Dr Manadou Fodé KEITA Asstst cle Recherche Laboratoire O.C.P.Æorlouba RAPPORT DE I,IISSTO}I Suivant lrHre de l.liseion No IO9/OOqP Extension Orest, nou6 avon§ quttté Barnalco Ie Jeudl. 14.q5.I98f pour reJoindre lréquipe drenquête éptdéntologique srrr ltLvemectLae dans le vll-lage de Sonkon, arrondissement de Neguelar Cercle de Katl.. Cette phase de lrenquête portait eesentLellement str Ie traitenent de nasse à lrivermectl-ne. E[Ie stineert dane Ie cadre plus vaste de Iréhrdc dc 1a tranenlseLon de ltonchoeercoae de savanre dans une zone tral.têe avec ce produLt. Cette enquête porti sur LL villagea dont 9 situés danc la va116e de Ia Koba et 2 dane Ia va-lIée de Ia D1aba. §eu1s Ies villages de Ia lGoba ont faLt ltobJet dtun traLtement syatématique à lrivermectine. Ctest alnsl. que aprèa le vlllage de Sonkon, noua aÿong travaLllé arccessive- ment dans les vl.llagee de Mouroukorobougorl Kokounlcourotr, DouËourakoro, Farako, DJteutbousotr et Saarbo prrl.g dnnc les villages temoine de Bcrrko et Koulikoroni, Les villagea de DJigutbougou et Sambo 2, peu petrplé et. respectivement proche de DJtgulbougou et Sanbo I se eont joints à ces derniers. Le protocole de travail de Itéquipe ôtait Ie suLvant : - Arrivêe Ie aolr dans Ie vlllage retenu puis entretien avec Ie Chef de vlllage entouré dee princlpaux chefa de famil].e. Pendant cet entretien iI était rappelê aux villageois les palssageg antêrieure des équipes de Lutte contre lronchocercoaer ltannonce de Ia présente équipe et ses modalités de traval'I. Les vLllageols aprèa avoir doruré leur adhéeion déaignaient les endroLte pouvant abrl.ter Iee dlff6reuts postes de travail. - Le trava{1 proprenent dLt conmençal.t le lendemain vers 8 heures par Ia fanllle du Chef de viJ-lage. ctest ainsl que re prograuae de travaf.r strivant a pu se réarl.ser. L2.g.8l z L1.ù5.8? z 14.05.8? z ]5.%.8? z L6.O5.8? z Départ de Barnako, coucher à Sonkon enquête et coucher à Sonkou eaqutte à Sonkon, coucher à llouroukorobougou eaquête et coucher à Houroukorobougan enquête à Flouroukorobougou, coucher à Kokounkourou -2- L?.q.8? : enquête à Kokounlcourou, coucher à Doükotrakoro 18.q5.8?..: enquûte et coucher à Dorftourakoro I.ÿ.q.8? : enqu0te à Dodcourakoro, coucher à Faral<o 2O.O5.8? : eaquête et coucher à Farako 2L.o5.8? : enquête à Farako, coucher à DJigutbougou 22.05.8? : enquÊte DJieutbougon, coucher à Sambo 25.C,5.8? : enquête à Sonbo, coucher à Banko 24 el 25.05.8? z euquête et coucher à B<uko 26.6.8? : euquête à Bonko, coueher à Korrlikoronl. 2? et 28.q.8? : enqutte et coucher à Koulikoronl 4.q.8? : coucher à Kotüikoront 30.6.8? : etr(ntÊte à Koulikorcnl, coucher à Banako Le travai1 de Itéqutpe 6tatt reparti entre plusieurs postes dont Ie premler étalt ltenregistrement. Iorequrun Lndividu arrive à ce nlveau iI eet receneé sllr ur registre et reçoLt un nuaéro compoeé de 6 chiffree dont 2 identlflent Ie vlllage, 2 la fanille et 2 le suJet lui-nêne. on relève auesl la qualltê dee lieus qui re rattachent au chef de famirre, 11 reçoit enfin une fiche cartonnée portant son notr et prénon aLnsL que celui de son père et de sa urère, son âge, aon sexer aon poide et son nuraéro dridentifieation. Au monent de Ia pr:lae du potde les enfants de moins de 15 kg sont éllminés du circuit. Aprèa Ie recerasenent lrlndivLdu rmurl de sa fiche se rend au poste clinique. A ce niveau toutea lea Lnforaatlons portéea sur 6a flche cartonnée sont recopiéea 6ur une fl.che ldentiflcatl.on et inclusLoa. celle-cl est ensuite complëté€ par 1a nesure dc Ia taille, Ie questiorural.re Gmr u,, tral.tement antérieur de Itonchocercoao et Ia recherchc de 6roeeesse, d,rlctère' droeudème de §ste et dradenopathl.ca. Pour lreneenblc dee personne3 exanin6es au cour. de lrenquêtc nous ntavotta depiaté aucun cas drictère, par contre nou6 avona eu quelque8 ca,B dloetrdène dca nembres lnférl.eura pour leaquela une auecultation systérnatl.qua nfa revelé aucunê affcctl.on cardl.aque. La recherche de la grosaeeac était ea génôral facl.le car chez Ia quasi totalité des fenrnes lrLnterrogatoirc perrnet de confl.roer une grogaeaae vialble ou de reveler une 8ro66eaae noa encoro vicible. lloue avona eu recours eependant au Touch6 vaginal dans rure vingtaine de cas pour préciser Ie dlagnostic, Notons que noua avona enregictr6 un caa da reftrs au TV et plusieura ca.6 de gros ventresjugéa à tord de groseeeee vLsible. Pour les centainee de porteurs de sste que nous avons depisté les locelisations les plus fr6quentes étaient les cretes illiaques et Ies griuee costales ensuite venaient les trochorrteres et Ie sacrun '/' 2et enfin Ie crâne et la tête du peroné. Qrant ar»c adenopathies depistées ellea étaient indolores et de localieation exclusivement inguinale. Au te:me..de lrcxanen clinLque certaines peraonnes étaient exclus du protoeole. 11 eragissalt dee porteura droedenes, des fernmee en état de grossesse et de ceJ.lee qul a114[taient depuia moins dtun notg et enfin les personnes en uauvaia état généra1 pour dee étiologtea connues ou imprecices. Ce11ea quL êtaLent retenues, Be rendaient au poate de skinirlp où uae blopclc cutanée exangue 6t&tt effectuée au nlveau des 2 cretes i].Il.aques et de Ia face e:cterne du tLers srrpérieur des 2 tLbiae. Les bl.opsies sont peaées à lrà.ide dtune ba-lance à teusion de grande précision avant dtêtre lsolées dans rute soLutloa ieotoniqne de chJ.onre de Sodiun. Le poids minimrm de chaque blopsle ost de 2t25 w au deaeous duquel eIIe eet reprise. Ia lechre ac falt 12 heurea aprèe Ie préIèvenent et Ie nonbre de mlcrofi- laLre courpt6 est not6 pour chaque bl.opsie. Or calcule ensuite Ia charge aicrolllaire Eo[renne pat miligramre et par indLvidu. Le pocte euivant étal.t ltophtalnolog'ie. A ce niveau pour chaque per- aozrne et chaque oeLl oa précl.satt dtabord lracuité vl.suel et le choIF visuel. Or recherchalt enguLte les lésions de Ia cornêe et de Ia charbre antérieur de ltoeL1 avec Ie biomicroscope et ausel. Iea Iésione du fond dtoeil à lrophtalmolrcope. Ia conplexitê et Ia durée cles exanens effectuées à ce poste faleait qutll détemlnait Ie rlfthne du trava{'t de lrensemble de 1téquipe. A Ia fin de ce cl.rcuit lrLndividu devait revenir à 1a clinique pour recevo:lr lrl,vermcctl.ne de façon syatênatique et ausaL dtautres traitements en caa de beeol.ns. Ltl.vermectLne ee donnaLt à Ia posologie euivarrte : -De15àæks -DeJoà19kB -oc4oà59k8 -De60àSokBkg V2 compr{.rné 'lrÀ I + ÿ2 -tt- 2 compr{-o6s Le nonbre de pereorure tralté à lrivermectine et par vil-lage est Ie sqivant : -4 VilJa,ge tPopuJa,tion TotaIe t Ecamine en ! clinique tbafté à I I fvermectine Sonlcon Itoufioukorobougou Kokoulkourou DOrkourakoro Faral«o Guebabougou DJiguibougou Sanbo I Sanbo 2 Banko Kolikoroni 200 25) t26 220 18? 39 7L L35 ?o 4l+ 539 140 r8r 8z L?9 L47 31 60 8? 72 280 350 L35 L?O 73 L75 14r 3o fr 8) 11 3 3 Iotal 2 224 L549 88e Pour la recherche des réactions æondaires nous avons adopté la méthodede ltenregietrement des plairrtee prutEt qutun exafieh syetématiqueo crest ainsi que nou6 avou§t relevé 1nr ordre decroissant res réactions suivantes : céphalées, lonbdJgie, hctrnit, courbatures générares, Arthrdrgies, .adenopathies douloureuses, Oedemes, Fièrrrc et Rash cutané. h.ns les villagea traités Doua avons err,,.:gietré de 3ü à 6o% de plain-üe tandisque dan'e Ies villages temoins on avait moins de 1# de pLainte margréla précaution que tlouÉi avions priee en faisant sui.vre res villages temoinspar un medécia ignorant que cette population nranait pas prise lrrvermectine. Ia décla'ration des plaintes commençait en généraI 2t heures après ).aprlee du nêdicarnent et attclngnrit eon nraxlmrn cn 48 hcurca. Lcc r6eotl.or:.eles plue prêocupantes pour Ia population étaient les adenopothies douloureusea et les oedenes, res detrx slassocient souvent et déterminent alors uneinvaridité de 48 heuree envl,ron sous traitement anti-inflamnatoire. rês casde pnrJrit étaient rarement eévères et regressaient rapidement avec untraitement anti-histâmimique. aao aoa -5- Norrs nranrons traité qurenviron Id dce plaignantsr.,le cas des autres étant Jugé assez benin. A partir du 4è Jour après Ie traitement iI nry avait pratiquement plus de plailte et nous ntavons enregistré aucun caa dô choc anap§J.actique ou drintelérance medicamenteuse rnalgré que nous nravona paa pu jouer sur le regime alimentaire des vilLageois et nalgré la charge-nicrofildrienne massive de certains suJets. Nous eetinont en conclusion que ltivermectine se comporte as6ez bien en traitement de rnaese. I1 entraine cependant des effets secondaires mileure chez près de Ia moitié des personnes qui Ie prennent car nroublions pas que notre estitmtion se liaritait uniquement aux personnes qui venaient se plaindre à noue. lL entraine aussi des réactions plus irportantes et même temporairement innalldentes cbez 5ÿ au noins des personnes traitées. Ia combinaieoa des effets secondaires mineurs et majeure peut entrainer dans lee vilJagee un eentiment de panique qui aggraverait dravantage La situation ei aucune peraonne compétente et disposant de moyen therapeutique ntôit presentepo[r raEsurêro Banako, Le 02/6(8Z Dr U.I'. Keîta
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