WPRJRC51/SRl4 PROCES-VERBAL DE LA QUATRIEME SEANCE Sane de conferences du Bureau regional. Manille Mardi 19 septembre 2000 a 14 heures PRESIDENT: Dr Viliami TANG1 (Tonga)
TABLE DES MATIERES
1. 2.
Projet de budget programme: 2002-2003 (suite) ................................................. . Eradication de la poliomyelite dans la Region ..................................................... ..
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COMlTE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION
1.
PROJET DE BUDGET PROGRAMME: 2002-2003 : Point 10 de I'ordre dujour (Document WPRJRC5114) (suite) M. LlU Peilong (Chine) note la clarte du fond et de la forme du premier budget programme
biennal complet mis en place par la nouvelle administration. Ce budget est Ie resultat d'un remodelage en profondeur de la forme, du contenu et de la methodologie, qui fait apparaitre clairement les II domaines prioritaires et les 35 domaines d'activite ; un tableau presente les equivalences entre I'organisation du Siege de I'OMS et la structure de la Region. 11 apprecie egalement I'explication sur les domaines d'activite transversaux. En presentant Ie budget ordinaire et les fonds extrabudgetaires, ce document refiete bien "une seule OMS". En termes de presentation, Ie budget monqial est decoupe par domaines d'activite et non par maladies. Or, les pays ont analyse la situation mondiale suivant la charge des maladies. Le budget ne leur permet pas de voir si leur analyse correspond aux maladies prioritaires. 11 souhaite que les budgets suivants remOdient a ce decalage. La presentation du budget mondial est tres logique: partant des problemes et des enjeux, eUe se poursuit avec les buts et les objectifs et aboutit aux resultats escomptes, aux chiffres indicatifs et aux ressources. Toutefois, Ie budget de la Region ne presente que les problemes et enjeux, puis les strategies et les ressources. Aucune indication sur les resultats escomptes ni aueun chiffre indicatif ne sont donnes. Le Directeur regional avait pourtant declare que Ie budget programme pour I'exercice 2002-2003 devait presenter Ies indicateurs. 11 espere que les resultats escomptes et les indicateurs seront integres.
II fait egalement remarquer que, dans Ie budget mondial, il manque parfois certains indicateuTS. II demande s'ils ont ete juges inutiles ou si I'on n'en a trouve aucun qui soit approprie.
Concernant Ie niveau et la repartition du budget, malgre une augmentation zero du budget mondial, on estime que les fonds extrabudgetaires pour I'exercice 2002-2003 augmenteront de 14 %. Toutefois. Ie budget de la Region du Pacifique occidental se trouve rMuit et ses ressources extrabudgetaires n'ont pas encore progresse. Depuis la periode biennale 1996-1997, il semble que les ressources extrabudgetaires aient chute de 27 %. II en demande les raisons au Secretariat. II
approuve I'allocation de 55,5 % du budget de la Region aux activites des pays, et 44,5 % aux activites regionales et interpays. II ex prime egalement son accord sur la repartition des credits par domaine
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d'action et par theme et sur les chiffres indicatifs par pays. n demande toutefois des eclaircissements sur la fa90n donlles chiffres par pays ani ete calcules. Dans la premiere partie du budget programme, Ie tableau des allocalions detaillees par domaine d'aclivile (page 110) fait apparait,e qualre domaines d'aclivile pour lesquels la Region du Pacifique occidental nla
rec;u aucun credit. II s'agit de Recherche et mise au point de produits dans Ie
domaine des maladies transmissibles, Sanle de la femme, Developpemenl durable el enfin Reforme budgetaire el administrative. II demande pour que lies raisons aucun credit n'a Ole attribue aces domaines. Concernant Ie processus de formulation du budgel, I'orateur fait remarquer que, avec Ie systeme precedent, Ie budget par pays aurait ete discute au Comite regional, alors que desormais, il est elabore plus pres de sa mise en application. n apprecie la sagesse de cette approche mais souleve une question: Ie ComM regional n'a discute que des chiffres prevus par pays; Ie Conseil executif a sa prochaine session et l'Assemblee mondiale de la Sante, en mai 2001, vont voter Ie budget pour I'exercice 2002-2003 mais ne vont pas debattre des budgets par pays. II demande done qu'on lui explique Ie r61e du Comite regional sur cette question. Le Dr INIAKW ALA (nes Salomon) se felicite de la presentation du budget regional dans Ie contexte du budget mondial de I'OMS, qui apparail desormais clairement comme une seule organisation. Des modifications politiques ct economiques se sont produites dans la Region, ce qui
signifie que les priorites et les besoins des pays changeront peut-elre egalement. n accueille done favorablement Ie delai plus court imparti pour la formulation du budget car iI refletera avec une plus grande precision la siruation reelle des pays. II accueille favorablement I'augmentation des credits alloues au theme "Pour des communautes et des populations en bonne sante" mais s'inquiete de la reduction de pres de 20 % du budget attribue au domaine d'action 1tEnvironnements 8ains Camme Ie representant des Palaos, il est H •
d'accord sur Ie fait qu'il faudrait augmenter I'allocation car il a ete demontre dans la Region que }'approcbe "Environnements sains" favorise une collaboration intersectorielle. Elle encourage
egalement la participation de la communaute, traite les problemes d'environnement et les questions liees ala sante et contribue ala mobilisation des ressources. M. MONO (Papouasie-Nouvelle Guinee) accueille favorablement la presentation du budget 2002-2003, Ie trouvanl coherent par r~pport
au cadre d'aclion. II laue egalement la fa90n dont
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s'enchainent Ie budget mondial et Ie budget regional. 11 approuve I'attribution des credits par programme et par pays mais fait remarquer qu'. I'echelon des pays, la Papouasie-Nouvelle-Guinee a son propre plan decennal de developpement de la sante, decoupe en huit domaines prioritaires. II pense qu'itl'echelon des pays, Ie role de I'OMS consiste it soutenir simplement leurs programmes. Le systeme de sante de la Papouasie-Nouvelle-Guinee est en train de passer d'un mode de fonctionnement par projets it un mode de fonctionnement par secteurs, avec des systemes regroupes de gestion et d'etablissement des rapports pour rationaliser la gestion des fonds des partenaires et atteindre les objectifs du plan de sante national 2001-2010. Dix-neuf indicateurs nationaux sont en cours de definition pour effectivement en controler la progression. II demande comment I'OMS va soutenir ce processus dans Ie budget en cours de discussion. 11 recommande fortement la mise en place d'un plan d'action strategique plus exhaustif, comportant des buts, des objectifs et des strategies
a I'echelon de la Region et des pays. II prefererait
un plan regional global, avec des buts et des objectifs clairs, et des cibles centrees sur les resultats et les impacts plutot que sur les moyens mis en oeuvre et les produits escomptes. II suggere qu'un plan regional quinquennal soit envisage. Le Professeur TRUYEN (Viet Nam) souligne I'importance de la medecine traditionnelle, particulierement dans les so ins de sante primaires et la prestation de soins de sante aux groupes
a
faibles revenus. Neanmoins, Ie budget mondial n'en fait que brievement mention au titre "Medicaments essen.tiels". Le budget regional les mentionne pages 23 et 25, dans Ie chapitre sur la reforme des systemes de sante. II espere que des fonds sumsants seront alloues it la medecine traditionnelle dans Ie budget programme detaille de I'exercice 2002-2003. En reponse aux commentaires d'ordre general, Ie D1RECTEUR REGIONAL pn:sente une vue d'ensemble des methodes utilisees pour ,;Iaborer Ie projet de budget programme pour 2002-2003, en s'appuyant sur les previsions des frais generaux, en les comparant it la methode pn:cedente et en expliquant Ie nouveau role des divers organes directeurs. Conformement aux nouvelles procedures, la phase initiale, de decembre 1999 it septembre 2000, a consiste iI preparer la premiere partie (mondiale) du projet de budget programme pour I'exercice 2002-2003, qui decrit dans les grandes Jignes les orientations globales du budget et la deuxieme partie (regionale), presentees respectivement aux Annexes I et 2 du document WPRJRC51/4. Aucun caleul de budget detaille par pays n'a ete realise pendant cette periode et il
n'etait pas prevu que Ie Co mite regional examine les credits alloues aux pays au cours de la presente
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seSSIon. Toutefois, Ie Comite regional aura I'occasion de revoir les parties I et 2. Les chiffres indicatifs de planiflcation par pays, presentes a l'Annexe 3 du document WPRJRC51/4 ont ete transmis a titre d'infoffilation et pour guider la planification par pays qui commencera juste apres la presente sessioll. Les plans detailles par pays seront donc elabores plus tard, peu avant leur mise en application. Les representants doivent se rappeler que, par Ie passe, la phase initiale consistait a definir au tout debut, deux ans avant la mise en application, un chiffre de planification par pays, a partir duquel etaient clabores les plans detailles par pays et les plans regional et interpays. Le budget programme regional, defini il partir des plans detailles des pays et des plans regional et interpays, etait
fevu par Ie Comite regional au cours de 1a session suivant immediatement 1a phase initiale. En janvier 200 I, Ie Conseil executif examinera uniquement Ie projet de budget programme mondial, sans les programmes de chaque pays, en tenant compte des points de vue et des preoccupations exprimes par les six comites regionaux. Dans Ie passe, il examinait un budget programme mondial integrant tous les budgets programmes des Regions et des pays. En mai 2001, il sera demande il I'Assemblee mondiale de Ia Sante d'adopter Ie budget programme mondial approuve par Ie Conseil executif. Une fois Ie budget adopte, Ies chiffres definitifs de planification par pays seront transmis ; ils serviront de base
a la preparation des budgets detailles
de chaque pays. Les annees passees, I'Assemblee mondiale de la Sante adoptait Ie budget programme consolide dans son integralite, a ce stade du cycle budgetaire. En septembre 2001, Ie Comite regional aura encore I'occasion d'examiner Ie budget programme regional en tenant compte des plans detailles par pays et des plans interpays. Les annees passees, il n'y avait aucun debat
a ce stade puisque la totalite du budget programme etait deja dec idee.
La procedure utilisee pour calculer les chiffres indicatifs de planification par pays est nouvelle egalement. Elle a ete elaboree dans Ie but de garantir une meilleure transparence et une plus grande objectivite, conformement aux principes enonces dans Ia resolution WPRJRC50.Rl adoptee il la session pfl!cedente du Comite regional. Aux termes de cette resolution, Ie Directeur regional est prie de s'assurer que 60 % de Ia totalite des crl!dits alloues au titre de la planification par pays, seront attribues conformement au modele recommande dans la resolution WHA5I.3I, s'appuyant sur I'indice de cteveloppement humain du Programme des Nations Unies pour Ie Developpement, Iui-meme derive d'indicateurs tels que esperance de vie, taux d'alphabetisation, PIB par tete, etc. Ce modele sera applique pour tous les pays pour determiner un facteur d'allocation qui servira de base de I'allocation type.
a la definition
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Les 40 % restants du total des credits alloues au titre de la planification par pays seront attribues en tenant compte de quatre criteres ; les credils attribues aux pays les moins developpes ne devront pas eire inferieurs
a ceux de 2001-2002 ; un plancher de US$ 50 000 sera attribue aux pays
cteveloppes qui ne recevraienl aucune allocation si Ie modele etait strictement applique ; toutes modifications dans l'attribution des credits devront etre introduites progressivement, sur trois
exercices ; et les besoins de sante specifiques devront etre pris en compte. Pour en deduire les chiffres indicatifs de planification par pays, une allocation type theorique a done ete calculee pour chaque pays et la difference entre Ie nouveau montant et l'allocation 20012002 sera divisee par trois pour determiner la variation de I'allocation pour Ie budget programme de la premiere periode biennale prepare suivant cette nouvelle methode,
a savoir celui de l'exercice 2002-
2003. Les autres variations seront introduites sur les periodes biennales 2004-2005 et 2006-2007. Les calculs effectues en appliquant Ie modele et en tenant compte des trois premiers criteres ant abouti it I'attribution de la presque totalite des credits attribues
a la Region pour I'exercice 2002-2003. Cela ne
laisse qu'une petite marge de securite pour prendre en compte les besoins de sante specifiques. Neanmoins, il a essaye de garantir la transparence et I'objectivite demandees dans I'attribution des fonds restants. Ces fonds ont ete alloues une fois evalues, dans taus les pays, les besoins les plus urgents dans cinq domaines; mortalite infantile, lutte antitabac, tuberculose, maladies
cardiovasculaires et situation des agents de sante qualifies.
Le Directeur regional revient ensuite aux questions specifiques soulevees par les representants.
Pour repondre au Representant des Philippines, il explique que Ie Comite regional ayant demande que toute modification d'allocation issue des nouvelles methodes soit introduite graduellement, les memes methodes seront appliquees lors de l'elaboration des budgets programmes des trois exercices suivants, sauf si Ie Comite regional en decide autrement, a la lumiere de son
experience. L'impact des nouvelles methodes, qu'il s'engage it appliquer avec souplesse et en accordant toute I'attention due aux besoins de sante specifiques, sera bien entendu controle et evalue en etroite collaboration avec ks Etats Membres. En reponse au Representant du Japon, il declare que Ie terme "Total autres ressources" est synonyme de "ressources extrabudgetaires tl •
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En reponse au Representant des Palaos, il explique que les credits alloues continuent de baisser (de 5,8 % en 2000-2001 et la resolution WHA5 1.3 1. Deuxiemement,
a la
Region
a nouveau de 3,5 % en 2002-2003), confonnement a I'Initiative "Environnements sains" a ele integree dans Ie
theme "Pour des communautes et des populations en bonne sante". Tous ceux qui travaillent sur les cinq damaines d'action couverts par ce theme Ie feront en equipe et contribueront it l'Initiative "Environnements sains". De ce fait, l'allocation budgetaire est en fait en legere augmentation pour Ie
theme dans son ensemble.
De plus, la methode de travail en equipe renforcera I'efficacite du
programme. Dans Ie passe, J'Action d'urgence et humanitaire a etc financee entierement par d'autres
sources, principalement en provenance d'un pays. Bien que tout indique que ces contributions se poursuivront, Ie budget ordinaire alloue des fonds pour 2002-2003 afin de renforcer ces activites. En reponse
a la question soulevee par Ie representant du Royaume-Uni sur la diminution des
ressources extrabudgetaires pour Ie theme "Faire connaitre I'action de I'OMS", il declare que Ie chiffre donne pour I'exercice precedent comprend une contribution unique d'environ US$ 3 millions, donnee par un partenaire pour un programme specifique. Si I'on fait abstraction de ce chiffre, il est probable que les sources extrabudgetaires prevues pour 2002-2003 montrent une augmentation par rapport }'exercice precedent.
a
Les liens entre les 35 domaines d'activite etablis au Siege et les 17 domaines d'action orientant Ie travail du Bureau regional ant ete detennines et il estime qu'il sera difficile de donner aussi des infonnations pour chaque maladie, comme I'a demande Ie representant de la Chine. Par exemple, alors qu'il est relativement facile d'etablir Ie montant des depenses pour la tuberculose, il est beaucoup plus difficile de determiner precisement celui consacre
a. une maladie comme la dengue, puisqu'eJle se
trollve dans Ie domaine d'action Paludisme. autres maladies it. transmission vectorielle et maladies parasitaires. L'elaboration des indicateurs apparaissant dans la premiere partie du projet de budget programme n'a pas ete tenninee avant la publication du document, ce qui explique pourquoi certains encadre,s sont restes en blanc. Une [ois que les decisions auront ete prises, les indicateurs et les resultats specifiques a la Region seront egalement mis au point. II est exact que, comme l'indique Ie representant de la Chine, certains domaines d'activite au Siege, comme la recherche sur la sante de la femme, ne se retrouvent pas dans Ie budget programme regional. Cela est en partie du aux structures differentes des deux budgets et ne signifie pas
necessairement que Ie Bureau regional n'agit pas dans Ie domaine concerne. De plus, on considere
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qu'il vaut mieux entreprendre certaines activites au niveau regional tandis que d'autres, carnme par
exemple la recherche sur les maladies transmissibles, devraient etre sous la responsabilite du Siege. En reponse au representant de la Papouasie-Nouvelle-Guinee, il declare qu'apres Ie Comite regional, Ie personnel du Bureau regional sera heureux d'apporter son appui aux Etats Membres qui preparent des programmes dans les pays, d'apres les chiffres indicatifs figurant dans la planification nationale.
II prend note des observations faites par Ie repnisentant du Viet Nam sur la mMecine traditionnelle. Le D1RECTEUR, BUDGET ET REFORME ADMINISTRATIVE DU SIEGE DE L'OMS, en [(;ponse aux observations faites par plusieurs representants, declare que Ie Departement de mobilisation des ressources a fait de gros efforts, avec I'aide des 35 programmes et des bureaux regionaux, en matiere de projection des ressources extrabudgetaires prevues pour 2002-2003. Associe
a I'importance croissante de la sante dans Ie cadre du developpement, on • l'augmentation a ete de 19 % pour 1999-2000 par rapport a 1998-1999.
tout lieu d'esperer que ce
tr.vail apportera les 14 % d',ugmentation prevus pour les ressources extr.budget.ires. II rappelle que
En rapport avec la demande faite par Ie representant de la Chine pour une budgetis.tion par maladie, il explique que, dans la premiere p.rtie du budget, I'objectif consiste
a resumer
les
informations pour chaque dom.ine d'aclivite en deux pages seulement. Pour ch.cune des II priorites, il y a une autre page d'informations, qui montre I'ampleur des contributions des autres domaines
d'.ctivite ainsi que I'estim.tion du budget alloue pour ces activites. II confirme que I'elaboration des indicateurs pour la premiere partie du projet de budget programme est en cours. II s'est avere extremement difficile de creer des indicateurs adaptes et utiles permettant une transparence, un cantroie et une evaluation suffisantes. Neanmoins, on envisage de tenniner l'exercice au moment au Ie document sera soumis au Conseil executif en janvier 2001.
M. LIU (Chine) replique qu'un budget en fonction des maladies ne doit pas necessairement reprendre les fonds attribues
a chacune
d'entre elles mais seulement s'occuper des principales. II
propose d'inserer un tableau supplementaire dans la partie I du projet de budget programme pour donner ces informations. II rcitere sa demande precedente sur Ie mantant exact des fessources
extrabudgetaires de la Region. II observe que Ie niveau projete dans Ie budget mondial augmentera de
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14 %, tandis que, pour la Region du Pacifique occidental il diminuera par rapport au total qui avait ete disponib1e en 1998-1999 et encore plus par rapport a celui de 1996-1997.
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Le D1RECTEUR REGIONAL declare que Ie tableau demand< sera foumi dans la prochaine presentation du projet de budget pour 2002-2003. II explique que les ressources extrabudgetaires au niveau mondial se composent it la fois des fonds mobilises au niveau regional et par les groupes du Siege. Pour la Region, il s'agit d'une estimation prudente, reposant sur les contributions attendues de la part des organismes partenaires. II rappelle qu'en plus du renforcement des anciens partenariats, de nouveaux sont en train de se forger.
Le PRESIDENT demande aux rapporteurs de preparer un projet de resolution appropriee.
2.
ERADICATION DE LA POLIOMYELITE DANS LA REGION: Point II de l'ordre du jour (documents WPRlRC5lf5 et WPRlRC5lfINF.DOC.l4) Le DIRECTEUR REGIONAL presente Ie rapport en annon,ant qu'aucun nouveau cas de
poliomyelite imputable au poliovirus sauvage indigene n'a ete enregistre dans la Region du Pacifique occidental depuis plus de trois ans. Le me-rite en revient it tous les Etats Membres, qui, ensemble. ant
agi pour faire passer Ie nombre total des cas de plus de 6000 en 1990 a 0 au cours des trois demieres annees. Cependant un cas de poliomyelite a ete detecte en Chine, en octobre 1999, resultant de l'importation du poliovirus sauvage d'une region voisine. L'absence persistante de poliovirus
sauvages indigenes devrait etre une source de satisfaction pour l'OMS et les Etats Membres, mais la preuve qu'un poliovirus sauvage peut etre importe nous avertit en tcmps opportun de TIe pas rcUicher notre vigilance tant que l'eradication mondiale de la poiiomy6lite n'a pas
ete
obtenue. Le cas de
poliomyelite en Chine monlre qu'un poliovirus sauvage peut se propager d'une zone d'endemie vers une region exempte de poliomyelite et efest la demonstration qu'aucun pays n'est it l'abri d'une importation de virus tant que celui-ci reste en circulation ou que ce soit dans Ie monde. Toutefois, cet
episode a plutot renforce, et non pas affaibli, Ie processus de certification. La vitesse it laquelle ce cas a ete detecte par Ie Ministere de la Sante chinois, meme dans la zone eloignee ou it s'est produit, et
I'ampleur de la reaction ont accru la confiance dans la qualite de la surveillance en Chine. Certains expriment parfois des inquietudes sur Ie fait que la circulation du poJiovirus sauvage
pourrait passer
inaper~ue.
Bien que ces inquietudes soient bien naturelles, toute la Region a garde un II ressort du rapport qu'entre I'apparition du demier cas de
tres haut niveau de surveillance.
transmission indigene du poliovirus sauvage en mars 1997 et mars 2000, pres de 18 000 cas de paralysie flasque aigue ont ete notifies et ont fait I'objet d'une enquete. A la mi-juillet 2000, ce chiffre depassait 20000 cas, plus que ce qu'exige la certification. Dans plus de 80 % des cas, des
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echantiHons de seHes ont ete testes dans des laboratoires agrees. Des activites supplementaires de surveiHance ont ete effectuees, comme la recherche porte a porte des cas de paralysie flasque aigue dans les zones a haut risque de la Region. Le Groupe consultatif technique pour Ie Programme elargi de vaccination et les maladies evitables par la vaccination dans la Region du Pacifique occidental, ainsi que la Commission regionale de certification de I'eradication de la poliomyelite contr61ent rigoureusement la qualite de cette surveillance. Pourtant, mis Ii part ce cas unique en Chine, aueun cas
de poliomyelite imputable
a un
poliovirus sauvage n'a ete detecte depuis plus de trois ans. C'est
pourquoi Ie Directeur regional peut dire avec certitude que la transmission du poliovirus sauvage a ete interrompue.
La Commission regionale de certification de I'eradication de la poliomyelite a tenu sa cinquieme reunion it Manille en aout cette annee, pour examiner la documentation relative it la
situation de I'eradication de la poliomyelite, foumie par les comites nationaux de certification et Ie comite sous-regional pour les pays et territoires insulaires du Pacifique. Les participants ont conclu que la documentation foumie par les pays est de tres grande qualite et qu'elle reflete les efforts consentis par chaque pays de la Region. En octobre, la Commission regionale se reunira de nouveau pour examiner les informations supplementaires demandees et pour decider si la Region peut etre declaree exempte de poliomyelite. Toutefois, la certification regionale ne met pas un terme a I'histoire de l'eradication de la poliomyelite. Notre Region devra maintenir sa surveillance de la paralysie flasque aigue jusqu'a ce que la certification mondiale soit obtenue. L'OMS et ses Etats membres doivent se preserver de la reintroduction du poliovirus sauvage, tant qu'il reste en circulation O1i que ce soit dans Ie monde et notamment dans les zones frontalieres entre regions voisines. De plus, il faudra maintenir une
vaccination systematique de haut niveau et faire des vaccinations supplementaires dans les populations considerees comme exposees
a un risque eleve, comme ceBes qui Vlvent dans
les zones
frontalieres et celles qui se deplacent. Le DIRECTEUR REGIONAL souligne la question cruciale du confinement en laboratoire des stocks de poliovirus sauvages, qui resteront la seule source de virus apres I'eradication. Dans Ie cadre du processus de certification, tous les pays ont desorrnais un plan d'action pour Ie confinement et ont entame la procedure. II prie instamment tous les Etats Membres de veiller a ce que les mesures requises soient prises certification mondiale.
a temps, a la fois
dans l'optique de la certification regionale et,
a terme, de la
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Cela fait desonnais plus de dix ans que Ies Etats Membres se sont lances dans I'eradication de Ia poliomyelite dans Ia Region du Pacifique occidental. Ensemble, ils ont accompli beaucoup de choses, etablissant Ia surveillance de Ia paralysie flasque aigue, Ie reseau de Iaboratoires, et Ies campagnes de vaccination supplementaires au cours des joumees nationales de vaccination. Au debut de leur action, ils avaient les connaissances techniques mais les moyens manquaient pour avancer. Heureusement, en deux ans, de nombreux partenaires intemationaux se sont joints it eet effort et ils ont aide it renrlre
possible I'eradication de Ia poliomyelite. Le Directeur regional dit que cela a ete un privilege pour lui d'avoir pu s'engager dans un partenariat veritablement international qui a fourni I'appui technique et financier it cette initiative.
Il remercie
tOllS
les partenaires de rOMS dans cette action pour leur
soutien continueI, en particulier I'UNICEF, Ies Gouvernements de I'Australie, du Japon, des Etats d'Amerique, par I'intennediaire des Centers for Disease Control and Prevention Ii Atlanta, I'Agence de Cooperation japonaise pour Ia Sante intemationale, Ie Rotary International, et Ies Districts 2650 et 2640 du Rotary International. II remercie egalement Ies Gouvernements du Canada, de Ia Finlande, de Ia France, de I'ltalie, de Ia Malaisie, de Ia Republique de Coree et de Ia Suede, ainsi que toutes Ies
organisations gouvemementales et non gouvemementales, qui ont soutenu ceUe initiative dans Ie passe. Neanmoins, ce sont les pays d'endemic eux-memes qui ont faumi la plupart des ressources
requises pour I'eradication de Ia poliomyelite dans Ia Region.
Leurs efforts representent une tres
grande realisation pour cette Region et un encouragement pour les autres pays du monde. lIs ont
montre I'efficacite de I'engagement politique, de Ia clarto des strategies et du partenariat international. 11 rend hommage
ala devotion sauvent meconnue des milliers d'agents de sante qui se sont consacres
a I'eradication de la poliomyelite et qui, pour certains d'entre eux, ont meme sacrifie leur vie au COUfS des operations de vaccination. II espere que Ie Comite I'autorisera iI chercher des moyens pour que I'OMS puisse reconnaitre Ia contribution de ces hommes et de ces femmes. Enfin, il attire I'attention sur Ies avantages iI long tenne de I'eradication de Ia poliomyelite. L'investissement en ressources humaines et autres ressources dans cette initiative, a fait que de nombreux pays ont ameliore leurs programmes nationaux de vaccination et renforce leurs systemes de
surveillance pour d'autres maladies transmissibles du point de vue technique comme en tennes de moyens administratifs. Les bienfaits de I'eradication de Ia poliomyelite se feront encore sentir quand cette maladie ne sera plus qu'un souvenir.
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Le Dr SAKAI (Japan) declare que l'eradication de la poliomye!ite est une priorite dans la politique de cooperation internationale de son pays, Dans ce cadre, Ie Japan a detache des
specialistes, fourni des vaccins buccaux et appuye la surveillance et les tests en laboratoire dans la
Region, Son pays a egalement prevu d'envoyer des specialistes de la po!iomyelite dans la Region de l'Asie du Sud-Est. II fait des preparatifs pour la prochaine reunion de la Commission regionale de certification de I'eradication de la poliomyelite qui decidera si la Region peut etre eertifiee exempte, Cette reunion se tiendra it Kyoto (Japon) Ie mois prochain, Les informations sur Ie programme de sante et pour Ie confinement du poliovirus sauvage dans les laboratoires japonais sont diffusees sur Internet. Le Dr MATHEWS (Australie) fait observer que la poliomyelite differe de la variole en ce sens qu'il existe une forte proportion d'infections il poliovirus infracliniques, II demande au Directeur regional dans quelle mesure il peut etre certain que la transmission du poliovirus sauvage a bien ete interrompue.
Le Data' Seri Dr SULEIMAN Mohamed (Malaisie) declare que son pays prend toutes les mesures necessaires pour maintenir la qualite de la surveillance de la paralysie flasque aigue et du poliovirus. II remarque que la Region a de bonnes chances de repondre aux exigences qu'implique la certification de l'eradication de la po!iomyelite et que son pays y a joue un role, Toutefois, les
poliovirus peuvent etre encore importes malgre un plan d'action contre ce genre dtincident, compte
tenu des deplacements frequents il I'interieur des pays et entre eux.
II prie done instamment Ie
Directeur general d'aider les autres Regions it eradiquer la poliomyelite des que possible. A une conference de I'ASEAN sur la sante, Ie Brunei Darussalam, la Malaisie et Singapour, avec l'Indonesie et la Thallande, ont decide de renforcer la cooperation pour aider les pays voisins il devenir exempts de poliomyelite. Le Dr CHEN (Chine) reconnait que Ie cas de poliomyelite dfr a un poliovirus sauvage importe qui s'est produit en Chine en octobre 1999, a beaucoup attire I'attention. Avec I'aide de gouvernements amis et d'organisations internationales, aucun cas indigene de poliomyelite n'a ete detecte dans son pays depuis octobre 1994, mais I'importation de virus reste une menace. Le
ministere de la sante a organise quatre campagnes porte it porte de vaccination dans diverses regions du pays et, iI plus grande echelle, a renforce la surveillance de la paralysie flasque aigue. La position geographique de la Chine et l'ampleur des mouvements de population signifient, toutefois, que Ie poliovirus sauvage peut eire importe iI n'importe quel moment. Pour repondre activites se poursuivent aux frontieres. II propose que Ie Bureau regional:
a cette
menace, les
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garantisse des activites de surveillance de grande qualite une fois Ia Region declaree exempte de poliomyelite et donne des orientations pour ces activites ; renforce la coordination avec les autres bureaux regionaux pour eradiquer la poliomyeiite dans Ies pays OU elle est endemique ; mobilise des fonds pour foumir un appui special aux pays qui peuvent etre it la source d'une importation du poliovirus sauvage. Le Dr VILLAGOMEZ (Etats-Unis d'Amerique) loue I'OMS pour Ie role directeur qu'elle joue dans la Region, role essentiel pour obtenir I'eradication de la poliomyelite. Toutefois, il faut maintenir une surveillance de grande qualite jusqu'a ce que Ia maladie soit eradiquee au niveau mondial afin d'eviter toute importation de poliovirus sauvage a partir de pays d'endemie. Compte tenu des frais impliques par Ia reponse au cas recent en Chine et de Ia penurie mondiale
a Ia fois de vaccins et de financement, il recommande au Bureau regional d'etablir un plan fa~on
regional d'intervention pour reagir aux cas importes eventuellement, comprenant une evaluation des besoins en vaccin, de a creer des stocks pouvant etre mobilises rapidement. Le Bureau doit
egalement determiner Ie budget necessaire, qui doit faire partie du budget mondial prepare au Siege de I'OMS dans Ie cadre du plan strategique quinquennal. De grandes economies seront realisees une fois que I'eradication mondiale aura
ete obtenue et
ces ressources pourraient etre dirigees vers d'autres besoins prioritaires en sante, comme rentretien des
infrastructures de sante publique requis pour eviter Ia reemergence des maladies. M. CAPELLE (Republique des Iles Marshall) rappelle que son pays a ete frappe par une grave epidemie de poliomyelite en 1966 qui a renforce sa resolution d'executer une campagne eoergique de vaccination et de maintenir un systeme solide de surveillance. En consequence. la
Republique des Iles Marshall ne compte aucun cas suspect notifie ou confirme. Il s'attend Region soit certifiee exempte de poliomyelite.
ace que Ia
Le Dr LAM (Macao, Chine) fait savoir que Ie demier cas de poliomyelite enregistre a Macao remonte it 1975. Les moins de 18 ans ont
ete vaccines gratuitement et la couverture vaccinale des
nourrissons atleint 92 %. Un plan detaille a ete mis en place pour Ies cas importes.
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La recherche de materiels poliomyelitiques infectieux ou potentienement infectieux dans les laboratoires a ete menee il bien et Macao sera bientat declare exempt de poliomyelite. Son pays maintiendra une surveillance de bonne qualite et un taux de couverture vaccinale eieve jusqu'a
1'eradication mondiale.
Le Dr NAO BOUTTA (Republique democratique populaire lao) annonce que Ia RepubJique Mmocratique populaire lao est prete il etre declaree exempte de poliomyelite, puisque Ie demier cas s'est produit en 1996. II faut neanmoins continuer il vacciner les enfants pour eviter que la maladie ne reapparaisse.
La campagne d'eradication et Ies ressources utilisees ont permis de renforcer I'integralite du programme elargi de vaccination dans Ie pays. Grace il I'appui de I'OMS, ainsi que d'autres
organisations et partenaires, de nouveaux vaccins vont etre ajoutes au programme, dont la couverture
geographique sera egalement etendue. Toutefois, si I'on veut qu'elles soient rentables, les equipes mobiles de vaccination devraient egalement assurer des services hors institution, en particuJier dans les zones isoh!es, par exempJe
eduquer la popUlation et I'informer sur divers problemes de sante, lui foumir des complements alimentaires et certains medicaments. Son Gouvemement accueille favorablement toutes les offres d'appui technique et financier pour i'aider il metlfe en place des equipes de sante polyvalentes capables d'assurer des soins integres dans toutes les provinces.
Le Professeur TRUYEN (Viet Nam) fait savoir qu'aucun cas de poliomyelite n'a ete declare dans son pays depuis 1997 et qu'on continue
a y effectuer une surveillance de bonne qualite.
La
couverture vaccinale complete des nourrissons Mpasse 90 %.
On a mene des campagnes de
vaccination supplementaire dans les provinces situees au centre du pays et I'on s'apprete meme dans les zones proches des frontieres.
a faire de
Les stocks de poliovirus sauvage conserves dans les laboratoires specialises dans les enterovirus ont ete detruits et Ie Viet Nam presente les conditions requises pour etre certifie exempt de poliomyelite. Le pays maintiendra toutefois une couverture vaccinale elevee ainsi qu'un systeme de surveillance de bonne qualite jusqu'il i'eradication mondiale, afin de pouvoir depister rapidement tout cas importe et prendre au plus vite les mesures qui s'imposent. Le Dr BENJAMIN (Etats federes de Micronesie) declare que son pays maintient un taux de couverture vaccinale eleve et un systeme de surveillance active et de notification. Ii se produit
a peu
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COMlTE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION
pres un cas de paralysie flasque aigue tous Ies deux ans dans son pays; Ie demier n'etait pas lie it Ia poliomyelite. Grace aux e!Torts de I'OMS et d'autres organisations, I'eradication mondiale ne devrait pas tarder. Le Dr MATHESON (Nouvelle-Ulande) fait savoir que Ia Nouvelle-Ulande a enregistre un demier cas importe de poliomyelite en 1976. Son pays termine de reunir la documentation qui permettra it I'OMS de determiner s'il peut etre certilie exempt de Ia maladie. II conseille d'eviter que la surveillance ne se relache dans la Region apres I'eradication. II demande quelles mesures devront prendre les pays pour rester exempts de poliomyelite et combien de temps ces mesures devront etre maintenucs.
M. MONO (Papouasie-Nouvelle-Guinee) salue les e!Torts faits par I'OMS pour eradiquer la poliomyelite dans la Region et remercie les organisations intemationales et les organismes partenaires
de leur soutien.
Les resultats obtenus prouvent I'utilite de la cooperation.
L'oradieation de la
poliomyelite devrait servir d'exemple aux programmes de lu!te contre d'autres maladies. II faut rester vigilant it mesure que I'on approche du demier stade de I'eradication et les Etats Membres devraient s'engager rexamen. II se rejouit
a appliquer
fidelement les mesures presentees dans Ie rapport
a
a I'idee que
la maladie sera bientOt eradiquee dans la Region, eradication it Son pays poursuivra son
laquelle ont contribue de nombreux agents de sante et benevoles. programme de surveillance intensive apres la certification.
Le Dr SENG SUTWANTHA (Cambodge) rappelle que son pays a lance un programme intensif de iutte contre la poliomyelite en 1994; les joumees nationales de vaccination organisees en
1995 et 1996 ont permis de vaeciner 1.8 million d'enfants de moins de 5 ans (so it une couverture superieure
a 90 %).
Oepuis les demiers cas confirmes en laboratoire, huit toumees de vaccination 11 millions de doses de vaccin oral ant
suppiementaire ant aux enfants.
etc organisees et plus de
ete administrees
Le pays poursuivra neanmoins ses efforts pour rester exempt de poliomyelite en
integrant la surveillance
a celie de
la rougeole et du tetanos neonatal afin que Ie personnel de sante
reste motive apres 1a certification au niveau regional. La couverture par Ie vaccin antipoliomyelitique oral sera maintenue moyennant des activites de vaccination systematique, et une vaccination supplementaire si necessaire, en particulier dans les zones ou il y a un risque dtimportation du
poliovirus sauvage. Le systeme national de surveillance des maladies devrait s'inspirer du succes du systeme de surveillance de la poliomyelite. Elle remercie les Gouvernements du Japon et de
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l'Australie, ainsi que I'UNICEF, Ie Rotary international et I'OMS de leur appui indefectible il 'l'eradication de la poliomyelite au Cambodge. Le Dr Hajah Rahmah Haji Md SAID (Brunei Darussalam) dit que, meme si Ie demier cas de poliomyelite enregistre dans son pays remonte
a 1978, il reste un risque d'importation du virus il cause
des mouvements de populations entre regions et de la venue de travailleurs etrangers en provenance
de pays d'endemie. La paralysie flasque aigue reste sous haute surveillance et Ie taux de couverture vaccinale est tres cleve. Le camite national de certification, cree en 1996, a veillc~ it ce qu'on
maintienne one surveillance de qualite sur l'ensemble du territoire,
ace qU'on prenne rapidement des
mesures et reunisse la documentation it temps. Elle remercie I'OMS de son appui technique et de son aide. Le Dr KIM (Republique de Coree) dit que son pays n'a enregistre aucun cas dii au poliovirus sauvage depuis 1983, mais renforce tout de meme son systeme de surveillance de la paralysie flasque aigue parce qu'il partage une frontiere avec un pays d'une autre region, la Republique democratique populaire de Coree, et est dispose it prendre une part active au programme d'eradication de la poliomyelite. Le Dr CHEW (Singapour) assure qu'une fois la maladie eradiquee dans la Region du Pacifique occidental, son pays continuera it collaborer avec I'OMS pour parvenir it I'eradication mondiale de la poliomyelite. Le PRESIDENT, s'exprimant en sa qualite de Representant des Tonga, demande combien de laboratoires de la Region ont des stocks de poliovirus. Le DIRECTEUR REGIONAL dit que I'idee generale qui ressort des interventions est qu'il ne faut pas crier victoire lrop vite. En reponse
a la question de
l'Australie qui lui demandait s'il etait
certain que la transmission avait ele inlerrompue, il rappelle au Comite certaines des caracleristiques propres au virus en question.
S'il n'est pas transmis dlune persanne it l'autre par l'intermediaire
d'excreta, Ie poliovirus a une duree de vie de trois mois. Seule une personne infectee sur 100 it 200 presente les symptomes de la maladie. On peut retracer r';trospectivement les voies de transmission.
La Commission regionale, organisme independant qui examine toutes les informations communiquees par les Etats Membres, a defini les criteres de certification; I'un de ces criteres est que Ie taux de paralysie flasque aigue soit superieur il un cas pour 100 000 personnes de moins de IS ans, meme en I'absence du poliovirus. C'est Ie taux de reference mondial des cas de paralysie flasque
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COMITE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION
aigue due II d'autres causes que la poliomyeJite. Si ce niveau n'est pas atteint, on en deduit que Ie systeme de notification est deficient. A la fin du mois d'aoilt de l'annee 2000, plus de 21 000 cas de paralysie flasque aigue avaient ete declares, soit 40 % de plus que Ie niveau requis. Sur ces 21 000 cas, plus de 85 % avaient fait l'objet de deux prelevements d'echantillon de selles au cours des deux semaines suivant I'apparition des symptomes (periode pendant laquelle on peut trouver un virus biologiquement actif). Quatrevingt-cinq pour cent des cas de paralysie flasque aigue repondent II ce critere. Par ailleuTS, en plus de la vaccination systematique, on a organise au total 26 journees nationales de vaccination et 20 journees infranationales. Si Ie virus continue de circuler dans la Region, la maladie se declarera chez quelqu'un dans un delai de un II trois ans. La surveillance est desormais tres efficace, ce qui expJique que Ie cas importe en Chine ait pu etre depiste si rapidement. Le Directeur regional tient done l'eradication pour quasiment certaine, mais c'est la Commission regionale, organe independant, qui en decidera en oetobre prochain.
II fait siennes les observations du representant de la Chine, qui a insiste pour que I'on reste vigilant et a demande aux partenaires de ne pas se desister. Le Representant des Etats-Unis
d'Amerique a evoque la necessite de plans d'intervention d'urgence, plans qui seront decrits par Ie Secretariat.
La Nouvelle-Zelande a demande que lies seraient les mesures Ii prendre apres la certification si celle-ci etait prononcee a Kyoto cette aooee. La Commission regionale de certification et les Comites
nationaux de certification continueront II evaluer la quaJite de la surveillance et Ii suggerer des ameliorations, Ie cas echeant. Le Groupe consultalif technique continuera de se reunir, la surveillance sera maintenue jusqu'a la certification et l'on continuera vaccination circonscrites aux zones frontalieres et aux
a organiser des joumees infranationales de populations mobiles. L'OMS continuera a
foumir un appui jusqu'a ce que la certification soit prononcee.
Le DIRECTEUR REGIONAL dit qu'illaisse Ie soin Ii ses collegues de repondre
a la question
du PRESIDENT concernant Ie nombre de laboratoires qui conservent encore des echantillons de poliovirus. Le RESPONSABLE TECHNIQUE, PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION, dit que l'on est en train d'executer la Phase 1 du confinement des virus, qui consiste it dresser I'inventaire des laboratoires. On ne sait donc pas encore exactement combien de laboratoires possedent Ie virus ou
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des materiels potentiellement infectieux.
A sa quatrieme reunion en aout 1999, la Commission
regionale de certification de I'eradication de la poliomyelite a recommande que la Phase I du confinement en laboratoire so it deja bien avancee avant la certification. A sa cinquieme reunion en
aout 2000, elle a recommande que tous les pays et territoires presentent un plan d'action pour Ie
confinement en laboratoire, assorti d'un rapport sur l'etat d'avancement des travaux et d'un cal en drier pour I'achevement de la Phase I. Jusqu'. present, tous les pays ont elabore un plan d'action national et designe un organe responsable du confinement en laboratoire, et six pays ont fini ou presque fini de dresser I'inventaire national. Tous les autres pays ont commence a dresser la liste des laboratoires et instituts que I'equipe doit inspecter. Des progres notables ont done ete accomplis au cours des douze demiers mois. TOllS les 3utres pays et zones suivent les recommandations de la Commission regionale de certification et devraient avoir rempli leur mission avant sa sixieme reunion, les 27 et 28 oelobre
2000. II faut continuer it progresser si I'on veu! parvenir a la certification. Le DIRECTEUR, LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES, repond a la question des Etats Unis d'Amerique sur les plans d'intervention en cas d'importation de poliovirus sauvage. Un plan d'action a ete mis en place au niveau regional et chaque pays a prepare Ie sien. Le plan d'action de la Chine a ete rapidemen! applique fin 1999 et debut 2000. Le Ministere de la Sante chinois a tres rapidemenl mobilise des ressources pour entreprendre des aClivites de surveillance et de vaccination de grande ampleur apres la survenue d'un cas dii a I'importation du poliovirus sauvage. L'OMS a parallelement coordonne I'appui technique et financier foumi a la Chine a cette occasion. Pour ce qui est de conserver un stock de vaccins pour parer a cette eventualite, il a cte juge preferable, pour des raisons pratiques, d'utiliser les stocks deja disponibles dans Ie pays conceme et, au besoin, de se procurer des stocks supplementaires. Tous les pays disposent de stocks pouvant etre utilises tres rapidement et qui pourront eire completes en l'espace de quelques semaines. Le PRESIDENT demande aux rapporteurs de rediger un projet de resolution sur la question. La seance est levee a 16h50.