupe de travail. Le Conseil, dans la résolution 492 C (XVI), confirma ces décisions et demanda au Comité de l'Assistance technique de présenter toutes recommandations qu'il pourrait désirer faire à la reprise de la session du Conseil, pendant ou immédiatement après la huitième session régulière de l'Assemblée générale. En septembre, le Bureau de l'Assistance technique a donc procédé à une étude des méthodes financières appliquées à l'exécution du programme. Il a étudié deux méthodes possibles de financement pour l'avenir et a examiné la possibilité d'étendre la période pendant laquelle les programmes approuvés pour-

raient être mis en oeuvre sans être soumis à une nouvelle approbation ; il a également recherché des moyens propres à accroître le fonds spécial de réserve et les affectations qui pourraient lui être données. Les propositions qu'il a formulées à ce sujet ont été examinées, avec d'autres suggestions, par le groupe de travail du_ Comité de l'Assistance technique, qui s'est réuni en novembre ; mais aucune décision ne fut alors prise et toute la question fut renvoyée au Bureau de l'Assistance technique. En décembre, le Bureau de l'Assistance technique, avec l'appui unanime de toutes les organisations partici-

pantes, a adopté une proposition de compromis, d'où il appert que, en réduisant les dépenses de façon limitée pour un certain temps, il serait en mesure de créer une réserve assez importante pour lui permettre

Economique et Social dans la résolution 621 (VII) de l'Assemblée générale, le Comité de l'Assistance technique du Conseil décida, au cours d'une session

tenue en mars, de charger un groupe de travail

d'étudier la possibilité d'arrêter des prévisions financières pour une période de plus d'un an. Il invita le Président directeur du Bureau de l'Assistance tech-

à l'avenir de parer à toute fluctuation financière sérieuse. Cette proposition sera examinée par le groupe de travail, qui doit se réunir de nouveau au début de 1954. Cette proposition vise essentiellement à assurer : 1) que pour chaque exercice financier, les obligations soient maintenues dans des limites raisonnables par l'exercice d'une grande prudence dans les affec-

nique à prêter son concours au groupe de travail et, en particulier, à lui faire un rapport aussi complet (reproduite dans Actes off. Org. mond. Santé, 46, 115) par laquelle le Conseil a amendé sa résolution fondamentale sur l'assistance technique, 222 (IX). La résolution 222 (IX), telle qu'elle a été amendée, figure dans le Recueil des Documents fondamentaux, sixième édition.

2 Résolution 433 A (XIV) du Conseil Economique et Social

tations, ce qui évitera d'avoir à retirer des autorisations données pour certains projets à la suite de retards dans le paiement des contributions promises ou en raison d'autres incertitudes financières ; 2) que

124

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

assumés pour des périodes à venir soient assujettis à une règle prévoyant que leur montant ne dépassera pas la part, les engagements contractuels

en pourcentage, à laquelle l'Organisation a droit sur la somme de douze millions de dollars (dont trois millions de dollars seraient déjà disponibles au fonds spécial de réserve, tandis que les autres neuf millions seraient accumulés au compte des contributions réservées pendant une période de trois années) ; cette part étant augmentée du montant non engagé des allocations versées à l'Organisation. Le montant de neuf millions de dollars accumulés

dantes engagées par l'OMS, puisqu'elles atteignent souvent le quadruple ; on peut s'en rendre compte par une étude du projet de programme et de budget pour 1953,3 car l'OMS, lors de la préparation de ce document, avait demandé aux gouvernements d'établir une estimation des frais qui leur incombaient. Un rapport rédigé sur la base de quelques réponses

reçues et soumis au Conseil Exécutif lors de sa onzième session montre que, tel qu'il avait été prévu pour 1953, le programme d'assistance techni-

que de l'OMS aurait coûté environ neuf millions

au compte des contributions réservées ne pourra être utilisé que : 1) pour des prêts à court terme consentis à une organisation participante, en attendant la réception des contributions des gouvernements, afin de lui permettre de commencer ou de

et demi de dollars à l'Organisation

et environ

continuer des programmes approuvés, dans la limite des affectations fixées pour cette organisation ; ou 2) pour faciliter et améliorer l'emploi et la gestion des devises, les devises mises en réserve pour la constitution du montant de neuf millions de dollars pouvant être achetées ou vendues par chaque orga-

nisation dans les limites fixées par le Bureau de

l'Assistance technique. Le fonds spécial de réserve continuerait de servir de source de fonds en attendant la rentrée des contributions au début de chaque exercice financier et à couvrir l'achèvement des projets qui se prolongent au delà de l'exercice en cours.

quarante millions de dollars aux gouvernements. Le Bureau de l'Assistance technique a été informé en septembre qu'un tiers seulement des futurs pays bénéficiaires seraient disposés à appliquer le nouveau plan à partir du ler janvier 1954. Il fut suggéré, en conséquence, que l'on aurait peut -être avantage à différer d'une année entière l'introduction du nouveau système ou de ne l'introduire que dans ceux des pays qui avaient approuvé le plan et qui s'étaient acquittés à l'avance des paiements dus. Cependant, en octobre, le Comité de l'Assistance technique confirma sa décision : le nouveau système devait entrer en vigueur comme prévu à l'origine, à quelques exceptions près.

Il est également stipulé que, dans le cadre des

précédentes propositions, chaque organisation demeurera libre d'aménager ses propres opérations de façon à assurer le maximum de sécurité financière qu'elle jugerait nécessaire. L'OMS avait demandé que cette dernière clause y fût insérée.

Frais locaux à la charge des gouvernements bénéficiaires

Le Comité de l'Assistance technique, en mars, et le Conseil Economique et Social, en avril, ont l'un

A sa réunion de décembre, le Bureau de l'Assistance technique établit un plan d'introduction du nouveau système, avec effet à partir du ler janvier 1954 pour les pays qui l'avaient approuvé, la date d'entrée en vigueur étant reportée au ler avril pour ceux qui avaient donné leur accord de principe. Le Bureau de l'Assistance technique a également promulgué qu'aucun nouveau projet ne pourrait être amorcé tant que le gouvernement intéressé n'aurait pas consenti à adopter le nouveau système. Il décida, en outre, de conserver le pouvoir d'accorder des exemptions des frais locaux pour les projets individuels d'assistance technique, de prolonger les exemptions en vigueur, aussi bien pour les pays que pour les projets, jusqu'au 30 juin 1954, exemptions dans son ensemble. Dispositions financières en 1953

et l'autre réaffirmé le principe suivant lequel les

et de réexaminer en mars 1954 le problème des

gouvernements doivent assumer une part importante des frais de l'assistance technique qui leur est fournie, soit en monnaie locale, soit en nature, et ont adopté,

avec effet à dater du ler janvier 1954, un plan de modification des méthodes précédemment suivies pour évaluer et financer les frais locaux afférents aux experts internationaux. Ces frais étaient, jusqu'ici, payés directement aux experts par les gouvernements. Ils englobent les

paiements effectués en espèces ou en nature pour couvrir les frais de logement, de déplacement, les frais postaux, téléphoniques ou télégraphiques, etc., et sont entièrement distincts et en sus des dépenses que représentent pour les gouvernements les traitements du personnel national homologue, la mise à disposition de bâtiments, de fournitures et de matériel de tous genres. Ces dernières dépenses sont, dans le cas des projets sanitaires tout au moins, presque toujours bien supérieures aux dépenses correspon-

La Troisième Conférence de l'Assistance technique s'est tenue à New York en février 1953. Les contributions promises par 70 gouvernements à la conférence et après celle -ci se sont élevées à l'équivalent de US $22.396.313, dont US $18.939.010 ont été

versés au compte spécial à la fin de l'année. Ces sommes étaient supérieures au montant correspon-

vernements et de $16.210.538 versés à la fin de l'année. Le total des contributions promises pour 1953, joint au solde de $3.395.000 reporté de 1952,

dant de $18.797.232 promis pour 1952 par 65 gou-

a permis au Bureau de l'Assistance technique de 3 Actes off. Org. mond. Santé, 39

PROGRAMME ÉLARGI D'ASSISTANCE TECHNIQUE EN VUE DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

125

tabler sur des recettes d'un montant équivalent à US $ 25.300.000, dont il a réservé à l'origine $5.078.000 à l'OMS (soit environ un cinquième du montant total), sous réserve que les contributions soient acquittées dans leur totalité. L'exécution intégrale du programme d'assistance technique que l'OMS avait établi pour 1953 aurait cependant nécessité $9.455.358, et la seule continuation, en 1953, des projets en cours d'exécution au 31 décembre 1952, compte tenu des dépenses indispensables d'administration centrale et des frais indirects d'exécution, devait revenir à $6.550.000. Il est donc apparu que, dans la meilleure hypothèse

devises ne pouvaient être utilisées ailleurs, et elles

ont pris des dispositions en vue de l'emploi en commun de certaines de ces devises. Grâce à quoi

on est parvenu dans une mesure appréciable à exécuter des projets répondant aux besoins des gouvernements requérants et à tirer parti de devises difficilement utilisables.

Coordination avec d'autres programmes d'assistance technique

possible, les fonds sur lesquels l'OMS pouvait

L'élaboration des plans et la coordination des travaux s'effectuant de plus en plus à l'échelon national, l'OMS a consacré une plus grande attention en 1953 au maintien et à l'amélioration de sa collaboration avec les représentants responsables d'autres programmes d'assistance technique, tant unilatéraux que bilatéraux, qui travaillent dans les pays et avec lesquels le personnel en mission de l'OMS entretient des contacts fréquents. Vers la fin de 1952, le Gouvernement norvégien a établi un programme d'assistance technique pour l'Inde. Un accord tripartite a été conclu entre ce Gouvernement, le Gouvernement indien et les Nations Unies et leurs institutions spécialisées. La mission norvégienne dans l'Inde et l'OMS continuent à collaborer et à échanger des informations. L'OMS est d'autre part restée en contact avec les gouvernements participant au Plan de Colombo et avec les agents responsables des opérations ; des mesures ont été prises pour coordonner les projets d'intérêt commun (voir chapitre 13, page 79). Au début de 1953 s'est tenue pour la première fois, à Genève, une réunion spéciale entre fonctionnaires de l'OMS et agents de la Technical Co- operation Administration des Etats -Unis d'Amérique. La présence de représentants du siège de la Technical Co- operation Administration, à Washington, et des services d'opération de cette administration a permis de procéder plus facilement à une discussion complète et à des échanges de renseignements fructueux. Il en est résulté une meilleure compréhension et une collaboration plus étroite entre les deux organisations à tous les échelons et à toutes les étapes des travaux. Durant l'année, la Technical Co- operation Administration est devenue partie de la Foreign Operations Administration. Plans pour 1954

compter seraient inférieurs de $1.472.000 au mon-

tant dont elle aurait besoin pour satisfaire aux connaissance du Conseil Exécutif (onzième session),

nécessités immédiates inhérentes à l'assistance tech-

nique. Cette situation a été portée en janvier à la lequel a examiné les responsabilités de l'OMS au titre du programme élargi d'assistance technique ; dans la résolution EB11.R57.4, il a autorisé le Directeur général à reviser le programme prévu à l'origine et a donné des instructions générales concernant cette

revision. L'OMS a poursuivi l'exécution du programme en ralentissant les opérations, en ajournant la mise en train d'activités nouvelles prévues et en imputant certaines activités au budget ordinaire. Elle a, d'autre part, conclu avec le Bureau Sanitaire Panaméricain et avec le FISE des arrangements aux termes desquels ces organisations prendraient à leur charge la totalité ou une partie des dépenses afférentes à certains projets.

Vers la fin du premier semestre de l'année, la

situation financière était devenue si critique qu'au cours de sa session d'août le Bureau de l'Assistance technique a décidé de mettre en réserve $1.800.000 en 1953, afin d'augmenter les fonds disponibles pour l'exécution du programme en 1954. En conséquence, l'attribution faite à l'OMS pour 1953 a été ramenée

à $4.600.525,4 et l'Organisation a été obligée de réduire encore ses dépenses de $374.760. Au cours de la même session, le Bureau de l'Assistance technique a décidé que les institutions participantes devraient réexaminer les dépenses adminis-

tratives afférentes au programme et s'efforcer de réduire en 1954, si possible de 20 % par rapport aux prévisions de 1953, les dépenses administratives et autres qu'entraîne pour le Siège et les bureaux régionaux l'exécution des plans d'opérations. D'autre part, la gravité de la situation financière

a rendu plus indispensable que jamais l'utilisation complète de toutes les devises dans lesquelles les contributions sont versées. Les organisations participantes ont donc redoublé leurs efforts pour acheter des fournitures et du matériel dans des pays dont les 4 Dans ce montant sont compris les engagements de dépenses de l'OMS au 30 juin, au titre des projets de production d'anti-

A sa seizième session, le Conseil Economique et Social a examiné le projet de programme pour 1954 que lui avait soumis le Bureau de l'Assistance technique et, dans la résolution 492 C (XVI), Partie A,

a exhorté les gouvernements, en vue de permettre la continuation du programme élargi d'assistance technique, à verser pour l'année 1954 des contributions qui permettent de satisfaire, dans la plus large mesure possible, aux besoins du programme de 1954,

biotiques et d'insecticides, mais non la somme transférée à l'Administration de l'Assistance technique pour le deuxième semestre de l'année.

et qui, en tout cas, ne soient pas inférieures au montant affecté par le Bureau de l'Assistance tech-

126

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

nique

au programme approuvé en

1953

(soit

$25.300.000). Il a d'autre part souligné qu'il fallait

de toute urgence que les gouvernements versent promptement les contributions promises et a demandé, pour permettre aux organisations participantes d'établir leurs programmes pour l'année 1954 avant le début de cette année -là, que : 1) le Comité de Négociation des Fonds extra -budgétaires

La Conférence s'est tenue les 12 et 13 novembre, et les représentants de soixante gouvernements ont promis des contributions atteignant au total US $23.617.000. Vingt -trois ont promis des sommes supérieures à celles que leurs gouvernements avaient précédemment versées. En date du 31 décembre 1953,

le montant total des contributions que 70 gouvernements s'étaient engagés à verser s'élevait à $24.321.188. Il arrive fréquemment que le versement

de l'Organisation des Nations Unies se réunisse le plus tôt possible ; 2) la Quatrième Conférence de l'Assistance technique se tienne le plus tôt possible pendant la huitième session ordinaire de l'Assemblée générale.

des contributions promises par les gouvernements est subordonné à l'adoption de dispositions législatives et, dans quelques cas, il sera basé sur un système de réciprocité.

PARTIE IV

LISTE DES PROJETS

PROJETS TERMINÉS OU EN COURS D'EXÉCUTION EN 1953 Cette partie du volume contient une liste des projets de l'OMS (bourses d'études exceptées) signalés comme

étant en cours d'exécution pendant tout ou partie de la période de onze mois échue le 30 novembre 1953. On considère - il convient de le rappeler - que l'exécution d'un projet commence à partir du moment oit un des principaux membres de l'équipe internationale arrive sur les lieux. Pour gagner de la place et éviter les redites, on n'a pas mentionné, dans la description des projets donnée dans cette liste, certains éléments communs à la plupart des projets ayant pour but d'aider les gouvernements à améliorer leurs services de santé, et dont les plus fréquents et peut -être les plus importants sont la formation de personnel local et les conseils donnés au gouvernement sur l'utilisation de ce personnel et sur l'extension des travaux, une fois que l'aide internationale a pris fin.

Il existe en outre certaines catégories de projets qui, bien qu'entrepris dans des pays différents ou des régions différentes d'un même pays, ont un objet à peu près identique et qui, par conséquent, possèdent des caractéristiques communes. Ainsi, la lutte contre le paludisme ou d'autres maladies transmises par les insectes entraîne généralement des recherches épidémiologiques et entomologiques. L'éducation sanitaire est une des composantes de la grande majorité des projets et ne caractérise pas seulement les projets d'éducation sanitaire désignés comme tels. La lutte contre d'autres maladies exige en général à la fois des mesures spéciales (par exemple des vaccinations antituberculeuses par le BCG) et l'institution de centres et de méthodes de dépistage et de traitement. Enfin, toute mesure spécifique prise contre une maladie particulière doit, en définitive, s'inscrire dans l'activité des services généraux de santé du pays considéré. Pour la première fois, on a essayé de donner un aperçu des résultats de certains projets dont l'exécution a été menée à terme, mais on n'a pu le faire que dans une mesure très restreinte. Comme il est dit dans l'introduction du Rapport, on en est encore à chercher un système pratique d'évaluation et, pour l'instant, les rapports

sur les projets ne sont pas tous rédigés de manière à donner régulièrement les précisions nécessaires. Pour certaines catégories de projets, il est relativement facile de faire le point des résultats acquis au moment où l'aide internationale a cessé. D'autres - c'est en particulier le cas de ceux qui ont essentiellement un caractère éducatif - peuvent ne porter tous leurs fruits qu'après plusieurs années, et même alors il peut être difficile de distinguer ce qui doit être porté au crédit du projet lui -même de ce qui est attribuable à d'autres facteurs. Pour d'autres projets encore, il peut être totalement impossible au stade actuel d'évaluer sommairement la multitude d'éléments infimes dont la somme constitue le «résultat» du projet. Les projets portent un numéro de série et sont groupés d'après les six Régions de l'OMS : Région africaine,

les Amériques, Asie du Sud -Est, Europe, Méditerranée orientale, et Pacifique occidental. Les projets qui intéressent plusieurs pays d'une même Région figurent en premier et sont désignés par les initiales «AFRO », « AARO », « SEARO », « EURO », ou « WPRO ». Les autres projets suivent, dans l'ordre alphabétique des pays. Les projets inter -régionaux apparaissent en fin de liste. Dans la première colonne intitulée « No du projet et origine des fonds », la lettre « B » désigne le budget

ordinaire de l'OMS ; les initiales «AT» désignent les fonds de l'assistance technique (voir chapitre 18) et les initiales FISE désignent le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance. Les projets qui ont pris fin au cours de l'année sont marqués d'un astérisque. AFRIQUE N. du projet et origine des fonds Description

Institutions participantes

AFRO 4 B

* Enquête sur la formation du personnel infirmier et du personnel auxiliaire (sept. oct. 1953) Pour déterminer le genre de programmes de formation professionnelle appliqués dans la Région et pour évaluer les besoins futurs. Le rapport a été discuté

au cours de la conférence régionale sur l'enseignement infirmier, tenue en octobre 1953.§

AFRO S1 B

Enquête sur la tuberculose (oct. 1953-

Deux experts ont été chargés de procéder à une enquête sur la répartition et maladie. * Enquête sur le paludisme (1952 -mars 1953)

l'incidence de la tuberculose dans l'est et l'ouest de l'Afrique, en vue de permettre l'élaboration ultérieure d'un programme de lutte contre cette Pour déterminer la répartition et l'incidence du paludisme dans les territoires britanniques de l'Afrique.

AFRO S2 B

* Projet terminé

§ Pour plus de détails, voir annexe 5, page 164.

- 129 -

130 No du projet et origine des fonds

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Description

Institutions participantes

AFRO S8 B

* Enquêtes sur la fièvre jaune (mars 1951 - sept. 1953)

Pour déterminer la limite méridionale de la zone d'endémicité amarile en Afrique en vue d'une campagne internationale intensive contre la fièvre jaune. §

AFRO S9 B

* Enquête sur la bilharziose (1951 -1953) Enquête régionale visant à déterminer l'ampleur du problème de la bilharziose

endémique en Afrique

Afrique française 1 AT FISE

international, la méthode la plus efficace et la plus économique pour l'emploi des insecticides à effet rémanent dans la lutte antipaludique au Cameroun et, par la suite, dans d'autres territoires de l'Afrique équatoriale. Enquêtes sociologiques (mars 1953 )

Lutte antipaludique (nov. 1952 ) Aide au Gouvernement français en vue de déterminer, grâce à un projet pilote

FISE

Afrique française SI B

Une série d'enquêtes a été effectuée sur l'état social, culturel et économique des populations dans les territoires français et les territoires sous mandat français ; les informations recueillies serviront à organiser l'action sanitaire dans ces territoires. Nutrition (sept. 1952 )

Afrique équatoriale française 1 AT FISE Bechuanaland 1 B

Avis techniques concernant la distribution du lait écrémé fourni par le FISE Lutte contre les tréponématoses non vénériennes (sept. 1953 -

FISE FAO

L'exécution d'un programme de lutte contre ces maladies a débuté par une enquête préliminaire confiée à un expert de l'OMS. * Enquête sur la santé publique (sept. 1952 - avril 1953) Le fonctionnaire sanitaire de zone a effectué une enquête pour réunir des renseignements généraux et des données d'ordre sanitaire sur chacun des territoires britanniques de l'Est -Africain. Il a non seulement établi des contacts personnels

Est -Africain S2 B

utiles mais encore étudié les moyens par lesquels l'Organisation pourrait venir en aide à ces territoires. Prévue à l'origine pour les territoires britanniques de l'Afrique orientale et centrale, l'enquête a été étendue aux Protectorats britanniques de l'Afrique méridionale et à la Somalie britannique. Campagne de vaccination contre la coqueluche (avril 1953 ) En 1948, une grave épidémie de coqueluche avait sévi dans ce territoire, causant plus de 1.700 décès. Un expert -conseil qui s'est rendu dans l'île au mois d'avril a constaté que la coqueluche était répandue dans les villes, mais qu'il n'y avait pas de grave épidémie ; celle de 1948 semble avoir été exceptionnelle. Dans son

Be Maurice 1 B

FISE

FISE

Kenya 3 B

Libéria 1 AT

rapport, l'expert -conseil a recommandé la vaccination des habitants contre la coqueluche seule et a présenté certaines suggestions concernant la technique à adopter. L'Ile Maurice dispose des moyens nécessaires pour cette campagne et pourra en assurer la continuation après l'achèvement des vaccinations initiales qui dureront de six à neuf mois. Des vaccins et diverses autres fournitures ont été procurés par le FISE. Matériel d'enseignement et de formation professionnelle (sept. 1953 Matériel et fournitures pour les écoles formant du personnel médical * Services généraux de santé publique (août 1951 - mars 1953) Un ingénieur sanitaire a été chargé d'organiser des cours de formation pour ingénieurs sanitaires. Le premier, d'une durée de douze mois (mars 1952 mars 1953) a abouti à la formation de 19 inspecteurs sanitaires ; les travaux pratiques exécutés à cette occasion ont permis d'améliorer les installations sanitaires de la ville de Monrovia. On estime que ce cours a assuré aux 19 jeunes gens qui l'ont suivi une formation élémentaire suffisante pour qu'ils soient en mesure de contribuer notablement à relever les conditions sanitaires dans les régions auxquelles ils ont été affectés. Un second cours, auquel ne seront admis que des candidats possédant une instruction plus poussée, est en

Libéria 3 AT

FISE

Libéria 4 B

législation sanitaire en vigueur et a soumis un projet de législation nouvelle. Lutte contre le pian (avril 1953 ) Dépistage et traitement des cas, formation de personnel local professionnel et non professionnel ; dans la mesure du possible, traitement par des méthodes modernes des autres maladies se prêtant au traitement ambulatoire. (Ne forme qu'un seul projet avec Libéria 5.) * Hygiène de la maternité et de l'enfance (1951 - 1953)

voie de préparation. Un administrateur de la santé publique a analysé la FISE

Des fournitures et du matériel d'enseignement ont été procurés à un centre de protection maternelle et infantile.

* Projet terminé

§ Pour plus de détails, voir annexe 5, page 164.

LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES N. du projet et origine des fonds Description

131 Institutions participantes

Libéria 5 AT FISE

) Lutte antipaludique (avril 1953 Aide au Gouvernement pour déterminer les méthodes les plus efficaces et les

plus économiques de lutte antipaludique et pour exécuter des enquêtes épidémiologiques et entomologiques ; élaboration d'un vaste programme de lutte contre le paludisme. (Ne forme qu'un seul projet avec Libéria 3.) Education sanitaire de la population (mars 1952 ) Du matériel et des fournitures ont été envoyés en prévision de l'engagement d'un éducateur sanitaire chargé de collaborer à l'organisation d'un programme national d'éducation sanitaire. Ecole d'assistants médicaux (sept. 1953 ) Des fournitures et du matériel d'enseignement ont été envoyés à l'école d'assis-

Libéria 6 AT

Nigeria 4 B

tants médicaux de Kano.

Nigeria 5 B

Ecole de formation du personnel des équipes médicales (sept. 1953 -

)

Des fournitures et du matériel d'enseignement ont été envoyés à l'école de formation professionnelle de Makurdi, qui prépare du personnel pour les équipes médicales. I

Seychelles B

Assainissement (août 1953 -

)

Un technicien de l'assainissement a été chargé de procéder à une enquête préliminaire dans ce territoire et d'amorcer un programme de formation de personnel local pour les services d'assainissement.

Territoires belges 1 FISE

Nutrition (sept. 1952 ) Avis techniques concernant la distribution du lait écrémé fourni par le FISE

FISE FAO

LES AMÉRIQUES AARO 1 B

Assainissement, cours de formation professionnelle (déc. 1952 ) Envoi de professeurs, octroi de fournitures et de matériel d'enseignement pour

des cours de formation de personnel professionnel ou non dans des écoles de santé publique au Brésil, au Chili et au Mexique

AARO 6 AT

Mission mixte dans les Hautes Andes (juillet 1952 ) * Premiére étape (enquête) terminée en décembre 1952 Examen des moyens permettant d'améliorer la situation économique de la population indigène des districts de la Bolivie, de l'Equateur et du Pérou situés dans les Hautes Andes. Soixante -dix pour cent environ de la population de ces trois pays résident dans ces districts et leur intégration dans la vie nationale a été entravée par leurs conditions de vie et par des facteurs d'ordre historique. Dans la partie

ONU OIT FAO UNESCO

du rapport qui concerne la santé publique, les enquêteurs relatent leurs observations sur les conditions sanitaires et présentent des recommandations sur les mesures sanitaires qui, à leur avis, devraient aller de pair avec l'essor économique et y contribuer. En substance, le rapport recommande la création et l'extension progressives de services de santé à partir de trois dispensaires ruraux, en tenant soigneusement compte du degré de civilisation et des connaissances actuelles de la population.

AARO 7 AT

FISE

Lutte contre les insectes (oct. 1952 ) Projet destiné à protéger - principalement par des pulvérisations de DDT les populations du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua et du Panama contre le paludisme et d'autres maladies transmises par les insectes Lutte contre les insectes (oct. 1952 ) Projet destiné à protéger - principalement par des pulvérisations de DDT -

FISE

AARO 8 AT FISE

FISE

les populations des pays de la région des Antilles contre le paludisme et d'autres maladies transmises par les insectes * Colloque sur l'alcoolisme, Buenos Aires (mai 1953) §

AARO 9 B

* Projet terminé

§ Pour plus de détails, voir annexe 5, page 164.

132 Na du projet et origine des fonds

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Description

Institutions participantes

AARO 10 AT BSP

Centre interaméricain de Biostatistique, Santiago (oct. 1952 ) Centre permanent de formation en statistiques démographiques et sanitaires pour l'Amérique latine. Le centre actuel de Santiago du Chili va être renforcé et servira de modèle. §

BSP

ONU

AARO 15 B

* Colloque sur l'éducation sanitaire, Mexico (sept. 1953) §

AARO 17 B

* Distribution d'eau (mai - août 1953) Programme d'amélioration des services de distribution d'eau en Amérique centrale, comportant un cours de formation professionnelle pour agents des services des eaux, et s'inscrivant dans le cadre du programme à long terme d'assainissement dans l'Amérique centrale et le Panama § Assistance aux écoles de médecine (mars 1953 Aide au développement de l'enseignement professionnel : envoi d'un expert gnement

Institute of Inter American Affairs

AARO 18 B

conseil à court terme, échanges de professeurs, bourses d'études, voyages d'études de titulaires des chaires principales, fournitures et matériel d'enseiAARO 21 B

Laboratoire et centre de formation professionnelle en vénéréologie, Guatemala (janv. 1952 Laboratoire et centre de formation professionnelle pour l'Amérique centrale

AARO 23 B

* Troisième conférence régionale sur les soins infirmiers, Rio de Janeiro (juillet 1953) §

BSP

BSP

Institute of Inter American Affairs Fondation Rockefeller

AARO 24 AT

ONU

* Colloque sur l'organisation de l'assistance sociale dans les régions rurales de l'Amérique latine, Rio de Janeiro (fév.' 1953) Le rapport final sur ce colloque contient une analyse très complète des facteurs dont il importe de tenir compte pour l'établissement de projets concernant l'assistance sociale dans les districts ruraux, notamment : participation des collectivités ; choix de dirigeants locaux ; continuation, après la cessation de l'aide internationale, de l'action entreprise ; attributions respectives de l'Etat et des collectivités locales ; enseignement ; formation professionnelle (choix de la méthode, du lieu et du moment). * Troisième conférence sur la nutrition en Amérique latine, Caracas (oct. 1953) Problèmes de nutrition en Amérique latine et notamment aspects de la malnutrition protidique et du goitre endémique qui intéressent la santé publique Ethnologie appliquée (janv. 1953 ) Enquête sur l'organisation des services de santé publique d'Amérique latine,

ONU

AARO 25 B

FAO

FAO AARO 29 B

BSP

BSP

en rapport avec le niveau culturel et social des populations Statisticien (BCG) (fév. 1953 )

AARO 31 B

Doit collaborer à la formation d'équipes BCG. Expert -conseil en santé mentale (oct. 1953 )

AARO 34 B

Doit aider à la préparation du colloque de 1954. Lutte contre le typhus (janv. 1951 ) Lutte contre le typhus dans l'ensemble du pays Enseignement infirmier (avril 1953 )

Bolivie 1 BSP

BSP

FISE

FISE Bolivie 5 B

Renforcement de l'école nationale d'infirmières en vue d'améliorer l'enseiment infirmier

Bolivie 6 B

Etude sur les services d'approvisionnement en eau de La Paz (juillet 1953 Conseils techniques pour la correction chimique de l'eau de boisson et pour

l'amélioration générale du système d'approvisionnement en eau

Brésil 4 FISE * Projet terminé

Vaccination antidiphtérique et anticoquelucheuse (sept. 1951 Vaccination et production en quantité suffisante d'un vaccin antidiphtérique anticoquelucheux associé efficace § Pour plus de détails, voir annexe 5, page 164.

FISE

LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES N. du projet et origine des fonds

133 Institutions participantes

Description

Chili 3 B

FISE Chili 6 AT

généralisée contre la diphtérie et la coqueluche ; évaluation des résultats * Fabrique de pénicilline

Vaccination antidiphtérique et anticoquelucheuse (1950 ) Vaccination et production en quantité suffisante d'un vaccin antidiphtérique anticoquelucheux associé efficace ; établissement de normes pour la lutte

FISE

AAT )

(Transférée à l'Administration de l'Assistance technique le ler juillet 1953) Hygiène de la maternité et de l'enfance (1951 Formation de personnel pour les zones rurales FISE

Chili 7 FISE Colombie 1 B

FISE Colombie 4 B

Vaccination contre la diphtérie, la coqueluche et la variole (juin 1950 ) Vaccination et production en quantité suffisante d'un vaccin antidiphtérique et anticoquelucheux associé efficace

FISE

Hygiène de la maternité et de l'enfance (sep. 1951 ) Projet visant à organiser la section d'obstétrique de l'Ecole de Santé publique

FISE

FISE

de Bogota, à instituer des cours de démonstration en obstétrique pour le personnel non infirmier et à établir, à l'intention des étudiants en médecine de l'Ecole de Santé publique, un programme d'enseignement portant sur la protection maternelle et infantile Lutte contre les insectes (avril 1952 ) Surtout du point de vue de la lutte contre le paludisme et la fièvre jaune

Colombie 5 AT FISE Colombie 8 B

FISE Institute of Inter American Affairs

* Administration hospitalière, Hôpital San Juan, Bogota (oct. 1952 - mars 1953) Un expert -conseil, envoyé pour cinq mois, a donné des avis aux autorités

-

responsables de l'administration de cet hôpital. Son rapport contient de nombreuses informations sur les ressources et le fonctionnement actuel de l'hôpital et formule des recommandations détaillées pour l'avenir. Il recommande notamment que le directeur de l'hôpital soit entièrement responsable de l'administration de l'établissement, compte tenu des instructions générales du Conseil d'administration ; il propose un plan pour l'organisation des divers échelons hiérarchiques et définit les fonctions incombant, sous l'autorité du directeur, au personnel supérieur, dont les principaux membres devraient être engagés à plein temps. Le rapport contient également des recommandations concernant les relations entre l'hôpital et l'Ecole de Médecine, l'améliotion des services infirmiers, et de nombreuses questions de détail. La plupart

de ces recommandations s'appliquent également à l'hôpital municipal de Manizales et à l'Hôpital San José, à Popayán. Colombie 11 AT

Administration de la santé publique (nov. 1952 ) * Première étape- enquête, terminée en avril 1953 Un expert -conseil a été chargé de donner des avis sur le développement des services de santé publique. Dans son rapport, il décrit leur organisation suivants : répartition des attributions aux divers échelons de la hiérarchie, stabilité de l'emploi et continuité de la politique suivie, formation du personnel,

-

actuelle et suggère certaines réformes portant notamment sur les points

priorités, établissement du budget. (La deuxième étape a été différée.)

Costa Rica 3 AT

) Ecole d'infirmières, San José (fév. 1952 Projet visant à renforcer l'école d'infirmières de l'Hôpital San José et à développer la formation de personnel auxiliaire.

FISE

Costa Rica 5 FISE

Vaccination par le BCG (mars 1952 -

)

Costa Rica 9 AT

* Construction d'abattoirs (juillet - nov. 1953) Etude des problèmes que pose l'établissement des plans et la construction d'abattoirs ; aide pour la construction Cours de formation en radiographie (oct. 1953 ) Formation du personnel nommé par le Gouvernement ) Centre d'enseignement de la phtisiologie (sept. 1951 Projet visant à améliorer et renforcer les services actuels de diagnostic et de traitement ; à coordonner la campagne de vaccinations de masse par le BCG avec la lutte antituberculeuse en général

Costa Rica 10 B

FISE

Equateur 5 B

FISE

* Projet terminé

134 N° du projet et origine des fonds

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Description

Institutions participantes

Equateur 6 FISE

Laboratoire du BCG (août 1952 ) Projet visant à créer un laboratoire pour la production de BCG. L'OMS se borne actuellement à fournir des conseils techniques. Lutte antivénérienne, Bahía (fév. 1952 ) Cette campagne sera ensuite étendue à d'autres régions du pays.

FISE

Equateur 7 AT

Equateur 11 AT

Institut national de la Santé (déc. 1952 -

)

Aide pour des études de bactériologie et de virologie ainsi que pour le contrôle des denrées alimentaires et des médicaments

Guatemala 10 B

Evacuation des ordures ménagères (avril 1953 ) Evacuation des ordures ménagères et lutte contre les mouches à Guatemala

HaitI 1 B

BSP

Lutte contre le pian et la syphilis (juillet 1950 ) Elimination du pian au moyen d'une campagne de traitements de masse par les antibiotiques ; lutte contre la syphilis dans les zones rurales par l'antibiothérapie

BSP

FISE

FISE

Honduras 2 AT

* Education sanitaire (mai 1952 - avril 1953) Un expert -conseil a été affecté au Ministère de la Santé pour une période de douze mois. Une enquête sur les problèmes et les ressources du pays a démontré qu'il était urgent de venir en aide aux écoles rurales et aux écoles normales d'instituteurs, et des plans visant à renforcer ces établissements ont été soumis au Gouvernement. Une école d'été a été organisée à l'intention des instituteurs ruraux et une bourse a été accordée à une institutrice en vue d'études à l'Ecole de Santé publique de Porto Rico ; à son retour, l'intéressée remplira les fonctions de spécialiste en éducation sanitaire. Le Servicio Cooperativo Interamericano de Educación assurera désormais le fonctionnement de cette école d'été et la continuation du programme d'éducation sanitaire envisagé. Des avis ont été donnés en ce qui concerne le matériel et les fournitures.

Institute of Inter American Affairs

Honduras britannique 2 FISE

Vaccination par le BCG (sept. 1953 -

)

FISE FISE

Jamaique 1 AT

FISE

* Lutte antituberculeuse (août 1952 - juillet 1953) Aide pour le lancement d'une campagne antituberculeuse dans l'ensemble de l'île

Jamaique 3 FISE Mexique 3 AT

Vaccination par le BCG (oct. 1951 * Centre régional d'éducation de base (CREFAL) (avril 1951 - déc. 1953) Envoi d'un spécialiste de l'éducation sanitaire au Centre régional d'éducation de base pour l'Amérique latine, Pátzcuaro

FISE OIT FAO UNESCO BSP

Organization of American States

Mexique 4 B

Lutte contre la rage (juillet 1952 ) Vaccination des chiens ; vaccination du cheptel contre la rage paralytique ; recherches sur le rôle des vampires et sur leur répartition dans le pays Services ruraux de santé publique (août 1952 ) Développement des services ruraux de santé publique ; organisation d'un laboratoire central de la santé publique Lutte contre les insectes (juillet 1952 ) Lutte contre le paludisme et autres maladies transmises par les arthropodes Lutte antituberculeuse (août 1952 ) Détermination de la fréquence de la tuberculose ; démonstration de méthodes de lutte antituberculeuse dans les zones urbaines et rurales ; intégration de la

Panama 1 AT FISE Paraguay 1 AT

FISE

FISE

FISE

Paraguay 2 AT

lutte antituberculeuse dans d'autres programmes de santé publique ;

formation de personnel Paraguay 3 B

FISE * Projet terminé

Hygiène de la maternité et de l'enfance (sept. 1951 ) Organisation de services d'hygiène de la maternité et de l'enfance dans la région d'Assomption -Villa Rica

FISE

LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST N. du projet et origine des fonds

135 Institutions participantes

Description

Paraguay 4 AT

Lutte antivénérienne (janv. 1952 ) Détermination de la fréquence des maladies vénériennes ; démonstration de méthodes de lutte antivénérienne ; organisation de services antivénériens dans la région d'Assomption -Villa Rica

-

Paraguay 5 AT FISE

Lutte contre l'ankylostomiase et la variole (déc. 1951 -

)

Campagne de lutte contre l'ankylostomiase et la variole dans la région d'Assomption -Villa Rica, qui sera ensuite étendue à l'ensemble du pays Ecole de Médecine, Assomption (avril 1953 )

FISE Institute of Inter American Affairs

Paraguay 6 B

Affectation d'un spécialiste de la santé publique à l'Ecole de Médecine Lutte contre les insectes (nov. 1952 ) Surtout du point de vue de la lutte contre le paludisme et la maladie de Chagas

Pérou 5 AT FISE

FISE

Pérou 7 B

Services de fichiers médicaux (sept. 1951 - sept. 1953) Aide pour l'organisation de services de fichiers médicaux dans les hôpitaux relevant de la sécurité sociale ; cours avancé de bibliothéconomie médicale Protection maternelle et infantile et services sanitaires connexes (sept. 1952 ) AAT FISE

Pérou 10 AT FISE

Mise en oeuvre d'un programme de protection maternelle et infantile, qui viendra s'intégrer dans les autres programmes de santé publique de la région Lima -Pativilca -Huarás -Callejón de Huaylas ) Ethnologue pour le Centre sanitaire d'Ica (mai 1952 Affectation au Centre sanitaire gouvernemental d'Ica, d'un ethnologue chargé d'étudier l'adaptation de méthodes à la civilisation locale

Pérou 11 B

Fondation Rockefeller

Pérou 12 AT FISE Pérou 13 AT FISE République

Diagnostic bactériologique de la tuberculose (déc. 1952 - oct. 1953) Aide au Ministère de la Santé publique ; formation de personnel Centre de démonstration et de formation professionnelle en matière de santé publique, Callao (oct. 1952 ) ) Lutte contre les insectes (sept. 1952 Campagne en vue de réduire la fréquence du paludisme et d'éliminer Aëdes

FISE

AAT FISE FISE

Dominicaine 2 AT FISE

aegypri

Salvador 3 FISE

Vaccination par le BCG (oct. 1951 ) Projet visant à intégrer les campagnes de vaccination par le BCG dans le programme général de lutte contre la tuberculose Zone de démonstrations sanitaires (sept. 1951 )

FISE

Salvador 5 AT Trinité 1 FISE Trinité 4 B

Etablissement de services sanitaires dans une zone rurale ; formation sur place de personnel technique et autre personnel Vaccination par le BCG (mai 1952 )

OIT FAO UNESCO

FISE FISE

FISE Venezuela 1 AT

Laboratoire de diagnostic bactériologique de la tuberculose (août - nov. 1953) Aide pour l'amélioration des services de diagnostic bactériologique * Démonstrations sur l'organisation de services locaux de santé (fév. - avril 1953) Premiere étape (étude de la région et des besoins qui s'y manifestent) terminée en avril 1953

ASIE DU SUD -EST SEARO B

* Conférence sur la nutrition, Bandoeng (juin 1953) Troisième réunion du Comité régional FAO /OMS de la Nutrition pour l'Asie méridionale et orientale ; alors que les deux précédentes s'étaient tenues sous l'égide de la FAO, cette troisième réunion s'est tenue sous les auspices des deux organisations. Le comité s'est préoccupé tout spécialement de l'améliotion de la valeur nutritive du riz consommé par les populations et de l'amélioration de la valeur nutritive des régimes alimentaires à base de riz. Il a maintenu les recommandations qu'il avait faites lors de ses précédentes réunions.

FAO

* Projet terminé

136 N. du projet et origine des fonds

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Description

Institutions participantes

Afghanistan 2 AT FISE

Lutte antivénérienne, Kaboul et Kandahar (janv. 1952 Avec recours au laboratoire de la santé publique Ecole d'infirmiers, Kaboul (oct. 1953 ) Collaboration au programme d'enseignement et de formation professionnelle Faculté de Médecine, Université de Kaboul (janv. 1952 ) Affectation à la Faculté de Médecine d'un professeur d'épidémiologie et de médecine sociale chargé d'organiser le service de médecine sociale et de créer un centre universitaire de formation dans cette branche. (Ce projet est actuellement fusionné avec le projet Afghanistan 13.) ) Enquête sur la santé publique (nov. 1951 Conseils au Gouvernement en vue d'une étude de l'état actuel des services médicaux et de santé publique ; développement de l'enseignement et de la formation professionnelle ; amélioration des services de la santé publique et coordination de divers programmes dans ce domaine

FISE

Afghanistan 4 B

Afghanistan 5 AT

Afghanistan 6 AT

Afghanistan 10 AT FISE Afghanistan 11 B

Hygiène de la maternité et de l'enfance (oct. 1951 ) Formation d'infirmières (soins généraux) et de sages- femmes, avec enseignement des soins à domicile ; assistance pour l'organisation de services de pédiatrie et d'obstétrique Lutte antipaludique (mars 1952 Assistance technique en vue d'une extension méthodique de la lutte antipaludique ; formation de personnel local. L'équipe antipaludique collabore,

FISE

durant la saison de transmission, à la lutte contre le typhus. Santé publique et assainissement, Kaboul (déc. 1951 )

Afghanistan 12 B

Lutte contre le typhus durant la saison Envoi de personnel enseignant à la Faculté de Médecine de l'Université de Kaboul (sept. 1953 En vue d'aider à organiser des services de la Faculté et de former du personnel national

Afghanistan 13 B

Afghanistan 14 B

* Etude des méthodes de préparation des vaccins et sérums (sept. 1953) Un expert -conseil a été chargé d'étudier les méthodes actuelles de préparation des vaccins et de proposer les améliorations nécessaires, notamment pour la production de sérums antidiphtérique et antitétanique en Afghanistan. Lutte antipaludique (oct. 1951 ) Programme de démonstrations et de formation professionnelle Lutte antituberculeuse (juillet 1951 )

Birmanie 2 AT Birmanie 3 AT FISE Birmanie 4 AT FISE Birmanie 6 AT FISE

FISE

Création d'un dispensaire antituberculeux en collaboration avec l'hôpital Lutte antivénérienne (oct. 1950 avec Birmanie 6.)

de tuberculeux de Rangoon ; des dispensaires locaux seront créés ultérieurement, ainsi qu'un laboratoire d'analyses médicales. )

FISE

Programme national de lutte antivénérienne. (Ne forme qu'un seul projet Hygiène de la maternité et de l'enfance (déc. 1951 ) Démonstration, formation professionnelle et création de centres sanitaires ; cours généraux pour les infirmières de l'Hôpital général de Rangoon, et pour les élèves infirmières (soins généraux) et les élèves sages -femmes à Mandalay ; assistance pour la formation d'infirmières de la santé publique et d'infirmières

FISE

visiteuses. (Ne forme qu'un seul projet avec Birmanie 4.) Birmanie 7 B

Ecole d'infirmières, Rangoon (mars 1953 ) Envoi d'une infirmière monitrice (obstétrique) pour le Dufferin Hospital et pour l'école de sages- femmes

Birmanie 11 FISE

Campagne de vaccination de masse par le BCG (nov. 1951 -

)

FISE

Birmanie 17 B

* Lutte contre la lèpre (août 1952 - déc. 1953) Développement de la clinique centrale de Rangoon : formation de spécialistes de la lèpre pour les services nationaux

* Projet terminé

LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST N° du projet et origine des fonds Description

137 Institutions participantes

Birmanie 24 AT

* Mission d'enquête sur les services sociaux (oct. 1952 - avril 1953)

Birmanie 27 B

Birmanie 29 B

services sociaux envoyée par l'Organisation des Nations Unies en Birmanie et il a formulé des recommandations, incorporées au rapport de la mission, en vue de l'amélioration des services sanitaires du pays. Le rapport contient une analyse des problèmes que pose l'adaptation de principes généraux à la situation particulière de la Birmanie et insiste sur la création de centres ruraux de santé. * Salubrité des denrées alimentaires (juillet 1953) Envoi d'un expert -conseil à court terme chargé de donner au Gouvernement des avis sur les méthodes modernes de contrôle des denrées alimentaires, sur la réglementation du commerce de ces produits et sur d'autres questions se rapportant à la consommation des denrées alimentaires Hygiène de la maternité et de l'enfance (nov. 1953 ) Organisation d'un cours d'entretien de trois mois sur les soins infirmiers de pédiatrie Education sanitaire (mars 1952 Un éducateur sanitaire a été chargé de collaborer au projet d'éducation de base

Un représentant de l'OMS a collaboré avec la mission d'enquête sur les

AAT OIT UNESCO

FAO

Ceylan 2 AT

UNESCO

Ceylan 4 AT FISE

Ceylan 5 B

Ceylan 8 B

Ceylan 9 AT FISE Ceylan 10 AT FISE Ceylan 15 AT Ceylan 18 AT Ceylan 22 B

de l'UNESCO. Hygiène de la maternité et de l'enfance (avril 1951 ) Centres de démonstration et de formation professionnelle, Colombo et Kalutara : assistance au Gouvernement pour la coordination des services préventifs et curatifs de pédiatrie et pour l'organisation de l'enseignement de la pédiatrie préventive ; aide pour la formation de base en matière de soins infirmiers d'obstétrique et de pédiatrie * Lutte antivénérienne (juillet 1951 - déc. 1953) Assistance pour l'élaboration d'un programme approprié de lutte antivénérienne et pour la création d'un centre de formation professionnelle Formation d'infirmières, Colombo (oct. 1951 ) Assistance pour l'enseignement des soins infirmiers à l'école d'infirmières Lutte contre les maladies transmises par les insectes, Kurunegala (nov. 1951 Amélioration de l'enseignement au centre de formation pour la lutte contre les maladies transmises par les insectes, Kurunegala Lutte antituberculeuse, Colombo (juillet 1951 ) Etablissement d'un centre de démonstration et de formation professionnelle pour la lutte antituberculeuse Formation d'infirmières, Kandy (fév. 1952 ) Assistance pour l'organisation d'une nouvelle école d'infirmières * Diététicien hospitalier (sept. 1951 - juillet 1953) Un spécialiste a été chargé d'organiser et d'améliorer les services de diététique scientifique dans les hôpitaux et autres établissements. Expert- conseil en médecine légale (sept. 1953 ) Un expert -conseil a été chargé de donner au Gouvernement des avis sur l'amélioration des services de médecine légale et sur la formation de médecins légistes.

FISE

FISE

FISE

Ceylan 23 B

Ceylan 24 AT Ceylan 25 AT FISE

Organisation des dépôts de fournitures médicales (nov. 1952 Etude du système actuel et assistance en vue de sa réorganisation ; formation de personnel local * Salubrité des denrées alimentaires (avril - juin 1953) Un expert -conseil a été chargé de donner des avis sur la législation régissant le contrôle des denrées alimentaires d'origine animale, ainsi que sur les méthodes

modernes d'abattage et sur les maladies humaines d'origine alimentaire. ) Lutte antituberculeuse, Galle (juillet 1951 Etablissement d'un centre de démonstration et de formation professionnelle pour la lutte antituberculeuse

FISE

Ceylan 33 B

* Enquête sur la production de matériel audio- visuel d'enseignement (nov. - déc. 1953)

Inde 2 B

Hygiène de la maternité et de l'enfance, Calcutta (juin 1953 Assistance au service de protection maternelle et infantile de l'All -India

FISE

FISE * Projet terminé

Institute of Hygiene and Public Health, Calcutta

138 N. du projet et origine des fonds

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Description

Institutions participantes

Inde 7 & 8 B

FISE Inde 10 AT FISE

* Hygiène de la maternité et de l'enfance, Najafgarh (janv. 1950 - déc. 1953) Démonstrations dans une région rurale en ce qui concerne plus particulière ment les programmes de formation professionnelle * Paludisme et production alimentaire, Teral et Bhahar (mai 1951 - mai 1953) Premier projet de démonstrations de l'OMS. Les travaux entrepris précédemment s'étaient heurtés à des difficultés par suite d'une connaissance insuffisante des conditions locales, mais ils ont néanmoins permis de recueillir beaucoup de renseignements utiles. La transmission du paludisme a été enrayée dans

FISE

AAT FISE FAO

les régions ayant fait l'objet de pulvérisations pendant deux années consécutives ; dans d'autres, elle est devenue négligeable. La mise à exécution des projets de colonisation de la région établis par le Gouvernement était subordonnée au succès de cette campagne. Dans le Teral, la population a augmenté

de 70 % entre 1948 et 1951, et les superficies cultivées ont plus que quadruplé. Quant à la production alimentaire, elle a doublé depuis 1949. Il existe dans ce territoire plusieurs fermes coopératives pourvues d'un équipement moderne, des fabriques récemment construites, quelques routes nouvelles, une station d'énergie hydro- électrique, et le commerce s'est considérablement accru dans action et l'a étendue à 24 districts de l'Etat, malgré les difficultés de recrutement Inde 11 AT FISE Inde 12 F1SE

les villes avoisinantes. Le Gouvernement de l'Uttar Pradesh poursuit cette d'un personnel possédant la formation nécessaire. * Lutte antituberculeuse, Patna (sept. 1952 - déc. 1953) Prévention, diagnostic et traitement de la tuberculose au centre d'enseignement et de formation professionnelle * Lutte antituberculeuse, Trivandrum (mai 1951 - mars 1953) Projet de démonstrations portant sur la prévention, le diagnostic et le traitement de la tuberculose au centre d'enseignement et de formation professionnelle ; coordination avec le programme national de santé publique Lutte antivénérienne (sept. 1951 ) Fourniture de matériel aux équipes opérant sur place ; production et distribution de cardiolipine * Fabrique d'antibiotiques (Transférée le leT juillet 1953 à l'Administration de l'Assistance technique) Formation d'infirmières, Calcutta (juin 1952 )

F1SE

FISE

Inde 15 F1SE

FISE

Inde 17 AT F1SE

AAT FISE

Inde 19 B

Inde 24 AT FISE Inde 25 B

Assistance en vue du développement de l'école d'infirmières à l'hôpital de l'Ecole de Médecine de Calcutta ; cette école assurera également l'enseignement des soins infirmiers d'obstétrique et de pédiatrie. Lutte contre le pian, Madras, Hyderabad et Madhya Pradesh (nov. 1952 Le projet pilote entrepris dans le Madhya Pradesh sera étendu ultérieurement à d'autres Etats, en vue d'améliorer la santé des tribus de la région et de réduire

FISE

l'incapacité de travail due au pian.

* Lutte antivénérienne, Madras (juillet 1952 - déc. 1953) antivénérien destiné à' servir de centre de formation professionnelle et répondant aux exigences les plus modernes Ecole de Médecine, Trivandrum (août 1952 ) Envoi d'un spécialiste chargé d'assurer la direction de cet établissement * Fabrique de DDT (Transférée le leL juillet 1953 à l'Administration de l'Assistance technique)

Assistance pour la création, à l'Hôpital général de Madras, d'un service

Inde 26 AT Inde 27 AT FISE Inde 28 FISE

AAT FISE

Vaccination par le BCG, Delhi (juillet 1951 ) Continuation de la campagne entreprise dans l'Etat de Delhi et extension des opérations à 19 autres Etats de l'Inde : intégration du service de vaccination par le BCG dans les programmes généraux de prophylaxie et de lutte antituberculeuses.

FISE

Inde 29 AT

Pharmacologie, Calcutta (nov. 1952 -

)

Formation de pharmacologues chargés d'enseigner et de poursuivre des recherches à l'Ecole de Médecine tropicale de Calcutta et organisation d'un centre d'enseignement et de recherches rattaché à cet établissement Etudes pilotes sur la procréation dirigée (mai 1952 ) Conseils en vue d'une enquête et d'études expérimentales ONU

Inde 30 AT

* Projet terminé

LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST N. du projet et origine des fonds

139

Description

Institutions participantes

Inde 31 B

Lutte contre la peste, Uttar Pradesh (oct. 1952 Extension du système d'enquêtes actuel, étude des méthodes pratiquées, opérations dans des régions choisies et formation de personnel local Hygiène industrielle, Calcutta (sept. 1952 Un professeur d'hygiène physiologique et industrielle a été chargé d'organiser

Inde 34 B

la section d'hygiène industrielle et physiologique à l'All -India Institute of Hygiene and Public Health de Calcutta ; collaboration avec la section d'hygiène

industrielle de l'Indian Council of Medical Research. Inde 40 B

Formation d'infirmières, Bombay (sept. 1953 Assistance pour le programme d'enseignement et de formation professionnelle du J. J. Hospital, y compris la formation de sages -femmes

Inde 41

AT Inde 44 B

Création d'une école de physiothérapie à Bombay (oct. 1952 Envoi de spécialistes de la physiothérapie et octroi des fournitures nécessaires * Service d'infirmières pédiatriques, Madras (nov. 1952 - déc. 1953)

Amélioration des soins infirmiers et des moyens d'enseignement dans le service de pédiatrie de l'Hôpital général de Madras Mission d'enseignement médical (fév. - mars 1953) Une mission de 14 professeurs de réputation internationale, représentant le même nombre de spécialités dans le domaine des sciences fondamentales, des sciences cliniques et de la santé publique, a séjourné deux mois dans l'Inde (principalement à Madras et à Bombay) ; elle a donné des conférences, procédé à des démonstrations et organisé des colloques, à l'intention des médecins diplômés et parfois des étudiants, ainsi que des échanges d'information sur les progrès scientifiques les plus récents dans toutes les spécialités en question. La présence de la mission a été mise à profit pour organiser une conférence de deux jours sur l'enseignement de la médecine, à laquelle ont participé les représentants de 18 facultés de médecine de l'Inde. Salubrité des denrées alimentaires (mars - avril 1953) Un expert -conseil a été chargé de donner des avis sur la législation régissant le contrôle des denrées alimentaires d'origine animale, ainsi que sur les méthodes modernes d'abattage et les maladies humaines d'origine alimentaire. Professeur de pharmacologie, Bombay (fév. 1953 ) Ce professeur a été mis à la disposition de l'Ecole de Médecine Seth G. S.

Unitarian Services

Inde 46 B

Committee

Inde 47

AT

-

Inde 52 B

Inde 58 B

Cours d'entretien pour infirmières (sept. - déc. 1953) Trois cours d'une durée de 3 mois chacun Colloque pour agents des services des eaux, New Delhi (déc. 1953) § * Enquête sur la production de matériel audio- visuel d'enseignement (nov. - déc. 1953) 1

Inde 66 B

--

Inde 67 B

Indonésie

AT FISE Indonésie 2

Lutte contre les tréponématoses (juin 1950 ) Organisation d'une campagne nationale : renforcement des laboratoires ; aide dans le domaine de la biostatistique

FISE

AT FISE Indonésie 4

Hygiène de la maternité et de l'enfance (janv. 1952 ) Amélioration et développement des services de protection infantile et création de centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance Lutte antipaludique, Tjilatjap (sept. 1951 ) Centre de démonstration et de formation professionnelle : formation du personnel national appelé à assurer la continuation des travaux dans deux ou trois ans

FISE

AT Indonésie 5

FAO

AT

Nutritionniste, Djakarta (janv. 1952 ) Envoi d'un médecin nutritionniste et d'un biochimiste, chargés de conseiller et d'aider le Gouvernement en vue de l'élaboration de programmes efficaces en matière d'enseignement de la nutrition et du renforcement de l'Institut

de la Nutrition de Djakarta

Indonésie 8

Lutte antituberculeuse (sept. 1952 -

)

FISE

AT FISE

Centre de démonstration et de formation professionnelle de Bandoeng, et campagne de vaccination de masse par le BCG § Pour plus de détails, voir annexe 5, page 164.

* Projet terminé

140 N. du projet et origine des fonds

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Description

Institutions participantes

Indonésie 11 B

* Mission d'enseignement médical (mars - avril 1953) Une mission de 12 professeurs de réputation internationale, représentant le

Unitarian Services

même nombre de spécialités dans le domaine des sciences fondamentales, des sciences cliniques et de la santé publique, a séjourné deux mois en Indonésie (principalement à Djakarta, Sourabaya et Djokjakarta) ; elle a donné des conférences, procédé à des démonstrations, et organisé des colloques et des échanges d'informations sur les progrès scientifiques les plus récents dans toutes les spécialités en question. La présence de la mission a été mise à profit pour organiser à Djakarta une conférence de deux jours sur l'enseignement de la médecine. Le Ministère indonésien de la Santé publique prépare

Committee

Indonésie 13 B

actuellement la publication d'un volume exposant les activités scientifiques de la mission. Université de Gadjah Mada (sept. 1953 ) Envoi de personnel enseignant * Assainissement (juillet - oct. 1953) Un expert -conseil a été chargé d'étudier les conditions sanitaires et les mesures avoisinantes. Lutte contre les tréponématoses (oct. 1952 )

UNESCO

Indonésie 14 AT

d'assainissement dans les ports et les aéroports ainsi que dans les zones FISE

Thailande 2 AT FISE Thaïlande 6 AT FISE Thaïlande 7 AT FISE Thallande 13 AT FISE Thallande 15 FISE Thallande 16 AT Thaïlande 18 B

Extension des services existants ; équipe de démonstration des méthodes de lutte ; service de diagnostic ; développement des laboratoires Hygiène de la maternité et de l'enfance, Bangkok (sept. 1951 -

FISE

Création d'un centre de démonstration et de formation professionnelle à Bangkok et organisation de centres subsidiaires selon les nécessités et les moyens disponibles Lutte antituberculeuse (oct. 1951 Création d'un service antituberculeux et d'un laboratoire d'analyses médicales

FISE

Centre sanitaire rural (nov. 1951 Amélioration des conditions sanitaires générales, tout particulièrement dans les domaines de l'hygiène de la maternité et de l'enfance et de l'assainissement Campagne de vaccination de masse par le BCG (mai 1953 * Infirmière -conseil (janv. 1952 - déc. 1953) Assistance en vue de la création d'une division des soins infirmiers à la Direc-

FISE

FISE

Thaïlande 22 B

tion de la Santé publique * Enquête sur la lèpre (sept. 1953 - déc. 1953) Effectuée par un expert -conseil à court -terme * Formation d'infirmières (août - nov. 1953) Cours d'entretien pour infirmières ; formation d'infirmières- chefs, chargées d'assurer le contrôle et l'administration des services infirmiers dans les régions rurales Expert- conseil pour la production de BCG (mai 1953 )

Thaïlande 23 B

En vue de la campagne de vaccination (Thallande 15)

EUROPE EURO 5 B

Commission internationale antivénérienne du Rhin (1950 Assistantes médico- sociales (1951 )

)t

OIT

EURO 6 B

f

Fondation Rockefeller

EURO 7.2 B

Conférence des infirmières de la santé publique, Mont -Pèlerin s /Vevey (oct. 1953) f

EURO 14.8 B

* Colloque sur les aspects de la santé mentale intéressant la santé publique, Amsterdam (juillet 1953) t * Conférence sur la médecine préventive et la médecine sociale, Goteborg (juillet 1953) f f Pour plus de détails, voir Tableau I, page 87.

EURO 22.3 B

* Projet terminé

LISTE DES PROJETS : EUROPE N° du projet el origine des fonds Description

141 Institutions participantes

EURO 23 B

* Symposium sur la lutte contre les insectes, Rome (oct. 1953) t

Istituto Superiore di Sanità

EURO 25 B

* Conférence sur l'éducation sanitaire, Londres (avril 1953) t * Chirurgie thoraco -pulmonaire : cours de formation professionnelle (mai 1953) t

EURO 27.3 B

Université de Groningue OIT

EURO 32.2 B

* Colloque sur la médecine du travail, Milan (sept. - oct. 1953) t * Problèmes relatifs à la période périnatale (sept. 1953) t * Services d'hygiène scolaire : groupe d'étude (avril - mai 1953) t

EURO 39 B

Istituto Superiore di Sanità

EURO 40 B

EURO 46 B

* Lutte contre les insectes : cours de formation professionnelle (juin - juillet 1953) t Anesthésiologie : cours de formation professionnelle (juin 1953 -

EURO 52 B

)t

Université de Copenhague

EURO 55.1 B

* Tuberculose : cours de formation professionnelle (janv. - fév. 1953) t

Centre international de l'Enfance

EURO 55.2 B

* Réadaptation des enfants physiquement diminués : cours de formation profes- Centre international de l'Enfance sionnelle (fév. - mars 1953) f

EURO 55.3 B

* Pédiatrie sociale : cours de formation professionnelle (avril - juillet 1953) t

Centre international de l'Enfance

EURO 55.4 B

* Problèmes relatifs à la période périnatale : cours de formation professionnelle Centre international de l'Enfance (oct. - nov. 1953) t Tuberculose : cours de formation professionnelle (nov. 1953 -

EURO 56 AT

)t British Council

EURO 57 B

* Médecine du travail : cours de formation professionnelle (juin 1953) t Maladies vénériennes (1951 vénériennes )

EURO 59 B

Continuation des travaux du centre de démonstration et de formation profes-

sionnelle dans un port (Rotterdam) en vue de la lutte contre les maladies EURO 59 B

* Lutte contre les maladies vénériennes : cours de formation professionnelle (sept. - déc. 1953) t * Administration de la santé publique : cours de formation professionnelle (août - sept. 1953) t Administration de la santé publique (1950 ) Développement de la zone de démonstration et de formation professionnelle en santé publique rurale de Soissons Anesthésiologie : cours de formation professionnelle (mai 1953 -

Fondation Rockefeller

EURO 60 B

EURO 61 B

EURO 62 B

)t

Université

de Paris

EURO 63 B

Enquête sur la morbidité (1951 -

)

Fondation Rockefeller

Continuation de l'enquête effectuée au Danemark dans le but de recueillir des données représentant un intérêt international Etude sur la séparation de la mère et de l'enfant (nov. 1952 -

EURO 64 B

)t

Centre international de l'Enfance

* Projet terminé

t Pour plus de détails, voir Tableau I, page 87.

142 N. du projet et origine des fonds

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Description

Institutions participantes

EURO 65 B

EURO 66 B

sement d'une terminologie acceptée par tous les pays d'Europe * Qualité et analyse de l'eau de boisson (déc. 1953) f * Assistance sociale aux cas individuels (social case work) (juin - juillet 1953)

Assainissement (juin 1953 ) Etude des termes de génie sanitaire (en anglais et en français), visant à l'établis-

UNESCO

EURO 69 B

AAT

EURO 71 B

Conférencier pour le stage d'études de l'Organisation des Nations Unies sur le perfectionnement professionnel, en cours d'emploi, du personnel de service social : application des techniques de travail individualisé, Paris Assistance sociale aux cas individuels (social case work) (juillet 1953) Conférencier pour le stage d'études de l'Organisation des Nations Unies sur les services mis à la disposition des individus et des familles dans les organismes sociaux publics et privés, Dobbiaco, Italie Assistance générale en matière de santé publique (nov. 1952 Sous les rubriques : école de santé publique, lutte antituberculeuse, lutte antivénérienne, assainissement, hygiène de la maternité et de l'enfance Réadaptation des enfants physiquement diminués (1950 ) Renforcement et développement des services existants Assistance à la Clinique universitaire de Neuropsychiatrie, Vienne (1950 -

AAT

Autriche 4 AT Autriche 4.5 B

FISE

FISE Autriche 4.6 B

FISE

FISE Danemark 8 B

Fournitures, bourses d'études pour le personnel * Cours nationaux de formation professionnelle (août - oct. 1953) Assistance pour l'organisation, à Copenhague et à Aarhus, de cours de psychiatrie (cours pour étudiants et cours de perfectionnement) Maladies endémo -épidémiques (1952 -

Espagne 1 AT

Envoi de fournitures, attribution de bourses d'études et conseils en vue de l'amélioration et de l'extension du programme national de lutte contre les maladies transmissibles, y compris les zoonoses Assistance générale en matière de santé publique (août 1952 Sous les rubriques : lutte antituberculeuse, lutte antivénérienne, lutte contre les maladies transmissibles, administration de la santé publique, assainissement, soins infirmiers, hygiène sociale et médecine du travail, hygiène de la maternité et de l'enfance, enseignement et formation professionnelle Hygiène de la maternité et de l'enfance (début 1950 ) Renforcement des services de soins aux prématurés Réadaptation des enfants physiquement diminués (début 1950 )

Finlande 4 AT

France 2 FISE France 3 FISE Grèce 3 B

FISE FISE AAT FISE OIT

Amélioration des centres, formation de personnel, travaux de recherche Réadaptation des enfants physiquement diminués (sept. 1952 )

Assistance au centre de réadaptation de Voula Hygiène de la maternité et de l'enfance (sept. 1952 )

FISE Grèce 4 AT FISE Grèce 6 AT

Assistance aux services d'hygiène de la maternité et de l'enfance de la Thessalie

AAT FISE OIT

Grèce 10 B

Grèce 11 B

FISE Irlande 9 B

Italie 5 FISE * Projet terminé

Assistance générale en matière de santé publique (mai 1952 ) Sous les rubriques : lutte antituberculeuse, lutte antivénérienne, lutte contre les maladies transmissibles, organisation de bibliothèques médicales, enseignement de la médecine * Programme de secours d'urgence (sept. 1953) Pour les victimes des séismes dans les îles ioniennes Assainissement (oct. 1953 ) Enquêtes et conseils concernant l'organisation de l'approvisionnement en eau dans 48 villages de la Grèce septentrionale Hygiène de la maternité et de l'enfance (1951 ) Assistance pour la création d'un centre de guidance infantile à Dublin Réadaptation des enfants physiquement diminués (1951 ) Assistance aux centres de réadaptation des enfants physiquement diminués t Pour plus de détails, voir Tableau I, page 87.

-

FISE

FISE

LISTE DES PROJETS : EUROPE N. du projet et origine des fonds

143 Institutions participantes

Description

Italie 7 FISE

Hygiéne de la maternité et de l'enfance (1951 Renforcement et développement des services de soins aux prématurés dans des régions choisies et formation de personnel Administration de la santé publique (oct. 1952 ) Assistance pour l'organisation d'une nouvelle école de santé publique, Rome Education sanitaire (1953 ) Assistance pour un programme de démonstrations dans la province de Pérouse

FISE

Italie 9 B

Italie 15 B

FISE

Maroc I FISE

Lutte contre le trachome (juin 1953 ) Un ophtalmologiste et un ingénieur sanitaire ont été chargés d'aider le Gouvernement à développer et à améliorer ses services de traitement et de prophylaxie.

Norvège 2 B

Assistance aux facultés de médecine (oct. 1952 Envoi de documentation médicale

)

-

Pays -Bas 4 B

Administration de la santé publique (oct. 1952 ) Assistance à l'Ecole de Santé publique : envoi de chargés de cours, octroi de fournitures et de matériel d'enseignement et attribution de bourses d'études à des membres du personnel enseignant

Tunisie 3 FISE Turquie 6 AT FISE

Lutte contre le trachome (août 1953 ) Assistance au Gouvernement pour le développement et l'amélioration des services de traitement et de prophylaxie Hygiène de la maternité et de l'enfance (sept. 1952 ) Assistance en vue de la création d'un centre de démonstrations à Ankara, et du développement des services de protection maternelle et infantile dans l'ensemble du pays Lutte antivénérienne (mai 1952 )

FISE

FISE

Turquie 7 AT

Assistance au Gouvernement en vue de l'organisation d'une campagne nationale sur la hase d'un projet pilote récent Ecole d'infirmières, Ankara (août 1952 ) Assistance pour l'amélioration des soins infirmiers

Turquie 8 AT

Turquie 11 B

Lutte contre la lèpre (juin 1953 ) Assistance en vue de l'élaboration d'un plan national de lutte contre la lèpre Administration de la santé publique (juillet 1952 ) Conseils sur certaines questions générales d'administration de la santé publique, y compris les problèmes d'assainissement

Turquie 12 AT

Turquie 13 FISE Turquie 16 B

Vaccination par le BCG (déc. 1952 -

)

FISE

Ecole de Santé publique, Ankara (juillet 1953 -

)

Envoi de conférenciers pour les cours d'entretien Construction d'hôpitaux (juin 1953 )

-

Turquie 22 AT

Envoi d'un architecte, d'un ingénieur et d'un expert médical pour donner

des avis sur l'établissement des plans d'hôpitaux ainsi que sur l'aménagement et l'équipement de ces établissements en prévision de l'exension du système d'assurances du travail Turquie 24 AT

Statistiques démographiques et sanitaires (août 1953 Assistance au Gouvernement pour le développement de ses services statistiques Réadaptation des personnes physiquement diminuées (oct. 1953 -

ONU OIT

Turquie 25 B

Envoi d'un expert chargé de procéder à une étude préliminaire Hygiéne de la maternité et de l'enfance (1951 ) Renforcement des services de soins aux prématurés par l'octroi de fournitures et de bourses d'études FISE

Yougoslavie 6 FISE

144 N. du projet et origine des fonds

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Description

Institutions participantes )

Yougoslavie 7 FISE Yougoslavie 10

Réadaptation des enfants physiquement diminués (1951 -

FISE FISE AAT FISE OIT

Assistance en vue de la création d'un centre de réadaptation pour enfants physiquement diminués et de l'extension du programme gouvernemental Gamma globuline du plasma (oct. 1952 )

FISE Yougoslavie 16 AT FISE

Envoi de fournitures et attribution de bourses d'études en vue d'aider le Gouvernement à accroître la production de gamma globuline Assistance générale en matière de santé publique (1953 Sous les rubriques : lutte contre les maladies transmissibles, tuberculose,

trachome, administration de la santé publique, hygiène de la maternité et de l'enfance

MÉDITERRANÉE ORIENTALE EMRO 5 AT

EMRO 6 B

* Ecole régionale d'infirmières (oct. 1953) Projet visant à doter la Région de cadres infirmiers et d'infirmières monitrices * Colloque sur la santé mentale, Beyrouth (nov. - déc. 1953) §

EMRO 7 B

EMRO 8 B

Education sanitaire (mai 1953 ) Un conseiller en santé publique et un éducateur sanitaire ont été affectés au Centre d'éducation de base de l'UNESCO à Sirs el Layan, Egypte. * Bilharziose (avril 1952 - déc. 1953) Essais d'application de nouveaux molluscocides : les essais ont été effectués avec le pentachlorophénate de sodium (santobrite) et le o- cyclohexyldinitro phénol (CHDP) qui s'étaient révélés tous deux efficaces dans des exprériences

UNESCO

de laboratoire. Pour les essais d'application, on a choisi deux sections de

canaux, fermés par des digues de terre, et on les a traitées avec des solutions et des poudres, à des concentrations allant de 1 à 10 parties pour 1 million. Aux fins de comparaison, des essais ont été faits également avec du sulfate de cuivre à des concentrations identiques. Les deux premiers produits se sont révélés très efficaces à des concentrations de 5 à 10 parties pour 1 million. Les résultats ont été remarquables après le premier jour et ont atteint leur maximum après le troisiéme jour. Ces deux substances ont été l'une et l'autre plus efficaces que le sulfate de cuivre. On n'a pas trouvé de mollusques vivants à la fin de la période d'essai, c'est -à -dire après trois mois. Les composés chlorés ont tué des poissons de faibles dimensions et des sangsues. Ils sont demeurés

sans effet sur les plantes aquatiques et n'ont eu qu'un effet négligeable sur les plantes de culture. Aucune action toxique sur les animaux domestiques n'a été constatée avec les concentrations utilisées. Un rapport détaillé sur ces expériences sera publié prochainement. EMRO 9 B

Arabie Saoudite 1 AT

Hygiène alimentaire (juillet 1953 ) Un expert -conseil s'est rendu en Egypte, en Syrie, au Liban et en Irak. ) Station de quarantaine, Djeddah (janv. 1953 -

FAO

Assistance pour l'agrandissement de la station de quarantaine de Djeddah, qui est destinée aux pèlerins de La Mecque ; conseils sur les méthodes et les techniques bactériologiques ) Lutte antivénérienne (nov. 1952 Centre de démonstration et de formation professionnelle Conseiller en santé publique (juin 1953 ) Chargé de donner des avis pour le renforcement des services sanitaires et de procéder à une enquête et à une étude avant la mise en ceuvre des programmes Lutte antipaludique (mars 1952 )

Foreign Operations Administration

Arabie Saoudite 2 AT

Arabie Saoudite 3 B

Arabie Saoudite 4 AT Egypte 1 B

Projet de démonstrations et de formation professionnelle * Démonstration de lutte antivénérienne (1951 - fév. 1953) Cette démonstration avait pour but de stimuler l'élaboration d'un plan national de lutte antivénérienne ; de former du personnel national ; de standardiser le diagnostic et le traitement ; de favoriser la coopération entre le Gouvernement et les organismes privés et d'encourager les recherches. L'emploi du PAM, introduit et admis dans les principaux établissements égyptiens d'enseignement et de formation professionnelle, a remplacé dans une large mesure la métal lothérapie. Des antigènes et des méthodes sérologiques plus récents ont été introduits et acceptés. Les formules et les fiches utilisées par les médecins et

dans les laboratoires ont été uniformisées. Un centre d'enseignement et de formation professionnelle a été créé et, grâce au perfectionnement de la

technique des enquêtes, on est arrivé à une meilleure évaluation de l'incidence des maladies vénériennes. Du personnel national a été formé et l'éducation sanitaire a été organisée et améliorée. Ces résultats ont encouragé le Gouvernement à élargir le programme national de santé publique. * Projet terminé § Pour plus de détails, voir annexe 5, page 164.

LISTE DES PROJETS ° du projet et origine des fonds

MÉDITERRANÉE ORIENTALE Description

145 Institutions participantes

Egypte 4 AT Egypte 5 AT

* Mission d'enseignement de la santé publique : assainissement (mars 1953)

Un groupe de 3 experts a visité les services et les institutions s'occupant d'assainissement et a étudié les conditions locales. Zone de démonstrations sanitaires, Calioub (mars 1953 ) Démonstrations concernant l'organisation de services de santé coordonnés de district et formation d'étudiants en médecine, d'infirmières et de techniciens de l'assainissement, égyptiens ou ressortissants d'autres pays de la Région.

ONU OIT FAO UNESCO

La zone en question est essentiellement rurale, mais comprend un secteur partiellement industrialisé ; elle compte environ 300.000 habitants. Egypte 6 B

Egypte 10 AT FISE Egypte 20 AT Egypte 22 AT Ethiopie 2 AT

Recherches sur le trachome (déc. 1952 ) Recherches sur le virus, enseignement relatif au trachome et aux affections oculaires apparentées § Lutte contre la bilharziose (nov. 1952 ) Démonstrations de lutte contre la bilharziose par la destruction des mollusques, l'éducation sanitaire, l'assainissement et le traitement des malades Centre de lutte antituberculeuse (août 1952 ) Coordination des services antituberculeux existants ; création d'un centre de démonstration et de formation professionnelle, ainsi que d'un laboratoire d'analyses médicales * Colloque sur les maladies oculaires, Le Caire (fév. 1953) §

FISE

-

Ethiopie 3 AT

Ethiopie 4 AT Ethiopie 8 FISE

* Enquête sur la lèpre (fév. 1952 - janv. 1953) Enquête sur l'incidence de la lèpre, les méthodes actuelles de traitement et les ressources disponibles. L'incidence de la maladie est évaluée à environ 2,4 %. Le rapport résultant de l'enquête contient des recommandations concernant l'adoption des méthodes plus efficaces de lutte contre la maladie, y compris l'amélioration des léproseries, l'assistance sociale et les travaux à confier aux malades dans ces établissements, l'adoption de mesures en faveur des enfants de lépreux, l'éducation sanitaire de la population et l'amélioration des méthodes de traitement. Conseiller en santé publique (oct. 1952 ) Assistance pour la création des services essentiels d'une administration de la santé publique adaptée aux besoins du pays Lutte antivénérienne (juin 1952 ) Centre de démonstration et de formation professionnelle Vaccination par le BCG (mai 1953 )

FISE FISE

Irak 1 AT FISE

Irak 8 FISE

Irak 10 FISE

* Lutte contre le béjel et la syphilis (oct. 1952 - déc. 1953) Extension des mesures générales de lutte contre le béjel et la syphilis; création d'un laboratoire, enseignement et formation professionnelle Hygiène de la maternité et de l'enfance, Bagdad (nov. 1953 ) Centre de démonstration et de formation professionnelle Vaccination par le BCG (mai 1952 ) Examen tuberculinique de 800.000 personnes et vaccination des sujets tuber culino- négatifs

FISE FISE

Irak 11 AT FISE

Irak 14 B

Lutte antipaludique (mai 1952 ) Projet pilote de démonstrations ; extension ultérieure du projet à d'autres régions impaludées du pays * Chargé de cours sur les maladies parasitaires, Bagdad (déc. 1952 - mai 1953) L'expert -conseil a donné des cours de parasitologie aux étudiants de quatrième année et des cours sur les maladies tropicales aux étudiants de dernière année ; il a apporté des améliorations aux méthodes et au matériel d'enseignement

FISE

et créé un musée de parasitologie et de médecine tropicale. Un nouveau

service de médecine tropicale a été institué à l'hôpital et des travaux de recher-

che ont été mis en train. Le rapport contient des suggestions concernant l'amélioration de l'enseignement, notamment par la création de cours pour médecins en Egypte et ailleurs, par l'envoi d'étudiants au Caire, et par l'organisation de conférences régionales groupant des professeurs de parasitologie et des maladies tropicales. Enquête sur l'ankylostomiase (oct. 1953 ) Enquête sur la fréquence de l'ankylostomiase et recommandations pour la lutte contre cette maladie § Pour plus de détails, voir annexe 5, page 164.

Irak 19 B

* Projet terminé

146 N. du projet et origine des fonds

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Description

Institutions participantes

Iran 1 B

Iran 2 AT

Lutte antipaludique (fév. 1950 ) Conseils sur la création et l'aménagement d'un service antipaludique national Maladies transmises par les insectes (sept. 1953 Lutte contre ces maladies dans la région de Hamadan, notamment par l'amé-

lioration des conditions de salubrité, et collaboration avec le service antiIran 4 AT

Iran S AT

paludique national Lutte antivénérienne (oct. 1953 ) Centre de démonstration et de formation professionnelle, Téhéran Administration de la santé publique (oct. 1951 ) Des conseillers en santé publique, en soins infirmiers et en assainissement ont été chargés de donner des avis sur l'organisation des services de santé publique.

Iran 6 B

Iran 8 AT

Iran 11 FISE Israel 7 AT

Israel 8 B

* Lutte contre le trachome (mars 1953) Enquête sur cette maladie et sur les moyens de lutte disponibles en Iran ; conseils en vue de la prévention de la maladie par la destruction des mouches et par l'amélioration des conditions de salubrité ; conseils sur les méthodes modernes de diagnostic et de traitement, sur un programme de recherches concernant l'épidémiologie et l'étiologie d'autres ophtalmies, sur l'organition d'une campagne contre le trachome dans les régions rurales Formation d'infirmières (nov. 1952 ) Développement de l'Ecole d'infirmières Ashraf à Téhéran Vaccination par le BCG (mai 1952 ) Organisation d'une campagne de vaccination par le BCG Soins infirmiers de santé publique (janv. 1952 ) * Première étape terminée en août 1953 Enquête sur les soins infirmiers (janv. - fév. 1952), suivie d'une aide pour la création d'une école d'infirmières à l'Hôpital de Sarafand Réadaptation des enfants physiquement diminués (oct. 1953)

FISE

FISE

FISE

Création d'un centre de réadaptation pour l'enseignement concret de la physiothérapie moderne et d'une école nationale de physiothérapie Zoonoses (août 1952 ) Conseils sur les problèmes que posent la tuberculose bovine, la brucellose, la rage, etc. ; élaboration d'un programme d'action vétérinaire dans l'intérêt

Israel 16 B

-

Jordanie 8 FISE Jordanie 9 B

de la santé publique Campagne de vaccination par le BCG (oct. 1953 -

)

FISE )

Laboratoire de la santé publique, Jérusalem (juillet 1952 -

FISE

FISE

Liban 6 AT FISE

Liban 7 AT

Liban 9 AT

Liban 12 B

santé publique de Jérusalem ; formation de techniciens et assistance pour la production de vaccins Centre d'hygiène de la maternité et de l'enfance, Beyrouth (août 1952 Conseils et assistance pour la création d'un centre de démonstration et de formation professionnelle en hygiène de la maternité et de l'enfance * Lutte antipaludique (août 1951 - déc. 1953) Démonstrations de lutte contre le paludisme et assistance pour l'organisation d'une équipe pour les démonstrations et la formation professionnelle * Administration de la santé publique (sept. 1951 - août 1953) Conseils au Gouvernement concernant l'organisation du service de santé publique et la formation du personnel local * Chargé de cours en médecine préventive, Université française de Beyrouth (fév. 1952 - fév. 1953)

Deux experts ont été transférés de l'UNRWAPRNE au laboratoire de la FISE

L'intérêt de ce projet ne pourra être exactement apprécié que lorsque les étudiants ayant suivi les cours entreront en fonctions dans les services de

santé. Les résultats acquis jusqu'ici sont la création d'une chaire de médecine préventive, l'établissement d'une zone de formation pratique au sein d'une collectivité rurale, et un renouveau d'intérêt pour la médecine préventive et les problèmes d'hygiène sociale. Liban 15 B

* Expert -conseil en médecine légale (sept. 1953) Conseils au Gouvernement sur l'organisation et l'administration des services de médecine légale et sur la formation d'étudiants et de médecins en ce domaine

* Projet terminé

LISTE DES PROJETS : MÉDITERRANÉE ORIENTALE N. du projet et origine des fonds Description

147 Institutions participantes

Libye 1 AT

Administration de la santé publique : Enquête sur les services infirmiers (juin 1953) Le rapport décrit l'organisation, la qualité et le statut des services infirmiers en Libye ; il contient des recommandations en vue de l'amélioration de ces services, notamment au moyen d'un programme de démonstrations à l'hôpital gouvernemental de Tripoli et à l'hôpital de Barce en Cyrénaique. Education sanitaire (juin 1953 ) Amélioration de la santé des particuliers et des collectivités par l'éducation sanitaire

ONU

Libye 4 B

AAT OIT UNESCO

Libye 5 B

FISE

Vaccination par le BCG (janv. 1953 ) Vaccination de la population sédentaire de la Tripolitaine, du Fezzan et de la Cyrénaique Lutte antituberculeuse, Karachi (fev. 1951 ) Centre de démonstration et de formation professionnelle

FISE

Pakistan 2 AT FISE

FISE

Pakistan 3 AT FISE

Hygiène de la maternité et de l'enfance, Peshawar (avril 1952 Centre de démonstration et de formation professionnelle

)

FISE

Pakistan 5 AT

Lutte contre le choléra (août 1952 ) Assistance pour l'organisation de la lutte contre le choléra dans la région du delta du Bengale oriental ) Lutte antivénérienne, Karachi (nov. 1952 Centre de démonstration et de formation professionnelle

FISE

Pakistan 7 AT

Pakistan 10 FISE Pakistan 12 AT FISE

Hygiène de la maternité et de l'enfance, Dacca (juin 1953 Centre de démonstration et de formation professionnelle Lutte antituberculeuse, Dacca (mai 1953 ) Centre de démonstration et de formation professionnelle

)

FISE

Pakistan 13 FISE

Vaccination par le BCG (oct. 1951 ) Continuation des travaux de la Campagne internationale contre la Tuberculose * Centre de protection maternelle et infantile, Lahore (janv. 1951 - juin 1953) Une équipe internationale de 6 membres a travaillé à Lahore de janvier 1951 à la fin de juin 1953, principalement en vue d'assurer la formation d'infirmières visiteuses et de créer la première école centrale de formation préparatoire pour cette profession. La fréquentation des dispensaires et le pourcentage de la population actuellement desservie attestent la popularité croissante de ces services ; 244 élèves ont passé par l'école de formation professionnelle. Il existe actuellement, tant dans cette école que dans les écoles de sages- femmes et dans le service d'accouchements à domicile, des infirmières pakistanaises capables d'assumer la responsabilité du travail et de donner un enseignement satisfaisant du niveau requis. Formation d'infirmières, Dacca (sept. 1952 Assistance à l'Ecole d'infirmières )

FISE FISE

Pakistan 18 AT FISE

Pakistan 19 AT FISE Pakistan 20 B

FISE

Ecole de Médecine, Karachi (mars 1952 ) Des professeurs de physiologie et de pathologie ont été chargés d'enseigner ces disciplines à l'Ecole de Médecine de Karachi, d'organiser la formation pratique des étudiants, de donner des avis et de former le personnel placé sous leurs ordres. Soins infirmiers (juillet 1953 Un conseiller a été chargé de collaborer avec le Gouvernement au développement des services et de l'enseignement infirmiers.

-

Pakistan 21 B

Soudan 3 FISE

Campagne de vaccination par le BCG (nov. 1953 Lutte antipaludique (oct. 1952 Démonstration à Homs )

)

FISE

Syrie 2 AT FISE

FISE

* Projet terminé

148 N. du projet et origine des _fonds

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Description

Institutions participantes

Syrie 3 AT FISE

Syrie 4 B

Campagne contre le béjel et la syphilis, Deir- ez -Zor (nov. 1953 ) Campagne contre le béjel et la syphilis dans le nord de la Syrie ; formation de personnel et conseils donnés au Gouvernement, sur sa demande Lutte contre la bilharziose et le paludisme, zone de Djézireh (nov. 1953 )

FISE

FAO

Syrie 5 AT FISE ' Syrie 6 AT Syrie 10 B

Démonstration et application des méthodes de lutte et éducation sanitaire de la population locale ) Hygiène de la maternité et de l'enfance, Damas (sept. 1952 Projet de démonstration et de formation professionnelle, en vue d'aider le et de l'enfance * Formation d'infirmières, Damas (août 1953) Conseils concernant la formation des infirmières à l'Université de Damas Lutte antituberculeuse, Damas (mai 1952 ) Création d'un centre de démonstration Gouvernement à développer et à étendre les services d'hygiène de la maternité

FISE

PACIFIQUE OCCIDENTAL WPRO 8 B

* Colloque régional sur la santé mentale de l'enfant, Sydney (août 1953) § * Enquête sur le trachome (août 1952 - fév. 1953) Un expert- conseil de l'OMS s'est rendu dans 10 pays de la Région pour y étudier l'incidence du trachome et ses caractéristiques cliniques et épidémiologiques, ainsi que pour discuter avec les autorités et les ophtalmologistes locaux de plans d'action future. Les enquêtes effectuées ont confirmé que le trachome présente une grande importance sociale dans ces pays et qu'il faut tenir les ophtalmologistes locaux au courant des travaux les plus récents sur la pathologie et le traitement de cette maladie. Ces enquêtes ont permis de recueillir de nombreuses données épidémiologiques nouvelles, de faciliter la

WPRO 10 B

formation spéciale du personnel local et d'établir des plans pour l'avenir,

dont certains sont déjà en voie d'exécution. Les résultats obtenus jusqu'ici sont

encourageants. Il ressort notamment d'une enquête effectuée dans 2 écoles de Taiwan qu'après 2 mois de traitement il y a eu en moyenne 46 % de guérisons et 46 % d'améliorations. Brunéi 1 AT

Ecole d'infirmières, Brunéi (janv. 1950 -

Brunéi 2 FISE

Brunéi 3 AT Cambodge 1 AT

formation professionnelle, compte tenu des besoins et des ressources du pays * Vaccination par le BCG (fév. - avril 1953) On a entrepris une campagne de vaccination par le BCG comportant une assistance internationale. Sur une population totale de près de 41.000 habitants (d'après le recensement de 1947), plus de 26.000 personnes ont été testées à la tuberculine : environ 10.000 d'entre elles ont réagi négativement et un nombre à peu près égal ont été vaccinées. Un personnel local, formé entre temps, assure la continuation des travaux selon les principes recommandés dans le rapport. Les enfants en bas âge continueront à être vaccinés régulièrement lorsque la campagne de masse aura pris fin. Projet pilote de lutte contre le paludisme et les insectes (oct. 1953 ) Extension du projet de lutte contre le paludisme à Sarawak (Sarawak 5) Lutte contre le paludisme et les insectes (août 1951 - mars 1953) * Première étape (démonstrations) terminée en mars 1953

Assistance et conseils au Gouvernement pour la formation d'infirmières auxiliaires ; organisation :d'un enseignement de perfectionnement pour les infirmières déjà en fonctions ; aide pour l'appréciation des programmes de

FISE

Démonstrations dans une région d'environ 1.022 km2 comptant quelque 20.000 habitants. Les pulvérisations ont été pratiquées deux fois par an à raison de 2 g par m2. Il ressort des enquêtes effectuées avant et après les opéra-

tions que l'indice splénique est tombé chez les enfants de 57,4% à 25,2 et que l'indice parasitaire des nourrissons a baissé de 31,1 % à 16,4%. Le

territoire choisi pour servir de zone -témoin ayant été envahi par les rebelles, il n'a pas été possible de faire des comparaisons. Faute d'un personnel possédant la formation nécessaire, aucune enquête entomologique n'a été effectuée

au Cambodge. Pour des raisons de sécurité, il a fallu limiter la population visée et on a dû subdiviser la zone de démonstrations en quatre secteurs. Le projet a été repris en août 1953 et l'on espère que l'amélioration de la situation permettra de l'élargir encore. * Projet terminé § Pour plus de détails, voir annexe 5, page 164.

LISTE DES PROJETS : PACIFIQUE OCCIDENTAL No du projet et origine des fonds Description

149 Institutions participantes

Cambodge 2 B

Administrateur de la santé publique (nov. 1953 ) Assistance au Gouvernement pour la coordination de ses programmes sanitaires ; enquête sur les conditions sanitaires ; conseils et assistance pour la mise au point de programmes à long terme ; coordination des activités des organisations internationales et collaboration avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées Ecole d'infirmières, Pnom -penh (déc. 1951 )

Cambodge 3 B

Création d'une école d'infirmières, la première à être organisée dans le pays Hygiène de la maternité et de l'enfance (janv. 1952 ) Programme d'enseignement et de démonstrations ; conseils concernant l'amélioration et l'extension des services Ecole d'officiers de santé (juillet 1953 ) Assurant une formation abrégée en médecine

Cambodge 4 AT

Cambodge 5 B

Cambodge 6 et 7 FISE Chine 1 AT FISE

Vaccination par le BCG (nov. 1953 -

)

FISE FISE

Lutte antivénérienne, Taiwan (août 1953 ) Projet de démonstrations commencé dans la région de Taipeh ; il sera étendu ultérieurement aux autres territoires de Taiwan.

Chine 2 FISE

* Projet pilote de lutte contre le trachome, Taiwan (sept. 1952 - mars 1953) Enquête sur l'incidence du trachome dans les écoles de Taiwan et sur les types d'infection ; traitement par différentes méthodes avec essais de médicaments récents. On se propose de créer un centre de lutte contre le trachome et d'uniformiser les méthodes employées à cet effet. ) Hygiène de la maternité et de l'enfance, Taiwan (juillet 1952 Organisation de services efficaces d'hygiène de la maternité et de l'enfance dans le territoire de Taiwan ; formation de personnel local ; éducation sanitaire

FISE

Chine 3 AT FISE

FISE

Chine 6 AT Chine 7 AT

Soins infirmiers, Taiwan (mai 1952 -

)

Assistance au Gouvernement en vue d'améliorer l'enseignement infirmier et les services infirmiers à Taiwan Projet de lutte contre le paludisme et les insectes, Taiwan (mai 1952 Assistance au Gouvernement pour combattre, à Taiwan, le paludisme et d'autres maladies transmises par les insectes Vaccination par le BCG, Taiwan (avril 1951 ) Extension du programme : épreuves tuberculiniques sur les habitants des catégories d'âge jusqu'à 20 ans (environ 3.700.000 personnes) ; vaccination des sujets à réaction négative et traitement du plus grand nombre possible de personnes infectées ; assistance aux autorités sanitaires Administration de la santé publique (août 1953 ) Assistance au Gouvernement pour la création d'une administration sanitaire efficace ; unité nationale modèle de santé ; laboratoire vaccinogène ; projet pilote de lutte contre la tuberculose ; aide pour la vaccination par le BCG. Vaccination antidiphtérique (août 1952 )

FISE

Chine 10 FISE

Corée 5 B

Hong -kong 3

FISE

FISE Hong -kong 4 AT

Avis techniques et directives donnés par l'OMS Hygiène de la maternité et de l'enfance (avril 1953 ) Formation de pédiatres, d'infirmières de la santé publique et d'infirmières pédiatriques ) Réadaptation des enfants infirmes (nov. 1952 Un expert -conseil à court terme a été envoyé auprès du Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale pour donner des avis sur l'organisation de services

Japon 1 B

destinés aux enfants infirmes (et notamment aux enfants atteints de poliomyélite). Examen des candidats désireux de recevoir une formation dans ce domaine et conseils concernant le matériel nécessaire Japon 2 B

collaborer à une enquête sur les causes de la prématurité et l'ampleur du problème, pour étudier les ressources existantes et pour donner des avis concernant le développement des services pour prématurés * Projet terminé

Hygiène de la maternité et de l'enfance (mars 1953 ) Un expert -conseil à court terme a été envoyé auprès du Gouvernement pour

150 No du projet et origine des fonds

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Description

Institutions participantes

Japon 4 B

Santé mentale (juin 1953 Assistance pour l'étude de l'état actuel des services de santé mentale au Japon, choix de candidats devant bénéficier de bourses d'études de l'OMS dans cette branche

pour le développement de l'Institut national de Santé mentale et pour le Lutte contre les maladies vénériennes et les tréponématoses (déc. 1952 -

Laos 2 AT

Projet pilote en vue d'une campagne de masse Formation d'infirmières, Penang et Kuala Lumpur (juin 1950 Assistance au Gouvernement pour l'amélioration des soins infirmiers et de l'enseignement infirmier Formation d'infirmières (1950 Organisation d'une école d'infirmières à Jesselton et cours pour sages- femmes. Développement de l'enseignement post- universitaire (continuation du projet Nord -Bornéo 1)

Malaisie 1 AT Nord - Bornéo 6

AT

Philippines 1 FISE

Lutte contre les tréponématoses (août 1951 -

)

FISE )

Démonstrations de lutte contre le pian dans 9 provinces Vaccination de masse par le BCG (fin 1951 Centre de guidance infantile (nov. 1952 Envoi d'un expert -conseil en santé mentale )

Philippines 2 FISE Philippines 4 B

FISE

Philippines 9 AT Philippines 12 AT Philippines 14 AT Philippines 22 AT

Projet pilote de lutte contre la bilharziose (oct. 1952 Entrepris à Leyte Assistance à l'Université des Philippines (sept. 1953 -

)

Fondation Rockefeller

Projet pilote de lutte antipaludique, Pinamalayan (fév. 1952 Collaboration avec le Gouvernement dans la recherche des moyens permettant de combattre le paludisme avec le maximum d'efficacité et le minimum de frais * Conférence des pays du Pacifique sur la tuberculose, Manille (avril 1953) § AAT Ligue antituberculeuse des Philippines FISE

Sarawak 4 FISE

* Vaccination de masse par le BCG (juillet 1952 - avril 1953) On ne possède que peu d'informations sur l'incidence de la tuberculose dans ce territoire, mais les épreuves tuberculiniques pratiquées par les équipes BCG ont confirmé que cette maladie est, comme on le présumait, très répandue,

notamment dans les zones urbaines. Au cours de la campagne de masse, plus de 116.000 personnes, sur une population évaluée à quelque 600.000 habitants, ont été soumises à des tests, et prés de 95.000 se sont prêtées à toute la série d'épreuves; plus de 40.000 personnes ont accusé une réaction négative et près de 41.000 ont été vaccinées. Le Gouvernement a demandé au FISE des fournitures et du matériel pour poursuivre la campagne. Il n'a pas été aisé de trouver sur place du personnel apte à recevoir la formation nécessaire, et il est très difficile d'atteindre tous les éléments de la population.

Les équipes du BCG ont collaboré au projet FISE /OMS de lutte contre le pian (Sarawak 10). Sarawak 5 AT

Projet pilote de lutte contre le paludisme et les insectes (juillet 1952 Ce projet pilote élargi est devenu le projet Brunéi 3. * Education sanitaire (nov. 1952 - juin 1953) Conseils concernant la formation d'éducateurs sanitaires ; formation d'éducateurs sanitaires ; élaboration d'un programme d'études à leur intention ; organisation d'une exposition permanente de la santé ainsi que d'une zone de démonstrations en plein air * Lutte contre les tréponématoses (fév. - avril 1953) L'équipe BCG (Sarawak 4) a collaboré également à ce projet. § Pour plus de détails, voir annexe 5, page 164. FISE

Sarawak 6 AT

Sarawak 10 FISE * Projet terminé

LISTE DES PROJETS : INTER -RÉGIONAUX N. du projet et origine des fonds Description

151 Institutions participantes

Singapour 2 AT

Singapour 3 AT Viet -Nam 1 AT

) Université de Malaisie (sept. 1952 Développement de l'enseignement de la médecine préventive et de la médecine sociale à la Faculté de Médecine ; création ultérieure d'une école de perfectionnement en santé publique ) Formation d'infirmières (juin 1952 Assistance pour la réorganisation de l'enseignement destiné aux sages- femmes

et pour l'élaboration d'un programme d'études

* Lutte contre le paludisme et les insectes (déc. 1950 - juillet 1953) Les efforts ont principalement porté sur la province de Gocong. Des pulvérisations ont été pratiquées chaque année au mois d'octobre, avant la saison de transmission, à raison de 2,8 g par m2. Il ressort d'enquêtes effectuées avant et aprés les opérations que, de juillet 1951 à décembre 1952, l'indice

AAT

Les opérations ont été étendues également à d'autres provinces, y compris les Pays montagnards du Sud au sujet desquels on ne dispose pas de données précises. Le Gouvernement se propose de continuer et de développer cette action selon les principes adoptés pour ce projet ; les enquêtes et les pulvéaméricaine. Viet -Nam 2 AT

splénique est tombé de 33,5 % à 7,7 %, et l'indice parasitaire de 19,1 % à 5,1 %.

risations seront effectuées sous le contrôle des techniciens de la Mission Administration de la santé publique (fév. 1951 -

Assistance au Gouvernement dans l'élaboration d'un plan à long terme d'organisation des services sanitaires

PROJETS INTER -RÉGIONAUX Inter -régional 5 B

* Lutte contre la rage (oct. 1950 - juin 1953) Essais pratiques et démonstrations de lutte contre la rage en Israël, en utilisant

du vaccin à base d'embryon de poulet pour la vaccination systématique

Inter- régional 6 B

Inter -régional 7 B

Inter -régional 8 B

des chiens Laboratoire international de Référence pour la Détermination des Groupes sanguins, Londres (1951 ) Au Lister Institute, laboratoire chargé de recueillir, de contrôler et de distribuer aux centres nationaux des sérums répondant à des normes minimums, pour la détermination des groupes sanguins et notamment des groupes sanguins rares Lutte contre la rage (nov. 1952 ) Essais en laboratoire et sur le terrain du vaccin -sérum hyperimmun Centres FAO /OMS de la brucellose (1950 )

Medical Research Council

FAO

FAO

Inter -régional 9

Ces centres étudient la thérapeutique humaine, les antigènes d'épreuve et autres agents de diagnostic, poursuivent des études batériologiques et procèdent à des enquêtes locales en vue de déterminer l'étendue de l'infection brucellique chez les animaux ; enfin ils organisent des campagnes de lutte contre la maladie. * Groupe d'étude du lait, Rome (oct. - nov. 1953) t ) Centres de la grippe (1948 Ces centres sont chargés de recueillir, d'identifier, et d'étudier les souches

FISE FAO Inter -régional 10 B

FISE FAO

Inter -régional 12 B

également surveiller l'apparition des épidémies et déterminer le type de virus responsable, afin que l'on puisse préparer des vaccins prophylactiques avant que l'épidémie ne gagne d'autres pays. * Conférence du paludisme, Bangkok (sept. 1953) Cette conférence, qui a eu lieu à Bangkok, intéressait les Régions de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental et le Pakistan. Elle avait pour but d'aider

de virus de la grippe provenant de diverses parties du monde. Ils doivent

les Etats Membres à mettre au point des plans de coordination de la lutte antipaludique entre pays ou entre groupes de pays. La conférence a adopté, à cette fin, des recommandations qui seront communiquées à tous les gouvernements participants.

* Projet terminé

¡ Pour plus de détails, voir Tableau I, page 87.

ANNEXES

ANNEXE 1

155

Annexe 1 ÉTATS MEMBRES DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ (31 décembre 1953) Etats qui ont accepté ou ratifié la Constitution de l'OMS, signée à New York le 22 juillet 1946, et territoires admis en qualité de Membres associés : 1

Etats Membres

Date d'acceptation ou de ratification

Etats Membres

Date d'acceptation ou de ratification

19 avril 1948 26 mai 1947 Allemagne, République fédérale d' (78) 29 mai 1951 26 mai 1947 Arabie Saoudite (14) 22 octobre 1948 Argentine (56) 2 février 1948 Australie (28) 30 juin 1947 Autriche (15) 25 juin 1948 Belgique (49) 7 avril 1948 Biélorussie, RSS de (34) ter juillet 1948 Birmanie (50) 23 décembre 1949 Bolivie (68) 2 juin 1948 Brésil (39) 9 juin 1948 Bulgarie (41) 17 mai 1950 Cambodge (72)

Afghanistan (37) Albanie (13)

Liban (58) Libéria (7) Libye, Royaume -Uni de (79) Luxembourg (63) Mexique (35) Monaco (53) Népal (80) Nicaragua (69) Norvège (18) Nouvelle -Zélande (5) Pakistan (48) Panama (75) Paraguay (57) Pays -Bas (12) (67)

Canada (3) Ceylan (52) Chili (55) Chine (1) Corée (65)

août 7 juillet 1948 15 octobre 1948 22 juillet 1946 17 août 1949 17 mars 1949 9 mai 1950 19 avril 1948 16 décembre 1947 ler mars 1949 28 mai 1951 21 juin 1948 11 avril 1947 7 octobre 1947 16 juin 1948 12 mars 1948 26 août 1949 12 août 1947 8 avril 1949 17 juin 1948 12 janvier 1948 23 mai 1950 23 septembre 1947 23 novembre 1946 20 octobre 1947 17 juin 1948 21 juin 1949 11 avril 1947 16 mai 1951 7 avril 1947 17 mai 1950

Costa Rica (60) Cuba (70) Danemark (36) Egypte (25) Equateur (59) Espagne (77) Etats -Unis d'Amérique (46) Ethiopie (11) Finlande (22) France (42) Grèce (31) Guatemala (66) Hatti (17) Honduras (61) Hongrie (43) Inde (27) Indonésie, République d' (74) Irak (20) Iran (4) Irlande (23) Islande (44) Israel (64) Italie (10) Japon (76) Jordanie, Royaume Hachimite de (9) Laos (71)

Philippines, République des (54) Pologne (38) Portugal (29) République Dominicaine (45) Roumanie (40) Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

19 janvier 1949 14 mars 1947 16 mai 1952 3 juin 1949 7 avril 1948 8 juillet 1948 2 septembre 1953 24 avril 1950 18 août 1947 10 décembre 1946 23 juin 1948 20 février 1951 4 janvier 1949 25 avril 1947 11 novembre 1949 9 juillet 1948 6 mai 1948 13 février 1948 21 juin 1948 8 juin 1948 22 juillet 1946 22 juin 1948 28 août 1947 26 mars 1947 18 décembre 1946 ler mars 1948 26 septembre 1947 2 janvier 1948 3 avril 1948

d'Irlande du Nord (2) Salvador (47) Suède (19) Suisse (8) Syrie (6) Tchécoslovaquie (30) Thaïlande (21) Turquie (26) Ukraine, RSS d' (33) Union des Républiques Soviétiques (32) Union Sud -Africaine (16) Uruguay (62) Venezuela (51) Viet -Nam (73) Yémen (81) Yougoslavie (24) Membres associés

Socialistes

24 mars 1948 7 août 1947 22 avril 1949 7 juillet 1948 17 mai 1950 20 novembre 1953 19 novembre 1947 Date d'admission

Maroc (2) zone espagnole zone française

Rhodésie du Sud (1) Tunisie (3)

20 mai 1953 12 mai 1952 16 mai 1950 12 mai 1952

1 Les chiffres qui figurent entre parenthèses après le nom du pays indiquent soit l'ordre chronologique d'acceptation ou de ratification de la Constitution, soit l'ordre d'admission en qualité de Membre associé.

156

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Annexe 2 COMPOSITION DU CONSEIL EXÉCUTIF Après l'élection, lors de la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé en mai 1953 (voir résolution WHA6.12), de six Etats

Membres appelés à désigner une personne pour siéger au Conseil en remplacement de ceux dont le mandat était arrivé à expiration, les 18 pays habilités à désigner les membres du Conseil (mai 1953 -mai 1954) étaient les suivants : Pays habilités à désigner un membre Durée du mandat restant à courir 1

Pays habilités à désigner un membre

Durée du mandat restant à courir 1

Autriche Belgique Brésil

Canada Ceylan

Costa Rica Cuba Danemark Etats -Unis d'Amérique Grèce

3 ans 1 an 2 ans 2 ans 1 an 3 ans 1 an 2 ans 3 ans 1 an

Indonésie Iran Irak Liban Libéria Nouvelle -Zélande Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

3 ans 2 ans 3 ans 1 an 1 an 2 ans

du Nord Suisse

2 ans 3 ans

Le Conseil Exécutif, tel qu'il a été reformé à la suite des élections qui eurent lieu pendant la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé, comprenait, lors de sa douzième session (mai 1953), les membres suivants : Désignés par :

Désignés par:

Dr

Principal Medical Officer, Ministry of Health, Londres, Président Melville MACKENZIE,

Dr C. VAN DEN BERG, Directeur général

pour les Affaires internationales de Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord

Santé, Ministère des Affaires sociales et de la Santé publique des Pays -Bas,

Dr F. HURTADO, Professeur de Pédiatrie

La Haye Dr M. J. FERREIRA, Professeur d'Hy-

Belgique

à l'Ecole de Médecine, Université de La Havane, Vice -Président

Cuba

giène à la Faculté de Médecine de l'Etat de Rio de Janeiro Dr H. M. JETTMAR, Chef de l'Institut

Brésil

Dr W. A. KARUNARATNE, Medical Officer for International Health, Ministry of Health, Colombo, Vice Président Ceylan

Dr S. HAYEK, Directeur des Services techniques au Ministère de la Santé publique, Beyrouth, Rapporteur Dr H. HYDE, Chief, Division of Interna-

d'Hygiène et Professeur à l'Université de Gratz Dr O. J. LEROUx,3 Directeur adjoint au Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social, Ottawa Dr H. B. TURBOTT,t Deputy Director -

Autriche

Canada Nouvelle -Zélande

Liban

tional Health, Public Health Service,

General of Health, Wellington Dr M. A. MALEKI, Professeur de Vénéréologie à la Faculté de Médecine de Téhéran

Department of Health, Education and Welfare, Rapporteur Washington, D.C.

Etats -Unis d'Amérique

Iran Libéria

Dr G. P. ALIVISATOS, Professeur d'Hy-

giène à la Faculté de Médecine et Professeur d'Epidémiologie à l'Ecole d'Hygiène d'Athènes Dr O. ANDERSEN, Professeur de PédiaGrèce

Dr J. N. TOGBA, Directeur général de la Santé publique, Monrovia Dr O. VARGAS -MÉNDEZ, Directeur général de la Santé, San José

Costa Rica

Dr P.

VOLLENWEIDER, Directeur du Suisse

trie à l'Université de Copenhague Dr S. ANWAR, Directeur du Service de la Santé publique, Java oriental, Sourabaya

Danemark Indonésie

Service fédéral de l'Hygiène publique, Berne Dr S. AL- WAHBI, Directeur de l'Hôpital Karkh, Ministère de la Santé, Bagdad

Irak

1 A dater de la clôture de la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé (mai 1953) 2 La composition du Conseil Exécutif lors de sa onzième session (janvier- février 1953) est indiquée dans Actes off. Org. mond. Santé, 46, annexe 1.

3 Le Dr Leroux a résigné ses fonctions au Conseil lorsqu'il est devenu membre du personnel de l'Organisation le 29 septembre 1953. 4 Remplacé par son suppléant le Dr F. S. Maclean

ANNEXE 3

157

Annexe 3 TABLEAUX D'EXPERTS ET COMITÉS 1. TABLEAUX D'EXPERTS

En vue d'assurer à l'Organisation des avis techniques par correspondance et de lui fournir les membres de ses comités d'experts (et du Comité de la Quarantaine internationale), des tableaux d'experts ont été institués pour chacun des sujets suivants :

Administration de la santé publique Antibiotiques Assainissement Brucellose Choléra

Maladies vénériennes et tréponématoses (y compris sérologie et techniques de laboratoire) Nutrition Paludisme Peste

Drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie Education sanitaire de la population Fièvre jaune Formation professionnelle et technique du personnel médical et auxiliaire

Pharmacopée internationale et préparations pharmaceutiques

Quarantaine internationale Rage Rickettsioses

Hygiène de la maternité et de l'enfance Hygiène sociale et médecine du travail Insecticides Lèpre

Maladies à virus Maladies parasitaires

Santé mentale Soins infirmiers Standardisation biologique Statistiques sanitaires Trachome Tuberculose Zoonoses

Répartition géographique des experts inscrits aux tableaux à la fin de l'année 1953 Régions et pays

Nombre de membres

Total par Région

Régions et pays

Nombre de membres

Total par Région

Afrique

Amériques (suite) 4 2 1 1

Congo belge

Côte de l'Or Guinée portugaise Kenya Nigeria Ouganda Rhodésie du Sud Sierra Leone Tanganyika Union Sud -Africaine Amériques

Guatemala Guyane britannique Haïti Jamaïque Mexique Nicaragua Panama Paraguay Pérou 37

6

2 2 1

6 2 3 1

24 2 10 3

2 15

7 3

Antilles britanniques Argentine Bolivie Brésil

2 17 1

Porto Rico République Dominicaine Salvador Trinité Uruguay Venezuela

6 5

2 11

15

463

38

Canada Chili Colombie

44 22 4 2 4 5

Costa Rica Cuba Equateur Etats -Unis d'Amérique

225

Asie du Sud -Est Afghanistan Birmanie Ceylan Inde Indonésie Thaïlande

1 1

10 63 7 3

85

158 Régions et pays

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 Nombre de membres

Total par Région

Régions et pays

Nombre de membres

Total par Région

Europe

Allemagne, République fédérale Autriche Belgique

14 6 31

Danemark Espagne Finlande France 1 Grèce Hongrie Irlande Islande Italie Luxembourg Norvège Pays -Bas

28 15 16

122 14 2 5

Méditerranée orientale Chypre Egypte Irak Iran Israel Liban Pakistan Soudan Pacifique occidental Australie Chine Hong -kong Japon Malaisie Nouvelle- Guinée néerlandaise Nouvelle -Zélande Philippines Tahiti

3

29 2 7

14 6

12 3

76

2

34 1

7 3 1

14

35 1

I2 1

Pologne Portugal Royaume -Uni de Grande -Bretagne

6

9 11 1

et d'Irlande du Nord Suède Suisse Tchécoslovaquie Turquie Yougoslavie

137 32 30 1

46

16 15

Territoire non rattaché à une Région Tanger 577 TOTAL

1

1

1.285

2. COMITÉS D'EXPERTS Voici la liste des membres des comités d'experts qui se sont réunis en 1953 :

Comités d'experts de l'Alcool Première session

Dr N. K. Jerne,

M. L. Dontcheff, Docteur ès Sciences, Laboratoire de Physiologie générale de la Faculté des Sciences, Université de Paris, France Goldberg, Professeur adjoint de Pharmacologie, Karolinska Institutet, Stockholm, Suède Dr E. Lundsgaard, Professeur de Physiologie à la Faculté de Médecine, Université de Copenhague, Danemark L. D. MacLeod, B.Sc., Burden Neurological Institute, Stapleton, Bristol, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et Dr L.

Service de Standardisation biologique Statens Seruminstitut, Copenhague, Danemark Dr O. Maalcie, Chef du Service de Standardisation biologique, Statens Seruminstitut, Copenhague, Danemark Professor A. A. Miles, Director, Lister Institute of Preventive Medicine, Londres, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

d'Irlande du Nord Professor A. B. Nichols, Secretary, United States Pharmacopeial Convention Inc., New York, Etats -Unis d'Amérique

d'Irlande du Nord Dr J. Mardones, Professeur de Pharmacologie à la Faculté de Médecine, Université du Chili, Santiago, Chili Dr H.W. Newman, Associate Professor of Medicine, Stanford

Dr. W. L. M. Perry, Director, Department of Biological Standards, National Institute for Medical Research, Mill Hill,

Londres,

Royaume -Uni

de

Grande -Bretagne

et

d'Irlande du Nord Professeur R. Prigge, Directeur de l'Institut Paul Ehrlich, Institut national de Thérapeutique expérimentale, Francfort sur -le -Main, Allemagne

University School of Medicine, San Francisco, Calif., Etats -Unis d'Amérique Comité d'experts pour la Standardisation biologique Septième session

M. J. Gibbard, Chef du Laboratoire d'Hygiène, Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social, Ottawa, Canada Dr E. Grasset, Directeur de l'Institut d'Hygiène ; Professeur de Bactériologie et d'Hygiène à l'Université de Genève, Suisse

Dr A. W. Stableforth, Director, Ministry of Agriculture and Fisheries Veterinary Laboratory, New Haw, Weybridge, Surrey, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Professeur J. Tréfouél, Directeur de l'Institut Pasteur, Paris, France

1 Y compris l'Union française

Dr P. M. Wagle, Director, Haffkine Institute, Bombay, Inde Dr W. G. Workman, Chief, Biologics Control Laboratory, National Microbiological Institute, National Institutes of Health (US Public Health Service), Bethesda, Md., EtatsUnis d'Amérique

ANNEXE 3

159

Comité d'experts des Drogues susceptibles d'engendrer la Toxicomanie Quatrième session

Dr C. E. Turner, Assistant to the President, National Foundation for Infantile Paralysis, New York, Etats -Unis d'Amérique

Dr N. B. Eddy, Chief, Section on Analgesics, Division of Chemistry, National Institute of Arthritis and Metabolic Diseases, National Institutes of Health (US Public Health Service), Bethesda, Md., Etats -Unis d'Amérique Dr G. Joachimoglu, Professeur de Pharmacologie ; Président du Conseil supérieur de la Santé, Ministère de l'Hygiène, Athènes, Grèce Dr J. La Barre, Professeur de Pharmacologie à la Faculté de Médecine et de Pharmacie, Université libre de Bruxelles, Belgique

Comité d'experts de la Pharmacopée internationale Douzième session

Dr H. Baggesgaard Rasmussen, Professeur de Chimie organique à l'Ecole royale danoise de Pharmacie, Copenhague, Danemark ; Membre de la Commission de la Pharmacopée danoise et du Conseil scandinave de la Pharmacopée Dr T. Canbí ck, Directeur du Laboratoire de Contrôle des produits pharmaceutiques, Stockholm, Suède ; Vice -Pré-

Dr B. Lorenzo -Velázquez, Professeur de Pharmacologie à la Faculté de Médecine, Université de Madrid, Espagne J. R. Nicholls, D.Sc., Deputy Government Chemist, Govern-

sident de la Commission de la Pharmacopée suédoise ; Membre du Conseil scandinave de la Pharmacopée Dr H. Flück, Professeur de Pharmacognosie à l'Ecole Polytechnique fédérale, Zurich, Suisse ; Membre de la Commission fédérale de la Pharmacopée

ment Laboratory, Londres, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord Dr V. Zapata Ortiz, Professeur de Pharmacologie à la Faculté de Médecine, Université nationale de San Marcos, Lima, Pérou Comité d'experts de l'Assainissement Troisième session

Dr C. H. Hampshire, formerly Secretary, British Pharmacopoeia Commission, General Medical Council Office, Londres, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Dr R. Hazard, Professeur de Pharmacologie et de Matière médicale à la Faculté de Médecine, Université de Paris, France ; Membre -de la Commission de la Pharmacopée française Dr C. Heymans, Professeur de Pharmacologie et de Toxicologie

Mr. M. Aziz, Visiting Associate Professor of Public Health, School of Medicine, American University, Beyrouth, Liban

à la Faculté de Médecine, Université de Gand, Belgique D' T. Kariyone, Professeur de Phyto -pharmacie et Directeur

Mr. M. D. Hollis, Assistant Surgeon General, US Public Health Service, Department of Health, Education and Welfare, Washington, D.C., Etats -Unis d'Amérique Professeur G. Macdonald, Director, Ross Institute of Tropical Hygiene, London School of Hygiene and Tropical Medicine, Londres, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

de l'Institut national d'Hygiène, Université de Kyoto, Japon ; Membre de la Commission de la Pharmacopée japonaise

Dr L. C. Miller, Director of Revision of the Pharmacopeia of the United States of America, New York, Etats -Unis d'Amérique

du Nord Dr R. M. Morris, Secretary for Health, Division of Health, Salisbury, Rhodésie du Sud M.

Luis

Pachon- Rojas, Ingénieur

sanitaire,

Fédération

nationale des Planteurs de Café, Bogota, Colombie Mr. Purtej Singh, Public Health Engineer, State Health Department, Etat de Madhya Pradesh, Nagpur, Inde Comité d'experts de l'Education sanitaire de la population Première session

Dr D. van Os, Professeur de Pharmacie et de Toxicologie à l'Université de Groningue, Pays -Bas ; Président de la Commission de la Pharmacopée néerlandaise Dr E. Sellés, Professeur de Pharmacie galénique à la Faculté de Pharmacie, Université de Madrid, Espagne ; Membre de la Commission de la Pharmacopée espagnole Comité d'experts du Paludisme Cinquième session

Dr M. K. Afridi, Director of Health Services of the North

M11e M. Andrell, Chef des Services infirmiers, Direction générale de la Santé publique, Stockholm, Suède Dr J. Burton, Medical Director, Central Council for Health Education, Londres, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Dr M. Derryberry, Chief, Division of Public Health Education, US Public Health Service, Department of Health, Education

West Frontier Province, Peshawar, Pakistan Major -General Sir Gordon Covell, Adviser on Malaria, Ministry of Health ; Director, Malaria Laboratory, Horton Hospital, Epsom, Surrey, Royaume -Uni de

Grande -

Bretagne et d'Irlande du Nord Dr S. Rajendram, Superintendent, Antimalaria Campaigns, Department of Health Services, Colombo, Ceylan Dr P. F. Russell, Division de la Médecine et de la Santé publique, Fondation Rockefeller, Paris, France Dr M. A. Vaucel, Inspecteur général des Instituts Pasteur d'Outre -Mer, Paris, France Dr I. Vincke, Directeur de la Section d'Etudes et de Recherches antimalariennes, Elisabethville, Congo belge Comité d'experts de l'Onchocercose Première session

and Welfare, Washington, D.C., Etats -Unis d'Amérique Professeur J. Koekebakker, Chef du Département de la

Santé mentale, Institut de Médecine préventive, Leyde, Pays -Bas

Professeur J. Parisot, Doyen de la Faculté de Médecine, Université de Nancy, France

Dr O. J. da Silva, Directeur de la Division de l'Education sanitaire, Service spécial de la Santé publique, Rio de Janeiro, Brésil

Professor P. C. C. Gamham, London School of Hygiene and Tropical Medicine, Londres, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord

160

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Dr J. R. De León, Institut de Recherches scientifiques, Jardin botanique, Université de San Carlos de Guatemala, Guatemala

Dr S. L. A. Manuwa, Inspector -General of Medical Services, Lagos, Nigeria

Mr. D. J. Lewis, Entomologist, Ministry of Health, Wad Medain, Soudan Professeur L. Mazzotti, Laboratoire de Parasitologie de l'Institut d'Hygiène et des Maladies tropicales, Colonie Santo Tom ás, Mexico, D. F., Mexique Professeur P. F. Toulant, Institut du Trachome et d'Ophtalmologie, Hôpital Civil de Mustapha, Alger, Algérie Dr L. Vargas, Professeur, Institut d'Hygiène et des Maladies tropicales, Mexico, D. F., Mexique Professeur M. Wanson, Institut de Médecine tropicale Prince Léopold, Anvers, Belgique

Comité d'experts de la Rage Deuxième session

D* M. Baltazard, Directeur de l'Institut Pasteur de l'Iran, Téhéran, Iran D* K. Habel, Chief, Laboratory of Infectious Diseases, National Microbiological Institute, National Institutes of Health (US Public Health Service), Bethesda, Md., EtatsUnis d'Amérique Dr H. N. Johnson, Virus Research Centre, Poona, Inde Dr A. Komarov, Directeur du Laboratoire d'Etat des Maladies à Virus, Haifa, Israël Dr H. Koprowski, Assistant Director, Section of Viral and Rickettsial Research, Lederle Laboratories, Pearl River, N.Y., Etats -Unis d'Amérique Dr P. Lépine, Chef du Service des Virus, Institut Pasteur, Paris, France

Professor W. H. Wright, Chief, Laboratory of Tropical National Microbiological Institute, National Institutes of Health (US Public Health Service), Bethesda, Md., Etats -Unis d'Amérique Diseases,

Comité d'experts de la Poliomyélite Première session

Dr F. Pérez Gallardo, Chef du Laboratoire de Virologie, Ecole nationale de la Santé, Madrid, Espagne Dr N. Veeraraghavan, Director, Pasteur Institute of Southern India, Coonoor, Inde Comité d'experts des Maladies rhumatismales Première session

D' H. Bemkopf, Chef du Laboratoire de Virologie et Chargé de cours de bactériologie, Ecole de Médecine Hadassah, Université hébraïque, Jérusalem, Israël

Dr T. Francis, Jr., Professor of Epidemiology, School of Public Health, University of Michigan, Ann Arbor, Mich., Etats -Unis d'Amérique Professeur S. Gard, Département des Recherches sur les Virus, Ecole de Médecine, Karolinska Institutet, Stockholm, Suède

D' J. H. S. Gear, Director of Research, Laboratories of the Poliomyelitis Research Foundation, South African Institute for Medical Research, Johannesburg, Union Sud -Africaine

Dr W. S. Copeman, Physician in Charge, Department of Rheumatic Diseases, West London Hospital, Londres, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Dr F. Coste, Professeur de Clinique de Rhumatologie à la Faculté de Médecine, Université de Paris, France

G. Edstrôm, Professeur de Rhumatologie, Chef du Service des Maladies rhumatismales, Hôpital universitaire de Lund, Suède

Professeur P. Lépine, Chef du Service des Virus, Institut Pasteur, Paris, France Dr F. O. MacCallum, Director, Virus Reference Laboratory, Public Health Laboratory Service, Londres, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Dr J. R. Paul, Professor of Preventive Medicine, Yale University School of Medicine, New Haven, Conn., Etats -Unis d'Amérique Dr A. J. Rhodes, Directeur de l'Institut de Recherche, Hôpital des Enfants malades, Toronto, Canada Comité d'experts de l'Administration de la Santé publique Deuxième session

Dr J. Goslings, Département de Rhumatologie, Hôpital universitaire de Leyde, Pays -Bas Professeur A. Ruiz -Moreno, Directeur du Centre anti rhumatismal, Faculté des Sciences médicales, Université nationale de Buenos Aires, Argentine Comité d'experts pour la Vaccination antituberculeuse Première session

Dr A. de Assis, Professeur de Bactériologie à la Faculté de Médecine, Rio de Janeiro, Brésil Dr E. J. Aujaleu, Directeur de l'Hygiène sociale, Ministère

de la Santé publique et de la Population, Paris, France Dr P. V. Benjamin, Adviser on Tuberculosis to the Director General of Health Services, Ministry of Health, Government of India, New Delhi, Inde

Dr F. Garcia Sánchez, Directeur général des Services coordonnés de Santé et de Prévoyance sociale, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, Mexico D. F., Mexique Dr R. H. Hazemann, Directeur départemental de la Santé de la Seine, Paris, France Dr L. Kaprio, Chef de la Section de la Santé publique, Direction générale du Service médical, Helsinki, Finlande Dr H. R. Leavell, Professor of Public Health Practice, Harvard School of Public Health, Boston, Mass., Etats -Unis d'Amérique

Dr P. D'Arcy Hart, Director, Tuberculosis Research Unit, Medical Research Council, Londres, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Dr A. Frappier, Professeur de Bactériologie à l'Institut de Microbiologie et d'Hygiène, Université de Montréal, Canada Professeur A. Giovanardi, Directeur de l'Institut d'Hygiène, Université de Milan, Italie Dr H. Kumabe, Directeur de l'Institut de Recherches, Association japonaise contre la Tuberculose, Tokyo, Japon Professeur A. Wallgren, Clinique infantile, Karolinska Institutet, Stockholm, Suède

Dr J. Leimena, Conseiller principal auprès du Ministère de la Santé publique, Djakarta, Indonésie Dr J. M. Mackintosh, Professor of Public Health, London School of Hygiene and Tropical Medicine, Londres,

Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord

ANNEXE 3

161

Comité d'experts des Maladies vénériennes et des Tréponématoses : Sous -Comité de la Sérologie et des Techniques de Laboratoire Troisième session

Dr K. V. Venkatraman, Serologist to the Government of India, School of Tropical Medicine, Calcutta, Inde Comité d'experts de la Fièvre jaune Deuxième session

Dr M. My, Directeur général du Département des Laboratoires, Ministère de l'Hygiène publique, Le Caire, Egypte Mr. A. Harris, Assistant Director in Charge Serology Section, Division of Venereal Disease, US Public Health Service, Department of Health, Education and Welfare, Chamblee, Ga., Etats -Unis d'Amérique

Dr C. Courtois, Directeur du Laboratoire médical de Stanleyville, Congo belge Médecin -Général C. Durieux, Directeur de l'Institut Pasteur de Dakar, Sénégal, Afrique -Occidentale française

Dr F. Márquez, Chef du Laboratoire de Sérologie, Hôpital militaire central, Mexico, D. F., Mexique Dr I. N. Orpwood Price, Director, Venereal Diseases Reference

Dr A. Gast -Galvis, Directeur de l'Institut Carlos Finlay, Bogota, Colombie

Laboratory, Public Health Laboratory Service, St. Peter's Hospital, Londres, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

d'Irlande du Nord Dr R. Pautrizel, Professeur, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Bordeaux, France

Dr A. J. Haddow, Director, Virus Research Institute (East Africa High Commission), Entebbe, Ouganda Professeur M. R. Pinto, Institut de Médecine tropicale, Lisbonne, Portugal

Dr R. M. Taylor, Director, Department of Virology, US Naval Medical Research Unit No. 3, Le Caire, Egypte

Comités mixtes d'experts Comité mixte d'experts de l'Enfance mentalement insuffisante Première session UNESCO :.

Dr L. T. Hilliard, Physician Superintendent, Fountain Hospital, Londres, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande

du Nord Dr R. Lafon, Professeur de clinique des maladies mentales et nerveuses à la Faculté de Médecine de Montpellier ; Président de l'Union nationale des Associations régionales pour la Sauvegarde de l'Enfance, France H. M. Skeels, Ph.D., Community Services Branch, National Institute of Mental Health, National Institutes of 'Health

Mr. J. Lumsden, H. M. Inspector, Staff Inspector for Special Educational Treatment, Ministry of Education, Londres, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord M. F. J. T. Rutten, Professeur de Psychologie à l'Université de Nimègue, Pays -Bas OMS:

(US Public Health Service), Bethesda, Md., Etats -Unis d'Amérique Dr C. Steketee, Médecin -chef, Dr Mr. Willem van den Bergh stichting, Noordwijk -Binnen, Pays -Bas

Dr M. J. Farrell, Superintendent, Walter E. Fernald State School, Waverley, Mass., Etats -Unis d'Amérique

3. COMITÉ DE LA QUARANTAINE INTERNATIONALE 2 Le comité a tenu sa première session du 19 octobre au 4 novembre 1953. Membres

Dr H. N. C. V. Kelaart, Senior Medical Officer of Health Lt -Col. C. K.

Le comité était composé des membres suivants :

Dr A. J. Boyer, Médecin Inspecteur de la Santé, Chef du Service de Contrôle sanitaire aux Frontières, Ministère de la Santé publique et de la Population, Paris, France Mr. H. B. Calderwood, Office of the United Nations Economic and Social Affairs, Department of State, Washington, D.C., Etats -Unis d'Amérique

(Epidemiology), Colombo, Ceylan Lakshmanan, Director -General of Health Services, Ministry of Health, New Delhi, Inde

Dr F. S. Maclean, Director, Division of Public Hygiene, Department of Health, Wellington, Nouvelle -Zélande Dr M. T. Morgan, Medical Officer of Health, Port of London Authority, Londres, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

Dr A. Castro, Directeur du Service national de la Peste, Ministère de l'Education et de la Santé, Rio de Janeiro, Brésil

d'Irlande du Nord Dr M. A. Sánchez- Vigil, Assistant technique auprès du Ministre de la Santé publique, Ministère de la Santé publique, Mr.

Dr M. Jafar, Director General of Health and Joint Secretary

to the Government of Pakistan, Ministry of Health and Works, Karachi, Pakistan

Managua, Nicaragua K. Stowman, International Health Representative, US Public Health Service, Department of Health, Education and Welfare, Washington D.C., Etats -Unis d'Amérique

2 Bien qu'il soit régi par le Règlement applicable aux tableaux et comités d'experts, le Comité de la Quarantaine internationale a reçu des attributions spéciales, qui sont énoncées dans la résolution WHA6.20.

162 Conseillers spéciaux

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Au cours des débats sur la lutte contre les insectes vecteurs dans le trafic aérien international, le comité a bénéficié des avis des trois spécialistes suivants : Major -General Sir Gordon Covell, Adviser on Malaria,

Mr. S. W. Simmons, Scientist Director, Chief, Technology Branch, Communicable Disease Center, US Public Health Service, Department of Health, Education and Welfare, Atlanta, Ga., Etats -Unis d'Amérique

Ministry of Health ; Malaria Research Laboratory, Horton Hospital, Epsom, Surrey, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord

Sir Harold Whittingham, Director of Medical Services, British Overseas Airways Corporation, Brentford, Middlesex, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord

Annexe 4 CONFÉRENCES ET RÉUNIONS ORGANISÉES EN 1953 PAR L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ OU AVEC SON AIDE 12 janv. - 4 fév. 26-30 janv. 6-7 fév. 12-19 fév. 16-21 fév. 2 -4 mars

Conseil Exécutif, onzième session Groupe d'étude sur le développement psycho -biologique de l'enfant Groupe consultatif sur les relations entre pédiatres et pédo -psychiatres Technical Co- operation Administration /OMS : Conférence ONU /OIT /UNESCO /OMS : Comité mixte d'experts de l'Enfance mentalement insuffisante

Genève Genève Genève Genève Genève

Association internationale de Pédiatrie /OMS : Conférence mixte de travail des représentants nationaux des associations de pédiatrie européennes sur l'enseigne-

ment de la pédiatrie en Europe let-2 mai

5 -22 mai 28 -30 mai 22 -27 juin 23 -30 juin

FISE /OMS : Comité mixte des Directives sanitaires, sixième session Sixième Assemblée Mondiale de la Santé Conseil Exécutif, douzième session Comité d'experts des Drogues susceptibles d'engendrer la Toxicomanie, quatrième session

Zurich Genève Genève Genève Genève

29 juin - 4 juillet 27 -31 juillet 28 -29 juillet

31 juillet - ler août 24 -29 août

31 août - 4 sept. 31 août - 5 sept. 3 -8 sept. 7 -10 sept.

FAO /OMS : Comité régional de la Nutrition pour l'Asie méridionale et orientale, troisième réunion Comité d'experts de la Pharmacopée internationale, douzième session Comité d'experts de l'Assainissement, troisième session Comité consultatif spécial des Bibliothécaires médicaux CIOMS /UNESCO /OMS : Réunion mixte sur la documentation médicale Association médicale mondiale /OMS : Première conférence mondiale de l'enseignement médical 2 Comité d'experts des Maladies rhumatismales, première session Comité d'experts des Maladies vénériennes et des Tréponématoses, Sous -Comité de la Sérologie et des Techniques de Laboratoire, troisième session Comité régional du Pacifique occidental, quatrième session Comité régional de l'Europe, troisième session

Bandoeng Genève Genève Genève Genève Londres Genève

Copenhague Tokyo Copenhague

1 La présente liste ne comprend ni les réunions des commissions de l'Assemblée Mondiale de la Santé, ni celles des comités du Conseil Exécutif qui se sont tenues à l'occasion des sessions de l'Assemblée ou du Conseil, ni toutes les réunions inter -secrétariats tenues avec l'Organisation des Nations Unies et ses institutions spécialisées. Les colloques et les cours de formation professionnelle organisés par l'OMS en collaboration avec les gouvernements ou d'autres organisations, et pour lesquels elle a donné des bourses

et dans le Tableau I, page 87. 2 Le CIOMS et le Bureau international des Universités ont également apporté leur concours.

d'études ou payé les frais de voyage de certains des participants, sont exposés de façon plus détaillée dans l'annexe 5

ANNEXE 4 7 -12 sept. 14 -19 sept. 14 -19 sept. 14 -19 sept. 16 -19 sept. 21 -24 sept.

163

Comité d'experts du Paludisme, cinquième session Comité d'experts de la Fièvre jaune, deuxième session

Istanbul Kampala, Ouganda Rome Rome Bangkok Bangkok Kampala, Ouganda Genève Genève

21 -25 sept. 21 -26 sept. 5 -10 oct.

Comité d'experts de la Poliomyélite, première session Comité d'experts de la Rage, deuxième session Comité régional de l'Asie du Sud -Est, sixième session Conférence sur le paludisme Comité régional de l'Afrique, troisième session Comité d'experts de l'Administration de la Santé publique, deuxième session

9 -19 oct.

Comité d'experts de l'Alcool, première session Comité régional des Amériques, cinquième session, et Conseil de Direction de l'OSP, septième session ONU /OMS ; Conférence internationale des Commissions nationales de Statistiques démographiques et sanitaires FAO /OMS : Troisième réunion régionale sur la nutrition pour l'Amérique latine Comité de la Quarantaine internationale, première session Comité d'experts pour la Standardisation biologique, septième session FAO /Josiah Macy Jr. Foundation /OMS : Réunion sur la malnutrition protidique

Washington, D.C. Londres Caracas Genève Genève Kingston, Jamalque Mexico Copenhague Paris Genève Anvers

12-17 oct. 19-29 oct. 19 oct. - 4 nov. 26-31 oct. 2-6 nov.

23 nov. - 1er déc. 30 nov. - 4 déc. 7 -11 déc.

Comité d'experts de l'Onchocercose, première session Comité d'experts pour la Vaccination antituberculeuse, première session Comité d'experts de l'Education sanitaire de la Population, première session OIT /Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes /OMS : Réunion d'experts sur les critères médicaux pour la sélection des migrants

8 -11 déc.

9-10 déc. 14-15 déc.

Comission internationale antivénérienne du Rhin, troisième réunion

Etude type sur le personnel nécessaire pour répondre aux besoins médicosociaux des familles : Comité consultatif technique

Londres

164

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Annexe 5 COLLOQUES ET COURS DE FORMATION PROFESSIONNELLE INTERNATIONAUX On trouvera dans la présente annexe la liste des colloques et cours de formation professionnelle organisés par l'OMS dans cinq de ses six Régions, en collaboration avec les gouvernements ou d'autres organisations, et pour lesquels elle a attribué des bourses ou payé les frais de voyage de certains des participants. Les renseignements correspondants pour l'Europe figurent dans le Tableau T, page 87.

Description du programme

Durée

Gouvernement principalement intéressé

Autres pays participants

Participants boursiers § ou

Autres institutions participantes

Afrique

Enseignement infirmier

Conférence sur le développement de l'enseignement infirmier dans la Région ;

10 jours 28 sept.7 oct.

Ouganda

Kampala t AFRO 4

AfriqueÉquatoriale française AfriqueOccidentale française Congo belge

Madagascar Mozambique Nigeria Nyassaland Rhodésie

40

--

du Nord Rhodésie du Sud Ruanda Urundi Saint -Thomas Somalie britannique Tanganyika

Côte de l'Or Guinée portugaise

Iles du CapVert

Ile Maurice Kenya Libéria

Fièvre jaune

Colloque sur les données scientifiques dont on dispose au sujet de la fièvre jaune en Afrique ; Kam-

5 jours 7 -11 sept.

Ouganda

pala t

AFRO S8

AfriqueOccidentale française Angola Bechuanaland Congo belge

Libéria Mozambique Nigeria Nyassaland Rhodésie

19

East Africa Interterritorial Commissioner ;

South

African Institute for Medical Research

Côte de l'Or Ethiopie Kenya Les Amériques Alcoolisme 3 semaines 3 -23 mai

du Sud Sierra Leone Tanganyika

Argentine

Colloque sur la formation

du personnel et sur le traitement et les soins à donner aux alcooliques ; Buenos Aires AARO 9

Brésil Chili

Paraguay Uruguay

37

-

Assainissement

Cours de formation pour agents des services des eaux ; Tegucigalpa AARO 17

1 mois 1er -27 juin

Honduras

Costa Rica Guatemala Honduras britannique

Nicaragua Panama

18

Institute of Inter -American Affairs

Education sanitaire Colloque sur l'éducation sanitaire ; Mexico AARO 15

3 semaines 18 sept.-

Mexique

Costa Rica Cuba Guatemala HaIti Honduras Honduras britannique

lei oct.

Nicaragua Panama République Dominicaine Salvador

37

-

§ Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS

ANNEXE 5

165

Description du programme

Durée

Gouvernement principalement intéressé

Autres pays participants

Participants ou boursiers §

Autres institutions participantes

Fièvre aphteuse

Centre panaméricain de la fièvre

aphteuse :

deux

cours de formation de deux mois chacun sur la fièvre aphteuse (tra-

Organization of American States ; FAO (qui a aidé au choix des candidats)

vaux de laboratoire, épidémiologie, prévention et lutte contre la maladie) ; Rio de Janeiro 1er cours

28 avril25 juin

Brésil

Costa Rica Cuba Guatemala

Panama République Dominicaine Pérou Venezuela

8

20 cours AARO 77

let oct.28 nov.

Brésil

Bolivie Colombie

9

Equateur

Lutte contre les insectes Série de trois cours de formation pour la lutte contre les insectes, d'une semaine chacun ; Barranquilla AARO 71

3 semaines 16 nov.5 déc.

Colombie

Antilles néerlandaises Cuba Hatti

Jamalque Mexique République Dominicaine

Il

-

Soins infirmiers Troisième conférence régionale sur les soins infir-

1 semaine 19 -23 juillet

Brésil

miers, réunie pour examiner la législation en matière de soins infir-

Argentine Bolivie Canada Chili Colombie

miers et la formation des infirmières ; Rio de Janeiro AARO 23

Costa Rica Etats -Unis

d'Amérique

HaIti Mexique Panama Paraguay Pérou Salvador Uruguay Venezuela

166

Institute of Inter -American Affairs ; Fondation Rockefeller

Statistiques démographiques

et sanitaires

Nouveau cours de statistiques démographiques et sanitaires au Centre interaméricain de Biostatistique ; Santiago AARO 10

9 mois 2 mars27 nov.

Chili

Argentine Colombie

Costa Rica Cuba Equateur Guatemala Hatti

Mexique Nicaragua Panama Paraguay Pérou Salvador Uruguay

33

ONU

§ Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS

166

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Description du programme

Durée

Gouvernement principalement intéressé

Autres pays participants

Participants ou boursiers 3

Autres institutions participantes

Statistiques sanitaires Colloque pour statisticiens et épidémiologistes des

12 jours 30 nov.11 déc.

Chili

Argentine Bolivie Brésil Colombie

ministères de la santé des pays sud -américains, vi-

Paraguay Pérou Uruguay Venezuela

27

-

sant à élaborer des méthodes et à formuler des recommandations pour la notification des maladies transmissibles sur le plan local, national et international ; Santiago AARO 44

Equateur

Asie du Sud -Est Assainissement

Colloque pour agents des services des eaux ; New Delhi INDE 66

2 semaines 2 -15 déc.

Inde

Birmanie Ceylan

Indonésie

50

-

Méditerrannée orientale Ophtalmologie Conférences, interventions chirurgicales, et démons-

10 jours 19 -28 fév.

Egypte

Aden Chypre

tration des méthodes les plus récentes de la chirurgie ophtalmique, effectuées par un groupe itinérant de 6 ophtalmologistes

Irak Iran Jordanie

Liban Pakistan Soudan Syrie

10

(le groupe a participé au

Congrès jubilaire de la Société égyptienne d'Ophtalmologie) ; Gizeh, Le Caire * ÉGYPTE 22

Santé mentale Colloque consacré à la formation professionnelle du personnel de santé mentale, au développement des moyens de traitement

4 semaines 3 nov.5 déc.

Liban

Egypte

Irak Iran Jordanie

Pakistan Soudan Syrie

19

-

et à l'influence des facteurs culturels en psychia-

trie ; Beyrouth EMRO 6

Trachome

Cours inter -régional de formation professionnelle Gizeh, Le Caire 1ÉGYPTE 6

2 mois fév. -avril

Egypte

;

Irak Iran Liban

Pakistan Syrie

7

Memorial Ophthalmic Laboratory, Gizeh

§ Participants ou bours'ers de la Région invités par l'OMS par des ressortissants de Grèce et de Turquie. 1. Des ressortissants d'autres Régions étaient admis à prendre part à ces activités. * Ces conférences et ces démonstrations ont été suivies non seulement par des ressortissants des pays de la Région, mais aussi

ANNEXE 5

167

Description du programme

Durée

Gouvernement principalement intéressé

Autres pays participants

Participants et boursiers §

Autres institutions participantes

Pacifique occidental Santé mentale de l'enfant

Colloque sur divers aspects de la santé mentale et du mental développement des enfants, et sur 1'application des connaissances actuelles au programme relatif à la santé, au bien-

3 semaines 10 -28 août

Australie

Chine (Taiwan) Hong -kong

Papua et Nouvelle -

32

-

Japon Malaisie NouvelleZélande

Guinée Philippines Sarawak Singapour

être et à l'éducation des enfants ; Sydney t WPRO 8

Tuberculose

Conférence

des pays

du

1 semaine 13 -19 avril

Philippines

Pacifique sur la tuberculose, réunie pour l'étude de la lutte contre la tuber-

culose dans le Pacifique occidental ; Manille f PHILIPPINES 22

Australie Cambodge Chine (Taiwan) Corée Fidji Hong -kong Japon Macao Malaisie Nord -Bornéo NouvelleCalédonie

NouvelleGuinée néerlandaise Nouvelle Zélande Territoire sous tutelle

18

Ligue antituberculeuse des Philippines

des Iles du Pacifique Sarawak Singapour Viet -Nam

§ Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS t Des ressortissants d'autres Régions étaient admis à prendre part à ces activités.

168

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Annexe 6 CONFERENCES ET REUNIONS CONVOQUÉES EN 1953 PAR L'ONU ET LES INSTITUTIONS SPÉCIALISÉES, ET AUXQUELLES L'OMS A ÉTÉ REPRÉSENTÉE

5 -16 janv. 19 -21 janv. 19 -30 janv. 19 -30 janv.

26 janv. - 2 fév. 2 -3 fév. 2 -4 fév.

2 -11 fév. 2 -13 fév.

3 février 6 -14 fév. 9 -10 fév. 11 -13 fév. 17 -19 fév.

23 -28 fév.

24 fév. - 23 avril 26 -27 fév.

2 -11 mars

3 -6 mars 3 -18 mars 12 -25 mars 16 -25 mars

16 mars - 3 avril 19 -26 mars

FAO : Réunion spéciale sur le riz Commission Economique pour l'Asie et l'Extrême- Orient : Comité des Transports intérieurs, deuxième session Conseil Economique et Social : Commission de la Population, septième session OMM : Association régionale I (Afrique), première session Commission Economique pour l'Asie et l'Extrême- Orient : Comité de l'Industrie et du Commerce, cinquième session Commission Economique pour l'Europe : Comité de l'Industrie et des Produits de base, Groupe de travail des statistiques du logement et de la construction Commission Economique pour l'Europe : Comité de l'Industrie et des Produits de base, Groupe de travail spécial sur les contrats en matière d'industrie mécanique Conseil Economique et Social : Commission des Transports et des Communications, sixième session Conseil Economique et Social : Commission de Statistique, septième session Comité administratif de Coordination : Groupe de travail technique pour les migrations, cinquième session Commission Economique pour l'Asie et l'Extrême- Orient, neuvième session ONU : Deuxième conférence des organisations non gouvernementales s'intéressant à la réadaptation des personnes physiquement diminuées Comité administratif de Coordination : Groupe de travail technique spécial pour la réadaptation des personnes physiquement diminuées, quatrième session Commission Economique pour l'Europe : Comité des Transports intérieurs, sous groupe chargé de déterminer les conditions d'ordre physiologique et psychique que doivent remplir les conducteurs UNESCO : Réunion consultative des représentants des organisations internationales de jeunesse ONU : Assemblée générale, reprise de la septième session Troisième conférence de l'assistance technique des Nations Unies Comité de l'Assistance technique, Groupe de travail (examen des dépenses locales à la charge des gouvernements) OIT : Conseil d'administration, 121e session Commission Economique pour l'Europe, huitième session OMM : Commission de Climatologie, première session Bureau de l'Assistance technique, 23e réunion Conseil Economique et Social : Commission de la Condition de la Femme, septième session

Bangkok Bandoeng

New York Tananarive Bandoeng Genève

Genève

New York New York Genève

Bandoeng

New York

New York Genève

Paris

New York New York New York Genève Genève

Washington, D.C. New York New York

21 -24 mars

23 mars - 2 avril 30 mars - 3 avril 30 mars - 24 avril 31 mars - 28 avril 7 avril - 1er juin

FISE : Conseil d'administration, 103e - 110e réunions FISE : Comité du Programme, 1580 - 161e réunions Comité de l'Assistance technique, 29e - 37e séances ONU/UNESCO : Conférence mixte pour l'étude des problèmes sociaux liés à

l'exécution des programmes d'assistance technique Conseil Economique et Social : Commission des Stupéfiants, huitième session Conseil Economique et Social, 15e session Conseil Economique et Social : Commission des Droits de l'Homme, neuvième session

New York New York New York New York New York New York Genève

ANNEXE 6 8 -14 avril 8 -18 avril

169

Comité administratif de Coordination : Comité consultatif pour les Questions administratives, 148 session UNESCO : Conseil Exécutif, 338 session Commission Economique pour l'Amérique Latine, cinquième session

9 -25 avril 13 -18 avril 15 -24 avril

Rome Paris Pétropolis, Brésil Genève

20 -23 avril 20 -24 avril

Commission Economique pour l'Europe : Comité des Transports intérieurs, Groupe de travail du transport par route des marchandises dangereuses, quatrième session Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies : Comité permanent, quatrième session UNESCO : Comité consultatif international de Bibliographie, première session Commission Economique pour l'Europe : Comité des Transports intérieurs, Groupe de travail d'experts en documents statistiques

Rome Paris Genève Rome Genève

22 -23 avril 27 -30 avril

Comité administratif de Coordination : Comité consultatif de l'Information, 18e session

Comité consultatif du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, troisième session Conseil Economique et Social : Commission des Finances publiques, quatrième session Conseil Economique et Social : Commission des Questions sociales, neuvième session

27 avril - 8 mai 4 -20 mai 11 -14 mai

New York New York Paris Genève Genève Genève Genève

18 -20 et 22 mai 18 -27 mai

25 -27 mai 29 -30 mai 4 -25 juin 8 -26 juin

UNESCO : Comité consultatif de Recherches sur la Zone aride, cinquième session Comité administratif de Coordination : Comité préparatoire, 238 session Bureau de l'Assistance technique, 24e réunion Comité administratif de Coordination, 168 session OIT : Conseil d'administration, 122e session

OIT : Conférence internationale du travail, 36e session

Genève

ONU /OIT /UNESCO (avec la coopération de la FAO et de l'OMS) : Réunion d'experts pour la définition et l'évaluation des niveaux de vie sur le plan international Conseil Economique et Social : Commission de Statistique /Commission Econourique pour l'Europe, troisième réunion régionale de statisticiens européens FAO : Réunion sur les problèmes de la santé animale au Proche -Orient Conseil de Tutelle, 12e session

New York Genève

15 -19 juin 15 -20 juin

16 juin - 21 juillet 18 -19 juin

Prodhromos, Chypre New York Genève

Comité administratif de Coordination : Conseil du Cinéma des Nations Unies, 20e session Conseil Economique et Social, 16e session

30 juin- 5 août 6 -15 juillet 6 -18 juillet

UNESCO/Bureau international de l'Education : XVII Conférence internationale de l'Instruction publique Comité central permanent de l'Opium et Organe de Contrôle des Stupéfiants, neuvième session mixte Comité administratif de Coordination : Réunion spéciale sur les programmes sociaux internationaux au niveau des collectivités Bureau de l'Assistance technique, 25e réunion Comité de l'Assistance technique, 38e - 51e séances UNESCO : Stage d'études sur le développement des bibliothèques publiques en Afrique Comité administratif de Coordination : Comité préparatoire, 24e session Comité administratif de Coordination : Réunion spéciale sur les programmes envisagés en 1954/1955 pour l'aménagement des collectivités ONU /OIT : Quatrième conférence des organisations non gouvernementales intéressées aux problèmes de migration

Genève Genève Genève Genève Genève Genève

9 -11 juillet

16 juillet - 6 août 22 -30 juillet

27 juillet - 21 août 30 juillet 3-4 août 11 -15 août

Ibadan, Nigeria Genève Genève Genève

18 août - 8 sept. 31 août - 25 sept. leL - 8 sept.

ONU : Comité des Renseignements relatifs aux Territoires non autonomes UNESCO : Stage d'études sur l'emploi des auxiliaires visuels dans l'éducation de de base FAO : Troisième réunion régionale du Proche -Orient sur les programmes et les perspectives alimentaires et agricoles

New York Messine, Sicile

Le Caire

170 3 -5 sept.

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 ONU : Conférence régionale des organisations non gouvernementales européennes FISE : Conseil d'administration, 111e - 117e réunions Comité de l'Assistance technique, Groupe de travail (examen des dépenses locales à la charge des gouvernements) ONU : Réunion régionale sur la formation professionnelle des travailleurs sociaux auxiliaires et des travailleurs des centres sociaux de collectivités dans le Moyen Orient FISE : Comité du Programme, 163e - 1698 réunions Bureau de l'Assistance technique, 26e réunion ONU : Conférence mondiale de la population, Commission préparatoire, deuxième session

Genève

8 -16 sept. 9 -11 sept. 9 -18 sept.

New York New York Beyrouth

10 -14 sept. 14 -15 sept.

New York Paris Rome

14 -16 sept. 14 -25 sept.

15 sept. - 9 déc. 16 -17 sept.

29 sept. - 1eT oct. 5 -6 oct. 5 -8 oct.

5 -14 oct. 6 -8 oct.

OIT : Conférence régionale asienne ONU : Assemblée générale, huitième session Bureau de l'Assistance technique : Réunion des commissions nationales de l'assistance technique Comité administratif de Coordination : Comité préparatoire, 258 session Commission Economique pour l'Europe : Comité de l'Industrie et des Produits de base, Sous -Comité de l'Habitat, Groupe de travail du coût de la construction Commission Economique pour l'Asie et l'Extrême- Orient : Comité de l'Industrie et du Commerce, Sous -Comité de l'Energie électrique, troisième session OIT : Conférence maritime asienne Comité administratif de Coordination, 17e session OMM : Comité exécutif, quatrième session UNESCO : Stage d'études et d'information à l'intention des cadres des mouvements de jeunesse Commission Economique pour l'Europe : Comité de l'Industrie et des Produits de base, Sous -Comité de l'Habitat, septième session ONU : Réunion des organisations non gouvernementales intéressées aux problèmes de migration FISE : Conseil d'administration, 118e réunion UNESCO : Comité consultatif de Recherches sur la Zone aride, sixième session

Tokyo

New York Paris

New York Genève

Bangkok

Nuwara Eliya, Ceylan

New York Genève Tokyo Genève

6 -26 oct. 6 -27 oct.

7 -10 oct.

14 oct.

New York New York Montpellier, France

27 oct. 3 -6 nov.

5-6 nov. 7-10 nov. 9-11 nov. 12 -13 nov. 16 -20 nov.

Comité administratif de Coordination : Conseil du Cinéma des Nations Unies, 21e session

New York Montpellier, France New York

UNESCO : Colloque sur l'écologie végétale de la zone aride

Comité administratif de Coordination : Comité consultatif de l'Information, 19e session

23 nov. - 11 déc. 24 -27 nov.

30 nov. - 1er et 7 déc. 30 nov. - 11 déc. ler - 12 déc.

Quatrième conférence de l'assistance technique des Nations Unies Comité de l'Assistance technique, Groupe de travail FAO : Conférence, septième session OIT : Conseil d'administration, 1238 session Conseil Economique et Social, reprise de la 16e session UNESCO : Conseil Exécutif, 368 session ONU : Réunion régionale sur la formation professionnelle des travailleurs sociaux

New York New York Rome Genève

New York Paris Bogota

auxiliaires et des travailleurs des centres sociaux de collectivités en Amérique latine 4 déc. 5 -17 déc. 7 -19 déc. 7 -18 déc.

Comité administratif de Coordination : Groupe de travail technique pour les migrations, sixième session

Genève

ONU : Groupe régional consultatif sur la prévention de la criminalité et le traitement des délinquants OIT : Comité d'experts pour la politique sociale dans les territoires non métropolitains, troisième session Bureau de l'Assistance technique, 27e réunion

Le Caire Lisbonne

New York

ANNEXE 7

171

Annexe 7 CONFERENCES ET RÉUNIONS CONVOQUÉES EN 1953 PAR DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES ET D'AUTRES ORGANISATIONS, ET AUXQUELLES L'OMS A ÉTÉ REPRÉSENTÉE 3 -6 janv.

Indian Leprosy Association, première réunion bisannuelle

8 -9 janv.

Centre international de l'Enfance, réunion d'un groupe de travail OMS /FISE/ CIE pour examiner le programme du centre Central Health Council of India, conférence Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales, Bureau du Comité exécutif Fédération mondiale pour la Santé mentale, Conseil exécutif, 13e réunion Dixième conférence indienne du personnel des services de lutte contre la tuberculose

Puri Paris

28 -31 janv.

31 janv. - lee fév. 1er -6 fév.

Hyderabad Paris Londres Mysore Paris

2 fév. 8 fév. 13 -14 fév. 16 -19 fév. 17 -20 fév.

Centre international de l'Enfance, groupe de travail de l'enseignement New York Academy of Sciences, conférence sur les facteurs nutritionnels dans les affections hépatiques Société égyptienne d'Ophtalmologie, congrès jubilaire

New York Le Caire Sèvres,

Comité d'entente des écoles d'infirmières françaises et de l'Union française : Ecole de cadres de la Croix -Rouge, journées d'études Social Science Research Council, conférence sur la santé publique et les recherches de zone Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales, Comité exécutif, 13e session

France

27 -28 fév. 27 -28 fév.

New York Paris

28 fév. - 3 mars 7 -8 mars 8 -12 mars 19 -20 mars 22 -27 mars

Conseil scientifique pour l'Afrique au sud du Sahara

Kampala, Ouganda Nice

Institut d'études juridiques de Nice, réunion d'information de droit international médical

24 -26 mars 27 -28 mars 4 -6 avril 6 -7 avril 7 -15 avril

Société uruguayenne de Rhumatologie, réunions sur la rhumatologie Association médicale mondiale, comité d'organisation de la première conférence mondiale de l'enseignement médical, quatrième session Association médicale mondiale, 17e session du Conseil Centre national de coordination des études et recherches sur la nutrition et l'alimentation, journées scientifiques Union internationale contre la Tuberculose, Comité exécutif Association dentaire indonésienne, troisième congrès annuel

Montevideo Londres Lisbonne Paris Paris

National Citizens Committee for the World Health Organization, conférence nationale sur la santé mondiale Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, stage d'études pour les éducateurs sur l'enseignement relatif aux Nations Unies et aux institutions spécialisées

Djokjakarta Washington, D.C. Monrovia

8 -10 avril

United States /Mexico Border Public Health Association, 11e réunion annuelle

9 -17 avril 14 -27 avril 16 -24 avril

Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, premier stage d'études sur les droits de l'homme Commission du Pacifique Sud, deuxième conférence du Pacifique Sud Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes, cinquième session Association égyptienne des Parasitologistes, session semestrielle Association médicale des Philippines, 508 congrès annuel Union internationale contre le Péril vénérien, assemblée générale Association européenne contre la Poliomyélite, assemblée générale

El Paso, Texas Genève Nouméa Genève Le Caire Manille Rotterdam Rotterdam

17 avril 19 -26 avril

21 -26 avril

25 avril

172

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

28 avril - 1er mai 30 avril - leY mai 4 -8 mai

Royal Sanitary Institute, congrès de la santé

American Venereal Disease Association, 15e session annuelle, et symposium sur les progrès récemment accomplis dans l'étude des maladies vénériennes American Psychiatric Association, 109e réunion annuelle

Hastings, Angleterre Washington, D.C.

4 -9 mai 4 -14 mai 25 -30 mai 27 -31 mai 29 -30 mai

5 juin 7 -18 juin

20 juin 22 juin 22 juin 24-27 juin 25 -30 juin 29 -30 juin

Office international des Epizooties, 21e session annuelle Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, cinquième stage d'études sur la santé mondiale Huitième congrès international des hôpitaux Union internationale pour l'Education sanitaire populaire, deuxième conférence Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales, réunion sur l'organisation des congrès Centre international de l'Enfance, groupe de travail de la bibliothèque et du centre de documentation Commission du Pacifique Sud, Conseil de Recherche, cinquième réunion Centre international de l'Enfance, groupe de travail des publications Organisation internationale contre le Trachome, réunion du Conseil Ligue contre le Trachome, assemblée générale Conseil international des Infirmières, réunion du Conseil de la Fondation internationale Florence Nightingale Conseil international du Bâtiment pour la recherche, l'étude et la documentation, première assemblée générale Centre international de l'Enfance, réunion de travail sur la vaccination antituberculeuse

Los Angeles, Californie Paris Genève Londres Paris Paris Paris Sydney Paris Paris Paris Londres Genève

Paris Genève Edimbourg

29 juin - le7 juillet leT- 4 juillet 5 -10 juillet 6 -7 juillet 6 -10 juillet 7 -10 juillet 9 -10 juillet 12 -17 juillet

Cinquième conférence des organisations consultatives non gouvernementales British Tuberculosis Association /Tuberculosis Society of Scotland, conférence annuelle

Fédération internationale des femmes des carrières libérales et commerciales, sixième congrès trisannuel Centre international de l'Enfance, Comité consultatif technique, septième session

Stockholm Paris Cambridge, Angleterre Bruxelles Sao Paulo Pétropolis, Brésil Bombay Copenhague

Cambridge University, Department of Human Ecology /Fondation Rockefeller, colloque sur l'écologie humaine Conférence internationale de Service social, Comité exécutif Conseil international des Infirmières, Grand Conseil Conseil international des Infirmières, dixième congrès quadriennal

13 -18 juillet 14 -20 juillet 19 -24 juillet

20 -23 juillet 20 -25 juillet

26 juillet - 1er août 27 -28 juillet

28 juillet - 5 août 30 juillet 9 -15 août 12 août 12 -23 août 16 -22 août

Family Planning Research and Programme Committee of India Union internationale contre le Cancer, Comité de nomenclature des tumeurs et de statistiques Septième congrès international de radiologie American Veterinary Medical Association, 90e réunion annuelle Premier congrès international sur les bibliothèques médicales Fédération dentaire internationale, 41e réunion annuelle Union internationale contre le Péril vénérien, Comité exécutif, réunion spéciale Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, septième école d'été annuelle Association for Moral and Social Hygiene in India, sous- comité sanitaire Quinzième congrès international vétérinaire Commission on Plasma Fractionation and Related Processes, réunion du comité spécial

Copenhague Toronto Londres Oslo Genève Genève

New Delhi Stockholm Boston, Mass. Toronto Vienne, Autriche Londres

17 août 18 -21 août

Union mondiale des Femmes rurales, septième conférence trisannuelle Fédération mondiale pour la Santé mentale, sixième réunion annuelle Association médicale mondiale, comité d'organisation de la première conférence mondiale sur l'enseignement médical, cinquième session Association médicale mondiale, 180 session du Conseil

Londres

ANNEXE 7 24 -28 août

173 Genève Zurich

27 août - 6 sept.

28 août - 4 sept. 31 août - 5 sept. ler -5 sept. 2 -4 sept. 6 -12 sept.

6 -12 sept. 7 -12 sept. 7 -13 sept. 10 -12 sept. 13 -20 sept. 15 -17 sept.

Huitième congrès international des maladies rhumatismales Pro Juventute, cinquième congrès international du bâtiment scolaire et de l'éducation de plein air Cinquièmes congrès internationaux de médecine tropicale et de paludisme Association médicale mondiale, septième assemblée générale Troisième conférence internationale de biométrie Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies /Association japonaise pour les Nations Unies, stage d'études régional sur l'OMS Institut international de Statistique, 28e session Sixième congrès international de microbiologie Fédération mondiale de Médecine physique, premier congrès international Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, huitième assemblée plénière Union internationale contre la Tuberculose, réunion du Conseil et session scientifique

Istanbul La Haye Bellagio, Italie Tokyo Rome Rome Londres Paris Paris Paris Bombay Barcelone Bruxelles Rome Le Caire Madrid

21 -23 sept.

24 -26 sept.

27 sept. - 3 oct. 28 -30 sept. 3 -10 oct.

5 -8 oct. 8 -16 oct.

Fédération internationale pharmaceutique, 15e assemblée générale Symposium sur l'hygiène industrielle Quatrième congrès international d'hygiène et de médecine méditerranéennes 'uvre nationale de l'Enfance, congrès pour l'étude de la mortalité périnatale Association internationale de droit pénal, sixième congrès Ligue des Etats arabes, Commission des Questions sanitaires Sixième congrès international sur la lèpre Organisation Sanitaire Panaméricaine, Comité exécutif, 208 réunion Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, stage d'études pour les éducateurs sur l'enseignement relatif aux Nations Unies et aux institutions spécialisées

Washington, D.C. Mogadiscio

12-17 oct. 14-18 oct. 22 oct. 24-25 oct. 26-27 oct. 26-29 oct.

Septième congrès international de pédiatrie Bureau international de Documentation de Médecine militaire, 16e session Organisation Sanitaire Panaméricaine, Comité exécutif, 21e réunion American Medical Association /American Psychiatric Association, conférence sur la santé mentale Centre international de l'Enfance, Comité consultatif technique, huitième session Association of American Medical Colleges, réunion annuelle

La Havane Rome Washington, D.C. Washington, D.C. Paris Atlantic City, N.J. Rome

28 oct. - 15 déc

Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies/ Association italienne pour les Nations Unies, colloque sur l'organisation internationale et les problèmes de la santé New York Academy of Medicine, conférence sur la convergence des vues exprimées

5 -6 nov.

New York Paris

6 -7 nov.

au sujet de l'étiologie des maladies mentales Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales, Comité exécutif, 14e session

7 -8 nov. 9 -13 nov. 9 -14 nov. 9 -16 nov. 10 -11 nov. 16 -19 nov. 16 -28 nov.

American Public Health Association, Sous -Commission pour la lutte contre les maladies transmissibles American Public Health Association, 81e réunion annuelle Trained Nurses Association of India, 42e conférence annuelle Conférence internationale sur la lèpre Congrès de la Société franco - libanaise de Médecine Fédération mondiale des Anciens Combattants, quatrième assemblée générale Huitième congrès de l'Association scientifique du Pacifique Dairy Industries Society, International, congrès mondial sur l'utilisation du lait Indian Council of Medical Research, réunion de la commission consultative et des comités consultatifs Cinquième conférence internationale des Africanistes de l'Ouest

New York

New York Nagpur, Inde Lucknow, Inde Beyrouth

La Haye Manille

20 -21 nov.

22 nov. - ler déc. 6 -19 déc.

Washington, D.C. Gwalior, Inde

Abidjan, A.-0. F.

174

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Annexe 8 CALENDRIER PROVISOIRE DES RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES DE L'OMS EN 1954 12 janvier 4 mai

Fin mai 13 -16 septembre

Conseil Exécutif, treizième session Septième Assemblée Mondiale de la Santé Conseil Exécutif, quatorzième session Comité régional de l'Europe, quatrième session

Genève Genève Genève Opatija, Yougoslavie Léopoldville New Delhi Manille

Troisième semaine de septembre Septembre Septembre Octobre Septembre

Comité régional de l'Afrique, quatrième session Comité régional de l'Asie du Sud -Est, septième session Comité régional du Pacifique occidental, cinquième session Comité régional des Amériques, sixième session, et Conseil de Direction de l'OSP, huitième session Comité régional de la Méditerranée orientale, quatrième session (ou première session de ses sous -comités)

Santiago, Chili Ville non désignée

Annexe 9 ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES ADMISES A DES RELATIONS OFFICIELLES AVEC L'OMS Académie internationale de Médecine légale et de Médecine sociale,

Bordeaux, France American College of Chest Physicians, Chicago, Illinois, Etats -Unis d'Amérique Association internationale des Microbiologistes,

Fédération internationale des Hôpitaux, Londres, Royaume -Uni Fédération internationale pharmaceutique, Amsterdam, Pays -Bas Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies Genève, Suisse Fédération mondiale pour la Santé mentale, Londres, Royaume -Uni Inter -American Association of Sanitary Engineering, Rio de Janeiro, Brésil Ligue internationale contre le Rhumatisme, Philadelphie, Etats -Unis d'Amérique Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge, Genève, Suisse Société de Biométrie, New Haven, Connecticut, Etats -Unis d'Amérique Société internationale de la Lèpre, Londres, Royaume -Uni Société internationale pour la Protection des Invalides, New York, Etats -Unis d'Amérique Union internationale contre le Cancer, Paris, France Union internationale contre le Péril vénérien, Paris, France Union internationale de Protection de l'Enfance, Genève, Suisse Union internationale contre la Tuberculose, Paris, France

Rome, Italie Association internationale de Pédiatrie, Zurich, Suisse Association internationale de Prophylaxie de la Cécité, Paris, France Association médicale mondiale, New York, Etats -Unis d'Amérique Comité international de la Croix- Rouge, Genève, Suisse Conférences internationales de Service social, Columbus, Ohio, Etats -Unis d'Amérique Conseil central de l'Education sanitaire, Londres, Royaume -Uni Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales, Paris, France Conseil international des Infirmières, Londres, Royaume -Uni Fédération dentaire internationale, Londres, Royaume -Uni

Fédération internationale de l'Habitation et de l'Urbanisme, La Haye, Pays -Bas

ANNEXE 10

175

Annexe 10 BUDGET ORDINAIRE DE 1953

Section

Affectation des crédit

Montant original votd i US$

Virements

autorisés par le Conseil Exé.^.utif 2

Montant total revisd

US$

US$

PARTIE I : RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES 1.

2. 3.

Assemblée Mondiale de la Santé Conseil Exécutif et ses comités Comités régionaux

154.400 77.680 34.750

12.900 8.270 8.650

167.300 85.950 43.400

Total de la Partie I PARTIE II : PROGRAMME D'EXÉCUTION 4. 5. 6. 7.

266.830

29.820

296.650

Services techniques centraux Services consultatifs Bureaux régionaux Comités d'experts et conférences

°

1.563.866 4.285.141 1.052.371 184.178

(62.707) 64.520 63.224

1.501.159 4.349.661 1.115.595 184.178

Total de la Partie lI PARTIE III 8. :

7.085.556

65.037

7.150.593

SERVICES

Services administratifs

1.132.709

(94.857) (94.857)

1.037.852 1.037.852

Total de la Partie III TOTAL DES PARTIES I, II ET III PARTIE IV : RÉSERVE 9.

1.132.709

8.485.095

8.485.095

Réserve non répartie 3

1.347.659

1.347.659 1.347.659

Total de la Partie IV TOTAL DE TOUTES LES PARTIES

1.347.659

9.832.754

9.832.754

1 Voté par la Cinquiéme Assemblée Mondiale de la Santé (résolution WHA5.37, Actes off. Org. mond. Santé, 42, 28) 2 Virements autorisés par le Conseil Exécutif à sa onzième session (résolution EB11.R36, Actes off. Org. mond. Santé, 46, 14) et par les membres du Conseil Exécutif consultés par correspondance, conformément au paragraphe IV de la résolution portant ouverture de crédits pour 1953 (résolution WHA5.37) 8 Ce montant est égal à la somme des contributions fixées pour les Membres inactifs.

176

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Annexe 11 ÉTAT DES CONTRIBUTIONS ET AVANCES AU FONDS DE ROULEMENT (au 31 décembre 1953) 1.

ÉTAT DES CONTRIBUTIONS FIXÉES POUR 1953

(En dollars des Etats -Unis) Membres Sommes fixées

Encaissements et crédits bonifiés

Sommes restant a payer

I. Membres actifs A. Contributions courantes Afghanistan Allemagne, République fédérale d' Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche Belgique Birmanie Bolivie Brésil 4.201 270.955 7.002 155.432 158.723 11.903 113.423 4.201 7.002 155.432 3.501

.

.

4.201 270.955 7.002 158.723 11.903 113.423 4.201

-

155.432

Cambodge Canada Ceylan Chili Corée

268.854 3.501

37.807 3.501 3.501

155.432 3.501 268.854 3.501 28.734 3.501

-

7.002

9.073 3.501

Costa Rica Cuba Danemark Egypte Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Ethiopie Finlande France Grèce Guatemala Halti Honduras Inde Indonésie Irak Iran Irlande Islande Israël Italie Japon

24.505 66.513 66.513 4.201 92.418 2.993.400 7.002 11.903 504.102 14.002 4.201 3.501 3.501 273.055 28.006 14.002 37.807 30.106 3.476 9.802 176.436 149.830 . .

24.505

66.513 66.513

4.201 92.418

2.993.400 7.002 11.903 501.538 14.002 4.201 3.501 3.501

2.564

273.055 28.006 14.002 30.106 3.476 176.436 149.830 3.501 3.501 3.501 3.501 4.201

-

37.807

9.802

Jordanie, Royaume Hachimite de Laos Liban Libéria

.

.

Libye, Royaume -Uni de Luxembourg

3.501 3.501 4.901 3.501 3.501 4.201

4.901

-

ANNEXE 11

177

Membres

Sommes fixées

Encaissements et crédits bonifiés

Sommes restant à payer

I. Membres actifs (suite) A. Contributions courantes (suite)

Maroc,* zones espagnole et française Mexique Monaco Népal Nicaragua Norvège Nouvelle-Zélande Pakistan Panama Paraguay Pays -Bas

2.101 53.211 3.476

2.101 53.211 3.476

6.952 3.501

42.008 37.735 58.812 4.201 3.501 117.623 16.803 24.505 32.907 4.201 2.101

42.008 37.735 58.812 4.201 117.623

-

6.952 3.501

Pérou Philippines Portugal République Dominicaine

Rhodésie du Sud * Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Ir-

24.505 32.907 4.201 2.101

-

3.501

16.803

lande du Nord Salvador Suède Suisse Syrie

Thallande Tunisie * Turquie Union Sud -Africaine Uruguay Venezuela Viet-Nam Yémen Yougoslavie TOTAL A

964.796 4.201 139.544 84.017 9.802 22.404 2.101 76.315 93.819 15.403 22.404 17.504 3.476 28.006

964.796 4.201 139.544 84.017

22.404 2.101 76.315 93.819

-

9.802

22.404 17.504 28.006 7.237.113

-

3.476

-

7.647.757

401.644

(= 4,57 %) B. Contributions spéciales Chine TOTAL B TOTAL I

504.102

504.102

7.237.113

504.102

504.102

(= 5,61 %) 914.746

8.151.859

(= 10,18%) II. Membres inactifs Albanie Biélorussie, RSS de Bulgarie Hongrie Pologne Roumanie Tchécoslovaquie 3.501 18.203 11.903 16.803

Ukraine, RSS d' Union des Républiques Socialistes Soviétiques TOTAL II TOTAL GENERAL

79.816 29.406 75.615 70.714 532.808 838.769

7.237.113

3.501 18.203 11.903 16.803 79.816

29.406 75.615 74.714 532.808 838.769

(= 9,33 %) 1.753.515

8.990.628

(= 19,51 %)

* Membre associé

178

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 2. ÉTAT DES AVANCES AU FONDS DE ROULEMENT

(En dollars des Etats -Unis) Etats Sommes fixées

Sommes reçues

Somà mes

restant payer

I. Membres actifs A. Avances courantes Afghanistan Allemagne, République fédérale d' Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche Belgique Birmanie Bolivie Brésil

.

.

1.506 97.598 2.510 55.715 59.228 5.521

1.506 97.598 2.510 55.715 59.228 5.521 .

Cambodge Canada Ceylan Chili Corée

40.657 1.506 3.203 55.715 1.602 96.371 1.255 13.552 3.203 1.471

40.657 1.506 819 55.715 1.602 96.371 1.255 13.552 3.203 1.471

2.384

-

Costa Rica Cuba Danemark Egypte Equateur Espagne

Etats-Unis d'Amérique Ethiopie Finlande France Grèce

Guatemala Halti Honduras Inde Indonésie Irak Iran Irlande Islande Israel Italie Japon Jordanie, Royaume Hachimite de Laos Liban Libéria Libye, Royaume -Uni de Luxembourg Mexique Monaco Népal Nicaragua Norvège Nouvelle-Zélande Pakistan Panama Paraguay Pays-Bas Pérou

11.212 23.841 23.841 1.765 33.289 1.201.378 2.510 4.267 180.696 5.020 1.922 1.255 1.471

11.212 23.841 23.841 1.765. 33.289 1.201.378 2.510 4.267 180.696 5.020 1.922 1.255 1.471

97.877 12.813 5.020 13.552 10.791 1.255

97.877 12.813 5.020 13.552 10.791 1.255

.

.

.

.

4.485 63.244 53.969 1.255 1.602 2.059 1.255 1.261 1.765 757 19.073 1.255

4.485 63.244 53.969 1.255 1.602

2.059 1.255 1.261 1.765

Maroc,' zones espagnole et française

.

.

757 19.073 1.255

2.522 1.602 15.058 15.058 21.081 1.922 1.471

42.163 7.688

1.602 15.058 15.058 21.081 1.922 1.471 42.163 7.688

-

-

2.522

-

Membre associé

ANNEXE 11

179

Etats

Sommes fixées

Sommes reçues

Sommes restant A payer

I. Membres actifs (suite) A. Avances courantes (suite) Philippines Portugal 8.784 11.795 1.506 961

République Dominicaine Rhodésie du Sud * Royaume-Uni de Grande -Bretagne et d'Ir-

8.784 11.795 1.506 961

lande du Nord Salvador Suède Suisse Syrie

345.832 1.506 61.486 30.116 3.514 8.031 757

Thallande Tunisie * Turquie Union Sud -Africaine Uruguay Venezuela Viet-Nam Yémen Yougoslavie TOTAL A

345.832 1.506 61.486 30.116 3.514 8.031 757 27.355 33.629 6.472 8.031 8.009

27.355 33.629 6.472 8.031 8.009 1.261 10.038

10.038

-

1.261

-

-

2.904.016

2.897.849

6.167

B. Avances spéciales Chine TOTAL B TOTAL I

(= 0,18 %) 180.696 180.696

180.696 180.696

(= 5,34 %) 186.863

3.084.712

2.897.849

(= 5,52 %)

II. Membres inactifs Albanie

Biélorussie, RSS de Bulgarie Hongrie Pologne Roumanie Tchécoslovaquie

Ukraine, RSS d' Union des Républiques Socialistes Soviétiques TOTAL II TOTAL GÉNÉRAL

1.255 6.525 4.267 6.023 28.610 10.541 27.104 25.347 190.985

2.310 3.100 15.488 5.706 14.673

-

679

-

576 6.525 1.957 2.923 13.122 4.835 12.431 25.347

190.985

300.657

41.956 2.939.805

258.701

(= 7,64 %) 3.385.369

445.564

(= 13,16 %)

* Membre associé

180

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

3.

ARRIÉRÉS DES CONTRIBUTIONS DUES PAR LES MEMBRES ACTIFS DE 1948 A 1952 1

(En dollars des Etats -Unis) Sommes restant à payer 1948 1950 1951

1952

Total

I. Membres actifs Argentine Bolivie Cuba Equateur Espagne

Iran Israël Paraguay Pérou Uruguay

7.504 TOTAL

25.554 5.870

2.211 12.345

-

131.371 5.917 10.548 3.261

77.265 6.216 2.959 14.202 13.019

-

161.336 7.267 25.436 4.359 93.896 39.244 7.675 3.634 17.442 15.988

318.261 19.054 35.984 7.620 171.161 45.460 7.675 6.593 33.855 41.352

II. Etat non membre Colombie 7.504

376.277

7.504 694.519

45.980

264.758

(= 0,24 %)

(= 0,64 %)

(= 3,53 %)

(= 4,19 %)

Le tableau indique également les arriérés dus par un Etat non membre. 4.

ARRIÉRÉS DES CONTRIBUTIONS DUES PAR LA CHINE DE 1948 A 1952

(En dollars des Etats -Unis) 1948 1949

1950

1951

1952

Total

Chine

57.073

288.515

422.702

426.070

523.250

1.717.610

(= 1,80 %)

(= 5,72%)

(= 5,95 %)

(= 5,68 %)

(= 5,83 %)

5.

ARRIÉRÉS DES CONTRIBUTIONS DUES PAR LES MEMBRES INACTIFS DE 1948 A 1952

(En dollars des Etats -Unis) Sommes restant à payer Membres 1948 1949

1950

1951

1952

Total

Albanie Biélorussie, RSS de Bulgarie Hongrie Pologne Roumanie Tchécoslovaquie

.

.

6.575 3.304 6.069

-

Ukraine, RSS d' Union des Républiques . .

.

25.541 .

2.004 10.418 6.812 9.617 45.681 15.857 39.927 40.472 304.945

2.935 15.265

9.980 14.090 66.928 24.658 63.406 59.296

2.959 15.386 10.060 14.202 67.462 24.855 63.911 59.768

3.634 18.896 12.355 17.442 82.848 30.523 78.488 73.401

11.532 66.540 42.511

61.420 262.919 95.893 245.732 258.478 1.947.535

Socialistes Soviétiques

192.440

446.772 703.330

450.333 708.936

553.045 870.632

TOTAL

233.929

475.733

2.992.560

(= 7,37 %)

(= 9,42 %)

(= 9,91 %)

(= 9,46%)

(= 9,70%)

ANNEXE 12

181

Annexe 12 STRUCTURE DU SECRÉTARIAT DU SIÈGE -Division de l'Information -Service des Relations extérieures -Service de l'Assistance technique -Service d'Etudes et de Rapports Sections -Paludisme et Lutte contre les Insectes -Tuberculose - Maladies vénériennes et Tréponématoses -Maladies endémo- épidémiques

DIRECTEUR GÉNÉRAL - Bureaux du Directeur général

Départements

Divisions

-Services des Maladies transmissibles

-Hygiène de la Maternité et de l'Enfance -Santé mentale

-Services

consultatifs - -Organisation des Services de Santé publique

-Nutrition -Administration de la Santé publique -Soins infirmiers -Education sanitaire de la Population -Hygiène sociale et Médecine du Travail

-Assainissement -Bourses d'études

-Services d'Enseignement et de Formation professionnelle

-Echange des Informations scientifiques -Assistance aux Etablissements d'enseignement -Informations épidémiologiques et Statistiques de Morbidité

-Services d'Epidémiologie et de Statistiques sanitaires

-Quarantaine internationale -Etudes statistiques -Classement international des Maladies et Causes

-Station d'Informations Singapour

de Décès

épidémiologiques

de

-Services techniques centraux

-Standardisation biologique

-Pharmacie

-Substances thérapeutiques

-Drogues engendrant la Toxicomanie -Antibiotiques et Insecticides

-Bureau de Recherches sur Copenhague

la Tuberculose,

-Services d'Edition et de Documentation

-Publications techniques -Législation sanitaire -Documents et Actes officiels

-Traduction -Bibliothèque et Documentation

-Gestion administrative et Personnel

-Gestion administrative

-Personnel -Conférences et Services intérieurs Service juridique Fournitures Bureau de la Vérification intérieure des Comptes

-Services administratifs et financiers

-Budget et Finances

-Budget -I- Finances et Comptabilité

182

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Annexe 13 FONCTIONNAIRES SUPÉRIEURS DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ (31 décembre 1953) M. G. Candau Pierre Dorolle Directeur général Directeur général adjoint

BUREAUX DU DIRECTEUR GÉNÉRAL J. HANDLER

P. M. KAUL P. M. KAUL N. SINAI

Directeur Directeur Directeur Directeur

Division de l'Information Service des Relations extérieures Service de l'Assistance technique Service d'Etudes et de Rapports

DÉPARTEMENT DES SERVICES CONSULTATIFS V. SUTTER

W. BONNE J. S. PETERSON

H. G. BAITY E. GRZEGORZEWSKI

Sous -Directeur général Directeur Directeur Directeur Directeur

Division des Services des Maladies transmissibles Division de l'Organisation des Services de Santé publique Division de l'Assainissement

Division des Services d'Enseignement et de Formation professionnelle

DÉPARTEMENT DES SERVICES TECHNIQUES CENTRAUX H. S. GEAR M. PASCUA Y. BIRAUD W. TIMMERMAN N. HOWARD-JONES

Sous -Directeur général Directeur- Conseiller Directeur

Statistiques sanitaires

Division des Services d'Epidémiologie et de Statistiques sanitaires

Directeur Directeur

Division des Substances thérapeutiques Division des Services d'Édition et de Documentation

DÉPARTEMENT DES SERVICES ADMINISTRATIFS ET FINANCIERS M. P. SIEGEL H. C. GRANT E. RENLUND

Sous -Directeur général Directeur Directeur

Division de la Gestion administrative et du Personnel Division du Budget et des Finances

BUREAU RÉGIONAL DE L'AFRIQUE - BRAZZAVILLE F. DAUBENTON

Directeur

BUREAU RÉGIONAL DES AMÉRIQUES - WASHINGTON, D.C. F. SOPER

Directeur

BUREAU RÉGIONAL DE L'ASIE DU SUD -EST - NEW DELHI C. MANI S. CHELLAPPAH

Directeur Directeur adjoint

BUREAU RÉGIONAL DE L'EUROPE - GENEvE (provisoirement) N. BEOG G. MONTUs

Directeur Directeur adjoint

BUREAU RÉGIONAL DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE A. T. SHOUSHA

ALEXANDRIE

A. H. Tana

Directeur Directeur adjoint

BUREAU RÉGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL - MANILLE I. FANG T. GAN

Directeur Directeur adjoint

ANNEXE 14

183

Annexe 14 EFFECTIF ET RÉPARTITION DU PERSONNEL 1 1952 -1953

Effectif à la date du 30 novembre 1952 Répartition Assistance technique Budget ordinaire

Effectif à la date du 30 novembre 1953 Assistance technique Budget ordinaire

Total

FISE

Total

FISE

Siège

Personnel international Personnel local Bureaux régionaux Afrique

.

199

198

228 427 64

-

226 363

424

67

-

357

Personnel international Personnel local Amériques

.

9

10

7

16

20

13

16

23 27 34

1

22

Personnel international Personnel local Asie du Sud -Est Personnel international Personnel local Europe

.

31

40 71 .

51

61

14

-

47

22 74 96 25

19

86 71

105 18

29

76

Personnel international Personnel local Méditerranée orientale Personnel international Personnel local Pacifique occidental Personnel international Personnel local

.

16 16

32 .

10

1

23 22 41 14

27

22 56 78 18

29

60 59

89

21

60

68

.

18

43 61

22

Personnel des équipes en mission Personnel international Personnel local .

43

22 48 39

70 378 5

22

48

330 2

332

235

54

383

241

82

Bureau

de

Liaison

avec les .

Nations Unies, New York Personnel international Personnel local

3

3

6 9 2

Liaison avec le FISE Non compris les experts -conseils

3

-

-

5 7 3

8

1

4

-

1

7 3

184

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Effectif it la date du 30 novembre 1952

Effectif à la date du 30 novembre 1953

Répartition Total Assistance technique

FISE

Budget ordinaire

Total

Assistance technique

FISE

Budget ordinaire

Station d'Informations épidémiologiques de Singapour Personnel international Personnel local .

1

1

13 14

Bureau de Recherches sur la Tuberculose, Copenhague Personnel international Personnel local UNWRAPRNE 2 Centre de l'OMS pour le maladies, classement des Londres .

-

10

13

14

14

410

71

14

5

52 57

1

396

4 47

-

47

1

51

10

41

4

4

54

1.277 9

796

1.197

747

Personnel détaché, rétribué par Bureau Sanitaire Panaméricain, ou sans traitement le 6

TOTAL GENERAL

1.203

1.286

2 En 1952, le personnel de l'UNWRAPRNE était compris dans les chiffres relatifs au personnel des équipes en mission.

ANNEXE 15

185

Annexe 15 RÉPARTITION DU PERSONNEL D'APRÈS LA NATIONALITÈ au 30 novembre 1953 Pays

Catégories Catégories P.5 et au- dessus P.1 à P.4

TOTAL

Assistance technique

FISE

Budget ordinaire

Allemagne, République fédérale d' Argentine Australie Autriche Belgique Bolivie Brésil

1

3

3

4 11

5

1

12 7 11

2 2 6 3

7

1 1

10 2 8

4 2 8

2 9

Canada Ceylan Chili Chine Colombie 2 Corée

2 1

41 3

43 4 11

26 3

3

8 8 5 1

-1

4

12 5 1 1

7 6 3

Costa Rica Danemark Egypte

Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Finlande France Grèce Haïti Hongrie 3 Inde Iran Irlande Italie Japon

1 1

1

41 18 2 3

42 19 2

1

13 1 1

1 1 1

3

6 3

1 1

7

17

4 5

2 1

22

10

4 109 3

17

92 3

44 3

4

51

9 1 1

55 9 1 1

5

17 1

22 2 9 17 1

13 1

12 4

Jordanie, Royaume Hachimite de Liban Luxembourg Mexique Norvège Nouvelle- Zélande Panama Pays-Bas Pérou Philippines Pologne 3 Portugal Roumanie 3 Royaume -Uni de Grande -Bretagne

1 1 1

9 16 1 1

5 8

1

7 8 1

3

2 9 1

63

34 4 1 1

9 1

4 8 1

1

1

2 3

2 3

1

2 7

9 15

1

9 1

9 16 10 1

2 3 1

4 I

26 3

30 3

10 2

5

6 3

1

2 3 1

3 I

et d'Irlande du Nord Salvador Suède Suisse Syrie Tchécoslovaquie 3

11 1

130

1 1

9 2 1

141 I

10

34

34 2

2 1

Union des Républiques Socialistes Soviétiques 3 Union Sud -Africaine Uruguay Yougoslavie Apatrides TOTAL

--

1

2 1

9 1

11 1

2 1

5 3

66 5

10 2 3

1 1 1

2

4

1

5

17 I

3 1

2 1 1

73 1

5

4 28 1

5

3 1

1

1

1 1

2 1

5 1

2

70

647

717

307

60

350

1 Non compris les experts -conseils et le personnel recruté localement, détaché, rétribué par le Bureau Sanitaire Panaméricain ou sans traitement 3 Non membre 3 Membre inactif

186

ACT1VITÉ DE L'OMS EN 1953

Annexe 16 BOURSES D'ÉTUDES ACCORDÉES EN 19531 1.

RÉPARTITION SUIVANT LE PAYS D'ORIGINE DES BOURSIERS, LA SOURCE DES FONDS ET LE GENRE DES BOURSES ACCORDÉES 2 Origine des fonds

Genre de bourses TOTAL Interrégionales Régionales go es

Région et pays d'origine OMS Assistance technique

FISE

Formation individuelle

Formation collective 3

Afrique Afrique -Occidentale française

.

.

1 1

Bechuanaland Congo belge Kenya Libéria Nigeria Ouganda

2 1

9 (9) 2 1 1 1

Rhodésie du Sud Tanganyika Union Sud -Africaine Zanzibar TOTAL POUR L'AFRIQUE

7 I

27

-

-

1

1

1

1

2 I

2 1

9

8

2 1

2 1 1 1

1 1

7 1

7 1

1 1

1

1

2 1

9

2 1

1 1

7 1

27

26

27

5 1

Amériques

Antilles britanniques 4 Antilles néerlandaises Argentine Bolivie Brésil

1

6

11 (8) 4 5 8 3

Canada Chili Colombie

5 1

2* 2 3 1

Costa Rica Cuba

4 6 3

Equateur Etats -Unis d'Amérique Guadeloupe Guatemala Guyane britannique Haïti Hawaï

Honduras Iles du Vent Iles sous le Vent Jamaïque Martinique

1

9 7 7

5

3 1 1

2 1

4 3

1

2 3

5 1

6

12

4 5

2 1

5 1

4 12 3

4 12 4 5

1

4 7

10 5

2

3 1

8 1

2 4 5

7 7 6 9 1

8

2

9 1 1

2

7 5 5 1

1

4 6 7

2 5 5

2

2

4 9 1

8

1

1

2 9

7 5 5 1

1 1 1

9 5

1 1

3

2 8

1

7 5 1

4

Il s'agit ici de toutes les bourses administrées par l'OMS, qu'elles soient imputées sur le budget ordinaire, sur les fonds de l'assistance technique pour le développement économique ou sur les fonds du FISE. 3 Les chiffres entre parenthèses indiquent i: nombre de bourses attribuées à des étudiants. 3 Y compris les bourses de courte durée (moins d'un mois) 4 Bahamas et Barbade * L'une de ces bourses a été transférée à l'Administration de l'Assistance technique des Nations Unies le 1 et juillet 1953.

ANNEXE 16

187

Origine des fonds

Genre de bourses TOTAL Interrégionales Régionales

Région et pays d'origine OMS Assistance technique

FISE

individuelle

Formation

Formation collective

Amériques (suite) Mexique Nicaragua Panama Paraguay Pérou République Dominicaine Salvador Surinam

5

3 1

4 3 5

4 2

5 .

.

.

.

6

Trinité et Tobago Uruguay Venezuela TOTAL POUR LES AMÉRIQUES

2 3

1

5

1

1

3

2

7

8 5

7 7

1

7 5 7 7

3

5 3 3 1

2 4 6

6 6 6 1

---

4 3 3

1

6 6 6 1

2 2

4 4 3 I

4 2 3

3 1

3 l

2 1

2

121

45

173

14

159

89

84

Asie du Sud -Est Afghanistan Birmanie Ceylan Inde Inde, Etablissements français de 1' Inde portugaise Indonésie Thaïlande TOTAL POUR L'ASIE DU SUD -EST

7

1

10 7 14 2 3

6 6

13 11

4 1

9t

3

8

4 7 i 1

16 13

4 9

8

26 2 3

26 2

2 2 1

13 11

3

20 2 3

2 6

17

14 6

3

12

6

14 10 81

3

2

67

27

3

97

70

27

16

Europe

Allemagne, République fédérale d' Autriche Belgique

20 8

6 13

Danemark Espagne Finlande France (y compris l'Algérie) Grèce Irlande Islande Italie Luxembourg

15 8 . .

12 8

17 3

7 3

7 1 . .

Maroc (zone française) Norvège Pays -Bas

.

.

8

15 10 7

Portugal Royaume -Uni de Grande -Bretagne

et d'Irlande du Nord Suède Suisse Trieste Tunisie

.

.

.

.

5

15

TOTAL POUR L'EUROPE

10

5 1

-

10

1 1

20 21 6 13

1

5

23 19

4 2 5 3

3

20 9 7 3

Turquie Yougoslavie

9 14 12

6 2 8

11

-1

I 1

19 16 6 9 21 14 17 9 5 1

12 15 2 6 9 11

8

6 4 7

14 8 3

17 3

6 1

2

6

2

2

1

2

9 I

8 1

5

4 1

9 15

2

9 13

5

4 11 1

4 9 5

10 7

9 7

2 1

5

3 1

15 10 6 11

1 1

2 14 9 6

4 6 5 5

9 5 1

10

7

4 5

22 26

3

2 2 38

20 24

17 14

12

213

63

11

287

249

169

118

Y compris les bourses de courte durée (moins d'un mois) t Sept de ces bourses ont été transférées à l'Administration de l'Assistance technique des Nations Unies le ler juillet 1953.

188

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Origine des fonds

Genre de bourses TOTAL Interrégionales Régionales

Région et pays d'origine OMS 1

Assistance technique

FISE

Formation individuelle

Formatio$ collective

Méditerranée orientale Aden Arabie Saoudite Chypre Egypte Ethiopie Irak Iran Israel

24 3

5 (5)

16 (16) 10 25 10 13 .

1

2 9 8 8 3 I

Jordanie, Royaume Hachimite de Liban Libye, Royaume -Uni de Pakistan Soudan Syrie TOTAL POUR LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

6

3 (3) 9 7

5 (2) 6 1

12

6

1

I

-

1

-5 - --

5

5

2

-28 5

2 5 11

1

33 16 19 33 13

24 16 14

11

2 9 5

10

9

26 13 1

4 19 8

6 5

7 3

22 11

2

16 2 11 1

3

2 14 8

2

-6 3

5

1

16 8

10 5 11

7 8

18

10

7

137

56

2

195

123

72

142

53

Pacifique occidental Australie Cambodge Chine Corée Hong -kong

15 1

1 1

8

16 1

4 3

3 1

Iles Fidji Iles du Pacifique, Territoire sous tutelle

4

Japon Laos Macao Malaisie Nord -Bornéo Nouvelle -Calédonie Nouvelle- Guinée néerlandaise Nouvelle -Zélande Papua et Nouvelle -Guinée Philippines Sarawak Singapour Viet -Nam TOTAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL

11

l 1

8 (8) 1 1

2

I I

1

2 1 1

6 I

8

2 1

2 1

2 1

1

68

47

-- - --

-

16 2

2 1

14 1

2 1

14 1

24 5

3

21 3

2

6 5

4 3

2

2 1

19 4 4 4

5 1

2 1

1

12 8 1

3 I

8

4 8 1

9 8

1

3

--

1

I

2 I

1

1

3 7

2 I I

1

2 1 1 1

I

2 1 1

6 1

6 1

2 10 3

6 1

4 2 2 1

6 1 1

4 2

3

1 1

2 1

2

1

115

37

78

65

50 321

TOTAL POUR TOUTES LES RÉGIONS

633

238

32

894

308

586

573

Pourcentage

71%

26%

3%

100%

35%

65%

64%

36

1 Les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre de bourses attribuées à des étudiants. 2 Y compris les bourses de courte durée (moins d'un mois)

ANNEXE 16

189

2.

DURÉE MOYENNE DES BOURSES Nombre de bourses

Région d'origine

Nombre de mois

Durée moyenne (en mois)

Afrique Amériques Asie du Sud -Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental POUR TOUTES LES RÉGIONS

27 173 97

287 195 115 894

184,50 932 766 966,50 1.301,30 589,25 4.739,55

6,9 5,3 7,8 3,4 6,6 5,1 5,5

3.

RÉPARTITION DES BOURSES PAR SUJETS D'ÉTUDES Sujets d'études

Nombre de bourses

Pourcentage

ORGANISATION ET SERVICES SANITAIRES

Administration de la santé publique

Administration de la santé publique Administration hospitalière et administration des soins médicaux

114 (8)

Construction d'hôpitaux et de cliniques Bibliothéconomie médicale

2

9

Total partiel Assainissement

125

14

Hygiène du milieu Logement et urbanisme Contrôle des denrées alimentaires Total partiel Soins infirmiers

52 (5) 1

12 65 8

Soins infirmiers y compris l'obstétrique Soins infirmiers de santé publique et infirmières visiteuses Assistance médico- sociale

46 (13) .

35 81

Total partiel

9%

Hygiène de la maternité et de l'enfance

Organisation des services d'hygiène de la maternité l'enfance Pédiatrie et obstétrique

et de 46 25

Total partiel Autres services sanitaires Santé mentale et guidance infantile Education sanitaire Médecine du travail Nutrition et diététiqqe Statistiques sanitaires Soins et hygiène dentaires Réadaptation Contrôle des médicaments

71

8

82 7

20 12

20 3

15 3

Total partiel TOTAL POUR L'ORGANISATION ET LES SERVICES SANITAIRES

162 504

19

58

I Les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre de bourses attribuées a des étudiants.

190

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953

Sujets d'études

Nombre de bourses

Pourcentage

SERVICES DES MALADIES TRANSMISSIBLES

Paludisme

55 41

Maladies vénériennes et tréponématoses Tuberculose

Autres maladies transmissibles, épidémiologie et quarantaine Services de laboratoire Chimiothérapie, antibiotiques TOTAL POUR LES SERVICES DES MALADIES TRANSMISSIBLES

86 59 41 10

292

32

SCIENCES CLINIQUES ET MÉDICALES ET ENSEIGNEMENT

Médecine clinique

Chirurgie et médecine Anesthésiologie Radiologie

25 (25) 17 6 1

Hématologie, banque de sang Autres spécialités médicales et chirurgicales Total partiel Sciences médicales et enseignement

40 89 9

Anatomie et histologie Physiologie

Biophysique, biochimie et chimie Pathologie Pharmacologie Personnel médical, méthodes d'enseignement Total partiel TOTAL POUR LES SCIENCES CLINIQUES ET MÉDICALES ET L'ENSEIGNEMENT

2 2 3

2

9

1

98

10

TOTAL GENERAL

894

100

4.

RÉPARTITION DES VISITES DANS LES DIFFÉRENTS PAYS SUIVANT LA RÉGION D'ORIGINE DES BOURSIERS ET LA REGION OU ILS FONT LEURS ÉTUDES Nombre

Région où ont lieu les études Afrique Amériques Asie du Sud -Est

Région d'origine

visites dans tes différents payse

total de

MédiEurope terranée

Pacifique occidental

orientale

Afrique Amériques Asie du Sud -Est . Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental . .

64 220 142 403

266 138

1

12 168 19

34 18

5

22 273

30 4 34

50 46 65 363 156 29 709

1

4 6

79

-

6

24 8

83

TOTAL

1.233

6

90

121

1 Le même boursier peut visiter plusieurs pays.

ACTES OFFICIELS DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ No

si

ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1953 RAPPORT ANNUEL DU DIRECTEUR GÉNÉRAL A

L'ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ET AUX NATIONS UNIES

INDEX

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ PALAIS DES NATIONS

GENÈVE

INDEX Les chiffres gras indiquent les références principales ; sous les noms de pays, ils renvoient d la liste des projets.

Abattoirs, construction : Costa Rica, 133 Accord avec le Gouvernement de la France (pays hôte), 62 Actes officiels de l'Organisation Mondiale de la Santé, 57 Administration de l'Assistance technique, 53, 54 Administration de la santé publique, 21, 41, 160 Voir aussi Services de santé publique Adoption, problèmes de santé mentale s'y rattachant, 26 Aides aegypti, 14, 71, 74, 135 Aéroports, hygiène et salubrité, 22, 119 Afghanistan, 15, 40, 77, 136 Africains, comportement psychologique à l'égard des sciences médicales, 70 Afrique, 67 -70, 129 -30, 164, 186 Bureau régional, 68

Assistantes médico- sociales, 30, 87 Voir aussi Infirmières visiteuses

Association internationale de Microbiologie, voir Congrès international de Microbiologie Association internationale de Pédiatrie, 28 Association internationale du Transport aérien, 121 Association internationale des Universités, 41 Association médicale mondiale, 36, 120 Association scientifique du Pacifique, 121 Associations pour les Nations Unies, 107, 120 Autriche, 86, 142

Accord avec le Gouvernement de la France, 62 siège, 64 Comité régional, 64, 68 Afrique -Equatoriale française, 130 Afrique française, 130 Afrique -Occidentale française, 5, 69 Agence des Nations Unies pour le Relèvement de la Corée, voir UNKRA Alcool, comité d'experts, 53, 158 Alcoolisme, 53 Amériques, 25, 26, 164 Amériques, 71 -6, 131 -2, 164 -6, 186 -7

Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement, 70, 119 Barbade, 76 Barème des contributions, 63 BCG, 10, I1, 16, 18 -19 Amériques, 132 ; Birmanie, 136 ; Brunéi, 110, 148 ; Cambodge, 110, 149 ; Costa Rica, 133 ; Equateur, 134 ; Ethiopie, 145 ; Honduras britannique, 134 ; Hongkong, 110 ; Inde, 10, 138 ; Indonésie, 139 ; Irak, 145 ; Iran, 146 ; Jamaïque, 134 ; Jordanie, 146 ; Libye, 147 ; Pacifique occidental, 109 ; Pakistan, 147 ; Philippines, 110, 150 ; Salvador, 135 ; Sarawak, 108, 110, 111, 150 ; Soudan, 147 ; Taiwan, 110, 149 ; Thaïlande, 140 ; Trinité, 135 ; Turquie, 143 ; Viet -Nam, 110

Amphétamine, 52 Anatoxine diphtérique, 49 Anesthésiologie, 86, 87 Ankylostomiase : Irak, 146 ; Paraguay, 75, 135 Annuaire démographique, 47 Antibiotiques, 4, 53 -4 production : Chili, 133 ; Inde, 138 Arabie Saoudite, 37, 144 Archives médicales, voir Fichiers médicaux Asie du Sud -Est, 77 -83, 135, 166, 187 Assainissement, 21 -3, 118, 159 Afghanistan, 136 ; Amériques, 132, 164 ; Asie du Sud Est, 77, 166 ; Bolivie, 132 ; Brésil, 23, 73, 131 ; Chili, 23, 73, 131 ; Egypte, 144 ; Europe, 87, 92, 142 ; Grèce, 142 ; Guatemala, 134 ; Indonésie, 140 ; Libéria, 23, 130 ; Mexique, 23, 73, 131 ; Pacifique occidental, 109 ; Paraguay, 75 ; Thaïlande, 82, 140 Assistance aux établissements d'enseignement, 40 -1 Assistance sociale aux cas individuels (social case -work) Europe, 142 Assistance sociale dans les régions rurales, colloque : Amérique latine, 132 Assistance technique, 62 -3, 72 -3, 85 -6, 98, 99, 122 -6

production, 110 Bechuanaland, 7, 69, 130 Béjel : Irak, 7, 145 ; Syrie, 148 Bibliographie, Comité consultatif international (UNESCO), 57 Bibliothéconomie, 31, 93 -4 Pérou, 135

Bibliothèque et documentation, 58 Bibliothèques médicales, Congrès international, 58, 94 Bilharziose, 4, 17 Afrique, 130 ; Egypte, 145 ; Méditerranée orientale, 144 ; Philippines, 150 ; Syrie, 148 Biostatistique, Centre interaméricain, 47, 73, 132, 166 Birmanie, 12, 16, 28, 29, 116, 136 -7 hygiène de la maternité et de l'enfance et lutte antivénérienne, 80 -1, 136 paludisme, 80, 136

réorganisation des services de santé publique, 20, 81, 137

77,

Bolivie, 37, 76, 132 Bourses d'études, 37 -8 Afrique, 70 ; Amériques, 72 ; Asie du Sud -Est, 80 ; Europe, 87, 93 ; Méditerranée orientale, 97, 99 -100 ; Pacifique occidental, 106, 107 liste, 186 -90 1

Voir aussi Administration de l'Assistance technique

2

INDEX

Brésil, 16, 132 assainissement, formation professionnelle, 23, 73, 131 British Medical Research Council, 19 Brucellose, 4, 11, 50 centres FAO /OMS, 151 Brunéi, 5, 15, 29, 108, 109, 110, 148 Budget(s)

Code sanitaire panaméricain, 42 Collectivités, aménagement, 21, 41, 115, 116 Collectivités isolées, 121 Colloques organisés par l'OMS, liste, 87 -91, 164 -7 Colombie, 16, 133 lutte contre les insectes, 73 -4, 133

de 1953, 63, 175 régionaux, 84 Voir aussi Programme et budget Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé, 58 Bureau de l'Assistance technique, 122, 123, 124, 125 Bureau de Recherches sur la Tuberculose, 10, 18 -19 Bureau international de l'Education, 119 Bureau international pour la Protection de la Propriété industrielle, 121 Bureaux régionaux Afrique, 68 Accord avec Gouvernement de la France, 62 siège, 64 Amériques, 72 Asie du Sud -Est, 79 -80 Europe, 85 siège, 64, 84 Méditerranée orientale, 98 -9 Pacifique occidental, 106 -7 Bureau Sanitaire Panaméricain, 72, 125

réorganisation des services de santé publique, 20, 133 Colombo, Plan de, 79, 125 Combattants, Fédération mondiale des Anciens, 117 Comité administratif de Coordination, 41, 64, 115, 116, 123 Comité de l'Assistance technique, 122, 123, 124 Comité central permanent de l'Opium, 53

Comité consultatif de Coopération technique du Plan de Colombo, 79 Comité consultatif international de

Bibliographie

de

l'UNESCO, 57 Comité consultatif de Recherches sur la Zone aride (UNESCO), 119

Comité(s) d'experts

administration de la santé publique, 21, 41, 160 alcool, 53, 158 assainissement, 22, 159 drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie, 52, 53, 59

Caisse commune des Pensions du Personnel, 64 Cambodge, 15, 107, 108, 109, 110, 111, 148 -9 Cameroun sous tutelle française, paludisme, 5, 69, 130 Campagne internationale contre la Tuberculose, 18 -19 Cancer, 48 Cardiolipine, 9 CARE, 56 CCTA, 68, 70 Central Council for Health Education, 120 Centre de Classement des Maladies, 47 Centre d'Etude des Souches pour les Amériques, 13 Centre interaméricain de Biostatistique, 47, 73, 132, 166 Centre international de l'Enfance, 57, 85, 86, 94, 117, 118 Centre international des Salmonellae et des Escherichiae, 49, 51

éducation sanitaire de la population, 33, 159 fièvre jaune, 14, 43, 69, 161 formation professionnelle et technique du personnel médical et auxiliaire, 36, 39, 40 grippe, 14 hépatite, 15 insecticides, 56 lèpre, 16 liste de membres, 158 -61 maladies rhumatismales, 31, 160 maladies vénériennes et tréponématoses, 7, 56, 161 onchocercose, 16, 159 -60 paludisme, 159 pharmacopée internationale, 51, 159 poliomyélite, 13, 14, 160 rage, 11, 160 santé mentale, 26 services d'hygiène scolaire, 27, 118 soins infirmiers, 29 standardisation biologique, 9, 12, 49, 158 statistiques sanitaires, 47 trachome, 15 vaccination antituberculeuse, 11, 16, 160 Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes, 117, 121

Centre mondial de la Grippe, 13 Centre de Recherches sur l'Immunisation contre la Tuberculose, 19 Centres internationaux des Shigellae, 121 Ceylan, 12, 27, 29, 31, 137 éducation sanitaire, 33, 81, 137 Chili, 16, 76, 133 assainissement, formation professionnelle, 23, 73, 131 statistiques démographiques et sanitaires, 73 Chimie pure et appliquée, Union internationale de, 121 Chine (Taiwan) 27, 29, 108, 109, 110, 149 contributions, 63, 180 lutte antivénérienne, 111, 149 lutte contre le paludisme et les insectes, 5, 109, 149 trachome, 15, 110, 149 Chirurgie thoraco -pulmonaire, 88 Choléra, 17, 50 ; Pakistan, 17, 147 Chronique de l'Organisation Mondiale de la Santé, 58, 79, 107 CIOMS, 39, 57, 119 -20 Classement des Maladies, Centre de, 47 Climatologie, Commission de, (OMM) 46 CODEPID (Code télégraphique épidémiologique), 46, 58

Comité international de la Croix -Rouge, 120 Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires, 121

Comité(s) mixte(s) d'experts enfance mentalement insuffisante, 117, 161 enfance physiquement diminuée, 27, 117 Comité mixte FAO /OMS d'experts de la Brucellose, 11

de la Nutrition, 24 Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires, 118 Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de Mer, 31 de la Médecine du Travail, 30, 118 Comité de Nomenclature et de Statistique des Tumeurs, 48 Comité de la Quarantaine internationale, 14, 42, 43 composition, 161 -2

INDEX

3

Comités régionaux Afrique, 64, 68 Amériques, 71 -2 Asie du Sud -Est, 78 -9 Europe, 84 -5

Costa Rica, 12, 133 soins infirmiers, 29, 74, 133 Côte de l'Or, 69

Cours de formation professionnelle organisés par l'OMS, liste, 87 -91, 164 -7 Croix -Rouge

Méditerranée orientale, 98 Pacifique occidental, 105 -6 Commission de Climatologie de l'OMM, 46 Commission de Coopération technique en Afrique au sud du Sahara, voir CCTA Commission Economique pour l'Asie et l'Extrême- Orient, 117 Commission Economique pour l'Europe, 117, 119 Commission internationale antivénérienne du Rhin, 84, 89, 118 Commission du Pacifique sud, 46, 106, 121 Commission des Stupéfiants, 52, 53 Commission des Transports et des Communications, 119 Commissions nationales de statistiques démographiques et sanitaires, 47 Compte d'attente de l'Assemblée, 63 Conducteurs d'automobiles, examen médical, 31, 117 Conférence des pays du Pacifique sur la tuberculose, 109 Conférence internationale de Service social, Septième, 120 Conférence internationale annuelle de l'instruction publique (UNESCO /Bureau international de l'Education), 119 Conférence latino- américaine sur la nutrition, troisième, 24, 132

Comité international de la, 120 Ligue des Sociétés de la, 120 Danemark, 141, 142

DDT, 6, 23, 55, 56, 66, 74 production, 54 Inde, 138 Voir aussi Lutte contre les insectes Démonstrations sanitaires, zone(s) de : Egypte, Calioub, 21, 145 ; Salvador, 21, 135 Dénominations communes internationales des médicaments, 51, 52, 121 Diacétylmorphine (héroïne), 52 Dieldrine, 6 Diphtérie, 16, 49 -50 campagnes de vaccination : Brésil, 16, 132 ; Chili, 16, 133 ; Colombie, 16, 133 ; Hong -kong, 149 Directives sanitaires, Comité mixte FISE /OMS des, 118 Discussions techniques à la Sixième Assemblée Mondiale de

Conférence mondiale sur l'enseignement médical, premiere, 36, 40, 60, 120 Conférence régionale asienne de l'OIT, 106, 117 Conférence Sanitaire Panaméricaine, quatorzième, 72 Conférences OMS, 162 -3

la Santé, 4 Documentation médicale, 57 Documents fondamentaux, Recueil des, 58 Drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie, 52 -3, 159 Droit international médical, 120

ONU et institutions spécialisées, 168 -70 organisations non gouvernementales et autres, 171 -3 Congrès, organisation, 39 Congrès international sur les Bibliothèques médicales, premier, 58, 94 Congres international des Hôpitaux, huitième, 31 Congres international de la Lèpre, sixième, 16 Congres international de Médecine tropicale et du Paludisme, cinquième, 5 Congres international de Médecine vétérinaire, 11 Congres international de Microbiologie, 11, 13, 121 Congres scientifique du Pacifique, huitième, 106 -7 Conseil Economique et Social, 117, 123, 124, 125 Conseil Exécutif, composition, 156 Conseil international des Infirmières, 30, 120 Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales, voir CIOMS Contributions arriérés, 180 barème, 63 Chine, 63 état, 176 -7, 180

Eau potable : Bolivie, 132 normes, 21, 22, 87, 92 Eaux, services des : Amériques, 132, 164 ; Asie du Sud -Est, 166

Echange d'informations scientifiques, 39-40 Echantillons biologiques, transport, 121 Ecoles de médecine, répertoire, 41, 58 Ecoles de santé publique, assistance aux, 40, 41 Italie, 143 ; Pays -Bas, 143 ; Turquie, 143

Education, Bureau international de l', 119 Education de base, 33, 81, 116, 134 Education sanitaire populaire, Union internationale pour l', 33 Education sanitaire de la population, 32 -3, 116, 120, 159 Amériques, 164 ; Ceylan, 33, 81, 137 ; Europe, 86, 88 ; Honduras, 33, 134 ; Italie, 143 ; Libéria, 33, 131 ; Libye, 33, 147 ; Méditerranée orientale, 33, 144 ; Mexique, 33, 134 ; Pacifique occidental, 109 ; Réfugiés de Palestine, 34 ; Sarawak, 33, 151 ; Singapour, 32, 33, 109 ; Turquie, 32 Egypte, 17, 30, 33, 39, 40, 144 -5 lutte antivénérienne, 8, 101, 144 zone de démonstrations sanitaires, 21, 145 Enfance

Convention sur les Privilèges et Immunités des Institutions spécialisées, 62, 98 Cook (?les), I 1 1

action à long terme en faveur de, 28, 116 Centre international de l', 57, 85, 86, 94, 117, 118 mentalement insuffisante, 117, 161 Enfants physiquement diminués, réadaptation, 31, 117 Autriche, 142 ; Europe, 86, 90 ; France, 142 ; Grèce, 142 ; Israël, 146 ; Italie, 142 ; Japon, 150 ; Yougoslavie, 144

Co- operative for American Remittances to Europe Inc., voir CARE

Coordination des travaux de l'OMS avec ceux d'autres organisations, 115 -21 Coqueluche, 16 campagnes de vaccination : Brésil, 16, 132 ; Chili, 16, 133 ; Colombie, 16, 133 ; Ile Maurice, 16, 69, 130 Corée, 108, 149

santé mentale, 26, 27, 28, 117 Europe, 86, 88, 94 -5 ; Pacifique occidental, 26, 107, 167 ; Philippines, 150

4

INDEX

Enfants (suite) prématurés, soins aux, 28, 86 France, 94, 142 ; Italie, 94, 143 ; Yougoslavie, 94, 143 Voir aussi Hygiène de la maternité et de l'enfance ; Pédiatrie ; Services d'hygiène scolaire Enquêtes sociologiques Afrique française, 69, 130 Voir aussi Ethnologie appliquée Enseignement, assistance aux établissements, 40 -1 Afghanistan, 40, 136 ; Amériques, 132 ; Autriche, 142 ; Cambodge, 107, 149 ; Danemark, 142 ; Equateur, 40, 134 ; Inde, 40, 138, 139 ; Indonésie, 40, 140 ; Irak, 145 ; Kenya, 130 ; Liban, 40, 146 ; Nigeria, 131 ; Norvège, 143 ; Pakistan, 40, 147 ; Paraguay, 40, 135 ; Philippines, 41, 107, 150 ; Singapour, 40, 107, 151 Voir aussi Ecoles de santé publique Enseignement et formation professionnelle, 36 -41 Europe, 84 ; Pacifique occidental, 107 -8 Voir aussi Cours de formation professionnelle Enseignement médical bureau d'information, 40 première conférence mondiale, 36, 40, 60, 120 Epidémiologie, services, 42 -8 Epizooties, Office international des, 11 Equateur, 40, 76, 133 -4

Fluor, adjonction à l'eau, 32 Fonctionnaires supérieurs de l'OMS, 182 Fondation Rockefeller, 85, 107 Fonds de l'assistance technique, 62 -3 Fonds de roulement, 63 état des avances, 178 -9

Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, voir FISE Fonds Reine Elisabeth pour l'Assistance médicale aux Indigènes du Congo belge, 70 Foreign Operations Administration, 77, 79, 125 Formation professionnelle, voir Cours de formation professionnelle ; Enseignement, assistance aux établissements ; Enseignement et formation professionnelle ; Enseignement médical ; Personnel médical et auxiliaire Fournitures de bureau, 64 Fournitures médicales livraison, 35, 55 -6, 99, 117, 118 organisation des dépôts : Ceylan, 31, 137 France, 142

accord avec l'OMS (Bureau régional de l'Afrique), 62 soins aux prématurés, 94, 142 Gambie, 23 Gamma -globuline, 4, 14, 15 Génie sanitaire, voir Assainissement Gens de mer, hygiène, 31, 118 Goitre endémique, 23, 24, 25 Grèce, 31, 86, 142 Grippe, 13 -14 centres, 151

Escherichiae, Centre international des Salmonellae et des, 49, 51

Espagne, 86, 142 leptospirose, 12, 92 Est -Africain (territoires britanniques), 130 Etalons biologiques internationaux, 50 -1 Etalons pharmaceutiques, 51 -2

Etats Membres de l'OMS, 62 liste, 155 Ethiopie, 16, 37, 145 Ethnologie appliquée Amérique latine, 132 ; Pérou, 135 Voir aussi Enquêtes sociologiques Europe, 84 -96, 140 -2, 187

Grippe, Centre mondial de la, 13 Groupe de travail inter -organisations (FAO /FISE /OMS) sur le lait et les produits laitiers, 22

technique pour une action à long terme en faveur de l'enfance (CAC), 28 technique sur les bourses d'études (BAT), 38

technique spécial pour la réadaptation des personnes physiquement diminuées (CAC), 31

Bureau régional, 85 siège, 64, 84 Examen médical conducteurs d'automobiles, 31, 117 migrants, 31, 118 Experts, voir Comité(s) d'experts ; Tableau(x) d'experts Explications et instructions complémentaires pour le chiffrage des causes de décès, 47

Groupe d'experts sur la Prématurité, 27 Groupes sanguins, laboratoire international de référence pour la détermination des, 49, 51, 151 Guatemala, 15, 76, 134

FAO, 11, 21, 23, 24, 50, 85, 99, 102, 116, 119 centres FAO /OMS de la brucellose, 151 Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, 120

Fédération mondiale des Anciens Combattants, 117 Fichiers médicaux : Pérou, 31, 135 Fidji (îles), 111 Fièvre aphteuse : Amériques, 165 Fièvre jaune, 14 -15, 43, 69, 71, 130, 161, 164 Fièvre Q, 12, 50 Fièvre typhoïde, 16 Finlande, 30, 86, 95, 142 FISE, 3, 10, 15, 16, 27, 31, 62, 69, 70, 74, 81, 85, 86, 100, 106, 108, 110, 116, 118 contribution aux projets d'assistance technique, 125 Florence Nightingale, Fondation internationale, 30

Habitat, 117 Pacifique occidental, 106 Haiti, 7, 76, 134 Haut -Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, 118 HCH, 6, 23, 55 Hépatite à virus, 15 Héroïne (diacétylmorphine), 52 Histoplasmose, 13 Honduras, 15 éducation sanitaire, 33, 134 Honduras britannique, 134 Hong -kong, 15, 110, 111, 149 Hôpitaux, 31 administration : Colombie, 133 construction : Pacifique occidental, I 1 1 ; Turquie, 31, 142 services de diététique : Ceylan, 137 Hôpitaux, VIIle Congrès international, 31 Hygiène alimentaire, 11, 12 -13 Birmanie, 12, 137 ; Ceylan, 12, 137 ; Costa Rica, 12, 133 ; Inde, 12, 139 ; Méditerranée orientale, 144

INDEX

5

Hygiène de la maternité et de l'enfance, 27 -8 Afghanistan, 136 ; Birmanie, 80 -1, 136, 137 ; Cambodge, 149 ; Ceylan, 137 ; Chili, 133 ; Colombie, 133 ; Europe, 86, 88 ; Grèce, 142 ; Hong -kong, 149 ; Inde, 137, 138 ; Indonésie, 139 ; Irak, 145 ; Irlande, 142 ; Japon, 149 ; Liban, 146 ; Libéria, 130 ; Pacifique occidental, 108 ; Pakistan, 27, 100 -1, 147 ; Paraguay, 134 ; Pérou, 135 ; Syrie, 148 ; Taïwan, 149 ; Thaïlande, 82, 140 ; Turquie, 143

Irlande, 142 Isoniazide, 4 Israël, 11, 29, 31, 146 Italie, 142 -3

soins aux prématurés, 94, 143 Jamaïque, 134 Japon, 28, 31, 41, 149 -50 Johns Hopkins, Université, 107 Jordanie, Royaume Hachimite de, 146

Voir aussi Enfants ; Pédiatrie Hygiène dentaire, 32 Hygiène des gens de mer, 31, 118

Josiah Macy Jr Foundation, 24 Journée mondiale de la Santé, 60 -1, 70, 99, 107 Katt, 53 Kenya, 130 Kwashiorkor, 27 Laboratoire international de Référence pour la Détermination des Groupes sanguins, 49, 51, 151 Laboratoire international des Tréponématoses, 8 Laboratoire international pour les préparations sérologiques de référence, 9 Laboratoires de santé publique : Afghanistan, 77 ; Europe, 91 ; Jordanie, 146 ; Méditerranée orientale, 98 ; Panama, 75

Hygiène et salubrité des ports et aéroports, 22 Hygiène mentale à l'école maternelle, 26 Hygiène industrielle : Inde, 139 Voir aussi Hygiène sociale et médecine du travail Hygiène publique vétérinaire, 11 -13, 92 Hygiène scolaire, 27, 82, 86, 90, 98, 119 Hygiène sociale et médecine du travail, 30 -1, 118 Europe, 89, 95 Voir aussi Hygiène industrielle

Inde, 7, 10, 12, 15, 17, 27, 29, 31, 41, 79, 137 -9 lutte antivénérienne, 8, 82, 138, 139 mission d'enseignement médical, 39, 40, 139 mission norvégienne, 79, 125 paludisme, 5, 138 pharmacologie, 81 -2, 138, 139

Lait, contrôle de la salubrité, 13, 22, 88, 92, 118, 119 Lait et produits laitiers, Groupe de travail inter -organisations (FAO /FISE /OMS), 22

Index et périodiques analytiques courants sur les sciences médicales et biologiques, 58 Indian Council of Medical Research, 82 Indian Veterinary Research Institute, 11 Indonésie, 7, 24, 40, 79, 139 -40 mission d'enseignement médical, 39, 40, 140 Infirmières, voir Soins infirmiers Infirmières, Conseil international des, 30, 120 Infirmières visiteuses, 27, 100, 147 Voir aussi Assistantes médico- sociales Information, 59 -61 Afrique, 70 ; Amériques, 72 ; Asie du Sud -Est, 79 ; Méditerranée orientale, 99 ; Pacifique occidental, 107 Information épidémiologique, 43 -6 Voir aussi Maladies transmissibles Informations scientifiques, échange, 39 -40 Ingénieurs sanitaires, voir Assainissement Insectes

Laos, 37, 150 pian, 7, 110 Lécithine, 9 Législation sanitaire, 58 Lèpre, 4, 16 -17, 118 Birmanie, 16, 136 ; Ethiopie, 16, 145 ; Inde, 79 ; Thaïlande, 16, 140 ; Turquie, 16, 143

Lèpre, Société internationale de la, Leptospirose, 12 Espagne, 12, 92 Liban, 5, 40, 146 Libéria, 23, 37, 130 -1

16

lutte contre les, 22 Amériques, 131, 165 ; Brunéi, 109, 148 ; Cambodge, 109, 140 ; Ceylan, 137 ; Colombie, 73 -4, 133 ; Europe, 86, 88 ; Iran, 146 ; Pacifique, 109 ; Paraguay, 134 ; Pérou, 135 ; Philippines, 109 ; République Dominicaine, 135 ; Sarawak, 109, 150 ; Taïwan, 5, 109, 149 ; Viet -Nam, 151 vecteurs dans trafic aérien international, 43 Insecticides, 4, 22, 23, 53 -4, 56, 58 Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama, 24

paludisme et pian, 5, 7, 69, 130, 131 Libye, 28, 37, 147 éducation sanitaire, 33, 147 Ligue internationale contre le Rhumatisme, 31 Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge, 120 Locaux du Siège, 64 Logement, 117 Voir aussi Habitat Maladies, Centre de Classement des, 47 Maladies et causes de décès, nomenclatures internationales, 47 Maladies parasitaires : Irak, 145 Maladies rhumatismales, 31, 160 Maladies transmissibles, 3 -17 Amériques, 76 ; Europe, 86, 91 ; Espagne, 142 ; Réfugiés

Institute of Inter -American Affairs, 74 Institutions spécialisées, 118 -19 Voir aussi Conférences Instruction publique, Conférence internationale annuelle de l', 119

Invalides, Société internationale pour la Protection des, 31 Irak, 7, 17, 145 Iran, 15, 17, 28, 30, 146 paludisme, 103, 146

de Palestine, 34 enregistrement, 48, 166 Voir aussi Information épidémiologique Maladies vénériennes, 7 -9, 161 Afghanistan, 136 ; Amériques, 132 ; Arabie Saoudite, 144 ; Birmanie, 80 -1, 136 ; Ceylan, 137 ; Egypte, 8, 101, 144 ; Equateur, 134 ; Ethiopie, 145 ; Europe, 9, 84, 89, 91, 141 ; Inde, 8, 82, 138 ; Iran, 146 ; Laos, 150 ; Pakistan, 147 ; Paraguay, 135 ; Taïwan, 111, 149 ; Turquie, 143 Voir aussi Commission internationale antivénérienne du Rhin ; Syphilis ; Union internationale contre le Péril vénérien

6

INDEX

Maladies à virus, 4, 13 -15 Malaisie, 11, 15, 29, 108, 109, 111, 150 Malnutrition protidique, 23, 24 lfanuel de Classement statistique international des Maladies, Traumatismes et Causes de Décès, 47 Manuel des techniques de laboratoire relatives à la rage, 12 Maroc (zone française), 15, 86, 143 Matériel audio- visuel d'enseignement, enquête sur la production : Ceylan, 137 ; Inde, 139 Matériel nécessaire pour les écoles de médecine, liste, 41 Maurice `(île), vaccination contre la coqueluche, 16, 69, 130 Médecine du travail, voir Hygiène sociale et médecine du travail Médecine et Pharmacie militaires, Comité international de, 121 Médecine légale, services de : Ceylan, 137 ; Liban, 146 Médecine préventive et sociale, 40 Europe, 36, 89 ; Liban, 146 Médecine tropicale et Paludisme, Ve Congrès international, 5 Médecine vétérinaire, Congrès international, 11 Médicaments, 49 -54 Méditerranée orientale, 97 -104, 144, 166, 188

Office international des Epizooties, 11 Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de

Palestine

dans

le

Proche -Orient,

voir

UNRWAPRNE OIT, 21, 30, 31, 85, 95, 106, 116, 117, 118 OMM, 46 OMS, fonctionnaires supérieurs, 182 OMS Nouvelles, 59 -60, 107 Onchocercose, 4, 16, 159 -60

Opium, Comité central permanent de l', 53 Ophtalmologie : Méditerranée orientale, 39, 166 Ophtalmologie, Société égyptienne d', 39 Organe de Contrôle des Stupéfiants des Nations Unies, 52, 53 Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture, voir FAO Organisation de l'Aviation Civile Internationale, voir OACI Organisation Météorologique Mondiale, voir OMM

Organisation des Nations Unies, 21, 46, 47, 48, 60, 64, 85, 99, 106, 116, 117 -18 missions

étude sur la tuberculose, 12 Membres associés, droits et obligations dans comités régionaux, 72, 78, 84, 106 Membres de l'OMS, 62 liste des Etats Membres, 155 Métabolisme protidique, 24 Mexique, 29, 33, 134 assainissement, formation professionnelle, 23, 73, 131 Microbiologie, Congrès international de, 11, 13, 121 Migrants, critères médicaux pour leur sélection, 31, 118 Migrations européennes, Comité intergouvernemental pour les, 117, 121

Amériques (Hautes Andes), 21, 131 Birmanie, 21, 116, 137 Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science

et la Culture, voir UNESCO Organisation internationale de Normalisation, 121 Organisation Internationale du Travail, voir OIT Organisation Sanitaire Panaméricaine, 71, 73 Organisations intergouvernementales, 121 Organisations non gouvernementales, 79, 107, 119 -21 admises à des relations officielles avec l'OMS, liste, 174 conférences et réunions convoquées en 1953, 171 -3 Pacifique, Association scientifique du, 121 Pacifique occidental, 105 -11, 148, 167, 188 Pacifique sud, Commission du, 46, 106, 121 Pakistan, 17, 28, 29, 40, 147 hygiène de la maternité et de l'enfance, 27, 100 -1, 147 Palais des Nations, 64 Palestine, voir Réfugiés de Palestine Paludisme, 5 -7, 78, 105, 159 Afghanistan, 136 ; Afrique, 5, 69, 129, 130 ; Birmanie, 80, 136 ; Brunéi, 5, 109, 148 ; Cambodge, 109, 148 ; Inde, 5, 138 ; Indonésie, 139 ; Irak, 145 ; Iran, 103, 5, 146 ; Libéria, 5, 131 ; Nigeria, 5 ; Pacifique occidental, 105, 109 ; Philippines, 5, 109, 150 ; Réfugiés de Palestine, 34 ; Sarawak, 5, 109, 149 ; Taiwan, 5, 109, 149 ; Viet -Nam, 5, 151 Conférence de Bangkok, 5, 109, 151

Missions d'enseignement médical, 36, 39, 40 Inde, 39, 40, 139 ; Indonésie, 39, 40, 140 Molluscocides, 17 Monographies, 58

Morbidité, enquête : Danemark, 141 Mortalité infantile, 94 Mouches domestiques, lutte contre les, 22 Moyens visuels pour l'éducation de base, 33 Voir aussi Matériel audio- visuel d'enseignement Nalorphine, 52 Nations Unies, voir Organisation des Nations Unies Népal, 77 Nicaragua, 15, 76 Nigeria, 5, 7, 69, 131 Nomenclature pharmaceutique, 51 -2

146 ; Liban,

Nomenclatures internationales des maladies et causes de décès, 47 Nord -Bornéo, 15, 108, 109, 150 Normalisation, Organisation internationale de, 121 Norvège, 143 mission norvégienne dans l'Inde, 79, 125 Nouvelle- Guinée néerlandaise, 111 Nouvelle -Zélande, 108 Nutrition, 23 -5, 119 Afrique -Equatoriale française, 130 ; Amériques, 23, 24,

PAM, 7, 56 Panama, 15 services ruraux de santé publique, 20, 74 -5, 76, 134 Paraguay, 29, 40, 76, 134 -5 ankylostomiase et variole, 75, 135 Pays -Bas, 143

25, 132 ; Asie du Sud -Est, 23, 24, 25, 135 ; Indonésie, 24, 139 ; Réfugiés de Palestine, 25, 34 ; Territoires belges en Afrique, 131 Voir aussi Hygiène alimentaire

OACI, 22, 46, 119 Obstétrique, 28, 102 Voir aussi Soins infirmiers

Pédiatrie, 28, 89 Voir aussi Hygiène de la maternité et de l'enfance Pédiatrie, Association internationale de, 28 Pénicilline, 7, 8, 54, 56 Chili, 133 Voir aussi Antibiotiques Période périnatale, problèmes, 90, 94 Permis de conduire, examen médical des candidats, 31 Pérou, 15, 29, 31, 76, 135 Personnel, 64, 68, 79, 84, 85, 98, 106 effectif et répartition, 183 -4 fonctionnaires supérieurs de l'OMS, 182 répartition d'après la nationalité, 185

INDEX

7

Personnel auxiliaire, 41, 116 Personnel médical et auxiliaire, formation, 41, 116 Amériques, 71, 73, 74, 76 ; Asie du Sud -Est, 78, 80, 81 ; Méditerranée orientale, 104 ; Europe, 86, 87 -91 Pacifique occidental, 195 Personnes physiquement diminuées, réadaptation, 31, 86, 89, ;

Recherche, échange d'informations, 39 Recherches

sur

la

Zone aride,

Comité consultatif de

116 -17

Turquie, 143 Voir aussi Enfants Peste, 17 Inde, 17, 139 Pharmacologie : Inde, 81 -2, 138, 139 Pharmacopée internationale, 51, 159 Pharmacopoea Internationalis, 51 Philippines, 15, 17, 28, 110, 150 assistance aux établissements d'enseignement, 41, 107, 150 paludisme, 5, 109, 150 pian, 7, 110, 150 Physiothérapie : Inde, 139 Pian : Haïti, 7, 134 ; Inde, 7, 138 ; Laos, 7, 110 ; Libéria, 7, 69, 130 ; Nigeria, 7, 69 ; Pacifique occidental, 110 -11 ; Philippines, 7, 110, 150 ; Sarawak, 108, 110, 111, 150 Voir aussi Tréponématoses Plan de Colombo, 125 Poliomyélite, 4, 13, 14, 160 Ports, hygiène et salubrité, 22 Prématurés, soins aux, 28, 86 France, 94, 142 ; Italie, 94, 143 ; Yougoslavie, 94, 143 Prématurité, 27

l'UNESCO, 119 Recueil de normes applicables aux insecticides, 58 Recueil des Documents fondamentaux, 58 Recueil des Résolutions et Décisions, 58 Recueil international de Législation sanitaire, 58 Réfugiés de Palestine, 25, 33 -5 Réfugiés, Haut -Commissariat des Nations Unies pour les, 118 Région(s) Afrique, 67 -70, 129 -31, 164 Amériques, 71 -76, 131 -2, 164 Asie du Sud -Est, 77 -83, 135, 166 Europe, 84 -96, 140 -2

Méditerranée orientale, 97 -104, 144, 166

étude sur la tuberculose, 12 Pacifique occidental, 105 -11, 148, 167 Règlement sanitaire international, 42 -3, 44 -6 Voir aussi Quarantaine internationale Relevé épidémiologique hebdomadaire, 46 Renseignements complémentaires sur le certificat médical de la cause de décès, 47 Répertoire mondial des Ecoles de Médecine, 41, 58 République Dominicaine, 135 Research Medical Council, 16 Résolutions et décisions, Recueil des, 58 Réunion mixte ONU /OMS d'experts des problèmes de santé

mentale se rattachant à l'adoption, 28 Réunions OMS, 162 -3, 174 ONU et institutions spécialisées, 168 -70 organisations non gouvernementales et autres, 171 -3 Rhumatisme, voir Maladies rhumatismales

Préparations sérologiques de référence, laboratoire international pour les, 9 Privilèges et Immunités des Institutions spécialisées, Convention, 62, 98 Procréation dirigée, études pilotes : Inde, 138 Produits à effet morphinique, 53

Rhumatisme, Ligue internationale contre le, 31 Rickettsioses, 13 -15

Produits biologiques, transport par poste, 49, 51, 119, 121 Programme et budget : Afrique, 68 ; Amériques, 71 ; Asie du Sud -Est, 78 ; Europe, 84 ; Pacifique occidental, 105 Voir aussi Budget(s) Programme élargi d'assistance technique en vue du développement économique, 122 -6 Propriété industrielle, Bureau international pour la Protection de la, 121 Protection maternelle et infantile, voir Hygiène de la maternité

Rockefeller, Fondation, 85, 107 Royaume Hachimite de Jordanie, 146 Sages- femmes, voir Obstétrique

et de l'enfance Prothèse, appareils, 31, 117 Psychiatrie, 26 Afrique, 69 ; Danemark, 142 Voir aussi Enfants ; Santé mentale Psychologie normale et pathologique de l'Africain, 26, 68 Publications, 57 -8

Salmonellae et Escherichiae, Centre international des, 49, 51 Salubrité, voir Hygiène ; Assainissement Salvador, 27, 29, 135 zone de démonstrations sanitaires, 21, 135 Samoa occidental, 111 Santé mentale, 25 -7, 86, 90 Amériques, 132 ; Japon, 150 ; Méditerranée orientale, 166 Voir aussi Enfants ; Psychiatrie

Santé publique, voir Administration de la santé publique ; Ecoles de santé publique ; Laboratoires de santé publique ; Services de santé publique ; Services nationaux de santé ; Services ruraux de santé publique Sarawak, 15, 33, 111, 150 lutte antipaludique, 5, 109 lutte contre le pian et vaccination par le BCG, 108, 110, 111, 150 Sciences médicales, Conseil des Organisations internationales des, 39 Scolarité obligatoire et gratuite, 119 Secrétariat du Siège, structure, 64, 181 Série de Rapports techniques, 57, 58 Série de Monographies, 58 Sérologie et techniques de laboratoire, sous- comité, 8, 9 Service social, Septième Conférence internationale, 120 Services des eaux : Amériques, 132, 164 ; Asie du Sud -Est, 166 Services d'épidémiologie et de statistiques sanitaires, 42 -8 Services de fichiers médicaux : Pérou, 31, 135

Quarantaine : Arabie Saoudite, 149 ; Indonésie, 79 Quarantaine internationale, 14, 42 -6, 121, 161 ;

Radiographie : Costa Rica, 133 Radiologie, appareils, 56 Rage, 4, 11 -12, 151, 160 Mexique, 134

Rage, manuel des techniques de laboratoire, 12 Rapport épidémiologique et démographique, 46 Rapport préliminaire sur la situation sociale dans le monde, 115 Rapports techniques, 58

Réadaptation des personnes physiquement diminuées, 86, 89, 116 -17 Turquie, 143

31,

Voir aussi Enfants

8

INDEX

Services d'hygiène scolaire, 27, 82, 86, 90, 98, 119 Services de médecine légale : Ceylan, 137 ; Liban, 146 Services de santé publique, 20 -35 Afghanistan, 77, 136 ; Amériques, 76 ; Arabie Saoudite, 144 ; Asie du Sud -Est, 78 ; Autriche, 142 ; Birmanie, 20, 77, 81, 137 ; Cambodge, 149 ; Colombie, 20, 133 ; Corée, 149 ; Est -Africain (territoires britanniques), 130 ; Ethiopie, 20, 145 ; Europe 86, 87, 92 -3, 141 ; Finlande, 142 ; Grèce, 142 ; Indonésie, 20 ; Iran, 20, 146 ; Liban, 146 ; Méditerranée orientale, 97 -8, 104 ; Pacifique occidental, 105 ; Paraguay, 76 ; Pérou, 76, 135 ; Thaïlande, 20 ; Turquie, 143 ; Venezuela, 76, 135 ; Viet -Nam, 151 ; Yougoslavie, 144 Voir aussi Services ruraux de santé publique ; Zone(s)

Stupéfiants, 52, 53, 117 Stupéfiants, Commission des, 52, 53 Stupéfiants, Organe de Contrôle des, 52, 53 Substances biologiques, transport, 118 Substances thérapeutiques, 49 -54 Substances utilisées pour le diagnostic, étalons, 50 Syphilis : Haïti, 134 ; Irak, 145 ; Syrie, 148 ; Yougoslavie, 7 Syrie, 17, 116, 147 -8 soins infirmiers, 28, 29, 102 -3, 148 tuberculose, 101 -2

de démonstrations sanitaires Services mobiles d'Hygiène et de Prophylaxie (Afrique française), 70 Services nationaux de santé, renforcement, 20 -1 Voir aussi Services de santé publique Services ruraux de santé publique, 21, 27 Birmanie, 81 Panama, 20, 74 -5, 76, 134 ; Thaïlande, ;

Tableau(x) d'experts assainissement, 22 formation professionnelle et technique du personnel médical et auxiliaire, 36 insecticides, 22 liste 157 -8

82 -3, 140

Services sociaux, 115, 116, 120 Servicio Cooperativo Interamericano de Salud Pública, 74, 75 Seychelles, 131

Shigellae, centres internationaux, 121 Siège

locaux, 64 structure du secrétariat, 64, 181 Singapour, 15, 151 assistance aux établissements d'enseignement, 40, 107, 151 éducation sanitaire, 32, 33, 109 Social case -work : Europe, 142 Société égyptienne d'Ophtalmologie, 39 Société internationale de la Lèpre, 16 Société internationale pour la Protection des Invalides, 31 Sociologie, voir Enquêtes sociologiques Soins infirmiers, 28 -30, 102, 120 Afghanistan, 29, 136 ; Afrique, 69, 129, 164 ; Amériques, 165 ; Birmanie, 28, 29, 136 ; Bolivie, 132 ; Brunéi, 29, 148 ; Cambodge, 29, 149 ; Ceylan, 29, 137 ; Costa Rica, 29, 74, 133 ; Europe, 90 ; Inde, 29, 138, 139 ; Iran, 28, 145 ; Israel, 29, 146 ; Libye, 28, 147 ; Malaisie, 29, 150 ; Méditerranée orientale, 144 ; Mexique, 29 ; Nord -Bornéo, 150 ; Pacifique occidental, 108 ; Pakistan, 28, 147 ; Singapour, 151 ; Syrie, 28, 29, 102 -3, 148 ; Taiwan, 29, 149 ; Thaïlande, 28, 29, 140 ; Turquie, 29, 140 Voir aussi Assistantes médico- sociales ; Infirmières visiteuses

Taiwan, voir Chine Technical Cooperation Administration, 103, 125 Territoires belges en Afrique, 131 Territoires britanniques en Afrique (Est- Africain), 130 Tétanos, 82 Thaïlande, 16, 27, 28, 29, 140 centre sanitaire rural, 82 -3, 140 tréponématoses, 7, 81, 140 Togo, 69 Toxicomanie, drogues susceptibles d'engendrer la, 52 -3, 159 Voir aussi Stupéfiants Toxoplasmose, 4, 13 Trachome, 15 Egypte, 145 ; Iran, 15, 146 ; Maroc (zone française), 15, 143 ; Méditerranée orientale, 166 ; Pacifique occidental, 15, 110, 148 ; Taiwan, 15, 110, 149 ; Tunisie, 15, 143 Trafic aérien international, insectes vecteurs, 43 Transport aérien, Association internationale du, 121 Transports et Communications, Commission des, 119 Tréponématoses, 7 -9, 56 Afrique, 69 ; Bechuanaland, 69, 130 ; Indonésie, 139 ; Laos, 150 ; Philippines, 150 ; Sarawak, 150 ; Thaïlande, 7, 81, 140 Voir aussi Béjel ; Pian Tréponématoses, Laboratoire international, 8 Trichinose, 13 Trinité, 135 Tuberculose, 4, 9 -11, 18 -19, 121, 160 Afrique, 69, 129 ; Birmanie, 136 ; Ceylan, 137 ; Egypte, 145 ; Equateur, 134 ; Europe, 91 ; Inde, 10, 138 ; Indonésie, 139 ; Jamaïque, 134 ; Pacifique occidental, 109 -10, 167 ; Pakistan, 147; Paraguay, 134; Pérou, 135 ; Syrie, 101 -2, 148 ; Thaïlande, 140 ; Trinité, 135 Tuberculose, Bureau de Recherches sur la, 10, 18 -19

Soins infirmiers, législation en vigueur, 29, 30 Souches, Centre d'étude pour les Amériques, 13 Soudan, 147 Sous -Comité de la Sérologie et des Techniques de Laboratoire (Maladies vénériennes et tréponématoses), 8, 9, 161 South Pacific Health Service, 46, 121 Standardisation biologique, 9, 12, 49 -51, 158 Statistiques, services centraux, 98 Statistiques démographiques et sanitaires, 117 Afrique, 69 ; Amériques, 73, 165 ; Turquie, 143 commissions nationales, 47 Voir aussi Centre interaméricain de Biostatistique Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles, 46, 47

Statistiques sanitaires, 46 -8 ; Amériques, 166 Voir aussi Centre interaméricain de Biostatistique

Tuberculose, Campagne internationale contre la, 18 -19 Tuberculose, Centre de Recherches sur l'Immunisation contre la, 19 Tuberculose, Conférence des pays du Pacifique sur la, 109 Tuberculose, Union internationale contre la, 121 Tuberculose aviaire, 12 Tuberculose bovine, 12, 102 Tularémie, 13 Tumeurs, Comité de Nomenclature et de Statistique des, 48 Tunisie, 15, 86, 143 Turquie, 16, 17, 29, 30, 31, 32, 86, 95, 143 Typhus, 15 Afghanistan, 136 ; Bolivie, 132

INDEX

9

UNESCO, 21, 26, 33, 41, 57, 60, 116, 117, 119 Union internationale contre le Cancer, 48 Union internationale de Chimie pure et appliquée, 121 Union internationale pour l'Education sanitaire populaire, Union internationale contre le Péril vénérien, 120 Union internationale contre la Tuberculose, 121 Union Postale Universelle (UPU), 51, 119 Université Johns Hopkins, 107 Universités, Association internationale des, 41 UNKRA, 55, 108, 118 UNRWAPRNE, 33 -5, 118

Vaccin(s) (suite) et sérums production : Afghanistan, 136 33

rage, 4, 11, 12 grippe, 13 poliomyélite, 4, 14 Variole, 4, 15, 68 campagne mondiale, 72, 78, 106 Paraguay, 75, 135 Venezuela, services locaux de santé, 76, 135 Versements, 63 Viande, salubrité, 12, 92 Viet -Nam, 5, 15, 110, 111, 151

Vignettes de l'OMS, 61 Vaccination antituberculeuse, comité d'experts, 11, 16, 160 Vaccin(s)

Yougoslavie, 7,

15,

16, 30, 31, 86, 94, 143 -4

antiamaril, approbation, 14 antityphoidique, 16 antivarioliques desséchés, 4, 15 brucellose, 4, 11

Zone(s) de démonstrations sanitaires : Egypte, Calioub, 21, 145 ; Salvador, 21, 135 Zoonoses, 4, 11 -13 Europe, 91 -2 ; Israël, 146

Основные сведения
Тип документа Publications
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения