Progress introducing rotavirus vaccine into Latin America and the Caribbean, 2006–2010 Rotavirus disease is a leading cause of childhood morbidity and mortality in Latin America and the Caribbean, where an estimated 8000 deaths related to rotavirus diarrhoea occur annually among children aged <5 years.1 In response to the availability of 2 safe and effective rotavirus vaccines, in 2007 WHO recommended that rotavirus vaccines be included in immunization programmes in the WHO European Region and the Region of the Americas,2 and in 2009 WHO expanded the recommendation to all immunization programmes worldwide.3 As of 1 June 2011, rotavirus vaccines had been introduced into the national childhood immunization programmes of 14/32 (44%) countries in Latin America and the Caribbean. We report WHO-UNICEF estimates for 2010 of national coverage of the complete series (2 doses or 3 doses, according to the vaccine used) of rotavirus vaccine and of the complete 3-dose series of diphtheria–tetanus– pertussis vaccine (DTP3) among children aged <1 year for the 14 countries that have introduced rotavirus vaccines in Latin America and the Caribbean. The WHOUNICEF estimates are derived from a country-by-country review of the best data, including reports from Member States of the Pan American Health Organization (PAHO) made using the annual standardized Joint 1
Introduction du vaccin antirotavirus en Amérique latine et aux Caraïbes: progrès accomplis, 2006-2010 Les infections à rotavirus sont une cause importante de morbidité et de mortalité chez l’enfant en Amérique latine et dans les Caraïbes, où l’on estime à 8000 le nombre de décès liés à une diarrhée à rotavirus se produisant chaque année chez les enfants âgés de <5 ans.1 En 2007, suite à la mise à disposition de 2 vaccins antirotavirus sûrs et efficaces, l’OMS a recommandé leur inclusion dans les programmes de vaccination des Régions européenne et des Amériques2 et, en 2009, a étendu cette recommandation à tous les programmes de vaccination du monde.3 Au 1er juin 2011, les vaccins antirotavirus avaient été introduits dans les programmes nationaux de vaccination infantile de 14 pays sur 32 (44%) en Amérique latine et aux Caraïbes.
Dans ce rapport, nous faisons état des estimations de l’OMSUNICEF pour 2010 concernant la couverture nationale de la vaccination complète contre les rotavirus (2 doses ou 3 doses, selon le vaccin utilisé) et contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3) chez les enfants âgés de <1 an dans les 14 pays ayant introduit les vaccins antirotavirus en Amérique latine et aux Caraïbes. Les estimations de l’OMS-UNICEF sont tirées d’un examen pays par pays des meilleures données disponibles, notamment des rapports des États Membres à l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS) transmis à l’aide du formulaire commun annuel normalisé de déclaration concer1
Tate JE et al. 2008 estimate of worldwide rotavirus-associated mortality in children younger than 5 years before the introduction of universal rotavirus vaccination programmes: a systematic review and meta-analysis. Lancet Infectious Diseases, 2011, doi:10.1016/S1473-3099(11)70253-5 (http://download.thelancet.com/pdfs/ journals/laninf/PIIS1473309911702535.pdf?id=e16241398b8eb460:-52016045: 1336df6bc14:574b1320404844014, accessed November 2011). See No. 32, 2007, pp. 285–295. See No. 54, 2009, pp. 533–540. o
Tate JE et al. 2008 estimate of worldwide rotavirus-associated mortality in children younger than 5 years before the introduction of universal rotavirus vaccination programmes: a systematic review and meta-analysis. Lancet Infectious Diseases, 2011, doi:10.1016/S14733099(11)70253-5 (http://download.thelancet.com/pdfs/journals/laninf/PIIS1473309911702 535.pdf?id=e16241398b8eb460:-52016045:1336df6bc14:574b1320404844014, consulté en novembre 2011). Voir No 32, 2007, pp. 285-295. Voir No 54, 2009, pp. 533-540. 549
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Reporting Form on Immunization, and supplemented by special coverage surveys and other published and unpublished data.4 Countries have been grouped according to WHO’s mortality strata which are based on both child and adult mortality rates. Rotavirus vaccine efficacy in different countries has been found to correlate to WHO mortality strata with higher efficacy in countries in low mortality strata, such as stratum B, and lower efficacy in countries in high mortality strata, such as stratum D.5 Prior to the introduction of rotavirus vaccines in Latin America and the Caribbean, PAHO implemented a surveillance network to identify hospitalizations of children for rotavirus disease using standardized casedefinitions and laboratory methods. Any child aged <5 years who was hospitalized for treatment of acute gastroenteritis or diarrhoea at a sentinel hospital was eligible for enrolment in surveillance, which included having stool samples collected and tested for rotavirus using enzyme-linked immunosorbent assays. Of the 14 countries that had introduced rotavirus vaccine into their national immunization programmes, surveillance data on the prevalence of rotavirus infection among children hospitalized with diarrhoea were available from 6/14 countries for January–December 2006 , before the vaccine was introduced; data were available from 12/14 countries for January–December 2010, after the vaccine was introduced. This report summarizes surveillance data from the 6/14 countries in 2006 and from the 12/14 countries in 2010. In 2010, coverage of rotavirus vaccines among children aged <1 year in the 11 countries that had introduced the vaccines before 2010 ranged from 49% to 98% (median, 89%), representing approximately 7.05 million infants (66% of the 10.6 million surviving infants born in the 2010 cohort in Latin America and the Caribbean) who received a complete series of rotavirus vaccinations (Table 1). DTP3 coverage ranged from 78% to 99% in these countries (Table 1). In 2010, among 14 354 children aged <5 years who had been hospitalized for diarrhoea and tested for rotavirus infection, 4266 (30%) had laboratory-confirmed rotavirus disease (Table 2). In El Salvador, rotavirus prevalence in 2006 was 43% (1025/2370 stool specimens from children aged <5 years hospitalized with diarrhoea tested positive for rotavirus) and was 24% in 2010 (524/2191 samples) when vaccine coverage was 92%. In the Bolivarian Republic of Venezuela, where rotavirus vaccine coverage was 49% during 2010, rotavirus prevalence was 32% (258/808 samples) in 2006 and was 31% (76/242 samples) in 2010. Editorial note. Since 2006, countries in Latin America and the Caribbean have made remarkable progress in implementing rotavirus vaccination. With the exception of Haiti, 4/5 low-income countries eligible for vaccine 4
nant la vaccination, et complétées par des enquêtes de couverture spéciales et autres données publiées ou non.4 Les pays ont été regroupés en fonction des strates de mortalité de l’OMS, lesquelles se basent à la fois sur les taux de mortalité des enfants et ceux des adultes. On s’est aperçu que l’efficacité du vaccin antirotavirus était bien corrélée avec les strates de mortalité de l’OMS, le vaccin étant plus efficace dans les pays à faible mortalité, se situant par exemple dans la strate B, que dans les pays à forte mortalité, situés dans la strate D.5 Avant d’introduire les vaccins antirotavirus en Amérique latine et dans les Caraïbes, l’OPS a mis en place un réseau de surveillance afin de recenser les hospitalisations d’enfants pour infection à rotavirus à l’aide de définitions de cas normalisées et de méthodes de laboratoire. Tout enfant âgé de <5 ans qui a été hospitalisé pour le traitement d’une gastro-entérite ou d’une diarrhée aiguë dans un hôpital sentinelle a pu être recruté pour la surveillance, ce qui signifie que des échantillons de selles ont été recueillis et testés à la recherche de rotavirus au moyen de titrages avec un immuno-absorbant lié à une enzyme (ELISA). Sur les 14 pays ayant introduit le vaccin antirotavirus dans leur programme national de vaccination, on a disposé des données de la surveillance relatives à la prévalence de l’infection à rotavirus chez les enfants hospitalisés pour une diarrhée pour 6 d’entre eux entre janvier et décembre 2006, avant l’introduction du vaccin, et pour 12 autres entre janvier et décembre 2010, après l’introduction du vaccin. Le présent rapport résume les données de la surveillance obtenues pour 6 pays sur 14 en 2006 et 12 pays sur 14 en 2010. En 2010, la couverture des vaccins antirotavirus chez les enfants âgés de <1 an dans les 11 pays ayant introduit ces vaccins avant 2010 se situait entre 49% et 98% (médiane: 89%), représentant approximativement 7,05 millions de nourrissons (66% des 10,6 millions de nourrissons nés dans la cohorte 2010 en Amérique latine et aux Caraïbes et ayant survécu) ayant reçu une vaccination antirotavirus complète (Tableau 1). La couverture du DTC3 se situait entre 78% et 99% dans ces pays (Tableau 1). En 2010, sur les 14 354 enfants âgés de <5 ans hospitalisés pour une diarrhée et ayant fait l’objet d’une recherche de rotavirus, 4266 (30%) présentaient une infection à rotavirus confirmée au laboratoire (Tableau 2). Au Salvador, la prévalence des infections à rotavirus était de 43% (1025/2370 échantillons de selles d’enfants âgés de <5 ans et hospitalisés pour une diarrhée ont eu une recherche de rotavirus positive) en 2006 et de 24% en 2010 (524/2191 échantillons) alors que la couverture vaccinale était de 92%. En République bolivarienne du Venezuela, la couverture du vaccin antirotavirus était de 49% en 2010 et la prévalence de l’infection à rotavirus était de 32% en 2006 (258/808 échantillons) et de 31% (76/242 échantillons) en 2010. Note de la rédaction. Depuis 2006, les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont accompli des progrès remarquables dans la mise en œuvre de la vaccination antirotavirus. À l’exception d’Haïti, 4 pays à revenu faible sur 5 remplissant des conditions 4
WHO–UNICEF estimates of Rota_last coverage. Geneva, World Health Organization, WHO–UNICEF vaccine-preventable diseases: monitoring system 2011 global summary, 2011 (http://apps.who.int/immunization_monitoring/en/globalsummary/ timeseries/tswucoveragerota_last.htm, accessed October 2011). See No. 51/52, 2009, pp. 533–537.
WHO–UNICEF estimates of Rota_last coverage. Genève, Organisation mondiale de la Santé, OMS-UNICEF, Maladies évitables par la vaccination: récapitulatif mondial du système de surveillance, 2011 (http://apps.who.int/immunization_monitoring/en/globalsummary/timeseries/ tswucoveragerota_last.htm, consulté en octobre 2011). Voir No 51/52, 2009, pp. 533-537. Weekly epidemiological record, No. 48, 25 november 2011
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Table 1 Vaccine coverage in 14 countries in Latin America and the Caribbean that have introduced rotavirus vaccines into their national immunization programmes, by WHO mortality stratum, 2010 Tableau 1 Couverture vaccinale dans 14 pays d’Amérique latine et des Caraïbes ayant introduit les vaccins antirotavirus dans leur programme national de vaccination, par strate de mortalité de l’OMS, 2010 Year rotavirus vaccine introduced – Année d’introduction du vaccin antirotavirus 2010 coverage of 2010 coverage of rotavirus vaccinea DTP3b – 2010 – 2010 couverture couverture du du vaccin antirotaDTC3b virusa
Countries administering rotavirus vaccine – Pays administrant le vaccin antirotavirus
WHO mortality stratum D (high childhood mortality) – Strate de mortalité D de l’OMS (mortalité de l’enfant élevée) Bolivia – Bolivie Ecuador – Équateur Guatemala Nicaragua Peru – Pérou WHO mortality stratum B (low childhood mortality) – Strate de mortalité B de l’OMS (mortalité de l’enfant faible) Brazil – Brésil Colombia – Colombie El Salvador Guyana Honduras Mexico – Mexique Panama Paraguay Venezuela (Bolivarian republic of) – Venezuela (République bolivarienne du) 2006 2009 2006 2010 2009 2006 2006 2010 2006 83 74 92 39 98 90 89 56 49 98 88 92 95 98 95 94 90 78 2008 2007 2010 2006 2009 76 97 38 98 75 80 99 94 98 93
DTP3, third dose of diphtheria–tetanus–pertussis vaccine. – DTC3, troisième dose du vaccin antidiphtérique-antitétanique-anticoquelucheux. a
WHO and UNICEF estimates of coverage of rotavirus vaccine by country are the proportion of the surviving birth cohort that received the complete 2-dose or 3-dose vaccine series. All countries use the 2-dose monovalent rotavirus vaccine except Nicaragua and Guyana, which use the 3-dose pentavalent rotavirus vaccine. – Les estimations de l’OMS et de l’UNICEF de la couverture du vaccin antirotavirus par pays correspondent à la proportion de la cohorte de naissance ayant survécu et reçu la vaccination complète en 2 ou 3 doses. Tous les pays utilisent le vaccin antirotavirus monovalent en 2 doses, sauf le Nicaragua et le Guyana qui utilisent le vaccin pentavalent en 3 doses. WHO and UNICEF estimates of national immunization coverage for the full series of rotavirus vaccine and the full 3-dose series of DTP vaccine. – Estimations de l’OMS et de l’UNICEF de la couverture nationale de la vaccination complète contre les rotavirus et des 3 doses du DTC.
b
financing through the GAVI Alliance have introduced rotavirus vaccines. In total, 66% of the children in the area were fully vaccinated against rotavirus during 2010, thus providing an opportunity to reduce the burden of rotavirus hospitalizations and deaths. Coverage of rotavirus vaccination in some of these countries was lower than coverage of DTP3, with a difference exceeding 15 percentage points in Bolivarian Republic of Venezuela, Brazil, Colombia and Peru. Factors that may explain the difference in coverage could include: the timeliness of administering routine vaccinations in a country, differences in how countries implement WHO recommendations to initiate rotavirus vaccination for children aged 6–15 weeks and to complete the full 2-dose or 3-dose series by 32 weeks of age; vaccine stock-outs; or logistical challenges resulting from the relatively large volume of cold-chain storage required for rotavirus vaccines and the need for additional carriers to deliver the vaccines.6 Evaluating the reasons for the differences in coverage and addressing them will be important for 6
voulues pour obtenir un financement des vaccins par le biais de l’Alliance GAVI ont introduit les vaccins antirotavirus. Au total, 66% des enfants de la région ont été entièrement vaccinés contre les rotavirus en 2010, offrant ainsi une possibilité de réduire le nombre des hospitalisations et des décès dus au rotavirus. La couverture de la vaccination antirotavirus dans certains de ces pays a été plus faible que celle du DTC3, la différence dépassant 15 points de pourcentage au Brésil, en Colombie, au Pérou et en République bolivarienne du Venezuela. Les facteurs qui peuvent expliquer cette disparité dans la couverture sont les suivants: le non respect des délais d’administration des vaccinations systématiques, les différences dans la façon dont les pays mettent en œuvre les recommandations de l’OMS – à savoir démarrer la vaccination à rotavirus chez les enfants âgés de 6 à 15 semaines et parvenir à la vaccination complète en 2 ou 3 doses avant l’âge de 32 semaines – les ruptures de stock de vaccins, ou les problèmes logistiques résultant du volume relativement important de conservation dans la chaîne du froid nécessaire pour les vaccins antirotavirus et de la nécessité de disposer de porte-vaccins supplémentaires pour 6
de Oliveira LH et al. Progress in the introduction of the rotavirus vaccine in Latin America and the Caribbean: four years of accumulated experience. Pediatric Infectious Disease Journal, 2011, 30 (Suppl. 1):S61–S66.
De Oliveira LH et al. Progress in the introduction of the rotavirus vaccine in Latin America and the Caribbean: four years of accumulated experience. Pediatric Infectious Disease Journal, 2011, 30 (Suppl. 1):S61-S66. 551
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Table 2 The 12 countries in Latin America and the Caribbean that have introduced rotavirus vaccines and have sentinel surveillance programmes for hospitalizations related to rotavirus infection, by WHO mortality stratum, 2006 and 2010 Tableau 2 Les 12 pays d’Amérique latine et des Caraïbes ayant introduit les vaccins antirotavirus et possédant des programmes de surveillance sentinelle des hospitalisations liées à l’infection à rotavirus, par strate de mortalité de l’OMS, 2006 et 2010 Hospital-based rotavirus surveillance, January–December 2010 – Surveillance hospitalière du rotavirus, janvier-décembre 2010 No. of diarrhoea cases tested for rotaNo. (%) positive virus – Nombre – Nombre (%) de cas de positifs diarrhée testés à la recherche de rotavirus
Countries administering rotavirus vaccine – Pays administrant le vaccin antirotavirus
Year rotavirus vaccine introduced – No. of diarrAnnée d’intro- hoea cases duction tested for rotadu vaccin virus – Nombre antirotavirus de cas de diarrhée testés à la recherche de rotavirus
Hospital-based rotavirus surveillance, January–December 2006 – Surveillance hospitalière des rotavirus, janvier-décembre 2006
No. (%) positive – Nombre (%) positifs
WHO mortality stratum D (high childhood mortality) – Strate de mortalité D de l’OMS (mortalité de l’enfant élevée) Bolivia – Bolivie Ecuador – Équateur Guatemala Nicaragua* Peru – Pérou WHO mortality stratum B (low childhood mortality) – Strate de mortalité B de l’OMS (mortalité de l’enfant faible) Brazil – Brésil Colombia – Colombie El Salvador Guyana* Honduras Paraguay Venezuela (Bolivarian republic of) – Venezuela (République bolivarienne du) SO, no sentinel surveillance. – SO, pas de surveillance sentinelle. a
2008 2007 2010 2006 2009
1170 SO 1228 SO SO
455 (39) 642 (52)
1509 2276 1618 1493 1170
439 449 777 358 504
(29) (20) (48) a
(43)
2006 2009 2006 2010 2009 2010 2006 2699 256 808 2370
SO SO 1025 (43) SO 1193 (44) 92 (36) 258 (32)
852 697 2191 33 1994 279 242
191 106 524 7 696 139 76
(22) (15) (24) a
(35) (50) (31)
In order to account for seasonal variation in rotavirus disease we report the annual percentage of cases with diarrhoea that were tested and were positive for rotavirus infection only for countries that tested ≥100 stool specimens and reported the number of specimens tested for all 12 months. – Pour rendre compte de la variation saisonnière des infections à rotavirus, nous ne rapportons le pourcentage annuel de cas de diarrhée ayant fait l’objet d’une recherche de rotavirus qui s’est avérée positive que pour les pays ayant testé ≥100 échantillons de selles et qui ont notifié le nombre d’échantillons testés pour les 12 mois.
* Nicaragua reported on 1493 specimens during 6 months (January–June). Guyana reported on 33 specimens during 12 months. – Le Nicaragua a notifié 1493 échantillons en 6 mois (janvierjuin), le Guyana 33 échantillons en 12 mois.
ensuring that countries gain the full benefits of the vaccines. Possible strategies for narrowing this gap in coverage could include improving the timeliness of vaccinations and tracking infants who miss vaccinations, and carefully assessing the benefits and risks of WHO policies on age restriction.7
les acheminer.6 Il sera important d’évaluer les raisons de ces différences dans la couverture et d’y remédier pour veiller à ce que les pays tirent pleinement avantage de ces vaccins. Les stratégies possibles pour réduire cet écart dans la couverture consisteraient à accroître le respect des délais de vaccination et à rechercher les nourrissons qui y ont échappé, ainsi qu’à analyser les avantages et les risques des politiques OMS relatives à la limitation de l’âge de la vaccination.7 Bien que les vaccins antirotavirus aient été étudiés de manière approfondie avant d’être homologués, il est souvent plus facile de déterminer les aspects importants de l’efficacité du vaccin et d’évaluer les effets d’un programme de vaccination après que le vaccin a été largement utilisé, en particulier dans des endroits 7
Although rotavirus vaccines were studied extensively before licensure, insight into the important aspects of the vaccine’s performance and assessment of the impact of an immunization programme are often better determined after a vaccine has been used widely, particularly 7
Patel MM et al. Broadening the age restriction for initiating rotavirus vaccination in regions with high rotavirus mortality: benefits of mortality reduction versus risk of fatal intussusception. Vaccine, 2009, 27:2916–2922.
Patel MM et al. Broadening the age restriction for initiating rotavirus vaccination in regions with high rotavirus mortality: benefits of mortality reduction versus risk of fatal intussusception. Vaccine, 2009, 27:2916-2922. Weekly epidemiological record, No. 48, 25 november 2011
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in settings with established pre-vaccine disease surveillance. The Bolivarian Republic of Venezuela and El Salvador established sentinel surveillance by 2006, and also maintained the surveillance for several years after introducing rotavirus vaccine into their national immunization programmes. This allows assessment of trends in rotavirus positivity before and after vaccine introduction in these countries. All sentinel surveillance data should be interpreted cautiously as changes in surveillance and clinical practices over time can influence the results. True impact of rotavirus vaccine on rotavirus disease is thus best interpreted by a combination of data from sentinel surveillance and special studies. In El Salvador, vaccine introduction in 2006 resulted in substantial declines in 2008 and 2009 in both rotavirus hospitalizations at sentinel hospitals and in health care visits for childhood diarrhoea, as compared to prevaccine rates in 2005 and 2006.8 This marked reduction in rotavirus disease burden was consistent with the high vaccine effectiveness observed in the country.9 With a 2-dose rotavirus vaccine coverage of 49%, the prevalence of rotavirus diarrhoea remained unchanged in the Bolivarian Republic of Venezuela after vaccine introduction. In addition to El Salvador, several countries in Latin America and the Caribbean have noted a significant and sustained decline in the burden of diarrhoea-related hospitalizations since introducing the vaccine: vaccination has prevented approximately 140 000 diarrhoea-related hospitalizations and 1300 diarrhoea-related deaths annually among children aged <5 years in Brazil and Mexico, 2 large countries that introduced the vaccine early but were not part of the PAHO surveillance network when they introduced it.10, 11, 12 These findings underscore the value of conducting sentinel surveillance for several years before and after vaccine introduction and highlight that rotavirus vaccine is an important tool for improving children’s survival in developing countries.
où la surveillance de la maladie était en place avant la vaccination. Bien que les vaccins antirotavirus aient été étudiés de manière approfondie avant d’être homologués, il est souvent plus facile de déterminer les aspects importants de l’efficacité du vaccin et d’évaluer les effets d’un programme de vaccination après que le vaccin a été largement utilisé, en particulier dans des endroits où la surveillance de la maladie était en place avant la vaccination. Au Salvador et en République bolivarienne du Venezuela, la surveillance sentinelle a été mise en place dès 2006 et maintenue pendant plusieurs années après l’introduction des vaccins antirotavirus dans les programmes nationaux de vaccination. Cela permet d’apprécier l’évolution de la positivité des tests de recherche du rotavirus avant et après l’introduction du vaccin dans ces pays. Toutes les données recueillies grâce à la surveillance sentinelle devraient être interprétées avec prudence car des changements survenus avec le temps dans les modes de surveillance et les pratiques cliniques peuvent influer sur les résultats. La meilleure façon d’interpréter les véritables effets du vaccin antirotavirus sur les infections à rotavirus consiste ainsi à combiner l’analyse des données de la surveillance sentinelle et des études ad hoc. Au Salvador, l’introduction du vaccin en 2006 a entraîné une diminution importante des admissions dans les hôpitaux sentinelles et des consultations pour diarrhée infantile en 2008 et en 2009 par comparaison avec ce qu’elles étaient avant le vaccin en 2005 et 2006.8 Cette réduction marquée de la charge de morbidité des infections à rotavirus correspond bien à la grande efficacité du vaccin observée dans ce pays.9 Avec une couverture du vaccin antirotavirus en 2 doses de 49%, la prévalence de la diarrhée à rotavirus est restée inchangée en République bolivarienne du Venezuela après l’introduction du vaccin. En plus du Salvador, plusieurs autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont noté une diminution importante et soutenue des hospitalisations pour diarrhée depuis l’introduction du vaccin: la vaccination a permis d’éviter près de 140 000 hospitalisations pour diarrhée et 1300 décès liés à la diarrhée par an chez les enfants âgés de <5 ans dans 2 grands pays (le Brésil et le Mexique) ayant introduit le vaccin très tôt mais qui ne faisaient pas partie du réseau de surveillance de l’OPS à ce momentlà.10, 11, 12 Il est probable que l’on observe des résultats analogues dans d’autres pays au fur et à mesure de la mise en œuvre de la vaccination antirotavirus. Ces résultats montrent l’intérêt qu’il y a à poursuivre la surveillance sentinelle plusieurs années avant et après l’introduction des vaccins et souligne l’importance de cette vaccination en tant qu’instrument permettant d’améliorer la survie des enfants dans les pays en développement. Les données publiées en juin 2011 par le Brésil et le Mexique indiquent que les vaccins antirotavirus pourraient être associés à un faible risque d’invagination, une forme d’occlusion intestinale du nourrisson.11 Cependant, reconnaissant que les avantages de cette vaccination l’emportent sur les risques, les orga8
Data published in June 2011 from Brazil and Mexico indicate that rotavirus vaccines may be associated with a low-level risk of intussusception, a form of intestinal obstruction in infants.11 However, recognizing that the benefits outweigh the risks, regulatory agencies and 8
Yen C et al. Decline in rotavirus hospitalizations and health care visits for childhood diarrhea following rotavirus vaccination in El Salvador. Pediatric Infectious Disease Journal, 2011, 30 (Suppl):S6-S10.
Yen C et al. Decline in rotavirus hospitalizations and health care visits for childhood diarrhea following rotavirus vaccination in El Salvador. Pediatric Infectious Disease Journal, 2011, 30 (Suppl):S6-S10. De Palma O et al. Effectiveness of rotavirus vaccination against childhood diarrhoea in El Salvador: case-control study. BMJ, 2010, 340:c2825 doi: 10.1136/bmj.c2825 (http://www.bmj.com/ content/340/bmj.c2825.abstract, consulté en novembre 2011). Do Carmo GM et al. Decline in diarrhea mortality and admissions after routine childhood rotavirus immunization in Brazil: a time-series analysis. PLoS Medicine, 2011 Apr;8(4):e1001024 doi:10.1371/journal.pmed.1001024 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3079643/, consulté en novembre 2011). Richardson V et al. Effect of rotavirus vaccination on death from childhood diarrhea in Mexico. New England Journal of Medicine, 2010 362:299-305. Patel MM et al. Intussusception risk and health benefits of rotavirus vaccination in Mexico and Brazil. New England Journal of Medicine, 2011, 364:2283-2292. 553
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de Palma O et al. Effectiveness of rotavirus vaccination against childhood diarrhoea in El Salvador: case-control study. BMJ, 2010, 340:c2825 doi: 10.1136/bmj.c2825 (http://www.bmj.com/content/340/bmj.c2825.abstract, accessed November 2011). do Carmo GM et al. Decline in diarrhea mortality and admissions after routine childhood rotavirus immunization in Brazil: a time-series analysis. PLoS Medicine, 2011 Apr;8(4):e1001024 doi:10.1371/journal.pmed.1001024 (http://www.ncbi. nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3079643/, accessed November 2011). Richardson V et al. Effect of rotavirus vaccination on death from childhood diarrhea in Mexico. New England Journal of Medicine, 2010 362:299–305. Patel MM et al. Intussusception risk and health benefits of rotavirus vaccination in Mexico and Brazil. New England Journal of Medicine, 2011, 364:2283–2292.
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releve epidemiologique hebdomadaire, No 48, 25 novembre 2011
immunization advisory committees have favoured continuing rotavirus vaccination. Ministries of health need reliable data on the health impacts and safety of rotavirus vaccines to sustain their use. Surveillance systems are crucial for generating such data, and systems such as the PAHO network can be leveraged to conduct timely assessments of the impact and safety of rotavirus vaccine. Indeed, case-control studies conducted in El Salvador and Nicaragua, where surveillance was initiated in 2006 and 2007, respectively, have offered convincing evidence of success in a functioning vaccine programme. In addition, these studies have generated evidence for future research by demonstrating that the vaccine’s effectiveness is lower in settings where mortality among children is high than it is in settings where mortality among children is low.8, 13 The data on vaccination coverage and rotavirus surveillance are subject to limitations. First, the administrative methods used to determine vaccine coverage may be inaccurate as a result of imprecise data on the size of the target population and the number of doses administered. Second, due to potential changes in the catchment population, hospital-based surveillance systems are less robust in quantifying the impact of vaccines than population-based systems. Third, the absence of surveillance data from before the vaccines were introduced could pose a challenge for some countries in interpreting post-vaccination trends in rotavirus disease; this could be overcome by using these sites to conduct case-control studies to monitor effectiveness. In total, some 7 million infants in Latin America and the Caribbean have been vaccinated against rotavirus in 2010. While coverage of rotavirus vaccine already exceeds 70% in most countries, coverage is lower than DTP3 coverage in some countries, and this discrepancy warrants attention. The existing rotavirus surveillance network in Latin America and the Caribbean provides an opportunity to generate valuable data on the benefits of vaccination for decision-makers, health-care providers and parents. The rapid uptake of rotavirus vaccine in low-income and middle-income countries in the area demonstrates that obstacles to introducing new vaccines can be overcome; this is particularly encouraging for countries in Asia and Africa, where most deaths from rotavirus disease occur. The vaccine will be introduced into countries in Asia and Africa during the next 3–5 years and already, 16 countries, 12 of which are in Africa, have secured funding from the GAVI Alliance to introduce rotavirus vaccines in 2012 and 2013. Given the successful experiences with rotavirus vaccines both in developing and developed regions of Latin America and the Caribbean, the global use of rotavirus vaccines should have a substantial impact on diarrhoeal morbidity and mortality, thus accelerating progress towards reaching the fourth Millennium Development Goal of reducing mortality among children.
nismes de réglementation et comités consultatifs sur la vaccination ont plaidé en faveur de la poursuite de la vaccination antirotavirus. Les ministères de la santé ont besoin de données fiables sur les effets sur la santé et sur l’innocuité des vaccins antirotavirus pour maintenir leur utilisation. Les systèmes de surveillance sont essentiels pour obtenir ces données et des systèmes tels que le réseau de l’OPS peuvent être mobilisés pour effectuer des évaluations en temps utile des effets et de l’innocuité des vaccins antirotavirus. En effet, des études cas-témoins effectuées au Salvador et au Nicaragua, où la surveillance a respectivement démarré en 2006 et 2007, ont offert des preuves convaincantes du succès de programmes vaccinaux concrets. En outre, ces études ont généré des données pour la recherche future en démontrant que le vaccin est moins efficace dans les endroits où la mortalité des enfants est élevée que dans ceux où elle est faible.8, 13 Les données relatives à la couverture vaccinale et à la surveillance des rotavirus présentent des insuffisances. Tout d’abord, les méthodes administratives utilisées pour déterminer la couverture vaccinale peuvent être inappropriées en raison de l’imprécision des données que l’on a sur la taille de la population cible et le nombre de doses administrées. Deuxièmement, en raison de modifications potentielles survenues dans la population desservie, les systèmes de surveillance basés à l’hôpital sont moins robustes pour quantifier les effets des vaccins que les systèmes en population. Troisièmement, l’absence de données de la surveillance pour la période précédant l’introduction des vaccins pourrait poser un problème à certains pays pour interpréter les tendances de l’infection à rotavirus après vaccination. On pourrait surmonter cette difficulté en utilisant ces sites pour mener des études cas-témoin afin de suivre l’efficacité des vaccins. Au total, quelque 7 millions de nourrissons ont été vaccinés en 2010 contre les infections à rotavirus en Amérique latine et dans les Caraïbes. Si la couverture du vaccin antirotavirus dépasse déjà 70% dans la plupart des pays, elle est plus faible que celle du DTC3 dans certains pays et cet écart justifie qu’on s’y intéresse. Le réseau de surveillance des rotavirus existant en Amérique latine et dans les Caraïbes fournit une occasion d’obtenir des données précieuses sur les avantages de la vaccination tant pour les décideurs que pour les prestataires de soins de santé et les parents. L’adoption rapide de ce vaccin dans les pays à revenu faible et intermédiaire de cette région démontre bien que les difficultés qu’il y a à introduire de nouveaux vaccins peuvent être surmontées; c’est particulièrement encourageant pour les pays d’Asie et d’Afrique où l’on enregistre la plupart des décès dus aux infections à rotavirus. Le vaccin y sera introduit au cours des 3 à 5 prochaines années et déjà 16 pays, dont 12 sont en Afrique, ont obtenu un financement de l’Alliance GAVI pour introduire les vaccins antirotavirus en 2012 et 2013. Étant donné les succès remportés par les vaccins antirotavirus dans les régions développées et en développement d’Amérique latine et des Caraïbes, leur utilisation à l’échelle mondiale devrait avoir des effets marqués sur la morbidité et la mortalité par diarrhée, accélérant ainsi les progrès accomplis en vue d’atteindre le quatrième objectif du Millénaire pour le développement qui est de réduire la mortalité chez les enfants.
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Patel M et al. Association between pentavalent rotavirus vaccine and severe rotavirus diarrhea among children in Nicaragua. Journal of the American Medical Association, 2009 301:2243–2251.
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Patel M et al. Association between pentavalent rotavirus vaccine and severe rotavirus diarrhea among children in Nicaragua. Journal of the American Medical Association, 2009 301:22432251. Weekly epidemiological record, No. 48, 25 november 2011
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